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                  <text>C.I.D.O.
8Ê2IERS

Quotorzièmo onnado. — N° 153

15 de Mars 1933

L0 eOBRETO
DE

L'ESCOLO

OUBERNH ATO

E

DEL

MIEJOUR

N

JOURNAL
ODESIOU O L'ESCOLO G»_. lIRNHATO : doutche froncs
Et l'on o lou Journau per res
Lou Journau se bend bint sos lou numero

L/ORGINT :
0

Em bou ia.

M. PAGES,
OURLHAT.

CLOBAIRE,

BONCO

VILLA,

LES POPIÈS:
0 M. H. DOMMERGUES, PITCHOUNO CORRIERO CAZAUD, OURLHAT, SECRETARI.

Toute réclamation au sujet de numéros non reçus doit
directement au Secrétariat.

Lo bouole, lo Morianno,
Lo bouole omai l'ourai.

être adressé*

La copie doit parvenir au Secrétariat (Petite rue Cazaud),
15 de chaque mois pour insertion au numéro suivant.

avant 1«

BOURRÈIO D'OUBERNHO.

ENSINHODOU
1.

Mise au point.

2.

Lo clujiado (Fernand

3. Jasmin (Eug.

PRAX).

PAGÈS).

4. Sent-Peyre.
5. Moun gal (J.-S.

MATHIEU).

6. Repopiados bértodièiros (D'O
7. Pâques (Léon

CARTY).

BOYER).

8. Le voile de la Déesse (E.

MARCENAC).

Per ligi lo Cobreïo
Ai se prononce : ay
au —
— aou
ei se pronoce : ey
èi se prounounço : èy
—
oy
oi
—
—
cou
eu
—
—
èou
èu
—
— oou
ÒU
—
—
11 (mouiJ'és)
lh
—
nh
—
—
gn
tj
j
—
—
tch
ch
—

Ex. : Fai, fardeau.
— M au, mal
Ex. : Dei, des.
Sèi, sureau.
— Loi, le*.

C«»PAUBY
— Pôu, peu«V
— Bièlho, vieilla
— Conho, chienn*&gt;
— Jour, jour.
— Chobal, cheval

LA
TRAMUNTANA
r?

' " NA

�2

LO COBRETO

Mise au point
La plupart des journaux locaux oui annoncé la
constitution d'un nouveau groupe dit La HauteAuvergne Artistique, soUg^la direction effective de
M. Debrons.
Nous avons donqde devoir d'informer nos lecteurs
que M. Debrons nojb a pdressé^Jl y a quelque temps,
sa démission de directeur du Groupe artistique de
l'Escolo Oubernhato. '
Pour dissiper toute équivoque, le Bureau de VEscolo Oubernhato, après avoir accepté cette démission, lient à informer le public et tout spécialement
les fidèles abonnés de Lo Cobreto, qu'il n'y a rien de
changé dans le programme qu'il s'est tracé des le
début.
Non seulement, Lo Cobreto continuera à paraître
régulièrement le 15 de chaque mois, mais encore
VEscolo donnera de temps à autre des félibrées au
programme de plus en plus varié.
Elle est assurée pour cela du concours de musiciens, chanteurs et chanteuses très goûtés du public
aurillacois qui a eu l'occasion de les applaudir maintes fois.
Les noms de MM. Maurech et Redon, les dévoués
et sympathiques artistes musiciens, de Mme Suzanne
Boër, excellente chanteuse, et de MM. Cardon, Cueillie, Delzangles, etc., sont le plus sûr garant du succès des félibrées futures.
Et. MARCENÀC, capiscoL
Eug. PAGÈS, sous-capiscol et trésorier.
J. CARDOU, trésorier-adjoint.
H. DoMpE K G LIES , secrétaire général.
J. VOLPILHAC, secrétaire-adjoint.
J.-S. MATHIEU, archiviste.
F. PRAX, archiviste adjoint.

Sus lo mountonho soulitaiïo
Lou moti, sèi mountat soubent,
Per traire, coumo uno pregario,
Mous raibes d'omour dins lou bent.
L'èr pourtabo soun influonço
Sus Tescaire de ino rozou ;
E moun uèl segnio lo distonçû
De l'incounigut hourizou.
Toui èro pur dins mo pensado ;
Jious moun soulel, tout èro bèl.
Moun armo, un jiour, es dobolado
Per trouba quel mounde noubèl.
Olèro, ai fugit lo clujiado ;
Moun berdiè, moun prat è moun comp'.
Ohuèi, mo tèsto es picolhado,
Les pessoments laurou moun front.

