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                  <text>ESCOLO

DERAS

PIRENÉOS

(GOUMÉNGES, QLÍATE-BATÍ, NEBOUZAN, COUSERANS, HAUTO-GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
QUE PAREOH ET 15 DE CADO MES
2mo ANNADO

NUMÉRO

_ _,

_

T

5

CADO NUMERÒ

5 sos

Abounomént :

3

fr. per an C.I.D.O.
BÉZiERS

SEN-GAUDÉNS
EMPRIMARIO

E

LIBRARIO
19 06

ABADIE

�SOUMARI
Pages
I.
II.
III.

IV.
V.

VI.
VII.
VIII.
IX.

lle

— Era prumèro Renòlo, M A. TAPIE
— La « Santo-Estello » à Cette, le 3 juin 1906, R. D.....
— Un lauomént dabb UIÎ coussè, Counde luchounés,
F. GASCON. . '.
— Et Loup è 't Agnèt, fablo, J. DASQUE
— Noubèles (Nauèri aderénts, Proupagando, Hesto dera
'Scolo) B. S.
— Succès de notre Ecole : Pourquoi? Y.-D. DUFOR....
— Caudes Biscaudes (Devinettes), FR. MARSAN
— Bouno aucasiouii, DUCASTAING
— Countes de la Gimoúo, VI : Marit è Moulhè, B. DAMBIELLE

X. — Parlas arrepresentats dinquio gùé ena « Bouts dera
Mountanho », B. S
XI. — ïrabalha è Aima (Counde), DE BARDIES
XII. — Liste des Adhérents à 1'EscòIo deras Pirénéos, B. S..

93
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RÈGLES PRINCIPALES DE L'ORTHOGRAPHE GASCONNE
En règle générale, on écrit comme on prononce, et les lettres ont la
même valeur qu'en français.
On prononce j et ch comme en français ; on écrit dz pour dz, dj pour
dj, ts pour ts, et tch pour tch.
On représente 1 et n mouillées par Ih et nh (balhd, mountanho).
On peut noter ?? une n gutturale possédée par le gascon (cari, térigue).
Jamais t n'a le son de s ; on écrit atenciouTj, etc.
Les diphtongues monosyllabiques formées par i, ou, et u peuvent
s'écrire ainsi :
1° ay, èy, ey, iy, òy, oy, ouy, uy (ou bien ai, èi, ei, etc., sauf pour
iy et uy) ; il ne faut pas écrire aï, èï, etc.
Et ia, iè, ie, yi, io, io, iou, iu (au début d'un mot, ou d'une syllabe
bien détachée, on peut mettre ya, yè, etc.)
2° au, eù, eù, iù, où, où; ouù, uù (mais il vaut mieux se passer de
mettre l'accent sur \'ù pour au, eu, tu, ou, et même pour iù, si on écrit
yu ou iù pour iu) ; il ne faut pas écrire aou, èou, ni aii, èii, etc. ;
Et ùa, ùè, ùe, ùi, ùo, ùo, ùou, ùu (mieux que oa, oè, etc., et que oua,
ouè, etc.) On pourra ici aussi, sauf pour ùu, se passer de l'accent grave
sur M, si l'on suit la règle ci-après.
3° àa, àè, lie, lii, etc. (le signe à, très lisible, évite de donner deux
valeurs au signe u ; on peut dès lors dire que u, précédant ou suivant une
autre voyelle, a toujours, sauf après q, et dans gue, gui, le son ou).
Le tréma est réservé pour indiquer que l'i et l'u qu'il surmonte se prononcent à part, avec le son qui leur est propre (bïoulént, arrüd).
Tous les autres caractères ont à peu près la même valeur qu'en français.
AVIS. — Dans un intérêt de précision linguistique, les auteurs sont
priés de vouloir bien indiquer exactement, à la suite de leurs articles en
gascon, à quelle localité appartient l'idiome employé.

�CI 0.0.
8ÉZIERS

ERA BOUTS DERA MOUNTANHO
SEGOUNDO ANNADO

N° o

« Toustém Gascons ! »

prumero Rej
Dap eras flous qu'ès arribado,
Fino renòlo det printéns ;
Qu'apòrto toun alo lustrado
Fòrço prouméssos de bèt téns.
Aro qu'et béi cerca-t io plaço —
Ho, quin bounur ! — as nòstis têts ;
Qu'en ban passa, mouménts, a-masso,
En escouta tous bius coupléts.
Sabes pas perqu' ès preferado
A toutis autis auderous ?
Preraou qu'ès mès qu'éris pribado,
Dinquio nicha-t enas maisous.
Tabé 'ra mai, aquiu sebèro,
Que dits at mainadjòt boulur :
« Nou toques pas aquéro audèro ;
» Uè, que mous pourtariòs malur ! »
D'autis còps, ja, que t'apérauon
Et petit audèt det boun Diu ;
Toutis pertout qu'et saludauon
Coumo pourto-bounur d'estiu.
Mès d'autis, dempuch, t'atrapèren ;
Que t'aucidéren, ets ingrats,
E'ras alétos qu'et coupèren
Enta para-n capèts broudats.
Quin cau que siò 'ra gént machanto !
Praubo renòlo, que harè
Tout et countrari ; bòlo, canto :
'Ra libertatch qu'ét licharè.
Sense pòu, coumpanho celèsto,
A caso mió béne, bastís ;
Quin gòi de béi-te tousténs prèsto
A toun trebalh sés e maitfs !
Anna
Parla de Juzètch-d'Izaut, cantoui) d'Aspètch (H.-G)

TAPIE.

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LA « SANTI ESTELLO » A CETTE
L·e 3 Juin 1906
Je ne suis pas allé à la Santo Estello pour y représenter « l'Escòlo
deras Pirenéos » : la personne d'un membre qui n'a fait jusqu'ici que
payer sa cotisation eût été trop peu « représentative ». Seule, une curiosité sympathique m'a fait assister à une fête, où j'ai pu être spectateur
d'autant plus attentif que personne ne me connaissait et que je n'ai parlé
presque à personne. Je dirai le plus exactement possible ce que j'ai vu,
entendu et quelquefois ressenti.

I
Sur l'étroite chaussée, protégée contre la mer par des blocs énormes,
entre le bleu de la Méditerranée et le bleu des étangs, le train file. En
face, le mont Saint-Clair, nœud compact sur le mince cordon littoral,
barre la route et semble faire un signal d'arrêt avec les bras raides de
son sémaphore. On distingue de mieux en mieux sur sa pente les « baraquettes », petites maisons de plaisance qui ponctuent de blanc la colline
cettoise. Le ciel est pur. La fumée des cheminées d'usine indique que le
vent souffle du nord : un mistral pas trop fort ; juste de quoi tempérer la
chaleur d'une journée estivale.
II
Un flot dégorge de l'intérieur de la gare par l'étroit passage de sortie.
Devant moi, deux jeunes filles, mises comme au pays d'Arles. La masse
éipaisse de leurs cheveux s'allonge vers le haut en une pointe qu'emprisonne une dentelle ceinte d'un ruban bleu sombre. Le fichu de mousseline blanche, légèrement tiré vers le bas, forme au-dessous de la nuque
une gracieuse échancrure ; sur la poitrine, des plis bouffants accrochent
la cigale d'or. J'apercevrai de nouveau ces deux « Mireilles » tout à
l'heure, au banquet.

