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                  <text>: ~ N° 79

15 Noubembre 1926

eOBRET©
DE

L'ESCOLO

OUBERNHATO

E

DEL

JIOURNAU

NAUT-MIEJOUR

MESODIE

—

,

—

.

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO: DÈT froncs \
Et l'on o lou Journau per rés
\

Lou Journau se bend b/nt sos lou numéro
L'ORGINT :

(

0 M. Delteil, noutari, clobaire, Ourlhat.

|

Embouia.

LES POPIÈS:
0 M. H. Dommergues, pitchouno corrièro
Cazaud, Ourlhat, secretari.

Toute réclamation au sujet de numéros non reçus doit être adressée
directement au Secrétariat.

1

I
l

1
I

I
Lo bouole, lo Morianno,
Lo bouole omai l'ourai.

La copie doit parvenir au Secrétariat ( Petite rue Cazaud ) avant le 10
de chaque mois pour insertion au numéro suivant.

BOURÈIO D'OUBERNHO.

ETCSINHODOU
1. Reiremciements.
2. Nouveau Maire.
3. Ho !
Ho !
4. Les Enants à la Montagne.
5. Lou tripou (L. DEBRONK),
6. Vermenouze et Four. — Où le tripatouiltage (J.-S.
MATHIEU).

La Soupo ol froumatche (R. FOUR).
8. La langue d'Oc (suite) (Jacques LACOSTE).
9. Per bous ropela quond sion pichous è que sion besis (L.-F. BOURGADE).
10. Lo Legiondo d'en Betrondo (Fornand PRAX).
11. Bibliographie. — « La Passion de Roland Garros,
lí. Couyounados (E. BAXCHAREL).

èi se pronounço : èy.
eu
èou.
eu
eou.
oi
oyôn
oou.
lh
11 (mouillés),
nh
gn.
j
cb

tj.
tch.

Sèi, sureau.
Lèu, bientôt
Seu, suif.
Loi, les.
Pôu, peur.
Bièlho, vieille.
Conho,ehienne
Jour, jour.
Chobal, cheval

7.

Per

ligi

Ai se pronounço : ay.
au
—
—
aou.
ei
—
—
ey.

lo Çobreto
Ex. : Fai, fardeau,
— Mau, mal.
— Dei, des.

Remerciements
Le bon félibre Louis Rouquier Maire de Levallois-Perret et Conseiller Général de la Seine,
auteur de beaux livres écrits dans le plus pur dialect de l'Hérault (Contes à fioc de sal, contes à la
Troubilho, contes à l'Alholi, etc.), vient de faire
paraître la 3e édition de Madamo Carpignol. C'est
une comédie désopilante, en un acte, qui se vend

FONSJOUVEÂU

Í

�2

LO COBRETO

5 francs chez E.-H. GuiTARD (libraire Occitania)
6, passage Verdeau, Paris).
M. Rouquier a fait don à l'Escolo Oubernhato
de vingt exemplaires de cet ouvrage et de vingt
exemplaires de Contes à la Troubilho.
Nous lui en sommes très reconnaissants et lui en
ezprimons tous nos remerciements.

Lo

C'est avec un très grand plaisir que nous avons
appris l'élection comme conseiller municipal d'abord et comme maire ensuite de Saint-Pau-desLandes, de M. Joseph Volpilhac, professeur Agrégé au Lycée et membre du comité de YEscolo
Oubernhato.
Nous adressons à notre excellent ami, nos plus
cordiales félicitations.

HO!

Le 7 courant, à la distribution des prix des Jeux
Floraux de YEscolo de Limanho, M. B. Vidal a
terminé son discours comme suit :
« Qu'on se souvienne que ce sont les poètes qui font
les provinces comme ils font les nations et que si la
Provence est grande, c'est surtout parce qu'elle a eu
Mistral et ses compagnons. Et l'Auvergne, pourtant
si belle, pays de langue d'oc, elle aussi, l'Auvergne,
dis-je, attend encore son chantre inspiré. »

Et Vermenouze, cher confrère, n'a-t-il pas été
en langue d'oc comme en langue d'oïl, le chantre
inspiré de l'Auvergne ?
S'il ne peut pas être mis sur le même plan que
Mistral, n'occupe-t-il pas, après lui, l'une des premières places dans le Félibrige ?
A moins toutefois que, comme certains, vous
n'excluiez Vermenouze et Aurillac de l'Auvergne !

illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllü
LES

TR1POU

Per oquesses que n'òu pas tostat de tri pou,
Dirai tout simplement qu'oquo's ticon de bou.
Tonès de li pensa n'en sente lo solibo
0 lo bouco beni me nega lo gencibo.

COBRETO.

Nouveau Maire

HO!

