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                  <text>15 des julit 1931

Doutchièmo onnado. — K° 133.

L© e0BRET0
DE

L'ESCOLO

OUBERNH ATO

*Mm*

E

DEL

JOURNAU

NAUT-MIEJOUR

/HESODIE

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO : doutche froncs
Et l'on o lou Journau per res
—|

Lou Journau se bend bint sos lou numéro
L'ORGINT :
0 M. Delteil, noutari, clobaire, Ourlhat.

Embouia.

LES POPIÈS:
!

0 M. H. Dommergues, pitchouno corrièro
Cazaud, Ourlhat, secretari.
Toute réclamation au sujet de numéros non reçus doit être adressée
directement au Secrétariat.

Lo bouole, lo Morianno,
Lo bouole ornai l'ourai.

La copte doit parvenir au Secrétariat (Petite rue Cazaud) avant le i5
de chaque mois pour insertion au numéro suivant.

BOURRÈIO D'OUBERNHO.

ENS1NHODOU

1.

Avis à nos adhérents.

2.

Nécrologie.

3.

Une relève.

4.

Réunion du Bureau du

5.

Lexicologie du dialecte aurillacois.

—

—

aou

ei se pronoce : ey

Noubiagc (L.

7.

Voici le joli Mai (Et.

27

juin

1-931.

DEBRONS).

8. L'Oubernho presido
vSont-Bounet

Ai se prononce : ay
au

6.

9.

Per ligi lo Cobrelo

MARCENAC).

(E. BANCHAREL).

(D'O CARTY).

10.

Un plonezard o Poris (JTJON

DOL

Pojou).

11.

Jour de foire à Aurillac (M.

LEMAIGRE).

èi se prounounço : èy
oi
— — oy
01
cou
eu
èou
èu
oou
ou
lh
11 (mouiJMs)
nh
gn
tj
j
ch
tch

Ex. : Fai, fardeau.
— Mau, mal.
Ex. : Dei, des.
Sèi, sureau.
— Loi, les.
— Seu, suif.
— Lèu, bientôt,
— Pôu, peur.
— Bièlho, vieilla
— Conho, chienne
— Jour, jour.
— Chohal, cheval

�2

LO COBRETO

après leur mort, ne serait arrivé à recueillir
l'argent nécessaire pour élever à Vermenouze
Comme les années précédentes, Lo Cobreto I un monument digne de lui.
Et nous croyons que le meilleur moyen de
ne paraîtra qu'une fois pendant la durée des I
i
lui
témoigner notre profonde reconnaissance,
vacances. Le prochain numéro sera donc
est
de lui promettre que nous continuerons à
publié en septembre.
faire
notre possible pour, ainsi qu'il en forToutes les escouliès de toutos los escolos
mule
le vœu, « maintenir dans notre petite
partou en boconços; olèro eau pas s'estouna
patrie,
le culte de sa langue et de ses vieilles
s'oqueches de V « Escolo Oubernhato » fòu
traditions et le souvenir du plus illustre des
coumo les autres. Que m'en dises ?
fondateurs de notre Escolo, notre grand et
I cher Vermenouze ».
Cela nous sera d'autant plus facile que si
NÉCROLOGIE
M. Delteil devient « clobaire » honoraire, il
M. Ernest Delmas, le distingué et sympathi- reste membre du Bureau et que nous contique Archiviste départemental, vient d'avoir nuerons, par suite, à bénéficier de son préla douleur de perdre son excellente mère, dé- cieux appui, dans la mesure où ses absences
i forcément fréquentes d'Aurillac, lui permetcédée à Chaussenac.
Nous le prions d'agréer l'expression de nos ! tront d'assister aux réunions du Bureau.
condoléances émues et bien sincères.

Avis à nos adhérents

Une relève
C'est avec un profond regret que le Bureau
de « l'Escolo Oubernhato » a reçu la démission de son distingué et sympathique « clobaire », M. Delteil.
Puisque sa décision est irrévocable pour
raison d'incompatibilité avec ses nouvelles
fonctions de Juge de Paix, dont il s'acquitte
avec le scrupule que chacun lui reconnaît, le
Bureau tient à lui exprimer ses sincères remerciements et sa bien vive reconnaissance,
non seulement pour le dévouement qu'il a
apporté à ses ingrates fonctions de « Clobaire », mais encore et surtout pour ses utiles
interventions et ses sages conseils lorsqu'il
était bon d'entendre une voix amie et réconfortante.
Rien n'est aussi doux, en effet, dans l'existence d'une Société comme dans celle de tout
être humain, que de se sentir entouré, dans
les moments pénibles et démoralisants, d'amis sûrs qui vous soutiennent de tout leur
cœur et de toute leur intelligence, deux choses
qui, hélas! se rencontrent si rarement chez la
même personne.
M. Delteil fut, déjà, le « clobaire » de la
premiffère Escolo Oubernhato, et il était
l'ami intime de son principal fondateur.
C'est grâce, d'ailleurs, à cette amitié, que
le buste de « notre grand et cher Vermenouze » orne le square d'Aurillac.
Nul autre, en effet, que le sympathique
« clobaire » qui abandonne ses fonctions,
mais qui n'abandonne pas ses amis même

