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                  <text>FICHE TYPE D'INVENTAIRE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL DE LA FRANCE

Géants, animaux fantastiques et dragons processionnels :
Animaux-totems du Sud de France

Les Fêtes de la Tarasque
et l'animal totémique :
La Tarasque de Tarascon

La Tarasque de Tarascon © Marie Gaspa

�Présentation sommaire
Identification :
Les Fêtes de la Tarasque durent 4 jours et se déroulent chaque année le dernier weekend de juin. Elles sont l’occasion de la Course de la Tarasque, son animal totémique qui
surgit et fait trépigner d’impatience et trembler de peur petits et grands. Tous, tarasconnais
et gens venus d’ailleurs y viennent pour assister à la course endiablée de la Tarasque.
Les fêtes de la Tarasque célèbrent ainsi à la fois Ste Marthe et la Tarasque qu’elle terras sa, mais aussi plus récemment Alphonse Daudet et son héros Tartarin de Tarascon.
Ce sont aussi l’occasion pour les traditions de la culture camarguaise de s’exprimer.
En effet les Manades de Tarascon et des alentours y donnent à voir Courses Camar guaises, Abrivadas ou Encierros de Taureaux dans les Arènes de la ville ou sur la place
des campements thématiques aux pieds du château de Tarascon, sur les berges du
Rhône.

Personne(s) rencontrée(s) :
M. Guiot Christian, Président de l’association Les Chevaliers de la Tarasque, abbé 1 de
l’équipe des Tarascaïres.

Localisation (région, département, municipalité) :
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Département Bouches-du-Rhône (13), Commune de
Tarascon.

Indexation :
Pratiques festives ; géants, animaux fantastiques et dragons processionnels ; animauxtotems des fêtes du Sud de France; la fête de la Tarasca et l'animal totémique La Tarasca
de Tarascon.

Vidéos et diaporamas :
www.occitanica.eu
1L’abbé est à la tête de l’équipe des Tarascaïres

�Identification et localisation
Nom et rôle et/ou fonction de la personne rencontrée :
M. Guiot Christian, Président de l’association Les Chevaliers de la Tarasque. Il est aussi
depuis 30 ans le meneur de la Tarasque et des Tarascaïres .

Municipalité, vallée, pays, communauté de communes, lieu-dit... :
Mairie de Tarascon 12 Rue de Lolly
13150 Tarascon
04 90 97 16 68
http://www.tarascon.fr/

Autres structures et associations :
Association des Chevaliers de la Tarasque
Président M. GUIOT Christian
ZI du Roubian 16 rue des Charpentiers
13150 TARASCON
Mail: latarasque@laposte.net

La Tarasque de Tarascon et les Tarascaïres © Marie Gaspa

�Description
Le dernier week-end de juin à Tarascon se déroule les fêtes de la Tarasque.
Le public venu de Tarascon et des villages environnants est nombreux à l'occasion de ces
quatre journées de fêtes. Tous sont venus assister à une série de défilés où de nombreux
groupes de Tarascon ou d’ailleurs sont conviés.
Au milieu de la fête trône la Tarasque. Elle court, chahute et bouscule les passants.
Cette année les fêtes de la Tarasque 2014 célèbrent la Libération de 1944.
Effectivement chaque année depuis les années 2000 lors des fêtes de la Tarasque une
thématique est donnée, à laquelle s'intègre l'animal et ses chevaliers.

La Tarasque lors des fêtes de la Tarasque 2014 © Marie Gaspa

Déroulement chronologique :
En amont :
Les fêtes de la Tarasque sont organisées par la Ville de Tarascon en partenariat avec les
commerçants, les artisans et les associations locales.
On peut citer entre autres : « Les Chevaliers de la Tarasque et La Suite de Tartarin », le
groupe de danseurs folklorique de Tarascon et leurs musiciens comme « La Ribambello
de Taratarin » ou la « Souca Tarascounenco »…
Un système de bodéga est également mis en place par les associations et clubs sportifs
comme Le Tennis club , le Rugby Club, Le Football Club/Olympique des Vétérans, Basket
Club et Fadadecuba.
Les associations se partagent les tâches, certaines participerons uniquement au défilé,
d’autres se chargeront des buvettes et de la restauration durant toute la durée des festivi tés.
La mairie organise la programmation musicale, les animations nocturnes et la logistique
de la fête.
De leur côté les Tarascaïres se réunissent en amont pour s’entraîner à faire courir la
Tarasque.

�Pendant la fête de la Tarasque :
Les festivités se sont déroulées sous la bannière étoilée, la thématique de l’année était la
Libération et le débarquement des Américains, du Jeudi 26 Juin 2014 au lundi 30 Juin
2014 : Les Fêtes de la Tarasque 2014 célèbrent la Libération de 1944. C'est à partir de
cette thématique que la programmation sera mise en place.

Campement US aux pieds du château, le long des berges du Rhône nommé Tartarin Plage
© Marie Gaspa
On peut aussi lire dans la programmation:« Le 24 août 1944 à 22h, les chars de
l’escadron Baulny arrivent. La cité de Tarascon est libérée. Cette soirée restera à jamais
gravée dans les mémoires des Tarasconnais.“
On a donc put y voir se côtoyer Tartarin de Tarascon 2 et les GI américains.

Un Tarascaïre ayant emprunté un casque de l’armée américaine © Marie Gaspa

2Le personnage d’Alfonse Daudet est également présent aux Fêtes de la Tarasque, incarné par un membre de
l’association « Tartarin et sa suite »

�Description de l’événement :
Cette description va porter plus exactement sur les rituels au sein des Fêtes de la Ta rasques concernant la Tarasque et ses Chevaliers. C'est-à-dire les deux temps forts de la
bénédiction suivi de la Rocia de la Tarasque 3 et des courses de la Tarasque.
La Bénédiction de la Tarasque ce fait le vendredi à l’Église Saint Michel de Frigoulet.
Elle se faisait jadis à Tarascon mais le curé actuel ne souhaitant pas prendre part au rituel,
les équipes et la municipalité ont trouvé un prêtre acceptant de bénir la Tarasque, celui de
l’Abbaye St-Michel de Frigoulet.
Pour s’y rendre, une marche part à 8h le matin depuis le Jardin des plantes de Tarascon,
les marcheurs réunis pour l’occasion empruntent le chemin de la Montagnette.
Pendant ce temps la Tarasque est portée sur une remorque jusqu’à l’Abbaye (le dénivelé
sur 7 km ne permettant pas de s’y rendre en la poussant).

Vitrail de l’Oculus Central de l’église Sainte Marthe, représentant la sainte écrasant sous son pied la
Tarasque © Marie Gaspa

La Tarasque accueille donc l’arrivée des marcheurs et ils font ensemble, en procession,
les derniers mètres jusqu’au lieu où les accueillent les Pères Prémontés.
Puis le Révérendissime Père Abbé de St-Michel-de-Frigolet procède à la Bénédiction de la
Tarasque, des marcheurs et de personnes venues avec leurs animaux 4.
Cette bénédiction marque l’ouverture des fêtes et c’est l’occasion de souhaiter à tous de
belles fêtes sur la place devant St Michel de Frigolet.
La Tarasque effectue ensuite une course jusqu’au lieu de l‘apéritif offert par la municipalité
et du repas convivial « tiré du sac ».
Après le repas la Tarasque repart, de nouveau sur une remorque, accompagnée de
véhicules de l'armée américaine en lien avec la libération et le débarquement de 1944.
Une longue procession fait le tour du canton. Ce tour passe par la place Boulbon, St
Pierre de Mézouargues, revient sur la route de Mas Blanc, St Etienne du Grès , quartier
de Lançac et arrive à Tarascon.
3 Le tour du canton pour annoncer le début des fêtes avec des véhicules d’époque.
4; Lors de cette bénédiction le curé peut bénir les animaux domestiques, ainsi certains amènent leur animal de
compagnie pour la bénédiction.