O coumponhous de mo jioubenço !
Raibes ! Quau bous romenoro ?
Demo, mo dornièiro crezenço
Belèu tobe s'en onoro !...

Mès, s'obès tirat de moun armo
L'esclaire qu'ocondesis l'uèl,
Mon Dièu ! Laissas li quauquo larmo
Per counsoula lou paure bièl.
FERNAND PRAX.

JASMIN
L'Apôtre de la Charité — Sa popularité
Son voyage dans le Cantal
(suite et fin)

Lo clujiado
Oti, lou temps de mo juinèsso
O counigut des jiours hirous,
Quond, per mièl bressa mo porèsso
Onabe dins les bouos oumbrous.
Soubenl qnitabe lo clujiado
Omb les mis del soulel enfront
Per m'en ona dins Pencountrado
Possejia per bouos è per COmp.

Du compte rendu de son passage à St-Flour, paru
dans la « Haute-Auvergne » du 25 février 1854, j'exIrais ce qui suit :
« Dimanche soir plusieurs heures avant la séance
&lt;( publique que le poète devait donner, le Palais de
« Justice était en quelque sorte, cerné de curieux.
« A l'intérieur, les avenues de la salle de la Cour
« d'Assises se trouvaient littéralement envahies par
ci la
foule impatiente d'y pénétrer. Au moment où
&lt;( les portes se sont ouvertes, le public y a fait une
&lt;( véritable irruption.
ci Lorsque le poète parut, l'impatience se lisait sur

�3
« tous les visages. Jamais attente ne fut mieux jus-

i

tiflée. Le succès a dépassé toutes les espérances.

te

laquelle s'éleva la quête faite à Aurillac par Jasmin,
tant elle fut inférieure à celle recueillie à St-Flour.

« Pendant trois heures consécutives, Jasmin a tenu
« suspendu à ses lèvres un public d'élite présidé par

Voici,
I

maintenant,

ce

qu'on

peut

lire

dans

le

« Journal de Murât », du 23 Février 1854 :

« Mgr l'Evêque.
« Kn vain nous essayerions de traduire l'admira-

t(

Lundi dernier, la ville de Murât présentait une

« animation peu ordinaire sous notre ciel de glace.

« tion enthousiaste qu'il a excitée.
« Quelle grande et rapide conquête! A cette occa-

.» Arrive-til '?... Est-il arrivé ?... se demande-t-on de

« sioTi il peut dire, comme César : Veni, Yidi, Vici !

« tontes parts ; et le regard anxieux des habitants se

« Mais aussi, comment résister à ce. triomphateur ?
« Quelle attrayante séduction
« acteur !

Quelles poses !

!

Quel poète !

« tourne sans cesse vers la route de Saint-Flour.

Quel

Quel débit et quel lan-

« gage !

tt

tt

« D'ordinaire, l'enfant de la Muse gagne à se ca-

« On l'accueille, on le fête ; prêtres, magistrats,
« fonctionnaires, tous s'empressent et le conduisent

« feuillée... Tel n'est pas Jasmin.
sans

costume,

son costume est modeste ; la croix du mérite seule

« le signale au passant.

« cher, comme le rossignol, dans le mystère de la
« Seul,

Tout à coup, les autorités de la ville entourent

« un étranger qui s'avance. Sa démarche est simple;

sans mise

en

secène,

dé-

« en triomphe à l'hôtel de la Sous-Préfecture.

« pouillé de tout prestige théâtral, assis à peine sur-

« Quel est donc cet homme qui attire à lui tout ce

une simple chaise, en face et presque au niveau

« qu'il y a d'intelligent dans la cité ? Est-ce un mi-

it

« du public, ce personnage unique dans le monde,

« uistre ? Est-ce un puissant du jour ? Non. C'est la

(c n'a cessé de captiver nos yeux et nos oreilles et

tt

« de nous remuer jusqu'au fond des entrailles.
« Où trouver plus de verve, plus de feu, plus de

c; Odes,

drames,

comédies,

chansons,

tout jaillit à

« 11 serre indistinctement la main du pauvre et celle
« du riche, qu'il se plaît à réunir dans la sienne. Un
plus encore qu'un poète, c'est un

« Sa soirée de charité a produit plus de 700 francs
les

pauvres.

