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                  <text>�BIBLIOTHEQUE DE L'ESCOLE

GASTOU-FEBUS

DICTIONNAIRE
du

BÉARNAIS

et m

GASCON MODERNES

(BASSIN DE L'ADOUR)
BÉARN, DE LA BIGORRE,

EMBRASSANT LES DIALECTES DU
Dû GERS, DES

LANDES ET DE LA GASCOGNE

F

PAR

SIMIN PALAY

MAJORAL DU

AVEC LA

MARITIME

COLLABORATION DES

FÉLIBRIGE

FÉLIBRES DE L'ESCOLE GASTOU-FEBUS

TOME II

F-Z

PAU
IMPRIMERIE MARRIMPOUEY

JEUNE

2, PLACE DU PALAIS-DE-JUSTICE

1932
Tous droits réservés

����DICTIONNAIRE
DU

BÉARNAIS ET

DU GASCON MODERNES

TOME II

�Tous droits réservés.

Tous les

exemplaires de la présente édition,
qui est la première,
portent la griffe de l'auteur.

�BIBLIOTHEQUE DE L'ESCOLE GASTOU-FEBUS

DICTIONNAIRE
du

BÉARNAIS

et du

GASCON MODERNES

(BASSIN DE L'ADOUR)
EMBRASSANT LES
DU

DIALECTES DU

BÉARN,

DE LA BIGORRE,

GERS, DES LANDES ET DE LA GASCOGNE MARITIME

PAR

SIMIN

MAJORAL DU

AVEC LA COLLABORATION DES

PALAY

FÉLIBRIGE

FÉLIBRES

DE

L'ESCOLE

GASTOU-FEBUS

TOME II

F-Z

C.I.D.O.
BEZIERS

PAU
IMPRIMERIE MARRIMPOUEY JEUNE
2,

PLACE DU PALAIS-DE-JUSTICE

1932
Tous droits réservés

�A |VlSSí&gt;

CUB 19

-

�Les dialectes du Bassin
de la répugnance à
employer le son de f, qui s'articule comme
en
français ; f des primitifs latins est rem¬
placé dans ces dialectes par h aspiré.
Il semble que l'emploi de f ne soit accep¬
té que dans les cas où cette consonne donne
au
terme plus d'énergie: furie, faus, foutrimalhe, etc., ou pour éviter des confu¬
sions possibles : fat et hat, fort et hort, etc.
On le trouve aussi dans les termes em¬
pruntés directement au français et aux dia¬
lectes aragonais.
Dans les textes anciens nos scribes em¬
ployaient généralement f; on lui donnait,
néanmoins, le son de h aspiré.
fa; v. — Faire, s'entend dans quelques
F ; consonne.

—

de l'Adour montrent

lieux du G. où l'on dit aussi ha.

fa ;
dant

sm.
au

fabrique ; sf. — Fabrique, usine ; admi¬
paroissiale.

nistration

fabiiliste-e ;

n.

p.

—

N. de

p.^

—

Favorable¬

ment.

fabouràble,-e
fabouris ;

sm.

;

adj. — Favorable,
pl. — Favoris, touffe de

poils de la barbe.
— Favoriser.
On disait
fabourl, mais cette forme
n'est plus usitée.
fabourit,-ide ; adj. — Favori,-e.
fabricà ; v. ■— Fabriquer.
fabricàble,-e ; adj. — Qui peut être
fabriqué,-e.

fabourisà ;
autrefois aussi

v.

fabricacioû ; sf.

—

Fabrication.
Fabricant,-e.

fabricàn,-te ; s. —
fabricàt,-ade ; adj.
Fabriqué,-e; on
appelle ainsi généralement tout ce qui n'est
pas fait par soi-même, chez soi, ce qui est
acheté au dehors ; bî fabricàt, vin qui n'est
pas fait exclusivement avec du jus de raisin
frais. V. farlabicà.

Fabuleux,-euse.

—

adv.

—

Fabuleuse¬

façade ; sf. — Façade (considéré comme
gal I -J
facàgll ; sm. — Fat, prétentieux, ma¬
niéré. V. fayçounè.
-

faccioû ; sf. — Faction.
Està de faccioû, être en

attendre,

grue,

facciounàri ;

par

faboù ; sf. — Faveur,
fabourablamén ; adv.

Fabuliste.

ment.

pied de

Fabiâ; n. p. — Fabien, N. de p., porté
de nombreuses familles,
fable ; sf. — Fable,
fabliè ; sm. — Fablicr.
faboégn (Lav.) ; sm.— Mauvaise odeur,
puanteur.

—

fabulousamén ;

confron¬

habà.

s.

fabuloùs,-e; adj.

caca ;

Fabarés;
ter avec

Terme enfantin correspon¬
fa, note de musique.

■—

fr.

fabricàyre,-e; adj. et s. — Trafiqueur
qui se livre à des préparations frauduleuses,
notamment des liquides ; trafiquant, hom¬
me d'affaires véreux, entremetteur dans des
affaires douteuses. Le terme a toujours un
sens désobligeant.
fabriciâ ; sm. — Fabricien.

face, fàci

;

facéte ; sf.
fachà ;

v.

mettre

en

se

sm.

sf.
—

en

—

faction, faire le
style plaisant,

Factionnaire,

Face. V.

—

cap, care.

Facette.

Fâcher ; fachà-s, se fâcher,
colère, rompre des relations.

—

V. emmalicià.

Que-m bas ha fachà, tu vas me faire met¬
en colère;
lu e jou n'è.m pas fachàts,
loi et moi sommes amis; açò que-m fâche,

tre

ceci

me

contrarie.

fachadéte,-dote

;

sf.

—

Petite fâcherie.

fachadoù,-re; adj. — Qui se fâche de
rien, susceptible, rageur.
facharie, fâcherie ; sf. — Fâcherie,
colère ; brouille, querelle.
fachàt,-ade ; adj. — Fâché,-e, irrité,
indisposé contre ; peiné, contristé.
fâche (M') ; sf.
Ceinture en tissu ;
elle est ordinairement rayée soit en bleu,
soit, en noir. V. cinte; s'applique aussi à
une ceinture de roches.

fâcherie.

C. facharie.
fachét,-e ; adj'. — Qui se fâche avec
facilité,-qui est susceptible, irritable, poin¬
tilleux. V. fachadoù.
—

�FACHOUS

—

FAMGALOUS

8

fachoùs,-e; adj. et

s. — Fâcheux,-euse ;
importune. C. fachét.
Qii'ey plâ fachoùs qu'atàu sie, cela est
bien ennuyeux, désagréable; qu'ey û cop
fachoùs, c'est un contre-temps fâcheux,
attristant ; personne

fachousamén ; adv. — Fâcheusement,
fachousè ; sm. — Bouderie ; mauvaise

humeur, contrariété.
Qu'ey drin de fachousè, c'est

un peu

de

mauvaise humeur

fachuguè ; sf. — Elat de grande lassilude, de langueur et aussi de nécessité. V.
calanque.
fàci.

—

C. face.
—

Facilement.

facilàs,-se; adj. — Très facile,
facile,-e; adj. — Facile, aisé. V. ayslt,
coumbde.
v.

—

facilitât; sf.

Faciliter,
Facilité,

—

factàdje ; sm. — Factage,
factice,-e ; adj. — Factice,
factoù ;
ori

dit

sm. — Facteur, agent, commis;
généralement factùr quand il s'agit

du facteur des Postes.

facturà ;

v.

facture; sf.
manière dont

facultà

—-

fadoulhè ;

fadourlejà
de jà;

fadràco

fadénc,-co (G.).
—

C. fadoùlh.
Coquetterie ; ornement

—

Fatuité ; sottise ; s'em¬
ploie aussi pour fadoù.
fadòt,-e.
V. fadalét.
fadoù; sf. — Fadeur. V. fadè (2).
fadoulàs,-se ; adj. — Augm. péjor. de
fat,-ade.
—

—

Petit ni¬

—

Fréq. de

Poche large et

—

sf.

Femme

—

ou

fille

de

faciles,

liach

ou

hèch.

fagoutî,-no (Lav.)
qui s'en croit.

falce.

muser.

nigaud, im¬

prostituée (vieux). Confr.
avec le catalan fadri,-ne.
V. frise.
fadùrlo (G.) ; adj. et s. — Qui est un
peu fou, esprit léger. Augm. fadurlàs ; dim.
fadurlôt. Le fém. est rarement employé, le
mot ne varie pas: un fadùrlo, ùo
fadùrlo,
mais quand on emploie l'augm. ou le dim.
on dit fadurlàsso,
fadurlòto, au fém.
fagòt ; sm. — Gall., fagot; on doit dire
mœurs

Faciliter.

fadè! Ah! coquetterie! Pélhe dab
fades, robe avec des ornements.
fadè, fadésse, fadoù ; s. — Fadeur,
fadejà ; v. — Montrer de la fatuité, de
l:i coquetterie ; gâter par des complaisances ;

sf.

;

; s.

A h!

d.; toilette.
fadésse ; sf.

(B.-L.)

profonde.

—

—

Ni¬

Augm. péjor. de fa¬

—

fai'anciè,-re

cherche dans la toilette ; ornement de toi¬
lette.

faderie ; sf.

; v.

—

faire l'imbécile.

faïance ; sf.

—

Etat de

—

fadoulhét,-e; adj. et s.
gaud, innocentée.
fadoulhoùs,-e ; adj. et s.
fadoùlh.

—

;

adj.

—

Fiérot,-te,

Faïence.

Faïencier. N. de p.

■—

Forme de farce.

falhà, falhàr.

C.

—

fayàr (rare). N. de

personne.

falhi ;

Faillir; défaillir,
sf. — Faillibilité.
falhible,-e; adj. — Faillible,

—

Lom.

sm.

bécillité.

Facture; composition,

facultatiu,-ibe ; adj.
Facultatif,-ive.
facultàt ; sf. — Faculté; institut d'en¬
seignement. V. poudé.
fadalét,-e ; adj. — Petit fat, coquet,-te;
on dit aussi fadòt,-e.
fadamén ; adv.
Fadement, d'une
manière fade; coquettement.
fadarie ; sf. — Fadaise ; sous l'influen¬
ce du fr. on dit aussi fadèse.
fadàs,-se ; adj. — Très fade; qui est
très fat,-de.
fadasserie; sf.
Chose très fade;
augm. péjor. de fadè.
fàde,-e ; adj. — Fade,
fadè ; sm.
Fatuité; coquetterie, re¬

en

—

chose est faite,

-—

une

; v.

Facturer,

—

C. fadamén.
fadoùlh,-e ; (Bay.) ; adj. et s.
gaud,-e, imbécile. V. fadurle.

fadrine ;

facilamén ; adv.

facilità ;

fadousamén.

v.

—

falhibilitàt

;

falhimén ;

sm.

falhit,-ide;
falhite; sf.

s.

falle ; sf.
ment

ou

fallét

ce

qui

(M4)

Faillite,

Faillite,

—

—

Défaillance, faute.

—
—

Poche intérieure d'un vête¬
en

tient lieu,

— Jupon, cotillon,
falòt; sm.
Falot, lanterne.
faloùr,-do (G.) ; adj.
Malpropre. V.
lour; en Lom. fat, orgueilleux,-euse, infa¬
tué de sa personne. V. fadalét, fat.

; sm.
—

famasse

;

sf.

Hommasse, grosse et
augm. de famé, (fem¬

•—

grande femme ; fréq.
me), t. insultant.
famassè

femmes,
famé
hemne.

; sm.

coureur

—

Homme adonné

aux

de guilledou.

(Arm. V.-B.)

;

sf.

—

Femme. Cf.

famé; sf.
Réputation, bruit touchant
réputation (vieux).
faméte, famote ; sf. — Petite femme ;
fillette qui fait la femme.
famgale, fangale; famgàno (N.-E
du G.) ; sf. — Fringale, grande faim, bou¬
—

la

limie. Y. hàmi et gune.

famgalè,-re; s.
Avidité, boulimie.
famgaloùs,-e ; adj.— Affamé,-e, avide.
—

�9

FAMILHASSE

familhasse ; sf.

Grosse famille, vi¬

—

laine famille.

fanfare

en¬

Que
bère

familhe, une belle famille ;
quoan abét de familhes? Combien avezvous d'enfants ?
May de familhe. mère de
famille; està cargàt de familhe, avoir une
nombreuse famille; n'a pas familhe, il n'a
pas d'enfanls; qu'ey sens familhe, il est
sans
famille,orphelin ; noum de familhe,
nom
patronymique ; mau de familhe, vice
originaire; lède familhe, vilaine engeance.
familhè,-re ; s.
Qui est de la famille,
qui la concerne; les enfants; parenté.
Que y a hère de familhè, il y a beaucoup
d'enfants; qu'an hèyt arribà lou familhè,
on a
convoqué toute la famille, la parenté.
familhéte,-ote ; sf.
Petite famille,
—

familiariamén,-rimén ; adv.

—

Fami¬

lièrement.
familiarisé ; v.
Familiariser; farniliarisà-s, devenir familier,
—

familiaritàt

sf.

;

familiàu; adj. des 2 g. — Familial,-e.
familie ; sf. — Serviteurs, gens de mai¬
son, d'une maison (vieux).
familiè,-re; adj.
Familier,-ère.
familièramén.
C. familiariam/.n.
famine; hamîno (G.); sf. — Famine.
—

V.

hàmi, hamière.

famoùs,-e

;

adj.

famousamén
fanà,-ni ; v.

C. à fanègues.

—

et

s.

—

Fanati¬

que.
; v.

fanfarounà

fanatisàyre,-e

adj.

;

—

Fanatiseur,

-euse.

sm.

—

Fanatisme.

Fanchoû ;

n.
p. — Nom de femme
autrefois, aujourd'hui délaissé.
fandàngou ; sm. — Fandango; ha dan¬
sa
lou fandàngou, donner la danse,
une
commun

fanfarounade

fandanguejà

le

fanfaron,

;

sf.

—

Fanfaronnade,

sf.

—

Fanfaronnerie.

fanfarrè ; adj. et s. ■— Membre d'une
fanfare; tapageur, en style plaisant,
fanfarrejà ; v. — Faire de la fanfare,
fanfilhe (Bay.i ; sm. — Coureur de
jupons. V. coutilhoè.
fangale. — C. famgale et dérivés,
fangàlo (Lav.) ; sf. — Nonchalance,
llême.

fani.
C. fana.
fànlo (Lav.). — C. falle.
fantasie,-tesie ; sf. —
—

Fantaisie,

ca¬

Fantaisiste,

ca¬

price.

fantasioÙS,-e

;

ad j.

—

pricieux,-euse.

fantàsque,-e ; adj. et
fantasquerie ; sf.
que; action de fantasque,

—

sm.

—

fantastìc,-ìque

s.

—

Fantasque,

Etat de fantas¬

Fantassin.

; adj.

fantasticamén ;

—

adv.

ment.

Fantastique,
Fantastique¬

fantòmo ÍBig.ì ; -òmi (B.) ; hantàu^G.) ; sm. -— Fantôme ; épouvantail ; en
Os. homme sans tenue ni dignité.
Ha-s fantòmis de tout,
s'effrayer de tout,

épouvantail à
dépenaillé. V.

espànte.
fantoumét,-nét; sm.
Petit enfant,
qui commence à faire le garçon.
fantoumis ; sm. — Chose mal faite, à
contre-sens; mascarade,

faqilî ; sm. — Faquin.
far(d) ; sm. — Fard.
faramàn,-de ; s.— Faraud,-e

se

Danser le fandan¬
prend ordinairement en mauvaise
;

v.

—

A

faramande;

fandanguejàyre,-e

adj. et s.
Danseur,-euse de fandango ; par ext.
reur,-euse

;

de bals publics.

sens.

pour

Cf.

avec

l'esp.

fanega.
Que y a castagnes à fanègues; moùnde à
fanègues, il y a des châtaignes à foison ;
du monde

en

foule.

farambole ;

cou¬

; loe. adv. — A foison,
grande quantité. On dit aussi à Idoles, à
le même

sf.

—

faràùt.
compli¬

Déformation

de

sarabande.
—

fanègues (à)
avec

; v.

Or.

diseur,-euse de sornettes;
menteur, hypocrite.

part.

ri.oles

Faire

—

;

fanfarounerie

fessée.

en

v.

—

fanatisme;

go;

;

fanfaronner,

fantoumàs ; sm. — Gros
moineaux ; au fig. un homme

Fanatiser.

■—

du

me

fanatic,-ique,-e ; adj.
fanatisé

Déformation

-ne.

fantassî ;

Qui est susceptible

—

sf.

;

fr.

fanfreluche, même signification.
fanfaroû,-ne ; adj. et s. — Fanfaron,

—

fanadé,-re ; adj.
faner, de ternir.
fanaguères (à).

la

fanfare per aci, il y a du tapage,
dispute par ici ; ha fanfarre, crier,

fanfarluche
mot

Fameux,-euse.

Fameusement.
adv.
Faner, ternir. Cf. blasi.

;

—

de

—

pour

gronder fort.

Familiarité,

—

Fanfare

—

y a

se

011

—

cbère famille.

fanfarre ; sf.

chasse la nuit.

geance.

Ue

FARAMBOULAYRE

anal, bruit. Autrefois, torche

par

familhe ; sf.— Famille ; les enfants ;

ou

—

et

ses

sf.
Farandole ; piège
petits oiseaux, casse-pied. V. farandole
—

dérivés.

faramboulade; sf.

—

Danse folle;

sor¬

tie coléreuse et tapageuse.

faramboulàyre,-e,-lè,-re ; adj.
Farando!ier,-ère » ; personne
folâtre; celui qu'on appelle en fr.

—

«

casseur

d'assiettes.

un

et

s.

peu

pop. un

�FARAMBOULE.TA

—

FARLINGUÈRES

faramboulejà

v.

—

;

10

farfalhoùs,-e ; adj. — Qui a les
lagagnoùs.
farfanterie ; sf. — Forfanterie.

Faire le faram-

faramboulejade.

—

yeux

chassieux. Cf.

boulè.

Fréq. de faram-

boulade.

farfoulhà ;

v.

Farfouiller

—

;

fouiller

faramboulejàyre,-e. — Fréq.
de
faramboulàyre.
faràut ; sm. — Faraud, mirlillore, petitmaître,
impertinent ; signifie aussi un
éberlué. V. héraut, faramàn.
farçà ; v. — V. forcejà plus usité,
farce, falce; sf. — Farce, plaisanterie;
hachis préparé.
farcejà; v.
Dire des farces, plaisan¬

désordonnément ; farfoulhà-s, se fouiller,
retourner les pophes; froisser ses habits.

ter.

ne.

farcejàyre,-e ; s. — Farceur,-euse ;
spirituelle. On dit aussi, sous
l'influence du fr. farçàr,-use.
farbalà; sm. — Falbala; tralala.
Que y abè gran farbalà, il y avait grand

fàrgo (Lav.) ; sf. — Forge d'usine. V.
forje., horgue. N. de p. Fargue, Lafargue.
farib01,-0 (G.); adj. et s. — Frivole;
esprit léger, changeant.
faribole; sf. — Faribole. Cf. peguésse,
farlambolc.
fariboule ; sf. — Thym des jardins. Y.

farfoulhàdje,-ade
farfoulhàyre,-e ;

C. farlabique par mé-

; v.

Farcir, bourrer,

—

de

—

Farfouilleur,

Bercer. V. cuà,

—

s.

—

Forgeron d'usi¬

V. hau.

fariboulè,-re. — C. faribòl,-e. On dit
fariboulejàyre.
fariboulère ; sf.
Fréq. de faribole;
élat d'esprit de faribòl.
Acò n'ey que fariboulères, cela n'est que
choses sans valeur, propos sans portée sé¬
rieuse; qu'a la fariboulère dessus, il a
envie de s'amuser, de badiner.

farcî ; sm. — Farcin.
farcide ; sf. — Action de farcir.

aussi

—.

farcimoÙS,-e ; adj
— Qui a le farcin.
farcit; sm. — Farce; hachis.
Hicà lou farcit à la garie, introduire la
.

farce dans la volaille.

fardà; v. — Farder; fardà-s, se farder,
fardàdje; sm. — Action de farder,
fardalhà (G.) ; v. — Houspiller, mais
sans méchanceté ; secouer,
tourner et re¬

fariboulét,-e

; s.

—

Coquet,-te

;

frelu¬

quet. Le terme ne s'applique pas aux per¬

d'âge mûr.
fariòt, fariòu;

sonnes

tourner.

sm.

—

Crapaud. Cf.

hàrri.

(Salies)

; sm.

—

Hanneton. Cf.

escarbàlh.
v.

farfàlh ; sm. — Froncis, plis dans
étoffe; frou-frou. Le terme est surtout

une

fichaises.

farlambiè,-re (L.) ; s. — Coureur,-euse,
vagabond. Cf. courredis.
farlambole ; sf. — Bagatelle. C. fari¬
bole.

farlanlère; sf. — Sornette, dire léger,
sérieux mais pas grossier; chose sans
importance, faribole.
peu

dis.

un sens

sm.

—

farlicò

C. farfalhadis, mais

(B.-L.)

;

sf.

—

Falsification. Cf.

farlabique.

de dim.

farfalhoà.
C. farfalhà.
farfàlhou,-lhe (L.) ; adj. et s. — Tracassier,-ère, espiègle.
farfalhoùs,-e ; adj. et s. — Indiscret,

;

—

teur ;

—

farfàlhis ;

farlabicà, farbalicà; farlicà (B.-L.)
Falsifier, frelater; au fig. tromper.

farlabicàyre,-e ; adj. et s. — Falsifica¬
trompeur,-euse, qui cherche à trom¬
per ; blagueur, conteur de sornettes.
farlabique ; sf. — Artifice, tromperie ;
blague, fichaise. V. farllco.
Nou soun que farlabiques ço qui dit, tout
ce qu'il dit ce sont des blagues, des menteries ; nou-m biengàt ahumà dab bostes far¬
labiques, ne venez pas m'ennuyer avec vos

em¬

ployé pour désigner des choses d'élégance.
V. fronstilh.
farfalhà,-lhoà ; v. — Froncer, plisser
avec grâce,
élégance une étoffe, une dra¬
perie; farfalhà-s, se plisser tout seul.
farfalhadis; sm. — Froncis inélégant.
On dit aussi farfalhère.
farfalhàdje,-lhade ; s. — Action de
farfalhà.
farfalhàyre,-e ; adj.
Qui froisse
les étoffes; jeune galantin empressé; fillet¬
te ou femme peu soigneuse de ses robes. Ne
pas confondre avec farfoulhàyre qui est
parfois employé avec le même sens. V. ce m.
farfalhère,-lhoère ; sf. — V. farfalha¬

farlingue.

—

-ète.

Action

branoA.

farci, sarci

avec

s.

fargà (Lav.) ; v.
jumpà
fargàyre (Lav.) ;

tathèse.

farfàlh

—

-euse.

tralala.
—

s.

farfouiller.

personne

farbalique.

;

se

sorte

—

C.

d'ornement de

bourlingue, bourle;

toilette, fanfreluche;

d'aiguillette. Dim. farlinguéte.
farlinguères,-gueries ; sf. pl.

sorte

I

Fanfreluches.

—

�11

FARL1NGUËT

farlinguét,
farluquét,-louquét,-e ;
Frolaquet, personne coquette, légère ;
prend aussi le sens de personne mince,
frêle. Farluquéts, sobriquet des gens de
Castelfranç (H.-P.). V. furt.
farmaciâ,-cièn ; sm. — Pharmacien.
(Vient du fr.).
farmacerie ; sf. — Drogues de pliarma
s.

—

cie.

farmacie ;

sf.

chimique.
faròl (Lav.)

Pharmacie

—

; sm.

;

remède

Mouchoir de

-—

cou¬

leurs voyantes.

faroù, farouche (As.) ; ferroù, fèr; sm. — Trèfle incarnat,
faroù; sm. — Nom de chien.
faròt,-e.
C. faràut.
faroutejà; v. — Faire le mirliflore, le

rou

petit-maître.
farraguilhejà (As.) ; v. — Faire le
vantard, se donner de l'importance.
farragùilhes (As.); sf. pl. — Vanteries ; actes do vantard. V. farrarnàn.
farramàn,-de ; adj. et s. — Vantard,-e,
glorieux, espèce de lier-à-bras, bouffi d'or¬
gueil.
farramande ; sf.

—

farramandejà ; v.
farraguilhejà.
farredi (G.) ; interj.

C. farragùilhes.
—

Faire le farra¬

—

.Turon, exclama¬

rnàn. Cf.
tion.

fart, fartà, fartère.
C. hart, hartà,
hartère, avec un sens péjoratif,
fascicule; sm. — Fascicule,
fascinà ; v. — Fasciner,
fascinacioû ; sf.
Fascination.
fascinatoû,-re ; adj. et s. — Fascinateur,-trice.
fasièndo (B.-L.) ; sf. — Approvisionne¬
—

—

ment.

fàste ;

—

fastuoùs,-e

;

Faste.

adj.

fastuousamén ;

fatrasserie ; sf.

—

Fastueux,-euse.
—

Fastueuse-

ment.

fasuquét,-o (Lom.); adj. — Préten¬
tieux,-euse ; freluquet. V. farluquét.
fat, fade; adj. et s.
Fat, content,-e
de soi; coquet,-te.
Sobriquet des gens de
Sl-Goin (B.-P.).
fat, fade; adj. — Fade, insipide,
fatalamén ; adv.

■—

Falalement.

fataliste,-e ; adj. et s. — Fataliste,
fatalitàt; sf. — Fatalité,
fatàu ; adj. des 2 g. — Fatal,-e.
fatche (G.-M.).— Forme de /ace, visage,
fatigà; v. — Fati guer ; fatigà-s, se fati¬
guer. V. abejà.
fatigade ; sf. — Action, travail ayant
occasionné de la fatigue.
Qu'en èy hèyt ue bère fatigade, j'ai fait
quelque chose qui m'a bien fatigué.

—

Fatras considérable

;

qui est du fatras: guenille, vieilles hardes,
objets de rebut, etc. ; au fig. propos sans
ordre, inutiles.
fatuitàt ; sf. — Fatuité.

fàube,-e

adj.

;

faubèr ;
servant

sm.

Fauve, de couleur
faubèu,-le. V. haubl.
_

fauve ; on dit aussi

Faisceau

—

de ramîllf.s

d'enseigne d'auberge mal

mauvais lieu. Confronter

avec

le

famée
fr.

;

fau-

bert, balai de cordages,
fauc (L.). -— C. faucon.
faucoû ;

sm.

Faucon

;

émerillon

; au

fig. petit curieux, qui a l'œil vif. V. coèr,
fauquet, aubarrèu, carrasquét.
fauçounàyre,-o (B.-L). ■— C. fayçounè.
faudàu (G.) ; sm. — Tablier (vient de
hàude). Cf. dabantàu.
faufilà (B'ig. G.) ; v.

—

Faufiler, travail

de couture. Cf. bastà.

faufilàyre,-o
aussi

gne
ne

; s. — Qui faufile ; dési¬
tailleur, une couturière qui
du travail solide,

un

font pas
faule.

adv.

FAUS

fatigadé,-re, fatigàn,-te; adj. — Fa¬
tigant,-e.
fatigue; sf. — Fatigue; travail. Sobri¬
quet de paresseux. N. de p.
Que soy en gran fatigue, je suis en grand
travail; très las; cop de fatigue, mal pro¬
venant de trop de fatigue, courbature ; souliès de fatigue, gros souliers de travail.
fatigue]à ; v. — Se fatiguer pour ou de
peu de chose ; faire celui qui se fatigue.
fatoyes ; sf. pl. — Fanfreluches; orne¬
ments de coquette. (Vient de
fade).
fatràs; sm. ■— Fatras.
fatrassè,-re ; s. — Fatrassier,-ère.
fatrassejà ; v. — Fatrasser.

faufilo ; sf.
sm.

—

—

Faufil

;

faufilure.

C.

fable (vieux),
faunio (B.-L.) ; sf.— Fraude, tromperie.
fauquét ; sm. — Faucon émerillon ; dé¬
signe aussi le busard St-Martin. V. fauc.
Oélh de fauquét, œil aigu ; se dit de quel¬
qu'un à l'œil de qui rien n'échappe, d'un
—

curieux indiscret.

fauquét,-O (Lav.); s. — Nom qu'on
un ovin
qui a une touffe de laine
sur la tête. N. de
p. Fauquet.
faus ; sm. — Faux: ha û faus, faire un

donne à

faux

en

écriture.

faus,-se ; adj. — Faux, fausse ; controuvé. ; altéré, supposé; feint, postiche; trom¬
peur,
hypocrite, perfide; fourbe; discor¬
dant ; rétif.
Coùmpte faus, calcul faux ; fausse mounéde, fausse monnaie; faus pas, faux-pas;
faute ; faus noum, faux nom ; fausse pousicioû, fausse position, fausse situation ; û
faus encàs, line accusation fausse ; (ou saa-

�FAUS

—

12

FÉ

porte à fans, la poutre ne porte pas
bien; ômi faus, homme faux; traître; bèstie fausse, bêle qui a des vices redhibitoirts ;
idées fausses, idées fausses; fausses
dents, dents postiches; faus plec, faux pli.
faus, faussamén ; adv. •— Faussement

faussét ;

mè que

,

faux.
Cantà

faus, chanter faux; parlà faus,
parler faussement, de travers.
faus-bor; sm. — T. de couturière,
faux bord, fausse bordure de robe.
faus-bour(g) ; sm. ■— Faubourg,
faus-bourdà; v.
Mettre, faire un

sm.

— Faux-bourdon,
Faux col.
—

faussificacioû ; sf.

faussificàyre,-e

;

Falsification.
s.

Falsificateur,

—

-trice.

fautà ;

v.

—

fautasse ;

ca¬

faus-escàyre ; sm. — Fausse équerre ;
angle obtus.
La maysoû qu'en de faus escàyre, la
maison est placée, bâtie en fausse équerre.
faus-escalè ; sm. — Escalier dérobé.
faus-escoày. — C. faus escàyre; re¬
irrégulière d'un ouvrage V. escoày.
faus-fu, faufu; sm. — Litt. faux-feu,
coup de feu qui a raté ; ne s'emploie qu'au
fig. et signifie manquement à : ha faus-fu,
manquer au rendez-vous, à la parole don¬
née; la gouyate que Va hè.yt faus-fu, la
jeune fille l'a trompe dans son attente.
faus-oùrle; sm. — Faux ourlet, t. de
tombe

couture.

faussà ;

v.
Fausser, manquer, en¬
violer, frauder, gauchir.
Qu'a poil que la terre qu'on fausse, il a
peur que la terre lui manque sous les pieds ;
se
dit d'un timoré; que m'a faussât, la
chose m'a fait défaut; èch faussât, essieu
faussé, tordu ; que l'an gahàt à faussà la
mesure, on l'a surpris à faire fausse mesu¬
re, faux poids ; faussà Ion règlamén, en¬
freindre le règlement, la règle ; faussà-s lou
pè, se tordre le pied; Ion t.imoû que ba.
faussà-s, le limon va se gauchir; que m'a
faussât, il a manqué à sa parole, il a trompé
—

freindre

confiance.

Fauter,
—
Grosse

sf.

faute,

faute

—

Faute, omission; imper¬

.

séns

faute, travail

faute;
priver,
ne
toucher
l'imperfection, le défaut; arribà sens faute,
ne pas manquer d'arriver; hicà-s en faute,
se

sans

pas ha-s'en faute, ne pas s'en
pas manquer; toucà la faute,

mettre dans

tort.

son

fautéte,-tote ; sf. — Petite faute, faute
légère.
fautiu,-ibe; adj. — Fautif,-ive.
fautoùs,-o. — C. fautlu,-ibe dans le G
N. de p. Fautous, Fautoux.
fautrèc (Or.). — C. haudr&amp;c, bouc.
fautrecoùs,-icoùs,-e ; adj. — Boueux,
-euse ; couvert de boue.

fautrequejà,-iquejà

; v.

—

Patauger,

barboter.

fautùlh ;

sm.

—

Fauteuil,

fayàr, fayàn ; sm. — Fayard, hêtre;
désigne aussi un fagot de branches de hê¬
tre en M4. N. de p. V. falhà.
fayçoû ; sf. — Façon ; main-d'œuvre ;
luanière; prix d'un travail fini.
Hit acò de tau fayçoû, faites ceci de telle
façon; quoan baiera de fayçoû? Combien
coûtera la façon ? Non hassiàt pas fayçoûs,
ne faites
pas des façons; qu'a de lides fay¬
çoûs, il

a

de vilaines manières.

fayçounà ; v, — Façonner ; fayçounà-s.
apprendre de bonnes manières.
fayçounàdje; sm. — Façonnage.
fayçounè,-re,-noùs,-e ; adj. — Céré¬
monieux,-euse, formaliste.

faussade ; sf.

—

Erreur,

manque,

dé¬

faussamén;

sm.

—

Défaut, action de

fausser: Ion faussamén don sou-lè. l'affaisse¬
ment. le, défaut d'aplomb du plancher,

faussamén; adv.
des

—

V. faus (3).

Faussaire,
faussât,-ade ; adj. — Faussé-e; déjeté,
gauchi. N. de p. Faussai, Fossat.
fausse-acouche ou couche; sf. —
s.

2 g.

fayçounejà

; v.

—

Faire beaucoup de

façons, de manières; fréq. dim. de fayçou¬

faut ; action de fausser.

faussàri ;

faute; sf.
fection
Tribàlh
nou

lomnie.

nà.

faytilhè,-re (L.Ì
re.

Cf.

faytilherie
œuvre

; s.

—

Sorcier, sorciè¬

brouch,-e. On dit aussi hatilhè,-re.
; sf.
de sorcier.

Maléfice, sortilège,

—

Fausse-couche.

faussejà ; v. — Tromper, tricher; n'ê¬
juste ; mentir.

tre pas

serpe,

faussetàt ; sf. — Fausseté, mensonge,
hvpocrisie, calomnie.
faussificà, falsificà ; v. — Falsifier.
V. farlabicà.

sm.

—

£aus-encàs,-incàs,-encàrc ; sm.
Fausse accusation ; faux témoignage ;

ma

gousset,

grossière.

faus-bourdoû ;
faus-col ;

Fausset,

—

Cf. haussét.

—

faux bord.

sm.

pochette. V. falle, pouchlc.
faussét (Armi) ; sm. — Grande

fé, hé; sf. — Foi, croyance, confiance.
Abé la fé, avdir la foi ; n'abé ni fê ni ley,
n'avoir ni foi ni loi; de boune fé, de bonne
foi ; la fé qu'ai jàri! Par ma foi, je le jure !
0, la fé, oui. ma foi. assurément ; lou papï
que hè fé, le papier (le titre") fait foi. Ste Fé,
Sainte Foi, vierge et martyre.

�FEAU

13
forme hé n'est guère employée que
quelques jurements ou formules : o,
ma hé! ma hé noû! V. au mot hé (i).
feàu ; adj. des 2 g. — Féal,-e, fidèle.
Biarnés, feàu e courtés, Béarnais, féal et
courtois (die.). Malignement, on altère feàu
et on en fait /nus; aussi, beaucoup ne con¬
naissant pas la forme exacte du dicton,
disent-ils de bonne foi : Biarnés, faus e
courtes, Béarnais, faux et courtois,
feblamén ; adv. — Faiblement.
feblàs,-se ; adj. — Assez faible, qui
n'a pas de force.
féble,-e; adj. — Faible, débile, sans
énergie ; qui manque de solidité en parlant

La
dans

des choses.
Lou mau que dèche féble, la
laisse faible, débile ; qu'ey féble

maladie
entàus

il est faible pour les siens,
féble ; sm. — Faible, côté faible.

sous,

Qu'èy û féble enlàu bî., j'ai un faible
qu'ey lou sou féble, c'est son

feblè,-ésse ; s. — Faiblesse, débilité.
dit
aussi, mais rarement, feblelàt,
febloù, sf. V. flaqnè.
feblejà, febli; v.— Faiblir. V. flouchà.
Manquer de solidité; lou poun que feblcj•?,
le pont faiblit.
feblòt,-e; adj. — Un peu faible, peu
vigoureux, assez faible.
Febùs; n. p. — Surnom donné au
On

Vicomte de Béarn Gaston de Foix, à cause
de la couleur blonde de sa chevelure ; on
le désigne aussi parfois, à cause de cela, par
Gastoû lou sàure.

adj.

;

—

«

;

adj.

—

félibréen,-ne

Qui

concerne

».

felibridge ou felibridje; sm. — Félibrige, l'association des félibres, son action,
son
esprit. Cette association fut fondée le
2i mai 185/| en Provence, par sept jeunes
littérateurs de langue d'oc: Théodore Aubanel, Jean Brunet, Anselme Mathieu, Frédé¬
ric Mistral, Joseph Roumanille, Alphonse
Tavan et Paul Giera. Son action s'étend
maintenant à tous les pays où la langue
romane d'oc est usitée.

felibròt,-e ; s. — Jeune félibre,-esse ;
fils, fille de félibre.
felicità; v.
Féliciter; felicità-s, se
féliciter.

felicitacioû ; sf. — Félicitation.
félicitât ; sf. -— Félicité.

felicitàyre,-e ; adj. — Complimenteur,
qui félicite.
Felip; n. p. — Philippe,
felipèu ; sm. — Liteau, t. de charpen¬
tier. Cf. cablatoùn (G.).
Felipoû ; n. p. — Dim. de Felip.
Fèlis; n.. p. — Félix.
Felissoû; n. p. — Dim. de Fèlis.
feloÛ,-ne; adj. — Félon,-ne.
feloimie ; sf. — Félonie,
femelade ; sf. — Troupe
acle de

de femelles

;

femelle.

femelàdje.
femelàyre.

C. femelis.
C. famassé.
femelasse, fumelasse ; sf. — Grosse
femme dans les L. ; grosse bête, femelle
—

—

ailleurs.

Fécond,-e.

fecoundà ; v. — Féconder,
fecoundacioû ; sf. — Fécondation.

femèle, fumèle ; sf. — Femelle. Dans
Landes, le terme, quand il s'applique à
une femme, n'a pas un sens désobligeant;
les

fecoundàn,-te ; adj. — Fécondant,-e.
fecounditàt ; sf. — Fécondité.
feculàn,-te ; adj.
Féculant,~e.
fecule ; sf. — Fécule. V. esloù.
federà ; v.
Fédérer ; federà-s, se fédé¬
—

rer.

il l'a

en

Béarn et dans le reste de la Gas¬

Un landais dira : qu'es le boste
femèle, c'est voire femme, votre épouse,
tandis qu'on dira ailleurs : qu'ey la boste
cogne.

hemne.

femelejà ; v. — Fréquenter les femmes,
le jupon,
femelis, fumelis ; sf. — Les femelles,
femelote ; sf. — Petite femme, petite

courir

federàble,-e

adj.

;

—

Qui peut

se

fé¬

dérer.

federacioû ; sf.
federalisà ; v.

Fédération,
Fédéraliser.
federalisme ; sm. -— Fédéralisme,
fédéraliste,-e ; adj. et s.— Fédéraliste,
federatiu,-ibe ; adj. — Fédératif,-ive.
federàu ; adj. des 2 g. — Fédéral,-e.
fegntà. — Forme de fentà.
—

-—

fé-hasén ;

sm. — Qui fait foi.
felibre,-e,-ésse ; s. •— Félibre,-esse,
littérateur de la langue romane d'oc.
felibrejà ; v. — Agir en félibre ; festiner

félibres,

FENÈSTE

-euse,

pour le vin ;
côté faible.

fecoÙIl,-de

felibrénc,-que
les

—

entre

félibres.

felibrejade

;

fête félibréenne.

sf.

—

Réunion de félibres,

femelle.

fé-menti ; v.
Benier sa foi, parjurer.
fé-mentit,-ide ; adj. et s.— Benégat,-e,
parjure.
fenardiò, fenariò ; sm. — Fardeau ;
désigne ordinairement l'ensemble des us¬
tensiles qu'on emporte pour aller travail¬
ler au dehors et, par ext., ce qui est néces¬
saire à la nourriture de la journée, pour
Il durée "lu voyage; viatique.
fendén,-te ; adj. -— Qui fend: sègue
fendénte, scie à fendre.
fenèste, fernèste; sf. — Fenêtre v.
les L. V. frinèste.

�FENESTRADJË

FERROUNIÈ

—

U

fenestràdje; sm. — C. frinestàdje.
feni, fini ; v. — Finir, prendre fin,
achever; décroître; fenl-s, se tuer, se suici¬
der ; s'achever. On dit aussi afenl. Cf.
acabà.

fermàlh ; sm. — Fermail, agrafe,
fermalhàt ; sm. — Fermeture, clôture
fermalhes ; sf. pl.

qu'ey fenit, le malade agoni¬
c'est la lin ; e bas feni ? Vas-tu cesser
feniàn,-te ; s. — Fainéant,-e, paresseux.
Sobriquet des gens de Soumoulou.
;

feniàn

(porte) ; sm. — Sorte de chaise
suspendue à un brancard.
feniantàs,-se ; s. — Très fainéant,-e.
feniantassejà. — Fréq. péjor. de feniantejà.
feniantè ; sm. — Paresse d'habitude ;
l'espèce des fainéants. FeniantèI excl. en
présence d'un paresseux au travail, d'un
excès de fainéantise, d'une bande de fai¬
néants. V. cagne, pigrè.
feniantejà; v. — Faire le fainéant,
fenicioû; sf. — Fin, action de finir,
conclusion, achèvement.
feilide.— C. fenicioû, mais moins usité,
fenimén ; sm. — Achèvement, fin.
fenit,-ide ; adj. — Fini,-e; accompli,
parfait ; ruiné ; achevé ; mourant,-e.
Qu'ey balén fenil, il est extrêmement la¬
borieux ; oubrè fenit, ouvrier accompli; lou
praùbe, qu'ey fenit, le pauvre, il touche à
ses
derniers moments ; la maysoû qu'ey
fenide, la maison est ruinée. V. acabàt.
fenoùlh, fenoulhét ; sm. — Fenouil
(plante) ; le fenouil est employé pour conju¬
rer

les maléfices. Cf. houlh.

fenoulhét ; sm. — Gobe-mouclies (oi¬
seau) ; petit fenouil ; mille-feuilles.
fentà, fintà ; v. — Exécuter une feinte,
t. de

course

landaise.

fente, fegnte ; sf.
la

— Autrefois, céré¬
de fiançailles. V. fermà.

monie et repas

Loa malàu

se

fer tressé.

en

course

—

Feinte,

au

jeu de

landaise.

fenugrèc; sm.
Fenugrec (plante);
graines sont moulues et employées en
cataplasmes émollients. Syn. allias (G.).
fenoumenàu; adj. des 2 g. — Phéno¬
ménal,-e; vient du fr.
_

les

fenoumène ; sm. — Phénomène,
feoudalitàt ; sf. — Féodalité,
feoudàu ; adj. des 2 g. — Féodal,-e.
fèr-blanc.

—

C. hèr-blanc.

ferblanguiè,-tiè
feriàt,-àde ; adj.

Ferblantier.
— Férié,-e.
ferie ; sf. — Férié, jour de repos,
ferie, ferioùs. ■— Corrup. de furie,
furioàs.
fermà ; v. — Fermer ; anciennement a
signifié aussi donner caution,, consigner
des gages ; fermà-s, se fermer ; enclore sa
propriété ; autrefois, se fiancer, s'engager,
fermàdje ; sm. — Fermage.
fermadure,-ture ; sf. — Fermeture,
clôture, palissade, etc.
; sm.

—

fermamén ; adv.

—

Fermement,

avec

fermeté. V.

ferme (3).
fermàn,-te; adj.

Fermant,-e.
fermàyre,-e; adj. — Qui ferme; s'em¬
ploie aussi pour afermàyre, qui afferme.
fèrme,-e ; adj.— Ferme, stable; fort,-e,
énergique. V. frém.
fèrme; sm. — Ce qui est ferme, par¬
tie ferme.
Arribà tau
me, sur un
se

ferme, parvenir à terre fer¬
terrain solide ; tiéne-s au ferme,

tenir dans

bon droit.

son

fèrme ; adv.

Fermement, ferme, for¬

—

tement.

Tirà ferme, tirer ferme;
soutenir fermement.

fèrme ; sf.

sustiéne fèrme,

T. de charpentier,

—

assem¬

blage de charpente.
ferme ; sf.
rement

avec

—

le

Fermage
de

sens

; s'emploie ra¬
bâtiment agricole

lequel on dit plutôt borde. V. afèrme.
en fèrme, avoir en fermage,
fermén ; sm. ■— Ferment (rare). V.
bouridé, plus usité,
fermén.
C. fremén, par métathèse.

pour

Abé

—

fermentà ; v. — Fermenter. Cf. bouri.
fermentacioû ; sf. — Fermentation,
fermetàt ; sf. — Fermeté, qualité de ce
qui est ferme, solidité. On disait aussi au¬
trefois fermésse, et, par métathèse, fremetàt.
fermì, fremì; v. — Frémir.
fermiè,-re; adj. et s. — Qui a un bail
à ferme ; fermier,-ère.
Syn. arrentadoù, bourdè.
fernèste (L.). — V. frinèste.
feròce,-e; adj. — Féroce. V. herùm,
heroùdje.
feroucitàt; sf. — Férocité,
ferragùs ; sm. — Un batailleur, un
matamore.

ferralhà ; v. — Ferrailler,
ferralhe, ferralherie. — V. herralhe,

-rie, et dérivés.
sm. — Ustensile, outil de
ferrement.
ferràn, herràn,-e; adj. — Qui est de

ferramén ;
fer ;

couleur
gne

On

gris de fer. N. de

ordinairement

un

p.

En M'., dési¬

lieu abrupt, escarpé.

dit aussi

ferrât.
Champ de trèfle incarnat,
ferroade ; sf. — Récolte du ferroà.
ferroû, fèrrou ; sm. — Trèfle incarnat
(plante). Cf. faroà.
ferroà ;

sm.—

ferrounerie ; sf.

ferrouniè ;

sm.

Ferronnerie,
Ferronnier.

—

—

�FERRURE

15
ferrure ; sf. — Ferrure ; ne s'emploie
généralement que pour désigner les ferre¬
ments de la charpenterie et de la menui¬
serie. V. herradure.

fèrtil, fertile,-e; adj. — Fertile,
fertilamén ; adv. — Fertilement.
fertiletàt,-litàt ; sf. — Fertilité,
fertilisà ; v. — Fertiliser.
fertilisàble,-e ; adj. — Fertilisable.
fertilisacioû ; sf. — Fertilisation.
fertilisàll,-te ; adj. — Fertilisant,-e.
fesilh, fusilh; sm.
Fusil.
fesilhà ; v. — Fusiller ; fesilhà-s, se fu¬
siller, se tuer d'un coup de fusil. S'emploie,
dans le style badin, avec le sens fig. du fr.,
faire payer très cher.
fesilhade ; sf. ■— Fusillade. Cf. escoupetade.
fesilhè ; sm. — Fusilier. Dans les cortè¬
ges carnavalesques, il y a toujours, à l'a¬
vant, un groupe de fesilhès; ils remplissent
à l'occasion, le rôle d'agents de l'ordre, de
commissaires.

bance.

feniràs, per la fî; A la fin, finirasfî, faire une fin, se marier ; à la
fî dou coùrnpte, e-t bos està! Veux-tu rester
sage, à la fin, au bout du compte ! U coùnde
sens fî, un conte qui n'en finit pas ; û chibàu à toutes fîs, un cheval à tout faire ; lou
coumençamén de la fî, l'entrée en agonie.
fî, fine; adj. — Fin,-e, m'incé, délié;
subtil,-e; délicat, léger.
Là fine, laine fine; drap fî, drap fin,
soyeux ; came fine, jambe fine ; ômi fî,
homme fin, distingué ; intelligent ; rusé,
finaud ; abé lou nas fî, avoir le nez fin, être
rusé, perspicace ; tirà au mey fî, faire au
plus fin, au plus adroit ; faire au plus juste,
pour le mieux ; lou fî mout, le fin mot, le
mot de la fin ; lou disnà qu'ère dons fîs, le
dîner était des plus fins ; lou fî dou fî, le
fin du fin, le « nec plus ultra»; ue late
fine, une lioussine mince, fine,
fiàcre ; sm. — Fiacre (v. du fr.).
fiançà ; v.
Fiancer ; fiançà-s, se
parla;
tu

e

! Ha

ue

—

fiancer. Cf. anoubià.

fiançalhes, fiances ; sf. pl.

fiançât,-ade ;

festounàdje

avec

; sm.

■—

Action de feston¬

ner.

Forme ancienne de

feàu.
fèud,-e ; s. — Feudataire, vassal (vieux),
feyrà ; v. — Acheter les bijoux de noce
pour la fiancée,
fèyre. — C. hèyre, v. l'Arm. et les L.
fèyt ; sm. — Fait. Y. hèyt.
U gran fèyt, un grand fait, notable ;
qu'ey û fèyt, c'est un fait, il est certain
que; que soy au fèyt, je suis au courant.
Loc. adv.
Tout à fèyt, tout à fait; au
fèyt, per fèyt, au fait, par le fait.
Loc. prép. — En fèyt de, en fait de, sous
le rapport de.
fi; sm.
Fi, dédain, mépris.
Ha fi de, dédaigner.
fi ; sf.
Fin, bout,' extrémité, but,
—

—

mort. V. cap.
A la fî de l'an,

la fin ; qu'ey
fin de tout, il n'y a
plus d'espoir; està-n à la fî, être à la fin;
tout qu'a ue fî, tout a une fin; perbiéne à
sas fîs, arriver à ses fins ; béde-s la fî, se
voit

pas

bout, mourir.

Loc. adv. A toutes fîs, à la fin, à toutes
fins; la fî finale, la dernière extrémité; à la
fî finale, que parlà, enfin, par la fin, il

s.

—

l'on emploie
autorisation;
l'a dat lou fiât, il l'a autorisé à ; il lui a
le

que
donné

sm.

sens

—

Mot latin

que

de consentement,

consentement,

son

fiblà (Loin.).

—

C. ciblà.

mau ficelât,
être mal en point.
ficèle ; sf. — Ficelle ; en Lav. claie à
égoutter le fromage.
fichà ; v. — Ficher, appliquer, flanquer ;
n'est employé que dans le style familier,
comme euphémisme de foùte, foutre ; fichà
û couhùt, appliquer une gifle ; fichà û ernplàstre, faire une chute de tout son long ;
fichà lou cam, f... le camp; fichà-s dou
moùnde, se moquer, se « fiche du monde ».
fichàn,-te; adj. — Fichant, contra¬

ficelà;
être fagoté

v.

—

Ficeler; està

;

riant,-e.
fiche ; sf.
fiche ; v.

-—
—

fichèse ; sf.

à la fin de l'an; nou s'en

bét pas la fî, on n'en
la fî de tout, c'est la

au

Fian¬

Fiancé,-e.
—. Confiance, as¬
surance. Dans le G. on dit aussi fisànço. A
signifié autrefois aussi caution.
fiarde ; sf.— Bouteille courte et pansue ;
au fig. femme grosse et de
petite taille.
fiarretàt, fierretàt. — Formes de
fiertàt.
fiât;

voir

—

fiance, hidance; sf.

festoû ; sm. — Feston,
festounà ; v. — Festonner,

—

FIDÈLAMËN

çailles. V. acòr.

festî ; sm. — Festin, grand, gros repas.
Augm. festinàs.
festinàyre,-e ; adj. et s. — Invité,-e
d'un festin ; amateur de bonne chère. On
dit aussi festinè.
festinejà ; v. — Festiner, faire bom¬

fèu.

—

misme de

Fiche,
C. fichà.
—

Vétille, niaiserie, euphé¬

foutèse.

fichù ; sm. — Fichu, petit châle; t. de
boucherie, la bavette.

fidà;

v.

—

Fier;

on

dit généralement

hidà.
N

fidèl,-dèu, fidèle,-e; adj. — Fidèle.
de p. Fidèl.
fidèlamén ; adv. — Fidèlement.

�FIDELITAT

FILOUSOUFÍA

—

16

fidelitàt ; sf. — Fidélité,
fieloû ; sm. -— Tliie de fuseau.

figuràble,-e

Syn. hilère, hialère.
fièr,-e ; adj. — Fier, allier,-ère, hau¬
tain, orgueilleux; bon, brave; bien mis,-e,
en

toilette.

Qu'ey bit drin fi,è.r, il est très hautain,
fier; que s'en lié dou. fier, il s'en vante, il
tire vanité de; uc fière hemne, une belle
femme: û fièr souldàt, un fier soldat; que
soun de fièr moùnde, ce sont de superbes
gens ; qu'ey u fièr gus, c'est un coquin
fieffé; que t'ès hèyt fièr, tu as fait toilette;
fièr coum u hasâ de la halhe, fier comme
un
coq de sa crête (prov.).
Dans certains parlers, on double l'r au
fém. ; ue fièrre hèste, une superbe fête.
fièramén, fièrramén ; adv. — Fière¬
ment, d'une manière superbe; orgueilleu¬
sement.

fierejà, fierrejà ;

v.

—

Faire le fier, la

fière.

fièretàt,

fièrretàt,

fièrtàt; sf.

—

Fierté.

fieròt,-e ; adj. — Un peu fier; dim. de
fièr,-e.
Quin e,y fierote la nène! Comme elle est
bien mise cette petite ! Lou gouyàt qu'ey
drin fieròt, le jeune homme est un peu fier.
fierrè ; sm. — Fierté excessive ; vanité
exagérée pour la toilette, le luxe.
fierroù ; sf. — Fierté ; toilette, mise re¬
cherchée.

fierroutejà.
nuance

—

G. fierejà,

avec

une

de dim.

fierroutôt,-e; adj.— Dim. de fieròt,-e.
(Lav.) ; sf. — Toilette, costume
des grands jours,
V. fièretàt.
fiertàt.
fièsto (Lav.) ; sf. — Fête ; on dit aussi
fierrùro

—

hèste et hièsto.
-

mottes de beurre.
—

orner

avec

;

cause

_

—

filhe ; sf.

—
Fille de service, domesti¬
hilhe.
filhéte ; sf. — Jeune fille ; ne s'emploie
qu'en style littéraire, dans les chansons, et
le t. est ordinairement de sens plaisant. V.

v.

hilhéte.

filhure ; sf.

Fifre

; on

dit aussi plfre.

fignàn,-te ; s. — Fainéant,-e, v. la
Big. et le G., où l'on dit aussi feniàn. N.
de p. et de I.
fignoulà ;

tau

que; v.

fifàgo (B.-L.) ; sf.
Griffonnage.
fifiu, fufù ; sm. — Colifichet, en style
plaisant; t. enfantin, sifflet, flûte.
fifoulà (B.-L.) ; v. — Ornementer les
fifre ; sm.

adj. — Figurable.
n'ey pas figuràble, on ne
peut se figurer une chose pareille,
figuracioû ; sf. ■— Figuration,
figuradamén; adv. — F'igurément.
figuràn,-te; adj. et s. — Figurant,-e.
figurasse; sf. — Grosse .figure, sans
distinction ni grâce,
figurât; sm. — Figuré, t. de gram.
Que parlàm au figurât, nous parlons au
figuré.
figure; sf. — Figure, visage, forme; t.
de grammaire, de danse, de jeu de cartes.
V. care, mustre, fàci.
Ha boune figure, faire bonne figure;
avoir un air de brave personne ; faire bon¬
ne contenance ; que t'at
èy crachat an plée
figure, je le lui ai craché à la face; ha triste
figure, faire triste figure; avoir l'air mala¬
de, être émacié ; figure de desenterràt, face
de déterré, visage blême, hâve; ne-u pouch
béde ni en figure ni en pintrure, il m'est
insupportable à la vue ; figure d'imàdje,
visage aux traits réguliers.
figuréte,-ote ;-oùgno (H.-Big.) ; sf. —
Petite figure ; figurine.
Joli petit visage; le t.
figurine; sf.
a un
sens de délicatesse et de finesse plus
accentué que figuréte.
filà ; v. — Filer, mais seulement dans le
sens de aller rapidement
qui est emprunté
au fr. hialà, hiulà, hùje.
filade ; sf. — Traite rapide ; v. hutade.
filasse.
V. hilasse, plus usité,
file ; sf. — File, suite, rangée.
Que partiscoùn à la file, ils partirent à la
file, l'un derrière l'autre.
filét ; sm. — Filet. V. hielàt.
filetà ; v. — Fileter ; t. de serrurier,
Ue

—

Fignoler,

arranger,

minutie.

fignoulàyre,-e ; adj. — Minutieux,
-euse dans son travail,
soigneux avec excès,
fignoulejà. — Fréq. de fignoulà.
figurà ; v. — Figurer ; figurà-s, se fi¬
gurer, s'imaginer.
Qu'ey ço qui-s ban figura? Que va-t-on
se figurer, penser?
Figuràt-be drinl Figu¬
rez-vous un peu ! Qu'a figurât au countràt,
il a figuré au contrat.

—

Feuillure, t. de menui¬

sier.

filiacioû ; sf. — Filiation,
filialamén ; adv. — Filialement.
filiàu ; adj. des 2 g. — Filial,-e.
filière ; sf. :— Filière, outil de serrurier.
V. hilère.

filoche ; sf.

— Bourse, filoche.
Que y abè dèts escùts ligàts en ue filoche,
il y avait dix écus dans une bourse liée
(Yan Palay).
filosèle, filousèle ; sf. — Filoselle. T.
désobligeant pour une femme; peut signi¬
fier une mijaurée, une rusée, une effrontée,

filosofe ; sm.

filosoufià ;

v.

—

Philosophe, t. lit.
Philosopher.

—

�FILOSOUFIC

17

filosoufic,-ique ; adj.

—

Philosophi¬

—

Philosophi

que.

filosouficamén

adv.

;

quement.
filosoufie ; sf.

—

Philosophie.

Filon ; filou.
filouse, hilouse, hialouse, hièlouse ;
sf.
Quenouille ; massette d'eau
filoû ;

sm.

—

(thypha latifolia plante). V. bàpou.
Cargà la filouse, préparer une action,
une affaire; escamussà la filouse, en termi¬
ner, achever, conclure ; magre, séque coum
ue filouse, maigre, sèche comme une que¬
nouille, en parlant d'une femme,
filoutà; v. — Filouter (v. du fr.).
filoutarie,-terie ; sf. — Filouterie,
filoxerà; sm. — Phylloxéra,
filtrà ; v. — Filtrer. Cf. passà.
filtracioû ; sf. — Filtration.
filtràdje ; sm. — Filtrage.
filtràn,-te; adj. — Filtrant,-e.
filtre ; sm. — Filtre,
fimblà (G.) ; v. — Ployer, plier, se
courber, en parlant d'une lame, d'un
scion ; llageoler. V. simplejà.
fimbres,-bries ; sf. pl. — Franges, or¬
nements de toilette (vieux).
finà, finassà,-ssejà ; v. — User de
finesse, de ruse, finasser.
finà; v. — Finir, terminer (rare). V.
coumpte finà. On dit généralement acabà,
ftnï, fini.
finalamén ; adv. — Finalement, à la
fin, bref, enfin.

finale; sf.

Finale; dernière syllabe,

—

dernière note.

finamén; adj.

—

Finement, délicate¬

ment.

finançà; v. — Financer, donner de
l'argent.
finançamén ; sm.
Action de finan¬
cer.

finance ; sf.

— Argent,
finance.
Aquiu qu'en y a finance, là, il y a
beaucoup d'argent ; manejà finance, ma¬
nier de l'argent.
financejà; v. — Fréq. dim. de finança,
boursicoter, prêter de petites sommes.
financiè,-re ; adj. et s. — Financier,
-ère ; peut se prendre en mauvaise part avec
la signification de usurier, homme d'ar¬
gent sans trop de scrupules.
finàr,-de ; adj. — Finasseur,-euse. On
dit aussi finassiè,-re.
finàs,-se ; adj. — Pas très fin,-e; gros

finaud.

finassà ;

v.

finassejà.

—

Finasser,

Fréq. de finassà.
finassiè,-re.
V. finàr.
finàu (poume) ; sf. — Espèce de
—

—

me

d'automne.

pom¬

—

FISIOUNOUMIE

finàu; adj. des 2 g. — Final,-e.
finàut,-e ; s. — Finaud,-e, rusé; le t.
n'a pas habituellement le sens péjor. com¬
me finàs. Nom de chien.
finautejà ; v. — Faire le finaut, ruser,
fine (la) ; sf. — Locution euphémique
qui tient lieu du nom de la matière fécale.
Hà-n de la fine, faire dans ses chausses de
peur ;

n'être

Fine.

rassuré.
de Joséphine. Nom de

pas

—

Dim.

chienne.

finejà
aussi

; v. — Agïr avec finesse ; se dit
d'une étoffe qui a quelque finesse,

d'une bête

qui devient fine, belle.
— Finesse,
distinction, dé¬
adresse, ruse, artifice ; espèce de

finésse ; sf.
licatesse ;

casse-pied. Cf. escripèt.
finésse; adj. — Etat de ce qui est
mince, menu, fin. On dit aussi finoà.
Lou drap qu'a trop de finésse, le drap est
trop mince.
finèstre.

V. frinèste.
finét, finéte,-ète; sf.
Fine, rusée,
futée, finaude. On dit aussi dans le G.
finetoùs,-o.
finfare ; .sf. — Petite mijaurée ; «n
Prov. mésange. Confr. avec chincheparre.
fini.
C. fenl et dérivés.
finòt,-e ; adj. — Qui est un peu fin,-e.
—

—

Finoû.
finoù.

—

—

Dim. de Fine.
V.

finésse.
— Feinte, d'après d'As-

finto (G.) ; sf.
tros. Cf. fégnte.

fiole; sf.

—

Fiole, flacon;

tomac, le ventre, en

au

fig. l'es¬

style badin.

Untà-s la fiole, oindre sa fiole, boire;
plcà-s la fiole, s'empiffrer.
fioulà ; v. — Boire à la bouteille, à la
régalade.
fioulàt,-ade ; s. — Contenu d'une fiole,
d'une bouteille; coup à boire à la régalade;
fioulàt,-ade ; s. -— Contenu d'une fiole,
d'une bouteille; coup à boire à la régalade;
se dit aussi d'un coup de vin, et notam¬
ment du contenu d'un verre, d'un flacon
avalé d'un trait.

fiouléte,-lote

sf.

;

—

Petite fiole.

fiounà (N.-E. du

G.Ì ; v. — Taquiner,
se moquer aimablement.
fiounàdo ; sf.
Taquinerie ; bagatelle.
—

V.

peguessote.
fisc ; sm.

—

fiscalitàt ; sf.

Fisc,
—

fiscàu; adj. des
fisiciàn ;

Fiscalité,
2 g.

Fiscal,-e.

—

Médecin (vieux); s'em¬
ploie aujourd'hui avec le sens de prestidi¬
gitateur ; on dit aussi fisicièn.

fisique
(gall.). V.

sm.

; sm.

—

Physique

;

physionomie

care.

fisiounoumie ; sf.

—

Physionomie.
2

�FISIOUNOUMISTE

—

fisiounoumìste ;

FLAMÂNDEJA

adj.

■—

18

Physionomis¬

te.

fissèu;

sm.

Bête

—-

puante:

fouine.

putois,

caloù, affaibli
flaques, il ne
ses

flac;

—

d'un soufflet,
l'eau.

refite.

flacà ; v.
l'inll. du fr.
force, tend à

Excl. prise au basque pour
va-t-en et vite I (N'est guère
employée
la limite du pays Basque).
—

dire
qu'à

fiu ; sm. — Fief, cens (vieux),
fiu ! excl.
A le sens du fr.

pff., lu
attendre, il n'y a rien à espérer.
fìu-fìu; sm. — Sifflet, jouet d'enfant;
—

peux

sifflement.

fiulà, siulà; v. — Siffler. V. fioulà
lequel jiulà est confondu quelquefois.
Fiulà aus couloùnis, siffler vers les
pa¬
lombes, faire, agir en vain; que dure meyloti qui piule que lou qui fiule, un malin¬
gre vit plus longtemps qu'un gaillard (die.)
fiulàt,-lét; sm. — Coup de sifflet, sif¬
flement.

fiulàyre,-e; adj. — Siffleur,-euse.
fiulò (Big. G.); fiulòu,-lòt; sm. —
Sifflet, llfre, petite flûte. Cf. siulù.
Fiulò de crestàyre, sifflet, flûte de hongreur, espèce de flûte de Pan, appelée aussi
pihurlèc. V. flahùt.
fiuloutejà ; v. — Siffloter,
fixà ; v. — Fixer ; fixà-s, se fixer ; s'éta¬
blir à demeure.

fixacioû; sf.

•—

—

re¬

Fixement.

fixe,-e; adj.
Fixe.
flabutà, flahutà ; v.

flabutàyre,-e

;

s.

flûte.

du fr. on dit aussi
Dans cette expr.

enoe

-—

Jouer de la

—

Joueur,-euse de

flule.

badine : jougà de las flabutes, jouer des flûtes, courir, fuir à toutes
jambes ; abé û bou cop de flahute, avoir
bonne voix de ténor et aussi bien boire.

elle

montagnarde est plutôt

deux

elle possède
de la même

çal.

fla¬
est en buis et comporte trois
sur le dessus, un
au-dessous;
deux octaves à l'aigu. Elle est
tonalité que le flahùt proven¬

flabutè,-re;
-e

s.

un

Fabricand, marchand,
joueur de flûte.
Fréq. de flabutà avec un
—

de flûtes ; mauvais

flabutejà.
sens

de dim.

—

flac,-que ; adj. — Faible,
languissant,-e, mou, molle.
Que
faible ;

sans

vigueur,

hère flac, je suis sans force, très
bénie flac, ventre mou ; flac de la

soy

flacàs,-se
indolent,

adj.

;

Mollement,

—

V.

—

—

flaque, plus usité.
Très flac; subs. un

femme molle.

une

flacassiè,-ro (G.) ; s. — Patelin, enjô¬
leur,-euse.
flache ; sf. — Flaque d'eau ou de boue.
V. chac, parlàc.
fla-fla ; st.

— Même sens
que le fr. tra¬
parader, étaler ostensiblement sa ri¬
chesse, montrer ses toilettes, etc.
N'a pas besougn de ha tan de
fla-fla, que
sabém qui ey ; il ou elle devraient être
plus

lala ;

modestes

:

on

les connaît.

flage ou flaje ; sf. — Baguette, houssine. V.
eslajii, flingue, flisque, foaste, fliute.
flagellà ; v.
Flageller. Y. flingà, fia—

minà.

Flagellation.
tadj. — Qui fla¬

e

gelle.

flagougnà ; v.
Flagorner.
flagougnàyre,-e ; adj.
Flagorneur,
—

flabute, flahute, flaiite, flàute,
flèute, fliute ; sf. — Flûte. Sous l'infiu-

;

flacaméll ; adv.

-euse.

flûte.

trous:

—

blesse.

—

fixamén ; adv.

geolet

—

flagellacioû ; sf.
flagellàyre,-e ; s.

Fixation,

fixade ; sf. ■— Action de fixer, de
garder fixement.

La flûte

Flaquer, flanquer; sous
flancà, appliquer, lancer avec
se substituer à flacà.
flacà,-qui ; v.— Faiblir, fléchir, lâcher,
manquer de force ou de courage. Cf. hlacà.
flacamén ; sm.
Fléchissement, fai¬

flacarie ; sf.

avec

line

Onom. imitant le bruit
d'un corps tombant dans

sm.

fite ; sf.
Ancienne graphie de hile,
borne. N. de p. et de 1. Fitte, Lafitte, Pier-

fitè !

chaleur ; que las tire
fort, il est gêné dans
aflaqul.

par la
va pas

affaires. V.

flagougnerie ; sf.
flagràn,-te; adj.
flahùt;

sm.

Flagornerie.
Flagrant,-e.
Fifre, flageolet, larigot.

—

Cf. fiulò;

pipeau.
flahutà, flaxita.

rivés.

■—
—

—

C. flabutà, et dé¬

'

flahutét, flaiitét,-e ; s.
Petite flûte,
flûteau, flageolet, pipeau,
flaje. — V. flage.
flajoulét, frajoulét; sm.
Flageolet.
V. flahùt, flahutét; se dit
parfois d'un pe¬
tit garçon fluet, mince, et
dégourdi.
—

—

flajouletàyre ;

sm.

—

Joueur de fla¬

geolet.

flajouletejà ; v. — Jouer du flageolet,
flamaçoû. — V. franc-maçoû.
flamàn,-de; s. et adj. — Flamand,-e;

indolent,-©, lendore,
tieux

en

paresseux

teur ; signifie aussi
flandrin,
teur intéressé. N. de
p.

flamandè ;

sm.

flamandejà
flamàn.

et préten¬

même temps ; qualificatif
peu

:

—

v.

flat¬
patelin, flat¬

Indolence, paresse,
Paresser, faire le

—

�19

FLAMBA

flambà ;

Flamber. Est considéré
v.
gall. V. eslarnà. A Bay. aussi
claquer: ha flambà le porte, claquer la por¬
comme

un

te.

flambàr ;
fait

de

«

sra.

l'épate

—

».

flambardejà

Homme fringant, qui

N. de

; v.

bàr; forfanterie,
flambèu ;

sm.

—

Flambeau,

—

flambourejà

flambourejade.

;

—

Fréq. de flambourà et de flambourade.
flaminà ;

v.

Fulminer

—

fouetter ; administrer
Lou

ben

;

fustiger,

correction.

une

qu'ai

y flamine tout, le vent
tout ; que-t y bas ha fla¬

fouette, secoue
minà, tu vas te faire battre, fustiger.
flaminade ;

sf.
Fustigation ; repro¬
cinglant ; bouffée de bise mordante.
flaminàyre,-e ; adj. et s. — Qui fouet¬
te, fustige.
—

che

flanà ;

v.

Flâner,

—

ne

biner. V.

rien faire ; lam¬

lausenquejà, flamandejà.
flanàyre,-e ; adj. — Flâneur,-euse.

V. flamàn. Sous l'influence du
fr., on dit
aussi flanùr,-se.

flanc
melle.

(Lav.)

flanc;

sm.

;

sm.

—

Flanc

—

flandinejà (G. Big.)
; tergiverser.
Flandre ; sf.

flambourà; v. — Odorer, exhaler; a
signifié, aussi réverbérer.
Las arroses que flainbourejaben, les ro¬
ses exhalaient leur parfum.
flambourade ; sf.
Exhalaison, traî¬
née d'odeur; a signifié aussi réverbération.
Qu'arribe ue macharite flambourade,, il
vient, il se répand une mauvaise odeur.

Veine de la

«la¬

flancà ;

—

guère

em¬

de foutre,

V. flacà.
lui ai f...

f lancade ; sf.
Ce que l'on lance violemment; flaquée.
Que n'èy lièyt ue flancade, j'en ai fait
un
emplâtre, dirait Populo, j'ai lancé vio¬
lemment (la chose) contre.
flandè,-re ; s.
Tisserand,-e (vieux).

flandi ;

v.

—

Briller, avoir de l'éclat

l'épanouissement, la floraison; ftan¬
dis, s'épanouir brillamment.
E l'arrose flandide au sou
que s'esparpalhe, et la rose épanouie s'ouvre toute
grande

au

soleil.

flandide ;

Epanouissement

—-

fleur.

flandinà

(G.)

Cajoler ; flagorner,
Cajolerie : flagorne¬
généralement en mauvaise
; v.

flandinàdo ; sf.
rie.

part,

Se
sur

de

—

—

prend
le ton ironique.

—

Lambiner

;

Le

pays

de Flandre. Le

diverses

expr.

pour

bes.

flaquejà, flaquì ; v. — Fléchir, être
faible, flasque; flageoler; flancher.
flaquejade ; sf. — Faiblesse momenta¬
née, affaiblissement.
flaquésse, flaquetàt; sf. — C. fla¬
que,-re, mais moins usités.
flaquét,-e; adj. — Un peu faible, las,
-se.

flaquì.

C. flaquejà et flacà.

—

flascade ; sf.
coup

Contenu d'un flàscou;

à boire.

flàscou;

Petite outre, flacon,
clissée, garnie de joncs
ou d'osier ;
poire à poudre, flasque, espèce
de calebasse ; à Lombez, arrosoir.
sm.
souvent

bouteille

—

Biarnés

e

Bàscou

Que s'enténin autour d'û flàscou.
Béarnais et Basque s'entendent autour
d'une bouteille (die.). Le flàscou à vin con¬
tient de

un

à deux litres. V. bout.

flascoutejà

; v.

—

Gobelotter, fêter la

dive bouteille.
le

flasque ; sf. — Outre plus grande que
flàscou; pichet. V. boute.
flàsque,-e; adj. — Flasque. S'emploie

aussi pour

flac.

flasquét,-e

; s.

dre.

sf.

; v.

flaquè,-re, flaquerie ; s. — Flaccidi¬
té; mollesse; faiblesse, état d'indolence ma¬
ladive, d'inertie, lassitude.
Qil'èy gran flaque dessus, je suis très
faible, je manque de force, d'énergie ; la
flaquère de las cames, la faiblesse des jam¬

—

clans

—

dans

usité

est

—

N. de p.

Cajo¬

gane.

(rare); considéré

Flanquer; n'est
ployé que comme euphémisme
appliquer violemment) ; flaquer.
Que l'èy flancàt û couhàl, je
une
gifle.
v.

—

parler d'un lieu très éloigné : Qu'ey en
Flandre, autâ loégn que Lille-en-Flandre,
c'est très loin, aussi loin que Lille en Flan¬
dre ; d'oun arribe, aquét? De Lille-en-Flandre! D'où vienl-il, celui-là? De Lille-enflandre ! Du diable vauvert ; està en Flan¬
dres, être en goguette.
flandrin ; sm. — Flandrin ; lambin.
(C'est un des rares mots venant du fr. qui
ait conservé le son français de in).
flanèle ; sf. — Flanelle,
flânerie ; sf. — Flânerie,
flangàno (G.). — Corruption de fam-

gall. V. malli, estrém.

comme

adj.

et

muser

terme

Action de flam¬

—

s.

FLASSA

leur,-euse ; flagorneur ; lendore, par ext. V.
flamàn. On dit aussi f\andinoùs,-o.

p.

Faire le flambàr.

—

flambarderie ; sf.

flandinàs,-so (G.);

—

—

Flasque, poire à

pou¬

flasquét (boéyte) ; sm. — Vide flas¬
que, sobriquet donné en Os., à la bécassine,
car il faut lirer souvent de nombreux
coups
de fusil avant de l'atteindre.
flassà,-adà
flassade.

:

v,

—

Couvrir

avec

une

�FLASSADE

—

20

FLIBUSTIÈ

flassade, flechade; sf.

—

Couverture

de laine.

flat,-0 (G.); adj. et s. — Fat, orgueil¬
leux,-euse.
flatà; v. — Flatter; flatà-s, se flatter, se

flatounà.
flataràs pas d'aqueste, tu ne te
flatteras pas de ceci.
flatade ; sf. — Flatterie ; caresse. V.
fia tounerie.
flatàr,-do (Lom.j ; adj. — Flatteur,
-euse au sens péjor.
Diu pèrda la boca flatarda! Dieu perde,
ferme la bouche des flatteurs. (P. de Gar¬
ros).
flatàyre,-e; adj. — Flatteur,-euse; on
dit aussi flatùr,-e,-se.
flatecaprès (As.); sm. — Cajoleur,
flatteur, flagorneur; paresseux. V. flamàn.
flatejà ; v. — Flatter en caressant. Fréq.
de flatà.
Flatejà Ion chibàu, flatter de la main le
cheval; que sap flatejà lou sou moànde, il
sait flatter, cajoler son monde,
flaterie ; sf. — Flatterie.
flatOÙ,-se; adj. — Flatteur,-euse.
flatougnèc,-que. — C. flalounàyre,
avec une nuance péjor.
flatoùn,-o (Big. G.); flatounàyre,-e,
flatounè,-re ; adj. et s. — Flatteur,-euse,
caressant,-e, enjôleur, insinuant; cares¬
sant,-e ; patelineur,-euse.
Qu.'ey hère flalounàyre, elle est très ca¬
ressante ; qu'a■ gèstes flalounès, il a des
gestes caressants.
flatounà; v. — Flatter, cajoler avec
des flatteries, des compliments, caresser.
flatounade ; sf.
Flatterie ; flagorne¬
vanter. V.

Nou-t

rie.

flatounè,-rie

; s.

—

Flatterie, cajolerie.

On dit aussi

flatougnerie.
flatoùs,-e; adj. — Flatteur,-euse. On
dit aussi flatùr. V. flatàyre.
Qu'ey flaloùs per jou, cela est flatteur
pour moi.
flatousamén ; adv. — Flatteusement.
flaugnàc,-que; adj. et s.— Indolent,-e,
lendore, lambin; patelin.
Abé l'esprit flaugnàc, avoir l'esprit pa¬
resseux, indolent.

flaugnaquè,-erie ;

s.

—

flaugnaquejà

; v.

une

—

Paresser,

muser ;

nuance

sm.

—

C. flaugnaquè,

péjor.

flaugnèc,-que.

—

C. flaugnàc, mais

moins usité.

flaurejà (Os.)
sans

Fleurer ; flairer.
flayre boû, le fricot sent
bon; lou câ que l'a flayràt, le chien l'a

; v. — Papillonner,
arrêt d'une fleur à une autre.

.—

que

flairé, senti.

flayrade, flayre; sf.

aller

Exhalaison,

—

forte senteur.

(Le terme ne s'applique pas aux odeurs
fines, suaves).
flayrejà ; v. — Fréq. de flayrà.

flayrejade, flayroù.
flechade.

flèche; sf.

—

C. flayrade.

V. jlassade.

—

—

Flèche. V. bire, carrèu,

matràs.

flechè,-re

— Tisseur,-euse
de fleA pu désigner aussi, au¬
trefois, archer, tléchier.
fléchi ; v.
Fléchir, ployer ; émouvoir,

;

s.

chades. N. de p.
—

altendrir.

flechimén,-chide ; s. — Action de flé¬
chir, fléchissement ; flexion,

flecoutejà.
flecoutéy.
flemàr,-de

Forme de flicoutejà.
V. flicoutéch.
; s. et adj. — Paresseux,
-euse, nonchalant, indolent.
flemardà ; v. — Flemmarder, paresser,
flème ; sf. — Flemme. V. cagne.
ïleminà, fleminade. — C. flaminà.
—

—

Flèquis (Lav.);
aussi

un

sens

n.

p.

—

Félix; prend

méprisant.

flesquerét (Lav.) ; sm. — Petit loquet
flisquét. Au fig. bavard.
flétri ; v. — Flétrir ; fletrl-s, se flétrir.

(le fermeture. V.
Cf. eslassi.

fléu ;

sm.

-—

Fléau

; au sens

fig. calami¬

té.

flèu ;

sm. -— Courlis (numenius Arquata
oiseau). V. carôlis.
Syn. courbachâ, courbagàu.
flèugne,-o; (Lom.) ; adj. — Frêle, me¬
nu. Cf. frèule.
flèute.
C. flabute.

La th.

—

flèyràn,-e (L.) ; s. — Flandrin ; person¬
grande et fluette. V. flaye.
flibòt (G.-M.) ; sm. — Flibot, navire

marchand à deux mâts.

flibustà ;

mollesse.

flaugnaquis ;
avec

flayrà ; v
Lou fricò

ne

Qu'at hè tout dab flaugnaquè, il fait tout
mollement.
avec

d'un mari chacune.

Indolence.,

mollesse.

agir

flaute, flaüte. — C. flabute et dérivés,
flaye (L.) ; sf. — Tige longue et mince ;
houssine. V. eslajc; prend le sens fig. V.
flingàr.
Aquéres dues flayes qu'an besougn de
dus pachèts, ces deux jeunes fdles, grandes
et fluettes,
ont besoin de deux appuis,

v.
A perdu le sens primi¬
s'emploie aujourd'hui avec le sens de
escroquer, chiper adroitement.
flibusterie; sf. — Acte de flibustiè,
escroquerie, grivèlerie.
flibustiè,-re ; s.
Personne peu scru¬
puleuse, escroc, chevalier d'industrie.
—

tif et

—

�FLIC

21

flic, flich (Big.). — C. jlisc.
flicà ; v. — Claquer.
Hèt flicà las mâs,
faites claquer les
mains, applaudissez.
£licàt,-cade ; s. — Claque, claquement,
flic-flac; sm. — Flic-flac, onomatopée
du claquement d'un fouet, de deux cla¬
ques, etc.
flicou-flàcou ; adj. m. — Flasque, qui
pend; qui n'a pas de rigidité.
Aquét drap qu'ey tout flicou-flàcou, ce
drap est sans force ; la frèbe que m'a dechàt
flicou-flàcou, la fièvre m'a laissé sans vi¬
gueur.
Loc. adv. Ana-n

flicou-flàcou, s'en aller
hèiiflicouflàcou, mes jambes flageolent.
flicoutàt,-ade ; s. -— Action, coup de
l'eau qui vient de heurter, du flot qui vient
de se briser, mais sans ampleur ni violence.
Action d'une badine, d'un scion qui ploie
et se redresse. V. flicoutejade.
flicoutéch (Os.); flicoutéy; sm. —
Friselis, clapotis léger, ondulation de l'eau.
En certains lieux on dit flecoutéy.
flicoutejà ; v. — Clapoter, ondoyer ;
brimbalant; las

en

d'ondulation d'une chose flexi¬

mouvement

ble

cames que-m

comme

cravache, la

une

queue

d'un

serpent.
En
sant

hase

flicoutejà l'aygue

que debare, en fai¬
dévale; la serp que
flicoutejà la coude, le serpent faisait

du friselis l'onde

onduler

sa

queue.

flicoutejade; sf.

Faible action des
—
flots, ondulation; coup de houssine, de
cravache, de queue de reptile, de poisson;
action d'une canne à
pêche qui se courbe
et

se

redresse,

flicoutéy,-tis. — C. flicoutéch.
flincà,-gà, fliscà.
C. cibla, cingler,
—

et

dérivés.

flingàr,-de ; s.
Qui est, mince et
long. (Vient, peut-être, du fr. flingot). Cf
liscàr, escahìt. V. flaye.
flingue; sf. — Houssine; branche, ba¬
guette flexible, badine, verge, Cf. cible,
fliute.
flinguét,-e ; adj. — Coquet,-te, fat.
flinguèu,-le ; adj. et s. — Mince et
long; se dit notamment des personnes. V.
flingàr.
flisc.
V. flisquét, plus usité,
fliscà ; v. — Fermer au loquet ; cingler
d'un coup de flisque; en Lom.
claquer; au
fig. conclure, achever, en finir.
—

—

fliscade ;

sf.

—

Action de

fermer

loquet, de faire jouer le loquet, de le
couer. V. flisquelà.
fliscàt ;
le

sm.

—

au

se¬

Action de faire tomber

loquet; est parfois employé, par anal.,
avec le sens de
petite claque.
fliscòt ; sm. — Ancolie (aquilegia vulgaris, plante). Cf. campanéte.

fliscou-flàscou; adv.
tort et à

—

—

FLOU

Cahin-caha, à

travers.

Lou bin hè
le vin fait

parlà fliscou-flàscou
parler à tort et à travers (d'As-

tros).
flisque ; sf. — Houssine ; espèce de cra¬
vache. Cf. flingue.
flisquerét (Lav.). — C. flisquét; on dit
aussi flesquét.
flisquét; sm. — Loquet de porte; peti¬
te houssine dont on se sert comme d'un
fouet pour les bêtes. Signifie fouet en Lan¬
guedoc et en Provence.
flisquetà,-tejà ; v. — Agiter, secouer
le loquet ; s'emploie rarement pour fermer
au loquet ; on dit dans ce cas fliscà.
flisquetàt,-ade ; s. — Coup de loquet,
action de remuer le loquet.
flisquetàyre,-e ; s. — A signifié autre¬
fois portier,-ère ; aujourd'hui signifie gé¬
néralement agitateur de loquets, mendiant ;
importun, ennuyeux.
flisquetejà,-jàyre.— Fréq. de flisque¬
là,-tàyre.
flisquetòt ; sm. — Très petit loquet,
flit, frit; sm. — Pinson dans la plaine
de Nay (B.-P.).
Svn. pinsà, rey-pinsâ, milharoû.
fliute; sf. — Scion, verge, flûte faite
avec l'écorcc d'un scion. Y.
flabute, flingue.
floc; sm. — Fleur de grande taille ;
bouquet, cime, couronne de plante, d'un
arbre, d'un arbuste ; touffe ; flocon ; grappe ;
extrémité effilée de la longe d'un fouet; ce
qu'il y a de mieux sur une place de mar¬
ché, un champ de foire, le surchoix.
Lou marteroè qu'a de bits flocs, le chry¬
santhème a de belles fleurs ; loc floc dou
blgou, la cime du peuplier ; lou floc don
pla-çà, la plus belle bête du foirail ; tirà,
pourta-s'en lou floc, triompher, gagner le
prix, le bouquet, la fleur; cette expr. date
sans doute de
l'époque où les prix dans les
tournois consistaient en fleurs; dans le G.,
hè floc, signifie faire merveille.
floch,-e.
C. flouch,-e.
flore ; sf.
Femme ou fille légère ; flo¬
re, expr. botanique. V. frise.
flòri ; sm.
En style ironique, fat, bel¬
lâtre. En Lav. se dit de ce qui est de cou¬
leurs pâles.
flòri (caulét) ; sm. — Chou-fleur,
—

—

flot ;
flòto

sm.

Flot.

—

(Lav.1

sf. — Foule, masse; pous¬
mal, accès.
flou; sf.
Fleur; ce qu'il y a de meil¬
leur, élite; lustre, éclat; virginité; velouté,
poussière de certains fruits ; duvet de la
moisissure ; moisissure du vin ; on dit aussi
esloù, hlou.
IJe beroye flou, une jolie, belle fleur;
coèlhe la flou, cueillir la fleur; la flou de
;

sée de

—

Vàdje, la fleur de l'âge; la flou de la joe-

�FLOU

—

FLOUTAMÉN

22

nésse, la fleur des jeunes gens; passà flou,
fleur.
Loc. prép. A la flou, à la surface ; à flou
d-'. cap, à fleur de tète.
Abrlu que lie
la flou,
May qu'en a l'aunoà.
Avril forme la fleur, Mai en a la gloire
passer

(prov.).

v. — Fréq. de floucà, avec
d'augm., fleurir, orner abon¬
damment. V. pignà.
flouquejà; v. — C. flouchà; tomber en
pendeloques.
nuance

flouquejade ; sf. •— Floraison ; abon¬
dance de fleurs ; action de fleurir quelqu'un
quelque chose.
flouquejade de l'autà, l'ornement flo¬
ral de l'autel; lous arronses qu'an bère
flouquejade, les rosiers ont une belle flo¬
raison. On dit aussi flourejade.
flouquét. — Y. floucòt. Sobriquet des
gens d'Asie (B.-P.).
flouquetà ; v. — Orner de flocs, bouf¬
ou

flou-de-la-Passioû ; sf.

—

Fleur de la

Passion, grenadille (passiflora edulis, plan¬
te).
flou-de-Nouste

Dame; sf.

Fleur

—

de Notre-Dame.

flou

ou

floc de Sen Joan ;

sm.

—

Fleur de Sl-Jean, camomille (plante) ; on en
fait des bouquets que l'on fait bénir à la
St-.lean d'été et qui préserveront de la fou¬
dre. Cf amaromse, mat minière.

floucà ; v. — Garnir de fleurs, de bou¬
quets, de rubans, de houppettes; floucà-s,
mettre une fleur à sa
ceinture ; en Lom. aussi
V. trebucà.

boutonnière, à sa
chopper, trébucher.

La

fe! tes, etc.

flouquetàyre,-e ; s. — Fabricant, mar¬
chand,-e de flocs; celui, celle qui « fleurit »
quelqu'un. On dit aussi, quoique rarement,
flouquetiè,-re.

flouquetejà;

v.

Fréq. dim. de flou¬

—

quetà.

flouquetère ; sf.

Abondance, grand
bouffettes, etc.
ironique, péjor.

—

floucà,-ade ; s. — Grande quantité de
fleurs, sol couvert de plantes en fleur.
floucade ; sf.
Jonchée de fleurs ; or¬

nombre de flocs, pompons,
Le t. a un sens plutôt

nementation fleurie.

plutôt floucà. Flourà s'emploie aussi, quoi¬
que rarement, pour flourl.
flourade ; sf.
Temps de la floraison;

—

floucàlh ;

sm.

Floc, houppe; bout

—

drf branche garni de feuilles.

floucalhà ;
ger avec un

floucàs ;

v.

floucàlh.
sm.

se

desserrer,

Lâcher, faiblir, ployer;
détendre, en parlant d'un

v.

—

se

tissu.
se

la floraison elle-même.

Floraison. Cf. eslou-

—

flouràu ; adj. des

Floral,-e.
fleur ; fleurir ;
commencer à
s'épanouir. C. flourà; aller
de fleur en fleur. V. flourà. En Lom. effleu¬

flourejà ;

v.

2 g.

Etre

■—

—

en

rer.

Lous poumès que ban

miers

nouir;

flourejà, les

fleurir, leurs fleurs

vont

vont

la

pom¬

s'épa¬

maynade que flouréje, se dit
qui devient jeune fille,
flourejade; sf.
Action de flourejà.

d'une enfant

Nou dèches pas flouchà la
corde, ne lais¬
pas se détendre la corde ; lou chibàu qu'a

flouchàt, le cheval a faibli; tién-te e n'ànes
pas flouchà, tiens ferme, ne vas pas lâcher
pied.

flouchade ; sf.
Action de faiblir, de
plier, de ne pas tenir fermement ; relâche¬
ment, dilatation ; partie lâche.
En aquét clrap que
y a mantue flouchade,
dans cetle étoffe, il y a maint relâchement,
du tissu ; mandà-n ue
flouchade, en style
badin, lâcher un vent, vesser.
flouchamén ; adv.
Lâchement, mol¬
—

—

lement.

flouchàt;

sm.

—

rie faiblir brève.

flouchè,-re

; s.

Faiblissement

;

action

—

—

Relâchement, état de
Objets, choses

sans

résistance. C. flouchère.
floiicòt ; sm. — Petit floc. On dit aussi
sans

flouquét,-quin, flouquetét,-tòt,-toù,-tin,-tét,
flouqueròt.

—

flourét ;

sm.

Tissu mince et étroit

—

border. Les colporteurs autrefois
n'y en a plus guère, s'annonçaient
en criant:
Liguête ! Flourét!
flouréte ; sf.
Fleurette
pour
car il

—

—

flouri ;

v.

—

Fleurir,

être

en

fleur;

de fleurs, embellir d'ornements; se
couvrir de moisissure ; lit. est
employé
aussi pour briller, être en vogue. V. eslourl.
orner

Sous l'influence du fr., on dit aussi flurl.
flourî ; sm. — Florin, monnaie
avait

cours

des

eslourisoû.

qui
Gascogne.
Floraison, épanouisse¬

autrefois

flouride ; sf.
ment

faiblesse. V. flaque.
floucherie ; sf.

force,

Parer de fleurs. On dit

—

risoû.

foi ce.

flouchà ;

v.

flourasoû ; sf.

Gros floc.

—

flourà ;

—

Fréq. de floucà; fusti¬

—

flouch,-e ; adj. — Lâche, qui n'est pas
serré,-e, faible, sans vigueur.
Flouch coum û canoû de la, lâche com¬
me un rouleau de laine cardée
; qu'èy la
came
flouche, j'ai la jambe molle, sans

'

flouquejà;

une

en

—

fleurs, fleuraison. V. eslouride,

flourissén,-te ; adj. — Florissant,-e.
flourìste, fluriste,-e; s.
Fleuriste,
—

floutà ;

v.

—

Flotter. V. baroulà.

floutàble,-e

;

floutaméxi ;

sm,

tion.

adj.

—

—

Flottable,

Flottement, fluctua¬

�23

FLOUTAN

floutàn,-te; adj.
floutasoû,-tesoû
floutejà;

Flottant,-e.
sf.
Flottaison,

—

;

—

au vent, flotter,
Flottille.
floyne ; sf. — Chose molle, sans tenue ;
au fig.
femme indolente ; le t. est plutôt

v.

—

floutilhe ; sf.

méprisant dans
floyt (L.) ;

Voltiger

—

ce cas.
sm.

Chat-huant, grand

—

duc.

Syn. gahùs, hourachoùn, uhèc, touhouhoùn, thuquét.
flùbe,-bi ; sm
flux. Un

fluccioû
flucs

ou

OU

ment. On

—

.

flux ;

sm.

—

aygue.

Fluxion.
Flux, écoule¬

fias.

fluctuacioû; sf.
—

appelé aussi

fluxioû ; sf.

dit aussi

fluí ; v.
fluide ;

Cours d'eau, fleuve;

d'eau est

cours

—

Fluctuation.

Couler (vieux).

sm. — Fluide ; t. technique.
fluide,-e; adj. — Fluide.
fluidetàt, fluiditàt; sf.
Fluidité.
flurì.
V. flourl.
flus.
V. flucs.
flutà.
V. flabutà et dérivés.
flux.
V. flucs.
fluxià ; sm.
Fuchsia (plante).
foalh (L.) ; sm. — Floc, bouquet de
branches; partie fournie de longs crins de
la queue des chevaux, des bœufs, etc. ; en
certains lieux, désigne aussi, par anal, un
balai de genêts. V. floc.
foalhà ; v. -— Fouetter avec un foalh.
foalhassà ; sm. — Fabricant de balais
(vieux). N. de p. Foalhassav.
—

—

—

—

FORCE

Fondeville (Jean,

Henri de). — Ecri¬
béarnais, né à Lescar, vers x633, mort
1705.
font.
Ancienne graphie de hount,
fontaine. N. de p. Lafont.
for; sf. -— Privilège, immunité, coutu¬
me (vient du lat. forum).
Fors de Biam, for Morlaas, etc., recueils
de l'ancienne législation.
Le code béarnais comprend le For géné¬
ral qui régissait la nation ; le For de Mor¬
laas, analogue, mais contenant en outre des
dispositions particulières à la communauté
de Morlaas ; le For d'Oloron (1080) et ceux
des trois vallées: Ossau, Aspe et Barétous.
V. l'Introduction des Fors de Béarn, de
Mazure et ITatoulet. On écrivait aussi /00,
foor.
for(t) ; adv. •— Fort, très, beaucoup.
Est d'un emploi rare en B. mais d'un usage
courant en Big., G. et L. V. hort.
Que-m plats fort, cela me plaît beau¬
coup; for plan! Fort bien!
for(t) ; sm. —Fort, fortification,
forane, fourane; sf. — Traite foraine,
douane (vieux),
vain

en

—

—

fore.

—

V. hourc.

—

foasse

ou

fouasse.

—

V.

fougasse,

plus usité.
foastà, hoastà; foatà, foetà;
Fouetter, fustiger avec mie houssine.
foastade ; sf.

—

v.

—

Fustigation,

foaste, hoaste; sf.
Houssine, ba¬
guette pour fouetter. V. flaye, flingue.
foatà.
C. foastà.
foè ! (H.-Big. H.-A.) ; interj. — Corres¬
pond à l'interj. fr. pouah ! qui exprime le
dégoût: oh! foè! Pouah! que c'est sale,
—

dégoûtant.
foè ; sf.

—

Gall. de

fé, foi.

foét, huét ; sm. — Fouet. Da lou fouét,
donner le fouet, corriger.
foetà, huetà ; v. — Fouetter,
foetade, hoatade, huetade; sf. —
Fustigation, action de fouetter, coup de
fouet ; fessée.

foetàyre,-e ; adj. et s.
fofone, foufoune ; sf.

—
—

Qui fouette,
Poupée.

foje; fòyo (H.-Big.); sf. — Foyer et,
particulièrement foyer de charbonnier ; la
meule de bois préparée par le. charbonnier ;
s; dit aussi du
foyer de la forge.

forçamén ; adv.
Forcément.
forçamén, forcemén, fourçamén;
Forcement, action de forcer ; viol.
force; sf. — Force, vigueur, solidité,
puissance; violence. Cf. hourtalésse; habi¬
leté ; courage. V. horce.
Mancà de force, manquer de force, de
vigueur; despéne-s las forces, dépenser ses
forces ; cas de force, cas de force majeure ;
ha per force ou de grat, faire de force ou de
bon gré; tribalhà per force, travailler
pai
obligation, sans plaisir; las forces gu'ou
s'en ban, ses forces déclinent ; à force, que
y arribarèy, avec du temps, à force, j'y
arriverai; préne per force, violer; nous
couriéch pas la force, il ne connaît pas sa
sm.

—

force,

se

dit d'un homme d'une force her¬

culéenne; tribàlh de force, travail nécessi¬
tant une grande force; travail forcé; tri¬
balhà de force, travailler vigoureusement,
de toutes ses forces; n tour de
force, un
tour de force: un jeu d'athlète;
maysoû de
force, asile d'aliénés; òmi de force, hom¬
me de peine.
Loc. adv. A toute force, à toutes forces,
à toute force, à tout prix, d'une façon ou
d'une autre ; per force, per forces, par
for¬
ce : de force, de force,
par violence.
Loc. prép. A force de, à force de; à force
dè courre, à force de courir; à
force de
bras, à force de bras.

Dans le style ancien,
aussi l'enceinte fortifiée:

force,
l'ostau

signifiait
hens

la

force, la maison dans l'enceinte fortifiée.
force; adj. — Force, beaucoup, un
ijrand nombre; forces qu'y soun anàls,
beaucoup y sont allés; force moùnde, force
gens.

�FORCES

—

24

FOUNDACIOU

forces; sm. pl. — Ciseaux pour tondre
(■vieux). V. cisèus, estalhàns.
forestiè ; sm. — Forestier, garde des
forêts.

forfanterie

:

sf.

—

Forfanterie.

Cf.

bantardise.

forfèyt; sm. — Forfait; fait extraordi¬
horehèyt.
quiri forfèyt ! Diable ! quel beau
coup ! Quelle affaire ! Que-t pòdes bantà
d'aquét forfèyt, tu peux te vanter de ce
beau coup; qu'esté û gran forfèyt, ce fut
un
grand forfait, un crime énorme.
forfèyt, forfèt; sm. — Forfait, con¬

naire. Cf.
Pericle !

trat aléatoire.

Ue bo.stisse à forfèyt, un bâtiment (cons¬
truit) à forfait,
forge ou forje. — C. anforgue.
forge ou forje ; sf. — Forge. Cf. hor-

gue.
— Forme ;
modèle ; moule,
fouasse, fougasse ; sf. — Fouace, ga¬
lette. V. coque. En style burlesque, tas
aplati d'excréments.
foucaroû (N.-E. du G.) ; sm. — Fre¬
lon. Cf. boussàr, boussaloû.
Fouch; n. p. — Foix, la ville de Foix.
Gastoû de Fouch, Gaston de Foix. Y. Febùs.
foùche, foùche,-chos ; interj.
—

forme ; sf.

Fichtre ;

euphémisme de foutre,
C. faucoû.
foudère (As.) ; sf. — Fourreau. V. bagî.
foudre ; sm.
Coup de vent violent ;
tempête, ouragan; au fig. personne active,
laborieuse, vaillante; violente, emportée.
Abàn lou tounèr, que passà ù foudre,
avant (d'entendre) le tonnerre, il y eut un
coup de vent, un ouragan ; que s'entenè
arribà lou foudre, on entendait arriver
l'ouragan, le gros temps; aquél òmi qu'ey
û foudre, cet homme est très laborieux.
En Lav. lou mau-foùdre, le tonnerre,
foudreyà (Lav.) ; v. — Ecraser ; ail¬
leurs, tempêter ; foudroyer.
foudreyàn,-to (Lav.) ; adj. — Furieux,
-euse, emporté,
fougasse. — V. fouasse.
fougnà ; v. — Tasser en pressant avec
les poings ou les pieds ; faire la moue, bou¬
fòucoû.

der. V.

—

hougnà.

fougnade, hougnade

; sf. — Poussée,
action de tasser.
fougnàyre,-e ; adj. — Agaçant,-e, ta¬
quin, excitateur.
Ne eau pas fougnàyres aci! Il ne faut pas
des excitateurs, des gens qui poussent à la
secousse,

dispute ici.
fougne-mèrde

; sm. — Scarabée ster¬
coraire, le bousier. Cf. merdansòu.

fougnòc,-oque
tassée. Y.

;

s.

—

Chose pressée,

mougnòc.

foùgnos ! interj.

fouiste-fouaste

foulangère ; sf.
ruption du mot fr. :

Fichtre. V. foùche.

—

par

;

loc. adv.

Foulure,

—

blessure

Folle-enchère, cor¬
anal, conséquence

désastreuse d'une action irréfléchie ; qu'en

pagarà la foulangère, il en payera les consé¬
quences, il en supportera le dommage.
foulàr(d) ; sm. — Foulard,
foule; sf. — Gall. de foule. Y. hourre.
foulét,-o (G.) ; s. — Follet,-te, un peu
fou, original, écervelé.
fíén foulét, vent follet, vent chaud, du
Sud, tourbillon. V. houlét.
On croyait autrefois, que le vent follet,
vent du Sud dit aussi vent d'Espagne, fé¬
condait. les femmes ; celles qui craignaient
ce venl, se garantissaient (?) de ses effets
en répandant
du millet devant leur porte.
Comme ce vent est généralement énervant,
les femmes croyaient que le diable se ca¬
chait dans les tourbillons de poussière sou¬
levée ; aussi, jetaient-elles dans le tourbillon
tout ce qui leur tombait sous la main ; une
cuillerée d'eau bénite, passait pour être, no¬
tamment, très efficace. V. bén.

foulhà ; v. — Fouiller, chercher ; fouIhà-s, se fouiller. V. espouchicà, houdilhà.
foulhade, foulhe; sf. — Fouille.

foulhàyre,-e

— Qui fouille,
foulhade.
foumeiltà ; v. — Fomenter,
foun (Big. G.). — C. founs.
founçà ; v. — Foncer, rendre foncé; en
style plaisant, donner de l'argent.
founçamén ; founcàdje ; sm. — Ac¬

foulhe.

tion de foncer

founcét ;
reste de

; adj. et s.

V.

—

une

sm.

fil dans

couleur.

—

un

Foncet, t. de tisserand,
peloton, une pièce de

toile.

founciè,-re; adj. — Foncier,-ère, qui
du fond, en parlant d'un sol. Au fig.
loyal, droit. Sobriquet des gens de Tîuzy.
Cam founciè, champ dont le sol arable
est profond; òmi founciè, homme fonciè-

a

rement

honnête.

founcièramén ; adv. — Foncièrement,,
founcioû ou founccioû ; sf. — Fonc¬
tion ;

service.

founciounà;

v.

founciounàri ;

—

s.

Fonctionner.

des

2

g.

—

Fonction¬

naire. Cf.

emplegàt.
founciu,-ibe ; adj.

leur tirant

sur

Qui est de

—

cou¬

le foncé.

foundà ; v. — Fonder, établir, faire
fond ; foundà-s, se fonder.
Foundà ue familhe, fonder une famille ;
que-m foùndi sus ço qui dit, je me fonde
sur

sa

parole.

fouildacioû ;
—

(à la)

Vilement, à la-va-vite.
fouladure ; sf. —
d'une partie foulée.

fondement;

au

sf.

—

Fondation

;

base

;

pl. fondations de bâtiment.

�FOUNDAMÉN

25
foundamén ; sm. ■— Fondement, prin¬
cipe, base; partie basse de l'intestin, l'anus
et les parties adhérentes.
foundamentàu ; adj. des 2 g. — Fon¬

damental,-e.

foundàn,-dén,-te, foundiu,-ibe ; adj.
Fondant,-e, qui fond vite.
foundarie,-derie ; sf. — Fonderie. On
disait autrefois foundère.
foundatoù,-e,-dàyre,-e ; adj. et s. —

—

Fondateur,-trice.

foundàyre ; sm. — Fondeur; on em¬
ploie aujourd'hui couramment le gall.
foundàr : triste coum û foundàr de campa¬
nes, triste, soucieux comme un fondeur de
cloches (die.).
foùllde ; v. — Fondre, mettre en fu¬
sion; amollir, dissoudre; foànde-s, se fon¬
dre, se liquéfier ; maigrir.
Le terme n'est ordinairement employé
que lorsqu'il s'agit de l'action de fondre
du métal ; pour toute autre chose on dit
préférablement hoùnç; loutefois, on dit aus¬
si foùnde d'arride, comme on dit en fr.
mourir de rire.

foundère,-derie ; sf. — Fonderie. N.
Pondère, Lafondère, Lahoundère.
founderilhes ; sf. pl. — Fondrilles, sé¬

de p.

—

C. foundàn.

foùndo

(G.) ; houne ; sf. — Fronde,
foundoù (Lav.) ; sf. — Bas-fond, en¬
droit en contre-bas. V. hounsoù.
founs ; sm. — Fonds; sol d'une terre;
principal d'une affaire ; capital ; fond.
U boû founs, un bon fonds; founs de
coumèrce, fonds de commerce ; pourtà
founs, apporter des fonds ; la raube qu'a
founs, la robe est ample.
Loc. adv. A founs, à fond, tout à fait ;
estudià à founs, étudier parfaitement, à
fond ; ail founs, dans le fond ; desmouli à
founs, démolir complètement, à fond ; malàu à founs, très malade ; n'a pas û machàn founs, il n'a pas un mauvais fond.
founs de batià; sm.
Fonts baptis¬
—

maux.

founsiu.

C.

founclu.
Fonte, métal ; action de
fondre, en parlant de métal.
Herrulhe enta la founte, de la ferraille
pour la foute; ue coquèle de founte, une
—

founte ; sf.

FOURCIBAMÊN

fourastiè, fourrastiè,-re ; adj. et s.
adj. et s. — Forestier,-ère.
fourbàn ; sm.
Forban.
fourbarie,-berie ; sf. — Fourberie.
foùrbe,-e; adj. et s. — Fourbe. Cf.
/ous.
V. roubl, fourbir, plus usité,
fourbi.

—

—

fourbiàlo ;
sf.

fourriàlo (N.-E. du G.)

—

;

Bille, petite boule de marbre. Cf.

—

bouléte, canique, siuèc.

fourbùt,-ude ; adj.
macàt, aganìt, roubit.
fourc.
N. de p.

—

Fourbu,-e. V.

—

Ancienne

graphie de hourc.

Dufourc.

fourçà

; v.

—

Forcer; violer; contrain¬

dre; faire effort; être tendu; fourçà-s, se
forcer, se faire violence.
Fourçà la porte, forcer la porte; que
m'an fourçàt, on m'a forcé, contraint; que

t'y fourçarèy, je t'y forcerai, contraindrai ;
ha fourçà la barre, faire effort sur la barre;
l'enfoncer

de force, en forçant ; la corde
force, la corde est tendue fortement;
fourçà-s à minjà, faire effort pour manger ;
fourçà-s û membre, se forcer un membre,
se
le fouler; que hou fourçade, elle fut
que

violée.

fourçadamén,-demén,

diments de métal fondu.

foimdiu,-ibe.

—

adv.

—

fourçamén

;

Forcément.

fourcade ;
naie.

N.
cade. V.

sf.

—

Anciennement chê¬
Fourcade, Lafour-

de p. Forcade,
hourcade.

fourçade,-dure

;

sf.

—

Foulure d'un

membre, entorse.

fourçamén. — V. forçamén.
fourçat,-ade ; adj. et s. — Forcé,-e,
qui a pris mal à la suite d'un effort; vio¬
lé ,-e.

Pugnét fourçàt, poignet forcé; chibàu
fourçàt, cheval claqué; gouyate fourçade,
fille violée.

fourçàt; sm.
galerièn.
fourçàyre,-e

—

Forçat. On dit plutôt

; adj. — Qui force.
fourcenàt,-ade ; adj. et s. •— Force¬

né,^.
fourcerie ; sf.
fourchetade ;
avec

une

—

sf.

Forcerie, t. technique,
—

Ce qu'on prend

fourchette.

fourchéte ; sf.

lées.

— Fourchette ;
fourchet¬
l'estomac, bréchet: partie du pied de
certains animaux à pied fourchu ; fourche
de la cuisse ; partie d'un vêtement où une
fourche est formée ; ustensile de table ; on
n'en donnait pas habituellement, dans les
repas de funérailles car, disait-on, on eût
risqué d'enfourcher l'âme du défunt.; petite
fourche formée par deux branches.
V.
hourque, hourquéle.

fourastàdje ; sm. — Usage des bois et
forêts; droit d'usage des bois.

violence.

casserole de fonte.

fourane ; sf.

—
Traite foraine, douane
écrivait forane.
fourastà ; v. — Avoir droit de fourastàdje; faire pacager dans les forêts.
fourastà, fourrastà,-tè ; sm.— Four¬
ré, liallier, terre inculte et couverte de
broussailles; par anal., tas de choses mê

(vieux)

; on

te de

fourcibamén; adv.

—

Par force, par

�FOURCIU

FOURTIFICA

—

fourcìu,-ibe,-çoùs,-e
ce

qui nécessite

;

26

adj.

;

Qui foi-

—

fournicàyre,-e

Barroùlh
vrer

;

fourdu, verrou dur à manœu¬
cabilhe fourçouse, cheville qui néces¬

site un effort pour l'enfoncer ou l'enlever ;
la gent forçosa e violenta, la gent tyranni-

et violente (de Salette).
fourçousamén ; adv. — Avec force,

que
en

a

forçant.

fourçùt,-ùdo (G.); adj. — Fort,-e, qui
force, d'après d'Astros.
fourès (As.). — C. fourastà. N. de p.

de la

Fourès, Forest.
£ourestiè,-re ; adj. — Forestier,-ère
garde forestier. V. hoarestè.
fourfanterie ; sf. — Forfanterie,
fourfoùlh.

;

C.

jarjàlh (2).
farfalhà et dérivés,
fourgeroû ; sm.— Forgeron. Cf. haure.
fourgoû ; sm. — Fourgon, véhicule. V.
—

fourfoulhà.

C.

—

esbrasoucadé.

fourg.ounè,-re ; adj. et

s.

—

Fourgon¬

niez-ère.

fourguéte ; sf. — Petite chênaie. V.
fourcade, N. de p. et de 1. Fourguette, Lafourguette.
fouriè, fourriè ; sm. — Fourrier,
fourière; sf. — Fourrière, saisie d'une
bête.

fourjà,-gà, hourgà
fourmà ;

v.

fourmà-s,
fourmàble,-e

; v.

—

se

;

fournimén ;

fourmàdje.

—

Fourniment,

_

fourrà-s, se fourrer; s'empiffrer.
û màntou, fourrer, doubler un
manteau ; qu'es plâ fourrât, tu es bien
fourré, vêtu chaudement; qu'ai fourres
tout aquiu, tu fourres tout là, dedans; que
s'en a fourrât dinqu'au cot, il s'en est four¬
ré jusqu'au cou ; qu'ey toustém fourrât au
cabaret, il est toujours fourré au cabaret,
ner;

Fourra

fourradjà ; v. — Fourrager,
fourràdje; sm. — Fourrage, nourritu¬
re du bétail, provende,
t.rémois.
fourràdje; sm. — Fourrure, grosse
doublure ; bourrage ; sous-vêtements épais.
fourràdje; sm. — Action de bourrer,
d'introduire.
fourradure ; sf.

Fourrure. C. four¬

—

ràdje (3).
fourrastà ;

épais

;

sm.

Fourré buissonneux,

—

vilain hallier.

fourrastà.

—

V.

'fourastà et dérivés.

fourrastè,-re; adj. et s.
-ère, qui fourrage.
fourrastè,-re ; s. — Qui
fourràyre,-e
désordonné,-e
fourre

C. froumàdje

—

s.

Formation,
par

mé-

tathèse.

fourmalamén ; adv.

fourmalisà-s ;

v.

fourmalisme ;

sm.

—

—

Fourrager,

a

le droit de

(à)

;

adj. et

s.

—

Qui fourre;

fourreur.

;

;

loc. adv.

fourmalitàt

■

sf.

sm.

—

—

—

En liberté,

adverb. et
pêle-mêle, à dépêchecohue, tohu-bohu ; désordon¬

boule vue,

né,-e.
tre

—

Formaliste,

Qui forme;

se

foùrrou ;
tes;

adv.

—

Parbleu ! Tiens ! Fich¬

sm.

—

Fourre-tout ;

au

fig. désordonné,-e, qui fourre les choses
n'importe où. V. fourre-bourre.
fourriè,-re. — Y. fouriè,-re.
foùrro (Lav.) ; adj. f.
Se dit d'une
vache qui n'a pas de veau.

Formalité,

—

—

!

fourre-tout ;

Formalisme.

fourmiè.

fourmidablamén ;

A

compagnon,

Se formaliser,

Format.

fourmàyre,-e; adj.

—-

fourres ! excl.
Formellement,

•—

—

fourmaliste,-e ; adj.

Formida¬

blement.

fourmidàble,-e ; adv.
Formidable,
fourmiè,-re; s. — Formier, fabricant
—

de formes.

fourmulà;

sm.

fourre-bourre ; expression

fourmacioû ; sf.

dit aussi pour

Fornicateur,

—

fourniture ; sf. — Fourniture,
fourra ; v. — Fourrer, garnir ; intro¬
duire, ficher, faire entrer; flanquer, asse¬

mer.

fourmàt;

sm.

faire pacager.

Forger,

Former, façonner, ins¬
former.
adj. — Qu'on peut for¬

—

truire ;

;

-tri ce.

effort.

un

re,

sm.

—

Porteur de contrain¬

autrefois, valet communal; garn'saihuissier, sergent. (Vient du v. fr

fouron).
Par anal, importun,
Nas de foùrrou, nez

indiscret, fâcheux.
indiscret, curieux,

qui veut tout savoir.
fourrure.

Formuler,
fourmulàri ; sm. — Formulaire,
fourmule; sf. — Formule,
v.

—

fournèu ; sm.
fourni ; v. —

Fournir ;

fouriii-s,

—

—

Fourneau. V. hàurne.

—

C. fourradure.
foursàns, hoursàns ; sm.
En de¬
hors des limites, écart, qui est dans les
hameaux (vieux). N. de p. Forsans, Hor-

se

fournir. V. hournl.

fournicà ; v. — Forniquer,
fournicacioû ; sf. — Fornication.
Esbitàt la fournicacioun, évitez la forni¬
cation (d'Astros).

"sans.

fourtifià ; v. — Fortifier, rendre fort ;
fourtifià-s, se fortifier, devenir fort.
fourtifiàn,-te ; adj. — Fortifiant,-e.
fourtificà ; v. — Fortifier, élever des
fortifications.

�27

FOURTIFICACIOU

fourtificacioû ; sf.
fourtunasse ;

—

sf.

Fortification,

fòyo (II.-Big.).

Grande,

frac ; sm.

—

grosse

fortune.

£ourtunàt,-ade ; adj. — Fortuné,-e.
fourtune ; sf. — Fortune, hasard, rchesse.

fourtune, être riche; maie fourtune,
mauvaise
fortune, infortune, malheur;
cercà fourtuna, chercher fortune, avec un
sens
péjor. ; ha fourtune, s'enrichir; à la
fourtune! excl. à Dieu vat !
fourtunè ; sm.
Richesse, chance.
fourtunéte,-note ; sf. — Petite fortu¬

fracassade ;

sf.
Grand fracas, ce
qui est fracassé.
fracassàdje ; sm. — Action de fracas¬
ser, de tout casser. On dit aussi fracassât.

qu'on fracasse,

fourtunoùs,-e

adj.

;

—

fracassàyre,-e ; adj. et
fraccioû ; sf.
fracciounà ;

Heureux,-euse,

hien portant.

foussàt;

bras

—

v.

sm.

désigner

un

fossé de fortifica¬

foutches! interj..
Fichtre!
T. bas et trivial. Foutre en

—

fr.

populaire.
fouteriole, foutirole ; sf.
T. libre.
Bagatelle, blague, chose de peu de valeur,
—

propos en

l'air.

foutèse ; sf.

T.

—

libre.

tille.

Fichaise, vé¬

fraioù

2

g.

■—

Frac¬

—

—

Gens de rien, canaille.

—

foutralhét,-e ; s.
Petit bout d'hom¬
me, de femme, foutriquet.
—

foutrasque

; sf.

interj.

—

—

Grossièreté,

Mcme

sens

qu'en fr.

foàche.

frayoù

Mon Dieu ! Je

de

sf.

;

Frayeur.

—

ressens

comme

une

gran¬

frayeur (Vieux Noël).
framboèse ; sf.

framboèsiè ;

Framboise,

-—

sm.

—

Framboisier.

Syn aligardoû.
»
franc, franque; adj. — Franc,-che,
loyal, sincère, droit.
franc; sm. — Franc, unité monétaire;
on
a
gardé et on continue à employer
pour désigner le franc, l'ancienne appella¬
tion de Hure, mais seulement à partir du
nombre trois ; pour un et. deux francs on
dit bint, quarante sos mais pour trois
francs

dit très liures et ainsi de suite.

on

pistole.
francamén ; adv.— Franchement, tout

net.

Que t'ai dit francamén, je te le dis, dé¬
tout net ;
lou chibàu que partéch
francamén, le cheval part franchement,
sans
tergiverser ; ton mau qu'arri.be fran¬
camén, le mal vient sans s'y attendre.
franc-bord; sm.
Franc-bord, partie
clare

—

réservée

en

bordure d'un

francbourdàt,-ade

—

foutralhe ; sf.

ou

Moun Diu de you!
Be sentéchi coum gran fraioù.

V.

T. libre. Vétiller ;
foutimassà; v.
baguenauder; gâcher un travail. Fréq.
foutimassejà.
foutimassàt,-ade ; adj. — Qui n'est
pas dispos, « mal fichu », patraque,
foutirole.
V. fouteriole.
foutralhà (Arm.i ; v. — T. énergique
mais vulgaire : frapper, rosser; battre l'es¬
trade, ne pas faire grand'choso qui vaille.
foutralhade; sf.
Raclée, frottée
énergique.

foùtre!

adj. des

agaçant.

Se dit à tort pour faussàri.
— Fossé;
n'est guère usi¬

foutàn ; adj. — T. libre. Vexant, fâ¬
cheux, contrariant, grignonnant.
ytçò qu'ey foutàn! Ceci est vexant!
En style courant on dira fachoùs.
foùtche

Fractionner,

—

fragile,-e; adj. — Fragile.
fragiletàt,-litàt ; sf. ■— Fragilité,
fraguèro, hraguèro (G.) ; sf. — Mal

boûs,

baràt.

foùte ;

Friicas-

—

Fraction,

—

v.

fracciounàri ;

petoùs.

Qu'ey fourtnnoùs.
Le plus grand des pauvres, s'il a de
bons bras, est heureux,
possède une fortu¬
ne (die.).

té que pour

s.

tionnaire,

Lou me y
S'a lous

foussàri.

ce

seur,-euse.

ne.

d'eau

avec

son

;

cours

d'eau.

adj.

—

Cours

franc-bord.

Lou

Itarât qu'ey franc-bourdàt, le fossé
compris (en cas de vente, par exemple"!

est

avec

son

franc-bord.

franc-carrèu ; sm.
ielte en l'air une pièce

qu'elle retombe dans

un

où

l'on

de monnaie

pour

Jeu
carreau

tracé

sur

le sol.

foutrejàyre,-e ; s.
Celui, celle qui
son
langage de jurons; mal appris;
s'applique aussi à un paresseux, vétillard.
foutriquét,-e ; s. — Polisson,-ne.
fouyre (G.-M.) ; sf. ■— Dévoiement,
diarrhée, foire. Cf. riule, caguère.
—

émaille

— V. foje.
Frac, habit,

fracadjà, fracassà; v. ■— Fracasser,
fracàdje, fracàs; sm. — Fracas, tapa¬
ge ; rixe où il y a des blessés ou des morts ;

—

V.

FRANCE

destruction.

Abé

tion. V.

—

—

francàs,-se

adj.

;

—

lionassoment

franc, très honnête.

France;
lait

n.p

.

—

France, autrefois,

La France. On appe¬
en Béarn, le pays

bordant la vicomté au Nord. Dans le can¬
ton de Garlin, il n'y a pas longtemps, les

�FRANCÉS

28

FRAYROU

—

vieillards, quand ils devaient aller vers
Aire-s.-Adour, disaient : qu'aneràm en ta
France. N. de p.

France, Lajrance.
francès,-e; adj. et s. — Français,-e. V.

Franchimàn.
Parlà

francès, parler français ; en boû
bon français.
Qu'anerà mau per lous Biarnés
Quoan lous lous hilhs parlen francès.
Il en ira mal pour les Réarnais quand
leurs fils parleront français. Paroles attri¬

francès,

en

buées à Henri IV.

Francés ;

n.

p.

François.

—

Dim.

Francesoû, Francesòt.

franchimàn,-cimàn,-de

;

s.

adj.

et

frase ; sf. — Phrase.
Lissà la frase, choisir ses mots,

s'expriaffectation; birà la phrase, chan¬
ger de conversation, tourner la phrase.
fraséte,-ote ; sf. — Petite phrase,
frasque; sf. — Frasque, caprice,
fratèr ; sm. — Frater, barbier,
fraternalamén, frayralamén ; adv.
rr.er avec

fraternàu ;

parle que français; que parle û fichât
franchimàn, il parle un mauvais français.
franchimandà,-dejà ; v. — Parler en
franchimàn, le franchimàn.
franchimandis ; sm.
Jargon fran¬
çais, mélange de français et d'une autre

fraternisà ;

fraternitàt ;

Phrase

—

de

mauvais

français ou de gascon francisé,
franchise; sf. —- Gall. V. franquése.

francisà ;

v.

•—

franciscà,-ne

Religieux francis¬

—

cain.

fraudà

propre.
;

sf.

; n.

p.

choû.

franjà
franje

Franger.
Frange.
franjète,-jote ; sf. — Petite frange,
franjipane ; sf. — Frangipane.
franquése; sf. — Franchise, loyauté;
; v.

■—

; sf.

immunité.

franquetàt ; sf.
bé

en

—

Franchise ; est tom¬
sens juridique.

désuétude dans le

franqui.

C. afranqui, risquer, faire,

—

franchir.

frapàn,-te
ment

adj.

;

le

avec

sens

—

de

Employé
sauter

seule¬

aux

(vient du fr.).
Que-s semblen, qu'ey frapàn, leur
semblance est frappante. V. menât.
frasà ;
rement

en

v.

se

yeux

;

s.

et

adj.

prend ordinai¬
—

adj.

;

-—

Fraudeur,-euse.

Fraude.

—

; adv.

—

—

Frau¬

Frauduleu¬

sement.

sm.

—

Frère; souvent, autrefois,

donnait le prénom de fray au premier
fils cadet ; des noms de famille sont en¬
core suivis de ce mot :
Laborde-Fray, La-

on

Badie-Fray, etc. ; fray, frère,
Dim. frayrét,-ròt,-rou. Augm.

religieux.
frayràs.

frays,

pas

d'accord,

Phraseur,

nous

bons termes;

en

frère ;

ne

gommes

pas

bèu-fray, beau-

fray de poupe, frère de lait ; està
de frays, être comme deux frè¬
res, très amis; fray dous quoàte bras, Frè¬
re des Ecoles
Chrétiennes; ils portent un
û pa

eoum

dont les manches flottent.

Tin h lou toA fray minje e
Mes hè-u pagà si-t déu.

béu,

Avec ton frère mange et bois, mais s'il le
doit (de l'argent), fais-le paver (prov.).

frayà
regà.
Que

; v.

—

Frayer, hanter. V. fregà,

counégue permè de frayà, il faut
frayer [die.),
frayoù. — V. fraioù..
cau

connaître avant de

frayrà,-rejà ; v. — Fraterniser.
fràyre. — C. fray, mais tombé

en

dé¬

suétude.

frayrère
res

et

sœurs

Qu'a
frères

;

sf.

; on

ue gran

—
La fraternité, les frè¬
dit aussi frayrie.
frayrère, il a beaucoup de

enter ets que y a frayrère, il y a de
l'amitié fraternelle entr'eux. On dit aussi,
;

niais rarement,
res¬

mauvaise part.

frasàyre,-e
-euse.

Phraser;

—

Frauder.

v.

fraudulén,-te,-loùs,-e ; adj.

—

Françoise. V. Fan-

—

Cf.

Fraternisation,
Fraternité. Cf.

—

—

duleux,-euse.
fraudulousamén

Franc-Maçonnerie.

Françoû

:

fraude ; sf.

manteau

franc-maçounarie,-nerie

Fraterniser.

—

§f.

fraudàyre,-e

l\'èm

franciscàyre. — C. franchimàn.
francisquejà. — C. franchimandà.
franc-maçoû ; sm. — Franc-maçon; le
peuple dit flamaçoû, par ignorance du ter¬
me

Fraternel,

borde cadet,

Franciser,

; s.

—

frayrésse.

fray;
sf.

v.

fraternisacioû ; sf.

langue.
franchimandise ;

2 g.

frayrà.

ne

—

adj. des

-le.

—

Celui, celle qui affecte de ne savoir parler
que français et qui le parle mal ; t. de mo¬
querie ; mauvais langage français.
Qu'ey û franchimàn, c'est quelqu'un qui

Fraternellement.

—

frayrie; sf.
peut se prendre

frayrè, sm.
—
Associalion fraternelle;
en mauvaise part. V. fray¬

rère.

frayroû ; sm. — Dim. de fray, petit
désigne le plus souvent, un frère do

frère ;
lait.

�29

FREBADE

frebade ; sf.

— Accès de fièvre ; échauqui vient à la lèvre après un accès
de fièvre, feu d'amour,
frèbe ; sf. — Fièvre.
Arissoûs de frèbe, frissons de fièvre ; la
frèbe que-m batane au cap, la fièvre bat à
ma tête; frèbe de chibàu, fièvre de cheval,
très forte ; qu'a la frèbe dou boéu : quoan a
sét, que béu, il a la fièvre du bœuf qui boit
quand il a soif, dit-on d'un ivrogne ; que-vu
da la frèbe sounque. d'où béde, se dit de
quelqu'un qu'on n'aime pas voir, d'un im¬
portun ; frèbe-passà, avoir des accès de fiè¬
vre intermittente ; ue. machante frèbe, une
fièvre infectieuse, très grave; per la frèbe
où p'ou mau caut, parti que eau, pour une
cause
ou pour une autre, il faut mourir
(dic.) ; pous de frèbe, poussée, coup subit

boulure

de fièvre.

frebè,-re; s. — Etat fiévreux,-euse.
frebejà ; v. — Avoir des accès de fièvre ;
êlre fiévreux.

freboùs,-e; adj.
Fiévreux,-euse.
frech, frésco (Big. G.); adj. — C.
fresc.

frechinàdje ; sm. — Fricot de fressure ;
analogie, mélange de choses molles.
frechine ; sf.
Fressure, mou ; plat

par

local où le mou et la fressure entrent pour
la principale part ; fricot en ratatouille. V.

ineguine.
frèchou, hrèchou, rèchou; sm. —
Frêne (fraxinus, arbre). N. de p. Fréchou,
Dufrèchou.
fredamén ; adv. — Froidement,
fredi.
C. arredl, refroidir,
—

fredìlh, fregìlh,-sìlh (G.); sm. —
Frisson, frissonnement.
fredoù, redoù ; sf. — Froideur,
fredoû ; sm. — Fredon.
fredoulic,-o (G.). — C. enredoulit.
fredounà ; v. — Fredonner,
fredounade ; v. — Fredonner.
Da-s'en ue fredounade, fredonner, s'of¬
frir à soi-même un petit air de musique ;
en
style plaisant, da-n ue fredounade,
adresser des remontrances, des reproches.
fregà. — V. fraya; se dit surtout du
frai des poissons. Cf. regà.
fregate ; sf. — Frégate, navire de guer¬
re.

fregui (Bay.)
frém.
ment

—

; v.

Frire,
fèrm, ferme, ferme¬

—

Forme de

(vieux). V. rém.

fremà.

Métathèse de fermà.
fremàt,-ade; adj. — C. fermât. V. au
mot fermà pour caution. N. de p.
fréme ;
v.
Presser,
comprimer
(vieux). Cf. préme.
fremén, fremerén,-te; adj. — Fré¬
missant,^, vibrant; frissonnant; énergi¬
—

—

que.

—

FRESCAMÉN

Qu'en soy tout fremén, j'en suis tout
frémissant, frissonnant; chibàu fremerén,
cheval

énergique.

fremesoùs ; sf.

Frissons violents

pl

Ne s'applique
bêtes.

frissonnements.
sonnes

et

aux

fremì,-nì ;

;

douleurs accompagnées de

frémissements,

qu'aux per¬

— Frémir ; frissonner ; se
liquide quand il va bouillir.
frémit,-ide ; s. —■ Frémissement. Le
frémit est plus bref que la fremide.
frenesie,-soû, fremesoû ; sf. — Fré¬

v.

dit aussi d'un

nésie.

frenèste, fernèste (Chai. L.) ; sf. —
frinèste.
freni (G.). — C. fremî.
frequén,-te; adj. — Fréquent,-e (rare),
freqüentà; v. — Fréquenter, hanter;
se trouver,
s'entretenir avec.
On lit dans Mœurs Béarnaises (P. Ray¬
mond), qu'il était défendu aux cagotes de
freqüentar en lavan bugade o baxere ab las
autes labadores, s'entretenir, en lavant les¬
sive ou vaisselle (avec les autres laveuses) ;
que fréquente dab et, il (ou elle) fréquente
lui, ie voit.
frequentacioû ; sf. — Fréquentation.
frequentadoù,-re ; adj. -— Qui fré¬
Fenêtre. V.

quente.

frequentamén ; adv. — Fréquemment,
frés, frésc,-que; adj. — Frais, fraî¬
che; sain; gaillard,-e; nouveau; neuf; ré¬
cent ; mouillé en style plaisant.
Lou tems qu'ey frésc, le temps est frais;
couloùs frésques,
couleurs fraîches; ion
gouyùt qu'ey beroy frésc, le jeune homme
est bien portant, gaillard, il respire la jeu¬
nesse; l'ulià qu'ey tout frésc, l'événement
est récent; de fresc arribàt, arrivé à l'ins¬
tant, récemment; que soy frésc! Me voilà
frais, dans l'embarras 1 Qu'ès bèt drin frésc,
tu es plutôt mouillé, trempé par la pluie;
que caleré està batiàt de fresc enta d'acò,
il faudrait être baptisé d'hier pour cela (le
supporter, le croire) ; qu'ey de fresc hèyt,
cela est tout récent; mandà-n tau frésc, en¬
voyer paître.
frés, frésc; sm. — Frais, fraîcheur.
Parà lou frés, prendre le frais; qu'ey au
frés, il est au frais, en prison ; il est mort,
frès ; sm. — Frais, dépense.
Pagà lous frès, payer les frais ; que-t ban
lia

frès,

faire des frais ».
Fraiser, plisser, t. de mé¬
tier; laisser, en tondant, une sorte de frai¬
se sur les épaules de l'ovin.
fresague (N.-E. des L. Al.). — C. breon va te «

fresà ;

sague,

v.

—

chouette-effraie.

frescade ;

sf.

—

Frais, fraîcheur,

re

froidissement du temps.

frescamén ; adv.

—

Fraîchement, ré¬

cemment.

Frescamén hèyt, fait récemment
frescamén, recevoir fraîchement.

;

recébt

�FRESCHIN
freschìn

FRICOUTADJË

—

(G.).

frescoù ; sf.

30

C. fresquin.
; qualité de ce
frais agréable ; humidité,
Fraîcheur

qui est frais ;
froid humide; froideur.
frescùmi, frescure ; s. — Fraîcheur
désagréable ; humidité de la nuit.
Qu'èy galiàt drin de frescure, j'ai pris
froid (la nuit ou de grand malin) ; abisàt-b.'
au frescùmi,
prenez garde à la fraîcheur
(du temps).
fresìlh (E. du G.).— C. fredilh, frisson,
fresque (la) ; sf. •— Frais, la fraîcheur ;
parti dab la fresque, partir avec la fraîcheur
(du matin ou du soir).
fresquejà ; v. — Fraîchir, faire frais ;
être verdoyant; avoir la fraîcheur de la
jeunesse, du nouveau ; fresqueijà-s, se ra¬
fraîchir, se laver à l'eau fraîche. V. refres¬
quis.
Que couménce de fresquejà, le temps de¬
vient frais; qu'ey û plasé quin tout fresquéje, c'est un plaisir de voir tout se parer

de fraîcheur.

fresquère. — Fréq. augm. de frescure.
fresquét,-e ; adj. — D'une fraîcheur
agréable, joli de fraîcheur.
fresquét; sm. — Un peu frais, en par¬
lant du temps, frisquet, en fr. pop.
fresquetamén ; adv. — Avec assez de
fraîcheur, un peu fraîchement.
fresqui ; v. — Fraîchir, en parlant du
temps.
Lou bén que

le

jresquéch, le vent fraîchit.
fresquin,-e; adj. — C. fresquét (i).
fresquin ; sm. — C. fresquét (2) ; dans
G. odeur de la viande fraîche. Cf.
fres-

clûn.

fresquinét,-nòt,-e ; adj.

—

Fréq. de

fresquin,-e.
frét (Big. G.) ; herét (H.-Big. M' Big.) ;
ret (B.) ; sm. et f. — Froid ; refroidisse¬
ment.

Que hè fret, il fait froid; fret dous pès,
pieds ; û ret qui pélst, 1111 froid
qui écorclie, cuisant.
(Le genre est masculin ou féminin sui¬
le froid des

vant

fretàdje;

—

—

consoler de

fretà;

ses

malheurs.

Frotter.
fretade ; sf. -— Ce qu'on frolte en une
fois, friction; rossée, volée de coups. V.
roubide, arrescade.
v.

fretadis ;

onguent.

sm.

—

Frottement, collision;

Action de frotter.

—

C.

fretadoù,-re, fretàyre,-e; adj. et
Rebouteux,

s.

frotleur,-euse.
Ordinairement, les fretadoàs ont une
«
spécialité » ; les uns Soignent les entorses,
les fractures, les autres le
lombago, la sciatique. V. cindre; les coliques. Se laver le

—

masseur,-eusc ;

matin de la Purification

avec

des œufs de

grenouille augmente le pouvoir des guéris¬
seurs de coliques
et même le donne à ceux
qui ne le possèdent pas. V. pregandàyre.
fretamén; sm.
Frottement, friction,
frétât,-ade ; s. — Frottement ; contu¬
sion par frottement rude,
fretàyre. — V. fretadoù.
Frotte¬
fréte-l'y-fréte ; loc. adv.
—

—

ment

de deux choses l'une contre l'autre.

frèule,-gne,-o (G.)
nu.

V. méndre.

fri, frise ;
Lou grèch

v.

—

;

adj.

—

Frêle,

me¬

Frire.

bòu pas fri (ou frise), la
graisse ne veut pas frire ; lous pèses que
soun frits, le s poissons sont frits; abé lous
cclhs frits, en style plaisant, avoir les
yeux
fatigués par une veille joyeuse.
fricandèu ; sm. — Fricandeau; partie
nou

de la bête de boucherie dans la cuisse.

fricassà ;

petits

v.

Fricasser,

—

fricassà-s,

morceaux ;

couper

en

en

style plai¬

sant, se broyer, s'abîmer.
fricassade ; sf. — Fricassée ; bris de
choses ; action de broyer, de couper en

petits

morceaux.

fricasse ; sf.

—

Fricassée grossière, mal

préparée.
fricassejà.

— Fréq. augm. de fricassà,
faire, manger de la fricasse.
fricassèje; sf. — Fricassée, hatille
composée ordinairement de poumon et de
fressure. V. frechine; par anal, fracas.
Qu'a heyl la bachère en fricassèje, il a
brisé la vaisselle ; abé la figure en fricassè¬
je, avoir la Figure très abîmée, « en mar¬

briser

melade

menu

;

».

friccioû ; sf.
fricciounà ;

les lieux).

frét,-de; adj. — Froid,-e; indifférent,
frèt; sm. — Fret, louage d'un bateau,
fretà ; v. — Froller, frictionner, oindre ;
essuyer ; frôler ; fretà-s, se frotter. V. regà,
arrescà. En style plaisant, ballre. V.
baylà.
Fretà û mau, frictionner, oindre un mal,
une
entorse; fretà lou cabinét, essuyer,
cirer l'armoire; dab blmis, qu'ou hé
fretà
la gale, avec des verges il lui fit « frotter »
la gale (Fondeville) ; fretà-s lous maus,
si:

sm.

fretadis.

fricò ;

—

v.

Friction,

—

Frictionner.

Fricot, mets en général
autre que la
soupe ou le potage ; au fig. en
style plaisant, grabuge.
Soupe, goudale e fricò,
Hère boû qu'ey tout acò.
De la soupe, un chabrot et du
fricot,
tout cela est excellent
(die.) ; aci que y c
fricò, ici, il y a du bon; qu'an hèyt fricò,
on a fait du
grabuge.
fricoutà ; v.
Fricoter, faire bonne
sm.

—

chère.

fricoutade ; sf.

—

délicat.

fricoutàdje
sous

le

Bonne chère

;

repas

; sm. — Action de fricoter ;
l'influence du fr. est usité surtout dans

sens

de

grapillage.

�31

FRICOUTALHE

fricoutalhe ; sf.

Fricot abondant

; le
péj.
fricoutàyre,-e; adj. — Fricotier,-ère
tricoteur, dans le sens du fr. pop., person¬
ne rusée pour rechercher les bonnes choses.
fricoutè,-re ; adj. et s.— Gourmand,-e ;
mot

a

souvent

un

—

sens

fine bouche. V. licoulè.

fricoutejà.

Fréq. de fricoutà.

—

fricoutère ; sf.

Abondance de fricot,

—

fricoutét; sm.
Petit fricot, pauvre,
peu abondant.
fricoutét,-e ; adj. et s. — Frisque, pim¬
pant,-e, dégourdi.
Aquét fricoutét de drouUòt, ce petit dé¬
gourdi (de) gamin.
fricoutòt,-toû ; sm.
C. fricoutét.
...Lou praube Peyroutoû,
N'a troubàt que fricoútúû.
Le pauvre Pierrot n'a trouvé que
maigrefricot (Vieille ronde). V.
Peyroutoû.
—

—

frièste.

Forme de frinèste.

—

frime; sf.

en

familier.

frincà.

—

frinestà.

Forme de
—

V.

frinestàyre,-e

;

flincà et de fringà.
enfrinestà, plus usité.
adj. et s. — Qui se

tient souvent à la fenêtre.

frinèste, firnèste, hièstre, fernèsFenêtre, bois ou vitrage donl
garnie; ouverture, jour. N. de p.
V. arrièste, courredére.
La bère ère en frinèste,
Béde lou Rey passà.
La belle était à la fenêtre pour voir le
roi passer (Vieille chanson) ; de
beroyes frinèstes qu'a, elle a de jolis yeux, dira-t-on
sur le Ion
plaisant.
frinestè,-re.
C. frinestàyre; fabri¬
te ; sf.
elle esl

cant de

—

fenêtres.

frinestejà;
les

ouvrir;

se

v.

Faire des fenêtres,

—

tenir à la fenêtre.

frinestéte,-tote ; sf.
Petite fenêtre.
frinestòt,-toû ; sm.
Lucarne, gui¬
chet, très petite fenêtre.
fringà ; v. — Frétiller; se parer, avoir
une toilette recherchée
; chercher à plaire ;
jringà-s, se parer.
fringale. — C. famgale (Vient du fr.i.
fringàlh; sm.
Bariolage; vêtement
—

—

—

de couleurs variées.

fringàlh,-e ; s.
chingàlh, fricoutét.

Freluquet,-e. V.
Fanfreluches, petites
passementeries, ornement léger.
fringalhà; v. •— Orner, parer de fringàlhs; fringalhà-s, se parer.
li de flous c de
fruts tous àrbes fr'unga-

Ihàts, et de fleurs
parés (Lamolère).

fringalhère ; sf.
passementeries.

—

et

—

FRISAYRË

Fringant,-e,

co¬

quette. N. de p.

fringàyre

; sm.

—

lin.

frìngo-hìlho
coureur

(G.)

;

Amoureux, galansm.

Galantin,

—

de filles.

fringue ; sf. — Lisière, petite bande
d'étoffe, bandelette ou cordon de passe¬
menterie; ornement tombant; par anal,
effilochure, lambeau étroit de vêtement. C.
flingue.
fringue; sf. — Caresse, mignotise.
fringuéte ; sf. — Petite caresse,
frinque. — C. flingue.
fripà ; v. — Friper, froisser, gaspiller,
fripade ; sf. — Action de friper, froisse¬
ment

d'une chose.

fripàdje; sm. — Friperie; action de
friper, de froisser.
fripadoÙ,-re ; adj. — Fripeur,-euse ;

farfouilleur.

Frime, semblant,
sf. — Frimousse, visage

—

frimouse ;
si y le

fringàn,-te; adj.

—

de fruits les

arbres

friparie,-perie ; sf. — Friperie,
fripe; sf. — Chose fripée, froissée;
nippe usagée,
fripé,-iè,-ère ; s.
Fripier,-ère.
fripoade,-nade ; sf.
Friponnerie,
action de fripon.
—

—

fripoalhe,-pounalhe ;

sf.

—

Les

fri¬

la canaille friponne.
fripoàt; sm. — Petit fripon; est usité
d'ordinaire, sur le ton plaisant: qu'ès û
fripoàt ! Tu es un petit coquin !
fripoû,-ne; s. et adj. — Fripon,-ne,
malhonnête. N'a pas toujours le sens péjor.
pons,

fripoulhe

; s.

et

canaille.

fripounà
se

; v.

tromper entre

—

adj. f.

—

Friponner

;

Fripouille,
fripounù-s,

personnes.

fripounade. — C. fripoade.
fripounarie,-nerie ; sf.
Tour de fri¬
pon, friponnerie.
fripounejà ; v. — Agir en fripon ; bibe
en
fripounejà, vivre en se servant de
moyens illicites, indélicats.
—

fripounejàyre,-e ; adj. — Qui vit en
friponnant ; friponneau.
fripounerie. — V. fripaunarie.
fripounét,-nòt,-e ; s. — Petit fripon,
petite friponne; friponneau; petit polisson,
petite futée. V. fripoàt.
friquét,-e.— C. fricoutét (i) ; freluquet.
frisà; v.
Friser, crêper, boucler;
émietter, égruger ; frisù-s, se friser.
frisadét,-e; adj. — Frisotté,-e, adonisé.
frisàdje,-sade ; s. — Action de friser,
frisure; on dit aussi, mais rarement, frisa—

dure.
—

Bariolage

sans art ;

frisàyre,-e ; adj.
-euse.

—

Qui frise; coiffeur,

�FRISE

—

32

FRUSCA

frise ;

sf. — Courtisane, maîtresse. Le
généralement un sens désobligeant,
frise ; v. — V. fri, frire,
frise-moùnde (L.) ; adj. — Orgueil¬
leux,-euse, fat, prétentieux.
frisét,-e. — C. frisadét,-e. Surnom

terme

a

d'enfant.

friséte ; sf.

Frisette, boucle frisée,

—

frisure.

friso, friséto (G.) ; sf. — Pimprenelle
(plante) Syn. pimpanèle.
frisoû; sm. — Frisson. V. arissoû.
frisoû ; sm. — Boucle de cheveux frisés,
frisure. Cf. friséte.
frisoutà ;

y.

frounçà,-ci; v. — Froncer, plisser;
frounci-s, se plisser, se rider,
frounçamén ; sm. •— Froncement,
frounce ; sf. — Fronce ; ride.
frouncide ; sf.
Froncis, ride.
frouncilh;' sm. — Froncis; plissement;
ride.

frouncilhàt,-lhoàt,-ade ; adj.— Fron¬
cé,-e, ridé, froissé, plissé.
frouncis ; sm. — Froncis; travail de
couture.

Frisotter,

—

Froun large, front large; ha froun, faire
front, tenir tête; abé froun, avoir de l'au¬
dace, une audace impudente ; qu'en as û
froun! Tu en as un toupet!

frisquét. — C. fresquét.
frisquéte; sf. — Frisquette, t. d'impri¬
merie.
v.

Festoyer, faire chère

—

(trivial).
fristoulhàyre,-e
nier, gargot'ier,-ère.
fristoulhe ; sf.

; s.

—

Mauvais cuisi¬

ratatouille

que délicat ;
chère surtout copieuse.

sf.

—

Plat de fricot plus

—

abondant

Frisure.

;

bonne

Est employé

parfois pour désigner la fressure.
frit, flit (Bètharram) ; sm. — Pinson
(Jringilla cœlebs Lin.).
Syn. pinsà, milharoû, rey-pinsâ, milharî.
V. goèc.
froc; sm. — Froc, partie de l'habit mo¬
nacal.

Fronder ; critiquer,
—
Action de fronder,

de frondeur.

frounde ;

sf.

;

adj. — Frondeur,-euse.
Gall. de fronde. V.

—

houne.

frounderie;

sf.

—

froundade;

C.

effronterie.

frountadé,-re ; s. et adj. — Limitro¬
phe (vieux).
frountadè,-lè,-re ; s. — Qui confron¬
te ;

habitant de

frountejà

zone

; v.

—

frontière.

Confronter, être atte¬

nant.

frountère,-tière ; sf. — Frontière,
Frontère. V. couhî, mar¬

confins. N. de p.
que.

frou-frou ; sm.

—

Onom. frou-frou.

frougne ; sf. •— Refrognement, air refrogné.
frouglloùs,-e ; adj. et s. — Refrogné,-e,
maussade.
sure

sf.

froundàyre,-e

lie

froulh ;

—

froundade ;
acte

fristoulhà ;

frisure ;

froundà ; v.

frountoû ;

sm. — Fronton ; mur pour
jeu de pelote ; pignon de maison. V.
penoû.
froussade ; sf. — Mot récemment in¬

le

troduit dans le
sm.

—

Froissement, meurtris¬

légère.

froulhà ; v. — Froisser, meurtrir légè¬
rement; chiffonner. V. farfoulhà, troullià.
froulhade ; sf. — C. froulh avec un

d'augm.
froumadjàs ; sm. — Gros fromage.
froumadjàyre,-e ; s. — Fabricant,-e,
marchandée de fromage.
froumàdje (Big. G.), hourmàdje (II.Big.) ; roumàdje; sm. — Fromage. On
dit aussi fourmàdje. V. cadòlo, chabichoû.
froumadjè,-re. — C, froumadjàyrç ;
amateur, friand de fromage.
froumadjoû ; sm. — Fromage blanc ,
petit fromage.
froumén, hroumén, hourmén, rousens

irién ; sm. — Froment.
froumentà ; sm. —

Champ de froment.
froumentè,-re ; adj. -— Qui est propi¬
ce, propre au froment; cam froumentè,
champ bon pour le froment.
froun ; sm. — Front ; impudence. V.
tèstei, cap, toupet.

langage populaire : peur.
froussàr,-de ; adj. — Poltron,-ne,

froussard.

frousse; sf. — Frousse, peur extrême.
frousti,-lhà,-lhoà ; v. — Froisser, chif¬
fonner. V. froulhà.
Ue pelhe froustilhade, une robe froissée.
froustilhàdje,-lhoàdje ; sm. — Action
de froisser, de chiffonner ; froncis.
froustilhàyre,-e ; adj. — Qui est peu
soigneux,-euse de ses habits; fureteur, tripoteur,-euse de chiffons.
froustilhoè; sm. — Entassement d*;
plis, de froncis; le crissement, le son par¬
ticulier d'une étoffe de soie que l'on froisse.
froutàyre, froutè,-re; s. — Perru¬
quier, barbier (vieux). N. de p. Frouté.
fructifié; v. — Fructifier,
fructificacioû ; sf. — Fructification.
fructuoùs,-e ; adj. — Fructueux,-euse.
fructuousamén ; adv.

—

Fructueuse¬

ment.

fruscà ; v. — Frusquer
frusquer, s'habiller (pop.).

;

fruscà-s,

se

�33

FUÛSQUE

frusque ; sf.
frustà (Lom.)

—

; v.

fulmina;

Frusque, habit,
— Frôler. V. regà.

frustrà ; v.
Frustrer,
frustracioû ; sf. — Frustration.
—

frut,-e, hrute, rute ; s. — Fruit, pro¬
duction, produit, utilité; portée, lignée.
Boû frut, bon fruit; may de Nouste Ségne, lou bòste frut qu'ey benedit, mère de
N. S., votre enfant est béni (vieux Salve);
de tout àrbe que yés de toute frute, d'un
arbre quelconque naît du fruit quelconque
(die.) ; Ihebà lous fruts, recueillir les pro¬
duits ; machant frut, dit-on d'un garne¬
ment ; lou frut dou Iribalh, le fruit du tra¬
vail ; crubà lou frut, recouvrer le revenu.
frutà ; v. — Produire, en parlant du
sol, des arbres, des animaux. V. esfrutà.
frutàble,-e ; adj. — Productif,-ive, de
bon rapport.
frutade ; sf. — Production, récolte de
fruits.

frutè ;

sm

Arbre fruitier

—

;

marchand

de fruits.

frutè,-re, frutèc,-èque ; adj. — Frui¬
tier,-ère, qui porte du fruit, qui en produit
beaucoup ; fertile.
frutejà ; v. — Donner, produire du
fruit, fructifier. Ne s'emploie guère qu'en
parlant des plantes.
frutère ; sf. —/ Fruitière.
fruteroùs,-e, frutìu,-ibe.
C. frutè.
ft !
Excl. pour chasser le chat ; onom.
d'un bruit de fusée; excl. pour accompa¬
gner l'idée de fuite.
—

—

fu.— V.
défunt

fausfù. Employé aussi pour feu,
(rare).
(Lav.) ; interj. — Zut! Flûte 1

fufù ;
sant ;

sm.

Colifichet,

—

style plai¬

en

dit aussi fifui.

on

fuji;
et

v.

Fuir (vieux). V. hùjç, hoéjç

—

dérivés.

sange

sm.

Petit oiseau migrateur du

—

bruant; désigne -aussi la petite mé¬
bleue; v. chincheparre, sit, zoèc.

fulhàr ;
t. de

sm.

—

Feuillard, lame de fer,

forgeron.

fulherét ;

sm.

—

Feuilleret, petit rabot.

fulhét, hoelhét;

sm.

fulhetà ;

Feuilleter

comme

un

v.

gall.

—

—

Feuillet.
considéré

;

; est toutefois d'un

courant. V. hoelhetà.

fulhetàdje ;

sm.

—

pâtisserie.
fulhetoû ;

sm.

—

fulhetounàyre,-e
teur,

Fulminer, s'emporter;
foudroyer. Cf. fleminà,

—

;

fluminà. V. flaminà.
Quoan hou fulminât l'escuminje, quand
l'excommunication fut lancée; que Vento¬
nen à fulmina, on l'entendait
éclater en
menaces.

fulminade ; sf.

Action de fulminer,

—

de battre, d'invectiver.

fulminàyre,-e ; adj. et s. — Violent,-e,
emporté; foudroyant (litt.).
Lou perlcle fillminàyre, le tonnerre fou¬
droyant.
fumà ;

v.

Fumer du tabac.

—

On dit

aussi, mais rarement, humà quand il s'agit

de fumer du tabac. V. humà.
fumadére ; sf. — Passion de fumeur

;

odeur

caractéristique du tabac fumé : que
put à la fumadére, cela pue au tabac.
fumadoù,-re ; s.
Fumeur,-euse.
Petit fumeur, fumefumarèu; sm.
—

ron.

fumassè,-re

adj. et

s.

journal.
_

Au¬

—

Grand fumeur, fu
;

fume.
fumèle.

■

-—

chose

que

l'on

V. femèle et dérivés,

fumét, humét; sm.
Fumet, bou¬
quet, arôme.
fumiste; sm. — Fumiste,
funèbramén ; adv.
Funèbrement.
funèbre,-e ; adj. — Funèbre,
funeràri ; adj. des ! g. ■— Funéraire
funèstamén ; adv.
Funestement.
funèste,-e; adj. — Funeste.
—

—

—

fur(t),-to (G.); s. — Faraut, fiérot,-e,
freluquet. V. farlinguét.
furét, hurét ; sm.
Furet ; fureteur ;
indiscret, curieux,
furetà ; v. — Fureter.

furetàyre,-e
Cf. furét.
furéte ; sf.
son

nez

;

adj.

—

Fureteur,-euse.

— Petite curieuse, qui four¬
partout ; petite futée,

furetejà. — Fréq. de furetà.
furiboùn,-de ; adj. — Furibond,-e.
furibouïldejà ; v. — Agir en furibond

;

gronder furieusement.
furie; sf.
Furie, emportement vio¬
lent ; tapage ; hourvari ; divinité infernale
et, par anal, femme insupportable, colère,
—

irascible.

Tribalhà

dab

furie,

travailler

ment; au counsélh qu'èren
était en furie au Conseil.

en

furieuse¬
furie, on

En

pic d'Anie,,
demoàns furie.
Au pic d'Anie, rage, furie de sorcières et
dî démons (die.). Il est remarquable que
beaucoup d'orages paraissent se former au
pic d'Anie (B.-P.) ; de là à croire que c'éDe

lectrice de romans-feuille¬
aussi fulhetounè,-re.

amateur,

tons. On dit

Feuilletage, t. de

Feuilleton de
;

emploi

; s.

passionnée.
fume ; sf. — Cigarette

meuse

re

fuit ;
genre

FURIE

—

frutàdje; sm. — Fruits en général.
£rutassè,-re ; adj. — Qui aime les
fruits, qui est friand de fruits.

fu !

v.

battre violemment

—

broutches y

3

�FURIOUS

—

34

FUYAR

tait l'œuvre d'êtres infernaux, il n'y avait
qu'un pas et la superstition plaça une sorte
de fabrique d'orages dans ces lieux.
furioùs,-e ; adj. — Furieux,-euse.

furiousamén ; adv. — Furieusement,
furiousè ; sm. — Etat de furie, de rage.

N'èy jaméy bist tau furiousè, je n'ai ja¬
vu
rage, fureur pareille.

mais

furiousetàt ;
Cf.

sf.

■—

Fureur, violence.

furoù.

furoù ; sf.

— Fureur,
furt, hurt; sm. — Vol. larcin. A signi¬
fié action de fouiller, mais est lombé en

désuétude.

fusade, fuséye, fusé
fuse ; sf. — Fugue.

;

sf.

—

Fusée,

fuselàdje;

sm. — Fuselage, mot d'u¬
récent.
fusi (Big. G.); fusil, fusilh; sm. —
Fusil. On dit aussi fesll.
fusilhà ; v. — Fusiller ; fusilhà-s, se fu¬
sage

siller.

fusilhade; sf. — Fusillade.
fusilhàyre, fusilhè; sm.
qui fusille.

Fusilier;

fustàdje, hustàdje; sm. — lîois cou¬
pé, travaillé, équarri.
fustàt,-ade ; adj. — Qui a pris le goût
bois', en parlant d'un fût vinaire.
fuste.

C. huste ; n'est guère usité que
l'expr. da la juste, donner le fouet,
courir après quelqu'un pour le fustiger.
fustigà; v. — Fustiger, flageller (rare).
V. castigà.
fut ! interj. — Fuit ! Cri pour chasser le
—

dans

chat. V. /(.

fut, sm. — Fût, futaille,
futàdje ; sm. — Faîtage (vieux),
futalhe ; sf.

futàt,-ade
V. furéte.

;

—

Futaille.

adj.

—

Futé,-e, rusée (rare).

futée; sf. — Futaie (vient du fr.).
futène; sf. — Futaine, étoffe.
futilamén ; adv.

—

Futilement.

futile,-e; adj. — Futile.
futileiàt,-litàt ; sf. — Futilité (lilt.).
fuyàr ; sm. — T. technique, appareil de
fuite dans une canalisation ; pigeon domes¬
tique qui a fui le colombier.

\

�G;
a

— Se prononce dur devant
doux devant e et i.

consonne.

o, u,

l,

r,

g

Gabachie, elle épouserait

y,

Gavacherie.

des primitifs latins prend le son de
dans de nombreux lieux du Béarn, de
la Bigorre et des Landes et dans quelques
lieux de l'Armagnac: yéns, gens, canounyie, chanoinie, etc. Nous écrivons, sauf
excepiion, yéns, canoungie. (Voir à l'Aver¬
tissement).
g remplace souvent le c et le q étymolo¬
giques : ague, aqua, higue ficus, plegà,
plicare, etc.
g, autrefois, remplaçait à la fin de cer¬
tains mois, le ch des espagnols adouci:
coutèg coutètch ; bèg = bètch ; il figurait
aussi parfois dans le groupe igt dont le
son était aussi celui d'un ch doux
précédé
i,

que toute alliance lui serait acceptable, on
dit. d'elle: quc-s maridaré dab lou cagot de

d'un i sourd ; on retrouve ce groupe en¬
core dans des noms de personne et de lieu :

Garbaigt, Monbeigt, mais dans l'écriture
remplacé par t: coutèt, bèt.
couteau, beau. Parfois, des écrivains lo¬
caux, pour plus de précision, écrivent couItih, bèth.
gn remplace le nh mouillé de l'ancienne
orthographe: gragne = granhe ; on éviie
ordinaire il est

ainsi les

confusions dans les mots

...dens la

Galimachie.
Galimachie,

Aco

qu'ey û rccoégn per darrè la Turquie.
Gavacherie, c'est un coin au
Turquie. (Cité par Francisque
Michel).
gabàchou, gabàtchou,-e ; s.
GaVúche ; syn. de rustre, de grossier, sans
éducation.. N. de p. Gabach, Gabaigt.
gabàgn ; sm.— Animal mal venu, avor¬
ton ; se dit aussi de l'emmelure qui se pro¬
duit dans les fils quand on dévide.
gabagnà ; v.
Avorter, en parlant
d'un animal. V. boeylà-s; gâter, détériorer.
gabagnàyre,-e ; s. et adj. — Dépen¬
sier,-ère, dilapidateur ; personne désordon¬
née, peu soigneuse. Cf. garfoulhoùs.
gabàr ; sm. — Terrain couvert de halliers, lande buissonneuse (rom. gavar, buis¬
son). N. de p. et de 1. Gabard, Gabarret,
Dans la
fond de la

—

Gabarroû. V. gabùrn.

comme

enhangù — en-hangà,
enhournà = en-hournà, etc. En Armagnac et Tursan, gn est
souvent mis à la place de lh mouillé à la fin
des mots: agn = alh, sourégn = sowélh.
Dans divers lieux du Gers et des Landes,
g tombe devant o a, oua: oàyre = goàyrc,
oardà
goardà.
ga, goà goàt, goàu, goè ; sm. —
Gué, passage d'eau ; en certains lieux
aussi canal. V. gau, agàu.
gabà, gabàs ; sm. — Etendue d'eau
aux
abords du lit d'un gave ou d'un
confluent, formé soit par suite de déborde¬
ment, soit d'infiltrations. Cf. avec le bas¬
que gavarra et avec nestalà.
gabacherie, gabachie; sf. — Gavacherie, la race des gabàtchdus, leur pays,
lequel, d'ailleurs, n'a pas de position bien
définie : nos montagnards le situent en Es¬
pagne et les Espagnols en France, avec, les
uns et les autres, un
sens désobligeant. Dans
la région oloronaise, quand une vieille de¬
moiselle brûle de se marier, qu'il semble
=

Gamachie,

le cagot de la

gabàr (B.-L.) ; sm. — Pou du mouton
(melophagus ovinus). V. labàr. Dans l'E.
de la Big. aphte des bêtes. V. èrbe dou
gabàr.
gabardà ; sm. — Fruit de l'églantier.
Cf. amagardoû, grate-cu, salabarbe.
Gabardàïl ; n. p. — Le pays de Gabar_dan en Condomois. On l'appelait aussi,
au dehors, Gabardie.
gabardè ; sm. — Buisson ; rosier des
haies, églantier (rosrt canina).
Syn. garabelhè.
gabardère ; galabardère (As.) ; gauardèro, gardauèro (Big.) ; sf. — Eglanline ; peut aussi désigner l'églantier et un
lieu où poussent des églantiers. Le fruit,
amagardoû, grale-cu, gabardâ.
Syn. amagardè,-dère, aglantino.
gabardine; sf. — Espèce de caban, ca¬
saque à capote.
gabarét; sm. — Petit gave; canal dé¬
rivé d'un gave. N. de 1.

