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                  <text>SEPTIEME ANNEE. — N° 67.

Le numérr, spécial : 1 fr. 50.

Etrangen : 2 fr. 5t.

JUIM 1935.

Direction :

COMITÉ DE REDACTION :

GILBERT

HENRI

mû

7, Rue Serret, 7
CLERMONT-FERRAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis, 3
LYON

Chèques-Postaux
Lyon :

9-553

ORGANE MENSUEL DE LA FÉDÉRATION RÉGI0NAL1STE AUVERGNATE Ell VELLA VE

J. BERARD,
J. BROUSSE.
M. BUSSET.
A. CASATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
L, DEBRONS.
D' A. DELANEF.
L FARGES.
J. FREYO NET.
H GILBERT.
A. GILBERT
P MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
J PAGENEL.
L«-C E. PESSEMESSE.
M°»« RAOUL DUPAIN.
D' E. ROUX.
M»« B. BOZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

Qüeíqüe? grande? heure? de la Vie d'Antoine, Viííageoi?
Extrait de la Conférence -faite au « Covize », à Clermont, le 20 décembre i954, par M. JOSEPH BÉRARD, Président de « Los Amies de Lezinhac »,
(SUITE)
Secrétaire général du « Covize ».
L'année scolaire se terminait d'une
façon qu'Antoine trouvait bizarre.
A la maison, on parlait moins de cette
guerre du Maroc où le cousin Robert
combattait.
Chaque jour, le Toine allait chercher
le journal chez la Mariette.
Antoine sentait partout de l'inquiétude. A l'école, la maîtresse et le maître
lisaient le journal pendant la récréation
et ils avaient des airs tristes.
Et le dernier jour, le 3i juillet, Mme
Goudert renvoya ses élèves, les larmes
aux yeux.;
Antoine demanda aux autres pourquoi. L'Ernest, un grand, le rebiffa :
« — Imbécile ! tu ne sais donc pas
qu'il va y avoir 1^ guerre avec les Allemands ?... Ils vont nous redonner l'Alsace et la Lorraine... »
Il creusait un trou : c'était là son
amusement préf éré. Soudain, la cloche '
de l'église sonna. Antoine reconnut les
gkw qni annoncent lti mort. Mais quoi,
se dit-il, ce n'est point encore le soir.
Dans la rue, des gens passaient, couraient, criaient. La marne se mit à la
fenêtre. Elle avait compris, et lorsque
la Mion, haletante, lui cria : « La^guerre est déclarée ! » elle ne put que murmurer : « Oh ! pauvres petits ! »
Déjà, sans permission, Antoine courait, lui aussi, vers la place. Sur son
gros cahier a tranches vertes, je n'ai
trouvé que des impressions vagues, comme après une journée trop haletante.
Ses neuf ans furent surtout frappés
par les gendarmes, deux gendarmes qui,
au moment où Antoine arrivait, posaient une affiche : Mobilisation générale.
Confusément, tous les récits de son
histoire de France et ceux de la guerre
du Maroc passèrent dans son esprit. Des
hommes en tuent d'autres ; des foyers
sont désolés. Et il se rappelait aussi
la dernière fable — puisqu'à son âge,
tout poème est urne fable — que Mme
Goudert lui avait fait apprendre :
« Ceux qui, pieusement, sont morts
pour la patrie... »
La place était maintenant pleine de
monde. Les paysans venaient de tous
côtés avec, sur l'épaule, leur faux, leur
faucille, leur râteau. Les femmes chantaient. Des hommes chantaient « La
Marseillaise ».
Antoine avait peine à s'assimiler ces
diverses attitudes si différentes. Il se
mit à pleurer dans un coin. Mais bientôt il entendit son nom. On l'appelait :
il se retourna. Le Gaston apparaissait.
Coiffé d'un képi, le ceinturon à la taille-,
il battait du tambour d'une main et
brandissait une épée de l'autre. C'était
le dernier cadeau de sa tante Amélie la
Parisienne.
Aussitôt, un grand le prit sur son
épaule. Et tous les hommes qui étaient
M chantèrent de plus belle. Antoine
s'approcha : il entendit le José hurler
de sa grosse voix :
« — Sois tranquille!... Ils verront
ça, à Berlin... Tous les tuer ! »
Le José avait toujours fait un peu
peur à Antoine. Et à cette minute,
Antoine pensa que c'était un homme
bien méchant et qu'il disait de très
vilains mots. Car, dans son jeune cerveau, Antoine ne comprenait pas un

MONTCELET. — Ruines du château féodal qui dominait Vichel.
Groupe de Los Amis de Lezinhac avec leur président M J. Bérard. et leur vice-présidente
Ma-iame Grange (à gain he .
(Phot. H Gibert(.

tel enthousiasme : la plus sensible des
charités naissait en lui.
De ses vacances du temps de guerre,
Antoine se souvient surtout de deux
ou trois choses. Choses bien différentes, mais qui ont laissé dans son esprit
une trace ineffaçable.
Et, avant tout, il se rappelle le bon
pain de Vichel, ce bon pain fait avec
du blé. Lui qui, pourtant, ne mangeait
guère, il ne s'en rassasiait pas. A Clermont, pouvait-on appeler du pain ces
boules noires, au goût repoussant, où
il y avait, sans doute de touit, hors
du blé.
Un souvenir aussi, ce sont les cartes
postales qu'il recevait de son père, caporal parti dès le premier jour.
Il en recevait une chaque matin.
Mais, quelquefois, c'étaient, après un
silence, plusieurs cartes à la même
journée.
Des souvenirs, mais c'est enoore ce
glas monotone qui tinta vers la miaoût 191/1, une après-midi ensoleillée.
Vichel avait donné son premier gars.
C'était un voisin. Sa mère vint longuement pleurer, le soir, à la maison. Et
elle ne savait que murmurer :
« — C'est trop!... C'est trop!... »
Ce fut également pendant la guerre
qu'Antoine, pour la première fois de
sa vie, connut la vraie douleur. Depuis
longtemps, son aïeule, sa marne, était
bien fatiguée. Elle traînait, disait-on.
Elle ne sortait guère plus. Ses quatrevingt-sept ans sans maladie l'avaient,
soudain, en l'espace de quelques semaines, accablée d'un poids très lourd.
Elle partit doucement, en pleine lucidité. Elle tenait la main de sa Mathre
et murmurait la prière des agonisants
que récitait, à genoux, M. le Curé. Sa
fille s'aperçut un instant que ses lèvres
étaient immobiles. La Goton avait passé

dans une autre vie, dont elle avait souvent raconté à Antoine les mille splendeurs séraphiques.
Et Antoine, dans un coin de la pièce,
restait attéré. Soudain, les larmes éclatèrent. Il ne reverrait plus sa mamie.
La Rosalie de la Place l'emmena. Mais
sa pensée restait là-bas, dans cette chambre. Antoine, encore aujourd'hui, se souvient avec émotion de l'instant où le
cercueil disparut dans le grand trou
du cimetière des Varennes. Quels sons
lugubres faisaient ces pelletées de terre
qui tombaient au fond et cachaient,
à jamais, celle qui lui avait appris l'alphabet, celle qui le défendait toujours !
La douleur était entrée dans la vie
d'Antoine.
L'armistice surtout fut, dan» l'existence d'Antoine, une des heures qui marquent, qui restent pour toujours.
Depuis 1914. d suivait les cours Bossuet. Il y faisait des études médiocres,
sous la direction de très vieilles dames
qui remplaçaient les maîtres.
A la fin de septembre 1918, mêlé
aux faits de guerre, se répandait le bruit
d'un mal atroce. On parlait d'une grippe terrible, venue d'Espagne. Les journaux en signalaient les progrès : quelques cas avaient été découverts en Auvergne. Trop rares, cependant, pour empêcher Antoine de gagner la ville au Ier
octobre. Mais, dès le 10, ce fut le licenciement des classes pour quinze jours.
On parlait de cas nombreux d'enterrements nocturnes. La moindre toux faisait frémir.
Vite, Maria renvoya Antoine à Vichel.
Le 28 octobre, ses parents lui transmirent une nouvelle circulaire du collège
qui prolongeait, par sécurité, le licenciement de vingt jours encore. Une

