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                  <text>��MADAME

DE

RUTE

2s
Viollet-Le-Duc, le restaurateur de Carcassonne et du château de Pierrefonds,
n'aurait pas manqué de mettre, parmi les
preuses, sur quelque cheminée monumentale, s'il avait eu le même travail à
exécuter pour un château féodal du Midi,
— celui des Papes, par exemple, en Avignon, — la fière et imposante beauté de
cette reine des cours d'amour d'autrefois,
que le Félibrige de Paris a le droit et le
devoir de regretter, car elle vint quelquefois présider à ses agapes. Elle était la
sœur, ne l'oublions pas, de l'auteur des
Parpaioun blu, le poète Bonaparte-Wyse,
enfant d'adoption du Midi, auquel il appartenait déjà par son origine princière.
Elle était plutôt italienne par ses prédilections, ses goûts artistiques et littéraires,
et mérita un jour le nom de Muse subalpine, que lui donna Sainte-Beuve. Nous
l'avons connue et franchement aimée, disons-le en vrai troubadour du Midi, qui
ne dissimule pas ses sentiments poétiques.
Dans l'histoire antique de l'humanité, elle
eût été l'héroïne de quelque siège de Troie,
et c'eût été à qui se serait fait tuer pour
la belle Hélène. Près d'elle, nous avons vu
s'égrener tant de prose et de vers, sémillants, fringants, pétillants, émoustillants.
de cet esprit qui était le sien et qu'elle
inspirait, moins que langoureux, et qu'elle
ne pouvait a'empêcher de mettre ellemême partout, dans le moindre billet ! Une
bonne petite méchanceté — de celles qu'on
pardonne — la faisait rire aux éclats, même

quand elle n'était pas d'elle. Elle entendait
fort bien — quoi qu'on en ait dit — la
plaisanterie spirituelle, et y ajoutait. Elle
avait l'aiguillon pour cela. Une caricature,
signée de son nom, représente une coquette, tenant à la main une montre et
disant à un adorateur à genoux devant
elle : « Il est minuit moins un quart, dans
un quart d'heure je vous relève. » Voilà de
ses traits ; — une manière originale et piquante de faire faire le pied de grue ! Les
plus grandes gloires du siècle, ont été à ses
pieds. Celui qui fut pour elle le baron
Stock — et rien de plus — baptisé ainsi
par un illustre parrainage et patronage, et
qui la représentait à ce titre, lui était resté
attaché par les liens d'une confraternelle
amitié qui avait bien quarante ans d'âge,
et salue sa mémoire d'un souvenir reconnaissant.
J. T.
Rappelons que la fille de Mme Rattazzi,
-Isabella-Roma, fut la reine du Félibrige de
Paris qui, lors de son mariage, lui tressa
une guirlande poétique, sous ce titre : La
Couronne d''Isabelle.
Mme de Rute avait conservé les meilleures relations avec les félibres du Voltaire, qu'elle invitait souvent à ses fêtes,
ainsi que le rappelle Lucien Duc dans La
Province, en publiant deux jolis sonnets
dédiés à la grande dame si accueillante
pour les artistes et les écrivains.

�6

Luit

LE

Viro-Soulctt

PARLEMENT

au Félibrige de Paris et à la Cigale
Le Parlement n'est pas mal représenté
par le nombre et par la qualité à la Cigale
et au Félibrige de Paris. M. le Président
de la République fait partie de Ja Cigale :
cela ne veut 'pas dire qu'il en ait jamais
été un membre bien actif, d'autres devoirs
le retenaient ailleurs, mais son nom figure
sur la liste des sociétaires ; — nous lisons
bien des sociétaires, et non pas seulement
des correspondants, — et ce n'est sans
doute pas sans son agrément, comme on
dit : l'agrément est pour nous, ses humbles collègues.
Voici M. Deluns-Montaud, ancien député, ministre plénipotentiaire, à la fois
membre de la Cigale et du Félibrige de
Paris, dont il est l'un des vice-présidents.
En les prenant par ordre alphabétique,
nous relevons les noms de MM. :
Astier, député, associé du Félibrige ;
L. Barthou, ancien Président du Conseil,
député, sociétaire de la Cigale et associé
du Félibrige ;
Antide Boyer, député, associé du Félibrige;
Edmond Caze, député, sociétaire de la
Cigale ;
Ch. Chabert, député, associé du Félibrige ;
Delpech, sénateur, associé du Félibrige;
Desnions, vice-président du Sénat, sociétaire du Félibrige;
Paul Faure, député, associé du Félibrige;
Maurice Faure, vice-président de la
Chambre, titulaire du Félibrige, sociétaire
de la Cigale ;
Clovis Hugues, député, titulaire du Félibrige, sociétaire de la Cigale ;
Louis Jourdan, député, sociétaire de la
Cigale, associé du Félibrige ;
Georges Leygues, député, ministre de
l'Instruction publique et des Beaux-Arts,
sociétaire de la Cigale, associé du Félibrige ;
Odilon-Bariot, député, sociétaire de la
Cigale ;
Peytral, vice-président du Sénat, sociétaire de la Cigale ;
Pourquery de Boisserin, député, sociétaire de la Cigale ;
Maurice Rouvier, Raiberti et Martial Sicard, députés, associés du F'élibrige, ainsi
que M. de Sal, sénateur.

