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                  <text>Le numéro spécial : 1 fr. 50.

SEPTIEME ANNEE. - N° GG.

Etranger] : 2 fr. 5».

AVRIL 1935.

Direction :

COMITÉ DE RÉDACTION :

GILBERT

HENRI

7, Rue Serre t, 7
CLER MONT-FER RAN D

Administration :
ANTOINE
3,

GILBERT

Place des Tapis,

3

LYON

Chèques-Postaux
Lyon : 9-553

ORGANE MENSUEL DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALISTE AUVERGNATE ET} VELLAVE

J. BERARD,
J. BROUSSE.
M. BUSSET.
A. CASATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
L. DEBRONS.
D' A. DELANEF.
L FARGES.
J. FREYCENET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
J PAGENEL.
L'-C1 E. PESSEMESSE.
M»» RAOUL DUPAIN.
D' E. ROUX.
M»« B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD.

Quelque? grande? heure? de la Vie d'/lntoipe, Villageois
Extrait de la Conférence faite au « Covize », à Clennont, le 20 décembre 1954, par M. JOSEPH BÉRARD, Président de « Los Amies de Lezinhac »,
Secrétaire général du « Covize ».
A la mémoire vénérée de mon
cher grand-père, Amable Gaude, j'offre très affectueusement ces pages. — J.-B.
Antoine est né au village de Vichel.
Il y a vécu ses premières années, puis
toutes ses vacances d'écolier. Le village
d'Antoine est mon village. Antoine est
mon ami le plus cher. Nous nous connaissons depuis toujours. Sur un gros
cahier à tranches vertes. Antoine noie,
depuis longtemps, les grandes heures
de -on existence villageoise. J'y ai puisé
ces quelques esquisses. Et je garde au
fond du cœur le désir de publier, un
jour heureux, cette vie. Une vie tombe
imprégnée de fraîcheur azurée, une vie
pleine d'arbres et de champs, de prés
et de bergères, une vie débordante du
grand souffle pur de notre chère Terre
ambronaise.
ViïToiiïi* esl né. voici trente aTis. un
clair matin de printemps. Le père Toine
cassait du bois dans la cour. La maison
était emplie de mouvements, de paroles
et parfois de cris plaintifs et étouffés.
Le père Toine regardait souvent avec
impatience la grande fenêtre du premin' étage. Il soupirait. La fenêtre
soudain s'Ouvrit :
« — Tu es grand-père : un garçon ! »
Il soupira encore, comme soulagé.
La phrase avait été jetée, très vite, par
l'Anastasie qui avait aussitôt refermé
la fenêtre.
L'Anastasie présida à toutes les naissances du village, [vendant presque un
demi-siècle. Dans l'attente de la sagefemme, lorsque les choses se brUStquaient. l'Anastasie était toujours là.
Ses premiers nés étaient pères, depuis
longtemps, et, parfois, déjà, grandspères. Telle était la gloire de l'Anastasie.
Seul, le Toine pouvait prétendre à
une gloire semblable, au village. Souvent, en pleine nuit, on Venait le réveiller à grands cris : une vache n'allait
pas... Et. à la saison d'automne, saigneur du village, le père Toine partait,
plusieurs fois par semaine, tuer le porc
chez l'un, chez l'autre, chez tous.
... Antoine vagissait. Maria, sa mère,
somnolait, bercée par le son fêlé d'une
cloche. Elle rêvait que cette joie des
airs célébrait Antoine, son fils. Plus
simplement, Piarre. le sacristain-ganlechampêtre, annonçait, pendu à la corde,
la grand'messe : au matin de Pâques,
Antoine entrait dans la vie.

Antoine s'éveilla à l'existence. La
chambre où il faisait de longs sommes
lui l'ut la première et la plus familière
des atmosphères. Des tableaux attirèrent,
son attention : une Vierge douloureuse,
surtout, crayonnée, jadis, par son père,
chez les frères du chef-lieu de canton,
et aussi une Maison posée dans une pelouse au vert criard. Les nombreux portraits de famille encadrés dans du « découpage &gt; le passionnèrent aussi. Antoine fut surtout vite habitué à connaître
son arrière-grand-père, son « pape ».
Sa « marne » avait fait naître ce culte
et l'avait développé en lui. Il avait pieu-

sement appris que son « pape » avait
été tué par le timon d'un barrot, et ses
petites lèvres murmuraient sou ven tes fois
une prière.
Lorsqu'Antoine fréquenta, pour les
premières fois, l'école, à Clermont, il
l'ut très étonné de ne point trouver, dans
l'histoire de France, celle de son pape.
Elle lui semblait tellement plus nécessaire à sa vie, à lui ; tellement plus
nécessaire que le règne de Hugues Capet. Alors. Antoine s'aperçut que la
science était une nouvelle personne qu'il
ne connaissait point. Et il se- prit au
jeu : il attribua, pendant les premiers
mois de sâ scolarité, des histoires fantastiques aux lettres et aux chiffres.
■i-'i'

.^,;:to'

*
**

Au début des vacances de IÎ)I3. quelques jours avant de partir chez ses
grands-parents, Antoine fut malade. 11
toussait, avait, parfois beaucoup de fièvre et inquiétait fort sa mère.
Son père, un soir, au retour d'une
de ses tournées de représentant de commerce alla chercher le médecin. I n
vieux monsieur vint le lendemain :
« - Tu n'es guère malade... la campagne... il faut la campagne... Où vastu. aux vacances ? »
Maria répondit :
« — Du côté de Saint-Germain-Lrmbron.
C'est excellent. Au fait, il y Va
pour les vacances... Si vous pouviez,
qu'il \ reste davantage : l'année scolaire.
Tu iras voir l'instituteur de ton village:
lu le connais bien?... Qu'il parte dans
une huitaine, après avoir pris ce sirop.
Il écrivit une ordonnance.
Après le départ du docteur, Antoine
resta silencieux. Ensuite, il sourit :
c'était, pour lui, une bonne affaire.
D'abord, comme d'habitude, deux longs
mois. Et puis, il ne ferait pas les devoirs du frère Hélie, puisqu'il ne le
reverrait pas en octobre. Et, pendant les
mois de classe, tous les jours, après quatre heures, il pourrait s'amuser dans la
cour avec Gaston et Etienne. Il ne serait
plus fermé dans l'étroite cuisine de oé
second :
« — Antoine, ne te traîne [tas!...
Antoine, lu te salis!... Antoine mange !... »
Manger : il savait bien que sa maman
Marthe
il n'appelait pas autrement
sa grand'mère. et, même, comme tout
le monde, à Saint-Cirgues, il prononçait Mathre — il savait bien qu'elle Lui
dirait :
« — Vous n'aimez pas ça '?... Attendez... »
Et elle lui ferait un bon œuf sur loi
plat avec du vinaigre. Et sa munie l'aiderait à manger.
Il partit. Gomme d'habitude, sa mère
l'accompagna par le train de deux heures. Gomme toujours aussi, le Toine
était sur le quai, à l'arrivée au Breu il.
Les baisers furent retentissants :
« — Comment va le papa Alfred ?...
Et la maman Mathre ?...
Mais le grand-père répondit, très vite:

« •— Bien, bien. »
Et il entraîna Antoine :
« — Viens voir quelque
beau. »

chose de

CLERMONT-FERRAND. — Bal auvergnat du
Covize. — Groupe costumé.
(Phot. 3. Bérard).

