<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="13856" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/13856?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:46:14+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="50327">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/9d64434e1cd1fcfa899e970e8a2e66d8.jpg</src>
      <authentication>dc1f13b132714f8d154868c67a8b363e</authentication>
    </file>
    <file fileId="51671">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/4fbc16ae2ca9781fe3364adf3188f93f.xml</src>
      <authentication>8c849b4fb3e729b67beb6ab17bc34c24</authentication>
    </file>
    <file fileId="51672">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/8f18c15d4a6d612651da553518f45069.pdf</src>
      <authentication>18b2ed631b002040f836d1b9056dfec3</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="612567">
                  <text>��[o.t. u.o.
ÎBEZIERS

[OV VÍR0'50VLèv!
MAI

BANQUET

EN

L'HONNEUR
ET

DU

1899

DE

SCULPTEUR

Le nouveau livre de Batiste- Bonnet,
dont notre ami Lucien Duc a parlé, dans
le Viro-Soideu, avec tant de finesse et
de sagacité, dans la langue qui convenait,
lou Varlet de Mas, frère cadet de Vido
d'Enfant, et qui ne sera pas le dernier,
ne pouvait manquer d'être fété au Félibrige de Paris. Depuis longtemps, c'était
partie remise ; mais au dernier les bons !
on lui réservait le banquet du mois de
mai. qui clôt ordinairement nos dîners du
mercredi au Café Voltaire, jusqu'au retour
de l'automne, qui rouvre la saison félibréenne.
Ce soir-là, 10 mai, on s'est compté
vingt-quatre à table, ce qui constitue un
beau dîner de famille. Président : M.
Sextius-Michel, près duquel étaient assis
le saint qu'on célébrait, Batisto Bonnet,
et l'auteur de Tarascon par un 'l'arasco un ais. le vaillant sculpteur Amy.
Comme des chevaliers de la table ronde,
qui est ici longue et oblongue, le hasard
avait placé côte à côte ou vis-à-vis, entre
les deux colonnes, un charmant convive
qu'on voit rarement à Paris, notre
confrère, M. Delbergé, de Villeneuvesur-Lot, dont la présence a excité une
vive sympathie ; son compatriote Biers ;
Ulysse Boissier, l'aimable chanteur ; Gourdoux, Gardet, Lucien Duc ; le jeune
sculpteur Jean-Pierre Gras, fils du Capoulié ; MM. de Barruel, Marignan,
Albert Tournier, Roux-Servine, Jules
Troubat, Eugène Garcin, Paul Mariéton,
qui a tenu à venir lever son verre en
l'honneur du Varlet de Mas ; Massip, dont
la voix méridionale et bien timbrée fait
la joie de nos réuuions ; Albin Gras, qui

BAPTISTE

BONNET

AMY

chante si bien li taioun de biàu ; Melehior
Bonnefois, l'excellent interprète de Victor
Hugo.
M. Sextius-Michel avait eu l'heureuse
pensée d'amener trois de ses adjoints du
XVe, dont l'un, M. Chautard, le nouvel
élu du Conseil municipal, est un Avignonnais qui ne tardera pas à devenir félibre.
Le romancier Fernand Lafarguc, de la
Société des Gens de Lettres, et membre
associé du Eélibrige de Paris, s'était fait
un devoir confraternel et d'amitié d'assister à ces agapes littéraires, où les
deux Sociétés se trouvent représentées
par un certain nombre de collègues et
confrères. On l'a félicité de sa récente
nomination de vice-président de la Société des Gens de Lettres.
Maurice Faure, empêché, avait envoyé
au président du banquet la dépêche suivante :
Mon cher Président et ami, à l'heure où vous
fêterez le nouveau succès littéraire de Baptiste
Bonnet, je serai à l'Elysée, où m'appellent des
devoirs politiques, mais mon cœur sera avec
vous au Café Voltaire. Je m'associe bien sincèrement aux hommages que vous rendez à si juste
titre, à ce vaillant félibre parisien, à ce noble
fils de paysan, digne enfant de cette terre provençale, dont il a gardé toute la forte saveur
dans ses œuvres d'une si puissante originalité,
auxquelles la vivante traduction d'Alphonse
Daudet assure une double immortalité. Il a
droit à nos ardentes sympathies, non seulement
comme prosateur et poète, mais encore comme
homme d'action. N'a-t-il pas été, à mes côtés,
l'un des précurseurs et des fondateurs du Félibrige de Paris, dont l'influence a été si féconde
pour le réveil en France des idées de décentralisation littéraire et artistique ?

�Lou

23

Viro-Soulèu

Tel aussi a été le brave sculpteur Amy, qui,
maniant avec non moins de dextérité la plume
que l'ébauchoir, vient de se révéler maître dans
l'art d'écrire sous l'inspiration de l'amour du
pays natal. Zou ! mes amis, un double brinde
et de tumultueux bravos à l'adresse de ces deux
félibres d'élite !
MAURICE FAUEE.

On a beaucoup regretté aussi l'absence
de nos amis Georges Niai et Henri Oddo,
qui se sont fait excuser, ainsi que MM.
de Rouville, Reybaud et Espinasse.
On avait songé a. inviter M. Léon
Daudet, au nom duquel Batiste Bonnet
a lié le sien par tant de témoignages de
reconnaissance et d'amitié. Des devoirs
que l'on comprend ont retenu loin de Paris
le fils de l'immortel auteur de tant de
chefs-d'œuvre, et qui est tout à la gloire
de son père, dont on prépare le monument à Nîmes.
Nous ne pouvons que reproduire le
discours de notre aimé président, M.
Sextius-Michel, et celui qu'y a répondu
le héros de la fête, Batisto Bonnet.

