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                  <text>Le numéro mensuel : 1 fr. 50. Etranger : 2 fr. 50.

QUATRIEME ANNEE. - N° 29.

JLILLE1-AOUT 1931

E0MIIÍ DE RÉDACTION :

DIRECTEUR-GÉRANT :
.\l
A.
0.
.1
1)
I,.

Henri GILBERT
42, Rue des Salins,
Clermont-Ferrand
Administration :
Imprimerie
LA HAUTE-LOME
23, Boulevard Carnol
Le Puy-en-Velay
Chèques-Postaux :
176 81
Téléphone :
uQ Pu y : L-3-2

La
vès La Veuta

des

VUE

SDOIÎES AUWRGINMO â PARIS

GÉNÉRALE
Par Madame RAOUL

MANDADIS
Lo dimenche i3 de setembre, la Mantenensa d'Auvernha fara son acampada
annala ves La Voûta de Chilhac.
Lis felibres hi sara recebuts gentamen
per lo Gonse, En d'Anthouard, felibre
manteneire, et per la Jurada.
Devés saber que totes, ves La Voûta,
nos ajudon d'un biais o de l'autre et que
fazon so que podon per nos faire plazer
et per que la festa saje brava.
Ëstapauc, ho sara.
Aurem festa lo matin, a l'hostau de
Comuna, et a la gleiza ; a medjorn, a
la taulada, que hi aura lo bon monde
de ves La Voûta ; lo vespre, a la felibrejada ont se faran auzir de felibres de
1'« Escolo Oubernhato », delh « Covize
de l'Escola de Limanha » et de 1'« Escola de Limanha ».
Veirés de gentas drollas, de drolles
joios et d'efants graciós quez auran la
vestidura d'autres cops.
Podés espiar, un pauc pus luan, la
lista delh maiigear, per la taillada, et
lo programo, per la lolibrejada, et vos
prometé que vos en passarés la lenga
per li bochas, et que vos en despacientarés per corre ves La Voûta !
Adonca, felibres d'Auvernha, honorats
confraires, ses totes covidats per aquesta
festa que sara faita en vostre nom.
Et portarés, si vos plai, vostre senhal
felibrenc.
Lo Bureu de la Mantenensa d'Auvernha :
Dr Albert Delanef, síndic ; Enric
Gilbert et Lois Debrons, vice-sindics ;
Victor Guidy, secretari.

PKCGRAMME DES

FETES
FELIBREENNES
DE LA VOUTE-CHILHAC

Le dimanche 13 septembre 1931
Après l'arrivée des courriers, réception des félibres, à l'Hôtel-de-Ville, par
le Maire et la Municipalité.
10 h. 1/2. — Messe félibréenne dite
à l'église paroissiale par M. le CuréDoyen ; sermon et chants en langue
d'oc (chorale de 1'« Escolo Oubernhato »,
dirigée par M. Louis Debrons).
11 h. i/2. — Visite au Monument
aux Morts.
Midi. — Banquet féjibréen, à l'hôtel
Ferrand, sous la présidence de M. A.
d'Anthouard, Ministre Plénipotentiaire,
maire de La Voûte-Chilhac, félibre Mainteneur. — Discours en langue d'oc. —
Les dames sont invitées.
2 h. — Défilé des costumes anciens.
— Grande félibréc, place de l'église
(entrée : 2 fr.), avec le concours des
félibres de.- la Maintenance et de la
Chorale de 1'« Escolo Oubernhato ».
4 h. i/2. — Distribution des récompenses attribuées par le Jury aux lauréats du concours de costumes anciens.

l'ère chrétienne, les apôtres plantèrent
la croix, et nous voyons encore ce souvenir palpable sur la place du vieux
Boyat.
Le rayonnement mondial des vertus
de l'évêque saint Priest avait jadis attiré
beaucoup d'étrangers sympathiques.Puis,
Bonitus, ou saint Bonnet, fut élevé au
siège épiscopal de la région.
Royat, à cette époque primitive, était
un lieu à peu près désert. Seules, des
âmes pieuses, comme saint Mart, s'étaient installées sur le territoire qui
s'étend des bords du ruisseau jusqu'au
v&gt;uy Chateix, montagne primitive. Elle
fut jadis baignée par les eaux du vasta
Léman d'Auvergne. Quelques cavités
creusées dans un banc d'argile abritèrent
les dépôts de l'intendance de César et
les provisions du château incendié par
Pépin le Bref.
Des terribles luttes humaines, il ne
reste plus rien. Les coulées du volcan
de Gravenoire nous montrent que, seules, les révoltes de la terre peuvent
compter, et le sommet de la montagne
nous désigne les splendeurs de la chère
patrie.
Un noble sénateur arverne vaincu était
venu se réfugier dans cette solitude, et
il demandait aux vieilles sources émergeant du terrain volcanique, un réconfort pour son cœur brisé.

ROY AT

DUPAIN

puissante et dominatrice, sur la masse
de verdure qui surplombe la vallée.
L'asile de prières et le vieux bourg se
dressent sur la coulée de laves au pied
de laquelle jaillissent les sources. Cellesci sont bien gardées.
INous remarquons, d'un côté, le volcan
dénudé de Gravenoire, de l'autre, des
montagnes de granit recouvertes d'une
végétation luxuriante. Et, dans le fond,
regardant d'un air affectueux le beau
monument élevé par la piété, on voit
le vieux Puy-de-Dôme, tête glorieuse
et altière de la Basse-Auvergne.
Plusieurs générations se sont associées
afin de construire l'église de Boyat.
Cette œuvre de plusieurs siècles présente
une grande originalité. Au début, elle
fut le refuge destiné. à de saintes femmes. L'époque bouleversée par les invasions barbares poussait la religion et la
faibl esse à chercher le recueillement et
la paix.
Dans le même siècle, en Grande-Bre-

Les comtes d'Auvergne montrent des
prétentions sur cette commune, mais le
prieuré se déclare, de suite, dépendant
de l'abbaye de Mozat. L'esprit communal
se développe, dans le village, entre ces
deux suzerainetés. A plusieurs reprises,
on le voit défendre ses droits et faire
diverses transactions, soit avec Clermont,
soit avec Mozat. La plus importante est
celle des s'êigneurs abbés, à propos de
la concession d'une partie des sources
d'eau vive à la ville de Clermont.
Sept sources jaillissent d'une grotte
ouverte dans le basalte, et vont rejoindre
la Tiretaine à travers les laves. Les eaux
réservées à Clermont sont soigneusement
murées dans une partie de cette grotte.
Les noms des sites et des villages
changent, à travers les siècles, en même
temps que leur aspect. Mais en Auvergne, il y a des choses tenaces. Le cœur
des vieux, grâce à l'influence des eaux
de Royat, bat toujours avec vaillance.
Le souvenir de l'aveugle sainte Blanche