Us [lassèrent à côté du barrot dételé.
Antoine le reconnut :
« — Et les vaches ?
interrogea-t-il.
Le Toine liait, en parlant à sa fille.
Ils pénétrèrent dans une étable. Antoine
reconnut aussitôt une des bêtes.
« — La Gaillarde 1 »
Son regard se détourna, cherchant la
grosse Blanche. Il la vit couchée dans
un coin d'ombre. Maria, impatiente, interrogea son fils :
« — Tu ne vois donc rien ? »
Antoine s'approcha et poussa un cri
de surprise et de joie. Dans l'obscurité
du coin, tout près de la Blanche, un
veau dormait. Antoine se pencha et
caressa le pelage du petit animal :
« — Qu'il est beau!... Il est tout
mouillé... Il est à nous ?
« — Mais oui, gros benêt. C'est celui
de la Blanche.
« — Gomment vous en irez-vous ? »
interrogea Maria.
- On va atteler, pardi.
« — Atteler la Blanche ?
« — Pourquoi pas ?... Sept kilomètres... Je ne la presserai pas.
• « — Et le petit veau ? » interrogea
.Antoine.
« — Vous serez tous les deux dans
le barrot. »
Antoine trépigna de joie. Il fallait vite
atteler. S en aller avec le veau ! ! !
Et il pleura, lorsque sa mère dit au
Toine :
&lt;; — Tu dois avoir soif. Et puis, il
faut bien prendre quelque chose pour
remercier ces gens de t'avoir prêté l'écurie.
« — Ah! oui, j'ai bien «la brûle»...
Ça m'en a fait voir... »
Lorsque le Toine disait qu'il àvait
« la brûle », c'est qu'il devait avoir bien
soif.
Ce isoir-là, le Toine, sa fille et son
pelit-fils se rafraîchirent très vile, car
Antoine était impatient.
Il fut 'un peu déçu, quelques minutes plus tard : il avait espéré voyager
côte à côte avec le « vedelou », mais
le Toine ne l'entendit pas tout à fait
ainsi. Au milieu du barrot, il avait
posé une botte de paille que l'aubergiste
lui avait donnée. Il attela ses bêtes.
Ce ne fut pas sans difficulté pour la
Blanche. Elle ne voulait point entrer

sous le joug. Le Toine cria très fort
et la vache s'avança. Ensuite, à detax
bras, il déposa le veau sur sa litière.
La Blanche commença à beugler tristement. Elle ne cessa point jusqu'à SaintCirgues. Le Toine attacha solidement le
nouveau-né à une ridelle. Puis il dit à
Antoine :
« — Tu t'assoiras sur le devant, à
gauche : tu pendras les jambes. Fais
attention, surtout. »
Le beau rêve s'évanouff un peu dans
l'esprit d'Antoine. Et ce fut d'un regard
distrait et morne qu'il dil au revoir à sa
mère.
Ils arrivèrent à Vichel à la tombée
de la nuit.
Jusqu'à la place, Antoine ne vit personne de connaissance ; mais là, il aperçut une « réunion ». Le Toine arrêta
l'attelage :
« — Descends. Fais attention. Et surtout ne reste pas : attention, attends. »
-—■ Lo Toine--se planta -durant les vaches
de peur qu'elles n'avancent,
tandis
qu'Antoine descendait. Il caressa le museau de la Blanche, car il remarqua
qu'elle ne ruminait pas.
Antoine se laissa glisser à terre [tendant que la « réunion », comme disait
le Toine, s'avançait avec des
cris
bruyants, et ce fut bien pis, lorsque le
Mathieu aperçut le « vedelou » dans le
barrot.
Antoine fut accueilli par des interpellations joyeuses et plus encore ironiques :
« — Ah ! tu l'amènes de Clermont!...
Ça, c'est quelque chose !....»
Le père Toine tourna son attelage
dans la « rouette » et lança, une dernière fois :
« — Attention... ne reste pas ! »
Très vite, haletant, ayant beaucoup à
dire en peu de temps, entre deux perles
de respiration, Antoine raconta à ses
amis comment la Blanche avait fait
le veau au Breuü : combien de jouirsl
il avait été malade ; ce qu'avait dit le
médecin : rester même l'année scolaire :
comment il était venu de la gare avec le;
veau, et si la « Gouderte », l'institutrice,
était aussi méchante, et que, ma foi. il
avait les deux mois de vacances devant
lui....
Et tout cela fut dit très vite, en s'essoufflant, pendant que le « covize »
restait silencieux.
Ensuite, chacun voulut parler, plaisanter, interroger, et les minutes s'amoncelaient qu'Antoine était toujours sur la
place. Tout à coup, un appel soujrd,
retentit :
« — Antoine!... Alors!... Ah! toujours le même !... »
Antoine accourut et suivit le Toine qui
faisait de grandes enjambées, pleines
(L'énervement.
La journée d'Antoine n'était point
finie. Longtemps, il a raconté aux deux
vieilles femmes toute sa maladie, phase
par phase, avec toutes les prescriptions
du médecin et celles de sa maman.
Il faisait ce récit distraitement et
soudain, oubliant tout le reste, il demanda très fort :
« — Et le veau ? »

Les vacances qui suivirent se dérou-

lèrent à peu près Sur le rythme habituel.
Une cure de bon air, surtout, de glanage
aussi, à travers les « étouilles ». A chaque congé, Antoine conquérait un peu
plus de cette liberté enviée qui le conduirait, peu à peu, à être Un vrai garçon. Le dimanche, on lui permit de
rester toutbe la soirée avec las autres.
Ils suivaient les grands sur la route.
Et il s'amusait fort de toujours rencontrer — comme par hasard, pensait-il
- le groupe des filles de Saint-Cirgues.
Lorsque septembre s'avança, Antoine,
chaque soir, ne sentit point son cœur
se serrer. Il lui semblait que aette année scolaire qui allait commencer ne serait qu'une longue suite de vacances. Et
il s'endormait sans compter les jours
sur ses doigts.
Madame Goudert ne fut pas sévère. Et
il y avait les récréations, récréations
pendant lesquelles Antoine avait l'impression, jamais ressentie à Clermont,
de vrahrrent se détendre. Les jeux surtout étaient tout autres : c'étaient surtout les palets avec le bouchon et les
gros sous. Et Antoine avait trouvé naturel de jouer avec de vrais palets :
deux pièces de cinq francs. Au bout
de trois jours, on ne pouvait plus y
lire : « Dieu protège la France »...
Un soir, pendant les quatre heures,
au début du repas, le Toine demanda,
brusquement à Antoine avec quoi il
jouait aux palets... Ce fut terrible-:
« — Tu ne connais pas la valeur de
l'argent!... Pourtant, on fait assez de
sacrifices pour toi ! »
Antoine ne disait rien. A la fin, alors
que le Toine commençait à se câline^
et que la marne hasardait un sourire
à son petit — car elle aussi craignait
ce grand « couti » de gendre — Antoine murmura :
« — Elles peuvent bien servir quand
même... »
Une gifle l'interrompit.
La marne souleva les épaules, la Mathre gémit. Les yeux du Toine brillèrent :
« — De jolies manières ! Si vous
ne le gâtiez pas tant!... »
(A suivre).
Joseph BÉRARD.

L'ALAUZA D'AUVERNHA
ET LA RADIODIFFUSION
Nous avons reçu la lettre suivante :
MINISTÈRE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES.

SEBVICE DE LA BADIODIFFUSION
&lt;; Paris, le 7 mars

«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«

IQ35

»

« Monsieur le Directeur, »
« La station d'Etat Badio-Coloniale
diffuse, chaque dimanche, une chronique de la Vie Provinciale qui est
répétée, au cours des cinq émissions
de la journée ; celte rubrique intéresse vivement les provinciaux qui se
trouvent dans nos Colonies et à l'étranger.
« Pour tout ce qui touche à l'activite particulière de votre région, dans
l'ordre littéraire, artistique et économique, nous serions heureux de nous
inspirer de la Bévue que vous dirigez.
Ce serait, en même temps, un moyen

�L'ALAUZA D'AU VEKNHA

FEDERATION REGIONALISTE AUVERGNATE ET VELLAVE
[CANTAL

—

HAUTE-LOIRE

—

PUY-DE-DOME)

