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                  <text>üe Grillon de Toulouse
BOULEVARD DE LA GARE,

« C'est

bien l'eura que TOUS VOUS cachiez,
— liliaçées, grandes tulipes, muguets, —
rozes, pales violètea des bois etpaquerètes;
— les fleurs que nous autres cultivons, —
vous oteront dorénavant — le nom et
l'oneur d'être bêles. »
P. GOUDELIN.

LÊ DITCIOÜNARI MOUNDI
SÉ TROBO :

A Paris, chès A. PICARD et FILS,
libraris, 87, rue Bonaparte.
A Toulouso, chès MARQUESTE, librari, carrièro Sen-Roumo è AL GRIL.

FLORÍS
« B'es ouro qué bous amaguets
Narçisos, tulipans, muguets,
Rosos, mêmoïs è pimpanèlos ;
Las flous qué nous aous cultiban
Bons doustaran, d'aïçi'n daban,
Lé noum, è l'aounou d'èstré bèlos. »
GOODOÜLI.

Flou d'aban primo, ô bïouléto aoudourouso!
En tous frézoua, roujé è pers, pincalhads,
As tros d'uno albo, è, n'embaoumos Toulouso.
Flou d'aban primo, ô bïouléto aoudourouso,
Paros, l'ibêr, d'aqu'es flocs mirgalhads
Damo è griséto, amaï lébito è blouzo.
En tous frèzous, roujé è pers, pincalhads,
Ménos la fam, l'espèr à sazou blouso
D'amours, dé nïous, dé rams, dé camps dalhads.
As tros d'uno albo, è, n'embaoumos Toulouso :
Fi frun, fèlhous en nostré çèl talhads,
Fa'n pruzi's pots pes poutets d'amourouso;
As tros d'uno albo, è, n'embaoumos Toulouso,
En tous frèzous, roujé è pers, pincalhads,
Flou d'aban primo, ô bïouléto aoudourouso !

G.

VlSNER.

Fleur devançant le printems, o violète
fleurante ! — dans tes petits coliers dentelés où roujoie sur bleuté plus d'une
nuançe, — tu tiens des parçèles d'aube,
et tu nous parfumes Toulouse.
Fleur devançant le printems, o violète
fleurante, — tu ornes, l'iver de çes pompons diaprés — dame et grisète, encore
le paletot corne la blouze.
Dans tes petits coliers dentelés où roujoie sur bleuté plus d'une nuance, — tu
aportes la faim, l'espoir en la pure saizon
— des amours, des nis, des ramures, des
champs fauchés.
Tu tiens des parçèles d'aube, et, tu
nous parfumes Toulouse : — suave
odeur, petits pétales taillés dans notre
ciel, — faisant démanjer les lèvres aus
dézirs des baizers d'amoureuse ;
Tu tiens des parçèles d'aube, et, tu
nous parfumes Toulouse, — dans tes
petits coliers dentelés où roujoie sur
bleuté plus d'une nuançe, — fleur devançant le printems, ô! violète fleurante !
G. V.

t

Terre Latine *

Le somptueux poète de Vitraux, M.
Laurent Tailhade, vient de réunir en
un volume, sous le titre de Terre
Latine, les chroniques et fantaisies
qu'il publiait naguère dans l'Echo de
Paris et ia Dépêche de Toulouse.
Elles retrouveront sûrement auprès
des lettrés le même succès qu'elles
obtinrent dans le journal. On peut
dire d'elles qu'elles n'ont point vieilli,
car les travers et les ridicules qu'avec

une verve de bon aloi et de l'esprit
le meilleur, fustige M. Tailhade, sont
deSUíus les temps.
La lecture de Terre Latine est un
fin régal pour les gourmets de belle
langue. C'est l'œuvre d'un véritable
écrivain de race, pour qui l'art
d'écrire n'a plus de secrets.
Fortement nourri de la « substantiflque moelle » des vieux auteurs
latins et français du seizième siècle,
M. Laurent Tailhade ne recule pas
devant le néologisme ou le mot
désuet. Qu'il soit adéquat à la pensée, cela lui suffit. Mais il pousse,
semble-t-il, un peu loin la liberté. En
effet, les expressions bizarres, inattendues abondent chez lui et ressemblent, au milieu d'une phrase de belle
venue, à un pied de nez de gavroche.
Il faut donc, comme l'a dit M. E. Ledrain, « une certaine culture pour le
lire. »
M. Tailhade est un trouveur. Il
invente ses mots, comme il invente
ses paradoxes. Quelle que soit la page
que l'on lise, il s'empare violemment
du lecteur. On s'insurge parfois, mais
on lit jusqu'au bout, vaincu par le
charme qui se dégage de son œuvre.
Cette prose de haut goût, colorée,
harmonieuse, truculente, ces phrases
lapidaires, où la pensée s'enchâsse
comme en un vers ciselé, cette écriture souverainement artiste, en un
mot, font de Terre Latine un livre de
choix.
Quoi qu'il écrive, partout on retrouve le chevalier de l'idéal, toujours
en guerre pour redresser les erreurs
et défendre ce qu'il croit juste.
Aussi sont-elles nombreuses les
lances qu'il rompt contre la prude
mufflerie des Provinciaux qu'offusque
le nu d'une œuvre d'art ; contre la
descendance philistine des Homais
et des Bouvard pour qui Calino seul
est grand ; M. Tailhade ne peut les
souffrir ces béotiens bedonnants qui
ne comprendront jamais que «l'artiste
vrai est le missionnaire de sa race,
le porte-parole d'une portion d'humanité ».
C'est cette vaillance de plume qui
rend Terre Latine si savoureuse et
d'une lecture si attachante. Il y a là
des pages exquises,celles précisément
où la nature combative du poêle fait
trêve, pour s'abandonner tout entier
au rêve et à l'art. Dans cet ordre
d'idées, ses paysages, ses impressions
de voyage, crayonnées sur le revers du
chemin, ont des grâces d'idylle. Mais

