<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="12773" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/12773?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:52:13+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="47156">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/5557a832211885f6982be6462c1b90c1.jpg</src>
      <authentication>46b66d08c21f55c474381ce8c29b881c</authentication>
    </file>
    <file fileId="47313">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/80ccfbf9c978d4cf170a837c7777996d.xml</src>
      <authentication>f147b31ee39a6ce6b4c529ebef0436ce</authentication>
    </file>
    <file fileId="47314">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/3ce7bf1372b7d5d298a39b9a383f344f.pdf</src>
      <authentication>6f4434f501ff553f81eb7cc37aad1c16</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="612380">
                  <text>SIXIEME ANNEE. — N° 29.

Numéro spécial : îs fr.

50. Etranger

: 3 fr.

AOUT-SEPTEMBRE 1934

Direction :

GILBERT

HENRI

7, Rue Serret, 7
CLE RMONT-FER RAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis, 3
LYON

Chèques-Postaux :
Lyon : 9-553

ORfeAMdekMAINTENANCE «TAUVERtiM *i «fa»-MORES AÜVCR6NATtS à PARIS

J. BERARD,
M. BUSSET.
A. CASATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
L. DEBRONS.
Dr A. DELANEF.
L FARGES.
J. FREYCENET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GUIDY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
H. NOUGEIN.
J PAGENEL.
L«-Ci E. PESSEMESSE.
M&lt;*&gt; RAOUL DUPAIN.
Dr E. ROUX.
M»« B. ROZ1ÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

ISTQIRI II SâIIÎ-fillMÀIl-L=
Par

Les Français se sont aperçus, il n'y a
pas bien longtemps, qu'ils possédaient une
inépuisable fortune composée de beaux
sites, de vieilles pierres, de souvenirs de
la plus passionnante histoire qu'il soit
possible d'imaginer. Ainsi parle G. Le
Nôtre, et c'est exact, semble-t-il.
Pour aujourd'hui, inutile de décrire les
beaux sites ; nous les avons sous les yeux.
Nous n'interrogerons pas les vieilles pierres ; il faut déjà être savant pour les
déchiffrer. Mais nous rappellerons quelques souvenirs de notre histoire locale.
Quelques-uns seulement ; comment, en effet, conter en détail la belle histoire de
St-Germain ? Ce serait bien long. Gependajnt, si la chose vous intéresse, sachez
que, depuis quinze ou vingt ans, de nombreux documents ont été rassemblés et
plusieurs chapitres rédigés. La plus grande partie des notes suivantes a été tirée
de ce précieux fonds. Que l'auteur, qui
a permis le larcin, en soit ici, respectueusement remercié.
Est-ce par hasard ou bien répartition
voulue ? Les figures évoquées sont l'une
du IER siècle (à moins que ce ne soit du
2° ou du 3e1...), l'autre, du Ve, la troisième du Xe, les quatrièmes du XVe. siècle. La question est de peu d'importance.
LE PREMIER OCCUPANT
« Dans l'antiquité, tout ce qui était
ancien était respectable et sacré. Les villes
tenaient fort à leur passé... Il n'y avait
pas de ville, si petite et si obscure qu'elle
fût, qui ne mit la plus grande attention
à conserver le souvenir de ce qui s'était
passé en elle.
« L'histoire commençait par l'acte de la
fondation et disait le nom sacré du fondateur. Elle se continuait par la légende des
dieux de la cité, des héros protecteurs..,
On y mettait quelles calamités avaient
frappé les habitants... quel jour un temple avait été consacré, et pour quel motif
un sacrifice ou une fête avaient été établis (La Cité antique, p. 198). »
Que n'a-t-on suivi l'exemple des: cités
grecques ou romaines, en notre Gaule
gallo-romaine ? Nous n'en serions pas réduits aux conjectures et aux suppositions
plus ou moins vraisemblables. Le nom
sacré du fondateur de notre ville ? Mystère. Seuls, les étymologistes nous enseignent à ne pas désespérer : il est enclos,
disent-ils, dans le nom de l'ancien bourg.
Liciniacus (en latin), cela veut dire « la
propriété de Licinius ». Nous aurions donc
là le nom. Mais l'homme? Un galloromain, peut-être même un Romain tout
court, car son nom est parfaitement latin ! Et puis?... Un agriculteur, parbleu !
Il n'y a que le paysan pour se suffire
à lui-même, et 1 on ne suppose guère
un notaire, un percepteur, un forgeron,
un boulanger, un journaliste... exerçant
seul sa profession.
Est-ce tout? Un agriculteur disposant
d'un certain capital pour bâtir, installer
et peupler sa ferme. Un agriculteur habile
à choisir l'emplacement de son petit royaume, non loin d'une rivière, en une terre
fertile et facile à cultiver, en raison des
vastes étendues sans accidents de terrain.
Par surcroît, une voie romaine passe là,
permettant les déplacements, car l'homme
a besoin de l'homme.
Mais là s'arrête notre science.
Oui,
certes, mous paierions à prix d'or les
« mémoires » de notre Licinius, et même, nous contenterions-nous de son livre
de comptes, mais il n'a rien laissé, pas
même son effigie.

i:

AU

v»

SIÈCLE.

LE COMTE D'AUVERGNE
«... Dans la quatorzième année de son
règne, Euric, roi des Wisigotlis, plaça,
à la tête de sept cités, le comte Victorius...

Pierre

GHATAING

Pendant huit cents ans, le sort de notre
cité devait être dominé — d'une manière
plus ou moins lâche, comme nous le
verrons — par cette donation.
On n'est pas très sûr que le chapitre
de St-Julien de Brioude ait accompli les
intentions pieuses du généreux fondateur.
AU XV" SIÈCLE
I. — Bourg'ois et manants

SAINT-GERMAIN-LEMBRON. — Vue générale.

« Victorius fit construire l'église de
St-Julien et aussi celle des saints Laurent
et Germain, à Liciniac. »
Et voici notre bourg entrant dans l'histoire, grâce au texte de saint Grégoire de
Tours (Histoire ecclésiastique des Francs).
La ferme de Licinius a prospéré, des
clients sont venus s'installer près de lui&lt;
y ont oonstruit leurs habitations. La voie
romaine reliant Clermont à Brioude, a
vu passer des marchants, des soldats, des
pèlerins. Ces derniers, se rendant au tombeau, illustre entre tous, du grand martyr Julien.
Jusqu'ici, les habitants ont suivi la religion de leurs pères, ils sont païens ;
mais, peu à peu, le frottement avec les
fidèles adorateurs du Dieu des villes, les
pousse à adopter la religion nouvelle.
En sorte qu'en cette fin du Vème siècle,,
les chrétiens sont si nombreux à Liciniac,
que le comte Victorius leur fait édifier
un lieu de culte.
Si donc nous ne savons que par à
peu près qui fonda notre cité, nous connaissons amplement le fondateur de l'église.
Les Wisigoths ayant conquis l'Auvergne, lui donnèrent pour gouverneur un
gallo-romain rallié à leur politique : Victorius. Malgré des vices et un caractère
tyrannique, longtemps dissimulés, et qui
n'éclatèrent au grand jour que dans les
dernières années de son administration,
Victorius montra, d'abord, quelque faveur
aux habitants, et, catholique lui-même,
donna toute assurance à leur foi : on le
voit construire en Auvergne plusieurs églises, entr'autres, à Clermont, la chapelle de
saint Julien (l'ancienne chapelle de Jaude,
démolie en 1802) et, à Liciniac, l'église
dédiée à saint Laurent, et à saint Germain) .
On nous montre ce Victorius, ami temporairement de saint Sidoine-Apollinaire^
et aussi d'un oriental, Abraham, qui ayant
fui la persécutioin, était venu transporter]
en Auvergne les vertus et les austérités des
solitaires de l'Egypte. Le comte Victorius
le tenait en particulière estime. Quand
Abraham Eut atteint par la maladie, Victorius accourut, tout en larmes, lui donner un dernier adieu et se chargea du soin
de ses funérailles.
Cette piété de Victorius, si libérale, à
certaines heures, se démentait en d'autres
moments, et les passions violentes, mal
contenues, faisaient éclater, de temps à
autre, le « vernis chrétien ». La fin de
son administration, en Auvergne, lui vint
de ses trop nombreux désordres. On l'obligea à quitter la Gaule, et il se réfugia à

Phot. H. Gilbert.