III
Des canaux, des quais, des ponts avec de vastes bâtiments industriels
et pas mal de grandes maisons cossues. Me voilà bientôt devant celle de
M. Soulét, le capiscol local, le président de la Felibrenca de Sent-Cla.
Il me reçoit cordialement, avec deux de ses amis, et me remet le
programme de la fête, dont la couverture porte une composition du peintre cettois Roussy. Comme fond, un paysage estompé, donnant une
impression assez exacte de la montagne et du port. Au premier plan, une
stèle soutient le buste de Mistral, très ressemblant avec sa barbiche
blanche, son vaste chapeau mou crânement posé sur l'oreille droite, son
immuable « lavallière » au-dessous du col rabattu. Au pied de la colonne,
la « coupo santo » s'évase sur sa hampe svelte que deux figurines (Catalogne

�93
et Provence) semblent soutenir. Un tambourin et un hautbois voisinent
avec une lyre. Des palmes montent, et la pointe de leurs dernières feuilles
atteint les pétales d'une pervenche à moitié cachée par l'étoile aux sept
rayons. Tout en haut, une cigale aux ailes translucides se pose sur la
ligne qui limite la vue du port, comme elle ferait sur une branche de
micocoulier.
IV
Cinq minutes plus tard, je passe sous la bande de calicot qui souhaite,
en lettres noires la « benvenuda as Félibres », et traversant le sable
souillé de l'arrière-plage, j'arrive au Kursaal, longue bâtisse dressée en
bordure de la mer. On y termine, aux approches de midi, la distribution
des prix de la Société littéraire et artistique de Cette. Mistral est sur
l'estrade, à côté d'une toute jeune Arlésienne, qui pare ses épaules d'un
merveilleux voile aux dessins dorés. Tout auprès, un homme encore
jeune, l'air vif, les moustaches noires retroussées, les yeux protégés par
des conserves noires : j'ai su bientôt que c'était le capoulié actif Pierre
Dévoluy.
Derrière, se trouve la salle du banquet, qui domine la mer. Une très
longue table y forme un T avec une autre assez courte, la table d'honneur. Aux murs, des écussons proclament des devises félibréennes. Mistral entre : tel je le vis, il y a quatre ans, en Arles, rangeant avec des
gestes alertes les collections de son cher musée, lançant avec gaieté une
malice française, un proverbe provençal, un vers de sa Mirèio, faisant à
tous un accueil bienveillant et simple (j'eus l'honneur et la joie de lui
serrer la main), tel à peu près je le vois aujourd'hui. La franchise et la
bonté sont toujours empreintes sur son visage ; peut-être l'air de bonne
humeur souriante s'est-il teinté de gravité émue : effet de la solennité de
ce jour? effet des 76 années, qui n'ont pourtant pas courbé la haute stature?
Je remarque un Béarnais de bonne mine, Simin Palay, tête brune
coiffée du petit béret, ceinture rouge, courte veste en gros drap beige.
On se montre des Toulousains, des Catalans de France et d'Espagne, un
Périgourdin, maints majoraux notoires, portant redingote ou jaquette
noire et cigale d'or.
Un rustique m'intéresse, Charloun (Charles Rieu), de Paradou près
d'Arles, grosse face au poil gris, court et rude, mâchoire lourde, œil
rieur, l'air d'un bon vieux sauvage, gauche et joyeux. Coiffé d'un antique
chapeau tout cabossé, il marche pesamment sur une canne torse ; à son
pauvre veston fleurit, non la pervenche « félibrenco », mais la violette
académique.
V
On se place comme on veut, les premiers arrivés (j'en suis) face à la
mer. On mange : cuisine quelconque, malgré les fantaisies dialectales du
menu, service lent. Qu'importe? A 3 heures commence le vrai banquet,
le banquet des esprits. Pierre Dévoluy se lève. D'un accent vibrant, il

�m
exalte en phrases sonores (je ne les comprends, hélas ! qu'à moitié) la
fraternité félibréenne. Je perçois un salut à VEscolo deras Pirtnéos K
Puis, c'est à Mistral que passe la coupe symbolique. Le maître, debout,
entonne d'une voix un peu brisée d'émotion le premier couplet de ce chant
grave, religieux qui s'appelle la Coupo Santo. Nombre de convives reprennent en choeur le refrain, qu'accompagne la voix aïgue et pénétrante du
hautbois. Je quitte ma place et me rapproche de la table d'honneur.
J'observe avec une attention passionnée l'homme de génie et de foi qui,
depuis plus de 30 ans, poursuit sans trêve et sans lassitude une belle œuvre, l'homme qui réunit en lui le prestige des grands dons poétiques et
celui d'une longévité infatigable, l'homme en qui l'heure présente se relie
à tant de passé. Comme on le sent ému, joyeusement et gravement ému !
Tous les hommages vont à lui : il ne les repousse point. Et pourquoi les
repousserait il ? Mistral n'est plus ici un individu : c'est le vivant foyer
du Félibrige toujours élargi.
C'est ainsi que la personne du vieux maître de Maillane et le chant de
la Coupe donnent à ce bref moment de la fête une forte et belle unité,
tous les cœurs ressentant, du moins je me l'imagine, une émotion de même
nature. Cette commune impression s'atténue peu à peu, sans disparaître
complètement tandis que le maire de Cette parle avec fougue et se laisse
embrasser par Mistral, — que les toasts succèdent aux toasts ; — que
Palay dit un vibrant sonnet pyrénéen ; — que le brave Charloun rythme
d'un geste aimablement gauche une grêle chanson provençale.
VI
Vers 4 heures, la moitié environ d'entre nous prennent place sur le
bateau mis gracieusement à la disposition des convives par la Felibrenca
de Sent-Cla. On va jusqu'au delà du brise-lames, qui allonge sa maçonnerie en avant du port. On regarde s'éloigner le mont Saint-Clair, — points
blancs et taches vertes, — les barques au repos, en rangs serrés, dressant côte à côte leurs mâts semblables, les deux jetées avec les vieux
forts et le phare. On chante, on récite, on écoute hautbois et tambours,
on défend son chapeau contre le mistral. Enfin on revient vers le briselames, on y débarque, on chemine ou plutôt on sautille de bloc en bloc
jusqu'à une sorte d'esplanade où a été préparé le vin d'honneur et où va
se tenir la « cour d'amour ».
Que ce mot n'exalte pas votre imagination ! Non, vraiment, je ne me
sens pas transporté en plein xii9 siècle. Je vois bien cinq ou six dames
ou demoiselles assises sur un rocher et les gazettes du. lendemain
m'apprendront (je ne m'en étais pas aperçu au milieu du joyeux brouhaha)
que l'une d'elles, Mlle de Baroncelli-Javon, l'Artésienne au voile d'or,
fut acclamée comme reine. Mais je n'ouïs nulle requête, nulle plaidoirie,
\. « ... Salut à vous enfin, Escolo deras Pirenéos, que mai-que-mai afreirado à vosto
einado la Gaslou-Febus, destressounas li forço vivo de la Gascounho. Salut en touti,
à-n-aquéli que soun vengu em' à-n-aquéli que vendran... »

�97
nul arrêt. Ce fut, comme au Kursaal, une série de toasts, de chansons, de
pièces lues ou récitées, une marqueterie de dialectes. Tout le monde est
applaudi ; mais la meilleure part du succès est pour Charloun, le poète de
Paradou. Il y a là du populaire, des marins, des pêcheurs avec leurs femmes et leurs filles ; Charloun est du peuple : le peuple lui fait fête.
VII
Les derniers félibres se rembarquent à 6 heures (un premier bateau
avait emmené Mistral). Un quart d'heure plus tard, on se disloque sur le
quai de Bosc, après avoir serré la main au bon capiscol Soulet. Je vais
voir le soleil se coucher sur l'étang de Thau ; puis je reviens en ville, en
contournant la base du massif de Saint-Clair, tandis que le bleu de la
mer se fonce de plus en plus. A l'hôtel où j'entre dîner j'aperçois
une table de félibres, Palay, qui a remplacé sa veste montagnarde par une
jaquette, un représentant, peut-être le chef du Bournat Périgourdin,
d'autres encore, enfin deux Arlésiennes, dont la reine de la cour d'amour.
Félibres encore sur le quai de Bosc, à la terrasse d'un café, où j'écoute,
en attendant l'heure du départ, un orchestre qui joue des airs de
« Mireille ». Félibres toujours, dans le train, dans le compartiment même
où j'ai pris place. La gracieuse reine retourne sans doute dans sa Camargue, au pays des manades, des gardians et des... moustiques, ces
bons arabi qui ranimèrent Mireille évanouie. Ma foi ! je ne suis pas
mécontent de ma journée ; et je me prends à murmurer, comme si je
fusse né en Arles ou en Avignon : « A l'an què ven ! »
R. D.

II LAUOAËNT DÂBB il WISSË1
COUNDE LUCHOUNÉS

Guilhèm, que tournaue det camp dabb un tambourèu de trufes que
benguié d'arriga, didéc at sòn hilh Louis, en arriba à caso :
(( Bè dide à Marioun qu'et prèste et coussè, que mesuraram es trufes. »
Part ed dròlle 'na hè 'ra coumissioun.
Era bezió, pas trop serbiabblo è mau arrazounabblo, l'au didéc : « Que
nou n'auié cap. »
Louis tournée era respounso à sa pay.
« Quino mentido ! » sé didéc Guilhèm. « Goué maytin que l'agg è bist
» en es dits ! Nou le mous a boulut presta ! »
At cap de quauque téns, Marioun qu'auée io hilho malauto. Benguéc
et medechin è l'au ourdounèc de préne lauoménts.
1. Mesure effective valant 1/7 de sac (ou d'hectolitre), c.-à-d. 14 litres 285 ; la moitié
s'appelle et bouchètch, et le quart et eoupc't.

