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Chanson de sainte Foi d'Agen : poème provençal du XIe siècle / édité par Antoine Thomas [texte imprimé]
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Aqueste edicion de la Cançon de santa Fe, publicada per Antoine Thomas, professor de literatura de l'Edat Mejana e de filologia romana dins la coleccion Classiques français du Moyen âge,  compren lo facsimile del manuscrit de Leide, la trancripcion del tèxt e la traduccion francesa.
Les traditions de textes paraliturgiques et le passage à l'écrit du vernaculaire / Barbara Frank-Job
Frank-Job, Barbara
Spécialiste de l'étude des processus du passage à l'écrit des langues romanes, Barbara Frank-Job (Universität Bielefeld Fakultät für Linguistik und Literaturwissenschaft) présente ici les résultats des derniers chantiers d'inventaire et d'étude des plus anciens textes connus en langue romane. Elle évoque en particulier trois œuvres importantes du corpus occitan : l'Aube bilingue et la Chanson de Sainte Foy d'Agen provenant de l'abbaye de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire) et les chants et drame paraliturgiques, dont le Sponsus, présents dans le recueil BnF ms. latin 1139 et provenant de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges.

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Vignette : copiste, initiale ornée, Biblia sacra - France (Sud-Est), XIIIe siècle (détail). Collection BM Chambery.
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Né en 1071, Guillaume IX de Poitiers hérite à l'âge de quinze ans d'un vaste domaine. Les possessions familiales comptent de nombreux titres dont les importants duché d'Aquitaine et comté de Poitiers. Seigneur puissant, Guillaume IX de Poitiers mène durant son existence un grand nombre de luttes pour affermir et accroître ses possessions, luttes aux résultats toutefois inégaux. Ayant épousé en secondes noces Mathilde, fille et héritière du comte Guilhem IV de Toulouse, il lance notamment de nombreuses incursions sur les terres des Saint-Gilles, conduisant à leur occupation temporaire. A sa mort cependant, la plupart de ses conquêtes méridionales étaient depuis quelques années déjà, perdues.

 

Important seigneur aux charges et occupations multiples inhérentes à son rang, Guillaume IX de Poitiers fut également troubadour, composant dans la langue d'oc poèmes, satires et ballades. Il se vit d'ailleurs attribué le surnom du Troubadour, et demeure aujourd'hui encore le premier poète du tròbar identifié.

 

A l'instar d'une grande partie de ces poètes et poétesses du Haut Moyen âge, une Vida(court texte biographique expliquant les raisons pour laquelle les poèmes ont été écrits), bien que brève et postérieure de cent-cinquante années aux faits qu'elle relate, propose divers éléments biographiques sur le comte, nous dressant le portrait d'un homme complexe. Guillaume IX de Poitiers figure d'ailleurs parmi les rares troubadours sur lesquels nous possédons tant de détails biographiques. Son rang de comte semble avoir donné lieu à une plus ample documentation, tant de ses contemporains que des générations qui suivirent, celle-ci demeurant cependant davantage focalisée sur l'étude du seigneur bien plus que sur celle du troubadour.

 

Le premier des troubadours ?

 

Guillaume IX de Poitiers est-il le premier des troubadours, inventeur de l'art du tròbar ? La qualité de ses productions, l'affirmation déjà marquée des codes troubadouresques que l'on y trouve, témoignent d'une grande maîtrise de l'écriture qui pour certains historiens, semble davantage s'inscrire dans une continuité que dans une invention pure. Toutefois, la proximité du Val de Loire, alors marqué par un renouveau de la poésie d'amour en latin, l'influence limousine, foyer de création musicale par la présence des abbayes de Saint-Léonard et Saint-Martial, ainsi que la présence durant son enfance, de chanteurs arabes à la cour de son père, ont pu être autant de sources et de modèles pour le duc-troubadour. Guillaume IX n'en demeure pas moins l'exemple le plus ancien connu à ce jour de poésie lyrique en occitan s'inscrivant dans le courant troubadouresque.

