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                  <text>SETENCO ANNADO, Na 250

DIMAP S, 7 DE DESFD7$l

X
Nàutri, li bon Prouvençau,
Au sufrage universau,
Voutaren pèr l'ôli
E faren l'aibli.

Vidoun, Vidau,
Segound la vido
Loujournau.

[Prouvèrbi di meissounu)

F. MISTRAL.

QUE ' A1 C11EMO1i,111T IRES EEES 1PER MES (7, lt'2, 2 `7)

â
PRES DE L'ABOUNAMEN

BURÈU DE REDACIOUN

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Vers

FOLCô DE BARONCELLI
au palais ddu Roure,
EN AVIGNOUN

Baile dôu journau

FOLCb DE BARONCELLI

À LA DIREIDIDUN DE L'AIÙLI

à la première Assemblée Nationale ; tel fut
leur mandat, au moins en intention Ils allèrent plus loin : ils démembrèrent les terri-

Siéu dins l'amiracioun d'un article d'Agustin Thierry,
pareigu en 1820, e que sèmblo vertadieramen uno prou.

toires ; ils frappèrent leurs existences locales,

fessioun de te dôu Felibrige integrau Es à prepaus di
discours de Mirabèu is Estat de Prouvènço Es recampa

injustes qu'elles soutenaient à côté des libertés légitimes. La France ne murmura point :
c'était le temps de l'enthousiasme ; et d'ailleurs, des franchises, des droits, la représentation, furent donnés uniformément aux circonscriptions nouvelles. Cette nouvelle indé-

dins lou voulume Dix ans d'études historiaues e, ma fisto,
vous lou mande.
PÈIRE DEVOLUY.

SIIR LES LIBLRTÊS LOCALLUI ET

I1U IOIPLLS

Nous n'essayerons + as d'analyser les immenses travaux de Mirabeau ; nous ne re-

produirons pas, sur le caractère de son
éloquence, des remarques qui ont déjà été

faites ; nous rendrons seulement compte d'une
impression singulière que nous avons éprouvée à la lecture d'une partie de ses discours,

de ceux qu'il a prononcés dans les états de
Provence. Il y atteste avec chaleur le nom de
la nation provençale, les libertés de la terre

de Provence, les droits des communes de
de Provence : ces formules dont notre langue
est depuis si longtemps déshabituée semblent
presque, au premier abord, n'être que des fictions oratoires, et tel doit être notre sentiment

involontaire à nous, Français, qui, depuis
trente années, ne connaissons plus de droits
que les droits déclarés à Paris, de libertés que
les libertés sanctionnées à Paris, de lois que
les lois faites à Paris.
Pourtant, ce n'étaient point alors de simples mots vides de sens ; alors, le patriotisme
français se redoublait en effet dans un patriotisme local qui avait ses souvenirs, son intérêt et sa gloire. On comptait réellement des
nations au sein de la nation française : il y
avait la nation bretonne, la nation normande,
la nation bretonne, la nation normande, la
nation béarnaise, les nations de Bourgogne,
d'Aquitaine, de Languedoc, de Franche-Comté,
d'Alsace. Ces nations distinguaient, sans la separer, leur existence individuelle de la grande

existence commune ; elles se déclaraient réunies, mais non subjuguées : elles montraient
les stipulations authentiques aux termes desquelles leur union s'était faite ; une foule de
villes avaient leur chartes de franchises particulières ; et quand le mot de Constitution vint
à se faire entendre, il ne fut point proféré
comme une expression de renoncement à ce
qu'il y avait d'individuel, c'est-à-dire de libre,
dans cette vieille existence française, mais
comme le désir d'une meilleure, d'une plus
solide garantie de cette liberté trop inégalement, trop bizarrement empreinte sur les diverses fractions du sol.

pour atteindre plus sûrement les pouvoirs

pendance, rendue commune à tout le sol,
réjouit le coeur des patriotes ; ils ne s'aperçu-,
rent pas qu'elle était trop dispersée, et qu'aucun de ses différents foyers ne trouverait en
lui-même la puissance de la défendre. Bientôt,
au moment où l'illusion allait finir avec la
première effervescence, un nouveau besoin,
le besoin de résister à la force extérieure, vint
s'emparer des esprits ; à la vue du péril pres-

sant, on oublia la liberté pour l'intérêt de la
défense ; et la furie française, toujours trop
prompte, traita en ennemis de la patrie les
esprits plus calmes qui s'obstinaient à ne pas
croire qu'il n'y eût qu'un besoin et qu'un danger. Les partisans de la fédération libre, véritable état social dont l'ancienne France avait
le germe, et qui devait s'accomplir dans la
nouvelle France, furent tramés à l'échafaud ;

sions prises en commun ; mais les parties de
la France actuelle sont inanimées, et le tout
n'a été qu'une vie abstraite et en quelque sorte
nominale, comme serait celle d'un corps dont
tous les membres seraient paralysés.
Pourquoi ces fractions, naguère vivantes,
ne se représenteraient-elles pas maintenant
aux yeux du pouvoir sous les enseignes diverses de leur ancienne individualité, pour lui
demander en retour légitime de cette individualité perdue, non la séparation, mais l'exissence 9 La France, dira t-on, a du mouvement
et de l'action par sa représentation nationale ;
la représentation nationale est toute la vie des
sociétés. Nous convenons de l'axiome ; la ré-

ponse serait juste, si la France était représentée. Or, la France n'est point représentée. Le sens de nos paroles n'a rien qui
attaque la légalité de la Chambre des députés

actuelle ; nous reconnaissons que ses pouvoirs sont légitimes, et nous disons encore

l'opinion laissa punir d'un supplice atroce des
désirs qui avaient été les siens. Plus tard, elle
revint à sa première allure ; elle fut à son
tour fédéraliste ; mais le pouvoir central, fortifié de son long assentiment, se rit de ce re-

que la France n'est pas représentée.
Une chambre centrale siégeant à Paris n'est
point la représentation de la France ; elle en
est, à la vérité, une partie essentielle, elle est
la tête de la représentation, elle n'est point la
représentation tout entière. Pour être représentée, la France doit l'être à tous les degrés,
dans tous ses intérêts, sous tous ses aspects;
pour être représentée, .la France devrait être
couverte d'assemblées représentatives ; on devrait y trouver la représentation des communes, la représentation des villes, la représentation des petites parties, celle des grandes

tour et refusa ses demandes ; aujourd'hui il

parties du territoire ; et au-dessus de tout

refuse encore.
Rappelons-nous donc, de toute la force de
notre mémoire, que la centralisation absolue,

cela, pour couronnement de l'édifice, la seule
représentation qui existe aujourd'hui, celle des
grands et souverains intérêts de la patrie,plus

régime de conquête et non de société, régime au-

généraux, mais non pas plus sacrés que les
intérêts des provinces, des départements, des

quel n'avait pu encore atteindre le pouvoir
contre lequel la révolution s'est faite, ne fut
point l'objet de cette révolution. Entreprise
pour la liberté, obligée d'abjurer la liberté
pour tenir tête à la guerre, la révolution devait

un jour, sous peine de se démentir ellemême,retourner à la liberté, et rendre compte
aux individus de leurs droits suspendus pour la
commune défense. Ces droits, trente ans n'ont
pu les prescrire ; il s'agit de les revendiquer
comme un dépôt aliéné volontairement et qui
ne peut être retenu sans fraude.
Les portions diverses de la France antique
jouissaient de la vie sociale aux divers titres

de nation unie, de ville libre, de commune
affranchie, de cité municipale ; partout on y
's
vos aii des traces de juge -ent pâr
d'éleetion des magistrats, de contribution ro-

cités et des communes.

