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                  <text>Det&amp;pme onoado.

—

te
DE

15 mars 1929

N° 105.

L'ESCOLO

eoBRET©
OUBERNHATO

E

DEL

N A UT-MIE JOUR

JOURNAU

MESODIE

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO • DOUZE froncs
Et l'on o lou Journau per res

Lou Journau se bond bint sos lou numéro
L'ORGINT :
0 M. Delteil, noutari, clobaire, Ourlhat.

Embouia.

LES POPIÉS :
0 M. H. Dòmmergues, pitchouno corrièro
Cazaud, Ourlhat, secretari.

Toute réclamation au sujet Je numéros non reçus doit être adressée
directement au S' .rétariat.

I
Lo boutée, ^ _.:orianno,
Lo bouole ornai l'ourai.

l

La copie doit parvenir au Secrétariat i Petite rue Cazaud ) avant le 10
de chacjue mois pour insertion au numéro suivant.

BOURRÈIO D'OUBERNHO.

eu

EWSINHODOÜ
1.

2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.

Nécrologie.
Régionalisme.
Félibrées des. 5 et 6 mars.
Bounjour ! (Louisi DEBRONS.)
La fontaine aux nénuphars (Et. MARCENAC).
Tu lou monjoraô pas ! (E. PAGÈS).
Dous ordite. cobretaires (Th. GARNIEB).
Le Beau Baptême (A. PRODY).
Un 'bel couple (Louis SINIZERGUES) '
Lou caire deis besis (A. GIRBAL).
Lou prouoès de Jiontou (Suito) (F. PRAX).

Per ligi lo Cobreto
Ai se pronounço : ay.
au
—
—
aou.
ei
—
—
ey.

Ex. : Fai, fardeau.
— Mau, mal.
— Dei, des.

—

—

eou.

eu
—
—
èou.
èi se prounounço : èy.
oi
—
—
oy.
ou
Ih
nh

—
—

—
—
—

oou.
11 (mouillés).
gn.

j

-

-

tj.

ch

—

—

tch.

— Seu, suif.
— Lèu, bientôt
Sèi, sureau
— Loi, les.
— Pôu, peur.
— Bièlho, vieille.
— Conho,chienne
— Jour, jour.
— Chobal, cheval

L'Escolo Oubernhato om soun poulit journau
« Lo

COBRETO »

es lou contou ound benou s'orru-

ca toutes les bouns Oubernhats. Fraires d'eici è de
fouoro pois benès om nautres. En maites seren en

Estomporio de M. POIKIEE-BOTTREAU. Ourlhat.
Lou Gerent : A. POIRIER-BOTTREAU.

mai de boun trobal se joro!