Rome, où quelque temps après, il fut tué
dans une émeute.
Ainsi finit misérablement celui qui, au
début, avait donné tant d'espoirs aux chrétiens : comment en un plomb vil l'or pur
s'était-il changé?... Hélas ! notre Victorius,
même en ses débuts, ne peut être comparé à l'or pur des Sidoine et Abraham,
c'était un plomb doré. Et la dorure ne
résista pas.
Ajoutons que la légende le fait habiter
tantôt au château de Montcelet, tantôt à
Clermont ou ailleurs.
AU X* SIÈCLE
UN

GRAND

ÉVÊQUE
GROS

PROPRIÉTAIRE

Au X» siècle ,1e bourg de Liziniac fait
partie intégrante du domaine héréditaire
des oomtes d'Auvergne. L'un des membres
de cette famille, Etienne, l'a reçu en héVritage de son père, le "vicomte Robert.
Etienne d'Auvergne fut, d'abord, abbé
du monastère de Conques, puis et peutêtre en même temps, évêque de Clermont.
Son long episcopat — trente ans — ne/
fut pas sans éclat. Les historiens de la
ville de Clermont relèvent son activité
dans le but de redonner à sa ville épisoopale, dévastée par les invasions normandes et par le grand incendie de 965,, son
rang de capitale de l'Auvergne. Mais surtout son souvenir reste attaché à l'édification de la magnifique cathédrale remplaçant la cathédrale du Ve siècle, qu'il
consacra en l'an g/16, et dont un important
vestige — les deux tours de l'occident dominant la rue des Gras — a pu être vu des
anciens Clermontois vivant encore de nos
jours.
En l'an de grâce 9^0, alors que sa cathédrale s'achève, Etienne II désire fonder
dans son bourg de Liziniac une abbaye
bénédictine semblable à celle fondée, quelques années auparavant, à Sauxillanges.
Douze moines suivant la règle de saint
Benoit, y rempliront la laus perennis. On
ne sait pour quels motifs ce premier projet n'aboutit pas ; alors, en 962, il fonde
un chapitre de douze chanoines, sous la
protection du chapitre de Brioude .et,
pour assurer cette fondation, il
lègue
« son bourg de Liziniac, avec ses trois
églises de St-Germain, St-Jean-Baptiste et
St-Clément (on publiera, ici, celte pièce
curieuse, dont l'original, venant du fonds
de Paul Leblanc — les importantes archives du chapitre de Brioude furent
« liquidées » à la Révolution ■— est encore
conservé ,de nos jours, à la Bibliothèque
de Clermont.

Dans sa lutte contre la haute noblesse,
Louis XI s'appuie sur les classes bourgeoises: habitant les villes, leur octroyant
des privilèges aux dépens des seigneurs ;
en un mot, le roi édifie son pouvoir en
détruisant la féodalité.
Cette politique royale est bien connue
à St-Germain. Il n'y a qu'à trouver une
occasion favorable pour aborder le roi,
l'assurer du loyalisme de ses sujets et lui
demander une charte de franchises, grâce à laquelle la ville s'administrera ellemême, secouant l'insupportable tutelle brivadoise ; les intérêts du roi et ceux de
la ville ne vont-ils pas de pair ?
Munis d'une précieuse et, peut-être, bien
onéreuse recommandation, celle de Jean
de Doyat, les délégués s'en vont trouver
le roi. Habilement, ils exposent leur requête, et, comme le roi se laisse convaincre sans trop se faire prier, les lettres
de consultat tant convoitées sont signées à
Cléry, en juin 1/182.
Au retour des émissaires, la joie des
habitants fut indescriptible. Comment exprimer au libérateur sa reconnaissance ?
La statuomanie n'existant pas alors (sinon
la place des Jardiniers, .devenue
Place
royale, aurait reçu la statue du grand roi),
les habitants décidèrent unanimement de
prendre pour armoiries de la ville' l'écu
royal. Et, à ce sujet, que les autres villes
d'Auvergne, dont les écussons s'accommodent de tous les régimes, cessent, par ces
temps républicains, de douter de notre
loyalisme. Que voulez-vous ! cet écu fleurdelysé nous est cher, car il est, pour nous,
le symbole ou plutôt le mémorial de nos
libertés conquises sur le pouvoir féodal,
et solennellement confirmé par un roi.
(La charte de Louis XI sera reproduite
dans le prochain
numéro de « L'Alauza
d'Auvernha »).

L'agglomération fondée par Licinius a
changé, au cours du XIe ou XIIa siècle,
son nom de Liziniac contre celui de son
grand patron, St-Germain-l'Auxerrois. Et
voici que, par une ascension progressive,
elle est devenue « bonne ville d'Auvergne », essayant d'arracher, morceau par
morceau, ses libertés et franchises à un
maître jaloux de son autorité. Mais ici,
bien avant 1789, on a un goût très vif
pour la liberté, et, hélatì ! on gémit encore sous la tutelle assez étroite et fort
tenace du chapitre de Brioude. Comment
s'émanciper ? Les événements vont y pourvoir amplement et la guerre de Cent ans-,
si désastreuse, à tant de points de vue,
apportera, bien involontairement,
certes,
aux Saint-Germaniens le plus précieux des
concours.
Seguin de Badafol, chef des Grandes
Compagnies anglaises, s'empare, un beau
jour, de Brioude. Voici, du même coup, le
puissant chapitre paralysé ; l'occupation de
Brioude se prolongeant plusieurs années,
les sujets, tels des écoliers laissés totalement libres par un départ inopiné du
maître, vont en prendre à leur aise vis-àvis du pouvoir féodal.
Quand l'ennemi abandonne Brioude, les
chanoines-comtes, lissant leur reste de plumage, prétendent candidement revenir aux
beaux jours d'autrefois, et les voici revendiquant âprement leurs anciens droits et
**,
privilèges. Oui, mais une manière nouUn nouveau bond de cinq siècles nous
velle de vivre sans maîtres, durant de lonamène en plein XX° siècle. Les épisodes
gues années, rend les sujets rebelles. Etj,
et figures de ce temps sont connues de
fidèles à leur antique devise, « Los Auitous, l'œuvre de chroniqueur est, dès lors,
vernhats laschon pas ! » les habitants esinutile : mais vous plaît-il de résumer
pèrent bien ne rien céder du terrain si
les deux millénaires de notre histoire ?
providentiellement gagné.
La fondation de Licinius — bene funAux tenaces comtes brivadois, les tenadata est — passée de la protection des
ces Saint-Germaniens font échec, non pas
dieux lares sous celle du Dieu tout-puisouvertement, ce serait jouer trop gros jeu,
sant, de la benoîte Vierge Marie, de saint
mais en sourdine. Faisant semblant d'ignoJulien de Brioude, des saints Jean-Baprer tout de la cruelle réalité, le chapitre britiste, Clément, Laurent et Germain, devait
vadois prend fie très haut toute innovation
constamment prospérer et s'étendre. Dès
non reconnue et autorisée par acte notarié.
le V1" siècle, alors que le paganisme reste
De nombreux procès sont intentés:., puis
tenace dans les campagnes d'alentour, nodes accords interviennent. Brioude comtre bourg est déjà acquis au Christ, le
prend qu'il aura, désormais, à traiter de
Dieu des villes.
puissance à puissance, mais avouer cela,
L'agglomération se développe, et, au lieu
jamais!... Ah! que maudit soit Seguin
du seul lieu de culte fondé par le comte
de Bada-le-Fol !
Victorius, trois églises existent, au X« siècle,
Saint-Germain a vaincu son seigneur,
marquant nettement l'importance du lieu.
cependant la victoire toute fraîche est en- ^
Afin de maintenir la primauté du spirioore précaire et laisse subsister de larges
tuel, Etienne II, le grand évêque, dote son
inquiétudes. De toute évidence, il faut l'afbourg d'un chapitre destiné à chanter, sans
fermir, et l'allié que l'on ira prendre
interruption, la louange divine, sans néafin d'asseoir définitivement la conquête
gliger, pom- autant, la prière en faveur
ne sera autre que... le Roi !
des vivants et des morts. L'ascension continue et, au XVe siècle, la « bonne ville
Louis XI
II.
de St-Germain » fait bonne figure parmi
Un petit bourgeois sans faste, « s enles cités d'Auvergne. Le roi, lui-même,
tourant de menu peuple, voire même de
s'intéresse à son sort, et, par sa charte de
canailles vulgaires, buvant dans les taverfranchises, la libère d'un maître plus sounes, coude à coude, sur la table de bois
cieux de sa puissance temporelle et de
blanc,
avec de médiocres compagnons,
ses privilèges que de son rôle religieux.
Louis XI n'est pas moins un prince haDans les siècles suivants, il fera bon
bile par la justesse de ses vues en la pluvivre à St-Germain, et même encore de
part des circonstances », par les roueries
nos jours. Cependant... les pays où le ciel
de sa politique ,ne s'embarrassant d'ausourit à la terre et l'un et l'autre aux
cun scrupule (au point que, devant la
hommes, sont souvent d'une médiocre ferperspective de la mort et des comptes à
veur, dit-on. Mais ceci est une autre hisrendre au Souverain Juge, il reculera époutoire...
vanté...), poursuivant sans répit l'affaiP. CHATAING.
blissement des puissantes maisons féodales, afin d'affermir, sur elles, le pouvoir
Voir à Za troisième page le programme
central, et faire en sorte qu'il n'y ait plus
de la « Journée Auvergnate » de Saintdésormais, en France, qu'un chef : le
Roi.

Germain-Lembron.