11 réunit dans une vaste villa romaine
des bomiues sa^es, ejumu lui, et iati-

tagne, vivait une jeune fille nommée
Ulanda. Klle était aveugle. Sa. mère était

t'ait ouvrir les yeux perçants des femmes sur la beauté des morts qui per-

gués par le continuel contact avec les
barbares franks. Dans l'étude, la charité,
la prière commune, ces pauvres gens
cherchaient un adoucissement à leurs
peines.
Cet asile bienfaisant fut surnommé
le Monastère arverne.
Un historien bien vieux nous dit,
en parlant des ruines qu'il a vues à
Saint-Mart, il y a très longtemps :
« Ce prieuré porte face de grande
antiquité et faut que ce fut jadis quelque
palais de seigneur depuis converti en
église, vu que les masures et reliques
des bâtiments en font assez preuves. »
La guerre d'extermination de Pépin
le Bref contre Vaïfer, duc d'Aquitaine,
fut mortelle au pieux monastère. La
lutte avait commencé dans le bas Languedoc. Les Goths avaient appelé les
Francs à leur aide contre les Arabes.
Pépin somma Vaïfer de restituer le bien
ravi aux églises. Vaïfer ayant refusé,
Pépin passa la Loire, et la dévastation
s'étendit des environs de Bourges dans
le Limousin, l'Auvergne et le Quercy.
A mesure qu'un poste tombait, en
Auvergne, un autre se dressait vaillamment, afin de préserver le cœur de la
race. Nous voyons encore, à Royat, une
splendide citadelle d'une lointaine époque. C'est l'égKse du vieux village. Elle
le domine de son front crénelé, prête à
faire face aux attaques. Elle se détache,

morte en lui donnant le jour, et son
père, furieux de la voir infirme, l'avait
chassée de sa maison. La pauvre petite
était très malheureuse. Une nuit, elle
entend une voix qui lui crie : Viens !
« Aussitôt, elle se met en route, à la
pâle clarté des étoiles. Le soleil succède
à celles-ci, puis elles reparaissent de
nouveau ; mais Blanda ne s'en rend pas
compte. Elle traverse un petit ruisseau,
le Scateon (la Tiretaine), et gravit la
colline où domine lè monastère nommé,
à cette époque, Rubiacum. Elle est enfin
au terme de son voyage, au moment
où saint Bonnet arrive pour bénir les
religieuses. Blanda a l'intuition de sa
présence et se jette à ses pieds, le suppliant d'implorer le ciel pour sa guérison. Elle est exaucée, et, regardant autour d'elle, pleine de joie, et tendant
les bras à la nature entière, elle s'écrie
avec^admiration : « Mon Dieu, merci!
ous m'avez donné votre Paradis ! v
Plus tard, elle devint abbesse de Bovat,
sous le nom de Blanche, et un but
de promenade qui domine Boyat, porte,
encore aujourd'hui, le nom de Paradis.
Au ixe siècle, une colonie de moines
bénédictins, venant de Mozat, arrive pour
défricher les forêts de Royat et réparer
l'église. Quelques familles, désemparées
par la cruauté du temps, viennent se
réfugier autour d'elle. Le village se
forme peu à peu.

sistent à être en vie. C'est pour cela
que les poètes et les artistes célébreront
encore pendant des siècles notre Arvernie dont Royat est un des joyaux.
Mme Raoul DurAiN.

ROYAT AUTREFOIS (reproduction d'une gravure ancienne).

A chaque époque de 1 liistoire, 1 Auvergne sut établir rapidement sa réputation. Dès les premiers siècles de

SUR

BUSSET.
CASATI.
CllACORNAC.
CHARBONNIER.
A. DELANEF.
DEI.HOSTAL.
1
E * Hfl ES
.1. EREYCENET.
Il GILBERT.
A GILBERT.
V. G Ull) Y.
1». M A M1 T.
E. MAHCENAC.
L. M A I RA N NES.
II. NOUGEIN.
J PAG EN EL.
l.i Ci E PFSSEMESSE.
M le UAOUL. DUPAIN.
F. ROCIIEZ.
D' E lìOl X.
M"8 B I10ZIES.
I&gt;. S\IÎ HIER.
1,. TESTIÎI),

« LA COV1ZADA »
en dialecte brivadois
avec une traduction française
notes étymologiques
par Henri GILBERT,

et des

est le recueil des vieilles légendes que
nos aïeules contaient dans les covizes.
Il doit être dans toutes les bibhothèques.
En vente : au Puy (librairie Boitaud,
boulevard Saint-Louis) ; à Lyon (librairie Badiou-Amant, 7, rue du Plat) ;
à Brassac-les-Mines (Librairie Rapp) ;
à Clermont - Ferrand (Librairies de
« L'Avenir », rue Blatin, et Guidât, Arcades de la Préfecture) ; à Royat (librairie « A la Plume d'Or ») ; à Paris
(librairie Occitania, 6, passage Verdeau,
et chez l'Auteur).
Prix : 12 francs (franco, i3 fr.).

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées. Nous prions nos lecteurs de leur réserver leurs commandes.

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110 Y AT. — Le puy Chateix.

I'iioto H. Gilbert.

CHARADE — Coucher de soleil.

Photo H. Gilbert.

�2

L'AL AL ZA D'AUVERNHA

FÉLIBRIGE
LES FETES FELIBREENNES
de La Voûte-Chilhac
(Dimanche

13

septembre)

Si la population do La Voûte travaille
à recevoir dignement les félibres, ces
derniers, de Ìeur côté, ne restent pas
inactifs.
On a vu, en première page, l'horaire
de la journée du i3 septembre. Une
partie de l'organisation de la fête est
déjà réglée. Le banquet aura lieu à
l'hôtel Ferrand. Le menu se composera
exclusivement de produits du pays :
jambon d'Auvergne, saumon de l'Allier
(ou, à défaut, truites), dindonneau,
fruits de La Voûte, vin et eau-de-vie
de la Ribeyre, etc. Prix : 20 fr. On
doit se faire inscrire, sans retard, à
l'hôtel Ferrand, à La Voûte-Chilhac
(Haute-Loire).
Le programme de la félibrée étant
encore en préparation ne peut être donné dans le présent numéro : il sera
inséré dans celui de septembre.
Le Bureau de la Maintenance insiste
particulièrement pour que les membres
des Sociétés félibréennes de Haute et
de Basse-Auvergne se rendent en grand
nombre aux fêtes de La Voûte-Chilhac.
Il est convenable, en effet, de répondre
comme il se doit aux bonnes dispositions
de la population envers les félibres.
Voici les noms des membres de 1'« Escola de Limanha », du « Covize de
l'Escola de Limanha » et de 1'« Escolo
Oubernhato » qui ont déjà donné leur
adhésion, sauf empêchement imprévu :
Mme Stéphane André, les peintres Maurice Busset et Gabriel Moiselet ; Mme
Busset ; MM. A. Blanchet. P. Moulin,
Charles Marret, Antoine Gilbert, P. Marri et, L. Tison ; Mme, Mlle et M. L.
Maurannes ; MM. J. Charbonnier, Henri
Gilbert, A. Roche ; Mme et M. René
Faure ; L. Debrons, Grannet.
Nous comptons, d'ailleurs, que 1'« Escolo Oubernhato » viendra en corps avec
sa chorale.
MPMMÉNMMnMMH
Pour le voyage, il conviendra de prendre le train qui, partant de Clermont,
arrive à Arvant à 8 h. 3o et à Rrioude
à 8 h. 5o. Il faudra descendre du train
à cette dernière gare et prendre l'autobus qui conduit, par la vallée de l'Allier,
à La Voûte-Chilhac. M. d'Anthouard
fera les démarches nécessaires pour que
le nombre des voitures soit augmenté,
le i3 septembre.
Pour le retour, le départ de La Voûte
aura heu le soir, vers 6 heures.

