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                  <text>ESCÒLO

DERAS

PIRENÉOS

(COUMÉNGES, QUATE-BATS, NEBOUZAN, COÜSERANS, HAUTO-GAROUNO)

ERA BOUTS
DERA

MOUNTANHO
ILLUSTRADO

Q ü E

P A H É C 11 E T

I 5 D E G A I) 0 MES

Abounomént : 3 fr. per an

SEN-GAÜDÉNS
E M P ÌÌI M A RIO

E

L l lì lì A R I 0
1912

A V. A I) I E

�S O U M A R I

I.

— Souvenirs et usages conîraîngcois (suite), Y.-D. DuFOR

II.

57

— La bilo de Poumnurirç (&lt;lul)h ai&gt; imndjr), E.

PEYROU-

SÈLO

59

III.

— La Balèio de la S.iuo (xùUo), I'.

IV.

— Cansouit dous jardines de Sen-Pè d'Audi, J.-B.

LAPORTE

61
SEN-

GÈS
V.

VI. —■ U

VIII.
IX.

DE CAB.YDUR

Punhat d'Arreprouès
S.

VII.

64

— Uo Passeyado, J.

dera

Laméza

(seguida),

VER DIEU

— Es Soucis,

SUDÒXO

66
D'ASPÍ

— Era Graoulho (fablo), J.

66

DASQUE

69

— Abenturos de lies iioniuijurs de Routs enas Americos (iirnmèro imriida), F.

X.

65

FERRÈRE

— Era Disputa det Bip e der' Aygüa,

J.

69
SOULÉ-VE.V-

TÚRA
XI.

71

— Un arrábi de coundes e de beriats, Léon de

LINOS. .

73

— La Carbounéso (&lt;/»/) mnnro), A. (ÎERVAIL

77

XIII.

— Et Trip de Moussu Curù, Lioun d'ARRiUMAJOU....

78

XIV.

— A ma soulitudo, Louise

79

XV.

— Ets eusses de Sen-Lize,

XVI.

— A Francés Escaich, L.

XII.

XVII.
XVIII .
XIX.
XX.

MARROÏ
I'.

CASTET

80

LAZERGES

— A bans que bace nét ( Ai/' mnsieo), B.

81
SARRIEU

— Le Courréire del « Tour de Franco », J.-M.

82

SERVAT

83

— La Legéndo de Sen-Maril, MmouzE
— Noubèles (Era Senlo 'Stél.o de 1912, etc.), B.

83
S....

85

1

Un dó dera'Scòlo, M' l'ahat Foie, Y.-D. D
Bulletin d'adhésion ci de souscription

87
'

87

�CI P.O.

BÉZiERS

ERA BOUTS DERA MOUNTANHO
8° AXNADO : 1912.

NOS 5-G :

MAI-JUNH.

«

Touatém Gascous ! »

' SÛifEIIlS El USAGES GONMIMBOIS
(Suite) (')

La superstition ! On la dit fille de l'ignorance et de divagations imaginaires. Souvent aussi elle est le résultat d'un sentiment religieux excessif
et mil entendu. Chaque siècle et chaque pays ont eu leurs préjugés préférés. Il en est, pourtant, qui sont de tous les temps et de tous les
peuplés, mais ils ont toujours un côté ridicule et humiliant pour la raison
humaine. Jugez-en par ces quelques exemples que je prends au hasard
dans le stock des naïvetés populaires.
Voici une pauvre vieille femme suspecte de sorcellerie. Donne-t elle, de
bonne foi, un conseil plus ou moins mystérieux? Vite, pour conjurer ses
maléfices, on tire de sa poche quelque brin d^herbe sauveur ou un bout de
corde de pendu.
Invités à un repas, prenez garde de commettre quelque étourderie qui
puisse être mal interprétée. Présentez-vous, par exemple, un couteau à
un voisin superstitieux? Au lieu de vous remercier de votre politesse, il
braque sur vous un regard méfiant et courroucé. Pourquoi ? C'est que,
parait-il, sans penser à mal, vous avez coupé l'amitié qui vous liait avec
lui. .
»
D'un geste brusque et maladroit, renversez-vous la salière sur la table?
Ah ! pour le coup, vous êtes, aux yeux du maître du logis, un hôte par
trop dangereux. Les visages s'assombrissent, le repas se termine tant bien
que mal, et vous n'avez qu'à disparaître sous une pluie de malédictions.
Vous prenez aussi délicatement que possible un tison au foyer pour
allumer votre cigarette et vous le remettez distraitement à sa place. Horreur ! Vous ne voyez pas que vous l'avez renversé ? De ce chef, un
malheur va planer sur la maison hospitalière... S'il s'abat sur quelque
membre de la famille, vous en serez cause, et alors
Le nombre des superstitieux qui, persuadés que le vendredi reste un
jour néfaste, n'osent pas voyager ce jour-là, diminue de plus en plus
,
heureusement. Mais ils sont encore légion, ceux qui croient que le nombre 13 porte infailliblement malheur. Pour rien au monde, ils ne s'asseoiraient le treizième à une table, fut-elle des mieux servies. Ne savez-vous
pas que l'un des convives doit fatalement mourir dans l'année ?
Les oiseaux, les araignées, les serpents jouent un rôle assez important
dans ces sortes de préjugés. Un esprit faible entend-il, surtout la nuit,
1. Voir le N° d'/Vvril 1911, p. 81.

�58

&gt;

le chant de la pie, du corbeau, de la chouette? Aussitôt une instinctive
frayeur, « era liereme'do », le saisit et le paralyse tout entier. L'oiseau
sinistre annonce une mort prochaine, et réclame sa proie. Certaines personnes, il est vrai, voient aussi dans le chant du hibou l'annonce d'un
événement heureux. Malheureusement des coïncidences, parfois extraordinaires, semblent autoriser ces croyances, à priori ridicules. Pendant la
guerre franco-allemande, une famille commingeoise avait plusieurs enfants
dans l'armée et passa plusieurs semaines sans en recevoir de nouvelles.
Lin jour, un de ces ciseaux de bon ou de mauvais augure alla frapper trois
fois de son bec, en poussant un petit cri, contre la vitre d'une chambre
où se trouvaient réunies la mère et les sœurs des absents. L'n frisson
secoua les membres des pauvres femmes. Fallait-il craindre ou espérer ?
Le lendemain, le facteur apportait une lettre rassurante. N'est-ee pas
étrange ?...
Il y a six ans, une autre famille du Comminges habitait la Nouvelle
Calédonie. Tout un jour et toute une nui',, une chouette ne cessa de se
plaindre autour la maison. Ces pauvres gens furent saisis d'effroi et la
jeune femme de dire à son mari : « Tu verras qu'un malheur sera arrivé
chez nous. » L'n mois après, on leur écrivait que leur'mère était morte ce
jour-là. Coïncidences, sans doute, et pressentiments, peut-être; mais n'y
voyez que cela.
Tenez ! encore une superstition assez curieuse. Une femme vient de
mettre son pain au four. Peu après, elle en relire deux galettes dont elle
hume la senteur agréable et qu'elle dévore du regard. Sur ces entrefaites,
rentre son fils, un gaillard de grand appétit. Le drôle n'a rien de plus
pressé que de couper une forte tranche de la superbe còco d'auant palo »,
avec son couteau. Il s'apprête à la déchirer à belles dents, quand un bras
vigoureux s'abat sur sa tète. C'est sa mère qui lui crie : Malcrous ! qu'as
hèt, tu!... Era hournado qu'ei ma-i/cado ! On dit, en effet, que se
servir du couteau pour partager era còco, tant que le pain est au four,
c'est compromettre la fournée. Il va sans dire qu'en dépit de la maladresse du fils le pain fut cuit à point, et jamais, peut être, il n'avait été
ni plus savoureux, ni plus parfumé.
Voyez-vous cet homme, cette femme nettoyer méticuleusement la croûte
de leur morceau de pain ou la pomme qu'ils ont fait cuire devant le feu
du foyer? « Per que », demandai je un jour à une bonne paysanne,
« secouditen tant aquéleh tros de musturèleh è aquéro poumo cüéto ? —
Eh ! nou sabétch doun pas que ÎIOU, mous deuim mouri qu'après aué
mirijatch très bouchèts de cendre ? » Et comme j'éclatai de rire, elle
ajouta: « Bou-n arridélch, rnainatje? E pour tan qu'ei a tau ; papai è
marnai que m'ac au dit tant de cops !.... Pïpii/ è mimi labci/ ! »
YVES D. DUKOH.

(Suite et fin à un prochain N°)

�S9

La Bilo çte Poumaupin

Salut à Li tèrro fertilo
Que mous da bouii pan è boun bit) !
Sou tupè, salut à la bilo
- De Poumaurin 1 !
En-là, de quin coustát qu'on béjo,
Les büès hèn laurà soun parélh'-'.
Tout que flourich è que berdéjo
Au gran sourélh...
E, quan l'arrecòlto maduro,
Ensemble que dirén broudats
Le lin belours de la berduro
È For des blats.
Au bèt miéy la Gésso que coulo,
Que s'en ba per sous bòrs esquers 3.
Coumo qui canto touto soulo
Diguéns les bèrs '.
E la bilo qu'ey touto flèrro,
En ìiardá5 decap as besis,
D'aui'i la mes poulido tèrro
D'aquét païs.
*
* #
D'autes côps, dammé sas muralhos,
Dammé soun castèt è sa tour,
Semblauo saunejâ batalbos
A soun entour.

�60
En aquét cantoun de Gascounho,
Sur la ribèro è sus tupès,
Belhauo tout, dinco Boulounho,
Dinco Loumbès.
Coum' èro aqulu ta haut-poustádo,
Nat estrangè maliboulént6
Gausauo pas, per la countrádo,
Hè l'insoulént.
Un còp, pendént qu' èro 'ndroumido,
La nèyt, les Huganâuts bengoun ;
Troubèn, sampá, pùrto daubrido ;
Que la prengoun.
La praubo Gésso, 'n aquér' ouro,
Paurugo per sous bòrs esquèrs,
S'en anauo coumo qui plouro
Diguéns les bèrs.
Adiu castèt è tour de pèyro,
Muralhos oun s' èro garnit,
A l'en-sus, un mántou de jèyro7
Jamès fanit!
Adiu, Poumaurín, bilo fòrto !
Serà pas dit qu' ey efaçat
Dou nòste có, quan seràs mòrto,
Le toun passat.

***
Jou, curious de sabé coum' èro,
Cárdi praquiu, en tout pensa,
Quaucos pèyros qu' ey soun encüèro,
Ta bèt-tens-a !
Ço d'aute, digun n' ac desbèlho...
E pracó, be t'en brembarás
Au méns tu, glèyso biélho-biélho
Que caijous pas !
Dempus siés cens ans à ta pláço
Que béses le bén è le mau
De tout aquét mounde que pásso
Per toun pourtáu.
Que henasiches le que plouro,
Le que mourich è le que biu,
E que mous iíárdos à tout' ouro
Le nòste Diu.

�\

61
Brémbo-t de touts, maisoun sacrado...
Taplap, des qu'an poudut pecà,
Belèu l'ámo s'en ey anádo
En tout pregà !
E tu, slos toustén erouso,
Tèrro mlo de Poumaurin ;
Sios de boun blat aboundouso
E de boun bin !

.»

Slos tabén la may amigo
Que déu hè droumí nòste còrs :
Sus toun có, — douçomént, — abrigo
Les praubes morts !
E.

Parla de Poumaurii), cantoui) dè Lilo-de-Haut H.-G.).
(Hach-Couménges).
NOTOS. —

cauo,

un

1.

D'aules

PEYROUSÈLO,

Curé de Salios-en-Couménges.

côps Poumaurin qu' èro uo bilo forlo : qu'aticeo, poc s'en inaij-

kilornèslre de mui'alhos à loul Pentour, un gr:n caste!, uo gran-tour, sénse

eoiinda barats larges é pregounls. liastido an cap dou tupé qn'aperan las Arrùcos, que
defendéuo un gran tros de pais, à pèrlo de bislo, cnpsus ilecap a Poulounho, cabbat dccap
à Loumbés. Les Huganauls que s'éron emballais à Lilo de Bach qu'an iben tout d'un cop,
pendent la i èyt, le 1Ü de heure

1587,

é que s' i hiquen per surpreso

Quan les aijgoun

tir.its dehoro, les caiolics que hasouii saula la bilo leol (l'un plei? .. — Tout aco se pót
legi diguéns le libe de Mu l'abat Lestrado', Les Huguenots en Comminge . — 2. Leur paire
de bœufs. —

3.

Accidentés. —

4.

Aulnes. —

Regarder et garder. —

5.

6. Malve.liant.

— 7. Lierre.