R éunion du Bureau
de F Ecolo Ouhernhato
DU 27 JUIN 1931
Etaient présents : MM. Marcenac, Cardou,
Debrons, Dommergues, abbé Mathieu, Pagès
et Prax.
Il a été pris à l'unanimité les décisions suivantes :
Article 1er. — « L'Escolo Oubernhato »
délègue son Groupe Artistique, pour la représenter dans les manifestations régionalistes et
elle l'autorise à s'affilier à l'Union des Groupes Artistiques des Provinces françaises ».
Art. 2. — Le Groupe se compose d'un Directeur artistique, de 10 à 12 couples de choristes ou danseurs, d'un pianiste accompagnateur, d'un ou deux cabretaires, d'une habilleuse, soit au total un maximum de 29 membres.
Art. 3. — L'admission ou la radiation d'un
membre du Groupe seront prononcées par le
Bureau de 1' « Escolo Oubernhato ».
L'absence à trois répétitions consécutives
et sans excuse valable, entraînera la radiation de l'absent comme membre du Groupe,
sur la demande du Directeur.
Celui-ci sera désigné par le Bureau de
1' « Escolo Oubernhato ».
Art. 4. — Le Groupe devra prêter son concours grâcieux à toute manifestation à laquelle 1' « Escolo Oubernhato » sera invitée
à participer.
Art. 5. — Le Groupe pourra participer à

�3

LO COBRETO
toutes manifestations regionalistes auxquelles
il sera convié, mais à ses frais. Par contre,
tous dons ou recettes provenant de ces manifestations resteront sa propriété.
Art. 6. — Pour éviter toute confusion et
pour la bonne entente entre les membres de
P « Escolo Oubernhato » et ceux de son
Groupe Artistique, quand les municipalités
ou les Comités de fêtes solliciteront leur concours, le Secrétaire Général de PEscolo devra se mettre en rapport avec les organisateurs pour leur faire spécifier s'ils désirent
PEscolo dans son ensemble, ou simplement
son Groupe artistique.
De toute façon il devra y avoir, chaque fois,
une étroite et amicale collaboration.
Art. 7. — Dans chaque sortie du Groupe,
celui-ci interprétera de préférence, des œuvres des membres de P «Escolo Oubernhato».
Art. 8. — Le Bureau de 1 « Escolo Oubernhato » désigne M. Louis Debrons, comme
Directeur de son Groupe artistique.

Lexicologie du dialecée
aurillacois
Lo Cobreto est particulièrement heureuse
de rendre compte d'une thèse de doctorat èslettres soutenue par un de ses plus éminents
adhérents, M. Jean Lhermet, professeur à la
Faculté de Clermont-Ferrand; son auteur a
modestement intitulé « Contribution à la
lexicologie du dialecte aurillacois », cet inventaire de nos trésors linguistiques.
Ne vous y trompez pas, et ne vous laissez
pas prendre au titre; ce n'est pas un dictionnaire, c'est un livre. Son heureuse disposition en rend la lecture fort aisée et très attachante. Le dialecte y est présenté par tranches, relative chacune à une phase de la vie
auvergnate." Après la nature inanimée, le
règne animal, l'homme, la maison d'habitation, les travaux de la ferme, l'outillage rustique, l'industrie. Le tour de l'horizon est
complet, du Puy Griou au pont de Sansac.
Les érudits du moyen-âge intitulaient leurs
encyclopédies des « miroirs » où se reflétaient toutes les réalités de ce monde. L'ouvrage de M. Lhermet est un vrai miroir du
monde aurillacois. L'homme intelligent et
sensible qui sait lire la langue d'une contrée
saisit son âme, et l'auteur de ce livre a su
la pénétrer. Il ne s'agit pas d'une sèche nomenclature. Vous y verrez serpenter ruis-

i
I
i
I
I
I
!
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i

j
!