feuille supplémentaire indiquait de nombreux devoirs et leçons « pour que les
élèves se maintiennent ».
Chaque après-midi, Antoine suivait
son grand-père au" labour. Un mercredi,
pendant le dîner, le Toine annonça que
M. le Curé et M. Goudert lui avaient dit
que la guerre serait bientôt finie. Question d'heures. La Mathre avait été sceptique...
Le Toine labourait sa parcelle des
Chaumets, au bord de la route nationale. Antoine s'amusait sur le gazon
épineux et hirsute. Depuis quelques instants, déjà, les cloches sonnaient, aux
villages les plus proches. Antoine se
disait qu'il y avait, décidément, ce soirlà, bien des cérémonies aux alentours ;
des mariages, sans doute. Le Toine continuait son labour. A leur tour, les cloches de Saint-Germain égrenèrent leurs
sons.
Alors, le Toine, qui remontait le silaìmfr^mrévá ! ■ 1
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« — Antoine, tu entends?... Même
celles de Saint-Germain. Ce qu'on m'a
dit, à moins...
« — Peut-être le Pape est mort.
&lt;: — Gros benêt!... La guerre, la
guerre...
« — Oh ! tiens, on dirait Màrius. »
Sur la route de Saint-Germain, à la
montée, un cycliste poussait, poussait.
« — Il y a quelque chose, Antoine.
D'habitude, Us descendent de leurs machines à la côte de Rougeat.
« — C'est bien le Marius », constata
Antoine.
Très loin encore, le cycliste agita sa
casquette, cria.
« — Que dit-il ?
« — Ne comprends pas. »
Tout proche, le Marius, sans descendre, gesticula :
« — Hé, père Toine ! C'est fini !...
Antoine, viens. »
A la volée, d'une main, il équilibra
Antoine sur son cadre. Et il poussa, de
nouveau, très fort, car la route montait encore.
« — La guerre, c'est fini, père Toine : s'avez compris ? »
Le père Toine comprenait, comprenait confusément qu'on ne tuerait plus,
que son fils et son gendre allaient revenir... que ces cochons quitteraient la
France...
Et il continuait son sillon :
« — Allez, ho, Gaillarde, Blanche ! »
Il voyait le Marius et l'Antoine grimper le chemin de la Motbe. A l'entrée
de Vichel, le Marius, n'en pouvant plus,
mit pied à terre.
Dès les premières maisons, ils rencontrèrent Caret, le maire, suivi de l'Ancien :
&lt;; — Lisez ça, père Caret. »
Et alors Antoine se souvient d'une
scène digne d'une épopée antique.
Le père Caret avait été nommé d'office, pendant les hostilités, à la première
magistrature du village. C'était un brave
homme illettré. Au début, la « Carette »
signait pour lui ; à la fin, il avait appris. Mais devant ses yeux l'assemblage
des lettres n'avait point de sens.
Il prit le télégramme officiel dans ses
mains tremblantes et l'ouvrit en le déchirant de ses doigts calleux. A ce moment, Chabrülat, l'ancien maire, qui se

tenait à sa gauche, lut à haute voix les
quelques mots par lesquels le sous-préfet annonçait à son subordonné la signature de l'armistice.
Après Chabrillat, Caret répéta les
mots, comme s'il lisait. Puis, sur les
joues du vieux paysan, des larmes perlèrent :
« — Ne pas savoir lire, pour des choses comme aujourd'hui. Terrible ! C'est
terrible ! »
Gênés, Marius et Antoine s'écartèrent,
puis l'ancien maire leur dit :
« — Allez vite sonner, et bravement,
hein !
« — Oui », dit Caret, « allez ! »
Les deux amis trouvèrent l'église ouverte. Ils prirent la corde à pleines
mains. A toute volée, le son s'élança.
Le soir, à la tombée de la nuit, un
tour de ville, avec le tambour, fut organisé. A chaque carrefour, le père Piarre
faisait aller les baguettes comme pour
une annonce :
« — La guerre est finie ; l'armistice
est signé. »
Il répétait sa phrase, tantôt en français, tantôt en patois ; mais 1'« armistice » n'était qu'une amnistiée....
Tard, dans la nuit, les grands res-'
tèrent dans les caves. Antoine, les bras
rompus d'avoir trop sonné, dormit sans
rêves.
Dans l'enthousiasme de la paix, la
grippe espagnole s'évanouit. Les cours
recommencèrent. Les vacances se- succédèrent. Antoine « forcissait». Il trouvait
avec un certain agrément les filles sur
la route. Il se plaisait, pendant août et
septembre, aux fêtes des villages environnants. Les baraques où l'on dépensait
les sous l'attiraient. Mais surtout il aimait à revenir à Vichel dans la nuit.
Les premières années d'après guerre,
c'étaient des retours rapides avec l'Etienne et le Gaston. Ils sifflaient, chantaient,
bavardaient narquoisement sur la fête,
sur les filles surtout. Celles-ci étaient
parties bien avant la nuit. Ils leur
avaient dit, dans la soirée, beaucoup de
plaisanteries, et, maintenant, ils en
riaient, car ça les avait bien ennuyées.
Elles avaient rougi et leur avaient répondu :
« — Taisez-vous ! »
Et le Mathieu leur avait crié un affreux jeu de mots. Mais, peu à peu, il
comprit qu'on peut parler à une fille
sans se disputer avec elle.
Au cours Bossu et, le professeur leur
avait parlé des Romantiques, de Lamartine, d'Elvire, de Milly. Il leur avait
parlé aussi de l'éternel humain. En esprit sentimental et pratique, Antoine
assimilait Milly et Vichel. Il comprenait l'attachement du poète pour la terre
natale. Mais Elvire... Et Antoine, quand
il la rencontra, commença à parler très
doucement à Emilie et aussi à Germaine.
C'étaient, d'ailleurs, les dernières vacances d'Antoine.
La première fois qu'il reprit contact,
pour quelques jours, avec Vichel, ce
fut pour le mariage de sa cousine Octavie avec le fils Renard.
(A suivre).

�L'AL·AUZA

FÉDÉBATIQN RÉGIOHALISTE AUVERGNATE ET ÏELLAVE

Pacquart en

D'ALIVEKNHA

atteignirent la cime

en

1786.