Et voici maintenant pour les commerçants de La Voûte.
Ils feront sûrement recette, ce jourlà : ce sera un des beaux résultats
de la fête.
Dans cette joyeuse attente, ils pavoiseront coquettement leurs maisons, selon
les conseils de la municipalité. Nous
leur conseillons aussi de faire une innovation en plaçant au-dessus de leurs
portes des enseignes en langue d'oc dont
voici quelques modèles. S'ils ne trouvent
pas celles qu'ils désirent, ils pourront,
l'imagination aidant, en composer euxmêmes.
!

Pour un Hôtel.

Entras ! Aurés
Un tant bon leit
Que sonharés
Tota la nueit.

Brave monde, venés jaire,
Qu'aco vos colarà gaire.
(Pour un hôtel dont le patron se
prénomme Jean ).
Si volés faire
Passar lo soan,
Cbau anar jaire
Enco de Joan.
Pour une Auberge.

Home, fenna, efant,
Venés tirar lo soan.

Per l'amor de viure,
Chau mangear et biure.

La Foire-Exposition qui s'est tenue,
à Clermont-Ferrand, du 5 au rg juillet,
a reçu une foule de visiteurs.
Dans les stands coquettement aménagés et disposés avec goût au milieu
d'un cadre des plus pittoresques, étaient
exposés les produits agricoles et vitícoles^
de l'Auvergne, ainsi que ceux des vieil-

« Une foire-exposition, c'est une très
vieille institution, un retour très moderne vers des coutumes très anciennes.
1 11 chapitre sur ces coutumes disparues
sonlilc tentant ; d'autre part, ne le sont
pas moins les traductions artistiques modernes, et notre contrée si particulière
permet peut-être de parler régionalisme.
« ...Ce régionalisme, je ne le vois
qu'englobant fout le Massif Central ; il
a donc besoin d'être très large, car, le
Massif Central, c'est très grand. Je puis
vous indiquer, sans propagande prématurée, que les buses d'une société régionale des Beaux-Arts du Massif Central
sont déjà cimentées ; que ces bases seront solides, el que nous ferons bientôt
de Clermont, qui commande £&gt;éographiquement la région, le centre logique
de tonies les diffusions d'Art... »
« L'artiste estimé qu'est M. Maurice
Busset, prit ensuite la parole pour donner une conférence sur « Les Arts en
Auvergne ».
On a reproché à l'Auvergne, dit-il en
substance, un manque total de goût
pour les Arts. C'est là une légende qu'il
convient de réfuter.
L'Art, tout d'abord, est peut-être né
en Auvergne, ou sur les marches auvergnates : les sculptures et les peintures des Eyzies, de Combarelle, de la
Font-de-Gaume, le donnent à croire.
N'avons-nous pas ensuite un art populaire largement représenté au musée de
la rue des Gras, à Clermont ■ nos poteries gallo-romaines ; nos églises romanes ; nos chefs-d'œuvre gothiques ; les
productions, plus rares, du Moyen-Age ;
des tableaux et édifices de la Benaissance, puis du xvmc siècle ; les vitraux
de notre cathédrale ?
Et M. Busset en arrive ainsi aux peintres auvergnats 4e l'école romantique,
dont l'école naquit à Thiers. Il rend un
hommage mérité aux Guérirr, aux Marilhat, Degeorges ; aux voyageurs tentés
par nos paysages : les "Rousseau, Paul
Huet, Millet, Corot ; aux artistes locaux,
ouvrant enfin les yeux sur leur pays ;
les peintres Devedeux, Delafoulhouze,
Boux, Versepuy, le lithographe Delorieux. Aux côtés de ceux-ci il nomme

les industries traditionnelles de la région, telles que la coutellerie de Thiers.

les sculpteurs : Morel-Ladeuil, Mombur,
Chanonax, Mouly, Gourgoulhon...

la dentelle, les pierres précieuses taillées à Boyat, la confiserie, etc. L'ameublement, le chauffage et l'alimentation
étaient bien représentés. Quant à l'industrie du caoutchouc et de ses succédanés, elle occupait la place prépondérante qui lui revient.
Des journées agricoles, données sous
l'égide de la Fédération des Syndicats
agricoles de France, de la Chambre
d'Agriculture fet de l'Office régional
agricole furent des plus réussies et eurent un intérêt pratique incontestable.
Mais les productions de l'esprit ne
furent pas oubliées. La direction de
la Foire-Exposition avait mis la salle
d'honneur de la Foire à la disposition
de nos artistes, afin d'y présenter leurs
œuvres.
Le Salon régionaliste comprenait des
peintures de : Clémensac, Mlle Y. Queylard, Maurice Busset (« Marchands de
poteries devant l'église de La ChaiseDieu) ; F. Baron, Louis Dussour, Jean
Chalut, Thésonnier, B. Bonnefoy, Angeli, Mirguet, Chaillet, Mme Dodel.
Deux peintres, qui ne sont pas inconnus à Paris, exposaient à Clermont pour
la première fois : Paul Seauve (« Les
Mouettes »)
et
Armand
Brugnaud
(« Port de pêche »).
Les sculpteurs étaient, quant au nombre, moins bien représentés que les peintres ; mais ils étaient de qualité : Baoul
Mabru, Coulon et un anonyme, que l'on
a facilement reconnu (M. Paul G.).
Baoul Mabru présentait au public clermontois son « Saint-Christophe », qui
fut très remarqué au dernier Salon des
Artistes français. Ce « Saint-Christophe » vient d'être érigé, comme l'on
sait, à Landogne, canton de Pontaumur,
où il présidera, désormais, au pèlerinage
automobile qui a été établi grâce à l'initiative du curé de la paroisse.
Pour compléter l'organisation du Salon, une Journée des Beaux-Arts régionaux avait été prévue. Cette journée eut
lieu le i3 juillet. Un public nombreux
était réuni, ce jour-là, dans la galerie
picturale, pour y écouter l'intéressante
conférence de M. Maurice Busset, notre
éminent collaborateur et ami. Conservateur adjoint du Musée.
M. Dezandes, Directeur de l'Ecole des
Beaux-Arts, qui présidait, prononça, en
manière de prologue, une allocution
dont nous reproduisons un extrait :

M. Busset va conclure. Il ne parlera
pas de l'école auvergnate actuelle, si riche en artistes consommés et se consacrant à des genres divers. Il dira seulement que cette école est en pleine prospérité et que le devoir de tous est de la
faire connaître.
A l'issue de la conférence, le public
stationna longuement devant la galerie
du hall et commenta avec faveur les
morceaux exposés. »

Eìpiçerie,

Poi

Ole, vinaigre, pebre et sau,
L'especel vend de tot un pauc.
Pour une Boulangerie.

Lo boleirger l'ai vostre pan
Per anueit et per deman.
Pour un Marchand de Vins.

Brave monde, buvés de vin,
Que l'aiga l'ai pas bona fin.
2
Binés lo vin de la Bibeira.
Et chantarés per la charreira...
Pour un

Sabotier.

Espinchas un cop, espias quatre cops,
Et pueissa, achatas un parel d'esclops !
Pour un. Marchand de Journaux.
Yes l'aiga sabon pro de novellas,
Mas sobre lo jornal son pus bellas...
Pour un Forgeron.

Aqui farron l'aze, lo miou,
L'ega, lo chavalh et lo biou,
Et, ma fina, si chau,
La ferma et lo bocau...
Henri GILBEBT.

