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Bium

[ov VÍRp^OVLév!
AVRIL

UN NOUVEAU TAMBOUR D'ARCOLE
NICOLAS LAUGIER, de Tarascon

La ville de Cadenet, en élevant un monument au Tambour d'Arcole, a appelé
l'attention publique sur les jeunes héros des
grandes guerres de la Révolution et de
l'Empire.
Un journal de Paris a publié, à cette
occasion, l'année dernière, une série de
notices sur quelques volontaires de 92, qui
furent versés dans les tambours parce qu'ils
étaient trop jeunes pour porter les armes,
et qui firent preuve d'intrépidité sur les
champs de bataille. Pourtant, ces bambins
héroïques sont restés inconnus. Quand on
est pauvre, sans appui, il ne suffit pas,
hélas ! d'avoir l'âme d'un brave et de faire
des actions d'éclat, pour devenir célèbre.
On risque fort, au contraire, de ne jamais
sortir de l'ombre, si des circonstances favorables ne vous mettent pas en pleine lu-

iS

mière, comme cela eut lieu pour André
Estienne, de Cadenet.
Le journal auquel j'ai fait plus haut allusion, aurait pu joindre beaucoup de noms
à sa liste ; entre autres, celui de mon compatriote Nicolas Laugier, de Tarascon. Voici
dans quelles circonstances curieuses j'ai
appris l'existence de cet autre héroïque enfant du peuple.
Nous étions en août 1894 : je revenais
des magnifiques fêtes d'Orange et de Cadenet, où l'on avait inauguré la statue du
Tambour d'Arcole, dont je suis l'auteur.
Aussitôt arrivé dans mon cher Tarascon,
je m'empressai, comme je le fais chaque
fois que je retourne là-bas, d'aller flâner
dans le jardin public. Certes, ce jardin est
une promenade charmante : on y trouve, en
plein été, l'ombre et la fraîcheur, on y peut
rêver en paix loin des importuns ; mais,
pour moi, il a un attrait plus séduisant encore : je rencontre là quelques braves vieillards de ma connaissance, dont trois ou
quatre frisent les 90 ans, et avec lesquels
j'aime à m'entretenir, parce qu'ils m'apprennent souvent des choses curieuses sur
le temps jadis.
— Nous aussi, me fit tout à coup un de
ces dignes ancêtres, nous avons eu à Tarascon un tambour célèbre.
— Ah ! vraiment ! en êtes-vous sûr ?
comment se nommait-il?
— Nicolas Laugier.
— A quelle époque naquit-il ? comment
entra-t-il au service ? mourut-il ici ? a-t-il
laissé une descendance? etc., etc. Le vieillard répondit avec bonté à la plupart de
mes questions et me donna de précieux
renseignements.
Je quittai le petit aréopage, enchanté de
ma découverte, et j'ouvris immédiatement
une enquête. En voici les résultats :
Nicolas Laugier naquit à Tarascon le 2
mars 1777 de parents pauvres. Comme la
famille était nombreuse, le pain n'abon-

�Lou

2

Viro-Soulèu

dait pas à la maison. Le jeune Nicolas s'en
allait, sans chapeau, sans souliers, à la recherche d'un supplément de nourriture :
c'est ainsi qu'il se rendait chaque soir à la
caserne, pour participer à la distribution
de soupe que les soldats faisaient aux enfants pauvres du pays. Comme il avait la
mine éveillée, l'intelligence précoce et la
langue bien pendue, les hommes du quartier finirent par le prendre en affection et
en firent bientôt leur petit protégé. Ce
contact journalier avec les gens de guerre
fit naître dans l'âme du bambin l'amour du
métier des armes. Aussi, en 1792, quand
retentirent les pçemiers cris d'alarme, quand
la patrie en danger fit appel au dévoûment
de tous ses enfants, le jeune Tarasconais,
quoique à peine âgé de 15 ans, s'enrôla
d'enthousiasme et marcha à la frontière
des Alpes avec les nombreux bataillons de
volontaires qui se formaient en ce moment
en Provence.
Mais, avant d'aller plus loin dans le récit
de la vie de mon héros, je dois ouvrir ici
une parenthèse. Pour avoir les états de service de Laugier, je ne pouvais m'adresser
qu'au Ministère de la Guerre. Or, les portes de cette mystérieuse maison ne s'ouvrent
pas facilement devant un simple mortel
comme moi. J'ai dû m'adresser à un officier général de mes amis, ardent cigalier
et bon félibre, et le prier de rechercher les
renseignements dont j'avais besoin. J'ai été
servi à merveille. Mon correspondant,
homme aussi distingué que modeste, m'a
envoyé un travail très complet ; mais il me
prie de taire son nom. Je lui obéis à regret, tout en le remerciant bien vivement
et de tout mon coeur. Voici son étude, que
je transcris sans y changer un mot:
( ) Nicolas, dont on trouve aussi le
nom orthographié de bien des façons différentes
(Laurier, Lo\ier, Losier), naquit à Tarascon le
2 mars 1777. Il était fils de Benoit et d'Anne
Bouteranne.
Le 27 septembre 1792, c'est-à-dire à quinze
ans et quelques mois, il s'enrôla dans un des
nombreux bataillons de volontaires qui se levaient dans le département des Bouches-du« LAUGIBR