�GABARN
Gabarn ;

—

n.

GABOUTCIIÊRE
p.

—

N. de 1. La lane clou

Gubarn (Oloron et Herrère).
« La dénomination de Gabarn semblerait
être tirée de l'ancien cours du Gave ». (Pa-

lassou). V. gabàr.
gabarnie ; sf. — Probablement endroit
où il y a des gaves, de nombreux torrents.
N. de 1. Gavarnie (II.-P.).
Er' aréo de Gabarnlo, le cirque de Gavar¬
nie ; que l'ancré cercà dinqu'au soum de
Gabarnie, il Tirait chercher au bout du
inonde (die.).
gabarrà ; sm. — Fréq. augm. de
gabàr, lande couverte de halliers épais, de
gros ajoncs (gabarre).
gabarre ; sf. — Gros ajonc (ulex europceus, plante). V. baste, touje.
gabarre ; sf. — Gabare, espèce de ba¬
teau ; par anal, un train pesant, un gros
véhicule peu roulant; une grosse dondon.
gabarrét; sm. — Petit gave. N. de 1.
gabarrét,-e ; s. — Au fig. ragot,-e,
petite gabarre. N. de p.
gabarriè ; sm. — Gabariep.
gabarròts, gabarroûs ; sm. pl. —
Muguet, affection bucale, appelée aussi
passerie, passalius. Voici un remède encore
couramment employé
par la guérir : on
suspend sous le manteau de la cheminée un
pied de gabarre; quand il est desséché, le
malade est délivré.

gabàrrou (II.-A.) ; sm. — Clou, corp&lt;&gt;
étranger dans le marbre. Y. gàrrou.
gabàs; sm. — Grand, vilain gave. V.
gabà. N. de 1. Gabas, Gabat. Le Gabas,
cours d'eau des Basses-Pyrénées.
gabassè ; adj. et sm.
Ecumeur de
gaves, pêcheur; qui est du gave. Arrebàis
gobasses, galets du gave.
Gabastoû; n. p. — N. de 1. et de p.,
Gabaston. Conférer avec gabà, gabàs.
gàbe ; gàue (Big.). — Gave, torrent
qui vient de la montagne. V. agàu, gau.
Terrible besî que lou gàbe, terrible voi¬
sin que le gave ; nou troubaré pas pèyres au
gàbe, il ne trouverait pas des pierres dans
le gave, dit-on d'un maladroit, de
quel¬
qu'un qui manque de finesse; moult s'ou
gàbe e proucès à Pau, .ia mau droumi aco
que eau, moulin sur le gave, et procès (en
Cour) à Pau, voilà de quoi dormir mal
(die.).
gabè ; gauè (Big.) ; guibè ; guisèy
(L.) ; sm ; guibe (L.)'; sf. — Gésier, jabot ;
goitre. V. papàch, cabès; gatàrrou, galbât.
Ha-s'en û gabè, s'empiffrer; lous dou
gabè, les goitreux ; beroy pè de gabè qu'abè la gouyatéte, la jeune fille avait une
jolie gorge.
gabè; gabés,-ès,-se (As.); gauerùt,
-ùdo (Big.) ; adj. — Goitreux,-euse.
gabecà,-rà ; sm. — Espace où poussent
des rhododendrons

Çgabéts).

36

gabèle ; sf. — Gabelle, finance. On ap¬
pelle encore les employés de finances : lous
de la gabèle.
gabeloù ; sm. — Gabelou.
gabèque. — C. cabèque.
gaberà ; v. •— .Taveler,
gaberade ; sf. — Quantité de javelles,
rangée de javelles.
gaberàyre,-e ; adj. — Celui, celle qui
fait ou ramasse les javelles.
gabère ; gauèro (Big.) ; sf. — Javelle ;
petit faisceau.
gaberoû ; sm.— Bavette d'enfant ; petit
gabè; petit gave. V. baberoû.
gabè-rous ; sm. — Rouge-gorge. Cf.
gòlits, cot-arroùy.
gabét, garét ; gauét (Big.) ; gaurioû (Os.) ; sm. — Rosage ferrugineux,
(rhododendron, plante). N. de p. et de 1.
gabét, gauét; sm. — Petit gave,
gabét (Lav.) ; sm. — Douleur stomacale,
gabetà (M4). — C. gabecà.
gabià, gabién ; sm.
Pièce de bois
placée en travers dans les cabanes de ber¬
gers sur la montagne ; elle sert de siège.
gabiade ; sf. — Quantité d'oiseaux ré¬
unis dans

gabiàu

une

cage.

; sm.

—

En style plaisant,

ava-

loire.

gabidà ;

v.

—

Guider, conduire

;

élever

de tendres soins.

avec

gabidàyre,-e ; adj. et s. — Guide,
conducteur,-trice.
gàbie. — Forme de càbie, cage,
gabilàt, gabillàt. — Forme de cabilàt.
gabinét. — Forme de cabinét ; s'em¬
ployait autrefois aussi au sens de tonnelle :
gabinét de laurès, tonnelle de lauriers
(Garros).
gabiole. — C. gàbie.
gabòr (L.) ; sm. — Furoncle. Cf. eslouroùnc.

gabote

la

; sf. — Gavotte, danse. lla dansò
gabote., donner une raclée.
gabòt-rous (L.). — C. gabè-rous.
gaboulà (G.) ; v. — Frissonner.
gaboulàt,-àdo ; s. —Frisson, tressaille¬

ment.

gaboùlh,-e ; s. — Epi de maïs. Cf. cnbélh, eaborre.
gaboùlh (Bay.). ■— C. cMsclou.
gaboulhà ; v. — Former le gaboùlh.
gaboulhade ; sf.
Quantité, éclosion,
récolte d'épis de niaïs.
gaboulhùt,-ude ; adj. — Qui a des
épis, en parlant du maïs.
gabournùt,-ude (I,.); adj. — Qui a
des

furoncles.

gaboutchère (L.)
suite

désordonnée de

sf. — Bafouillage,
paroles ; délire.

;

�37

GABOUTEYA

gabouteyà (Lav.)

Dépenser; ail¬

; v.

leurs, gambiller.

gabulàdje (G.). ■— C. garburàdje (d'AsIros).
gachà, gachi ; v. — Gâcher, pétrir ;
gaspiller, faire sans soins.
gachàyre,-e ; adj. — Gâcheur,-euse,
maladroit, gaspilleur.
gâchis; sm. — Gâchis, pêle-mêle, fouil¬
lis, désordre.

gadàgn, goadàgn;

sm.

—

Gain. Cf.

gagn.

gadagnà, goadagnà;

v.

—

Gagner.

Cf. gagna.

gàdi ; sm.
gadià ; v.
ner

;

—
—

Offrande,
Dédier ;

vouer ;

prédesti¬

offrir.

gadiade ; sf. — Dédicace (lit.),
gadjà ; v. — Gager ; parier ; mettre

en

gage-

gadjadure ; sf. — Gageure, enjeu,
gàdje; sm. — Gage, garantie; appoin¬
tements,

salaire; outil, ustensile, en Hteet vers Bay. enfant. Au fig.

; en Chai,
personne sans

Big.

grande valeur.
Que Va prés en gàdje, il l'a pris comme
garantie; qu'a cent escuts per gàdjes, il a
cent écus pour son salaire ; da-m aquét gàd¬
je, donne-moi cet outil ; aquét gouyàt
qu'ey û triste gàdje, ce jeune homme ne
vaut pas cher, c'est un triste sire,
gadjerie ; sf. — Gagerie (vieux),
gadùflo (B.-L.). — C. gaudàflo.
gafét,-o (G.) ; s. — Apprenti,-e.
gagn ; sm. — Gain, profit, bénéfice;
avantage ; salaire. (La forme goadàgn, très
usitée autrefois, l'est beaucoup moins au¬
jourd'hui).
gagnà, goadagllà ; v.— Gagner ; rem¬
porter un avantage ; atteindre ; se rendre
favorable; gagnà-s, se gagner.
Gagnà mounéde, gagner de l'argent; ga¬
gnà û prêts, remporter un prix; gagne
Vamistàt de, gagner l'amitié de; gagnà-s
la bite, gagner sa vie ; ha û bèt gagnàz ga¬
gner beaucoup; gagnà-s Inu cèu, travail¬
ler, souffrir, patienter beaucoup.
gagnà ; sm.
Gain ; qu'ey û beroy
gagnà, c'est un joli gain. V. gagnât.
gagnàble,-e ; adj. — Gagnable.
gagnadé,-re; adj. — Gagnable; qui
peut être gagné, vaincu, dépassé.
gagnadoù,-re ; adj. — Gagneur,-euse.
gagnât,-ade ; s. — Gain, ce qu'on ga¬
gne, qu'on a gagné. Au fig. parvenu,
arrivé à un bon point : are, la drolle qu'ey
gagnade. maintenant, la petite est assez
âgée pour se suffire.
Que jougàm au gagnât, nous jouons
pour de bon (de l'argent) ; ue bère gagnade,
un beau coup
de jeu.
—

—

GAHE

gagnàn,-te; adj. — Gagnant,-e.
gagne-dinè ; sm. — Gagne-denier, ga¬
gne-petit.
gagne-l'ardit ; sm. — Gagne centime,
c. le
précédent.
gagne-pâ ; sm. — Gagne-pain,
gagne-pastoù ; sm. •— Bergeronnette.
Cf. campiche, pastoure.
gagne-petit; sm. — Gagne-petit, ré¬
mouleur. V. gasimardoùn, pitclioùn.
gàgno-tàrios (Big.) ; sm. — Gagnesous, qui gagne beaucoup d'argent. Peut se
prendre en mauvaise part ; tricheur,
gagnoutejà ; v. — Gagner un peu.
gahà ; v. — Saisir, prendre, attraper,
surprendre ; galià-s, se prendre.
Lou qui-s Ihèbe matî que gahe la lèbe,
celui qui se lève matin prend le lièvre
(die.); que t'y gàhi! Je t'y prends; nou
m'y tournaràt pas gahà, vous ne m'y re¬
prendrez plus ; que ban gahà-s, ils vont se
prendre (à bras le corps) ; que-t gàharèy 1 je
t'attraperai (et tu me le paieras) ; lou hoéc
qu'a gahàt, le feu a pris..
gahà ; sm. — Prise ; action de coller. V.
gahe.
gahade ; sf. — Prise, facilité de pren¬
dre, de coller; accroc; anicroche, attrape.
V gahe.
gahade ; sf. — Contenu d'une gahe
(louche). V. gahòt.
A la cautère dou diable, qu'en y aberà ue
gahade enta cadû, à la chaudière du diable,
il y aura une cuillerée pour chacun (de
vous). Senmou dou cure de Bideren.
gahadé,-re ; ad j. — Qui peut se pren¬
dre, être pris ; qui peut prendre, se raciner.
Lou sanglà qu'ey gahadé, le
sanglier peut
être pris ; cherrnéns gahadés, sarments de
bonne prise; baque gahadere, vache facile
à féconder.

gahadoù,-re ; adj. — Qui prend, attra¬
saisit.
gahadure; sf. — Accroc, déchirure. Cf..
gahade.
gahàn,-te ; adj.
Prenant,-e; collant;
grapilleur. On dit aussi gahén.
gahàn,-éc,-èc,-ét,-òt,-oû; sm.— Fleur
et fruit de la bardane ; gaillet accrochant,
glouteron ; corps végétal quelconque qui
pe,

—

s'accroche
ovins ;

aux

hardes,

à

la

toison

des

fig. celui que l'on appelle un
crampon. V. alabasse, gouspit, pruserén.
gahatè ; sm. — Moyen de prendre,
piège.
gahe ; sf. — Prise.
Està de boune gahe, qui prend, s'enraci¬
ne, se féconde aisément ; qu'ey d'ets d'era
gahe, il est de la race des voleurs (M4).
gahe; sf. — Louche, cuiller à pot.
S'emploie aussi avec le sens de gahade.
Au truc de la gaha, au coup de la louche, le moment de se mettre à table; ue
gahe de soupe, une cuillerée de soupe.
au

�GAHE

—

gahè (Gr. L.)
ne

;

38

GALAFRA
; sm.

—

Batterie de cuisi¬

ha riiiigà Uni gahè, faire du tapage,

crier chez soi.

gahèc, gahét (Big. G.); sm. — C.
gahàn (2).
gahèc,-èque ; adj. — Qui s'accroche,
se colle, collant,-c; gluant ; au fig. avide.
gahèlhe (L.) ; si. — Crête de gallinaci.
Cf. créste, halhe.

gahén,-te; adj. — C. gahàn,-tê.
gahe-quoan-pot. — C. arrape-quoanpot.

gaherade ; sf. — Augm. de gahade.
gaherole ; sf. — Houle, bille. V. garnie..
gahét. — C. gahàn (2).
Està de gahét, se dit en plaisantant
d'une femelle féconde.

gahéte, gahote ; sf.
petite louchée.

—

Petite louche

et aussi

gahéts ; sm. pl. — Jeu d'enfants analo¬
osselets et dans lequel ces derniers
sont remplacés par de petites pierres, lous
gahéts.
gahî, gahoû ; sm. — Croc, crochet,
harpon; v. cay ; gond. Au iig. un crampon.
gahîno (Big.) ; sf. — Fouine. Cf. hajine.
gahis ; sm. — Aigremoine officinale
(iagrimonia eupatoria, plante).
gahoalhe ; sf.
Ramassis, pêle-mêle;
au flg. la canaille, les escrocs, les coquins,
gibier de potence. On dit aussi .gaholhe.
gahòlh,-e ; s. — Personne désordonnée,
malpropre, marie-salope. V. gahoalhe.
gaholhe, gahoulhe ; sf. — Nourriture
grossière, mal préparée, gargote, ratatouille,
plus abondante que fine. V. gaubaste. Au
fig. gens peu recommandablcs, rebut de la
société, gueusaille. V. gahoalhe.
En certains lieux, la gaholhe est de la
pâte lourde ; se dit aussi du pain sortant
gue aux

du four. V. enhoue.

gaholhe; sf. — C. galhét, à Or.
gàho-mail (G.) ; sm. — Litt. prend îa
main, garance voyageuse (plante). Lo'i
gahò-man tiro un béyre de sang, la garance
remplace une saignée (die.).
gahòt ; sm. — Petit fagot ; javelle; peti¬
te louche, petite louchée. Y. madache.
gahoû
V. gahî, gahèc; en B.-L. aussi
gond. V. gahùs (1).
gahoulhe; sf. — Bedaine. C. gaholhe.
gahoulhè,-re ; adj. — Gâcheur,-euse.
ouvrier qui travaille grossièrement" ; gargotier,-ère. V. gachàyre.
gahùs (Aure) ; sm. — Gond,
gahùs (Big.) : guèhus (B.) ; cahùs,
uhèc (G.) ; hoùrou-hoùrou (B.) ; hourachoùn, touhouhoùn (L.) ; thuquét
(Al.) ; sm. — Chat-huant, grand et moyen

duc.

V.

sociable,

Au

chot.

fig.

un

renfrogné,

peu

hibou.
lè gahùs! Ah! le vilain mon¬
de gahùs, nez crochu, t. inju¬

un

Ah! loa
sieur! Naz
rieux.

(On confond souvent les chats-huants et
les hiboux dans la même dénomination. V.

cabèc, floyt, uhèc).

gahusade ; sf. — Sauce au vin, espèce
de civet fait avec des boyaux, des fressures
et dans lequel on met aussi le sang de 'a
bêle. V. demandade.
gahusalhe ; sf. — Grand nombre de
chats-huants ; au fig. les coureurs noctur¬
nes,

les noctambules.

gahusejà;

— Courir la nuit,
sf. — Lieu où il y
hiboux, des chats-huants.
gahùt. — C. gaüt.

gahusère

v.

;

a

des

gajà, gàje (As. Bar. Os.). — Formes
gadjà, gàdje.
gajamén (As. Bar. Os.). — Forme de
gayamén.
gaje ; sf. — Femelle du geai (gay).
gaje-mansorre (Aire) ; sf. — Huppe
(oiseau). Cf. pube.
galà (As. Bay.) ; v. — Boire au galéi;
boire à longs traits; engouler; en Lav. ou¬
vrir la bouche toute grande. V. agalà.
de

Galà lou ben, humer
couch de bin, avaler d'un
vin.

galà ; sm.
galabàr ;

—

Gala

sm.

l'air; galà un
trait un bol de

;

grand

—

Gros

repas,

gaillard.

C.

c alhastrâ.

galabardè,-ro (B.-L.). — C. gabardè,
églantier,
galabàrdo. — C. gabardère.
galabastrâ (Or.) ; galhabastrâ,-sse ;
s
Gros gars, homniasse, personne à
l'ossature forte et sans élégance, aux traits
sans finesse. V. galhastrà.
Augm. péjor. galabastranàs, galabastràs.
—

■se.

galabî ; sm. — Pièce de monnaie appe¬
lée gros sou, valant actuellement dix cen¬
times. Un sieur Galabin, concessionnaire
des mines

d'Aydius (B.-P.), sous Louis XV,
frappa des sous auxquels son nom fut donné
par le public.
galabià (V.-B.) ; sm. — Grosse gorge,
gros gosier ; s'emp'oie ordinairement en
parlant des bêles et, en style plaisant, des
personnes. V. galà, galàt.
galade ; sf. — Action de galà. En H.-A.,
on
appelle galàdo, un goûter, un petit gueu¬
leton.

galafetà ; v — Calfeutrer,
galafrà (Big. G. L.) ; v. — Bâfrer,
s'empiffrer. Le terme, bien qu'il soit connu
en B., y est
peu usité. Y. hartà, glajl.

�GALAFRADE

39

galafrade ; sf. — Action de bâfrer, gros
bombance. Cf. galofe, hartère, got-

repas,
chère.

galàfre,-lèfre, goulùfre,-e,-o ; s. —
goinfre, mangeur insatiable:

Gouliafre,
piboteur.

Forme de calamère et de

—

sm. — Etat d'ennui, de ma¬
laise moral autant que physique, besoin de
se plaindre, sorte de nostalgie ; désir.

Quoan de béd.e Vamistoye
Me gahe lou galamoù...
Quand de voir mon amie le désir me
prend (Chanson).
galamoùn (Lom) ; sm. — Fanon. Cf.
butène.

galàn,-te ; adj. et
mant,
se

aimable,

s.

—

comtois;

Galant,-e, char¬
amant,-e.

Peut

prendre en mauvaise part.
galantamén ; adv. — Galamment, joli¬

ment, aimablement.

galailtejà ; v.
galantejà-s,

—

tiser ;

se

Faire le galant cour¬
faire des grâces, des
,

mamours.

Despuch dies que la se. galantéje, depuis
longtemps il la courtise. V. amistousejà.
galanterie ; sf.
Galanterie, amabili¬
té ; gentillesse d'un amant faite à son aman¬
—

te.

galanterie; sf.

—

Les galants, la

ga¬

lanterie.

galantét,-toû,-e,-ne

;

adj.

—

Petit

ga¬

lant, joliet,-te.

galantî,-ne; adj. — Galantin; jeune
personne dont la galanterie est ou paraît
affectée ; petit-maître, mijaurée.
galantine ; sf. — Galantine, sorte de
mets.

galantise ; sf.

Galanterie, gentillesse,
petite caresse.
galapantî, garapantî; sm — Grand
flandrin ; sobriquet du doigt majeur. (Vient
du vieux fr. galapantin, sorte de flamberge.
—

amabilité d'amant,

galapià,-pinà ; v. — Manger ou boire
goulûment. V. galafrà.
galapiâ,-piàt; goulapiàs (G.); sm.
Goinfre glouton, avide; homme grand
et peu élégant, mal bâti; le t. est plutôt
injurieux. V. galèmus.
galapianàs; sm.— Gros goinfre, vilain
—

galapiâ.

galapiane,-pianasse ; sf. — Glouton¬
femme grande et mal bâtie. (Rare).
galàt,-ade ; adj. — Niellé, gâté,-e par
nielle, en parlant des grains.

ne;

la

GALÉT

galatàs, galetàs; sm. — Galetas,
galauàsto, guirauàsto (Big.) ; sf. —
Nèfle ; au fig. taloche.
Syn. mesple.
galauastè, guirauastè; sm. — Né¬
flier.

galàfre (Lav.) ; sm. — Précipice. V.
galihèrne.
galamàgn,-e ; s. — Malpropre,
galamagne ; sf. — Galimatias ; pêlemêle hétéroclite ; ratatouille.

galamère.
gargamèlo.
galamoù ;

—

galauastère, guirauastère
Quantité de néfliers, de nèfles
pute avec coups.

;

; au

sf. —
fig. dis¬

galàube,-o (H.-A) ; adj. — Avenant,-e,
gracieux, aimable.
galàut,-e; adj.
Floche, flottant,-e.
galayade ; sf. — Troupeau de galayes.
galaye ; sf. — Brebis coureuse, folle; le
t. s'applique aussi à une femme de moeurs
légères, à une coureuse.
gale; sf. — Gale, rogne; rouille des
—

céréales.
Machàn
comme

la

li bouleré

coum la gale, mauvais, méchant
gale; si la gale e-s jougabe, que
gagna, se dit d'un joueur avide,

passionné.
gale ; sm. — Canal étroit, conduit, che¬
nal, chéneau, gorge resserrée, passage
étroit. V. canè, agalè, galùt.
galèfre, galèmus. — C. galàfre.
galèp (Gr. L.). — C. galàfre.
galerà ; v. — Travailler avec la galère.
galère ; sf. — Ruelle. V. androune, au
Sup. ; galère bâtiment ; bagne ; sorte de
grande ravale utilisée pour les terrasse¬
ments, le terirage des champs.
Tirà la galère, tirer dur, trimer et mal
vivre ; escapàt de galères, individu aux allu¬
res louches, maigre, mal accoutré, vaurien;
coundamnàt de galères, condamné au ba¬
gne; ha galères, être au bagne; quine ga¬
lère! Quelle entreprise fatigante, ennuyeu¬
se

I
On

appelle, en B.-L., achàdo-galèro, une
pioche, houe d'un côté avec tranchant de
l'autre. V. rebàlo.

galère ; sf. — La gale ; arrougagnàt de
galère, rongé, couvert de gale.
galère (L.) ; sf. — Laie. Cf. galèse.
galeria,-ne ; adj. et s. — Galérien,-ne.
galerie; sf. — Galerie, balcon. Y. îe'yo.
galèrne (Bav. G.-M.) ; sf. — Galerne,
grand vent; tems de galèrne, gros temps
sur

la

mer.

Galés,-e ;

s.

—

Gaulois,-e. N. de

p.

gales,-e ; s. — Sanglier, laie; truie
avec des
petits. V. guihe, bèrre, gabère.
galét ; sm. — Goulot; tuyau, tube dont
on se servait autrefois pour
souffler le feu ;
entonnoir ; creux formé par des eaux tour¬
billonnantes ; calice de fleur ; couloir entre
deux collines ou montagnes; gorge, en sty¬
le

familier.

Lou

V.

canè, galùt, tutoû, huladé.

galét de la boutélhe, le goulot de la
bouteille; bébe à galét, boire à la régalade;
entrà de galét, entrer aisément; la plouje
que cadè de galét, l'eau tombait abondam-

�GALETA

GALIFAU

—

40

ment; la bat qu'a û lè galet, la vallée a un
couloir mauvais, froid; abé û boû galet, '
avoir une gorge solide ; une bonne avaIoire ; l'arroùs au galet de la flou, la rosée
dans le calice de la fleur.
Loc. adv.
De galet, facilement, sans
—

difficulté.

galetà

; v.

—

Ikiire

au

goulot, boire à

même.

galéte
source,

; sf. — Sorte de cannelle d'une
d'un fdet d'eau. Cf. canéte.

galetoû

—
Burette; petit enton¬
N. de p.
galfà.— Contraction de galafrà, bâfrer,
qui sé reproduit dans les dérivés.

noir'; petit

;

sm.

creux.

gàlfe, gàlfou, gàrfou;

sm.
Espèce
gâteau dont la composition et la formo

de

diffèrent selon les lieux.
tourte

lourde, tantôt

C'est

tantôt

sous

un

la cendre. V. coc, coque, tourte.

galh,-o (G.) ; adj. — Gaillard,-e.
galh, gàlhou; sm. — Coq. Cf. hasâ,
pouf, gatch. Dans certains lieux, galh, dé¬
signe spécialement un jeune coq.
Fier coum û

galh de la créste, fier

comme

de sa crête.
galhabèrri,-bèrrou ; sm.
Gars
goureux, bien bâti; û bèt galhaberrou,

un

coq

—

beau

vi¬
un

gais.

galhàr, goalhàr,-de; adj. et s. —
Gaillard,-e, fort, vigoureux ; qui a de l'en¬
train. N. de p. Gaillard, Goalhard.
galhardamén, goalhardamén ; adv.
Gaillardement, avec vigueur.
galhardàs, goalhardàs,-se.
Très
gaillard,-e, très fort.
galhardè, goalhardè; sm.
Force,
vigueur.
galhardejà; v. - Devenir gaillard, fai¬
re le gaillard.
galhardét,-dòt,-e, goalhardoû,-ne ;
adj. — Assez gaillard,-e; petit gaillard;
guilleret,-e. N. de p.
galhardise ; sf. — Gaillardise,
galhardisse ; sf. — C. galhardè.
galhastrâ,-ne ; s.
Gros gars, fille un
peu hommasse. V. galabastrâ, galabàr.
galhastranade, galhastrerie ; sf.
Aelc'bête de galhaslrâ, grosse plaisanterie.
galhastranàs,-se.
C. galhastrâ,-ne
avec une nuance
d'augm. et péjor., celui
dont on dit qu'il est grand, fort et bête.
galhastràs ; sm.
Gros gaillard dont
les formes ne sont pas dégrossies.
galhàstre ; sm.
Gros coq, grand et
vigoureux. C. galhastrâ, avec une nuance
—

—

—

-

—

—

—

—

—

de dim.

mauvaise

une

massepain, une
«"couronne », en tous cas un gâteau
de
fêle ; des textes le signalent notamment
comme
particulier à la fête des Rois; il
contenait alors la fève et le pois rituels;
d'autres en parlent comme d'une galette
cuite

galhàt; adj. et sm. — Qui a une crèle
le coq; qui est fier, vigoureux, ar¬
dent comme le coq. Se dit aussi
pour gayàt
et
pigalhàt. N. de p.
galhàt,-ade ; adj.— Tacheté,-e de blanc
et de noir, pie; nom de bovin. Cf.
pigà.
galhcantàn ou galh-cantàn(à) ; loc.
adv.
Au chant du coq, l'aurore.
Lhebà-s à galhcantàn, se lever au point
du jour.
gàlhe, gàlhou. — C. galh.
galhe. (L.) ; sf. — lioulc ; galle du
chêne. V. cascorre, gaherole, garole.
galhe ; sf. — Osselet pour jeux d'en¬
fants; v. gahéts; sorte de capucine à
Arthez, anneau qui fixe au manche la lame
d' la faulx ; poule; au
fig. se prend en
comme

part.

galhégou;

sm. — Vient de l'esp. Galle¬
galicien: homme de très basse condi¬
tion, va-nu-pieds.
galhère ; sf. — Epoque où les femelles
sonl en rut. C.
gayère. Au fig. tapage.
galhère (Gr. L.) ; sf. — Bande de coqs,
de gros poulets.
galhère ; sf.
Galle du chêne,
galhét (As.) ; sm. — Le pain, qu'il soit
de blé, de seigle ou de maïs ;
quignon de
pain. V. càlhou, quïïhou. En certains I.
sort" de galette cuite sous la cendre,
galhét ; sm. — Petit coq.
galhét,-e ; adj. — C. galhàt, tacheté. N.

go,

—

de p.

galhetoû ; sm. — Superdim. de galh.
galhi ; v. — Cocher, couvrir la femelle
en parlant du
coq. Cf. pouli, pourl.
galhòfo (B.-L.) ; sf. — Mets composé
d'un mélange de bouillie et d'une
purée de
choux. V. ji'rbilhoû.
galhole. — Forme de gayole.
galhòt; sm.
Jabot de volatiles. V.
crbè, guisè, gabè.
gàlhou.
V. galh.
gàlhou (As.) ; sm. — Morceau de pain.
V. galhét (i) et càlhou.
gàlhou-hourrùp ; sm. — Bouchée et
gorgée de boisson ensemble.
galhùt,-ude (Gr. L.) ; adj. — Sail¬
lant,-e, maigre; esquie galhude, échine
maigre.
gali. — C. galhi.
galibardì, garibaldi; sm.
Corsage—

—

chemisette de femme.

galibàut,-e (Or.)

;

adj.

et

s.

Har¬

—

gneux, -euse ; brouillon,-ne ; personne
mauvaise conduite, coureur,-euse.

de

galicoÙS,-e (Or.) ; adj. — Chatouilleux,
V. cacalique. Cf. gratinoùs.
galiè ; sm. —Vaurien, pendard, coureur

-euse.

et

fainéant.

galifàr,-fàrrou,-£arre
Goinfre, Cf, galifre.

;

adj. et

s.

—,

�)

41

GALIFAR

galifàr (As.) ; sm. — Panade, sonpc
avec du
pain ; ailleurs, mets lourd,
épais ; dans les L., bouillie de maïs
épaisse.
galifè ; sm. — Bouche de galijàr, avaclaire
fricot

loire.

galofe (Bav.).
lijà.

—

—

GALURÈU

C. galafrade. V.

gou-

galòp ; sm — Galop ; forte réprimande ;
j sorte de danse.
Gahà lou galòp, prendre le galop ; say au
i
galòp, viens au galop ; ha tout au galop,
faire tout très vite; da-n û galòp, répriman'

galifre ; sf. — Filasse du lin, étoupe
(vieux). V. bot.
galifre,-e. — C. galifàr, goinfre.
galifrè,-re ; s. — Ouvrier,-ère peu soi¬
gneux, qui travaille grossièrement.
galihèrne, galitèrne, galihère, galihorce,-hosse, ganihorce,-ne ; sf. —
llavin, précipice, fondrière. V. baricabe, balicoumbe, galàfre, peridé.
galihoùrc ; galihòr (Lav.) ; galihougne (Chai.) ; sf. — Ravin, passage dange¬
reux

au

dans

un

bord
col.

ou

au-dessus d'une fondrière,

galihourde ; sf. — Fille ou femme déjà
âgée mais encore coquette,
galimachie. — V. gabachie.
galimàn,-de,-te (Os.) ; s. — Flatteur,
-t'use d'habitude et peu
franc; le t. a un
sens plutôt désobligeant.
galimailderie ; sf.— Flatterie exagérée,

flagornerie,
galimatiàs ;
galimàut,-e.

sm.
—

— Galimatias.
C. Corruption de gri¬

mant, grimacier,

galin ; sm.
Variété de raisin rouge,
galine. — C. garie, mais tombé en dé¬
—

suétude.

galipà (G.-M.) ; v. — Bondir.
galipàut,-e ; adj. et s. — Goinfre, gou¬
lu,-e. Cf. galifàr, galutràu.
Lous galipàuts qu'an sentit lou cibét, les
goinfres ont flairé le civet (Peyret).
galipéll,-te (G.-M.) ; ad.j. — Bondis¬
sant,-e.

galipét (Lav.) ; sm. — Gorge. V. gargalét. Adoubà-se et galipét, faire un bon
repas.

galipéte; sf. — Luette,
galique (Or.) ; sf. — Chatouille. Cf.
cucalique.
galistroùs,-e (G.-M.) ; adj. et s. —
Galantin, amoureux, amante.
galitèrne ; sf. — Sentier creux entre
deux haies. C. galihèrne.
galitòr,-te ; adj. — Qui va de travers,
boite ; zigzagant,-e.
Lou pràabe òmi qu'ey tout galitòr, le
pauvre homme va tout de travers, penché
sur

le côté.

galitcrte ; sf. — Nom plaisant de la
vigne. Cf. cametorte.
galòbi,-io (G.); adj. et s. — Gai,-e,
joyeux, plaisant ; joyeux drille.
galoche, galotehe; sf. — Galoche; t.
injurieux à l'égard d'une femme.

!

der.

galope (à la)

; loc.

adv.

—

A la hâte,

très vite.

j

galÒrbe,-e (As.)

; s. — Personne gran¬
qui ne se tient pas droite,
galòrso (B.-L.) ; sf. — Personne gran-

de. mal faite,

! de, forte et mal bâtie.

galote (Or.). — Aphérèse de agalute,
p-lite fontaine avec bassin creusé dans la
terre. V. agalét.
galoû; sm. — Galon,
galoubét ; sm. — Galoubet. Cf. clarî.
galounà ; v.
Galonner; galounà-s, se
mettre du galon.
Galounàt courn Ci marquis de Gascougne,
galonné comme un marquis de Gascogne
(die.).
galounade ; sf. — Ornementation avec
des galons.
galounàyre,-e ; s — GaIonnier,-ère.
galoupà ; v. — Galoper, courir très vite,
galoupade ; sf. — Galopade,
galoupàs ; sm. — Vilain galop, sans
élégance.
galoupàyre,-e ; adj. — Galopeur,-euse.
galoupét,-pòt ; sm. — Ciyirt, petit ga¬
lop.
galoupetà ; v. — Courir au petit galop.
galoùs,-e ; adj. — Galeux,-euse. V.
rougnoàs, tignoùs. En Az. aussi, jaloux,-se
Qu'ey espiàt coum û galoùs, il est re¬
gardé comme un galeux, comme un indési¬
rable, de travers.
galouse (V.-B.) ; sf. •— Espèce de cham¬
pignon, golmotte rougeâtre.
galoutchè,-re (As.) ; s. — Personne qui
a
une
vilaine démarche; marchandée de
galoches.
galoutchejà; v. — Marcher mal, en
traînant les pieds.
galòy,-e (G.). — C. galòbi.
galùp,-e; s. — Traille, bateau plat, sor¬
—

te de bac.

Tirà la

galupe a le même sens que tirer
galère.
galupà ; v. — Travailler, naviguer avec
le galùp.
galupàyre, galupè ; sm.
Marin,
ouvrier d'un galùp.
galuperie ; sf. — Les trailles, le travail
ordinaire de ces bateaux. Un quai de Bayonne porte le nom de quai Galuperie.
galupinà ; v. — Dévorer, tout avaler,
galurèu (N. du G. et Save) ; sm. — Go¬
delureau, dameret.
la

�GALUT

42

GANDOULADE

—

galùt ; gaiit (G.)

; sm.

—

Gorge, gosier

gamelade ; sf.
gamelle.

;

—

Contenance, contenu

tuyau, canal étroit. V. galét.

d'une

galutràu (Lom.) ; sm. — Goinfre, gou¬
galifàr, galipàut.
galùtre ; sm. — Tuyau ? Entonnoir ?
Boyau ? En Big. c. galutràu, goinfre.
galùtres (Tarbes) ; sm. pl. — Gras-dou¬

gamèîe ; sf. — Gamelle. V. gamelà.
gamèyt ; sm. — Coup, meurtrissure
maligne (vieux). V. mac et game (i).
gampe (L.) ; sf. ■— Variété du jeu de

lu. Cf.

ble ;

abats de

gam ; sm. — Anse, poignée en forme
d'anse; vers Arcachon, enjambée.
gamà-s ; v. — Se gâter, se vermouler,
moisir ; se dessécher. V. samarl.
V càssou gamàt, un chêne mort dont le
bois est desséché; qu'a lous palmoûs gamàts, il a les poumons desséchés.
gamache, garamache; sf. — Ilou
seaux, guêtre haute.
gamachie. — V. Gabachie.
gamadure ; sf. — Dessèchement, ver¬
moulure, moississure.

gamàt,-àdo ; (Lom.)
mal

-e,

en

barres.

veau.

;

adj.

Indisposé,

—

Gan ; n.

—

Gambil-

ganache (tire)
nêt ;

ganacherie ; sf.

gambarlè,-lère

; s.

—

Qui

a

les jam¬

gambèle ; sf. — Fille ou femme aux
jambes longues et minces.
gambelét,-bilét, jambelét, guimbelét ; sm.

.—

Cjjbelet, petit foret, vrille d'a¬

cier, perceuse.
Qu'a lou nas agùt coum û gambelét, diton d'un curieux indiscret; abé cames coum
gambeléts, avoir des jambes minces; Ihebà

gambeléts, lever les jambes, tomber les
jambes en l'air, en style familier.
gambeletàyre,-tè,
gambiletàyre ;
sm.
Fabricant, marchand de gibelets.
gambilét (mus) ; sm. — Surnom fam.
lous

—

de la

taupe.

gambilhà ; v. — Gambiller.
gambilhade ; sf. — Action de gambil¬
ler.

gambilhàyre,-e ;

Gambilleur,
et les re¬
él'gance.
Jambe, longue jambe,
s.

—

-euse, qui a des jambes longues
mue constamment ; danseur sans
en

gambilhe ; sf.
style plaisant.

—

Goardém-se

las gambilhes, attention à
jambes! (Navarrot).
gambilhèrou; sm. — Augm. de gambilhàyre.
game ; sf. — Pourriture sèche du bois ;
vermoulure. V. gamà-s.
game; sf. — Gamme; puyà la game,
monter la gamme, hausser le ton, parler
nos

avec

colère.

gamelà ; v. — Mettre en pièces un cerf
volant; les enfants crient alors: à la gamèle!

Imbécile, be¬

—

—

Action de ganache,

sf.

—

Réplétion de vin, ivres¬

se.

a ue

ganarre! Il

sf. — Gros
ganarrùt,-ude ; adj.
ganarre ;

ler.
bes mal faites.

; sm.

souffre-douleur.

maladresse.

Action de gambil-

—

béarnai¬

ge.

Qu'en

sf.

commune

— Gant.
ganache ; sf .— Gorge de cheval ; gorge
d'homme, en style plaisant; au fig. ouvrier
maladroit, personne incapable.
Gahà-s à la ganache, se prendre à la gor¬

lcr.

;

Gan,

gan, goan; sm.

ganarre ;
v.

—

;

point.

gambalejà, gambilejà ;
gambalejade

p.

elle produit, des vins renommés dits de
Jurançon. Patrie de l'historien Marca.
se

cuite!
V. ganache.
Qui a un gros

en a une
cou.
-—

cou.

ganche, guinche; sf. — Croc, crochet,
gaffe de batelier,'harpon.
ganchéte ; sf.— Serpe, vouge, serpette.
ganchin ; sm. — Petit crochet placé
derrière la vouge.

gànchou

;

gànthou (Or.)

; sm.

—

Chi¬

cot.

gànchou (B.-L.)

; sm.

de fer munie d'un

ce

—

Tire-billes, piè¬
pour traîner

anneau

les

pièces de bois.
gande. — Forme de cande, jante.
gan ou goan de Nouste Dame; sf.
Gant de N. D., gantelée, ancolie, campa¬
nule (plantes).
ganderà, ganderè; sm. — Fabricant
de jantes, charron. N. de p. Gandera.
gandi ; v. — Protéger, garantir, sauver ;
gandl-s, se protéger.
gàndi ; sm. — Protecteur, ouvrage de
protection, lieu protégé (vieux). N. de p.
Gandy.
gandilhà (Gr. L.) ; v. — Festoyer,
—

bambocher.

gandimén ; sm. — Action de protéger,
sauver (vieux). Le t. est toujours usité

de
en

Provence.

gandole,

gandouléte (M4) ; sf. —
bois, ordinairement en buis; si¬
gnifie aussi vilain" chaussure. V. gansole.

Tasse de

gandoulà ; v. — Déverser (rare).
gandoulade ; sf. — Contenu d'une
gandole; déversement.

�GANE

43

Envie, dcsir, élan; volonté.
y aller de bon gré ;
n'a me y gane d'arré, il n'a plus envie de
rien ; que y anèn d'ue tau gane, qu'en u
arré que y arribin, ils s'y élancèrent de
telle manière qu'ils y parvinrent en peu de
temps (Porte).
ganèlhe (L.) ; ganilhe (Bay.) ; ganurre.
C. gane, cane, gosier, gorge.
gane;

sf.

—

Ana-y de boune gane,

_

Ganeloû ;
di traître:
traître.

Ganelon; synonyme
qu'es û Ganeloù, lu es un
11.

p.

ganère (Gr. L.) ; sf. — Fourrage fourni
par le panis.
gangalhe (L.) ; sf. — Fagot de sar¬
ments de vigne. Y. gab'ere.
gangourrè,-re, gangourrejàyre,-e ;
s.

—

Coureur,-euse, clients de bals, de

ca¬

barets ; t.

désobligeant, injurieux.
gangourrejà ; v. — Courir la prétan¬

taine et surtout les

bals, les mauvais lieux.
gourrinè.
gangrène. — C. cangrène et dérivés,
gangue, ganque ; sf. — Arête, crête,
ligne de faîte, ligne de jonction de deux
montagnes. V. are au Sup. Gangue toucoère, lieu dit entre Arrens et Eaux-Bonnes.
Dans cette expr. : da gangue, encourager.
ganguè,-re; adj. — Malpropre, sale.
gangueràs,-se. — Augm. péjor. de
gangue. V. garfoulhoùs.
ganguère ; sf. — Malpropreté, état de
saleté, do crasse, pouillerie.
ganguèro (G.) ; sf. — Fange. C. hanguèr,e, bourbier. V. gardoïe, garlàs.
ganguiràu,-ale,-aute (L.) ; adj. —
Malpropre, dégoûtant,-e. Cf. pipàut.
ganì, ganit (G.). — C. aganl, aganlt
Cf.

avec

et dérivés.

ganibét,-e ; s. — Couteau à lame lon¬
et aiguë ; couteau des espagnols.
ganidà,-tà ; v. — Glapir, geindre, se
plaindre comme un chien; par ext. s'égo¬
siller, hurler. V. esganurrà-s, cagnisclà.
ganihorce,-ne,-houlhe,-gne (L.). —
Formes de galihorce.
ganilhà (L.) ; v. — Grogner,
ganilhe ; sf. — Guenille ; au fig. gens
gue

de rien, racaille. V.

garrèle, gaholhe.
ganitè,-tèt,-toû ; sm.
Gosier, gorge,
œsophage, larynx; ganltèro, sf., est usité
dans le G. V. galàt.
U boû gani.tè, une bonne avaloire, un
gosier solide; untà-s lou ganitèt, s'oindre
le gosier, boire frais; ha ganitè, éprouver
en buvant une contraction de la
gorge. V.
passe-cot.
ganlà (L.) ; sm. — Bas de la mâchoire,
vers le cou. V. barde, glaugnà.
ganoùs-so (H.-A.) ; adj. — Envieux,
-euse. N. de p. Garios.
ganse ; sf. — Ganse,
gànsos (Lom.) ; sf. pl. — Criblures de '
céréales, Cf. burocs.

GARATCHOU

—

gansòu,-sole ; s. — Bride, empeigne du
signifie aussi guêtre courte mais
couvrant le pied.
Nou y a pas esclop chens gunsole, chacun
a sa chacune, il n'y a pas de pied qui ne
trouve chaussure; il n'y a pas de fumée
sans feu, etc.
(die.) ; bouque en gansole,
bouche très grande. Gansole est un terme
injurieux adressé à une femme ; il est syn.
sabot ;

de
ue

traînée, de coureuse ; on dit pute couru
gansole. V. desgansoulade.
gansoulà ; v.— Placer et clouer le gan-

sòu.

gansoulàyre ; sm. — Ouvrier sabotier
spécialisé dans la pose des gansòus.
gantà, goantà ; v. — Ganter ; ganià-s.
ganter.

se

gàntchou. — C. gànchou, chicot, reste
de lige d'arbre coupé,
gantelét, goantelét; sm. — Gantelet,
gànthou (Lav.) ; sm. — Fil de fer re¬
courbé et servant à tricoter la laine. V.
gàn¬
chou.

ganurle (Bay.) ; ganurre ; sf. — Gor¬
gosier. V. ganitc, galùt, ganelhe.
Qu'en as mentit per la ganurre! Tu en
as menti par
la gorge; Abé la ganurre dou
diable, avoir une gorge d'acier, solide,
ganutètch í'M4). — Forme de ganitèt.
gaoùtchou (M' Big.); sm. — Gaucho,
naturel de la République Argentine, gar¬
dien de bétail. Ce t. a été rapporté par nos
« américains »
et désigne un individu vêtu
ge,

d'habits grossiers, mal faits, taillés dans de
la grosse

garà

toile.
; v.

—

Garer

garà-s,

;

se garer.

V.

birà, estrembià.

garabelhè (Lav.).

—

tier.

C. gabardè, églan¬

garaboùsto (G.) ; sf. — Chêne mal ve¬
rabougri; tige rabougrie.
garade ; sf. — Parade, action de garer,

nu,

de

se

garer.

garàdje ;
garàgn ;

sm.
sm.

—
—

Garage,
Cheval, étalon

pour

la

monte.

garagnà

; v.

—

Saillir,

en

parlant du

—

Propriétai¬

cheval.

garagnàyre,-gnè

;

sm.

conducteur d'étalon.
garamén ; sm. — Action de

re,

se

garer,

de

garer.

garampàt,-ade

; s.

vive de crampe,

—

Attaque subite et

garampe ; sf.

— Crampe.
garàn,-te ; s. — Garantie, caution ;
pourtà-s garàn, se rendre garant.
garanti ; v. — Garantir, assurer, pré¬

server;

garantl-s,

se

garantir,

garantide ; sf. — Garantie,
garapantî. — V. Galapantî.
garàtchou ; sm. — Homme laid, mal
fait. Cf.

avec

caraiache.

�GARAUBADJE

—

GARBUREJA

U
1

garaubàdje.

—

C. garburàdje,

garbè, garberè;

sm. — Ouvrier qui
gerbière.
garbèch. — V. garbàch, garbaste.
garbechà. ■— C. garbachà et dérivés,
garbejà ; v. — Moissonner; engerber;
gagner, ramasser, s'emparer ; gaspiller, dis¬
siper.
Que s'a garbejàt ço de boû, il a pris le
meilleur; garbejà-s tout, tout dépenser,
gaspiller.
garbejade ; sf. — Gaspillage; rafle de

en cer¬

tains lieux du G.

monte la

garaulhe ; sf. — Grenouille. V. graulhe
plus usité.
garàulo, gràulo (Lav.). —'C. agraule.
garaylà. — C. graylà.
garayle (As.) ; sf. — Choquart, cor¬
beau de montagne. V. agraule.
garaylère ; sf. ■— Grande quantité de
choquarts ; leurs cris,
garbà. — C. agarbà.
garbà ; sm. — C. garbè, mais plus im¬
portant, quoique moins grand que la garbère. C'est généralement un tas de gerbes
qui n'est pas fait méthodiquement comme
la

choses.

garbejadoù,-re
■

-cuse ;

garbère.

garbàch, garbàytch, -batch, -bèch
(M1) ; sm. — Pois chiche, pois sec ; paj
anal, grésil. (Esp. garbanzo). On dit aussi
garbàtchoù. V. pèse.
garbachà,-choà ; v. — Grésiller. Cf.
granissà.
garbachàt,-choàt,-e ; s. — Averse,
bourrasque de grésil.
garbade ; sf. — La moisson engcrbée ;
quantité de gerbes, gerbée.
garbàdje ; sm. — Action d'engerber;
moisson ; les gerbes.
garbalàys, garbàlhs; garbalhòs
(L.) ; sm. pl. — Débris d'épis battus ren¬
fermant encore quelques grains; criblures
provenant du grain ventilé. V. adoubadls,
dacs, buròcs, gànssos.
garbalhe ; sf. — Débri des gerbes,
garbalhe, garbaye (L.) ; sf.— Feuille,
aiguille du pin. Cf. herpin, egèu.
garbaste ; sf. ■— Grésil,
garbàt ; sm. — Petite quantité de ger¬
bes. V. garbade.
garbàtchoù. — V. garbàch.
garbayehà (Os.). — C. garbachà.
garbaye (L.). — V. garbalhe (2).
garbàyts ; sm. pl. — Pois et haricots
secs, en Os.
garbe ; sm. — Gerbe ; faisceau ; botte ;
en B. désigne aussi la moisson, le
temps de

;

s.

pour

—
Moissonneur,
gaspilleur, on dit

plutôt garbejàyre.
garbère. — V. garbè.
garberòt-garbét, garbòt,-e; s. -Javelle ; petite gerbe. V. gabère.
garbése ; sf. — Espèce de pomme qui
mûrit à l'époque de la moisson, la Rambourg d'été, appelée aussi poume de garbe.
garbìch,-bìst (M' Big.) ; sm. — Sorte
de bouillie

au

lait.

garbiroù (B.-L) ; sm. — Petite gerbe
employée pour le faîtage des toits de chau¬
me.

garbisoû ; (H.-Big.) ; sm. — Petite cor¬
( i&gt;) ; peut-être fabricant, vendeur de
gorblssos (vieux). N. de p. Garbison.
garbìso,-ìsso (II.-A.) ; sf. — Corbeille
de paille tressée. V. gurbiste.
garbit (Lav.) ; garbòt ; sm — Petite
gerbe, petite botte de paille.
gàrbou (Lav.) ; sm. — Insecte parasite
du mouton. Y. gabàr.
garbourrisso (B.-L.) ; sf. — Endroit
où pousse les garboùts.
garboùt (B.-L.) ; sm. — Pousse de hê¬
tre rabougri ; en général tout ce
qui est rabougri, boursouflure, bigne, bosse.
garboutét,-e ; s. — Très petite gerbe,
très petit faisceau,
garburade ; sf. — Plat de garbure.
garburàdje ; sm. ■— Les légumes néces¬
beille

.

saires à la garbure; se dit aussi d'une
vaise garbure; au fig. racaille.

garburàyre,-e,

la moisson.

garburè,-re;

mau¬

s.

—

Amateur, friand,-e de garbure; végétarien.
garbure ; sf. — Soupe de légumes de la
saison : choux, pommes de terre, haricots,
fèves et dans laquelle on a mis un mor¬
ceau
de viande de porc ou d'oie salé et
confit à la graisse. C'est le potage obligé de
tout bon repas campagnard ; au fig. en
style pittoresque, mélange hétéroclite de
gens de peu, de choses plus ou moins choi¬

La

garbe que pèse, la gerbe est lourde,
il y a du grain ; lou tems de garbe ou bien
per garbe, le temps de la moisson; mes d'
garbe ou bien simplement garbe, le mois
de juillet ; ue garbe de coumpliméns, un
bouquet, un tas de compliments; qu'at a
tout hicàt en ue garbe, il a tout mis à la
va vite, à la va comme
je te pousse, en tas.
en
paquet. V. poume.
Garbe segoutide nou bau arré, gerbe se¬
couée, battue, ne vaut plus rien, prov. usité
analogiquement pour diverses circonstances.
garbè,-re; s. — Gerbier; tas de paille,
meule faite autour d'une longue perche.
Syn. palhè,-re. Y. bauquè, méde, doàgo.

amasseur;

sies ;

pêle-mêle.
garburè,-re. — V. garburàyre.
garburejà; v. — Manger habituelle¬
ment de la garbure; action de récolter des
légumes verts pour la soupe, notamment

1

des choux.

�45

GARBUREJAYRE

garburejàyre.
C. garburàyre.
garburoùs,-e ; adj. et s. — Personne
malpropre, sale, crasseuse. V. garjoulhoùs.
garbuste ; sf. — Sorte de filet pour la
pêche.
garbustè ; sin. — Pêcheur à la garbus¬

Ha boune

_

te

a

garce; sf. — Garce, fille nubile. Le t.
le plus souvent un sens
désobligeant et

peut signifier une effrontée,

rusée,

une

une

coquine

fille de conduite équivoque,

une

gaillarde.
garcerie; sf. — Action de garce; les
gàrcies, les filles.
gàrcie ; sf. — Fille, mais sans le sens
désobligeant de garce, du moins dans cer¬
tains parlers. N. de p. Garcy, Garcie.
garçoû ; sm. — Garçon.
U boa garçoû, un bon
garçon, un dégour¬
di ; û bràbe garçoû, un brave garçon
; luu
garçoû clou talhùr, l'ouvrier, l'aide du tail¬
leur. V. gouyàt, gafét.
Le i. est employé aussi
interjeclivement :
Hè! garçoû! Hé! mon garçon! Hé, là!
jeune homme I

gardà (H.-Big., Rus.); v. — Regarder,
voir. On dit parfois aussi guèrda, notam¬
ment en H.-A. V. espià, sourelhà.
Qu'as à-m gardà? Qu'as-lu à me regar¬
der ? Que Va gardât, il l'a
regardé.
gardà, goardà, goèrdà; v. — Gar¬
der; surveiller; observer; gardà-s, se gar¬
der, se lenir en garde, sur ses gardes.
Gardà la maysoû, garder la maison ; gardà
lou beslià, surveiller le bétail ;
gardà û secrét, garder un secret; Diu m'en gàrde!
Dieu m'en garde ! Que bos ha acò ? Di.u t'en
gàrde! Tu veux faire cela? Dieu t'en gar¬
de ! (exprès, de menace) ; la pòu
que garde
la bigne, la crainte garde la vigne (die.) ;
que gardaràs lou die dou Segnoù, tu gar¬
deras le jour du Seigneur; gardat-be de
mau! formule d'adieu; gardà-s de càde,
faire atlention de ne pas tomber.
gardadoù,-re ; adj. et s. — Gardeur,
-euse.

gardadùro (II.-Big.) ; sf. — Regard, aclion de regarder. V. gardà
(i).
gardanèrou,-ra (Az.). — Pasteur,
gardien,-ne de bétail.
gardarribe, garde-arribe ; sm.
Garde rives, garde-pêche. Cf. garde-agàu:
gardarriu, garde-arriu; sm. — Mar¬
tin-pêcheur.
gardauèro (Big. G.). — C. gabardère,
églantier.
garde; sm. — Garde, surveillant, gar¬
-

dien.

garde, goarde, goèrde; sf. — Garde,
de garder, surveillance, protection,
défense, garantie; empêchement; partie
d'une épée, d'un outil; guet, sentinelle;
lieu élevé d'où l'on peut observer.

action

garde,
garde de
en garde,
garde, je
garde
a

GABÉN

—

garde, faire bonne garde; tiéne

monter la garde, surveiller i à la

Diu! A la garde de Dieu! préne
prendre sous sa garde ; que soy de
suis de garde.
(M*) ; sf. — Troupeau de mou¬
tons donné en garde pendant l'été. V.
gart.
garde-agàu; sm. — Garde de rivière,
garde-pêche.
garde-bosc ou de bosc; sm. — Garde
forestier.

garde-coumû

;

Garde

sm.

commu¬

nal, mande-commun. Cf. mandéte, mandecoumû.

garde-clau

; sm.

Garde-clé, portier,

—

ccllérier.

garde-corps;
protecteur. On

sm.

Garde du corps,
aussi garde-cos.

—

prononce

garde-costes ; sm. — Garde-côtes.
garde de bile ; sm. — Gardien de poli¬
communale.

ce

garde-hòu ; sm. — Garde-fou.
garde-malàu; sm.
Garde-malade.
garde-man ; sm. -- Commissaire char¬
gé dans les villages de faire les convoca¬
—

tions officielles. V. mandéte.

garde-minjà ; sm. — Garde-manger.
garde-pàti ; sm. — Garde surveillant
des pacages,

garde-pésque

; sm.

garde-agàu, gardarribe.
garde-rau.be ; sf.

—

gardère

sf.

;

—

de 1. et de p.

garderie
garder

;

sf.

-—

Garde-pêche. V.

Garde-robe.

Garderie, bois gardé. N
—

Garderie

;

action de

gardéto (B.-L.) ; sf. — Petite gàrdo.
gardiâ, goardiâ,-ne; s.
Gardien,
—

-ne.

gardibàch,-e (M1)
en

dessous ; myope.

;

s.

—

Qui regarde

gardienàdje, goardienàdje;
Gardiennage.

sm.

—

gardienàt; sm.
Gardiennal.
gàrdo (B.-L.) ; sf. — Sentier bordant un
précipice.
gardole (Bas-Arm.).; sf. — Mare, bour¬
bier. Y. ganguère.
gardòt ; sm. — Boulon ou coiffe que
l'on met au bout du fleuret, d'une broche
pour le protéger.
gardòt, goardòt,-e ; s.
Petit,-e
—

—

garde.

gardoutòt; sm.
Tout petit garde; t.
plutôt méprisant.
garélhe; sf. —Truie. Cf. galése, guihe.
garén, goarén,-te. — C. garantie et
—

dérivés.

�GARÉNË

—

46

GARGOUTE.TA

garéne; sf.

Garenne, chênaie. La
promenade boi¬

—

gargamèle ; sf. — Gorge, pharynx. V
(i), gargante.
garganè (L.) ; garganét ; sm. — Go¬

Garétie, de Nerac, très belle
sée de Nérac en Albret.

cane

garét. — V. gabét. N. de p.
gàrfe, gàrfou. — V. gàlfe.
garfì (L.) ; v. — Emplir, remplir, com¬
bler ; gonfler.
Qu'es garflt de malice, il est plein de

sier. V.

malice, il

en

éclate.

garfiàt,-ade ; adj. — Empli, comblé,
plein,-e. On dit aussi garfit,-ide.
gàrfou. — V. gàlfe.
garfoùlh ; sm. — Tas de choses en pêlemêle; adj. C. garfoulhoùs.
garfoulhà ; v. — Mal travailler ; tenir
en
désordre et malproprement ; souiller,
salir ; mastoquer.

garfoulhàs,-se. — Augm. péjor. de
garfoulhoùs.
garfoulhoùs,-e; adj. et s. — Peu soigneux,-euse, désordonné, malpropre,
gargachoade. — C. garbachàt,-ade.
gargalà ; v. — Jabler, faire le jable des
douves.

gargalà
là;

sous

; v.

—

Gargariser. V.

l'influence du fr.,

on

engarga-

dit surtout

gargalisà.
gargalade ; sf. — C. gargalét. V. engorgalade.
gargale ; sf. — Jable, feuillure d'une
douve ; grosse branche d'arbre ; s'emploie
aussi pour

gargante.

gargalè,-lét ; sm. — Jabloire.
gargalès (de) ; loc. adv. — Etendu en
débraillé; qu'ey de gargalès sus la palhe,
il. est étendu, vautré sur la paille.
gargalét, gargàlh; sm. — Mouve¬
ment plutôt brusque de la gorge ; éclat de
rire ; sorte
et

de cri dont les éclats sont brefs
succèdent, c'est un cri joyeux, triom¬

se

phant. V. tartàlh. C. gargalhò.
Arrlde à gargaléts, rire à gorge déployée;
ha-s'en gargalcts, faire des gorges chaudes.
gargàlh; sm.
Piluite épaisse, cra¬
chat; en Lom. râle. V. arrangoùlh, grehère.

gargalhà ; v. — Expectorer des matiè¬
pituiteuses ; on dit aussi esgargalhà.
gargalhò (Big. G.) ; gargalhòu ; sm.
Larynx, le haut de la trachée-artère

res

—•

avec

son

tains

ouverture

sur

la bouche ; en cer¬

lieux, c'est seulement la luette.

gargalhoùs,-e
se

dit aussi de

; adj.— Pituiteux,-euse ;
celui, de celle qui a les yeux

chassieux.

gargalisà,-risà ; v.
gargalisà-s, se gargariser.

gargalìsme,-rìsme

;

—

sm.

Gargariser;
—

Gargaris

me.

gargaloùn (Gr. L.)
galle.

;

sm.

—

Noix de

gargalét.
gargante; sf. — La
sens d'augm.
Gargantuà,-tuàs ; n.

gorge,
p.

m.

avec
—

un

Gar¬

gantua

; un gros mangeuj".
U esloumàc de Gargantuàs, un

vaste

es¬

tomac, solide.

gargantualhe ; sf. — Repas de goinfre.
gargòlhou,-lhe. — C. gargoulhè.
gargot. — C. gargoùlh.
gargote; sf. — Gargote, mauvais ca¬
baret ; mauvaise

cuisine.
gargoû, gàrgou, gàrou ; sm.— Jable.
V. gargale.
gargoule,-lhe (As.) ; sf. — Grenouille.
Cf. gràulhe. Ailleurs gargouille.
gargoulejà ; v. — Chanter, en parlant
des oiseaux. Cf. gourguejà.
gargouléte ; sf. — Cruchon, alearraza ,
petite gorge, v. gargalhò.
Ha-s'en petà la gargouléte, se faire écla¬
ter la gorge à force de rire.
gargoùlh ; sm. — Gargouillement, gar¬
gouillis, borborygme.
gargoulhà ; v. — Grouiller, gargouil¬
ler, murmurer en parlant de l'eau ou des
intestins ; faire glou-glou en parlant d'un
flacon que l'on décante.
gargoulhàmi,-lhamén. — C. gar¬
goùlh, avec une nuance d'augm.
gargoulhàyre,-e ; adj. — Qui grouille,
qui gargouille ; bredouilleur. On dit aussi
gargoulhè,-re.
gargoulhè ; sf. — Margouillis, gâchis ;
vaisseau vinaire plat, dans le N.-E. du G. ;
gargouille.
gargoulhè,-re ; adj. — Rredouilleur.
-euse ; qui fait
glou-glou.
gargoulhè,-re ; s. — Gargouillement ;
margouillis.
gargoutà ; v.— Rouillonner fortement ;
glougloter ; action des palmipèdes fouillant
la vase de leur bec, ; au fig. tracasser, asti¬
coter.

gargoutade; sf. — Fort bouillonne¬
gargouillis ; action de faire un repas
dans une gargote, de manger salement ; ac¬
tion d'un palmipède qui barbote ; barbotage ; action d'un baigneur qui « boit un
ment ;

bouillon

».

gargoutàdje ; sm. — Action de gougloter, de bouiller avec le bec, le grouin.
V. barboutàdje.
gargoutè,-tiè,-re ; s. — Gargotier,-ère,
cuisinier malpropre.
gargoutejà ; v. — Faire de mauvaise
cuisine; bouiller; bouillir grand train; se
dit aussi pour patauger, hanter les gargotes.

�4?

GARGUÎLHA

garguilhà. — C. urrunguilhà, goulhà.
garguìlh, harguilh; sm. — Râle,
bruit d'une poitrine engorgée. C. arrancjoùlh, mais
grehère.
garguilhà

avec

une

nuance

dim.

V.

; v. — Râler, faire entendre
bruit de roulement dans la gorge, par

un

quand des mucosités l'obstruent.
garheròt,-e (Bav.) ; s. — Pauvre hère,

ex.

mendiante.

garì, goàri
recouvrer

;

v.

la santé ;

garl-s, se guérir,
sion, d'un vice.

se

—
Guérir, rendre ou
désabuser, détromper ;
débarrasser d'une pas¬

Loa mau dous auts nou garéch pas lou
trié, le mal des autres ne guérit pas le
mien; goari-s de pintà, abandonner l'ivro¬
gnerie, s'en guérir ; que soy garlt d'aquét
amoù, je suis guéri de cet amour.
gariàdo (G.) ; sf. — Fiente de volaille.

V. hemse.

gariàt, garie;
lig. gariàt signifie

Poulet, poule; au
gaillard, un effronté
et même un coureur ; le t. se prend tou¬
jours en mauvaise part ; û le gariàt, un
vilain moineau; pràube, gariàt! Polisson!
Mauvais sujet ! Las garies, les poules, la vo¬
laille. V. heraméy.
Loc. div.

—

s.

—

un

Anà-s drourni

coum

las ga¬

ries, aller se coucher à la nuit tombante ;
biéllie garie, boû boulhoâ, avec une vieille
poule on fait de bon bouillon ; acà, qu'ey
boulé moùlhe garies, c'est vouloir ten¬
ter l'impossible; nou pas este anàt mes
loégn que. la garie, ne pas avoir quille
son « patelin »,
ne pas avoir voyagé loin ;
ela

Voélh de la

garie, limpide com¬
me un oeil de
poule; pèc coum ue garie,
êlre peu débrouillard ; quoan las garies
pichen, c'est-à-dire jamais. V. gariàt, pourc.
garibastè (Hte-Big. Lav. G.-M.) ; sm.
—

coum

Néflit-r.

garibàsto (Hte-Big. Lav.)
V.

;

sf.

—

Nèfle.

guiranàsto.

Bien que le terme soit connu en B., il y
est moins usité qu'en Big.

gariè (B.-L.) ; sm. — Gardeur de pou¬
les ; t. de mépris à l'égard de l'homme qui
s'occupe trop des menus travaux du mé¬
nage

réservés

aux

femmes.

gariè,-re ; adj. — Qui est de la pou'e ;
gariè, parc à volailles; hemse garière,
fiente de volaille ; marchàn gariè, marchand
de volaille; le t. a souvent un sens désobli¬
geant et signifie trompeur, embobineur, en
raison, sans doute, de la façon dont s'y
parc

sur les marchés, les marchands
rouler » les naïves vendeuses ; trauc
gariè, trou de vol pour les volailles. V. bor¬
né. Gariè se dit parfois pour
gariàt au sens
flg. ; garière est aussi employé avec le sens
de coureuse en parlant d'un fille,
d'une
femme. V. pouralhère.
garie blanque (M4) ; sf. — Lagopède
(Tetrao Lagopus. Lin).

prennent,
pour «

GARLAPADE

—

garie-curte (L.) ; sf. — Poule d'eau,
garie d'aygue; sf. — Cingle plon¬
geur (cinclus aqualicus). Cf. agarole.
garie-grise (M1) ; sf. -— Perdrix grise
(perdrix cinerea).
garière; sf. — Volière, cage à poule,
mue. V. cramère, pouralhère; les poules.
garignou,-gne (Gr. L.). — Coquin,-e.
garimbaste (M') ; sf. -— Perchis, per¬
che longue ; au fig. personne grande el
mince. Cf. estartéro.

garimbàut (Or.) ; garimbè ; garim(Os.) ; sm. — Mauvais pas, précipice,

bèut
rti vin

garimbejà ; v.
garimbét; sm.

—

Gambader, folâtrer,

—

Gambade; saut. Cf.

guimbét.

garimbéte ; sf. — C. garimbét, avec un
dim., galipette.
garimbetejà ; v.— Fréq. de garimbejà.
gariole ; sf. — Sur le rivage de l'Océan,
désigne en général les petits échassiers : glaréoles, vanneaux, etc.; en As., perdrix la¬
gopède; en Marensin, désigne particulière¬
ment le canard macreuse. V. pelitroùn.
gariòu ; sm.
Nom générique des
moyens et grands échassiers, hérons, fla¬
sens

—

mants, etc. ; au lig. un étourdi,
berlu. V. bernàt-pescàyre.

garioulét (As. Bar.).

—

un

hurlu¬

Petit pot à

soupe.

garipèuto (Lav.)

sf.

;

multe, bruit de dispute,

—
Tapage, tu¬
de trouble, va¬

carme.

garisoû, goarisoû ; sf. — Guérison.
garissàble,-e ; adj. — Guérissable.
garìt (L.) ; sm. — Germe de plante. Cf.
guroû, sitoùn.

garito (B.-L.) ; sf. — Trou, fente,
garitoà (L.) ; v. — Germer. Cf. garoà.
garlamàn,-limàn. — C. carlamàn.
Conf.

avec le Prov. garlàn.
garlamèro (Big. G.). — C. gargamèle.
garlande ; sf. — Guirlande ; séveronde,

saillie

de toit avec ornements; moule en
de châtaignier pour mettre la mesture
au four. V.
sègue-ligue.
garlandejà ; v. — Orner de guirlandes.

peau

garlandéte,-dote

;

sf.

—

lande ; sorte de danse connue

garlàp

;

sm.

—

Petite guir¬
en

Lav.

Bouchée de pâte, de
forme dans la pâté en

bouillie ; bulle qui se
ébullition. V. gourlùp.

garlapà,
gourlutà ;

garloupà ,-tà,

garlupà,

Action de la pâte qui
bout ; action du porc qui, en mangeant la
pâtée, y souffle dedans et soulève comme
des bouillons; par anal, manger goulû¬
ment..

v.

—

V.

harlapà.
garlapade ; sf.

—

Action de garlapà.

�GARLAPAYRE

—

48

GARRALII

garlapàyre,-e ; adj. cl s. — Qui mange
malproprement, comme un porc,
garlàs (M1) ; sm, — Bourbier.
Syn. hungà, ganguère, gardole.
garlè,-re; s.
Marécage; terrain hu¬
mide. V. aagà, amarè.
garlimàn.
V. garlamàn.
garlope ; sf. — Varlope.
garloupà,-tà. — Y. garlapà.
garluche ; sf. — Espèce de pierre à
grains ferreux et qui est employée en ma¬
çonnerie ; on l'appelle aussi pèyre de lane
et pèyre mourte. V. briole.
—

garmàch ; garmàut,-e (L.)

; s.

—

Po

lisson,-ne, mauvais sujet, méchant. Dim.

garmachòi ,-e.
garmalère.

—

C.

garlamèro,

par

méthathèse.

garmalhèus

; sm. pl. — Dans cette
à cap-sus garmalhèus, de dos à ter¬
re, jambes en l'air; qu'ey cadùt à cap-sus
garmalhèus, il est tombé les jambes en

exprès,

l'air.

garmàut,-e (L.). — V. garmàch; signi¬
sale, malpropre.
garmautàs,-se. — Augm. péjor. de
garmàut.
garmautè,-re (L.) ; s. — Engeance. G
garmàut.
garmilhoÙTi (L.) ; sm. — OEil qui se
forme dans la pâte, le fromage, etc.
garmùs (Lav.) ; sm. — Murmure.
garnàch,-e ; s. — Sorte de vêtement,
garnache, houppelande; robe de magis¬
fie aussi

trat, d'avocat,

garoà ;-v.

— Germer, pousser le germe.
jerniià, guritoà, piroucà.
garoade ; sf. — Poussée de germes,
germination à l'extérieur.
garoàdje ; sm. •— Action de germer ;

Cf.

les germes.

garoère ; sf.
ble des germes.

—
—

Sorte de tunique
Garnement,

v. — Garnir, munir,
meubler; doubler un vêtement,
rembourrer ; garnl-s, se munir, bien man¬
ger.
Garni la
lou carélh,

poche, emplir le gousset; garni
emplir la lampe; garni la biasse, remplir le bissaç, y mettre le nécessaire
en style plaisant, emplir la panse; garni la
hoursère, charger la quenouille; garni ut
raube, mettre des garnitures à une robe;
garni ue sère, rembourrer une selle; garni
ue crampe, meubler une chambre.
garnicioû; sf. ; garnimén ; sm. —
Action de garnir; ce qui garnit; équipe¬
ment, harnais.

garnisoû ; sf.
Garnison.
garnissàdje ; sm. — Garnissage,
garnissèri ; sm. — Garnîsaire ; la
fonction ayant disparu, le mot est resté
comme synonyme de personne ennuyeuse,
encombrante, tracassière. V. foùrrou.

garnit,-ide ; adj. — Garni,-e;
de biens, comblé,
garniture ; sf. — Garniture.

pourvu

au

fig.

germes,

l'ensem¬

l'effet des vés'icatoires.

garoû ; sf. — Germe. Cf. garit.
garoùlh ; sm. — Coquâtre. V. chlsclou.
garoùlh,-e ; adj.
Rauque; bouts garoulhe, voix rauque, pas claire.
Par anal, se dit de quelque chose d'im¬
parfait, d'incomplet, de mal venu; poume
guroulhe, pomme qui a mûri mal, qui est
cuite à moitié.

garoulhe ; garousse ; sf. — Gesse
(latliyrus cicera, plante). V. garòho.
Garoune ; sf.
Cours d'eau, t. géné¬
rique en M' ; la Garonne, fleuve.
Qu'ey plri que la Garoune! Exprès, pour
parler d'une chose étonnante. V. Gers.
garounénc,-que, garounés,-e; adj.

chiche

Garonnais,-e.

U boéu
ronnaise.

fournir;

Les

garòho Arm.) ; sf. -— Vesce, gesse. V.
guroulhe, bésse, jerjerlt.
garole ; sf. — Boule, bille, gale du
chêne; ampoule, échauboulure. V. c unique,
bourole, paulhe, balolie, bàmpou, galhe.
garospe ; sf. —- Gousse ; écale de fruits ;
gangue. V. caròp.
gàrou, garoû. — V. gurgoû.
garoû ; sm. — Garou (daphne gnidium) ; mézéréon (ieneorum tricoccum)
plantes. La pommade de pèt de garoû
était autrefois très employée pour parfaire

—

garnachoû ; sm.
garnamén ; sm.
garni, goarni ;

—

garnîmes,

un

bœuf de

garoupioû, garrapoû;

sm.

race ga-

—

Grim-

pereau.

garousse.

—

Y. garoulhe.

garplà (L.) ; v. — Jabler.
garpladé; sm. — Jabloire.
garperà (Gr. L.) ; v. — Râteler,
garpère (Gr. L.) ; sf. — Espèce de
raleau.

garrabiè (Lav.) ; sm. — Eglantier.
Syn. gabardè, garabelhè.
garrabio ; sf. — Fruit de l'églantier,
appelé aussi grate-cu.
garrabouste (M4) ; sf. — Bois fourré
ordinairement sur un flanc de montagne.
V. garimbaste, baréllie.
garrache ; sf. — llousson. V. agréa,
agraulét, escane-clouque.
garragnè,-gnis ; sm. — Saleté qui
s'amasse sur les objets faute de soins, crasse
et rouille; par anal, gens malpropres, ra¬
caille. V. garroéy.
garràlh (L.) ; sm. — Bout de bois,
brindille.

�49

GARRALHE

garralhe; sf. •— Grosse branche. Cf.
gargàle. V. palanque.
garramàch,-e ; s. — Personne de petite

taille et mal faite,

garramache. — C. garramatche.
garramàt ; sm. — Bruit, rumeur de la
foule, de l'eau.
Qu'enteni coum û garramàt, j'entendais
comme

une rumeur.

garramatche ; sf. — Griffonnage,
garramatche; sf. — Guêtre en gros
drap; elle faisait, autrefois, quand on por¬
tait la culotte courte
(bragues, marines),
partie de tout costume
tonnait au moyen de

masc.,

treize

elle

se

bou¬

boutons

du

même

drap.
garramatchejà

re

; v. — Griffonner, écri¬
l'esp. garabatos.
garrànch,-e,-choùs,-e ; adj. — Har¬
mal. Gonf.

gneux, -euse,

avec

irritable

de

mauvaise

hu¬

meur.

garràpos(à).
en

tre

mur, un

un

dit aussi

dérivés.

a

garràspe,-e

garrapét,-e,-poÛ ; adj. et

Grim¬
peur,-euse; oiseau grimpercau ; piton, peti¬
te hauteur
abrupte. V. truque-nouguè.
garrapetà,-pinà,-pejà ; v. — Grim¬
per, gravir vivement.
garrapetade ; sf. — Action de grimper,
de gravir ; mêlée au jeu de la garrapéle.
garrapetàyre,-e ; adj. — Grimpeur,
-euse. V.
garrapét. Le t. a un sens moins sé¬
rieux que garrapoàyre.
garrapéte ; sf. — Gribouillette.
A la garrapéte! A l'attrape qui
pourra!
Enta gahà crouts e ribans,
Quoandes hèn à la garrapéte!
Pour avoir croix et rubans, combien font
à l'attrape qui peut!
(J.-B.).
garrapià. — C. esgarrapià.
garrapilhoû. — C. garrapét, raidillon,
garrapinà (Big.). — C. garrapetà et dé¬
s.

—

rivés.

garrapoà ; v. — Grimper, gravir. V.
garrapà.
garrapoade ; sf. — Action de grimper,
de gravir.
garrapoàyre,-e. — Grimpeur,-euse. V.
garrapetàyre.

ARRIÈRE

grapes,

à quatre

arbre.

adj. — Râpeux,-euse. On
garraspùt,-ude.
Lou gat qu'a la lengue
garraspe, le chat

—

repetà.

C. à

G

Big. et dans le G.
garrapoû ; sf. — Grimpereau, le Certhia familiuris et en général tous les oiseaux
grimpeurs. Cf. arruspllt (L.).
garrapougne; sf. — C. garrapéte; ac¬
tion de grimper en s'aidant des mains.
garrapoû-gris ; sm. — Sitelle torchepot (Sitta Europm, oiseau).
Syn. pique-auroû.
garrapoutè,-ro (B.-L.) ; s. — Voleur,
-euse de choses de
peu de valeur.
garrapouteyà ; v.— Marauder, chiper,
grapillcr. V. rapugà.
garrasic (G.) ; sf. — C. arraslc.
garraspà ; v. — Racler en général 11
particulièrement avec un outil; racler l'in¬
térieur d'une barrique.
garraspàt,-ade ; s. — Coup de râpe ou
similaire, par ex. un frottement rude con¬
pattes,

garrançoùs,-e ; (Bay.) ; adj. — Rance,
aigre. C. garrànch.
garrangoùlh,-e.
C. arrangoàlh et
garrapà, garrapetà ; v. — Grimper ;
gratter le sol avec les griffes ; usité aussi au
sens de
arrapà, saisir. V. grapà, garrapoà.
Garrapà cap-sus, grimper haut ; qu'ou bedèn à garrapetà, on le voyait grimper.
garrapade ; sf. — Action de grimper,
de gravir ; action de saisir vivement ;
égratignure. V. esgarrapade.
garrapatejà,-petejà. — Fréq. de gar-

—

—

;

la

langue râpeuse.
garraspét; sm.

—

tonnelier.

Racloir, râpe de

garraspià, garraspiate (As. Rar.1 ;
garraupiade. — C. esgarrapià, esgarrapiade.
garrauchà, garrauche. — C. esgarrauchà, esgarrauche.
Li hèy, dab le sou grife, ibe bère
gar¬
rauche, il lui fait, de sa griffe, une forte

égratignure (Lagravère).
garraupià. — C. esgarraupià et dérivés,
garre (L.) ; sf.— Bande de gros nuages ;
aquet troubloùn qu'abè gaires, cet orage
portait avec lui d'épaisses bandes de nua¬
ges.

garre ; sf.

—

Jarret, jambe ; qu'a boum
bonne jambe,

garre, il a un bon jarret, une
il est bon marcheur.

garre! (Lav.)
Pas

un

;

interj.

—

Pas du tout'

!

garrè,-re, garrùs,-se; adj. et s. —
Querelleur,-euse, de caractère difficile (vers
Bay.). V. pelejàyre.
garrégno (H.-A.) ; sf. — Terre parserhée de rochers (garréns).
Este, coumo uo garrégno, au fig. avoir un
mauvais caractère, être peu acommodant.

garrèl,-o (Lom.) ; s. — Bancaire,
garrén (Lav.) ; sm.— Rocher. V. garrù".
garreyà (Lav.) ; v. — Marchander ; ra¬
baisser la valeur, mépriser. V. rebachà.
garriè,-re; adj. — Qui est du chêne,
où il y a du chêne (vieux).
Luc-Garriè, Lucgarier (B.-P.).
garrière(dén) ; sf. — Dent canine en
Bas-Arm. V. dén. Cf. avec le Prov. gàrri,
rat, et avec gàrro, rocher.

�GARRIGA

—

50

GARYE

garrigà,-ade ;

s.

—

garròt

Terre couverte de

bois taillis de chêne.

garrigasse ; sf. — Vilaine garrigue.
garrigàt ; sm. — Désignait autrefois
plus spécialement le chêne kermès, le chêne
nain, désigne aujourd'hui un jeune chêne
de petite taille et par anal, pousse d'arbre.
garrigue ; si. — Terre de peu de va¬
leur, où du bois pousse sans soins ; taillis ;
pâturage. N. de p. Garrigue, Lagarrigue,
Lasgarrigues.
garriguéte,-gote ; sf. — Petite garri¬

pour

tibia

garrimbaste ; sf. — Emplacement
une dépression, une chute de ter¬
rain, un mauvais pas; plateau de petite su¬
perficie sur une hauteur surplombant. V.
garrimbàut.
garrimbejà. — C. garimbejà et dérivés,
garriulà, gourriulà; v. — Grouiller,
faire entendre des borborygmes, le bruit des
flaluosités intestinales; garriulà, dans les L.,
signifie aussi criailler, crier en parlant des
gorets, grincer.
garriulère, gcurriulère ; sf. ; gourriules ; sf. pl. — Borborygmes.
gàrro (Lav.) ; sf. — Rocher.
Par anal, s'applique parfois à la denti¬
tion, aux molaires; abé de boùnos gàrros,
avoir de bonnes molaires. V. cachàu, gnarre.

Peut-être est-ce analogiquement aussi que
Darquier donne au t. le sens de a mue
quand il dit: Armais... de coutils, de
lagèts e d'autos bouinos gàrros, armés de

couteaux,

de fléaux et d'autres bons ins-

Iruments.

garroà-s ; v. — S'entrecouper, se bles¬
à la cheville; s'accrocher à des ronces,
des épines.
garroade, esgarroade ; sf. — Blessure
faite à la cheville par un frottement trop
rude ; égratignures en nombre.
garroàdje ; sm. — Les ribauds ; vie de
ser

ribauds.

garròc,-òt;

sm.

—

Rocher. V. gàrro. N.

de p. Garroc.

garroéy
nant des

; sm. — Mauvaise odeur prove¬
vêtements sales, de la malpropreté

du corps, de la crasse.
V. gouhourroùy.

Gonf.

avec

garroàdje.

garròho,-lho (G.) ; sf. — Vesce, jarosse
(plante).
Filet, espèce de seine;
garrole; sf.
anà à la garrole, aller à la pêche à la seine.
Garros (Pey de). — Poèie lectourois
(i52o ?-iCoo ?), traducteur des Psaumes,
publiés en 1565.
—

Garros

(Jean de). — Frère cadet
précédent, auteur de La Pastourade.
garròs, carros ; sm. — Graine de lin
dans son enveloppe. N. de 1. el de
p.

du

—

Garrot'de cheval; jarret

jouer à la
en

gourre ;
certains lieux. V.

désigne aussi le
esgarroà.

gàrrou ; sm. — Verrue, excroissance sur
plante ' clou du marbre, corps étranger
dans le bloc. V. gabàrrou; en Lav., trou de
la poche dans les robes,
une

garroû M4).

C. garrot, garrot, jarret.
tranche, quartier de jam¬

—

En Lav. aussi

bon.

gue.

avoisinant

; sm.

du porc, le bas de la cuisse où commence
le jambon. V. camàu; morceau de bois pour
serrer en
tordant ; crosse, bâton recourbé

garrouflàr (G.) ; sm. — T. injurieux,
sujet, malhonnête.

mauvais

sf. — Aspérité, rugosité,
légère. V. esgarrauchàt.
garrougnùt,-ude ; adj. — Rugueus,
-euse, peu lisse ; au flg. un grincheux.
garrou.là (Bas-Arm.) ; v. — Caqueter ;
garrougne ;

ecorchure

bavarder.

garroulà ; v. — Tirer la garrole et, par
analogie, traîner après soi.
garroulàyre,-e ; adj. et s. — Pêcheui
à la seine ; traînard,-e, rouleur de chemins.
Sobriquet des gens de Mimizan (L.).
garroulàyre,-e (Bas-Arm.); adj. et s.
Bavard,-e, qui aime les caquets.
garroulhàt,-lho (G.) ; s.— Arbre jeune
et vigoureux ; au fig. un gars solide.
garroulhe ; sf. — Désordre, malpropre¬
té ; grabuge, dispute.
garroulhe,-ouye ; sf. — Femme mal¬
propre, désordonnée, souillon ; (Prov. garrouio). V. esgargoulade.
garroùn (G.) ; sm. — Ergot. V. garroû.
garrounét ; sm. — Petit garroû.
garrounque (As.) ; sf.
Ride.
garroupioû. — C. garrapoû.
garroutà ; v. — Garrotter ; serrer le
frein mécanique.
garroutadé ; sm. — Frein de véhicule.
De quelqu'un qui dissipe son bien on dit:
qu'aberé besougn û garroutadé.
garroutè,-re ; s. — Qui se sert du gar¬
rot ; sobriquet.des gens d'Accous (B.-P.).
garroutière ; sf. — Courroie ; jarretiè¬
re. V.
camaligue.
garrùch ; sm.
Commerce immoral.
garrue. — C. garrigue (vieux). N. de
p. Lagarrue.
garrùs,-se (Bay.) ; adj. — Mutin,-e;
querelleur; vagabond. N. de p.
garrùt,-ùdo (B.-L.). — C. goarrùt.
gart ; sm. —• Troupe. Cf. arramàt, escabòt, troupét ; vol d'oiseaux: û gart de paloumes, un vol de palombes. V. garde (3).
gàrye (G.-M.) ; sf. — Femelle du héron
(gàriou). V. gariàt.

—

�51

GARYOU

gàryou (G.-M.) ; sin. — Marin-pêcheur
qui, d-o la côte, guide ceux qui sont dans
l'embarcation pour

la pose des filets.
gasalhà, engasalhà ; v. — Mettre en
gasalhe, faire gasalhe.
gasalhà,-lhàn,-e ; s. ■— Cheptelier,-èrc,
celui, celle qui prend du bail à cheptel ;
prend, en style familier, le sens de trafi¬
cant, d'homme d'affaires dont il y a lieu
de se méfier et avec qui il faut prendre tou¬
tes précautions.
gasalhade ; sf. — Troupeau à cheptel ;
se
prend en mauvaise part en parlant de
personnes et signifie mélange, association
de gens de tout acabit.
\ou soun pas d'aquére gasalhade, c'est-àdire ils ne sont pas de la qualité mauvaise
que vous dites ; ils valent mieux.
gasalhe ; sf. — Amodiation ; cheptel ;
chose mise en commun ; peut se prendre en
mauvaise part. V. gasalhade.
Abé baques en gasalhe, avoir des vaches
à cheptel; hicà tout en gasalhe, mettre tout
son bien en cheptel, ou bien tout mêler;
gasalhe enter couquîs nou dure, entente,
commerce,
entre coquins ne dure pas
(prov.).
gasalhè,-re ; s. — Qui s'occupe des
baux à cheptel; homme d'affaires campa¬
gnard. V. gasalhâ.
Gascoû,-ne ; s. — Gascon,-ne ; la lan¬
gue gasconne.

Tour de

Gascoû, tour de gascon, tour bien
esprit de gascoû, esprit de gascon, vif,
mordant ; lou parlà gascoû, le dialecte gas¬
con ; bien que
le Béa m soit considéré par
les géographes comme faisant partie de la
Gascogne, les autochtones ont toujours sé¬
paré le Béarn des anciens pays du Bassin
de l'Adour, considérant qu'il existe des
différences de race suffisantes pour justifier
ce point de vue, lesquelles entraînent des
différences spirituelles autant que physi¬
ques. Pour les Béarnais, les parlers bigourdans, armagnacquais, de la Lomagne, de

joué

;

l'Astarac, de l'Albret, de la Chalosse et des
Landes sont lou gascoû; les Gascoûs, d'ail¬
leurs, considèrent aussi le béarnais comme
suffisamment différent de leurs

parlers pour
justifier une appellation particulière. En
réalité, mis à part les termes locaux, tous

ces dialectes sont des rameaux d'une même
souche.
Le gascon parlé dans la Gr. L., autour de

Labouheyre, est appelé
con

gascoun negue, gas¬

noir.

Gascougne;

La Gascogne,
ancien duché compris entre la Garonne, les
Pyrénées et l'Océan, capitale Auch. Elle for¬
me aujourd'hui les départements du Gers,
des Landes et des Hautes-Pyrénées. De bon¬
ne heure, le Béarn cl la Navarre ont formé
des nations à part.
gascounà ; v. — Gasconner, parler avec
l'accent gascon; (lire des « gasconnades »,
plaisanter, badiner. V. gascounejà.
n. p.

f.

—

gascounade ; sf.

—

-—

GASSADURO

Gasconnade, plai-

stnterie; tour plaisant joué. On dit aussi
gascounejade.
Gascounalhe ; sf. — Les Gascons, dans
sens désobligeant.
Gascounàs,-se. — Augm. péjor. de
Gascoû,-ne.
gascounàyre,-e ; adj. — Qui gasconne
en parlant une autre langue que le gascon ;
diseur,-euse des gasconnades.
gascounejà. — C. gascounà.
gascounerie.
C. gascounade ; « gasconnerie », acte de Gascon; le mot est plu¬
tôt île sens désobligeant et signifie une
action désagréable, peu plaisante.
Gascounét,-nòt,-e ; s. — Dim. de Gas¬
coû,-ne, petit Gascon.
gase (hour de) ; sm. — Four à ciel ou¬
vert dans les L. pour le goudron. Le four
dos s'appelle hournét.
gasèro (Arm.) ; sf. — Courtilière. V.
un

arése.

gasimardoùn (L.) ; sm.— Rémouleur :
métier de gagne-petit ; 011 dit aussi
falimardoun, fenardoun. Cf. avec fenariô.
Syn. gagne-petit, picthoùn, repassàyre.
gasmà-s. — Forme de garnà-s.
gas-milh; sm. — Essence de pétrole,
gasorbe ; sf. — Membrane de l'estomac
du bœuf, le gras-double ; par anal, mangcaille. V. galùires.
gasòt (Lav.) ; sm. — Véronique (plante)
gasp,-e ; s. ■— Râpe, marc du raisin ;
quand la grappe est pourvue de ses grains et
avant d'être pressée, on l'appelle gaspe.
gaspà ; v. -— Rafler ; chiper,
gaspe ; sf. — Grappe ; une cuite en style
plaisant ; que s'en tién ue bère gaspe, il est
le

ivre.

gaspe

(G.-M.)

des céréales

:

; sf.
le gaspe

—

dou

Enveloppe, baie
roumen,

la baie

du froment.

gaspè,-re ; s. — Gourmand,-e; vorace.
gaspère (Arm.) ; sf. — Cuveau à ven¬
dange.
gaspéte ; sf. — Petite grappe ; ivresse
légère; abé la gaspéte, avoir son pompon.
gaspilh; sm. — Grapillon, même sens
que gaspéte. V. chaurélh; gahà û gaspilh,
s'enivrer.

gaspilhà ; v. — Gaspiller, dissiper,
gâter.
gaspilhàdje,-lhade ; s. — Gaspillage.
gaspilhàyre,-e ; adj. — Gaspilleur,
-euse.

gassà-se 'B.-L.)
lèvement
causée

de

la

; v. — Se dit
peau,
d'une

d'un sou¬
écorçhure
prolongé do

par un
frottement
l'épiderme.
gassadiiro (B.-L.) ; sf. — Blessure pro¬
duite par un frottement. Cf. esgarrauche.

�GASSETA

—

gassetà ;

52

GATE

Tarabuster par paroles,
(vieux).
gastà (Big. G. V.-B.) ; goastà ; y. —
Gâter, détériorer, altérer, dégrader, détrui¬
re, ravager, abîmer ; gastà-s, se gâter.
Lèyt gastade, lait gâté; maynàdje gastù.i,
entant gâté; gastà-s la santal, altérer sa
santé; lou tems qae-s gaste, le temps se
trouble; qu'a lous palmoûs gastàts, il a les
poumons très malades.
gastàble,-e, gastadé,-re; adj. —
Qui peut se gâter;.
gastadére ; sf. — Elément qui gâte,
pourrit.
gastadoù,-re, gastàyre-e; s. — Qui
gâte, gaspilleur,-euse, peu soigneux.
gastadure ; sf. — Pantic gâtée ou
chose qui gâte,
gaste-besougne ; s.— Mauvais ouvrier,
gaste-dinès ; s. — Gaspilleur, dissipa¬
teur, prodigue.
gaste-fayçoû ; s. — Celui, celle qui
gâte les prix, travaille au rabais,
gaste-mestié ; s. — Gâte-métier,
gaste-sauce ; s. — Gâte-sauce, fripemédire,

v.

—

cancaner

sauce.

gaste-tout; adj. et

s.

—

Brouillon,-ne;

maladroit,-e.

gastiu,-ibe ; adj.
Gastoû ;

n. p. m.

C. gastadoù.
— Gaston. Dim. Gas-

—

touét, Gastounét.

patronymique de la seconde dynastie
de Foix qui régna en Béarn ;
plusieurs de ces Gaston sont restés célèbres
par leurs qualités
d'homme d'Etat, de
guerriers, d'économistes, de diplomates; ci¬
tons parmi eux Gaston IV qui fit une croi.
sade et contribua, notamment par les ma¬
chines de guerre qu'il inventa et fit cons¬
truire, à la prise de Jérusalem en 1099 ;
Gaston III, dit Fébus, qui fut l'un des
hommes les plus extraordinaires de son
Nom

des

comtes

temps.

gastournet (L.) ; sm.— Etourneau. Cf.
bistournét, estourniu.
Lou qui minye agasse e gastournet
Que pot minyà de. tout auset.
Celui qui mange de la pie et de l'étournau peu manger de n'importe quel (autre)
oiseau (die.). La Viande de l'étourneau, ou¬
tre qu'elle n'est pas fine, a une odeur par¬
ticulière (odeur de fourmi) qui la rend à
peu près immangeable.
gastrique ; sf. — Gastrite.
gat,-e ; s. — Chat,-te ; outil de tonne¬
lier ; ancienne machine de guerre ; caillou
rond et lisse, dit tête de chat, employé pour
la construction ; au fig. chose cachée et
qu'on ne croyait pas trouver.
Machàn, jeniàn coum û gat borni, mé¬
paresseux comme un chat borgne ;
hardit coum û gat magre, hardi, audacieux

chant

ou

comme

un

chat

maigre; abc dinès coum û

gat chalibe, avoir de l'argent comme un
chat de la salive, peu ; aci que y a û gat, ici,
il y a queque chose d'inattendu, de caché ;
ha. oéllis coum û gat, ouvrir de grands yeux,
brillants; bibe

câ e gat, vivre en
n'avoir pas de bons rap¬
ports ; que-t darèy û gat de nau coudes, je
te donnerai un chat ayant neuf queues, se
coum

mauvais termes;

d'une chose réputée impossi¬
bòu pas lèyt, le chat ne
veut pas du lait, comme en fr. les raisins
sont trop verts ; mey de gats, me y d'arrats,
se dit d'une affaire dont trop de gens s'oc¬
cupent ; abé nau biles coum lous gats,
avoir neuf vies comme les chats, avoir la
vie dure; serious coum û gat quoan pichc,
grave comme un chat pissant ; despieytoùs
dit à
ble ;

propos

lou gat

coum

û

nou

gat, trompeur,

moqueur

comme

chat.

un

Tau

las gates soun t'arratù,
gouyates soun ta troumpà.

coum

Tau las

Comme les chattes sont faites pour pren¬
dre des rats, les jeunes filles sont faites pour

tromper (Despourrin) ; à gâte biélhe poc
jouguines, à vieille chatte, peu de badinage.

gatà, gatoà ; v. — Chatter.
gatade, gatoade; sf. — Chattée.
gatàdje ; sm. — Les chats ; grand

nom-

ber de chats.

gatalhe ; sf. — Les chats, dans un sens
péjor.
gatamiaule ; sf. — Personne geignarde
et solliciteuse, mendiante pleurnicheuse.
gatamine ; sf.
Chenille. Cf. arruque,
canilhe, gâte,

aurugue.

gataminoùs,-e; adj.

— Chattemitte.
gatàno (B.-L.) ; sf. — Trou, fente dans
un récipient, un logis, etc.
gatapùcie ; sf. — Gatapuce (euphorbia
lathyris, plante).
gatarràm.— V. Betlwrràm et conf. avec

catarrabe.

gatarràs,-se ; s.
gatàrrou ; sm.
au

—
—

Augm. de gatàs,-se.
Tumeur, purulente

des bêtes ; se dit aussi d'un abcès au
des personnes; goitre. V. gauè, gutèr.

cou

cou

gatarroùs,-e ; adj.

— Qui a le gatàr¬
goitreux,-euse.
gatarroùy (H.-A.) ; sm. — Chat-huant.
Cf. gahùs.
gatàs,-se ; s. — Gros, vilain matou,
grosse chatte. V. gatilhàs.
gat-barrahi (Lav. B.-L.) ; sm. — Chat
domestique retombé à l'état sauvage,
gatch (Lescun) ; sm. — Coq. Y. galh.
gatch. — Forme de gat en divers lieux,
gâte ; sf. — Chatte ; machine de guer¬
re. V. gat; en Os. aussi chenille; v.
gata¬

rou;

mine.
Amourouse coum ue gâte, amoureuse, câ¬
line comme une chatte ; abé la gâte e la ga-

tine, avoir le magot, être riche ; n'a pas

�GÂTÉ

53

pas

hèyt lous oelhs à la gâte, be-lhèa? Il n'a
fait les yeux à la chatte, sans doute ?
Réplique à quelqu'un qui vante fort les mé¬

ajonc.

rites d'un autre.

sineuse.

gatè,-re

;

s.

—

Lieu

pour

le chat

est, concerne le chat., les chats ; hourat

qui
gatè,
gatè,

puer

gatét,-e,-tìn,-e,-tòt,-e,-toû; s. —
Petit, joli, ' mignon chat, .jolie chatte;
exprès, de calinerie. Jeu d'enfants : on fait
« courir* un
chat » figuré pour un chiffon,
gatilhà ; v. — Vomir ; se dit des chats.
gatilhàs ; sm.— Grosse mâchoire; gros,
vilain chat.

gatilhe ; sf. — C. gatàdye.
gatine. — V. gatét. « Dans l'esprit
populaire, dit Lespy, une idée de sorcellerie
élait attachée à la possession de la gatine ».
C'était

une

sorte de mascotte. V.

gatinè, gatoè,-re; adj.

—

gat.

Qui aime

les chats. N. de p.

gat-loup

— Chat loup, espèce de
lynx. On dit aussi gat-loubét.
gatoà. — C. gatà et dérivés,
gatoade. — V. gatade.
gatoàyre,-e. — C. gatinè; qui miaule

; sm.

chat sauvage,

comme

les chats.

gatoles, gatolhes ; sf. pl. — Caresses,
chatouilles. V. gratine, cacalique.
gatoû,-e.
C. gatét,-e.
gatoû ; sm. — Fleur du gatouè; chaton,
gatouè (Lav.) ; sm. — Saule-blanc. V.
aubà, gatsauzè.

gatouflàt. — V. gautouflàt.
gatouflàt,-àdo (Lom.) ; adj. — Bouf¬
fi,-e mafflu, enflé, d'après d'Astros.
gatoulibà (As.). — C. gatà, chat ter.
gatoulin,-e. —Dim. de gatoû.
gatouliu,-ibe. — C. gatinè.
gatoûs. — Dans cette expr. cambià de
gaioûs, changer de ton, de conduite, d'af¬
fection

—

gaubaste (Or.)
ne,

;

;

sf.

GAUDIMÉN

Forme de gabarre,
sf.
—

—

Bûchette ré¬

Mauvaise cuisi¬

ratatouille. V. gaholhe.

gaube ; sf.

—

çais commettent

Trou d'eau, lac. Les fran¬
un pléonasme quand ils

disent le lac de Gaube.

gaubejà (Lom.) ; v. — Se bien tenir
physiquement, avec aisance ; parader ; se
gaubejà, se pavaner.
gàubi (Lom.) ; sm. — Aisance naturelle,
maintien. (Prov. même sens).
gaubi (Lom.) ; v. — Faire une chose
avec aisance, grâce.
gauch, gàuche,-e; adj. — Gauche;
gauchi,-e. V. guèuch, guérie.
Lou coustat gauch, la came gauche, le.
côté gauche, la jambe gauche; passât à mâ
gauche, passez à votre (main) gauche;
á saumè gauch, une poutre gauche ; lou
goujat qu'ey drin gauch, le jeune homme
est un peu gauche, emprunté ; maladroit ;
soufri de la part gauche, souffrir du côté
gauche; maridàdje de la mâ gauche, ma¬
riage de la main gauche.
gauch,-e; s. — Maladresse, gaucherie;
partie gauche.
La gauche dou camî, la gauche du che¬
min ; biràt à gauche, tournez à gauche;
nou sap ni gauch ni drét, il ne sait où il
a sa
gauche ni sa droite.
gauchè,-re; adj. — Gaucher,-cre. On
dit aussi gauchét,-e. V. esquer, esquerrè.
gauchè,-re ; s. —• Gaucherie, maladres¬
se

N'èy jamey bist tan de gauchè, je n'ai
jamais vu maladresse aussi grande.
gauchère, gotchère, goutchère; sf.
Chère lie, bombance.
Qu'ey hèste annàu, hassiàm gauchère I
C'est la fête votive, faisons bombance !
gaucherie ; sf. — Gaucherie.
gauchét,-e. —■ V. gauchè (i).
gauchi ; v. — Gauchir ; gauchi-s, se dé¬
—

former.

.

gat-petoùs, gat-pitòch, gat-put; sm.
Chat sauvage, putois. Cf. Fichèu.
Ha oelhs coum û gat-pitòch, faire, ouvrir
de grands yeux; cridà coum û gat-pitòch.
crier comme un putois; hastiàu coum û gat—

put, redoutable,

ennuyeux

comme un pu-

lois.

gatsauzè;

sm.

—

Saule

marceau.

V.

sausarrè, gatouè.
en

(V.-B.).

gauate (N. des L.)

;

le chat, chattière ; pudl au
le chat, la chatterie. C. gatàdje.
gat esquiròu ; sm. ■— Ecureuil. On dit
aussi seulement esquiròu.
trou pour

gauarre

—

gaturlejà ; v. — Faire comme les chats
temps de quête, courir la nuit.
gau, gàuyo (B.-L.) ; adj. — Gaie,-e. V

gay— C. agàu, canal,
gauardèro (Big.). — V. gabardère.

gau.

gauchimén, gauchide ; s. — Gauchis¬
gauchir.
gaude ; sf. — Réséda (reseda luteola,
plante).
gaudejà ; v. — Réjouir, égayer ; fêter ;
gaudejà-s, se réjouir, se divertir.
gaudénee ; sf. — Réjouissance ; jouis¬
sement, action de

sance

d'un bien.

gaudère (Bay.)

; sf.
gotchère ; réjouissance.

gaudi;
gaudX-s,
plaisir.

v.
se

—

—

Bombance. V.

Réjouir; jouir d'un bien;
se
réjouir, prendre

gaudir,

gaudimèlo (Lom.) ; sf. — Fille de joie,
gaudimén ; sm. — C. gaudénee.

�GAUDINA

gaudinà ;

54

GAUSEJA

—

v.

—

Faire de la mauvaise

cuisine, de la ratatouille; gaudinà-s, faire
grosse

chère, manger, se réjouir en man¬

geant, bien que la cuisine soit grossière

qu'elle soit abondante ; bambocher.
gaudinade, gaudine ; sf.
Ratatouil¬
le. Cf. gaubaste, gaholhe, gaudrougne■,
gaudinalhe ; sf. — Fréq. péjor. de gau¬
pourvu

—

dinade.

gaudillàt;

— Abondante,
joyeuse,
délicate. V. hartère.
gaudine ; sf. — Bouillie, gaude et par
anal, ratatouille, mauvaise cuisine, ragoût

chère, mais

sm.

peu

clair et fade.

On

appelle plus spécialement gaudine s

bouillie de farine de maïs éclaircie
du lait ou du bouillon de légumes.

une

avec

Està de gaudines, être en liesse.
gaudinè,-re ; s. — Amateur de gaudes ;
cuisinier
quelconque, peu délicat ; tripoteur de ratatouille.
Qu'ey delicàt coum ù porc gaudine, il
n'est pas plus délicat pour manger qu'un
porc qui fait ses délices de la pâtée.
gaudillè ; sm. — Bâtonnet pour tour¬
ner
la pâte. Cf. espléne. En certains 1.,
grumeau. V. gourlutoû.
C. gaudinalhe, et aussi le défaut de gau¬

dine,-re.

gaudinis
une

nuance

;

sm.

—

C.

gaudinade

avec

péjor.

La loue cousine

n'ey que gaudinis, leur
de la cuisine mal faite.
gaudissarie ; sf. — Gaudriole ; moque¬

cuisine n'est que
rie.

gaudoùgn. — C. coudoùgn, coing,
gaudougne ; sf. — Cotignac. V. coudougnàt ; par ext. mélange de gens ou de
choses plutôt malpropres ; affreuse gargote ;
ordure. V.

gaholhe.

gaudougnè ; sm. — Cognassier.
gaudougnét,-e ; s. — Petit enfant
gros, replet, par anal, à un coing; petit
coing.
gaudròs ; sm. — Gros travail d&lt;^ cuisi¬
ne.

gaudrougne,

goudougne ; sf.
grossière. V.

Nourriture mal cuisinée,

—

gau¬

dine, gaudougne.

gaudrougnîs; sm. — Péjor. de gau¬
drougne.
gaudroussè ; sm. — Façon grossière,
peu soignée de faire la cuisine, le ménage.
gaudroussè,-re ; adj. — Qui fait le
gaudròs ; qui travaille grossièrement.
gaudroussejà ; v.
Travailler gros¬
—

sièrement.

gauduflàr,-de

;

adj.

—

Obèse,

en

style

familier.

gaudùflo, goudùflo (Big. et G.) ; sf.
Toupie, jouet, d'enfant. Cf. cibòt, toupisse, tourroumbiole, mariole.

—

gauè (Big. G. V.-B.).

—

C. gabè et dé¬

rivés.

gauée, gauét. — V. gabét.
gaugnère (Gr. L.) ; sf. — Vacarme,
hurlements.

gaugnet (Gr. L.) ; sm. — Cri, hurle¬
glapissement.
gauherade ; sf. — Bouffée de vent,
gaujà ; v. — Jauger,
gauje ; sf. — Jauge; joie, mais moins
usité dans ce sens que gaujou. V. gau (x).
gaujén ; sm. — Pièce de bois longitudi¬
nale de la couche du pasteur dans la caba¬
ne ; elle lui sert aussi de banc.
gaujoù; sf. — Joie, réjouissance, satis¬
faction; amabilité, ce qui charme, amuse,
réjouit.
Tems de gaujoà, temps de réjouissance ;
siat en gaujoù, soyez en joie; la gaujoù
dou tems, la clarté gaie du jour.
gaujoùn (G.). — Employé parfois pour
goujoùn, garçon.
gaujoùs,-e; adj. — Joyeux,-euse, gai,
réjoui, plaisant.
gaujousamén; adv. — Joyeusement,
gaîment.
gaujousè,-re ; s. — Etat de joie, gaîté :
loi i gaujousè que-s bedè per tout, la joie se
ment,

manifestait

partout.
; sf. — Creux dans la terre ',
ravin, chemin, encaissé, sillon, défilé entre
deux hauteurs. V. cale (2). En Prov. gaulo,

gaule (Or.)

jable.
gaule (Or.)

— Qualité de ce qui est
qui charme.
gaulèm, gulèm; sm. — Goinfre, avi¬
de, vorace.
gàulis. — C. gòlits.
gaumàs. — Forme de caurnàs.
gaupi (Arm.). — Forme de caupi.
gàupo (G.) ; s. des 2 g.
Personne peu
recommandable, gaupe, chipie. V. goape.
gàure (G.) ; sm. — Saillie des douves de
la barrique ; jable. Cf. gargalét.
gaurejà ; v. — Jabler.

aimable, de

; s.

ce

—

gaurioùs (Os.) ; sm. — Bhododendron
ferrugineux.
Svn. gabét, garét, hariòlo.
gaus; sm.

—

Coucou, oiseau. Cf.

cott-

cùt.

gausà, gousà

on

disait

Toque-y si gauses ! Touches-y si tu
La tradition attribue à Gaston Febus

l'oses 1

; v.

—

Oser

;

autrefois ausà.
ce

cri

qui est devenu la devise des armes de la
ville d'Orthez ; nou gàusi pas, je n'ose pas;
jou que gausarèy, moi j'oserai; (ou qui pot
que gause, celui qui est. fort ose (die.).
gausejà ; v.— Jaser ; perdre son temps ;
s'amuser

en se

cachant.

�GAUSIALHE

55

gausialhe, gausiole

;

sf.

—

Gracieuse¬

té, prévenance affectueuse ; badinerie d'a¬

N'êy

pus

bcftougn de las loues gausialhes,
Hèt-te-m enlà!

besoin de les amabilités, éloi¬
gne-loi ! (Chanson).
gausioùn,-o (Lom.) ; adj. et s. -— Ca¬
lin, -e ; t. d'amitié : moun petit gausioùn,
mon
chéri, mon petit amour. V. choy,
beròy, causilhét.
gausoùs,-e; adj. — Audacieux,-euse,
qui ose, osé.
gaüt (G.). — Forme de gahùt, galùt.
gautà ; v. — Souffleter. Ci. couhatejà.
gautade ; sf. — Coup sur la face, souf¬
flet. Cf. gautimàs.
gautassade ; sf. — Envie de vomir ;
douleur particulière qui saisit aux joues
quand on va vomir ; augm. de gautade.
gautasse. — Augm. péjor. de gaute.
gaute ; sf. -— Joue, bajoue ; bouche ; en
style familier et plutôt trivial, le mot a le
même sens que gueule en fr. pop.
Arride à gaute oubèrte, rire largement;
las gautes qu'ou penèn, il avait les joues
tombantes; abé gautes coum paternes, avoir
des joues (grosses) comme des fesses.
gautejà ; v.— Ouvrir la bouche, bayer.
gautét,-e ; s. — Petite bouche, petiie
joue.
gautimàs (Bay.). •— C. gautade.
gautouflàt,-tiflàt, gatouflàt; sm. —
Soufflet vigoureux.
gautroùn (L.) : sm. — Maladie de&lt;
ovins qui se manifeste par l'enflure des
joues (vient de gaute).
gautulà (G.-M.). — C. glaugnà. V.
Je n'ai pas

gaute.

gautùt,-ude; adj. — Joufflu.-e; qui a
grande bouche. V. moustiflàut.
gauùs (Gr. L.). — C. gahùs.
gàuye,-o (Lav.). adj.
Jaune.
gàuye, gàutye (Lav.) ; sm. - Poutre

une

médiane d'une cabane.

gauyéto (Lav.) ; sf. — Safran (plante).
Syn. briuléte d'abor.
gauyeyà ; v. — Tirer sur le jaune,
gauyole (M') ; sf. — Caresse. V. gau¬
sialhe.

gay; goy (M' et H.-Big.y, sm. — Joie,
plaisir, gaîté.
Que-m hè gay de-b béde, j'ai plaisir à
vous voir ; lou hoéc
que hè gay, le feu cau¬
se du
plaisir ; qu'es lou me gay, tu es ma
joie ; nou-m hè pas gay, cela ne me plaît
pas ; par â gay cent douions, pour une
joie, cent peines (die.) ; tout gay si, tout
juste si (L.).
En II.-A. et Lav. goy s'emploie avec le
v.
avoir: que Vèy goy, tu me plais, je
t'aime; qu'èy goy de béye-t, j'ai plaisir à
te

voir.

GAYNEJA

gay,-e; adj. — Gai,-e.
gay,-e; s. — Geai, sa

femelle. V. gaje.
cerises, en avaler
comme un geai avalerait des cerises, facile¬
ment, goulûment; oélh de gay, œil vairon,
gayà; v. — Rayer.
gayalhe, gayère; sf. — Les geais,
tioupe de geais.
gayàt; sm. •— Petit geai,
gayàt, gayét,-e ; adj. — l\ayé,-e, ta¬
cheté N. de p. V. galhàt.
De baque gayade, betèt gayàt, vache ta¬
chette donne veau tacheté (die.).
gayère ; sf. •— Conte gai ; réjouissance,
joie. C. gayalhe.
gayéte ((M4) ; sf. — Nom de brebis.
gayoùs,-e. — C. gaujoàs, mais moins
Abalà-n

moureux.

—

coum

û

gay

usité.

gayhaséll,-te ; adj.
avenant,-e, gracieux.

—

Oui fait plaisir;

L'amistàt qu'ey gayhasénte, l'amitié fait
plaisir ; gouyàt gayhasén, garçon gracieux.
gayhasénce ; sf. •— Gracieuseté ; bien¬
fait, prévenance.
gaymàn,-te; adj. et s.
Calin,-e, ai¬
mable, flatteur, enjôleur ; doux, pacifique ;
indolent et même paresseux.
Diu gaymantoû, nou-m hés
Petit Dieu

aimable, ne
croc-en-jambe (Navarrot).

gaymantà

; v.

—

me

la camaligue,
donne pas de

Faire le calin, l'ai¬

mable; tenir d'aimables

propos; caresser.

gaymantàs,-se ; adj.— Assez gaymàn,
platement gaymàn,-te.
gaymantasserie ; sf. — Acte, propos
de gaymantàs.
gaymantè,-re ; s. — Etat, manière, fa¬
çons de gaymàn; les calineries; indolence.
gaymantejà. — Fréq. augm. de gay¬
mantà; paresser, flâner.
gaymanterie ; sf. — Calinerie, ama¬
bilité ;

indolence.

gaynà (Lom.)

; v.

—

Moquer, ridiculi¬

railler, braver, mépriser ; se gaynà, se
moquer, persifler. V. trufà-s.
gaynade ; sf. — Enjambée, en style
familier; ruade.
gaynàr,-do (Lom.) ; s. — Moqueur,
-euse ; qui brave,
défie,
gaynarderio ; sf. — Moquerie,
gayne ; sf. — Dégaine. Dans cette
■expr. : qu'a bère gayne que, il y a beau
temps que.
gayne; sf. — Jambe, en style familier;
gaine, fourreau. V. gambilhe, bajî.
Abisàt-be à las gaynesl Gare à vos jam¬
bes ! Dus cotegs ab lors gaynes, deux cou¬
teaux avec leurs gaines (Arch. des B.-P.).
gaynè ; sm. — Gainier.
gaynejà ; v. •— Gambiller ; baguenau¬
der, fainéanter.

ser,

�t

GAYNOLE

—

GEMIGA

56

gaynole; sf. — Femme coureuse, t. de
mépris. V. gayole.
gaynoutejà ; v. — Gambiller.
gaynude ; sf. — Le faucheur (ccrastona
cornutum).
gaynùt,-ude; adj. — Qui a de longues
jambes minces.
gayole ; sf. — Vache ou brebis tache¬
tée ; t. de mépris pour une femme. V.
gaynole.
gayòu,-ole ; adj. — Pommelé,-e. N. de
p. Gayon.
gayoû,-ote; adj.
Dim. de gay, gai,
j oyeux,-euse.
gayoùs,-e. — G. gaujoùs, mais moins
.—

usité.

gàyre (Big.). — C. goàyre, guère.
gayrésc,-que, gayrét,-o ; adj.
Gai,-e, genlil

en

divers lieux

gazoû ; sm. -— Gazon. V. lastoû.
gazoulhà ; v.
Gazouiller,
gazoulhàdje, gazoulbamèn, gazou—

Ihis ;

sm.

—

gazounà

;

Gazouillement.
v.

—

Semer,

mettre

du

gazon.

gazoùs,-e ; adj. — Gazeux,-euse.
gazòy (B.-L.). — C. gazàube.
ge, gè (L.) ; sm. -— Gendre,
geàn, gegàn, gigàn,-te; s.
Géant,
-e. N. de p. Gigant.
geantàs, gegantàs,-se. — Augm. de
geàn; vilain géant.
geanterie ; sf. — Les géants, la race des
—

géants.

gèbre (G.) ; gnèbre.
V. genèbre.
gèdre, gère, gèyre, èdre; èure
(L.) ; sf. — Lierre.
gedrùt,-ude; adj. — Couvert,-e de
—

—

gascons.

gayròlo (Rus.) ; sf. — Coureuse, femme
légère. V. gayole.
gayròto (E. Big.) ; sf. — Lentille (plan¬
te), sa semence; verre convexe; par anai.
poids bombé d'un balancier de pendule. V.
Icntie.

gayt, goayt, goèyt; sm. — Guet, sur¬
veillance, guette. Cf. argoèyt.
gaytà, goaytà, goèytà, gueytà; v.
Guetter, faire le guet, regarder; épier,
observer ; garder, attendre.
Gayte si arriben, regarde s'ils viennent ;
que gàyti, je guette; n'èy pas besoùgn
(fue-m gàyten, je n'ai pas besoin d'être
épié; que goayiaràs lou bestià, tu garderas,
surveilleras le bétail : goayte que
goaytaràs,
n'èy bis arré, bien ai-je pu guetter, regar¬
der. je n'ai rien vu.
gaytadé,-re ; adj. — Qui est à surveil¬
ler, à garder.
gaytadé,-re ; s. — Poste de guet, de
surveillance, belvédère.
gaytadoù,-re; s. — Guetteur,-eutee ;
gardeur, surveillant.
—

gayte (M4) ; sf. — Musette, cornemuse,
gayte ; sf. — Guette. V. gayt. Esià à la
gayte, être aux aguets, à la guette,
gaytèrou ; sm. — Joueur de musette,
gaz; sm. — Gaz.
gazât,-àde; adj. — Gazé,-e, échauffé
par la fumée du vin.
gazà ; v. — Gazer.
gazàube,-bi; gazòbi (Big.); gazòy
(15.-L.) ; sm.
Mouron des oiseaux (Stellaria média). N. de p. Gazaiibe,
Gazauby.
Syn. chlntou, paparoû.
gaze; sf. — Gaze, lissu léger,
gazéte ; sf. — Gazette, journal.
gazetiè,-re ; s. — Gazetier,-ère, colpor¬
teur de nouvelles, bavard.
gaz-milh ; sm. — Essence d'éclairage,
essence de
pétrole.

lierre.

gegilhes (Os.)
a

ôté d'une

;

sf. pl.

étable ;

on

— Fumier qu'on
dit: ha gégilhes,

ôter le fumier.
gegnèc,-o (G.); ginèc,-èque; (L.; ;
adj. — Ingénieux,-euse, adroit de ses
pour

mains, habile

au

travail.

gègue, gègoe.
ment ;

— Formes de ègue, ju¬
les dérivés suivent la même loi.

gegoàll. — Forme de geàn, gegàn.
geguî; sm. — Les bêtes chevalines, t.
générique.
gelà ; v. — Geler. Cf. tourrà.
gelade ; sf. — Gelée. Cf. tor, tourrude.
geîadiu,-ibe ; adj. — Qui se gèle faci¬
lement, qui est fragile, en parlant du froid.
On dit aussi, g,dlu et rarement
geladls,-se.
geladure ; sf. — Gélivure, gerçure cau¬
sée par la gelée, le froid.
gelât,-ade ; adj. et s. — Gelé,-e, glacé,
refroidi, frileux ; au fig. un empoté.
gelibràt,-ade; adj. — Qui est couvert
de givre ; qui a du
verglas.
gelibre ; sm. — Givre, verglas, frimas.
Cf. giurç.
gelìu,-ibe. — V. geladiu.
gelós (M® Big.). — C. bialòs, véhicule.
geloùs. •— V. jaloùs et dérivés.
gelure (V.-B.) ; sf. •— Verdeur, âpreté
du vin quand le raisin a été atteint
par la
gelée.
gemà ; v. — Faire les opérations en gén

'i-al pour récolter la résine,

gemade ; sf. — Résinage. V. amasse.
géme ou jéme ; sf.
Résine fraîche.
—

V. arrousie.

gemi; v. — Gémir,
gemicà ; v. — Geindre, gémir et parler
en même
temps, pleurnicher.

�57

GEMICADE

gemicade; sf. — Plainte, action de
geindre.
gemicàyre,-e; adj. — Geigneur,-euse,
pleurnicheur. V. carragnàyre.
geminàt; adj. — Géminé,.t. de droit,
gémis (Bar.) ; gémit,-ide ; s. — Gémis¬
sement. Sous l'influence

gemissimén.
gemissén,-te

du fr.

on

GENTIUMÉN

—

genèc. — C. gegnèc.
generacioû ; sf. — Génération.
generàl,-e.—- Forme moderne de
ràu,

sous

gem-

l'influence du fr.

generalamén ; adv. — Généralement,
generalàt; sm. ■— Généralat.
generale ; sf. — Générale ; bâte la gé¬

dit aussi

nérale, être dans le délire,

adj.

Gémissant,-e.
gemitère; sf. — Gémissements, pleur¬
nicherie qui n'en finit pas.
gemitèri ; sm. — Pleurnicherie, plainte
de geigneur.
Nou-m biengàt aburà dab bòstes gemitèris, ne venez pas m'ennuyer avec vos pleur¬
nicheries (Yan Palay).
gén(t) ; sf. — Gens.
De brabe gén, de braves gens, de bonnes
gens; adichàt, gén, bonjour à tous; irisle
gén, tristes gens; qui bo coque, gén! Qui
veut des gâteaux, messieurs et dames ! cri
des pâtissières ambulantes; que y a de toute
gén, il y a des gens de toute espèce ; maie
gén, méchantes gens.
genà; geynà (G.) ; v.— Gêner; genà-s,
se gêner.
Tire-t, que-m gènes; ôte-toi, tu me gê¬
nes, m'embarrasses; be-t pouderés genà? Tu
pourrais bien te déranger? Genàt aus ahas,
gêné dans ses affaires ; qu'ey genàt de las
cames, il est gêné des jambes, il marche
difficilement ; lou. qui-s géne que-s hè mau.
onlui qui se gêne prend de la
peine, se dit
par moquerie de quelqu'un qui aime ses
;

generalisà ; v. — Généraliser,
generalisacioû ; sf. — Généralisation
generalitat; sf. — Généralité.
generatoù,-e ; adj. — Générateur,

—

aises.

-trice.

generàu ; adj. des 2 g. — Général,-e.
generàu,-ale ; s. — Général, chef d'ar¬
mée,

sa

femme.

En style

plaisant, generale est syn. de
impérieuse.
generaumén. — Forme ancienne de

femme forte,

generalamén.

genère

;

sf.

—

generoùs,-e

hinçane.
génce,-e ; adj. — Qui est plus beau,
plus belle, le « surchoix ».
La génee flou dou me casàu, la
plus belle
fleur de mon jardin ; acò qu'ey ço de
gén¬
ee, cela est le plus beau, magnifique.
gendarma,-s; v. •— Se gendarmer.
gendarme; sm.
Gendarme; dans les
L., aussi mante-religieuse. V. prègue-Diafíernade ; la sauterelle est parfois aussi
ap¬
pelée jandarme. V. courdoàts.
gendarmerie ; sf.
On prononce
jandarmerie: gendarmerie,
géndre, gè; sm. — Gendre,
géne ; v. — Naître (vieux). Quan gén la
primaiière, quand naît le printemps (Lar
ralde).
géne; sf.
Gêne, contrainte,
genèbre, ginèbre, gimbre, gnèbre,
gnièbre, gimbre; sm.
Genièvre,
genévrier.
Genévrier (plante).
genebrè ; sm.

adj.

;

generousamén

mouve¬

—

Généreux,-euse.

adv.

;

—

Généreuse¬

ment.

generousàs,-se ; adj.— Très généreux,
trop généreux.
generousitàt ; sf.
Générosité.
Genèse ; sf. — Genèse^ premier livre de

-euse,

—

la Bible.

genêt; sm.
genéte; sf.

—
-—

te.

genàyre,-e ; adj. et s. — Gêneur,-éuse.
gençane ; sf. — Gentiane, plante. Cf.

Gêne dans les

ments des membres ; misère.

Genet, cheval d'Espagne,
Genetle, espète de civet¬

genie. — V. engenie, plus usité.
genitòri,-e; adj. — Génital,-e.
genoù, genoùlh; sm. — Genou. Cette
forme n'a été guère employée que
par cer¬
tains littérateurs ; les formes usitées
généra¬
lement sont joulh; noulh (il.-Big.).
genouléte (As.) ; sf. — Perdrix grise.
gént,-e; adj. — Gentil,-le.
...Ue gente bergère,
Scgude, sus û Iheyt de junc e de heuguèn.
Une gentille bergère assise sur un lit de
jonc et de fougère (Ilourcastrémé).
gentàu ; sf. — La gent, les gens,

—

—

—

—

genebrère
vriers.

;

sf.

—

Lieu planté de

gené¬

gentilhésse

;

sf.

—

lité.

Gentillesse, amabi¬

gentilhét, gentilòt,-e; adj.
let,-te.

—

Gentil¬

gentilòmi ; sm.
Gentilhomme; iro¬
niquement, quelqu'un qui veut singer la
—

noblesse.

gentiu
N. de

Noble; beau, magnifi¬
Gentieu.
Lous Gentius de Bearn, satire de l'abbé
de Puyoo contre les faux nobles béarnais.
gentiumén ; adv.
Gentiment, gra¬
que.

; sm.

—

p.

—

cieusement.

�GËNTOU

géntou

58

GILIBRE

—

Gens dans cette exprès.
e tripe dab moustarde,
l'égal avec l'égal et la moutarde avec le
boudin, chacun à son rang, dans son ordre.
gèr ou jèr, gérs; sm. — Terrain gazonné sur la montagne; on désigne, géné¬
ralement sous ce vocable la grange et les
prairies qui l'entourent. N. de p. et de 1.
Ger, Deger, Dugert.
geogràfe; s. — Géographe,
geogràfie ; sf. — Géographie,
géomètre ; sm. •— Géomètre,
gerà ; v. — Gérer, administrer ; on di¬
; sm.

Géntoa dab

sait autrefois

géri.

geramìn,-e (L.)
cousin

geramin,

; adj.
cousin

—

Germain,-e;
Cf.

germain.

germa.

geràn,-te;

s.

—

Gérant,-e. Cf. mèste

d'ahàs.

Gérance,
-— Géranium (plante).
Gerbàsi ; n. p. m. — Gervais.
gèrbe. — V. jèrbe.
gerdies (Os.) ; sf. pl. — Babeurre. Cf.
gérance ;

sf.

geraniòm

; sm.

—

bâtisses.

geri.
V. gerà.
gèrm, gèrt, hèrm; sm. — Nom géné¬
rique ancien des terres de lande non culti¬
—

vées

en

Bcarn ni habitées. Lou tandau dou

Gert, l'étendue des landes du lieu dit Gert.

germâ,-ne;

s.

—

Germain,-e;

v. gera¬

ni in.

gèrme,-i;

sm.

—

Germe. Cf. garoâ,

taroû, tiroû.

germià ; v — Germer,
germiade ; sf. -— Germination.
germiadé,-re ; adj.— Qui germe, peut
germer.

germiadis

Quantité de germes ;
de plantes.
gernioùs,-o (Lom.) ; adj. — Grincheux,
; sm.-—

mauvais germes
-euse.

geroulàn, gieroulàn (Lom.); adv.

—

Avant-hier, d'après d'Astros.
Gèrs ;

n.

p.

Le Gers, rivière; le dé¬

—

partement de ce nom. En B. on prononce
Gérs.
Lou Gers

es

pas

tan

gran que

la Garoùno,

le Gers n'est pas si grand que la Garonne,
dicton que l'on oppose à un vantard; cha¬
fait

qu'il peut, dira un autre,
gèrt. — V. gèrm.
gertoùs,-e; adj. — Qui est du gèrt,
terre de lande. N. de p. Gertoù, Gertoàs.
cun

ce

Gertoux.

gesitâ,-ne ; s. — Gésitain ; dénomina¬
appliquée aux cagots au 186 siècle.
gestà, gnestà ; sm. — Genêtière. N. de
p. et de L. Gesta, Gestas.
géste, gèste, gnéste ; sf. — Genêt
(genista, plante).
tion

gèste,-ou

•—•

(jéntou

; sm.

—

Ha de grans gestes,
un
vilain geste.

Geste, mouvement.
gesticuler ; û lè gèste,

gesticula, gestoulejà; v. — Gesticu¬
brassejà.
gesticulacioû ; sf. — Gesticulation.
gesticulàyre,-e ; adj. — Gesticulateur,

ler. V.

-trice.

gestioû; sf. — Gestion,
gestiounàri ; sm. — T. administratif,
gestionnaire.
getipèri ; sm. •— Parole outrageante,
imprécation. V. jupitèri.
Lous mau-parlès que disen getipèris, les
médisants disent des outrages (Fondeville).
géu, gèu ; sm. — Gelée; glace, effet de
la gelée. Cf. tor, tourrade, gelade.
géu, gèu ; sm. — Gui.
Syn. rabls.
géude, guèude; sf. — Réjouissance,
joie, entrain de fête.
...D'obs e de cure eschénjes,
En gèude lou di.bés, enhestils lous dimênjes,
Exempts de soucis et de besoins, en ré¬
jouissance les vendredis et en fête les di¬
manches (Seignor).
géure, giure ; sm. — Givre,
geynà (G.I. — C. genà, gêner,
gèyre, gère. — C. gèdre, lierçe.
giasse. — V. hiasse, plus usité,
gibalét, gibelét, gimbalét (L.). C. gambilét.
gibandres ; sf. pl. — Les jambes, en
style plaisant, en Os.
gibandrè,-driè ; sm.
Sorte de danse
.

ossaloise.
Haut! Ayàt lou pè
Entà dansà gibandrè.

leujè

llop ! Ayez le pied léger pour danser le
gihand.rier » (Chanson).
gibandrie ; sf. — La danse, les dan¬
seurs de gibandrè.
gibasse (As.) ; sf. — Bosse énorme,
gibe (As.) ; sf. •— Bosse, difformité du
«

bossu.

gibèrne ; sf. — Giberne,
gibre. — C. géure.
gibùt,-ude; adj. et s. — Bossu,-e. Cf.
ougnùt.

giè. — C. gè, gendre (vieux). N. de
I^ougié, Lougier.

p.

gigàn. — V. geàn.
gigòt ; sm. — Gigot,
gigoutà ; v. — Gigoter (pop.),
gigue; sf. — Gros gigot, de brebis par¬
ticulièrement. V. gnigue.
gigue ; sf. — Danse ancienne ; en style
plaisant femme qui a de longjies jambes,
gilét, gelét; sm. — Gilet. Cf. jipou.
gilibre (Big.). — C. gellbre.

�GIMBALÉT

59

gimbalét (L.)

;

gimbelét.

—

V. gam-

Girounde ;

n.

p.

f.

—

fleuve.

gimbèl,-o (Lom.) ; adj. — Qui a de lon¬
jambes. V. camelàt.
gimbèrle ; sf.
Bigue, longue perche ;
pièce de bois qui en renforce une autre et
dite jumelle ; au fig. personne qui a de
longues jambes. V. camèrle, gigue, bigor-

Giroundî,-ine ; adj. et
din,-e, qui est de la Gironde.

re, pue.

gimbre ; sm. — Genièvre. V. genèbre.
gimbrè ; sm. — Genévrier,
gimbréde ; sf. — Genévrière. N. de 1.
giminase ; sm. —• Gymnase. Mot d'usa¬
ge récent, venant du fr. ; signifie générale¬
ment gesticulation, l'action de faire des
tours d'acrobatie.

Gimoùno ; n. p. f. —
vière gasconne chantée par

La Gimone, ri¬
d'Astros.
ginelà (G. Big.). —• C. chisclà, jicler.
ginèbre. — V. genèbre.
gingà (L.) ; v. ■— Gambiller, giguer,

danser.

gingibre ; sm. — Gingembre.
gingòrlou,-orle ; s. et adj. — Fréq.
nugm. de gingoulàyre.
gingoulà-s (L.) ; v. — Se dandiner en
marchant, marcher d'un pas mal assuré,
zigzaguer ; se balancer. V. dindoulà.
gingoulade ; sf. — Dandinement, ba¬
lancement.

gingoulàyre,-e ; adj.
ne,

—

Qui

se

dandi¬

marche mal.

gingoulère ; sf. — Dandinement mala¬
ou d'habitude; abé la gingoulère, n'ê¬
tre pas solide sur les jambes,
gingoulerejà.
Fréq. de gingoulà.
gingouléte ; sf. — Léger dandinement,
petit balancement.
Lou brès hesè le gingouléte,
dif

—

Le

berceau

était

doucement

balancé

(Maumen).
gingue-la-geangue ou jingue-lajangue ; loc. adv. — De ci de là, en se
dandinant; qu'en ba gingue-la-geangue, il
marche

en

se

dandinant. On dit aussi din-

gue-la-dangue.
ginjarre ; sf. — Sorte de guitare, de
mandoline à long manche dont on ne se
sert plus dans le pays; le terme
s'applique,
mais avec une nuance péjor., comme le fr.
pop. bastringue, à un instrument de musi¬
que de mauvaise qualité. A conf. avec
chinchàrro.

gipou

ou

jipou (Os.)

; sm.

—

Gilet,

cor¬

sage.

girà (Bar.) ; v. — Diriger, guider vers ;
s'applique surtout en parlant du bétail.
girét (L. vers la Gironde) ; sm.— Hoche¬
queue, bergeronnette. V. campiche. N. de
personne.

girouéte

;

sf.

—

Girouette.

Gironde, le

—

bilét.

gues

GLANDEJA

s.

—

Giron¬

gis (01.) ; sm. — Joujou ; fanfreluche.
jigls.
giselà. — Forme de chisclà.
giserùt,-e (Bar.) ; adj. — Qui a un gé¬
sier, un jabot volumineux. V. guisè.
gist. — Dans cette expr. : qu'at dit tout
gist, je le dis tout net, avec assurance,
giste, gîte; sm. ■— Gîte,
gità ; v. — Gîter ; on dit aussi gitalhà.
giurà; v. — Geler, givrer; giurà-s, se
couvrir de givre, se glacer.
giurade ; sf.
Gelée.
giure, géure ; sm. — Givre. V. géu (i).
giuréto (G.). — C. giroéte.
glabiàu ; sm. — Machelière, grosse
dent. Lous glabiàus, les molaires.
glabità, glapità ; sm. — Mâchoire ou
plus exactement, arrière-mâchoire.
glaçà; v. ■— Glacer; glaçà-s, se glacer
glaçàdje ; sm. — Action de glacer,
glace ; sf. — Glace ; grand miroir ; li¬
queur glacée; poume glace, variété de pom¬
me
jaune paille, à chair ferme.
glacé ou glassè ; sm. — Glacier,
glaciàu ; adj. des a g. — Glacial,-e.
glacière ; sf. — Glacière,
glacìno (B.-L.) ; sf. — Verglas,
glaçùmi (G. Big.) ; sm. — La glace, ce
qui est glacé, glacement.
glàdi; sm. — Glaive.
Gladie (sen) ; n. p. m. — Corrup. de
sén Ladie, St-Ledier (sanctus Lidorus).
A sén Gladie, las auques que-s bagnen de
coumpanie, à St-Gladie (B.-P.), les oies se
baignent en compagnie, on fait comme on
voit faire (prov.).
glafà; glafi (B.-L.); v. — Manger
gloutonnement, bâfrer. Y. galafrà, glapà.
glafi (B.-L.). v. — Manger gloutonne¬
ment, bâfrer. Y. galafrà, glapà.
glagn (As.) ; sm. — Etat d'affaissement
moral et physique.
Lechat-me drin en glagns dens la mie
d.oulou, laissez-moi un peu abîmé dans ma
douleur (Lamaysouette).
glahà (L.) ; v. — Ahaner, être las, fati¬
gué.
glahè ; sm. — Grande fatigue, noncha¬
lance, paresse ; spleen.
Abé lou glahè dessus, être asthénique.
manquer d'énergie.
glan. — C. aglàn, gland et dérivés,
glandàdje; sm. — Glandée.
glande ; sf. — Glande. V. crechén.
glandejà ; v. — Faire la glandée.
V.

�GLANDÈRE

—

GLEYSÈ

60

glandère; sf.
Abondance de glands.
An de glanère, an de
misère, année
abondante en glands, année de misère
(dict.).
glandoùs,-e; adj. — Glanduleux,-euse.
glané (L.) ; sm. — Panse du porc et,
par anal, tout, autre panse; en style fami¬
lier, estomac de l'homme. Y. biroû.

glaniu,-ibe; adj. — Qui produit des
glands.
glapà ; v. — Glapir, aboyer, clabauder.
V. clapitù; médire, critiquer.
glapà ; v. — Laper ; avaler gloutonne¬
ment. V. harlapà, glafà, engoulà.
glapade ; sf. — Lapement.
glap§ssè,-re ; adj. — Clabaudemyeuse,
bavard, cancanier.
glapàut,-e ; adj. — Goulu,-e, glouton,
glapautà. — Fréq. augm. de glapà (2).
glapautàs,-se ; adj. — Gros glouton;
qui mange salement.
glapautassejà ; v. — Manger très glou¬
tonnement, très malproprement, en faisant
du bruit

comme

les

chiens, les

porcs;

se

dit aussi, en style plaisant de celui qui sem¬
ble glapir en parlant, qui remue largement
les mâchoires.

glapautè,-tis ; s. — Gloutonnerie,
goinfrerie.
glàpi, glàpie. — C. glapàut, avec une
nuance de moquerie.
glapit ; sm. — Glapissement ; vagisse¬
ment.

glapità ; v. — Faire aller les mâchoireB,
mâchonner; glapir, aboyer. Y. clapità.
C. glabità.
glapità; sm.
glapitejà; v. •— Fréq. de glabità.
glapitéy,-e. — C. clapitéy.
glarè, glerè ; sm. ; glèro (Lav.) ; sf. —
—

Grève, bord de rivière où il

y a surtout

du

gravier; lous glarès dou gàbe, les rives du
gave. N. de p. et de 1.
Le fém. glarère est rarement employé,
glàri (G.-M.). — C. esglàs, malheur, ca¬
tastrophe, calamité,
glas; sm. — Glace. Cf. tor.
glasi (liig. G.). — C. esglasià.
glassà, — Autre graphie de glaçà.
glassè. — V. glace.
glatinà, gratinà; v. — Chatouiller;
gra teler.
glatine, gratine ; sf. — Chatouille. Cf.
chagote, cacalique.
glatinoùs, gratinoùs,-e ; adj. —
Chatouilleux,-euse.
Glàude,-di ; n. p.
çjlaude, reine-claude,

glaugnà (L.)
gras;
sant.

m. —
prune.

Claude. Reyne-

; sm. — Bajoue du poro
anal, joue grasse, en style plai¬
Cf. ganlà, banle.

par

glaumàn,-e ou -de; adj. et s. — Ba¬
vard,-e inconséquents; personne sans-gêne,
qui s'invite elle-même. V. glapassè.
glaumandejà ;

v. — Cancaner, rababêtes ; faire le glaumàn.
glaumanderie ; sf. — Propos de glau¬
màn; le défaut de.
glaumià (L.) ; sm. — C. glapità, mâ¬
cher des propos

choire.

glaupà ; v. — Avaler gloutonnement. V.
galfà, glapà, glaf'i; laper.
glaupade ; sf. — Action d'avaler goulû¬
ment ; lapement.
glebà (B.-L.) ; v. — Gazonner; placer
de la glébo.
glebassejà (As.) ; v. — Bavarder.
glebassùt,-ude; adj. — Sol compact,
dur à labourer. Y. glebùt.
glèbe ; sf. — Baguette, scion de moyen¬
ne grosseur
; on en faisait une sorte de pin¬
ce dans les mâchoires de laquelle on intro¬
duisait les chandelles. V. chlrou; de même
la glèbe sert à porter au marché les oiseaux
morts ainsi qu'à d'autres
usages ; même
sens que espléne et
que guitarre; en style
plaisant, signifie encore bonne langue. V.
claquét; outil de tonnelier.
glèbe ; sf. — Glèbe, tranche de terre re¬
tournée par la charrue.
glébo (B.-L.) ; sf. — Gazon, morceau de
terre gazonnée qui serf, à arrêter l'eau, à
l'empêcher de fuir dans une écluse, un
canal, etc.
,

glebùt,-ude ; adj. — Sol dont la glèbe
dure, lourde; en Bar. aussi bavard, c,
qui a « la langue longue ».
glebùt,-Ùdo (B.-L.) ; adj. — Qui est gaest

zonné,-e.

glehét (N. des L.)
(plante).
gléno (H.-A.) ; sf.

; sm.
-—

—

Ixia bulbeux

Crête de volaille,

l'ensemble de la crête et des oreilles et bar¬
billons.

gleràlh ; sm. — Petite glaire, mucosité
glarè.
glerè. — V. glarè.
glère ; sf. — Gravier. C. glarè. N. de p.
glère ; sf. -— Glaire.
gleroùs,-e ; adj. — Glaireux,-euse.
glerùt,-ude ; adj. — Qui a des glaires;
qui est mêlé à des glaires ; rive graveleuse.
glèsio (Lav.); glèyge, glèyse, gliji,
glisie; sf. — Eglise. N. de p. Laglèyze,
Laglisie.
Gens de glèyse, gens d'église, pratiquants,
dévots, bons chrétiens; près de le glèyse,
loegn dou paradis (ou de la misse), près de
l'église, loin du paradis (die.) ; praube coum
il arrat de glèyse, pauvre comme un rat
d'église; blbe de la glèyse, vivre des chari¬
tés des prêtres; chàntre de glèyse, chantre.
gleysè,-re; adj. — Qui est de l'église;
qui fréquente l'église.
claire. C.

�61

GLEYSIA

gleysià, glisià; sin. — Qui est de l'eglise ; domaine de l'église. N. de p. et de 1.
glisià; sm. — Verveine. Cf. berbée,
loysià.
glissà, lissà, eslissà; v. — Glisser.
L'aphérèse lissà est généralement employée
en B. ; on emploie glissà en Basse Big. et
G., bien que lissà y soit aussi usité. V. es
lencà, esli'tà.
glissade ; sf. — Glissade V. eslissade.
glissamén ; sm. — Glissement.
glissàn,-te ; adj. — Glissant,-e. V. eslénc.

glissàyre,-e ; adj. — Glisseur,-euse.
glòbe ; sm. — Globe,
gloc ; sm. ■—• Onom. d'un bruit d'un
corps tombant dans l'eau ; gorgée. V. gloup.
glòhe, gòhe,-e; adj. — Blet,-te. V. capoàt, esglòhe.
glòri, glòrie ; sf. — Gloire.
Dans cette expr. : està de glòri, être du
superflu. Que-ru soy labàt, e n'ère pas de
glòri, je
saire.
aussi

suis lavé, c'était bien néces¬
dit

me

Sous l'influence du français, on

gloère.
glòri (carréje) ; s. — Traîne-gloire,
fat, infatué de soi.
glorià; sm. — Goutte d'eau-de-vie que
l'on met dans la tasse avec le café qui res¬
te. Dans cette expr. : cantà lou Glorià, être
gai, content.
glorià-s, glourià-s ; v. — Se glorifier,
se

vanter.

Dans cette expr. està
pertout coum lou Gloria patri, être partout
comme le « Gloria patri », qui termine tous
—

les psaumes.

gloriéte
din, dans

sf.

;

Tonnelle dans un jar¬
de guinguette. V. gabi¬

—

une cour

net.

glorificà, glourificà; v. — Glorifier.
glorià-s. On dit aussi glourifià.
glorificacioû, glourificacioû ; sf. —

Glorification.

glorificàyre,-e

;

adj.

—

Glorificateur.

-trice.

gloriole; sf.
Gloriole,
glorious, glourioùs,-e
rieux, -euse

;

;

adj.

—

Glo¬

vantard, fat.

Glorieusement,

glose ; sf. — Glose ; faconde,
glouch-glouch, glou-gloutch ; sm. —
Gloussement; onom. du cri de la poulemère.

glougloù ; sm. — Onom. glouglou,
glouhi ; v. — Blettir. V. goufi.
gloum (L.) ; sm. — Peloton, pelote. V.
cusmét.

gloup
bî, boire

—

— Gorgée : bébe û gloup de
gorgée de vin. C. gloc.

; sm.
une

Boire à gorgées

C.

—

GNAFRA

clouque

en

;

glou-

certains

lieux.

glourià-s. — V. glorià-s et dérivés,
glourietàt (G.). — Dans cette expr.
hè

glourietàt,

se

faire gloire, se vanter.
glouriéto (B.-L.) ; sf. — Terrasse, série
de gradins sur une colline, une montagne.
Le t. autrefois employé en B., est tombé
se

désuétude.

en

gloùs,-so (B.-L.). — C. blous, pur.
gloussàri ; sm. — Glossaire,
glout (L.) ; sm .— Crasse du cuir che¬
velu. Cf. glànis, lout.
glout,-o (B.-L.) ; adj. — Qui fond vite,
en
parlant notamment d'une chandelle.
glout; sm. — Trou, précipice, gouffre.
V.

aglout.

gloutoû,-ne; adj. et s.— Glouton,-ne.
V. glapàut, galùtre.
gloutounamén ; adv. — Gloutonne¬
ment.

gloutounerie ; sf. — Gloutonnerie. V.
gouludè.
gluch; sm. — Flaque. V. cslaque.
glufét,-tét. — Petit glut.
glut ; sm. — Petit trou, petit creux ;
lou glut dou gritch, le trou du grillon ; û
glut entà las caniqu.es, un trou pour jouer
aux boules ; lou glut dou carélh, le bec du
chaleil. V. dote.
;

sm.

—

Têtard.

V.

cabàs.

Coup de dent ; morceau
dents.
bouchée de pain ; û gnac de
cd, un coup de dent de chien; nou n'y a
pas qu'à gnac, il n'y en a que peu, une
bouchée; nou n'auras diable gnac! tu n'en
auras pas du tout !
gnacà ; v. — Mordre au propre et au
fig. ; gnacà-s, se mordre.
Que-t bas ha gnacà, tu vas te faire mor¬
dre ; que parle en gnacà, il parle mécham¬
ment; lou sou que gnaque, le soleil est
gnac ; sm.

—

coupé

avec les
Gnac de pâ,

mordant. V. moùrse.

gloriousamén, glouriousamén ; adv.
—

v.

gluturoû (Lav.)

glòria patri.

V.

gloupejà ;
gloter.
glouque.

—

gnacadure

;

cielle, trace de

sf.

—

Morsure

superfi¬

morsure.

gnacassejà. — Fréq. de gnacà.
gnacàt,-ade ; s. — Morsure. V. dentads.

gnacàyre,-e ; s. — Qui mord ; qui a la
qui est mordant en ses propos.
gnacòt ; sm. — Petit coup de dent,
petit morceau.
gnacousseyà (Lav.) ; v. — Manger
par intervalles.
gnacoutejà; v. — Mordiller.
gnafrà ; v. — Blesser, au propre et an
figuré.
dent dure,

�GNAFRE

—

gnàfre ;
mauvais
V.

62

GNlC-GNAC

sm.

—

Sobriquet des savetiers,

gnafre (Os.) ; sf. — Blessure, balafre.
esgnafrà.
gnagàs (L.) ; sm.— Coin aux chiffons,
gnagnàm ; sm. — T. enfantin pour

dire viande,
minaminàm.

chose bonne à manger]. V.

(L.) ; sf. — Minauderie, « ma¬
fr. pop., manière,
gnàgno (G.) ; sf. — Aïeule.
gnàgnou,-gno,-e (Big. G. Bay.) ; s. —
Qui radote; vieux tombés en enfance; par
ext. nigaud, benêt, imbécile, gauche.
gnagnourre (Bay.) ; sf.— Imbécillité ;
gaucherie extrême.
gnam, gniàm (Big. G.). — Corruption
de bam, biàm, voyons: gnam acò, voyons
gnagne

gne » en

.cela.

guer, se moquer.

gnargàyre,-e ; adj. et

s.

—

Grima¬

moqueur.

gnàrgou. — V. gnirgou-gnàrgou.
gnargoussejà ; v. — Parler le gnirgou-gnàrgou.

sf. — Moquerie ; niche ; gri¬
dédaigneuse ; défi lancé insolem¬
ment ;
plaisanterie d'un goût douteux,
tour joué et désagréable.
Nou sap ha que gnargues, il ne sait que
faire des niches ; ue gnargue escousénte,
une mauvaise plaisanterie; gnargue per tu!
Flûte, zut pour toi ! Attrape !
gnarrà ; v. — Ronger avec les dents.
Tandis que l'homonyme arrougagnà a un
sens plus étendu du propre au fig., gnarril
garde un sens exclusif, même quand il si¬
gnifie grommeler.
L'arràt que gnarre, le rat ronge ; quoan
parle que diserén que gnarre, quand il par¬
le, on dirait qu'il grommelle; û os gnarràt.
un os nongé.
gnargue ;

mace

gnarrade ; sf. — Rongeure ; range¬
ment ; coup de dent peu profond, sa trace.
Cf. esgnarràt.
gnarràyre,-e ; adj. — Rongeur,-euse ;
s'applique parfois, mais rarement à quel¬
qu'un qui mâchonne en parlant ou grom¬
melle.

sf. — Les dents en style fami¬
lier, plaisant ; dent incisive. V. hèrre, garre.
Abé boune gnarre, avoir de bonnes dents,
un solide
appétit; n'être pas délicat sur la
qualité de la nourriture.
gnàrro (I.av.) ; sf. — Résidu du petit
gnarre ;

lait.

— G. gnarràyre; t. inju¬
Bayonne, notamment à l'adresse
des juifs ; ailleurs signifie aussi bougon ; en
Lav., qui parle du nez.
Qu'ey û le gnàrrou, c'est un mauvais

a

coucheur.

gnarrùt,-ude ; adj.
bonnes

Pourvu,-e de

—

incisives, de bonnes dents.

gnascà,-pà ; v. — Mâcher, mâchonner:
pignocher ; de quelqu'un qui a la langue
embarrassée pour parler on dit : que semble
que gnàspe, on dirait qu'il mâche; nou Val
y a pas gnaspàt, il ne lui a pas mâché la
vérité, les mots; que las gnasque haut, il
porte haut, il a des prétentions.
gnascadoù, gnaspadoù,-re ; adj. —
Mâcheur,-eusa, qui mâchonne.
gnascadìs,-padìs ; sm. — Chose mâ¬
chée.

gnascadure,-padure ; sf.

(L.) ; sf. — Anse. Cf. ance,
janst, allasse, hiace.
gnaque-lèu ; s. des 2 g. — Litt. mord
vite ; se dit d'un chien méchant.
gnargà ; v. ■— Faire des niches, nar¬
gnance

cier,-ère, insolent et

gnàrrou,-re.

rieux

cordonnier.

mâcher ; aliment

—

Action de

mâché.

gnaspe-haut,-e (L.) ; s. — Hautain,-e,
en style familier. V. grandoùs.
gnau (L.) ; sm. — Garde, surveillant ; ha
lou gnau, surveiller, guetter.
gnau; sm. — Onom. du miaulement du
chat, d'un aboi plaintif.
gnauïcà (H.-A.) ; v. — C. gnaulà, avec

vaniteux,

un sens

de dim.

gnaulà

; v.

Miauler ; aboyer, japper.

—

V. miaulà.

gnaulade ; sf. — Miaulement ; aboi.
gnauladoù,-re ; adj. — Aboyeur,-euse ;
qui miaule.
gnaulère ; sf. — Miaulements, aboie¬
ments ; en style plaisant, manie de geindre,
de gémir.
gnaulét ; sm. — Miaulement ; aboie¬
ment; ironiquement, s'applique aux cris
des personnes.

gn'àute. — V. à la lettre U, l'art, û, ue
gnè (Neste) ; sm. — Nid, gîte,
gnè ; sm. — Interj. pour faire patienter
une

bête ; cri dont on accompagne

certaines

grimaces.

gnebrà (Lav.) ; sm.
gnèbre, gnèbre;

—

s.

Genévrière.
C. genèbre,

—

cade.

gnèbre (L.)

sf.

;

—

Genêt

en

divers

li"ux. V. gneste.

gnestà, gnéste ; gnèsto (Big. G.).
C.

gestà, geste.
gnèstro (Lav.)

mes

;

sf.

—

—

Fenêtre ; les for¬
également usi¬

arrièstro et hièstro sont

tées. Cf.

frinèste.

gnic-gnàc;

sm.

l'on

—

Onom. des pouilles
bafouillage en

se dit en discutant,
discussion ; difficulté.

que

Cournençà per û gnic-gnac e fenl per la
gnique-gnaque, commencer par des mots
sans importance et finir par des insultes ou
des coups; abé lous souliis en gnic-gnac,
avoir les souliers

en

mauvais état.

�GNICOU-GN ACOU

gnicou-gnàcou ; sm. — Mêli-mêlo de
paroles, notammenl dans une altercation,
dans un racontar; désordre; le t. a, géné¬
ralement, un sens péjoratif.
Que. y a û gnlcou-gnàcou en aquet ahà!
Il y a un mêli-mêlo en cette affaire!
gnicou-gnàcou ; sm. — Onom. du mâ¬
chonnement, du jeu pt du bruit des dents
quand on mâche.
Ço qui bién de rlfou-ràfou que s'en ba
per gnicou-gnàcou, ce que l'on a chipé s'en
va en bombance ; mais le dicton s'applique
dans des cas divers avec la signification que
l'on donne au die. fr. : ce qui vient par la
llûte s'en va par le tambour; ha au gnlcougnàcou, te disputer, se dire des choses désa¬
gréables. V. gnique-gnaque.
gniébrè (M4). — C. gnebrà.
gnigàyre (L.) ; sm. -—- Boucher spécia¬
lisé dans la vente de la viande des ovins.

glligue (L.) ; sf. — Gigot de brebis dm
coriace. V. gigue.
gnigue-gnigue ; s. des 2 g. — Onom.
pour imiter le crin-crin, la scie, le bruit de
li cigale, zigue-zigue.
E lou briulounàyre dab soun gnigue-gnigue
Autâ plâ que hase dansà
et

Et le violoneux

avec son

crin-crin faisait

danser tout de même.

gnique-gnaque ; sf.— Discussion morsens de asti-

dante; prend toutefois aussi le
cotage.
à

Ha

la

gnique-gnaque, se quereller,
n'ey que gniquegnaques, tout cela n'est que pointes mali¬
cieuses. V. gnlcou-gnaque.
gnique-la-gnaque ; s. — Grincheux,
-CUS3, malicieux, mauvaise langue, méchant
bougre.
gnirgou ; sm. — Jargon, baragouinage;
défaut d'articulation ; on dit aussi gnlrgougnàrgou.
Que parlabe û gnirgou francimàn à nou
pas l'enténe, il parlait un français jargonné
qu'on ne comprenait pas.
gniròc (L.) ; sm.— Poignée de n'impor¬
te quoi: brindilles, herbes, laine. V. maguch.e, pugnàt.
gniscà. — C. ahiscà, exciter; agacer;
railler, défier: gniscà la malaudie, défier la
maladie (Baudorre).
gniscadoù,-re ; adj. et s.— Agaçant,-e;
s'entre-déchirer ; tout acò

excitateur.
—

gnoc,

épais,

gras

contusion ;
une

adj.

Terrassé,-e,
à lard; sot,-e, borné.
gnòcou,-que ; s. — Gnole,
éraflure faite à une toupie par

gnoque ;

gnoc,

autre. V.

—

mac.

gnoque, gnosque; sf. — Bosse,
et, par anal. tas. V. mougnòc.

Qu'a
touts

bigne

gnoque, il a une bigne ; qu'èren
gnoque, ils étaient tous en tas.

ne

en

gnorle.

— C. rniorlr.
(L.). — C. gnarre, dentition,
gnouét (Arm.) ; sm.— Goret. Cf. gourrî.
gnoufle, lhoufle ; sf. — Vesse. Y.

gnorre

bechie, bénie.

gnoùgno

;

aussi dévote,
fois le rnasc.

(Hte-Big.) ; sf. — Niaise et
benoîte. On emploie quelque¬
gnoùgnou, pour un niais.

gnourgà ;
bougonner.
gnourrà ;

v.
v.

—

—

Mâcher difficilement ;
Grogner

en

parlant du

porc.

sf. -— Callosité, grosseur, bi¬
V. catche, bougne; jeune truie.
gnourrét, gnoùrrou ; sm. — Sur¬
nom, sobriquet du goret. V. gourrî; cri,
grognement du pourceau.
gnoùrrou; sm. — Onom. du grogne¬
ment du goret; on appelle celui-ci en di¬
sant : gnoùrrou, gnoùrrou, iè, çày, petit,
gnourre ;

gne.

tiens, viens.

gnourrùt,-ude; adj.

—

Calleux,-euse.

Cf. catchùt.

goà, goàt.

—

C.

ga,

gué; canal

en

certains lieux.

goadàgn ; sm. — Gain, profit. V. gagn.
goadagnà. — V. gagnà et dérivés,
goalhà ; v. — Gouailler.
goalhàr. — V. galhàr et dérivés,
goalhàr (Os.). — C. boulàr; causseis de
goalhàr ou de boulàr: qu'ey parié, des
chausses de goalhàr ou de boulàr c'est la
même chose.

goalhardejà ; v. — Faire le gaillard ;
gaillard, fort ; croître avec force et
vigueur.
goalhe ; sf. -— Brocard, moquerie, ma¬
lice en paroles, raillerie; en Lav. vanterie.
Tirà goalhes, railler, se moquer de,
gouailler.
goalhè,-ère ; adj. — Qui est à l'unis¬
devenir

son,

de niveau;

moqueur,-euse.

goàn(t). — C. gan, gant,
goanò ; sm. — Guano ; les paysans ap¬
pellent goand toute espèce d'engrais qui
n'est pas

du fumier de ferme,
goantelét; sm. — Gantelet,
goapà ; v. — Agir en gouape, courir les

cabarets.

goape ;

gnitegnarougne, gnitegnarre (L.) ;
sf.
Oiseau fantastisque des conles de fée.

GOARDÉTE

—

sf.

—

Gouape,

paresseux

et bu¬

veur/.

goaperie ; sf. — Les gouapes ; beuverie.
goàpou,-e ; s. — Gros bonnet, person¬
nage d'importance; ne s'applique guère
que dans le sens de personne qui veut se
donner l'air important, qui fait le beau, le
fier.

goaranti. — C. garanti et dérivés,
goardà. — V. gardà et dérivés,
goardéte; sf. — Femme ou fille de
garde. N. de p. Lagoardéte.

�GOARI

GOR

—

64

goarì. — V. g an, et dérivés,
goarnache ; sm. — Grenache, vin es
pagnol.
goarni. — C. garni et dérivés,
goarpì, gourpi; v. — Harasser, fati¬
guer beaucoup, éreinter.
goarre (As.). — C. garre, jarret.
goarrè,-re; adj, — Se dit d'un animal
dont les jambes de derrière s'entrecho¬
quent. C. garrèl.
goarrè ; sm. — Force musculaire. V.
goavràt.
goàrrou (As.).
.

goarrùmi.

et vaillance

De

—

C. garròt.
C. goarrè, force, vigueur
—

réunis.

goarrùmi

a ci tout que-s quilhe, tout
vigueur (Al Gartcro).
goarrùt,-ude ; adj. -— Fort,-e, musclé,
ragot.
goart; sm. —Jars. Cf. gulrou, gairòt.
goasardà (Lom.). — C. goardà, garder,
goàspou. — C. goàpou.
goastà. — V. gastà et dérivés,
goàt, goàu (As. Bar.). — C. gà, gué.
Jean de Garros donne à goaà le sens fig. :
Reys e pràubes à medich goàu, riches et
pauvres sur le même pied, ensemble, au

ici est forte et

même passage,

goàyre ; gàyre (Big.) ; adv. — Guère,
guéries, peu, presque point.
Nou n'y a pas goàyre, il n'y en a
pas
beaucoup, il y en a peu ; n'èren pas goàyres, ils n'étaient pas nombreux ; n'ey pas
goàyre la pêne, ce n'est guère utiLe; ce
n'est guère la peius ; nou bau pas goàyre,
cela ne vaut pas cher ; nou s'en a pas man¬
cat goàyre, il s'en est fallu de peu.
V. hère.
goaytà. — V. gaytà et dérivés.
goaytoùn,-e (L.) ; s. — Guetteur,-euse,
petit pâtre.
gobe; sf. — Flaque, trou. V. gaube.
gobe (Bas-Arm.) ; sf. — Niche, cachette.
V. cobe.

pe

gobèu, goubèu ; sm. — Gobelet, cou¬
(vieux). V. got,.
goc (Lav.). — C. gobèu,; le goc était en

bois,

généralement.

gode (Or. Chai.)
près.