�L'ALAUZA D'AUTERNHA
LE SALON D'AUVERGNE 1934

Le 29 juillet dernier s'est ouvert
le 3e Salon d'Auvergne, au Musée
de Clermont. Les peintres, amis de
notre journal « L'Alauza d'Auver'îiiha » et de notre mouvement régionaliste, y occupaient, comme toujours, une place de choix.
Au hasard d'une trop rapide visite, nous avons noté :
De Maurice Busset : un nouveau
« Lac Chambon », tout scintillant
d'impressionnisme ; une vivante « Vallée du Mont-Dore », un «Tournoël»
puissant.
De François Baron) : un riche panneau d'une dizaine de tableaiux.Particulièrement remarquée1 : « La Viellesse », admirable composition de
vieille paysanne, résignée, au crépuscule de la vie ; une « Bohémienne
et son enfant », où brillent les couleurs éclatantes, chères à la race des
Romanis.
Des paysages différents
commiet « La glane », « Eau calme ».
« La Plaine de Pareutignat », mais
tous traités avec une grande sûreté.
De Henri Mirguet : toute une série
qui chante les environs d'Ariane. Je
ne citerai que le « Tilleul de Sully ».
mais tout est à voir.
De Bobert Chaillet : de belles
fleurs dans un vase d'un bleu royal.
Un village blotti et calme, dans la
verdure.
De Charles Jaffeux, nous admirons toujours de nouvelles eaux fortes, et, surtout, des « Porches de
Cathédrajlie » et un cheval se cabrant,
en opposition avec un palais en arrière-plan.
Côté, peinture, je me suis particulièrement arrêté devant ce « Buron »
perdu dans la verdure de la haute
montagne.
D'André Jaffeux : un « Orcival »
bleuté, une « Place de la Bodade »
dans l'animation d'un jour de marché.
De Gabriel Moiselet, nous avons
revu avec un plaisir renouvelé son
« Grand Pont », dont la composition
a vraiment de la ligne et de la no&gt;blesse.
De G. Millange, le peintre paysan :
des paysages de la Haute-Auvergne
rendus avec talent.
Beaucoup
d'autres artistes très
sympathiques ont également exposé,
sur lesquels nous reviendrons en un
prochain numéro.
Notons, pour terminer, la belle rétrospective qui groupe les dons au
Musée pendant l'année 1934. Il en
est un de vraiment princier : les
immenses toiles, ornement, dès à présent, du rez-de-chaussée, offertes par
Mme Manzi : le « Salomon et la
reine de Saba » et « Le Boi Salomon » du grand Italien Nicolo' Vaccaro (1634-1719).
A la fin du vernissage, un vin
d'hoaineur réunit les artistes et leurs
amis, et une société des plus intéressantes fut mise sur pied} : « /Les Amis
du Musée », à laquelle nous sonnai*
tons une excellente activité pour le
plus grand bien de ceux qui vivent
des Arts.
Joseph BÉRARD.

UN LIVRE
SUR MONTCELET
« Montcelet, terre du Lembron », par
Joseph Bérard. Préface de Henri Pourrai ;
hors-texte de Robert Delongvert (Clermont-Ferrand, éditions Alvis, et chez l'auteur). Prix : 0 fr. (5 fr. pour les abonnés de « L'Alauza d'Auvernha »).
Si nous sommes un peu en retard pour
rendre compte du petit livre de notre
excellent collaborateur et ami Joseph Bérard, ce n'est, certes, ni par indifférence
ni par oubli : nous avons voulu attendre
la publication de notre numéro spécial sur
St-Germain-Lembron.
Gandilhon Gens-d'Armes a, déjà, présenté excéllement « Montcelet », en faisant ressortir le « joli talent » de l'auteur,
et sans s'arrêter plus qu'il ne fallait sur
la tendance de son style. Qu'importe, après
cela, si quelque morne conformiste, « pesant gravement, comme dit à peu près
Voltaire, des œufs de cafard dans des balances de toile d'araignée », cherche noise
à Joseph Bérard ! Il vaut mieux comprendre la pensée de l'auteur qui est,
après tout, licencié ès-lettres, et ne se
propose pas d'ériger en système la forme
qu'il a employée dans « Montcelet ».
Joseph Bérard est né à Vichel. il aime
son Lembron et vénère son Montcelet dont
la tour vétusté s'aperçoit, de loin, par
toutes les échancrures. Ce donjon altier
n'est plus qu'une ruine, et, cependant, il
en impose encore. Bérard, qui connaît tous
les accés du mont, vous y conduit, en siuvant, d'abord, des chemins raboteux et
défoncés, puis, à travers les buissons et
les pierrailles. Il faut grimper, s'accrocher, souffler. Mais, lorsqu'après bien des

LE

PROBLÈME DE OERGOVIE
deuant la technique militaire
{suite)

L'adaptation du récit de César à la
région Gergovie-Merdogne ne va pas
sans soulever quelques difficultés sérieuses. Cela nous paraît suffisant pour
que, si on nous propose un autre site,
nous examinions dans quelle mesure les
mêmes textes trouvent à s'y appliquer.

Les côtes de Clermont.

MONTCELET. — Restes du donjon.
Un groupe de Los Amies de Lezinhac.

efforts, on est arrivé près de la tour,
quelle vue admirable ! Et comme on respire à pleins poumons !
C'est autant pour inciter ses lecteurs à
visiter ce site merveilleux, un des plus
beaux d'Auvergne, que pour manifester
sa piété envers son pays natal que Joseph
Bérard a écrit son livre. Lisez-le. Il vous
dira, en des chapitres courts et alertes,
l'histoire de ce « haut lieu », ses légendes
et même quelques histoires, modernes, celles-là, qui vous enchanteront !
Après l'avoir parcouru tout d'un trait,
vous aurez envie de voir Montcelet, si
vous ne le connaissez déjà. Il suffira de
suivre l'itinéraire qui est indiqué au chapitre IV. Vous ne regretterez point d'avoir
fait cette excursion ; Joseph Bérard sera
très content et vous ne le serez pas moins.
Henri

GILBERT.

S AINT-GERMAIN-LEMBRON
Les Amis de Lézinhac.
Dimanche matin, i5 juillet, une délégation des « Amis de Lézinhac », ayant
à sa tête Mme Elie Grange, vice-présidente de la société, est allée déposer,
au monument aux morts de la guerre,
la superbe gerbe de fleurs offerte la
veille, à Clermont, par le Comité de la
Journée régionaliste à notre jeune société.
La population de Saint-Germain-Lembron a été très sensible à ce beau geste.
Sortie-promenade du 22 juillet. —
Après leur succès à la Journée Auvergnate du i4 juillet, et avant leur grande
fête du 26 août prochain, Les Amis
de Lézinhac avaient organisé, le dimanche 22 juillet, une sortie à Montcelet,
près Vichel.
Elle se passa admirablement. Les
« Amis » furent reçus à Vichel par
M. Joseph Bérard, leur président.
Le projet primitif comprenait un déjeuner sur l'herbe, au pied de la butte.

(Photo H. Gilbert).

L'orage violent fit se modifier le programme.
Le succulent repas froid préparé par
Mme Elie Grange, la si active vice-présidente, fut savouré dans la vieille cuisine du père Mahle, où Mme Joseph
Bérard reçut très aimablement tous ses
hôtes.
Pendant ce temps, l'orage s'enfuit,
et vers deux heures Les Amis de Lézinhac montèrent là-haut, où ils furent
rejoints par M. Henri Gilbert, le vaillant organisateur de toutes les vivantes
manifestations régionales que connaît notre région. Empêché de venir le matin,
il n'avait pas voulu manquer cette sortie. Un point de plus à son ardent
dévouement.
MM. Henri Gilbert et Joseph Bérard
prirent de nombreuses photos de la Tour
et des beaux sites environnants. Sur
chacune d'elles « Les Amis » animaient
les paysages. On y reconnaîtra, outre
las noms déjà cités, Mlles Antoinette
Ortola, Huguette Duprat, Yvonne Labrosse, Marcelle Ricoux, et MM. Denis
Moings, Paul Bion, Georges Mathieu,
membres parmi les plus actifs de la
Société.
Excellente après-midi, favorisée par
un temps qu'on ne pouvait guère prévoir, où « Les Amis de Lézinhac » ont
prouvé une fois de plus que la véritable
action régionaliste ne se payait pas seulement de mots, mais était action.
Le Secrétaire,
Eugène GRASSET.
Une rue P. V. Rougier.
Pour témoigner sa reconnaissance envers ses grands bienfaiteurs, Mme et
M. P. V. Rougier, la municipalité de
Saint-Germain-Lembron, d'accord en cela
avec tous les habitants de la commune,
a donné le nom de P. V. Rougier a
l'une des rues de Saint-Germain-Lembron.

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ « L'AUVERGNE » DE LYON
SIÈGE

SOCIAL : 32, RUE THOMASSIN

Dimanche 17 juin, fut célébrée la fête
d'été de la Société. De nombreux sociétaires, selon l'usage, assistèrent au banquet servi à Francheville-le-Haut, à l'hôtel Terminus.
A la table d'honneur, présidaient MM.
le docteur Pinet, président des « Enfants
de la Sioule », de Clermont-Ferrand et
le docteur Puech, président du Syndicat
d'Initiative d'Aurillac.
Remarqués auprès d'eux : M. Nougein,
président de l'Auvergne et Mme ; M. Perret, adjoint au maire de Lyon et président des « Gars de l'Allier » ; M. Simonnet, vice-président et Mme ; M. Visscyrias, trésorier, MM. Deplat, Maugat, Montmaneix, Allirot, Chevalier, Robert, capitaine Dain, Migne, Montagne, docteur Mazen, Harrick, Grain, Faure, Vigroux, Cuisinier, Espinasse, Bouf f ard, Harmand, Dictte, Dupuy, Besse, Jeandart, Sclave, Borel, Pailloux, etc.. etc., et les représentants des quotidiens lyonnais.
Au dessert, MM. les docteurs Puech cl
Pinet exprimèrent leur plaisir de trouver
à Lyon une organisation aussi puissante et
aussi empressée à affirmer la solidarité

auvergnate. M. Perret, après avoir apporté
le salut de la municipalité lyonnaise, félicita la société de la vie essentiellement active qu'elle avait dans la grande cité, et
rappela les liens qui unissent les vieilles
sociétés régionalistes de Lyon.
M. Simonnet se fait l'interprète de la
société tout entière pour exprimer au président Nougein toute la gratitude affectueuse qu'il a su gagner par son dévouement inlassable et sa grande bonté. Au
nom de l'Auvergne, il remit au président un superbe bronze représentant l'ancêtre arverne. Très ému, M. Nougein remercia ses collaborateurs et ses compatriotes. Il exprima ses regrets de l'absence de
MM. Petit, Salarnier, Besseyrias qu'un
deuil très récent retenait dans leurs familles. Il salua les hôtes distingués, évoqua h» belles traditions du pays d'origine
espérant que les vagues de sophisme qui
empoisonnent la vie du Pays, se briseraient
contre le rempart du bon sens auvergnat.
La soirée se termina par des jeux et
des danses sous les frais ombrages des
jardins de l'hôtel.