C'est

beau,

c'est

magnifique,

« surtout après les quêtes de toutes sortes, la loterie
« au profit des pauvres, la cotisation pour l'extinc« tion de la mendicité.
« Et lui, le poète, le chantie de la misère, lui ! sans
et

« Son âme de feu fait vibrer nos âmes engourdies ;
« sanees inconnues.
« Il a été compris ; le silence religieux qui régnait
« dans

l'auditoire,

les

applaudissements

tt

réitérés

aux spectateurs en sont la preuve. Nous renonçons,

« par impuissance, à peindre cette scène...
Comme à Saint-Flour, des poètes locaux le célé-

richesse, mais content et heureux du peu qu'il pos-

nières strophes de la poésie française qui lui fut lue
à Murât :
Jasmin, qui, sur l'humble indigence
Portez vos regards bienfaisants,
Enchantés de votre, présence,
Nos échos rediront longtemps :

« sède, il n'a voulu être payé que de vingt-deux fr.,

Dans son pieux pèlerinage

« montant de ses frais de voyage et de ses « sirops

Près des malheureux il passait,

« de gomme ».
ce

l'illustre

brèrent en patois et en français. Voici les deux der-

« apôtre...

« pour

Jasmin,

« qu'on lui a décernés, les larmes qu'il a arrachées

« race, et fait rire comme Molière....

&lt;( tel homme est

le célèbre

« sa parole inspirée prodigue à nos cœurs des jouis-

« flots de cette source enchantée et intarissable !...
« Il chante comme Pindare, moralise comme Ho-

un mot,

« coiffeur...

« gaieté piquante, plus de vrai pathétique ?
« Quelle étonnante variété dans ces chefs-d'œuvre!

Muse du pauvre ; c'est l'Apôtre de la Charité, c'est

« Jasmin en

Quel désintéressement ! Quelle noblesse ! Quelle

Et, partout, marquait son passage
Par les larmes qu'il effaçait.

« élévation de sentiments !...
« Adieu, homme de génie, adieu, homme de bien!
« Paris t'a donné une couronne d'or; Toulouse t'a
« donné un fauteuil au Capitole ; Saint-Flour, reconte

naissant et attendri te donne.... des pleurs ! »

Et voici le poète à Aurillac, le 23 Février. A son
arrivée dans noire ville, il fut reçu, au nom des habitants, par notre compatriote, le poète Dupuy-Grandval, qui avait été désigné pour cela et qui lui lut la
savoureuse pièce en patois composée pour la circons-

Voilà, me semble-t-il, de l'enthousiasme et du lyris-

tance, qui a paru dans le numéro précédent.

Elle

me qui démontrent déjà que les journalistes méridio-

contient, comme on l'a vu, quelques vers qui peuvent,

naux étaient sincères dans leurs éloges. Et le produit

compter parmi les meilleurs qui aient été écrits dans

de la quête (plus de 700 fr.) prouve que cet enthou-

notre dialecte.

siasme fut partagé par le public. Pour ne pas humilier les « Goudots », je n'indiquerai pas la somme à

Quand il en

eut terminé la

lecture,

répondit par l'impromptu suivant :

Jasmin lui

�4

LO COBRETO
Quand l'esprit de Moussur s'ohico,
Moun èl a deja remarcat
Que cado pièl blanc de sa cruco
Es graciouzo pensado... ou poulidet pecat.

Deux secondes, dit l'Echo du Cantal, lui ont suffi
pour formuler le remerciement suivant :
M'y couneisse Moussur, oquel oussel comayre
O lou pioulat plo musieayre ;
Oquos un Roussignol que per i ou s'ès bestit
De lo plumo d'un Reipetit.