I
j

I
i

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Í

seaux et chemins, mûrir les fruits, pépier les
oiseaux, détaler le lièvre devant le chasseur,
butiner les abeilles. Vous pénétrerez dans
une ferme cantalienne, bien garnie d'ustensiles de cuisine; vous assisterez à la préparation des repas, vous y goûterez, et il vous sera
loisible de vous coucher ensuite dans un lit
moelleux. Si, le matin, un cri déchirant vous
réveille de très bonne heure, ne vous inquiétez pas : c'est la cérémonie de Pégorgement
du porc. Et voici maintenant la ferme, réveillée; vous verrez, toute la journée, son
travail, et, le soir, à l'occasion, ses fêtes, ses
danses — et ses rixes, car rien n'est oublié.
Vous irez à la montagne vivre la vie des
burons parmi les vaches aux noms orgueilleux et sonores, et, au crépuscule, les « regrets » d'une musette aigrelette vous rempliront de nostalgie.
La vie du paysan des environs d'Aurillac
est bien décrite à travers ce monde de mots
groupés, avec harmonie et illustrés de riches
exemples empruntés aux auteurs cantaliens,
et par dessus tous, à notre Vermenouze.
Tâche d'érudit, certes; nous savons quel patient travailleur est M. Jean Lhermet. Mais
aussi travail d'amoureux de sa terre d'adoption, et c'est ce qui frappe le plus le lecteur.
Pendant ses neuf ans de séjour dans la région d'Aurillac, M. Lhermet n'a pas perdu
son temps. « Lo Cobreto » est heureuse de
lui adresser ses plus vifs compliments.
Et maintenant une suggestion. On sait que
Félix Lapaire a légué à la Société « La HauteAuvergne » — à défaut de PEscolo Oubernhato qui n'a pu être mise en mesure d'hériter — une somme de 10.000 francs dont les
intérêts doivent servir à l'attribution de prix
aux auteurs des meilleurs livres écrits sur le
Cantal. Ne vous semble-t-il pas que le livre
de M. Lhermet remplit bien toutes les conditions exigées pour prétendre à l'attribution
d'un de ces prix — qui n'ont encore jamais
été attribués ?
Qu'en pensez-vous, amis de la « HauteAuvergne » ?
Lo Cobreto.

Noubiage
Lou cobretaire, oquelo proïo,
Fo dire ol cormèl delai-lon :
« Lo démenons lo nostro nobio
Lo démenons coumo poudons ! »
Guelo dins so raubeto blonco,
Omb' lo flour d'ouronge sul cap;

�LO

4

COBRETO
Contre ses hauts rochers aux cavernes profondes,
Que cachent au regard de roses églantiers,
Doivent grimper déjà de belles chèvres blondes
Que gardent des bergers aux refrains familiers.

bras del sièu ome s'occronco
Es brobounèlo que cau sab.
01

Les coubidats en courdelhado
Benou par dorié dous o dous
Lou ressoun de lour coscolhado
Es mesclat de reire omistous.
Mès ol clouquiè lo componeto
Trinno o faire beni todour
E de- bol cièu so consouneto
Mouonto coumo un imne d'omour.
Louis

DEBROXS.

Voici le joli Mai
(Nostalgie d'Emigrant)

Voici le joli mai, tout renaît à la vie ;
On a besoin d'air pur, de voir le clair soleil.
Fuyons ce grand Paris, voulez-vous, chère amie,
Pour aller nous aimer dans quelque coin vermeil ?
Fuyons
Fuyons
Fuyons
Fuyons

donc, sans regret, toutes ses sombres rues;
ces noirs faubourgs, prisons du travailleur;
ces boulevards au plus viles cohues ;
tous ces plaisirs où rien ne parle au cœur.

Fuyons tous ces tramways et ces automobiles,
Ces cafés trop bruyants, ces restaurants douteux,
Ces tavernes de nuit aux femmes trop faciles,
Ces jardins où les fleurs gardent des airs piteux.
Fuyons ces monuments aux façades moroses,
Où meurent les vaincus sans foyer, sans amis ;
Fuyons ces quais de pierre où, même au temps des
La Seine a des appels pour les êtres maudits, [roses,
Oui, fuyons cet enfer de la ville vorace,
[bois,
Allons voir des prés verts, des champs et des grands
Respirer les senteurs de la brise qui passe
En réveillant partout des soupirs et des voix !
Certes, nous n'irons pas comme les gens du monde
Vers quelque ville d'eau parader sans retard,
Ni vers la grande plage aù parfois la mer gronde
Mais qui prend trop souvent l'aspect d'un boulevard.

