<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="12766" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/12766?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T01:53:56+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="47145">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/2c345a25bd4e9f3851990f4708cbeedf.jpg</src>
      <authentication>46b66d08c21f55c474381ce8c29b881c</authentication>
    </file>
    <file fileId="47267">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/5006e98dcf58a06194c59bc29d4e9136.xml</src>
      <authentication>738684d7304da39f5a32a8cbd45e2151</authentication>
    </file>
    <file fileId="47268">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/95c91f06fbb4715e26bc3f924c2fac0f.pdf</src>
      <authentication>30263e508cdeeb785224704059a4703e</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="612373">
                  <text>CINQUIEME ANNEE.

Le mrmeivv spécial : î fr. M. Etranger : 2 fr. 50.

- N° 47.

AVRIL 1933.

Direction :

GILBERT

HENRI
7,

Rue Serret,

7

CLE RMONT-FER RAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis, 3
LYON

Chèques-Postaux :
Lyon : 9-553

ORGANES la MAINTENANCE d'AUVERGNE «t des SCOETES AUVERGNATES à PARIS

M. BUSSET.
A. CAS ATI.
C. CHACORNAC.
J. CHAUBONNJER.
D' A. DELANEF.
L. DELHOSTAL.
L FARGES.
J. FREYCENET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GUIDY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
!.. M AUKAN'NES.
II. NOUGE1N.
J PAGENEL.
L'-Ci E. PESSEMESSE.
M'"" IÎAOL"L ÜUPAIN.
F. ROCHEZ.
Or E. ROUX.
M"' B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

LE RÉGIONALISME DANS L'ŒUVRE DE JULES ROMAINS
Conférence faite au

Covize de l'Escola de Limanha », à Paris, ie 22 février 4933, par J. CMRLES-BKUN, agrégé de l'Université
Délégué général de la Fédération Régionaliste Française

Avant de donner à nos lecteurs ie texte
de L· conférence de M. Charles-Bran,
nous ne saurions mieux faire que de
reproduire la charmante allocution
prononcée, en manière de présentation,
par le président, notre éminent colL·borateur et ami, M. Chacornac, Proviseur honoraire du Lycée Condorcet :
« Mesdames,
« Mes chers compatriotes,
« Je n'aurai pas la mauvaise grâce de
retarder, par de vaines paroles, le plaisir
qui vous est promis d'entendre, ce soir,
M. Charles-Brun vous parler du « Régionalisme » dans l'œuvre de Jules Romains.
« Poux être sûr, ayant, cependant,
quelques mots à lui dire, de ne pas aller
au-delà des limites qui nous sont permises, j'ai écrit ma petite improvisation ;
comme cela, je suis certain de la limiter
avec exactitude.
« Vous m'en voudriez de ne pas le
remercier, tout d'abord, lui, l'Universitaire éminent, poète délicat, et surtout
Délégué Général de la Fédération Régionaliste française, de l'honneur et de
l'amitié qu'il nous fait, ce soir.
« Mon cher Collègue, vous n'êtes pas
Auvergnat, puisque vous êtes né au GLapas, à Montpellier. Je puis bien vous
dire que ce pays de Montpellier — qui
m'est cher pour d'autres raisons — m'a
révélé que votre nom y est demeuré entouré de sympathie et d'honneur par le
souvenir qu'y a laissé votre vénéré père,
et c'est une joie, pour moi, da vous le
dire publiquement, car les vieux amis
que j'ai, là-bas, me parlaient de vous
tout récemment et me rappelaient ce
qu'avait été Monsieur votre frère au
Lycée de Montpellier, et cela en dit long
à un vieux professeur. Mais, sans être
Auvergnat, les affinités profondes de
la langue d'oc ont eu pour effet bienfaisant, pour vous dire toute ma pensée, de vous orienter vers notre groupement.
« Vous vous liiez, il y a plus de
3o ans, avec notre ami Eugène de Ribier, et c'est vous qui, le 29 octobre
190g, si ma date est exacte, sous la
présidence de Maurice Barrés, au nom
de la Fédération Régionaliste française,
avez donné cette magistrale conférence
qui fut vraiment le baptême de la « Veillée d'Auvergne. »
De cela, ceux de ma génération ont
le droit de se souvenir, et, depuis, que
vous disiez au public votre culte pour
notre grand Mistral dans une plaquette
merveilleuse aussi généreusement pensée
que fermement écrite, que vous rendiez
à l'art régional le témoignage aussi vivant que précis qu'annonce votre premier
volume des « Costumes des Provinces
françaises », ou encore que vous contiez la bataille pour le puy de Dôme,
toujours fidèle à votre pensée, NOUS
nous aidez à puiser sans cesse aux sources pures du terroir la sève qui nourrit
les énergies profondes.
« Votre sujet de ce soir est dans
cette ligne harmonieuse, et cette rencontre était inscrite, j'en suis sûr, au
livre des destinées. En voulez-vous la
preuve? Souvenez-vous, le 10 mars igo3,
la « Revue des Poètes » s'ouvrait sur
un hommage de votre plume à l'idéa-

VELAY.

—

SOLIGNAC-SOUS-ROCIIK.

lisme du poète Emile Trolliet, un Universitaire, lui aussi.
« Or, deux pages plus loin, dans le
même numéro de la « Revue des Poètes », on peut lire encore un poème
fervent dédié à Emile Trolliet, et c'était
signé d'un tout jeune favori des Muses,
né moins de 18 ans avant à Saint-JulienChapteuil.
« C'était un brillant élève de Première
Supérieure du Lycée Condorcet et qui
se faisait appeler, en ce temps-là :
« Louis Farigoule », celui-là même dont
votre sympathique et pénétrante analyse
va nous dire dans quelle mesure persistent dans son œuvre de génie les traits
de la nature et de la vie sur lesquels se
sont arrêtés ses yeux d'enfant.
« J'aurais mauvaise grâce de dire encore ce qui me vient à la pensée. Je
me suis limité.
« La parole est à M. Charles-Brun. »
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
IÍ1 y a environ un an, dans cette même
salle, je vous parlais du régionalisme de
Jules Vallès. Je suis un peu plus à
l'aise pour vous parler, aujourd'hui, du
régionalisme de Jules Romains, car je
ne pouvais que me rapporter aux ouvrages de Vallès, tandis que j'ai, sur Romains, des souvenirs personnels.
Je l'ai connu, non point, comme vous
le rappelait, tout à l'heure, M. le Président, brillant élève de première supérieure au Lycée Condorcet, mais, déjà
brillant, dans la classe de troisième de
ce même lycée, où je faisais une suppléance. Il s'appelait, alors, Louis Farigoule.
Je l'ai retrouvé, plus tard, car les hasards de la vie universitaire nous ont
fait rencontrer à Laon, où il professait
la philosophie. Depuis, j'ai gardé avec
mon ancien élève et collègue, des relations amicales, aussi suivies que le permet, hélas ! la vie de l'homme de Lettres, en notre temps.
Romains, à vrai dire, n'est pas Auvergnat : il est vellave. Son cas est celui
de Vallès ; mais le Velay est proche
de l'Auvergne, et je vous sais volontiers
annexionnistes. Il est né, en effet, le
28 août i883, près de Saint-JulienChapteuil, à l'autre bout des Cévennes
d'André Chamson, et son nom de Farigoule sent la garrigue du Mézenc. Il
est donc bien de ce Velay « grave et

violent », dont George Sand a tracé
le portrait ethnique dans son « Marquis
de Villemer ». Ma causerie ne saurait
avoir de meilleur liminaire :
« ... Je trouve, ici, une race très caractérisée, qui est en harmonie physique avec le ciel qui la porte : maigre, sombre, rude et anguleuse dans sa
forme et dans ses instincts. Mais je vois
en elle surtout la vivante empreinte du
régime féodal, un esprit de soumission
aveugle, en réaction perpétuelle avec un
esprit de révolte farouche, une lutte
entre la superstition qui accepte tous
les abus, et les passions violentes que
la superstition exalte... Le culte passionné des images, qui est un resite de
l'idolâtrie païenne... La foi stupide aux
petits miracles locaux, les vices du cloître, la haine et la vengeance en première ligne, voilà, non pas le paysan
velaisien tel qu'il est aujourd'hui, — il
s'est beaucoup amendé depuis quarante ans — mais ce que son histoire locale et ses monuments montrent, à
chaque pas, à chaque ligne... Je te parle
là des paysans de la montagne, ceux qui
se rapprochent du bassin et de ses villes sont plus civilisés. Ils sont probes
et fiers. Rien de servile dans leur accueil et un grand air de franchise dans
leur hospitalité. Ils ont, certes, dans
l'âme, les âpretés et les beautés de leur
terre et de leur ciel... »
Vous le voyez, mesdames et messieurs,
ce texte, l'un de ceux qui nous permettent de revendiquer George Sand
comme Régionaliste, est bien un excellent liminaire : les traits de race y sont
très exactement indiqués avec les traits
historiques. C'est le double façonnage
du ciel,- du sol et des eaux, d'uihe part,
— le sol, a dit Proud'hon, est la première moulure de la race, — et, de l'autre, du passé avec ses monuments, ses
souvenirs, ses traditions. La terre et les
morts, selon la formule de Maurice Barrés. Ce sont précisément ces traits qu'il
nous faut essayer de retrouver, un peu
épars, à travers l'œuvre de Jules Romains.
Je voudrais, d'abord, établir une distinction à laquelle je tiens : celle qu'il
faut faire entre le régionalisme conscient
et le régionalisme inconscient.
Le premier cas est celui de Barres,
qui s'applique à retrouver au plus profond de lui-même cette empreinte du
passé et du sol, et d'en tirer tout ce