tout est à lire. Cependant, à notre
avis, çe qui mérite plus particulièrement d'être signalé, a pour titre : En
présence du bûcher, Dernier refrain,
la Concupiscence du néant où il nous
parle, en familier, des paradis artificiels ; les pages érudites sur Stanislas de Guaita, le savant occultiste,
la chronique émue sur Edouard
Dubus, mort victime de la seringue
de Pravaz et qui eut, comme Tailhade,
« l'appétit des mots biscornus ». Mais
ce qui nous est allé droit au cœur,
ce sont les pages consacrées à la
gloire de Toulouse. Elles ont été
senties et vécues.Qu'il parle d'Armand
Silvestre, le poète des Tendresses, ou
des faubourgs riverains de la Garonne,
des belles Toulousaines qui comme
la Crétoise Ariane, descendent du
soleil » ; du peintre Léon Fauré, qui
délaissa sa vie durant le pinceau
pour la fée verte, ou d'Auguste Fourès,
le dernier Albigeois, Tailhade n'a qu'à
ouvrir son cœur pour que sur son
style tombe comme une poussière
d'or. Partout, dans Terre Latine, on
sent le poète, le penseur et l'érudit.
Il semble dépaysé en notre époque
de veulerie et de mercantilisme, où
les consciences sont à vendre, où
l'idéal est banni. Et c'est pourquoi ce
désabusé de la gloire a pu dire que
c'est «folie de poursuivre parmi l'outrage, la haine, la bêtise et l'ignominie
des concurrents, cet ironique prix, la
renommée. Ne serait-il pas plus beau,
plus fier, plus spirituel aussi, d'attendre — bras croisés — la fin reposante des choses, le baiser secourable
de la mort? »
Nous souhaitons qu'il en soit autrement pour M Laurent Tailhade et
pour l'honneur des lettres françaises.
MASCARILLE

Les Fêtes de Gascogne

•

Brabo ! brabissimo ! Anfins, sé ba
fa quicom en fèstèjados miètjounalos
oun lé félibrijé proubençal séra pas
tout. Es pas trop lèou qué dé Bourdèous à Mountpélhê, les qu'aquïou
bibèn fascan bézé qué y a mai qu'en
Proubenço dé soulel, dé flous, dé
cansous é d'arlisticos gayétats.
Ben dé s'acampa 'n coumitat à Paris per fa dé fèstos litérarios è artisli-

�Lé
cos en Gascougno è 'n Lengodoc. N'y
fan : MM. Georges Leygues, Falguières, Denis Puech, Labatut, Marqueste,
Clausade, Jean-Paul Laurens, Henri
Martin, Benjamin Constant, DebatPonsan, Rixens, Calbet, Armand Silvestre, René Maizeroy, Gustave Guiché, Marcel Prévost, François Fabié,
Bousquet, Henri Lapauze, Gaston Calmette, J.-B. Gheusi, Jean Gascogne,
J. Labadie, Lagrave, Miquel Zamaçois, Boyer, d'Agen ; Edmond Harancourt, Jean Rameau, B. Marcel, Albert Sarraut, Paul Vidal, Salvayre,
Blagé, Gailhard, de l'Opéra ; Forichon,
le général Nismes ; Chaumié, Silvain,
Gazave, Rodière, Talon, etc., etc.
Lesmunicipes d'Agen, dé Toulouso,
dé Carcassouno an proumes touto
lour ajudo, es diré qué sé fara bèl è
qu'es pas las noutabilitats dé tout estat qu'y falsaran, bélèou, à l'azempré.
Brabo ! en atenden tourna pariané.
LES DEL GRIL.

