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                  <text>ìnnatìp.

— No

78

15 Setembre 1926

eOBRET©
DE

L'ESCOLO

OUBERNHATO

E

DEL

JIOURNAU

NAUT-MIEJOUR

MESODIE

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO : DÈT froncs j
Et l'on o lou íournau per rés
\

'i

Lou Journau se bend b/nt sos lou numéro
.-■ LORGINT :

\

I

.

0 M. Delteil, noutari, clobaire, Ourlhat.

Embouia.

|

I

LES POPIÈS:
0 M. H. Dommergues, pitchouno corrièro
Cazaud, Ourlhat, secretari.

Toute réclamation au sujet de numéros non reçus doit être adressée
directement an Secrétariat.

Í
Lo bouole, lo Morianrio,
Lo bouole omài l'ourai.

La copie doit parvenir au S ecrétariat ( Petite rue Cazaud ) avant le
decha^u- mois pour insertion au numéro suivant

BOURÈIO D'OUBËRNHO.

EUSINHODOU
——
—
—
—

La félibrée de Vic-sur-Gère (Emile LAPARRA).
A Saint-Santin-Cantalès.
Le village natal (A. MARCENAC).
Izòu (J.-S. MATHIEU).
A Ëtieriûe Marcenac, le poète des vieilles choses (F. PRAX).
— Uno bouno flairo (Louis DEBRONS).
— Souvenir de Merle (Amédée MUZAC).
8. — Lou bounjour de Sont-Estèfe (L.-F. BOURGADE).
9. — Les livres du pays.
10, — Toustous (F. PRAX).
11. — La langue d'Oc (Jacques LACOSTE).
12. — Maisons et Meubles d'Auvergne et du Rouergue.

Per ligi
Ai se pronounço : ay.
au
—
—
aou.
ei
—
—
ey.

lo Cobreto
Ex. : Fai, fardeau.
— Mau, mal.
— Dei, des.

èi se
èu
eu
oi
ôu
Ih
nh
j
cb

pronounço : èy.
—
—
èou.
eou.
—
—
—
—

—
—

—
—
—
—

—
—
—
—

oy.
oou.
11 (mouillés).
gn.
tjtch.

GÉNÉREUX

—
—
—
—
—
—
—
—

Sèi, sureau.
Lèu, bientôt
Seu, suif.
Loi, les.
Pôu, peur.
Bièlho, vieille.
ConhOjChienne
Jour, jour.
Chobal, cheval

ANONYME

L'ami marseillais qui — chacune des années
précédentes — avait fait parvenir à Lo Cobreto
la somme de cinquante francs, vient de récidiver'.
Il nous montre ainsi qu'il n'oublie pas plus
l'Escolo Oubernhato, que celle-ci n'oubliera l'ami
commun, le bon et regretté docteur Réniac.
De nouveau merci !

FONSJOUVEAU

10

{

\

�2

LO COBRETO

La félibrée de Vic-sur-Cère

nous permettent de leur offrir l'expression de notre
sincère gratitude.

Ainsi que l'ont déjà fait plusieurs journaux locaux, nous sommes heureux de publier ci-dessous
le compte rendu de notre félibrée de Vie, du à la
plume de l'éminent avocat de Bordeaux, notre
ami, M. Emile Laparra :
Quelle belle, quelle admirable journée pour les
lettres et pour le patriotisme auvergnats ! Douze
félibres — vous saurez lesquels — accompagnaient
à Vic-sur-Cère leur charmante et aimable reine,
Mlle Dommergues, pour y remplir la plus haute
des missions : honorer d'un délicat hommage les
volontaires du sacrifice social, les Petites-Sœurs
qui sont les gardes gratuites des humbles.
Tout Vie était accouru, sans aucune distinction
d'opinion politique, ni de préférences confesssionnelles. Les héroïnes de la fête, seules, étaient absentes. Elles étaient auprès de malades gravement
atteints.
Ce qu'a été ce défilé de beaux morceaux, taillés les uns dans la noble langue d'oc, les autres
dans la langue de la grande patrie, nous renonçons à le dire. Nos lecteurs ne le sauront qu'en assistant à la prochaine félibrée, et encore, alors,
regretteront-ils, plus profondément, de n'avoir pas
eu le bonheur de savourer celle-ci.
Mais déjà, du fond de la salle, se lève — qui
donc ? un spectateur ? — oui, mais il est le Maire
de Vic-sur-Cère, et il est aussi le gentilhomme des
lettres dont la parole claire et ornée charme l'auditeur. M. Gizolme est l'interprète de l'unanimité de
ses concitoyens en remerciant YEscolo Oubernhato
d'être venue à Vie, et surtout en une telle
occasion. 11 sait trouver, avec la facilité qui le distingue, les termes qui conviennent pour qualifier
l'action douce et efficace exercée sans trêve ni repos par les parfaites infirmières et les douces consolatrices que sont les gardes-malades. Il salue de
la plus cordiale façon les félibres et leur si aimé
président d'honneur, M. Garnier, qui, assis à côté
de la Reine, est la protestation vivante d'un esprit
resté vigoureux et d'un corps admirablement robuste contre la vieillesse.
M. Théophile Garnier répond au Maire par une
allocution alerte, pimpante, gracieusement primesautière, dont il nous plaît infiniment de détacher
le morceau suivant, une sorte de madrigal du
grand siècle :
— « J'adresse tous mes remerciements à ces
gentilles demoiselles de Vie pour l'intelligent concours qu'elles nous ont prêté; elles ont été nos fées
bienfaisantes, et c'est à elles que nous devons d'avoir pu réunir ce magnique auditoire que je salue !
» Que MM. Baduel et Beltrano, qui ont bien
voulu mettre à notre disposition la salle du Casino,

