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                  <text>|lov vírçp-SovLàvj

ç

JUIN

FÊTE

i897

FÉLIBRÉENNE
Dimanche,

4

DE

SCEAUX

Juillet

C.I.D.O.
PROGRAMME DE

LA

BFZIERS

FÊTE

A une heure et demie
Rendez-vous général des Félibres, des Cigaliers et des membres'des Associations
méridionales de Paris au jardin du Luxembourg, auprès de la statue de Clémence Isaure
A deux heures
Départ de la gare de la rue Gay-Lussae, pour la ville de Sceaux
à deux heures et demie
Arrivée. Réception par la Municipalité, les Pompiers, la Fanfare, les Sociétés locales.
Formation du cortège. — Visite à la maison de Fiorian
Allocution de

M. JEAN MOUSNIEB,

et de

au nom de la Conférence La Bruyère, de Sceaux
au nom du Félibrige de Paris

M. J. GARDET,

A trois heures
dans le jardinet de l'église de Sceaux
-

Couronnement des monuments de Fiorian et d'Aubanel

Inauguration du monument de Paul Arène
DISCOURS DE M.

— ALLOCUTION PROVENÇALE DE BAPTISTE BONNET
— Lecture, par M. Duparc, de la poésie couronnée

DELUNS-MONTAUD

Ode provençale de

M.

CLOVIS HUGUES

Vers de Louis Roux-Servine à Paul Arène, dits par Mme Maujan
à trois heures et demie
dans la salle des fêtes de l'ancienne Mairie

JEUX

FLORAUX

Sous la présidence de M.
Allocutions de M.

CHARAIRE,

BENJAMIN-CONSTANT

maire de Sceaux, et de M.

Discours de M.

SEXTIUS-MICHEL,

présid' des Félibres

BENJAMIN-CONSTANT

Proclamation des lauréats
à quatre heures et demie, sous les omhrages du Parc

COUI\

D'AMOUR

sous la présidence de Mme Léa Maujan
à sept heures
BANQUET

FÉLIBRÉEN

N. B. — Le nombre des couverts étant limité,

il est indispensable, si l'on veut assister au

banquet, d'envoyer son adhésion avant samedi matin, 5 juillet, à M. Ernest

PLANTIER,

iu Félibrige, 85, boulevard de Port-Royal. — Le prix est de six francs.
A

neuf

heures

Fête de nuit. — Retraite aux flambeaux. — Feu d'artifice
Promenade delà

Tarasque

et

Farandole provençale

dans le Parc

trésorier

�Loa

j8

Vtro-Soulèu

LES FÊTES
CIGALIÈRES

&amp; FÉLIBRÉENNES

D'AOUT

Les vraies fêtes de la démocratie sont les
fêtes de l'esprit.
Il n'est pas, à ce titre, de réjouissance
publique, de solennelle cérémonie qui se
puisse comparer aux représentations enprojet sur la scène du théâtre antique d'Orange.
On sait que le premier magistrat de la
République a promis de Jes présider. On n'ignore pas, d'autre part, que pour amener
jusqu'au vieil amphithéâtre, au pied de
la colossale muraille où se marque d'un
trait si décisif la grandeur romaine, et M.
le président de la République et ses ministres, et les représentants les plus autorisés des lettres et des arts, on doit organiser, de Lyon en Avignon, une descente
triomphale du Rhône.
Les bateaux seront ornés, et aussi heureusement appropriés que le pourra permettre la vapeur, cette force toute moderne, à
cet essai de résurrection de l'antiquité.
Le noble fleuve, cette « ornière du monde », comme l'appelle le Virgile de la Provence, est bien la route qui convient pour
mener les Français du Nord en ces pays
du Midi, où s'est conservée si intacte, plus
peut-être que dans l'Italie elle-même, l'empreinte de la civilisation latine.
Lyon est le point de départ. Elle est la
porte « de soie et d'or » de cette France méridionale, si française et cependant si attachée à son sol, à sa langue, à ses authentiques gloires, qui sont aussi les gloires deia
patrie. Quand on considère de quel nivellement à jamais regrettable se sont effacés,
dans la plupart des villes de France et sous
l'action de cet indispensable esprit d'unité,
qui a formé la nationalité française, tous les
traits, toutes les originalités que devaient
faire naître les différences de races ou de
terroirs, on s'émerveille au spectacle de populations qui résistent encore et qui, tout
en donnant de plein cœur leur adhésion
à la patrie commune, se refusent à perdre
leur physionomie, leur personnalité propre.
Il n'est assurément pas, dans toute la
France, mouvement littéraire et artistique
comparable à celui du Midi, et particulièrement à celui de la Provence. On peut
sourire de la vanité de l'effort, déclarer que,
dans le courant qui emporte nos destinées,