LOU

ENFANTS A LA "MONTAGTŒ

Un comité local s'est formé, dans le but de donner au théâtre d'Aurillac deux séances au bénéfice de l'œuvre, excellente entre toutes, des Enfants à la Montagne, fondée par M. Colomban, de
Paris.
Ces deux séances auxquelles prendront part
plusieurs membres de YEscolo Oubernhato. auront lieu, l'une en matinée pour les écoles, l'autre
en soirée pour le public, le jeudi 25 courant.
Nous engageons vivement nos adhérents à y
assister.

Fach omb tripos de biòu, bedèl, pèd de moutou,
Pebrat è plo solat ; del forcit è lordou.
Dins un ouire de pèl dirias uno cobreto
Que gourmondel GAUDOT deguiilo omb lo fourqueto.
Quel crâne plat d'OURLHAT toleù sourit del four
Trai un fumet goustous qu'oguso lo sobour.
En lou monja se beu del bit del Fèl, d'o Giono ;
Oquo olongo fostat lo bido d'une como.
Louis DEBRÛNS.

Vermenouze et Four
Où le tripatatouillage ?
En compulsan les lettres de Vermenouze à l'abbé Four et quelques manuscrits restants de l'un et
de l'autre, j'ai fait une trouvaille pleine d'intérêt
pour l'histoire vraie. J'ai en effet été assèz heureux pour découvrir des documents authentiques
qui contiennent la condamnation formelle d'une
insinuation erronée parue il y a plus de deux ans
dans un journal de Paris (i). Il y est écrit tout au
long que l'abbé Four, traducteur de Jous la Cluchado donnait l'impression a d'un certain tripatouillage » .
Une pareille insinuation ne laissait pas d'être grave, pour Vermentíuze qui resta toujours lucide et
volontaire et pour l'abbé Four qui était le scrupule
même et les respectueux par excellence. Il était
trop justement apprécié et aimé de Vermenouze (2) pour s'autoriser de son estime et altérer son
œuvre. Le souci de la vérité me fait un devoir de
publier des documents qui laveront la mémoire
inattaquable de l'abbé Four.
D'aucuns ignorent certainement que Vermenouze avait commencé lui-même la traduction littérale de certains de ses poèmes ; 10 se trouvent dans
JoUS LA CLUCHADO, ce sont : Le Vieux de la vieille, Le Pays bas, Gendouillz, La Terre, L'aînée de
Puech-Haut, L'Eternité, Les deux Perdrix, Le
(1) ce Auvergnat de Paris » du 19 janvier 1924 (chronique par M. Gandillhon Gens d'Armes).
(2) Témoignage oral de M. le Chanoine Vermenouze
et de Mme Cossoul, frère et sœur encore vivants du
poète Vermenouze.

�LO COBRETO
vieil Aurillac. Quelle traduction admirable que
celle de Vermenouze ! Combien il est regrettable
qu il l'ait sacrifiée à celle en vers blancs incapables dans la meilleure forme de livrer jamais l'intégralité du sens que contient l'original. Pourtant
il s est essayé dans ce genre de traduction, car
c'est Vermenouze lui-même qui a traduit intégralement : Per uno nosso et lou moridage moncat
jusqu'au vers :
Et je crois une belle écrevisse de nier.
Dès 1905, Vermenouze se sentait irrémédiablement atteint; s'il avait besoin de cures pour une
vie qui lentement se consumait, il avait aussi besoin d aide pour publier un second volume en
langue d'oc.
D'Amélie-les-Bains, le 13 avril 1905, le poète de
Vielle demandait à l'abé Four « s'il voulait partager avec lui le travail de traduction et de copie
devant lequel tout seul il reculait ». il n'est pas
question de lui donner des pleins pouvoirs. L'abbé
ne se précipita point sur une offre particulièrement flatteuse. S'il ne refusa pas, il dût tout au
moins demander le temps de la réflexion.
De Vielle, le 18 octobre 1905, Vermenouze lui
faisait tenir cette lettre : « Etant gravement malade
et n'ayant probablement que de courtes années à
vivre, je n'ai pas le temps de travailler simultanément aux deux livres, l'un languedocien, l'autre
français que j'ai en ce moment sur le chantier. Je
me contente de ce dernier, auquel de loin en loin,
j'ajoute quelque nouvelle page. Il n'y a d'ailleurs pour l'autre Volume qu'à traduire en français et recopier en adoptant Votre nouvelle graphie, un livre auquel il ne reste plus qu'un titre à
trouver. Vous y "travaillerez dans Vos moments
perdus, sans hâte, en prenant bien votre temps.
Et je crois que chez Vous le philologue et l'artiste
arriveraient à s'intéresser profondément à cette
double besogne. Vous feriez certainement une traduction supérieure à celle de mon excellent ami
l'abbé Courchinoux, qui n'eut pas assez de loisirs pour s'appliquer consciencieusement à la sienne. ))L'insistance de Vermenouze devenait un ordre, l'abbé Four s'inclina.
Neuf jours après, le 27 octobre 1905, il recevait
cette invitation : a Si Vous pouviez venir sans
tarder, je vous remettrai mes manuscrits de la
main à la main. Nous aurions ainsi l'avantage de
pouvoir les passer rapidement en revue et d'en
éliminer ce qui semblerait sans valeur. »
Ici se pose la question : l'abbé Four a-t-il proposé à Vermenouze une traduction en vers blancs
ou bien est-ce celui-ci qui la lui imposa. Aucune
preuve directe ne me permet de donner une solution. Il me semble plutôt qu'il y eut au début hé-