La Balèio dl© la Sau©
MOUNOUGRAFIO

EN

PROSO

GASCOTJNO

(Ulhél d'Argent aufèrl per M™" de Pins en 1910)

[Süito*]
VI

Ebenoménts passats
Seré fort dificile sinou empoussible de traça ací l'istüèro coumplèto des
païses que la balèio de la Sauo embrasso en partido, pramo que cado païs
aso'un istilèro particulière è que las limitos fitsados end' aquésto descripcioun ac permeterén pas. Se eau dounc countenta de rapela rapidomént
quauques fèts particuliès d'aquéro istilèro, è, sénse s'arresta mès que de
rasoun sur las Qüale-Bals sitûados à la sourço de nòsto ribèro, sou Nebouzan, païs que le hè süito dins la balèio è doun Sén-Gaudéns èro la
capitalo, sou countat de Lilo-de-Bach, au nòrd dou Couménges, qué, tout
très, d'uio manièro ou d'uio auto, debengoun prouprietat dou réi de
Nabarro è estén ajustats au doumèno reial quan Enric IV mountèc sou
tròno de Franço, ensistaran dauantatje sou Couménges, le mès empourtént de tout, aquét qu'englòbo la mès grando pourcioun de la balèio.
Voir le N* d'Aoùt-Seplembre 1911, p. 196-197.

�62
Aquét país, abitat per un des nau pobles de PAquitánio, fourmauo un
countat goubernat dempèi 850 per sous countes particuliès e dependént
dou ducat de Gascounho ; mès les countes reiissiscoun à se deliura d'à
quéro douminacioun, ngrandiscoun lur territori decats à la Garòno, i bastiscoun Murèt c ne hascoun la capitalo dou Couménges. Debengoun
alabéts bassals dou püissént counte de Toulouso, è en aquét titre prengoun
part à la Guèn'o des Aubigéses, guèrro oun, sou pretèste de religioun,
les senhous dou nord de la Franço se rüèn sou Miedjour, boutèn nòste
païs à huée è à sanc, è, aprèts la songlénto batalho de Murèt (12 setéme 1213) i empousèn sa douminacioun è en mémo téns sa léngo d'oïl
debengudo dempèi le francès auficiau, tandis que la léngo des bencuts,
nòsto léngo d'òc, passauo pauc à pauc à Testât de patüès è de parla
loucau.
Aquéro guèrro auèuo dechat le païs ruinât ; ende le releua, les senhous
bastiscoun quaucos bilos fourtificados (ou bastidos) à qui acourdèn per
adde ls d'empourténtos libertats; las acourdèn parèlhomént à las loucalitats que la guèrro auèuo esparnhados. La balèio de la Sauo se sinhalèc
per soun empressomént à auié.,gue aquéres addes A'a[rartquimétit conmunau ; sufich de les enumera ende hè bése que le moubomént estèc
general :
Lilo-de-Bqch (1230-1251-1275), Le Castera (1240), Bèlogardo (1241),
Auradé (-1245), liréls è Tiïb. (1240), Sénto-Liurado (1248), Daus (1253),
Endoufièlo (1201), Mounbrun (1264), Marestanh (1272), Sérito-Mario
dou Des'èrt è Labastido-Sauds (1273), Mountegut (1274), Escanocrabo
(1278), Merembièlo è Pradèro (1281), Grenade è Turtèt (dins Auradé)
(1291), I.ebinhac (1296), Launac (1297), Mambilo (1303), Cadelhan è
Mountadèt (1305). Se las chartos 19 de Samatan (1313), ancièno castellanio50dou Couménges, de Mountmaurin (1317), Sen-Pòl (1322), Blajan (1347), Lilo-de-Haut (1373), Sen-Blaircat (auant 1390) è de Noullian (1496) sount mès tardiuos, empatcho pas qu'aquéros loucalitats
jouïssèuon en fèt de libertats è coustumos parèlhos.
En 1327, pendent le rènhe de Charles IV, un Jourdan, senhou de Lilode Bach, estèc penjat à Paris, en punicioun de sous crimes.
Ei sus uio coulino de la riuo gaucho de la bacho Sauo, à Launac, que
Gastoun Febus, counte de Fouch, rempourtèc en 1326 uio bictòrio definitibo sus Jan lu , counte d'Armanhac, que le disputauo la poussessiou
dou Bearn, debengut mès tart le reiaume de Nabarro.
Pendént la guèrro de Cent Ans, la balèio de la Sauo soufriscouc betcòp
de las incursious des Angléses : la bilo de Grenado estèc oucupado en 1350,
è Loumbès estèc prèsque aneantido pou Prince Nére en 1355. La mémo
annado, au mès de noubémbre, passen de la balèio de la Garòno, oun se
troubauon alabéts, dius aquéro de l'Aussouo, la debarèn dinquos à Samatan qu'e brulèn, seguiscoun la Sauo dinquos à Auradé doun brulèn le
castèt, è d'aquí passèn dins la balèio de la Gimouo.
Prèsque à la fin de la guèrro de Cént Ans, en 1443, la familho des

�63
countes de Couménges feniscouc per s'escantí, è, per drét d'eiretatge,
le countai rebengouc au réi de Franço, Charles Vil. Le counte d'Armanhac, Jan IV, se boutée en marcho ende l'ac disputa; mès le hilh dou
réi, aquét qu'estèc mes tart Luis XI, le bengouc assieja à Lilo de-Bach,
s'en emparée è le terigouc dus ans embarrat. A parti d'aquét moumént, le
countat de Couménges hascouc definitihomént partido dou doumèno reial.
Las guerres de religiouti estén ende la balèio de la Sauo prèsque auta
ruinousos que la guèrro des Aubigéses. Plusiurs bilatges estèn debastats,
las glèisos pilhados è demoulidos. Grenado aouc enòrmomént à soufri de
las atacos des proutestants ; le redoutable Moungoumeri se benjèc sur
Loumbès de las saijgléntos etsecucious que Mounluc, soun enemic, ourdounauo cado jour en Loumanho. Lilo de Bach estèc suspréso pes proutestants que s'en emparèn en 1571, pilhèn e demouliscoun las glèisos,
aeassèn 5: les mounjes e la poupulacioun eatoúlico, c coumetoun toutos
sòrtos de debastacious. La garnisoun è uio partido des abitants se refugièn au castét de .Mounbrun è emplourèn le secours dou baroun. Renat
de Fins que hascouc sous préparatifs end' ana reprengué Lilo è i restablí
la garnisoun. Mès Enric de Nabarro, que debengouc mès tai t Enric IV,
í'cscriüc uio létro ende le dise, en francès, que Lilo de Bach èro sa prouprii'tat, que ét. de Pins, auèuo pas arrén à i bise, è qui1, se berîguèuo
mès ença, ét, Enric, se saberé pla atourna
L'en boulouc pas pracô, è
quauque ténts apèi bengouc au castèi de Mounbrun è tengouc à batèmo
un mainatje d'aquét mémo Renat ; dèc mémo coumo sonbenir à la barouno
de poulidos tapisserios de Flandro qu'èron encaro dins le gran saloun dou
castèt, en 171J3. En 1588, le baroun Renat de Pins estèc causit per la noublésso dou Fezcnsaguét coumo députât as Estats Generaus de Bliiès. La
bilo de Lilo estèc représo as proutestants, en 1622, pou duc dou Maino,
que la démantelée. Es aquiu le darrè ebenomént interessant le BachCouménges que desempèi a pas aubut d'auto istüèro qu'aquéro dou rèsto
de la Franço.
— Coumo administracioun, les païses que fùrmon la balèio de Sauo
dependoun dou Senescau de Toulouse) è estèn coumpréses dins la generalitat de Mountauban disquos à 171-6. Apèi, hascoun partido de la generalitat d'A «c/i è apartengoun à las tres eleccious de Couménges (arroundissomént de Lilo-de-Haut), de Bibèro-Bcrdan (arroundissomént de
Gimount) è de Loumanho (arroundissomént de Lilo de-Bach). La mès
gran partido de la muaièno balèio, coumpréso entre Lilo-de-Haut è Lilode-Bach, dependèuo de l'abescat de Loumbès, instituât en 1317; la partido de la balèio de dessus èro dou ressort de l'abésque de Sen-Bctran, è
la bacho balèio, de Lilo de-Bach à Grenado, de Farchebescat de Toulouso.
— La balèio poussedauo quauques endréts de pelerinalgcs que demôron coumo temounhatge de la fé de nostes dauanciès. Coumbéng de
noumenta la gleiséto d'Auezac, tout proche de Sauo, à Sen-Pè del Bòsc ;
la capèro de Sen-Majan, à Loumbés ; la hount de Sen-Betran, à Lilo-deBach, è la capèro de Nòstro-Damo d'Alét, sou tupè que doumino Mountegut. Poussedauo tabé quauques coubéns è abadios à Sen-Lauréns,

�64
Loumbès, Samatan, Lilo-de Bach, Lebinhac, dempèi lounténs riiinats è
demoulits.
Parla d'EndonlicIo, cantoun ííc Lilo-Je-Iìach (Gèrs).

P. LAPORTB.

(La fin dins le prouchèn numero).

,

Gansoun
dous Jardinès de Sen«Pè
I\&amp;

Aire : ■ Le Canal Saint-Marlin ; Les Enfants du Canal — de Paris à Paulin... »

REPIC

Jardinès de Sen-Pè,
Trabilhéi) coumo eau ;
Cadui} que mous eau hè
Prouspera lou casau.
Pratiqué!) touts Testât de jardiné,
Qu'ei un charmant mestiè;
Juenésso de Sen-Pè,
Pratiquée touts Testat de jardiné.

Hesén béngue carròtos,
Espinarts, céleri,
Céses, cébos, chalòtos,
Laitugos, brocoli7 ;
Hesén béngue mounyétos,
Arrafles, alhs, pourréts,
Toumatos, coujos, blétos ;
Plantén fòrço cauléts. — R.

COUPLETS

1

Jardinès, jardinèros,
Trabalhén lou jardin ;
Sïòn prumès, prumèros
Au trabalh lou maitin ;
En trabalha la tèrro
San doute que pouirai)
Surmounta la misèro
E ganha nòste paí). — R.

Hesén bièn béngue frèsos8,
Pastècos e merous 9,
Auberginos, frambüèsos 10
E mémo cournichous ;
Hesén que tout prouspère
Per nòsto actibitat,
Qu' arrén nou dégénère :
Sió tout bièn cultibat. — R.

2
Aném, garçous, couradje,
Partichéi) au trabalh ;
Cadurj à nòste oubradje ;
Prenguép tout Tatiralh ;
Prenguém-mous ço que calho,
Houssèros 5 è becats 3,
Carriòts4, matulhos'1', palos,
Arrousuèrs è herrats". — R.

Aplaném las passados,
Boutèn-z-i lou courdèt,
Pramou quan soun renyados
Tout que parèch mes bèt.
Hesén uo bourduro
Tout lou tour dou jardin,
De flous è de berduro,
D' arrousès, de jasmin "• — R-

Parla d'Audi.

. — I. Sen-Pè on Sempà quartier d'Audi. —

J. B.

SENGÈS.