Puis il ajouta cette réflexion, on ne peut plus flatteuse pour notre compatriote :
« A Saint-Flour, j'ai trouvé quinze Muses, vous
« serez ia 16e. Non, je me Irompe, vous êtes la pre« mière ».
L'Echo du Cantal du samedi 25 Février, rend compte de ia séance du 23 dans les termes suivants :
(( La séance promise par Jasmin aux pauvres de
notre ville, a eu lieu le 23 courant, dans la salle de
notre théâtre. La ville d'Aurillac, nous sommes
fiers de le dire, a noblement répondu à l'appel de
l'illustre poète. Dès 7 heures, la salle était comble.
L'élite de la Société aurillacoise s'y pressait en
foule. Les premières offraient un coup d'œil splendide ; les plus gracieux visages, les toilettes les plus
éblouissantes, brillaient de toutes parts.
« Comme toujours, le poète s'est montré simple, vif,
« touchant, spirituel. Chez lui, l'acteur ne le cède en
« rien au poète, ou, plutôt, l'un et l'autre ne font
« qu'un, c'est-à-dire un tout complet, qu'on ne saute rait se lasser d'admirer et d'applaudir. Pendant
&lt;e quatre heures, dont la durée a paru bien courte,
« il a captivé toutes les intelligences, tous les cœurs.
« 11 a tenu son nombreux auditoire comme suspendu
« à ses lèvres, provoquant tour à tour et à son gré,
« des larmes d'attendrissement ou de fou rire, selon
« qu'il débitait avec cette verve que nul ne possède
ce au même degré, le poème de « La Caritat », « La
« Semmana d'un Fil », « Maltro l'Inoucento », « Ma
« Bigno » ou quelques-unes de ces merveilleuses peti« tes pièces que nous avons eu tant de plaisir à entendre.
« Le poète a été compris. Le silence religieux qui
« régnait dans la salle, les applaudissements fréné« tiques qui l'ont interrompu tant de fois, en sont la
« preuve la plus éclatante. Nous renonçons à traduire
&lt;c l'effet qu'il a produit. Tout n'a-t-il pas été dit au« jourd'hui sur ce merveilleux génie ? A ce sujet
&lt;( l'admiration a épuisé toutes les formules. »
J.-B. Veyre' prononça' une poésie de circonstance,
intitulée « Moun bounser o Jasmin ». Ayant été
maintes fois reproduite, nous n'en transcrivons ici
que les derniers vers :
«
«
«
«
«
((
«
«

Mo muso, flèro de te beire
Eici me porto o recoutit ;
Mais lo tio..., lo bèse soureire....,
01 près del Roussignol, piaoulo lou Reipetit.
A peine Veyre a-t-il terminé, que Jasmin se lève.

I

L'Echo du Cantal du 4 Mars contient un complément de compte rendu, où il est dit notamment :
« Jasmin a surpris tous ceux qui l'ont vu et enten« du. Le lendemain de la séance d'Aurillac, il partit
« pour Mauriac où il reçut les mêmes honneurs, les
« mêmes hommages, et dont il est revenu, dimanche,
« joyeux et satisfait, car il avait fait pour les malheu« reux une abondante récolte.
« Le soir, il a paru, au bal. de la Préfecture et a pfis
« gaiement sa part de cette délicieuse soirée, où était
« réunie l'élite de la Société.
« Un déjeuner réunissant de nombreux convives a
été offert lundi à Jasmin. Là aussi il a enchanté
tout le monde. Il a débité de nouvelles pièces. On
a ri, on a chanté, on a versé des larmes, on a,
éprouvé tous les sentiments qu'inspire la présence
de cet homme extraordinaire.
« Avant de quitter Aurillac, une belle coupe en
« vermeil a été offerte à l'illustre Agenais, sur laïc quelle sont gravés ces mots : « A JASMIN SES
« AMIS D'AURILLAC ».
Après cela, aucun doute n'est possible.
Pour que Jasmin ait trouvé le moyen de déclencher
chez nous, aussi bien à Murât qu'à Saint-Flour, et à
Mauriac qu'à Aurillac, à une époque de l'année où les
rigueurs du climat ajoutaient à notre froideur naturelle, le même enthousiasme que dans les autres pays
de langue d'oc, il fallait bien qu'il fût le poète et
l'acteur que vantaient les journaux du Midi, dont les
louanges n'étaient donc pas exagérées.
Il avait le droit d'être d'autant plus fier de cette
popularité, vraiment extraordinaire, qu'il parvint à
la conquérir par ses seuls mérites, sans intriguer plus
ou moins bassement et déloyalement, pour provoquer
ou pour imposer son concours, et sans ramper auprès de qui que ce soit, pour mendier des éloges ou
des honneurs, comme nous le voyons trop de nos
jours.
« J'aime la gloire — a-t-il dit franchement — mais
« jamais les succès d'autrui ne sont venus troubler
(( mon gouvernail. »
Combien, parmi les félibres de notre époque, pourraient en dire autant ?
Il semble bien qu'il ne se soit jamais préoccupé de
créer une Ecole ou un Groupe quelconque. Il ne répondit même pas, dit-on, à une lettre de Mistral qui
lui en tint rigueur. 11 fit, toute sa vie, cavalier seul,
conservant ainsi sa liberté d'action et son indépendance. Ce fut un sage !
Eug. PAGES.
«
«
«
«
«

�LO COBRETO

SENT

5

PE Y R E

Chanson recueillie et :ommuniquée par M. l'abbé Brneí,
cmé de Saint-Simon.