I

Rhône.
Comme les registres de ces corps sont tenus
d'une manière très irrégulière, nous n'avons
[1]
Nous avons adopté cette orthographe, qui est
celle suivie dans le décret de liquidation de sa pen-

sion de retraite.

pas pu retrouver son nom, mais il paraît probable qu'il s'engagea dans le 40 bataillon, ou
dans le neuvième, dit aussi premier du Lubéron.
A peine formés, ces bataillons étaient menés
à l'ennemi, en présence duquel les Français se
trouvèrent le long de la crête des Alpes.
C'est dans cette lutte que s'aguerrissaient les
jeunes volontaires, et aussi que s'affirmaient les
vraies vocations des armes, car ils sont nombreux ceux qui, partis pleins de feu et d'ardeur
patriotique, ont vu tous ces beaux sentiments
s'éteindre en présence des dangers et des fatigues de la guerre.
Laugier, lui, a le cœur d'un soldat etil restera jusqu'au bout.
Blessé d'un coup de feu à la tête au combat
de Raoux, le 12 juin 1793, (combat livré autour
du col du même nom dans les Alpes maritimes,
entre les Français et les Austro-Sardes) le petit
tambour, car c'est en cette qualité qu'on employait d'ordinaire de si jeunes volontaires,
passe à la 99e demi-brigade d'infanterie de bataille lors du premier amalgame qui fait constituer ce corps avec le premier bataillon du 50e,
ancien régiment de Hainaut, et les quatrième et
neuvième bataillons des Bouches-du-Rhône.
Cette demi-brigade assiste à tous les combats
qui ont lieu dans la rivière de Gênes en 1794
et 1795. Enfin, lorsque Bonaparte vient prendre
le commandement en chef de cette armée qui
allait devenir l'immortelle armée d'Italie, la
99e est une de ces fameuses demi-brigades qui,
en quelques jours, écrasent les Piémontais et
les Autrichiens à Voltri, à Montelegino, Dego,
etc., etc.
Mais, le 30 prairial an IV (30 mai 1796), a
lieu le tirage au sort des numéros des demibrigades formées d'après un nouvel amalgame
prescrit par le Directoire : la 99e demi-brigade
d'infanterie de bataille devient la 51e d'Infanterie de ligne.
C'est avec elle que Laugier, qui ne la quittera
plus jusqu'à sa retraite, assistera à tous les combats de l'armée d'Italie (1796-1797), puis à ceux
des armées de Batavie et du Rhin (1799-1801).
Ce n'est plus maintenant le petit tambour du
combat de Raoux, il est passé tambour maître,
c'est-à-dire caporal tambour, le ir germinal an
V (21 mars 1797) : c*est un beau militaire, d'une
taille de im 68, « cheveux et sourcils noirs, yeux
noirs, front haut, nez bien fait, bouche petite,
menton rond, visage ovale, teint brun, » nous
dit le signalement porté sur les registres du
corps.
Il ne reste pas longtemps chef des tambours
d'un bataillon, la loi du 23 fructidor an VII
(9 septemb. 1799) a réduit l'état-major des demibrigades, il n'y a plus qu'un caporal tambour
par corps et, conformément à l'arrêté des Con-