qu'il peut en tirer. D'assez lointaine ascendance auvergnate, mais d'immédiate
ascendance lorraine, il s'est retrouvé une
patrie spirituelle, il a fait une lorraine
à son image, il s'est fait ensuite à l'image de la Lorraine. Votre Pourrai, encore qu'il se défende d'être un écrivain
régionaliste, parce que le mot est galvaudé ou rétréci, un Charles Silvestre,
un Pesquidoux, un Giono, sans effort,
semble-t-il, sont des regionalistes conscients.
Le second cas est celui de Romains,
qui n'accepterait, peut-être, pas volontiers l'épithète de régionaliste. Il faut
dire que Pourrat n'a pas tout à fait tort
et que l'on a fait du terme un assez
fâcheux emploi, soit qu'on l'applique
sans discrimination à tous ceux qui
chantent leur terroir, soit qu'on lui donne un sens si étroit qu'il semble borner
l'horizon de l'écrivain. Par ailleurs, Jules Romains, fondateur de l'unanimisme,
ne saurait être pleinement des nôtres.
Mais la race vit en lui, qu'il le veuille
ou non : elle l'a marqué.

•*
Marqué d'une empreinte plus faible
que celui qui reste au pays, Romains
a peu habité le Velay : c'est Un Parisien. A vrai dire, nous sommes quelques-uns, qui, vivant à Paris, mais originaires des provinces, y restent fidèles,
et, pour communier dans leur esprit,
se cherchent et se réunissent, comme
vous le faites ce soir. Romains n'ignore pas ces groupements d'originaires.
Jacques Godard, le héros de l'un de ses
premiers romans, « Mort de quelqu'un »,
« était membre d'une association des
Enfants du Velay qui se réunissaient le
premier samedi de chaque mois, dans
un café, rue de Rivoli. Godard n'assistait pas souvent aux séances (vous savez que nos sociétés n'ont que trop1 de
ces membres irréguliers), mais il arrivait qu'on parlât de lui, à quelque table.
Son image, ainsi, flottait un instant avec
les voix et les fumées. »
Mais Romains, qui a, de bonne heure, habité la capitale, — son père était
instituteur à Montmartre, — n'est pas
seulement parisien : il aime Paris. Il a
écrit « Le vin blanc de la VMette »,
« Puissance de Paris », et le quatrième
volume de cette fresque ou de cette
grande symphonie que seront « Les
hommes de bonne volonté », est intitulé : « Eros de Paris ». Il a raconté
comment, à dix-huit ans, rentrant du
Lycée Condorcet chez son père, et suivant la rue d'Amsterdam, il a eu comme
une illumination. Cette soirée sera sa
« nuit de Pascal », réminiscence littéraire ou souvenir personnel. Il se sent
baigné dans l'àme fraternelle de la rue,
de ses passants, de ses réverbères :
« Il fit, ce jour-là, écrit M. André
Rousseaux (Figaro, i3 février 1932),
si l'on ose dire, sa première communion
unanimiste. » M. Rousseaux, qui n'aime pas Romains, définit l'unanimisme :
« Une grande ville qui monte à la tête
d'un déraciné ». Cela est sévère, mais
mon propos n'est point de vous exposer
la théorie unanimiste. Je cède, néanmoins, un instant, la parole à M. Georges Duhamel, qui fut l'un des premiers
compagnons de Jules Romains et traduit
plus sympathiquernent sa pensée :

« La ville est le plus grand dieu. Organisme considérable, expression supérieure de la vie, elle possède, plus que
tout autre, la forme, c'est-à-dire la fixité, au travers de la mutabilité. Le renouvellement ininterrompu de sa matière
n'altère pas son identité. »
Fervent de la grande ville, Romains
semble ne pas aimer la petite. Il a
donné, dans sa jeunesse, un petit livre
qui répond assez bien à ce que les normaliens appellent un « canular », série
de farces racontées avec une verve bouffonne. « Les Copains », — c'est le titre —, ont une localisation auvergnate :
ils ont pour cadre Ambert et Issoire.
Errant dans Ambert, vers les minuit,
les copains n'ont rencontré qu'un sergent de ville assez méfiant. Tout dort.
« Ambert a moins de réalité que le
cimetière de Picpus. Nous avions trop
présumé de cette ville. Nous ne parviendrons pas à l'engrosser d'un événement...
Tenez!... Ecoutez-moi ça... Contemplez
oe sommeil... Soyez présents à ce rien...

Non, non, je n'ai jamais admis la création ex-nihilo.
« Nous sommes ici, n'est-ce pas...
quoiqu'on finisse par ne plus en être très
sûr, et qu'une telle absence de tout,
horriblement semblable à certains rêves,
n'appelle l'idée d'aucun lieu... »
Et le gardien de la paix, qui les a
interrogés, « garde le néant. 11 est, en
vérité, le gardien de la paix d'Ambert ».
Remarquez que, de ce même thème
du silence de la petite cité, on peut,
suivant une autre disposition d'esprit,
tirer tout autre chose que ce mépris
virulent. Dans cette ville, qui semble
endormie, que de drames, peut-être !
Que se passe-t-il, dans ces maisons silencieuses ? Quelles passions, d'autant
plus fortes qu'elles sont plus comprimées, habitent derrière ces murs ? Je
songe à tel poème admirable d'Albert
Samain...
Même note pour le bourg, le bourg
qui sera régénéré, mais qui, au début
de l'ouvrage qui porte oe titre, ne sait
pas encore avoir une âme unanime.
« Ses devoirs de cité, elle (la petite
ville) n'en pratiquait aucun. Elle dormait à plat ventre sur un pays agricole
dont elle suçait et absorbait le travail;
au cours de béates digestions. Elle n'était
ni un centre producteur, ni un Heu
d'échange, ni un entrepôt. Elle touchait
le loyer des fermes et les rentes de sommes prêtées aux paysans. »
Mais, ici, Romains rej oint les regionalistes qui tentent de combattre l'engourdissement des petites villes absorbées, peu à peu, par une centrahsation
contre laquelle elles ne savent pas réagir. Le bourg ne transforme pas en
beaux monuments, en représentations
théâtrales, en fêtes, en poèmes, la vigueur la plus pure, la plus fine de la
oontrée. » C'est tout un programme de
reviviscence, qu'applique déjà tel petit
centre que nous connaissons (je ne suis
pas sûr que mon point de vue soit juste,
car notre auteur se veut, avant tout,
humain) :
« Il faudra bien qu'un jour on soit
l'humanité » (La Vie unanime) ;
J.
(A suivre).

CHARLES-BRUN.

�L'AUAUZA D'AUVERNHA

2

FELIBIFt IG-E
et nourrir votre esprit par des œuvres
littéraires, de flatter votre palais païdes mets délicats ou de vous pourvoir
de tous les objets nécessaires à la vie
courante, adressez-vous aux produits auvergnats qui vous donneront toute satisfaction. Vous contribuerez ainsi à la
défense de notre économie nationale, qui,
majeure depuis longtemps, n'a nul besoin d'être dirigée, mais demande simplement qu'on ne lui encombre point
la voie par1 tous les obstacles qu'on a
pris l'habitude de semer à foison sous
ses pas.
« Et je termine par oe conseil, conclusion logique de ce que vous venez
de voir : Achetez Auvergnat, car vous
achetez ainsi deux fois Français 1 »
Vient, ensuite, une courte fé'ibrée au
cours de laquelle nos sociétaires nous
disent : M. Sabatier : « Corage, grant
aooehaire ! » — M. Maurannes : « Lo
Torsinhas delh Grangier. » Et, pour finir, Mlle Odette Dousset, de l'OpéraComique, où elle vient de chanter pendant deux heures, n'a pas hésité à s'imposer oe surcroît de fatigue pour venir
nous tenir un délicieux moment sous le
charme de sa voix de cristal aux inflexions si prenantes. Ce fut le digne
couronnement de cette belle soirée.