CLERMONT-FERRAND
La foire-exposition du Massif-Central

(Le Moniteur.).
Après la manifestation des BeauxArts, celle du Tourisme, car le Dr Cany,
président de la Fédération de Tourisme
du Massif Central, et Mlle Hélène Dufresne, secrétaire générale, ne pouvaient
laisser échapper une aussi belle occasion
de rappeler que notre Auvergne a des
paysages incomparables et qu'elle doit
savoir en tirer une source importante
de revenus.
C'est dire que le stand de la Fédération de Tourisme était un des mieux
réalisés, cela grâce à l'appui de tous
les Syndicats d'Initiative. Le peintre Taillandier avait peint le panneau du village
auvergnat, et Victor Fonfreide était
l'auteur du groupe de silhouettes découpées.
Le r6 juillet, fut donné, en soirée,
un programme de propagande touristique qui comportait, notamment, l'audition de Mlle Odette Dousset. Mlle Hélène Dufresne fit une spirituelle causerie sur le tourisme. La soirée se termina par l'exécution d'une piécette en
vers de Mlle Dufresne. (Arrivée d'une
diligence dans une cour d'auberge, en
i83l\). Ce spectacle original intéressé
fort le public.
La Foire-Exposition prit fin par une
Journée des Colonies. Dans la matinée,
M. Emile Dousset, président de la
Chambre de Commerce de Clermont,
reçut, dans le Salon d'honneur, de nombreuses personnalités coloniales. Toute
la journée, la foule ne cessa d'affluer
aux diverses parties du programme qui
avait été annoncé.
Malgré des lacunes, cette première
Foire-Exposition a montré que notre
région dispose de puissantes ressources,
et qu'il n'est que d'oser pour réussir.
M. Chevalier, qui a été le principal metteur en scène de cette utile manifestation, doit être félicité de son succès.

AURII.LAC. — La Maison des Consuls.

LANGUE D'OC
Prière en dialecte Limousin
recueillie par Mlle M. Collet,
du « Covize de l'Escola de Limanha »,
et présentée par Henri Gilbert.
Gloria sit dou pai, dou filh, dou
Saint-Arprit, ainsi soit-il.
Quant notr'emo sortira de notre
corps, notre corps ne sira qu'uno paubro pito rocho. Coin'un pit auzeu que
volo sur aquelo brocho, lo pit'emo s'en

vai trobèr mon bon Jezus :
« — Mon bon Jezus, retirés paubro
pit'emo dou fec de pergatori, si que
vos plai.
« — Eis-tu apreis mo sento pregeiro ?...
« — Non, mon brave Jezus !
« — Fau que tu l'aprerrhes dins
aqueu monde o dins l'autre.
« — Sent Jeque m'a dis que leira
entrèr li cledos de l'inemic et pas d'aici.
« — Si que te plai, n'i a, lai, uno
cros qu'es pìeno de sarpents et dez
arpins : fau que tu montes lo bezieir ! &gt;
Lo ne sabia pas que fai. Lo hi montet. Au bout de set ans, lo n'avia res
que sa pito boebo varmelha. Quant lo
bon Jezus lo veit venir, o davalet dou
ceu per lo prezer dins sès balancés. Lo
ne peizet pais mais qu'uno pito plumo.
« — De plur que n'en veze de boissoniers, de rondreniers. de trent'ans, de
quarant'ans, que volen hi montèr, et
que ne poden pès... Tu t'i farès bète.
si que te plai. »
Aquels que lo saubran.
Et que lo diran.
Lo seir en se coejant.
Lo mandin en se levant.
Lo jorn en se denoyant,
Jamais de fioc d'enfarn ne verran.
Transcription

en

dialecte

auvergnat.

(Cliché Touring-Club).

petita hocha varmelha. Quant lo bon
Jezus la veguet vener, elh davalet delh
celh per la prener dins si balansas. Ella
ne pezet pas mais qu'una petita pluma.
« — Quant n'en veze de boissoniers,
de rodelaires de trenta ans, de quaranta
ans que volon hi montar, et que non
podon... Tu te hi faràs botar, si que te
jlflÌfcMỲ
ï&lt;ji 11 i, i iiiiM^^ïlitMiaiBt
Aquels que ho saubran
Et que ho diran
Lo ser en se jazent,
Lo matin en se levant,
Lo jorn en se dezerrnujan't,
Jamais de froc d'enfern ne veiran.

DOUMERGUE ET DOUMER
Le Languedocien M. Doumergue, dont
le septennat à la présidence de la Bépublique vient de prendre fin, a été remplacé par l'Auvergnat M. Doumer.
MM. Doumergue et Doumer, qui sont
tous deux de langue d'oc, ont encore
ceci de commun qu'ils portent le même
nom.
En effet, Doumer est pour Domerc,
dans lequel le c est passé à g(gu) suivi
d'une voyelle d'appui. Domerc est, luimême, pour domenc et domine, par
changement de n en r ; et, enfin, domine est la réduction, par syncope et
chute de la finale, de l'adjectif latin
dominicus. « qui appartient au maître »
(dominus).
Une autre forme de Domergue est
Domenge. Ces mots étaient autrefois
des noms de baptême, comme on le
voit par les anciens titres. Ils ont cessé
de l'être pour devenir noms propres
de famille ou surnoms.
En français, Dominique ; en espagnol, Domingo ; dans les dialectes lorrain et franc-comtois, Demenge et Démange.

Gloria saje delh paire, delh filh, delh
Sent-Esperit, ainsi soit-il.
Quant nostra arna sortira de nostre
corps, nostre corps sara mas una paura
petita rocha. Com'un petit aucel que
vola sobre aquela brocha, la petita ama
s'en vai trobar mon bon Jezus :
« — Mon bon Jezus, retiras paura
petita ama delh fioc de pergatori, si
vos plai.
« — As après ma senta pregeira ?
« — Non, mon brave Jezus !
« — Chau que l'aprenhes dins aquelh
monde o dins l'autre.
« — Sent Jaques m'a dis que laissara
entrar lis cledas de l'enemic et pas
d'aissi.
« — Si que te plai, n'i a, alai, una
cros qu'es plena de sarpents et d'arpiots : chau que tu montes la baizar ! »
Ella non sabia que fane. I rnontet.
Elh chap de set ans, n'avia res mas sa

Et voici un ancien texte dans lequel
se trouve le mot que nous étudions :
« Lo gloriós mossenhe San Domenjhe (pour Domenge), ibndador de los
predicados. »
Henri GILBERT.

L'Académie Française
décerne le prix du roman
à Henri Pourrai
Dans sa séance du 25 juin, l'Académie
Française a décerné, par scrutin, le
Grand Prix du Roman (5.000 francs)
à Henri Pourrai, l'auteur de « Gaspard
des Montagnes ».
Elle a agréé l'hommage de « Pages
auvergnates », de Pierre "de
Nolhac
(dessins de Henri de Nolhac).
L'Auvergne est, encore une Tois, à
l'honneur.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

SAU6UES. — Cascaile du Lucbadou.

