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                  <text>SIXIEME ANNEE. — N° 31.

Numéro spécial

:

h".

59. Etranger : 3 fr. 50.

NOVEMBRE 1934.

COMITE DE REDACTION :

Direction :

J. BERARD,
M. BUSSET.
A. CAS ATI.
C. CHACORNAC.
J. CHARBONNIER.
L. DEBRONS.
Dr A. DELANEF.
L FARGES.
J. FREYCENET.
H. GILBERT.
A. GILBERT.
V. GUIDY.
P. MAMET.
E. MARCENAC.
L. MAURANNES.
H. NOUGEIN.
J. PAGENEL.
L'-Ci E. PESSEMESSE.
M"" RAOUL DUPAIN.
Dr E. ROUX.
M»« B. ROZIÈS.
P. SABATIER.
L. TESTUD

GILBERT

HENRI

7, Rue Serret, 7
CLERMONT-FERRAND

Administration :
ANTOINE

GILBERT

3, Place des Tapis,

3

LYON

Chèques-Postaux :
Lyon : 9-553

ORGANE MENSUEL DE LA FÉDÉRATION RÉGIONALISTE AUV

,ATE

LE

G35H

lu^j

Conférence faite au « Covize », à Clermont, le 16 mai 1934, par M. ALPHONSE BLAMET, président de « La Bourrée de Clermont
(Suite et fin)

Voyez le maire compétent : comme
ses administrés manifestent leurs sentiments vis-à-vis de sa sotte prétention,
il regimbe :
« You me laissarai pas marcha soubre lou pei;
« N'arma me passarau la pailla par le bei !
« You sabe que n'y en za que font los bous apôtres,
« Et, sens menâ de brut, font demenar los autreis:
« You me moque de is; mas, laissens faire acou.
« Cou m'emaya (n) pas bien, n'en vendrai be
[l'about.»

Il fait, alors, appel au ressentiment
du peuple contre les excès de la noblesse :
« Los nobleis, quauque temps, montavont soubre
[nous,

compassion. Il aimait ses compatriotes,
et sa plume alerte les défendait magnifiquement. Il les voulait simples comme
lui, plus éclairés encore et meilleurs.
Roy nous a donné également quelques
vers latins, qui montrent, avec évidence,
que cette langue lui était familière, et,
enfin, des couplets et des dialogues satiriques contre Bonaparte et le roi LouisPhilippe.
Ainsi, lorsque, le premier septembre,
la duchesse de Reny, se rendant de
Clermont au Mont Dore, fit arrêter sa
voiture au-dessus du grand tournant de
la Baraque, et, contemplant le bassin
de la Limagne, s'écria : « Quel beau
pays ! quels braves gens ! Je voudrais
être Auvergnate ! »
Roy lui répondit en ces termes :

« Et nous, par los pourtà, marchavens d'à genoux,
« Et le clergé: grand Diou, brava petita raça
« Que prechava jamais chi n'est per sa bezaça..»

Mais, fort heureusement, le monarque de juillet va mettre tous ces gens-là
à la raison :
«Quand déroudenaront ( i :&lt;,&gt;. cinbei son aiguillada
« Los fara be epingâ (i3), mei segront la cha*
[lada » (i4)

Brrr ! Et c'est pourtant lui qui se fait
reconduire :
« Tiu diraz au préfet que se mouquont de te !
« Hélas ! chi cou est mas cou, le préfet zo sa be
« Que tiu seis lou proumei de touta la parocha
« Per goulà tous los jours, par bien garni ta
[pocha ! »

Le « vainqueur de juillet » est, pour
Roy, l'occasion d'une petite vengeance.
Il semble s'attacher à brocher en épingle la sotte importance que comptaient
se donner ceux qui avaient pris part aux
troubles qui amenèrent sur le trône le
« renégat » Philippe Egalité.
C'est ainsi qu'Eustache, dont notre
auteur dit : « qu'il était philosophe par
les principes qu'il avait puisés auprès
des personnes qui comptent pour rien
la morale, et qui se font un mérite de
braver l'opinion publique »..., « rêve,
une fois revenu dans son pays natal,
d'exiger l'humble fonction de gardechampêtre, qu'on ne saurait refuser à
un homme qui avait si généreusement
défendu la cause de la liberté. » Et, si
le maire « veut faire le crâne avec lui »,
il n'hésitera pas à lui « foutre son
thème en déroute ». Naturellement, il
faudra déchanter.
Son légitimisme se teinte, pour la
circonstance, d'un manifeste désir de
défendre le savoir, le bon sens et la
droiture de caractère de ses paysans.
Ce maire à la fois calme, digne, bon
enfant, est fort instruit, et sa mansuétude n'exclut pas une sorte de paternelle
fermeté.
Sans doute, Roy était-il adversaire des
idées nouvelles, parce qu'attaché aux
libertés locales, aux coutumes, à la langue que la Révolution, d'abord, l'Empire
et l'opportunisme de Louis-Philippe, ensuite, battaient en brèche. Je ne saurais
admettre, en tout cas, — et rien ne le
justifierait — qu'il fût accusé d'être un
esprit rétrograde.
Si notre auteur méprisait profondément tous ceux qui, foulant aux pieds
les disciplines familiales, les traditions,
pour donner à la Révolution, souvent
intéressée, il n'était pas insensible à la

« Sis nostra, prínceps ultro, Arvernus cupit ultra ;
« Henricus sit idem pectora nostra
petunt. »
Il fut même le seul à relever le gant.
Puis cette adresse patoise aux ennemis de la légitimité :
« Nous avens los atouts, la dama mei
le rei,
« Et cou vira de cœur, coupaz chi
vous poudeix I »

LE POÈTE ROY, DE GELLES
Cliché établi par les soins de M. Léon Brunei,
•i'après une gravure ancienne
communiquée par M. Roy, pharmacien
à Clermont.

« Aquela pretrailla,
« Ah !

M. Brunei, descendant en ligne collatérale du poète, m'a déclaré que l'éditeur de Roy, de Celles, eut entre ses
mains un manuscrit, en plus de ceux
qui ont été publiés, et qui lui avait été
confié pour être édité, sans doute après
la mort de l'auteur. La famille s'y étant
opposée, il se peut que ce manuscrit
se soit, depuis, égaré. Ou bien dort-il
dans les archives de quelque descendant
qui, peut-être même, l'ignore. Il est à
présumer que ce document devait être
redoutable à la fois pour ceux qu'il
fustigeait et pour le poète, puisque ce
dernier, dont le courage, cependant, n'est
pas à mettre en cause, et qui paya pour
ses idées, n'avait pas cru devoir le livrer,
de son vivant, à la publicité. Peut-être,
un jour, serons-nous assez heureux pour
le découvrir et ajouter ainsi à la gloire
de Roy.
M.Brunei m'a également livré,d'après
ses souvenirs d'enfance, — sa grand'mère lui en récitait durant les longues
veillées d'hiver — deux strophes inédites. Peut-être même, sont-elles détachées du manuscrit disparu :

que soun hirus !