Tous nos vœux pour que la listé se
complète bientôt du nom d'Albert Tournier, vice-président de la Cigale et du Félibrige de Paris, dont un éminent écrivain,
le romancier Emile Pouvillon, si connu par
son attachement au pays natal et languedocien, disait l'autre jour dans La Dépêche
de Toulouse :
« Commissaire général et organisateur des
fêtes qui vont être données sous la double présidence de M. Waldeck-Rousseau et du général André en l'honneur de l'illustre philosophe
(Auguste Comte), Albert Tournier s'emploie
actuellement de tout son cœur à cette œuvre
de glorification suprême. Poètes, sculpteurs,
musiciens, artistes dramatiques, il anime de
son zèle tous ceux qui doivent contribuer à
l'éclat de la cérémonie. J'ai pu le voir, ces
jours derniers, à Paris, tout enfiévré par les
préparatifs de l'inauguration prochaine. Déjà,
il croyait y être ; il me disait les strophes
harmonieuses que le poète Raoul Gineste a
dédiées à la mémoire d'Auguste Comte ;
il crayonnait à sa façon le monument exécuté
parle bon sculpteur Injalbert : ici le buste, là
des figures de symbole : une femme, une mère
allaitant son enfant, la vieille et toujours jeune
humanité, et, plus bas, le prolétariat affranchi :
un ouvrier métallurgiste, assis snr son enclume,
le marteau au repos, et lisant.
« Tournier s'attendrissait en me montrant
cette dernière figure ; il pensait aux artisans
du fer de son pays, aux ouvriers des forges
appaméennes. Fils du peuple comme eux,
bercé comme tous les enfants de l'Ariège au
rythme du marteau, il songeait à l'émancipation
sociale de ses compatriotes, à cet avenir de
progrès par la science dont le positivisme a
posé le principe et inauguré la méthode.
« Et je songeais, à mon tour, qn'Albert Tournier pourrait les aider à réaliser ce rêve.
Homme d'action et de parole, décentralisateur
convaincu, démocrate passionné, personne
mieux que lui n'est digne de porter au Parlement les aspirations de sa race. Il fait mieux
que de la représenter : il la personnifie, »
Injalbert, Raoul Gineste, des noms chers
au Félibrige et à la Cigale ! Quant à Auguste Comte, la ville de Montpellier le
revendique glorieusement, et c'est un Biterrois, le maître Injalbert, qui aura fait
son monument, prochainement inauguré
sur la place de la Sorbonne.

�tou

DE

des

Viro-Soulèu

L'ÉTUDE

Noips

Dans la petite ville qui fut en quelque
sorte ma cité d'adoption, existe une petite
place qu'on appelle Chateaurat. Ce n'est
pas tout à fait vaste comme la place de la
Concorde, mais c'est un peu plus grand
tout de même qu'un mouchoir de poche.
Ce qui n'empêche pas qu'étant enfant,
nous pouvions y prendre nos ébats tout à
notre aise, et y jouer, suivant la saison, à
la toupie, à la marelle ou aux trois sauts,
sans craindre d'entraver la circulation ou
d'être dérangés dans nos jeux par d'interminables files de coupés, d'omnibus, ni
même de bicyclettes.
C'est également sur cette place que,
chaque année, vers le 15 août, on célébrait
la fête patronale, dite Fête des Pompiers,
par des réjouissances publiques dont on
connaît le menu — c'était le même un peu
partout — et dont la décoration, aussi invariable que le retour des saisons ellesmêmes, se composait essentiellement de
mâts reliés entre eux par des guirlandes
dont le buis de nos montagnes constituait
la verdure coutumière.
Du buis ! il y en avait partout, et l'odeur
pénétrante de ce feuillage durait aussi
longtemps que la fête... c'était cette forte
senteur, peut-être, qui grisait nos jeunes
cerveaux, et mettait dans les danses et farandoles de ces jours-là un entrain irrésistible... à moins que ce ne fût l'innocente
limonade gazeuse... ou toute autre cause :
mais peu importe : la griserie était réelle,
et, qui plus est, délicieuse.
Mais je m'aperçois que si je n'ai pas
quitté la place de Chateaurat, je me suis
bien éloigné de ce que je voulais en dire,
et j'y reviens sans plus tarder.