» Je réunis dans un même sentiment de sympathie respectueuse Mlle Mayenobe, Mlle Legras,
Mlle Sublime, qui se sont jointes aux félibres, et
leur ont apporté le tribut de leur talent si distingué
et déjà si souvent apprécié... »
La Reine des félibres remercie, avec une élégance souveraine, M. Gizolme de ses belles paroles et la population de Vie de son accueil chaleureux. Au regard de M. Garnier, elle n'hésite pas :
c'est un aimable « poutou » qui s'échange.
Mlle Mayenobe, la très érudite professeur de
piano, prélude, Elle est une exécutante de premier
plan et une accompagnatrice hors rang. Nous lui
devons trois des meilleurs numéros du programme : Solo du Concerto en la mineur de Hertz ; Rapsodie d'Auvergne, de Saint-Saëns, et la Pastorale
dont elle est l'auteur.
On ne se lasse de l'applaud. ir que pour écouter,
avec une émotion retenue, M. Delzangles chanter,
de sa belle voix généreuse, Le Soir, de Lamartine,
et Fais dodo, deDebrons.
M. Arles a la faveur toute spéciale de l'auditoire
pour sa belle inspiration, si harmonieusement
fondue avec l'objet de la fête du jour, et dans laquelle il exalte, dans la plus pure langue d'oc,
« la fleur de charité ».
M. Debrons, l'artiste électique, le violoniste sûr
et exquis, le chansonnier incomparable, fait chanter par son violon Bourrèio flouricado, puis chante
lui-même un délicieux regret.
Ils sont accompagnés par M. F. Baduel, dont
l'éloge n'est plus à faire, tant comme pianiste que
comme exécutant attentif et exact.
Le très actif et très estimé secrétaire de Y Escolo
Oubernhato, qui remplissait au cours de la félibrée
le rôle de régisseur général, et qui est le fin conteur
que tout le Cantal connaît, a été rappelé chaleureusement après sa Porpondejado, qu'il a donnée
avec sa diction admirable, si digne d'être offerte
comme un modèle.
Et c'est ensuite M. Cardou qui, avec sa voix
merveilleusement assouplie, détaille finement deux
chansons patoises de Louis Debrons.
On réclame M. Courchinoux, et, avec son aimable aisance si spirituelle, il nous raconte deux savoureuses histoires patoises, dont l'une surtout,
celle de Testut, pendant trente ans et jusqu'à la
mort de sa femme, fidèle à sa promesse de ne pas
parler, excite la joyeuse et sympathique hilarité de
tout l'auditoire.
Le capiscol, M. Etienne Marcenac, vient à son
tour dire, avec la plus émouvante note de tristesse
communicative deux pièces d'une haute tenue littéraire dont il est l'auteur : YEncan et la Vieille
Musette.

�3

LO COBRETO

Avec M. Fernand Prax, qui obtint le premier
prix aux Jeux Floraux de i'Escolo Oubernhato,
s affirment de nouveau les qualités exceptionnelles
de poète et de linguiste qui donnent une si haute
valeur à son poème : Cur d'Oubernhat.
Mlle Viards, de sa voix à la fois si sononre et si
jolie, chante la superbe Pregario d'Ejon, l'une
des plus belles choses qui aient été écrites en langue d'oc, et les Clochettes d'Amour, de Herpin,
ce morceau de dilettante.
M. l'abbé Mathieu prête, lui aussi, sa collaboration à cette belle matinée. Il le fait avec tout son
talent et toute son autorité. La salle lui fait une vibrante ovation.
Mlle Sublime, qu'accompagne de son archet
magistral Mlle Legras, l'irréprochable pianiste,
nous fait goûter les charmes sans seconds de la
Méditation de Tha'is et des toujours exquises Scènes montagnardes.
Enfin, c'est l'apothéose : M. Garnier, d'une voix
qui n'a pas faibli et d'une ardeur qui ne s'éteint
pas, enlève superbement les Quatre-Vingt Ans et
Les Dolhaïres.
Comment cela pouvait-il finir, si ce n'est par
une bourrée ? Elle fut dansée par un quatuor d'as :
Mlles Dommergues et Viards, MM. Th. Garnier et
Dommergues. Qu'en penser ? C'était la perfection.
EMILE LAPARRA.

