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                  <text>Doutchièmo ormSdo.

—

K° 129.

15 de mars 1931

LO eOBRETO
DE

L'ESCOLO

OUBERNHATO

E

DEL

JOURNAU

N A UT-MIE JOUR

MESODIE

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO • doutche froncs
Et l'on o lou Journau per res

Lou Journau se bend bmt sos lou numéro
L'ORGINT :
0 M. Delteil, noutari, clobaire, Ourlhat.
Et

u/a.

LES POPIÈS :
0 M. H. Dommergues, pitchouno cornèro
Cazaud, Ourlhat, secretari.

Toute réclamation au sujét de numéros non reçus doit être adressée
directement au Secrétariat.

Lo bouole, lo Morianno,
Lo bouole omai l'ourai.

La copie doit parvenir au Secrétariat (Petite rue Cazaud) avant le
de chaque mois pour insertion au numéro suivant.

BOUR RÈÎO D'OUBERNHO.

ENS1NHODOU

1. A nos adhérents.
2. Fetes regionalistes à Nice.
3; Succès.
4. Dopossou (L. DEBRONS).
5. Proupretou (J.-S. MATHIEU).
6. ha vieille musette (Et. MARCENAC).
7. L'home de lo luno (F. PKAX).
S. hou Diable è houitou (H. DOMMERGUES).
9. Cau que pouline (TENOU DE L-OBORIEIRIO).
10. Forcejado de Nodau (DOUCTOUR PURGOEORT).
11. Couyounàdos (hou PORPOXD).
12. A l'Amicale de Salers : Discours de M. Serre
(suite).

Per ligi lo Cobreto
Ai se prononce : ay
au

—

—

aou

ei se pronoce : ey
èi se
oi
eu
èu
ou
lh
nh

prounounço : èy
—
—
oy
—
—
eou
—
—
èou
—
—
oou
—
—
11 (mouillés)

ch

—

—

FONSJOUVÊAU

Rn

tj
tch

Ex. : Fai, fardeau.
— Mau, mal.
Ex. : Dei, des.
Sèi, sureau.
— Loi, les.
— Seu, suif.
— Lèu, bientôt.
— Pôu, peur.
— Bièlho, vieille
— Conho, chienne
— Jour, jour.
— Chohal, cheval

il

�2

LO

COBRETO

A nos adherents
La presque totalité des abonnements à Lo
est renouvelable à fin mars. Sous peu
nous allons donc mettre les quittances en recouvrement.
Nous prions très instamment tous nos amis
de réserver à ces quittances, leur bon accueil
habituel. C'est pour la défense de la langue,
des coutumes et des traditions de notre Auvergne que nous faisons appel à eux. Et nous sommes persuadés que — comme toujours — cet
appel sera entendu.
COBRETO

êtes regionalistes à Ni,
JM ice
Du 1 au 7 avril prochain de grandes fêtes regionalistes se dérouleront à Nice. Des groupes
des diverses provinces de France y participeront. L'Auvergne y sera représentée par le
Groupe artistique de YEscolo Oubernhato dirigé par notre sympathique sous-capical Louis
Débrons. Nul doute que nos amis n'obtiennent
à Nice le beau succès qu'ils méritent.
Les personnes qui désireraient accompagner
nos artistes peuvent se faire inscrire de suite
chez M. Debrons, rue Croumaly à Aurillac. Des
réduction importantes leur seront consenties
tant pour le voyage que pour le séjour à Nice.

Succès
La pièce de théâtre Morgorido, de notre sympathique sous-capiscol, M. Eugène Pagès, vient
d'être jouée au Falgoux, par un groupe de jeunes
gens*et de jeunes filles, artistes improvisés, qui
obtinrent, ainsi que la pièce, le plus grand et le
plus légitime succès devant un auditoire nombreux et charmé au cours des deux séances récréatives qui eurent lieu le er et le
mars dans cette

1

8

localité.
Rappelons, à ce sujet que, malgré toutes les
incompréhensions que certains esprits trop partiaux reprochent au patois de la bonne ville d'Aurillac, l'excellente pièce de notre ami a été jouée,
voilà déjà quelques années, sur les confins de la
Lozère où son parler fut parfaitement compris el
où elle remporta d'ailleurs un véritable triomphe.
Au Falgoux, arrondissement de Mauriac, comme en Lozère, Morgorido a vivement intéressé
l'auditoire. Elle a donc été comprise.
Cela prouve, une fois de plus, que le dialecte

de l'arrondissement d'Aurillac, dont se servent
les meilleurs félibres cantaliens, a un avantage
sur bien d'autres parlers méridionaux : celui
d'être compris un peu partout et par tous ceux
qui veulent comprendre. 11 est permis de douter
du succès qu'obtiendrait à Aurillac, à Mauriac,
à Saint-Flour, et même sur les confins de la
Lozère, une pièce de théâtre écrite en dialecte de
Marseille ou de Montpellier.
Mais à quoi bon revenir sur cette question de
graphie, d'étymologie et de prononciation. Les
600 lecteurs de Lo Cobreto et les fidèles des félibrées de YEscolo Oubernhato, se sont prononcés
sur cette question.
A l'auteur de Morgorido, nous adressons nos
félicitations et nous nous réjouissons du succès
de sa pièce.