PARIS

LO COVIZE
DE L'ESCOLA DE LIMANHA
Le 22 février, « Lo Covize de l'Esoola de Limanha » tenait sa réunion
mensuelle au Café Voltaire. Malgré les
circonstances atmosphériques défavorables et les violentes rafales de neige se
succédant à intervalles rapprochés, l'assistance y fut nombreuse et brillante.
La qualité du conférencier, l'attrait de
la vente-réclame abondamment pourvue
par la générosité tant de nos amis
que des industriels et commerçants qui
y collaborent fidèlement chaque année,
ont oontribué à ce succès.
Le président de la réunion, notre éminent sociétaire, M. C. Chaoornac, proviseur honoraire du plus parisien de nos
lycées, qui a eu sous sa direction, à des
titres différents, et le conférencier et
l'écrivain dont l'œuvre était le sujet de la
conférence, nous les a présentés, l'un et
l'autre, en une élégante allocution.
11 a donné ensuite la parole à M.
Charles-Brun. Le brillant et dévoué Délégué Général de la Fédération Bégionaliste française nous a montré l'influence
du sol natal sur l'œuvre de Jules Romains. Nous ne ferons pas l'analyse
de cette étincelante causerie.
L'éminent conférencier nous a, une
fois de plus, manifesté sa bienveillance
à l'égard du Govize, en nous en autorisant la publication dans « L'Alauza
d'Auvernha » : qu'il trouve, ici, l'expression de notre gratitude.
L'es applaudissements qui accueillent
la péroraison de la conférence sont à
peine éteints, que le Colonel Pessemesse,
notre directeur, prend la parole pour
présenter à l'assistance les produits exposés en vue 'de la vente-réclame qui,
artistement mis en valeur par les soins
de notre dévoué secrétaire, M. Joseph
Freycenet, ont provoqué l'admiration de
chacun.
La place nous manque pour reproduire son allocution qui, après avoir
passé eu revue les productions artistiques, littéraires et gastronomiques mises
en vente et dont nos lecteurs trouveront
rénumération plus loin, se termine ainsi :
« L'artisanat c'ermontois dont, chaque
année, vous avez pu admirer à Boyat
les si brillantes et si intéressantes expositions, est représenté à notre soirée par
les seules œuvres du maitre maroquinier
Léon Dumas, dans lesquelles se manifeste le sens artistique le plus sûr. Nous
lui ouvrons, pour l'année prochaine, une
large place qu'il voudra bien, je pense,
mettre à profit.
« L'industrie thiernoise de la coutellerie, qui n'apparaît pas pour la première fois, dans nos réunions, y est représentée, cette année, très brillamment,
et ce m'est un agréable devoir de lui
souhaiter la bienvenue.
« Dans les achats de cet ordre, ne
vous laissez pas séduire par les offres
qui pourront vous être faites de produits
de Sheffield, de Solingen ou d'ailleurs.
Les aciers employés à Thiers peuvent
victorieusement supporter la comparaison avec ceux de toute autre provenance. Une réputation plus de cinq fois séculaire en atteste la qualité. Quant à
l'art mis dans les montures, il est inimitable et porte bien l'empreinte du
goût français caractérisé par ces trois
qualités : solidité, simplicité, élégance
harmonieusement réunies.
« Au cours de vos pérégrinations en
Auvergne, ne manquez pas de réserver
une journée à la capitale de la coutellerie. Le pittoresque de la vallée de la
Durolle, les curiosités de la vieille ville
qui a conservé, en maints endroits, son
caractère du xve siècle, valent, à eux
seuls, une visite. Vous pourrez, en même
temps, vous initier à la fabrication, si
intéressante, du couteau. Vous serez, on
effet, aimablement accueillis dans l'une
quelconque des nombreuses usines pourvues des perfectionnements les plus modernes. Car, malgré une vie industrielle
déjà longue, jamais Thiers ne s'est laissée devancer par le progrès.
« Enfin, profitant de votre passage
dans cette ville pour effectuer les achats
qui peuvent être utiles ou agréables soit
à vous-mêmes, soit à vos amis, vous
récupérerez les frais de votre voyage.
« Qu'il s'agisse de charmer votre vue
par des œuvres artistiques, de distraire

Le secrétaire général,
Pierre SABATIER.
Covize du 22 mars.

i

« Lo Covize de l'Es cola de Limanha »
a tenu sa séance de mars le mercredi 22,
sous la présidence de notre écoinenbe
compatriote, Mlle Amélie Murât.
\près une délicate et spirituelle allocution de la présidente de la réunion,
la parole est donnée à notre directeur,
le Colonel Pessemesse, qui poursuit son
récit des événements qui ont marqué
le séjour de Marguerite de Valois en
Auvergne, depuis son arrivée à Ybois
(oct. i586) jusqu'à son départ pour
Paris (juin i6o5).
C'est, d'abord, sa capture par Canillac,
avec celle d'Andiac, la pendaison de oe
dernier et l'«i»prisonnement de Margot
à Usson. Ce sont, ensuite, les premières
années de son séjour dans la citadelle
auvergnate, marquées par la gêne et les
menaoes perpétuelles de son frère, d'abord, de son mari ensuite, auxquelles
se joignent les intrigues de Charles de
Valois. Après cela, la période de calme
correspond aux débuts de la longue procédure du divorce, qui, ouverte au printemps de i5g3, lui permettra, avec le
retour des ressources dont elle avait été,
jusqu'alors, privée, de poursuivre la tradition des Valois en s'entourant d'une
oour de lettrés, de poètes et de savants.
Enfin, puisqu'il s'agit de Margot, ses
amours, qui, après avoir fait la part
d'une médisance aussi tenace qu'intéressée, se trouvent considérablement réduites. Au point que l'historien qui ne
veut baser son jugement que sur des
documents sûrs, est incapable de déterminer si cette précieuse avant la lettre
ne fut pas simplement une Platonicienne.
Suit une oourte félibrée, en raison de
l'heure avancée. M. Sabatier dit deux de
ses contes, Mlle Roziès un sonnet et
M. Atbigez une poésie de Jasmin.

CLERMONT
Notre secrétaire n'ayant pu, malgré
son bon vouloir préparer à temps le
résumé de l'attrayante conférence, de
M. Germouty, nous le donnerons le mois
prochain.

LES COMPAGNONS
DU TOUR DE FRANCE
(suite)
Boudon, de Saint-Beauzire, dont j'ai
le livret sous les yeux, commença son
Tour de France à Brioude, chez Antoine
ChaUet, maître-menuisier ; le baron de
Talairat lui signa un -passe-port qu'il
montra à Saint-Etienne, Bordeaux. SaintLaurent (?), La Boche-Gaillard, A gen,
Touiouse, Sète, Montbazin, Aupis. Carpentras et Montéumar. Il se fixa à
Brioude, où son fils, l'ami Boudon, a
continué le métier. Son tour avait duré
quatre ans : I843-I847.

Le tisserand Gagne, de Gagne, fondateur d'une famille qui existe encore
au même village, sous le même nom,
prit son livret en Avignon, en 1600. Cette
pièce est curieuse, par les notes que
5 générations y ont inscrites et aussi
pai- les dessins des trames usitées dans
le tissage : la grande Venise, le petit
Damas, pour- faire des perles, etc.
Et je termine par le plus cocasse des
types rencontrés sur les travaux, et toujours, bien entendu, dans la masse compagnonnique, le grand, gros, épais et
mal taillé Lyotard, surnommé le Grand
Cadabras (le grand cadavre).
Compagnon tailleur de pierre, rencontré au tunnel de la Vernelle, près Dunières, dans les chantiers Combannières, et retrouvé, ensuite, près d'Estivareilles, sur la ligne de Sembadel à Bonson, chantiers Peyroche.
Il n'avait oouru qu'une fois en sa vie,
disait-il, pour attraper sa Nanette.
Celle-ci l'avait quitté quand il avait
passé dans la « terrasse ». Sans être
débauché, il n'avait jamais pu lui assurer, proprement, le pain de tous les
jours.
Et gai quand même, et faiseur de
tours.
« — Viens nous chanter ta chansonnette, disait la patronne de la cayenne, à
un petit garçonnet d'ouvrier. Elle commence : « Briquet m veut pas garder
les bœufs... »
«
Oh ! dit le gosse, j'en sais une
autre :" « J'ai fait-t-une maîtresse, dis,
compagnon... »
On devine l'éclat. L'enfant, effrayé
du résultat, bégaye et pleure : « C'est
monsieur Cadabras ! C'est monsieur Cadabras ! »
Jamais ce dernier n'avait tant ri ! Enfin, dépourvu d'argent, d'habits décents,
sans crédit et tenaillé par les rhumatismes, il suivit son neveu qui le ramena
en Basse-Ardèche. Leur départ, par la
diligence, fit sensation : les deux mastodontes s'y insinuant avec difficulté.
Je délaisse bon nombre de compagnons connus, notamment un forgeron
des environs de Brioude et une brochette
de ChaliergUais, qui, me touchant de
près, n'ont pas peu oontribué à me documenter.
Il me faudrait, pour clore ce voyage
dans le passé, de la musique et des couleurs, car il s'agit des chansons que,
enrubannés et fleuris, les compagnons
chantaient en leurs banquets ou chez
la mère, en fin de journée.
D'abord, les anciennes, celles qui prêchaient la haine, les combats, le sang,
car, malheureusement, les compagnons
se battaient, souvent, et avec rage.
Une bataille sanglante eut lieu en
Crau, vers 1780. Les compagnons de
Salomon, d'un côté, ceux de maître Jacques et du père Soubise, de l'autre,
se livrèrent un combat sans merci. Il
fallut la force armée pour les séparer.
Beaucoup de morts et de blessés.
Plus grave fut, dit-on, celle que les
mêmes sociétés se livrèrent, en 1816,
dans l'Hérault. Longtemps à l'avance, les
jeunes hommes, prévenus, s'organisèrent
et se mirent en marche vers le lieu
du rendez-vous : Vergèze.
11 en vint depuis Toulouse, depuis
Marseille et Avignon. Il y eut plusieurs
dizaines de morts. Non loin d'Orléans,
autre bataille rangée et sanglante.
En pleine ville de Lyon, les boulangers et les forgerons se battirent à
coups de cannes. Il y avait des blessés
graves et un mort, quand le guet arriva.
« Aussitôt, les belligérants se retournent
avec ensemble contre la police, la rouent
de coups, la mettent en fuite en lui faisant deux morts et douze blessés. »
Quant aux rixes individuelles,
elles
étaient fréquentes : souvent, elles ressemblèrent à des assassinats. Sur la route de Viviers à la montagne, un compagnon charron fut assassiné par un
adversaire, autrefois vaincu par lui. L'un
des deux, je ne sais lequel, était originaire du Velay.
L'arme dangereuse, adoptée par la
généralité des compagnons de tous états,
était le campas de fer.
Les chansons reflétaient ces mœurs;
elles entretenaient les haines en enflammant ces têtes de vingt ans :
Et les Gavots infâmes
Iront dans les enfers.
Brûler dedans les flammes,
Comme des Lucifers.
Ceux de maître Jacques, associés aux
enfants de Soubise, s'en vont à Orléans :