�98
« Jaquéto », didéc Marioun à iauto des sôs maynades, « bè béy se
» Guilhèm mous bó presta era sió 'chcheréngo. »
Desüito era dròllo ba hè 'ra coumissioun.
Mès Guilhèm, que nou s'auié desbrembat edj arrefus det coussè :
« Dit-lé à ta may, » l'au arrespounéc, « qu'edj aute dió qu'em caléc
» mesura 's trufes dabb era 'chcheréngo ; aro que balhe et lauomént
» ara maynado dabb et coussè ! »
F. GASCON.
Parla de Banhéres-de-Luchoui).

(d'après Lafonlaine]

Ço que bous ba 'rrecounda lèu
Et hilh de papay, qu'es passauo
Det téns qui 't home nou parlauo
Ni 'ra hénno tapòc... dilhèu.
Pourtant 'nets cabaréts, 'nas glèysos è 'nas hèyros
Qu'om enteniéuo debisà,
Cantà, 'schieulá, marcandeyá;
E'ra nét, pets pourtaus, pets soucs è peras pèyros
Ets amouroúsis à paréls
Pichigá-s1 è parlá-s tout dous, ets ouéls 'nets ouéls. —
— E qui parlauo dounc, trufandè, qui-s punauo,
Se pas ets òmes è 'ras hénnos ?.. — Cara t, tu !
Aulòc d'anà 'sbrancá 'ts cerísis « det Coumu » 2,
E de cercà nisès en « A rròc dera Cauo »3,
S'aiéuos mastegat, sèt ans, per tout fricó,
Hum de halho è pa 'schut 'na 'Scòlo « d'Arricó » 4,
Que saberiòs ço que nou sàbes,
E n'aurios pas en cap et mès clouc dets arràbes...
Qui parlauo, pegòt ?.. 'na prado 'ts sautaprats,
Eras graoulhos 'nets barats,
E Lou-Réy-Courchét5 enas sègos ;
Qui parlauo, palòt ?.. Et ous, et pòrc, et loup,
Et alefant, et courbas, era boup6,
Tout ço que biéu, de tout péu, de tout coup 7,
A dèt pàssis, à milo lègos.
D'aquet téns, aulòc de bramà,
En lutri 't áse que cantauo ;
Et bouéu, aulòc de s'ahermà,
Qu'èro 'rrentiè, curè.. ; 'ra brauo
Se per lou cas e-l'arribauo

�99
De hè Páscos auants Arrans8,
Que s'anauo plaça neuriço ençó dets Grans.
Arrés tapòc nou playdeyauo...
Et mes hòrt qu'aiéuo 'rrazou...
Claueric, clauerac... n'as prou ?.. 9
Pet « prat de Pèy » embat, u cop, u agnerou
De tres mésis è tres semmanos,
Herrup 10 pracl, herrup praciéu,
Que beguiéuo 't Ioung det arriéu. —
— « As acabat, arrepoupét de mános » ",
Ç'au cridè d'u tròs haut enlá
U gran galè ,2 de loup, minable,
Malatraço 13 è deyu... proubable...
« As acabat », dits, « de troubla
« E 'nsaloupl r' aygo qui béui ?» —
— « Dab et arrespèt qui bous déui,
« Moussu Loup », ce digou't maynat,
« Nou bous boutét, sibouplèt, en coulèro,
« E, se n'auet pas « de ço que s'apèro » 13
« Ens ouéls, ouerdát, edzaminát,
« E digát-m' après, tout pouzat,
« Se jámes auet bist grauèt, gau ò 'rribèro
« Coulá de bach decap à haut ?» —
— « De ço que s'apèro » !.. grapaut,
« Ey à caso tapay14 o 't arreyén 'na 'scòlo
« Que t'a 'prés aquéro paròlo ?
« E-bé, merci det coumplimén ! » —
— « Nou m'an dit qu'èro lèu15 d'apéra-c autamén.
« Mes nou'm haçot pèrde 'ra bòlo '6,
. « E, pusqu'èm 'n'aygo, 'stemous-y... 'N tout cas,
« Moussu Loup, nou la troubli pas. » —
— « Que la troúblos, bastard de mandro ,7,
« E nou m'estouni pas, à bey tant de toupét,
« Se, 't an passat, en quilhè d'Estoupét,8,
« Digoures de you pis que pandro ». —
— « En u quilhè ni 'nlòc dise, you, t'an passat
« Mau de bous o de qui se boulho !...
« You !.. poc19 se sòy encaro despoupat ;
« E, s'ey bertat que quan plòy l'òm se moulho,
« S'òm se torro quan hè herét,
« Cinc mésis-á, qu'èroy 'n u 'ndrét
« Oun nou hè tourrado ni plouyo :
« Qu'èroy en béntre de mamay,
« Qui n'ey pas, Diéu-marcés, mano, mandro, ni trouyo ! » —

�100

— « Se n'es pas tu, lengut, alabéts y'ey toun fray. » —
— (( Nou 'n ey pas nat : mamay n'ey pas estado
( Préngn que dus còps, è 't purmè còp
« Que s'en agauagnè,J0 per aué minjat tròp
a De trèflo dab era 'rrouzado. » —
— « Qu'as dèt cousis,
« Qu'as cent bezls :
« Qu'ey u d'aquéts o caucus de ta couado21 ;
« Que m'ac an dit
« E nou-n bouy pas et desmentit.
« D'alhurs arrés à bòsto nou m'espragno :
« Oueyt dios-á, Bergèro, 'ra cagno,
(( Qu'em dè dus gnacs ens escurrous :
« Qu'arranqueyèri hòrt ; dissatte,
« Qu'èroy sourtit ta 't arrecatte,
« Caucus que cridè : 't Loup !.. auta dáuit Farous,
« Labrits è touts ets cas i'Anèros,
« Ouelhèros è ouelhès
« Dab houchinos25 e dab traqués
« Que 'm partiren decap duncha 'ras castagnèros,23
« E se Moussu Fourmant24 nou m'aiéuo souégnat,
« Quan arribèri sus aquéros,
« Alebat, macat è gnacat,
« Que seriòy mourt o 'stermenat.25
« Qu'ey prou, ce 'm pénsi,
« E, pusque t'èy, pichòt, qu'ey per tu que couménci
« A paga-m dab u bou sadout. ))
E, sense mès d'arrazous ne disputo
Qu'au se 'n carreyè ta 'ra tuto
E qu'au se minjè pèt è tout26.
NOTES.

d'Anères.

— (1). &gt; Se pincer ». (2). Maison d'Anères. (3). Le fameux rocher ou monolithe
(4). M. Ricaud, prédécesseur de M. Sonlé, chef d'institution à Saint-Laurent.

Minja hum de halho, « manger de la fumée de chandelle ■ : express, prov. pour dire étudier. (5). Le Roitelet. (6). Le Renard, vieux mol. (7). Ile loulc envergure. (8). Faire Pâques
avant Rameaux : devenir fille-mère. (9). Express, anal, à ■ Trictrac, moun counde acabat. »
(10). Gorgée qu'on aspire du bout des lèvres. (II). Mano, brebis stérile : terme de mépris.
(12) . « Gran galè »,

dérivé sans doute de • gringalet ». Le mol, mal

ensuite dédoublé et l'on a eu des express, comme « f...ut galè » :

prononcé,

s'est

grand corps mal bâti.

(13) . ■ Malalraço ■, c'est-à-dire : de mauvaise allure. (14). On dit • papat/, (anay,
sapai/ », pour ■ mon père », elc, comme on dit « mamay, lamay, samay », pour « ma
mère », etc. (15). I.êit • laid ». (16). Perdre 11
ou de quilles. (17).

An propre

(ÍI de ses idées. Souvenir du jeu de billes

. la martre », au figure &gt;

femme

de mauvaise vie et

tenue ». (18). Maison de Saint-Laurent où fut un plantier de quilles renommé. (19). ■ Peu
si je suis &gt; = je ne suis pas. (20). Agauagna-s = avorter. (21). De la couvée, de la famille.
(22). Fourche en fer; fr. ■ houssine ». (23), Les nombreuses châlnigneiaies qui séparaient
autrefois Anères de Nestier et Haulaget. (24). M. Formenl, docteur-médecin à Neslier.
(25), De ■ exterminé », = en démence. (26).

t

É tout &gt; = aussi : peut-être de » itou ».