�2

LO

Nécrologie

COBRETO

Félibrées des 5 et 6 Mars

La première CoBRETO vécut du 7 Janvier 1895
au
7 Décembre 1900. Sa sœur cadette naquit le
MORT DU CAPITAINE BOUDON. —
1
er
1
Avril
1920 et elle vit encore. Déjà quatre ans
C'est avec une profonde émotion que les memde
plus
que
son aînée ! Ce ne serait point un mibres du Bureau de L'Escolo Oubernhato. ont apracle
si
on
ne
savait tout ce qui a été tramé contre
pris la mort si tragique du Capitaine Boudon.
elle. Malgré tous les pièges tendus, malgré toutes
Originaire d'Auriac-l'Eglise, canton de Masles tentatives faites pour brouiller les « Cobresac, il avait reconstitué, à Paris, après la guerre,
taires » entre eux, non seulement Lo COBRETO vit,
la « Veillée d'Auvergne », dont il était le Secrél mais jamais son « ouire » ne fut « guiflé » avec
taire général.
un souffle plus vigoureux, mais jamais son « corIl s'en occupa avec toute sa vive intelligence et mel « ne fit résonner des airs/ plus « pouderous ».
son inlassable activité ; c'est dire que le succès
C'est pourquoi, les 5 et 6 Mars, elle donna deux
ne pouvait être douteux.
grandes félibrées pour fêter l'aube de sa dixième
Mais il estimait que la « Veillée d'Auvergne » année.
Dix ans ! pour ceux qui savent ce que c'est
ne devait pas être l'apanage de qui que ce fût, et
qu'une
revue provinciale, quel prodige !
qu'elle devait, au contraire, réserver une place
Eh
!
bien
oui, quel prodige ! Qu'en pensez-vous,
honorable à chacun des félibres auvergnats. C'est
abbé
Courchinoux
et Arsène Vermenouze, fonpourquoi il était sur le point de faire publier dans
dateurs
et
animateurs
de la première COBRETO,
Y Auvergne Littéraire des pièces des collaboraqui
considérez,
à
présent,
nos mesquines querelles
teurs de Lo CoBRETO et de les faire interprêter aux
terrestres,
avec
le
dédain
qui
convient aux choses
réunions mensuelles de la Veillée.
d'ici bas ?
Aussi L'Escolo
Oubernhato s'incline-t-elle
Trouvez-vous que notre CoBRETO, si combattue
profondément devant la tombe de celui qui avait
parce qu'elle ne sait jouer que des airs auvergnats,
pris à cœur de la faire connaître à Paris. Elle prie
I est digne de son aînée ainsi que de Pousco d'Or et
sa veuve, ainsi que sa famille, de croire qu'elle
! de Flours de Bransso ?
prend une large part au deuil cruel qui vient de
Si oui, vous avez dû vous réjouir en voyant et
les frapper si soudainement et elle leur adresse ses
en entendant ce qui s'est dit, ce qui s'est chanté,
condoléances les plus sincères.
ce qui s'est dansé, sur la scène du théâtre d'AuMORT DE MADEMOISELLE DE FALVEL- rillac, où, en 1895, vous receviez les félibres du
LY. — Mardi, 5 Mars, ont eu lieu, à Aurillac, en Midi pour fêter la Sainte-Estelle..
présence d une foule considérable, les obsèques
Dire le succès de ces deux félibrées est imposde Mademoiselle Angèle de Falvelly, décédée à sible. J'en prends à témoin ceux qui y étaient.
92 ans, après une très courte maladie.
Et, cependant, quels fâcheux contre-temps surAppartenant à 1 une des plus anciennes et des venus au dernier moment.
Mlle Viard s, si goûtée du public, empêchée de
plus honorables familles de la Haute-Auvergne,
se
faire entendre par suite d'un deuil récent; M.
elle était la tante de M. le Sénateur et de Madame
Delzangles
et M. l'abbé Mathieu, absents, pour le
Cazals, amis et lecteurs de Lo CoBRETO, qui leur
même
motif;
M. Prax retenu chez lui par des rhuadresse ses sincères et respectueuses condoléanmatismes
qui,
je l'espère, ne résisteront pas à la
ces.
passe de la bécasse; le Cobretaire lui-même qui
devait ouvrir la félibrée par quelque airs de musette, fut obligé de s'aliter au moment de partir
pour le théâtre.
— Régionalisme —
Si tous ces vides imprévus purent être comblés,
ce fut grâce aux Cabretaires de corvée : Cardou,
Courchinoux, Debrons, Dommergues, Faubladier,
Le jeudi de la mi-carême, à la fête donnée au Garnier (lou eacho-niòu de 87 ons) et E. Marcenac,
Collège de jeunes filles par les élèves de cet éta- qui firent coup double et qui furent, tous très chablissement, Mlle Delort, fille cadette de noire ami leureusement applaudis du public.
et fidèle abonné a chanté : « Consou del pasire »
Il est vrai qu'ils furent utilement secondés :
de Louis Debrons.
Par Mlle Fernande Lascroux, dont chacun ad-

�LO COBRETO
mira non seulement l'élégante simplicité, mais
encore et surtout la voix si souple, si claire, si
sympathique ;
Par M Prody qui nous donna avec un réel talent, plusieurs de ses poésies, et deux extraits, des
plus prometteurs, d'une pièce en préparation : Les
Fleurs meurent; nous espérons qu'elle verra le
jour prochainement et qu'elle sera couronnée du
succès qu'elle mérite ;
Par M. Establie qui interprêta Vermenouze
comme seul, il sait le faire et qui obtint, par suite,
son triomphe habituel.
Par MM Albert Delhostal, Feytout, Noguera
et Ribeyrote qui voulurent bien également prêter
à Y Escolo Oubernhato le concours de leur voix;
Et, enfin, par un essaim de jeunes normaliennes habillées de riches et authentiques costumes
auvergnats, qui nous charmèrent de tout l'éclat de
leur jeunesse et qui nous firent admirer leur souple élégance dans la danse de la bourrée à huit,
que M. Debrons avait eu l'heureuse idée de leur
apprendre, et qui fut le clou de la soirée.
M. Garnier qui nous la fit danser le jour du
mariage de notre jeune et regrettée reine, en trouva l'exécution irréprochable; or, l'home se li counei.
Nos félicitations les plus sincères à M. Louis
Debrons, le dévoué sous-capiscol, qui fit chanter
par la chorale de YEscolo trois de ses plus beaux
chœurs. Les applaudissements enthousiastes du
public lui montrèrent amplement qu'il doit continuer dans cette voie.
En résumé, ces félibrées furent incontestablement celles qui eurent le plus de succès de toutes
celles données jusqu'à ce jour. Jamais le public
ne fut aussi nombreux et ne manifesta sa joie et
son enthousiasme par des applaudissements aussi
nourris, témoignant ainsi du talent des acteurs et
de la sympathie toujours grandissante de YEscolo
Oubernhato en Aurillac.
Le piano fut tenu avec maîtrise par M. Le Franc
déjà si avantageusement connu chez nous.
E P.
Nota. — La félibrée du 5 fut donnée en matinée
aux grands élèves des divers établissements d'Aurillac. Les orphelines et les enfants de l'Assistance
publique y assistèrent également. La félibrée du 6
fut donnée en soirée au public.