« Payount

pas

de tailla,

« Mas gouloun tudjus !... »

Voilà, en un exposé bien insuffisant,
l'œuvre maîtresse de Roy, de Celles.
Telle qu'elle est, cette œuvre nous est
précieuse, à nous autres, régionabstes.
Sa grande diffusion, à l'époque, en
dehors des idées qu'elle défend, nous
apporte la preuve certaine de la vivacité de l'esprit traditionnaliste dans notre
province, il y a seulement un siècle.
Elle nous a, par ailleurs, transmis des
mots savoureux et des expressions truculentes. Seul le fait, pour l'auteur,
d'être en contact constant avec les paysans, pouvait lui permettre une notation
aussi exacte de la vie de ceux-ci. Par
son originalité, et parce qu'il a su puiser
aux véritables sources du langage populaire, Roy s'apparente aux félibres qui,
depuis les primadiers, tentent l'épuration
et l'unification des dialectes d'oc, ce qui
les relie aux troubadours que notre poète
semble, cependant, avoir ignorés.
Aussi la valeur propre et le témoignage que son œuvre oonsitue, nous
\ font-ils davantage regretter l'oubli dans
lequel elle est tombée, après avoir brillé
A LOUIS-PHILIPPE
d'un éclat si vif et combien mérité. Cet
oubli a, pour nous, qui sommes plus
Charles ei rei de cœur,
particulièrement attachés à notre diaTiu, sa mas rei de piqua,
lecte, et à tous les regionalistes, en
général, la valeur démonstrative d'un
Per piqua lou pople,
exemple. Il illustre magistralement ce
En avant, en aré,
que
nous ne cessons de proclamer, deNio pas toun parei.
puis Vermenouze : la nécessité de réagir, de mener le combat avec vigueur
You sei rei couma tiu, mas m'aquela differença
contre le travail de dissociation des vaQue sei rei de neissença
leurs spirituelles de notre race, travail
Et n'arma ne paou me disputat aquei drei !
qui, depuis trop longtemps, s'accomplit
sous couleur de progrès...
Roy, défenseur de la religion, était
Comme le Provençal Gras, nous disouvent invité à dîner chez des ecclésons : « J'aime mieux mon village que
siastiques. Ceux-ci en profitaient pour
ton village, ma province que ta province,
lui demander de construire, sur l'heure
mais j'aime la France par-dessus tout!»
— comme jadis Piron — un quatrain.
Comme nos frères de Bretagne, nous
Roy s'en lirait, d'ailleurs, si bien qu'on
voulons nous affirmer notre originalité.
était souvent éberlué de son audace et
Nous voulons être Arvernes en France,
de sa verve.
et Français devant l'étranger I Si c'est
Jugez-en plutôt :
là un cri contre l'unité de la Patrie,

il faudra qu'on nous l'explique. Il faudra aussi qu'on nous montre, d'après
ses heureux résultats, les beautés et la
nécessité de l'uniformisation abêtissante !
Et, d'ailleurs, pourquoi oublierionsnous que notre province fut le cerveau
agissant de la patrie galbque, et que
c'est de son sol que partit la première
idée de liberté et d'union ? A tel exemple qu'il devrait nous suffire, aujourd'hui encore, de revendiquer notre origine pour être Français.
Mais contre cet oubli, oontre cette
volonté sacrilège de déprécier ce qui
fut nôtre, qu'avons-nous fait ? Des efforts méritoires, mais dispersés, insuffisants à créer un renouveau sérieux,
un véritable dynamisme arverne.
Aujourd'hui, cependant, où chaque
race sent la nécessité de se retremper
dans le revivifiant souvenir des exemples
et de la grandeur de son passé, de se
replier sur elle-même, comme pour reprendre des forces nouvelles au creuset
des vertus ancestral.es, nous ne pouvons
rester inactifs.
Une grande œuvre s'impose à nous,
pour laquelle nous devons nous unir.
Exiger que notre langue et notre histoire ne soient plus bafouées, exilées
des lieux où se forge la spirituahté de
notre jeunesse. La maxime de Mistral
est toujours vraie : « Quau ten sa
lenga, ten la clau que de si cadenas
lou delieuron. » Qui possède sa langue,
possède la clef qui le livre de ses chaînes.
Nous ne devons plus tolérer, sous
peine de démériter de ceux qui nous
ont précédés, aucun geste sacrilège, nous
ne devons plus excuser aucune atteinte
portée à la valeur de notre patrimoine
artistique et moral, un des plus beaux
et des plus respectables qui soient. Une
action doit être entreprise, que nous
ferons énergique et vigoureuse dans
tous les domaines où elle doit s'exercer.
Je suis certain que, pour faire respecter, avec le nom averne, nos belles
traditions, pas un de ceux que nous
toucherons, auqun de ceux que nous
appellerons à nous ne voudra dire non,
et trahir ainsi, avec notre fier passé, le
souvenir pieux de nos ancêtres.
J'ai eu l'occasion de vous lire, un
jour, la belle page de Jaurès, sur la
langue d'oc à l'école. Disons, avec lui,
que le véritable progrès c'est d'aller vers
l'idéal, mais de comprendre le réel. Or,
le réel, pour nous, c'est l'immense trésor de science et de philosophie légué
par un Pascal ; la tolérante sérénité
d'un Michel de l'Hospital ; la grâce de
nos troubadours ; la grandeur de nos
ruines évocatrices des splendeurs diu
passé et dont quelques-unes sont à relever ; le faste grandiose des demeures
de nos ancêtres, les cours de Vodable,
de Saint-Cernin, d'Alleuze, d'Usson, de
Bandan.
En quoi sommes-nous des hommes
de progrès, parce que des hommes d'oubli ou d'abandon ?
Allons-nous continuer à tomber dans
le piège tendu par ceux qui ont intérêt
à nous dévaloriser ?
Une nouvelle croisade s'impose, mais
arverne, celle-là.
Pour nous y préparer, disons avec
notre Vermenouze :

« Tal qu'un rampan flourit et bel,
« Moun titre d'Auvernhat se quilho,
« E ieu lou porte sus l'aurilho
« Atintat coumo un fier capel ! »

Alphonse
(II)

(i5)

BLANCHET.

Emaya, émouvoir, inquiéter. — (12) Dé-

roudenà, dévier, sortir de la roudena, l'ornière.
— (i3) Epingà, se débattre. — (i4) Chalada,
chemin ou sentier tracé dans la neige.
(i5) Tel qu'un rameau bien panaché,
Mon titre d'Auvergnat s'érige,
Et je le porte sur l'oreille,
Incliné comme un fier chapeau !

LA
DE

MAISON

NOTRE

PROVINCE

Il est un fait certain : nos livres sont
à la Bibhothèque nationale. En dehors
de oette maison officielle, nulle bibliothèque ne les recueille spécialement et
les archives départementales ne contrôlent pas toute la production
Quand les libraires et les éditeurs
n'ont plus nos livres, ce qui se produit
souvent, pour beaucoup d'entre nous,
dix ans après leur publication (épuisement, dispersion, oubli, tirage restreint,
liquidation, solde, détérioration), comment le lecteur curieux qui n'a pas les
loisirs et les moyens d'aller à Paris, se
procurera-t-il nos hvres et comment
pourra-t-ii les consulter ? Ils auront
disparu du marché, ils sont sur les
quais, chez les bouquinistes ou les bibliophiles. En somme, ils sont presque
introuvables. C'est fâcheux. Constatons
le fait, déplorons-le, mais ne nous résignons pas et créons l'organisme nécessaire pour éviter un si navrant abandon.
Cet organisme serait la maison de
notre province ; il serait situé dans la
capitale provinciale et prendrait le nom
de la province : Maison de Bretagne,
Maison d'Auvergne, etc.. Cette maison,
du style du pays, comprendrait des salles avec rayons où l'on recueillerait;
toute la production actuelle de la province. Il y aurait des rayons pour les
romanciers, les poètes, les historiens,
les dramaturges, etc.. chacun ayant une
fiche bio et bibliographique. Les hvres
de l'année seraient exposés ; les anciens
seraient placés en rayon. Il y aurait des
salles de lecture. C'est là qu'on prendrait
contact avec la littérature actuelle de
chez nous. Ce serait urne exposition
permanente de nos œuvres dans le cadre local, analogue aux expositions
d'échantillons des régions économiques.
On adjoindrait enoore des salles pour
les artistes du pays : peintres, musiciens, architectes (tableaux, gravures,
photos, partitions, disques, films, recettes gastronomiques, etc.), car les
artistes qui collaborent à la gloire de
la province ne sont pas mieux partagés
que les écrivains.
Armand GOT.
(Bapport présenté au Congrès littéraire
d'Orléans, juin 1934).