�Toute cette parade a pour fonction d'annoncer les fêtes de la Tarasque dans tout le canton
et d'attirer les chalands.
Sur chaque lieu Tartarin de Tarascon 5, juché sur une voiture ancienne, tire quelques coups
de fusils. Cette grande caravane de véhicules anciens et de personnages costumés
annoncent les festivités à venir et donne le ton et le thème de l’année.
Le Samedi
Le personnage de Tartarin de Tarascon est arrivé après-guerre. Il apparaît entouré de
personnages costumés qui font partie de l’association « la Suite de Tartarin ». Ils animent
le défilé du samedi muni de fusil, ils tirent en l’air à la poudre noire, ou prennent pour cible
des chapeaux . Ces chapeaux sont „empruntés“ au public ou à d’autres membres du
défilé, ils les jettent en l’air et tirent dessus à la volée.
On voit aussi défiler le samedi, les groupes folkloriques tarasconnais, danseurs en
costumes traditionnels provençaux et musiciens.
On peut aussi y trouver des groupes invités pour l’occasion en fonction du thème de
l’année. Par exemple en 2014, parmi les groupes invités, on a pu entendre des musiciens
écossais, voir défiler des jeeps et autres véhicules datant de la Libération, et assister à
une reconstitution d’un débarquement sur les berges du Rhône.
Certaines années il y a eu jusqu’à 1000 à 1200 personnes sur le défilé où les premiers qui
ouvraient le défilé arrivaient à la caserne lorsque les derniers n’étaient pas encore partit.
Les costumes appartiennent aux groupes qui sont programmés ce jour là, s’y ajoutent les
gens de Tarascon qui font des chars et viennent avec leurs charrettes et leurs chevaux et
toute la famille costumée à l’ancienne.
Les 3 Courses de la Tarasque :
Le samedi on assiste à une première course de la Tarasque à travers la ville.
Les deux autres courses se déroulent le dimanche : une le matin à partir de 11h pour
l’arrivée de Tartarin, et une l’après-midi à partir de 15h30.
La journée essentielle pour la Tarasque est donc le dimanche, c’est là que l'on assiste à
toute la force sauvage du totem.
La Tarasque se place dans le défilé pour le départ, se faisant un malin plaisir à dépasser
les groupes qui la précèdent, pour mieux revenir sur ses pas et se retrouver deux groupes
plus loin que sa position initiale.
Elle effectue ses courses en faisant des allers-retours et des demi-tours spectaculaires.
La Tarasque rebrousse chemin sans arrêt et cela pour le plus grand plaisir du public venu
nombreux assisté au passage du défilé. Ainsi elle passe et repasse plusieurs fois devant
le public qui peut alors profiter de sa course.
Le défilé part de Tartarin plage (aux pieds du Château) et se termine à la caserne où tout
les participants du défilé, locaux, artistes et groupes invités se rejoignent pour manger
ensemble.
L’après-midi c’est un nouveau départ, cette fois ci de la Caserne.
La Tarasque attend patiemment le départ, mais une fois lâchée elle ne restera pas une
seule minute en place.
5Le Personnage d’Alphonse Daudet incarné par un membre de l’Association « Tartarin et sa suite »

�Cette attente avant le départ de l’après-midi est également l’occasion pour les enfants
d’approcher la bête encore calme et immobile. C’est aussi le moment de jouer un tour aux
jeunes femmes voulant se faire prendre en photo avec la Tarasque. Le temps de poser
avec la Tarasque et les voilà sur la tête de la bête. 6
Auparavant on pouvait assister à divers autour de la Tarasque lors de ces défilés comme
le jeu de l’Esturgeon qui consistait à jeter de l’eau aux gens.
Les jeux du cordeau consistaient à partir en Farandole entre les gens munis d’une ficelle
qui était ensuite tirée pour faire tomber les gens.

Fête de la Tarasque en 1861, d’après les croquis de Ch. Parot,
« Le Monde illustré », n°217 du 8 juin 1861.
Christian Guiot aurait aimé restaurer ces jeux au cœur du défilé mais il craint que la
méconnaissance du public de ces rituels engendrent rejet et incompréhension: « Il ne
faudrait pas envoyer l’eau trop fort, ou utiliser un brumisateur… cela perdrait son sens ».
Dans son ouvrage Les Fêtes en Provence 1982, Jean- Paul Clébert décrit ces jeux de
corporations comme assez musclés et participant au vacarme et à la vie des fêtes de la
Tarasque :
« Car ces fêtes traditionnelles de la Tarasque s’accompagnaient autrefois de jeux,
disparus depuis la fin du XIXe siècle, mal rénové en 1946 et dont on attend aujourd’hui
qu’ils retrouvent (…) une renaissance fertile. Car ils étaient beaucoup plus spectaculaires
et plus significatifs que les niaises évocations mimées sur les chars de nos corsos. (…)
Chaque groupe corporatif illustrait ainsi à sa façon les gestes de son travail tout en faisant
mine, comme la Tarasque, d’agresser la foule des spectateurs censés n’être pas des
travailleurs mais des oisifs. Des confrères de Saint-Marc offraient à boire aux passants,
mais les gourdes offertes avaient un trou dissimulé par lequel le vin coulait sur la gorge et
le plastron des malheureux. (…)
Déséquilibrés par le cordeau des vignerons, contusionnés par le tonneau des
6Rituel décrit dans la partie Éléments matériels constitutif de la pratique, au chapitre Danse et Musique

�portefaix, arrosés copieusement par les mariniers, les Tarasconnais étaient alors aux
prises avec les jardiniers qui leur jetaient dans le cou des graines d’épinard et de grattecul qui les démangeaient une bonne heure durant. Les filles, bien sûr, étaient
particulièrement visées par les garçons déguisés en « plante-poireaux ».
Les pâtres, promenant une jeune fille ou un enfant sur un âne (…) portaient
un pot rempli d’huile de cade (genévrier) particulièrement nauséabonde, dont ils
badigeonnaient les visages à leur portée avec un petit balai.
Avec les autres corporations, on abandonnait curieusement les farces et attrapes.
L’explication n’en est donnée nulle part. (…) Ils n’avaient pas la même fonction
conjuratoire que les premiers, obligés de parodier les agressions de la nature pour
assurer le rite de fécondité et de fertilité. Ceux-là se contentaient de paraître et de
distribuer des pains et des gâteaux.»
Le lundi c’est la relâche pour l’équipe des Chevaliers de la Tarasque lors de « l’Aïoli des
Municipaux » décrit par M. Guiot comme une grande fête et un grand tintamarre.
La Tarasque est présente mais elle n’est pas poussée. Elle est posée à proximité des
tables « pour qu’elle puisse nous voir, pour ne pas qu’elle reste seule ! ».
Les Tarascaïres n‘y sont pas costumés en Chevalier de la Tarasque pour pouvoir participer
à l’Aïoli et faire la fête, cela dans un souci de respect du costume et de la fonction de
Tarascaïre. « On ne fait pas n’importe quoi avec le costume qui représente la tradition. »
Cet aïoli est un repas convivial, servi à table, qui se déroule sur le Boulevard Victor Hugo.
Il est animé par une Peňa, il est ouvert à tous et les Tarascaïres aiment a s’y retrouver
avec famille et amis.

�Éléments matériels constitutifs de la pratique :
"La Tarasque"
Description
La Tarasque mesure actuellement 6 mètres de long, 2 mètres 20 de haut et 2 mètres de
large. La tête est peinte, en chêne sculptée.
Le corps est une armature en fer recouverte d’un grillage, de crin et de planches fines.
La bête entière est couverte de résine.
La Tarasque pèse 600 kg.
La Tarasque est d'une couleur oscillant entre le marron et le vert évoquant ainsi le limon
du Rhône collé à ses écailles.
C’est un animal dangereux, qui sort des marais. M. Guiot plaisante à ce sujet en disant :
« Elle ne sort pas du festival de Cannes ! Il ne faut pas faire comme une année où je
n’avais pas surveillé et où on l’avait repeinte. Ça n’allait pas du tout ! Elle était trop
propre ! Elle sort des marais, donc il faut qu’elle soit sale ! »
Frédéric Mistral dira au sujet de la bête dans son ouvrage date de 1859, « Mirèio », chant
XI :
« La bête a la queue d’un dragon, -des yeux plus rouge que cinabre,-sur le dos des
écailles et des dards qui font peur ! –d’un grand lion elle porte le mufle, -elle a six pieds
humains, pour mieux courir ; - dans sa caverne, sous un roc – qui domine le Rhône, elle
emporte ce qu’elle peut. »
Les piques rouges sang sur le dos de la bête ont été modifiés il y a une vingtaine
d’années. Auparavant les piques étaient en mousse, peintes et collées afin de ne blesser
personne. Mais elles subissaient les assauts du public qui arrachait 7 ces éléments pour en
garder souvenir. Christian Guiot les a donc refaites en bois peint et les a vissées sur la
carapace de la bête. Par endroit certaines piques ont été enlevées car elles causaient des
dégâts ou parfois des blessures. Toutes les piques qui étaient à hauteur humaine du
bassin et du ventre ont ainsi été mises plus hauts sur le dos.
Pyrotechnie:
A l’époque où elle participait à la Pégoulades8, le vendredi soir à Tarascon. Les
Tarascaïres étaient alors habillés « à l’ancienne 9» pour éviter que les costumes de satin et
de soie ne brûlent avec les artifices.
Certains des artifices étaient logés dans ses naseaux et des fumigènes fixés dans des
supports remplaçant pour l’occasion certaine des piques sur le dos de la Tarasque. Cet
événement de la Pégoulade, se déroulant de nuit des warnings de voitures ont été installé
à l’initiative de M. Guiot pour que les yeux de la bête puissent clignoter et y ajouter encore
un aspect plus impressionnant.