Discours de M. Sextius-Michel

Cher confrère et ami,
Il y a quatre ans, nous célébrions à cette
même place l'apparition et le succès de
votre beau livre Vie d'enfant, le premier
de cette trilogie champêtre que vous consacrez au souvenir et à la glorification de
la terre natale.
Paul Arène était là. Il n'avait pas manqué de venir mêler ses félicitations aux
nôtres, et les paroles que vous adressa, ce
merveilleux écrivain, si peu flatteur d'ordinaire, durent singulièrement remuer votre
cœur de poète et de méridional.
Aujourd'hui, c'est votre second volume :
Le valet de ferme, que nous fêtons ; et ce
banquet, qui réunit encore une fois les
meilleurs d'entre vos amis, nous le donnons non seulement en l'honneur de votre
nouveau succès, mais aussi en mémoire
de l'écrivain illustre qui fut votre premier
admirateur, de celui que, dans votre façon
touchante de l'aimer, vous appeliez votre
baile, votre maître et plus souvent votre
père nourricier, mais que bientôt, dans le
monde des lettres, on appellera le divin
Alphonse Daudet.
Pouvions-nous oublier le culte passionné
que vous aviez pour lui, alors que sur le

premier feuillet de votre livre, vous avez,
avec son nom, gravé ces belles paroles qui
sont comme le frontispice d'un ouvrage
que vous auriez illustré vous-même, afin
de le rendre plus digne de celui à qui
vous le dédiez ?
« Mon baïle, je vous dédie ce livre ; je vous
le dédie morceau par morceau, page par page,
avec toutes les joies, toutes les espérances que
vous me donniez quand vos yeux brillaient au
courant d'une ligne, et que vos mains, pâles,
battaient le papier, toutes frémissantes d'y marquer la véritable expression du mot que vous
traduisiez.
« Je vous le dédie en souvenir des consolations dont votre douce amitié me fut si prodigue,
des jours pleins de lumière et de soleil, des
heures heureuses où, dans la langue de nos
pères, vous abreuviez mon âme aux sources de
l'art, de l'amour, de la poésie, du soleil du
Midi. »
due voilà bien, mon cher Bonnet, des
paroles d'une délicatesse exquise ! Qu'il
faut que vous l'ayez aimé de son vivant,
ce grand et lumineux esprit, pour que sa
mort vous inspire encore d'aussi douces
plaintes, et que, même en ce moment, la
seule pensée de sa grande affection pour
vous, nous le montre à nous-mêmes planant, en quelque sorte, dans cette enceinte,
et venant ajouter un peu de sa propre gloire
à celle que semblent vous promettre des
œuvres comme Vie d'enfant et Le valet de
ferme,
C'est dans ces sentiments, c'est pour associer le fils aux hommages que nous ne
pouvions manquer de rendre ce soir à son
glorieux père, que nous avions convié M.
Léon Daudet à ce banquet où sa place
était marquée à côté de la vôtre. La maladie l'empêchant de se rendre à nos vœux,
nous vous prions de lui en exprimer tous
nos vifs regrets.
Je viens de toucher, mon cher ami, la
corde la plus sensible de votre cœur. Qu'aije à faire de vous louer maintenant ? Qu'aije à dire de plus que ce qu'ont dit le
jeune maître dans sa magnifique préface,
Roux-Servine et Lucien Duc dans les fort
beaux articles que nous avons lus dans la
Cigale et le Viro-Soulèu ?
Rappellerai-je ce que tout le monde sait,
votre jeunesse laborieuse, l'instruction dont
vous venez de faire un si noble usage,
acquise en remplissant vos devoirs de citoyen et de soldat?
Je veux plutôt vous remercier, comme
le feront en eux-mêmes tous ceux qui auront
eu la joie de lire votre admirable livre.

�Lou

Viro-Soulèu

Je veux vous remercier pour avoir fait
revivre en moi tout un passé de jeunesse
et de bonheur.
Je veux vous remercier pour m'avoir
transporté dans ces pays d'aurore et d'azur,
à ce moment de la vie où l'âme se replie
sur elle-même et, plus encore que les
yeux, aime à se tourner vers les horizons
disparus.
Je les avais vues avant vous, ces terres
nourricières « qui balancent à perte de
vue leurs verdoyantes récoltes dans les
rires du soleil. »
Seulement, Malemort était mon Bellegarde, le Pas-des-Lanciers ma Reyranglade,
et mon Rhône, c'était la Durance.
Je les avais vues, ces divines œuvres des
champs qui se terminaient toujours par des
fêtes et des danses où il n'y avait plus ni
maîtres, ni valets de ferme, ni maîtresses
ni servantes, où les rangs et les cœurs se
confondaient dans la sainte communion du
travail.
Je les avais vus, ces fió de la Sant-Jan,
ces entassements de branches de chênes
et de genêts où les vers à soie avaient fini
de tisser leurs cocons, et qu'on allumait
sur la plus haute cime des rochers. On les
vo3'ait de Sénas, d'Orgon, d'Alleins, patrie de notre ami Garcin, et peut-être
même de Lamanon et d'Eyguières.
Et le dépiquage des blés [li cauco) qui
commençait dès le chant du coq, et les
solides gardians, et leurs bons chevaux
camarguais « avec leur crinière éparpillée
de mille fils d'argent, et, le soir, le coucher sur l'aire, sur les pailles amoncelées,
tandis que, dans l'azur immaculé, toute
blanche, la lune semblait sourire aux lassitudes humaines. Tout cela, je l'avais vu,
et, en vous lisant, l'émotion m'en revenait.
Je les avais vus « les petits nuages blancs
qui jouent comme de petits chats, là-haut,
dans la profondeur du ciel. » Ils grossissent de minute en minute; la chaleur devient accablante. Un bruit sourd et prolongé s'entend au loin, et alors, de mon
temps du moins, à voix basse, les paysans
disaient :
« Li nivo charron, lou Vents vai se gasta ! »
(Les nuages parlent, le temps va se gâter !)
Puis les nuages s'étant encore épaissis,
tout d'un coup, dans toute l'étendue du
ciel, la tronade éclatait.
Il nous clouait là, cet orage, — dites-vous
dans votre livre — il nous fouettait le front.
Tu en veux, des éclairs ? Tu en veux du tonnerre ? Tu en veux, de l'eau? — En voilà !...