ou ne peut attribuer qu'un secondaire intérêt à cette résurrection de la vieille langne d'Oc si noble, si sonore, si riche, et
qui, aux XIe, XIIe et XIIIe siècles, fut la
langue de l'universelle poésie, de la civilisation, de « l'amour courtois » ; il n'en
reste pas moins ce fait, unique chez nous
précieux entre tous, dans tous les cas, d'un
groupe d'hommes qui, dans l'abdication
générale des villes et des provinces devant
le prestigieux éclat de Paris, ont conservé
le culte de l'Idéal et combattu pour les dieux
du foyer. A ce titre et pour son originalité obstinée, le Midi présenterait déjà, pour
tous les esprits libres, un suffisant attrait. Et
c'est merveille qu'ainsi le pôle méridional
puisse légitimement s'opposer au pôle parisien, absorbant, on en conviendra, au delà de toute mesure.
Mais le voyage que se disposent à faire
les diverses Sociétés méridionales de Paris,
les fêtes solennelles que l'on prépare à Orange, les joies artistiques dont la représentation des chefs-d'œuvre de l'Antiquité grecque est comme la promesse depuis longtemps escomptée par tout ce qui pense en
ce pays doivent avoir, au sens de ceux qui
furent les initiateurs de l'entreprise, une
autre signification.
M. le président de la République, ses
ministres, les puissances officielles conviées
et à qui feront escorte nos artistes, nos poètes, tous ceux qui publiquement ou dans
l'intimité de leur cœur sacrifient aux belles-lettres, n'est-ce pas comme un pieux
pèlerinage en une sorte de lieu consacré et
où, pour quelques heures, s'évoquera l'âme
même de notre race, le génie de ceux qui
furent les pères de notre propre génie: les
Grecs et les Romains ?
C'est bien, en effet, leur génie tout de
clarté, de grâce, de simplicité élégante et
forte, de lumière et de solidarité humaine
que l'on se promet ainsi de glorifier.
Notre langue est faite de leur langue,
notre poésie, notre littérature procèdent de
leur littérature et de leur poésie. On retrouve chez nos plus grands artistes l'inspiration directe des artistes du Parthénon
ou de la Ville éternelle.
Les grands hommes de notre France sont
bien les continuateurs de la plus glorieuse lignée d'esprits qui fut jamais. Cette
universalité de l'œuvre littéraire, philosophique, poétique, artistique de I'Hellade,ou
encore de la pensée juridique et adminis-

�Lou

Viro-Soulèu

trative de la Rome antique, maîtresse du
inonde, on en retrouve les caractères et
comme l'indélébile marque dans les livres
de nos penseurs, de nos poètes, dans les
œuvres de nos statuaires, de nos peintres
et jusque dansles prétentions œcuméniques
de notre glorieuse déclaration des Droits
de l'Homme et du Citoyen.
C'est cette pensée, c'est ce génie de lumière et de souriante humanité qui, aux fêtes d'Orange, se dressera rayonnant et par
opposition au génie nébuleux et triste d'autres pays.
L'expérience a été faite. Ceux qui ont assisté aux représentations de 1888 ou de 1894,
ont conservé de ces heures inoubliables un
souvenir radieux.
Dans l'énorme amphithéâtre une foule
recueillie de près de dix mille spectateurs,
sur la scène avec au fond la gigantesque
muraille et parmi les débris de colonnes
brisées, les lauriers-roses, les figuierspoussés aux fentes des blocs colossaux sous les
effets lunaires des lampes électriques, cette
vision: Œdipe incarné en Mounet-Sully !
Ce fut, dès les premiers vers, comme une
mainmise magique sur tous les esprits.
Le ciel était plein d'étoiles. La voix du
grand tragédien, les intentions, les inflexions
les plus délicates de sa diction à la fois si
savante et si humaine montaient sans être
déformées ni altérées jusqu'aux plus hauts
gradins. Le drame de la fatalité antique se
déroula majestueux et serein. A la fin l'enthousiasme débordait. Les plus humbles des
spectateurs sentirent alors qu'ils communiaient dans une haute et sainte religion
de la pensée des ancêtres intellectuels ;
dans la glorification de l'art et des maîtres
de l'art, de eeux que Dante eût appelés
comme il fit de Virgile : « Les maîtres des
chants sublimes. »
Les Allemands,qui ont la prétention d'être
les représentants les plus autorisés de la
science, de la littérature et de l'art modernes, à qui la musique — toujours indécise — tient lieu de ces formes arrêtées, au
contour lumineux et net, qui nous sont si
chères ; les Allemands ont donné aux représentations de l'œuvre de Wagner à Bayreuth
cette signification qu'elles sont à leurs yeux
comme le pur symbole de leur génie national.
Les protagonistes des fêtes du Midi opposent à Wagner Sophocle, Eschyle, Euri-