3

sitation sur le mode de traduction à adopter. Pour
activer une publication qui lui tenait tant à cœur,
Vermenouze ne devait-il pas imposer les traductions qu'il avait personnellement faites ?
Trois mois ne s'étaient pas écoulés depuis son
acceptation, que l'abbé Four soumettait ses premiers travaux à Vermenouze. Celui-ci lui écrivait
le 23 janvier 1906: « J'approuve votre procédé de
traduction... continuez le, il offre de nombreux et
précieux avantages. » De Lamalou-les-Bains, le 7
août 1906, l'abbé Four recevait du maître ces lignes approbatives : « Vous avez fait un travail de
géant et je me réjouis d'avance à la pensée de Vous
entendre livre vos excellentes traductions » Et
d'Hyères, le 5 février 1907, ces autres, fort explicites. « J'ai fini de revoir Votre traduction et en
même temps mon original; je ne suis pas assez
Valide pour y faire de fondamentales retouches,
que d'ailleurs votre travail à Vous, ne comporte
pas. » Enfin texte et traduction mis au point. Vermenouze écrit de Vielle, le 16 février 1908, à l'abbé Four : « Vous espère dijèu moti... tournorai legi
ambe Vous vostre iravalh qu'es d'un letrat e d'un
savi... » Un certain majorai exhalera peut-être sa
mauvaise humeur « mais soyez sans crainte, ma
réponse sera courte et sans réplique. » Le majorai
se tut en effet prudemment, il ne trouva du courage que Vermenouze mort... comme d'autres critiques ne jugèrent bon de dénigrer l'abbé Four
que tué par la guerre ou mis dans l'impossibilité
de produire les documents qu'il détenait et qui auraient confondu sur l'heure ses détracteurs. Singulière façon de respecter les secrets qu'une mort
imprévue ensevelit souvent avec elle. Présumons
toujours innocent qui n'a pas été déjà condamné
sur des faits péremptoires.
Vermènouze, selon l'expression de Gabriel Aubray qui le vit quelques jours avant sa mort, « resta toujours si parfaitement lui-même... et pas une
fois ne tâtonna son esprit jusqu'à la fin merveilleusement jeune... »
Il se serait redressé de toute sa taille émaeiée
pour crier lui-même au tripatouillage et écarter impitoyablement un traducteur qui aurait commis
l'imprudence de s'en permettre le moindre. Je ne
serai pas contredit par les survivants de Vermenouze, pas plus que par ses dernières poésies, écrites pourtant par une main presque glacée par la
mort.
Vermenouze n'aurait pas permis le moindre
tripatouillage... non!... Mais l'abbé Four ne se
serait point octroyé cette permission, même Vermenouze mort. Or, JoUS LA CLUCHDO parut près
d'un an avant la mort du poète.
Par les manuscrits de Vermenouze, nous savons
qu'il apporta lui-même des modifications à ses
poèmes; quelques-unes même ne purent être in-

�LO COBRETO

4

troduites dans son ouvrage, l'imprimeur ayant
déjà fait ses tirages.
De Vielle, Vermenouze écrivait à l'abbé, le 18
septembre 1906: «/'ai fait quelques corrections
très superficielles d'ailleurs, au texte languedocien
de trois ou quatre de mes poèmes. » Le 7 septembre 1908: « Quant à moi, j'ai refondu Lou Veilh
Ourlhac... Lo noço moncado ne comporte que de
très légères retouches.')) Le 23 octobre 1908:
« J'ai corrigé deux ou trois vers dans les sonnets
« Les dous camins » dont j'ai eu l'occasion de revoir les épreuves. » Le 30 octobre 1908: « Après
le premier Vers de la Terro, j'aurais idée de mettre
celui-ci, un alexandrin tripartite, plus original et
plus pittoresque que celui qu'il doit remplacer:
Mai n'es pas mort del bouto-creis avio cent ons

vous traduisez par: et non de bouto-creis, car il
avait cent ans ; et vous expliquerez dans un renvoi
ce que signifie bouto-creis. » Enfin, le 10 décembre 1908: « Ou Savignaud (l'imprimeur) ou vous,
n'avez pas tenu compte de la correction que je
vous ai pourtant envoyée pour le poème LA TERRO.
Je Voulais en remplacer le second Vers assez désagréablement chevillé, par
-Mai n'es pas mort del bouto-creis : avio cent ons.