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-ùxc fJè-iu,, Je, lu,, or(o-

Nostre Sinhe se premeno (bis)
Sur lo ribo del Grond Lac
Jèsu, Jèsu, Moria..
Et n'en diguet o Sent Peyre (bis) :
Sent Peyre, tourno pesca !
Jèsu, Jèsu, Moria..
Ai pescat lo nuet entièro (bis)
Et n'ai pas res ottropat
Jèsu, Jèsu, Moria...
Quond mémo o lo bouès del Mestre (bis)
Sent Peyre tourno bira.
Jèsu, Jèsu, Moria..
Et to lèu n'en tourno traire (bis)
Soun filet dins lou grond Lac.
Jèsu, Jèsu, Mona..

- ex

Eli ! benèl eici mai moundè
Et tiro que tiroras
Jèsu, Jèsu, Moria..

Moun gai crestat coumo un Golès
Demo, te bail fa mètre en sauço.
Un pèulhous, pilhorot orsès,
Mudat ohuei en gros bourgès
Pòt pas durmi se toun cont s'ausso.
Quand lo paurieiro se descausso,
Ks ènçhiprouso per un res,
E bau mins qu'uno pesso fausso...
Meun gai !...

j

J
(bis)

Rempliguèrou 1res borquetos (bis)
Que monquèrou tchobira
Jèsu, Jèsu, Moria..
*

■

Me cresio Rei des pescaires (bis)
Mrs lions zo sobès mièl fa
Jèsu, Jèsu, Moria..

Te forai pesca les hommes (bis)
Et les hommes pescaràs
Peyre, Peyre
Et les hommes pescoras
Jèsu, Jèsu, Moria..

Tont de peissous n'ottropèrou (bis)
Que monquèrou s'offona
Jèsu, Jèsu, Moria..

Moun Gai

r-Tn

£

L

(Recueillie

L'or noubel o lou som espès...
Tont que lo nuech n'es pas desclausso.
O primo aubo è dins l'air fresc
T'opostèlo de so rehausso,
Contre tu tou jour trono è liausso
Moun gai.
*

Moun gal, brumat d'or è d'orgent,
Plus lengo-long qu'uno porpno,
Fieròt clairoun de regiment,
Que contabes plus claroment
Que lou métal d'uno compono,

�é

LO COBRETO

De grond motin quond lo tortono
S'ojoucoro jous l'alopent,
N'ausirai plus to consou sono...
Moun gai.
Te beirai plus faire present
D'un bermotou bo d'uno grono,
Desocats en tout grotent,
O los poulos &lt;[ue to bouès sono.
Dejas per tu gronisso è tono,
Moun gai.
J.-S. MATHIEU.

Repopiados bertodieiros
Monquas pas l'ocosiù
De plo faire ottenciù.
r.n pocincio es 1&lt;&gt; plus crano de toutos

los

poutingos.

Lou sabi s'osobënto de los osenados des neseis.
Lo fourtuno degalho d'un pond è rapio de l'autre.
CoUmplosès trop, seres podèlo è omirent.

Poésies inédites de Léon Boyer
La revue La Muselle que dirigeait à Paris,
avant la guerre, notre capiscol M. Etienne Marcenae, s'bonore d'avoir été une des premières
revues à accueillir les poésies de Léon Boyer.
Lauréat en 1908 de La Revue des Poètes, en
1909, sa pièce intitulée : L'ancien obtint le
premier prix de poésie, sur une quarantaine
de concurrents, au concours de La Musette.
A partir de ce moment-là, Boyer devint un
fidèle collaborateur de cette revue qui disparut au début de la guerre au cours de laquelle
le malheureux poète fut tué par un obus, près
de Verdun, le 10 mars 1910, à peine âgé de 33
ans. Un certain nombre de pièces qui ne figurent pas dans son recueil posthume Genêts et
Bocailles et que la Musette n'avait pas encore
publiées sont restées entre les mains de son
ancien directeur qui est heureux d'en donner
la primeur aux lecteurs de Lo Crobreto. On y
trouvera les qualités éclatantes qui annonçaient un poète auvergnat de premier plan.
Léon Boyer avait le sentiment de la nature et
une sensibilité très prenante. Sa chanson restera un des plus fidèles et des plus sincères
échos de la terre d'Auvergne.