39

pide, Aristophane, et au besoin, Corneille,
Racine, Molière. — A Bayreuth, Orange.
Au vague, à l'imprécis des harmonies
énervantes, ils opposeront les vers frappés
en médaille, les pleurs, les cris éternels de
la passion ou de la douleur, et qu'à travers
les siècles se répètent tous ceux qui ont
pensé, aimé, pleuré. — Ils osent compter
pour une si patriotique entreprise sur le
concours de nos amis du Midi.
Les riverains du Rhône, si épris d'idéal ;
ces villes que dans son cours, semblables
à des perles, égrène le fleuve majestueux,
et où s'est perpétué si ardent le pur amour
de l'art, seront avec les organisateurs de la
fête de toute la flamme de leur cœur. Ces
populations à qui le fleuve sert delien ont
tant accru par leurs hommes illustres le
trésor de gloire de la France qu'elles ne
manqueront pas de voir dans cette réunion d'Orange comme la marque sensible
de la communauté des origines, une sorte
de pieux hommage rendu par la Patrie à
ceux qui nous ont transmis le flambeau et
de qui,à travers les âges, nous avons avant
tous les autres le droit de nous dire
les héritiers.
DELUNS-MONTAUD.

N. B. — Le programme détaillé des fêtes
cigalières et félibréennes du mois d'août
est a peu près complètement élaboré. Il
sera inséré avec l'invitation donnant droit
à tous les avantages divers réservés aux Cigaliers, aux Félibres et à leurs familles, dans
le prochain numéro du Viro-Soulèu qui
paraîtra vers le 20 juillet. Voici, en attendant, les principaux points arrêtés par la
commission cigalière et félibréenne :
Vendredi, 30 juillet. —Départ de Paris.
Arrivée à Valence et réception par le comité des fêtes dans la matinée du 31.
Samedi, 31. — Le soir, représentation par
les félibres de la Drôme, de la pièce dauphinoise d'Almoric : Lou nouananto-nôu.
Dimanche, 1* août.— Fêtes de Valence,
Inauguration des monuments d'Emile Augier et de Bancel, en présence de M. le
Président de la République. Festival populaire et représentation de gala par la Comédie-Française.
Lundi, 2 août. — Descente du Rhône en
bateau spécial accompagnant celui du Président de la République. — Déjeuner à
bord. — Arrêt d'une heure et fête à BourgSt-Andéol. Débarquement à Avignon à 6
heures, réception par les félibres avignon-

�Lou

o

4

Viro-Soulèu

nais, départ pour Orange par train express.
Le même jour, à 8 heures 1/2 :

1ère représentation au théâtre antique :
Les fêtes à"Apollon, à-propos de Louis
Gallet, et les Ery unies, de Leconte de Lisle.
Mardi, 3 août. — Couronnement du
buste de Caristie, auteur de la restauration
des monuments antiques d'Orange.
Le soir à 8 heures 1/2 ; Deuxième repré-

sentation au théâtre antique : tAntigone.
Mercredi, 4 août. — Fête de Châteauneuf-du-Pape. — Inauguration du médaillon d'Anselme Mathieu. Banquet félibréen.
Jeudi, 5 août. — Excursions diverses.
Vendredi, 6 août. — Fête de St-Remy.
Inauguration d'une plaque commémorative
en l'honneur d'Antonius Arena. Pèlerinage
à Maillane : hommage à Mistral.
Samedi, 7 août. — Départ pour Sisteron. Arrivée à 6 h. du soir. Fête de nuit.
Dimanche, 8 août. — Fête de Sisteron.

Inauguration du monument à Paul tArène.
Célébration de la Sainte-Estelle.

Clôture

des fêtes.

BIHETOUNJDESCACHETA
Au felibre majourau Batisto Bounet.