J. DASQUE.
d'Anères (Hautes-Pyrenées).

�101

I. NAUÈRI ABOUNATS.

70. Simin PALAY, rédacteur au Patriote des Pyrénées, 11, rue de la
Préfecture, Pau, (B.-P.).
71. DUCASTAING, 92, rue Riquet, Toulouse.
72. M119 Anna TAPIE (de Juzet-dTzaut), à Soueich, par Encausse (H.-G.)
73. SURRE, conducteur des ponts et chaussées, Saint-Girons (A.).
74. BONNEL (abbé), curé du Kef (Tunisie).
75. SOULÉ (Jean-Venture), félibre, à Ferrère, canton de Mauléon
(Haute-Barousse).
II. PROUPAGANDO, ESCAMBIS, ètc.
Nous tirons toujours à 1100 exemplaires. Mais, cette fois, nous avons
coupé les vivres à quelques muets obstinés et tourné notre propagande vers
les Cadets de Gascogne.... Puisse-t-elle fructifier !
Encore quatre ou cinq collaborateurs nouveaux : Simin Palay, l'exquis
poète, tantôt simple, tantôt « parnassien », toujours aimable et harmonieux, qui nous promet pour bientôt deux jolies pièces en parler de Montréjau ; « hou Cascaròt » : c'est le dernier venu de nos membres actifs ;
mais, comme il le dit dans une charmante lettre à notre président M. de
Bardies, il y a déjà longtemps qu'il était nôtre de cœur; M. Gascon, de
Bagnères-de-Luchon ; M. Soulé Jean, à Ferrère ; M. ûucastaing, de
Montesquieu-de Tlsle (H.-G.); Mlle A. Tapie, qui ouvre ce n° par une
gracieuse poésie; enfin, notre trop modeste représentant à la « Ste-Estelle » de Cette, dont on a pu lire ci dessus le si intéressant article. —
En note de ce dernier, on a pu voir quelques paroles prononcées à
l'adresse de notre Escolo deras Pirenéos, par le capoulier P. Dévoluy,
et dont nous nous sommes trouvés très honorés et très heureux. Nous
regrettons que le manque de place ne nous permette pas de reproduire le
beau discours du capoulier.
Prochainement, articles par MM. B. Daubian, V. Bardou, B. Sarrieu, S. Verdier, F. Escaich, de Bardies, etc.
Voir ci-après : 1° La liste des dialectes représentés jusqu'ici dans Era
Bouts dera Mountanho ; — S0 La liste des Membres ou Adhérents de
l'Escòlo deras Pirenéos.
Ceux de nos Membres ou Abonnés à qui une fois ou l'autre le numéro
ne parviendrait pas. sont priés de le réclamer à M. Âbadie, notre imprimeur, à Saint-Gaudens, qui le leur enverra sans retard.
III. HÈSTO DERA NÒSTO 'SCÔLO.
C'est très probablement le 5 Septembre prochain qu'aura lieu, à Bagnères-de-Luchon, notre fête félibréenne de cette année (Assemblée
générale, Banquet, Distribution dest récompenses de nos « Jocs flouraus »,
Voyage à prix réduit pour nos adhérents et nos lauréats, etc.).
Nous ne croyons pas être indiscret en disant que les pièces envoyées
pour nos Jocs flouraus (Grand Concours et Petit Concours) sont à la fois
variées, abondantes et de valeur. Les lauréats seront avisés à temps de
leur succès.
B. S.

�102

Succès de notre École! — Pourquoi ?
A M. le Secrétaire-général d'« Era Scolo d'eras Pirenéos » et rédacteur
en chef d' « Era Bouts d'era Mountanho. »

Mon cher collègue et ami,
L'autre jour, j'ai eu une longue conversation sur notre félibrige et
notre Revue avec un intellectuel, qui était, à priori, un adversaire résolu
de notre « Escolo » et de toutes les œuvres similaires. C'est pourtant un
esprit ouvert et sympathique à tout ce qui est beau, grand, élevé. Aussi
me suis-je plu à combattre ses préjugés anti-félibréens. J'espère avoir
réussi, si non encore à en faire un apôtre de la langue et des traditions
gasconnes, du moins à rendre ses résistances moins opiniâtres, peut-être
même à l'incliner un peu vers nous ; je ne désespère pas, notamment, de
l'amener à nos fêtes et à nos jeux floraux de Luchon, aux vacances prochaines.
Vous permettrez, n'est-ce pas, chers confrères et chers lecteurs, à un
des aînés de l'Ecole pyrénéenne, de reproduire ici même les arguments
qu'il a mis en avant pour essayer de convertir son ami à nos idées régionalistes? En voici le résumé succinct :
Moi. — « Savez-vous qu' « Era Scòlo » va toujours de l'avant ? Nous
sommes déjà 146 confrères bien comptés et tous, j'aime à le croire, sont
des propagandistes convaincus du félibrige pyrénéen.
Lui. — « Est-ce possible ? près de 150 membres ou abonnés dans ce
temps d'utilitarisme à outrance, où tout idéal, tout sentiment poétique
tend à disparaître ? »
Moi. —■ « Oui, c'est l'exacte vérité, et j'ajoute que ce succès me paraît
tout naturel. En effet, des sociétés félibréennes avaient été fondées, et
avaient parfaitement réussi, dans presque tout le Midi de la France : en
Provence, dans le Languedoc, dans le Limousin, dans le Périgord, dans
le Béarn. N'était-il pas juste de faire participer à ce mouvement intellectuel et décentralisateur le Comminges et le Couserans, dont le passé est,
tout au moins, aussi glorieux que celui des autres provinces méridionales ? »
Lui. — « En ami ardent que vous me savez de la petite patrie, je vous
fais volontiers cette concession. C'est une sorte d'entraînement et la
crainte de rester en arrière qui, sans doute, vous ont inspiré cette entreprise... »
Moi. — « Notre mobile est plus élevé, plus noble ; convenez que le
Félibrige répond à une idée courante, puisqu'elle s'est concrétisée si rapidement dans nombre de Compagnies provinciales. N'est-il pas, en effet, un
instrument de solidarité de premier ordre ? N'est-il pas encore un des
moyens les plus efficaces d'aboutir à cette décentralisation dont on parle
tant et qu'on cherche si ardemment à réaliser dans l'intérêt de la région,
de la petite ville, du village ? Pour un patriote de votre envergure et
de votre sincérité, cette considération doit peser d'un grand poids;
avouez-le ? »
Lui. — « En me sentant serrer de si près, je suis tenté de m'écrier
comme Condé, en voyant Bourdaloue monter dans la chaire de la chapelle
des Tuileries : « Voilà l'ennemi. »
Moi. — « Oh ! je ne suis pas au bout de tous mes arguments pour expliquer le succès continu de notre œuvre. Vous savez qu'elle a une Revue,

�103
« Era Bouts d'era Mountanho », bi-mensuelle jusqu'à ce jour et mensuelle à l'avenir ? Eh bien ! n'est-elle pas très intéressante, cette Revue,
par la variété, par le fond et la forme de ses articles ? Les écrivains y
apportent chacun leur tempérament, leur genre de talent, les plus piquants
de leurs souvenirs locaux. Combien de fois des collègues par trop modestes m'ont-ilsdit : u Je voudrais bien apporter mon humble collaboration à l'organe de notre société; mais, je n'ose me mesurer avec des
auteurs si consciencieux, si « fins », si « personnels ».
« Au surplus, notre très actif et distingué secrétaire et rédacteur
en chef veille avec un soin digne d'éloges à ce que l'ordonnance et l'impression du texte ne laissent rien à désirer ; ce qui, d'ailleurs, ne l'empêche point d'enrichir chaque numéro de quelques pages excellentes. Avezvous remarqué dernièrement son travail si judicieux sur « l'utilité pédagogique du gascon » et sa très jolie pièce de vers sur nos montagnes,
adressée à notre confrère M. Lizop ? » Vous avez dû lire aussi avec bien
du plaisir et d'intérêt, les spirituels et vraiment gascons Coundes è
Babiòlos dera Gèsso, de M. Daubian ; Coundes det Couserans è de
Barousso, de MM. de Bardies, Castet et Castex ; Coundes de la Gimoúo
e de la Sauo, de MM. Dambielle et Milton-Lecocq ; Letros dera Mountdnhou, de M. V. Bardou ; Poignées de Proverbes-, du Couserans ou de la
région de Lannemezan, de MM. Cau-Durban et Verdier ; Prounoustics
dera bat d'Auro, de M. Marsan, et tant d'autres pages, pleines de poésie,
de bonne humeur et de sel gaulois, qui honorent à la fois leurs auteurs
et « ra Scolo ». Bientôt, tous les parlers Commingeois et Couserannais
seront noblement représentés dans notre organe : Era Bouts dera Mountanho.
Mon interlocuteur approuvait de la tête ; puis, se levant et me tendant
la main : « Votre thèse a du vrai », opina-t-il. « A bientôt une nouvelle
conversation. Et alors j'espère pouvoir dire avec l'héroïne de Corneille :
Je vois, je sais, je crois, je suis désabusé... »

Tout en riant, nous nous séparâmes.
Voilà, mon cher ami, un nouveau collègue en perspective (j'y compte),
et pas des moindres. Si sa conversion devient définitive, ce sera un apôtre
qui nous amènera d'autres convertis et d'autres collaborateurs de talent.
Il faut que 1907 nous trouve plus de 200.
En attendant, labor émus pro domo et pàtria.
Y.-D. DUFOR.