�Lou

Viro-Soulèu

suis du 9 fructidor an VIII (27 août r8oo), et à
l'instruction du ministre de la guerre, Carnot,
qui ordonnent l'application immédiate de cette
loi, le 25 vendémiaire an IX (17 oct. 1800) la
51e demi-brigade est réorganisée et « le citoyen
Blanc Marre ayant été conservé pour caporal
tambour, ses collègues les citoyens Haumann et
Lauzier ont été placés comme caporaux surnuméraires, le premier à la sixième compagnie et
le deuxième à la cinquième compagnie du premier bataillon. » (1)
Laugier ne paraît pas avoir accepté ces fonctions de caporal : il demande à repasser simple
tambour, et c'est ainsi que nous le trouvons désigné dans les pièces relatives à la demande de
baguettes d'honneur faite en sa faveur dans le
courant de 1803.
Nous n'avons malheureusement pu retrouverle
mémoire de proposition faisant ressortir les faits
sur lesquels les chefs de Laugier s'appuyaient
pour demander en sa faveur cette distinction
si hautement estimée. (Cette pièce devait se
trouver dans les archives de la Légion d'honneur
qui ont été incendiées lors de la Commune.)
L'arrêté des Consuls du 26 messidor an XII
(15 août 1803) résume sans doute les événements
rappelés dans ce mémoire. Il est ainsi libellé :
Des baguettes d'honneur sont accordées a Nicolas Losier, tambour de la deuxième compagnie
de la 51e demi-brigade, pour actions d'éclat a la
bataille d'Arcole et au passage du Danube.
Dans les Fastes de la Légion d'honneur, (2) on
lit dans la courte notice qui lui est consacrée :
« qu'à l'attaque d'une position occupée par l'ennemi, il s'élança à la bayonnette en avant avec
cinq de ses camarades, et pénétra le premier
dans les retranchements. »
Mais tout cela est bien vague et le reste de la
notice est plein d'erreurs. Nous n'avons qu'à
nous reporter au texte du décret ; actions d'éclat
à la bataille d'Arcole et au passage du Danube.
Aux termes de l'arrêté du 57 messidor an X
(16 juillet 1802), tous les militaires détenteurs
d'armes d'honneur étaient de droit membres de
la Légion d'honneur ; Laugier fut donc du nombre des nouveaux légionnaires.
Après avoir goûté quelques années de repos,
la 51e demi-brigade, devenue depuis le 24 sept.
1802, le 51e régiment d'infanterie de ligne, prenait part à de nouveaux combats. Dans la Grande
Armée, elle appartenait au troisième corps,
commandé par le maréchal Davoust, et à la
première division qui est successivement sous
les ordres des généraux Bisson, Caffarelli et
[1] Procès-verbal de réorganisation de la 51e demibrigade d'infanterie de ligne.
[2] Recueil biographique de tous ceux qui ont été
décorés.

27

Morand. Elle assistait aux batailles d'Austerlitz,
d'Auerstedt, d'Eylau. Laugier continue à suivre
le régiment sur tous ces champs de bataille et
à battre la charge dans chacune de ces terribles
mêlées comme autrefois à Arcole ; aussi, lorsque,
la paix venue, il rentre en France, sa robuste
constitution est minée.
Le 18 février 1808, l'Infanterie reçoit une nouvelle organisation : les régiments sont formés à
cinq bataillons, dont un de dépôt. Il est créé
un caporal tambour pour chanun d'eux, et Laugier reprend ses anciennes fonctions de chef
des tambours du cinquième bataillon.
Ce bataillon reste à Lille, où est le dépôt du
corps, pendant que les autres font partie des
armées actives. Mais la santé de Laugier ne
s'améliore pas, il a été malade et son nouveau signalement porte « marqué de la petite vérole. »
A l'inspection générale de 1808, il est proposé
pour la retraite, à titre d'infirmités contractées
au service.
« II est atteint d'une affection de poitrine et
de douleurs rhumatismales, suites des fatigues
de la guerre, ce qui ne lui permet plus de faire
aucun service, » 'dit le certificat du médecin qui
l'a visité, et les membres du Conseil d'administration établi au dépôt certifient « qu'il est atteint d'une toux chronique et usé par les fatigues
de la guerre, étant entré très jeune au service. »
Le général Macors, inspecteur général du dépôt, approuve cette proposition, et sa pension
de retraite est liquidée, par décret impérial du
18 octobre 1808, à 182 francs, (( en considération
de sa qualité de membre de la Légion d'honneur. »
Laugier quitte alors ses vieux camarades (1) du
51e, après 15 ans, 10 mois, 3 jours de service et
treize campagnes de guerre, pour se "retirer à
Tarascon, où, tambour de la garde nationale,
il continuera jusqu'à sa mort, en 1829, à faire
résonner les batteries au bruit desquelles il avait
débuté dans la carrière des armes. »
Rentré à Tarascon en 1808, comme le dit
la note ci-dessus, Laugier s'y maria le 16
mai 1810 et s'établit mercier-quincaillier au
coin des rues du Marché et du Refuge.
Voici sa signature, calquée sur son acte
de mariage :

(1) Il est rayé des cadres le 24 novembre 1808.