C'est dans cet esprit que, le 3i juillet dernier, nous avons parcouru les
« Côtes de Clermont ». Le moins que
l'on puisse en dire c'est que, a priori,
rien ne s'oppose à ce que ce plateau
ait été le siège d'un oppidium gaulois
et gallo-romain par la suite. Aussi, faisant abstraction des découvertes déjà
faites et de celles à intervenir, au sujet
desquelles nous déclinons toute compétence, allons-nous, comme nous l'avons
fait pour le plateau de Merdogne, examiner l'application des textes au terrain .
Nous avons deux textes. Le premier,
celui des Commentaires, qui, pour les
raisons que nous avons déjà indiquées,
offre des garanties sérieuses de véracité,
malgré les réticences et les lacunes voulues qu'il peut comporter. Le second
est celui de Polyen, compilateur grec du
ir siècle qui nous a laissé, dans son
traité des Stratagèmes, un récit de l'attaque de César sur Gergovie. Le récit
de Polyen, loin de présenter les mêmes garanties que celui 'de César, est
certainement puisé à une autre source.
Il ne l'infirme en rien et le complète
même sur un point en nous indiquant
que l'attaque eut heu à gauche, tandis
que la feinte fut faite à droite.
Si nous n'avons pas fait état de ce
texte dans la première partie de cette
étude, c'est qu'il ne s'applique pas aux
hypothèses envisagées par les divers
commentateurs dans l'étude de l'attaque sur le plateau de Merdogne. Celleci s'y fait à droite et la feinte à gauche alors que chez l'historien grec c'est
l'inverse qui a heu. Une explication ingénieuse de cette divergence a été trouvée. Elle consiste à supposer que le récit de Polyen émane d'un Gergovien
pour lequel les sens sont naturellement
inversés par rapport à ceux de César.
Il y a heu, à oe propos, de rappeler que
celui-ci n'en indique aucun, sauf en ce
qui concerne la position, en fin de bataille, des cohortes de Sextius placées
pour menacer l'ennemi sur son flanc
droit (ab dextro latere hostium) et la
place de l'attaque des Héduens qui eut
lieu par une deuxième montée située
à droite de celle qu'empruntaient les
troupes romaines. Le texte de Polyen
n'est donc pas en contradiction avec
le récit de César, mais uniquement avec
l'interprétation des commentateurs.
Reprenons le De bello Gallico et suivons-le, ligne à ligne, en insistant seulement sur les points susceptibles de
nous fournir une indication pour l'adaptation au terrain des mouvements décrits par le général romain.
« Perspecto urbis situ, quœ posita in
altissimo monte omnis adilus difficiles
habebat, de
oppugnatione desperavit (1). »
« Ayant reconnu le site de la ville
qui, placée sur une montagne fort
haute, était partout d'accès difficile, il
désespéra de la prendre d'assaut... (1).»
Les « Côtes de Clermont », d'accès
difficile de tous côtés, répondent complètement à cette description.
« Erat e regione. oppidi collis sub
ipsis radicibus montis egregie munitus
atque ex omni parte circumeisus (1). »
« Il y avait, en direction de l'oppidum, au pied même de la montagne, une
colline très bien fortifiée et escarpée de
tous côtés (2). »
Le pUy de Chanturgue, escarpé de
tous côtés et à peu près en direction de
l'oppidum par rapport à un observateur placé au grand camp, supposé établi sur le versant N.-E. de la hauteur
occupée actuellement par le vieux Clermont, paraît bien convenir à cette définition (3). César s'en empare par-une
surprise de nuit, y installe deux légions
et il relie ce petit camp au grand par
un double fossé de douze pieds de large.
Laissant de côté l'affaire héduenne
et l'attaque du camp par les Gaulois
pendant la courte absence de César, qui
ne nous apportent aucun éclaircisse-

ment, nous en arrivons immédiatement
au moment où César tente l'assaut, alors
qu'il lui semble qu'une occasion s'offre
de vaincre comme le dit M. Constans
dans sa traduction qui serre de plus
près la pensée du chef romain, au moment où il ordonne l'attaque, que le
texte des Commentaires. « Visa est facultas bene gerendœ ' rei », disent ces
derniers, c'est-à-dire voyant l'occasion
de mener l'affaire à bonne fin, ce qui
est à la fois plus littéral et beaucoup
moins explicite ainsi que César l'a vraisemblablement voulu.
Venu inspecter les travaux du petit
camp, il remarque qu'une colline qui
était dans les lignes de l'ennemi, était
dégarnie de troupes, alors que les jours
précédents elles y étaient si denses que
le sol s'en voyait à peine. Il apprend
par les transfuges, comme il l'avait déjà
appris par ses éclaireurs, que le sommet de cette colline était presque plat,
mais boisé et étroit dans la partie où
l'on accédait à l'autre côté de la ville (4)
Le puy de Var, caché à la vue du grand
camp par le puy de Chanturgue, dont
on découvre le versant sud et sud-est
des pentes de ce dernier et réuni aux
Côtes par un pédoncule rocheux et
étroit, pourrait bien être la colline visée
par César. Nous l'admettons, de même
que nous avons admis les emplacements
du grand et du petit camp.
Partant de cette base, nous allons
étudier la manœuvre de César, telle
qu'il nous la décrit dans les chapitres
45, 46, /17, 48, /iq, 5o, 5i, du livre VII
du De Bello Gallico.
Dès la nuit, il met en route une
grande partie de sa cavalerie en lui prescrivant de se répandre de tous côtés et
de faire beaucoup de bruit.
A l'aube, il fait sortir du grand camp
nombre de mulets chargés de bagages,
les fait débâter ensuite (certainement
hors des vues des Côtes). Les muletiers,
préalablement coiffés de casques qui leur
donnent l'aspect de cavaliers, font le
tour par les collines et vont renforcer
la feinte déjà entamée par les cavaliers.
On comprend aisément pourquoi César attend l'aube pour faire exécuter ce
mouvement. Les équipages, sortant du
grand camp pour se diriger vers le
nord, sont vus de l'oppidum et cela est
bien fait pour augmenter la crainte des
Gaulois sur leur gauche où se manifeste déjà l'activité des cavaliers et qu'ils
s'empressent d'ailleurs de renforcer.
L'orsqu'ils échappent à la vue de l'oppidum, ces équipages sont arrêtés et les
muletiers, transformés en cavaliers, viennent giossir le nombre de ceux-ci.
C'est ensuite, poussée dans la même
direction, une légion qui renforcera encore la menace vers le nord. Mais quand
elle a progressé un peu, César l'arrête
dans un fond où les bois le cachent
aux regards.
A suivre).
(1) Bello Gal., VII, 36.

(2) M. Constans traduit egregie munitus
« très bien fortifiée par la nature». C'est
la nature qui, sans aucun doute, avait escarpé de toutes parts ladite colline. Quant
à egregie munitus cela pouvait être aussi
bien l'œuvre des défenseurs que celle de
la nature. Nous croyons préférable de rester dans le doute ainsi que le texte nous
y convie.
(3) Détaché par l'érosion des « Côtes
de Clermont » dont il a fait autrefois
partie, le puy de Chanturgue apparaît
comme une ramification des Côtes et se
trouve ainsi, peut-être, justifié le sub
ipsis radicibus du texte.
(4) Bello Gallico, VII, 44.

ARONNEZ-VOUS

!

COMPATRIOTES, abonnez-vous

à

l'Alauza d'Auvernha !
Tout nouvel abonné a droit à une
annonce de 4 lignes. Envoyer le texte
en même temps que le montant de
l'abonnement (un an : i5 fr.).

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées. Nous prions nos lecteurs de leur réserver leurs commandes,

�L'ALAUZA D'AUVEKNHA

3

Grande Journée Auvergnate du 26 Août 1934, à Saint-Germam-Lembron, organisée par
" Los Amies de Lézinhac ", avec le concours de *' L'Alauza d'Avernha ", etc.
gène Grasset, expert ; secrétaire-adjoint:
M. Denis Moings ; trésorière : Mlle
Yvonne I^abrosse ; trésorier-adjoint :
M. Georges Mathieu.

A LA SOURCE DE CHABETOUÏ
Phot. J. Bérard.

