<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="12171" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/12171?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:43:33+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="32480" order="1">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/ebaac9b4e7f4f95a1ed8ae37c162ebfd.jpg</src>
      <authentication>f47f3a0a6faa0b83a402db034f4640b0</authentication>
    </file>
    <file fileId="32951" order="2">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/cf421bc20d27f6d2157b17ca4e221fbb.xml</src>
      <authentication>6442bb8029348276e37b76a31d4c2bf7</authentication>
    </file>
    <file fileId="32952" order="3">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/29ebf48bbd66f989e1417adc520ed7f8.pdf</src>
      <authentication>6b6a7ac698ef7f300d38efcdc07ebf3a</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="612088">
                  <text>1 de Mai 1924

Cinquièmo Onnado. — N° 50

L0 C0BRET
DE

L'ESCOLO

OUBERNHATO

E

DEL

JIOURNAU

NAUT-MIEJOUR

MESODIE

ODESIOU 0 L'ESCOLO OUBERNHATO : DÈT froncs
E l'on o lou journau per res

Lou Journau se bend bint sos lou numéro
@
L'ORGINT :

O M.

@ Embouia.

DEI.TEIL,

Noutari, dobaire, Ourlhat.

LES POPIÈS :

O M. H. DOMMERGUES. pitcbiouno corrièiro
Gazaud. Our'hat. secretari.
Toute ri intimation au sujet de numéros non reçus doit être
adressée dira iement au Secrétariat, ainsi que les journaux et revues
pour échange.

Lo bouole, lo Morianno,
Lo l)ouole, omai l'ourai.

^Sí
©

La copie doit parvenir au Secrétariat (petite rue Gazaud) avant
le 10 de chaque mois, pour insertion au numéro suivant.

(Bonrrè'w d'Oubirnlio.)

Per ligi " Lo Cobreto
Moiidage.
2. Académie des Jeux floraux de Toulouse.
3. Adjudication de Lo CobMo,

4. Jeux Moraux.
5. Nos Félibréeis.

6. Conférence de M. Joseph Volpilhac.
7. Porlicado de M. Pages.
8. Uno fomuso poscado (A, Du3Sf:nnK).

9. Remerciements (A.

Ai se pronounço : ay.
aou.
ei
—
—
ey.
èi
—
èy.
—
eu
—
—
cou.
èu
—
—
èou.
—
oi
oy.
ÒU
—
oou.
lh
—
11 (mouillés).
nh
— ■ gn—
j
M
ch
—
tch.

au

Ex. : Fai, fardeau.
—
Mau, mal.
—
Dei, des.
—
Soi, sureau.
—
Scu, suif.
—
Lèu, bientôt.
—
Loi, les.
—
Póu, peur.
—
Bièlho, vieille.
—
Gonho,chienne
jour, jour.
—
Cbobal, cheval.

DyssERHE).

10. L'Attelage préféré (EUENNE
11. Chronique musicale (P.
12. Les revues félibréennes.

MAKCENAC).

OBIS

REDON).

Les omits que nous embouoiou de lus pèços pçr
Lo Cohreto seròu toujours plo brabes de le i nous monda
dohoni ton dH de cado mes. Autromeu, des coUOps que
li o, serions oublijats de los poussa entusqu'o] numero
d'oprès.

à*

�LO COBRETO

2

DVEoricLstg-e
Qprendons om lou pu:; bèl plose lou moridage de
nostre botin escouliè M. P. Miremont, prouíessour
o Terrasson. (Daurdourtho), om Modo(umeisè!o Germaine Faucher, preceturo.
Mondons os dons nobis, joubes è brobounèls, nostres nülhours sowhèts de botinur. Que siascou hirious
è qu'ajou deis efontous brabes coumo gueches è qu'aimou conmo gueches nostro jonto lengo d'o!

99@9i§H§H^9999999999®9999

Les manuscrits, qui devront porter en tête l'une
des deux mentions : série des école; ou série des
adultes, ne devront pas être signés; mais être marqués
d'une devise qui sera reproduite sur une enveloppe
cachetée, contenant, sur un carré de papier, le nom
et l'adrsese de l'auteur.
Ces manuscrits seront adressés à M. H. Dommergues, secrétaire de YEscolo Oubernhato, petite rue
Cazaud, à Aurillac, avant le 10 juin 1924.
De nombreux prix et mentions seront décernés.
Avis aux nombreux et fervents amis de la lev.go
meiralo.

Académie des Jeux floraux de Toulouse
Nous avons appris avec plaisir le nouveau succès
remporté aux Jeux floraux de Toulouse par notre
confrère Louis Delhostal. il a obtenu: i° pour si
pièce manuscrite loti Bonnur, une primevère : :&gt;° pour
son livre !o; Piados, un rappel de primevère.
Nous lui adressons, au nom de YEscolo Oubernhato,
les plus vives félicitations.
Nos félicilations également à M. E Vidal, qui a
obtenu au même concours une ment;.m honorable
pour sa pièce Sirzentes.

Adjudication de " Lo Cobreto "
Conformément à nos statuts, l'impression rie
lo Cobreto vient d'être Sownise â une nouvelle adjudication pour une durée d'une année. C'est M. Rubens
Lescure qui a été déclaré adjudicataire.
iNous tenons à faire remarquer, à cette occasion,
que le Comité de l'Escolo Oubernhato n'a eu qu'à se
féliciter des relations qu'il a entretenues avec les
adjudicataires successifs, et du travail soigné et consciencieux qu'ils ont fourni. Nos lecteurs ont, d'ailleurs, pu apprécier le bon goût apporté à la disposition
matérielle de notre revue.
Nous sommes heureux de féliciter les tvpograrihes
et linotypistes qui contribuent ainsi à donner un
excellai;- renom à l'imprimene aurillacoise.

99999999999999999999999

JEUX

FLORAUX

Le Comité de YEscolo Oubernhato a décidé d'organiser en 1924 des jeux Floraux ouverts à tous les
écrivains de langue d'oc.
Ce concours littéraire, dont s'excluent volontaire
ment les membres du Comité de YEscolo, comprendra une section de Poésie et une section de Prose.
Chaque section se divisera elle-même en série de;
adultes et série des écoles.
Chaque pièce ( poésie ou prose) ne devra pas dépasser 150 vers ou lignes
Pour la poésie, tous les sujets et tous les genres
seront admis. Pour la prose, il sera pris comme sujet
un conte populaire ou une légende. Le tout devra
présenter un caractère nettement régional.