Voir en quatrième page nos maisons
recommandées.

Nous prions nos lec-

teurs de Uur réserver leurs commandes.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

t

qui les offraient et hommage plein de
noblesse à celui à qui ils étaient offerts.
Nos amis de la Ribeira méritent d'être
hautement félicités pour leur exemple d'union fraternelle qui leur vaudra des succès flatteurs.
II convient de remercier aussi M. et
Mme Besson, de La Voûte, qui, avec bonne
grâce et compétence, veulent bien se mettre à la disposition de nos sociétaires pour
leur apprendre les vieilles danses du pays.

Voici, d'ailleurs, les étapes de l'activité
de la société, depuis son retour de la
Journée Auvergnate de St-Germain :

Un des plus beaux sites d'Auvergne : CHILHAC

Phot. H. Gilbert

FÉDÉRATION RÉGIONALISTE AUVERGNATE ET ÏEILAVE
UNE APPRÉCIATION
DE MARCEL PROVENCE
M. Marcel Provence, écrivain de talent, et l'un des membres les plus éminents de la Fédération Régionaliste Française, ayant eu une communication à
nous faire, y a joint ces mots fort aimables :
« VOTRE OEUVRE EST ADMIRABLE».

Cette œuvre est évidemment celle que
mènent de front, avec un entrain vraiment « admirable » — nous nous plaisons à répéter le mot — nos quatre
sociétés « Lo Covize de Paris », « Lo
Covize », de Clermont, « Los Amies
de Lezinhac », de Saint-Germain-Lembron, et « Lo Covize de la Ribeira »,
de La Voùte-Chilhac et de Chilhac. Et
n'oublions pas notre « Akmza d'Auvernha » et nos confrères du Velay.
Tous les francs regionalistes qui composent nos groupements pourront constater, en lisant l'appréciation flatteuse
de M. Marcel Provence, que ce qu'ils
font pour leur pays ne passe pas inaperçu.
Menem l'obra enquera mais galhardamen !

CALENDRIER DES RÉUNIONS

CLERMONT
« Lo Covize ». — Covize du mercredi
soir, 2i novembre, à 8 h. 3/4, salle Vazeille (Académie de Billard), 2, Place
Ghapelle-de-Jaude, sous la présidence de
M. Brousse, architecte, vice-président du
« Govize ». — Rapport de M. Joseph
Bérard, secrétaire-général. — Séance littéraire. — Projections : vues artistiques d'Auvergne. Danses auvergnates
conduites par MM. Besse et Fagheon.

PABIS
« Lo Covize de Paris ». — Covize
du mercredi soir, 28 novembre, à
8 h. 3/4- Présidence de M. le Colonel
Pessemesse. — Rapport de M. P. Sabatier, secrétaire-général. — Séance littéraire ; danses auvergnates conduites
par le Ménestrel-Compositeur Maurice
Dutbeil.

LA VOUTE-CHILHAC
« Lo Covize de la Ribeira ». — Covize du 26 novembre, à 7 h., salle de la
Justice de Paix : Contes, Chansons,
Danses auvergnates. Présidence de M. A.
Rionnet.

NOTRE ACTION
SAIJNT-GERMA1N-LEMBR0N
« Los Amies de Lezinhac »
au Concours-Exposition de Fruits (i(&gt; septembre) .
Si St-Germain-Lembron n'est plus un
des centres importants de la viticulture,
en Basse-Auvergne, il conserve sa place

parmi les pays producteurs de beaux fruits,
et, particulièrement, de pommes.
C'est pourquoi, l'Union des Producteurs
de Pommes du Puy-de-Dôme, dont le
président est le Dr Mornac, avait choisi
St-Germain pour être le siège d'une FoireExposition de fruits d'Auvergne. Le principal organisateur en fut M. Marcel Calamy, président du Syndicat de la vallée
de la Couze d'Ardes, et membre de « Los
Amies de Lezinhac ».
Cette manifestation intéressant directement le Régionalisme, la société se fit un
devoir d'y participer, ainsi que le- lui
avait aimablement demandé notre aimable sociétaire M. Marcel Calamy. Elle avait
donc nommé une délégation composée de
Mlles Oriola, Duprat, Grégaire, Charrier,
Desbrosses, Boyer et de MM. Denis Moings&gt;,j
Sauvannel, Veysseire, Dif, Mathieu, Chaput, Jouve, ainsi que de MM. Perronnet,
Chabrelairc et Basile, ménétrier. « Los
Amies de Lezinhac », placés aux différents comptoirs, firent admirer les seyants
costumes du Lembron.
CHILHAC
Fondation d'un nouveau groupe
A son retour de St-Germain-Lembron,
où il fut si remarqué, « Lo Covize de la
Ribeira » ne resta pas inactif. Se souvenant que succès oblige, il résolut de fonder, à Chilhac, un groupe qui lui sera
rattaché et qui rassemblera tous les éléments régionalistes de la localité et des
villages voisins. C'est urne heureuse idée
dont il est juste de louer notre ami très
dévoué, M. Alfred Rionnet, président do
« Lo Covize de la Ribeira ».
M. Aimé Siaiwade exerce les fonctions
de délégué titulaire et Mlle Marcelle Dauphin celles de déléguée suppléante.
LA VOUTE-CHILHAC
« Lo Govize de. la Ribeira »
« Lo Covize de la Ribeira » est entré
depuis sa réorganisation dans le cadre du
Régionalisme, dans une nouvelle phase plus
active et mieux ordonnée.
Son Comité directeur ainsi que tous
ses sociétaires font preuve d'un dévouement et d'une bonne volonté dignes déloges. Les réunions sont assidûment fréquentées et chacun, selon ses talents personnels, se dépense sans compter.
Le groupe de Chilhac, grâce à la clairvoyante direction de M. Aimé Siauzade,
délégué titulaire, assisté de Mlle Marcelle
Dauphin, déléguée suppléante, se montre
particulièrement actif et" digne du plus
grand intérêt. Le parfait accord et l'harmonie qui régnent au sein du « Covize
de la Ribeira » augmentent la puissance
de la société et permettent de beaux espoirs. Au risque de froisser la modestie
de son jeune et distingué président, notre ami M. Alfred Rionnet; ArchitecteîGéomètre, nous nous plairons à dire qu'il
s'y trouve entouré d'une estime et d'une
sympathie sincères, et nous ne saurions
passer sous silence la délicate attention
qu'ont eue, à son égard, les membres des
deux groupes à la dernière réunion du
27 octobre. A l'occasion de sa fête, Chilhac et La Voûte lui ont remis, par les
mains des toutes gracieuses Mlles Marcelle Dauphin, déléguée suppléante, et
Mme Jeanne Vigier-Josency, vice-présidente, deux magnifiques gerbes de fleurs, témoignages des sentiments délicats de ceux