Allons pendant des mois courir dans nos ravines,
Où dans les noisetiers, bataillent les oiseaux,
Cueillir à pleine main les fraises purpurines,
La framboise cbarnue au bord des clairs ruisseaux.
i

I Allons pendant des mois respirer les haleine
Qui jasent en passant dans les sombres taillis,
Et bercent les blés noirs — fràis bouquets sur les
[plaines —
Les sapins, les bouleaux et les genêts fleuris.
Allons pendant des mois rêver au clair de lune
Quand on rentre le foin par les chemins pierreux,
Ecouter les grillons s'éveillant à la brune
Pour dire leur chanson ou bien causer entre eux.
Allons pendant des mois boire du vrai laitage,
Du lait que l'on voit traire au fond des seaux en bois.
Savourer du pain bis que fait chaque ménage,
Du miel que nos bambins mangent avec leurs doigts.
Allons nous reposer dans un grand lit d'ancêtres
Dont les draps sentiront l'aubépine et le thym,
Et duquel nous verrons à travers nos fenêtres,
Les coteaux se dorer aux lueurs du matin !
Quelque chose de doux descendra dans notre âme :
Nous goûterons la paix des hôtes du vieux lit :
Nous aimerons comme eux, avec la même flamme,
Nous goûterons comme eux un repos qu'on bénit.
Vous serez l'épousée à la blanche pailhole
j Que l'on voudrait fêter jusqu'au retour du jour,
j Et je serai l'époux à l'âme ardente et folle
A qui vous donnerez la pure fleur d'amour !
Vous serez la maman adorant la famille,
Vous tendrez votre sein, au bout de quelques mois,
A quelque beau garçon ou bien à quelque fille,
A qui vous chanterez un refrain d'autrefois.
Vous serez la grand-mère à la tête branlante,
Mais qu'aiment les enfants assis à ses genoux ;
Je serai le grand-père à la démarche lente
Et tous deux trouverons notre grand lit plus doux.

Voilà ce que ce "soir en venant par la rue
I En voyant le ciel rose et les balcons fleuris
Longuement j'ai rêvé dans la foule inconnue,
Là-bas, dans mon Auvergne, il est des coins sauvages
Malgré les autobus et les bruits de Paris.
Où nous serons bien seuls pour nous aimer en paix,
Des sentiers ignorés où, sous de vieux ombrages,
Voici le joli mai tout renaît à la vie ;
Les pas des importuns ne vous troublent jamais ! I On a besoin d'air pur, de voir le clair soleil,
j Fuyons ce grand Paris, voulez-vous, chère amie,
Là-bas, dans mon Auvergne, au bord de la Maronne,
j Pour aller nous aimer dans quelque coin vermeil ?
Déjà les cerisiers se sont couverts de fleurs ;
Des bouquets d'aubépins où l'abeille bourdonne
(Quenouilles et Musettes).
Répandent dans l'air pur d'énivrantes senteurs.
Etienne MARCENAC.

,

�LO COBRETO

L'Oubernho
presido...
Nostro Oubernho on oquesto onnado
S'es fomusement illustrado.
L'i o pas o dire : oqueste cop
De nostres ornes n'i o belcop
Qu'òu réussit en poulitiquo
E tenou dins la Republiquo
Les pouostous les pus naut ploçats,
De cado portit recercats.
**
0 la premièiro predidenço
De Fronço obon ougut lo chenço
De beire un fier efont d'Ourlhat
Triounfaloment desinhat :
Per nostre poïs quonho glorio
Que d'ojusta o lo memorio
De l'illustre papo Gerbert
Quelo del president Dòumer !
L'un è l'autre sourtits del pople
Où lou mérite lou pus nople
D'ober gonhat per lour trobal
Un grade que n'o pas d'egal.
L'un n'èro pas qu'un quite pastre
Qu'aimabo o countempla les astres,
L'autre, en sourtont de l'otelié,
Onabo o l'escolo lo nuèt.
Toutes dous òu fat lour corrièiro
Presque de lo mémo monièiro :
Portits del rong lou pus dorrié
Sou orribats ol pus premié...

Pormi les Onbernhats de raço
Pierre Laval o uno plaço
En tèsto del Goubernoment
Que nous ounoro grondoment.
0 Poris, la grondo ossemblado
Municipalo es presidado
Per un Porisièn-Oubernhat :
Castellane d'o Morcenat.
0 lo Combro toubon soun fraire
Que presido coumo n'i o gaire
Quond lou president es obsent,
Oquo qu'orribo plo soubent.
01 Counsel General enquèro
De Poris, lo « bilo lumièro »,
Troubons lou president Bonal,
Qu'es un autre efont del Contai.
Mémo ol Tribunal de Coumerce
De Poris, cau qu'Oubernho exerce
Soun influonço, è l'i besons

5

Lou premié president Buisson.
Onfin l'outouritat popalo
O ploçat o lo Cotedralo
De Nostro-Damo un cordinal
Del « mossif » d'Oubernho notai...
*
* *

Me pense que seròu possados
Los trop focilloscouyounados
Qu'odressaboun les Porisiens
0 nostres brabes Contoliens :
Oquesses qu'aimou lo critiquo
Podou cerca d'autros protiquos
Per se trufa des nigodaus,
Des mauodrets è des bodaus.
L'Oubernho déu d'estre plo íièro
De sous succès. La Fronço entièro
0 recounegut les tolonts
De sous éfonts les pus boilhonts.
15 juin 1931

Emile

BANCHARFX.

