<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="12762" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/12762?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:43:35+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="47153">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/e1428d16dbd74ef6c0705c654ac00cab.jpg</src>
      <authentication>46b66d08c21f55c474381ce8c29b881c</authentication>
    </file>
    <file fileId="47295">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/ded71fd4d2d660a654d37813366c2d7c.xml</src>
      <authentication>3cf9b3c28148274e55e34f1d78ce7e94</authentication>
    </file>
    <file fileId="47296">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/bc8639f3498f0ce05a5fdb3785a5b9fb.pdf</src>
      <authentication>359404692fb6dace1051892406a53380</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="612377">
                  <text>A
SIXIEME ANNEE. — N» »3.

Le numéro spécial : 2 frs.

Etranger : 3 fr.

les abonnés.

JANVIER 1934.

Direction :
J. BERARD,
M. BUSSET.
A. CASATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
L. DEBRONS.
D'A. DELANEF.
L FARGES.
J. FREYCENET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GUIDY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
H. NOUGEIN.
J PAGENEL.
L'-Ci E. PESSEMESSE.
Mm« RAOUL DUPAIN.
Dr E. ROUX.
M»« B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

GILBERT

HENRI

7, Rue Serret, 7
CLE RMONT-FER RAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis, 3
LYON

Chèques-Postaux :
Lyon":

ORWUIf de la MAL* 'ÏNANCE «TAUVERCNE «t des SOCIETES AUVERGNATES à PARIS

9-553

INT-JULIEN

-I 934

L'Alauza d'Auvernha
OFFRE

SES

MEILLEURS

Conférence faite au

VŒUX

A SES COLLABORATEURS, A SES ABONNÉS

Covize de l'Escola de Limanha » à Paris, le 26 avril 1933, par M. CHACORNAC,
Proviseur honoraire du Lycée Condorcet, Félibre mainteneur.

A SES LECTEURS, A SES CONFRÈRES
ET

A

TOUS

SES

AMIS

IS

Quand notre cher président m'a demandé de venir, aujourd'hui, vous conter quelque histoire du cher pays, je
lui ai laissé le choix entre un entretien
sur « les œuvres de quelque maître écrivain de chez nous », ou sur « SaintJulien de Brioude dans les chansons d»
geste ». Lie colonel a choisi le second
sujet.
Lie jour venu d'y penser sérieusement,
je l'ai regretté. Mais j'ai tout de suite,
pris le parti de ne pas instituer ici, ce
soir, une discussion critique tendant à
faire la part de la légende et la part
de l'histoire en cette affaire.
Je vais, tout d'abord, vous inviter à
suivre, avec moi, en imagination, — autant dire en avion géant —, les chemins
enchantés de l'Auvergne, du Velay, du
Gévaudan et du haut Languedoc, qui virent passer, au moyen âge, les chevaliers
et les hommes d'armes qui s'étaient donné pour mission de bouter les Sarrasins hors de France, mais aussi les foules que la foi chrétienne jeta pendant
des siècles sur les voies qui conduisaient
vers les hauts lieux du monde, que nommaient la Chronique de Turpin et le
Guide des pèlerins — c'est-à-dire Jérusalem et le tombeau de saint Jean, à
Ephèee, — Rome et les tombeaux de
saint Paul-Gompostelle et le tombeau de
saint Jacques-de-Galioe.
Puis, cette course à vol d'oiseau achevée, nous reviendrons à Brioude, qui fut
l'une des étapes célèbres des pèlerins et
des chevaliers, j'essaierai de vous montrer comment Saint-Julien de Brioude
est entré dans la légende de Guillaume
d'Orange.

pris soin d'écrire son voyage de Bordeaux/ à Jerusalem, en 333, et qu'on appelle l'Hiérosolomitain, — la carte des
voies de la Narbonnaise dressée par Kiepert, au siècle passé, ont permis d'identifier généralement les chemins des pèlerins avec les voies romaines. Or, dans
nos pays aux profils tourmentés, las
Romains empruntèrent, presque toujours
avec quelques variantes, les chemins antérieurs à la conquête de César, par où
les Arvernes des Plombs et des Puys,
les Vellaves de Ruessium et du PuySainte-Marie,
les Helviens d'Alba et
d'Aubenas, les Gabales de Javols et les
Volsques Arécomiques des Vans communiquaient entre eux et avec la Province
narbonnaise. En effet, dans les parties
où ils ne ooïncident pas avec des routes
modernes, ces chemins s'appellent encore, dans la langue du pays : « esirada » — (via) strata ; « chamin farrat » — chemin ferré ou pavé ; « cha, min romieu » — chemin romain. Et,
sur le versant 'à&amp;s üévennes, des parties
de leurs parcours se confondent avec
les « drailles » ou pistes battues par
les troupeaux transhumants, pistes dont
Vidal de la Blache note la multiplicité de
la région du Rhône et de la Provence
vers les hauts plateaux.
Quelques-uns de ces chemins nous intéressent,
A) C'est, d'abord, la « voie Agrippa »,
de Lyon vers l'ouest, qui détachait de
Feurs (Forum Ssgusianorum) :
i° Une branche, par Clermont-Ferrand et Limoges, vers Poitiers, d'une
part, vers Saintes et Bordeaux, de l'autre (cf. Rte Nie N» 89) ;
2° Unie autre branche vers Toulouse,
par Saint-Galmier, UiSSon-en-Forez, Graponne, Saint-Paulien '(Ruessium), Bains,
Gayres, Condate (Ghapeauroux), Javols
(capitale du Gévaudan, pays des Gabales), d'où elle continuait, par Marchastel, vers Aubrac, Espalion, Rodez, Albi,
d'un côté, — vers Apcher, Albaret èt
Saint-Flour, de l'autre côté.
B) C'est encore une transversale à
deux branches, qui, partant l'une d'Alba
(capiiale des Helviens), l'autre du PontSaint-Esprit, se joignaient aux Vans, chez
les Volsques Arécomiques, et, par la
gorge du Chassezac, atteignaient le collet de Villefort, d'où la « voie Soteirana » les continuait vers Mende, SaintGenicz-d'Olt et Rodez, à gauche, vers
Javols et Saint-Flour, à droite (cf. Rtes
Nat. N° 102, io4, 101, 88, 107).
C) C'est aussi la double voie duRhônlei à la Loire qui conduisait au Puy ;
i° D'Alba au Puy (cf. Rte Nie N»
102), la route passant par Aubenas, le
Pont de Labeaume, la haute vallée de
l'Ardèche, le col de la Ghavade, Lanarce.
La Saùvetat, Costaros, non sans avoir
détaché, sur sa gauche, à Lanarce, un
chemin, qui, par Lesperon et la Ribeyre,
sous Pradelles, allait franchir l'Allier
au passage de Jonchères, croiser la voie
Regordane à Chaussenilles, pour gagner
l'oppidum de Grèzes, et l'Aubrac par
Chirac (1).
20 Du Pont-St-Esprit au Puy, la route

La table de Peutinger, carte manuscrite et coloriée d'un moine de Golmar.
dont les données remontent au IIIe siècle — L'itinéraire de oe pèlerin, qui a

(1) Sur ces divers points, cf. Balmelle
et Grimaud. Précis d'histoire du Gévaudan
rattachée à l'histoire de France (Mende,
ig25).

MORT DE LOUIS DELHOSTAL
La fin prématurée et inattendue de
notre excellent collaborateur Louis Delhostal a jeté la consternation parmi ses
nombreux amis. On l'avait vu si gai, sa
plein de verve aux fêtes de Brassac 1
Son entrain nous avait incités à faire de
si beaux projets, le jour de sa venue à
Clermont !
Une angine de poitrine nous l'a enlevé en deux jours. Il s'est éteint le
18 décembre, au mibeu des siens, à
Thiézac, où ses fonctions de directeur
d'école lui avaient valu l'estime et l'attachement de toute la population. La
coquette maison qu'il s'y était fait construire, en prévision de sa retraite, et
qu'il était tout heureux de nous faire
visiter, il y a peu de temps, ne l'a
abrité, hélas ! que pendant un trimestre.
Les obsèques de notre ami ont eu lieu
le 22 décembre, à Thiézac, au milieu
d'une foule imposante que l'émotion
éteignait. A la place du maire, empêché,
son adjoint a pris la parole. Le président des anciens combattants et le président du Syndicat des Instituteurs, ont
adressé également un dernier adieu au
défunt. M. Louis Debrons, vice-syndic,
représentant la Maintenance d'Auvergne,
« L'Alauza d'Auvernha » et la « Bourrée d'Aurillac », a lu une poésie en langue d'oc, à la mémoire de Louis Delhostal. M. B. Vidal a parlé au nom du Félibrige ; et, enfin, M. l'Inspecteur d'Académie du Cantal a glorifié l'InstituteurFélibre.
Mais Prunet, terre natale du valeureux félibre, réclamait son enfant : c'est
donc à Prunet qu'a eu lieu l'inhumation.
La mort de Delhostal, qui attriste
tous les félibres d'Auvergne, sera ressentie aussi hors de notre province, car
l'auteur de « Rescouoto », de « Los
Piados » et de « Beluguetas » était
connu et estimé dans tout le Félibrige,
oe qui lui avait valu d'être élu majorai.
On aimait en lui le travailleur consciencieux, le bon poète, l'homme plein
de raison, accueillant, affable, enjoué
et toujours loyal.
Au moment voulu, ses amis feront ce
que commande sa mémoire.
- Nous joignons notre deuil à celui de
tous les siens, dont la douleur est aussi
la nôtre.
Henri GILBERT.