; sm. — Dans cette ex¬
ha la gode, faire le beau, se pavaner,

faire la

roue.

L'amourous que
Coiim û paboû

hasè la gode
qui hè l'arrode.

L'amoureux faisait le

beau

comme

paon qui fait la roue ; n'ey pas la péne
t'en ha la gode, ce n'est pas la peine
faire le lier de.

goè

; sm.

—

goè. — C. goà, gué.
goèc, giièc (G. Big.)

; sm.

Pinson

—

des Ardcnnes.

Syn. zoèc, zuèc.
goélh. —• C. oélh, œil, vers Or. et la
Chai, et en quelques lieux de la M'. Vert,
l'E. de la Big. on dit giiélh.
goelhassà, güelhassà (Aure) ; sm. —
Pou, tique des ovins. V. labàr.
goélho (M4 Big.) ; sf. — Brebis. V.
o.ulhe, auélhe.

goerdà, gardà (E. Big.) ;
espià.
goèrdi, oèrdi (M4) ; sm.

v.

—

Regar¬

der. Y.

—

Orge. Cf.

balhàrc..

goèrre. — V. guerre et dérivés,
goéu (Chai. L. M'). — C. oéu, œuf.
goéy, goèy ; sm. — Chagrin, peine,
ennui; adj. malheureux, chagriné.
A rrié nou-m goaréch lou me goéy, rien
ne guérit ma peine ; nou poudi droumi,
tan
me troubàbi goèy, je ne pouvais
dormir
tant

je

trouvais malheureux.
(Chai. Bay.). — C. oéy, aujour¬

me

goey
d'hui.

goèyt,-e.

— C. gayt,-e.
goèytà. — V. gaytà et dérivés,
goeytà (As.). — Forme de boeytà.
goeyterè. — C. gaytadoù.
goeytère ; sf. — Avec le v. ha. : ha la
goeytère, être aux aguets,
goèytou. — C. gaytadoù, sentinelle,
gog (Bay. L.) ; sm. — Gras, lard qu'on
emploie pour faire le boudin ; le boudin
lui-même. Dim. gouguét.
gogò (à) ; loc. adv. — En abondance,
gogue (Bav. L.) ; sf. •— Gogue ; chair,
mixture pou,r le boudin, le boudin même.
V. gougale. Au fig. personne molle.
gòhe,-e ; adj. — Blet,-te. V. glòhe;
dans le G. aussi imbibé, trempé.
Està gòhe de sudoù, être
trempé de sueur.
V. gouhà.
gòhi,-io (Lav.); adj. et s. — Mouillé,-e,
trempé;
Boutà at gòhi, mettre le linge à tremper
avant la lessive; hicà-s eras abàreos at
gòhi,
se préparer
pour un voyage.
golarroùy (Os.) ; sm. — Rouge-gorge.
Syn. arplt, cot-arroùy, guibe-rouy, gou-

lòch.

un

de
de

Bassin situé près d'une fon¬

gòlis,
arredoullt

gòlits;
coum

û

sm.

comme un

rouge-gorge.

golse, gosse (Bas-Arm.)
V. cabòs, pème.

;

sf.

—

Silique,

gousse.

taine et servant d'abreuvoir ou de lavoir et
aussi bassin de fontaine appelé tus en cer¬
tains lieux.

de.

goè, goère. — Pour oè, oère, vois,
garde, en certains lieux.

caute-cot, esquinance.

re¬

Rouge-gorge;

•—

gòlis, frileux

gome ; sf. — Gomme,
gone ; sf. — Jupe, robe (vx) ; v. gounégor

(Lav.)

; sm.

—

Esquinancie. V.

es-

�GORJE

65

gorje ; sf.

Gorge. V. cane, ganurre.
gorge de montagne. V.

—

Gueule, bouche,

goulét.

gorje-birà

; v.

Tordre le cou ; tuer

—

gloutonnement,
gorje-birà-s, chanter à tuetête, s'égosiller; faire effort pour vomir;

en

tordant le cou; manger

tordre et avaler ;
ahaner.

Que s'y gorje-bire, il fait un terrible
effort ; gorje-birà-s lou bé, manger tout son
bien.

et

gorje-lis,-se ; adj. et s. — Gourmand,-e
glouton à la fois ; au fig. qui avale des

couleuvres

gorme

peu susceptible.
Gourme des bêtes ;

broncher,

sans

(Bar.)

;

sf.

espèce de morve.
gorme (L.) ; sf.

—

—

Grosse voix

; grosse

gorge.

gorre ;

sf.

—

Boule,

cochonnet.

V.

fjourre.

gorre (L.) ; sf. — Mauvais temps ; par
extension, l'automne. V. agòr.

gorrebàt;

sm.

—

Tapage, tumulte, ba¬

garre.

gorrebàte, esgorrobàte ; v. — Tapager ; battre la campagne, délirer en parlant
d'un malade qui gesticule en délirant; par
ext., travailler dur, trimer.

gòrrou, gorre (M4) ; s. — Bonnet de
qu'on portait autrefois et que le berret a remplacé; n'est plus employé aujour¬
d'hui que comme bonnet de nuit.
gòrso (B.-L.) ; sf. — Précipice, ravin au
fond duquel coule un cours d'eau. V. agalorce, galigorce. N. de p. Corse-, Lagorce.
gos. — V. gous, chien,
gòsso (G.) ; sf. — Gousse, cayeu. C.
dosse, tosse, pèrne.
got; sm. — Gobelet, coupe, verre. Cf.
goubèu.
got; sm. — Extrémité du gros intestin
du porc, particulièrement.
Svn. Irip-pourquè, trip-pudén. C'est le
« boyau culier » dé Rabelais,
gotchère, goutchère. — C. gauchère.
gòtou (G.) ; sm. — Geai. Cf. gay.
goubaste. — Forme de gaubaste.
goubaste; sf. — Nèfle. Cf. guirauaste,
laine

mésple.

goubastè ;

sm.

—

Néflier ; lieu planté de

néfliers.

goubelét, goubèu ; sm. — Gobelet ; v.
got; petit creux dans la terre. V. glu!.
goubeletà ; v. — Gobelottcr, boire et
trinquer.
goubeletàt,-ade ; s. — Contenu d'un
gobelet, verre plein.
goubeletàyre ; sm. — Marchand, fabri¬
cant de gobelets ; buveur.
goubeletejà. — Fréq. de goubeletà.
goubeletòt,-toû ; sm.
Petit gobelet.
—

goubèr(n)

; sm.

—

—

GOUDOUFLE

Gouvernement, di¬

rection, administration.
Tiéne lou goubèr, avoir

la

direction

;

administre
bien ; està de machàn goubèr, être difficile
à gouverner, à guider, être rétif. V. gouaquiu

que y a

goubèr, là,

on

bèrne.

; v. — Gouverner, adminis¬
diriger, régir, conduire, ménager, soi¬
gner, élever; goubernà-s, se gouverner, se
maîtriser ; être économe de son bien.
Goubernà la maysoû, administrer le mé¬
nage ; dechà-s goubernà, se laisser guider ;
qu'ey aysit dou goubernà, il est facile à

goubernà

trer,

conduire.

goubernàble,-e; adj. — Gouvernable.
goubernadoù,-re ; adj. et s. — Ména¬
ger,-ère, économe. C.

goubernàyre, gou¬

verneur.

goubernamén

; sm.

—

Gouvernement

;

style plaisant, le mari appelle parfois sa
femme lou me goubernamén.
goubernàn,-te ; adj. — Gouvernant,-e ;

en

économe.

goubernante ; sf. — Gouvernante, do¬
mestique de curé.
goubernàyre,-e; adj. — Qui gouver¬
ne ; dirigeant,-e ; économe.
goubèrne ; sf. — Gouverne, règle de
conduite ; administration. V. goubèr.
gouch (Big. G.). — Forme de gous,
goût.
goudagne,-dougne. — C. gaubaste.
goudale ; sf. — Métathèse probable de
goulade ; chabrot, mélange de potage et de
vin ; à Bay. pâtée claire de son et de farine
pour les bêtes, pour les pourceaux.
Un porc croumperèy à le haie;
De glan, de bnen e de goudale
Qu'on nourirèy cinq ou chis mes.
J'achèterai un porc à la halle; de son
ei de « goudale » je le nourrirai cinq ou
six mois (Batbedat).
goudalejà ; v. — Gogailler.
goudalère ; sf. — Potage peu délicat.
goudaléte,-lote ; sf. — Petite goudale.
goudàlh ; sm. — Tarier motteux.
Svn. aluquét, crec.
goudeslàt,-ade ; adj. — Gonflé,-e
d'orgueil (vient de gode).
goudî (Lav.) ; sm. — Repas pris en ca¬
chette.

goudilhà ; v. — T. de marine, naviguer
godille ; par ext. haler, traîner.
goudilhe ; sf. — T. de marine, godille ;

à la

corde de

halage.
goudinàyre,-o (Lav.); adj. et

Qui aime à

manger sa

s.

—

part.

goudofle (L.)

; sf. — Enflure, gonfle¬
ampoule. Conf. avec le lat. gotteflus.
goudouflà-S (L.) ; v. — Se boursoufler,
se gonfler.
goudoufle. -— C. goudofle et goudùfló.

ment,

5

�GOUDOUGNÏS

66

GOUJATEYA

—

goudougnìs,-dougne.— C. goudagne.
goudouhi. — C. goaji, confire,
goudouliu. — C. couioulla.
goudoumàrre,-o (Lom.) ; s. — Gros¬
sier personnage, malotru, ours mal léché.
Même sens en provençal.
gouduflà-s (L.). — C. goudouflà-s.
gouduflàt ; sm. — Coup de toupie ;
soufflet, en style plaisant.
goudùflo (Big. G.). — V. gaudùflo.
gouène (G.-M.) ; sf. — Mouette cendrée,
goéland à trois doigts (larus tridactylus) ?
gouèrou (L.iv.) ; sm. — Galant, amou¬
qui courtise.
gouèrpou (Lav.) ; sm. — Coup de
poing.
gouf (G.-M.) ; sm. — Gouffre, abîme.
J.ou gouf de Cupbretoùn, le gouffre de
Capbreton (L.). Le félibre J. Duboscq, a
pris le pseudonyme de Yan dou Gouf. V.
reux

gourg.

goufi; v. — Confire, blettir; tenir
chaudement ; conserver avec soin ; dans ce
dernier sens, le t. a souvent une nuance
ironique, moqueuse ; goufi-s, se confire ; au
lig. devenir bouffi, mol.
goufide ; sf. — Action de bletlir.
goufrà ; v. — Gaufrer.

gongagnà,-lhà ;

v.

Gogailler, faire

—

bombance.

gougagne

(Os.)

;

sf.

—

Abondance de

une réunion, une
(vx. fr. gogalhe). V. hartère.
gougale (As.) ; sf. — Boudin. V. gogue ;
ailleurs, galle du chêne. V. cascorre.

nourriture, chère lie dans

fête

boun;

gougn, goun,

(L.) ; sf.
gard d'une femme;
gougne

—

en

sm.

—

Gond,

T. injurieux à l'é¬
Rouergue, signifie

truie.

gouguét (Bay.)
brouet.

; sm.

—

Petit boudin.

V. gog ;

; sm. pl. — Les
l'on prépare avec les abatlis de porc: boudin, andouilles, elc.
gougoulùt,-ùdo (B.-L.) ; adj. et s. —
Goitreux,-euse. Cf. gaberàt.
gougnidà (H.-Big.). — C. gouijriulà.
gouguét. — V. gog.
gouhà ; gouhi (Big.) ; v. — Mouiller ;
action du temps lourd, orageux; goulià-s,
se mouiller, se tremper. V. gòlie, gòlii.
Que-m soy gouhàt, je me suis mouillé;
que hè à tems que gohe, il fait une tempé¬

gougoulissoûs (B.-L.)

mets divers que

rature

étouffante.

gouhadàs,-se

;

adj.

et

s.

—

Très

mouillé,-e.

gouhade,-hide ; sf.
la pluie, soit par la
gouhadé,-re ; adj.

par

trempe.

—

Trempée soit

sueur.
—

Qui

mouille,

gouhadis ; sm. — Ce qui est mouillé,-e,
trempé, qui regorge d'eau ; temps très hu¬
mide

ou

très lourd et chaud.

gouhàn, gouhoù,-hasse ; s. — Touf¬
feur, temps chaud et lourd. V. caumàs,
gouhàn,-te; adj. — Mouillant,-e.
gouhasse ; sf.— Frcq. augm. de gouhe.
gouhassejà ; v. — Fréq. de gouhà,
dim. Que, gouhasséje, il
avec
un sens de
pleuvine.
gouhatè ; sm. — C. gouhe.
gouhatère ; sf. — Temps humide, plu¬
vieux, qui se prolonge; trempée. Fréq. de
gouhe.

gouhe, gouhoù ; sf. — Temps chaud et
touffeur, température moite. Cf.

lourd,

caumàs.

Que hè gouhe, il fait lourd ; la gouhoà
qu'ey mâchante, le temps lourd (qu'il fait)
est désagréable, fatigant.
gouhi ; v. — Mitonner. C. goufi.
gouhi (Hte-Big.). — C. gouhà, mouiller
et dérivés ; en B. prend aussi le sens de
humecter.

gouhidé,-re ; adj. — Se dit du fruit
à être confit, conservé.
gouhit,-ide ; adj. — Qui est en moiteur
par suite de la touffeur, comme confit ; en
propre

llt-e-Big. mouillé,-e. V. goujlt.

gouhoèlo (Lav.). — C. coquèle.
gouhoù, gouhoùr,-nè. — C. gouhàn,
gouhe.

gouhourroùy;
peau échauffée,
lées. V. garroèy.

de

sm. —
crasse

Relent, odeur de
sueur mê¬

et de

gouhure ; sf. — Mouillure,
goujàt ; sm. — Jeune homme, garçon
qui n'est plus adolescent.
goujatalhe ; sf. — Bande de jeunes
gens ; le t. est désobligeant.
gOUjatàs,-se. — Augm. péjor. de
goujàt,-e, gros garçon, grosse fille.
goujatassè,-re. — Fréq. augm. de
goujatè,-rc (i) ; on dit aussi goujatassàyre,-e.

goujate ; sf. — Jeune fille nubile.
Goujales, auques c pourcèts à demià,
beslià! Jeunes lilles, oies et pourconduire, difficile affaire I (die.).
goujatè ; sm. •— Garçon qui recherche
les jeunes filles.
goujatère ; sf. — Jeune fille qui re¬
machàn
à

oraux

cherche les garçons, se

plaît en leur com¬
pagnie.
goujatère. — C. goujatalhe.
goujatét,-tôt,-toû,-e ; s. — Petit jeune
homme, petite jeune fille.
goujateyà ; v. — Pour les garçons, fré¬
quenter les filles et pour les filles, recher¬
cher, fréquenter les garçons. Augm. goujatasseyà.

�67

gouje

GOUJE

sf. — Servante, femme placée
chambrière, ustensile de cuisine
qu'on suspend à la crémaillère; gouge.
goujéte,-jote ; sf. — Petite servante,
goujoùn (G.) ; sm. — Jeune garçon ;
dim. de goujàt. Cf. goujatoû.
goulà, goulàdje; sm. — Chair grasse,
lard qui entoure le cou du porc ; en style
plaisant, cou d'une personne très grasse.
Qu'aberé besoúgn dus carésmes
Enta l'abachà lou goulà.
à

11 lui faudrait deux carêmes pour que son
diminue (Chanson de noce).

oou

goulade

; sf.— Coulée. V. gouâulc.; l'en¬
goulà.
goule; sf. — Coule; défilé étroit, pier¬
reux à la crête des
montagnes ; rigole ; trou
semble du

d'eau, fondrière. V. gourg.

goulét

— Trouée en montagne par
les oiseaux migrateurs ; courant
d'air habituel dans un vallon, un défilé.
goulh, gulh (M' Big.). — C. joulh,

; sm.

où passent

genou.

goulhe (L.)
Ha goulhes,

sf.

— Boursouflure.
boursoufler1 en parlant
d'un habit t,rop ample.
goulhiroû, goulhoû (Artix). — V.
gouloù.
goulibàut,-o (Lom.) ; s. — Goinfre. On
dit aussi goulifàut. Cf. galipàut.
goulifà (Bay. Lom.) ; v. — Bâfrer,
manger goulûment. V. galjà, galofe.
goulifàut,-e (Bay.). — C. goulibàut.
goulôch ; sm. — llouge-gorge. V. golarroùy.
gouloù,-lhoù,-lhiroû ; sm. — Abcès
particulier aux chèvres.
goulòy,-e (Bay. L.) ; adj. — Bouffi,-e;
se dit d'un oiseau dont les
plumes sont hé¬

;

se

rissées.

en un

iiouràt,

hérissé, transi, se cacher dans un
(Lagiiavère).
goulssà (G.) ; v. — Frotter d'ail. V.
tout

trou

doussà.

goulssàdo (G.) ; gouchade (N. des
L.) ; sf. — Croûte de pain frottée d'ail. V
regalét.
goùlso (G.). — C. gòsso.
gouludamén ; adv.
Goulûment.
gouludàs,-se ; adj. — Glouton,-ne,
gros goulu, goinfre ; avare, cupide, avide.
gouludè,-désse ; s. ■— Gloutonnerie;
voracité ; avidité extrême,
cupidité.
Quin gouludè! Quelle voracité! Qu'at
boulei*é tout soùnque per gouludè, il vou¬
—

drai! tout, tant il est avid'e de richesse.

goulùm (Os.)
profond où il

; v.
d'un arbre
la gomme.

dit
d

;

; sm.

y a

des

—

Masse d'eau, trou

remous.

goulùt,-ude ; adj. ot s.
goinfre, avide, avare cupide,
goum, goun ;

sm.

—

Cf. boulùrn.
—

Gond.

Goulu,-e,

Gommer; gournà-s, se
qui prend la maladie dite

—

goumàrt (L.)

; sm.

—

Espèce de canard

sauvage.

goumassè,-re ; adj.

—

Gourmand,-e

en

cachette.

goumechòt (N. des L.).

—

C. goumi-

chét.

gouilli (L.).

—

C. bournl, vomir, et dé¬

rivés.

goumichét (G.). — C. camichét, pelote,
goumilhe (G.-M.) ; sf. — Repas de gala
que l'armateur, après la saison de pêche,
lionne

aux

matelots.

goumoùs,-e, goumùt,-ude; adj.
Gommé,-e, qui a de la gomme,
goun. •— V. goum; v. gahl.
goùndo (G.) ; sf. — Rosse,
goundroû ; sm. — Goudron,
goundrounà, boundrounà; v.

-

—

Goudronner.

goundrounàyre,-e ; s.— Fabricant,-e ;
goudron ; qui goudronne. Sobriquet des
gens d'Escource (L.).
gounéde, gounèle; sf. — Casaque
d'homme, robe de femme. V. gone.
gounèle ; sf. — Couturière de robes
(vieux). N. de p. Lagonelle.
gounflà ; v. — Gonfler. V. eslà.
gounflamén; sm. — Gonflement.
gounliè,-ro; adj. — Fort,-e, robuslo ;
û chibàu gounliè, un fort cheval. V. rounde

tiè.

gounliè,-ro

; adj. et s. — Grosse mou¬
qui est gros moulu.
gouòu (Marensin). — Forme de oéu,

lure;

ce

œuf.

goupîlh;

lia, toui goiilòy, s'escoùne
va

goumà

;

gages ;

COUUGAND1Ë

—

Goupillon, petit balai;
(par corrup. de poupilh).
goupilh, goupîlh. — Forme de boupélh, prêle.
goupilhà; v. — Goupiller,
goupilhe ; sf. — Goupille, t. technique,
goupilhe (Gr. E.) ; sf. •— Ajonc nain,
gourbét ; sm. — Roseau des sables
(arundo arenaria Lin.) ; il est employé dans
les L. pour fixer les sables. V. oyat.
gourbiste, gurbiste; sf. — Corbeille,
panier des pêcheurs. V. gurbisso, biscorje.
gourdagne ; sf. — Mauvais temps, grèI", grésil, neige.
gourg,-gue;
s.
—
Gouffre, abîme
d'eau; creux profond. Y. gourgue.
gourgà ; (G.) ; v. — Mépriser (vieux),
gourgade; sf. — Flaque d'eau assez
sm.

—

sucette de biboron

profonde.

gourgandejà,-diéjà (Os.) ; v. — Vaga¬
bonder, courir l'aventure.
gourgandiè,-re (Os.) ; s.— Aventurier,
-ère.

�GOlíRGAS

68

GOURMANDE

—

gourgàs,-asse

;

s.

Vilain gouffre,

—

abîme d'eau sinistre.

gourgàt. — G. gourg, avec un sens de
parfois.
goùrgo (G.) ; sf. — Mépris, moquerie
méprisante (vieux).
gourgòt,-e,-guét,-e ; s. — Petit gourg,
tiou d'eau, flaque.
gourgoùlh ; sm. — Tournoiement
d'eau, remous; bruit du remous; roule¬
ment de voix dans le chant, gazouillement,
ramage
d'oiseau; léger bouillonnement,
son bruit ; s'emploie aussi avec le sens de
arrangoùlh, râle ; gargouillement dans la
gorge. V. gargoùlh.
gourgoulhà ; v. — Action d'un gour¬
goùlh. Fréq. gourgoulhejà.
,
gourgoulhère ; sf. — Fréq. augm. de
gouiigoùlh et de gourgoulhls.
gourgoulhis ; sm. — Murmure, ga¬
zouillis, léger gazouillement; friselis d'un
ruisseau, bouillonnement léger d'une sour¬

dim.

V. bourboû.

ce.

gourgoÙs,-e; adj. — Où il y a une
gourgue; marécageux,-euse.
gourgoÙS,-0 (Rus.) ; s. — Fier,-e, or¬
gueilleux. V. mourgoùs.
gourgoutà,-tejà ; v. — G. gourlutà.
gourgue ; sf.— V. gourg ; désigne aussi
une mare, un bourbier profond et dange¬
reux tandis que le gourg ne suppose pas de
fond vaseux. N. de p. Gourgue, Lasgourgues, Lesgourgues.
En Az., goùrga signifie aussi les latrines
et un petit lac.
gourguè,-re ; s. — Rourbier, trou où
l'on s'embourbe.

gourguejà

; v.

Murmurer, gazouil¬

—

ler, faire des roulades ; par anal, bien
ler, parler agréablement et facilement.

gourguejade

;

sf.

—

par¬

Roulade, fioriture

dans le chant.

gourguejàyre,-o ; adj.
le,

murmure.

—

Qui gazouil¬

,

gaujoùs arrlu gourguejàyre
hasèn rampèu,:
Au murmure du ruisseau jaseuil, les oi¬
seaux mêlaient leurs gazouillements (S. P.).
gourguejèt; sm. — Le coup de gosier
de l'oiseau; doux murmure de l'eau cou¬
Au

Lous ausèts que

rante.

gourguét,-e;

s.

gourlùp,-lùt

— G.
garlap, avec
signifie aussi le gru¬
meau de la pâte, de la bouillie, mais dans
ce cas,
on dit plutôt gourlutoû. V. gourrullioû, grulh.
gOurlupà,-tà ; v. — Action de la pâte,
de la bouillie, du potage en ébullition vive;
signifie aussi bouillcr avec le bec ou le
grouin, barboter, en parlant des palmipè¬
des, grouiller, gargouiller.
gourlupade ; sf. — Fort bouillonne¬
ment de la pâte, du potage,
gourlùt. — V. gourlùp (2).
gourlutà ; v. — Rouillir à gros bouil¬
lons, avec bruit, bouillonner bruyamment.
V. gourlupà.
gourlutade ; sf. — Bouillonnement ;
une

—

Petit

gourg,

petite

gourgue.

nuance

les, des coudriers. V. charlite.

gourlidoùn,-e (Chai.)

;

adj.

—

Plai¬

sant,-e.

gourlin (G.-M.) ; sm. — Le perlon
grondin (poisson),
gourlùp. — C. c.hourlùp.

ls aussi

appe¬

sm.

action, de bouiller.

gourlutàdje

;

sm.

—

Action de

gour¬

lutà.

gourlutàyre,-e

—
Se dit d'un
bruit, d'un pore
qui souffle beaucoup en mangeant la pâtée,
d'une source qui jaillit en bouillonnant,
gourlutoû. — V. gourlùp (2).
gourmàlh (M*) ; gourmày (Lav.) ; sm.

;

adj.

mangeur qui mange avec

—

Mentonnière ; sorte de fraise. V. goync.

gourmàn,-de,-te; adj. et s. — Gour¬
mand,-e, friand, délicat, difficile; goulu,
vorace ; sobriquet
des gens de Beuste (B.-P.)
Dans la région d'Artix (B.-P.), gourmàn
désigne aussi un individu chargé de tous
les vices.
Gourmàn

coum padère, gourmand com¬
poêle, très gourmand ; on dit aussi :
qu'ey û gourmàn padère; lous céps que
soun gourmàns, les cèpes réclament beau¬
coup d'huile; arrasims gourmàns, raisins
de fine qualité ; gourmàn coum il câ de
jùdje, de bouché, gourmand comme un
cliicn de juge, de boucher.
gourmàn; sm. — T. d'arboriculture,
pousse parasite.
gourmandà,-dejà ; v. — Gourmander,
traiter avec dureté (lit.).
gourmandalhe ; sf. — Les gourmands,
les goulus ; le vice de la gourmandise. V.
gourmande.
Nou y a que gourmandalhe, il n'y a que
me

une

des

gourmands

;

acò, n'at bos

pas per gour¬

mandalhe, cela, tu le refuses par trop de

gourmandise.
gourmandàs,-se; adj. — Gros gour
mand, grosse gourmande.
gourmandàu (As.) ; gourmandè,-tè ;
sm.
Gourmandise; vice de gourmand;
V. gourmandalhe.
gourmandè ; sm. — Le péché de gour¬
mandise ; gourmandise excessive ; friandise.
Mourl-s de gourmandè, être extrême¬
ment gourmand;
aço qu'ey gourmandè,
ceci c'est de la friandise, un mets de gour¬
mand ; à la fî, que pourtèn lous gourman¬
des, à la fin (du repas), on apporta les des¬
serts gourmands. Cf. gourmandis.
—

gourguilhe (Monein) ; sf. — Espèce de
gougale.
gourlido (Lav.) ; sf. — Chaton des sau¬

boudin. V.

;

de dim. ;

�GOURMAND EJ A

69

—

gourrinàdje. •— Y. gourrine plus usité
gourrinalhe. — Y. gourrialhe.
gOUrrinàs,-se ; s. — Vagabond,-e, dé¬

gourmandejà,-tejà ; v. — Faire le
gourmand ; ne manger que des friandises ;
fréq. de gourmandà.
gourmandère ; sf.— C. gourmandalhz.
gourmandis. — C. gourmandàu.
gourmandise ; sf. — Gourmandise,
friandise; que blu de gourmandises, il 'vit

bauché, triste personne.

de friandises.

ratatouille.

Sous

l'influence du fr.,

s'emploie aussi

gourmande.
gourmante ; sf. ■— Scie fine de bou¬
cher, de charcutier1,
gourme; sf. — Gourme, maladie,
gourme (L.) ; sf. — Sorte d'étui pour
conserver le poisson.
gourméte ; sf. — Gourmette,
gourpi ; y. — Fatiguer, harasser ; gourpi-s, se fatiguer extrêmement.
Està gourpìt, être recru de fatigue, ha¬
pour

rassé.

gourpide ; sf. — Fatigue extrême,
(M4) ; sf. — Rrebis âgée ; t. in¬
jurieux pour une femme équivalant à
gourre

vieille coureuse,

traînée.
sf. — Jeu ressemblant
à la baricole; armés d'une crosse dont un
bout occupe un trou en terre, les joueurs
tâchent de pousser une boule dans un trou
au centre du cercle
qu'ils forment, tout en
empêchant le « couveur « de s'emparer du
leur. La boule est appelée la gour,re.
gourre, gurre ;

sf.. — Gourse. Cf. courrude.
gourrè, gurrè ; sm.— Joueur de gour¬

gourre ;
re..

gourrét (Lav.)

;

sm.

—

Marchand fo¬

GOURRUPADE

gourrinassejà ;

v.

—

Fréq.

augm.

de

gourrinà (i).

gourrine

; sf.

—

Sale cuisine, mauvaise

gourrine; sf. — Gouine, truande,
prostituée ; jeune truie.
gourrinè,-nis,-nerie ; s. — Gueuserie,
habitudes de coureur, de vagabond, de ribaud ; paresse invétérée. On dit aussi gour¬
rine et gourinésse.
A une demande faite autrefois par les
Jésuites qui désiraient fonder un collège
à Oloron, les Jurats de la ville répondirent:
etendut que las estudis de las lelres n'en¬
gendren que gourrinis, nou y a pas loc
d'adméte etc., attendu que l'étude des let¬
tres n'engendre que des paresseux, il n'y a
pas lieu d'admettre etc. ; de là serait venu
le sobriquet de gourrinès d'Oulouroû.
gourrinè,-re

; adj. et s. — Coureur,
ribaud,-e, fainéant.
gourrinejà. — Fréq. de gourrinà (i).

-euse,

gourrinerie ; sf. — Les pourceaux. C.
gourrine (i) et gourrinalhe.
gourrinis. — V. gourrine (i).

gourriu (Lesponne) ; sm. — Rhododen¬
(i).
gourrinòt,-e ; s. — Petit goret.
gourriulà ; v. — Crier en parlant des
pourceaux; par anal, grincer en parlant

dron. V. gabet

d'un

rain.

gond, d'une pente, d'une roue mal
graissée ; se dit aussi des borborygmes.

gourrét. — V. gourrln plus usité,
gourri ; v. — Courir. Le mot, tombé
quelque peu en désuétude en R. — où l'on
dit plulôt courre — est encore très vivant

des pourceaux; le grincement d'une roue,
le bruit des borborygmes. V. riule.

en

de nombreux lieux gascons.

bond, truand.

gourrialhe,-nalhe ; sf. — Les cou¬
les vagabonds, la truandaille ; les go¬

reurs,
rets.

s.

—

Coureur,-euse. Cf.

couriè.

gourrilhà ;

v,

—

Dégringoler

;

fréq. de

gourri.

gourrilhét ; sm. — Grognement,
gourrilhoà, gourrinà ; v. — Grogner,
en parlant des porcs.
gourrilhoû (Lav.) ; sm.— Flaque d'eau.
V. eslaqae.
gourrilhoû; sm. — Petite verrue, cal¬
losité. V. catch. C. gourlutoû, grumeau.

gourrinà ; v. — Gueuser, fainéanter,
vagabonder, courir les mauvais lieux.
gourrinà ; v. — Mettre bas en parlant
de la truie.

—

Les cris discontinus

gourrougne; sf. — Femme dé; gréab!e, d'un carpctèrc grincheux, difficile.
,

gourrî,-ne; s. — Goret. V. bitoû, tessoû, pourcèt, gnoùrìou; gueux,-euse, vaga¬

gourriè,-re ;

gourriulère ; sf.

gourrougnis ; sm. — Saleté, crasse;
malpropreté et désordre d'une maison.
gourrounchà ; v. — Avoir des aspéri¬
tés ; être froncé aux plis.
gourrounche ; sf. — Aspérité, rugosi¬
té, ride; mauvais pli dans une étoffe.
gourroùnchou,-che, gourrounchùt,
-ude;' adj. — Rugueux,-euse, qui n'est pas
lisse, raboteux, froncé ; au fig. qui est d'un
caractère difficile, hargneux.
gourrugue (M4) ; sf. — Verrue ; callo¬
sité. V. gourrilhoû (2). En Lav. aussi, dette
légère, petit désagrément, ennui.
gourrulhoû ; sm.— Grumeau. C. gour¬
rilhoû et grulh. V. gourliip.
gourrùp. — C. chourrùp.
gourrupà. — C. gourlupà et hourrupà.
gourrupade ; sf. — Gorgée de liquide.
Cf. hourrupade.

�GOUliRUPAT

—

70

GOUTÈRE

gourrupàt,-ade.— C. agourrupàt,-ade.
Chien; le mot
csl à peu près tombé en désuétude en Gas¬
cogne ; par contre il est toujours usité en
d'autres pays. A Bay., on appelle toujours
/ou casse-gus le chasseur des chiens divagants; ailleurs, lou casse-câs. En Aspe, on
excile les chiens en criant: gous, gous!
gous(t) ; sm. — Goût, saveur ; apprécia¬
tion, plaisir.
Qu'a boû, machàn gous, cela a un bon.
un mauvais
goût; qu'a hort de gous, cela a
un
goût relevé, c'est épicé; que iudje dab
gous, il apprécie avec goûtj la barrique
qu'a û gous, la barrique donne un goût
(particulier, bon ou mauvais) au vin; ha au
soû gous, faire à son goût; n'ey pas au
gous dou die, cela n'est pas à la mode,
gousà ; v. — Forme de gausà, oser.
Ilèn !
Nou gôsi pas; Va! •— Je n'ose
pas. — Aou goses pas ? Tu n'oses pas ?
gousgnà,-gni (T..) ; v. — Bourrer, tas¬
ser; gousgnà-s, s'empiffrer. V. caupl. entougnà, pousgnà.
gousiè ; sm. — Gosier. (Vient du fran¬
çais). V. cane, garganct.
gousmàt,-ade (L.) ; adj. — Maïs atta¬
qué, rongé par le ver.
gousmàu (L.) ; sm. — Ver rongeur du
gous, gos, gus; stn.

—

—

maïs.

gout (L.). — C. esgoùl et degoùt; une
goutte, un peu ; un gout de bin, une goutte
un peu d" vin.

goutàdje ; sm. — Dégoullement,
qui tombe goutte à goutte. V. esgoùt.
goutàdje; sm. — Douleurs causées
goutade

sf.

;

—

grosse

tombe à grosses gouttes; en

style plaisant,
petite quantité de boisson ; ue goutade d'ar¬
magnac, une goutte, un petit verre d'arma¬
gnac.

goutàu (Lav.) ; sm. —
l'endroit où l'eau suinte,

Eau qui suinte,

goutchère. — C. gauchira.
goûte; sf. — Goutte; roupie, v. becade,
maladie ; abcès froid ; petite quantité d'eau
do vie, de rhum ; v. requiqui.
Goule à goule que hi lagòt,
goutte à
goutte un lac se forme (prov.) ; bébe la
goûte, avaler une mauvaise pilule, en style
plaisant, avoir une déconvenue; que sudabfí
à goûtes, il suait à grosses gouttes ; que-s
semblen coum dues goûtes d'aygue, ils se
ressemblent comme deux gouttes d'eau.
Que hè quauques goules, il tombe quelques
gouttes de pluie. Dim. goutéle, goutine,
goutote. Augm. goûtasse.
L'amoù e la goûte, lou diàble sap coum
boule! l'amour et la goutte, le diable
sait où ça se loge ! (prov.).

lcr, dérober secrètement.

mal de l'abcès froid.

goustade ; sf. — Action de goûter ; on
emploie de préférence le dim. gousladéte,
-dote; que bam ha ue goustadéte, nous
allons goûter (la chose).
goustadé,-re ; adj. — Qui peut être,
qui est prêt à être goûté.
goustadoÙ,-re ; adj. •— Appréciateur,
-Irice, dégustateur.
goustoùs,-e ; ad j. — Savoureux,-euse,
juteux.

Dégoullement;

goulle; l'aygue que cat à goulades, l'eau

se

(Lamolère).

par

la goutte.

gouspilh ; sm. — Cupule, alvéole.
gouspilh,-e; s. — Ecalc mince, couspe
légèrte, mince.
gouspilhà (G.) ; v. — Griveler, grapilgouspilhà ; v. •— Taquiner1, tracasser ;
gouspilhà-s, se taquiner.
gouspilhàt (Lav.) ; adj. — Se dit d'un
fi! de laine qui a des boucles.
gouspìt (B.-L.) ; sm. — Bardane, son
fruit. Cf. lapasse, caulet d'ùsou.
gousseyà (Bay.) ; v. — Secouer d'im¬
portance ; gousseyà-s, se donner une frot¬
tée. Cf. avec gous, chien.
gousseyade (Bay.) ; sf. — Secousse,
frottée, peignée.
goustà; v. — Goûter, savourcri, appré¬
cier, déguster. V. tasià.
Goustà de sau, goûter si le mets est assez
salé ; permè de croumpà, goustà, avant
d'acheter il faut goûter (prov.) ; si quauque
estrembiade goustabe û bahurlè, si quelque
dévoyée agréait un hurluberlu, un coureur

ce

goûte grasse ; sf. — Impétigo,
goutè ; sm. — Maladie de la goutte,

goutè;

sm.

coulement,

—

Egout, évier, rigole d'é
gouttière

conduit pour l'eau;

de toit.

gouteheri;
s;

v.

—

Transir; gouteherl-s.
le mal, l'en¬

laisser transir, saisir, par

gourdissement.
gouteherit,-ide ; adj. — Lit. saisi,
pris par la goutte; endolori,-e, transi, saisi
par le froid, la douleur, engourdi.
Que t'es gouteherit dab aqueste 'nebade ?
Tu as pris mal par ce temps de neige
(Yan Palay).
goutejà ; v. — Couler goulle à goutte;
tomber des gouttes de pluie.
goutejade ; sf. — Egouttement, chute
de liquide goutte à goulle ; petite pluie de
courte

durée.

goutère

;

sf.

—

Gouttière

;

canal

l'écoulement des eaux; plaie d'où
l'humeur ; en slyle badin, 1" nez.
En font

teyt

que-s

pour

coule

hè goutères, tout toit

peut avoir des gouttières, rien de parfait
monde (die.) ; qu'a ue goutère au
teyt, il est toqué; ou bien, il a une mau¬
vaise affaire sur les bras; il est dans l'em¬
barras ; au charpantè la goutère, les cordon¬
niers sont les plus mal chaussés ; qu'èy lou
nas
qui hè goutère, mon nez est comme
une gouttière.
en

ce

�GOUTÈRE

71

goutère

sf.

;

gouterejà.

—

graà (dissyllabe).

grabà ; v. — Graver,
grabà ; sm. — Bourbier, lieu humide,
fangeux, rive caillouteuse et inondée. On
dit aussi grabàs, gfabè. V. hanguè, ganguère.
grabadure ; sf. — Gravure, image, es¬

goutét ; sm. •— Gobelet, petite coupe.
Minjém quauque castagne
E bebiam bét goutét.
Mangeons quelques châtaignes et buvons
un bon verre (vieux Noël).

Au refrain

de la

chanson Las très

cou-

chante :
e pren-Ven,
coumayréto,
e pivn-t'en bèt goutét!
Donne-moi et prends, nia petite commè¬
re, un bon gobelet (de vin). V. got.
goutét,-e ; s. — Petite goutte; par anal.
Iris petite quantité de. V. goutc.
goutilhejà ; v. — Couler par gouttelet¬
tes, pleuvoir à peine. En B.-L., aussi gobelotter, boire force goutéts.
goùto (B.-L.) ; sf. — Portion comprise,

tampe.

rnayrétos

on
Da-m'en
Da-m'en

dans

un

toit de

grabàs, grabassà;
d'une

grabassè,-re,-ssoùs,-e
aime

toumment intérieur.

pour

les dérivés.

patauger.

; adj.
Sobriquet des

—•

gens

Qui
de

v.

du

gravier.
Grabièu;
grabòt,-e

Boyau, intestin : qu'a
tistem un goy de boeyt, il a toujours un
boyau libre, il est toujours en appétit. V.
got. En G.-M. désigne aussi une sorte de
poche qu'ont certains poissons; v. moque.
goy (Hte-Big. et, M'-Big.). — Forme de
gay, joie: que t'èy goy, je t'aime.
goyne ; sf.— Sorte de collerette, de fraise
que portaient les femmes autrefois. V. engouynà-s et gourmàlh.
goyne; sf. — Désir, envie; prend le
sens
péjor. Quines goynes as ? Quelles en¬
goy (L.) ; sf.

—

et

gòyti (As.)

; interj.
gogo (vient

p. m.
—

—

Gabriel.

Petit marais. N. de

p.

de 1.

frite.

gràci, gràcie, grâce; sf. — Grâce,
faveur, crédit, pardon; agrément physique,
tournure élégante, jolie manière.
Abé boune, beroye gràci, être avenant,-e,
gracieux ; que l'an hèyt gràci, on lui a fait
grâce; està en gràci, être en faveur; dise,
las gràcis, dire les grâces, faire une prière
après le repas ; sente gràci ! Sainte grâce !
excl. ; l'an de gràci, l'an de grâce.
Loc. div. Cop de gràci, coup de grâce ;
par gràci, par faveur; gràcies à Diu, grâce
à Dieu; de boune, de machante gràci, de
bonne, de mauvaise gr'âce\toumà en grà¬
cis, rentrer en grâce; gràcis à Diu! grâce
à Dieu ! Ha gràcis, faire des grâces ! Pagà,
recébe de boune gràci, faire un accueil

Cri d'un homme
d'u basque).
grâ; sm. — Grain, particulièrement celui des céréales ; grain de raisin, de cha¬
pelet, de collier; parcelle, miette. Cf.
—

groun, gru.
Ue cargue

de grâ, un chargement de
grain; anade de grâ, année où il y a eu du
griain en abondance; qu'a û grâ, il a un
grain, il est toqué.

n.

; s.

grache (L.). — C. gréche, graisse.
grachéte, grechéte; sf. — Lèche¬

vies sont les tiennes ? Mâchantes goynes,
mauvaises intentions ; désirs violents.

bu à

;

— Patauger, bouiller ;
engrabà.
grabe ; sf. — Grève; gravier dans l'eau
de la rive ; boue mêlée de gravier ou boue
liquide ; ruisseau bourbeux. N. de p. Lagrave, Lagravére. V. hangue.
grabè ; grauè (Big. G.) ; grauèy (Gr.
L.) ; sm. — Bourbier, marais, étang ; ter¬
rain graveleux ; grève de peu d'étendue.
N de p. et de 1.
grabélhe. — C. graulhe, grenouille,
grabère ; sf.— Marécage ; flaque boueu¬
se ; lieu d'où l'on extrait du
gravier. N. de
1. et de p. Lagravére.
grabiè ; sm. — Gravier,
grabielà ; v. — Mettre du gravier,
charger une chaussée.
grabielàdje ; sm. — Action de mettre

.

a

Bourbier

salir de boue. V.

adj. — Goutteux,-euse ;
des humeurs froides.
gouyàt. — C. goujàt et dérivés,
gouyate (Navarrenx) ; sf. — Glaïeul ; v.
sésque.
gouyét,-o (B.-L.) ; s. — Jeune domesti¬
que de berger (jusqu'à i5 ans).
gouyiu ; sm. — Le petit mûrier (oi¬
seau)
Syn. aie-blanc, touyie, mourè.
gouymén ; sm. — Inquiétude, souci
caché, tourment sentimental, nostalgie. V.
adiré. Se prend parfois adjectivement : û
mau gouymén, une sorte d'inquiétude, de

qui

à

Lespielle (B.-P.).
grabassejà ;

chaume, entre deux lucàs.

Forme de gaujoù; id.

—

geux.

a

—

sm.

étendue, terrain bourbeux

de grabà (2).
grabassè,-re, grabassoùs, -e, -ùt,
-ude ; adj. — Bourbeux,-euse, maréca¬

goutoùs,-e;

gouyoù.

certaine

augm.

C. goûte.

qui

Contrac, de granà,

—

grener.

de ralentissement.

sens

GRACI

gra; sm. — Degré, rang. V. gradé.
Au darré gra, au dernier degré,

Les douleurs, la ma¬
Cf. goutè.
Fréq. de goutejà avec un

—

ladie de la goutte.

--

1

courtois.

�GRACIA

—

72

GRAHUCH

Gracier.
— Gratien.
graciàble,-e ; adj. — Graciable.
Gracianéte; n. p. f. — Gralienne.
graciéte; sf. — Petite grâce, jolie
grâce. N. de p.
Moun Diu! Quoan de graciétes
Sus toun sé jou bi lusif
Dieu! que de grâces jolies je vis s'épa¬
nouir sur ta gorge! (Despourrin).
gracioÙs,-e; adj. — Gracieux,-euse.
Gracieuse est. un nom de femme très portí
aux confins du pays basque et dans le pays,
basque.
Pey de Garros (psaume XVII) donne au t.
le gens de bon, bienveillant.
Au bon hès ben, au graciós das gracia,

gracià

; v.

Gracia;

n.

—

p. m.

bon tu fais du bien ; au

au

bienveillant tu

accordes ta bienveillance.

graciousamén ; adv. —
ment, doucement, gentiment.

Gracieuse¬

graciousàs,-se ; adj. — Gracieux couci
couça ; platement gracieux.
graciousè ; sm. — Qualité de celui, de
ce qui est gracieux, avenant ; en tout ço qui
dit que y a graciousè, il y a de la grâce, de
la gentillesse dans tout ce qu'il dit; aquét
nèn qu'ey plé de graciousè, ce petit íst
plein de gentillesse.
graciousét,-sòt,-e ; adj. — Gentiment
gracieux,-euse.
graciousetàt ; sf. — Gracieuseté,
gradà,-dè ; sm. — Degré, marche d'es¬
calier, échelon. Cf. gra.
gradà ; v.— Monter par degré. Cf. agradilhà.

gradà ; v. — Grader, conférer un grade,
gradacioû ; sf. — Gradation ; gra¬
duation.

gradalade, grasalade; sf.

— Conte
gradale, terrinée.
gradale, grasale; sf. — Plat, sébille,
jale, jatte, terrine.
gradalè,-re ; adj. et s. — Qui porte la
gradale; celui, celle qui, à l'église, fait
circuler le plat aux offrandes.
gradalét,-lòt,-loû ; sm — Petite gra¬

d'une

nu

graduacioû; sf. — Graduation,
gradualamén ; adv. — Graduellement,
graduèl; sm. — Graduel,
graè, gragnè; grè (Lav.) ; sm. —
Grenier. Cf. soulè.

graère; sf. — Le grain; abonnement
payé en grtiin ; s'emploie aussi pour gre¬
nier.

graeyà (Lav.)

; v.

—

Travailler les blés,

les céréales.

grafià ; v. — Ecrire (vieux),
grafie ; sf — Graphie,
grafiè ; sm. — Greffier,
grafignà ; v. — Egratigner. Cf. esgar¬
ra
pià.
grafignade ; sf. — Egratignurc ; griffât,
de ; écriture en pattes de mouche.
grafignàn,-te ; adj. et s. -— Avare,

grapillard,-e.
grafignàyre,-e ; adj.— Qui egratigne ;
griffonneur,-euse ; au fig. taquin, qui asti¬
cote.

gragnà, granà, graynà; v. — Gre; récolter le grain. V. graà.
gragnade, graynade; sf. — Grenaison ; production, récolte de grain.
Lous blats qu'an bère gragnade, les blés
ont beaucoup de grain.
gragnàu (L.). — C. gragnoàs.
gragnàyre,-e. — Syncope de garagnàyre.
gragnàyre,-e ; adj. — Qui favorise la
grenaison.
gragne ; sf. — Graine, grain.
Hachante gragne, mauvaise engeance,
gragnote ; sf. — Petite graine,
gragnoû, graynoû; sm. — Petit
grain, petite graine; perle. Graynoû est
plus usité que gragnoû.
gragnoùs,-e ; adj. — Abondant,-e en
grains, gonflé de grains.
Pasqües plouyouses,
ner

Garbes gragnouses.

S'il

pleut au temps de Pâques, il y
du grain (prov.).
gragoulhe ; sf. — Grenouille.

aura

Cf.

dale.

graoullhe.

gradaloû ; sm. — Grand plat et, aussi
petit plat.
gradàt ; sm. — Gradé, dignitaire.
gradàu,-sàu ; sm. — C.gradale, niais
peu usité.
grade; sm. — Grade.
grade ; sf. — C. gradà (i) degré ; balus¬
trade du sanctuaire dans une église; étagè¬
re; on emploie généralement le pl.
gradilhà. — C. agradilhà, monter, gra¬

gragoulhè,-re ; adj. — Friand,-e:
pêcheur de grenouilles ; sobriquet des gens
d'Anglet (B.-P.).
gragoulhère, graulhère ; sf — Gre¬
nouillère; les grenouilles; grand nombre
de grenouilles.
grahounè,-ro (B.-L.) ; adj. — Mauvais
ouvrier, maladroit et peu soigneux.
grahouneyà ; v. — Mal faire ce que

vir.

T.

graduà

; v.

—

Graduer.

l'on fait.

grahùch (L.) ; grahùs (G.) ; sm. de mépris ; désigne ordinairement une
bête maigre, étique qui ne donnera que de

�GRAHUS

73-

charogne ; v. carnùs;
désigne le crapaud.
la

en

certains lieux,

Mes, acò siré twp d'abus
De parlà mes d'aquet grahùs.
Mais ce serait abuser (de la patience) de

parleri d'avantage de ce vilain personnage.
(D'Astros).
grahùs (vers l'Arm.) ; sm. ■— Crasse
épaisse. Cf. gréhe.
Pudi au grahùs, puer la charogne, la mi¬
sère

crasseuse.

grahùs (Lav.). — C. gahùs.
grahusejà (Ami.) ; v. — Encrasser,
salir.

graïman (G.-M.) ; sm. — Le pocheteau,
espèce de raie.
gramà (Arbéost) ; v. — Argenter,
gramà ; v. —■ Ecumer; gramà-s, se cou¬
vrir d'écume. V. gramejà plus usité.
gramade ; sf. — Couche d'écume ; aclion d'écumer.

gramadis ; sm. — Couche d'écume,
gramalhite ; sf. — Ecume, bave.
gramalhoùs,-e ; adj. — Qui a de l'écu¬
écumant,-e. Cf. gramoùs.
gramariâ,-ne ; s. ■— Grammairien,-ne.
Sous l'influence du fr. on dit aujourd'hui
plutôt grammei&lt;ièn,-e.
gramasse ; sf. — Ecume, bave épaisses.
gramassoùs,-e. — Fréq. nugm. de
gramoùs,-e.
gramàt,-ade; adj. — Plaqué,-e de mé¬
tal, orné, ouvragé; ue raube gramade
d'argén, une robe tissée de fils d'argent.
gramaticamén ; adv. — Grammatica¬
me,

lement.

gramatique, grammatique

;

sf.

—

Grammaire.

grame; sm.

—

Gramme,
(L.) ; sf.

grame; graume
bave. V. escume,

—

GRANDOUSEJA

palacs, donner de grands, de forts coups;

qu'ey gran, le monde esl
qu'a de grans aliàs, il a de grosses,
d'importantes affaires; nou y a pas gran
cause, il n'y a pas grand chose; la gran
carrère, la grand'nue ; ue gran pèyre, une
grande pierre; lous grans omis, les grands
hommes; la besle qu'ey trop grane, la
veste est trop ample.
Gran entre, comme en fr. dans une
infinité de locutions; qu'a grans àyres, il
a de grands airs ; qu'ey oubèrt tout gran,
c'est, gj-and ouvert; au gran àyre, au grand
moùnde

lou

vaste ;

air, etc.
Loc. adv. Ha en gran, faire en grand,
fastueusement ; béne en gran, vendre cri
masse ; parlà en gran, parler avec distinc¬

tion,

fièrement; blbe en
luxe, dépenser gros.

ou

dans le

gran,

vivre

— Grand, haut personnage;
qui est noble, élevé; tirà s'ou gran, viser
au grand.
gran (G. L.). — Forme de grâ, grain,
granà (G. L.). — C. gragnà et dérivés.
Las èrbes... déurén flouri, déurén granà,
Tan bère gén béde à passà.
Les plantes devraient fleurir, devraient
grener en voyant de si belles gens passer
(Chant, de noces).
granàdje ; sm. — Le grain en général,

gran; sm.

ce

notamment

celui des céréales.

granàs,-se; adj.

Très grand,-de.
(Os.) ; sf.
Lavasse, orage de pluie. Y. aygàt.
grandamén; adv. — Grandement, ex¬
granaygue,

—

—

grane-aygue

trêmement, très suffisant.
Qu'en èy grandamén prou, j'en ai large¬
ment assez ; ha grandamén, faire grande¬
ment, agir avec largesse.

grandejà,-dousejà ; v. — Faire le
grand, se vanter, avoir la manie des gran¬
deurs.

—

Ecume,

babasse.

grandésse

;

sf.

—

Noblesse, grandesse,

air noble.

gramecià (L.) ; v. — Remercier,
gramecies ; sm. — Remerciement,
gramejà; v. — Ecumer,; baver. V.
graumà, espurna, babà.
gramère ; sf. — Ecume abondante,
bave épaisse.
grameroùs,-e ; adj. — Qui a beaucoup

grandi ; v. — Grandir.
grandioùs, grandoùs,-e; adj. —
Orgueilleux,-euse, fier, vantard. V. petoùs,

d'écume, de bave.

grandoù ; sf. — Grandeur ; étendue,
hauteur; importance; orgueil, fierté; air,
manières dédaigneux.
Qu'ey d'ue bère grandoù, cela est d'une
belle taille, d'une grande étendue; qu'amuche la soue grandoù, il montre son or¬
gueil ; la grandoù de las mountagnes, la

gràmo (Lom.)

sf.

;

—

Chiendent. Cf.

—

Ecumeux,-euse.

agràm.

gramoùs,-e

;

adj.

baveux.

gran,-e;

considérable,
avancé

en

adj. — Grand,-e, haut,-e,
important ; ample ; vaste ;
âge. Gran s'emploie souvent

invariable dans les
Omi gi'an,

2

g.

homme grand; grane bouque,
grande bouche ; qu'es badùt gran, tu es
devenu grand, tu as grandi ; tirà de grans

bantariàu; dédaigneux,-euse.

grandiousamén,

grandousamén

adv.
Orgueilleusement,
manière griandiose.
—

;

fièrement; d'une

hauteur des montagnes.

grandoùs,-e. — Y. grandioùs.
grandousejà; v. — Montrer de la
grandeur, de la noblesse ; se donner des
airs de

fierté, de dédain, faire le fier.

�GRANEJA

—

GRAS

74

granejà. — C. granà.
granejà ; v. — Grandir, devenir
grand,-e, faire le grand.
granét,-nòt,-e ; adj.
—
Un
peu
grand,-e; assez grand, grandelet.
La maynade qu'ey granéte, la fillette est
grandelette.
granétes. — Dans l'expres. : ha grani¬
tés, se hausser sur la pointe des pieds ; or.
dit aussi ha puntétes ; au fig. s'enorgueillir.
grange ou granje; sf. — Grange, fer¬
me. Cf.
bord"-, heère. Dans l'E. de la Big.
on dit
grànyou, sm. N. de p. Lagrange.
Qui a grànyou e bo castèt,, qu'ou se hasque! Qui a grange et veut château, qu'il
(se) Je fasse ! Qui déjà possède et veut en¬
core
plus, qu'il travaille ! (die.).
(Grange est usité en Big. mais rare en B.-)
grangè,-re ; s. — Fermier,-ère, mé¬
tayer. Autrefois, régisseur d'une grange,
d'un domaine. N. de p. Grange.
grangeade ou granjade; sf.
-

Contenu d'une grange.

gran-ha ; sm.
grande œuvre.

Travail extraordinaire,

—

Basil û castèt, qu'ey û gran-ha, bâtir un
châtjeau, ce n'est pas un travail ordinaire.
granjade, granje. — V. grangeade,

graoulhe,
sf.

—

pron.

gra-oulhe, gràulhe ;

Grenouille.

graouîhèro (G.). — C. graulhêlo; on
l'appelle aussi èrbo graouîhèro.
grap (Or.) ; sm. — Grapillon de raisin,
et aussi grappe.

grapà. — C. garrapà et dérivés,
grapàut. — C. crapàut.
grapautà ; v. — Grappiner; gratter
avec les griffes. V.
esgrapautà.
grape ; sf. •— Grachet, griffe, gaffe,
grappin ; par anal, les doigts, en style
plaisant.
Abé de lèdes grapes, être voleur, avoir les
mains crochues ; anà-n à grapes, marcher h
quatiie pattes.
De gripes ou de

grapes, tout qu'ai gahe,
quelque façon que ce soit, il accroche, il
prend tout
grapignà ; v. — Griffer; prendre avec
les griffes; grappiner. V. grafignà; par
anal, voler, chiper.
grapignàyre,-e ; adj.— Griffeur,-euse;
grappineur ; chapardeur,
grapilhà ; v. — Grapiller.
grapilhàdje,-ade ; s. — Grapillage :

de

maraude.

grapilhàyre,-e

grange.

grani. — C. grandi, mais moins usité,
granissà, grenissà; v.
Chute de
grésil, averse de grésil. Cf. garbachà.
granissade, grenissade; sf. — Chu¬
te de grésil, averse de
grésil,
granisse, grenisse; sf. — Grésil,
granissère ; sf.
Le grésil ; quantité
de. grésil.
graniu,-ibe ; adj. — Qui donne du
grain, abondant en grain.
Blat granlu, blé abondant en gi+ain
;
anade granibe, année féconde en
grain :
cam granlu, champ
fertile.
granle (L.) ; sf. — Fanon ; par anal,
peau pendante des bajoues. V. memèle..
gran-may ; sf. •— Grand'mère.
gran-misse ; sf. — Grand'messe.
gran-oùncou ; sm. — Grand-oncle,
granoùs. — C. gragnoùs, grenu,
granoutejà ; v. •— Devenir un per.
grand,-e, augmenter sa taille.
E lou nèn?
Que hè en granoutejà. Et
];:
petit ? — 11 devient grandelet, i)

—

ad j.

;

—

Grapilleur,

-euse.

grapilhe; sf. — Grapillage,, maraude.
4ci que y a grapilhe, ici, il y a de quoi
grapiller: ici on a maraudé, on le voit.
grapilhoû ; sm. — Grapillon.
grapilhoû. — Contrac, de garrapilhoû,
raidillon.

—

—

«

pousse ».

granoutét,-tòt,-e
gran-pay; sm.

; s.

—

grànssos (Lom.)

;

—

Grïmdelet,-te.

Grand-père,
sf. pl.

—

Restes de

blé battu. V. garbalhòs.

gran-tatà; sf. — Grand'tante.
grànye ; sf. — Muguet des enfants. Cf.
gabarroàs, passeries.
grànyou. — V. grange.

gràpo-pàuto (Big.) ; s. — Lit. grattebouse, qui gratte le sol.
Le t. très peu usité aujourd'hui, a pro¬
bablement donné gràpaut et grapaulà-s.
J. de Garros dit à grape-pautes, pour à
quatre pattes (sur le sol) ; en B. et Big. à
,

grapes.

grapoÛ,-e; adj. et s.— Enfant agaçant,
qui est toujours accroché aux jupes.
gras,-se ;

fécond,

en

adj.
parlant

obscène. Dans le G. et
la

Big.

Gras,-se; fertile,
d'un sol ; grossier,

—

en

certains lieux de

dit aussi gràssi,-sso.
Gras couin Ci bitoû, gras comme un
goret ; que péte de gras qui ey, il crève de
graisse ; ha gras, faire gras ; réussir dans
ses
entreprises; dies gras, jours qui précè¬
dent le mardi-gras. V. die; temps gras,
temps de brume épaisse, de bruine chaude ;
parlà gras, grasseyer et aussi parler gros¬
sièrement ; ne s'y harà pas gras, il ne ga¬
on

(dans

gnera pas gros
cette affaire) ; que y
a
gras, il y a du profit ; gras coum u ce,n de
claus, gras comme un cent de clous, très

maigre.
gras;

sm.

—

l'opposé du maigre.

Gras,

partie

grasse,

�75

GP.ASACO

grasàco (Arni.) ; sf. ■— Engoulevent.
ausè.t-crepàut.
grasale. — C. gradale et dérivés.
grasén,-to (B.-I,.) ; adj. — Vif, vive,
ardent ; hoéc grasén, feu ardent ; peut-être
le feu grégeois ? Usité autrefois aussi dans
Cf.

le G.

grasi (Vers les L.); v. — Avoir pour
agréable; prendre en g,ré ; plaire, réjouir
le cceur ; grasl-s, se plaire, se réjouir ; au
fig. engraisser, s'engraisser,
grasi (Lav.) ; sm. — Grésil,
grasilhà, gresilhà ; v.
Grésiller ; v.
grunissà; crépiter sur le feu; griller sur le
gril, dans la poêle,
grasilhe, gresilhe ; sf. — Gril.
grasioulén,-te (Vers les L et L.) ; adj.
Gracieux,-euse, plaisant, avenant.
grasit,-ide ; adj. — Cher au cœur ; le
préféré, le clioyé. V. bi'.siàt.
—

—

...Ta gent graslda
Com olhas as condusida.
Ton

peuple bien-aimé, tu l'as conduit
comme des brebis (Salette).
grasoùtch (As.) ; sm. — Polisson, galo¬
pin. V. canaille.
grassejà; v. — Grasseyer,; être gras.
grassét,-òt,-e, grassoutét,-tòt,-e ;
adj. — Grtissct,-t.e, un peu gras ; potelé.
Vers la M' on dit aussi grassougnét,-gnòt.
grat; sm. — Gré, bonne volonté; gra¬
titude; agrément. V. agradà.
N'at ey pas au me grat, je ne l'ai pas à
mon gré ;
ha d". boû grat, faire de bon
gré; à mau grat, malgré; de ço de mau
dat, ni mercés ni grat, pour ce qui est mal
donné, ni merci ni gratitude (prov.) ; que
b'en saberèy grat, je vous en saurai grf ;
béde mau-grat à, n'être
pas content de, ne
voir aucun gré à.

Grat;
tron

n.

d'une

évêque.
gratà

p., m. — Grat, St Grat, pa¬
paroisse d'Oloron dont il fui

Gratter ; gratù-s, se gratter.
que-m gràti, je me gratte
où ça me démange, je fais à ma gui$'»
(dic.) ; lou qui. aye pedoulhs qu'ous se
gràte, que celui qui a des poux les gratte,
que celui qui a des affaires (se) les règle
(die.) ; grate-m, que-t gratarèy, gratte-moi,
je te gratterai; fais-moi plaisir, je te ren¬
drai la pareille; entà minjù e ente gràta,
nou y
a qu'à coumençà, pour manger et se
gratter, il n'est que de commencer (die. ) ;
per tout païs las garies que graten à l'endarre, dans tous les pays les poules grattent
en arrière,
partout il y a des misères; les
hommes sont partout des hommes (prov.).
gratade ; sf. — Partie grattée ; ce que
l'on gratte en une fois; action de gratter;
trace de grattage.
Oun

; v.

me

—

prut

gratadé,-re, gratadis,-isse
Qui doit, peut être gratté.

;

adj.

—

—

GRATUSA

gratadé; sm. — Grattoir,
gratadére; sf. — Démangeaison, pru¬
rit ; son de crin-crin,
gratàdje; sm. — Grattage,
gratadure ; sf. — Trace de grattage,
grattage.

gratamén; sm. — Grattement.
gratàyre,-e; adj. et s. — Gratteur,
-euse; avare; celui, celle qui grapille, ne
laisse rien perdre; regardant, tatillon.
grate ; sf. — Petit bénéfice plus ou
moins licite ; grapillage.
grate-baràt; sm. — Gratte-fossé, ter¬
rassier ; balayeur de rues.
grate-cu; sm. — Fruit de l'églantier,
gratte-cul. Cf. gabardâ.
grate-dinès ; sm. — G lippe-sou ; dé¬
pensier.
grate-lard ; sm. — Pique-assiette; fla¬
gorneur,-euse.

grate-padéne ; sm. — Gratte-poêle,
gourmand. Cf. escarrie-padéne.
grate-palhè ; sm. — Sobriquet du moi¬
neau friquet. V. parràt.
grate-papè ; sm. — Gratte-papier,
scribe, expéditionnaire ; gens de la baso¬
che ; sobriquet des gens de Pau.
grate-pedoùlh ; sm. — Gratte-poux,
mendiant, pouilleux.
gratepùcie ; sf. — Euphorbe épurge
(euphorbia lathyris, plante).
grate-pus ; sm. — Gnatte-puces, un
fainéant.

gratère

sf. — Démangeaison, prurit.
gratère, l'année de la déman¬
geaison, comme en fr. la semaine des qua¬
tre jeudis.
gratifia ; v. — Gratifier,
gratificacioû ; sf. — Gratification,
gratilhà ; v. — Gratter légèrement,
chatouiller;, titiller.
gratilhe, gratine,-tuse ; sf. — Cha¬
touille. Cf. casalique.
gratilhoÙS,-noÙS,-e ; adj. — Chatouil¬
leux,-euse; sensible.
Gratilhouse coum ue gaie, chatouilleuse,
;

L'an de la

sensible

comme

gràtis

une

chatte.

adv. et sm. — Gratis, gratuit.
Que m'at dan à gràtis, on me le donne
pour rien.
gratitud; sf. — Gratitude. V. grat.
gratoulhà. — C. gratilhà et dérivés,
gratoùs ; sm. pl. — C. cherimoùs.
gratuit,-e; adj. — Gratuit,-e.
gratuitamén; adv. — Gratuitement,
gratuitàt; sf. — Gratuité.
gratulhà,-sà. — C. gratilhà.
gratulhe,-use. — C. gratilhe.
gratusà ; v. — Etriller en parlant d'un
animal. C. gratilhà.
;

�GRATUSE

GRECILHOÈ

—

gratuse ; sf.

76

Etrille. On dit aussi

—

esgratuse.
— Marais, marécage.
à St-Lézer (H.-P.) un bas-fond

grau; sm.
Il

y

a

appelé lou grau.
grau, grabe ; gràuo (Big. G.) ; s. —
Bourbier, mare; désigne aussi le gravier.
V. grabiè.
grauaris,-so (H.-Big.); s. — Gravier;
lieu caillouteux.

grauchà (L.). — C. esgarrauchà; par
gratter la terre. V gratà, grafignà.
grauche (L.) ; sf. — Râteau ; en style
plaisant, peigne à cheveux; étrille.
graüchòt, pron. gra-uchòt, graynòt
(L.) ; sm. — Petit grain. Cf. gragnoû.
grauè (Big G. V.-B.). — C. grabè,
mare ; en
certains lieux aussi gravier. V.
grabiè.
grauèle (L. Arm.) ; sf. — Gravelle.
graule. — C. agraule, corneille (coriaanal,

cia

gracnla).
graulhà ;
graulhèrk.

sm.

Grenouillère.

—

Cf.

r*"

nuire, accabler.

grebàble,-e ; adj. — Qui grève, oné¬
; il impost fort gr\ebàble, un impôt

reux

fort lourd, onéreux.

graulhadére ; sf.

—

Les grenouilles

;

les croassements.

graulhadis (Lom.) ; sm. — Gargouille¬
borborygme.
graulhe ; sf.— Grenouille. V. graoulhe,
grouille, griaulhe.
graulhè,-re ; s. — C. graulhà; amateur
de grenouilles ; grenouillard. Sobriquet des
gens d'Aramits et d'Orin.
graulhère ; sf. — Les grenouilles ; gre¬
ment,

nouillère ; v.

graulhère

graulhà; sorte d'enrouement.
; sf. -— Sorte de météorisa-

tion du bétail.

graulhéto (G.) ; sf. — Renoncule scélé¬
(plante). V. ascarédo.
graumà ; v. — Pleurnicher. V. graylà.
Lous nèns au Ihéyt mey nou graumen,
les enfanls au lit ne pleurnichent
plus
(N. Laborde).
graumà ; (L.) ; v. — Ecumer.
graumadoùs,-e (L.) ; adj. — Ecurate

ineux,-eusa.

graume

graylà,-mà ; v. — Crier sur un ton
plaintif, se plaindre en gémissant assez fortEn
Languedoc, le hautbois se nomme
gràyle et jouer du hautbois se dit graylà.
graylàyre,-e ; adj. et s. — Geigncur,
-euse ;
on appelait autrefois graylàyr'es les
pleureuses professionnelles des enterre¬
ments. V. rencuràyre.
aylère ; sf. — Cris, plaintes, fort
gémissement.
graymà. — C. graumà et graylà.
graymàn. — C. graiman.
graynà. — C. granà et dérivés.
graynét,-nôt,-noû ; sm. —Petit grain,
perle. V. gragnét.
Qu'as dentétos coùmo graynoûs, tu as
des dents comme des perles (Lestrade).
graynùt,-ude ; adj. — V. granoùs.
grè (Hte-Big.). — C. graè, grenier,
grebà. — Forme de gribà.
grebà, greuà, greujà ; v. — Grever,

(L.).

C. grame, écume,
C. graupià.
—

graupà. —
graupàt; sm.

— Coup de griffe,
écorehurc, raclement ; léger bruit comme ce¬
lui qu'on produirait en grattant,
graupe ; sf. — Croc, gaffe. V. grip.

graupià (L.) ; graupignà (G.) ; v. Egratigner. Cf. esgarraupià.
graiit,-ude. — C. gragnùt.
gràuyo (Lav.) ; sf. — Ficaire.
Syn. coulhoû de gat.
gràych (M'. As.). — C. grèch, graisse,
grayè (Bay.). — C. graè.

grebade. — Forme de gribade.
grèc,-èque ; s. — Grec,-que.
grèch,-e, grache ; s. — Graisse,
grechà ; v. — Graisser,
grechade ; sf. — Action de graisser ;
quantité de graisse.
grechadé,-re ; adj. — Qui peut, doit
être graissé.
grechàdje ; sm. — Le gras d'une bête
dépecée, les parties grasses, lard et graisse;
graissage.
grechàyre,-e ; adj. — Graisseur,-euse ;
amateur de graisse, de viande grasse.
grecherie ; sf.— La graisse ; les conser¬
ves de viande, de graisse
du ménage,
grecheroû, grechoû. — C. cherimoû.
grecheroùs,-e,-chùt,-ude. — C. grechoàs,-e.

grechét,-choû. — C. cherimoû.
grechoû (Os.) ; sm.— Cresson. Cf.

cres-

soû; friton. Cf. cherimoû.

grechoùs,-e ; adj. — Graisseux,-euse.
grechim (Lav.) ; grechùm,-ùmi ; sm.
Le gras de la
graisse, tout, ce qui constilue la graisse que l'on fera fondre.
grechùmi ; sm. — Ce que la graisse
laisse de souillure, de

grechim.
grechùt,-ude.

luisant, d'odeur. V.

C. grechoùs.
— Amateur
de
grecilhoûs; les grecilhoûs.
grecilhoûs ; sm. pl. — Fritons qui res¬
tent après avoir
fait fondre la graisse ;
rillettes; résidu des fonderies de suif; on
l'emploie en nourriture pour les gorets. V.

grecilhoè,-re

cherimoùs.

—

; sm. pl.

�GRÉDO

7?

grédo (Loni.) ; sf. — Craie sanguine ;
l'argent, en style plaisant.
gregoùs (L.) ; grehoùs,-e; adj. —
Galeux, teigneux,-euse ; t. injurieux.
grégue ; sf. — Grègue : abé-n per las
grégues, avoir des ennuis,
grégue (L.) ; sf. — Gale, rogne, saleté,
gréhe ; sf. — Crasse épaisse, saleté qui
s'amasse sur la peau, les vêtements; taj-trc.
V crasse, pètje.
grehère (L.) ; sf.— Essoufflement ; râle.

harguilh.
greheroùs, grehoùs,-e, greherùt,
-ude ; adj et s. — Crasseux,-euse, rogneux,
malpropre, couvert de crasse, de rogne;
V.

tartreux.

la gorge
ràlement.

grelà

obstruée,

Qui a
qui est affligé d'un
;

adj. et

s.

calhes.

grep ; sm.

grelote ; sf.
greloû ; sm.
greloutejà;

—
—

v.

Petite grêle,
Grêlon,
— Grêler
un

au

peu,

gre¬

fai¬

blement.

greloutéte,-tote sf. — Très petite
grêle.
grémi ; sm. ■— Troupeau (vieux) ; la
coutume de Soûle délinit ainsi le grémi:
cent-vingt brebis et le bélier, soixante
porcs et le verrat, tnente vaches et le tau¬
reau, quinze juments et l'étalon; et il est
ajouté : los petitz qui popen de l'an son
francs, les petits de l'année qui tètent ne
comptent

pas.

gremi. — C. esgreml.
gremilhoà (L.) ; v. — Granuler ; gramildoà-s, se granuler, devenir grume¬
leux.

gremilhoû. — C. gourrilhoû.
gremilhouiit,-ude ; adj.— Grumeleux,
-euse.

grenade

; sf. — Grenade ; s'emploie
l'influence du fr. pour miugrane, grenade, fruit.
grenadiè,-re ; s. — Grenadier, militai¬
re ; homme décidé ; se dit aussi d'un hom¬
me grand; au fém.
femme effrontée, une
manière de vivandière qui n'a pas peur.
grenasse (L.) ; grenisse. — C. grasous

riisse.

grep; sm. — Terre inculte, de mauvaise
qualité ; couche de ter-re dure formée par
une
agglomération de petits cailloux ; on
l'appelle aussi pèyre mourte, briole.
grep,-e ; s. — Crasse. V. gréhe.
grépio (Lom.) ; sf. — Crèche. Cf.
presèp.

grepoùs, greperoùs, grepùt,-ude.
V. greheroùs.
gresà (L.) ; v.

grillon.

sm.

—

Onom.

—

Recurer, fourbir. V.

arrescà, bregà.

sf.

■—

Fourbissage

;

crasse

résultant du recurage.

gresilhà. — C. grasilhà et dérivés.
gresilhen,-te (Gr. L.) ; adj. — Au fig.,
éclatant,-e, resplendissant, très brillant,
magnifique: arbes gresilhens de ruyte,
arbres magnifiquement couverts de fruits
(Arnaudin),
gresilhoùn (L.) ; sm. — Grumeau. Cf.
gourilhoû ; petit grain de sable ; grésil.
grésilhùt,-ude ; adj. — Qui rassemble
grésil.
gréso (G.) ; sf. •— Partie stérile d'un
champ ; friche. C. gréhe, grép.
gresoùtch. — C. grasoùtch.
grèspe (As.) ; sf. — Guêpe. Cf. bèspe,
brèspe.
grespè ; sm. — Guêpier,
grésso (Aure) ; sf. — Crèche, auge. V.
grépio, parèch.
grètch (As.); sm. — Crasse. Cf. gréhe.
gretchejà ; v.— Etre, paraître crasseux.
gretchoùs,-e, gretchùt,-ude. — C.
greheroùs.
grète (M1) ; sf. — Trou, fente, exca¬
vation étroite ; aire de l'aigle.
grèu; adj. m.— Grief; difficile, pesant,
pénible. Le fém. grèube est rare.
Que m'ey de grèu, cela m'est pénible,
dur; qu'at. a tout de grèu, tout lui est
pénible, difficile à faire.
grèu,-be ; s. — Grief, grave sujet de
plainte. V. degrèu.
Quin grèu as? Quel grief as-tu?
greuà. — Forme de gneujà.
grèuche (Chai. Or.) ; sf. — Grenouille.

au

Cf. graulhe.

greujà ; v. — Grever, porter préjudice,
; alourdir, rendre pénible.
greujè, grèuje; s. — Peine, difficul¬

grief
té ;

détriment

;

greuloùs,-e

grencliin-grenchàn ;
du chant du

Agaric verruqueux (agari-

—

solitarius).

eus

gresère ;
—

naille do forme ronde ressemblant
lot.

aussi,

grenguilhà (L. vers la Gir.) ; v. —
tenir sur ses jambes.
grenguilhes; sf. pl. — Affiquets,
brimborion; loques, guenilles. V. quin-

—

Grêler. V. pèyrebàte.
Qu'èm estats grelàts, nous avons eu nos
récoltes grêlées ; quand une dispute prend
mauvaise tournure on dit : que ba grelà,
comme en fr. il va pleuvoir des coups.
grelade ; sf. — Chute de grêle ; ravage
causé par la grêle.
grelasse ; sf. — Forte, grosse grêle,
grêle ; sf. — Grêle. V. pèyre.
grèlo (E. de la Big.) ; sf. — Petite son¬
; v.

GREULOÜS

Grelotter ; ne pas

—

greheroùs,-e (L.)

—

une

grief ;
; adj.

chose de bon

ment, de

rancœur.
—

cœur

l'antipathie.

;

Qui ne fait pas
qui a du ressenti¬

�GRÈUMÉN

grèumén
griaulhe.
gribà ; v.
frotter dur.
Gribà la

—

;

GRIMAUT

?8

adv. — Grièvement,
C. graulhe, grenouille,
■— Gratler,
fourbir, recurer,

—

horde,

gribà-s las mâs,

frotter duri le linge;
laver les mains en les

se

frottant.

Cf. tride.

gric ; sm. — Grillon en certains lieux.
grit, gritch, grilliou.
grichaule, gritchaule; sf. — Saute¬
relle, grillon; par anal, avec le grésille¬
ment de ces bestioles, pétillement de la
graisse en ébullition; en style plaisant,
poêle, casserole à friture.
Audits la cansoû de la grichaule, écoutez
Cf

la chanson de la friture

(Navarrot).

griche (Ariri.) ; sf. — Raclette,
grichét ; sm. — Petit racloir.
grichou (L.) ; sm. — Résidu des impu¬
retés qui se trouvent dans la résine et
dont

on fait la poix.
grifà ; v. — Griffer ; considéré comme
un gall. ainsi que ses dérivés. V.
arpe.
grifè,-he (As.) ; sf. —- Sérançoir à lin.
grifou (G.). — C. esgrlpi; au fig.
hargneux.
grifou (Lav.) ; sm. — Anfractuosité de

où

l'eau bouillonne; ailleurs, par¬
pressoir, cuve d'où coule le liquide
pressé; t. technique, griffon,
grifoû; sm. — Griffon,
grifougnà ; v. — Griffonner,
grifougnade ; sf. — Action de griffon¬
ner, griffonnage. On dit aussi grifougne.
grifougnàdje, grifougne ; s. — Grif¬
fonnage.
grifougnàyre,-e ; adj. et s. — Griffontie du

neur,-euse.

grign
trois

ou

; sm. — Javelle, paquet de paille;
quatre grigns forment la gerbe.

grignà ; v. — Grigner, grignoter ;
grincer des dents.
grigne ; sf. — Grigne, croûte de pain;
action de prendre en aversion ; mésintelli¬
gence.
Eslà

en
grigne, ne pas être d'accord,
vouloir, être fâché; qu'es toustém -'.ri
grigne, tu es toujours à grogner, tu es un
grincheux.
grignòt,-e ; adj. et s. — Grignard,-e,
grincheux,-euse, qui n'est jamais content.
Grignote est souvent pris au masc. Cf.
grihàgn.
Ah! lou le grignote! Ah 1 le vilain grin¬

s'en

cheux !

grignoû (B.-L.)
Dans les L. mauvais
à chaux.

sf. — Amélanplante),
grignoutà ; v. — Grignoter.
grignoutade,-tàdje. — Action de gri¬
gnoter, grignotage.
grignoutàyre,-e ; adj. — Grignoteur,
;

-euse.

gribade ; sf. — Action de frotter, de
gmtter, de récurer ; frottée.
gribe (L.) ; sf. — Fléau pour battre et
dépiquer le lin.
grìbo, griuo (Ilte-Big.) ; sf. — Grive.

roche

grignoulèro (15.-L.)

chier (amelanchier vulgare,

;

sm.

—

morceau

Amélanche.

dans la pierre

gri-gri

; sm.

—

Onom. du cri du gril¬

lon, cri-cri.

grihàgn,-e; s. — Grincheux et rageur,
capricieux,-euse, personne acariâtre.
grihagnade; sf. — Acte de grihàgn,
rebuffade de grincheux.
grihagne ; sf. — Méchanceté de grin¬
cheux ; grimace,
grihàn (L.) ; sm. — Croc. V. grip.
grihàuto (B.-L.) ; adj. f. — Se dit de ia
laine aride, à brins durs.
grihé (L.) ; sf. — Bise mordante, aigre,
griho (Big.). — C. guihe.
grihôt ; sm. — Croc. V. cay, grip.
grihòy,-e (L.) ; adj. et s. — Jeune per¬
sonne d'esprit léger,
évaporé,-e.
grilh ; sm. — Grillon. Cf. grit.
grilhà (Lav.); v. — Repartir,; se dépê¬
cher.

grilhà

;

v.

—

Griller

;

grilhà-s,

se

gril¬

ler.
Ha

grilhà carboade, faire griller de la
viande; lou sou qu'ai grilhe tout, le soleil
grille tout.
grilhade ; sf. — Grillade,
grilhàdjà; v. — Grillager,
grilhàdje; sm. — Grillage, treillis;
chose grillée; action de griller.
grilhe; sf. — Grille; gril. V. grasilhe,
triscàt.

grilhoère ; sf.
quantité de grillons

—

; te

Trou de grillon ;
chant de la troupe

des

grillons.
grilhou, grilhoû, gritch, grith,
gritchou ; sm. — Grillon; autrefois espè¬
ce de menottes, de poucelte, instrument de
torture. (V. fr. grésillons).
grimaçà ; v. — Grimacer^ grimer
(rare).
grimace, ou grimasse ; sf. — Grima¬
ce, simagrée ; affront.
Que m'a hèyt ue grimace, il m'a fait un
affront ; qu'ey toustém à ha grimaces, il
est toujours à faire des grimaces.
grimacé,-re; grimassoùs,-e ; s. Grimacier,-ère ; bouffon. On dit aussi,
quoique plus rarement, grimassùt,-ude.
grimacejà ; v. — Faire des grimaces,
grimacère ; sf. — Manie de faire des
grimaces, des singeries.
grimacét,-e ; s. — Enfant espiègle.
grimàut,-e ; adj. et s. — Farceur,-euse,
taquin, qui aime jouer des petits tours,
bouffon.

Lou le

taquin !

grimàut qui lits! Que tu

es

donc

�GRÍMAUTÈ

79

grimautè ; sm. — Défaut, manie do
grimàut.
grimautejà ; v. — Faire le grimàut.
grimoère ; sf. ; grismoùrou ; sm. —
Etoffe de laine brune que l'on fabriquait à
Nay autrefois.
grimoère ; sf.— Grimoire (vient du fr.)
grin (L.) ; sm. — Givre. Cf. glure.
grinchoùn,-e (L.) ; s. — Museur,-euse,
vélilleur.

gringà (N.-E. des L.) ; sf. — Neiger en
pelits flocons à demi-fondus comme du
grésil.
gringue (N.-E. des L.) ; sf. — Petite
neige, grésil neigeux.
grinthoû ; sm. — Petit croc, petite
chose qui accroche; û grinthoû d'uncle,
un polit bout d'ongle cassé,
griòt,-e. — C. agriòt.
grioulhe. — C. graulhe, griaulhe.
grip (Bar.) ; sf. — Râteau, fauchet.
grip (G.-M.) ; sm. — Croc, gaffe de
marinier.

Syn. grupe, groupe, guenche, ganchln,
picoch.
gripà (Bar.) ; v. — Amasser l'herbe avec
le grip.
gripà ; v. — Accrocher ; manœuvrer la
gaffe ; en Aspe, aussi, peigner le lin.
gripà-s ; v. — Prendre la grippe.
gripade,-adure ; sf. — Action d'amas¬
ser l'herbe avec le grip.
gripe ; sf. — Grippe, maladie,
gripe (As.). — V. grije, sérançoir.
gripe-palhè (L.) ; s. — Picore paille,
sobriquet du coq, de la poule. V. piquetva

y,

terre.

gripét (Lav.) ; sm. — Outil pour creu¬
le bois. V. gàbi.
gris,-e; adj. — Gris,-e.
grisalhà ; v. — Grisai lier ; faire un
temps gris; bruiner. Dastros l'emploie pour

ser

grasilhù.

grisalhe ; sf. — Grisaille,
grisalhère ; sf. — Brume grise, bruine
line.

grisalherie ; sf.

—

Barbouillage grisâ-

tre.

grisàr,-de ; adj. — Légèrement gris,
grisardejà ; v. — Tirer sur le gris ; se
dit du temps qui devient brumeux.
grisas,-se;
grisàstre,-e ; adj. —
Grisâtre.

GRÍUALHO

griséte ; sf. — Etoffe de laine de cou¬
grise.
grisèy ; adj. m. — Qui tire sur le gris,
grismoùrou. — V. gri,moère (i).
grisou; sf. ■— Grisaille; temps gris,
grisoû ; sm. — Grison.
grisoulère ; sf. — Grisaille ; qui tire sur
le gris.
grisoulét,-lôt,-e ; adj. — Un peu gris,
grisounà. — C. grisejà.
grisounét,-e ; adj. — Qui a le poil qui
tire sur le gris ; dim. de grisoû.
grisoutejà. — Fréq. de grisejà.
grispà (Or.) ; v. — Gripper, saisir ;
grispà-s, se prendre, être pris.
Que-m soy grimpât aus arroumées, je me
suis pris aux ronces.
grispade ; sf. — Action de saisir, d'être
leur

accroché.

grispàn,-te; adj. — Qui accroche,
grispe ; sf. — Croc ; v. cay ; au fig. dans
les L. mégère, femme acariâtre.
grispét,-e ; s. — Petit crochet ; au fig.
personne agaçante, petit morpion.
grit, gritch, grith. — C. grllhou; dé¬
signe aussj.
criquet, la sauterelle. V.
lagouste.
Màgre coum ii gritch, maigre comme un
criquet ; neuri-s de griths, se nourrir de
sauterelles, faire maigre chère; se dit de
l'avare et aussi d'une personne

très maigre,
style plaisant ; oun grils e y a, Diu
qu'abite, où il y a des grillons, Dieu réside
(prov.) ; c'est une croyance populaire que 'e
grillon du foyer protège la demeure; d'une
personne très brune on dil : qu'ey blanque,
coum las pouprs d'à grit.
gritchà ; v. — Bouger, remuer en fai¬
sant du tapage ; gritchà-s, se saouler, boire
en

à l'excès.

gritchaulà ; v. — Faire des cri-cris,
gritchaule. — V. grichaule.
gritchaulè,-re ; adj et s. — Qui prend
des grillons, des sauterelles ; ausèt grilchaulé, oiseau qui se nourrit de sauterelles.
Or. dit aussi

gr\itchè,-re.

gritchou. — C. gril.
gritchoû. — C. cherimoû, grechoû.
griuà (Big. G. V.-B.).— Forme de gribà.
griualhà (Ilte-Big.) ; v. — Chatouiller;
causer

de

prurit.

griualhèro

;

sf.

•—

Quantité de miettes

;

chatouillements, démangeaison.

griscoùn (L.) ; sm. — Fragon. Syn.
agraulét, auriistoùn.
grisejà ; v. — Tirer sur le gris, grison¬
ner ; grisailler.
grisejade ; sf. — Temps de brume de
courle durée.

grisère ; sf.
grisét,-e ; s.

—

—
—

Grisaille.
Nom de bête.

griuàlho (Ilte-Big.) ; sf. — Miette, bri¬
; prurit; action d'une forte chatouille ;
griffonnage. V. br,igàlh.
Griuàlhos de pâ, miettes de pain ; qu'Éy
griuàlhos debat ets pès, j'ai des chatouil¬
lements sous les pieds; qu'as hèt griuàlhos
en cayiè, tu as fait des griffonnages sur le
sure

cahier.

�GUÎUAT

—

GRUAÜO

80

griuàt,-àdo (Hte-Big.)
lé,-e, dégourdi.
griuàt (Big.)

;

adj.

grouinà;

Eveil¬

—

;

sf.

Jeune grive

—

;

mâle

Grive. Cf. tride.

gros,-se; adj.

Gros,-se. V.

—

espés;

grossier,-ère.
U òmi gros,

un homme gros ; en gros,
modo, superficiellement; pajià gros,
grosse voix ; langage de rustre.
gros; sm. — Gros, partie la plus grosse,
la plus grossière ; ancien poids.
Ha lou gros, faire le gros ; tirà lou gros,
dégager, équarrirj; déblayer,
gros ; adv. — Beaucoup.
i\ou n'y a pas gros, il n'y en a pas beau¬
coup ; gagnà gros, gagner gros.
grossamén ; adv. — En gros, grossiè¬
rement.

grosse; sf.

—

Grosse, expédition d'un

acte.

groû (Arm.) ; sm. — Grain. V. grâ.
grouà-se (G.) ; v.— Se prélasser, pares¬
ser ; grouà-se tout lou
jour au leyt, paresser
toute la

journée. V. alasà.

grouade (V.-B. basse Big.)

;

sf.

—

Marc

de raisin pressé. Cf. drus gasp.
grougn (B.-L.) ; sm.

(M')

; sm.

Groin du porc,
Coin, recoin. Cf.

—

—

cournè.
Bè-t'en entà-t grougn

t'en

au

d'ets tòtchous! Va-

recoin des bâtons ! c'est-à-dire fiche-

la

paix !
grougn leytoùs (G.) ; sm. — Laitron
(plante).
grougnà ; v. — Grouiner, grogner,
grouiller. V. grouinà, carragnà, rounà.
Qu'as à grougnà? Qu'as-tu à grogner?
nous

Lou

bénie

que-m

grougne,

mon

ventre

grouille.
grougnamén,-gnade ; s. — Grogne
ment, grouillement.
grougnàu (G.) ; sm. — Poisson d'eau
douce, genre goujon.
grougnàyre,-e ; adj. — Grogneur,
-euse.

grougnère

;

sf.

—

Manie de grogner

:

grognement prolongé.

grougnét

Grognement.
; s. — Enfant tur¬
bulent et agaçant, petit polisson, drôle.
grougnoû,-ne ; adj. — Grognon,-ne.
grouhét, groùho (Lav.) ; s. — Vilain
homme, vieille sorcière.
grouhoùlh, grouhoùy (Lav.) ; sm. —
Crachat, expectoration.
grouhoulhà,-lheyà ; v. — Cracher,
; sm.

—

grougnòc,-oque (L.)

expectorer.

;

sf.

—

Etoffe

gros¬

sière.

groumàn. — V. gourmàn, plus usité,
groun (Chai. G.). — C. grâ, grain.
groundiè,-re ; adj. —• Grossier,-ère
d'allures et de langage, rustre, lourdaud ;
grand et gros ; massif,-ive. V. madriè,
rountè.

grosso

grougn

Grouiner.
— C. graulhe et déri¬

groulhèro (Lav.)

griuàt ;-àdo (Big. G.) ; s. — Raclement,
frottement dur ; frottée.
griue (L.) ; griuo (G. Big.) ; sf. —

lit

—

vés.

de la grive.

au

v.

groulhe (G.-M.).

groupà;

v.

—

Grouper; groupà-s,

se

grouper.

groupamén; sm. — Groupement,
groussà. — V. groussejà, plus usité,
groussagne ; sf. — Choses grossières,
groussàs,-se ; adj. — Très gros,-se.
groussè,-iè,-re ; adj. — Grossier,-ère,
rude ; blé de qualité inférieure, grossier,
épais. C. groussagne.
groussejà, grousserejà; v. — Grossover,
faire quelque chose superficielle¬
ment, dégrossir.
groussi ; v. — Grossir, devenir gros ;
exagérer.
Lou gàbe qu'a groussit, le gave a grossi;
qu'ai dit tout en groussin, il exagère tout
ce qu'il conte.
groussiè,-re ; adj. — Grossier,-ère ;
gros, épais ; rustre, sans culture.
Drap groussiè, drçip grossier, épais, rude;
l'Oussalés n'a de groussiè que la pélhe,
l'Ossalois n'a de grossier que l'habit (die.) ;
l'Ossalois, en effet, est généralement poli
de manières aimables ; à la mode grousgrosso modo; que bad drin groussiè,

cl

sière,
il

grossit

;

qu'ey û groussiè, c'est

un gros¬

sier personnage.

groussièramén

;

adv.

—

Grossière¬

ment.

groussieràdje ;

sm. — Choses grossiè¬
le gros, presque le rebut.
groussieràs,-se ; adj. — Très grossier,

res,

-ère.

groussiérejà.

—
C. groussejà; paraî¬
grossier, notamment en parlant d'un
drap, de fil.

tre

groussierét,-ròt,-e; adj. — Un peu
grossier,-ère.
groussimén, groussissimén ; sm.
Grossissemenl, exagération.
groussin,-e; adj. — Un peu gros,-se.
groussoû ; sf. — Grosseur ; épaisseur ;
tumeur, protubérance. Cf. espessoû.
grouüt,-üde (L.) ; adj. — Grenu,-e;
qui a du grain.
Cabelh groniit, épi fourni en
grains,
grû (G.). — C. grâ, grain.
gruà ; v. — Gruer, monder le grain, le

—

réduire

en

gruau ; grener.

gruàdo (G.).— C. gragnade et grouade.

�81

GRUAT

gruàt,-do; udj. — Grenu,-e; grené,-e.
grue ; sf. — Machine pour élever les
fardeaux; c'était aussi, autrefois
ment

de

un

instru¬

gùbi

; sm.

—

GUERLEJA

—

Rouanne, outil de sabo-

tier ; on dit aussi gùbie, sf.

gudeyà (Rus.) ; v. — Flâner, fainéan¬
V. gusejà.
giièc, ziièc, soèc (Big. G.); sm. —
Pinson des Ardennes (jring illa monlijringilla Lin.).
guèch,-e (L.) ; adj. et s. ■— Dégauchi,-e,
déjeté, qui est gêné pour marcher en rai¬
son de ses infirmités;
slrabique, louche. V.
guérie, quèch, lustre.
guèhus. — C. gahùs.
guèhus blanc (Os.) ; sm. — Effraie. V.
cabèque.
guèhus-de-las-aurélhes ; sm. — Hi¬
ter.

supplice.

grue, gruye ; griue (L.) ; sf. — Grue
(oiseau) ; elle figure dans de nombreux
prov, de météorologie à cause de ses passa¬
ges réguliers :

Quoan la

grue ba tau cap-sus,
Tout l'ibèr qu'abém dessus;

Quoan la grue ba tau cap-bat,
Qu'abém l'ibèr acabat.
Quand la grue vole vers le Sud, nous
avons l'hiven sur nous; quand la
grue vole
vers le Nord, l'hiver est fini
(prov.).
Quoan la grue s'en ba ta France,
Jéte lou blat à l'espérance.
C'est en effet la saison des premières

bou commun, moyen duc.

guèhus-de-las-paloumes

;

sm.—

Hu¬

semailles d'automne.

lotte.

La grue, sorte d'oiseau sacré, était pro¬
tégé par la superstition ; en manger était
dangereux ; on risquait de contracter une
de ces maladies de langueur interminables ;

guèlh, guèlhou. — C. cléc, coulhàr;
borgne, qui a un oeil mauvais, slrabique,

le landais dit

encore :

louche.

giiélh.

Lou

qui minje car de griue,
pot ne mouri ne biue.
Celui qui mange de la chair de grue, ne
peut ni vivre ni mourir, reste malade indé¬
i\ou

finiment.

Forme de oélh, œil,

en

cer¬

guèlhe (N. des L.)

sf.

;

Guenille

—

;

rebuts

divers ; les chiffonniers ambulants
crient: Guèlhe e ferraille!
N'es me boun que per le guèlhe, ça n'a

plus de valeur.

grulh, grùlhe, brulh

;

sm.

—

Petit

V. gourulhoû; résidu du petit
lait, que l'on converlit en une sorte de
fromage blanc. V. se.roà, gurròp.
Lou grulh qu'ou se séque, dit-on d'un
malchanceux ; en effet, quand l'opération
est manquée, le grulh demeure sec dans le
chaudron et n'est plus bon à manger.
grumeau.

grulhoà-s ; v. — Se grumeler.
grulhoàt,-àde, grulhoùs,-e; adj. —
Grume,leux,-euse.
grulhoû; sm. — Dim. de grulh, très
petit gíumeau. V. gourrulhoû.
grulhoùs,-e ; adj. — Qui est plein de
grumeaux. V. grulhoàt.
grumejà (G.). -— C. gramà et dérivés.
V. esgrume.

grumi (Al.) ; v.— Trembler, frissonner.
grumidis ; sm.
Ce qui monte à la
surface d'un liquide et forme comme des
grumeaux ; écume épaisse et grossière.
grums (Os.) ; sm. pl. — Bouillonne¬
ment des eaux subitement
grossies ; nuages
épais, grondants, chargés de foudre. V.
—

crum.

grup, grupe

(L.) ; s. — C. grip. croc.
grupà ; v. — Accrocher, crocheter.
grusò (B.-L.). — Forme de crusò.
grusole (L.) ; sf. — Bourrasque. Cf.

bourrade.
V

—

tains lieux gascons.

gubét, gubelét;
coup; gaîne.

sm.—

Gobelet; coyer.

guèlhou, quèlhou,-lhe (As. Os.) ; s.
adj. — Gucnilleux,-euse, pauvre hère,
sobriquet des gens d'Ans (B.-P.).
guèlle (Or.). — Forme de guérie.
guenche (L.) ; sf. — Longue perche re¬

et

courbée

qui sert pour abattre les hautes
branches ; houlette recourbée du berger. V
gauche.

guenguilhoùn (L.)

;

sm.

Fruit du

—

lierre.
A

Pissos,

on en

fait

guirlande,

une

avec

du papier bleu, que l'on dépose dans
chambre de la jeune épouse. Comme
fruit

la
ce

longtemps, il personnifie
doule, la lune de miel.
guerdà (Hte-Big.). — C. garda, regar¬

( ?)

se

conserve

sans

der.

guerguelhe (L.) ; sf. — Râle ; pituite
qui reste dans la gorge. V. harguilh, crapoutch.
guerguelhoùs,-e
rheux,-euse.

(L.)

;

s.

—

Catar-

guerguerite ; sf. — Petite vesce, espar(vicia onobrychioïdes). Cf. jerjerit.
guérie,-li,-lou,-le ; adj. — Gauchi,-e,
déjeté, louche, faussé; par anal, maia ■
droit,-e, peu intelligent, qui n'a pas l'esprit
droit. V. estròs, guèuch.
Taule guérie, planche gauchie; qu'a il
oélh guérie, il louche; qu'en ba tout guérli, il va tout déjeté, de travers; be eau que
sies guérie! Faut-il que tu sois maladroit!
guerlejà ; v. — Etre gauchi, agir en
guérie; loucher, bornoyer.
celte

6

�GUERLERIE

guerlerie

;

82

GUIGNADE

—

sf.

Maladresse, sottise,

—

ânerie

guèrli,-lo (Hte-Big.)
Bar.).

—

guèrlou,-e (As

;

G. guérie.

guerlìn-guerlàn
di là, à tort et

;

loc. adv.

—

De çi.

à travers.

guèro (Hte-Big.)

;

adv.

—

Assurément

guèro (il.-A.)
sens

interj.

;

—

du fr. tiens ! Ah ! pas

;

Vois, usitée
possible ! V.

oère\.

guèro (B.-L.).

—

Aphérèse de aguère,

canal, aiguière.

guèrre

si.

;

—

Guerre

;

Guiane ;

n. p. — La Guienne.
(L.) ; sf ; guibè,-sè ; sm. —
Jabot et, par anal, estomac en style badin.
Pleà-s le guibe, s'empiffrer,
guibè, guisè. — C. gabè et dérivés,
guibe-rouy (L.) ; sm. — Rouge-gorge.
Syn. gòlis, cot-arrouy.
guichà. — V. esguinçà plus usité.
Guiche ; n. p. — Guiche, seigneurie de

guibe

tiens, regarde. Cf. oère.
au

gueytà. — V. gaytà et dérivés,
gueyterè (B.-L.). — C. gaytadoù.
guèyto. — C. gayte, en Hte-Big.
gufét. — C. bufét, buffet.

combat de la

vie.

Cridà las guerres, publier, appeler pour
la guerre; mià la guerre, conduire la guer¬

Guiche, Laguiche.
Riche

coum

près. pour

d'autres ; quand il
fléau du ciel, le paysan dit : cadû
que hè sa guèrre e lou Boun Diu tabé,
chacun fait sa guerre et Dieu tout de mê¬
me ; nourri de guèrre, pseudonyme.

-ère.

en

se

mauvais rapports avec

passe un

En

tems

de

guerre,

Croumpe terre.
de guerre, achète de la terré

En temps

(prov.).
Qui a tèrre
guèrre.
Qui a de la terre a des tracas (prov.).
guerrejà ; v. — Guerroyer.
guerrejàyre,-e ; adj. — Guerroyeur,
-euse,
combattif, tracassier, un mauvais
A

coucheur.

guerrén (Lescun). — C. garròc, rocher.
guerriè,-re; adj. — Guerrier,-ère; se
dit aussi d'une grande personne aux airs
décidés.
V.

guesélho (Lav.) ; sf. — Vieilles liardes.
guèlhe.
guesilhe ; sf. — Malpropreté ; graillon.
guesilhè,-re ; s. — Etat de saleté, de

désordre.

guèspe

;

sf.

—

Guêpe. V. bèspe et déri¬

vés.

guesti (As.) ; v. — Action du chien
(gous) couvrant la chienne. Cf. cagnl.
guetà,-trà ; v. — Guêtrer; guetà-s, se
guêtrer.
Està

plâ guetàt, être bien pourvu, bien
affaires.
guète,-tre ; sf. — Guêtre. V. garra-

dans

ses

mâche.

guetoû,-troû ; sm. — Guêtre courte,
guêtre (V.-B. Big.) ; sf. — Guenipe.
guèuch,-e. — C. gaueh, gauche,
guèude. — V. gèude.
guèiis. — C. gahàs.
guèyne. — C. gayne, jambe,
guèyt. — C. gàyt. N. de p. Gueit.

lou

coumte de Guiche,

ex¬

parler d'une personne très riche,
guichét ; sm. — Guichet.
guichetiè,-re ; adj. et s. — Guichetier,

débattre dans la vie; on dit, avec le
même sens: ha guèrre au tems; este à la
guèrre, être à la guerre, en guerre; être

re,

Gramont. N. de 1. et de p.

la famille de

Guichòt,-e, Guichoû;
Qui est de Guiche. N. de p.

adj. et

s.

—

guid, guidoàdje; sm. — Taxe, droit
du bétail transhumant (vieux).
guidà,-sà (L.). — C. gabidà, guider,
guidade ; sf. — Coup de guide ; action
de guider.
guidatoû ; sm. — Petit valet de labour
qui guide l'attelage.
guidauguère. — Métathèse de bigaiidère. C. bidauguère.
guidàyre,-e. — C. gabidàyre.
guide; s. des 2 g. ■— Guide, celui,
celle qui guide.
guide; sf. — Guide, espèce de rêne.
Machant cop de guide, mauvais coup de
rêne, faute de direction; sarrà la guide.,
serrer les rênes, la bride; lira sus las gui¬

dj passage

des, retenir.

guide-àsou;

Guide-âne, ins¬
guider.
guide-hus ; sm. — Peson du fuseau ;
fourchette de la quenouille à retordr'e. V.

trument

ou

sm. —
manuel pour

bertélh.

guidoû ;

sm.

—

Guidon,

enseigne

;

reine-abeille.

guignà; v. — Regarder, lorgner, gui¬
cligner de l'œil, bornoyer; viser;
guignà-s, se regarder.
Qu'ey ço qui as à-m guignà? Qu'as-tu à

gner,

me regarder, à me lorgner ? Ne-u pouch pas
guignà! Je ne puis pas le voir I II me fait
horreur; guigne, guigne! Regarde! Exami¬
ne !
Lou galàn que la se guigne, le galant
guigne (son amie) ; il la surveille à la

dérobée.

guignade

; sf. — Regard, coup d'œil,
guigner.
Guignade est pris aussi pour « mauvais
œil », regard fatal, mauvais sort jeté: que
action de

�83
m'a

GÜIGNAR

jetât dessus lu guignade, il m'a jeté
guigne dessus.

un

sort, la

B'as tu tous oelhoûs proubedits
De to.n mauhasénte guignade I
Oh ! que tes yeux sont, donc
malice ensorceleuse ! (Lamolère).

guignàr,-de ;

adj.

—

malchanceux.

Guilhàume ;

chargés de

Guignard,

e,

l'air.

guignorre; sf.
consiste à arracher

—

avec

.leu d'enfants qui
les dents

un

bout

de bois, la

guignorre, fiché en terre; de là
l'expres. tirà la guignorre pour dire que
l'on fait un travail malaisé, fatigant; par
ext., prend aussi le sens fig. du fr. tirer la
galère, se débattre pour gagner sa vie.
guignoû ; sf. -— Guignon.
Cap à guignoû, visage de sorcière, désa¬
gréable; tête à giffles. D'après Dugay, re¬
gard. Vers l'Ai, papillote.
guignoùn (L.) ; sm. — Mauvais mor¬
ceau de pierre dans la chaux. On dit aussi
grignoàn.
guiguerigui (Bay.) ; sm. — Jeu d'en¬
fants aujourd'hui oublié ; on y jouait à
plusieurs en chantant une formulette.

guihe ; sf. — Truie qui a déjà mis bas.
galése, grih.e, trouje.
Cachàus de guihe, dents de truie, très
longues ; courre coum ue guihe merdassère,
courir comme une truie au goût perverti,
Cf.

courir

sans

chante

coum

à la recherche ;
d'une femme très méchante on dit : mâ¬
cesse,

comme

guihe.
guilhà ; v. — Tromper, leurrer, duper ;
guilhà-s, se tromper.
Qui cred guilhà Guilhòt, Guilhòt qu'oa
guilhe, tel compte tromper Guilhòt, Gui¬
lhòt le trompe (die.).
guilhade; sf.
Tromperie, duperie,
mauvais tour joué.
Guilhamét, Guilhaumét, Guilhoumét; n. p. m. — Petit Guillaume.
guilhamét (B.-L.) ; sm. — Crêpe de
sarrazin très épaisse.
guilhanè, guilhaunè, guilhounèu
(G.). — C. aguilhounè.
ue

—

n.

p. m.

GUILLE

Guilleret,-te. V.

—

Guillaume. V.

—

Guilhèm; espèce de rabot.

guilhàyre,-e

;

adj.

Trompeur,-euse,

—

farceur.

guignarre, guignorre; sf. — Augm.
péjor. de guigne.
guignauét,-e (V.-IS.) ; s. — Qui gui¬
gne ; lorgne ; se dit aussi d'un ouvrier,
d'une ouvrière peu adroits, qui tâtonnent
et s'arrêtent souvent pour regarder
(guignà)
si le travail en cours est bien fait. On dit,
fautivement, gagniuét. Le t. est plutôt mé¬
prisant et moqueur.
guignauetejà ; v. — Travailler en
talonnant et en regardant souvent.
guignàyre,-e ; adj. et s. — Qui regar¬
de, épie, lorgne ; slrabique, loucheur.
guigne; sf.— Guigne, mauvaise chance,
guigne-houes ; s. — Guigne buses, en
style plaisant qui guigne, par tic nerveux,
en

guilharét,-e ; adj.
galhardét. N. de p.

—

guilhe (N.-O. des L.)
envie, besoin instinctif.

sf.

;

—

Désir,

guilhe, guilhésque; sf. — Tour joué,
sans grande importance.
guilhe ; sf. — Cerise rouge fonce, gros¬

niche, tromperie
et à queue

un

vieux texte,

sans doute, prunelle:
la prue e la serize que cascun
prener. V. guinle.

La guilhe c
s'en pusque

se

courlte. Dans

signifie,

Guilhèm; n. p. m. — Guillaume; en
style plaisant, gaster ; pleà-s lou guilhèm,,
s'tmplir la panse.
guilhèm-branè (Bay. G.-M.) ; sm. —
Cormoran ; sobriquet appliqué à un lour¬
daud, peu dégourdi, borné, d'écorce rude.
V. arrabè.

guilhèm-pescàyre

pesquè; sm.
lieux, désigne !e
martin-pêcheur ; au fig. homme mince avec
de longues jambes et peu
élégant. Cf.
—

Iléron ;

en

ou

certains

guiràut-pescàyre.

Que hè pas coum û guilhèm-pesquè, il
grands pas;-cot de guilhèm-pesquè,
cou long et mince,
guilherét. — C. guilharét.
guilheri.
Dans cette expr. : aqueste
qu'ey de las de guilherl, cette histoire est
un
peu forte, elle n'est pas banale.
guilhésque. — V. guilhe; bouffonne¬
rie, extravagance pour rire, gesticulation
comique.
guilhestràn,-e, guilhoustrin,-e (L.) ;
s.
Personne grande et maigre.
guilhetà-s (M4); v. - S'habiller. Cf.
agulhetà.
guilhirite (As.) ; sf. — Bardane, son
fruit. V. gahèc.
guilhòt; sm. — Ancienne monnaie des
fait de

—

—

comtes de Foix. N. de p.

guilhou ; sm. — Grand dadais,
En Bas-Os. forme de
qullhou.

benêt.

guilhounèu (G.). — C. aguilhounè.
guilhourrade ; sf.
Coquinerie, acte
—

indélicat, mauvaise conduite.

guilhourràs,-se.

guilhoustrin,-e.
guilhoutinà; v.
guilhoutinàyre ;

Augm. péjor. de

—

guilhoùrrou.
guilhoùÎTOU,-rre
personne, coquin,-e.

;

adj. et

—

—

C.

—

Triste

guilhoustràn.

Guillotiner.

sm.

bourreau.

s.

—

Guillotineur,

guilhoutine; sf.
Guillotine.
guille, pron. guil-le. — C. guilhe,
—

cerise.

�GUIMAUBE

—

GUIROUFLEJE

guimaube, guimaugue; sf. — Gui¬
(altœa officinalis). Cf. bit-maube.
guimbà (N.-E. des L. et M') ; v. —
Gambader, bondir, sauter, caracoler. (Prov.
guimbo, longue jambe). V. galipà.
guimbade; sf. — Bond, gambade,
grande enjambée. V. arricouquét.
guimbalejà, guimbetà; y. — Gam¬
mauve

bader, bondir, sauter.

guimbalet (Bay.)._ — C. gambilét.
guimbàn,-te; adj. — Bondissant,-e,
caracolant.

guimbarde; sf.

—

Guimbarde, vieille
fem¬

me.

guimbèle,-bèrle, jimbèrle ; sf. — T.
charpentier, jambage; par anal, longue
jambe. (Prov. guimbo) ; femme qui a de
longues jambes minces.
guimbeleyét; sm. — Petit gibelet.
Sobriquet de personne mince. N. de p.
guimberlejà; v. •— Agiter les jambes,
gambiller.
guimbét (M1 et N.-E. des L.) ; sm. —
C. guimbade. V. garrimbét.
guimbetà. — C. guimbalejà.
guimbole. — C. guimbèrle.
guirnpà-se (B.-L.) ; v. — Aigrir, en
parlant des aliments.
guimpe,-o (B.-L.); adj. — Aigri,
gâté,-e; lèt gulmpo, lait gâté.
guince,-che; sf. — Filament, bribe,
de

un

rien. C. esguinche.

guinchou,-che. — C. gauche, croc,
guindà ; v. — Guinder, étirer, raidir ;
guindà-s, se guinder.
guindàch (L.) ; sm. — Clou de sabot.
V.

guinguilhes.
guinguilhes (Or.). — C. guingàlhs.
guinle. — V. guilhe, cerise.
Que badoù rouye coum la guinle,

guingassoû.

guindàt,-ade ; adj. ■— Guindé,-e.
guindoùlh ; sm. ■— Griotte, espèce de
cerise ; au fig. petit nigaud, niais.
guindoulhàyre,-e ; s. — Amateur,
marchandée de griottes. Sobriquet des
gens de La Capère (L.).
guindoulhè ; sm. — Griottier.
guindoulhét,-e ; s. — Dim. de guin¬
doùlh; petite griotte.

guingà (N.-E. des L.) ; v. — Se dit de
tombant, au printemps à demi-

b neige
fondue.

guingàlhs,-alhes,-guilhes ; sm. pl. —
Affiquets, pendeloques, choses plutôt jolies
que solides. Cf. quincalhes.
guingassoû;

Petit clou, broquette ; par ext. pointe d'épine ; au fig.
petit, bonhomme, très petite chose.
guingoàch,-gòch,-gòy ; sm. — Guin¬
gois. Loc. adv. de guingoàch, de guingois.
guingue (N.-E. d'es L.) ; sf. — Neige
fondue à demi.

sm.

—

il

cerise (D. Lafore).
guinnà ; v. — Sauter, sautiller, ruer.
V. arreguinnà; vers Orthez, éprouver du
dépit, de l'impatience, ruer dans les bran¬
devint rouge comme une

cards.

guinnadére ; sf.
de

voiture; t. injurieux à l'égard d'une

miette,

guinguéte ; sf. — Guinguette.
guinguilhàt,-ade ; adj. — Paré de

remuer

—

Manie de sautiller,

le derrière.

— Saut, le pied étant jeté
arrèguinnét.
guinsàlh ; sm. — Hart, corde. V. esguinsàlh; autrefois corde de bourreau pour
la pendaison ; par anal, chose mince, gue¬
nille, petit serpent.
L'àrbe e lou guinsàlh de Judas, l'arbre
et la corde de Judas (d'Ast,ros).
guinsalhà ; v. — Nouer un guinsàlh,

guinnét

; sm.

à l'arrière. Y.

.

corde.

une

guinsalhè,-re; adj. — Indolent,-e.
guinsòs (Big.) ; sf. pl. — Bribes. Y.
esguinses.
guiòt (L.). — Aphérèse de guiròt, jars.
Guiràut; n. p. m. — Guiraut. N. de p.
V.

bole-guiràut.
Guirautane ;

n.

p.

f.

—

Femme de

Guiraut. N. de p.

guiràut-pescàyre, -pesquè. — C.
guillièni-pescàyre.
guirguirite (As.). — C. jerjerit.
guiròt, guirou; sm. — Jars.
Lhebà lou cap coum û guiròt cibadé,
lever la tête comme un jars dans un
champ d'avoine.
guiròt-saute ; sm. — Jeu d'enfants,
espèce de saute-mouton ; a donné lieu à
l'expres. : ha à la guiròt-saute, faire tout à
la légère, comme en s'amusant; on dit
aussi d'une personne peu sérieuse : qu'ey û
(ou ue) guiròt-saute.
guirou. (B.-L.) ; sm. — Cri pour appe¬
ler les chèvres. V. tougnes. En B. cri pour
appeler les oisons.
guirou. — V. guiròt. N. de p. Gui/nu,
Laguiroue.

guirouflàt,-ade ; s. — Gifle ; affront.
guirouflàt,-ade,-flèje ; s. — Personne
peu

sérieuse.

guirouflèje ; sf.

—

Giroflée jaune, des

murailles, violier (cheiranthus cheiri) ; en

style plaisant, soufflet ; on dit aussi dans
ce cas,
guirouflèje de cinq hoélhes, giro¬
flée à cinq feuilles (les cinq doigts) ; au fig.
femme un peu légère et coquette.
Syn. claberl, clauerì. V. juliène.
Lou qui dou eu dou câ s'agrade, que
s'en hè bère guirouflèje, des goûts et des
couleurs... ; on dit, par antiphrase, de quel-

�GUIROULEJA

85
que chose qui ne fleure pas bon : nou sentéch pas la guiroufléje; que hè ue beroy■;

guiroufléje ! C'est

belle coquine, une

une

femme de manières libres.

guiroulejà (01.)
roulhe, la

;

v.

—

Faire la gui-

coureuse.

guiroùlh,-e

; s.

Homme laid, ours

—

mal léché ;

fille qui a des allures garçon¬
nières, un peu hommasse. N. de p. Guirouilh, Laguirouilhe.

guirouildèu (Big.)
rondeau

du

;

sm.

—

Probable¬

promenade avec
visites des maisons et danse que font les
enfants au cours de la soirée, la veille de
Noël, pour recueillir de petites offrandes;
on leuri donne des noix, des châtaignes, des
pommes, de petits sous. Quand ils arrivent
devant une porte et qu'elle tarde à s'ouvrir,
ils crient: dat-se lou guiroundèu lèu, lèu!
Que-b tiram d cop de chapèu; donnez-nous
ment

gui

;

l'offrande accoutumée et

nous vous disons
bonsoir,. Si la porte reste fermée, on de¬

agnessif: Lou guiroundèu, lèu, lèu'.
que-b cagàm deguén lou chapèu! Et si
la menace n'a pas d'effet, la tonde part en
criant: Eh dounc! caguère mourtàu dinqu'à Vau,te Nadàu! Hé donc (nous vous
souhaitons) diarrhée mortelle jusqu'à la
Noël prochaine ! V. ahumalhes.
guiroùsto (Lav.) ; sf. et adj. — Longe,
chose allongée; se dit d'une vache qui a le
dos long. N. de p. Laguirouste.
guirro (G.). — Forme de guihe, truie,
guisà (L. G.). — Forme de guidà.
guiscà ; v. — Agacer, taquiner, exciter.
vient

ou

V. ahiscà.

guise;
d'être

au

Guise, façon, manière
moral. Loc. adv. en guise, de
sf.

—

façon, de sorte.
Les Garros et d'Astros donnaient aussi au
le sens de désir, envie, besoin. V.

terme

guithe.
De maie

souvenir de St-Grat., évêque d'Oloron,
qui avait fait creuser un bassin sur la place

en

l'église pour que les canards de la cité
puissent s'ébattre et barboter, s'il faut en
croire le poète A. Peyré.
guit,-e (Bar.) ; s. — Cheval, jument
qui mordent, ruent, bête vicieuse; guite
est une injure quand on s'adresse à une
femme. V. guiloû.
B'ès la machante guite! Quelle chipie!
Signifie aussi fainéante.
guitade ; sf. ■— Couvée de canards ; à
01. jeu du canard; on suspend la pauvre
bêle à un portique et il s'agit, le joueur
ayant les yeux bandés, de le faire tomber.
Ailleurs, on entrave le canard et on le
lâche; celui qui réussit à s'en emparer
l'emporte.
guitarre (Bar.) ; sf. — Cheville de fer
fichée au mur sous la cheminée et qui sert
de chandelier. V. glèbe, chirou.
guitarre-de-hèr ; sf. — Guimbarde,
instrument de musique.
guitàs,-se ; s. — Gros, vilain canard,
de

y

grosse cane.

guitàyre,-e, guitè,-re

; s.

—

Gardeur,

de canards,

-euse

guite. — V. guit (2).
guitejà ; v. — Faire comme les canards,
nager, barboter ; courir la gueuse ; faire la
guite.
guitèr. — V. gutè 1: plus usité.
guitét,-tòt,-e, guitoû,-e; s. — Cane¬
ton,-ne.

guithe (abé) ; loc. adv. — Désirer,
(Gr. L.). V. guise.
guitoû, guite; sm. — Fainéant; fri¬
pon,-ne. (Esp. guiton, vagabond, fainéant).
guitounade ; sf. — Tour de fripon, de
avoir envie

mauvais drôle.

guitounejà;
guitoû.

aride.

gulbi,-e ;
gubét.

marî, canard marin dit de Barbarie ; guit
saubàdje, canard sauvage.
Abé esprit cou m û guit halhe, avoir .le
l'esprit comme un canard de la crête,
c'est-à-dire pas du tout ; cachàu de guit,
idiot, menteur, exprès, injurieuse.
La féte votive de Ste-Marie d'Oloron est

GULH

appelée lou guit, peut-être

familièrement

guise, de mauvaise façon; n'ès
pas à la soue guise, tu n'es pas à sa guise ;
à maie guise, difficilement; n'a pas guise
d'arré, il n'a envie de rien.
guisè, guisèy. — C. gabè et dérivés.
guiserùt,-ude; adj. — Qui a un gro?
jabot.
guisp,-o (B.-L.) ; adj. ■— Hérissé, e;

guispét. — C. gaspét; gahà-n û guispét, prendre «la cuite», s'enivrer.
guissàlh. — C. guinsàlh; en Bar. c.
esguinsàlh.
guit,-e; s. — Canard, cane. Guii doumèdje, mèdche, canard domestique; guit

—

v.

—

Mener la vie de

gulà ; v. — Gueuler (trivial),
gulade ; sf. — Gueulée.
Abalà d'ue gulade, avaler d'une seule
gueulée, d'une bouchée ; ha-s'en ue gulade,
s'en emplir la bouche.
gulàyre,-e ; adj. — Gueulard,-e, qui
hurle.
s.

—

Creux, petite fosse;

v.

gùlbe (ha) ; loc. adv. — Faire jeu ;
du jeu de boules pour dire que l'on

exprès,
met

la boule dans le trou ; réussir,

gule ; sf. — Gueule,
gulét ; sm. — Grand cri, hurlement,
guletoû ; sm. — Gueuleton,
guletounà ; v. — Faire bombance, ri¬
paille.
guletounàyre,-e ; s. — Amateur de
gueuletons.
Gulh (Lav. cl, Hte-lîig.) ; sm. — Juin.
Cf. julh.

�GULHE

—

GUTEROUS

gulhe.

—

C. agulhe.

Gulhét (Lav.

Ilte-Big.)

86

; sm.

■—

Juillet.

Cf. Julhét, Garbe.

gulhetà.
Guliâ ;

—

n.

C. agulhetà.

p.

—

Julien. On dit aussi

Julià. Sen Guliâ, St-Julien, un des patrons
de Lesear (B.-P.), dont il aurait été un des

premiers évêques.
gurbét (G.-M.).

— C. gourbét.
gurbiste (L.) ; sf. ■— Panier de bât
analogue à la bascoye, cacolet. V. garbisso.
gurgòu ; sm. — Groupe en cercle ;
petit tas.
Qa'èren aquiu en gurgòu, ils étaient là
en cercle, en groupe. V. agurgoulà.
gurguit (abé) ; v. — Avoir la riposte,
l.t répartie mordantes, à Pissos (L.).
gurmét (Salies) ; sm. — Peloton. V.
cusmét ; groupement. V. gurgòu.
gurpì (Bay.). — C. gourpl; a signifié

aussi

délaisser, abandonner.

gùrro (Big. G.)

; sf. — Crosse ; morceau
jeu décrit au mot gourre.
Pè de gùrro, pied bot ; hè-s'en la gùrro,
s'amuser de quelqu'un, de quelque cliose,
comme un chat d'une pelote. V. poudorlo.
gurroét, gurroû. — C. curroû.
gurròp (Aure). — C. grulh.
gus,-e ; s. — Gueux,-euse; indigent;
coquin, coureusie, gouine; chien,-ne.
Lou qui a trop de counciénce que-s deu
counsoula d'està gus, celui qui a trop de
conscience doit prendre son parti de rester

de bois arrondi ;

gueux (die.) ; senti lou gus, sentir le faguenas, l'odeur de chien ; ha la guse, faire la

fille

perdue. V. gous.
gusà ; v. — Gueuser.
gusalhe ; sf. — Gueusaille.
gusàryde ; s. — Gueusard,-e; se prend
aussi sm' le ton plaisant comme coquin,
petit diable en fr.
gusardà. — C. gusà mais plus usité,
gusardalhe; sf. — C. gusalhe.
gusardàs,-se. — Augm. de gusàrd,-e.
gusardè ; sm. — Gueuserie; les gueux,
leur vice.

gusardejà. — Fréq. de gusardà.
gusàs,-se. — Augm. péjor. de gus,-e.
guse ; sf. — Gueuse, instrument,
gusejà. — C. gusardà mais avec un
sens de
dim. ; polissonner ; dans le Rus.
aussi, gudeyà, flâner.
gusét,-òt,-e ; s. — Petit gueux, petit
polisson, petite coureuse ; petit chien (vieux).
gusetejà ; v. ■— Faire le gusét, la
guséte.

gusmàn

;

sm.

—

Courtisan

matois,

flotteur.

gusmandejà ; v. — Faire le gusmàn.
gusmerà. ■— C. cusmerà et dérivés,
gusmét ;-métch (Aspe.) ;-mèyt (Or
L.). — Forme de cusmét.
Gustoû.
Dim. de Auguste,
gutèr; sm. — Goitre. V. gabè.
guteroùs,-e; adj. — Goitreux. On dit
aussi guternoùs.
Sobriquet des gens de
Beaucens (H.-P.).
—

�H;

—
N'est pas employée
Aspirée, elle tient la place
d-; f étymologique et caractérise par ce fait
nos parlers parmi les dialectes de la langue
d'oc qui, lous, ont conservé l'f des latins.
Anciennement, cet f était généralement
employé dans l'écriture bien que dès les
derniers temps du Moyen-Age il fut déjà
réduit, dans la prononciation, au son
actuel d'ti aspirée.
Dans quelques parlers béarnais et gas¬
cons, l'h provenant de f a disparu, au
commencement des mois, lorsqu'elle était
suivie d'un r: ray = hray, rèchoa= hrèchou,
roumàdje=hroumàdje, etc, mais dans les
noms féminins un a a été préposé : aroumigue (ou aroumits), du latin vulgaire
fromica ou tromice, fourmi; arrague, du
latin fraga, fraise.
On observe que dans les villes les jeunes
générations ne savenl plus prononcer l'h
aspirée, oe qui paraît dû à une influence
française, la prononciation des régions
parisiennes ayant, depuis le XVIe siècle au
moins, cessé de faire entendre l'aspiration
et ne marquant plus l'ancienne h aspirée
que par l'absence de liaison (de ord' = des
hordes), ou en faisant entendre l'e muet
final du mot précédent (une ord' = une
horde) ; on peut voir là une question de
mode, d'imitation, ou encore un effet de

consonne.

comme

muette.

la loi dite du moindre effort.

h, dans l'ancienne graphie, remplissait,
le rôle de l'i
l'ancienne
mouillant
dans
orthographe
française; on écrivait mountanhe, grinhe,,
hounhà pour mountagne, grigne, hougnà
(vx fr. rnontaigne, champaigne, etc.). Le
son
gn s'écrit aujourd'hui comme en fran¬
çais ; on évite ainsi de nombreuses confu¬
sions dans les mots où h est précédée de en :
enhangà, embourber, enhounsà, enfoncer,
enhaylà, ensorceler; mais, — et cela per¬
associée à d'autres consonnes,

aussi

met

les

d'éviter

confusions

et

de

supprimer des difficultés d'exceptions, donc
simplification utile — on conserve h dans
son

rôle de mouillante associée à 1 et à

Ihéyt

—

illèyt (lit.)

;

hilhe

=

t

:

hille (fille).
de t mouil¬

Associée à t, h indique un son
lé, c'est-à-dire un son de t combiné très
intimement avec un son de i (on l'entend
à Orthez et

en

Chalosse)

:

garbàth (javelle),

(veau), castèth (château). Ailleurs,
devenu quelque chose de plus ou
moins analogue à tch; mais dans la plus
grande partie du domaine gascon, la mouillur" a simplement disparu et l'ancien t
mouillé est devenu un t ordinaire : garbàt,
betèt, castèt, etc. Les t de cette sorte pro¬
viennent presque toujours d'un latin — Il
devenu final: vitell(um), veau; castell(um)
château; cf. ets, eux, du latin ill(o)s.
Autrefois, ce son était ordinairement repré¬
senté par les graphies — igt ou ig, souvent
conservées dans les noms propres : Beigbeder, littéralement beau à voir, c'est-à-dire
« belle vue » ; Baigts, du latin vall(e)s, etc.
A Ortliez-Salies, la chuintante de certains
mots: choyne, cheplc, ehoup, etc. est rem¬
placée par un son doux particulier, sorte de
t mouillé combiné aussi avec i et que les
écrivains locaux indiquent par th.- thoyne,
theplc, thoup, etc.
betèth

ce

est

son

Dans
était

les

héritier,

dérivés

mots

muette:

etc.

;

habere,
on

se

du

latin

où

h

avoir, hereditare,
dispense de l'h et

l'on écrit

abé, cretà, etc.
ha ; hè (G. Big.) ; hèse (N. des L.) ; v.
Faire, exécuter, agir ; élever, former,
produire; composer, opérer, construire,
façonner,
disposer, arranger, changer ;
causer, occasionner; cultiver, semer; amas¬
ser,
gagner; représenter, feindre d'être;
s'exercer, jouer à; suffire, ajouter; ha-s,
hè-se, se hèse; se faire, devenir; se déve¬
—

lopper,

se

former

; se

faisander.

Hèt açò; que faut-il
faire?
Faites ceci; at abét hèyt? ■—•
Qu'at harèy ; l'avez-vous fait
—
Je le
ferai ; l'àute qu'at hé (qu'at hi, forme an¬
Que

cau

ha?

—

—

cienne et

rare), qu'at hasoù, l'autre le fit;
que je fais? Rien; que
que héy) ta tu? Que
veux-tu que je fasse pour toi ? Ço qui
huràn lous auts ; ce que feront les autres;
que s'y hèn à segà, ils se dépêchent à
moissonner; ha de tout, faire de tout, tous
les métiers; se porter bien, se mal porter
que
bos

hè y? Arré ; ce
que hàssi (ou

alternativement;

ha

tribàlh,

faire

de

la

besogne et rapidement; ha besougn, nacère,
être nécessaire, manquer; ha
mounéde,
gagner
de l'argent, en recueillir; ha
coùmpte, tenir compte; ha-s basti, bâtir
(pour soi) une maison; ha cansoùs, com-

�TIA

—

'les chansons; ha de Vomi, fuira
l'important; quc-m haras mourl! Tu me
feras mourir ! Qu'e.y ço qui-m hè! Qu'est-ce
que cela me fait! Iia-s'eti, s'en faire, être
préoccupé, se faire du mauvais sang ; has'en argén, dépenser de l'argent; ha-s'y,
s'appliquer, faire des efforts, pour; nou hé
que plourà, il pleure sans arrêt; ha per
jniejes, faire de moitié; ha pêne, causer de
la peine ; ha lou blat, semer le blé ; ha à las
quilhes, jouer aux quilles ; ha û malùr,
poser

causer

douma

88

HÂBE

un

accident, commettre un crime;
oeyt dies, demain il y aura

harà

huit jours; que
fait avocat ; lou

s'ey hèyt aboucàt, il s'est
goujat que-s hè, le garçon
se
forme, devient homme; hèt ein-çà,
approche; hèt-be (ou hasiàt-be) en darrè,
reculez; ha-s plâ dab, frayer avec; ama¬
douer ; lou qui hè coum bct à ha n'ey pas
ni pic ni sage, celui qui fait comme il voit
faire n'est ni bête ni très intelligent (prov.) ;
que se-m hè ca (cela se me fait cher), je
trouve cela cher;
ha ligne, couper du
bois ; aci que hèn beièt, ici on vend du
veau ; que. hè cabalàrni, il élève des che¬
vaux ;
que hè bèt, il fait beau; quoan n'as
hèyt don boéu? Combien as-tu retiré du
Qu'a hèyt lou sou tour, il a fait
son temps ;
qu'ey cause hèyte, c'est chose
faite, réglée; barn quin hès, voyons com¬
ment tu vas faire, t'en tirer.
Loc. div.
Ha per ha, faisons cela puis¬
qu'il le faut; autant vaut-il faire cela
qu'autre chose; quin la hèm? Que faisonsbœuf?

samment

—

maire

Gasconne, notre besoin de l'action à
». Faire, en
français, bien qu'usité
dans de nombreuses acceptions, est loin
d'avoir une importance pareille.
outrance

ha ;
faire ;

sm. ■—• Faire; action, pouvoir de
chose faite.
Lou prouméte n'ey pas lou ha, le pro¬
mettre n'est pas le faire; qu'a û beroy ha,
il a une bonne façon d'agir, de travailler;
en aquéste ha, que y a tribalh, dans cette
affaire, dans ce travail, il y a beaucoup à

faire.

ha! interj. — Ah! Marque la surprise,
l'étonnement, la satisfaction. L'h n'est pas
régulièrement aspiré fortement, mais il
existe néanmoins ; on en a la preuve lors¬
que deux ha se succèdent : dans le deuxiè¬
me, h est toujours fortement aspiré.
ha! int,erj. — En avant! cri du bouviei
qui presse ses bêtes. Ant. cho!
habà, habarés; hauà (Big. G.); sm.

que l'èy hèyte!
coup, je me suis
tout hèyt, il est

Ah! j'ai fait un beau
bien trompé ! Qu'en ey
fait pour ce qu'il veut
être, il a des dispositions pour; à prêts
hèyt, à prix fait (d'avancei ; que sem¬
ble esprès hèyt, on dirait que cela est fait
tout exprès; ço de hèyt,
hèyt! Que ce qui
est fait le soit définitivement ! Plâ
hèyt !
C'est bien fait..! Qu'en ey hèyt, c'en est fait;
que s'y hè, il s-'v fait, s'y habitue; ha fè
tu. tè jou, être à tu et à toi; que bos
que
t'y hàssi? Que veux-tu que j'y fasse? lla e
deshà qu'ey toutû tribalhà, faire et défaire,
c'est travailler tout de même; de boû, de
rnau ha, facile, difficile à faire;
hè-t'y òmi!
Aide-toi, mon bonhomme (excl. prov.); ha
oélhs, ouvrir de grands yeux, regarder
attentivement ; abé que ha, avoir à faire,
quoi faire, du travail ; à quelqu'un qui
ennuie, qui fait un travail inutile ou dont
on ne
s'explique pas l'utilité, on dit : nou
cau pas qu'ayàt arré me y à ha!
T.e v. ha est parfois placé à la suite d'un
nom, d'un adjectif ou d'un verbe : de dòuhà, regrettable ; de pòu-ha, effrayant ; de
bnû-ha, facile; de mau-ha, de machàn-ha,
difficile, difficulfu"ux ; û beroy ha, une
jolie façon de faire; à lè-ha, une vilaine
façon de faire; sabé-ha, savoir faire; lou
plâ-ha, le bien faire, la bonne façon de
faire; lou prou&lt;hèyt, le suffisant, le suffi¬

Terrain

—

semé

de

fèves,

Augm. habassà,-sère. N. de
Habas, Fabarès. V. espànte.
habalhe,-lhère

■—

nous? Où allons-nous? Ent'oun la hèm?
De quel côté nous dirigeons-nous? Ah!

fait, etc. On trouvera les mots

composés à leur place alphabétique.
Rem.
Le verbe ha joue un rôle pré¬
pondérant dans notre langue ; « il marque,
observe M. l'abbé C. Daugé dans sa Gram¬

;

sf.

—

de

haricots.

p.

et

Fève

de valeur, fèves de rebut.

habarràt
Cf. haboùt.

(B.-L.)

; sm.

—

sans

de 1.
gran¬

Hêtre jeune.

habasse ; sf.

— Grosse
fève.
habassè,-re ; adj. — Friand,-e, man¬
geur,-euse de fèves; sol propice à la fève.
On dit aussi, niais rarement, haboè, haboulè,-re.
habe; hàuo (Big. G. V.-B.); sf. —
Fève (vicia faba, plante) ; gland de la ver¬
ge ; lampas, tumeur.
Habe, à Or. et dans les L. signifie plu¬
tôt haricot, la fève est appelée habe grossi'.
Au mes de Jugn,

La hàuo s'ou pugn;
Au mes de Julhét,
La hàuo

au

saquét.

Au mois de Juin, la fève au
point; au
mois de Juillet, la fève dans le sac
(prov.) ;

pertout

que y a ue habe de mau còse, en
toute chose il y a un obstacle ; abé ue habe

de

mau còse,
avoir des ennuis ; avoir un
ressentiment, quelque chose qui « ne veut
pas passer»; acò n'ey pas 'ni habes ni
eéses, cela n'est ni fèves ni pois, ni oui ni
non, ni blanc ni noir, ni figue ni raisin;
tiiinjà habes, manger des fèves, parler en
bredouillant; minje-habes est un sobriquet
appliqué à un rustre; tirà habes dou toupî,
entrer en convalescence; troubà la habe à
la coque, avoir un bonheur, de la chance.

habe

tand,

(cague)

; s.

Sobriquet des

—

gens

Surnom de

rus-

de Pavdie? (B.-P,).

�HABE-DE-CA

89
habe-de-câ ; sf.

—

Fève de chien, noix

vomique.

habe-mounjoùn (L.)
vert

en

;

sf.

—

Haricol

hadà.

-cuse.

hablà,

hâblerie.

potins,
hablét; sm. — Aboi, cri du chien. Cf.
layrét.
haboè, haboulè,-re. — C. habassè.
habole (Or. L.) ; sf. — Haricot (phaseolus
vulgaris), appelé ailleurs mounje,
mounjéte, hauilhe.
haboû (L.) ; srn. — Haricot petit et
rond dit

coco,

habourà ; sm. — Bois de hêtres,
haboure ; sf. — Hêtre (Jugus sylvatica).
V. habout.

Syn. hag, hau, hay.
habourè ;

sm.

—

de

grands

haboùt,-re,-résse,-risse

; s.

—

Jeune

liêlre.
habrasàc ; sm. — Havresac.
hacà (L.) ; v. — Frapper, ficher,

flan¬

quer.

adj.

Harassant,-e ; per¬
sonne
ennuyeuse, assommante, harceleuse.
hach, hèch ; sm.
Faix, fagot,
hachà ; v. — Hacher.
h.achadé,-re ; adj. — Qui peut être
haché,-e.
;

—

—

hachadé ; sm. — Planche à
ustensile de cuisine. Cf. coupudé.

hachadis,

hachis;

sm.

—

hacher,
Hachis.

chose hachée.
La
a

grêle qu'a hèyt û haclmdis, la grêle

lout

haché.

hachadoù,-re

;

hadejà;
(Lit.).

sm.

v.

—

féer.
Fils de fée (hade).

Faire la fée, l'enchante¬

—

resse

haderie ; sf.

—

Les fées

;

acte de fée,

enchantement.
lu

Que m'abès enhaylàt dab tan de haderies,
m'avais enchanté, envoûté avec tes
hadèrne ; sf.

—

compagnie (vieux)

Association, confrérie,

désignait aussi le lieu
de réunion. N. de p. et de 1. Lahaderne.
hadiu,-ibe; adj. — Qui appartient aux
fées, qui est hanté par les fées.
hag, hau, hay; sm. — Hêtre. Cf.
haboure, ha joie.
hagàr,-de ; adj. — Orgueilleux,-euse,
lier, farouche, arrogant, téméraire.
hagardè ; sm. — Orgueil, forfanterie,
jactance.
hagardise,-disse ; sf. — Action d'orgu-'illeux. C. hagardè.
hage ;: hàyo (Lav.) ; sf. — Faînée ; ré¬
;

colte de fruits du hêtre.

Forêt

hêtr.es.
habourè,-re ; adj. — Qui est propice
au hêtre, en
parlant d'un sol.

hacanè,-re

C. enhadà,

—

hadaloû ;

manières de fée.

hable ; sf. — Fable, menterie.
hablère ;
sf. — Action de
cancans,

HAGOT

hàcou ; sm. — T. de mépris, vilain
homme, grossier, ours mal léché. V. bilhàcou, ròlhou, poudòrc.

gousse.

habéte,-bote ; sf. — Pelite fève,
habine (L.) ; sf. — Haricot nain ; hari¬
cot fourrager.
hablà ; v. — Ilâbler, parler beaucoup et
fort ; aboyer, huer. V. layrà.
hablàyre,-e; adj. et s. — Hâbleur,

—

adj. et

s.

—

Hacheur,

hagedà, hagedét,-dèt, hagét,-éde ;
Hêtraie, lieu planté de hêtres. N. de 1.
de p.
et
Hagidét, Haget, Hegetaubin,
Hagetmau.
En Chai, et Tursan, on dit : pudi coum
lous òlis de Haget, c'est-à-dire puer fort.
S'agit-il de Hagetmau ou de l'huile de
s.

—

faîne ?

hagéte ;
Cf. halhoù.

sf.

—

Faîne, fruit du hêtre.

haginàt;

sm. — Mâle cl petit de la
sobriquet de fouinard, indiscret,
rusé, malin.
hagine ; sf. — Fouine ; au fig. personne
indiscrète, qui se fourre partout sans qu'on
l'appelle. Cf. gahine.
Nas de hagine, nez aigu, nez d'indis¬
cret; mus de hagine, museau de fouine,
figure maigre avec un nez aigu et mince.

fouine ;

haginè ; sm. — Chasseur de fouines,
haginère ; sf. — Picge à fouines,
hagnà (Or. Bay.) ; v. — Souillerl de
boue.

-euse.

hachadure; sf. — Hachis, hachure,
haché,-re; s. — Fagoteur,-euse. Cf.
hechoutè; à Bay., autrefois, portefaix.
hachùg,-ùgo (Big.); adj. et s. —
Uevêche ; importun,-e, personne ennuyeuse
par ses questions, ses importunités.
hachuguè,-re ; s. — Inquiétude, ennui
pesant ; nostalgie. Cf. adiré.
hachuse L.); sf. — Ilache-paille.
hàco (G.) ; sf. -— Haqucnée ; désigne
plutôt une mauvaise jument.

hagne (Or. Bay. L.) ; hangue ; sf. —
grabe.
hagnè,-re ; s. — Bourbier ; fond de
vase. Cf. hanguè.
hagnère. -— C. hanguère.
hagnìsso (B.-L.) ; sf. — Hêtraie. Cf.
Boue. V.

haboure.

hagnòc ; sm. — Terrain boueux, mou.
hagncùs,-e ; adj. — Boueux,-euse.
hagòt; sm. — Fagot. Cf. hach, hèch.
Pclit hêtre ; v.

hajoulét.

�IIAIIAS

—

90

HALHE

hahàs; sm. pl. — Eclats tic rire: arride
hahàs, rire en criant ha-ha.
haï ; v. — Haïr ; hal-s, se haïr.
haïssàble,-e ; adj. — Haïssable,
hajàn, hasàn (G.). — C. hasâ, coq.
hajìu (Big.); hasiu; sm. — Frésil,
poussière du charbon de forge.
Qu'a lous'pèus nègres coum hasiu, elle
aus

a

les cheveux noirs comme du frésil.

hàjo (E. de la Big.). — C. hagéte; en
style familier, testicule.
hajòc,-0 (Lom.) ; adj. — Compactée,

halàn.-de,-te ; adj.
—
Soufflant,-e,
d'haleine, essoufflé ; allant, vif, dé¬
gourdi ; chibàu halàn, cheval rapide ; qu'en
ère halàn, il en était essoufflé. V. halèc.
court

halasquejà ; v. — Inchoatif de halà;
fréq. augm. de holà, halener fortement,
halàyre; sm. — Haleur. C. halàn.
haie ; sf. — Halle.
haie ; sf. — Vent tiède, chaud. Cf. biscàut, balaguère.
—

halèc,-que;

massif.

hajôlo (G.) ; sf. — C. hag, hêtre. N. de
p. Fayolle.
hajoû ; sm. — Petit hêtre.
hajoulét,-lòt,-e ; s. — Jeune hêtre,
petit hêtre.
halà ; v. — Haler, tirer à soi, traîner
péniblement et lentement ; en As. aller
doucement.

halà; v. — Souffler, halener, haleter;
l'haleine; courir à perdre haleine,
fuir; aussi haler.
Aném haie! Allons, va et cours! Otc-toi
de là ! Va-t-en ! halà-s s'oa cap dous dits,
souffler sur le bout de ses doigts.
halabàr, halabardiè ; sm. — Hallebardier. Fier coum û halabàr, fier comme
un hallebardier ;
halabàr est syn. de fier,
prétentieux.
halabarde ; sf. •— Hallebarde ; agàt
coum ue halabarde, aigu comme une halle¬
sentir

fou.

Lingue halabastrère, langue sans rete¬
de bavard.
halabastrà; v. — Folâtrer,
halabastrè ; sm. — Etat, de halabastrà;
action de folâtrer, folâtrerie.
halabastrè,-re ; s. et adj. — C. hala¬
nue,

bastrà.

halade ; sf.

Action de haler; course,
rapide et courte ; en Os. petite traite

traite
en traînant
Plàbe

à

—

une

chose lourde. V.

halades, pleuvoir à

■trèyte.
verse.

V.

hioles.

halade; sf.
ue

—

Contenu

d'une halle:

halade de blat, une

pleine halle de blé.
G.-Al.) ; sf. — Quantité d'oi¬
passage pris d'un seul coup aux

halade (L.
seaux

de

filets.

halàdje ; sm. — Ilalage.
halàdje ; sm. — Hallage, plaçage.
haladjè,-re ; s. — Hallager, qui fait
payer le plaçage; marchand,-e de la halle.
halamàc ; sm. — Epouvantai! à moi¬
neaux ; par anal., personne mal accoutrée,
vêtue d'oripeaux. V. espànte.

adj.

Léger,-ère; vif,

—

allant; évaporé, superficiel. V. halàn.
halèc (Bas Ad.) ; sm. — Vandoise. Cf.
aubour, cabòs.

halénço

(Lav.)

;

sf.

■—

Défaillance,

faim.

halère ; sf. — Action de haler, travail
pénible; course, fuite.
halhà ; sm. — Gaule, perche flexible ;
en Hte-Big. gros bâton ; v. lacà, tòichou.
Qu'ou n'an acassàt à cops de halhàs, on
l'a chassé à coups de gaule, de bâton.
halhà,-ade, halhe; s.— Torche, bran¬
don, flambeau. V. halhole. En Hte-Big., le
feu de la St-Jean est appelé halhà. A
Bagnères-de-Big., le halhà consiste en un
fùf, de sapin sec qui flambe comme un
énorme brandon ; ailleurs, c'est un tas de
branchage, autour d'un pieu (pue) ordinai¬
hard.

rement. V.

halhà ;

v.

halhà-s;

barde.

halabastrâ,-ne,-trè,-re ; adj. — Folâ¬
tre, écervclé,-e, qui agit un peu comme un

chasser les bêtes,

haie!
Interj. pour
les volailles. V. halà (2).

Brûler, flamber ; v. hàrde.
Se geroer, se crevasser,

—

v.

—

fendiller.

s;

halhade ; sf. — Gerçure; fente, éclate¬
ment
en
fente ; crevasse ; on dit aussi
halhe, halhasse; grand feu de bois, ronces,
etc ; en B.-L., pierjre qui se détache d'un
bloc et roule.

halharén,-te
me.

un

;

adj.

—

Qui brûle com¬

halhe.

halharoû ;

sm.

—

Petit feu de joie

;

petit brandon.
halhassà.

—

grand feu.
halhassàt;
grande gerçure.

Fréq.

sm.

—

augm.

Grande

de halhà,
crevasse,

halhassàt,-ade ; adj. — Crevassé,-e.
gercé, fendillé. V. picoàt.
Lou selh qu'ey tout halhassàt, le glacier
est tout crevassé; qu'èy las mâs halhassades, j'ai les mains gercées, crevassées.
halhasse.
C. halhade, avec un sens
d'augm.
halhassoùs,-e,-ssùt,-ude;
adj.
—
Qui a des gerçures, des failles.
halhàt,-ade; adj. — C. halhassàt (1)
avec un
sens de
diminution; qui a une
crête, en parlant d'un volatile.
halhe; sf. — V. halhà; feu en général.
Tirà de la halhe, sortir de devant le feu
—

�IIALHE

91
où l'on
ser

chauffe et, par ext., se débarras¬
gêneur, d'un importun; tire-t de

se

d'un

la halhel Ote-toi de mon soleil ! Débarrassede ta personne ! Nou y a ni hoéc ni

nous

halhe, il n'y

logis très

a

ni feu ni chandelle, c'est

un

pauvre.

halhe ; sf.

— Crête de volaille.
Qu'a esprit coum l'auque halhe, il n'a
pas d'esprit du tout; que Val darèy quoan
Jas auques àyen halhe, je te le donnerai
quand les oies auront une crête, la semaine
des quatre jeudis ; fier coum û lwsâ de la
halhe, lier, orgueilleux comme un coq de

crête.

sa

halhe ; sf.

Fente,

—

crevasse,

gerçure.

V. halhode.

halhè (Ilte-Big. et M1 Big.) ; sm. —
Endroit, ordinairement sous le manteau de
la cheminée, où l'on place la chandelle.
halhè,-re ; s. — Grand feu; incendie,
embrasement ; feu de la St-Jean. Cf. halhà,
halhole.

halhét;

sm.

-—

Cri, chant du

cri éclatant de personne,
noncée sur un ton aigu.
anal,

coq; par
pro¬

parole

halhéte,-ote ; sf.— Petite crête (halhe).
hàlho, hayò (Lav.) ; sf. — Faîne. Cf.
hagéte.
halhoè (Lav.) ; sm. — Noyer. Cf. nouiiuè, esquilhoulè.
halhole ; sf.
Grand feu flambant. Cf.
—

halhère.

halhoû, halloû

— Voix suraiguë,
Noix. Cf. esquilhòt. La
petite mésange et le troglodyte appelés
coude-halhoû tirent leur nom de ce qu'ils

halhoû ;

sont

ne

sm.

pas

; sm.

■—

plus

gros

qu'une noix. Sobri¬

quet des gens d'Ayros et de Salles (II.-P.).
hàlhou, halhòu ; sm.— Brandon, fou¬
dre, nuage de feu.
halhùco (E. de la Big. Mt.) ; sf. —
Fillette, filleule. V. hilhùe.
hali

(Lav.) ; v. — User,
hàli (Bas Adour) ; sm. — Milan (oiseau).
Lou hàli qu'ou guignabe, le milan le
guettait (Larrebat) ; o! un estroun de hàli!
se
dit familièrement à qui demande plus
qa'on ne peut ou qu'on ne veut donner.
Gavroche dit en pareil cas : la peau !
haliargà; sm. — Réalgar.
halidè,-dùro (Lav.) ; s. — Usure.
halidoù,-ro ; adj. — Qui use.
hali-halè ; loc. adv.
çà ; d'un côté et

me

couçà.
Quin ba?

Comme ci, com¬
de l'autre; couci-

•—

Hali-halè, comment allezci, comme çà.
halimén (Lav.); sm. — Exténuation,
halloû.
V. halhoû (i).
halòp ; sm. — Essaim, troupe volante
d'insectes; de petits oiseaux. Y. cschàmi,
gart, boulòp.
vous

?

—

—

Comme

—

—

II AMI

halòp,-o (M1 Big.) ; adj. — Léger, peu
bén halòp, brise; nèu halòpo,
neige peu tassée. Cf. avec houlòp.
halupén,-to (B.-L.) ; adj. — Qui tient
de la place.
halùpo (B.-L.) ; sf. — Espace occupé
par des choses peu tassées.
halùs (Loin.) ; sm. — Détritus, saletés,
balayures. V. escoubassòu.
halùyo (Lom.) ; sf. — Paille brisée des
légumes après le battage.
ham, am ; sm.— Hameçon. Cf. anquét.
compact :

ham ; sm. — Onom. du cri du chien, du
de la bête qui happe quelque chose ;
mot enfantin que l'on dit pour faire man¬
cri

ger

le petit enfant

:

la bouche et mange,

hè ham, beroy, ouvre
mignon. C. han.

hamà ; v. — Japper, aboyer,
ahucà, layrà, hablà, hourbà.

hurler. V.

Lous jeloùs
hamaràn de douloù, les
jaloux hurleront, de douleur (Lamaysouetle).
hamacàt,-ade (As.) ; adj. — Affamé,-e.

Cf. ahamiàt.

hamade ; sf.

Aboiement, longs abois,
Fréq. augm. de hamade.
hamàdje ; sm. — C. hamade.
hamadoù,-re, hamàyre,-e; adj. —
Aboyeur,-cuse ; en style plaisant personne
à la voix eclalanle et qui semble japper
quand elle parle.
hamagnò (L.) ; sm. — Charbonnier
hamadére.

ambulant

—

—

de la Grande Lande.

hamagnoùs,-e
noir

comme

un

;

adj.

—

Qui est sale,

charbonnier.

hamalè,-re,
qui

hamoulén,-te ; adj. —
toujours faim; avide;

Affamé,-e,

a

envieux.

hamàyre. — V. hamadoà.
hàme (G. et Big.). — C. hàmi. V. les
dérivés,

hamè.

—

hamét ;

V. hamiè.

sm.

—

Jappement. Cf. hablét,

layrét, ahùc.
hàmi;

sf.

Faim, appétit, ambition,
cupidité ; famine.
Bramà de hàmi, crier la faim ; pati la
hàmi, souffrir la faim; mourl de hàmi,
mourin de
faim, avoir grand faim; û
mourt de hàmi, un meurt-de-faim; hàmi
de nau dies, une grande faim ; amassà
hàmi, gagner de l'appétit; qu'èy ue. hàmi
que-m degòlho, j'ai une faim dévorante
(H.-A.) ; loung coum la hàmi dou mes de
May, long comme la faim de Mai (les
provisions touchent alors à leur fin et l'on
ne
mange pas à sa faim) ; passà hami, pas¬
ser
faim, n'avoir pas de quoi manger;
quoan la hàmi pique, qu'ey boune la mique, quand on a faim, la pâte semble
bonne. V. mique. N'èy pas hàmi de tribalhà, je n'ai pas envie de travailler ; qu'a
envie, désir

;

—

�HAMIADE

—

92

MAP AD li

hàrni de. tout, il est envieux de tout; las
aunoàs, Vargén, tout qu'ou hè hami, l'ar¬
gent, les honneurs, tout lui fait envie ; en
aquet tems que passe ue gran hàmi, en ce
temps là il y eut une famine ; l'an de la
hàmi, l'an de la famine, l'année où il y
famine ; cridà de male-hàmi, crier
eut
famine ; loung coum la hàmi de carésme,
long comme la faim de carême, intermina¬
ble; béde-s la hàmi dabàn, voir le pain
s'achever, la misère venir ; béde-s la hàmi
à courre au dabàn, avoir une terrible faim.

hamiadé

(B.-L.)

;

adj.

m.

—

Qui amène

la famine.

hamiè,-re ; hamè,-ro (Big. G.) ; s. —
faim, famine ; envie, désir cupide,
hamine ; sf. — Famine (rare).
hamioùn,-e (Gr. L.) ; hamioùs,-e;
adj. — Affamé,-e, envieux; meurt-de-faim;
famélique. Cf. ahamiàt.
hamoulén,-te ; adj. — Famélique. C.
Grande

,

hamioùs.

hampe. — V. ampe plus correct,
han; sm. — Interj. qui sert à exprimer
l'el'fort d'un homme qui frappe ; on dit
aussi ham.

hanàcou ;
hanc ; adv.

sm.
—

— Chiffon.
Y. perràc.
Jamais, oncques (vieux),

hancà,-gà,-guè ; sm.
grabà, haudrèy, ganguère.
hancà-s ;

v.

-—

fange; hancassà-s,

—

Bourbier. V.

—

bier.

hancasse,-gasse ; sf. — Vilaine bouc.
hancassè,-re ; adj. — Boueux,-euse ;
camî
hangassè,
chemin habituellement
boueux. V. hancassùt.

hancassejà,-gassejà ; v. — Patauger,
patrouiller; faire de la boue; éclabousser.
Aquéste tems que hancasséje, ce temps
(humide) fait faire de la bouc ; dab la
plouje, que eau liancassejà, avec la pluie,
le temps pluvieux, il faut patauger, aller
dans la boue.
;

adj.

Fréq.

—

de

hancassùt,-gassùt,-ude ; adj.— Très
hancoùs,-goùs,-e ; adj.
fangeux, bourbeux ; qui

-euse,

—

se

Boueux,
tient dans

la bourbe.

handejà,-doejà

; v. — Aller de droite
gauche, courir sans but ; balancer les
bras, les lancer de haut en bas.
handejà,-doejà (G.) ; v. — Balancer ;
folâtrer ; handejoà-se, se dandiner ; aller
d'un côté à
l'autre
en
marchant; v.
et de

hindou-hàndou.

handejade ;-doejàdo ; sf.
provoqué par un coup,
; folâtrerie,

ment

sans

vigueur ni caractère.

—

ter.

boup que hante lous pourès, le renard

liante

les

poulaillers (Porte).
— Fréquentation.
hantadoù,-re; adj. — Qui hante,
hantaumà (G.). — C. enhautaumà.
hantaumàs,-SO (G.); s. — Fantôme
effrayant; par anal., très laide, vilaine per¬
sonne.

hantàume,-o (G.) ; sm. — Fantôme,
épouvantai!. V. espànte, fantôme
hantàume,-o (H.-A.) ; s. — Paresseux,
-euse, en style burlesque.
hantaumét,-òt; sm. — Petit fantôme;
enfant dépenaillé.
hànto (G.) ; sf. — Injure, parole mal
sonnante.

hantoùm

(G.)

;

sm.

—

Mauvais sort,

envoûtement.

boueux,-euse.

secousse

molle,

hanguè. — C. hancà; lou hangue, la
boue en général.
hanguère,-quère,-gnère ; sf. — La
boue; qui est de la boue, qui est fangeux;
bourbier. V. ganguère.
hanguéte,-gote ; sf. — Boue légère.
hangùt,-ude. — C. hangoàs, avec un
siens péjor.
hailic (L. et G.); sm. — Sorte de bon¬
net de femme (vieux). Peut-être hennin ?
hanilhà.
C. anilhà, hennir,
hantà, hentà ; v. — Hanter, fréquen¬

hantacioû ; sf.

augm..

hancassoùs,-e
hancoùs,-e.

personne

La

Se salir de boue, de

hancassà,-gassà, hancassè,-gassè ;
Fréq. augm. de hancà, grand bour¬

sm.

hangà. — C. hancà.
hangòri (G.); sm. — Bourbier; la
bouc ; temps pluvieux qui forme la boue,
hangòt ; sm. — Flaque de boue.
hangoùs,-e. — V. hancoùs.
hangue,-que ; hagne (Or.) ; sf. —
Fange, boue, bourbe. Cf. grabe, haudrèc
(2), ganguère.
A hangue de carrère ou de câ, à vil prix ;
om
n'ey soulhàt que per la hangm, on
n'est sali que par la boue (dic.) ; amassà
hangue, se souiller de boue en marchant;
qu'en y abè coum hangue en û grabà, il y
en avait beaucoup; moût coum la hangue,
très mou, peu consistant ; se dit aussi d'une

—

Balance¬

une

poussée,

hap ; sm. — Aubaine ; acquisition
la chance, au hasard généralement ;
qu'on attrape ; rapt.
Ha-n
lou
hap, acquérir
qu'ou s'ey escadàt lou hap, il
ne,

ou...

a eu

due à
chose

voler;
l'aubai¬

la chance l'a favorisé.

hapà

— Prendre un enfant dans ses
tenir dans ses bras ou sur1, les
genoux ; le petit enfant dit à sa mère :
hape, marnû, hape! Prends-moi dans tes
bras, maman ; que l'a calât hapà dinqu'à
dus ans, il a fallu le porter sur les bras
jusqu'à l'âge de deux ans.
hapade ; sf. — Action de porter sur les
bras ; le geste de prendre pour porter,

bras ;

le

; v.

�IIAPADÉBE

93

Manie de porter ou de
les bras.
hapàyre,-e; adj. — Celui, celle qui
hape ; enfant qui a la manie de se faire
hapadére ; sf.

se

—

faire porter sur

porter.

hapthiòt

hapchòt,

(L.)

srri.