Les représentations locales de la France
constitueront les individualités de la France;
c'est là tout ce qu'il s'agit de réclamer. Mais
ce vou, pour paraître devant le pouvoir dans
toute sa dignité et sa puissance, doit sortir,
non du centre du pays, mais de tous les peints
divers : il doit s'énoncer dans un langage
approprié aux intérêts, au caractère, à l'existence

antérieure de chaque partie de la population,

dans un langage de franchise et même de
fierté qui ne permette pas aux hommes du
pouvoir central de s'ériger en juges suprêmes
de la nécessité et du droit. C'est le devoir des
journaux libres des provinces de rappeler à leurs
co, e "'Jetas q ra's oint de pareilles réclamations à
- Alcazar
faire; c'est à eux de les faire àBMVR
l'avance,
non - Marseille

�T
L'AIOLI

2

mières du siècle ou l'autorité des législatures antérieures, mais en attestant ce qui fut,
de temps immémorial, enraciné à la terre
de France, les franchises des villes et des provinces ; en tirant de la poussière des bibliothèques les vieux titres de nos libertés locales;
en représentant ces titres aux yeux des patriotes
qui ne les connaissent plus, et qu'une longue haPitude de nullité individuelle endort dans l'attente des lois de Paris. Ne craignons point de

remettre au jour les vieilles histoires de notre patrie : la liberté n'y est pas née d'hier. Ne
craignons pas de rougir en regardant nos pères : leurs temps furent difficiles, mais leurs
âmes n'étaient point lâches. N'autorisons pas
les soutiens de l'oppression à se vanter que
quinze siècles de la France leur appartiennent

sans réserve. Hommes de la liberté, nous
aussi nous avons des aïeux !

Augustin Thierry.
e-4 Zece

*W

OUV LLO

V!ÈIO CA SOU , 1 OUJOU

e Amor, pantai del cor. ..
Cor, gantai del amor !.. »

Dins un gros libre escri d'antan en Barcilouno
Vaqui co qu'ai trouva que cantavo, eilavau,
A Jano Penautié, sa « Dono galantouno »,
Lou « galoi chivalié » Don Ramoun Miravau :
Quand vbstis lue tant douçamen me miron,
Sènte que boni moun sang, devène fbu l...
Es-ti d'amour ? Noun sai... Mai Vous desiron
Moun cor, ma car 1 e tout moun iéu Vous vbu !..
Ai pantaia que sarés amistouso
Au tremoulun dôu paure enamoura,
E que, se noun vosto bouco crentouso,
Voste regard... tendramen... me dira:
« Iéu mai te vole!.. E siéu touto alanguido
« De m'endourmi sus toun cor valerous !
« Fugue qu'un cop, m'embaumara ma vido,
« Urouso proun en te fasènt urous!.. »
Grand pbu me vèn, ai 1 las ! e forço peno,
Pbu de Vous perdre e peno de parti l.....
Que moun pantai siegue pas « de verbeno », (1)
E qu'arribèsse !.. Oh 1 digas ?... Voulès-ti ? La marco pas, Ion vièi libras de Barcilouno,
La responso de Jano à Ramoun Miravau...
Au-jourd'uei couine antan, eici couine eilavau,
Quau saupra ço que dis Ion cor d'uno chatouno?

L'tnjouvin.

Nouvèmbre 1897.

mau-adoubat de touto merço, de crime, de raubarié, de
marrit tour sènso noum, e sèmblo, touto menudo qu'es,

la pauro belugueto, vougué, dins la grando balanço
ounte ]ou bon Diéu peso nèsti marri dis acioun, metre pèr
contro-pes li belu dardaiant dôu devé acoumpli.

Es I'istbri, ami legèire, d'aquel ome que, pèr subrenoum, lé disien Galibasto, un orne plen de vice, maufatan e gibié de cordo, que sarié devengu la crèmo dis
ounèsti gènt se s'èro vira dôu bon constat.
Mau-grat que siguèsse pas forço ana is escolo, n'en
sablé proun pèr un fiéu de pacan, un travaiaire de la
terro, mai acb i'agradavo que tout just e se rounchinavo
tout soulet en pensant que n'i'avié d'ùni que se viéutoulavon tout Ion sant clame dôu jour sus li grand sèti sedons de si saloun o bèn sus li couissin moulet de si cadiero à pourtaire, enterin que Ion paure mesquin faturavo si prat o lichetavo à la ràbi dôu soulèu ; alor se
remembravo tôuti lis obro de la terre, tant bello dins si
recordo, mai tant assancanto pèr Ion travaiadou.
Assadounc, Galibasto, Ion Vilo-Nouven, (car aviéu oublida de vous dire qu'èro de Vilo-Novo), èro un jouvènt
enflouca pèr lis idèio que sourgentavon en Franço un pau
avons 89, l an de la grando Revoulucioun !

E quau vous a pas di que soun meiour coulègo, soun
ami de cor (Diéu fi fai, pièi lis acoublo, dis !ou prouvèrbi, mai aqui n'èro pas vertadié!, èro un jouine bartalassen, pichounet, rabassot, lis espalo carrado, un caratère pansa, countènt de gagna sa vido en travaiant e
n'en demandant pas mai, enemi de naturo de tout chanjamen, enfin Ion meiour ami dôu grand Galibasto èro
soun frairede la, Ion pichoun Blàsi Diboun, moun rèiregrand, davans Diéu siegue !
E pamens, mau-grat que n'aguèsson ni lis idèio, ni Ion

caratère parié, jamai l'oumbro d'un chi-cho venguè se
bouta couine entravadis, ni faire chèchi à l'amista freirenalo de si dons cor amaire. Visquèron ansin bèn quàuquis ans, cadun à soun obro, Galibasto à l'araire e Biàsi
sus Il grand camin, pèr mounto-davalo, en menant li
guimbardo de Moussu Gras dôu Pountet, qu'acb èro leu
Gamin ferra d'aquéu tèms.