LO GOÛTE DELH GEALH
Dinc una boria, i avia 'n boier quez
amava melh dormir que trabalhar
Si lo mestre s'en anava de tres pas,
elh se botava a s'estirar et a badalhar.
Mas, aco era l'estiu que patissia!...
Quant la chaumassa venia, Claude sentia
sis chambas flaqidas : se podia pas
tener dreit ; àuria fat pranjeira tota
la liada...
Lo sera, jazia, nientat. Son leit Ihi
agradava melh, de segur, que la dalha
o l'estombel.
Aqui, sonhava qu'avia res a faire, que
lis champs se laboravon totes solets, que
li1 blats se médian en li gardegeant...
Quan esmai, elh matin, quant lo reloge sonava tres horas et que lo mestre,
en tustant per lo desvelhar, lhi gastava
son reive et son benaize !

Claude s'estirava. badalhava, et... demorava elh leit !
Un matin, lo granger — lo paire
Jaconet — badet d'aize, entret coma
si volia atapar la maire elh nis, a
l'escureta, et te lhi faguet petar un
parel d'emplastres :
« — A ! espelat ! Te levaras pas ! »
Lo boier se levet en bredolhant :
« — Quana fotuda bezonha, qu'aqueli reloges ! Aco es de bon veire
qu'un boier lis a pas fats : de segur,
aco es quauque granger. »
Despueis, Claude podia pas auzir,
sens tipar, lis campanas, lis escenlas,
li sonaihas, ni mais lis carcavels. De
hi pensar, n'en chaunhava, coma'ls fedas...
Si acos avia durat, n'auria rebuzat.
Un jorn, quez era sol et, a l'hostau,
se demandet de que faria am aquelh coquin de reloge. Aguet leu trobat : badet
la caissa et desfaguet li rodetas.
Saguet benaize de lo veire arrestat :
aora, non sonaria per desvelhar lo paire
Jaconet ; et aquelh d'aqui laissaria dormir lo Claudonet quez avia tant de
soan, lo matin, belh sinhe !
Et, de hi pensar, se botet a badalhar...
Quant lo mestre tornet, essaiet de
faire anar lo reloge : res lhi faguet.
Aquel sera d'aqui, lo boier s'endormiguet, benaize, et sonhet. Lhi era vejaire qu'aco era lo vespre. Per l'estivada,
darrer la boria, lo pastre sonhava son
labrit ; pels champs, lis autres boiers
seguian la regea. Lis auzia cridar :
« — A ! Caliou !... A ! Morralhat !...
Vira !... &gt;
Lo vachciron jetava li vachas et li
vedels que rapetavon per la prada. Toti
trabalhavon, dins la boria, et Claude
dormia!... Dormia, so crezia, per la
vida !
Aqueste cop, lo maire Jaconet vendrai
pas lo traire fora lo leit : cossi sabria
l'hora ?
Et, dins son reive, se desmaissava de
rire...
To per un cop, lo gealh faguet :
« Cacaraca ! »
Aurian dit qu'aquelh fotut gealh sabia qu'era tres horas :
« — Cacaraca!... Cacaraca!... »
Lo paure Claude sentiguet, dins son
eime, quican que s'en anava, un chastel
de treva que se desrochava...
Badet lis uelhs sens saber ont era.
Et lo paire Jaconet saguet aqui per

lo morralhar de doas geautadas et per
lo traire fora lo leit.
Alaien, lo gealh, que tornava chantar,
fazia l'escaunhaire :
« — Cacaraca ! »
Li doas liadas. lo boier saguet mais
sornos que de costuma. Era tant ennojat, que pensava gaire elh trabalh. Auzia res de so que'lh dizian : reivava tot
desvelhat... Vouguet faire pranjeira, coma'ls autres, a medjorn : avia ges de
soan. Quant lhi demandavon per quez
era tant sornos, dizia res, mas tochava
son aze...
Se botet elh leit coma'ls polas jocavon. Crezia poder dormir ; aco saguet
fotut : demoret lis uelhs badats !
Auzia, enquera, la cridada delh gealh,
d aquelh mauvas gealh que non se podia
taizar, lo matin, que desvelhava lo monde (juez avian soan.
A ! chalia qu'aco achabesse !
Lo reloges avia vougut sonalhar : lo
reloge hi tornaria pas ; era parangit !
El

lo i&gt;ealh...

N'en penset pas mais. Mas se levet,
d'un saut, se bestiguet et prenguet son
couíel pontut et aguzat delh biais. Davalet, que non l'auziguesson, com'jn
raubaire, et s'en anet ves la jocada.
Conissia tant l'endreit, que podia faire
sens chai elh.
I entret.
Lo rei de lis polas, un fotraud de
gealhas roge, era dreit sobre son jocador, la testa esconduda sos son ala :
creze ben que sonhava d'una genta poleta geacada quez avia picotât de gran
a costat dez elh, ras un plangeon...
Claude l'avia tant vist de cops, que
l'aguet leu trobat, a l'escur, lo graupiguet, lhi torseguet lo cuelh, per que non
ciïdesse; et lh'aponget, dins lo corps,
son couíel pontut.
Lo gealh faguet pas una cridada ;
s'espousset un pauc : era mort !
Coma lo mostre s'en tornava, en portant lo corps, auziguet lis fedas que
bramaven, li vachas et li bious que morlavon ; una chuta, esconduda dinc un
vielh sauze, alai, goinava : aurian dit
qu'aqueli bestias avian d'eime et que
plaiigian lo mort. Pueis, coma si volian
sonar lo clas, dins tota la boria li bestias
se boteron a brandolhar sis chadenas, a
espoussar si sonaihas.
Delh luan, lo reloge de la gleiza sonet
medjanueit.
D'auzir aqueli bruts, que cranhava
tant, Claude, lo Tuaire, trantiolava de
paor.
Se botet a corre et anet traire de
l'autre costat de la paret lo corps delh
gealh, après que'lh aguet ranchat una
pognada de plomas, per faire creire
qu'aco era lo reinaud que l'avia emportat.
Quant aguet pannat si mans. plenas
de sanc, lo boier se tornet jaire.
« —. Aora, res gastarà mon soan »,
so penset.
Mas era cranbos. Vezia quez avia
mau fat. Demoret desvelhat sei lo matin. Per la fin, lasse, s'endormiguet
coma lo jorn anava vener. Et, dins son
soan, aguet un reive que fazia paor.
Vezia, davans elh, lo gealh, dinc Una
nebla rogea. Lo bec de l'aucel era badat
et preste a lhi crebar lis Uelhs ; sis
arpias pontudas eron dreit son cuelh
et semblava que se hi anesson plantar.
Lo coutel era apongeat dins lo corps
delh gealh, et una plueja de sanc tombava delh mau. Tota gota que tochava

lo morre delh Claude hi entrava et lo
borlava coma s'acos era estat de gotas
de fioc.
Et lo gealh espoussava sis alas et cridava :
« — Tuaire!... Tuaire!... »
Lo tuaire suzava et aganissia de paor.
Volia cridar ; mas quican tenia si maissas sarradas ; et lanhava. Se sentia estavanir...
Tot per un cop,
era lies horas ! —
lis uelhs delh gealh fagueron dui rais
de fioc ; son cuelh se redeziguet, et
faguet una cridada que bronziguet :
« — Cacaraca ! »
Claude sobresautet, dins son leit,
pueis, coma'n simple, correguet fora.
Lo paire Jaconet, que lo venia desvelhar, lo veguet passar davans elh et se
sauvar, a la galopada, pels champs, en
cridant :
« — Mais nie érëbara'Js uelhs!....
Mais me crebara'ls uelhs!...
Paras
me !... »
Lo perdegueron, quant entret, alai,
dins la chassanha ; et, dezempueis, dengun l'a vist... Dizon que s'es trais dins
l'aiga et que son corps es demorat elh
fond de quauque gorc.
So que vos pode dire, aco es quez
a fat una mauvaza fin, et qu'aqueli que
non volon trabalhar n'en fazon pas
d'autra.
Enric GILBEBT.
« La Covizada » (Grand prix de prose en langue d'oc aux Grands Jeux Kloraux Septennaux).