Or donc, le nom de cette place nous
intriguait fortement. D'où diable pouvaitil lui venir? Et les plaisants, qui trouvent
à toute chose une explication d'autant plus

de

Lieux

facile qu'elle est moins réfléchie, disaient
sentencieusement que c'était tout simplement l'enseigne d'une vieille auberge sur
laquelle on voyait un chat poursuivant un
rat, d'où le nom de Chateaurat.
Et les érudits, dont l'érudition n'arrivait
pas à pénétrer cette énigme, hochaient la
tête en se disant : non, ce n'est pas ça.
Mais en attendant, ils ne trouvaient rien.
Et cependant, rien de plus simple... s'ils
eussent pris la peine de tenir compte de
la prononciation patoise. Mais le patois!
fi donc ! Peut-on tenir compte d'un langage qui n'est que du mauvais français, du
français corrompu ?
Car c'est ainsi qu'on jugeait autrefois
nos idiomes locaux, dont l'existence est
antérieure au français, ce qui me paraît
être une raison majeure de ne pas admettre
cette prétendue corruption.
Or, un beau jour, un chercheur — qui
n'était pas du pays, mais qui l'affectionnait
tout particulièrement — se mit en tête de
faire quelques recherches historiques sur
notre petite bourgade : tâche difficile, si
j'en crois ce qui m'a souvent été raconté
dans ma jeunesse, que les archives seigneuriales furent, vers 1789, apportées sur
une civière au milieu de cette même place
de Chateaurat, et y furent brûlées !
Toutefois, en furetant un peu partout,
même dans nos archives nationales, notre
homme fut assez heureux pour découvrir
certains documents, entre autres un plan
très ancien, dont personne n'avait soupçonné l'existence.
C'était le plan très net et très détaillé
de l'ancien château fort qui s'élevait sur
cette place — au XIVe siècle — château
appartenant aux anciens comtes de Vesc.
Il fut livré par trahison, dit-on, aux bandes
de Raymond de Turenne, et entièrement
saccagé... et rasé.
Aussi, dans l'idiome local, fidèle gardien
de la tradition, cette place s'appelle-t-elle
« Chastèuraz », c'est-à-dire château rasé,

�Lou

Viro-Soulèu

et l'orthographe moderne devrait être
« Châteauras &gt;*.
Donc, sans chercher midi à quatorze
heures, si l'on eût tenu compte de l'appellation locale, on aurait eu, tout de suite,
l'intuition du drame dont cette place avait
été le théâtre... et l'on eût suivi cette piste.

J'ai conté un peu trop longuement peutêtre les origines et l'étymologie vraie du
mot de « Ghastèuraz » parce que cette
histoire m'a paru typique en son genre,
comme celle du Pas des lanciers [lou pas
de Tansiè) l'est aussi à un autre point de
vue.
Aussi, de cette constatation, et de quelques autres que j'ai pu faire — et chacun
peut en faire autant en regardant tant soit
peu dans son entourage — est née pour
moi la conviction que l'étude des noms
de lieux, dans chaque contrée, étude dans
laquelle on s'attacherait surtout à rechercher et à conserver l'orthographe que doit
donner la prononciation dans Vidiome
local, serait d'un grand secours pour les
recherches historiques, et ne contribuerait
pas peu à indiquer la direction à donner
à ces recherches.
Non pas que je sois d'avis d'échafauder
immédiatement des hypothèses trop hardies, ou des conjectures trop hasardées,
sur le simple vu d'un mot, quelque significatif qu'il paraisse d'ailleurs : il y faut
encore joindre quelque discernement.
J'ajouterai que le même mot pouvant
se retrouver identiquement le même sur
divers points fort éloignés les uns des autres, dans des localités qui, pour ainsi dire,
s'ignorent mutuellement, et pouvant avoir
dans l'une d'elles un sens historique très
précis, on aurait quelque chance d'être
dans le vrai en lui attribuant le même sens
dans les localités où rien, de prime abord,
ne viendrait justifier cette

interprétation.