CROQUIS LE MBRONNAIS
I. — PAYSAGES
Chabetout.
UNE LEMBR0NNA1SE

Après quelques détours, une route très
droite. Trop droite, sans doute, pour
le piéton qui n'en voit plus la fin.
Mais très bonne — ou presque —, si
j'en juge par la douceur éprouvée dans
l'excellente automobile de mon hôte.
Un village : Barèges. On le traverse.
La route continue. Le paysage s'élargit.
Je songe à Ardes, là-haut, où j'ai passé,
il y a quelques années, une bonne journée avec un ami qui aime tout ce qui
a été créé de beau.
Sur la droite, un enclos qui enferme
un grand secret moderne : l'électricité.
Sur la gauche, on me montre un filet
d'eau qui coule dans un replis du tertre,
couleur de fer. C'est la source de Chabetout. Avant de recueillir, avec patience, deux bombonnes de cette eau
minérale, excellente et gratuite, on va
plus loin chercher un rond-point pour
tourner l'automobile. Et, dans un vallon,
quelques maisons, une haute ruine : ce
qui reste de l'abbaye de Chabetout. Une
page d'histoire et de mystère dort là.
Les bombonnes se remplissent avec
lenteur. La source fait payer de patience
ce que l'on ne paye pas de papier et de
pièces.
Le doigt sous l'entonnoir, je déguste
cette eau. Ni chaude, ni froide ; ferrugineuse sans excès, elle me paraît posséder beaucoup de qualités. Elle repose
des fatigues d'un long voyage. Et remet
en état, lorsque, la veille, le dîner a été
plantureux et les crus bouchés de trop
longue date.
II. — GENS
Rétameurs.
Les gagne-petit n'ont, en notre siècle,
qu'un dernier refuge : le village. Ils
s'y cantonnent, s'établissent un jour ici,
le lendemain là-bas...
Ils se suivent souvent. J'ai vu trois
rétameurs, en une semaine, à Vichel.
Des figures, des types, intéressants ;
parfois, des gens sympathiques qui se
nourrissent du grand air des routes tout
autant que des fortes recettes.
Parmi ces tempéraments, une rétameuse. Une femme de la deuxième jeunesse, dont les intérêts matériels ne préoccupaient pas l'esprit. Sans clientèle,
le jour de son arrivée elle monta à Montcelet. La butte déçut la rétameuse. Avec
un air de pitié profonde, elle me dit
que ce n'était rien, devant Montpeyroux.
En toute âme, un archéologue sommeille !...
Il est intéressant de voir un gagnepetit au labeur. J'allai sur la place.|
D'une vieille voiture d'enfant, la rétameuse avait sorti son installation. Quand
j'arrivai, elle actionnait le soufflet sur
le charbon de bois ; au-dessus, une
poêle, sans doute accidentée...
Mais non, la rétameuse ne rétame pas.
La poêle n'est pas trouée. Elle contient
des haricots secs qui sautent. La rétameuse cuisine.
Le lendemain, on racontait que la
rétameuse avait un cœur comme son
charbon de bois bien soufflé, et que
les joyeux journaliers qui hantent le

(Photo de famille mise à notre disposition par
M"* Bonhomme-Seguin, de St Germain-L.)

village n'avaient point langui pendant
la longue veillée, devant leurs verres de
gros rouge, dans le jardin du « Four »...
Insensible aux racontars, de bon matin, la rétameuse peigna sa chevelure
rebelle, et partit plus loin visiter les
vieux châteaux, cuisinier, boire, aimer,
et, peut-être, aussi, un peu rétamer les
vieilles casseroles du Lembron.
Joseph BÉRARD.

Conseillers : Mlle Dequaire, directrice du Cours complémentaire de jeunes filles ; M. Gatignol, directeur du
Cours complémentaire de garçons ; Mme
Thiailler, institutrice ; M. l'abbé Châtain g.
Ces diverses formalités remplies, l'Assemblée a réglé diverses questions concernant l'organisation de la Journée Auvergnate du 26 août. Elle a, notamment,
chargé le Bureau de remercier « Lo
Covize de la Ribeira » de son appui
fraternel à l'égard de .« Los Amies de
Lézinhac » : les deux sociétés collaboreront ensemble pour le bien de leurs
deux régions.
La répétition qui a été donnée avant
la réunion, a permis de constater les
progrès accomplis dans la bonne exécution de nos danses d'Auvergne.
A ce sujet, nous ne saurions trop
remercier les jeunes gens et les jeunes
filles du Breuil qui ont bien voulu se
joindre à nous. Et qu'ils ne nous tiennent pas rigueur de l'attente qui leur
a été imposée : l'organisation définitive
de notre société fera disparaître quelques imperfections.
Il faut que toute la jeunesse du Lembron adhère aux « Amis de Lézinhac ».
Si elle le veut, notre Journée Auvergnate
du 26 août sera un grand succès.
Le Secrétaire.

GRANDE JOURNÉE AUVERGNATE
A SAINT-GERMAIN-LEMBRON

« LOS AMICS DE LEZINHAC »
Société régionaliste du Lembron.
La société « Los Amies de Lézinhac »
a tenu son assemblée générale annuelle
le dimanche 12 août, à la mairie de
Saint-Germain, sous la présidence de
M. Joseph Bérard, qui était venu de
Clermont, en compagnie de M. Henri
Gilbert, afin de prendre part à cette
importante réunion.
M. Bérard, après avoir rappelé l'activité de la Société, durant sa première
année d'existence (covizes, participation
à la Grande Journée Auvergnate de
Clermont, organisée par l'un des nôtres),
indique, une fois de plus, les buts pour
lesquels elle a été fondée. Notre application à la réalisation de ces buts, qui
sont d'intérêt général, nous fera surmonter aisément les petites difficultés
qui se présenteront sur notre route.
Il faut que chacun se soumette à
une certaine discipline librement consentie (être exact aux réunions, exécuter les décisions du bureau). Le président demande à tous de recruter de
nouveaux adhérents. En s'adressant à
nos compatriotes au nom du Régionalisme, l'effectif de la société, qui comprend déjà près de quarante membres,
sera vite doublé.
L'ordre du jour appelle, ensuite, la
formation du bureau définitif.
Le Président remercie le Bureau provisoire de la belle action qu'il a menée,
durant cette première année. Les brillants succès qu'il a su obtenir sont dignes d'une société chevronnée. Si tous
ont contribué à ces remarquables succès,
il convient de complimenter, en particulier, Mme Ehe Grange, la dévouée
vice-présidente, dont le zèle inlassable
n'a pas peu contribué à la prospérité de
notre jeune groupement. L'assemblée entière s'associe aux remerciements adressés, par M. Bérard, à Mme Grange et
à ses collaborateurs et collaboratrices.
Le bureau définitif est ainsi composé :
Comité d'honneur : MM. Victor Rougier, Emile Dousset, maire du Breuil,
conseiller général, président de la Chambre de Commerce de Clermont ; Henri
Gilbert, directeur de « L'Alauza d'Auvernha », président du « Covize », de
Clermont.
Président : M. Joseph Bérard, professeur : vice-présidente : Mme Elie
Grange ; secrétaire-général : M. Eu-

Le vif succès de la Grande Journée
Auvergnate de Clermont n'est pas oublié.
Le dimanche 26 août, l'aimable cité
de Saint-Germain-Lembron, qui conserve
jalousement ses vieilles traditions, verra
une Journée Auvergnate encore plus
complète et plus originale. Cette fête,
à laquelle tout le monde voudra assister,
est organisée par « Los Amies de Lézinhac », avec le concours de « L'Alauza d'Auvernha » et la participation de
« Lo Covize de la Ribeira », de La
Voûte-Chilhac, « Lo Covize » de Clermont-Ferrand. Le « Covize de Paris »
y sera représenté par son président,
M. le Colonel Pessemesse, de SainteFlorin e.
M. Jean Pitacco, directeur de 1'« Orphéon du Velay » et artiste réputé, sera
au programme, ainsi que MM. Besse
et Fagheon, musiciens habituels du « Covize », de Clermont.
Cette Journée Auvergnate sera présidée par M. Maurice Busset, le peintre
auvergnat bien connu, membre du Comité de « L'Alauza d'Auvernha ».
En voici le programme général :
Matin, à Q h. : réception du « Covize de la Ribeira » ; visite au monument aux morts ; 10 h. : messe avec
sermon en dialecte auvergnat par M.
l'abbé Pierre Chataing, conseiller de
« Los Amies de Lézinhac » ; airs anciens exécutés sur le violon par M. Jean
Pitacco.
Midi : dîner auvergnat à l'hôtel de
la mairie, place du Désert (prix : i5 fr.)
— Pom' se faire inscrire, s'adresser, dès
maintenant, à M. Mathieu, propriétaire.
Après-midi, à 2 heures : défilé, en
costumes anciens, des sociétés regionalistes ; à 2 h. 3o, grand covize au préau
des Ecoles, par « Los Amies de Lézinhac », « Lo Covize de la Ribeira »,
« Lo Covize », de Clermont.
Séance de publicité, organisée par
« L'Ahuza d'Auverhna », en faveur des
produits d'Auvergne. Tous les commerçants, les artistes et les écrivains peuvent y prendre part.
Concours de danses auvergnates.
L'après-midi se terminera par un bal
auvergnat qui durera jusqu'au souper.
Nous convions à cette Journée Auvergnate les abonnés de « L'Alauza d'Auvernha », nos sociétaires et leurs amis,
et, en général, tous les bons Auvergnats.
Il leur sera donné d'entendre du patois véritable et bien parlé, des airs
d'autrefois, et d'admirer de beaux cos-

LAVi'UTE-CHILHAG.

tûmes anciens tirés des vieux coffres de
famille.
La présence d'un nombreux public
aidera à atteindre le but que se proposent nos sociétés regionalistes : amener
un renouveau de prospérité dans notre
pays.
Que l'on réserve donc la journée du
26 août pour se rendre à Saint-GermainLembron !