CAUDES BISGAUDES
(DEVINETTES)

1° — En u arbe qu'ey a u couè, en aquét couè qu'ey a u ouéu, en aquét
• ouéu qu'ey à u péu, è'n tirà-u et poulét que cante?
2°

— Qùate en baten ero roudado, qùate en pôrten ero disnado, è qùate
guèrden ento't cèu ?

3» — Que ba de crambo en crambo, sénse sabé ço de qui's demando ?
4° — Que ba ento't bôsc, è que guèrde ento cado ?

�104
5° — Qu'ey mourt e qu'aléde ?
6°

— U' scabot de bederous sénse staques ne armilhous ?
Parla dera Bat d'Auro.

Au prochain numéro les Solutions, et les noms de
ceux qui auront rencontré juste.

Fr.

MARSAN.

« Per cent escuts aurats e la baco e la hilho »,
Dits le Jantounho, aquét de darrè Mounbernat,
« E se placi las duos 'nta uo bouno familho,
« La hénno ey boutarèi per dessus le marcat !
« Respouni sus las très de la baco, goujat ;
« Le parélh, pouyri pas... Enfin, per pòc que balho,
« Dát-mé un petit argént, auétz plan uo gazalho !! »
G. DUCASTAING.
Parla de Montesquiu-de-l'lslo (H.-G.)

COUNTES DE LA GIMOUO
VI
Marit e moiilhè
Aigordént tròp nou beueras,
Senou detesta qu'et haras,
E pela Un que creharas.

— Adfu Tùanèto.
— Adiu Menjéto.
— Oun bas ?
■— Ceca rumèris.
— Qu'as de malau ?
— Le Jordis.
— Dempus quan ?
— Que n'èy hásti... Damb' aquéres pousous de cafès, i toujours
dehòro ; quauque còp quan tourno, couménço de hè cla. L'at disi qu'ey
iio bergounhasso ; mès, per tant que le courròcei, i hè pas mès qu'un
escoupit capbat l'aigo. Praco, s'a le malur de se rebeca', li rebati las
cousturos ; mès, mahé ! crési qu'ey charmât ! i bijarre coum' un ase
rouje, testut coum' un gat bòrni. Quan tourno pas enta soupa, le bouti
pas la soupo a cauha, se minjo las estramos2 se bo. —
\. Se rebiffer.
2. Les restes.

�105
— E aro i malau ?..
— Dempus très ou qùate jours, i tout dècho-m'esta', pot pas hè
camos, l'estoumac le s'en ba per un hlu, a ùo lèjo ùardaduro, le bénte
tibat2, le péu reboulhut3, úo figuro de besélio *.
I-a bèt-tems-á que s'arroussègo quaucoum ; pe la fin aquéro malaganço
qu'auèo per dessus l'i-a cabejat, e en un arrén de téms i bengut séc
coum' un clèsc de nôse, harderè coum' estèros5. Le médecin me digouc
que n'auèo un brabe biatge, e que sabèuo pas se s'at biraré. —Le bau
ceca un sirop de gitanos6 e piluros de l'ouèst7.
— E le Jôrdis, qu'en dits ?
— Praubasso, et que crèbo de pòu, e jou tabé.
— E de qué ?
— De qué? Et que crèbo de pòu de mourí, e jou que crèbi de pòu
que tourne biue !
H. DAMBIELLE.

Parla dou cantoun do Loumbés (Gers).

que souri estadi Vtrepiresenlaís dinquio gué
ena « Bouts deira Mountanho »

I.

LEICGODÒC, PAÏS

DE

FOUCH

È

COUSERANS

:

1. Bilofranco de Lauragués (H. G.), P. FAGOT.
2. Fouch (A.), H. TEULIÉ.
3. La-Bastido-de-Serouij (A.), F. ESCAICH.
4. Ustou, cantoun d'Oust (A.), V. BARDOU.
5. Salau (Coufléns), cantoun d'Oust (A.), DE BARDIES.
6. Soulan, cantoun de Massât (A.), DE BARDIES.
7. Bat de Birôs, cantoun de Castilhoun (A.), P. CASTET.
8. Bammalo, cantoun de Castilhoun (A.), D. CAU-DURBAN.
IL

GERS

È

BACH-COUMÉNGES

:

9. Cazauboun (G.), « Lou CASCAROT ». (Uu).
10. Bilofranco d'Astarac, cantoun de Loumbès (G.), U. LACAZE.
11. Pelohigues, cantoun de Loumbès (G.), H. DAMBIELLE.

1. Mol à mot ■ laisse-moi être, rester. ■ — sous entendu &gt; où, comme je suis &gt;,
2. Tendu.
3. Hirsute.
4. Vigile c.-à-d. maigre. — La veille de certaines fêtes (vigile) est un jour maigre.
5. Comme des copeaux.
6. Gentiane.
7. Aloès.

�106

12. Gaujac, cantoun. de Loumbès (G.), L. MILTON LECOCQ.
13. Mountesquiéu, cant. de l'IsIo-en-Doudoui? (H.-.G.), F. DUCASTAING.
14. Petanhèl, cantoun d'Autorribo (H.-G.), F. SARRIEU.
III.

HAUT-COUMÉNGES, NEBOUZAIJ È QUATE-BATS :

15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
IV.

Banhères-de-Luchoun. (H.-G.), F. GASCON.
Sen-Mamét, cantoui} de Luchoun (H.-G.), B. SARRIEU.
Mairénho, bat de Gùélh, c. de Luchoup (H.-G.), B. GUILHEM-PÈNE.
Juzètch d'Izaut, cantoun d'Aspèteh (H.-G.), Mèl° A. TAPIE.
Cièr-d'Arribèro, cantoun de Barbazan (H.-G.), Y.-D. DUFOR.
Sen-Gaudéns (H.-G.), Y.-D. DUFOR.
Pegulhan, cantoun de Boulounho (H. G.), B. DAUBIAN.
Alentours de Mounrejau (H.-G.), Simin PALAY. (lèu).
Harrèro, cantoun deMaulioun-Barousso (H.-P.), J. SOULÉ. (lèu).
Loures, cantoun de Maulioun-Barousso, (H.-P.), G. CASTEX.
Anères-en-Mountespan, c. de Sen-Lauréns (II.-P.), J. DASQUE.
Auezac-Prat, c. de Labarto-de-Nèsto (H.-P.), S. VERDIER.
Guchén, cantoui? d'Arreu (H.-P.), « A. DE VALDOR ».
Bièlo, bat d'Auro (H.-P.), FR. MARSAN.

BlGÒRRO È BlARN :

29. Arréns, bat d'Azun, cantoun d'Aucun (H.-P.), M. CAMÉLAT.
30. Aréto, bat de Baretous, c. d'Aramits (B.-P.), H. PELLISSON.
31. Ourtés (B.-P.), A. PLANTÉ.
V.

PROUBÉNÇO:

32. Abinhoun. (V.), « P.

DÉVOLUY ».

B.

S.