—

Hachette de résinier. V. harrete.
Ha siulà lou hapchòt, faire résonner

l'air

;

frappant.
hape: sf. — Les bras, le giron; action
de prendre dans ses bras.
Pourtà à la hape, porter sur les bras;
mamà, hè-m la hape, maman, prends-moi
sur les bras, porte-moi.
hàpo (H.-Big.). — C. chape; nou pas
dise hàpo, ne souffler mot.
hapoure (As. Bar.). — Forme de ha-

en

boure.

ha!

hardadejà ; v. — Faire le fripier ; ré¬
gler la question du trousseau de la fiancée.
hardàdje ; sm. — Les hardes ; le trous¬
seau ;
peut se prendre en mauvaise part.
A. Bay., aussi, héritage.
hardàs,-se (Gr. L.). — Augm. péjor.
de harde, hère.
hardasse ; sf. — Grosse, vilaine harde.
hardassè,-re ; s. — Fripier,-ère, mar¬
chand,-e de vieilles hardes.
hardassejà. — Fréq. péjor. de harda¬
dejà.
harde (Gr. L.) ; sf. — Hère, misérable.
Praube harde! N'abè pas de que minjà,
pauvre hère! Il n'avait pas à manger. V.
herable.

harde

(Gr.

L.)

;

sf.

—

Aliments en

Taule

cargade de harde, table chargée de

victuailles.

harde ;

harague (M1) ; harràgo (Ilte-Big.). —
C. arrague, fraise, et dérivés.
haraguiu,-o (Lav.) ; adj. — Qui ne
dure pas, qui part vite ; et aryen que de
haragulu, l'argent se dépense vite.
haralhejà (Lom.) ; v. — Flamber,
flamboyer ; v. eslamà.
harandèlo (Lav.) ; sf. — Brassoir,.
harày (H.-Big.); ray; adv. — Peu im¬
porte ; (-'est facile ; ça ne fait pas question ;
s'emploie généralement précédé de acò, ça.
Per ço d'aut, acò ray 1 Pour le reste, peu
importe; Ion fray e la so, ray! Le frère et
la sœur, il n'y a pas à s'en occuper; soufri,
ray! Souffrir, peu importe! /4cò harày,
cela n'a pas d'importance.
harbalejà ; v. — Agir comme un
harbàu, un écervelé.
harbalhò,-lhè (L.). — C. haribarèu.
harbàu ; sm. — T. générique pour dési¬
gner les coléoptères. V. cùcou; au fig.
écervelé, inattentif. V. bole-haubàt, haubarèu.

harbàut,-e (L.) ; adj. et s. — Grossier
rustre. Y. ròlhou, arrabè.
hàrbi (Bav.) ; sm. — Gros navet.

personnage;

harchagà (Gr. L.) ; v. — Piocher, pei¬
travailler dur.
harci (G.) ; v. — Farcir. Cf. sarcl.
harcussà,-gussà ; v. — Relever, re¬
trousser. Cf.' arregussù.
Harcussà lou cap, relever la tête; hargussà-s la pélhe, se retrousser la robe.
hard (Neste) ; sm. — Grand feu. C.
halhà. Et hard de S. Joan, le feu de la

ner,

St-Jean.

hardà ;

v.

hardade ;

—

Munir de hardes.

sf.

lourde

charge

les

les bras ; en

ou

II ARDIT

abondance ; v. hartère.

haque, haquenéye; sf. — Ilaquenée.
haquejà ; v. — Pousser le bétail, crier
des

—

que

Paquet de bardes ;
l'on porte sur les épau¬
style plaisant, rossée.

—

sf.

Ilarde, effets d'habille¬

—

ment; tas, I. de mépris.
Ha coùse la
harde, faire coudre les
habits ; labà harde, laver le linge, au fig
comme en
fr. laver le linge sale; qu'abc
toute la harde en û moucadé, toutes ses
hardesi contenaient dans un mouchoir ;

n'y a nad de boû! Lechém aquére
harde, il n'y en a aucun qui soit noble.
nou

Laissons
da sus la

ce

tas

de

gens

(abbé Puyoo) ;

harde, frapper, battre quelqu'un.

hardejà ; v. —- Remuer, secouer les
Lorsqu'un agonisant rame, semble
ramener
les draps, on dit qu'il
hardéje; s'emploie aussi pour hardadejà.
hardèu ;
sm.
■—
Grande quantité,
nombre : û hardèu de causes, une grande
quantité de choses ; û hardèu de gens, un
grand nombre de gens.
S'emploie aussi avec le sens de charge,
fardeau (rare).
hardes.
vouloir

hardidamén ; adv. — Hardiment ; avec
impudence.
hardidàs,-se ; adj. et s. — Indiscret,
-ète au sens péjor. ; assez hardi,-e.
hardidè,-ésse ; s. — Hardiesse, au¬
dace, toupet.
hardidòt,-e; adj. et s. — Bien por¬
tant,-e, assez hardi.
hardiésse ; sf. — Hardiesse.
hardit,-ide ; adj. — Hardi,-e, aventu¬
reux ; impudent ; bien portant,-e.
Bam s'ès hardit ! Voyons si tu es hardi !
Anà-n hardit, marcher hardiment, allègre¬
ment; et hardit? Siàt hardit! Formules de
salutation : êtes-vous bien portant ? Portezvous bien ! Qu'ey û hardit, c'est un impu¬
dent, un polisson; aquére droite, quine
hardide! Celte drôlesse, quel toupet n'a-t&lt; Ile
pas ! Hardit coum û hasâ de S. Martî,
hardi comme une huppe; hardit! interj..
hardi ! F,n avant !
Dim.
hardidét, *dòt,
Augm. hardidàs,-se.

-e,

hardidoû, -dote.

�HARDOULH
hardoùlh.

—

—

HARMANDEJA

C.

hardulhe ; sf.
mauvaises hardes.

94
harhalhà

harpllh.

—

Ramassis de hardes,

—
Hareng. Le hareng
s'appelle saurét.
hargà,-goà, hourgà; v. — Forger;
affiler la faux sur la hargue; inventer,

haréng ;

salé

ou

sm.

i'umé

supposer.

Hourgà la dalhe, forger, affiler la faux;
invente ses

que las se hargue à mesure, il
histoires au fur et à mesure.

hargade,-goade ; sf. — Action de
forger, d'affiler une lame. On disait aussi
autrefois hargarie.
hargadé,-re, hargadis,-se ; adj. —
Qui doit, peut être forgé.
hargadoù,-goadoù, hargoè, -goàyhargoù, hourgàyre; sm. — Qui
forge, forgeron. Cf. hàure.
hargalhà ; v. — Forger, roba tire la

re,

faux à tort et à travers,

hargalhà (G.) ; v.
hargalhèro ; sf.

—

mal.
Rire aux éclats,

—

Grands éclats de

rire.

; sm. — Petit éclat de rire,
hargarisse ; sf. — Action de forger.
Cf. hargoarie.
hargasse, hourgasse ; sf. — Grande

hargalhoû

forge.

hargassejà; v. — Mal forger, forger
grossièrement.
hargne, hàrnie ; sf. — Mauvaise
humeur, humeur querelleuse, acariâtre.
hargnerie ; sf. — Aclion de hargneux,
mauvaise

humeur.

adj.

hargnoùs,-nioùs,-e ;

—

Har¬

gneux, -euse.

hargoà ; sm. — Emplacement d'une
forge. N. de p.
hargoà. — V. hargà et dérivés. Subst.
aclion de forger.
hargoét; sm. — Petit, pauvre forgeron.
N

de p.

hargoéte ; sf. — Femme de hargoét.
N. de p. Lahargouéte.
hargoû ; sm. — Marteau pour affiler les
faulx et faucilles.

hargoû,-e ; adj.
femme

de

forgeron.

et

N.

s.

—•

de

p.

Forgeron,
Hargou,

Lahargoue.
hargue, horgue; sf. — Forge; tasseau,
enclume pour affiler les lames. N. de p.
Luhargue, Horgue, Lahorgue, Lafargue.
Plusieurs lieux où il y eût autrefois des
forges ont conservé le nom de Ilorgnes,
harguéte-gote ; sf. — Petite forge,
harguîlh ; sm. — Râle. Cf. arrangoulh,
guerguelhe.
harguilhà; v. — Râler.
harguinàyre,-0 (Lav.) ; adj. — Ta¬
quin,-e.
hargussà. — V. harcussà.

(L.) ; v. — Rire beaucoup,
hargalhà.
harhalhét ; sm. — Eclat de rire. V.
tartalh, gargalét.
hariasse ; sf. — Farine grossière,
hariàt ; sm. — Pâtée de grosse farine
pour les porcs ; en certains lieux, bouillie
faire ha-ha ! V.

de farine de maïs.

haribàl, -o (Lom.) ; haribarèu, -le
(L.) ; haubarèu,-le ; adj. et s. — C.
habalastrâ. V. harbàu.

haribàri ;

•—
Action de folâtrer, de
le fou ; aquét bal qu'ey û
haribàri, ce bal est endiablé,
harie ; sf. — Farine.
Cerne harie., bluter de la farine; en
style plaisant, rouler le derrière en mar¬
chant ; de tout grâ harie, de tout grain
farine, comme en fr. faire flèche de tout
bois ; tout ço qui ey blanc n'ey pas harie.
comme
tout ce qui reluit n'est pas or ;
tout blat que s'en tourne harie, cela re¬
vient au même,
ou
l'un vaut l'autre;
aunoù n'a pas harie, les honneurs ne font
pas vivre; esloù de harie, fleur de farine;
û Jan-Harie, un nigaud, un benêt; ha la
harie douce, caler doux.
hariè,-re ; s. — Farinier.-ère, meunier
(vieux).
hariè,-re ; adj. — Qui est de la farine,
pour la farine; moiilî hariè, moulin à fari¬
ne (vieux).
hari-haràm ; sm. — Lit. Je ferais, nous
ferons. Dans cette expr. qu'a hèyt ù hariharàm, il a fait de grands embarras.
harì-harè, hari-harôu; sm.
Brou¬
haha, confusion de voix, de mouvement
dans une réunion, un marché, etc. V.
hourbàri. Au fig. un étourdi, un irréfléchi.
Trop de hari-haròus que m'an incounegude, trop d'étourdis, d'insensés m'ont
méconnue (Meyniel).
hariòlo (Lav.) ; sf. — Fruit de l'arbou¬
sier, raisin d'ours. Cf. nabioû.
harioulè, hariulè (Lav.) ; sm. —
Arbousier (arbutus uva ursi, plante).
harioùs,-e ; adj. •— Farineux,-euse.
harlabicà, harlabique. — C. farla
bi,cà et jarlabique.
harlanguèro (Lom.) ; sf. — Harangue
de bavard ; criai llerie.
harlàp ; sm. —- Bouchée prise goulû¬
ment., à la façon du porc. V. glap.
harlapà ; v. — Avaler gloutonnement.
Lou porc que harlape lou hariàt, le porc
avale sa pâtée.
harlapàdje ; sm. •— Action de harlapà.
harlapàt,-ade. — C. harlàp; le bruit
fait en avalant gloutonnement.
harlapàyre,-e ;-pè,-re. — Glouton,-ne,
qui mange grossièrement.
harmandejà,-yà ; v. — Ramasser des
riens ; secouer des chiffons.

faire

un

sm.

peu

—

�IIARMANDERIE

95

harpilhòt;

harmanderie ; sf.

—
Pacotille, choses
grande valeur,
harmandéy. — G. armandéy.
harminà ; v. — Garnir, fourrer d'her¬

sans

mine.

harmine,-mini
harminéte ;

sf.

;

sf.

—

—

Hermine,
Ilerminette.

Cf.

eschole.

harnà

(Gr. L.) ; v. — Entrer dans,
s'engager; harnà-s, s'enfoncer dans, s'en¬
gouffrer: harnà-s dens le calourasse, entrer
dans la fournaise. (Corrup. probable de
enhournà-s.

hàrnie.

—

V. hargne.

harnioùs,-e.
haroulà.

—

C. hargnoùs,-e.
lwroulejà plus usité.
adj. — Extravagant,-e,

—

V.

haroulàs,-se ;
folâtre.
haroulassejà ; v. — Folâtrer d'une
façon extravagante. V. haroulejà.
haroulè ; sm. ■— Folâtrerie ; extrava¬
gance ; abé lou haroulè au cap, avoir la

gros

folie

en

tête.

haroulè,-re; adj. — Extravagant,-e,
un
peu fol, folâtre.
haroulejà ; v. — Folâtrer.

haroulét,-lòt,-e
petite folle.
haroulis ;

sm.

;

•—

adj.

—

Petit

fol,

Folâtrerie; confusion

de mouvements de voix, mouvement d'une
foule bruyante; les folâtres, les haroulès.

harpàlh, harpalhàt (L.) ; sm. —
Quanlilé que l'on peut prendre d'un coup
dje fourche, de râteau. Cf. gniròc. V. arpàt,
harpàt.

harpalhà (L.) ; v. — Prendre et secouei
paille, l'herbe avec les mains, une four¬
che, etc. ; par anal, mettre sons dessus des¬
sous ;
prendre une personne à bras-le-corps
et la secouer ; harpalhù-s, se prendre à deux
la

se secouer, se donner une peignée.
harpalhade ; sf. — Quantité plus
grande que le harpàlh; action de prendre
et de secouer, de diviser ce qui est en tas,
aggloméré ; peignée.
harpalhàn,-e ; adj. et s. — Personne
peu soignée dans sa toilette, peu soigneuse
de sa maison; désordonné,-e.
harpalhàyre,-e ; adj. — Ouvrier,-ère
peu soigneux du travail.
harpàs (G. L.) ; sm.— Choses de rebut,
résidus, balayures; gueusaille.
harpassàlho (G.) ; sf. — Ragarre,

et

trouble tumultueux.

harpilh (Or.) ; sm. — Chiffon ; en style
familier, les vêtements: jupon léger. V.
charpïlh, hardoùlli.
harpilhà
chiffons ;

potée

; v.

; v.

—

harpilhà,-s
harpalhà..

Chiffonner, faire des
se

donner

une

tri¬

léger, de
Quand

sm.

—

—

Etoffe,

HART

vêtemenl

peu de valeur ; jupon.
on menace un enfant de

la fessée
que-t bas ha Ihebà lou har¬
pilhòt! Tu vas te faire retrousser la chemi¬
se, la robe.
harpùlh (L.) ; sm. — Chenapan,
on

lui

dit

:

harpulhà

; v.

—

Gueusailler.

harramàt; sm. — Grande quantité,
multitude; ù harramàt de bestià, un grand
troupeau de bétail. V. arramàl.
harrete (L.) ; sf. — Hachette à bec re¬
courbé, à manche court, serpette. V.
hapchòt.
harretoùn ; (Arm.) ; sm. ■— Serpette,
hàrri; sm. — Crapaud. Cf. erapàut,
fariòt. V. cuc. ,
Qu'en a coum û hàrri plumes, il n'en a
pas plus qu'un crapaud n'a de plumes
(die.) ; pelât coum û hàrri, pelé comme un
crapaud, dépourvu de tout, gueux; qu'a û
hàrri à l'oélh, il ou elle a un crapaud dans
l'oeil ; on prétendait autrefois que les sor¬
ciers et sorcières avaient un crapaud des¬
siné dans l'œil. V. dragoû, malhe; qu'a û
hàrri à la poche, il a un crapaud dans la
poche ; on disait cela de quelqu'un à qui
tout réussissait, le crapaud étant considéré
comme une sorte de mascotte; on attribuait
le même pouvoir à la mandragoiie. On
croyait d'ailleurs que les sorciers élevaient
chez eux des crapauds dans ce but, et des
exploiteurs de la crédulité populaire ven¬
daient (en cachette) de la racine de man¬
dragore.
hàrri; sm. — Rête de somme: âne,
cheval, mulet ; cargàt coum û hàrri, char¬
gé comme un baudet.
hàrri! sm.
Interj., cri pour faire
les bêtes de somme; hàrri! que
avancer
l'y poùnche! sorte de loc. interj., en
avant! Va que je t'y pousse! En Lom.,
hè hàrri-martî, se coucher sur un lit qui
n'a pas été fait.
harriàu ; adj. des p. g. — Qui est des
bêtes de somme ; c argue harriàu, charge de
bête ; camî harriàu, chemin charretier. V.
—

arriadé.

hàrri-harràu ; sm. — Trafic des char¬
retiers, vacarme des trains de bêtesi, de
charroi, d'après d'Aslros.
hàrri-hàrrou ; sm. — Interj., cri pour
exciter : vas-y ! Sus ! Tumulte de cris. V.
dau!

harrusqueyà (II.-Rig.). — C. hourruquejà.
hart, hàrtou, hartère ; s. — Gros
repas, bâfrée. Cf. pleàt.
hart,-e ; adj. —■ Repu,-e, gorgé, ras¬
sasié, assouvi ; soûl ; au 11g. fatigué, excédé,
qui n'en p?ut mais. V. sadoùt, iripe-hart.
Hart coum û porc de moulî, repu comme
un porc de moulin ; hart e pitàr, soûl com¬
plètement; ou hart la hartère, au gorgé

�II ART A

l'abondance,

96

HASSI

—

au

riclie la surabondance

; et

ajoute : au pràube la
misère, au pauvre la misère; està hart de
mati, souffrir à n'en pouvoir plus; hart de
iribalh, excédé par le travail, en avoir
par

antithèse

on

trop.
hartà ; v.

— Hepaître,
rassasier, bour¬
empiffrer, soûler ; ennuyer, fatiguer
insupportablement ; hartà-s, se soûler ; se
fatiguer de. V. enliastigà, enhacanà, aburà.
Que s'ey hartàt coum û porc, il a mangé,
il s'est bourré comme un porc; si sabès
quin me hartes! Si tu savais comme tu
m'ennuies! Que hartarés û sén, tu fatigue¬
rais un saint (tellement tu es insupporta¬
ble) ; que s'ey hartàt de cantà, il a chanté
tant qu'il a pu; harte-t de plourà, pleure
tant que lu voudras.
hartade ; sf. — Employé, mais rare¬
ment, au sens de hart ère.
hartanè ; sm. — Gloutonnerie, goin¬
frerie, avidité. V. gouludè.
hartanè,-re;
adj.
—
Glouton,-ne,
goinfre; ivrogne d'habitude; personne très
ennuyeuse par ses prtopos sans valeur ni
intérêt. Sobriquet des gens de Lée (B.-P.).
hartaneròt,-e. — Dim. de hartanè.
hartàs,-se. — Fréq. augm. de hart-e;

rer,

saoûl,-e.
hart-de-bàde ; sm. — Litt. qui est arrê¬
ta dans sa croissance, avorton, t. de mépris.
On dit aussi hart de crèche. Le t. n'est pas

fém. V. ourtoû.
hart-de-bibe ; sm. — Repu, gorgé de
bien et aussi qui en a assez de la vie.
hartère ; sf. — V. hart (i) ; satiété, réplétion de mangeaille et de boisson ; ivro¬
gnerie, « cuite » complète ; bombance ;
ennui insupportable provoqué par un excès
de travail, de mal, par une personne
ennuyeuse, dont on a « jusqu'au cou » ; se
dit aussi, familièrement, pour nourriture :
gagnà-s la hartère, gagner sa pitance.
Hartère de nau dies, bombance de neuf
jours, fête qui n'en finit pas; hèste annàu,
die de hartère, fête votive, jour de bom¬
bance; nou pensà qu'à la hartère, ne pen¬
ser
qu'à beaucoup manger ; aquét òmi,
quine hartère! Cet homme, quel être in¬
supportable ! d'aquésle tribalh qu'en èy
hartère, de ce travail (si long, si pénible),
j'en ai jusqu'au cou; hartère de mo«,
excès de mal ; hartère que bau race, bonne
nourriture vaut race, en parlant des bêtes ;
aném, hartère à pigoû! Allons, et man¬
geons bien ! V. pigoû.
employé

au

hàrtou.
V. hart, bâfrée,
hasà, hàso (B.-L.) ; s. — Lièvre, hase,
hasâ ; hajàn (Arm.) ; sm. — Coq en B.
et L. En Big. et G. on dit pout générale¬
ment ; galh, gàlhou, est d'un usage plus
-—

restreint.
Oun y a û hasâ, las poules nou canten,
où il y a un coq, les poules ne chantent
pas, quand il y a un homme quelque part,

se faire, elles ne com¬
(die.).
hasàble, hesàble,-e; adj. — Faisable,
hasâ-cantàll ; sm. — Chant matinal du
coq, signifie l'aurore ; parti à hasâ-cantàn,
partir au point du jour ; on dit aussi à
galh-cantàn.
hasagnét,-lhét,-lhoûj sm. — Cochet,
hasagnét de Sén Martî ; sm. — Coq
de St-Martin, la huppe (oiseau).
Syn. poulét de Sén Marti, capule, tàfo.
pùbe, payse.
Hardlt coum û hasagnét de Sén Martî,
éveillé comme une huppe.
hasagnùt; adj. m. — Semblable au
coq, fier, hardi, courageux.
hasàr; sm. — Hasard. V. escàs.
hasardà ;
v.
—
Hasarder, risquer ;
hasardà-s, se hasarder.
hasardât,-ade ; s. et adj. — Osé,-e,

les femmes doivent

mandent pas

aventureux ; v.

hasardoùs.

hasardàyre,-e ; s. — Hasardeux,-euse,
qui ne craint pas de risquer.
hasardé ; sm. — Action de hasarder ;
chance, hasard.
Qu'ey plâ per hasardé qui, c'est bien par
hasard que ; coumptà sus û cop de hasardé,
compter sur un coup de hasard.
hasardejà. — Fréq. de hasardà, courir
les hasards.

hasardoùs,-e ; adj.— Hasardeux,-euse ;
audacieux, qui ne craint pas le risque.
hàse,-o (B.-L.) ; s. -— Lièvre, hase

(vieux)

dit aujourd'hui plutôt lhèbre,-o.
hesedé (Big. G.) ; sm. —
Employé quelque fois pour hèyt, domaine.
hasedé,-re ; hesedé,-ro (Big. G.) ;
adj. — Faisable, qui peut se faire, doit
; on

hasedé ;

être fait.

hasedoù,-re ; adj. et s. — Faiseur,
; ouvrier qui travaille à la tâche,
tâcheron ; celui, celle qui fait, faisant,-e.
hasedure ; sf. — Travail ; prix de tra¬
-euse

vail fait.

hasén.

—

Employé dans diverses loc.

:

aci

hasén, ci faisant; camî hasén, chemin
faisant, et dans les composés : plâ-hasén,
bienfaisant, faisant le bien ; mau-hasén,
faisant le mal, malfaisant.

hasénde,-dre ; sf. — Besogne, action,
occupation; domaine (vieux).
hasendè,-re; s. •— Ouvrier,-ère or¬
dinairement payé en nature ou prenant une
partie de la récolte et une part, en argent,
estivandier; svn. de bon travailleur. Lou
gran Hasendè, le Créateur.
haséndres ; sf. pl. — Actions d'un
goût douteux; on dit aussi fasiéndres.
hasengòt. — C. hatòc, rhinanthe.
hasilhè, hasìu. — V. hajlu.
hassi (Gr. L.) ; v. — Tasser. V. entougnà, presti.

�üt

HASTAT

hastàt,-ade; adj.
est

en

—

haste ; sf. — Hâte ; manche assez
V. presse; aste.

hàsti ;

sra.

long.

Aversion, dégoût, répu¬

—

gnance ;
un dégoûtant,
personne, chose sale. V.

répugnante
enliaslià.
Que-m hès hàsti! Tu me dégoûtes! Quin
hàsti aqaère hemne! Quelle femme répu¬
gnante ! Qu'èy ii gran hàsti de las poutinçjues, j'ai de la répugnance pour les dro¬
gues, les remèdes ; la rnaysoû qu'ey û hàsti,
cette maison est d'une saleté, d'un désordre
une

repoussants.

hastialamén; adv. — Fastidieusement,
qui dégoûte ; que s'ey coundusit hastiala¬
mén, i! s'est conduit d'une façon dégoû¬
tante, ignohle.
hastialàs,-se. — Augm. péjor. de
hastiàu.

hastialè ; sm.

Ce qui est dégoûtant ;

—

dégoutation.
hastialetàt ; sf.
Horreur, dégoût,
détestation, répugnance que l'on a pour
une chose; chose, action
dégoûtantes, répu¬
—

gnantes.

hastiàu,-aie, hastioùs,-e; adj. —
Répugnant,-e, dégoûtant, horrible, igno¬
ble ; fastidieux.

Jamey cause autàn hastiale, jamais chose
plus répugnante ; qu'es û hastiàu! Tu es un
dégoûtant ! Qu'ey hastiàu de béde acò, cela
vous dégoûte ; û tribalh
hastiàu, un travail
fastidieux. Le diable

est surnommé souvent

lou hastiàu dans les contes pop.

hastigà. — V. enhastigà plus usité,
hastigade ; sf. — Action de rassasier
chose fastidieuse.

hastigàu

;

adj. des 2 g. — Fastidieux,
rassasiant ; qui produit de l'aversion.
Le t. est moins péjor. que hastiàu.
hastioùs,-e. — C. hastiàu.
;

-cuse ;

hastiousamén.

hastiousàs,-se.
hat;

sra.

—

fice.

—

C. hastialamén.

—

C. hastialàs,-se.

Fatalité, sort, destin

;

malé¬

Qu'ey û hat! C'est une fatalité! Mes la
flou dotí me hat b'estè loungue à flouriMais la fleur de

mon

hatilhe ;

Empressé,-e, qui

hâte (rare).

destin nu'elle fut lon¬

s'épanouir! (Lacontre) ; que l'an jetât
hat, on lui a jeté un sort ; qu'ey lou hat
de cadû, c'est le sort de chacun.

gue à

hatic,-que,
(L.

Arm.)

;

s.

—

Forme de hade.

hatilhàyre,-e,-lhère,-re
—

Sorcier,-ère

garou.

;

fée, loup-

Syn. brouch,-e, pousoè,-ro.
hatigà, hatigue. — Formes, rares au¬
jourd'hui, de fatigà, fatigue.
hatilhà (L.) ; v. — Faire le sorcier, la
sorcière ; jeter des sorts.

Ilardes,

—

vêlements

en

général mais avec un sens de choses usées,
qui ont perdu de leur fraîcheur, de leur
valeur ; couverture usée.

hatilherie (L.).

V. harde.
Les sorciers et

—

sor¬

cières.

hatilherie ;

sf.

Les

—

hardes,

les

haiilhes.

hatòc ; sm. — Rhinanthe, crête de coq
(plante). V. cascabéts, hasengùt.
hàtou (Bay.) ; sm. — Mauvais sort,
sortilège. V. hat.
hàtou; sm. — Habit, manteau, houppe¬
lande. V. roupe.

hatoulét,-lòt
Hatoulét.

18G8),

;

s.

Petit hàtou.

—

Ecrivain

—

traducteur

béarnais

M.

avec

(1799des

Mazure,

Fors béarnais.

hau, hay ; sm. — Hêtre. V. hag. N. de
Hau, Haulon.
hau, hàure; sm. — Forgieron. N. de p.
Sobriquet des gens de Barizun (B.-P.).
Hàure, hàure, haurilhoû,
Quoan a hèr n'a pas carboû,
Quoan a carboû n'a pas hèr,
Pràubç hàure, quin inlièr!
Forgeron, pelit forgeron, quand il a du
fer il n'a pas de charbon, quand il a du
charbon il n'a pas du fer, pauvre forgeron,
quel enfer ! (chanson de ronde) \que lou
hau que hàrgue! A chacun son métier.
hauà,-è (Big. G.). — C. habà.
p.

hauàlho ; sf.

—

Les fèves

avec

un

sens

péjor.
haubarèu, haubàt; adj. et sm.
Folâtre, hurluberlu. V. bole-haubàt

—

et

hu ribarcu.

hàube, haubélh,-e,-bét,-e,-bèu,-èle
adj. — Oui est de couleur1 fauve.
haubère, aubrèc.
Haubert.

;

—

haubère

(M4.). — C. héuguère.
haubetî,-ne ; s. — Casaque de couleur
fauve, tricotée

ou

tissée

avec

la

de

laine

naturelle

(vieux). Cf. hubetl.
haubl,-ne; adj. — Blanchâtre, en par¬
lant du pelage des bêtes. V. roam, sabàlh.
Haubine, haubéte, haubole,
vache; autàn que bàlen haubine

de

noms

coum cas¬

tagne, l'une vaul l'autre.

û

hate (As. Bar.).

sf.

HAUDE J A

—

V.

haubòy, hautbòy;

sm.

—

Hautbois.

clarî.

haucàt (B.-L.) ;

sm. — Coup de faucille.
(N. de la G.-M.); sf. — Raie
pastenague (poisson). V. hautche.

hauche

haucoùn.

—

faucon ; v. /nue.

Forme vieillie de

faucoû,

haudade, haude.— V. hautade, haute.
haudàs (G.) ; sm. — Etoffe pour enve¬
lopper un poupon. V. troussère.
haudejà. — C. hautejà.
1

�HAUDÉ.TE

HÂUSSOT

—

haudéje (Os.)

sf.

;

—

98

Hauteur, monta¬

L'oumbréte de lus

liaudéjcs

que coumen-

çabe de bachà, l'ombre des hauteurs
mençait à descendre (Sacaze).
haudère (Os.) ; sf.
inférieure
loit.

des

haudréc;

—

ardoises
sm.

ou

com¬

Première rangée
des

tuiles d'un

Humidité de la rosée

—

les choses.

sur

haurét,-e (L.) ; s. — Sauvage, en par¬
plantes. Cf. saubàdje.
haurilhoû ; sm. — Petit forgeron, mau¬
vais forgeron ; qu,e bau mey pagà hàure
que haurilhoû, mieux vaut payer un bon
ouvrier qu'un mauvais (die.).
Haus (sén) ; n. p. — St-Faust. Il y a
à Lacq (B.-P.), une pierre dite de St-Faust
où l'on porte des enfants malades de scro¬
fules et rachifciques pour que le Saint les
guérisse. St-Faust, commune du Jurançonnais, renommée pour ses vins. V. mouscassè, grabassès au Sup.
haus ; sf. — Faucille ; quelquefois la
lant des

gne.

haudréc,-drèc,-dréch,-dréy;

sm.

—

Boue formée par

la poussière et la rosée ou
l'humidité sur les vêtements, les chaussu¬
res ; au fig. un souillon, en
parlant d'une
femme ; enfant malpropre.
haudrejà ; v. — Salir de boue ; haudrejà-s, se salir de boue.
haudrequejà ; v. — Courir dans la
rosée et

se

salir.

haudréy ; sm. — Terre détrempée, boue
peu liquide et légère.
haudricoùs,-e ; adj. — Sali,-e de
boue; où il y a de la boue.
hauè (Big. G.). -— C. habà. On appelle
parlà hauè en Armagnac, le parler des en¬
virons de Gôndrin.

hauilho

(G.) ; sf.
(Loin.) ;

haulàs

—

Haricot. V. habe.
-—
Guéret. Cf.

sm.

—

—

haupignole (Arm.).

— Haine, ressenti¬
hayne.
hauqueyà (B.-L.) ; v. — Fauciller. Et
qui pugnéyo que hauquéyo, celui qui sème
à la main moissonne bien
(die.).
hauquine (L.) ; sf. — Espèce de petit
faucon, l'émerillon. V. eslourét.

V.

hàure.

—

C.

Haure.

huu, forgeron. N. de p.

Maysoû de hàure, cabilhe de huste, mai¬
de forgeron, cheville de bois, le cor¬
donnier est le plus mal chaussé
(die.).
haurejà ; v. — Travailler à la forge,
faire le forgeron sans l'être, mal
forger.
haurés ; adj. — Qui est de la maison,
la
de
famille du forgeron. N. de p.
haurése,-ésse ; sf. — Femme de forge¬
.

son

ron.

haurét;
On dit

V. hau.

avec

sm.

—

la haus si bòlen
la tou je, il ne faut pas. trop
aiguiser la faulx si l'on veut qu'elle coupe
l'ajonc, prov. au sens du prov. fr. « qui
veut aller loin ménage sa monture ». V.
que

coupe

èrbe de

la haus.

haus-bedoùlh ; sf.

manche,

—
Faucille à long
Cf. eschartigòt.

vouge.

hausét,-ssét
haussà ;
élever le

v.

prix

;

; sm.

Faucillon.

—

Hausser ; augmenter,
élever ; haussà-s, se hausser,
—

s'élever.

barèyt.
haugà (B.-L.) ; sm. — Terrain où la
fougère abonde. Cf. heugà.
haugàdo ; sf. — Coupe de fougère,
haugarà ; sm.
Fougeraie.
haugarisse (M') ; sf. — Forge. Cf.
hargue.
haugàstro (Lav.). — C. hauguère.
hauguère, héuguère, houguère ;
sf.
Fougère (planle). Cf. héus.
hauléto (Lav.) ; sf. — Nom de chèvre,
hauni; v. — Honnir,
ment.

faulx. On dit aussi hausse.
Nou cau pas trop hourgà

Petit

le même

forgeron. N. de p.
haurilhòt,-lhoû.

sens

Haussà la

maysoû, élever la hauteur de
maison; tout que hausse, tout augmente,
est à la hausse; que s'en crct e que-s haus¬
se; il « s'en croit » et il se hausse.
la

haussade ; sf.

Hausse, augmentation,

—

crue.

Lou blat qu'a
du blé a haussé ;
crue du
gave.

hèyt

ue haussade, le prix
la haussadi dou gàbe, la

haussàdje, haussamén ; sm. — Elé¬
vation, augmentation ; action de hausser,
exhaussement.

haussaprim,-e
haussaprimà ;
d'un levier

ou

; s.

Levier,
Soulever au

—

v.—

comme

haussaprimade

avec

sf.

;

—

un

moyen

levier.

Action de

sou¬

lever ; coup

de levier.
haussât (Or.) ; sm.

mant

haussât,-ade
et, de

hausser

une

avec

; v.

le haussét.

hausse-pè

Haute vigne for¬

; s. — Action de soulever
chose ; v. hautido.

haussegà,-ssilhà
vailler

—

tonnelle.

—

Essarter., tra¬

sm. — Casse-pied, piège.
escripè ; marche, échelon
dans un passage ; hausse de soulier.
haussère (L.) ; sf.— Bêche. V. eschade.
haussét; sm.
Etrape, serpe à long
manche; v. haus-bedoùlh ; en Lom., ser¬
harréte,
pette. V.
piquéte, mascote.
haussilhe ; sf. — C. haus-bedoùlh et en
certains L, faucille.
haussilhe ; sf. — Hausse, taquet pour

Cf.

;

poude-pè,

—

hausser.

haussòt ;

sm.

—

C. haussét.

�99

HAUT

haut,-e; adj.

—

llaut,-e, élevé, supé¬

rieur ; arrogant.

Maysotl haute, maison haute; û pic haut,
pic élevé ; il àyre haut, un air arrogant;
la ma qu'ey haute, la mer est haute,
agi¬
tée ; que-s cret de haute qualitre, il se crpit
de haute naissance ; qu'at dit à bouts haute
(ou à haute bouts) il le dit à haute voix ;
parti de haut die, partir au grand jour.
haut,-e ; s. •— Haut, partie haute, som
met, élévation; partie au Sud, le Sud.
Qu'a lougàt lou haut, il a loué l'étage ;

hautoù,-doù; sf
tion; orgueil, fierté.

hautréc,-tréy.

un

càde de tout lou

sou haut, tomber de son
haut; de haut ta bach, du haut en bas; lou
bén qu'arribe de haut, le vent vient du
Sud ; ha la haute, faire la partie de hautecontre, de ténor.
Haut! interj., allons, courage! Haut! de
pès! Allons, debout!
haut ; adv. — Haut, hautement.
Cantà haut, chanter haut, demander un
prix élevé ; pourtà-la haut, avoir de grands
airs ; tenir la dragée haute.
haut (Gr. L.) ; sm. — Terrier,
repaire

hautà ;

sm.

hautàdje;

—

sm.

Forme de haute, giron,
—

Corsage, partie d'un

vêtement qui embrasse le haut du
corps.
hautagne ; sf. — Hauteur, élévation
la hauteur ; v. hauture.
—

hautàt.

hautàt,-ade

; s. — Un plein
tablier. V. haute.

U hautùt de castagnes, un

châtaignes.
hautbòy.

giron,

plein giron de

— C.
haubòy.
hautche (Arcachon) ; sf.—• Terre femel¬

le

(trygon, poisson).
haute; sf.
Giron,
—

espace

ceinture jusqu'aux genoux quand

assis ;

la

de

la

on

est

de cet espace quand
robe ou un tablier. V. hautàt.
Lou dròlle qu'ou
plée la haute, l'enfant
garnit son giron, il est b"au ; anàt droumi.
sus la haute de
Diu, allez dormir dans le
sein, le giron de Dieu- (Al. Pevret).
Dim. hautét,-e, hautote; augm. hautasse
haute ; sf. — Voix de haute-contre,
hautejà; v. — Etre haut,-e; être, se
tenir sur une hauteur ;
plus haut ; chanter
en
haule-contre; êlre hautain, faire le fier.
La nòbie que
hautéje me y que lou ïiòbi
la mariée est
plus grande que le marié.
hauterade.
Agum. de hautade. V.
on

porte

contenance

une

—

hautàt.

hautî ;

éléva¬

C. haudréc,-dréy.
Os.) ; v. — Blâmer,

—

(Bas.

les bêles de somme.
L'àsou nou bòu enténe 'ni cho, ni hay,
l'âne ne veut ni avancer ni reculer; appli¬
cer

quée
cile,

l'expression signifie il
comprend rien, c'est un imbé¬

aux personnes,

elle

ou

ne

un

entêté.

hayà ; v. — Ramasser les faînes (hayes).
hayà (L.). — C. hejù, faner,
hay cabarét (à) ; loc. adv. — A cali¬
fourchon, en M4 Big. Cf. à crabàt, à carauétos.

haych (M'). — C. hach, faix,
hayehejà. — C. hechejà.
hayiu ; sm.
Tige lierbacée de certai¬
nes plantes telles que haricots,
petits pois.
haylasse ; sf.
Vent du Sud insuppor¬
—

—

table, forte haylère.

haylassejà ; v. — Faire de la haylasse.
haylade (M4) ; sf. — Brise qui souffle

longuement ; souffle en général.
hàyle ; sm. — Halenée; vent tiède,
presque chaud.
hayle (M4) ; sf. — Brise. Cf. chàure.
haylè,-re; s. — Vent violent; vent du
sud. V. balaguère.
haylejà ; v. -r- Souffler en parlant du
vent ;

pousser

devant. V. ahoucà.

haylerasse ; sf. — Très forte haylasse.
haylère; s. — Au fig. tête folle, légère;
qu'ey û haylère! C'est un fol !
hayno ; sf. — Haine. V. haupignole.
haynoùs,-e; adj. — Haineux,-euse.
hayoÙS. — C. halhoû, noix, vers Argelès de Bigorre.
haytilhà 'T..). — C. hatilhà et dérivés,
hé; héy (Or. L.) ; hî (M* Big.); sm.
Foin. A cade bèstie de

soun hé, à cha¬
bête son foin (die.) ; quoan y a hé dinqu'aus irabatèts, que y a ibèr dinqu'à la
bisque, s'il y a bonne récolte de foin,
l'hiver sera long (prov.) ; en B.-L., on
appelle hé de besià'i, le foin des commu¬
naux; quoan lous chibàus n'an pas mey de
hé, que lien aus cops de pès, quand les
chevaux n'ont plus de foin, ils se battent,
li misère rend méchant
(die.).
hé.
Forme de fé, foi, tombée en
—

que

—

sm.

—

Vigne de hautin

;

vigne

hauteur ; lieu élevé dans la cam¬
bois futaie. V. berge.
hautido (G.); sf. — Coup de main,
effort pour élever un objet, un fardeau. Cf.
sur

Hauteur,

HÉ

gronder, critiquer.
hauture ; sf. — Hauteur. Cf. hautoù.
hay. — C. hag, hêtre,
hay ; sm. — Hue ! cri pour faire avan¬

:

hautamén ; adv.
Maniement, d'une
façon hautaine.
hautasse ; sf. — Un grand giron. V.
haute (i) ; un plein tablier,
plus qu'un

contenu d'un

hautulà

—

—

une

pagne ;

haussât. V. hi-t'y.

désuétude mais restée dans les excl. ma hé!
ma foi! o, ma. hé! oui, ma foi! Usité sur¬
tout

en
Big. et dans le G. V. maherâ.
hé, hè ; sm.
Interjection qui sert à
marquer l'étonnemént, la surprise. V. hèp,
—

eh.

�IIÈ
hè ;
hè î

—

sm.
v.

100

HEMÊ
—
—

Fer. V. lier.
C. ha, faire,

hechùc,-gue; adj. et
en

Big. G. et

quelques lieux des L.
heà (Big. G.) ; hejà ;
hegnà (Or.
Chai.) ; hià ; sm. — Prairie de foin.
heà, hejà, hegnà, hiejà ; v. — Faner
le foin. Cf. yerbià.
La sasoû de hejà, la saison de la fenai¬
son ; qu'ère per hejà, c'était au temps de
la fenaison.

—

heade, hejade, hegnade, hiade ; sf.
Fenaison ; récolte de foin.
headé, hejadé,-re ; adj. — Qui est bon

helèc, eschùc.

hedà,-di;

v.

Puer (vieux). Le Hédas.

—

ruisseau de Pau.

héde,-te; sf.

—

Accouchée; bête qui

Soegnade coum ue héde, bien soignée;
de gâte héde, morceau de chatte qui
a mis bas, morceau de choix pour la table.
héde,-di (As. Bar.). — C. hedà.
hedién, -te,
hedoùs, -e ;
adj.
—
Puant,-e, fétide,
mous

hédje (G.); hidje

headoù, hejadoù,-re; adj. et s. —
Faneur,-euse.
Heàs ; n. p. — Héas (H.-P.), où se trou¬

liedoù ; sf.

sanctuaire fameux.

ue

hèche, chacun

a

son

fardeau mais

certains l'ont

plus lourd que d'autres; anà
ha lou hèch, aller au bois fairta un fagot ;
abé-n A hèch, avoir, porter une charge de ;
se dit plaisamment d'une femme
aux der¬
niers jours de sa grossesse; d'un ivrogne
qui titube,
hechà ; v. — Mettre en fagot. •
hechàt,-ade ; s. — Forte brassée de
choses ; fardeau que l'on porte sur1 les épau¬
les, le dos.
hechejà ; v. — Porter, traîner, char¬
rier des fardeaux, des faix; se tenir courbé
comme si l'on était
chargé quand on mar¬
che.

hechère

(M4) ; sf. — Grand plat de bois
lequel repose l'a quand on fait le fro¬
mage ; il est ordinairement muni d'anses,
hechét; sm. — Petit fagot.
hechiu,-ibe; adj. — Bon à mettre en
fagots, bon pour fagots.
hècho (Mk Big.) ; sf. — Gradin herbeux
d'accès difficile, pénible. N. de 1. Hèchcs.
hechòt.
Petit fagot ; V. hèch.
hechoutè,-re ; s. — Qui fait, porte,
vend des fagots, bûcheron.
hechoutejà; v.— Faire de petits fagots,
sui'

hedoùs,-e.

; sm.

—

Foie,

Fétidité, odeur puante,

•—
—

V. hedién.

hedousamén ; adv.

—

D'une manière

fétide.

heasse, hejasse ; sf. — Pièce de terre
qui fut plia i rie à foin et n'est plus qu'un
pâturage ; terre de labour transformée en
prairie.
heassè, hiassè,-re; adj. — Qui est du
foin, qui a du foin, en produit; prade
heassère, prairie à foin.
hèch,-e ; s. — Faix, fagot, fardeau; la
hèche est un fagot plus gros que le hèch,
qu'on appelle aussi hechòt. V. hach, hèys.
U hèch de légne, un fagot de bois; pausà
lou hèch, poser le fardeau, la charge ;
s'emp'oie au lig. ; abê û hèch de mau, être
accablé par le mal, la douleur; quin hèch
de hémne! Quel fagot que cette femme 1
cadû qu'a lou sou hèch mes d'aubûs qu'en
an

a

mis bas.

à faner.

ve un

Importun,-e,

s.—

agaçant, solliciteur invétéré, ennuyeux. V.

hèdre

(As.) ; sf. •— Lierre. Cf. gèyre.
(L.) ; sm. — C. hedoù.
heère, hejère ; hegnère (0.) ; hière ;

hedùlh
sf.

—

Fenaison ;

hégn (Lav.)

fenil.

; sm.

—

Cri

pour

appeler le

porc.

hégll (L.) ; sm. — C. hé, foin,
hegnà. — V. heà.
hejà; sm. — Pré où l'on fane. V. heà.
helàt,-àdo (G.). — C. halhàt, gercé,
helè ; sm. —
V. helère; malin

A la
résister

Peine, douleur, affliction.
vouloir.
Au helè qui se-m roéyne,
Nou pouch mey resisti.
peine qui me ronge je ne puis plus

(N. Laborde).
helèc,-o (G.); adj. — Importun,-e; en¬
fant mignard et agaçant. V. hechùc.
helecàt,-ade. — C. ahelecàt; indiscret,
-ète ; effronté.
helénc,-o (G.) ; adj. et s. — Félin,-e
(vieux).
helère ; sf. — Peine qui dure ; circons¬
tance pinible ; mauvais temps continu. En
Lav. aussi diarrhée, flux. V. helè.
Helip ; n. p. m. —Félix,
hèm ; sm. — In terj. hèm, hum !
hém (Big. G.) ; héms (B.-L.) ; hiém
(Hte-Big.) ; sm. — Fumier.
Nèu de primtéms ta la terre que bau
héms, neige de printemps pour la terre
vaut fumier (die.) ; boit tau héms, qui est à
jeter au fumier, à l'égoût.
hemà, hiemà ; v.
Fumer, mettre du
—

fumier

en

terre.

hemade ;
terre ;
sol.

sf.

—

Action

de

fumer la

couche de fumier) répandue

sur

le

—

ramasser

du bois mort.

hémble.

—

Forme de

hemne

dans la

région d'Orthez, Salies.
hemè,-re ; s. — Tas de fumier; t. in¬
jurieux quand il s'adresse à une personne.
V. hemerè.

�101

HEMEJA

hemejà

; v. — Tirer le fumier de l'étaporter et le répandre dans les
champs, le remuer, le disperser; action de
choses qui se transforment en fumier ;
hémejà-s, se crotter. En Lav., dans cette
expr. : haut ! heméyo! Allons, oust! Vide
la place ! Va-t-en !
hemeràs ; sm. — Grand fumier, fumiè-

ble,

le

pas une

femme, qui n'a

pas

—

HENEDÉ

d'énergie,

un

timide. V. hemnéte.

hemnoùgno (H.-A.).

—

C.

hemnéte,

femmelette.

hemnùmi ; sm.

Les femmes

—

au sens

péjor. V. hemnis.
héms ; héns, hiéms (Hte-Big.).

—

V.

hém.

re

hemerè, humerè.
C. hemè.
hemereyà, hemerià (Hte-Big.), — C.
hemà, hemejà. En certains lieux, hemerià
c'est transporter le fumier en place et là,
répandre le fumier s'appelle hemà.
hémi, hémie ; sf. — La femme, les
femmes; femelle. V. hemne, plus usité.
hémi,-e ; adj. f. -— Féminin, le genre
—

féminin.

hemià.

C.

hemejà, en certains lieux,
hemieyà (Xav.) ; v. — Ressembler à la
—

femme, à la femelle.
hemnasse ; sf. — Grosse, laide femme,
hommasse.
hemnassè ;
hennassè
(Big. G.) ;
hemnèc; adj. — Qui cherche la compa¬
gnie des femmes, coureur de cotillons.
hemnassejà ; v. — Fréquenter les
femmes, avec un sens péjor.
hémne ; hénno (Big. G.) ; sf. — Fem¬
me, épouse. Cf. jame, femèle.
Iiémne d'àdje, femme d'un certain âge;
boune hémne, bonne, brave femme; la
hémne dou Jan, l'épouse de Jean; la
hémne dous guits, la femme (qui vend)
des canards ; demandats à la hemne, de¬
mandez (ce que vous désirez) à ma femme
(dira un mari) ; de himnes e de dalhes,
nou y a pas
gui las escàdie, de (bonnes)
femmes et des (bonnes) faulx, pour en
trouver c'est très hasardeux ; pâ d'Orthez,
b\ de Jurançoû, mounjéte de
Nay, hémne
d'Aulouroû, tout acò q u'ey boû, pain
d'Orthez, vin de Jurançon, haricot de Nay,
femme d'OIoron, tout cela est bon (prov.).
hemnèc; sm. ■— Femme mal faite,
petite, mal accoutrée ; trousse-pète.

hemnèc.

—•

V. hemnassè.

hemnejà ; v. — Se faire femme, en
parlant d'une jeune fille; faire la petite

femme ; se dit aussi pour courtiser
là. courir les femmes.

de çà de

hemnère : sf.— Grand nombre, réunion
de femmes ; les femmes. V. hemnis.
—

hemnéte, hemnine, hemnote ; sf.
Petite femme; dim. de hémne; on dit

hemsà,-ssà ; v. — Fienter.
hemsade,-ssade ; sf. — Fiente, bouse.
hemsàyre,-ssàyre,-e ; adj. et s. —
Qui fiente ; ramasseur.-euse de bouse.
hémse, hémsse; sf. — Fiente, bouse.
Hérnse garière, fiente de volaille; amassà
héinses, ramasser de la bouse.
hemssejà. — Fréq. d'e hemssà, et
aussi ramasser
des fientes, répartir du
fumier.

hén, héng (G.). — C. hé, foin,
henalhà, henelhà, henilhà-s; v. —
Fendiller, gercer; henalhà-s, se fendiller,
se,

henèrcle, henude.

henalhè,-re;

Clacasserie

de

hemnis,

bavardage

de

hemnòt, hemnoû;
me;

fillette

efféminé;

par

qui

sm.

—

Petite fem¬

faire la femme;
dérision, homme qui ne vaut
veut

Fentes,

—

gerçures en

henalhère ; sf. — Grand nombre de
fentes, de gerçures, de lézardes.
Quine hénalhère en aqueste parét! Que

de lézard°s dans

ce

mur :

Petite henalhe.
henalhéte,-ote ; sf.
henalhùt,-ude; adj. — Fendillé, cou¬
vert,-e de lézardes, de crevasses,
henàr (As.). — C. rcnàr.
hendàsso (Lom.). — C. henalhe.
G. henalhà.
hendalhà,-dilhà.
hénde, chêne (G.). — C. héne.
—

—

hêndélhe,-diïhe.
hendilhoùs,-e

;

—

adj.

C. henalhe.
—

Qui

se

fendille

aisément.
hène ;

v. — Fendre; héne-s, se fendue.
boy, fendre du bois; héne-s lou
cap, se fendre la tête ; lou test que se-m
hén, ma tète se fend; la grasale que s'ey
henude, !e plat s'est fendu ; que hè û ret
que hén, il fait un froid qui fend, qui
coupe ; que torre à- pèyre héne, il gèle à
fendre des pierres ; lou bén que henoù lou
pî, le vent fendit le pin ; Vòmi qu'ey dous
henùts, l'homme a de longues jambes, il
est fendu; pot-henùt, lèvre en bec-de-lièvre ;
on
surnomme le lièvre pot-henude

Héne

dans les contes.

henèc,-o (G.)

;

adj.

—

Qui est porté à

se

fendre, qui se fend aisément.

hemnère.
femmes.

s.

nombre.

aussi

hemnoû, sm.
hemnis ; sf. — Les femmes. V. hémi,

gercer.

henalhe ; sf. — Petite fente, gerçure,
lézarde ý ouverture de jupon ; faille. V.

sf.

henècle, henèrcle,-gle, henengle ;
Fente, jour entre deux objets. Cf.
—

chinèrcle.
Tms portes
des fentes,

henedé ;

qu'an henèrcles, les portes ont
sm.

—

Coin à fendre.

�HENEDÉ

HËRE

—

102

henedé,-re,-dìs,-se ; adj. — Qui esl à
se fend aisément. V. hendi-

hèrs, il

fallu le forceps; jeta tout

a

fondre, qui

hèrs, mettre tout à la ferraille,

Ihoùs.

trucà,

henedoù,-re; adj. •— Qui fend,
henejà (L.). — C. heà, faner.
henénc,-que; adj. — Qui se fend,

se

C. henècle.
henerelà-s ; v. — Se fendre, se fen¬
diller; le t. a un sens d'augm. sur henaIhà-s; on dit aussi henerclejà-s.
V. henècle,
henércle, henèrcle.
—

heràble (Gr. L.) ; adj. et s. — Hère,
misérable, crève-la-faim. V. harde (4).
heràlh.
sm.

C. anilhà et

sm.

Hennissement.

—

Cf.

anilhét.

hennasse.

hens,-e

C. hemnasse et suivants.

—

(L.)

ne

pause,

héns ; adv.

;

dans

un

moment.

;

les bêles

(Hte-Big.). — C. hém, fumier,
(Hte-Big.). — C. hemsà et déri¬

dit

aussi

vés.

heràut,-e; adj.
craintif,-ive

C. hounsoà.
henude ; sf. — Fente, entaille.
D'à cop de destràu qu'ou hé grane henu¬
de, d'un coup de hache, il lui fit une large
—

;

—

mauvais,

lieux

Sauvage, peureux,
dangereux, qu'il

faut craindre.
Lou tems qu'ey heràut, le
mauvais et
dangereux ; dèche

temps est
tranquile

aquét

heràut, ne t'approche pas de oe
ah! lou lè heràut! Ah! le vilain!
heràut; sm. — Héraut.

entaille.

sauvage;

henudéte,-dote ; sf. — Petite fente,
petite entaille.
hèp ; sm. — Ho, interj. pour appeler,
héler ; comme en fr. psst ; ha û hèp, faire
un cri d'appel,
héler.
hepét; sm. — Petit hèp.
hèr, hè ; sm.— Fer, métal ; fer à cheval ;
carreau de tailleur, de repasseuse
; monnaie
en style familier; au
pl. forceps, entraves
de prisonnier; au fig. garnement; en M',

heraytùro (Lav.)

sf.

;

—

Manque de,

nécessité, misère.

hèr-blanc;

sm.

—

Fer-blanc.

hèrblanquerie,-terie

sf.

;

—

Ferblan¬

terie.

hèrblanquiè,-tiè

sm. — Ferblantier,
hèr-à-chibàu ; sm.
cheval, table, contour de route, en

;

hèr-de-chibàu,
Fer à
forme de

—

l'ensemble des clochettes d'un troupeau.

trouvé

11èr dous, fer doux, non
au
hèr roùge, marquer au

Irempé; mercà
fer rouge, du
signe de l'infamie; non pas abé û hèr, ne
pas avoir un sou ; agùt coum û hèr de
lance, aigu comme un fer de lance; tirà
hoéc dous quoàte hèrs, faire feu des quatre
pieds; bras, came de hèr, bras, jambe
solides ; nou pas balé lous hèrs d'û câ, ne
pas valoir les fers d'un chien, être sans
valeur, et au fig. n'avoir pas de force, être
patraque; loucà hèr, toucher du fer, em¬
ployé dans diverses circonstances chanceu¬
ses ; abé poc de hèrs, avoir
peu de bêtes à
clochette au troupeau; que l'a calùt lous

certains

en

est de la foire.

hensà

(L.).

-moun ;
sauvages sont

—

—

dedans.

henscù

Les bêtes

heràmo (Lom.); sm.— Vaurien, brutal,
herassè, heyrassè,-re; adj. et s. —
Qui fréquente les foires.
heràsti, herùm; sm.
Sauvage,
bête fauve ; au fig. personne laide et
qui
fait peur. V. heràut, heràm (2).
heràu,-rày,-riu, heyràu; sm. —
Foirail, champ de foire.
heràu, heyràu; adj. des 2 g. — Qui

Dedans. V. dens, dehéns.
Qu'a la rauje en co-hens, il a la rage dans
le cœur; qu'ey là-hens, cela est dedans, làhéns

—

moùn; on
heroméy.

adj. — Profond,-e ;
Vaygne qu'e hanse, l'eau est profonde,
héns ; prép. — Dans. V. en, ens, dens.
Qu'e y hens l'aygue, il est dans l'eau ;
hens

C. heràu.

désignées généralement par heràm plutôt
que par heràm. Lou heraméy, désigne plu¬
tôt les hôtes de la basse-cour. Dans le G. où
l'on dit surtout heràme, le pl. est hera-

dérivés.

henit ;

—

heràm, heràme, -méy, -àmi,

C. henalhà.—

Augm. péjor.

—

de heràble.

—

henilhà (vers les L.).

au

!

herablàs,-se (Gr. L.).

chinèrcle.
—

hèr, battre le fer, travailler

propice ; ha-s'y de hèr e de clau,
s'employer de toutes ses forces, user de tous
les moyens ; camî de hèr, chemin de fer ;
ah! lou triste hèr! Ah! le triste individu,
le garnement

henengle (L.).

a us

rancart;

moment

fendille aisément,

henilhà.

lou

au

sur

fer à cheval. (J11
la route et cloué

fer de cheval
sur

une

écarte les

porte,

sortilèges.
hére, hèyre ; fèyre (L. G.)

; sf. —
tumulte, confusion.
de hére, marchandise à
tout
venant, qui peut être un trompe
l'œil ; que s'en y hè mey en ue hére qu'en
tres marcàts, il se fait plus d'affaires dans
une foire que dans trois marchés
(die.) ; à
boune hére ba lou qui nou-s troumpe, à
bonne foire va celui qui ne se
trompe
(dans ses transactions) ; la hére d'Empongne, la foire d'Empoigne; anà ta la hére de

Foire ;

Marchandise

;

troques, tâcher de faire

un

échange

;

aquére

�HÈRE —HERI

103
amassade qu'ère
c'était une foire,

ue

herechoulàto ; sf.

hére, cette réunion

il n'y avait

aucune orga¬

nisation. On fait croire

aux petits enfants
qu'on les a achetés à la foire, comme on
dit qu'ils ont été trouvés sous un chou ;
touts lous àsous ne soun pas à la hèyre,
tous les ânes ne sont pas sur le champ de
foire (die.).
Les foires locales portent, généralement,
une épithète tirée ordinairement de l'épo¬
que à laquelle la foire a lieu, mais aussi de
la marchandise qui fait l'objet principal
des transactions : hére dou bestià, S?, las
mules, dou cabaladje, dous jamboûs, dous
roumàdjes, foire du bétail, des mules, des
chevaux, des jambons, des fromages. A
Pau, en Carême, hére de las eschardines,
foire des sardines; à Oloron, au printemps,
li. de la briuléte, f. de la violette; à Eauze
(Gers), h. d!ous cercs, f. des cercles de bar¬
rique; à Rabastens (H.-P.), h. dous bayléls.
f des domestiques, pour la louée; à Suzan
(Landes), h. de las esquires, f. des clochet¬

heredadé,-re

posés

—

s'en faut de

beaucoup.
Ou qu'ey hère, ou bien ou
qu'ey hère à dise, à peu près, d'une façon
presque certaine; que seré hère à dise si, il
serait surprenant que ; que s'en manque
poc ou hère, la chose est incertaine.
Loc. div.

—

hère ;

sm.
Abondance, surabondance,
important.
Enter lou poc e lou hère que y a'place,
entre le peu et le beaucoup, il y a de la
distance (die.).
hereà, heyrejà; v. — Courir les foi¬
—

nombre

res ;

faire, tenir marché.

hereade,

heyrejade;

sf.

—

Tenue

d'une foire, l'ensemble d'une foire.

hereàyre, heyrejàyre,-e.— C. lierassè.

herèbe
Herebè
Cf. héurè.

(v. Luchon). -— C. frèbe, fièvre.
(Hle-Big. et M1) ; sm.— Février.

herebeyà

;

v.

—

Faire

le

temps de

Février.

herèche,-chou (Hte-Big.) ; sm.— Frêne
(fraxinus, plante). Cf. rèche.
herèche,-o (Hte-Big.) ; adj. — Rèche,
rude

au

toucher.

herechòlo (llte-Big.) ; sf. — Frêne
moins rabougri ; plant de frêne.

ou

; s.

v.

—

Refroidir.

Endroit, terre

-—

ex¬

froid.

heredoù ; sf.

heredoùs,-o

Froidure, fraîcheur.

—

heredoulit,-ido

;

adj.

adj.

;

—

—

Frileux,-euse.

FVoid,-e

en

par¬

lant du temps.

heregà (H.-Big. M') ; v. — Frotter,
gratter, récurer; frayer; heregà-se, se frot¬
ter, se gratter. V. regà.
heregàdo ; sf. — Grattement ; écorchure
légère provenant d'un frottement rude.
heregàyre,-o ; adj. — Qui gratte, frot¬
te, fraye.
herégo (H.-Big.) ; sf. — Epoque du
frai, temps du frai pour les poissons.
herém (v. les L.). — C. herùm, sauva¬
gine. Cf herùtch.
herés

tes, etc.
hère ; adv.
Beaucoup ; très grand
nombre; guère. V. hères, plâ, sarròt ; poc.
Que-m plats hère, il me plaît beaucoup ;
nou ba pas hère, cela ne va
guère, pas très
bien; hère gran, hère petit, très grand,
très petit ; hère de cops, beaucoup de fois ;
hères que s'at pensen, beaucoup (se) le
pensent ; lous qui an hère qu'en pòden da,
ceux
qui possèdent beaucoup peuvent don¬
ner
(prov.) ;que s'en manque de hère, il

au

Très petit frêne,

—

M').;

heredà (Hte-Big.
Cf. arredà, esredà.

(Lav.)

;

sm.

Mil décortiqué,

—

gruau.

hères; adj. et
beaucoup. V. hère.

pron.

—

Plusieurs,

Hères de

que
nou

causes, plusieurs choses ; hères
hèn dous pècs, beaucoup font les niais ;
soun pas hères, ils ne sont pas nom¬

breux.

heresà (Lav.) ; v.

— Décortiquer ; frot¬
légèrement ; au fig. hésiter.
heréso (Lav.) ; sf. — Repasse de la
farine, son fin. Cf. rése.
herésque,-o (Hte-Big. M'); adj. —
Frais, fraîche, froid.
heresquè ; sm. — Fraîcheur, froidure;
rafraîchissoir, récipient où l'on met le lait
pour le refroidir.
heressà ; v. -— Hérisser ; redresser ;
herassà-se, se redresser, en B.-L.
herésse, heroù; sf. — Effroi, effarou¬
chement, appréhension.
herésso (Lav.) ; sf. — Morceau coupé
avec
une
lame ébréchée, entaille rèche:
hè ùo herésso' en û hourmàdye, faire une
mauvaise entaille dans un fromage.

ter

herét (Hte-Big. M4) ; sm. — Froid. V.
fret et dérivés.
herét, herrét; sm. — Etai, pièce de
force de charpente.
herèto (Lav.) ; herèyto (Hte-Big.) ; sf.
Manque, misère. V. rèyte..
heretoùs,-o adj. — Qui est dans le
besoin. Cf. reyteroùs, naceroùs.
heréule,-o (Lav.) ; adj. — Qui est ex¬
posé au froid, qui est froid, en parlant
—

d'un

lieu, notamment; frileux,-euse.

hèrgo (G.)

;

hérgue

;

sf.

—

Hargne. V.

èrgue.

plus

heri ;

j férir.

v.

—

Frapper, férir ; heri-s,

se

�HERI

IIERRETA.

—

herì ;

y. — Effarer, effrayer; frissonner,
pris de vertige; heri-s, se hérisser, se
recoquiller avec des frissons ; prendre peur.
heride; sf. — Action de férir; effroi,
effarement ; mauvais pas, danger.
herièste; hièstre (M'). — C. frinèste.
herissoà (L.) ; v. — Frissonner ; herissoà-s, ae hérisser, se rebrousser. V. arissà.
herissoùn (L.) ; sm. — Frisson. V.

être

arissoû.

herit,-ide ; adj. — Frissonnant,-e ; en¬
trepris, comme perclus.
Que soy tout lient, je suis tout fiévreux,
« tout chose ». Dans les
exprès, mau herlt,
mal cruel ;
tems herlt, temps mauvais,
rigoureux.
heritoûs (H.-A.) ; sm pl.— Graisserons.
Cf.

|

herràdo

herradoù.

la ferraille.

hèrramén ;

herràn,-e

—

C. heràrn.

— Feuille, aiguille du
pin. Cf. garbalhe, egéu.
herrà ; v. — Ferrer, garnir de fer ; embattre une roue ; enferrer.
Herrà lous esclops, ferrer les sabots ;
htrrà û chihàti, ferrer un cheval; herrà
l'anode, embattre la roue; qu'ey herràt,
il a ce qu'il lui faut, il est pourvu ; dans le
même sens on dit aussi : qu'ey herràt à
glas, il est ferré à glace ; v. pè-herrà;
camí herràt, chemin pavé, grande route;
v
eaminàu ; està herràt, avoir de bonnes

dents.
herrade ;

; sm.

sf.

Récipient à eau, de
forme et construction spéciales, propre à la
Mt béarnaise; il remplace la cruche em¬
ployée ailleurs. Les meilleures herrades
sont en bois d'if (tach), qui est
imputres¬
—

cible.

sm.

—

adj. et

s.

Ferrement,
— Couleur gris de

herràn ; sm. -— Maréchal-ferrant ; Eerràn a signifié aussi Ferdinand. N. de
p.
lier ran, Laherrane.

herràt;
cerclé de

sm.

—

Femme de herràn.

Seau de fer

—

fer; bénitier

servant

ou

de bois

aux

sions.

Plàbe

à cops

coum

asper¬

de herràt, pleuvoir à

seaux.

En M' Big. herràt, herran est usité
pour
désigner des lieux abrupts, très escarpés,

herratalhe ; sf.

—

Ferraille de rebut.

herratét,-tòt,-toû ;
en

sm.

—

M4 couvercle de la herrade.

herratiè (G.); sm.

—

chand de fer.

Petit seau;

Forgeron,

mar¬

herràyre; adj. et

s. — Celui qui ferre,
Fer, fers, gros fers, garni¬
ture de fer ; sonnailles ; soc de charrue
; en
style familier, la denture; de l'argent. V.

hèrre ; sf.

—

hèr; atelier de ferrage.
La hèrre

biélhe, les vieux fers

;

éra hèrre

d'éras nélhes, les sonnailles des brebis ;
amuchà la hèrre, montrer les dents; abé
boune hèrre, avoir la dent dure, avoir de
bonnes dents ; ne pas être difficile sur la

qualité de la nourriture; maie hèrre! Sorte
d'imprécation, de juron.
herrè
N. de p.

; sm.

Ouvrier travaillant le fer.

—

Herré.

herredé.
herréo
hèrre.

—

C.

(B.-L.)

herradé.
;

sf.

—

Dentition.

V.

herrère ; sf. — Masse de fer ; mine de
usine où le fer est travaillé ; grande
forge. N. de p. et de 1. Herrère, Laherrère.
fer ;

En B., on dit prov. :
A"ey pas d'Escout.
qu'ey de Herrère, pour dire de quelqu'un
qu'il ne veut rien entendre, (escoutà).
Escout et Herrère sont deux
villages voi¬
sins.

herrét; sm.
Briquet pour tirer du
pierre. V. esclabine; baguette de
fer pour tisonner, fourgon ; petit coin de
fer pour fixer, consolider une
pièce; ferret
d'aiguillon, du soc de l'araire. V. herrét».
En Lom., fer d'équidé, ferrure de sabot.
—

feu d'une

herradé,-re; adj. et s. — Qui est à
ferrer, doit être ferré,-a ; atelier de ferrage;
pièce de la charrue, coin.
herradè ; sm.
Evier pour la herrade.
herràdje; sm, — Action de ferrer;
—

ferrure.

;

fer. N. de bœuf.

—

herpin (L.)

ou

—

tentions à

l'élégance.
herlequét (G.) ; sm. — Freluquet. Cf.
farluquét.
hèrm, èrm ; sm. — Désert, terre in¬
culte, lande, vacants. N. de 1.
heroù.
V. herésse; chose effrayante,
à redouter; Diu se goàrde de la heroù dous
tems e de la guerre! Que Dieu nous garde
de la rigueur, de la misère du temps et de
la guerre !
heroudjàs,-se. — Augm. péjor. de
heroudje.
heroudje,-e; adj. — Effrayant,-e ; féro¬
ce, cruel ; sauvage, farouche, intraitable.
heroudjè,-re ; s. — Les sauvages, les
farouches ; sauvagerie,

Sol pavé

—

—

herrane ; sf.

heritoûs, pâte faite avec les
effondrilles de la graisse cuite.
herlequè (G.); sm. — Jactance; pré-

sf.

;

C. herràyre.
herradure; sf. — Ferrage, ferrure.
herràlh,-e, herrulhe; s. — Ferraille,
herralhà ; v.
Ferrailler, remuer la
ferraille; se dit d'un véhicule, d'une ma¬
chine en mauvais état qui, en marchant,
font un bruit de ferraille ; mal ferrer.
herralhè,-re; adj. — Qui est du fer, de

de

heroùm.

(B.-L.)

dallé.

cherimoûs.

Pastét

'

104

herretà ;
d'un ferret.

v.

—

Munir

d'un

briquet,

�105

HERRÉTE

herréte, harréte (Arm.)
pette. Cf. piquéte.
herretejà; v.
servir du herrét.
hèrri, herris;

sf.

;

—

Ser¬

Travailler le fer;

—

srn.

—

se

Pointe de herse,

de sarcloir. V. bèc-hèrri.
au

herriàu; adj. des 2 g. — Qui a rapport
fer : calhùu herriàu, pierre ferreuse.
herricglade ; sf. — Trace laissée par

des sabots ferrés.

herris;

sni.

-—

Sarcloir à pointes de fer.

hèrri, sarclét.

herris;

sm.

Fers,

—

menus

choses

en

fer: (ou herris de la borde, les choses de
fer de la borde.

herris; adj. m. — Qui est de la nature
du fer, ferreux: calhàu-herrls, la quartzite.
herrisclade ; sf. — Trace du sarcloir,
herrissère ; sf.

—

Cheville

en

coince le hèrri.

herroû.

—

herrulhe.
herùc ;

bois qui

Ennui, chose qui tracas¬
se, inquiète; petite préoccupa lion.
herucà, hourrucà; v.
Fureter,
bouiller ; herucà-s, s'inquiéter.
herucàyre,-e ; adj. — Fureteur,-euse ;
—

—

herùch, herùtch.

—

herùdio (II.-A.) ; sf.
hurrulhe. Sobriquet des
de Salles-Adour (H.-P.).
—

C.

Gucusaillc. Cf.
gens de Soues et

—

!

Quel beau coup !
hestejà. — V. hestà; faire la fête,
hestejade ; sf. — L'ensemble des céré¬

ne

herùm, hurùm ; sm.
Odeur ; relent.
flayre; odeur de bête sauvage, sauvagin.
Lou heràm dou fricò, l'odeur, le
parfum
—

du fricot.

herùm, herùmi ; sm. — Les bêtes sau¬
fauves ; animal sauvage et carnas¬
sier ; au fig. personne peu agréable ;
petite,
de maigre apparence. Cf. heràsti,, heruni,
vages,

lier ut ch.

hestoû ;

—

Les bêtes sauvages

nombre; le sauvagin.
— V. hourrùp et dérivés,
herùt, hrut,-o (Hte-Big. et -M4).

herùp.

—

C.

lrut,-e.

herùtch (Gr. L.).

C. heràm (2).
hésco (B.-L.). — C. ésque.
hèse (L.). — C. ha, faire,
—

—

V. hasén.

hestà, hestejà ; v. — Fêter, célébrer
une fête ; chômer.
hestacioùn (Neste) ; sf. — Célébration
de fête.

sm.

—

Lendemain

de

de

fête,

petite fête.
Hèste sens
Nou n'y a,

hestoû,
nou!
lendemain, il n'y

sans

en

a

pas

(prov.).
héte.

—

—

C. héde.
V. ahèts.

enlà; sm.
Litt. fais-toi
loin, recule; rebuffade, soufflet, coup qui
repousse l'adversaire.
Que l'èy dat û hè-te-m enlà, je lui ai
donné un coup (qui l'a fait reculer).
hetilh (Gr. L.) ; sm. — Sabbat.
—

hetilhè,-èyre (Gr. L.). — V. hatic.
hè-t'y ; sm. — Litt. fais-t'y, aide-toi;

effort.

A ci que eau

û boû hè-Vy, il faut ici

un

bon effort.

hèu ;
Amà

herumialhe ; sf.

d'une fête ; ac¬

hestejàyre,-e ; adj. — Amateur
fêles; convive; fêtard.
hestéte,-tote ; sf. — Petite fête,

hè-te-m

heroùdje.

Ire.

hesén.

sans

hèste, être invité à une fête ; hahèste, s'en régaler ; ha tout die
hèste, chômer tous les jours; nou pas està
en hèste ou
de hèste, être fort ennuyé ;
jaméy tau hèste! Jamais fête pareille,
jamais semblable chance ; hèste mandade,
fête d'obligation; arrè-hèste, lendemain de
fêle, fête renouvelée.
Loc. exel.
Quine hèste! Quelle aubai¬

hèts.

—

en

fête,

està de
s'en la

Fête

C. herùmi.

—

herùm.
V. heràm. Lous herums,
titre d'un recueil de fables de J. L. Lacon-

V.

Grosse

—

dignité ni élégance, bruyante.
hestassè,-re ; adj. — Qui aime, qui
suit les fêles; qui aime la bombance. On
dit aussi hestassàyre, avec un sens d'augm.
hestassejà. — Fréq. pi'jor. de hestà,
faire la fête grossièrement,
hèste ; sf.
Fête, solennité.
Hèste annàu, fête annuelle, fête votive;

tracassier.

herùdje,-e.

sf.

Action de faire la

monies et divertissements
tion de fêter.

C. herrè. N. de p.
V. herralhe.

—

sm.

hestasse ;

—

HEUGADE

—

herrichà ; v.— Travailler avec le herris.
hèrrios (G). — C. enhèrries, entraves,
V.

hestassade ; sf.
fête longuement.

—

sm.

Fiel.
hèu, amer

—

comme du fiel;
qui minje hèu nou pot escoupi mèu, qui
mange du fiel ne peut cracher du miel
(prov.); abé lou hèu trouchàt (L.), être
fielleux, méchant.
coum

hèu-de-terre ;

sm.

—

Petite centaurée

(plante).
heugà, heugarà, hougarà; sm. —
Fougeraie. N. de p. lieuga.
heugà; v. — Fouger avec le groin,
bouleverser le sol superficiel.
heugade ; sf. — Etendue de fougères
sur pied ou fauchées ;
coupe et récolte de
fougères.

�HEUGADE

—

HIALAYRE

106

heugade,-garade ; sf. — Action du
qui foutre ; la trace de cette action.
Qu'abém bist heugades de sanglas, nous
de la terre bouleversée par des
avons vu
sangliers.
heugàyre,-e ; adj. — Porc qui fouge ;
on lui
met au groin une anère pour qu'il
ne puisse fouger ; au fig. mauvais ouvrier
jardinier qui travaille mal la terre ; un
tracassier qui bouleverse tout pour, cher¬
cher quelque chose, un rien.
heuguère, houguère, héus; sf. —
Fougèiie. En B., bien que heuguère soit
ausS employé, on dit généralement heus;
en Big.
et G. on dit préférablement heuguèro; vers la M4 Big. houguèro.
heulà, hulà ; v. — Iléler, appeler. Cf.
ahupà, aperà. V. hèp.
heulade, hulade; sf.
Appel, action

hèys (Arm.). — C. hèch, fagot,
hèyt; sm. — Territoire d'une ferme,

porc

—

de héler.

heurà ;
on

v.

dit aussi

—

Faire

un

temps de février

;

heurejà.

Si Heure
lous dies

heuréje,
qu'abéje.
Si février ne fait pas son temps, celui de
la saison, tous les jours de l'année s'en
ressentent (die.); en Chai, on dit:
Se Heure nou heure,
Mars qu'abéure.
Si février est trop beau, mars est plu¬
Touls

vieux

nou

de

l'an

.

Héurè ;

n.

p.

Février.

—

N.

de

p.

Heure. V. herebè.

Que pagarà Ion 30 de Heure, il payera le
3o février, jamais; quoan Heure ploure,
Abriu qu'arrit, quand février est

pluvieux

d'une
Lou
nous;

—

V.

heurà.

On

dit

de l'entreprendre, quand les pré¬
paratifs avaient été faits; dechém au ras
dou hèyt, n'en parlons plus, brisons là.
hèyt; sm. — Fait, participe à de nom¬
breux mois composés comme en fr. bien :
plâ-hèyt, bienfait, bonne action; en-dabanlièyt, indiscret, qui se met en avant, etc.
On trouvera ces mots à leur place alpha¬
bétique.
hèyt,-e; s. — Fait, action, affaire;
prend aussi le sens défavorable comme en
fr. pop. coup. V. fèyt.
Quine hèyte! Quelle affairie! Quelle
aventure ! quel coup ! Que-b bau coundà lou
hèyt (ou la hèyte), je vais vous conter la
chose, cette affaire ; en aquéres hèytes, sur
moment

ces

; adj. — Fait,-e, mûr; complè¬
constitué, formé, révolu.
Qu'ey û bmi hèyt, c'est un homme
d'âge mûr ; lou frut qu'ey adare hèyt, le
fruit est mainlenant formé, ou bien mûr;
qu'a bint ans hèyts, il a vingt ans révolus.
heytét,-e ; adj. — Un peu fait,-e, for¬
mé : lou dròlle qu'ey heytét, l'enfant est
assez formé, il est en bonne forme.
heytéte ; sf. — Petit fait, petite action.
V. hèyt (3).
tement

heytis,-se ; adj.
hi, hiyo (Lav.)

—

;

s.

Disposée,
—
Fils, fille. V.

hi.lh.

heurejade
comme en

héus.

entrefaites.

hèyt,-e

aussi

heurerejà.

hèyt de case, le domaine de chez
qu'ey hore dou hèyt de la coumune,

cela est hors du territoire de la commune ;
dechà las causes au ras dou hèyt, laisser,
abandonner quelque chose, une affaire au

avril est riant (die.).

heurejà.

commune.

;

sf.

—

Passe

de

février.
V.

—

temps

heuguère.

hià ;

sm.

—

V. heà et dérivés.

hialà, hielà, hièlà; hilà (Big. G.); v.
Filer, réduire en fil ; devenir gras en
parlant du vin.
hialade, hielade, hièlade ; hilàdo ;
sf
Action de filer ; ce qu'on file à la
fois; réunion pour filer. V. hialère.
hialadé,-re ; s.
Filature, lieu où l'on
•se réunit pour filer.
hialadé,-re ; adj. — Qui peut, doit êtrte
—

heusejà, hòusejà ; v. — Couper la
fougère.
hey (Or. L.). — C. hé, foin,
hèy ; sm. — Interj. pour appeler, pour
r'pondre, exprimer la surprise, analogue
au hé! fr., quand il
s'agit de personnes à
qui on dit vous; tandis que hòu est usité
quand on tutoie ; v. hèp. Employé aussi
comme interj. exclam.
Hèy Marie! Hé Marie! Hèy Jane? —
Hèy! que boulét? Hé Jeanne? — Plaît-il?
One me voulez-vous? Acò, hèy! nou-s pol,
cela, croyez-le, ne se peut,
heyà. — C. hej'à et dérivés,
hèych (M'). — Forme de hèch, faix,
hèyre. — C. hère, foire; en certains 1.
aussi usité au sens de discorde, grabuge :
cercàyres de hèyre, chercheurs de querelle,
semeurs

de

discorde.

heyrè,-re
va

à la foire.

;

adj. et

s.

—

Forain,-e

;

qui

—

—

filé,-e.

hialadé; sm. -— C. bertélh.
hialadoù,-re.
C. hialàyre.
■—

hialadure ;

sf. — Ce qui a été filé ;
coûl de ce qui a été filé.
hialasse, hièlasse, hilàsso ; sf. —
Filasse.

hialàt,

hielàt,

hilàt;

sm.

—

Filet,

rels, réseau.
Téne lou hialàt, tendre le filet; cop de
hialàt, foup de filet,

hialàyre,-e;

s. et

adj.

—

Fileur,-euse.

�107

HIALËRE

hialère, hièlère

;

hilèro (Big. G.)

;

sf.

Action de filer en commun ; réunion de
fileuses ; veillée où l'on file; thie de fuseau.

—

hialeroû ;

sm.

est recourbée pour

Thie dont la pointe
tordre le fil; on l'appel¬
—

le aussi estoursedé.

hialét, hilet (L.) ; sm. — Fléau à bat¬
grain. Cf. eslajét.
hialouse, hielouse ; hiloùso (Big.) ;
sf.
Quenouille.
Les quenouilles spéciales à telle ou elle
matière à filer sonl désignées par un nom
particulier, toutefois, les différentes appel¬
lations, aujourd'hui surtout où l'on file de
moins en moins à la main, ne sont pas
rigoureusement appliquées. V. arroque,
counoulhe, croulh, hoursère.
hiamè (H.-Big.). — C. hemè.
hiap ■; sm. — Hanap, coupe (vieux),
hiaròt ; sm. — Petit hià, petit pré.
hiasse ; sf. — Hotte en osier,
hiasse, yance ; sf. — Anse,
hiassejà. — C. hejà, faner,
hiberà, hieberà, hierà; v. — Passer
un fil de fer
(hière) au groin du porc. Cf.
tre le

—

anerà.

—

Celui qui met une hière

hibère, hière ; sf. — Anneau de fil de
fer qu'on passe au groin des porcs pour les
empêcher de fouger; en As. le mot s'appli¬
que aussi à un chaînon, une maille de
chaîne. V. anère.
hic (Lav.) ; sm. — Croc, crochet,
hic (de) ; Joc. adv. — V. de-hic.

hic;

Fie,

mal profond; le
cancer
appelé hic-cancer; dans les L.
aussi panaris; v. barbotes; au fig. difficul¬
té, obstacle. V. èrbe dou hic, aynél.
Oélh de hic, mauvais œil ; machàn coum
û hic, méchant, mauvais comme un fie;
aquiu qu'ey lou hic, là est la difficulté.
sm.
est

hicà ;

■—

verrue,

Ficher, enfoncer, mettre,
jeter dedans, introduire, fixer, placer ;
hicà-s, se metlre, s'introduire, se ficher.
Hicà d'aploum, mettre d'aplomb; hicà
dt' paternes, renverser; hiquém-lou dchore,
mettons-le dehors; que s'ey hicàt dchéns, il
v.

—

s'est mis dedans ; ue raque que
s'ou

bestià,

une

épidémie

a

s'ey hicade
attaqué le

bétail ; hicà-s à tribalhà, se mettre au tra¬
vail ; hicà-s en ue maysoû, s'introduire
dans une maison ; pèyre hicade, peulvan,

pierre fichée

en

terre et

d'origine celtique P

hicade ; sf. •— Mauvais endroit où l'on
peut, tomber, s'enfoncer, précipice.
hicade ; sf.

Poussée, action de hicà.
boutade.
Ue hicade de frèbe, une poussée de
fièvre; à pous c hicades, par poussées, par
à-coups ; ue hicade de moùnde, une pous¬
sée, un flot de gens.
V.

—

HIDJE

Qui peut être fiché,

enfoncé, placé.

hicàn,-te; adj. — Entrant,-e, personne
Y. clauhicàn, hique-l'y-nas.
hicanèc,-èque. — C. clauhicàn,-te.
hicoû (B.-L.) ; sm. — Pieu fiché. V.
hique.
hidà; hisà (Big. G. V.-B.) ; v. — Fier,
confier ; hidà-s, se confier, avoir confiance
indiscrète.

à. V. ahidà. Ant. menshidà.
Mou s'y eau hidà, il ne faut pas s'y fier;
hidàt-be en jou, fiez-vous à moi; que-m

hldi à bous, je me repose sur vous, je vous
donne ma confiance; nou t'y /lises pas, ne
t'y fie pas.
Hòu

qu'ey lou qui-s hide
l'aygue adroumide.
qui se fie à l'eau endormie (prov.)

A
Fol est

;

hidà-s'y coum à ue pu s quoan saute, ne
pas s'y fier; on ne sait jamais de quel côté
une

puce va sauter.

hidàble,-e; adj. — A qui l'on peut se
lier; sûr, probe; ce que l'on peut confier.
hidance, hide; sf. -— Confiance, foi,
assurance.

Cf. ahidance.

En toute

hiberadoù, hieberadoù, hieradoù,
sm.

hicadé,-re; adj.

—

hique,

pous,

—

hidance, en toute confiance; a
signifié autrefois caution. V. fidance.
hidançoùs,-e ; adj. — Confiant,-e
(rare). V. Iiidèc.
hidàyre,-e ; adj. — Qui confie, donne
garde.
hide; hiso (Big. G. V.-B.); sf. — Con¬
fiance, foi, espoir, espérancej désir, envie.
en

V. ahide.

Jamey hide n'a pleàt nad bénta, jamais
(dic.) ; nou y èy pas hide,
je n'en ai nul désir, j'appréhende; da la
liise, donner espoir et puis se moquer; abé
dus pams d• hide, avoir deux empans
d'envie, avoir un violent désir de.
envie n'a rassasié

hidèc,-èque, hidèu, hidèut,-e; adj.
Confiant,-e ; probe, intègre; peut signi¬

—

fier

aussi

un

peu

naïf, trop confiant. V.

hidançous.
et

hidjassùt,-jùt,-ude ; adj.
coriace, qui ne se brise pas

—

Compact

terre hidjud:., terre compacte et dure à travailler.
hidje ; sm. — Foie; courage, en style
familier. Hidjfi blanc, dans les L. désigne
le poumon et hidje roùge ou negue, le foie.
V. suspéne.
Abé lou hidje blanc, avoir le foie malade
et, fam. manquer de courage, d'ardeur au
travail; que-s minjarén lou hidje, ils se
mangeraient le foie, dit-on en parlant de
deux ennemis féroces; que-t bos ha tirà lou
hidje, tu veux te faire éventrer, te faire
arracher le foie; que-m dechari tirà mey
lèu lou hidje, je me laisserais plutôt arra¬
cher le foie ; aquét qu'a hidje, celui-là a du
courage, « de l'estomac ».
:

hidje-de-boéu ; sm. — Fisluline Jjolehepaticus, champignon).

ius

�HIDJÉN

—

108

HILH

hieulét, hiulét; sm. — Petit bout de
111, fil fin.
hièyte ; sf. — Domaine, commune. V.
hèyt.

hidjén,-te; adj.— Cher comme (lu foie.
hidjùt,-ude. — V. hidjassàt.
La terre à nouste qu'ey hidjude,
Mes n'abém pas pòu de sudà.
La terre chez nous est compacte, mais
nous ne craignons pas de suer (Chanson).
hiebalè ;

sm.

—

Pied

higà ; sm. — Terrain planté de figuiers,
higanàut, higounàut. — Formes de
huganàut.

bois servant de

en

higasse ; sf. — Grosse figue.
higassè,-re ; adj. — Friand,-e de
figues.
hignà (G.-M.). — C. guigna, guigner,
hignà (G. L.j ; v. — Hésiter ; faire diffi¬
culté pour; ruser, feindre, cacher; hignà-s,

chandelier. Cf.

hiejà.

—

hielà.

—

hièlàt.

béngle, chirou.
C. hejà et dérivés,
C. hialà et dérivés,

—

hiéle ; sf.

V. hialàt.

Flèche, pièce de charpente
appuyée d'ordinaire au mur et qui suppor¬
te les chevrons d'un auvent, d'un hangar
—

adossés; dans les I-., bonnet de nuit,

que-à-mèche. C. hialère, thie.
hielè (L.) ; sm. — Rigole,

canal

se

cas-

;

v.

canè.

hièle-prim ; sm. •— Litt. file fin, un
timide; peureux,-euse. Sobriquet des gens
de Sère (H.-P.).
hielèro (Lav.) ; sf. — Diarrhée. Cf.

ce

—

V. hiberà et dérivés,

hière.

—

V. hibère.

hière.

—

hém,

mafflu.
Les diverses

espèces de figues sont dési¬
ortinairement par les noms des
saints dont la fête tombe à l'époque de la
maturité du fruit: higue de Sén Joan, d^
Sén Jaques, de Ste Crouts et aussi du mois :
higue d'Aoust, de Sétéme.
higuè ; sm. — Figuier.
Segouti lou higuè, donner une raclée;
gnées

C. heère, fenil.
hièstre, hiéstro (M4 Hle-Big.). — C.
frinèste; hièstro boucalhèro, fenêtre de
fenil. V. boucàu.

hiestrét,-tròt,-e,-troû

;

s,

—

comme

Petite

chant

d'un

;

; sm. — Fil; filament; tran¬
instrument ; nille, vrille de

hieubastà, hiubastà;
V. bastà.

ont

un

considéré

hihi ; sm. — Onom. du
du cri d'un pleurnicheur,

—

Faufiler.

une

sorte

de

hennissement,

hilà (Big.

G.). — C. hialà et dérivés,
hilà, hirlà (Lom.) ; v. — Crier des mé¬
chancetés ; glapir ; hennir. V. hillà.
hilàt (Big. G.). — C. hialàt; quantité de
matière filée,

hilèro 'Big.

G.).

C. hialère.
Insolence, injure
criée ; glapissement ; hennissement.
hilet (Gr. L.) ; sm. — Fléau. Cf. eslajèt.
hilh,-e ; s. — Fils, fille. V. hi„
Augm. hilhàs,-se; hilhoutàs,-se. Dim.
hilhét, hilhòt,-e, hilhoû, hilhoulét,-e.
U boû hilh, ue brabe hilhe, un bon fils,
: une brave fille ;
arrè-hilh, petit fils.
Ue hilhe, bonne hilhe;
Dites hilhes, prou de hilhe s ;
—

hilét (Lom.) ; sm.

—

■

Très hilhes
v.

comme

higueràu; sm. higuère ; sf. — C.
higà. N. de p. et de 1. Higuères.
higuè saubàdje; sm. — Viorne coton¬
neuse (viburnum lantana,
plante).

—

donner du fil à retordre.

les puces.

secouer

protecteur.

vigne ; filet ; courant ; veine ; séparation
dans le bois, la pierre, filon ; brin.
Hiéu blanc, nègre, fil blanc, noir; hiéu
d'archàu, fil de fer, d'archal ; hia retors,
fils retors, à deux brins ou à trois; hiéu
d'anraguè, fil, traînasse de fraisier; hiéu de
Il léngue, frein de la langue; v. bidalhéte ;
û hiéu d'aygue, un filet d'eau; la pèyre
qu'a û hiéu, la pierre a une veine (bonne
ou
mauvaise) ; lou hiéu dou talh, le fil du

hiéu, le vin coulait sans arrêt; à dret hiéu.
le droit fil; lou hiéu de-Vaygue, le fil _1e
l'eau; Ion hiéu dou boy, le fil du bois;
cousût de hiéu blanc, cousu de fil blanc;
gahà lou hiéu, saisir le fil, aller sans hési¬
ter ; comprendre ; conpà lou hiéu, interrom¬
pre ; nou pas tiéne qu'à û hiéu, que per û
hiéu, tenir à peine, comme par un fil ; û
hiéu de bile, un fil de vie; ségui lou hiéu,
suivre le courant, poursuivre la marche,
suivre sa pensée ; balh.à hiéu à retòrse,

fr.

L., où la plupart des maisons
figuier planté contre la maison,

l'arbre est

la

tranchant.
Loe. div.
De hiéu, en suivant, d'une
manière continue ; lou bî, que cliourrabe de

en

Dans les

fenêtre.

hiéu, hiu

le cuir.

higue, faire la mijaurée; braver;
mépriser en faisant un geste particulier ;
pelà higlies, croquer le marmot; gras
coum
il*,
higue, gras comme une figue,

—

hierà.

sur

Ha la

helèro. V. riule.

hiéms, hiéns (H.-Big.). — C.
héms, fumier et dérivés,
hiemsà, hienssà.
C. hemsà.

cacher.

hignèc,-èque (G.-M.). — C. gegnèc.
hignén,-te (G. L.) ; adj. — Finaud,-e.
hlgno, higo (G.) ; sf. — Nique, geste
de moquerie, grimace ; signe de mépris,
higue (As.).— Aphérèse de guihe, truie,
higue ; sf. — Figue ; sorte d'excroissan¬

e

la may,

Quoàte diàbles countr'au pay.
Une fille, c'est bien; deux filles, c'est

�Hit TIA

109
assez

;

trois filles et leur mère, quatre dia¬

bles contr.e le père (die.).
En llte Big., une sorte

d'interj. courano-bé, ma hilh, oui bien
mon fils! Quelle que soit la personne avec
qui l'on parle.
hilhà ; v. — Enfanter ; se dit d'un pied
tï

de

est

hilh:

ma

p'ante qui émet des turions, qui talle.
hilhà, illà ; v. — Hennir, crier. V.

arrenilhà.-

hilhade ; sf.

hilhàs,-se

Famille, les enfants.
— Mauvais fils, mauvaise

—

; s.

fille.

hilhàs,-tre,-e

lieau-fils, belle-fille
qui s'est remarié. V.
mayraste, payràste, souraslre.
hilhàstrou (13.-L.) ; sm. — Excroissan¬
ce que fait le pain au four quand la pâté
est trop vite levée.
hilhàt (Bay.) ; hilhoû (01.) ; sf. —
Chardonneret. Cf. cardinàt, cardî.
hilhàt,-a.de; adj. — Qui a des enfants;
plante qui a des rejets. V. ahilhà.
hilhe ; sf. — Fille ; jeune fille ; servante,
chambrière. V. drolle, maynade. Le père,
ayant à parler de sa fille dira : la hilhe (mie),
ma
(sous-entendu) ; il dira aussi la mie
hilhe, comme dirait la mère qui emploie
rarement la première forme ;
la nouste.
hilh?, notre fille: au Jan que mariden la
hilhe, chez Jean on va marier la fille (de
la maison) ; bère-hilhe, belle-fille, bru. V.
nore.
La servante, la chambrière sont
appelées filhe et non hilhe.
Hilhes à
maridà, machàn tmupèt à
goardà, fillest on âge de se marier, troupe
difficile à garder (die.) ; la boune menàdjère
que-s lié la hilhe la permère, la bonne mé¬
nagère (se) fait, enfante d'abord line fille,
qui l'aidera (prov.).
hilhe; sf. — T. d'arbor., turion,
pousse, talle.
hilhét, illét. — C. arrenilhét.
hilhétes ; sf. pl. — Petites pousses,
rejetons de plante.
hilhò,-lo (Big. G.). — C. hilhòu.
de celle

ou

hilhoà.

; s.
de celui

—

—

hilhoè ; s. — Qui aime les enfants,
hilhoèro (G.) ; sf. — Marraine ; gardeuse

d'enfants.

hilhòlo

(B.-L.) ; sf. — Taquet de bois
qui assujettit le manche dans l'œil de
l'outil.

hilhoû (01.).

—

l'on donne

V. hilhàt.

hilhoû (As.) ; sm.

d'abeilles
— Essaim
quitté la ruche-mère; ailleurs, rejet
de plante. V. hilhétes.
hilhòu,-oie ; s. —Filleul,-e. Cf. hilhùc.

qui

a

hilhoulàdje

fils.

hilhoutère ;

; sm.

—

sf.

Parrainage.

Nombreux

—

petits-

enfants.

hilhoùtét,-e ; s. — Petit-fils, petitefille; t. d'amitié pour1 un fils, une fille.
hilhoutéte,-tote ; sf. — Fillette,
hilhùc,-o (M' Big.); s. — Filleul,-e; v.
halhùco. N. de p.

Hillac, Hilhùc.
hilhùt,-ude (Bay. L.) ; adj. — Gercé,-e.

V.

halhàt.

hillà, illà; v. — Crier d'une voix aiguë.
Cf. hilà, hirlà.
hillàyre,-e; adj. — Qui crie,
hillét, illét ; sm. — Cri aigu, prolongé
et retentissant.

hiloùs ;

V. arrenilhét.

sm.

—

C. hialouse

certains

en

lieux.

hilouse (Bay. Big.).
hilùt,-ude (Big. G.)
teux,-euse.
himi.

—

hinà

(G.)

C. hialouse.
adj. — Filamen¬

—

;

C. hémi.
; v.

—

Haïr,

hinalère (As.). — C.
hinaumén (G.) ; sm.

hialère.
— Malice, haine :
per hinaumén, par haine.
hincà (G.) ; v. — Crocheter, accrocher.
hinclà,-glà, hinlà (Bay. L. G.) ; v. —
Enfler, gonfler.
L'ouride se hingle capriciouse,
enfle capricieuse (Larrebat).

l'onde

hinco (G.) ; sf.

— Croc; v. cay, picoch;
fig. désir, forte envie. V. hinéio.
hincôt,-quét (G.) ; sm. — Petit croc,
hinde-hande (à) ; loc. adv. — A satié¬
té, à gogo; à la va-vite, sans soin, ronde¬
ment et sans ordre, à la va comme je te

au

pousse.

hindou-hàndou ; loc. adv.

—

De çà de

handejà.

hinèrcle.

—

C.

henècle et dérivés,

hinèstre.

—

C.

hièstre, fenêtre,
sf. — Envie, désir

hinéto
vieux ; v.

(Save)

;

en¬

hinco.

hinquét.

— V. hincòt.
(L.) ; v. —• Hisser, remonter ;
hinsà-s, se hisser.
hintoÙS,-o (G.); adj. — Haineux,-euse
(vieux).
hiole, hiorle ; sf. — Abondance, jaillis¬
sement abondant, foison; J. de Garros écrit
hiòlo et hiòrlo; il dit que « ce sont les divers
rejaillissements qui sortent d'une veine ou
d'autre trou ». A bèro hiòrlo que chourrùuo, avec abondance (le vin) jaillissait.

hinsà

hilhòt ; sm. — Prénom que
à l'aîné de la famille. V. hilh.

HÍOLÊ

hilhoulét,-lòt,-e ; s.— Dim. de hilhòu;
petit filleul.
hilhoutè,-re ; s. — Grand-père, grand'mère qui ont de nombreux petits-enfants
et qui les gardent, les soignent.
hilhoutejà ; v. — Fréquenter ses petits-

là ; en se dandinant ; v.

C. hilhà.

—

�mou
En B.

ho

—

est

110

surtout

employé dans la loc. à

hioles : que y a cerises à hioles, il y a des
cerises à foison ; qu'arribe moùnde à hioles,
ii arrive des gens en foule; à bère hiorle, à

jet continu. V. fanègues, broulhs.
hiou, huou, heou (Lav.) ; sf. — Eau
qui sourd ordinairement dans un bas-fond,
dans un creux en montagne ; les lacs sont
appelés encore par ce t. : et petit hiou, le
petit lac, à Lourdes; et huou d'Artouste, le
lac d'Artouste en Os. V. gaube. En certains

parlers, l'h est muette..
hique ; sf. — Pieu, grosse cheville.
Dans les L. particulièrement, la perche
au¬
tour de laquelle on fait la meule de
paille.
V. pue; à Salies, pied droit de barrière;
v.
estipe.
hique; sf. — Action de ficher, d'enfon¬
cer, de planter, de pénétrer : qu'a la hique
ayside, il s'enfonce, rentre aisément.
hique-l'y-nas ; s. des 2 g. — Litt. four¬
re le nez, un indiscret, une indiscrète, un
fureteur. V., hurou.

hiquét,-e (Chai.)

; s.

-—

Sobriquet d'in¬

discret. N. de p.
hirbèc (G. E. de la

Big.) ; sm. — Becfigue (oiseau).
Syn. Bergeroû, péle-higues.
hirlà, hirlét (Lom.).— V. hilhà, hillét.
hiroulè (L.) ; sm. — Corrup. probable
d.i hilhoulè: trousseau que le parrain et la
marraine offrent, chaque année à leur
filleul (hilhò).
his,-e (G.-M.). —■ G. hide, confiance,
his; sm. — Dard, aiguillon, langue de
serpent; par anal., langue de méchante
personne. On dit plus souvent hissoû. V.
chac; au fig., impression douloureuse, ai¬
guillon : lous llis de la passioû, les aiguil¬
lons de la passion.
L ou his de la sèrp, le dard du ser¬
pent ; la bèspe qu'a machant hissoû, la
guêpe a un venimeux aiguillon.
hisà (V.-B., Big., G.). — V. hidà et
dérivés.

hissà ; v. — Per.ccr, piquer avec un
dard, un aguillon ; au fig. dire des paroles
venimeuses, mordantes; mordre en parlant
du froid, du soleil.
Ue sèrp que m'a hissât, un serpent m'a
mordu; lou sou que hisse, le soleil est mor¬
dant; bise hissante, bise pénétrante; aquére
persoune, quoan parle, que diserén que
hisse, on dirait, quand celte personne
parle, qu'elle lanoe un dard; l'eslourounc
que-m hisse, le furoncle me donne des
élancements.

,

hissà ; v. — Hisser. Cf. hinsà.
hissade ; sf. — Piqûre, point

lon ; élancement, douleur
d'oeil méchant.

hissàn,-te

hissangle

;

d'aiguil¬
lancinante; coup

adj.— Dardant,-e, piquant,

; sf. — Lézard ; à Ort. sa¬
lamandre d'eau ; en d'autres lieux, orvet.

hissàyre,-e; adj.

•—

Qui darde, pique;

qui hisse.
hisse ; sf. — Cri pour exciter deux
chiens qui se battent, anal, au fr. kss.

hisse-l'y-hisse ; loc. adv. — Pique qui
pique, à pique ici, pique là; tire ferme!
hissét,-e ; s.
Personne au caractère
aigre, dont la parole est désagréable, mor¬
dante ; employé aussi pour hissade.
hissoejà. — Fi'éq. de hissà.
hissoû ; sm.
C. his mais plus usité ;
au fig. méchante personne, dangereuse en
—

—

ses

propos.

Aquére hemne qu'ey û hissoû, cette fem¬
me est

poison

un

«

hità.

—

».

C. ahità.

hità, hitère

; s.

—

Lieu où il

y a

des

hites.

hite ;
N.

de

sf.
1.

—

de

et

Borne, frontière, limite.
p. Hitte, ÌJthitte, Fiite,

Lafitte. V. couhî, marque.
hitét,-e,-toÛ,-e ; s. — Petite hite. N. de
p Lahitéte, Lahitou.
hitilh,-è,-re (L.) ; s. — Sorcier,-ère; on
appelle aussi hitllh une personne agaçante,
remuante, qui a le diable au corps pour
ennuyer
les gens, un garnement. V.
hatilhè.
hitilh (L.) ; sm.

-—

sorciers et de sorcières

hitilhère.
hiu.

—

Sabbat, réunion de
(hitllhs). V. sabàt.

C. hatilhère.

C. hiéu, fil.
hiu-cous (Lav.) ; sm.
—

— Fil à coudre,
Onom. du jappement
du chien ; cri dont on ponctue les refrains
dans les chansons ; à Oloron, le matin de
la Noël, les enfants courent dans les rues
en
demandant des châtaignes ; ils crient :

hiu-hàu ;

hiu-hàu!

sm.

eras

—

iroles de Nadàu! V. ahuma-

Ihes.

hiulà, chiulà, siulà ; v. — Siffler,
v.
Couler, sourdre comme un
fil ; au fig. filer doux.
Que ba mey loégn lou de qui hiule que
lou d : qui chiule, celui qui va doucement
va plus loin, vit plus
longtemps, que celui
qui court, qui se dépense trop (die.).
hiulade ; sf.— Action de siffler, de cou¬
ler doucement ; petit jet de liquide ; un
petit coup à boire, en style fam.
hiulà ;

—

hiulère ; sf.— Augm. péjor. de hiulade.
hlàcà (H.-Big. G.). — C. flacà, faiblir,
et dérivés.

hlamà

(H.-Big.). — C. eslamà.
hlàyro (H.-Big.). — C. flayre: toute¬
fois, flàyro est usité aussi en Big.
hiou.
C. flou, fleur.
ho ÍH.-Big. G. L.) ; hòu, hole-o; adj.
et s.
Fou, folle; s'applique aussi aux
choses: bén hòu, c.atoù hole, vent fou, cha¬
leur folle, terrible.
—

—

�111

110

ho.
Forme phonétique de oui (o), et
qui renforce l'affirmation en la redoublant :
Arribes?
O, ho! Viens-tu? — Oui, oui!
—

—

hoàlh.

Formo de ahoàlh.

—

hoàlh ;

sm.

Rameau, houssine

—

v.

hoandejà (G.) ; v. — Brandiller ; se¬
agiter; hoandejà-se, se remuer,
s'agiter. V. handejà.
hoandejàyre,-o (G.); adj. — Re¬
muant,-e, tracassier ; qui se dandine en
couer,

marchant.

hoast ; sm. — Hâte (vieux),
hoastà.
C. joastà et dérivés,
hoàu ; sm. — Interj. de surprise,
—

;

cri

pour

chasser,

d'in¬

mettre

en

fuite. V. hou.

hòbe, hòde
hòbi, hòdi ;
dans

un

; v.
sm.

bas-fond

—

Ilouer, bêcher.

—

Creux, trou

la

rnaysoû qu'ey

:

hòbi, la maison est dans
fond. V. houlh

;

û
bas-

en

(i), hòrit.
-— C. hoéc, feu.

hoc, hue (Lom.).
hòde.
hoéc ;

—

Feu, incendie ; foyer ; t.
de cadastre, maison; éruption cutanée, rou¬
geur ; lueur d'incendie ; hoéc dou cèu, feu
du ciel, la foudre ; v. houye.
Abità lou hoéc, allumer, aviver le feu;
tout qu'ey à hoéc, toul brûle ; pè dou hoéc,
devant du foyer ; cournè de hoéc, coin du
feu ; qu'an cridàt à hoéc, on a crié : au feu ;
lou hoéc dou cèu, la foudre ; lous sous
oelhs que tiren hoéc, ses yeux étincellent ;
à hoéc de cachàus, à belies dents ; tirà hoéc,
battre le briquet, faire flamber une allu¬
mette; pèche lou hoéc, alimenter le'feu; du
hoéc, donner du feu; à hoéc d'argén, très
cher ; à un prix fou ; hoéc de palhe nou
dure, feu de paille ne dure pas (die.) ; ue
rnaysoû d-&gt; quotité hoées, une maison à
quatre logements ; bourdalat de cinq hoées,
hameau de cinq maisons ; hoéc de bénte,
inflammation intestinale; qu'èy lou hoéc à
las tripes, j'ai le feu aux entrailles;
qu'èy
hoées pertout, j'ai des boutons enflammés
sur
tout le corps. V. hoegarè; que
y abè
hoéc saubàdje, il y avait du grabuge.
—

Le recensement des

communes

se

faisait

autrefois par hoées

(feux).
hoéc (bire) ; sm. -—■ Coupe-feu.
hoecarade,-garade ; sf. — Coup de
feu; éruption cutanée; inflammation, flam¬
bée.

hòde, hòdi.

—

V. hòbe, hòbi.

hoegà, hoegarè,-re; s. — Garde du
(vieux) ; hoegarè,-re se dit encore de
quelqu'un qui ne quille guère le coin du
feu

feu.

hoegarè (M4) ; sm. — Garde chargé de
les bergers qui mettent le feu

surveiller
aux

pacages secs.

la

sm.

peau,

—

rougeur

flammèches, des lueurs ; brûler
hcélh,-ét ; sm. — Feuillet,

un peu.

sm. — Feuillage, les feuilles:
qu'a û bèt hoelhà, l'arbre a un beau
feuillage. Cf. hoelhàdje.
hoelhà ; v. — Feuiller, placer, poser des
feuilles; koelhà-s, se couvrir de feuilles, se
feuiller. S'emploie, mais rarement pour

Vàrbe

cshoelhà, effeuiller.

V. hòbe.

sm.

Eruption de boutons
de la peau ; foyer
flambant, rougeur d'incendie.
hoegarìlh, hougarilh (Hte-Big.) ; sm.
Foyer. V. larè, hourguèy.
hegariu ; sm. — Sole du foyer.
hoegàt,-ade; adj. — Incendié,-e.
hoége ou hoéje, hùje ; v. — Fuir,
s'échapper.
hoegoùs,-e; adj. — Qui a du feu; au
fig. ardent,-e, emporté.
hoeguè,-re; adj. et s. — Qui tient du
feu : calhàu hoeguè, pierre à feu. C. hoe¬
garè.
hoeguejà ; v. — Flamber ; lancer des
sur

hoelhà ;

cuvette

un creux, un

HOELHETOU

—

;

hoaste.

dignation

hoegarè;

—

Lou càssou que ba hoelhà, le cliène va
feuiller; hoelhà meslurèts, placer des feuil¬
les (de châtaignier ordinairement) dans les
pots où sera cuite la mesture; que s'y entén
coum û porc la hoelhà rnesturèts, il
n'y

entend rien, il est très maladroit.

hoelhadé,-re,-dis,-se

;

adj.

—

Qui

va

feuiller.
Lou milhòc que seré hoelhadé,
devrait feuiller, il serait temps.

hoelhadis ;

le maïs

sm.
Masse, tas de feuil¬
feuillage,
hoelhàdje,-ade. — C. hoelhà (i).
hoelhadoù,-re.
C. eshoelhadoù en
certains lieux; celui, celle qui pose des
—

les ;

—

feuilles.

hoelhaque ; sf. — Feuille nouvelle des
signifie aussi la feuille quand elle

arbres ;

commence

à

se

hoelharguè

dessécher.

—Les feuilles d'arbre
quantité.
hoélhe; hulhe (L.) ; sf. — Feuille,
fouillée ; pétale de fleur ; litière de feuillage ;
tombées

sur

; sm.

le sol

en

fêlure.
Hoélhe unide, feuille lisse; hoélhe de
pupè, feuille de papier; qu'en y a coum
hoélhes au bosc de Pau, il y en a comme
des feuilles au bois de Pau, dit-on pour par¬
ler d'une chose innombrable; birém la
hoélhe, tournons la feuille, brisons là ;
quand on veut dire à quelqu'un qui vous
injurie, vous accuse, qu'il y en a autant à
son
compte, on lui dit: bire la hoélhe;
planche hoélhe, planche mince; û bire-lahoélhe, un inconséquent, un turbulent.
hoelhéte,-lhine,-lhote ; sf. — Petite
feuille; feuille mince; feuille tendre.
hoelhetoû ; sm. — Petit feuillet; feuil¬

leton.

�HOÈLHÌ
hoelhì ;

HOftS

—

v.

—

112
hoelhà

C.

en

certains

lieux.

hoelhùt,-ude ; adj.

hoeréy (Lav.)

—

Feuillu,-e. V.

; sm. •—
du bétail. Cf. bacùmi.

Odeur particuliè¬

hoét, huét; sm. — Fouet. V. foét et
dérivés, plus usités aujourd'hui.
hoéte ; sf. — Houssine, V. flingue.

hoéye. — C. hoége.
hoèyte ; sf. — Fuite, course.
hoeytiu,-tibe ; adj. et s.— Fugitif,-ive,
fuyard.
Lous hoeytius s'ous camîs, les fugitifs sur
les routes ; Varrode dou Tems hoeytiu, la
roue du Temps qui fuit.
hol,-e (Big. G.). — C. ho, hòu.
holamén ; adv. — Follement,
holibùs ; sm. — Espèce de
folâtre. Cf. bire-hòu.

hors de cause ; tirât acò
d'aquiu, ôtez ceci hors.
Loc. adv.
En hore; au-dessus, plus
haut et loin: qu'ey partit cap-sus en hore,
il est parti plus haut et plus loin; espiàtlou per aciu en hqre, voyez, regardez-le
tout là-haut; là-hore, au loin, là-bas et
aussi là-haut. V. cap-hore.
Horè (L.). — Forme de Heure, février,
horebirà, hors-birà ; v. — Détourner,
horebiràt, horsbiràt,-ade ; adj. —
Dévoyé,-e; qui a la tète à l'envers. Cf.
part-biràt, descatabàt, bire-hòu.
horeboutà, horsboutà ; v. — Bouter
hors, expulser ; horeboutà-s, se mettre en
dehors, de côté. Cf. horotrèyt.
horecréche ; v. — Croître, pousser
hors, en dehors, en parlant notamment des
plantes, des turions, pousser à côté du
pied-mère, hors de la place marquée.
hore-drét ; sm. — Passe-droit, injus¬

toqué,

un

Holailde.
Dans cette exprès, magre
la Hollande. Cette exprès, a, sans
—

—

tice.

coum

doute, été créée par les prisonniers qu'on
envoyés sur les pontons hollandais.
holibùs; sm. — Un folâtre, en style
plaisant.
holhoà, houlhoà (B.-L.) ; v. — Don¬
ner des bourrades amicales. V. hougnà.
hop; sm. — Interj. pour signifier de
s'arrêter: liop! e lèu! Arrêtez-vous et tout
de suite; usité aussi comme en fr. pour

avait

exciter à sauter. V. cho.

hope (G.-M.) ; sf. — Les épaules et le
pourlà sus le hope, porler sur les
épaules.
hope. — C. hape.
hope; sf. — Houpe, bouffette.
Ha hope, former des bouffants, ne pas
être ajusté ; loti coutilhoû que hè hope, le
cotillon bouffe, n'est pas ajusté.
hcrabandì,-ni, horebandi, horsbandi ; v. — Bannir, expulser.
horabià, horebià; v. — Mettre hors
de la voie, fourvoyer; horabià-s, se four¬
voyer, quitter la bonne voie.
Lous boulùrs qu'an tout horabiàt, les
dos:

voleurs ont tout bouleversé.

horabiade ; sf.
rie

la

hors de cause,

hore

rabalhùt.
re

te !

bonne

action de

—

voie,

Fourvoiement, écart
écart de conduite ;

bouleverser, pagaille.
horabiàt,-ade ; adj. et s.
Four¬
voyé,-e; insensé, un égaré, mis hors de
lui paij la colère ou toute autre cause; un
agité, fol.
horahèt, horohèyt (M4 Big.); sm. —
Forfait, coup pendable.
hore, hors; prép. et adv. — Hors,
hormis, excepté.
Qu'ey hore don puchéu, il est hors de
l'embarras; hore ço qui èy, hormis de ce
que j'ai; hore. d'acil Hors d'ici! A la por-

horejetà, horsjetà ;-jità (G.)

;

v.

—

Jeter de côté, par côté ; rejeter ; faire pen¬
cher ;
ter

horetejà-s, pencher fortement; sau¬
côté, sur un côté ; se gauchir. C.

par

horeboutà.

horenià,-nidà; v. — Quitter le nid;
ôter, enlever du nid, dénicher; faire sortir
du gîte; horenià-s, quitter son nid, sa mai¬
son pour une autre ; s'en aller loin.
horepèt; sm. — Dosse ; au fig. vieille
femme à la peau froncée. Le t. dans ce
cas est désobligeant, injurieux.
Nou-n tireras arré d'aquéts dus horepèts,
tu n'en tireras rien de ces vieilles sorcières

(P. Abadie).
hòres

(H.-Big. Lav.)

latrines,
hòrit (H.-A.).

; sm.

—

Com¬

dans

cette

pl.

muns.

En

este

hòrit

—

de

C. hòbi.
maysoû,

cahute

(Filadelfo).
horgue; sf. — Forge. N. de
Hongues, Lahorgue, Laforge,
Lahourguéte. V. hargue.

de I.
Laforgue,

p. et

Boeytà horgue, vider la place, fuir,
hòrnios (Lav.) ; sf. pl. — Ce qu'on
ajoute, qui est fourni en sus. V. hournide.
horojét (Lom.) ; sm. — Stillicide,
avancée d'un toit ; auvent.

horonià,-nisà, hournisà (G.).

—

horenià.

horotéyt (Big. G.)

;

sm.

—

C.

Séveronde,

saillie d'un toit.

horotrèyt,-o (G.); adj. et s. — Expul¬
sé,^. V. horeboutà; bout de charpente en
dehors.

horotirà

(Big. G.).

—

C. horeboutà.

hors ; prép. et adv. — Hors, excepté ; à
l'extérieur de. V. hore; adj. c. horsâ.

hors, horsâ; adj. m. — Qui est hors,
dehors des limites, hors les murs (vieux).
N. de p. Hors, Horsans, Forsans, Hoursans.
on

�113

HORT

hort,-e; adj. — Fort,-e, robuste, solide;
dur, coriaoe; rude, violent, tienace, péni¬
ble; acre, piquant, aigre; habile, savant;
puissant.
Orni

hort, homme fort, solide; boès hort,
dur; Varmade qu'ey de las hortes,
l'armée est puissante; lou bî qu'ey hort, le
vin est fort, ou bien il a une pointe d'ai¬
greur; lou gouyàt qu-'ey hort en tout, le
jeune homme est savant sur tout.; lou
temps qu'ey hort, le temps est au beau
íixe; hort couni Nabarréns, fort comme
Navarrenx ; Navarrenx fut une place forte
bois

solide du Béarn.

houbilhoà

(Lav.).

houcà.

C. ahoucà et dérivés,

—

hort

(terre).

—

hortamén ; adv.

hos,-se;

Fortement.

Fosse, trou profond.
Està boû ta la liosse, être bon
pour la
fosse, n'être plus bon à rien.
hose (L.). — Forme de hòde, bêcher.
hot, hoth,-e; adj. — Blet,-te. Cf.
s.

—

cloue.

hou; interj. — Ho, cri ppur appeler,
huer. V. hou! hou!

pour

hòu ; interj.

Hé, excl. qui, suivant le
ton
donné, peut exprimer la surprise,
l'étonnement, attirer l'attention, servir de
réponse: eh bé, hòu, caddèt! Bèn, mon
vieux ! comme dirait
Populo ; e hòu ! escoutei; hé! X..., écoute un peu; IIòu Jan!
Hòu! que bos? Hé, Jean ! — Hein!
que
—

—

me

veux-tu ?

Hòu n'est usité

qu'en parlant à la per¬
l'on tutoie, comme hèy à la
qui on dit vous ; v. hèp.
hòu, hole ; adj. et s. — Fou, folle,
insensé; extravagant,-e. Sobriquet des gens
sonne

que
personne à

de Gan.
Courre
fou ; està

û hòu, courir comme un
hòu, être comme fou ; hòu
estacadé fou à lier ; ha lou hòu,
faire le
fou ; qu'ey en ço dous
hòus, il est à
l'asile des aliénés;
cep hòu, bolet satan;
despéne û argén hòu, dépenser beaucoup ;
câ hòu, chien
enragé; cap de hòu, écervclé ; hòu birùt, un
paresseux, un insou¬
ciant, au dire de Bordeu ; cade hòu en soun
tinèu, chaque fou en sa cellule (die.) ;
aquét òmi qu'ey hòu e diable, cet homme
est enragé à lier.

houà ;
pour

coum

coum

v.

—

Crier

l'effrayer; huer.

vers

la buse

—

C. houdilhà.

(N. du G.);

sm.

—

Frelon;

boussaloù.

houch,-e; adj. — Courbé^e, incurvé
bombé; on dit plutôt houchét,-e. V.
abouchât au Sup.
houch, houy; sm. — Cri pour chasser
le porc; s'emploie aussi pour les person¬
ou

mais dans ce cas le cri est insultant.
houchà ; v. — Avoir les cornes incur¬
vées et dirigées en avant en parlant des
bovins ; donner de la corne ; bêcher avec
nes,

houchine; houchà-s, ahouchà-s,
s'incurver.

se cour¬

ber ;

houchét,-e

; s. — Hoyau à deux poin¬
courbées, appelé aussi Jiouchine ; nom
de bœuf, de vache aux cornes incurvées et
dirigées en avant. V. huse.
tes

hoùcho (Lav.) ; sf.
origine. V. estòc, le y.
houchoà
Cf. houdilhà.

(As.)

;

houchoate ; sf.

v.
—

Souche,

—

—

Bêcher

;

race,

fouger.

Action de bêcher

de

V. terre-hort.
—

—

houcaroùn
v.

la

hort; sm. — Le ferme, le solide, le sûr':
aiégne s'ou hort, atteindre, aborder sur la
terre ferme; paria s'ou hort, jouer sur le
certain; gahù lou hort, prendre le dessus.
hort; adv.
Fort, très, beaucoup,
bien. V. hère, plâ.
Hort minjà, hort tribalhà, bien manger,
bien travailler (prov.) ; que-m plats hort,
cela me plaît fort. En Bigorne on dit
aussi,
avec les mêmes sens, hòrto : poussa
hòrto,
pousser fort, cridà hòrto, crier fort.

HOUDJADÎS

—

(houe)

;

fouger ; la partie du sol bêchée ou
fougée.
houchoaté,-tè ; sm.— Lieu où le pore,
ls sanglier ont fougé.
houchoature.

—

C. houchoate.

houchùt,-ude ; adj. — Courbé,-e.
houdè,-diè; sm. — Terrassier, ouvrier
de terre, piocheur.
houdecà,-jà; v. — Houer, fouir; fouil¬
ler avec le groin ; se dit aussi pour hou¬
dilhà.

houdicà ;
dim.

v.

houdiquejà;

houdilhà ;

v.

—

se
—

Bêcher légèrement ;
dit aussi pour fouger.
Fouger. Cf. houchoà,

houdejà, hournillià, housilhà.
houdilhade ; sf. — Action de fouger ;
place fougée.
houdilhàyre,-e ; adj. — Qui fouge; en
style badin farfouilleur,-euse, tracassier,
fureteur.

houdjà ; v. — Ilouer, piocher, bêcher.
Houdjà la bigne, piocher la vigne ;
houdjà coum û espagnòu, piocher comme
1111
espagnol, à tour de brus mais sans
adresse ; d'un ouvrier agricole peu adroit
011
dit : qu'ey tout juste boû ta
houdjà;
hà-s'y coum qui houdje, s'y faire avec
vigueur, comme qui pioche ; d'une femme
que l'on convoite on (lit: qu'ou houdjari
plâ lou casàu.
houdjade ; sf. — Action de bêcher,
« bêcheirient »
; coup de bêche, de pioche.
houdjadé; sm. — Endroit où il faut
aller piocher, où l'on pioche.
houdjadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui
est bon à piocher, qui doit être
pioché,-e.
houdjadis ; sm. — Emplacement pio¬
ché, bêché.

S

�HOUDJASSA.

houdjassà

;

HOULÉT

—

v.

—

Bêcher

114

grossière¬

houguèro (Ilte-Big.).

ment.

hou-hou ;

houdjassàyre ; sm. — Mauvais bê¬
Péjor. de houdjàyre.
houdjàyre,-e ; s. — Pioclieur,-eusc ;
en dehors du métier de la terre, signifie
ouvrier grossier, sans adresse.
houdje. — C. houdjade, mais moins
usité ; désigne aussi le hoyau, la pioche,
houdjicà ; v. — Piocher légèrement,
hoùdre ; sm. — Vent impétueux, tour¬
billon d'orage ; orage ; au fig. homme im¬
pétueux, vif; v. pericle, houye.
Urousamén nou y aboù pas hoùdre dab
la grêle, heureusement il n'y eut pas de
vent avec la grêle.
houdrejà ; v. — Action du hoùdre.
houe ; sf. — Buse (Jalco buteo) ; au fig.

à

cheur.

monde.

ce

houich !

sm.
Interj. pour indiquer
fuite, la précipitation, zesl ! fft !
Houich! Pe.r aqulu lou diable qu'ey par¬
tit! Zest ! le diable est parti par là!
houisto (G.). — C. foaste, houssine.
houisto-hoàsto (G.). — C. fouistefouaste.

houït

une

Que

C. hougnàt;
de groin.
hougnòc; sm. — Chose tassée, pressée,
tampon de paille ou do chiffon ; au fig.
petite personne ragote ; un agaçant, qui
est toujours à pousser, à exciter les autres.
On emploie quelquefois le fém. hougnoque.
V. mougnòc, tapoû.

—

houhoû,

;

(Big. G.)
se

hoùrouhoù-

Hibou, chat-huant.
; v.

Fouler, donner
rendre fourbu ;

—

membre ;

un

fouler

un

membre. V. hourà.

houlàt, je suis fourbu,
houlà (Hte-Big.) ; v. — Enfler, gonfler;
houlà-se, se gonfler.
houlàdo,-dùro ; sf. — Enflure ; foulure,

Cf.

; sf. —
faite par un coup

(L.)

entorse à

houlà-se,

Grand nombre de buses ;

hoùgno (II.-Big.)

; sm.

houlà

le&gt;s buses.

excavation

—

la

serrée, qui semble s'envoler.
Syn. tonde, toure, bruhe, touraque,
bouteriho, bouyrp, boyre.

excitateur.

vieille sorcière. V. houe.

A'ou y a jaméy û hou! hou! que nou y
àje û chou! Il n'y a jamais un oh! qu'il
n'y ait un chut ! La perfection n'est pas de

pas

houèro, huèro (Aure) ; sf. — Faîtage.
bisque.
hougà, hougarà (H.-Big.) ; sm. —
Fougeraie. N. de 1. Lou Hougà (G.). V.
hc.ugà et dérivés,
hougace ou hougasse ; sf. — Fouace,
hougacéte; sf. — Petite fouace,
hougàdo (Ilte-Big.) ; sf. — Coupe de
fougères,
hougarà. — V. heugà.
hougnà ; v. — Pousser pour enfoncer,
lasser, faire avancer ; bourrer ; donner du
groin ; faire manger avec-excès ; au jeu de
billes, tirer, pousser la bille irrégulière¬
ment, en dehors do la règle adoptée;
hougnà-s, se heurter un membre, se
cogner ; au fig. exciter, pousser à.
hougnade ; sf. — Poussée, heurt,
coup de groin; bouffée; action d'exciter,
en
style badin; bourrade; v. hougnàt.
Da lie hougnade, donner une poussée;
n'a pas besougn hougnades ta mau ha, il
n'a pas besoin qu'on le pousse à mal faire.
hougnagà (L.) ; v. -— Lambiner. V.
lausenquejà.
hougnassà. — Fréq. augm. de hougnà.
hougllàt; sm. -— Poussée brève, heurt,
coup de groin, de tête. V.
hougnade,
hoùgno.
hougnàyre,-e ; arlj. — Qui hougne,

C. heuguère.

hou! hou!; sm. — Interj. cri comme
oh ! hola ! pour bêler ou chasser.

rou

—

—

Sorte d'épouvantail ;

—

Bay. t. injurieux à l'adresse d'une fem¬

me, comme

femme mal coiffée dont la chevelure n'est

houère ; sf.

sm.

souy

entorse.

houlamén ;

sm.

—

Enflement, gonfle¬

—

Grand fou, grande

ment.

houlàs,-se ; adj.
folle, mais non au
vagant, folâtre.
-

sons

de aliéné ; extra¬

houlassè,-re; adj. et s. — Folâtre,
folichon, qui aime à faire le fou, la folle.
houlassejà ; v. — Faire le houlassè, la
houlassère, folâtrer.
houlastràs,-se.
Fréq. augm. de
houlàstre,-e.
—

houlastrassejà.
houlassejà.
houlàstre,-e
adj. •— Folâtre;

indisciplinée,

;
se

—

Fréq.

augm.

de

houlistràn,-e
(L.) ;
dit aussi d'une volaille

coureuse.

houlastrejà. — C. houlassejà; voler
de çà de là, en parlant des volailles.
houlastrét,-Òt,-e ; adj. — Un peu folâ¬
tre ; petit fol.
houlatàdo (G.) ; sf. — Envol, batte¬
ment

d'ailes. V. esboulatade.

houlejà ;

v.

—

Folâtrer

;

badiner

;

jouer

follement.

houlejade ; sf. — Folâtrerie ; on dit
houlejadis, houléy.
houlejàyre,-e ; adj. — Qui aime la
folâtrerie ; personne gaie qui aime à s'amu¬

aussi

ser.

houlét,-e ; adj. — Follet,-te; petit fol,
petite folle.
houlét (Bay. G.-M.) ; sm. — Cheval
fantastique qui emporte ceux qui, le ren¬
contrant, la nuit, ont le malheur de le
chevaucher, car on ne les revoit plus.

�115

llOULÉT

houlét ; sm. — Tourbillon de vent, de
poussière; v. espourbilh, maure; feu follet;
v.
arquét.
On croyait autrefois que le diable ou
quelque esprit malin se cachait dans les
tourbillons de vent qui soulèvent la pous¬

feuilles et qu'il venait fécon¬
femmes; aussi, dès qu'elles aperce¬
vaient un tourbillon, s'cmpressaient-elles.
de semer du millet, devant leur porte afin
de donner au malin une autre
occupation.
Si l'on ne pouvait semer du mil,
il fallait
l'éloigner en lui criant des imprécations-.

sière,

l"s

der les

houléte ;

sf.

Arroche

—

(atriplex,

planle).

houléy,-adis ;
houléyes ; sf.

sm.

V. houlejade.

—

.

Folies de jeunesse,
houlh, hoùlho ; sm.
Excavation,
trou avec un
peu d'eau, de vase ; c. hòbi.
houlh (H.-Big.) ; sm.— Fenouil
(plante),
—

—

hoùlhou

(B.-L.j

houlhòu ;

sm.

— Coup de poing,
taquinerie.

; sm.

bourrade donnés par

Achillée millefeuilles

—

(ochilien miilefolium, plante).
Syn. céstrç, cabôs, èrbe de la haus.

houliàs,-se.

—

houliasse ; sf.
folâtrerie.

houlibàut,-e.
houlie ; sf.

C. houlàs,-se.
Grande folie ; grande

—

—

C.

houligàut;-e.

Folie, démence ; aliéna¬
tion menlale, extravagance.
U cop, û bran de
houlie, un coup de
folip ; abé la houlie dessus, ne penser
qu'à
s'amuser, à folâtrer; aymà à la houlie,
aimer comme un fou, follement; nou lié
que houlies, il ne fait que des folies, des
soltises, de mauvaises affaires;
Si houlies houssen douloùs,
En tout oustâu y aberé
plous.
Si folies étaient douleurs, on
pleurerait
dans chaque maison
(die.).
houlière ; sf. — Folâtrerie ; divagation
—

de fou.

houligàut,-e
vole,

peu

; adj. et s. — Folâtre,; fri¬
sérieux,-euse. On dit aussi houli-

bàut.

houlingle,-ringle (Or.)

delle. V. aurangle.

houlistràn (L.).

houliu,-ide ; adj.

—

—

follet,-te.

;

sf.

—

Hiron¬

V. houlàstre.
Qui est de la folie;

I.ou bén houliu que s'en at porte, le
vent
follet l'emporte.

houlòp (G. L.)

; sm.

petit tas.

houlòp,-o (Lav.)

—

Touffe,

houppe;

; adj. — Soufflé,-e, se
pain qui a bien levé.
houloupèt; sm.
Petit houlòp: un
houloupét de hén, un petit tas de foin
(d'Astros).
houn(t), hountâ ; sf. — Fonlaine, eau
jaillissante, source.
L'oélh de la houn, la source de la fontai¬

dit notamment du

—

—

HOUNE

enlà ubé aygue que eau ai m à la houn,
avoir de l'eau, il faut aller à la fon¬
(die.) ; qu'où, harén créde que lou
lioéc qu'ey à la houn, on lui ferait croire
que le feu est à la fontaine, pour dire de
quelqu'un qu'il est extrêmement naïf ;
qu'ey cou m la houn de salut, quoan plau
qu'a bertut, (cela) c'est comme la fontaine
de salut, quand il
pleut, elle a de l'eau
(die.) ; houn caille, fontaine chaude, source
thermale ; houn dous cagots, fontaine des
cagots; il était défendu aux cagots d'aller
puiser de l'eau dans les fontaines autres que
celles qui leur étaient désignées ; houn
boûrbousc, fonlaine bouillonnante; houn
de las douloùs, fontaine
pour la guérison
des douleurs ; il y en a une de oe nom à
Aussevielle (B.-P.) ; houn de las hades,
fontaine des fées ; il y en a une à
Bagnères-de-Big. ; il existe à travers le pays des
fontaines portant des noms de saints et
auxquelles on attribue des vertus curatives :
houn de sente Iiose, de sén
Eschèly, etc.
houn (Big. G.). — Forme de houns.
ne

;

pour
taine

hounà.

V.

hounejà plus usité,
— Coup
de fronde,
hounade, hounsade; sf. — Enfonce¬
ment, bas-fond, excavation ; partie infé¬
rieure d'un champ en
pente où s'accu¬
—

hounade ; sf.

mule la terre éboulée. V.

hounàu

(G.);

hòbi.

Creux, fond; v.
hounsoù,; entonnoir; v. hounilh.
hounche (L.) ; sf. — Fondrière.
hounchùt,-ude ; adj. — Indiscret,-ète.
sm.

—

V. helecàt.

houndâ.

—

hounderie.

Forme de hountâ.

C. founderie.
houndràlh (Or.) ; sm. — Boule de
papier ou de toute autre chose sur laquelle
on forme le
pelolon de fil.
houndre (Arm.). — C. houne, fronde,
houne ; sf. — Fronde ; en Lav. aussi
pan de manteau, de cape.
—

D'un travail fait à la diable

on dit
qu'il
houne, à coups de fronde;
on
en Provence: semenà eme
la joundo, semer avec la
fronde, semer
mal ; récébe à cops de houne, recevoir à
coups de fronde, recevoir très mal ; pagà à
cops de houne, payer avec des coups, ou
bien ne pas payer du tout.
hoùne, houni; v.
Fondre, tomber
impétueusement.
Que bedoùm la grêle à hoùne (ou à
houni) permè d'entré, avant de pouvoir
rentrer, nous vîmes la grêle fondre (sur
nous) ; à hounes, loc. adv., énormément, en
masse, à foison : que plabè à hounes, il
pleuvait à seaux. V. à broulhs, à hioles.
hoùne, foùnde ; v.
Fondre, mettre
en
fusion ; amollir, liquéfier,
résoudre,
hoùne-s, se fondre, se liquéfier; maigrir,
s'épuiser. V. foùnde.
Ha hoùne lou grèch, faire fondre la
grais-

est fait à

cops de
dit de même

—

—

�HOUNEJA
se

—

1Í6

HOUNTAS

la candela que houn, lu chandelle fond ;
bel à houne, 011 1S voit fondre, dépé¬

;

que-s

rir; l'auràdje que s'ey hounùt, l'orage s'est
dissipé ; hoùne en un nomine patri, fondre
immédiatement.

hounejà ; v. — Fronder, faire rouler la
fronde avant de lancer la pierre ; par anal,
faire tourner le bras, faire de grands gestes ;
Lav., aussi, traverser la neige vierge.
hounén,-to (Lav.); adj. — Qui dure

en

iongtemps.
hounensoù (Lav.) ; sf. — Qualité de ce
qui suffit longtemps ; provision abondante ;
abondance : et pâ pousàt qu'a mes de hou¬
nensoù qu'et trénde, le pain rassis donne
plus de profit, dure plus que le pain frais.
hounenteyà ; v. — Durer, en parlant,
notamment, des provisions de ménage.
hounguèro (Nig.) ; sf. — Fougère en
certains lieux. V. heuguère.
houni; v. — Honnir; mépriser,
houni ; v. — Foncer, fondre, tomber
impétueusement, se précipiter; houni-s,
s'élancer. V. abourri.

Que hounibe de plàbe, il pleuvait à verse ;
qu'ou houni de-cap, il s'élança sur lui.
houni; v. -— Abîmer, détruire, jeter
bas. V. ahouni.

houni-s ; v.

gouffre,

un

-—

un

S'enfoncer, tomberi dans
précipice, s'égarer. V.

ahounà-s.

hounià

(II.-Big.). — Forme de hounejà.
sf. — Action de fondre, de se

hounide ;

précipiter sur ; averse.
hounilh ; sm. — Entonnoir; tournoie¬
de l'eau formant une sorte d'enton¬

ment

noir; au tig. un goinfre, un ivrogne; en
style plaisant, la bouche et le gosier. V.
touni, hounllho, galét.
Arrescà-s lou hounilh, se gargariser, se
rafraîchir, en style plaisant ; Vaygue que hè
houiiilhs, l'eau fait des entonnoirs, tour¬
billonne.

hounilhà.

—

hounilhà.

—

C. houdilhà.
C.

enguiberà; introduire,
moyen d'un entonnoir, de la viande à
saucisse dans un boyau.
hounilho (Save) ; sf. — C. hounilh.
sm.

—

menaçant.
Au houns, n'ey pas macliàn,
fond, dans le fond, il n'est pas mau¬
vais ; au houns, n'ey pas, au fond, à la
vérité, cela n'est pas ; ha houns sus, faire
fond sur ; au fî houns, au fin fond ; de cap
à houns, de fond en comble.
houns,-se; adj. — Profond,-e; rare¬
Loc. adv.

—

au

employé;

ment

dit plutôt pregoùn,-de.

on

houns; adv. — Profondément.
Anà
houns, descendre profondément;
curà houns, creuser

hounsà,-ssà
mettre

un

ou

profondément.
-çà ; v. — Foncer,

fond ; creuser, caver.

hounsade,-SOÙ ; sf. — Partie basse,
fond de vallée, dépression de sol.
hounsamén ; adv.

— Profondément,
hounsàt; sm. — Fond, bout terminal;
extrémité; partie basse; lieu enfoncé.
Tout lou hounsàt de la maysoû, toute la
partie basse de la maison, le rez-de-chaussée
et la cave; lou hounsàt dou baloû, l'extré¬
mité, le bout du vallon.
hounsè ; hounsét (Os.) ; sm. — Gros

intestin.

V. trip-pourquè.
hounsét; sm. — Petit bas-fond, creux;
impasse, cul-de-sac; effondrilles, résidu. V.
hounsiràlh, hounsàt, hounsè. N. d'e p.
llonse.fi

hounsiràlh, -siròt,
hounsòc, -sòt ;
Effondrilles, fond, résidu, lie. Cf.

sm.

—

hounsses.

hounsoù; hoùnso (G.).

—

C. hounsa-

de et hounaà.

hounsses; sf.

pl.

Effondrilles. V.

—

hounsiràlh.
•

au

hounimén ;

puits ; lou cani qu'ey en u houns, le
champ est dans un bas-fond; lou houns de
la, semàu, le fond, le résidu de la cuve;
lou houns de la ma, le fond de la mer;
au houns dou co, au fond du cœur; està à
houns de cale, être ruiné ; qui sap lou
houns de tout ? Qui sait le fond de tout ?
Lou houns qu'ey lè, le Nord est chargé,

Action de fondre

sur.

hounsoù; sm. — Trou
profond dans une rivière. V. gourg ; préci¬
pice, gouffre. On dit aussi hounlssi.
hounissi,-e; s. — Précipice, gouffre.
houns, hous; sm. — Fond, partie
lia sí»", partie inférieure ; dépression de terjrain, bas-fond, passage étroit entre deux
montagnes; le Nord; sédiment, résidu;
profondeur. V. founs.

hounssô (L.) ; sm. — Baissière, fond de
barrique.
hounssoùs,-e ; adj. — Très profond,-e;
qui a du fond, de la lie.
hounssùt,-ude ; adj. — Qui a de la
profondeur; qui est dans un fond, un
enfoncement.

hountâ.

hounimén,

Don sourn au houns, du haut en bas ;
qu'a lougàt lou houns, il a loué le rez-dechaussée ; au houns don puts, au fond du

de

et

I.

C. houn, fontaine. N. de p.
Monta, Laliontan, Fontan, Lafon—

tan.

hountanè,-tagnè
hountagnè,-re
des

fontaines, des
tagnère.

;

sm.

—

de

p.

N.

sourcier, puisatier.
Hondagnier.
;

adj.

—

Sol où il y a
N. de 1. La houn-

—

sources.

hountarrasse.

Fontainicr,
Hontagné,

Augm.

péjor.

de

hountasse.

hountàs

B.-L.)

; sm.

—

C. hountagnè.

�HOUNTASSE

117
— Grande honte,
hountàu; adj. des 2 g. — Où il y a des
sources; se dit d'un sol humide.
hountàu; adj. des 2 g. — Honteux,
-euse (rare). V.
hountoùs.
Maladie hountàu, maladie honteuse,
houilte ; sf. — Honte,
déshonneur;
timidité, pudeur. Y. bergougne; hs houil¬
les, les parties sexuelles.
N'as pas hounte! Tu n'as donc pas honte!
Qu'ey à la hounte, il est couvert de honte,
déshonoré ; nou cau pas abé tant de hounte,
il ne faut pas être si timide.
Loc. div.
Qu'ey ue hounte, c'est une
honte; qu'ai dits à la mie gran hounte, je
le dis à ma grande honte ; eslà-n per drin
de hounte s'en tirer avec un peu de honte;
cslà-n per la hounte, en être quitte avec la
honte, le déshonneur, n'avoir pas à aller
en prison; ha hounte, faire honte, être un
sujet de honte; faire rougir; fausse hounte,

hountasse ; sf.

—

amuchà

las

drin

hounte

de

hountes,

montrer

son

sexe ;

qu'ey lèu passade, il ne
faut pas craindre, un moment de honte est
vile passé; hounte cagnère, immoralité,
acte cynique ; honte pour un acte immoral ;
hounte-beirgougne, grande honte.
hountéte,-tote ; sf. — Petite, courte
honte, timidité d'enfant.
hountéte,-tine,-tote ; sf.
Petite
—

fontaine.

.

hountoùs,-e ; adj. — Honteux,-euse ;
qui fait honte ; timide.
Hountoùs lou qui ès! Triste sire! Qu'en
soy drin hountoùs,
j'en suis un peu
confus; lou nen qu'ey hère hountoùs,
l'enfant est très timide,

hountousamén ; adv.— Honteusement.

hountousàs,-se.

—

Augm. péjor. de

hountoùs,-e.

houpà ;

Prendre un enfant et
l'élever sur ses bras. C. hapà. Quand on fait
ce geste on crie :
houpà, la-la !
houpalà, houp-là; sm. — Cri, inter¬
jection analogue à hop la !
houpalande, houpe; sf. — IIouppcv.

—

landte. V. roupe.

houpe.

Dans l'expr. ha la houpe ou
la hope, prendre un enfant dans ses bras,
tenir dans son giron.
houpe; sf. — Houppe. Cf. tufe. V.
houpalande.
hour(n) ; sm. — Four; la bouche, en
slvle plaisant; par anal., lieu obscur; im¬
passe; endroit surchauffé, fournaise.
—

Loc. div.
Abé lou hour descarrelàl,
avoir les affaires en mauvais état; abé lou
hour nègre, manquer de pain ; ha ue bouque de hour, ouvrir la bouche toute gran¬
—

de; garnl-s lou hour, bien manger; lou qui
l'a hèyt la bouque nou l'a pas mancàt lou
hour1-, se dit d'un gourmand, d'un goinfre;
nou poden pas està au hour e au moult,
on
ne peut
être (à la fois) au four et au
moulin ; demourà en û hour, habiter un

lieu obscur ; v.

hourc (2)

IIOURAT

—

de hour, im¬

; eu

cul-de-sac.
hourà; v. —

passe,

Fouler, marcher sur;
membre; hourà-s, se fouler.
femme ayant eu des jumeaux a le

masser un

Une

pouvoir île guérir les foulures ; il lui suffit
de hourà, masser le membre 9 fois en y
traçant une croix chaque fois.
Que m'as houràt, tu as mariché sur mon
pied; la j'erbe qu'ey estade hourade, l'herbe
a

été foulée.

hourachoùn
Cf.

(L.)

; sm.

—

Ghat-huant.

gahùs.

houradà ; v. — Trouer, percer,
se trouer, se percer.

forer

;

houradà-s,
Lou

herràt

qu'ey houradàt, le seau est
houradèy lou cap, je me
trouai
houradà û puts, forjer un
puits ; que houradè lou plèch, il troua la
haie; causse houradade, bas troué. On dit
d'un bouffi d'orgueil : si-u houradaben lou
bourràs, qu'en sourtiré bén très dies, si on
lui trouait la panse, il en sortirait du vent
pondant trois jours.
houradade, hourade ; sf. ■— Forure,
forage ; action de fouler ; empreinte de
pied, pression du pied; foulure, foulage en
percé

que-m
la tète ;

;

certains

cas.

houradade ;

sf.

—

Trouée,

percée,

passage.

houradàyre,-e ; adj. — Qui perce; se
dit notamment d'une bête qui a la manie
de
trouer
les clôtures, les haies, pour
passer.

hourade ; sf.

—

Foulée,

houradejà. — Fréq. de houradà.
houradét,-tét,-tòt ; sm.— Petit houràt.
houradéte,-dote ; sf. — Légère hou¬
rade.

houràt;

Trou, perluis, fosse,
vilain endroit. V. trauc,
hòdi; se dit aussi pour hourade.
Cade arràt en soun houràt, chaque rat
dans son
trou, chacun chez soi; que
passaré per û houràt d'agulhe, il passerait
par un trou d'aiguille; la borde qu'ey en û
sm.

—

tunnel ; bas-fond ;

houràt

aquét
c'est

la

,

borde

est

dans

un

bilàdje qu'ey û houràt,

bas-fond ;
ce

village

trou ;

petit houràt, si ne-u pedassen
que baderà gran, petit trou, si on ne le
ferme, deviendra grand, s'agrandira (die.) ;
abé mey de houràls que de cabilhes, avoir
plus de dettes que d'écus ; que-s hé û
houràt au cap e l'esprit qu'ou s'en parti,
se dil, sur le ton plaisant, d'un imbécile;
fou houràt de sén Plouradoù, le trou, la
niche de Si-Pleureur; elle se trouve dans
la crypte de l'église de Mifaget ; on y
un

conduisait les enfants

pleureurs.
houràt,-ade ; s. — Foulée, trace du
pied sui- le sol; action de poser, d'appuyer
le pied sur quelque chose ; houràt est moins
usité que hourade. Que m'as dat ue mâ¬
chante hourade, tu m'as durement posé le
pied dessus, sur le pied. Usité aussi au sens
de foulure.

�HOURATA

houratà

HOURIQUE

—

;

sm.

118

Vilain

—

trou,

vilain

bas-fond.

houratà (As. Bar.).

Forme de hou-

—

radà.

houratàs.

Fréq. péjor. de houràt.

—

houratatère ;

sf.

vilain bas-fond. V.

houratejà

;

Lieu

,—

enserré ;

hòbi.

houràt-aussè (Lav.)
v.

—

—Abat-foin,
Fureter, chercher
; sm.

dans les trous.
—

hourat-gatè

;

Suite, grand nombre

sm.

Chatière.

—

Cf.

galère.

(Lav.).
dit également.

C.

—

houratère,

Lilt. trou
du maïs, l'œsophage, en style plaisant; à
Or., désigne aussi, en style gras, les parties
sm.

—

sexuelles de la femme.
—

sm.

Hourvari, tumulte,

—

bruit confus.
—

— C.
horabià, four¬
anal, disperser: lou bent que
nubles, le vent dispersa les

nuages.

hourbilhà (Os.).

—

hourbilhàyre,-e

;

C. houbilhà.
•—
Remueur,
bouleverse ; tracassier ; désor¬

qui

-euse,

adj.

donné.

hourc, hourque;

Pièce du char
forme de fourche que la ringadére
réunit à la plate-forme, au coffre; four¬
che, chose fourchue ; espèce de mesure de
longueur, la fourche du pouce et de l'in¬
dex ouverte; elle valait un
peu moins que
le pam, soit 7 pouces; bifurcation.
s.

—

en

hourc;
bois

sm.

(vieux).

Le

—

Lieu

mol

est

planté d'arbres,
resté

dans

des

de lieu ; v.

gariè. N. de p. Dujourc,
Péhourc, Hourlon, Ilourcastagnc, Hourcastremè,. Hourmaurous (bois sombre, noir),
etc. On dit encore iî lè hourc
pour un vilain
coin de bois. V. bosc, lue, liourcàu.
noms

four¬

Fourchet, maladie

—

ou

sf.

—

Petite

fourchée ;

fille de Hourcade.

hourcadùt,

hourcùt,-ude;

adj.

—

Hourcadut.
Pseudonyme d'Eugène
Larroque, d'Orthez, prosateur béarnais
(1832-1899).
hourcàs ; sm.
Vilain bois (hourc).
—

hourcà ; v. — Fourcher,
hourcadàs ; sm. — Grosse, vilaine four¬
che ; vilain bois.
hourcade ; sf. — Autrefois, bois,

petite
Hourcade, Lahourende, Fourcade, Lafourcade. V. hourc (2).
hourcade, hourcaderade ; sf.
Fourchée, quantité qu'on enlève avec une
forêt. N. de 1. et de p.

—

fourche.

hourcadejà. ■— Fréq. de hourcà.
hourcaderàt,-ade ; s.
Ce que l'on
peut prendre de fourrage, de paille, d'un
coup de fourche, fourchée. V. hourcàt (2),
—

sm.

hourcassejà.
sens

Vilaine fourche,

—

C.

—

hourcadejà

avec

péjor.

Hourcastrémé.
à Navarrenx

hourcàt;
dents;

fourche. V.

Poète béarnais, né

—

(1742-1815).
sm.

—

Fourchet à deux

ou

à

division en deux branches,
hourque. En As. aussi sorte de

traîneau.
Hourcàt de boy, de hèr, fourchet de
bois, de fer; hourcàt de ju-sticie, fourches
patibulaires; lou hourcàt dou camî, la
fourche du chemin ; magre coum û hour¬

càt,

C. roubi, fourbir,

hourbià (Gr. L.).
voyer: par
hourbià les

Petite

Fourchu,-e.

trois

hourbà ; v.
Aboyer, hurler. V.
hamà, layrà, hourrà.
hourbade; sf. — Aboi furieux, pro¬
longé.
hourbàri ;

sm.

hoürcadéte ;
femme

un

houràt-milhouquè ;

hourbi.

hourcadét ;

—

du mouton.

hourcasse ;

houratièro
se

Fourché,-e.

—

—

houratère ; sf.
de trous.

qui

hourcaderàt,-ade ; s.
(2).
hourcadét,-dòt,-e ; s.
che ; petit bois. N. de p.

V. hourcàt

maigre comme un fourchet.
hourcàt,-ade ; s.— Fourchée. Cf.

hour-

caderàt.

hourcàu,-cade

;

sf.

—

Rois,

terrain

boisé ; camî de la hourcàu, chemin du bois.
N. de 1. et de p. Duhourcau.

hour-caussià

; sm.

hourcerade ;

sf.

—
—-

Four à chaux,

Quenouilléc

de

laine.

hourcét,-cère ; s. — Quenouille à
laine; v. hilouse.
hourcét,-e, hourcejàyre,-e ; s. —
Qui fabrique des quenouilles. N. de p.
hourçoùs,-e. — C. fourçoùs,-e.
hourcùt,-ude ; adj. — Fourchu,-e,
bifurqué; autrefois aussi boisé, couvert de
bois.
Lou

dous pès hourcùts, celui des
pieds
fourchus, le diable; adiu, adiu tepès hour¬
cùts! Adieu, coteaux boisés!
(Larade).
hourdejà. •— C. lourdejà, souiller,
houre (L.) ; sf. — Furet ; houre Man¬
que, fouine. V. hurét, hajine.
houre (N.-E. des L.) ; sf. — Femelle du
cliat-huant. Cf. huque.
hourès.
C. ahourès. N. de p. Forest.
hourgà. — Corrup. de hourbà.
hourgà. — V. hargà et dérivés,
hourguéte ; sf. — Petite forge. N. de p.
Lahourguétte, Fourguette.
—

hourguèy (G.-M.) ; sm. — Rrasier ;
foyer. V. hoegarllh.
houri (G.) ; v. — Sortir, d'après Ville¬
neuve.

houringle.
C. houlingle, hirondelle,
hourique-plèch,
C,
hourruque—

—

plèch.

�HOURLUP

119

hourlùp, hurlùp, hourrùp. — C.
chourrùp et dérivés.
hourmadjàyre,-o (Il.-Big.) ; s. —
Fromager,-ère, marchand de fromage,
hourmàdje, — Fromage. Cf. roumàdje.
hourmadyà (Lav.) ; v. — Fabriquer du
fromage.

hourmadyèro ; sf. — Ustensile en bois
lequel on travaille la pâte du fromage.
hourmén (Il.-Big.); sm. — Froment.

sur

Cf. roumén.

hourmendà ;

sm.

—

Cliamp, semis de

froment.

hourmendè,-ro ; adj. — Qui est pro¬
pice au froment.
hourmentmo (H.-Big.) ; sf. — Espèce
d'épeautre, de bladette.
hourmigue; sf. — Fourmi. V. arroumigue et dérivés.
hourmigoù,-gote ; s. — Fourmi de la
plus petite espèce.
hourmilouguè ; sm. — Fabricant ou
marchand de formes pour les chaussures
(vieux). N. de p. Hourmilougué.
hournà; v.
Faire une fournée; en¬
fourner. V. hournejà.
hournade ; sf. — Fournée; par anal,
forte chaleur du jour.
Qu'an hèyt dues hournades, ils ont fait
deux fournées; oey, qu'en a hèyt ue hournndaujourd'hui il a fait très chaud.
hournàdje; sm. ■— Fournage, prix de la
fournée1; ancien droit seigneurial sur les
—

fours banaux.

Petit four, creuset ;
ordi¬
nairement, et qui sert à ranger de menus
objets; recoin; cul de sac, creux N. de p.
Hournét, Fournet.
trou

cahour.

hourni ; v.

sm.

—

hournedé,-re

;

s.

—

Fournil

;

réduit

four; enfourner; par ext., fourrer dans.
Que bam hournejà, nous allons faire le
pain ; n'ey pus /ou tout de hournejà, que
eau
rose, ee n'est pas tout que de préparer
la cuisson du pain, il faut la réussir
(prov.) ;
quand il pleut et que le soleil perce les
nuages on dit que les sorcières font au
four: lus brouches que hournéjen; abé lèu
hournejàt. avoir vite fait le pain, n'avoir
pas
grand'chose; avoir vite mangé son
bien ; de quelqu'un qui mange bien on dit :
que hè Ci bèt hournejà! Il enfourne bien.
hourïiejade ; sf. — Action de préparer
au

la fournée même. V. hournade.

hournejàyre,-e ; adj. — Fournier-ère ;
en
style plaisant, quelqu'un qui travaille à
va-vite,

sans

—

hourni-s,

;

nejà'.
hournide ; sf.

— Fourniture, ajoutage.
hournidé,-re ; adj. — Chose à laquelle
on
doit fournir, ajouter ; ce que l'on
ajoute.
hournidoù,-re ; adj. et s. •— Fournis¬
seur, -eusc; celui, celle qui ajoute.

hournidure ; sf.
fourniture.
hournilhà.

—

ajoute

on

Ce qu'on ajoute

—

;

C. houbUhà et dérivés,

hournilhes ; sf.

pl.
supplément,

—

par

Choses que l'on
dessus le mar¬

ché.

hournimén,-nissi ; sm. — Fourni¬
qu'on ajoute.
hoùrnios (Lav.) ; sf. pl. — C. hourni-

ment.; ce
dure.

hoùrnou

(As.") ; sm. — Four. Cf. hour.
hoùrouhoû, hoùrou-hoùrou (V.-B.) ;
sm.
Chat-huant; onom. de son hulument. V. gahùs, huque.
hourounà (Hte-Big.) ; v. — Tirer la
fronde ;

soin.

hournère; sf.

—

lieu enfumé ; fournaise.

Fournil;

par

anal,

ronfler

comme une

hourounàt ;

fronde.

Coup de fronde.
houroùno (Big.). — C. houne, fronde.
ìjouroustì (Lav.) ; v. — Briser, mettre

Fournier, chaufournier.

res&amp;ïmblaàjt à un four. V. hounère, hournét.
hournejà; v. — Cuire au four, mettre

la

—

Fournir, pourvoir, munir,
se fournir.
Hourni de
tout, pourvoir, munir du
nécessaire; hourni sau, ajouter du sel;
hourni-s en ço de, se fournir chez, y ache¬
ter ; que rn'an hournlt ço qui-m cale, on
m'a fourni ce qu'il me fallait.
hournià ÍII.-Big.). — Forme de hour¬
ajouter

N. de p. Hourné.

la fournée ;

sm.

le manteau de la cheminée,

sous

—

hourne ; sf. — Four de fortune fait
avec
des mottes, des râlelures pour les
brûler; par anal, réduit obscur, caverne. V.
hournè ;

hournét ;

IIOURQUÉT

—

er

sm.

—

morceaux.

houroustido
mustide.

hourque

;

sf.

(Lav.)
—

;

sf.

Fourche

—

;

Raclée

;

v.

enfourcliure

;

bifurcation ; las hourques les fourches pati¬
bulaires. V. hourcàt.

Hourque desploumade, fourche qui n'est
bie, bifurcation
hourque, rece¬
voir à coups de fourche, mal recevoir; se
prend aussi au fig. avec le même sens ;
n'ou toucarén pus dab ue hourque, se dit
d'une personne très sale; tribalhà à
cops de
hourque, travailler mal, sans soin; 7Jou bau
l&gt;us las hourques entàu péne, comme en fr.
il ne vaut pas la corde pour le pendre.
hourquejade; sf. — Fourchée; bifur¬
pas équilibrée ; hourque de
de voie; recébe à cops de

cation

.

hourquét; sm. — Confluent de deux
d'eau; pelit bois. N. de p. Hourquet,
Pèhourquet.
cours

�HOURQUËTE

hourquéte ; sf.

120

HOURUC

—

Petite fourche ; petite
; point de bifur¬
cation des branches d'un arbre. V. clouquè;
curoir d'aiguillon de laboureur ; nille de la
vigne en Hte-Big. ; en M4, petit col ; v.
—

branche, perche fourchue

pourtalét.

hourquetejà

;

v.

Travailloter à la

—

fourche.

hourquetòt,-e,-toû,-e

;

s.

—

Petite

fourche, petit hourcàt.

hourquie

;

Aboyer avec fureur ; se
dit d'un chien enragé qui roule un congé¬
nère : lou câ hòu qu'en a hourràt dus auts,
le chien enragé en a mordu et roulé deux
autres; par anal, hourrà s'emploie aussi au
sens de se
disputer entre personnes, mais
dans le style familier.
v.

—

hourrade ; sf.

— Bagarre ;
poussée qui
produit dans une foule. V. hourrère;
poursuite de chiens qui aboient ; action
d'un chien enragé mordant un congénère.

se

hourràdje

Viol, outrage (vieux).
sf. — Fourrure, d'après

; sm.—

hourradùro ;
d'Astrtos.

hourragà,-regà

;

v.

Pousser

—

avec

les poings, fourrer; jouer des coudes; se
débattre au milieu de la foule, d'un fourré;
action de la bête qui s'ouvre un passage
avec

le museau, le

hourrastà.

hourràt,-ade ; adj. et s. — Enragé-e,
parlant d'une bête; personne un peu
folle, extravagante.
hourratèro, hourratatèro (II.-A.) ;
sf.
Foule, cohue. Cf. hourrère.
en

•—

hourràyre,-e
ont la manie de

hourre

(L.)

hourre ; sf.

;

;

se

sf.
—

adj. — Chien,-ne qui
jeter dessus en aboyant.
—

Buse. V. toude.

Aboiement.

hourre, hourrère; sf.

—

Multitude,

foule, cohue; mouvement de la foule qui se
pousse,

se

bouscule. Cf.

hourratèro; dis¬

pute.
A

ntarcàl que y a hourre., au marché il
foule, bousculade; qu'ey la hourrère,
c'est là cohue, la bousculade; està de
liourre, aimer la dispute.
hourre-bourre ; sf. et expr. adv. —
Pêle-mêle ; bousculade; précipitamment, à
dépêche-compagnon. On dit aussi sourreh

y a

bourre.