Nos Félibrées
Ainsi que nous l'avons annoncé dans notre dernier
numéro, YEscolo Oubernhato a donné, les 7 et 9 avril,
deux félibrées-concerts au Théâtre municipal, en
l'honneur et au bénéfice de M. Antonin Dt.'sserre. Le.
succès de ces deux séances a dépassé les espérances
les plus optimistes, et YEscolo est heureuse d'adresser
ses plus chaleureux remerciements à tous ceux, au-.
teurs, acteurs, musiciens, qui ont contribué à assurer
ce succès. Que le public aurillacois et les élèves du
Lycée, du Collège de jeunes filles, de l'Ecole primaire
supérieure, des deux Ecoles normales et du Cours
complémentaire reçoivent ici l'expression de toute
notre reconnaissance pour l'empressement qu'ils on:
mis à répondre à notre appel. Merci également à !;t
Municipalité et à la presse locale et régionale, dont ie
concours nous fut si précieux.
Grâce à tous ces concours et à toutes ces bonnes
volontés, il nous a été possible de remettre à notre
confrère malheureux une. somme qui lui apportera
pour quelque temps un adoucissement à sa triste
existence.
Nous devons signaler aussi deux quêtes fruetueuse-s
faites en dehors de l'Ecole auvergnate : i° celle qv.l
suivit, à la Salle des Fêtes, la conférence de M. Armand Delmas sur Maynard ; 20 celle qui eut lieu pendant le concert donné au Théâtre par le dévoué professeur de musique M. Pierre Redon.

9 9 9
Ce qui constitua la grande nouveauté de nos félibrées fut sans contredit la représentation d'une pièce
en vers et en dialecte local : Pel Compèstre, de notre
dévoué félibre musicien Louis Debrons. Pel Coinpestre est une pastorale en un acte et à quatre personnages ; on y entend de fort belk s chansons d'une
allure tout auvergnate ; on y danse des bourrées, on
y joue de la cabrette. C'est un vrai régal, et nous pouvons assurer M. Debrons qu'il a procuré à ses nombreux auditeurs un délicieux moment de bonne et
saine joie auvergnate.
Mais il faut dire, pour être juste, que ses interprètes
ne furent en rien inférieurs à la pièce. Mlle ViarcK
délicieuse dans son beau costume auvergnat, fut ur.e

�3
bergère aussi aimable que fidèle à son postro.'.
M. Delzangles réalisa un pâtre amoureux sans mièvrerie et très naturel, et M. Noguera un fils de
co'.tarrou en tout point parfait. Quant au caiVetaire.
M, Cabrial, il obtint le plus grand succès; il fut littéralement désopilant.
C'est M. Pierre Redon qui avait orchestré la musique de cette belle pièce, et c'est lui-même qui dirigea
l'orche=tre des quatorze excellents musiciens qui Raccompagnèrent.

@ @ #
A la séance donnée au publie, M. Joseph Volpilhac
professeur agrégé au Lycée, fit, avec une rare élégance de forme et une délicate élévation de pensée,
une conférence sur Antonin Dusserre et son œuvre.
Nous avons le plaisir de donner à nos lecteurs cettï
belle conférence. Ceux qui n'ont pas eu le bonheur
de l'entendre nous sauront certainement gré de cett.-;
publication.
C'est M. Pagès qui parla de Dttsserre aux élèves
des Ecoles. Il le fit en dialecte carladézien et obtint
auprès de son jeune auditoire le plus vif et le plus
légitime succès. On aura aussi l'avantage de lire plus
loin lo porhcado de notre sous-capiscol.

® 9 ©
Nous donnons ci-dessous le programme détaillé do
nos séances. Disons que toutes les parties en furen+
exécutées à 'a satisfaction générale, et que les divers
auteurs et acteurs reçurent du public d'unanimes applaudissements.
•- PROGRAMME —
PREMIÈRE

PARTIE

1. Ers de cobreto (Piorrounèl lou Gobretaire).
2. Conférence de 11. Joseph Volpilhac, professeur agrégé
au Lycée Emile-Duclaux, sur Antonin Dusserre
et son œuvre.
S. l'no Fomuso Poscado, par Antonin Dusserre. (H. Dommergues.)
4. Trotinetle Planplan (J.-S. Mathieu).
5. Pel Campestre, postouralo en un acte. Poraulos è musico del felibre-musicaire Louis Debrons. Orchestration de P. Redon. (Mlle Viards; MM. Delzangles, Noguera, Cabrial.)
DEUXIÈME

PARTIE

1. Morceau dq violon (M. Redon, Mlle Chanabier).
2. Un Countntl de moridage (J. Courehinoux).
3. Consou del Pastre, de L. Debrons (J. Cardeu).
4. Lou Rcaret o Lisou, de Mgr Géraud (Mlle Mas, Gardou).
6. Lo Trkbo (E. Pagès).
6. A) Ariette, de Salvator Rosa; B) Berceuse, de Mozart.
(Mlle Mas.)
7. Chceui, de Rameau (quatuor). (Mlles Chanabier, Mas,
Scano, de Vaulchier.) Piano : Mlle Lescure.
8. Hèrculo, counferenço-porpondejado (H. Dommergues)
9. Musique d'ensemble par l'Orchestre,.
COMPOSITION

DE I/ORCHESTRE

Violons : Mlles Béai, Couderc, Dadat; MM. Ciamagirand,
Delosta], Monloubou.
Violon-Alto : Mlle Périer.
Violoncelle : M. Nieudan.
Contrebasse .- M. Bès. Flûte: M. Vialle-Soubrane.
Clarinette • XXX.
Pistons : MM. Jupin, Viale.
Piano conducteur •' M. Redon.

CONFÉRENCE
de

M.