�Lou

Viro-Soulèu

Plus tard, il devint caporal tambour de
la garde nationale et mourut le 11 mars
1829 au numéro 14 de la rue Lubière. De
son mariage, il avait eu deux filles qui ne
lui survécurent pas longtemps. Les parents
du héros qui vivent encore possèdent son
portrait, son diplôme de la Légion d'honneur etses baguettes d'honneur; baguettes
qui sont en acajou avec les deux bouts en
argent et portent l'inscription suivante : Le
premier Consul au citoyen Laugier Nicolas, Tambour de la 2mù compagnie de la
5/™ 1/2 brigade de ligne.

que la ville fît l'acquisition des baguettes
et de toutes les reliques qui nous restent
du vaillant soldat. Je demanderais de plus
que son nom soit donné à une rue de la
ville et qu'une plaque commémorative soit
placée sur la maison où il mourut.
J. B. AMY.

Les Confetti et la Provence

En voyant sur les grands boulevards de
Paris, les arbres enguirlandés de serpentins,
le sol jonché de minuscules ronds de papier multicolores, derniers vestiges de la
Mi-carême, dénommés mal à propos confetti, il nous a paru intéressant de rappeler
les diverses transformations qu'a subies
cette mitraille carnavalesque, d'origine méridionale.

Serait-il possible d'élever aujourd'hui un
monument à cet héroïque va-nu-pieds dont
les Tarasconais ont le droit d'être fiers ?
Hélas ! j'en doute un peu. On vient tout
récemment de demander de l'argent au public pour dresser, à Cadenet, la statue d'Estienne : faire un nouvel appel de fonds serait peut-être une entreprise risquée ; mais
son temps viendra. Ce que nous ne pouvons pas faire en ce moment, nos enfants
le feront un jour, j'en ai la conviction profonde.
On a, sous l'ancien régime, élevé assez
de statues à des nullités superbes. Au tour
des humbles maintenant ! La démocratie ne
doit récompenser que le vrai mérite sans
préoccupation de l'origine des individus ;
caries hommes ne valent que par leur conduite et leurs œuvres. Désormais il ne peut
y avoir d'autre aristocratie que celle de l'intelligence et du cœur.
En attendant que Laugier ait sa statue,
si j'avais l'honneur d'appartenir au conseil municipal de Tarascon, je demanderais

La bataille de la mi-carême est évidemment une lointaine réminiscence des fêtes
païennes, connues sous les noms de Bacchanales, Saturnales et Lupercales, auxquelles on a substitué le joyeux Carnaval.
Au XVIIe siècle, nous voyons à Marseille,
indépendamment des fameuses batailles à
coups d'oranges, dans le son ou rasset que
l'on se jetait au visage le jour de la micarême, une sorte de confetti avant la lettre. Ce jeu, d'ailleurs, qui ne plaisait pas
à tout le monde, amena des querelles qui
donnèrent lieu à un arrêt du 4 février
1628, prohibant l'usage du son.
« Par ordre de Mgr le duc de Guise,
prince de Joinville, pair de France, gouverneur et lieutenant-général pour le Roy
en Provence, admirai des mers du Levant:
« Il est très expressément, et sous peine
de la prison, défendu à toutes sortes d'hommes, de quelque qualité et condition qu'ils
soient, de jetter du son ou rasset à qui
que ce soit par les rues, durant le Carnaval, pour esviter les disputtes et querelles
qui en peuvent arriver. »
Le confetti d'alors, comme son nom l'indique, était une confiserie, un bonbon,
que les gens de qualité jetaient de leur
voiture à la foule des masques. Cet usage,
né à Rome, se répandit à Venise et de là
dans toute l'Italie, à Nice et ensuite en

�Lou

Viro-Soulèu

Provence. Cependant, le confetti devait
bientôt se modifier ; ce ne fut plus qu'un
simili-bonbon en plâtre mou, qui s'écrasait
sur la figure ou les vêtements, blessant
quelquefois, salissant toujours. Il y avait
aussi de petits sacs de farine dont l'écrasement sur les effets excitait des explosions
de joie et des lazzi, au détriment de la victime, qui cherchait à son tour l'occasion
de poudrer à blanc son adversaire.
Pour moi, l'idéal du confetti, c'est la fleur,
la fleur aux parfums enivrants ; la fleur que
vous envoie une jolie main finement gantée, fleur que l'on garde quelquefois, en
souvenir d'une bataille où il n'y a ni vainqueurs ni vaincus, où l'air est embaumé,
où roses, pervenches, jacinthes, oeillets,
violettes et mimosas jonchent le sol et offrent comme un riant tapis au printemps
qui s'avance.
H. O.

SGÜVENI DE CAREMO E DE PASCO

cA

moun paire.