PARIS ET SAUGUES
Des bords fertiles de la Seine
Aux monts pelés du Gévaudan,
On voit partout l'espèce humaine
Descendre du bon père Adam ;
En tous lieux l'estomac réclame
Le pain dont nous sommes nourris :
A Saugues enfin l'on prend femme,
Et puis l'on meurt... comme à Paris.
De quoi donc, fière capitale,
Ton orgueil se peut-il larguer ?

Pense-t-il aux lieux qu'il ravale
Oter le droit de te narguer ?
Les lieux que le soleil approche
Par les orages sont meurtris :
A Saugues on tourne la broche,
Quand la foudre éclate à Paris.
Dans un regard, dans un sourire,
A Paris tout est langoureux ;
Là, l'air vif que l'on respire
Anime toujours deux beaux yeux :
De nos belles sur toutes choses
J'aime le brillant coloris ;
La nature y sème les roses
Dont l'art fait les frais à Paris.
Apportez chez nous votre hommage
Dans le temple de la beauté,
Vous qui préférez à l'image
Le cœur de la divinité.
Aucun voile ici ne dérobe
Les vertus dont on est épris,
Et l'on n'adore que la robe,
Et rien que la robe à Paris.
Mais pourtant de la calomnie
Ne prenons pas le non pinceau,
Les arts, le talent, le génie
Sont là pour venger leur berceau.
Et vous aussi, Mesdemoiselles,
Grâce pour ce charmant pays,
Car si la mode vous rend belles,
La mode vous vient de Paris.
Pour vous, du préjugé sévère,
Ici le temps n'est point passé ;
Votre paradis sur la terre,
C'est à Paris qu'on l'a placé.
Le ciel vous a toutes fait naître
Avec le goût des bons maris :
Il s'en trouve à Saugues, peut-être,
Mais ils fourmillent à Paris.
Ainsi, ne dénigrons personne.
Quand pour tous le soleil a lui ;
N otons pas à l'un sa couronne, _
Pour en parer le front d'autrui.
En tous lieux on trouve des drogues
A côté des onguents choisis ;
Et, sans dire du mal de Saugues,
Disons quelque bien de Paris.
Henri DE MOBGUES, du Puy,
mort à 29 ans.
Henri de Morgues était substitut au Puy. Il
appartenait à la famille de Mathieu de Morgues,
prédicateur ordinaire de Louis X1IL premier
aumônier de Marie de Médicis. pamphlétaire et
ennemi intime du cardinal d ■ Richelieu. — La
chanson l'aris et Saugues lut publiée en 182T.

3

LE PUY. —

(D'après

un

Place du Plot.

bois gravé de

Maurice Busset).

PRELUDE
Fils d'un peuple des monts, où dans l'ombre des bois
Le mystère divin prête aux chênes ses voix,
Ch ez qui les longs hivers, les vastes solitudes
Font en des corps durcis vivre des âmes rudes,
Fières, prêtes toujours aux ordres de la mort,
Pourquoi, né d'un tel sol, nourri d'un sang si fort,
Dans ce cœur hérité formes-tu d'autres rêves ?
Vers quel pays lointain fuis-tu, vers quelles grèves ?
Comment un seul désir, identique et joyeux,
Met-il toujours sa claire image dans les yeux ?
Reconnais-tu la mer sous les feux d'une aurore
Qui sur tout l'horizon la caresse et la dore ?
Une montagne agreste et verte d'arbrisseaux
Double sa forme harmonieuse au fond des eaux.
Tout est frais, tout est pur ; l'offrande du rivage,
Unissant mille odeurs en un encens d'hommage,
Monte vers le soleil, seigneur du ciel ardent.
Sous les pins arrondis qu'a modelés le vent,
Des temples étagés sur la colline haute
Regardent fuir au loin les golfes de la côte.
Mais une voile approche, et déjà sur les flots
S'envole chez les Dieux l'hymne des matelots.
Ta mémoire, à la fois lumineuse et sonore,
T'apporte, si tu veux, d'autres tableaux encore.
Vois descendre des monts où dansaient les sylvains,
La Nuit, qui sur les eaux pose ses pieds divins
Et, grandissante au ciel, entraîne dans ses voiles,
Le peuple ilhmité des tremblantes étoiles ;
A l'occident s'éteint la ligne de clarté ;
Nul chant ne s'entend plus sur le flot déserté,
Kt l'homme, abandonné par les voix de ta VÍC,
Se sent enveloppé de l'étrange harmonie
Où vibre, comme un luth immense dans l'éther,
Le silence accordé du ciel et de la mer.
Pierre DE NOLHAC.
(Le Testament d'un Latin, Librairie Pion).

DEUX PRECIEUSES
Environ ce temps, un capucin qui
n'avait point la barbe si vénérable que
les autres, et qui se piquait d'être un
peu plus du monde que ses confrères,
ayant ouï parler de moi, et sachant
que j'avais prêté quelques livres de poésies, se souvint d'avoir vu mon nom au
bas d'une ode ou d'une élégie, et d'avoir
vu quelqu'un, à Bourbon, qui se disait
de mes amis ; car le bon père va de
bain en bain, et se croit appelé de Dieu
pour consoler les dames malades qui
prennent les eaux. Il ne manqua pas
de me faire compliment et de me traiter de bel esprit, et sa bonté passa
jusqu'à dire partout que j'étais poète.
Faire des vers et venir de Paris, ce sont
deux choses qui donnent bien de la réputation dans ces lieux éloignés, et c'est
là le comble de l'honneur d'un homme
d'esprit.
Ce bruit de ma poésie fit grand éclat,
et m'attira deux ou trois précieuses languissantes, qui recherchèrent mon amitié, et qui crurent qu'elles passeraient
pour savantes, dès qu'on les aurait vues
avec moi et que le bel esprit se prenait
ainsi par contagion. L'une était d'une
taille qui approchait un peu de celle
des anciens géants, et son visage n'étant
point proportionné à sa taille, elle avait
la figure d'une laide amazone. L'autre
était, au contraire, fort petite, et son
visage était si couvert de mouches, que
je ne pus juger autre chose, sinon
qu'elle avait un nez et des yeux. Je pris
garde même qu'elle était un peu. boiteuse, et surtout je remarquai que l'une
et l'autre se croyaient belles. Ces deux
figures me firent peur, et je les pris
pour deux mauvais anges qui tâchaient
de se déguiser en anges de lumière ; je
me rassurai le mieux que je pus, et ne
sachant encore comme leur parler, j'attendis leur compliment de pied ferme.
La petite, comme plus âgée, et, de plus,
mariée, s'adressa à moi : « Ayant de
si beaux livres que vous avez, me ditelle, et en faisant d'aussi beaux vers