La Révolution française a eu sur la
conquête de la Montagne une grande
Littérature, Histoire, Arts, Folklore, Défense des intérêts de notre Région
influence. Les nobles, partis sur la route
de l'émigration, ont fui vers la Suisse.
Dans ce milieu d'émigrés, s'affirme la
LES GRANDES JOURNEES
ticiperont ; Lo Covize, de Clermont :
vision précise de la Montagne : les lonla
Chorale
Canteloube,
de
Vic-Le-Comte
:
D'AUVERGNE
Los Amies de I^ezinhac, de St-Germain- gues heures d'inaction favorisent les méditations intérieures.
Lembron. Nous donnerons des détails
La Fédération Régionalisle Auvergnate
S en an court a donné avec « Obercomplets
en
temps
opportun.
Mais
nous
et Vel lave s'est mise en rapport avec
mann
» l'idée de l'Eternité dans la conpouvons dire, d'ores et déjà, que l'emile Comité des Grandes Journées d'Autemplation
de la Montagne. Ramon trouvergne et lui a offert son concours nent maire d'Issoire, M. Albert Buisve sa gloire dans la littérature alpine,
son,
nous
a
promis
tout
son
concours.
pour l'organisation, avec toutes ses soaprès avoir exploré les Pyrénées.
ciétés, de la partie régionaliste de ces
. Nos grands romantiques, ChâteauD'autre parti nos adhérents d'Issoire
fêtes, lesquelles dureront du 3o juin
briand, Musset, Lamartine, Victor Hugo,
désirant se . constituer en groupement
au 7 juillet, inclusivement. Le Comité
Micheîet avec son livre sur la Montagne,
régionaliste, une nouvelle société sera
donnera bientôt une réponse.
fondée. Nous leur demandons, en at- ont été des animateurs du sentimenl|
montagnard.
tendant, de Vouloir bien préparer de
En i865, la conquête du mont Cervin
A ISSOIRE, RIOM, etc.
nouvelles adhésions.
est la dernière conquête des monts.
Un projet de fête auvergnate à Riom
A notre époque, plus rien de l'horreur
Une grande journée Auvergnate sera
est également à l'étude. Nos sociétaires
que
faisait naître la. barrière montagneuorganisée, à Issoire, au nom de notre
seront tenus au courant de tout ce qui
se dans' l'esprit des hommies de la preFédération. Trois de nos sociétés y par- sera décidé.
mière civilisation. Alpinistes, skieurs et
touristes, de plus en plus nombreux,
vont demander aux cimes neigeuses le
CALENDRIER des REUNIONS une vieille chanson du folklore. M. Flo- repos et la plénitude de la beauté.
rence charma l'assistance en tirant de
Pour clore cette bonne soirée, notre
son violoncelle les plus belles harmonies.
CLERMONT
sympathique vielliste Maurice Dutheil
Mme Lenormand conta un vieux conte
nous a fait goûter la douceur prenante
Lo Covize. — La date qui avait été,
en dialecte avec une simplicité et une
de quelques airs du "terroir. La voix
tout d'abord, fixée pour la réunion du bonne grâce qui lui valurent un grand
agréable et nuancée de Mlle Dona Lisa
Covize a été reportée au mercredi 22 succès. Succès aussi pour Mlle Mara rendu avec émotion la mélancolie de
mai. — Présidence de M. Maurice Bus- guerite Mainvialle dans son répertoire si
vieilles romances en dialecte : « Quant
set, artiste peintre, président des Amis
bien adapté au programme du Covize.
gardarai los moutons », « Lis Essedu Musée. Conférence, avec projections,
Le bal qui suivit fut conduit, comme
tos », de Th. Aubanel, etc. Quant à
par M. Jean Bosser, Architecte à Cler- de coutume, au son de la vielle et du
notre ami Antoine Sauguas, il a su inmont : Deux provinces sœurs : Au- violon, par MM. Besse et Fagheon. De
terpréter avec malice une poésie humovergne et Bretagne.
nouveaux danseurs étant devenus nos
ristique de Vermenouze.
Chansons et contes en dialecte auadhérents, ce bal fut des plus animés
Nous demandons instamment à nos
vergnat et en français ; poésie, musique
et se termina fort tard.
compatriotes et amis de la Capitale de
avec le concours de Mm es Chanson et
Le secrétaire général, ne pas se désintéresser de nos réunions
Lenormand ; de Mlles Andrée Berthier,
regionalistes. Qu'ils restent fidèles à nos
Joseph BERARD.
professeur de musique, et Marguerite
Covizes, afin de prolonger en eux le
Mainvialle ; de MM. J. Bérard, Flosentiment de fierté et de tendresse qu'ils
rence et Henri Gilbert.
gardent au sol natal.
Danses auvergnates au son de la vielle
PARIS
Blanche ROZIÈS-LAVERGXE.
et du violon (MM. Besse et Fagheon).
(CANTAL

-

HADTE-LOIKE

Les membres du Covize et des Amis
du Musée feront une petite exposition
artistique.
Nous espérons que cet avant-dernier
Covize de la saison réunira, à l'Académie de Billard, la plupart de nos sosiélairos. Ils pourront faire inscrire les
nouveaux adhérents.

CLERMONT
LO

COVIZE

L'Evolution des villes : Billom, Riom,
St-Flour.
Le Covize du 2h avril avait réuni
une des plus nombreuses assistances de
la saison, malgré les vacances de Pâques.
Une subite indisposition empêcha, au
dernier moment, le Dr Casati de faire
sa oonférenoe sur son « Voyage en
Orient ». Au pied levé, notre très
sympathique vice-président, M. Joseph
Brousse, Architecte Urbaniste, ancien
élève de l'Institut dUrbanisme de l'Université de Paris, nous fit goûter quelques pages, parmi les belles, de sa magistrale étude isur l'Urbanisme en Auvergne.
Pendant longtemps — et ce fut très
court pour les autireurs — il nous
promena de Biom à Billom et de Billom à St-Flour, et dégagea savamment,
d'après leur architecture, l'âme de ces
trois cités auvergnates si différenles. Des
plans judicieusement préparés et affichés sous les yeux des auditeurs permirent de suivre, avec fruit, le conférencier dans son exposé très captivant
et dans ses explications complémentaires.
Ce fut une belle conférence au début
de laquelle M. J. Brousse rappela les
principes posés par son éminent maître,
M. Marcel Poète, professeur à l'Institut
d'Urbanisme de l'Université de Paris.
M. Georges Blancher, qui avait, ce
soir-là, les honneurs de la présidence,
sut trouver les mots justes pour présenter le conférencier et aussi pour le
remercier. Les applaudissements des auditeurs s'adressèrent aussi bien au président qu'au conférencier.
A l'entr'acte, avant la partie artistique, eut lieu la fin de la séance de
Publicité en faveur des produits d'Auvergne. Le sort, avec un extrême bon
goût, favorisa surtout de gentes covizairas.
Ensuite, Mme Chanson interpréta très
finement « Qui a perdu sa femme »,

-

PUTT-DE-DOME)

« COVIZE D'AUVERNHA »
Le mercredi 10 avril a réuni dans
notre paisible salle du Café Voltaire
une trop petite phalange de nos compatriotes auvergnats. La belle conférence
d'André Chumson aurait fait aimer la
montagne à ceux qui ne la connaissent
pas ; elle l'aurait fait comprendre à ceux
qui la vénèrent d'instinct paroe qu'elle
est le nid de leur enfance et de leur
jeunesse.
Le Colonel Pessemesse, avec son autorité habituelle, a élogieusement signalé
à notre attention la carrière déjà bien
remplie d'André Chamson.
' Conservateur du château de Versailles,
il est aussi conférencier, et, à ce titre,
il fait apprécier notre pays à l'étranger. Historien avec « L'Homme contre
l'histoire », romancier avec plusieurs volumes dont la liste, nous l'espérons,
n'est pas encore close, il est foncièrement régionaliste avec exactitude, avec
émotion, avec tendresse. Né sur l'un
des versants des Gévennes, le plus dénudé, le plus âpre, l'écrivain appartient
à cette race vigoureuse à la volonté un
peu butée que sert une rare énergie.
Peut-être, pourrons-nous, prochainement, donner in-extenso la conférence
si attachante d'André Chamson. Pour
aujourd'hui, bornons-nous à un résumé
succinct.
Pour l'habitant des Montagnes, les
sommets sont comme un plan levé à la
hauteur de ses yeux et cet horizon bombé est une des causes de sa poésie intérieure. H est individualiste parce qu'habitué à se replier sur lui-même, il ramène tout à lui. Chez les Gaulois, la
Montagne est le lieu religieux par excellence. Les rochers pointus du Velay sont
propices au culte mystique de la Vierge;
plus tard, la Montagne exalte le sentiment militaire. La « Chanson de Roland » en est une preuve poétiquement
développée. Longtemps, la Montagne fut
étrangère à la littérature. Cependant, au
moyen âge, les botanistes, les géologues
y trouvent un attrait scientifique. Le
XVIIc siècle, siècle des jardins, tourne
le dos à la Montagne.
Le xvmc siècle laisse à Buffon le soin
d'affirmer (pie la Montagne détient le
secret de la Nature.
J.-J. Bousseau et plusieurs Genevois
doués d'une forte culture européenne,
font une expérience heureuse et philosophique de la Montagne.
Saussure, le savant de Genève, a favorisé l'ascension du Mont-Blanc en donnant aux montagnards l'idée de la conquérir. Jacques Balmat et le Docteur