SONT-BOLTNET
Fostat que Pièrrou de lo Mongounièiro
rojèt lou nas dins oqueste mounde un dimmèrgue. En fait de destolontat n'èro un, per
mo bouno; res que de l'espia, mouol coumo
un monèl de lono, bous fosio esclincha los
espallos. Quonho rabo oquel droullas qu'òurio degut moneja del trobal per tres! Toutes
l'i cridabou : « lou sòu brullo, Pièrrou...
pouorto de lo gobèlo ». Ourio cogut l'i counha
uno bespotièiro dins los bragos per l'omouida... omai pas soulide enquèro.
Irousoment que d'oquel temps les ornes
fosiòu sept ons, Pièrrou pouguèt zo prendre
dopossou, plo n'in birèt. Mès tout s'ocabo
coumo lou bi de lo cabo è Pièrrou ocobèt
soun temps oprès un briù de robiot per èstre
estat trop mourdent o lo coumondo.
Aro qu'ès tournât, foguèt so maire, t'orrengoras o toun aise, ès prou bèl per gonha toun
croustou, l'i te cau otropa, m'escoutes !...
Les sept ons n'obiòu pas combiat Pièrrou;
finhont èro portit, fïnhont tournabo, lou trobal l'i ogrodabo gaire; mès^coumo boulio pas
que lo pèl del bentre foguèsso flico-flaco d'endejun foursat, deuguèt tira sous plans. Demondèt la plasso de gardo. Lou mai que
trobolhèt de so bido, Pièrrou, quo seguèt per
ocouti quauques plats de troujos per lou fairé
t engulha plus biste.
Pas monco, ol cap de quauquos mesados,
lou bous embouièrou délai los poulos. dchii

�6

LO

COBRETO

Sont-Flour, ol mièt de « Los Morgoridos », ol
ras des Bentres negres de lo Louzèro. N'en
grotèt be lo tufo è les peons, mès se boulio
uno plasso l'i couguèt porti sons fasti. Per
Lo porpondejado de nostre brabe secretari
l'i faire bouno bouco l'i proumetèrou que
sur Bernat o Niço bous o plo omusats de
quond se forio un pouostou proche de chas
ségur. Ièu, en lo lisi, n'en tenio lou bentre
guel — èro creje plo d'o Sont-Morti lou Grond
! de reire... L'ofaire des W. C. mo fat pensa
lou l'i dounoriòu de preferenso, se lou meri! omb' uno autro de lo mémo bourro qu'orritabo.
;
! bèt n'i o pas plo tems o un oubernhat de lo
Per se plo faire beire de l'odministrociù Plonezo, Bitor d'en Puèt-Naut.
Bitor n'obio pas jomai quitat soun niù.
n'en fosio del serbice, n'en fosio china oquel
I
(N'èro
pas estat pus long que Sent-Flour).
òusel ol brabe mounde ; n'en plontabo des
i
Mès
obio
taloment entendut porla de Poris,
procès pel quioul de toutes! Guèine coumo
lo
grondo
bilo, que boulio pas mouri son
lo grato, ourio berbolisat un co en train d'esl'obeire
bisto.
» Qqu'os plo coumouode per
coumpissa l'aure de lo libertat, bo un escuròu
ièu,
so
pensabo;
moun besi Tenou qu'o soun
en train de cura los poumos de pin, bo los
fil
Cotèt
o
Poris,
domondoro pas mièl que de
ouglonos pes termals, oquelo missonto espleme
fa
sègre
qu'ond
onoro lou beire... »
cho, mès los quitos gronoulhos l'ouriòu negat
Un mes oprès, un dissate lou ser, Tenou è