Puis enfin, quel soulagement, quelle joie quand
l'arc-en-ciel, notre bel arc de soie, encerclait
l'espace de ses brillantes couleurs !
Je m'arrête, due de choses j'aurais encore
à dire ! c'est en foule que se présentent
dans ma pensée, devant mes yeux, en
même temps que mes souvenirs, ces tableaux inimitables dont Léon Daudet ne
parle qu'avec une admiration qu'on est
forcé de partager.
Car votre livre n'est pas seulement un
poème descriptif ou didactique ; ce ne sont
pas les Gèorgiques recommencées ; c'est
eucore moins l'Homme des champs de
Delille ; c'est, dans l'acception la plus large
du mot, une épopée champêtre, unique en
son genre et bien vivante, ayant son commencement, son milieu et sa fin, et se
développant parmi toutes les énergies de
la nature, avec tout ce qui fait la force et
le charme de la vie et aussi avec ce qui
en fait parfois la suprême douleur.
Rien n'y est négligé ; tout y est dans la
convenance de la situation. Aussi, quand
il se rencontre, ou plutôt quand vous nous
décrivez des tableaux où la passion domine
et déborde, vous les inondez de tant de
clartés que ce qu'ils semblent avoir de trop
réel se perd dans l'éblouissante lumière de
l'ensemble.
Allons ! cher grand poète, faites-nous de
nouveaux beaux livres ; attachez de nouvelles étoiles à notre ciel félibréen ; continuez enfin à charmer nos oreilles avec
votre prose aussi belle que les plus belles
poésies, avec tous les mots vivants et parlants de votre vocabulaire, avec ces mots
sonores et doux qui résonnent comme des
clochettes d'argent au milieu d'un troupeau de chèvres.
Et maintenant que nous nous sommes
complus ensemble dans l'amour du nid et
des arbres qui l'abritent, nous rappelant
les superbes paroles de notre très éloquent
ministre de l'Instruction publique, aimons
la forêt tout entière.

Quand les applaudissements ont cessé,
M. Sextius-Michel poursuit en ces termes :
Veuillez m'excuser, mes chers confrères,
si je reprends la parole. Mais un fait nouveau, comme on dit à présent, s'est produit depuis que nous avons décidé la fête
de ce soir.
Un de nos plus distingués confrères, un
sculpteur de très grand talent qui avait

�Lou

24

Viro-Soulèu

déjà fait de fort jolis vers, s'est également
avisé de faire un fort beau livre. Je veux
parler, vous vous en doutez bien, de notre
excellent confrère Anry, et le livre dont
je parle et qui a pour titre : Tarascon par
un tarasconnais, est une petite merveille
littéraire. Il y a là des pages que certainement n'aurait pas désavouées Alphonse Daudet lui-même.
Quand nous avons pensé à le fêter, nous
nous sommes aperçus que notre dîner d'aujourd'hui devait être le dernier avant les
fêtes de Sceaux. Pourquoi retarder plus
longtemps un hommage que nous étions
tous désireux de lui rendre ? C'est pourquoi, je vous demande, mes chers confrères, de vouloir bien aussi lever votre
verre en l'honneur de M. Amy et d'associer son nom à celui de Baptiste Bonnet.
Ce n'est pas banal, n'est-ce pas ? de fêter
ainsi en même temps l'auteur de Tartarin
de Tarascon et l'auteur de Tarascon par
un Tarasconnais.
Je porte aussi la santé de notre confrère
Fernand Lafargue qui vient d'être nommé
vice-président de la Société des gens de
lettres, etje le remercie d'avoir bien voulu
assister au banquet de ce soir.
Je vous demande enfin la permission de
féliciter en même temps M. Chautard qui a
bien voulu m'accompagner à ce banquet
avec deux autres de mes collègues du
XVe arrondissement.
M. Chautard vient d'être élu, à une belle
majorité, conseiller municipal de la ville
de Paris, en remplacement de M. Bassinet,
élu sénateur. C'est aussi un de nos confrères, car il est d'Avignon et, qui plus est,
félibre de cœur. Je porte sa santé en votre
nom à tous.
Et maintenant,
vous la parole.

mon cher

Bonnet, à

Réponse de Baptiste Bonnet

Messiés e car coumpatrioto,
Avèn bèu èstre moudèste, pichot vo
grand, quand ausèn uno voues amigò s'auboura de la feloupo pèr nous lausa don
travai que fasèn, sentèn noste èstre que
se brandusso, nosto fierta se drouviho,
e, mau-grat nàutri, sian empourta, pres
d'amour, esmougu de recounouissènço pèr
l'ome que, coume Sestius Miquèu, nous
parlo emé la counvicioun qu'an li grand