Aquesto fes, es pas, counte l'an passa : « Paris vaincu / » que se dèu telegràfica ; es « Paris triomphant ! » —
Bravo, Bounet ! Te vaqui majourau en
plaço d'aquéubr ave e noble Pau Areno.
T'es, acà, un grand ounour e nous fai
un grand plesi. — Lou Counsistòrì de
Tarascoun poudié pas miés chausi pèr
ounoura lou Felibrige parisen que lou
sabourous prousatour de Vido d'Enfant, l'un di set foimdatour de la Soucieta felibrenco de Paris. Esperit ôuriginau e liberau, vas ana fourtifica
lou roudelet counsistouriau di felibre
d'avans-gardo : Savié de Ricard, Pèire
Bertas,GastounJourdanne, Valèri Bernard e butaras lou càrri felibren emé
tis espalo pouderouso depacan patrioto.
As bel à proulesta, bougre d'irege :
felibre majourau siés, felibre majourau
restaràs — e soun de tarascounejaire
aquéli que dison que podes te destarascouna, valènt-à-dire te desenfelibra.
Moun heu majourau, lou Felibrige
de Paris saludo e glourifico ta cigalo
d'or esbléugissènto.
MISTÈRI.

F. MISTRAL &amp; LES FÉLIBRES DE PARIS

§

une interview parue dans
la Revue du Palais, on avait
prêté fort mal à propos à Frédéric Mistral des paroles peu
aimables pour le Felibrige de

ANS

Paris.
Convaincu que notre illustre maître et
ami n'avait pu exprimer les sentiments
qu'on lui prêtait à propos de la si charmante manifestation annuelle des félibres
parisiens dont il fut plus d'une fois le président d'honneur acclamé, l'un des nôtres
a bien voulu se faire l'interprète de notre
étonnement auprès de l'auteur de Mirèio
qui lui a adressé cette significative lettre:
Maiano, 10 de jun de 1897.
Moun bèl ami,
Li rapourtiè, acó s'es toujour di, farien brouia
sèt vilo ! e, se vous anas fisa d'aquéu nouvèu
biais d'escriéure l'istòri que s'apello interview,
poudès èstre assegura de trepa dins li mouto
sus tóuti li questioun. Sabès bèn que, quand se
parlo, entre ami, entre coulègo, à la famihiero,
l'on vai pas pesa si resoun coume davans un
juge. Arribo, pèr galeja o de fes pèr coupa court,
que l'on quicho un pau mai, 0 que l'on salo 0
que l'on pebro un pau mai que ço que fau ; mai
lou toun fai la cansoun ! e li raport e li redi,
que siegon fa pèr uno coumaire o pèr un orne de
journau, soun toujour fourçadamen mescla d'eisageracioun o bèn d'ineisatitudo.
Es ansin que li rapourtiè an cuja mai que d'un
cop me faire brouia emé mis ami li mai segur
e estima. Dequé voulès ié faire ? proutesta ?
Mai, loa sabès, i'a de causo qu'au-niai li boulegas, au-mai pudisson.
Li Felibre de Paris, que soun esta lagna d'acò
e qu'avèsvist à mand de respondre, coume vai
que tóuti lis an se laisson escarni, sènso rèn
dire, pèr Brisson, l'anti-felibre dis Annales ?
I'aurié aqui, me sèmblo, uno bello ôucasioun
de pas se leissa cauciga. E i'a agu, pecaire, que
lou pichot Aiàli qu'a rebeca au franchimand.
Vesès dounc qu'amoundaut sias pièi un brèu
de moun avis, e que, quand acò vous pertoco,
estacas pas toujour tant d'impourtanço qu'acò
i prejit di mau-parlant.
Meten lou cas, se voulès, que me fugue permès de souveta que li coulègo de Paris, tóuti
lis an, varièsson dins soun liô d'escourregudo
felibrenco. Eiçò d'eici n'es pas un article dóu
Credo, e l'on es pas grand pecadou pèr avé fa
pecat parié : avès trop d'esperit pèr pas loa
recounèisse.
E aro, vèngue Aurenjo emé tóuti si fèsto :
veirés que sarai pas coustié pèr freireja 'rué
tóuti vautré.
Tenès-vous gaiard e fres.
FREDERI
MISTRAL.