 

Onze pièces de la main de Guillaume IX de Poitiers sont parvenues jusqu'à nous. Il est fort probable que bien d'autres, aujourd'hui disparues, aient été rédigées par celui-ci. Elles constituent une importante source de renseignements, tant pour les linguistes, du fait de leur ancienneté et des influences du poitevin, que pour les historiens de la littérature. S'y retrouvent ainsi les situations et lieux communs propres au genre sur les relations femme aimée/amant. La langue employée par Guillaume IX de Poitiers dans ces pièces, est celle qu’emploieront les troubadours successifs, y compris gascons, une langue commune, sorte de koinè troubadouresque, ne laissant transparaître que quelques influences dialectales.

 

L'art du tròbar en Aquitaine

 

L'art du tròbar, initié en Aquitaine par Guillaume de Poitiers, fut promis à un bel avenir dans ces contrées. Par la suite, Cercamon, probablement originaire de Gascogne, Marcabrun, son disciple, présent à la Cour de Guillaume X de Poitiers, Jaufré Rudel prince de Blaye ou Guiraut de Calanson, perpétuèrent l'art du tròbar sur les territoires qui composent l'Aquitaine actuelle .

 

A l'instar de Guillaume IX de Poitiers, seigneur qui marqua la mémoire de ses contemporains par son incursion dans le domaine des lettres et des arts, d'autres seigneurs et non des moindres prirent en leur temps la plume. Richard Cœur de Lion (1157-1199), duc d'Aquitaine puis roi d'Angleterre, fils d'Aliénor d'Aquitaine et par elle, descendant de Guillaume le Troubadour, composa ainsi en occitan des pièces de poésie. Deux cents ans plus tard, Gaston Fébus (1331-1391), vicomte de Béarn, prenait à son tour la plume pour rédiger des poèmes. S'il est difficile de certifier sa paternité concernant le Se canta (l'un des hymnes pan-occitan actuel), une autre de ses Cansos (chansons) fut récompensée de son temps par le Consistori del Gay Saber, aujourd'hui Académie des Jeux Floraux de Toulouse.  

Vidéoguide : Sur les chemins de Compostelle [images animées]
Centre inter-régional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault). Auteur
Kaleo design. Metteur en scène ou réalisateur
Saint-Guilhem-le-Désert abrite l'abbaye de Gellone. Le site est marqué par la légende de Guilhem, ce saint auquel il doit son nom : comte de Toulouse, noble seigneur de la lignée de Charlemagne, et figure épique de la chanson de geste.

Ce vidéoguide d'animation a été réalisé en 2014 dans le cadre du projet e-Anem, financé par le FEDER en Languedoc-Roussillon. Version occitane sous-titrée en français.
Vidéoguide : Ginhac e Sant Guilhem dau Desèrt / Gignac et Saint-Guilhem-le-Désert [images animées]
Centre inter-régional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault). Auteur
Kaleo design. Metteur en scène ou réalisateur
Les abords de Gignac dans l’Hérault accueillent la Tambourithèque, musée du jeu de balle au tambourin. Ce sport traditionnel du Languedoc, appartenant à la famille des jeux de paume, se pratique aujourd’hui encore grâce à l’instrument qui lui donna son nom : le tambourin.
Au cours du XXe siècle, sa pratique connaît successivement un essoufflement avant que l'action de différents passionnés, dont l'auteur occitan d'Argelliers, Max Rouquette, ne concoure à un renouveau et à une restructuration de ce sport.
Après la santé du corps, le salut de l’esprit en prenant la route de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert. Fondée au Moyen ge, l’abbaye devient très vite un site incontournable de la Via Tolosana, l’une des quatre grandes voies du pèlerinage menant à Compostelle. Sa légende dorée et celle de son fondateur se transmettent encore sur les routes menant au tombeau du saint. Il faut pour cela emprunter l’intriguant Pont du Diable...