travaiaire plen d'engàubi, e toujour prèste
à nous crida : tu, siés un bon bougre : countùnio, t'acourajaren !
Es pèr dire, car presidènt, coume vòsti
boni paraulo prounounciado emé tant d'afecioun, me soun un avans-goust pèr qu'assaje tourna-mai de bèn planta caviho, perfin
d'aguedre encaro souto mis iue lou meravihous tablèu que m'óufrissès e que coumpararai à-n-uno ravoio oustalado miejournalo, de parènt, de fraire e de cardacho,
vengu de tout caire pèr ié festa l'un d'éli,
de retour de l'armado, o de quauque viage
escalabrous qu'aquest vèn de faire pèr la
glòri de soun pais, en l'ounour de tóuti.
Adounc, merci pèr vous, brave presidènt,
e tambèn merci pèr vàutri, mi jóuinis e
vièis ami. Lou vesès, l'esmoucioun m'asigo
de tóuti sifremin, n'en tramble de pertout ;
mai, se n'en tramble, es que siéu urous ;
es que sente, es que sabe qu'en subre la
grando estimo qu'avès pèr lou gnarro, i'a
l'amiranço, la veneracioun qu'avès toujour
garda pèr lou mèstre escrivan, mouu baile
ama, que, dins soun afougamen d'amo pèr
lou Miejour, a pas desdegna d'auboura jusqu'à-n-éu lou pacan dins Paris.
Aquelo causo tant bello d'un autour que
triounflo dins touto la resplendour de la
glòri, es tant ralo, que noun cregne d'avança qu'es lou premié cop qu'un tal eisèmple
se siegue vist en literaturo.
I'avié qu'un Anfos Daudet, i'avié qu'aquelo
bello amo d'omesus la terro, que pèr soun
engèni, soun grand cor e soun grand sabé
de nosto lengo, pousquèsse, dóu jour au
lendeman, tresfourma ma vidasso ; l'asard
vòu qu'es vàutri, li félibre de Paris, que
me butas vers éu e me durbès sa porto emé
Lis Oulivado que voste cacaraca de ViroSoulèu ié carrejo.
Ah ! lou bèu jour ! Lou vese me counta
coume en reboulissènt avié manda vaigamen lis iue sus aquéu journalet, me dis
sis empressioun d'art, lou soulas qu'esprovo
eitant lèu sus si doulour e coume, tant fa,
tant ba, m'escriéu de veni lou vèire.
Li que dison que sènso la reviéudanço
prouvençalo auriéu pas agu l'ur d'èstre
arremarca d'Anfos Daudet dison uno talonnade
La reneissènço eisistavo dempièi 25 an
que l'ignourave ; es qu'en 1878, alor que rescontre Maurise Faure au grand café di negouciant, qu'aprene à counouisseli Mistrau,
lis Aubanèu, li Fèlis Gras, li Tavan, li Roumaniho; te n'en souvènes, o moun cam-

�Lou

Viro-Soulèu

barado Maurise ? Quant do fes avèn pas
barrula li carriero en cantant li cansoun de
nòsti mèstre, quant de fes t'ai pas acoumpagna souto li fenèstro de ta maireto en
parlant de la foundacioun dóu futur Felibrige parisen ?

countè qu'erias ana lou vèire pèr ié demanda
l'ounour de veni présida vòsti fèsto de
Scèus ; me souvène de tout l'acènt amistous que meteguè dins aquésti paraulo :

Quant de fes, après uno longo escourregudo au través di rejounchoun di quartié retira de Paris, avèn vist emé sa barbasso noste fier escultaire Amy, planta sus
sa bedigano, au mié d'uno carriero, enterin que nàutri dous (o galavard de Maurise !)
anavian desvalisa li pastissié de si pastissoun !

Ah! Marin, lou bèu discours que nous
faguères perdre en aquelo óucasioun !

Ah ! pensavian gaire alor de publica de
libre ! Parla dóu Miejonr e de si pouèto,
furga dins tóuti li rebaladis que li marchand
istalon davans si porto, pèr ié cerca de
libre prouvençau, de medaioun, d'estatuieto
coume lou cambarado Amy sabié lis atrouva,
èro touto nosto ambicioun. Avian que lou
desir de nous vèire, de nous ama, de nous
entretène l'amo dins lou bèu de la vido,
dins l'art, la pouësio e l'amour dóu païs
nadalen.
Se dève à la leituro de Mirèio e de la
Miòugrano la moudificacioun de moun
ourtougràfi, dève encaro mai, coume lou
dise pu naut, à la creacioun de noste ViroSoulèu, que m'a fa counouisse à-n-Anfos
Daudet.
Sènso Daudet, lou dise tau que lou pènse,
auriéu pas escri Vido d'enfant, nimai Lou
varlet de mas.
Es à l'enfluènci de soun amo sus moun
amo, à l'enfluènci de soun cor sus moun
cor, e dins la soulo toco de ié faire plesi,
qu'ai escri aquéli dous voulume. Me fasié
trop de bèn, m'ajudavo trop bèn à viéure,
pèr qu'à moun tour assajèsse pas de ié
faire un pau desóublida lou mau que lou
rousigavo, en ié parlant de la vido vidanto
di mas, di penasso e di joio di quichaire
d'anchoio, di trounado, di eop de vènt,
di grand jour de soulèu, de soun encountrado qu'amavo à la perdudo, lou sabès.
Quant de bèllis ouro se soun pas escoulado à charra di perfum dis amelié e dis
óulivié flouri ; dóu rousseja dis ambricot,
dins li fièio au soulèu, di belicoco, di jinjourlo, di sorbo e di miòugrano entreduberto ! Se d'ama sa lengo mairalo, soun
pars, sis us e si coustumo, fai èstre félibre,
ai pas pòu de declara que Daudet es esta
lou pu grand félibre dóu Miejour ! Res
m'a parla dóu Miejour coume eu .
Me ramentarai long-tèms de l'esclat que
prenguèron sis bèus iue, lou vèspre que me

« Siéu pas estradié, camine mau, mai
acò ié fai rèn, i'anarai. »

Se Leoun Daudet, lou grand fiéu de
moun baile, èro pas 'sta malaut, davans eu,
vous auriéu parla di bèlli felibrejado qu'avèn
fa dins lis andano souloumbrouso de Champrosay ; vous auriéu parla d'aquéii galoio
vesprado, ounte, dins lou calambrun que
s'empaiavo dins la como dis aubre, la voues
tetadouso dóu grand Nimesen nous trasié
l'amo dins lis escandihado souleiouso de
quauco cansoun lengadouciano.
Tout acò vendra au rode coume tant
d'àutri causo. Pèr aro, me rèsto plus qu'à
leva moun vèire en l'ounour dóu Felibrige
parisen : d'aquéu Felibrige, tout de cor,
tout de sang, tout d'amour pèr la reviéudanço ; d'aquéu Felibrige, « jamai las,
jamai rau », pèr celebra la glòri de si mèstre
troubaire ; d'aquéu Felibrige, toujour bon,
toujour pacefi pèr soun grand fraire einat,
que, coume un marrit caràco a toujour
que de reguignado, toujour que de bacèu
chasco fes que soun jouine assajo d'auboura lis iue sus soun eiretage de Y Aima
parens !
Paure cambajoun !
Fraire esmarra, cambarado de lucho, ami
d'eisil, en vous gramaciant encaro uno fes de
tout l'ounour qu'avès vougu me faire, beve
à nòsti bèu vint an d'assouciacioun frairenalo, à soun espandido,à si nouvèu triounfle !