La présente chanson a paru il y a
Inupltmps chez M. I.Oubel. ancien imprimeur d'Auch. — 2. Houes. — H. Serfouettes (à
deu! dents, tandis que la houe a nue lame). — 4. Brouettes. — 5. Knioltoiis — fi.
Seaux. — 7. Choux-fleurs — S. Mot fiançais | aloisé. — 9 Melons. — 10. Comme 8. —
11. Plus français que jansemiii, qui se dit aussi.— Uens un prouchèn numero, la - patinoudio &gt;.
NÙTOS

�65

Uo passeyado
'Ra semmanno darrèro, u beròy è espliijgantét moussurrét es passeyabo, tout soulét, hardit coumo u estamayre ', sus uo bèro automobilo pera
lano de Beudio. Ed moussu que bengou à entrepassa quate gouyatos
d'Astè, qu'èron fréscos coumo uo ròso musquéto2, è beròyos coumo u có
N'auèn pas pòu dera brumo bacho, eras matinos ! è puch, nou s'auèn pas
lechado, tapòc, era lérjco à c so, penudo darrè 'ra boutélho ded binagre3.
Era més beroujéto, era de qui auèbo proubablamén més de toupét, es
metou à crida coumo uo hôlo adaquét :a chic è ta beròy cauhayre :
« Hèp, hep, que discl moussu: è nous carreyarél? » Ed moussu, qui counechèbo, ce-m pénsi, era galanterio franeéso, è qui de més la praticabo,
s'arrestè, de còp séc, sus aquéro demando sourtido de uo bouquéto...
nou-b dísi qu'acó, è oun auré niderat touto uo armado d'auzerous. Très
ou qüate tours de manibèlo sufiscoun ent' arresta 'ra machino enfurido :
« Montez, montez, mes chères petites », lous arrepliquè ed automobiliste.
Eras quate gouyatos que pouyèn, urousos è counténtos coumo qüate
rèynos ; duos dauan, ad coustat ded moussu, è 'ras duos autos en ed sièti
de darrè.
'R' automobilo que filé ded téns que de laguéns partibon qüate esclataràs d'arrises. E quin à quin que filabo ; ahuni, que passé ed poun de
Yérdo
Eras dròllos que boulèbon athéu dabara, més ed moussu que
hasou ed sourd enta nou pas s'arresta. Eros, toutu, d'aquét còp nou-s
hasoun pas trop de machan sang. Que pensèn : « Té, aquéste cardí, nous
bo hè arriba à Banhéros ; è bé, que bo arré més que pla5, au mén üé
'na bilo beyeran eras d'Astè pabana-s en automobilo ped estrém des
Coustous6. Quino chanço ! È puch, auta biste que siam arribados en bilo,
nou-n tournaram enta caso. »
E d'aquét téns qui-s hazèuon aquéro arrefletciou, 'r' automobilo entrabo
k Banhéros. Més, entau d,iantre, athéu tabé, ed moussu que tourné hè ed
sourd. 'Ras maynados qu'aoun bèt demanda, prega, reprega, enta las
dechá debara, arré nou-y hasou.
Sourd è mut, 'd' automobiliste qu'et trauèrso Va bilo è qu'es lanço
dab sa machino sus Tarbo coumo u demoun qui berfgueré d'enlheua
qüate ányous à Nouste Sénhe.
E per tout ed camí n'om entenèbo qu'eds crits d'aquéros praubos dròllos
qui trauersèn en u esclayre eds bilatyes de Pouzac, Tre'bouns, Moungalhard, è... pertoul atau dinco Hòrgos.
'N' aquét bilatye toutu ed fripou ded moussu que s'arrestè, è que las
abandounè ad bòrd de üo calhauèro. Que hazèuo deya escu.
E coumo qüate renards, à qui aurén coupât era couo, qu'arrentrèn,
enta méyanét :
Toulos qüate à pè,
De Hòrgos divco Astè.
Parla de Banhèros-dc-Bigòrro, (H.-P.).
NÓTOS.

J. DE CABADLR.

— Pour comprendre ce récit, il faut savoir que, de Beaudéan'r. gauche de

�66
l'Admir ; à 2 kil. de Campan. Asté est un kilomètre en aval, rive droite), il y a, en passant
par Bagnères-de-Bigorre, l'onzac, Trébons, Montgailhard, His (en face),

Arcizac, Saint-

Martin, Momères et enfin Horgues, 20 kilomètres environ (en 5 de plus, on serait à Tarbe).
Eras gouyatos qu'aoun dc-un prou à troula, la tourna-s'cn enta Asté. — I. Locution proverbiale."—^. Idem. — 8. Idem. - 4 Gerde est sur la rive droite, entre Asie et Bagnères. — 6. C'est-à-dire, « tant mieux ■. - 6. Promenade de Bagnèrcs.

(Seguida)

Det mès de Yun era calou
De tout et an ehè 'ra balou.

Et càu

3

d'iuèr

Ei dauit4 coubèrt.
-vt~
Ets pichats 1 de sen Bernabè
En
téns
dera
castánha
Se n'au hè adauan, qu'au hè 't darrè
Que eau garda 'ra mountánha.

At més de Yulhét,
Era haus at punhét.

Ta sen Luc

5

Arrés n'auè emboubut.
Ta sen Lauréns,
Ua palháda de méns.

Et blat trop enterrat
En tèrra demoúra estoufat ;
Se nou Tabrigues pas

&gt;

Ta Nousta Dama d'Aoust
Hèsta pertout.

Ets ausès s'en hèn et arrepas.
Dab cinq poussas et blat
Prou qu'ei abrigat.

Ebouns2,

Ta sen
Er' áiga peras houns.
■ i*»

i

Ta sen Miquèu
Et brespalh s'en ba tat cèu.

Et anhèt nascut auan Nadau
Que còste mès que nou bau.

Parla d'Auezac-Prat (canlou dera Barla-Nesla, cap deras Lanas dera Laméza).

Sylvain
NOTAS —

se fêle le

1. Pluie torrentielle. —

12

2.

septembre — 3. Le soleil. —

£2i£3

VERDIER.

Saint Ebons, patron de Sarrancolin et de Itebouc,
4.

£3 CL&gt;

Vile. —

5.

Saint Luc, le 18 octobre.

&lt;oa a ^

Qu'ère après misso maitiau, et diménye; Trèzo 'ra cousturèro, tout
arrouganhò 1 patèrs ad pè déro croutz, darrè 'd cemenlèri, que gaite ed
sourtit de misso. Tapèc2 que beyou à Janounho de delà 'd Pount, lou
courrou decap en disén : « Bèro-pous'-ii3 qu'et demoúri ; è doung, quan
bòs hè couse 'ra pélho dera mainado ? Trop qu'as demourat, è qu'ai pou

�67
de nou aué prou d'estòfo, pramou n'a pas crechut coumo 'ra dròllo, sabes,
despus que hazous aquéro amplèto. »
« Moun Diéu ! qu'ei bertat. Béne quan boulhes, maiti1 se bùs. »
« Thió, thió, berîguerèi », digou Trèzo, « mes, que t'en prègui, hè-m uo
soupo de yèrbes, coumo m'en as hèt tant de cops. Arré nou m hè autan
de bé. » — « Poutiu, acrô harai, béne, béne ».
Tapèc que hou laguéns : « Ho Supèro », digou Janounho ara suo dròllo,
« Trèzo que beriguera maiti couse 'ra tuo pélho. »
Ma dròllo, desbelhado ara punto ded dio : « Aro qu'ei maiti », ça cride,
ta hè-s enténe de sa mai.
— « Sounéyes ou qué ? », ça-u respounou labéts éro.
— « Nou ; bé-m digous yé que Trèzo blè bérigue maiti couse 'ra mio
pélho nauo ? 3 »
— « Y' em seri 'stounado que t'ac ausses desbrembat. »
Mai è hilho, quiihades soun de hou maiti ; era rousado hume deya dabat
ed souléi d' aquéro maytiado d'Abriéu ; en casau 'res düés cousinères
cùélhen yerbétes tara soupo. De cade 'strém des sendès garbouren 5 ues
tuhes6 de plantes è d'eslous à nou sabé que causí. Arribados còsto uo
guirlando de sarrous 7 : « Gaho de bous arpats d'aquéres hüelhétes, è
pòrto-us en tistalh », digou sa mai ara dròllo. E éro madécho, à punhats
qu'arrapé bieles, espinòrs, legònhes 8, arrebarbes 9, maubes, bourraines ,0,
pus qu'arriguè méyo doutzéno de pourréts ", e 'd tistalh hou pié
Ad
moumént de passa 'ra clédo l3, Janounho s'arrebirè, beyou à Supèro
plantado coum' uo bòrno dauan uo tuho de soucis.
— a T'ès eijcantado, ou qué? »,ça-u digou.
— « 0 ! may ! béne, béne, ací que i-a quaucarré coumo uo 'slou touto
biéuo. »
— (( 0 ! b'éi beròio ! » digou sa mai quan s'estè apressado, « qu'ei uo
rainéto. »
'Nefèt, uo bèro rainéto, es flans moubéns coum' u barquinou 11 de sati
bérd, que sémble préne u bòi '5 de souléi enes pèrles dera rousado, qui
luzen laguéns uo banhüerounho !ü d'òr, ad méi dera mes bèro 'slou, qui
met uo 'stélo 'n aquéro tuho de soucis. Supèro bleré " gaha'ra rainéto;
mes, tau u ouzèt, que saute sus uo pibüano è qu'es acoulògue 18 laguéns
aquéro 'scarlato satinouso 'splandou. Labéts era mainado que taste dab
era mà si 'ra rainéto aué cauhat ed nit oun ère bidaro, coumo hèn eds
ouzerous ; que tròbe que nou. Enta rehè-s de tout acrô'9, qu'es coupé u
gròn bouquét de soucis, è, fièro, s'en bei?gou ta laguéns, oun Trèzo faulilaue 'ra pélho ta sayá-lo ; més quan bezou aquét bouquét : « FQè"° », ça
digou, « nou soun pas beròies aquéres cslous ». — « Si mahé, qu'en
soun », digou Janounho ; « era praubo marnai que les aperaue eslous dera
'rrèino Marguerilo, pramou qu'aquéro princésso qu'en pourtaue süén u
bouquét sus ed coursatye ; mes era praubo de marnai nou hôue pas trop
bou sou2i d'aquéro princésso, pramou qu'es aueyaue à Pau è que s'en
blè tournò ta Paris. »
Tout escouta, Supèro que nuderè soun bouquét dab u arretalh dera suo

�68

pélho ; pus, quan era cousturèro agou sayat è ressayât, metut pinces ê
plécs oun calé, Supèro, dab soun bouquét, s'ahutè 52 cap era 'scòlo, ped
prumè còp, uo bèro .pòso auan. Pracrô quauques cambarades èren deya
'na court. Quan beyoun arriba Supèro dab soun bouquét è sustout quan
l'entenoun à dise : « Qu'em hèn uo pélho touto nauo », toutes qu'au se
birèn decap. Mahilhs 23, per chòc 24 qu'om sié, 'ra yelou b'éi grano. Qu'es
lheuè uo batsarro ;5 capablo de tourneya 'res paréts de Jericó. Se Supèro
n'auè pas tengut bou, que l'aurèn esparricat ed bouquét; més, dab qui
les auèn à hè26
Abitüòdo ad aquéres espiègleries, era 'rreyénto pòc se destriguè de sa
lecturo ; que leyè açò : « Marguerite de France, épouse de Henri de Navarre, qui fut Henri IV roi de France et de Navarre, était une princesse
d'une beauté surprenante et d'une instruction plus surprenante encore,
parlait et écrivait avec éloquence, connaissait le grec et le latin. Se déplaisant à la cour de Pau, elle arborait une fleur de souci à son corsage pour
marquer son ennui, mais plutôt sans doute par son goût marqué pour le
jaune, qui lui seyait à ravir à cause.de ses cheveux du plus beau noir et
de la blancheur éclatante de sa peau. »
Aci 'ra 'rreyénto que s'estapguè, truqué sas mòs t'abertí 'res elèbes
d'entra 'na 'scòlo. Quan Supèro, drin nerbiuso, arribe dauan era damaysèlo, qu'au te da soun bouquét de soucis :
« Merci, mon enfant », digou 'ra 'rreyénto ; « savez-vous comment
on appelle ces fleurs ?» — « Oui », digou 'ra dròllo, « c'est les eslous
dera 'rrèino Marguerilo ».
« C'est bien cela, oui, oui ; mais il faudrait le dire en français. »
Mes you, despus aquét maiti d'Abriéu, qu'áimi aquéro 'slou prestido
dab poussières d'òr en sang de rubis bermélh. Que l'áimi, nou perço que
uo 'rrèino la pourtè à soun coursatye de drap d'òr, mes pramou qu'u maiti
d'Abriéu, uo rainéto hou yumplado laguéns ed siié calíci d'òr, oun hourrupè 's nectars deres inouciéntes bouluptats.
Nubémbre

1911.

SUDÒNO D'ASPI.

Parla de Sarrancouli.

N'OTES.

—

1.

Mâcher longuement, ici marmotter. —

2.

— i. Malin, c.-à-d. demain matin. — "&gt;. Germent. —

Dés que. -

6.

Touffes. —

3.

Il y a longtemps.

7.

Sarrous, plante

potagère dont la feuille a la forma de celle du lilas ; sa racine est rougeàtre. —

8.

Pis-

senlits. — 8. Rhubarbes. — 10. l'oWraçhcs. — II. Porreaiix. —12. Plein.— 13.
Porte à claire-voie. — 14. Un petit soufflet de forge. — 15. Bain. — 16. • Baignoire
toute mignonne, idéale », comme le marque le sufixe ounho, tandis que « banhnerèlo »
veul dire seulement « petile baignoire ■. —
—

19.

17.

Voudrait —

18.

Se remettre pour ainsi dire de toutes ces émotions. —

Se remise douillettement.
20.

Exclamation de répu-

gnance, de dégoût, sans doute du français « foin ! . — 21. Elle ne disait pas trop bon
mot, n'avait pas trop bonne opinion. —
Petit. —

22.

S'élança. —

23.

Mes enfants, mes amis, ma

foi. —

24.

— 27.

C.-à.-d. ne s'interrompit pas. — Trèzo, « Thérèse • ; Supèro, • Exupérine ■.

25.

Dispute. — 26. C.-à.-d. les autres avaient affaire à forte partie.