7Ce phénomène d’arrachage se retrouvait également sur des éléments de costume des Tarascaïres qui se voyaient
délester par le public de leur cocarde à présent fixée par une épingle.
8La Tarasque sortait alors chaque jour des fêtes. La Pégoulade ,sortie nocturne au flambeau, ne se fait plus à présent.
9Pour l’occasion les Tarascaïres revêtaient les costumes anciens en coton épais moins inflammables,.

�Évolution esthétique à travers le temps :

Carte postale début du XXème siècle.
Christian Guiot a retrouvé une tête de la Tarasque datant de 1800, dans un grenier dans
Tarascon. Elle est maintenant exposée au château de Tarascon.
Cette découverte de la tête de la Tarasque, articulée sur un grand bras, date de l’époque
où elle était encore portée.
Les moustaches de la Tarasque y sont faites de gros clous et il lui reste encore une part
de la chevelure. Elle est démesurée: de la hauteur d’un homme.
Elle détenait des petites fenêtres de part et d’autres de son corps pour permettre aux
Tarascaïres logés à l’intérieur d’y voir et de se repérer dans l’espace.
Cette tête appartient donc à la Tarasque qui est décrite dans l’ouvrage de Louis Dumont
La Tarasque chez Gallimard avec entre autre la particularité du système de l’articulation
de la tête et de la queue.
A ses côtés, au château, on peut également voir la tête de la Tarasque qui date d’aprèsguerre, copie conforme de la tête actuelle réalisée il y a une dizaine d'années.
En 1989 le corps d’une Tarasque démontable a été fabriquée afin de pouvoir la transporter
lors de sorties organisées comme par exemple lors de son déplacement en Inde.
Le corps était alors dissocié en deux parties boulonnées. Pour que le tout ne bouge pas
pendant le transport, les deux parties du corps étaient retournées et posées l’une dans
l’autre, la queue en forme de boucle posée à l’intérieur du corps et la tête à son tour posée
au centre de la boucle de la queue.
Seul le corps démontable avait été construit pour l’occasion, moulé directement sur le
corps de la Tarasque qui court encore actuellement. La tête et la queue de la Tarasque
lors de ce voyage était celle de la Tarasque non démontable et qui court encore de nos
jours.

�Mode de déplacement :
La Tarasque est poussée par les Tarascaïres qui se placent de part et d’autre de la bête.
Elle roule ainsi à vive allure, impulsée par les Tarascaïres.
Elle est également entraînée par son propre poids dans les descentes et lors des virages
où les Tarascaïres doivent alors courir tout en la retenant. La Tarasque n'est pas un animal
transporté sur un char ou tiré par un tracteur.

Les Tarascaïres et la Tarasque © Marie Gaspa
Le jour de sa fête la Tarasque n'est pas domptée, elle le sera plus tard par Ste Marthe.
M. Guiot me confie que les Tarascaïres sont beaucoup plus attentifs quand ils sont en
sortie en dehors de Tarascon car les Tarasconais connaissent les mouvements et les
caractères de la bête et se mettent à l’écart à son approche. Mais ailleurs, ils ne
connaissent pas et ne réagissent pas en voyant arrivée la Tarasque. Ils ne sont pas
habitués à voir un animal qui semble alors agressif.

Danses et musiques
Les jeux de la Tarasque :
Lors de sa course la Tarasque part en courant, fait
des allers-retours, et se déplace telle une bête
sauvage, non domptée.
Lors de cette course, la bête semble en chasse et
charge dans le public comme si les Tarascaïres ne la
maîtrisaient plus. Toute la subtilité étant de jauger
pour s’avancer au point de faire vraiment peur et la
retenir au dernier moment avant qu’elle n’arrive au
contact.

�La virevolte :
Lorsque l’emplacement est assez large, les Tarascaïres lancent la Tarasque et celui qui
est à la queue la fait tourner. Le jeu est de lui faire faire la toupie.
Les Tarascaïres la manient donc en prenant en compte son poids et l’effet de la force cinétique en impulsant le mouvement circulaire et en laissant ensuite la bête effectuer sa rotation seule et libre. Ils se disposent tout autour pour éviter les contacts : pour l’arrêter
lorsque qu’elle s’approche trop ou lorsqu’elle commence à ralentir, ils sont là pour pouvoir
la récupérer.
La Tarasque et les jeunes femmes :
C'est un des jeux trouvés par les actuels « Chevaliers de Tarasque » afin de faire
participer les gens, sans les blesser comme c’était le cas avec les anciens jeux de la
Tarasque.
Les Tarascaïres repèrent les jeunes femmes, les invitent à monter sur la tête et les font
sauter en appuyant sur la queue qui fait basculer la bête.
Avant d'attraper la jeune femme les Tarsacaïres demandent rituellement « Si elles n’ont
pas des problèmes de dos ? Si elles ne sont pas enceintes?» Interrogées de la sorte par
un Tarascaïre, les jeunes femmes qui connaissent le sort qui leur est réservé
s’empressent de répondre qu’elles sont enceintes, les autres se font prendre au jeu.

Tarascaïre posant une jeune femme qui se retrouve sur la tête de la Tarasque.
Fêtes de la Tarasque juin 2014.
© Marie Gaspa
Un aspect chorégraphique a disparu pour des raisons de sécurité10 :
Le Jeu de la queue : Lorsque la Tarasque était encore portée, le porteur du fond regardait
par une fenêtre afin de manipuler la queue articulée afin de faucher les gens qui étaient à
10Louis Dumont dans La tarasque Ed. Gallimard dans son chapitre sur LES COURSES. SPECTATEURS ATTEINTS, confronte les
références aux divers accidents : « Les auteurs se divisent sur l’agressivité réelle de la bête et la gravité des contusions
que sa queue inflige aux spectateurs. D’un côté Mouren, dont la description est exempte de tout brutalité, Désanat,
Mistral (« jamais tué ni estropié personne »), en somme les auteurs locaux semblent minimiser les ravages réels du
monstre. De l’autre, Giraud (jambes cassés), Villeneuve (rencontre plus d’une fois fatales), Millin (les étrangers risquent
la vie, plusieurs tués, toujours dans accidents), Pichot (plus d’une fois cassé bras et jambes, pas d’accident cette année),
Laincel, Henry, ont plutôt tendance à exagérer. (…) Nous avons vu en 1946 la queue renverser des gens, alors que la
mobilité de la bête était bien diminuée. »

�sa portée. La queue était alors une poutre ou un tronc recouverte de paille et de tissus.
Ces jeux de jadis étaient alors beaucoup plus violents : la Tarasque virevoltait et pouvait
« casser les jambes » de ceux qui n’en évitaient pas la queue en sautant.
C’est pour cela qu’après guerre vers les années 50, un des maires de Tarascon a décidé
que la queue serait retournée, en tire bouchon afin que cela soit moins dangereux.
Aspect musical:

Portées musicales et remarques tirées de « La Tarasque » de Louis Dumont Edition. Gallimard

Partitions tirée de La Tarasque, un dragon en Provence de Dominique Amann chez Goussen
On peut écouter la célèbre chanson parlant de la Tarasque, interprété par le groupe MontJòia dans le CD Cant e Musica de Provença : XIIème – Xxème édité par Ass Mont-Jòia
sous forme de CD et de livret sortit en 1976. Elle y est intitulée « Rampelada e corsa de la
Tarasca ». Une autre version adaptée en 2006 par Jean-Michel Lhubac et Marie-José
Fages-Lhubac est enregistrée dans leur ouvrage livre-CD Lo resson de la pèira - Chansonnier Totémique chez l’éditeur Modal.