Nous laissons â Batisto Bonnet son
franc-parler ; mais, s'il avait assisté aux
soirées données en l'honneur de Tavan, il
aurait bien vu qu'il n'y a pas antagonisme
entre les félibres de Paris et ceux de
Provence, mais de simples malentendus
qui n'ont pas attendu le congrès de La
Haye pour se dissiper.
Après le tour des orateurs, vint le tour
des poètes, avec les toasts de notre ami
Gourdoux, de Roux-Servine et de Lucien
Duc, qu'on ne trouve jamais sans vers.
Nous les publions ici, à l'exception de
celui de Roux-Servine, qu'on ne nous a
pas remis.

�Lou

20

Brinde
A

Viro-Soulèu

cevenóu

BATISTO

BONXET

Ah ! segu, n'ai legi de proso prouvençalo,
N'ai legi que se po pas mai ;
Mais parieiro à la tiou, coumo elo triounfalo,
Pode dire : jamai !
Nou, jamai n'en veiren pus sano, pus poulido :
Das pus béons atifès, toun saber l'a vestido.
E quaou siés tus, per ansin semena
Perlos, flous e diamans, à nous escaïerna ?
Savèn que lou pan du nourriguè toun efanço,
Savèn que lou varlet, lou bouvié Brisquimi,
De l'escolo pousquè pas prene lou cami ;
Mai Diou t'avié larga la mïouno pitanço :
La que dono à l'esprit la flamo, la bèouta.
Tous libres soun aqui per dire : es verita !
Voui, disou prou qu'en tus la naturo cougavo
E per noste ourguiel preparavo
Uno amo amourouso de tout
Ço qu'amerito lou poutou,
L'amo d'un escrivan digne d'apouteoso ;
Salude en tus, Bounet, lou Mistral de la proso.
A

J.

B.

AMY

E salude aitambé per sa proso en francès
— Car dos lengos gastou pas res
Quand s'agis d'ounoura la pichoto patrio,
Foundamen de la grando, adounc mémo famiho —
Salude l'artiste en renoum
Que pèr soun libre : Tarascoun,
(A lou legi lous bons moumens qu'on passo !)
Coumo literatur metran en bono plaço.
— E Tartarin, diran, es-ti pas daou pe'is ?
L'aoutura respoundn: « sieipamen fier daou nis
De ma vièio ciouta nadalo,
E, pas que d'y pensa, moun amo se regalo ! )&gt;
E nous aoutres diren : Tarascounés, amis,
Poudès à voste tour vous moustra fiers d'Amy !
CÉSAR

GOURDOUX.

En l'ounour de Brisquimi
Pèr lausa Brisquimi, lou prene au desmama :
Lou vese, psr camin, tirassant sa barioto,
E pièi dins li restouble, à pèd descaus, que troto
Pèr ana béure un cop au fiasco bèn serina !
Lou vese mai, davans lou saquet de soun paire,
Reniflant, lou matin, lis anchoio e lou lard,
E de-vèspre, au retour, qu'èro pas en retard
Pèr n'en cura li pocho avans tóuti si fraire.
Lou revese à la vigno, i poudo o vendemiant,
Lou fiéu de Salumé, de la tèndro Berteto,
Que ï'aprenien, autant qu'à sa Catarineto
A Jaque em'à Glaudoun, d'abourri li feiniant.

Pèr deveni lèu orne, èro à la bono escolo :
Tambèn, doutant de rèn, coume sant Benezet,
Lou vaquito, gagnant la jasso de Brounzet,
Cencha pèr lou soulèu s'aubourant sus li colo.
Ah ! sa Vido d'enfant es un pouèmo esquist
Que mostro lou bonur au mié de la famiho ;
Soun libre naturau nous pivello e caviho,
Tant sa mouralo es nauto e soun perfum requist !
Mai, avo, lou veici varlet, noste bèu drôle.
S'es jamai vist de gnarro engaubia coume aquéu ;
Rèn qu'en espinchant faire, apren tout d'esperéu
E s'envai, a-de-rèng, rampli tóuti li rôle.
Encuei, cargo de fen ; deman, cauco de blad ;
Coutrejo, enrego, sego e, se fai pas bugado,
Es que i'a proun autroobro au masdeReiranglado!
Eu ramplaço cadun : de rèn es treboula.
De rèn, mai pas de res, amor que i'a Jouleto,
Chatouno de quinge an, que fai batre soun cor
E que vèn, chasque jour, l'enlusi d'un rai d'or
Emé soun dous sourrire e si dos... cougourleto !
Ah ! d'aquéu Brisquimi, qu'es nascu crespina !
Tenès, regardas-lou, sa tèsto sout la faudo
De l'amigo, e bevènt soun alenado caudo...
Aro, qu'enchau l'araisso? Ah ! boutas, pòu trouna!
*

*

Esquiel d'amour, pacan o travai de la terro,
Batisto retrais tout em'un gàubi natiéu ;
Sa lengo es masclo e drudo ansin qu'en plen estiéu,
Dins li bos soulüumbrous, trachis la planto fùro.

l'a quatre an, festavian dins un parié banquet
Toun proumié libre, aquéu qu'enauro ta famiho ;
Iuei, es pèr celebra li perlo qu'escampiho
Ta plumo artisto, ami, que ligue moun bouquet.
Bèn lèu nous countaras queto man pouderouso
Toun baile ama, Daudet, pourgiguè vers ta man ;
E nautre, en esperant lou libre de deman,
Saludan lou grand mort à l'amo generouso !
LUCIAN

DUC.