Joseph

VOLPILHAC

Professeur agrégé au Lycée Emile-Duclaux

Mesdames &gt;
Mesdemoiselles,
Messieurs,
Parmi les hommage qu'Antonin Dusserre reçoit
aujourd'hui, 'e plus précieux est assurément celui
.pi'en fou e vous lui apportez. Le recueillement dans
lequel je vous vois toucherait notre fier et grand
compatriote. Vous me pardonnerez sans doute, et
surtout si j'ai rencontré la vérité, de n'y pas voir seulement l'effet de votre admiration. Un autre sentiment y participe, que peut-être je n'exprime pas
très bien en lui donnant le nom de regret. Ne ,-egrettez-vous pas cependant, n'avons-nous pas à regretter,
au moins beaucoup, d'honorer un peu tardivement
celui qui depuis longtemps nous honore? 11 y aurait
eu plus de joie sans doute à le saluer dès l'époque
heureuse où son talent venait de sépanouir dans son
livre de Jean et Louise. Maintenant l'infortune et la
nuit l'environnent. Vous le savez, et voi'à pourquoi
votre témoignage, qui jadis pouvait être éclatant,
s'imprègne de tristesse. Vous n'êtes pas venus seulement pour abolir un regret. Vous avez au cœur 1;
désir de consoler une souffrance.
Cette pensée, les Félibres de YEscolo Oubernhato
l'ont prévue. Ils sont venus au-devant d'elle. Et ce
soir, grâce à leur généreuse initiative, vous avez
l'occasion de l'exprimer et de la réaliser. Leur entre
prise les félicite assez sans que j'y ajoute des paroles
Tout à l'heure, dans vos applaudissements, je confondrai les miens, lorsque les Pagès, les Courehinoux,
les Dommergues, les Cardon, et Debrons enfin, retenu
par un deuil récent et cruel, mais, de par son pieuvre,
présent, viendront, feuille par feuille, tresser pour le
front dAntonm Dusserre une rayonnante couronne.
Après votre hommage, auprès du leur, et je nai
garde d'oublier celui des musiciens et des artistes
qui ont apporté à cette soirée la contribution de leur
talent, mon hommage sera de bien peu de prix. Vaille
que vaille, je l'offre tout entier, simple et sincère. Et.
puisqu'on ne saurait connaître Dusserre sans l'aimer
ni lire son œuvre sans être ému, vous entendrez sam:
doute avec intérêt évoquer sa. jeunesse et parler de
Jean et Loíúse.
ANTONIN DUSSERRE
Je l'ai vu, et jamais, je pense, son image ne s'effacera de ma mémoire. Il y a peu de jours, avec
M. Courehinoux et M. Esquiroux, ami d'enfance de
Dusserre, nous sommes aliés à Carbonnat Les effluves d'un printemps encore indécis nous enveloppaient d'une respiration ciède, pendant que nous
remontions la vallée de la Cère. Il Taisait sombre,
et les eaux de la rivière semblaient d'une soie noire
égayée fie distance en distance par le rire éblouissant

�LO COBRETO

4

des chaussées. Sur notre gauche, à travers la draperie jalouse des sapins, nous entrevoyions de blancs
châteaux avec leurs tourelles. Du haut d'une côte,
nous aperçûmes la neige qui venait mourir sur les
coteaux qui abritent Polminliac.
A un carrefour, nous primes à droite, et soudain,
sur le seuil d'une maison basse, je vis un grand vieillard Avant même, que M. F.squiroux se fût exclamé :
« Le voilà! ». je m'étais dit tout bas: « C'est lui! »
Il avait reconnu la voix chère de son anii. S'appuyant
sur sa canne, il fit un mouvement vers nous. Après
avoir salué M. Courehinoux, il mit sa main dans h
mienne, et, comme je prononçais quelques banalités,
il me du : « Vous êtes sans doute M. Vopilhac; j'entends à votre voix que vous êtes jeune. »
"Puis il nous invita à entrer, et sa nièce nous fit un
accueil gracieux.
Je ne dis presque rien, tout d'abord. En silence,
je contemplais Dusserre. Même assis, il paraissait
grand. Un chapeau de feutre noir, aux grands bords
relevés et frémissants; recouvrait sa tète olympienne
Son visage, au front large et lumineux,, était encadré
des splendeurs d'une barbe très blanche II avait le
regard majestueux et serein des statues, le nez Ion?,
légèrement busqué, terminé en losange éclairé d'une
lumière mobile. Une moustadhe courte cachait sa
lèvre supérieure et s'infléchissait de chaque côté pour
se perdre dans les touffes de la barbe. Elle faisait
valoir la lèvre inférieure, d'une ligne très pure et
restée jeune, avec sensibilité.
Il s'était adossé à la cage de l'escalier, et, la tête
inclinée un peu en arrière, il regardait au loin, pardessus nous.
Cependant je songeais aux paroles dont le divin
Ulysse saluait Nausicaa:
Une vénération s'empare de moi à ta vue.

D'autres vers chantaient dans ma mémoire, ceux
de l'incomparable poème d'André GhénierQuel est ce vieillard blanc, aveugle et sans appui ?

...Il parlait. La voix est douce, un peu monotone
et voilée, bien qu'elle se nuance parfois d'un tremblement et, plus rarement, d'une gaieté. Avec son anv,
il évoquait des souvenirs d'enfance et de jeunesse,
leurs débuts à l'école primaire d'Arpajon, leurs premiers enthousiasmes littéraires. L'imagination férue
des romans de Fenimore Cooper, Dusserre voulait
tout simplement partir pour l'Amérique. I! avait
presque persuadé son ami, et déjà ils se voyaient tous
deux trappeurs dans l'Arkansas. — Entre les classes,
comme i1 était fils de petits cultivateurs, il gardait
dans les pâturages solitaires, face à la chaîne du
Cantal, un troupeau de nos vaches rcusses. Souvent
quelqu'une était près de lui et léchait de sa langue
rèdhe le sel qu'il lui présentait dans sa main d'enfant.
A l'automne, des chasseurs s'approchaient du « Po.%trissou » pour l'interroger. Mais rarement il avait vu
passer le lièvre, et il n'aimait pas à dénoncer la remise
des perdreaux en désarroi qui passaient au-dessus de
sa tête ... Son enfance s'écoulait très douce, dans la
contemplation quotidienne de nos horizons majestueux, ou dans la découverte des recoins plus intimes
ou son troupeau se disséminait.