Pour vivre, dans leur chemin,
Se firent coupeurs de bourse,
Crainte de mourir de faim.
La mèrè prend parti :
Au Gavot la grimace,
A l'aspirant les yeux doux ;
Au Dévorant, je déclare
Qu'il sera mon époux.
Et enfin :
Frappons ! que nos bras réunis
Ecrasent tous nos ennemis !
Des cieux, Salomon nous contemple.
Il faut savoir vaincre ou mourir :
La mort ! la mort ! ou la victoire !
A ces chants de guerre, Perdiguier
essaya de substituer des chants moraux.
Il en composa ; quelques compagnons
en firent autant. Ils n'eurent aucun succès, et cela s'explique :
Dignes enfants du roi dont la sagesse
Créa, jadis, nos équitables lois,
En ce beau jour, le cœur plein d'allégresse,
Avec ardeur accompagnez ma voix.
Ou encore :
Tout croît, tout fleurit dans les champs ;
Partout renaît le vert feuillage ;
Profitons des beaux jours naissants,
Chers enfants du compagnonnage.
« — O Calliope, ô ma verve infertile ! » dit Bénardeau, Tourangeau, menuisier de liberté.
« — Pardonne-moi, si je t'outrage, ô
Apollon ! » dit Briard, le Décidé.
Ce n'était pas excitant. Une mention
pour une de Perdiguier :
L'on voit dans une vaste salle
Nos compagnons, nos jeunes gens,
D'une aptitude sans égale,
Cueillir, répandre les talents.
Chacun, pénétré d'un beau zèle,
Jette ou reçoit quelque clarté
Dans cette écoh mutuelle
D'art, de science et de fraternité.
C'est la chanson didactique dont l'allure placide est aggravée par l'air sur
lequel elle fut ajustée : Air de Ma
Normandie.
Mais voici celle de mon Lyotard.
Le compagnon à sa Lise :
En
En
Au
Je

compagnon fidèle,
pur et tendre amant,
Devoir, à ma belle
demeure constant.

Mais entends-tu cette voix éclatante,
Puissante voix d'un digne compagnon ?
Je reviendrai : Lise ! Lise ! au revoir !
J'ai oublié la suite, mais non le tonnerre du chanteur, ni les coups de poing
sur la table, accentuant le cri final. Un
coup tout seul aurait suffi pour éteindre à jamais la pauvre Lise...
Enfin, sont trois bons garçons réunis,
qui ont chanté cette chanson, du répertoire de ma mère :
Depuis Lille jusqu'à Valence.
J'ai fait cent lieues sans travailler ;
Mais en rentrant dedans la ville,
J'entends les Compagnons chanter.
Honneur! honneur! bourgeois, bourgeoise,
Compagnons, si vous en avez ;
N'auriez-vous pas d'ouvrage à faire
Pour un maître-serrurier ?
— Si fait, si fait, répond le maître,
Pourvu qu'il sache travailler ;
Nous avons une serrure à faire,
Il faudra la lui donner.
Il n'eut pas fait demi-forgée.
Le maître vient le visiter :
Regardez, bourgeois, bourgeoises,
Si cet ouvrage il est bien fait.
Oh oui ! oh oui ! répond le maître,
Vous entendez votre métier,
Nous avons notre fille aînée,
Il faudra la lui donner.
Bien grand merci, bourgeois, bourgeoise.
Ainsi qu'à votre fille aînée,
J'ai commencé mon Tour de France,
S'il plaît à Dieu, je le finirai !
C'est à dessein que je termine mon
histoire du compagnonnage par ce tableautin en musique, chanté mezza voce,
avec les abondants triolets que nos anciens mettaient ; ad libitum, dans leurs
naïves chansons.
Et je serais plus fier de l'avoir composée que d'avoir mis au monde les
féroces couplets du temps des batailles
entre Devoirs, de même aussi que les
homélies de Perdiguier et autres Vendôme-la-clef-des-cœurs.
Par un beau soir de fête, après trois
gouttes de bonne marchandise, tombées

dans de trop petits verres, trois chanteurs chantaient.
Le premier donna « le pauvre laboureur » : je suis le pauvre laboureur.
En fait, après le b, a, ba professionnel,
il œuvrait, musicalement, dans une contrebasse en si bémol.
Le deuxième chanta le pauvre paysan
qui vient de perdre « la plus aimable
ménagère, voilà-z-à quoi je suis réduit ;
j'ai six enfants (bis) dans la misère ».
Ce célibataire endurci fond des canons
à San Tiève (Saint-Etienne) et joute en
Saône. Il est compagnon convaincu et
« rogne » de n'avoir dans son répertoire
que des banalités genre Cadabras :
J'ai fait une maîtresse, dis compagnon (bis).
Au pays de Bourbonnais, compagnon de
[voyage,
Au pays de Bourbonnais compagnon étran[ger.
Le troisième le ravit avec son serrurier du Tour de France :
S'il plaît à Dieu, je le finirai.
Et ce concert improvisé plut énormément aux trois chanteurs.
Pierre

MAMET.

EXPOSITION du TRAVAIL
L'Exposition artisanale qui a eu lieu
du IER au i5 mars, à la Salle Gaillard,
avait réuni un ensemble d'oeuvres fort
intéressantes.
Signalons, tout d'abord, celles de
l'Ecole départementale d'architecture de
Volvic, qui accueillaient — et fort bien
— les visiteurs, à l'entrée. Dans la salle,
les Ecoles Professionnelles de Clermont
occupaient une place importante : broderie, lingerie, céramique, décoration, architecture, ajustage, menuiserie, ferronnerie avaient inspiré de jeunes artistes.
Quant aux artisans, ils avaient exposé
de véritables merveilles : Mlle Gavaldà
(parapluies) avait reoonstitué adroitement une riche ombrelle marquise ; Mlle
Blanc (lingerie) présentait de ravissantes
pièces brodées qui arrêtaient les connaisseurs ; Mme Leoercle (Marqueterie) exposait des tables, des boîtes, des coffrets t et des plateaux d'un rare fini
d'exécution. M. Léon Dumas, dont la
réputation est faite depuis longtemps,
avait exécuté une belle collection d'objets en cuir repoussé parmi lesquels
s'érigeait un paravent artistement décoré.
Il faut signaler enoore les remarquables pièces de dentelles et de broderie
de Mlle Marie Merle, de Mauriat, de
Mme Stauber-Lamoaroux, ds M les Francine Bascoulergue et F. Derost, les
pièces tricotées de Mme Guillemin.
La place nous manque pour tout dire.
Mentionnons, du moins, les maisons d'ameublement Camus, Hugon, Damas et
félicitons l'actif organisateur de l'Exposition, M. Pochet-Lagaye, d'avoir su
mettre en relief, malgré toutes sortes
de difficultés, la maîtrise de nos artisans.
H. G.

DEFUNT AMENT
Nostre amic. lo majorau Lois Delhostal, nos assabenta de la mort de sa
maire ben amada, quez es defuntada
lo 3 d'abrieu, ves Prunet (Cantau), a
78 ans.
Volem dire a Lois Delhostal et a son
IVaire, M. Delhostal, oonse de Prunet,
tota la tristor que nos fai sa dolor.

NOTRE VENTE
CLERMONT-FERRAND : Librairie de
« L'Avenir », rue Blatin ; aux Covizes, à
1'« Oustau ».
LE PU Y : Bay, Place du Breuil.
BRASSAC-LES-MINES : Rapp.
LA VOUTE-CHILHAC : Delomenède ;
Roche.
St-GERMAIN-LEMBBON : Défaire.
PARIS : aux Covizes, Café Voltaire
(Odéon).