M. Delbergé, notre convive de passage,
a fait entendre de magnifiques poésies
de sa composition, qui font de la Muse
gasconne une éternelle sœur de celle de
Provence et entretiennent la tradition
dans la langue de Jasmin.
Je n'énumérerai pas tous les chants et
chansons qui ont suivi ; mais je dois une
mention spéciale au félibre Bonnefoy
Debaïs qui, en quelques phrases élogieuses
pour son ami Bonnet, s'étonnait à bon
droit de ne pas voir le ruban violet à sa
boutonnière et signalait cette lacune au
ministre-cigalier Georges Leygues, si
digne d'apprécier Brisquimi.
Inutile de dire que le menu de ce soirlà était excellent et que le cuisinier du
Café Voltaire semblait s'être surpassé.

�Lou

Viro-Soulèu

VIRO-SOULEIADO
Le 6 mai, a eu lieu, à Sceaux, le mariage de Mlle Emilie Charaire, petite-fille
du maire de la cité de Florian, avec M.
Lucien Milinaire.
Ce jour-là, la ville entière fut en liesse,
et un lunch de 350 couverts suivit la cérémonie religieuse.
« Ce fut un ravissement, lisons-nous
dans 1''Indépendant, que ce lunch somptueux
servi dans une grande salle embaumée de
l'épanouissement des roses et des œillets,
toute baignée de soleil, toute chantante de
rires jeunes et joyeux... L'heure des toasts
venue, les vœux de tous s'élevèrent en un
hymne poétique, vers les jeunes époux et
vers leurs familles heureuses, et une acclamation salua les paroles émues de M. Michel
Charaire. »
Le Felibrige de Paris était représenté à
ce brillant mariage, par son président, M.
Sextius-Michel, qui complimenta gracieusement les époux et qui, le lendemain,
adressa à M. et Mme Emile Charaire, le
galant sonnet ci-dessous :
Vos ombrages ont vu des rois
Qui venaient d'épouser des reines,
Et dont les noces souveraines
Effarouchaient l'oiseau des bois.
C'étaient, sur de beaux palefrois,
Des châtelains, des châtelaines,
Tous avec des mines hautaines ;
Ils étaient élégants, mais froids.

jour, à Port-Royal-des-Champs :
« Son adolescence est gentille, badine,
un peu frondeuse, inquiète de l'amour.
Chez son oncle le chanoine, à Uzès, dans
ce Midi encore espagnol, il fait cette remarque : « Vous savez qu'en ce pays-ci on ne
voit guère d'amour médiocre ; toutes les
passions y sont démesurées. » Peut-être,
ajoute M. Lemaître, se souviendra-t-il de
ces Hermiones et de ces Roxanes à fou-

dans ses créations tragiques.

Jamais tu ne vis, parc antique,
Un cortège plus sympathique
Et des époux plus gracieux.
fête annuelle

Il aurait fallu aller dire à Uzès ce que
M. Jules Lemaître a dit de Racine, l'autre

lard rouge, »
Nous avons donc raison de dire, au Félibrige de Paris, que le Midi est dans tout.
Molière y cueille des Lucette ; Racine, des
Carmen, qu'il transpose et immortalise

Hier, ô fête sans pareille!
C'était Vincent avec Mireille
S'aimant dans la clarté des cieux.

A la veille de notre

Au théâtre antique, par une chaleur de
trente degrés à l'ombre, la transmission
des pouvoirs s'est effectuée avec grandeur.
Le costume sombre bigourdan de Philadelphe, la lauréate septénaire, couronnant
la nouvelle reine, une blonde idéale, toute
grâce et toute beauté, donnait une note
hiératique à la scène, embellie encore par
la beauté sévère et un peu mélancolique
(c'était bien naturel) de Mme Marie GirardGasquet, la reine déposée, dont le discours
a été très goûté.
« Je ne parlerai pas du bal Mireille, ni
du déjeuner offert par la nouvelle reine,
Misé de Chevigné, au Mas de Caboune eu
Camargue. Ce fut merveilleux de tout
point. »

Gramaci i Felihre de Paris
de

Sceaux, le Felibrige de Paris se fait un
devoir d'exprimer toute sa sympathie à la
famille Charaire qui accueille si cordialement chaque année la délégation des féli-

Lou vieiounge a touca
Mai de-lonpo mi vers
Que i'cnlusis luu iront
E 'ntre-tèn dins moun

bres.

Vuei, lis aplaudimen qu'emporte de Paris,
Coume aquélt de-z-Ais cotimtaran dins l'istòrí,
Car dins li dos cicuta, Marieto a fa flòri
E ma cansoun l'adorno en iïòro emperairis.

*

Notre confrère Leopold Constans, correspondant du Félibrige de Paris, résume ainsi
très poétiquement ses impressions sur la
Sainte-Estelle d'Arles :
« Il a été vraiment beau et émouvant ce
banquet dans le cloître de Saint-Trophime,
en présence des quatre reines, trois dont
le règne était fini, et une dont le règne
allait commencer. Jamais le chant de la
Coupe n'avait vibré pareillement.

si i'risoun vouladis,
gardaran la belôri
d'un double rai de glòri
amo un record duradis ;

Au pendis dóu cou tau, à l'oumbro di grand roure
Qu'escoundon Font-Segugno e mounte amede courre,
Bèn souvent clamarai vòsti noum benesi,
Felibre parisen ! e, pèr vostè avenènço,
Vosto tant amistouso e requisto acmènço,
Enca tout csmuugu, vous redise merci !
ANFÓS

TAVAN.

�Lou

28

Viro-Soulèu

Nous apprenons que notre confrère Ch.
M irtin, d'Aix, vient de recevoir les palmes
académiques.
Nos félicitations.