CONTES

DE

LA

LUNEIRA

Contes en langue d'oc avec une traduction française ; notes étymologiques ;
indications détaillées pour la lecture du
texte.
Prix : 25 fr., chez l'auteur et dans
deux librairies seulement : « Avenir ».
Dëlaunay1.

EGLISE SAINT-JULIEN DE BRIOUDE
(D'après une gravure publiée il y

a

40 ans)

Mesdames,
Aies chers Compatriotes,

par Barjac et Joyeuse, rejoignait la précédente à Aubenas. Mais, au pont de Labeaume, elle franchissait l'Ardèche, remontait le cours de la Fontanlière, et,
par Montpezat, le col du Pal, allait traverser la Loire naissante à Usc-ades, pour
gagner le Monastier, Brives et Le Puy.
C'est la route de Strabon, (cf. Strabon:
Géographie, IV. L), celle-là même que
César et Brutus firent prendre à l'armée romaine partie d'Alba et d'Aubenas.
au début d'Avril, 52 av. J.— C, pensa
M. Camille Jullian.
D. C'est, enfin, la « voie /Egidia »,
qu'a prise César, après avoir rasé Orléans et pris Bourges, en mai 52, pour venir assiéger Gergovie en vain. Par Issoire, Lempdes, Bournoncle, elle atteignait
Brioude et Vieille-Brioude.
i° Là, qui voulait gagner du temps,
prenait à droite,. franchissait le Cekmx,
remontait la rive gauche de l'Allier, passait devant St-Ilpize, et, par LavoûteChilhac, Langeac. Chanteuges, Saint-Arcons-d'Allier, Saugues, Croizanoe, venait
franchir l'Allier au pont de Lestang, rejcingait la voie Agrippa, (cf. A. 2e), repassait l'Allier avec elle, sur le même
pont, à Condale, (Ghapeauroux).
2° Mais, à Vieille-Brioude, qui voulait faire ses dévotions à Notre-Dam*
d'Anis, prenait à gauche, passait l'Allier
sur le vieux pont toujours debout, et,
par la Chomette, St-Georges-d'Aurac,
Fix, Borne et le Gollet de la Denise arrivenait au Puy. De là, par Costaros, il rejoignait la voie Agrippa (A. 2e) et la
variante par Saugues à Condate (Chapeauroux), d'où, par l'éperon de Condres,
il allait croiser à Chaussenilles le « chamin romeu » de Lanarce à Grèzes, devant le Mont-Milan, qui dut être, jusqu'à la fondation du monastère de Langogne, une étape gardée de la partie
méridionale de la voie ^Egidia, dite voie
Regordane (2). A moins de deux mille
au-delà du Mont-Milan, comme la route
nationale n° 106, qui emprunte ce parcoure, la voie Regordane se rapprochait
de la rive gauche de l'Alher, en suivait
tous ses détours jusqu'au-delà du Luc,
où elle passait sur la rive droite qu'elle
côtoyait jusqu'après La Bastide, où la
rivière sort de la forêt de Merooire.
La route atteignait bientôt le poinf
fulminant de son parcours, descendant
dans la gorge de Chassezac, qu'elle
franchissait au Radias, non loin de Prévienchères, et, par la Garde-Guéirin, dont
la tour et l'enceinte offraient un gîte
sûr, elle gagnait Villefort, où elle croisait la « Via Soteirana » , venue de Mende, à sa jonction avec le chemin qui
venait des Vans, d'Alba et de Pont-St(2) C'est en 998 que le vicomte du Gévaudan, Etienne, et sa femme Angelmonde
fondèrent une abbaye bénédictine richement dotée, à un mille au sud du Mont
Milan, sur la rive gauche du ruisseau le
« Lengouniou ». L'Abbaye fut le centre
d'un bourg de croissance rapide, qui fut,
dès le 11e siècle, une étape de la voie
« Regordane », ainsi nommée, sans doute,
du celtique : red-rivière-ourdan-cheminchemin qui suit la rivière. Au siècle dernier, les muletiers qui faisaient le commerce du haut pays avec le bas Languedoc, par cette voie, s'appelaient encore des
« regordans ».

Esprit. Puis elle passait à l'Estrade, à
Violviq, à Genolbac, à Portes, pour prendre, à Alès, la rive gauche du Gardon,
passer sur la rive droite à Ners, et,
par la Calmette, atteindre Nîmes, m
pied de la Tour Magne, et continuer
jusqu'à Saint-Gilles.
Là, tandis que les pèlerins de Rome
et de Terre Sainte traversaient le Rhône,
et, par Arles et la vallée de la Durance
gagnaient Briançon et le Val Martin,
qui les conduisait à Suée et Turin, vers
Berne et Venise, par Verceil et Pavie,
—: les pèlerins de St-Jacques arrivés à
St-Gilles prenaient, à droite, la voie Domitienne ou voie tolosane, et, par Montpellier, Narbonne, Carcassonne, Toulouse, les Martres tolosanes, Dax, gagnaient St-Jean-Pied-de-Port, d'où la
baute vallée de la Nive d'Arnégui les
conduisait, par Ronoevaux et le Col de
Cize, à Pampelune, vers St-Jacques de
Galice : c'est le « Caminus romevus
Sancli l'i.cobi 1 &gt; .
r*l

* .

**.

Or, oe chemin Guillaume d'Orange le
connaît bien. C'est celui qu'il a pris,,
à rebours, avec ses frères, le jour où
leur père Aymeri, symbole du père féodal, jugeant que « sa Comté assurait,
à peine, la subsistance d'un seul seigneur », les a chassés de Narbonne et
« envoyés aux rois et aux marquis, en
d'autres terres, conquérir la fortune et
les honneurs ».
Et les gentils Comtes s'en vont, refusant l'or dont la sollitude de leur mère
Hermengarde voulait les munir (3).
Dans les Chansons du cycle, nous
les retrouvons bien pourvus, mais tou^
jours prêts à accourir, avec leurs hommes d'armes, aussitôt que se trouve en
péril l'un d'eux ou des soixante-six
petits-fils que leurs sœurs, mariées à
des duos, à des marquis ou à des rois,
et eux-mêmes, ont donnés à Aymeri de
Narbonne et à Hermengarde de Pavie.
A l'esprit de sacrifice, à la fidélité vassalique ils ont ajouté un nouveau principe d'honneur, « le culte de la tradition familiale ». Et c'est Guillaume, dont
l'audaoe et le courage, plus encore que
la faveur de Charlemagne, ont fait le
Chef de ce « fier lignage » (4).
Charlemagne avait éprouvé sa valeur
et sa loyauté. Il l'avait lui-même armé
Chevalier, lui avait donné sa fille en
mariage et l'avait fait sénéchal de France, C'est à lui qu'il avait fait don de
son épée « Joyeuse ». Et Guillaume avait
servi l'empereur et son fils, le roi Louis,
avec une fidélité qui n'eut jamais d'égale que son audace intrépide.
Un jour, lassé d'attendre le fief que
méritaient ces services, il les rappelle au
roi Louis, qui lui dit : (5)
« — Soixante de tes pairs n'ont encore rien reçu. »
« — C'est un mensonge », répond
Guillaume, « dans tout le royaume, je
ne connais point de pairs. »
C.

CHACORNAC.

(à suivre)
(3) Cf. Aymeri de Narbonne. Version
française. Paris, Lanore.
(4) Cf. Bédier. Les Légendes épiques,
1. Paris, Champion.
(5) Cf. La Chanson du « Charroi de Nîmes », v. 82/1 et suivants.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