�Les paroles que l’on entend dans les deux enregistrements cités plus haut sont en Occitan
et font directement référence à la Course de la Tarasque et à son aspect physique:
« Lagadigadeo la Tarasca,
Lagadigadeo del castèl
Daissa la passar la vielha masca,
Daissa la passar que va dançar 11»
On peut supposer que se n’est pas le seul
couplet existant. C’est toutefois le seul
couplet dont il reste une trace à présent. Il
est entonné par les Tarascaïres lors de
leur course quand les musiciens qu’ils
croisent la joue ou pour signifier qu’ils préparent un nouveau coup d’éclat.
Elle n’est pas jouée systématiquement et
lors de ses sorties en dehors de Tarascon
aucun musicien ne les accompagne.

Extrait de La Tarasque de Louis Dumont Ed. Gallimard

Moyens humains
L’ Abbé est le nom donné au meneur de la Tarasque à l’époque où elle était portée. Il
portait le costume du « Chevalier de la Tarasque ».
L’abbé était armé d’un fouet en nerf de bœuf, avec lequel il fouettait les gens pour les
écarter de la Tarasque. Une équipe de lanciers accompagnaient la bête, costumés en
soldats, ils mimaient des attaques contre la bête.
Sous la bête, les porteurs.

Carte Postale éditée aux ateliers Baudouin-Vincent – 1907.
La photo de l’Exposition coloniale à Marseille - 1906
11Écrit ici en graphie languedocienne, traduction : Lagadigadeo , La Tarasque,- Lagadigadeo du Château. –Laisses-la
passer la vieille sorcière, - Laisses la passer qu’elle va danser »

�Il y a plus de 35 ans quand Christian Guiot a reprit la Tarasque des costumes étaient loués
au Théâtre d’Avignon mais sans lien avec les documents d’archives.

C’est en s’intéressant à la description du Costume de l’abbé dans le
Livre « La Tarasque » de Louis Dumont que C. Guiot a eu l’idée que ce
costume pourrait être porté par tout les Tarascaïres.
Le ruban avec la médaille de la Tarasque, les culottes resserrées aux
genoux par des lacets et des rubans.
L’abbé ne se sert plus du nerf de bœuf à l’heure actuelle.

« Le chef des Tarascaires en 1946 ». « La Tarasque » par Louis Dumont
Il y a à présent dix Tarascaïres qui font courir la Tarasque, sportifs, ce sont souvent des
rugbymans. Il arrive qu'ils ne soient que 8 ou 9 à être présent autour de la Tarasque. La
même équipe prendra la responsabilité de tout le parcours.
Au sujet des Tarascaïres on peut lire dans l'ouvrage de Louis Dumont « La Tarasque » :
« D’après Villeneuve les Tarascaïres appartenaient aux premières familles de la ville,
ils représentaient la noblesse.
Désana note que la roture n’y est admise que depuis la révolution;
d’après Mistral, c’était « les jeunes gens mieux côté.
En 1946 ce sont les jeunes gens de la Société Sainte-Marthe qui se sont chargés,
avec leurs amis, de la Tarasque.
Tout cela n’est pas très clair:
Les Tarascaïres sont des jeunes célibataires,
mais étaient-ils tous nécessairement nobles ?
Mouren ne le dit que pour l’abbé. En fait c’était les dépenses de la fête qui devaient
restreindre le recrutement aux nobles et aux bourgeois qui supportaient en partie ces
frais. »
La Tarasque n’a pas de musiciens attitrés, d’après M. Guiot « Ils ne pourraient pas suivre
sa cadence et ses allers-retours incessants ». La Tarasque évolue dans le défilé, ne reste
jamais à la place qu’on lui a attribué. Elle court entre les différents groupes de musiques
qu’elle rencontre et qui parfois, à son passage, jouent l’air de Lagadigadeo12.

12Voir partie sur la musique.

�Lieu d'exercice :

Plan de Tarascon extrait de la Tarasque de Louis Dumont Ed. Gallimard.
Dans le légendaire, les berges aux pieds du Château furent de tout temps le quartier abritant le sommeil de la Tarasque.
Les Festivité des Fêtes de la Tarasque y commencent et y finissent. Le débarquement de
la Tarasque et de Tartarin le Dimanche 29 juin 2014 n’a pas dérogé à la règle est s’est déroulé sur la berge en contre bas du château sur la plage baptisée Tartarin plage ( en haut à
droite du plan ci -dessus).

Peinture populaire, Musée Arbaud Aix-en Provence.
Lors des festivités c’est donc au pied du château que la majorité des événements ont lieu.
A l’exception du départ du défilé de l’après-midi qui lui commence et fini aux casernes.
On découvre de nombreuses représentations de l'affrontement de Ste Marthe et de la Ta rasque aux pieds du château.

�Communauté(s), groupes, associé(s) à l'élément
Organisation de l'événement
L’événement est organisé par la Ville de Tarascon et certaines de ses associations.
L’association des « Chevaliers de la Tarasque » a la responsabilité des sorties de la
Tarasque.

Participation de la municipalité
La municipalité est organisatrice de la fête et de la programmation dans son ensemble.
Elle coordonne les initiatives des différentes associations culturelles et sportives qui souhaitent participer à la fête et elle met à dispositions les lieux et places comme les Arènes
de la ville, la place du château, les berges du Rhône pour les différents événements qui jalonnent ces 4 jours.
La Tarasque appartient à la Ville et est gérée par la Ville de Tarascon. Une convention
entre l’association des « Chevalier de la Tarasque » et la Ville a été signée et elle est reconduite tacitement. Cette convention permet aux Tarascaïres de faire courir la Tarasque
lors des fêtes de la Tarasque et de promouvoir les traditions de la Ville lors de ses dépla cements. Il suffit alors à M. Guiot de faire la demande écrite pour préparer une sortie à
l’extérieur et l’accord est donné systématiquement.

Participation de la communauté
La population est active dans l’organisation des fêtes de la Tarasque.
Les associations locales et sportives, les nombreuses manades et groupes folkloriques tarasconnais font parties intégrante de la programmation de la fête.
Chacun organise tour à tour son animation, certains tiennent une buvette, d’autres s’occupent de la restauration dans l’espace qui y est dédié nommé l’Espace de la Tarasque,
qui est la place du château.
C’est aussi dans ce lieu que se déroulent les concerts et animations nocturnes pour un public venu nombreux profiter des mets préparés pour l’occasion tout en écoutant de la mu sique.
Lors des défilés du dimanche après-midi de nombreux figurants costumés, se joignent à la
fête en prenant part aux associations. Certains viennent de leur propre initiative, costumés
soit en habit provençaux avec des outils et objets représentant des vieux métiers, soit costumé selon le thème de l’année.

Costumes et Provençaux portés par les membres de groupes et associations locales © Marie Gaspa

�Apprentissage et transmission :
Transmission autour de l'animal totémique
La transmission, le renouvellement de l’équipe des Tarascaïres se fait de bouche à
oreille, par affinités. Deux Tarascaïres actuels sont « nés sur la Tarasque » car leurs pères
étaient Tarscaïres. Dès qu’ils ont eu l’âge ou plutôt la force et la taille nécessaire ils ont pu
à leur tour prendre cette place autour de la Tarasque.
Les Tarascaïres sont volontaires, ils font savoir qu’ils souhaitent rentrer dans l'équipe
autour de la Tarasque. Lorsque le besoin se fait sentir, que ce soit lors du départ d'un
ancien ou pour un remplacement ponctuel, des essais sont organisés avec des candidats
potentiels. M. Christian Guiot dira : « Il faut que le candidat ait le bon gabarit, qu'il soit de
préférence issu de Tarascon, qu'il connaisse l'histoire de la Tarasca, qu'il respecte les
gens et que ce soit un bon vivant. Lors des recrutement certains candidats ne font pas
l’affaire ou se rende compte que cela ne leur convient pas. Et puis il y en a qui restent
bien sûr !».

