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                  <text>C.I.D.O.
BÊZIERS

Quotorzîèmo onnado. — N" 155

e©BRET0

L®
DE

15 de Mai 1933

L'ESCOLO

OUBERNHATO

E

DEL

NAUT M1EJOUR

JOURNAU

/nESODIE

ODESIOU O L'ESCOLO OUBERNHATO : doutche froncs
Et l'on o lou Journau per res
Lou Journau se bend bint sos lou numero

L/ORGINT :
0

M. PAGES,
OURLHAT.

Embouia.

CLOBAIRE,

BONGO

VILLA,

LES POPIÈS:
0 M. H. DOMMERGUES, PITCHOUNO CORRIERO CAZAUD, OURLHAT, SECRETARI.

Toute réclnmation au sujet de numéros
directement au Secrétariat.

!.(.) houole, lo Morianno,
Lo houole omai l'ourai.

non

reçus

doit être adressée

La copie doit parvenir au Secrétariat (Petite rue Cazaud),
15 de chaque mois pour insertion au numéro suivant.

avant le

BOURRÈIO D'OUBERNHO.

Per ligi lo Cobrelo

ENSINHODOU

Ai se prononce : ay
au
1. Nécrologie.
2.

Les félibrées des

3. A

ma terre (Et.

—

—

aou

ei se pronoce : ey
IO

et 13 mai.

MARCENAC).

4. Les matous del curat

(F. PRAX).

.s. Les oies de la Méloé (Simone d'ARVERNE).
o. Vic-sur-Scène : Amour du Pays natal (Suite)
(Eug. PAGÈS).
7. Repopiados bertodièros (d'O

CARTY).

èi se
oi
eu
eu
ou
lh
nh

prounounço : èy
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—
—

ch

—

—

Ex. : Fai, fardeau.
— Mau, mal.
Ex. : Dei, des.

— Seu, saM.
— Lèu, bieottyt
- Pôv^p&amp;u|!f&gt;
— Bièlho, vieille
— Conho, chienne
— Jour, jour.
— Chobal; "chevaJ

�2

LO COBRETO
en participant largement à la quête qui fut faite au
profit des Sœurs Gardes Malades.

NÉCROLOGIE
M. Raymond Mialaret, le délicat et trop modeste peintre et poète, si apprécié chez nous de
tons ceux qui aiment l'art et la poésie, vient
d'avoir la douleur de perdre son père, qu'il
avait remplacé, il y a quelques années, comme
Greffier de la Justice de paix du canton de
Pleaux.
Nous le prions, dans celte cruelle circonstance, de croire à notre bien vive sympathie.
Lo Cobreto adresse également ses sincères
condoléances aux autres membres de la famille du défunt et tout particulièrement à son
beau-frère, M. Louis Capitaine, le Président si
entendu et si dévoué de la Société Artistique
du Cantal.

La place nous étant limitée, nous allons citer le
plus succinctement possible tous les artistes qui ont
concouru au succès de cette inoubliable soirée régionaliste et au cours de laquelle chacun récolta une
ample moisson de bravos.