SAINT-GERMAIN-LEMBRON
« Société Chorale »
l.e concert; qu'à* donné, le \&gt;.\ avril,
la « Société Chorale » réunissait un
public nombreux dans la vaste salle de
l'Ecole de Filles.
Un programme bien choisi fit passer aux spectateurs une très agréable
soirée. Les artistes exécutèrent de façon
remarquable chœurs, chansons, saynètes,
morceaux de trompettes et furent chaleureusement applaudis. Une quête faite
par de gracieuses jeunes filles au profit de Y « OEuvre des Pupilles de
l'Ecole Publique » permit de recueillir
sa somme de io5 francs.
Le banquet de la société eut lieu
le dimanche suivant au restaurant Mathieu. Toutes les sociétés locales étaient
représentées par des délégués. M. Marchadier, président de la société, sut remercier délicatement M. E. Dousset,
président d'honneur, M. David, mairt
de St-Germain-Leitibron. de leur sollicitude pour la «: Société Chorale »,
et les sociétés locales de leur esprit
de bonne confraternité. Il n'oublia pas
de féliciter le bureau et les membres
de la Chorale de leur zèle à maintenir
prospère leur beau groupement.
M. Emile Dousset loua la société des
sentiments d'amitié et de solidarité qui
animent tous ses membres ; M. Villedieu, délégué de l'U. N. C, exalta la
fraternité des anciens combattants ; ini'iii, M. David remercia la société pour
: on empressement à perticiper aux fêtes
locales.
Cette charmante fête se termina par
de joyeux chants.

PARIS
Amicales de Bïlhm et de Brassac.
Union des Amicales de la Basse-Auvergne
Ces trois groupements ont donné leur
banquet annuel dans les Salons du XVe,
le 23 mars, sous la présidence de M. le
Dr Marcombes, député du P.-de-D.,
ancien sous-secrétaire d'Etat.
Autour du président, avaient pris place, à la table d'honneur : MM. Cons^
tancis (Billom), Frantz (Brassac), Varenne, Directeur des Affaires départementales à la Préf ecture de la Seine ;
J. Pagenel et J. Python ; Bourasset (Issoire) ; Lassalas et Hébrard (Chaîne

des Dômes) ; Duc (Le Bousset) ; Brugerolles, Faidides, maire de Billom.
M. le Dr Marcombes, au moment des
discours, rendit hommage aux solides
qualités des Auvergnats ; MM. Gonstancis, Frantz, Faidides, J. Python prononcèrent également d'aimables allocutions.
Au menu, on remarquait l'eau minérale de Royat, offerte par M. Fortunat,
secrétaire général de la Cie, et surtout,
la délicieuse « Verveine du Velay », offerte aux convives par M. Pagès.
Un bal et une tombola agrémentèrent
la fête.
-

CONGRÈS
DE L'ART RÉGIONAL
L'Union corporative de l'art français,
d'accord avec le commissariat général
de l'Exposition de 1937, avait organisé
un congrès de l'art régional, qui s'est
tenu à Paris, au Centre Marcelin-Berthelot, les !\, 5 et 6 avril, et réunissait six cents congressistes, dont beaucoup de provinciaux. La division du
Centre régional de l'Exposition en dixsept régions y a été examinée et amendée : il y en aura vingt. Successivevent, MM. Dufrène, Hiriard, Hautecœur,
Greber et Letrosne ont fait des exposés sur l'art régionaliste moderne, la
participation des régions et l'architecture
régionale à l'Exposition. Parmi les rapports présentés, on a remarqué particulièrement ceux d eMM. François Carnot et Marc Leclerc, ce dernier sur
les jeux et fêtes des provinces ; M.
Léandre Vaillat a présenté le rapport
général. Sur une intervention de M.
Charles-Brun, le congrès a émis, à l'unanimité, un vœu tendant à admettre au
Centre régional une large représentation de la vie intellectuelle (livres, revues, bulletins de sociétés savantes des
provinces). Ajoutons que les discours
officiels de MM. Edmond Labbé et Paul
Léon ont été, comme les exposés et
les rapports, éminemment favorables aux
thèses regionalistes et que deux manifestations de gastronomie régionaliste
:&gt;nt encadré les séances. Le banquet de
clôture a été présidé par le ministre
du commerce.

Le congrès de l'art régional, qui vient
de se tenir à Paris, afin de préparer
l'Exposition de 1937, a eu pour première tâche d'étudier une carte de la
France en régions artistiques, œuvre du
commissariat général. Ce n'était., là
qu'une base de discussion, et, de fait,
les congressistes l'ont assez sérieusement modifiée... Même modifiée, nous
n'y voulons voir qu'une nouvelle base
de discussion. On sait que je n'ai jamais varié là-dessus et que, pour moi,
les régions sont en train de se faire
elles-mêmes, par. leurs propres efforts,
quitte à l'Etat ou au Parlement d'arbitrer ou de sanctionner.
Si cette conception m'est personnelle,
je crois, en revanche, que tous les régionalistes sont d'accord pour admettre
que la région administrative future sera
un compromis, une synthèse des régions
envisagées sous un angle plus étroit :
historique, économique, artistique, universitaire. Sous ces réserves, naus reconnaissons que le centre régional de
l'Exposition aura eu le mérite d'aller,
d'un coup, à la conception de, la grande
région, terreur des particularismes. Puis,
vaille que vaille, la division qu'il accepte
est une division, un élément de plus
dans ce lent travail qui se fait par
toute la France.
Quand j'écris que les régions se font
elles-mêmes, je n'entends point dire que
nous n'avons pas à les y aider : noiynous y employons de notre mieux depuis trente-cinq ans. Mais je persiste
à penser que, par une série de tâtonnements, d'expériences, d'ébauches, comme l'est celle-ci, se dessine peu à peu,
rationnellement, la carte de la France
future. Tout autre procédé ne nous donnerait qu'une division arbitraire, dont
rien ne dit qu'elle vaudrait mieux que
le découpage en départements.
J.

CHARLES-BRUN.

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées.

Nous

prions

nos

lec-

teurs de leur réserver leurs commandes.

MOTS OCCITANS
ESPIAR, ESPINCHAR, ESPE1TAR
Espiar, regarder, voir, examiner, reconnaître, rechercher (du lat. spicere,
que l'on trouve en composition dans les
verbes adspicere et conspicere). Même
mot en catalan, en espagnol et en portugais. En italien, spiare. Cf. le français épier, pour espier.
« S'espiats de boun el la jazen et
l'efan ».
(Goudoulin).
Dérivés : espia, espion ; espiamen,
observation, exploration, espionnage ;
espil, observatoire ; espionar, surveiller,
espionner ; espionaire, inquisiteur ; espionejar, avoir les yeux sur tout ; espionejaire, mouchard ; ezpionejos, qui a
l'habitude de surveiller ; méfiant.
Ancien français : espie, espion :
« Aux champs debout, comme un
espie »
,
(Villon, Ballade de l'Appel de Villon).
« ... ses sacrifices, soubson, défiance,
malengroin, guet, recherche el espies
des mariz sur leurs femmes... »
(Rabelais, Pantagruel, III, 33).
ESPINCHAR, épier, guetter l'occasion, est un verbe intensif ; il indique
que l'on observe avec attention dans Un
certain but, pour juger, pour s'amuser, etc. (Du lat. spectare, par nasalisation, et chuintement de et). En ancienne
langue d'oc, expinctar, espingar, espincar.
Ce dernier, du sens de « guetter l'occasion », est passé à celui de « porter
des coups adroitement », surtout en parlant des animaux ; puis, par une autre
extension, il a signifié regimber, ruer,
gigotter, sauter, gambiller, se débattre,
trépigner, s'élancer, danser :
« Si ieu demandi parlament am mon
enemic, expincti d'esser en certa loc on
el pot venir. »
(L'Arbre de Batalhas)
— Si je demande un pourparler avec
mon ennemi, je guette l'occasion d'être
en certain lieu où il peut venir.
« Espingan entro que uenga. »
(Deudes de Prades)
— Epiant jusqu'à ce qu'il vienne.
En italien, spingare et springare ; en
portugais, respingar ;
en allemand,
springen. L'ancien français avait espinguer et espinguier, espringier, espringuier, esplinger, esperlinguer, espringaller.
ESPE1TAR, attendre, s'attendre à, espérer, désirer, craindre, se relie aux précédents. En latin, expectaré, du préfixe
ex et de spectare, fréquentatif de specere, voir, regarder. Littéralement, « regarder dans le lointain ». — Le verbe
latin sper are, qui a donné esperar, employé au même sens que espeitar, vient
aussi de specere, en passant par la forme
inusitée specerare. Cf. l'italien espettare, attendre.
Henri

GILBERT.