Un fais d'esplicociùs
Fòu porti l'ocosiù.

PAQUES

Se ticon s'ocoprisso
Serquas l'embejo è l'isso ;
Lonr counsel
Bel petel.

Pâques bientôt... je n'irai pas
Te revoir, pays, ces vacances,
Et tu fuis, tu fuis vers là-bas,
O cœur trop plein de mon enfance !

Cau pas espera d'estre bielh pour pourta los embejos.
Se boules mau o un obare, pregas per que muère pas.
Se l'orocat es malirous, degun n'es pas lo causo.
Dins uno basto, l'i o pas qu'uno pauco de bounur.
Uno lompado de bounur orsoullio louto lo bido.
Un cossau de bounur se debreno en molur.
Un pougnat de refieciù
Fo beni lo countriciù.

Pâques... du bleu timide éclot
Entre deux crêtes de nuages,
Si clair à la fois et pâlot,
Et qui soudain meurt ou voyage !
Alerte et vive,
Reluisants de
L'eau chante,
Teint l'herbe

au long des prés
rigoles neuves,
et, de fins liserés,
qui pointe et s'abreuve,

La bonne herbe qu'à pleine dent j
Les troupeaux, libérés des crèches,
Vont mordre, fous et gambadant;
Du soleil à. leurs croupes rêches.

Lou counsel es plus fort que l'isso.
Cau des obilles per faire reire les nescis.
Lou po des autres es plus goustous que lou nostre.
D'OCARTY.

Parachevant leur nid branchu,
Et jacassant comme harpies,
Au faîte du tilleul fourchu
S'empresse un couple noir de pies.

�LO COBRETO
Pâques.... les cloches des Rameaux
Font dans l'air vibrer de la joie
Dont tressaille, menant l'areau,
Le bouvier qui flatte ou rudoie.
Les vergues, au bord du ruisseau
• Rougissent de toutes leurs grappes,
Les vergnes tortus et noirauds
Que le pivert épluche et frappe.
Et voici que les saules ont,
Au creux humide de la combe,
De mielleux et velus chatons
D'argent pelucheux qui retombe,
Et voici que noir et furtif,
Pressentant le réveil des sèves,
A voix d'or, un merle pensif
Flûte, dans le taillis qui rêve...
Pâques... le tertre broussaillleux
Voit refleurir l'épine noire ;
La violette ouvre ses yeux
Au pied des rocs en promontoire.
Emus déjà, les noisetiers
Sont saupoudrés d'or qui s'envole ;
Au revers tiédi des sentiers,
S'éveille et va la bestiole...
Jusqu'au genêt qui reverdit,
Au fond des orgues de basalte,
D'ouïr le chanf neuf et hardi,
D'une alouette qui s'exalte !
Et les grenouilles, par les creux
Débordants de neiges fondues,
Emmêlant leurs tas glutineux,
Fêtent leurs noces éperdues.
Pâques... la lande grise encor,
Où l'on va, le pas élastique,
En secret s'éveille, et détord
Sa ligneuse et rousse tunique.
Et, par les hauts pâtis d'été
Où le buron désert frissonne,
Sans doute, aux recoins écartés
Fleurit la première anémone,
La pulsatile à reflets chauds,
Violette, mauve et bourrue,
Que jadis, je cueillais là-haut
Parmi la mousse reparue.
Pâques bientôt... je n'irai pas
Te revoir, pays, ces vacances,
Et tu fuis, tu fuis vers là-bas,
O cœur trop plein de mon enfance !
Léon BOYER.