BALZAC

MÉRIDIONAL

Peu s'en est fallu, pour des raisons d'ordre
politique et local, que le centenaire de la
naissance de Balzac ne fût pas célébré à
Tours, qui est pourtant sa ville natale,
comme Chinon, également eu Touraine,
fut celle de Rabelais, comme Besançon a
été celle de Victor Hugo. Pour le grand
poète seulement, le génie des races semble
s'être conformé au hasard de la destinée,
qui le fit naître dans une « vieille ville
espagnole. » La parenté intellectuelle du
génie de Balzac avec celui de Rabelais a
fait depuis longtemps réfléchir ceux qui
remontent des effets aux causes. Tous deux
ont des sources communes. L'esprit méridional de Rabelais ressort assez de son
œuvre, à défaut d'acte d'état civil qui l'authentique. Quant à Balzac, il n'est pas
douteux qu'il ne tînt du Languedoc, par
le côté paternel. Pendant que le Conseil
municipal de Tours rechignait à voter des
fonds pour fêter la venue au monde du
grand romancier dans ses murs, c'eût été
une bonne leçon pour la cité bégueule que
la ville de Mazamet revendiquât hautement
la gloire d'avoir donné le nom de Balzac
à l'écrivain

français

à qui

l'on

doit les

Contes drolatiques et tant d'autres chefsd'œuvre d'humeur gasconne.

FRANCISQUE SARCEY
L'homme le plus populaire du jour vient
de mourir : c'était Francisque Sarcey. On
l'aimait en dépit de lui-même et malgré ses
boutades qui n'épargnaient personne. Le
Felibrige de Paris a perdu en lui un sage
ami, et lui a pardonné quelques coups de
plume qui témoignaient de plus de bonne
humeur que de malveillance. Par sa bonhomie souriante encore que caustique, il
était des nôtres et il n'y aurait pas eu de
bonne fête sans lui. Nous ne l'entendrons
plus acclamer par la foule empressée et

joyeuse au théâtre d'Orange. Son aspect
rude de pachyderme appelait les bravos.
Rien que de le voir sortir à pas lents de
l'Odéon, un soir de première, on était
tenté de crier : Vive Sarcey !
II allait du même pas ferme et assuré
dans nos caravanes felibréénnes, et quand
d'aucuns se plaignaient amèrement de quelque ennui de la halte dans une oasis insuffisamment pourvue, il donnait l'exemple du
stoïcisme et de la gaîté devant les privations et les fatigues d'une marche en avant.
Tout cela pour lui devait faire partie du
programme. C'est par là qu'il se montrait
essentiellement des nôtres.
Il vivait familièrement au milieu de nous,
sans se gêner; et nul ne songeait à s'étonner de le voir vaquer paisiblement à ses
petites affaires en déshabillé antique dans
un couloir d'hôtel, comme un acteur en
tunique, qui se serait cru encore en scène
sur le théâtre d'Orange. 11 prêtait en ces
moments-là au crayon de cet autre Phocéen, Honoré Daumier, qui a si bien illustré les Grecs.
Nous n'avions à revendiquer Sarcey que
comme ami des Félibres. Il eut naguère un
coup de boutoir malheureux à l'égard de
Jasmin, à qui il a fait payer peut-être une
heure de mauvaise humeur de son séjour
de jeunesse à Rodez. Il se rattachait officiellement à nos fêtes du théâtre d'Orange
comme membre de la Commission à qui
est attribué le soin de les organiser. Il s'y
trouvait dans son élément naturel. Le
Temps a dit, au lendemain de sa mort, que
quelque chose de grand disparaissait peutêtre avec lui. A coup sûr, il a rendu à la
critique dramatique le même service que
Diderot à la critique artistique, au XVIIIe
siècle. Il l'a recréée, refondue en lui imposant des limites strictes, en n'en sortant
pas comme certains de ses brillants prédécesseurs, qui couraient après la fleurette.
Sarcey s'en est tenu, dans ses feuilletons
dramatiques, à ne parler que du théâtre. On
était renseigné quand on l'avait lu, et il
dispensait d'y aller voir, autant qu'il en
donnait envie.
Il sera toujours consulté utilement dans
l'avenir, quand il s'agira des choses du
théâtre.

Le Gérant : Marius
PARIS.

JULES

AMY, 249,

— Empremarié felibrenco de Lucian Duc,

55,

TROUBAT.

rue de Vaugirard.

carriero Rousselet.

��LE

MIDI

I.

GASTRONOMIQUE

—

Produits

du

A

PARIS

Midi

CORNA-ULE, 12 rue du Havre
Arrivage de morue à la, brandade, delà Grille de Nîmes, trois Ibis par semaine en hiver
AUG.

Timiiv,

57 Faubourg Poissonnière

Huile de Provence, Vins du Midi, Pois-chiches, Produits des eolonies.
HÉuiAHi), 21, place de la Madeleine

Comestibles du Midi.
II.
CAFÉ-REST'-VOI TAIRE,

—

Cuisine

1, place de l'Odéon

méridionale
Restaurant du

Brandade et bouillabaisse le vendredi
Cassoulet et Aiùli
tiestaurant

LA VENUE,

On trouve

70, boni. Montparnasse

lundi : Cassoulet ; vendredi : bouillabaisse
Restaurant

ROBERT,

GRAN»

U, rue Richelieu, 101

Cassoulet, le lundi
le Cassoulet le mercredi,

et bouillabaisse et brandade le vendredi
Resl ur nt

39, boulev. St-Michel

Cassoulet le jeudi, Bouillabaisse le vendredi

CÉSAR,

boulevard

rv&gt;i«onniôre

»

BRUNEAU,

»

»

»

NoTTA,

»

»