Il est enfin une autre observation que je
dois à notre éminent collègue... et maître,
M. Deluns-Montaud, c'est que, généralement, dans les noms propres, noms de
lieux et autres, l'altération de la langue se
fait moins sentir, qu'elle est plus lente à
se produire ; tandis que les termes représentant des objets d'un usage usuel et
général peuvent subir plus aisément — ou
avoir subi — l'influence de l'infiltration
de la langue nationale.
C'est donc un Vocabulaire local que je
voudrais voir se constituer dans chaque
centre tant soit peu important — voire
dans les hameaux — pour recueillir, avant
leur disparition fatale, divers noms de lieux,
quartiers, rivières, montagnes, rues, passages, ruines, etc., tels qu'on les désigne
dans Vidiome local, en s'attachant de
préférence aux désignations les plus anciennes, et en les accompagnant, quand
la chose serait possible, de quelques notes
explicatives, tant au point de vue linguistique qu'au point de vue historique ; ne dûton faire, en cela, que préparer la voie à
des successeurs plus érudits ou plus heureux dans leurs investigations.
On me pardonnera de ne pas entrer
dans le détail : ce serait par trop abuser
de la bienveillance du lecteur.
Je signalerai seulement qu'à la petite
ville dont j'ai parlé on pourrait trouver
des choses intéressantes à dire sur Ici barri,
la crous dbu lume, Tiero dôu deime,
lou chamin de la pesto, lei rouvièrei, etc.
L'histoire et la topographie locales ainsi
interprétées, le passé de nos petites bourgades méridionales nous paraîtrait certainement plus vivant que nous ne le concevons parfois : l'amour de la petite Patrie
ne pourrait qu'y gagner.
N'est-ce pas là, après tout, le but essentiel que poursuit le Félibrige ?
LÉOPOLD

MARCEL.

�Lou Viro-Soulèu

VIRO-SOULEIADO
Echos félibréens

9

artiste Duparc, de l'Odéon, qui a bien
voulu s'en faire le digne et puissant interprète, aux applaudissements de tous.

*
* *
Enfin, la liste des décorations universitaires a paru et nous relevons avec plaisir,
parmi les nouveaux dignitaires, les noms de
notre ami le docteur Jean Bayol, nommé
officier de l'Instruction publique, en même
temps que Mme de Lacroix, qui prêta
maintes fois son concours de musicienne
à nos fêtes félibréennes.
Nos confrères Etienne Bentz, l'architecte
du Vieil *Arles à l'Exposition, Raymond Sudre, sculpteur, et Georges Rimet, dit Jean
Valbrey, ont été nommés officiers d'académie ainsi que M. Tesson, l'aimable trésorier du Bureau de bienfaisance du XVe.
Nous leur adressons à tous nos sincères
félicitations en regrettant que le ministre
ait oublié plusieurs de nos amis des plus
méritants.
Pour n'en citer qu'un, n'est-il pas extraordinaire de voir la boutonnière de Baptiste
Bonnet toujours vierge ? M. Leygues, qui
s'est honoré en attachant le ruban violet
sur la poitrine du chansonnier paysan
Charloun Rieu et qui vient de conférer le
même ruban au brave Jean Laurès... deux
mois après sa mort, hélas ! n'a-t-il donc
jamais ouï parler du savoureux auteur de
Vido d'enfant et du Varlet de mas ? C'est
la rosette que devrait avoir le gnarro de
Bellegarde, un des fondateurs, avec Maurice Faure, du Félibrige de Paris !

Nous regrettons que l'espace exigu et
restreint du Viro-Soulèu ne permette pas
de reproduire les beaux vers de notre collègue et ami Fernand de Rocher, qui ont
obtenu le troisième prix — 100 francs — au
concours de Poésie organisé en l'honneur
de Victor Hugo par les Annales politiques
et littéraires. (Jamais le charmant poète
n'a été mieux inspiré que dans cette ode
magnifique, dont chaque strophe rappelle
les titres du Maître à l'immortelle gloire.
Une soirée du Félibrige de Paris a été
consacrée à l'audition merveilleuse de cette
musique du vers, grande et vaste comme
le sujet, et c'est notre collègue, l'excellent

Le mariage de la Reine du Félibrige a
eu lieu, comme nous l'avons annoncé, le
27 janvier dernier.
A cette occasion, le félibre Antoine
Chansroux avait adressé aux époux le seteu
suivant :
PANTAI DAURA
Dins la niéulo. eilamount, que mai abluiastrido,
A vôstis iuo amourousi
Dóu Bèu, avuei vesès lusi
L'astre dounte nous vèn lou bonur de la vido !
E subran, i rai d'or qu'embandis sa clai'ta,
Vosto draio, di dous constat,
A l'alcn de l'Amour, s'es fruchado e flourido !
A. CHANSROUX.