vers tripartite dont l'ironie est bien auvergnate. Il
ne doit plus être temps maintenant. J'y aurais
beaucoup tenu (1).
J'en arrive maintenant au « vielh de la vielho »,
le morceau de résistance que beaucoup n'ont pas
voulu avaler parce que l'abbé Four le donnait un
peu fort. Ce craintif pudibond n'avait-il pas peur
de traduire: «... m'emmerde tonés de destre
capitoni. » Oh ! certes l'abbé Four était pudibond,
ses CANSOUNS D'AUVERNHE sont là pour le prouver ;
mais il n'avait pas peur d'une expression qui sent
fort, je crois, le « còpo-fums » de sa «Glouriouso)).
J'ai trouvé le manuscrit du « vielh de la vielho »
et voici comment l'abbé Four avait traduit le texte phonétique :

J'avais fait un discours
Et... tenez je m'emmerde
Napoléon ne lui dit l ien,
11 prisa ferme et son œil

mais déjà je m'embrouille
à être capitaine !...' .
mais il prisa
vif, au regard sûr...

Cette traduction a été barrée de la main même de Vermenouze et dans l'interligne, cette même main écrivit la traduction que contient Jous LA
CLUCHADO. Pourquoi sacrifia-t-il le fameux vers si
expressif, le plus beau du discours ? je ne serais
pas éloigné de croire que ce fut faute de rime en
oni pour rimer avec copitoni, car, puriste qu'il
était, Vermenouze ne fut pas sans remarquer que
quogni était pauvre et mal orthographié pour le
besoin de la rime, car en carladézien on écrit et
en prononce quonhe, quonho, c'est bien ainsi qu'il
l'emploie: « Quonhe ousèl es aquo ? (Lou moridage moncat).
L'abbé Four imposait-il ses traduction à Vermenouze ? Documents en main, j'affirme le contraire. J'ai vu les brouillons de sept morceaux:
La foire, L'Aînée de Puech-Haut, le Noël de Géroudi Gendouille, Le Noël des oiseaux, La tata,
tous contiennent des corrections faites par Vermenouze lui-même : j'en relève une quarantaine dans
« L'aînée de Puech-Haut », quelques unes seulement dans « La tata ». En comparant ces brouillons avec la traduction officielle de Jous LA CLUCHADO, je constate leur identité absolue.
Donc
Vermenouze imposait sa volonté et n'en subissait
pas d'étrangère. Où le tripatouillage maintenant ?
J.-S.

MATHIEU.

LO SOUPO OL FI{OUMA TCHE( 1 &gt;
Poufiasso, lo bouriairo, òuguèt un bèll nioti
L'idèio de regola soun mèinatche
D'uno soupo ol froumatche ;
Lou pastre, les bouyès, lou bouriairo Morti
Debiôu pendent uèt tchours s'en coressa lo maisso.

(1) Texte de « Jous la Cluchado ».
Es mort lou vielh Coulaud, Couilaud de los garrigos ;
Atoia quatre vint ounze ou quatre vint douge ans
E de guel soun sourtits naù superbes efants...

Texte qu'aurait voulu Vermenouze, infiniment
supérieur au premier :
Es mort lou vielh Coulaud, Couilaud de los garrigos ;
Mai n'es pas mort del bouto-treis : avio cent ans,
E de guel soun sourtits...

Admirateurs de Vermenouze, corrigez le vers
en question dans votre JoUS LA CLUCHADO.

Mouonto l'oulo su! fini, li fout un pit de plais-so,
Duos trufos un gros eau,
De l'aigo coumo eau
E tout co qu'occoumpogno
Un boulhou de compogno !
Mès lo bouriairo sobio pas
(Qu'èro lou premiè couot que fosio 'n tal repas)
Sobio pas cossi faire
Per ocoba Fofaire."..
(1) D'un autographe de l'auteur dont nous respectons scrupuleusement la graphie.

�5

LO COBRETO

Albigeois. La société nouvelle n'a plus le même culte

O lo fi, se decido è d'un pas dégourdit
Te mouonto sus uno -codièiro,

de

Otapo lo bresquièiro

que- des paroles amères. « L'horreur du sang et des

la poésie.

Les chanteurs

clairsemés

n'ont plus

E prend un froumatche pouirit.

armes avaient ébranlé la Forêt

enchantée ; les di-

vins rossignols s'en étaient enfuis pour toujours ».

Bo quèrre un encolat qu'èro dins lo fotehuro

Mais, de même que la Grèce, après avoir été asser-

E zo te cougno tout ensemble om de l'ountchuro
Dins l'ouilo que bulio.

vie par les soldats romains, vit son art et sa littéra-

« Quoi be otau que colio

ture conquérir à leur tour ses -vainqueurs, la poésie

Zo poutinga », dis lo paùro neciasso.

lyrique des tioubadours donna ses lois aux autres

E quond z'o remenat, ol capt d'un boun moument,

nations et exerça une influence profonde non seulement dans le

Trempo lo soupo braboment.