II
N'a passa d'aigo à la Durènço emai au Rose, e tambèn
n'a passa i pèd de Vilo-Novo, Ion galant vilajoun quiha
sus la colo verdejanto que facio Ion jardin de la [loto de
Dom.

Sian en Quatre-vingt-nôu !
Lou vènt-terrau di passioun poupulàri boufo sus nosto

bello terre de Franço à se n'en rèndre rail, fou soulèu

Conte istouri e vertadié.

L'ome, sarié-ti ufcàrô pus ineichant, gardo toujour
dins soun cor uno belugo de bounta, de carita, de recouneissènço, belugo escoundudo e que, d'un cop, se
trais, esbrihaudanto, au bèu mitan d'une vido clafido de
(1) Vièio loucucioun espagnolo.

10

FUIETOUN DE L'AIOLI

OUNTAGNO
Abiit in montana.
(S. Lu.)

En charrant tout famihieramen, la dinado rustico s'acabè. D'enterin que Farot, Clicleto e Figarot lipavon Il
lauso enviscado de jus de bibu, se chaplè pèr éli dins la
toupino de béni lesco de pan, se ié boutè d'aigo de la
font, e zôu ! fai bouli dins Ion fié de mèle. Oh! la bono
soupo ! e coume se regalèron aquéu pàuri bèsti ! Aurien
manjala toupino'....
Mai deja Ion Dôumas remôumiavo :

- Se vous amusas em' aquéli chin, crese bèn qu'este
sero i'arribarés pas, au Vielar.
- Ânon vèire la baumo dôu chamous, faguè Ion Jôusè.

- Siegue! anen ié, e pièi, vès, partirés. Es dos ouro
passado. N'avèn chapla de paraulo, dempièi uno vôuto !
Mounterian de l'autre constat dôu vabre à travès cla-

piho e pebre-d'ase. N'avian que dons pas à faire. Bèn
lèi nous capiterian mai au-dessus d'un vabre founs,
d'un vabras sournaru. En fàci, de l'autro man, se desplegavo Ion gigant arcounsèu de la baumo dôu Chamous.
'aguerian qu'un crid : Oh! la bello baumo !

III

Courre tôuti, mai o mens, l'an saupegu, siegue pèr lou
raconte de nèsti rèire, siegue d'après l'istèri d'aquéli

tèms plen de treboulun ounte tout ço que i'avié d'ounèsti gènt s'escoundié pèr gara sa pèu, i'aguè à-n-aquéu
moumen de nosto istbri ço qu'an bateja la lèi di souspèt !

Aquelo lèi, mi bèus ami, n'èro facho que d'abus de
touto merço ; s'agissié de quauque gus que vous vouguèsse de mau pèr èstre marca de l'entre-signe malura
e vous faguèsse dire ço que n'avias pas di.
Quant de malurous, bràvis mestierau, que se cresien
bèn tranquile dins soun oustau, e que se vesien tout-à-

n-un cop aganta pèr de gènt à facho fèro, trinassa de

forço davans leu Coumitat, e sènso que saupeguèsson ni
perqué ni courre, se vesien coundana e pourtavon sa
tèsto à la grando chaplarello, encre dôu sang dôu matin,
à la guihoutiuo !
Adonne un vèspre, Blàsi Diboun anè vers soun barbejaire pèr se faire alisca Ion péu ; aqui, segound la vièio
coustumo, la charradisso anavo grand trin, e se desgrunavo un tau capelet de nove qu'à la fin de la vihado
n'èro plus qu'uno mescladisso à pas pousqué se n'en despegouli.

- Hbu ! Biàsi ! fai tout d'un cop Mèste Achard, Ion
marchand de talitre, que contes ?
- Pas grand cause ! respond Blàsi, senoun que siéu à
l'espèro que Moussu Gras me cargue un viage, e que
foute moun camp au pus lèu d'Avignoun !
- Te languisses ? mai, d'avans que t'enanes, escouto
déuriés veni deman à la coumuno pèr croumpa de bèn
dis emigra : sabes, l'a d'ôu -asioun espetaclouso !
Mèste Biàsi s'estrassè dôu rire subran e, se virant devers Achard :
- Badalas ! dequé vos que croumpe de tau bèn, qu'aquéli que Ion vèndon n'es pas siéu 1

-

- 0! vai, coudoun, lé rebiico Achard, fan pas tant
espeluca dins lis afaire, s'agis de Il faire bono ; pièi, ve,
Il sbu n'an ges d'ôudour! An ! decido-te 1 Biàsi, veiras
que n'auras pas de regrèt.

- Es pas necite que me secutes, Achard, te dise que
n'en vole ges. E sus aquéu mot se desseparèron.

s'acato pèr faire plaço à la flamado roujo di fié que li dembni de l'esperit nouvèu an atuba dins tôuti li rode ounte
lis an band, la ferounié e la venjanço (aquéli dons flèu
sourti dôu negre infèr).

Lou lendeman, Achard, se gandissènt vers la coumuno, se rescontro erré quàuqui mèmbre dôu Coumitat :
e vague de charra.

Dins cado vilo un tribunau, soute la direicioun d'un
coumitat, es ôucupa, cresès, à faire Ion dre en quau l'a ?
oh ! que nàni ! aquéu tribunau, touto soun obro es de
coundana de pàuri mesquin qu'an Ion grand tort de

grand Jan Granié, la sesiho sara bono.
Alor, Achard, bèn innoucentamen, pecaire, s'escrido
- Tôuti soun pas tant nèsci que Biàsi Diboun 1

pas vougué se renja de l'avis de tôuti ; e zôu que n'i'ague

!

tôuti li jour n'en part de viage pér l'autre mounde; de
nega, de fusilla, de guihoutina subre-tout. En Avi=

gnoun Ion sèns-pieta Jourdan Coupo-Tèsto li fai cabussa

S

e couine noun pbu vèire tal espetacle dins soun païs, un
bèu jour s'envai, s'endraio de-vers Nimes ounte, seguissènt l'eisèmple de Jourdan, countùnio soun obro sanguinouso. Lèu aganto mai soun courrènt, e vague de juja,
coundana, e de bandi touto uno chourmo d'innoucènt
au taio-lesco revouluciounàri.

dins la tourre de la Glaciero.
A Vilo-Novo, la Terrour eisisto, couine de pertout, e
sabès quau coumando li revouluciounàri ? es Galibasto !
Fau leu vèire se dreissa, ourgueious, leu pitre desbar.
dana, Ion calot rouge sus l'auriho e soun grand sabre
pendoula 'n galis, d'un èr impudènt signa li papié pèr
leu grand viage i pàuri malurous que i'adusien.
Mai, pecaire, Vilo-Novo es un paure vilajoun e baie uno
maigro pitanço que countentavo à grand peno la fam feroujo dôu chèfe coumunard.
A-n'éu, fau que Ion sang raje à bôudre dins li carriero;

Se zt ïig disidu, aqui venguè iôusè) que peu teni
dons milo bèsti d'avd.