A SAINT-SANTIN-CANTALÈS
Dimanche, 19 septembre, à la demande de la
Municipalité de Saint-Santin-Cantalès, l'£*sco/o
Oubernhato donnera à trois heures du soir, une
félibrée au chef-lieu de cette commune.
Comme on le voit, les écoliers de l'Auvergnate,
ne sont pas toujours en vacances. Mais le plaisir
qu'ils éprouvent à faire aimer l'Auvergne et sa
langue les dédommage amplement de la peine
qu'ils prennent.

Le village natal
Désabusé du monde et de ses duperies,
Tu m'as vu revenir, cher village natal
Qui lèves dans la paix des champs et des prairies
Aux chants de ton clocher frappant l'air matinal.
Voici tout ce qui fut ma plus lointaine enfance :
Chaque pierre me dit des contes d'autrefois,
Longs entretiens muets, et dans ce doux silence,
D'un passé retrouvé, chaque chose a sa voix.

Le temps a pu faucher des êtres et des chc?es,
Des êtres bien pleurés car c'étaient les meil'eurs f
Près du coin où chacun repose sous les roses
Je les évoque mieux e;t plus souvent qu'a il! surs.
Voici notre maison où s'éteignit mon père,
La prière à la lèvre et la croix à la main,
Le vieux toit sous lequel ma bonne et juste mère
A su mç diriger vers le plus droit chemin.
Bien qu'elle soit partie, humble et sûre à la tâche,
Dans le grand médaillon que lui fait mon amour
Son visage serein encore se détache
Comme au temps où, joyeux, je lui disais bonjou* !
Ma mère qu'effrayaient, avec raison sans doute,
Mes vains rêves de gloire et qui pleura si fort
Le matin où j'ai pris l'insinuante route.
Qui va vers l'inconnu, pour suivre seul mon sort.
Voici notre jardin où s'enclosait mon rêve
Vagabondant ainsi qu'un insecte rusé
Du rosier au grand lys dont je humais la sève
Et dont je me sentais soudainement grisé.
Douces émotions ! Quand de roses fillettes
Venaient 'le dévaster pour de blancs reposoirs.
Oh ! claires Fêtes-Dieu dont nos fraîches cueillettes
Fleurissaient, parfumaient le chemin des espoirs !
Voici la pauvre église; où tant de lèvres closes
Venaient balbutier la prière du soir,
Et qui sentait, l'été, les lys blancs et les roses
Et l'encens qui fumait dans le bel encensoir.
Oh ! vieux et cher village où la fillette blonde, —
Doux et mystérieux réveil du cœur humain, —
S'échappait de mes bras, fuyait une seconde,
Bien que mon jeu ne fut encor que d'un gamin !
Comment donc ai-je pu quitter toutes ces choses
Dont l'émouvante voix nous va tout droit au cœur
Et dont le souvenir aux jours les plus moroses
Nous berce tendrement comme la voix d'un chœur.
Dans ta biblique paix, ô village en basalte,
Où l'on naît où l'on meurt entre les mêmes murs,
Peut-être voit-on mieux, au bout de notre halte,
Le néant des vains bruits, des rêves les moins purs.
Mourir dans cette paix où l'abeille murmure,
Comme un sage qui veut le plus grand des oublis,
Lavé de tous péchés, se sentir Pâme pure,
Pour ne se rappeler que des jours bien remplis,
Voilà, me semble-t-il, ce que disent encore
Tous ceux que j'ai perdus, après bien des douleurs,
Dont tu gardes, village, éveillé dès l'aurore,
Tout les restes sacrés sous tes rustiques fleurs !
Etienne MARCENAG.

�4

LO COBRETO

izòu
Izùu, poïs de bès brogats de calsos bloncos,
Tout encèuclat de brousso olucado de biù,
Me carre de te beire obrondat pel l'istiù !...
Refrescorai moun uèlb, de sitou sur tos boncos.
Lou grelh t'espingo enquèro omb sos gorrotos froncos
Mès se coloro lèu o l'orle de soun niù ;
Pertau qu'un cigottau, eontaire sons poriù,
T'ensourdoro coumo un roussinhòu dins dos broncos.
Espio lou pilina sur l'aurièiro del prat,
Joui bouseat foulhorut ou l'aubre cotounat,
Lo rimo que gourdejo ol -capt prim de so plumo ;
Quond o, tros sai tros lai, sonflourat è causit,
Sur el tombo d'o ploumb coumo sui ser lo brumo
Del temps que Jo sio Liso oli so lou lobrit...
J.-S. MATHIEU.
(1) Uzols, village de Saint-Santin-Cantalès, résidence de M. E. Marcenac, capiscol.