Dopossou
Se trosons un coup d'uèlh pel comi de la glorio
Sus orles roncountrons des ornes omourats,
Rousieats pel l'ourgul n'eu perdou lo memôrio
N'òu lour cur è cerbèl toutes combobirats.
Omb des ùèlhs ebejous bilhou lou lum qu'esclairo,
Que d'un pounhet de fèr boudriôu quilha plo naut ;
Mès lour monco del clon è d'uno bouès tromblairo
Domondou coUmpociù per odouci lour niau.
Tuna lou coumpliment es plo foutut ofaire
Sab ona tout soulet de qu'ound es méritât.
Se lo fourtuno bo toujours d'un pas trucaire,
N'es pas del mémo biai per l'Immourtolitat.
Cau d'èstre plo pouflas per claure dins lo Info
Que l'on pouod eoumo oquo fa ronipèu ol soulelh.
Un oustau lèu bostit te pas ol bent que bufo ;
E lou tems preso pas ço que se fo sons guel.
Louis DEBRONS.
» ♦ »_♦

• ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ •&gt; ♦&gt; •&gt; ♦% ♦%

rou pretou
O l'omit L. Clomogirond
que sat regola les Gonelets

Sou pas long d'otropa mous quatre bint dèx ons,
Moun cap es tout piolat è s'emberco mo maisso,
S'ai ticòn de plo fronc, segur quo's pas mo plaisso ;
Me eau daissa l'istorio o mous dorrièrs efonts.

�LO

Odounco olèro o Mau, l'i cbio per rèi regiiont,
Lou Mèro « Proupretou » del mozet de lo « Baisso »
Que poudio pas senti les estuns ni lo graisso,
Qu'enfetabou lo bilo è gondiòu de loi-long.

Noces, carnavals, amourettes,
Bals du blé noir et bals du foin !
Beaucoup de ceux que j ai vu rire
De notre monde ne sont plus.
Là-bas, où l'on va sans rien dire,
La ronce leur pousse dessus.

Lou gardo coumondat se metèt en componho
Per fa fila d'oti tout l'aufiun de coronho...
Un dijos trournpetèt : « Lou Mèro Proupretou,

Dans le clos dort ma femme Annette
Que je regrette, hélas ! toujours
Et qu'a fait danser ma musette,
Au temps de nos chères amours !
Un soir de mai, sous la charmille,
En dansant sur l'herbette en fleur
Annette, encore jeune fille,
Sans s'en douter, a pris mon cœur !

lions prègo de sourti toutos bòstros polhados,
Se noun serai oti per bous plonta pel quiou
Des proucès corestiù pel los escoumpissados!... »
J.-S. MATHIEU.

Puis un beau jour je l'ai menée
Devant le maire et le curé
De fleurs d'oranger couronnée
Pour lui donner l'anneau sacré !
Après d'heureux jours de ménage
La mort a franchi notre seuil ;
D'Annette a pâli le visage
Un soir, hélas ! je fus en deuil.

La A^ieille JN^usette
Autrefois ma belle musette
Au village avait bon renom.
Autrefois c'était toujours fête,
Rien ne manquait dans ma maison.
Mais la huche est dégarnie ;
Ma musette, depuis longtemps,
Est lasse d'être mon amie,
La musette de mes vingt ! ans

Dans l'armoire où je la remise
Ma musette a dormi longtemps,
Et pl us tard quand je l'ai reprise
Pour en jouer comme à vingt ans
Ma musette avait changé d'âme !
Le son si pur s'était éteint,
Ma musette pleurant ma femme
Ne pouvait plus donner d'entrain !

Ses rubans tombent en guenilles,
On ne voit plus qu'ils furent bleus.
Je ne fais plus danser les filles
Aux bras de leurs fols amoureux !
Son sac de velours qui fut rose,
Si beau jadis, est tout pelé,
Et les trous où mon doigt se pose
Laissent passer un son fêlé !
Jadis, lorsque j'étais le maître
Des villages et des cantons
J'étais jeune et droit comme un hêtre;
Je savais beaucoup de chansons !
Mais ma musette dégarnie
Tremble à présent entre mes doigts.
Mes doux refrains, je les oublie,
Tout a passé, jusqu'à ma voix.
Pourtant que de belles fillettes
J'ai fait danser au temps jadis !
Mes chansons les rendaient follettes
Dans les bras des gas plus hardis !
Chez les plus pauvres du village
J'ai fait rayonner la gaîté !
Dans les châteaux du voisinage
J'ai fait danser et j'ai chanté!
Combien j'ai vu passer de fêtes,
Car de toutes je fus témoin,

3

COBRETO

O musette ! qu'on laisse seule,
Si tu ne veux faire danser
Sanglote avec ta voix d'aïeule
Car je ne peux te délaisser !
En souvenir de mon Annette,
Sur toi mes doigts veulent errer ;
Musette ! ô ma vieille musette,
Avec toi je veux la pleurer !
(Quenouilles et musettes.)
Etienne

MARCENAC.