LE PAYS ET LA PAYSE
Le Janou à ses parents
Mon cher mèr, ma chèr pèr.
Les jours ils sont ici vien plus longs
qu'à la maison. Boilà à peine un mois que
je suis encaserné, et ça me semble qu'il y
a plus de trois ans. Quoi ça sira quand il y
aura trois ans !
Nonobstant et par conséquent, je m'ennuie à en mourir pour toujours. J'ai la
languine de ne pas reboir le pays. Oh !
c'est vien écuisant l'assence !
Et encore tout ça ça sirait rien si Rose
il m'abait pas trompé 1 Mais il m'a trompé,
la guse, d'abec un vrigadier de l'artillerie,
un grand-grand qu'il est né natif du côté
de chez nous. Elle m'a écrit qu'elle a fait
un enfant veau et grand et qu'il me ressemble à moi qui suis petit-petit !
Que feriez-bous à ma place, mes chers
pèr et mes chers mèr ? Faut-il me désespérer? faut-il bibre abec le déshonneur?
Ecribez-y à la Rose pour y reprocher ça,
et dites-y que si elle y rebien sans ma
permission, je lui pardonnerai plus, quand
même le sien potache il serait le Sis du
von Dieu et quand même qu'il aurait ôté
mis au monde par l'opération du SaintEsperrit !
Pour lors et en attendant botre réponse,
je bous emvrasse tous deux, et c'est avec
les larmes sur ma plume que votre fils il
bous enboie sa sinnature.
JANOU.
Les parents du Janou au Janou
Notre cher Janou,
Si nous poubions tedésencaserner, pour
sûr que nous serions les plus contents de
tout notre billage. Mais comment donc
qu'il faudrait faire ?
Es-que la Rose, par la protection de
son vrigadier, il pourrait pas faire quelque chose pour toi ?
Nous allons le lui proposer de ta part.
Si elle le poubait, quand même elle te
ferait un Janou de plus, tu pourrais lui
pardonner.

FEUILLETON DU « GRIL »

5

L'INCONSCIENTE
PAR

TIBULLE TENDRES

Mais avec un air qui veut être méchant et qui ne sait point l'être, elle
se redressa, pareille à la statue de la
Pureté profanée,et,approchant sa bou"
che des lèvres de son amoureux, elle
le mordit cruellement. C'était le divin
Archer qui, par elle, se vengeait de sa
défaite. Le sang coulait, et devant sa
blessure, les illusions de Sylvain Clairval s'envolèrent aussitôt. Il y eut un
moment de silence, — une éternité,—
qu'Iza,contrite,interrompit d'une voix
très calme et très douce. Mais tout
était fini, et le livre de leur bonheur
'était fermé à la première page. Ils se

Un enfant de plus à la maison, ça s'y
connaîtra pas. Au lieu de faire bénir trois
cochons, nous n'en ferons bénir que deux.
Et, toi, ça fera trois, et l;js deux fils de
Rose ça fera cinq, et elle ça fera six, et
nous ça fera huit pour une métairie de
trois pères et de deux mères.
Réponds-nous pour nous dire si tu penses que ça peut aller comme ça.
Et crois à l'affection toujours croissante

de
Ton pèr, FRANÇOIS,
Ta mèr, JANETON.
Pour copie conforme .•
RYP.

PER UN COUNSÉLHÈ

Gril

f sans trêve sur son existence dé-! senchantée. Mais, un jour, ne pou-vant étouffer les appels instinctifs3
des sens affamés, elle livra à son1
époux une suprême bataille. Câline, avec des chatteries suppliantes, souverainement capiteuse
sous son empourprement voluptueux; elle mendiait des baisers,
demandait à connaître l'enchan-[
tement mystérieux de la première&gt;
étreinte. Vaincu, M. de Fontainei
céda. L'épreuve fut lamentable..
Epuisé, brisé, impuissant désor-■
mais, il faisait appeler le lende-■
main son docteur.
*

Sus la plaço del Capitolo, à 'n cafè
protché lé téatré, lé papa Bégué, dé
Sent-Subra, lé bièl countroullur qu'a
bist passa dins sous dits las bilhétos
d'intrado à l'Opéra dé tant dé jénéracïous, fa 'no partido dé cartos ambé
l'ancièn d'uno oustalado dé jousïous
del quartiè.
Soun à fi dé partido. Bêguè ben dé
gagna è dits al coumptadou quél'aoutré y dïou sèt sos.
— Ah non,pèrre Bëguê,nous ne faisons que trrente centimes, rrrien
plus... saditslé Jousïou en fan souna
las R's.
— La despenso, moussu M..., disio
lé prumiè : la despenso, uno counsoumacïou.
— Non, pèrrre Béguè, trrrente
centimes !
— Macarèl ! Quinos ressègos I Tirariots pélèou un pet dé l'estatuo dé
Riquet, qu'un sôou del poutchou
d'un Jousïou !!!
L'ARMASSIÈ.