Après le traditionnel air de cobreto de Piorrounel, on entendit successivement le chœur de VEscolo
Oubemhato qui chanta dans le plus parfait accord,
dans une belle unisson de voix exercées : Moun Pois,
de Raymond Four ; M. Henri Cambourieu, dans
VAigo del Pegau, du même auteur et 01 found del
bouos, vieux Noël recueilli par R. Bruel, interprété
avec beaucoup d'ampleur, car M. Cambourieu possède une fort belle voix. M. A. Delzangles. depuis
longtemps apprécié du public de nos félihrées et dont
la puissante voix charma l'assistance, eut beaucoup
de succès en chantant Pregario d'Efont de l'abbé
J.-S. Mathieu qu'en entend toujours avec plaisir et
Ma Tafdtarelle de Marins Jouveau. Ee maître violoncelliste, M. Maurech, si goûté des amateurs de belle
musique, auxquels il procure chaque fois un véritable régal artistique, joua impeccablement Berceuse,
de Dunkler, Werther (clair de lune), de Massenet,
deux soli qui valurent à leur interprète de nombreux
applaudissements. M. Establic reste l'incomparable
Le succès de la dernière félihrée, qui eut lieu
diseur des œuvres de notre grand poète Vermepour le public, le io mai, au théâtre municipal, a
nouze. Aussi mit-il la salle dans la plus franche
dépassé les espérances des organisateurs.
gaieté en débitant Lei duos Menetos et Piorrou
Cliché usé, certes, mais qui ne fut jamais si bien
l'Efoni d'Ytrat. M. Eugène Cueilhes, autre sympade circonstance.
thique et très goûté chanteur de VEscolo OubemhaFn effet, dès l'ouverture du bureau de location,
to, enleva magistralement d'une voix souple et musitontes les places furent retenues, à tel point que
cale Olai, de R. Four et Sent-Peyre très curieuse et
beaucoup de personnes ne purent assister à cette
vieille chanson recueillie par R. Bruel. Le poète félireprésentation.
bre Fernand Prax, dont l'éloge n'est pas à faire aux
A quoi donc attribuer cet empressement du public
lecteurs de ce journal, débita deux fort belles œuvres
/'.rillacois à venir applaudir nos bons félibres ? A
de sa composition Cur de Cigaló et son émouvante
deux raisons principales sans doute :
pièce eu français La voix des choses. Mme Suzanne
L'œuvre au profit de laquelle la représentation
Boer, qu'on avait la bonne fortune d'entendre pour
était donnée et à la vieille et fidèles sympathie dont
la première fois à VEscolo Oubemhato, chanta
jouit VEscolo Oubernìíato auprès du public canta- ' d'une voix ample et aisée comme celle d'une grande
lien. Personne n'eut d'ailleurs à regretter cet emartiste, Bergère Nanou, délicieuse et vieille chanson,
pressement.
La Bergère Colinelte, de Louis Garnie, et un très beau
Un programme (l'une haute tenue artistique, des
Bailèro de Eugène Pagès dans lequel notre célèbre
plus copieux et surtout des plus variés grâce à la
troubadour auvergnat, P. Cardou, donnait la réplidiversité des œuvres interprétées, fut exécuté sans
que. Jamais morceau ne fut mieux interprêté et soule moindre accroc par nos félibres et par l'important
ligné de tant d'applaudissements. Le Capiscol, le
groupe artistique de VEscolo que dirigeait avec sa
poète Etienne Marcenac eut également sa grande
compétence reconnue le maître professeur et compopart de succès en disant quelques-unes de ses œusiteur de musique, M. Pierre Redon.
vres, notammet Son clocher d'Antan dans lequel il
C'est devant une salle archicomble, où l'on reévoque la fidélité de nos ancêtres à la terre natale.
marquait les principales notabilités de 1a ville, noM. Pierre Cambourieu, digne de faire partie avec
tamment, M. le Préfet, M. l'Inspecteur d'Académie,
son frère déjà nommé de cette belle phalange d'arM. le Directeur de l'Ecole Normale et Madame, etc.,
tistes, avec un sens réel de la mélodie, chanta Lou
etc. que le rideau se leva. Ajoutons que M. le SéRegret de Juonton, paroles de Eugène Pagès (air
hateur-Mairç, empêché au dernier moment, s'excusa 1 ancien) et Lou cont dej. Louraire de Raymond Four.

LES FÉLIBRÉES
DES lO ET 13 MAI

�LO COBRETO
Notre populaire conteur, M. Henri Dommergues,
dont l'apparition sur la scène suffit pour déchaîner
de longs applaudissements, le numéro indispensable
dans toute félibrée, remporta son très grand succès
habituel en suscitant l'hilarité générales avec son
conte Touzno-Boucno et Un home juste, de Frédéric
Mistral, œuvre qui fait rire et réfléchir. Pendant un
trop court intermède, M. Pierre Redon, dont l'orchestre composé de brillants exécutants contribua
pour une grande part au succès de la soirée, consentit
à exécuter quelques morceaux de musique sur son
accordéon. Il le fit en virtuose et dut recommencer
plusieurs fois.
Le troubadour de VEscolo Oubemhato, nous avons
nommé P. Cardou, se surpasse en chantant avec toute
son âme Le « Mai » d'amouj poésie de Et. Marcenac, musique de P. Redon, et La chanson des pétales, poésie de F. Prax et musique de J. Arles. Le
chanteur fut bissé dans cette chanson et cela nous
dispense d'en dire davantage.
La partie chantante se termine par un nouveau
chœur Les Mascles d'Oubemhe de Pierre Géraud
qui produisit le plus bel effet. La soirée se termina
par les danses traditionnelles. Danseurs et danseuses dont les fraîches et seyantes toilettes de nos
grands-mères étaient un véritable régal pour les
yeux, furent rappelés plusieurs fois sur la scène.
Leur succès fut très grand.
On ne pouvait terminer cette soirée sous une meilleure impression. Décidément VEscolo Oubemhato
fait bien les choses.
Disons qu'une fructueuse quête s'est ajoutée au
profit des petites Sœurs Gardes Malades.
Le même programme fut donné samedi 13 courant, à 16 h. 30, aux écoles de la ville d'Aurillac,
dans une salle trop pleine. Toutefois, il convient d'y
ajouter un numéro de plus qui ne fut pas le moins
applaudi. Ce numéro fut fourni par un groupe de
vingt fillettes de Saint-Paul-cles-Landes, toutes habillées de rose et qui, sous la direction de leur maîtresse, Mlle Boussaroque, chantèrent une délicieuse
berceuse de Delhostal et musique de Pierre Redon,
tandis que la plus grande des fillettes berçait très habilement, nullement empruntée, dans un véritable
berceau un petit frère qui... dormait bien sagement.
Tous nos remerciements à Mlle Boussaroque pour
cet appoint d'un charme particulier au programme
de la soirée.
Pour tâcher de n'oublier personne, nous allons, en
dehors des membres du Comité, donner la composition du Groupe artistique : Mmes Suzanne Boer, R.
Dadat, N. Faucher, E. Issartier, A. Renat, J. Rigal,
B. Veyssière. MM. Pierre Redon, Maurech, QuétinLafon, P. Cardou, P. et H. Cambourieu, A. Delzangles, E. Cueillies, Chanabier, David et Roux.
VEscolo Oubemhato remercie publiquement tous
ces dévoués collaborateurs qui sont venus si spontanément grossir son ('Troupe Artistique.