BOUNJOUR!

3

Lou brut de borroulhous de pouorto
Que ronchissou d'omoun-d'obal.
Les òussèls menou del rombal.
Uno sentour de comitorto,
Pintairo, taloment es fouorto,
S'espondis, mouonto del termal.
Sus tèrro, tout se derebilho,
Deja lo motinièiro obilho
Bo sus lo flour culi lou mièu.
Mès, entretont, lou soulelh rajo
E biro. en mounta dins lou cièu,
Ol libre del tems uno pajo !
Louis DEBRONS.

La f&lt;ontame aux nénuphars

Reverrons-noLi-s jamais, amour de mon jeune âge
La fontaine aux blancs nénuphars '?
Où pour nos chers ébats le plus épais feuillage
Nous entourait de toutes parts.
Je grapillais pour vous l'airelle et la framboise
Quand nous gardions notre bétail ;
Vous en souvenez-vous? Votre lèvre, Franoçise,
Se teintait du plus vif corail.
Que ces jours sont lointains ! .11 me souvient encore
Que dans l'eau, tel un frais miroir,
Où vous vous incliniez, comme une blonde aurore,
J'étais heureux de vous revoir !
Que cës jours sont lointains ! Plus riant qu'une rose
Paraissait votre pur minois.
Votre bouche s'ouvrait comme une fleur éclose
Où chantait une fraîche voix.
Où sont ces jeux d'antan ? Malgré, cela j'ajoute,
Pour finir ma triste chanson,
Qu'en relisant ces. vers vous vous direz sans doute
Le poète a parfois raison.
Et vous soupirerez, à moins que quelques larmes
Ne coulent de vos yeux décents,
En évoquant ces jours qui furent pleins de charmes
Et joyeux parce qu'innocents !

« Au jour béni! » conto lou gai
E lou bent del moti d'empouorto

ETIENNE

MARCENAC.