�69
ERA GRAOULHO EMBEYOUSO
(Fablo)

Quan era Graoulho bi 't Büéu,
« Quino bèstio », ce dits, « b'éy bèro ! »
E, coumo nü-èro pas més gròsso, éro, qu'u üéu,
Jalouso, que s'ahoulo à-barro, de manièro
A 'ssaya d'aué madécho groussou.
Ç'au dits à sa so : « Oèrdo, ey prou ?
» Dits-m'ac ». — « De bèro pòso » — « Ey sòy ad aquésto ouro ? » —
« Nou. » — « Aro dourje ?» — « Tapòc ». — « Mes ara fi, bessè ?» —■
(( Nou t'en aprèssos pas. » — Era praubo pecouro
Que s'ahoulè tant qu'en crebè.
Qu'en y a forço pet moun qui nü-an pas mélhou tèsto.
U laurayre qu'es bo hè passà per moussu,
Amiâ gran tralala, jougá hòrt. hè 'ra hèsto...,
E petà mes haut que det eu.
Sense sourti det mié bilatje,
Qu'en sâbi, you, yéns de tout atje,
Qui hèn més que nou pòden hè :
Mariounho qu'a chapèus, Quèto belours è sédos,
E 't Pol, quan a soupat dab mandorros herédos,
Que ba cada sé 'nta 't cafè.
Parla

il'Anéros

(H.-P

)

J.

ÜASQUE

Abentupos de fcres bouiafcjurs de Bouts
enas Americos
Edj estiu darrè qu' èroi tout assietatch dauant era capèro det Lac 1 e
que fitsáuoi eras mountanhos de Bouts e d'Arlòs, coumo se las bediòi
pet prumè còp. Uif dalhaire que passauo qu'em diguée : « Atau que las
troubats poulidos aquéstos mountanhos, moussu? » — « E j'ac poudéts
créi ja ! E que i-a de mès bètch ? » — « Ta plan. », cé m'arrespounéc,
« que n'i-a fòrço que nou i bòn demourá, e que s'estimon mès courre et
moun ta ganhá-s et pan... » E d'iio causo ar' auto que benguérem à parlà
deras Americos, aoun ban tan de mounde de Bouts.
Et dalhaire, que coumprenio qu'èroi det païs, qu'es boutée à coundá-m
uo istilèro qu'auió entenutch à coundá pes biéls, quan èro mainatjòt.
Quauque téms après qu'an noumatch Cristau2 Couloum auée descoubèrt
eras Americos, es bouiatjurs que s'i escapèren ta 'na béne. Per un arrén,

�70
per un couteròt, per uo cláu, es saubatges que bous balhauon autant d'òr
que i a de calhaus en arríu de Lès2. Un bouiatjur de Bouts, Jaquetoun
d'Isabè, que s'en apourtèc tout ço que poudéc trouba : berrétos, cubertéros, coubèrtos, piuléts, de tout sounquo coulèros de crabòt. Que s'en
apourtèc tabén un mèrli ta nou lecha-u mourí premou qu'ei tenguió hòrt.
Aquét diable de mèrli que héc sa fourtuno : ja-bats béi. Qu'auió penjateh
era gábio proche det banc. Edj audèteh que chiulauo tant que poudió. Es
saubatges que s'acarrassèren en ta béi le è entené-u. Un que héc sinnes
que boulió et mèrli. « Pét de perigle ! », diguéc Jaquetoun, « s'au bòs
qu'au pagaràs car. » — E ja l'ac paguèc car tabén : qu'au pourtèc saquéts
d'ór en ur( carretoui).
Et nòste Jaquét s'en tournée auta lèu que poudéc ta Bouts, arriche, e
que héc bastí.

II
Pensats bous se s'en parlée en bilatge d' uo fourtuno ta lèu hèto !...
« Que s'a troubatch uo bousséto... ; qu' a escanatch quauque miliounári.. »
Toútis que s'en tirauon et tròs. Eras menètos qu' èron hòlos, quan le
bedión entrà 'na glèiso. Moussu Curè que las harió cara ; qu'esperauo
qu' au balharió dinés ta missos, e ta croumpá uo campano.
Aoun s'en parlauo surtout, qu'èro en' aubèrjo. Un, escarrabelhadòt que
s'aperauo Paulét de Benturo que diguéc tout d'un còp à Tranoni) de
Ciabèro: « E se hariòm coumo Jaquetourj ? » ^ «Et bòs cará ! » s'arrespounéc aquéste. — « Prenét-bous ui} poutch, e nat bou-n », les diguéc
Catinous er' aubergisto, que destecauo3 cèdes en cournè... E tout le
moun qu'es pensée espetá de ride.
Pendént era nét, Paulét que sounièc qu'et mouliè de Lès qu'au pourtáuo sacs sus un saumét, ta boutâ-i edj òr. E aro que bats béi ce quin es
sònis soun bertadès. Touto 'ra nét qu'entenéc et gat que miulauo, que
harió « roumiau », à-lòc d'ana arratá ena bòrdo, coumo toustém.
Ui) còp Ihcuatch, Paulét qu'aperèc à sa mai, e qu'au coundèc et sòni,
en tout digué-u que s'en boulió apourta et gat taras Americos. Belounho
(qu' èro et nom de sa mai) qu'es boutée eras mas en cap : « Mès b' ès hòl,
praubin ! Que t'en bòs apourtá-t'en ui) gat? Que bòs 'na hè fourtuno dab
ui; gat ? Bè n, bè-n, béne dejunà e cárò-t! » —
Tranourf de Ciabèro que s'èro decidatch, en atretant, à partí. Paulét
que l'anèc béi, e qu'au troubèc qu'es pelejauo dab era suéro6. « Nou la
'scoutes, bè-n, e aném-mou-n. Jou que m'en pòrti un gat », ç' au diguéc
Paulét. — « E jou que m'en boui amiá un chibau », respounéc
Tranoui).
Gtíéit diòs après, quan auéren hèt era ruscado, que partiren toútis
dus. Tout et bilatge que les acoumpanhèc dinquo etch houns 7 dera còsto.
Jaquetoun que les s'aueitauo desempus era hièstro, en tout digué-s :
« Aquéris demous que soun capables de.tourna mès arriches que jou. »

�71
Aqueró qu'es coumprén : Qu'om bó toustém èste at dessus dets áutis.
(A seguí).

F. FERRÈRE.

Parla Je Sen-Biatch (H.-G.).
NÓTOS.

—

t.

Capèro at dessus de Bouts (Bouts),

bilatge à 1res kilomèstres de Sen-

Biatch. Bouts qu'ei arrenoumatch pet noumbre de sos abilanls que bèn es bouialjurs.

—

2. Alan qu'es dits Christophe, eu boui) gascoui).

4.

— ?&gt;. Bilalge proche de Bouts.

S'amasièieut. — 5. Ecossait. — 6. Belle-mère. — 7. Le fond, le

—

bas de la côte: c'est

une vieille habitude, dans ce village, d'aecompagner.jusque là les voyageurs.

Era Disputa det Bïn © der' Aygùa
ET BIN
Pourtant, quin triste sort ! B'ès à plánhe, prauvássa !
Goundannáda à grouní 1, courre, capiteja2,
Toustém arroussega-t coum' úa serpatássa ;
Quina víta, mamay ! tout jámes houleja ;
Qiie 'n ès per tout le moun bien pòc counsideráda.
Jou nou so pas atau, o náni ! de segu :
Per tout que so vantatch, qu'è voúna 'rrenoumáda,
Bien aymatch è vién bist de vèt tròs més que tu.
ER' AYGÜA
O tout dous moun amic ! Qu'as un famus toupét
De trufa-t tant de jou dav úa tau hardiéssa ;
Qu'ès un empertinént, Ihèuas tròp et caquét ;
'Rrespettáda que sò coúma s'èra princéssa.
'Ra proupiéssa que sò, è süén qu'ém cau laua
'Ras plápas que tu hès. Ja sávi ce que váles :
Que d'òmes, mauhassè, 'auras hèt empresüa,
Hè-les desarraya3, couma moustres boutá-les !
ET BIN
S'è hèt mau ad arrés qu'ey estatch ats arsoúlhas
Que m'an boulut bravá, jou que sò ta piiissant ;
Mès que sávi tavé — boúta-t'ác couma voúlhas —
'Rreviscoulá 'ts esprits, è nou sò pas mâchant.
Ets òmes j'ag an dit qu'ès tu 'ra mauhacèra :
Se s'en ban, fatigats, aná-s agaletá5
De véue 'na hònt, en arríu o 'na 'rrivèra,
Les arréndes malauts, que les hès alhetá

4

�72
ÉR' AYGÜA
Touts es lòs coumpliménts nou válen tad arrén
A jou que m'apartén d'adaygfiá 'ras campánhas ;
Pes casáus è pes prats háci bèt còp de véiî ;
Qu'ag arrehrésqui tout, è plánas è mountánhas.
S' en arrendi, bien'hèts è servicis, Diu sap !
Jou que háci marcbá touts aquéts enggrenádjes :
Batúzas, arressècs, uzínas de tout plap,
Aj òme proucurá mès de mil' auantádjes.
ET BIN
Que sò hòrt counegutch à París, à Lisboúna ;
A Vourdèu, à Dijoun que t'i sò 'adouratch ;
A Rouroa, Budapèst, Madrilh è Varceloûna
E pertout, en un mout, que sò hòrt estimatch.
Sénse jou, püént de gòy, de gaujoú nè de hèsta !
Nou sò pas dey darrès pertout oun bô pari '.
A sa táula, 'j arréy qu'em bô véy, bèra pèsta !
En calici que sò ta 'ra missa servi.
ER' AYGÜA
En calici que sò couma tu 'auta 'yant ;
'Na coudína tavé sò tout día 'mplegáda ;
IJáci 'ts òmes crestiás. En pòdes dide autant?
Gássi 't mâchant Esprit quan sò 'áygùa senháda ;
Neuréchi fòrça péch, pòrti de vèts vachèts
E sepári toustém 'r' Uròpa è 'r' America ;
Embasious, coulerás, n'è trigat mès de dèts ;
Es lioús, grácias à jou, s'estaran en Àfrica.
ET BIN
Era mourt que semières at trauès dets ádjes ;
En tòn bénte goutént que de gént an peritch !
Machánta, que tant 'n ès ! qu'as hèt fòrça noufradj
Sénse cap de pielatch tout qu'ag as eijggloutitch.
E jou que m'a calutch adouci 'ra tristéssa,
Tirà martèts de cap, hè deyvrembá 't malur,
Baní fòrça chagrís, umpia-c tout d'alegréssa.
Dounc, at coustat de tu, que sò vién superiur.
ER' AYGÜA
So més grána que tu, nou-t cau pas figurà !
Qu'acapèri 'n granou 'es très quarts deratèrra,
E, sé nou c bòs pas créy, qu'em pòdes mesurà.
Nou háças tant et fièr, f..tutj Arrobbuspièrra !8

�73
Jámes nous saverás 'ra fòrça que jou 'è :
A jou que m'arrevén, soúla, toúta 'ra glòria
D'aué 'mparatch9, jadis, er' Arca de Nouè,
I-a cránta-trés cénts ans, s' en è voúna memòria.
ET BIN
Qu'auras hèt en toun téns bet pialè de doumadjes :
Dap tas inoundacious, heroúsa coum' un lioun,
Crüèla, per miliès 'n auras hèt arravadjes,
Jetá prací praquiu era desoulacioui?.
Un còp qu'as embaïtch o païs o countráda,
Nou léchas qu'un massòc d'arriíínas è de maus ;
Quan te voûtas à hè, que sémblas escharmáda :
Qu'ès píri qu'Attila, Genseric è 's Vandaus.
ER' AYGÜA

'

Tout que cour enta jou quan cau amourta htíéc ;
Ets òmes prègan Diu, emplòran sa 'ssisténça
Quan i-a gran' eschuguèra 10 è qu' et moun ey trop séc,
Pramou d'oubténgue d'Etch, at mès lèu, ma presénça.
Per voun avís qu' et dò, harás plan de cará-t ;
A 'èste counfoundutch, malurous, que t'espòsas ;
Qu'as voulut coumença coum' un bráve goujat,
Mès, s'ès un boun mitoun
dits arrén mès, se gòsas ! !...

Parla de Harrèra en Baroussa, csntocr; de Maulioui) (H.-K).

Jùan

SOULÉ-VENTURE
xxx d'avril MCMXI

NOTAS. —

1. Murmurer. — 2. Rouler, culbuter. —

3.

Tituber. —. 4. Ivrognes. — 5.

Boire excessivement. — 6. Aliter. — 7. Paraître. — 8. Altier, hautain, autoritaire et
cruel. (Ce mot vient évidemment de « Bobespierre »). — 9. Soutenu. — tO. Sécheressse.
1t. Solide gaillard, hardi et osé.