2 septembre : Séance récréative, salle
de la Justice de Paix. Préparation d'une
sortie aux environs.
16 septembre : Promenade à Chanteuges (autos de MM. Roue et Louis Archaud, car de Henri Dauphin). Déjeuner
en plein air, près de St-Arcons. Séance
de danses à « La Cambuse », visite de
l'abbaye, sous la conduite de M. Rionnet',,
Architecte, président de la Société. Goûter;
retour à La Voûte et réunion à laMairie
pour l'organisation définitive du groupe
de Chilhac.
Participaient à la promenade : Mmesi
Vigier-Josency, J. Siauzade, J. Pegon, Duchâteau, L. Archaud ; Mlles J. Mialon,
M. Besson, I. Duchâteau, M. Dauphin, L.
Masseboeuf : MM. R. Vigier-Josency, A.
Siauzade. H. Pegon, Duchâteau, L. Archaud. H. Ramain. L. Pegon, E. Malègue, A. Rionnet, A. Lebrat.
6 octobre : Covize, salle de la Justice
de Paix. Grand succès.
27 octobre : Covize relaté ci-avant.
Belle manifestation d'amitié.
CLERMONT
c

Lo Covize »

L'organisation définitive du « Covize »
a été accomplie au cours de la séance
tenue par le Comité, salle Vazeille Je
8 novembre.
Nous donnerons, le mois prochain, la
composition du Comité.
A l'ordre du jour :
Statuts : un exemplaire en sera remis
à chacun des membres du Comité, à
fin d'examen.
Salle de réunion : La salle Vazeille
(Académie de Billard) nous étant offerte
à des conditions avantageuses a été acceptée pour les Covizes mensuels (3e mercredi) .
Fédération : Le Comité a approuvé
pleinement la formation de la Fédération.
Il a reçu avec satisfaction la nouvelle de
l'adhésion des régionalistes du Velay dont
l'union avec les régionalistes auvergnats
formera la « Fédération Régionaliste Auvergnate et Vellave » et permettra d'obtenir d'importants résultats.
La &lt;: Fédération Régionaliste Auvergnate ci Vellave » n'aura point de rapport avec le Félibrige dont les statuts
(art. 5) contiennent cette clause :
t La lengo ouficialo de la soucieta es
lou dialeite roudanen tau qu'es emplega
dins Mireio e Galendau. »
Ladite clause met TOUS NOS COMPATRIOTES dans l'OBLIGATION de se tenir à l'écart du Félibrige.
Par conséquent, le Comité de « Lo
Covize » invite les sociétaires à ne payer
que la cotisation de la société. Cette cotisation, à Clermont, se confond avec l'abonnement (i5 fr.).
Covizes mensuels : Le Comité demande
à tous les sociétaires de vouloir bien user
de leur influence auprès de leurs amis
pour qu'ils assistent à nos Covizes et se
fassent inscrire. De là dépend l'existence
de la société.

LA BOURRÉE D'AURILLAC
« La Bourrée d'Aurillac », avec laquelle ont collaboré nos sociétés, à la
grande Journée Auvergnate de Clermont
(i4 juillet), a manifesté ainsi son activité, au cours de la saison écoulée :
Le 5 mai : fête locale de Freisse-Anglards ;
Le 20 mai : Ste-Estelle, à Albi ; Fêtes
des Provinces, à Saumur ;
Le 22 juin : fête locale de Toumemire ; fête d'une centenaire à la MaisonNeuve ;
Le 5 juillet : fête régionaliste à La
Bourboule ;

LE

PROBLÈME DE GERGOVIE
devant la technique militaire
(suite)

Tout ce qu'il nous dit de positif, c'est
que l'attaque part du petit camp ou de
ses abords et que : milites dato signo
celeriter ad munitionem perueniunt (1)
— que les soldats, au signal donné, arrivent promptement au premier mur.
D'où nous pouvons induire que l'attaque de la VIIIe légion était partie d'un
point suffisamment rapproché de ce
premier objectif.
Maître du puy de Chanturgue, qui le
mettait à faible distance du but à atteindre et constituait un marchepied pour
escalader les pentes des « Côtes », U est
tout naturel que César y ait établi sa
base de départ et qu'il ait profité du
couvert que lui offraient les forêts basses
et épaisses qui, à cette époque, s'étendaient, à en croire Polyen, tant sur les
pentes du puy de Chanturgue que sur
celles des Côtes, pour y pousser au point
du jour, comme dit encore Polyen, la
VIIIe légion ou une partie de celle-ci.
Les premiers assaillants se trouvaient
ainsi en mesure d'atteindre rapidement
les camps gaulois après le déclenchement de l'attaque et de surprendre Toutomatos, roi des Nitiobroges, qui, au
surplus, devait se garder aussi mal que
les défenseurs de la couine dont César
s'était emparé au début des opérations.
Se détachant du centre de la position
des « Côtes », deux croupes viennent
mourir aux abords du col qui les sépare
du puy de Chanturgue. Leurs versants,
permettant d'atteindre le mur de l'oppidum par des pentes relativement douces, marquent les montées d'une part
suivies par les troupes romaines et de
l'autre par les troupes héduennes qui
ne devaient être en vue les unes des
autres qu'après avoir atteint les abords
de l'oppidum. De là résulta la méprise
des troupes romaines déjà mal en point.
Considérant le but atteint, ou, plutôt,
croyons-nous, constatant l'échec de son
entreprise, César ordonne de sonner la
retraite et fait faire halte à la Xe légion
avec laquelle il se trouve. Les antres
légions n'entendent pas la trompette,
parce qu'elles sont au-delà d'un ravin
assez large (2). César, placé quelque part
sur le versant ouest du puy de Chanturgue, d'où il déoouvre tout l'ensemble
du champ de bataille, se trouve séparé
des troupes qui ont abordé le camp
gaulois par le ravin qui sépare Chanturgue des Côtes. Bavin providentiel qui
lui fournira une excuse pour la fausse
manœuvre, sans avoir pour cela à s'écarter par trop de la vérité. Qu'il ait
été entendu ou non, le signal, qui n'a
vraisemblablement été donné qu'au moment où les cohortes étaient en mauvaise posture, n'était pas susceptible de
provoquer une retraite ordonnée. La
rupture du combat antique n'existe pas ;
elle n'a pu devenir une manœuvre de
guerre que dans les temps modernes,
avec l'emploi des armes à feu à longue
portée.
Submergées par les défenseurs, dont

le nombre s'accroît sans oesse de la
majeure partie des forces envoyées pour
renforoer les fortifications du puy de
Var, les troupes romaines soutiennent
péniblement le choc en un combat
acharné quand apparaissent à leur
droite les Héduens qui, ayant progressé
plus à droite, sont aperçus brusquement
au moment où ils atteignent le plateau.
Les soldats de la VIIIe légion, trompés
par la similitude de l'équipement, croient
avoir affaire à des Gergoviens. Ils se
replient, tandis que la poursuite commence furieuse du côté gaulois.
Mais César a déjà pris des dispositions pour limiter le désastre. Le légat
Sextius, à qui était confiée la garde du
petit camp, avait reçu l'ordre d'en faire
sortir promptement ses cohortes et de
les disposer au pied die la colline de
manière à menacer le flanc droit de
l'ennemi (3).
Quant à la Xe légion, qui s'était étabbe en un point où la pente était uri,
peu moins forte (vraisemblablement aux
abords du col), elle retarde la poursuite
des Gaulois et se replie ensuite à son
tour sous la protection de la XIIIe. Après
avoir atteint la plaine, les légions s'arrêtent et.se reforment face à l'ennemi.
Vercingétorix ramène ses troupes du
pied de la colline à l'intérieur du retranchement (4).
Faisant partir l'attaque du petit camp,
ainsi que les Commentaires l'indiquent
aussi explicitement que possible, nous
n'éprouvons aucune difficulté à appliquer le texte de César au terrain des
Côtes. Quant à celui de Polyen, que nous
n'avons acoepté que sous bénéfice d'inventaire, parce que d'origine inoonnue
et loin d'offrir les mêmes garanties de
véracité que le récit du chef romain,
non seulement il ne contredit en rien la
manœuvre telle que le terrain, d'une
part, le De bello Gallico, de l'autre, nous
ont permis de la concevoir, mais, bien
au contraire, il vient la oorroborer.
Nous nous croyons en droit de conclure que, militairement parlant, rien
ne s'oppose à ce que la bataille de Gergovie se soit déroulée dans le site Chanturgue-Côtes de Clermont. Nous ne connaissons, quant à nous, aucun site où
le récit de César s'applique aussi exactement dans tous ses détails. Nous n'affirmons pas pour cela qu'il n'en saurait exister d'autre. Nous sommes en
tout cas prêt à examiner, en pleine indépendance d'esprit, toute nouvelle hypothèse, à la condition qu'elle réponde
à une conception militaire simple et
claire, comme celles qui peuvent émaner
du génie de César, et qui ne soit pas
en contradiction avec le texte des Commentaires qui reste le document de base
de toute étude sur Gergovie.