Nòste prumè pai e nostro prumèro mai benguiòn d'èste accassats dep
Paradis terrèstre.
Era tèrro èro maudito ; pourtabo pas que roumiiiguèros e nou y-abió
pas io hlou en aquet païs noubèu. Ebo s'en aflijâbo, tan se soubenguió
deras hlous que se counserbabon toustém poulidos en eras balèos detch
Edèn. Adan anabo trabalha ; pendént tout ed dió, que draubic et silhou e
qu'ei bessèc sas susous : eras prumèros susous que toumbèren def frount
detch òme ! Un ange las couelhéc e anèc las presenta, coumo io liquou
fòrto, debant et trône de Díu. Díu respounéc : « Ba plá ! » Eras goutos de
susou qu'es cambièren en un ròs bounicòt que, pendént era nét, caijéc
douçomént en silhou.
Tabé, quan etch estiu arribèc, ec canp hue coubritch richomént de
palho ; mes, en es espís dauráts nou y-abió io soulo hlouréto que pous-

�107
quésso Adam pourta à sa hénnou per le réjoui 'c còr en li hèn bése io
graciousetatch de Díu.
Nostro mai, de soun eoustatch, trabalhabo tout et dió dijous un tét de
houélhos '. Que preijguéc eb blatch, qu'eu brisée sus io pèiro, qu'eu pastèc dam er'aigo dera sourço era mes prôcho e que héc ep pa, aquét precious sustién dera bido deis ômes.
Ef frount d'Ebo hue banhatch de susou : eras prumèros susous dera
hénnou, mes preciousos qu'eras detch ôme.
Diu qu'ac beséc e qu'abéc pietatch de sa creaturo cherido.
Ara ouro det repèich, Adan e Ebo s'assietèren etch ahu prôchi detch
aute, ac coustat dera hount, oun lusiòn eras rougeijcariòs det sé. Ebo
pourtèc ep pa qu'abio hèt còse dijous eras céndres ; Adan qu'éu prenguée,
qu'éu benasic, qu'éu triiiquèc e qu'éu partie dam sa coumpanho aimado ;
è, quan n'abéren tastatch, se diguéren entr'éris :
« Nou sabiòm cap qu'eg goust deras susous husso ta dous ! »
S'entretenguéren de lour trebalh dera journado.
« Nou m'a cap fatigat », disió etch ôme; « pensabo, en estacan eras
garbos, que jou trabalhabo per tu ».
« Nou m'a cap fatigat ta poc », respoundió era hénnou, « car sabió
que minjarió aquet pa dam tu ».
Demourèren lounténs atau, coumprenguént qu'et Senhou, dens sa justicio, nou abio cap oublidat sa bountatch.
Se dision : « En Edèn, que jouïchiôm etch ahu dam etch aute e qu'èrom
« urousis dijous eg gouélh de Díu. Pracó2, patí etch ahu petch aute, qu'é
« mès bou e mès gran encaro. Nou at sabiòm cap e nou ac auriòm cap
« poudut sabé en Paradis terrèstre ! »
En disén acó, que plourèren ensémble....
Estèren aquí eras prumèros lèrmos de bounur que caijéren des ouéls
dera creaturo ; era tèrro las recebéc. Etch endemà, quan Adan et Ebo
tournèren ara mémo sourço, troubèren sous entours plés de hlourétos
poulidétos.
Estabon eras prumèros hlous que pourtabo era tèrro desempus era
maledicciou. Era sasouéto 1 de lèrmos d'amour las abió hèt nèiche pendént aquéro nét.
Atau, desempus alabéts, soun naichudos toutos eras hlous dera bido...
BARDIOS.

l'aria de Souh, caillou de Massai (Ariéjo).

1. Fouclho, houillho, • feuille « ; ouélho sans aspiration signifie &lt; brsbis &gt;.
2. Praco, pour per aco, cependant.
3. Sasouéto, lilt. ■ petite semence ., (de sationem), ici &lt; rosée, petite pluie ». Sasou
signifie exactement « pluie désirée et utile &gt;.

�108

LISTE DES ADHÉRENTS

À L'ESCOLO DERAS PIRENÉOS
Signes et Observations

[M. — Membre actif ;

*. —■ Collaborateur],

1. Mme la Vtes,ede CLAUZELLES, château de Bagen, p. S*-Lizier (A.).
2. Mme DEVANT (Marie), à Saint Lary, par Vielle-Aure (H.-P.).
3. Mme FERRÉ (Marie), née Bordes, institutrice à Régule, par
Lacourt (A.).
4. Mlle FLOUS (Adélaïde), institutrice à Argein, par Aucazein, canton de Castillon (A.) [M., *].
0. Mlle SARRIEU (Maria), S, r. Malcousinat, Montauban (T.-et-G.) [M].
6. Mlle TAPIE (Anna), de Juzet d'Izaut, à Soueich, (H.-G.) [*].
Mme la Comtesse d'ANTRAS, à Frouzins (H.-G.)
Mme PRESTY, née Cargue, à Astaffort (L.-et-G.)
1. ABADIE, imp. gér. á'Era Bouts dera Mountanho, S'-Gaudens (H.-G).
2. ANGLADE (Cyr), instituteur, à Aragnouet, par Vielle-Aure (H.-P.).
3. Anonyme, Bagnères-de-Luchon (H.-G.).
4. ANTRAS (comte d') au château de Montbel, commune de Frouzins,
par Seysses (H.-G.).
5. ARRIX (Léon), d'Arudy, félibre lauréat de l'Escole Gastou-Fébus,
à Aureühan (H.-P.).
6. ARTIGUE (Auguste-Bertrand), ingénieur, 12, plaee Vendôme,
Paris, ou château de Hautefort, Dordogne [M.].
7. ARTIGUE (Fabien), à Labarthe-de-Rivière (H.-G.) [M.].
8. AUTÉAGE, à Montréjeau (H.-G.).
9. AZÉMA (Emile), instituteur à Salau, par Couflens (A).
10. BARDIES (baron de), Président de la Société des Études du Couserans, à Soulan, par Aleu [M., * Président de l'Escolo].
11. BARDOU (Valentin), Félibre, auTrein d'Ustou,par Seix (A.) [M., *].
12. BARRÈRE (abbé J.-M.), professeur de philosophie à l'Ecole François Ier, rue François Ier, Paris [M.].
13. BAYLAC (abbé), professeur de philosophie à l'Institut catholique de
Toulouse, 16, rue de la Fonderie [M.].
14. BEFFEYTE(abbé), lie. es-sciences, curé deHis, p. Castagnède (H.-G.).
15. BEGOUEN (comte Henri), rédacteur en chef du Télégramme, 16,
rue Vélane, Toulouse [M.].
16. BENQUE D'AGUT (abbé Ambroise de), directeur de l'Echo des
Pyrénées et des Landes, 8, rue François 1er, Paris [M., *].
17. BERGES (Etienne), huissier à Seix (A.).
18. BERNADET (abbé), curé de Molas, par l'Isle-en-Dodon (H.-G.).

�109
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
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28.
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30.
31.
32.
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37.
38.
39.
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41.
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45.
46.
47.
48.
49.
50.
51.
52.

BIZE,

lieutenant au 12me d'infanterie, Perpignan (P.-O.).
(abbé), curé du Kef, (Tunisie).
BONNEMAISON, Maire de Bagnères-de-Luchon [M.].
BONNET (abbé), curé de Tachoires, par Seissan (G.)
BOURCIEZ, Professeur de langue et de littérature romanes à l'Université de Bordeaux, 139, cours Victor-Hugo.
BRANET (Alphonse), membre de
l'Escolo Gastou-Fébus et des
Sociétés archéologiques du Gers et du Couserans, à Auch.
1
CABAUP, Insp ' des Contrib. indir., 7, rue de la Gare, Tarbes [M.].
CAMÉLAT (Michel), Félibre, secr. de l'Esc. Gastou-Fébus pour la
Bigorre, à Arrens, par Aucun (H.-P.) [M., *].
CASSAGNARD (abbé J.-B.), vicaire à Castelnau-Magnoac (H.-P.).
CASTÉRAN (C), 21, rue Pavée, Paris [M.].
CASTÉRAN (François), à Troubat, par Mauléon-Barousse (H.-P.)
CASTÉRAN (Paul de), membre de la Société archéologique du Midi,
rue Sainte-Anne, Toulouse [M.].
CASTET (abbé), curé de Lorp, par Saint-Lizier [M., *].
CASTET (abbé François), curé de Soulan, par Vielle-Aure (H.-P.).
CASTEX
(Guillaume), Professeur agrégé de lettres au Lycée,
Cascassonne [M., *].
CAU-DURBAN (abbé D.), Correspondant du Ministère, curé-doyen
deLavelanet (A.) [M., *, Assesseur].
CAZAUX (Alphonse), à Mondilhan, canton de Boulogne (H.-G.).
CAZAUX, Félibre, coiffeur, à Montréjeau (H.-G.).
CAZAVET (Auguste), à Salies-du-Salat (H.-G.) (M.]..*
CAZENEUVE, négociant, à Gourdan-Polignan (H.-G.) [M.].
CLOUZET, recev. des Cont.,à Géryville (dép* d'Oran, Algérie) [M.].
COMET (Joseph), anc. maire de Moustajon, percepteur à Ustaritz
(B.-P.) [M.].
COMMENGE, directeur de l'Ecole publique, Saint-Girons (A.) [M.].
COMMINGES (comte de), chat, de Clairoix, p. Compiègne (Oise) [M.].
COUGET (Georges), à Caudéran, 20, chemin de la Jalle, Bordeaux.
COURTIS (Élie), étudiant en médecine, 19, rue Saint-Antoine-du-T.,
Toulouse [M.].
COUTENS, bachelier ès-sciences, à Simorre (Gers).
DAMBIELLE (abbé H.), curé de Monblanc, par Samatan (G.) [M., *].
DASQUE, d'Anères, surveill. général au Lycée de Nîmes (Gard) [*].
DAUBIAN (abbé B.), de Péguilhan, curé de Villefranche d'Astarac
(Gers) [M., *, Assesseur].
DÉCAP (Jean), membre de la Société des études du Comminges,
directeur de l'École communale de Muret (H.-G.).
DEJEANNE, docteur-médecin, vice-président de l'Escolo GastouFébus pour la Bigorre, à Bagnères-de-Bigorre (H.-P.).
DOUGNAC (François), négociant, à Soueix (A.).
DUCASTAING, de Montesquieu-Guittaut (Gers), 92, rue Riquet,
Toulouse [*].
BONNEL