Un rabi de coundes è de berfcafcs
de io néfe dedj iuèr 1911
(Es Petits Gascous Mountanharts *)
A moun Car Counfrai M. B. Sarrieu

Que béijgui ací, moun car Counfrai, pusqu'auét 'r' aimabilitat de
de dauri-m 'ras coulounos dera Bouts dera Mountanho, bous recounda
edj arrábi1 qu'hèri io nét dedj iuèr darrè. Quant de téms durée aquét ta
beròi rábi ? Nou-n sábi cap arrén. Mès, ço que sábi bièn, qu'ei qu'auriòi
bièn boulut qu'arrén nou-m benguésso destourna de moun agradomént....

Dounc, per io bèro nét dedj iuèr passat, qu'èroi entrepensat à ço que

�74
pouderiòi bien hè de nau edj estiu que bén enta 'ra Coulounió de mous
« Petits Pyrénéens de la Garonne;), de mous Petits Gascons Mountanharts, quan, coumo un limbrét5, io idèo qu'em passée pet cap, è après,
et có countént, è 'r' amo erouso, qu'em desbestíri, è, coumo Àrquimèdo,
ça-m diguèri : « Heureka! » Qu'èi troubat !
O-plai), que benguiòi de trouba 'ra clau 'nt' alanda 3 'ras pòrtos dera
santat è 'ra guetal de mous petits Coumengéses, Nebouzanéses è touts es
Garounéncs, qu'abiton era capitalo è 'dz embirous. E, coumo tout òme
countént d'aué bien acabat sa journado, tout douçoménts que m'endroumíri, crouçat6 pet countentomént è 't calme dera nét.

Sai pas quant de téms après, mès, à un moumént dat, qu'em troubèri
transpourtat 'n ui? des mès beròis jardís qu'es tròbon 'na « Bilo-Lumièro »
aras Teulariòs, 5 entrém 'ra Plaço dera Councòrdo è 'ra Carrèro de
Rivoli, arrants et bastimént det Joc de Poumofi . Aquéro nét qu'estèc
enta jou tout-à-fèt plió d'erfcantoménts.
En aire pur, frésc è tresludént7 coumo un cristau det mès bèt blu,
oun se miralhauon 8 'ras moumétos9 è 's parpalhòs, edz arbes, es gazous,
es bacls è 's terroplérícs deras Teulariòs qu'èron touts presüès 10. 'Ra liió
d'argént biélh, ui? chinhau esquissado pes bòrds, taplan-madéch qu'èro
ludénto H, scmblauo que l'auésson escurado 12 dab un perrèc 13 de lan. de
coulou dera hüélho 14 è un punhat de céndre d'echerménts dab quauques
elèsques dc üéus è hüélhos d'ourtrigos ; anfiíi, que semblauo touto nauo,
de tant que lambrejauo 15. 'Ras estelounhos l(i que ludiòn tabén d'un
esclat jamès plus tant poulit ; de quines còps quaucos-iòs d'éros que
hielauon 'n tout decha 'n cèu io piado 17 de hüéc ; d'autos qu'arreboumbíòn en fusados blaricos. roujos, jaunos ou bérdos, que lançauon io mirgalhado 10 ploujo de hüécs de diamants per miliès de coulous...; après,
qu'arrecajiòn tout douçomentoun 'na grano immensitat. Prèsque autalèu,
qu'òn bedió debara, en aquéro nét ta claro, un poulit car de hüéc oun
i-èron atelats un chibau alat è io blanco couloumbo; io Hado 20, beròio
coumo 't més bèt dió dera creaciourç è coussudoméns bestido, que tenguió
'ras guidos d'òr det boulant ateladje, qu'auançauo biste è drét decap et
poulit jardin.
Tout just se benguió d'arriba at dessus det mès gran tèrro-plépc qu'estaquèc 'ras siòs mounturos 'n un arbre dab un courdounét de sédo ròso,
garnit de pèrlos e de diamants ; après, 'n tout téngue graciousoméns io
baguéto ara man, touto encrustado de rubis è pèiros finos, qu'és boutée à
courre de cap io statüo21, à péno s'èro à io pourtado defusilh.è qu'entourauon deja un bèt pialè 22 de mounde benguts un bricalh de pertout.
'N aquéro jtíéno foulo, gaujouso è biuénto, i-arrecouneguèri biste es
Petits Gascous Mountanharts. N'èron pas estats es darrès arribats,
pusqu' èron touts as prumès rénes ; que pourtauon es berréts coumo à
caso nòsto 'nas Pirenéos è as bòrds de Garouno ; qu'èron tau que les

�75
couhèri 'nta 'ra Coulouniô 'Scouldrio en 1910, berréts blus es mainatges è blancs 'ras mainados.
Enfin, un bricalhoun mès enla, sus io poulido 'strado, flgurauon es
prencipális actous d'aquéro seèno : on i 'rrecouneguió biste es persounatges des Coundes de Perrault. Pa'rcó, n'auiòn pas edj aire dròlle e crounçadiu 23 d'aquéris fantômes bijarres que l'on béts quauque còp en embrumadís è 'n broulhard dets arrábis, è que hugen autalèu qu'on s'en aprôcho.
E doun náni : debat edj üélh ridént dera lìió qu'es destacauon det founs
dab io curiouso netetat.

On nu-i bedió pas arrén que « Peau d'Ane », dab soun coursét d'argént
e pèrlos d'or, soun pelhoutoun 24 plénc de dentèlos d'or e d'argént plapetat2o de briulétos. Que i-èro 't Prince 't sòn òme, qu'auió pensat mouri
d'amou ta éro ; es parents det Prince nou sabiòn ce que hé ara lou nòro
Peau-d'Ane, tant la troubauon beròio, amistouso e agradiuo : nou la
credion oun la bediôn, la-s minjauon dets tiélhs !...
Que i èro tabén edj arréi, et pai de Peau-d'Ane, òme UIÎ bricalhòt
bariat2,i : 'ra tataranho 27 au trabalhaao taloméns et tussét28 qu'un còp èro
es boulió marida dab 'ra sio pròpro hilho. I-èro tabén. 'ra tant brabo
memi29 de Peau-d'Ane, 'ra Hado des lÀlas, que l'auió ta plan guarado
'nta qu'arrés n'au poudésso hè-u mau.
Aquéro hado qu'èro on nou pòt mès esmerido ,0, beròio e afablo ;
qu'èro bestido de io gazo de coulou der' aubo e de branquétos de lilas. Que
boulió hè plasé à tout et mounde, è tout et mounde la tirauo pera gazo è
pes lilas ; es dròlles que haiòn at chiro-péu 31 at qué-n poudésso mès
atrapa.
E quan l'auiòn presque-bé desbestido. que n'au demourauo mès qu'un
petit massouquét32 de lilas dap quauque pam de gazo que pera clarou
lichauo entrebéde 'ras linhos idealos der' Hado, beritable moudèlo de
beutat, éro, dab 'ra baguéto que toustéms tenguió 'na man dréto, d'un
gèste tout ço que i-a de mès gracius, qu'en pousauo 't petit eap sus 't sén
gauch, que leuauo ets tiélhs at cèu, è 'n tout 'rride que diguió :

Aném, baient Febus33 è 'r' Auboyrintanie.ro:
Bestít-mc toustém bièn ara bòsto maniero !...
A péno s'aquéris mòts èron acabats de digue que, de cap à pè, de gazo
èro drapado è des mès audourénts lilas caperado. — Taplan madéch, de
touto bergounhouso 34 qu'èro d'aquéros pechigados35 deuant tant d'admiratous, qu' haió piuléts
è ris, qu'auriòn dit 'ras nòtos armouniousos d'un
lut ; qu'arretrouniòn 37 at lounh, en calme dera nét serénco.
# #

Que i-èro tabén 'ra familho det « Petit Poucét ». Bous haió co-hiéne de
les béde, qu'èron touts scalantourits 38 per dejuns39 fourçats. Et pai, un
praube coupaire de lénho, s'en anauo 'ras esquiòs uourbachudos en tout

�76
aueita per tèrro dab 'ra hido de dilhèu trouba quaucarrén pera carretèro40 ;
'ra mai, io hénno dab es péus arroujes, que tenguió un petit helhuc41 pera
mai), qu'èro un pechic roussét, è qu'au diguió : « Balèu, balèu, migouííi2,
qu'arribam bé ! »
Siés áutis petits droulléts dab berrétos hètos de coutoun è lan que
seguiôn edz us at darrè dedz áutis en tout tengué-s ara pélho esperrecado ':i dera mai; qu'es pourtauon es punhs adz üélhs en tout samuca 44 :
« E, ê..., mà mâ? mâ-mâ? qu'a hame! Dát-me wq talhuc de mesturét !^» íaute que boulió mato-hames4li, iaute mens gourmant qu'es
countentauo de còssous47...
Soul at darrè et mès petitoun, et couonidè 48 ; pas mès gran que io
bòto de gendarmo. Touts ets áutis que s'en haiòn 'ra gourro48 at deuant
quan auiòn 'ra panso plió ; alabéts, n'èron pas tant cranos. Aquét « Tampouço » — atau l'aperauon sous frais — qu'èro et Petit Poucét que
leuauo 't cap ë qu'aueitauo adj entour dab de bèris üélhs esmerits : ét,
ne nou plourauo, ne demandauo ; mès que pensauo

Benguiòn après 'ras sèt petitos Ougréssos esparricados50 'na foulo,
dab es caps tant mau bien arrecoulats, mes lèu mau que bièn ; mès n'èron
pas méns cüadosDl de io courouno d'òr. Qu'es debertiòn at jòc en bògo
'na sio 'rraço : moussega-s 52 éntre éros. Et lou pai edj Ogre tout bergounhous è à malauèro53 dab sas bòtos de sèt lègos, qu'es magauo darrè
ar' oumbro dera statüo.
Tout et mounde qu'es chautauo 54 d'ét. Tout just se gousauo parla à
« Barbo-Blàó », malgré sa lèjo barbo è §a machanto aueitaduro 55 achéu
deuant ; n'èro pas üaire à caso sió. Sa hénno n'èro pas atau : qu'es passejauo cranoménts dab es sòs dus frais et dragoun è 't mousquetári, que
les enchinhauo 'ra petito clau tacado de sang è que la güardauo, ça
diguió, en memòrio dera mès grano herou 58 de sa bito.
'Ras praubos hénnos assasinados èron un pechic palòtos ; ei bertat
qu'èron encaro couhados ara mòdo chinüèso. Nou-s quitauon bric, è qu'es
güardauon de passa adj arrants 57 det lou lètch òme : tarrible bourrèu !
(A segui.)
Parla de Sen-Gaudéns.

Léon

DE LINOS,

— det quaitiè d'Esgauastous —

NOTOS. — \ * 11 s'agit de la. Colonie scolaire de vacances aux Pyrénées, pour les petits
Pyrénéens de Paris, fondée en 1910 par M. Léon Castex, et nosle arrepresentant ena
capitalo, lk, rue Debelleyme, Paris, en d'autres termes de l'Œuvre des Petits Gascons
Montagnards. Cette « œuvre philantropique et de bienfaisance cntie les originaires des
arrondissements de Saint-Caudens IH.-G.I, Dagnères-de-Bigorre (H.-P.) et SaintGirons (Ariège), habitant Paris et les environs » dont nous avons déjà parlé, a pour
but de permettre aux petits Gascons déracinés de venir se retremper dans l'air vivifiant de nos montagnes ; elle est adhérente à l'Union, des Sociétés Régionales Parisiennes du Sud-Ouest et participe ainsi aux trains mutualistes à prix réduits. Nous ne
saurions trop la recommander à nos confrères et compatriotes (N. D. R.) ]. — 1. Rêve.
— 2. Eclair. — 3. Ouvrir en grand. — 4. Bercé. — 5. Les Tuileries. — 6. Le Jeu de
Pomme. — 7. Transparent. — 8. Se miraient. — 9. Petites fle'urs. — 10. Prisonniers. —
11. Brillante. — 12. Nettoyée, astiquée. — 13. Chiffon. — 14. De couleur marron sans être

�77
teinte. — 15. Lançait des reflets. — 16. Estelounhos : le suffixe marque l'amour, l'amitié
ou la compassion. — 17. Piste, trace. — 18. Rebondissaient et retombaient — 19. Mélangée de plusieurs couleurs. — 20»Fée. — 21. La statue de Ch. Perrault, auteur des
t ontes de Fées, placée au Jardin des Tuileries. — 22. Grand nombre, foule. — 23. Balançant, flottant. — 24. Joli petit cotillon. -- 25. Tacheté. — 26. Légèrement aliéné. —
27. Araignée. — 28. Le crâne, le cerveau (expression comique). — 29. Marraine. — 30.
Eveillée. — 31. Litt. « au tire-clieveu ». — 32. Touffe, paquet. — 33. Phébus, le soleil. —
34. Honteuse. — 35. Pincées. — 36. Cris de surprise. — 37. Retentissaient. — 38. Affaiblis.
— 39. Jeûner. — 40. Sentier. — 41. Enfant.— 42. Viens, viens, mon petit ami. — 43.
Déchirée. — 44. En sanglotant. — 45. Pain de maïs. — 46 Crêpes très épaisses. — 47.
Pommes de terre cuites, coupées en deux. -- 48. Le dernier né (litt. le couve-nid). —
49. Gourro, luch. yorro, aurois gurro, ieu qui consiste à faire rouler une boule à coups
de bâtons courbés et à se la renvoyer des uns aux autres. — 50. Eparpillées. — 51. Coiffées (pour couhados). — 52. Se mordre. — 53. Mal à son aise. — 54. Se moquait. — 55.
Regarde. — 56. Frayeur. — 57. Auprès.