Cet amour ancestral du sol se rencontrait heureusement dans son esprit et dans son cœur avec son
goût toujours tres vif pour la littérature. Bien que
très myope, il lisait beaucoup, sent en gardant, soit
dans ses veilles, à la lueur vacillante d'un « lum &gt;•
fumeux, qu'il dissimulait pour ne pas irriter ses parents. Et, d'instinct, il choisissait, « parmi les plus
belles œuvres, celles qui ont pour cadre la nature
et pour personnages des paysans. Il lut ainsi, ardemment, les œuvres de Leroy, de Champêtres, de Poitvillon. Il lut les romans champêtres de G Sand,
et ceux de Zola, bien qu'il ne l'aimât pas beaucoup,
à cause de l'outrance de son réalisme. Ces préférences
sont à l'origine de sa conception littéraire ; un réalisme
enrichi par l'imagination et la sensibilité; pas d'optimisme ni de pessimisme exclusif, la vie ayant de quoi
justifier l'un et l'autre, et n'étant proprement qu'une
oscillation entre ces deux pô!es.
Cette modération le préparait à la lecture des chefsd'œuvre de !a littérature grecque et latine. Et ce
berger, en qui je retrouve sur ce point des analogies,
lointaines il est vrai, mais réelles, avec cet autre berger de Beilhac qui fut plus tard Sylvestre II, vint
à AuriUac emprunter dans une bibliothèque les poè
mes des tragiques grecs, ceux d'Horace et les Géorgiques de Virgile. Il recevait avec délices cette sève
antique et profonde à l'égal de la terre. Impatient
bientôt de la gangue des traductions, tout seul, emporté par un élan et pénétré d'une ferveur dignes
des humanistes de la Renaissance, il apprenait le grec
et le latin, pour pouvoir lire les maîtres daus leur
texte !
Il atteignit et passa ainsi son adolescence dans
l'étude et dans les travaux, plus rudes avec l'âge, de
la terre. 11 fauchait, moissonnait, arrachait les pommes de terre. Un jour qu'il taillait une haie vive,, un
buisson noir lui entra profondément dans un œil.
C'était en avril 1902. Date et circonstance exceptionnelles dans la vie de Dusserre. Déjà très myope,
il ;étatt condamné à vivre le drame de « la lumière
qui s'éteint ». Heureusement, il gardait en lui tout
un trésor d'images qui allaient s'idéaliser. A mesure
qu'ils se fermaient au monde extérieur, ses yeux
s'ouvraient sur les magnificences intérieures de son
rêve. Son activité, détournée des labeurs agricoles,
se concentrait sur la littérature. Sa vocation se précisait, devenait plus impérieuse, et bientôt il éprouvait avec une joie inquiète les premiers tressaille
ments de l'écrivain qui sent en lui se former une
œuvre.
Déjà, dans la première Cabrette, il avait fait paraître des nouvelles en patois et en français. L'une
d'elles s'intitulait, comme si elle portait le germe de
Jean et Louise, l'Idylle rouge. Mais la noble ambition
de Dusserre ne s'arrêtait pas à ces essais. Son premier livre, composé en 1904, a pour litre : les Sœurs
d'Anglards. Il n'a point paru. J'ai le manuscrit entre
les mains, et vous vous associerez à mon espoir qu'il
soit un jour publié. Il m'apparait comme le prélude
de Jean et Louise. On y trouve des faiblesses de style
qui sentent encore leur débutant, mais aussi les traits
heureux qui annoncent l'auteur de Jean et Louise,
C'est à ce dernier livre que je m'attacherai tout spécialement ce soir.

�LO COBRETO
Laissez-moi vous dire, avant d'y venir, que la veine
de Dusserre ne s'y est pas épuisée. Dans la seconde
moitié de 1914, il a écrit un nouveau roman. C'est une
œuvre de guerre, intitulée le Tocsin sur la l 'allée Pas
plus que les Sœurs d'A.nglards, elle n'a été éditée
Mais soyons tranquilles sur son sort: MM. Farge;,
et Cazals en ont le manuscrit.
Ainsi donc, la seule œuvre dAntonin Dusserre qui
ait été livrée au public, c'est Jean et Louise. Le succès
en fut grand, immédiat. Parue d'abord dans le Dailx
Exchanget en vertu de cette loi que les Anglais boivent nos meilleurs vins et lisent avant nous nos plus
belles œuvres, la Petite Illustration la publiait dès
novembre 1913. Entre temps, elle avait passé l'Océan
et recevait en Amérique un acqueil enthousiaste.
Je ne crois pas manquer à la discrétion en signalant
ici l'un des témoignages les plus significatifs et certainement le plus aimable qu'elle valut à l'auteur.
Il est parti d'une femme qui, après avoir gardé, comme Dusserre, un troupeaui, s'est inscrite au fronton,
de la littérature contemporaine, avec sa Marie-Claire.
Elle s'appelle Mme Marguerite Aiudfoux. Transportée
d'admiration pour le livre de Dusserre, elle accourut
à Carbonnat, où elle séjourna tout un été. L'hiver
d'après, elle emmenait son frère en littérature à Paris
et le présentait à ce maître qui a nom Octave Mirbeam
Dusserre pouvait alors conquérir Paris, Il fallait
perdre l'Auvergne. Il n'hésita pas et revint dans sa
petite patrie, qui voudra ne pas être une patrie ingrate.
(La fin au prochain numéro.)

PoFlieado de fltt. Pages
Jontos drollos, crânes gorsous,
Un Froncimond, m'en sotlbene plus conhe, o dit •
plus grande joie est de donner lt bonheur. »
Eh ! bé, juinèsso, fouguessias iriouso oque^te ser,
pertau que sès eici, zon sobès. per fa dintra un rai
de boumrr dins un oustolou ound es noscut-, ound
o biougut, è ound boudrio mouri un Oubernbat que
fo glorio ol poïs de soun brès.
Tèno (Antonin) Dusserre nosquignèt o Corbounat,
porroquio d'Ol Pojou, ti o proche cinquonto-nau ons.
Lou caire ound durbiguèt sous bistous li coumbenguèt taloment. que lou bouguèt pas j ornai quita.
Ound òurio pougut ona, dias-me, per trouba ticouon
de miel ?
Otobe, pus lèu que d'ona rospolha fourtuno fouoro
poïs, (îstim'èt mièl demeura peison tou;o so bido, per
joui del crâne compèstre ound fodejèt quond èro
efont, ound trobolhèt de bras è de cap quond fougue*
home; è ound potis ogaro que se fo biè! è qu'es obucle.
Serio grond doumage, pas bertat ? que cercosions
« JM