�110

53.
54.

DUFAÜR,

arocat, à Saint-Gaudens.
(René), ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, professeur agrégé de lre au Lycée de Nîmes [M.].
55. DDFOR (abbé Yves), anc. professeur, anc. aumônier militaire, curé
de Labarthe-de-Rivière [M., *, Vice-Président de l'Escôlo.]
56. DULAG (Joseph), licencié en droit, Bagnères-de-Luchon [M.].
57. DUPUY, capitaine en retraite, à Gourdan, près Montréjeau (H.-G.).
58. ENCAUSSE DE LABATUT (baron d'), à Eoux, G, d'Aurignac (H.-G.). (M.].
59. ESCAICH, Félibre, secr. de mairie, La-Bastide-de-Sérou (A.) [M., »].
60. ESTOCP (Josepti), Secrétaire à la préfecture de la Seine [M.].
61. FABARON (Jean), bachelier ès-lettres, soldat au 83e d'inf. 16e Cie,
Toulouse [M.].
62. FAGOT (Paul), notaire, Félibre, vice-président de l'Escolo-Moundino,
à Villefranche-de-Lauragais (H.-G.).
63. FERRAS (Pierre), doc.-méd., cons. général, Luchon [M.].
64. GACHIE-ET-AULA, négts, 12, pl. du Lion d'Or, Lille (Nord) [M.].
65. GARDEY DE SOOS, membre de la Soc. du Comminges, conservateur
des hypothèques, Carcassonne (Aude).
66. GASCON, percepteur en retraite, Bagnères-de-Luchon [M., *].
67. GASTON (J.-J.), officier de réserve, 73, r. Pargaminières, Toulouse.
68. GORSSE (Henri de), doeteur-médecin, Bagnères-de-Luchon [M.].
69. GUILHEM-PÈNE (Bertrand), Félibre, à Mayrègne, v. d'Oueil, canton
de Luchon [M., *].
70. HANSY (Clément de), président des Ariégeois de Paris, maire de
Montesquieu-Avantès [M.].
71. HÉRAiL (abbé Alfred), curé de Labarthe-Inard (H.-G.) [M.].
72. ICART, instituteur à Soueix (A.) [M.].
73. LLLARTEIN, lieutenant au 3me bat. d'Inflie légère, le Kef (Tunisie).
74. IRÉNÉE (le Père), d'Aulon, 71, via Ludovici-Boncompagni (Borne),
[M.].
75. JEANROY, professeur de langue et de littérature méridionale à
l'Université de Toulouse, 9, rue Montplaisir.
76. LABORDE-BARBANÈGRE (Paul), trésorier de l'Escôlo Gastou-Febus,
Pau (B.-P.) [M.].
77. LACAZE (Urbain), à Villefranche d'Astarac, p. Simorre (G.) [M., *].
78. LACLAVÈRE (abbé M.), de l'Escôlo Gastou-Fébus et de la Société
de Gascogne, grand-vicaire à Auch [M.].
79. LACOARRET, docteur-médecin, Félibre, membre de l'Escôlo GastouFébus, 36, rue Alsace-Lorraine, Toulouse [M.].
80. LACROIX (Paul), propriétaire à Seix (A.) [M.].
81. LADOUCE (L.), docteur-médecin, à Simorre (G.) [M.].
82. LADRIX (Pierre), propriétaire, Bagnères-de-Luchon [M.].
83. LAFONT, libraire, al. d'Etigny, Bagnères-de-Luchon (H.-G.) [M.].
84. LAMANE (abbé), prof, à S'-Louis de Gonzague, Bayonne (B.-P.).
85. LAMANNE (Jean), à Bertren, c. de Mauléon-Barousse (H.-P.).
86. LAMOTHE (Armand), au Bernés, par Lagraulet (Gers).
DUFOR

�HI

87.
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120.

(Pierre), instituteur, à Loubens, c. de Caraman (H.-G.).
pharmacien, à Montréjeau (H.-G.).
LARRIEU (Fr.), pharmacien, à Bagnères-de-Luchon (H.-G.).
LARROUCAU (Charles), entrepr.,r. J.-J. Rousseau, Auch(G.) [M.].
LAURENS (abbé B.), curé-doyen de Saint-Béat (H.-G.).
LAVERGNE (A.), v.-président de la Soc. arch. du Gers, à Castillonde-Bats (G.).
MILTON-LECOCQ (L.), à Gaujac, par Lombez (G.) [M., *],
LESTRADE (abbé), membre de la Société de Gascogne et de la Sûc.
arch. du Midi, curé à Gragnague, par Verfeil (H.-G.) [M.].
LEVRAT
(Etienne), docteur-médecin, interne des hôpitaux de
Toulouse, 9, rue dn Sénéchal [M.].
LIZOP (R.), professeur d'histoire au Lycée de Toulon (Var) [M., *].
MARESTAING (René), avocat, 19, boul. Flandrin, Paris [M.].
MARSAN (abbé François), membre de la Société du Comminges,
curé de Saint-Lary, par Vielle-Aure (H.-P.) [M., *].
MATHIEU (abbé), curé de Saint-Mamet-de-Luchon (H.-G.) [M.].
MILLARDET (G.), prof, au Lycée, Mont-de-Marsan (Landes) [M.].
MIQUEU (abbé), chanoine honoraire, curé-doyen de Simorre (Gers).
MIROUZE, directeur de l'Ecole communale, Seix (A.) [M.].
MONDON-VIDAILHET, (Casimir), professeur à l'Ecole des langues
Orientales, Paris [M.].
MONDON-VIDAILHET, colonel en retr., r. de la République, St-Gaudens.
PALAY (Simin), Félibre, de l'Escole G.-Fébus, réd. au Patriote des
Pyrénées, 11, rue de la Préfecture, Pau [*|.
PÉDEBiDOU (Ad.), de Tournay, H.-P., docteur-médecin, Sénateur,
président du Conseil général des Hautes-Pyrénées.
PELLISSON (Henri), Félibre de Baretous, membre de l'Esc. G.-Fébus,
à Arette, c. d'Aramitz (B.-P.) [M., *).
PÊNE (Jules), ancien magistrat, à Anères (H.-P.) [M.].
PÉPOUEY (abbé), bibl. archiviste de la ville de Bagnères-de-Bigorre.
PÉRISSE, avocat, 14, rue Bayard, Toulouse [M.].
Petit Séminaire de Polignan (commune de Gourdan, H.-G.).
POUEY (Ch. du), président honoraire de la Soc.
académique,
6 (bis), rue de l'Orient, Tarbes.
PRESTY (Charles), pharmacien, à Astaffort (Lot-et-Garonne).
BEY (Charles), de St-Mamet, rec. des Douanes, Bordeaux [M.].
RIBET (Emile), lauréat de l'Acad. des Jeux-Floraux, Aspet (H.-G.) [*].
SAINT-PAUL (Anthyme), Président de la Société des études du
Comminges, 6, rue des Chartreux, Paris [*].
SAINT-PAUL (Fabien), 164, rue Jeanne-d'Arc prolongée, Paris.
SAINT-PAUL (Marcelin), 185, rue d'Allemagne, Paris.
SANCE,prof. honoraire du Lycée de Bordeaux, Pointis-Inard (H.-G.).
SARRAN (abbé), licencié ès-lettres, Félibre, membre de l'Escolo
Gastou-Fébus et de la Société de Gascogne, 65, rue Madame,
Paris [M., *].
LARRIEU