�Lou

Viro-Soulèu

FRÉDÉRIC MISTRAL
Avant de parler du Poème du Rhône,
j'ai cru devoir signaler aux lecteurs du ViroSoulèu, un magistral article que M. Antoine
Albalat — un méridional pur sang en même
temps qu'un bon cigalier — a consacré
dans la Nouvelle Revue à notre grand poète
Frédéric Mistral.
L'article de M. Albalat devrait être inséré
tout au long dans notre journalet ; mais
la place nous étant mesurée, on nous pardonnera de n'en citer que quelques passages.
« Quelle que soit leur part d'individualité créatrice, -- dit M. Albalat — on peut
établir l'origine et la filiation de la plupart
des grands écrivains. s&gt; Et après nous avoir
démontré que M. de Hérédia est né de
Leconte de Lisle, que Leconte de Lisle est
né de Victor Hugo, Victor Hugo de Chénier, Lammenais de Rousseau, Rousseau de
Richardson et de Montaigne, etc., il écrit :
« Le chantre de Calendal et de Mireille,
au contraire, est un des rares artistes qui
n'ont eu dans leur propre langue aucun
prédécesseur ni aucun modèle. Sa place
est à part, aussi bien dans la littérature
provençale que dans la littérature française,
puisqu'il relève des deux par son texte et
par sa traduction. »
Laissant de côté le rôle et l'influence
exercés par le grand écrivain méridional
sur le mouvement de la renaissance de la
langue provençale et sur l'éclosion des
nombreux poètes engendrés par sa féconde
initiative, le critique analyse le genre de
Mistral dans sa substance la plus intime.
C'est l'artiste qu'il étudie et non le chef
d'école, l'écrivain plutôt que le savant, car
« il y a aussi chez Mistral un savant, l'auteur du Dictionnaire provençal, digne d'un
Estienne ou d'un Littré. »
D'après M. Albalat, le caractère spécial
de l'œuvre de Mistral, c'est qu'elle n'est
pas uniquement une production d'art. Il
nous montre Mistral vivifiant miraculeusement et tout d'un coup cette belle langue
négligée qui avait enfanté la chanson de la
Croisade contre les hérétiques dAlbigeois
qui, d'après Mistral lui-même, si elle n'a
pas l'élan et le tour populaire de la Chanson de Roland, a plus qu'elle la chaleur
du récit, la couleur, l'accent du vrai, la
splendeur homérique des batailles et la pitié pour la cause vaincue.

41

Bien qu'au début de son étude M. Albalat ait dit que Mistral n'avait eu aucun
précurseur et aucun modèle, avant d'aborder l'œuvre du maître, il rend un juste
hommage à Roumanille qui a conseillé
« l'Homère provençal », l'a deviné et lui
a inspiré l'idée du mouvement de restauration dont Mireille devait donner le signal, en le décidant à écrire des vers provençaux et non des vers français.
Qui de vous n'a jamais ouï dire que Mistral avait créé sa langue, inventé ses mots
et écrit un provençal qu'on ne parle pas ?
A ce sujet, nous trouvons dans la Nouvelle
Revue la réfutation de Mistral lui-même :
« Dans toute mon œuvre, assez variée pourtant et assez considérable, je n'ai pas inventé un SEUL mot, respectueux que j'étais
et que je suis encore du génie de ma langue et de son critérium qui est l'usage
populaire. Il n'y a qu'à feuilleter mon
Dictionnaire pour voir à toutes les pages
que nos dialectes, encore vivants, sont
d'une richesse extraordinaire. Pour qui
sait les fouiller, c'est une forêt vierge, et
il est bien plus simple, plus facile surtout,
de cueillir une fleur que d'en inventer une.
Qu'on lise Mirèio devant n'importe quel
paysan d'Arles ou même de Provence et
l'on verra si ma langue n'est pas toujours
comprise et sentie et goûtée. Il n'y a que
les francihots et les moussu qui soient
embarrassés pour certains mots de nos
campagnes. »
En parlant du Dictionnaire franco-provençal, M. Albalat n'hésite pas à écrire :
« c'est une œuvre qui suffirait à l'honneur
d'une vie littéraire, une compilation qu'on
ne remplacera pas, dont le profit dépasse la
portée d'une utilité départementale et que
les savants consulteront toujours quand ils
voudront étudier l'histoire ethnologique
comparée à deux langues parlées sur notre
territoire. »
M. Albalat nous parle ensuite de Mireille,
de Calendal, de Nerthe, et des Iles d'or ;
pourquoi a-t-il oublié la Reine Jeanne ?
« Mireille, nous dit-il, est l'épopée domestique, l'œuvre locale, type, éternelle,
parce qu'elle contient la grande vérité
humaine des caractères et des passions.
Dans Calendal, c'est la légende et l'âme de
la Provence qu'il ressuscite, ses traditions
et ses paysages. Il y a dans Nerthe des
pages qui peuvent passer pour les plus
belles qu'ait écrites l'auteur de Mireille,

�Lou

42

Viro-Soulèu

mais c'est dans les Iles d'or que son lyrisme atteint la délicatesse la plus nuancée,
la grâce la plus tendre et que son habileté
se plie aux rythmes les plus difficiles. »
Telle est, en résumé, l'étude qu'a publiée
la Revue de madame Adam ; faute de place,
je n'ai pu en extraire que ce qui m'a paru
devoir intéresser au dernier point le Felibrige de Paris et tous ceux qui ont à
cœur la gloire de notre Midi.
HENRI
GIRAUD.