5

pas o fa ccuneisse oquel crâne Oubernbat. qft'òurio
òugut. decistont glorio è fourtuno s'obio bougut se
desenreissa.
Les porents de Tèno obiou, o Corbounat, un pichiou benotou que Jour permetio pas de louga des
messages. Otobe. quond ouguèt fat lo prumièiro euminiou, lou gordèrou o l'oustau per lotir faire odujo.
Tou'n gorda soun troupelou. Tèno, qu'obio uife
bouno cruco, s'entrojèt dedebeni sobent, coumo obio
fat, milo ons ddbcnt lou pastre do Beilhat que 111011riguèt papo è qii'o ohuèi soun estotuio ol cap de lo
Grob'.èiro.
Olèro. ol liot d'estifla, de clopa des paus, de dorouca
des nions, coumo fosiòu les autres posirous ol ras de
guel, mai que mai. d'un cap o l'autre del jour fosio
pas que ligi.
Quond onabo en journado chas les besis, tout que
ies autres fosiòu lour pronjeirou guel s'oloungabo o
l'oumbro d'un tèrme è sourtio un libre de so pouocho
Ti o cossi oprenguèt tout souguet : lou grec è lou
loti, l'onglès è l'olemand, l'espor.hòu è l'itolien.
De ligi les autres, l'ebeio lou prenguèt de faire
des libres otobe.
Soun prumîè fouguèt un rottmon en fronces : Jean
et Louise. Se li trobo des toplèus è de los descripcions
que sous des pichious caps d'obro.
Maugrèt oquo. coumo lou paure Tèno n'èro pas
qu'un trasso de peison sons cat de fourtuno. ni de
couneissenso qu'ouguèsso, coumo se dis, lou bras
long, demourèt un tros de tenls sons pougueire faire
estompa soun libre.
Orribèt, proquo, bous dirai pas cossi quo se foguèt,
que pouguet li donna bon en Ongletèrro.
Pensai se quo fouguèt un bel sobat ! Un peison
oubernhat troduit en onglès, quo debio dèstre ticouon
de plo cranc ! E tout lou mouncle lou bouguèt ligi.
Sobès qu'en Fronso son otaut So que fosons ou so
qu'enbentons, bau pas ticouon que quond quo nous
tórno de l'estrongiè.
Otobe. te lèu qu'oquel roumon ouguèt dorcat lo
mar, l'Illustration domondèt o Tèno de lou publï."
è un grond editur de Poris l'esfompèt.
M'es estât d't qn'estompét en mémo tems lou paure
Dusserre. que n'en tirèt o peno de que dempli lo
dauno d'un queissau.
Des»:mpièi o escrit dous autres rouirions en fronces.
Lou cotèt o per titre: Les Sœurs d'Anglards, è loi;
cacho-niou s'opèlo : Le Tocsin sur la Vallée.
Queches que n'òu ligit lo couopio n'en disou bèlcouop dfi be. Cau espera qu'ourens un jour lou plose
de les cromnpa, sons qu'ouguèssou per oquo o tourna
d'Ongletèrro, courno foguèt lour einat.
Tèno èro to fèple' de lo bisto que fouguèt renfourmat.
Pensai be qu'oquelcs estudiós, que durabou un tros
de lo nuèt o l'esclaire d'un lum ou d'uno condièlo.
n'èrou pas per li gorda mai de œms lou pau que li
besio.
E puèi, zou sobès quond oun es pas noscut omb
lo crespino, lou molur bous tombo dessus coumo loi:
ropinèl sus ousselous.
En 1902, coumo Tèno èro en tren de recura un
tèrme, un bouissou li fouissèt un uèl è lou li crebèt.

�6

LO COBRETO

Oiribe oquèl que li demourabo è que n'en bolhp pas
que lo meitat d'un. Tèno s'otemèt o estudia enquéri,
mai. Mès. pauc o pauc, so ibisto s'otudabo, è. dempièi
tres ons. lou sobent peison li bei pas plus res. Lou
jour lou plus clar es to negre per guel que lo nuet
lo plus cuquo.
Iriousoment per guel, è per n'autres otobe, que,
pendent que li bisio, Tèno sougèt plo olutra so que
bolho lo peno d'esíre egochàt è gordat en memorio:
les suts è los mountonhos, les nous è les ribièi; os, lebouos e les prats, les oussèls è les porpolhòus, los
flours è los fennos.
E ti obès per cossi, gracio o soun nebout que li sèr*
de secretari, nous parlo enquèro de tout oquo coumo
se zou besio toujours.
De so que bene de bous dire, poudrias creire que
Dusserre n'o escrit qu'en fronces; més, espéras
un pau !
Tèno es trop botin Oubernbat per renega so lengo
meiralo, qu'escriou to plo que lo parlo.
En 1911, ol councours de lo rejisto porisièno
La Musette gonlièt lou prnrniè pres de lengo d'O.
qu'èro uno medaiho beilado pel Counsel municipau
do Poris.
O pau de tems d'oti, tournèt gonha lou pnmuè pres
de lengo d'O ol councours d'uno autro rebisto porisièno : La Semaine Auvergnate.
E dempièi, dins les journaus del poïs è dins Lo
Cobreto, quecbes que prèsou nostre potai òu pougut
Kgi de guel un troupelou de couontès pus goustous
les uns que les autres.
Mes, unis utjueig leiigò,, soun obro lo plus bertiriouso è que tordoro pas o porestre. es uno pichioune
pèsso que s'opèlo : VÒunçle Félissou.
Quo's lou trobal d'un ome que counei lo bido è lou
mounde. Ti n'obès l'idèio:
Lo Tounèto es uno fenno bolbonto coumo uno
forme.
Mès, uno fenno n'o pas sounque de los quoi i tat s,
coumo sobès, è quelo d'eici es un pau rounho è deso
bènho.
Trobo que soun ome, « Blase lou jouibe », cesso
trop dobont lou trobal, è que soun bèl paire, 0. Blase
lou Bièl », presó è monjo trop, ogaro que sos comlbos,
trop lìacos per lou pourta, lou fouorsou de gorda lou
conton de cap en cimo de l'on.
Un prat, enclobat dins lou benotou del bièl, es 0
bendre. Mosque les Blase, joube è bièl, moncou d'orgent per lou croumpa, è proquo n'en crèbou d'ebeju,
surtout la Tounèto. Olèro, lo Tounèto se soube que
lou bièl o un fraire, « Félissou », qu'es portit desem pièi lountems per lo Plota, è que passo per ober omossat un moudiòu de pèssos d'or è d;orgent.
Otobe, cado couop que penso ol prat, lo noro se
dis: Ah I se Vouncle Félissou poudio tourna!... Sento
Bièrjo, foses me quelo gracio!
Un bèl jour, dmtrèt o l'oustau des Blase un ome
que semblabo « un pühoròt, un roudaire, un gosinas »
Foguèt porla Blase lou Bièl; beguèt cossi lo noro
lou maumenabo, è, tout un couop, se foguèt couneisse.
coumo lo Tounèto è soun home bouolou lou foutre
o lo pouorto en l'engula.
Debinai que quo's l'ouncle Félissou que ses otau
mau bestit per pas èstre recounegut.