FÉLIBRIGE
MAINTENANCE D'AUVERGNE
CLERMONT
Covize du 20 décembre

IN MEMORIAM
Ils étaient venus nombreux, à 1'« Oustau », les félibres et leurs amis, pour
entendre le majorai cantalien Louis
Delhostal leur parler des « Proverbes
auvergnats ».
Hélas ! Trois fois ! Dès avant l'ouverture du Covize, une triste nouvelle
circulait, les fronts se plissaient. Le
grand et modeste auteur de « Beluguetas » était mort, le matin même,
parmi les siens, dans son cher Cantal,
à Thiézac.
Ce fut une consternation générale,
lorsque le président de séance, M. Henri Gilbert, donna lecture du télégramme
reçu trop tard pour décommander le
Covize.
Et chacun, avec une attention émue,
écouta les éloges funèbres improvisés
et sincères de celui qu'il était venu applaudir.
Pour honorer son ami Louis Delhostal, le président avait voulu le saluer
par une allocution en langue d'oc. Mais
il était loin de prévoir qu'il serait obligé, au dernier moment, de la modifier
et de la terminer par une évocation douloureuse.
M. Henri Gilbert s'exprima ainsi :
« Damas, Domizellas, Mossurs,
« En jusqu'aora, avem parlat en francès, dins nostres Covizes ; et hieu mais
voi volia faire un brave discors d'aquestc
biais.
« Mas, pechaire, quant l'ai vougut
començar, n'ai res pogut trobar ! Et
n'avia pro d'onta, et me tenia la testa
et me dizia : « Paure de tu, de quez
as fat de voler bailejar aqueste Covize?
Cossi faràs, davant aquelh brave monde ? Sabras res dire ! »
« Et me vezia empeitat coma una pola que vodria escodre... Et, pueissa, quican me diguet : « Per de que voles
fant faire lo Francés, quant ses naissut Auvernhat, et franc Auvernhat?...
L'as obledada, donca, la lenga que ta
maire te fazia parlar, quant avias de
raubas ? »
« Lo temps quez avia de raubas, coma totes lis petiots de mon vialage, es
demorat en ma sovenensa, coma un arcan, et la lenga que parlave — parlave
mas aquela — d'aquelh temps, chanta
en ma memòria, et per tot jorn.
« Adonca, aoo sara en lenga nostra
que voi dirai grammaci per so que ses
venguts un grant tropel per covizar am
nos autres.
« Ses totes bravamen meritos d'aver
quitat vostre hostau, vostre chanton ont
una doussa chalorada sap tant bon. Per
vener escoutar lis félibres, aves maw
chat dins la neja, pelh glas. Lo freit
qui sarra li maissas, que copa lis aurelhas et que marfezis li mans, non vos
a arrestats.
« Sabe ben so que voi ses dits. Voi
ses dits que Mossur Chambre a un
« Ouslau » de bona aculhensa, un
« Ouslau » auvernhat que sembla nostre vielh hostau de familha ont vezem,
d'eime, lo paire et la maire de nostre
paire et de nostra maire, et beleu enquera d'autres mais ancians.
« L' « Oustau » de Mossur Chambre
a son chanton per voi chaufar et per
voi rebiscolar : per rebiscolar mais que
lo corps, lo cuer !
« Nostres amics de l'Auvernha Nauta
nos recebon coral amen totes li mes, et
nos ajudon tant que podon : sei benaize, aqueste sera, de poder lhi en
dire grammaci. Aoo es d'aquelh biais
que devem faire entre Auvernhats \:
nos ajudar coma de fraires.
*
**
« Et aora, damas, domizellas, mossurs, ai quican per voi dire que me
peza.
« Voi demandas ont es lo majorau
«&lt; Lois Delhostal, que devria esser aqui,
« elh lat de nos autres, et que nos avia
« promelut de faire un gente parladis...
.« Ont es, pechaire?...
« Releuz es, sens que Lo veguessiam.
« en anma, elh lat de nos autres, per
.« que nos amava trop ; mas non hi
i« podra esser en
corps...

« M'avia mandat, i a una dechenada,
un mot d'escriut am una plazenta troba que veirés dins « L'Alauza d'Auvernha ». Me dizia de lhi tornar escriure.
« Lhi escriuguere... Et arsera, recebeguere aqueste telegrammie : « Delhos« tal, grave crise d'emphysème. Impos« sible d'aller à Clermont. »
« Pensave que la garizon vendria.
« Mas, ailas ! aqueste vespre, ai rece« but, tornar, — n'en tremblave ! —
« un télégramme : « Delhostal décédé.
« Obsèques vendredi dix heures. »
« Aoo es leu fat de nos autres :
« naisser, viure quauques jorns, chaire !
« Delhostal es d'aquels que, dins si
« quauques jorns, florisson lor vida et
« la fazon lumenoza.
« Non podrai anar segre nostre paure
« amie en jusca son cros, et n'ai d'es« mai. Mas, me faze un dever de dire,
« d'aqui, per totes lis félibres, la granda
« perda que fai lo Felibrige d'Auvernha
« et lo dou quez avem, totes, de nostre
« paure amie Lois Delhostal. »
«
«
«
«

Après Henri Gilbert, Benezet Vidal,
d'une voix brisée d'émotion, parla de
son ami. Oui, tous les félibres de BasseAuvergne seront présents, sinon de corps,
du moins d'esprit, aux obsèques d'un de
leurs maîtres, le 22 décembre, dans la
ferre du pays qui reprendra un de
ses plus fidèles serviteurs.
M. Chambre évoqua, lui aussi, le souvenir de Louis Delhostal. Et, hommage
délicat, il parla, quelques instants, des
« Proverbes Auvergnats ».
Et, d'ailleurs, le mort lui-même, d'un
séjour plus heureux, a dû être content
de ce Covize. Un grand félibre n'est
plus : que vive le Félibrige ! Continuer une œuvre est bien la meilleure
façon d'honorer ceux qui lui ont donné
tous les instants de leur vie.
Nous eûmes aussi le plaisir renouvelé
d'écouter Mlle Alice Josency nous lire
un conte bien conduit et plein d'esprit.
Mme Abraham nous entraîna, ensuite,
sur le « Chemin du Paradis » : le chemin qui conduit vers une mare un pauvre foutraud énivré d'amour... M. Henri
Gilbert dit deux de ses contes, toujours
emplis de cette même saveur si goûtée :
« L'home que fai la fenna, et la fennu
que fai l'home », et « Lo Chin delh curat », tous deux extraits des « Contes
de la luneira ».
Entre autres poésies, M. Chambre lut
un beau Noël de Vermenouze ; et, encore une fois, il mit dans son interprétation toute cette chaleur d'expression
que les fébbres lui connaissent. Et, comme pour accroître le regret de la perte
lourde que faisait, ce soir, la Maintenance d'Auvergne, il lut un excellent article de Gandilhon Gens-d'Armes sur
Louis Delhostal.
Ainsi, le nom de celui qu'on pleurait réapparaissait dans ce Covize de
moment en moment, comme un glas.
Il fut, cependant, un instant d'agréable surprise : un félibre limousin apporta à ses confrères auvergnats le salut de la province voisine. C'est en patois du bas Limousin que le Dr Lafarge, maire de Meyrignac-l'Eglise et
conseiller général de la Corrèze, improvisa un charmant discours où les pensées profondes côtoyaient des traits du
meilleur esprit. Discours longuement applaudi, mais où perçait un regret de
plus. Delhostal est connu et aimé en Limousin. Et le Dr Lafarge unit sa plainte
à celle de toute l'assistance.
Au cours de la soirée, MM. Besse
et Fagheon, ménétriers de la Cantalienne,
nous firent, de nouveau, entendre de la
bonne et vieille musique de chez nous.
De ces bourrées que L. Delhostal aimait tant entendre et voir danser.
Pendant quelques instants, M. Bonnieu anima l'assemblée par sa franche
gai té.
Il fut lu aussi, durant la félibrée,
une courte poésie d'un jeune poète cantalien, Pierre Moussarie : «Auvergne».
L'amour de notre terre vibre aussi bien
dans ces rythmes modernes que dans les
immortelles strophes de celui qui n'est
plus.
Le flambeau passe ainsi de mains en
mains.
Le Secrétaire
Joseph BÉRARD.

i

LOUIS DELHOSTAL
la Félibrée de Brassac.
{Dessin du peintre Alfred Lavergne).

PARIS
« Lo Covize de l'Escola de Limanha »
« Le Covize de l'Escola de Limanha ».
qui tient ses réunions au Café Voltaire, le /je mercredi de chaque mois,
s'est réuni, par exception, le 20 janvier. A cette séance mensuelle, M. RouxParassac devait donner sa conférence
sur le « Régionalisme aux temps galloromains ».
Après quelques mots de présentation
du Colonel Pessemesse, le conférencier,
avec la verve et l'humour dont il est
ooutumier, passe en revue les mouve-.
ments des différentes provinces aux diverses époques de l'histoire, en particulier de l'Auvergne, leur centre géographique et historique.
L'épopée militaire, la culture druidique
et le particularisme régionaliste qu'a laissé subsister Rome victorieuse, sont parfaitement mis en lumière et étayés sur
une solide et profonde documentation.
Sténographie a été prise de la conférence. Sa publication ultérieure, mieux
qu'une pâle analyse, permettra aux lecteurs de « L'Alauza d'Auvernha » d'en
goûter tout le charme et d'en tiret
profit.
Dans la seconde partie de la soirée,
Mme Roux-Parassac, ' de l'Opéra, toujours prodigue de son talent, quand il
s'agit de l'Auvergne et du « Covize de
l'Escola de Limanha », pendant de longs
instants, qui nous ont paru bien courts,
nous a tenus sous le charme de ses interprétations musicales d'Auvergne, accompagnée au piano par Mlle Jamin.
M. Pierre Sabatier termine par un de
ses contes en dialecte auvergnat : « L'home de L· Naneta ».
Nos vieilles danses d'Auvergne sont
enfin menées par l'a vielle habile de notre ami, le compositeur Maurice Dutheil,
que nous ne saurions trop remercier de
son aimable concours.
Le Secrétaire.