Ces vidéoguides d'animation ont été réalisés en 2014 dans le cadre du projet e-Anem, financé par le FEDER en Languedoc-Roussillon.
Lo Boeci occitan [tèxte manuscrit]

Lo fragment de poèma en occitan imitat del tractat De Consolatione Philosophae de Boeci (480?-524) es considerat coma « lo monument literari mai ancian de lenga d'òc » (Paul Meyer). Aquesta òbra morala es atribuida a un clergue lemosin. Es estat segurament compausat e copiat a l'abadiá de Sant-Marçal de Lemòtges dins lo primièr tèrç del sègle XI.
Lo manuscrit, que compren los 258 vèrses primièrs del poèma (lo darrièr es troncat al segond mot) es conservat dins un recuèlh de manuscrits religioses que venon de l'abadiá de Saint-Benoit-sur-Loire (abadiá de Fleury). Es a l'ora d'ara conservat dins lo fons ancian de la Bibliotèca d'Orleans (ms. 444, p. 269-275)

Guilhem de Peiteus : prince des troubadours [article encyclopédique]
CIRDÒC - Mediatèca occitana

Guilhem de Peiteus : prince dels trobadors

Lo comte Guilhem de Peiteus, qu'èra tanben lo duc d'Aquitània, visquèt a la fin del sègle XI e al començament del sègle XII. Es un dels mai grands senhors de l'Euròpa medievala, mèstre d'un domeni immens que s'estirava de Gasconha a las marchas d'Auvernha, e de l'Anjou als Pirenèus. Mas son pas ni las accions politicas nimai las proesas d'armas que fan de Guilhem un dels princes mai requists de l'Edat Mejana. Sa legenda es artistica, que dobriguèt per sas cançons d'un genre novèl dos sègles de creacion remirabla e remirada en lenga occitana, una edat d'aur que la celebrèron Dante tant coma Aragon o Ezrà Pound. Guilhem de Peiteus es lo trobador mai ancian que n'ajam trobadas las piadas. Canta emai divertís, mas apond a sas compausicions la finesa estetica e l'audàcia intelectuala d'un grand senhor letrat. Guilhem daissèt l'imatge d'un senhor libertin, excomuniat dos còps, qu'installèt son amanta la vicomtessa de Châtellerault al dintre de sa cort. Canta una concepcion novèla del desir, de l'amor e de la femna aimada. Unas de sas poesias son bravament rufas, gaireben obscènas. Son destinadas a un auditòri d'òmes, e la femna i es una preda erotica. Mas Guilhem canta tanben l'amor fin e pausa las fondacions de tot l'art del trobar. En qualques annadas, aquel biais novèl de cantar l'amor en occitan deven una sorga d'inspiracion màger. Avèm pas servadas que onze cançons de Guilhem, mas pòvan qu’es pas solament un precursor, qu’es ja un dels poètas mai adrech dins l'art del trobar. Sas cançons contenon totas las basas de la revolucion artistica que s'empara de las corts d'Occitània per gaireben dos cent ans : «  Companho, farai un vers [pauc] convinen et aura-i mais de foudatz no-i a de sen et er totz mesclatz d'amor et de joi e de joven.  »
Le « Boèce » provençal : étude linguistique / Vladimir Rabotine [texte imprimé]
Rabotine, Vladimir
Cette étude linguistique du Boeci, adaptation du De Consolatione Philosophae du philosophe et homme politique latin Boèce, plus ancienne œuvre occitane connue (début du XIe siècle), est le fruit d'une thèse présentée en 1930 à la faculté de Lettres de Strasbourg par Vladimir Rabotine.
Alors que les études de philologie romane étaient déjà à un stade avancé, peu d'études avait été menées sur la langue du Boeci, permettant notamment de prouver son origine limousine et d'affiner sa datation.
Dans sa thèse, Vladimir Rabotine se borne donc à une étude purement linguistique : phonétique d'abord puis morphologique.   

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