L'arribade
l'arrivée fut

sans

aucun

hourregà ; v. — Faire le dernier teillage
hourragà.
hourrégue; sf. — Lieu, atelier où se
fait le dernier teillage ; outil pour hourregà.
N. de p. Hourrégue.
hourrère ; sf. — Aboiements prolongés.
C. hourre (2), avec un sens d'augm.
hourrère.
V. hourre (3).
hourréte ; sf. — Gribouillette. V garradu lin. C.

péte.

hourrigue-hourrague ; sf. et expr.
Tohu-bohu, pêle-mêle; charabia;
s'applique en B. au langage des basques. V.
hour\re-bourre, bourrigue-bourrague.
hoùrrou (Bay.) ; sm. — Manteau épais,
adv.

—

fourré.

hourrùp, hurrùp.

un

hou

—

C. chourrup et

dérivés

hourrupét,-pòt ;
hourrupòt ; sm.

Petit hourrùp.
Petit somme en
certains lieux : ha û hourrupòt, dormir un
instant, faire un petit somme ; v. bèc.
hourruque-plèch ; sm. — Litt. qui
troue la haie, moineau friquet.
Syn. trau/jue-sègues, parràt d'Inde.
hourrutà (Loin.) ; v. — Fureter, explo¬
rer

les

sm.

—

—

coins.

hoursère.— Autre

graphie de hourcère.
hoursét; sm. — Châtaigneraie où il
pousse des fougères et des ajoncs.
hourtalàs,-se.— Augm. de hourtàs,-se.
hourtalejà ; v. — Prendre des forces,
hourtalésse; sf. — Force, fermeté,
La hourtalésse dou tems, se
sistance du beau temps qu'un

ue

tohu-bohu ;

hourre-bourre,
qu'ai hè tout à

dit de la per¬
trouble passa¬

modifie pas.
hourtàs,-se; adj.

ger ne

— Très fort,-e.
hourtchigà (Gr. L.). — C. houdilhà;
donner des coups de boutoir.
hourtejà; adj. — Avoir une odeur
forte, sentir l'aigre. V. hourloà.
hourtét,-tòt,-e; adj. — Assez fort,-e,
un peu fort; lou gouyalàt qu'ey hourtét, le
garçon est assez solide, assez fort (pour son

âge.

hourtic,-igà ; sm. — Lieu couvert d'or¬
Hourtic.
hourtigo (Lav.) ; sf. — Ortie (urlica
dioica). Cf. ourligue. N. de p. Lahourtigue.
hourtigoû; sm. — Ortie brûlante
(iurlica urens).
ties. N. de p.

hourtoù ;

sf.

Commencement

—

dans les aliments, le vin
noncé, fort ; force, robustesse.
greur

hourùc ;
que

soin.

résistance.

groin.
C. fourraslà

—

fait tout à la boule

hourre-bourre, il

—

sf. — Place du marché au
bétail ; elle est ordinairement plantée d'ar¬
bres, de là, peut-être, son nom. V. hourc.
Au temps ancien, oïl appelait ainsi la de¬
meure
des vicomtes de Béarn à Morlàas,
devant laquelle se tenait le marché.
hourrà ; v. — Fourrer, faire entrer en
enfonçant ; v. fourra.
hourrà ;

la

vue,

obscur ;

sm.

—

petit râble
fourgonner.

;

Trou,

pince

;

petit
pour

d'ai¬

goût

pro¬

recoin
creuser,

�HOURUCA

121

hourucà, hurucà ; v. — Fourgonner,
fouiller, creuser, fureter; au fig. asticoter,
tracasser ; v. pechicà.
Hourucà p'ou cabinet, fourgonner dans
l'armoire; qu'ey toustérn à liourucà, il est
tout le temps à agacer (les gens).
hourucadoù,-re ; adj. •— Qui fouille,
creuse, asticote ; fureteur,-euse.

hourugoùn (G.) ; sm. — Petite pioche,
hous (M4) ; sm. — Gorge étroite et pro¬
fonde entre deux
montagnes ; peut-être
corrup. de houns? V. angoùs, courèt.
housecà,-gà.— C. houdicà et houdilhà.
housélh,-sìlh (L.) ; sm. — Brasier
ardent. V. carboutà, hourguèy.
houseyà (Os.) ; v. — Couper la fougère,
housià (H.-Big.). -— C. housecà, hou¬
dicà; dans les L. c. houseyà.
houssalhà ;

y

Creuser des trous, des

—

fosses.

houssalhoùn
houssàt ; sm.
En
que
une

C. boussaloû.
—
Fossé, fosse étroite.
Lav., aussi, ensemble des chandelles
les femmes allument à l'église pour
messe

(Lom.).

—

de neuvaine. N. de p.

houssàu ; sf.

—

Fossé, fosse,

houssàyre, houssè;

sm.—

Fossoyeur.

Cf. cloutadoù.

houssé,-re

; s.

Houe, hoyau, pioche.

—

V. eschadè.

houssè.

—

V.

houssàyre.

N.

de

p.

Housse, Houssét.

houssejà ; v. — llouer, piocher,
houssejade ; sf. — Piochage ; temps
de piochage ; terre houée.
houssejàyre ; sm. — Pioeheur ; fos¬
soyeur*. V. houssàyre.
houssère ; sf. — Pioche, hoyau dont la
lame est plus large que celle du housse.
housserine ; sf. — Petit hoyau.
housseroùn (G.-M.) ; sm. — Bourdon
d'abeille.

housséte; sf. — Fossette,
houssiglà (L.). — C. houssejà.
houssigle (L.) ; sf. — C. housse.
houssìlh, housilh (L.) ; sm. — Eclair.
avec liouselh.
Lou cèa que s'esperrèque
ciel est déchiré d'éclairs.

Cf.

de Iwussilhs, le

Syn. eslàmbre, eslampày.
hoùte (Big.) ; v. — C. foute.
hoùtre ; interj. — T. libre, fichtre!
houy ; sm. — Cri pour chasser ce qui
est, immonde; c'est le cri que l'on em¬
ploie pour les porcs : houy d'aci, hors d'ici 1
houye (Bay.) ; sf. — Foudre, feu du
ciel ; v. hoéc, hoùdre.
hrèbe (M' Big.). — C. frèbe, lièvre.
Hrebè.
C. He.rebè, février,
—

hroumén.

—

C. hourmén.

hroumigue. — C. hourrnigue.
hrùdye (Aure) ; sm. — Baratte.
amaubè.

hrust,-o (Arm.); adj.

HULAN

Frugal, mai¬

(Villeneuve).

gre

hrut.

C. frut et dérivés,
hu; sm. — Cri pour faire avancer les
chevaux, les équidés. V. hay.
huade ; sf. — Coup pour faire avancer,
pour chasser, mettre en fuite ; cognade.
hualà, hunlà (B.-L.) ; v. — Souffler,
gonfler en soufflant. V. bouhà.
huatà (H.-Big.). — C. hoetà, fouetter,
hubéti (Bay.). — C. haubetî, casaque,
hue (Bay. L.) ; sm. — Feu. Cf. hoéc.
hucà, ahucà; v. — Crier; autrefois,
publier à son de trompe ; citer en justice ;
v. huque.
huche, uche ; sf. — Huche; en G.-M
cercueil ; v. cache.
huchole ; sf. — Piège, casse-pied. Cf.
—

arcassole.

huchole (vers l'Arm.).

—

Hoyau à lame

large.
huchoû ;

sm. — Ravin; emplacement
suite d'un ébouk'ment. On dit
aussi huchòla (Az.) V. eschoû.
hÙCOU ; sm. — Oiseau de nuit, chathuant ; être insociable ; un sauvage.
hudélh, hurdélh, urdélh; sm. —
Monticule, taupinière (vieux). N. de 1.
huét.
V. foét et dérivés,
huétes ; sf. pl. — Verges pour fouetter.
huganàut,-e ; s. — Huguenot,-te. Cf.
higanàut. Sobriqu°t des gens d'Osse, de
Bczing et de Blachon (B.-P.).
huganautalhe,-terie ; sf. — Engeance
de huguenots, t. désobligeant, sinon inju¬

dénudé par

—

rieux.

huganautè
note,

au

— La doctrine hugue¬
désobligeant. C. huganau-

; sm.

sons

talhe.

huganautisme; sm. — Protestantisme,
hùge ou hùje; hùgue (L.). — C.
hoéje, fuir.
huguèy,-e,-roùs,-e (G.-M.) ; adj. —
Fuyant,-e, peureux.
hujitiu,-ibe ; adj. — Fugitif,-ive. Cf.
hoeytiu,-ibe.
hulà (Or L.) ; v. — Donner de la pointe,
de la corne, poindre ; se dit surtout des
taureaux et des

vaches. V. tumà. En Lav.,

hulà de

rosser,

patàcs,
hulà (Lav.) ;

v.

hulade ; sf.

—

Souffler. V. hualà.
Coup de pointe ; mouvinent violent, pour donner un coup de
corne; se dit, notamment de la bête qui,
aux
courses landaises, s'élance sur l'hom¬
—

me.

huladé

(M' Big.)

;

sm.

—

Tuyau

pour

souffler, gonfler. Cf. bouhadé.
hulàdo
souffler.

Cf.

—

—

Cf.

(M4 Big.)

;
bouhade.

sf.

—

Action de

huladùro; sf. — Enflure, gonflement,
hulàn, ulàn (Sauvelerre) ; sm. — Folle
avoine. Cf. urâ.

�HULAYRE

—

hulàyre,-e; adj.
la

122

HUllALHA

—

Bête qui donne de

corne.

humalère.
fumée.
humalhoû ;

hule ; sf.

— Mouvement de bœufs et des
qui s'élancent pour frapper1 de la
corne; en style plaisant, escousse, fuite,
hulhe (L. G.). •— C. hoélhe, feuille,
hulhe-lèyre (L.) ; sf. — Lierre terrestre.
Cf. courréje de S. Jan.
hulhàdje (L. G.). — C. hoelhàdje.
hulhargàs (G. L.) ; sm. — Large feuil¬
lage, épais,
hulhùco (M4 Big.). — C. halhùco.
hum; sm. — Fumée; senteur, fumet;
odeur que laisse un animal sur son passage ;
au fig.
prend le sens de vent quand on dit :
j'ai eu vent, en fr. ; s'emploie aussi avec le
sens de nuée, foule. V. herùm, humàde.
Que y a lium, il y a de la fumée; lou
hum dou cibéi, le fumet du civet; la boup
qu'a déchût û hum, le renard a laissé de
son odeur;
qu'en èy abùt û hum, j'en ai eu
vent; nou-n demoure que hum, il n'en
reste que fumée ; lou hum que s'en ha taus
beroys, la fumée va vers ce qui est joli,
sorlc de die. pour dire que la beauté est
périssable, que ce qui est joli est facile à
ternir; senti lou 1mm, se dit d'un mets en¬
fumé; iî hum de moùnde. un flot de gens;
que y abè ausèls à hum, il y avait des
oiseaux comme une nuée; tirà hum.;
fumer; nou n'a. tirât que hum, il n'a pu
rien en tirer ; d'oun y a hoic, hum qu'en
sort, pas d° fumée sans feu; lou hum
qu'apère cascante la souje, la fumée traite
la suie de malpropre (die.) ; mus de hum,
sobriquet des forgerons, museau de fumee.
/1 hum, loc adv. — A toute vitesse:
qu'ey partit à hum, il est parli à loutes
jambes, à bride-aballue. On dit aussi à

vaches

(tire). — V. tire-hum.
hum;-interj. — Hum, cri pour se signa¬
ler à quelqu'un, pour exprimer le doute.
humà; v. ■— Fumer, jeter de la fumée;
prendre la fumée du tabac ; être impatient,
colère.

en

Humà

lou

pip, fumer la pipe; humà
coum û toupî, de castagnes, fumer comme
un
pot de châtaignes, être fort en colère;
de caloù, qu'en humabe, son corps suant
fumait.
humadasse ;

sf.

—

Grosse,

épaisse,

puante, fumée.
humade ; sf.

—
Fumée ; fumet ; action
d'aspirer, de humer, V. hum.
humadére ; sf. — Fumée abondante,
qui dure; au fig. chose ennuyeuse. V.

ahumalhe.

humadéte,-dote
fumée.
E lou

;

sf.

—

Mince, petite

pràube que dise au hartanè: dou
fricò, deche-m'en préne ue humadote,
et le pauvre disait au goinfre
repu : laissemoi humer un peu de ton fricot (Conte).
tou

sm.

la

Fumeron.

—

humarlère, humatère ; sf. — Grande
fumée, grande quantité de fumée,
humàn (Gr. L.) ; sm. — Enfumoir.
humàyre,-e ; adj. — Fumeur,-euse ;
qui fume.
humdà, hum-dà ; v. — Odorer ; don¬
ner de la fumée, encenser; humer.
Dèche-m humdà lou pastét, laisse-moi
humer la bouillie (Soulé).
humdade; sf. — Action d'encenser, de
humer ; exhalaison.
humé; sm. ■— Trou pour la fumée;
cheminée.

humè,-re

;

s.

Tas

—

de

fumier.

Cf.

hemè. V. aussi les dérivés.

humejà

;

v.

Fumiger, jeter

—

fumée

légère.
humejàn,-te
fumant,-e.

adj.

;

humère.
humerè

(Bay.)

humét;

sm.

C

—

—

une

Fumeux,-euse

;

humadére.
— Fumier en tas.
Fumet; petit jet de

; sm.
—

fumée.

humigacioû

; sf. — Fumigation.
humoùs,-e ; adj. — Fumeux,-euse.
hundà, hundejà; v. — Remuer, bou¬
ger, faire quelque bruit,

huou.

hup

—

C. heou.

; sm.

pour

signifier

faire

sauter,

Cri pour appeler; interj.
une escousse, pour' stimuler,

—

analogue à
hup
Per tant de hups qui-u
tarà pas, tes « hup », si
suivre

soient,

souvent de la:

ne

le feront

pas

hop ; on la fait
la!
hàsses, nou saunombreux qu'ils

sauter,

hupà. — C. ahupà, héler.
hupàt,-ade ; adj. — Huppé,-e

humes.

hum

C. tire-hum, trou pour

•—

soi.

hupàt,-ade

;

s.

—

Cri

pour

stimuler.

hupét ; sm.
huque ; sf.

—
—

fier de

;

appeler,

Cri de celui qui hèle,
Femelle du chat-huant.

Cf. houre. V. hùcou.
Està coum ue huque,

être peu sociable,
parlant d'une personne.
huque, uque ; sf — Criée à son de
trompe, publication (vieux). V. ahucà.
huquéto (Big.) ; sm. — Crieur public
(vieux).
hur(t) ; sm. — Mol tombé en désuétude
c1 signifiant fouille, action de
fouiller, per¬
quisition ; est resté dans cette exprès, gahà
s'ou hur, prendre sur le fait,
surprendre
rester

un

enfermée,

en

voleur fouillant.

hurà ;
labourer

v.

—

Labourer

avec

la

hure,

superficiellement ; fouiller.
huràgno (G.) ; sf. — Musaraigne ; nas
de huràgno, nez aigu ; fureteur.
huralhà.
Fréq. de hurà; usité au
sens
de fureter, remuer, bouleverser. Y.
—

hourucà.

�123

HURBI

hurbì ;

v.

—

Admonester, gronder. V.

uliurbi.

hure

(de) ; loc. adv. — De travers, de
espià de hure, regarder du coin de
l'œil, de travers. V. biscor.
L'espiàuo de hure, il le regardait à la
dérobée (Cascarot).
hure, huroû (Tursan, Thèzc) ; s. —
Araire, sorte de butoir.
biais

:

hurélhe (vers la Chai.) ; sf. — Groin,
hurét, huroû; sm.
Furet; au fig.
fureteur, remuant, tracassier, indiscret; au
fém., huréte ne s'emploie qu'au fig.
huretà,-tejà ; v. — Fureter, fouiller,
—

tracasser.

hurètch (Lom.)

; sm.

Mauvaise odeur,

—

relent. Cf. pudXmi,

garoéy.
hurgà ; v. -— Fourgonner, bouiller,
fouiller avec une perche pointue et vive¬
fureter, chercher en remuant ; tra¬
asticoter.
Que hurgues per aquiu? Que remues-tu,
qu'as-lu à fouiller, par là ? Qu'ey itoustém en
hurgà, il est toujours à tracasser, à exciter
ment ;
casser

;

querelle.
hurgadé,-re ; s. — Perche aiguë, four¬
gon aiguisé. Cf. hurgue,.
hurgadoù,-re ; adj. — Fourgonneur,
-euse ;
farfouilleur ; laquin,-e, excitateur;
une

indiscret.

hurgàt,-ade ; s. — Coup de chose
aiguë ; action de fourgonner, de fouiller ;
pointe à l'adresse de quelqu'un.
hurgoà (G.). — C. hurgà et aussi larder
de coups.

hurgue; sf. — C. hurgadé; au fig. per¬
grande et mince, une « perche ». N.
de p. Hurgues,
Lahurgue.
hurguère ; sf. — Action de hurgà.
hurguét; sm. — Coup de pointe, bour¬
rade; pointe malicieuse. Dim. de hurgàt.
hurguét,-e ; adj. et s.— Indiscret,-ète,
fouille-au-pot.
sonne

hùri.
Dans cette exprès, n'a pas ni
hùri ni bùri pour dire de quelqu'un qu'il
—

est

gringalet, qu'il n'a

hurlà.

—

hurlà,

d'apparence,

pas

C. turlà, boire

uglà,

urlà;

sec.

v.

—

hurler.
hurlère ; hurlèyre (Bay.
Diarrhée. V. courrénte, riule.

hurlét, urlét, uglét;
ment, hurlement.

hurlùp.

—

hurmà

(G.)
hùro (Lav.)

sm.

Beugler,

L.); sf.
—

-

Beugle

C. hourùp et dérivés,
— Flairer. V.
humà.
; sf. — Vilaine figure,
; v.

—

lieroà.

huroû, huroùn (L.).

HUSÈT

hurpàt,-ade, urpade; sf. — Coup de
griffe.
hurpe, urpe ; sf. — Griffe, serre d'oi¬
seau de proie.
hurpin (G.-M.). — C. herpin.
hurre (L.) ; sf. — Détermination, cou¬
rage, entrain,
hurrucà, hurucà. — C. hourueà.
hurrùch,-e (L.) ; adj. — Sauvage, en
parlant des bêtes. V. hurùm.
hurrulhe.
C. herrulhe. Dans les L.,
prend aussi la forme fig. et désigne la ra¬
caille, la lie du peuple. V. herràlh. herùdio.
Qu'ère ue amassade j'abè pas que hur¬
rulhe, c'était une réunion où il n'y avait
que de la racaille (Daugé).
hurrùp. — C. chourrùp et dérivés,
hurrupèu (Bay.); sm. — Coup fourré,
dans le poil.
Lou ma,yor dabe, de bel pic, hurrupèus
ab l'espade nude. Le major donnait belle¬
ment des coups avec l'épée nue. (FauvetDuhart).
—

hurt.

—

C. hur.

hurtà ; v. — Cambrioler, voler (vieux),
hùrtou ; sm. •— Triste sire, voleur,
hurùc.
C. hourùe, Irou, et dérivés.
—

hurùc,-ùco (Lav.)

;

adj.

-—

Maladroit,-e.

Cf. eslròs.

hurùm.
C. herùm.
hurumiàu ; adj. des 2
—

g. — Sauvagin,-e, qui est du hurùm: sacoulél hurumiàu, sac à provisions du renard (Seignor).

hus ;

sm.

—

Fuseau. V. tour.

Cargà lou hùs, charger le fuseau ; par
anal, préparer un travail ou une affaire;
cames de hus, jambes minces, fines ; agusà
lou hus, aiguiser le fuseau, faire un travail
inutile, Ip fuseau étant toujours aigu ; dans
cette expr. abé û hus de pòu, comme en fr.
pop. avoir la peur au ventre.
hus

arretoursedé ;

sm.

—

Fuseau

tordre le fil.
huse (As.) ; sf. -— Vache qui a les cornes
fines et dirigées en avant. V. houchét,
puléte.
huse (Dr.) ; sf. — Grosse vis en bois
d'un pressoir. Cf. bit.
husè,-re. — C. huserè,-re. N. de p.
Il usé, Heuzc.
husejà ; v. — Faire tourner le fuseau ;
faire un travail peu pénible.
huserade ; sf.
Fusée, chargement
pour,

—

d'un fuseau.

huroù ; sf. — Fureur. Cf. furoù.
huroû.
C. hurét. V. hicàn.
huroù (G. L.) ; sf. •— Frayeur. V. achan,
pou,

—

huserè,-re ; s.
Fabricant, mar¬
,-c de fuseaux; ustensile de bois où
l'on place les fuseaux an
repos.
husère (Bay.) ; sf. — Bouton, peson
de fuseau. Cf. bertélh, berdllh.
huserole ; sf.
Fuseau long ; au fig.
jeune lille grande et mince ; vache qui a
—

chand

—

les
—

V. hure.

cornes

effilées,

husèt &lt;sBig G.).

—

C. hus, fuseau.

�HUSOLE

—

Nom de vache dont les cor¬
affectent la forme du fuseau.

husole.
nes

124

HUUS

hustélh,-tìlh (Arthez)

—

hust,-e ; s. — Bois, bois brut ou équarri, fût d'arbre.
Touslém Vestère que-s semble au hust, le
copeau est toujours de la même espèce, de
la même malière que le bois (d'où il a été
tiré), tel père, tel fils; camise de liuste,
chemise de bois, cercueil en langage fami¬
lier; mèste de huste, maître charpentier. V.

bois;

hustà ;

v.

Chèvrefeuille.
Elever la charpente d'une
; sm.

—

—

hustètch, hustèych (M4).

rond que
boulàn.

hustalhe ;

sf.

Boiserie, charpente,

—

sm.

Bouts de bois, gros
—

Troëne

commun

(ligustfum, plante). Syn. berdét. V. ligoustrè.

hust-du; hus-put (Lav.) ; sm. —
(plante).
Syn. esclamè, sanguî.
huste; sf. •— Bois; branchage; bâton.

Cornouiller

V.

hust.
Came de

huste, jambe de bois
fouetter, battre.
hustè ;
Banc
banc.

sm.

hustè,

Forme de

nature

;

—

sur

adj.

Morceau de bois
la lierrade. Cf.

—

Qui est de la

du bois.

hute ; sf.— Fuite

—

copeaux.

hust-biu ;

(M4) ; sm.
l'on place

hustùt,-ude

; sm.
chantier de bois.

—

bour-

hustè.

construction.

hustàdje

Baguet¬

hustéts, les trois bâtons,
aussi

lous très

hustòt

(crabe)

—

constellation d'Orion; on la nomme
tous très réys, lous itrès bourdoùs. V.
doû.

hau.

hust

; sm.

te, roulon qui relie les branches du barèu.
husterie ; sf. — Bois pour la charpente,
hustét ; sm. — Bout de bois ; coin de

;

da huste,

Charpentier. N. de p.
établi de charpentier;

—

v

course ; crise ; syncope.
ahute, hoèyte., à hum.
Courre à hute, courir à toutes jambes;
gahà la hute, prendre la fuite, sa course. V.
ah.utà; tribalhà à hutes, travailler par
moments, à moments espacés.
hutìlh (L.) ; sm. — C. hatilhe; guille¬

V.

dou.

hutilhà ;

cotillonner.
hutilhè ;

v.

—

sm.

—

Courir

le

guilledou,

Coureur de guilledou,

libertin.

hutìn,-e (L. G.) ; adj. et s. -— Altier,
-ère, insolent. N. de p.
hùurè (Gr. L.). — C. heure,
hùus (Gr. L.). — C. hèus, fougère.

�voyelle. — A toujours, quelle que soit
position dans le mot, le son français de
i dans fille, vie: hillie, bile, prim, flourl,
etc.; en conséquence, le son français in,
dans fin, gredin, n'existe pas.
Quand l'i est tonique, nous le marquons
d'un accent grave (i) toutes les fois que cola
est utile: parfi, clùrou, libe, etc.
En syllabe finale, l'i est souvent atone,
par exemple dans blmi, glùri, bèrmi; la
voyelle tonique qui le précède est toujours
indiquée.
i légèrement nasalisé en béarnais et en
bigourdan (lat. in) est marqué d'un accent
circonflexe : camí, besí, toupî, chemin,
voisin, toupin ; les gascons du Gers, de
Bayonne et des Landes prononcent camïn,
besin, toupin; nous faisons à ce sujet les
mêmes observations que pour an : sauf
exception, pour les mots identiques de sens
I ;

sa

béarnais et en gascon, nous nous ein
tiendrons à la forme béarnaise. Ex. camî =

en

cumin.

Lorsqu'il est syllabe tonique, Ì dans le
dictionnaire

est

marqué

par

un

accent

blmi, sourti, libe, escribe, mais on
se
dispense de l'accentuer ainsi dans les
mots se terminant par un c sourd : ligue,
petite&gt;.
Dans les syllabes protoniques, on trouve
de nombreux cas de permutation entre i et
grave:

ils sont, dûs à des

e;

causes

très diverses

(dissimilation, nature plus ou moins savante
ou plus ou moins populaire de l'origine et
de la forme du mot, etc.), seul l'usage fixe
ces
permutations; on dit enjùste et injuste
imperiàu. et emperiàu, deficile et dificultat,
etc. Si un mot qui, en latin, est précédé de
la particule privative ou commence par
irn, in, ne se trouvait pas à la lettre i, 011
le chercherait à la lettre
La

diphtongue

iu

prononce

appuyant sur i plus fortement que
(prononcé ici ou).
Dans la

en
sur u

région de Bayonne, les groupes
placés dans certaines conditions se
changent en ib-. Ce point sera étudié à
propos de la voyelle u.
i, ir (As. Bar.) ; v. — Aller ; partir.
Qu'y bam i, nous allons y aller; qu'iràm,
nous
irons ; que soiun its, nous sommes
un-

êtes allés ; e y

Qu'irèy, j'irai;

jou qu'lbi, et moi j'allai ; que bam i, nous
partir.
Cette forme du verbe est particulière aux
vallées d'Aspe et de Barétons; ailleurs, 011

e

allons

dit anà.

i; sm. — Cri pour faire avancer le che¬
val, les équidés. V. hay. I! rosse! Hue! la
rosse; i, o,
cri pour faire tourner la bête
à droite; o, i, 0! pour la faire tourner à
gauche.
; pron. -— Un autre, une
dit aussi ignàut. Ibàut òmi, ibaute
henxne, un autre homme, une autre femme,

ibàut,-e (Bay.)

autre. On

ibe

(Bay.) ; adj. f. — Une.
(n) ; sm. — Hiver.
Lou qui logue l'ibèr, jamèy nou pèr, qui
loue l'hiver à son service, n'y perd jamais,
la saison a toujours lieu (die.) ; ibèr pouyrit,
hiver pluvieux, humide ; besti-s en ibèr,
prendre des vêtements d'hiver; i 'ibèr n'ey
pas bastàr, si nou bié de d'ore que bié de
tar, l'hiver n'est pas bâtard, s'il ne vient
tôt il vient tard (die.) ; biberà pas touls
lous ibèrs, dit-on d'un grand malade.
Ibère; n. p. — Ibère, Ibérien, ancien
peuple qui a occupé le Nord de l'Espagne
et le Nord des Pyrénées jusqu'à la Garonna
(?)
Iberie ; n. p. — Ibérie.
ibernà ; v. — Hiverner. Cf. eschibernà.
ibernàdje, ibernamén; sm. — Hiver¬
ibèr

nage.

ibernadoù,-re
ibernàs ;

sm.

;

adj.
—

— Hivernant,-e.
Gros, long, vilain

hiver.

ibernejà

; v. — Faire un temps d'hi¬
longtemps; être hivernal.
iberniu,-ibe ; adj. et s. — Lieu où les
troupeaux passent l'hiver; qui est hivernal.
Tems ibernlu, bise ibernibe, temps hiver¬
nal, bise hivernale,
ibòri, ebòri ; sf. — Ivoire,
ibrougnà ; v. — Enivrer, ivrogner;
ibrougnà-s, s'enivrer. V. embriagà, embebedà, hartà-s.
ibrougnarie,-gnerie ; sf. — Ivrogne¬
rie ; les ivrognes.
ver,

e.

se

allés ; que y èts ils, vous y
èls ite? Y êtes-vous allée?

�IBROUGNAS

—

ILÉT

126

ibrougnàs,-se; adj. — Grand ivrogne,
ivrognesse.
D'o'un arribes, ibrougnàs? D'où viens-tu,
grand ivrogne ?
ichàmi.

ichàu,
sans

bruit.

iche ;

C. cschàmi, essaim,
ichàus ; adv. •— Doucement,
—

idiome; sni.
plutôt parlà.
idíòt,-e ; s.

Cette: iclie beis,
celle
fois; iche mediche, celle, celle-la
même; iche. ençà, iche enlà, celle-la ici,
cette autre là-bas, cris que
jettent les dan¬
seurs
pour appeler ou faire changer de
place les danseuses, las cabalières, les cava¬
lières ; s'entend notamment en
Aspe.
ichèr

(Hle.-Big.)

;

echèr.

C. lichèr,

—

ichère

(As.) ; sf. — Table sur laquelle
fromage. V. echère.
ichi (M4). — C. essi, sortir,
ichìdo (B.-L.). — C. esside, jesside,

on

fait le

issue, sortie.
ichoùr,-de (Or. Bay.)
V. chour.

ichourdi.

—

Sourd,-e.

Forme de ichourdl.

—

idoulatrie ; sf.
idrie ; sf.

dû

être

idealamén ; adv.
faire

un

ideasse ; sf.
dans

—

Idéalement,

Idéaliser

;

l'esprit

ideàu ;

;

sra.

;

se

adj. —Idéaliste. C. idéal.
—

Mauvaise idée,

ancrée

vice.
—

adj.

—

Idéal,

ce que

l'on rêve,

imagine.
idée ; sf. — Idée,
tité minime, un rien;

Effronté,-e. V.
—

dérivés.

; sm.

pl.

qui s'inondent aisément

d'eau humides

ou

C. égal et

Terres basses
rives des cours

—

;

inondées. N. de 1.

igassùt,-ude ; adj. — Humide. Cf.
aygassùt. V. imouroùs.
ignibe. — C. agnibe, gencive,
ignoblamén ; adv. — Ignoblement,
ignoble,-e ; adj. — Ignoble. V. hastiàu.
ignouminioùs,-e ; adj.— Ignominieux,
ignouminiousamén

;

adv.

—

nieusement.

ignoùn (N. des L.)

; sm.

—

sébe.

Ignomi¬

Oignon. Cf.

ignourà; v. — Ignorer; ignourà-s,
s'ignorer, ne pas se connaître,
ignouramén ; adv. -— Ignoramment.
ignourance,-énce ; sf.
Ignorance.
ignourén,-te ; adj. — Ignorant,-c.
ignourentamén.
C. ignouramén.
ignourentàs,-se ; adj. — Très igno¬
rance; t. désobligeant.
ilièr, inhèr ; infèr (Big. G.) ; sm. —
Enfer; dans le L., fosse maçonnée dans le
sol pour le goudron,
ihernàu; adj. des 2 g. — Infernal,-e.
ihore (0. du B.). — C. enhore.
—

—

idealisà-s,

idéal de.

idéaliste,-e

;

efrountàt.

employée dans

ideàl,-e ; adj. — Fantaisiste, original,
versatile, capricieux,-euse.
Quin ideàl! N'ès pas jamey countén!
Quel capricieux ! Tu n'es jamais satisfait !
Qu'ou disert drin ideàl, on le dit un peu
extravagant.
—

inondé. N. de p.

ment.

igàs (vers Bay.)

d'autres régions, car on la retrouve dans
de vieux textes de divers
pays gascons et
béarnais.

v.

souvent

—

-euse.

idealisà ;

Idolâtrie,

Lajerle, Lasyerles. V. iscle.
Dans eelte expr. hà-n ifà,
ifà; sm.
faire fi, dédaigner; on dit aussi fifà. V. fa.
ifrountamén (Bay.) ; adv. — Effronté¬

vus.

a

—

bordant l'eau el
et de 1. Layerle,

et

forme

—

Vase à

eau (vieux),
iérle, yérle, jérle; sf. — Ile, terrain

eschourdà, assourdir,
ichugà (Bay.). — C. eschugà.
id, it, ids, its ; pron. — Lui, eux;
usité depuis Pontacq (B.-P.) vers
Lourdes
el en Lavedan.
Toutefois, en Lavedan, on
emploie it pour le sing. et le pl. : it que
ni'at an dit, eux me l'on dit.
Que l'at digouy à id, je le dis à lui;
qu'ey its qui èy bis, ce sont eux que j'ai
Cette

Idole.

—

C. chourdè.

—

C.

—

—

idòne,-e ; adj. — Idoine (rare),
idoulatrà; v.
Idolâtrer.
idoulàtre,-e ; adj. — Idolâtre,

igàl, igoàl (Or. Bay.).

ichourbi (Bay.).

ichourdè,-re.

adj.

dit

t. n'a

i£rountàt,-ade
;

on

Ignorant,-e, dépourvu
pris le sens du fr.,
être stupide, dépourvu
d'intelligence que
depuis peu de temps,

—

purin.

(rare),

—

d'instruction. Le

idole ; sf.

adj. dém. f.

Idiome

—

pensée ; brin, quan¬
projet,.
Qu'a boune idée, il a le désir de bien
faire; n'ai a pas à l'idée, il ne l'a pas dans
l'idée, il ne veut pas; maies idées, mauvai¬
ses
ponsées, mauvais projets; que-s hè
idées, il se fait des idées, il suppose à tort ;
qu'en èy prés ue idée, j'en ai pris à peine.
Dans la région de Lourdes, on dit idè,
en II.-A.
aydio.

ihoùc.

-—

C. ahoùc.

ihoùlh

ilà

(As.) — C. houlh, fenouil,
(Lav.) ; ilhà, illà ; v.
Crier, hur¬

ler, hululer,

—

faire entendre

une

sorte

de

hennissement. V. anilhà.
et

ilét, ilhét, illét; sm. — Cri fort, aigu
prolongé. V. arrenilhét.
Que t'àymi, ilhét de guerre, je t'aime,

cri de guerre.

�ILHÉTE

127
ilhéte ; sf.

— Centaurée bleuet (centauplante).
Syn. cabàs, capìade, èrbe dou boutoùn.

reu

cyaniis,

illà, illlà.

Formes de eslù, enfler
dans les dérivés.

—

en

divers 1. ; elle suit
illàso

(B.-L.) ; sf. — Branche sèclie de
sapin ou de pin. V. garralhe.
ille, iscle, isle ; sf. — Ile. V. iérle.
illès,-e ; adj. — Mol ancien signifiant
non lésé, intact (tombé en désuétude).
illegàl,-gàu,-ale ; adj. — Illégal,-e.
illegalamén ; adv. — Illégalement,
il·legalitat ; sf. — Illégalité.
illetràt,-ade ; adj. — Illétré,-e.
illicite,-e ; adj. — Illicite, illégitime.
illimitàble,-e ; adj. — inimitable,
illimitacioû ; sf.

illimitàt,-ade

;

—

adj.

illisiblamén ; adv.

illisible,-e

adj.

;

Illimitation.

Illimité,-e.

—

Illisiblement.

—

—

Illisible,

illuminé ; v.— Illuminer. V. encarelhà.
illuminacioû ; sf. — Illumination,

illuminàyre

-— Qui illumine,
enlusi, plus usité,
illusioû, enlusioû; sf. — Illusion,
illusiounà ; v. — Illusionner ; illusion¬
nas, s'illusionner.

illusi.

-—

; sm.

V.

illusiu,-ibe ; adj.
illustré; v. —

—

Illusoire,

Illustrer;

illustrà-s,

s'illustrer,

illustracioû ; sf.

—

Illustration,

illustre,-e; adj. — Illustre.
imaculàt,-ade ; adj. — Immaculé,-e.
imadjàt,-ade ; adj. — Imagé,-e, orné
d'images.

imadjàyre,-e ; adj.

—

Imagier,-ère ;

fabricant, vendeur d'images,
imàdje ; s. des 2 g. — Image.
Sage couin lus irnàdjes, sage comme les

images.
imagina, emmaginà;
imaginà-s, s'imaginer.
imaginablamén ; adv.

v.—

—

Imaginer;

Imaginable-

ment.

imaginable,-e ; adj. — Imaginable,
imaginacioû ; sf. — Imagination,
imaginàri ; adj. et s. — Imaginaire.
imaginàyre,-e ; adj. — Qui imagine,
inventeur, créateur,-trice ; menteur.
imagine; magino (G.); sf. — Image,
statue; idole (vieux).
imbariablamén ;

adv.

—

Invariable¬

imbencioû ; sf.
imbentà.

—

Petit,-c imbécile,
Invention,
—

V. embentà et dérivés,

—

imbentàri ;

Imbécillité.

—

adj.

;

sm.

imbentarisà;

—

Invenlaire.

—

Inventorier;

v.

on

dit

aussi imbentourià.

imbentoù.
imboucà ;

C.

—

v.

embentàyre.
Invoquer,
sf. — Invocation,
Imiter ; contrefaire.

—

imboucacioû ;
imità ; v. —

V.

escarni.

imitàble,-e ; adj. — Imitable,
imitacioû; sf. — Imitation.
imitadoÙ,-re ; adj. — Imitateur,-trice.
V. escarnioùs.

imménse,-e

;

adj.

—

Immense,

immensitàt ; sf. — Immensité;
cienncment se disait aussi au sens de

plus, excédent.
immoble,-mùble ; sm.
immoubiliè,-re ; adj.

—

—

ansur¬

Immeuble.
Immobilier,

-ère.

immoubilisà ; v. — Immobiliser,
immoubilisacioû ; sf. — Immobilisa¬
tion.

immourtalitàt ; sf. — Immortalité,
immourtàu ; adj. des 2 g. — Immor¬

tel,-le.
immourtèle, imourtèle ; sf.
weiss (Leontopodlum Alpinum).

—

Edel¬

imne ; sm.

— Hymne,
imoù, umoù ; sf.
Humeur, humidi¬
té; lymphe; disposilion d'un tempérament.
Aqueste. imoà qu'ey machanle, cette
humeur, cette humidité est pernicieuse;
qu'a imoùs frédes, elle a des écrouelles;
&lt;slà de. bonne, de machanle imoù, être de
bonne, de mauvaise humeur; qu'a lou cap
plé d'imoùs, il a de sombres pensées, il est
neurasthénique.
imouroùs,-e; adj. — Qui a de l'humi¬
dité, des humeurs.
impacién,-te ; ad j. — Impatientée,
impacience ; sf. — Impatience,
—

impacientà ; v. — Impatienter ; impaeientà-s, s'impatienter.
impacientamén ; adv. — Impatiem¬
ment.

impacientàn,-te

;

adj.

—

Impatien¬

tant,^.

impagàble,-e ; adj. — Impayable,
imparcialamén ; adv.
Impartiale¬
—

ment.

ment.

imbariàble,-e ; adj.
imbecilàs,-se ; adj.

—
—

Invariable.
Grand,-e imbé¬

cile.

imbécile,-e
nèsci, pic.

imbecilitàt ; sf.

imbecilòt,-e

IMPASSIBLAMÉN

—

imparcialitàt ; sf. — Impartialité,
imparciàu; adj. des 2 g. — Impar¬

tial,-e.
;

adj.

—

Imbécile. V. lòcou,

impassiblamén
ment.

;

adv.

—

Impassible¬

�IMPASSIBLE

—

IMPUDÉNCË

128

impassible,-e ; adj. — Impassible,
impassibilitàt ; sf. — Impassibilité.
impaupàble,-e ; adj. — Impalpable,
impausà; v. — Imposer; impausà-s,

impoulidamén ; adv. — D'une ma¬
impolie.
impoulit,-ide ; adj. — Impoli,-e.
impoulitésse ; sf. — Impolitesse.
impoupulàri,-e ; adj. — Impopulaire,
impoupularitàt ; sf. — Impopularité,
impourà ; v. — Circonvenir,
impourtà ; v. — Importer.
impourtàble,-e ; adj. — Importable,
impourtacioû ; sf. — Importation,
impourtadoù ; sm. — Importateur.
impourtàn,-tén,-te ; adj. — Impor¬

nière

s'imposer.

impausàble,-e ; adj. — Imposable,
impausàn, impousàn,-te ; adj.

—

Imposant,-e.

impausicioû, impousicioû; sf. —
Imposition.
impecablamén ; adv. — Impeccable¬
ment.

impecàble,-e ; adj. — Impeccable,
impecabilitàt ; sf. — Impeccabililité.
impedemie ; sf. — Epizootie, mal
contagieux, épidémie. V. pudemie, raque.
Tems de peste e d'impidemie, temps de
peste et d'épizootie.
impenetrablamén ; adv. — Impénétrablemenl.

impenetràble,-e

adj.

;

Impénétra¬

—

ble.

impenitén,-te ; adj. — Impénitent,-e.
impeniténee ; sf. — Impénitence,
imperceptiblamén
adv. — Imper¬
ceptiblement.
imperceptible,-e; adj. — Impercepti¬
ble.

imperdounàble,-e

;

adj.

—

Impar¬

donnable.

imperfeccioû

; sf. — Imperfection,
impèri. — V. empèri et dérivés,
impérissable,-e ; adj. — Impérissable,
impermeabilitàt ; sf. — Imperméabilité.

impermeàble,-e ; adj.— Imperméable,
imperturbablamén ; adv. — Imper¬
turbablement.

imperturbàble,-e

adj.

;

—

Impertur¬

bable.

impetuoùs,-e ;

adj.

—

Impétueux,

-euse.

impetuousamén

;

adv.

—

Impétueuse¬

ment.

impetuousitàt ; sf. — Impétuosité,
impie, empie,-e ; adj. — Impie.
Moussu-ou eurè qu'abè broujiit countre
ans
empies, M. le curé avait tonné contre
les impies (Yan Palay).
impietadoÙS,-e ; adj. — Impitoyable,
peu charitable.
impietàt; sf. — Impiété,
implacablamén ; adv. — Implacable¬
ment.

implacàble,-e ; adj. — Implacable,
implicà ; v. — Impliquer,
implourà. — V. emplourà.
impost; sm. — Impôt.

tance.

impourtance,-ténce

;

sf.

—

Impor¬

tance.

impourtû,-tùn,-e. — Y. empourtùii
dérivés Cf. assegantàyre.
impousà, empousà ; v. — Imposer ;
impousà-s, s'imposer,
impousàble-e ; adj. — Imposable.
impousàn,-te ; adj. — Imposant-e.
impousàyre,-e; adj. — Qui impose.
impousicioû ; sf. — Imposition ; im¬
pôt ; t. d'imprimerie,
impoussibilitàt ; sf. — Impossibilité.
impoussible,-e; adj. et s. — Impossi¬

et

ble.

impoustùr,-re ; adj. -— Imposteur,
impousture; sf. — Imposture.
impoutén,-te; adj. — Impotent,-e.
impouténee ; sf. — Impotence, im¬
puissance, impossibilité.
impraticàble,-e; adj. — Impraticable.
imprebedible,-e ; adj. — Imprévisi¬
ble.

imprebis,-te ; adj. — Imprévu,-e.
imprecacioû ; sf. — Imprécation,
imprenable,-e ; adj. -— Imprenable,
imprescriptible,-e ; adj. — Impres¬
criptible.
impropi,-ie ; adj. — Impropre,
impropiamén ; adv. — Improprement.
improubàble,-e; adj. — Improbable;
qui ne peut être prouvé.
improubisà ; v. — Improviser ; improubisà-s, s'improviser.
improubisacioû ; sf.
Improvisation,
improubisatoù ; sm.— Improvisateur.
imprudén,-te ; adj. — Imprudent,-e.
imprudénee ; sf. — Imprudence,
imprudentamén ; adv. — Imprudem¬
—

ment.

impuchàn,-te ; adj. — Impuissant,-e.
impuchance,-chénce ; sf. — Impuis¬
sance.

impudén,-te; adj — Impudent,-e.
impudénce,-ci ; sf. — Impudence.

�IMPUDENTAMÉN

129

impudentamén

adv.

;

—

INCOUMPLETAMÈN

—

incapabloù, incapacitàt; sf.

Impudem¬

Inca¬

—

pacité.

ment.

impúdic,-ique,-e ; adj.
impudicamén ; adv.

—
—

incarnà-s ; v. — S'incarner,
incarnacioû ; sf. — Incarnation,
incàs.
C. encàs.

Impudique,
Impudique-

ment.

—

impudicitàt ; sf. — Impudicité ; on dit
aussi impudlci,-e.
impudoû ; sf. — Impudeur,
impulcioù; sf. — Impulsion.
impulciu,-ibe ; adj. — Impulsif,-ive.
impunamén ; adv. — Impunément.
impunit,-ide ; adj. — Impuni,-e.
impunitàt ; sf. — Impunité.
impùr,-e ; adj. — Impur,-e.
impuretàt; sf. — Impureté,
imputà ; v. — Imputer,
imputable,-e ; adj. — Imputable,
imputacioû ; sf. — Imputation,
in, im, il, ir (lat. in), particule priva¬
tive et inséparable.
cle de la lettre i, in

V. le premier arti¬

—

—

Inhabilement.

inabille,-e ; adj. — Inhabile,
inabilletàt; sf. — Inhabileté.
inabitàble,-e ; adj. — Inhabitable.
inabitàt,-ade ; adj. — Inhabité,-e.
inabourdàble,-e ; adj. — Inabordable,
inaccessible,-e ; adj. — Inaccessible,
inaccioû ; sf. — Inaction,
inacoustumà-s ;

v.

■—

incèrt,-e, incertâ,-ne,-tén,-te ; adj.
Incertain,-e.
incertitude; sf. — Incertitude,
incessamén ; adv. — Incessamment.
incessàn,-te ; adj. — Incessant,-e.
incèste; sm. — Inceste.
incestuoùs,-e ; adj. — Incestueux,

-euse.

inchalén,-te (Bas Arm. L.) ; adj. —
Nonchalant,-e, insouciant.
inchalénce ; sf. — Nonchalance, in¬
souciance.

inchoûs.
includi ;

fine.
V. enà.

inà (As.). —
inabilamén ; adv.

incarcerà ; v. — Incarcérer,
incarceracioû ; sf. — Incarcération.

—

Ne pas s'accou¬

tumer.

—

C. chinchoûs.

Inclure.
inclùs,-e,
inclusiu,-ibe ;
Inclus,-c.
inclusamén,-siumén ; adv.
v.

—

adj.
—

—

Inclu¬

sivement.

incoumbenén,-te

adj.

;

Inconve¬

—

nant,-e.
incoumbenénce ; sf.— Inconvenance,
incoumbenién ; sm. — Inconvénient.

incoumbertible,-e; adj.

Inconver¬

—

tible.

incoumbienén,-te ; adj. — Oui
qui n'agrée pas.
incoumòde,-e ; adj. — Incommode.

ne

convient pas,

inalienàble,-e ; adj. — Inaliénable.
inalteràble,-e ; adj. — Inaltérable,
inadmissible,-e ; adj. — Inadmissible
inamoubible,-e ; adj. — Inamovible,
inanicioû ; sf. — Inanition.
inanimàt,-ade ; adj. — Inanimé,-e.

inapercebùt,-ude; adj. — Inaperçu,-e.
inaplicàble,-e ; adj. — Inapplicable.
inapreciàble,-e ; adj. — Inappréciable.
inaprouchàble,-e ; adj.— Inabordable.
inatacàble,-e ; adj. — Inattaquable,
inatencioû; sf.
Inattention.
inatenciounàt,-ade ; adj. — Inatten-

incoumoudà ;

couinoudù-s,

v.

—

Incommoder

gêner pour.
incoumoudamén; adv.

;

in-

se

Incommo.

■—

dément.
incoumoudamén ;
mal

sm.

—

Trouble,

qui incommode.

incoumouditàt ; sf.

—

Incommodité,

incoumparablamén ; adv. — Incom¬
parablement. V. coumparablamén.
incoumparàble,-e ; adj. — Incompa¬
rable.

—

tif ,-ive.

inaudit,-e,-ide
n'a pas

;

adj.

—

Inouï,-e; qui

été entendu,-e.

inaugurà ; v. — Inaugurer.
inauguràble,-e ; adj. — Inaugurable.
inauguracioû ; sf. — Inauguration.
incalculàble,-e; adj. — Incalculable,
incàn.

■—

C.

encan.

incantàble,-e
chanter.

;

adj.

incapàble,-e ; adj,

—

—

Qui

ne

peut

Incapable.

se

incoumpati
supporter
compatir.
pas

;

— Ne pas compatir,
incoumpati-s, ne pas

; v.

incoumpatibilitàt ; sf.

ne
se

—

Incompati¬

—

Incompati¬

bilité.

incoumpatible,-e

;

adj.

ble.

incoumpetén,-te ;

adj.

—

Incompé¬

tent,-e.

incoumpeténce ; sf. •— Incompétence.
incoumplèt,-e ; adj. — Incomplet,-etc.
incoumpletamén ; adv. — Incomplè¬
tement.

9

�INCOUMPLETAT

INDOULÉNCE

—

130

mcoumpletàt,-ade ; adj. — Qui n'est
n'a pas été achevé, complété,-e.
incoumpréne ; v. —• Incomprendre ;
incoumpréne-s, ne pas se comprendre.
incoumpreniu,-ibe ; adj. — Incom¬
pas,

préhensible.

incoumprenùt,-ude,-prés,-e

adj.

;

—

incoumpressible,-e

adj.

;

adj.

;

Incom¬

—

Inconscient,-e.

—

Cf. noucién.

incounciénce,-ci ; sf. — Inconscience.
incounciliàble,-e ; adj. — Inconcilia¬
ble.
se

incoundàble,-e
conter, se dire.

adj.

;

Qui

—

ne peut

incredulitàt ; sf.

incuràble,-e
incurie ; sf.

—

incounsideracioû ;

sf.

Inconsé¬

adj.

;

incounsoulablamén ;

—

adv.

indegùt.

Inconsi¬

—

D'une

adj.

;

V. indebùl.

adj.

;

—

Indéfinis¬

ble.

indemnisacioû ; sf. — Indemnisation,
indemnitàt ; sf. — Indemnité,

—

incountestablamén ; adv.— Incontes¬
tablement.

Indécision,

indefinit,-ide ; adj. — Indéfini,-e.
indèmne,-e ; adj. — Indemne,
indemnisé ; v. — Indemniser.
indemnisàble,-e ; adj. — Indemnisa¬

ble.

incounsoulàt,-ade ; adj. — Inconso¬
lé.-e, qui est dans la désolation.
incounstén,-te ; adj. -— Inconstant,-e.
incounsténce,-ci ; sf.
Inseonslance.

Indécis,-e.

—
—

indefinissàble,-e

Inconsola¬

—

—

Indécence,
Indécemment,

-—

sable.

manière inconsolable.

incounsoulàble,-e

—

indéfini ; v. — Indéfinir.
indefinimén ; adv. -+— Indéfiniment.

rément.

incounsideràt,-ade
déré,-e.

sf.

;

indecisioû ; sf.

Inconsidé¬

—

Incurable,

—

Incurie.

indécis,-e; adj.

ration.

incounsideramén ; adv.

adj.

;
—

indecentamén ; adv.

Inconsidé¬

—

Incrédulité,

—

■—

indebùt,-gùt,-ude ; adj. — Indu,-e.
indecén,-te ; adj. — Indécent,-e.

quence.

independemén

;

adv.

—

Indépendam¬

;

adj.

—

Indépendant,

ment.

incountestàbIe,-e

adj.

;

—

Incontesta¬

ble.

independén,-te
-le.

incountestàt,-ade
té,-e.

adj.

;

Incontes¬

—

incourpourà ; v. — Incorporer ; incourpourà-s, s'incorporer.
incourpouràble,-e ; adj. — Incorporable.

independénce,-ci,-cie ; sf. — Indé¬
pendance.
indeschifràble,-e ; adj.— Indéchiffra¬
ble.

indescriptible,-e

adj.

;

—

Indescrip¬

tible.

incourpouracioû

sf.

;

Incorpora¬

—

indesseparàble,-e.

tion.

indeterminà ;

incoùrre,-couri ; v. — Encourir.
incourrèc,-ècte ; adj. — Incorrect,-e.
incourreccioû ; sf.
incourremén ;
une

; sm.

indecénce,-ci

sf.

Incroyant,-e.
Incrédule,

—
—

incurablamén ; adv.— Incurablement.

quent,^.
;

Incorrupti¬

—

Blâme; souci, inquié¬
tude. V. basque, blàsme.
increpà ; v. — Blâmer, réprimander,
ennuyer par des
remontrances ; accuser
(vieux).
inculcà, v. — Inculquer,
inculpà ; v. — Inculper.
inculpàble,-e ; adj. — Inculpable.
inculpacioû; sf. — Inculpation.
incùl,-te,-e ; adj. — Inculte,

incounéche,-égue ; v.— Méconnaître,
incounechùt, -nescùt, -negùt, -ude ;
adj. — Inconnu,-e, méconnu.
incounsequén,-te ; adj. — Inconsé¬
incounsequénce,-ci

adj.

;

incredén,-te ; adj.
incrédule,-e; adj.

incrép

lncompris,-e.
pressible.
incouncién,-te

incourruptible,-e
ble.

Incorrection.

—

sm.

—

Cas d'encourir

peine (vieux).

incourruptibilitàt

—

Incorrupti¬

bilité.

incourruptiblamén
tiblement.

;

adv.

—

Incorrup-

—

—

déterminer.
indeterminàt,-ade
miné,-e ; indécis.

C. inseparable.

Indéterminer,

ne

pas

;

adj.

—

Indéter¬

indibidù ; sm. — Individu ; se prend
habituellement en mauvaise part ; le t. est
le

; sf.

v.

plus souvent désobligeant. V. endibida.
indici; sm. — Indice; signe apparent.
indoulén,-te ; adj. — Indolent,-e.
indoulénce; sf.

—

Indolence.

�131

INDOUN

indoùn ;

sm.

—

Blé d'Inde, maïs dans

la Chalosse.

ingràt,-e ; adj. — Ingrat,-e.
ingratamén ; adv.
D'une

manière

—

Syn. milh, milhòc, turguét, turquét.
indrét.
C. er.drét, endroit,
indubitablamén ; adv. — Indubitable¬
—

ment.

ingrate.
ingratitùt,-ude ; sf. — Ingratitude,
ingre (B.-L.) ; adj. m. — Qui est froid

;

froid vif.

indubitàble,-e

;

adj.

—

Indubitable,

ihdusi ; v. — Induire,
inefablamén ; adv. — Ineffablement.

inefàble,-e ; adj. — Ineffable.
inegàl,-e ; adj.— Inégal,-e. V. despariè.
inegalàble,-e ; adj. — Inégalable,
inegalamén ; adv. — Inégalement,
inegalitàt ; sf. — Inégalité.
inelegàn,-te ; ad j. — Inélégant,-e.
inelegance ; sf. — Inélégance,
inelegibilitàt ; sf. — Inéligibilité,
inéligible,-e; adj. — Inéligible,
inentelligéll. — V. inintelligén et dé¬
rivés.

inèrte,-e

; adj. — Inerle.
inescusàble,-e; adj. -— Inexcusable.
inesfaçàble,-e ; adj. — Ineffaçable.
inesperàt,-ade; adj. — Inespéré,-e.
inesperiénce ; sf. — Inexpérience.
inesperimentàt,-ade ; adj. — Inexpé¬

rimenté,-e.

inespiàble,-e ; adj. — Inexpiable.
inesplicàble,-e ; adj. —• Inexplicable.
inesplicàt,-ade ; adj. — Inexpliqué,-e.
inestimablamén ; adv.

—

D'une

ma¬

nière inestimable.

inestimàble,-e

;

adj.

infalhiblamén ;

—

adv.

Inestimable,
—

Infaillible¬

ment.

infalhibilitàt ; sf.

—

infaillible,-e

—

infamà.

—

;

adj.

Infaillibilité,

Infaillible,
enfamà et dérivés,

Y.

infametàt ; sf.

— Infamalion,
opprobre,
infàn, infantà, infantadure.
V.
cnjàn et dérivés.
infatigablamén ; adv. — Infatigable¬
—

ment.

infatigàble,-e ; adj.
infèc.

1NMOUDESTAMÉN

—

—

Infatigable,

V. enfèc et dérivés,
infèr, inhèr.
Y. ihèr et dérivés,
infestà ; v. — Tourmenter, excéder
(vieux).
infinidamén ; adv.
Infiniment,
infinit,-ide ; adj. — Infini,-e.
infinitàt; sf. —Infinité,
informe,-e; adj. — Informe,
infourmà.
C. enfourmà.
infrùt; sm.
Usufruit,
ingén; sm.
Sorte de petit buffet
portatif; v. cachet; engin,
—

—

—

—

—

—

ingerà-s ; v.
S'ingérer.
inglàt,-ade (Bay. L.). — C. hinglùt.
—

ingredién

—
Ingrédient,
Enfer; v. ihèr.
inibicioû ; sf. — Inhibition (vieux),
inic, inique,-e ; adj. — Inique,
inicamén ; adv. — Iniquement,
inicià; v.
Initier,; inicià-s, s'initier,
iniciacioû; sf. — Initiation.
iniciadoÙ,-re ; adj. — Initiateur,-trice.

inhèr;

; sm.

sm.

—

—

iniciatibe ; sf.

Initiative,

—

iniciàu; adj. des
inimaginàble,-e

2 g.

Initial,-e.
Inimagina¬

—

adj.

;

—

ble.

inimistàt; sf. — Inimitié.
inimitàble,-e ; adj. — Inimitable,
inintelligén,-te ; adj. — Inintelli¬
gent,-e.

inintelligénce,-ci

; sf.

Inintelligen¬

—

ce.

inintelligentamén

adv.

;

—

Inintelli¬

gent ment.

inintelligible,-e ; adj.— Inintelligible,
inique. — V. inic.
iniquitàt; sf. — Iniquité,
injoégne ; v. — Enjoindre,
injounccioû ; sf. — Injonction.
injùri,-rie, injurié. — V. enjure.
injustamén; adv. — Injustement.
injùste,-e; adj. — Injuste.
injùstice,-ci,-ie ; sf. — Injustice,
injustifià ; v. — Ne pus justifier.
injustifiàble,-e ; adj. — Injustifiable.
injustifiàt,-ade ; adj. — Injustifié,-e.
inlà (Or.). •— C. eslà, gonfler,
inmancablamén ; adv. — Immanqua¬
blement ; v. mancablamén.

inmancàble,-e ; adj. — Immanquable,
inmateriàu; adj. des s g. ■— Immaté¬
riel,-le.
inmediàt,-e

;

adj

—

inmediatamén ;

Immédiat,-e.

adv.

—

Immédiate¬

ment.

inmemouriàu; adj. des

2 g.

—

Immé¬

morial,-e.

inménse,-e; adj.
inmensitàt ; sf.

inmesuràble,-e

;

Immense,
Immensité.

—

—

adj.

—

Incommensu¬

rable.

inmouderàt,-ade

;

adj.

—

ré ,-e.

inmoudestamén ; adv.
ment.

—

Immodé¬

Immodeste-

�INMOUDÈSTE

IRAGA

—

inmoudèste,-e

adj.

;

132

Immodeste,

—

insepidetàt,-ditàt ; sf. — Insipidité,
insoégn ; sin. -— Manque, défaut de

inmoudestie ; sf. — Immodestie,
inmoulà ; v — Immoler ; inmoulà-s,
s'immoler, se sacrifier.
inmoulacioû ; sf.

—

inmunitàt

Immunité.

sf.

;

innoucén,-te

-—

adj.

;

soin, de soins.

insoulén,-te ; adj. — Insolent,-e.
insoulénce,-ci,-ie ; sf.
Insolence,

Immolation,

—

insoulentamén ;

noucién.

innoucénce,-ci,-cie

; sf.

insoulentàs,-se ; adj. — Très inso¬
gros insolent.
insoundàble,-e ; adj. — Insondable,

lent,-e,

Innocpnce.

—

innoucentà ; v. — Innocenler.
innoucentamén ; adv. — Innocem¬

instabilitàt ; sf.

ment.

innoucentàs,-se; adj.

-—

instàble,-e; adj.
instance,-ci,-cie

Très inno¬

cent,-^; grand niais, benêt.

peu

Jeune innocentée, ingénu,-e
niais,-e.
-—•

innoumàble,-e ; adj.
innoumàt,-ade ; adj.
innoumbrablamén

—

—

;

instigà ;

;

innoumbràble,-e

;

innumeràble.

—

adj.

—

inoublidà (Bay. L.) ;

et
v.

instruí,-ise

Ne

; v.

—

bordonné,-e.
insubourdinacioû

adj.

;

Instru¬

—

;

adj.

sf.

;

—

—

Insu¬

Insubordi¬

insuficiéri,-sén,-te ; adj.

—

Insuffi¬

—

Insuffi¬

sant,-e.

insufisénce,-ci,-cie

;

sf.

sance.

intègre, entègre,-e; adj. — Intègre,
interès; sm.
Intérêt,
Mot latin usité dans les
introït; sm.
—

—

loc. : està-n à l'introït, être au début de
arribà à l'introït, arriver au début,

;

ioû, eoû, lhéoû; sm. — Lac.
ipoucritamén ; adv.— Hypocritement.
ipoucrite,-e ; adj. et s. — Hypocrite,
ipoutecà ; sf. — Hypothéquer.
Eslà ipoutecàt, avoir son bien hypothé¬
qué; traîner un mal, une infirmité.
ipoutèque ; sf. — Hypothèque; en
style familier, maladie que l'on traîne,
infirmité.

irà-s ;
V.

v. — S'irriter, devenir furieux.
enmali-s, plus usité aujourd'hui.
iradamén ; adv. — Violemment, avec

colère

nouscién.

insinuà ; v. — Insinuer,
insinuacioû ; sf. — Insinuation,

Insipide

Ins¬

—

nation.

inquerì. — V. enquerì.
iliquèste. — V. enquèste.
inquièt. — V. enquièt et dérivés.
insabedoù,-re ; adj. — Qui ne connaît
pas, ne sait pas, ignorant,-e.
insabùt,-ude ; adj. — Inconnu,-e,
qu'on ne sait pas.
insalùbre,-e; adj. — Insalubre.
insenàt, insensàt,-ade ; adj. — In¬

—

sm.

mentiste, musicien.

pas ou¬

Inonder, V. aduygù.

insipide,-e; adj.

;

Instrumenter,

—

ble.

v.

Instructeur,

—

Instruire; instruis,

—

instrumentà; v.
instrumentiste,-e

inoundàble,-e ; adj. — Inondable, irri¬
gable.
inoundacioû; sf. — Inondation. Cf.
aygàt, aygade.
inouperàble,-e ; adj. — Inopérable.
inouperàn,-te; adj. — Inopérant,-e.
inoupourtû,-ne ; adj.— Inopportun,-e.
inoupourtunitàt ; sf.— Inopportunité.
inourganisàble,-e ; adj. — Inorgani¬

sensé,-e;

Instruction.

adj.

insubourdounàt,-ade

v.

suggé¬

;

trument, outil. V. lííìs.

inoublidàble ; adj. — Inoubliable,
inouculà; v. — Inoculer,
inouculacioû ; sf. — Inoculation,

sa

;

—

instrumén, insturmén

res¬

dérivés,
—

Pousser, exciter

s'instruire.

blier.

inoundà ;

On

-trice.

C. innoumbràble.

enorme,

—

instruccioû ; sf.

Innombra¬

—

; adj. — Dépourvu de
très pauvre; v. miserablùs.
inòrme,-e ; adj. — Imbécile,
C.

v.

instructoÙ,-re

illòpie (Bay.)

—

Instance.

■—

—

Innom-

sources,

inôrme.

sf.

;

instigàn,-te ; adj. — Instigateur,-trice.
instipulà ; v. — Stipuler (vieux).
instituà,-tui ; v.
Instituer,

brablcment.
ble.

Instable,

—

rer.

un

Innommable.
Innommé,-e.

adv.

;

Instabilité.

—

dit aussi insténee.

innoucentét,-tòt,-e,-toû,-e,-tougne

adj.

Insolem¬

—

ment.

Innocentée. V.

—

adv.

|

(vieux).
iragà ; v. —
troubler l'esprit,
Qu'ère iragàt
furieux au point

Mettre en colère. V. ire;
enivrer. V. irague.
à-t coupa tou.t, il était
de tout casser; Ions tous

�IRAGNE

133

iragàt, tes jolis yeux m'ont
bouleversé; bòsle arrisoulct qui m'irague,
votre sourire qui m'enivre, me transporte,
iragne. — Forme de aragne.
oelhoûs m'an

iragnoû.

—

C. aragnoû; en certains

1., toile d'araignée.

iragnoùn (L. G.)

; sm.

—

Tramail, sor¬

de filet de

pèche.
iragne ; sf. — Ivraie (lolium temulentum, plante).
iraguè,-re ; s. — Trouble de l'ivresse,

te

enivrement.

iràndye (G.-M.) ; sm. — Araignée de
maja, appelée aussi couscoulhe.
irànje,-e ; s. — Orange,
iranjè; sm. — Oranger,
iranjerie ; sf. — Orangerie.
iràt,-ade; adj. — Irrité,-e, courroucé;
fâché ; affligé.
ire; sf. — Colère, courroux, malice;
haine, aversion.
Dechàt passà l'ire de Diu, laissez passer

mer,

la colère de Dieu.

irounisà ; v.

■—

ISCHUGA

Ironique,

—

Ironiser.

iroùs,-e ; adj. — Colère, irritable,
irpe. — C. arpe, mais moins usité.
irrecusàble,-e ; adj. — Irrécusable,
irregulariamén,
irregulièramén ;
adv.
Irrégulièrement.
irregularitàt ; sf. — Irrégularité.
irreguliè,-re ; adj. — Irrégulier,-ère.
irreligioû ; sf. •— Irréligion.
irreligioùs,-e ; adj.— Irreligieux,-èuse.
irremediablamén ; adv.
D'une
—
—

manière irrémédiable.

irremediàble,-e ; adj. — Irrémédiable,
irremissible,-e ; adj. — Irrémissible,
irreparablamén ; adv. — Irréparable¬
ment.

irreparàble,-e ; adj. — Irréparable,
irreprouchàble.-e; adj. — Irrépro¬
chable.

irresistiblaméll ;

adv.

—

Irrésistible¬

ment.

irédje,-o (G.). — C. erédje, hérétique,
irejie, irijie; sf. — Hérésie,
irilhe, urilhe (L.) ; sf. — Lierre. Cf.
cdre, geyre, y «ri.
irò, iròu. — C. ardu.
irole ; sf. — Châtaigne rôtie. V. casta¬
gne.
Sec

irounique,-e ; adj.

—

irresistible,-e ; adj. — Irrésistible,
irresoulucioû ; sf. — Irrésolution.
irresoulùt,-ude ; adj. — Irrésolu,-e.
irrespounsabilitàt ; sf. — Irresponsa¬
bilité.

irrespounsàble,-e; adj.

—

Irrespon¬

—

Irrévoca¬

sable.

sec, desséché, grillé,
Plate-bande de jardin où
l'on a fait un semis; le semis lui-même;
v. ardu; étron ; t. de mépris grossier.
iròu, irole; adj. — Qui est exposé à
la chaleur, au soleil ; ne s'emploie guère
plus qu'en parlant de quelqu'un qui va
nu-tête ; qu'en ba loustém iròu (ou bien
cap-iròu), il va toujours nu-tête.
iroulà; v. — Rôtir, griller, torréfier, en
partant notamment des châtaignes ; iroulà-s, se chauffer au soleil ou devant le feu;
se dit, en plaisantant, quand on se chauffe
de trop près. D'une personne à la peau
basanée, «cuite» par le soleil, on dit:
que s'ey iroulade.
iroulade ; sf. — Action de se chauffer
fortement; de torréfier les châtaignes;
poêlée d'iroles ; en style plaisant, feu
coum

iròu ;

iroles, très

sm.

—

d'amour violent.

iroulè ; sm. — Ustensile pour griller les
châtaignes. V. sàrli.
iroulè,-re ; adj. — Friand d'iroles.
iroulejà ; v. — Faire, manger des
iroles; iroulejà-s, fréq. de iroulà-s.
irounde,-gle. — C. auroungle. Dim.
iroundé.te,-dèle,-dèle,-gléte.
irounicamén ; adv. — Ironiquement,
t. lit.

irounie ; sf.

—

Ironie. V. trufandise.

irreboucablamén ;

adv.

blement.

irreboucàble,-e ; adj. — Irrévocable,
irrità ; v. — Irriter. V. enmalwià, enjerri.
irritàble,-e: adj. — Irritable,
irritacioû ; sf. — Irritation.
irritàn,-te; adj. — Irritant,-e.
irrui-s ; v. — S'établir, se fixer; se
précipiter, faire irruption. V. abourri-s.
Isabè ; 11. p. — Isabelle, Elisabeth.
isàgn,-e; adj. — Rilieux,-euse, irrita¬
ble, quinteux. On dit aussi isagnèu,-re.
isagllè,-re ; s. — Irascibilité; inquiétu¬
de maladive ; souci ; nostalgie.
Si per aci me gahe Visagnère, si par ici
l'ennui me gagne (Yan Palay).
isaque (As)) ; sf. — Gomme qui dé¬
coule de certains arbres, le cerisier, le
prunier. Cf. mour-de-bigue, de pigue.
isàr ; sm. — Isard. Cf. sàrri.
isardè,-re, isardégn,-e; adj. — Qui
est
de l'isard, qui ressemble à l'isard;
carròts isardégns (B.-L.), rochers accessibles
seulement
aux
isards; pênes isardères,
roches où vont les isards,

ischén (As.). — C.
ischère (As.). — C.

ischugà (As.).

—

eschén.
eschère.
C. eschugà.

�ISCLE

—

IZÈSTE

134

C. ile, île.
iscle, isle.
iscloû,-éte ; s. — Petite île.
islà (As.). — C. eslà et dérivés,
isloù, islure (As.). — C. esladare.
isòp ; sni. — Ilysope (hyssopus, plante) ;
goupillon.
Da û cop d'isòp, donner un
coup de
goupillon, en style plaisant, faire déguer¬
pir, chasser; donner une bénédiction. On
attribuait autrefois à l'hysope des vertus
curatives et quand on parlait d'un mauvais
sujet à corriger on disait: qa'oa cau purgà
dab isòp.
isoupà ; v.— Asperger, en style plaisant,
isoulà ; v.
Isoler ; isoulà-s, s'isoler,
—

—

isouladamén ; adv. — Isolément,
isoulamén ; sm. ■— Isolement,

ispre. — C. àspre, mais moins usité.
isterìc,-ìque,-e ; adj. — Hystérique,
isterie ; sf.
Hystérie.
—

istòri,-ie ; sf. — Histoire, récit, conte ;
ambages, difficulté. Sous l'influence du fr.,
on

dit aussi isioère.

Fiyt d'istòri, fait historique ; lie beroye
istòrie, une belle histoire; tout acò que
soun istòrics e arroumères,
tout cela c'est
des histoires et des ambages.
istoriâ, istouriâ,-ne ; s.
Historien,
-ne, conteur d'histoires; se prend aussi en
mauvaise part dans le sens de cancanier, de
—

commère.

istorìc,-ìque,-e

; adj. — Historique.
istoricamén, istouricamén ; adv.
Historiquement.

it.

—-

V. id.

—

itèm.

—

Mol latin usité dans la loc. ha

item, acheter à crédit.
ites

bites (As.). — Allées et venues.
Italià,-ne: adj. et s. — Italien,-ne.
italianisât,-ade ; adj. — Italianisé,-e.
e

Italie ;

n. p.

itineràri ;
iuèr
hiver.

—

sm.

Italie, nation.

—

Itinéraire.

(Big. G. V.-B.).

iu (Lav.).
ixe ; sf.

—

•—

—

Forme de ibèr,

C. èou, lac.

La lettre

x.

Ha

ixes, zigzaguer.
izède ; sm. — La lettre
Sabé de

l'a

z.

dinqu'ù Vizède, savoir de a
jusqu'à z, être instruit, connaître l'affaire à
fond ; lia izèdes, faire des zigzags.
Izèste ; n. p. — Izesle, village du BasOssau qui a donné le die. suivant :
Qui passe per Izèste chéris esta criiicàt,
Que. pot passa l'ihèr chens de y està bruslàt.
Qui traverse"Izestc sans être critiqué,
peut traverser l'enfer sans y être brûlé.
Patrie du grand médecin Théophile de
Bordeu.

�J;

consonne.

manières:

—

connue

Se prononce de deux

le j français et comme i

(ou y), suivant les lieux. Ges deux façons
de prononcer, très irrégulièrement répar¬
ties sur le territoine, sont usitées l'une à
côté

l'autre

de

l'Adour;

dans

tout

le

Bassin

de

dit jou à Lescar et you à Pau

011

limitrophes; you
jou à Vic-Bigorre, etc. ; dans le
Gers, le son du j français est le seul connu,
ii de rares exceptions près ; dans les Landes
les deux prononciations voisinent égale¬
et

leurs

territoires sont

à Tarbes et

ment.

Nous avons dit, dans notre Avertissement, la raison pour laquelle nous avions
décidé de nous servir du j à l'exclusion de

l'y ou de l'í — la graphie provençale exclut
l'y — sauf toutefois quand il s'agira d'ex¬
pressions locales.
j et g se mettent l'un pour l'autre
devant e, i: biùdjç et biàdgç; jlpou et
f/ìpou, etc., toutefois on juge préférable
ordinairement, do se conformer à l'ortho¬
graphe étymologique.
j permute quelquefois avec d et s: auji
pour audi ou uusl; (ouïr); aujèl pour ausèt
ou audèt (oiseau).
j' s'emploie pour jou (moi) en divers
lieux; il absorbe l'adverbe y ou tient sa
place en de nombreux cas : nou j'è.ri pas,
je n'y étais pas ; j'ey pas anàt, il n'y est
pas allé; e j'ès arribàt ? Y es-tu arrivé ?
Que j'a tems, il y a longtemps,
ja; adv. et eonj. —• Jà, bien, quoique.
Ja que nou-b àji biste■, bien que je ne
vous aie vue; ja-t sabét plâ, vous le savez
bien : ja sie dou me hèyt, quoiqu'il soit de
chez moi.

ja; sm. — Inlerj. pour dire assez, halte !
On dit aussi joà.
Ja! qu'en èy prou, halte! j'en ai assez;
ja, dounc,

lède

bèstie!

Arrête-toi donc,

vilaine bête !

ja;

sm.

—

Êgcl.

comme

bail ! Tiens !

exprimer le doute.
Ja! escoutàt, attention! écoutez; ja, ja!
nou-11 parlem pas mey ! Bah! n'en parlons
plus! Ja! Nou m'ai boulhàt ha créde! Bah!
n'essayez pas de me le faire accroire.
jacà. — C. ajacà, gîter; jacà-s, se gîter,
se coucher, s'étendre ; se dit aussi pour les
bêtes, les oiseaux qu'on chasse et qui
Attention ! et pour

s'accroupissent ou se tapissent pour passer
inaperçus. V. jas.
jacade. — C. jasse, enjasse.
Jacoû, Jacote. — Noms de pers., déri¬
vés de .lacques. Dim. Jacoutét,-tòt,-e,-toû.
jacoutét (G.) ; sm. — Jabot et, par ext.,
estomac, en style plaisant; petit gilel.
jactà-s ; v. — Se vanter (vieux).
jafét (G.) ; sm. — Lépreux (vieux). V.
meserè.

jagùt,-sùt,-ude

;

adj.

—

Gisant,-e,

couché, étendu. Gf. ajacàt.

V. jeloù plus usité.
n. p. — Jacmes. Sén Jambes,
St-Jammes (B.-P.) ; on écrivait au MoyenAge Sant Jacmes, mais dans le pays on dit
généralement Sén ïambes, St-Jacques. Dim.
Jarnbét, Jamét.
Jambiè ; sm. — Janvier, forme franci¬
sée ; on dit encore janè, jenè, je, jèr.
Au mes de Jè, la terre qu'ey de hè, au
mois de Janvier, la terre, le sol est de fer:,
il est gelé (die.) ; à miey Jenè, miey palhè
e lou porc sancè, à la mi-Janvier (on doit
avoir) la moitié de sa récolte de paille (pour
la litière et la nourriture des bêtes) et le
porc gras entier (die.).

jaloù.

—

Jambes;

jamboû;

sm.

—

Jambon. Cf. camalhòt,

-Ihoû; dans les L. aussi fesse.

jamé (G. L.) ; jàmes (V.-B. et B.-Big.) ;
jamés, jaméy ; adv. — Jamais, en aucun
temps.

jàmes, il 11e boit jamais ; parti
jaméy, partir pour jamais; à tout
jamés, à tout jamais, définitivement ;
nou-m bederat plus jaméy, vous ne me ver¬
rez jamais plus.
Subs.
Au gran jaméy, au grand
jamais, en aucun temps ; employé aussi
comme exclam, ou juron inoffensif.
Jan,-e, Joan,-e; n. p. — Jean, Jean¬
ne.
Dim. Janét, Janin, Janòt,-e, Jantî,-e
Jantlnòt,-noâ, Janinéte, Janougne, Jantourét,-lét,-loû, Joanoà,-loù. Les diminutifs
sont pris parfois dans un sens désobligeant.
Per sén Jan, à la St-Jean (24 Juin), c'est
la plus importante des dates pour l'agricul¬
ture en été : location des estivandiers, pré¬
paration des récoltes de céréales, etc. ;
tisane de sén Joan, familièrement un topi¬
que souvent inexistant dont on parle en
A'ou béu

per

—

�JAN-CROUQUET
hiver, quand
qui guérirait

—

JASSE

136

on ne peut se le procurer,
une affection pour laquelle

et
le

bon soleil est nécessaire, les

engelures par
exemple; floc de sén Joan, bouquet de
St-Jean, camomille des jardins.
Le nom de Jean, précède divers quali¬
ficatifs, moqueurs ou désobligeants que
nous
donnons avec le sens qui leur est
généralement attribué mais qui peut varier
selon les lieux.

Jan-crouquét.
ne

—

c'était, autrefois,

;

Sorte de croquemitaides sobriquets du

1111

bourreau.
Jan d'auriòu

loriot,

ou

l'oriòu.

Jean du

—

esprit léger, un hurluberlu.
Jan de bos-y-ha. — Jean veux-tu te
battre, malandrin, querelleur.
Jan de Capsus. — Jean du Sud, le
soleil ; il est appelé aussi Jan de France.
un

Jan de l'ours.
d'Hercule
laire.

Jane
mange

gascon,

de

bien,

Jean de l'ours, sorte
héros d'un conte popu¬
—

minje-plâ. — Jeanne de
gaillarde de bon appétit.

une

Jan-foùtre.

Drôle, canaille.

—

Jan-hémno

(G.). — Jean femme,
jocrisse; homme qui fait le travail dévolu
femmes.

aux

Jan-l'auquè.

—

Un désoeuvré,

1111 mu¬

sa rd.

Jan
un

l'aysìt.

lambin,

un

•—■

Jean qui aime

ses

aises,

paresseux.

Jan-lèri,-lire,-liròy, Jan-loy (L.).
Un benêt,

—

nigaud, un candide.
Jan-pèc. — Jean sot, personnage de nos
contes; un nigaud.
Jan-petit ; sm. — Nom d'une danse.
Jan-pinsâ. — Un Jean-Jean et aussi un
élégant à la manque.
Jan-trangle. — Jean qui se dandine,
un gros nigaud ; un batteur d'estrade.
janéte ; sf. — Pour jaunéte, narcisse
des jardins (plante). V. coucùt.
janglà ; v. — Jongler, se divertir à des
jeux d'e jongleur, d'équilibriste ; au fig. se
moquer, railler; jànglà-s, se moquer. V.
Irufà-s ; se prélasser, se balancer.
janglarie,-erie ; sf. — Jonglerie; rail¬
lerie, mépris exprimé, en paroles ou en
1111

actes.

janglàyre,-e ; adj. — Jongleur,-euse ;
railleur. V. jouglà, yagàn.
jangle. — C. janglarie; grimace.
JVou-m biengues ha jangles per dabàn,
ne
viens pas faire des grimaces devant
(moi), te moquer, railler; non n'èy que ha
de, tas jangles, je n'ai que faire de les
moqueur,

façons.

janòt (rnèste)
surnom

; sm. — Maître Jeannot,
du héron. V. gàriou, Yanàt.

jansemî,

(plante).

jausemî;

sm,

—

Jasmin

Jàques; n. p. — Jacques. Dim. Ja.
quét,-e, Jaquetoû-ne,-gne, Jacoulét.
jàques ; sm. — Ancienne monnaie
frappée par les rois aragonais de ce nom :
elle valait la moitié d'un ardit.

jaqués (sén) ; sm. — Pèlerin de StJacques de Composteile. V. roumiu.
jaquéte; sf. — Jaquette, sorte d'habit,
Jaquéte; Jaquetoùgno (H.-A.) ; n. p.
f.
Jacquette, nom de femme.
jardî,-sî; sm. — Jardin. V. casàu.
jardinà ; v. — Jardiner,
jardinàdje ; sm. — Jardinage,
jardiné,-re ; s. — Jardinier,-ère.
jardinejà. •— Inchoactif de jardinà.
jardinét,-nôt; sm.
Jardinet,
jargà (Bay.) ; v. — Tromper, embobi¬
ner ; v.
janglà.
jargàyre,-e; adj. — Trompeur,-euse;
grand blagueur.
jargue (Or.). — Même sens que jas el
jasse. A Bay., tromperie.
j arrêt ; sm. — Jarret. V. garròt.
jarretiè,-re; adj. — Qui a les jarrets
rapprochés : chibàu jarreliè, cheval clos ou
crochu. Cf. truque-joulhs.
jarretière; sf. — Jarretière. V. camaligue.
jarsî. — C. jardi et dérivés,
jas (M4 Big.) ; sm. — Longe du gigot,
jas,-se; s. — Gîlc, lieu où l'on couche;
couchette; entaille dans laquelle on appuie
une poutre; couche en général:
couche de
mortier, de ciment, gisement; arrière-faix,
—

—

délivre.
Gahà la lèbe

jas, prendre le lièvre au
petit lever; saisir l'occasion
aux cheveux ;
ha-s Ion jas oun que-s sie,
faire son gîte où que oe soit ; ne pas être
difficile dans ses goûts; lia û jas enta la
pèyre, faire un gîte pour la pierre de taille;
la bague, n'a pas jotàl lou jas, la vache n'a
pas jeté le délivre.
jasà ; v. — Jaser, railler,
ja-sé. — Forme gasconne de jc-sé, hier
gîte, cueillir

au

au

soii.

jàse ; v. — Gésir, être couché, étendu
jàse-s, se coucher, se mettre au lit.
jasilhà ; v. — Gîter (rare),
jasilhe ; sf. — Droit die gîte (vieux);
façon de coucher: qu'a maie jasilhe, il se
sur;

couche mal ; c'est un mauvais coucheur,

jaspà ; v. — Jasper,
jaspe, jàspi; sf. — Jaspe,
jasse; sf. — C. jas el aussi litière; placi où
l'on se couche; l'empreinte laissée
par celui, celle qui s'est couché.
Si tu-m hès sounti de ma jasse, si tu
m'obliges à me lever (vieux Noël) ; abé
maie jasse, avoir des ennuis sérieux, qui
empêchent de dormir.

�JASSIDE

137

jasside (vers l'Arni.)
vée

sur

le bord de

;

sf.

—

Terre rele¬

l'agalè.

jàube,-e ; adj. — Tiède. Cf. tèbe.
jaubedà, jaubi ; v. — Tiédir,
jauboù (01.). -— C. aujoù, douce cha¬
leur.

jaugà (L.)

; sm. — Lieu humide où
joncs et les ajoncs. V. augà.
jauge. — C. gauje, jauge,
jaule ; jauòlo ; sf. -— Geôle ; v. gabiole.
jaulét (Lannemezan) ; sm. — Jeune
gafçon fringant, enjôleur.
jauliàdje ; sm. — Droit de geôle (vx.).
jauliè,-re; adj. et s. — Geôlier,-ère.
jaunàs,-se; adj. — Jaune sale, jaunâ¬
croissent les

tre.

jaunassejà
le

; v.

—

Tirer

sur

le jaune,

jaunâtre.

jàune, jaune; adj.
leur

—

Jaune, de

cou¬

jaune,

vial,-e.

jayét ; sm. — Jais.
jé. — C. ja e à la place du que et du be
explétifs en certains lieux, à Oloron entr'autres: je eau anà-y, bé, il est certain
qu'il faut y aller; j'ai crey, je le crois.
jé, yé; adj. — Hier; dabàn-jé, avanthieit ;

en
certains lieux, notamment en
Gascogne, on dit plutôt delà-jé. En Gasco¬
gne également on dit jat-sé pour jé-sé.
jè, ye (L.) ; sm. — Gendre. Cf. gendre.
Jè; sm. — Janvier. Cf. Jenè, Jambiè.

Si liénes à
sou de Jè,

—

JESPÈ

Jaloux,-se; désireux,

anade, récolte jalouse,

an

née, récolte jalouse, quand l'ensemble de
la

récolte n'a pas été régulier,
coin a bien produit, un autre,

que si un
parfois voi¬
sin, a été déficitaire, de telle sorte que les
uns sont jaloux des autres.
jelousà ; v. — Jalouser; jelousà-s, se
jalouser.
jelousère; sf. — Fréq. augm. die jelousie.

jelousie. — V. jeloù.
jemà. — Autre graphie de gernà.
j'embourràt (N.-E. du G.) ; sm.

—

Bouillon des boudins.

jénee. — Autre graphie de génee
jenè. — V. jambiè.
jèr (G.) ; sm. — Janvier,
jèr. — C. gèr, pâturage cultivé,
jerbà (M4) ; v. — Gazonner.
jerbalade; sf. — Pâturage étendu. V.
lat.

jaunejà ; v. — Tirer sur le jaune.
jaunioÙS,-noÙS,-e ; adj. — Jaunâtre,
jaunisse ; sf. — Jaunisse,
jauòlo (G.) ; sf. — Geôle.
Jausèp, Jousèp; n. p. — Joseph.
Dim. Jaiisepoû, Jepét, Poupoû,-nèt.
jaussoùs,-o (G.); adj. — Jaloux,-ousc
d'après Cénac-M.
jautà (G.). — Forme de chautà.
jay (L.) ; sm. — Grand-père. N. de p.
jàye (G.). — C. jàse, gésir.
jayét,-o (S.-E. de Big.) ; adj. — Jo¬

at

jeloÙs,-e; adj.
envieux. On dit

—

ra

lo moulhè, 'nou la dèches

si tu tiens à ta femme

ne la
soleil de Janvier (die. M4.).
jegassè,-oassè. — C. egassè.
jegoarisse; sf. — Ecurie, boxe. V.

laisse pas au

jerbassùt,-ude; adj.

—

Sol qui

a

de

l'herbe, de mauvaises herbes. V. jerbùt.

jèrbe,-o (Big. G. V.-B.),

—

Forme de

èrbe.

jerbéte; sf. — Thvm commun (thymus
vulgaris, plante).
Syn. pirnbou, èrbe fine, èrbe prime,
pcberine, brancte, urlm.
jèrbi. — V. yèrbi.
jerbià (Hle-Big.). — Contrac, de jerbeyà, travailler l'herbe, le foin, faner.
jerbiade; sf. -— Travail de l'herbe,
fauche et fanage ; quantité d'herbe fauchée
et fanée.

de

jerbilhoè,-re; adj. — Qui esl friand,
jerbilhoû.
jerbilhoû ; sm. — Bouillie claire faite

avec

du

bouillon

d'herbes et

de la farine

d'orge ou de maïs.
jerbiu,-ioùs,-e ; yerbùt,-ude; adj. —
Herbeux,-euse, sol où l'herbe pousse drue,
jeremiade ; sf. — Jérémiade.
jeremiàyre,-e ; adj. — Geigneur,-eusc.
jergerit; sm. — Sorle de petite vesce.
V. guerguerite, bésse, bessarit.
jérs, jèrs. — Y. ger et germ.
Jès.
Apocope de Jésus, usité surtout
—

exclamation: Jès rnoun Dieu! Jésus
Dieu! Ah! Jès! Ah! Jésus!

comme

courtàlh.

mon

jègoe, jègue. — C. ègoe, jument.
jejàn,-te; adj. — Joyeux,-euse (vieux).
N. de p. V. jayét, gauyoùs.
Jejè. — T. enfantin, petit Josepli.
jejè; sm. — T. enfantin, joujou, fan¬

jesilhà. — C. jaUilhà, gîter,
jéspe, jèspe; sf; jespét; sm. — Ter¬
me
générique des mauvaises herbes crois¬
sant
dans les champs
et nuisibles aux
céréales; autrefois, les communes obli
geaient les paysans à brûler ces herbes en
un lieu écarté et désigné ; il y a encore à
Tarbes lou camî de la jèspe. Par anal.,
chose de rebut, à mettre au feu, au rancart.
jespè,-re; adj. — Chose de rebut, sans

freluche.

jeloù,-sè,-sie, jalousie, jiloù, jiloasie ; sf.

— Jalousie, envie.
Que crèbe de jeloù, il crève de jalousie;
tout acò qu'ey jelousè, tout cela est jalou¬

sie.

valeur.

�JESSI

—

JOENALHE

138

jessì; v. — Sortir; naître, être issu.
Que jessim de casa, nous sortons de chez
nous; que soun jessils de noble sang, ils
sont issus d'un sang noble,
jesuite ; sm. — Jésuite.
Jésus; n. p. — Jésus, le Christ.
Aném, courrém,
Béde Jésus, bcde Jésus!
Allons, courons, voir Jésus (vieux Noël),
jét; sni. — Jet.

jetà ; jità (G.) ; v. — Jeter ; jetà-s, se
jeter, se lancer*, s'adonner ; se déjeter.
Que l'an jetât dehore, on l'a jeté dehors ;
que s'ey jetât au joc, il s'est jeté dans le
vice du jeu ; jetà-s en ue maysoil, se jeter
dans une maison, y être sans cesse; lou
pràube, que-s jéte, le malheureux, il est
de plus en plus déjelé ; car jetât, char dont
le chargement n'est pas d'aplomb.
jetade ; sf. — Action de jeter, de se
jeter, de se diriger vers.
L'aygue qu'a la jetade ta capbàt, l'eau a
sa
pente naturelle vers le Nord : n'y bau
fias, nou y éy pas la jetade, je n'y vais pas,
je ne suis pas porté vers; ue bonne jetade
de bòlou, une bonne manière de jeter la
boule, un coup bien lancé.
jetadé,-re ; adj. — Qui est à jeter, qui
se jette; se dit d'une céréale sujette à la
verse.

Està

pràube jetadé, être

pauvre

infini¬

ment.

jetàyre,-e; adj. — Qui jette, renverse,
jéte-abalùt ; sm. — Jeu qui consiste à
lancer une perche.
jéte-barre ; sm.
Jeu qui consiste à
lancer au loin une barre de fer; 011 l'appelle
encore jéte-perpàu,
jéte-pince, jéte-trinclie.
jéte-calhàu ; sm. — Jeu qui consiste à
lancer au loin une lourde pierre ; on
—

l'appelle aussi pousse-calhùu.
jéte-li-jéte ; loc. adv. — Jette qui jette,
à foison, à jette que veux-tu.
jéu, jèu, jèugue; s. — Sureau yèble
(sambucus ebulns, plante).
jèu; sm. — Gel, couche de rosée glacée.
V. tor, tourrade, glas.
jèugue. — G. jègoe, jument,
jèy; sm. — Interj. analogue à Jès; elle
marque ordinairement la surprise, l'étonnement ;
usitée vers Oloron et Ossau ; v.
ajèys.
jèyre. — Autre graphie de gèyi*e; v.
gèdre. N. de p. Lujèyre.

jeyrùt,-ude;

adj.

—

Couvert,ne

de

lierre.

jijè, jis, jijis ; sm. — Joujou
atours agréables mais de

luche,

;

fanfre¬
peu de

valeur.

jijelàs,-so (I.0111.) ; s. — Grand nigaud,
(d'Astros).
jijèu, jijèlo (Loin.); s. — Nigaud,-e.
jillà (L.) ; v. — Surgir, apparaître.

niais.e

jiloùs. — Forme de jeloùs.
jingoulà (Lom.) ; v. — Geindre, gémir;
se jingoulà, se lamenter.
jingue-la-jangue. — C. gingue-lageangue.. Cf. dingue-la-dangue.
jipou (Os.) ; sm. — Gilet.
jiraumàt,-ade ; adj. et s. — Fils, lille
issu de Jérôme.

Jirome; n. p. — Jérôme,
jispo, jispét (G.). — C. jèspe, jespét.
jità. — Forme de jetà en divers lieux,
jite-can (Biarritz) ; sm. — Endroit où
l'on jette les chiens crevés.
jito (Save) ; sf. — Penchant exposé au

Nord.

Cf. paguère.
jitoùn (G.); sm. — Jet, turion; v.
brout,-e, tire.
jiu (I„). — C. ju.
joà. — Interj. pour1 faire arrêter un
bovin ou le calmer,
pour qu'il reste tran¬
quille.

Joàn.

Job;
eoum

—

Forme de Jan.

p. — Job. usité
Job, pauvre comme Job.
n.

dans pràube

joc, jouquè ; sm. — Juchoir, volière.
Hte-Big. 011 crie aux volailles que l'on
veut, faire rentrer à la volière:
at joc!
Pipàut coum û jouquè, sale comme 1111
juchoir. On appelle aussi jouquè la bifur¬
cation principale des branches d'un arbre.
V. clouquè.
joc, jogue ; s. — Jeu, divertissement,
récréation ; branle, mouvement.
Abé ii bèt joc ou abé bèt joc, avoir un
beau jeu, de bonnes cartes, des atouts dans
son jeu : a.cò n'ey
pas lou joc, ce n'est pas
ainsi qu'il faut jouer; tiéne lou joc, tenir
l'enjeu ; à gén bèstie bèt joc, comme en
fr. aux innocents les mains pleines; abé û
joc d'A rudy, avoir un beau jeu; au joc
dou bastoû, au jeu du bâlon, se battre; à
joc perdùt, de façon désespérée; la bit qu'a,
joc, la vigne est florissante ; tirà-s dou joc,
renoncer à l'affaire en cours; n'e
y pas de
joc, cela n'est pas de jeu, ça ne compte
pas ; l'arrode qu'a joc, la roue a du jeu ;
que .v a joc, il y a de l'entrain : argén de
joc hé pas pialàt, ai'gent mis en jeu ne fait,
pas masse (dic.) ; està à joc, être disposé,
prêt, en bonne forme.
joégne, jougne, jùgne, juntà; v. En

Joindre, rassembler.

joèlh

(Gr.

L.).

—

Forme

de

joulh,

genou.

joén,-e; adj.
-nin,-nòt,-e.

—

Jeune.

Dim.

joenét,

Qu'ayme ço de joén, il aime ce qui est
jeune; dechà d'està joén, cesser d'être
jeune ; abé lous oellis joéns, avoir les yeux
jeunes, être naïf, loyal ; joene car, chair
jeune.
joenalhe ; sf. ■— Les jeunes gens et
jeunes filles; le t. est peu aimable à l'égard
de ceux dont on parle.

�139

JOENAMËN

joenamén

;

adv.

—

D'une

manière

jeune.

joenàs,-se ; adj. — Assez jeune.
Lou gouyàt
cju'ey encoère joenàs, le
garçon est encore assez jeune.
joenassejà ; v. — Paraître assez jeune ;
le t. est

sans

joeilè ;

aménité.

—
La jeunesse : tems de
joenè, temps de la jeunesse. V. joentàt.
joenejà ; v. — Paraître jeune ; faire le
jeune.
joenésse, joentùt; sf. — Jeunesse;
les jeunes gens, les jeunes filles.

sm.

Oun ès-tu dut, bit tems de la joenésse?
Où es-lu, beau temps de la jeunesse ? Quin

ba, joenésse? Comment allez-vous, jeunes

?
joenét,-nin,-nòt,-e ; adj. — Très jeune,
un peu jeune.
Lo. bime que se-m hè drin joenole, la
génisse me paraît un peu trop jeune,
joentùt; sf. — Jeunesse. V. joenè.
Qu'ey en plée joentàt, il est en pleine
jeunesse.
joje, joye; sf. — Joie; joyau. V. joihe;
prix des Jeux floraux.
Tout qu'arr'U, tout qu'ey en joye, lout
rit, tout est en joie; qu'a gagnât la joye,
il a gagné le prix, le joyau,
jolhe ; sf. — Joyau, bijou.
Tourne-m dounc las jolhes
Qui jou t'abi dat!
rends-moi donc les bijoux que je t'avais
donnés (chanson).
joli; sm. — Marmiton.
A la fin des repas de noces, les cuisinières
viennent faire une quête et elles chantent
que c'est
per nous paga lou jougla,
Joli, joli,
per nous pagà lou jouglà,
Jòli, ja!
V. jouglà.
Jòrli, Jòrlis ; n. p. — Georges. Dim.
.lourliét, Jourgu&amp;t. V. binatè.
Josafàt.
Dans cette expr. à la balée
de Josajat que t'aténdi! A la vallée de Josafat nous réglerons cela.
jou; pron. — Je, moi; on écrivait jo
aux
temps anciens et io.
lo, Sentolh, per la gracia de Diu, moi,
Centulle, par la grâce de Dieu ; jou que Val
die, moi, je te le dis; qu'èy jou hèyt!
Qu'ai-je fait ! Tu per jou, arré nou-s hè,
comptant l'un sur l'autre, rien ne se fait ;
qu'ai hè tout jou per jou, il fait tout en
pensant à ses intérêts; e b'at sèy jou! Le
sais-je ? jou bis, qu'at poueh dise, moi pré¬
sent, l'ayant vu, je puis le certifier.
Rem.
Dans la conjugaison des verbes,
jou est remplacé à la ire pers. de tous les
temps par l'explétive que; on dit que soy,
que houy, que serèy, etc., au lieu de jou
gens

—■

—

—

JOUISSANCE

jou houy, jou serèy (je suis, je fus
je serai).
joubertine (N.-E. du G.) ; sf. — Petite
ciguë, plante. V. cecute.
joubino (Save). — C. jouguine, caresse,
joucà ; v. — Jucher ; joucà-s, se jucher ;
v. apità.
joufle. — Forme de choufle, ampoule,
soy,

certains lieux.

en

jougà

;

v.

résonner

parier

;

Jouer,

—

instrument

un

tromper

;

tenir

un

s'amuser

;

faire

de

musique;
rôle de comédie ;

faire des mouvements, se mouvoir.
Rem.
Jougà, avec le sens de s'amuser,
se divertir est. d'un
usage restreint. ; 011 dit
—

plutôt dans ce cas, deberti-s, amusà-s.
Jougà à las cartes, jouer aux cartes; que
bos jougà? Que veux-tu parier? Tu, que la
m'as jougade, toi, lu m'as joué; jogue.
dou clari, joue de la musette ; qu'a jougùt
à

la

pastourale, il

Pastorales

a

tenu

un

i'ôle dans la

jougabe de las yotes, il
jouait «des flûtes», il courait; bet si la
clau e jogue, vois si la clé joue (dans la
serrure); d'un joueur passionné on dit:
que jougaré lou eu liens l'aygue, il joue¬
rait même ayant le derrière dans l'eau, ou
encore: que-s jougaré las culotes, il jouerail jusqu'à sa culotte.
jougade; sf. — Action de jouer; enjeu.
jougadé,-re; adj. — Qui peut être
joué, mis en jeu.
jougadoù,-re ; adj. — Joueur,-euse ;
;

que

instrumentiste, ménétrier.

jougadures; sf. pl. — Gageures, en¬
jeux.
jougatòri ; sm. — Pari, mise en jeu.
jougàyre,-e; adj. et s. — Joueur,-eu&lt;e
d'argent, parieur; usité plus rarement dans
les autres sens de joueur.
jouglà; sm. — Jongleur, mime, bala¬
din dans l'ancien temps ; ménétrier. N. de p.
Les cuisinières et femmes de service dans
un

de

repas

chantent

noce,

font

une

quête et elles

:

Hicat-be la mâ à la

poche
pagà lou jouglà.
mettez la main à la poche (et donnez une
offrande) pour nous payer le ménétrier.
Autrefois les serviteurs dansaient à part V.
joli.
jougne. — C. joégne.
jouguine, jouïne; sf. — Petit jeu.
petit amusement; caresse.
A gaies biélhes, nade jouguine, à chattes
vieilles pas de badinages (die.),
jouï, juï ; v. — Jouir; avoir l'usufruit.
Que jouéch de tout, il a l'usufruit de
tout (le bien).
jouissàn,-te,-ssén,-te ; adj. — Jouis¬
sant,-e, bénéficiaire, usufruitier.
jouissance,-énee ; sf, — Jouissance ;
Per

usufruit.

sc-n

�JOULH

JUDiU

-

140

joulh ; loulh (M') ; noulh (Hte-Big.) ;
joèlh (L.) ; sm. — Genou.
jouminà (S.-E. de la Big.) ; v. — Gein¬
dre, gémir (même sens en Rouergue). V.
gemicà, carragnà.
joumpà. — V. jumpà, plus usité,
jounc ; sm.
Jonc. V. junc plus usité,
joùo (Arm.-Big.) ; sf. -— Rebord d'une
rainure dans une planche ; jable.
jouquè. — V. joc, juclioir ; jouquè est
souvent employé pour
désigner le poulail¬

journét (G. L.) ; sm. — Petite journée ;
jour.
JOUS ; prép. et adv. — Employé dans
quelques lieux du Gers, voisins de la
Garonne: sous, dessous. Cf. dabàt, debàl.
dim. de

V. chous.

—

ler, la volière

et

non

pas

seulement le

choir.

jour(n)

;

sm.

—

ployé

en B. ni en Big.
le G. et les L. V. die.

per¬

Jour; n'est pas em¬
mais seulement dans

jourdoû (M' Big.) ; sm. — Framboisier,
rnustajoù. Le franiboisierl est
aussi appelé jourdouàsso.
Jourguét; 11. p. — Georget; v. Jùrli.
journadà.
C. journadejà.
journadasse ; sf. — Grande, longue,
vilaine journée.
journade ; sf.
Journée, espace d'un
jour, travail d'un jour, prix de ce travail.
Y. journàu.
journadè,-re.
V. journalè plus usité,
framboise. Cf.

—

—

—

journadejà,-lejà

; \.

—

Travailler à la

journée.
journadéte,-dote ; sf.
Petite jour¬
née, petit salaire de journée,
journalamén ; adv. — Journellement.
journalè,-lié,-re ; adj. et s. — Journa¬
lier,-ère, qui est de chaque jour; qui
travaille à la journée,
—

journalejà.

—

Jousèp.

Forme de Jausèp.
;

judiu;

sm.

—

Juif.

jou-t'y-bau; loc.
les de
à toi.

—

menace comme :

(Je t'y vais)

attends

un

paro¬

peu, gare

Jou-t'y-bau, pendar,
dard. Un des

canons

gare, j'arrive, pende la place de Navar-

i56q, avait été baptisé you-t'y-bau.
jouyoùs,-e; adj. — Joyeux,-euse. Cf.
gaujoùs. N. de p. Laujouyouse, Lajuyouse.
jouyàus, jouyèus; sm. pl. — Joyaux.
V. jolhe.
joye. — V. joje, joie,
jû ; sm. — Joug; contre-poids: lou ju de
la campane, le
contre-poids de la cloche;
parà Ion jû, tendre le cou pour le joug,
renx, en

s'humilier.

Ju (L.) ; sm. — Juin. Cf. Jugn, Julh.
juà ; v. — Jeûner; v. dejuà.
juà, jùgne ; v. -— Placer sous le joug.
C. ayoà.
juàdo, juàto, juèro (G.); sf.— Action
de joindre deux bêles sous le
joug; temps
de travail fait d'une traite sans disjoindre
les bêtes ou les dételer. Cf. junte. Pièce du
joug, cheville.
Juan.

—

Forme de Jan, Joan.

juàto (Save) ; sf. — Joug; v. juàdo.
jubilà ; v. — Jubiler,
jubilacioû ; sf.
Jubilation,
jubilé ; sm. — Jubilé,
judaïsme; sm. — Judaïsme.

V. journadejà.

journalét; sm.
Petit journàu; petit
journal, de petit format.
journalisme ; sm. — Journalisme,
journaliste; sm.
Journaliste,
journàu,-ade; s. —Journée de travail;
ancienne mesure de superficie qui variait
selon les pays ; elle aurait été calculée sur
l'étendue de terre qu'un laboureur pouvait
cultiver en un jour, mais cela ne paraît
guère vraisemblable, car dans la plaine de
l'Adour (Vic-Bigorre, Maubourguet) où le
sol est des plus faciles à cultiver, le journal
n'est que de 22 ares, tandis
qu'il est de
23 ares en pays de côte ou en sol
maigre ;
entre Tarbes et Bagnères, le journal vaut
20 ares 353, soit it&gt;
plùços ou Ga5 canes, en
Lav., 18 ares 76.
On dit: û prat de bin joumàus, un
pré
de vingt «journaux » ; lou cam qu'a très
journades, le champ a une superficie de
trois journades. V. mesure.
Journade est peu usité en Big. et dans
le G. où l'on dit généralement journàu.
Ha lou journàu, gagner sa journée.
journàu; sm. — Journal, gazette. Sous
l'influence du fr. on dit aussi journal.
journè,-re. — C. journalè (vieux). N
de p. Journé.

—

jousiu, jusiu (G. L.)

—

—

—

Judàs ; n. p. et sm. — Judas; traître,
judée ; sf. — Les juifs, en mauvaise
p:irt ; la gent malhonnête.
Tout acô qu'ey judée, tout cela c'est de
la fripouille, des usuriers,
judèu, judiu; Ai. — Juif,
judicà; v. — Juger (vieux), on dit
généralement judjà.
judicature; sf.
Judicature, t. de
—

Palais.

judici;

sm.

—

Jugement intellectuel,
; autrefois, décision

bon sens, discernement
de

justice.

judicialamén,-rimén

;

adv.

—

Judi¬

ciairement.

judiciàri, judiciàu; adj. des

2

g.

—

Judiciaire.

judicioÙS,-0 ; adj. — Judicieux,-euse.
judiciousamén ; adv.
Judicieuse¬
—

ment.

judiu;

— Juif.
Sobriquet des
(H.-P.). Cf. judéu.

sm.

d'Aurensan

gens

�JUDICI AUMÉN

141

judiciaumén.

Forme de judiciala-

—

mén.

judjà ; v. — Juger; apprécier; conjec¬
judjà-s, se juger, s'examiner.
Judjà de-plà, bien juger; si at judjàt
atàu, si vous le jugez ainsi; hé! judjàt
dounc ! Hé ! pensez donc !
judjàbble,-e, judjadé,-re; adj. —
Qui peut ou doit être jugé, apprécié; justi¬
turer ;

ciable.

jlldjadére
barre

; sf.
Iribunal,

de

—

la

En style plaisant,
table des juges;

jugeote.
Que t'y hurèy anà dabun la judjadére, je
t'y mènerai au tribunal (vieille pastorale) ;
n'a pas trop boune judjadére, il n'a pas
grand discernement.
judjaméil ; sm. — Jugement, discerne¬
ment, avis, opinion.
judjàyre,-e ; adj. — Qui juge, appré¬
cie, suppute,
jùdje ; srri. — Juge, arbitre.
Anà tau jùdje, clabàii moussù-u jùdje,
aller devant le juge, devant, la justice.
judjerie ; sf. — Jugerie; les juges, en
style plaisant et aussi leurs jugements.
E tirat-me dou tour jùdjes e judjeries,
et laissez-moi de côté les juges et leurs
jugements (pastorale).
juéte ; sf. — Joug léger avec lequel on
joint deux bêtes pour les conduire à la
foire.

Jugn. — Forme de Julli.
jùgne. — C. joigne et plus spéciale¬
ment, joindre deux bêtes sous le joug. V.
jû.
jugulà; v. — Juguler (t. lit.).
Julh ;

sm.

—

Juin, le mois de Juin. Cf.

lu, Jugn.

julhà; v. — Placer, serrer les julhes.
julhe ; sf. — Courroie pour attacher, les
bêtes au joug; par anal., lien; \. souque.
Julhét; sm. — Juillet; en B. on le
désigne aussi par garbe, lou mes de garbe,
gerbe, le mois de la gerbe, de la moisson.
Per la fî de garbe, vers la fin de Juillet,
jùlho (B.-L.) ; sf. — Tromperie, fraude,
mauvais tour: jougà era jùlho, jouer un
mauvais lour.

Juliâ, Guliâ ; n. p. — Julien. Sén
Juliâ, St-Julien, Patron de Lesear. V. martèt.

Julien

(Alexis). — Poète béarnais, né
(1758-1832).
jumbà (As. Bar.). — Forme de jumpà.
jumè (L.). — Forme de gemè.
jumelà; v. — Jumeler.
jumèu,-éle ; s. — Jumeau,-elle. Cf.

à Montant

bessoû, dues.

jumpà,-plà; joumpà (G. L.).
cer,

—

Ber¬

balancer. V. bressà.

jumpadé,-re; adj.
être bercé,-e,

—

qui berce.

Oui peut

ou

doit

—

JUPE

jumpadé,-re ; s. — Balançoire,
jumpadére ; sf. — Berceuse.
Jun.

—

C. Julh

en

certains lieux,

jun (t) ; sm. — Joint,
junà. — C. dejuà, jeûner,
junc, jounc ; sm. — Jonc (juncus,
plante). V. cap-négrou et jaugue.
junc marî ; sm. — Jonc marin, grand
scirpe des marais (scirpus lacustris).
junc petit; sm. — Jonc des crapauds
(juncus busonius).
juncà, junquè ; sm. — Jonchaie. N. de
p. et de 1. Junca.
juncade ; sf. — Jonchée; lait caillé,
jonchée, que l'on appelle aussi juncée.
juncàt ; sm. — Herbes, branches, fleurs
d'une jonchée.
juncàt,-ade; adj. — Sol infesté de
joncs.
jùne, jùni ; sm. — Jeûne,
junquè. — C. juncà. N. de 1. Le Junquer.

junquét ;

sm.

Petit jonc; junquéts,

—

jeu d'enfants.

junquéte; sf.

—

Bouteille elissée garnie

d'une enveloppe de joncs ou d'osier; espèce
do jonc
qui sert au rempaillage des

chaises, à envelopper la crème des juncndes, etc.

jùnquo (Big.). — C. dinque, jusqu'à,
juntà ; v. — Joindre, jouxter, ajuster,
adapter, rejoindre; rapprocher, unir; juntà-s, se joindre, se ren con tuer, se rejoindre.
V. joégne ej, jùgne.
Ha junta las doèles, faire joindre les
douves; juntà cap à cap, joindre bout avec
bout; que-ns èm juntàts s'ou poun, nous
nous sommes rejoints (ou rencontrés) sur le
pont ; junte (/lie t'y jùnte, joigne qui
joigne.
juntade, junte; sf. — Jointée.
Ue junte de milli, une jointée. de millel ;
que grelabe à juntes, la grêle tombait com
nie lancée à
jointées.
juntàdje ; sm. — Joinlemenl.
junte; sf. — Action de joindre, d'ajus¬
ter; action d'atteler le bétail sous le joug;
temps de travail exécuté sans déjoindrle les
bêtes. V. juade.
juntè ; sm. — Confluent de deux cours
d'eau ; point de jonction ; action de join¬
dre, de raboutir.
juntét,-e ; s. — Petite jointée. Dans
cette expr. ha juntét (ou juntétes), rappro¬
cher

les

deux mains

ouvertes en

et, aussi, joindre
arriver à bonne fin.
un

creux

formant

les deux bouts;

jùnto (B.-L.) ; sf. — Espace du fenil
compris entre deux chevrons, ordinaire¬
ment 5 empans (1 m. 10 c.) ; t. de mesure.
junture; sf. — Jointure; joint; action
de joindre. V. desnoudadé.
jupe; sf. — Jupe. Cf. raube, pélhe.

�JUPITËRA

—

JUYOtìS

jupiterà ;

v. — Faire des pieds el des
style familier.
jupitèri, jutipèri; sm. — Manigance
à laquelle on a recours dans un cas embar¬
rassant, une extrémité ennuyante ; simagrée.
Que s'en itire toustém dab quàuque jupi¬
tèri, il s'en lire toujours avec une mani¬
gance (Yan Palay) ; n'as pas besougn de ha
tan de jupitèris, il est inutile
que tu fasses
tant de gestes, de
simagrées, que tu jures
tes grands dieux, etc.

iimins,

en

jupoû

;

sm.

—

Jupon. Cf. coutilhoû,

—

Juponner, t, de coutu¬

cote, pelhoû.

jupounà

; v.

rière.

jupounalhe ; sf.
sans

—

Hardes de femme,

grande valeur.

jupounejà ; v. — Courir le colillon.
jupounét,-nòt ; sm.
Petit jupon.
jupouniè,-re ; s. — Ouvrier,-ère spécia¬
lisé dans la jupe. V. coutilhoè.
jurà; v. — Jurer, affirmer! par serment;
prononcer des jurons, des gros mois ; ne
pas s'harmoniser.
Jurà dabàn la crouts, prêter serment
devant le crucifix ; qu'en jurari,
j'en jure¬
rais; jurà Diu e diable, jurer ses grands
dieux ; que jure à tout moût, il sacre à tout
propos ; aquéres dues couloùs que juren,
ces deu* couleurs
jurent ensemble.
jurade ; sf. — Réunion de jurats,
assemblée
communale
autrefois ;
jury,
réunion des jurés.
juradé,-re ; adj. — Qui doit ou peut
être juré sous serment: luit fèyt qu'ey
juradé, le fait devra être affirmé sous ser¬
—

ment.

juradoù,-re ; adj. — Qui jure, atteste
quand il s'agit d'une person¬
ne qui émailte ses
propos de jurons 011 dit
plutôt juràyre,-e.
juramén ; sm. — Jurement; juron,
juramentà ; v. — Assermenter ; faire
prêter serment.
Jurançoû ; 11. p. — Jurançon, commu¬
ne
des 15.-P., célèbre par ses vins. On
appelle les habitants Jurançoéts et leur
sobriquet est ibrougnes ; on dit. aussi,
prov. : las de Jurançoû, pausen la tiste ta
bébç lou pintoù, celles (les femmes) de
Jurançon, posent le panier pour boire
chopine, mais ce dicton n'a plus, aujour¬
d'hui, de raison d'être.
jurât ; sm. — Autrefois officier de poli¬
ce et de
justice; il y avait des jurats du
seigneur, des jurats nommés par les nobles,
par serment;

142
par les communautés, quatre ou six selon
l'importance de la commune; ils étaient
nommés pour un

temps. N. de

p.

juràyre,-e. — V. juradoù.
juridìc,-ìque ; adj. — Juridique,
juridiccioû; sf.
Juridiction,
jurisprudénee ; sf.
Jurisprudence,
juriste; sm.
Juriste,
jus ; sm.
Jus, suc.
La pére
qu'a jus, la poire est juteuse;
lou jus de l'arrasim, le
jus du raisin.
jus, jusâ, jusoû ; adj. — Inférieur, audessous ; au nord par opposition à susoû,
supérieur, au sud. En vieux français «jus»,
du lat.
jusum, signifiait en bas. N. de 1.
Lajuzan, Louvie-Juzon. N. de p. Casajus,
Lajus, Casajous.
jusiu. — C. judiu.
jùsquo (Big. G.). — V. dinque, dusque.
jussìu,-ibe (L.) ; adj. — Importun,-e.
just. — V. juste, plus usité,
justà ; v.
Jouxter; joindre; placer
—

—

—

—

—

contre, bout à bout.

justamén; adv.
Justement. On dit
justaméns.
justapousà; v. — Juxtaposer,
jùste,-e; adj. el s.
Juste, équitable,
probe ; exact,-e ; étroit.
Qu'ey juste, cela est juste; qu'a toucàt
juste, il a touché juste ; coam de jùsle,
comme de raison ; la bèste
qu'ey drin juste,
la veste est un peu juste, étroite,
jùste ; sm. — Corset, corsage de femme,
jùste; adv.
Justement, exactement;
précisément.
Canlà juste, chanter juste;
qu'ey juste
atàu, c'est précisément cela.
juste (L.) ; sf. — Grande bouteille qui
contient un pegà.
justésse ; sf.
Justesse,
justice,-ci,-cie ; sf.
Justice, équité;
ordre justiciaire, magistrature, tribunaux.
Hicà enter las mâs de la justice, livrer à
—

aussi

—

—

—

—

la

justice

; certaines éminenccs portent
de turoùn de las justices; c'était
lieu où l'on exécutait les condamnés,
nom

le
le

justiciâ; sm. — Justicier.
justiciàble,-e ; adj. — Justiciable,
justificà; v. — Justifier,
justificacioû ; sf. — Justification,
justificatiu,-ibe ; adj. — Justificatif,

-ive.

juyoÙS,-e.

—

Forme de jouyoùs.

�L ; consonne. — S'articule avec le son
qui lui est propre. Après une voyelle, 1
étymologique devient ou (u) en général :
alba —aube ; cavallus = chibàu ; toutefois, à
la On de certains mots 1 étymologique de¬
vient t: castellum = castèt ; vitellus = betèt.
11 double se prononce en détachant le

En Armagnac el dans la
région landaise
avoisinant le (.-«ers, il esl fait un
usage su¬

-

de chaque
consonne :
calle = cal-le
(caille), drolle =-.drol-le (fille).
Ih se prononce mouillé comme ill fran¬
çais dans paille: llieyt, poumlhe, miràlh,
hounilh (lit, volaille, miroir, entonnoir).
son

V. à la lettre II.
En quelques

—

lieux des Hautes-Pyrénées

1.. la est du genre masc.
Hicàt-be à la la, mettez-vous

(Bas-Adour, Lavedan, Azun) et du Gers,

devient, comme en Provence, i (ou y) :
yessà — Ihessà; mirày = miràlh, etc., et
tombe même dans les mots dont la voyelle
Ih

terminale
nilh ;

devient

esl

dans
gn :

i:

hi

=

le Turaan

hilh;

houn 1

=

hou¬

etc.

le

I'

per ei, per là, aller,
ci, par là; de là-sus, de là-haut ;
d'are-en-là, dorénavant; de là oun soy, de
là où je suis, pour : d'où je suis.
Subsl.
Per û ci, per û là que-s soun
gahàts, pour un ci, pour un là ils se sont
empoignés.
la! inlerj. — Là! Assez! Halte!
Cho, la! Halte, pour arrêter les bêtes;
la! qu'en èy prou! IVferci, j'en ai assez!
N'en versez plus; oh! la, la! quine caluùt
Oh ! là, là ! quelle chaleur !
courir par

La, ruisseau des

15.-P.

Laa-Mondrans

;

(B.-P.).
la;

La, note de musique. Quand
prend mal le ton, on dit
plaisamment : que s'a mancàt lou la.
lâ ; lan ;G. L.) ; sf. — Laine; v. Orthez
et la ChaL, on dit aussi lan a.
Lâ fine, laine fine; lâ bourréte, laine de
jeune bêle; la de câ, laine de chien, espèce
de laine très rude; bestià de lâ, bêles à
laine; miélhe da la lâ que l'olhe, mieux
vaut
•

sm.

—

chanteur

un

donner la laine que

qu'on harén segui dab

la brebis (die.)

ue

corde de lâ,

;

on

le ferait suivre avec une corde de laine,
dit-on d'un homme sans volonlé ; de
drap
dou mey espés qu'aberèy bère lane,
j'aurai
du drap épais de belle laine (D.

laàde ; sf.

voilà assez,

bref.
Là-bach, là-bas; anà

centre

foyer, bien devant le feu; ou bien, au
qu'ès toustém au mie y de la
la, tu es toujours au milieu du foyer.
La a signifié autrefois maison, comme on
dit en fr. un foyer et l'on disait û hoéc
avec le même sens. N. de
p. Coarraze-Laa ;
coin du feu ;

le

s'emploie pour lou, lu devant une
voyelle: l'amie, l'oum, l'ascle (l'ami, l'or¬
me, le eopeau).
la, le, lè (B.) ; le, lè (L.) ; la, lo (Big.) ;
lo (G. art. et pron. f. — La, celle. V.
aquére, loa. A Bayonne et dans les Landes,
la est remplacé par le.
La Gascougne, la nacioû, la Gascogne, la
nalion; gahe-la, gahe-lè, gàho-lo, prendsla, attrape-la; dai-la-mé, donnez-la moi;
audit-la, écoulez-la; e la sabét? La savezconnaissez-vous ?
vous ?
La
Que lu s'a
fachade, il (se) l'a fâchée; espiat-las, espiàtles, espiat-lès las gouyates, regardez-les les
jeunes filles; que las me eau, il me les
faut ; l'auie anode, l'autre année.
là ou la; adv. — Là, en cet endroit; en

au

du

Marsan, lli
agn = alh, sourégn = sourélli,
et

perlatif de la qui est placé à n'importe quel
moment dans la phrase où il
ne joue,
souvent, que le rôle d'une sorte de syllabe
d'appui : que j'anè, la, il y alla; la, nou
b'en pàrlh pas, je ne vous en
parle pas;
quan Val agoun dit, la, que soun partits,
quand ils le lui eurent dit, ils sont parlis.
la ; sf.
Dalle de schiste, aujourd'hui
généralement de fonle, sur laquelle on fait
le feu au
foyer familial (larè). On dit la la
dou hoéc. ou simplement
la la. En certains

la

la; l'àtre:

—

ue

Lafore).
Superficie, contenance de
laàde de gens, un foyer

garni, entouré de gens.
laàde, lanade; sf.

—

La

laine,

la

toison, les toisons.

—

laàde; làyda (Az.)
a

;

sf.

—

Eau où l'on

lavé de la laine.

labà; lauà (Big. G. V.-B.)
labà-s, se laver ; se disculper,
labà

(Lav.)

labade ; sf.

; v.

—

; v.—

Laver ;

Equarrir. Cf. escayri.

Action de laver. Augm.
labassade, eslabassade.
—

�LABADÉ

—

labadé ;

sm.

lavabo. On
Syn. banque,
labadé,-re ;
On dit aussi,
dis,-se.
se;

LABIROÜSTEYA
—

144

Lavoir; banc de laveu¬

dit aussi labadoà (rare).

trabès, troupèsse.
adj.— Qui doit être lavé,-e.
mais plus rarement, laba-

labadis,-se ; s. — l.avure ; eau grasse
lavage.
labàdje ; sm. — Lavage.
labadoÙ,-re ; adj. et s. — Laveur,-euse,
blanchisseur,-euse. V. labadé (i).
labadure ; sf. — Lavure, rinçure.
labamén ; sm. — Lavement, ablution;
clystère.
de

labamentejà

; v. — Traiter une mala¬
des lavements.
labande ; sf. — Lavande (plante). Cf.
aspic.
labandère ; sf. — Lavandière. N. de p.
labaqui ; sm. — Pièce de terre défri¬
chée; défrichement. (Basque: labaki).
labàr; labarroû (Lav.) ; sm. — Mor¬
pion ; tique ; au fig. personne agaçante ; v.
lagàs.
Que y ey gahàt coum ii labàr à la pèl, il
y est accroché comme un morpion à la
die par

peau.

labardàu
torrentiel.

(M'-Big.)

;

sm.

—

Ruisseau

labarrè,-ro (B.-L.) ; adj. — Malpropre,
en
parlant des personnes. Dim. labarrét. N. de p. Lubarrère.
labartàts (M4); sm. pl. — Hallicrs.
sale

labàs ; sm. — C. labasse.
labassà ; v. — Daller, paver avec de la
labasse; attacher des ardoises.
labassà; sm. — Endroit où il y a des
labàs; paroi de rocher lisse et nu.
labassade. —C. cslabassude. V. labade.

labassàt,-ade ; adj. et s. — Qui est
dallé,-e ; toit fait de labasses.
labassàyre,-e ; s. — Ouvrier qui tra¬
vaille l'ardoise; marchand,-e d'ardoise. V.
labassè.

labasse ; sf.

—

Roche schisteuse ordi¬

nairement
débitée
en
moins épaisses ; fortes,
les

dallages

;

feuilles

plus

ou

elles servent pour
minces pour la couverture des

bâtiments, ardoise. V. lose.
labasse; sf. — Lavasse. Cf. eslabassade,
delauùs.
labasse

(As.) ; sf. — Ravenelle (plante).
arragnét.
labassè,-re ; s. — Qui produit de
l'ardoise. C. labassàyre, ; qui est de la labas¬
se: martel labassè, marteau d'ardoisier.
labassejà ; v. — Laver, délaver.
labassén,-te, labasségn,-e ; adj. —
Qui est de l'ardoise, couleur d'ardoise.
labassère ; sf. — Carrière à ardoises.
N. de 1. Labassère (H.-P.).
labasséte,-ote ; sf. — Petite labasse:
Cf.

banc de roches. N. de
éras labassétos (H.-P.).

I. Pic de Labassét ;

labatòri ; sm. — Piscine, lavabo ; forte
ablution, lotion; lavasse, forte pluie.
Labatùt ; n. p. — Nom de 1. et de p.
Ori dit prov., en Béarn : Mous de Labatut,
permè enterrât que badùt ; une noble dame
de Navailles-Labatut, tombée en catalepsie,
fut mise au tombeau ; deux domestiques
voulant s'emparer de ses bijoux violèrent
1m sépulture et la pseudo-morte se réveilla
à ce moment; quelque temps après, elle
mit au monde un garçon. De là le pro
verbe.

labayle

Sobriquet donné autre¬
d'ours, sans doute
parce qu'ils dansent, se dandinent. (Esp.
baylar). N. de p. Labayle. En B.-L., un
dépenaillé.
labàyre,-e. — C. labadoà, laveur,
labe (M1) ; sf. — Lange ; v. panét ; èste
ena labe, être dans les langes, au berceau,
labe (Bar.) ; sf. — Lavage.
Ni per labe, ni per cure, si nou bié de
nature, ni par lavage, ni par curage (ou
par médication), rien n'y fera, si le défaut
est de nature (die.).
labe-cap ; sm. — Lave-tête ; en style
familier, réprimande.
Labedâ; n. p. m. — Lavedan, pays des
Hautes-Pyrénées; vallée qui s'ouvre à Lour¬
des, et commande cinq autres vallées :
Azun, Barège, Estain, Luz, Cauterets. Bandoulès de Labedâ, sobriquet populaire des
Lavedanais ; plâ minyà e plâ pintà soun en
aunoà per Labedâ, bien manger
et bien
boire sont en honneur en Lavedan (die.).
On donne aux Lavedanais les sobriquets
de bandoulès, gabùtchous, micaléts.
labe-déns ; sm. — Lave-dents, brosse à
dents ; peut-être autrefois dentiste ; confr.
avec le n. de p. Labadens.
Labedés,-e ; s. et adj.— Lavedanais,-e ;
qui est du Lavedan ; dans la plaine, on dit
fois

; sm.

—

montreurs

aux

aussi Labedanés.

labe-mâ ;
à

se

sm.

—

Lave-main, ce qui sert
lavabo de sacristie.

laver les mains ;

labe-pè
l'on

se

; sm. — Lave-pied, cuvette où
lave les pieds,; lavement des pieds.

labét

(Big. G.)

;

labéts, lasbéts (de la

béts, la fois, las bels, les fois) ; adv. - •
Alors, en ce temps-là, en ce cas-là; ainsi,
dès lors;

depuis lors; s'emploie aussi interj.
que bos parti ? Ainsi, tu veux
partir? Labéts, que hèm? Alors, que fai¬
sons-nous ? Per labéts, pour
lors ; nou. l'èy
pas bist despuch labéts, je ne l'ai pas vu
depuis ce temps-là, depuis lors; labéts, n'y
coumplét pas, en ce cas, n'y comptez
point; e labéts, qué! Et alors, quoi!
labi-se (G.) ; v. — Dépérir ; tomber en
Labéts,

ruines ;

s'affaisser,

labiròt (Az.) ; sm.

•— Sac à grulh.
labirousque, la birousque; s. des
2 g. — Versatile; une girouette. N. de p.
labirousteyà (Az.) ; v. — Laver à
grande eau. Labirouste, n. de p.

�LABORDE

145
Laborde (Fabien). — Chansonnier
béarnais de Bielle en Ossau (i8oi-i85&lt;4).
Laborde

(Narcisse).

Poète béar¬

—

nais, né à St-Médard (i835-i885).
laboù; sf. — Labour, culture, terrain
cultivé; labourage; employé aussi pour
tracas, fatigue, labeur.
Terris de

laboù, époque de labourage; de
hères laboùs, de belles cultures; qu'èy hort
de laboù, j'ai beaucoup de tracas.
labourà ; v.
—
Labourer ; le mot
contracté laurà est plus usité, de même
dérivés laurade, lauràyre, lauradé.

labouràble,-e ; adj. et
de labour.
labouràdje, lauràdje ;

s.

—

les

Laboura¬

ble ; terre

sm.

—

Labou¬

labouradoù ;
sm.

—

labouredoù

(Or.

L.)

;

Laboureur. V. boè.

Labourd ; n. p. — Labourd, pays de la
Gascogne maritime (Lat. Lapurdum) dont
Bayonne étail la capitale.
labourdin,-e ; adj. et s. — Qui est du
Labourd.

labourejà ; v. — Labourer superficiel¬
lement, légèrement.
labourioùs,-e ; adj.— Laborieux,-euse.
On dit

préférablement balén,-te.

labouriousamén ; adv.

—

Laborieuse¬

ment,

Labri ; n. p. — Labri t en Al bref, an¬
cien duché ; la mère d'Henri IV était appe¬
lée Jane de Labri, et en fr., Jeanne d'AIbret.

labri;

Chien de berger; race
locale très intelligente et active.
lac; sm. — Lac; v. eou, ùou. N. de p.
et de I. Lacq, Dulac. V. laque.
Que-s tiraré dou lac de Lourde, il se lirerail du lac de Lourdes; se dit d'un adroit
compère; de quelqu'un qui a su échapper
sm.

—

danger.
lacà; sm. — Flaque d'eau. V. eslaque.
lacà; sm. — Gaule, longue perche min¬
ce; on dit aussi eslacà, latà, layà; au fig.
personne grande et très mince.
lacà ; v. — Gauler. On dit plutôt eslacà.
lacà ; v. — Couvrir un terrain de lagu¬
nes ;
v.
alacà; croupir, être stagnant;
submerger,
laçà; v. — Lacer; laçà-s, se lacer,
lacade ; sf. — Grande flaque ; flaquée.
laçade ; sf. — Collection de lacs, de
a

un

lacets ; v. cedade.

lacadè ;

sm.
Gaulis, perchis. N. de 1.
lacadè,-re ; adj. — Qui travaille les
gaulis, marchandée de perches. N. de p.
laçàdje ; sm. — Laçage; lacis,
lacagne (As. Bar.). — C. lagagne.
là-capbàt (Arm.) ; adv. — Là-bas, au

loin.

lacarade, eslacarade ; sf. — Coup de
gaule.
lacarejà ; v. — Fréq. de lacà.
lacaréte,-rine ; sf. — Gaule mince.
lacarrâ,-rrè,-arre (M4) ; s. — Pente
rocheuse dénudée. N. de 1.

lacàs ; sm.

— Grand lac; grande flaque.
lacày ; sm. — Laquais ; estafier ; autre¬
fois, signifiait aussi aventurier; en certains
L. aussi, nuage portant la pluie; v. lecàys.
laçàyre,-e; adj. et s. — Qui lace;
fabricant de lacs ; chasseur au lacet,

lacerà ; v. — Lacérer,
laceracioû ; sf. — Lacération,

lacét;

— Lacet; lac, collet
sedoû, sedude.

sm.

chasse. V.

rage.

—

LACONTRË

—

pour

la

lachà

(Or. Bay. L.). — C. lechà, dec}&gt;là.
v. — Lâcher, relâcher, laisser
aller ; se lâcher ; faiblir, mollir, céder ;
laahà-s, se relâcher. V. lechà, eslouchà.
lachamén; adv. — Lâchement.
lachamén ;
sm.
Relâchement v.
—
lachà ;

lachè.

lâche,-e ; adj. et s. — Lâche, pleutre,
qui manque de courage ; de vigueur ; qui
n'est pas tendu,-e, clair en parlant d'un
tissu, d'une corde; sans résistance.
Passà per lâche, ne pas riposter, ne pas
teniij le coup, « cancr ».
lachè ;

sm.

maladive,

—

manque

Nonchalance, paresse
de vigueur; relâche¬

ment.

Qu'èy îi gran lachè, je suis sans force;
qu'ai hè tout dab lachè, il fait lotit avec
nonchalance, paresse ; lachè d'estoumac, de
bénte, paresse d'estomac, relâchement in¬
testinal.

lachénce ; sf.— Libération,

lache-prén ; sm.
ganchoû, picoch.
lacheprin (Bay.)
munie d'un

croc

lachésse ; sf.

—

permission.
Crochet, gaffe; v.

; sm.

—

Gaffe, perche

de fer.
—

C. lachè, mais moins

usité, et tachetât.
lachetàt ; sf.
d'un tissu lâche.
lachoù
dit

Lâcheté

(Lav.) ; sf. — C.
(Léonce).

Lacoarret
nais

—

;

mollesse

;

état

lachè.
—

Poète béar¬

Al-Cartero, né et mort à Salies

(1861-1923).
lacoéy (Az.) ; sm. — Mauvaise odeur,
puanteur; v. garroéy.
lacoéy (Lav.) ; lacoû ; sm. ; lacoue,
lacouéte, lacuéte ; sf. — Réservoir dans
la montagne pour l'abreuvage des bêtes.
N. de p. et de 1. Lacoue, Lacouette.
Lacontre
(Jean-Louis). — Poète
béarnais, né à Argelès, mort à Pau- (18091890).
10

�LACOT

—

LAGUÉN

lacòt, lagòt
ilaque d'eau.

;

sin.

146

Petit lac,

—

mare,

Goule à goûte que

goutte

se

forme

un

hè lagòt, goutte
lac (prov.).

lacounic,-ique,-e; adj.
lacounicamén ;
lacounisme ;

Lafore

(Pierre-Daniel). — Dit Y art
liousquét, prosateur béarnais, né à
Orthez, un des fondateurs de l'Escole
dou

par

Laconique,
adv.— Laconiquement,

sm.

—

—

Laconisme.

lafrà

(L.)

lafrade ;

(1843-1912).
; v.

s

—

—

Lécher, pourlécher,

Action de lécher,

lagà (G.-M.)

lacoutét,-tÒt.
Super-dim. de lac.
lacùe.
C. laguë. N. de p.
—

—

lacune ; sf. — Lacune,
lad I-av.) ; sm. — Paquet

Gastoû Febus

; sm. — Pieuvre; poulpe,
lagàch, lagàsti (G.).— C. lagàs, tique,
lagagnasse ; sf. — Grosse, épaisse

chassie.

de 20* ascles

lagagne, legagne; ligàgne (N.-E
L.) ; sf. — Chassie; espèce de tique. V.
lagàs.
lagagnejà ; v. — Avoir des chassies,

de lin.

des

lad ou lat, lade ; adj. — Etendu,-e.
étalé, large.
De loung e de lad, de
long en large ;
ausèt à coude lade, oiseau à queue étalée;
VAyguelade, nom de cours d'eau.

avoir de l'humeur oculaire.

Iad,-e ; s. — Plateau en montagne ;
large de montagne.
ladagne. — C. lagagne.
ladèro,-ra (M' Big.) ; sf. — Mur longi¬

liane

tudinal d'une maison.

Cf.

coustadé,

cous-

tàu, lounquèro.
ladoù ;

sm. — Espèce d'érable à larges
(Acer apulifolium. Willd).
la-dounc, la-dounques ; loc. conj. —
Ainsi, lors donc, alors.
La-dounc qui aboù parlât, lors donc qu'il
eût parlé.
ladrà (Az.) ; v. — Aboyer. Cf. layrà.
ladrarie, ladrerie; sf. — Ladrerie,
léproserie ; lèpre ; maladie des porcs ; avari¬

feuilles

sordide.

ce

làdre,-e ; s. et adj. — Ladre, lépreux,
•euse ;
atteint de ladrerie ; insensible au
physique et au moral ; sordidement avare.
Une des fontaines de St-Christau (B.-P.),
s'appelle houn dous ladres. V. S. Cristàu.
jafét, meserè, leproùs.
ladre; sf. — Vésicule qui se trouve
dans les chairs des porcs atteints de ladre¬
rie, hydalide globuleuse.
làdre (Az.) ; sm. — Aboiement. Cf.
layrét.
ladrè,-rie; s. — Ladrerie; avarice sor¬
dide.

laè, lanè ; sm. — Marchand de laine;
adj., qui a de la laine, laineux,-euse.
C. larè par syncope; v. la (4).
laè.
—

la-e-la ;

loc.

adv.

—

Médiocrement,

couci-couça.

Quin
vous

?

bal? — La-e-la, comment allezCoucircouça.

—

laère ; sf.
de la laine.

—

Laveuse de laine

;

lessive

lafarlìco, lafarlàco (B.-L.) ; loc. adv.
Avec le verbe hè (faire), falsifier les
marchandises à vendre. V. farbalique.
lafarliqueyà (B.-L.). — C. farbalicà.
Lafore (Daniel). — Dit Nostradamus.

—

écrivain béarnais d'Orthez

(i843-iqi4,).

lagagnère ; sf. — Les chassies; mal
qui rend les yeux chassieux.
lagagnoùs,-e ; adj. — Chassieux,-euse.
Sobriquet des gens de Lugagnan (H.-P.).
V. teperoùs.
Bos dansà dab jou berouyine?
Pas au mens dab tu, lagugnous!
Veux-tu danser avec moi mignonne ? —
Non point evec toi, chassieux (chanson).
lagàs, lapàs, lagagne; s. — Tique
(ixodes reduvius) ; oestre du cheval ; mor¬
pion ; au fig., un importun. Dans le G.,
lagàs fait, au pl., lugàstis.
Syn. biòc, mourpioù, bei'rnelhoû.
Qu'ey touMéin dessus coum u lagàs, c'est
un
importun, on ne peut s'en défaire ;
quin lagàs 1 Quelle ennuyeuse personne !
lagàs (Bay.) ; sm. — Poulpe, calmar
vulgaire ; v. lagà.
lagàs,-so (Lav.) ; adj. — Bavard,-e,
blagueur.
lagasseyà ; v. — Blaguer, dire des
blagues.
lagastè,-re,-toùs,-e; adj. — Qui a des
tiques, qui en est couvert,-e.
Lagòs; n. p. — Lagos (B.-P.), dont on
dit: Bourdères c Lagòs que-s couparén tous
os, Bordères et Lagos (les gens de) se rom¬
praient les os.
lagòt. — C. lacòt.
làgou (B.-L.) ; sm. — Mauvaise odeur,
relent. V. pudimi, lacoéy.
lagouste(L.) ; sf. — Sauterelle. Cf.
dalhè, grit, soutarèu, saufeprat ; langouste.
lagoustàyre,-tràyre (L.) ; s. — Chas¬
seur de sauterelles. Sobriquet des gens de
Trensacq (L.).
lagoutà, lagoustà ; v.— Guéer, agiter
dans l'eau, battre, troubler l'eau.
—

—

lagréme ; sf. — Larme (rare). V. larme,
legrémo, ploù.
lague, laguë (L.) ; sf. — Lagune, ma¬
rais. Cf. laguibe, lagiùne, palue.
laguén,

laguéns, lahéns; sm. —
l'habitation, la pièce prin
cipale, commune. V. deguén.

L'intérieur de

�LAGUÉN

147

laguén, laguéns ; ;tdv. el picp. —
Dedans, dans, à l'intérieur.
Laguén lou souc, dans le sillon ; qu'ey
aquiu laguéns, il est là dedans ; qu'arribaràn laguens quauques dies, ils arriveront
dans quelques jours. V." deguén.
laguibe (Bay.). — G. lague.
lagùs, lagiie; s. — C. lacòt, lagòt..
N. de p. Lagus, Laguë.
lagute. — Forme de lahute, flûte,
lahayle (M4) ; s. — Surnom d'un étour¬
di, tète légère. V. hayle.
lahéns ; adv. — Dedans, à l'intérieur;
subs.

L'intérieur

—

d'une

maison ;

v.

dehéns. N. de p.
lahòn

Lafens.
(Gr. L.) ; adv. — Au loin, là-bas

;

lahore, la-hore; adv. — Dehors, au
loin, dans le lointain, souvent avec une
idée de hauteur. V. là-sus, enlà. N. de p.
Que demoure lahore, ii demeure là-bas,
loin ; qu'arribe de lahore, il arrive de loin ;
puje ta lahore, monte là-haut.
lahòro (Lav.) ;
la montagne.

sm.

—

Maison,

grange

sur

lahoùns ; adv. — Là
Bas-fond. N. de p. et de

au

fond

;

subs.

—

1. Lahon, Lahons.
Lahountâ; n. p. — Lahontan (B.-P.).
D'un piètre médecin, d'un mauvais notai¬
re,

d'un homme d'affaires véreux

on

dit

—

lahuse, laiise, laïse, lèuse ; sf. —
léger de cendre, de neige, etc. ;
étincelle du charbon, bluette. V. baluse,
peluse, eslahido, bue, òba.
lahùt, laiit; sm.
Flûtet, flageolet; v.
jlahàt ; luth; ménétrier. N. de p.
lahutàyre; sm. — Joueur de lahùt;
Flocon

—

ménétrier,

lahute, laiite. — Forme de flahute.
lahutejà ; v. — Flùter.
laïc, laïque,-e ; adj. — Laïc, laïque.
Lailhacar (Pierre de). — D'Oloron
(1643-1717), traducteur du Catéchisme
d'Aulouroû.

laïse; sf.

—

Bluette, étincelle;

v.

lahu¬

bue.

lajét. — Aphérèse de eslajèt.
lajiilà (G.-M.) ; sf. — Etinceler, brillen;
lous èrs que lajinen, les vagues, les flots
qui étincellent (Barreyre).
lalà, lalày; sm. — Affiquet; v. liloy;
mot enfantin pour désigner les jouets, une
image ; v. tatàv.
lalà, lallà;

sm.

—

Mot usité dans les

refrains.
Lalanne

(Jean-Victor).

Prosateur
béarnais, félibre majorai, Capdau de VEscoU fíastou-Febus. (1849-1925), né à
Lagor,
mort à Bidache
(B.-P.).
—

lallaréto, lanlaréto (E. Big.) ; sf. —
aurangle.
Laloungue. — Lalongue (B.-P.). Està
de Laloungue, par calembour, être lam¬
Hirondelle ; v.

bin,-e.

lalounguère,-guière ; s. des 2 g. —
Lambin,-e; qui allonge, prolonge ses dis¬
cours, son travail. N. de p. Lalonguière,
Calonguèyre.
lam

(G.).

•— Aphérèse de eslàm, flam¬
reproduit dans les dérivés.
lamàgn (Gr. L.) ; sm. — Etendue de
terre : un bèt lamùgn de lane, une grande

bée, qui

se

étendue de lande.

lambà ;

v.

Envoyer, lancer

—

ses

jam¬

lambà

l'éclat;

v.

(G.)

; v.

Flamboyer, avoir de

—

eslamà.

lambajoùs,-o

adj.— Lumineux,-euse,

;

brillant.

lambésque, lamésque; sf. — Terre
glaise ; v. lamoù.
lambét,-e (Or.) ; adj. — Fluet,-te, min¬
ce ; v.
limpre, liscàr; subs. tranche mince,
retaille : û lambét de lar, une lèche, une
barde de lard ; v. lésque.

lambèu.

Aphérèse de flambèu.
lambèu; sm. — Lambeau; lisière;
ruban que les femmes portent sur le front.
—

V. lambét.

:

medecî de Lahounlâ, noutàri de Lahountâ.
lahue.
C. laguë.

se,

LAMBROT

bes de ça de là ; v. escarlambù.

lahore.

v.

—

lambî,-ne

; s. et

adj.

Lambin,-e. Cf.

v.

Lambiner.

—

latnbriu.
lambinà ;

—

lambinàyre,-e

Qui lambine,
loungaynè.
Fréq. de lambinà.

; adj. —
travaille nonchalamment ; v.

lambinejà. —
lambinét,-nòt;

s.

—

Petit lambin,-e.

lambourde ; sf. — Lambourde,
lambrà (Lav.) ; v. — Argenter, étamer.
làmbre (Lav.) ; sm. — Etain ou argent

qui

autre métal,
(Lav.) ; sm. — Platane,
(G. Big.). — C. eslàmbre,

recouvre un

làmbre
làmbre
éclair.

lambréso (H.-A.). — C. lamprère.
lambrét (G.). — C. eslambréc, éclair,

lambrét, lamprét,-e; adj.— Fluet,-te,
qui a le ventre mince. V. liscar. Dans ce
prov. cousinè de lambréte, lou boû tros
que-s léque, cuisinier de « lambréte » man¬
ge le bon monceau.
lambris ; sm. — Lambris,
lambrissà ; v. — Lambrisser,

lambrissàdje

Lambrissage.
Lambin,-e.
lambròc ;
sm.
—
Habitude, facilité
acquise: d'acò qu'en èy lou lambròc, j'ai
lambriu,-ibe

;

;

sm.

adj.

—

—

l'habitude de cela. V. téc.
làmbros (Lav.); sf. pl.

Eboulis. Cf.

—

ralhère; rochers qui s'effritent.
lambròt
son

fruit ;■

(Chai.);
grapillon.

sm.

—

Lambrusque;

�LAMBROT

LAMPIOÜ

—

lambròt,-e

Í48

adj. et s. -— Malpropre,
trouble l'eau. Dans cette
lambroie, sale gargotier ;

;

sale ; bouilleur qui
exprès, cousine de

lambrét.
lambroù ; sf.

v.

pè

dou cèu,

Lueur

—

:

lueur

une

lambroù

ue

à

l'horizon.

au

V.

auboù.

lambroùst ;

Outil de sabotier,
gùbi.
lambroutà (Lom.) ; v. — Grapiller.
lambroutè,-ro ; adj. et s. — Grapilleur,-euse ; avide et peu délicat.
lambroutè,-re. — Fréq. de lambròt,
malpropre, qui se plaît dans la saleté, bar-

espèce de

sm.

—

rouanne ; v.

lamét

(B.-L.) ; sm. — Vieux couteau.
laméte,-mote ; sf. — Petite lame,
lamièro (Aure) ; sf. — Auge
longue
pour les ovins.
laminà; v. — Laminer; par anal, se dit
pour d'autres actions d'amincir et, aussi,
en
style plaisant, de l'action de téter;
laminà-s, se faire du mauvais sang, maigrir.
laminade ; sf.
Action de laminer;
—

tétée.

laminàdje

lambruscade; sf.
bruscade.

Grapiller

vagabon¬

Coup de vin. V

—

flambant

Feu

lamineyà (B.-L.)
;

de bois,

de

sar¬

ments.

lambruscàdje ; sm. — Entrelacement
lambrusques.
lambruscàt; sm.
Eclair, éclat lumi¬
neux, flambée; au fig. coup de feu, élan;
de

—

eslàmbre.

v.

V

lambruscàt de

couràdge,

une

flambée

de courage.

larnbruscàyre,-e, lambrusquè,-re ;
adj. — Grapilleur,-euse ; par ext. tatillon,
chipoteur et aussi batteur d'estrade, vaga¬
bond errant dans les endroils écartés (où
pousse la lambrusque).
lambrusque ; sf. — Lambrusque.
lambrusquejà. — Fréq. de lambruscà.
lambrusquèro (G.) ; sf. — Grive de
passage, grive des vignes.
lambrusquét ; sm. — Petit vin appelé
généralement brusquét.
lambrusquetade. — C. brusquetade.
lame; sf. — Flamme en certains 1. Cf.
eslame.

lame; sf.

Lame, fer d'un instrument,
d'un outil ; en style familier, la langue.
Qu'a boune lame, il a bonne langue ;
ana-s'en de la lame, perdre la parole, mou¬
—

rir.

lame; sf.
V^.andade.

lamèle ; sf.

lamentà;
se

Lame, ondulation d'eau.

—

Lamelle,
Lamenter;

—

v.

—

lamentà-s,

lamenter.

lamentàble,-e

;

adj.

lamentacioû ; sf.

—

Lamentable,
Lamentation.

—

lamentoùs,-e ; adj. — Plaintif,-ive,
gémissant.
lamère; sf. — Flamboiement, flambée.
V. lame (i).
lamèro (B.-L.) ; sf. — Vieux sabot sans
bride.

lamésque
bésque, glaise

;

sf.

; v.

— Boue, limon;
lamoû.

c.

lam-

Laminage,

mand, -e ; on dit aussi dans
laminé,-re ; v. liminè.

ques.

lambruscà ; v. —
der. V. lambfiuscàyre.

—

(B.-L.) ; sf. — Friandise.
laminàyre,-e ; s. — Lamineur ; gour¬

boteur.

lambruscà,-què,-re ; s. — Lieu où
poussent les vignes sauvages, les lambrus.

; sm.

laminatùro

; v.

ce

■—

dernier

Faire le

sens,

gour¬

mand.

lamisso (G.) ; sf.
caussire, mate-hàmi.

—

Crêpe épaisse

; v.

Lamoière (Sylvain). — Poète béar¬
nais, né à Pau, mort à Morlaàs (1773-1860).
lamoû; sm.
Limon; bourbier, maré¬
cage (Lat. lama); au fig. mollesse. N. de p.
—

La

mon.

La

plaine d'Ossun est. appelée lamourine,
a fait,
par ignorance, lane mourine, lande des Maures, et l'on explique ce
vocable par le fait, légendaire, que dans
cette
plaine, les Maures, après leur désas¬
tre de Poitiers, auraient subi la défaite qui
les rejeta définitivement au delà des Pyré¬
nées; v. Missoiili.
lamounàyre (B.-L.) ; sm. — Amou
rcux ; qui fait l'amour.
lampà ; v. — Lampcr; par anal, enlever
dont

on

prestement.

lampade
prestement;
c'est fait

en

lampade,

; sf.

—

qu'ey
un

Lampée; action d'agir
hèyt en ue lampade,

tournemain.

eslampade; lampadeja
fulguration, trait

de; sf. — Flambée,
lumineux, éclair.

lampadejà, lampejà; v. — Briller
vif, fulgurant et bref.
Lous
eslambrecs qui
lampadêje.n, les
éclairs qui brillent (Laconlre).
lampase (G.); sm. — Eclair; astre;
lumière brillante. On dit aussi lampàso, sf.
lampasse ; sf. — Grosse lampe,
lampàt; sm. — C. lampade (1) mais
plus bref, plus vif, plus rapide,
lampe ; sf. — Lampe,
lampe; sm. — Employé, marguillier
changé du luminaire (vieux),
lampejà. — V. lampadejà.
lampét (Lav.) ; sm. — Désir, envie.
lampéte,-pine,-pote ; sf. — Petite
lampe; usité fautivement pour ampéte.
lampioû ; sm. — Lampion.
d'un éclat

�LAMPIRE

149

Lampire.
cours

Dans cette expr. qui a
que-s mirijaré Lampire
dire : il mangerait une for¬

—

Tursan

en

d'Arzac pour

:

tune.

lampiste,-e; adj. et s. — Lampiste,
lampoeynà, lampouynà ; v. — Lam¬
biner,

traîner.

muser,

lampoèyne;

s. des 2 g., lampouynè,
-ère; adj. et s. — Lambin,-e. Sobriquet
des gens de Simacourbe (B.-P.) ; v. lambî.
lampoeynejà, lampouynejà. — Inchoactif de lampoeynà.

lampoeynìs, lampouynis,-se ;

s.

—

manque d'activité ; les lambins.
lampounà, lampournà, lampounejà, lampournejà (Lom.) ; v. — Bavarder
à tort et à travers. O11 dit aussi lampouynà.
Cf. avec le fr. lantiponner.
lampounè, lampournè,-ro (G.) ; s. —
Bavard,-e, cancanier, « lanliponneuii,-euse ».
lampoùrs (G.) ; sm. pl. — Bavardages,
blagues, mensonges,
lampouynà. — G. lampoeynà.
lampouynè,-ro (Lom.); s.— Bavard,e.
lampouynè. — Y. lampoèyne.
lamprère; lampréso (Big.). sf.
Lamproie, anguille lampresse.
lampresoû ; sm. — Petite lampresse.
lamprét. — Forme de eslambréc en

Lenteur,

divers lieux.

Dim. lamustarét,-o.

lan(d),-de; adj. — Grand ouvert,
sur l'espace. Cf. liàn.
lan (G. L. Bay.). — Forme de là, laine
V. lan t.

lanà, lanejà.

— C.
alanà, alanejà.
(à) ; loc. adv. — En Az., hicà érus
portas à làna, ouvrir les portes toutes
grandes ; v. alandà.
lanabère, lane bère ; sf. — Grande
lande. N. de p. et de 1. Lanabère.

làna

lanade ; sf.
lanade ;

lancé.

est

lançade
escousse

;

; coup

sf. — Action de lancer ;
de lance ; douleur lancinan¬

pulsation ; ruade.
lançadejà. — Fréq. de lançà et de
lancejà.
lançadére ; sf. — Fouet de la navette
du tisserand, la navette elle-même; pelle
de bois pour le grain ; berge en pente, lieu
où 011 jette les détrfitus ; système en pente
te,

où

on

lance ies choses de haut

sf.

—

La

(2).
lanàdje, lanade; s.
ge. Cf. lane.
Lous moutoûs qu'an
ont

belle

lanarie ; sf.
lanasse ; sf.

laine

;

quantité de

—

La laine; laina¬

bère lanade, les
toison, de belle laine.

Grosse laine, grossière,

vilaine.

lanasse; sf.

lanàyre,-e

—

; s.

Grande, vilaine lande.
—

bas.

lance ; sf.

Agùt
me

d",

Lance.

—-

ue lance, aigu, pointu com¬
une lance ; que m'a hèyt courn û cop
lance, j'ai ressenti comme un coup de
coum

lance; que s'en a mancàt ue punie de
lance, il s'en est fallu d'un rien.
lance-canèth

(L.)

;

sm.

Homme

—

maigre, efflanqué.
sm.

-—

Boutefeu

;

lance-

feu.

lancejà

Donner des coups de
parlant d'un abcès,
d'une plaie ; se dit aussi des éclairs qui
dardent. V. hissà et lançadejà.
lance;

;

v.

—

élancer,

en

lancejade, lancinade

; sf. — Elance¬
douleur lancinante; action d'un
éclair qui darde. V. hissade, pous.
Iancejàn,-te ; adj. — Lancinant,-e,
perçant,-e ; v. pouynén.
lancetade ; sf. — Coup de lancette,
lancéte ; sf. — Lancette, petite lance.
Que eau û cop de lancéte, il faut un coup
de lancette, une saignée.

lancèr ou
limbèr ; sm.

lansèrp, landèr, lauzèrp,
—

Lézard vert,

lancét

(B.-L.) ; sm.
lanche (Bay.) ; sf.

nuitée ressemblant à

lanchèrou ;

sm.

—
—

une
—

Fatigue extrême,
Lanche, barque
tartane.

Patron, matelot de

lanche.
—

Lainerie.

—

en

lançamén ; sm. — Lancement.
lançàyre,-e ; adj. et s. — Qui lance;
instigateur, excitateur,

Etendue de lande.

—

laine. C. eslanade

moutons

— Lancer; produire des élan¬
lançà-s, se lancer, s'élancer.
Lançà loa cibòt, lancer la toupie; û
chibàu lançât, un cheval lancé; que-m soy
lançât au darrè d'et, je me suis lancé à sa
suite; l'eslourounc que-m lance, le furon¬
cle me donne des élancements ; lançà-s
hens la peleje, s'élancer dans la bagarre;
lou coumèrce qu'ey lançât, le commerce

; v.

ment,

ouvert

—

LANCIS

cements ;

lance-hoéc ;

lampùr (As.) ; sm. — Boue qui provienl
du dégel.
Iampurrejà; v. — Action du dégel, de
la fonte des neiges. V. ablagnà au Sup.
lamustè,-ro (B.-L.) ; adj. — Qui a une
mauvaise conduite; impertinent,-e.

lan.

lançà

—

Laineui&gt;euse.

lanchire ; sm.
chétif ; pauvre hère;

Homme gringalet,
; t. de mépris.
lanciè,-re ; s. — Lancier ; homme
grand et élancé, femme grande et vigou¬
reuse; le t., en ce qui concerne la femme
est plutôt désobligeant et signifie femme
d'allures libres, un peu virago.
làncis

—

flandrin

interj. — Excl. comme
làncis hèt ? que diable
faites-vous I En Lav., diarrhée.
en

fr.

(Neste)

diable

:

;

que

�LANÇO

lançò

LANGUIMËN

—

150

lansò (L.) ; sm. — Le surplus
donné gracieusement (pour
liquides). V. pichade.
lançot; sm. — Autrefois homme armé
d'une lance; massier. N. de
p. Lançot,
de
les

la

ou

mesure

Lansalot.

(Os.)

; v.

Placer la lande. C.

—

alandà.

Lanneretonne ;
parle — elle
près de Garaison (II.-P.) — dit
qu'on la donnait comme le rendez-vous des
sorciers au XIIIe siècle ; Froissai t dit qu'en

(Os.).
landàrro (G.)
landàu ;
lande

;

sf.

—

Loir. Gf. arrùl

sm.

(Os.)

un

—

sf.

;

Etendue de landes,
Barre de fer servant

—

battant de porte.

Cf. renàr.

landè ;
landerè (Lav.) ; landrè ;
aridrè (H.-A.) ; sm. — Landier, chenet.
Cf. charninàu.
landèr.
V. lancer.
landèra (Az.) ; sf. — Bâton recourbé
—

tourner le lait du fromage.

landerejà ; landrà (G.)

; v.

—

Bague¬

nauder, muser, perdie son temps ; landerejà-s, llâner, fainéanter. Cf. balandra.
landèrou,-e ; s.
Paresseux,-euse. V
balandrû, au Sup. (i).
landeriderà, landeriréte, landerirè.
Mots dépourvus de sens
propre et
qui servent de refrain dans les chansons.
landés,-e ; adj. et s. — Landais,-e, qui
est du pays landais, du
département des
—

— Laine,
lainage.
drap dou me y espés croumperèy bère
lane, j'achèterai un drap épais de belle
laine (D. La fore).
lanè; sm.
Terrain de lande; étendue
de landes. V. lanejade.
Lanegran ; sm. — Le pays de la Gran¬
de-Lande ; les habitants sont aussi
appelés
Lane-grans.
lanejà; v. — Produire de la laine. V.
alanejà; paraître laineux, en parlant d'un
drap mixte.
lanejà; v. — Se dit d'une région où les
landes dominent; ressembler à la lande.
lanejade; sf. — Etendue de landes. V.
—

li-nàu.

lanéte ;

Landes. V.

lanasquét.
landescòt,-e.
C. lanusquét,-e.
landrà (G.). — V. landerejà.
landràn,-te ; s.
Flâneur,-euse

lanéte; sf.
lanfàrro

—

;

v.

balandra, landurrè.

landràyre,-o (G.).
landrè.

—

—

V. lanière.

landurreyà

;

;

adj.

—

Flâneur,

■—

Flâner, baguenau¬

Lande, friche, ordinaire¬
en
terrain plat el marécageux. Les
landes béarnaises sont généralement cou¬
vertes d'une ilore
particulière: bruyères,
ajoncs, genêts, fétuques, fougères dont on
se
sert pour faire la litière du bétail
; les
landes gasconnes sont, en grande partie
occupées par les pins ; le pays landais,
département des Landes. Les landes com¬
munales sont habituellement désignées
par
;

—

ment

le
dr

nom

de la commune:

las lanes de Pau.