Revues &amp; Journaux intéressant le Felibrige
— Revue Félibréenne, M. Paul Mariéton, directeur, 9, rue Richepanse, Paris.
— Revue des langues romanes, Montpellier.
— Romania, MM. Paul Meyer et Gaston Paris, directeurs; Bouillon, éditeur, Paris,
— Revue de philologie française et provençale, L. Clédal, diree., Bouillon, édit., Paris.
— L'Aiôli, M. de Baroneelli-Javon, directeur, Avignon.
— Lou Felibrige, M. Jean Monné, directeur, 143, rue Breteuil, Marseille.
— Lemouzi, Sernin Santy, directeur, Brive.
— La Sartan, M. Pascal Cros, directeur, Marseille.
— La Teiro d'oc, Bacquié-Fonade, directeur, 7, rue Lakanal, Toulouse.
— La Campana de Magalouna, à Montpellier.
— Lou Calel, Victor Delbergé, directeur, Villeneuve-sur-Lot.
— L'Homme de bronze et le Forum républicain, à Arles.
— La Revue méridionale, Achille Rouquet, directeur, Carcassonne.
— La Province, revue mensuelle. Lucien Duc, directeur, 33, rue Rousselet, Paris.
— Le Mois Cigalier, bulletin mensuel de la Cigale, lb, rue Pestalozzi, Taris.
— Lou Viro-Soulèú, gazette du Felibrige de Paris, 1, place de l'Odéon.
(Il reste encore quelques collections des années 1889 à 1897, au prix de 3 fr. sur papier
ordinaire, et de 5 fr. sur papier de Hollande. — Ecrire au bureau du journal).
— Lou Tresor dóu Felibrige, dictionnaire provençal-français,
Mistral. 2 vol. in-4°, chez Mme Roumanille, en Avignon
— Dictionnaire français-occitanien,

par

Lucien

Piat,

.

2 vol. in-8-,

Hainelin frères, à Montpellier
Imprimerie

LUCIEN

DUC,

par Frédéric
.

120 fr.
chez
2í fr.

55,

rue Rousselet,

Paris.

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
    <file fileId="51673">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c767c175589c9d6b3c9e5cc7f3fe7f69.jpg</src>
      <authentication>2e156c26becc56c2c017c9a1a252c7a7</authentication>
    </file>
    <file fileId="51674">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/bb17def98e67ed2dabfaad4f693f42bd.jpg</src>
      <authentication>47af19b1257f99ce84e97a52fc113a2a</authentication>
    </file>
    <file fileId="51675">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/f8bf8d881fb5220655bf58d5653a7fb0.jpg</src>
      <authentication>a4103ad71c1537c36febf7ccb85936fa</authentication>
    </file>
    <file fileId="51676">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c8d14d6c27a8ccbc9b96b7cb88519797.jpg</src>
      <authentication>f45a38df0ebf339ad4043f08fef9d65c</authentication>
    </file>
    <file fileId="51677">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/f30ab384b17787c76819630ffaa7899e.jpg</src>
      <authentication>e752dd3257fc92931b155d3aa73b78e4</authentication>
    </file>
    <file fileId="51678">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/77933a04f492c3359ea409981f04ec6b.jpg</src>
      <authentication>2ec42a303faa79cd6ad46457346e5301</authentication>
    </file>
    <file fileId="51679">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/55e92df027531f854e44adbf376c23a7.jpg</src>
      <authentication>52c9a22b9122554ddfaff441607495ba</authentication>
    </file>
    <file fileId="51680">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/d0ec596de06ce0981dae9a3a064b63a1.jpg</src>
      <authentication>bd69ab1ac6c2f13f6f3e2471f1e50299</authentication>
    </file>
    <file fileId="51681">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/2b2d88514452b83f1a3cd31a3dda404d.jpg</src>
      <authentication>72a31de49cf1d6107f02c7c9472a3469</authentication>
    </file>
    <file fileId="51682">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/be7ac038eb35ae43a85c3aa8e0ab53ef.jpg</src>
      <authentication>fa72ee981306b3e14cae13ad250e18e9</authentication>
    </file>
    <file fileId="51683">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/311d5ef187cdb87d76a5d99d3977ca31.jpg</src>
      <authentication>d6c0a283aa9877b6fd9dd21176e8653b</authentication>
    </file>
    <file fileId="51684">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/e7b2a426c620b6e81bccfe8110e9105e.jpg</src>
      <authentication>aa5d85272c1919c29ee7f1ce7d4bde70</authentication>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="455375">
            <text>Provençal</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="455376">
            <text>Languedoc-Roussillon</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="715843">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455355">
              <text>Lou Viro-Soulèu : gazette du félibrige de Paris. - Annado 11, [n°05] mai 1899</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455357">
              <text>Félibrige</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455358">
              <text>Lou Viro-Soulèu. - mai 1899</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455359">
              <text>Roux-Servine (1871-1953)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455361">
              <text>empr. felibrenco de Lucian Duc (Paris)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455362">
              <text>1899-05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455363">
              <text>Domaine public/Domeni public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455364">
              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/9d64434e1cd1fcfa899e970e8a2e66d8.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455365">
              <text>http://www.sudoc.fr/127555161</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455366">
              <text>Lou Viro-Soul&amp;egrave;u (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13127"&gt;Acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455367">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455369">
              <text>1 vol. (12 p.)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455368">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455378">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455370">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455371">
              <text>publication en série </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455372">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/13856</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455373">
              <text>FRB340325101_M4_1899_05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455374">
              <text>18..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455377">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455379">
              <text>Michel, Sextius (1825-1906)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455382">
              <text>Bonnet, Batisto (1844-1925)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455383">
              <text>Gourdoux, César (1824-1912)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455417">
              <text>Tavan, Alphonse (1833-1905)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="455418">
              <text>Troubat, Jules (1836-1914)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="115">
          <name>Spatial Coverage</name>
          <description>Spatial characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="455381">
              <text>Paris (France)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="457144">
              <text>2016-10-24 Françoise Bancarel</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="818119">
              <text>Lou Viro-Soulèu. - Annado 11,  [n°05] mai 1899 </text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="823379">
              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, M 4</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="601066">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="601067">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="601068">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="644054">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="876596">
              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="1357">
      <name>Jòcs florals = Jeux floraux</name>
    </tag>
    <tag tagId="2046">
      <name>Poesia=Poésie</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