- Ehèi ! renè leu vièi Pôumu , doits milo bèsti
- Es coume vous dise. Lou sabe, boutas.
- Hbu ! pièi, acb pbu èstre. E Ion Rupert e iéu redisian : Oh! la bello baumo
courre es galante aquelo cascado, que lé toumbo d'en
aut de la cimo de l'arcounsèu ! Vès, l'a li coulour de
l'arc-de-sedo que se lé repinton, atremoulido. Efetivamen, uno cascadeto mignouno toumbant d'amcundaut,
se desplegant coume un ventail de pavoun o. pèr miés
dire, s'escarcaiant coume aquéli trachèn de nivo que
marcon leu vènt, e fino, lôugiero coume un velet de
cambresino. Menavo quàsi ges de brut : es coume se
l'aigo avié plôugu d'uno inmènso poumo d'arrousaire. E
leu soulèu que lé jitavo si brihaudo à la rapiho, e l'auro
de mountagno qu'en lé boufant dintre la fasié trantaia,
e l'oumbro de la baumo e l'èr environnant, que sabe iéu?
mesclavon tant bèn li sèt coulour que l'arc-de-sedo, aurias di, lé tremoulavo pendoula.
- An ! en route ! faguè mai Ion vièi Dôumas. Se voua
lès èstre este sero au Vielar, sabès, fau estira la guèto.
Escalerian Ion Cbu de Chalùfi. e tourna-mai retrouverian leu . gazoun e fi flour, coume dins leu devens de
Faio-fue. È ro l'oura de nous quita. Nôsti dous ami nous
recarguèron nèsti sa sus l'espalo, nous sarrèron la man.
- A la revisto ! nous diguèron. Anas davala, e tenès,
tenès toujour la gaucho,

- Crese que mancara pas de croumpaire, disié Ion

-

- E dequ'adi? lé vènon quàuquis un.
- A di que noun voulié croumpa de bèn dis emigra,

-

amor qu'aquéli que Ion vèndon,aqu éu bèn,es pas siéu !
Ai ! ai ! ai ! paure malurous ! dequ'aguè di !
Voulèron cerca Blàsi à la Bartalasso, l'atrouvèron pas,

mai se diguèron : bessai sara vers Ion citoyen Gras ! E
vague de landa sus la route dôu Pountet. L'aguèron lèu
aganta, e, que vouguèsse o que vouguèsse pas, l'aduguèron davans Ion tribunau revouluciounàri.
Vous countarai pas coume i'adoubèron soun jujamen ;

tout ço que vous dirai es que siguè bèn e lèu coundana ; soulamen coume èro de la Bartalasso, fasié que
Ion mandèsson à Nimes pèr se faire coupa Ion cbu.

- Ali! malurous que siéu ! souspiravo moue paure
grand, deque vôu deveni ? Ai ! las ! moun comte es tout

- À la revisto ! e gramaci de vosto bello coumpagno.
A voste service ! Aro ahan mounta sus Boule, vès,
pèr rejougne nôstis escabot : sara Ion plus court.
- Es Boule, acb ?

Eto. Sènso vous n'avisa, dempièi aquest matin,
&amp;vèn fa que vira autour de Boule.

- Ah ! pèr eisèmple
- Adessias ! Lou bon Diéu vous acoumpagn e 1
- Adessias, e gramaci !

- E agués siuen de toujour garda la gaucho. Plan-plan mountèron tôuti dons ver la cime de Boule,
enterin que davalavian. Une passado, li tenguerian d'à
ment. E vague de se crida, vague de se saluda, déu mai
liuen que poudian, erré nèsti capèu à la cimo de nèsti
bastoun.
.VII

L'ôufice à travès colo. - h'iero di flour. - La ca.
bano de Chalùfi e lis ase. - Au Devens di Barro:

dins miechouro se ié vai charmant. - Arribado
au 'SZielar.

Nous vaqui tôuti clous, l'ami Rupert e iéu, tôuti dons
soulet à travès mauntagno. E lou desert, Ion desert, Ion
desert! Noun vesian rèn senoun lou soulèu que fouguejavo e il roucas que verdejavon. A noste entour, de ga.
zoun e de flour, de flour e de gazoun, e Ion beluguejamen di glaciero e lou chafaret
di cascada.
BMVR
- Alcazar - Marseille

�L1 AIÔL1

3

lèst e me faudra parti e faire Ion grand viage sènso pousqué revèire li miéu ! Mai, couine vai que siéu eici ? pèr

- Hbu ! que, brave Espariat, me dison à la garo,
As bèn fa de veni ! - E me fan bono taro.

dequé? dequ'ai fa? E Ion paure restavo quet ! Jamai, noun jamai se sarié douta de la bachiquello qu'èro l'encauso de soun

- E Lemire? - Vèn pas!!! - Lou sèr i'aguè bagarro...

auvàri.

Lou paure Blàsi n'avié pas long-tèms a espera, e Ion
lendeman de matin se veguè groupa à-n-uno bando de
malurous couine du, que devien s'endraia vers Nimes.
IV

Arriba Ion lendeman dins aquelo vilo, après uno marrido niue passado dins la glèiso di Carme, soun reviha
de grand matin e lis aduson sus Ion lindau avans de li
coundurre à la mort.
Un grand diablas, emé la barbo negro touto esgarrussido, un libre à la rnan, sono cadun pèr soun noum Sus
la plaço i'a quàuqui sènso-braio que s'espacejon tout en
se trufant di criminau d'asard, que sa poulitico brutalo
vai sacrifica, quouro, tout-à-n-un cop, uno boulegadisso
se fai dins lou founs, e quau s'avanço, l'iue meichant, li
brego sarrado, niflant lou sang à plen de narro : Galibasto!
E Ion grand diable, à la barbo en sebisso, countùnio,

couine se de rèn n'èro, à desgruna soun capelet de
noum, coupa, cade fes, pèr Ion : Presènt ! di pàuris paciènt. Galibasto s'avanço, desfaciant, lis un après lis
autre, li malurous qu'espèron ; subran, un noum, noum
fatau 1 resclantis à soun auriho : Blàsi Diboun !

Prounte couine l'uiau, Galibasto, recouneissènt soun
fraire de la, ié sauto dessus, i'empego sa grando manasso
sus l'espalo e Ion pôutiro foro dôu mouloun :

- Taiso-te, ié fai, respondes pas. Pèire Diboun.
(A segui.)

LOU REVE1\T.CxE
REFUS D'ABOUNAGE E DE COULABOURACIOUN
A Il LA CROUS DOU VAR"
- Parle don Coungrès de Brignolo,
Quand de faux fraire, malurous !
T'an mes sus l'aubre de la rous.