—

Quartier du Pont.

NOTA. — Les personnes qui désirent
séjourner à Saint-Germain-Lembron,
après la fête, trouveront des chambres
en s'adressant à MM. Triozon et Mathieu, hôteliers, tous deux membres de
« Los Amies de Lézinhac ».
Les commerçants qui désirent prendre
part à la séance de publicité doivent
faire parvenir des échantillons de leurs
marchandises à M. Henri Gilbert, 7, rue
Serret, à Clermont.

PROGRAMME DU GRAND COVIZE
tenu au Préau des Ecoles par « Los Amies de Lézinhac »,
« Lo Covize de la Ribeira » et « Lo Covize », de Clermont,
sous la présidence de M. Maurice BUSSET, artiste-peintre,
président des « Amis du Musée de Clermont,
membre du Comité de « L'Alauza d'Auvernha ».
PREMIÈRE

PARTIE

SECONDE

PARTIE

1. — Allocution de M.Maurice Busset.
1. — La
meunière et le chasseur
— Allocution de M. Joseph Bé(duo), Mlle Y. Lafont et M. H. Ramain.
rard, président de « Los Amies de Lé2. — Lo colador,
conte en patois,
zinhac ».
M. Denis Moings.
3. — Dessur Clermont (chœur) « Los
3. — Lis elecions del Cronca (chanAmies de Lézinhac ».
t\. — Conte en dialecte auvergnat, son), M. Honoré Ramain.
4- — Ronde enfantine.
Mlle Marcelle Dauphin.
5. — La Yoyette, Mlle Huguette Du5. — Lo mou de ventre de mestre
prat.
Civada (Conte en dialecte auvergnat dit
6. — Bourrée dansée par Mlle Yvonne
par l'auteur, M. Henri Gilbert).
Lafont et M. Honoré Ramain.
6. — Le temps des cerises, chanson
7. — Montagnarde, violon seul, M.
M. Louis Mathieu.
Jean Pitacco, directeur de l'Orphéon du
7. —■ Bourrée croisée, « Los Amies
VeL·y.
de
Lézinhac ».
8. — Rêverie dans les ruines d'Usson,
poésie de Gandilhon Gens-d'Armes, Jo8. — Le petit panier, vieille chanson,
seph Rérard.
Mlle Raymonde Bert.
O. — Quand le rossignolet (air du
9. — Polka piquée « Lo Covize de
xmc siècle) (Adaptation de II. Gilbert), la Ribeira ».
Mlle Jeanne Cubizolle.
10. — Per Chalendas, conte en patois,
10. — Bourrée de Saint-Flour « Los
M. Louis Pegon.
Amies de Lézinhac ».
11. — Le Rouet, chanson, Mlle Y.
11. — Ronde par
« Los Amies de
I^ezinhac » et « Lo Covize de la RiLafont.
12.
— Airs popuhires auvergnats
beira ».
(vielle et violon), MM. Besse et Fa12. — Air à danser (Monsigny), M.
gheon, du « Covize », de Clermont.
Jean Pitacco.
2.

ENTR'ACTE

Séance de Publicité.
MENU DU DINER AUVERGNAT

NOTRE VENTE

Jambon de Ternant
Macédoine de légumes de l'Ambron
Pâté de viande de Gignat
Gigot de Villeneuve
Pommes de terre à la Saint-Germain
Salade de Sansac
Auvergnat de Collange
Fruits du Breuil
Vin de Vichel

GLERMONT-FERRAND : Librairie de
« L'Avenir », rue Blatin ; aux Covizes, à
1'« Oustau ».

Prix du dîner : i5 francs.
Pour prendre part au dîner auvergnat, on peut se faire inscrire, en versant i5 fr., à Mlle Yvonne Labrosse,
trésorière de « Los Amies de Lézinhac »
où à M. Georges Mathieu, trésorieradjoint.

LE PUY : Bay, Place du Breuil.
BRASSAC-LES-MINES : Rapp.
LA VOUTE-CHILHAC : Delomenède ;
St-GERMAIN-LEMBRON : Delaire.
PARIS : aux Covizes, Café Voltaire
(Odéon).

L'abondance des matières nous oblige
à remettre au prochain numéro la suite
de la Coutume d'Auvillar et le compte
rendu de ht fête de La Lembronnaise.

�4

L'ALAUZA D'AUVERMIA

La Journée Auvergnate de Clermont
La Grande Journée Auvergnate du il\
juillet, placée sous la présidence de M. le
Dr Marcombes, député, ancien sous-secrctaire d'Etat, a été une superbe manifestation du Régionalisme auvergnat. Elle a
montré d'une manière éclatante, que,
« dins lou Puei-de-Doumo », comme dit
l'autre « ni a que fan de bon travai... ».
Telle qu'elle avait été conçue, celte
fête devait être encore plus imposante. Le
Comité de la Foire-Exposition, selon le
plan de l'organisateur, avait, en effet,
poussé la générosité jusqu'à accepter, tout
en prenant les frais à sa charge, de laisser
l'organisation dans le cadre de la Maintenance d'Auvergne. Il se contentait, lui, le
mécène, du titre de collaborateur.
C'était évidemment trop beau, au gré
de quelques pervenches en maillechort.
d'une cigale en vieux laiton et même d'une
orgueilleuse étoile de même métal... Ces
divers phénomènes félibréens firent tant et
si bien que le félibrige — ou, plutôt, leur
félibrige personnel — devint puremenl et
simplement intolérable, et que, finalement,
« L'Alauza d'Auvernha », dont l'action régionaliste est connue, fut chargée de rassembler les groupements qui devaient assurer le succès de la fêle : « La Bourrée
d'Aurillac », le « Covize. de Paris », « Los
Amies de Lézinhac », de St-Germain-Lembron ; « Lo Covize de la Ribeira », de
La Voûte-Chilhac; « Lo Covize», de Clermont. Ces groupements avaient, d'ailleurs,
répondu avec empressement au premier
appel qui leur avait été adressé par l'organisateur, au nom du Comité.
Le i4 juillet, à 10 heures, ils se trouvaient donc tous réunis devant la Chambre
de Commerce, boulevard Trudaine, à Clermont. M. Emile Dousset, président de la
Chambre de Commerce, avait eu la délicate
pensée de les recevoir lui-même. Mais un
empêchement étant survenu, il avait délégué, pour le remplacer, M. Paul PochetLagaye. L'aimable et distingué trésorier
de la Chambre de Commerce s'acquitta le
plus spirituellement du monde de sa délicate mission, et prononça cette gracieuse
allocution :
Allocution de M. Pochet-Lagaye.
Mesdames, Messieurs,
« Je suis un peu confus de prendre la
parole devant une assemblée aussi brillante, où le pittoresque et l'élégance desi
costumes s'allient, de façon aussi harmonieuse, à la grâce de ceux, et, surtout, dél
celles qui les portent.
« Mon ami Emile Dousset, le délicat
poète que vous connaissez tous, qui est,
en même temps, le distingué président de
notre Compagnie, aurait été beaucoup plus
qualifié que moi pour vous recevoir. J'ai
malheureusement le devoir de l'excuser en
raison de ses obligations de maire du
Breuil-sur-Couze, en ce jour de fêle nationale.
« Notre bonne ville de Clermont-Ferrand est sûrement impatiente de vous admirer et de vous entendre. Je ne vous retiendrai donc pas très longtemps. Permettez-moi, cependant, en vous souhaitant la
bienvenue, de vous offrir quelques fleurs
en souvenir de votre aimable visite à notre
Chambre de Commerce de Clermont-Ferrand - Issoire.
« Moi, qui ne suis pas poète, qui ne suis
même pas Auvergnat, c'est tout ce que je
puis vous offrir ; excusez ma pauvreté.
Laissez-moi vous dire comme Paul Delmet
dans sa chanson : « Je compte sur mon
cœur... et sur votre bonté », et, m'adressant à toutes les gracieuses dames et jeunes filles qui seront la parure de cette
journée de fêtes régionalistes, laissez-moi
ajouter en terminant : « Vous êtes si
jolies 1 »
Paul POCHET-LAGAYE.
Après s'être formées en cortège, les sociétés, au son des chabrettes, de la vielle
et du violon, gagnèrent les Salins, par la
place Michel-de-l'Hospital, la rue St-Esprit
et la place de Jaude. Elles furent applaudies, tout le long du parcours, par un
public nombreux.
Le banquet.
Le banquet offert par le Comité de la
Foire-Exposition se tint à l'Hôtel Terminus. Il était présidé par M. le Dr Marcombes, entouré de M. Maymat, conseiller
général ; M. le Dr Puech, président de
« La Rourrée d'Aurillac » ; Mme et M.
Louis Debrons, Mestre en Gai Saber, Directeur de « La Bourrée » ; Henri Gilbert,
homme de Lettres, Directeur de «L'Alauza