3

A MA TERRE
Terre de mes aïeux, terre de mes ancêtres,
Dont le lointain berceau se perd dans le passé,
Sous les auvents sacrés des chênes et des hêtres,
Comme mie grande fresque où tout s'est effacé ;
Terre de mon amour chantant dans tes musettes
Avec ta nostalgie et toute ta grandeur,
Des .cols torrentueux, où pleuvent les noisettes,
Aux farouches sommets où passe un vent grondeur ;
Que j'évoque le temps, où, pendant les nuits sombres,
Assis autour d'un feu, tels fils couverts de peaux,
Rêvaient au fond des bois, érraioïil comme des ombres
Aux hurlements des loups menaçant leurs troupeaux;
Que j'évoque le temps où, pour sauver la Gaule;
Tels des fauves surgis des repaires sacrés,
Ils ont tous répondu, la hâche sur l'épaule,
A l'appel de leurs rois, des bardes inspirés ;
Que j'évoque le temps où ces rudes Arvernes,
La croix sur la poitrine et cuirassés de fer,
Chevauchant leurs dextriers, suivis de sabalternes,
Allaient venger le Christ des maux qu'il a soufferts ;
Que j'évoque le temps où nouvelle épopée,
Ton chevalier d'Assas en mourant, exhala
Son profond cri d'amour et, sans lâcher l'épée,
Entouré d'ennemis, Auvergne, t'appela
Que j'évoque le temps de nos grognards farouches,
Balafrés et montrant des balles sous leur peau,
Exaltant chaque soir, devant un feu de souches,
Leur dieu Napoléon qui baisa, leur drapeau ;
Que j'évoque Je 1emps de tes fils à. la Marne,
Des soldats de Verdun dignes de leurs aïeux
Que l'on vit à Valmy, dont l'âme en toi s'incarne,
Chargeant un ennemi, dédaignant et joyeux !
Ton âme, mon pays se prolonge la même,
Ferme comme tes rocs, n'aimant point à déchoir,
Attachés à ton sol jusqu'à l'adieu suprême.
En regardant le Christ les yeux remplis d'espoir ;
Elle est. faite, je sais, pour les plus grandes choses,
L'âme de tes enfants, pays des volcans morts :
Héros souvent obscurs, loin des apothéoses,
Dans les plus durs labeurs ils restent grands et forts.
Les mirages trompeurs, dont ils sont les victimes,
Peuvent en retenir- plus d'un dans les cités,
Allant grossir le tas des cendres anonymes
Dans un trists Pantin, loin des champs désertés,

�4

LO COBRETO

Mais e'esl le petit nombre. Ils le restent fidèles,
Auvergne, tes enfants ! Revenus sous leur toit.
Où s'abrite au printemps le nid des hirondelles,
Ils chaussent tes sabots pour mieux s'unir à toi !