L'home de lo luno
ou Lo ligiondo de Sent Bernat
Bernat, autres eouops, de! temps qu'èro sus tèrro,
Ombe sent Hubert soun counfrèro,
Coss'abo eoumo guel ; è soubent, toutes dous
Seguiòu lou gros gibiè dins les bouos hozordous.
SI

�•1

LO COBRETO

Uno nuèt, sent Hubèrt, d'un couop de soun esplitchio,
Obio tuat, o l'espèro, uno supèrbo bitchio.
Uno cuèisso de bitchio es toutchiours un plat fi ;
Surtout s'obès lou bíai de lo (laissa couffl.
Li cau cinq o sièis jiüurs ; è qtiond es obenado,
Lo mongiai plo roustido omb un pauc de solado.
Rai d'oqqu que Bernat, groumond coumo un cotou,
Counessio quel trobal, è s'en corguèt de tout.
Nostres dous coumponhous s'èrou metut en testo
De faire, lou dimmèrgue, uno pitchiouno fèsto.
Soulóment, ol jiour dit, quond l'espèrt cusiniè
Greguèt d'ona cerca del bouès set ol groniè,
Res, pas un estelou! pas un brousquil de romo !
Ah ! s'ohias bit lou naz que fosio; pauro momo !
Lou dimmèrgue es un jiour que se trobalho pas ;
Odissias, lou roustit ! O demo lou repas !
E, guel qu'obio coumptat sus oquelo ripalho,
Coudrio que s'ocountente ombe de lo piscoualho.
F, tout oquo per que ? Per un fai de bouès set
Qu'ol premiè gospolhat se pouod trouba couop set.
Lou Boun Dieu, s'opensèt, sab be que lo cusino
Se pouot pas fa sons floc. E, per nio fe, s'engino.
Hubèrt qu'obio de l'eime è del rosounoment,
Tiras, li foguèt be lo rhouralo un moument ;
Mès l'autre obio so cruquo; escoutèt sounquo oquesto,
E lo cuèisso en questiu, o miètchiour fouguèt presto.

Orribèt o Bernat ço que, tontes que sonis
Ppudrens pas empotchia, d'oti rnins de cent ons.
Bouole dire, qu'un jiour, de hielhèsso ou de gripo,
Lou pau re. sent eoupèt lo pipo.
Un sent n'o pas pòu de lo mouort,
Pertau .que s'en bo sons remouord.
E, dobant lou Grond Jutchi, en touto counissenço,
Quel d'oti s'en onèt quèrre so recoumpenso.
Juste, d'oquel moument, lou Boun Dieu ennòujiat
Que lo luno, oquel ser, n'ouguèsso pas rojiat,
Domondaho o Sent Juon un lompisto d'ottaquo
Copaple d'entretene un lum que se destraquo.
Tout per un couop : « Pan-pan! » — « Quau's oquo? —
[&lt;( Ouo's Bernal ! »
Ço foguèt lou Boun Dieu que z'obio debinat.
*&lt; Omai toumbo o prepau!... Oturo te, trejiaire !
« Me cau un pouorto-fai ; tu foras moun offaire.
« Belèu as oublidat ; mès sòuras, Bernotou,
« Que, be-fat è mau-fat, eiçi, zo morquons tout.
(( Otaii, trotons cadun seloun so meritonço,
(( E suibant lou coustat que pinjio lo bolonço.
« Toun couompte pouorto pas de domnaire pecat,
(( E, per ona rousti, çerto n'ès pas morquat ;
(( Mès, un jiour, moun éfont, gostères lo pourrado .
« Lou dimmèrgue motí qu'onères en courbado ! »
— (( Pordounas me, Seinhour, n'obio pas plos coum[pret... »
— « Un sent deu toutchiours tira dret !
« Seras punit, Bernat, è, dins to penitenço,

&lt;&gt;
«
«
((
«

Pensoras cado jiour ol sutchièt de l'ouffenso :
Beses un astre tèunhe o duoi lègos d'oti,
Quo's un oncien souguel qu'es preste o s'esconti.
Lou fau serbi lo nuèt è l'oppèlou lo luno :
T'en cargue d'otisa soun floc blonc que s'engruno. »

I-'., desempièis, omount, dins Jou bèl Porodis,
Quond s'olucou, lou ser, les astres mesclodis,
Lo luno, plo soubent, esclairo lo premièiro ;
E, dobont lou rondau, quond cromo tout entièiro,
Poudès heire trima son s'olossa jiomai,
Sent Bernat que pouorto soun fai.
FERNAND PRAX.