Littérature, Histoire, Arts, Folklore, Défense des intérêts de

La Fédération Régionalisté Auvergnate
el Vellave » a pour but .de grouper en
Auvergne et en Velay, toutes les personnes qu'intéresse le mouvement régionalisté, d'organiser des réunions pour
la propagande des idées regionalistes,
de susciter et d'encourager toutes les
initiatives tendant à développer la vie
locale ou régionale.
Son programme s'inspire de celui de
la Fédération Régionalisté Française. Ce
programme minimum, susceptible de
modification pour demeurer adapté aux
circonstances, prévoit notamment :
a) Du point de vue administratif :
la division de la France en régions homogènes el rationnellement composées, la
création et le développement de centres
régionaux capables de résister à l'attraction parisienne, la répartition logique des
affaires publiques entre la commune, la
région et l'Etat.
b) Du point de vue économique :
la liberté et l'encouragement des initiatives locales, des manifestations de l'activité des organismes professionnels
régionaux (travaux d'utilité régionale,
unions de Chambres de Commerce, de
Métiers ou d'Agriculture, Foires-Expositions, etc..)
c) Du point de vue intellectuel :
la décentralisation littéraire, scientifique
et artistique, la conservation des monuments historiques, la vulgarisation des
œuvres littéraires et artistiques dont les
ailleurs sont Auvergnats ou Aellaves,
l'élude et la conservation des parlées
de noire région, l'appropriation des diverses formes de l'enseignement aux besoins régionaux et locaux.
Le rassemblement des régionalistesauvergnats a été opéré par la revue régionalistc L'Alauza d'Auvernha, dans le
cadre des sociétés suivantes : Lo Covize, de Clermont ; Lo Covize de la Ribeira, de La Voûle-Chilhac ; Los Amies
de Lezinliac, de St-Germain-Lembron. A
ces groupements, qui avaient formé
la Fédération Régionalisté Auvergnate.
AL Albert Boudon-Lashermes. président
de /' Académie de VeL·y, a apporté l'adhésion des régionalistes du A elav : ainsi

de faire connaître votre effort aux
originaires de votre province qui vi« vent au loin.
« C'est dans ce double but (pie nous
« vous serions obligés de faire le service
« de votre journal
« Avec nos remerciements, veuillez
agréer, elc.
Le Chef de la Station
de Radiodiffusion Coloniale.
Cette marque de confiance qui est témoignée, en termes si aimables et si
flatteurs; à notre Alauza d'Auvernha,
montrera à tous nos amis que nous
n'avons pas travaillé en vain. Et. puisque le service de la Radio-diffusion
veut bien nous apporter son aide puissante, poursuivons avec une nouvelle ardeur noire action régionalisté auvergnate
el vellave.
Nous demandons à toutes les sociélés composant la ; Fédération Régionalisté Auvergnate ei \ ellave » de nous
renseigner à temps sur leurs projets
et sur les réunions qu'elles organisent.

NOTRE
LO

ACTION
COVIZE

Sociélé Régionali ,'.e de Clermont.
Pour les produits régionaux
Lo Covize développe méthodiquement
son programme région dislc auvergnat.
Si. à toutes ses réunions, la littérature,
l'histoire, les arts, le folklore et nos
vieilles danses ont une belle part, la
partie économique y louve aussi la
sienne. El c'est pour contribuer à la
défense des intérêts de notre région
qu'une séance de publicité avait été organisée au Covize du 20 mars.
( ne nombreuse assistance garnissait
la grande salle de l'Académie de Billard.
M. le Dr René Marlrou, membre du
Comilé d'honneur du Covize et viceprésident, pour le Cantal, de la Fcdédéralion Régionalisté Auvergnate et Vellave', devait présider cette importante
réunion. Malheureusement, des obliga-

notre

Région

a élé formée la Fédération Régionalisté
Auvergnate et Vellave, dont voici le
Bureau général :
Président : M. J. Chazal, conseiller
à la Cour d'Appel de Biom ;
Délégué général : M. Henri Gilbert,
homme de lettres, directeur de L'Alauza
d'Auvernha ;
Vice-Présidents : Pour le Cantal, M.
le Dr René Marlrou :
Pour la Haute-Loire, M. Albert Boudon-Lashermes, docteur en Droit :
Pour le Puwle-I )ùme. M. le bâtonnier
Marins Billy.
Secrétaire-trésorier : M. Pierre Gaillard, notaire à Clermont.
Comité directeur : tous les présidents
de groupements et, en outre, quelques
personnalités notoires de la Région.
GROUPEMENTS ÇOMPQS

\vr

ACTUELLEMENT

LA FÉDÉRATION.

Lo Covize, à Clermont-Ferran'd -(président : M. Henri Gilbert).
Lo Covize de la Ribeira, à La VoûteChilhac (Président : M. Alfred Rionnel,.
Los Amies de Lezinliac, à Sl-GcnnainLembron 1 président : M. J. Bérard).
Les Amies du Musée, à GlermontFerrand (président : M. Maurice Busset)".
Académie de Velay, au Puy (président : Al. A. Boudon-Lashermes).
Les Chevaliers de St-Hubert, au Puy
(président : M. Robert llintzy).
L'école de l'Arzon, à Chomelix (HteLoire) : président. M. Marins Gallien.
L'école du Bombardement. àCraponne
(Hte-Loire) : president, M. Pierre Mialon.
Chorale Canteloube, à Vic-le-Comte
■ (présidente : Mme Boste : directrice artistique : Mlle Andrée Berthier. professeur de Musique).
La Fédération a pour organe L'AL·uza
,d'Auvernha.
D'autres groupements seront formés.
Ceux qui désirent adhérer à la Fédération Régionalisté Auvergnate et Vellave
doivent en adresser la demande au secrétaire. M. Pierre Gaillard, notaire, s.
Place Delille. à Clermond-Ferrand.
Le Bureau.

lions professionnelles l'en empêchèrent,
au dernier moment. De même, nos sympathiques secrétaires, AIAL J. Bérard
cl (i. Blancher, et nos vice-présidents
MM. le Dr Casali et J. Brousse, soit
pour deuil, soit pour maladie, n'avaient
pu participer à ce Covize.
Une lois de plus, M. Henri Gilbert sut
tirer parti d'une situation difficile et
fut. comme toujours, à la hauteur de
§a tâche. H remplaça le président de
séance, el. après les remerciements aux
auditeurs, il excusa les absents et résuma la vie de la société depuis le
dernier Covize. Il mil l'assemblée au
courant des beaux succès remportés, à
A ic-le-Comle. les samedi et dimanche
6 et 7 mars, par l'un des groupements
de notre Fédération, la jeune Chorale
Canteloube, dont la présidente est Mme
Boste cl la directrice artistique Mlle
Andrée Berthier, professeur de musique
et membre du Comité du Covize. Lo
Covize était représenté, à Vic-le-Comte,
par son président, qui figurait au programme, e! par Aime. Mlle, AL Marcel
Mainvialle el M. A. Rochoux.
Nos projets de fêtes régionalistes dans
plusieurs localités se poursuivent ; d'autre part, les adhésions au mouvement
régionalisté auvergnat et vellave ne se
ralentissent pas. Enfin, un appui officiel est donné à ce mouvement. En effet, Al. il. Gilbert, directeur de L'Alauza
d'Auvernha, a été informé que le Service de Radiodiffusion (Station d'Etat
Radio-Coloniale) s'inspirera de notre revue s pour tout ce qui touche à i'activité particulière de noire province, dans
l'ordre littéraire, artistique el économique », Ce précieux encouragement, qui
donne une grande, importance à l'action
régionalisté en Auvergne et en Velay.
nous incitera à poursuivre notre œuvre
avec une nouvelle ardeur.
Ces beaux résultats, tout à l'honneur
du Comité du Covize et de L'Alauza
d'Auvernha, furent chaleureusement applaudis et la séance de publicité commença. Là encore, M. 11. Gilbert donna
de sa personne pour en expliquer le
but : faire connaître les produits de