Le i4 juillet : Grande Journée Auvergnate de Clermont.
Le 22 juillet : fête des Provinces
françaises à Aurillac (voyage du Président de la Bépublique) ;
Le 3i juillet : concert régionaliste à
Vic-sur-Cère ;
Le 12 août : fête de Mur-de-Barrez ;
Le i5 août : couronnement de la rosière à Vie ;
Le 20 août : film auvergnat à Cariat;
Le 26 août : fête au Lioran et Laveissière ;
Le 3i août : concert régionaliste à
Vie ;
Le 2 septembre : fête de l'Œuvre
parisienne des Enfants à la Montagne,
à Montsalvy.
Le 9 septembre : fête d'Ally ;
Les 16 et 17 septembre : fêtes régionalistes de Ste-Foy-la-Grande (Gironde) ;
Octobre : deux séances au théâtre
d'Aurillac.

LISEZ LES LIVRES
DES ÉCRIVAINS RÉGIONALISTES

Voilà de l'action !
l'Auvergne bouge !
Chau picar de li
amics de ves Orlhac,
Dr Puech et per L.

(Fin).
(1) Bello Gallico, vu, 46.

(2) Bello Gallico, vu, 47(3) Bello Gallico, vu, 4o.
(4) Bello Gallico, vu, 5i.

Contes et dialogues en langue d'oc
avec la traduction française ; notes étymologiques ; indications pour la lecture
du texte.
LA COVIZADA
Henri GILBERT
(Cet ouvrage a obtenu un Grand Prix
de prose).
Prix: i5 fr., librairies de l'e Avenir»,

CONTES

DE

LA

LUNEIRA

Contes en langue d'oc avec une traduction française ; notes étymologiques ;
indications détaillées pour la lecture du
texte.
Prix : a5 fr'., chez l'auteur et dans
deux librairies seulement : « Avenir »,
Delaunay.

Il faut que toute
Joseph BÉRARD
mans per nostres
et, sobretot, per lo
Debrons.

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�L'ALAUZA D'AÜVEKNHA
DOCUMENTS

HISTORIQUES

LA COUTUME D'AUVILLAR
(suite)
Que, en tout lieu, il défendrait les
habitants contre toute violence et empêcherait qu'il leur fût porté préjudice ;
Qu'il les protégerait et les maintiendrait dans l'exercice de leurs droits ;
Qu'il respecterait et observerait luimême les Coutumes, statuts et usages
actuellement en vigueur et observés depuis les temps les plus reculés dans
ledit lieu, par ses prédécesseurs, ainsi
que les franchises, privilèges et libertés
dont ils jouissaient dans le moment, et
dont ils avaient joui de toute antiquité,
que ces droits fussent écrits ou non,
et cela en toute sûreté, sans opposition,
de sa part, de la même manière que ses
prédécesseurs le faisaient, dans ledit lieu,
à l'égard des susdits habitants, sans
qu'il fût porté obstacle, soit par lui,
soit, à l'avenir, par ses officiers ou
toutes autres personnes qui voudraient
le faire ou qui en manifesteraient l'intention.
Ce serment prêté, les six consuls et
les soixante-trois habitants qui les entouraient, jurèrent individuellement en
la forme que le seigneur avait, luimême, observée :
Qu'ils agiraient loyalement envers le
seigneur ;
Qu'ils seraient fidèles à sa personne
et à ses descendants ;
Qu'ils maintiendraient sa seigneurie ;
Qu'ils seraient bons et loyaux en tout
et pour tout envers lui ;
Et qu'ils le défendraient de tout leur
pouvoir, à l'aide de leurs corps et de
leurs biens, contre toute violence et contre toute tromperie, mais sous la réserve de la jouissance de leurs Coutumes, . usages, franchises, libertés et privilèges, et à la condition que le seigneur
comte et vicomte ferait rendre la justice, suivant son devoir, par un homme
probe, loyal, de bonne réputation, et que
cet homme ferait respecter, en même
temps, les droits du seigneur et les
statuts, Coutumes, libertés et privilèges
de la ville, sans exception ni contradiction, comme cela avait été déjà dit, et
de tout son pouvoir.
Après la prestation de ces deux serments, les parties contractantes se garantirent mutuellement des promesses
solennelles qu'elles venaient de faire, le
seigneur comte et vicomte en engageant
tous ses biens, les consuls et habitants
en engageant, de leur côté, tous ceux
de la ville, meubles et immeubles, présents et à venir. Cet engagement réciproque et la prestation des serments
furent, ensuite, constatés dans une charte
rédigée dans la forme des actes publics,
en roman, sur la minute qu'avaient dressée les prud'hommes les plus instruits
du conseil, par Bertrand Meyde, notaire
royal, en présence de huit témoins, la
plupart de la suite du comte, et il fut
fait deux exemplaires de ce titre, l'un
pour le seigneur et l'autre pour la ville.
Aussitôt qu'il avait prêté son serment,
et reçu celui de la communauté, le seigneur s'empressait de nommer le bayle
on bailli qui devait le représenter. Ce
bayle ne pouvait, cependant, exercer les
fonctions
qui lui étaient attribuées
qu'après avoir été présenté à la ville, ce
qui signifie, sans doute, qu'il était installé en présence de la communauté
réunie. Quoi qu'il en soit, une fois en
possession de sa charge, il était le lieutenant du seigneur en toutes choses,
tant comme justicier que comme percepteur des redevances seigneuriales. Il
lui était permis, dès lors, de rendre toutes les ordonnances et de faire tous les
règlements qu'il jugeait utiles, en ce
qui touchait les droits et les domaines
du seigneur, mais il lui était expressément défendu de vendre, aliéner ou
dégrader ses immeubles.
A. LAGRÈZE-FOSSAT.
(A suivre).
NOTRE VENTE
CLERMONT-FERRAND : Librairie de
« L'Avenir », rue Blatin ; aux Covizes, à
1'« Ous tau ».
LE PUY : Bay, Place du Breuil.
BRASSAC-LES-MINES : Rapp.
LA VOUTE-CHILHAC : Delomenède ;
St-GERMAIN-LEMBRON : Delaire.
PARIS : aux Covizes, Café Voltaire
(Odéon).