Transmission du rituel
L’Association des « Chevalier de la Tarasque » travaille en collaboration avec le château,
qui organise des journées thématiques, comme pour le Téléthon où à cette occasion la
Tarasque sort mais avec cette fois des enfants qui la pousse. C’est alors un grand plaisir
pour eux, de toucher et animer cet animal mythique qu’ils ne peuvent pas approcher en
habituellement.
Une année, en partenariat avec le Théâtre de Tarascon des petits costumes de Tarascaïre
ont été confectionné et les enfants ainsi vétus ont pu pousser la bête pour les fêtes de la
Tarsque, entouré des Tarascaïres.
D’après Christian Guiot « Les vrais petits Tarasconais, rêvent de devenir tarascaïre ! » Il
me confiera alors : « Quand j'étais petit lors des fêtes de la Tarasque, tout le monde avait
peur ! Moi je rêvais d’être Tarascaïre! »
« On entend parfois aux coins des rues de Tarascon ou quand on s'approche de l'Antre de
la Tarasca, des parents disant à leurs enfants : „Si tu n'es pas sage, je te laisse dans la
maison de la Tarasque ! »
Une certine façon de continuer à transmettre le mythe et la légende de la Tarasque.

L'antre de la Tarasca © Marie Gaspa

�Historique général
La famille des animaux totémiques
Entre les géants du Nord et de Belgique et le bestiaire fantastique de Catalogne, se situe
un bassin fort représentatif des coutumes locales donnant vie à ce qui est communément
appelé les « animaux totémiques », appellation récente et controversée utilisée pour
désigner les « bêtes de toile », « dragons processionnels », « animaux-jupons » qui
incarnent « l’esprit du lieu ».
On dénombre entre 60 et 70 animaux totémiques dans le Sud de la France,
particulièrement représentés dans le département de l'Hérault où l'on en compte environ
une cinquantaine. Il est difficile de dénombrer précisément ces animaux totémiques, ces
derniers naissant, renaissant, disparaissant au gré des groupes, des associations, des
élus, des transmissions leur permettant de trouver place et fonction au sein de la Cité. En
cela ils sont particulièrement représentatifs du Patrimoine Vivant, les animaux-totems sont
soumis à l'énergie des groupes, des fêtes, des réalités socio-politiques des lieux où ils ont
élu domicile.
Les processions les plus anciennes se sont transmises au passage des générations
depuis plusieurs siècles, avec parfois quelques interruptions : le Chameau de Béziers fut
brûlé à la Révolution puis détruit à deux reprises au XIXe siècle, avant de renaître
définitivement en 1895 par la volonté des habitants.
Mais de nouvelles effigies apparaissent ou réapparaissent chaque année, en référence à
des épisodes de l'histoire ou de la mythologie locales, à l'instar du Pélican de Puisserguier
en 2012.
Les animaux totémiques voient l'apparition de nouvelles générations depuis une vingtaine
d'années et de nouvelles pratiques se développent afin d'intégrer les nouveaux-venus
dans la grande famille des totems. Des baptêmes (batejadas) sont organisés afin que la
naissance d'un nouveau animal puisse intégrer le rite collectif et la communauté. Ainsi les
animaux totémiques plus anciens sont invités pour parrainer un nouveau venu. Et la
famille des animaux totémiques s’agrandit dans un esprit de partage et d'échanges entre
les villes et villages. Sans compter les nombreux rassemblements d'animaux totémiques
qui fleurissent au printemps et qui se développent de manière croissante d'années en
années.
Les animaux totémiques les plus anciens ont été créés à partir du XVIe siècle, on peut
citer alors la tarasque de Tarascon, le chameau (lo Camèl) de Béziers, puis l’âne (l’Ase
Martin) de Gignac et le poulain (lo Polin) de Pézenas.

Modes de vie et représentations
Les animaux totémiques sont de forme, de taille et de poids variés, adaptés comme leur
mode de fabrication, de transport et de manipulation. Cela va d’une reproduction à peu
près fidèle, quoique stylisée, de l’animal, à une invention libre, soit par hybridation comme
le Bœuf volant (Buou-Volaire) de Saint-Ambroix ou le Tamarou (lo Tamaró) de Vendargues
(tête de lapin, corps de hérisson, ailes de cigale), soit par extraction d’un élément comme
le Cocairòs de Saussan, (nommé d’après sa coa, ou queue).
À l’intérieur, les porteurs (assez souvent masculins et issus de l’équipe de rugby locale)
font avancer l’animal lors des déambulations. Ces bêtes mythiques possèdent en général
une tête mobile qui s'allonge et se rétracte animée par l’un des porteurs. La gueule de
l'animal est souvent mobile elle aussi permettant le claquement de la mâchoire, la
« gnaque ». Tous entretiennent une mobilité codée, « objet simultané de la peur et de la
dévotion ».

�Ces animaux-totems sont précédés d’un meneur et accompagnés par des groupes de
musiciens qui jouent une mélodie répétitive, propre à l’animal. Le nombre de porteurs
dépend de la taille de la construction, dont le maniement mobilise des savoir-faire
spécifiques.
Les figures des animaux totémiques, parfois gigantesques, constituent les acteurs
principaux de grandes fêtes populaires, préparées avec la participation active des
habitants pour lesquels elles conservent une importante valeur symbolique.
Les processions diffèrent d’un lieu à l’autre mais chacune obéit à un rituel précis. Ces
manifestations témoignent encore et toujours d'un dynamisme remarquable.
D’autres animaux totems sont adjoints à certaines de ces manifestations. Parmi eux, le
plus courant est le chevalet (lo chivalet), sorte de monture maintenue à la taille du
danseur. Les autres danseurs (« lo cibadier », « lo fabre », « lo desmoscaire ») miment la
domestication du cheval-esprit-sauvage.

Le chivalet de Pézenas au Carnaval-Pézenas 1939
©Collection Jean Bonnafous / Photo Club Piscenois

�L'âme collective des animaux totémiques
Tous ces animaux totémiques animent les fêtes saisonnières (carnavalesques, religieuses
ou votives) à travers des rituels liés aux légendes (mythologiques ou contemporaines) qui
fondent leurs origines.
Les cérémonies qui motivent la sortie du totem ont une fonction initiatique, soit parce que
c’est une forme d’exploit pour les jeunes gens que de les porter ou de les affronter, soit
parce que la force symbolique permet de jouer à exorciser les maux de la Cité et d’en
réconcilier les habitants, toutes classes sociales confondues.
S'ils ont perdu leur caractère religieux les animaux totémiques continuent de représenter
la mémoire collective, l'identité locale ainsi que l’invention constante des communautés. Ils
sont les symboles de la création collective qui prend racine dans l'histoire, les mythes,
contes et légendes des contrées. Ils s'adaptent aussi aux changements qui interviennent
dans la communauté. Ainsi le Poulain de Pézenas voit ses sorties s’accroître en fonction
des fêtes organisées à travers les rues. Il participera alors au mois de Novembre à
« Martror, la fête des morts », fête spectaculaire créée à initiative d'un collectif d'artisteschercheurs souhaitant travailler à la restauration de rituels saisonniers ou à Noël à
l’initiative de la municipalité où il endossera alors une nouvelle toile rouge.
Les animaux totémiques animent les rues créant frayeur, joie, bonheur chez les
participants. Ils participent des « charivaris », espace de la fête et lieu de sociabilité. A
chaque animal correspond son rituel, sa fête et son jeu, sa relation à la communauté, aux
porteurs, aux musiciens et au meneur.
Certains animaux totémiques mangent symboliquement les enfants, à l'image du Bœuf de
Mèze, d'autres poursuivent les jeunes filles comme la Tarasque de Tarascon, d'autres
encore meurent symboliquement pour mieux renaître un an plus tard.
Ils sont à l'image de la fondation, de la conservation ou de la transformation de la Cité.