De son côté, le chantre de Marineto
avait adressé à Mlle de Chevigné ce bouquet poétique, hommage d'un bon félibre
à sa reine :
ANA MARIO-TERÈSO DE CHEVIGNÉ
Rèino dóu Félibrige
la vèio de soun maridage.
I noço de sa soubeirano,
Lou pople, urous, vèn Paclama :
Iéu, trase un bouquet perfuma
I pèd de la Rèino abelano.
Que nosto Estello di sètrai,
Pér l'apara de la tempèsto,
Sèmpre lusigue sur sa tèsto,
Moustrant lou Bèu e lou Verai !
Que, sus li draio de la vido,
Jamai rescontre que de flour,
E que, sout l'alo de l'Amour,
Longo-mai rèste, benesido !
LUCIAN

■

•

*

*

DUC.

*

Et, puisque nous en sommes aux épithalames, voici encore les vers envoyés
par le même félibre au majorai de Quarante,
pour
fille :

le

Libre nouvial

de

sa

seconde

�Lou

10

Viro-Soutèu

A CAM1HE LAFORGUE
après lou inaridage de sa segoundo chato.

As marida ti chato cmé dous gentilome ;
Roso a pres mi viscomte e Mario un baroun :
Un frountau de noublcsso, ai'o, cencho toun noum
E se pou dire ansin que siés un urous ome.
Mai ta noublesso, à tu, la portes dins lou cor :
Es dins toun atecioun pèr ta gènto famiho,
Dins toun amour de l'Art e de la Pouësio
Qu'enlusisson ta vido emé si bèu rai d'or.

rétablissement, qui nous permettra de jouir
de la présence de notre vénéré président
à nos séances hebdomadaires du Café Voltaire.
*

Depuis la publication de la liste des Sociétaires, le Félibrige de Paris a reçu comme
membres associés :
MM. Louis Sausse, 6, villa Brune.
— le Dr Delaage, 28, rue Truffaut,

h. D.

Notre vice-président Albert Tournier se
prépare à écrire la préface des Souleiado,
dont il a été chargé par la Société, et qui
ne sera autre chose que l'historique du
Félibrige de Paris.
Il veut s'attacher à mettre en relief tout
ce qui touche à la fondation du Félibrige
parisien et à ses rapports fraternels avec le
Félibrige méridional, et il a pensé que
nombre de lettres de félibres de marque lui seraient très utiles à ce point de
vue. Il serait donc reconnaissant à ceux
de nos lecteurs qui posséderaient des lettres
de majoraux concernant notre Association
— soit à l'occasion de ses manifestations
littéraires et artistiques, soit simplement
au sujet des œuvres de ses membres —
de vouloir bien les lui communiquer.
Prière d'adresser les envois (autographes
ou copies) 8, rue de Condé, pour que
tous les documents y soient centralises
d'ici au ie' mai.

Nous rappelons aux poètes et aux écrivains de langue d'Oc que le concours littéraire et artistique organisé par le Félibrige
de Paris sera clos le 15 mai prochain, et
que les manuscrits doivent être adressés
à M. Sextius-Michel, président de la Société, 54 bis, rue Violet.

Et puisque nous avons prononcé le nom
du sympathique maire du XVe arrondissement de Paris, dont la santé a été ébranlée
ces derniers temps, qu'il nous soit permis
d'exprimer ici les vœux bien sincères que
tous les félibres forment pour son complet

M. Deluns-Montaud a annoncé mercredi
aux félibres que l'ode de notre ami Joseph
Loubet aux Ecoliers de Wreschen avait
produit une profonde impression en Pologne, et que plusieurs organes importants
l'avaient reproduite, entre autres la Revue
polonaise. Cela montre que les poètes font
souvent œuvre plus utile que ceux qui les
dénigrent.
*

La question des dialectes provinciaux a
été soulevée à la Chambre, à propos de la
discussion du Rapport de notre ami Maurice Faure sur l'Enseignement.
Le vaillant député de la Drôme n'a pas
manqué d'affirmer, dans ce document, son
amour du terroir et de sa langue, en même
temps que ses sentiments décentralisateurs.
Il y a constaté, au sein des Universités
régionales, « une tendance nettement accusée, non seulement à adapter leur enseignement aux besoins scientifiques industriels et régionaux, mais encore à mettre
en relief, sous des aspects très ignorés,
tout le passé de notre pays, toutes les originalités de nos départements, tout le rare
trésor de nos vieux dialectes, en étudiant,
dans les documents dont nos archives locales abondent, l'histoire trop longtemps
négligée de nos diverses provinces et leur
rôle particulier dans la formation de notre
nationalité. Faire connaître et apprécier les
hommes dignes de mémoire qui ont contribué, même obscurément, à préparer la
France moderne en apportant à l'œuvre
de l'unité nationale leur génie propre et
ces qualités natives diverses, auxquelles
notre pays doit tant de variété et de charme,
n'est-ce pas le meilleur et le plus sûr moyen
de faire aimer la patrie elle-même ? »