d'Auvernha», président de « Lo Covize »,
de Clermont ; Chevalier, secrétaire général
de la Foire-Exposition ; Moline, administrateur ; Perrier, Pochet-Lagaye, Robin,
premier adjoint ; Colonel Pessemesse, directeur du « Covize de Paris » ; Mme Elie
Grange, vice-présidence de « Los Amies
de Lézinhac » ; Mme Jeanne Vigier-Josency, secrétaire du « Covize de la Ribeira » ; M. Rionnet, membre du comité;
Blanchet, mestre d obra. Nous nous excusons de ne pouvoir nommer, faute de place
tous les convives, et, particulièrement, nos
amis, les adhérents des diverses sociétés
invitées.
Tour à tour, MM. Chevalier ,1e Docteur
Puech et le Dr Marcombes félicitèrent
organisateurs et acteurs. Ils se réjouirent,
en termes heureux, du succès bien mérité
de cette belle manifestation régionaliste et
rendirent hommage aux solides qualités
de la race auvergnate.
Ensuite, on ne sait pourquoi, Benedictus
in nomine Marii venit... Mais le météore
s'évapora et M. Henri Gilbert, Directeur de
« L'Alauza d'Auvernha », prononça, en
qualité d'organisateur, ce petit discours en
langue d'oc qui sent son terroir :
Discours de M. Henri Gilbert.
Damas, MoSSUrg,
« Sabe ben qu'espeitas que parlassiam
un pauc nostra lenga d'Auvernha : non
sarés trompais.
« Adonca, vole grammaciar lo Comitat
de la Feira, et, sobretot, Mossur Chevalier,
d'aver botada « L'Alauza d'Auvernha » en
honor, quant me demandet de'lh ajudar
per azegar la festa d'anueit.
« Dirai grammaci, amais, am Mossur
lo Dr Puech, mon amie Lois Debrons et
« La Borreia d'Orlhac » ; am Madama
Grange et « Los Amies de Lézinhac ; am
Madama Vigier, Mossur Rionnet et « Lo
Covize de la Ribeira » ; am Mossur lo
Colonel Pessemesse, Madama et Mossur
Lavergne, que son mandats per lo « Covize
de Paris ».
« Tôles ses venguts amistozamen et de
bona gracia d'Orlhac, de Sant German, de
La Voûta et de Paris, et n'ai géant de
voi veire.
« Mostrarés, aquesta vesprada, cossi
nostre monde d'autres cops se sabian bestir
gentamen, cossi chantavon et dansavon
galhardamen.
« Braves amies, vezés quez avem fat tot
so que chalia per vos recèber delh biais :
creze que sarés contents et n'en sarem benaizes.
« Basta que poguessiam faire d'autras
festas coma aquela d'aqui et frairejar sovent.
« Nos chau mostrar que volem gardar
l'eime de nostre païs, et tornarai dire —
que quaucun zo auzisse ! — so que diguere, un cop, ves Breude : « Auvernhdts
sem, Auvernhats volem demorar! ».
Henri GILBERT.
Des applaudissements qui avaient une
signification particulière s'élevèrent de
toute la salle : c'étaient — n'en disons
pas davantage pour aujourd'hui — des
applaudissements vengeurs ! Que le « représenlant » in partibus aille le dire à son
pon I i fe !
Pour terminer, M. Guibert, de « La
Bourrée d'Aurillac », détailla, avec grand
succès, « Les deux Menottes », de Vermenouze.
L'après-midi.
En quittant l'Hôtel Terminus, ce fut un
triomphal défilé, par la place Delille. jusqu'à la place des Salins. Le cortège avait
entraîné après lui une foule imposante.
Plusieurs milliers de spectateurs se trouvaient réunis autour du kiosque. Nous
eûmes le plaisir de reconnaître, parmi eux.
la plupart des habitués de nos covizes.
Nous les remercions de leur fidélité.
« La Bourrée d'Aurillac », « Lo Covize de la Ribeira », « Los Amies de Lézinhac », « Lo Covize », de Clermont.
firent merveille : chants, danses, chœurs,
contes en patois, poésies furent longuement applaudis. Tout en reconnaissant les
mérites de tous, il est équitable de reconnaître que le clou de la fête fut « La
Bourrée d'Aurillac ». La place nous manque pour citer, aujourd'hui, tous ses artistes ; mais oc n'est que partie remise
« Le Covize », de Clermont, avait délégué
ses deux musiciens, MM. Besse et Fagheon.
Enfin, le jury, dont nous avons déjà
donné la composition, attribua les prix
suivants, pour les costumes : Mlles Michèle
Puech. Nini Calvet, Grammont, Germaine
Sayet, de «La Bourrée d'Aurillac»; Mlles
A. Ortola et M. Ricoux, de « Los Amies

de Lézinhac » ; Mme et Mlle Pegon, du
« Covize de la Ribeira ».
Le grand succès de cette grandiose manifestation régionaliste prouve que les fêtes
auvergnates organisées avec des Auvergnats,
avec des costumes auvergnats présentés correctement, dans des spectacles d'esprit
véritablement auvergnat, feront toujours
vibrer nos compatriotes et rassembleront
des foules sympathiques.
*
**
11 serait injuste de passer sous silence
le puissant appui que nos grands confrères
de Clermont ont apporté à la réussite de
la Journée Auvergnate du i4 juillet. Leur
bienveillant concours n'a pas peu contribué
à son succès, et leurs comptes rendus
sympathiques ont consacré les résultats
obtenus.
« L'Alauza d'Auvernha » et son directeur remercient tout particulièrement
« L'Avenir », « Le Moniteur » et « La
Montagne » des lignes aimables qu'ils leur
ont consacrées.

« L'ALAUZA D'AUVERNHA », organe
des Sociétés Régionalistes.
M. Henri GILBERT, Homme de Lettres, 7, rue Serret, Clermont.
M. François BARON, Artiste peintre,
4i, boulevard Triozon-Bayle, Issoire.
*
**

A VENDRE

BEAUX APPARTEMENTS
Avec tout le luxe et tout le confort
moderne dans bel immeuble à construire

Ces annonces, augmentées de celles des
nouveaux souscripteurs, reparaîtront dans
notre prochain numéro.

Voir

PLAN et FAÇADES à la Librairie

Delaunay ; chez MM. Villatte, Lavie, Lascombe,

SAINT-GERMAIN-LEMBRON
Hôtel TRIOZON. — Hôtel MATHIEU
BRASSAC-LES-M1NES
Hôtel BEYNARD (Gare).
SAINT-FLOUR
HÔTEL

DE

marchands de papiers

peints ; au

Bureau de tabacs, 3, rue de Bellevue, et
dans la revue UAuvergne Littéraire, n° 13

HOTELS RECOMMANDÉS

(numéro spécial consacré à la Cathédrale de
Clermond-Ferrand).
S'adresser
Boulevard

à

M. FLEURY,
Briand, i

A.

architecte'

Clermont-Ferrand

(Téléphone 18-74), qui peut se charger de

LA POSTE

PROJETS et de TRAVAUX de toute impor-

(Voir annonce)
LA VOUTE-CHILHAC
Hôtel FERRAND
PEGHAIRE
(auberge et boucherie)
MORANNE, à Chilhac.
Nous rocommandons particulièrement
ces maisons à nos amis, pour la période des vacanoes.

tance.

Le Gérant : H. GILBEBT.
Le Puy. — Imp. « La Haute-Loire ».

LO COVIZE DE LA RIBEIRA
Société régionaliste
de la région de La Voûte-Chilhac.
Lo Covize de la Ribeira a tenu son
Assemblée générale annuelle le 5 août
iu34. à la salle de la mairie de La
Voûte.
Après la présentation des rapports
unanimement approuvés de Mme Jeanne
Vigior-Josency, secrétaire générale, et de
Mlle Jane Mialon, trésorière, il fut procédé à l'élection des membres du Bureau.
Le Comité d'honneur comprend :
MM. le Baron d'Anthouard, ministre
Plénipotentiaire, maire de La VoûteChilhac ; Auguste Archaud, notaire, à
La Voùte-Chilhac ; Henri Gilbert, homme de lettres, membre de l'Académie
de Clermont.
Le Bureau est composé comme suit :
président, M. J.-A. Rionnet ; vice-présidente, Mme Jeanne Vigier-Josency ;
secrétaire général, M. Louis Archaud ;
trésoriers, Mlle Jane Mialon, M. Louis
Pegon ; secrétaire-adjoint, M. Henri PegonNous donnerons plus tard la liste des
membres adhérents.
Après la formation du Bureau, la Société décida de participer à la Journée
Auvergnate de Saint-Germain-Lembron.

"Vieille I_iicj\ae\ar·
VRAI RÉGAL APRÈS
Livraison Paris par 1 bouteille.

LE

Agent

:

PONCELET, 12,

j

Roquette.

—S ÉLECTRICITÉ S—

T S F.

Bi MOEBÂU)

j

Roq. 59-07

7, rue

.

j

T.S.F
Tél. 11-27

St-Genès, Clermont-F.

j

VENTE - INSTALLATIONS - RÉPARATIONS - T. S. F. - LUSTRERIE - VERRERIE - APPAREILS DE CHAUFFAGE
POSTE T.S.i'. PHILIPS ET IMPÉRIAL (Remise de 10 aux abonnés de « L'Alauza d'Auvernha).
1

LES DÉLICES D'AUVERGNE
25, Rue

PATES

Clapeyron

DE

(angle Boulevard

des

FRUITS - CHOCOLATS

SPÉCIALITÉ

QUINQUINA "

Batignolles. Métro

-

CAFE

-

Rome).