Folklore

Lou Diable è Louitou
Louitoti èro jougaire, jougaire que bou'n
fosès pas idèio! E li sobio faire, lou bougrossou. Li sobio taloment faire que gonhabo casi
tout lou tems. Lei meichontos lengos disiòu be
que n'èro pas toujours plo ouneste, que sobio
plo escoundre de los cartos dins lo pouotcho
fausso per s'en serbi quond colio. Ièu sabé pas
s'oqu'èro bertat, mès ço que li obio de plo soulide, oquo's que digun boulio pas plus jouga
omb guel. E Louitou n'èro plo mau countent
pertau que, se possa de jouga, oqu'èro pus
fouort que guel.
Un brabe moti que lo tofordio del jot' lou
prenguèt enquèro mai ço foguèt :
— Cap de cristio bòu pas plus jouga om ièu;
oqu'os trop malhirous! To pló jougorio omb
lou diable, s'oquel couarrou boulio!..
N'obio pas dit oquo, qu'un home tout bestit
de rougi, om uno caro lèdo coumo les sèt pecats è duos couornos pouchudos sui front, se
troubèt ol ras de guel.
— M'as somiat, Louitou ; t'ai òuzit è soui
bengut. Soui Ropotou, lou rèi deis diables è
s'oquo te pouot fa plose soui o tounm serbice
per fa uno crano portido de cartos.
Louitou ouguèt be pòu, un boucinèl, tiras,
mès lo possiu del jot l'obio taloment engofetat
que sousquèt pas gaire.
— E be, oquo bo, ço diguèt, è les dous jougaires s'otòulèrou.
Coumencèrou per jouga de l'orgent.
Ropotou gonhabo toutos los portidos. E lou
fòusset de Louitou benio tèunhe, tèunhe... 01
cap d'una houro èro bouide.
Lou diable risio è se foutio de Louitou.
— N'as pas plus de mounèdo, drolle, ço li
diguèt. Joguo me ticon mai. Té, jogo me lo tuo
fenno ?

�Lü COBRETO

5

Louitou jouguèt lo fenno è... lo perdèt. Jou- se fa prega fôutèt lou camp coumo se cronto
guèt Ici bragos, jouguèt lo bèsto, zo perdèt milo esporsous l'obiòu orousat d'aigo sinhado.
tout.
Louitou fouguèt l'home lou pus riche del
Olèro ço diguèt :
j pois. L'historio dis pas se se tournèt mètre o
- Ohuèi soui omolurat; los cartos me réus- j jouga ; mès ièu crese be qu'ope, pertau qu'un
sissou pas, jouon o ticon mai. Té, Ropotou, j jougaire d'oquelo meno, se courrejo pas gaire.
jouon o n' oquel que se foro lou pus pitchiou.
Henri DOMMERGUES.
Ièu me fan fouorí de me faire prou pitchiou
per possa per lo tropilhèiro de lo pouorto.
— Se per oti bo, li respoundèt lou diable,
ièu gonhorai enquèro pertau que se bouole,
jpoude prou possa dins lou trau d'uno ogulho.
- Crese pas oquo, tournèt dire Louitou, pari
Dilus ])ossat, odounco pel lo fièiro grasso,
que possorios pas quittoment dins lou couol
lou bourriaire do Bottrsô-Guiflo, èro onat Ourcroquelo boutilho qu'es oti sus lo tauló.
lhat, quo se demondo pas, per bendre lo dor— E be zo has beire!
rièiro rescouoto des froumatges de lo dorrieiLouitou otropèt lo boutihlo, sourtiguèt lou
rio. Cau ])òt beire béni, n'ò pas des còps misbouchou è lo birèt bol diable. Oqueste se fosont nas. Bourso-Guiflo, lou gaUd, bendèt sos
guèt pitchiou, pitchiou, taloment pitchiou
fourmos coumo les uèlhs del cap è mai que
(ju'engulièt lou couol de lo boutilho è li dintrèt
jomai n'obio fach, n'en metio les dèt degts dotout eritiè.
bon lo bisto, milo cinquonto les dous quinLouitou esperabo pas qu'oquel moument.
taus... milo noum, quond los titinos rajou, rajo
Bistoment otropèt lou bouchou è, en plo cotticon dins lou fòusset... Bourso-Guiflo benio del
cha, bous borret Ropotou dins lo boutilho.
pes de bilo, orbal coumo un gai que bo fa lo
Ropotou, se metèt o crida, o renega.
golisso, bo se boules enquèro, coumo uno- ègo
— Daisso-me sourti, conalho!
qu'o gonhiat lou primier pris o l'ipodromo.
Espèro un boucinèl, l'efont ; noum pas Omb Piorrou d'Engulho-Tout, crese plo, qu'ocouop set.
nabo estuni un beiral de bi petaire chas lo
Louitou prenguèt lo boutilho è la ppurtèt Marissou, istorio d'ogusa lou treizidou per lo
0 lo gleijo. Oti lo metèt dins lou benitchiè. Ro- faudo do mitechjour è lou següent sons porla
potou gulabo taloment que les piliès de lo de l'orrosoudou do lo fi. Bous l'i tombo il
gleijo n'en tromblabou.
l'endobon è li barro lou comin, un moussuret
— Daisso-me sourti, ço fosio, oquelo aigo o lo coido...
sinhado me cromo tout blù.
j
— Toumbas plo, se foguèt l'orchié, m'òu
— Torno me moun orgint!
J dich que bous otobe, Moussu Bourso-Guiflo,
— Oti l'as !
j boulias faire poriù que les autres bourriaires
— Torno me lo bèsto è lei bragos.
è crounqia uno automobile, per oquo ièu
— Oti los as !
m'en cargue mai bous serbirai que n'aures pas
— Torno me lo fenno.
o lions pion je.
— Oti l'as!
— E be, tones, so foguèt lou bourriaire...
— Oquo's pas tout oquo, tournèt fa Louitou, ogochorai pas lou pris, mès eau que pouline
te cau me douna uno cartó de louis d'or se qu'ajo pres del chobal ou de l'ase. Marche pas
bouos que te duerbe.
sons gorontido.
— Mès n'ai pas de louis d'or.
TENOU DO LOBORIEIRIO.
— N'as pas ? Cerquo n'en.
E otretont, Louitou sonsoulhabo lo boutilho
un bouci mai dins lou benitchiè.
E Ropotau gulabo, tempestabo, renegabo.
— E be, tè, meichonto bèstio, diguèt lou diable, bai t'en faire un trau ol pèd del pruniè
|
Troubon clins la Cigalo Lengadouciano, nosqu'as ol caire de l'hort ; oti troubaros toutos
tre boun counfràiré bezieirenc, la bouno farço
los pècos roussos que me domondes.
\ que bai liji, rebirado en porla d'Ourlhat :
Louitou, om lou diable toujour dins lo bouQuond l'on be bièlh l'on se carro de se retilho, onèt ol caire de l'hort, foguèt un trau I
!
bira
bos los onnados possados, perfumados de
01 pèd del pruniè è fetiboment troubèt un
bel moudiou de pèços qu'esturlujiòu o fa juinèsso, è, per un moument, l'on sent coumo
Í uno bufado rebiscoulairo bous possa o trohèrs
potorlha les uèls.
Olèro durbiguèt lo boutilho è Ropotou, sons lou cur; l'on se tourno beire o bint ons, quond