�4

LO COBRETO

Obont de s'en ona, coumo se fo, trinquèrou,
E, lour beire estunit, en oinits se quitèrou,
Se sorrèrou to mo, toutes doue d'un èr gau,
E cadun, en lisent, tourne! o soun oustau.
Lou modèro, o Guiral, obio dounat porauio.
Quond- lo Guiralho ouguèt fa bira lo codaula,
Chas n'autres, zo sabés, es d'usage, u los bouotos,
Fenno ! se li diguèt, ornifio oquel boulhou ;
De fa des repossous, o s'en leca los poutos.
Quo's o n'oquel que fo les plus raufis coubits,
M'ès obis que seras plo countento de lou,
E, se me trompe pas, jomai, sous nostro maisso,
E qu'o so tauló òuro, lou plus bel llot d'omits.
Metrion de gal to boun qu'oquel de Trucomaisso.
Onib ticouon de goutous, Guiral, d'En Courbobaisso,
Deja toutes les dous s'ogusabou los dents ;
Se carro plo, quel jour, de fa trima lo maisso.
L'ebejo lour fosdo boutre les uèls lusents.
Mosque, per fa Jo fèsto, o pas toujoür l'orgent ;
Lo Guiralho fouguèt biste descopelado
So que pouot pas croumpa, chas lou besi lou prend.
E, d'un biral de mo, lo soujio sèt trempado.
Cado ormado, otobe, sos clochos è sos ouîbs,
Troubèrou Jou boulhou to íi, to bounicot,
N'èstou pas d'orruca, lo.pins, ritos è poulos.
Que Guiral douplidèt de faire lou sobrot.
Quond o massQ trigit, qu'o plo desportinat,
Jomai h'obiòu monjat uno soupo porièiro
Se trufo, mai que mai, del couarrou qu'o ponot.
E n'ouriòu en'gòulat uno pleno soupièiro.
L'i o d'oquo quauques bns, Guiral, d'K» Courbobaisso,
Troubèt proquo soun mèstre, omb Tenou Trucomaisso. Lo Guiralho, oprès couop, s'en bo pesca lou gal
Que debio d'estre, ohuèi, lou tinèl de regal,
Dous jours doliont lo bouoto, oquel gouard de Guiral,
Quond sourtiguèt de l'oulo, uno bestio emplumado,
Chas Trucomaisso onèt, è li ponèt lou gal.
To sosido en fouguèt, que n'en toumbèt lo couado.
Tu, lou monjoras pas ! se diguèt Trucomaisso ;
Quond beiguèt que souti gal, joube è redound de A Guiral ! s foguèt, ès sourtit de l'oustau
[graisso, I Pendent qu'ère o lo messo ! Ogacho, bièl foutrau,
Oquel tros d'ousselas que nous o clau dins l'oulo
Moncabo ol golinièr, s'openset sons sousca
Quel que nous o ponat lou mascle de lo poulo ! •
Qu'o lo bouoto, Guiral, s'en boulho deleca.
Te creses dégourdit, mès n'ès pas boun reinal
Bo quèrre soun fusil, è, quond mèino lo casso
Quel que, quond l'o somiat, pouot pas monja Jou gal.
Fouguèsso pas dubèrto, en fèt que de becasso,
Quond lournèt o l'oustau, tres quarts d'ouro plus Guiral, tout bregounjous d''oquo que l'i orribabo,
[tard, I En beire oquel oussèl, de molisso... bodabo !
Dins l'aubre-sat pourtabo un foutrau de gusard1.
MOIJRALO
Jomai s'èro pas bist, dins touto lo ríbièiro,
Per monja lo golino, uno bestio porièiro.
Monja d'un gal ponat, quo's debeni gusard ;
Trucomaisso l'escound. chas guel. dins un cobae.
i Se, per fa buli l'oulo, obon bri jo de lard,
Lou dimmèrgue moti, soun cestou sui lou bras,
! Cau nous ocountenta de li boutre uno trufo ;
Oprès s'estre enginat uno cano de baisso,
j D'un ome ounèste è dret, jomai degus se trufo.
Engulho lou comi que meno o Courbobaisso.
Se clau dins un cofè, proche de chas Guiral ;
E. PAGES.
Li semblo que, d'oti, sent l'oudour de soun gal.
Sons esta gaire temps, lo Guiralho porpondo,
Passa, dapossounot ; part per lo mèsso grondo, :
E laisso Guirolou tout soulet o l'oustau.
Trucomaisso pensèt : quo's oquo que me cau.
Bai me dire o Guiral. qu'eici quauqu'un l'espèro,
Diguèt ol cofetièr ; trigires un modero
Joquou de lei Blatos (dit Pegot) è Juon Pèl...
Otr-etont que tournèsse ; oquo sero pas long ;
D'oqueste d'eici, aures pau ou prou, entendut
N'ai qu'uno troto o faire è li bau d'un boun clon.
porla ! (oquel qu'obio troubat lou biai de fa donsa
0 peno moun Guiral se lecabo los pouotos
duoi menetos sus un pouont.)
Del modèro goustous que trigio per goutotos,
Mès belèu bous soubenès pas plo de Joquou de
Que chas guel Trucomaisso, omb uno escumodouiro,
lei Blatos ? (Pegot, per soun noum escaire). Guel,
De l'oulo souort lou gal ; è, quelo bièlho louiro,
courdouniè de soun estat, quitabo pas souben de
O lo plasso boutèt, sons l'obeire plumat,
lei mos, lo pego è lo gueseno. D'oquel tems que
Lou gusard, qu'ol cestou, tenio bien estremat.
bous parle, les souliés, per mo fe, èrou be mièl
Soun trobal ocobat, countent zo poudès creire,
cousuts, pus soulides, qu'oquesses d'ohuèi. Moun
S'en tournèt ol cofè : poguèt enquèro un beire
Pegot èro taloment reputat, per èstre lou pus crane
0 Guiral que disio : quo's ploset de pona
cobretaire del po'ïs de lo toumo, de touto lo mounQuauqu'un qu'enquèro oprès bous fo plo pifouna.

Dous ordíts cobretaires

�LO

5

COBRETO

tonho, que pertout lou domondabou. Cadun boulio l'obeire. Talomen qu'o lo fi s'en cresio un
bouci trop.
Quond lou prégabou plo d'ona jouga uno noço,
toujours fosio l'empreso, que, ol repas noubiau,
l'i aurio del pountit, pertau que, de lo car n'en
monjabo pas gairo; mès lou pountit per guel èro
lou milhour plat ! O lo fi del repas n'oublidabo
jomai de n'estrema un òuret per fa tosta o lo fenno.
Un ser d'ibèr, plo tard (èro fi de bilhado) portio
d'o Malbos per s'entourna tchaz el, è li obio de lo
nèu en jusqu'o miètcho comboi E lou comi èro
long d'o Malbos o !ci Blatos.
Per oquo Ptgotout, obio metut plus lèu, masso
fe dins lei bouotos... Fièr coum' Ortob'an, tout en
content lo grondo s'osordèt sons sousca o trobèrs
puetch è coumbos. Tout semblabo ploniè; mès
quo durèt pas gaire.
D'uno grondo floquièiro, de los fièbre tromblairo Joquou fouguèt sosit. Toutes les pièus del cap
se quilhabou taloment que lou copèl flombard èro
preste o toumba. Se diguèt o se mémo :

Toumbèt sur lo cobreto que se metèt o piouna.
Oquelo coussirado espauruquèt les loups, que pores n'aimou pas, ni consous ni musico. Se gondiguèrou un bouci. Mès Pegot besio toujours olai,
les quatre lums que l'ofustabou enquèro!...
Esperat un bouci diguèt lou courdouniè, se boulès
lo bourèio bous lo forai donsa!..
Se mèt o couda l'oueïre, les loups de déguerpi
è de morqua fournilhèiro, en fosent o Pegot un
grond plose d'esquino.
Olèro guel, tout fièr, se metet o conta :