J[

Étienne MARXENA Q

Benio de nougolha, dins oquelo bilhado,
Li s'èro be estuniat uno basto de bit.
Bous proumete qu'obio lo caro escorbilhado,
Soui pas d'oquesses que fou lo niflo ol coubit.
De l'oustau me troubabe o pus près mièjo-lègo,
Sus l'orle del comi, bese un home plontat.
Domonde : « Cau s'ès bous ? » Respouond pas, res
[boulègo !
Pensère : oquel òutriè me deu creire bondat,
E bòu n'en proufita per m'espousca lo bèsto,
Proquo de moun orgent, pouot n'en faire lou dòu.
Moncorio pas res plus, per ocoba lo fèsto !
— Li me fiabe pas gaire, ère sosit de pòu —
« Porlas ou serens dous, dise d'uno bouès rauco,
Cat de bougre jornai m'o fach 'tourna bira.
S'obès set, seguès-me, pogoral uno pauco ! »
Demouoro toujours mud ; ièu cerque o m'opora.
Ornasse un roucolhas, lou frase o n'oquel orne ;
Oquo retuniguèt ; l'obio guinhat pel tim.
Bromabe : « Tessounas, que lou diaples te crome,
Se te gondisses pas te tuau coumo'un lopin ! »
Ere tout eglobiat oprès tonto de flairo
M'oturère de guel, mès olèro, o bounur ;
Mes uèlhs despotorlhats, jous rais de luno-bairo,
Beguèrou un bièlh pèd d'aure en euro d'un boulur !

le poète des vieilles choses

Louis DEBRONS.
II li il II II II II II II II II II II II

O Marcenac, non, non,, ta chanson n'est point vaine !
Tant que dés pleurs sacrés sauront baigner des yeux,
Qu'un écho vibrera sous une voix lointaine
Les plus c'hers souvenirs, ce seront les plus vieux1'!
Au rythme caressant de ta Muse sereine
C'est bien lui qui revit, ce passé langoureux,
Car j'ai senti ce soir, un peu de son haleine
S'attarder sous le vent de ce siècle fiévreux !
C'est pourquoi, les morceaux de ton cœur qui s'effeuille
N'iront pas au néant ; ce souffle les recueille
Afip qu'un jour, fanés, ils lui parlent de toi.
Et, lorsque nos enfants liront, sous le vieux toit,
Quelques feuillets jaunis de ta bonne « Cabrette »
Ils se diront, pensifs — « Oui, c'était un poète ! »
FERNAND

PRAX.

- Uno bouno flairo Qu'èro uni) nuèt d'ibèr, dins lou cièu blus, ,Io luno,
Coumo un porobèl d'or mountabo douçoment.
Me retirabe tard è m'en orribèt uno
Que m'òuplidòrai pas jusqû'ol idorniè moument.

M

SOUVENIR

il II

11

de

II

M

H

&lt;| Il

H

H

I,

H

M

MERLE

H

H

H

M

H

H

l.

«

A Monsieur Pli. Vachal.
Au détour du chemin, brusquement surgit Merle,
Emmi rocs et torrents ; antiques murs déserts,
Sombre et puissant débris, donjon sur qui déferle,
Comme un flot irrité, la bise des hivers.
Vieux castels de légende, en un site sévère,
Issus du rêve fou d'un Gustave Doré,
Le temps n'a pas percé votre inquiétant mystère.
L'aube des renouveaux ne baigne de clarté
Qu'à regret, semble-t-il, vos austères façades...
Non, vous ne souffrirez nulles restaurations
Et nuls fards qui paraîtraient des mascarades,
O vieux murs tout béants de mutilations ;
Ni pour vous célébrer, théorbes langoureuses
Lais ou fades canzons de trouvère au cœur mol.
Mais vous, rude aquilon, vagues impétueuses,
Soufflez et rugissez votre sirvente fol ;
Et que les vaillants preux, tressaillent sous leurs dal[les...
Partout du Puy Ganhac, au chemin Ferrador
Que de farouches clams retentissent les salles
Comme jadis, les jours d'esclandre, au son du cor.
Amédée MUZAC.
Cité féodale de Merle XI-XVI siècles, commune de
Saint-Geniez ô Merle (Corrèze).
(1)

�LO COBRETO

Lou bounjour de Sont Estèfe
Dédié à Mlle Dommergues, Reine des Félibres
cantaliens, à Mlle Viards la pastourèlo de Pel
Compèstre, à mes amis Debrons et Dommergues,
et à tous, dames et félibres qui nous ont fait
l'honneur de participer à notre félibrée.