7

Le Voile Je la D eesse
Peut-être quelques lecteurs, pour ne pas dire le
plus grand nombre, ont deviné que le titre de ces
poèmes n'avait rien à voir avec le voile de quelque
antique divinité mythologique. La transparence de ce
voile, tissé de teintes fugitives, selon le jeu des jours
et des saisons, laisse voir notre Auvergne sous quelques-uns de ses multiples et mystérieux aspects.
Dès la pièce liminaire, comme sur un vieux châle
de nos grand'mères, se déploie toute la féerie des
couleurs. Jamais poésie ne semble s'être rapprochée
davantage de la palette du peintre.
Cette engageante enseigne ne trompera pas, ne
décevra personne, puisque tout de suite après nous
abordons le chapitre Féeries Montagnardes qui contient une série de tableautins parfaitement observés
et qui sont intitulés : Gentianes, Bouleau, Digitales,
Chemin bocager, Genêts ; les quelques vers de cette
dernière pièce valent tout un long poème tellement
on y sent une ardente poussée de sève et de parfum.
Dans cette série il y a des tableaux plus larges :
Volcan mort et surtout Les Pins d'une force incontestable, c'est une des pièces qui m'ont paru les plus
parfaites dans le genre descriptif :
C'est en vain que le temps sur leurs fronts graves roule
Son orage éternel où les événements
Se heurtent en des bruits de tonnerre ou de houle ;
Telle une ardente faux sur des épis géants
La foudre en larges rangs les couche ou les démembre
Et fait gicler la sève au long des fûts béants ;
Le rauque tourbillon des ouragans s'y cambre
Et l'on entend craquer sous les épais couverts
Leurs rameaux tout fleuris des neiges de décembre.

Mais à côté de ces tableaux zébrés d'éclairs et d'orages, de ces tableaux tout en relief, il y a aussi
chez le poète une âme de Pileuse de brume et d'arcsen-ciel dont sont issues La nuit file ses réseaux gris,
L'Aube ceint d'un collier, Le Châle, Vieux Costumes,
etc.. J'insisterai même sur le goût du poète pour les
châtoyantes et vives couleurs des riches éioffes qui
étaient chères à nos aïeules, pour la nostalgie qu'il
garde des teintes harmonieuses et fugitives qui illuminent, sans retour, à de certaines heures, les paysages d'Auvergne. Je trouve là un amour presque
féminin, sinon de poète artiste qui se plonge dans
la symphonie des scintillements.
Monsieur Raymond Cortaf est un enfant d'Aurillac,
il en évoque avec un égal bonheur les vieilles rues,
les vieux métiers à peu près disparus. Son Chaudronnier, dont la musique réveillait les étroites ruelles,
a la vigueur d'une eau-forte, et dans sa pièce Vieilles