s'obiòu pougut... l'orro bestio !...
Bitor prendiòu lou tren per lo copitalo.
Los plonjos croutabou o l'odministrociù Oqueste d'eici seguèt be to estobousit que
coumo los costonhos ol mes d'otobre jous Bernat quon beguèt tontes d'oustaus toutes
costonhiés. Tout lou mounde èro emborrossat pu nauts que lou clouquié de soun bilatgé,
tontos de bouoturos sons chobal que filaboun
d'oquel mascle.
como lou bent, tont de mounde que golouUn brabe jour Pièrrou benguèt o sober que pabo como s'obiòu lou fioc... o lo gronjo !
lou gardo do Sont-Bounet de Solèrs benio de Et que de brut! que de rombal ! Mè tont pire,
bira les fèrs o lo grepio è se diguèt en guel Bitor èro countent como un rèi d'èstre o
mémo : ieu prendrai be lou coulard d'oquel Poris.
Lou fil de Tenou, Piorrounèl, que counessio
que n'obio un pete. Oti dessus n'en foguèt
10 copitalo coumo so pouocho, se foguèt un
des plètis per orriba o sos fis.
plosé de premena l'Oubernhat que benio de
L'odministrociù qu'èro enquèro plus inqui- fronha. Lou dimmèrgue moti, onèroun toutes
quinado de sos foutrolados que les Bentres dous faire un pitchou tour en bilo. « Qu'onegres, lou noummèt o Sont-Bounet de Mor- qu'os brabe ! qu'oqu'os brabe ! repetabo
cenat, lou poïs des merchonds de « tiago » toujours Bitor ». Bous ofourtisse que les durque fosio juste l'autre pèd d'ondèr.
bio les uèls ! Malirousoment, sentiguèt tout
« Que sou foutrauds mous mèstres, diguèt d'un couop cauquos retourtilhados din lou
Pièrrou, meno de piots, me cargue de lour bentre què li fosiòu faire une drollo de grifaire lo classo onoqueches tufènos! Morcenat maço.
— De qu'obès, li diguèt Piorrounèl ; s'es
quo's pas Solèrs, bièlhos trufos !...
pas molaude ?
Lour possèt oquel mot d'escrit : « Et se
— Pas mai qu'otau, respoundèt Bitor, mès
queu vous nœud vous êtes pas trompèt de ourio plo besoun de faire une pitchouno couBonnet ? » — Lo respounso benguèt en fron- mission (et li obio pas mai de tèrmes qu'o
ces :
Niço).
— Oquo tombo plo; obon justoment dorrié
« Monsieur, nous avons pu nous tromper
nautres,
un oustolou que les Porisièns oppede Bonnet, mais très certainement nous ne
loun
un
« Chalet de nécessité ». Tonès ! ennous sommes pas trompés de tête. »
gulhabous per eici Bitor ! et durbèt lo pruOtrapo Pièrrou ! E Pièrrou de lo Mon- mièro pouorto o dretcho.
gounièiro onèt gorda les grelhs do SontPiorrounèl, qu'aimabo plo o reire è o s'oBounet-de-Marcenat, que n'espingou pas mai musa, dintrèt dorrié soun coumponhoun, poque cau per Nodau. Sont-Bounet-de-Solers guèt la fennoto que gardo les W. C. è li diguèt
n'oluquèt un brondau de fioc... Foutro miòto! douçomenot en froncés . « Faites-moi le plaisir de remettre ces cinq sous à ce client quand
11 sortira ». Oqu'o monquet pas.
D'o CARTY.