Bloundo sus puèts, bruno pes riùs,
Mo tèrro, ount noissèn tcujes libres,
O pres so couoifo de l'estiù,
Per bous, o Rèino des félibres !
Soun ribon, large de cent pans»
Te pas lou bouquet de so primo ;
Mès les costonhès, sus lo cimo,
Se sous corgats coumo un rompan...
E sus l'estoulho que s'estujo,
S'un riùbotèl semblo mouri,
Tout aure bous ofro so frujo,
E les blats negres bòu flouri :
L'òussèl, l'obilho ombe so bresco,
Li contou, sons esta de res :
Sus lour comin tos biste opres,
De flours, de soulelh, d'aigo fresco...
Léu, nostro tèrro, blonco o l'aubo,
Se bestiro d'or cado ser,
Mesclen l'orcono de sous berts
Per cado jour combia de raubo...
...Otau, mai bèlo coumo vous,
Un jour, lo bejèt to poulido
Lo jonto Rèino Morgorido,
Dount toujes nautres siom jolous :
Per so beutat, per so bolenso,
Juste, beniòu de lo còusi,
Princèsso è flour del Limousi,
Per èstre couarro de Proubenso !
Sus soun frount conde — lis noubiau —
Blonc jous so couoifo blonquinèlo,
— Quo lo fosio trop brobounèlo ! —
Morcabo un poutou de Mistrau...

E bous, nostre porpondejaire,
Dins lo Cobreto grond bouguié ;
Qu'oqui sons flèmo, sons se jaire,
Poussas bouostre rom tout premiê !...
Dret dobont bous, coumo pouot èstre
Lou rom d'un couarrou crâne è fouort !?..,
Oici zo dize : — Sès un Mèstre !
Lou soul !... oprès oquel qu'es mouort...
Car ieù l'estime bouostro plumo,
Que sat, son pousco, sons rombal,
Sons brio de crasso ni de brumo,
Fa ço qu'opèle : del trobalh !
Mès oui, Doumèrgues !... Sès moudèste :
Zo sabe, repoutegores...
Mès ço que pense plo z'otèste,
E Mèstre vous opelores !...
... E vous, Debroun : fi musicaire,
Que, dins lo tèmo de sous bèrs,
Pouèto, s'orrèsto pecaïre
Per nous culi quauque bous èrs !...
Des èrs to biélhs coumo relicos,
Que les belets neus òu doissats :
Bourrèios è sènos rusticos,
Cap-d'obros des siècles possats !
Mai, bèu tolent que Diù bous dono,
— Ou l onge que sounrei d omount —
Ol clar trinnou de lo compono
Ocourdas lèu bouostre biòoulun :
Fièr cobretaire, per lo bido
Mo tèrro bouol bous senti grat :
Bous pion, que sat qu'obès plourat !
Bous aimo, que l'obès serbido!...
Car proso ornai bèrs pouderous
Oou bel ouilha lour rudo escouolo :
Pas uno lengo rebiscouolo
Sons so musico è sos consous !
... E vous, so brabo Postourèlo,
Qu'ol musicaire to bolent
Prestas lo Primo contoirèlo :
So bouès, so gracio, soun tolent !...

Rèino, d'oquel temps que bous parle,
Lou Mèstre, — n'io plus coumo oquel —
Enquèro en bido, ol poïs d'Arles
Ero emperaire del soulelh !

Ccussi semblas bouostros sourotos;
Contairos è pastros d'onton,
Que, coumo bous, omb lours bint ons
Fosiòu lo bouoio de lois bouotos !

... — Lo plasso onqu'ount s es orrestado
leù lo grobère doissiston,
Car lou soul brut de bouostro piado
Sounnaïro les meses d'onton... —

Per bouostro pago, quauque jour,
Coumo uno blonco è puro estèlo,
Qu'un jougue : un felibre d'omour,
Tenrouno, vous fasco irnmourtèlo !

�LO COBRETO

6

E toujes : bèus omits d'orses,
Qu'ohuèi nous pouortou lour odujo...
Graciós o bautres, Diù morces.
Lo bouoto sero pas sons frujo ;
E fujiròu les morriments !...
Counscrit, ennairo to liùrèio :
Festèn l'Oubèrnhe è lo bourrèio,
Jougas, cobretos!... bistoment...
L. F. BOURGADE.
Saint-Etienne de Maurs, le 8 août 1926.

a.