LES ARTS
A travers
les salons de peinture
Le même jour, le 23 décembre, s'ouvrait à Clermont, la traditionnelle exposition Maurice Busset-Jean Camus et le
« formidable » Sa'on du Centre : 100 exposants, près de cinq cents envois.
Les bienveillants lecteurs de « L'Alau.
za d'Auvernha » me permettront de faire un choix, sinon ils s'assoupiraient, je
le crains, avant la fin de ma critique
d'art !
Ce qu'il faut, avant tout, c'est être
utile aux artistes que l'on aime. Même
si j'avais un cœur innombrable, je devrais me borner. Ma foi, oui ! Et, pour
que mon choix ne soit pas pris dans tel
ou tel sens, je dirai, à la suite de Pascal : « Le cœur a ses raisons »... Et
aussi tout choix n'est pas parfait, serait-ce des meilleures ehns^.
Maurice Busset. — Dans son « domaine », beaucoup de belles choses disposées avec un goût très sûr. C'est une
première joie : l'œil n'est point choqué.
Mais ne faut-il pas être artiste soi-même
pour savoir faire valoir les tableaux ?
Madame Busset, la trop modeste collaboratrice de Maurice Busset, a, ici, sa
part : qu'elle ait donc sa part de compliments.
Une belle toile du Mont-BL·nc vu du
Brevenl et l'Escalade d'une aiguille sont
un hommage aux montagnes de l'Est. Ce
que j'admire le plus, dans de telles œuvres, c'est le vérisme des neiges. J'en ai
tellement vu, de ces neiges incompréhensibles !
Une petite chose très originale : Le
Château de Murols servi d'une extraordinaire façon par un cadre à grande
marge.

Tout à côté, les Glaneuses œuvrent au
pied du château : toile que l'on admire
même après avoir vu celle de Millet.
Le puy de Dôme vu du col de la
Moreno et le Retour du Troupeau, deux
pendants où l'artiste a donné toute liberté à sa palette. Mais, comme il sait
freiner les excès, aucune note discordante
de tons : la vérité vue par un excellent
serviteur.
Autre groupe : le Crépuscule d'hiver
au Mont-Dore et le Puy de Dôme au
printemps. Dans oe dernier, les genêts
en fleurs, face à la blancheur neigeuse
du géant, sont d'un bel effet.
Le Chambon au coucher du soleil et
les Puys de L· Vache et Lassolas se
répondent aussi. Ici, l'artiste est revenu
à ses premières amoufrs : un pointillisme
excessivement adroit, seule méthode pour
rendre certain effet. Le Chambon est
aussi particulièrement réussi.
Un autre Soir sur le même lac. La
mélancolie crépusculaire est rendue avec
un art consommé.
Deux Torrents du Mont-Dore. Aspects
sauvages, primitifs, sans horribles piliers
en ciment armé. Coins de plus en plus
exceptionnels.
Un bel effet aussi que les Côtes de
Clermont sous la neige.
Des lointains bien étudiés dans la
Chaîne des puys vue de la Fontaine
du Berger.
Je citerai seulement le titre de quelques autres belles toiles : Y Abreuvoir, la
Fontaine de Mont-Rodeix, Royat en automne, la Messe de Minuit, pour vous
parler du Pèlerinage de Vassivières. La
cérémonie religieuse est finie et la procession regagne ses pénates, conduite par
un suisse flamboyant. Ce tableau a une
intense luminosité bleutée, et le suisse
d'Egliseneuve-d'Entraigues, ici, semble
sortir, en ligne droite, des temps médiévaux : pensez ! Ce brave paysan a mis
toutes ses économies sur son habit et
il le promène ainsi de village en village,
aux grandes cérémonies. Un tempérament ! dirions-nous...
SALON DU CENTRE
Le premier Salon du Centre. Je dirai :
Salon d'Hiver, par opposition au Salon
d'Eté ou Salon d'Auvergne, qui s'ouvre
au Musée, aux beaux jours de juin.
Le hall, assez sinistre, de l'Ecole des
Beaux-Arts, a été rajeuni, littéralement
transformé, et il a, maintenant, un air
de bienveillance que nous étions loin de
lui connaître.
Je commence mon choix.
M. Stéphane André a son violon d'Ingres : la peinture. Il s'exerce, en particulier, dans l'aquarelle et le pastel.
L'Allier l'a souvent inspiré.
M. François Angeli, le frère du grand
Jean d'Olagne, nous expose un bon envoi : je préfère la Vue d'Ambert. On
sent que le pinceau était, ici, tout amour
pour la petite ville si aimée.
J'ai revu avec plaisir les beaux bouquets de Mlle Marie-Louise Bargheon.
Vous savez : l'animatrice des quatre
rapins montmarlois qui sont venus sur
nos places, à la belle saison ip,33 !
Ah ! quelle beauté et quelle profondeur dans certains envois ! Tels, ceux
de M. François Baron.. Il y a deux choses admirables : Y Etang aux nénuphars
et Y Eau dormante. Elles vont, je le sais,
triompher bientôt à Paris. Voilà de l'excellent régionalisme. Remarquons également, dans l'exposition du même artiste, la Clairière et le pastel intitulé Giboulée de printemps.
M. Baron ne fait rien à demi : c'est
un grand artiste.
M. Joseph Blanc était surtout connu,
jusqu'ici, comme aquarelliste, Il nous
offre deux nouveautés : Vue de Blesle
et Maison des Templiers à Chcnor.at. De
la peinture sur bois du plus bel effet.
Il est dommage que ces œuvres soient
trop sous les réflecteurs électriques. On
se fatigue les yeux à les admirer : un
miroitement bien désagréable gâte ainsi
quelques tableaux de ce salon, qui est
le « premier », il ne faut pas l'oublier.
M. Maurice Busset se rappelle à nous
avec son Marché en Auvergne et son Retour de Troupeau.
Et nous voici devant M. Chaillet :
M. Chaillet ou l'évolution perpétuelle, et
c'est un beau compliment. Le clou de
son envoi est constitué par ses espagnoladiá? : Paysage en Espagne et Cadaqués.
Les couleurs s'opposent avec une violence de coupe-gorge ! Il n'y a pas de
tableaux qui, à ce salon, ont davantage
été matière à discussion. Pour ma part,
je ne les voue pas aux gémonies, loin !

de là : La qualité première d'un artiste
n'est-ce pas de chercher, de toujours
chercher ?
ExceLlent tableau de M. Jean ChaLut.
Un grand artiste trop modeste. Le Boudoir violet, Thiers, le bout du monde,
sont des œuvres qui resteront dans L'histoire de L'Art en Auvergne.
M. Raymond-Pierre Goulon est le cadet d'une famille d'artistes qui, outre
lui, comprend MM. Roger et Jean Goulon. Les sculptures de M. RaymondPierre Goulon sont des bustes extrêmement réussis. Sa Maternité et la Diane
sont déjà des réalisations où il y a une
grande flamme. L'artiste expose aussi
une belle suite de CToquis.
Mlle Charlotte-Renée Dupin, qui est
un écrivain de bonne race, a un pinceau bien agréable.
Un gars pittoresque et vrai que le
Berger à la Grande Casquette du peintre vellave Pierre Favier. Cette œuvre
dégage, comme toutes celles du même
artiste, une vie intense et malicieuse.
Sa participation au Salon d'Auvergne est
toujours remarquée, et ses expositions
particulières, à Paris, sont très suivies.
Lorsqu'il voudra bien venir nous présenter, à Clermont, ses types du Velay,
nous sommes sûrs qu'il connaîtra un
beau succès.
Je n'ai point vu — et je le regrette
fort — le dernier Salon particulier de
M. Charles Jaffeux. Ici, il expose des
Gravures déjà célèbres et des Peintures
qui font grand honneur à leur auteur.
M. Henri Mirguet a un très bon envoi.
Ariane et sa région l'a exoellement inspiré, et son Effet de Nuit, Brume sur
Jaude est un tableau de la même lignée
que sa Cathédrale admirée ailleurs, et,
aujourd'hui, partie chez un amateur
éclairé. L'artiste nous offre aussi des
aquarelles très agréables. M. Henri Mirguet est un peintre à qui ne manque
point le talent, un solide talent.
Saint-Saturnin et ses environs est très
bien vu par Mlle Yvonne Queylard, qui,
chacun le sait, se spécialise dans de
charmants tableaux miniatures :
des
joyaux !
M. Georges Reboul-Salze expose les
savoureux Bois gravés qui ont illustré
maints livres. L'artiste est un illustrateur-né.
Le très sympathique Tmiîle Kollier
est bien modeste. Trois œuvres seulement sont exposées : son superbe Vieil
arbre du Pays d'Artense, un Effet de
neige d'une réussite consommée et une
maquette en laqué « Forêt Vierge ».
Très gourmand, j'en voudrais davantage ! Car il y a, là, quelques parcelles de
génie. N'oublions pas ce nom qui est
déjà connu, mais qui le sera de plus en
plus.
Portraits, Fleurs et Paysages composent l'envoi de M. Alfred Thésonnier.
Dans ces peintures, il continue d'affirmer ses profondes qualités.
M. André Verdier attire l'attention
de tous avec sa maquette : Chapelle
moderne. De l'ultra-modernisme qui se
réalisera, sans doute, un jour.
Et comment, ainsi qu'en une procession, ne pas citer, en dernier Lieu, la
personne vénérable et vénérée de ce Salon : M. Jules Viennet ? Le maître de
beaucoup d'exposants, et même, pour
quelques-uns, le maître des maîtres.
Quel souffle ! Quelle grandeur ! et même quelle jeunesse dans le Pont des
Capucins et le Vieux Moulin 1

•*.
Telles sont mes impressions artistiques. Mais voici une constatation qui
réjouira ceux qui aiment nos artistes,de quelque Salon soient-ils : beaucoup
de ventes. Les temps sont durs aux intellectuels, en général, aux artistes, en
particulier.
Et il est un peu consolant de constater
qu'îil y a des amateurs qui comprennent
oe qu'est Le combat — le bon combat —
contre la crise.
Joseph BÉRARD.