CONCOURS DE CONTES
EN DIALECTE
Nous rappelons que « Lo Covize » a
ouvert un concours de contes en dialecte.
Les . parlers de l'Auvergne, du Velay, du
Gévaudan et du Limousin sont admis.
Les contes recueillis doivent être accompagnés d'une traduction française. Les concurrents qui ne connaissent pas l'orthographe de la langue d'oc pourront se
guider sur la seule prononciation.
Adresser les manuscrits signés (nom et
adresse) à M. Henri Gilbert, 7, rue Soi ret.
à Cïermonl-Ferrand.

CEYRAT
STATION DE TOURISME
Par décret en date du 3i mars ig35',
a été reportée au 3i octobre 1939 la
date terminale du délai de perception
de la taxe de séjour établie dans la station de tourisme de Ceyrat par les décrets des 2 juin 1928 et 24 janvier
ig3o. Cette taxe continuera à être perçue, du Ier mai aü 3i octobre de chaque année suivant le tarif ci^après :
Hôtels et maisons de ire catégorie,
1 fr. par personne et par jour. Hôtels
et maisons de 2e catégorie, 75 centimes,
par personne et par jour. Ce tarif ne
comprend pas la taxe additionnelle. La
taxe est due à partir du jour de l'arrivée. La durée de perception est au
maximum de vingt-huit jours.

�L'ALAUZA U'AUVEKNBA

LA

DOCUMENTS HISTORIQUES
COUTUME D'AUVILLAR
■ (Suite)

§ XIII. — Taxe sur les maisons
et les cordonniers.
Cette taxe consistait en un denier
arnaudin. Elle devait être payée, chaque
année, par tout propriétaire d'une maison en façade sur une rue, s'il n'en était
pas spécialement affranchi, et par tout
maître cordonnier travaillant en boutique.
§ XIV.

Rente communale.

Cette rente devait être payée tous les
ans au seigneur par la communauté.
Elle n'était, dans le principe, que de
cent sous et n'avait été consentie par
les prud'hommes qu'à raison des premières Coutumes que le vicomte avait
accordées à la ville. Elle fut portée à
deux cents sous en I2Ô5, à cause de
nouvelles concessions seigneuriales; mais
il fut stipulé alors que cette rente resterait invariable dans la suite, quel que
fût l'accroissement de la ville d'Auvillar.
§ XV. — Droit de forestage.
Nous avons déjà dit, dans le titre II,
en quoi consistait ce droit, et dans quelles circonstances il était perçu.
§XVI. —Droit de vente ou de mutation.
Il était d'un denier arnaudin pour
tout emplacen*ent situé dans la ville et
tenu directement à fief du seigneur,
que cet emplacement fût bâti ou non,
à moins que le propriétaire n'en fût
spécialement affranchi.
§ XVII. — Droit de déshérence.
Le seigneur pouvait exercer ce droit
un an et un jour après le décès de celui
qui, étant mort dans la ville sans y laisser d'héritier, n'avait disposé de ses
biens ni par testament ni d'une autre
manière. Le payement de toutes les dettes du défunt était à la charge du seigneur. Lorsque le défunt avait laissé
des parents ou des ayants-droit étran-gers à la ville, le seigneur pouvait encore, en vertu du droit de déshérence,
s'emparer de la succession, si les intéressés ne la réclamaient point dans le
jdélai d'un an et un jour après son
ouverture.
Une succession, dès qu'elle était vacante, était inventoriée, en présence du
bayle et des consuls, qui devaient veiller ensuite à ce que les biens qui la
composaient fussent conservés et administrés avec soin, pour être délivrés,
plus tard, aux ayants-droit, s'ils se présentaient, ou, à leur défaut, au seigneur.
CHAPITRE TROISIEME
Des devoirs du

seigneur.

Il semble que le seigneur, en promettant, sous la foi du serment, de protéger et de défendre de tout son pouvoir
les habitants d'Auvillar et de ses dépendances, avait pris un engagement
suffisant ; cependant, pour plus de sûreté et afin d'éviter toute interprétation
funeste, des dispositions spéciales, destinées à sauvegarder les personnes et
les choses, garantir la liberté individuelle
et faire respecter la propriété, avaient
été insérées dans la Coutume.
Dans un temps où la force brutale
était plus puissante que las lois, et alors
que la guerre était, pour ainsi dire, une
maladie à l'état endémique, dans les
villes comme dans les châteaux, la sauvegarde du seigneur était indispensable,
non seulement pour parcourir ses domaines, mais encore pour résider sûrement dans le chef-lieu de sa seigneurie. A Auvillar, comme ailleurs, le seigneur vicomte devait donc sauvegarder
les habitants dans et hors la ville.
L'obligation imposée au seigneur de
sauvegarder les habitants hors des limites de la ville ne saurait être contestée : en effet, puisqu'il ne pouvait
pas refuser sa sauvegarde à un étranger
guidé par un habitant sur les terres
de la seigneurie, ou qui avait servi de
guide à cet habitant hors desdites terres,
il faut bien admettre qu'il était tenu
de l'accorder aux habitants eux-mêmes.
Au reste, telle est encore la conséquence
de la disposition de la Coutume relative
au changement de domicile.
La sauvegarde du seigneur dans la
ville était plutôt indirecte que directe.
Elle résultait surtout de la soumission