~-

suivant dimensions par la seconde, à tous les
libraires qui accepteront de tenir en permanence
les principaux « Livres du Pays ».
M. Jean Ajalbert veut bien demander à Lo
Cobreto de lui prêter son concours pour le développement de son idée dans le Cantal. Cette idée
est trop heureuse pour que le concours demandé
ne lui soit pleinement acquis et, la période des
vacances terminée, Lo Cobreto reviendra sur cette
intéressante initiative, dont elle félicite sincèrement l'auteur de: L'Auvergne, Veillées d'Auvergne, Au cœur de l'Auvergne.
LOU COBRETAIRE DE SERBICE.

a

Les Livres du Pays
C'est le titre d'une brochure que vient de
publier notre éminent compatriote, Jean Ajalbert,
de l'Académie Concourt.
S'étant aperçu que les libraires des villes qu'il
traversait ne possédaient, à de rares exceptions
près, aucun livre sur le pays, aucun ouvrage
d'écrivains du pays, alors que le passant ne
demanderait souvent qu'à s'imprégner « de l'âme
du pays qui flotte dans les livres », il décida
qu'une aussi regrettable lacune devait être comblée.
Ainsi que le fait remarquer M. Desaymard dans
un article intitulé « Régionalisme et Librairie »,
Jean Ajalbert ne se contente pas d'être un
remueur d'idées, c'est aussi un actif, un réalisateur.
Il s'attela, donc, à la besogne avec sa ténacité
bien auvergnate, et à Royat, où il va faire une
cure annuelle, une librairie, qui fonctionne sous
l'intelligente direction de la gracieuse poétesse
auvergnate, Amélie Murât, est déjà ouverte, dans
le parc même des Eaux, aux écrivains et aux
artistes d'Auvergne.
Mais, M. Ajalbert ne voulait pas « besogner que
pour l'Auvergne et que pour lui », il voulait
généraliser, et la lecture de sa brochure nous
montre quelles difficultés il eut à surmonter pour
rallier à son initiative toutes les Sociétés qui
auraient dû lui faciliter l'atteinte du but poursuivi :
Société des Gens de Lettres, Syndicat des Romanciers français, Société des Ecrivains de Province,
Cercle de la Librairie, Syndicat des Editeurs,
Syndicat des Libraires.
Aussi, a-t-il le droit d'être fier du résultat obtenu
qui lui donne entière satisfaction.
Les Messageries Hachette, en effet, ainsi que la
Société des Gens de Lettres, répondant à l'appel
de M. Ajalbert, ont fait établir des panonceaux
métalliques qui sont offerts gratuitement par les
premières et moyennant cinq ou vingt francs

TO USTOUS
par Eugène Pagès, sous^capiscol de l'Escolo Oubernhato (chez tous les libraires d'Aurillac ; prix :
6 francs).

Ce sont bien des tartines en effet que le souscapiscol Pagès présente à l'avidité de ses lecteurs.
Cependant il en est des tartines comme de toutes .choses ; il en faut pour tous les goûts ; c'est
pourquoi M. Pagès dont la muse est grande psychologue nous en a taillés de différentes sortes. Il
prend d'ailleurs soin d'en prévenir le lecteur par
un avis prémonitoire et il le fait avec sa rude
franchise habituelle.
Oti obès per de que d'unses serôu goustous,
Mès d'autres sets è durs coumo des bièlhs croustous.

Eh quoi ! Sommes-nous pas en Auvergne où les
gras pâturages font suite aux landes roussâtres ?
N'est-ce pas dans nos forêts que, sous le houx
épineux, le fragile framboisier élabore dans l'ombre ces fruits qui donnent une confiture si douce
que l'auteur des « Toustous » en a voulu oindre
aussi quelques-unes de ses tartines, car s'il sait en
temps utile manier durement le bâton de houx, il
sait aussi pour les délices de ses lecteurs, cueillir
la framboise. Ecoutez-le :
O lo primo qu'ès poulido,
Pichiouno flour,
Quond sus lo broco ès espelido
Per lo cdlour!
Cossi se carrou los obilhos
Quond per fa mièu,
Prendou toun cur per escoundilhos
E fa trontièu!

.

i

�7

LO COBRETO
Ombe lours alos mergolhados
Les porpolhòus,
Sur tu, per te faire brossados,
Pausou lours bòus.

Discours de M. Jacques Lacoste
Professeur dt Philosophie
Prononcé le i i juillet ip26, à la Distribution des Prix
dei Elèves du Collège de Mauriac

clor de luno, o lo rousado,
Baisses lou cap ;
Mès lou soulel to lèu quilhado
Sat te ileca.

01

LA

(O- m'uno flour. i

Il n'est ni dans mes intentions, ni de ma compétence d'analyser l'œuvre d'un maître; et pourtant,
en la lisant, on s'en impreigne malgré soi. Des
souvenirs anciens vous arrivent par bouffées :
bouffées bienfaisantes dans la chaleur fébrile du
siècle présent, tel, par une accablante journée
d'été un souffle égaré de ce salutaire vent du nord
qui est l'haleine de notre montagne.
Puis de chacune de ces poésies, une morale se
dégage, morale que l'auteur a lui-même formulée
de façon plaisante ou sentencieuse pour un grand
nombre de pièces.
Demefions nous dins nostro bido
Des qu'omb uno caro poulido
Nous bailou niai que domondons.
D'obon lo fi, nautres pogons.