Ger, de Bourdèu. N. de p. el de I.
Lanne, Lalanne.
Laus de la lane, les gens de la lande, des
Landes; goardà la lane, garder la lande,
e&gt;pr. badine pour dire de quelqu'un qu'il
!.e fait rien,
l'étendue des landes rendant
toute

surveillance illusoire.
Lane caube, lande chauve,

rase; Lane
lande grasse; Lane-grun, la GrandeLande; lane plâ, lande plate, n. de 1. lane
ir.ouri.ne. V. lamoù; Lane méze, lande mé¬
diane, Lannemezan; lane-ardoune ; lanegrusse,

Petite lande.

—

N.

Courte laine, laine

—

(Lav.)

:

sf.

—

de

vantardise,

p.

légère,

Gros compli¬

langòt (Lav.) ; sm.— Morceau de
langoù ; languèyre (L.) ; sf.

choix,

Lan¬
douleur stomacale.
langougne ; s. des 2 g. — Personne
sans
énergie, molle; t. désobligeant. V.
cupole, au Sup. lèume.
—

abattement.

;

langourioùs,-o (Lav.); adj.— Friand,-e
langots.
langouroùs,-e; adj. — Langoureux,

ds

-euse.

langourousamén
v.

der.

sf.

C. landèrou.

V. landè.

landurrè,-ro (B.-L.)

ment ;

gueur,

—

sf.

I.anette.

—

lane

Ortliez il traversa la lune de

vers

bou.c.

De

G. alandade.

—

droumilhè.

-euse.

en

lane ; sf.

landade

pour

de p.
n.
Marca, qui

trouvait

se

arrivant

landà

à fixer

(As.)

retoune

Lane-de-bouc.

;

adv.

sement.

—

Langoureu¬

langouste; sf.

— Langouste,
crustacé
lagouste.
langoustèy (G.-M.V. — C. langoustiè.
langoustì (Lom.). — C. langui, lan¬
guir.
langousti-s (L.) ; v. — Se souiller de

Cf.

avec

boue.

langoustic,-ique (L.)

;

vert,-e, souillé de boue.

langoustiè;

sm.

—

adj.

—

Pêcheur de

Cou¬
lan¬

goustes.

languèyre (L.). — V. langoù.
langui; v. — Languir; langui-s, s'en¬
nuyer dans l'attente,
trouver le temps
long

; se

laisser aller.

languidoù,-soù ; sf.
C. languimén.
languino, langaitùt.
languidoùs,-e, languit,-ide ; adj. —
Languissant,-e, qui est porté à la langueur.
languimén, languisoù, languitùt;
languino (G.) ; sf. — Abattement, tris¬
tesse, ennui; alanguissement, affaiblisse¬
ment, dépérissement.
—

�LANGUINO

151

—

LAPE

Tf

lansis

— Flux intestinal,
lançò.
lant (As. Bar. Bas-Os.) ; sm. — Bran¬
card pour porter les cercueils ; autrefois
aussi catafalque ; v. lans,
lànte,-e, lénte,-e; adj. — Lent,-e;
lambin,-e, lendore.
lanternà ; lanternejà ; lanternià
(llte-Big.) ; v. — Lanterner, baguenauder ;
lantiponner ; lambiner.
lanternàyre,-e ; lanterniè,-re ; adj.
c-t s.
Lanternier, employé changé de
l'éclairage communal; personne irrésolue;
lambin,-e.
lantèrne ; sf. — Lanterne; reverbère;
falot; abside d'une église; tourelle; t. in¬
jurieux et qui signifie peu franc, qui est
de tous les partis, de toutes les opinions,
lanternejà. — V. lanternà.
lanterniè.
V. lanternàyre.
lantèrno (Lav.) ; sf. — Pissenlit monté
en
graine. C. lanterne.
lantrése, leytrése ; sf. — Euphorbe
(plante). Cf. descliude-boè.
lanùch,-nùs,-e ; s. — Terrain de lande
très maigre, vilain. N. de 1. et dte p.
l.anux, Lanusse.
lanusquèt,-e ; adj. et s. — Landais,-e,
qui est. du département des Landes. V.

languìno (G.) ; sf. — Langueur, mé¬
languimén.
languissén,-te ; adj.— Languissant,-e.
languit (L.) ; sm. — C. langoù.
languit,-de; adj. — Abaltu,-e, faible,
épuisé ; qui est à jeun.
La malaudie que l'a languit, la maladie
l'a épuisé; cabélhs langults, épis desséchés.
languitòri; sm. — Ennui, spleen,
mélancolie prolongée.
languitùt,-ude ; sf. — C. langoù.
lancolie. C.

lansò.

laniè ;

sm. — Faucon lanier; il était
employé à la chasse à la perdrix.
lanisses; sf. pl. — Débris, déchets de

laine.

laniu,-ibe ; adj. et s. — Terrain de
lande, peu fertile, sans consislance, aride.
Bouts lanibe, voix retentissante, profon¬
de, qui porte loin.
laniu,-ibe ; adj. — Qui a l'apparence
d : la laine, qui paraît laineux,-euse ; on

plutôt lanoùs

lanlà ;
son,

sm.

—

ou

—

lanàt.

Sorte de flonflon de chan¬

de refrain.

lanlarejà.

—

C. landerejà; chanter des

lanlà.

lanlaréto

(Rus.). — V. lallaréte.
lanière,-lore ; s. des 2 g. — Grand
ilandrin ; lendore, personne molle et qui se
dandine

en

landes.

marchant.

lanùt,-ude, laüt; adj.— Laineux,-euse.
lanùt,-ude ; adj. •— Qui est de la nature

lanière; sf..— Lanlaire; refrain, mot
dépourvu de sens propre; mandù, embià ha
lanière, renvoyer quelqu'un, s'en débarras¬
ser;
que soun lanières, se sont choses,
paroles sans valeur.
lanoùs,-e, lanùt,-ude; adj. — Lai¬
neux,-euse; v. lanlu.
lans ; Bas-Os.); sm. — Petit qui suit sa
mère; se dit des animaux: ue. ùulhe e lou
sou lans, une brebis et son petit.
lans (L.) ; sm. — Cercueil ; brancard
servant à porter la bière; v. lant.
lans; sm.— Action de lancer; jet; élan,
poussée, escousse. V. balans, abourride ;
élancement. V. lançade, lancejade.
Lous allas n'an pas Ions, les affaires ne
a ont
pas; n'a pas dat prou de lans au
bòloii, il u'a pas lancé la boule avec assez
de force ; ù lans de frèbe, une poussée, un
accès de fièvre ; abé de lans, avoir en sur¬
plus.
lansà,
Autre gilaphie de lança; v. ce

de la lande.

là-oun.

lapà

—

donnait autrefois aux Allemands et aux
Suisses et syn. de grand diable, d'escogriffe.
&gt;T. de p. Lansaman.

lansèr

(Big. G.).

—

V. lancèr.

; v.

V. là.

—

les chiens. V.

lécher.

lapadéte,-dote ; sf. — Petite lapade.
laparasse, lapasse; palalasse; sf.
Bardane (arctium, plante) ; le fruit
s'appelle lapassét-ssoû, gahàn.
laparrìuo (B.-L.) ; sf. — Matière semi-

—

lluide.

lapàs,-se ; s. — Parelle sauvage (plan¬
; v. laparasse.
lapassoùn (Lom.) ; sm.— Gaillet accro¬

te)

chant.

dérivés.

lansadeyà (Lav.) ; v. — Souffrir d'une
douleur aiguë.
lansalòt, lansòt; sm. — Autrefois,
sorte d'officier public. N. de p. Lansalot.
lansamàn ; sm.
Sobriquet qu'on

—

Laper, boire, manger com¬
lipe-lape, glapà, larnpà.
lapà (Gr. L.) ; sm. — Alios.
lapade ; sf. — Action de laper : lape¬
ment ; v. lapât; action de lécher fortement.
lapadére; sf. — Manie de laper, de
me

—

mot et

; sm.

V.

-—

autrefois

dit

(Lav.)

—

;

lapât ; sm. — Lapement plus bref que la
lapade.
lapày ; sm. — Fourchée de fumier que
l'on étale; tas de fumier qu'on pose dans
un
champ de distance en distance ; v.
pielòt.
lapàyre,-e; adj. — Qui lape: personne
qui lèche les assiettes.
lape, tè ! — Cri pour appeler le chien:
viens laper, tiens 1

�LAPËTE

—

LARROQUE

152

lapéte ; adj. des 2 g. — Surnom d'un
gourmand, d'une gourmande, d'une « fine
bouche », d'un lécheur d'assiettes.
lapî,-ne ; s. — Lapin,-e; v. courùlh;
famil., personne rusée ou brave.
Loc. div.
Courre coum û lapî, courir
très vite ; mus de lapî,
figure avec un nez
camard ; saut de lapî, saut
que l'on exécute
en
lançant à la fois les deux jambes en
arrière; û rude lapî, un fameux «type»,
un rude
lapin.
lapià (G.). — Forme de lapina; celle-ci
est également
usitée; on dit aussi, dans le
G., caderà et pitoà en parlant de la lapine,
lapidà ; v. — Lapider. Cf. escalhabassà.
lapidacioû ; sf. — Lapidation ; escalha-

Lardà de cops
de couteau.
lardade ; sf.

de coûtât,
—

percer

de coups

Coup de broche, d'épée

estafilade ; action de larder,

lardadére ; sf.

—

;

Lardoire.

—

bussade.

lapidàri ; s. et adj. m. — Lapidaire,
lapinà ; v. — Mettre bas, en parlant
d:une lapine.
lapinade ; sf.
Portée de lapins; se dil
—

le ton badin d'une famille nombreuse

sur

de

petits enfants.

—
est, qui
lapin; lapine nourrice; éleveur,
marchand, amateur de lapins. Sobriquet
des gens d'Aucli.
lapinère ; sf. — Loge à lapins ; lapine
qui a des petits.
lapinét,-nòt,-e ; s. — Lapereau,
lapiròt (Lav.) ; sm. — Elolïc qui a

traîné, chiffon mouillé, sale.
—

Patrouiller,

—

Cf.

remuer

Gloute-

gahét.

lagòt.

—

Flaque d'eau. Cf. eslaque,

laqué; sm. — Grande flaque, mare;
M', flaque de boue neigeuse,
laqué. — C. lacà, gaule.
Iaquère ; sf. — Les flaques.
laquét,-e ; s. — Petit lac. N. de p.
lar.

—

Lardon.

—

la maison,

le

foyer; l'auyoà dou larè, la tiédeur du foyer.
lareniè ; sm. — Larmier, jet d'eau
d'un toit; t. de charpentier.
laretoû, larerôt ; sm.
Dim. de larè,
—

petit àtre.
11.

Larreule,

p.—

larg, largue; adj.

lâche, qui n'est
On dit aussi
lement usités

pas

commune.

—

Large; ample;

assez

tendu; libéral.

large,-e ; ceux-ci sont généra¬
en Big. et G. et dans
quelques

parties des L.
U camî larg ou làrge, un chemin
large;
corde largue, corde peu
tendue; iién-te
dret e came-larg, dit-on à un
ivrogne qui
zigzague.
largà, largance. — C. alargà, alar-

en

làrje,-e. — C. larg.
loung en làrge, marcher de long
011
large; Vomi qu'ey làrge, l'homme est
libéral, charitable; il voit largement; abé
la rée larje, avoir le dos large, être de ceux
sur
lesquels 011 peut taper, dauber,
largésse ou larjésse; sf. — Largesse.
largét,-jôt,-e ; adj. — Assez large,
largue, lhargue (Sauveterre-de-B.) ;

sf.

hoùne

—

Courtilière. Cf. arése.

larjamén ; adv.
Largement,
larj où ; sf.
Largeur.
larjoutét,-tòt,-e; adj. — Moins large
—

—

lar(d) ; sm. — Lard.
Ue pèrne de lar, une flèche de lard ;
ha lar, faire du lard, devenir gi'as ; faire le
;

ou

Anà de

Forme ancienne de lare. N. de p.

rester oisif

—

familiale ; v. case, la, làrou.
Goardà lou lare, garder

Lardebat, Lardessus, Lardumey.

paresseux,

sm.

lardoùs,-e ; adj. — De la nature du
lard, graisseux,-euse.
larè ; sm.
Aire, foyer; la maison

làrge

coup,

—

laque; sf.

lardoû ;

gance.

làpou (Lav.) ; sm.
Soufflet,
lapùc, lapussoùn (G.) ; sm.
ron.

V. lardà.

—

V. réule.

du

lapirouteyà ; v.
des choses boueuses.

—

lardoà.

La Réule ;

lapinàdje ; sm. — Les lapins.
lapinàyre,-e ; adj. et s.
Qui

tient

lardè,-re ; adj. — Oui est du lard ; dans
les loc. didjàus larde, dirnars lardé,
jeudigras, mardi-griis ;qui arme le lard,
lardère ; sf.
Le lard en quantité,

coum

lar

à

Vaste, fondre

que

largét.

larmade ; sf.

—

le.

làrme ;

Blanc d'œuf qui s'écou¬

comme du lard à la broche;
gouje, lard pas cuit; da lar, flatter,
encourager par paroles, approuver ; v. lét.
Larbaig; n. p. m. — Larbat, Larbaig,

Blanc d'œuf; v. 1er (2).
— Larme.
Cf. ploà.
larmè ; sm. — Larmier.
larmè,-re; s. — Larmoiement,

nom

larmejà

lar de

d'une vallée béarnaise. N. de p.

Lara de

(Bertrand).

Poète Gascon,
i58i, auteur de la Mar--

à Mont ré jau en
garido.
Larboust; n. p. m. — Nom d'une
vallée des Hautes-Pyrénées.
lardà ; lardoà ; v.
Larder, piquer de
lard une viande, barder une volaille;
plan¬
ter dans la chair, percer.
né

—

sm.

—

larme, lèrme; sf.

làrou

; v.

(Bar.).

—

—

Larmoyer,
C. larè

avec un sens

de

dim.

larrà.
C. eslarrà et dérivés.
Larrebat (Justin), — Poète gascon,
—

né à

Bayonne (181G-1868).
Larroque (Eugène).

dut,

un

—

Dit Hourca-

des maîtres de la prose

(1832-1899),

béarnaise

�LARROU

153

larroû.

—

Forme francisée de layroû.

Lacs, collet, lacet, piège,
nceud coulant ; pour ce dernier on dit aussi
las estrangladé. Cf. lacet, sedade, lassòu.
las,-se; adj.et s. — Las,-se, fatigué,
las; interj. — Las, hélas. Cf. lussines,
aylàs.
las;

sm.

lasé.

—

—

Forme de lésé.

làsie

(L.). — C. lési.
lasoùn (L.) ; sm. — Dermatose. Cf.
braguén.
lassà ; v. — Lasser, fatiguer ; lussà-s, se
lusser.

lassade ; sf.

Lassitude

—

;

fatigue après

travail

pénible.
lassadé,-re, lassadis,-se ; adj. — Qui
lasse, fatigue.
lassadére ; sf. — Fréq. augm. de las¬
un

sade.

lassère ; sf.
le

—

.leu de lacs pour prendre

gibier; l'ensemble de
lassère ; sf.

verte

de

ces

pièges.

Partie de montagne

—

quartiers de roclie. N. de

cou¬
p. et

dé 1.
lassét.

Autre graphie de lacé t.
Iassét,-e ; adj. — Un peu las,-se ; llétri,-e, défraîchi, en parlant soit des person¬
nes, soit des choses.
—-

lassi (G.).
lassines ;

C. eslassl, flétrir,
interj. — Dim. de las, hélas.
lassìt,-ido (Lom.) ; adj. — Etoilé,-e.
lassit,-ido (G.). — C. eslassl t.
lassitùt,-tude ; sf. — Lassitude,
lastét (B.-L.) ; sm.:— Partie côtelée d'un
—

bas tricoté.

lastoà ;

Lieu où pousse le lastoû.
Herbe commune, gazon;
fétuque, graminée ; en Lav. aussi scolopen¬
dre. V. èrbe lade. En B.-L., c'est la Moliriia
sm.

—

lastoû ; sm.

—

c&lt;vrulea Manth.

là-sus.
lat.

—

latà ;
le

G.

—

au

mol là. N. de p.

Lassus.

V. lud,-e.

Latler, garnir de laites ; dans
aussi, taller, s'étendre. V. alatà-s ;
v.

—

matà.

latà; sm. — Grande latte, gaule, perche
mince; action de taller; v. luyà.
latà

(Lav.)

; v.

—

Fréquenter, avoir des

relations avec; se mesurer avec.

latade ; sf.

—

Coup de latte, de gaule;

quantité de lattes.
latàdje, latade; adj. et

s.

—•

Action de

latler ; les lattes.

latanè,-tàyre, latè

— Fabricant,
Lutuné.
latarégn,-o (Lav.) ; adj. — Qui est
mince, plat comme une laite.
latasse; sf, — Vilaine laite, de mauvai¬

; sni.

marchand de lattes. N. de p.

se

qualité,

latassade ; sf.

— Coup de latte, correc¬
action de gauler.
latàyre. — C. lalanè; poseur de lattes.
Sobriquet des gens de Lourdios (B.-P.).
late ; sf. — Latte, gaule, houssine, bran¬

che refendue dont

011

sert pour

se

faire des

barrières, des voliges ; celles-ci sont appe¬
lées late-hoélhe, late-hulhe; ancienne me¬
sure valant environ o m. 78. V. latoû
(2).
Recébe à cops de
houssine ; bèslie

late, recevoir à coups
coum ue late, plate¬
bête; maladroit; prue de late, variété
de prune d'ente.
Dans celte exprès., està à late, être à bout

de

ment

d'

forces, de
latè.

—

ressources,

C. Uità.

latè ; sni. — Fabricant, marchand de
laites; grande* laite; v. lalanè, latà.
lateralamén ; adv. — Latéralement,
lateràu ;

adj. des
sf.

;

2 g.

—

Latéral,-e.

Pelite latte, bran-

—

chette ; gluau.
latî ; sm. — Latin, la

langue latine,
latî,-ne; adj. — Latin,-e.
latigue ; sf. — Chatouille. Cf. gratine.
latinade ; sf.
Bordée de latin, ordi¬
nairement citation burlesque du latin.
latinamén ; adv. — A la manière des
—

Latins.

latinàyre,-e ; adj. — Qui parle Latin,
qui a la manie de citer du Latin.
latine; sf. — Mince houssine; v. laléte.
latinejà ; v. — Affecter de parler latin;
parler mal le lalin.
latinejade ; sf. — C. latinade avec un
sens de moquerie.
latinisà ;

Latiniser,
— Latinisme,
; s. — Latiniste,
latis ; sm. — Lattis,
latitude; sf.— Latitude, permission de.
latoà ; v. — Orner de laiton en feuilles;
v

latinisme;
latiniste,-e

—

sm.

le;

V.

LAU

tion ;

latéte,-tote

lassàn,-te; adj. — Lassant,-e.
lassàyre,-e; adj. — Qui lasse,

—

sabots sont parfois
fioritures en laiton.

ornés de lames, de

latôt, latoû,-tote; s. — Pelite laie;
gluau.
latoû, lettoû; sm. — Laiton,
latoû (Hle-Big.) ; sm. — Ancienne me¬
sure agraire; elle valait 224 toises. V. lute.
Loc. adv.

—

A tout

latoû, à tout bout de

champ.
latrine ; sf. — Latrines. V. undroune
(au Sup.), coumoudilats, cága.tòri.
latrounìci ; sm. — Vol, larcin (vieux),
lau, lòu; sm. — Labour; étendue de
terres
labourables ;
lande, terre vague
(vieux). V. laus (2). N. de p. Lau, Loulau,
Dulau. N. de 1., Lau-Balagnas■ (H.-P.).
Lou mèstre que rebén...
Dambe

soun

hilh de lié lou tour don lòu.

le maître revient
lour de ses terres

avec

son

(d'Astros).

fils de faire le

�LAU

LAUS

—

154

lau

(H.-A.) ; sm. — Avalanche. Cf. lit.
eslur; lit de torrent. V. làuno.
la-û, la-ue ; adj. et s. — L'un, l'une;
telle forme est usitée surtout en
Uig. et G.
lauà (Big. G. V.-B.). — Forme de labà,
laver, qui se reproduit dans les dérivés,
lauàndro

(Big. G.). — C. labande.
lauassè (Lom.) ; sm. — Revenant noc¬
turne, sorte de croquemitaine.
laud; sm. — Décision d'arbitre (vieux);
consentement, approbation.
laudà; lausà (Big. G.); v. — Louer,
vanter, féliciter, approuver.
laudàble,-e ; ndj. — Louable,
laudade ; sf. — Louange.
laudadé,-re ; adj. — Qui est à louer.
laudadoÙ,-re ; adj. — Louangeur,-euse,
qui loue, vante.
laudamén ; sm.
Louange; approba¬
—

tion.

laudassejà

; v.

—

Louer

avec

—

Atendiàm

laudes, attendons

haré eàde las laudétes, il ferait tomber les

de

quelqu'un d'adroit, de

puissant.
laudétes; sf. pl. — Sonnerie de cloches
précédant la Noël.
laudoù; sf.
Louange; v. laudàt.
laüe, lahùe, lagüe ; sf. — Marc ;
lagune.
—

laujè,-re. — V. leujè et dérivés.
làune,-o (B.-L.) ; adj. — Fade, qui n'est
pas assez chaud, tiède.
laune (V.-B.) ; sf. — Bande d'étoffe,
lanière de cuir. Cf. listre.
làuno

(Lav.)

;

sf.

—

dée d'une montagne;

lauquét,-e

; s. —
morveau.

anal.,
barbazâ, lofe.

par

i\'ou
rien

ou

bau pas

presque.

ue

Lame; partie dénu¬
couloir d'avalanche.

Loche; petite limace;
Cf.

plus

v.

Laurer,

—

de lau¬

couronner

— Labour, espace
labouré
l'on donne à la terre.

que

;

L'arcoulâ de la matiade
Tire lou boè de la laurade.

L'arc-en-ciel de la matinée tire le bouvier
du labour

(die.).
laurade; sf.

ner

avec

Action de lancer, d'or¬

—

le laurier.

lauradé,-re
labouré,-e.

adj.

;

—

Qui peut, doit être

lauradé; sm. — C. laurade, mais moins
usité; est surtout employé avec le sens de
champ où 011 laboure au moment où l'on
Lou

baylét qu'ey au lauradé, le valet, est
champ en train de labourer.
lauràdje ; sm.
Labour, action de

au

—

labourer.

lotche,

làutcho.

lauquéte, cela

ne vaut

sm.

Labou¬

—

reur.

lauradure ; sf.
lauràt ;

C. laurade.

—

C. laurade, mais moins
usité; lous lauràts les terres cultivées,
sm.

lauràyre.

la

; adj. et
Chasseur, amateur d'alouettes.
laudéte, lauséte; sf. — Alouette; en
l.av. aussi bergeronnette. V. alaude.
Cap de laudéte, tête légère, folle; cent
espavbès n'y gaharén pas ue laudéte, cent
éperviers n'y prendraient pas une alouette,
«rien à faire», comme dit Populo;
que

dit

labourà,

laurade ; sf.

façon

—

V. lauradoù.

—

laure ; sf. — Courtilière. Cf. arése.
Laure ; n. p. — Laure, nom de femme.

—

se

de

le premier.

laurà ;

laudetàyre, lausetàyre,-tè

alouettes,

Contrac,

—

Pêcheur,
des gens

—

rier.

fin.
s.

sm.

Sobriquet

lauradoù, lauràyre;

malpropre, trouble, limoneuse,
laudes; sf. pl. — Laudes, t. religieux.
—

laurà.
usité que

C. alaude.

laude ; sf. — Eau dans laquelle on a
lavé la laine en suint; par anal., toute eau

Loc.

;

parle.

excès.

laudàt,-ade ; s. — Louange. Cf. lausénque, ledànjo, laudoù.
laude ; sf.— Lods, rente censive (vieux) ;
l de jurisprudence,
laude.

lauquetàyre,-tè
friand
de
loches.
d'Idron (B.-P.).

làure,-e; adj.
roux

el

ne

Blond,-e (comme l'or),

—

doi'é. Le mol est tombé
s'est

conservé

eu

désuétude

dans des

que

11.

p.

l.aurét, Lauréte. V. sàure.
laurè;

lèurè

(L.)

;

sm.

Laurier

—

(taiirus nobilis, plante).
lauréat;

sm.

Lauréns ;

Lauréat

—

(lit.).

Laurent. Sén Lauréns, St-Laurent, qui a de nombreuses
églises en IÌ. et Gasc. placées sous son voca¬
ble. 11 aurail, d'après la légende,
évangélisé notre province.
Si plau per Sén Lauréns,
La plouje qu'arribe à tems.
s'il pleut à la St-Laurent (10
août), la pluie
arrive à point (die.).
n.

p.

—

laurère ; sf. — Pied de laurier ;
les L., laurier sauvage.

laurerine; sf.
laurés,-e; adj.

—

—

dans

Lauriétin.

Bête, chèvre, brebis

de couleur blanche el noire.
laurét ; sm.
froment clair.

—

Nom de bœuf de couleur

—

Fauvette rousse;

lauréte ; sf.
lauriò

(Big.).

laus ; sm.

—

—

v.

C. auridu, loriot,

Louange (lit.).

laye.

�155

LAUS

laus,-e ; adj. et s. — T. vieilli, dési¬
gnant un sol, une maison abandonnés ;
vacant : terres lauses, terres abandonnées,
vacantes ; v. lau.
lause, lose; sf. — Ardoise,
laüse.

—

couvert.

;

là-yoùs (M4) ; adv. — Là-bas, audessous. N. cle p. Lojous, Layous.
layrà ; v. — Aboyer ; v. ahucà, gnaulà,

adj.— Louan¬

geur, -euse.

lausenjà. — C. laudà, louer, vanter,
lausénque ; sf. — Louange ; flatterie.
Cf.

hamà, ladrà.

layrade ; sf. — Aetion d'aboyer; aboi
prolongé, répété.
layràn (L.) ; sm. — Gobe-mouche
(musicapa). V. alabat, crec, jenoulhéi.
layràyre,-e ; adj. — Aboyeuryeuse.
layrét; sm — Aboi.
layrÎS,-SO (H.-A.) ; adj. — Exposé au
soleil ? A eonfr. avec le rom. lai, layr. N,
de 1. Layris, Layrisse.
layroû (Salies) ; sm. — Sonde, tuyau
pour transvaser le vin ; v. tripe.
layroû,-ne ; s. — Larron,-ne; le fém.
layroésse est tombé en désuétude.
layroÙci,-nici ; sm. — Larcin, vol
(vieux).
layrounèt,-nòt,-e ; s. — Petit larron,
petite voleuse.
lays (Lom.) ; sm. — Lais, dépôt (vieux),
lays (01.) ; sm. pl. — Se dit. de deux per¬
sonnes liées par une élroile amitié: aquet
pa de lays, celle paire d'amis intimes.
laytè, laytoùs,-e. — C. leytoùs, lai¬

laudàt.

lausenquè,-re ; adj. — Flatteur,-euse,
patelin, louangeur intéressé; se dit aussi
d'un mendiant patelin, d'un colporteur de
commérages. V. lay (2).
lausenquejà ; v. — Faire le lausenquè,
la lausenquère.
lausèr, lausèrp. — C. lansèrp, lézard.
lauséte,-o (V.-B. Big. G.).— C. laudéte,
alouette.

laüso

(N.-E. du G.) ; sf. — Vanneau.
Syn. banèu, flahàt, meneu.
lausse (Salies) ; sf. — Manque, vide
dans une plantation, faute dans un tissu,
lausserét; sm. — Petit lézard vert,
laüt; sm. — Aphérèse de flahàt, flûtet
et aussi

; v. laüso.
ad j. — C. lanùi, laineux,
laüte.
V. flahute, llùte ; l'aphérèse se
reproduit dans les dérivés.
lauyiu,-ibe (Bay.) ; adj. — Léger,-ère,
de
peu
de valeur, de consistance, de
rapport ; v. leujè.
lay,-e ; adj. — Lai,-e, laïc (vieux). N. de
vanneau

laüt,-ude

;

—

teux.

laytoû. — C. letou, laiton,
laytoû, leytoû; sm. — Petit lait.
Laytoùro. — V. Leytoùro.
laytugàdye (Az.) ; sm. — Laitage,
laytugue. — C. leytugue, laitue,
le (G.-M.) ; sm. — Ensemble de petites

Lay, J^ulaye.
lay, làye, làyo (Lav.j ; adj. — Douce¬
reux,-euse, patelin, fourbe ; nonchalant.
lay. — Forme de las, prou. f. pl., dans
la vallée de la Save et quelques 1. de la
p.

marées.

Lom. Cette forme vient du toulousain.

le, les (Bay.
Le mi

les

lé, lés, lous ; arl. m. — Le, les, en
points du G. touchant le loulou-

certains
sain

;

làye,-o (Lav.). — V. lay (2).
laye; sf. — Fauvette des jardins (sylvia
hortensia) ; v. lauréte, mouraloye, passesègues.
layésso (Lav.) ; sf. — Fourberie, hypo¬

lè, lèso (V.-B. L. liig. G.) ;
lèu,-o (Htè-Big.) ; lèu, lèbio
—
Laid,-e, vilain; mauvais;
obscène. Ant, beròy, bèt.
Ue lède bèstie, une vilaine bête; ço qui
lies qu'ey hère lè, ce que lu fais est très
vilain ; que bau, miélhe canta dab ue lède
que plourà dab ue beroye, il vaut mieux
chanter avec une laide (femme) que pleurer
avec une jolie (prov.) ; lè courn lou pecàt
dou dibés, vilain comme le péché du ven¬
dredi, affreux ; parlà lè, parler grossière¬
ment; nou l'està pus lè, cela lui sied
bien ; ù
scré pas

crisie.

C. eslajèt, iléau.

(Save).

lè, lède
lèbo Lav.)
(Az.) ; adj.

les dérivés.

—

L.) ; art. f. t- La, les;
lay (2).
cabale, ma (la mienne) jument;
jumèles, les femmes.

ailleurs la, las. Y.

layà (Or.). — C. latà, gaule; désigne
plus particulièrement la gaule de châtai¬
gnier que l'on fond pour en faire des cer¬
cles de barrique; en d'autres 1., désigne
aussi un gaulis. N. de I. et de p. Layaa,
Layon.
layàt, alayàt (Nébouzan, Qualre-Vallées) ; adj. — Fatigué,-e, recru de fatigue.
layàt,-ade (Ilte-Big.) ; adj. — Rayé,-2
en
parlant de la toison d'un ovin.
laychà (G.). — C. lechà, laisser et
lachà, lâcher ; la forme se reproduit dans

layèt.

LÈ

layét,-e. — Dim. de lay,-e.
layòu. — C. eslày; en Os. aussi, forme
de bayòu, lange.
layoùs,-0 (B.-L.) ; adj. — Brumeux,
-euse,couvert, pljivieux : .tenis layoùs, temps

V. lahuse.

lausengàyre,-jàyre,-e

—

I

si

011

;

;

lè ■teins, un mauvais temps ; non
lè qu'ou gahèssen, cela serail bien

l'attrapait, si les gendarmes l'arrê-

�LÈ

—

LECHA

156

taient ;
rien ne

ni per bèt ni per lè nou s'estangué, |
l'arrête; qu'a hèyt plà lè, il a fait
une bien vilaine chose, commis une vilaine
action ; cantà lè, chanter mal ; ni per bèt ni
per lè, nou desmembres ra cape ni r'abrespè, qu'il fasse beau, qu'il fasse mauvais
temps, n'oublie ni ta mante ni ton goûter
(prov. montagnard).
lè; sm,
Le laid, le mal, le répréhensi—

ble.
Lou lè

n'ey jaméy lou berùy, le laid n'est
jamais le beau.
leà ; v.
Traîner, transporter sur la
lée; répandre la lie. V. lia.
leà (Lav.) v. — Placer une légère cou¬
che de au fond d'un récipient; recouvrir à
peine de ; cru néu que léo et camî, une
légère couche de neige recouvre le chemin.
leade, liade; sf. — Action de répandre
la lée; la lée étalée, répandue ; couche
légère.
lèb ; sm.
Lièvre mâle, levraut.
Courre couin a lèb, courir comme, un
levraut, très vite.
lebàme (Lav.). — C. Ihebàmi, levain,
lèbe ; sf. — Lièvre, hase.
Gahà la lèbe au jus, prendre le lièvre au
gîte, arriver à point ; pot de lèbe, lèvre en
bec-de-lièvre ; mus-de-lèbe. museau de liè¬
vre, variété de pomme. A quelqu'un qui
vient d'avoir une déconvenue, on dit ironi¬
quement : 4s bis à passà la lèbe ? As-tu vu
passer le lièvre (qui s'est enfui) ?
leberàs,-se; s. — Gros lièvre,
leberàu, lebrè; adj. m. — Chien qui
—

—

court le

lièvre.

leberè,-re. ; adj. — Qui est du lièvre,
pourvu en lièvres, en parlant d'un lieu.
leberroû,-o (Lav.) ; adj. et s. — Qui est
très !aid,-e.
lebésso (Lav.); sf. — Laideur; vilenie.
lebét,-e ; s. — Levraut. Cf. lebrautoù.

lebeyà (Lav.);

Agir mal, vilaine

lebrautà ;

v.

—

Mettre bas

de la hase.

lebrautade ; sf.
nature

parlant

Portée de la hase,
Qui est du lièvre, de
du lièvre : jus lebrè, gîte de

lebrè,-re
la

en

adj.

;

—

—

lièvre.

lebrè,-re ; s. — Lévrier, levrette. On dit
û lebrè et à câ-lebrè.
Courre coum à lebrè, courir comme un
lévrier; quin lebrè! dit-on d'un homme
élancé et qui marche à grandes enjambées ;
està coum ù lebrè, être efflanqué,
lebroutà.
lecà ;

—

C.

lebrautà.

Lécher, laper, siroter, boire,
délices; lecà-s, se lécher.
Lecà l'escudèle, lécher l'écuelle; leca-s'en
lous pots, s'en lécher les babines; que s'ut
a
lecàt tout, il a tout mangé (de façon
gourmande) ; oey trucà-s e douma lecà-s,
aujourd'hui se battre et demain se lécher
(prov.) ; s'«{&gt; mau, léque-u-té! Si tu as du
mal, lèche-le (toi) ! Tant pis pour toi '
Lequel iniei'j. connue en fr. attrape! Tant
jjis ! D'un grand paresseux on dit: nou-s
pol pus lecà; un malade, un fatigué diront
aussi : nou-m ]&gt;ouch pus lecà, par anal, avec
les vaches qui ne se lèchent plus quand
v.

—

manger avec

elles sont malades.

lecade ;

sf.

—

Action

de

lécher';

ce

qu'on pourrait lécher en une fois; ce qu'on
prend à la fois avec la langue ; petit repas
délicat ; trace de ce qui a été léché.
Nou n'y a qu'ue lecade, il n'y en a que
peu ; que s'at pussu en ue lecude, il l'avala
d'un coup de langue, d'une lampée.
lecadé,-re ; adj. — Qui est à lécher, qui
peut cire léché.
lecadé,-re (M4) ; sf. — Pierre où l'on
place le sel que les ovins viendront lécher,
lecàdje ; sm. — Léchage.
lecadoù,-re ; adj. et s.— Lécheur,-euse ;
gourmand. V. lecàyre.
lecadure.

—

C. lecade.

Peyroutoù bu ta lu. eusse,
Tout soulét, sens coumpagnoû. ;
Au lue de tjuhà la lèbe
Qu'a gahàt lou lebrautoù.
Pierroton part à la chasse, seul sans com¬
pagnon ; au lieu de prendre le lièvre, il n'a

lecassàyre,-e. — Fréq. augm. de
lecàyre; sobriquet des gens de Lombez (G.).
lecassè,-re; adj. — Lécheur,-euse,
friand ; parasite ; on dit aussi lecussoû.
lecassine ; sf. — Mérulle chanterelle
(canthurellus cibarius).
Gourmàn coum lecassine, la chanterelle,
absorbe beaucoup de graisse en cuisant.
lecàt; sm: — C. lecade, mais plus bref,
coup de langue.
lecàyre,-e. — C. lecudoù, avec un sens
d'augm., en fr. pop. licheur.
lecàys (Bar.) sm. pl. — Nuages portant
I l pluie. V. lucày.
lècll,-e ; s. — Legs; reste, ce que l'on
abandonne ; qu'a lièyt û lèch, il a fait un
legs.
lechà ; lachà (Bay. L.) ; v. — Laisser.

pris

V. dechà et dérivés.

v.

—

ment.

lèbio

Véhicule agricole
que l'on rem¬
place par deux patins pour s'en servir com¬
me traîneau ; v.
léye, liât, le lebiôt est plus
grand.
lebissién,-te ; adj. — Elégant,-e, de
bonne tournure ; agréable à voir.
lebìsto (B.-L.) ; sm. — Eclat, chose
dont

on

éclatée

:

(11.-A.)
a

hè à

lebràut;

;

sf.

—

enlevé les

roues

lebistes, tout
sm.

—

casser.

Levraut. Dim. lebrau¬

toù.

que

le petit levraut (chanson de danse).

�157

LÈCHE

lèche-m-està ;

tranquille,
sonne

sans

s.

—

Lit 1.

laisse-moi

nonchalant, tlandrin, per¬
énergie, peu active: û lèche-m
un

està, ue lèche-m està.
lèche-m-està; sm.

—

Nonchalance,

lassitude ; paresse.

lechibà ; v. — Lessiver. Cf. arruscà,
bugadù.
lechibàdje,-ade ; s. — Lessivage,
lechibè ; sm. — Cuvier pour recevoir la
lessive. V. boudjét, cubét.
lechibè,-re; adj. — Qui est de la lessi¬
ve, comparable à de la lessive.
lechiu ; sm. — Eau de lessive ; en style
plaisant, mauvais breuvage, particulière¬
ment. le café ; on dit aussi lesslu et lichiu,
en
quelques lieux.
lechiu (G.) ; sm. — Cynchrame schoenicole (oiseau).
lècho, eslècho (B.-L.) ; sf. — Terrain
en
pente où il y a eu un éboulement.
lecit,-e ; adj. — Licite,
lecità; v. — T. de palais, liciter.
lecitacioû, licitacioû ; sf. — Licitation.

lecitamén ; adv.

—

Licitement.

lecitàn,-te; adj. et s.
lécossénes (Loin.) ;

Licitant,-e.
sf. — Mérule

—

chanterelle. Cf. lecassine.

lecourrét (Lav.) ; sm. — Ce qu'on peut
lécher, une gourmandise.
lecoutè,-re ; ad j. et s. — Gourmand,-e ;
v.
lecàyre, licoulè.
lectoù,-re; s. — Lecteur,-trice.
lecture ; sf. — Lecture.
lèd,-e; lèt,-e (As.). — V. le.
lèdamén ; adv. — Laidement,
ledanies.
C. letaniSsi
—

ledànjo (Lom.) ; sf. — Louange (vieux).
ledàs,-se ; adj. — Très laid,-e, très
vilain.
lede

(Gr.-L.)

léde ; sf.
traîneau ; v.
allée.

;

sf.

—

Bouse. Cf. lèudo.

Sorte de claie agricole, de
cléde. Cf. avec léye, galerie,

—

lède, lète (L.) ; sf. — Lède, marais
salant, marais en général.
ledésse, ledoù ; sf.— Vilenie ; laideur ;
autrefois, signifiait aussi les abats, la tri¬
perie ; v. triperie.
ledi; v. — Léser ; offenser (vieux) ; on
dit généralement lesà.
ledi.
C. enledi, enlaidir, mais moins
—

usité.
; sf. — Laideur,
(G.). — C. èdre, lierre,
lèdso (Lav.). — C. leàde, lèsne.
lée ; sf. — Bouse de vache délayée
faire une sorte de goudronnage; en
tains lieux, lie. V. lèude, lie.

ledoù, ledésse

lèdro

pour
cer¬

—

LÉGN

lée, léye; sf. — Galerie, allée; v. balét
dalle, grande pierre plate; v. labusse.
lée.
C. léde. Cf. arroussèc, satèc.

;

—

lée-de-ma ;
Cantà, coum
une sirène.

ledòc
lèdre
lédso
droit

sur

ue

sf. — Sirène. Cf. ser&lt;éne.
lée-de-mâ, chanter comme

(Gr. L.)
(L.) ; sf.
ou

—

lédzo

le sel

au

— Tas; étron.
Lierre. V. gèdre.

; sm.

(Lav.)

;

sf.

—

marché consistant

Ancien
en

une

paumade pac sac.
legà ; v. — Léguer.
legàble,-e ; adj. — Qui peut être légué.
legacioû; sf. — Legs que l'on fait: que
Va hèyt legacioû de tout, il lui a tout légué.
Cf. legàt.
legacioû ; sf. — Légation.
legadé,-re ; adj. — Qui est à léguer;
qui peut être légué,-c ; v. legàble.
legadoÙ,-re ; adj. — Celui, celle qui
lègue.
legàgno (V.-B. Big.). — C. lagagne.
legalamén ; adv. — Légalement,
légalisé ; v. — Légaliser,
legalisacioû ; sf. — Légalisation,
legalitàt; sf. — Légalité,
legàt; sm. — Legs; légat,
legatàri ; s. des 2 g. — Légataire,
legàu ; ad j. des 2 g. — Légal,-e. Sous
l'influence du fr. on dit aussi legàl,-e.
lége. — V. léje, lire. C. elége.
legendàri ; adj. — Légendaire,
legénde ; sf. — Légende,
legì. — V. léje, lire,
legiferà; v. — Légiférer,
legioû ; sf. — Légion (Litt..);
legiounàri ; sm. — Légionnaire,
legislacioû; sf. — Législation,
legislatoû ; sm. — Législateur,
législature; sf. — Législature,
légiste; sm. — Légiste,
legitimà; v. — Légitimer.
legitimàble,-e ; adj. — Que l'on peut
doter.

legitimacioû ; sf. — Légitimation,
legitimamén ; sm. — Action de doter,
de

légitimer.
legitimamén; adv. — Légitimement,
legitimàri ; adj. des 2 g.— Légitimaire.
légitimé; sf. — Dot, légitime, portion
assurée par la loi. Cf. douàri, dot.
légitimé,-e; adj. — Légitime,
légitimiste,-e ; adj. et s.— Légitimiste,
legitimitàt; sf. — Légitimité.
légn (Salies) ; sm. — Boudin pour le
chauffage ; v. légne.

�LEGNA

legnà

LÉNCO

—

; v.

—

bûches.

158

Couper, laillei-, fendre des

legnade ; si'. — Quantité de bûches
(légnes) ; coups de bûche.
legnadoù,-re, legnassè,-re ; s.
Bûcheron,-ne. Sobriquet des gens de Libaros (H. P.).
légne ; sf. — Bûche, branche de bois
de bonne grosseur pour le
chauffage ; v.
légir.
Coupa légne, couper du bois ; lia légne,
couper des branches pour le chauffage ; ha
la légne e nou cauhà-s, faire le travail et
n'en pas profiter; recébe A
cop de légne,
recevoir un coup de bûche, une mauvaise

—

nouvelle.

adj. des 2 g. — Lippu. V. bèlii;
lîg. dédaigneux,-euse. N. de p. Lehi.
lejàu, leyàu ; adj. des 2 g. — Loyal,-e.
Autrefois, qui était de l'amende; v. léy.
Omi franc e lejàu, homme franc et
loyal;
plagué leyàu, plaie simple, nette; on
l'appelait ainsi, selon la coutume qui
réglait ies questions de coups et blessures:
plaga leyau es dita si a una onsa de long
o de
pregon, on appelle plaie leyau celle
qui a une once de long ou de profond ;
l'onsa valait un cinquième de
pouce; on
infligeait l'amende (ley) à celui qui la cau¬
sait ; v. plague.
lejaumén ; adv. — Loyalement,
lejautàt; sf.
Loyauté,
léje. -— C. eléje, choisir,
lèje ; \. — T. de tisserand, découvrir un
—

legnè,-re;

Bûcher, lieu où l'on
met le bois de
chauffage ; en certains lieux
le legne est mesure de capacité pour le
bois, il vaut quatre cars, soil environ sept
s.

—

stères.

légnio (Big.). — Forme de léni, lente.
legnioùs,-o (Big.) ; adj. — Qui a des

lentes.

legnoùs, -e, legnùt, -ude ; adj. —
Boisé,-e, qui a de la légne.
lègramén ; adv.
Allègrement.
lègre,-e; adj. — Allègre; v. allegrie.
legrémo (Lom.). — C. lagréme, larme,
lègs; sm.
Legs.
legude, lhegude ; sf. — Action de
choisir, de trier; v. elége.
lègue ; sf. — Lieue. La lieue de Gasco¬
gne était de 3.ooo toises, soit près de
—

—

6 kilomètres ; celle de Béarn était moindre,
entre

k et 5 kilomètres; la lieue était

surée

sur

me¬

la distance

qu'un homme au pas
pouvait parcourir en une heure environ ;
comme on n'était pas d'accord en tous
pays
la longueur de la lieue, on disait :
sur
qu'ey ue lègue de Gascougne d'un morceau
de chemin dont la longueur était approxi¬
mative et, en style plaisant, en Béarn,
d'une distance fort longue, qui n'en Unis¬
sait pas.

Pertout

lèhi ;

au

mauvais fil.

léje, leji; legui (Hte-Big.) ; v. — Lire.
Sabé léje, savoir lire, discerner; as
lejlt
(ou legàt ou leguii) açò? As-tu lu ceci ?
Que caleré qu'at lejissi, il faudrait que je le
lise; qu'at lejiràs, tu le liras; qu'ey de bou,
de maclian leji, c'est facile, difficile à lire,
lejedé, lejidé,-re; adj. — Lisible,
lejedoù, lejidoù,-re; adj. — Lecteur,

-trice. Cf. lectoù.

lejiblamén ; adv.
Lisiblement.
lejible,-e; adj. — Lisible,
léjo (Lom.) ; s. — Loquette, peu de
chose, d'après d'Astros.
lèli (Az.). — Dans cette expr. : hè à lèli,
appeler à l'aide ; pousser de grands cris. Cf.
avec èyde.
—

lembès.
C. dembès, envers
lembès, tourner à l'envers.
—

;

birà dou

lemecoùs,-0 (B.-L.) ; adj. — Gluant,-e.
lemequè, lemiquè, leminè, liminè,
; adj. — Délicat,-e de bouche, qui fait
petite bouche et aussi qui minaude en
mangeant et en parlant.
-re

la

lemequejà, limiqueja, leminejà;

v.

Faire des façons pour manger, en man¬
geant, se montrer délicat, difficile.
leminis ; sm. — Défaut de leminè; mi¬
—

que

y

a

lie

lègue de machan

camî, il y a, partout, une lieue de mauvais
chemin, chacun a ses traverses, ses peines
(prov.) ; este à .cén lègues de, être à cent
lieues de, être bien loin de.

legui (Hte-Big.) ; v. — Lire. V. léje.
leguitimà. — Forme de legitimà.
legùm,-e ; sm. — Légume,
legùmàdje; sm. — Les légumes,
legumàs ; sm. — Légume grossier.
legumassè,-re ; adj. et s. — Qui aime
beaucoup le légume ; augm. péjor. de legumàyre.
legumassejà ; v. — Faire vendre,
manger de mauvais légumes.
legumàyre,-e ; adj. et s. — Maraîcher,
marchand,-e, producteur de légumes; so¬
briquet des gens de Gelos (B.-P.).

nauderies, façons,
lemità.

—

lémpou;

C. limita.

(B.-L.).

sm.

éboulement.

—

Lambeau;

lémpre. — V. limpre plus usité,
(t),-te; adj. — Len.t,-e.

lén

Ien

(Bay. L. G.)

V. alél et. dérivés.

lén.

—

du G.

lenà.

—

C.

;

sf.

—

Haleine, souffle.

loégn dans diverses parties

C. alenà,-dà.

lencà,-coà.
V. lengà et dérivés,
léneo (Big. G.). — C.
léngue, langue,
léneo-de-baque (B.-L.) ; sf. — Cirse
(cirsium imonspessulahum, Ail. ; plante).
—

�159

LENCOAT

lencoàt,-ade ; adj.— Qui a une langue;
bavard,-e. N. de p. Lencoàc,-at. V. lengas-

lençoét (L.)

; sm.

lencoéte ; sf.

—

Luelte. V.

gar-

Languette, petite lan¬

—

gue.

lencoù

léncou,
léngue.

lencoû,-cote.

lendebrèspe
après-midi.
lendedie ;

qui suit;

on
ü. et les L.
lendemâ..

(Bay.

—

C.

C. tengoû.

—

;

Chai.).

sm.

Le

—

lendemain

sm. — Lendemain ; le jour
dit aussi lendedoumâ; dans le
lendejour; en La v. et B.-L.,

Dimars

qu'ey lendedie de dilùs, le mardi
du lundi, prenons patien¬
ce, il y aura riposte; qu'arribà loti lende¬
die, il arriva le lendemain ; ou peut dire
aussi qu'arribà lendedie.
est le lendemain

lendée ; sf.

C. léndi.

—

lendejà,-tejà,

lendiousejà;

Avoir des taches de

v.

(léndis).
lendemâ, lendedemâ (As. Bar.).

—

rousseur

—

lendedie.

C.

lendematî,-maytî

;

sm.

—

Le lende¬

main matin.

Iendeméy,-miéy
qui est

centre

au

;

; sm.

—

Le milieu,

ce

la moitié.

lendeméy (à, per) ; loc. adv. — Dans
l'intervalle, pendant, au milieu, parmi.
A lendeméy qu'arribà, dans l'intervalle il
arriva ; per lendemiéy dou
moùnde, au
milieu, parmi la foule,
lénde-sé ; sm. — Le lendemain soir,
léndi,-ti,-ie, légnie, lendée; sf. —
Lentille, éphélide, tache de rousseur. V.
parde.
lendioùs,-e; adj. — Qui a des taches
de rousseur; lentilleux,-euse. Sobriquet des
gens de Lamayou (B.-P.).
lendoumâ.
Lène ;

—

V. lendedie.

Hélène, par aphérèse,
lengà,-cà,-goà ; v. — Prendre la lan¬
gue et l'immobiliser pour l'examiner, la
soigner; langueyer; par anal, et au lig.
faire parler quelqu'un qui voulait rester
muet, savoir ce qu'il gardait en secret;
lengàs, fourcher, dire ce qu'on ne voulait
n.

p.

—

pas avouer.

Lengà û
savoir

s'il

LengadÒC ; n. p.m. — Languedoc, pro¬
française.
lengadoù,-gàyre ; sm. — Langueyeur.
lengadouciâ,-ne ; adj. et s. -— Langue

avoué, il s'est vendu.
lengade ; sf. — La superficie de la lan¬
gue ; coup de langue, action de
action de langueyer, langueyage ;

lengàdje;
pl.

docien,-ne.

lengassade ; sf. — Mauvais coup de
langue, brocard.
lengasse ; sf.— Langue grosse, épaisse ;
méchante langue: qu'a ue lengasse de
cijèr, il a la langue du diable.
lengassè,-re, lengassùt,-ude ; adj.
Bavard,-e, qui a la langue longue, in¬
discret,-ète ; on dit aussi, mais plus rare¬
ment, lengùt.
lengassejà ; v. — Bavarder, tenir des
propos indiscrets, cancaner, médire.
lengassùt,-ude. — V. lengassè.
lengoà. — C. lengà; cette forme suit
—

dans les dérivés.

lengoû,-gne;

s. — Langue de petit
lenguéle.
lengoù. — C. langoù et dérivés,
léngue, léngoe, léncou, loéngue;
sf.
Langue, corps charnu dans la bou¬
che: langue, idiome ; chose avant la l'orme
d'une langue, presqu'île.
Bonne, mâchante léngue, bonne, mau¬
vaise langue ; léngue-mayrane, langue ma¬
ternelle ; la léngue biarnése qu'ey plasénte,
la langue béarnaise est agréable à entendre ;
lou gascoû qu'ey ue riche léngue, le gascon
est une belle, une riche langue; léngue de
quatoùrze, langue de bavard ; on dit en fr.
avocat de sept heures; lengue d'aucàt, lan¬
gue d'oison, se dit d'un bavard; léngue de
perrée, langue de loque, bavard inconsé¬
quent ; mauvaise langue ; abé û hissoû au
loc de la langue, avoir un dard à la place de
la langue ; se dit d'un hâbleur venimeux.
Loc. diverses.
Abé la léngue en punt,
avoir la langue bien pendue, aiguisée, poin¬
tue, en train; drabà-s la léngue, fourcher;
demourà
lengue-drabàt, rester coi, sans
parole; bafouiller; léngue cousùt, muet,
extrêmement discret ; tirà dus pains de
léngue, tirer la langue, désirer ardemment;
abalà-s la léngue, se taire, se condamner
au silence ; gnacà-s la léngue, se mordre la
langue ; s'arrêter au moment où l'on allait
dire une sottise ; léngue-birà-s, même sens ;
fourcher ; préne léngue. s'enhardir pour
parler ; fixer un rendez-vous oralement ;
prendre date ; s'entendre au sujet de.
Prov. et, die.
Qui léngue a, à fíoume
ba, qui sait parler se tire d'affaire; la lén¬
gue n'a pas os, mes qu'en hè coupa dou
gros, comme en fr. « la langue n'a grain
ni os et rompt l'échiné et le dos » ; dab la
léngue que-s hè ço qui bblen, avec la lan¬
gue, on réalise tout ce qu'on veut ; dab la
léngue que ba biste, avec la langue il va
vite ; lou bén de la léngue nou coste pas,
1; mouvement de la langue ne coûte pas
cher; d'une personne à la parole mordante,
âpre, on dit: qu'a minjàt léngue de gat,
elle a mangé de la langue de chat.

enfant. G.

—

—

—

langueyer un porc, pour
sain; que s'ey lengùt, il a

porc,
est

sm.

—

lécher;
brocard.
Langage, idiome; au

propos.

Cade

bilàdje

Code auseroâ

soun lengàdje,
sa cansoû.

A chaque village son
oiseau sa chanson (die.).

langage, à chaque

LÉNGUE

vince

sùt.

galhò,l,unéte.

—

�LËNGtJË

LÈK

—

160

léngue-d'auque ; si'. — Langue d'oie,
petit plantain ; se dit aussi d'un bavard.
léngue-de-baque ; sf. — Langue de
vache, scolopendre; en certains lieux,
arum, gouet tacheté.
V. coucuroch; en.
d'autres, la scabieuse des champs ou encore
le eirse (plantes).
léngue-de-boéu; sf. — Langue de
bœuf; buglose ; (plante).
léngue-de-bouc ; sf. — Langue de
bouc, vipérine (plante).
léngue-de-câ ; sf. — Langue de chien,
cynoglosse (plante) ; plantain lancéolé.
léngue-de-cèrbi ; sf. — Langue de
cerf, scolopendre. Cf. léngue de baque. Par
confusion euphonique on dit aussi lénguede-sèrp, langue de serpent.
léngue-de-claquèt ; sf. — Litt. langue
de claquoir ; personne bavarde.
léngue-de-hissoû ; sf. — Litt. langue
de dard, s'applique à une personne dont
la langue est venimeuse.
léngue-de-passeroû ; sf. — Langue de
passereau, renouée des oiseaux. V. lichèrne.
léngue-de-sèrp ; sf. — Langue de ser¬
pent, ophioglosse (plante).
léngue-de-sèrp; sf. — Litt. langue de
serpent; même sens que léngue de hissoû.
lenguejà. — C. lencà, langueyen.
léngue-passà ; v. — Parler de, sur;
passer au crible de la médisance; critiquer.
léngue-passàt,-ade ; adj. — Qui a fait
parler de lui, d'elle.
léngue-pedassàt; adj. et s. — Se dit
quelqu'un qui ne sait pas prononcer les
s
ou
rouler les r. Sobriquet dos gens de
Visker (H.-P.).
léngue-plegà ; v. — Retenir sa langue,
de

se

taire.

lenguéte,-ote,-guine ; sf. — Petite
langue, bonne pelite langue. Cf. lengoû.
lenguéte ; sf. — Languette.
lenguiste,-e ; s. — Linguiste.
lengùt,-ude; adj. —- Bavard,-e. Cf.
lengassùt; qui a une langue, une languette.
léni, lénie, léndi, léntie, légnie,
limie, loéno ; sf. — Lente du pou.
lenioùs, lendioùs,-e; adj. — Qui a
des lentes.

lenitàt ;

sf.

—

Douceur,

délicatesse

(vieux).
léno

(Lom.).

Lenoû.
lens.

—

—

C. alét, lét, haleine.

Dim. de Hélène,

Dans cette expr. :

enter lens, à
mi-voix, en retenant son souffle,
lentà ; v. — Lanter, t. technique,
lentamén ; adv. — Lentement,
—

lénte,-e

;

adj.

—

Lent,-e

; on

lànte,-e.
lénti

(L. G.-M.).

—

C. léndi.

dit plutôt

lentilhà ;

sm.

lentilhàt,-ade
de

rousseur.

Champ de lentilles.
adj.— Qui a des taches

—

;

N. de p.

lentilhe ; sf.
convexe

— Lentille,
légume ;
dit aussi, mais rarement,
rousseur; v. lendée.

; se

tache de

verre
pour

lentilhoùs,-o (Hte-Big.).— C. lendioùs.
lentoù ; sf.

—

Lenteur.

Leoû, Loun ; n. p. — Léon,
leoupar ; sm. — Léopard.
lèp,-o (Big. G.); adj. et s.

—

Gour¬

mand,-e.

lepèndrou (B.-L.) ; sm. — Lambeau, au
péjor. ; chiffon souillé, dégoûtant.
lepèr,-roÙs,-o (M'-Big.) ; adj. — Chas¬
sieux,-euse. Cf. lagagnoùs.
leperneyà (Lav.) ; v. — Avoir les yeux
sens

chassieux.

lepét (Lav.) sm. — Chassie. Cf. Ingagne.
lepét; sm. — Petite lampée, petit lapât.
lepét,-o (B.-L.); adj. — Petit gour¬
mand, line bouche.

lèpi,-o (Big.); s. — Lippu,-e ; v. bèhi;
goulu,-e et gourmand.
lèpre ; sf. — Lèpre ; v. mau de loup, de
Sen

l^oup.

leproùs,-e ; adj. — Lépreux,-euse. V.
làdre, jafét.
léque ! interj. — Attrape! Tant pis pour
loi ! C'est bien fait !

léque-assiétes, léque-plat; s. —
Lèche-assiettes, lèche-plat, gourmand,-e ;
pique-assiette, parasite, écornilleur. On dit
avec
le même sens léque-grècli, léquepadère,-toupî.
léque-dit (à) ; loc. adv. — A lèchedoigts, en petite quantité.

léque-hangue ; sm. — Lèche-boue,
sec qui sèche les chemins,
vent du
sud ; surnom de la gelée.
lequejà ; v. — Fréq. de lecà, léchon-

vent

ner.

léque-nas ; s. — Lèche le nez, celui,
qui a la manie de se lécher la morve.
léque-padère ; sm; — Gourmand,-e, lécheur de poêle; surnom de l'index. V. dit.
léque-péres ; sm. — Lèche-poires, nom
donné à la gelée tardive funeste à la fleur
des poiriers, des arbres fruitiers.
léque-plats ; sm. — Gourmand, para¬
celle

site.

léque-pourét
liefs de

ou

poulét;

sm.

—

Re¬

volaille, de poulet.

léque-toupî. — Lèche-pot, c. léquepadère.
lequid,-e; adj. — Net,-le, liquidé, vidé;
quitte; qu'èy &lt;tan de léquid, j'ai tant de
bénéfice net; aquét qu'ey lequid, celui-là
est « nettoyé », décavé, liquidé.
lèr, lèrio, lèro (G.) ; adj. — Joli,-e,
beau ;
glorieux, fier ; gaillard, alerte ;
jovial. (Prov. lèvï).

�LÈR

161

lèr, lèrme (Lav.)

; sm. —

Blanc d'eeuf.

làrme.

cf.

lerabòys ; sm. pl. — Cris discordants
prolongés, iiurlemcnts. V. bramét, biahore, ugléts.
1ère (Bar.); sif. — Chemin étroit, allée;
v. léye; lierre-terrestre; v. cout*rèje de Sen

et

Jan.
— Mot qui s'ajoute à des n.
auxquels il donne alors le sens de
niais, nigaud, imbécile : Jan-lèri, Pèy-lèri.
lèrme.
V. larme., pleur, el dérivés,
lèrme.
C. larme, blanc d'oeuf. V.

lèri, lire.

de

p.

—

—

lèr.

lermeyà (Lav.). — C. larmejà.
lerquét (IÌ.-L.) ; lerquit (Lav.) ; sm. —
Petite quantité.
leròt,-o (Lav.); adj. — Bavard,-e. Cf.
avec

liràt, oison.

leroû ;

sm.

—

Baratte

en

certains lieux

Cf. amaubè.
lerouteyà ; v. — Baratter ; bavarder,
lés, lès; sm. — Lé, lez, laize, largeur

gascons.

entre

deux lisières d'étoffe ; bande.

Coumplll coum û coutilhoiÌ (le sèt lès,
parfait comme un cotillon de sept lez
(prov.).
lès, lis,-sse ; adj. -— Lisse, uni,-c.
lés,-e ; adj. — Lésé,-e; on dit surtout
lesàt,-ade
lesà ; v. — Léser, offenser,
lesardà-s ; v. — Se lézarder,

Les lézardes,
lesardasse ; sf. — Forte lézarde,
lesarde ; sf. — Lézarde. Cf. henèrcle,
lesardàdje ;

sm.

—

halhe.

lésc, lésque ; adj. — Distingué,-e ; de
mince, élancé ; soigné de sa personne,
coquet, faraud; petit-maître; qu'ey lesc e
escricàt, il est distingué et soigné (La la li¬
ne) ; v. lebissién, limpre, léyt.
taille

Lescà ; n. p. — Lescar, siège
cien évéehé béarnais. Broujassès

d'un an¬
de Lescà,

sobriquet des Lescariens.

(Pierre). — De Bayonne, au¬
chanson populaire Lous Tilhoulès
(1739-1807).
lescote,-quête ; sf. — Petite lésque.
Lescû ; n. p. — Lescun en Aspe, donl
on
dit : biràt-be de Lescû me y que de
l'escù, gardez-vous des gens, du lieu de
Lescun plus que de l'obscurité,
Lesca

teur de la

lésé, lasè ; sm. — Loisir.
Qu'èy lésé, j'ai des loisirs, le temps de;
à bosle lésé, quand il vous plaira; qu'èm de
lesè, nous avons le temps, nous sommes
« de
repos » ; anàt à lésé, allez tout douce¬
ment.

lèse, lèse ; sf. — Laize, qui est de la
laize, qui la concerne : quoan lou daràt de
lèse, combien lui donnerez-vous de lar¬
geur

i1 V. lés (1).

—

LETANIE

lesenade ; sf. — Coup de leséne.
leséne,-o (V.-B. Big. G.) ; sf. — Alêne.
Cf. l'ut.

leseràt,-ade ; adj. — Qui est de loisir,
désœuvré,-e ; hardi, effronté,
leséy (Or. L.). — Forme de lésé.
lési, lésie ; lisì ; lìsio (B.-L.) ; sf. —
Alêne ; au lig. méchante langue ; esprit
pointu.
Agùt coum la lési, pointu comme une
alêne ; abé
bonne llsie, avoir mauvaise
langue.
lesinà, lesinejà; v. — Lésiner.
lesinàyre,-e ; adj. — Lésineur,-euse.
lesine ; sf. — Lésine, avarice ; employé
aussi

au sens

de habileté à

se

tirer d'affaire,

échappatoire.
Per se garanti de
iV'a pas troubut
Pour écarter la mort

la mort
nàdo lesino.

il 11'a pas trouvé
d'échappatoire (Dugay).
lèsne; sf. — Ancien droit d'entrée,
d'octroi.
lesoû

(Lav.) ; sm. — Duvet du visage.
Lespy (Jean Vastin). — Grammai¬
rien et philologue béarnais, né et mort à
Pau (1817-1897), auteur d'une des premiè¬
res
grammaires de la langue béarnaise
(i858) et d'un dictionnaire béarnais (1887).
lésque ; sf. — Lèche, tranche étroite et
mince, tranche de lard, de jambon, de
pain; mouillette, apprête. Dans les L., clai¬
rière étroite.

lésque,-e; adj. — Mince, fluet,-te. N.
Lalesque. V. lesc. Dim. lesquét,-e.
lesquéte,-cote ; sf. — l'etite lèche;
languette,
lessiu (G.). — C. lechlu.

de p.

lestà ; v. — Lester,
lestamén ; adv. -— Lestement.

V. liste

(2).
lèste,-e; adj.
délié.
Abé la

came

nou

pas

—

Leste, agile, adroit,

leste, avoir la jambe agile;
leste, je' suis patraque, pas
bien portant ; léngue leste, langue agile,
bonne langue; m» leste, main adroite au
travail, main leste, prompte à gifler.
lèste ; adv. — Lestement.
Caminà lèste, marcher lestement ; tire-t
d'aqulu e lèste, ôte-toi de là lestement.
lestét,-tòt,-e ; adj. — Assez leste,
lestetàt; sf. — Agilité, adresse, légè¬
soy

reté.

lét.

—

Aphérèse de alét, haleine. Da lét,

raison, encourager à continuer;
dit, dans le même sens, da lard.

donner
on

(Hte-Big. Mt.-Big.). — C. lèyt, lait;
se reproduit dans les dérivés.
letanie ; sf. — Litanie, longue énumération, devis qui n'en finit pas; ribambelle.
lèt

la

forme

H

�LÈTCH

LEY AU

—

162

lètch, lèjo. — C. lèd,-e vers le Comrninges, dans la Save.
lète (L.). — Vallon dans les dunes où il
y a du pâturage ; lagune, dépression maré¬
lède.

cageuse ; v.

letî.

-—

lèu,-o (Hte-Big. H.-A.).
en

lèu, lhèu (Lom.
Poumon,

Cf.

mou.

blanc, Ihéyo.
Lèu de betèt,

Forme de laiî.

letigo (Lav.) ; letigue (M*) ; sf. — En
général côté de l'étable où se trouve le râte¬
lier, où les bêtes sont attachées ; à Gavarnie, litière.
létis, lètis (Lav. 13.-L. et Mt B.) ; sm.
Crème, bouillie faite avec du lait; laita¬
ge très crémeux.

—

C. lè, lède;

Lav. le férn. est aussi lèbio.

E. du G.) ; sm. —
lèuyes, courade, hldje

mou

de

veau,

lèu

(G.). — Forme de lhèu.
leuà (G.). — Forme de Iheuà, Ihebà,
qui se reproduit dans les dérivés.
leuadé, leuàdo (G.) ; s. — Levain ; v.
bouridé.

—

letoû.

—

letrà ;

Forme de latoû.

v.

Aparier les. leltres, com¬
faire des lettres.
couménce de letrà, l'enfant
lire, à savoir les lettres.
—

à lire ;
L ou nèri
que

mencer

commence

à

letradure ; sf.
cerne

Littérature ; qui con¬
instruction : abé letradure,

les lettres ;

—

leuadéro,

—

Lettré,-e, qui

a

lèudo; sf.

littéral, texte; missive, épître.
Létre de inoùlle, lettre moulée, caractère
d'imprimerie ; passà en létres de inoùlle,
faire imprimer un texte ; està-n à las létres,
apprendre à lire; ha ue beroye létre, écrire
une jolie lettre; sabé de létre, être instruit;
létre de mourt, avis de décès; béde las
létres de cu-en-sus, voir les leltres à l'en¬
vers, avoir des troubles oculaires.

letrejà ; v. — Commencer d'aparier les
lettres, d'écrire; être à l'a, b, c; écrire,

sf.

—

Liège

en

—

—

Bouse de

certains lieux.

lèugue. — Forme de lègue, lieue.
lèuje,-e ; s. — Liège,
leujè, leujèy; sm. — Chêne-liège

des

scn9

;

Cf. lèu je.

lettres. Cf. alelrùt.
letrasse ; sf. — Grande, vilaine lettre,
létre ; sf. — Lettre, caiiactère ; écriture,

(G.)

lèudo ; (E. de la Big.) ; sf.
vache. Cf. paut.e, hémse, lede.

être

lettré, instruit.
letràt,-ade ; adj.

leuandèro

Accoucheuse. V. mayroulère.
lèude ; sf. — Ancien droit de passage,
d'octroi. V. lesne.

vers

le Bordelais ; v. courciè.

leujè,-re ; adj. — Léger,-ère; allégé.
Qu'a Ion pè leujè, il a le pied léger,
leste; bourse leujère, bourse allégée; cap
leujè, tête légère, folâtre.
leujè; adv. -— Légèrement ; anà-n leujè,
légèrement, lestement.
leujèramén ; adv. — Légèrement. V.
leujè (2).
leujère (M1) ; sf. — Nom de brebis.
lèujes (M4) ; sf. pl. — Mou, poumons.

marcher

Cf. lèu.

faire des lettres.

letre-herit ;

d'après Ader.
letréte,-ote

sm.

Homme instruit,

—

v.

; sf.

letrine ; sf.

—

Petite lettre,
Lettrine, lettre ornée;
—

petite lettre.
letrines ; sf. pl. — Latrines.
letrùt,-ude; adj. et s. — Instruit,re,
qui a des lettres. V. lelràt.
Letsandre.
Aphérèse de Alexandre ;
—

dit aussi Lit sandre.

on

Letsandrine.
letsoû.

—

Alexandrí ne.

Forme de

leçoû, v. les L.
lèu; adv. — Tôt, vite, promptement,
prochainement, bientôt.
Ha lèu, faire vite, promptement; arribàt
lèu, venez vile, au plus lôl ; hèt au mey
lèu, faites au plus vite; qu'a passât lèu, il
a
passé vite; que partirèy lèu, je partirai
sous
peu, bientôt; autâ-lèu qui poùsqui,
aussitôt que je le pourrais; n'ey pas trop
lèu, co n'est pas trop tôt, il était temps;
—

e-b bederam lèu? Vous
tôt ? V. batlèu.

lèu

gré.

ou

ne

grèu

;

verrons-nous

loc. adv.

—

bien¬

Bon gré mal

lèume,-e (Salies) ; adj. et s. — Person¬
indifférente, endormie, peu intelligente ;
cupole au Sup., langougne.

lèuo (G.).
d'impôts.
lèurè
lèuse.

—

(L.).
—

—

C. Ihèbe; autrefois, levée

C. laurè.

C. lahuse et lèsi.

léy (G.). — Forme de Ihéyt, lit.
léy ; lé (Lav.) ; sf. -— Loi ; règle ; façon,
manière qualité; vertu; croyance religieu¬
se ; aloi ; usité au sens de élite ; v.
eléy ;
autrefois a signifié aussi amende; v. lejàu.
Segui la ley, obéir à la loi, l'exécuter;
ha la ley, gouverner ; ha ley, avoir force
de loi ; la ley dous judius, la religion juive ;
h bèstie qu'e.y de boiine ley, la bête est de
bonne qualité, espère ; de quine ley souri
aquet moùitde? De quelle race sont ces
gens, de quelle nation, de quelle religion,
de quelle qualité ? Ha la ley à cop de pès,
faire régner l'ordre à coups de pied
léy (Lom.). — C. lèt, haleine.
leyalamén ; adv. — Loyalement. Cf.
Icjaumén.

leyàu.

—

V. lejàu.

�LEYCHA

163

leychà, leyssà.

—

Formes de lechà,

laisser.
—

G. lée, galerie, el c. liàl, lie;

lébio, satèc, Uso.

leyétis ; sm. — Graisse de rebut pour
graissage.
lèyre ; sf. — Loutre ; v. loèyre. N. de
cours d'eau, la Lèyre (L.), la Loire,
lèyt; lèt; sf. — Lait; laite, laitance.

le

coiirn

la

le lait
dit de

sur

lèyt s'ou hoec, monter
le feu; s'emporter; en
Ml. on
quelqu'un à qui rien ne
manque: qu'a lèyt à la cautère; abé la lèyt
ans pot s, avoir le lait aux lèvres, être très
jeune; blanc couru lèyt, blanc comme lait;
Lèyt! cri des laitiers.
léyt (B.-L.) ; sf. — Aphérèse de aléyt.
Prabà

comme

haleine.

léyt (B.-L.). — G. léy, loi.
léyt,-e ; adj. — Uni, lisse; choisi,-e, de
choix, joli, agréable; d'élite; v. lit, lesc.
Palhe léyte, paille choisie; glui.
leytà ; v. — Donner, faire du lait,
leytade ; sf. — Le lait d'une traite ; les
riz de

veau,

leytàdje ; sm. — Laitage, le lait,
leytance ; sf. — Lait de chaux.
leytaràdo,-ssàdo (Lav.) ; sf. — Blan¬
cheur du lait.

leytarè,-re; s. — Qui Iravaille le lait.
leytarie,-terie ; sf. — Laiterie,
leytasse ; sf. — Lait de mauvaise qua¬
lité.

leytassé,-re; adj. et s. — Qui aime le
marchand,-e de lait ; laitier. V. leylè.
Sobriquet des gens de Bordes et d'Aressy
(B.-P.) et d'Adé (11.-P.). V. leylè.
Que soy leytussè, j'aime le lait; lou pèys
qil'ey leylassé, le pays est laitier ; as bis la
leytnssère? As-tu vu la laitière?
leytassejà ; v." — Donner peu de lait;
faine un petil commerce laitier; boire sou¬
lail ;

Leytoure, Laytoure, Litoùro ; n. p.
Lectoure en Lomagne, patrie des frères
Garros (17e siècle). La forme usitée aujour¬
d'hui dans le pays est Litoùro.
leytoure ; sf. — C. leytérese.
leytourés,-0 ; adj. — Qui est de Lec¬
toure.

leytoùs,-e ; adj. — Laiteux,-euse.
leytrése. — C. leyterése.
lèyts ; sf. pl. — Bis de veau; glandes
du porc ; laitance de poisson. C. lèts.
leytùc, leytugoû; sm. — Laitron, laceron, plantes à suc laiteux; fausse laitue;
oseille sauvage (plantes).
leytugue, laytugue; sf. — Laitue
(lactuca, plante).
leytuguéte ; sf. — Petite laitue ; en
certains lieux, llcur du tilleul; s'emploie
généralement au pl.
lhargue. — V. largue.
lhayche (Lav.). — lnterj., cri d'appel
des vaches.

(Lav.). — lnterj., expies, de
id. lha/ychòt,-choû.
lhebà; lheuà (Big. V.-B.) ; lhiiuà,
liiuà (L.) ; leuà (G.) ; v. — Lever, élever,
hausser, soulever; produire, pousser, en
parlant des plantes; percevoir; Ihebà-s, se
lhays

caresse;

lever.
Lhebù
lhebà la

la mâ, lever la main; battre;
rnaysoû, monter, élever la maison ;
«3'de-m à lhebà lou sac, aide-moi à soule¬
ver le sac; la pèt que se-m ey Ihebade, ma
peau s'est soulevée, j'ai une ampoule ;

Ihebàt de blat ? Combien a-t-il
Ihèben bruts,
on lève, on fait courir des
bruits; llrebà-s
de taule, se lever de table; Ihebà-s dab lou
die, se lever à l'aurore; Ihebà-s ardits,
recouvrer, percevoir de l'argent; lhebà lou
tap, lever la tête, être fier; lou penné
Ihebàt que piche oun bò, celui qui se lève
le premier fait comme il lui plaît (die.).
quoan

leytàyre,-o (G.). — C. leytassè,-re.
leytè,-re; adj. — Qui produit du lait.
Quand on emploie leyiassè avec ce sens, le
t. a un sens ironique ou péjor.
leytejà ; v. — Donner peu de lait ; faire
en
petit le commerce du lait.
leytejét; sm.— Euphorbe réveil-matin.
Cf. deschucle-boè.

leytère ; sf. — Couverture pour bovins;
linçòìi, Iheytère, aprigue.
leyterése ; sf. — Nom générique des
plantes qui produisent un suc laiteux telles
les euphorbes. Cf. lantrése, leytoure.
leytoû ; sm. — Petit-lait; en Hle-Big.,
c'est le second petit-lait, le premier s'appel¬
le batissos ; v. chenlgou, redè, acé.
leytoùn (G.). — G. latoû, laiton.

a

levé, récolté de froment ? Que

V.

vent du lait.

v.

LIIEBADJE

—

léye.
v.

—

place.
lhebà,-ade;

s.

—

Lever; apparition des

astres.

Ihebade; sf. — Levée; action de lever,
se
lever, de recueillir ; récolte ; déve¬
loppement en taille ; soulèvement ; levée de
soldats ; crue de rivièrte ; v. Ihèute, Ihebàt ;
race, lignée, extraction : està de gran Iheba¬
de, être de haute lignée.
lhebadé (B.-L.) sm. — Endroit où l'on
range les choses. V. estrùs.
lhebadé,-re; adj. — Qui doit ou peut
être levé,-e, recouvré, exigé ;
qui lève,
produit.
lhebadé,-re ; s. — Levier ; levée de ter¬
rain, digue; en certains L, aussi, levain;

d2

v.

bouridé.

lhebadis,-se ; adj. — Levis, qu'on peut
lever; mobile; poun Ihebadis, pont-levis.

lhebàdje;

sm.

—

Levage.

�LHEBAMI

LIA

—

1G4

lhebàmi, lhebadure; s.
ferment; ampoule, gonflement.
Ihebàn ; sm.
Levant, l'est;

—

•—

Levain,

v.

Ihebàt.

Ihebàn,-te

adj.

;

•—

lève.

Ihebàt,-ade ; s. —
levant; v. Ihebàn; levée,
lhebàyre,-e ; adj. —
lève, recueille, recouvre,
lhèbe.
C. Ihebade,
—

v.

tlabàn,

Levant,-e, qui
Lever

se

l'est, le
enlèvement, rafle.
Levemyeuse, qui
récolte.
mais moins usité ;
;

lèuo.

Pèyre Ihèbe, pierre

pour

exhausser,

mou¬

ler.

lhèbe-nas ; ad j. et

s. — Litt. qui lève le
effronté,-e, orgueilleux, faraud.
lhebét ; sm. — Niveau (vieux) ; levière,

nez,

corde de treuil

servant à

pèche (G.-M.).
lhèbre,-o (B.-L.)

;

s.

Cf. liasà,-o.

lhebrè.

—

C.

lever les fdets de

—

Lièvre, liase.

lebrè.

lhéco

(B.-L.); sf. — Grosse pierre; cop
de lhéco, coup de pierre.
lhéde, lhède,-re; sf. lhèdre; sm.

—

C. Ihéte.

lhérgo (ïl.-A.)

sf. — Frilillaire (!&gt;),
purgative,
lhet (M'). — C. Iheyt, lit.
lhét,-e.
C. léyt, choisi,
lhetaràs (Lav.) ; sm. — Drap oit l'on
charge de foin ; v. ciarrè, linçòu, Iheytère.
lhetàrou (L,av.) ; sm. — Linge que l'on
pose sur le matelas du berceau.
;

herbe violemment

—

lh^Je, lhétre, liéte, ilhéto

; sf. —
champs. Cf. bidélhe, lhéde.
lhetère (M'). — C. Iheytère.
lhèu,-te ; adj. — Léger,-ère ; d'un em¬
ploi restreint.
Pallie lhèute, paille légère; pags grèus e
Ihèus, paiements lourds et légers.
lhèu ; lèu (G.) ; adv. — Peut-être. V.
be-lhèii ; usité aussi comme inlerj.
Que y aneràm, lhèu, nous irons, peutêtre; hè! non pan lhèu! Hé! pas peut-être !
lhèugue ; sf. — C. augà, lieu humide.
N. de p. Lalheugue.
lhèute ; sf. — Levée; action de lever, de
soulever. Forme de Iheyte.
Garbes de boune lhèute, gerbes faciles à
soulever; abise-t à la lhèute de la lèyt,
prends garde à la levée du lait (sur le feu),
lhéye (B.-L.) ; v. — Lire. Cf. léje.
lhéye (M'). — C. elége et aussi écrémer
Liseron des

le lait. Y. escrestà.

lheyé-se (Lav.) ; v. — Se dit du lait
gâté qui se brouille sur le feu.
lheyedé ; sm.— Ustensile pour écréme'r :
culhé leyedé, cuiller à écrémer.
lheyedé,-re ; adj. — Qui est à choisir,
à Irier, à nettoyer; lait bon pour
l'écrémage.

lheyedoù,-re

adj. et

s.—

Qui choisit,

trie.

lheyedoù,-re. —
Ihéyo (B.-L.) ; sf.

C. lejcdoù, lecteur.
—

Poumon. Cf. pal-

moû, lèujes.

lhéyt, lhèyt, lit,-e; adj. — De choix,
choisi,-e, trié; qui est d'un lit, pour tin
lit. V. lit,-e, Vide.
lhéyt, lhét; lhit (Bay. L.) ; sm. — Lit,
couche; lable de pressoir; gîte d'une
pierre; lie d'un tonneau; au pl., lous
Iheyts, arrière-faix, délivre d'une bête.
U boû llieyt, un bon lit; hicà-s au
Iheyt,
se coucher, se mettre au lit
; lou Iheyt de
l'agàu, le lit de la rivière ; cap-de-lheyt,
chantourné, dossier d'un lit; pousà lou
Iheyt, faire le gîte de maçonnerie; tiéne,
goardà lou Iheyt, garder le lit; hilh dou
permè Iheyt, fils d'un premier mariage ;
lou Iheyt caut que hè minjà la
soupe fréde,
le lit chaud fait manger la soupe froide
(die.) ; subercèu de Iheyt, ciel de. lit ; û
Iheyt de hems, une couche de fumier.
lheytade ; sf. — Contenu d'un lit ; cou¬
che, litière.
lheytàs ; sm. — Grand, vilain lit.
Iheyte; sf. — Choix, triage. V. lhèute.
lheytè,-re ; adj. — Qui est du lit : qui
aime le lit, à rester au lit.
lheyterade ; sf.
Contenu d'une Ihey¬
tère; fréq. augm. de lheytade.
Iheytère; sf. — Drap, le plus souvent
de grosse toile, dans lequel, à la Ml., on
charge le fourrage; couverture de lit. V.
Iheytaràs, leytère.
lheytét,-tòt; sm. — Petit lit.
lheyude (M'). — C. legude.
lhit (Bay. L.). — C. llieyt, lit.
lholh, loy,-e (L.) ; adj. et s. — Person¬
ne molle, sans
énergie, endormie; niais,-c;
v. liròy.
lhouè, lhcuéy, lhougn, lhouy (M'.
Big.). — C. joulh, genou.
—

lhoulhà-s,-gnà-s

;

v.

—

S'agenouiller,

lhoulhèro ; sf. — Genouillère,
lhoulhoutre (L.). — Augm.

lholh.

Ihüuà
lî ;

(L.).

—

péjor. de

C. Ihebà, lever,

Lin (plante) ; lî barrât,

lin
d'hiver; lî bastar, lin bâtard, linaire
rayée; lî de prat, lin purgatif; peu de lî,
cheveux de lin, blonds.
li (B.-L.). — Forme désuète d'article
équivalent à le, la, les: li nas, le nez, li
rnoùsques, '.es mouches.
li ; pron. rel. et adv. — Lui, leur,
y:
digàt-li, dites-lui; en-tà li da, pour lui don¬
ner; per lis dise, pour leur, dire (Bay). V. y.
lià (Hte-Big.). — C. leà, enleà; dans la
Save, c. ligà. En B.-L., par analogie, re¬
couvrir d'une couche légère: qu'aTiàt, il
a un peu
neigé.
sm.

—

�LIAC

165

(L.) ; sm. — Loque, guenille; v.
lingorle; hicà en liàcs, mettre en loques,
liache ; sf. — Anse; v. hiasse, yance.
liade ; sf. — Semis, récolle de lin.
liadé,-re. — Forme de ligudé.
liadére,-doure ; sf. — Ouvrière qui
travaille le lin, le soigne, l'arrache.
liàdje ; sm. — Lignage, parenté, associatkm ; v. ligàm.
liàdo (Lav.) ; sf. — Eau bourbeuse,
liac

par anal avec
leude, lout, limbròt.

peut-être

(B.-L.)

liadùro

la bouse délayée. V.

sf.

;

—

Couche mince,

légère.
—

lian,-te

;

forme de iance, anse,

liàno

(B.-L.)

;

Lianòr ;

n. p.

liàr,-de

adj.

;

sf.
—

—

—

Sonunet escarpé.

Eléonore.

De poil mêlé, pomme¬

lé,-e. V. laurés.

liarè, liarés ; sm. — Champ
liuière. N .de 1. et de p. Liarest.

de lin,

liarè,-re,-ése ; adj. — Qui est du lin,
concerne le lin ; ouvrier,-ère du lin ; on dit
liasse,-re.
liarés; sm.

aussi

liberalisme ;
liberàs ; sm.

—

Renouée qui croît parmi

liasoù, ligasoû ; sf.
lier, de rassembler,

Liaison; action
d'agglomérer, de

—

joindre.
liassè,-re; adj. et s. — Marchand,-e de
lie de vin. Sobriquet des gens de Lahontan

(B.-P.) ; c. liarè,-re.
libe; libi (Or. Bay.); sm. — Livre,
volume ; au pl. loua libes, troisième esto¬
mac des ruminants, feuillet; registre, livre

—

—

Libérateur.

liberàu,-ale ; adj. — Libéral,-e; libre,
liberàyre ; sm. — Libraire,
libère (Bay.) ; sf. — Syncope de libebère,

pleine-lune.

Libère, Jan de Libère,
un personnage de
chanson qui réunit Cadet-Roussel et Jean
de Nivelle ; la chanson béarnaise est plutôt
de gros sel.
libéré; sm. — Lutrin; librairie, armoi¬
re à livres; libraire. V.
libiè.
liberét,-ròt ; sm. — Livret, petit livre,
libertari ; sm. — Libertaire,
libertàt; sf. — Liberté.
.46e libertàt, avoir! licence de, être libre
de; préne-s trop de libertàt, prendre trop
de libertés, de privautés.
libertî,-ne; adj. et s. — Libertin,-ine.
Libère;

p.

n.

la

de

—

est

lune,

V. dessoulùt.

libertinade; sf.

libertinàdje

Acte de libertin,

—

; sm.—

Libertinage, disso¬

s.— Libertin,-ine fieffés,
libertinejà ; v. — Libertiner.
libi (Or. Bay. L.). — Forme de libe,

libertinàs,-se ;

livre.

libiè ;

sm.

surtout

Libourne ;

aussitôt
revient

parlà coum û libe, bien parler;
qu'en ey lousiérn au libe de cheys sos, il
en
est toujours au commencement ; qu'ey
escrlut s'ou libe, cela est inscrit au registre,
mis en compte. Libe iïouge, Livre Rouge,
recueil d'actes de la Vallée d'Ossau (aux

queur;

B.-P.).
(Bay.). — Forme de lue, lune,
liber,-to ; adj. — Affranchi,-e, libre,
dégagé ; endroit dégagé.
liberà; v. — Libérer; affranchir, déli¬
vrer; liberà-s, se délivrer, s'affranchir.
libéra; sm. — Mot latin, prière catho¬
lique; employé dans celte expr. cantà-u lou
libéra, avec le sens de « dire son oraison
funèbre, l'enterrer »,

Librairie, armoire à livres.

p.

n.

—

arrivé
comme

dit

de Libourne :

que s'en tourne.
le marchand de

arribàt

comme

se

Libourne (Giron¬

de) ; dans ce dicton :
Que hè coum lou marehàn

d'un enfant

comptes.
Que ley au libe, il lit au livre, se dit
qui commence à lire ; sapién
coum
û libe, savant comme un livre, se
prend souvent dans le sens ironique, mo¬

—

adj. — Turbulent,-e,
d'un enfant.

libÒt,-e;

Coum ey
11 fait

libe

—

—

liberatoù ; adj. m.

de

Archives des

Libéralisme,
Libéralité, largesse,
Gros livre,

sm.

liberalitàt ; sf.

lution.

le lin.
de

LICENCIAT

liberablamén ; adv. — D'une manière
libérale; on dit aussi liberalamén:
liberàble,-e ; adj. — Libérable,
liberacioû; sf. — Libération,

Jean

Forme de

ligàm.
adj. — Grand ouvert, libre,
sans
obstacle: porte liante, porte grand
ouverte ; qu'ai troubà tout lian, il trouva
tout ouvert, libre. Cf. lari, alan.
liance ; sf. — Association, alliance;
liàm.

—

Libourne :

il s'en retourne,
il est arrivé.

il s'en

libôy,-e (Gr. L.). — C. liròy.
librà, liurà; v. — Livrer,
libramén ; adv. — Librement.
libràri ; sm. — Libraire,
libre,-e ; adj. — Libre, indépendant,-e ;
non occupé, vacant.
libre, libe; sm. — Livre,
licè ; sm. —- Lycée.
liceâ,-ane; s. — Lycéen,-ne.
licénce,-ci,-cie ; sf. — Licence, liberté
excessive; permission, autorisation; grade
universitaire,
licencié ;

Licencier,
— Licenciement,
licenciât,-ade ; s. et adj.— Licencié,-e,
qui a pris ses grades universitaires; licen¬
cié, congédié.
v.

licenciamén

—

; sm.

�LICENCIOUS

LIGADURE

—

166

licencioÙS,-e ; adj. — Licencieux,-euse.
licenciousamén ; adv.
Licencieuse¬
—

ment.

lichà, litchà

;

v.

Licher.

—-

V.

lecà,

lichoû.

licharre.

—

V.

lichèrre, plus usité.
adj. et s. — Licheur,-euse.
Liche (scymnus lichia),

lichàyre,-e

;

liche ;

•—-

sm.

poisson.
lichè, lichèr, litchèr;
Cf. eschure (L.).
liche, lichou (Gr. L.).

sm.

—

C.

—

Purin.

lechiu,

lessive.

lichèrne

(01.) ; sf. — Renouée des
oiseaux (polygonum
aviculare, piaille).
Syn. lengue de passeroû, tirasse, sangote.
lichèrre, litchère, licharre; sf.
—

Lèchefrite.

licho-cràbo (G.)

; sm.

—

Cf. crabe-hust.

Chèvrefeuille.

lichoû, lichounè ; sm. — Nom ancien
de gardeur de poui'ceaux. N. de
p. Lichounét.

lichoû,

lith,

lithou (Or.) ;
Goret. Cf. gourrl, bitoû.
Gras coum û lichou,
gras à lard,

sm.

—

sf.

Licorne.

—

s.

•—

Gourmand,-c

;

on

licòt ; sm. — Licol. Cf. cabéstre.
licòt (Lom.) ; sm. — Petit, trou
plein
d'eau dans la terre. En B.-L.,
bouse de
vache. V. lèude, licoù.

licòt,-o (B.-L.) ; adj. — Très mouillé,-e.
choup.
licòt,-O (Lav.) ; adj. et s. — Qui t l'tu ne ;
n'est pas à sa place : chose
qui traîne ;
personne qui jacasse, fait des commérages.
licoù; sf.
Liqueur: abc licoù, être
liquoreux.
V.

■—

licoù (B.-L.) ; sf.
lout, licòt (2).

—

Boue

molle; bouse;

licouràt,-ade, licouroùs,-e
Liquoreux,-euse.
licournàt ;
licoutade.

sm.

—

;

adj.

—

Faon de la licorne,

G.

ligouiade.
licoutè,-re.
V. licòt (3) ; prend aussi
le sens de liminè, délicat de
bouche; v.
liquiè, litchèr.
licoutè (B.-L.) ; sm. — Quantité de
—

—

bouse.

—

Cf.

ausèt-crepàut.
lî-de-canét (Lav.)

; sm.

—

Engoulevent.
Chanvre. Cf.

canébo.

lide ; v.
Elire, choisir, trier. Cf.
elége.
lide,-e ; adj. — Qui est de choix, trié:
blat lide, blé de choix,
propre ; v. Ihéyt (1).
lidyà (Lav.) ; v. — Gauler, frapper avec
une gaule.
—

lie ; sf.

—

lie.

V. liât.

—

lieboùc

Lie de vin ; v.

limporre.

Terre glaise dont on
chaumières, l'aire des bassescours ; v. lée et bouc
(3).
liénço ^Big.). — C. liance, association.
liénse,-o (B.-L.). — C. jénse.
lierin, lière ; s.
Linière ; graine du
;

sm.

—

fait le sol des

—

lin. V. iiarè et liouse.

lièrno (B.-L.) ; sf. — Panne de char¬
pente.
liét (Hte-Big. et Bl-Big.).— C.

lièto

(Lav.).

femelle.

liéuro (M'-Big.).

•—

—

C.

théte

;

et aussi

v.
en

—

Manger, boire

avec

faisant le délicat, la fine,

bouche; pignoeher; v. licòt (3). En B.-L.,
des bouses, patrouiller dans la
fange.

remuer

licoutèt ,-tòt ,-e ;

mand,-e

;

;

lin

Forme de liure.

liéyto (G.) ; sf.
Tâche, travail à faire,
lifàrro (B.-L.) ; sf.
Bombance, gueu¬
leton. Confr. avec le languedocien
lifrà.
li£àrrou,-ro ; adj. et s.
Gros man¬
—

—

geur. grosse mangeuse ; grosse personne.

litre,-e; adj. -— Dodu,-e, qui a bonne
mine, qui est joyeux, déluré. On emploie

généralement le dim. lifréi,-e.
lifrét,-e ; adj. et s.
C. lifre; prend
—

encore

le

sens

de

rusé, de futée.

ligà; v. — Lier, attacher, joindre,
relieii, Raisonner; condenser, épaissir, t. de
cuisine; liguer, associer, unir; pratique de
sorcellerie, nouer les aiguillettes; ligà,-s,
se
lier ; se nouer ; se
liguer ; donner sa
parole, s'engager.
Ligà la bigne, lier la vigne ; ligà lous
calhàüs, Raisonner les cailloux d'un mur;
ligà-s las mâs, se lier les mains, s'engager
sérieusement; abè partide ligade, être as¬
socié dans une action
commune; aquét
rnout que-u
ligue, ce mot l'engage.
ligade; sf ■— Action de lier, ligature,
liaison. Cf. ligadure; quantité de ligues.
ligadé; sm. — Lien.
ligadé,-re ; adj. — Qui doit

ou

être lié.

licoutejà
délices

C. licoutét.

-—

licòt,-e ; adj. et
dit plutôt licoutè.

v.

—

Iheyt, lit.

—

;

Gourmandise,

—

lictourne (G.-M.) ; sf.

liéto,

lichoû, luchoû; sm.
Amouille,
colostrum, premier lait de la vache,
lichou (Gr. L.). — C. lechlu, lessive,
licorne

licoutisse ; sf.
licoutroùn (L.).

petit licol.

s.

—

Petit

gour¬

peut

ligadére ; sf
Lien plus grand et
plus fort que le ligadé; travail de liage.
ligàdje ; sm. — Liage; les ligues; v.
ligade action de se liguer.
ligadoù,-re; s. et adj. — Qui lie, lieur,
—

-euse.

ligadure.

—

C. ligade, ligature.

�LIGAM

167

Lien, attache; qui
: lou ligàmi
d'ue sauce, la liaison d'une sauce ; ligàm
est plus littéraire que liçjadc.
ligàn ; sm. — Liant, chose liante, col¬
ligàm,-e,-i;

sm.

—

agglomère

relie, lie, resserre,

lante.

ligàn,-te; adj.

ligaroû

—

; sm.

—

Liant,-e.
Bryone et en certains

(plantes). V. coucaròch,

1., gouel tacheté
rapant ère.

c

ligassà
v.

; v.

ligoussà.
ligassà;

—

sm.

Lier grossièrement, mal ;
Lieu planté de ligues,

—

oseraie.

ligasse ; sf. — Ligature de linge pour
plaies, les entorses ; lien grossier.
Petit mau, yruiie ligasse, comme en fr.
on dit beaucoup de bruit pour rien ; cl l'on
ajoute : si nou-n y a prou, Dieu qu'en y
les

liasse!

s'il

veuille

en

n'y

ligassejà.
ligassoû ;
ne

a

en

pas

assez, que

Dieu

ajouter !
—

sm.

Fréq. péjor. de ligassà.
— Lien de force moyen¬

ligàyre ; sim. — Noueur d'aiguillettes,
sorcier; c. iigadoù.
lignà; \. — Tracer (les lignes; tringler.
lignade ; sf. — Rangée ; lignage ; v.
l'w dje.
lignàdje ; sm. — Lignage; v. Ihebade.
lignasse; sf. — Grande, vilaine ligne
lignàyre ; sm.— Charpentier tringleur ;
en

certains lieux bûcheron marqueur.

sf. — Ligne, trait; cordeau,
tringler ; ligne pour pêcher ;
douzième partie du pouce-mesure; rangée,
suite; troupe de ligne; en certains 1. aussi
forme de légne.
ligne-batante ou baténte (en) ; loc.
adv.
En droite ligne.

ligne;

ficelle

pour

—

lignéte,-ote
petite.
lîgno (Big.).

;

sf.
—

—

Ligue line, mince,

Corrup. de lirnio, lente

de pou.

lîgno (Big. G.) sf. — Limite, frontière,
ligne de démarcation.
lignò (Lom.) ; sm. — Fil grossier de
lin ; v. lignoû.

lignoàt,-ade ; adj. — Se dit d'une pâle,
pain dont la pâte n'est pas régulière¬
ment cuite et présente des lignes de nature

d'un

différentes. Ant. escarp.

lignole ; sf. — Cordeau des scieurs de
long pour tringler.
lignòt,-o (G.). — C. linòt,-e.
lignote. — V. lignéte.
sm. — Ligiieul ; fil passé pour
la voie dans le peigne du tisse¬
rand; en style badin, cheveux grossiers.
Tire-lignoû, sobriquet des cordonniers.

lignoû;

marquer

se

lequel
sillon

lignoulade; sf. — Lignée, famille, t.
dénigrement ; longueur d'un ligneul.
ligo (Lav.) ; sf. — Digue ; v. pachère.
lìgo (N.-E. du G.). — C. lie, lie de vin.
ligole; sf. — Lien, jarretière.
ligòssi,-so (Lav.) ; s. — C. ligasse.
ligòt ; sm. — Petit troupeau ; dim.
ligoutét,-tòt. V. escabòt.
ligoussà,-tà ; v. — Ligoter ; v. ligassà.
ligoustrè (M'-Big.) ; sm. — Troëne ;
lieu où poussent les troènes. V. hust-biu.
ligoutade; sf. — Ligue, bande; espèce,

de

race,

mauvaise part.

en

ligoutàdje; sm. — Ligotage.
ligue ; sf. — Lien ; brin d'osier pour
lier ; plévon ; ligue, confédération ; mor¬
ceau

digue

mince.

ou

en

LIMA

; sm. — Sillon sur
guide pour tracer les autres ;
général ; v. arrèc, souc.

lignoû (Or.)
on

—

dalle, brique pour liaisònner;
dans les L. aussi lie du vin.

de
;

ligué,-re ;

s.

Travail de liage des
travail.
— Doigtier; anneau de

—

vignes; la saison de ce

ligue-dit; sm.
fiançailles.
ligue-mâs; sm. — Engagement, chose
qui lie, promesse; entrave.
liguét; sm. — Ruban avec lequel on
lie; catogan.

liguetàyre,-e ;

s.

—

Marchand,-e de

liguéte; colporteur.
liguéte ; sf. — Ruban de fil étroit,
employé en lingerie; ligament, tendon.
Que-s bén courn liguéte, cela se vend
facilement;
ha
liguéte, épargner, être
avare; cague-liguétes, avare sordide,
lilà, lillàs ; sm. — Lilas (plante),
lilày, lilòy; sm. ■— Colifichet, affiquet,
bijou ; minois gentil d'enfant. V. lalà.
1Í1Ò

(Lav.); sf.

Lie du vin; cercle
la graisse à la surface

—

formé par l'huile ou
de l'eau; v. lue.

; sf. — Pâquerette. La Lilùyo,
d'une héroïne bagnéraise qui fut
vénérée comme une sainte pour avoir, dans

liloye

nom

moment périlleux, sauvé la ville.
lilouyàt,-ade ; adj. — Qui est couvert,

urt

émaillé de
lim ;

sm.

pâquerettes.
— T.
générique pour désigner

ce qui contient du mucilage, qui est
visqueux tels les mucosités des limaces,
l'hippomane, la tremclle, etc. ; est employé
généralement au pl.
lim;
sm.
—
Renoncule aquatique
(lanunculus aquatilis) ; varech, (plantes);
glaires; liquide glaireux qui s'écoule de la
vulve des bêtes avant la mise bas; s'em¬
ploie le plus souvent au pl. dans ce derinier

tout

cas.

v. — Limer ; user, élimer ; polir ;
anal., sucer, téter; v. chucà, poupà;
limà-s, s'élimer, s'user.

limà ;

par

�LIMAG

—

limàc

LIMOUNOUS

168

; sm. — Morceau de viande
d'oie cuite et confite dans la
c'est surtout le filet de porc, qui
est de forme allongée
comme la limace,
mais le t. est devenu générique. V. trebùc,

de

porc
graisse ;

(L.)

ou

enclabetàt.

limàc; sm.— Limace; dans le G., escar¬
V. carcolh. Sobriquet des gens de
Glieust (H.-P.).
Mout couru û limàc, mou comme une
limace; hèyro dous lirnàcs, foire des escar¬
gots, à Vic-Fezensac (G.) ; v. hére.
got.

limacà ; v. — Faire la chasse aux lima¬
Cf. eslirnacà; s'emploie aussi pour

ces.

piquer, poindre,
une

limace ;

percer (comme 011 point
les chasse habituellement

on

aiguille).
(vers le Gers) ; v. — Fréq. de
limà au sens fig., édulcorer, amenuiser ;
coànte limacàt, conte, récit adouci, édulavec

une

grosse

limacà

coré.

limacade ;

sf.

—

Trace

du

chemine¬

ment de la

limace; traînée visqueuse; dans
fricassée d'escargots.
limacalhe ; sf. — Les limaces, grand
nombre, invasion de limaces.
limacàt,-ade. — G. enlimacàl. Noulens
le. G.,

au I. le sens de gras, au
ilg. quand
parle d'un counle limacàt, en fr., un
conte gras, salé, poivré. Cf. avec limac (i).
limacàyre,-e ; s. et adj. — Chasseur de
limaces; amateur de limàc; qui est du
limàc. Sobriquet des gens de St-.lustin et
de Barran (G.). V. limaque.

limaquè,-re; adj.
limace, la

fuyant ; lam¬
de Sévignacq
(B.-P.), de Séméac (M.-P.) et de Biscle (G.).
Casàu lirnuquè, jardin où il y a beaucoup
de limaces ; brume limaquère, brouillard
qui fait sortir les limaces. V. limacàyrç.
limaquejà ; v. — Lambiner, aller com¬
me une limace ;
fréq. de limacà.
limaquère. — C. limacalhe et aussi
trace de limace,
sa viscosité ; refuge de
limaces.

limaquère; sf. — Grassetle (pinguivulgaris, plante),
limarrà.
C. enlimparrà.
limarrade, limarrère; sf. — Traînée
de bave de limace; mucilage, viscosité.
limarréyo (Hte-Big.) ; sf. — Quantité
de Unis, hippomanc ou autres glaires, qui
cula

—

s'écoulent.

limassoùr, limachoùr; limichoùr,
(Bay.) ; s. — Sournois,-e; qui feint de
ne
pas entendre.
-de

limassoùs.

C. limussoùi*

limàco

(llte-Big.) ; sf. -— Limace.
limacòt,-e ; s.
Pelilc limace. Cf. lau
quéle.
limacoùs,-e; adj. — Où il y a des
limaces ; visqueux,-euse, gluant.
limade ; sf.
Action de limer ; coup
de lime ; action de tètei'.
limàdje; sm. — Travail du limeur,
limalhe ; sf. — Limaille,
limàll (15.-L.) ; sm. — Coffret, espèce
de garde-manger. V. cachet, cachoù.
limàn,-de ; adj. et s. — Gourmand,-e,
fureteur de garde-manger; v. limandejàyre.
limande; sf. — Bouchée, sucée gour¬
—

—

v

liminis ;

limandejàyre,-e. — Fréq. péjor. de
surtout avec le sens de
quémandeur, pique-assielte, parasite.
limandét,-e; s, — Petit limàn, petite
limande.

sm.

—

limiquè,-re.
limit,-e

; s.

—
—

Défaut de liminè.
C. liminè,-Te.
Borne-limite, limite

;

v.

hite, couhin.

limità;

v.

—

Limiter; limità-s,

se

limi¬

ter, se restreindre, se borner.

limitàble,-e

;

adj.

limitacioû ; sf.

limite; sf. —
limitròfe,-e ;

limande; sf.

limàn, employé

limiè.

—

cheminée ;

assiette.

C. limacoùs.

limejà ; v. — Se dit des bêtes eu chaleur
qui jettent des Unis, des mucosités.
liméte,-ote ; sf.
Petite lime,
lìmie (V.-B.). — G. Uni, lente,
limiè ; sm. —Limier : au fig. un rusé,
actif en même temps. V. lime.
liminè,-què,-re ; adj. — Délicat,-e de
bouche, très gourmand. V. licoutè, lituhèr,
prend aussi le sens de minoùs.
liminejà ; v. — Faire des façons pour
manger, en mangeanl, minauder,

mande.
—
Armoire; tablette de
étagère, plus spécialement pour
y placer les assiettes.
limande; sf.— Limande, poisson appelé
aussi platuclie, bien que la pluluche soil
proprement la plie. V. pelhòy.
limandejà ; v. — Fouiller dans une
armoire, un garde-manger; faire le pique-

—

limàyre ; sm. -— Limeur.
limbrét,-o (Save). — C. eslambréc,
limbròt (G.) ; sm. — Boue liquide,
limé; sm. — Valet de chiens (vieux);

il

—

—
Qui est de la
chasseur de limaces;

personnage mou, visqueux,
bin ;
sobriquet des gens

donne

limachoùr.

concerne;

limoû ;

sm.

—

Limitable.

Limitation ; bornage,
Limite, borne; v. lim.lt.
adj. — Limitrophe, l. lit.
Limon, vase ; espèce de
—

—

citron; timon.
limoùn (G.) ; sm. — Support de la
galerie d'un cliarriot. C. limoû.
limounade; sf. — Limonade,
limouniè ;

sm.

—

Citronnier; limonier,

cheval de brancard.

limounière ; sf.

—
Limonière; espèce
siège que l'on suspend au limon.
limounoùs,-e ; adj. — Limoneux,-euse,
bourbeux, vaseux ; visqueux, légèrement
gluant. V. lim, bourbciùs.

de

�169

LIMOURE

limoure ; sf.

— Viscosité,
biive de lima¬
Urnarrère, Uni; sol fangeux.
limoùs,-se ; adj. — Visqueux, glaireux,
mucilagineux.
Limousî ; n. p. — Limousin, province.
limousî,-ne ; s. cl adj. — Limousin,-e,
qui est du Limousin ; on désignait autre¬
fois, car il n'en vient plus dans le pays,

ce; v.

le

de

limousîs, des ouvriers
ambulants: scieurs de long, chaudronniers,
etc., qui venaient travailler en Gascogne
sous

nom

pendant l'hiver. V. liounés.
limousine ; sf. — Cape des charretiers,
limoutchàs (L.). — Augm. péjor. de

lindre

bien mis.

lin (L.

G.). — V. îî, lin.
linàdje. — C. lignàdje. V. liàdje.
linche.
C. lésque, bande, lamelle. Cf.
—

—

C.

lichèr.

linchèr

(Bar.).

C. lancer.
linçò (Big. G. L.) : linçòu;

faisait autrefois des
dans le pays même.

sni.

—

couche, étendue. V. ciarrè, Ihetaràs.

mince de

viande, de lard, barde. V. chin-

(jarre

linge ; sm. — Linge.
lingè,-re; s. — Linger,-ère.
lingerie; sf. — Lingerie,
lingôrdo (B.-L.) ; sf. — Femme désor¬
donnée, indolente, l'air endormi

; sf. — Bande d'éloffe effilo¬
lambeau; effllocliure ; chose étroite

qui pendille; v. liùc.
Ue pélhe en lingorles,
effilochée,

lingoutière; sf.
fondeur. V.

d'un

linoû ;

Petit linçò.

n.

—

p.

Linon.
—

Madeleine

Big.).

linses ; sf.

—

en

t. fami¬

—

C. lissà, glisser,

Mucosités, glaires que les

bêtes évacuent par
—

lintèu ;
carrée

ou

-—

Autre

sm.

la vulve. Cf. Unis.
graphie de linçò et déri¬

—

mi-plate

Linleau; pièce de bois
et longue ; laite de

Forme de lùo, lune, en

gascons. On prononce, vers
liò. V. liouse.

lio

liouse.

où tombe l'eau.

de

dérivés.

lio.

—

t.

lier.

lindàu; sm. — Seuil de porte. Cf. pourtalè, soulh.
lindo (B.-L.). — C. linche, bande;
étroite bande de terre et longue.

—

sm.

Linoû ;

liouse.

sm.

Lingotièrc,

—

Le dessous du moulin

lindàt ;

—

foundère.

lingre,-e. — C. lingàr.
linjà; v. — Pourvoir de linge, nipper,
linjade ; sf. — Linge de lessive, las de
linge.
linje,-e. — C. lingàr.
linôt,-e ; s.
Linol,-le (oiseau).
Syn. loèycho, lignòt, iniralhà.

couvreur.

Contenu

robe toule

vau-l'eau.

linçoulas,-se ; s.
grande linçole.
linçoulàt,-ade ; s.
linçò.
linçoulét,-lòt ; sm.

—

une

lambeaux,

en

lingot; sm. — Lingot,
lingot (à, au) ; loc. adv. — A vaul'eau ; tout que ba à lingot, tout pari à

vés.

linço,

lan-

v.

lingorle
chée,

linsò.

Grand

;

gougne.

linçole ; sf. — Drap plus grand que le
linçò ordinaire, couverture de lin ou de
chanvre pour les bovins. V. Iheytère.
—

incombustibles

étoffes

lingàr,-de, linjàr, liscàr,-e et -carde ;
adj. — Svelte, fluet,-te, mince et maigre;
lin je, même sens, est rare. Conf. avec le
Prov. lingàr, variété de merluche.
lingarre ; sf. — Tranche longue et

el

Drap de lit, linceul de toile d'étoupe ou de
lin servant à de multiples usages; par anal,

palan-

; v.

des 2 g. — Linéaire,
sf. — Lignée; v. lignàdje.
linét (B.-L.); sm. — Amiante; on en

linsà (E. de lit

—

Passerelle

—

lineàri ; adj.
linéo (B.-L.) ;

lin do.

linchèr; linchèrnou (As. Bar.).

sf.

;

LIOT

que.

limousî, liounés.

limpà. — C. alimpiù, mais moins usité,
limparrà ; v. — Salir de matière vis¬
queuse, de limon.
limparràt,-ade. — C. eslimpurràt.
limpe, limpie,-ie; adj. — Poli,-e, lui¬
sant, propre, brillant. On dif aussi llmpre.
limpèrre ; sf. — Lisière, bande de ter¬
rain. V. marque, lislre, rnàrve.
limpèu (G.-M.); sni. — Bout de bois
long et mince; lous mats en limpèus, les
mâts brisés, réduits en morceaux (Barrèyre).
limpià. — C. alirnpiù.
lìmpie. — V. limpe.
limporre (L.) ; sf. — Lie de vin.
limpourrùt,-ude (L.) ; adj. — Vis¬
queux, -euse. Cf. limoùs.
limprà (Lav.) ; v. — Salir. V. limparrà.
limpre,-e. — C. limpe.
limprét,-e ; adj. — Propret,-le, élégant,

(L.)

—

(Loin.); sf.

liôsi

(Loin.)

;

sf.

—

—

divers I.

le Comminge,

Graine de lin. Cf.

Farine de lin. V

liòt, lie; s. — Sorte de traîneau agrico
le; la lie est plus grande que le liât; v.

lé;ye, satèc, cléde.

�LIOU

—

lioû ;

sm.

—

Hardit, hort
geux,

fort

170

LISE

lirade ;

Lion.
coum

u

liuù, hardi, coura¬
lion; abé u -cô de

comme un
courageux.

lioû, être très

Lioùn; n. p. — Léon; Lyon. V. Loun.
lioùn (L.) ; sm. — Sillon de vigne;
ceps de vigne reliés.
lioune ; sf.

— Lionne ;
terrible femme,
liouilè, liounés ; sm. — Ouvrier ambu¬
lant qu'on ne voit plus aujourd'hui; ils
Venaient des provinces pauvres en hiver et
faisaient les scieurs de bois, les rétameurs,

etc.

V. limousl.

Minjà

coum û liounés, manger comme
quatre.
Liounés,-e ; adj. et s. — Lyonnais,-e.
liounét,-òt,-e ; s. — Petit lion, petite

lionne.

liouràn XJ.) ; sm.
le

tiers

—

du

—

de lin.

liousè,-re ; adj. et
eliamp de lin.
liousè ;
oiseau. Cf.

s.

—

Qui est du lin;

Tarin ((ringilta spinus),
tarî, pataclin.

sm.

—

lipà ; v. — Lipper.
lipà-S (Bay.) ; v.

—

Se

moquer

de,

railler.
v.

lipade (Bay.) ; sf. — Nargue, moquerie;
gnargue; ailleurs, lippée.
lipàyre,-e; adj. et s. — Gourmand,-e;
licoulè; écornifleur.

v

lipendeyà (Lav.) ; v. — Vilipender.
lipét,-e ; adj. — Friand,-e; veris les L.,
bavard,-e, avec le sens de rapporteur, mou¬
chard.

liquét (Ailliez) ; sm.— Petit garçon de
ferme; v. gafét.
liquidée. — C. lequid.
liquidà ; v. — Liquidai.
liquidàble,-e ; adj. — Liquidable,
liquidacioû ; sf. — Liquidation ; en t.
plaisant, action de décaver au jeu.
liquidatoù ; sm. — Liquidateur, hom¬
me

d'affaires.

liquidàyre,-a;

Qui liquide, vend
des fonds de commerce ; en style plaisant,
dépensier qui mange tout son bien, achève
de le dilapider.
liquide; sm. — Liquide,
liquide,-e; adj. — Liquide, net, franc
et quitte. V. lequid.
liquidetàt; sf. — Liquidité.
liquiè,-re (L.). — C. licoulè, délicat.
liquièr,-o (Lav.). — C. litchèr.
lirà ; v. — Tourner, tournoyer, courir,
aller de part et d'autre, rouler; v. birà.
s.

—

liren lus esteles, le ciel où
tournoient les étoiles.
Lou cèu

oun

—

Action

de tourner,

de

lirbàs (Lav.) ; sm. — Gros morceau, en
parlant des aliments ; u lirbàs de car, un
gros morceau de viande,
lire; sf. — Lyre (Lit.),
lire, liri, lirou; sm. — Lys (lilium,
plante),
lire, lirou. — C. lèri.
lirét,-e ; adj. et s. — Petit-maître,
délurée
toujours en mouvement ; lirét
prend aussi le sens de efféminé, tiré à
quatre épingles. V. farluquét.
liròt, liroû. sm. — Oison.
liròt,-e ; s. — Lanière, bande étroite
d'étoffe, loque.
Lirote ; 11. p. — Nom de femme.
N'as bergougne, Lirote,
De tant de cruautàt ?

Mesure de capacité
sac; celui-ci vaut (an¬
cienne mesure) 8 décalitres.
liouse, lìuse ; liòsi, liòso (Lav.) : liò ;
sf.
Graine de lin : harie de liouse, farine
valant

sf.

tournoyer.

n'es-tu

pas honteuse,
cruauté ? (de Mesplès).

lirou-làrou

(Lav.)

;

Lirote, de tant de
loc. adv.

—

A tort

de droite et de gauche; he
lirou-làrou, conduire à tort et à
travers ; éls ahès que ban lirou-làrou, les
à
anà

et

travers,

affaires sont mal conduites.

lirou-lirou; liroû-liroû ; sm. — Onodu cri des oisons; cri pour les appe¬
ler; se dit aussi de quelqu'un qui, à la
manière des oisons, va d'un côté et d'autre,
zigzague : anà-n lirou-lirou, zigzaguer et
aussi marcher en se dandinant. V. liròt (1).
liròy,-e ; s. — Benêt, niais,-e. V. Iholli,
pilày et lèri; s'ajoute, comme ce dernier à
des 11. de p.. Jan-liròy, Bernàt-liròy.
lis,-se ; adj. — Lisse, poli, luisant, uni,
mat.

coulant.
Ue rnâ lisse, une main lisse, unie; sua
lis, sol lisse, uni ; passà lis, couler, passer
vite, à l'aise; sans s'arrêter, «111s saluer,

inaperçu

;

anà de lis, aller vite, glisser, sans
lis, tout lui réussit ;

arrêt ; tout qu'ou bu de
tout va bien chez lui.
lis ; sm.
lis ; sm.

Lisseron, t. de tisserand,
T. de jeu qui correspond au
mot pile dans l'expr. pile ou face.
Ha care e lis quand on jette en l'air
deux pièces de monnaie, si elles tournent
d'un côté différent, c'est faire face et pile.
—

—

V. crouts.

liscàr,-de (Os.).

— C. linjàr et lambrét.
(As.) ; sf. — Faille dans 1111
rocher; en Os., pente glissante, roche unie
et en pente. V. lacarre.
lisco (Lav.). — C. lésque.
liscòt, liscoû ; sm. — C. lésque, mais
plus petit; tranche mince; dans certains

liscarre

lieux, flèche de lard.

liscournejà,

lisecournejà ;

v.

Donner de la corne en glissant.
Si lou boéu houléje ou lisecournéje,
le bœuf folâtre ou effleure (l'enfant)

—

si
de

corne (vieux Noël).
lise; sf. — Etendue plane, unie de ter
rain, vers le Lav.
sa

�LÏSÈ

171
lisè ;

sm. — Fleur du vin : moisissure
viandes, chancissure. V. flou, eslouri-

des

litchourràs.

Augm. péjor. des pré¬

—

literalamén ; adv.

lisère, lisière; sf. — Lisière,
lisèrp (L.). -— C. landèr, lézard,
lisèt (Al.) ; sm. — Orvet. Cf. arbacâ.
Lisète ; n. p. f. — Lisette, fille dégour¬
die et facile 'vient du fr.).
lisi,-ie. — C. lési, alêne,
lisière; sf. — Lisière. V. listre, témble.
liso (G.). — C. léye, traîneau.
Lisoû ; n. p. — Lison, nom de femme
lisque. — C. lésque.
lisquét,-e ; s. — Propret,-te; éléganl,
mince, élancé et bien mis ; petite lisque.
lissà; v. — Lisser, repasser; glisser. V.
eslissà et dérivés, et alissà.
lissàdje, lissade ; s. — Repassage de
l'étoffe, du linge.
lissàyre,-e ; s. — Qui lisse, repasse au

literàri ; adj. des 2 g.

lisse; sf. — Lice, t. de tisserand; sépa¬
ration, marque de limite entre deux parcel¬
les de bois, t. de bûcheron.
lissère ; sf. — Temps long de lissage,
de repassage.

liste,
lanière;

listre; sf.
Bande étroite;
Jaune; lisière, bande de terrain;
tranche longue et étroite ; liste.
listèt, listrèu, listrèt; sm. — Liteau,
latte; planchette étroite.
listrà ; v.
Garnir de bandes, de
—

v.

—

liteaux.

listrà

(Lav.)

listre.

—

listrèu.

; v. —
V. liste.

—

de

grande vitesse; lit terrère, avalanche
de pierraille; au pl., couloirs

terre et

d'avalanches.

litarà

(B.-L.)

; sm.

—

—

Chemin de la

Versant coupé

par

des ravins d'avalanches.

litarràt

(M' Big.)

; sm.

—

Poli le avalan¬

che.

litchàl,-e (As.) ; s. — Jeune mulet,
qui ont été sevrés depuis peu.
litchèr,-o (B.-L.) ; litchoû, litche ; s.
Délicat,-e, gourmand. N. de p. Litcher,
IMcher, Lescher. V. liminè, liquièr.
V porc litchèr nou bad pas gras, un porc
gourmand ne devient pas gras (die.),
mule

—

litchèrre.
litchoû.

—

C. lichèrre.

C. lichoû, goret,
(Lav.) ; sm. — Baudet
d'autres lieux, c. litchàl.

litchou

Littéralement,
•—

Littéraire.

C. letràt (vieux),
literatoû ; sm.
Littérateur,
literature ; sf. — Littérature. Cf. letra—

—

dure.

literàu ;

adj. des 2 g. — Littéral,-e.
litige ; sm. — Litige.
litigioùs,-e ; adj. — Litigieux,-euse.
litoè,-re ; s. — Gardeur,-euse de petits
canards (liloûs).
litoû ;

sm.

—

Petit canard

; v.

llrou.

litougràfe ; sm. — Lithographe,
litougrafie ; sf. — Lithographie,
litougrafià ; v. — Lithographier.
litouràu; sm. — Littoral,
litournes, l'y tournes; loc. adv. —
Litt.
tu
le rends; tu reviens, tu t'en
reviens : û serblci de litournes, un service
qu'il faudra ren d rie ; en Az., on appelle sé
de lUoùrnas, la nuit de Noël, car il faut
retourner chez soi après la messe de minuit.
Litoùro, Litourés,-0. — Prononcia¬
tion actuelle de Lectourc, Lectourois,-e en
Lomagne. V. Leytoure.
litoÙS,-o (B.-L.) ; adj. — Où il y a beau¬

d'avalanches.
liturgie ; sf. — Liturgie,
liu (G.-M .) ; sm. — Foie;
hldje; v. suspéne.

coup

on

dit aussi

ner,

V. listrèt.

lità, litarà (M*) ; sm.
lit, couloir d'avalanche.

literàt,-ade.

—

liurà ; v, — Livrer, donner, abandon¬
remettre ; liurà-s, se livrer, se perdre.

Salir, souiller,

lit,-e. — C. léyt,-e, lisse, choisi; palhe
lite, paille choisie, glui.
lit, eslit (M4) ; sf. — Avalanche ; lit
boulàdje, avalanche formée de neige et qui,
poussée et soulevée par le vent, bondit à
une

LOC

cédents.

dure.

fer.

—

Pilate qu'ous liurà Jésus, Pilate leur
Jésus: liurérn açò, livrons ceci; que-s
à la justici, il se livra à la justice.

liuramén,-rade

; s.

—

livra
liurà

Action de livrer,

livraison.

liure ; sf. — Livre, poids; elle valait, en
B. et Gascogne, généralement, 16 onces,
soil
412 grammes; monnaie de compte
valant 20 sous (100 centimes) ; la liure
cariiissere valait 28 onces en Gascogne; en
Navarre elle valait \i onces, soit très liures

primes (petites); en Az., la liure bouderère,
vaut /100 gr. Aujourd'hui, sauf exception,
011
a
pris l'habitude de compter pour la
liane 5oo gr. Pour la monnaie de compte,
on dit
généralement liure au lieu de franc,
bien que ce dernier mot soit usité.
liuréte ; sf. — Petite livre; en Big. elle
valait 6 quarts, soit 587 gr. 28; aujour¬
d'hui, elle compte pour Goo gr. en llleBig. et ailleurs pour 4oo gr.
Forme auchaïque de lou, pron. et
lo.
—

art. V.

lou.

Lieu; endroit, place; rang;
domaine, maison, demeure; loge¬
ment; lalrines.
U machàn loc, un mauvais lieu, un

loc;

sm.

—

localité

—

;

en

endroit

dangereux

;

lou sén loc, le saint

�LOC

—

172

LOU

lieu; lous dou loc, ceux de l'endroit; cadù
eri soun loc e place, chacun en son rang;
au loc e place de, au lieu et place de; lou
loc d'Assoû, la commune d'Asson ; au loc
dit, au lieu dit, au rendez-vous fixé ; lou me

logement; y. loucàu.
prép. — Au loc de, au lieu de, à la
place de ; au loc de mau paiià, carà-s, au
lieu de mal dire (il vaut mieux) se taille.
I.oc. conj. — Au loc que, tandis que.
Loc. diverses.
En loc, nulle part ; ù
loc e lems, en temps et lieu ; à loc, eu
place, à sa place; abé l'estoumàc à loc,
avoir l'estomac satisfait, « calé » ; eu darrè
loc, en dernier lieu; quoan àje loc, quand
cela aura lieu ; que y a loc de, il y a lieu
de; tiéne loc, tenir lieu, remplacer; nou
y a pas loc, il n'y a pas lieu ; està à loc,
loc,

mon

Loc.

—

être

en

bon état, en ordre ; en darrè loc,

en loc qui sie, en quelque
soit; en haut loc, en haut lieu;
non y a pus loc, il n'y a pas lieu.
loc, loque; adj. — Blet,-te. Cf. cloue.
loche (Arthez) ;. sf. — Blatte, cafard.
1ÒCOU, loque (M4); s. — Idiot,-e, imbé¬
cile, stupide. Augm. loucàs,-se, loucatàrrou, loucatarràs,-e. Dim. loucòt,-e, louquét.
V. pèc, taròs.
locoure (Bay.) ; sf. — Idiotie, imbécilli¬

dernier
lieu que ce

en

té. Cf.

cela le conduira

loctenén ;

sm.

—

Lieutenant.

loéch,-e (As.).

— G. esloùch,-e.
loégn ; lougn, louy (Big. L. et M') ;
lugn (L.); lén (G.) ; adv. — Loin.
,4/ià loégn, aller loin; qu'èrn loégn de
coumptà parie, nous sommes loin de

Loégn est parfois, quoique rare¬
employé adj., au sens de éloigné,
lointain : que s'entén p'ou loégn, on entend
Rem.

loegnèc,-èque, loegntâ,-ne; adj. Lointain, éloigné,-e, reculé.
loegnoù ; sm.— Distance longue; point
éloigné, longueur.
loegntâ. — V. loegnèc.
loengàdje. — C. lengàdje et dérivés,
loèno (G.) ; sf. — Lente du pou. Cf.
lérti.

loenoÙS,-e (G.)

(les sentiers battus.

loégn

qui-m

brérnbi, d'aussi loin que je me souvienne.
diverses.

—

\'anerà pas

loégn, il

ana-s'en loégn, s'en aller
loin ; aquét gouyàt qu'anerà loégn, ce
jeune homme ira loin ; que Vamiarà loégn,

ne

durera

pas;

—

Qui

a

des len¬

loère, loèyre, lèyre, louyre; sf.

—

loèr.ou (Lav. Az.) ; sm.

—

Qui

voyage

noctambule.
loèycho, lunèycho (Lom.) ; sf. —
Linotte (oiseau). Cf. lignòlo, linote.
Loèyre; n. p. f. — La Loire, fleuve; v.
la nuit ;

lèyre.

loèyre.
de
au

dessin

V. loère.

—

lole ; sf.

—

ou

Fleur

en

général, ornement
prend aussi

de sculpture ; se

11g., jolie lille.

quête

nature ; redevance.
Curé qu'a hèyt la lorme, M. le
fait la quête en nature,

en
Moussu

curé

a

lore.

—

C. flore.

lòrre

(Lav.) ; sm. — Troupeau,
lose, lause ; sf. — Ardoise.
1ÒSSO (B.-L.) ; sf. — Louche à liquide.
Cf. cosse, tosse, gahe.
lot ; sm. — Ancienne mesure de capacité
valant environ deux litres. V. pichè.
lot; sm. — Terre, cendre détremtóes

(vieux).
lot;

loche.

Loc.

Loc.

adj.

Loutre.

prép. — I.oégn de, loin de, à une
grande distance; està-s loégn de .tout, vivre
bors du monde; tirà p'ou loégn, s'éloigner

—

D'autàn

;

tes.

faire

—

—

lointain.

au

comptes, d'être d'accord sur; qu'èt û bel
tros loégn, vous êtes très loin.
Arribà de loégn, venir de
Loc. adv.
loin; béde-y de loégn, y voir de loin;
brembà-s de loégn, se souvenir de loin ;
paréns de loégn, parents éloignés ; de loégn
en loégn, de loin en loin; mey loégn, plus
loin, à une distance plus éloignée; de loégn
aban, d'assez loin; de loin vers soi.

conj.

loégn? Y a-t-il

lolò ; sm. — T. enfantin : le lait,
lorme ; sf. — Même sens que coussure ;

lòdge ou lòdje ; sm. — Logement ;
loyer. V. alòdje.
lodgemén, lodjamén ; sm. — Loge¬
ment ; action de loger.
lòdjo (M'-Big.) ; sf. — Réduit, niche
traversée par l'eau courante et où le lait
frais est conservé. V. leytè, pintade.

Loc.

e y a

ment

lieu;

loucùro.

loin;

grande distance ?

une

— Lot : ha il lot, benùt per lots,
lot, vendu par lots.

sm.

un

lote (N. des L.) ; sf. — Loche (limux
agrestis).
lòto (1I.-A.) ; sf. — Pan, partie de vête¬
ment : lòto de cainlso, pan de chemise,
lotò; sm. — Loto, jeu de hasard,
lotche ; sf. —• Loche, poisson; petite
limace ; lauquéle.
Pèc

coum

ue

lotche, bête

comme

une

lòtjo (B.-L.) ; sf. — Laiterie,
lou.
Aphérèse de flou, hlou, fleur,
qui se reproduit dans les dérivés.
lou, lous ; art. m. — Le, les, celui,
—

ceux.

L ou cami, le chemin, lous pas, les pas;
Vendrét, l'endroit ; (ou qui cante, celui qui
chante, lous qui-n ban, ceux qui vont. V.
la, lous.

�LOU

173

lou, lous, la, las, li, lis, l'y, l'at;
x'él. compl. de la o° pers. — Le, les,
la, les, leur, à lui, à eux, à elle, à elles.
pion.

Iièt

lou,

cantà, faites-le chanter

;

hèt la

parlà, faites-la parler; hèt lous bié, faitesles venir; les formes lou, lous, en tant que
compl. datifs (indirects) servent pour les
deux genres; li, lis, sont usités dans cet
emploi en certains lieux vers les Landes,
mais
au
sing. seulement ; toutefois, à
Bayonne, le pl. lis est usité: pourtàt-li,
pourtàts-lis, anàls lis dise, portez-lui ou
portez-le lui, allez leur dire.
Après une voyelle, lou, lous se vocalisent
en -u, -as (pron. ou, ous) s'ils sonl en posi¬
tion finale : estire-u, lire-le; mandà-us ta
dchore, envoie-les dehors.
Lou, masc. sing., s'élide devant une
voyelle mais seulement quand le mot
appartient au même groupe enclitique:
boutat-l'y, mettez-l'y ; anàt Val pourtà,
allez lui porter.
(Pour ai, pron. rel. compl. (que l'at dit,
j.ï te le dis), v. ce m..
lou, lous, la, las; pron. dém. — Lui,
ceux, celui, celle, celles.
Lou castèt de Pau, lou de Mountanè, le
château de Pau, celui de Montaner; las
baques brétes, las lourdéses, les vaches
bretonnes, celles de la race de Lourdes;
qui ey lou qui parle ? Qui est celui qui
parle ? las qui entenét, celles que vous
entendez; as lou bist ? L'as-lu vu ?
lou, loue; loùe (Big.) ; loùo ; adj. pos.
quand il est précédé de l'art, lou, la. — Le,
la.

Qu'ey lou lou, c'est le leur ; qu'ey la
loue, c'est la leur; lou lou hilh, la loue
liilhe, leur fils, leur lille ; à lou; à loùo
(Big.), chez lui, chez elle, chez eux; qu'ey
à lou, il est chez lui.
lou, loue, lous, loues ; loùe, loùos
(Big.) ; s. — Leur, leurs.
Que n'an dou lou, ils en ont du leur;
lous lous, les leurs, leurs parents ; que soun
à lou, ils sont chez eux, dans ce qui est
leur; en Hte-Big. ou dira à loùo; qu'ey plâ
de loùo, il est bien de chez lui, il est aisé,
et loùe pour lou.
lou.
Aphérèse de flou, esloù.
—

loub.

V.

loup.
loubarde ; sf. — Nom de brebis brune.
loubàrdou,-do (Lav.) ; adj. — Qui est
—

de la couleur du

loup.

loubàs,-se; s. -- Grand, vilain loup,
grande louve. Aug. loubatàs,-se.
loubàt,-e (M') ; s. — Petite meule de
foin ; en certains lieux, désigne particuliè¬
rement

une

meule de foin à demi

sec.

abastoû. En Az. et Lav., aussi, pièce
râteau servant à retenir le manche,

loubàt ;

sm.

loubatà,-toà
lant de la louve.

—

;

v.

Louveteau, louval.
— Mettre bas en

V.

du

par¬

loubatade,-toade

; sf.

—

—

LOUCAU

Portée, bande

de louveteaux.

loubatade ; sf.

—

Quantité de meules

—

Les loups,

de foin.

loubatalhe ; sf.
loubatàs.

V. loubàs.

—

loubatè,-re ; loubatégn,-o (B.-L.) ;
adj.— Qui est du loup, où il y a des loups :
endrét loubatè, endroit où il y a des loups.
loubatè ; sm. — Louvetier, chasseur! de
loups ; sobriquet des gens de Sauvagnon et
de Louvie (B.-P.), de Talazac, de Laloubère,
de Barbazan-Dessus (H.-P.). N. de p.
loubatejà ; v. — Agir comme les loups ;

loup.

chasser le

loubaterie ; sf.

— Louveterie.
loubetoû ; sm. — Louve¬

loubatoû,
teau.

loube ;
sf. •— Louve; vérin, outil;
grande scie de scieur de long ; au fig
méchante femme. V. loup.
loubejà ; v. — Crier au loup ; hurler,
loubère ; sf. — Environs, lieux eirconvoisins
d'une
commune,
d'un lieu-dit
(vieux). La Loubère près de Tarbes (H.-P.) ;
v. lecoère, barràncos.
loubère,-bière ; loupère; sf. — Les
loups; repaire de loup. V. loubatè.
loubèrni (L.) ; sf. — Perche (poisson).
Cf. loubine.

loubét,-e

; s.

Louveteau, jeune louve.

—

V. loubàt.
—
Tumeur gangréneuse,
animaux; on dit aussi muu
Loup.
loubét,-e ; s. — Couleur de loup, brun
fauve ; nom de bœuf, de vache.

loubét;

sm.

charbon des
loubét. V. S.

loubiàt
vine

(Bay.)

;

sm.

Pctile

—

«

lou-

».

Loubiè

;

n.

p.

—

Louvie (B.-P.).
», perche de

loubine; sf. — « Lou vinc
meii. V. loubèrni, pigate.
loùbio

(Big.)

;

loùfio (Big. G.)

;

sf.

-

Vesse. V. enloubià.

loùbo

(Hte-Big.); sf.

—

Lucarne, jour

de toit.

(Lav.) ; sm. — Gros imbécile,
loucacioû, lougàdje; sf. — Location
loucàdo (Lav.) ; sf. — Bêtise, imbé¬

loucà

cillité.

loucalisà

Localiser,
Localité.
loucaràs,-so. — Augm. de lòcoii.
loucarìo (Lav.) ; sf. — Folie dangereu¬
se ; imbécillité.
loucàs,-SO. ■— Augm. péjor. de lòcou.
loucatàri, lougatàri,-e ; s. — Locatai¬
re. Cf. louganè.
loucàu ; adj. des 2 g. et s. — Local,-e;
local, logement. V. loc.
;

v.

loucalitàt ; sf.

—

—

�LOUCIi

LOUNG

—

louch.

—

G.

174

eslouch, qui

se

détend,

se

desserre, floche.
louchà.

G.

loupià et dérivés,
jeu des osselets.
loucòt,-quét ; sm. — Dim. de loc, lieu,
petit logis, petit endroit.
loucucioû; sf. — Locution,
—

louchét ;

sm.

:— T. du

loucùro

(Lav.). — G. locoure.
loudè,-ro (Alire, Rus.). — Forme de
lousè.
Sobriquet des gens d'Adervielle
(II.-P.)loudjà ; v. — Loger; loudjà-s, se loger,
prendre un logement.
loudjadé,-re ; adj. — Oui peut loger,
être logé.
loudjamén ; sm.— Logement; v. lòdje.
loùe,-o (H.-Big.). — Forme de lou,-e,
louejà (Gn. L.)
sia

; v.

—

Louvoyer; s'écar¬

route,

louèro

(B.-L.)

loufià ;

;

sf.

—

Rut des chats,
; v. — Vesser.

lhoufià vBig.)

Cf. bechi.

loufiàyre,-o ; adj. — Qui vesse.
loùfio, lhoùfio; loùbio (Hte-Big.)

;

sf.

Vesse. Cf. bechie.

-—

lougà ; v. — Louer, prendre ou donner
à louage, affermer ; lougà-s, se louer à
gages; se mettre en loyer, se loger.
Qui per àsou se logae, coum àsou déu
serbl, qui s'engage comme âne, comme
âne doit servir (prov.) ; d'un paresseux
invétéré on dit: que s'a luugàt la hàmi de
tribalhà, il a loué, donné en location
autre l'envie de travailler; lougà-s la
e

à

sm.

ce qu'on
il l'a loué.

—
Loyer ; appartement à
loue; qu'at tien au louguè,

Louis,-e ; n. p. — Louis, Louise. Dim.
Louisét,-sòt,-e, Louisoû,-ne; Louisetoû.
louisane ; sf. — Orvet. Cf. orbacâ.
louis-d'or ; sm. — Louis d'or,
louisiane ; sf.

loulà;
Au

v.

de

soum

jlous,

au

—
Verveine (plante),
Fleurir, t. lit.

—

VEstibère

sommet de

lolen

tabé

las

l'Estibère les fleurs

s'épanouissent aussi (Lacontre).
loulét ;

sm.

—

Nom de chien.

louléte,-lote. — Dim. de lole, petite
fleur ; t. d'amitié.
louloû; sm. — Espèce de chien; t.
calin.

loum(b), loumbét; sm. — Lombe,
partie charnue, filet de pore, de

reins,

leur.
ter de

louguè ;
loyer;

à un
hàmi

la

sét, vivre misérablement.
lougade ; sf. — Louée ; action de louer.
lougadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui est
louer, qui peut être loué, qui est libre

de location.

à l'art, sén.

lounc,-o (Big.). — C. loung,-gue.
,-gadamén ; adv. —
Longuement, pour longtemps, depuis long¬
temps; formule de salutation, souhait.
Qu'an parlât louncadamén, ils ont parlé
longuement; pourtàt-be plû! — Loungadamén portez-vous bien ! — El vous de
même, longtemps. On dit aussi loungadalouncadamén

méns.

louncadàs,-gadàs,-se ;
long, ennuyeusement long,
louncaléncio ; sf.
ment; le I.

-a un

sens

—

Très

Nonchalance.

—

louncamén,-gamén

adj.

adv.
de dim.
;

—

sur

Longue¬
lounca¬

damén.

lougàdje ; sm. — Louage, loyer : pagà
lougàdje, payer le loyer.
lougadoÛ,-re ; adj. — Qui loue; don¬
ne à
loyer, loueur,-euse.
louganè,-re ; adj. et s. — Qui donne
ou tient à loyer, locataire, loueur,-euse. V.
estadjàn.
lougatàri; adj. des 2 g. — Locataire;
en
style plaisant, insecte parasite; on dit
d'un pouilleux : qu'a lougaÂàris, il a des
locataires, il héberge des poux ; se dit aussi
lou

d'un mal tenace

lou cranc, machàn lou¬
:
gatàri, le lombago, indésirable locataire.
lougatoùn,-e (L.). — G. lougatàri.
lougìc,-ìque,-e ; adj. — Logique; v.

rasounàble.

lougicamén ; adv. — Logiquement.
lougiciâ,-ne ; s. — Logicien,-ne.
lougis ; sm. — Logis, habitation. Cf.
lòdge.
lougn (Big. G.). — C. loégn.
lougn (H.-A.) ; sm.— Genou. Cf. joulh.

lougnà-se ;

dit aussi lounguét.
Loumagne ; sf. — La Lomagne,
vieomté de Gascogne ; capitale Lcctoure.
loumbrilh; sm. — Nombril.
Syn. ambounìc, melìc, oumbrìc.
Louil (Bay. L.) ; n. p. — Léon ; v.
veau; on

v.

—

S'agenouiller.

louncàs,-se.
loundrî ;

sm.

—
—

V. loangàs.
Londrin, drap de cou¬

leur ponceau.

loundrine ;

sf.

—

pelage rougeâtre.
loung,-gue ; adj.
lent,-e
Lou

;

tardif,-ive
die

;

Nom de vache de
—

Long,

longue

;

étendu,-e.

qu'ey loung, le jour est long;
qu'ey came loung, il a les jambes longues;
qu'ey loung à-s descidà, il est lent à se
décider; loungues terres, loangues misères,
longues terres, -terres lointaines, longues
misères (prov.) ; qu'ey loung à crèche, il
est tardif dans sa croissance. V. Laloungue.
loung; sm. — Longueur, étendue.
U drap de oeyt pams de loung, un drap
d'une longueur de 8 empans ; segàyre de
loung, scieur de long.
Loc. div.
Qu'a gahàt. p'ou mey loung,
il a pris !e plus long ; acò qu'en dit de
loung, cela en dit long; càde &gt;tout de
loung, tomber de tout son long; loung-detems-a, il y a longtemps.
—

�LOUNG

175

loung ; udv.
cbjel long.
Loc.

adv.

—

Longuement;
de

loung, de long
de long en large ;
de loung, tirer la
langue d'un empan de long.
Loc. prép. — Lou loung de la murralhe,
le long du mur; tout lou loung dou die,
le long du jour.
loungamén. — V. louncamén et sui¬
—

Beslit

vants.

lounganimitàt ; sf. — Longanimité.
loungardiè,-re ; udj. — Se dit d'une
personne longue et mince ; de quelqu'un
qui est lent à penser, à agir ; surnom du
majeur ; v. dit.
loungarè,-re ; adj. — Lent,-e, qui
semble se plaire au retardement, lambin.
On dit aussi loungarèc,-ègue ; v.
loungaynè.
loungàs,-se ; adj. — Assez long, lon¬
gue; fastidieux, qui n'en finit pas; v.
louncadàs.

loungaynè,-re ; adj. — Lambin,-e,
long au travail, traînard, qui se traîne.
Lous dies loungaynès que-m pèsen sus
lou co, les jours qui traînent en longueur,
lents dans leur marche, me pèsent sur le
cœur. (S. P.).
loungaynejà ; v. — Traîner, lambiner,
chercher des prétextes pour ne pas agir,
différer.

loungaynejàyre,-e.
de

loungaynè

—

Fréq.

augm.

; atermoyeur,-euse.

Lou

cos
troussât en la loungèyre, le
enveloppé dans le linceul.
loungoù ; sf. — Longueur; défaut

corps

d'activité.

loungtéms;

adv.

cl

sm.

—

Long¬

temps.

lounje ; sf. — Longe, lanière de fouet ;
partie de la bête de boucherie.
lounquère. — C. lounguère. En B.-L.
aussi,

d'une construction reliant les

murs

pignons.
lountèro

sf. — Porte pour
porte-boucalhère.
loup; sm. — Loup; sorte d'ulcère; mal
intérieur invisible; chose cachée, que l'on
soupçonne être mauvaise; jeu d'enfant;
sorte de queue-leu-leu ; lucarne. V. loubét ;
croûte du nez. V. S. Loup. Sobriquet des
gens d'Aspin et d'Avezac-Prat (H.-P.).
Loc. div.
Minjà coum û loup, man¬
ger avec avidité, voracemenl, beaucoup à
la fois ; hicà-s à la gorje dou loup, se
mettre dans la gueule du loup ; à la gorje
dou loup, comme en fr. entre chien et
loup, au crépuscule; la lanterne dou loup,
la lune; au loup l'agnère, au loup la
brebis (die.) tuà et loup, en Mt., signifie
faire ripaille; sans doute se réjouissait-on
dans le temps, quand on avait pu tuer le
loup; bénte de loup, ventre de mort-defaim ; tirà lous loups dou nas, comme en
fr., tirer les vers du nez; aci que y a û
loup, ici il y a un loup, dit-on, quand,
au
cours
d'un travail, d'une opération,
on
renconlre, on aperçoit quelque chose
d'inattendu, d'insoupçonné; qu'a enienùt
à pelà lou loup, il connaît le monde, il en
entrer

(B.-L.)

;

dans le fenil. V.

—

entendu et

vu

de toutes les couleurs ; de

perdu la voix on dit : qu'a
bii il loup, il a vu un loup ; que Kè escù
cou/?i à la gaule dou loup, il fait une nuit
très noire; quoan lou loup ey à la corde,
que cri.de miséricorde, quand un criminel
est pris, il implore la pitié; qu'estèsse enas
Iripos d'et loup! qu'il fût dans le ventre
d'un loup! Sorte d'imprécation en M';
cachaii de loup, molaire, dent de loup; se
dil d'une personne vora ce ; usité aussi com¬
quelqu'un qui

a

juron.
Lav., on appelle loup d'éra néu, loup
de la neige, un vent chaud qui fait fondre
la neige.
loupât. — V. loubàl et suivants.
me

ois despuch loungtéms, je ne
depuis longtemps.
lounguejà ; v. — Temporiser, lambi¬
ner. V. loungaynejà.
lounguè,-re,-guèyre,-quère ; sm. —
Chose longue, qui s'allonge, se prolonge.
N. de p. - Lalonguère, Lalonquière.
loungue-méusse ; s. — Longue rate,
t. injurieux, paresseux, fainéant.
lounguét,-e ; adj. — Assez long, lon¬
gue, longuet,-te. N. de p. Longuet.
Predic lounguét, prêche assez long; lou
d.ròlle que-s hè lounguét, l'enfant grandit.
lounguét; sm. — Faux-filet des bêtes
L'èy

pas
l'ai pas vu

de boucherie.

;

bord.

a

loungaynùt,-ude ; adj. — Qui a de
longues jambes (gaynes).
loungèyre ; sf. — Linge long, plus
étroit que large, linceul, essuie-mains.

LOUPIU

lounjà ; v. :— Longer,
lounjamén ; sm. — Action de longer

a\ce un

vêtu ; de loung en large,
tirà la lengue d'à para

—

V.

loumb.

lounguèyne (L.) ; adj. et s. des 2 g. —
Traînard,-e, retardataire, lambin,-e ; v.
loungaynè.
lounguiròl,-o (Lom.). — C. loungarè.

En

loup-de-sén-Joan ; sm. —
Si-Jean, brouillard d'été nuisible
(M4).
loupe,

Loup de
aux

récol¬

tes

loùpie; sf.

—

Loupe,

kiste,

tumeur.

loup-garoû

; sm.

—

Loup-garou. Sobri¬

quet des gens d'Aslis (B.-P.) et de Moumoulous
Courre
ça, de là,
ha oélhs

(H.-P.).
coum

û

battre la
coum

û

loup-garoû, courin de
vagabonder;
loup-garoù, ouvrir de

campagne,

grands yeux.
loupiàt; sm. — Louvard.
loupÎU,-ibe ; adj.— Où il v a des loups;
qui est du loup. Cf. loubatè; qui a une
loupe.

�LOUP

—

LUC

176

loup-manìn (L.)
Cf.

avec

;

sni.

Loup-garou.

—

stérile.

man,

louquàu, laquàu, louquoàu, laquoàu ; pion. rel. — Lequel, laquelle. Au
pl. lousquoàus, lasquoàus, lesquels, les¬
quelles.
louquejà ; v. — Blettir, devenir blet.
V. louqueyà.
louquère. — C. locoure, idiotie,
louquét. — V. loucòt.
louqueyà (M1 llig.) ; v. — Faire l'idiot
(làcou) ; tomber dans l'imbécillité,
lour, lours.
V. lur, lurs, adj.
lour(d),-de; adj. — Sale, malpropre;
v. pipàut, lurdoùs ; sous l'influence du fr.
s'emploie aussi au sens de pesant, lourd.
lourà (B.-L.) ; v. — Fleurir; parer de
fleurs; v. flourl.
—

lourdà-s.

—

C. alourdà-s, se souiller.

lourdàme,-mi (M4 Big.) ; sm.— Saleté,
malpropreté.
lourdance,-dise ; sf. — Saleté,
lourdarie ; sf. — Malpropreté ; gros¬
sièreté.
n.

p.

—

célèbre sanctuaire de

Lourdes en Bigorre ;
la Vierge qui apparut

Soubirous

Bernadette

et

lui

adressa

parole en gascon. V. cousine.
Que-s tiraré clou, lac de Lourde, il
du

lac

la

tiredit d'un dé¬

de

se

Lourdes, se
brouillard, d'une personne courageuse, dé¬
rail,

V. lou.

—

lousà ; v.
lousade ;
d'ardoises ;

Couvrir d'ardoises (loses).
—
Action de couvrir

—

sf.

quanlilé d'ardoises.

lousàdje

; sm.
d'ardoises.

ture

lousàt,-ade ; s.
; toit d'ardoises.

—

Les ardoises

—

; couver¬

Couverture d'ardoi¬

ses

lousàyre

—
Couvreur qui place
dit aussi tousè.
loùscou, loùsco (M1 Big.) ; adj. —
Obscur,-e, sombre.

des

;

ardoises;

lousè.

sm.

on

C. lousàyre. Sobriquet des
de Labassère ; v. loudè.
lousère ; sf. — C. Ardoisière. V. labas¬
—

gens

sère.

lout ;

—
Vase, boue liquide (Prov.
base. Le Lout, ruisseau des
B.-P. N. de p. Dulout. V. licoù (2).
lout,-e (L.) ; adj. — Soyeux,-euse en
parlant des cheveux, du poil,
loutà ; v. — Mettre en loterie,
loutarie, louterie; sf.
Loterie.

sm.

loudo). Cf.

—

Lourde ;
à

lous.

gourdie.
lourdejà

;

\.

—

Salir;

lourdejà-s,

se

salir.

lourdère ;

si'.

savoir-vivre;

—

pl.,

au

Saleté

;

paroles

défaut

de

grossières;

inconvenances.

lourdés,-e ; adj. et s. — Lourdais,-e,
qui est de Lourdes.
lourdét,-dÒt ; adj. — Un peu sale; un
peu lourd,-e.
lourdin,-o (G.); s. — Petit lourdaud,-e,
un peu lourdaud.
lourdise.
lourdùmi ;

—

C. lourdance.

sm.

—

Crasse épaisse; mal¬

propreté, saleté.
:
lourgnà ; v. — Lorgner,
lourgnade ; sf. -— Action de lorgner,
lourgnéte ; sf. — Lorgnette,
lourgnoû; sm. — Lorgnon,
lourì (M' Big.) ; v. — Moisir, se couvrir
de moisissure. Forme de flourl.
louriguè (Lav.) ; sm. — Herbage coupé
vert.

loùro (M1 Big.). — C. esloure, fleur,
louroùn, louroùnc. — C. eslouroùnc.
Louroùn ; n. p. — Pays de Bigorre, la

loutéte,-tote
louti ;
lots.

v.

—

sf. — Petite loie,-o.
Lotir, mettre un terrain
;

en

loutissimén ; sm. — Lotissement,
loutrà ^Lav.) ; v. -— Aller d'un côté et
de l'autre.

louy (Big. G.). — Forme de loégn.
louyèu. — C. alouyèu, aloyau,
louyre. — C. loeyre, loutre,
louysiâ ; sm. — C. louisiane, verveine,
louzèr.
Forme de lauzèr.
lu (L.). — Forme phonétique de lue.
luâ (B.-L.). — Forme de lugrû.
Forme de lanà.
luà.
luade ; sf. — Lunaison; rayonnement
—

—

de la

lune; travail au clair de lune; lubie.
sm. — Lueur qui précède le lever

luàll ;

île la lune.

luasoû ; sf.

— Lunaison.
luàt,-ade ; adj. — Qui est éclairé par
Il lune; qui est de la lune; au fig. luné,-e.
Aadàu luàt, ni milh ni blat, Noël avec la
lune, ni mil ni blé (dic.) ; està plâ, rnau
lunàt, être bien, mal luné, être en de
bonnes, mauvaises dispositions d'esprit.
lubèc, lubèt,-e; adj. — Grincheux,
-euse; v. brisquét. N. de p.
lubiàt (Lav.); sm.— Nombre, quantité:
û lubiàt de moutoûs, un certain nombre de
moutons. V. arramàt, troupèt.
Luc; n. p. — Luc; v. à l'art, sén.
Dans les expr. Adlu Luc, bounsoèr Luc,

vallée de Louron.

Adieu Luc ! Bonsoir Luc !

lourréy (Lav.) ; sm. — Bouge-gorge :
la femelle lourréyo; le petit, lourreyàt.
lours, lurs; pron, pers. et adj. poss.
des 2 g. — Leurs, employés rarement et
surtout par les francimans ; v. lou.

fini, il n'y a plus rien à espérer, à
faire, « rien à frire, comme dit Populo ».
Adare, que pòdes dise adlu Luc! Mainte¬
nant lu peux dire : tout est perdu !

avec

le

sens

de

tout est

lue, lugue ;

s.

—

Bois, bocage (vieux).

�177

LUCA

lucà, lunà, lupà ; v. — Guetter, épier,
regarder à travers une fente, un interstice ;
tità.

v.

lucanét
pour
ne,

(B.-L.) ; sm. — Petite niche
le fromage; v. hournét; petite lucar¬

œil de bœuf

loubét.

; v.

lucàyre,-nàyre,-pàyre,-e ;
lorgne, guette.
luchà (G.) ;

v.

—

Loucher

;

Qui

s.

—

v.

guigna,

louscà.

lùche,-o (G.)

; s.

—

lusc.

v.

Louche, strabique

luchoàs,-so (B.-L.); adj.

—

Qui

:

con¬

tient du luclioû; boùde luchoàs, beurre
avec du lait contenant du colostrum.

fait

lucide,-e ; adj. — Lucide.
lucidetàt,-ditàt ; sf. — Lucidité.
Lùcie ; n. p. — Luce, Lucie ; usité
comme Luc ; v. ce m. Adiusiàt, Lucie ! n i :
ni, c'est fini ; à Ste Lucie, û saut de pùcie,
à la Ste Luce, les jours augmentent d'un

saut de puce

Lucifèr ;

(prov.).

— Lucifer ; on dit aussi
cifèr; qu'ey û cifèr, c'est un diable déchaî¬

n. p.

né.

lucrà (Lav.) ;
lucratiu,-ibe

v.
;

—

adj.

Grapiller.
Lucratif,-ive.

—

lùcre ; sm.
Lucre.
lucrén,-te, lucroùs,-e (Or.); adj. —
Liquoreux,-euse, sucré, doux.
lucrét (Lav.). — Forme de aluquét,
luquét, allumette.
lucroùs,-e ; adj. — De bonne apparen¬
ce, qui a bonne mine, bonne tournure :
n'ey pas lucroùs, aquél! 11 n'est pas bril¬
lant, celui-là ! Il n'a pas bonne mine.
lùda (Cauteiiets) ; sf. — Rocher formant
auvent, abri. V. arcòs.
lude.
Aphérèse de alude, basane,
lùde, ludi {E. de la Big. Gr(. L.) ; lùse.
Formes de lu-sl, luire.
ludè,-re (As.) ; s. — Stérilité,
ludère (As) ; sf. — Bête stérile, v.
—

—

—

man,-e.

ludì.

—

V. lùde.

lùdio, lùbio
charriot
route. V.

pour

(M'.-Big.)

porler

la

; sf. — Petit
charrue sur la

liât.

lue; lu (L.) ; libe (Bay.) ; sf. — Lune,
lunaison; v. lunasoû; trou rond, œil-debœuf ; rond de graisse ou d'huile sur un
liquide; v. Rio; lubie, berlue; v. tintèyne;
cataracte de l'oeil ; v.

téle.
biélhe, vieille lune, à son dernier
quartier; lue nabe ou tegnère, nouvelle
lune; lue engourgade, lune noyée dans la
brume; plée lue, lue au plé, pleine lune ;
miéje lue, demi-lune; lue cournude, crois¬
sant de lune; quartiè de lue,
quartier de
lune; arrày de lue, rayon de lune; cla de
lue, clair de lune.
Loc. div.
Pic coum la lue, naïf com¬
Lue

—

LUGARNA

la

lune, benêt; pèc coum la lue biélhe,
de lue, figure de lune, plate
expression ; ha oélhs coum lues,
ouvrir de grands yeux ronds ; demanda,
prouméle la lue, demander, promettre la
lune, chose impossible ; badùt en boune
lue, né avec la bonne lune, se dit d'un
chanceux ; jn dit, de même, badùt quoan
pujabe la lue, badùt dab la lue nabe, toutelois, ces dernières loc. peuvent aussi
s'appliquer à un naïf, un innocent ; abé la
boune lue, être en de bonnes dispositions;
amuchà la lue, montrer son postérieur ;
abé la lue, être d'humeur fantasque; béde
lues, avoir le regard troublé, voir des
lunes ; ha béde lues, faire perdre la tête,
donner beaucoup de tracas ; boulé gahà la
lue, vouloir attraper la lune; ha û hourài
à la lue, faire un trou à la lune, voler de
l'argent à soi confié; que soun biélhes lues,
ce sont des histoires
anciennes; l'òmi de la
lue; v. Heure; està hens la lue, être dans
la lune, être songeur.
Prov.
Baran de la lue séque la laque,
halo de la lune sèche la llaque ; quoan la
lue cambie en bèt, très dies après que-s
prén lou capèt, quand la lune change par
beau temps, trois jours après elle met sa
cape, le temps se trouble ; quoan la lue
cambie en bèt, que plau lou quoàte ou lou
sept, quand la lune change par beau
temps, il pleut le quatrième jour qui suit,
ou le septième ; si la lue
ey machante lou
25, qu'en sera lou 6, lou S e lou 20, si la
lune est mauvaise le 25, elle le sera aussi
le 6, le 8 et le 25 du mois suivant; lou
5 de la lue que saberàs ço qui pendén lou
rnés aberùs, le cinquième jour de la lune
tu sauras le temps qu'il fera dans le mois.
luè,-re ; s. — Lunaison ; trouble de la
vision, on voit comme des lunes; vertige.
luè, luét ; sm. — Lucarne ronde, œilde-bœuf ; v. loubét, lucanét.
luè, luét (Lav.) ; sm. -— Candélabre à
deux branches pour les cérémonies funè¬
bres,
luèc, luèque ; s. — Lunatique, versa¬
tile, capricieux, changeant ; visionnaire,
extravagant; v. relhùt. Dim. luét,-e.
luejà ; v. — Faire clair de lune ; au fig.
changer, être versatile, avoir des lubies.
luère ; sf. ■— Lueur, rayon lumineux ;
rayonnement de la lune. C. enluère.
luét,-e ; s. — G. luè, luèque, avec un
me

très sot; café

et

lucade, lunade, lupade ; sf.— Regard
furlif, coup d'oeil.

—

sans

—

sens

de dim.

luét,-e, luote ; s. — Lueur; v. lugoù.
Dim. de lue; petite lue.
luéts (Os.) ; sm. pl. — Eblouissements,
vertige.
lugà, lugrâ; sm. — Astre, Vénus,
l'étoile du malin; au fig. œil; v. Ints-gran.
Ha lusl lou lugrâ, faire briller l'œil; ha
oélhs coum lugrâs, ouvrir de grands yeux.
lugarnà (L.) ; v. — Lorgner, regarder
du coin de l'œil ; v. reoelhiquejà, guigna,
lutserà.