JEUX FLORAUX DE

1897

PALMARÈS
CONCOURS

LITTÉRAIRE

1. — SUJETS EN LANGUE D'OC

Sonnet sur la pomme-d'amour
Premier prix: Elzéar Jouveau, d'Avignon;
2e ex tequo : Paul Bourgues
»
A. Autheman, de l'Isle.
3e prix
Louis Noël, à Aix ;
Ire mention : F. Troubat, do Montpellier,
Henri Plésanl, de Fréjus, et Louis Tuech
fils, d'Alais;
2e mention : .1. Martin, à Cournonlerral ;
3e
»
Mlle Eugénie Houchart, à Aix:
4e
»
F. Pigot, do Capestang, Eugène
Robert, de Colombiers et Etienne Delmas,
de Montpellier ;
5e mention à Fréd. Jallois,
»
Ode à Paul Arène
Premier prix : P. Cheilan, d'Aix ;
2e ex œquo : A. Berthier, de Beaueaire et
Louis Roux, de Marseille.
Dialogue en prose sur les mérites comparés
de l'huile et du beurre
Premier prix : Charles Martin, à Aix ;
2me à Mlle Marguerite Sol, à Narbonno ;
Mention à Paul Constant, de Casseneuil.
2. SUJET

EN LANGUE FRANÇAISE

Fiorian et Aubanel rendant alternativement
hommage aux reines de la Cour d'amour

Premier prix : Louis Tuech fils, d'Alais :
2e
»
Auguste Rostaing, de Valence.
Concours classique
Un 2e prix est accordé à Léon Villevitille,
de Malletnort.
CONCOURS

ARTISTIQUE

1° DESSIN
Premier prix : Mlle Jeanne Favier, à Paris ;
» ex aequo : Toussaint Roussy, à Cette.
Mention à François Robert, de Colombiers.
2° MUSIQUE
Premier prix : Guillaume Bournel, à Montllanquin; 2e prix: J. Antonio, de Cette.
Mention à Jean de Lissac, de Cette.

VIRO-SOULEIADO
ÉCHOS FÉL1BRÉENS
Dimanche, 6 juin, a eu lieu, à Choisy-leRoi, une fête félibréenne donnée par notre
estimé confrère Lucien Duc, en l'honneur
de la rédaction de la Province, et de Jean
Monné, vice-chancelier du Félibrige de
Provence, l'auteur de Casau et de plusieurs
recueils de poésies provençales dont quelques-unes sont de petits chefs-d'œuvre. Un
certain nombre de membres du Félibrige
de Paris assistaient à cette réunion aussi
fraternelle que littéraire.
Le déjeuner a eu lieu sous un berceau
de verdure et de fleurs. On ne vit jamais
d'hôtes plus joyeux ni de femmes plus
charmantes.
A l'heure du Champagne, notre ami Duc,
dans une poésie pleine de cœur et d'esprit, a remercié individuellement tous ses
convives, qui, à leur tour, sont venus, soit
en prose, soit eh vers, rendre hommage
à sa courtoisie, à son affabilité parfaite,
ainsi qu'à l'amabilité excessive de sa sympathique famille.
M. Jean Monné, après avoir remercié
son amphitryon en termes émus, nous a
donné lecture de poésies provençales qui
ont ravi l'assemblée. On a entendu ensuite
M M. Baptiste Bonnet, Garcin, Troubat,
Gourdoux, Gardet, L. Digeon, Georges
Bouret, et enfin, notre merveilleux orateur, Maurice Faure, qui, dans une allocution vibrante, a défini le rôle du Félibrige
et félicité le vaillant Jean Monné, dont
l'ardeur pour la cause est infatigable.
Vers, chansons provençales, brindes, se
sont tour à tour succédé, et l'enthousiasme était au comble quand on a porté un
toast chaleureux au grand Mistral, qui ne
pouvait être oublié en cette circonstance.
La nuit est venue trop tôt mettre fin à ces
agapes si franchement cordiales dont chaque convive gardera à jamais le souvenir.
Nous donnons ici le brinde porté parle
chancelier du Félibrige parisien à notre
confrère Lucien Duc :
A l'ami Duc, notre éminent et gai confrère.
Il n'est pas duc de par l'almanach de Gotha,
Mais par les qualités dont le ciel le dota.
Sa noblesse vaut mieux qu'un titre héréditaire,
Etant noble, en effet, par l'esprit et le cœur,
Et je porte mon brinde au poète admirable,
A l'écrivain fécond, sincère, infatigable,
Au Félibre, à l'homme d'honneur !
J. GARDET.