E pèr-dequé, s'es pas afrous ?
Pèr un journau, pèr de bricolo
T'ensouvèn plus, alor ? - Après
- Fan que te venge, siéu esprès
(Aiôli dôu 7 de mars de 1897.)

Aguessias vist acb : tôuti cridavon garo !

L'endeman - es alor que fuguerias tant gènt,
0 vàutri qu'aviéu pres pèr d'orne inteligènt,
L'endeman dounc, après avé parla d'argènt,
M'an fa la grand chamado aquéli bràvi gènt.

-

La gusaio a toujr.ur resoun, couine que vire :
Un pudènt manjo-sant, à caro de satire,
Ourse mau penchina, tout co que i'a de pire,

Em' un plan qu'es tout siéu s'aubourè lèu pèr dire
Qu'empachave li gènt de recebre la Crous!...
Dins l'auditôri alor qu èro pas trop noumbrous
Subran i'aguè qu'un crid : - Acb's un crime afrous ! Ai! ai! moun Diéu ! vai bèn que siéu gaire paurous.
Quand ié pènse de-fes, me dise : es-ti poussible?
En escoutant un orne à cor traite, irascible,
Avès donna resoun à-n-un gus, es vesible.
Se Ion sabias panca, vuei, Messiés, vous fou sible
Alor, Messiés, - acb dins moun cor rèsto escri Alor, vautre, bourgés, prèire de Jèsu-Crist,
Coume de cat-fèr, traite, o, m'avès agarri
Voulènt curbi ma voues en jitant de grand crid.
Aguère bèu parla : vouguerias pas me crèire...
E sentènt dins moun cor boumbi Ion sang di rèire
- Se sias d'enquisidou, fièr vous clamère, à rèire !
E m'an mes sus la Crous li bourgés e fi prèire.
Ma deviso es ansin : Quand as dre, rèsto dre !
S'avès agu la forço, avès pa 'gu Ion dre !
Aqui me pi ouverias qu'erias de mal-adré
E vous an bèn juja fi gènt de moun endré.

Aviéu jamai treva de gènt d'aquéu calibre.
A voste injuste assaut vuei respond Ion felibre
De recebre La Crous o noun, cadun es libre.
Lou countràri dôu-mens es pas dins li Çant Libre !
M'avès fa trop de mau. De vuei ni de deman,
Jamai, Messiés, jamai vous pourgirai la man.
La Crous de Jesu-Crist, autant que vous l'aman.
Sian prèire catouli, prouvençau e rouman !
1Leoun Spariat.
Pèr Sant-Martin de 1897.

NOUVELU

Nàni, leu vole pas, Messiés, veste journau.
M'ajamai counvengu: lou trove trop banau.
Me respoundrés que siéu qu'un fièr éuriginau,
D'autre apoundran belèu que siéu qu'un uganaud.

fèsto de la Brassarié Nouaio en l'ounour de Charloun

Digon ço que voudran : que m'enchau la critico ?
Crese que l'on pbu faire obro patrioutico
Sènso emplega soun tèms à vosto poulitico.
Tenès-vous-lou pèr di, siéa pas vosto pratico

enviroun, damo e moussu, avien pres plaço dins la resplendènto salo.

De vous pourgi la man, crese, sarié pecat.
Au coungrès brignoulen, iéu me souvène enta
E bèn d'autre perdu, que m'avès ataca
E que m'avès arpa traite coume de cat.

Avias dins li journau batu la rampelado
E Lemire devié presida l'assemblado
Qu'à faire forço brut segur èro apelado...
Es ansin que la bourdo es estado avalado.

lé venguè de bourgés, de damo qu'an lesi,.
D'abat e d'abatoun, tout un mounde chausi.
E i'anère tambèn pèr vèire emai ausi
Lou valènt ôuratour que me fasié plesi.

Caminavian pèr un galant pichot draibu, tout en re
citant noste ôufrce à voues auto, en unioun de cor e
d'amo emé nôsti fraire de Ferigoulet. Oh! qu'èro brave 1
Degun nous entendié, senoun fou bon Diéu e sis ange. Li
sentian à constat de nautre, nbsti celèsti coumpagnoun.
E i'èron, acb 's segur ! li Saume nous Ion dison : a A sis

ange Ion Segnour a donna d'ordre pèr que te gardon
dins tôuti li draio. Entre si man te pourtaran, cregnènço
que s'embrounque toun pèd i clapo dôu camin. » E i'èron,
vous tourne à dire, e sus nasti tèsto sentian passa,
courre uno fresquiero, l'oumbro amigo de sis alo.
Oh! emé que gou-t cantavian sus aquélis auturo Ion
grand cantico di Laudo :
« Benesissès Ion Segnour, o vàutri tôuti, creaturo dôu
Segnour!
« Benesissès Ion Segnour, bèus ange, soulèu, estello,
astre de la capo bluio !
« Benesissès Ion Segnour, fié, esluciado, calourasso !
Jaladuro, gèu e nèu, benissès lou Segnour
« Benesissès Ion Segnour, colo e mountagno ! aubre,
planto, fbour, erbo de tout biais qu'agermissès la terro,
benesissès Ion Segnour ! »
Coume s'endevenié bèn que noun-sai, aquéu cantico,
emé Ion païsage que travessavian ! Dempièi uno passado,
nous capitavian sus uno iero, uno iero inmènso ounte la
primavèro mountagnenco avié semena, crese que, tôuti
si flour. Uno ôudour lino, sutilo, suavo à nous entesta, à
nous embriaga, nous mountavo dins li narro. Qu'èro
!

Dlarsiko. - La vesprado llteràri, dins la salo di
dôu Paradou, es estado, se pbu dire, uno fèsto coumplido,

mai uno fèsto de famiho, à la bono franqueto, ounte
tout Ion mounde se sentié à soun aise. 500 persouno
Moussu Piazza,lou simpati presidènt dis Escursiounisto
marsihés, em'un biais agradiéu duerb la sesiho. Moussu