, li jour se debanon : l'ivèr espandis sa tristesso. Lou gèu fai parèisse
plus sourno enca li carriero estrecho enegrasso. Dis
àuti tourre, ounte lou vent
gingoulo, lou cant di campano, adoulenti,
toumbo, fre coume la nèu. Res deforo. Lis
aubre dóu Cous drèisson si bras maigre vers
lou cèu ennivouli. E li lèio s'estèndon, soulitàri. La pichoto vilo se tèn sarrado ras
dóu fougau. Es lou tèms ounte, à lavihado,
espelisson sus li labro di rèiro-grand, e pèr
la joio de la ninèio, li sourneto galoio, li
conte meravihous. Es lou tèms ounte, en
ciéucle, davans lou fiò clar, li pèd sus la
banqueto, libônivièio, passido ecatarouso,
se rapellon, esmougudo, libèujour esvali Í
D'aquesto ouro, revèse, coume se i'ère,
un d'aquelis acamp mounte, droulas avisa,
mai que d'un cop m'acagnardère.
A vuech ouro e miejo, ma grand espoussavo li bernigo toumbado sus sa raubo, disié si gràci, se signavo e, lèu-lèu, acatado
dins sa capucho negro, sa banqueto, clafiLAN-PLAN

=9

do de carbouniho, au bras, nous leissant
entaula, s'enanavo à la vihado.
Aquelo vihado se fasié dins l'oustau de
tres sorre, vièii fiho, pessugado, estrechano
e barjaco. Restavian quasi porto à porto.
Ma grand, la mita dóu tèms, i'anavo souleto. Mai, quand lou mistrau boufavo à destéulissa li couvert o que, souto la plueio,
li calado resquihavon, l'acoumpagnave.
Intravian dins uno grand pèço que prenié jour d'uno porto vitrado, is estré carrèu, vela de ridelet blanc.
Darrié li vitro, la placeto s'estendié nuso,
emé si platano. Un bè de gas, davans l'oustau, jitavo uno feblo clarta qu'èro lou soulet lume de la vihado. Car li vièio, pèr
avaricio o pèr amour de la miech-oumbro,
abravon ni candelo ni poumpo à ôli. S'assetavian e me teniéu tranquile dins moun
cantoun. Escoutave. Li vièio avien de voues
aigro, menudo, cracinanto, e li causo que
disien m'estounavon, noun pas que fuguèsson nouvello pèr iéu, mai pèr ço qu'èrou
dicho emé de mot d'antan qu'avien coume
uno óudour de vièio armàri.
Aro, perdu dins la boulegadisso de la
vido parisenco, souvènti-fes me remèmbre
aquéli dóuci serado de ma primo jouvènço. E sabès pas ço qu'esprove ? Li caro
passido di vièio e lou saloun escur, sesoun
un pau escafa de ma memôri, mai mevèn,
souto li narro, un lóugié prefum depoumo
reineto, aquéu prefum sutiéu que toumbavo, eila, dis aut bufèt i ferre lusènt, ounte
li bèu fru de l'estiéu se passissien souto la
jalado.
Li jour de sermoun, ma grand, devoto,
e ma maire, partien à la glèiso e restavian
au cantoun dóu fiò. Moun fraire boulegavo
li braso. E moun paire, que fumavo uno
pipo negrasso e pudènto :
— Jogues pas 'mé lou fiò, fasié, que
pissariés au lié.
Alor, pèr l'amusa, lou brave ome fasié
parla mèste Moucho dins la chaminèio.
— Hòu! mèste Moucho?
E mèste Moucho parlavo. E disié de tant
bèlli causo, que moun fraire parpelejavo
lèu e s'endourmié.
— Manjariés pa 'no agrioto, tu ? me
disié moun paire. Disiéu que si. Alor, se
metian en cerco. E cerco que cercaràs
dins lis armàri!... E finissian toujour pèr
atrouva, bèn escoundu, lou pot d'agrioto à
l'aigo-ardènt. E is mandavian de bràvi cop !