Les animaux totémiques, identités de la fête
Si il y a bien un élément qui rassemble dans une même grande famille les Géants,
dragons processionnels et les animaux totémiques c'est bien la fête ! Tous jouent à travers
rues au gré des sorties carnavalesques ou autres manifestations calendaires. La fête
donne un sens à l'animal totémique tout comme l'animal totémique donne un sens à la
fête. Ils sont indissociables. Ils sont les représentants de « l’exhibition collective au
moment où la société proclame ce qui la fonde ».
Leur place est de ce fait dans la rue et ils symbolisent l'appartenance à une communauté
et à un lieu.
Mais la rue offre parfois des contraintes auxquelles il est difficile de s'adapter. L'évolution
des contraintes urbaines, les législations en vigueur (pour les cafés, les associations...)
mais aussi les migrations de populations soumettent les fêtes des animaux totémiques à
modifier certains de leurs repères.
La vitalité de ces fêtes est encore très fondée sur la capacité d' « organisation populaire ».
Ces manifestations sont parfois soumises à des injonctions municipales soucieuses de
prestige ce qui en affaiblit la portée. Mais le soutien des collectivités peut être aussi
vecteur de sauvegarde et de transmission quand ces politiques territoriales permettent aux
communautés de stimuler l'invention collective et d'en assurer les filiations.
Sans aucun doute ces animaux totémiques continueront à être les signes unanimes de ce
qui confère aux citoyens une « identité de fête ».

�De génération en génération
Les animaux totémiques sont mortels comme le dira Daniel Fabre, « ils disparaissent dès
que la jeunesse les abandonne ». Claude Alranq dira quand à lui « Les Totems sont
comme nous, ils passent et ils trépassent. Là où ils sont apparus, ils n'ont jamais
complètement disparus. (…). Là où ils furent nombreux, plus grandes sont les chances
d'une contagion. (…) La où ils sont isolés, moins nombreuses sont les chances d'un
« éternel retour ».
Mais chaque année il y a encore et toujours de nouveaux venus. A l'origine de la
naissance d'un nouvel animal il y a le rêve, la volonté d'un groupe de personnes,
d'associations, d'élus...
Partout des formes de transmission voient le jour, par mimétisme de meneur en meneur
ou de porteur en porteur, par apprentissage pour les musiciens. Chaque groupe crée sa
façon de transmettre ce Patrimoine Vivant pour le plus grand intérêt des plus anciens.

Historique particulier de l'entreprise, de la personne ou de
l'organisme, de la forme d'expression ou de l'espace culturel
faisant l’objet de la fiche :
On attribue la création des fêtes de la Tarasque au Roi René 13 :
Le Préfet Villeneuve dans Statistiques du département des Bouches-du-Rhône dira:
« La fête de Pentecôte se célèbre en Provence comme dans le reste du Royaume; mais à
Tarascon on a fixé à cette solennité des jeux particuliers dont on attribue la fondation au
roi René. »
Au Xvième siècle, le Roi René s’ennuyant dans son château et voulant faire plaisir à la
Reine Jeanne a instauré ces fêtes.
Le Préfet Villeneuve dans Mœurs, usage, coutumes et langage des Provençaux : « Les
jeux de la Tarasque furent célébrés pour la première fois à Tarascon le 14 Avril 1474, en
présence du Roi René et de sa deuxième femme, Jeanne Laval, qui atteinte alors d’une
maladie de langueur, fut ramenée à la gaieté par les scènes plaisantes du jeu de l’Esturgeon. »
Le Roi René a instauré les règles du déroulement des jeux de la Tarasque et l’ordre des
chevaliers de la Tarasque. Ces jeux ne devaient se produire que 7 fois par siècle, et pour
une durée de près de 6 mois, c’est à dire depuis les fêtes de sainte Marthe en passant par
les fêtes de la Tarasque.
La révolution française et l’arret des Fêtes:
La période révolutionnaire marque une rupture dans le rythme et la nature des fêtes,
surtout à partir de l’instauration du calendrier révlutionnaire (1793) qui brise les structures
héritées du catholicisme. On suppose qu’il en va de même pour les fêtes de la Tarasque
directement liées à sainte Marthe.
En 1823, Une lettre du sous-préfet d’Arles, Joseph de Barremme originaire de Tarascon
au préfet Villeneuve décrits les Jeux de la Tarasque :
« Monsieur le Compte,

13En 1435, René d'Anjou, duc d'Anjou et de Lorraine, comte de Provence, roi de Naples (1409-1480) surnommé par
ses sujets "Le Bon Roy René", hérita de la Provence et vint séjourner souvent dans son château au bord du Rhône. Il
réunit autour de lui une cour de chevaliers, de nobles familles et d'artistes, ce prince se plaisait à organiser des tournois
et des fêtes. Il organisa ainsi les Jeux de la Tarasque. A sa mort, en 1481, la Provence devint française.

�Les jeux consistaient : 1° à la course de la Tarasque. Je pense qu’il est inutile de vous
parler de ce monstre imaginaire, lequel, d’après la tradition, fut tué par sainte Marthe, hô tesse de Jésus Christ.
Lorsque toutes les différentes corporations avaient terminé leurs promenades, les
hommes de peine attachés à la tarasque, ayant le même costume que les chevaliers avec
la seule différence que leur gilet était sans garniture, allaient la chercher pour la conduire
hors de la porte de Jarnègues. Là, les chevaliers destinés à faire la première course ve naient la prendre pour la conduire à l’entrée de la place de l’hôtel de ville. On attachait des
fusées aux deux narines de cet animal et un des chevaliers y mettait le feu au moment où
la course commençait. L’espace que chaque course devait parcourir était réglé par l’insti tution. »
Dans « Les Fêtes en Provence » 1982, Jean- Paul Clébert y décrit : « La périodicité de
cette fête est aussi imprévisible que les inondations qu’elle était censé exorciser. La Tarasque courut en 1861,1864,1891 et …. 1946. C’est dire que peu de provençaux l’ont vu
plus d’une fois dans leur vie. Entre ces dates, la Tarasque se morfond dans une remise
obscure où elle doit regretter son antre aquatique.
Pourtant, on lui fait encore prendre l’air chaque année, au cœur de l’été, le jour de sainte
Marthe, le 29 juillet en principe (en 1981, du 26 au 29 juin). »
On constate dans les dates avancées par Jean- Paul Clébert une large période de 1891 à
1946 sans que la fête n’ait lieu. C’est après la seconde Guerre Mondiale que les Fêtes
de la Tarasque ont de nouveau lieu le dernier week-end de juin.
L’arrivée du personnage d’Alphonse Daudet dans les Fêtes de la Tarasque:
A la fin de la guerre, pour palier à la grisaille ambiante, l’idée de créer la Commune Libre
de Jarnègues14 est lancée. En 1945, c’est chose faite sous la présidence de Jean-Marie
Bonnet (propriétaire du camping Tartarin Plage où auront donc lieu les arrivées) qui endosse le costume du personnage du maire alors que J. Servier crée le personnage de Tartarin qui est venu s’ajouter aux fêtes de la Tarasque.

14Association qui a servi à relancer les fêtes à la Libération, active jusqu’en 1965 et toujours référencée à ce jour bien
qu’inactive.

�Les récits liés à la pratique et à la tradition
La Tarasque et ses premières représentations iconographiques :
Un monstre recouvert d’écailles connu sous le nom de « Tarasque de Noves15 » en serait
la première représentation connue. Elle se nomme ainsi car elle a été découverte en 1849
à Noves, petit village au bord de la rivière Durance.
Elle représente un animal fantastique hybride entre le loup et le lion, ithyphallique 16. Ses
deux pattes antérieures sont posées sur deux têtes masculines. Le monstre engloutit un
corps humain, dont subsistent un bras jaillissant de la gueule et un pied.