Berthet nous fai Ion raconte, beluguejant d'esperit e de
bono imour, dôu darrié roumavage de la soucieta. Es
pièi fou fin letru Auzias Rougier que presènto esmougu
l'umble eros de la fèsto. Em'acb, pèr douna dôu pouèto
rusticaire uno idèio justo, Moussu Ruat que de cor e
d'amo s'es devoua à la causo prouvençalo en publicant
Li Gant dôu Terraire, éu n'en legis l'avans-prepaus escri
pèr Ion Mèstre de Maiano. Pièi vaqui Charloun que s'aubouro au mié di picamen de man e d'uno voues douço
entameno La mazurka souto li pin...
..... Res mutavo
Talamen bèn Charloun cantavo..:

dounc? Caminavian suis un tapis, dins uno meissoun de
maneto rouginello e de viôuleto de tôuti li coulour, d'a
quéli viôuleto ôudourouso, qu'avlan deja tant de fes rescountrado sus nasti pas, viôulejanto, purpurenco, danrado, blanquinello, bluiejanto, que sabe iéu ? E Ion sonleu ié dardaiavo en plen, n'en destilavo fou perl'um Cujavian èstre dins Ion paradis de Diéu e redisian esmougu:
« Benesissès Ion Segnour, colo e mountagno ! planto,
flour, erbo de tout biais qu'rgermissès la terro, benesissès Ion Segnour. »
Un long brama nous revihè de noste estàsi. Erian davans la cabano de Chalù!i. Sèt ase èron aqui soulet que
toundien l'erbo di prat. Dons o tres d'éli, en nous vesènt
veni, nous saludon à sa maniero. Nous avancerian pèr ié
dire bon-jour, courre aarié fa sant Francés d'Assise 1....
Mai n'en sian liuen de saut Francés, paure vous ! Lis
ase nous esperèron pas, e passe que t'ai vist! gagnèron
1 auturo...
Degun dins la cabano de Chalûfr ; Ii vanado èron vuejo,

e vuege fou jas. Lis escabot trevavon pereilamount bèn
aut e fi pastre gardavon. Uno crous de mèle fustejado au
coutèu à l'intrado de la vanado, uno autro sus la porto
emai sus la téulisso déu jas r ous enslgnèron que la fe es
pancaro aboulido dins la pastriho. Lou bon Diéu vous
benesigue, bràvi pastre de Chalùfi, e que sis ange vous
acoumpagnon ! En soun noum, vous mandan d'eici nosto
benedicioun.
E camino que caminaras ! Avian pas toujour tengu

0,' cantavo simpletamen e sa cansoun armounïouso
nous bressavo planplanet... Nous cresian téuti au bon vièi
tèms .. Es que vertadieramen Charloun n'es pas,de noste
tèms de bourroulo, de crime, de trahisoun, d'escorno de
touto meno. Charloun es l'orne de la terro, l'enfant de la
naturo qu'es resta naïve e cande dins soun vilage,au pèd
di Baus. Es resta, du, tau e quau que la naturo l'a basti :

gaiard, rufe, bounias, amistadous e simple ! Charloun,
se l'avias vist, èron rèn embarrassa. Sènso pausa, li man
dins li pôchi, sourrisié couine quaucun qu'a la counsciènci neto, uno amo novo, primitivo, couine se n'en
rescontro plus. E cantavo, e cantavo à nous faire tôuti
bada coume de limbert au soulèu. Badavian en ausènt
aquéu ritme naturan, aquelo lengo drudo e bello, souplo
emai energico. Oh ! que regale, brave Charloun, nous as
fa faire, quand repreniés toun refrin siau e galant:
Venès, que l'ouro s'avanço,
Es fèsto au Mas d'Escanin;
La mazurka, gènto danso,
La faren souto fi pin.

E pièi ansin nous debanè La chabissènço de moun Roubin, Lou moulin de vènt, L'ôulivarello e Li semenço, cansoun requisto e prefumado, tôuti viscudo e sanitouso.
Coume intermèdi, fan apoundre, Lazarino de Manosco
diguè si dos pouësio tant galanto dôu Chichibu; Amable

Richier em'un estrambord dôu trop largué souri odo à
l'ôulivié. Lou brave Espariat enfin degrunè 'n galoi mous-

sèu de sa Proucessioun de sant Aloi que l'editour Ruat
vai publica pèr souscripcioun.

i ime . - Dins Le Geste, un journau de jouine,
que se dison ami e coumpan dôu Felibrige, se ié
reclamo un mounumen pèr noste pouèto Bigot, mounumen que dôu rèsto mancara pas de se lèu faire. E lou
Geste apound eiçb : « Le rire si franc que cet homme soulevait a secoué aujourd'hui toute notre race. Partout ses
poésies sont connues, goûtées comme elles le méritent.»
Rèn de plus verai qu'acô. Mai alor, Messiés dôu Geste,
perqué noun vous groupas lougicamen, couine tant d'autre, à-n-escriéure e à canta dins la lengo de Bigot ?

- L'opera de Calendau es retarda pèr quàuqui jour.
Ais. -m- Faculta di letro. M. Constans vai trata de la
pouésio poulitico e de la pouësio istourico en prouvençau,

à Marsiho Ion dijbu à 6 ouro, à-z-Ais lou divèndre à 4
ouro, 9 e 10 de desèmbre. M. Clerc countuniara l'istbri
de Prouvènço, fou dissate à Marsiho e lou dilun à-z-Ais.
- Veici un brave eisèmple que douno i coumerçant un bon marchand de nosto vilo. S'avien un p au
de causo, li païsan que parlon nosto lengo prouvençalo,
devrien reserva sa pratico rèn que pèr li magasin que
bandisson courre eiçè si reclamo en prouvençau. Ah 1 te
li giblariéu, li pelègre que s'afèton de pas saupre nosto
lengo 1

Intrado libro. = Pres fisse,
Se voulès croumpa bouen e bouen inareat, Courrès
encb de

Ill. RICf -U113

A-Z-A1Si carriero di tfarehand, 10 e 12
Trouvarés aqui, estrasso de marcat, ço que l'a de pu
flame coumo Teissut, Merçarié, Bounetarié, Linjarié,
Rouanarié e Sedo.
ARTICLE PÈR TAIUSO,
Article de travai pèr orne, Counfecien pèr fremo,
enfant e fiheto,
Tôuti li dimars, dijbu e dissato, Grando reclamo.

Tapis. - Desoendo de lié. - Courset.
'Fouloun. - Vèn de parèisse : Notes et impressions
sur l'Excursion félibréenne et cigalière (1-9 août 1897).
em' uno prefàci de P. Coffinières que nous apren que l'au-

tour d'aquéu raconte parisen es Na Grabielo Louis,

comte de la recoumandacioun dôu vièi Dôumas : nous
erian escarta'n brigoun de nosto gaucho. Sènso li bergié que rescountrerian, quouro aro, gaouro pièi, e sènso

la carto que Ion Rupert avié pourtado em' du, segur
nous sarian perdu o à tout lou mens aurian fa bravamen
d'albngui.
Basto, après bèn de cambado, arriberian au Devens di
Barro, en dessus d'un afrous degoulbu, e aguecian visto
sus la risènto valengo de Verdoun. La carto nous ensignè que Bèu-Vesé se trouvavo darrié la mountagno à
ncsto diecho, e que fou Vielar en dessus, à hosto gaucho, tardarié paire de parèisse. Oh ! que bonur ! Poudié
èstre sièis ouro. Just rescountrerian un pastrihoun.
- Bono sero, bergié.