12

�LUGARNEJA

—

LURËU

178

lugarnejà, lugranejà; v. — Briller,
en parlant des astres ; des dia¬
étinceler ; regarder avec des yeux

mants ;

lunàt,-ade ; adj. — Sujet,-e à l'iniluen( ?) de la lune, lunatique : està plâ, inau
lunàt, être en de bonnes, mauvaises dispo¬

brillants. V.

enlagamà.
si. — Rayon d'astre;
regard brillant ; étincellemenl.
lugarnejàyre ,-e ; adj. — Etincellant,-e ; qui est d'un astre (Lit.).
lugén,-to (Arm.) ; adj. — Afiligeant,-e ;

sitions d'humeur.

funèbre.

lunettes.

scintiller,

cc

lugarnejade;

lugn (L.) ; luy (G.). — C. loégn, loin,
lugoù. — G. luside et luisè; lueur,
clarté indécise.

lugrâ.

V. lugâ; en H.-A., aussi,
luciole, ver-luisant.
lugragnét; sm. — Petit lugrâ.
lugranejà, lugranejade. — C. lu¬
garnejà, lugarnejade.
lugrejà ; lugri (G.) ; v. — Briller com¬
me
un
astre ; briller en éblouissant ;
v.
lugarnejà.
Lous diamants que lugrejaben, les dia¬
mants brillaient d une façon éblouissante.
lugrejàn,-te ; adj. — Eblouissant,-e,
brillant, scintillant.
lugrejàyre,-e; adj. — Etincelant,-e,
lumineux, brillant.
lugrère ; sf. — Les étoiles : la lugrère
dou cèu, les étoiles du ciel, leur clarté,
lugri (G.). — V. lugrejà. G. lusl, luire,
lugubramén ; adv. — Lugubrement,
lugubre,-e; adj. — Lugubre,
luguè (Lav.) ; sm. — Galetas, grenier
éclairé par une lucarne
luguèro (Lav.) ; sf. — Myopie ; lucarne,
œil-de-bœuf. V. luscoù, lucanét; niche,
lùio

—

(G.).

Luis.

—

luit ;

Forme de lue.

—

G. Louis.

Espèce de bergcronnetle
(molacilla trochilus).
lum; sm. — Lumière; clarté (vieux),
luminàri; sm. — Luminaire.
luminoùs,-e; adj. ■— Lumineux,-euse.
sm.

—

Lun

Juin, d'après Cénac-

M. ; v.

; n. p.

—

Luminosité.

Julh.

luilà ;

v.

—

Epier, regarder avec indis¬

crétion, directement ou à la dérobée;
lunà-s, action de deux personnes qui

regardent; v. guignà, lalayà.
sf. — Ce mot, d'origine
espagnole, désigne, en B.-L., une plante
qui, dans la croyance populaire, a de mer¬
veilleuses propriétés. Elle déferre les che¬
vaux, coupe une corde par le seul contact,
etc. Mais personne lie la connaît que par
s'épient,

se

lunà mayor;

ouï-dire.

lunade ; sf. — Action
d'oeil, regard indiscret.
lunasoû

tintèyne.

lunetà-s,

(G.);

sf.

—

d'épier;
Lubie;

v.

coup

lue,

se

mettre des lunettes.

lunetàyre,-e ;

s.

-v-

Marchand,-e

de

lunéte ;

rond;

os

sf. — Lunette ; petit trou
fourchu de l'estomac d'un oiseau;

entrée de la gorge ;

luette.
Espià p'ou houràt de la lunéte, regarder
par le trou de la lunette, épier ; examiner
avec attention et soin ; û pa de lunétes, une
paire de lunettes; à quelqu'un qui s'est
trompé dans une appréciation ou un
rapport on dit : gnàute cop, que-t calerà
liicà lunétes, une autre fois, il te faudra
mettre

des lunettes.

e lunétes,
counjét de las filhétes.
Bâton, canne, bonnet fourrré et lunettes,
prenons congé de la jeunesse (prov.).
lunetè,-re ; s. •— Lunetier,-ère.
lunèycho (G.) ; sf. — Linotte. Y. linòl.
lupà ; v. — Reluquer, épier, lorgner ; v.
lucà, reoelhiquejà.
lupade ; sf. — Action de reluquer :
coup d'œil furtif.
lupàyre,-e; adj. — Qui reluque,
lupe ; lùpio (G. M'). — C. loàpie.
lupèt (Lav.). — C. lepèt, chassie.
Luque ; n. p. f. — Femme de Luc. N.
de p. Laluca, Laluque.
luque ; sf. — Guette, meurtrière dans
un mur.
N. de 1. Laluque.
luquét, aluquét; sm. — Allumette;

Bastoû, calole

Preném

bout de bois

—

luminousitàt ; sf.

(G.)

lunàyre,-e ; adj. — Espion,-ne, indis¬
qui regarde, épie.
lunetà; v. —■ Pourvoir de lunettes;

cret

sec

ou

mort. Cf. lucrét.

luquét,-e; s. — Petit bois (lue). N. de 1.
lur.
Aphérèse de eslàr, glissement,
—

avalanche.

lur, lurs, lour, lours; adj. — Leur,
employé surtout dans le style lit.;
en
langage ordinaire, on dira plutôt lou
lou pay, lous lous paréns que lur pay, lurs
paréns ; las damisèles, lu.rs flous, lurs dentèles, les demoiselles, leurs lleurs, leurs
dentelles (Navarrot). V. lou, lous.
Lur, lour; pron. compl.— V. lou; forme
rare, employée dans quelques textes an¬
ciens : que lour abels lièyt ? Que leur avezleuris ;

vous

fait ?

lùrbe, lùrbou,-e, lurbòu,-ole; adj.
Gauche, maladroit,-e ; peu dégourdi. N.
de p. et de 1. Lurbe, Lurbon, Lurbel. V.
eschèrc, estròs, guérie.
lurbét,-e ; adj. — Un peu gauche, petit

—

maladroit.
de

lurdoÙS,-e; adj. — Malpropre, luisant
graisse, de crasse; v. lour, lout.
lurèu (L.). — C. luroû.

�179

LURMIA

lurmià

(Loin.) ; v.— Lorgner, reluquer.
guigna, lunà, lupà.
lurmiàdo ; si. — Action de lorgner.
luroû,-ne ; s. — Luron,-e.
lurrà (G.) ; v. — Leurrer, tromper,
altilaper ; se lurrà, se tromper; v. enganà.
Cf.

lurrà-s.

—

C. eslurrà-s.

lurràdo ; sf.

lurràt,-ado
v.

Leurre, tromperie.
adj. — Rusé,-e, finaut

lusquejà

; v. — Loucher, cligner dés
d'une manière habituelle.

arvensis,

sf.
plante).

lusquét,-e ;

rusât.

—

—

bornoyer.
luscàll,-te; adj. — Qui louche, regar¬
de, voit mal. N. de p. Luscan.
luscoù (Lav.) ; sf. — Crépuscule ; v.
sou-couc;
ailleurs myopie; v. luguèro,
lusquè.
luse (L.) sf. — Mouron des
champs
(anagullis arvensis).
Syn. gazòbi, paparoû, thinthou.
lusejà. — C. lusl mais moins usité.
lusén,-te; adj. -— Luisant,-e.
Lusén courn û culhét, luisant comme un
charcutier (qui reluit de graisse),
lusèr.
C. lausèr, lézard,
luserejà ; v. — Luire un peu, par in¬
vers,

—

termittences,
luserét ; sm.

lusèrne.
lusèrno

—

—

Rayon furtif ; éclair,

V. luzerne.

(G.)

;

sf.

—

bèrmi de luts

v.

;

Lampyre, verclarté, phospho¬

rescence,

s.

Spargoule

—

—

louche.

(spergula

Qui est du myope, qui

lustantine, lustandine (Os.)
Chauve-souris. Cf.

avec

;

sf.

—

le lat. lux iantula.

Syn. souris-caube, tignehùs.
lustrà ; v. — Lustrer ; luslrà-s, se lus¬
trer, devenir luisant, en parlant d'un drap.
lustradére ; sf. — T. de tisserand,
pièce cintrée qui sert à parer, lustrer la
toile.

lustràdje,-ade
trer, de

se

;

s.

—

Action de lus¬

lustrer.

lustràn,-te; adj. — Lustrant,-e.
lustràyre,-e ; adj. — Qui lustre.
lùstre,-i,-e. — C. lusc, myope,
lùstre; sm. — Lustre, éclat, brillant;
lampadaire.
lustrine ; sf. — Lustrine, tissu,
lustroù; sf. — Lueur, clarté, lumière;
brillant: la lustroù dous eslambrécs, la
clarté des éclairs ; lou drap qu'a lustroù, le
drap a du lustre.
lustroùs,-e; adj. — Lustré,-e, luisant,
brillant ; v. lusén.
lut (Big. G.). — C. luts.
lut ; sm. — Luth, instrument de musi¬
que.

lusèro

(Lav.). — C. ludère.
lusi; v.
Luire, reluire, briller, scin¬
—

tiller.

lutà ; v. — Lutter ; terrasser à la lutte ;
résister ; affronter en parlant des bêtes à

lutà-s, se cogner, se frapper du
front, de la corne ; v. tumà, hulà.
Qu'ès goalhàr, mes lou Jan que-.t Iule,
lu es fort, mais Jean te résiste ; que-s luten,
cornes;

Lou die

ba lusi, le jour va luire ;
coutèl nau si nou tallie que luséch, un
couteau neuf, s'il ne
taille, du moins il
brille (die.) ; lous oélhs
qu'ou luséchen, il
a les yeux brillants,
ses yeux luisent; que
luséch coum û miralh, cela brille comme
un miroir;
qui or manéje, la mâ qu'ou ne
luséch, qui or manie, la main lui en reluit
(die.) ; se prend habituellement en mauvai¬
se
part.
luside ; sf.
Lueur, clarté ; lueur
brève ; éclaircie rapide et courte ; au
lig.
apparition brève; rémission, en parlant
d'un mal. V. lugoà.
N'a pas hèyt qu'ue luside, il n'a fait
qu'une brève apparition; que y a ue luside,
il y a une lueur!
d'espoir (dans la maladie) ;
lou malàu qu'a ue luside, le malade a un
que

—

moment

Cf. luscoù.

lusquét;
;

lusc, lùscou, lùsque, lùstre,-e; adj.
et s.
Louclie, bigle, myope et, en géné¬
ral, toute personne qui n'a pas une vue
normale.
Cf.
sùpi, cour-de-biste. Conl'.
avec le Lang. lùscre, crépuscule
; v. luscoà.
luscà ; v.
Loucher, regarder de tra¬

luisant;

lusoù, lugoù. — C. luside.
lusoû (Or.) ; sm. — Dartre ; v. braguén.
lùsque. — V. lusc.
lusquè,-re ; s. — Strabisme, myopie.

yeux

—

;

LUTI

—

de lucidité.

lusidére

; sf.

brillant.

—

Action de luire ;

point

lusioû.
Aphérèse de enlusioû.
lùso (Lav.) ; sf. — Fêlure ; v. Iienude.
—

ils s'affrontent.

lutade ; sf. — Heurt,
de ; action de lutter.

cognade

; v.

tuma-

lutàyre,-e; adj.

et s. — Lutteur,-euse ;
qui a le défaut de frapper du
front, en parlant des bêles. Quand il s'agit
athlète ;
d'un

lutteur de foire, on dit aussi lutùr,
luluse.
Sobriquet des gens de Hèches

(II.-P.), qu'on appelle aussi carboès.
lute ; sf. — Lutte, jeu d'athlètes ;

com¬

bat, altercation, résistance.
Ha à la lute, lutter, entre adversaires,
combattre au jeu de lutteur ; se crosser, en
parlant des bêtes cornues ; aus très cops,
lutel A la troisième fois, à la troisième
invective, on se bat ; à las eleccioûs que y a
lute, la bataille électorale est serrée.

luterâ,-ne;
lutî,-ne ; s.

s.
—

Luthérien,-ne.
Lutin,-e.

—

�LUTINA

—

lutinà;

v.

180

LUZÈRNE
—

Luthier; lutinà-s,

se

luli-

ner.

lutrî ;

sm.

—

Lutrin

luts ; sf. — Lumière, clarlé, jour.
La luts dou die, de la candéle, la

lumiè¬
re du jour, de la chandelle ; pourtém acò à
la luts, portons cela au jour, à la lumière;
hè-m luts, éclaire-moi ; nou m'y bey pas
luts, je ne m'y reconnais pas ; c'est très
embrouillé; Ihèu y troubaràm ue luts,
peut-être trouverons-nous un moyen, y
verrons-nous un peu ; dat-me luis
en aquét
alià, éclairez-moi dans cette affaire ; que-s
pèr las luts, il n'y voit goutte, il se trou¬
ble, perd le sens ; que bey ue luts, je vois
une
lumière, une clarté ; que s'y béden
las luts, on y voit à travers; bèrmi-de-luts,
ver-luisant; tirém à luts açò, éclaircissons
affaire.

cette

lutsà, lutserà (L.) ; lutsinà (Lom.);
v.
Regarder, scruter, lorgner; v. lugarnà; regarder au jour, à la lumière; v.
—

sourcil là.

lutsàdo

(G.) ; sf. — Jet de lumière pas¬
sager; coup d'œil furtif. V. lupade.
luts-cràmbo (G.).— C. luts-en-crampe.
luts-de-boè (L.) ; sf. — I .uciole ; verluisant;
lutsè ;
tôt

v.

luts-en-crampe.

lutsèy i^L.)
indécise.; lueur;

; sm. —
aurore,

lou lutsè de l'aube, la clarté
l'aube du jour. V. lugoù.

lutsejà ; v. — Apparaître, en parlant
de la lumière et, au fig., de quelqu'un qui
montre. V. lusejà.

se

Clarté plu¬
luminosité;

qui annonce

luts-en-crampe ; sf. — Ver-luisant.
lampyre. Cf. Iwgrà, luts-de-boè, bèrmi-deluts.

lutsèrno

(G.).

—

C. lusèrno.

lutséte, -sine, -sote
lumière, petite clarlé.

;

sf.

—

Petite

luts-gran (Lom.). — Forme de lugrû
adoptée par Casseigncau.
luts-perpetùa (Az.) ; sf. — Myopie ; on
dit : hè oelhs luts-perpetùa pour cligner des
yeux quand on a sommeil.
líiuà (Gr. L.). — C. Ihebà, lever,
lùxe ; sm. — Luxe.
luxuoùs,-e; adj. — Luxueux,-euse.
luxuousamén ; adv.

— Luxueusement,
luxure; sf. — Luxure (Lit.).
luxurioùs,-e ; adj. — Luxurieux,-euse.
luxuriousamén ; adv. — Luxurieuse-

ment.

luy (L.).

C. loégn, loin.
Luz en Barège, ville an
cienne des II.-P. V. péle-cu.
luzernà ; sm. — Luzerniëre; on dii
aussi luzernière, sous l'influence du fr.
luzèrne ; sf. — Luzerne (plante) ; luzèr7h!
bastarde, mélilot blanc; luzèrne saubàdje, luzerne turbinée (medicago turbi—

Luz ; n. p.

nata).

—

�I

M; consonne. — Se prononce avec le
qui lui est propre; toutefois, si devant
b, m et p, les mots où on la conserve par
tradition étymologique, elle a souvent le
son nasal de n, certains parlers lui gardent
sa prononciation ordinaire ; c'est ainsi que
l'on dira, suivant les lieux, empourtà et
e.npourtà, embarcà et enbarcà, etc.
m et
6 permutent dans quelques mots :
a,musà
abusà, mam=bam;
m' s'emploie pour me devant une voyel¬
le : que m'a dit, i! m'a dit, qu'ou m'èy
coupât, je (me) l'ai coupé.
-m, appuyé sur le mot précédent repré¬
sente me complément direct et indirect :
jou-m bau droumi, je (me) vais dormir ;
que-m brémbi, je me rappelle, etc.
son

=

ma; pron.

poss.

f.

—

Ma,

au

pl.

mas,

mé, mée.
En béarnais, l'emploi do ma, mas, est
plutôt du style littéraire, tandis qu'en
Basse-liigorre et dans le Gers il est d'un
usage courant ; le béarnais dit préférablement la mie, las mies: la mie rnay au lieu
mes

de

; v.

nia

mas

may,

las mies

cames,

au

lieu de

cames.

mâ ; man

(G. L.) ; sf. — Main ; facilité
d'exécution; direction.
Beroye mâ, jolie main ; abc, mâs de lier,
avoir des mains dures comme du fer; abé
h mâ doue, avoir la main douce, légère;
la mâ de Diu, la main de Dieu, le destin ;

qu'a prés la boune mâ, il a pris la bonne
direction ; qu'a boune mâ, il est adroit
naturellement ; gahài à mâ dréte, prenez
(le chemin) à votre droite.
Loc. div.
Abé boune mâ, avoir la
main heureuse ; abé la mâ, avoir la direc¬
tion, la haute-main; au jeu de cartes, être
celui qui dirige le jeu, qui a le droit de
jouer le premier ; être dans la bonne voie ;
avoir pris l'habitude, avoir la main faite à;
toucà de mâ, toucher la main, serrer la
main en saluant; abé mâs d'or, être adroit,
habile; mâs de bùrre, mains de beurre,
molles, maladroites, sans force; nud e plat
coum la mâ, nu et plat comme la main ;
abé las mâs pròpies, avoir les mains nettes,
—

n'avoir rien à se reprocher; trucà de mâs,
applaudir; de permère mâ, de première
main, en premier lieu, au premier rang ;

da û cop

de mâ, donner un coup de main,
prêter assistance; à mâ rebèrs, d'un revers
de main ; du côté opposé à celui où l'on
trouve; està à mâ rebèrs, être malaisé,

se

d'un

accès

biràt

de

difficile, du mauvais côté; û
mâ, un tournemain ; ligà-s las
mâs, se lier les mains, s'engager; hicà en
mâ segure, mettre en main sûre ; méte la
darrère mâ, mettre la dernière main ; abé
la mâ hèyte, avoir la main rompue à ;
lliebà la mâ, jurer, prêter! serment ; lliebà
lu mâ sus, lever la main sur; frapper; mâs
de pégue, mains de poix, mains de voleur;
préne de toutes mâs, à toute mâ, accepter
d'où que cela vienne; des deux mains;
boutà la mâ sus, mettre la main sur; tiéne
la mâ à, tenir la main à ; està en bounes
mâs, être en de bonnes mains, en sûreté;
lou bé que cambià de mâ, le bien changea
Je mains ; hicà-n la mâ au hoéc, en meltrie
la main au feu, certifier, jurer; la mâ sus
la counsciénce, la

main

sur

la conscience,

sincérité; dà-s la mâ, s'entr'aider;
maridàdge de la mâ gauche, union non
toute

en

consacrée par le mariage; las mâs qu'on
prùden, les mains lui démangent, il veut
agir ; en mâs pròpies, en mains propres ;
tirà de toute mâ, travailler pour n'importe
qui ; être de tous les partis : n'y ba pas de
mâ mourte, il n'y va pas de main morte,
en badinant; dp loungue mâ, en-çà, depuis
très longtemps; hc-s'en éras mâs (Lav.),
s'occuper de; prendre en mains; quoan
soun éras bostes mâs ? Que vous dois-je en
retour

?

Loc. adv.
cane

à la

A la mâ, à la main ;
canne

abé la

à la main

;

main; qu'èy la cause en mâ,
j'ai l'affaire en main; à mâ plée, à pleine
main; biéne-n à las mâs, en venir aux
mains ; à fnâ dréte, à mâ gauche, du côté
droit, du côté gauche; hicà-s enter las mâs
de, se mettre aux mains de ; de la mâ à la
mâ, de la main à la main, en secret, sans
contrat écrit; per debat mâ, en secret, à
la dérobée ; tout ço qui-m passe per las
mâs, tout ce qui me passe par les mains;
abé quauqu'û debat la mâ, avoir quelqu'un
sous
la main ; que gagne haut la mâ, il
gagne haut la main, aisément; passà de
mâ en m,â, passer de main en main; abé
à mâ, avoir bien en main, à portée de la
en

mâ,

—

mâ, avoir la

en

�MA

MACHERAU

—

182

main. V. à pàros; arribà à la mâ de, arri¬
à la hauteur de; à hore-mâ, loin, 'à

ver

l'écart; à

mâ-debàt (Lav.), plus bas,

ra

dessous de.

au-

sf. — Mer.
boulé pourtà aygue à la ma,
cela c'est vouloir a jouter inutilement ; don¬
ner à qui a
déjà de trop ; riche coume la
mar, riche comme la mer, immensément;
à trauès mar e mount, par monts et
par
vaux;
boulé bébç la ma e tous péchs,
vouloir tout avaler, tout faire ; ha mars e
moun, remuer la mer et le monde, ciel et
ma, mar;
/lcò qu'ey

terre.

(lée de) ; sf. — Sirène.
màbe, mòbe, moùbe, màue; v.
Mouvoir', remuer, bouger, faire changer de
place ; màbe-s, se mouvoir.
mabedis,-se ; adj. — Mouvant,-e,
mobile; que l'on peut remuer, faire
bouger.
mabedoù,-re ; adj. ■— Qui peut, doit
ma

—

être mû.

mabejà.

Fréq. de màbe.

—

maque ; s. — Contusion,
trissure, bleu. V. macade.
mac,

macà ;

meur¬

v.
Cotir, contusionner, meur¬
mâcher ; macà-s, se meurtrir. V. marcousi, couti, toundoulhà.
Que m'as m.acàt l'os, tu m'as mâché
l'os; frut macàt, fruit mâché, meurtri;
tems macàt temps orageux; leytoû macàt,
petit lait acide.
macade, macadure; sf.
Meurtris¬
—

trir ;

—

sure.

V.

macadis (Lav.) ; sm. — Viande échauf¬
fée, gâtée; fricot qui s'est, gâté,
macagne. — Y. magagne.
macagnoùn (Gr. L.) ; sm. — Maqui¬
gnon, forain, coureur de marchés et de
foires.

macalule (Os.) ; sf.

Raie du buis.

—-

macaniclère,-glère ; sf.-r- Mécaniaue,
machine, agencement mécanique; au fig.,
affaire compliquée, peu claire.
sf.

Femme

—

très

laide

;

femme de mauvaise vie.

macarelàdje ;
macarelàs,-se
vilain

sm.

;

—

s.

Maquerellage.

—

Gros,

grand,

maquereau,

Dim. de macarèu,-île.

macarèu;
Cf.

macerà ;

v

Macérer,

—

maceracioû; sf.
Macération,
machà, machcà (Bay.). — Mâcher,
machacoùo (Lav.) ; sf. — Maque. Cf.
—

bar g ue.

machàn (t) ,-te; adj. — Méchant,-e;
mauvais,-e; dangereux.
Machàn diablàs, méchant diable ; ma¬
chàn tems, mauvais temps ; hà-s machàn
sang, se faire du mauvais sang; mâchante
frèbe, fièvre maligne; està de machàn péu,
être de
caractère difficile, de mauvaise
espèce ; machàn coum la gale, mauvais
comme la
gale.
machancetàt ; sf.— Méchanceté, mauvaiseté ; action méchante.
Nou dit e lié que macliancetàts, il ne dit
et fait que des méchancetés ; qu'a la ma¬
chancetàt au hidje, il a la méchanceté dans
le foie, il est méchant naturellement, pro¬
fondément.
machàn-factoù ;

sm.

—

Malfaiteur. V.

machantamén ; adv.

—

Méchamment.

male-heytoùs.

sm.

—

Maquereau (poisson).

berdét.

familier usité,
terjection, juron.

sans

malice,

; s.

—

Très méchant,-e,

bêtement méchant.

machantè,-tarie,-terie

; s.

—

La mé¬

chanceté, l'esprit de méchanceté.
Qu'a lou machantè dessus, il a l'esprit
du mal, de la méchanceté ; ha per machanterie, agir par pure méchanceté.
machantét,-tòt,-e ; s. — Petit mé¬
chant, petite méchante, enfant espiègle,
désobéissant.

machàyre,-e.

—

usité.

mache-habes ;
;

V. mascalhàyre plus
s.

v.

—

Mâche-fèves

;

minje-habes.

machelis ; sm. — Mâchicoulis,
macherà ; sm. — Mâchoire;
l'ensemble maxillaire.

au

pl.

Coupa lous macheràs, briser les mâchoi¬
res.

macarèu,-èle ; s. — Souteneur, ma¬
quereau.-elle, entremetteuse, t. injurieux
et

Estélo que goubèrnos nos^te macàu, étoile
qui conduis notre destin (du Bartas).

bredòuilleur,-euse

ignoble maquerelle.
macarelét,-lòt,-e ; s. — Petit maque¬

reau.

hère.

machantàs,-se

mac.

macaque ;

macassè,-re ; adj. — Meurtrisseur,
brutal. Sobriquet des gens de Galan
(II.-P.).
macatourre (L.) ; sf.
Maritorne ;
—
chipie. C. macorre.
macàu
(G.) ; sm. — Destin, sort
(vieux) ; v. hàt. Cf. avec maque, pauvre
-euse,

comme

in¬

Macàri ; n. p. — Macaire.
macaroni; sm. — Macaroni; sert aussi
de juron familier! et sans importance,
macasoùn (Lom.). — C. macade.

macherade ;

sf. — Une pleine joue ;
l'on peut contenir dans la
bouche entre les mâchoires ; qui concerne
les joues, les mâchoires; v. esmachcrade;
coup sur la joue.
tout

ce

Abé

ue

que

macherade de mau, avoir du mal

plein la joue ou bien qui affecte les mâ¬
choires; ue macherade de habes, une pleine
bouche de fèves.

macheràu; adj. des •&gt;. g. — Qui inté¬
le maxillaire ; le maxillairie même.

resse

�183

MACHERAU

macheràu

(As.)

;

sm.

—

Aubier

;

v.

aubà.

machère (L.) ; sf. — Contusion, am¬
poule, mâcliure. Cf. maca.de.
machère ; machèyre (Bay. L.) ; sf. —
Mâchoire; joue; au,gm. macheràsse; dim.
mâcher île.

màchou

adj. et

qa'abè sus la machère
Pausàt, Filis, lou bermelhoû.
De même Philis avait la joue vermeille

(Despourrins) ; ha machère grane, montrer
bonnes dispositions pour manger; da
machère, donner de l'appétit; ahé machères en eu de pràube, avoir les joues tom¬
bantes, par comparaison avec le fond de la

de

culolle d'un pauvre.

machère-boéyt,-e ; s. — Personne
maigre, aux joues creuses.
machère-Ioung,-gue ; s. — Qui a le
visage allongé,
macherère; sf.
Mâehelière.
machère-sec,-séque ; s. — Qui a le
visage sec, maigre.
macheroû (Asp.) ; micheroû ; sn&gt;. —
Champignon comestible.
macherùt,-ude ; adj. — Qui a des
—

grosses,

de fortes mâchoires.
sm.
—
Bredouillage,

machi-machè ;

Machiner ; préparer un
machine, et aussi un coup à
v.

—

faire.

gros

machoucàs ;

sm

—

Gros machòc,

gros

machucà

(G.). — C. esmatucà.
machquedure (Bay.) ; sf. — V. mascadure, masquedure.
macip,-e ; s. — Valet de mas, domesti¬
que (vieux). V. baylét, gouje.
màco
(Big.) ; macòlo (G.) ; sf. —
Gâteau à l'anis que l'on mange au réveil¬
lon de Noël.

macòlo

("B.-L.)

certains arbres

:

—

Baie, fruit de

macòlo de

sf.

yèbre, baie de

;

genévrier.
macòrrou,-rre
de

mauvaise

querelle. V.
maçoû ;

; s. — Homme, femme
vie, proxénète, guenipe, ma-

magorre.

Maçon,
Homme grossier, gros¬
sièrement bâti,
un
butor; en certains
lieux, un souteneur; v. macarèu; homme
qui vit en faux ménage avec une femme
màcou ;

pauvre ;

sm.

—

sm.

—

crève-la-faim

un

;

on

dit aussi

maque.
peu

(L.) ; adj. et
recommandable.

màcou;

sm.

sm.

—

Homme très

Partie frappante d'un

—

fig. têtu, mau¬
de màcou, tête de bois,

bélier, d'une macque ; au

machinacioû ; sf. — Machination,
machinadamén ; ndv. — Insidieuse¬

vaise

tête ; cap
entêté. V. técou.

ment.

machinade ; sf.— Action de machiner
tour

malhòque,

màtchou (B. Big.) ;
;
Lourd, pesant, mastoc et

màcou

machinà ;
une

—

C.

fort.

galimatias.
engin,

(G.)

sm.

—

màchou.

Atàu

joues

machòco (G.).
maillet, mailloche.

MADACHE

—

machiné ;

maçounà ; v. — Maçonner,
maçounàdje ; sm. — Maçonnage,
maçounàyre ; sm. — Qui maçonne,
maçounejà ; sm. — Fréq. de maçounà.
maçounerie ; sf. — Maçonnerie.
maçounic,-ique,-e ; adj. — Maçonni¬

;

travail de machine.

machinàdje ; sm. — Les machines;
usité parfois au sens de machination.
machinalamén ;

adv.

—

Machinale¬

ment.

machinamén ; sm. — C. machinade.
machinàu ; adj. des 2 g. — Machi-

mâ-courénte ;

sf.

d'escalier.
macourràs,-se ;

Main-courante,

—

rampe

nalj-e.

machinàyre

que.

; sm.

—

Mécanicien;

ma-

chinateur.

machine ; sf. — Machine,
famil. s'emploie avec le sens du

engin ;
fr. ma¬

chin, chose.
Que m'at a dit lou machine, c'est
Machin qui me l'a dit. V. dequerò.
machinejà ; v. — Machiner ; faire le
mécanicien; famil., asticoter, faire endê-

macourrè ; sm. —
mà.cous. V. mandrilhe.
mâ-croudsade ; sf."

sée,

machinejàyre

; sm.

—

machinoèr; sm. — Machinoir; s'em¬
ploie aussi au sens de « machin ».
machòc (G.); matchòc; sm. — Tas;
touffe; poignée. V. matòc.

péjor.

geste

Mauvaise vie;
—

les

Litt. main croi¬

des magiciennes

pour

maculà ;

v.

—

donner

Tacher, maculer, gâter,

frelater.

macule ; sf.

Méchant méca¬

gance.

Augm.

—

bonne chance.

ver.

nicien; qui aime à tripoter les machines.
machinerie ; sf. — Machinerie ; mani¬

s.

de macòrrou,-e.

t
—

Tache, souillure.

madachà,-tachà,-gachà
en

; v.

—

Mettre

madache.

madachade; sf.

—

Paquet de mada-

ches.

madache; matache (As. Bar.); magache; sf. — Echeveau ; par anal., poi¬
gnée de choses longues, herbes, baguettes.

�MADALENE

MAGISTERI

—

Madaléne, Mataléne,-ène

184
;

n.

p.

—

Madeleine.
Plourà coum
chaudes larmes.

ue

Madalène,

pleurer

à

madamasse ;

sf. — T. désobligeant :
dame, vilaine dame,
madamaysèlo (G.). — C. madamisèle.

grosse

madame; sf.
Dame, madame; dési¬
les femmes de bourgeoisie, celles qui
ne
sont pas campagnardes ; dame qui est
mariée. V. dame, daune.
madamejà ; v.— Faire la grande dame,
singer les dames de la bourgeoisie.
madaméte,-mote ; sf. — Petite dame,
—

gne

petite madame.
madamisèle ; sf.

—
Mademoiselle, de¬
jeune fdle de la bourgeoisie ; titre
que l'on donne à une jeune tille ou à une
femme non mariée. V. damisèle, goujate.
rïiadéch (Hte-Big.). — C. medlch.

moiselle ;

Madelène.

C. Madaléne.

—

madère; sf. — Masse de choses,
masse de pâte et, par anal., de boue; dans
les L., suie; au fig., grabuge; peut-être
corrup. de matière ? V. mesliou, mousilhe.
A ci que y a madère, ici il y a beaucoup
do choses, une grande quantité; ici il y a
do la brouille, du grabuge, du tohu-boliu ;
ici, il y a beaucoup de bouc.
Madirâ ; n. p. — Madiran (II.-P.), pays
producteur d'excellent vin. On dit d'un
homme ivre : qu'a cargàt à Madirâ, il a fait
sa
charge à Madiran.
màdje. — C. màje.
madràs ;

sim.

—

Madras, mouchoir de

colonnade à ramages.

madràt,-ade; adj. — Madré,-e.
— Murrhe (fluatc de chaux)
dont on faisait des vases (vieux).
madriè,-re (L.) ; adj. — Lourd,-e, mas¬
madré ; sf.

sif.

madriè ;
sm.
—
Madrier, planche
épaisse.
madrigàu; sm. — Madrigal.
madù,-re ; adj. — Mûr,-e, à maturité;
au fig. las, recru de fatigue.
Poume
madure, pomme mûre; òmi
madû, homme d'âge mûr ; sensé.
madurà; v. — Mûrir; aboutir en par¬
lant d'un

mafoè ;

sm. — Sobriquet des gens de
(B.-P.), qui disent à tout propos:
ma foè ! ma foi ! V. macherâ.
magagnà (G.) ; v. — Tracasser, vexer,
inquiéter, persécuter, quereller.
magagnà,-gnàyre,-o (G.) ; adj. —
Inquiet,-e, hargneux, i'onchonneur, tracas-

Jasses

abcès; rendre mûr.

madurade,-ràdje

;

s.

—

Aclion

de

mûrir, maturation.

maduràyre,-e ; adj. — Qui fait mûrir,
qui pend mûr : soarélh maduràyre, soleil
qui fait mûrir.
madurè ; sm. — Maturité, maturation.
Lous arrasims qu'an û lè madurè, les
raisins ne mûrissent pas bien,
madurejà. — Fréq. de madurà.
màfle,-e, maflùt,-ude; adj. — Mafflu,-e, mafflé.

sier, Irouble-fête.

sf. — Défectuosité, vice,
faite; méchanceté; trouble, gra¬
buge; malaise, infirmité, mal qui se pro¬
longe, épidémie, clàvelée ; argent en réser¬
ve, magot; au fig., les riches considérés
comme une
plaie, quelque chose d'insup¬
magagne;

chose mal

portable; la racaille, une clique de gens.
magagllè; sm. — Défaut, état de
magagnoùs.
magagnoùs,-o ; adj. — Malade, valé¬
tudinaire; fourbe, intrigant,-e.
magalhoû ; sm. — Replétion, plénitude
d'estomac ; abé drin de magalhoû, avoir
son saoul;
qu'a hèyt drin de magalhoû, il
fait bombance.

a

magalhoû (de) ; loc. adv. — Pour
en surplus ; que mange plâ quoan l'a
de magalhoû, il mange bien
quand cela ne
lui coûte rien (Pellisson).
maganti (Lav.) ; sm. — Rachitisme;
maladie chronique,
magardè (Lescun) ; sm. — Eglantier.
Syn. gabardè, amagardoû, garabelhè.
magardère; sf. — Fleur de l'églantier.
rien,

*

V.

grate-cu.

magarni

; v. — Pourvoir ; combler ;
magarni-s, se pourvoir.
Aquiu que soun magarnlts, là ils ne
manquent de rien ; qu'aberé besougn de-s
magarni l'esprit, il aurait besoin de s'ins¬
truire.

magasî ; sm. — Magasin,
magasinàdje ; sm. — Magasinage; ce
qui garnit un magasin.
magasinàs ; sm. — Grand magasin';
mauvais magasin.
magasinât,-ade ; s. — Contenu et
contenant d'un magasin.
U magasinât de causes, un plein maga¬
sin de choses.

magasinàyre,-e ; adj. et s. — Magasi¬
un magasin ou le garde.

nier, qui tient

magasinât,-nòt ; sm.— Petit magasin,
màge ; sm. — Mage,
magéne, magine ;. sf. — Image, sta¬
tuette (vieux). V. imagine.
magésc, magésque. — Y. majésc,
majésque.
magicamén ; adv. — Magiquement.
magiciâ,-ne ; s. — Magicien,-ne.
magie; sf.— Magie; sortilège; illusion,
magistèri ; sm. — Magistère, maîtrise,
emploi de maître.

�MAGISTRALAMÉN

185

magistralamén ; adv.

—

Magistrale¬

MAGUE

màgre,-e; adj. — Maigre; par ext.,
en parlant d'un sol, pauvre
en
parlant d'un pays; peu avantageux,
-euse. Y. màgres.
Que t'es hèyt màgre, tu es devenu
maigre ; qu'ey màgre sec, il est très mai¬
gre; cam màgre, champ maigre, peu pro¬
ductif; caussée magre, chaux maigre.
Loc. div.
Màgre cou û ardit, maigre
comme
un
liard ; màgre coum â cen de
claus, maigre comme un cent de clous;
ha màgre, faire maigre, être réduit à peu ;
que lie màgre per «ci, il ne fait pas bon
rivre par ici; c'est la misère; ù boû pout
qu'ey toustém màgre, un bon coq est
toujours maigre; bestit de màgre, se dit
d'une personne maigre, en style plaisant;
ù. machàn gras nou bail pas ù boû màgre,
un mauvais repas gras ne vaut pas un bon
repas maigre,
màgre; sm. — Le maigre.
Lou màgre de la coéche, le maigre de la
cuisse; ue Hure de màgres, une livre de
viande maigre.
magrè,-re ; s. — Maigreur; au fig..
pauvreté, pénurie, disette; aridité.
magrejà ; v. — Maigrir ; montrer de la
maigreur. V. magrï.
magremén ; adv. — Maigrement,
màgres; sm. pl. — Les parties maigre?
stérile, aride,

ment.

magistràt; sm. — Magistrat,
magistrature ; sf. — Magistrature,
magistre ; sm. — Magister (rare),
maglà, magglà (N.-O. des L.) ; v. —
Remuer, bouger ; gesticuler.
maglère,-o ; sf. — Besoin de remuer;
bougeote.
magnagnâ,-ne ; adj. — Personne de
petites manières, languissantes, originale et
pleurnicharde ; enfant gâté.
magnàn,-gue (L.) ; adj.— Maladroit,-e.
magnanime,-e ; adj. — Magnanime,
magnanimitàt ; sf. •— Magnanimité.
magnèc,-èque (Or.); adj. — C. magnoùs.

magnèc,-èque

adj.— Gourd,-e, mala¬
magnoùs.
magnesie ; sf. — Magnésie,
magnetisà ; v. — Magnétiser.
magnetisàyre,-e ; adj. — Magnéti¬
seur, -euse ; on dit aussi magnetisùr.
magnetisme; sm. — Magnétisme,
magni ; sm. — Pauvre hère. V. manda-

droit de

—

ses

;

mains. C.

hèrrou, màcau.

magnifie,-ique ; adj. — Magnifique,
magnificà; v. — Louer, magnifier,
magnificamén ; adv. — Magnifique¬
ment.

magnificàt; sm. — Magnificat, canti¬
que d'église.
Cantà lou Magnificàt, chanter victoire,
chanter d'une voix éclatante,

magnificénce ; sf. — Magnificence,
màgno (Big. G.) ; sf. — Minauderie,
manières affectées,
— C.
manoque.
magnotes; sf. pl. — Menottes. Cf.
manjotes, maniotes.
magnoùs,-e ; adj. — Maniéré,-e, qui
minaude. N. de p. Magnou. Cf. magnèc,

magnoque.

minoùs.

magnousè ; sm. — Manières de ma¬
gnoùs.
magnouserie ; sf. — Affectation, mi¬
nauderie.

magnoutà

;

v.

—

Passer, mettre les

menottes.

magòrro (Big. M') ; sf. — Femelle
qui ne prend jamais ; la mane, la
ludere, ne sont stériles que momentané¬
stérile

ment. V.

macòrroa, macutoure, et cf.

avec

sagorre c magorre.

magòt; sm. — Magot; amas de choses,
d'argent; au fig., homme petit el gros. V.
matègòt.
magoulén,-to (G.); adj. — Mal en
point, souffrant,-e, indisposé.
magràs,-se; adj. — Très maigre.

—

du

lard, de la viande.

magrès ; sm. pl. — Terres stériles,
arides, portions de mauvaises terres se
trouvant dans

une

étendue de cultures.

magrestî,-ne ; adj. — Maigrelet,-te ;
personne à figure sèche.
magrét (G.) ; sm. — Aile d'oie grasse
qu'on n'a pas salée.
Magrét; n. p. m. — Nom d'un
hameau d'Orlhez que l'on trouve employé
dans
quelques locutions: bouhèmis de
Magrét, bohémiens, racaille de Magret;
arrè-hilh de Magrét, petit-fils de Magret,
épithète dont on gratifiait les huguenots;
l'assemblade de
Magrét, l'assemblée de
Magret, sabbat des sorciers; l'on disait, au
XVIIIe siècle, qu'il se tenait, dans les landes
de Magret ; s'appliqua aussi aux huguenots.
magrét, magròt,-e; adj. — Maigre¬
let,-te. V. magrestî.
magrèu (G.-M.) ; sm. — Le maigre,
sciène aigle (poisson).
Syn. tihoure.
magri ; v. — Maigrir.
magrichòt,-e,-choû,-ne ; adj. — Mai
grichon,-ne.
magrilhàs,-se ; adj. — Assez maigre;
très maigre, sec.
magrilhòt,-e. — C. magrichòt.
magrite (L.). — Contr. de marguerite.
magroù ; sf. — Maigreur; aridité; état
de

marasme.

V. magre.

màgue (Gr. L.).

—

C. màbe, mouvoir.

�MAGUÈBO

MAJOU

—

186

maguèro (B.-L.)
teuse ;

buisson

au

; sf. — Haie caillou¬
milieu d'une terre culti¬

vée.

maguiche
maquis.

(Ponlacq)

Maguide.

;

sf.

—

Taillis,

Déformation de Marga-

—

ride.

mahà.
mahà

V. mallià

—

ou

mâ-ba ;

plus usité,
v.

—

T. de jeu de

cartes; avoir la main, être celui

qui donne

les cartes.

mahagne ; sf. — Terre à tuiles, à
briques; lieu d'où on la lire (vieux). V.
hagne. N. de p.
mahè (G.-M.) ; sm. — Méfait et aussi
pauvre hère, misérable; v. màcoti.
Tribalhà
des

coum

mahès, travailler

comme

forçats,

V. à hé, foi.
ma hè.
maherâ,-ne ; adj. et s. — Sobricruet
moqueur des gens de Tarbes et que l'on
étend à toute la Bigorre : il leur aurait été
donné parce qu'ils jurent par ma hé ! ma
foi ! Maherâ est souvent svnonyme de rus¬
taud,-e. V. mahèro, mafoè.
maherejà; v. — Crier des ma hé!
iurer, protester : se dit aussi en Béarn de
1,1 façon de parler dee Bigourdans.
mahèro (Lom.); sf. — Les Bigourdans ;
leur façon de parler.
maheroû ; sm. — T. usité au quadrille
(jeu de l'hombre") ; abé maheroû, c'est
—

avoir
et

en

mains des cartes de trois couleurs

trois atouts de

l'une; joueur d'hombre.

N. de p.

maherùt,-ude ; adj. — Bustre, gros¬
sans culture intellectuelle; le t.
n'a pas toujours le sens péjor. et peut
signifier, en même temps que rude de
manières, simplement rustique; v. maherâ.
mahìlho (Lom.): manìlho (G.) ; sf. —

sier, -ère,

Manche; plus spécialement manche d'un
fléau: en B.-L., la mahllho est le manche¬
ron

de la faulx. V.

estébe, espiôlo (Sup.).
sf. — Fraise, d'après

mahòjo (Lom.) :
d'Astros, qui emploie

aussi

majàfo.

V.

majòfo.
mâ-horte ;

aide,

sf.
Main-forte,
da mâ-horte, prêter main-forte,
mahoû ; sm.
Œillet de mahon.
Mahoumét; n. p. — Mahomet: nom
—

secours ;

—

que

l'on donne généralement aux Arabes

dans
—

nos pays.
Le mot est
Està, de la

emplové dans plusieurs loc.
pèl de Mahoumét, avoir le

diable

au corps; d'un goinfre on dit: que-s
minjaré las cornes de Mahoumét. il man¬
gerait les cornes du diable. Comme on
voit, Mahomet et le diable c'est tout un.
mahoumetâ,-ne; adj. et s. — Maho-

métan,-ne.

mahùtre; mahùstre iBav.)

;

sm.

—

grossier, sans éducation, rustre, le
contraire du beròy òmi.
Homme

majàu (Save) ; sm. — Porc à l'engrais,
la provision de salé.
màje,-e ; adj. et s. — Plus grand,-e;
aîné,-e ; majeur. Sobriquet des gens de
St-Paul (H.-P.).
Lou màje de touts, le plus grand de
tous; lou màje malùr, le malheur le plus
grand; lou màje de la familhe, l'aîné, le
plus grand de la famille; dou màje au
méndre, du plus grand au plus petit; la
maje part, la plus grande part; lou dit
màje, le majeur; v. dit; hè.ste maje, fcte
majeure.
majemén ; adv. — Principalement,
surtout, grandement, de beaucoup.
Qu'ou passe majemén, il le dépasse et
de beaucoup ; qu'ey majemén lou me y
hort, il est de beaucoup le plus fort; que
s'y ey hèyt majemén, il s'y est employé
grandement.
majendie ; sf. — Primauté, préémi¬
nence ; autrefois terre privilégiée. N. de p.
Magendie.
majendoÙ,-re ; s. — Celui, celle qui
donne le plus ; celui qui a la primauté.
majésc, majésque; adj. — Qui est
porc gras ;

du mois de Mai.

majescà

;

mois de Mai ;

—
Faire ce qui est du
autrefois, prélever la majés¬

v.

que.

majescà ,-càyre ; sm. — Fermier de la
majésque. N. de p. Magescas. Le majescà
était aussi, parfois, marchand de vin. Cf.
majesté.
majésque ; sf. — Ferme de droit pré¬
levé sur le vin ; entrepôt de vin ; lieu où le
majescàyre débitait le vin.
majestàt ; sf. — Majesté,
majesté. — C. majescà. N. de p.
majestuoùs,-e ; adj. — Majestueux,
-euse.

majestuousamén ; adv.

—

Majestueu¬

sement.

majio (Lav.).

—

Dans cette

expr. : nou

y a majio à d'aquerd, il n'y a pas
culté à cela. Cf. avec mau-ajido.

de diffi¬

majòfo (G.) : sf. — Fraisier sauvage
(vieux). V. mahòjo. Le t. est aussi employé
Prov. et en Lang.
majordome,-i ; sm. — Majordome.
majoù,-re; adj. et s. — Majeur,-e,
plus grand, au-dessus (vieux). Le t. ne s'est
conservé que dans des noms : lou poun
mayoà, à Bayonne ; parsâ dous mayoùs,
etc. La cour majour en B. était la cour
souveraine, le tribunal supérieur.
majoù ; sm. — Espace, superficie,
d'après d'Astros. Cf. avec mujò. Dim.
majoulét.
...Que pàrlo lou gascoun couràu,
Lou gascoun blous e naturàu.
En un majoulét de sept lègos.
...Qui parle le bon gascon, le gascon
pur
et naturel dans un rayon de sept
en

lieues.

�MAJOURA

187

majourà; v. — Majorer,
majouracioû ; sf. ■— Majoration, éléva¬
tion de prix.
majouralàt ; sm. — Dignité de majouràu.

majouramén

; sm. — C. majouracioû
majemén (rare).
majourane; sf. — Marjolaine (origanurn vulgarc et majoranoïdes, plantes).
Syn. basile.
majouràu,-ane, majoure s. — Supé¬
rieur,-e, principal ; éminenl ; berger en
chef. N. de p. Sobriquet des gens de Sost
(H.-P.).

et

Ta counéche u majourùii,
Que s'y eau abé minjàt û sac de sau.
Pour connaître un majorai, un bergerchef, il faut avoir consommé avec lui un
sac de sel, y avoir passé une saison (prov.

montagnard)

;
majourà u dou Felibrldje,
majorai du Félibrige, membre du Consis¬
toire
félibréen ; autrefois, lou counsélh
dous majouràus était une sorte de conseil
des Anciens.

majouràu; adj. des

2

g.

—

C. màje,

mais moins usité.

majoure,-résse ; sf. — Mol tombé en
signifiant maîtresse de logis,
souveraine,
remplacé
aujourd'hui par
désuétude et

daune, mastrésse.

majouri (Arm.) ; v. — Grossir, enfler,
grandir,
majouritàt; sf. — Majorité,
majuscule ; sf. — Majuscule.
malabèsti,-tie ; sf. — Malebête.
malabirade ;

sf.

—

Mauvais tournant

chemin ; mésaventure ; mauvaise
tournure prise par une affaire ; malcncontre. N. de 1. et de p.
Tirù-s de la malabirade, se tirer d'un
mauvais pas, échapper à un danger.

dans

un

malabiràt,-ade ; adj. et s. — Mal tour¬
né,-e; qui marche mal, en penchant de
côté. V. male-birade, malh-biràt. N. de p.
malabisàt.

—

V.

mau

abisàl.

malacare, malecare ; sf. — Mauvaise
figure ; mauvaise mine ; mauvaise humeur.
Ha malacare, faire mauvaise mine, triste
mine ; bouder.

malacare,-rès ; sm.— Bouderie; mau¬
vaise humeur ; état de rnalacaroùs.
Malacare
qui Varrougagne, mauvaise
humeur

qui le ronge.
rnalacaroùs,-e ; adj. et s. — Qui est de
mauvaise humeur, sombre ; qui a triste
mine ; boudeur, désagréable, maussade.
Tems rnalacaroùs, temps maussade, désa¬
gréable ; qu'ey toustém rnalacaroùs, il est
toujours de mauvaise humeur.
Sen Joan bràbe e prous,
Sen Pè rnalacaroùs

St-Jean est bon et aimable,

St-Pierre est

maussade

(die.).
maladiccioû,

Malédiction.

malediccioû;

sf.

—

maladie.

MALAJE

V. rnuluudie.

—

maladise ;

—

Maudire. V. muudise.
et s. — Maudit,-e;
méchant,-e naturellement.
Aquét gus, qu'ey û maladlt, ce garne¬
v.

—

maladit,-e; adj.

ment

est

foncièrement méchant.

maladìu,-ibe.

—

V.

malaudiuùs

plus

usité.

mauadrésse; sf. —
maladretie.
maladrét, mauadrét,-e; adj. — Ma¬
ladroit,-e; v. estròs.
maladretamén ; adv. — Maladroite¬
ment, gauchement.
maladretie.
maladrésse
V.
plus
maladrésse,

Maladresse ; v.

—

usité.
malafàtou

(liay.)

; sm.

—

Gueux. Cf.

mandahèrou, manàrrou
malafé, male-fé; s. et adj. — Qui est
de mauvaise foi. Sobriquet des gens de

(B.-P.).
malagagne ; sf. — Chose ennuyeuse :
souci, inquiétude, désagrément ; état de

Monassut

physique indéfinissable ; niaussadeparfois pour mesclagne, mélange
sans valeur de choses ou de gens, et aussi
pour rnagagne. V. melagagne. A Salies,
querelle, dispute.
Açò qu'ey terris de malugagne, ceci est
un temps maussade, qui distille l'ennui.
malagagnè,-re ; s. — Ennui, maussa-

malaise
rie.

Usité

derie, malaise.

malagagnoùs,-e ; adj.

—

Maussade,

désagréable.
malagànço (G.) ; sf. — Malaise. V.
malagagne.
malagane ; sf. — Mauvais désir ; mau¬
vaise volonté ; usité au sens de personne
désagréable ; v. gane. N. de p.
malagéne (à, de) ; adv. — Malaisé¬
ment, mal à l'aise; usité aussi interjectivement au sens de « Ah ! misère ! Peste soit !
Ah!
malagéne de bite! Ah! misère de
triste ;

l'existence !

malaguise (à, de) ; loc. adv. — De
gré; difficilement; qu'at hè à malagu-ise, il ne le fait pas de bon gré; qu'at
èy de malaguise, je ne l'ai pas à mon gré.
malaharde, male-harde ; s. des 2 g.
Gueusîiille, gens de rien ; « mauvais
coucheur ». Sobriquet des gens de Lespouey
(11.-P.).
malahéngues (Arm.) ; sf. pl. — Dis¬
mauvais

—

corde, mésentente.

malahéyte, male-hèyte; sf. — Mé¬
circonstance malheureuse ; malfaçon ;
per malahéyte, par malechance, par mal¬
heur. V. mau-hèyt, mauheyture.
malaje ! interj. — Expr. de malédic¬
tion, de regret (mal ait, qu'il ait du mal).
Malaje l'a.t. àji dit! .Te regrette bien de lui
avoir dit cela ; quoan de malajes m'as coustàt! Combien de regrets, de remords m'asfait ;

tu

coûté I

�MALAMEN

—

188

MALAYSÉNCE

malamén,-méns ; adv. — Mécham¬
;
grièvement ; malemenl, cruelle¬
ment ; par malheur ; beaucoup, très, en
mauvaise part; considérablement. Interj.,

ment

hélas ! malheureusement !

—

Qu'at hè rnalamén, il le fait mécham¬
ment; que parle rnalamén, il parle dure¬
ment ;
rnalamén, n'ey pas arribat, par
malheur il n'est pas arrivé; c'est un mal¬
heur qu'il ne soit pas arrivé ; grêle, qu'en y
aboii rnalamén, de la grêle il y en eût
considérablement ; n'y a pas, rnalamén,
goàyre! Hélas! il n'y en a pas beaucoup!
malanance; sf. — Action de mal aller,
de mal se porter, malaise,
malamoùr.

—

V.

male-mour.

malancounie, malencounie ;
Mélancolie ;

languissement ;

physique

général

;

ladie.

sf.

tristesse.

—

V.

épidémie.

V

malanè. Cf. avec le fr. malandrè.

Qu'arroussèguí nou sèy quin malandrè,
je traîne je ne sais quel mal.
malandrejà ; v. — Traîner, être atteint
d'un mal languissant; être valétudinaire.
malandrejàyre,-e ; adj. — Qui est
iiiteint de malandrè; qui traîne une exis¬
tence maladive ; par ext., geigneur.
malandrî; sm. — Malandrin, vaurien.
malandroùs,-e ; adj. — Valétudinaire,
malanè (Bar.); sm. — Méfait; chose
odieuse, mauvaise action. Cf. avec mêlailè,
saleté ; s'emploie aussi pour malandrè.
malanè,-re. — C. malandroùs,-e.
malapèyne; interj. — Malepeste! V.
pèyne.
malarén,-o (G.) ; adj. cl s. — Mé¬
chant, -e, malin. On dit aussi malarém.
malàs ; sm. — Grand, gros mal, mal
dangereux.
malasio (G.). — Forme de malaudie.
malàstre,-e; s. — Malechance, mau¬
vais sort; v. mail-sort; marrane.

malastruc,-que ; adj. — Infortuné,-e,
qui est né sous une mauvaise étoile ; le t.
est souvent confondu avec malestrùc. D'Astros donne au t. aussi le sens de mal fail,
mal bâti, malingre, comme en Prov.
malastrusi (G.) ; v. — Abîmer, dété¬
riorer; détruire, blesser.
malatrace ou malatrasse (vers la
Big. et Big.) ; sf. — Mauvaise façon, mau¬
vaise, défectueuse tenue ; aspect défec¬
tueux; s'emploie aussi adj.: que soy tout
malatrace, je ne suis pas bien, je suis mal
on
poinl. V. trasse, sorte. On dil aussi
malestrasse.

malàu, malàut,-e,-de,-se ; adj. et s.
Malade; altéré, gâté; se dil du temps
peu sûr.

se cure, la maladie
qu'abérn lou malaula maladie est entrée chez

tnalaudè

Lou

(persistante) le
dè

adiré, triste; ressentiment, rancœur.
malandrè ; sm. — Marasme ; état de
malaise

altéré; n' en crcburà que lou me y malàu,
n'en mourra que le plus malade, sorte de
souhait burlesque comme « le sort en est
jeté ! A la grâce de Dieu ! ».
l.oc. div.
Càde malàu, tomber mala¬
de; malàu de, rendu malade par; malàu
dou cap, malade du cerveau ; malàu de
futigue, malade, recru de fatigue.
malaudàs,-tàs,-sàs,-e ; adj. et s. —
Bien malade ; qui traîne son mal.
malaudè,-tè,-sè,-dèy ; sm. — Etat
persistant de maladie ; les malades, la ma¬

qu'ou

ronge;

case,
On dil aussi malaudls.

per

nous.

malaudejà,-tejà,-sejà

;

v.

—

Etre

malade, être longtemps malade; être mala¬
de mais non au point
traîner en languissant.

de garder le lit,

malaudère,-tère ; sf. — Etat de mala¬
généralisé, épidémie. V. raque, noès.
malaudét,-tét,-sét,-e ; adj. et s. —
Un peu malade,
malaudéy. — Forme de maluudè.
malaudie,-tie ; maladio (Big. G.) ;
malasio (G.); sm. — Maladie; mal des
bêles et des plantes dont l'origine n'est
pas définie, connue.
Gahà la malaudie, contracter le mal, un
mal épidémique ; las bits qu'ail la malau¬
die, les vignes sont malades soit du phy¬
lloxéra, soit de l'oïdium ou de toute autre
chose ; mâchante malaudie, mal incurable.

die

V.

mau.

malaudioùs, -tioùs, -sioùs, -doùs, -e ;
adj. — Maladif,-ive ; languissant,-e, faible;
on dit aussi malaudls, mais rarement.
malaudiousamén ; adv. — Maladive¬
ment.

malaudis.

—

C.

malaudè.

malaunèste, malounèste
aunèstç.

mot

mau-

V. malàu et dérivés. II est
délimiter la prononciation du
la dentale forte, car on l'emploie

malàut.
malaisé

V.

—

de

avec

dans tous les

parlers, par places,
malaye. — V. malaje.
malaysamén ; adv. — Malaisément ;
on dit plutôt à malayse

malaysàt,-ade,-sit,-ide ; adj.

—

Ma¬

laisé,-e, difficile à faire.

(à) ; loc. adv. — Malaisé¬
peine, difficilement.
Que soy à malayse, je ne suis pas à
l'aise; je suis gêné dans mes affaires; tribalhà à malayse, ne pas travailler aisé¬
ment; (fue l'enténi à malayse, je l'entends
malayse

ment; avec

difficilement,

—

Qu'ey û petit malàu, c'est un petit mala¬
de, il n'est pas bien mal; bî malàu, vin

malaysè ; sm. — Malaise; élal de gêne,
malaysénee ; sf. — Etal de malaise, de
gêne, de ne pas être à son aise,

�MALAYSIDE

189

malayside,-ine ; sf.— Etat de malaise,
ce
qui est malaisé, difficile; mauvais
pas, difficulté.
malaysit,-ide; adj. — Difficile à faire,
à manier, malaisé,-e. On dit aussi mauayslt.
maie ; sf.
Malle ; autrefois, sac de
peau de moulon. V. maléte.
màle,-e ; adj. — Mauvais,-e, méchant.
Quin òmi mâle! Quel méchant homme!
Qu'ey ue maie bèstie, c'est une méchante
bête, un imbécile dangereux. V. lierre.
màle,-o (Lom.) ; adj. — Piquant,-e.
malè,-re ; adj. et s. — Malletietyère.
N. de p. Malè, Malère, Lamalère.
male-audide ; màlo-auido (Lav.) ; sf.
do

—

Surdité.

—

ou

malebarte ; sf.

culté;

v.

—

travail

:

pas

pouvoir

être têtu.

Mésaventure

;

diffi¬

malabirade.
Action de mal
sf.
parlant d'une affaire, d'un

male-birade ;
tourner,

ne

en

—

ha ioiU à la male-birade, faire tout

de travers. G. malabirade.

maliboulénce, maMalveillance ; méchan¬
ceté ; mauvais vouloir.
En acò, que y a maliboulénce, en cela il
y a de la malveillance ; nou hè que maliboulénces, il ne fait que des méchancetés,
maleboulénce,

niboulénce ; sf.—

malecare.

—

—

Cherté excessive

des choses.

Tems de

male-hàmi ; sf. — Faim insupportable,
faim ; cridà male-hàmi, crier

famine.

male-hèyto
action ;

malemén.

—

Misère! Parfois, par euphémis¬
dit male-desgrande.
malediccioû.
V. maladiccioû.

malheur!
me, on

—

Mauvaise foi ; on
—
appelle malejés les gens de mauvaise foi.
Sobriquet des gens de Monassul.
malèfic,-ique,-e ; adj. — Maléfique
(Lit.).
malefici; sm. — Maléfice,; méfait.
maleficién,-te ; adj. — Maléfique. .
malegarde, male-garde; sf. — Mégarde, mauvaise garde.
malegòt (B.-L.) ; sm. — Petit mal ;
male-fé ;

mau.

sf.

Méfait, mauvaise

V.

malumén.

Malemort ; mort
—
funeste, violente, tragique ; maladie cru¬
elle, mortelle ; désignait autrefois la lèpre.
Que-m bos ha mourl de male-mourt ! Tu
veux me pousser à la mort, me faire mou¬
male-mourt ;

sf.

rir tristement.
—

V. malancounie.

malencounioùs,-ouse ; adj.— Mélan¬
colique; haineux,-euse.
malencountrà ; v.— Mal tomber, faire
un
mauvais
choix; malencountrà-s, se
heurter, ne pas tomber jusle. V. escàde.
malencoùntre ; sm. — Malencontre;
choc ; déconvenue ; mauvaise chance.
malencountroùs,-e ; adj. — Malen¬
contreux,-euse.

malencountrousamén

adv.

;

Ma¬

—

lencontreusement.

malendure

(està de) ;

loc.

adv.

—

F.lre malendurant.

male-pèt; sf.
sonne

—

Méchante

endiablée

méchante,

;

peau, per¬

usité

aussi

interj. comme maie-peste.

male-petoÙS,-e. — Fréq. de male-pèt.
malepèyne. — C. malapèyne.
male-poste ; sf. — Malle-poste,
malère; sf. — Etat de maladie, de

malecarèstie, temps durs,

(G.). — C. malice; mauvaiseté.
male-coéyte (de) ; loc. adv. — Diffi¬
cile à cuire, dur,-e à cuire; està de malecoéyte, être difficile à convaincre, à faire
marcher, à dresser ; à Salies, signifie aussi,
remuer, ne pas tenir en place comme le
mauvais haricot qui tourne dans le pot
bouillonnant ; on dit, prov. : està de malecoeyite coum la habole.
male-desbande ; sf. — Mauvaise réus¬
site ; mauvaise chance. V. desbande.
male-desgràci,-ce,-cie ; sf.— Fâcheu¬
se disgrâce; s'emploie aussi comme excl.
Tout
que
Varribe per male-desgràcie,
rien ne lui réussit; ah! male-desgràci! ah!

—

maleheytoùs,-e ; adj. — Malfaiteur,
mauvais ouvrier. V. machàn-factoù.
male-hide ; sf. — Méfiance,

malécio

dim. de

sf.

;

malfaçon. Cf. malahèyte.

-trice ;

V. malacare et dérivés,

malecarèstie ; sf.

MALESTRUC

mauvaise

malencounie.

male-audide,
pas vouloir entendre ;
de

Està

—

méchanceté.
Qu'a malère dessus, il est pris par la
maladie; la malère qu'on s'emporte, la

malheur et aussi de

méchanceté le ronge.
maleroùs. — Forme de maluroàs

qui
répète dans les dérivés.
maies (à de) ; loc. adv. — Mécham¬
ment, d'une façon mauvaise, dangereuse,
maligne.
malés, malès ; sm. — Malaise, inquié¬
tude, irritation, courroux, méchanceté;
par ext., orage, trouble.
_4ii malés qui-m debore nou pouch mey
resistí, au mal qui me ronge je ne puis
plus résister (Lamolère).
malésse ; sf. — Malice ; méchanceté ;
difficulté. A Lys (B.-P.), une montagne
s'appelle la malésse.
malestànci,-cie ; sf. — Maladie de
langueur ; mauvaise siluation ; per malestànci; loc. adv., par malheur, malheureu¬
sement, par accident, malechance.

se

C. malatrace.
malestrùc, -ugue, -uque ;
adj. —
Butor ; mauvais esprit ; maladroit,-e ; désor¬
donné,-e. V. desestrùc et malastruc; estròs,
malestrasse.

eschèrc.

—

�MALESTRUGUÉSSE

MALIBOULÉNCE

—

malestruguésse,-quésse ; sf.

—

190

Etat

du maleslrùc; maladresse.

malhebà; manleuà (G.).

malestrùs, mauestrùs ; sm.
Dé¬
sordre, défaut d'ordre, d'organisation; adj.
désordonné,-e ; on dit aussi mauestrussàn.
malestrussà ; v. — Ne pas ranger à sa
place ; mettre du désordre.

maléte; sf. — Mallette; bourse, besace,
de peau ordinairement, où les
bergers
landais enferment leurs provisions de bou¬
sac

:

v.

maie, sarroû, sarpe.

malèu, malhèu;

sm.

Impôt féodal

—

—

malhebadoù,-re
(vieux),
malhét ;

(G.)

déviation
rnalhàc.
rieure

—

mailler.

malhà

(V.-B., Arm.) ; v. — Macquer ;
paille, le lin, le linge; battre une
pierre pour l'enfoncer. Dans les exprès. :
plau coàmo qui màlho, il pleut à verse;
hc-s'y coàmo qui màlho, travailler à tour
battre la

de bras. V. màlho.

malhà-S (L.) ; v. — Se dessécher, en
parlant des plantes. V. ari-s.
malhà-s; v. — Se dit, des jeunes gens,
des jeunes fdles dont les hanches se for¬
ment, deviennent fortes ; v. malhùt.
malhade (M*) ; sf. — Massif de monta¬
gnes rocheuses ou série de sommets ; en
B.-L., on appelle aussi malhàdo l'endroit
où parquent les troupeaux, le coeylà.
malhadé (Arm.) ; sm. — Ustensile, un
petit tronc d'arbre hissé sur quatre pieds
ordinairement, sur lequel on bat la paille
par poignées; maque ; c. esbrusè.
malhàt,-ade (L.) ; adj. — Qui est des¬
séché,-e en parlant notamment de l'herbe,
des céréales sur pied ; ailleurs, maillé,

;

sm.

faulx ;

malh-biràt, malabiràt,-ade ; s. —Déjeté,-e, en parlant des personnes; v.
malhét (2).
malh-biràt (à) ; loc. adv. — A maillet
toui' de

à

bras

:

trucà à malh-

biràt, frapper à tour de bras. On dit aussi
à malhe-biràt.

sf.

Maille; dans les L.,
qui rend la cornée
opaque ; v. crapàut. N. de p. Mailhe.
des

—

yeux

Emprun¬

petit malh.
Qui a une

—

dit

on

aussi

Poignée supé¬

—

celle

C.

—

de

fer

;

mécanique

du

milieu

est

malhebade.

sm.

Mouton, masse
frapper; v. cap-

—

pour

malh.

màlho, màyo (G.)

huche. Cf.

avec

sf. — Maie, pétrin,
maio, nourriture,

;

le Prov.

le manger.

màlho

(G.)

battoir de

;

sf.

Macque

—

;

espèce de

laveuse ; il est de forme trian¬

gulaire et plus lourd que la paléto : lié
rnarchà la màlho, bavarder. V. bargue.
malhò (Big. G.) sm. — Mail, allée,
promenade. N. de p. Mailho.
malhòc ;

sm.

Maillet de bois à

—

man¬

che court.

malhòli,
bande
de p.

de

mayòlis; sm.
Lisière;
faubourg. N. de 1. et
—

terrain ;

malhòu;

sm.

Sourdon, coquillage,
sf. — Massette du

—

malhoque (Bay.)

;

jonc aquatique.

malhoque,-lhuque ; sf.

—

Maillet à

manche

long, mailloche; émolloir à main.
malhòt, malhòu; sm. — Petit malh,
petit rocher.
malhòt; sm.
Maillot,
malhoû ; sm. — Maillon, petite maille,
—

anneau

de chaîne.

malhoùn,-e, malhounine (G.-M. L.) ;
s.
Nom générique de l'espèce goéland;
vanneau pluvier
(oiseau). V. crauàn.
—•

malhoutà ;

v.

Emmailloter ;

—

v.

trousserà, amagnoutà.

malhùc,-uque ; adj.

esmalhàt.
malhùc ; sm.

—

marteau court mais

malhucà ; v.
let ; macquer.

—

malhucade ; sf.

tressé.

malhe ;

(I.av.)
la

s.

hanches ;

malhèute.

;

—

affection

des

de

Maillet ;

—

adj. et

;

malh-moutoû

; malhebà ; v.
levée ; lever un

s.—

sf.

l'espiòlo.

Obtenir,
accorder main
impôt, un
droit, prélever ; autrefois aussi, emprunter.
malh ; sm.
Mail, allée, promenade;
masse de bois, mailloche, gros marteau de
forge; hanche, région lombaire, bassin,
haut de la cuisse; rocher, flanc de monta¬
gne ; de nombreuses montagnes portent le
nom de malh suivi d'un
qualificatif : malh
arrouy, rocher rouge ; malh né, rocher
noir, etc. ; une fontaine à Bagnères-deBigorre s'appelle houn d'et malh.
Trucà à malh-biràt, frapper comme avec
la marteau de forge.
malhà ; v. — Battre à coups de malh ;

tournant,

sm.

malhét,-e

emprunt (vieux).
maleuà

adj. et

;

teur, -euse

malhét

maletoû ; sm. — Mallette, valise,
maletrote ; sf. — Maltôte (vieux),

ma.

malhebade ; manlhebade
(G. L.) ;
Mainlevée. En B. aussi malhèute.

—

che

C.

—

leuà.

—

V. malhét (2),

Petit maillet de fer ;
lourd; macque en fer.
Frapper avec un mail¬
—

de macquer;

volée de
malhùt,-ude; adj.

Action de frapper,
coups.

Qui a les han¬
—
saillantes, fortes; v. malhét (2).
malî,-ne; adj.— Malin,-igne, méchant,
vindicatif ; rusé ; espiègle,
malibèu, manibèu; sm. — Baliveau.
maliboulè,-re ; adj. — Malin,-e, mé¬
chant, espiègle; v. mariboulè; on dit aussi
ches

maliboulén.

maliboulénce.

—

V.

maleboulénce.

�MALICE

191

malice,-ici,-ìcie ;

sí. — Malice, méespièglerie ; quinte,

clianceté ;
colère ;
mutinerie d'enfant.

lia per malice, agir par méchanceté ;
gaha malice, se mettre en colère ; qu'a ue
malice de diablouiòt, il est espiègle en
cliable ;
tribalhà de malice, .travailler
furieusement ; abé la malice dessus, être
naturellement méchant, ne penser qu'à la

méchanceté.

malicejà ; v. — Faire des malices. V.
rnalinejà.
malicioùs,-e ; adj. — Malicieux,-euse ;
colère, méchant ; espiègle.
maliciousamén,-méns ; adv. — Mali¬
cieusement.

maliciousàs,-se ;

adj. — Bêtemenl
malicieux,-euse, pas rusé.
maliciousét,-e ; adj. — Un peu mali¬
cieux,-euse, petit malicieux.
malignamén ; adv. — Malignement,
méchamment.

malignetàt,-gnitàt ; sf. — Malignité,
méchanceté, venin. V. malindrùt.
malihèyt, mauhèyt,-e; s. — Malin,
maligne, méchant ; malfaiteur ; v. malt,
maujacloà ; vers Orlhez, indisposé,-e, mala¬
de ; v. mauhèyt.
malincounie.

C. malancounie.

—

malincounioùs.
malindràt

sf.

;

malignité.
malindreyà (B.-L.)

—

Méchanceté,

rnalinejà ;

;

v.

—

Faire des méchancetés.

malines ; sf. pl. — Large pantalon de
toile que l'on met par dessus un autre
afin de ne pas le salir ; en fr. salopettes,
malle

(Or.). — Foi-me de marie.
(Or.) ; sf. — Marnière. V. mar-

mallère
1ère.

malore ;

G.); sf.

—

maloùro (E. de la Big. et
Malheure, moment fatal, acci¬

dent.
La

touslém

la mal¬
heure, la mauvaise heure est toujours en
chemin (dic.) ; arribà à la malore, venir au
malore

moment

que

cour,

—

malourrém,-e ;
(vieux).

V. malaunèste.

adj.

—

Malin,-igne,

méchant

malùr ;

sinistre,

sm.

—

catastrophe,

Malheur,

infortune ;
désastre; meurtre,

crime.
Abé

sm. — Moment de malheur.
maluroùs,-e ; adj. et s. — Malheureux,
-euse ; misérable ; pauvre hère ; malencon¬
treux.

Cas maluroùs, cas malheureux ; que soun
plâ maluroùs, ils sont bien malheureux, à

plaindre;

malùr, avoir du malheur, être mal¬
chanceux ; que soun au malùr, ils sont
dans l'infortune; qu'an abùt û malùr, ils
ont en du malheur, un sinistre, ils ont
perdu quelqu'un ; quin malùr! Quel mal¬
heur ! Ha fi malùr, tuer, commettre un
meurtre ; pourtà malùr, porter malheur.
malurance ; sf. ■— Mauvaise fortune,
adversité, malheur (vieux).

qu'es

û maluroùs! Tu es un

misérable ! Qu'ey û pràube maluroùs, c'est
un mendiant ; c'est un triste sire ; c'est un
infortuné ; malurouse bile, vie misérable.

malurousamén ; adv.

—

Malheureuse¬

ment.

malurousàs,-se
malheureux ;

assez

;

adj. et s.
malheureux

—

;

Très

pauvre

hère.

malurousòt,-e ; adj. et s. — Petit
malheureux, petite malheureuse,
mam.
C. bam, voyons,
mamâ, mamày ; sf. — Maman, mère.
Dim.
mamanole, màmayote, mamarote,
mamaynole. V. may.
mamàu; sm. — T. enfantin, petit mal,
bobo; a hèyt mamàu, il m'a fait mal.
—•

mambrùso

—

(Lom.)

;

sf.

—

Pied du lit.

mamè, maméte, mimi, mèmè ; sf.
Grand'mère en t. familier, enfantin,
mameloû ; sm. — Mamelon ; v. tue.
mamèro

(H.-Big.). — C. memèle,
B.-L., désigne aussi une touffe
poils, un pli de la peau à la partie infé¬

dj

rieure

en

du

cou

de

certains

animaux.

V.

parrabèro.
manières (ha) ; v. — Moutonner, en
parlant de l'eau, de l'onde,
mamèro (G.). — C. maméte.
mameroû; sm. — Petit fanon, lobe;
lou mameroû de l'aurelhe,
le lobe de
l'oreille.

maméte; sf. — Bonne vieille, petite
vieille, grand'mère.
mâ-méte ; v. — Action de saisir, opéra¬
tion de mainmise.

mamì, mamoù ; sf. — T. d'amitié
dire maman ou grand'maman ; m'amie; on entend aussi mamiéte, mamote,
pour

mamourine.

fatal,

malounèste.

MAMUDA

maluràu ;

fanon;

V. malencounious.

—

(li.-L._j

—

et

màmo (Big.); sm. — Eau, t. famil.
enfantin: quan de màmo ! que d'eau !

mamòt,-e (Lom.);
grassouillet? potelé.

adj.

—

Dodu,-e,

mamoù ; sf — T. de caresse, m'amour,
chère amie. V. mami. Dim. mamouré-

ma

te,-rine,-rote.
mamourine ; sf. — Caresse : ha mamourines, faire des m'amours.
mamourte ; sf. — Mainmorte ; droits
d»i succession.

mamòy, momòy (G.) ; sf. — Violette
(fleur). Cf. biuléte.
mamudà ; v. — Changer de main ;
transmettre une chose, un bien.
Chem mamudà, sans bouger la main,
sans changer de main, les mains.

�MAMUDE

—

MANCHOTE

192

mamude ; sf. — Changement de main ;
transmission de propriété; mutation.
Dreis de rrarnude, droits de transmis¬

sion, de mutation.
man ; sf. — Forme

de

gasconne

ma :

main.

se

man,-e ; s.—Stérile, qui n'a pas conçu;
dit surtout des bêles. V. ludère, turque,

manin, manèdche.
Baque mane, vache qui n'a pas pris
après l'assaut du taureau.
man; sm. — Mandement, commande¬
ment

(vieux).
manà, mandà
mander, ordonner,
manàdo

;

(B.-L.)

v.

—

Mander,

com¬

annoncer.

sf.

;

Une

—

bonne

correction, fessée, peignée.
manadoù ;

sm.

communal, valet

Autrefois agent
on dit aujour¬

—

commun ;

d'hui mande et mande-coumû.

manàdye (Lav.) ; sm. — Troupeau de
bêtes stériles ou n'ayant pas de lait.
manàn,-te; s. — Manant,-e, t. de
mépris.
manane ; sf. — Aïeule, t. familier:. V.
maméte; femme alourdie.

manarràlho,-roàlho (G.) ; sf. — Les
manàrrous, la truandaille, les gueux.
manàrrou,-o (G.) ; s. — Vagabond,-e,
mendiant, pauvre hère. Cf. manàu, mandahèrrou, màque.
manasse

;

sf.

—

Grande,

grosse,

vilai¬

manastres

(G.-M.).

—•

C.

banastes,

manàt,-ade ; s. — Ce que la main peut
contenir ; poignée de main. V. pugnàt.
U manàt de. causes, une pleine main de
choses; que jetabe grâs à manades, il jetait
le

grain par poignées.
manàt,-ade ; adj. — Qui a des mains,
de grandes, grosses mains.
Qu'ey plâ manàt, il est bien pourvu en
fait de mains.

manane,

manarre;

s.

—

de Aubin (B.-P.). V. manàrrou.
manàut,-e ; s. — Ouvrier,-ère, manœu¬

des gens

N. de p.

manautejà ; v. — Travailler de ses
mains, manipuler.
mancà; v. — Manquer, omettre, laisser
échapper, ne pas atteindre ; faillir, faire
défaut; être de moins, absent; offenser,
froisser quelqu'un; rater.
Que m'èy manc'at lou cop, j'ai manqué
coup; nou te
manque pas ; tâche

mon

manques

pas,

ne

le

de le joindre, de ne
rendez-vous ; que m'a
mancàt, il m'a offensé, fait affront; que
manques la misse, tu as manqué la messe ;
que .Van troubàt de manque, on a cons¬
taté
ton
absence ; nou pot pas mancà
pas

que

fait défaut.
mancance

;

sf.

—

Défaut, absence de

(rare).
mancàt,-ade ; adj. et s. — Qui n'a pas
réussi, continué, qui est inachevé, manqué.
Qu'ey û aboucàt mancàt, c'est un avocat
manqué, un faux, un demi avocat ; cousinère mancade, cuisinière qui aurait pu être
bonne cuisinière ; mauvaise cuisinière et
qui a des prétentions.
manchà,-jà ; v. — Emmancher, mettre
un

manche ; ne

s'emploie

pas

fìg. V.

au

manchàyre

; sm. — Marchand, fabri¬
manchesi; qui met les manches.
manche,-je ; sf. — Manche d'habit ;
truble, espèce de filet de pêche ; chausse,
filtre ; t. de jeu, phase d'une partie liée.
Rebirà-s las manches, retrousser ses man¬
ches ; hicà-s en manches de camise, se metIre en manches de chemise; abé la manche
larg'ue, être indulgent et aussi ne pas être
difficile sur l'emploi des moyens ; abé à la
manche, avoir quelqu'un pour soi.
mànche,-je, mànchou, mànyou ;
sm.
Manche, poignée, hampe.
Adrét couru û manche, être lourdaud;
gahà l'escoube p'ou mànchou, prendre le
balai pour battre ; on dit : gahà lou fouet
p'ou mànche avec le même sens, bien que
ces
expr.
paraissent contradictoires ; ha
boulegà lou mànchou, manoeuvrer vive¬
ment, vigoureusement un outil à manche,
—

Mendiant,-e, qui tend la main. Sobriquet

vre.

Mancà-s'en de poc, manquer

—

s'en manque! Il s'en faut 1
Manque de-s boudjà, faute de se remuer ;
atàu ou chic s'en manque, ainsi ou peu
s'en faut ; l'ue ore manque ù quart, une
heure moins le quart.
mancadé,-re; adj. — Qui peut être
manqué, se manquer.
mancamén ;
sm.
—
Manquement,
omission, faute.
mancàn,-te ; adj. — Manquant,-e, qui
manque, absent.
mancàn ; sm. — Ce qui manque, qui
peu;

cant de

cacolet.

manàu,

Loc. div.
de

enmanchà.

main.

ne

d'arribà, il ne saurait manquer au rendezvous ;
lou co que-m manque, je défaille ;
que s'en manque beròy ! Il s'en faut de
beaucoup ! La coque qu'ey mancade, le
gâteau n'est pas réussi ; lou cop qu'a man¬
càt, le coup a raté.

manquer

au

travailler ferme.

manchéngue (G.). — Forme de manténgue.
manchét,-chòt,-choû ; sm. — Petit
manche.

manchéte ;

sf.

—

Manchette

;

petite

manche.

manchot,-e ; adj. — Manchot,-te.
manchot, manehoutòt; sm. — Petit,
très

petit manche.

manchote, manchoutote; sf.— Peti¬
te, très petite manche.

�MANCHOU

193
manchoû ; sni.

mànchou,-jou ;
manchoulàs ;

che;

au

fig.

mandilhà ;

Manchon.

—

sm.

sm.

—

C. manche.

Gros, vilain

—

mancilhoû

(Lav.).

C.

—

cancilhoû,.

mandilhàn,-te

mançòt

—

mandà à dise, envoyer! dire.
sf. — Envoi, expédition;
ordre d'appel, commandement.
mandadé,-re ; adj. — Qui peut être
mandé, envoyé,-e.
mandadicioû (Lav.); sf. — Petit tra¬
ruer;

mandade ;

porte

(Lav.)

;

sm.

Petit

—

travail.

mandade;

s.

Envoi;

—

mandàdou

dit

; s.

—

Loqueteux,-euse

;

porte.

mandòrro
de

mandàrro;

avertissement.

(II.-Big. et M' Big.)

terre.
v.

Cf.

avec

; sf.
mandoùrre

—

et

ioamàta, patàno, poume-de-

lerre.

(Lav.)

; sm.

—

Affaire. Cf.

coéntc.

mandòs,-so, mandoussàno (G.) ; s.
Coutelas (vieux). V. ganibéte, marrassâ.
A dû signifier aussi coutelier, porteur de
coutelas. N. de p. Mandos, Mandossan.
mandourrà ; sm. — Champ de pom¬
—

mandahèrrou

(Bay.)

;

sm.

Pauvre

—

hère, homme de la plèbe. V. manàrrou,
malafàtou.
maildamén ; sm.— Mandement, ordre,

mes

convocation.

maildarî; sm, — Mandarin, syn. de
poseur, de personnage qui fait l'important.
mandarine; sf. — Mandarine, espèce
d'orange.
mandat ; sm. — Mandat, commande¬
ment ; ordre ; espèce d'acte ; billet d'envoi
de fonds,

mandaté ;

v.

—

mandatàri,-ie

mandàyre,-e

;

Mandater.
—
Mandataire.

; s.

adj.

—

Envoyeur,-euse

;

ordonnateur.

mande, mandéte; sm. — Valet com¬
appelé aussi mande-coumû, baylét

munal
de biLe.

mande-hèstes ;
nonce

en

Pomme

mandadis,

On

mandore,-dorre ; sf. — Mandore, ins¬
trument de musique. V. citole.

vail.

mandadicou

raclée.

mandingou (Big.) ; sm. — Besace dou¬
analogue à l'anforgue ; sacoche double
en cuir; par anal.,
en style gras, les testi¬
cules. A Barèges et St-Sauveur (H.-P.),
nom
donné aux baigneurs pauvres d'avant
ou
d'arrière-saison qui apportaient euxmême leur pitance dans une besace ; v.
couyè; le t. est appliqué aussi à un men¬
diant, à un pauvre hère.
mandique ; sf. — Mendicité, action de
mendier: courre la mandique, mendier de

ne
carie, envoyer une carte;
tau diàble,
envoyer au
diable ;
à cop de pè, lancer un coup de

mandà

une

Frottée.

ble

Maridà

mandà

—

mendiant.

Nielle des blés.
Lou mançòt que pléc lou sacòt, la nielle
emplit le petit sac (prov.).
mandà ; v. — Envoyer, expédier, lan¬
cer, jeter, ruer. C. manà.
; sm.

Donner

gne.

Ion.

pied,

sf.

mandilhade ; sf. — Châtaigne bouil¬
lie, à demi-pelée. V. esmandilhade et casta¬

de p.
reu

—

MANDRAGÒT

aussi esmandilhade et mandrilhade.

man¬

nigaud, imbécile. N.

gros

v.

mandilhade ;

—

sm.

—

Litt. qui

la fête ; inviteur, celui
familier du bâton,

an¬
;

qui convie

surnom

mandià, mandicà, mendicà

;

v.

—

Mendier.

mandiàn,-te, -diàyre,-e, -dicàyre,-e,
mandicàn, mendicàn,-te ; s. — Men¬
diant,-e; solliciteur ennuyeux.
mandicitàt ; sf. — Mot francisé qui
tend à remplacer mandique.
mandilh ; sm. — Mandille, espèce de
casaque à capuchon, autrefois; t. généri¬
que pour désigner un vêtement de riebut,
un
pauvre manteau, presque un haillon ;
dans le G., camisole d'enfant au berceau.

de terre.

mandourràs,-so (H.-Big.).
v.

—

Rustre;

arrabè.

mandourràyre,-o (Lav.)

;

s.

—

Men¬

diant.

mandoùrre ; sf.

—

Femme

grosse

et

grâce, un « paquet ». A Toulouse
signifie grosse tête, tête d'idiot. En Gasco¬
gne, quand on traite une femme de mandourre, cela signifie aussi qu'elle est bête.
mandourrè,-ro (II.-Big.) ; adj.
—
Mangeur,-euse, cultivateur de pommes de
terire ; qui est de la mandòrro; cam man¬
doùrre, champ propice à la culture de la
pomme de terre.
mandourrèro ; sf.— Quantité de mansans

dàrros, la récolte.

mandourreyà (Lav.)

; v.

—

Mendier.

mandragore ; sf. — Mandragore (plan¬
te) ; elle était utilisée autrefois par les
magiciens ; elle renferme un poison analo¬
gue à l'atropine et à la belladone. V. mandràs.

mandragòt (G.) ; sm. — Petit démon
ne pouvait rencontrer que la veille
de la St-Jean ; qui le rencontrait devenait
qu'on

riche à l'instant même, mais tombait sous
la puissance du diable; ailé loii mandragòt
à la maysoun, avoir une chance insolente.
V. mandragore.

13

�MANDRAS

MA.NEJAMËN

—

194

mandràs,

mendràs, -dràch, menMenthe (mentiui rnentas■trum et m. veridis, plantes).
C'est la menthe que les sorciers et
gué¬
risseurs
appelaient parfois mandragore,
quand ils lui avaient l'ait subir leur prépa¬
ration ; elle était employée à des usages
divers, médecine et magie.
Quand on avait des fièvres intermitten¬
tes, il fallait, pour en guérir, se munir de
quelques grains de sel et de miettes de
pain, puis aller se mettre à genoux, avant
le lever du soleil, devant sept
pieds de
menthe sans rejets et dire :
tàstre ;

sm.

—

Adiu

mendràs,
Qu'èy la frèbe e tu nou l'as pas;
A ci
que-t pòrti pâ e sau
Enta que-m tires lou me mau.
Je te salue, menthe, j'ai la fièvre et lu
ne l'as
pas ; je t'apporte du pain et du sel
afin que tu guérisses mon mal.
mandre, mandrin (G.-M.) ; sm. —
Poisson du genre merlan.
màndre, màndro (Big.) ; s. — Renard
mâle et femelle; au fig., personne rusée et
pas toujours honnête, un roué, un matois.
Le t. usilé autrefois en B. n'y est plus
employé que dans le sens de race, espèce,
genre,
mais toujours avec une nuance
péjorative : gens de toute mandre, gens de
tout acabit ; on traite une femme coureuse
de mandre. V. boup, renàr.
mandrét,-e ; adj. et s. — Un rusé,
futée ; personne

une

mandréto
mandrî ;

mince. N. de p.
sf. — Petit renard,
Mandrin, pièce de
—

(Big.)
&amp;m.

;

mécanique.
mandrî, mandrilh; sm. — Paresseux,
coureur, pendant, chenapan. On emploie
la même signification le nom de
avec
Mandrin, le fameux chef des contreban¬
diers, mais alors le mot est prononcé à la
française : clique à mandrin, gueusaille.
mandrilhade ; sf. — Rossée, frottée en
règle, batterie
mandrilhàt, esmandrilhàt ; sm. —
Coup porté soit avec un bâton, soit avec un
fouet, une houssine, correction.
mandri!he,-droulhe ; sf. — Gueusail¬
le, les vauriens, les fainéants, la marmaille
polissonne. V. macourrè.
màndro (coùo de) (Big.) ; sf.— Queue
de renarde, prêle des champs appelée aussi
en
Big. coùo de boup, de boéu. V. escurét,
brégue-béyre.
mandroùlh,-e ; s.
hère, mendiant ;

vre

Uie
un

aussi

une

souillon,

—

on

femme

une

Gueux,-euse, pau¬

appelle mandroudésordonnée,

sale,

entremetteuse, une ma¬

trone.

mandroulhe.
manducà ; V.
pour

—

C. mandrilhe.

— Manger; se dit surtout
mangeoter, manger un peu entre les

principaux

repas.

manducàyre,-e

;

s.

—

Qui

aime

à

mangeoter, à croustiller.

manduque; sf.

Petit repas; mendi¬
manduque, aller à la
à manger ; v. mandi-

—

cité : anà-s'en à la
recherche d'un peu
que.

mane (L.) ; sf. — Bruyère. Mane prime,
petite bruyère qui fleurit en septembre ;
mane grosse, grosse bruyère qui fleurit en

été.

manèc

(G.). — C. manàt, poignée,
manèc,-ègue ; s. — Manche, manche¬
ron.

La manègue de la
les mancherons de la

manèc,-èque.
fois pour

cabésse, de la dalhe,
charrue, de la faulx.
—
Employé quelque¬

magnèc,-èque.

manechàl.

—

Forme francisée de

ma-

nescàu.

manèdche,-o

(Lav.).

—

C.

man,-e,

stérile.

manèdje ; sm. — Manège; manière
d'agir.
manèfle,-o (G. vers le toulousain) ; s.
Patelin,-e, flagorneur.
manegà; v. — Emmancher, mettre un

astucieuse

—

manche : las dalhos manegàdos au rebouch,
les
faux emmanchées au rebours
(Dar-

quier).
manegàt; manigàt-ade ; adj. et s. —
Bien découplé,-e ; qui a les membres déliés,
souples; par ext., personne active, vive.
V. esmanegàt, desmangàt.
manegàu, manejàu; sm. — Outil de
forgeron.
manègue ; sf. — Partie d'outil, d'us¬
tensile que la main saisit. Cf. manilhe,
mahilho, estèbe.

manejà ; v. — Manier, palper, travail¬
ler, manipuler. V. amanejà-s.
Manejà mounéde, manier de l'argent;
manejà û cam, donner à un champ les
façons utiles ; manejà la paste, manier la
pâte, la travailler; manejà ue bèstie,
palper une bête, l'exatniner, l'ausculter;
gouyàt pld manejàt, garçon bien fait, bien
troussé; lou diàble qu'ou s'en manéje, il
a
le diable au corps; lou diàble se t'en
manéje! Le diable t'emporte !
manejade ; sf. — Action de manier, de
palper, de travailler un sol ; ce que l'on
manie, travaille en une fois.
manejadé,-re,-dis,-se ; adj. — Mania¬
ble; docile; propre à être travaillé, en
parlant d'un champ, du foin fauché, etc.
Lou chibàu qu'ey manejade, le cheval
est assez docile ; hé manejadé, foin propre
à être retourné.

manejadiu,-ibe. — C. manejadé,-re.
manejadoù,-re ; adj. et s. — Manieur,
-euse, qui sait manier, palper.
manejamén ; sm. — Maniement ;
action

de

manejà.

�195

MANÉN

manén,-to (Lav.) ; s. —• Qui a sous la
main, qui peut disposer de.
manén,-te ; s. — Possesseur du sol

(vieux). N. de p. Marient.
manequî ; sm. — Mannequin.
manère,-ie. — Forme désuète de
—

ma¬

Femme d'un maré¬

chal, maréchale.

clîàl.
s.
manestràu,-ale ;
Artisan,-e
(vieux) ; V. manàut.
manéstre,-èstre ; sf.
T. ironique et
péjor. pour désigner la maîtresse de quel¬
qu'un. Cf. avec le m. suivant.
manèstre ; sf. — Outil, ustensile manié
—

—

à la main.
sm.

—

Ménestrel,

méné¬

trier.

Dans les rôles de l'armée de Gaston

Fébus

on

lit:

Ung manester, companhoo de
Halbret, un ménestrel compagnon d'Albret.
manét,-e; adj. et s. — Manchot,-e
(vieux;. N. de p. Manét, Lamanette.
manéte,-note ; sf. — Petite main,
menotte. Dim. manetote, manine. Le masc.
manét, manôt, manoù, est également usité
comme superdim., toute
petite main.
manéy ; sm. — Maniement ; maniable :
està de boâ manéy, être maniable, facile
à manier, à travailler. En Lav., usité aussi
au sens de argent liquide, de
capitaux: abé
hort de manéy, -avoir beaucoup d'argent.

manèyre (L.). — Forme de manière.
manèyte (L.) ; sf. — Mécanique, ins¬
trument. Cf. enjibane, manicle.
mangade; sf. — Réunion récréative,
bal, veillée; ha mangade, se divertir en
réunion.

manganàyre,-o (B.-L.)

— Qui fait
grands gestes.
mangane, mingane ; sf. — Simagrée,
geste ; minauderie, caresse ; v. mangàno.
manganèu,-guinèu ; sm. — Mangon-

; s.

des manières, des façons, de

neau.

manganeyà (B.-L.) ; v. — Faire des
manières, minauder avec des gestes.
mangàno (B.-L.) ; sf. — Manière, façon

d'agir.
màngou (Az.)

;

sm.

—

Surnom d'un

manchot.

mangoulhes; sf. pl. — T. burlesque,
gras-double, mangeailîe ; tripes e man¬
goulhes, des tripes et le reste ; v. gasorbe.
mangounè,-re ;
(vieux).

serviteur

mangue ; sf.
V. manche.

—

s.

-—

Etat, acte de

—

ma¬

manibèle ;

sf. — Manivelle ; au fig.,
prétexte : cercà manibèles,
chercher des échappatoires, des raisons.
manible,-e; adj. — Maniable. Cf. manejadé.
maniboulénce.

maniclà,-glà ;

manescàu ; sm. — Maréchal ; maréchal-ferrant. N. de p. Manescau. "V. rnane-

manestrè ;

sf.

;

MANILHAYRE

échappatoire ;

nière.

manescale ; sf.

maniaquerie
niaque.

—

Page, suivante

;

Manche de vêlement.

maniàc, maniàque,-e; adj. et s. —
Maniaque, original,-e, difficile, méticuleux.

—

C.

maleboulénce.

Arranger, préparer
une chose,
monter une mécanique ; usité
aussi au sens de manigancer.
Tout acò qu'ey plâ maniclàt, tout cela
est bien
arrangé, mis au point.
manicle ; sf. — Manique, gant de cor¬
donnier; engin, mécanique; s'emploie
aussi au sens de clique, de.gens de peu.
maniclère ; sf. — Mécanique, en style
plaisant ; brigue, cabale.
manieràt,-ade ; adj. — Maniéré,-e. On
dit plutôt fayçounoùs.
manière; sf. — Manière, façon, usage,
habitude, coutume, mœurs ; sorte, procédé,
moyen ; affectation. V. mode, fayçoû.
v.

—

Machante manière de ha, mauvaise ma¬
nière de
ce
n'est

faire; n'ey pas la boune manière,
pas la bonne manière, le bon
procédé ; cercà la manière, chercher le
moyen, la façon; n'an pas las manières de
nouste, ils n'ont pas nos mœurs; nou y a
pas manière d'y anà, il n'est pas possible
d'y aller; mouin Diu! quines manières!
Dieu ! quelles façons
de parlà, c'est une

! Qu'ai èy dit, manière
façon de dire ; d'ue
rïíü.nière ou de gn'aute, d'une manière ou
d'une autre, de toute façon; n'àymi pus
las soues manières, je n'aime ses maniè¬
res, ses façons ; qu'ai hè per manière, il le
fait histoire de ; par habitude.
manifest; adj. des 2 g. — Manifeste;
on dit aussi manifeste,-e.
manifestà ; v. — Manifester ; manifestà-s, se montrer,
manifestacioû ; sf.

—

Manifestation,

manifestamén ; adv.— Manifestement,
manifèste ; sm. -—■ Manifeste, déclara
tion ;

adj. V. manifest.
manigançà ; v. — Manigancer, tramer,
comploter ; usité aussi au sens de maniclà.
manigançàyre,-e ; adj. — Qui mani¬
gance.

manigance; sf. — Manigance, intri¬
complot. Cf. manipbli.
manigancejà. — Fréq. de manigançà.
manigàt,-ade ; adj. — Cossu,-e, fier de
sa richesse. V. manegàt.
Lous manigàts e riches de l'endrét, les
cossus et les fortunés du lieu (Lagravère).
manigle. — Forme de manicle.
manilhàu,-ilhe (G.-M.) ; s. — Fretin,
poissonnaille.
manilhàyre,-e ; s. — Joueur,-euse au
jeu de la manille.
gue,

�MANILHE

—

196

MANTERU

manilhe ; sf. — Poignée, anse;
caries, le dix à ce jeu, lu manille.dilhe ;

jeu de
V. an-

manilhàu.

-tri ce.

manistèri, manistre.— Formes rares
ministeri, ministre.
manìt,-nìdo (G.) ; s. — Petit enfant ;

de

menit.

manitòrt,-e ; s. — Qui a la main ou les
mains tortes, déformées.
manitorte; sf. — Jeu de la main torle

manjà. — C. manchà.
manjà (As. Bar.) ; v. — Manger ; dans
la plaine, on dit minjà; v. ce m.
manjatére (As.) ; sf. — Crèche, man¬
geoire ; v. minjadére.
manje-broje. — V. minje-broje.
manje-croustes. — V. minje croustes.
mànjos (G.); sf. pl. — Reliefs, en style
plaisant.
Mànjos soun boànos après hèsto, les
reliefs sont bons à manger après la chère
lie (d'Astros).
manjotes, maniotes,
magnotes ;
sf. pl. — Menottes de prisonnier,
mànjou. — C. mànje, manche,
manjoulàs ; sm. — Gros, vilain man¬
che; au fig. lourdaud, imbécile. N. de p.
manjurie (As.) ; sf. — Vermine ; ceux
qui vivent, aux dépens des autres ; v. pouIhère, minjance.
manobre; sf. — Manœuvre, travail;
évolution de troupes ; prestations en natu¬
re

; main-d'œuvre.
manobre; sm.

—

Manœuvre,

aide-

maçon.

magnoque ; sf. — Manopoignée de paille, d'herbe, de feuilles;
poignée de a5 feuilles de tabac.
manòt, manoû,-ote; s.— Petite main,
particulièrement menotte d'enfant ; pour
une femme, une jeune fille on dit plutôt
manéte ; petite poignée; v. mû.
manoque,

que,

manotes.

Manoû ;
femme.

;

sm.

manoubrè ;

—

on

Travail

dit

de

manuel.

ouvrage

manœuvre;

Manœuvrer;

—

sm.

Manœuvrier

—

;

tra¬

vailleur

qui fait des prestations; journa¬
lier ; v. manobre (2).
manque ; sf. — Manque, défaut, faute,
négligence envers quelqu'un ; absence ;
offense.

Aquét drap qu'a manques, ce drap a des
de jé, le manque de foi ;
que Van troubùt de manque, on a constaté
ton absence; dus sos de manque, deux sous
de manque; que l'a lièyt à manque, il l'a
manques ; manque

lui.

manipulà; v. — Manipuler.
manipulàble,-e ; adj. — Qui peut se
manipuler.
manipulacioû ; sf. — Manipulation
manipulatoù,-e ; adj.— Manipulateur,

v.

v.

manoubràdje

manilhoû; sm. — PetiIe manilhe; l'as
du jeu de la manille.
manin,-e, maninàt,-nine ; s. — Stéri¬
le; v. man, loup-manln. N. de p. Maninat.
manipòli ; sm. — Complot, ligue;
accord entre gens. Cf. manigance.
Qu'abèn hèyt manipulis countre d'et, ils
avaient conclu un accord, manigancé con¬
tre

manoubrà ;
aussi manubrà.

—

n.

C.
p.

magnotes, menottes.

f.

—

Manon,

nom

de

offensé.

Loc. prép. — Manque de, faute de, par
défaut de; n'ey pas manque de boulé, ce
n'est pas faute de vouloir, par manque de

volonté;

de pagà, que seràs sasìt,
saisi. V. mancà.
manquemén. — C. mancamén.
mansàn ; sm. — Qui est d'une manse;
manque

faute de payer, tu seras

domaine

de

N.

manse.

de

1.

Mansan

(H.-P.), Mansenpouy (G.).
mansàn (G.) ; sm. — Métayer (vieux),
mansanguè (Bar.) ; sm. ■— Les enfants.
la marmaille. Cf. rtiaynadè, canalhè.
Dues rengates de mansanguè, deux ran¬
gées d'enfants (Pellisson).
sf.

manse;

Manoir, ferme, demeure

—

(vieux). N. de p. et de 1.
manséng, mansén, mansî; sm. —
Cépage blanc qui donne le vin fameux de
Jurançon.

mansengoû; sm. — Cépage dont le
plus petit mais non moins bon
que le manséng.
raisin est

mansuétude ; sf.

mant,-e
V.

;

adj.

—

—

Mansuétude.

Maint,-e,

plusieurs.

tropadû.
Mant

e

mante

et mainte sont

que

soun

mourts, maint

morts; qu'en sèy mant'û e

mand'ue, j'en connais maint et mainte; à
Bayonne, on dit mantr'un, mantr'ibe;
dans les L., manter-u.n,-ue, mantr'un,-ue.
En Béarn, en certains 1., on dit aussi
manter-û.

mantà.

—

mante; sf.

Aphérèse de amantà.
—

Mante,

cape;

couverture

de laine.
de

manté, manténe (B.-L.). — Formes
mantié, maintenir.
mantelàs,-toulàs ; sm. — Grand, gros

manteau ; v. roupe.

manteline ; sf.

Mantelet, mantille,
Maintenance,
manténgue (Big. G.). — C. manliéne.
manteni (As. Bar.). — C. mantiéne.
mantenidoù,-re ; s. et adj. — Mainteneur,-ouse ; qui maintien, conserve.
mantenimén ; sm. — Maintien, pro¬
tection, appui; conservation.
manterû, mantrû. — V. mant.
—

mantenénee ; sf.

—

�197

MANTÉT

mantèt; sm. — Table supérieure du
pressoir ; chambranle,
mantèt.

C. màntou.

—

mantéte ; sf.

—

Petite mante,

mantié, mantiéne,-tiéngue ; manténgue (Big. G.) ; nianteni (As. Bar) ;
mantine (Bay. L.) ; manté (B.-L.) ; v.
Maintenir, soutenir ; affirmer ; maritiéne-s, se maintenir, s'en tenir) à, se

—

soutenir.
Mantiéne
lous
les
drets,
maintenir
droits ; lou tems que-s mantién, le temps
reste au même point; lou co que Va mantienùt (ou manliengùt), le cœur l'a sou¬

mantiéni

tenu ; que

si, je prétends, je

que

maintiens que c'est vrai,
V. mantoulét
mantòt.

plus usité,
mantèt; sm. — Manteau,
cape; dessus d'une cheminée; couvercle;
au
lig. protecteur, protection.
mantoubà (V.-B.) ; y. — Faire la
quête, notamment à l'église,
—

màntou,

mantoulà.

C. arnantoulà.

—

mantoulade;

sf.

Contenu

—

d'un

manteau, d'un amantadé.
mantoulàs.
V. rnantelàs.
—

mantoulejà-s
manteau.

; v. — Se couvrir
Cf. arnantoulà-s.

d'un

mantoulét,-lot ; sm. — Petit manteau.
manuàl,-e, manuàu; adj. — Manuel,
-le.

maquère (L.)

sf.

Misère

—

;

les

men¬

diants.

maqueroû (Or.) ; sm. — Petit mac,
meurtrissure, contusion, mâchure.
maquéte ; sf. — T. d'artiste, maquette,
maquignoà ; v.— Faire la maquignon,
maquignonner ; agencer, arranger une
chose ; fureter, trafiquer ; maquignoà-s,
s'attifer, se farder en style plaisant.
Nou hè que maquignoà, il ne fait
que
maquignonner, trafiquer; q u'ey ço qui
maquignoues? Que fais-tu là, à cette chose ?
Qu'es-tu en train de combiner ? La mada¬
me
qu'ey maquignoade, la dame est fardée.
maquignoade; sf. — Action, tour de
maquignon et, par anal., tour! plus ou
moins plaisant que l'on joue.
maquignoàdje; sm. — Maquignonna¬
ge ; manipulation sans adresse. V.
traficàdje; « combine ».
maquignoû ; sm. — Maquignon ; hom¬
me d'affaires, retors et assez peu
scrupu¬
leux ; sobriquet des gens de Morlaàs et de
Mazères (B.-P.) ; des gens de Barp (L.), de
Lansac (H.-P.), etc. Cf. macagnoùn.
maquignouè,-re ; s.— Tracassier,-ère ;
qui aime à manipuler, arranger ou déran¬
ger.

maquignounàdje. — C. maquignoàdje.
maquignounejà. — C. maquignoà.
maquignounét,-nòt ; sm.
Petit,
pauvre maquignon.
maquilà ; sm. — Canne, bâton basque;
oïl écrit à la manière
basque makita.
maquillhà ; v. — Maquiller ; maquiIhà-s, se maquiller, se farder,
maquilhàdje ; sm. — Maquillage,
—

manualamén ; adv.
manue

(M4)

manuèl;

sf.

;

Manuellement,

—

Alignement,

—

Manuel, livre.
Manuèl ; n. p. m. — Emmanuel,
manufacturà ; v. — Manufacturer,
manufacture ; sf. — Manufacture,
manufacturière ; s.
Manufactu¬
rier,-ère.
manuguét; sm. — Menuet; autrefois
aussi, petit bout d'homme, menu. N. de p.
Que-t harèy dansà lou manuguét, je te
ferai danser le menuet, je 1e donnerai une
leçon, une correction. V. Cataline.
sm.

—

mar.

—

manuscrit ;

sm.

manuscrit,-e
manuténee ;

;

Manuscrit,

—

adj.
sf.

—

—

confirmant la

pour

mac,

maquè (T,.)

acte

on

résine;

fait
v

confusion.

: sm.

la

bàbi,

—

mèche

Etoupe
de

la

avec

laquel¬

chandelle

V. ma, mer.

màrrou;

sm.

dure, têtu ; tout
ço qui ey à la court qu'ey dou mar, tout
ce qui est nu bercail est du bélier
(prov.).
maraboùt; sm.—Marabout; dans cette
exprès. : plantât, coum û maraboùt, droit
—

comme

un

marabout,

(Os.)

;

un

sm.

—

piquet.
Amertume. Cf.

amaroù.

Manuscrit,-e.

Maintenue,
t. de loi.

—

aussi

—

mar, màrre, màrri,
Bélier. Cap de. rnar, tête

maràm

possession ;
manutencioû; sf.
Manutention.
màque. — C. màcou dans les L., où
l'on dit aussi màcou;
signifie aussi men¬
diant, pauvre hère. V. magni, mandicàn,
mandahèrrou, manàrrou.
maque (Aire) ; adj. — Maladroit,-e,
qui a les mains gourdes ; v. mdgnèc.
maque; sf. — Macule, tache; employé
le

;

MARBARISSA

—

de

marandà

(TI.-A.) ; v. — Faire un petit
le goûter.
marandadoù,-re ; ndj. et s. — Petit
travail, petit, trafic.
marandè,-ro, marandét,-e (H.-Big.
et M* Big.); s. — Marchand forain, qui
suit les marchés de la région. N. de p. On
repas,

dit aussi marandés,-o.

marandét

(H.-A.)

; s.m.

—

Petit

repas,

goûter. Cf. arremoundoù. hrespè.
marbaris,-so (B.-L.); adj. — Qui est
de la nature du marbre : calhàu marbaris,
calcaire.

marbarissà ;
res,

sm.

—

Etendue de pier

de roches calcaires, marmoréennes.

�MARBAT

MARCAT

—

198

marbàt,-bràt,-ade ; adj. — Marbré,-e.
màrbe, màrbre, màrme; sm. —
Marbre ; on dit aussi- pèyre-màrme, si.
marbè ;

sni.

fluence du fr.

Marbrier.

—

marboùc (G.)

Sous

l'in¬

;

sm.

—

Sol compact et

fertile. Cf. tèrro-bouc.

peu

marboutî ;

boutî!

Petit

■—

coquin ! Diablotin.
poids ancien;

marc; sm. — Marc,
B. il valait 8 onces.

en

Marc; n. p. m. — Marc, n. de person¬
; St-MaiJc est le protecteur des bestiaux ;
c'est le jour de sa fête, dans les paroisses,
que l'on procède à la bénédiction publique
ne

du bétail.

gner.

Marcà lou bestià, marquer les
û carn, borner un ebamp;

bêtes ;
qu'ey
marcat au hè.r roùge, à l'ancre rouqc. il est
signalé, marqué au fer rouge, à l'encre
rouge : marcà camí, marcher vite ; papè
marcàt, papier timbré; aquét qu'ey mercàt,
celui-là est classé, rangé dans un parti,
connu pour ce
qu'il est; marcà-s û tribàlh,
se tracer un travail à faire; à punt marcàt,
à
point nommé; que-m marcaràs, tu
marcà,

m'inscriras

sur

le registre, la liste.

Marca ("Pierre de).— Historien béar¬

nais, né à Gan près de Pau (r5()/i-ifi(Ì2)
doit

une

Histoire

; on

de Béarn remarqua¬

ble.
—

Troubadour Gascon du

13e siècle.
sm.

—

Grand, important

sm.

—

Place du marché;

marché.

marcadàu;

dit. aussi marcadiu.

marcadé, mercadé; sm. — Martiuoir,
engin agricole servant à tracer les sillons
pour semer le maïs. Cf. arraseròt.
marcadè,-re ; s.— Qui va au marché,
marchand,-e.
marcadè,-re; adj. — Qui est mar¬
chandée, de aualité marchande; on dit
aussi marcadedls,-se.

marcadejà ; v. — Marchander, discuter
le prix ; courir, faire les marchés. V.

sur

marcandejà.
marcadejadoù,-re;
;

la fausse traduction de marcadieu.

adj.

; s.

—

Mar¬

marcamàu, marque-màu; sm. —
Sobriquet que l'on applique à un bancal,
«

mal bâti

».

marcàn,-te ; adj. — Marquant,-e.
marcandàdje ; sm. — Marchandage;
on dit aussi
marchandàdje.
marcandejà ; v. — Marchander, discu¬
ter un prix ; hésiter, balancer ; barguigner ;
on dit aussi marchandà, marcadejà.
Marcandejà poules, marchander des pou¬
les, discuter sur leur prix, tâcher de les
obtenir au-dessous du prix demandé; lou
tems que marcandéje, le temps est incer¬
tain ; lou malàu que marcandéje, le malade
se débat entre le mal et le mieux, la vie et

marcandejàyre,-e

■—

marcadejàyre,

Marchandeur,-euse

;

le t.

a,

généralement, un sens péjor.
marcadét,-dÒt ; sm. — Petit marché:
petite affaire; v. marcadiu (2).
marcadià (H.-Big.). — Forme de mar¬
cadejà.
marcadiu,-ibe ; adj. — Qui est mar¬
chandée, bon pour la vente,

adj.

;

—

Qui

mar¬

chande ; barguigneur.

marcanderejà ;
marcandiè,-re ;
(vieux).

v.

—

s.

Bourqés,

Marchandailler.
—

Marchand,-?

marcandiès,

Mestieràus, oubrès,

bourgeois, marchands, artisans, ouvriers
(Th. de Bordeu).
marcariàu; marteriàu (G.); sm. —
Mercuriale (mercurialis annua, plante).
Syn. baseli, pelieroû, margulhàn.
marcarie, marquerie ; sf. — Quar¬
tier, domaine des confins, de la marche
d'une commune. N. de p. et de 1. V.
marque.

marcàt;

sm.

sm.

dit mercàt
Ha marcàt,

on

marcadàs;

-e

sous

marcassî;

Marcabrû.

on

marcadèt ;
désigne en

la mort.

marcà, mercà ; y. — Marquer ; v.
Marquer, tracer; indiquer, signaler, dési¬

lui

marcadàu,

Place du marché. On le

marcadoù, mercadoù,-re

un

Maraboutin, ancien¬
d'or; est resté dans cette ex¬
près. : petit coum û marboutî., très- petit.
Un petit enfant dégourdi est aussi appelé
marboutî, en style plaisant: pràubç mar¬
sm.

monnaie

ne

fr.

—

queur,-euse.

dit aussi marbriè.

on

marcadiu,
sm.

en

—

—

Marcassin,
Marché, convention;

certains lieux.

conclure un marché; ha lou
marcàt, faire le marché (t. de ménagère) ;
courre
lous marcàts, courir les marchés;
coupà lou marcàt, rompre le marché ;
annuler la convention ; arrêter les pourpar¬
lers en cours ; qu'ey û marcàt de Gàrris. le
marché de Garris, près de St-Palais (B.-P.).
exprès, prov. pour signifier une réunion
tumultueuse, une assemblée disparate, où
l'on ne se comprend pas. Le marché de
Garris est, en effet, fréquenté par des Espa¬
gnols, des Béarnais, des Basques, des Gas¬
cons
du Labourd, gens de parlers diffé¬
rents; lou. bou marcàt que s'en tourne ca,
le bon marché revient cher (prov.) ; lou
nòbi qu'a h.èyt rnachàn marcàt, l'époux
est

mal tombé.
Tres

hemnes

e

û

aucàt

Que tienerén û marcàt.
Trois femmes et un oison tiendraient, à
eux seuls, un marché (die.).
En

tout

marcàt

Qu'en y a. û de troumpàt.
En tout marché, il y a une partie qui est
trompée (prov.).

�199

MARCAUSI

marcausì (Lav.) ; v.

—

Meurtrir,

con¬

tusionner fortement ; v. macà.

marcausìdo; sf.

—

Meurtrissure. Cf.

mac.

Marcelòt,-loû.
Marcerî ;
gnon

Dim. de Marcel.

p. m. —
dont on dit:
A Marcerî

(B.-P.),
Aou

—

n.

Hameau d'Arga-

y a ni glèyse ni moult,
Mes ue houratère
Oun lou Idiable apère.

Marcher, aller.
hurdit, marcher allègrement ;
l'ahà que marche, l'affaire est en bonne
voie, elle marche; que rnarchàm à masse,
nous sommes associés, d'accord_ ; que marv.

—

Marcha

charé

sus

mère,

se

sa

may,

il marcherait

dit d'un résolu

personne sans

sur

sa

aussi d'une

et

foi ni loi; marchà drét,

mar¬

cher droit, obéir; nou-m marches pas s'ou
pè, tâche de te tenir à dislance, de ne pas
m'ennuyer; haut! marchém, allons, mar¬
chons ! Dépêchons-nous !
marchà; sm. — Le marcher, action de
marcher, démarche.
Abé lou marchà aysit, avoir la démarche
aisée.

marchamén ; sin.
Action de mar¬
cher, d'aller : aydà lou marchamén de
l'ahà, aider la marche de l'affaire.
—

marchàll,-de,-te ; s. et adj. — Mar¬
chandée; acquéreur, vendeur; de qualité
marchande.
U boâ

marchàn, un honnête marchand;
de marchons que de chalàns, plus de
vendeurs que d'acheteurs; blat marchàn,
blé de qualité marchande ; marchàn de
mey

subite

marchand d'orviétan,

cheva¬
grimaces,
enjôleur, empaumeur, hypocrite ; ha lou
marchàn, se dit de quelqu'un qui, dans
une affaire
qui n'est pas commerciale, dis¬
cute, louvoie, marchande ; marchàn courtés, croumpe à quoàte e ben à très, le mar'r
cliand
courtois, poli, fripon, dit qu'il
achète à quatre et revend à trois ; se dit
aussi d'un imbécile qui ne sait pas faire ses
affaires; tiras'en en boâ marchàn, s'en
tirer en honnête homme et, aussi, en rusé
compère.
marchandé; v. — Marchander. V.
marcandejà.
marchandàyre,-e. — C. marcadejàyre. Sous l'influence du fr. on dit aussi
marchander,-use.
rnour

lier

d'industrie ;

marchàn

de

marchandejà.

— Fréq. de marchandà.
marchandât,-dòt,-e ; s. — Petit mar¬
chand, petite marchande. N. de p.
marchandise,-tisse ; sf.
Marchan¬
dise; t. libre, parties sexuelles.
—

Marchandise per

l'argén,

en

argent ; .triste marchandise, racaille,
voleurs, proxénètes, gibier de potence.
marchapè, marchepè; sm. — Mar¬
chepied ; sobriquet de commissionnaire à
pied ; v. pedàgn.
marchàyre,-e ; s. — Ma relieur,-euse.
marche ; sf. ■—• Marche, action de mar¬
cher ; I. de tisserand, pédale, levier mû
avec
le pied ; fonctionnement ; degré. V.
son

marque.

A Marcerin il n'y a iri église ni moulin,
mais (il y a) un trou, un gouffre où le
diable attire.

marché ;

MARÉJE

—

donner

pour

marche-mau ; adj. et

mal,

s.

—

déhanché.

boiteux,-euse,

Qui marche
N. de p.

Marchamau.

marche-ou-crèbe ; sm. — Sobriquet
d'une personne dure soit à la fatigue, soit
de

cœur

;

travailleur acharné,

marchepè;

sm. — Marchepied.
marchéte,-ote ; sf. — Petite marche;
petit degré. Super, dim. march.outéte,-totc.
marchùr,-use.
Forme francisée de
marchàyre.
marciàl,-e ; adj. — Martial,-e.
marcialamén; adv. — Martialement.
Marciàu; n. p. — Martial,
marcote ; sf. — T. de jardinage, mar¬
—

cotte.

Marcoû, Marquât, Marcougnét.
Dim.

de Marc. V.

marcouIhàs,-se ;
un imbécile,

désigner

marcoulhoùn

—

binatè.
s.

T.
benêt.

—

un

(Bay.)

;

sm.

gros

—

pour

Coïon,

benêt.

marcoutà; v. — Marcotter.
marcùr,-use. — Forme francisée de
marcàyre,-e, marqueur,-euse.
mardâ,-ne; adj. et s. — Gros,-se,
lourd, pesant, massif, résistant; brutal,-e ;
personne peu dégourdie, peu agile. Les
Ossalois appellent mardâs les gens de la
plaine.
mardà (B.-L.) ; sm. — Bélier. V. màrre.
mardà ; sm.
Egout, grand fossé
—

d'assainissement.

A

Ossun

un

ruisseau

s'appelle le Mardà. V. merdàs.
mare; sm. — C.
N. de p. V. mares.

marechàl,-e;

s.

amarè, lieu humide.
—

Maréchal,-e.

Cf.

manescàu. On dit aussi manechàl.

marechalerie ; sf.

—

Maréchalerie.

maréje ; sf. — Marée, flux et reflux ; les
poissons de mer; au flg., branlebas, remueménage, dispute, grabuge.
Arribà coiim la maréje, arriver au bon
moment; en ço dou Jan que y a maréje,
chez Jean on se dispute, il y a brouille
dans le ménage.
maréje; sf. — Venin, poison dans une
plaie; à Aire (L.), rage de dents; par anal,
envenimement d'une querelle, dispute.
On croit que la maréje est un venin qui
se met à la
plaie si l'on approche d'un

�MARËLHE

—

MARICOUTÉYS

200

d'eau; il serait, dans ce cas, porté
les miasmes; pour éviter le mal, le
conjurer, il faut avoir quelques grains de
sel dans une poche ( ?).
marélhe,-réye ; sf.— Etang, bourbier,
mare; v. clot, grabè, laque, parlàc, amarè;
au
lig., situation difficile; affaire malpro¬
pre. N. de p. Mareille.
marén,-e ; adj. — Maritime. N. de p.
cours

ont

par

V.

Murent.

Marencî, Marancî; n. p. m. —
Marensin, pays des Landes, compris entre
Lit, le Vieux-Boucau et Taller. N. de p.
Lats de Marencî, lumière de Marensin,
chandelle de résine, en style plaisant.
marencinòt,-e ; adj. et s. — Qui est
du Marensin.

marès, marésc ; sm.
Marais ; sol
marécageux, humide. V. amarè et marè.
Lou mares dou Palloun, le terrain maré
cageux du Pont-Long, au nord de Pau.
—

E leis abitans dòu marès
De cridà 'ncàro mès.
Et

les

habitants du marécage de crier
plus (d'Astros).
marescàdje ; sm. — Marécage.
marescùt,-ude; adj. — Marécageux,

encore

-euse.

maréule ; sf.
v.

causse,

—

Grosse guêtre tricotée

;

trabùc.

maréy (H.-Big. et M'-Big.) ; sm. —
Discours, causerie, conversation.
mareyà-se ; v. — Causer, deviser,
converser, passer un moment à causer en
compagnie.
mareyàdo ; sf. — Causerie, parlote,
mareyàn (Bay.) ; adj. — Marin, navi¬
gateur (vieux).
maréye. — V. maréje, marélhe.
marfandi ; v. — Morfondre, transir;
marfandi-s, se morfondre, se chémer, se
transir. V. mourfoùnde, maufrandi..
Que-m dèches marfandi, tu me laisses
morfondre; pâ marfandlt, pain morfondu;
lou ret que-m marfandéch, le froid me
transit; gouyàt marfandlt, amoureux tran¬
si.

sous
le
memère.

barbillons des volailles.

Margalide, Margaride ; Margrite
(L.) ; n. p. f. — Marguerite. Dim. Margalidét,-e,-dotc, Margalidoû, Murgaridoû.
Margalide de prat, leucanthème, grande
marguerite ; reyne margarite, reine mar¬
guerite ; en certains 1. aussi chrysanthème ;
marteroè.

v.

(L.) ; sf. pl. — Bêtises,
marganssò, -oie (I..) ; s. — Mala¬
droit,-e. Cf. estròs.
marganssole (G.-M.) ; sf. — Triste
femme, coureuse; v. gansole.
Margaride. — V. Margalide.
margàsso ou margàço (G.) ; sf. —
Pie de Mars; v. piganèle; en certains 1.,
pie-grièche ; v. astaragasse.
marge ; sf. — Marge ; v. màrye.
Margot; n. p. f. — Margot, Margueri¬
te; bout de femme dégourdie, délurée.
margoulét,-e,-goulî,-ine ; s. — Petit
enfant qui aime à margouiller,
qui se
margansses

salit.

Cf.

avec

argoulét.

margouléte; sf. — Mentonnière; par
ext. gorge, le dessous du menton ; sarrà la
margouléte, serrer la gorge, étrangler.
Margoutoû; n. p. f. — Margoton ;
désigne aussi une petite femme mal accou¬
trée, une trousse-pète.
Margràs ; n. p. m. — Mardi-gras,
surnom

du bonhomme Carnaval.

marguiliè, marguliè; sm. — Marguillier.
margulhàu (L. G.). — C. marcariàu.
marî; sm.
Marin, homme de mer.
rnarî,-ne ; adj. — Marin.-e; maritime.
—

Ben marî, vent marin ;
côte maritime ; guit marî,

coste

marine,

canard dit de

Barbarie; corb-marî, cormoran.
marià-s; marià-se dlte-Big.).

— For¬
mareyà-s (vieux fr. manager).
Marianéte, Mariannéte, Marian¬
ne, Mariannoû-f n. p. f. — Marianne,
petite Marianne.
me

de

mariât ;
marfaildide ; sf.

cou,

sm.

—

Mari

ou

fils de Marie

;

Action de marfan¬
di, chose morfondante; morfondure.

quand la maison porte le nom de Marie, le
maît.rie est appelé lou Mariât et sa femme

margagnà ; v. — Brocarder ; grom¬
v.
mourgagnà, être de mauvaise
humeur ; lou tems que margagne, le temps

la Mariate.

—

meler ;

mariboulè,-re ; adj. — Inconstant,-e.
léger; v. bergerè; usité aussi pour rrtuli-

est maussade.

boulè, méchant.
mariboulénce-ci,-cie ; sf.
Incon¬
duite; méchanceté; acte de mariboulè ; v.

sf. — Brocard, niche,
moquerie, malice: ha niargagnes, faire des
niches, des grimaces, brocarder; on dit
margagne;

aussi tirà margagnes.

margagnè ;

sm.

—

Maussaderie,

mau¬

vaise humeur.

margagnè,-re ; adj.

Moqueur,-euse,
qui aime à brocarder; grimacier; on dit
aussi margagnoùs,-e.
margalide,-ride ; sf. — Marguerite,
pâquerette, chrysanthème; v. liloye; mar¬
galides, lobes, mamelons que les chèvres
—

—

maleboulénce.

maricoulén,-te (Bar.)
-ive, débile, valétudinaire.

;

s.

—

Maladif,

maricoutejà ; v. — Tripoter, manier
objet en tous sens; aller et venir, tour¬
ner et virer.
V. baricoutejà.
maricoutejàyre,-e ; adj.— Tracassier,
turbulent,-e ; tripolier.
maricoutéys,-tis; sm. — Tripotage,
manigance, affaire plutôt louche,
un

�MARIDA

201

maridà; v. — Marier, unir, joindre,
allier; maridà-s, se marier.
Maridà la hàmi dab la sét, marier la faim
avec la
soif, se dit d'un mariage, d'une

d'une associaba loégn man¬
dât, si nou troumpe qu'ey troumpùt, celui
qui se marie au loin, s'il ne trompe, il est
trompé (dic.) ; maridà dues lires, greffer
union enlre gens pauvres;
lion précaire ; lou qui s'en

deux pampres.

(Consulter l'ouvrage de C. Daugé : Le
Mariage en Gascogne).
maridàble,-e. — V. maridadé plus
usité.

maridadé,-re;vadj.
âge d'être marié.

—

Mariable,

en

maridadére ; sf. — Désir de se marier :
abé la maridadére. On dit aussi maridère.

maridadjàu ; sm. — Fiancé. Se dit
maridadé,-re.
maridàdje; maridàje (As. Bar.); sm.
Mariage, sacrement de l'église, union,
alliance; union accidentelle de deux fils, de
deux ou plusieurs brins, de deux (lirions.
lioù, machàn, triste maridàdje, bon,
mauvais, déplorable mariage; au permè
maridàdje, lou Boun-Diu ba; au dusàu que
y embie ; au tresau ni que n'y einbie ni
que n'y ba, au premier mariage le BonDieu va; au second il y envoie; au troisiè¬
me il n'y envoie ni il n'y assiste (die.).
maridadoù,-re, maridàyre,-e ; adj.
et s..
Marieur,-euse, celui, celle qui pré¬
pare les voies pour une union.
maridamén ; sm. — Action de marier,
aussi pour

—

—

d'unir.
maridance ;

sf.

—

plaisant; lieu où l'on

se

Mariage en style
marie, où l'on va

marié,-e.
Qu'an aquiu la maridance, c'est là qu'ils
vont s'établir après leur mariage.
maridàt,-ade; s. — Marié,-e, époux,
épouse de fraîche date. Cf. nòbi. N. de p.
maridàyre,-e ; adj..— Qui marie, unit;
comme

v.

maridadoù.

maridère; sf. — Désir, envie, rage de
se marier; usité aussi c. marioulère, accou¬
cheuse. V.

maridadére.

maridét; sm.— Petit mari, t. moqueur.
Marie; n. p. f. — Marie. Dim. Mariéte,
-èle,-ote, Marioû, Mariouline,-nine.
Marie-nou-m béyes, jeu de cache-cache,
marie-blanque ; sf. — Catharte alimoclic (cathartes perenopterus) appelé vulgai
rement

Jean-le-Blanc.

marie-bole.

—

marìe-brasòc ;

toujours

au

vante sale ;

bole-marie ; au fig.
et aussi une étourdie.

C.

personne active, vive
V. marie-coundoù.

sf.

cendrillon,

Femme qui est

—

coin du feu

;

cuisinière,

ser¬

—

MARIOULËTE

marie-chourre ; sf.

— Troglodyte com¬
(sylvia troglodytes, oiseau).
Syn. chourréto (Big.) ; chourre, chourriscle; ai'recoutchlt (G. et L.).

mun

marie-coundoù ;

sf.

—

Coccinelle,

particulièrement coccinella punctata. L. On
appelle ainsi, familièrement, une petite
fille boulotte et sage. V. Marie-bole.
marie-cléque ; sf. — Epouvanlail,
sorte de croquemitaine pour les enfants.
marie-hole ; sf. — Marie folle, jeune
fille un peu folâtre, évaporée,
marie-jane. — Y. marijane.
marière, mayroulère ; sf. — Accou¬
cheuse. Cf. leuadéro. may-dou-sòu.
marie-salope; sf. — Marie-salope,
bateau destiné au transport de la vase.
marie-sourde ; sf. — Jeu de colinmaillard. Surnom des chouettes.

marijàne ; sf. — Grosse bouteille,
dame-jeanne ; sa contenance va de deux
litres à cinq ; v. picharre.
marina; v. — Mariner de la viande, du
poisson,
marinade ; sf. — Marinade,
marinalhe; sf. — Qui est de la mari¬
ne, les gens de la marine avec un sens
désobligeant.
marine ; sf. — Marine, service de la
mer ; l'ensemble des hautes marées.
marine (Os. As.) ; sf. — Jeune brebis
engraissée pour la boucherie. On dit aussi
aulhe marinéte.

mariné,-nié,-re ; s. — Marinier,-ère ;
pêcheur.
marinejà ; v. — Travailler aux choses
marines ; naviguer, mais petitement.
marinère ; sf. — Les gens de la mari¬
ne avec un sens péjor.
mario-bèro (Lav.) ; sf.
—
Vautour
griffon.
mariole (V.-B.) ; sf. — Toupie, jouet;
au
fig. personne versatile, sans caractère;
petite fille ou femme rondelette et néan¬
moins active, vive, remuante. V.
bourroumbéte,
bariole,
gaudujle, ioupisse,
cibòt, tourroumbiole.
Mariote.

—

V. Marie.

Marioû; n. p. f. — Marion. Dim.
Mariounéte,-nine,-nole.
Marioùgno (II.-A.) ; n. p. f. — Petite
Marie, Mariette.
marioulè,-re ; s. — Personne peu
sérieuse, versatile ; en certains lieux le
rnarioulè est le compère de la marraine
qui porte l'enfant aux fonts baptismaux, la
marioulère, ou mieux la mayroulère.
marioulère; sf. — Etourderie, léger
vertige (vient de mariole, toupie).
marioulét ; sm. — Marjolet. C. marioulin.

mariouléte; sf. — Pclite mariole;
marionnette; v. mariounéte; petite poulie.

�MARIOULIN

MAROUQUI

—

202

marioulìn,-tìn ; sm. — Homme sans
consistance, mou, femmelette.
Mariounéte; n. p. — Petite Marion.
mariounéte ; sf.
Marionnette ; v.
—

mariouléte.

marioutoùn
escarbàlh.

(L.)

; sm.

—

Hanneton. V.

marit ; sm. — Mari ; titre que la femme
donne à son époux. V. òmi, espous, nòbi.
Loa
me
marit, mon mari; marit e.

moulhè, mari et femme; v. coundoàm.
marità (As.). —- C. maridà.
maritalamén ; adv. — Maritalement,
maritàu ; adj. des a g. — Marital,-e.
maritime,-e; adj. — Maritime; y.
marén.

A signifié tasser, durcir la
terre, fouler la terre avec les pieds, mais
v.

avec

—

ce

sens

est

tombé

en

désuétu¬

de ;

toutefois, il persiste dans maryè ou
marie, qui, à Salies, signifie travailleur de
terre, piocheur, occupé au dur travail de
la terre. Le t. est toujours usité en Pro¬
vence.

t.

V.

marjà; v. — Marger, faire des marges;
d'imprimerie,
marjade ; sf. — Action de marjà.
marjàyre,-e ; s.
Margeur,-euse.
marje. — Autre graphie de marge.
—

marlà ; v. — Marner,
marlade ; sf. — Action de
la marne ; la couclie de marne

adj.

;

—

être marné,-e.

marlàdje

; sm.

mariât, -lét

Qui doit, peut

—

Terrain

—

Mar¬

(L.) ; sf.— T. générique
désigner les coléoptères. V. cuque,
barbât, parpaule; au fig. engeance; t. in¬
jurieux à l'adresse d'une femme; en cer¬
tains lieux, nom d'une sauce épicée dans
laquelle on met des haricots et des pom¬
mes

de terre, sorte de rata.

marmauchis (L.) ; sm.
res

;

— Les coléoptè¬
vilaine engeance, marmaille polisson¬

ne.

marmàut,-e ; s. — Marmot, espèce de
singe; au fig., grimacier,-ère, espiègle.
màrme (G.). — Dans celte expr. : tout
lou màrme dou jour, tout le long du jour,
—

V. màrbe.

marmelade ; sf. — Marmelade,
marmièro (B.-L.) ; sf. — Carrière de
marbre ; veine à exploiter.

marmitoù,-e ; s. — Marmiton, aide de
cuisine; en style plaisant, mauvais cuisi¬
nier ; v. jòli.

marmoujét

Marmotte,

—

; sm.

Marmouset

—

;

drôle. N. de p.

petit

marmoùlh,-e (Gr. L.) ; s. — Vilain
monsieur, vilaine, désagréable femme; en
G.-M., marmoulhe, méduse de mer.
marmousilhe ; sf. — Marmaille.
marmoussét,-e ; s.
Marmouset,
maimot, petite fille,
marmousteyà (Lav.). — C. marmoutà.
marmoutà,-tejà ; v. — Marmotter,
—

marmonner.

Marnage.

—

; sm.

répandre de
épandue.

; sm.

marmauche

marmote ; sf.

màrye.

marladé,-re

(G. G.-M.)

pour

màrme.

marjà ;

le mot

marmalhoàu
maille.

marneux;

s'emploie aussi avec le sens de marnage.
marie; sf. •—-Marne. Cf. mèrlo. A Or.,
malle. La marie hè pourtà l'agulhadc
d'argén, la marne fait porter l'aiguillade
d'argent, elle enrichit le cultivateur (die.),
marié,-re; adj. — Marneux,-euse.
marlère ; sf. — Marnière.
V. mariât.
marlét.

marmoutejà,-tinà.

Fréq. de

—

mar¬

moutà.

marmoutejàyre,-e ; adj.

—

Marmot-

leur,-euse.

rnarmoutéte,-tote

;

sf.

—

Pelile

mar¬

motte.

marmoutéy,

marmoutis

;

sm.

Marmottement, action de marmotter;

—

mur¬

mure.

—

marlòt; sm.
Petit trou à marne,
petite marnière.
marlote ; sf. — Sorte de cape d'étoffe
grossière.
marloùs,-e ; adj. — Marneux,-euse.
marlùs, merlùs ; sm. — Merlus (merlucius vulgaris, poisson).
marmajoù ; sm. — Mot ancien signi¬
fiant grand marais, mar majour. N. de 1.
—

et de p.

marmalhe; sf.
nalhè, maynadalhe.
—

marmalhère ;
La marmaille.

marmuque (L.) ; sf.— Etre imaginaire,
fantôme, ombre fantastique.
Marmurè ; n. p. m. — Le Marboré,
massif des II.-P., couronné par le Casque
(3.oo6 m.).
marmùs,-mùt; sm.
Murmurer ;
—

chuchotement.

marmusà ;

v.

Marmusie ; sf.
dans La

Malvoisie
—

sf.

;

Marmaille.

marmalhis

V.
;

ca-

sm.

marmalhèro (15.-L.) ; sf. — Grande
étendue de pierres ; une mer de malhs, de
cailloux. On dit aussi marrahalhèro.

Murmurer. Cf. chu-

—

churejà.
Fondeville :
Marmusie ?

as-tu

marmùt.

—

Forme burlesque de
Pastourale, de
jaméy bebùt de miélhe
—

Nabcre

marmùs.

V.

marmutà.— C. marmoutà;

Maroc;

sm.

Maroc,

—

marouquî,-ne
cain,-e; maroquin.

;

s.

et

murmurer.

d'Afrique.
adj. — Maro¬

pays

�MAROUSSE

203
marousse.

Aphérèse de amarousse,

—

camomille ; maroute.

marplàs (G.-M.)

; sm. pl. — Les bom¬
de la marine de guerre.
marque; sf. — Marche, terrain éloigné
du centre de la commune, à la limite de
deux communes ; hameau ; quartier éloigné
du bourg; las marques de Moantanè, les
quartiers de Montaner (le centre s'appelle
la
bièle) ; la marque de Pountàc, le
hameau de Pontacq (aujourd'hui commu¬
ne). N. de p. et de 1. Marque, Lamarque.
marque, mérque, mèrque ; sf. —
Marque,
signe, impression, empreinte,
trace, signet; taille de marchand; autrefois
aussi, saisie par représaille.
marque-mau ; s. -— Personne de mau¬
vaise mine ; un dépenaillé ; on dit plaisam¬
ment de quelqu'un dont les affaires vont
mal, dont la santé décline: qu'ey de mar-

bes, les

gargousses

que-mau.

marquerie.
et de

C. marcarie. N. de

—

p.

marqués, marquis,-e ; s. — Mar¬
quis, -e; on dit aujourd'hui généralement
marquis.

Marquât;
de Marc.

V.

n. p. m.

—

Petit Marc, dim.

binatè.

marqueta ; v. — Marqueter. Y. pignà.
marquetàdje ; sm. — Marquetage.
marquéte, marcote ; sf. — Petite
marque.

marqueterie ; sf. — Marqueterie,
marquis,-e. — Y. marqués.
marquisàt; sm. — Marquisat,
marrà (G.) ; v. — Houer, piocher avec
la marre ; accomplir un travail dur.
marrà (G.); sm. — Paillard, débauché,
d'après Alcée Durrieux.
marrà; v. — Bêler comme un bélier
(mar); par anal., brailler.
marrachoùn (G. L.) ; sm. — Petite
marre, hoyau.
marrahalhèro.
marralhe ; sf.

V. marmalhèro.

—

MARRIC

Qu'a la marrane, il a une maladie de
langueur ; il a une guigne noire ; qu'ey
■toustém dab la marrane, il est
ment de mauvaise humeur.

continuelle¬

marranè,-re ; adj. — Qui a mauvais
bourru,-e ; bougon ; entêté,
opiniâtre ; inquiet. Sobriquet des gens
d'Angaïs (B.-P.).
marranè,-re ; s. — Défaut de marrane,
opiniâtreté, entêtement.
marranejà ; v. — Agir en marrane.
marransàn (G.). — C. marrassâ.
marràs ; sm. — Grand, gt*os bélier
(mar).
marrassâ,-sàn ; sm. — Couperet, glai¬
ve de bourreau ; fendoir de boucher.
Pesàn coum û marrassâ, lourd comme un
glaive de bourreau. V. massicòt.
marràu; adj. et s. — Rut de la brebis;
olhe marràu, brebis qui demande le bélieri.
caractère ;

marraulà.
ler

1.

—

C. marrà; par ext. miau¬
parlant d'un chat, d'une chatte en

en

—

feu.

marraulét; sm. — Bêlement du bélier
(mar) et, par anal., miaulement du chat
appelant la chatte.
marre (Gr. L.) ; s. — Lourdaud; imbé¬
cile, têtu.-e; v. marrât, mourre.
marre (L. G.) ; sf. — Marre, pioche,
houe.
U'

marre

pour

biner

coum

ùo

ta caussà milhòc, un hoyau
et chausser le maïs ; pesàn
màrro, très pesant.

V. mar, bélier. N. de p.
marrè,-re; s. — Marasme, longue fai¬
blesse, débilité. V. marrane.
marrecù (Gr. L.) ; sm. — Coquin,
diable-à-quatre,
marrégue (Arm.) ; sf. — Vieille brebis,
marrejà (L.) ; v. — Travailler avec la
màrre.

—

marre.

marreouilho ; sf.
d'Astros ; v.

—

Merveille, d'après

merabilhe.

marrère.

-—

C. marralhe.

Les béliers ; le t. a un
sens péjor.
et signifie surtout les mauvais
béliers, les béliers de rebut.
marralhère ( As.); sf. — C. arralhès;

marrét; sm. — Bélier, petit bélier ; au
fig., têtu, borné. N. de p. Au fig., on
emploie aussi le fém. : ue marréle, une

pente couverte de débris de roches, d'ébou-

(L.). — V. mar, bélier,
marri; v.— Marrir; marrl-s, s'ennuyer;
se
repentir.
Qu'en soy pld marrit, j'en suis bien

—

lis.

marràn,-e (G.) ; adj. — Fatigant,-e; au
fig. ennuyeux, agaçanl, embêtant (vient de

marre).
Ey marràn aquét! Il est embêtant, celuilà!
marrane

dit

aussi
badin. V.

(L.)

d'une

;

sf.

—

vieille

Brebis vieille;
femme,

en

têtue.

màrri

marri.

marri ;

v.

—

Saillir,

en

parlant du

bélier.

se

style

rique.

marrane ;
sf. — Marasme ; mauvais
mal; sorte de septicémie ovine; par ext.,

guigne, fatalité, mauvaise chance, espèce
de sort jeté sur ; mauvaise humeur, caprice.

(Lav.) ; sm. — Souche. Cf. souc.
marrie,-igue ; s. — Clôture en terre on
en
pierre sèche, terrassement pour déli¬
miter deux propriétés, encaisser un cours
d'eau, talus; v. mue, arroune, terre. N
marri

de p.

Lamarrigue, Lasmarrigues.

�MARRIDËRE

—

MARTE

marridére.

—

Forme de rnarritère.

marrifoulà

(B.-L.)

;

204

v.

marrunàdo

Défraîchir;

—

abîmer, blesser.

marrigue

; sf. — Haie en certains
dans le G., terres où poussent spon¬
tanément, génévriers, spartiers, etc. Cf.
garrigue. N. de p.. V. marrie.
lieux ;

marrimén ;

Peine, souci (vieux),
—
Tourmenter,
mettre en souci, en peine; marrimentejà-s.
se mettre en peine, se donner du souci,
marritère ; sf. — Rut des brebis,
sm.

marrimentejà

marròc ;

sm.

—

;

v.

Partie saillante d'une

—

pièce de bois.
márròc, mourròc; sm. — Bloc, mot¬
te, morceau épais de chose dure ; charnure.
V. rnourre, marrouquèro, tarroc.
U marròc de

d'os,

e

car

morceau

un

marròc,-osse ; adj. — Personne lour¬
de, grosse, épaissie.
Que soy debienude toute marrosse, je me
suis alourdie,

épaissie.
marròc,-que (L.) ; s. — Vieux, vieille
cassés, ratatinés; par anal., se dit de quel¬
qu'un qui est mal en point, malade, peu
décidé. V. marroùch.
màrrou.

—

marroû ;

Marotte,

—

C. mar, marre.

adj.

Marron,

—

de

couleur

marron.

(Lav.)

mauvaise

sf.
;
passe,

Mauvais
circonstance

—

marrùque,-ùco (Lav.); adj.— Têtu,-e.
marrùt,-ude; adj. — Mauvaise tête,
t.êtu,-e; v. marre (1).
Mars; n. p. 111. — Le mois de Mars.
Noustc Dame de Mars, l'Annonciation;
Mars sourélhe, Abrlu que plabusquéje, quand Mars est ensoleillé, Avril est
pluvieux (die.).
Mars e Marsilhoâ qu'an passât,
Ni boéu ni baque nou m'an coustàt.
Mars cl le pelit Mars (la fin de Marsl
ont passé et ils ne m'ont
pris ni bœuf ni
vache ; ce prov. se rapporte à l'équinoxe
de printemps qui est souvent une période
quoan

de froid néfaste.

de

chair et d'os ; û marròc de mourterlu, un
bloc de mortier.

marrote; sf.

moment,
fâcheuse.

Marsan;
vicomté

n.

p. m.

-—

Marsan, ancien¬

de

Gascogne qui avait pour
capitale Mont-de-Marsan ; les Landais disent
lou Moun. V. Sagorre. Les habitants sont
appelés aussi marsans, rnarsanes.
Marsàu ; n. p. m. — Martial,
marsejà. — V. marselhà.
marsélh,-e, marsésc.-ésque ; adj.
ne

—

Oui est du mois de Mars: bén marsélh,-

plouje marsésque, vent de Mars, pluie de
Mars. V. marû (2).
marselhà,-jà ; v. — Se dit du temps de
Mars. Fréq. marsoulejà; coïncider avec Mars.
marselhade, marsilhade, marsescade, marsoulade ; sf.
Bourrasque,
averse, giboulée de Mars.
Marsélhe; n. p. f. — Marseille.
marselhés,-e ; adj. et s. — Marseil
—

marroû; sm.
Marron, espèce de
châtaigne, fruit du marronnier d'Inde. V.
castagne.
marroùch,-e ÍBar.) ; adj. — Fragile,
peu solide : qu'ey marroùch de santàt, il
est de santé fragile. V. marròc
(2), mari—

coulin.

marroù£le,-e

adj.

—

Courtaud,-e,

marrouflét,-e ; adj. — Bout d'homme
ragot, ventru, petite boulotte. N. de p.
marroùfo (G.) ; sf. — C. marroû y.
marrounà ; v. — Marronner, murmu¬
rer, gnonder, rager.
marrounade; sf — Action de marron¬
ner ;
chose qui porle à marronner, en¬
nuyeuse.

marrounàyre,-e
;

; adj.

—

Qui

sm.

—

Marronnier,

marrouquèro (B.-L.)

sf. — Grande
quantité de pierres ; v. mármalhèro.
marrouquî, marouquî; sm. — Maro¬
quin.
marrouquinerie ; sf. — Maroquinerie,
marroussejà (Lom.) ; v.— S'agiter, se
;

démener, travailler avec ardeur. V. marrà
(1 ).
marroùy ('B.-L.') ; sm.
Marrube
(marrubium vulgare, plante).
Syn. marroùfo, mentàstre, piche-sang.
—

—

s.

Qui

—

p.
marsélh et dérivés.

Y.

Pasqües marsesques, lou cemitèri que
pe'sque, Pâques en Mars, le cimetière
pêche, se garnit (die.).
marsilhoû,-e.
V. marselhoû. N. de
1. Manillon (B.-P.).
—

marsoulade.
Lous

—

C. marselhade.

perícies de las marsoulades

que

las bonnes anades, les tonnerres de
font les années d'abondance (die.),

marsoulejà.
marron¬

grognon.

marrouniè ;

marselhoû,-e,-ne ; adj. et
Mars, né en Mars. N. de

est de

marsésc.
;

rondelet.

ne

lais,-e.

marssoupe

hèn
Mars

— Fiiéq.
de marselhà..
(G.-M.) ; sm. — Marsouin,

poisson.
Drouml com
fondément.

un

marssoupe,

dormir

pro¬

marsoùs,-e. — C. marsélh.,-e. N. de 1.
marsùue (Gr. L.) ; sf. — Chèvrefeuille
Syn. crube-huM.
martagoû ; sm. — Lys martagon
(plante).
Marte; n. p. f. — Marthe. Dim. Martè¬
le, Martote,-toû.
L'aygàt de Sente Marte, la pluie diluvien¬
ne
de Ste-Marthe (20 Juillet) ; c'est
la

période des

gros orages.

�MARTE

205
marte ; sf.
Boulé lia

— Marte, espèce de fouine.
préne mûrie per renùr, essayer

de faire

prendre blanc pour noir.
martelà,-rà; v. — Marteler; martelà-s,
se
mettre martel en tête, se donner du
souci.

Qti'ey martelât, il a reçu « un coup de
est toqué; martelù lou pas,
cadencer le pas'; martela lous mouls, mar¬

marteau», il

teler les mots.

martelade,-rade ; sf.
teau ; action de marteler.

martelàdje
faite

sur

; sm.

les arbres

Coup de

—

Martelage

—

avec

St-Julien.

gravé;

action de marteler.

martelàyre,-e
marterà.

adj.

;

—

Qui martèle,

Y. martela.

—

—

(Arcachon) ; martrame ;
Ange de mer (squatina angélus,

poisson).
Syn. bilàn.
sm.

marterejà.
marterét ;

(oiseau)

—

martéte ; sf. —
Cf. coulhoû de gat.
Martí ;

n.

p.

bœuf, associé

en

à

celui

Martelet
arraserlu.

sm.

; y.

—

—

;

martinet

marlirisà.

C.

(Lav.)

;

sf.

—

Outil de chai¬

marteroè, marteroû, martroû (L.) ;
Chrysanthème.
Syn. margalide.
marteroè,-re ; adj. — Qui est de la
Toussaint, qui coïncide avec l'époque de

de

marterôt; sm. — Petit marteau.
Marteroû", n. p. m. — Toussaint.
Une légende conte que ce jour là les
âmes du Purgatoire ont un jour de trêve ;
elles assistent à un banquet (?) et quand
elles retournent vers le lieu de souffrance,
en
procession, elles gémissent : Marteroû,
marteroàs, quoan ey, rhoun Diu! qui tour¬
nures!
La Toussaint est le terme traditionnelle¬
ment fixé en Béarn et Gascogne pour le

renouvellement des baux à ferme, l'entrée
service des

domestiques agricoles. Cette
ancienne; elle est déjà
indiquée dans un acte de 1270. V. mique.
Ha marteroû, déménager; que ba calé
ha marteroû, il va falloir déguerpir.
marteroû,-oune ; s. — Fermier,-ère,
métayer.
Qit'èy troubàt û marteroû, j'ai trouvé
un métayer,
marteroulè.
C. marteroè (2).
marteroulen (L.) ; sm. — Espèce d(
cépage dont le raisin mûrit à la Toussaint,
coutume

est

Orpin blanc (plante).

m. — Martin ; nom de
Big. à celui de Boét et en

très

—

marterusà.

—

C.

martelù.

martèt ;

martètch, martèygt (M*) ;
sm.
Marteau ; un têtu en style plaisant ;
taquet de bois engagé dans les barres trans¬
ou

à

truque

M'

mar¬

de

surnom

de

bî.

entau

pour

lo vin.
En certaines

régions c'est à la St-Martin
novembre) que se renouvellent les
baux (V. Marteroû). St-Martin figure dans
dî nombreux dictons et proverbes.

(n

Enta Sén Martî
Lou ret qu'ey en camî.
A la St-Martin le froid

approche (die.).

Per Sén Mariî
A

la

Abroque e gouste lou bî.
St-Martin, mets le fût en

perce

et

goûte le vin (prov.) ; de la pugnère biu,
Marti, l'âne (du meunier) vil du prélève¬
ment de celui-ci ; v. pugnère. Poulél dè
Sén
Martî, huppe (oiseau) appelé aussi
hasagnét de Sén Marti, capule, pube.
martî; adj. — Qui concerne le mois de
Mars ; v.

marsélh.

martilisà.

-—

Forme de martirisà.

martinàyre
nier

ou

; sm. — Ouvrier foulon chaudronnier travaillant au marti¬

net.

Martine;

n.

p.

f.

—

Martine, femme

de Martin.

martinét; sm. — Martinet, sorte de
fouet; gros marteau de chaudronnerie, de

foulonnage ; martinet, oiseau ; v. arraseriu.
martinetàyre,-e ; adj. — Qui donne
des coups de fouet ou de martinet.
martinetejà ; v. — Fouetter, donner
des coups de martinet.
martingale ; sf. — Martingale.
Martinique; n. p. f. — La Martinique,
usité dans ce dicton: n'a pas gagnât la
Martinique, il n'a pas fait fortune (dans
cette affaire, cette spéculation).
Martinole; n. p — Femme de Martî,
de Martinoû.

Martinoû.

—

versales d'un blutoir.
Anà-n à truc de martèt

En

Yoan.

aussi

et

—

Toussaint.

en

Silène (plan¬

—

l'âne; v. mascàr; en
certains I., on dit, en parlant du tonnerre:
Quoan péte Martî,

l'ours

sier.
sm.

; sm.

Quand le tonnerre éclate, tremblez

Gros marteau,

Fréq. de martelà.

—

marterisà.

martèro

(claque)

Tremblais

marteràs ;

noirf

martèt

te).

B.

marterame
sm.

tèt, y aller rondement, à la manière des
forgerons frappant sui; le fer; quin martèt!
Quel têtu ! Martèt la basse, marteau de cou¬
vreur, d'ardoisicr; martèt de hau, marteau
de forgeron, à
frapper devant; martèt
herradé, brochoir. V. cap-martèt.
Toucà lou martèt de Serres, toucher le
marteau de Serres-Castet (B.-P.) ; ce mar¬
teau
possède des vertus miraculeuses,
d'après la tradition, il aurait appartenu à

mar¬

; marque

marteau

un

I

MARTIOLE

—

Dim.

—

de

Martî,

petit

Martin.

Martiole
V.

Martî.

(M4)

;

sf.

—

Nom de vache.

�MARTI-PESCAYRE

MASCALHE

—

206

martî-pescàyre.— C. bernàl-pescàyre.
martiri,-e; s. el adj. — Martyr,-e.
martiri ; martùri (G.) ; sm. — Mar¬
tyre, tourment.
Soufrl lou martiri, souffrir le martyre,
souffrir horriblement,

martiriamén;

sm.

martirisà ;

—

— Martyre
(vieux),
Martyriser ; martirisà-s, se donner le martyre, se tuer au tra¬
vail, souffrir. On dit parfois marterisà.
martirisàyre,-e ; adj. — Qui marty¬

v.

rise.

martòc

— Ecale verte de la
tanoc.
martòlis ; sm.
Martoire; bistoquet,
jouet d'enfant ; v. barlòlis, tòlis.

(Bar.)

; sm.

noix. V. couspe,

—

martote

(L.)

; sm.

Complot, marché

—

louche, « combine ».
Martote, Martoû.

—

Dim. de Marte,

petite Marthe.
martourè ;

sm.
—
Nom d'un petit
lequel s'élevait le château
d'Arudy (B.-P.) ; les processions y font
halte, on y allume le l'eu rituel de la
St-.lean. On trouve les n. de 1. identiques:
Lou martourét, quartier de Digne, Martourèu, en Catalogne. Cf. avec le fr. martrois
(lieu d'exécution).
martrame (G.-M.). — V. marterame.
maruque (G.-M.) ; si'. — Epouvantait.
Cf. halamàc; femme mal accoutrée; v.
pelhoure.
maryà (Salies) ; v. — Travailler la
tertre

sur

terre.

masantà, masantejà (Lom.) ; v. —
Procurer, porter, ménager ; mener grand
train, tapager.

masc,-adure; masque; s. — Aliment
que le pain et que l'on mange avec
celui-ci: viande, fromage, charcuterie, etc.
En 1600, les jurats d'Arthez (B.-P.) pre¬
naient
une
décision
réglant les droits
aulre

d'entrée,
cette

mascà ;

conj. — Forme ancienne et dé¬
més, mais.
mas ; sm. — Forme ancienne de mai¬
son, ferme, habitation rurale. Le t. est
désuétude en Gascogne, mais est.
vivant en Provence et en BasLanguedoc. V. manse, borde.
mas (Lav.) ; sm. — Bande de terrain
d'environ i5 ou 20 centimètres, le long
en

toujours

d'un

mur

de clôture.

masaguî.

—

masamén ;

Se dit

sm.

—

magasî.
Construction;

pour

em¬

dans certaines parties du G.
masàn (Lom. Mars.) ; sm. — Manie¬
ment, trafic; vacarme, bruit, rumeur d'un
train de voitures. Y. train, hàrri-hàrrou.
A miéjo lègo autour entenen lou masàn,
ployé

à

une

encore

demi-lieue

vacarme

autour

on

entendait

le

(Maumen). En Prov., a le sens

de

cahot, cahotement.
masanà,-gnà (L. G.-M.)
ler, trimer.

; v.

taxe

cédé

à

du

masc;

mascadure.

v.

—

masc

—

la

mascadurà,-durejà ; v. — Manger de
mascadure, de bonnes choses.
mascadure.

V. masc. Employé aussi
mascàdje. V. mascalhe.
mascàgn,-e; adj. — Lourd, épais, en
parlant d'un aliment; v. masqulu (2).
mascagnà ; v. — C. mascalhà; en
Lom., détériorer, abîmer; brutaliser.
mascagnàdo (Lom.) ; sf.— Contusion ;
avec

le

sens

—

de

détérioration.

mascagnè,-ro (G.); adj. — Qui est
soigneux,-euse ; tracassier qui brise

mascàgno (Arm.) ; sf. — Brutalité ;
suite de dispute ; dispute.
mascàlh ; sm. — Bouchée, morceau: û
mascàlh de pâ, une bouchée, un bout de
pain. V. gnac, moussèc.
mascalhà,-gnà ; v. — Mâchonner ; au
fig. parler en mâchonnant ; bien préparer
une besogne.
Mascalhà la car, mâchonner, bien mâ¬
cher de la viande; nou l'èy pas mascalhàt
las paraules, je ne lui ai pas mâché les
mots ; qu'a lou tribàlh mascalhàt, il a le
travail tout mâché, facile à exécuter; que
mascalhe quoan parle, il mâchonne en
parlant.
mascalhadis ; sm. — Chose mâchon¬
née ; au fig. bafouillage, mélange de paro¬
division par

mas;
suète de

tombé

la

Mâcher ; dans la Nesle,
à la pitance ; v. chapà.
mascà ; v. — Masquer, cacher, farder ;
mascà-s, se masquer, mettre un masque.
mascadé,-re ; adj. — Qui peut être
mâché, mangé ; qui peut se manger avec
du pain.
mascàdje ; sm. — Action de masquer.
mascadoù,-ro, mascàyre,-o (B.-L.) ;
s.
Qui mange du pain avec du masc.

ajouter du

tout.

du moulin

a

coumpanàdje, sature.
e soùnque: brique de mascadure, du
pain seul : rien pour manger avec ; û bèt
quilhou de pâ sens cap de mascadure, un
beau quignon de pain sans rien autre
(Vignancour).

de

; sf. — Coffre
où tombe la farine ; v. masio.

et

forme

Pâ

peu

maryè.
màryo (Lav.)

vente

V.

maryè (Salies) ; sm. — Ouvrier, jour¬
agricole, piocheur. Y. màrje. Autre¬
fois, les propriétaires donnaient à leurs
journaliers une bande de terre (marye)
qu'ils cultivaient pour eux, de là ie nom
nalier

la

dernière

—

Travail¬

les

sans

ordre.

mascalhàyre,-e ; adj. — Mâchonneur,
-euse; qui a un défaut de parole, qui sem
ble mâcher en parlant.
mascalhe;
mascadure;

v.

sf.

—

picalhe.