�Loa

Viro-Soulèu

Le mercredi suivant, ce fut au tour du
Félibrige de Paris de fêter le sympathique
représentant du Félibrige de Provence, et
un punch fut offert en l'honneur de Monné.
Trois orateurs lui souhaitèrent à tour de
rôle la bienvenue : Eugène Garcin, avec
sa chaleur habituelle, Baptiste Bonnet en
fougueux ami de la langue d'oc, et M.
Pierre Laffitte qui salua la Provence au
nom de la Gascogne.
J. Monné répondit chaque fois cordialement et lut plusieurs de ses exquises poésies provençales. Puis les chansons félibréennes réveillèrent les échos de l'Odéon
jusqu'à une heure du matin.
Les félibres du café Voltaire ont été heureux de témoigner ainsi leur amitié au
vaillant Secrétaire de Provence.

43

Nous avons eu la douleur de perdre récemment un des premiers félibres de Paris, le poète parnassien Joseph Gayda.
Notre regretté confrère était venu à nous
sous les auspices de son compatriote carcassonnais Achille Mir, tout plein d'une
belle ardeur félibréenne, et ses premiers
essais poétiques furent composés en pure
langue provençale. Mais, peu à peu, le
scepticisme parisien l'envahit et il délaissa
notre muse pour sa sœur du Nord. Il continua à s'intéresser néanmoins à nos travaux, et il suivait avec intérêt nos manifestations.
Que Sainte Estelle lui soit indulgente !

*

Le lundi 31 mai a eu lieu, à la Bodinière, une matinée littéraire et musicale, avec
conférence de M. Francisque Sarcey. Mme
Léa Maujan, la reine de nos cours d'amour,
y a récité plusieurs poésies, et a été vivement applaudie et plusieurs fois rappelée.
*
Tous les journaux parisiens consacrent
des articles très élogieux aux fêtes cigalières et félibréennes du mois d'août qui
seront certainenent un grand événement
littéraire et artistique. « Tout le Midi sera
debout, » s'écrie l'un d'eux...
Les Présidents du Sénat et de la Chambre
des Députés accompagneront M. Félix
Faure, ainsi que la plupart des ministres.
On peut presque dire que tout le gouvernement sera à Orange.
De nombreuses personnalités littéraires,
artistiques, politiques, se sont déjà fait
inscrire. Des notabilités étrangères doivent
également assister aux fêtes, dont l'éclat
dépassera encore celui des manifestations
précédentes.
A l'heure où le Jury^des Jeux floraux du
Félibrige de Paris couronnait la poésie
provençale de M. Elzéar Jouveau, le Consistoire félibréen, assemblé à Tarascon,
élisait notre distingué confrère félibre
majorai, en même temps que Baptiste Bonnet. Nous félicitons de tout cœur les deux
nouveaux majoraux.
Parmi les décisions du Consistoire, notons
celle qui scinde la Chancellerie, attribuant
celle d'Aquitaine et de Languedoc à M. Gaston Jour'danne, et maintenant les pouvoirs
de Paul Mariéton pour la Provence, Paris
et l'extérieur.

L'événement littéraire félibréen du mois
est le grand succès obtenu par le beau
poème de Mistral, Le Rhône, où le maître
montre qu'il n'a rien perdu des qualités
admirables qui distinguent son génial talent.
L'Académie française vient de donner un
nouveau témoignage de l'estime dans laquelle elle tient Frédéric Mistral, en même
temps qu'une attestation du caractère
national qu'elle attache à la Renaissance
félibréenne, en accordant au poème du
Rhône un prix de 5.000 fr.
M. Henri Giraud rendra compte, daus
le prochain numéro du « Viro-Soulèu, » de
cette œuvre magistrale, qui arrive bien à
propos au moment où le Président de la
République, en même temps que les Félibres et les Cigaliers, va se rendre à Orange
en empruntant la voie pittoresque de notre fleuve historique.
Notre collaborateur Henri Giraud ayant
dû partir pour le Midi sans avoir pu visiter le Salon du Champ-de-Mars, nous
nous faisons un devoir de signaler les toiles exposées par notre ami Wagner-Robier,
dont on connaît le talent de coloriste : la
Rade de Toulon, vue des collines de SixFours, et par le félibre Valère Bernard qui a
symbolisé la Vigne avec une grande originalité. Cet artiste a aussi exposé deux
eaux-fortes : le Christ aux enfers et l'Ame
des ruines.
A propos de la section de sculpture, signalons l'œuvre de notre collègue Injalbert, qui a prouvé une fois de plus qu'il
est un des maîtres incontestés de la statuaire contemporaine.