- Bono sero.
-- Es liuen encaro, !ou Vielar ?

- Oh ! faguè noste jouvènt, coutïlé sfl Valié pas la
peno de n'en parla, dins miechouro se ié vai charmant.
- Dins miechouro?
- Hoto 1
Grarnaci.

- Pas la perio.
Nous sentian pas la forço d'espera mai, dempièi que
caminavian, e faguerian noste gousta contro La Cabro
d Or, uno cascado superbo degoulant d'amount de dons
o tres cènt mètre.
(A segui.)
ÇJ. Saiié de Fourviere.

BMVR - Alcazar - Marseille

�L'AI0LI

4

la prouvençalo de Paris qu'acoumpagnavo li felibre en
bello atrencaduro d'Arle. 46 pajo in-8e (empr. Robert e

Poulegadisso Prcuvençalo

Mouton).

Ceto. - L'ARMANAC CETÔRI pèr 4898 (quatrèimo
annado) vèn de parèisse flame-nbu e poulidamen ilustra,
82 pajo in-8°, pres 10 sou lempr. Cros). Veici li noum di
redatour : P. Amat, Bessière, Biscan-pas, P. Chassary,
A. Destrech, B. Dufour, L. Dulac, L. E. Galibert, F. Jouveau, Maremonta, J. B. Marqués, Lou Moustèu, PescaArcèllis, G. Thérond, E. Valat, L. e J. B, Vivarez e lou
felibre de Sant-Cla.

Jôu-è Soulet, lou bouto-en-trin ourdinàri de l'oubreto,
es aquest an en dôu de sa maire defuntado dins si 84 an.

"aris -Aquest an tourna-mai, l'Almanach du peuple français baio à si legèire quàuqui moussèu de labour prouvençalo. E degun n'en Sara e: touna, quand au,en di que si dons coulabouradou principau soun dos dis
escriveiris li pu requisto dôu Miejour, Madamo Emilio

d'Aguilhoun e Misé Jano de Margoun. Citaren, de la
proumiero, uno versioun franceso, mai que gènto, déu
Signum de Gagnaud, e de la segoundo un raconte esmougu qu'a pèr titre acoulouri : Cigaleto. Aquésti dos
oubreto, emai li àutri pajo de proso o de vers dôu librihoun, soun ilustrado de croucadis esperitau d'A. Pelegry,

dessina à l'encro chineso e reproudu pèr la foutougravaduro, ço que fai de l'Almanach du peuple français uno
publicacioun neo-artistico en meme tèms que poupulàri.

- Au darrié diva de La Brandade, que i'èron li Gardounen un parèu de centenau, Misé Irma Perrot a tourna

tôuti encanta 'm' aquéli cansoun prouvençalo qu'elo
saup tant gentamen dire. Se i'es decida d'adouba, pèr
aquest mes de febrié, un grand councert au bénéfice dôu
mounumen qu'aubouraran au fabulisto Bigot, de Nimes.

Dins Le Mercure Aptésien: Cassandro, reproudu de
bli.

Nous veici mai i pastouralo. flour de nèu qu'espelisson à
l'abord di Calèndo. Uno nouvello que bandis leu felibre E.
bnbert : LA SANTO CRr1PI, en tres ate, sièis nouvè e douge per-

sonnage, e qu'es seguido de vue nouvè nouvèu emé la musico
e de sièis conte nadalen, se vènd 1 fr 75 (Avignoun, libr. Boumanille ; à Marsiho, libr. Ruat; à Carpentras, libr. Marcellin).
Vaqui de que passa galoi la pountannado di plouvino.

felibre de Lar au fihoulage d'un siéu drole que venien
de bateja, lou batejaire qu'èro Moussen lou canounge
Rolland. La meirino chaus'do èro Madamo Gasquet, la
rèino memo di felibre, e lou peirin M. lou percetour Eimound Railhac. Se i'a plôugu de vers, en aquelo gènto
fèsto, poudès vous l'imagina ; mai ço qu'a fa lou mai de
gau es aquéstis estrofo de Villiers, lou fidèu e vièi felibre

rouërgas. S'ameriton d'autant mai lis ounour de l'Aioli
que lou paire e lou peirin soun, couine aquéu pouèto,
enfant de 1'Aveiroun.

Li Bouge ddu Miejour de F. Gras vènon de parèisse à Stockholm, tradu en lengo s iedeso pèr lou dôutour en filousoufio
Mauritz Boheman. Un flame voulume eni' uno introuducioun.
Eneô de Wuhlstrom &amp;, Widstrand, editour.

Dins la Geografia del presente e dell' Avvenire, que vèn de
publica M. Giuseppe Tomè, à Port-Maurise (Itàli), Va 'n long
chapitre counsacra i PROVENZALI o ROMANci, ounte soun re-

levado e citadc pèr l'autour proue pouësio felibrenco, talo que
lou sonnet d'Astruc T tres coulour italiano, e de Francés Vidal
la lllarsiheso di Latin. l'es tratado peréu la questioun dôu re-

viéure pèr li prouvinço dôu Miejour. Mai quint que fugue
l'interès que prenon à nôstis araire lis estrangié déu vesinage,
nous fai pas peno de ié dire qu'aquéli causo delicado, nous-

D'amount de l'estello,
Fado Rouergarello,
S'escoutos un pau,
Sera salutàrio
La miéuno pregàrio,
Coumo anuech la fau :

Sulla taulejado,
Qu'es enfestejado,
Aval, de-vas Ais,
Vai pourta la joio
De bouno amistoio,
Mès gesses de lais.
Am la reunido
Touto afelibrido
Demouro lèi prou
Que jous ta poutouno

Petrilhe en bressouno
Nostre felibrou

A-z-Ais l'Assouciacioun Franco-Prouvençalo, dies uno ves-

!

En touto assistenço
Fai grand reverenço
Pèl felibre vièl ;
Vengo dei ginèsses,
Mountagnos e crèsses,
Salut Rouergarèl !

A. Villiers.

- Dins la Revue Méridionale : Larrufet ou l'orne que bol

- Dins La Terro d'Oc : Que sera le Félibrige de demain?

pèr L. Vergne e «les ligueurs occitans » ; Le cassoulet pèr A.
Fourès ; Jacou Nastourat pèr A. Roques ; Malcor pèr P. Delga;
La castagnado pèr J. Gayssot ; Lous gabians per J. Azema.

- Dins Les Deux Rives : Au vènt-terrau pèr A. Berthier.
- Dins leu Caveau Stéphanois : Lous esclots ! pèr P.

Duplay.

- Dins La Campana de Magalouna: Lous ceses e lou
parrouquet, tira de l'Armana prouvençau ; La rosa passida
pèr C. Gros ; Lou boulegadis Dreyfus pèr Froucand ; La
penche pèr l'Esquinlaire; Flous e passerons pèr E.Delmas, etc.