notre région el inviter le public à les \ Bauge interprètent, de façon amusante,
acheter, de préférence aux produits Belle Rose. Après une polka piquée,
étrangers. Il lut les noms des maisons M. Perrinct chante, d'une voix nuancée,
qui prenaient part à la séance, indiqua J'ai toujours cru qu'un baiser et Je
leurs adresses, fit distribuer leurs pros- t'ai donné mon cœur. La Chorale repapectus et présenta leurs échantillons. Aux rait sur la scène pour,, faire entendre
industriels s'étaient joints les écrivains et En passant par le bois 'et Chabreli Chales artistes régionaux et même d'aima- brela. MAI. Oudoul et Gourdon dansent
bles sociétaires qui avaient eu la délicate une scottish-valse et, après un morceau
pensée de contribuer au succès de cette d'orchestre, c'est l'entr'acte.
séance. Tous furent convenablement reA la reprise, Aille Berthier annonce
merciés.
un tonte auvergnat dit par son auteur.
Les échantillons furent, enfin, attri- Ai. Henri Gilbert, président du « Cobués aux assistants : bouteilles de chan- vize ». Le public, vivement intéressé,
turgue, poteries d'Issoire, pâtes alimenredouble d'attention. Le patois parlé par
taires de Gerzat, « Verveine du Velay », le conteur est si bien compris que l'on
pâtes de fruits et maroquinerie d'ail
acclame longuement. Une suite étant
de Clermont, marqueterie de Chamalièobstinément réclamée. M. Gilbert l'acres, huile de noix de Vertaizon, charbon
corde de bonne grâce, et le second conte v
de Brassac. quinquina « Le Gaulois . soulève encore les rires et les acclamaœuvres de nos artistes et de nos écri- tions.
vains, objets divers, toutes ces choses
! n vieux chant. Le temps des cerises,
désirables firent de nombreux heureux. est mimé par huit jeunes gens et huit
Puis, ce fui l'eitr'acte, où, dans une jeunes Filles de la Chorale en magnifiatmosphère de gaîté, on enregistra de qués costumes du XVIb siècle. Aille
nouvelles adhésions, dont six envoyées
Berthier et M. Perrinel interprètent avec
par le Dr Marlrou.
ai'!. Plaisir d'àmour et le Duo de MiNos amis Besse et Fagheon ouvrirent
reille ; AI. Gauthier dit un monologue
la séance littéraire et artistique par des
comique, Aille Berthier chante Si vous
airs d'Auvergne. Mlle AI. Mainvialle. avec l'aviez compris, et voici la polka piquée
sa grâce et son talent habituels, nous
dansée magistralement par MM. P. Aycharma quelque? instants : M. Henri mard et Jean Bodicr. Deux autres danGilbert, rappelant que le cinquantenaire
ses. Para lo hp et la gigue sont présende la mort de Jules Vallès tombait celle tées par Aille Berthier et M. Oudoul.
année, dit quelques mots de l'œuvre diu
Aille Jeanne Gauthier et AL (ï. Aymard
grand écrivain, et, pour donner une idée chantent Le vieux farceur, Mlle Berthier
de son style, lut quelques pages bien
et AL A. Aymard Gentille Pastourelle,
choisies de L'Enfant. Il dit. ensuite, en
et arriv e eu fin la pièce de résistance :
dialecte, un conte de sa Corizada. Al.
la Farce du. Carier, interprétée avec
Florence, que nous voulons remercier naturel et finesse par Mlles Douhairie,
tout particulièrement:, nous fil apprécier J. Gauthier et Al. P. Bauge. Celte farce
son talent incontestable de violoncelliste :
moyenâgeuse obtient un légitime sucAime Lenormand lut. dans le patois
cès.
de Vertaizon, une piquante adaptation
On termina .par une ronde sur l'air
de « La Laitière et le pot-au-lait »•;
Auprès de ma blonde, et pendant que
M. Paupy, avec simplicité et humour, la foule s'écoulait interminablement, l'ornous conta, mêlant agréablement le pa- chestre joua son dernier morceau.
tois avec le français, l'histoire de la
Nous avons loué Mlle Andrée Berthier
naïve villageoise qui marchande un bil- et tous les artistes de la Chorale Canlet de chemin de fer... Tous récoltèrent
teJoube avec qui Lo Covize sera toujours
des applaudissements mérités et place heureux de collaborer pour le bien de
lut laissée aux danseurs pour les vieil- l'œuvre commune. N'oublions pas d'asles danses d'Auvergne.
socier à ces éloges mérités Mme Boste,
Nous ajouterons seulement que cette la distinguée présidente de la Chorate
dernière partie du programme des Co- Canteloube, ainsi (pic M. Hoste, maire
vizes se développe de plus en plus, par de \ ic-!c-Comte. qui présidaient ces belbeaucoup de jeunes font déjà appris, à les séances, et dont la sollicitude est
nos réunions, les belles danses d'autre- pour beaucoup dans la prospérité de la
fois, grâce aux excellentes leçons de M.
Société. Nous savons, d'ailleurs, que M.
et Mme Chanson, de MM. Oudoul. Del- Boste a de beaux projets el qu'il est
prat et Alagaud. On pourra s'en rendre homme à les réaliser.
compte au prochain Covize. le mercredi
Par-dessus tout, félicitons sans réwir. -&gt;'\ avril.
serve les habitants de Vic-le-Comte d'être
La secrétaire :
restés profondément Auvergnats et de
J. . DELISOS.
répondre si bien à l'appel du régionalisme.

VIC-LE-COMTE
Chorale. Canteloube.
La Chorale Canteloube, de Vic-leComte, bien que fondée depuis peu de
temps, n'en a pas moins cueilli, déjà,
de beaux lauriers. Sa collaboration avec
« Lo Covize », à Ceyrat, le 3 février,
avait été fort remarquée. Mais les deux
séances régionalistes qu'elle a données,
les 6 et 7 mars, dans la salle de la
Maison du Peuple de Vic-le-Comte, ont
établi définitivement sa réputation. Et,
si
Lo Covize », de Clermont, est
fier de sa jeune sœur de Vic-le-Comte.
la
Fédération Régionalisté Auvergnate
et Vellave » ne ressent pas moins d'orgueil de la compter parmi ses filiales.
C'est dire combien Mlle Andrée Berthier, fondatrice et directrice artistique
de la Chorale Canteloube, mérite d'être
louée poux son talent et pour l'œuvre
originale qu'elle a créée.
La soirée du samedi 6 mars avait
fait salle comble. La matinée du lendemain, dimanche, avait attiré autant de
monde, avec le même programme. Le
grand orchestre de la fanfare de Vicle-Comte, sous l'habile direction de son
chef réputé, M. Lacaut, prêtait son concours. Il exécuta, . à diverses reprises,
de beaux morceaux et contribua beaucoup au succès de la fête.
Au lever du rideau, nos amis Bosse.
Fagheon et Gourdon, les musiciens du
« Covize », entrent gaîment en scène,
conduisant une noce auvergnate ; puis
la Chorale chante en chœur Rossi gnolet
du hais el Malheureux qui a une femme.
Pour varier, un covizaire, M. Qudoul,
danse la bourrée au verre, suivie de
VAiga de roza et de la Chêne, danses
auvergnates exécutées par les jeunes altistes de la Chorale.
Mlle .femme Gauthier et M. Pierre

♦ LES ARTS

♦

AU SALON DES INDEPENDANTS

sentielles pour en rendre une interprétation susceptible d'éveiller chez nous
les mêmes réactions).
L'ensemble est complété par trois natures mortes, rendues avec justesse et
sobriété. A citer particulièrement « Les
Merlans ». Seul sacrifice fait à la mode
du milieu, ils nous sont présentés dans
,un plat qui semble se jouer des lois de'
l'équilibre. Quoi qu'il en soit, plat et
poissons son1 bien rendus et l'œuvfe est
solide.
Dans tout cet ensemble se manifeste
un talent réel, présage d'un avenir certain. Dans quelle mesure se réaliserat-il? Cela dépend de l'orientation que.
cet artiste, jeune encore, donnera à son
activité artistique. Suffisamment maître
de son crayon et de sa palette, U peut,
d'ores et déjà, choisir délibérément sa
voie.
Nous attendons l'œuvre prochaine avec
l'espoir que légitime l'exposition d'aujourd'hui. Moins dispersée dans ses productions, plus concentrée dans ses efforts, elle doit manifester une personnalité artistique qui, en progrès constant, est prête dès maintenant à se lancer
sur les sentiers abrupts qui mènent aux
sommets.
SAINTE-FLOWNE.