�Lou

Viro-Soulèu

Quand, à l'óucasioun, ma grand sourtié
lou pot, fasié :
— Coume an demeni, aquélis agrioto ;
an tout begu l'aigo-ardènt.
Nous-àutri, risian souto capo...
Anavian, pièi, à la sourtido de I'óufìce.
Quand li campano sounavon la benedicioun, partian. La glèiso èro frejo, travessado de courrènt d'èr. Ero sourno peréu.
Au founs, l'autar soulet brihavo. E lis orgue
acoumpagnavon de cant triste que vousjalavon lou cor. Em'acô, li femo sourtien,
sarrado dins si chale.
Dins li carriero, li gènt se pressavon. Li
porto picavon, se pestelavon. Lèu tout brut
s'apasimavo, e lou silenci s'estendié sus la
vilo endourmido.
Ansin, triste, lou tèms passavo, e douçamenet venien li jour pascau.
Èro, misteriouso, la seguido dis óufice
crestian.
Lou dimenche di Rampau, adeja se sentié Pasco proche. La joio èro dins l'èr.
Sus la plaço, lou vènt fasié brusi li fueio
de papié daura ounte li fru counfît pendoulavon. Lis enfant li badavon dis iue.
E, quouro gagnavon au loto, quéti cridadisso, quéti picamen de man ! Alor, rintravon dins la glèiso, 'mé si rampau de
sucre. E, dins l'óudour d'encens escampihado, quand la campaneto dindavo, lou
capelan benissié dóu même geste li rampau
sucra e li branco de lausié flouri.
Pièi, lou dijòu sant, s'anavo vesita li capello. I'avié, à l'intrado, davans de taulo
blanco ounte quauque santoun s'aubouravo.
de poulidi chato quistant davans de grand
bassin d'argent. E li jóuini gènt, aquéu
jour, èron tant devot, que dins chasque
capello leissavon soun óufrando.
Lou dissate, jour de marcat, que brut
dins li carriero! que mouvemen sus la plaço ! Li meinagié arribavon de si mas emé
de cariolo clafido de mangiho. I'avié de
canestello ounte, au soulèu, lusissié la blancour redouno dis iòu. Li caulet-flòri s'amoulounavon, vert-blanc, ras di pôrri vert
esclatant e di caroto roujo. E lou prefum
dous di premié lilas, e la sentour pebrado
dis uiet, se mesclavon à l'óudour forto di
res de cebo e à-n-aquelo di froumajoun
vinaigra que coulavon sus si canisso. Ah!
quéti cri d !
Li galino, li gau, — arpio ligado, — li
dindo, li pintado, li pavoun rau, lis auco

grasso, esfraiavon de si batamen d'alo e
de si cacaraca, li lapin escoundu souto la
paio. E lis artisano fasien sis empleto pèr
lou lendeman, pèr la bello fèsto de famiho.
Ah ! lou lendeman !
De bono ouro, li campano sounavon à
brand. E balalin e balalan ! Ero la fèsto
dóu dieu Soulèu, èro la fèsto dóu rèi Printèms ! E balalin e balalan ! Davalavo di
clouchié uno raisso de noto gaio. L'aire
embeimavo di flour espelido. Lis oustau
prenien un autre èr. La vèio, li servicialo
avien blanchi à la eau li façado ounte lou
souleias se miraiavo. Dins li rigolo, em'un
poulit glou-glou, l'aigo claro risié. E dins
li carriero li gènt passavon, vesti de nòu.
Li fiho, redo dins la capello empesado e
blanco, anavon, fièro de sis abihage clar.
Li tambour rampelavon, li troumpeto sounavon, li musico anounciavon l'espetacle
nouvèu : li biòu is Areno. Verai ? li biôu?
Èro la joio! èro lou renouvèu ! Mort l'ivèr ! entarra ! aclapa ! Veici que revenien li
bèu jour, li càudis escampihado, e li niue,
li dôuci niue de mai !...
Li campano viravon dins li tourre.
E balalin e balalan !
Ero la fèsto dóu dieu Soulèu, èro la fèsto dóu rèi Printèms...
L.

ROTJX-SERVINE.

RETRA
Dre coume un pinatèu, blanco cabeladuro,
La caro simpatico e Ville pieu de bounta,
Dous coume lou rasin qu'au Miejour s'amaduro :
Avès deja coumprés quau vole eici canta.
De noste President aco 's la miniaturo,
E sièu mai que segur de vous acountenta
En lausant li tresor de sa bello naturo
E descatant li rai dins soun amo enserta.
Se caufo à toun fougau, o santo Pouësio !
E sa bouco, enaurant la pichoto Patrîo,
Fai ama lou Miejour au mitan de Paris 1
[l'escalo,
Ounour à-n-éu, Messies ! qu'au pounchoun de
Oublido ni soun brès ni sa lengo meiralo,
E que, tout esmougu, m'escouio e me sourris !
L. DUC.

�Lou

Viro-Soulèu

VIRO-SOU LEi ADO
ECHOS

FELIBREr.NS

Ier d'origine
provençale ! C'est un
félibre, auteur d'un dictionnaire provençalfrançais très estimé, qui
l'affirme.
APOLÉON