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées. Nous prions nos lecteurs de leur réserver leurs commandes.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

3

LA CHAMINEIA QUE PARLA
(Fin).
« — Fotre ! Acó se troba fat delh
biais, cozineta, faguet lo Tuairon ; vau
azegar lo covert a costat d'aquelh de la
Catonet ; si aquelh caion de Trentapióus es lai, anem rire que l'embonil
nos en petara ! »
Lo sera, quant lis polas montavon
elh jocador, la Goton s'en anava ves acó
de Fromageon, et un hóme se tardivava
a gigonar pelh covert d'a costat...
Dins l'hostau de la Catonet, s'ennojavon gaire : li botilhas voidas zo dizian
pro...
« — Pracó, dizia Trentapióus, si ma
fenna sabia que sei aqui...
« — Basta ! respondeguet la Catonet,
quau zo pol saber, fotraudas ! Li vezins ison ves Chilhac... et tu mais, i ses
qu'achates una feda... »
Et se tenia lo ventre per rire.
« — Pueissa, tè, m'en fote ! » so diguet, quant aguet potonat son galant
dos cóps et dos autres.
« — Anem, acó deu ésser l'hora, penset lo Tuairon, quez avia passat pelh
covert de la Catonet : veze la Goton
qu'arriba. »
Et se botet a parlar, d'en aut, dins la
chamineia, coma una treva :
« — Catonet!... Catonet!... Catonet,
m'amia !... »
Aquela cridada arrestet Us autres petons que la Catonet tenia prestes, et
Trentapióus, que hi'ls anava tornar, gardet li siónes elh chap de si bochas
pontudas...
Totes dos espieron, cranhos.
« — 0 as auzit? faguet la Catonet,
quaucun nos crida !
« — Non fazon : per de que te sonarian ?
« — Fazon ben !
« — D'aquelas fennas ! Quant se boton a rebuzar, i farias res, n'en saboo
mais que'Is autres!... An ben razon
de zo dire : « Paraulas de fennas. bessinas d'aze ! »
Et, dins la chamineia, acó tornet cridar :
« — Catonet!... Au Catonet!... Ieu
sei ton hóme!... Sei ton paure Batiston!... Que me fazes patir!... M'as
obledal, donca !„. Et crame... crame,
dins lo floc!...' M'as ges fat dire de
messas... et li diables me raviron... me
raviron... Aqui'ls as que te venon querre.
Tu mas hi passaràs !... »
La Fromageona, d'auzir eon paure
Fromageon que venia trevar, n'en suzava de paor et sis pióus levavon sa
coifa... Espiava ves lo chafoger per
veire si lo diable davalava pas... Si
dents tacaven.
Amenant, delh covert, lo Tuairon laisset lizar una veta dins la chamineia...
Tot per un cóp, un diableton negre
coma de suja se mostret davant lo cromalh :
« — Aia, mon Dieu ! » cridat la Catonet, « aco es Banneta!... S em perduts !... »
Trentapióus, quez era empatat dins
lo banc, se levet tant viste que chaviret
la taula am virres, botilhas et tot lo
bazacle, et totes dos oorregueion defora...
Aco era aqui que la Goton lis espeitava !
« — A ! pelandras !... A ! gaimonda!... A! coche!... Tè, tè, cadórna!...
Et tu, espelat !... »
Chasque cóp, la gimbla petava.
Li dos calinhaires sabian pas de
qu'ont se botar : dansavon la bolegueta
et viravon coma de fedas fardozas...
Lo Tuairon, d'en aut, racanava com'un aze quez a mangeât un carton
de civada !
Et la gimbla tustava, tustava ! Tustet
tant, que s'espesset !
« — A ! coche emhraiat ! Tórna hi,
o veiras ! » cridet la Goton, en mostrant lo pueng.
Trentapióus espeitet pas una autra
rosta. Viret vistamen lo caire de l'hostau et s'en anet.
« — Aquela gampa de Goton ! » so
dizia, coma pannava son nas machat et
sangonejos. « m'ere pro esoondut, mais
m'a trobat!... Cossi farai per me campar?... »
Henri GILBERT.
(Extrait de « Contes de U Luneira »,
en vente chez l'auteur).

*-*
Vau melli pessa que trauc.

Matinée du 26 février. — Au cours
de cette matinée, nos bonnes diseuses
charmèrent l'assistance en interprétant le
mieux du monde un choix de morceaux
choisis judicieusement dans les œuvres
de nos meilleurs écrivains auvergnats :
Vermenouze, Gandiîhon Gens-d'Armes,
Henri Pourrai, Ajalbert. Mlles Bonnet,
i1'1' prix de Conservatoire, Paulette Harisch, Dubien et Vignal firent donc apprécier leur gracieux talent et recueillirent de chaleureux applaudissements.
La partie de concert fut tenue brillamment par des artistes du Studio Richard Giclos.
Enfin, une entraînante sauterie termina la réunion.

JULIETTE DISSEL au COVIZE
On est en train de fonder, à Paris,
un Théâtre d'Oc. En février dernier,
dans un grand hôtel parisien de la rive
gauche de nombreuses personnalités littéraires, artistiques et politiques se réunissaient pour former la Société des
Amis du Théâtre d'Oc.
Parmi celles-ci, il faut citer M. Marcel Prévost, de l'Académie Française, qui
a accepté la présidence de l'Association,
M. Baymond Eschoiier, le romancier de
Cantegril, et M. Armand Praviel qui se
partagent la vico^présidence ; M. Douarche, secrétaire, et M. Didier, éditeur,
trésorier. Cette Société a pour but de
soutenir la troupe du Théâtre d'Oc, dont
l'âme est Mlle Juliette Disse!.
Elle fut saluée ainsi, à son arrivée à
Paris : « Femme de foi et d'espérance,
Juliette Dissel, par quel miracle, ditesnous, faut-il que ce soit vous, — héritière
légitime des seigneuresses de jadis devant lesquelles s'agenouillaient les troubadours, — qui ayez été, après plusieurs siècles, appelée à reprendre et à
redresser le flambeau tombé des mains
de ceux-là mêmes dont la raison d'être
avait été de nous enchanter ? »
Juliette Dissel doit tout à ses origines, à sa façon intelligente de les interpréter. Née d'une vieille souche lauragaise, d'un côté une longue racine
paysanne, de l'autre une ascendance de
potiers, l'on ne peut mieux appartenir à
la terre, en avoir davantage cultivé la
vigueur et la beauté. Epanouissement
de siècles ennoblis de travail et de modelage, Juliette Dissel est la fleur d'une
raoe. Ce qui vit en elle, c'est tout ce
qu'on lui avait appris à dédaigner, ou
sur lequel on avait fermé son âme, c'est
l'eime d'oc.
Dans sa bouche, tous nos patois du
Midi (car elle les parle tous), nos patois deviennent une langue, une langue
supérieure même, qui semble la langue
des choses. Juliette Dissel est la paysanne consciente, sensible, l'incarnation parfaite d'une terre intelligente. Elle s'émeut et elle souffre de tout ce qui
loppresse, de tout oe que ses frères
ne savent pas voir et laissent mourir,
ignorant qu'il s'agit de leur vitalité
même. Elle développe sa propre richesse
et la cultive, la rend éclatante aux yeux
des profanes. Et eux, les profanes, trouvent cela étrange et rare. C'est que Juliette Dissel vient de découvrir, étouffant dans la gangue, ou caché sous des
cendres, ce qu'elle élève dans élle-même,
vif, tout neuf...
Tout neuf ? Vraiment ! Est-ce qu'une
vieille race aux sentiments profonds, une
humanité d'indépendance et de simplicité, est-ce que oela, lorsqu'on l'exprime bien, n'est pas quelque chose de
neuf ? Car ne vous apparaît-il pas que
notre faux modernisme est vieux de
toutes les erreurs des temps, vous sur
qui pèse tout un cumul dont vous n'êtes
pas responsables ?
Le 2 4 mai prochain, Lo Covize de
l'Escola de Limanha, organise une soirée en l'honneur de Mlle Juliette Dissel.
L'artiste sera présentée par le Colonel

Pessemesse, qui veut ainsi souhaiter la
bienvenue au Théâtre d'Oc .et prouver
que l'Occitanie est grande, du Languedoc à l'Auvergne, comme elle le fut
autrefois. Nous espérons que tous ceux
qui viendront entendre Mlle Juliette Disse! pourront emporter « le souvenir
inoubliable de cette étonnante beauté
brune, aux traits purs sous les bandeaux d'ébène de la chevelure, portant
si bien, sur sa robe de soie vieux-rose
aux reflets de métal, la croix d'or des
femmes de son pays ».

Gilbert, reine de « L'Auvergne », pour
1933, P. Harisch, Dubien, Bouchard,
Bouffard et MM. A. Harisch, Dubien,
Bûche, Dr Lafarge et Pailler auxquels
s'étaient joints deux couples savoyards
et un couple normand.
Assemblée générale. — A l'Assemblée
générale du 26 mars, le rapport moral
du secrétaire général et le rapport financier du trésorier ont fait ressortir
la prospérité et le bon esprit de la
vieille société « L'Auvergne », ainsi que
sa sérieuse base financière. Nous donnerons de plus amples détails dans le
prochain numéro.

Fête des Nations. — Pour la grande
fête des Nations qui s'est déroulée à
Lyon, pendant deux jours, la France a
été représentée, dans les diverses manifestations, par cincj couples auvergnats : Mme et M. Harmand, Mlles G.

Grand concert du 6 mai. — Cette
très importante soirée est en préparation
et promet un magnifique résultat pour
la publicité de mos produits d'Auvergne.
Le secrétaire reçoit, dès à présent, les
échantillons.
(Voir en Ip page, irc colonne).