Cau Que pouline !

Forcejado de Nodau

I

I

�LO

COBRETO

Fobéïiir poressio tout erisoubelhat, sons lou
mindre fum per lou rontiola. Oqu'os en pensent o n'oquel temps benesit que dins mo mermouorio es bengut treba lou soubenir de lo
pus bèlo farço de mo bido.
Del temps qu'ère estudiont en medecino o
Mounpeliè, li obio sus lo plaço de lo Coumedio,
o un caire del Teatre, un mertchond de costonhos roustidos cóunegut de tout' lou mounde
jous l'escai-noum de Barbapous. De fèt obio
uno barbo. espetoclouso, longo coumo uno quio
de chobal, que li dobolabo jusqu'o lo cenjo.
Oqu'èro un brabe borne è toutes les estudionts
moncabou pas d'ona li croumpa de los costoahos; èro l'omit de toutes è otobe fosio de
bous ofaires.
Om quauques comorados, ])er Nodau, decidorom de rebilhouna è d'embita lou paire Barbapous. Urous à fièr, lou brabe costonhaire se
foguèt pas prega à nous orribèt om' so belouso deis dimmèrgues, lo barbo plo penjinado; l'on òurio dit Nostre-Sinhe lou paire dobolat de quauque toblèu.
Lou rebilhoun fouguèt de prumièiro; res
nous monquèt, tout del constat de lo monjalho
que de lo pialho. Les bis de touto meno fouguèrou de lo fèsto è quond orriborom o lo íi,
une courdilhado de boutilhos bouidos èrou lo
probo qu'obiom soubent orrousat lou treijidou. Lou fumet èro mountat ois cerbèls otobe
menosion un rombal o ensólirda un regiment.
Oquo n'èro que reires, que golejados, consous
que fusabou de tout caire è « estrombourdabou » tout lou mounde. Lou paire Barbapous
fosio larjoment so plego; sous uèls lusiòu, sos
gautos roujejabou è lou bi semblabo li refoufa
per lo caro. L'on besio que lo mounino lou
pounçounabo è que n'i òurio pas cougút gaire
per li fa dorca l'osco.
Oprès lou rebilhoun, s'onèt countunia lo
fèsto d'un café o l'autre è finalement, bèrs los
quatre ouros del moti, lou paire Barbapous
tenio uno d'oquelos bondadas que couomtou
dins lo bido d'un home. 0 un moument pouguèt pas plus comha è s'espotorrèt ol mièt de
lo corrieiro coumo ossucat. L'onosiom pourta
o soun oUstau quond un de mous comorados
ouguèt une idèio dioboulico.
— Esperat, ço diguèt, nous cau ocoba lo
fèsto per uno forcejado que s'en parle del
temps. Pourtom lou brabe home dins mo combro. Bous dirai ço qu'ai ojimbat.
To Ièu dit, to Ièu fat.
Seguèt pas uno pitchiouno eoumissiou de
pourta lou costonhaire è de lou niounta peis
escoliès. Enfin o tros, o boucis, bolingo-bolango, finigorom per estiroussa nostre home jusqu'ol segound estage.