Pour les demandes de numéros, on
peut s'adresser à l'imprimerie La HauteLoire, 23, boulevard Carnot, Le Puy.
Chèques postaux : Clermont io5-g2 ;
Téléphone : Le Puy i-3a.

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées. Nous prions nos lecteurs de leur réserver leurs commandes.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA
DOCUMENTS

HISTORIQUES

RÉCONCILIATION
(Conte)

LA COUTUME D'AUVILLAR
CHAPITRE DEUXIÈME

Des Privilèges.

Parmi les privilèges dont jouissait la
communauté, les uns étaient probablement antérieurs à l'établissement du
système féodal et avaient été simplement
confirmés plus tard par le seigneur vicomte, les autres étaient postérieurs à
cet établissement et avaient, par conséquent, tous les caractères des concessions
seigneuriales. Nous ne traiterons, dans
ce chapitre, que de ceux dont nous ne
devons pas nous occuper ailleurs, afin
de ne pas sortir du plan que nous avons
adopté.
Section première.
AUVILLAR. — Rue des Nobles : maisons du XVe siècle et de.Cïément V; porte de la Fontaine (démolie en 1921)
Cliché Houx, Albi.

Des Privilèges.

(probablement antérieurs à l'établissement
du système féodal).
Nous considérons comme tels :
l'exemption de certains droits en faveur
de certains tenanciers autour de la ville,
l'institution des foires et marchés, et la
prohibition du vin étranger.
§ I. — Exemption de certains droits en
faveur de certains tenanciers autour
de la ville.
Tous les terrains situés au pied dea
murailles de la ville et s'étendant à une
distance de cinq stades, c'est-à-dire de
900 mètres environ, étaient affranchis
de toute redevance. Les tenanciers de ces
terrains n'étaient donc assujétis à payer
ni oublies, ni acaptes, ni ventes. Ce privilège leur avait été, sans doute, accordé
pour les indemniser du préjudice qui
leur était porté, en temps de guerre,
lorsque la ville était investie. Si cette
appréciation est juste, il résulte de l'article qui constate ledit privilège que,
avant la découverte de la poudre à canon, la largeur de la zone sur laquelle
campait l'ennemi, pendant le siège d'une
ville, avait moins d'un kilomètre de largeur.
:
g II, —- Institution des foires et marchés.
Il y avait, à Auvillar, un marché par
semaine et deux foires par an. Le marché avait lieu le mercredi. Les foires
duraient chacune huit jours et étaient
tenues, la première dans l'octave de
Pâques, la seconde avant la fête de
Sainte-Catherine. Si elles étaient avantageuses pour tous ceux qui, dans la
ville ou dans ses dépendances, exerçaient certains métiers ou se livraient
à un trafic quelconque, elles l'étaient
beaucoup plus pour le seigneur qui percevait, pendant la durée desdites foires,
des droits spéciaux, soit dans la ville,
soit au passage de la Garonne.
Le seigneur avait donc le plus grand
intérêt à ce qu'elles fussent très fréquentées par les étrangers. C'était pour atteindre ce but qu'il avait été écrit dans
l'article i5 de la Coutume : « Qui que
ce soit, homme ou femme, peut venir
en toute sûreté aux foires d'Auvillar,
soit pour vendre, soit pour acheter.
Sont exceptés, cependant, celui qui a
commis un homicide, celui qui détient
quelqu'un en prison, celui qui a mis
le feu dans la ville, enfin celui qui
s'est rendu coupable d'un crime puni
de mort. »
Et dans l'article 22 : « Le seigneur
doit sauvegarder de tout son pouvoir
celui qui apporte des marchandises dans
la ville pour les vendre, jusqu'à ce qu'il
soit rentré à son domicile, à moins
.qu'il n'ait commis un homicide, qu'il
ne détienne quelqu'un en prison, ou
qu'il n'ait causé un préjudice quelconque aux habitants de la ville. »
C'était encore dans -le même but que
la Coutume portait : « Quant aux différends qui surviendront en temps de
foire, que ce soit à raison d'un engagement, d'un dommage ou pour tout
autre motif, et quelles que soient, d'ailleurs, les personnes entre lesquelles ces
différends surgiront, le seigneur, si le
bayle reçoit une plainte ou si le cas
est tel qu'il doive en connaître sans
plainte, est tenu de prononcer rapidement, du soir au lendemain, et de faire
droit aux parties sans aucune espèce
de retard. »
Constatons que, lorsque des contestations de ce genre s'élevaient entre un
habitant d'Auvillar et un étranger, sur

tout autre marché de la Lomagne, la
cour du lieu, si elle était saisie par
l'étranger, devait lui rendre justice,
mais, dans ce cas, ledit habitant n'était
tenu de payer au seigneur ni gages ni
amende.

Les félibres et les abonnés de « L'Alauza d'Auvernha » sont spécialement
convoqués : leurs invités seront reçus
cordialement, et, s'ils le désirent, inscrits parmi nos adhérents.
PARIS

g III. — Prohibition de vin étranger.
Ce
sous
titres
faut

privilège, qu'on trouve désigné
le nom de vetilum vini dans des
latins du moyen âge, et qu'il ne
pas confondre avec le droit du
souquet, comme l'ont fait quelques auteurs, existait dans une foule de localités du Midi. D'après divers documents
des archives de Moissac, que nous avons
déjà mis en œuvre, il avait été institué
en faveur des habitants des villes, afin
qu'ils pussent supporter plus facilement
les charges communales. Ces charges,
qui pesaient principalement sur des propriétaires n'appartenant ni à la noblesse
ni au clergé, étaient d'autant moins
lourdes qu'ils vendaient plus chèrement
leurs produits, et surtout le vin, dont
la récolte paraît avoir été autrefois plus*
considérable que de nos jours. Or, ce
but était atteint en excluant de la consommation locale le vin qui n'avait pas
été récolté dans un rayon déterminé.
A Auvillar, pas plus qu'ailleurs, le vin
non récolté sur le territoire de la ville
ne pouvait donc être introduit dans ladite ville, et s'il était contrevenu, sous
ce rapport, à la Coutume, le vin était
confisqué et le coupable condamné à une
amende de soixante sous, moitié pour
la ville, moitié pour le seigneur. Le
seigneur lui-même était traité, à cet
égard, comme les autres habitants, sauf
qu'il avait le droit d'introduire dans la
ville le vin étranger qui pouvait lui être
utile pour sa consommation et celle de
sa famille.
Rien n'était prévu, dans la Coutume,
pour le cas où la récolte de vin était
insuffisante, par suite des gelées tardives, de la coulure ou de la grêle. La
municipalité d'Auvillar agissait, sans
doute, alors, comme celle de Moissac
qui, d'accord avec le conseil de la commune, permettait, dans ces circonstances,
l'introduction du vin non récolté dans
le taillable, proportionnellement aux besoins de la consommation, mais en prenant des mesures aussi minutieuses et
aussi vexatoires que celles de l'administration des contributions indirectes pour
tout ce qui concerne les boissons.
A. LAGRÈZE-FOSSAT.
(A suivre).

COVIZES
SAINT-GERMAIN-LEMBRON
« Los Amies de Lezinhac »

Nous avons annoncé, dans notre dernier numéro, le Covize du i4 janvier.
Ce Covize est renvoyé à la mi-mars.
CLERMONT-FERRAND
Le Covize du mercredi soir, 17 janvier, sera présidé par M. Victor Guidy,
secrétaire de la Maintenance d'Auvergne. Conférence par M. Brousse, architecte à Clermont, sur « Quelques églises romanes de la région de Clermont ».

Félibrée (contes, poésies, chants en langue d'oc et en français). Danses auvergnates au son du violon et de la vielle.

Réunion du « Covize de l'Escola de
Limanha », le mercredi soir 24 janvier,
à 8 h. 3o, au Café Voltaire, Place de
l'Odéon. Conférence par M. Charles
Brun : « Le Régionalisme ». Félibrée ;
danses au son de la vielle.
Que les Auvergnats de Paris aiUent
se retremper dans l'air natal en assistant aux Covizes.

LE PIN
Sous le linceul de l'hiver
Le Velay déjà frissonne.
Là-bas, la feuille se perd.
Seul, le vieux roi- du désert,
Le pin garde sa couronne.
Souffle et gronde l'ouragan !
Sur des montagnes de neige,
11 est là, fier, et narguant
La tempête qui l'assiège.
Quand le vent moissonne tout,
Quand tout penche, il est debout.
Sa forte racine a pris
Les basaltes pour nourrices.
Il tient ce siècle en mépris.
C'est l'amant des grands débris,
Des donjons, des .précipices.
De nos pères les Gaulois
Il abrita le courage ;
Il chante encor leurs exploits
En luttant contre l'orage.
C'est le barde des aïeux :
Droit, indompté, digne d'eux.
Bon comme un cœur montagnard,
11 grandit dans la souffrance.
La hache en fera, plus tard,
Ou le grabat du vieillard
Ou le berceau de l'enfance.
Sa pointe est taillée! en croix.
C'est l'arbre de la prière.
On a creusé dans son bois
Cet autre berceau, la bière ;
Et dans ses rameaux bénis
Le bon Dieu cache les nids.
On tremble, on plie à tout vent.
Le doute çlace là terre.'
Dans notre Velay fervent
Enracinons plus avant
L'amour, la croyance austère.
Sur la neige restons verts.
Gardons la foi des ancêtres.
Quand s'ébranle l'univers,
Servons Dieu, restons nos maîtres.
Quel bras pourrait arracher
Le pin, frère du,rocher?
BLANCHOT

DE

BRENAS,

d'Yssingeaux.