�Lou

V iro-Soulèu

Et M. l'abbé Lemire, après avoir cité
ce passage à la tribune, a ajouté:
« Je sais qu'en m'adressant à M. le Rapporteur, je parle à un ami des Félibres.
« Eh bien, ce qu'il demande pour sa
province, pour toutes ses chères provinces
du Midi, je le demanderai pour les autres
et au même titre. Je demanderai que l'instituteur venant en Bretagne, en Flandre,
ne se présente pas comme l'adversaire de
l'idiome local, mais comme un homme de
tact et de sagesse qui sait le respecter et
l'utiliser. Il mènera doucement l'enfant du
connu à l'inconnu et, sans dénigrer les
mots qu'il a recueillis dans la rue ou au
foyer, il lui fera comprendre et parler les
vocables sacrés de la patrie française. Cet
enfant, de la sorte, parlera deux langues. »
On voit que l'idée

félibréenne

fait du

chemin.

Bibliographie
LES

ŒUVRES

FÉLIBRÉENNES

La seconde vie du Docteur Albin
par RAOUL GINESTE (I)
Notre ami Raoul Gineste n'est pas seulement le poète des Chattes et chats (les
dames d'abord), — après Moncrif (celui
qu'on appela {'historiogriffe des chats) et
Champfleury, qui n'ont écrit sur eux qu'en
prose, — après même Baudelaire, qui ne
leur a consacré qu'un admirable sonnet.
Raoul Gineste les a chantés en un poème
humoristique ; mais son observation s'est
portée depuis sur un monde infiniment
plus malin et plus compliqué, qu'il a pris
le temps d'étudier et de bien connaître ; et
comme le littérateur est doublé en lui d'un
savant, qu'il sait ce dont il parle, il nous
donne aujourd'hui, sans avoir l'air d'y toucher, un roman plein d'humour et de
satire : La seconde vie du docteur Albin.
L'analyser serait le déflorer, et, outre
que l'espace nous est ménagé, il faut lais(i) Un vol, gr. in-iS, Paris, librairie des
Mathurins, rue des Mathurins, 59.

ser au lecteur la surprise de l'imprévu qui
attend à chaque tournant du calvaire un
infortuné homme de génie, doué de trop
de conscience et d'imagination, et tombé
par sa faute, par sa propre volonté, des
sommets où le privilège est tout, au fin
fond des abîmes et des enfers sociaux,
que l'auteur décrit de main de maître. 11
y aurait là une page instructive et édificatrice à détacher sur les mille petites industries de ces pauvres diables, que le
hasard de la naissance, la malchance, les
vices ou les infirmités, et toujours l'inéluctable misère réduisent au rang de ont law.
Raoul Gineste n'a pas voulu faire concurrence aux Misérables ; mais il a créé un
type de plus, qui s'ajoute au Thomas
Vireloque, de Gavarni ; un Gil Blas moderne, qui prend place à côté du Chiffonnier de Paris et du Diogène, trop oublié
aujourd'hui, de Félix Pyat. Ce Diogène
est un chef-d'œuvre, et le docteur Albin,
de Raoul Gineste, a avec lui cette analogie que c'est encore la femme qui le tire
de l'abîme ; mais quelle femme ! une
Aspasie de nuit et de boulevard, capable
et susceptible de rédemption ; car il y a
une doctrine de réhabilitation dans ce roman plus social que socialiste, où Pamour
chante son éternelle chanson et console
les affligés.
Le type du docteur Albin mériterait
d'être mis à la scène.
J. T.

Nous avons à signaler deux autres petits
ouvrages en langue provençale : Un liame
de cantico, du félibre Maurice Girard, de
Vallauris, sans prétention littéraire, mais
exprimant, dans la note simple qui convient à ce genre, les sentiments de foi de
la population valauriano. C'est en souvenir de sa sœur. « qu'es emé Diéu », que
le poète a publié ce petit recueil, et l'on
sent que le vieux marin est en communion d'idées avec les bonnes âmes qui
chantent ses cantiques. Une simple strophe
d'un Nouvè en donnera le ton :
Aperalin, dintre l'Asio,
Au vilage de Betelèn,
Vuei, vèu de naisse lou Messio
Dins un estable, sus lou fen :
D'un biòu, d'un ai chanjo l'alen
En ambrousio,
E tout ispiro à si coustat
L'umilita.

�Lou

ti

Viro-Soulèu

Salut aux hommes de conviction ! surtout
lorsqu'ils sont doublés, comme Maurice
Girard, d'un cœur excellent et généreux.