LE SALON DES PEINTRES
DE MONTAGNE
La \\\111 exposition de la Société
des Peintres de Montagne, organisée
dans les Salons du Cercle de la Librairie, 117, Bd Sl-Germain, à Paris,
a été inaugurée le 24 mars, par M.
Huissman, Directeur général des BeauxArts, accompagné de diverses personnalités.
Le cortège officiel fut reçu, dès son
arrivée, par les organisaleurs du Salon.
MM. Guénot, Maurice Busset, DidierPouget, qui firent aux invités les honneurs de celle exposition très attrayante»
Les envois formaient plusieurs cenlaines d'oeuvres d'art inspirées par la Montagne.
Le Massif Central était représenté au
Salon du Cercle de la Librairie par
d'excellents paysagistes : MM. DidierPoùgel, Jean Chalut. .Alfred Lavergrie.
de Clermont. Maurice Busèet, Frank
Bal, Joseph Blanc. Buf fin, Alat erre, Caslelli, elc.
Une rétrospective des œuvres du regretté artiste A'ictor Fonfreide, avait
élé également organisée, ainsi qu'une
curieuse exposition des études du peintre
suisse Bosch. Ces éludes étaient cousacrées aux plus hautes montagnes du
monde : les cimes de l'Himalaya, qui
dominent l'Asie centrale de leurs pics
neigeux dressés à plus de 8.000 mètres d'altitude.
Le Salon des peintres de Montagne
a fermé ses portes le 7 avril.

L'EXPOSITION DU PEINTRE
ALFRED LAVERGNE
Le peintre Alfred Lavergne nous
donne, aux Artistes Indépendants, en
une vingtaine de tableaux aux dimensions modestes, un ensemble de ses œuvres récentes.
Sans avoir recours aux subterfuges et
aux outrances d'une mode qui fut très
en faveur dans le milieu (il s'y trouve
encore quelques partisans dont les rangs
s'éclaircissenl chaque année), l'artiste attire l'attention par les seules qualités
qui sont de tous les temps : la netteté
et la vigueur du dessin, la justesse du
coloris et l'harmonie de la composition.
La souplesse de sa p,délie s'y manifeste par la variété de l'œuvre qui, diverse dans ses réussites, n'en renferme
pas moins, dans chacune de ses manifestations, un réel mérite.
C'est d'abord le portrait de l'artiste
qui est là pour nous présenter en souriant, insigne rareté par les temps qui
courent,.l'ensemble de l'œuvre. Spirituel,
plein de vie et brillamment enlevé, il
constitue une heureuse prélace à l'examen détaillé des tableaux qu'il semble
mener à sa suite d'un pas léger.
Une série de quatorze paysages, allant
de la Bretagne à l'Auvergne, eu passant
par le Morvan, dénote, avec de la sensibilité, un vif sentiment de la nature.
:&lt; Vers la pointe de l'Arcouest », en Bretagne ; « La descente de Chef faux », en
Nivernais ; « Le puy de Dôme » et « Le
village d'Orcines . en Auvergne, pour
ne citer que ceux-là. attestent (pie l'artiste a réagi devant ces paysages, a su
en discerner le charme (conditions es-

LES NIDS
Les nids sont des berceaux d'oiseaux
montent de frais babillages
El dont les gracieux feuillages
Font la dentelle aux finis réseaux.

D'où

Il est encore d'autres nids
De joncs, de velours et de planches.
Plus fragiles que ceux des branches.
Mais comme eux sacrés et bénis.
Les berceaux sont des nids d'enfants
Que couvent, sans cesse, les mères,
Arrosés de larmes a-mères
Ou baignés d'espoirs réchauffants.
Les boudoirs tendus de lampas
Sont des nids d'âmes amoureuses
Où l'on fait, aux aubes heureuses.
Des serments que l'on ne lient pas.
Les cercueils sont des nids de morts
Où les yeux, dans l'ombre éternelle.
Gardent au fond de leur prunelle
L'honneur, le doute ou le remords.
Au-dessus de fous, les cerveaux
Sont de vastes nids où le Rêve,
Sous l'ieffort de l'humaine sève.
Cherche des horizons nouveaux.

Emile

DOUSSET.

(Poèmes).

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées.

Nous prions nos

lec-

teurs de leur réserver leurs commandes.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

EpcoFe GergoVie el les « Gon)n)ei)taiFes »»
(Suite)
Si la partie de la colline dont sa serait
nu préalable, suivant; Dion Gassius, emparé César, ce qui lui aurait permis d'attaquer le reste, est identifiée avec la Roche-Blanche, on ne voit pas qu'il ait, de
ce fait, acquis de nouvelles facilités pour
aborder le reste de la position. ïl en est
autrement de Chanturgue, qui offre une
luise certainement avantageuse pour partir
à l'attaque des Côtes. Sans compter qu'il
peut, à juste titre, être considéré comme
faisant partie intégrante de l'ensemble de
la position.
Si donc on veut faire état des relation*
de Pol ven et de Dion Cassius, on est.
amené à abandonner la thèse de Napoléon III. et, si l'on ne. veut pas abandon-

Si on ajoute qu'il peut, dans une certaine
mesure, observer les déplacements gaulois
\ers la droite provoqués par celle menace,
il pourra, en connaissance de cause, donner le signal de l'attaque au moment
le plus opportun.
Le col par lequel le puy de Chanturgue s,, réunit aux Côtes, culmine à
environ '190 111. Entre les courbes cotées
'17."). de part el d'autre du sommet du
col, la distance est de 4oo m., soit un
palier de '100 m. avec une dénivellation
màxima de iô m. Une légion en formalion de combat, dont le front est de
a.m m., peut donc passer du versant du
puy de Chanturgue à celui des Côtes
sans avoir à descendre au-dessous du ni-

à gauche. Nous ne retenons de tout ceci
que la possibilité d'y faire agir facilement
trois légions de front, dans des conditions
satisfaisantes, et cela au point où les
abords de la position se présentent avec
le minimum de difficultés.
On connaît la suile des événements.
Si la 8e légion arrive à surprendre les
camps placés entre le mur et l'oppidum
et le mur de six pieds disposé en avant,
elle ne réussit pas à prendre pied dans
1 oppidum. Les quelques faibles élémenls
qui v pénètrent y sont massacrés. Puis,
c'est la contre-attaque gauloise, devant laquelle doivent se replier les cohortes romaines.
Dès que le combat prend une tournure
défavorable, César ordonne de sonner la
retraite et fait faire halte à la 10e légion
avec laquelle il marche. H envoie l'ordre
à T. Sextius de faire sort le ses cohortes
du petit camp et de les disposer au pied
de la colline sur la droite de l'ennemi
(quelque part vers rintersection du chemin de Blanzat et de celui des Sagoliers).
Do son côté, César, s'étant porté avec
sa légion un peu en avant du point où
il a fait halte, attend l'issue du combat.
Où se trouvait la 10e légion, au moment
où César lui fit faire halte ? En marche
du puy de Chanturge vers les Côtes, elle
pouvait être soit sur les pentes ouest
de Chanturge ou bien, ayant déjà- franchi le col, sur les pentes est des Côtes.
Dans le premier cas, elle se porte un
peu en avant pour gagner les abords
du col et se placer sur les pentes qui
le dominent immédiatement. Dans le second cas, elle doit tout naturellement se
reporter en arrière en abandonnant une
position désavantageuse et venir occuper,
de l'autre côté du col, une position dominante, favorable tant au jeldu püum qu'à
l'abordage de l'ennemi, le glaive au poing.
Dans ce cas, il faudrait, comme l'a fait
G-oelex, dans sa reconstitution de la bataille de Gergovie, corriger le progressus
en regressus. Mais, si les manuscrits sont
d'accord sur le terme de progressus, nous
pouvons en conclure qu'au moment où
César arrête la 10e légion, celle-ci se trouvait sur les pentes ouest de Chanturgue.
CONCLUSION