N'attendons pas que le regain de vogue
dont jouit la mémoire de Napoléon Irsoit
épuisé, pour le rappeler.
Cette origine lui est assignée par Garcin
qui, dans ses Lettres à Zoé sur la Provence (i) fait de l'empereur un descendant
du... Masque de Fer.
On lit, en effet, dans le tome I, p. 58,
de cet ouvrage, le passage suivant :
« Ce prisonnier a donné naissance à bien des
fables plus ou moins vraisemblables. La plus curieuse est, dit-on, qu'à l'âge des passions, ayant
témoigné à M. de Saint-Marc, son gouverneur
particulier, le désir d'avoir auprès de lui une
femme, celui-ci lui procura une veuve de trente
ans, de la ville de Cannes, qui consentit au sacrifice de sa liberté pour procurer uns fortune a
sa fille unique. En moins d'un an, cette veuve
mit au monde un enfant mâle qu'elle allaita pendant quelque temps ; et dès qu'il fut sevré, le
gouverneur le fit passer dans l'île de Corse, en
le recommandant 'a une personne de confiance
comme un enfant venant « de bonne part. &gt; En
langue italienne, di buona parte, nom qui fui
donné a cet enfant qu'on présume être le trisaïeul du héros qui naguère régnait en France sous
le nom de Napoléon. »

Enfin, notre directeur artistique, Amy,
vient de rentrer à Paris et va donner tous
ses soins au Viro-Soulèu, pour lequel il a
recueilli en Provence une ample moisson
de documents.
Un de nos bons amis de Beaucaire nous
écrit pour nous signaler l'admirable effet
produit par l'œuvre que Féminent sculpteur
vient d'effectuer, au gentil petit théâtre de
Tarascon. Le fronton, magistralement exécuté par lui, est, nous assure-t-on, d'un
goût artistique des plus délicats et d'un très
poétique symbolisme.
Nous aimons à croire que, bientôt, Tarascon verra s'élever sur l'une de ses places
publiques, une statue de Nicolas Laugier,
(1) Publiées à Draguignan, en 1841.

qu'Amy exécutera avec son cœur de Tarasconais fidèle et d'artiste patriote.
Le Viro-Soulèu ne partage pas à ce sujet les craintes et surtout les désespérances
qu'a été trop prompt à concevoir Amy dans
son article sur le nouveau tambour d'Arcole.
Tarascon ne voudra certes pas être moins
jaloux de ses gloires que Cadenet.
*

#

Le Mercure de France, de Paris, et

la

Neue Rundschau, de Berlin, ont ouvert
collectivement une enquête parmi des hommes politiques, des littérateurs, des artistes et des savants, afin de savoir jusqu'à
quel point il serait bon pour les deux pays
d'étudier respectivement les littératures allemande et française. Le Mercure et la
Neue Rundschau ont reçu une foule de réponses, parmi lesquelles celle de M. Teodor de Wyzewa, qui pense qu'il n'est certes pas mauvais pour les Français d'étudier l'allemand ; mais il ajoute que nous
ferions peut-être mieux d'étudier les littératures d'Oc que nous ne connaissons pas
et qui se rapprochent davantage du génie
français, que les littératures germaniques.
Chez Mistral, Aubanel, Roumanille, dit
M. de Wyzewa, les jeunes Français trouveraient, non des brumes, mais du soleil
et de la clarté, c'est-à-dire les deux qualités
maîtresses de la littérature française.

Sainte Estelle vient de faire un nouveau
miracle. Au temps de la fidélité aux vieilles traditions, les plus zélés d'entre les félibres de Paris ne manquaient jamais, avant
de se rendre à la fête annuelle de Sceaux,
de se donner rendez-vous au Luxembourg
auprès de la statue de Clémence Isaure,
qu'ils ornaient pieusement des fleurs symboliques des Jeux Floraux.
Cette coutume s'était peu à peu perdue
à raison de la distance qui séparait la gare
de Sceaux du Luxembourg. Voilà que la
gare de Sceaux vient elle-même de se déplacer et d'aller juste, comme pour plaire aux
Félibres, s'installer à deux pas de l'œuvre
renommée du sculpteur Auguste Préault.
Le Félibrige de Paris ne pouvait laisser
passer, sans s'en réjouir, l'inauguration de
la nouvelle gare félibréenne qui permettra
d'organiser, dans le jardin fleuri du Luxembourg, un poétique prélude de la fête florianesque.

�Lou

Viro-Soulèu

Aussi a-t-on célébré, à la dernière Assemblée générale, cet heureux événement, en
confirmant la décision prise en vue de glorifier le Midi, sous la double et gracieuse
forme de Clémence Isaure et de Laure de
Noves.

*

La Société d'ethnographie nationale et
d'art populaire, qui s'était formée avec les
encouragements de Mistral, pour l'étude
comparée des provinces françaises, a tenu,
le 24 mars, une Assemblée générale, sous
la présidence de M. Gaston Paris, de l'Institut. Tous les membres des associations
provinciales de Paris y avaient été conviés,
et le Félibrige de Paris y était représenté
par plusieurs de ses adhérents.
Dans son allocution, M. Paris a loué
l'œuvre de décentralisation littéraire et artistique entreprise par les Sociétés provinciales, le Félibrige en tête, et fait ressortir l'importance spéciale du maintien ou de
l'étude des vieux dialectes populaires. Après
lui, M. Gustave Boucher a excellemment
parlé de la renaissance de la province par
l'art et les coutumes, et M. Roger Ballu,
de la future section des Provinces à l'Exposition de 1900, dont le Félibrige de Paris se préoccupe déjà.