tiotos fouguèrou lèu grassos è lizos coumo poudès pensa.
Les autres cats bouguèrou sober ound prendiòu pensin oquesses doti ; les seguèrou ; è
I coumo s'en troubèrou plo, porti d'oquel jiour,
Ils chaussent des sabots du bois de tes entrailles,
monquèrou pas l'houro del desporti. Lou cotoOù la terre s'unit, se colle avec amour !
rau li menèt so cato, lo cato li menèt sous coEl pour peu chacun d'eux y mettrait foin et paille
tous, è la pauro meneto sobio pas plus d'ound
Comme an temps, où bouviers, ils faisaient un labour.
ti'èro : To lèu que birabo l'esquino.... criquo!...
uno soussisso se soubabo per lo pouorto, craIl leur faut pour dormir, pour fermer leur paupière,
quo ! un peissou s'engulhabo peis escòuiès del
Le lit de leurs aïeux, de leurs premiers sommeils,
groniè. 01 desporti, qu'èro ticon mai : Toutes
Et pour le grand repos, le calme cimetière
oquesses cats mountabou sus los codièiros, sus
Sur l'horizon sans tin, vers les couchants vermeils.
10 taulo, è dinquo sus los espallos del curat, è
miaùno que miaunoras... lo meneto obio bèl
s'enrufa :
Ils me plaisent ainsi ceux de tes fils, ma terre !
— « Laisso faire (ço disio lou brabe home)
Qui n'ont jamais rompu tes solides liens,
Qui préfèrent ton pain, tes monts, ta, vie austère,
Philippino, lou Bonn Dièu o dit : « Qui donne
aux pauvres, prête à Dieu », è li o pas pus
Perpétuant ainsi l'exemple des anciens.
paure qu'oqueloi bestiotos. »
Lo Philippino n'en secabo ; oquo poudio pas
Etienne MARCENAC.
dura.
Onèt counta soi misèros ol componiè. Oqueste, qu'èro un couqui, coumo toutes les componiès, li diguèt :
— « Cossi, te fas del meissont song per to
del
pane de causo? Espèro un bouci, ièu m'en cargue de les te dressa, toutes oquesses matous,
beiras oquo ; dins duos ou tres segenços te deborrossorai d'oquelo fomilho, mai lou curat li
Certo lo porroquio d'en Couosto-Rousso
trouboro pas res o dire, laisso me faire. »
poudio se bonta d'ober un curat brabe :
De fèt, o quauques jiours d'oti lou curat
Oquel representont de la bountat dibino esonounçèt que portio lou lendemo per Senttendio lo suo dinquo sus lei bèstios.
Flour o n'uno counferenço de Mounseihnour
Quond ob'io coufessat sous porrouossiens,
l'ebesque, è que, lou temps d'ona è de tourna,
que lour obio dounado l'obsoluciu, è qu'èro plo
11 colio b'un porel de jiours.
tronquille sul solut de lour âmo, s'onabo posLou componiè n'esperabo qu'oquo.
sejia de çai de lai, dousomenot, ombe soun
— « Philippino, ço foguèt, démo, bendrai
brebiari o lo mo, è des croustous de po dins los
desportina o la euro, è coumençorai lou drespouotchios.
satchi.
Coumo pertout, li obio en Couosto Rousso,
Dounco, lou lendemo, nostre home orribo o
des cos que n'obiòu pas lo soupo plo reclado.
j
miètehiour
; causso uno bièlho soutono del
Oquelos pauros bestios sobiòu pauc-o-proù
l'houro que lou curat sourtio ; lou mouffiabou I curat, pauso sus uno codièiro, ol ras de guel,
d'olai-lon è lou seguiòu coumo quauque temps un fouet qu'obio fat ombe de los courrejios de
les leprous segiòu Nostre Sinhe. Olèro, lou bra- cuèr plo sorrados, se mèto o taulo è coumenco :
— « Philippino ! barro lo pouorto, è duèr lo
be copelot s'ossetabo sus quauque tustossèl è
fenèstro ! »
portotchabo lo prebendo entre les ofomats.
Dinquos oti, li obio pas de mau, ol countraCoumo pensai, les cats otopau n'obiòu pas
ri ; mes ound les ofaires se gostabou, qu'èro o monquado l'houro.
lo euro : oquel houstau èro debengut lo reti— « Au nom du père, et du fils, et du Saint
rado de toutes les matous del pois. Les cats, Esprit, ainsi soit-il, benedicite Domine... » ço
coumo zo sobès, sou pus orruzats que les cos. fo lou componiè, è, del couop, otrapo lou fouèt,
Per ocoumença, quo fouguèt un porel de è bous toumbo sus matous.
cotous fouirous que s'oturèrou. Lou curat n'ouSe n'obès pas coumpret per cossi obio laissaguèt uno grondo coumpossîù, è dounèt ordre o do lo fenèstro dubèrto, les cats zo coumprenlo meneto de lour faire dons couops per jiour guèrou. Oquel jiour la meneto è lou componiè
lo soupo o la cremo. D'oquel biai, loi duos bes- desporti u èrou tronquillles.