Un couop plo estollat sus un boun fòutur,
rounquèt coumo un orgue, sons remena ni
combos ni bras. Olèro moun comorado prend
un porel de cisèus, li fo sòuta lo barbo è lo
moustacho, e oprèsso, om un couop de rosou,
acabo de lou neteja. Figuras-bous se coscolhosiom; mès nous pougorom pas plus tene quond
nostre orni, toujour om soun rosou, li foguèt
une bèlo tonsuro sus lo cruco.
— Aro ojudat-me o lou despoulha.
Fogòrom ço que disio sons trop sober ço que
corculabo dins soun cap. Onèt dins lo combro
besino è lou begorom orriba ombe un hobilhoment de curat qu'èro de soun fraire, estudiont ol grond seminari. Dins un cuca d'üèl,
lou paire Barbapous seguèt combiat en curat.
Lou dobolorom coumo pougorom, prengorom
un fiacre è l'ohòrom mena ol grond seminari.
Oprès ober tustat è retustat fmiguèrou per
nous durbi è domondorom o beire lou directur. Lou pourtié sousquèt un brabe bouci, mès
en beire un curat, se decidèt o ona cerca soun
mèstre. Lou directur orribèt, tout estobouzit
de beire tout de mounde ol tour d'uno soutono.
Nostre omit, copèl o lo mo, om un air de catomiauno s'oboncèt è li diguèt :
— Escusat nous, Moussu lou Directur, se benom bous derenga o uno honro porièiro, mès
cresom que nous perdounores per lo houno
occiu que fosom. Obon troubat oquel brabe curat dins un endret que pouode pas noummâ e
dins l'estat oun lou bsès. Obon pensat, o causo
de l'escondalo, que lou milhour èro de lou bous
mena.
Lou directur nous remercièt è foguèt enjina
un lièt pel paire Barbapous.
Lou lendemo moti, quond lou brabe home se
rebilhèt, demourèt un briù per se recouneisse.
Durbio deis uèls coumo de los luconos, se birabo de tout caire, essojabo de se soubeni de ço
que s'èro possat, quand lou directur dintrèt.
- Malurous ! de qü'obès fat? Bous mètre
dins un estat porié! Estiroussa bouostro soutono dins deis endrets oun Satan gouhèrno !

!
!
:

j
'

j

j
j

j
!

i

*"

— Quonho piotat! Sès enquèro embournhat
j per lei bppours del bi è bous fosès pas uno
idèio del gros pecat que dosoundro bouostro
amo.
Es pas poussible de s'imogina lo caro del
paire Barbapous. Semblabo un onucent, un
toufias. Mès creguèt de beni nèci quond, dins
uno glaço, que se troubaho en facio de soun
lièt, se beguèt om lo caro rosado.
— Ah! pr'esemple! pr'esemple! es pas poussible !
— Colmat-bous, moun fraire, Diù es grond è
' bous perdounoro.

�LO COBRETO
- Mès, sacarranoUm! soui pas curat; soui
lou paire Barbapous, lou mertchond de costonhos roustidos.
— Aneu, aneu, bese que bouostre cerbèl es
enquèro emborrossat per lo fumado del bi.
Josèt bous!
Lou paire Barbapous sobio pas plus de que
s'en creire; se domondabo se, bertodièroment
èro ou n'èro pas guel. Finaloment, destimbòurlat se metèt o dire :
— M( )ussu lou Directur, mondat quauqu'un
sus lo plaço de lo Coumedio, ol caire del Teatre ; se lou paire Barbapous, lou mertchond
de costonhos roustidos li se trobo, e be, fròncoment sabé pas quau soui ! ! !

7

i plusieurs fois !a guerre jusqu'à Rome inclusivement,
I

Une fois, et ceci ressemble à un conte héroïque, une

j

fois, c'était en l'an ,'190 avant Jésus-Christ, des Gau-

! lois déjà établis en Italie depuis quelque temps, s'a-

j
j
j
j
I

visèrent de réclamer à leurs voisins de Clusium des
terres pour agrandir leurs champs. On les leur refusa. ils parlèrent de se battre. Les Clusiens appelèrent
les Romains à leur secours. Les Gaulois appelèrent
ceux des leurs qui se trouvaient de ce côté-ci des
Alpes, qui étaient de leur race et de leur langue. A
coup sûr les Arvernes fournirent un important contingent.
Rome envoya des négociateurs. Ceux-ci voulurent
parlementer. Les Gaulois les toisèrent.
— Ah ! c'est vous les Romains ? Nous n'avions pas
encore entendu parler de vous. Mais vous devez vous

DOUCTOUR PURGOFORT.

connaître en bravoure puisqu'on vous a appelés à,
l'aide. Vous allez voir comment les Gaulois savent,
se battre.