Un

j

pîonezard

o

Poris

�LO COBRETO
— E be, Bitor, cossi bous troubai ogaro ? i les efforts de plusieurs mois, les points de repère
— Tout o fet plo ; me sei plo souloja è, I et les sommets de la vie agricole, l'exacte expression
! de l'état économique régional et aussi, d'une façon
lou pu fouort, ai gognat cinq sos.
— Oqu'o m'estouno pas cap de bouci. O i non moins évidente, l'indice de l'état d'esprit géPoris res se perd. D'un biai ou.de l'autre tout j néral, de la santé et du niveau moral du pays. La
j tradition s'y retrouve complètement à la Saints'emploio è ser o ticon ».
Urbain, qui demeure la fête foraine attendue de la
Bitor n'en rebenio pas.
Lou ser, oprès obeire plo desportinat è j jeunesse et qui réunit le troisième et nouvel attrait
près un cofetou orrousat d'aigo-ordent, les 'd'une exposition industrielle et commerciale, et elle
dous ornis decideroun d'ona beire lo Tour s'esquisse encore, la tradition, à la Saint-Martin,
Eiffel. Lou bièl Plonezard, goliard coumo o où quelques équidés d'allure peu flère maintiennent
bint ons è fier coumo quatre, se ressentio pas maigrement le souvenir des longues files de chevaux
de lo fotiguo del bouiage, ni mai... d'oquelo et de mulets dont la seule vente, occupant plus
d'une journée, faisait accourir notamment d'Espadel moti. Ti les obès toutes dous portits !
gne,
les acheteurs étrangers. Mais si le cheval dis01 prumié oustolou que tourneroum trouparaît,
comme par ailleurs le mouton et la chèvre,
ba, Bitor, son res dire, prend lou golop è engulho lo pouorto. Piorrounèl lou sèt dorriè, è, la plupart de nos foires — malgré les achats sur
coumo lou moti, poguèt la fennoto è li dou- j place, facilités par de plus pratiques et rapides
nèt cinq sos de maï per tourna ol coumpo- moyens de communication — ont gardé leur impornhoun. Bitor sourtiguèt pèr sober enquèro tance par suite de l'extension de l'élevage bovin et
aussi de l'amélioration de notre robuste race de
s'obio gonhat cinq sos.
Uno ouro oprès possèroun enquèro ol Salers. L'abondance des résidus du beurre et du
coustat d'un autre « chalet » è nostre home j fromage a, dans l'ensemble, laissé stable sinon le
se despatcho de li dintrat. Mes oqueste couop cours, du moins l'eectif des porcheries cantaliennes.
Dans le décor changeant de la nature sous un ciel
Piorrounèl demourèt defouoro. Quond Bitor
sourtiguèt, lo fennoto l'orrestèt : « Monsieur, clair ou sombre, sur un sol poussiéreux ou déc'est vingt-cinq centimes, s'il vous plait ! » trempé, voici un aperçu du spectacle offert à qui
Guel, l'ogatcho son reire : « Qu'os moun tour serait témoin de l'une de ces manifestations norde poga olèro ? Li coumprende pas res ! » males, en ses phases principales, du départ dans
Cerquet dins lou pouchet de lo bèsto ou del la campagne à la dernière opération au chef-lieu
gilet une pessoto tròucado... « Ti les obès les de la Haute-Auvergne.
cinq sos ! Me tournores pas otopa, bous ! »
Dormante, la ville a pris la veille toutes disposiè birèt les tolous.
tions ; l'annonceur public a clamé aux carrefours
— De que lio, domondèt Piorrounèl, bous avis municipaux et réclames sensationnelles. Le
ai ouzit porlica...
capitaine de gendarmerie et le commissaire ont
— Pas res mai qu'otau, mes m'o cougut passé la consigne aux subordonnés de service; les
poga cinq sos dins oqvrtlo bouèto !
commerçants qui se consacrent entièrement à la
— A ah !
clientèle ont traîné près de la porte les produits des— Mes si, bous dise, lo fennoto me les o tinés à séduire le passant à l'extérieur. Cafetiers et
reclomats.
restaurateurs qu'aideront un personnel de fortune
— Oquo se pouot.
ont stocké boissons et mets favoris du consommaAh! est pas bestio oquelo d'oti, es pus teur. Déjà lasses d'une plumée prolongée, les serfino qu'oquelo de l'autre oustolou !... 0 débi- I .vantes ont dans certains hôtels, dressé tables et'
nât que n'obio pas res fat !
1 couverts jusqu'en des locaux habituellement déj pourvus de convives. En maints endroits, planches,
JUON D'OL POJOU.
j piquets et toiles roulées, sont prêts à se transformer
' en baraques de venle. Sur les divers foirahs, place

Jour de foire à Jlurillac

[

nette a été faite, les poteaux d'attache ont été con-

j

solidés et des cordes séparatrices prudemment ten-

I dues. Des champs à la ville, espérant la hausse ou
Tantôt sur un point, tantôt sur un autre, se renouvelant au bout d'une période
longue

suivant les localités

plus

diverses

ou

moins

par l'impor-

tance, l'attirance et le rayonnement, marquées par
la saison et la catégorie dominante de ses produits,
les foires sont les grandes agitations de la contrée
ou du département, le but vers lequel ont convergé

j

J
I
j
j
I
j

la baisse, tous les intéressés, non parfois sans une
forte appréhension, escomptent la bonne affaire.
Dès la veille aussi, venant de localités éloignées

— trente, quarante kilomètres — des troupeaux sont
en marche ;

ils feront halte à mi-chemin, plus loin

si

afin

possible,

qu'une

trop

grande

fatigue

ne

nuise à leur présentation. Cependant la plupart ne

.