j

Les matous

curat

�LO COBRETO

Lou lendemo, l'homme toiírno o la mémo I
honro. Les cats ocobabou de se rondre, dousso- !
menot, pertau que se demefiabou. Quond fouguèrou claus,
i
- « Philippino! (ço tourno faire lou componiè) barro lo pouroto è duèr lo fenèstro. Au
nom du père, et du fils, et du saint esprit... »
Oquel jiour, le cats que bilhabou lo mo del
componiè, quond lo biguèrou s'otura del fouet,
esperèrou pas lou benedicite. Li ouguèt que les
pus mins degourdits que gorniguèrou.
Lou curat tournèt.
« Eh be, Philippino, cossi bas? Li o pas
res de noubèl deinpièis que sèi portit? »
« Aï ! paure moussu lou curat, ni o be
prou ; (ço respoudiguèt lo meneto) moginasbous que bouostres cats sou poussedats del
diaple ; pouode pas faire souloment lou sinne
de lo Croux dobont guesses que sou coumo
fouols, è, se troubabou pas un bougiau per
s'engulha, s'ossuquoriòu per lo poret. »
— « De que me couontes oti ? bah... bah...
enfin... beiren oquo tout aro. Mèto lo taulo, i
Philippino, pertau que me sente d'otaquo ; li I
o pas res coumo les bouyatchis per bous mètre
en opetit ».
Les cats qu'èrou de jun dempièis un porel de
jiours s'oturabou çoquelai, prudentoment, les
pus ofamats en tèsto.
Lo meneto les laissèt dintra; borrèt lo pouorto, durbiguèt lo fenèstro.
Lou curat s'oturèt de lo taulo :
— « Au nom du père, et du fils, et du saint
esprit... »
— « Pfftt, pfí'tt! pffttL. » ço respoundiguèrou les matous ; è guesses obal, per lo courtchièiro ; (bouole dire per lo fenèstro.)
Lou paure curat n'en demouret fret ; l'estoumat n'in se sorrêt que n'en pouguèt pas desportina.
Pores que dempièis bon pas plus beire de cat
per l'houstau.
FERNAND PRAX.

Les oies de

la Mél oe

Mademoiselle Elise se mit de nouveau à la fenêtre. Les oies de la Méloé étaient encore dans son
pré. C'était trop fort. On allait voir de quel, bois
elle se chauffait.
Mlle Elise chaussa ses sabots, appella sa chienne
Brisquette qui sommeillait devant le feu et saisissant une baguette de nn'setier destinée à cet usage,

5

elle s'apprêta — pour la cinquième fois de la, journée — à aller chasser les oies du pré. Elle descendit avec précaution l'escalier aux marches raides
tout en se cramponnant à la corde cirée par plusieurs générations et qui servait de rampe. Mlle
Elise n'était pas jeune et elle allait doucement.
Les oies étaient comme chez elle dans le petit
enclos qui élait plus un verger qu'un pré. Toutefois
Mlle Elise le faisait faucher chaque année et elle
en obtenait à peu près trois chars de foin. Elle n'était ni pauvre ni riche. Elle possédait une petite
aisance qui lui permettait dans ses vieux jours de
vivre s uis travailler. Mais il fallait veiller an grain,
ne pas gaspiller ses petites ressources. Le pré « de
derrière ia maison » en était une.
Chacun sait que la fiente des oies est nuisible aux
prairies et que de plus ces vilaines bestioles arrachent l'herbe avec leur bec au lieu de la couper, ce
qui lui est fort préjudiciable.
Brisquette, d'un bel élan, en bête habituée avant
même d'en avoir reçu l'ordre, s'élança sur le petit
troupeau. Les oies se hâtèrent vers la sortie 11 y
eut une légère bousculade. Seul, le jars, héroïque
tint 1ète à Brisquette, tandis que les dames de son
harem, protégées dans leur retraite, s'échappaient
à travers la « claie ». Mlle Elise fut obligée de
venir au secours de sa petite chienne qui n'aurait
pas eu raison de ce mâle obstiné. Il se dressait
contre Brisquette, sifflant et crachant, sans reculer
d'tm pas. Quelques bons coups de baguette sur la
tête le mirent à la raison et l'obligèrent à abandonner la parlie.
Puis Mlle Elise s'en vint vérifier la fermeture de
la claie, ajouter qulques brindilles, à celles déjà
mises entre les barreaux. Elle assujettit un bâton,
releva une branche épineuse, le tout destiné à fortifier la défense. Toutefois Mlle Elise mettait à son
travail une nonchalance visible. Elle était bien
bonne après tout de clôturer son verger, la Méloé
pouvait bien veiller sur son troupeau.
Elle alla trouver le garde-champêtre, un grand
vieux sec « qui s'en f... » Elle le trouva auprès de
son feu en train de boire. Il ne désaoulait plus depuis que sa femme était morte. Il la reçut très mal;
que pouvaient lui faire toutes ces histoires de vieilles
femmes? Qu'elles s'arrangent ! Mlle Elise n'avait
qu'à bien fermer son enclos et les oiseaux du Bon
Dieu eux-mêmes n'y entreraient pas.
Elle fut voir- le maire. C'était par hasard un homme instruit. Il était consciencieux et obligeant. La
loi était formelle. Tout possesseur de volaille, bétail, etc., etc., est astreint à garder ses animaux.
De plus le propriétaire chez qui les bêtes s'introduisent est dans son droit strict en les chassant, fusse
même un peu vivement. Si par malheur ou par mégarde, il arrivait qu'une bête resta sur le carreau
il n'avait pas toutefois le droit de se l'approprier