(Cette poésie obtint une Médaille d'or
de la Société Académique du Puy (1860).

LANGUE D'OC

L'origine du nom Aubignat
Aubignat est pour Aubignac et Albiniac. Ce dernier est la réduction de
Albiniacus, lequel se trouve dans plu-

sieurs chartes du moyen âge, et, notamment, dans un diplôme donné, en
776, par Charlemagne pour confirmer
la possession d'une propriété du nom
à'Albiniacus. Cette propriété avait été
donnée à l'abbaye de Tours.
Deux autres propriétés de ce nom
sont mentionnées dans le cartulaire de
l'abbaye de Conques (Rouergue), au onzième siècle.
Albiniacus, qui a, d'abord, désigné
une villa gallo-romaine, est formé du
gentilice romain Albinius et du suffixe
celtique acus. Albinius est, lui-même,
secondaire de Albinus, dérivé de albus,
blanc.
Au moyen âge, les abbayes ayant attiré de nombreux colons, dans leurs
domaines, beaucoup de localités se formèrent ainsi et continuèrent à porter
les noms anciens. Leurs habitants n'y
étaient généralement désignés que par
leurs noms de baptême. Lorsqu'ils quittaient leur lieu d'origine pour aller
s'établir ailleurs, on les distinguait, très
souvent, en leur donnant le nom de
ce lieu : c'est ce qui explique pourquoi
certaines personnes portent des noms
de lieux : Vissac, Bussac, Madubost,
Pommier, Poirier, Clermont, Pranal,
Aubignat, etc. Ces noms de lieux ainsi
portés par des personnes sont des noms
pérégrins.

Il y a, en France, vingt-quatre communes dont le nom s'explique par un
primitif Albiniacus.
Dans les pays de langue d'oïl, Aubignac est devenu Aubigné et Aubigny.
Henri GILBERT.

Un manuscrit de la Bible
est acheté 8.360.000 francs
par le British Muséum
Le British Muséum vient d'acquérir
l'un des plus vieux et des plus célèbres
manuscrits de la Bible. Il s'agit du
codex Sinaïticus que l'administration du
musée a décidé d'acheter pour la somme de 100.000 livres sterling au gouvernement soviétique.
Des précautions spéciales seront prises en vue du transport du manuscrit,
qui contient le texte complet, en caractères grecs, du Nouveau Testament et
une grande partie de l'Ancien. Il fut
établi vers le milieu du iv° siècle et
retrouvé en 18.44, au monastère de
Sainte-Catherine, au mont Sinaï, par
l'érudit von Tischendor. Le codex fut
offert au tsar Alexandre II et fut conservé à la bibliothèque impériale de
Saint-Pétersbourg.

TIRAGE

PROVERBES
Una fenna a contentar,
Aco es lo diable a confessar
A la bocharia, totas li vachas son
bious ; a la tanaria, totes li bious son
vachas.

DE

LUXE

Dorénavant, il sera tiré de chaque numéro de « L'Alauza d'Auvernha » quelques exemplaires de luxe. Les personnes
qui désirent en recevoir doivent s'adresser, sans rétard, à notre Imprimerie. On
peut, de préférence, souscrire un abonnement annuel à cette collection de luxe
pour la somme de 70 francs.

Depuis tantôt cinq mois qu'il avait
été libéré du service, Francis Bordier, un grand beau gars de la montagne donnait du fil à retordre à sa
famille. Non point qu'il fût parésseux, buveur ou mauvaise tête. Il
n'avait pas son pareil pour conduire
un couple de bœufs ou faucher les
luzernes d'un geste large et souple.
Il ne visitait le cabaret qu'aux jours
de fêtes carillonnées, et ne parlait
jamais de quitter les siens pour la
grande ville proche. Mais, en dépit
des objurgations et des menaces des
vieux, il s'entêtait à fréquenter la
jeune Miette Pialaroux.
Or, nub a Ignorait, à trois lieues
à la ronde, que les familles Pialaroux et Bordier étaient irrémédiablement brouillées, un peu à la manière des Capulets et Montaigus. La
mitoyenneté d'un mur de grange avait
été; il y a quelque quarante ans, la
cause de cette animosité, qui, sous
un ciel plus tragique, se fût /muée
en vendetta. Avant même démarcher,
les enfants apprenaient que l'honneur
familial exigeait d'eux une haine féroce pour leurs voisins. Le canton
se divisait en partisans des uns ou
des autres, et cela contribuait à intensifier un peu la vie, lorsque la
politique n'y suffisait pas.
Francis, comme tous les gamins de
sa lignée, avait livré, plus d'une fois,
bataille aux garçons Pialaroux, tandis que, sans la moindre galanterie,
il mitraillait les filles de menues pierres et de noyaux. Les luttes avaient
été la gloire de son adolescence.
Mais les dix-huit mois du service militaire effacèrent un peu de sa mémoire cette querelle qui lui sembla
puérile. Et, en mai dernier, lorsqu'il
revint au village, il fut sincèrement
ébloui par la dernière des Pialaroux, la petite Miette, qu'il vit défiler
à la procession de la Vierge.
Il conservait le vague souvenir
d'une fillette maigre et sans grâce,
et voilà qu'il se trouvait en face
d'une jolie fille appétissante, au regard franc. Le jour de la fête, il
osa l'inviter, et la belle parut "fière
de danser avec lui. On peut croire,
que l'affaire ne passa pas inaperçue^et les Iangues_d'aller leur train !....
Le lendemain, Francis eut une
verte semonce, et la petite, de son
côté, ne fut pas à la noce.
Il eût été plus adroit aux parents
de ne pas insister sur un épisode,
peut-être dû au hasard et à l'audace
juvénille. Mais, allez bien mesurer
les paroles, lorsque la colère vous
aveugle !...
Francis, malgré sa nature vive, supporta l'assaut avec calme, et Miette
pleura beaucoup sans répliquer.
A la fin de la semaine, la jeune
fille quittant le plateau, menait son
bétail dans un communal proche des
terres aux Bordier. Miette arrivait
toujours avec un tricot, ne levant
guère les yeux que pour surveiller
les vache^ ; mais Francis savait bien
qu'elle était suspendue à ses lèvres,
lorsque, de sa belle voix de .ténor
rustique, il lançait aux échos de la
vallée quelque vieille chanson du
pays.
Francis était un gars bien planté,
large d'épaule, avec une tête intelligente où des boucles brunes ombrageaient de beaux yeux très caressants. Quand à la Miette, on la sentait fine comme une demoiselle de
la ville. Elle savait draper sur son
torse flexible les vêtements décolorés par les intempéries. Deux lourdes nattes enroulées sur sa nuque
captaient les ondes ensoleillées de
sa chevelure, et, dans sa figure un
peu hâlée, rayonnaient deux yeux
de turquoise. Auprès des énormes
ruminants qu'elle dirigeait, elle paraissait aérienne, la petite bergère !
Une gaîté profonde pénétrait Francis, depuis qu'à toute heure du jour
il pouvait apercevoir la Miette et entendre sa voix exciter le chien. Il
n'en demandait présentement pas davantage.
Jacques LERTA
(à suivre)

�4

L'ALAUZA D'AUVERNHA

RÉGIONALISME
Académie des Sciences
Belles-Lettres
et Arts de Clermont
Dans sa séance de janvier. L'Académie
a élu membres correspondants :
Apcher Louis, chef de service à la Préfecture de la Seine, Paris.
Baudot, archiviste départemental, Evreux
(Eure).
Bourg, R. P. Joseph, Clerrnont-Ferrand.
Goiffier, chanoine, curé de N.-D. du
Port, Clerrnont-Ferrand.
Delaunay Gaston, libraire et maitre-imj «imeur, Clerrnont-Ferrand.
De Guérines Guy, château de la Rochelle, Miremont, par Pontaumur.
Gémont Louis, directeur de l'Ecole Nationale de Musique, Clermont-Ferrand.
Lafarge Antony, administrateur-directeur
de la Société l'Entente, Clermont-Ferrand.
Lhéritier P., secrétaire de la Société
d'Histoire Naturel'je,
Clermont-Ferrand.
Ligier-Belair Paul, Clermont-Ferrand.
Arnoux de Maison-Rouge, lieutenant au
3i(' dragons, Lunéville (M.-et-M.).
Abbé Malauzat, curé de La Sauvetat
(Puy-de-Dôme).
Moulin Pierre, trésorier de l'Ecole de
Limagne ; Clermont-Ferrand.
Pagenel Joseph, juge d'instruction près
le tribunal de la Seine, Paris.
Colonel Pessemesse, directeur du douze de l'Ecole de Limagne, Paris.
Peste Lucien, greffier en chef honoraire, Clermont-Ferrand.
Fourcher Jean, docteur en médecine,
Clerm ont-F errand.
Rocbette de Lempdes Victor, secrétaire
honoraire de l'exploitation des chemins de fer du Nord, château de Vaî eime-sur-Morge (Puy-de-Dôme).
Sardier Gilbert. président de l'Aéro-Club
d'Auvergne, Clermont-Ferrand.
Soûlas J., ingénieur I. A. B., ClermontFerrand.
Commandant Dupain Maroel, Chamalières.