Pays

d'Oil,

mais

en

Angleterre,

en

Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Italie. Je
« Quo's pas per res, mo fe, que t'opèlou Poufiasso

vous ^appellerai seulement que Dante

Ço li fèt lou toouriaire en tosta lou boulhou

ment- l'dée d'écrire en Langue d'Oc sa «Divine Co-

eut un mo-

médie » et que, s'il place Bertrand de Boni dans son

Que li fosio fa lo grimaço ;

Enfei, il fait ailleurs parler Arnaut Danel en Lan-

« Li m'as dounc bouidait lou silhou

gue d'Oc. Aussi ce ne croyez pas, dit Michelet, que ce

Dins l'odio ! »

soit

seulement

pour Laure

que Pétrarque ait tant

pleuré à la source de Vaucluse ; la Provence aussi fut

Tout lou mounde risio. Guelo coumo uno poülo

sa Lauie et tout l'antique Midi qui se mourait chaque

Qu'o lo pipido, n'òuset pas

jour. »

Drie qu'obio bougut lour faire un boun repas !

Le Midi cependant ne mourut

pas de sitôt .11 se

survécut -à lui-même. La poésie lyrique fut la plus flo-

MOURALO :

rissante production de la Langue d'Oc, mais n'ouEs boun de sober o tout atche

bliez pas que cette dernière fut grande encore par sa

Cossi fòu lo soupo ol froumatche !

poésie épique et historique, sa poésie religieuse, morale, didactique êt dramatique et par ses nombreux

R. FOUR.

ouviages en prose. En 1323, sept bourgeois de Tou-

DISCOURS

louse fondent le « Consistoire du Gai-Savoir », qui se

DE

tituent des concours qui existent encore et qui ont

/H. Jacques LACOSTE

été l'origine -du mythe de Clémence- Isaure, créatrice

propose de « maintenir » la langue maternelle. Ils ins-

des Jeux Floraux.

Professeur de Philosophie
Prononcé le

11 Juillet

1926

à

Je vous fera grâce de tous "les précurseurs de l'écla-

la Distribution des

Prix

des Elèves du Collège de Mauriac

tante renaissance de la langue et de la littérature
occitanes qui se produisit vers le milieu du dernier
siècle. Un groupe de jeunes Provençaux avaent pris

LA LANGUE

l'habitude de se réunir, à peu près tous les diman-

D'OC

ches, soit en Avignon, soit dans les plaines de Maillane ou aux Jardins de Saint-Rémy. ils se- livraient à

(SUITE)

Les plus illustres de ces poètes furent Guillaume de
Poitiers ; Cercamon, qu iconsacra une partie de sa vie
à parcourir le monde ; Jofroy Rudel, qui passa la mer
pour voir la « Princesse lointaine » ; Bernard de Ventadour,

qui se fit moine après avoir chanté la vi-

comtesse de Ventadour et Aliéner de Guyenne ; le
terrible Bertrand de Born ; Arnaut Daniel, Giraut de
Borneil, Arnaut de Mareuil — ces cinq derniers, du
Limousin,

terre

classique

et

berceau

des troubadours; — Folquet de

de

la

poésie

Marseille ; le célè-

bre Peire Vidal, de Toulouse ; Pierre d'Auvergne, de
Clermont ; Pierre de Vic-sur-Cèr-e, et une multitude
d'autres du Limousin, d'Auvergne,
Provence,

d'Aquitaine,

de

du Roussillon qu'il ne m'est matérielle-

ment pas jiossible de vous signaler ici.
Les protecteurs des Maîtres- en Gai-Savoir avaient
péri ou avaient été spoliés au cours de la guerre des

des régals de jeunesse, ivres de ferveur et d'enthousiasme. L'endroit bienheureux et prédestiné, c'était
une bastide de plaisance, le castelet de Fontségugne,
où les conviait la famille' Giéra. Sur la pente du plateau

de

Camp-Cabel,

Fontségugne — ainsi

appelé

d'une petite source qui coule tout près — regarde le
Ventoux, au loin, et la gorge de Vaucluse à quelques
lieues de là. Un dimanche- fleuri, le 21 mai 18"&gt;4, « en
pleine primevère de la vie et de l'an », sept poètes
se rencontrèrent

au château de

Fontségugne :

c'é-

taient Joseph Roumanille, Théodore Aubanel, Paul
Giéia, Anselme Mathieu, Jean Brunet, le paysan Tavan et Frédéric Mistral, le futur poète de « Mireille »
et des &lt;i Iles d'Or », « tout prêt à jeter au mistral, comme les pâtres des montagnes, le cri de race pour héler, et tout prêt à planter le gonfanon sur le Ventoux.»
(A suivre).

�6

LO COBRETO

PER BOUS ROPELA
::

quond sion picbous è que sion besis

::

Dédié à M. Henri Gaillard dont
le talent fait tant d'honneur à
sa tèrro meiralo.