�6

LO COBRETO

el devait se contenter d'avertir le maître de ranimai qui seul avait le droil d'y loucher.
Ah! bien on allait rire !
Le lendemain, lorsque les oies, à leur habitude,
s'introduisirent dans le petit enclos par file de un,
la vieille demoiselle dont la colère, voulue, ressemblait à s'y méprendre à de la joie, lança Brisquette
sur la gent emplumée. Elle se chargea elle-même
du jars qui aurait pu ralentir l'élan de la petite
chienne. Celle-ci ne se fit pas prier deux fois pour
bondir sur l'arrière de la troupe et saisissant une
des oies au croupion, elle travailla si bien que les
plûmes et un bon morceau de la bête lui restèrent
entre les dents. L'oie fit encore quelques mètres,
moitié volant moitié courant, puis s'inclinant sur le
côté elle ne bougea plus, vidée de son sang.
Ah ! ce fut un beau vacarme lorsque la Méloé,
que Mlle Elise s'en fut quérir triomphante, vint relever- la victime. Elle cria, pleura, menaça, jura de
demander justice. Quatre ou cinq voisines l'accompagnèrent et aussi ses deux fils, deux gas solides
à l'oeil mauvais.
Us furent trouver le garde qui continuait de « s'en
f... » ; puis le maire. Celui-ci leur démontra qu'il
n'avait aucun recours contre Mlle Elise, que bien
au contraire c'était elle qui aurait pu « leur faire
des ennuis ».
Les deux garçons et la mère se retirèrent pantois.
Alors, la Méloé médita sa vengeance.
Mlle Elise allait chaque soir fermer ses poules et
donner une poignée d'herbe à ses lapins. Elle descendait sans lumière. « Elle avait l'habitude ».
Un soir, au fond de l'escalier, elle trébucha sur
une grosse bûche, placée là on ne sut comment. Une
enquête discrète l'établit, mais ne put pas le
prouver.
Mlle Elise tomba si maladroitement qu'elle se
cassa une jambe. Relevée tout justement par la
Méloé et ses fils, elle fut portée dans son lit. Brisquette suivait tr istement le cortège.
En ces temps fabuleux òn n'allait pas « à la
clinique » pour un oui, pour un non; Mlle Elise fut
soignée chez elle, par un neveu et sa femme qui
vinrent exprès de Chartres pour cela.
Durant, ses fiévreuses insomnies, Mlle Elise parla
souvent des oies de la Méloé, excitant Brisquette
contre elles, de la voix et du geste. Celle-ci comprenant bien que sa maîtresse délirait, se bornait,
par- condescendance, à pousser un aboiement bref
et discret. Mais elle rêvait aux courses folles que
l'on accomplirait bientôt. Sa dernière randonnée lui
avait laissé dans la bouche un goût de sang qui
était, nu goût de « revenez-y ».
Hélas) quand Mlle Elise fut sur pied, elle s'aperçut, cpie son neveu avait fait mettre au petit clos
une barrière solide et impénétrable. Même en trichant un peu, il n'y avait plus d'espoir de voir re-

venir aucune ennemie emplumée. D'ailleurs la Méloé
avait vendu ses oies.
Alors Mlle Elise ne trouva plus d'intérêt à l'existence.
Brisquette aussi fut déçue. Elle avait beau se
dresser devant la fenêtre, fouiller le pré d'un œil
connaisseur en pointant ses fines oreilles, rien de
suspect ne se montrait à l'horizon. Quand donc, sur
un mot, un geste, un regard de sa maîtresse, s'élancerait-elle, folle, et à bout de souffle, sur le petit
troupeau ailé. Elle jetait un regard vers la baguette,
oubliée dans un coin, et soupirait. A soir soupir,
répondait celui de la vieille fille.
Brisquette et Mlle Elise s'ennuyaient.
SIMONE D'ARVERNE.