�8

LO

COBRETO

partent que le matin. On s'est éveillé très tôt, souvent en pleine nuit, et, à la lueur de la lanterne,
on a distribué la dernière ration, le dernier coup
de toilette, et quand les conducteurs ont copieusement « cassé la croûte » complété leur tenue —
veste, chapeau, blouse bleue, courtes bottes, bâton
à dragonne — à l'aube, on procède à la sortie,
sortie de l'étable et de la cour familière. Moment
pénible. Celui qui longtemps soigna ses vaches, ses
brebis ou ses codions, rarement reste insensible à
la séparation, et pourtant il jure, et va jusqu'à
frapper, car les bêtes, enlevées à leurs habitudes,
apeurées, affolées, courent en tous sens, tentent le
retour en carrière, poussent des cris de colère ou
de détresse, et cela, tant qu'elles ne seront point
sur la route commune, la route inconnue. Alors, ce
. n'est plus qu'un groupe parmi d'autres, qui, poussé,
résigné, chemine d'un pas uniforme, s'écartant par
instants pour livrer passage aux voitures déjà nombreuses, moins distantes et plus pressées avec l'avance de l'heure et l'approche du but. Encore aujourd'hui dominent les « jardinières » roulant bruyamment sur leurs quatre roues cerclées de fer,
légèrement zizzagantes, traînées par de fortes juments d'un rouge brun et qui, d'un trot égal et
allongé mar.tellent lourdement le sol. On se serre
sur l'unique siège de devant, la femme ou la fille,
des amis accompagnent souvent le père. Le derrière est rarement vide ; si des voyageurs recueillis
ne s'accommodent pas de la place, de jeunes veaux
ou des moutons y sont plaqués debut, l'un contre
l'autre, ou, sous une couche de paille, se dissimulent volailles, beurre, œufs ou roses porcelets. Surchargés, neufs ou vétustés, tangant parfois d'une
façon inquiétante, des autobus les dépassent, doublés eux-mêmes par les automobiles.
•

'

Il en est ainsi sur toutes les voies donnant accès
à la ville, qui, ce matin-là, s'éveille elle aussi de
meilleure heure, dans la rumeur croissante de ses
principales artères totalement envahies. A certains
croisements de rues, constamment, le triage s'opère,
chaque catégorie d'animaux rejoignant la place
assignée. Ici les moutons, rares groupes silencieux,
qui marquent le plus la lassitude; là les porcs geignant et hurlant, qui furent véhiculés et gisent sur
la paille; ailleurs quelques ânes adolescents ou
d'âge respectable ; enfin emplissant de bas en haut
le plus vaste foirail, étagées en files côte-à-côte, les
bêtes à cornes : tendres veaux, bourrets et bourrettes,
génisses, jeunes taureaux, bœufs placides, laitières
impatientes de la traite, vaches usées pour la mort.
Entre temps, les camelots ont déballé les marchandises les plus diverses autour du jardin public, et
au « marché » de l'Hôtel de Ville, l'abondance et
l'animation sont exceptionnelles. Les transsactions
battent leur plein de neuf à dix heures. Chaque
vente, chaque achat est une bataille — proportion-

j née à l'enjeu — où les adversaires crânent, se déroI bent, reviennent, parlent haut, jurent, en appellent
i aux témoins, jusqu'à ce que las de gesticulations
j et à bout d'arguments, une tape définitive de main
! à main, et le « marquage » amènent enfin la conI clusion. Le vendeur n'aura plus qu'à « déplacer »
j au moment et au lieu où il touchera le paiement,
i Dans-une rumeur intense, le principal foirail, appaI raît, à distance, comme un mouvant damier rouge
I et bleu.
i
Dès onze heures, les opérations commerciales
Ì sur le bétail sont terminées. La foule bruyante en! vahit les restaurants. Tout le monde crie pour se
I faire entendre, le personne] est vite sur les dents,
! il convient parfois de ne pas se montrer trop exi! géant sur le service, d'ailleurs généralement le
I menu compense et satisfait les sérieux appétits,
j Puis, tandis que les hommes s'offrent café et poussej café, les femmes font un dernier « tour » aux étaj lages et aux baraques, achevant le bourrage du sac
de cuir, successeur de l'antique « cabas », délaissé
I avec tous les autres attributs de l'ancien costume
j féminin. Vers trois heures, se dessine, s'accélé'rant
I le mouvement inverse du matin, les rues qui étaient
de véritables parcs à voitures, se dégorgent, les
autobus repartent avec une surcharge plus grande,
mais il y a moins d'animaux sur les routes, la majeure partie embarquée en gare fuyant à jamais le
ciel qui les vit naître, l'étable et les pâturages où
s'écoula leur brève destinée.
La ville, comme vidée, reprend son calme et puis
s'endort, sauf en quelques salles de jeu, plus tardivement éclairées, où certains, le portefeuille anormalement garni, n'ont su résister à la tentation de
jeter sur le vert tapis une part de leur gain.
Quelques jours après, dernière ondulation de la
vague qui déferla sur il cité, les journaux locaux
rappelant la date foraine, signaleront les objets
perdus ou subtilisés, quelques accrochages de véhicules, les cours des divers produits en hausse ou
baisse sur les précédents. Dans les campagnes déjà
sont désignés et préparés les prochains « partants »
avec l'espoir basé sur l'expérience, de tirer de l'affaire un profit supérieur, estimé légitime.
'Maurice LEMAIGRE.

Lo Cobreto es lou journau dé toutes les bouns
Oubernhats. Fosès-lo couneisse !

AURILLAC

—

IMP.

POIRIER-BOTTREAU

Lou Gerent . 4. POIRIER-BOTTREAU.

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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Y 1</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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