Lou bouci de peno qu'ai preso
Me sero plo dousso, sigur,
S ol cap de lo tèrro fronceso
Bous lejiès mous bèrs de boun cur :
En bous besent dins nostro fèsto
Me soubenguère... è qu'ai pensat?
Li s'est omouidat dins mo tèsto
Tout un bèl tros de moun possat...
Ol mèt d'uno jonto pessoto
Deque t'ogaje ?... Un brabe bièlh !
Un pau pus bas — troto que troto —
Des efontous omb des onhèls...
Quonjes d'onhèls ? sai pas lou coumpte,
Mès lou troupèl èro tout blonc ;
Pes efontous, — quo's pas un counte —
N i obio be dous, mès que couo'i long !
Poulits souliès, crano belouso,
Erou plo propres, plo cojats;
Sons jes de fongo ni de bouso&gt;
Pas coumo ohuèi : des enrojats !
Ombe lour mino omistousoto,
— Bounjour, bounjour ! so nous disioù :
Mai fosiòu pas jomai lo pouoto,
Perqu' èrou brabes coumo un sòu.
Semblobion des couops des pilhaires ;
Mal ocoutrats l'ibèr, l'estiù;
Mès les efontous, oi, pecaire !
Estabou pas d'èstre grociùs...
Erou brobounèls, per mo bouno;
Mai d'oquel biai s'en bei pas tont :
N'en soui prou fièr... quo bous estouno ?
Obèn un bouci de lour song :

...Tonès: que torno dins mo cruco ?
Bouostre belet que nous risio,
Ombe so pipo que s'oluco,
Ornai so bèco que fousio :
L òusisse enquèrro que s'oplico
0 nous counta toujoun ticùon
De causos sonos è onticos
Coumo on deu cerca pes efonts.
Mai lou belet tenent so bèco
Per nautres durbio tout soun cur :
Ço qu'oimabo pas ? Lo couobèco,
Que tusto donos è moussurs !
Huèi l'obouïont pertout m'enjipo :
— Besès pas qu'oquo joui soulelh —
E lou regrète ombe so pipo,
S'en fo pas plusses coumo guel...
So bouno tèrro, ope, zo, sabe,
Li obès gordat tout bouostre omour :
Guel l'ounourabo, qu'èro brabe,
Bous li fosès un grond ounour !
Tout, tout oquo brabe contaire,
M'es plo tournât en bous besent :
Ah ! nou quitas pas moun terraire
Sons qu'empourtosias pas moun present.
Mous bèrs sous paures, mè sou tenres ;
Ièu les ai boulgut omistous :
Me fores plose de les penre,
Sou toujes fats esprès per bous ;
Lou bouci de peno qu'ai preso
Mès estado dousso, sigur;
01 cap de la tèrro fronceso
Lejires mous bèrs de boun cur.
L.-F. BOURGADE.
Saint-Etienne-de-Maurs, le 19 juillet 1926, lendemain
i_e la félibrée de Maurs.

AU PROCHAIN NUMÉRO
—:o:—
i

Car mo beleto, defuntado,
Per uno rèi d'ol Bournhounet (1),
Ero omb lo bouostro, o lo Pèirado (2),
Pichouno cousino, poret.
(1) Près Montsaüivy.
(2) Près Saint-Etiénne

L'abondance des matières nous oblige à laisser
sur le marbre un certain nombre d'articles, parmi
lesquels une belle et amusante poésie de notre
excellent ami Durand-Picoral, du Grel Rouergat.
Ce sera pour le prochain numéro.
Toutes nos excuses pour cette fois !

�LO COBRETO

LA LEGIONDO
D'EN BERTRONDO
O l'endessus del pichou bilatcl·ii de Sòumiat se
trobo uno cuso noturèlo crusado dins un foutrau
de roc, sui bouord del comi que meno de Lo Roquobièlho en Bernossau è que d'oti, s'escompilho
en un troupèl de cominous o trobèrs lo mountonho.
Oquelo cuso, ol dire del mounde, fouguèt hobitado autres couops per un countrobondiè, mès ièu
ai ougut, entre dous beires de bi, d'autres ronsinhoments per un bièlh del poïs, que guel, tenio
oquelo historio de soun belet.
Escoutats un bouci.
■—« En milo sept cents quatre bint quinze, un
juine home de bint è cinq o trento ons orribèt dins
lou poïs, è prenguèt poussessiou d'oquelo demouoro.
Oquèro un golhard de cinq pèds è mièt pel
pus mins, bostit en proupourciou, l'uèlh biou è lo
combo fronco ; èro toutjours ocoumponhat d'un co
rousse ebourrissat, que respoundio ol noum
d'Omígo .
Toutes dous, cap o long del jiour, fosiòu que
cossa per bouos è per sèrres, è mài d'un couop ol
clar de luno, l'on poudio beire dintra l'home ombe un singlar sur l'espallo è lou co rebentat que
lou seguio per dorriè.
D'ound èrou benguts toutes dous?... Jomài
digun zo pougut dire. Des couontes roudèrou un
pauc pertout.
— « O qu'èro un dezertur ! » « Un nople minat per lo reboluciou6». Un fil de fomilho qu'obio
ougut de los penós de cur. »
Mès, coumo digun n'obio res o li reproutcha è
que pogabo toutjours countont ço que prendio
chaz les merchonds d'o Bercuèyro quond li dobolabo cado dimmergue per lo mèsso grondo, lou
mounde n'en domondabou pas mai, è un jiour
qu'un cap burlat de lo coumuno que possabo per
rete è corobari lou coumpassabo omb un pitchou
reire de trobèrs, l'autre l'ogotchèt dins les uèlhs
de talo monièiro que nostre home, bengut serious
del couop, li tirèt un grond couop de copèl.
Lou jiour de Sont Pardou, qu'es lo fèsto de Lo
Roquobièlho, un brau ogueilat dobolèt de boi
Tidernat, è los couornos bassos, onabo se lonça
dins lo foulo, quond un home se trai d'un salt o
l'en dobont de lo bèstio, li obribo o loi bonos, li
touord lou couol d'un biromo è lou bous estend
ol mièt del comi. Oquel home, qu'èro Bertrond
E, dempièis oquel jiour, les golopians del poïs lou