UNE

VICTIME

— SUITE ET FIN —

Frémissante comme une jeune
vierge qui ignore encore, elle espérait trouver, malgré tout^avec
son époux, les joies pressenties
et longtemps rêvées, ouïr les
phrases éperdues, bredouillées
sur l'oreiller, lèvres contre lèvres,
dans les délices de l'étreinte. Rien
de cela. Des caresses banales et
des conseils paternels, ce fut tout.
Ignorante, elle acceptait ce semblant d'amour sans se rebeller,
sans demander davantage. M. de
Fontaine, d'ailleurs, s'entendait à
merveille à l'amuser avec sa blague facile, à la tromper en lui
prêchant un idéal sentimental de
la vie à deux. Il endormait ainsi
les viriles ardeurs de son épouse
et chassait de sa tête, avec un demi-baiser qui effleure, les illusions aimées.
Cependant Elisabeth se sentait
devenir femme, et, superbe, elle
naissait à la vie charnelle. La
nostalgie des bonheurs refusés
l'envahissait ; elle se lamentait

Ecœurée, mais soumise, Elisa-■
beth Marlow emportait en son
cœur blessé la chimère abolie du1
bonheur. Elle s'enferma seule.'
Morne, désillusionnée, elle voyait
maintenant qu'elle n'avait épousé
qu'un fantoche, — un pseudo-mari
qui ne pouvait s'attarder dans.
l'alcôve conjugale.
Elle se dégoûta de lui, et aurait,
pu faire des papillotes de son
contrat ; mais, fière et honnête,
elle préféra se condamner à subir
son époux, à traîner sa rancœur
comme un boulet, son cœur
ayant encore l'espoir d'une résurrection consolante, d'un au-delà
meilleur, où l'existence serait
peut-être moins cruelle. En attendant sa santé s'altérait, dépérissait. Un mal de langueur la minait sourdement. Et comme une
fleur superbe à qui manqueraient
les caresses du soleil, elle mourut chaste et fidèle, en emportant
dans la tombe, ainsi qu'un trésor
inviolé, les serments de l'autel.
Adrien DESGRIEUX.
,

PAGES OUBLIÉES
L'Aveugle
«Quand venait l'hiver, j'avais l'habitude, tous les soirs, d'aller passer la
veillée dans l'arrière-boutique de
Moussu Pinsaguel, l'apothicaire de la
rue des Treize-Cocus. Là, entre amis,
et au chaud, al caoud, nous faisions
de bonnes parties de quadrette.
Moussu Pinsaguel, ça faisait un, —
Jolys, l'épicier, ça faisait deux, — Puycelsi, le menuisier, ça faisait trois, et
moi, ça faisait quatre. Nous nous
attablions, et joue que tu joueras, jogo
qué jougaras, jusqu'à ce quela lampemodérateur de Moussu Pinsaguel s'éteignit.
J'ai un défaut, — je l'avouerai ; je
m'endors facilement,/aci7to/ne/i, après
mes repas. Et c'est un reproche que
me fait la femme ! Que voulez-vous y

séparèrent donc sans une parole d'es- j baiser, les secrets de la pensée, puis
pérance, sans un serrement de main, ! une heure vient où, inconsciemment,
car dans leur cœur ils venaient d'en- ! on se sépare sans adieux. C'est alors
; qu'on apprécie, par la douleur qu'on
sevelir l'Amour.
éprouve, combien était solide le lien
V
qu'on prenait volontiers pour un fil
de la Vierge.
Une rupture ! Il n'y a rien d'aussi
On en meurt parfois de ces rupdouloureux pour ceux qui ont aimé
tures! Car on ne peut oublier les lonsincèrement que ces séparations, car I gues heures de joie qui enchantaient
la femme qu'on abandonne laisse tou- l'existence, à moins que le cœur ne
jours dans le cœur une trace lente à
s'ignore lui-même. On languit loin
s'effacer. On éprouve une impression
de la femme aimée ; on voudrait la
de vide qui ressemble d'abord à un rappeler, et, pour renouer le passé,
veuvage ; on a beau chercher l'oubli
on se traînerait à ses genoux, les
avec d'autres créatures, qu'on ne ' mains suppliantes, prêts à subir toupeut se défaire du vague ensorcelle- i tes les humiliations, décidés à tout
ment qu'a laissé en nous celle on a
accepter.
aimée. On est deux, on a partagé
Aussi, se plalt-on toujours à projoies et peines, on s'est habitué à
longer le souvenir de l'amante, afin
vivre ensemble la main dans la main, ; de revivre en soi les douces heures
à chercher sur les lèvres, avec un [ d'autrefois, — ces heures qui nous