LARRIEU,

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(Arnaud), publiciste, 1645, rue Isabella Catòlica, BuenosAyres. [M.].
SARRIEU (Bernard), Anc. élève de l'Ec. N. Sup., prof, de plilosophie au Lycée d'Auch [M. *, Secrétaire-trésorier de l'Escolo].
SARRIEU (Edouard), instituteur, à Salles-de-Luehon [M.].
SARRIEU (Louis), instituteur, à Juzet-de-Luchon [M.].
SARRIEU (Stanislas), instituteur en retraite, Montauban-de-Luchon.
SARTHE, libraire-éditeur, Bagnères-de-Luchon [M.].
SENTENAC (abbé), chanoine, directeur de la Croix de Pamiers [M.].
SERVAT (Auguste), instituteur, à Saint-Georges-Chàtelaison, par
Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).
SOUBIRON (J.-M.), libraire, Montréjeau (H.-G.).
SOULÉ (Fr.), directeur d'Institution, S^Laurent-de-Neste (H.-P.).
SOULÉ (Jean-Venture), félibre, à Ferrère (Barousse, H.-P.) [*]
SUBERBIELLE, négociant. Montréjeau (H.-G.).
SURRE, conducteur des ponts-et-chaussées, Saint-Girons (A.).
TALAZAC (Louis), membre de la Soc. du Comminges, commis des
postes, Bagnères-de-Luchon (H.-G.) [M.].
TARRIDE, prof, de philosophie au collège de Bar-sur-Aube (Aube).
TERSSAC (comte de), élève de l'Ecole des Chartes, 88, boulevard
de Port-Boyal, Paris [M.].
TERSSAC (vicomte de), maire de Castelbiague, à Anglas-Baliart,
par Saint-Girons (A). [M.].
TEULIÉ, Félibre, directeur des Ecoles de Lédar, à Saint-Girons
(A.) [M. *, Assesseur].
VALENTIAN (Jean), instituteur à S'-Lary, par Vielle Aure (H.-P.).
VALLÉ, membre de la Société du Comminges, prof, au collège de
Lectoure (Gers).
VERDALLE (abbé), économe de Jeanne d'Arc, àTarbes (H.-P.).
VERDIER (abbé Joseph), curé-doyen de Vielle Aure (H.-P.).
VERDIER (Louis), 33, rue des Bourdonnais, Paris.
VERDIER (abbé Sylvain), d'Avezac-Prat, curé à Devèze, par Castelnau-Magnoac (H.-P.) [*].
VERNON (marquis de), château de Seix (A.) ou Saint-Julien de
Vouvantes, (Loire-Inférieure) [M.].
VIDAILLET (abbé), de Sacourvielle, curé-doyen de Boulogne (H.-G.).
VIVIÈS (Henri), sous-ing. des ponts et chaussées, St-Girons (A.).
SARRAT

— Voir p. 4 de la Couverture la composition du Bureau.

C! 0.0.
BÊZ1ERS

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho )) que s'oucupará de literaturo, de ciénço,
« de tout ço que pouirá enteresá ef Felibridje.
Coumo 'rrebisto literário, que pubblicará poueziés, coundes, noubèles,
è auti bèri (è coumbenabbles) escriéuts en léngo gascouno.
Qu'estudiara es paiiaz gaseous, enta hè-les counégue è aprecià.
Que serà erouzo tabén de hè paréche touti'z biélhi doucuménts en
.gascoun que l'au pouiran èste coumunicats.
Coumo 'rrebisto cientifico, sense cap de pretencioun, que balhara —
en gascoun — quauques crouniques que s'arrepourtarán as ciéncés
teouriquez è pratiques (matemàtiques, fìzico, chimió, agriculturo, igièno,
endustrio, etc.,)
Nou lichará pas tapòc de coustat era istòrio è 's soz enchinhoménts.
Que pouirá mémo traita quauques questiouz de mouralo.
Enfin, que tenguera 's sôz lectouz ac courént dez ôbrez des Felibres
è dem moubemént felibréne.
Ta 's coundez-arrenduts des Iouz oubradjes que soun pregats ez autous
d'embouiá-lez en doubbl'egdzemplári, en tout endicâ-mous, se cau, ep
prêts dez boulumez è'1 liberaire aoun es troben.

Edj abounomént ara « Bouts déra Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an ;
è nou sera paz majourat, mémo s'era nôsto 'rrebisto bén a groussi è a
paréche cado mès. Mès qu'engadjam ez nôsti brabez abounats a balhámous, s'ap pòden, era lou adezioun coumplèto.
Cado mémbre dera nôsto 'Scôlo que harâ soun pousibble ta proucurámous, ta lèu que pousque, mémbrez agèchénts noumbrouzi : mès seram,
è miélhou pouiram hè. E, mèz encaro, cadun que mouz boulerá ajudà det
sòn sabé è déra sio plumo.
Es qui nu-an paz encaro pagat era lou coutizacioun que haran bièn
d'embouiá-lo sénse destriga-s : atau qu'ezbitaran frèsi.
Adreçá-s ta tout acrô, pem moumént, a Moussu B. Sarrieu, 8, plaço
Du-Bartas, Au'ch (Gèrs).

BOUCABULARI GASCOUN
Que haram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de (( Boucabulari gascowi », listez de mots e d'espresious tiradez dez dibèrsi dialectez gaseous. Que i-á en gascoun fôrço tèrmez è tournures qu'es trôben
prèsque semblabbles en francès, è que soun coumprenuts faciloméns
mémo pes qui nou counéguen paz gùaire 'ra nôsto léngo : nou serà pas
necesari d'endica-les acitau. Que mous countentaram de noutá, en tout
endicá-n era proubenénço è balhâ-'n era traducteioun francézo, es tèrmez
è'z loucucious que prezentaran quauco particularitat o quauco dificultat ;
è d'aquéro manièro que trebalharam a manténgue è a estiéne 'ra counechénço dez arrichéces del lengùadje dez nôsti pais.
Tadaquér'ôbro, qu'auram bejunh der'ajudo de touti'z nôsti amies ;
qu'esperam que nou mous harâ paz défaut. — Que haran bièn tabén
ez autous, s'empléguen bec-côp en louz artiggles quauque môt pôc uzitat
o trôp loucau, de balhâ-n en nôto 'ra sinhificacioun.

�STATUTS DE L'ESCOLO DERAS PIRENEOS

ART. 1. II est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole félibréenne qui prend le nom d'Escòlo deras'
Pirenéos (École des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'École est à Saint-Gaudens. — Elle comprend
trois grandes Sections : 1° Haut-Comminges, Nébouzan, Quatre-Vallées
(Saint-Gaudens) ; 2° Bas-Comminges (Muret) ; 3° Couserans (SaintGirons).
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Comminges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de développer la vie régionale.
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou
religieuse, soit écrite soit orale.
ART. «i. Les Membres actifs paient 6 francs par an, et ont droit au
titre de Eélibres et à toutes les publications de l'École. — Les Dames
sont admises. — Les Bienfaiteurs de l'École pourront être déclarés par le
Bureau général Membres honoraires.
ART. ti. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption au point de
vue dialectal.

7. Il y aura des Groupes locaux là où plusieurs Membres aetifs
au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des trois Sections.
ART.

(5

ART. 8. Les trois Sections et les Groupes jouiront de la plus grande
autonomie, à la seule condition d'agir conformément aux Statuts, notamment de respecter les articles 3, 4 et 5, et de se tenir en rapports avec le
Bureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'École, composée de tous les Membres actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts à
la majorité absolue

Art. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
l'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, d'un Secrétaire,
d'un Trésorier, et de trois autres membres, ayant rang de Vice-Présidents
et représentant chacun l'une des trois sections de l'Ecole. — Le vote par
correspondance est admis pour cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'École, à ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par le
Bureau général.
NOTA. — Le Bureau provisoire est maintenu pour une année. —(Rappelons sa composition : Président, M. de Bardies ; Vice-Président,
M. l'abbé Uuf'or ; Secrétaire-Trésorier, M. B. Sarrieu, 8, Place du-Bartas, Auch ; Assesseurs, MM. Cau-Durban, Daubian et Teulié.)

Le Gérant :

N". ABADIE.

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              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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