1

« Mes proquo n'ai pas fret que founde de su« sour. E ièu me sente enquèro los ourilhos plo
« caudos. Que diable sero oquo? » i .
Ticon lou groumpinliabo.
Tout en biren lou cap, bei, olai quatre esclaires
&lt;que semblabou dei lums, lontèrnos d'oncièn tems.
Olèro se pensèt :
n Oti o be qu'auqu'un maï », è se metèt o lour :

«
«
«
«

O Cobreto querido,
Cobreto de moun eur,
M'as saubado lo bido
Tu seras moun bounur !

Pensai be qu'oquel ser, lo fenno de Joquou se
soupèt plo de ticouon de bou autroment, tostèt pas
de pountit !
Joon Pel, Pegot, omb lour cobreto ;
Ordits cobretàïres, les dous,
Un per fa donsa lois menetos,
L'autre per fa fugi les loups.

Théophile GARNIER.

Le jiieau Baptême

crida :

J'avais sept ans (j'étais un petit homme!) lorsque mon frère André fit son entrée dans le monde,
« Cau ses bautres, efonts? Benès dà lo Copèlo?
en la bonne ville de Rodez ..
&lt;( Ccrcai quaque bedèl, cauquo baco perdudo ?
Je me rappelle très bien l'émotion qui m'étrei« Forias mièl de causi lo lontèrrip plus belo ?
gnit lorsqu'on me présenta, au retour d'une pro&lt;c Digun respoundèt pas... è lo nuèt fouguèt mudo! »
menade aux champs plus prolongée que de coutume, le petit être gémissant, à l'épiderme violacé,
Per csemple oquel couop, lou reinal n'obio pas
aux yeux clos.
touto lo pòu, è Joquo n'en tenio, sigur los plenos
Je me souviens très bien également de ma sourbragos.
de jalousie de gosse gâté, devant les tendresses
N'en monquèt o floca !
qui entourèrent le nouveau-né dès sa naissance...
E les quatre escleirous, douçoment s'oprouchaMais je garde surtout le couvenir ineffaçable de
bou... Dous foutraus de loups, los ourilhos quila fête familiale qui réunit, quelques semaines
lhados, tont bèls coumo dous osenots, un de cado
plus tard, pour un baptême dignement célébré,
coustat beniòu l'i faire esclaire è lou quitabou
les aïeuls, les proches parents et les amis intimes
plus. Pegot olèro se disio : « Cossi forai ièu per
que nous comptions alors.
me sourti d'eici?...- »
Ah ! oui... Pour un baptême dignement célébré
Soun esprit s'escleirèt en pensa ol pountit.
c'en fut un ! Il se termina même de façon origiMetèt lo mo o lo pouotcho, è de tems en tems nale, par une procession aux flambeaux, comme
n'oun dounabo un toliou.
je vais avoir l'honneur de vous le raconter.
Per de lei bèstios otau quo tretabo pas gaire,
*
è o fouorço d'ona to oubent ol fausset lom pountit
* *
s'ocobèt.
. „
Olèro, de feblèsso, de froyour otobe, se deisset
ona tout d'un couop.

C'était en 1904, au mois d'août, par une soirée
superbe Après la cérémonie à l'église, la famille