faire? C'est plus fort que moi. Dès que
j'ai mangé, sur la digestion, voilà que
je ferme les yeux et que je ronfle ! Ce
que c'est que d'avoir le tempérament
sanguinaire.
Quand je fais la partie, il faut qu'on
me secoue, à tout moment, pour
m'empécher de dormir.
Puycelsi, le menuisier, est comme
moi. Il s'endort facilement. Mais, depuis qu'on lui a joué le tour que je
vais vous raconter, il ne dort plus en
jouant. Et ça m'a servi de leçon, —
m'a serbid dé litsou .'
Un soir, Puycelsi, qui était avec
Moussu Pinsaguel, ferme les yeux; sa
tète s'incline sur sa poitrine. Il balbutie quelques mots, et ses mains laissent tomber les cartes sur la table,
sus la taoulo.
« Ah! non ! c'est une farce ! s'éc'ria
Jolys, l'épicier. Il faut que ça ne lui
arrive plus. Donnons-lui une bonne
leçon. Qu'en dites-vous, Moussu Pinsaguel 1 »
Moussu Pinsaguel répondit : « Soit !
Et comment ferez-vous ? &gt;
« — Laissez-moi faire ! répliqua ce
brigand de Jolys. »
Í
Qu'est-ce qu'il fait ? Qué mé fa ? il
éteint la lampe et dit à Moussu Pinsaguel : « Jouons toujours comme si
nous étions éclairés, — esclaïrads. Et
toi, Barraban, secoue ce fierai de
Puycelsi ! »

Je remue Puycelsi ! Moussu Pinsaguel et Jolys jouaient toujours.
« Cœur, criait l'un.
J~
— Je coupe.et atout ! disait l'jaatre. »
Puycelsi se réveilla ; et, tout surpris, il s'écria : « Jès! comment! Vous
{i^Juez, sans lumière, sens lum ? »
/
Moussu Pinsaguel : « As de trèfle !
Jolys : « J'ai du trèfle ! — et s'adressant à Puycelsi : — Et qu'est-ce que
tu nous veux?Tu es aveugle, sans
doute I Atout du valet !
Puycelsi se lamente : — Ohi l mon
Dieu 1 Je n'y vois pas. — Ybézi pas.
Mais ce n'est pas possible !
Pourtant, j'ai beau me frotter les
yeux, mé fréta les èls, — les ouvrir,
les durbi, — je n'y vois pas, y bézi
pas l
Moussu Pinsaguel : — Cœur, le roi !
Laissez-nous tranquilles, Puycelsi !
Vous êtes un fameux farceur !
Jolys : — J'ai du cœur, mais du petit ! Eh 1 tais-toi, calo-té, espèce de
radoteur I
Puycelsi : — Mais c'est que je n'y
vois pas !
Auguste

FOURÈS.

(A ségui)

font sourire parfois et qui, parfois
aussi, nous font pleurer.
C'est le cœur meurtri par sa rupture avec Iza que Sylvain Clairval
souffrait, devenait morne ; aucune
distraction ne pouvait le détacher de
ses pensées. Raillé par ses amis, Stanis, Mordoré et autres viveurs qui
n'ont jamais connu de l'amour que
les délices tariffées, les chagrins de
Sylvain Clairval ne faisaient que se
raviver, car il ne voyait qu'une chose
dans la vie, Iza ! L'oublier, c'était
faire un sacrifice auquel il ne pouvait
souscrire ; l'abandon de tout ce qui
palpitait en lui.
(A suivre).

Tibulle

TENDRÈS.

VIENT DE PARAITRE:

L'ENFER PASSIONNEL
Par J.-Pélicieu COURT

�Lé Gril

Amourousés Transidis

DITTOUNS MOUNDIS

Lé Touènou èro souldat al 145° dragouns en garnizou à Pépusco, ço qu'y
permétio dé béni souben en permissïou à Soupotard son païs natal, abio
dé bounos razous p'r aco fa,y abio sercad à s'y fa uno amourouzo d'uno
poulido brassoulhèro.
Un joun qué lé soulel rajoulabo
fèrmé, nostré dragoun lé cor en tac,
rencountrèc la Catinéto qué sé passé~jabo à mièc-cami pel parc del castèl,
amé la filhéto des mèstrés qu'abio
siès ans ou sèt al maï.
Despèï loungtems déjà nostré amie,
abio-bé ensajad d'arrapa lé cor dé la
présado sirbento, mès y ayo pas à fèt
réussid, ô aquel joun sé pensée qué
sério bélèou maï urous, è la coujo dé
couïrô pla paousado sul cap s'en benguèt trouba la goujato per y fïoula à
las aourélhos la bièlho cansouquéles
amourousés canton dempèï lé bout
del moundé, toutjoun la trouban
nobo.
Talèou qué l'aoujèt bist, la Catinéto
sé couflèc dé plàzé, èro un tant bèl
orné, lé Touènou, è aquel aïrésouldat
y fasio pas tort, al countrari. Per pas
èssé dérengads dins lour paraoulis
amourous, sé birébon cats al cantou
del parcpléd'oumbrosè réfrescad per
un bassi, budé à n'aquel moumen,
fcaquïou sérion pla — è la plaso sé ranK'io, bélèou ! — pensabo lé dragoun en
Br souldat.
B'S'abisèbon pas mai dé la filhéto des
Rièstrés ayon quicom dé mai sérious
la fa è countugnèbon lour passéjado
ipatsal bassi en sé panan calquis pouKets ; en bèzenlé bassi budé, lé TouèInou, delcopaoujècun idèyo mariolo,
■sé pensée què la campano dé fèr qué
Koufabo les pissarols dé l'aïgo, sério
En poulid sièti, è sens y démanda perRnissïou d'un rébèts dé ma, t'enlèbo la
Jçtotinóto é sé ban sièta dessus la cam-