Couyounados
OL TRIBUNAL

I
J

—

Qu'est-ce

que

vous

demandez ?

interrogèrent

ceux de Rome.
— Les Clusiens ont trop de terres qu'ils laissent en
friche ; nous n'en avons pas assez.

Qu'ils nous en

donnent.
J'abrège. Les négociations n'aboutirent pas, on se

Eiço n'es pas uno messourgo, mès ticon de
plo bertat que se possèt n'o tres semmonados
ol Tribunal d'Ourlhat.
Tenicou do lo Peyrado s'èro quauque bouci
tchiconat omb un besi. Oqueste qu'es pas coumouode mai qu'otâu, foutèt un couop de poung
sus lo tufo del paure Tenicou è tustèt taloment que li foguèt plo mau.
Tenicou se plongiguèt os gindarmos, è foguèt
beni lou medeci.
0(|ueste recouneguèt que lou paure potidas
èro plo toucat è foguèt un certificat ound se
poudio liji que lou blossat obio besoun ou
mins de quinze jours de repau.
— Qu'avez-vous fait pendant ces quinze
jours; avez-vous gardé le lit ? ço diguèt lou
President o Tenicou.
- Oh! noun pas, Moussur, ço foguèt guel.
Ai gordat les tessons !...
Lou PORPOND.

battit.
Les parlementaires, au lieu de rester neutres, se
joignirent aux Clusiens, ce qui n'empêcha pas nos
pères de tailler en pièces l'armée ennemie.
Pour tirer vengeance de la félonie des Romains, ils
marchèrent sur leur ville. Ils ne firent qu'une bouchée de l'armée qu'on leur opposa et entrèrent ensuite sans difficultés, mais avec prudence dans Rome,
dont toute la population s'était enfuie. Là, ils pénétrèrent dans les maisons qui leur paraissaient les;
plus cossues.

Dans le vestibule, ils trouvaient des.

vieijlards habillés de blanc, assis dans des fauteuils,,
un bâton d'ivoire à la main. Ces hommes, d'anciens,
consuls, s'étaient sacrifiés et étaient restés là pourappel er la malédiction des dieux sur les barbares.
Nos pères se réjouirent fort de ce spectacle.
regardaient les vieux sans leur faire

Ils

aucun mal.

Un soldat, histoire de rire, voulu caresser.une belle
barbe Manche. Le propriétaire de la barbe lui asséna
un grana coup de son bâton d'ivoire qui l'assomma à
moitié. Les- camarades trouvèrent que ce n'était plus
de jeu. Us massacrèrent sans pitié tous les vieillards
et ils mirent le feu aux maisons.

A lamicaMe Salers
Discours de M. Serre
(Suite)

Je passe sur les détails. Le capitole, que les oies
I sacrées sauvèrent de l'assaut,

finit par se rendre,

j Mais les Gaulois ne semblaient pas pressés de s'en
j aller. Us s'incrustaient dans la. place; les provisions
j y étaient abondantes,

les campagnes des environs

j leur fournissaient à peu de frais toutes les victuailles
dont ils avaient besoin.

VOE VICTIS
Ceux d'entre vous qui se souviennent de l'Histoire
ancienne, n'ont pas oublié que les Gaulois portèrent

Cependant,

les Romains

auraient bien voulu

se

débarrasser de ces indésirables. Ils leur proposèrent
une

somme d'argent.

Ça

devenait

intéressant.

On

�8

LO

chargea sûrement les Arvernes de débattre cette
affaire. Les marchandages durèrent quelques jours,
l'usage le voulait déjà. On ne se prenait pas au mot
à [a première proposition. Finalement, il fut convenu que les Gaulois, pour prix de leur victoire et
de leur départ, recevraient mille livres d'or.
.Mille livres d'or ! A cette époque lointaine c'était
un beau lot dè métal. Et quel métal, mes Chers
Amis. Du vrai gras-double, comme on disait, en
termes de métier, au temps de ma jeunesse.

COBRETO
puisqu'il n'y avait plus d'année romaine, nos pères
l'ayant anéantie avant d'entrer à Rome.
Le Brenn dût lancer un « Bougre » formidable qui
fit trembler le forum. On lut donna les lingots qu'il
réclamait. D'ailleurs, un historien grec-, plus sérieux
et plus ancien que Tite-Live, Polybe, a écrit que les
Gaulois s'en allèrent en emportant leur butin.
Je ne doute pas que c'est là la vérité historique.
Nos pères rentrèrent chez eux avec les tingots et je
suis convaincu qu'ils avaient leur compte.
Cette histoire date de vingt-quatre siècles. Retirezen l'épée; on ne la croirait vraiment pas si vieille...