Fau dire sebo
lé podon veni li perfum de Grasso
Emé tout l'ounchun de l'ôulivo grasso
Dôu fin Mikado leu sahoun escrèt
l'a que iéu, Eydoux, que n'ai lou secrèt.
Fabricant: Fèlis EYDOUX. - MARSIHO.

En Avignoun (emprem. Aubabel) : Un ecô di noço sacerdoutalo de l'abat Chamboun pèr I abat Bourge (d'Arle), 14 pajo

A VÈNDRE

in-S,

-4Js
Dins L'HÉRAULT de Beziés, noste counfraire Antounin
Maffre publico en fuietoun : Peas LAS NÈI3LOS, raconte d'une
escourrido facho i gorgo d'Erie.

Dins La France: Les quatre nez de Monsieur Hugues,
pèr A. Maffre.

- Dins Le Soleil du Midi: Viàgi aupais encantaire ; Un

Pavoun blanc de Camargo
Li pavoun reiau, pountificau, qu'au tèms di papo, se
passejavon, ufanous, dins li jardin meravihous dôu Palais
d'Avignoun e se quihavon à la cimo di tourre e di merlet

pèr regarda, tout en fasènt la rodo, emé si co de velout
frapa coume li vièi riban dis Arlatenco, li farandoulo de
nanet se desplegant pèr li carriero.
S'adreissa au burèu de l'Aièli.

- Dins Les Alpilles : Lis ôulivarello pèr Jan de Vau-

DEMANDAS

Rugo ; Noël pèr M. Girard ; La mestresso pèr E. Marrel.

- Dins Lou Felibrige : Lou maridage de Marto Huot em'
En Maurise Raimbault, Discours de Pèire Bertas, aermoun
nouviau déu P. Savié, A Marto pèr J. Huot, Lou roudet de ma
grand pèr M. Raimbault, Cansoun nouvialo de F. Gras, Brinde

de Plauchud, coumplimen divers de Mistral, de Guillibert,
de Gagnaud, d'A. Glaize, de Liéutaud, de Donnadieu, d'Astruc, de Tavan, de Bouvet, de Marrèu, de Maurèu, de Chansroux, d'Imbert, de Bertrand, de Descosse, de Chivalié, de

d

iüY

1S1US;til

+

LA MAI AMOUROUSO DI PIPO

EN RACINO DE BRUSC
S'atrovo en Avignoun, au Magasin DESHA YES.

- Dins Le Forum républicain : Lis dulivado pèr A. Ber-

Lou gerènt: FoLCb DE BARONCELLI.

thier; Museon Arlaten, Lou bro e la casseto (F. Mistral).

- Dins La Chronique de Béziers : As mecanicians des
En Avignoun, empremarié FRANGÉS SEGUIN.

tamis de ferre pèr A.

Se vènd 1 fr. la boutlho, à Paris, balouard Haussmann, 41, farmaclo
Mariani.

l0

Bal rà%,

Lazarino de Manosco, e balado de Monné.

Pèr béure risoulet
Toun vin de capitàni,
Esperaren pas, nàni,
D'avé l'estouma blet.

DE

1

bouen abêti pèr Foucard.

La meiouro di bevèndo pèr remounta l'estouma, famous pèr douna
de toun, pèr faire digeri, pèr adouba la voues, superiour en tout au vin
de Quinquina e agradiéu en bouco coume lou vin de Castèu-Nôu.
Pèr béure, o Mariàni,
Toun vin, bon restaura,
Que s'es assaboura
Dins li soulèu estràni,

Laza-

Se vènd dins tduti li bons oustau.

U PER

C

;

biure sans enemics, pouèmo en 3 cants pèr A. Mir.

ARGUS DE LA PR E

LA

Lous

- Dins Le Petit Marseillais : Lou Mèro e lou cantaire;

de respondre coume aquelo que rebrico dins Lou Mège 7naugrat éu : « Mêlez-vous de vos affaires, il me plaît d'être battue.»

- Dins La Chronique de Béziers: A nosto Adrianeto

Cal de ta bagueto
Touca sa bouqueto
D'un biais fe'ibri
Vole que, pecaire
Siague fil de paire,
Filhol de pairi.
Que de sa mairino,
Rèino felibrino,
Prengue lou boun biais ;
Pièi, grando persouno,
Cargue sa courouno
Lusento de rais.

Sant-Giniès (Aveiroun).

- Dins La harpe : Boutoun de roso, pèr V. Bonis ;
fanaus dan port pèr J. Martin e X. Peyre,

àutri sian bèn resoulu de li trata rèn qu'entre nautre e, 'me
tout lou respèt que l'on se dèu entre vesin, sian bèn decida

tradu dôu prouvençau de Roumaniho pèr E. Blavet.

bmollnb, P1ella f'esta be bissate
(27 de nouvèmbre.)

PicJot

Sar(an.

vendémi de Vidau e, de Marius d'Auruou, l'Inteligènci de chin
que l'Aiôli a publicado.

èin

M. Constans, lou proufessour de lengo e letro prouvençalo à l'Universita de-z-Ais, acampavo, l'autuo semano, li

l

- Dins L'Homme de Bronze : A moun ami lou baile

Jan pèr Cocô ; Un mariàgi rout pèr B. Artou, tira de la

Lois jugadou dins lou boues de Cujo pèr Mèste Pascau
vine de Manosque pèr E. Rougier.

prenado literàri que dounè, a jouga Cristèu e Fresquiero, la
vièio farcejado dôu gemenen Thobert. E se i'es di peréu Lei

f ih ula e de la

- Dins L'Eelair: Y a-t-il une scission dans le Félibrige

français

O

FOUNDA EN 1879
« Pour être sûr de ne pas laisser échapper un journal qui l'aurait nommé, il éta
abonné à l'Argus de la Presse, qui lit, découpe et traduit tous les journaux
du monde et en fournit les extraits sur n'importe quel sujet. »

Hector Malot (ZITE, p. 70 e 323).
L'Argus de la Prèsso fournis is artiste, literatour, sabènt, pouliticaire, tout ço que
parèis sus soun comte dins li journau e reviste dôu mounde entié.
L'Argus de la Prèsso es leu coulabouradou endica de tôuti aquéli que preparon un
oubrage, estùdion uno questioun, s'ôucupon d'estatistico, etc.,etc.
S'adreissa i burèu de l'Argus, 155, carriero Mount-Martre, Paris. - Telefone.

L'Argus legis Fi,000 Journau pèr jour.

CASTWNOUDEmPAPO

CASTÈU DE ROCOFINO

oco-Fin, la pêço de 225 litre en viroun

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Grand Roco-F ino,
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Castéu de Roco-Fino
la caisso de 25 boutiho 'a
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