Ah ! certes, il n'en est pas toujours ainsi. Certains peut-être, sans grande perspicacité, se reconnaîtront dans le portrait de Batistou; d'autres se
sentiront pâlir à la lecture de Pes Comis
Ai soubent troubat pes comis
Toujours seguts d'un flot d'omis
Deis homes riches, mès conalhos
Omb belcouop d'or sus los tripalhos.

Ma foi qui se sent morveux qu'il se mouche.
Au surplus, M. Pagès ne se targue pas d'une
diplomatie outrée et il nous en avise dans sa
Prefaço.
Comme vous le voyez, ami lecteur, ces toustous
ne manquent pas de saveur douce ou piquante et
quand vous saurez que ce livre contient environ
2.000 vers de plus que ceux de ce genre parus
depuis Vermenouze, vous n'hésiterez pas à lui
donner dans votre bibliothèque une bonne place
à côté des œuvres du Maître, car c'est bien une
œuvre aussi que ce volume, une œuvre qui durera
aussi longtemps que de la vieille terre d'Auvergne
s'exhalera le parfum du passé et qu'au cœur de
ses enfants restera le culte du souvenir.
FERNAND

PRAX.

LANGUE

D'OC

Monsieur le Président,
Mesdames,
Messieurs,
Bien chers Elèves,
Pour les jeunes imaginatifs, a dit quelque part un
romancier célèbre, les sorcières annonciatrices de
Macbeth dansent sur les préaux de tous les Collèges.
Si, dans le cours ordinaire de la vie scolaire, les sorcières annonciatrices de gloire apparaissaient dans les
rêves des écoliers, ces rêves de grandeur doivent, il
me semble, s'épanouir avec éclat le jour d'une distribution de prix. N'est-ce pas ce jour-là, en effet, que
vous recevez, jeunes élèves, les justes récompenses
que vous a values toute une année d'efforts intellectuels ?
Votre front, qui se relève fièrement aujourd'hui
pour revêtir de vertes couronnes, s'est montré méditatif, en classe, aux leçons de vos professeurs. En étude il s'est penché sur vos livres et votre intelligence
s'est ouverte aux horizons divers du savoir : vous avez
parcouru le vaste champ des Lettres et des Sciences,
des » Lettres humaines », que l'on appelle ainsi parce qu'elles ne sont que l'analyse des tourments qui
emplissent le cœur de l'homme, et des Sciences ou différentes étapes de l'esprit vers une explication dernière de l'énigme de l'univers.
Non sans tristesse, vous vous êtes rapidement rendu
compte, vous surtout, jeunes philosophes, combien,
est limitée la connaissance humaine. Nous ne pouvons pas tout savoir, ni tout explorer. Le temps et l'espace nous imposent leurs frontières infranchissables.
Aussi vos programmes universitaires, si complets et
si ingénieux soient-ils, ne pourront jamais subvenir
à tous les besoins de votre esprit en mouvement. Us
ne répondront pas à toutes vos curiosités. Vous découvrirez en eux toujours de ces lacunes nécessaires.
L'une d'elles pourtant doit, plus particulièrement
que les autres, attirer notre attention à nous, Auvergnats, habitants du pays d'Oc. Vous n'avez pas étudié
dans vos livres, jeunes élèves, la langue indigène de
votre pays, que l'on parle continuellement autour de
vous et que vous parlez vous-mêmes ; j'entends par
là ce patois du Midi de la France qui est le langage
habituel non seulement du'paysan de. nos montagnes,
mais de tout un peuple, « de Clermont à Majorque et
des Alpes au Médoc ». Le patois de chez nous n'est autre, en effet, que l'un des principaux dialectes d'une
langue véritable, la langue d'Oc ou occitane, dont le