absolue du seigneur à l'article de la
Coutume, d'après lequel il lui était expressément défendu d'introduire dans la
ville des hommes ayant porté un préjudice quelconque à ladite ville, en y
commettant des assassinats, en détenant
des habitants en prison ou en s'emparant de leurs biens. Les parents des
victimes de ces crimes ou de ces actes
de violence avaient seuls le droit de
lever cette interdiction. Tant qu'ils ne
l'avaient pas fait ,1e seigneur ne pouvait point passer outre, et, si, sous ce
rapport, il manquait à ses devoirs, qui
que ce fût pouvait s'emparer de ces
malfaiteurs et les mettre_ à mort, sans
engager en aucune manière sa responsabilité vis-à-vis dudit seigneur.
Un habitant n'était pas plus coupable, alors, que lorsqu'il blessait ou
tuait un homme qui l'avait attaqué,
ou bien un voleur surpris en flagrant
délit, s'il n'avait pu s'en emparer autrement, ou bien encore un malfaiteur
trouvé, la nuit, dans sa maison et dont
il n'avait pu se saisir différemment,
pour le livrer au seigneur. Le seigneur
devait donc respecter la Coutume, en
ce qui touchait la sauvegarde des habitants de la ville, en vertu diu droit
de légitime déf ense, et d'être privé ainsi
de ses gages. ,
En ce qui touchait la liberté individuelle, il était de principe que nul ne
pouvait en être privé par le : seigneur
sans jugement préalable, rendu par la
cour, à moins que ce ' fût pour cause
de - vol Ou de tout autre crime puni
de mort, encore même était-il de rigueur, dans ces cas particuliers, qu'il
y eût contre l'accusé de très graves
présomptions de culpabilité, et qu'd n'y
eût pas le mointre doute sur la peine
qu'il avait encourue, car si quelques
doutes existaient à cet égard, le. seigneur ne pouvait procéder à l'arrestation qu'en présence et avec le consentement de quelques consuls. En général,
le seigneur ne pouvait donc, de son
autorité privée, faire violence à un habitant ou l'emprisonner. D'après le même principe, il lui était défendu de
donner des habitants en otage, même
de faire une demande de ce genre à
la communauté.
Le seigneur n'avait pas sur les biens
des habitants des droits plus étendus
que sur leur liberté. Il ne pouvait faire
crier leurs biens ni s'en saisir, excepté
cependant dans les affaires féodales l'intéressant personnellement, et quand lé
défendeur n'avait pas pris l'engagement
formel d'ester en justice. Lorsque la
criée avait été faite et la saisie opérée,
que ce fût par le seigneur, à raison
d'un fief, bu par la cour dans tout
autre cas, il était expressément défendu
au saisi de disposer de ses biens, sous
peine d'être condamné à payer au seigneur quinze sous arnaudins pour ses
droits de justice, et la saisie était maintenue jusqu'à ce que la cour en eût
prononcé la levée.
Le seigneur, son bayle ou touje autre personne en son nom ne pouvaient
pas davantage pignorer un habitant,
c'est-à-dire s'emparer d'un objet lui appartenant et retenir oet objet comme
;rage, à moins que ce ne fût pour
forcer un habitant à payer des droits
de justice ou, une dette à raison de
laquelle le seigneur avait été saisi par
voie de clameur, ou pour toute autre
chose raisonnable.
Hors ces cas, si un habitant avait
été pignoré par le bayle ou par ses
gens, les consuls devaient, après avoir
été saisis de l'affaire par voie de plainte,
accorder des dommages à l'habitant injustement pignoré, et le bayle était tenu
de se soumettre à leur décision. Gomme
conséquence de ce principe, si un étranger pignorait un habitant et alléguait,
pour motiver son action, que le seigneur
était son débiteur ou qu'il lui avait
causé du dommage, l'habitant pignoré
était en droit d'exiger du seigneur une
garantie. Cette garantie était déterminée
par les consuls.
A. LAGRÈZE-FOSSAT.
(A suivre).

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LANGUE D'OC
MON

CASTEL

Lais tors son gaire nautas,
Gaire priudas (i) las cavas,
Per la bôna razon,
Dirai, que li fan fauta...
Solide ça qu'acaba.
De lo tant far aimar,
Go es- ben sa chaminela,
Bella coma'n portal :
I fau burlar '2) «non mas
Deus grós et víelhs socals :
L'on- s'en fai pas ideia !
Mes, dins mon castelon,
Ai las ! la chamineia
Fai coma la torreta :
I a pas mais dèstelon (3)
Que de diable a la glela ! (/i)
'Quel fec (5) n'es mas l.'obrela
De mon cap escalfat (6)
Qu'es, segur, ben pus caud
Que mos paures penons.
S'ai enveja de par
Mon somilhon un pauc,
Coma'n sa je nenon, (7)
Sus quatras vielhas plancas,
Ai'na costia tinhada, (8)
Remplida, mais que mai,
De pallia, autre cóp blanca,
Que per bocin s'en val,
Tant, es espessigada. (9)
Aqui mon lech nobial :
L'or pur ni mais la seda,
Vezetz, i manoon pas ;
Mes lo qui te bestial (10)
Sai hi. vendria falord, (n)
Lbi lop hi vendria feda !
I trobatz de retrach
Mais que dins'na capella :
S'abetz pas l'elh reivaire,
Dins tot aquel afach,
Direlz qu'aco s'apeila
D'un pro debinos acre, (12)
Un f enes tron brezat
Plen de fanga a] carrel...
Mon castelet sens tor,
Perque lo mesprezar ?
Quitatz li. lo capel !
M'a facb cantar l'amor...
P.

LA MORT DU VIEIL ARBRE
Ainsi, tu vas tomber sous la hache insolente !
— Un mutilé de plus à côté d'autres troncs —■
Ta sève entachera d'écume virulente
L!entaUle dont- tes nœuds crispés se défendront.
Tu douteras alors du cœur des bûcherons,
Qui. jusqu'ici, tout seul dans, la forêt dolente,
T'avait laissé, superbe, étendre sur les fronts ,
Ton feuillage où mourait la clarté rutilante.
Tes bras nus et tordus aux désespoirs humains,
Effrayants du tragique écartement des mains,
Sont à rhomme-pygmée un défi diabolique !
Mais ton faîte émondé comme un crâne vivant,
Paraît, en s'inclinant vers le couple idyllique, Une dernière fois le protéger du vent.
Blanche
La pauvre fille-, appelant la pie de
toutes ses forces, se' précipita dehors pour
essayer de voir où elle allait cacher son
larcin. Oui-da, la bête infernale avait
disparu. En pleurant toutes les larmes de
son corps, la chambrière alla conter l'histoire à la damie. Celle-ci ne voulut rien
croire : elle avait la pie au sommet de
son fauteuil, et l'oiseau agitait la queue
en marmottant : « Quiou cordurat, madama, quio'U cordurat ! »
La femme de chambre,: poursuivie devant la justice, fut mise en prison et la
pie creva quelques jours après, sans avoir
cessé de remuer la queue et de répéter
son sempiternel : « Quiou cordurat, madama, quiou cordurat ! »
Les années passèrent ;- un orage démolit le toil du château. Les couvreurs, en
le réparant, découvrirent, sous une tuile,
la cuillère d'argent ainsi qu'une quantité
d'objets de-toutes sortes. C'était là que se
trouvait la .cachette de cette diablesse- de
pie.
. ,
11 était trop tard pour consoler la pauvre chambrière. En sortant de prison .elle
était morte de chagrin et de Ironie.
.Mais, depuis ce temps, les pies sont condamnées à s'agiter- comme si elles avaient
le... quioU cordurat!.,.
Mme, Raoul DUIVUN.
(Conte recueilli à .Ghaleldon).

LES LIVRES
(1)

FOLKLORE
QUIOU CORDURAT,
MADAMA !
Il y avait, une fois, une vieille dame
dans un grand château. Elle n'avait pas
d'enfants, et, pour se distraire, elle s'enitourait de bêtes de toutes les espèces.
Chez elle, les chiens abovaient, les chais
miaulaient, les oiseaux piaillaient que
c'était à en perdre la tête. Dans Cette
arche de Noé, unie pie était sa préférée.
C'était un oiseau diabolique qui - parlait
comme un homme.
La dame avait' beaucoup de domestiques pour la servir. Au milieu d'eux, la
pie faisait la fière et courait dans toute la
maison; où elle faisait mille malices :
aussi, était-elle détestée de tout ce pauvre
monde.
Mais la personne qui. lui en voulait Le
plus était un femme de chambre. Lorsque cette dernière rapetassait le linge, la
sale bête prenait un malin plaisir à lui
enlever bobines, épingles, ciseaux. Unjourj,
très en colère, la bonne saisit l'animal, et„
pour se venger, lui cousit le... contraire1
du bec.
Vous pensez comme la pie criait, et,
bonnes gens, lorsqu'elle fut rendue à la
liberté, elle courut à sa maîtresse en disant : « Quiou cordurat, Madama, quiou
cordurat ! »
•La dame ne savait comment interpréter
ce langage : mais elle offrit des friandises à la pie. Celle-ci les avalai! connue
une goule, puis, ayant tout fini, elle agstait la queue comme une damnée, en
criant plus fort : « Quiou cordurat, madama, quiou cordurat I »
Mais ces paroles restaient comme un
mystère.
La vilaine bête, alors, résolut de se
venger cruellement de la femme de chambre. Un jour que cette .dernière rangeait
l'argenterie dans une boîte, la pie sautai
sur la table et s'empara d'une cuillère
en argent ; puis elle s'envola par la fenêtre, après avoir glapi : « Quiou cordurat, madama, quiou cordurat ! »