ESPIEGLERIE
Tels des castagnettes, les volets claquent aux murs et font un bruit joyeux dans le bourg qui s'éveille.
Des visages couronnés de papillottes
ou hérissés de barbe s'encadrent aux
fenêtres, des mots joyeux jonglent de
l'une à l'autre :
« — Quel beau ciel !
« — Que de voitures et de bagages !
« — La fête promet d'être réussie. »
Les phrases sont oourtes. Inutile, aujourd'hui, de s'attarder aux bavardages
rituels. Oh ! ne les croyez pas jetés
dans l'oubli... Charlac est un pays qui
se respecte ; il a ses opinions, ses partis, ses commérages qu'il émet aussi
bien au lever du jour qu'à la tombée
de la nuit. Mais, aujourd'hui, c'est différent, et, si dame Médisance cède le
pas à dame Coquetterie, ce n'est que
pour mieux prendre sa revanche.
Tout le bourg, maintenant, est dans
la rue, et les toilettes neuves, fières do
se montrer, passent et repassent comme
des mannequins de parade.
Chacun critique. Propos insignifiants
qu'inspirent la jalousie, la malveillance
et trop peu souvent l'humour. Mais les
supprimer, ne serait-ce pas tuer la ressource des gens à court d'idées ?
Laissons les langues aller leur train,
tandis que les baraques s'achèvent et
que les musiques des chevaux de bois
s'entrechoquent dans l'air bleu. Des enfants échangent leurs gros sous contre
un petit cochon en pain d'épioe qui
porte leur nom ; une gerbe de ballons
s'échappe vers les hauts sommets. Les
marchands de nougat et de guimauve
commencent leur recette. En attendant
l'installation du tir à carabine, des bambins flânent sur la grand'route d'où
l'on voit arriver les derniers forains.
Un joli petit âne gris pointe au sommet
de la côte, traînant une charrette remplie de faïence.
Quelle idée vient de germer dans le
cerveau de l'un de ces enfants ? Il
échange quelques mots avec ses camarades, et une fusée de rire lui répond.
Le petit âne gris avance paisiblement.
Près de lui, une vieille femme, comme
celle que l'on décrit dans les contes
de fées, et qui représente la fée Carabosse.
Les petits garçons arrivent bientôt
à leur rencontre :
« — Oh ! qu'il est beau votre âne »,
madame !
L'un caresse la crinière de la bête,
l'autre lui tapote le museau.
« — J'aurais bien envie de lui parler : voulez-vous me permettre" de lui
dire un mot ? »
La marchande regarde l'enfant. Dans
ce joli minois, à l'air futé, des yeux
noirs brillent, pleins de malice.
« — Qu'avez-vous à lui raoonter ?
« — Une nouvelle qui lui fera plaisir... »
Et, pour amadouer la marchande,
l'enfant lui donne une pièce de dix sous.
Elle hésite encore un peu, puis consent, en hochant la tète :
« — Alors, parlez-lui. »
Le bambin s'approche du petit âne,
lui ouvre l'oreille avec précaution, et,
tandis qu'il chuchotte des paroles magiques, laisse tomber un peu de sable.
L'âne secoue la tête, remue la queue,
agite les jambes, avance et reculé, et
la vaisselle aussi danse, et, tout à coup,
tombe et se casse...
La pauvre femme ne peut en croire
ses yeux et ses oreilles : l'âne frétille
de plus en plus.
« — Mais que lui avez-vous donc dit,
à mon âne ?
« — Ce que je lui ai dit ? C'est que
sa sœur allait se marier, et il commence
à danser, en pensant à la noce... »
Germaine "DUBOIS.
LE
RÉGIONALISME
A L'ACADÉMIE FRANÇAISE
L'Académie Française a accepté dans
son dictionnaire le mot REGIONALISME
Voici la définition qui en a été donnée :
« Tendance à favoriser, tout en maintenant intacte l'intégrité nationale, le
développement particulier autonome des
régions et en conserver la physionomie,
les mœurs, les coutumes, les traditions
historiques. »
C'est, en raccourci, le programme de
notre « Fédération Régionaliste Auvergnate et Vellave » et de tous ses groupements.

5

L'ENFANT D'AMOUR
La petite Jeannou
Etait la plus joueuse,
La plus folle de nous,
Toujours la plus joyeuse.
Je lui cueillais des fleurs,
A l'ombre de nos haies,
Sous la rosée en pleurs ;
Des mûres et des baies.
Toujours, par les chemins,
Autour du vieux village,
Avec nous, les gamins,
Elle était la moins sage.
Je l'attendis en vain,
Un triste jour d'automne ;
Jamais plus ne revint
Jouer notre mignonne.
Sept mois après ce jour.
Quand fleurirent les roses,
Je vis l'enfant d'amour :
Ses lèvres étaient closes.
Sur son petit lit blanc,
Des roses sur la tête,
Près d'un cierge brûlant,
Elle restait muette.
« — Qu'elle est belle, Jeannou,
« Pour aller dans la terre ! »
En pleurant, à genou,
Disait sa pauvre mère.
Compagne de jadis,
A la mine rieuse,
Peut-être au Paradis
Est-tu toujours joueuse ?
Etienne

MARCENAC.

LANGUE D'OC
(Parler de la Ribeira)
Discours prononcé par M. Alfred Rionnet au banquet de la Journée Auvergnate de St-Germain-Lembron (26
août).
« Damas, Domizellas, Mossurs,
« Sei pas avocat, et, dins notre pa'ïs
de la Ribeira, n'em pas la lenga bien
deshada : estapauc, vois farai pas de
langes discors. Mas, tot de memas ai
geaut de podre voi dire tot lo plazer
quez avem, nos autres de ves La Voûta,,
de'ns trobar am una tant genta festa,
elh mitan de brave monde.
« Acos es de jorns coma anueit que
l'on se rend compte de l'agradansa et
de l'avantage quez an nostris societats
regionalistas.
« I a res pus que nos tene tant de,
pres coma de portar lis vestiments et
de parlar la mema lenga.
« Aco fai batre lis cuers de mema
cadensa. Et, sens se charchar, l'an se
troba ! Sens parlar, l'an se comprend !
Et sens se conisser, l'an s'ama !
L'ans'ama coma devon s'amar lis efants
d'una mema maire !
« Sem pro oontents. elh « Covize de
la Ribeira », de tornar trobar, aqui,
« Los Amies de Lezinhac », qu'avian
entrevists ves Clarmont, per lis festas
delh i4 de julhet.
« Anueit, achabarem de faire conissensa. Un autre jorn, hoi vendrés veire
ves La Voûta. Et, un pauc pelh l'autre,
nostris doas societats, que son a pauc
pres d'un temps, que son de la copa,
quez an li memi joias et li memi mizeras, sarraran li liams amistós que
dezera lis estachon et vendran una granda familha ont un ajudarà l'autre pelh
pus grant profeit de chascun.
« Aco es pas d'anueit que l'Ambron
et lo Rrivades son en raport. Relcop
d'avant que nos autres, delh temps de
h senhors, Sent German era la proprietat de l'abadia de Breude, et, dezempueis, li relacions h pus estreitas
son demoradas entre vostra viala et
nostre païs.
« D'aqui en avant, aco sara entre
amies que'ns veirem, ez ai la deziransa
que noi veguessiam lo mais sovent que
se podra.
« Azigarem, d'assai, d'alai d'autri
jornadas auvernhatas ; de mezura que
prendrem d'âge et d'esperteza, farem
de mais en mais, et, tot bellamien, farem conisser nostra obra et tot lo monde
n'en vodran esser.
« I arribarem si volem, per so que
quant lis Auvernhats an quican dins
la testa, res lhi fai paor, ez es de nostre
dever de faire veire que sem de la mena
que flaquis pas 1
« Et, per n'en achabar, levé mon virre
per vostra sandat, de totes, per l'enan-

VIEUX PAYSAN VELLAVE
Peinture de Pierre Favier. du Covize de Paris.

samen de nostra festa d'anueit, per la?
prosperitat de « Los Amies de Lezinhac », per la- victorià delh Regionalisme !
« Et, elh nom delh « Govize de la
Ribeira », voi dize, am totes, d'un cop,
et delh fond delh cuer, un grant merci
per la bona aculhensa que'ns avés fai ta.
« Viva Sent German ! Viva l'Auvernha ! »
A. RIONNET.