L'année dernière, nous avions le plaisir de voir sur la liste des nouveaux
membres de l'Académie de Clermont M.
le Proviseur C. Chacornac, du « Covize
de l'Escola de Limanha » et du Comité de Rédaction de « L'Afouza d'Auvernha ». Cette année, nous sommes
heureux d'y relever trois des nôtres :
MM. Joseph Pagenel, Juge d'Instruction
au Tribunal de la Seine ; le colonel Pessemesse, Directeur du « Covize de l'Escola de Limanha », et M. le commandant Dupain, à Chamalières.
Que nos amis trouvent, ici, nos plus
sincères félicitations.

L'Auvergne aux Jeux Floraux
Le 16 décembre, dans la grande salle
de l'hôtel d'Asserat et de Clémence Isaure, à Toulouse, se déroulait le cérémonial de réception de M. Gaston Doumergue, élu mainteneur des Jeux Floraux
au siège vacant par la mort de Mgr.
Breton. Ce dernier, ancien recteur de
l'Institut catholique de Toulouse, était
le frère du docteur Dubois de ClermontFerrand. La famille était représentée
à la cérémonie par Mlle Germaine Dubois, nièce du défunt. Le professeur
Perreau prononça l'éloge de Mgr. Breton et analysa son bel ouvrage posthume
sur Joseph de Maistre.

La terre a tremblé en Auvergne
Le sismographe de l'Observatoire a
enregistré le 4 janvier, à 10 h. 57'
une secousse sismique régionale, très
faible, dont l'épicentre se trouve à moins
de 100 kilomètres.

ABONNEZ-VOUS !
COMPATRIOTES,

abonnez-vous à

l'Alauza d'Auvernha !
Tout nouvel abonné a droit à une
annonce de 4 lignes. Envoyer le texte
en même temps que le montant de
l'abonnement.

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ « L'AUVERGNE » DE LYON

« Union des enfants
de la Haute-Loire

A VENDRE

SIEGE SOCIAL : 32, RUE THOMA.SSIN

Le réunion de décembre de « L'Auvergne » fut une fête d'un charme ráre
dont les petits Auvergnats et leurs mamans garderont longtemps le souvenu-.
Quels cris de joie difficilement contenus devant le grand sapin scintillant,
devant les table&lt; garnies de jouets et de
friandises que
des
cœurs généreux
avaient déposés dans la grande salle des
fêtes de la Brasserie Thomassin ! Plus
de i5o enfants Furent ainsi dans la
joie.
Lie concert enf antin organisé par Mlle
Visseyrias, professeur de musique, et sa
troupe de bambins, fut un ravissement.
Rien n'y manquait : chansons mimées, cortèges, danses anciennes,
orchestres des « Petiots » et vieux airs
de Noël.

Après avoir remercié les personnalités présentes, les donateurs et les organisateurs, le président, M. Nougein,
rappela oe qu'était, jadis, la veUlée de
Noël, dans les vieilles familles d'Auvergne, et adressa ses voeux à tous pour la
prochaine année.
Nous avons remarqué, dans l'assistance, M. Truillet, conseiller de Préfecture, représentant M. le Préfet, M. Perret, adjoint, représentant M. le maire,
Mme Lirondelle, M. le Colonel Masson,
commandant le 99e R. L, M. Bonnefoi, du cabinet du Préfet, Mmes et
MM. Nougein, Simonnet, Petit, Salarnier, Visseyrias, Gilbert, Besseyrias, Charbier, Harman, Harrych, Dûbien, Maugat, le Dr Molimard, etc..

BEAUX APPARTEMENTS

Une fête d'hiver, présidée par M. le
Procureur Général Vibert, aura lieu, le
20 janvier, dans les Salons de l'Hôtel
Terminus.
Le banquet commencera à 19 h. 3o
(prix : 3o fr.).
A 22 h., un grand bal suivra.
Les cartes sont délivrées par MM.
Francon, Gaillard, Sabatier, Allaud, Joubert.

Avec tout le luxe et tout le confort
moderne dans bel immeuble à construire
Voir

PLAN et FAÇADES à la Librairie

Delaunay ; chez MM. Villatte, La vie. Lascombe,

marchands de papiers peints ; au

Bureau de tabacs, 3, rue de

Bellevue, et

dans la revue L'Auvergne fAltérairê, n° 71
(numéro spécial consacré à la Cathédrale de

Tous les originaires de la Haute-Loire
doivent se retrouver à cette fête de famille.

Clermond-Ferrand).
S'adresser
Boulevard

à

M. FLEURY,
Briand, i,

A.

architecte,

Clermont-Ferrand

^Téléphone 18-74), qui peut se charger de
PROJETS et de TRAVAUX de toute impor-

A SAINT-GERMAIN-LEMBRON

Hôtel TRIOZON
— Librairie

tance.

DELAIRE

Le Gérant : H. GILBERT.

Demander, à la hbrairie Delaire, l'album de L· fête du 15 Août.

Pour
L'ALAUZA D'AUVERNHA
Concours d'abonnements.
Mlle

Chambon : une annonce de
abonnements, 19 points ;
Mme Grange : 8 abonnements, 8
points ;
M. le Dr René Martrou : 7 abonnements, 7 points ;
M. Léon Chambre : 3 abonnements, 3
points ;
Mme Abraham : 2 abonnements, 2
points ;
Mlle Portai :
2
abonnements, 2
points :
Mlle Alice Josency : 1 abonnement,
1 point :
Mlle Gavaldà :
1 abonnement,
1
point :
Mlle Trapenard : 1 abonnement, 1
point ;
Mlle Seguy : 1 abonnement, 1 point ;
Mme Groisne :
1
abonnement, 1
260 fr. et 2

point ;
Mme Texier : 1 abonnement, 1 point;
M. Maurice Dutheil : 1 abonnement,
1 point ;
M. Biscuit : 1 abonnement, 1 point ;
M. Gatignol : 1 abonnement, 1 point;
Mlle P. Girard : 1 abonnement, 1
point ;
Mlle Cubizolle : 1 abonnement, 1
point ;
Abonnements directs : i3.
Total : 65 abonnements.
Pour la première série, il reste à
obtenir 85 abonnements.
Tous nos remerciements aux félibres
de St-Germain-Lembron, pour les résultats importants qu'ils ont à leur actif.

Nous remercions aussi ceux de nos
abonnés qui veulent bien renouveler
d'eux-mêmes leur abonnement, lorsqu'il
est échu, ce qui évite des frais au journal.
Nous sommes sûrs que nos amis qui
ont laissé passer, par mégarde, l'échéance de leur abonnement, feront bon accueil à la facture qui leur sera adressée.
Adresser le montant des abonnements
à M. Antoine GILBERT, Fabricant de
Soierie, 3, Place des Tapis, à LYON.
Compte ch. post. Lyon, 9.553.

LES LIVRES
Pour paraître à la fin de janvier :
MONTCELÈT, TERRE du LEMBRON
par Joseph BÉRARD.
Préface de Henri POURRAT.
Hors texte de Robert DELONGVERT.
(Prix de prose aux Jeux Floraux de
1'« Escola de Limanha », ig33).
Prix : 5 francs
Les souscriptions sont reçues chez
l'auteur et à la librairie Delaire, à SaintGermain-Lembron.

MUSIQUE
Louis Debrons, à Aurillac, a fait paraître « Chansons auvergnates » et divers chants avec accompagnement de
piano : « Bibo l'Oubernho ! », « Les
Esclops », « Lo Grondo », etc.
Maurice Dutheil, 7, rue Biot, à Paris, a édité des chansons de genre
(« Pastorale Watteau », etc.) et des
chants du terroir.
Nos amis peuvent s'adresser directement aux auteurs.

LE
«

L'Orphéon

Le Puy. — Imp. « La Haute-Loire ».

PUY
du

Velay

»

« L'Orphéon du Velay », dont l'habile direction do son chef, M. Jean
Pitacoo, a fait une phalange de musiciens réputés dans toute la région, donnait, le 2 décembre, à l'hôtel Regina,
au Puy, un banquet des plus brillants.
M. Lamartinie, chef de Cabinet, présidait, en l'absence de M. le Préfet, empêché. Il avait, auprès de lui, M. Audiard, M. le Dr Durand, maire du Puy,
M. Pitacoo, directeur de l'Orphéon, M.
Jules Boyer, conseiller général, M. Vernier, Directeur de l'Ecole Pratique, M.
Chauveau, vice-président de l'Orphéon,
M. Jouffre, trésorier, MM. 'Alvergnas,
Soulier, Verrier.
Au Champagne, M. Audiard se fait
l'interprète de l'Orphéon pour remercier tous les amis de la société de la
sympathie dont ils l'entourent. Il constate la parfaite camaraderie qui règne
parmi les membres et il ne manque pas
de féliciter les nouveaux décorés, parmi lesquels se trouve M. Lamy, qui a
reçu les palmes académiques.
M. Pitacoo, le chef qu'on respecte et
qu'on aime, reçoit, ensuite, sa juste part
d'éloges. M. Chauveau, son dévoué collaborateur immédiat, n'est pas oublié.
L'Orphéon exécute, alors, 1' « Hymne
Vellave », dont M. Pitacoo a composé
la musique sur une poésie de M. Henri
Moulhiade.
M. Chauveau retrace, ensuite, la vie
de la société, au cours de l'année, et
les manifestations auxquelles elle a pris
part, toujours avec sucés. Il vante le
bon esprit de tous les adhérents et
assure le président de l'Orphéon de
l'amitié et de la reconnaissance de tous.
M. Lamartinie lève, enfin, son verre
à la prospérité de l'Orphéon et à la
santé de tous ses membres.
La Maintenance d'Auvergne, qui a
apprécié, à sa félibrée de Brassac, le
concours dévoué que lui a donné M.Jean
Pitacco, s'associe cordialement à ces aimables souhaits.