Tarasque de Noves – Musée lapidaire d’Avignon, galerie archéologique du Musée Calvet
Depuis sa découverte, cette pièce n’a cessé de fasciner les chercheurs et de susciter des
interrogations, notamment au sujet de sa datation entre 50 avant J.C. et les premières années de notre ère. L’étude des lions androphages17 et/ou rugissants découvert en Provence – lion des Baux, lion d’Arcoule, de Servantes – a permis à Patrice Arcelin de relier
la Tarasque de Noves à un ensemble de croyances et valeurs funéraires propres aux
Celtes. Le motif iconographique de l’engloutissement d’un être humain par une créature
fantastique renvoie à la mort, considérée comme un passage obligé vers une autre forme
de vie.
« Le processus de cet ordre immuable s’établit dans la succession des générations et
passe par le respect du souvenir des Anciens, devenus protecteurs des vivants, ces derniers étant symbolisés par les deux têtes masculines. » - Patrice Arcelin
15La tarasque de Noves a fait l’objet d’une table ronde au Musée Calvet en 2001 réunissant de nombreux spécialistes
français et étrangers, historiens, archéologues, spécialistes de la littérature médiévale. Les « Actes » de ces débats, « La
Tarasque de Noves – Réflexions sur un motif iconographique et la postérité » édité par la Fondation Calvet en 2004
16« Ithyphallique : se dit d’une statue qui représente un pénis en érection. » Définition du Larousse
17« Androphage : qualifie un animal, généralement un fauve, se nourrissant de chair humaine. » - Définition du Larousse

�Le motif iconographique du monstre androphage est attesté d’abord dans la céramique et
les petits bronzes étrusques18, puis dans l’art de la Tène19. On le retrouve au 1er siècle av.
J.C. dans la sculpture hispanique puis gallo-romaine. Enfin le thème du monstre dévorant
des humains, perdure à l’époque médiévale dans la sculpture romane.
D’autres représentations plus récentes de la Tarasque mettant en scène cette fois l’affrontement avec Sainte Marthe :
Sur un pilier du cloître de Saint Trophime, à Arles, un bas-relief du XIe siècle représente la
sainte, un voile sur la tête, un flambeau allumé dans la main droite, un récipient suspendu
par l'anse à son bras gauche. Devant elle se tient la Tarasque dévorant les jambes d'un
enfant : sa gueule est celle d'un lion, sa queue celle d'un dragon, son lourd corps de mammouth est revêtu d'une carapace

Sainte Marthe domptant la tarasque- heure à l’usage de Rome – XVI ième siècle
Jacques de Voragine dans La Légende dorée (vers 1255) décrit déjà la Tarasque : « Il y
avait à cette époque […] un dragon moitié animal – moitié poisson, plus épais qu'un bœuf,
plus long qu'un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des
cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers ».

Les nombreuses symboliques de la Tarasque :
La légende païenne évoque la Tarasque comme une allégorie du fleuve Rhône sortant de
son lit.
Comme le fleuve, la Tarasque sortait de son lit pour terroriser la population vivant aux
allentours et dans les marécages: les pécheurs, les baigneurs, les lavandières.
Toute personne disparaissant avait été alors, dans l’esprit des survivants terrorisés,
mangée par la Tarasque. Ne sachant pas quel était ce monstre la population pensa à un
Dragon.
18La civilisation étrusque, la première d'Italie, connaît son apogée aux VIIe et VIe siècles avant notre ère.
19La Tène ou second âge du fer est une culture de la Protohistoire qui se développe en Europe entre 450 avant J.C. et
environ 25 après JC. Elle est considérée comme l’apogée de la civilisation Celte.

�En effet celon Jean-Paul Clébert dans « Les Fêtes en Provence » – 1982
« L’interprétation la plus facile et la plus plausible est l’exorcisme collectif des riverains du
Rhône contre les débordements du fleuve. Le pays d’Arles était autrefois fort marécageux
et les bons moines bâtisseurs d’abbayes avaient fort à faire pour les assécher, et
maintenir les terres en état de fertilité. On accusa la Tarasque de dévorer des femmes et
des enfants, mais aussi de bousculer les digues péniblement établies, de rompre de ses
coups de queue les barrages qui empêchaient les eaux d’inonder une Camargue dont on
ne savait pas qu’elle serait un jour transformée en rizières.
Ainsi naquit la fête de la Tarasque, monstre de carton et de toile que l’on fit courir à la
Pentecôte dans les rues de la ville autant pour se moquer d’elle que pour rappeler au bon
peuple le retour toujours possible des catastrophes naturelles . »
Toujours dans Les Fêtes en Provence - 1982, Jean-Paul Clébert nous éclaire sur l’évolution de cette légende païenne au contact du christianisme: « On connaît la légende qui
fait habiter le monstre au bord du Rhône, dans une cavité aquatique naturellement creu sée sous le château de Tarascon, et le combat victorieux de sainte Marthe qui, venue
évangéliser la Basse Provence, ligota à jamais ce symbole du paganisme. »

Marthe et la Tarasque, gravure sur bois, Avignon.
Comme dans la légende, cette gravure montre sainte Marthe domptant la Tarasque munie
de son crucifix. Les jambes de sa dernière victime dépassent encore de la gueule de la
Tarasque. En arrière plan la foule assistant au miracle, au château de Tarascon sur les
berges du Rhône.

�Suivant les thèses, certains acceptent les faits à la lettre et les tiennent pour vérité tandis
que d’autres les considèrent comme de pieuses allégories, l'arrivée de sainte Marthe à Tarascon marquant le triomphe du christianisme sur le paganisme.
D’autres encore se demandent s'il ne s’agit pas d’une ancienne tradition conservant parmi
les hommes le souvenir de l'époque antédiluvienne, la Tarasque pouvant être un dragon
de la race du Léviathan.
Les positivistes enfin cherchent, avec plus ou moins de vraisemblance, l'origine de ce récit
dans la déformation d'événements historiques.
Sainte Marthe s’inscrirait pour certains dans la lignée des « sauroctones » – tueurs de dragons - comme saint George terrassant le Dragon.

�Intérêt patrimonial et mise en valeur
Viabilité de l'élément
La Tarasque est bien vivante et ne semble pas manquer de Tarascaïres pour courir lors
des fêtes de la Tarasque.

Actions de valorisation
La Tarasque sort rituellement chaque année et de nombreuses invitations la font voyager
dans toute l’Europe :
Elle est déjà partie trois fois à Lilles. et dans toutes les Villes jumelles de Tarascon: en
Espagne, en Allemange et en Italie.
Depuis près de 10 ans elle participe au rassemblement des animaux Totémiques de
Loupian (34). Elle participe aussi aux rassemblements d’animaux totémiques, comme à
Fraga, à Taragona, à Barcelone et au Portugal.
Lors de ces sorties Christian Guiot insiste sur les belles rencontres faites dans ces
nombreux rassemblements
A la suite, des contacts pris avec les Géants du Nord ce fut la rencontre avec l’équipe de
la fête historique des Louches 20 de Comine qui sont venu l’année dernière à Tarascon,
faire un jet des louchesdu balcon de la Mairie. Cette année les Tarascaires ont été invité à
Comine et ont poussé la Tarasque pour le jet des louches.
Et chose presque historique au vue du passif entre les deux villes situées en face à face,
le Drac de Beaucaire est venu à Tarascon et la Tarasque a alors traversé le Rhône à son
tour.

Les Tarascaïres lors de la Messe rituelle de la fête du Jet des Louches à Comines 2014.
http://fetedeslouches.canalblog.com/
20La fête des Louches est une fête historique Cominoise célébrée chaque année le deuxième week-end d'octobre et ce
depuis 1884. Une légende locale datant du moyen-âge raconte qu'un seigneur est emprisonné dans une tour de son château pour le soustraire de ses biens. Il a l'idée de jeter sa cuillère frappée des armoiries à des couvreurs qui travaillent
sur un toit en dessous de son cachot. La nouvelle de sa présence se répand et c'est ainsi que le prisonnier est libéré par la
population. Afin de commémorer cet évènement, des louches sont jetées sur le parcours du cortège ainsi que sur la
grand place de Comines.

�Modes de valorisation
Le mode de valorisation passe par la transmission. La Tarasque est présente
physiquement en vitrine dans son Antre toute l’année, les têtes ancestrales trônent en
bonne place au château qui est très visité.
On retrouve une statue de la Tarasque en Ville et sa représentation est multiple que ce
soit dans l’église Ste Marthe ou dans les devantures de commerces tarasconais.

Mode de reconnaissance publique (local, national, international)
La reconnaissance publique s’instaure depuis de nombreuses années tant au niveau local
qu’international par toute les sorties en Europe où peu à peu, par contacts et échanges
successifs la Tarasque devient connue et reconnue.