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1. Salut ! Salut ! blancos margalidétos 1 ;
Me hèts canta dins touto sa splandou,
E moun endrèit, è sas bèros bièrgétos
Dount l'èlh couqui bous bário2 la rasou.
REFRÈN.

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ôa-Cut,Gfaf cos mar-ya-li - de - toi ; Me hèts rar -ta dins tou-tô sa spfan-

dote J È mounm-ilrèit,è

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h J'

^—l ti-

Nisau3 gautjous, poulit Carbouno,
Claufit4 de drbllos è de flous,
Te tresserait uno courouno
De rousèlos^ è de poutous.

2. Tant que 'I printémps tremudo la naturo
E que 's bousquéts brounzinon 6 de cansous,
Les parpalhòls poutounon la berduro
Tout en dansan al cric-cric des grilhous. (Refrèn).

�78

3. L'Amour surgis del cantou 7 de la plaço ;
Mès d'un galant, à la luts des calélhs8,
Bendra luna las moudistos d'en faço
E miralha lour ámo dins lours üélhs. (Refrèn).
4. As cussounats9, que pèson las annados,
Mostri del dit les fournèls del foundur :
N'en sourtirats las aurélhos quilhados,
Quand bous aura remudats hôrt è dur. (Refrèn).
5.

Al quartiè sant lusís uno Esteléto,
Oun l'Espitau Jaliè 10 s' es ennartat " :
Passats eap-nuts en pregan la Biergéto,
Rèino d'amour, maire de caritat. (Refrèn).

6. Tout en aujin 12 marmusa la Garouno,
Les pésco-fis13, à l'oumbro des coustous,
Béijguen cassa14 'no bido un pòc milhouno,
En despoupan 13 un ramat de pèissous. (Refrèn).
7. Quant al Pradèu, oun la flou se gransòlo,
De-còps, la nèit, es plé de candelous ;
Es dins soun brès que 'I còr se rebiscolo
Joubs un cèu d'òr mirgalhat17 d'auselous. (Refrèn).

Parla de
NÓTOS.

—

8. Salut à tu, ma bilo tant presado,
Oun, rèi-petit'8, cánti tant plaque mal:
Per tu, toutjoun, aurèi l'ámo alandado l9,
E t'aimarèi dinco '1 darrè badal20. (Refrèn).
Carbouno (Hauto-Garouno).
A.
t.

GERVAIL.

Pâquerelles on marguerites. — 2. Trouble. — 3. Nid. —

5. Coquelicots. — 6. Bourdonnent. —

7.

— 10. L'Hospice J al I i ci". — 11. S'est élevé, se dresse. dénommé « le Préau », orné ainsi pour la fête locale. —

17.

11 s'agit du jardin de la ville,
Eniaillé. — 18. Roitelet. —

Jusqu'à mon dernier souffle.

COUNDES
II1.

Rempli. —

là. Entendant. — 13. Pêcheurs à

la ligne. — 14. Chercher. — 15. Sevrant (ironique), — 16
19. Grande ouverte. — 20

i.

Coin. — 8. Lampes. — 9. Vermoulus (ironique).

Et

trip2

DEJ

ARBAS

de Moussu Curé

Ambròsi de Quelahècampòtch que troubèc un dio qu'es pecats qu'auío
sus era coussiénço que pesauon pla. Qu'eu beiîguéc er'aidèo de dessès'en. Mès end' aqueró qu'eu calio 'r' ajudo de Moussu curè.
Tabé, iio brespado, qu'anèc truca ara pòrto det presbitári. Uo biélho
serbénto que l'anèc draubi.
— a Que béngui béi 'nda Moussu curè », ça dits Ambròsi, « qu'è iio
coumissiouu à balha-u ; eu podi béi ? »

�79
— « Antrats, antrats, ja boui bau ana cerca 'nda Moussu curè que dits
et brebiari en casau. Tiéts iio cadièro ; achietát-bous ». —
Quan era serbénto auéc biratch et nas, Ambròsi, étch, que birèc et son
de tout coustatch. De bèri trips qu'èron penjádis en saumè 3 dera coudino.
Que hadío'n pla d'ambéjo 'nd' Ambròsi.
« Be m'en pouirío pla préne un », jas pensée. « Enda Moussu curè
qu'en a tánti, nu-ü hara cap nacèro4 ; enda jou que nu n'è cap, que
m'arrengara pla ! »
Qu'ei guinho et mèi bètch ; qu'eu despénjo è que le s hico 'na pòtcho
de dauaj era bèsto. Uo blouso blúo j'ag amagauo tout. .
— « Adichats, Moussu curè », ça héc Ambròsi quan bic arriba 't
proupiétari ; « que bous pòrti un hèch 5 de pecats ; qu'en è 'ra coussiénço
touto cunhüado0, nu i-a cap bric mèi de plaço endats áuti. Les boulét
préne ? »
— « Praube Ambròsi», arrespoun Moussu curè, « nu-t haço mâchant
sanc, ja bam arrenga bite tout aqueró. Nham, bouto-t aquiu, dit-me7
ço qu'em bòs dide. »
— « Moussu curè, que m'acúsi d'aué panatch un trip. »
— « E i-a bèt-tenz-á ? »
— « Demai) passatch que hara 3 dios. »
— « E douijc qu'eu eau tourna. »
— « È eu boulét bous ? »
— « Náni. »
— « Mèi, Moussu curè, de qui-é8 nu-il bo cap! » —
Parla de Cliénh, lialèo dej Arbas
NòTos. —

Í.

(H.-G.)

Béi era Bouts de 11)11, p.

LiûUn d'ARRIUMAJOU

116. —2. Trip, « saucisson ». —3. Poutre;

plafond par extension — 4. Manque. — 5. Fagot, paquet. — 6. Litt. mal à l'aise comme un
rouie girm de coins. — 7. Prononcez dim-me. — 8. Pour « et de qui-é », « celui à qui il
appartient ».

A ma Soulifcudo
A Moussu de Bardios

Ma douço 'migo,
Béne ambe jou,
Béne tout dous
A Mount-Jelous '.
Quiti 's camis
Per la pradéto
Tan poulidéto
An soun tapis...
Dins la berduro
Del gazounét,
Al founs murmuro
Un riu fresquét,

Oun rándaròlos2
Se ban banha,
Ount le bèt cèl
Se pòt mira.

L'oundo frilouso
Murmuro al founs
E toutjoun coulo
(Coumo les jouns
De nòsto bido)
Le pur cristal
De l'aigo bibo,

�80
Que Nòsto Damo3

Aiqui, de la crouts nauto al pè,

De louénh miro...

Senhou, quino manhificénço !
Milhou qu'uno bouts nou pot fè,

Ma douço 'migo,

Las mountanhos, dins lour flerénço,

Béne ambe jou,

Dins lour sapiénço e lour beutat,

Béne tout dous

Me parlon de Dibinitat...

A Mount-Jelous.

Dits que tout passo sus la sèrro

Canto al maití, canto à la brúnou ;
Tras al tras i, les paures grilhous
Cèrcon fourtûnou...

Mount Balhè5

Le silénço del

La cigaló, dins les silhous,

Més que Diu, mès gran que la tèrro,
Ou 'I cèl, nou passarà jamès...

L'abélho brounzino 'n camí

L'aibre 6 en celèbro la sagésso,

E l'auselét dins soun nits canto ;

La mar imménso la noublésso,

Las flous s'abilhon de carmí ;

L'orne madéich la caritat,

Ací tout me plats, tout m'ericanto... E tout l'unibèrs la bountat...
O moun amigo,

Ma boiinou 'migo,

Béne ambe jou,

Demouro 'n jou,

Béne tout dous

Car me counsòlo

A Mount-Jelous.

Pla ta douçou.

Parla d'Esplas, canlou de S.-Girouns (Ariéjo)-

Louise.

MARKOT.

NOJOS. — Le parler d'Esplas, près de Sentenac-de-Serou, est déjà à demi languedocien, comme celui du Séronais on générai. On aura remarqué dans cette pièce que certains vers, au lieu de rimer, assonnent simplement, quelquefois même de deux en deux
seulement : ce genre, employé par les Espagnols dans leurs « letritlas », convient assezbien ici à la mélancolie rêveuse du sujet [N. D'. R.|. — 1. Mount-Jelous, colline voisine
de Souian ,appartient à M. de Bardies. — 2 Hirondelles. — 3. Allusion à Notre-Dame de
Serre. — 4. « Sur leurs pas ». — 5. On voit en effet de Mount-Jelous le Monl-Vallier, la
montagne royale du Couserans. — 6. Arbre.

COUNDES DET COUSERANS
XII. Els ousses de Sent Lize

Touti an bist à passa pets bilatges aquéri estrangès qu'ammiônh un
ous dam io cordo, coumo iauto bèstio.
Aquéri ornes que soun toúti dera Bat d'Ustou en Couserans ; è se lisi
demandats perquè ets ousses soun ta manses 1 è ta 'mistoûsi en aquet pals,
que bous respouneranh que sent Lize, en béngue d'Espanho ena bilo de
Couserans, que passée pera bat d'Ustou oun se tròbon eras tutos 2 dets
ousses. Dentio alabéts aquéri animaus saubatges qu'aüiònh espantat3 ets
pastous è ets troupèus. Enda qu'eu dechèssorî passa libromént, sent Lize
que les benadic d'un sinne de crouts, è que lisl héc defénso de hè mau,

James més, ara gént è aras bèstios.

�81

Despuch aquet dio ets ousses d'Ustou4 qu'es dèchonh atrapa peras
aurélhos è peras camos coumo ets moutous, qu'es dèchonh bouta et
cabéste coumo ets ases, qu'es dèchonh mestreja coumo massipous5;è
mémo se lisf cantos io cansou, dam etj aire que eau, que s'arrapon à
dansa era bourrègo6 : n'e cap besounh que Ksi doungos era ma.
Parla de Couserans.

P.

CASTEÏ.

I. Doux. — 2. Cavernes. — 3. Effrayé. — 4. A TJstou même, il y a une paroisse de
Saint-Lizier. — .î. De petits enfants. — G. La bourrée.

A FRANCÉS ESCAICH
O mèstre fl-dizént de las causos poulidos !
Cantaire delicat de las primos flouridos !
Escrinceîaire ( de las rimos sabouridos 2 !
Troubaire gran è dous, fiélh toutjoun despertat *
Que béses lus! 'n tout la raio 1 de beutat,
Qu'en tous bèrses as tout magicomént cantat :
Las dròllos del païs, géntios e braganiétos 5 ;
Las mountanhos coufados de blapcos capétos ;
Les bourroums6 bruscs que bòlon poupa las flourétos ;
L'amistat qu'en toun cor, fldèlo, toutjoun viu ;
La religiou que siègs coural e pensadiu
E la pietat sens qué « faiòn plourà '1 boun Diu » ;
Tu qu'ès tabès un bèt e perit8 manejaire
De la coulou, tu qu'as tout le sapié9 'mbescaire 10
De la linho, o moun boun pintraire ! o moun troubaire !
Recéu la bouts del grat11 pla toutjoun aimadous
Del qu'aprén amb tu fè tabès souna bourdous 12
E pourta l'amo bèlo e puro de las flous.
■

Parla de Labastido-de-Serou (Anèjo)

L, LAZERGES

— Quàucus mots sonn pos que pauc emplegats à La Bastido. — 1. Joaillcr, qu
met tn écrin. — 2. Savoureuses. — 3. Eveillé. —Í. Baie, trace. — 5. Jolies, accortesNÒTOS.