7

soludabou bougroment bas en li dire — « Bounjiour, moussu Bertrond ! » è loi droullotos de bint
ons que lou troubabou pels comis, beniò rougios
jous lo polhogo coumo de los poumos corobinos.
Guel, n'en domondabo pas tont.
L'hibèr orribèt, un hibèr ispre è nebous, qu'orozobo los corrièiros, è bous coupabo lo caro sus
los òussados.
Oquo durèt otau tres mes; les loups, ofomats
sourtiòu de peis bouos, è s'oturabou deis oustaus.
Odounco, un ser del mes de jombiè que Bertrond è soun co bilhabou dins lour cuso dobont
un fioc de ginebriès, uno bromado retuniguèt ol
defouoro, è loungtemps, s'espondiguèt dins lo
nuèt...
Qu'èro lo lairo de loup. Ol mémo moument,
Omigo, lou pièu heirissat se trai defouòro pel bougiau.
Bertrond foguèt qu'un salt o soun fugil, un d'oquesses bièlh fugils o pèiro d'oquel temps, qu'obio toutjours corgat de ploumb gros, è se loncèt
guel tobe, dins lo nèu.
Sus oquel lençòu blonc è mouol, pouguèt sègre
los piodos de soun coumponhoun, è de lo souorto,
orribèt o cent conos de so demouoro, ol courniè de
lo bernièiro d'en Couosto-Redoundo.
Oti, un espetacle l'esperabo, que li brigièt lou
cur. Lo bourro rousso del paure co, obio bougat
de çai de lai, è lo nèu, tocado de song, pourtabo
los trassos de los patos d'un loup. L'horro bèstio
obio estronglat lou paure Omigo, è l'obio dempourtat per lou mongia dins un endret pus sigur.
Bertrond sentiguèt tout soun song li mounta
o la caro, è sus oquelo plaço, jurèt, lo mo estendudo qu'òurio bengiat soun melhourt orni dobon
lo nuèt del lendemo.
Sons mai sousca, portiguèt sur lo pistó del loup.
Possèt otau o Bendogre, en Roussinhòu, ol Roc
del Noummat, ol Bruèl, o Legau, en Bòudou,
mcrchèt touto lo nuèt, è lou jiour coumençabo de
rogia quond orribèt ol Bouos Negre. Lo bèstio de
proïo se sentio segudo è s'orrestabo gaire.
Soquelai, o l'orle del bouos, uno plaço rougio
è trepijado, morcabo qu'oti lou loup obio ocobat
soun desporti.
Oprès couop, los piados tirabou boi lo dretcho,
del coustat de 1' « home de Pèiro » è Bertrond loi
seguio toutjours.
Mortchèt enquèro tout lou jiour, è o toumbado
de nuèt, orribèt ol pèd d'un sèrre naut que se quilho entre Mondalho è lou Fournet, beguèt ticon de
negre que s'orroncabo de jous un griffou ; qu èro
lou loup. Bertrond, proumpte coumo uno luciado,
l'offusto, è... pan! Uno bromado li respoundèt,