que vous en faites, comme nous a dit
le révérend père Raphaël, il est probable,
Monsieur, que- vous tenez, dans Paris,
un des premiers rangs parmi les beaux
esprits, et que vous êtes sur le pied
de ne céder à aucun de Messieurs de
l'Académie. C'est, Monsieur, ce qui nous
a obligées de venir vous témoigner l'estime que nous faisons de vous. Nous
avons si peu de gens polis et bien
tournés, dans ce pays barbare, que lorsqu'il en vient quelqu'un de la cour et
du grand monde, on ne saurait assez
le considérer. — Pour moi, reprit la
grande jeune, quelque indifférente et
quelque froide que je paraisse, j'ai toujours aimé l'esprit avec passion,
et
ayant trouvé que les abbés en ont plus
que les autres, j'ai toujours senti une
inclination particulière à les honorer. »
Je leur répondis, avec un peu d'embarras, que j'étais le plus confus du
monde ; que je ne méritais ni la réputation que le bon père m'avait donnée, ni
la bonne opinion qu'elles avaient eues
de moi ; que j'étais pourtant très satisfait de la bonté qu'il avait eue de me
flatter, et de celle qu'elles avaient de
lo croire, puisque cela me donnait occasion de connaître deux aimables personnes qui devaient avoir de l'esprit
infiniment, puisqu'elles le cherchaient
en d'autres. Après ces mots, elles s'approchèrent de ma table, et me prièrent
de les excuser, si elles avaient eu la curiosité d'ouvrir quelques livres qu'elles
voyaient ; que c'était une curiosité invincible pour elles. Parmi tous les livres
de poésie, elles y trouvèrent la traduction de Y Art d'aimer d'Ovide, par Nicole. Je ne sais si le titre leur en plut,
et si elles espérèrent y pouvoir apprendre quelque chose ; mais elles me prièrent de leur prêter cet ouvrage, qu'elles
avaient tant ouï estimer dans l'original.
Je leur prêtai donc l'Art d'aimer ; je
leur eusse bien voulu donner encore celui de se rendre aimables.
FLÉCHIE a

(Les Grands Jours d'Auvergne).

�L'ALALíZA D'AUVERNHA

4

RÉGIONALISME

DE

m

Coutellerie de

SOCIÉTÉ « «NE » DE LYON

M.

Maurice

merce

Pouzet,

Extérieur,

Thiers.

Conseiller

a 4,

Boulevard

du

Com-

Saint-Denis,

ASSEMBLEE GENERALE

Nous avons reçu, par l'intermédiaire
de M. Victor Coudert, instituteur à Mercœur (Haute-Loire), un joli conte patois
qui a été composé par une élève de son
école, Mlle Octavie Berthet. Il paraîtra
dans notre numéro spécial de septembre.
Ne laissons pas passer le numéro de
juillet de l'aimable revue « Au Pays
de l'Antimoine » sans y glaner le morceau suivant :

L'Assemblée générale de la Société
a été tenue le 17 mai, salle du Cinéma
Odéon. Le remarquable compte-rendu
moral de M. H. Nougein, secrétaire général, montra quels lions étroits de solidarité unissent tous les membres de
notre belle société. L'exposé de la situation fut complété par le rapport financier du trésorier. Tout le monde put se
rendre compte de la bonne marche et
de la situation brillante de « L'Auvergne ». MM. H. Nougein et notre dévoué
trésorier, M. Chauvy, furent très applaudis.
Le Conseil d'administration fut ensuit*- renouvelé, soit par la réélection
de membres sortants, soit par la nomination de membres nouveaux.

Le Nid de rouges-queues.
Un jour que j'allais garder les vaches,
j'aperçus deux rouges-queues qui voletaient autour d'une muraille, près de
la maison.
A midi, quand je suis venu rentrer
les bêtes, j'ai vite couru vers la barrière
pour voir ce qu'il y avait.
J'ai vu qu'une pierre manquait à la
clôture. Dans le trou se trouvaient trois
jeunes oiselets.
Pour les regarder, je les ai pris à la
main. Mon frère voulait les mettre en
cage : je n'ai pas voulu.
En les replaçant dans leur nid, un
des petits s'est sauvé dans un trou du
mur.
Quelques jours après, en leur rendant
visite, j'ai trouvé le nid vide.
J'espère que les trois oisillons se sont
sauvés.
Edmond BABTHOMEUF (10 ans).

CONGRES DE L U. F. S. I. EN 1931
A l'occasion du congrès de l'U. F.
S. L, une visite du Massif Central sera
organisée ; elle durera du n au 20 septembre.
Les congressistes se réuniront, le 11
septembre, à 8 h., devant le bureau
du syndicat d'initiative de Montluçon.
Ils visiteront, en consacrant à chacune
d'elles une journée, les régions de
Montluçon, Cliâlel-Guyon, le Mont-Dore,
Vic-sur-Cère, Entraygues - sur - Truyère,
Saint-Flour, Le Puy, Yssingeaux et gorges de la Loire, Thiers, Clermont-Ferrand, Vichy. C'est là qu'aura lieu l'Assemblée générale de l'U. F. S. I., laquelle sera suivie d'un banquet officiel
et d'une soirée de gala.
Le lendemain, 21 septembre, une excursion facultative sera organisée dans
le Bourbonnais.

NOMINATION DU BUREAU
Dans sa réunion du 28 mai, le Conseil d'administration a constitué son bureau de la manière suivante :
Président : M. H. Nougein.
Vice-Présidents : MM. Simonnet, Dr
Perret, Theyre et Vidal.
Secrétaire-général : M. Antoine Gilbert.
Trésorier : M. Visseyrias.
FETE D'ETE DU 14 JUIN
La 42 fête annuelle d'été réunissait,
à la Maison Carrée, à Cusset, les sociétaires de « L'Auvergne », accompagnés
de beaucoup d'amis.
A la table d'honneur du banquet,
de i5o couverts, présidait la reine des
Pastourelles, Mlle Avel, ayant à sa droite
M. Gousseault, remplaçant' M. Canque,
président de la Fédération des Syndicats
patronaux du Bâtiment et des Travaux
publics, empêché, et à sa gauche, M. H.
Nougein, président de la Société. On
remarquait encore MM. Perret, adjoint,
représentant le maire de Lyon ; Mme
Nougein, Mme et M. Simonnet. MM.
e

Piron et Paillet, Mme et M. Vidal, le
Dr Perret, etc.

Sur la fin

d'un

menu des "mieux

composés, qui contenta les plus délicats,
M. Nougein, en un style sobre et de
haute tenue, fit revivre le pays natal
dans l'esprit de ceux qui l'ont quitté, en
exposant le cérémonial très détaillé des
épousailles en Haute-Auvergne. Ce discours fut très goûté et chaleureusement
applaudi. La gracieuse reine aussi, par
quelques mots charmants, mérita d'enthousiastes applaudissements. M. Perret, au nom du maire de Lyon, et encore mieux en gars de l'Allier, dit son
plaisir de cultiver les liens d'amitié qui
unissent les originaires d'un même pays,
peut-on dire : Bourbonnais-Auvergne.
Enfin, M. Gousseault, fort spirituellement, fit excuser M. Canque, dont la
présence nous eut fort honorés ; et, devinant l'impatience de la jeunesse, il
laissa le champ libre au joueur de vielle.
Le bal s'ouvrit par la bourrée, comme
il se doit en Auvergne.
Une tombola américaine, pourvue
abondamment de lots, grâce à la générosité de nos compatriotes, à Lyon, fit
réaliser une somme rondelette, laquelle
arriva à propos pour aider à couvrir
les frais de la fête.
Pour tous, ce fut une journée d'agrément, rompant la monotonie du labeur
quotidien par l'évocation du pays natal.
Que tous les organisateurs en soient
remerciés.
Antoine GILBEBT,
Secrétaire général.
NOTA. — Dorénavant.