�6

LO COBRETO

s'était trouvée rassemblée dans notre gentille table la bonne vieille dame Marty, tout-à-l'heure
« villa la Fauvette » qui s'emplissait de joie.
encore fort gaie.
Pour le repas du soir on avait dressé une belle
Et portant mon regard sur les autres convives je
table, parée de fleurs, dans la chambre même où constatai avec étonnement que les visages permon frère avait vu le jour. Et, par les fenêtres ou- daient peu à peu les vives couleurs dues à la bonvertes toutes grandes, le jardin entourant la mai- ne chère et devenaient livides.
son nous envoyait son haleine fraîche, discrèteL'oncle Gustave qui chantait à ce moment,
ment parfumée, reposante à souhait.
ì d une voix mâle, à peine retenue, s'arrêta pour
Mon grand-père maternel et ma grand'mère s'éponger le front, bredouilla une vague excuse et
présidaient à la place d'honneur. Il y avait là mon I se rassit avec un soupir.
oncle parrain et le cousin Louis; un grand-oncle
Mon grand-père vida sa pipe, en toussotant, ce
fort imposant par sa stature et dont le seul regard I qui était chez lui le signe d'une grave préoccupam'eût fait entrer sous terre. Il y avait aussi Mada- ! tion.
me Marty, une bonne vieille voisine que l'on j
Nous nous regardions mutuellement, assez inconsidérait comme un membre de la famille..
quiets sans savoir pourquoi.
Ce fut un dîner fort gai et bien réussi.
Alors Madame Marty se leva tout-à-coup, comMa mère s'était ingéniée, et son art culinaire me mue par un ressort, et s'excusant pour quelavait été mis à l'épreuve pour la confection du ques instants, sortit de la pièce.
menu auquel nous fîmes le plus grand honneur.
— Elle est fatiguée, je crois, dit mon père. N'aMais, comme toujours, ce fut l'heure du dessert vez-vous pas remarqué comme elle changeait de
qui vit éclater la gaîté ; par la vertu des vins pleins mine ?
de soleil la bonne humeur se changea en enthouChacun avait fait la même constatation et l'on
siasme général.
opina.
Le nouveau-né fit, sur les bras de sa maman,
Je vis le cousin Louis, qui avait perdu sa belle
une courte apparition à table et l'oncle Gustave assurance, s'approcher de grand-père et lui parler
voulut absolument lui humecter les lèvres de à voix basse tandis qu'un pli barrait son front
Champagne afin qu'il devint plus tard, dit-il, un moite. L'aïeul se leva avec une grimace, passa
homme digne de ce nom.
dans la salle à côté, alluma une bougie et la remit
Puis on emporta le petit héros' de la fête dans au cousin qui s'éclipsa dans le jardin.
une chambre voisine pourqu'il put reposer dans
Un silence gêné était tombé sur l'assistance.
un silence relatif.
Quelqu'un eut un hoquet et s'approcha de la
Et les chansons commencèrent, dans la clarté fenêtre en disant d'une voix blanche :
d'un couchant magnifique qui incendiait les ver— Je suis malade... ça ne va pas du tout.
res et colorait les visages réjouis.
Alors mon père, angoissé avoua que lui-même
C'est alors que ma mère eut l'idée de préparer
ne se trouvait pas bien.
un thé pour clôturer nos agapes familiales. Et
— Un empoisonnement ! Les gâteaux, peutcomme mon père avait justement apporté la veille
être?...
la crème? bégaya l'oncle parrain tandeux paquets échantillons d'un produit supérieur
dis
que
ma
mère, chancelante essayait de se diriqu'un représentant lui avait remis, elle saisit l'ocger
vers
la
cuisine.
casion d'en faire savourer l'arôme.
Je vois encore la panique soudaine qui accomLa nuit tombait doucement, comme à regret.
pagna
cette phrase. On parlait d'aller chercher
On alluma les lampes, et dans le halo rougeâtre
le
médecin
mais personne ne se sentait capable
montèrent les fumées légères des cigares. Puis le
d'aller
en
ville.
Moi seul, par. un étrange hasard,
thé blond coula dans les tasses et l'on but à petine
ressentais
aucun
malaise mais on ne songea
tes gorgées, pendant que le cousin Louis faisait
pas
à
m'envoyer
tout
seul dans la nuit à la recherentendre sa belle voix de baryton.
che
d'un
docteur.
— A vous, Madame Marty...
Je vis la famille entière affolée... Au milieu des
— Non, à vous, Monsieur Lebrun...
lamentations,
les uns se dirigeaient vers les fenêAprès s'être fait un peu prier, pour la forme,
tres
pour
respirer
l'air pur, lés autres prenaient
chacun y allait de sa romance ou de son couplet
des
bougies
et
allaient
rejoindre dans le jardin
comique, même les vieux, qui oubliaient leur âge
Mme
Marty
et
l'oncle
Gustave.
et s'efforçaient de retrouver le timbre d'autreBientôt ce fut l'angoisse générale. Tous les confois.
vives
étaient en proie à de violentes douleurs. Je
J'étais déjà à moitié étourdi par les vapeurs mêlées du tabac et des vins auxquels j'avais goûté et vis le moment où l'on appelait au secours les voije commençais à somnoler sur ma chaise lorsque sins les plus proches, personne n'étant capable de
je remarquai l'extrême pâleur de ma voisine de donner des soins aux autres.