�8

LO COBRETO

mès guel repetèt pas, èro un pauc long, è gordabo
so dernière cargo per un couop pus solide, ogaro
que lo bèstio èro sur tres patos, coumo se poudio
beire o los piados, tocados d'un song que n'èro
pas oquel del paure Omigo.
Lo pistó s'engulhabo dins un bouscolhat de
faus nenes è l'home lo seguio toutjours, mès ol
moument que s'ocourbabo per possa jous de loi
brocos bassos, beguèt dous uèlhs esterluzi, è lou
loup, lo guio dubèrto li sòutèt dessus.
Bertrond perdiguèt pas lou cap. Sui couop de lo
butido, soun armo li obio escopat, è qu'èro pas
l'houro de l'omossa. Otopèt lou loup o lo courniolo; lo bèstio lonçabo de los cridados rauquos,
quond, tout d'un couop loi brocos secos criquejierou, è un autre loup, d'uno talho torriplo, oquel
d'oti è tout gris, rogièt, è d'un salt se loncèt otobe
sui paure Bertrond. Oqu'èro lou bièlh mascle que
benio opora ò so femèlo.
Oléro, entre l'home è: loi duos bèstios, uno luto
ofrcuso coumençèt.
Lo portido se fosio dongierouso pel cossaire ;
s'oquiouguèt couontro un àure, è del temps que de
lo mo dretcho tenio lo souiro, del bras esquerre
obio cingiat lou mascle que guel, omb sous queissàus 'obio oncrat per un coustat del coupet.
L'home sorrabo toutjours, del bras è de lo mo,
è jous so pounho de fèr, los carbos del couol de lo
souiro criquèrou; lo bèstio toumbèt en riès, estrongado.
Lo mo dretcho de Bertrond, tournadu libro
d'oquel biài, s'onèt nuita o l'esquèrro, è, dins
oquelo cingio, qu'ourio fat rogia de l'aigo d'uno
pèiro forraudo, los couostos del loup petèrou coumo les obris d'un bièlh cestou ; lo bèstio ouguèt un
dorniè songlut desclobèt loi dents, durbiguèt lo
bouco birèt lou blonc de l'uèlh, è toumbèt o soum
tcur estouíado. Mès n'èro pas temps...
Bertrond qu'obio duos benos del couol coupados
obio perdut trop de song, s'estendèc otobe entre
sos bictimo. E coumo tournabo hiberna, lo nèu
ocotèt tres codabres.
Quo fouguèt qu'o lo fi del mes de Mai&gt; oprès
Sont-Urbo, qu'un pastre, que ctrcabo uno baco
descoumportido del troupel beguèt rogia uno bouoto en defouoro d'uno coungièiro ; sounèt lou botchiè, è toutes dous, oprès ober debloyat lo plaço,
metèrou ol jiour oquel toplèu.
Recouneguèrou Bertrond d'o Sòumiat, qu'èro
plo counserbat pel fret, è coumo lou poudiòu pas
pourta dins cat de cemetèri, qu'èrou trop long,
i'entorrerou debouotoment ol cap d'oquelo mountonho, que desempièis s'opèlo : « En Bertrondo» .

BIBLIOGRAPHIE
LA PASSION DE ROLAND GARROS. — Notre eminent compatriote Jean Ajalbert, de l'Académie
Goncourt, va faire paraître prochainement, sous
ce titre, un ouvrage en deux volumes.
De Roland Garros on a su les prouesses du pilote et du combattant. On connaît le Héros, on ignore l'Homme, le surhomme que révèle l'auteur.
La Passion de Roland Garros, c'est dix ans de
labeur; l'écrivain n'a reculé devant aucun effort
de voyager et d'enquêter qui s'ajoutent à sa connaissance personnelle de Garros et à sa fréquentation des milieux sportifs.
Et puis, de tout son cœur et du meilleur de son
talent, Jean Ajalbert a entrepris d'écrire ce livre
puissant et définitif, qui va enchanter le public
comme un fabuleux roman d'aventures, et les lettrés comme une œuvre de la plus grande conscience littéraire.

Il sera tiré de cet ouvrage des exemplaires :
Sur papiy impérial du Japon, prix des deux volumes : 240 francs.
Sur papier de Hollande, prix des deux^ volumes :
francs.

140

Sur papier vélin pur fil Lafuma, prix des deux
volumes : 80 francs.
Sur papier Alfa, prix des deux volumes :

50

fr.

Tous ces exemplaires seront numérotés et ne
seront tirés qu'au nombre exact des souscripteurs.
Adresser les souscriptions aux « Editions de
France », 20, avenue Rapp, Paris (7°).

COUYOU'NADOS
LOU GRUYÈRO
Mïoun, la serbento de Moussi Bigiè, bo tchaz
l'espicièiro.
— De que boulès, Mïoun ?
— Mi ètjo-liouro de froumagi de Gruyèro... è
pas to tròuquilhat coumo oquel de l'autre jiour,
bous ropelai ? M'en pesoras un cunhossou ound
y obio pèl pus mins, un cortou de trous !
F. BANCHAREL,
(Les Veillées Auvergnates).
Estomporio de la Lîbertat è del Trobolnur, Ourlhat.

Fernand PRAX.

Lou Gerent : A. POIRIER-BOTTREAU.

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              <text>Lo Cobreto de l'escolo oubernhato è del Naut-Miejour. - 1926, n°79 (Noubembre), Onnado 07</text>
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              <text>Lo Cobreto &lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/11926"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Bourgade, Louis Firmin (1884-1963)</text>
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              <text>Prax, Fernand (1890-1970)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
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              <text>Lo Cobreto. - 1926, n°79 (Noubembre), Onnado 07 </text>
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