Demeno soun fraire eu li dire. Bcndras ombe ièv.
Jaques! Ocoboren nostres quatre jours ensemble,
beiras! Lou tobae te moncoro plus. Ourcn uno boucturo per nous permetia, niai des doumestiques pe'
te serbi,
E os joubes diguèt :
— Bcnio plet de bouf.os intencions. Oqaro, d'oquo
n'en demouro plus res. L'Ouncle Félissou ser'o eoumo
se n'ero pas. Bous daisso so que tenès déjà, mès
poudes fa boMOstre dòu del resto.
En ouzi oquo, lo Tounèto :
Botègo biste, trontiola sur los combos. bobejo coumo un co fonol, estend les bras è tombo sur lo plon:
cado.
Brabos dvollos que m'òuizissès, quond seres moridados, ropelos bous de l'Ounele Félissou, è, s'obès
un bèl paire que bous dono un ibouci de peno, fouguessias pas trop guèinos omb guel, surtout s!o un
fraire en Omerico, coumo bous zou souète.
E Vautres, gorsous, qu'un jour prendres fenno,
aimas plo bouostro bèlo maire. Sabe be que quo's pas
lo mouodo, mès lo tèrro biro. Quond roundinoro trop,
fosès li un poutou, surtout s'o uno sorre, bièlho tota,
defouoro poïs. Bous zou souète otobe
Odounco. zou bezès. maugrèt soun crâne trobal en
fronces, Dusserro n'es pas un Oubemhat bergounjous, è soun obro felibrenco mérita d'èstre mai couneigudo que z'es.
L'Escolo Oubernhato fore tout so que pouriro per
oquo.
Zou foro omb tout mai de plose que lo grafio de
Tèno es un pan .oquelo de Lo Cobreto.
E sopendant, bous zou ai dit o l'ocoumensoment,
Tèno es un sobent que counei lou grec è lou loti, omb
un troupèl d'autros lengos, è qu ourio pougut faire
lo leissou os estrongiès que bouolou nous lo faire
o n'autres.
Mès o troubat, de segur, coumo belcouop maites,
qu'en potai d'Oubernho colho. d'olxmord, escrioure
peis Oubernhats.
Quond o bougut escrioure per tout lou moundc,
zo fat en fronces.
S'un jour, quauqu'unses d'entre bautres escrioubès en potai, zou 'fores couimo boudres ; mès, per ièu,
sei d'oqueches que trobou que lou potai diou senti
soun terroclou
Per un pau, bous dirio del potai st. qu'un pouèto
fronces o dit de l'occent :
et je suis las de feindre;
Ceux qui n'ont pas d'accent, jt ne puis que íe,- plaindre.
Emporter de chez soi tes accents familiers,
C'est emporter un peu de terie à ses souliers;
Emporter son accent d'Auverqne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa land·i oti sa montagne
Lorsque, loin du pans&gt; 'e cœur gros, on s'enfuit.
L'accent ? mais, c'est un peu du pays qui vous suit.
C'est un peu cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage;
C'est, vour les malheureux, à l'exil obligés,
Le patois qui déteint sur les mots étrangers.
Avoir l'accent, enfin, c'est, chaque fois qu'on cause,
Parler de son pays, en pailant d'autre chose.

Ope, efonts. s'un jour sès foursats de bous desen-

�LO COBRETO
reissa, dempourtas, ombe b'autres. bouostre potai.
Dise: lou bouostro, è noun pas oquel del bisi."*
.Quo's otau qu'en porla de ticouon mai porlores
toujours de l'Oubèrnbo è d'oqueches que l'ou faci.o
couneisse plo long, ol délai de los bougos.
E, dins oquelo tièiro de gronds Oubernhats orriboro o bouno plasso lou pus soberrt de^ peisons d'Oubèrnho, que festejons obuèi : TÈN&lt;&gt; DUSSERRL- !
E. PAGÈS.