J'ai peur : elle était, cette voix,
A la tienne presque pareille.

chansons de gestes ». — Félibrée ; danses régionales, au son de la chabrette.

N'ai-je point recueilli l'adieu
Jeté par une âme en partance
Avant l'infrangible distance
Où les morts ne sont plus qu'à Dieu ?
Un clocher pointe sur la plaine.
Il faut, dût^an fléchir demain,
Aller jusqu'au bout du chemin...
Aller jusqu'au bout de sa peine.
Amélie

MURAI-.

(Le Rosaire de Jeanne, Auril' lac, Edit. U. S. H. A.).

CLERMONT
Le même jour (26 avril), le Covize
se réunira à 1'« Oustau », 10, rue Maréchal·Joffre, sous la présidence de M.
Maurice Vailet, Rédacteur en chef de
« L'Avenir ». — Conférence de M. J.
Lhermet, Docteur ès-Lettres, Professeur
à la Faculté, sur «, La Bataille de Gergovie ». — Une félibrée suivra.
Nous recommandons instamment à
nos invités de faire tout leur possible
pour que la séance puisse commencer
à 8 h. et demie.

ALBIGEZ.

POUR
L'ALAUZA D'AUVERNHA
MARIAGE

Con cours

Le mariage de nos sociétaires et amis,
M. Alfred Lavergne, artiste-peintre, et
Aille Blanche Boziès, membre du Gomité de Rédaction de « L'Alauza d'Auvernha », a été célébré le 8 avril, à
Paris.
Au nom de la Maintenance d'Auvergne
et de « L'Alauza d'Auvernha », nous
leur adressons de sincères vœux de
bonheur.

LISEZ LES LIVRES DES EÉLIBRES
Henri GILBERT

LA COVIZADA
Contes et dialogues en langue d'oc
avec la traduction française ; notes étymologiques ; indications pour la lecture
du texte.
(Cet ouvrage a obtenu un Grand Prix
de prose).
Prix : i5 fr., librairies de 1'« Avenir »,
Delaunay, du « Moniteur », etc., et chez
l'auteur, 7, rue Serret, Clermont.

CONTES DE

LA

LUNEIRA

Contes en langue d'oc avec une traduction française ; notes étymologiques ;
indications détaillées pour la lecture du
texte.
Prix : 25 fr., chez l'auteur et dans
deux librairies seulement : « Avenir »,
Delaunay.

VOIX SANS VISAGE
Qui donc a murmuré mon nom
Dans la cour de la triste gare
Où mon pas anxieux s'égare...
Toi qui m'assistes ? Tu dis non.
Ici, je ne connais personne :
Et l'angoisse qui me conduit
Vers ce pays mort, aujourd'hui.
Personne, ici, ne la soupçonne.
Il passe un couple paysan
Dans le petit matin livide.
Plus rien. La triste gare est vide...
Vide et muette. Allons-nous-en.
... Quelle voix dit, sur mon oreille,
Ce seul nom, une seule fois ?

d'abonnements.

LES ENFANTS DE
LA HAUTE-LOIRE

La fête d'hiver des Enfants de la
Haute-Loire a eu lieu le 18 février, à
l'Hôtel Terminus, dont les Salons se
trouvaient trop&gt; petits pour contenir tous
les convives.
Notre vénéré président d'honneur, M.
Calemard de La Fayette était venu spécialement du Chassagnori, et il présida
le banquet avec sa distinction aimable
qui lui vaut l'affection de tous. Il avait
à ses côtés M. Dastugue, membre honoraire fidèle, depuis la fondation de la
société, et M. Pialoux, président en
ABONNEMENTS REÇUS :
exercice.
La place nous manque pour nommer
Mlle Chambon : une annonce de
tous les convives, et les messieurs ve2 5o fr. et 2 abonnements, ig points ;
nus seuls comprendront que nous nous
M. Léon Chambre : 3 abonnements,
bornions à signaler la présence de M. et
3 points ;
Mme Dupuy, venus de Néris ; le Dr et
r
M. le D René Martrou : 3 abonneMme Cornut, M. et Mme Gaillard, M.
ments, 3 points ;
et Mme Fontès, M. et Mme Mars, M.
Mme Abraham : 2 abonnements, 3
et Mlle Joubert, M. et Mme Montjotin,
points ;
M. et Mme Géda, M. et Mme ToucheMlle Alice Josency : 1 abonnement,
bœuf, M. et Mme Estève, Mlle Pirou,
1 point ;
M. et Mme Sicard, M. et Mme MasseAille Portai : 1 abonnement, 1 point;
bœuf, AI. et Mme Faucher, M. et Mme
Mlle Gavaldà : 1 abonnement, 1
Boët, M. et Mme Lasserre, M. et Mme
poin t ;
Loste, etc.
Abonnements directs : 10.
A l'heure du Champagne, M. Pialoux,
Total : 4o abonnements.
après de délicats compliments aux inPour la première série, il reste à obvités, tient à exprimer chaleureusement
tenir 110 abonnements.
à M. Calemard de la Fayette et à son
*■
fidèle compagnon, M. Foulhy, la gra**
titude de tous les sociétaires, à qui ils
Rappelons qu'il sera attribué un prix
apportent un peu de l'atmosphère du
à chacun des 10 concurrents classés pre- pays natal, et à remercier l'organisateur
miers.
de la fête, M. Sabatier, vice-président,
La liste des prix sera publiée prochai- et ses précieux collaborateurs, MM. Jounement : Mme Raoul Dupain a déjà bert et Allaud.
offert un napperon brodé.
Il présente les excuses de nos présidents honoraires, MM. le Procureur
général Vibert, Pomel, Sabatier, ancien
député, de M. le Conseiller Chazal, de
MAINTENANCE
I M. Portai, de M. Bonnet, trésorier, et il
D'AUVERGNE I boit à la prospérité de la Société.
M. Calemard de la Fayette, avec son
Covizes mensuels
éloquence chaude et souriante, félicite
les sociétaires de leur union et compliPARIS
mente M. Poinas.
L'avant-dernier Covize de la saison se
Puis, c'est M. Gilbert, le distingué
tiendra le 26 avril, à 8 h. 45, au Café
félibre bien connu, qui nous régale de
Voltaire, Place de l'Odéon, sous la pré- récits patois savoureux ; c'est M. Dusidence de Me Joseph Python, avocat
four, maître humoriste irrésistible, M.
à la Cour d'Appel, Conseiller du « Co- Camille Mars, bon diseur ;
orateurs,
vize de l'Escola de Limanha ». M. C.
conteurs et chanteurs sont applaudis avec
Chacornac, Proviseur honoraire du Lv- enthousiasme.
cée Condorcet, donnera une conférence
Le bal, qu'anima une aimable jeusur « Saint Julien de Brioude, dans les nesse, termina cette charmante soirée.

Nous sommes heureux de donner,
dessous, les résidtats fort encourageants
obtenus par quelques-uns de nos aimables abonnés. Que tous nos amis en
prennent exemple, afin que soient trouvés, le plus tôt possible, les abonnements
qui doivent donner à « L'Alauza d'Auvernha » les ressources nécessaires à son
existence et lui permettre de suivre sou
programme régionaliste et félibréen.
Merci à tous !

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

4

RÉGIONALISME

LISTE DES DONATEURS
DE LA VENTE-RÉCLAME
DE PARIS (22 février).
CLERMONT

« L'ALAUZA D'AUVERNHA »
A LYON
Une séance de publicité gratuite sera
organisée, le 6 mai prochain, à Lyon,
par « L'Alauza d'Auvernha », en collaboration avec la grande Société « L'Auvergne ». Un magnifique programme
sera exécuté dans la salle Rameau, la
plus vaste de Lyon.
Au cours de la soirée seront présentés
les échantillons que les Industriels et les
Commerçants auront mis à la disposition
des organisateurs.
Ainsi que nous l'avons déjà expliqué,
cette Publicité, qui est faite par le moyen
de nos sociétés et de « L'Alauza d'Auvernha », a pour but de faire connaître
les produits d'Auvergne, et, ainsi, de
procurer des acheteurs à nos commerçants.
Pour en profiter, il suffit d'envoyer
des échantillons de marchandises avant
le 6 mai, au secrétaire de la société
« L'Auvergne », M. Antoine Gilbert,
Fabricant de Soierie, 3, Plaoe des Tapis, à Lyon.
Afin de couvrir les frais d'organisation, les échantillons envoyés feront l'objet d'une souscription.
Tous les industriels qui collaboreront
à cette séance de publicité en envoyant
des échantillons auront une annonce gratuite dans « L'Alauza d'Auvernha »
(deux annonces s'ils sont abonnés).

Liste des Maisons qui font des
remises à nos abonnés.
(suite)
Clermont-Ferrand.
Grande Fontaine Pétrifiante du Pérou
de Saint-Alyre, rue Gaultier-de-B.iauzat :
5 o/o sur les achats.
Maison Gaillard. — P. Prunière, successeur,
avenue des Etats-Unis :
5 o/o.
Boucherie Biscuit, io, rue Massillon :
5 o/o.
Mlle Blanc, Lingerie, 35, avenue des
Etat-Unis : 5 o/0.