L'Amitié se perdait un peu en Auvergne. Il était temps que la plus autorisée
des voix se fasse entendre : Henri Pourrai, réconciliateur, a écrit la Cité Perdue.LE DEVANTIER NOIR, par Léon Gerbe
(Les Feuillets bleus).
Jusqu'ici, Léon Gerbe était surtout connu
par son recueil « Au pays d'Artense ».
Ses critiques d'Art sont également parmi
les mieux venues du, genre.
Aujourd'hui, un hebdomadaire à grand
tirage public de lui un roman inédit :
Le Devantier noir. C'est une histoire
paysanne conçue à la manière de &lt;: Creux
de Maison », d'Ernest Pérochon, ou encore
de ,.« Marie fille-mère », de-Lucie DelnriieMardrus : la campagne vue de l'angle
du pessimisme.
.
•
Je n'ai jamais pu admettre une loi le
conception. La discuter n'est point le lien.
Cette réserve faite, la lecture du roman
de Léon Gerbe, plein de vie et de réalisme; se fait avec un vif intérêt. Le talent de conteur qui était en puissance
dans Au pays. d'Artense,-- .se déploie amplement dans le Devantier noir.
Mais, diantre ! ce n'est pas préeisérnent
la vie en rose !
Joseph BÉRARD

LISEZ LES LIVRES
DES ÉCRIVAINS REGIONALISTES

DE MlREMOM .

Profondes. — l·i) J'y fais brûler
seulement... — (3) Bûchette. — (/)) Eglise.
— (5) Feu. — (6) De mon cap (tètej)
échauffé. — (7) Bébé. — (8) J'ai une
coite, mitée. — (9) En lambeaux. — (1011) Mais même le libre bétail. — Ici deviendrait fou. — (12) D'un air dédaigneux.

ROZIES-LAVERGNE.

Henri POURRAT : LA CITÉ PERDUE.
Spes, 7 fr. 5o.
Le dernier des livres de Pourrat ; le
plus pur.
Une promenade à travers le temps et
1 espace de l'Auvergne ; avec le -meilleur
des guides. Avec ses amis, Henri Pourrai
nous conduit aux lieux qu'ils affectionnent. Et le guide se laisse guider.. jVIasc
Henri Pourrat juge avec le plus impartial
des sang-froid. 11 appartient à la lignée
des grandes âmes, à la lignée de ceux
qui n'ont pas' peur d'écrire : « N'ayant
aucune compétence, je ne veux avoir aucune opinion ».
Et voilà bien tout le mal, pensent certains ! ! Pour moi, j'y vois seulement la
marque de celte vérité qui, comme la
Cité, est parfois bien perdue, trop perdue.
Dans son beau livre, Pourrat a voulu
la rechercher ; il l'a trouvée, il la montre avec cette exquise simplicité qui l'irradie.
Car il faut bien l'écrire, La Cité Perdue,
c'est notre Puy de Dôme avant le Dôme
et c'est aussi l'insaisissable Gergovie ; surtout celle-ci et La Cité Perdue est le livre
qui dispense de lire tous les autres sur
la question, par cela même que Pourrat
ne veut avoir aucune opinion. Il n'est
point le seul à penser ainsi. .Des sciences
aussi spéciales que la préhistoire- et l'archéologie ne, s'acquièrent pas à Prisimic.
Que peuvent, les .incompélents ? Le demeurer simplement. Au nom de ceux-ci, ,à
défaut d arguments-massues, Pourrat est
confiant dans un vœu. Il écrit en effet :
« Le temps viendra où on étudiera en
« Auvergne sans plus .faire rire ou jeter
' les hauts cris. .»
Mais dans toutes ces querellé», il est
un point de vue qui jusqu'ici était resté
dans la pénombre : le point de vue
moral. Peu importe pour beaucoup, même
parmi les « belligérants », que Gergovie
soit ici et là. Ici, là, ailleurs, sont des
hauts-lieux où l'on poursuit le vent, où
vibre le plus pur des .souffles. Oui, cher
Henri Pourrat, comme vous l'écrivez, j'ai
renoncé, pour mon très modeste cas, ,à
rencontrer César et Vercingélorix; à Montcejel ; j ai plutôt désiré que la vie continue là-haut comme il faut qu'elle continue partout avec, suivant vos belles paroles, « l'esprit du Christ à l'en tour » ;
cet'esprit sans lequel «-les pierres mêmes
vont à la mort ».
Ah ! cette Cité perdue, .c'est un. peu
aussi celle de saint Augustin, la Cité
de Dieu el surtout le grand principe de
charité : l'Amitié, les Amitiés.

Henri Pourrat, La Cité Perdue.
' Gandilhon ' Gens-dJ Armes, Poèmes Arvernes.
Henri Gilbert, La Govizada,' Contes
de la Luneira (Illustrations de Gabriél
Moiselet), Contes de l'Aze.
Etienne Marcenac, A l'ombre des bouleaux.
Louis Farges, Ma Terre.
Joseph Bérard, Montcelet, terre du
Lembron.
Emile Dousset, Poèmes.
Auguste Casati, Une statue de saint.
Jacques de Compostelle à l'église SaintJulien de Brioude.

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&gt;

VOIT TOUT »

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tout ce qui paraîtra sur votre personnalité ou sur les sujets . qui vous intéressent, dans les Journaux et Revues du
Monde Entier.
Tél. Provence : I6-I437, Bue Bergère (IXe). Paris.

MARCEL
FÊTÉ
A

PROVENCE
MARSEILLE

Dans une louchante manifestation, la
ville de Marseille vient de fêter l'écrivain régionaliste Marcel Provence. M.
Ribot, maire, lui a remis la Médaille
de la Ville de Marseille, et, tour à
tour,, diverses personnalités. ont. prononcé des allocutions. M. Marcel Provence,
le propagateur des santons, a . répondu
eu vers, par un poème sur l'argile de
St-Henry, matière première des santonniers.

LE

DINER

FRISSANT

Le 2 avril, avait lieu, au Café Voltaire, à Paris, le Dîner Frissant. Parmi
les nombreuses personnalités qui étaient
au nombre des convives, nous citerons
nos amis MM. Charles-Brun, P.-L. Grenier et Jean Camp. Ce dernier lut son
poème languedocien sur l'ail, composé
pour la circonstance.

�L'ALAUZA D'AUVERMIA
SÉANCES DE PUBLICITÉ
« Lo Covize », Clermont,

BULLETIN OE LA SOCIÉTÉ « LHIE » DE LYON

(ao mars ig35).

SIÈGE SOCIAL

ECHANTILLONS OFFERTS

Mme Elie Grange, vice-présidente de
« Los Amies de Lezinhac », à SaintGermain-Lembron :
Un ouvrage de
dame (Napperon brodé).
M. Antoine Gilbert, fabricant de soierie, 3, place des Tapis, Lyon : Cravates

en soie.
M. Maurice Busset, artiste-peintre,
36, avenue du Puy-de-Dôme, à Clermont : Gravures.
Mme Barathe, Alimentation,
rue
de Montaudoux, Clermont : Une livre

de chocolat fondant.
M. Mainvialle, relieur, 3i, rue de
*Bell evue, Clermont : Bon pour 30 fr.

de reliure.
Maison Marceilot, Travaux et Produits photographiques, 29, avenue des
Etats-Unis, Clermont : Un Album pour

: 32,

L'assemblée générale ayant complété son
Conseil d'administration par l'admission die
MM. Borel, expert-géomètre ; Grain, industriel ; Chassard, docteur ; Mazen, docteur , Migme, inspecteur de l'Enregistrement ; Morel, docteur ; Robert, professeur, le dit Conseil s'est réuni pour élire
le bureau de la Société, conformément aux
statuts.
Ont été élus :
Président : M. Nougein, assureur conseil ; vice-présidents : MM. Simonet, directeur de l'annexe de Saxe du Lycée ; Petit,
industriel ; Therre, avocat ; Vidal, directeur de l'agence Michelin ; trésorier général : M. Visseyrias, comptable maison
Berliet ; trésorier adjoint : M. Chabrier,
comptable ; secrétaire général : M. Robert,
professeur à l'Ecole d'apprentissage supérieur ; secrétaires adjoints : M. Besseyrias, asttste-peintre ; M. Harych, couturier jdélégué à la commission des fêtes.