MIEL -

—

PAUS,

8«

CONFITURES

: « GRIOTTES D'AUVERGNE » FOURRÉES AU CHERRY
REMISE 5 0/0 sur présentation de cette annonce.

LE

COMPAGNIE

GAULOIS "

S

DISTILLERIE GENESTINE, CLERMONT-FERRAXD

18

bis, Rue

CENTRALE

D'ALIMENTATION

—* COCEDA *—
André Moinier. — CLERMONT-FERRAND

PRODUITS

ALIMENTAIRES

; CAFÉS, CHOCOLATS, VINS FINS. -

Demande de bons AGENTS pour la région Lyonnaise

DE

HAUTE

S

QUALITÉ

J. DAMOY"

Gros

î

Dítai

Téléphone : 6,27

Huilerie — Savonnerie — Cafés

le a§ août i()34.
La Journée Auvergnate de St-GermainLembron comportera une séance de publicité. Toutes les maisons qui y prendront
part en confiant aux organisateurs des
échantillons de marchandises, auront droit
à une annonce gratuite dans « L'Alauza
d'Auvernha ». En outre, elles seront recommandées à nos sociétaires.
Lae écrivains et les artistes peuvent également participer à celte séance de publicité.
Sont déjà inscrits :
MAISON CROMAIUAS. 55, avenue des
Etats-Unis, Clermonl. Fruits Confits et
Pâtes de Fruits d'Auvergne (Pochet-Lagaye successeur).
MARCELLOT, 39, avenue des EtatsUnis, Clermont, Fournitures photographiques. Travaux pour amateurs.
GRANDE FONTAINE PÉTRIFIANTE
des Grottes du Pérou de St-Alyre, rue
Gaultier-de-Biauzat, Clermont. — Visite
des plus intéressantes ; Souvenirs d'Auvergne (pétrifications).
MAISON VIEILLARD, 3I, rue Pascal,
Clermont. Pâtes de Fruits, Confiserie.
Fruits confits d'Auvergne. Réduction de
10 o/0 à nos abonnés (Dudot, successeur).
Voir annonce .
R. MOREAU, 7, rue St-Genès, Clermont. Electricité, T. S. F., Installations
en tous genres. Réduction de 10 o/0 à nos
abonnés. Voir annonce.
A. GILBERT, Fabrique de Soierie, 3,
place des Tapis, Lyon. Cravates, Tissus
pour vêtements de Dames. Voir annonce.
L. DUMAS, 49, rue Blatin, Clermont.
Maroquinerie d'Art. Réduction de 5 o/0
à nos abonnés.
QUINQUINA « LE GAULOIS », Distillerie Genestine, place Lamartine, Clermont. Voir annonce.
C'est celui des Régionalistes auvergnats,
11 sera dégusté à la journée auvergnat*
de St-Germain-Lembron.
M. Maurice BUSSET, Artiste Peintre,
36, avenue du Puy-de-Dôme, Clermont.
M. Joseph BERARD, Hommes de Lettres, C, rue Savaron, Clermont.

20 fois hors concours
rue

Les Boppes Maisons

CELUI DES CONNAISSEURS

SÉANCE DE PUBLICITÉ
EN FAVEUR
des PRODUITS d'AUVERGNE

d'Auvergne

REPAS. Depuis 1859,

A

1

y
U J_i
T T

il

»/r /t rp
TTi T
JVl ri. Í .LJ.-1.X_J U

T

T TT

T

.4-.

EYGUIERES (B.-du-R.)
MAISON FONDÉE EN

1876

LES VERITABLES SPÉCIALITÉS D'AUVERGNE

Produits de qualités supérieurs
Expédition franco de port à clients directs
Représentants sérieux demandés
Expéditions à partir de 5 litres pour les huiles
10 kilos pour le savon et 3 kilos pour les cafés

!

j

J

A SAINT-FLOUR (CANTAL). 883 mètres d'altitude

YIEILLARD) Chocolatier-Confiseur
31, rue Pascal, CLERMONT-Fd

JEAI,
•

Maison deux fois centenaire

CONFORT
—#

MINÉRALE

î

! HOTEL DE LA POSTE

SONT FA BHIQUÉES CHEZ

EAU

i
S

DE

PHOPRl ÉTA.IR-B

MODERNE
PRIX

—

]

CUISINE SOIGNÉE

Ivl ODÉRES

!

#—

SAINTE-MARGUERITE

EAU DE TABLE et de régime. — LA PLUS L1THINÉE d'Auvergne. - Très magnésienne. —
Très RADIO-ACTIVE. — Très éliminatoire, sa consommation régulière RAJEUNIT L'ORGANISME
FATIGUE, combat POBESITE, prévient le CANCER.
Renseignements : Etablissements Hydro-Minéral de Sainte-Marguerite-les-Bains, par Vic-le-Comte
(Puy-de-Dôme).
Commandes àParis : Dépôt, chez LAURENT BARRAULT, Rue de I.von.

Clermont-Fer ran d

GRANDE
DES

VISITEZ

FONTAINE PETRIFIANTE

GROTTES

DU

PÉROU

DE

j

SPÉCIALITÉ

SAINT ALYRE

♦ A.

Prendre la Rue Gaultier-de-Biauzat entre le Bureau de Poste et
le Square Biaise Pascal — Station de Tramways.

GRAND CHOIX D'OBJETS PÉTRIFIÉS, SOUVENIRS D'AUVERGNE

FABRIQUE DE MARQUES TISSÉES - SOIERIES, RUBANS
DE

GILBERT

3, Place des Tapis.

!

j

CRAVATES

A. GIRARD, 21, Rue

LYON

Gassendi,

PARIS

(14-)

■

L'ALAUZA D'AUVERNHA
LE

PUY

(HAUTK-LOIRR)

BULLETIN D'ABONNEMENT
Je soussigné, déclare souscrire un
D'AUVERNHA, à partir du

abonnement d'un an

à L'ALAUZA

Au nom de M
profession _
domicile
Bureau de poste d
10

Un an : France, 15 fr. — Etranger, 25 i'r.
fr. pour les sociétaires du «Covize de l'Escola de Limanha ».

j
^?yer cje *&gt;uUetiÇ, en / joignant un chèque-postal
des T
Tapis, aa Lyon. — Compte Chèques-Postaux 9-553.

à M. ANTOINE GILBERT,

3,

Place

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="47315">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/662d9e6a9648b64e68068cd3bca467c4.jpg</src>
      <authentication>aeae0454b3b902be095e36b728002d2d</authentication>
    </file>
    <file fileId="47316">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/d77aff0af8abcc163e286c7ff2da45dd.jpg</src>
      <authentication>4088944cb863ebb777bcb70ac37ca505</authentication>
    </file>
    <file fileId="47317">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/4122fed389040d6cb5ce8056ef291727.jpg</src>
      <authentication>c1dcfdb4985be8629e8355d85305a999</authentication>
    </file>
    <file fileId="47318">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/95ef31ce2958e81cca992ef1ae3ebc9a.jpg</src>
      <authentication>0caa4b45b851f2d9f81d3150eb3c9993</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="420308">
            <text>Auvergnat</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="420309">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="129">
        <name>Aire Culturelle</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="420310">
            <text>Auvergne</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="715708">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420287">
              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates à Paris. - 1934, n°29 (Août-Septembre)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420289">
              <text>Littérature occitane -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420290">
              <text>Occitan (langue) -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420312">
              <text>Littérature auvergnate -- Périodiques</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420313">
              <text>Auvergnat (dialecte) -- Périodiques</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420291">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934 - N° 29</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420292">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955), Directeur de la publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420293">
              <text>Collection Jean Roux</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420294">
              <text>imp. La Haute-Loire (Le-Puy-en-Velay)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420295">
              <text>1934-08</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437406">
              <text>1934-09</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420296">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420297">
              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/5557a832211885f6982be6462c1b90c1.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420298">
              <text>http://www.sudoc.fr/038375966</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420299">
              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420300">
              <text>image/jpeg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420302">
              <text>1 vol. (4 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420301">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420314">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420303">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420304">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420305">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/12773</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="420306">
              <text>FRB340325101_N3_1934_08_029</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420307">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420311">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="420315">
              <text>2016-03-10 Françoise Bancarel</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="95">
          <name>Date Modified</name>
          <description>Date on which the resource was changed.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437407">
              <text>2016-05-31</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="437408">
              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437409">
              <text>Chataing, Pierre</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437410">
              <text>Bérard, Joseph</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="437411">
              <text>Grasset, Eugène</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="817810">
              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934, n°29 (Août-Septembre) </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600034">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600035">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="600036">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="643623">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="876423">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="2043">
      <name>Illustracion dels periodics=Illustration des périodiques</name>
    </tag>
    <tag tagId="149">
      <name>Literatura occitana = littérature occitane</name>
    </tag>
    <tag tagId="2044">
      <name>Novèlas=Nouvelles</name>
    </tag>
    <tag tagId="2046">
      <name>Poesia=Poésie</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