Il s'agissait maintenant de procéder à l'opération
du pesage. Ce n'était pas une petite affaire, vous
vous en doutez. Les Romains, jugeant qu'ils s'étaienl rachetés trop cher, auraient bien voulu trij
LE MERCURE DE MALE-SALTE '
cher un peu sur le poids. Ils ne savaient pas bien à
qui ils avaient affaire. Ils proposèrent de fournir la
Parmi les Gaulois, les Arvernes étaient considérés
balance, la romaine, naturellement. Les nôtres voucomme les plus fins commerçants. Nos pères avaient
lurent une balance à deux plateaux. On en trouva
adopté certains dieux de la Mythologie grecque. Ils
une dans un coin du forum, sous une halle, avec I leur élevèrent des statues et des temples. En pleine
des poids. Quatre Arvernes la vérifièrent soigneuseArvernie, sur le Puy-de-Dôme, au milieu de la Nament, l'acceptèrent et demeurèrent de faction auprès
tion la plus commerçante, fut érigée la statue de
d'elle pour qu'il ne vint à l'idée de personne d'esMercure, le Dieu du Commerce. Précéda-t-elle le temsayer de la falsifier. D'autres retournèrent les poids
ple dont en exhume en ce moment les ruines? ou futpour s'assurer qu'ils étaient correctement plombés. I elle sa contemporaine? On ne saurait le dire. Elle
Ils constatèrent que quelques-uns n'étaient pas du I était en tout cas faite d'or et d'argent.
meilleur aloi. Nos pères avaient toujours avec eux I
A l'époque de l'invasion romaine qui s ernparait'.ie
les ustensiles des rétameurs, et la matière première: ] tous les objets précieux, d'autres disent : lors de l'apoêle à fondre, poche, étain, plomb. Ils coulèrent I vance du christianisme qui détruisait les idoles, rg
dans le creux des poids tout le plomb qui y manquait,
statue disparut. La tradition raconte que nos pères
copieusement. Ils voulaient leur compte. Etre venus
l'enlevèrent, une nuit, pour là mettre à l'abri. Certes,
si loin pour trouver un lot de métal et s'en retourner
ils entendaient . ai nsi soustraire à la profanation le
avec du manquant de poids, non, en vérité c'eût été
dieu qu'ils adoraient le plus dévotement. Mais, tels
trop naïf: ils s'en seraient crus déshonorés et n'auque nous les connaissons déjà, nous pouvons jugé*'
raient pas osé rentrer chez eux.
que la valeur du métal était aussi pour quelque
chose dans leur geste de piété. Si la statue avait été
On chargea la balance : les poids sur un plateau
en simple pierre de Volvic, ils l'auraient peut-être
et les lingots sur l'autre. Les Arvernes trouvaient
abandonnée à son malheureux sort.
qu'on pesait trop fui à leur désavantage. Les RoIls l'emportèrent par une vieille voie Celtique qui
mains criaient comme des écorchés qu'on les ruis'en
allait vers Salers. Leur intention était sans doute
nait. Le Brenh, qui se trouvait à l'écart, s'approcha
de
la
confier à celte ville perdue dans la montagne.
au plus fort de la dispute. C'était un homme énorme.
Mais,
arrivée aux environs d'Anglards, à un enIl portait une lourde épée qu'il maniait à deux mains
droit
qu'on
appelle Male-Salte (Malus Saltus : maudans le combat. Il appuya la pointe de son arme sur
vais
saut),
au flanc de la vallée de Mars, la voie
l'un des platêaUx, du côté des poids bien entendu el
contournait,
en pleine forêt un lieu particulièrement
dit, d'un ton bourru au Romain :
sauvage et escarpé. D'énormes rochers noirs dépas— Mets des lingot de l'autre côté.
sent, de leurs cîmes, la frondaison des hêtres. Ils
— Il y a le compte, répondit l'Italien.
forment un précipice effrayant et inaccessible. Les
— Mets des lingots, te dis-je.
porteurs jugèrent que. leur précieux fardeau serait,
— Vous avez déjà du bon poids.
là, plus en sécurité que partout ailleurs. Ils le •••&gt;L'autre, impatienté, jeta alors son épée dans la
chèrent dans une faille des rochers, à deux lieues
balance en disant : « Voe Victis », malheur aux vain- I environ de Salers.
cus.
j
A. SERRE.
(La fin au prochain numéro).
Du moins, les Romains ont-ils ainsi traduit l'ex-

clamation irritée du Brenn.
Ils ajoutent que, làdessus, on se battit et que les Gaulois furent fous
exterminés.
Ce n'est pas vraisemblable. On ne se battit pas

H

lai.HC. — T.MP. POIRIEK-BOTTUEAU

Lou Gerent ■

A.

POIRIER-BOTTREAU.

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              <text>Lo Cobreto &lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/11926"&gt;(Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue)&lt;/a&gt;</text>
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          <name>Alternative Title</name>
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