Bouyé sens barbo,
Fa 1' sol sens garbo.
Laboureur imberbe,
Fait l'aire sans gerbe.
*
Bram dé saoumirèl
Nou mounto cats lé cèl.
Braiment d'ànon
Ne monte au ciel.
Cado fad a soun sen.
Chaque fou a son bon sens.
Cad'oulo trobo coubèrtoulo.
Chaque pot trouve son couvercle.
*
* «
Cadun sentis
Ount y pruzis.
Chacun sent bien
Où cela le démange.
LÉ TUTAÏRÉ.

PES TÉATRES
GAPITOLO
« Jessica al Capitolo. »

A estad per toutis uno grando
fèsto la répréséntaçïou prumièro
d'aquel oubratché mèstré d'un
èfant dé Toulouso, qu'és pas l'uno
dé sas mendros gloriós è an qui
dibèn lé cant tant poupulari dé
^XquifetSi y racountabo sas doulous, nostro tindaïro citad.
l'amour qu'ayo per èlo è jouts l'éfèt
E' sé parli aïcïou del darniè
del soulel è bélèou jouts la calourouso
amistat del souldat, la poulido drollp
nascud
dé Louis Deffèses mai pel
s'abandounabo, anabo téni aban âè^
proumélré.
païré qué pel fil ou, ço qu'és maï
D'aquel tems la filhéto èro arribado
élo tabès, al bassi, è, just darnièl'es- étsat, per la filho.
quino des amourousés, abio troubad
Loungo ès la plancarto oun sé
plantad dins un traouc un bouçi dé
léjissen
les trabals dé Deffès,
fèr qué fasio pugnado, è acos l'ayo arrestado, curiouso, è, trafiquet coumo loungo coumo sa bido pla ménado
sounles maïnatchés, aoujèt lèou troudé paléjaïré balént, jamaï cansad
bad létrucd'aquélomanibèlo... anads
bézé coussi s'en serbisquèt.
al laouratché è sé pot diré qu'aLé Touènou calfabo fèrmé la Catinéto, qu'èro roujo coumo lé soulel qué quél n'a pas panad sous laourèls.
sé coùtcho ; anabo féni dé la gagna,
L'amo claoufido dé raïs trélula droulléto birèc tout d'un cop
la claou del bassi, siès pissarols rajouzénts del soulel miètjounal, a
lèbon amé tant dé forço jouts les coutilhous dé la Catinéto é dins l'esquino cantad naout è bèlomén, pourtad
del dragoun, qué sé troubèbon amoursus las alos dé l'armounïo, dins
radis dins lé bassi qué déjà s'enplélé çèl blu qué y ès tant car è, blus
nabo.
Nostrés amourousés transids sé coumo aquél çèl, razounara touttirèbon d'aquïou trempés coumo dé
guils é l'amourouso calou èro désen- joun lés aïrés méloudïouzés sourdudo à... zéro, qu'apèlan.
tids dé soun cerbèl enspirad.
Paouré Touènou, ta pla coumença è
Defíes ès, pla sigur, lé pouèto dé
ta mal féni, es abô dé magagno,
la musico è jamaï aoutan qué
bélèou ?
J. LÉTOURNUR.
dins soun cor la pouèsïo nou
troubara dé milhouno sor.