Le deuxième ouvrage paru depuis peu
est encore dans la note religieuse : c'est
un mystère en cinq actes, en vers : Lei
Rèi màgi, du chanoine Bourges, d'Aix-enProvence, dont il a été question, ces derniers temps, à propos de vacances épiscopales.
Et justement, à propos de sa nouvelle
pastorale, le maître Frédéric Mistral vient
d'écrire à l'auteur une lettre publiée par
La Province de Lucien Duc, et le déclarant digne de la mitre.
Ce serait un honneur pour le Félibrige
de voir un de sej membres militants, comme
le chanoine Bourges, investi des fonctions
de l'épiscopat, et nous faisons des vœux
pour le succès de cette candidature.

une véritable mine de documents littéraires, les Mémoires d'un commis libraire
et les très intéressants Souvenirs de la
Bibliothèque du Palais de Compiegne et
félicitons Jules Troubat de rester fidèle à
la Littérature pure, à une époque où le
feuilleton seul semble avoir les préférences
du public.
L. D.
*

»

Les Medaioun felibreii, du

maître en

Gai-Savoir Lucien Duc, si impatiemment
attendus par les Félibres parisiens, dont la
plupart s'y trouvent pourtraicturés, comme
on disait au bon vieux temps, ou tout au
moins cités, en même temps que de nombreux félibres

du Midi, verront enfin le

jour très prochainement.
Sur le conseil de l'éminent de

Berluc-

Perussis, le poète a ajouté à sa galerie de
portraits un intéressant tableau des Ecoles
des diverses

Maintenances, en sorte que

son livre indiquera les centres d'action félibréenne et

donnera vraiment la physio-

nomie générale du Félibrige.
De nombreux portraits à la plume de nos
Notre dévoué vice-président Jules Troubat, si ponctuel et si exact à toutes les

peintres Bénoni Auran,

séances du Voltaire, vient de publier chez
Calmann-Lévy, éditeurs, 3, rue Auber, un
recueil d'articles embrassant des sujets divers, sous ce titre bien modeste : Essais
critiques.

orneront le volume, ainsi que des culs-de-

Notre ami fait montre, là, de son érudition coutumière, et sa critique, jamais
acerbe et toujours bienveillante, nous ouvre des horizons philosophiques dans la
contemplation desquels se complaît l'ancien secrétaire du prince des critiques.
C'est toute une époque qui revit dans
ces pages, avec Champfleury, Monselet,
les Idéologues d'Auteuil et l'histoire de la
Littérature sous le second Empire et la
troisième République.
En remontant plus loin, nous y trouvons
les figures de Roucher, de Hoche, de
Marceau, de Cambronne et de Vadier, à
côté de celles de J.-J. Rousseau et de
Condorcet.
Signalons enfin dans ce volume, qui est

lampe

et

une

d'amateur de

Louis

couverture dus au
M.

etc.,
talent

Gabriel Duc, frère du

chantre de Marineto.
La souscription

reste

ouverte jusqu'au

30 avril, dernier délai, aux conditions suivantes :
L'ouvrage sur papier teinté : 3 fr. 50
—

—

—

—

—

—

couleur: 4 fr. 50
japon : 6 fr.

et tout souscripteur à deux exemplaires en
recevra un troisième à titre gracieux, avec
dédicace de l'auteur.
Nous engageons nos confrères à propager cet ouvrage, qui sera véritablement le
Livre d'or de notre association et le complément des Souleiado.
On souscrit en
poste à

M.

adressant un

Lucien

Duc,

125,

mandatrue

du

Cherche-Midi, à Paris, nouvelle adresse de
l'imprimeur des félibres.

Le Gérant: Màrius

PARIS.

Cornillon,

Prat, Roux-Renard, Wagner-Robier,

AMY,

249, rue de Vaugirard.

— Empremarié felibrenco de Lucian Duc e Cie, 55, carriero Rousselet

C.I.D.O.
8ÊZIERS

�Revues &amp; Journaux intéressant le Félibrige

Bévue Félibréenne, M. Paul Mariélon, directeur, 9, rue Riehepanse, Paris.
—
—
—
——

Revue des langues romanes, Montpellier.
Romania, MM. Paul Meyer et Gaston Paris, directeurs ; Bouillon, éditeur, Paris,
Revue de philologie française et provençale, L. Clédai, direc, Bouillon, édit., Paris.
Lou Félibrige, M. Jean Monné, directeur, 143, rue Bretenil, Marseille.
Lemouzi, Sernin Santy, directeur, 8, rue de la République, à Saint-Etienne.