1000

n«r Gergovie, à chercher. poUr le moins
une adaptation au terrain autre (pie celle
qui a élé à peu près unanimement adoptée de i865 à ig33.
On pétri considérer, en tout cas. comme
un point définitivement acquis (pie le départ- de l'attaque se situe au petit camp
ou dans son voisinage immédiat. César
nous le dit, el Dion Cassius le corrobore:.
Chant 1 irgne est bien e regiane oppidi,
(ni face de l'oppidum ou en direction
de l'oppidum), quelle que soit la traduction retenue. Il est bien également sub
ipsis rddieibus montis, au pied de la montagne. Moins, sans doute, que la RocheBlanche, qui est à 200 m. en contrebas,
tandis que l'altitude de Chanturgue n'est
guère que d'une cinquantaine de mètres
•inférieure à celle des Côtes. Je ne puis
affirmer qu'il tût egregie munilus. Je n'y
ai pas vu de traces de retranchement et
n'en ai. d'ailleurs point cherché, dépourvu
de tout moyen d'investigation que j'étais.
11 est, sans aucun doute, ex omni parte
cireumeisus ('escarpé de tout côté), et cela
beaucoup mieux que la Roche-Blanche.
Enfin, son occupation par les Arvernes
dont l'oppidum est .supposé sur les Côtes
apparaît comme toute naturelle. On ne
peut songer à laisser à la disposition de
l'ennemi celle hauteur dont les flancs
constituent une base de départ commode
pour l'attaque éventuelle de l'oppidum,
sans compter que son occupation permet
de surveiller certaines parties de la plains
échappant aux vues des Côtes el du puy
de! Vax. Un. simple coup d'uni sur la carte
permet, en outre, de juger de l'importance de son occupation pour la facilité
de l'exploitation des ressources de la plaine
Montl'errand-Oerzal.
Sans préjuger des conclusions auxquelles nous pouvons être amené, il nous est
permis, en tout état de cause, de considérer le problème résolu, el d'admettre
que les Côtes sont le siège de- l'oppidum,
le puv de Chanturgue, la colline du chapitre 3C. Il ne nous reste plus qu'à vérifier si le texte de César s y applique ou
non. La méthode, d'ailleurs classique se
justifie d'.'elle-même. Elle vaut pour toute
la science, science historique comprise.
Pour la commodité de LexposâtKHl, nous
nous référerons à l'excellente- carte au
20.000" des environs de Clermont, publiée
par le Service géographique de , l'Armée,
en 1928. .
Si'nous supposons César placé quelque
part, sur les pentes ouest de Chanturgue.
il a sous les yeux tout le terrain de sa
bataille. De plus, les détachements qu'il
a envoyés pour opérer une diversion à
droite, 'il peut les suivre des yeux jusqu'au moment où ils franchissent la crête
des hauteurs qui prolongent le puy de
Var dans la plaine, pour venir menacer
les arrières du puy de Var et du pédoncule qui le relie* au plateau des Côtes.

veau de
ni., puis selevant sur le
versant des croupes qui se déttachent des
Côtes, se présenter aux abords de l'oppidum ou du mur avancé dans des conditions satisfaisantes. La différence de niveau à franchir est d'environ tio-125 mètres.
La 8'* légion, si nous retenons le renseignement donné par Polven. a élé an
préalable poussée en avant jusqu'au voisinage de la lisière de la zone boisée.
Elle attend là. dissimulée à la vue. le
moment de s élancer à l'assaut.
Le signal de l'attaque est donné, el
le détachement héduen lancé, en même
temps, dans la direction du Clos du Cheval et au sud de Maupas, pour s'éleveir
sur les pentes nord de la croupe qui
sépare sa zone d'action de celle de la
8° légion.
C est à cette dernière qu'incombe le
rôle de réaliser la surpriee et de prendre
pied dans l'oppidum momentanément privé
d'une partie de ses défenseurs. Là, elle
formera lèle de pont et tiendra la porto
ouverte aux éléments qui vont venir se
joindre à elle el prolonger son action.
Le détachement héduen. opérant sur
sa droite, lui facilitera la lâche en al tirant sur lui une partie des éléments gaulais qui, alertés, reflueront de la région
du puy de Var. Il pourra niême, le cas
échéant, prendre pied dans l'oppidum et
en élargir l entrée pour les éléments restés
en arrière.
La 10e légion, avec César, suit entre
les deux éléments de tête, prêle à intervenir pour exploiter le, premier succès.
C'est tout ce que nous dit César et
tout ce que nous savons de positif sur
celte première phase de la bataille. Mails
il est vraisemblable que d'autres éléments
devaient suivre. C'était, en particulier, la
].'&gt;'' légion de T. Sexlius. Celui-ci avait
bien la garde du petit camp, mais à partir
du moment où les éléments de lèle avaient
solidement pris pied dans l'oppidum, cette
garde n'avait plus guère d intérêt. C était
aussi celte légion que nous avons vue
dirigée dans les traces des muletiers. Elle
a élé arrêtée, après avoir un peu progressé, el dissimulée dans un fond boisé
en vue. sans doute, de son utilisation
éventuelle dans la bataUle. Mais ce sont
là pures hvpolhèses. Bien qu'elles nous
paraissent assez vraisemblables, nous ne
les retiendrons cependant pas. Nous ne
voulons pas nous risquer à ["accusation de
l'aire de l'histoire romancée el désirons
nous en tenir strictement aux faits relatés
par César.
En ce qui concerne le dispositif d'attaque, nous l'avons situé sur le terrain
d'une manière qui nous paraît logique et.
possible. Mais, s'il ne semble pas qu'il
ait pu s'étendre plus à droite, en raison
des difficultés du terrain, il peut très
bien avoir été tout entier appliqué plus

La facilité que trouvent les récits de
César, de Polyen et de Dion Cassius à
s'adapter au terrain des Côtes, mérite,
pour le moins, de retenir l'attention.
On s'étonnera, peut-être, qu'après ce
que nous avons dit, nous n'affirmions pas
que Gergovie était, située aux Côtes et
non ailleurs. A cela, nous répondrons
que notre démonstration ne nous paraît
pas suffisammenl complète pour êlre suivie d'une affirmation aussi péremptoire.
L'occupation de l'oppidum, la lutte qui
s'est déroulée à ses abords, les travaux
exécutés par les légions romaines ne sont
vraisemblablement pas sans avoir laissé
de traces. Celles qui subsistent sont, peutêtre, peu nombreuses, difficiles à déceler
et d'une identification délicate. Seules, des
fouilles méthodiquement conduites, en les
mettant à jour, pourront apporter au texte
des Commentaires une précieuse confirmation et un surplus de précision. De
ce point de vue. la question reste entière
aussi bien à Gergovie-Mcrdogne qu aux
Côtes.
Au cours de celle élude, nous nous
sommes intentionnellement cantonné dans
une lecture attentive du De Bello Gallîco,
sur le terrain même. Nous nous sommes
borné à projeter dans l'obscurité, ou plutôt dans la concision de César, la faible
lumière des textes de Polyen et de Dion
Cassius.
Ce que peut avoir de fragmentaire notre argumentation, ne, nous échappe donc
pas. En particulier, il ne nous est jamais
venu à 1 idée de dénier toute valeur aux
autres arguments qu'on peut mettre en
avant, tels que : les dénominations de
lieux relevés dans les chartes médiévales,
la tradition locale, etc.
Cependant, en ce qui concerne .cette
dernière, il semble bien, si
nous en
croyons Simëoni lui-même et l'Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres parlant
par la bouche de Lancelot, que la tradition, avant le XVIe siècle, situait Gergovie
dans Je voisinage immédiat de Clermont.|
C'était tantôt à Clermont même, site notoirement inadmissible, tantôt à Chanturgue, trop exigu pour recevoir Tannée de
\ ei cingétorix. Comme beaucoup de traditions, celle-ci devait comporter, avec une.
part de vérité, beaucoup d'imprecisions
associées à pas mal d'erreurs.
Aussi, et ce sera notre conclusion, pensons-nous qu'au début du siècle, nos compatriotes clermonlois, à la recherche d un
emplacement pour la statue du héros arverne, en choisissant la Place de Jaude;,
située entre Gergovie et les Côtes, nous ont
donné une leçon de sagesse et de perspicacité digne de nos méditations.
E.