M. Joseph David, à La Monnerie (P.-d.-D.),
en face de la gare de Saint-Rémy-sur-Durcllc.
Articles

de

rue Crozatier, Paris (12e).
M. Pierre Favier, artiste-peintre,

bureaux.

nue

de

Choisy,

Paris

io4,

^3,
ave-

(i3°).

M. E. Chevalerias, à Graindsaigne, Saint-RéHôtels.

my-sur-Durolle (P.-d.-D.).
Hôtel

Confiserie.

Confort
Etablissements « A la Marquise de Sévigné »,

Voir,

à Royat (P.-d.-D.).

Si,

M. J. Dudot,

de

la

Poste,

à

Saint-Flour

(Cantal).

moderne.
ci-dessous,

l'annonce do

« La

Cité ».

« L'Alauza d'Auvernha » fait de la
publicité d des conditions très avantageuses : s'adresser à M. Henri Gilbert,
42, rue des Salins, Clermont-Ferrand.

rue Pascal, Clermont-Fd.

Pharmacies.
M. Couderl-Mennet, à Brassac-les-Mines (!'.d.-D.).
M. Perrier, 17 bis, Boulevard Rochechouart,

Si vous voulez un portrait bien fait
adressez-vous à notre compatriote
Henri MARTINIE, 19, rue de Penthièvre,
PARIS-8"

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Maroquinerie.
M. Léon Dumas.

V.)- rue Blatin, Clermont-

Ferrand.
Articles de toilette.

m

PIANO

M. Louis Tison, 72, rue Rochechouart, Paris.

SOLFEGE

Mlle JAMIN, i63 bis, rue de Vaugirard
Mlle M. GARDETTE, i, rue de Poissy.

Liqueurs.
« La Verveine du Vclay », Le Puy (PonccIet,

12, rue de la Roquette, Paris).
// uiles,

savons,

LEÇONS DE CHANT
ET DE DECLAMATION

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par Mlle Mary LAFFONT
Diplôme supérieur
à la « Schola Cantorum ».
17, rue Servandoni, PARIS

M. Mathieu, à Eyguières (Bouches-du-Rhône).
Œuvres d'Art.
M. Gabriel Moiselet, artiste-peintre, a5, rue
Jean-Dolent, Paris
M. Maurice Busset,

artiste-peintre,

36,

Le Gérant : H. GILBERT.

ave-

nue du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand.

Le Puy. — Imp.

«

La Haute-Loire ».

&gt;&lt; L'Alauza d'Auver-

nha » publiera, chaque mois, le

« Bulletin de

la Société « L'Auvergne ». Les sociétaires sont
donc priés de vouloir bien faire part au secrétaire général, M. Antoine Gilbert (3, Place des
Tapis, à Lyon), des nouvelles qui les concernent,
eux

et

leurs

familles

:

naissances,

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L' « AERO-CLUB D'AUVERGNE »
Le dimanche 7 juin, 2 5 voitures,
parties de Clermont, emportaient les
membres de 1'« Aéro-Club d'Auvergne »
et leurs familles jusqu'à Saint-Rémysur-Durolle, but de l'excursion.
Un pilote, M. Léglise, qui vint survoler la localité, les précéda ; puis, à
leur arrivée, les visiteurs furent reçus
par le maire, M. le Dr Roddier, M. André Brunei, président du S. L, et les
membres du Syndicat. Un apéritif d'honneur leur fut offert aux hôtels Rollin
et Faye, M. Gilbert Sardier, président
de l'A. C. A., répondit aux discours
de bienvenue.
A midi et demi, un banquet réunissait
une centaine de convives à 1'« Hostellerie du Grand Saint-Loup. » A l'heure
des toasts, M. Gilbert Sardier, prononça
une allocution charmante qui fut très
applaudie ; il rappela, notamment, que
la date de la grande manifestation aéronautique approchait, et qu'à l'heure actuelle, 55 appareils de différentes nations étaient inscrits pour prendre part
au rallye international.
Après quelques mots aimables de
M. Brunei, MM. Chambriard, Moulin,
Dupoux, Josse, ainsi que Mme Dozohne
et Mlle Monique Sandrin, une mignonne
petite fille de 5 ans, chantèrent ou dirent
des monologues qui plurent fort aux
convives. A tous ceux-ci, un souvenir
fut offert, en gage d'amitié.
Le retour s'effectua par Thiers, où
la section locale de 1'« Aéro-Club » offrit aux visiteurs une réception enthousiaste au café de la Rotonde.
A 18 heures, la joyeuse caravane se
remettait en route pour rentrer à Clermont.
'*—*
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Moulin-de-Beurre. Paris (i4e)M. André Boirau, artiste-dessinateur, 54, ave-

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Le 2/1 juin, a été célébré en l'église
Saint-François-Xavier, à Paris, le mariage de notre sociétaire et ami,
M. Georges Bigoir, Docteur en Droit,
avec Mlle Geneviève Gonnet.
« L'Alauza d'Auvernha » et « Lo Covize de l'Escola de Limanha » offrent
à M. et Mme Georges Rigoir leurs compliments et leurs vœux de bonheur.

NECROLOGIE
Nous apprenons le décès, à Saugues,
de Mme Cubizolles, mère de notre sociétaire le félibre Eugène Cubizolles, secrétaire de « Lis Esclops ».
Les obsèques furent l'occasion d'une
manifestation de sympathie envers la
famille de notre ami.
« Lo Covize de l'Escola de Limanha
et &lt;; L'Alauza d'Auvernha » adressent
à M. Eugène Cubizolles l'expression de
leurs sentiments attristés.

Dentelles, passementeries, broderies à la main.
Gaston

Ballade,

à

M.

Diard-Maisonneuve,

Ariane

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Comme tous les ans, avant les vacances, nous publions les adresses sur lesquelles nous attirons l'attention de nos
lecteurs : ce sont celles des personnes
qui donnent de la publicité à « L'Alauza
d'Auvernha » ou qui s'intéressent à l'œuvre entreprise par « Lo Covize de l'Escola de Limanha ».
Nous prions donc tous nos amis de
vouloir bien noter ces adresses et de
s'en servir, de préférence à d'autres.

M.

j

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A NOS LECTEURS

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Changement d'adresse :
M. Henri Gilbert. Vf, rue des Salins.
Clermont-Ferrand.
M. Georges Rigoir, t\S, rue de Turbigo, Paris (3°).

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23, Boulevard Carnot, Le Puy (Haute-Loire). — Compte Chèques-Postaux 176-81.

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              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates à Paris. - 1931, n°29 (Juillet-Août)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>2016-03-10 Françoise Bancarel</text>
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          <name>Date Modified</name>
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              <text>2016-05-31</text>
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          <name>Contributor</name>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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              <text>Nolhac, Pierre de (1859-1936)</text>
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              <text>Morgues, Henri de</text>
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              <text>Gilbert, Antoine</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1931, n°29 (Juillet-Août) </text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Illustracion dels periodics=Illustration des périodiques</name>
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      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
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      <name>Poesia=Poésie</name>
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