— 6. Bourdons. Allusiu à un bèrs d'Escai h. — 7. f.ilaciu d'un autre. ■—8. Habile. —
9. Savoir. Se dits mai que sabé. —. 10. Charmeur (lift, qui retient comme à la glu). —
11

Gré, reconnaissance. — 12. Vers.
ERRATUM.

— Las nôtoâ de « Dins le Bosc del Sarral u'Agrén &gt; que presénton quaucus

faulos. Legi : n. 3, (coulch) « tranquille &gt; ; n. 9, « accablant, qui oppresse ■ ; n. 10-11,
&gt; l'horreur sacrée des bois s'en'assait de toutes parts ■ (ùrri, aii'i, ■ mélancolie presque
sinistre ■) ; — n. '20 (Sinnarolos etc.), « des sentiers irouaient leur chemin vers le haut
(montaient) à travers les ronces &gt;.

�S2

a

L·llWZ OIIE H A E HÉ:

to's fouj», a-ml-gò-tcs, tfe-tarîjfai-lv.^'-^&gt;AÌMcauWjil^mu-^te,A-fou»quefea-ce. -iUt.

|uefia-cc rtét à ca-so maisaui ès-tc ; A-quitu quiuaat" a-6ric, a-Ccuit-ílousa-sw-íúiu)1) A-

qitiéu. pet sous-tTt'caist,diguióifíetíUo síi-près-tt, Drcu-mí qu*

Ei-clja-ut

d*-t«'5qué-w'"tfo.-taí(j

A rrepic
2. Abans que hace nét mous cau entra 'na bordo ;
Trop que nou bous i bó sarra 'dj estacadé 5 :
Larjo qu'ei 'ra canaulo6 è loungo qu'ei 'ra còrdo •
Ta poudé i, 'n ajaçà s, hè-i sonis à-pladé... .

Tarallèro. — Ar repic.
3. Abans que hace nét, ta demourá 'r' auròro...
Laguéns quan siat enfin, ja barraré 't pourtau ;
Aquét trástou 7 de cat) que beilara, deuòro s, —
È quiéti9 'ra soumbrou 10 que beiram huge. atau...

Tarallèro. — A rrepic.
l'arla de Sen-Mamel-de-Luchoui; (H.-O,)

B. S ARRIEU

28 d'Utlòbre 1911
NÓTES.

—

t.

As alia'h (mot collectif, ce qu'on mel de sel devant Ics moulons dans les

salières (longues «liges de bois exprès). — 2. Soustre, lilière. —%. Clochette. — 4. Ballant.
5. Lieu où l'on atlache, ou (ici) lien pour attacher. — 6. Collier de bois i Voir le cliché
ci-dessus). — 7. Remuant, qui gesticule ou s'agite sans cesse. — 8. Dehors. — 9. Tranquilles. — 10. L'obscurité. — Avant-dernière mesure, lire io au lien de ré.

�83

Le Gourréire del " Tour de Franco "
Sense bruch, al balans 1 de sa ròdo alatado'j,
Estranje ausèl que bòlo en tout rasan le sòl,
Le eiclisto é passat, tout gubiat3, l'aire fol4,
Al trucomén de mas de la foulo aturado.
E toustém pedalan, de countrado en countrado,
Passan bilos e pounts, de la plano al trescòl5,
Debant él, cap baichat, miéch nut, reddin 6 le còl,
Qu'en ba
— courréire antic qu'a la Franço enda stado. —
La susou, suénh la saijc, de soun còs pouderous
Uajo, e la célho 8 duro aichu 1' üélh ardentous,
Pel mal téns, pel souléln, seguin sa routo rudo,
Qu'en ba, qu'en ba toustém, riscan cent còps la mòrt
End' arriba 1' prumè 'al cap de la courrudo
Ourt le laurè daurat recoumpénso le fort.
J.-M.

Ì'arja de Massai (Aiïéjo).
XÔTOS.
6.

— I

Dans l'élan. — 2. Ailée.

— 3. Courbé.

i.

SERVAT.

L'air égn'é. — 5. Col. —

Raid;ssanl. — 7. Il va. — 8. Sourcil

La Legéndo die Sen-Marti
Counde Certadè

A uri quart d'ouro de camí de la bilo de Massât, aichus la biélho routo
de la coumuno del Pòrt, qu'on besiô, al founs d'uo mountanho pelado
coumo un quèr '., al bord de la ribèro de l'Arae, la capëlo de Sen-Marti,
à mentat destrusido2, e 'l tét tout traucat pes ròcs debalâdis del timbal3.
Sen Martí èro un sant pla counegut è aimât de tout le pals. Las géns
de tout le cantou qu' anabon silén en aquélo capèlo demanda al sant la
uarisou des malaus, la counserbaciou des fruts de la tèrro, la ploufo,
le bèl téns, e toutos las graciós qu'abiòn besounh. Mès, en le téns, la
capèlo finie per espalla-s tout-à-fèt, e la statuo desen Martí fuc pourtado
à la glèiso de Massât, ou on la béts aué4 encaro.
D'après les parladisses de las géns d'aquélo epòco, aquél cambiomént
nou s fie cap sénse dificultat. Sen Martí nou boulguéc cap demoura à la
plaço que li balhèren dins uo nicho pourtant pla daurado e pla poulido, e
que s'en tournée pendént lounténs à la capèlo d'oun l'abiòn acassat. En
efèt, cado 5 maiti que troubauon la statuo à sa biélho capèlo, oun s'en èro
tournado, sénse deibarra6 la pòrto. Alabéts que la rapourtabon à la glèiso

�84
e pla barra la pòrto ; mès la nhét d'après que dispareichió coumo la brèspo.
E acô durée Iounténs.
En aquélo epòco i-abió à Massât un brabe ôme que s'apelabo Dominico,
e que remplissió à la glèiso les founcious de clére e de margulhè. Las
géns de ma generaciu an toutes couneichut Dominico. Loupe coumo la
famé de match 7, fort coumo u erculo, ambé uo bouno figuro de brabe
ôme, — e qu'en èro reèloméut. Tabé tout le moun l'aimabo, e toútis
disiòn que jamès n'abió dit que la bertat è qu'èro incapable de menti.
Qu'abió tabé la reputaciu d'èste couradjut8. El mémo assegurabo que
jamès n'abió agut pòu dins sa bido. E pourtant qu'abió bist causos que
fèn dressa les péls al cap.
« Bou-n bau dise uo bérdo 9 », ça mous diguéc un dio ; escoutas-me
pla.

« Us-quántis díos10 après la mort de Moussu '1 Canounge de Massât,
un sént ôme aimât de tout le moun, ajé " pourtan, noun pas pòu, més
tant o quant de ferou l2.
» M'en èro anat droumí à l'ouro de cada sé, mès nou pougué pas
eiicluca l'üélh, empiamou d'un terrotrum 3 del diable qu'entenió à la
crambo, al pè del liét. Qu'auriòn dit que qualcus se proumenado cauçat de
gròssos sabatos tout l'entour del liét, e que pourtabo un lum que falhejabo 14 còp d'estounos '5, coumo uo gròsso lutseijcrambo 6. Après que
s'arrestabo un moumént è qu'es beriguió planhe de còsto las aurélhos.
» Fatigat d'enténe aquet tapatge d'ifèr touto la nhét (qu'éro deja düos
ouros del maiti), m'assièti aichus-Iiét e qu'em méti à crida : « S' es bouno
causo, parlo! Senou, Diu me danne, fout me '/ camp al Diable, e
dêichò'm-droumí; ai-me cntenut'i »
» Enda respounso, uo flamado coumo un dalfi " esclairèc la crambo un
moumént, è après s'amourtèc. Alta lèu te bési al cabés'8 del liét uo
espèço de.figuro d'òme touto néro qu'em passée debant les üélhs e qu'em
diguéc : « Dominico, mírò-m pla, n'ajos pas pòu, e escouto ço qu'et
bati dise. » — E que recounouichi Moussu '1 Curè, qu'abiôn enterrat
3 diòs abans.
» E jou que respouné : « Siats trariquile, Moussu 'l Cuiè. lie sabéls
qlle nou e jamès agut pòu de ré. Quin boulets que n'ajo de bous ?
S'abéts besounh de jou, parlats : que soun toustém à bòste serbici. »
— « Escoútò-m pla ço qu'et bau dise », ça countiniièc la bouts :
« Despüéich que soun mort qui brúli dins las flamos del purgatori, e
Diu m'a proumetut d'entra al cèl, ta lèu qu'aurè dit à la capèlo de
Sen-Martíuo mésso qu' è nejligat d'ei celebra abans de mouri. Justomént qu'é besounh de tu enda ber/gué-lò-m serbi. Mès que prèsso, qu'em
brúli!... Aném, en routo, è tout d'un còp !... Un soul mòt encaro:
Pendént le derrè ebangèli qu'et recoumdndi de sourti biste de la
capèlo se nou bòs este cramât. » — E l'oumbro despareichéc sui còp.

�85

» Alta lèu jou que m'abilhè al mè.s biste, me metí las camos al còl e
partí al galòp. Balhè un tour de clau e anè aluma dus cièrges aiehus
l'auta. Del còp te bési debala Moussu '1 curè pela bouto, e coumencèc la
messo r
« Introibo ad aliaré Dei. »
» E jou de respoune :
(.(.Ad Deum qui lœtifkat juventutem mcam. »
» E la messo fuc lèu dito,
» Ta lèu que 'I celebrant fuc arribat al darrè ebangèli, jou que pensabo
à las recoumandacious que m'abió fètos que fi demi-tour e ganhè la pòrto.
Mès qu'em pensé estoufa, coumo en un four plé de soufre. Just qu'ajé le
témps de respoune : « Dco gratias ! n Tout d'un còp qu'em sentí la pòrto
aiehus les talous, poussa-m enda defòro, e qu'em sentí prés pelas pénos
de la bèsto coumo en un raté20. Les tròces qu'es troubèren en dedéns
furen cremádis e coupádis séc. Uo segoundo de més e nou-s serio cap
jamès plus parlat de Dominico.
» Desempüeich aquélo nhét, la statuo de sen Marti n'a cap mès boutjat de jas?l, e jou n' è cap jamès plus entenut cap de brut à caso e qu' è
pougut droumí pla tranquil'omént coumo abans. »
Parla de Massât, (A.)

MlROUZE.

Officier d'Académie.
Nùios.

—

l.Ouéron Kèr, rocher saillant. — 2. Détruite. — 3. Pente abrupte. —

i. Aujourd'hui. — 5. Choque (du grec kata, comme l'on sait). — 6 Ouvrir. — 7. Locution
proverbiale; car au mois de mai on est obligé de vivre tant bien que mal sur les récoltes
de l'an passe, eu attendant les nouvelles. — 8. Courageux. — 9. Verte, c'est-à-dire forte.
— 10. Peu de jours — 11. J'eus. — 12. Frayeur. — 13. Tremblement de terre, tapage.
— 14. Elincelant. —

15 De temps en temps. — 16. Ver-luisant. — 17. Eclair. — 18.

Chevet. — 19. Dasques ou pans flottants. — 20. liatiére, souricière. — 21. Gîte.

I.

AQUÉSTE NUMERÓ.

Era necessitat dera coumpousiciouij que mous oubbligue à hè courtes
es Noubèles aquéste còp, à sauba n prèsque 4 pages tat N° de Julhét.
Au-méns atau qu'arretrapam enfin era nòsto perioudicitat.
Aquéste N° que balhe 'spécimens de 19 parla* ;-qu'ei dounc des boúni
tara proupagando, ta ganhá mous d'áuti Counfrais : abis as debouats !
Edj aute qu'au semblarà, è que balhara enfin quaucarrén des traduecious
è des irebals de tradiciounüme despus, lounténs anounçats.
II.
423.

NATJÈTCH COUNFRAI.

RIXENS,

artiste peintre,

5,

rue Boccador, Paris.

�Presentat per M. R. Lizop. Era 'Scolo que s'aunòre d'aquéro adesioun
det célèbre pintre coumengés.
III. Jocs

FLOURAUS DERA NOSTO

'SCÒLO.

Et darrè délai qu'ei arrepourtat at 10 de .hûhét. Qu'es nòsti debouats
Counfrais es brémben de hè coumpousa mainadjes. Numéros de Decéme
1911 ara lou dispousicioun se les ne eau.
IV. SouscRiPCioun

TAT MOUNU.YIÉNT

BO'UÉRY.

Aquéro souscripeioun qu'auance courm eau, mès qu'es eau 'hana.
Adreça 's dinès à M. Périsse, 14, carreró Bayard, I\:u|,ouso, o à
M. B. Sarrieu, 8, plaço Du Bartas, Auch, abans et 15 de Juillet. —
Qu'ei tabén questioup de hè ad aquérj aucasioui; Lui uauùro cdicioul) des
ôbres det boui) felibre d'Aspètch : qu'en tournaram parla.
V.