PESSKMESSE.

(7) Lors d'un récent séjour à la campagne, en exhumant d'une caisse un dictionnaire de Quicherat, nécessaire à nos
investigations de texte, nous avons découvert une copie datant de l'époque où, dans;
la classe de 4e, nous nous débattions avec

DOCUMENTS

LA

HISTORIQUES

COUTUME D'AUVILLAR
(Suite)

§ XII. — Confiscat ions.
Toutes les fois que la Coutume prononçait la confiscation, c'était au profit
du seigneur. D'après cette règle, le vin
entré frauduleusement dans la ville, lorsqu'il n'avait pas été récolté sur le territoire de ladite ville, et les armes de
celui qui succombait dans un duel judiciaire appartenaient au seigneur. Il en
était de même :
Des biens.de celui qui avait volé pendant la nuit, s'il était condamné à mort;
Des biens de l'inculpé qui ne se présentait pas dans l'année devant la justice pour répondre à l'accusation dont
il était l'objet ;
Des biens des faux témoins et de
leurs complices ;
Des biens de celui qui avait commis
un vol en plein jour ;
Et du corps et des biens :
♦
De celui qui avait fait- des blessures
ou donné des coups ayant occasionné la
mort ;
De celui qui, pendant la nuit, avait
.sciemment porté préjudice à autrui pour
une videur de vingt sous ou de plus de
vingt sous ;
Et de celui qui succombait dans un,
duel judiciaire lorsqu'il avait; .été accusé
d'un meurtre, d'un acte de trahison,
d'un vol ou. de tout autre crime.
!
Sur la totalité des biens confisqués
au profit du seigneur, on prélevait toujours le montant des frais de justice,
des dettes, de la dot de la femme et
des dommages, s'il en avait été accordé
à la victime ou à ses parents. Ce pré^
lèveraient fait, le seigneur cuirait en
possession de l'excédent : mais, lorsque
les biens confisqués étaient des immeubles, ledit seigneur était tenu, d'après
les statuts et les coutumes de la villa,
de les vendre dans l'année comme un
simple bourgeois. C'était là une mesure
de sage prévoyance. Grâce à son application constante, les immeubles confisqués n'étaient pas affranchis de l'impôt, et. par conséquent, le nombre
des terres imposables restant le même
dans la communauté, les contribuables
n'avaient pas à supporter des charges de
plus en plus lourdes. — Un acte dej
1/i60, cité par M. Burdet, dans une
étude publiée dans les Mémoires lus à
Sorbonne, en 1866, sur l'ancienne province de Dauphiné, renferme une disposition identique, p. 60. On lit dans
cet acte que, dans la communauté d'Exil,
le dauphin lui-même, qu'on ne considérait pais comme pouvant être compris
dans les contribuables, était tenu de
vendre dans l'armée les biens qui lui
seraient échus ou qu'il aurait acquis,
afin qu'ils pussent être imposés aux
charges et droits levés sur la communauté. 11 est à remarquer, en ce qui
touche les différends relatifs aux confiscations, que les biens laissés par un
habitant étaient attribués, à sa mort, au
seigneur lorsqu'il était prouvé, d'une
part, que cet habitant avait commis un
acte entraînant la confiscation et que
sa, culpabilité avait été oonstatée par jugement, d'autre part, que le seigneur
n'avait pas attendu le décès du condamné pour faire valoir ses droits. Au
contraire; s'il n'y avait eu ni condamuian
tion prononcée ni revendication faite
par le seigneur avant la mort de l'inculpé, le seigneur devait être débouté
de sa demande et l'héritier maintenu en
possession. La même règle était appliquée pour vider les contestations analogues des habitants entre, eux, que la
chose réclamée fût possédée à titre d'héritage ou en vertu du droit de rertouir.
A.

LAGRÈZE-FOSSAI

(A suivre).

le « De Bello Gallico » et les « Géorgiques
II faut croire que le hasard
favorise parfois l'historien, puisqu'il s'agissait précisément de la traduction du
chapitre 30 du livre VII des Commentaires. Le sub ipsis radicibns montis avait
dû procurer quelque émoi, car nous lisons : « dans la direction de l'oppidum
el paraissant être une ramification de la
montagne, il y avait une colline puissamment fortifiée et escarpée de tous côtés».
Cette interprétation a, sans doute, été admise par le professeur, puisque nous ne la
voyons accompagnée d'aucun trait rouge
réprobateur. Quarante ans plus tard, nous
n'osons la renier.

PARIS

« COVIZE D'AUVERNHA »
Le 27 février dernier, le « Covize
d'Auvernha » a tenu sa réunion mensuelle au Café Voltaire, 1, place de
l'OHéon.
La présidence en était assurée par
noire éminent compatriote M. E. Jaloustre, ministre plénipotentiaire. Il a ouvert la séance dans cette langue châtiée et élégante qui reste une des parures de la « Carrière » mais fut la langue diplomatique universellement adoptée jusqu'en 191 S. M. Jaloustre, en souhaitant la bienvenue au conférencier M.
Emile Dousset, en a évoqué les modes
d'activité variés allant de l'industrie à
la poésie en passant par les fonctions
importantes de la présidence de la chambre de commerce de Clermonl-r.ssoire et
de la 17° Bégion Economique, sans
compter les fonctions électives qu'il assume avec autant de compétence que de
bonne grâce.
Pr enant la parole à son tour, le brillant conférencier est entré directement
dans un sujet qui lui est familier. Mais
loin de se contenter de nous faire un
exposé un peu sévère de l'économie actuelle de l'Auvergne, il nous a brossé un
tableau complet de l'activité de notre
province au cours des temps, depuis la
période
Gallo-Bomaine
jusqu'à
nos
jours. El les auditeurs charmés hésitaient à faire le départ de leur admira"
lion entre la science de l'historien, les
évocations du poète ou les précisions
de l'économiste averti.
Quant à nous, au fur et à mesure
qu'elle se déroulait, cette fresque historique évoquait dans notre esprit la
pérennité des qualités de notre race arverne : l'esprit d'entreprise, la facilité
d'adaptation aux circonstances toujours
changeantes et la ténacité dans la poursuite d'un dessein. Et malgré les difficultés du moment, nous y puisions de
nouvelles raisons de foi daus un avenir
qui doit être, comme toute chose humaine une créa lion continue. Il nous
paraissait que ces qualités trouveraient
leur meilleur emploi à surmonter les
circonstances au lieu de les subir pour y
trouver uniquement des motifs de lamenialiopsVussi. exprimons-nous toute notre
gratitude à M. Emile Dousset et pour
1o
charme sous lequel il nous a tenus,
pendant une longue heure, qui nous
a parue brève, et pour les réflexions
salutaires provoquées par sa conférence,
dans nos esprits; Les applaudissements
dont les auditeurs ont accompagné sa
péroraison ont déjà dit tout cela plus
éloquemment que nous ne saurions le
l'aire.
Ce fut ensuite au tour de Mme Blanche Boziès de nous dire en poète, avec
une diction finement nuancée, trois Dièces du poète E. Dousset. Prises dans
chacun des recueils que nous devons
à sa plume, elles nous Ont montré la
diversité d'un talent qui se meut avec
une égale aisance quel que so'.t le sujet
traité ou la forme de vers employée.
Mme Bernhard nous charma paf ses
chansons limousines ou auvergnates.
D'une voix souple et prenante, possédant
une connaissance étendue du dialecte
d'oc, elle est, par excellence, l'interprète
des chansons du folklore. L'entendre
est un véritable régal artistique. C'est
dire les regrets que nous font éprouver
les circonstances qui nous privent trop
souvent de ce plaisir.
La séance comportait une exposition de
produits auvergnats, qui, par tirage ausorl,
ont été répartis entre les assistants.