—
—
—
—
—
—
—

La Sarlan, M. Pascal Cros, directeur, Marseille.
La Terro d'oc, A. Sourreil, directeur, 15, rue Deniert-Roehéreau, Toulouse.
La Campaâa de Magalouna, 33, rue de l'Aiguillerie, à Montpellier.
Lou Calel, Victor Delbergé, directeur, Villeneuve-sur-Lot.
L'Homme de. bronze et le Forum républicain, à Arles.
1M Revue méridionale, Achille Uouquet, directeur, Carcassonne.
La Province, revue mensuelle, 25e année. Lucien Duc, direct., 35, r. Rousselet, Paris.

— La Cigale, bulletin mensuel de la Cigale, 16, rue Pestalozzi, Paris.
— Lou Viro-Soulèu, gazette du Félibrige de Paris, 1, place de l'Odéon.
Jl\ reste encore quelques collections des années 1889 à 1901 (saut l'année 1892), au prix
de 3 fr. sur papier ordinaire, et de 5 fr. sur papier de Hollande. — Ecrire au bureau
du journal ou à l'imprimeur, 35, rue Rousselet).

Ouvrages
Lou Tresor dóu Félibrige, dictionnaire provençal-français, par Frédéric
Mistral. 2 vol. in-i°, chez Mme Roumanille, en Avignon . .
120 fr.
Dictionnaire français-occitanien, par Lucien Piat, 2 vol. in-8-, chez
Hamelin frères, à Montpellier
24 fr.
Long dóu Rose e de la Mar, poésies de Sextius-Michol.. . .
3 fr. 50
La petite Patrie, discours et documents, par Sextius-Michel .
.
3 fr. 50
Vido d'enfant et Lou Varlet de Mas, par Balisto Bonnet, 2 vol.
7 fr.
Marineto, poème de Lucien Duc, avec illustrations
&amp; fr.
Li sèt rai de moun estello, poésies de Lucien Duc
2 fr.
Tarascon par un Tarasconnais, par J.-B. Amy
3 fr.

En souscription :
LI SOULEIADO, œuvres choisies des Félibres de Paris, un vol. in-8 raisin
Sur papier teinté ou simili-japon

o (r.
7 50

MEDAIOUN FELIBREN, sonnets provençaux de LUCIEN DUC, peignant les principaux félibres de Paris et de Provence, avec portraits à la plume par Bénoni
Auran, Cornillon, Louis Prat. Houx-Renard, Wagner-Robier, etc.
Un volume sur vélin . . 3 fr. 50
—
—
— Japon . . 6 fr.

�LE

MIDI GASTRONOMIQUE

I.

—

Produits

A

PARIS

du Midi

CORNAILLE, 12 rue du Havre
Arrivage de morue à la brandade, de la Grille de Nîmes, trois fois par semaine en hiver
AUG. TURIN, 57 Faubourg Poissonnière
Huile do Provence, Vins du Midi, Pois-chiehes, Produits des colonies.
HÉWARI), 2i, place de la Madeleine
Comestibles du Midi.
FRÉDÉRIC VIAU, 36, rue Vaneau
Huiles, pois chiches, olives, Miel de Provence, etc.

II.

—

Cuisine

1, place de l'Odéon
Brandade et bouillabaisse le vendredi
Cassoulel et Àiòli
Restaurant LAVENUE,70, boul. Montparnasse
lundi : -Cassoulet ; vendredi : bouillabaisse
Restaurant ROBERT, 39, boulev. St-Michel
Cassoulet le jeudi, Bouillabaisse le vendredi

CAFÉ-REST1 VOLTAIRE,

Imprimerie

LUCIFN DUC

méridionale

Restaurant du GRAND U, rue Richelieu, 101
Cassoulet, le lundi
On trouve le Cassoulet le mercredi,
et bouillabaisse et brandade le vendredi
Restaurant CÉSAR, boulevard Poissonnière
»

BRUNEAU,

»

»

»

NOTTA,

»

»

et Cie, 35, rue Rousselet, Paris.

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          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
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              <text>Licence ouverte</text>
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          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
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              <text>Duc, Lucien (1849-1915)</text>
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              <text>Marcel, Léopold</text>
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              <text>Troubat, Jules (1836-1914)</text>
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          <name>Spatial Coverage</name>
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              <text>Paris (France)</text>
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          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
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              <text>2016-10-24 Françoise Bancarel</text>
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          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
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              <text>Lou Viro-Soulèu. - Annado 14,  [n°02-03] février-mars 1902 </text>
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          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
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              <text>Mediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, M 4</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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      <name>Jòcs florals = Jeux floraux</name>
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      <name>Poesia=Poésie</name>
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