ERA NÒSTO 'RRÈINO D'EIÎGÎÍAN.

Qu'ei Madamo 'ra Counlcsso de Galard (18, carrèro dera Uuiberdlat, Paris), Membre dera 'Scòlo despus dus ans, e dera qui Lrilhe ta
füén el nom en es ôbres arregiounalistes des Hautes-Pirenées, qu'a
pla-n boulut accepta de be-ngue evguan Arrèino dera nòsto Fclibrijado
d'Aspèlch. Qu'au prestntam acitau es nòsti mès debouats oumadjes.
VI.

VARIA.

Senhalém acitau, en tout courre :
— Iou nauèro seénço det « Lare gascour/ », et 12 d'aquéste mès, en
teatre de Leitouro, preparado per Mu 't douctou de Sardac è presidado
per M. Gauzit, prencipau det coulèdje : deuant près de 250 persounes,
qu'ei parièren M. B. Sarrieu sus « Enric IV ena literaturo gascouno »
(en ensista surtout sus Adèr è J. de Garros) è M. Brégail sus « Era bito
doumestico en Gascounho, en xvmmo sièggle ».
— Es arresultats prencipaus dera Sento Stélo de Narbouno. Noumats
maiouraus MM. Roman, Ginèsto (Proubençaus) è Fournèl (Leiigodoucian);
nou s'en manquèc güaire pareró que passèsse edj abat Bonafont, « Lo
Pastorellet de la Vall d'Arles», è que sérié boun qu'edj Arroussilhoun
auésse en efèt iou cigalo ; esperém tabén qu'edj an que béij, era cigaló de
M. Planté, au-méns, escaira à un Gascoun. Esnauèri 'Statuts qu'an tabén
coumençat d'entra en bigou. V. Bernard qu'ei estat arrenoumat Capouliè
è Camélal Assessou de Gascounho. Tadj an que bén, grani Jòcs Flouraus det Felibridje, tas qui 't Counsistôri counsacre 400 francs ; M. de
Villeneuve que i-ajuste generousouméns 1500 francs. Dilhèu qu'auran lòc
à Toulouso, dabb un coungrès generau det Felibridje. Que tournaram
parla en N° que béij dera questioun des Mantenénces è que daram er'

�87

alloucucioun de M. B. Sarrieu tara taulejado de Fountfréjo, at nom des
Gascous.
— Era hèsto dera « Bouts de la Terrï » à Coarrazo qu'ei estadò at-fèt
arreiissido.
— Es nòsti miélhou bòts tat sòn maridadje à Moussu 't Douctou Sentein Sipière, et nòste debouat Counfrai. Et nòste Président, M. de Bardies, que héc as nòbis, en gascoun, un discours, empliat de courtesiô
aimabblo è de patrïoutisme pirenéne.
HHHH

VIL EncARO un

DÓ TARA

'Scòf.o : .)/. l'abat Foix. ■■■■

Après M. Anthyme Saint-Paul, et distengatch arquéoulôgo, è M.
Planté, et Président dera 'Scòlo Gastoun Febus, que mous auió ta bien
arrecebuts ertgüan passatch à Maubesin-Capbèrn, era nòsto balénlo Escòlo
que bén de pèrde un. aute de sòs membres es mès debouats, M. l'abat
Foix.
Ancièn briibant clèbo è proufessou de Poulinhan, pus becari dera
paròquio Sent-Nicoulas à Toulouso, è mès tart curè de Sen-Blancat
(Sent -Plancard, cantoun det Mourrejau), que s'arrepousauo à Sarp, soun
bilatge tant aimatch ; mès, at lòc d'arrehè-s coumo ac esperauon étch,
sous parénts è sous amics, que s'amourtèc coumo iou candélo, a péno
atjatch de 55 ans.
Ome d;; deué, caperan sense pòu è sénse arrepròchi, Coumengés entellegént, ardént at trabalh, amic de toutos eras sciénços è surtout déra
musico (b. Era Bouts de 1910, p. 191), gran patrïòto qu'aimauo de tout
soun có soun païs è'ra'Scòlo deras Pirenéos. Aimable Counfrai, qui
aurió dit qu'èro pet darrè còp que bous bediòm ara hèsto felibrénco de
Sen-Beriran ?.. Que bous èteh mòrt coumo saben mourí es boúnis caperas, è qu' auétch boulutch èste enterrratch at coustatch de bòsto mai, en
cementèri de Sarp.
Brabe Counfrai, arrepousatch en pats. Qu'espèri que moüs arrebeiram
en moun de deia que nou finira jamès... Atau sió.
Y.-D.

BULLETIN DE

DUFOR.

SOUSCRIPTION

A M. B. Sarrieu, 8, Place Du-Bartas, Auch, ou à M. Périssé, 14, rue
Bayard, Toulouse.
— Je soussigné déclare souscrire la somme de

pour le

monument Bouéry.
Ci-inclus le montant en mandat-poste en votre nom.
Adresse :

Signature :

�BULLETIN D'ADHÉSION
A M. B. Sarrieu, Secrétaire-Trésorier de l'Escolo, 8, Place Du-Bartas,
Auch (Gers).
— Je soussigné déclare adhérer à i'Escolo deras Pirenéos, et demande
) à en faire partie à titre de Membre Actif.
( *
) à être abonné à Era Bouts dera Mounlanho \
— Ci-inclus ) ma cotisation de Membre pour 1912, soit 0 fr. 1 *
) mon abonnement pour 1912, soit 3 fr.
(
— J'y adjoins ( la somme de 1 f. 50 pour recevoir un Diplôme ( franco..
( et la somme de 1 f. 30 paur recevoir un Insigne i *
Total :
A

fr.

c, en un mandat-poste en votre nom.
(Rue, N°)

Signature,

:

, le

Présenté par M.

(Il est entendu que je recevrai les Nos déjà'parus en 1912).

f* Biffer ce qui ne conviendrait pas. —Voir spécimen de l'Insigne p. 2
de la couverture.

Réduction du Diplôme (0

m

55 &gt;&lt; 0

m

45).

�DE ÇO QUE PARLARÀ AQUÉSTO 'RREBISTO
« Era Bouts dera Mountanho » que s'acupará de literaturo, de ciénço,
de tout ço que pouirá enteressá et Felibridje.
Coiimo 'rrebisto literário, que pubblieará pouesiés, eoundes, noubèles,
è auti bèri (è coumbenabbles) eseriéuts en léngo gaseouno.
Qu'estudiarâ es parlas gascous, enta hè les counégue è aprecià.
Que serà erouso tabén de hè paréche toúti 's biélhi doucuménts en
gascoun que l'au pouiran èste coumunicats.

è

Coumo 'rrebisto cientifico, sense cap de pretencioun, que balhará —
en gascoun — quauques crouniques que s'arrepourtarán as ciénces
teouriques è pratiques {matemàtiques, fisico, chiniió, agriculluro, igièno,
endustrió, etc.)
Nou lichará pas tapòc de coustat era istòrio è 's sos érichinhoménts.
Que pouirá mémo traita quauques questious de mouralo.
Enfin, que tenguera 's sòs lectous at courent des ôbres des Felibres
moubemént felibrérçc.
Tas coundes-arrenduts des lous oubradjes, que soun pregats es autous
d'embouiá-les en doubble edzemplári, en tout endicá-mous, se eau, et
prêts des boulumes è 't liberaire aoun es troben.

è det

Edj abounomént ara « Bouts dera Mountanho » qu'ei de 3 fr. per an,
souloméns. Mès qu'engadjam es nôsti brabes abounats à balha-mous,
s'ac pòden, era lou adesioun coumplèto.
Cado membre dera nòsto 'Scòlo que hará soun poussibble ta proucurá
mous, ta lèu que pousque, membres agechénls nóiimbroúsi: mès seram,
è miélhou pouiram hè. E, mes encaro, cadun que mous boulerá ajudà det
sòv sabé è dera sio plumo.
Es qui nu-an pas encaro pagat era lou coutizacioun que haran bièn
d'emboiiid-lo sénsr destrigd-s : à Moussu lï. Sarrieu, 8, plaço DuBartas, Auch (Gèrs) ; atau qu'esbitaran frèssi.

BOUCABTJLARI GASCOUN
Que baram paréche en aquésto 'rrebisto, debadj et titre de « lloucabvtdri gascoun », listes de mots è d'espressious tirades des dibèrsi dialectes gascous. Que i á en gascoun fôrço tèrmes è tournures qu'es tròben
prèsque semblabbles en francès, è que soun coumprenuts faciloméns
mémo pes qui nou counéguen pas güaire 'ra nòsto léngo : nou serà pas
necessari d'endicá-les acitau. Que mous countentaram de noutá, en tout
endicá-n era proubenéneo è balhá-n era traduecioun francéso, es tèrmes
è's loucucious que presentaran quauco particularitat o quauco dificultat ;
è d'aquéro manièro que trebalharam à manténgue è à estiéne 'ra counechénço des arrichéces det lenguadje des nôsti pais.
Tadaquéro ôbro, qu'auram bejunh der'ajudo de toúti's nôsti amies ;
qu'esperam que nou mous hard pas défaut. — Que haran bièn tabéij
es autous, s'empléguen bet-còp en lous artiggles quauque mot pôc usitat
o trop loucau, de balhâ-n en nôto 'ra sinhificaciouij.

�STATUTS DE L'ESCOLO DERAS P1RENEOS
ART. 1. 11 est fondé, pour la région gasconne de la haute Garonne et
de ses affluents, une Ecole féiibréenne qui prend le nom á'Escòlo dcras
Pireneos ( Ecole des Pyrénées).
ART. 2. Le siège de l'Ecole est à Saint-Gaudens. — Elle comprend
trois grandes Sections: : 1° Haut-Commiuges, Nébouzan, Quatre-Vallées
(Saint-Gaudens) ; 2° Bas-Comminges (.Muret) ; 3° Couserans (SaintGirons).
ART. 3. Le but de l'Ecole est de maintenir et de relever la langue
gasconne du Comminges et du Couserans, de conserver les traditions
et les usages locaux, et de développer ta vie régionale
ART. 4. L'Ecole s'interdit absolument toute polémique politique ou
religieuse, soit écrite soit orale.
ART. 5. Les Membres actifs paient 6 francs par an, et ont droit au
titre de Félibres et à toutes les publications de l'Ecole. — Les Dames
sont admises. — Les Bienfaiteurs de l'Ecole pourront être déclarés par le
Bureau général Membres honoraires. — Les Membres perpétuels paient
120 francs et sont inscrits ù perpétuité sur la liste des Membres.
ART. 6. Il est recommandé, en envoyant son adhésion au Bureau
général, d'indiquer, en outre de l'adresse, le lieu d'adoption au point de
vue dialectal.
ART. 7. Il y aura des Groupes locaux là où plusieurs Membres actifs
(b au moins) décideront d'en établir un. Tout Groupe devra se rattacher
à l'une des trois Sections.
ART. 8. Les trois Sections et les Groupes jouiront de la plus grande
autonomie, à la seule condition d'agir conformément aux Statuts, notamment de respecter les articles 3, 4 et 5, et de se tenir en rapports avec le
Bureau général.
ART. 9. L'Assemblée générale de l'École, composée de tous les Membres actifs, doit se réunir une fois l'an. Elle peut modifier les Statuts à
la majorité absolue.
ART. 10. Le Bureau général est élu au scrutin secret pour 3 ans par
l'Assemblée générale. Il est composé d'un Président, de trois autres
membres, ayant rang de Vice-Présidents et réprésentant chacun l'une
des trois sections de Nicole, d'un Secrétaire-Trésorier et d'un SecrétaireAdjoint. — Le vote par correspondance est admis pour cette élection.
ART. 11. Les questions relatives à l'administration de l'Ecole, a ses
publications, à ses fêtes, à ses relations extérieures, sont réglées par le
Bureau général.
NOTA. — Composition du Bureau général pour 1909-1912: Président, M. L. île Hardies, à Soulan, par Aleu (Ariège) ; Vice-Présidents,.
MM. Y.-U. Ihifor, curé de Labarthe de Rivière (Haute-Garonne) [HautGomminges], IL Haid/ian, curé de Villefrancbe-d'Astarac, (Gers) [BasComminges], A. Tculié, directeur d'école à Saint Girons (Ariège) [Couserans] ; Secrétaire Trésorier, M. IL Sarrieu, professeur au Lycée,
8, place Du Parlas, Auch (Gers); Secrétaire-Adjoint, M. J.-M. Servat,
pharmacien, à Massât (Ariège).

Le Gérant

: N. ARADIE.

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              <text>Era Bouts dera mountanho &lt;a href="https://occitanica.eu/items/show/10927"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Era Bouts dera mountanho. - Annado 08, n°05-06 (Mai-Junh 1912) </text>
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