Documentation / éléments bibliographiques/inventaires déjà réalisés
(liste non exhaustive)
DUMONT Louis, La Tarasque chez Galimard
AMANN Dominique, Tarasque, un dragon en Provence chez Goussen.
CLEBERT Jean-Paul, Les Fêtes en Provence 1982
VILLENEUVE, Statistiques du département des Bouches- du – Rhône
VILLENEUVE, Mœurs, usage, coutumes et langage des Provençaux
MISTRAL Frédéric, Mirèio, chant XI
PAROT Ch, Croquis de Fête de la Tarasque,1861, parut dans le Monde illustré, n°217 du
8 juin 1861
RENARD Loui,s La Tarasque. chez Equinoxe
BEGUE Guy, (Président des Amis du vieux Tarascon) L'histoire de Tarascon dans un
grand livre de pierre
DE VORAGINE Jacques, La Légende dorée (vers 1255)
ARANEGUI GASCO Carmen, ARCELIN Patrice, BECK Françoise, BEMONT Collette, CAVALIER Odile, COIGNARD Rolland et Olivier, DEYTS Simone, DUCEPPE-LAMARRE Armelle, CAGGADIS-ROBIN Vassiliki, GRAN-AYMERICH Jean, LASSALLE Victor, DE
SAINT-PRIEST D’URGEL Chantal, La Tarasque de Noves – Réflexions sur un motif iconographique et la postérité, Actes du débat édité par la Fondation Calvet en 2004
PORTE,Recherches historiques sur les fêtes de la Tarasque, Mémoires de l'Académie
d'Aix, t. IV, 1840,
ANONYME, Les Monuments de l'Eglise Sainte-Marthe à Tarascon,
AUBANEL et VALÉRY R. P., Tarascon, , 1835.
JAILLET, Sainte Marie Madeleine et les autres amis du Sauveur, apôtres de Provence; vol.
in-8, Lyon-1867.

�D'ESCUDIER, L’Évangélisation primitive de la Provence, Paris, 1914.
FOURNIER Laurent Sébastien, L’impact de l’appellation « Chef d’œuvre du patrimoine
oral et immatériel de l’humanité » en France : le cas des géants et dragons processionnels,
FABRE Daniel et CAMBEROQUE Charles, La fête en Languedoc. Regards sur le
carnaval aujourd'hui, Toulouse : Privat, 1977.
GEIGNEBET Claude et FLORENTIN Marie- Claude, Le Carnaval essais de mythologie
populaire, Paris : Payot,1979

Mesures de sauvegarde
De nombreuses initiatives locales voient le jour régulièrement, contribuant à la sauvegarde
et à la reconnaissance de ce Patrimoine. Cependant d'une manière générale les
communautés signalent un manque de moyens humains, financiers et d'espaces de
transmission qui pèsent sur les conditions de réalisation du rituel festif et qui ne permettent
pas toujours son actualisation. Certains témoins signalent aussi le manque de soutien des
collectivités territoriales.
La difficile transmission de la langue occitane peut également entraver la mémoire, la
perpétuation et donc la recréation des chants liés à certaines pratiques.
Les témoins rencontrés n'expriment pas tous les mêmes demandes quant à la
reconnaissance institutionnelle. Quand certains espèrent plus de moyens financiers et
humains pour perpétuer la fête, d'autres imaginent des retombées économiques sur toute
la ville et ses habitants grâce à un label culturel mais émergent aussi des réticences quant
au processus de patrimonialisation de la fête et/ou de l'animal, considéré comme un
risque de fixation du rituel.
En 2005, les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France sont proclamés
Chefs d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. La Tarasque
de Tarascon est l'un des neuf éléments concernés par cette proclamation, illustrant
différents aspects de cette tradition. En 2008, après l'entrée en vigueur (2006) de la
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée par l'UNESCO
en 2003, les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France sont intégrés à
la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Si comme l'UNESCO le préconise, « (…) sauvegarder signifie assurer la viabilité du
patrimoine culturel immatériel, c’est-à-dire assurer sa recréation et sa transmission
permanentes, si sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, c’est transmettre du savoir,
du savoir-faire et du sens (...) » alors il semble important que les communautés puissent
proposer et se saisir d'outils techniques, financiers, humains qui leur permettront de créer
pour eux-mêmes les bonnes conditions de réalisation et d'actualisation de leurs pratiques
et d'y être accompagné si ils le souhaitent.

�Données techniques
Dates et lieu(x) de l’enquête : Tarascon, lors de la fête de la Tarasque le 29 juin
2014 et entretiens en Aout 2014

Date de la fiche d’inventaire : Janvier 2015
Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs : Marie gaspa
Nom du rédacteur de la fiche : Marie Gaspa avec la collaboration de Perrine
Alranq (CIRDOC – Mediateca Occitana)
Fiche réalisée dans le cadre de l'inventaire des géants, animaux fantastiques et dragons
processionnels de France, coordonné par le Centre français du patrimoine culturel
immatériel-Maison des Cultures du Monde.

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              <text>&lt;p&gt;Fiche d'inventaire r&amp;eacute;alis&amp;eacute;e dans le cadre de l'inventaire des g&amp;eacute;ants, animaux fantastiques et dragons processionnels de France, coordonn&amp;eacute; par le Centre fran&amp;ccedil;ais du patrimoine culturel immat&amp;eacute;riel - Maison des Cultures du Monde autour des f&amp;ecirc;tes de la Tarasque et de son animal tot&amp;eacute;mique : &lt;strong&gt;La Tarasque de Tarascon&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Le dernier week-end de juin &amp;agrave; Tarascon se d&amp;eacute;roulent les f&amp;ecirc;tes de la Tarasque.&lt;br /&gt;Le public venu de Tarascon et des villages environnants est nombreux &amp;agrave; l'occasion de ces quatre journ&amp;eacute;es de f&amp;ecirc;tes. Tous sont venus assister &amp;agrave; une s&amp;eacute;rie de d&amp;eacute;fil&amp;eacute;s o&amp;ugrave; de nombreux groupes de Tarascon ou d&amp;rsquo;ailleurs sont convi&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;Au milieu de la f&amp;ecirc;te tr&amp;ocirc;ne la Tarasque. Elle court, chahute et bouscule les passants. La Course de la Tarasque, animal tot&amp;eacute;mique de Tarascon,&amp;nbsp; fait trembler de peur petits et grands.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Les f&amp;ecirc;tes de la Tarasque c&amp;eacute;l&amp;egrave;brent &amp;agrave; la fois Ste Marthe et la Tarasque qu&amp;rsquo;elle terrassa, mais aussi, plus r&amp;eacute;cemment, Alphonse Daudet et son h&amp;eacute;ros Tartarin de Tarascon. Ce sont aussi l&amp;rsquo;occasion pour les traditions de la culture camarguaise de s&amp;rsquo;exprimer.&lt;br /&gt;En effet les manades de Tarascon et des alentours y donnent &amp;agrave; voir courses camarguaises dans les Ar&amp;egrave;nes de la ville, abrivados et encierros aux pieds du ch&amp;acirc;teau de Tarascon, sur les berges du Rh&amp;ocirc;ne.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;p&gt;Enfin, chaque ann&amp;eacute;e depuis les ann&amp;eacute;es 2000, lors des f&amp;ecirc;tes de la Tarasque, une th&amp;eacute;matique est donn&amp;eacute;e, &amp;agrave; laquelle s'int&amp;egrave;gre l'animal et ses chevaliers. Ainsi, en 2014, les f&amp;ecirc;tes de la Tarasque c&amp;eacute;l&amp;eacute;br&amp;egrave;rent la Lib&amp;eacute;ration de 1944.&lt;/p&gt;</text>
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              <text>&lt;p&gt;Ficha d'inventari realizada dins l'encastre de l'inventari dels gigants, animals fantastics e dragons processionals de Fran&amp;ccedil;a, coordonat pel Centre franc&amp;eacute;s del patrim&amp;ograve;ni cultural immaterial &amp;ndash; Ostal de las Culturas del Monde a l'entorn de las f&amp;egrave;stas de la Tarasca e de son animal totemic : La Tarasca de Tarascon.&lt;/p&gt;</text>
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