�LO

COBRETO

7

Enfin, ma mère qui avait pu se rendre à la cuiJiosèt un boussi foutrau mès pas meissont per
sine, revint en tenant à la main.deux sachets vi- dous sos. obio toutos los quolitats del Grond Sent
des. Elle riait, à travers de véritables larmes, et soun potrou : s'opelabo coumo guel et èro fust'ié
eût tout juste la force de déclarer entre deux ho- i coumo guel.
quets :
Tont que notre orne ressegabo è clopabo, lo
— Nous avons pris du thé... purgatif ! Voilà les
~" "ordabo lo cabró per los camps d'en
paquets !...
j Puèt-Long et d'obont
porti troubabo toujour
: moyen d'engina un pichou plotou per fa soun
! di^sporti quon tournabo, è Jiosèt n'en besio que
Après un bon dîner je vous conseille d'essayer
i del blus.
la chose. Une purge formidable, à dose massive!
Se countentabo de so soupo, pas trop grasso è
"On peut, évidemment y rester
Mais si on en
d
un
boussi d'encolat, è se se permetio de demonréchappe, on sait ce que c'est que l'angoisse de
dai
:
«
li o pas res plus ? — Te caou de l'oli mai
la dernière heure.
del coutou ço li disio lo Rousou tout en lou rigouSeul n'ayant pas goûté au breuvage diabolique
nha, ièu me countente de lo soupo ! »
j'avais pu assister à la déroute générale. Mais
Un ser que trobolhabo o lo lebado d'uno gronaussi cmel souvenir j'en ai gardé ! Ah ! mes amis,
!
gio
lou gardo lou sounèt è li embouyèt quèrre soun
cette procession dans le jardin endormi, entre les
librèt
militari, o l'oustau. En d'orriba sentiguèt
rosiers et les choux géants, vers les coins les plus
10
fouorço
de lo cousino è coumo lo Rousou li èro
retirés !
! pas se permetèt de desocota lo clotchio. Dups
On voyait de la fenêtre les lumières clignotantes
des bougies, évoquant quelque lugubre cortège de gribos plo roussos ocobabou de couose dins lo brai so, entremièt les dous londiès è lou fumet li mounpénitents, au cœur d'une cérémonie nocturne. On
tabo ol nas.
entendait des soupirs, presque des râles...
Bou daisse pensa o l'idèio que benguèt ol nostre
Et mon frère, petit enfantelet mignon, reposait
Jiosèt
que son mai sousqua me sort les dous
tranquille ert son berceau, dans une pièce bien
oucelous
les plègo dins un bourriòu è s'en torno
close, loin du bruit, sans se douter que son bapj
om
soun
librèt
dins lo pouochio trouba lou gardo.
tême recevait une célébration aussi originale
I Coumo possabo dorriè lou cledou de l'ort un fouqu'inattendue !...
I trau de gropal l'ogochiabo om dous uèls rougis
ALFRED PRODY.
coumo deis grato-quious. Sallo bèstio ! ço li cridèt
j Jiosèt bas cna couose o lo plaço dei dous òucèls.
E to lèou dit to lèou fat. Tournèt borra lo pouorto
è s en onèt countent coumo un rèi.

J

j

Un bel

couple

Ero quasi nuèt quond nostre fustiè se retirèt,
sa jiournado ocobado, lo Micolouno so bello-maire l'esperabo sul bolet.

— Douçoment ço li diguèt o l'ourilho, lo RouJiosèt l'ofonat se troubèt un d'oqueches pey- ; sou es molaudo, li soui estat quèrre lou medici
sons benisits que tournèrou de lo guèrro sons cap ! Forfouolho.
de nhafro ni cap de gròupinhado, otobe boû prèLou prumiè trobal de Jiosèt en dintra fouguèt
gue de creire que se couflabo chaz Guirallosse de desocota lo clochio, è coumo li se troubèt res
ound onabo bilha cado ser pertau que cofinabo [ dedin, lou pessoment lou prenguèt. Ossitat sus un
caouque boussi so filho la Rousou.
bonc les couires sus ginouls espiabo lou medici
— Ièu so disio quond ère o lo guerro lei balos que pòupabo lo Rousou. Ol cat d'un boussi, Forme lisabou sui lo pèl.
fouolho s'oturèt de guel è tout douçoment li diguet
:
— Jiosèt, ço li diguèt un ser Guirallosse, ses o l'ourilho : « Oquo sero pas res d'oqueste couop,
un home et bous done mo filho; o be quauques 11 done pas cap de poutingo, mès dins quauques
pYbo'is défauts mes li o pa digun de moudèle jours li caudro lou medici de loi fennos ».
P-.
^t., tèrro. Lou paure Jiosèt tordèt pas o
T
s'en entrocha.
Ero lèdo coumo les sept pecats, finhonto coumo
uno loutro, sallo coumo uno pinche, et mai que
mai gourmondo coumo uno cato. Me soui leissat
dire ticouon mai, mès coumo z'ai pas bit, zo bous
pou ode pas ofourti.

Jiosèt diguèt res è un guel mémo pensabo :
oquel orne se deou trompa; è toujour oquel gropal li benio o l'idèio.
Me tardo plo de lou tourna beire per sobeire lo
fi d'oquelo niciordado.
Louis

SlNIZERGUES.

�LO COBRETO

8

Lou proucès de Jiontou

Lou Caire deis hesis

Perron, olossat de... pas

n% faire

QUATR1EM0 PORTIDO
Ero.be dètcli hou-ros o miètehio
Quond Jiontou dintrèt o l'oustau ;
S'èro pas' restat o lo glètchio
E longuio be de mongia'n pauc.