VIC-SURSCÈNE
( Deux pièces loca les)

lre Pièce

AMOUR DU PAYS NATAL
(SUITE)

ROBERT

Je me souviens aussi qu'au retour de Maisonne
je vous fis remarquer, peintes à la voûte de la
grotte, les armoiries parlantes du joyeux groupe
qui s'était intitulé : Les Chevaliers de Maisonne !
LUCETTE

Ah ! oui, un fromage encadré d'un morceau
de pain et d'une bouteille de vin. Mais, ces gais
chevaliers feront bien de les faire repeindre, car
elles ne sont plus très apparentes.
ROBERT

Personne, et c'est fâcheux, n'y songera, car
le dernier des Chevaliers vient de mourir.
LUCETTE

Ma.s je fus autrement surprise par la vieille
croix de bois plantée sur le rocher. Je crois bien
qu'il n'y reste plus un pouce qui ne soit occupé
par des noms écrits au crayon ou gravés au couteau, par des sentences plus ou moins ridicules

�LO COBRETO

7

et par des souvenirs d'ascension plus ou moins
tendres.
ROBERT

La jeunesse ignore l'hypocrisie, cette ignoble
tare de l'âge mûr. Elle est fière, au contraire,
d'afficher ses sentiments et ses préférences, sauf
à reconnaître, plus tard, qu'elle fur ois imprudente.
Mais cette imprudence n'a pas été commise
seulement à Maisonne ; voyez plutôt les murs
de cette salle et remarquez les poteaux et les
charpentes du kiosque de la promenade.

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OU.

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LUCETTE

Je m'en suis déjà aperçue et j'ai remarqué
que, partout, ce sont à peu près les mêmes dates
et les mêmes inscriptions qui revienennt et que
partout, aussi, deux noms sont toujours inscrits
au plus haut, dominant tous les autres : Robert et
Marinette !
ROBERT

(pour détourner la conversation)

Et le troisième jour, comme le temps était couvert...
LUCETTE

Pourquoi détourner aussi vite la conversation?
ROBERT

Je vous en prie, n insistez pas. Et le troisième
jo"T, donc, comme le temps était incertain, nous
rTIâmes simplement fouler le gazon velouté de
notre merveilleux communal, l'une des plus belles choses de notre rivière. Je vous fis admirer
les vieux Sully, auxquels les siècles commencent
à peser et qui sont séparés du cimetière par l'Iraliot seulement.

Nous vîmes la Reine Margot
Danser la bourrée en sabot;
Elle était jeune, elle était belle,
Répandant l'amour autour d'elle.
Auprès de nous, séchant ses pleurs.
Elle chantait, dans ses malheurs :
Passant, dans votre vie,...
Et maintenant, dans nos troncs creux,
Nous abritons des amoureux ;
Joyeux ils se content fleurette
Et seule, une humble pâquerette
Est le témoin de leurs serments
Qu'ils échangent en fredonnant:
Passant, dans votre vie,...
Quand vous serez près du ruisseau,
Dans une tombe pour berceau,
Vous entendrez les doux murmures
Du vent passant dans nos ramures,
Qui rediront, dans leur frisson,
Pour vos enfants cette chanson :
Passant, dans votre vie,...

LUCETTE

Vous me dîtes, si j'ai bonne mémoire, qu'ils
vous avaient inspiré une mélodie que vous étiez
en train de terminer.
ROBERT
C'est

fait. Vous serait-il agréable de me l'entendre chanter ?
LUCETTE

Je n'osais pas vous le demander.
ROBERT

Voici donc ma «

CHANSON DES TILLEULS » :

Et, quand, pour nous, Viendra le jour
D'être couchés à notre tour,
Nos vieilles souches enflammées
Pleurant d'être ainsi consumées.
En projetant des larmes d'or,
Chanteront une fois encor :
Passant, dans votre vie
Aimez la poésie;
Chantez à Vos filleuls
La Chanson des Tilleuls !
LUCETTE