CLEBMONT
Convocation. — « Lo Covi/.e
se
réunira le mercredi soir, 2'i avril, à
8 h. 3o, Salte do l'Académie de Billard,
2, Place Chapelle-de-Jaude, sous la présidence de M. Georges Blanchir, secrétaire.
Conférence do M. le Dr Joseph Casati,
vioe^présiidieti't : « Voyage en Yougoslavie,
avec les Poilus d'Orient, et visite au tombeau du roi Alexandre H ».
Séance littéraire et artistique avec le
concours do Mme Chanson, Mine Lenormand, Mite Ma'rguerite Mainvialle, Mlle
Andrée Berthier, Professeur d a Musique,
MM. J. Bérard, Florence', Henri Gilbert.
Danses auvergnates au son de la vielle
et du violon (MM. Besso et Fagheon).
Cette séance étant l'une des dernières de
la saison, le Comité demande instamment
à tous nos sociétaires do vouloir bien aider,
par leur présence à son succès. Les échantillons restants de la séance dé publicité,
— et notamment un beau tableau —
seront attribués au moyen d'enveloppes
à 1 franc.

�L'ALAUZA D'AUVERMIV

5

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du 20 mars 1935.
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4g, rue Blatin, Clermont : Maroquinerie,
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« L'Alauza d'Auvernha . 7. rue Serret, Clermont : Numéros de luxe. '
M. Henri Gilbert, 7, rue Serret, Clermont : •?. abonnements pour la série
des Dix « Contes de l'Âze » ; 4
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s La Covizada ?• ; 2 ex. des « Contes
de la Luneira s ; Vues artistiques d'Auvergne (I3-I8).
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musique, directeur de « La Bourrée
d'Aurillac », Aurillac : « Chansons Auvergnates »,
« Bourreio flouricado »,
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Un Pâté de la Maison.
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Génestine, 78, Place Lamartine, Clermont : Une bouteille de Gaulois.
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Clermont : 3 exempL·ires de « Montcelet, terre du Lembron », 3 exemplaires
du numéro spécial de « Corymbe »,
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Place Chapellé-de-Jaude, Clermont :
Une bouteille &lt;lls Quinquina « Le Ganhis ».
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4i, Avenue de Royal, à Chamalières
(P.-de-D.) : Une bouteille de samos.
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Puy (Hte-Loire): Une caissette d'échantillons.
M. Amy-Lcbreton, boucher. 60, rue
d;e Vallières, Clermont : Une côte de
bœuf de 1 kg.
Mme Lecercle, Marqueterie d'Art, 38,
Avenue de Bordeaux, à Chamalières
(P.-de-D.) : Un Plateau en Marqueterie.

Manie Dards, rue de Bellevue, Ckwnuont (sociétaire) : Un litre de marc
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M. Albert Boudpn-Laishermes, Breuil
de Mercosur, par Brives-Charensac (1 IleLoire) : 1 ex. de « La Sénécfîaussée
présidjal?. du Puy », par A. BoudonEasherines ; 1 ex. de « IJI Vie d'Autrefois au Puy^en-Velay », chu même ; 1 ex.
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Nous prions nos sociétaires
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servir pour leurs contin t id.'s.
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nos compatriotes et nous réduisons
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25o fr. et 5 abonnements. » ! points ;
M. le Dr René Martnou : 18 abonnements, 18 points ;
Mme Grange : i4 abonnements, i4
points :
M. Biscuit : une annonce de i3o fr.
et 2 abonnements, 10 points ;
M. Blanchet : 5 abonnements, 5
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M. Léon Chambre : 3 abonnements,
3 points :
Mlle Portai : 3 abonnements, 3
points ;
Mlle Mainvialle : 3 abonnements. 3
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Mlle Gavaldà : 2 abonnements, 2
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Mlle Cubizolle : 2 abonnements. 2
pointe ;
Mlle Labrosse. : 2 abonnements. •&gt;.
points :
M. Sauvanet : 2 abonnements, 2
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Mlle Alice Josency : 1 abonnement, 1
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M. .Maurice Dutheil : 1 abonnement, 1
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Al. Gatignol :
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Aille Marcelline Dumas : 1 abonnement, 1 point ;
AL Moings : i abonnement, 1 point :
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M. Chanson : 1 abonnement,
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M. J. Bérard : 1 abonnement,

sident de « Los Amies de Lezinhac »,
vient, à son tour, et de nouveau, d'être
cruellement éprouvé par la mort de son
grand-père Amable Gaude, décédé à
Clermont, à 82 ans. Jusqu'à 78 ans,
ce robuste paysan avait cultivé cette
terre de VichcÎ qu'il est allé rejoindre
pour le grand repos.
Que madame Vmable Gaude, que notre ami et toute sa famille trouvent ici
l'expression de nos condoléances et de
celles de tous les amis d? la Fédération.
H. G.

1
1

point ;

Mme Martre : 1 abonnement. 1
point :
Aime Lenormand. : 1 abonnement, 1
point ;
Abonnements directs : ïr%.
Total : 124 abonnements.
Pour la première série, il reste à
obtenir 26 abonnements.
Les nouveaux abonnements sont dus
à nos amis de Clermont et du Bourbonnais. Tous nos remerciements.
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abonnés qui veulent bien renouveler
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journal.
Nous sommes sûrs que nos amis qui
ont laissé passer, par mégarde, l'échéance de leur abonnement, feront bon
accueil à la facture qui leur sera adressée. Il est, mi effet, très important que
L'AL·iuza d'Auvernlia puisse régler, chaque mois, son imprimeur, afin d'avoir
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trouve, ici. nos bien amicales fédirilalions .
Mariage.
Samedi, 2 mai", a été célébré, à
Reilhac. le mariage de M. le Dr André
Besson. de St-Cirgues, membre du « Covize de la Bibeira », avec Aille MarieLouise Compte, de Truchon.
Le service d'honneur était très gracieusement assuré par Mlles MarieLouise Lèbre el Mârinette Besson qu'accompagnaient MM. Alfred Rionnet. architecte-géomètre à St-Cirgues. et Lucien Relmont.
Au Champagne, notre très cher ami,
Al. A. Rionnet. président du « Covize
de la Ribeira », dans un toast plein
de (leur et d'esprit, a assuré les jeunes
mariés de toute la sympathie des nombreux invités.
A noire tour, nous prions de Dr
Resson et sa très gracieuse femme d'accepter nos félicitations et nos vœux
les plus cordiaux.
Nécrologie.
C'est avec une vive douleur que nous
avons appris la mort de AI. Jean Martrou, membre du Comité d'honneur du
« Covize ».
Ancien directeur de l'E. P. S. de
Murât, il a laissé, à tous, le souvenir
d'un maître grand et généreux.
La Légion d'honneur et la rosette
de l'Instruction Publique avaient très
juslenient récompensé le plus modeste
des hommes.
I ne foule nombreuse assistait à la
levée du corps, à Clermont. « Lo Covize » y était représenté par son président' 'et par un groupe de sociétaires.
Des discours d'adieu furent prononcés
par AI. Chambre, au nom de l'Amicale
Can tali enne, dont le regretté M. Martrou était président d'honneur, et par
M. Icole, au nom des familles nombreuses.
Les obsèques ont eu lieu dans la
terre natale de Saint-Ronnet-de-Gondat
(Cantal).
A notre ami, le Dr René Marlrou,
à Mlle Marguerite Martrou, à M. Edmond Martnou et à toute la famille
nous offrons nos condoléances éplorées.
J. R.
El voilà que notre ami Joseph Bérard. secrétaire général du &lt;&lt; Covize »
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              <text>L'Alauza d'Auvernha : organe mensuel de la Fédération régionaliste auvergnate et vellave. - 1935, n°66 (Avril)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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