*

* #
Deux nouvelles nous parviennent, d'un caractère tout différent, au sujet du doux patron
du Félibrige de Paris, le bon Florian :
Il est question, à Alais, de réaliser une vieille
pensée cigalière : l'érection, sur les bords du
Gardon, dans la capitale des basses Cévennes,
d'un monument à la mémoire de l'auteur
à'Estelle. Ce serait, en quelque sorte, un pendant du monument télibréen de Sceaux, qui
réunit chaque année les fidèles de la Muse
méridionale.
Le concours du Félibrige de Paris est acquis
d'avance à cette œuvre de si poétique reconnaissance.
L'un de ceux qui avaient le plus contribué
à populariser dans le Gard le nom de Florian,
M. Albin de Montvaillant, ancien maire d'Anduze, vient de mourir dans cette ville : c'est
lui qui organisa, en 1868, la première fête
publique donnée en l'honneur de Florian, sur
lequel il publia plus tard une intéressante
étude.

*

Une lacune félibréenne va être comblée.

On sait combien est variée et importante
l'œuvre du regreité félibre Paul Gaussen. Dans
son principal volume, Li (Mirage, comme
dans quelques plaquettes qu'il fit paraître, ne
figure qu'une partie de son bagage poétique.
Un Alaisien, M. Amédée Gros, s'occupe en
ce moment de réunir les éléments de l'édition
complète des œuvres de Paul Gaussen. Lou
Viro-Souleu se promet de lui apporter sa contribution, en publiant dans l'un de ses prochains numéros une poésie inédite du félibre
alaisien sur Florian, couronnée en 1879 aux
premiers Jeux Floraux de Sceaux.
*

L'Europe artiste a publié,sous la signature
d'un fervent ami des Félibres, M. Jacques
Talon (Jactal), un pittoresque compte rendu
de la réunion de mars du Café Voltaire.
On en jugera par cet extrait :
A la dernière réuniou, c'était Raoul Gineste,
le poète parnassien, le poète des Chats, qui
présidait avec une sonnette (sounaio) de mouton. Familièrement et spirituellement, il a donné
la parole à chaque orateur.
Modeste, M. Troubat, vieux félibre, pose crânement les pieds sur la table et, debout, commence sa lecture. C'est une monographie intéressante et bien faite sur un Provençal du siècle
dernier, de Mondonville, qui devint maître de
chapelle de Louis XV. Les applaudissements
couvrent les derniers mots de M. Troubat à qui
sont accordés les honneurs du Viro-Soulèu.
Viennent ensuite des poésies provençales, des
récits pittoresques débités par des amateurs et
fort applaudis. Maurice Faure, acclamé pour
son beau discours à la Chambre sur la restauration du théâtre d'Orange, a dit un vibrant
adieu à Anselme Mathieu. Ensuite, la musique
a commencé.
Henry Eymieu, au piano, jouait une composition charmante, très appropriée à la poésie si
fine et si délicate que Maurice Faure avait écrite
sur la Mort de la Cigale. Un Languedocien,
M. Valade, chantait d'une voix forte, chaude et
vibrante, comme le Midi seul sait les timbrer.
Et l'assemblée a applaudi, a acc'amé avec trépignements et bravos, le chanteur, le poète et
le musicien.
Nous annonçons la misé en vente, chez Tresse,
de la pièce en un acte du félibre-cigalier Martel, de la Comédie-Française : Célimène aux
enfers, jouée à l'Odéon le 15 janvier, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Molière.
On retrouve, là, les qualités maîtresses du
poète élégant et spirituel si souvent applaudi à
la Cigale et au Félibrige.

L'Administrateur-Gérant :
PARIS.

L.

de

BARHUEL,

38, rue de Fleurus.

— Empremarié felibrenco de Lucian Duc, 35, carriero Rousselet.

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              <text>18..</text>
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          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
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              <text>Licence ouverte</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Amy, Jean-Barnabé (1839-1907)</text>
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              <text>Duc, Lucien (1849-1915)</text>
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          <name>Spatial Coverage</name>
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              <text>Paris (France)</text>
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          <name>Date Issued</name>
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              <text>2016-10-24 Françoise Bancarel</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>Lou Viro-Soulèu. - Annado 07,  [n°04] avril 1895 </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, M 4</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Jòcs florals = Jeux floraux</name>
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      <name>Poesia=Poésie</name>
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