Elle est très touchante votre « Chanson des

�8

LO COBRETO

Tilleuls » et je vous en fais tous mes compliments. Vous avez l'âme d'un poète.
ROBERT

Pour mirliton, tontaine et tonton... Mais, si
nous passions à notre quatrième promenade !
Comme le temps était toujours aussi menaçant
que la veille, je vous conduisis seulement un peu
au-delà de Comblât, dans un endroit peu fréquenté des touristes, parce que, probablement,
trop facile d'accès: Le Moulin des Trêves
LUCETTE

Où je fus charmée par l'intimité de ce vieux
moulin, caché dans un bosquet des plus discrets,
d'où l'on reconnaît les gens passant sur la route
sans être vu par eux.
ROBERT

Je vous fis frémir en vous racontant les légendes s'y rapportant et remontant à l'époque des
fées et des lutins.
LUCETTE

Et vous cueillîtes pour moi un délicieux petit
tubercule,...

LUCETTE

Ces seigneurs du Moyen-Age exagéraient parfois un peu. Il est vrai qu'ils ne s'épargnaient
guère entre eux.
ROBERT

Et c'est dommage que, par suite des luttes
constantes auxquelles ils se livraient entre voisins, tant des splendides châteaux qu'ils avaient
fait édifier, n'existent plus qu'à l'état de ruines.
Beaucoup d'entre elles sont encore imposantes et ajoutent à la beauté de nos paysages, soit
qu'elles dressent orgueilleusement des moignons
de tours à la cime de rochers abrupts, soit qu'elles cachent discrètement leur somptueuse détresse au fond d'un riant vallon.
Terminons, si vous le voulez bien, notre cinquième promenade et arrivons au « Trou de
Gournhou », autrement dit « Pas de la Cère »
pour les Goudots et les Parisiens.
LUCETTE

Quel sobre et pittoresque spectacle, et comme on est impressionné par une aussi grandiose
beauté !
ROBERT

ROBERT

Dont la fraîcheur commande de ne pas trop
s'attarder pour l'admirer.

Le salsifis sauvage.
LUCETTE

Je préfère le nom patois : arnussoou, si je ne
me trompe.
ROBERT

Gest bien cela. Décidément, j'avais en vous
une bonne élève pour notre savoureux dialecte
carladésien. Vous souvenez-vous quelle fut notre
cinquième promenade ?
LUCETTE

Oui ; nous fûmes d'abord au Rocher des Anglais,...

LUCETTE

C'est pourquoi, moderne Saint Christophe,
vous vous empressâtes de vous déchausser pour
me déposer délicatement sur la rive opposée. Et
ce fut en foulant des prairies émaillées de fleurs
de toutes les couleurs, que nous regagnâmes Vie
ce soir-là. Une légère brise du couchant nous
apportait le tintement de l'Angelus, qui se mélangeait dans la plaine aux premières notes du rossignol,
(à suivre)
Eug. PAGES.
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIÜIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

ROBERT

Dont l'ouverture, que l'on voit , à- quelques
mètres au-dessus du sol, serait l'issue d'un souterrain partant, de Saint-Curial, disent les uns,
du Castel-Viel affirment les autres. Cette dernière
supposition paraît la plus vraisemblable.

Repopiodos tertodièros
Tout n'en bese, tont n'espère.
En fait de mau, otropas n'en, mès n'en fogossias pas.

LUCETTE

Puis, nous montâmes au Rocher de Muret, que
couronne un vieux tilleul qui a remplacé le château qui s'y élevait autrefois.
ROBERT

Le Gouverneur de Vie ayant envoyé un émissaire du nom de Loup au seigneur du château,
celui-ci répondit que « jamais loup n'était entré
chez lui sans y laisser la patte » et il lui fit aussitôt couper une main.

Bau mai tout pèrdre qu'un omic bertodier.
D'èstre missont è reguèrgue, porto pas rebengut.
D'O CARTY.

c.i.o.n.

BÉZIEfiS!

Ourlhat. —■ Estomporio Poirier-Bottreau
Lou Gerent : Poirier-Bottreau.

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          <name>License</name>
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          <name>Coverage</name>
          <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
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          <name>Spatial Coverage</name>
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              <text>point(44.930953,2.444997)</text>
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              <text>2015-11-13 Françoise Bancarel</text>
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          <name>Date Modified</name>
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          <name>Contributor</name>
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              <text>Marcenac, Etienne (1874-1956)</text>
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              <text>Prax, Fernand (1890-1970)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>Lo Cobreto. - 1933, n°155 (Mai), Onnado 14 </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Y 1</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
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