�8

LO COBRETO

passé est illustre, et aussi le présent, car elle n'est pas
une langue morte. Je voudrais aujourd'hui vous présenter ses lettres de noblesse, évoquer la civilisation
disparue dont elle est la survivance, vous entretenir
de sa littérature et vous dire pourquoi elle mériterait
d'être enseignée dans les écoles.
La langue occitane est l'héritage qui nous est resté
d'une civilisation détruite depuis près de sept cents
ans. &lt;( Le Provençal, né à l'époque la plus barbare
que l'Europe ait vue depuis la civilisation grecque, dit
un Américain, commença à briller sur le monde. Il
illumina le Midi de la Fi ance avec une rapidité et une
exubérance tropicales, et il donna d'abord les marques d'un esprit enjoué qui promettait de produire,
dans la plénitude de sa force, une poésie originale,
aussi fraîche que le sol qui l'avait vue naître, aussi
douce que le climat qui avait favorisé son développement. »
Ce n'çst pas sans regret ou mélancolie, ni sans
plaisir non plus, que notre pensée se tourne parfois
vers les civilisations éteintes dont l'Histoire a conservé le souvenir. N'est-il pas advenu à notre rêverie de
nous conduire soit vers des jardins orientaux, soit
vers l'Athènes de Périclès ou la Rome d'Auguste ?
"N'avons-nous pas entendu parler des ruines mystérieuses de telle Cité antique découvertes sous la luxuriante végétation de je ne sais plus quelle forêt ?
L'imaginaion vient même compléter le nombre des civilisations d'autrefois. Nous voyons la Ville d'Is et
l'Atlantide avec leur submersion, et, mélangeant plus
ou moins la Action à la réalité, nous nous promenons
en esprit de l'Armor de Noménoé au Royaume de Provence. Nous nous rappelons que nous fûmes Celtes et
Gaulois.
Arrêtés un instant au pays des Arvernes, nous saluons la royauté barbare de leurs chefs Luern et
Bituit, dont un Grec nous a laissé un éblouissant tableau. Les chants des Bardes malheureusement ne
sont pas arrivés jusqu'à nous pour nous dire en détails de quelle manière ces rois, du haut de leur char,
semaient l'argent et l'or à pleines mains parmi la
foule des Gaulois-accourus pour leur faire cortège ni
comment des ornières que traçaient les roues de ce
char se levait une moisson.de bonheur. Il serait sans
doute bien vain de gémir sur cette civilisation anéantie, dont
Tant de petits hameaux portant des noms celtiques
ont à peine gardé quelques traces obscures et lointaines. Nous voilà bien obligés d'en convenir : nous
sommes les fils à la fois des Gaulois et des Latins.
Nous sommes devenus des gallo-romans.
C'est, cette civilisation gallo-romane — que l'on appelle encore occitane, languedocienne ou provençale,
— en même temps que sa langue romane, la « langue
d'Oc », que célèbre Frédéric Mistral par sa chanson
allégorique de « La Comtesse » :
« Moi je sais une Comtesse — qui est du sang im-

périal : — en beauté comme en noblesse — ni au loin
ni en haut, elle ne craint personne ; — et pourtant
une tristesse — voile de brume l'éclair de ses yeux.
&lt;( Elle avait cent villes fortes, - elle avait vingt ports
de mer ; — l'olivier devant sa porte — jetait son ombre douce et claire, — et tout fruit que porte la terre
— était en fleur dans son parc.
« Pour la charrue et pour la houe — elle avait des
plaines bénies — et des montagnes couvertes de neige
— pour se rafraîchir l'été ; — d'un grand fleuve l'irrigation, — d'un grand vent le souffle vif. »
C'est par la Provence et le Languedoc, en effet, que
la civilisation romaine, et plus tard le christianisme
pénétrèrent en Gaule. Marseille et Narbonne avaient
déjà connu la civilisation grecque. Les provinces méridionales eurent de bonne heure de savantes écoles
d'enseignement supérieur. Dès le IVe siècle, Bordeaux
et Périgueux, Auch et Toulouse, Narbonne et Arles
reçurent un éclat particulier de leur vie intellectuelle
et artistique. Grégoire de Tours nous cite le cas d'un
abbé parisien envoyé comme évêque à Avignon par le
roi Clotaire. Saint-Domnolus — puisque c'est de lui
qu'il sagit — se lamente sur son accent barbare, sur
sa simplicité et redoute de se trouver parmi les élégants Avignonnais et leurs distingués magistrats.
(A suivre).

MALSONS

et

et

MEUBLES d'AUVERGNE
du
ROUERGUE

La VIE A LA CAMPAGNE qui publie chaque année
un Numéro-Album consacré aux Maisons et Meubles
caractéristiques d'une Province française, en prépare
deux réserv és à nos régions du Centre et du Midi. Le
premier: MON CHARMANT COTTAGE, consacré aux maisons
modernes d'aujourd'hui, l'autre : MAISONS ET MEUBLES
D'AUVERGNE ET DU ROUERGUE réunira les types de constructions et de meubles d'autrefois si caractéristiques,
auquel numéro succédera un troisième sur les MAISONS ET MEUBLES GASCONS ET LANGUEDOCIENS.
L e Directeur de la VIE A LA CAMPAGNE, M. Albert Maumené, organise à cet effet un déplacement
dans nos régions, en vue de faire photographier les
habitations typiques, les meubles authentiques, les
anciens intérieurs ou les reconstitutions d'intérieurs
caractéristiques qui ont dû être tentées, ainsi que l'utilisation des Meubles d'autrefois dans l'arrangement
des demeures d'aujourd'hui. Il recevra volontiers
dans ce but les communications des collectionneurs,
des amateurs de ces meubles, ainsi que des antiquaires. Prière de lui écrire à ce sujet, 43, rue d'Assas,

Paris (VIe).
Estomporio de la Libertat è del Trobolhur, Ourlhat.
Lou Gerent : A. POIRIER-BOTTREAU.

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              <text>Lo Cobreto. - 1926, n°78 (Setembre), Onnado 07 </text>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Y 1</text>
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          <name>Contributeur</name>
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