— « Et be ! Te lèbes ? pèl de rosso ! fenhont !
destufelat ! » disio l'altre moti, Flabi, lo fermo del
bouriaire de Pratlong, o Julou lou Mèstre-botiè
que, o sèt ouros picados, èro encaro ol lièch en
trenc de rounçà coum'un ibernaire de sièis me- !
ses.
— En oùsiguent cridà la mèstra, Julou durbis
un uèl, s'estira, bado, jumis et d'uno bouès de
mouribount se met o dire : « Mèstro. obès touort
« de me destrossounà de la souorto. Se me lèbe
« pas es que sou taloment beneit que n'ai pas i
« lou courage de metre un pè dobont l'altre ». .
— « De que ? bensit ! A sa ! te foutes d'iou ? De i
que bouoi dire ? As possada une missonta nuèch ? j
Sios pas plo ? »
— « Sou pas molaute, mèstro, mès, bous bau
« dire : Ai raibat touto lo nuèch, que m'obias fach
« mountà, o bèlos socados, tout lou fens del fou« meriè o lo binho. Ollaro, ou coumprenès, ai j
« trimat coum'un golerièn et ni pouode pas pus. » j
Et, noturèloment, Julou, per se repousà, demou- !
rèt ol lièch !

N'obío nau bouros que mortehiabo,
Guel que n'obio pas de tchipbal,
E pes cominous, coleulabo
Cossi finirio quel trobal.
Cau creire qu'obio troubado UJIO idèio ;
Ogaro l'obias que risio tout soul ;
Bous metèt del bouès dins lo tchjminèiOj
Uno peno ol found, è lou floc ol quioul.
Prenguèt un bièlh peíròû de coueire
01 dejious de l'estendilhè ;
Ei metèt de l'aigo ond un beire
E de lo rusco de nouyè.
Zo bous foguèt be íoiiose otau un porel d'houros. ■
Quitabo de mongia per zo boulega'n pauc,
Coumo s'ouguèsso fat del petouirau d'omouros.
Per zo faire eifreji zo metèt dins- un nau.
M'estoquèt les dous cos, que prengou pas lo pèto.,
Les fretèt-de tout biai, del cap dinquos ol found.
Quond fouguèrou pintrats omb oquelo competo .
J)e gris qu'èrou tout aro, èrou benguts morrouns.

* *

L'Encounsoulaple

Lou Iendemo moti se froubabo un dímmèrgue,

Cotèt, l'escloupiè de Murat, aimo taloment de
lebà lou couire que, moti et ser, es toujour bondat
coum'un cun.
« Ol diaples, li disio l'altre diminje Moussu
lou Curat, as pas ounto de timpounà coumo fas.
L'on pot pas te bèire un moument sons se trochà
que combèjes. En se sorent de tus, l'òn sentis tout
de suito lo binasso ou l'aigo-ordent. Me semblo,
proco, que te pourios courejà d'oquel missont defaut. »
— « Obès-be rosou, Moussu lou Curat, ai tort.
« Mès, que boulès, me pòde pas possà de bioure.
« Ai besoun de faire otal per ouplidà lo mort de
« lo mio pauro fenno.
— « Ocos pas poussiple ! Me foras pas engoulà
oquelo. Lo tio fenno es mòrto n'ia dèch ons. Dempièi, as obut lou tems de colmà tos penós et, se
bubes coum'un trauc, ocos pas per te counsoulà.
— Si ! Si ! Moussu loü Curat. Si ! bous dise.
Ornai me bondorai jusqu'ol doriè bodal per que
sou z'encounsoulaple ! !
A. GIRBAL,
d'Espalion.

; Jiontou dintrèt tout dret tchias lou íuertchiond de bit ;

I
,
i

Li troubèt des omis que bubiòu pas del mèrgue
Trinquèrou quauque pauc è porlèrou'n bouci.
Oqu'èro des golhards coumo s'en bist pas gaire ;
Largis coumo des biòus è to bèls coumo ún puèt.
Quond Jiontou lour ouguèt espliquat son ofaire,
Diguèrou : « Tusto oti ! sons per tu toutes huèt !
j Ah ! lou mounde bendriòu mètre lou naz tchiaz nau[tres,
Oquel bouci, proquo, lou troubons pas modur !
Les giridarmos n'òu pas qu'o s'occupa des autres
E non possoren be de guesses, de sigur !
Nous goubernoren be sons lo mogistroturo.
E rí'obon pas besoun que lo gindormorio
Bengo de bol d'ossai beire nostro figuro,
N'obon pas jiomai fat cat ile coiiolhorio !
Se quauqu'un nous fosio quauque tour pas plo raufì^
Pense que serio tems per guel de descora,
Mai serio pas hirious se li metions lou graufl,
E to plo toutes souls nous poudon opora.
(Fi

DE LO QUATRIÈMO POHTIDO.)

FERNAND PRAX.

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              <text>Lo Cobreto &lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/11926"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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              <text>Prax, Fernand (1890-1970)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
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              <text>Lo Cobreto. - 1929, n°105 (Mars), Onnado 10 </text>
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          <name>Contributeur</name>
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