NOS ARTISTES
AU SALON D'AUTOMNE
Nos artistes exposants au xxvne Salon
d'automne sont les mêmes que l'année
dernière : sept d'entre eux dans la
section « peinture » et trois dans la
section « affiches » représentent notre
province.
Ils la représentent selon leur tempérament, leurs aspirations et leur école.
Tout d'abord, Maurice Busset, dont
l'envoi, cette année, consiste en gravures
sur bois et en dessins : quatre bergers
typiques dans leur houppelande ; leur
attitude et leur rudesse physique est
ficée de main de maître ; — « Aviateurs
chargeant des bombes sur leur appareil » (dessin daté de 1917), souvenir
des heures émouvantes de la guerre
aérienne ; — « Portraits d'aviateurs »,
belle gravure montrant reproduisant les
traits énergiques des intrépides compagnons de Maurice Busset. Envoi émouvant, car l'artiste a groupés ensemble

LE

les hommes forts de notre race.
Jeanne Baraduc, Riom, a envoyé quatre toiles : « Roses », « Aubépines »
et deux paysages. « Aubépines », à
cause de son harmonie de blanc et
vert, à ma préférence. Dans sa toile
« Roses », que je goûte moins, rien
n'attire ni ne retient le regard : son
vert, trop égal, trop chargé en jaune, nuit au rose de ses fleurs et les
rend plates. Ses paysages manquent de
profondeur. Jeanne Baraduc semble abuser du vert, couleur très difficile à manier.
Odette Chevalier, de Cahors, a rassemblé de ssouvenins indigènes dans une
petite toile, « Coin nègre ».
Dans la grande Rotonde, l'affiche
d'Odette Barus, née à Clermont, est
très belle. Bien conçue, originale, simple, elle remplit parfaitement son but
en attirant irrésistiblement le regard.
« Bécassine levant les bras au milieu
des oies » est d'un beau dessin qui
dégage un puissant humour.
Elle ne manquera pas d'être remarquée
à l'exposition agricole à laquelle elle
est destinée.
Geneviève Vignal, de Massiac, destine
une affiche au Canard enchaîné.
Et c'est tout. C'est bien peu même,
pourrais-je dire, quand on songe au
nombre d'artistes originaires du Massif
Central. Mais la saison artistique, avec
le froid, malheureusement, vient de recommencer et j'aurai l'occasion, amis
lecteurs, de vous entretenir de l'activité
prochaine de nos artistes.
Blanche ROZIÈS.

TROUBADOUR

Maistre du Gay Sçavoir, Pierre d'Auvergne, au nom
Qui vibre encore mieux que mandore ou que lyre,
A quitté le joli quartier de Saint-Alyre,
Pour la cour du midi dont on sait le renom.
Laure, dont la beauté, sous
Charme le doux Pétrarque,
L'amant de Béatrix asile y
Pour éviter la mort ou bien

le souple linon,
aime icy souvent lire ;
vint élire,
le cabanon.

Et la cour de Castille et de Provence accueille
Avec quelque dédain l'humble fils du bourgeois.
Pierre d'Auvergne, ému, tout d'abord se recueille,
Et chante son pays en des airs si benoîts,
Où passe tout l'éclat d'une jeunesse ardente,
Qu'un éclair, par instants, brille dans l'œil du Dante.
'

Emile

DOUSSET.

(Les Ages héroïques d'Auvergne).

LA DESTINATION
DE L'HOTEL DE CHAZERAT
Dans une récente séance, l'Académie
des Sciences, Relies-Lettres et Arts de
Clermont, a émis le vœu suivant :
L'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont émet le vœu

que l'ancien Hôtel de Chazerat, devenu
libre à la suite du transfert de la Faculté des Lettres dans le nouvel immeuble de l'avenue Carnot, reçoive un usage
conforme à l'intérêt de la ville de Clermont-Ferrand, et digne du passé historique et de la valeur artistique de
cette vieille demeure.

�L'ALAUZA D'AUVERNHA

4
LES

LIVRES

Monts et Merveilles,
par Henri Pourrat (Albin Michel).
Prix : i5 fr.

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ « L'AOVEBGIE » DE LYON
SIÈGE