Syndicat des bouchers
de Clermontet du département
du Puy-de-Dôme.
Assemblée générale du i5 mars.
L'Assemblée générale du i5 mars,
présidée par M. Herbin, président du
Syndicat, a groupé, au Café Brousse,
rue BaUainvilliers, 160 bouchers venus
de tout le département.
Après avoir adressé une aimable bienvenue à l'assistance, le président donne
successivement la parole à M. Gladel,
président honoraire, et à Me Billy, avocat-conseil. M. Gladel, vétéran du syndicalisme, et qui a été président du groupement, remercie le Bureau de l'avoir
invité et l'assure de toute son aide :
les assistants lui font une ovation. M°
Billy fait une très intéressante causerie
sur la situation actuelle de la boucherie :
il obtient un grand succès.
Poursuivant l'ordre du jour, M. Herbin montre l'activité du Syndicat. Cette
activité apparaît encore mieux par la lecture du rapport financier de M. Biscuit,
trésorier. Le bilan montre la prospérité croissante du syndicat, ce qui vaut
à M. Biscuit d'unanimes acclamations.
M. Montjotin, secrétaire, présente diverses observations relatives à des questions professionnelles, puis il annonce de
nombreuses adhésions : il est, lui aussi,
acclamé.
M. Herbin ayant félicité MM. Biscuit
et Montjotin, fait adopter une modification aux statuts, donne connaissance de
la liste des fournisseurs qui consentent
des réductions aux adhérents, annonce
que la réunion de novembre aura lieu
un dimanche après dîner et termine en
adressant un vibrant appel à tous les
membres de la corporation.

ABONNEZ-VOUS !
COMPATRIOTES, abonnez-vous à

l'Alauza d'Auvernha!
Tout nouvel abonné a droit à une
annonce de 4 lignes. Envoyer le texte
en même temps que le montant de
l'abonnement.

« L'Alauza d'Auvernha », revue régionaliste et félibréenne, 7, rue Serret.
« L'Auvergne Littéraire », Revue régionaliste, Directeur : Dr Balme, i3,
rue de Babanesse.
Clémentel (Papon, successeur) : Grande Fontaine pétrifiante des Grottes du
Pérou de Saint-Alyre, rue Gaultier-deBiauzat.
M. Léon Dumas, 49» rue Blatin : Maroquinerie d'Art. Fournitures pour travaux d'amateurs et pour peintures.
M. Henri Gilbert, Directeur de « L'Alauza d'Auvernha », 7, rue Serret.
M . Bégis, Place Gaillard : Restaurant,
Pâtisserie, Confiserie.
AL Bouzaud : « A la Marquise de
Sévigné », Chocolats. — Royat, Clermont, Paris.
Maison Vieillard (Dudot, successeur),
3i, rue Pascal : Chocolats, Confiserie,
véritables spécialités d'Auvergne.
PARIS
M. Baylot, pharmacien, 3, boulevard
Beaumarchais.
M. Bûche, soieries, 73, rue de Bichelieu.
M. 0. Dousset, imprimeur, 47 bis.
avenue de Clichy.
Mme et M. Chanteloze, président honoraire de la Massiacoise, i4, rue des
Filles du Calvaire.
M. Victor Fonfreidc, artiste-peintre,
io4, rue Caulaincourt.
M. Léon Gerbe, homme die Lettres,
45, rue du Chemin-de-Fer, Vi'lemomble (Seine et-Oise).
M. A. Lavergne, artiste-pei'ntre, 12,
rue du MouIin-de-Beurre.
M. Loubet, président des « Amis de
la langue d'oc », 21, ru3 d'Enghien.
M. Gabriel Moiselet, artiste-peintre,
25, rue Jean-Dolent.
M. Louis Mous, Horlogerie, Bijouterie, Joaillerie, 47. rue Fontaine.
Al. Perrier, pharmacien, 17 bis, boulevard Bochecbcuart.
M. A. Pestre, président de « Lo Covize », i4o, rue Legendre.
M. P. Suau, imprimeur, 80, rue de
Charonne.
Al. Richard, soieries, 21, rue des Jeûneurs.
M. A. Roux, pharmacien, 58, rue
de Maubeuge.
M. A. Saugues, sculpteur-ciseleur, 73,
rue Crozatier.
« La Verveine du Velay », Le Puy.
— Agent : Pon cel et, 12, rue de la Roquette.
Service de Publicité du réseau P.-L.-M.
THIERS
M. Cbevalérias, Articles de Classement, Grandsaigne-La Monnerie (Puyde-Dôme) .
CoutelL·iie.
M. R. Alexis, 39, rue de la Coutellerie.
M. Bardin-Dozolime, 56, rue du D1' Augiisle-Dumas.
M. Bougnoux, fils, 2, avenue de la
Gare.
M. Brugière-Boussel, rue du Dr Lachamp.
M. Delaire-Fêtu, 5i, rue de la Coutellerie.
MM. Deplat et Dumas, !\o, rue du
DL' Auguste-Dumas.
MM. Dumousset et Guélon, 5o, rue
du Moulin.
M. Fayard, 48, rue de la Gare.
AL Antoine Guillemin, La AlonnerieLe Alontel.
AI. Guélon-Dumoussct, 58. ni3 de la
(lare.

AI. Hospital, 21, rue du I&gt; AugusteDumas.
Aime veuve A. Jalioot, 29, 33, avenue Joseph-Claussat.
MM. J cantin et Béchon, rue de la
Gare.
M. Lavet, impasse des Tanneries.
M. Massotier, 6, rue de la Gare.
MM. Picq et Pradel, 44, 46, rue de
Lyon.
AI. Rivière-Gaburel, 7, rue de Lyon.
M. Saint-Joanis, aîné, rue FernandForest.
AL Ytournel-Chèze, i5, rue de la Paix.
M. Diard-AIaisonneuve, Dentelles, i4,
rue des Capucins, Le Puy.
M. A. Gilbert, Soieries, Rubans, 3,
Plaoe des Tapis, Lyon.

MAISONS RECOMMANDÉES

M. VEYSSEIBE,

(Abonnés).

Ebénisterie, i5, rue Massillon, Clermont :
Une bouteille de vin vieux.

Nous renouvelons, non seulement à
tous nos auditeurs, mais encore à nos
lecteurs et à nos amis, l'invitation de
vouloir bien conserver les adresses qu'ils
trouveront ci-dessous, et de s'en servir
pour effectuer leurs achats.
Ils peuvent se présenter, en toute
confiance, au nom de « L'Alauza d'Auvernha », chez les commerçants, en
particulier chez ceux dont ils verront,
plus loin, les ANNONCES.
A1AIS0N VIEILLARD
Chocolats, Confiserie, Véritables spécialités d'Auvergne, 3i, rue Pascal (Voir
annonce en 4e page).
A. GILBERT,
Fabrique de marques tissées, soieries,
rubans, Spécialité de cravates, bérets
pour dames, 3, Place des Papis, Lyon
(Voir annonce en 4e Page)O

AI. CRUZILLES,
Fruits confits d'Auvergne, 57, boulevard Pasteur, Clermont.
*

**

Les commerçants qui désirent prendre
part à la séance de publicité du 6 mai,
à Lyon, peuvent faire parvenir, dès
maintenant, leurs échantillons à M. Henri
Gilbert, 7, rue Serret, à Clermont.
« L'Alauza d'Auvernha » est en vente
à la librairie de « L'Avenir », 4, rue
Blatin, à Clermont.

LES CONFERENCES
DES COVIZES
Nos lecteurs savent que la plupart
des conférences qu'ils entendent aux
Covizes paraissent dans « L'Alauza
d'Auvernha ». C'est ainsi qu'après la
belle étude de M. Charles-Brun sur Jules Romains, nous publierons « La Bataille de Gergovie », par M. J. Lhermet, « La Reine Margot à Vsson », par
M. le Colonel Pessemesse, « Saint-Julien de Brioude dans les Chansons de
Gestes », par M. C. Chaoomac.
« La Bataille de Gergovie » fera l'objet d'un numéro spécial.
Nous ne saurions trop remercier nos
amis de leur précieuse collaboration.
*—*

« ETOILE

D'AUVERGNE »

C 1er mon t-Ferr and
Là plus importante maison de vins
d'Auvergne, au centre du vignoble,
DEMANDE AGENTS
pour visiter clientèle compatriotes ; références exigées.

TJn bon nadaire, a la fin se negea.
*—*

Mangea, quant n'i a.
Le Gérant : H. GILBERT.
Le Puy. — Imp.

«

La Haute-Loire ».

CENTRALE D'ALIMENTATION
COCEDA

Cafés, Chocolats, Vins fins, J. DA— Gros et détail, 18 bis, rue
André-Moinier, Clermont-Ferrand (Voir
annonce en 4e Page)MOY.

LTABL1SSEMENT HYDRO-MINÉRAL
de Ste-Marguerite-les-Rains, par Vicie-Comte (Puy-de-Dôme).
Dépôt à Clermont : 8, rue St-Guillaume.
(Voir annonce en

—

VRAI RÉGAL

APRÈS

Livraison Paris par 1 bouteille.

LE

REPAS. Depuis 1859,

Agent :

PONCELET, 12,

20 fois hors concours
rue

Roquette.

Roq. 59-07

à' page).