Sous un parapluie
Il pleuvait. C'était nuit et c'était en juin.
J'étais encore à l'âge où l'on fait le faquin.
J'avais vingt ans, je çrois, ou deux de plus à peine.
Je n'aimais point pourtant à faire de fredaine.
Cependant l'herbe tendre et plus souvent, je crois,
Le coup d'œil langoureux d'un tout mignon minois,
Mettraient en appétit même un révérend père.
Jugez-en par les faits : voici donc mon affaire.
Comme je cheminais sans craindre aucun danger,
J'entends derrière moi venir un pas léger.
Et puis, me retournant, je vois une gamine,
Mignonne et belle et grande et riante et divine,
Baisser timidement la paupière et le front,
Sous l'averse qui tombe épaisse et bien d'aplomb,
Car l'enfant n'avait rien pour abriter sa tète.
Ah ! quelle occasion pour faire une conquête !
Pas n'est besoin, je crois, d'être un vrai don Juan,
Pour faire un brin de cour à quelque tendre enfant.
Cependant tout-à-coup la panique me gagne,

Paouré grilhot, escapad dé la
tuto païralo per aouzi las béoutads d'uno musico rajento d'enjénïo è dé mèl, anirèï pas ensaja
aïcïou un cri-cri pallufècàl'aounou
dé l'obro è del pla prèzad coumpousitou.
Saquéla lé brabé Moussu Defmèsmé permétra d'y gaouza diré,
à el, lé sustén amourous dé la
lenguo moundino, qué coumo
fusquèt l'estélo dé Mengaud, fara
maï luzent lé lugra qué mé dérébèlhtf à l'albo è mé boutara jouts
lasalétos dé pus poulidos cansous.

floupado dé souérados qu'an faït lé
bounur des uns è lé plaaé des
aoutres. Poudèts crézé qué Moussu
d'Albert a pas marcandéjad l'éstoffo per fa d'aquél dramo unibersèlomén counéscud un espectaclé
sens parél è tal qué jamaï cap dé
Toulousèn n'aoura bist.
As persounatchés, pla caouzids
è aprésis en counséquenço, sé
juntara dé taplèous bibents estabournissens dambé dé couslumes
aoutan luzents qué noubèls qué
faran courré sigur pla maï qué les
dé nostro bilo.
Las pensïous séran pas las
BARIÉTATS
darnièrosàbéniaploudià'n aquel
Mé pourïon fa faouto dé passa grand ébènomen doun tournarèn
jouts les artels uno pèço dé parla espécialomen.
M. J. Mandement qué s'apèlo
FlOULÈL.
Counté d'Armor è qué sé jouguèt,
NOUBÉTATS
fa calqués jouns, sur nostré séFamuso quinzéno aquesto ; les
gound téatré.
Dirèï pas la caouso — es trop Lothes fasion un poulid trabal as
loungarudo — è bous boli pas fa annèls ; lé coumiqué Sil-Ver es
un cantaïré dé prumièro flcèlo ;
badalha.
D'alhurs lé sutjèt ès counescud un boun début dé madoumaïzèlo
è lé farioï pas milhou counéïssé. Volzianne, etc., etc.
Dilus passad début supèrbé des
Alabets médémoro pas qu'à pensa
tout soul qué M. Mandement es duétistos Sambil's,mès la calhibo
un noubèl qu'aïmo les bèrsés, dé la sazou es aquel saoutaïré
mès à'n qui manco encaro un amériquèn J. Higgins ; chèsus !
paouc dé plumos per boula ou, qu'unis saouts, ma maïréto ! You
sé préférads, per escrïouré. Lé podi pas saouta un ayèro un paou
tems è lé trabal y séran bouno largo. È el saouto de pilots dé
ajudo è crézi pla qué des dus carrièros, dé bouéturos, un chaMandement sourtira quicom. En bal, toumbo sus yoous sans les
atendren lé maïnatché gastad a coupa. È sé serbis dé l'aïgo d'un
faït trabal dé jouènesso. Un pit— grazal per s'enaïra. Quin moundé
chou pécadotqué per moumens sé tabès !
Dimars passad un bèl début dé
sap fa perdouna. È you y perdouni, lé prumiè, parçoqué à trop dusitalièns,lesLuipoldo, québouléjid Rïchepin è qué Richepin a lègon les pèses dé mèstro faïssou.
La diretcïou cèrquo encaro quimancad destinta sus maï d'un
com
dé pus fort : qué nous ban fa
endret qué mé brembi. N'en féliciti pas mens M. Mandement. encaro bézé moun D'ïous !
Moussu Comtesse abio, parés,
escribud uno particïou per acoumpagna lé talhou; sou.lomén aquélo
musico sé dïou jouga à la cabo ou
al galata, per èssé entendudo dé
lèn è, coumo mé fasion brut dins
l'esquino, nèï pas pouscud amassa
lé mendré mos.
Métrigo dé n'arriba à la Passïou,
en saoutan as pès junts sur uno

Mon esprit est obtus et je bats la campagne.
Je suis pris. Je ne sais ni parler ni crier,
Je voudrais cependant humblement la prier
De vouloir accepter, si cela ne l'ennuie,
De venir s'abriter là, sous mon parapluie.
Mais voilà,
Bref, je me
Pristi ! me
Te suivrait

si j'allais d'un mot l'effaroucher !
sens benêt et sans oser broncher,
dis-je enfin, cette belle petite
pas à pas et tu ferais l'ermite,