�Lou

44

Viro-Soulèu

Les amis et les admirateurs du regretté
peintre marseillais François Simon ont formé le projet d'élever un monument à la
mémoire de cet excellent artiste qui eut
autant de talent que de modestie et qui fut
certainement un des plus sincères et des
plus habiles parmi les peintres animaliers.
L'idée, lancée par notre confrère la Vie
marseillaise, a été fort bien accueillie dans
toute la Provence. Un comité s'est formé
à Marseille, sous la présidence de M. Jules
Charles Roux, député, dont font partie toutes les notabilités artistiques et littéraires
de la cité phocéenne, et qni a recueiili
déjà de nombreuses adhésions. Le monument, dont l'exécution a été confiée à un
jeune sculpteur marseillais, M. Charles Delanglade, promet d'être d'une réelle originalité. 11 sera placé dans un des sites de
la banlieue marseillaise popularisés par le
pinceau de l'artiste.
* *
Dans le monde du Félibrige, nul n'ignore
que, depuis plusieurs mois, VAiôli publie
en feuilleton la piquante comédie Li Maso
qne le félibre majorai Alphonse Tavan,
l'un des VII de Fontségugne, composa en
sa jeunesse.
Notre ami Eugène Garcin, l'un des plus
vieux amis aussi de Tavan, donnera, sous
peu, au Viro-Soulèu, une étude sur cette
œuvre si digne d'intérêt. Elle nous rappelle, sur les sorciers, les traditions aujourd'hui oubliées des villes, mais vivantes
encore dans les campagnes.

A

MADAME

MAURICE

FAURE

REMERCIEMENT

Dans un logis par l'amour habité,
L'autre vesprée, en bonne compagnie,
Je savourai quelques tasses d'un thé
Comme jamais je n'en bus de ma vie.
Mais ce qui plut à mon âme ravie,
C'est qu'il nous fut, en petit comité,
Offert avec une grâce infinie,
Et par la main d'un ange de bonté.
Louons l'époux qui sut être assez sage
Pour préférer, en dépit de l'usage,
A la richesse un cœur fier, généreux,

MONUMENT

ARÈNE

3e Liste de souscription
MM. de Tourtoulon (2e souscr.)
E. Relin
Remy Marcelin
Lucien Geoffroy
Alphonse Tavan ....
Alfred Reybaud
Maurice Vigneaux ...
Antony Réal fils, directeur
de la Provence artistique.
Jules Bonnet
Abbé Trehidez, aumônier
du 6e corps d'armée ...
La Ville de Sceaux
Conférence La Bruyère ...
La Concòrdia
MM. Château, à Sceaux ...
Bernard
»
...
Mascré
»
...
Bertrand
»
...
Emile Charaire
. . .
Reddon
»
...
Dauzats
»
...
D. Boisson
»
...
Valot
»
...
Rozan
»
...
Emile Morel »
...
Mollard
»
...
Le Page
»
...
Loraux
»
...
O. Weohrein »
...
E. Hollebehe »
...
J. Lequeux
»
...
Guilloux
»
...
Pichot
»
...
E. Burkost
»
...
Vossemann
»
...
Aulard
»
...
Degas
»
...
Andrieux
»
...
Renaudin
»
...
Plantier
»
...
Berger
»
...
Séris
»
...
Paul Pujol
&gt;»
...
E. Prévost
»
...
Marquise de Trévise ...
Mme Marsigny
Report des lpes listes .

4 050

»

í 391

»

Et qui trouva, dans son enchanteresse,
Le dévoûment, la raison, la tendresse,
Tout ce qu'il faut enfin pour être heureux.
J. GARD ET.

Total

Le Gérant : Marius
PARIS.

PAUL

AMY,

249,

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S

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10
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»
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100
25
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rue de Vaugirard.

— Empremarié felibrenco de Lucian Duc, 33, carriero Rousselet.

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5
2
2
5

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              <text>Licence ouverte</text>
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          <name>Contributor</name>
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              <text>Deluns-Montaud</text>
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              <text>Mistral, Frédéric (1830-1914)</text>
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              <text>Giraud, Henri (1869-1941)</text>
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              <text>Gardet, Jacques (1824-1901)</text>
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          <name>Spatial Coverage</name>
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              <text>2016-10-24 Françoise Bancarel</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>Lou Viro-Soulèu. - Annado 09,  [n°06] juin 1897 </text>
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          <name>Source</name>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, M 4</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Jòcs florals = Jeux floraux</name>
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      <name>Poesia=Poésie</name>
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