$no fomuso poscado
Li o be quatre motis que Botistou del Couder, un
brabe efont è n;oun mithour comorado, me porlèv
otau :
— Som dins lo Seminono-Sonto. tè, Tenou. S'onosions conta un boucinè! de possiou? Belè,u omossorions quauc|ues iòus è pourrions faire uno bèlo poscado, que lèu n'ai tonto d'ebejo.
Ièu, que d'oquel tems demourabe jomai dorrie
quond colio se diberti, couon set diguèie: Ape. Oquei
ser mémo, portigorions en componbo. Obions omme
n'autres un postras que fosio lou crebat. Lou crebat,
belèu zo sobès, oquo's oquel que pouorto lou cestou
per boutre les iòus.
Botistou obio masso gionto bouès; ièu iougabe
possaplomen de lo cobreto. Otobe loui mounde se eorrabou de nous entendre: digun se fosio pas tira lou
nas per nous donna ticouon. Des couops, quond lo
couarro, plo caudo dins soun üét. obio porèsso de se
derenga, n'autres, que siom pas bergounjous. sounosions lo filhouno de l'otistau, li disions:
— Anen, Lisounèl, pecaire, lèbo-te! Oquo son;
n'autres que benon te conta, lo possiou de NostreSinne. Bailo-nous un iòu, bouto, se te plai.
Olèro, lo drollo, pas mouzido. sòutalbo bistometi
per tèrro, è touto risento nous cridabo :
— Oquo's tu, Tèno! oquo's tu, Botistou!... A'h!
bièilhoi gouapos ! Lo guio bous fumo, bougres !
En mémo tems uno moncto ofrejouido nous fosio
possa, pel lo tropilièiro, un, dotis, tres, des couops
quatre iòus! Preudions les iòus; fosions, quond pondions, un poutissou sus lo monoto, è onosions pus
long.
Obont mièjo-nuèt òugorions lou cestou plet endusquo lo carbó. Siom fièrs, pensai. De joio Botistou
sòutabo coumo un onhèl risio, me tustabo per l'csquino, disent:
— Noum d'un gal! Tenou. que d'iòus! Bons foutre
uno poscado que s'en porter© del tems. beiras!
Satgis serions estat de nous claure olèro, mosque
obions ebejo de fodeja, noun de durmi. Sai pas qu'es
oquel dei dous qu'òuiguèt lo foutudo idèio de d're que
colio ona conta chas lo tota Bodoluco. Rai, sobions
be que lo bièTio sourcièiro se serio leissat orronca les
dons uè's, pus lèu que de nous beila ticouon. mès lou

7

diaple nous tentèt. Coumo z'obions dit, li onorions.
Oti, contorions nostros pus jontcs consous: La
Passion de Jésus-Ghrist; Peuples chrétiens, d'un
cœur contrit, etc., etc. Mès òugorions bèl faire, bèi
dire ; òugorions bèl crida :
Croucou ! croucou ! passo pe1] lo tropilhièiro,
E béni ol cestou !

res binio pas. Tout semblabo mouort dins l'oustau.
Olèro nous metorions o faire un sobai d'ifèr. Tustorions o derouqua lo pouorto: cridorions:
— Tota Bodoluco! toia Bodoluco! boulès pa° bous
morida? Besés les poulits golonts qu'obès eici, Durbèt
lo pourto, tota, boulons bous faire un poUtou.
Lo pourto se durbiguèt de rèsto ! Lo bièlhq, faromauco sourtiguèt, fnriouso couauo un lioun, è nous
obouquèt lou toupi de combro pel nas.
Petard déscut ! jomai siom estat orousat de val biai.
Cregorion d'otopa lou colera!
Oprèsso destoquèt lou co, un foutrau de mosti, to
guèine coumo guelo, è nous lou foutèt o los troussos.
De beire oquel rombal, lo flairo gonhet lou nostre
crebat. Se soubèt d'une» talo foufo que s'entrabo
omme lou cledou, fo dous ou tres capils pel lo fongo,
è nous croquo touches les iòus. N'in demourèt pas
un soulet !
N'autres otretont, omme lou bostou, fogorions
nhargo ol co lou poussorious dins lo corrièiro. è oti
n'in foutorions uno escoududo que s'en joguèt mat
de sièi mes.
Mès. dins lo botuèsto, ièu perdère moun gilet, è
Botistou tout lou quiou de lei bragos. Nous retirerions mèques, espilhonsats, lei mos bouidos.
En nous counba ol lièt, un bouci pus tard, diguère
o Botistou :
— E oquelo fomuso poscado, ound es d'oquest'ouro?
— M'en parles pas. lè ! N'en plourorio de defèci.
Fetibomen, lou brabe drolle se metèt o ploura.
A. DUSSERRE.

IHElIiŒlIlïS
M. Antonin Dusserre nous a adressé la letLre suivante :

Carbonnat, le 15-4-24.
J'adresse de tout cœur mes remerciements
à messieurs les membres de YEscolo Oubernhato.
aux artistes qui les assistèrent de leur concours,
à MM. Pierre Redon, Joseph Volpilhac et Armand
Deltnas.
Je remercie de même les habitants d'Aurillae, qui
ont si gnéreusement répondu à l'appel qui leur fut
fait. Que tous ces amis, connus ou inconnus, soient
assuré^ de ma profonde gratitude.
A. DUSSERRE.

�LO COBRETO

8

L'attelage préféré
Baronne et châtelaine, et. de haute lignée,
Dont le ftlason garda toujours sa pureté,
Les dimanches matin, dans sa mise soignée
S'harmonisant avec sa très noble beauté,

caractère soécial de notre race et peindre avec une
véritéTémouvante les scènes de la vie champêtre, ses
coutumes et ses mœurs. C'est vraiment l'âme de tout
un peuple mise à jour dans toute sa belle et naïve
simplicité.
Ce livre a, de plus, l'avantage de pouvoir être mis
dans toutes les mains; je ne peux mieux le montrer
qu'en copiant fidèlement ces quelques vers, gravés
sur sa converti re:
fíe consous per rue.
Di comités o dire,
De pebre, de sot,
tout ço que pico;
Mès, de mat,
Pas bric.o.

Sur son lourd char de bois, fait à coups de cognée,
Que traînaient deux Salers cheminant à côte
D'un fidèle bouvier à l'âme résignée,
Madame allait prier pour son éternité
— Une auto, disait-elle, abîme le feuillage;
Le cheval, je le crains. Vivent mon attelage,
Mes grands bœufs dont jamais je n'ai vu. le courroux '
Efr, lorsqu'elle rendit au Très-Haut sa belle âme
Pour aller au tombeau, la noble et vieille dame
Ne voulut que son char traîné par ses bœufs roux.
ETIENNE

MARCENAC.

Rien que par la tournure spirituelle de ces quelques
vers, il est facile de voir - d'abord, qu'il n'y a aucune
difficulté à lire ou comprendre le dialecte aveyronnais, qui se rappsoehe beaucoup de celui de h Cobreto; ensuite, que les chansons et les contes composant ce recueil (et il va sans dire i1eurs auteurs) sauront facilement gagner notre esprit et notre cœur.
PIERRE REDON, Professeur de Musique.