L'imbécile, le turc, le niais, le paysan 1
Non, non, me dis-je enfin et je vais l'abordant :
— Belle enfaut, voulez-vous faire chemin ensemble !
Il pleut si fort, voyez, que de froid moi je tremble.
Acceptez, s'il vous plaît, la moitié du pépin.
J'irai jusque chez vous, nous causerons un brin.
Alors la chaste enfant, en redressant sa taille,
Me dit ces quelques mots en voix de basse taille :
— Bous eï pas pla coumprés : qu'es dounc qué m'a[bèts dit ?
Es bélèou qué m'aïmats ? N'èts pas prou dégourdid.
— Je ne dis pas cela, ma chère demoiselle,
Eh quoi ! vous seriez donc sérieusement cruelle ?

BlROLORGUÉ.
L'AÏOLI d'Abignoun, balho aquesté
cot, en despart del numéro la « Taoulo di
Matèri », es diré : l'enségnadou dé ço qu'a
parescud dins lé journalet deapèï 1891.
Aco sé bend pertout dèx sos.
Lé * Ditciounari Moundi » (dictionnaire de la langue du pays toulousain)
dé J. Doujat, empéoutad per O. Visner.
Sé mando del Gril, per posto, countro
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Emprimario espécialo dé « lé Gril » Toulouso.

— Saourets qué n'aïmi pas brico les coumisots,
E bous poudèts dé you, pensi, fréta les pots.
Aro se tant boulèts, jouts bostre paroplèjo,
Me para le broulhard qué pel moumen m'assièjo,
Per acos, dizi pas.
— Et vous restez bien loin ?
— Oh oui, là-vas, là-vas, dans le dernier recoin.
0, merdo 1 sabi pas en francès bous o dire,
Coumprenets lé patouès, bertat, aïmats à rire ?
Saourets dounc qué you souï la grando Janetoun,
E se boulets quicom, bendrets al Saouze-Loung,
Car me jaouti dé bous coumo del reï dé Prusso.
Eï saourets, y-a lountems, un regaoulé palusso.
Un grand pla rechampit qu'apèlon Pot-de-Mul,
E qué percho, la neït, là-bas débôs Rangul.
Aquél, sé bous bézio courtisa sa boultaïro,
Bous pouïro, moussurot, acatsa la salsaïro !...
C'en est trop, je laissai là mon illusion,
Et je n'ai jamais plus cherché i'accasion
D'accoster une enfant à figure angélique.
Oh ! non, non, messieurs, car qui s'y frotto s'y piqae.
RYP.

�Gril

DE HYNOFTIQU

LA SARTAN

PIAT. 4893.

I

SU

OU FUÈ C , DO DISSATO

Contre toute sorte de Douleurs

Troubairé-Direitour :

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LE RÉFORMISTE (en ortografe simplifiée'.
Directeur Jean S. Barés. Bureaus, 18, rue du Mail,
Paris. Paraît le 2e et lo 4° vendredis de chaque mois
et poursuit :
La simplificacion de l'ortografe, la supression des
octrois, le relèvement de l'agriculture et de l'élevaje,
la diminucion du nombre de nos léjislateurs et de nos
fonecionaires.
Il veut dégrever tous les travailleurs, en prenant
au superflu l'équivalent de ces dégrèvements.
Prix d'abonement annuel. — Paris, 3 francs.départements, 4 fr., Etranger, o fr. On s'abonesans frais à
tous les bureaus de poste français.
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d'Europe, les vieux timbres de France (République de 1848,
Empire, Emission de Bordeaux (1871) et les timbres de journaux.

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Journaou Poupulari

Du Docteur SUR VILLE

2

DICTIONNAIRE FRANÇAIS-OCCITANIEN

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Billets d'aller et retour de première
classe, à prix réduits, délivrés :
i° Pour Séville, du 25 mars au 27 avril
1898 inclus, valables pour le retour, jusqu'au 10 mai suivant :
2° Pour Madrid, du 30 mars au 9 avril
1898 inclus, valables pendant 20 jours à
partir de ht date do l'émission au départ
de : Bordeaux-Saint-Jean, Auch, Agen,
Toulo use-Matabiau, Montauban, Mont.»
de-Marsan et Tarbes.
Ces billets d'aller et retour sont délivrés,
en outre, à toutes les gares et stations
intermédiaires comprises entre la gare
d'émission et la gare frontière d'Endaye,
pourvu que la demande en soit faite 48
heures à l'avance, à la station d'où le
voyageur a l'intention de partir.
(Voir l'Affiche spéciale pour les prix et
les autres conditions)

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C.I.D.O.

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              <text>L&amp;eacute; Gril &lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/11289"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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