«

�8

LO COBRETO

rues, on sent revivre tout le passé moyenâgeux de la | de son remarquable talent, à donner d'une façon
Capitale cantalienne qui a subi tant d'assauts :
plus soutenue, plus fidèle, la réplique au la de son
Jongleur Mélancolique, dont la voix
Et la flamme ruée aux logis en surplomb
Les assauts rugissants à la lueur des torches
Au fond du crépuscule lance
D'où roulaient les torrents de réâine et de plomb
Sans fin des bulles de musique.
Sur les soudards grouillant aux porches.
Car c'est cette note, véritable trouvaille, qui conDans le même temps, le poète a fait quelques invient parfaitement à sa Fileuse de brume, doublée
cursions dans le domaine du Merveilleux, de l'Ombre
d'une Fileuse d'arcs-en-ciel. Toute l'originalité de
et de la Peur qui surprend le passant dans les ténéM. Cortat me semble dans cette note : poésie faite
breux repaires, dans le chemin creux où le vol de la
di' symboles, de nostalgie, d'intimités, de plaintes
chouette déchire les voiles de la nuit. La Chasse
discrètes, de feintes qui se fondent avec une rare dourouge, la Dame blanche, les Hiboux, telles sont les
ceur et sans discordance, poésie quelquefois subfile,
pièces qu'il en a rapportées. A mon (joint de vue,
mais surtout riches d'images dont le poète retient les
plus rares.
. .
elles ne définissent nullement, ou si peu, le caractère
de la poésie de M. Cortat, que je trouve plutôt ailLa vie se chargera de mettre dans son-œuvre à
leurs dans les pièces qui disent les ardeurs de la
venir — parce qu'elle s'y trouve déjà — la note
terre d'Auvergne et surtout dans celles qui terminent
qui émeut les âmes les moins accessibles, les cris
le volume où sont évoquées avec beaucoup de charme,
que nous arrachent les déchirures que nous nous
sur une musique mineure, les nostalgies automnales,
faisons aux ronces du chemin, les profonds tressailleparce que le poète y subit déjà ce qui fait méditer,
ments des êl res et des choses qui valent au poète
ce qui creuse le cœur de tout poète, l'adieu de l'heure
les accents les plus sincères et quelquefois de purs
qui nous emporte comme la fleur qui se fane, comme
sanglots. Cette note, dis-je, qui donne à la poésie une
la feuille qui se détache. Il me suffira de citer La
vie durable parce que, dépouillée de toute sonorité
Robe noire, de l'énigmatique Dame au Miroir du
verbale, la rend plus humaine, plus vraie, perce justement dans la dernière partie du Voile de la Déesse
château de Branzac et ses belles stances à la mélanqui
assure à son auteur une belle place, une place
colique Camille Caraccioli qui s'étiola dans ce même
bien
à part dans le Parnasse cantalien.
repaire de Branzac, Les Morts vivants, La Méduse,
J'ajoute
qu'une dizaine d'illustrations dues à l'arPeregrinœ Aves, et tant d'autres pièces où la méditiste Jaffeux, dans le plus complet accord avec le
tation du poêle se fait jour, se fait plus pure et dit
texte, augmentent encore l'intérêt de ce recueil, prétoute sa foi.
senté avec beaucoup de goût par les Editions U. S.
Dans ces mêmes thèmes, M. Cortat fait penser à
Baudelaire, à Rollinat, qui ne joua pas toujours
avec la Peur, à Albert Sarnain et surtout à Verlaine.
Ce n'est pas un reproche, ni une intention de diminuer sa personnalité, lin matière d'art, chacun a ses
sympathies, s'apparente, qu'on le veuille ou non, à
tel ou tel auteur, on reprend en chœur le chant du
maître qu'on assimile le mieux.
Les prouesses rythmiques de M. Cortat, qui sait
admirablement varier la forme de ses poèmes, donner
à chacun d'eux la structure, les rimes qui conviennent, prouvent qu'il connaît à fond son métier; elles
prouvent aussi qu'il est remonté à la source de notre
poésie nationale. La pièce après Recueillement a toute
la grâce et la fraîcheur d'une fleur qui aurait fleuri
au jardin Vandômois où Ronsard l'aurait cueillie
pour la belle Hélène. Faute de place, je regrette de

H. A. à Aurillac.
Il a été tiré du Voile de la Déesse :
10 exemplaires sur Japon Impérial, au prix de
225 francs l'exemplaire numéroté.
150 exemplaires sur Hollande Van Gerder Zonen, au
prix de 65 fr. l'exemplaire numéroté.
500 exemplaires sur Alfa mousse, au prix de 25 fr.
l'exemplaire numéroté.
Et. MARCENAC.

ne pouvoir citer cette poésie.
Comme mon distingué confrère, M. Jean Nesmy,
qui a parlé en excellents termes du Voile de la
Déesse dans la revue La Brise, je ne suis nullement
inquiet sur l'avenir du poète. Au risque de prononcer
un jugement téméraire et d'être contredit plus tard,
il est permis de penser qu'il continuera, malgré sa,
fougueuse et riche imagination, malgré la variété

AURILLAC

—

IMPRIMERIE

Lou Gerent : A.

C.l.0.0.

POIRIER-BOTTREATJ

POIKIER-BOTTREAU

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          <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
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              <text>Aurillac, France</text>
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          <name>Spatial Coverage</name>
          <description>Spatial characteristics of the resource.</description>
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              <text>point(44.930953,2.444997)</text>
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          <name>Date Issued</name>
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              <text>2015-11-13 Françoise Bancarel&#13;
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          <name>Date Modified</name>
          <description>Date on which the resource was changed.</description>
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              <text>2016-06-07</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Pagès, Eugène  (1870-1961)</text>
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              <text>Prax, Fernand (1890-1970)</text>
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              <text>Mathieu, Jean-Simon (1878-1962)</text>
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              <text>Boyer, Léon</text>
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              <text>Marcenac, Etienne (1874-1956)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>Lo Cobreto. - 1933, n°153 (Mars), Onnado 14 </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Y 1</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Contes=Contes</name>
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      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
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      <name>Poesia=Poésie</name>
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