!lll!lll!lìliillií!illllililll!lllllllil!!i!!iilli!lllllllllllll!lllllll

CHRONIQUE MUSICALE
Les
C'est avec un réel intérêt que ie viens de prendre
connaissance d'un recueil de chansons et de contes
patois, publié à Rodez, intitulé: Lan Mariage â:
Peyrouton et Morgorido (i), sous la signature de
MM. Durand-Piceral, mainteneur du Félibrige; Léon
Froment, directeur de la Lyre Ruthcnoise, et Louis
Debrons, fé'ibre musicien de VEscolo Oubernhato.
Ces trois noms suffisent pour garantir la valeur de
l'ouvrage.
La graphie employée est claire, facile à lire ce qu'
sera, je crois, une des causes principales du succès
mérité de ce livre auprès du public.
La musique est soigneusement notée, avec la re ■
cherche de la plus grande vérité dans la reconstitu •
tion des airs populaires; si certains ne nous paraissent pas tout à fait pareils à ceux-du Cantal, il faut
bien se dire que ces airs ont été .transmis de père
en fils, et qu'aucune notation originale n'en a été
écrite. Chaque pays, chaque village et même chaque
interprète y ont apporté leurs fantaisies personnelles.
Il est impossible, à mon avis, de pouvoir affirmer
que telle ou telle version est celle qui retrace exactement le texte primitif.
Quant aux œuvres personnelles contenues dans ce
recueil, la musique et la poésie ont su garder ce

revues

félibréennes

Nous avons reçu :
Lemouzi, le toujours très intéressant organe des
félibres limousins;
Lou Bournat, du Pérlgord, qui a donné dans son
dernier numéro la liste vraiment impressionnante de
ses adhérents;
La Cigalo lengodouciano, de Béziers, avec un nouveau fasciculle de l'excellente grammaire des parlers
d'Oc de Ladoux;
Lou FeHbrige, de MailWie, qui publie en chacun
de ses numéros un complet et intéressant résumé de
toutes les manifestations du félibrige;
La Tramontane de Catalogne, l.o Gal&gt; Sober. Terre
d'Oc, Oc Reclams de Biarn è Goscounho, Era bouts
de la terra, qui sont tous aussi vivants et aussi attachants que possible.
Il est vraiment rassurant, de constater de quelle
belle manière la Langue d'Oc reconquiert, dans tous
les pays occitans la p'ace qu'elle aurait toujours dû
y occuper.

Lou Gerent :

(1) En vente aux librairies Carrère, à Hodez, et Malroux
frères, à Aurillac. — Prix : 3 francs; par la poste, il fr. 50.

RUBFNS

LESCURE.

Estomporio del Promues del Contau, Ourlhat.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="32953" order="4">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/9056a3ba6882b1059d23000adf6f34ac.jpg</src>
      <authentication>ba8cb9f532201b8c4e91e55c549ba7fb</authentication>
    </file>
    <file fileId="32954" order="5">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c5dfc95cfb55988b60672f66fa2e6f5a.jpg</src>
      <authentication>a80762d19d2694eade4340fda639b80b</authentication>
    </file>
    <file fileId="32955" order="6">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/6a347fd55ac3e621758655fd816d1ff1.jpg</src>
      <authentication>04c214ec1c9bf95f063a829f9c2f2d46</authentication>
    </file>
    <file fileId="32956" order="7">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/d9940aa0589a609db6d9d816e071592c.jpg</src>
      <authentication>31512fe0c73c9628ae3f10128a4dd8b3</authentication>
    </file>
    <file fileId="32957" order="8">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/3f3d324d14381ee65a59c7973d356c09.jpg</src>
      <authentication>95043824f08e23d0f5c8eb264be2fdd2</authentication>
    </file>
    <file fileId="32958" order="9">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/0a95f82dca829dfa883bcdc88bcb25fa.jpg</src>
      <authentication>9fb161a0aca89f30f46509215a894caa</authentication>
    </file>
    <file fileId="32959" order="10">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/d0565724b1b189c02a5e570c79d995a0.jpg</src>
      <authentication>ad7474db16f9e29a1b82f0f4cfbb706d</authentication>
    </file>
    <file fileId="32960" order="11">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/b3af556c376e9210710bb88d018d4e3e.jpg</src>
      <authentication>a71b2924229c85cf3e4a23715dba80a3</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="401632">
            <text>Auvergnat</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="401633">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="401634">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="715522">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401611">
              <text>Lo Cobreto de l'escolo oubernhato è del Naut-Miejour. - 1924, n°50 (Mai), Onnado 05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401613">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401614">
              <text>Littérature auvergnate -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401636">
              <text>Auvergnat (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401615">
              <text>Lo Cobreto. - 1924 - N° 50</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401616">
              <text>Vermenouze, Arsène (1850-1910)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401618">
              <text>Estomporio del Prougrès del Contau (Ourlhat)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401619">
              <text>1924-05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401620">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401621">
              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/ebaac9b4e7f4f95a1ed8ae37c162ebfd.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401622">
              <text>http://www.sudoc.fr/08971329X</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401623">
              <text>Lo Cobreto &lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/11926"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401624">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401626">
              <text>1 vol. (8 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401625">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401638">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401627">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401628">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401629">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/12171</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="401630">
              <text>FRB340325101_Y1_1924_05_050</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401631">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401635">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="38">
          <name>Coverage</name>
          <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401639">
              <text>Aurillac, France</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="115">
          <name>Spatial Coverage</name>
          <description>Spatial characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="401640">
              <text>point(44.930953,2.444997)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="412622">
              <text>2015-11-12 Françoise Bancarel</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="95">
          <name>Date Modified</name>
          <description>Date on which the resource was changed.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="439020">
              <text>2016-06-02</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="439021">
              <text>Volpilhac, Joseph</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="439022">
              <text>Pagès, Eugène (1870-1961)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="439023">
              <text>Dusserre, Antonin (1865-1927)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="439024">
              <text>Marcenac, Etienne (1874-1956)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="439025">
              <text>Redon, Pierre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="817623">
              <text>Lo Cobreto. - 1924, n°50 (Mai), Onnado 05 </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="822924">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Y 1</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="599452">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="599453">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="599454">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="643183">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="876146">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2045">
      <name>Contes=Contes</name>
    </tag>
    <tag tagId="149">
      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="2044">
      <name>Novèlas=Nouvelles</name>
    </tag>
    <tag tagId="2046">
      <name>Poesia=Poésie</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