SOCIAL : 32, HUE TII0MASS1N

Ce nouveau roman est le, premier
« L'AUVERGNE » DE LYON
d'une série, dans laquelle l'Enchanteur,
l'inoubliable créateur de Gaspard des
Reprenant le cycle de ses manifesMontagnes va conter les Evénements de
tations annuelles, cet important groupeRibert-en-Montagne, — lisez : les Evément, animé des sentiments du plus pur
nements de l'Auvergne tels que nous
régionalisme et dont l'activité philanles vivons, racontés d'une plume unique.
thropique ne se ralentit pas malgré son
Monts et Merveilles est un prélude
demi-siècle d'existence, donnait dimanpuissant. Jamais, à mon avis, Henri
che, à la Brasserie Thomassin, sa prePourrat n'avait poussé si loin l'étude
mière matinée récréative.
d'une époque. Sans doute pour être
Après avoir communiqué au nomplus dégagé, il cède la place ; une exbreux auditoire les événements heureux
quise jeune fille parle, la plus douce
et malheureux survenus au sein de la
figure du livre : Jeannette Montel.
société depuis la dernière réunion, le
Gela commence comme tous les jours,
président, M. Nougein, remercia les
lorsque dans un de nos cantons d'Ausociétaires pour le témoignage de symvergne meurt une tante qui a une nièce
pathie qui lui fût remis lors de la fête
et un neveu ; la dépêche du notaire
d'été. Il rappela le passé de 1'« Auest le point de départ de l'histoire.
vergne » de Lyon, les principes d'attaElle serait tout d'abord banale, cette
chement à la terre natale et aux tradihistoire de sucoession et de vente de
tions auvergnates, de solidarité et de
fonds de commerce. Il me semble
dévouement à l'égard des compatriotes,
qu'Henri Pourrat l'a compris. Et c'est
pourquoi les cinquante premières pages
de Monts et Merveilles sont, à chaque
traditionnel de la section de Paris de
instant, enrichis de mille remarques,
l'Aé. C. A., au restaurant Langer,
notations, portraits qui les classent parChamps-Elysées. Présidence de M. le
mi les plus fines du « Devisou ».
Ministre de l'Air et de M. Laurent
Mais bientôt, foin de finesse ! — tout
Eynac, président de la F. Aé. F. —
au moins dans l'action. — Sous les apAdhésions : siège de l'Aé. C. A., 7, plaparences de M. Delacombe, acquéreur
ce de Jaude, Clermont (45 fr., tout
de fonds, sourd, peu à peu, M. Goudot,
compris).
escroc de guignol, débrouillard aux mille
métiers.
Et alors les pages s'enflent, débordent de vie, d'activité, de types douteux,
UNION NATIONALE des MEMBRES
de gens trop confiants, tandis que GouDE L'ENSEIGNEMENT PUBLIC
dot, l'ancien miséreux qui tapait JeanLe 21 octobre, l'Union Nationale des
nette et son frère Antoine de ioo fr.,
Membres de l'Enseignement Public a
monte, monte très haut dans l'échelle
fait une excursion archéologique au plasociale, à force d'énergie et de craputeau de Gergovie. Les différents ordres
lerie répétée.
d'enseignement, primaire, secondaire et
Il va ainsi de monts en merveilles, et
supérieur s'y trouvaient représentés.
la satire s'amoncelle. Et je crois fort
La montée s'effectua sous un beau
qu'Henri Pourrat a, dans cette façon,
soleil d'automne par les villages d'Aurevendu des points à Beaumarchais luibière et de Gergovie. La visite de l'église
même. Et Dieu sait !...
de ce dernier village eut heu sous la
Nous d'Auvergne, le livre fermé, nous
conduite de MM. du Banquet, consernous laissons entraîner inconsciemment
vateur du Musée, et P. Fournier, arà un petit jeu qui n'est pas, parfois,
chiviste départemental.
sans tristesse. Ce Goudot, ces deux staSur le plateau, la nouvelle auberge,
tions rivales : Mont-Dogne et la Gourdiscrètement placée à quelque distance
gouille, tant d'autres figures d'arrièredu monument, offrit un abri au groupe,
plan, nous les réalisons sous d'autres
ainsi qu'aux collègues sympathiques à
noms. Notre terre est trop belle et trop
l'U. N. qui étaient venus en voiture.
riche pour ne pas avoir ses ombres et
On se réunit sur le ibord sud du plases moins, mais, allez, les forces morales
teau, autour de M. Imberdis, agrégé
de chez nous sont si ardentes que ces
d'histoire, qui exposa, sur le terrain,
ombres et ces noirs s'estompent vite.
A côté de Goudot, nous n'oubhons pas l'une des versions plausibles de la bataille fameuse.
Mlle Montel et son frère Antoine, ce
Les visiteurs prirent ensuite connaisjeune candidat à l'agrégation qui écrit,
sance de l'essentiel des fouilles d|e l'été
et dont le dernier roman Monts et Merdernier : les remparts de la forteresse;
veilles connaît un grand succès.
dominant la table basaltique qui forme
Le « vrai » roman, celui de Henri
le premier rebord du plateau, une villa
Pourrat, œuvre magnifique, complète,
gauloise dont le péristyle de 5o m. de
pleine de poésie, de satire et de morale
long laisse voir les emplacements de con'en mérite pas moins.
lonnes cylindriques en briques, tous les
Joseph BÉRARD.
4 mètres. Plus loin, une villa gallo-roLivre reçu. — Vocabulaire français- maine, curieuse par une circulation intépatois de h. vallée supérieure de l'Ance,
rieure d'eau au moyen de briques à
par l'abbé Jean Ghataing.
rebord.
La journée se termina par une des*
**
cente en sentier quasi alpestre sur le,
« L'Alauza d'Auvernha » rend compte
versant d'Aubière.
de tous les livres qui lui sont communiqués.
Adresser les ouvrages en français à
LE BOUSSET
M. Joseph Bérard, secrétaire de « L'AAssociation amicale des originaires de
lauza d'Auvernha», 16, rue Thomas,
l'arrondissement d'Issoire
Qermont-Ferrand, et les ouvrages en
habitant Paris.
langue d'oc à M. Henri Gilbert, 7, rue
Serret, Clermont-Ferrand.
Conformément à l'art. 20 des statuts,
les membres du « Bousset » ont été
convoqués en Assemblée générale, le
mercredi 17 octobre, pour procéder au
AERO-CLUB D'AUVERGNE
renouvellement bisannuel de son bureau,
dont voici la nouvelle composition :
Par décret du 29 septembre, le général Denain, ministre de l'Air, a créé la
Président : M. Chevans ;
Commission consultative d'expansion aéSecrétaire : M. J. Dubois ;
rienne. L'un des huit membres permaTrésorier : M. Duc.
nents de cette Commission est M. GilAssesseurs : Madame Générés ; Mabert Sardier, président de l'Aéro-Club
dame Nicolas.
d'Auvergne. Ce choix, amplement jusL'Amicale rappelle que ses réunions
tifié, fait grand honneur à notre Club.
ont heu le troisième mercredi de chaLe stand de l'Aéro-Club d'Auvergne,
que mois, à 21 heures, à son siège
organisé au Salon d'Aviation par MM.
social, café de la Garde Nationale, place
Plagne et Moulin, sera placé dans la
de l'Hôtel-de-Ville, n° 11, où ses comGalerie du rez-de-chaussée. Une perpatriotes, de passage à Paris, sont assumanence y sera organisée.
rés de recevoir le plus bienveillant et
MM. Gilbert Sardier, Pierre Moulin
cordial accueil.
et Pierre Bardel représenteront l'AéroToute nouvelle adhésion peut être
Club d'Auvergne au Ve Congrès national
adressée à Monsieur J. Dubois, secréaérien de la F. Aé. F. Une des séances
taire, 108, boulevard Bochechouart, Pasera présidée par M. G. Sardier.
ris (18e).
Le 24 novembre, à 20 h. 3o, dîner
Le secrétaire, J. DUBOIS.

principes qui font de cette association
une grande famiUe où règne une souriante bonté.
Le concert qui suivit, dirigé par M.
Grain, permit d'applaudir Mlle Visseyrias, professeur de violon, Mlle MoHard,
M. Teyton, Mlle Guigue, Mlle Espier
tenait le piano avec un sens accompli.
La soirée se termina par une sauterie
au cours de laquelle bourrées, polkas
piquées et « aiguë de rose » furent à
l'honneur avec le concours de l'orchestre Guichardière.
Remarqués : MM. Nougein, président,
et Madame ; Simonnet et Madame, Deplat et Madame ; Visseyrias, Robert,
Harrych, le commandant Debord, les
capitaines Bevouy et Dain ; MM. Alirot,
Chabrier, docteur Mazen, Grain, Petit,
Salarnier, Montmaneix, Harmand, Brigaleix, Clermont-Cüisinier, etc.

ont laissé passer, par mégarde, l'échéance de leur abonnement, feront bon
accueil à la facture qui leur sera adressée.
Envoyer le montant des abonnements
à M. Antoine Gilbert, fabricant de soierie, 3, place des Tapis, Lyon. Compte
ch. post., Lyon, 9.553.

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d'affaires et de s'adresser, pour leurs
commandes, aux maisons dont ils trouveront, ci-dessous, les annonces.

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Nous avons eu le regret d'apprendre
la nouvelle du décès, à Mondou (Oubangui-Chari) de M. Henri Python, chevalier de la Légion d'Honneur, croix de
guerre, adjoint des Services Civils en
Afrique Equatoriale Française. M. Henri
Python était le frère de notre ami,
M. Joseph Python, Avocat à la Cour
de Paris, Conseiller du « Covize de
Paris », et de M. Jules Python, juge
d'instruction à Clermont.
Au nom du « Covize de Paris » et
de « L'Alauza d'Auvernha », nous prions
M. et Mme Joseph Python, M. et Mme
Jules Python et leur famille de trouver
ici l'expression de nos condoléances
émues.

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              <text>Gilbert, Henri(1874-1955), Directeur de la publication</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/12715"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>Gilbert, Henri (1874-1955)</text>
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              <text>Marcenac, Etienne (1874-1956)</text>
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              <text>L'Alauza d'Auvernha. - 1934, n°31 (Novembre) </text>
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