"Vieille L-iiqueur*
VRAI RÉGAL
Livraison Paris

APRÈS

par 1 bouteille.

LE

d'Auvergne ———

REPAS. Depuis 1859,

Agent :

PONCELET, 12,

20 fois hors concours
rue

Roquette.

Roq. 59-07

Le? Booo@£ JVUi^on?
[

T S F

-=a
RU

j

ÉLECTRICITÉ S—

M OIE&amp;O,

7, rue

T S F.

St-Genès, Clermont-F.

|

Tél. 11-27

Í

VENTB - INSTALLATIONS - RÉPARATIONS - T. S. F. - LCSTRERIE - VERRERIE - APPAREILS DE CHAUFFAGE
POSTE T.S.F. PHILIPS ET IMPÉRIAL (Remise.de 10 &lt;•/„ aui abonnés de « L'Alauza d'Auvernba).

LES
25,

Rue

PATES

Clapeyron

DE

DÉLICES D'AUVERGNE
(angle

Boulevard

des

FRUITS - CHOCOLATS

SPÉCIALITÉ

: •• GRIOTTES
REMISE

QUINQUINA ** LE

5

0/0

Batignolles.

-

CAFE

D'AUVERGNE

Métro

-

Rome).

—

MIEL -

PAÍ IS,

8"

CONFITURES

FOURRÉES AU CHERRY

sur présentation de cette annonce.

GAULOIS

COMPAGNIE

'

CENTRALE

D'ALIMENTATION

—* COCEDA *—
CELUI DES CONNAISSEURS

DISTILLERIE

■

18

bist

Rue André

PE0DU1TS

GENESTINE, CLERMONT-FERRAND

—

Moinier.

AUÏEKUIRÎS

DE

QUALITÉ

J.DAMOl"

; CAFÉS, CHOCOLATS,.VINS PINS. Téléphone :

Demande de bons AGENTS pour la région Lyonnaise

S

CI.F, RMOST- FER RAND

HAUTS

1

«™ «' D"»' '.

6,27

|

Huilerie — Savonnerie — Cafés
n A MT
X
U L·l

TUT

A

T T-TT C1 T T

BU. ri 1 rxlrli U
EYGUIERES (B.-du-R.)
h,.ISON FONDÉE EN

Produits de qualités supérieurs
Expédition franco de port à clients directs
S
Représentants sérieux demandés
Expéditions à partir de 5 litres pour les huiles *
10 kilos pour le savon et 3 kilos pour les cafés S

.-f;

1876

j

LES VERITABLES SPÉCIALITÉS D'AUVERGNE
SONT FABRIQUÉES CHEZ

HOTEL DE LA POSTE !
A SAINT-FLOUR

ïtEILLâRD, Chocolatier-Confiseur

(CANTAL).

JJEAS,

31, rue Pascal, CLEKMONT-Fd

;

883

mètres.d'altitude

;

PROPRIETAIRE

.CONFORT MODERNE — CUISINE SOIGNÉE

Maison deux fois centenaire

—#

PRIX

MODÈRES

!

—

NOS AMIS
Mariage
Le samedi 3o décembre, a été célébré,
à La Voûte-Chilhac, le mariage de
Mlle Jeanne Josency, secrétaire générale du « Covize de la Ribeira », avec
M.
Régis Vigier, également de La
Voûte.
A la mairie, M.'le baron d'Anthouard,
maire de La Voûte-Chilhac et président du « Covize de la Ribeira », exprima, en termes délicats, des souhaits
de bonheur et de prospérité aux nouveaux mariés.
Les nombreux amis des deux familles
se réunirent, ensuite, à l'église, où se
déroula une belle cérémonie.
La Maintenance d'Auvergne et « L'Alauza d'Auvernha » adressent leurs vœux
de bonheur aux deux gracieux « novis »
et leurs compliments à Mme et à M. J.
Josency, conseiller municipal ; à Mme
et à M. P. Vigier, conseiller municipal,
ainsi qu'à leurs familles.

EAU

MINÉRALE

DE

SAINTE-MARGUERITE

EAU DE TABLE et de régime. — LA PLUS LITHINÈE d'Auvergne. — Très magnésienne. —
Très RADIO-ACTIVE. — Très, éliminatoire, sa consommation régulière RAJEUNIT L'ORGANISME
FAT1GU , combat l'OBÉSITE, prévient le CANCER.
Renseignements : Etablissements Hydro-Minéral de Sainte-Marguei'ile-les-Bains, par Vic-le-Comte
(Puy-de-Dôme).
Commandes àParis : Dépôt, chez LAURENT BARRAULT, Rue de I.von.

Clermont-Ferrand

GRANDE

FONTAINE

I

VISITEZ

PETRIFIANTE

FABRIQUE DE MARQUES TISSÉES - SOIERIES, RUBANS !
SPÉCIALITÉ

DES GROTTES DU PÉROU DE SAINT ALVRE

-©- A.

Prendre la Rue Gaultier-de-Biauzat entre le Bureau de Poste et
le Square Biaise Pascal — Station de Tramways.

A.

CRAVATES

GILBERT

3,

GRAND CHOIX D'OBJETS PETRIFIES,SOUVENIRS D'AUVERCVB

DE

Place des Tapis.

GIRARD,

21,

Rue

LYOM

Gassendi,

PARIS |14'|.

■

L'ALAUZA D'AUVERNHA
LE

PUY

(HAUTE-LOIRK)

BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné, déclare souscrire un
D'AUVERNHA, à partir
Au nom de M

Nécrologie

profession

Nous avons appris avec peine le décès,
à Clermont, de M. André-Antoine Darcis.
Nous exprimons nos sincères condoléances à Mme veuve Darcis et à Mlles
Darcis.

domicile

abonnement d'un an

à L'A LA UZA

du
:
_

_

_

_

Bureau de poste d
10

Un an : France, 15 fr. — Etranger, 25 fr
fr. pour les sociétaires du « Covize de l'Escola de Limanha ».

Envoyer ce bulletin en y joignant un chèque-postal
des Tapis, à Lyon. — Compte Chèques-Postaux 9-553.

à M. ANTOINE GILBERT, 3, Place

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="47297">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/835a71ef5f4f71850132aae9fbf34240.jpg</src>
      <authentication>f430254f5cb2c031efcf7c7554e6a7c0</authentication>
    </file>
    <file fileId="47298">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/2f19998f6c8088d682ec5454f32578d1.jpg</src>
      <authentication>06a73bea0185455f76539943c4605954</authentication>
    </file>
    <file fileId="47299">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/03d414b2fe0d3deab68f366053934347.jpg</src>
      <authentication>88ed895a8e48eee50a395afca5bf40f0</authentication>
    </file>
    <file fileId="47300">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/0a6fcc7aba964878776fe153c02b82f1.jpg</src>
      <authentication>70712b631ffaf393217e4c326b64eaff</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419725">
            <text>Auvergnat</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419726">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419727">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="715700">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419704">
              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates à Paris. - 1934, n°23 (Janvier)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419706">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419707">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419729">
              <text>Littérature auvergnate -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419730">
              <text>Auvergnat (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419708">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934 - N° 23</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419709">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955), Directeur de la publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419710">
              <text>Collection Jean Roux</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419711">
              <text>imp. La Haute-Loire (Le-Puy-en-Velay)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419712">
              <text>1934-01</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419713">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419714">
              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/e1428d16dbd74ef6c0705c654ac00cab.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419715">
              <text>http://www.sudoc.fr/038375966</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419716">
              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419717">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419719">
              <text>1 vol. (4 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419718">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419731">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419720">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419721">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419722">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/12762</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419723">
              <text>FRB340325101_N3_1934_01_023</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419724">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419728">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419732">
              <text>2016-03-10 Françoise Bancarel</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="95">
          <name>Date Modified</name>
          <description>Date on which the resource was changed.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437336">
              <text>2016-05-31</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437337">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437338">
              <text>Chacornac, C.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437339">
              <text>Bérard, Joseph</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437340">
              <text>Lagrèze-Fossat, A.</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437341">
              <text>Blanchot de Brenas</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437342">
              <text>Lerta, Jacques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="817802">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934, n°23 (Janvier) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600010">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600011">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600012">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="643607">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="876415">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2043">
      <name>Illustracion dels periodics=Illustration des périodiques</name>
    </tag>
    <tag tagId="149">
      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="2044">
      <name>Novèlas=Nouvelles</name>
    </tag>
    <tag tagId="2046">
      <name>Poesia=Poésie</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