HUE THOMASSIN

Les divers rapports lus à l'Assemblée générale ont fait ressortir la prospérité toujours plus grande de la Société. Entre
tous les groupements regionalistes, l'Auvergne de Lyon se distingue par l'éclat
et le sérieux de ses manifestations, par
le nombre et la valeur des sympathies
qui se sont groupées autour d'elle, et
aussi par l'importance des secours accordés
aux compatriotes malheureux.
Des conférences sur l'Auvergne et ses
beautés, des concerts et des sauteries où
la note locale n'a pas été omise, ont
développé parmi les sociétaires l'amour
do la petite patrie. Fidèle à sa belle
devise « Toujours plus unis dans l'accomplissement du devoir et du bien pour
honorer la mémoire des ancêtres » l'Auvergne veut dans l'avenir, entretenir chez
les siens, la fierté de l'origine, en même
temps que l'amitié et l'entr'aide entre compatriotes.

photographies.
M. Léon Dumas, Maroquinerie d'Art,
49, rue Blatin, Clermont : Maroquinerie,
Maison Vieillard, Confiserie, Pâtes de
Fruits, 3i, rue Pascal, Clermont, Dudot, sucoesseur : Boites de pâtes de

M. Georges Blancher, industriel, 20,
rue Georges-Clémenoeau, Clermont :
Un paquet de Lessive à « L'Ours
Blanc ».
M. Charles Jaffeux, artiste-peintre,
37, Place de la Fédération, à Riom :

Fruits.

Une aquarelle, Gravures.

une liseuse.

M. Caillot, Hôtel Bellevue, à Ceyrat :.

Un Pâté de la Maison.
M. Boisson-Menier, fabricant d'huile
de noix, à Vertaizon : Un litre d'huile

de noix.

« Covize

d'Auvernha »,
(27 février

Paris,

ic,35).

(Cet échantillon a été obtenu par l'intermédiaire de notre sociétaire Mme Lenormand) .
« Etoile d'Auvergne », vins, liqueurs,
8, Bd. Pasteur, Clermont : Bouteilles

MM.
Docteur Bakne, directeur de « L'Auvergne Littéraire », Clermont : Livres.
Bûche, soieries, 73, rue de Bichelieu:

de chanturgue.

Soiries.

M. Rival, charbons en gros, 3i, avenue de Grande-Bretagne, Clermont :

Busset, artiste-peintre, 36, avenue du
Puy-de-Dôme, Clermont : Gravures.
Camus, statuaire, 11, rue Saint-Simon, Paris : Plaquette bronze.
Chanteloze, 16, rue des Filles-du-Calvaire : Lustre d'art.
Compagnie fermière de Vichy : Pas-

50 kg de gaillette.
M. R. Morel, Hôtel Massillon, CaféRestaurant, 4, rue Massillon, Clermont :

Une bouteille de Malaurent.
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Génestine, 78, Place Lamartine, Clermont : Une bouteille de Gaulois.
M. Marcel Legoy (sociétaire), 28, rue
de la Cartoucherie, Clermont : Un por-

te-potiche et un chalel.
« Crédit Clermontois », 2, rue du
Port, Clermont, la meilleure institution
de vente à crédit : Un service à salade
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M. Vazeille, Académie de Billard, 2,
Place Chapelle-de-Jaude, Clermont :

Une bouteille de Quinquina « Le Gaulois ».
M. F. Palauzi, Vins et Spiritueux,
Avenue de Royat, à Chamalières
(P.^de-D.) : Une bouteille de samos.
« La Verveine du Velay », liqueur
digestive, vieille liqueur d'Auvergne, Le
Puy (Hte-Loire): Une caissette d'échan-

4i,

tillons.
M. Amy-Lebreton, bouclier, 60, rue
de Vallières, Clermont : Une côte de

tilles et objets divei's.
Dousset, imprimeur, 47 bis, avenue de
Clichy : Papier à lettre.
Dudot, confiserie, 3i, rue Pascal,
Clermont-Ferrand : Pâtes de fruits.
Dumas, artiste-dessinateur, 100, rue
du Théâtre : Gravure.
Fournier, dentelles,
Sainte - Florine
(Haute-Loire) : Dentelles.
H. Gilbert, 7, rue Serret, ClermontFerrand : Livres.
Lavergne, artiste-peintre, i2-i4, rue
du Moulin de Beurre : Tableau.
Mons, horlogerie-bijouterie, 47, rue
Fontaine : Pendulette.
Réseau P.-L.-M. : Albums.
Réseau P.-O., Midi : Albums.
Saugues, sculpteur-ciseleur : Cendrier

bronze.
La « Verveine du Velay », Le Puy :

Verveine.
Michelin et Cie, Clermont-Ferrand :

Guides et cartes.
Roux, pharmacien, 58, rue de Maubeuge : Eau de Cologne.
Baylot, pharmacien, 3, Bd Beaumarchais : Eau de Cologne.
NOTA. — Nous prions nos sociétaires
de noter les adresses des commerçants
et dies industriels qui ont pris part à
notre séance de Publicité et de s'en
servir pour leurs commandes. — Voir
aussi les annonces.

En consommant les produits de
notre région, nous faisons travailler
nos compatriotes et nous réduisons
le chômage.

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Avenue de Bordeaux, à Chamaliènes
(P.-de-D.) : Un Plateau en Marqueterie.
Mlle L. Fombonne, artiste-peintre, à
Sainte-Florine (Haute-Loire) : un ta-

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et 2 abonnements, 10 points ;
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M. Léon Chambre : 3 abonnements,
3 points ;
Mlle Portai : 3 abonnements, 3
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Mlle Mainvialle : 3 abonnements, 3
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Mlle Gavaldà : 2 abonnements, 2
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M. Sauvanet : 2 abonnements, 2
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M. Chanson :
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M. J. Bérard : 1 abonnement, 1
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Mme Martre :
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Mme Lenormand : 1 abonnement, 1
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Abonnements directs : i4.
Total : 127 abonnements.
Pour la première série, il reste à
obtenir 23 abonnements.
Les nouveaux abonnements sont dus
à nos amis de Clermont et d'Issoire.
Tous nos remerckynents.

maire de Clermont-Ferrand, avec M. Jean
Dousset, industriel au Breuil-sur-Gouze, fils
de notre ami le fervent régionaliste M.
Emile Dousset, Chevalier de la Légion
d'Honneur, conseiller général, maire du
Breuil, président de la Chambre de Commerce de Clermont-Issoire, directeur de
La Région du Centre, et de Madame.
Nous sommes heureux d'adresser aux
jeunes fiancés et à leurs familles nos très
sympathiques félicitations et nos meilleurs
vœux de bonheur.

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leur fille Bernadette,
Que Mme Jeanne Vigier, vice-présidente
du Covize de la Ribeira, et M. Régis
Vigier trouvent ici toutes nos félicitations
et aussi nos vœux pour la future petita
covizaira.
— Notre confrère et ami Georges Rigoir, Docteur en Droit, rédacteur en chef
de Pampres et Lys, et membre du Covize
d'Auvernha, de Paris, nous annonce aussi
un heureux événement. Il le fait sous
la plus originale des formes. Lisez plutôt :
« Un beu pichonet, auquau disen Vincens, es vengu enlusi lou fougau de Dono
e Jorgi Rigoir, que soun urous de vous
faire assaupre la bono nouvello.
« L'an de Dieu io35, lou 9 d'abrieu.
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Ardents vœux pour le pichounet Vincens. Et très cordiales félicitations à Dono
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              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe mensuel de la Fédération régionaliste auvergnate et vellave. - 1935, n°67 (Juin)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934 - N° 30</text>
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              <text>Gilbert, Henri(1874-1955), Directeur de la publication</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/6ad5d39b6d42c108c11b3a884f066982.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1935, n°67 (Juin) </text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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