QUINOUINA « LE GAULOIS »
DISTILLERIE GENESTINE
78, Place Lamartine, Clermont.
(Voir annonce en 4e page).

Le? Bonne? JVUi?oo?

Al. CLÉMENTEL,
(PAPON, successeur).
Grande fontaine pétrifiante,
Des
Grottes du Pérou de St-Allyre, rue Gaultier-de-Biauzat. (V. annonce en 4e Page).
MAISON J. DESAYMABD,
Droguerie, Brosserie, Couleurs, 8, rue
du 11 Novembre, Clermont.
Mlle BLANC,
Lingerie-Broderie, 35, Avenue
Etats-Unis, Clermont.

j

—S ÉLECTRICITÉ S—

T S F

R.

I

7, rue

LES

M. BISCUIT,
10, rue Massillon, Cler-

DE

FRUITS - CHOCOLATS

SPÉCIALITÉ

:

« GRIOTTES

REMISE

QUINQUINA "

LE

5

0/0

F. PALAUZI,
Vins et spiritueux, l\i, avenue de
Royat, 16, avenue Gaussât, Chamalières (P.-d.-D.). Entrepôt central du
samos des missions Africaines.
SEMENCES GARANTIES MIZOULE
P. Accassat, successeur, près la grande
poste, 20, rue André-Aloinier. Clermont.
Ses graines potagères, fourragères et de
fleurs. Son concours « La plus belle
cosse de pois ». Catalogue illustré gratis et franco sur demande. Maison de
confiance (Téléph. 3-70).
L. MARCELLOT,

-

CAFE

D'AUVERGNE »

GAULOIS

-

M. JARRIX,
Salon de coiffure, 20, rue St-Dominique, Clermont. Dames et messieurs,
spécialité pour l'indéfrisable.
M. Pierre FAVIER,
Artiste-peintre, io4, Avenue de Choisy, Paris.
M. Maurice BUSSET,
Artiste-peintre, 36. Avenue du Puyde-Dôme, Clermont.

MIEL - CONFITURES

FOURRÉES AU CHERRY

COMPAGNIE

'

S

CELUI DES CONNAISSEURS

18 ois,

Rue

CENTRALE

D'ALIMENTATION

—* COCEDA *—
André Moinier. — CLERMONT-FERRAND

PRODUITS

DISTILLERIK GENESTINE, CLERMONT-FERRAND

ALIMENTAIRES

; CAFÉS, CHOCOLATS, TINS FINS. -

DE

HAUTE

S

QUALITÉ

J, DAMOV

- Gros «t Détai' ;

Téléphone : 6,27

Huilerie — Savonnerie — Cafés
■p A TTT
ÏT Xi. U J_i

"Iiyr A rp

1VL fi J.

TT T T7i

Il 1 Ti

TT

[_) &amp;

EYGUIERES (B.-du-R.)
MAISON FONDÉE EN 1876

SONT

Produits de qualités supérieurs
Expédition franco de port à clients directs
Représentants sérieux demandés
Expéditions à partir de 5 litres pour les huiles
10 kilos pour le savon et 3 kilos pour les cafés

j HOTEL DE LA POSTE j

LES VERITABLES SPÉCIALITÉS D'AUVERGNE
FABRIQUÉES CHEZ

EAU

(CANTAL). 883

A SAINT-FLOUR

JEAN,
;

Maison deux fois centenaire

CONFORT
— -Jfr

MINÉRALE

DE

MODERNE
PRIX

J

mètres.d'altitude

PRCjPR!ÉTA.[HE
—

CUISINE SOIGNÉE

MODERES

!

#—

SAINTE-MARGUERITE

EAU DE TABLE et de régime. — LA PLUS LITHINEE d'Auvergne. - Très magnésienne. —
Tres RADIO-ACTIVE. — Très, éliminatoire, sa consommation régulière RAJEUNIT L'ORGANISME
FATIGUE, combat l'OBESITE, prévient le CANCER.
Renseignements .- Etablissements Hydro-Minéral de Sainte-Marguerite-les-Bains, par Vic-le-Comte
(Puy-de-Dome).
Commandes àParis : Dépôt, chez LAURENT BAR RAU LT, Rue de Lyon.

Clermont-Ferrand

GRANDE

VISITEZ

FONTAINE PETRIFIANTE

DES GROTTES DU

\ FABRIQUE DE MARQUES TISSÉES - SOIERIES, RUBANS !
SPÉCIALITÉ

PÉROU DE SAINT ALYRE

Ai

Prendre la Rue GauItier-de-Biauzat entre le Bureau de Poste et
le Square Biaise Pascal — Station de Tramways.

GRAND CHOIX D'OBJETS PETRIFIES,SOUVENIRS D'AUVERGNE

GILBERT

3, Place

!

DE CRAVATES

A. GIRARD,

S

des Tapis. LYON
21,

Rue

Gassendi,

PARIS (14*1

\

L'ALAUZA D'AUVERNHA!
ILiC

29, Avenue des Etats-Unis, Clermont.

Produits et travaux photographiques.

[

sur présentation de cette annonce.

YIEILL&amp;RO, Chocolatier-Confiseur
31, rue Pascal, CLERMONT-Fd

J. DUAIAS,
Vêtements, Lingerie, Toiles. Prix avantageux, Place du^Terrail, Clermont.

u-27

DÉLICES D'AUVERGNE

Demande de bons AGENTS ponr la région Lyonnaise

MAISON GAILLARD,
Pierre PRUNIERE, Suc.
4i, Avenue des Etats-Unis, Clermont.

Tél.

25, Rue Clapeyron (angle Boulevard des Batignolles. Métro Rome). — PAUS, 8*
PATES

A L'OUBS BBUN, FOUBRURES,
Maison de confiance. Réparations,
transformations. S. Kopilovitch, i4, rue
des Gras, Clermont.

j

T S F.

St-Genès, Clermont-F.

VENTE - INSTALLATIONS - RÉPARATIONS - T. S. F. - LÜSTRERIE - VERRERIE - APPAREILS DE CHAUFFAGE
POSTE T.S.F. PHILIPS ET IMPÉRIAL (Remise de 10 •/„ aui abonnés de « L'Alauza d'Auvernha).

des

Aime et M. DUMAS,
Maroquinerie d'art, Fournitures pour
travaux d'amateurs et pom peintres, 49,
rue Blatin, Clermont.

Boucherie,
mont.

1

"Vieille L-iicjiaevir» d'Auvergne

PUY

(HATJTE-LOIRB)

BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné, déclare souscrire un
D'AUVERNHA, à partir du

abonnement d'un an

Au nom de M

à L'ALAUZA

_

profession ._
domicile
Bureau de poste d

10

Un an : France, 15 fr. — Etranger, 25 fr.
fr. pour les sociétaires du «Covize de l'Escola de Limanha».

Envoyer ce bulletin en y joignant un chèque-postal
des Tapis, a Lyon. — Compte Chèques-Postaux 9-553.

â M. ANTOINE GILBERT, 3,

Place

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="47269">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/086f8176d0dfb551667cbfaa54e9d078.jpg</src>
      <authentication>4dfde706b44a6a898130a775843a45cd</authentication>
    </file>
    <file fileId="47270">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/d1014f31066be80638523653b61ddf89.jpg</src>
      <authentication>a490c427a99a16592e7bff05445705c2</authentication>
    </file>
    <file fileId="47271">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/ca92f1f9f31a88e442e270e8aa05b113.jpg</src>
      <authentication>0c29c2bfa71145cdf065ef0d01eab9a5</authentication>
    </file>
    <file fileId="47272">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/9aab6a3de5c8be230c9f763d3a531ba7.jpg</src>
      <authentication>257ffbda33ef06db61b99110cee84122</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419977">
            <text>Auvergnat</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419978">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="419979">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="715704">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419956">
              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates à Paris. - 1933, n°47 (Avril)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419958">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419959">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419981">
              <text>Littérature auvergnate -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419982">
              <text>Auvergnat (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419960">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1933 - N° 47</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419961">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955), Directeur de la publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419962">
              <text>Collection Jean Roux</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419963">
              <text>imp. La Haute-Loire (Le-Puy-en-Velay)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419964">
              <text>1933-04</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419965">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419966">
              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/2c345a25bd4e9f3851990f4708cbeedf.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419967">
              <text>http://www.sudoc.fr/038375966</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419968">
              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419969">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419971">
              <text>1 vol. (4 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419970">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419983">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419972">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419973">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419974">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/12766</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="419975">
              <text>FRB340325101_N3_1933_04_047</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419976">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419980">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="419984">
              <text>2016-03-10 Françoise Bancarel</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="95">
          <name>Date Modified</name>
          <description>Date on which the resource was changed.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437372">
              <text>2016-05-31</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437373">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437374">
              <text>Charles-Brun, Jean (1870-1946)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437375">
              <text>Sabatier, Pierre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="817806">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1933, n°47 (Avril) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600022">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600023">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600024">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="643615">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="876419">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2043">
      <name>Illustracion dels periodics=Illustration des périodiques</name>
    </tag>
    <tag tagId="149">
      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="2044">
      <name>Novèlas=Nouvelles</name>
    </tag>
    <tag tagId="2046">
      <name>Poesia=Poésie</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