C.

mascalhadis

et

�207

MASCAR

mascàr,-e,-de ; adj. — Bigarré,-e,
: û boéu
mascàr, un bœuf à la face
bigarrée. V. inascarèt. Surnom de l'ours,
tacheté
en

montagne.

mascarà ;

v.
Mâchurer, faire des
tacheter, barbouiller, salir:;
mascarà-s, se salir la figure, la barbouiller.
mascarade; sf. — Mascarade, bar¬
bouillage.
mascaràdje ; sm. — Action de mâchu¬
rer ; de noircir ;
barbouillage.
mascaràs,-se ; s. — Vilain masque ;
qui est grossièrement masqué,-e. N. de 1.
mascaràt,-ade.
C. mascaret,-e.
—

bigarrures,

—

mascaràyre,-e

adj.— Qui barbouille,
mâchure, barbouilleur,-euse.
Mascaràyre de pape, barbouilleur, noircisseur de

;

papier.

sf. — Tache, salissure, bar¬
bouillage.
C. masca¬
mascarét,-e,-roû,-rote.
mascare ;

—

ret,-e

avec un sens

de dim.

mascarèt,-e ; adj. et s. — Qui a la
face
mâchurée, bigarrée ; bœuf, vache
gascons dont la l'ace est tachetée de noir, de
blanc, de gris ; v. la Gironde, mascaret,
reflux de la

mer.

mascarinà.

Fréq. dim. de mascarà.
mascarinade,-nàdje ; s. — Action dt
barbouiller, barbouillage de la face.
mascarine ;
mascarète.

■—

sf.

Nom de vache. C.

—

mascaroû,-ne ; s. — Mascaron ; petit
qui s'est barbouillé la figure.
mascaroùs,-e ; adj. — Mâcliuré,-e;
qui a la figure barbouillée. V. mascaret.
enfant

mascarude ; sf.

—

masclagne; sf.

—

Nom de chèvre,
Les mâles; ensem¬
ble des mâles d'un troupeau.
masclàgni ; sm. — C. masclagne, avec
un

sens

péjor.

masclàs ;
mâle.

sm.

Gros, vilain,

—

masclàs,-se; adj.
qui est mâle.

vieux

Qui est du mâle;

—

Ue liemne masclasse, une femme

qui

a

le

port, les façons d'un homme, hommasse ;

àyres
une

masclàs,

manières

grossières

pour

femme.

masclàu,-clùt ; adj. — Masculin, qui
du mâle; vigoureux, solide; hemne
masclàu, femme hommasse.
màscle; sm.
Mâle : û bèt màscle, un
beau mâle ; partie d'un objet, d'une ferrure
est

—

entrant dans une autre.

màscle,-e

;

adj.

—

N. de p.

Mâle; viril,-c.

V.

masclàu.

Qu'a la bouts mascle, il
masclè ;

sm.

—

a

la voix mâle.

C. mascloà.

masclejà ; v. — Se dit d'un jeune
qui se virilise.

garçon

masclét ;

sm.

Petit,

—

N. de p.

MASI

—

jeune mâle.

mascloù ; sf. — Masculinité, virilité,
caractère, qualité du mâle. Cf. masclè.
màsco (M' Big.) ; sf. — Soupe au lard
épaisse. V. mascà.
mascòt (G.) ; sm. — Coutelas, serpette,
couperet; v. ganibéle, pique, marrassâ.
mascòt,-o (Lom.) ; adj. -— Maladroit,-e.

masculí,-ine ; adj. — Masculin,-e; ne
s'emploie guère qu'en grammaire.
masedà,-rà ; masetà (As.) ; v. —
Dompter, subjuguer, refréner, contenir,
rendre docile,'calmer ; masedà-s, se
domp¬
ter, se dominer soi-même, se calmer.
Arré coum Vàdje ta masedà, il n'est rien
comme,
l'âge pour calmer l'ardeur; masedà
û pourî, dresser un poulain.
masedade ;
de

sf.

—

dresser ;

Action de dompter,

fatigue.
masedadé,-re ; adj.
dompté,-e.

—

Qui peut être

masedàdje ; sm. — Dressage.
masedàyre,-e ; adj. et s. — Qui
dompte, dresseur.
maserà ; v. — Durcir, rendre ferme, t.
de boulanger, rendre la pâte ferme ; pii
maseràt, pain ferme, tassé. V. masedà.
masére ; sf.

Démolition, décombres,
bâtiment en ruines
(vieux). S'emploie généralement au pl. N.
de p. et de 1. Mazères, Lamazère.
masère ; sf. — Boue solidifiée, par
anal, avec une pâte ferme.
masère; sf. — Produit de boucherie,
d'abatage; que y a masère, il y a de la
ruines

de

—

bâtiment ;

viande à manger.

maserè,-re ; s. — Boucher,-ère (vieux).
Mazerier, Mazelier.
masét,-re ; s. — Abattoir, boucherie
(vieux). Cf. escouryadé, maiadé.
masét,-de ; adj. — Dompté,-e, calmé,
AT. de p.

docile.

Quoan àjes hèyt acò, que seràs masét.
quand tu auras fait cela, ce travail, tu seras
calmé, lu seras fatigué; roye maséde, rage
mue, où le chien écume et ne mord1 pas.
masét ; sm. — Petit mas.
masetà ; v.
masetà (As.

Agir en mazette.
Bar.).— Forme de masedà.
C. masedàyre.
masetadoù,-re.
—

—

masetàs,-se ; s. — Grande mazelle,
qui est Irès maladroit.
maséte ; sf. — Mazetle, personne mala¬
droite.

masetejà.

»

Fréq. dim. de masetà.
rnasî ; sm.
Folle farine, celle que le
vent enlève pendant la moulure, la pani¬
fication; les élégantes la faisaient recueil¬
lir autrefois et s'en poudraient.
—

—

�MASIADOU

—

208

MASSUGO
massàcre ;

sm.
—
Massacre, tuerie,
mauvais travail ; bousilleur ;
fripe, casse tout.
massacule ; sf. — Coup, heurt, coup

masiadoù

(à) ; loo. adv. — En abon¬
(Lav.).
masìo (B.-L.) ; st. — Coffre du moulin
où la farine tombe ; v. màryo.
masoû ; sf. — Forme ancienne de
maysoû, maison; elle persiste dans les n.
de p. Masou, Masoa, Bonnemasou.
màsque,-e; s. — Masque; on l'emploie
généralement au fém. : ue masque.
masquedure. — C. mascadure.
masquejà. — Employé pour mascalhù,

dance

mâchurer.

masquiu,-ibe ; adj. — Qui aime à
beaucoup de pain avec la pitance.
masquiu,-ibe (As. Bar.) ; adj. —
Tassé,-e ; lourd,-e, pesant en parlant des
aliments; pâ niasquiu, pain lourd, mal fait.
manger

V. maserà.

massà ; v. — Frapper avec
massue ;
tasser ; masser, faire

masse, la
une masse

la

jeu ; masser, disposer par masses ; mas¬
frotter un membre ; t. du jeu de
billard ; massù-s, se massier, se mettre en

au

ser,

masse, se grouper.

Groupe de mas (vieux).
sf. — Masse vieille,
ancienne, nom de montagne ; le rocher de
l'apparition à Lourdes s'appelle éra massabiéllio, que l'on traduit à tort par massabielle, mot qui n'a pas de signification
exacte, à moins qu'on ne veuille y voir,
comme certains, un composé de masse el
de bièle; mais les vieux Lourdais pronon¬
massà;

sm.

—

massabiélhe ;

cent

carnage ;
enfant qui
de

masse.

massadé ; sm.

rnàllio;

v.

en

pilon de baratte.
massaderà
dont

(Lav.)

massapà;

sm.

massàyre,-e ;
masse

surtout d'un

sm.

—

Massacre ; se dit

travail mal fait.

massacràn,-te; adj.

massacràyre,-e ; s.
; mauvais ouvrier.

-euse

s.

—

—

Massacrant,-e.

Massacreur,

—

Qui se sert de la

sf. — Masse, amas; massue,
marteau; battoir; en M'., la
niasse de « grulli » pressée dans une toile.
Ue masse de
calhàus, une masse de
pierres ; trucà dab la masse, frapper avec la
masse; cap de
masse, tête de massue,
entêté, têtu.
gros

masse

faite

avec

(Bay.)

;

sm.

—

Pâtisserie juive

pilées et des œufs

des, amandes

sucrés ; v. rosque.
masse

(à)

adv.

;

massip,-e ;
(vieux).

travail.

boule de neige. On

masse;

masse,

cloisonner.

massacràdje ;■

Bois brut

; paveur.

marteau.

tuer au

—

—

tassée et mise en boule,
dit aussi massarote.

Pierre jeclisse, remplage, menu moellon. Cf. espugne.
massacà (B.-L.); adj. m. — Couleur
rouge déteint.
massacanà ; v. — Faire du colombage,
massacanàc,-nàt; sm. — Colombage,
bousillage, cloison faite avec un mortier
quelconque ; autrefois c'était de la terre
glaise mêlée de massacâ et soutenue par des
lattes ou des montants de bois; par anal,
grosse omelette avec de menus morceaux
de viande ; ragoût ; se dit en style plaisant
d'un mélange grossier, même au fxg. V.
tapie.
massacanarie ; sf. — Biocaille, menue
pierraille pour faire le massacanàc.
massacanàyre,-e ; adj. — Qui fait du
massacanàt ; cuisinière sans finesse, gargotière.
massacrà ; v. — Massacrer ; faire mal
une besogne; massacrà-s, se massacrer; se

sm.

Massepain. V. gàlje
Petite boule, chose

—

sf.

massaroque;

massicot;
massilho

V. amasse.
—
Massue,

—

sf.

masse-coupe ;
■—

;

peut faire un massadé.

on

massàdje ; sm. — Massage.
massahàrt,-e ; adj. et s. — Qui est
malade d'avoir trop mangé ; se dit d'un
bovin qui se météorise ; en style badin,
gros plein de soupe ; v. tripe-hari.

massabiélho.

massacâ ; sm.

Battoir de laveuse ;

—

Aure, baratte; ailleurs, ribot,

sm.

—

(G.).

—

lourd

Couperet. N. de p.
C. mousilhe, mon¬

naie.

Massios ;

massòc ;

n.

p.

m.

—

Mathias.

s.

—

Valet de mas, servante

sm.

—

Petit tas, amas; petite

souche, touffe.
massòlo (II.-A.) ;
marbrier.

sf.

màsso-prou (Lav.)

;

—

Maillet, mas-

selle de

loc. adv.

—

Assez,

de reste.
massote ; sf.

—

massoû.

Autre

—

Petite masse,

graphie de maçoû,

maçon.

(Aure); sm. ■— Veau d'un an;
anoulh. Cf. avec le lat. massalis, adulte,

massoù
v.

l'esp. manso.
massoucà (Aure) ; v. — Battre avec un
massadé; action du veau qui donne un
coup de tête en tètant. V. soubàte, chou-

et

bàte.

massouquét (S.-E. de la Big.) ; sm. —
œillet des poètes ;
violicr; v. guirouflèje.
massùgo (G.) ; sf. — Massue.
Giroflée des monlagnes ;

�MATA

209
mastà

(G.) ; v. — Eriger, dresser,
mâter. A Bay. mastà-s, se planter
là, se fixer, sur une place : qa'ou se mastà
debàn, il se planta devant lui.
mastà, mastajoè,-re (M4) ; s. — Lieu
planté de framboisiers.
mastajoè (M*. As.) ; sm. — Framboi¬
sier, sorbier des oiseaux (sorbus aria),
appelé aussi mastajoû, moustajoè.
mastecà,-gà ; v.— Mâchonner, mâchu
rer, mâcher ; au fig. marmonner ; ronger

planter

;

frein.
Mastecà Anesture,

son

mastrésse, mestrésse ; sf. — Maî¬
d'un logis; v. daune; institutrice;

amante, favorite; v. nòbi.

mastressejà ;

tavernier;

\ilain, méchant chien,
mastic ; sm. — Mastic,

assommer,

Mastiquer.
mastòc,-oque ; s. et adj.
sabrenas,
ouvrier,
ouvrière
grossièrement.
—

Mastoc ;
travaillant

—

mastoucà ; v. — Faire un travail
soin, à la va-vite, sabrenasser.

sans

mastoucàyre,-e ; s. — Ouvrier,-ère peu
soigneux, sans adresse ni goût ; v. estros.
mastoùlh, moustoùlh; sm. — Fil,
linge, étoffe mis en boule, en masse, tas;
au
fig. personne mal habillée, désordon¬
née, sale; comme on fait avec du vieux
linge un moustoùlh pour laver la vaisselle,
une
femme malpropre est assimilée à cet
objet; dans ce cas, on dit aussi mastoulhe;
v
moustroulh, amousloulhà.
Que m'as dechàt la pélhe en û mastoùlh,
tu

as

laissé la robe

û moustoùlh

propre,

en

un

de hemne,

tas et froissée ;

une

femme mal¬

mal fagotée.

mastoulhà ;

v.
Mâchonner, bre¬
—
douiller; chiffonner, froisser; faire mal un
travail, le « mastoquer » ; v. mastoucà.

mastoulhe,-troulhe ; sf. — Femme
habillée, fagotée.
mastoùn (G.-M.) ; sm. — Patin en bois
dont on se sert, dans le bassin d'Arcachon,
pour marcher sur la vase,
mal

mastouquejà ; v.— Fréq. de mastoucà.
mastouquét,-e ; s. — Petit mastoc ;
personne massive, boulotte ; v. matàr.

Gouverner

—

en

en

mastecade,-gade ; sf. — Action de
mâchurer, de préparer un travail ; se dit
aussi pour morsure, mais qui n'est pas
profonde.
mastecàyre,-e ; adj. — Mâcheur,-euse,
qui a un défaut de prononciation ; on
appelle en style badin les íìleuses mastecàyres parce qu'elles sont obligées de mâcher
la filasse en travaillant ; au fig. rabâcheur,
bougon, ronchonneur; se dit aussi d'un
ouvrien peu expéditif, tatillon ; v. busòc.
mastî, mustî; sm. — Mâtin, molosse,

masticà ; v.

v.

maîtresse, dominer, régenter,
faire le maître, le patron. V. mestrejà.
mastressote ; sf. — Petite maîtresse :
jeune amante.
mastroùlh,-e ; adj. — Sale; se dit
aussi d'une personne grosse et sale, grosse
dondon. V. mastoùlh, parraule, troulh.
Care-mastroùlh, qui a la figure sale,

maître,

barbouillée.

mastecà paters,

MATADÉ

tresse

mâchurer de la mesmarmonner des pater;
que las se mastégue, il calcule, suppute
son affaire ;
qu'at a tout mastecàt, il a la
chose toute faite ; on lui a tout préparé.
ture ;

—

mastroulhà ;

v.

mastrouquét,-e

Patrouiller, patau¬

—

salir, barbouiller
salir, se barbouiller.

ger,

;

mas·troulhà-s,

se

—
Mastroquet,
d'une personne
courte
et
grosse,
par
corruption, sans
doute, de mastouquét; v. mastroùlh.

mat

(Lav.)

main ; v.
tenir : û

dit

se

;

;

s.

aussi

sm. — Le contenu de la
ma ; ce que la main peut
de flous, une poignée de

manàt.,
mat

fleurs.

mat;

sm.

mat,-e

—

adj.

;

Mât, t. de marine.
—

Mat,-e, qui n'a point

d'éclat.

matà ;

v.

—

Abattre, tuer

en

frappant,

mater, harasser, lasser, excéder ;
humilier, réduire, mortifier ;

dompter,
damer; matà-s, se tapir. V. arrematà-s;
matà-s, se dit aussi de la neige qui se
lasse, de la terre qui. devient compacte.
Matà û boéUj abattre un bœuf ; qu'en ey
estât tout matât, il en a été tout mortifié,
désappointé ; que l'èy matât, je l'ai humi¬
lié, laissé sans parole; je lui ai eu le
dessus ; matà lou sòu, damer le sol.
matà ;

v.

—

Mâter, t.

de marine

;

v.

mastà.

matà ;

v. — Taller, drageonner, pousser
rejetons; v. latà; par anal., faire sou¬
che, avoir beaucoup d'enfants,
matà, mate; s. — Hallier, cépée,

des

fourré.

matache

(As.

Bar.).

—

Forme

de

madache.

matachòt,-e,-choû,-ote. — C. mategàt; se dit surtout d'un petit enfant gras,
replet, une boule de chair ; v. matàr.
matade ; sf. — Action de taller, de
drageonner, de faire mate.
matade ; sf. — Action de frapper ; volée
de coups ; coup qui assomme ; action de
confusionner, de laisser sans parole.
matadé, matadey (Bay) ; maté ; sm.
Massue : chose qui abat, rassasie. V.
matahàmi ; qui fatigue, abat, comme un
travail pénible, une forte chaleur; abattoir;

—

v.

masét.

matadé,-re; adj.

—

Qui abat, fatigue.
14

�MATADOR

—

matadòr ;

espagnole

sni.

—

personnage

;

210

MATELOT

Matador de

course

lier, considérable ;

matchejà

;

v.

Faire

—

le màtchou.

s'entêter.

ironique le plus souvent.
— Qui
mate, tue dans

matche-trounques (L.) ; sm. — Sobri¬
quet de bûcheron : tribalhà com un matchetrounques, travailler dur.

matagòt, mategòt,-e ; s. — Espèce de
petite citrouille ronde; par anal., personne
rondelette et petite, boulotte ; v. matachòt,
matàr. N. de p. Malegot.
matahàmi, mate-hàmi; sm. — Abatfaim, mets pesant, copieux ; pièce de résis¬
tance d'un repas; pâtisserie lourde, grosse

màtcho (B.-L.) ; sf. — Mastication :
qu'a boiiiio màtcho, il mange bien, il a
bon appétit,
matchòc.
C. machòc, matòcA tas.
màtcho-hàuos (Big.) ; s. — Mâchefèves, bredouilleur.
màtchou ; sm.-. - Mulet ; au fig. homme
solide, vigoureux et duri à la peine. C.
màchou, adj. et s. Augm. matchourràs.

lo t.

a

un

sens

matadoù ;
un

sm.

abattoir.

omelette.

matalàs, matelàs ; sm. — Matelas ; au
fig. chose de protection, alibi.
Matalàs de lâ, matelas de laine ; matalàs
de grèclie, couche de graisse; qu'a iroubùl
û boû matalàs, il a trouvé une bonne pro¬
tection, un protecteur; serbi de matalàs,
servir de matelas, d'alibi.
matalassà ; v. — Matelasser, rembour
rer ; matalassà-s, se rembourrer, se couvrir
do lainage, de fourtjure.
matalassade ; sf. — Action de mate¬
lasser ; matelassure.
matalassàdje ; sm. — Matelassure.
rembourrage.
matalassàyre,-e ; s. — Matelassier,
-ère; on dit aussi matalassè,-sii.
matalasséte ; sf. •— Petit matelas,
raatalassine ; sf. — Petit matelas de
berceau ;

couette.
matalàsso, matelàsso (Big. G.) ; sf.

typha, plante dont les.
peuvent servir à rem¬
bourrer. Cf. filouse, bàpou, sésque.
matalùc (N. des L.) ; sm. — Anneau
qui se place à la pointe d'un brancard,
d'une flèche. V. moulade, pougà.
matàr,-re ; s. — Personne grosse et
courte, à l'aspect vigoureux. N. de p.
V. mastòc, matagòt.
matarrà (Lav.) ; sm. — Coudraie, plan¬
tation de coudriers (màto).
matàs; sm. — Hallier épais, gros
buisson ; v. matà.
matasséube, matassoube ; matesoube (L.) ; sf. — Liseron des haies
(convolvulus sepium, plante), appelé aussi
quiraule; en Mt-Big., chèvrefeuille. V.
crabe-hust, seiibemay.
matastà, mâ-tastà; v. — Palper,
tâter avec la main. V. itastà.
mataste ou mâ-taste ; sf. — Action
de tâter : anù-n à la mataste ou à matastes
aller à tâtons; pescà à la mâ-taste, pêcher

—

Massette d'eau,

chatons

cotonneux

à la main.

matàsto
inhabile de

(H.-A.) ;
ses

s.

—

Maladroit,-e,

mains. V. desestràc, estròs.

matchà ; v. — Mâcher ; mastiquer ; v.
mastegà; contusionner; v. macà; dans les
L., aussi, peiner, travailler dur.
matchadure (L.). — C. macadure.

—

Dim.

matchourrét,-ròt.

Cap de màtchou, tête dure, têtu; û bèt
màtchou, un beau gars.
matchùt,-ùdo (Lav.) ; adj. — Volumi

tassé.
Touffe, buisson, trochée,
cépée ; ensemble de scions, de

neux,-euse, gros,

mate; sf.
souche
turions
ou

avec

;

par

—

las, masse de choses
matà, massoc.

ext.,

de bêtes. V. tuste,

juncs, touffe de joncs; mate de
trochée de scions; mate de broc,
buisson d'aubépine ; mate de pedoùlhs, tas
da poux ; lous moutoâs que-s hiquen en
mate, les moutons se pressent en un tas;
en ue mate que y a de touts bencilhs, dans
une trochée, une cépée, il y a des jets de
toute
sorle ; dans une famille tous les
enfants ne sont pas pareils ; arrimà-s en ne
boune mate, s'attacher à une bonne souche,
en
style plaisant, se marier richement.
màte, màtou; maté (S.-E. de la Big.) ;
sm.
Mailloche, sorte de massue pour tuer
les palombes prises aux filets; v. màtre.
matè,-re ; ádj. — Qui talle, fait taller,
rend touffu,-e.
Heure maté, Mars canerè, Février qui
fait taller, Mars qui forme la tige des
céréales (die.).
mate-câ ; sm. — Tue-chiens; t. mépri¬
sant, le métier de mate-câ n'était exercé
autrefois que par des gens de rien.
matèco (G.) ; sf. — Molle, masse : las
matècos don eu, les fesses; v. paterne.
Maie de

sabius,

—

matecrabade

(M4)

;

sf.

—

Averse de

grésil.

Grésil; neige dure,
Fourmi-lion; il tue
sa proie en reculanl dans son trou.
matedé,-dey (L.). — C. matadè.
mategòt. — V. matagòt.
matehàmi, mate-hàmi. — V. mata¬
matecrabe ; sf.

—

mate-cule ;

—

sm.

hàmi.

matehèr; sm. — Frappe fer, un
a-bras, un homme terrible.
matelàs. — V. matalàs et dérivés.
Matèle ;

matelôt ;

n. p.

sm.

f.

Femme de Matèu.
Matelot ; un garçon
luron.
—

—

dégourdi, agile, un

fier¬

�211

MATELOTE

matelote ;

sf.

femme

—

fille

ou

de

matelot; une dégourdie; ancienne danse;
plat de poisson, matelote; houppelande,
corsage

long.

matematic,-que

adj.

;

Mathémati¬

—

que.

matematicamén ; adv.

quement.
matematiciâ,-ane
cien,-ne.

;

s.

Mathémati¬

—

—

Mathémati¬

matematique ; sf. — Mathématique,
(Lav.) ; sf. —• Vacarme,
tapage, grabuge.
mate-pedoùlh,-piòcou ; sm.
Mate
pou, surnom burlesque du pouce; c'est
avec
l'ongle du pouce que l'on écrase le
pou ; v. dit. Surnom aussi de pouilleux..
matère ; sf.
Massacre de palombes ;
matenàlho

—

—

v.

mate, mate.
matère.
C. mataste.
matère ;
sf. — Groupe

de

mates

;

grande mate, forte trochée; v. matole.
matèri,-ie ; sf. — Matière, substance;
sujet, motif ; pus. V. poustéme. On dit
couramment aujourd'hui matière.
materialamén ; adv.— Matériellement,
—

materiàu ; adj. des

Materialisme,

Matérialiste.

—

2 g.

—

lourd, grossier, encombrant.
materiàu ;

sm.

—

Matériel,-le,

materiàu

(Arm.).

Matériaux
—

de

cons¬

C. marcariàu.

adv.

—

Maternelle¬

ment.

maternàu ;

adj.

des

a

g.

—

Mater¬

nel,-le.

maternitàt; sf.
mate-séube.

—

—

Maternité,

eslacl-s.

matî, maytî; meytin (L.) ; sm. et
adv.
Matin, commencement du jour.
Lhebà-s de matî, se lever matin; aquéste
matî, ce matin ; doumâ-passàt matî, aprèsdemain matin ; û matî d'aquéstes, un de
—

matins ;

qui a boû besî qu'a boû matî,
qui a bon voisin se lève tranquille (die.) ;
tribalhà dou matî tau sé, travailler du
matin

au

soir.
on

sous-

entend

douma, demain, et matî signifie
demain malin : que Vat pourtarèy au matî,
je te l'apporterai demain matin.

matî;

sm.

—»

—

C. matèri.

maties, mayties,-tines ; sf. pl. —
Matines, office; en certains lieux, office de
Que canttabe maties de d'ore, il chantait
heure, il criait, il gron¬
dait, il pleurait ; cantà brèspes abàn maties,
mettre la charrue devant les bœufs
; esberit
matines de bonne

coum

toc de mayties, éveillé, gai com¬
sonnerie de matines (P. de Garros),

un

me une

matigà.

C. amatigà, calmer,
sf. — C. matiade,

—

matinade ;

Mâtin, chien de garde. Cf.

mais

moins usité.

Matiu, Matèu;

n.

p. m.

—

Mathieu.

màto

(Lav.) ; sf. — Coudrier.
Syn. aberagnè.
màto (Lom.) ; sf. — Tromperie, tour
joué.
matôc, matoque; s. — Petite mate;
au fig., ragot,-te;
v. matàr. N. de p. Matoc.
matôc (Salies) ; sm. — Terreau.
sf.

Haute

—

et

forte

mate,

épaisse: fagot de sarments (L.) ; v.
gabère; en style badin, ou appelle matoles
les favoris quand ils sont épais et
que les
poils sont grossiers; jeu appelé aussi
baricole; masse de neige qui s'attache aux
chaussures; v. micoles; traquenard, piège
pour oiseaux ; v. quoàte en chijre, retegàdo ; crosse pour jouer à la
g ouvre, à tastourres.

matòt

(Big.)

—
Buisson, masse
des abrisseaux de toute
matòc, tusque. N. de p. Matlot.

;

sm.

touffue formée par

espèce

; v.

matote ; sf.

màtou ;

Petite mate.

—

sm.

U màtou de

màtou;

Souvent, dans la conversation,

mustî.

matière.

touffe

(M4-Big.) ; sm. — Terrain couvert
petits buissons. N. de p. Matet.
matét,-tote ; sf. — Petite mate.
Matèu ; n. p. m. — Mathieu.
mathà-S (L.) ; v. — Se dessécher. V.

ces

—

matole ;

C. matasséube.

matét
de

s.
—
Luron,-ne; personne
toujours honnête.
Qu'ey ue mâtine, nou s'y eau pas hidà,
c'est une luronne à
laquelle il ne faut pas
trop se fier,
matiàu, maytiàu,-ade ; s. — Matinée.
U beròy matiàu, une belle matinée
; per
plouje dou matiàu nou perdies lo u journàu,
pour la pluie de la matinée ne perds pas ta
journée, elle ne durera pas (die.) ; perde la
maytiade, perdre sa matinée.
matiè, maytiè, maytiniè,-re; adj. et
s.
Matineux,-euse ; matinal,-le.
Qu'es matiè, tu es matineux ; lou sou
matiè, le soleil matinal.
mâ-tién; sm. — Poignée; manche; v
manègue, mànje, estébe, pugnade.

Dim. Madiuét.

truction.

maternalamén ;

matî,-ne ;

rusée et pas

ténèbres.

—

materialisme; sm.
matérialiste,-e; adj.

MATOULÉTE

—

—

Amas

bruc,

sm.

—

épais, tas.
bruyère,
Gros bâton, trique,

un

tas de

matraque. C. màte.

màtou;

Matou, gros chat; se dit
fort : qu'ey il bèt
màtou, c'est un beau gaillard. V. màtre.
matouléte,-lote ; sf.
Petite mate;
petite matole.
sm.

—

aussi d'un homme gros,

—

�MAT0UL1JA
matoulhà
mis

—

(L.)

M AU

; v.

212

Recouvrir le grain

—

matourrét,-ròt,-e ;
d'homme, petite femme

s.

—

grosse;

Petit bout
v. màlou.

matracà,-ssà ; v. — Frapper avec un
meurtrir, accabler de coups.
Matracàt
p'ou mau, accablé par la
souffrance ; frut matracàt, fruit mâché par
matras ;

lu

matracade ;

sf. — Grêle de coups,
règle ; grêle, bourrasque, oura¬
gan, pluie violente ; accablement physique,
lourde fatigue.
matrafuse (Bar.) ; sf. — Farce bête,
mauvais tour ; en rouergat, signifie super¬
cherie, frelatage.
matraque ; sf. — Matraque ; vie de
galérien.
matràs ; sm,
Matras, carreau d'arba¬
lète; levier de vanne, de machine; au fig.,
lourdaud, maladroit. N. de p.
Jetà la baléstre au darrè dou matras,
jeter l'arbalète après le matras, tout aban¬
en

—

donner.

matrasra,-ibe
matras

adj. —
matrasibe,

;

baléstre

:

Qui

est

arbalète

du
de

trait.

matrassà.

—

C.

matracà.

matrassàn,-te ; adj. — Harassant,-e,
qui abîme.
matrassàs; sm. — Gros matras; gros
lourdaud.
matrasse ; sf.
me de Ma tris.

màtre

(M')

—

Nigaude, sotte

;

fem¬

Gros matou; v.
lance en
palombes pour faire
précipiter les oiseaux dans les filets ; en
Lom., terrine, grande écuelle ; v. tesure,
màlou;
l'air à

;

sm.

morceau

la chasse

de

—

bois qu'on

aux

terriche.

matrice ; sf.

—

Matrice,

matriciàu; adj. des
matriculà

v.

matriculàdje

2 g.—

Matriciel,-le.

Immatriculer,

—

; sm.

—

Action d'imma¬

triculer.
matricule ; sm.

—

Matricule,

matrimoni; sm. — Nœud conjugal,
mariage.
matrimouniàu; adj. des 2 g. — Matrimonial,-e.
matroune ;
sf. —
femme ; v. mayroulère.

Matronne,

sage-

matrounière ; sf.

— Camomille (matrichamomilla, plante).
Syn. amaro lisse ; floc de Sén Joan.
matrùcou ; sm. — Gros gourdin, mas¬
sue; au fig., borné, brutal,-e; un rustre;
au fig., on
emploie le fém., malruque.
matruquè ; sm. — Etat de brutal,

caria

rudesse.
s.

matùlh,-o, amatùlh, matouihe (G.) ;
Emottoir, maillet pour casser les
—•

V

de terre ; sobriquet des gens de
(G.), qui sont en majorité jardiniers.

matuque, estarroucadé, trilhou.
matulhà, matoulhà; v. — Emotter;
au
fig., se matoulhà, se fatiguer, attraper
« une
suée » ; se battre, s'assommer. V.
esmatucà, amatulhà.
matùrro
difforme

grêle.

frottée

moites

Pavic

terre. V. matulhù.

en

V.

(G.) ; sf. — Personne grosse et
(vient de tùrro, motte de terre).

mandourre.

matùt,-ude ; adj. — Qui a des mates,
qui en est couvert, en parlant d'un sol.
mau, maie; adj. — Mauvais,-e, mé¬
chant, violent, funeste. De même qu'en fr.
le mot

se

trouve

dans de nombreux

com¬

; il se traite aussi adverbialement.
Mau tems, mauvais temps;
mau pas.
mauvais pas, mauvais passage; mau boulé,

posés

mauvais vouloir ; vouloir du mal ; ha-s mau,

judjà,

faire mal juger; maie hemne,
tribàlh mau hèyt, travail mal
fait; està mau, être mal, trèsi bas; en maies
pênes, en grande affliction ; ha à de maies,
au
sérieux, pour de bon dans un acte
mauvais, méchant; ha maie care, faire
mauvaise mine ; que hè mau està pràube, il
est fâcheux, triste d'être pauvre ; està de
mau countentà, n'être pas facile à conten¬
ter; que hè mau bibe, il est difficile de
vivre; que t'en saberà mau, tu t'en repen¬
tiras: on dit aussi, dans ce cas mau-sabé :
que .t'en pouderé mau-sabé, il pourrait t'en
se

maie femme ;

cuire.

Mal, ce qui est contraire
l'ordre; dommage, dégât,
ravage; douleur, maladie, affection, incom¬
modité, plaie ; faute, péché, acte criminel,
chose regrettable, inconvénient; difficulté;
tort que l'on porte à quelqu'un, opinion
défavorable,
blâme,
parole injurieuse;
muus, lous maus, premières douleurs de
l'enfantement; v. talliasoùs.
Qu'ey mau ço qui hès, ce que tu fais est
mal ; que-m hès mau, tu me fais mal ; tu
me fais souffrir ; la tourrade
qu'a hèyt mau
(ou dou mau) la gelée a causé du dommage,
fait du mal aux cultures; mau d'amoù, de
bénte, de cachàus, de co, de cot, d'estoumàc, d'esquie, de rée, mal d'amour, de
ventre, de dents, de cœur, de gorge, d'esto¬
mac, de reins, du dos; qu'a û machàn mau
au bras, il a une plaie inquiétante au bras ;
qu'a hèyt û mau, il a fait un péché, une
faute; qu'ey aus maus, elle est dans les
douleurs de l'enfantement; que cour û
mau, un mal épidémique se propage; lou
mau que cour, la douleur se déplace ; aquiu
que y a mau, là, il y a une difficulté ;
pensà mau de quauqu'û, penser mal do
quelqu'un ; qu'en a dit maus, il en a dit du
mal; boulé mau, avoir de la haine, vouloir
du mal; û mau hòu, un mal intolérable.
On appelle machàn mau, mauvais mal,
les affections graves et généralement incu¬
rables comme le cancer, la syphilis, la gan¬
grène, etc.
mau

au

;

bien,

sm.

à

—

�213

MAU

Loc. div.
Préne mau, prendre mal ;
tjahà û mau-, contracter un mal épidémique, contagieux; que-m hès mau, tu me
fais pitié; lou mau de case, le mal du pays;
anà de mau en mey, en sourdéys, en piri,
aller de mal en pis ; que Van poussai au
mau, on l'a poussé au mal ; pressât coum
lou mau de bénte, pressé comme la colique ;
sabé mau, regretter ; acò n'ey pas û mau,
cela n'est pas un mal ; il n'y a pas de
dommage; birà mau, tourner mal; ha-s
mau,
se
blesser ; béde-s
mau,
pâtir,
souffrir ;
tirà mau, souffrir, pâlir, être
affligé de; està-n aus maus, ressentir les.
premières douleurs dé l'enfantement; pour
—

les dernières

on

Prov. et Dict.

dit està-n

crits.

aus

mauabisamén ;

assaisonner ;

trouver

se

mau-abiàt,-ade ; adj. et s. — Qui est
parti, dans la mauvaise voie ; vaurien.

mal

mau-abiéne-s ; v. — Ne pas s'enten¬
dre, se convenir; ne pas être d'accord dans
un

chœur.

mau-abienùt,-ude

;

adj.

—

Mal

venu,

avorton; malvenu,-e.

mau-abillàs,-se

;

adj.

—

Très mala¬

droit.

mau-abille,-e

;

adj.

—

Malhabile, mal¬

;

mal

à

par

coups

ou

mau-adoubàtrade
sonne

; adj. et s. — Per¬
contrefaite, mal bâtie; qui est en
mal fait.

mauvais état ;

mau-adrésse,-adretie ; sf. — Mala
manque de dextérité.
mau-adrét,-e; adj. — Maladroit,-e. V.

eschèrc, estròs, desestràc.

mau-agùt ; sm. — Tranchées intestina¬
les, douleurs d'enfantement.
mau-ajido (G.) ; sf. — Difficulté ; v.
majlo.
mau-ajìt,-ìdo (G.). — C. mau-aysit, en
parlant des personnes.
mau-anà; v. — Mal aller; mal fonc¬
tionner; de mau-anà, difficile à faire aller.
mau-anàn,-anén,-te ; adj. — Malai¬
sé,-e; qui va difficilement; qui n'est pas
commode, qui n'est pas bien en main, en
parlant d'un outil ; v. mau-aysit.
mau-aplegàt,-ado (Lav.) ; s. — Mal
fail,-e. Cf. mau-adoubàt.

mau-apréne ; v. — Donner le mauvais
exemple à ; mal éduquer.
mau-aprés,-e ; s. — Mal-appris,-e ; mal
contracté par contagion.
mau-arrìche,-ìcho (Lav.) ; s. — Usu¬
rier,-ère, mauvais riche.
mau-arrouy

(II.-Big.)

;

sm.

—

Bouget

du porc.

mau-asquèut,-o

(Lav.

B.-L.)

;

s.

—

mal conformé, avorton,
—

C.

malestrùc.

mau-atracàt,-ade ; adj. et s. — Dépe¬
naillé,-e, mal fagoté; au fig., indisposé,
mal en point.
mau-atràs ; sm. — Mauvaise acquisi¬
tion ; se dit d'un homme ou d'une femme
qui on fait un mauvais mariage, du mau¬
vais époux, d'un mauvais achat : qu'a hèyt
û mau-atràs, il est mal tombé ; il a fait un
mauvais achat. V. atrassà.

mau-atràs ;

mau-abienùt; sm. — Malvenant; mal
venu, qui n'est pas réussi.

adroit.

mettre

mau-astrùc.

mal, s'évanouir; mau parà, mal
recevoir mal une chose lancée.

Maladresse

blessure.

Mal venu,-e,

arranger ;

—

—

débordement du Gave:

parlà, parler
troubà-s mau.

sm.

imprévoyance, étourderie.
mau-abisàt, malabisàt,-ade ; adj. et
s.
Malavisé,-e; peu perspicace; qui n'est
pas adroit.
mau-adoubà ; v. — Mal agencer, mal

dresse,

mau; adv. — Mal.
Mau ba, ça va mal; mau
mal ; càde mau, mal tomber ;

MAU-AYSIT

mauabis (As.) ; maubalìs, maubis
(Lav.) ; sf. — Guimauve (plante).
Syn. mauguebit, bitmaube.

Qui mau hè, mau s'entourne, qui fait du mal en reçoit; ço de
mau nou pot ha boune fî, ce qui est mal ne
peut que mal finir; mau ha n'a jamey
balùt arré, le mal n'a jamais rien valu de
bon ; qui hè plâ s'at trobe e qui hè mau
tabé, qui fait du bien, bien s'en trouve et
qui fait mal, mal en ressent aussi ; qui
mau nou
hè mau nou, pense, qui mal ne
fait mal ne pense ; 011 dit aussi : mau n'y
trobe; jnau ha nou pot durà, faire le mal
ne
peut durer ; lou mau qu'arribe à chibàu
e
que s'en tourne à pè, le mal vient à
cheval et s'en va à pied; mau ha n'a jamey
troubàt nad mèste, méfait, mal agir n'a
jamais trouvé d'auteur; mau sus mau,
double mau ou bien maus sus mau n'ey
pas
salut, mal sur mal, double mal,
n'est pas santé ; à code die lou sou mau,
à chaque jour sa peine; nou haré pas
mau en û mousquit,
il ne ferait pas de mal
à un moucheron, dit-on d'un homme très
bon, très doux; à petit mau, gran-e ligasse,
à peu de mal, grand pansement; nou y a
pas tan de mau qu'à Baudrèch, il n'y a
pas autant de mal qu'à Baudreix ; se dit à
propos d'un malheur qui n'est pas aussi
grand qu'on l'avait cru d'abord. Baudreix
(B.-P.), avait été dévasté en 1772 par un
—

—

sm.

mauvais

mau-aysit,-ide

;

Piètre personnage ;
mauvaise bêle de
peu de valeur, mal

—

domestique ;
commerce ;
objet de
fait, mauvais outil.

adj.

—

Malaisé,-e;

ccmî mau-aysit, chemin raboteux ; qui ne
se
manie pas aisément : ue dalhe mauayside, une faulx mal en main ; difficile à
conduire ; atelàdje mau-a^sit., attelage diffi¬
cile ; v. mau-ajlt, mau-anén.

�MAU-BA

—

MAU-COUMPLASËN

214

mau-bà ; sm. — Mauvaise marche ; élat
mauvais, mauvaise situation; crise.
Que y a mau-bà en aquére maysoâ, il y
a
du désordre, la situation est mauvaise
dans cette maison; lou mau-bà dou moumén, la crise actuelle.

maubibén,-te ; adj. et s. — Qui vit
mal, dans la misère et aussi dans le désor¬
dre, dissolu, ie.
maubienùt,-ude ; adj. — Malvenu,-e.
mau-birà ; v. — Mal tourner,
mau-birade ; sf.

mau-bà!

interj. — Mal va! Exclam, en
présence d'un échec, généralement, ou à

ner

sm.

-—

Mal caduc, appelé

mau-biràt;

aussi mau-de-terre.

sm.

mau-biste ; sf.

maubit; sf.

faux-

Action de mal

—

vou¬

Mauve alcée (plante),
—
Mal vif, mal aux
lèvres ; inflammation des gencives ; fièvre
aphteuse des bovidés ; on dit aussi en fr.
plaie vive, plaie enllammée.
mau-biu ;

—

sm.

mau-blé

(Ilte-Big.); mau-boulé ; v. —
vouloir, vouloir du mal ; mau-boulé
s'en, s'en vouloir. On dit, en divers lieux

Mal

—

mau-boule. V.

mau-béde.

mau-boulé;

—
Mauvais
malin vouloir.

sm.

mauvaise volonté ;

état.

mauboulén,-te

maubàt; sm. — Mauvais, cruel; mauvaiseté (vieux). Un can maubàt, un mé¬
chant chien (Garros).
maube ; sf. ■— Mauve (malva sylvestris
plante), appelée aussi cousine, maugue.
mau-bèc; sm. — Mauvais piton, mau¬
vaise hauteur. N. de 1. et de p. Maubec;
Scdze-Maubec (B.-P.).
mau-béde ; v. — Mal voir, d'un mau¬
vais œil ; mau-béde-s, s'en vouloir entre
gens, se regarder de travers,

v.

au

château

de

mau-blùt

adj. et

—

sf. — Malveillance ;
malin vouloir. Cf. mali-

(H.-Big.) ; mauboulùt,-ude ;
Que l'on ne veut pas, que l'on
qui est mal vu; à qui on en

mauchucoùs,-sucoùs,-e (L.)
Rechigné,-e, taciturne, maussade;
sài, mounsourre, musée.
mau-CO

; sm.—

ressentiment,

cédé par M. Bibal, président
d'honneur de l'Escole Gaston Febus, que
celle-ci a ses archives,
mau-besià ;

V.

Malveillant,-e ;

mau-càut; sm. — Mal chaud, fièvre
chaude, typhoïde : passà de la frèbe au
m,au-càu.t, aller de mal en pis.

(H.-P.),

—

—

veut.

•

par

maubesetàt.

mau-bestit,-ide ; adj. et s. — Mal
vêlu,-e, loqueteux.
mau-bibe; sm. — Mal vivre; difficulté
de vivre, misère; mal-être, soucis; dérègle¬
ment de vie,
Lou mau-bibe que hè mau feni, une vie
déréglée conduit à une mauvaise fin (prov.).

s.

n'aime pas;

Mauvezin

v. — C. bicià.
mau-besiàt,-ade ; adj. — Gâté,-e
trop de complaisances. V. besiàt.

adj.

mauboulénce ;

Forme de mabedis.

—

;

vouloir,

maliboulén.

mauvais vouloir,
boulénce.

maubès,-e (As.); adj. et s. — Mau¬
vais,-e ; et maubès, le diable.
maubesetàt, maubestàt ; sf. — Mé¬
chanceté ; mauvaiseté.
mau-besî ;
sm.
—
Mauvais voisin;
voisinage désagréable. N. de 1. et de p.

maubestàt.

erreur;

loir.

mau-barreyàyre,-jàyre ; adj. et s.
Dépensier,-ère, prodigue.
mau-bastit,-ide ; adj. et s. — Mal¬
bâti,-e, difforme ; se dit aussi de celui qui
habite une cahute, une maison en mauvais

C'est

Faute,

mau-biràt,-ade. — C. malabiràt,-ade.
mau-bis(t),-e ; adj. — Mal vu,-e, mal
considéré, indésirable, mal voulu ; personne
à qui on en veut.

mal administrer.

maubedis.

—

à

pas.

mau-badùt,-ude ; adj. et s. — Mal
né,-e, mal venu, mal conformé ; un sot. Cf.
mau-couàt; signifie aussi malchanceux.
mau-bajoulàt,-ade ; adj. et s. — Mal
emmaillotté,-e, mal conformé, bossu en
parlant d'un enfant dont la difformité pro¬
viendrait du bajòu, du maillot.
mau-barréy ; sm.— Dépense mal faite ;
déchet, « coulage » ;
mauvaise gestion ;
prodigalités, désordre, incurie, mauvaise
administration ; malversation.
mau-barreyà,-jà ; v. — Mal dépenser,

Mauvezin.

— Action de mal tour¬
faute, broncliement; v. malabirade.

Abisàt-be à la mau-birade! Attention
la faute ! N'allez pas broncher.

l'annonce d'une mauvaise nouvelle.

mau-bach;

;

;

s.
v.

—

aris-

Découragement; regret;

rancœur.

mau-coéyt,-e ; s. — Lit (. mal cuit; en
style plaisant, personne de caractère difflcile, grincheuse; se dit aussi d'un avorton.
mau-cor (il) ;
sm. — Mauvais coin,
mauvais endroit. N. de 1. Maucor (B.-P.) ;
v. pnurcatè.
mau-couàt,-ade ; adj. et s. — Mal cou¬
vé,-e, mal venu; v. mau-badùt; se dit, en
style plaisant, d'un renfrogné, d'un acariâ¬
tre ; v.

mounsourre.

mau-couloù; sf.

—

Mauvaise couleur,

mauvais teint.

I

mau-coumplàse ; v. — Déplaire.
mau-coumplasén,-te ; adj. — Mal
comnlaisant,-e,

�MAU-COUNSÉLH

215
mau-counsélh ;

Mauvais conseil,

sm.—

engagement à mal faire.
homme de

Omi de mau-counsélh,
vais conseil.

maucountén, -te
tei&gt;t,-e, mécontent.
maucountentà ;

rnuuconutentà-s,

—

Malcon-

v.
Mécontenter ;
—
mécontenter, se mal

se

contenter.

maucountén tamén,-ten tè ;

sm.

—

Mécontentement ;

fâcherie.
maucountentàs,-se ; sm. — Qui est
assez mécontent,
presque fàché,-e.
maucounténte ; sf. — Dépil, mécon¬
tentement.

Està de
difficile.

sm. — Etat de mé¬
dépit; bouderie; ressen¬

timent.

mau-coupe

(da).

Même

—

sens

que

lia coupe.

T. de métier, ne
d'un outil, de fils qui
ne
métier ; v. escoùrre.
mau-courrén,-te ; adj. — Qui ne roule
pas,
ni glisse pas; camî mau-courrén.
mau-coùrre ;

v.

—

glisser

en parlant
courent pas sur le

chemin raboteux.

mau-cousinàt, -ade ; adj. •— Mal
cuit,-e; mal en point, patraque. C. mau-

empastàt.
mau-cousinàt

On
appelait ainsi un morceau de petit-lard rôti
au
bout d'une broche, en plein air, à
Bagnères, les jours de marché ; les paysans
le mangeaient avec du pain frais pour leur
goûter;; en Béarn, c'est la chingarre.
maucutà ; v. — Accuser, reprocher,
imputer; maucutà-s, s'accuser.
maucutade ; sf. — Accusalion, imputa¬
(II.-A.)

sm.

;

—

tion.

maucutàyre,-e ;

adj.

—

Accusateur,

-trice.
mau-dàt ; sm.

Mal donné, mal jeté
—
maléfice, malignité de sorcier,
magie. On appelle ainsi tout mal de nature
inconnue: mal de langueur, hystérie, crises
sur,

par

nerveuses,

etc. ; v. raque,

mau-de-bénte ;

escumlnje.

Mal de ventre,
d'entrailles; en style familier', res¬
sentiment, chose qu'on a sur le cœur
qu'on « ne digère pas ». V. mau d'estousm.

—

douleur

màc.

—

Point de côté;

S.

Loup.
mau-de-ma ;

sm.

Mal de

—

mer,

nau¬

mau-de-rée; sm. — Lombago,
mau-de-rey ; sm. — Mal de roi : écrouelles, zona ; les rois avaient le pouvoir de le
guérir.
mau-de-Sén-Joan ; sm. — Epilepsie.
mau-de-Sente-Rose ; sm. — Impétigo
des nourrissons, dit mal gras; on trouve
dans les pays des fontaines, des pierres
sacrées où l'on porte les enfants malades
afin qu'ils guérissent par l'intervention des
saints ou saintes dont ces pierres et fontai¬
nes portent le nom ; v. S. Rose.
maudespiéyt; sm. — Dépit; nargue;
per mau-despiéyt,
rager.

dépit,

par

maudespieytoùs,-e
pour faire

faire

; adj. — Espiègle;
rager ; qui se plaît

qui fait tout
à

pour

faire des grimaces,
V. cscarnioùs.

à jouer de mauvais

mau-de-sèrro

;

tours.

de

juron

(G.)

sans un sens

interj. — Espèce
défini, employé par

Das tros.
sm. — Mal d'esto¬
douleur d'estomac; dyspepsie; lan¬
gueur stomacale; ressentiment, chose qu'on
a sur le cœur, dépit ; goarl lou mau d'estournàc, calmer le dépit, le regret.
mau-de-terre ; sm. — Haut mal, épilepsie. Cf. mau-de-sén-Joan.
maudì, maudise ; v. — Maudire. On
dit plutôt maladise.
maudise ; v. — Difficile à dire, à pré¬

mau-d'estoumàc ;

mac,

voir.

maudisedé,-re ; adj.— Difficile à dire,
prévoir; qui est incertain,-e.
E harà bèt ? Qu'ey maudisedé; fera-t-il
beau temps ? C'est difficile à affirmer.
maudisedoù,-re ; adj. — Médisant,

à

mau-debùt,-gùt;

sm.

—

Chose

non

due; imputation erronée, accusation fausse;

comptable.

erreur

mau-de-cachàus ;

sm. — Mal de dents,
dentaire. V. maréje.
mau-de-cap ; sm. — Mal de tète; mi¬
graine ; tourment, préoccupation ; tracas :
qu'a hère de maus-de-cap, il a beaucoup de

rage

tracas.

mau-de-co ;

sées;

sm.

pleurésie, pleurodynie, etc.
mau-de-gousiè ; sm. — En style phi
sant, grand appétit, grande «oif.
maudegudamén ; adv. — Indûment,
mau-de-la-mour ; sm. — Maladie très
dangereuse, mortelle ; les spasmes du mala¬
de avant d'expirer; crise fatale.
mau-de-loup, de Sén Loup ; sm. —
Lèpre, tout mal grave de l'épiderme; v.

sées.

raaucountenté ;

pas

nunce.

être grincheux,

muucounlénte,

contentement, de

da coupe,

mau-de-cot; sm. — Mal de gorge,
angine. On dit aussi mau-de-gorje, esquimau-de-coustàt;

adj.

;

niau

MAU-D'OÉLHS

—

sm. — Mal de cœur, nau¬
crève-cœur, déplaisir; affection car¬

diaque.

diffamateur,-tri ce.
mau-disén,-te

;

adj.

—

Qui parle mal;

médisant,-e.

mau-dit; sm.— Mauvais propos; calom¬
nie, médisance.
maudit,-e.
C. malad\t,-e.
—

mau-d'oélhs ;

ophtalmie.

sm.

—

Mal des yeux,

�MAU-D'OS

—

mau-d'os ;

MAU-HIDÈC

sm.

216

Mal d'os; rhumatis¬

—

màugo (Big. G.) ; maugue ; sf. —
(plante). V. maube, maubalis.
maugourdill (Bay.) ; sm. — T. d'im¬
précation, injurieux; peut-être maugrabln ?
Mauve

me.

mau-doulén,-te (Arm.)

adj.

;

—

Souf¬

frant,-e.
mau-douttà ;

mau-douttà-s,

se

v.

Avoir suspicion

—

;

méfier.

mau-douttance ;

sf.

Suspicion,

—

méfiance,
màue (Big.). — C. màbe.
mau-empastàt,-ade ; adj.

soupçon,

—

De

ca¬

ractère bizarre. C. mau-cousinàt.

mau-en-bàlles ; loc.

perle; à contre-temps
mau-encarà-s ;

prendre

une

adv.

v.

En

—

pure

vain.

; en
—

Se mal placer,

mauvaise position

;

mal s'en¬

On dit aussi

le même

avec

gager.

maussaderie, bouderie.

mau-encaràt,-ade ; sm. — Personne à
mine patibulaire ; boudeur, maussade, qui

tant.

a

maie

care.

mau-encaràt,-ade ; adj. et 3. — Mal
en
point, indisposé,-e ; mal disposé mora¬
lement.

mau-encàrg ;

sm. — Accusation, char¬
accusation injuste ; v. mau-debùt.
mau-endougnàt,-ado (Lav.) ; adj. —
Mal habillé, mal fagoté,-e.
mau-ensunàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Qui
est de mauvaise humeur, revêche. V. mauge grave ;

chucoùs.

mau-escàde ; v. — Manquer son but ;
mal rencontrer, se tromper, ne pas réussir.
Que s'y ey mau-escadùt, il s'est trompe;
il n'a pas deviné.
mau-escadénce ; sf.

Erreur, mala¬
malencontre, malechance.
mau-escadùt,-ude ; ad j. et s. — Qui
—

dresse ;

n'est pas

réussi,-e; un mal-bàti ; v. maumalechance; erreur; que s'ey passât
per û mau-escadùt, il y a eu erreur, les
choses n'ont pas bien tourné faute d'enten¬
te, par suite des circonstances.
mau-escapiàt,-àdo (Lav.) ; adj. et s.
Mal formé,-e ; c. mau-escadùt.
mau-està, mau-èste; sm.
Mal-être,
gène, malheur, position gênée ; marasme.
Aus ûs la fourtune, aus auls lou mauestà, aux uns la fortune, aux autres la gêne,
couàt ;

—

mau-grat

—

mau-factoù.

—

As.

et

Cf.

mau-heytoù.

Bar.,

on

mau-foùdre
h foudre ;
d'homme,

en

C.

malestrùc.

C.

rnachàn

factoù; en
entend aussi mau-faytoà.

(M4)

— Le tonnerre,
familier, un diable

; sm.

style

maufourtune ; sf.

—

Malefortune.

maufrandì

(B.-L.) ; v. — Morfondre,
transir. Cf. marfandi.
mau-gagllà ; v. — Faire des profits
illicites.

mau-gagnàt,-ade ; s. — Bien
acquis, profit illicite; friponnerie.

mal¬

maugour-

;

prép.

—

Malgré, nonobs¬

Qu'at harèy à maugrùt de tout, je le ferai
malgré tout ; qu'ai hé à maugràt dons
paréns, elle le fil malgré ses parents; maugrat qu'arribç, quoi qu'il arrive,
mau-grat; sm. — Mauvais gré.
Ha de mau-grat, faire à contre-coeur,
mau-grè (Lom.) ; sm. — Malédiction,
mauvais souhait (J. de Garros).
mau-hà, mau-hè; (Big. G.); v., —
Méfaire, nuire, faire le mal.
rnauhà ; sm. — Difficulté d'exécution.
Lou mau-hà d'aquéste terre, la difficulté
de travailler ce sol ; perlout que s'y trobe û
rnauhà, il y a partout une difficulté à sur¬
monter.

mauhalà ; (As.) ; expr. prov. — C'était
prévoir ; malepeste !
mauhasèc, -èque,
mauhassè, -re ;
adj. — Malfaisant,-e, méchant. En Lav., on
dit préférablemenl matihasèt. Cf. maleheyà

toàs.

mauhasedé;

sm.

—

Malin, le malin, le

diable.

mauhasén,-te
malin, méchant,

;

adj.

mauhasénee ; sf.

—

mau-estrùc.

sens

nàyi! La peste soit! (Prov. maugrabièu).
maugrabî; sm. — Mograbin, maure,
barbaresque.
maugracioùs,-e ; adj. — Malgracieux,
-euse ; maussade,
renfrogné.
maugraciousamén ; adv. — Malgracieusement, maussadement.
maugraciousàs,-se ; adj.. — Très mal¬
gracieux,-euse.
maugraciousè ; sm. — Mauvaise grâce ,

mauhassè,-re.
mauhèt

Méfait,
hèyte.

—

—

—

—

Malfaisant,-c,

Ma) (aisance,

V. mauhasèc.

(M'. H.-Big.) ; mauhèyt ; sm.
méchanceté; crime; v. male-

mauhèyt,-e; adj. et s. — V. malihèyt.
mauheytoù,-e. — C. mauhasèc.
mauheyture ; sf. — Malfaisance ; action
de mau-hè. V. malahèyte.
mau-hic ;
sm.
—
Profond,
Dans cette expr. esta de mau-hic,

enfoncé.
être diffi¬
cile à mettre, à enfoncer, à réussir.
mauhicàn,-te ; adj. — Difficile à pla¬
cer, à mettre, à poster; revêche.
mau-hidà ; v. — Mal placer sa confian¬
ce ; mal
confier, laisser au hasard ; mauhidà-s, se méfier; se confier au hasard.
mauhidàble,-e; adj. — Méfiant,-e.
mau-hidèc,-èque. — C. mensfidèc.

�MAU-HOËC

217

mau-hoéc; sm. — Feu maudit, l'enfer;
aussi d'imprécation.
mauhonnén,-to (Lav.) ; adj. — Qui ne
fond pas facilement.
mau-hournejàt,-ade ; adj. et s. — En
style plaisant qui est mal en point, « mal
ficelé», malade; qui n'est pas réussi, en
parlant des choses.
mau-houràt; sm. — Litt., mauvais,
vilain trou, repaire; v. hòbi.
mau-houràt ,-ade ; adj. — Irascible;

mau-pacién,-te ; adj. — Impatientée,
mau-palhè (01.) ; sm. — Muguet des

sert

ours

mal léché.

mau-hum ; sm.

—

Mauvaise fumée

; au

fig., trouble; personne insupportable, in¬
quiète, irascible; employé aussi comme in¬
terjection au sens de : attention ! garde à

enfants ; v.

insupportable !
maujudjà ; v. — Maljuger,
maujudjàt; sm. — Mal-jugé,
mau-juntà; v. — Mal joindre, mal

femme

réunir, rassembler ; se dit aussi pour une
affaire qui est difficile à régler.
mau-lebechén,-to (Lav.); adj. — Qui
dure trop,
raau-loubét.

—

V. loubét.

mau-maridàt,-ade ; adj. et s. — Mal
marié,-e.
Trufà-s de la mau-maridade, se moquer
de la barbouillée, de ce qui peut arriver.
maumarroÙS,-e (Lav.); adj. — Légè¬
rement malade, mal en train.

gabarvoùs, passarie.

mauparàt,-ade; s. — Péril, malheur
que l'on craint, malëncontre, danger immi¬
nent ; bourrasque, orage imprévus.
Que sentibe lou mauparàt, il pressentait
le danger; qu'a yahàt la mauparade, il a
reçu

l'averse.

mau-pariè,-re ; adj. — Mal-égal,-e,
irrégulier.
mau-parlà ; v. — Mal parler, dire des
grossièretés; médire, calomnier.
mau-parlà,-parlé ; sm. — Le malparler, façon grossière de s'exprimer; la
calomnie.

vous.

Que y a mau-hum per ací, il y a du trou¬
ble, du grabuge, ça ne sent pas bon par
ici; quin mau-hum aquére hemne! Quelle

MAURAS

—

—

mauparlàn,-lén,-te ; mau-parlè; adj.
Grossier,-ère de langage ; médisant,
mauparlarie ; si. — Médisance, cancan.
mauparlàyre,-e, mauparlè,-re. — C

muupavlàn.
mau-pas ; sm. — Mauvais pas, passage
périlleux; trébucliement, obstacle. N. de p.
Maupas.
mau-passà ; v. — Vivre péniblement ;
souffrir ; avoir de mauvaises traverses.

mau-pensà ; v.— Penser mal,
un esprit mauvais.
maupensàn,-te ; adj. et s.

supposer,

d'ans

créant ,-e ;

mal pensant,-e.

—

Mé¬

•

maupentiàt,-ade ; adj.—Mal peigné,-e.
mau-péu (de) ; loc. adv. — A rebrous¬
; està de mau-péu, être
humeur ; être chatouilleux.

se-poil

de mauvaise

fera pas mauvais usage de sa
praube libertàt, quin te mauméten! Pauvre liberté, comme on te mal¬
mène (Navarrot).
maumià ; v. — Malmener ; mal condui¬
re ; maumià-s, se malmener; se conduire de

mauplàse-s ; v. — S'ennuyer, se dé¬
plaire.
mauplasén,-te ; adj. — Malplaisant,-e.
désagréable. V. desplasén.
mauplasénce ; sf. — Déplaisance.
mau-poudén,-to (Lav.) ; adj. — Impo¬
tent,^; en Az., mau-poudéy, malade.
mau-préne ; v. — Prendre mal une
parole dite, mal comprendre; se rendre
malade, prendre mal ; prendre maladroite¬
ment un objet.
Està. de mau-préne, être difficile à pren¬
dre, de prise malaisée; d'un abord difficile,
en parlant d'une personne, d'une question

travers.

à étudier.

maumejà-S (G.-M.) ; v. — Se
parlant des eaux, se caver.
mau-méte ;
mauvais

v.

état, faire

gâcher, gâter

;

—

un

Mettre à
mauvais

creuser en

mal,

en

usage

de,

brouiller entr'elles des

per¬

mau-méte-s, se fâcher avec ; se mal
installer; se mettre en mauvaise posture.
Aquet ne mau-mc·terà pas ço de sou,
sonnes ;

celui-là

ne

fortune;

maumiance ; sf.

—

Action de malme¬

mauvais traitement.
mau-mus ; sm. — Maussade; dans cette
expr. : està de mau-mus, faire la moue,
bouder. N. de p. et de 1. Maumus, Maumusson
(G.).
mau-nét,-néte,-e ; adj. — Malpropre;
surnom de gargolier. N. de p. Mau.net.
màuo (G.). — C. maube, mauve.
mau-ourdiàt,-ourdounàt,-ade ; adj.
Désordonné,-e.
mau-oussàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Mal
conformé,-e.
ner,

—

mau-prés,-e;
est malade.

pris mal, qui

s.

—

Qui

En Lav.

on

dit mau-préste,-o.

mau-prim (As.)

a

— Dévoiement in¬
riule.
mau-pròpi,-e ; adj. — Malpropre, sale:
grossier; malhonnête, peu loyal.
maupropriamén ; adv. — Malpropre¬

; sm.

testinal ; v. caquère,

ment.

mauprouprietàt ; sf.

—

Malpropreté,

maurà-s (Ponlacq) ; v. — Se barbouiller
de noir la figure, se rendre semblable à un
More: maurà-s per Carnabàl, se noircir
pour

le mardi-gras ; v. tindà, mascarinà.

�MAURE

218

MAY

—

?•

Loti mau-tems, l'adversité;
qu'èm au
mau-tems, nous sommes à la saison mau¬

màure,-e. — V. moàrou, plus usité.
et de 1.
maure (L. Arm.) ; sf. — Espèce d'in¬
secte
ailé fantastique (que personne n'a
jamais vu) et qui peut causer toute sorte
de choses, mauvaises comme plaisantes ; on
croit qu'il se plaît dans les tourbillons de
poussière qui rasent le sol ; aussi, en cer¬
tains 1., appelle-l-on maures ces tourbil¬
lons ; v. espourbilh, escubelhc, houlét. A
Aucun (H.-P.), c'est une fée qui est au
puits d'Aubès. En Arm., hè,-s'en la maure,
signifie s'amuser de, comme à la pelote ;
faire ce que l'on veut de.
mau-rejùn,-to (G.); adj. — Mai joint,
N. (le p.

vaise,

lubre.

mau-saladyoùs,-o (Lav.) ; adj. — Ma¬
mau-poudéy.
mau-sang ; sm. -— Maladie des bètes,
sorte d'ophtalmie; v. sang.
mau-soégn ; sm. — Incurie, négligen¬
ce ; action de mal soigner :
mourl de mausoégn, mourir faute de soins.
mautà ; v. — Remuer, déplacer, bouger ;
mautà-s, se déplacer. Cf. boudjà, mudà.
Que-s ba calé mautà, il va falloir se
lade. Cf.

remuer.

sm. — Malheur ; infortune,
malecliance ; v. malastre.
mautalén ; sm. — Mauvaise volonté,
disposition à mal faire, malice ; envie mau¬
vaise ; méchanceté. N. de p.
mautalentoÙS,-e ; s. — Malin, mé¬
chant,-e, vicieux, qui a de mauvais desseins,
mau-targà (Lav.) ; v. — Mal habiller',
mau-te-bòli ; sm. — Employé au sens
de rancune, malveillance, souhait de mal¬
heur, par d'Astros.
Sénse détour ni cap de finto,
Ni mau-te-bòli, ni per quinto.
Sans détour, ni feinte, ni rancune, ni

mau-sort;

mauvais sort ;

colère.

mau-tems ;
rude ; temps

sère,

sm.

—

Mauvais

temps,

d'épreuve, de souffrance, mi¬

p.

Tort, avec une
Mautort, Mautor.

Hicà-s

se

mettre dans son

mautoû

—

mau-tor,

en

prendre
justice.

attitude contraire à la

une

(Bay.)

;

sm.

Mouton.

—

V.

montoû.

mautoucà ; v.

—

Maltraiter; mal faire;

mal atteindre.

mau-tourmén ;

sm.

—

Affliction

pro¬

fonde.

mau-tournà;

Maurî ;

(G.) ; sf. — Mante religieuse.
Syn. prègue-diu bernade.
màuro (M' Big.) ; sf. — Truie; v
trouje;. cu-de-màuro, plante de montagne.
mau-roùge ; sm. — Mal rouge, nom
donné à diverses maladies des bètes: rouget,
rougeole, etc.
mau-sâ,-sane ; adj. — Malsain,-e, insa¬

mau-tor(t) ; sm.
d'augm. N. de

tort,

v.

—

Mal tourner. Cf.

mau-birà.

d'Oloron

màuro

hiver.

nuance

mal serré.
II. p .m. ■— Nom d'un quartier
qui est cité dans ce prov. :
Ena bugade de Maurî
Et pedoulh que nou y péri.
dans la lessive de Maurin le pou ne s'y est
pas noyé, ce qui semble signifier que les
habitants ne faisaient pas souvent la lessive :
s'emploie aujourd'hui pour dire qu'une
chose a été mal faite, chichement,

en

mau-tournadis ;

sm.

—

Action de mai

tourner.
t

; sm. — Mal incurable ;
lig au sens de malcontent,
geignard, qui trouve toujours prétexte à
geindre, à se plaindre.
mautractà, mautrattà ; v. — Maltrai¬
ter; mautraotà-s, se maltraiter.

mautoustém

usité surtout

au

mautractamén ;
ment

(rare),

on

sm. — Mauvais traite¬
dit plutôt machàn tratta-

mén.

mau-usà ;
vais usage

v.

—

un mau¬

Mère, celle qui enfante,
nourricière ; matrice ;
première, origine, point de

may;

sf.

—

nourrit ;

la

terre

source,

Mésuser, faire

de.

cause

départ; lit de rivière, de la mer; fond de
futaille, lie, matièile mucilagineuse qui se
forme dans certains liquides, mveoderme
du vinaigre ; pied de plante qui fournit des
rejets, des marcottes, maître-brin; germe;
titre de Supérieure dans une congrégation ;
moelle de certains bois.

bonne mère; may de poupe,
may de Diu, la Vierge
Marie; s'emploie comme oxclam. et généra¬
lement avec un sens d'imploration: ah!
May de Diu l Léngue may, langue mater¬
nelle; v. mayrane; qu'an toucàt la may de
l'agàu, on a atteint le lit, le fond de la
rivière; la may de la houn, la source de la
fontaine; on dit aussi l'oélh, dans ce cas;
mav
dou sòu, accoucheuse; abé la may
desplaçade. avoir un déplacement de la
matrice; l'aproubagn qu'a la may encoère,
le provin, la marcotte sont encore rattachés
au pied-mère.
Loc. et dict.
Tirà de la may, ressem¬
bler à la mère; tournà la may à loc,
remettre
les choses à leur place ; faire
plaisir, satisfaire; hilh de la may, parén
dou pay, fils de la mère (sûrement), de celui
dont il porte le nom (ce n'est pas certain) ;
la terre qu'ey la may dou pâ, la terre est
la mère du pain ; qu'ey plâ lou hilh de sa
Brabe may,

mère

nourrice ;

—

�219

MAY

may, il est bien
les qualités... ou

le fils de sa mère, il en a
les défautsi ; la ma y n'ey
pas mourte, la mère n'est pas morte, dit on
après une perte qui est réparable ; la
may dous pècs qu'ey mourte, la mère des
naïfs est morte, dit quelqu'un qu'on a
voulu tromper ; boulé apréne à sa may à
ha droites, vouloir en remontrer à plus fort
que soi ; boulé gahà la may au nid, vouloir
prendre la mère (des oiseaux) au nid, chose
malaisée ; biéngue à may, venir à souhait ;
lia couru lou dkàble de la came de sa may :
entà la-t goari que la-t coupabe, faire com¬
me le diable de la
jambe de sa mère : poui
la lui guérir, il la tranchait.

May;
Loung

— Mai, le mois de Mai.
la hàmi de May, en Mai,
les jours sont longs et les travaux des
champs urgents, aussi on se lève tôt, mais
on
soupe tard.
may; sm. — Arbre que l'on plantait
autrefois le premier Mai pour fêter le re¬
tour de la belle saison ; on appelle toujours
ainsi l'arbre que l'on érige, à l'occasion
d'une réjouissance, d'une visite de grand
personnage, d'un succès électoral.
Que ba calé plantà lou may, dit-on
quand on annonce une bonne nouvelle.
may; sm. — Privilège féodal pour la
vente exclusive en Mai, par le seigneur, de
son vin et de son cidre. V.
mayade.
may; adv. et conj. — Plus, mais, dans
certaines parties du Gers touchant le Tou¬

n. p. m.

coume

lousain. V.

mayà

mes.

; v.

—

Planter le mai

; en

G. et

mayade ; sf. — Fête du mai ; vers Orthez, deuxième fête; v. arrehèste ; honneur
que l'on fait en plantant le mai; jonchée
de rameaux et, de fleurs ; redevance féodale
(vin et cidite) que le seigneur percevait en
Mai ; privilège qu'avait le Seigneur de ven¬
dre seul son cidre et son vin durant tout le
mois de Mai.

mayade (Or. Salies) ; sf. — Crue de
au
printemps. Cf. aygade, aygàt.
mayàu (Lav.) ; adj. et sm. — Le gros;
surnom du porc gras.
V. majàu.
mayàu, mayénc,-énque ; adj. — Qui
est du mai, du mois de Mai, de la mayade.
may-biélhe ; sf. — Mère grand,
grand'mère; aïeule aussi.
may-boune ; sf. — Grand'mère, bonne
rivière

maman.

maychère.— Forme de machère, joue,
divers lieux.

may-chéto (Lav.)
mère. V.

;

sf.— Aïeule, grand'¬

pay-chét.

may-chine

sf. — Petite mère. C. mayMaycliine.
may-d'ét-cressoû (Lav.) ; sf. — Véro¬
nique cressonnée (verònica beccabunga,
;

chéto. N. de p.

plante).

Fond d'un
bourbillon.
Accoucheuse. Cf.

; sf. —
forme le pus (bes),

se

may-dou-sòu; sf.

—

mayroulère.

màye. — Forme de màje et dérivés,
mayè (Or. Salies, Chai.) ; sm. — Sorte
de
commissaire
des
fêtes désigné pour
organiser, régler la mayade. Autrefois, le
mayè était
régisseur du

sorte

une

may,

pour

de percepteur, de
le compte du sei¬

gneur.

maye-dite ; sf. — Enchère, la dernière
enchère, la plus élevée,
mayénc. — V. mayàu (2).
mayeràu. — Forme de majouràu. N.
de p. Mayerau.
mayésc, majésc,-ésque
est du mois

;

adj.

—

Qui

de Mai.

mayésc ; sm. — Pampre,
mayésque ; sf. — Pousse mal

venue

de

maïs.

Mayéte. — Forme familière de Mariéte,
petite Marie.
may-grane, mayrane; sf. — Mère
grand, grand'mère. Cf. may-boune.
may-hàsti ; sf. — Litt. mère répugnan¬
te, corrup. malicieuse de mayrasse, marâ¬
tre.

mayle (As.)
v.

sf.

;

—

Anse de corbeille

;

manïlhe.

maymoù.

—

Forme de mamoà, m'a-

mour.

L. aussi fleurir, émailler, orner de fleurs.

en

may-dou-bes (L.)
abcès où

MAYNADERIE

—

maynadà; v. — Enfanter,
maynadade ; sf. — Famille nombreuse,
maynadalbe ; sf. — Marmaille, les en¬
fants, avec un sens péjor.
maynadàs,-se ; s. — Enfant gros,-se,
vilain, désagréable.
maynadàt,-ade. — C. amaynadàt.
maynade, mayne; sf. — Manoir,
demeure et ce qui la compose (vieux). V.
manse.

maynadè,-re,-dis,-se ; s. — Les en¬
petits; n'a pas le sens péjor. de
maynadalhe.
maynadè ; sm. — Enfantillage; naïve¬
té ; ha per maynadè, agir par enfantillage.
On dit aussi maynadls.
maynadèc,-èque ; adj. — Qui aime
fants

rester

avec

les enfants.

maynadejà
enfant; tomber

;

—
Etre
enfance.

v.
en

comme

un

maynadèle (Bay.) ; sf. — Jeune fille.
Hoeyets, hoeyets le maynadèle...
Toutyour ere sera cruèle.
Fuyez, fuyez la jeune fille, elle sera tou¬
jours cruelle (Ariel).
maynadère ; sf. — Troupe d'enfants,
famille nombreuse.

maynaderie;
enfantillage.

sf,

—

Acte

d'enfant,

�MAYNADÉT

—

220

MÉ

mayrie ; sf.

maynadét, -dòt, -e, maynadoû, -ne,
-gno,-din,-e ; s. — Petit enfant, petite
fille. Super, dini. : maynadinét,-nòt,-e.
maynadisse iliay.) ; sf.— Enfantillage.
maynàdje,-ade, maynàt,-ade ; s. —
Garçon, fillette, enfants. Dini. maynudjòt,
-/où,-oie, maynadét,-dòt,-e, maynadin,-e.

l'église.
mayrilhère.
mayrits; sf.

may-grane.

tence.

mayroulic,-ique. — C. mayroulè.
maysoà; sm. — L'ensemble des bâti¬
ments d'une maison.
N. de p. Mazouà,
Mazoà.

sf. — Grande maison.
maysoàt,-ade. — C. maysounade.
maysoàu; adj. des 2 g. — Qui est de
maysoasse ;

demeure

la maison.
Lou casalà

I

maysoàu, les terres qui sont
qui en dépendent,
maysoàu; sm. — Enclos autour de la

autour de la maison,
maison.

vache,

maysoè,-re ; s. — Chef, maîtresse de
(vieux).
maysoè,-re; adj. — Qui aime les mai¬
sons, qui y est attaché: gad maysoè, chat
domestique.
maysoéte, maysouote, maysouòt ;
s.
Maisonnette, petite maison.
maysoû ; meysoùn (G. L.) ; sf. —
Maison, habitation. Se trouve dans les n.
de p. : Maysounabe, Masounave, Bounemasou, Bonnemaison, Lamaison, Lamazou.
Maysoû coumune, de bile, maison com¬
mune, mairie; anà de maysoû en maysoû,
maison

que

l'on

aîné.

mayrane. — Syncope de may-grane.
Léngue mayrane, langue maternelle.

mayraste,-tre; sf. — Marâtre; par
on dit quelquefois mayhàsti.
mayràu; adj. des 2 g. — Maternel,-le.
màyre. — Forme ancienne de may,
mère ; usité encore dans certaines régions

malice

de l'est du Gers.

màyre; sm. — Maire, premier magis¬
municipal. On dit aussi, fautivement,
mère, à la française.
mayréte,-ote ; sf. — Pelilc mère; v.
may.

v.

mayroulèro,-roùlo (G.) ; sf. — Pour¬
de vivres, du nécessaire à l'exis¬

—

mayràm ; sm. — T. générique pour
désigner le bétail, les animaux de la ferme;
on dit quelquefois petit mayràm pour dési¬
gner les animaux de basse-cour.
En style familier le t. s'applique à diver¬
se* catégories de gens peu estimables et à
d'autres bêtes; c'est ainsi qu'on dira de
quelqu'un qui a des poux ou des punaises:
que neuréch û beroy mayràm! Il nourrit
un joli bétail ! Un prov. malicieux, parlant
des jeunes filles à marier, dit :
Que eau ernbià-n aquét mayràm
Ta lèu qui-s trobe lou marchàn.
Il faut se débarrasser de ce bétail dès
qu'un marchand se présente.
mayràm, mayràn; sm. — Merrain.

trat

Forme de mayroulère.
Matrice. V. may.
(Lav. H.-Big.) ; sf. —

—

voyeuse

maynadjè,-juè,-ro (Big. G.) ; s. —
maynadè et dérivés.
maynagoàlho (G.). — C. maynadalhe.
maynàje ; sm. — Famille, ménage

donne familièrement à un

mayrie de

déro.

Les enfants. C.

mayne.

;

mayroulè,-re ; adj. — Enfant qui veut
être toujours avec sa mère ; v. enniayrit.
mayroulère ; sf. — Accoucheuse ; ma¬
trone. Cf. may-dei-sòu, acouchadoure, leua-

èy houleyàt tout maynàdye !
Je veux revoir le pays où, tout enfant
j'ai folâtré. (Yan Palay) ; parlà coum û
maynàdje, tenir des propos enfantins ;
aquét gouyàt, qu'ey û maynàdje, ce jeune
homme, c'est un enfant (il est naïf, il
n'est pas développé).
Oun

sf.

Marraine

—

mayroùgno
Grand'mère;

Que bouy rebéde lou puis

(vieux).
maynajerie, maynajarie;
Maison, intérieur, ménage.
màyne; sm. — Domaine,
(vieux) ; v. manse.
maynè,-ne; adj. — Qui est du
maynèu; sm. — Meneau,
màyo (G.). — V. màlho (i).
mayòlo (Lav.) ; sf. — Nom de
mayote ; sf. — Petite mère.
Mayoùs (II.-A.) ; sm. — Nom

—

carrère, marraine de chemin, personne qui
porte l'enfant que l'on va baptiser jusqu'à

—

aller de

maison

en

maison. Dns le G. on

prononce souvent ce souhait :
Diu bous garde la maysoùn

Dỳmbe las gens que j'y soun.
Que Dieu vous garde la maison avec
ceux qui sont dedans.
maysounade, maysoàde ; sf. — Mai¬
sonnée, une pleine maison. V. maysoàt.

Maisonnade.
maysouòt,-note. — V. maysoéte.
maytî. — V. m.ati et dérivés,
maytiejà; v. — Se lever matin. V.

N. de p.

matiè.

mayties.

—

V. malies.

mé, -e ; mén, mégne, -o (G. L.) ;
mégne,-e (L.) ; mi (parties de la Bjg. et
des L.), en Big. le fém. est parfois migno,
dans les
L. mi est également fém. ;
rney,-e (Or. Bay. L.) ; pron. poss. —
Mien,-ne.
Ço de mé, ce qui est mien ; açò qu'ey

�221
me,

MÊ

ceci est mien; lou

me

hilh,

mon

mecote ; sf.

fils;

medà ; metà
médes, tas.
medalhà ;
v.

donne-moi la main.

lit

soun

employé comme compl. direct et
mé costes de sos, combien
me coûtes-tu
d'argent; la hàmi que m'escane, la faim me tenaille.
Rem.
Dans la pratique, me s'écrit
Me',

me

indirect: quoan

—

sans

accent

me

(L.)

mè.

—

mè ;

ovins;

e :

lou

me.

mé (G.).— C. més, méy, plus,
Forme rare de meyt, maie,
;

Onom.
dit aussi bè.

sm.
on

sur

du bêlement

—

des

Petite mèche,

—

més (ou lous més), ils sonl
miens; qu'èy la mie cargue, j'ai ma
charge; le mi hilhe, ma fille (L.).
mé ; pron. pers. des 2 g. — Me, moi.
Eseouitùl-me, écoulez-moi ; pourtùt-me
eco, portez-moi ceci; hicàt-me tout, dehore,
mettez-moi tout cela dehors ; me devient
asyllabique dans certaines positions : que
la-m bas da, tu vas me la donner; ço qui-m
das, ce que tu me donnes ; balha-m la mâ,
que

(Asp.)

; le fém. mèco est rare.
Qu'a recebàt iî terrible mèc, il

reux

a

reçu

coup terrible.
mèc, mèque; mècou,-co (H.-Big.);
adj. — Bègue; par ext., hébété, comme
frappé de stupeur ; v. quèc.
De pòu qu'en soy tout mèc, de peur je
suis comme frappé de stupeur (vieux Noël).
mèc (H.-Big.) ; sm. — Petit veau à la
un

mamelle,

;

(Big.). — Usité pour becà.
mecà, mechà ; v. — Faire brûler

mèche soufrée dans

un

mecà (II.-Big.) ; v.

—

Obturer, boucher,

mecade ; sf. — Action de mécher ; de
faire un mèc, d'obturer,

mecàdje ; sm. — Méchage.
mecàdye (H.-Big.) ; sm. — Obturation,
bouchage.
mecanicamén ; adv.
Mécanique¬
—

ment.

mecaniciâ ; sm.

—

Mécanicien,

mécanique ; sf. — Mécanique, méca¬
nisme, machine; enrayoir d'un véhicule;
v. enjibane, drabadé.
mecanisà ; v. — Mécaniser; au fig.,
tourmenter.
mecanisme; sm. — Mécanisme,
mechà.
C. mecà, méclier.
mechàn, michàn,-te. — Formes de

agacer, vexer,

décorer

medalhade ; sf.

Apposition, remise

—

de médaille.

medalhàt,-ade

adj. el

;

s.

—

Médail¬

lé,-e, décoré.

medalhàyre ; adj. — Celui qui remet
médaille; subs., marchand de médailles.
medalhe ; sf. — Maille, ancienne mon¬

naie de valeur ;

médaille.
Que s'en a pourtàt la medalhe, il a eu le
premier prix, il a gagné, triomphé dans la
compétition; nou-m soubre pas ue medalhe
il ne me reste pas un écu.
medalhe ; sm. — Médaillier ; collection
de médailles.

medalhère ; sf.
le t. a

ironique.
medalhéte,-ote
medalhoû ;

Grand nombre

—

généralement
sf.

;

sm.

—

un

de

sens

Petite médaille,

Médaillon.

—

Medàr, Mesàr; n. p. — Médard.
L'aygàt de Sén Medàr, si nou ey de-d'ore
qu'ey de tard, l'averse, la pluie abondante
de St-Médard, arrive tôt ou tard (prov.).
méde,-te ; sf. — Tas, meule de foin, île
paille; est pris aussi au sens de coussin,
d'édredon. V. salabàno, pigate, cousne.
medéch.
Forme de madéch, medich.
—

medecî ;

sm.

medecinà ;
une

fût.

Faire des

—

Médailler,

—

Médecin;

—

surién. lîn certains lieux

mecà

v.

d'une médaille.

médailles ;

mèc (G.-M.) ; sm. — Petit somme,
assoupissement. Cf. bèe.
mèc (Big.) ; sm. — Coup violent, vigou¬

MÊD1

—

nà-s,

v.

v.

mèdje,

dit medechî.

Médeciner

—

médeciner.
medecinade ; sf.

on

medeci-

;

se

Action de médeci¬

—

ner.

medecinalhe ; sf.

—

Les médecins

avec

désobligeant ; les drogues.
medecinàyre,-e ; adj. et s. — Qui fait
ou
veut faire le médecin ; guérisseur de
village; peut s'entendre aussi au sens de
infirmier, soigneur.
medecinàu ; adj. des 2 g. — Médeciun

sens

nal,-e.
medecine ;
usité aussi pour

sf.

—

medecinerie ; sf.
action de médeciner.

medecinòt ;

Médecine

;

potion

;

infirmière.

sm.

—

—

Les

drogues

Petit médecin,

;

sans

valeur.

—

machàn.

mèche, mèdje, mètehe. — C. amèche
doumèdje.
mèche; sf. — Mèche, foret; se dit aussi
pour mèque.
mèco (II.-Big.) ; sf. — Bouchon, tam¬
pon, emplâtre; au fig., sotte personne. C.
mèque. Dans le G., moelle du bois.
et

medecinote ; sf. — Légère médecine,
mederoù ; sm. — Mouron rouge (ana-

gallis latifolia et verlicillata, plante).
medéte,-dote; sf. — Petite méde

;

v.

metoû.

mèdi

(Lav.) ; sm. — Intermédiaire, per¬
interposée, moyen terme : que s'ey
p'et mèdi de quauqu'û, cela s'est fait
par l'intermédiaire de quelqu'un.
sonne

het

�MEDIACIOU

222

MELADOUS

—

mediatamén ; adv.

mediacioû; sf.

Médiation,
Médialement.

mediatoù; sm.
medicacioû; si.

Médiateur,
Médication,

—

—

medicamén ;

—

—

sm.

—

Médicament. Cf.

medecine. V.

poutingae.
medicàu; adj. des 2

l'influence du fr.
médicale.
sous

on

g.

—

Médical,-e;

dit aussi

au

fém.

medich, medéch, madéch,-e; adj. et
s.

—

Lou

Même.
medich

die, la mediche anade, le

même jour, la même année ;
medich àdje, nous avons le

qu'abém lou
même âge ;
quin bas tu medich ? Comment vas-tu loimême ? que s'en bu tout medich, cela va
de soi ; en medich tems, en même temps ;
à medich dinè, au même prix.
Adv.
Tout medich quoan aberi tort,
même quand j'aurais tort; ço de mau abùt
que s'en tourne tout medich, le bien ma!
acquis s'en va de même ; tout medich, de
même, semblablement ; «fait medich, de

(prov.)

lou medoùt de l'esquie, dou sammoelle épinière, la moelle du
sureau ;
d'une personne grassouillette on
dit familièrement : aquiu que y a medoùt;
la même loc. est employée en parlant
d'une affaire où il y a gros à gagner, d'un*,
bùc,

fortune, etc.
mèdre,-e (Bar.)

; adj. — Précaire, fra¬
gile, sensible, inquiet, irritable.
Goujàt mèdre, garçon d'une santé fragi¬
le ; brès hère mèdre! Tu es bien irritable 1
medùlh (H.-Big.). — C. medòt.
Forme phonétique de
meffidà-S.
—

menshidà-s.

mefià-s, mefidà-s. — C. menshidà-s.
mefiàn,-te. — V. menshidèc.
mefiénee, mesfidénee. — Forme de
menshidence.

(L.). — V. me.
megnà (Bay. L.) ; v. — Mener,

■—

megn,-e
ner.

—

qu'at hourniràt dou medich, vous ajouterez
mime,., du semblable; qu'ey toustérn
lou tour dous medichs, c'est toujours le

du

tour des

mêmes.

medicinà.
C. medecinà.
medìcou (M'). — Forme
—

espagnolisée

de medecî.

mediocramén ; adv.

— Médiocrement,
mediocre,-e; adj. — Médiocre,
medioucritàt ; sf. — Médiocrité,
medità ; v. — Méditer,
meditacioû; sf. — Méditation.

meditàyre,-e; adj. — Qui médite,
medìu (B.-L.) ; srn. — Tas de gerbes
conservées entre deux arbres pour faire des
toils de chaume. V. meydiu.
mèdje,-e. — V. mèche.
mèdje ; sm.— Médecin (vieux). N. de p.
Mo.ge, Dumège, Mètje.
medjie ; sf. — Médecine (vieux).
medòt,-e

;

s.

—

Petite méde. Cf.

me

dùlh.

medoû (M4); sm. — Petite maie (met,
meyt).
medoulìc, metoulic,-ique (Lav.); adj.
Méticuleux,-euse.
medoulùt, medoutchùt,-ude ; adj.—
Qui a de la mie, de la moelle. V. micùt.
medoùt, medoure; mesoùt (V.-B.
Big. L.) ; medoùtch (Os. As.) ; sm. —
Mie, moelle, milieu, partie centrale de
diverses choses. V. méuro, mique, moure;
miey, micàs.
Lou medoùt dou pâ, la mie du pain ; en
tout pâ que y a medoùt e crouste, en toute
chose il y a du facile et du moins aisé
—

v.

emme¬

Cf. amià.

megnè,-re (L.).
megllère (Bay.)

même, ainsi.
Subst.
Qu'en bouy dou medich, j'en
veux du même; que soun las mediches, ce
sont
les
mêmes (personnes ou choses) ;

;

la

C. mi.adérre.
sf. — Génisse jeune

—

;

;

bime, yote.

mégns. — Forme de mens, moins,
mègro (H.-A.) ; sf. — Simagrée, façon :
qu'as à hè mègros ? Qu'as-tu à faire des
simagrées ? V. mangàno.
meguine (V.-B. et Basse-Big.) ; sf. —
Fressure; on appelait ainsi, car le mot
n'est plus guère usité, les marchandes de
fressure et d'abats d'agneau et de veau. V.
pinganade, demandade, frechine.
mejàn,-e; adj. — Moyen,-ne. Cette
forme cède aujourd'hui, un peu partout, à
moujén, mouyén.
mejàn ; sm. — Moyen, procédé. V.
mouyén.
mejàn (Big. G.). — Forme de mey-an,
moitié, milieu de l'année

:

lou sourélh de

mejàn, le soleil de Juin; pagà à mejàn,
paver au milieu de l'an, par semestre.
mejancè, miejancè,-re; adj. et s. —
Mitoyen,-ne; qui est du milieu, sur le
milieu, intermédiaire ; en certains lieux
signifie aussi métayer et encore jumeau.
Baràt miejancè, fossé mitoyen ; pâ me¬
jancè, pain de taille moyenne; Vàdje
mejancè. le Moyen-Age.
mejò (Lom.). — C. mujò.
mejoùr, mijoùr (L. G.).— C. mieydie.
melà ;
melà ;

Bêler. Cf. belà.
Emmieller ; travailler le
miel, le recueillir; enduire de miel; édulcorer, sucrer avec du miel. V. amelà.
melà, mellà. — Forme francisée de
v.

v.

—

—

mesclà.

melade ; sf.

— Miellée ; riéeolte de miel ;
hydromel ; gâteau au miel,
melade, mellade; sf. — Mêlée (gall.).
meladoùs,-o (B.-L.); adj. — Mielleux,

eau

de miel.,

-euse;

sucré.

�MELAGAGNE

223

MEMÈRE

—

melagagne ; sf. — Mélange de choses
malpropres, sans valeur ; salmigondis ; v.
mesclague, pelagagne.
melane (M4) ; sf. — Couleur sombre,
sale; mélange sale; par ext., morve; nom

d'une cloche : qu'a meloudie, que
loudie. V. armounie.

de brebis blanche et

sement.

noire, brune.

melanè,-re ; s. — Mélange de couleurs
brunes; par anal., saleté.
melanie ; sf. — Saletés,
poussières,
fétus

l'eau. Cf.

sur

melanjà.

avec

belanie.

meloudioùs,-e

meloudiousamén ;

mêlasse ; sf.
melàt ;

qui

couvre
mellifères.

melèu

—

Mêlasse,
Miellée, exsudation sucrée

—

sm.—

les feuilles de certaines plantes

(L. G.).

mélhe ;

sf.

—

Amante,

maîtresse,

en

style plaisant.
mélhe, mélhou,-o (Big. G.) ; mèlhe,
melhe (L.) ; adv. — Mieux ; v. miélhe.
melhéngo (G.) ; sf. — Mésange. V.

meloudiste,-e ; s. — Mélodiste; chan¬
la voix agréable, bien conduite.
melouè,-re. — C. meloàu; amateur de
melounade ; sf.
melounère ; sf.

Faire le cri de la
mésange ; couver en partant de la mésange,
mèlhou, melhou (Bay.).— C. miélhe.
melhurà.

—

; v.

—

C. amelhourà.

melic; sm. — Ombilic, nombril. Cf.
oumbrlc, loumbrlc, coucou, meyuroû.
melic (B.-L.) ; sm. — Poutre où l'on
attache les bêtes à l'étable.

melicoùs,-e; adj. — Mielleux,-euse.
melicousamén ; adv.— Mielleusement.
meligàlh,-gày (Lav.); sm. — Ce qui
est autour

du nombril.

meliguèro (Lav.)

;

melioû ; sm. — Oiseau de proie, d'après
Fondeville; peut-être le milan ?
melisse; sf. — Mélisse (plante),
—-

mellà.

—

V. melà

meloàu ;
:

Forme francisée de mesclà.

adj. des

carn

2 g. — Qui est du
meloàu, champ de melons,

propice à la culture du melon ; se dit aussi
d'une citrouille au goût sucré.
meloû; meroùn (Bay. L.) ; sm. —
Melon.
meloù

(B.-L.)

;

sf.

—

Saveur mielleuse,

sucrée.

meloudie ;

sf. — Mélodie ; harmonie
quand des chanteurs chantent à
plusieurs voix on dit: que hèn meloudie;
on dit de même des vibrations prolongées
musicale ;

Plantation de

me¬

planche de melons.
melounét,-nòt ; sm. — Petit melon.
melùt,-ude (L.) ; adj.— Mielleux,-euse ;
p:ir anal., on appelle ourelhes meludes, les
oreilles où on voit beaucoup de cerumen.
mèmamén ; adv.

Mêmement.

—

lières

au

Sud

du

B.

sont

la

de

et

Rappeler,
particu¬
Big. ; v.

—

brembà.

membrà;

v.

—

Membrer;

membrà-s,
les

dit d'une personne, d'un animal dont
membres se forment, se renforcent.

se

;

sm.

—

Membrure,

les

membres.

membrance,

moumbrance

;

sf.

—

Souvenir.

membràt,-ade ; adj. — Membre,-e :
qu'ey pliî membràt, il est bien membré.
mémbre; sm.
Membre, partie d'un
corps : bras, jambe.
—

Abë de
bres

bits membres, avoir des mem¬
forts; fourçà û membre, prendre une

entorse.

mémbre,-e ; s. — Membre d'une asso¬
ciation, d'un conseil; dans les L., signifie

municipal.
membròt; sm. — Petit, faible mem¬
bre : membròts d'arré, de tout petits mem¬
bres; t. de dédain en parlant d'un membre
d'une société.

membrure ;

sf.

—

Membrure,

t.

de

marine..

(3).

mellàt,-ade (Or.). — C. merlàt,-e.
mèlle ; sf. — C. article, amande,
mèlle, mèllou (Or.). — C. merle.
melon

Quantité de melons,

—

conseiller

sf.— Courroie fixant

le battant de la cloche.

mellà.

—

lons ;

membràdje

paire.

melhenguejà

Mélodieu¬

—

membrà, moumbrà ; v.
faire ressouvenir ; ces formes

C. meylèu, plutôt,

-—

adv.

melons.

Mélange ; nom d'une
étoffe, ordinairement à fond bleu avec un
mélange de fils de couleur différente,
sm.

Mélodieux,

—

teur à

mêler.

melànje ;

me¬

-euse.

Forme francisée de mesclà,

—

adj.

;

lié

membrùt,-ude ; adj. — Membru,-e.
mème,-e ; adj. et s.— Même. V. medich
qui est employé préférablement.
même ; adv. — Même,
memé, memè; sf. — T. enfantin pour
dire

grand'maman.

memèle,-ère ; sf. — Fanon de bête. Cf.
batane; en style badin, double menton; v.
ganlà, granle, goulù, parrabère, gudélho.

memeloû,-roû; sm. — Petit fanon;
qui pend sous le menton de certaines
bêtes; en style badin, double menton.
meménto (hè la) (Lom.) ; loc. adv. —

lobe

Se lamenter, récriminer.

memère (Bas-Os.)
l'ajonc. V. memèle.

;

sf.

—

Fleur de

�MEMEUOU

—

memeroû.

—

C. memeloû.

memòri,-ie; memoùrio (II.-Big. G.) ;
sf.
Mémoire, souvenir; état sommaire;
sous l'influence du fr. .on dit aussi
mé¬
—

moire.

mémoire ; ue me
d'anjou, une mémoire d'ange, très
sûre; memòrie de lapî, que la se pèr en
camî, mémoire de lapin, qui la perd en
chemin ; ha memòri, faire mémoire.
memouràble,-e ; adj. — Mémorable,
memourià ; v. — Remémorer ; memourià-s, se rappeler, se remémorer.
memourialiste,-e ; s. — Mémorialiste,
memouriàu; adj. des 2 g. — Qui a de
la mémoire. On dit aussi, mais rarement,
memourioàs,-e.
memouriàu; sm. — Mémorial, étal
Memòri soulide, bonne

mûrie

sommaire.

(IL-Big. G.). — C. memòri.
adv. — Moins.
formes, est usité
dans toute la région qui nous occupe, mais
avec
des variations
d'emploi que seul
l'usage peu! faire connaître. On peut dire
cependant que la forme men est la plus
employée en Big., G. et L., tandis qu'elle
memoùrio

men, mens, mench;
Le mot, sous ces trois

l'est rarement en 15.;
surtout usités en

224

MËNDICANBÊT

mens'et rnencli sont

menà (As.
amià ;

v.

—

donne un sens péjoratif ; il se réduit
parfois à me, mes, mis: mespresà,
meshidà-s, miscap, etc.
mén, méo (G.) ; men, mégne (L.) ;
mé,-e ; ; adj. pron. poss. — Mien,-ne, le
mien, la mienne.
Escoàto, mén, écoute, mien, le mien,
tif

ou

mon

ami.

megnà (L.)
conduire,

;

mià,

diriger,

accompagner.

menà-s

(Salies)

v.

;

çant,-e.

menaçàyre,-e

;

miace

menace,

adj.
;

sf.

—
—

Qui menace,
Menace,

menade

(As. Bar.) ; sf. — Action de
d'amener ; v. miade.
menade; sf. — Manière, petit geste;
s'emploie surtout au pluriel.
Qu'en hès menades! Tu en fais des ma¬
nières ! N'as pas besougn dou ha menades,

mener,

n'as pas besoin de lui faire des signes.
menadjà ; sm. — Ménager, épargner ;
menadjà-s, se ménager, se soigner,
menadjamén ; sm. — Ménagement.
menadjarie,-jerie ; sf. — Ménagerie,
menàdje; sm. — Ménage, gouverne¬
ment domestique; l'ensemble des meubles
et ustensiles d'une famille. V. maynàdje.
menadjè,-re ; adj. — Ménager,-ère.

tu

économe.
La

boune

menadjère

Que-s hè la hilhe la permère.
bonne ménagère fait (enfante) pre¬

La
mièrement

une lille (pour être aidée). Die.
menadjòt,-joû; sm. — Petit, modeste
ménage.
menadoù,-re; s. — Meneur,-euse.
menât,-ade ; adj. — Semblable, ressem¬
blant,-e ; n'est guère employé que au sens
dij ressemblant Irait pour trait, en parlant
des personnes et des animaux : qu'ey sou
pay tout menât, c'est tout le portrait de
son père, son père « tout craché ».
menàyre,-e; adj. — Meneur,-euse,

conducteur.

méneh.

—

—

alors

;

Mener,

V. coundusi, gabidà.
—
Se mettre en
rang, se ranger en ordre.
menaçà, miaçà ; v. —- Menacer ; menaçà-s, se menacer.
menaçàn, miaçàn,-te; adj. — Mena¬

géier,

15., Chai, et dans quelques

régions des Landes.
Mens e s'y parle e miélhe que s'y pense,
moins on parle, plu9 on pense ; ü biè
mench loung qu'û gn'àute, un sentier
moins
long qu'un autre ; qu'ey mens
qu'arré, c'est moins que rien; qui , me y,
qui mens, qui plus, qui moins ; mens que
jaméy, moins que jamais ; ne s'en harà ni
mey ni mens, il n'en sera ni plus ni moins.
Subst. m.
Le moins, la moindre chose.
Qu'ey lou mench qui-s pousque ha, c'est
le moins qui se puisse faire ; qui pot lou
mey que hè soubén lou mens, qui peut le
plus fait souvent le moins; anà dou mey
au mens, aller du plus au moins.
Loc. adv.
A mens, à moins ; d'oun
mens n'y a mey que cosle, moins il y en a
et plus c'est cher ; que y a bin sos de mens,
il y a vingt sous de manque ; biéne à
mench, venir à rien, déchoir, dépérir;
nou-s pot ha dou mench, on ne peut faire
du moins; nou pas au men! non pas cer¬
tes! au men, care-t! tais-toi, voyons !
Loc. prép. — A men de; à moins de:
n'ai aberàt pas à men de cinq sos, vous
n'aurez pas (cela) à moins de cinq sous ;
à mench d'està pèc, à moins d'être idiot.
Employé comme préfixe, le mot est néga¬

Bar.)

—

V. mén, moins.

Pour les mots
voir à mens.

précédés de mench, moins,

menchìu,-ibe (L.) ; adj. — Chétif,-ive,
malingre ; v. caytiu, mendrot.
E qu'èy pou, que soun menchiu,
D'entreprene trop d'oubràdye.
Et j'ai peur, étant malingre, d'entre¬
prendre trop gnos travail (I. Salles),
mencioû; sf. — Mention,
menciounà ; v. — Mentionner,
Forme de menti, en certaines
mendi.
régions du Béarn.
—

mendicà.

—

C. mandià.

mendicàn,-te; s. et. adj. — Men¬
diant,-e; par ext., débile, malingre, chétif.
V. caytiu, chètre, mencliiu, pràube, escassâ,
mermèc, biasse.
mendicandét,-dòt,-e ; adj. — Très
malingre, un « peu de chose ».

�MENDICAYRE

225

mendieàyre,-e

;

adj.

mendràs,-se,-drach

; s.

—

Menthe des

mendrassine ; sf.

Menthe des jar¬
—
(mentha gentilis). Syn. baume.
méndre ,-e; mundre (L.) ; adj. —
Moindre, plus petit.-e ; mesquin ; malin¬
gre; retrait, grêle, fluet.
La méndi'e de las causes, la moindre des
choses ; qu'ey de méndre prêts, cela est de
moindre prix;
qu'ey méndre Vue que
l'a»te, l'une est moindre, plus petite que
l'autre; lou méndre brut qu'ou hè pou, le
moindre bruit l'effraie; blat méndre, blé
retrait ; qu'ey la méndre de las causes, c'est
la moindre des choses ; nou s'en pot pas de
méndre, il ne peut s'en empêcher; praubàt, qu'ey pld méndre, pauvret, il est bien
petit, malingre ; hèt au méndre, faites le
moins possible, avec le moins de dépense,
mendremén ; adv. — Moindrement,
mendrésque ; sf. — Le lard mince du
ventre du porc. V. bentrésque.
mendròt,-e ; adj. — Fluet,-te, chétif,
grêle extrêmemenl. Dim. mendrilhòt, menCf.

menchiu.

mène, mine; sf.

—

Mine, trou dans la

terre.

mène; sf. — Geste, mine.
menè,-re ; adj. — Où il y a des mines,
qui est de la mine ; mineur.
menèblo (G.) ; sf. — Manche, poignée
de charrue ; v. manilhe, estébe.
menérbo (Lav.) ; sf. — Propriété de
petite valeur, peu étendue.
menèstre; sm. — Père nourricier;
celui qui porte un enfant dans ses bras;
protecteur (vieux). N. de p. Lamenestre.
menestrè ; sm. — Ménétrier. N. de p.
menèstro

(B.-L.)

;

sf.

—

V. dit.

meninàt ;

plante). V.

dins

Ensemble des

menino

(G.)

;

sf.

—

Aïeule, grand'mè-

femme très âgée. Las còhos de las meninos, les coiffes des aïeules; v. maméte.
meninoû,-note ; adj. et s. — Très

re,

petit,-e. N. de p.
Menique ; n. p. m. — Dominique.
Dim. Menicoû,-coùgno, Meniquéte.
meniscàudo,-so (càuso). — C. causebiscause vers le Comminges.
menistèri, ministèri; sm. — Minis¬
tère.

menisterialamén ; adv.

—

Ministériel-

lement.

menisteriàu ; adj.

des

2 g.

—

Ministé¬

riel,-le.

menistre, ministre

; sm.

—

Ministre

;

dit aussi, mais rarement, manlstre.

on

L'âne, on ne sait pourquoi, est souvent
désigné sous le nom"de menistre.
menit,-ide ; s. — Petit,-e enfant. V.
menin, menét, manit.

menjòlou,-jole ; adj. — Très petit,-e
parlant d'un nouveau-né, d'un enfant.
Dim. menjoulin,-e, menjouloû,-lote. N. de

en

personne.

menjoû
né.
r

N.

de

;

adj. et s. — Petit,-e, dernierMenjou, Doumenjou. Ant.

p.

nàjou.
Menjoulàs,-se. — Nom de personne.
menjoulét,-lòt,-e. — Dim. de menjò-

lou,-ole.

Menjoulet (l'abbé). — Historien béar¬
(1807-1882).
menlè (Lom.) ; sm. — Amandier,
ménlo (Lom.) ; sf. —- Amande. Cf.

menét,-e; adj. —• Petit,-e, chétif, un
diminué; v. menin; dans le G., bigot,-e,
dévot ; v. gnoùgno. N. de p. Menet.
menèu, menoùn (L.) ; sm. — Jeune

amèle.

(L.) ; sm. — Vanneau (oiseau).
Syn. flahùt, laiiso, piguéte de ma.
menìc-ìgo (G.); adj. — Lambin,-e,
paresseux, lendore ; en Lav., fragile, déli¬
cat, douillet; v. besiàt.
Menicoùgno (H.-A.). — Dim. de
Dominique,-quette ; un naïf, une naïve.
Sobriquet dos gens de Gerde et de Betpouey
(H.-P.).
menigario (Lom.) ; sf. — Enfantillage,
d'après d'Astros, futilité.
menim,-e; adj. — Minime,
menin,-e; adj. et s. -— Petit,-e, mini¬
me; t. familier pour désigner un petit en¬
fant, le dernier-né généralement; on dit
aussi minin. Cf. menét, menoû.

Petit fils d'une menino

née.

nais

menèu

sm.—

laquelle il vit. N. de p. Meninat.
menine ; sf. -— Par euphémisme, pénis
d'enfant. Y. penin; petite femme; dernière

avec

choses nécessaires; attirail.

veau.

qu'ey hère menin, le morceau
petit ; lou dit menin, le petit doigt.

tros

très

est

cimetières (mentha mentastrum,
mandràs.

droutòt.

Lou

Importun,-e,

—

mendiant.

MENSCREDËNCE

-

menlét (G.) ; sm. —
raisin blanc.
méno (Lav.) ; sf. —
ordre mineur ou autre.

Cépage donnant

un

menotes.

—

Forme

Religieuse d'un
francisée

de

ma-

gnotes, menottes.
menoù, minoù; sm. — Ouvrier mi¬
neur. N. de p. Menou.
menoû,-ne. — C. menin,-e. Dans la
Gr.-L., aussi petit veau; v. menèu; dans le
G., petit enfant; v. nenoùn. N. de p.
menoune (G.-M.) ; sf. — Tante,
menprèts (G.). — C. mesprès, mépris,
mens.
V. mèn, moins.
menscredén,-te ; adj. — Incroyant,-e,
méfiant, incrédule.
menscredénce ; sf.
—
Incrédulité ;
—-

impiété.
15

�MENSDISE

—

226

MENUSARIE

menti;

mensdìse ;

v. — Médire.
mens£idà-s, menchidà-s,
dà-s ; v. —Se méfier.

menshi-

mensfidèc.
menshidèc,-dèu,-èque ;
adj. — Méfiant,-e, soupçonneux.
mensfidénce, menchidénce ; sf. —
Méfiance.
mensiarroùs ou menscierroùs (M1
Hig.) ; sm. — Mercredi des Cendres. V. die.
mensounje,-e ; s. — Mensonge. Cf.
mentide.
Marchait de

mensounjes, trompeur, char¬
beroye mensounje que
l'cde bertàt, un joli men¬
songe vaut souvent mieux qu'une laide,
trisle vérité (die.).
mensounje ; sf. — Plariure de rabot,
ripe; exfoliation, pellicule autour de
l'ongle, tache sur 1 ongle.
mensounjè,-ere ; adj. — Menteur,
-euse.
On dit aussi mentùr,-e. Sobriquet
des gens d'Uzeste (L.).
Mensounyè couru û armanàc, menteur
comme un alinanach ; à mensounjère, men¬
sounje, à menteuse, menleur (die.).
mensounjeyà ; v. — Mentir fréquem¬
ment, débiter des mensonges.
mens-ourdit,-ide ; s. — Moins-ourdi,
t.
de tisserand; éloffe légère; au fig.,
personne de maigre corpulence.
menspèc, mespèc; sm. — Méprise,
erreur (P. de Garros).
mensprès,-prêts. — C. mesprès.
mentà, mentàbe ; v. — Mentionner,
citer, nommer ; rappeler, ramentevoir..
Quin lou eau mentàbe ? Comment faut-il
le nommer ? Qu'an menlabùt 'a cu ise, on
a mentionné,
rappelé la chose.
mentàble,-e; adj. — Qui est à men¬
latan ; soubén ue
bau miélhe qu'ue

tionner, à citer.

mentabùt,-ude ; adj. — Mentionné,-e,
on dit aussi mentagùt.
mentalamén ; adv. — Mentalement
(Lit.).
mentàste,-tre ; sm. — Marrube (morrubium vulgare, plante). On nomme par¬
fois, par confusion, mentùsle la menthe,
nommé;

v.

inaitdràs.

Syn. marrouy, piche-sang.

mentaudamén,-méns

;

adv.

—

Parti¬

mentecàt,-ade (As.); adj. — Maboul,
qui n'a pas son bon sens, extravagant,-o
V. pèc, haubarèu.
Dim. de mente, mendràs.
mentéte.
Dessus un tapis de mentéto, sur un tapis
—

menti;

(d'Astros).
v.

—

N'aubréch pas
il

ne

qu'en
et

Mentir.
lous pots qu'entà menti.

mentir ;
repoulit, tu en as menti

desserre les lèvres que pour
as

mentit

rementi.

e

Mentir, action ou habi¬
lou mentit ayslt, il

—

mentidamén,-méns

;

adv.

—

En

men¬

tant, faussement.

mentidoù,-re ; adj. — Menteur,-euse.
mensounjè.
mentit,-ide ; s. — Mensonge, menterie ;
v. mensounje.
mentoû ; sm. — Menton ; outil de cor¬
donnier, bisaigle ; pan de bois qui, dans
une pièce, affecte la
forme d'un menton ;
angle, aspérité.
Double mentoû, double menton ; clot au
mentoû, beutàt de garçoû, fossette au men¬
ton, jolie chose pour un garçon (die.) ;
mentoû de pale, de tauléte, menton de
pelle, de tablette, plat ; abé barbe au men¬
toû, avoir de la barbe au menton, synony¬
me de
force, de puissance, de courage.
mentouét,-nét,-nòt,-touòt,-òt; sm. -Petit menton; menlonnet, sorte de tenon.
Cf.

mentounière; sf. — Mentonnière,
bandage, attache d'une coiffe.
méntre, méntres ; prép. et adv. — En
attendant que, tandis que, cependant, entretemps.
Setét-be

qui arribe, asseyez-vous
méntre qui droum, pen¬

méntre,

l'attendant;

en

qu'il dort; acò que-s passé méntre.
passa entretemps.
Est employé parfois pour entre : passà
méntre las barres, passer entre les bar¬
reaux ; dans le G. on dit plutôt deméntre.
En Os., méntre signifie aussi, malgré,
hors, en dehors, sans : qu'ai Iwràm méntre
de tu, nous le ferons sans toi, malgré toi;
à méntre que nou biengues, à moins que

dant
cela

se

n'arrives.

tu

méntre-tan ; adv.— Entretemps,
que; en

dehors;

v.

tandis

enterlàn.

mentùr,-re. — C. mensoungè,-re.
menturràs,-se. — Gros menteur,-euse.
menturrè ; sm. — Les menteurs; le
défaut du menteur.

menucialhe ; sf.
menues

—

Menuaille, débris,

choses.

menudà; v. — Diviser en petits mor¬
menuiser, couper menu, distribuer

ceaux,

culièrement, spécialement.

de menthe

sm.

tude de mentir; qu'a
a le mentir facile.

par

petites quantités; amenuiser, amincie;
maigrir, venir

menudà-s, devenir mince,
à rien.

menudalhe,-talhe. — C. menacinilie.
menudét,-e ; adj. — Très menu,-e, tout
petit.
menudét; sm. — Plantain des Alpes
(planlago alpina, plante); en certains lieux,
serpolet ; v. sarpoulét. Le plantain grami
niforme est également appelé menudét.
Syn. platét (Lav.). V. costecabàt.
menusà ; v. — Menuiser.
menusarie,-serie ; sf. — Menuiserie.

�MENUSÈ

227
menusè ; sf.

Menuisier; on dit aussi,
menusàyre. Sobriquet des
de Nestier (H.-P.).
—

ruais rarement,
gens

menusère ; sf.

—

Femme d

un

menui¬

sier.

menùt,-ude

adj.

;

—

Menu,-e, polit,

chétif. Cf. miut.

p'ou menât, faire minutieusement;
menât, hacher menu; menât per
menùt, de point en point.
menùt (Az.) ; sm. — La triperie (foie,
poumons, etc.), d'une brebis.
menutà,-tejà ; v. — Rendre menu,
amoindrir ; menutà lous ardits, ménager
son argent,
Ha

talhucà

menutalhe.

C. menudalhe.

—

mèque ; sf. — Mèche ; roupie,
mequejà ; v. — Bégayer, bredouiller.
V. bretejà, esmerecà, quequejà.
mequejàyre,-e ; s. — Bègue, bredouilleur,-euse.

mèr,

mèrre,-o

(Big.

G.)

;

adj.

Pur,-e, sans mélange, vrai. Cf. blous.
Qu'èro d'or mèrre, c'était d'or pur.
merabèlhe, merabilhe. — V.

merci, vous demander une
service; à Escoubès, enta-b pagà
qu-eb dlsen mercès, à Escoubès, pour paie¬
ment ils disent merci (dic.) ; gran mercès !
Pague de Biarnès, grand merci, paye de
Béarnais (die.) ; d'û mercès nou-n tirafàt
pas goàyre, d'un merci vous ne retirerez
pas grand'chose, dit-on en manière d'ex¬
cuse
pour un service rendu que l'on ne
paie pas.
votre

un

mercià ;

v.

mercure

Remercier,

—

; sm.

Mei'cure.

—

mercuriale; sf.

mer-

Mercuriale,

—

cours

de marché.

mercuriàú ;

riel,-le.
merdà,-dè
par

;

adj. des
sm.

—

2

g.

—

Mercu-

Tas d'excréments

;

anal., flaque de boue sale. C. mardâ.

merdalhe ; sf. — Gadoue ; gens de
rien, racaille, marmots importuns; v. merdousalhe.
;

s.

—

Petit

mor¬

petit rien du tout.
merdançòu ; sm. — Coléoptère coprophage (copris heliocopris) ; v. escrabàt.
merdàs.
C. mardâ, égout.
marmouset

veux,

;

un

—

adj.

—
Crasseux,-euse ;
ext. N. de p. et de 1.
meràsque,-co (Lav.). — C. meràc.
merasquère (Lav.) ; sf. — Choses,
objets crasseux; grosse crasse; v. gréhe.
merbelhà, esmerbelhà; v. — Emer¬

;

boueux, bourbeux

par

veiller ;

merbelhà-s, s'émerveiller.
merbélhe, merabèlhe, -bilhe,

mi(V.-B.) ; sf. — Merveille.
merbelhoùs,-e; adj. — Merveilleux,

rauilhe
-euse.

merbelhousamén ;

adv.

—

Merveil¬

leusement.

merbilhà (G.) ; v. — Admirer ; merbiIhà-s, s'émerveiller,
merçà. — C. mersà.
mercà.
V. marcà et dérivés,
mercadé ; sm. — Instrument aratoire.
—

mercadé,-re ; adj. — Marquant,-e.
mercantè (Big.) ; sm. -— Qui marque,
indicateur. On assure que le temps qu'il
fait pendant les ia premiers jours de
Janvier indiquera le temps dominant des
mois de l'année; on appelle ces jours dlos
mercant ès.

merdasse ; sf. —Grosse merde.

merdassè,-re; adj. — Qui est toujours
breneux,-euse, se dit surtout d'un enfant
qui ne cesse de se souiller ; qui vit dans
l'ordure; vidangeur; le bousier est appelé
escrabàt
merdasse.
d'Odos (H.-P.), V.

Sobriquet des gens
merdançòu.
merdassejà. — Fréq. de merdejà.

mèrde ; sf. — Merde, matière fécale ; t.
bas, injure, juron.
Nou bau pas ue mèrde de câ, cela vaut
moins que rien ; crèche coum ue mèrde au
sourèlh, décroître, se sécher, diminuer;
d'un avare ladre on dit : qu'oit lie dòu ia
mèrde qui hè; ou encore: &lt;/ue-s minjarè
lu mèrde

qui hè.

merdè ;
nes,

sm. — Tas d'excréments, latri¬
feuillées, égout; arriu merdè, ruisseau

d'égout

servant

;

anal., ruisseau très

par

vaseux.

mèrde-hèr ;

merdejà;

sm.

v.

—

bousiller du crottin

merdòco
crottin

de

—

(B.-.L.)

;
de

bête

Mâchefer, scorie.

Fouiller dans l'ordure,
; merdoyer.
sf.— Bouse de bovin ;
somme.
V. hèmse,

mercantile,-e ; adj. — Mercantile,
mercantilhe; sf. — Pacotille,
merçarie, mercerie; sf. — Mercerie,

cagàlh.

mercàt.

proprement un travail.
merdoùs.-e ; adj. — Merdeux,-euse.
breneux, souillé; petit polisson, plein de
toupet. Dim. me.rdousèt ,-sòt ,-e. V. mer-

—

Forme de

marcàt, marché,

mercè,-ciè,-re ; s. — Mercier,-ère.
mercé, mercés,-cès, merci, merCÌe ; s. — Merci, miséricrde ; expression
de

à

grâce,

merdalhoû,-e,-ote
—

bèlhe et dérivés.

meràc,-aque

viens

MERDOUSALHE

—

remerciement.

Gran

mercès, bien merci; mercès Diu,
à Diu, Diu mercès, grâce à Dieu, Dieu
merci ; que bièni à la boste, mercès, je

merdoucà
bouse

de

(B.-L.)

vache ;

v.

; v.

enleà

—

;

Recouvrir de
exécuter mal¬

dalhoû.

merdousalhe ;
marmousets ;

merdalhe.

les

sf.

—

gens que

Marmaille, les
l'on méprise ; v.

�MERDOUSAS

228

MES

—

merdousàs,-se.

merlate ; sf. — Femelle du merle,
mèrle, mèrlou,-e ; mèllou,-e (Or.)

Augm. péjor. de

—

merdoùs.

merdousè ;

sm.

Toupet,

—

audace,

front de

polisson,
merdousè,-re. — C. merdousalhe.
merdousejà ; v. — Faire le polisson ;
embrener ; merdouscjà-s, se souiller.
merdouserie ; sf. — Acte de merdousét, polissonnerie.
merdousét,-sòt,-e ; s. — Petit polis¬
son, petite effrontée, marmouset.
merén,-te; adj. — Méritant,-e (vieux);
v.

meritàn.

merén,-co (G.) ; adj.

—

rapetissé. En Lav.,
regret, qui se sent coupable.
merendà ;

v.

Goûter, faire

—

un

petit

sf.

Goûter, petit repas,

—

casse-croûte.

meric,-co (G.); adj.

Petit.,-e

—

;

forme

de melic. N. de p.

mericoû,-e; adj. — Petit, tout petit,-e.
meridiane ; sf. — Méridienne.
meridiounàu; adj. des 2 g. — Méri¬
dional,-e.
merilhèu,-lhoû ; sm. — Emérillon ; au
fig., vif, dégourdi,-e. N. de p. et de 1.
merilhoÙn,-e; adj. — Emérillon; per¬
sonne vive,
active; v. esmerìt. N. de p.
Mérillon.

merin ; sm.

—

Magistrat

ou

juge autre¬

les Fors :
Judges de la cort, merins, alcades, salut.
N. de p. Merin, Meyrin.
merindàt ; sf. — Circonscription judi¬
Navarre.

en

ciaire

en

Navarre

lit

On

dans

(vieux).

mérinos; sm. — Mérinos, race d'ovins;
espèce d'étoffe.
merit,-e, meriti; sm. — Mérite,
merità; v. — Mériter; merità-s, méri¬
ter que.

Merità la crouts, mériter la croix, une
récompense ; merità-s lou foét, mériter le
fouet, une correclion; n'a pas que ço qui-s
mérité, il n'a que ce qui lui revient, ce
qu'il mérite; se dit de quelqu'un qui a
reçu une leçon, une correction.
meritàn,-te; adj. — Méritant,-e. V.

merén.

meriti.

—

V. merlt.

meritoùs,-e. —C. meritàn mais moins
usité.

merlà.
merlà

U beroy mèrlou, comme en fr. un joli
moineau; blounde coum la coude d'û mèr¬
lou, blonde comme la queue d'un merle,
se

dit d'une femme très brune, sur le ton

badin; que-t darèy û mèrlou blanc, je le
donnerai un meríe blanc (si lu réussis) ;
pour éluder une réponse, on
lou mèrlou siule ; v. plàbe.

mèrle ; sf.

dit

:

cscoiile si

C. marie.

—

merléngue.

Amoindri,-e,
qui est au

remendoà, brenà.

merénde ;

fois

:

Merle mâle et femelle. V. merlate.

—

C. merlate

—

en

certains

lieux.

rétréci,

repas ; v.

s.

—

C. maria, marner,

(Bay. L.). — C. mesclà, mêler,
— Faire naître des merles,
mellade (Or.) ; sf. — Nichée

merlà ; v.
merlade ;
de merles.

merlàn; sm.
G.-M., tac.àr.
merlàt,-e ; s.

—

—

Merlan (poisson); en
Petits du merle.

merlère.

—

C. marlère.

merluche; sf.
merluchoû ;

Merluche,
Petit merlus, petite

—

sm.

—

merluche.

merlus;
de

Espèce de colin, poisson

sm.—

mer.

mermà ;

v.

—

Diminuer,

retrancher

(vieux).
mermamén ;

sm.

—

Diminution,

re¬

tranchement.

mermèc,-o (G.) ; adj. — Amoindri,-e,
débile, faible, inférieur; v. mendicàn.
mermèco ; sf.

—

Débilité, amoindrisse¬

ment.

meroàt,-àdo (Arm.) ; adj.
qui n'a pas mûri.

—

Se dit

d'un fruit

meroû.

—

Forme de meloû.

mérou, mèro (Lom.) ; adj. — Servi¬
teur, qui est au service de.
Flùbis que despartis en crouts,
Soun

coumo

Fleuves

lous

mérous

qu'il répartit

sont comme

en

les serviteurs de

de touts.

croix et qui
tous (Dastros).

mèrque, mérque. — C. marque.
merquilhoùs,-e ; adj. — De mercredi;
qui est du mercredi.
mèrre,-o (G.); adj. — V. mer.
mèrro (Lom.) ; sf. — Plainte, lamenta¬
tion, réclamation, revendication, rancune.
mersà (G.) ; v. — Dépenser, verser,
employer: mersà chalibe, dépenser de la
salive.

messibe ; sf. — Moisson
seguère.
més (Big. V.-B. G.) ; méy (B. L.) ; me
(L.) ; adv. — Plus, davantage, encore, de
plus, de nouveau, derechef ; v. may.
Més gran, plus grand, méy petit, plus
petit; drin de méy, un peu plus; haut,
méy! allons, encore! Nou m'y lournarèy
més, je n'y reviendrai plus; més de car que
de pâ, plus de viande que de pain ; de méy
eu méy, de
plus en plus ; hère méy, beau¬
coup plus; d'oun méy hè, chic n'a, plus
il fait, moins il obtient; au més court, au
plus court; nou-m brémhe més, je ne me
rappelle plus.
més,-se,

(vieux)

; v.

�MÉS

229

més; coiij. — Mais; le Béarnais dit
(mais c'est par ignorance) rnéy pour

aussi

mais.
Més ciire-t! Mais,
om

tais-toi! Dab

mes e

sis

ba loégn, avec des mais et des si
loin (dic.) ; més, n'at sèy, mais, je

que

011

va

més ;

sm.

—

Mois

;

salaire

un

pour

naître, refuser de reconnaître.
mescoimechénce ;

mois court ; lou mes
mourt, le mois mort, décembre; paejà lou
més, payer la mensualité; û mes e miéy,
un mois et demi;
lou més qui arribe, le
mois prochain,
mesacòr ; sm. — Désaccord,
mesacourdà-s ; v. — Etre en désac¬
cord ; v. mesenténe-s.
mesade ; sf. — Durée, espace d'un
mois ; salaire d'un mois, mensualité.
mesadè,-re ; adj. — Mensuel,-le; v.
més

h rac,

mesalià ;

v.

—

Mésallier

;

mesalià-s,

se

mescréde ;

lamini.

mescladis,-se ; s. — Mélange, brouilla¬
tohu-bohu, pêle-mêle. Le t. a générale¬
ment un sens péjor. et peut signifier aussi
promiscuité, faux ménage.
mesclàdje ; sm. — Mélange, brouil¬
lage; peut se prendre cil mauvaise part.
mescla dure;
sf. —
Emmêlement,
partie mêlée,
mesclagllà. -— Fréq. augni. de mesclà.
mesclagne ; sf. — C. mescludis.
mesclamén ;
sm.
—
Emmêlement;
action de mêler, de mélanger.
mesclàyre,-e ; adj. — Qui mêle, em¬
mêle, brouille.
méscle ; sf. — Mélange, mixtion; dans
la loc. « méscle, pêle-mêle, en même temps.
Omis e hemnes à méscle, hommes cl fem¬
ge.

mes

mêlés.

mesclè,-re.

clagne.

—

C,

mescladls et

mes¬

v.

—

Mécroire.

mescredén,-te ; adj. et s. — Mécré¬
ant,-e, incrédule, peu confiant, sceptique.
mescredénce ; sf. — Incrédulité, mé¬
fiance, manque de foi.
mesdàuit (IT.-Ad.) ; mesdàyt (B.-L.) ;
adv.
Plutôt, préférablement. V. dàuit.
mesdise ; v. — Médire,
mesdisénee; sf. ; mesdit; sm. —
—

Médisance.

mesè,-re ; adj. — Mensuel,-le.
mesentelligénce,-ci ; sf. — Mésintelli
gence.

mesenténe-s ;

d'accord,

v.

—

Ne

s'entendre;

ne pas

v.

pas

être

mesacour-

dà-s.

mesenténte; sf.
mesentenùt ;

fidà-s.

mesclà; mellà; v. — Mêler, mélanger,
brouiller; meselà-s, se mêler, se mélanger,
mesclade ; sf. — Mélange, mêlée.
mescladé,-re ; adj. — Qui peut être
mélangé,-e, qui peut se mêler, s'embrouil¬
ler, se mélanger.
mescladé ; sm. — Spatule avec laquelle
on
tourne la pâte, la bouillie. Cf. bourretadé, espléne.
mescladeràt,-ade ; s. — Le mélange
que l'on tourne avec le mescladé.
mescladére ; sf. — Mélange, embrouil¬

Méconnais¬

tentement,

mésallier,

mesaliance; sf. — Mésalliance,
mescadure (L.). — C. mascadure.
mescàp. — V. miscàp plus usité,
mescàs ; sm. — Dédain, mépris,
meschenjà-s (G.); v. — Se dessaisir:
se dépouiller. Vicnl
de eschénje, dépourvu.
meschidà-s, mesfidà-s. — C. mens-

—

mescountentà ; v. — Mécontenter,
mescountentamén ; sm. — Mécon¬

un

mesè.

sf.

sance.

mois, mensualité.
U

MESPLÊ

mescoumptà ; v. — Mécomptes; mescoumptà-s, se tromper,
mescoùmpte ; sm. — Mécomple.
mescounéche,-négue ; v. — Mécon¬

le sais.

ne

—

—

sm.

Mésentente,
Malentendu
—

;

brouille.

meserarie, meserie, maserie; sf.
Léproserie, maladrerie ; ladrerie (vieux).
meserè,-re, mesét,-e ; adj. et s. —
Lépreux,-euse, ladre. V. jafét, leproùs.
On entend encore dire û porc mesét,
mais rarement ; on dit plutôt ladre.
—

meserie.

—

V.

mese3timà ; v.
mesestime ; sf.

meserarie.
—
—

Mésestimer,
Action de mésesti¬

mer.

mesét,-e. — V. meserè.
mesfidà-s, meshidà-s. — C. mensfidà-s.
mesgarde; sf. — Mégarde.
meshidà-s.
Forme phonétique, qui
se reproduit dans
les dérivés, de menshidà-s, se méfier.
meslèu, meylèu; adv. — Plutôt, de
préférence; on dit aussi melèu, mileu v. les
Landes ; v. mesdàuit.
mesoùt (Big. G. V.-B.). — C. medoùt.
—

mespèrt, pour mey espèrt (Bay.). •—
plutôt.
mésple ; sf. — Nèfle ; en style plaisant
giffle.
Syn. guirabasle.
mesplè ; sm. — Néflier; serbiéte de
mesplè, serviette de néilier, comme en fr.
Jean-bâton ; le bois du néflier est très dur
et solide ; on en fait les « aiguillades » et
C. meslèu,

les makilas.

�MESPLÉDE

—

230

MÈSTE

mespléde ; sf. — Lieu planté de né¬
et de 1.
mespleròt; sm. — Petit néflier.
Mesplès (le baron de). — Auteur de
quelques chansons béarnaises dont une,
Dus pastous à l'oumbréte, est restée popu¬
laire. (1729-1807).
mespléte,-ote ; sf. — Petite nèfle,
mesploû (Lav.). — C. mesplè, néflier.
fliers. N. de p.

mesploutét,-tòt ; sm. — Pelit néflier,
mespréne-s ; y. — Se méprendre,
mesprès,-prêts ; sm. — Mépris,
mespresà ; v. — Mépriser, dédaigner;
dépriser, déprécier; insulter; mespresà-s,
S'h

mépriser.

mespresàble,-e; adj. — Méprisable.
mespresàn,-te ; adj. — Méprisant,-e.
mespresàyre,-e ; adj. et s. — Qui mé¬
prise; contempteur, déprédateur,
mesprése ; sf. — Méprise.
mespesiu,-ibe ; adj. — Qui peut être
méprisé,-e, déprécié; dédaigneux,-euse.
mespresoùs,-e ; adj. — Qui méprise,
dédaigne, déprécie ; plein de mépris ; qui
du mépris.
mesprèts. — Forme de mesprès.
mesprisadoù,-re. — C. mespresàyrç.
mesquí,-lie ; s. — Autrefois, messager,
-ère, commissionnaire. Cf. avec l'ancien fr.

marque

meschin. N. de p.

cher, mourir de langueur celui à l'inten¬

qui on la faisait dire ; misse d'escuminje, messe d'excomunication, d'anathème, qui devait avoir les mêmes effets que
la précédente ; elle faisait passer le démon
dans le corps de l'ennemi ( ?) Misse de maurepàus, messe de mauvais repos, moins
grave en ses effets que les précédentes ;
elle donnait ou augmentait le remords
du coupable. Lorsqu'une personne tombait
malade d'une maladie de langueur ou de
nature inconnue, on ne manquait pas de
dire « qu'on lui avait fait dire une messe »
de l'espèce ci-dessus.
Loc. div.
Ha cantà la misse, faire
brailler par une solide frottée ; la misse
qu'ey dite, la messe est dite,pour signifier
que l'on arrive trop lard ; ha misse bâche,
parler doucement, faire des secrets ; bouder
tion de

—

dans

un

coin.

messè, messeguè, messiè (As.) ;
sm.
Messicr, garde des cultures, des
récoltes sur pied.
messejà, missejà; v. — En style
badin, marmonner.
messéte, misséte,-sote ; sf. — Petite
—

messe.

Moisson; v. mes (1).
Le Messie, usité dans
celle
expr. :
esperat coum /ou Messie,
attendu comme le Messie (par les Juifs),
avec impatience.
messiés, messiùs; sm. pl. — Mes¬
messibe ; sf.

Messie;

sm.

—

—

mesquí,-ne; mesquilh,-lho (G.); adj.
Mesquin,-e, chétif, misérable, pauvre,
pitoyable. V. caytlu.
mesquinamén ; adv.— Mesquinement,
mesquinarie ; sf. — Mesquinerie.
mesquinàs,-se ; adj. — Très mes¬
quin,^.
mesquinejà ; v. — Agir mesquine¬

sieurs ; v.

ment.

tion d'une réunion dansante;

—

mesquinét,-nôt,-e; adj.— Pauvret,-te,
un peu mesquin.
mesquillitàt ; sf. — Qualité mesquine,
mesquinerie, sordidité.
messàdje ; sm. — Message, communi¬
cation ; messager,

envoyé

;

mercenaire, do¬

mestique ; en Lav., jeune homme non
marié; v. gouyàt ; vers le Bordelais, signi
fie aussi vaurien.

messadjè,-re ; s.
messadjerie; sf.

—
—

messàdjes; messagerie.
mèsse, misse ; sf.

Messager,-ère.
La domesticité, les

Messe. Bien que
en B., on dit
généralement misse; en Basse-Big. et dans
le G., on dit plutôt rnèsso.
Misse matiàu, messe matinale; première
messe; misse cantade, de haut die, messe
solennelle, grand'messe; misse bâche, messe
basse ; misse de sequère ou de sén Secàlh,
Sequét, Sequè, messe imaginaire ou prati¬
1,1

forme

que

mèsse soit

superstitieuse

—

usitée

pour

faire sécher, dessé¬

moussu.

messounje. — Forme de rnensounje.
mèste ; mèstre (Big. G.) ; sm. —
Maîlre, palron, supérieur, chef, proprié¬
taire ; celui qui excelle^ dans son art ; titre
respectueux; v. dau ne'. N. de p. Mestre,
Dumestre.
Mèste d'ahàs, maître d'affaires, régisseur ;
mèste de bal, commissaire qui a la direc¬

M. de barre,
timonier, gérant, administrateur ; M. de
camîs, maître voyer!; M. de huste, maître

charpentier; M. de pèyre, maîlre maçon;
M. d'obre, directeur des travaux ; dignitaire
du Félibrige ; M. d'escole, instituteur; M.
de
pale, maître fournier ; mèste-baylét,
maître-valet d'exploitation agricole ; M.
repiquét, carillonneur ; cap mèste, palron;
bout de commande, pièce de bout.
Loc. et prov. — Passà mè&amp;te, passer maî¬
tre, s'établir comme patron; on dit de
même, boutà-s mèste; mèste d'ahàs de
i\abas, se dit en plaisantant de quelqu'un
qui fait l'empressé alors qu'on n'a pas
besoin de lui ; troubà soun mèste, trouver
son maître; està soun mèsie, être indépen¬
dant ; que bau dus sos d'està mèste, cela
vaut deux sons d'être patron ; cà de dus
rnèstçs, la coude qu'où pén, chien qui a
deux maîtres, la queue lui pend, il ne sai'
jamais lequel il doit servir; estacà l'àsou
0un
lou mèste loti bon, faire ce que le
maître ordonne ; lou mèste dehore, lou

�MESTI

231
diable à Vescole,
dans l'école; ha

(et

ne

pas

le maître dehors, le diable
dou mèsiç, faire le maître

l'être); faire l'important; lou
que hè lou boû baylét, le bon

boà mèste
maître fait le

bon serviteur ; mèste de las

de dehore, maître des chambres de
dehors, c'est-à-dire sans logis; lou téms
qu'ey mèste, le temps gouverne, arrange
crampes

dérange.

ou

mestì

;

;
de

besoin,

profession
h

sens

/

-

mestié,-e; sm. — Métier;
autrefois était usité aussi dans

(L.)

nécessité,

et

parfois

d'espèce.

Ha anà lou mestié, travailler de son état ;
nad mestié nou cargue, aucun métier (que
l'on sait) n'est à charge (die.) ; doudze

trédze misères, douze professions
(que l'on exerce), treize misères (die.) ;
goastà lou mestié, travailler à bas prix ;
emi de mestié, ouvrier, artisan.
mestie ; sf. — Qui est d'un maître, de
son état,
direction : cambià de mestie mes
rnestiés,

nou
non

de misère, changer de patron mais
de misère,

pas
pas

mestié.

—

mestieràu ;

—

Artisan, ouvrier,
Petit métier, pro¬

mestieròt; sm. —
lucrative.
mestioù, mistioù ; sm. — Matière
nécessaire pour faire une chose, niasse
utile, utilisable; au fig., ressource, moyens
fession peu

naturels.

sa

pas

dominer.

lant d'une femme,

sf.

—

Petite maîtresse,

mestrie ; sf. — Maîtrise,
mestrione (Bay.) ; sf. —

Faiseuse d'em¬

barras, petite maîtresse.
mèstro

(G.) ; sf. — Maîtresœ, patronne,
fermière; v. daune; mèstro-bayléto, bordière, femme de maître-valet.
mestròt, mestroû, mistroû,-ote ; s.
Petit patron, petite patronne. N. de p.
mesturalè,-re ; adj. — Qui est de la
mesture, pour la mesture: tarrisse mesturalère, terrine pour lu mesture.
mesturalét,-e ; s. — Petit mesturèt;
désigne aussi un enfant ragot.
mesturasse ; sf. — Mauvaise mesture.
mesturàyre,-e ; adj. — Qui aime la
•—

mesture.

Pesàn

coum mesture,
lourd, en parlant
pain ; gagnà-s la mesture, gagner son
pain ; la mesture que hè la came dure, le
pain de maïs fait la jambe solide (die.).

du

mesturejà ;
mesture;

se

v.

Faire,

—

manger

de la

dit aussi du pain de froment

qui resemble au pain de maïs.
mesturèt; sm. — Pain de maïs; au
fig., une personne boulotte; d'une femme
dira mesturète. V. àsou.

on

mesurà ;

v.
—
Mesurer ; proportion¬
estimei*; mesurà-s, se mesurer.
Mesura blat, mesurer du blé; mesura
juste, mesurer exactement ; lous omis
nou-s mesuren pas à la cane, les hommes
ner,

mesurent pas à la canne (die.) ;
se
mesurà de l'oelh, mesurer au coup d'œil ;
mesurà-s dab mey goalhàr, se mesurer1 avec
plus fort que soi.

ne

mesurà

chand

—
Le mesurage: ou
bel lou marchàn, le mar¬
(honnête ou non) se reconnaît au

sm.

que-s

mesurage.

mesurable,-e

adj.

;

—

mesuradamén ; adv.
avec

Mesurable.
—

Modérément,

mesure.

sf.

Mesurage

—

;

chose

mesurée ; action de mesurer.

mesuràdje ; sm. — Mesurage.
mesuràyre,-e ; adj. et s. — Mesureur,
-euse.

sf. — Mesure; ménagement,
cadence, rythme ; ustensile pour

mesure;

prudence

;

mesurer.

mestressàt;
sm.
—
Maître-valet,
gérant. N. de p.
mestrésse; sf. — Maîtresse, proprié¬
taire, directrice; amante. V. mèstro.
mestressejà. — C. mestrejà, en par¬
mestressote ;

tombé en
guère qu'à

désigner le pain de maïs.

mesurade ;

la mestioù qui manque: que
soun tous oubrès, ce n'est pas la matière
qui manque : ce sont les travailleurs.
mestourejà. — Fréq. augm. de mestrejà.
mestrejà ; v. — Faire le maître, le
patron, commander, dominer; mestrejà-s,
iV'ey

Mixture, mélange de

—

farines différentes; ce sens est
désuétude et le t. ne sert plus

mesurà;

V. mesti.
sm.

mesture; sf.

MESURE

—

div.

Loc.
mesure

;

mesure,

—

Préne

mesure,

prendre

ha boune mesure, faire bonne
donner largement; anà dab mesu¬

avec mesure, posément, réguliè¬
passà la mesure, dépasser la mesu¬
re, les bornes; ha tout à mesure, faire au
fur et à mesure, l'un après l'autre; d'un
homme grand on dit : aquét qu'ey de me¬
sure; serbl-s de la mesure, mesurer avec
l'objet de mesure légale; bâte la mesure,
re,

aller

rement ;

battre la

mesure;

bien

ue

mesure arrase,

une

pleine; mesure que dure,
quoartàu que nou pot, prov. à double en¬
tendement : le quoartàu vaut deux mesu¬
res, en conséquence dépenser modérément
c'est la bonne méthode; sous l'influence
du fr., sans doute, on emploie comme
équivalent de la loc. au fur et à mesure la
loc. à fî e à mesure; que preneràt las
bostes mesures, vous prendrez vos mesu¬
res, vos dispositions.
Voici quelles étaient les principales me¬
sures dont quelques-unes sont encore usi¬
tées dans le Bassin de l'Adour; les chiffres
ne sont pas rigoureux; pour plus d'exactimesure

�MESURÉT

METICULOUSIT AT

—

232

tude,

valait le quart

de.

coucli, la moitié du pintoû, comme lou

on pourra consulter le Dictionnaire
Métrologie de M. Paul Burguburu.

Linéaires.

La tocse

—

(toise), lm95; lou

pam (enpan), 0m225; lou pè (pied), 0U135 ;
lou pouce, 0m027; la ligne, 0m0025; l'aune,

qui allait de lm16 (Nay, Pau), à lm20
(Arthez) ; la cane, qui allait de lm80
(Bagnères), lm85 (Lembeye) à lm89 (Sauveterre) ; le pàum, 0m225 ; l'arrase, va¬
leur des deux bras étendus, lm50 environ.
Itinéraires.
Lègue petite (petite
—

lieue), 3 k. 900 ; lègue, 4 k. 450
marine (lieue marine), 5 k. 550.

;

lègue

Agraires.
L'arpàn (arpent), 51 ares;
l'arpàn petit, 10 ares (Ossau) ; à Bagnères,
12 ares ; l'arpent de Pau, Lembeye, Monein, etc., 25 ares 1/2 ; l'arpent de Salies,
d'Aspe, etc., 19 ares ; lou journàu (jour¬
nal) qui valait 17, 22, 28 ou 32 ares selon
les parsâs (régions), la late, qui valait
0m78 ; le latoû qui valait 24 toises ; le
quarrèu, 3 toises carrées 1/6; la plàço (G)
variait de 24 à 42 à l'hectare; le casàu
—

(G. Kus.), vaut 9
Bois

ares

environ.

Lou car (eliar ou
quart ?), environ 3 stères, comme la corde.
La càno (G) avait 8 pams de long et
de

de

chauffage.

sur 4 1/2
3/4 de stère.

haut,

vaut

Capacité.
82

—-

-—•

de large; la pagèlo

grains

Lou

:

sac,

325; la sèste, vaut la moitié du
sac ;
la counque, qui variait de 45 1. à
32 1., selon les lieux ; le coupèt, la quartère ou quart de sac ; le quartàu qui
valait deux quartères en certains lieux et
seulement

deux

coupèts en certains au¬
qui valait à Pau 20 1.,
Orthez, 24 1. en Aspe, 16 1. à
Morlaàs et Pontaeq, etc. ; le coussét (coussereau) usité vers la montagne, 10 1. en¬
la

23

à

1.

mesure,

viron ; lou bouchèt
l'eschèu qui était la
lou
car
comporte
10 sacs.
Le

sel

(boisseau), 6 1. 25

;

6° partie du bouchèt;
un
chargement de

était mesuré

avec

des

mesures

paniers, chaudrons, etc.
Liquides. — Lou car, pour le vin, com¬
prend 3 barriques ; la pipe (feuillette),
spéciales

:

variant de 350 à 600 1. Dans le Vic-Bilh,
le Montanerez et La Rivière Basse, elle
contient
2
barriques, 600 1. environ

actuellement, mais elle variait autrefois
de 180 lots (Pau) à 208 lots (Lembeye,
Madiran) ; lou tounét (tonneau), deux

la barrique, 300 1., la bour; la semàu (comporte)
valait en Bigorre 45 1. ; lou semaloû,
demie-semàu ; lou barricot et le pipot,
75 à 105 1.; la bane (cruche), 20 1.; lou
barriques

;

dalése, 210 à 225 1.

barràu variait de 10 à 5 1. ; lou herràt, la
lierrade (seau) valaient de 6 à 10 1. ; la

pieharre
2

1.

ou

pichèrre

valait

5

tasses,

1/2, environ, le pichè ou lot (pot),

variait dans chaque
canton ou presque ; elle valait 1 1. 300 à
Garlin, 1 1. â Lagor, 2 1. à Orthez, 0,770
à Bayonne, etc. ; lou pintoû ou tasse.
2

1.

38 ;

la pinte

lou bolou

;

ou

taupét ou la taupéte; lou craquèu ou
cranquèu était usité sur la côte atlanti¬
que et valait le tiers de la tasse.
mesurât; sm. — Petite mesure, un
quart de litre généralement.
mesuréte,-ote ; sf. — Petite mesure
de capacité.
Illét; sf. — Crainte, peur; le t. n'est

guère employé que dans les hautes vallées ;
dons la plaine on dit po, pòu, pou.
metalàt,-ade ; s. — Un plein metàu,
le contenu d'un metàu.

metale

(M') ; sf. — Sonnaille ; ailleurs
grande capacité; en Arm., au
contraire, petit metàu.
metàu

de

metalét,-lòt

;

sm.

metalic,-ique

;

metaline ; sf.

—

—

adj.

Petit metàu.

Métallique,

—

Clochette ; v. metale.
metalisà ; v. — Métalliser.
metalisacioû ; sf. — Métallisation.
metalurgie; sf. — Métallurgie,

metalurgiste

; sm.
metamourfose ; sf.

—
—

Métallurgiste,
Métamorphose

(lit.).
metamourfousà ;

v.

Métamorpho¬

—

ser.

Pour les

1.

tres ;

de la pinte

metàu;

Métal; marmite ordinai¬
(autrefois il y en avait de
cuivre aussi) et avec laquelle on fait la
soupe; le metàu dépasse rarement la capacilé de 5 litres
tandis que
la métale
contient jusquà 5o litres.
Nou y a que lou me-tàu qui parle dou
cautè, dit-on de quelqu'un qui s'excuse
sur
un
autre; lou cautè qu'ey nègre de
dehore, lou metàu qu'ey nègre de pertout,
si le chaudron est noin du dehors, la mar¬
mite est noire de partout (die.).
metayè,-re (L.). — C. meteriè.
metayrie; sf. — Métairie (rare).
mètche,-e. — Aphérèse de amèche,
doumèdje. Cf. mèche, mèdje.
mètche ; sf. — Forme de mègue.
métchou (Lav.) ; adj. et s. des a g. —
Chaud,-e, abrité du froid en parlant no¬
tamment d'un terrain, d'un territoire. V.
sm.

—

rement de fonle

endoste.

metchoulin,-e ; adj. — Apprivoisé,-e,
parlant d'une petite bête, d'un oiseau,
méte (As. .Bar.). — V. méde.
méte; v. — Mettre, placer, poser,
installer; supposer. V. boulà, hicà.
Méte la clau, mettre la clé; metùt en
place, mis en place; pla melul, bien mis.
meterie ; sf. — Métairie,
meteriè, meteyè,-re; s. — Métayer,
en

-ère. N. de p.

meticuloùs,-e

;

adj.

—

Méticuleux,

-euse.

meticulousamén ; adv.

—

Méticuleu-

sement.

meticulousitàt ; sf,

—

Méticulosité.

�233
métis.

METIS

—

Forme ancienne de medlch.

metode ; sf. — Méthode,
metoù (As.); sm. — Petit tas;

dim. de

méte.

metoudic,-ique

;

adj.

metoudicamén ; adv.

—
—

Méthodique,
Méthodique¬

ment.

metoulìc,-ique,-lìu,-ibe

; adj. — Mé¬
craintif.
metoùtch (As.). — Forme de medoùt.
metrà ; v. — Métrer,
metrade ; sf. — Métré,
metràdje ; sm. — Métrage.
metràyre,-e ; s. — Métreur,-euse.
mètre, mèstre; sm. — Mètre,
méu, mèu ; s. des î g. — Miel.
Abé toustém méu en bouque, parler! tou¬
jours mielleusement ; minjà mèu e escoupi
hèu, manger du miel et cracher du fiel
tprov.) ; on dit aussi: qui min je hèu nou
pot escoupi mèu, qui mange du fiel ne peut
cracher du miel ; qui n'a pas argén en
bourse qu'àje méu en bouque, qui n'a pas
argent en bourse qu'il ail miel en bouche
(dic.) ; està méu e glòri, être vaniteux, para¬
der; en Lav., 011 dit de même: està mèu e
boudé, être miel et beurre, de quelqu'un
qui fait le doucereux.
mèuco (G.). — C. mèque, mèche, et
aussi moelle. V. medoùt, meule.
mèucos (Lom.) ; interj. — Pas du tout !
Flûte ! On dit aussi, adv. : n'y a pas mèu¬
cos, il n'y en a pas du tout. V. bourle.
mèule (G.-M.) ; sf. — Moelle; v. meure.
rneurâ (Lav.) ; sm. — Aubier, saule ; v.
aubà; grenadier (arbre) ; v. meuranè.
meurane, miugrane, migrèno; sf.
Grenade, fruit.
meuranè; sm. — Grenadier (punica
granatum, plante).
meurassè,-re ; adj. et s. — Qui est de
h mie, qui a de la mie; qui aime la mie.
méure,-le, moure; sf. — Mie, le gras,
le milieu; v. mique, micas, mèco, medout.
méusse ; mèusso (Big. G.) ; sf. —

ticuleux, -euse

;

—

Rate.

MIADÉ

meyàn (B.-L.) ; s. et adj. m. — Moyen,
meyancerie; sf. — Mitoyenneté,
mey-bit (Pissos) ; adv. — Au-dessus,
davantage, plus : nou cau pas està mey-bìl
que nou poden, il ne faut pas vouloir être
plus qu'on ne peut,
meydéte. — Forme de meytéte.
meydiu (H.-A.). — C. medlu; ouvrier
qui fait les toits de chaume. N. de p.
Meydieu. Y. palhassè.
meylèu. — V. meslèu.
meylòc (Big. G.). •— C. mieylùc.
meynàt,-ade (L.). — C. maynàt,-ade.
mèyre,-e (Os.). — C. mè.dre,-e, chélif.
mèyre (Os.) ; sf. — Petite loge à bes¬
tiaux.

meysoùn (L.). — C. maysoû.
méyt ; sf. — Maie, pélrin, grande auge
pour peler les porcs ; lmche. V. pastere,
postière, parèche, uiche.
méyt,-e.— C. mlut, menu,
meytaderie ; sf. — Association, société
(vieux).
meytàn. — C. mieytàn.
meytàt (Big. G.). — C. mieytàt.
meytéte,-tote ; sf. ; meytoû; sm. —
Petite maie.

meyuroû (Lav.)
melic, uroû.
mi; pron.

; sm.

—

Nombril

;

v.

2 g. — Moi; cette
désuétude, sauf en
quelques L, et l'on ne dit plus que jou.
mi, mie (Big. L.) ; pron. poss. — Mien,
-ne. V. me. Le landais prononce de la même
façon les deux genres : lou mi, le mi, lous
mis, les mis, là ou cette forme est em¬
ployée, car elle n'est pas générale,
mi; sm. — Mi, note de la gamme,
mi (Lav.). — Forme phonétique de milh.
Mi talòch, mi fayòl, sarrazin ; v. milh-

forme

est

pers.

tombée

des
en

moùrou.

mià ;

v. — Mener, conduire. V. amià.
miaçà ou miassà ; v. — Menacer ;
miaçà-s, se menacer.
miaçade, miace ou miasse ; sf. —

Menace, geste menaçant.

Qu'a bère méusse, dit-on d'un paresseux,
d'un nonchalant;
loungue-méusse, sorte
d'injure, fainéant; abé la méusse estréte,
sarrà la méusse, avoir peur,
méut (Lav.). — C. medoùt.
méy,-e, mégne (Or. L.) ; adj. pos. —
Mien,-ne; v. me.
méy ; adv. — V. més, plus,
méy (Big. G.). — C. miey, milieu, et
dérivés.

méy, méjo (Big. G.).

—

C. miéy,-e,

demi,-e.

meyà (M1 Big.). — C. esmiejà.
meyà, mieyà (B.-L.) ; sm. — Cloison
en bois, planchette qui divise la
mangeoire
des vaches. V.

—

mieyà,

Lou tems que miace, le temps est
ue maie miasse, une
une
grave menace.

menaçant;

miaçàn,-te; miassàn,-te; adj.

troublé,
vilaine,
•—

Me¬

naçant,-e.

miaçàyre,-e; adj.
miade; sf.
l'on conduit,

—

Qui menace,
l'on emmène, que
l'on fait suivre ou que

Ce

que

—

que

bêtes que l'on mène au mar¬
ché, ue miade de pourcèts, une charretée
de gorets; ce que le faucheur fauche d'un
coup en largeur, la voie qu'il ouvre dans
la fauche. V. biàdje, cargue.
miadé,-re; adj. — Que l'on petit emme¬
ner, conduire au marché ; qui est facile à
mener; v. mianè, miè,

l'on pousse:

�MIADOU

234

MIËJES

—

niiadoÙ,-re ; adj. et s. — Conducteur, ;
-trice, meneur. V. toucudoà.
Mialâ, Mielâ ; n. p. — Miélan, com
mune du Gers ;
les gens sont appelés par
sobriquet escautats, échaudés.
mialè.
Forme de milè, millier.
mianè,-re ; adj. — Facile à mener, à
conduire ; chose dont on se sert avec faci¬
—

lité ; v. miadé,
La curnpane

miè.
qu'ey mianère, la cloche est
d'un maniement aisé (Lalanne).
miàu (Lav.) ; sm. — Voie, venelle; qui
mène quelque part. V. galère, androune,
midàu.

micharàgn, mihàgn,-e; s. — Petite
mésange; au fig., personne fluette, maigre,
petite.
miche ; sf. — Pain rond ou long
suivant les 1. ; dans les, L., pain de farine,
de millet

sm.

Onom. du cri du chat,

—

Micheloû, Michoû;
Michel. V.

miaulement.
miàu.
C. miàu, moyeu,
aussi le

sens

; v.

—

Michéte ;

Miauler

;

prend

de solliciter.

Lou gai n'a pas tout ço qui miaule, le
chat n'a pas tout ce qu'il sollicite (en
miaulant) ; qu'ey ço qui miaule, aquét ?

Qu'est-ce qu'il veut, réclame, celûi-là ?
miauladére, miaulère; sf. — Les
miaulements ; miaulements répétés.
miauladis,-se ; s. — C. miaulère.
miauladoù,-re ; adj. — Qui miaule; v.

gatamiaule.
miaulàyre,-e.
un sens d'augm. ;

C. miauladoù, avec
dit aussi d'une per¬
sonne criarde
et geigneuse, qui se plaint
sans cesse et, souvent, sans raison,
miàule (B.-L.). — C. miaulét.
miaulejà. — Fréq. de miaulà.
miaulère.

—

—

miaulét ; sf. — Miaulement,
miaussàt (As.). — Forme de

miussàt.

mic, migue. — Aphérèse de amie,
amigue.
mic, mique; sf. — Miette, parcelle.

chic ni mic, ni peu
chi-c ni mic, il n'en
rien.
Paner, couvrir de pain

Dans cette expr. : ni
ni prou; nou-n y a ni
reste pas, il n'en reste

micà ;
émietté.

v.

micadét
lieu. V. dit.

—

;

sm.

-—

Doigt du mi¬

Micalàto

(Lav.) ; sf. — Femme d'un
qui s'appelle Michel.
micalét; sm. — Miquelet, sorte de
gendarme espagnol. Sobriquet des gens de
Baliros (B.-P.), qu'on appelle aussi caboussùls, des gens du Lavedan ; v. Labedâ, cl
des gens de Pouchergues (H.-P.).
micalhe ; sf. — La mie, miettes, mor¬
ceaux de mic ; v. brigàlh.
micàs (V.-B. Big.) ; sm. — Mie de pain;
homme

v.

medoàt.

micassè,-re; adj. — Qui aime la mie,
miques. Sobriquet des gens de Pouzac
(II.-P.) appelés aussi micoutès.
micassùt, micùt,-ude; adj. — Pain
qui a beaucoup de mie ou dont la mie est,
molle, mal cuite.
les

—

—

Petit

V. macheroû.

n. p.

f.

On appelle les gens
cròco michétos.

micole.
micòlo

Nom de femme,

—

de Momères (H.-P.),

V. mique.
(Big.-) ; sf. — Grosse mique,
pâte, de neige; neige tassée sous
—

boule de
la chaussure ; v.

toucoû.
mieòlos, des joues gros¬
ses, charnues, épaisses.
micòt,-e; s. — Petit morceau, miette,
débris ; brindille ; peu de chose ; v. brigàlli.
micote; sf. — Pelite mique.
Machèros

coum

Micoulàu ;
gros

réjoui

;

Nicolas; un bon
les joues grosses

n. p. m. —

celui qui

a

des mieòlos.

comme

Micouléte ;

n. p. f. — Nicolette; une
joues rebondies,
micouléte,-lote ; sf. — Petite micòlo.
micoutè,-re; adj. — Vétillard,-e ; man¬
geur de miches. Sobriquet des gens de
Pouzac (H.-P.). V. micassè.
micùt,-ude; adj. — Qui a de la mie;
qui est mou comme la mique en parlant du
pain mal cuit. V. micassùt.
midàu (B.-L.) ; sm. — Venelle, passage
étroit entre deux maisons ; v. miàu.

boulotte

aux

Mot sans signification défi¬
employé dans la formulette suivante :
Une, midune, mitréne, mielàu — Pourréte, sancéte, clabéte, chibàu (ou calhàu)
bévre, séyre, madame linchère — diu,
dau, jou que m'en bau.
Chaque mol de cette formulette désigne
un des joueurs, le dernier nommé sort du
groupe et ainsi de suite jusqu'à épuise¬
midune.

(Lav.)

p. m.

michéte, miquéte ; sf.— Petite miche.

se

V. miauladére.

n.

Miquèu.

micheroû.

— •

miaulà, miulà

tous des nécessiteux.

sommes
•

miàu;

de miel.

et

michè,-re (Or. L.) ; s. — Nécessité,
misère, dénuement, état précaire.
michè,-re ; adj. et s. — Nécessiteux,
-euse, miséreux, pauvre. Sobriquet des gens
d'Azur (L.).
Aciu, qu'èm louts miellés, ici-bas, nous

—

nie

—

ment.

—

Il existe des variantes,

mie, mié, mio (Big. G.) ; pion. poss.
Mien,-ne. V. me, mi.
miè,-re. — C. miadé,-re.
; (Ai lliez) ; sm. — Courroie ratta¬
ensemble les deux extrémités du

miejà
chant

dépiquer,
miejà; v. — C. esmiejà.
miejà; sm. — Le milieu, ce qui se
trouve entre deux parts, deux limites,
miéjes (à) ; loe. adv. — V. à mieyes.
fléau à

�MIEJÈ

235

—

MIEYJOUR

miejè,-re ; adj. — V. mieyè.
miéje-habe ; s. des 2 g. — Roitelet et
en
certains lieux, troglodyte (oiseaux) V.
rey-petit et chourréte.
miejère ; sf. — Ligne de partage, de

mieyàn ; sm. — Moyen (vieux),
mieyancè, miejancè,-re ; adj. — Mi¬
toyen,-ne, moyen; qui tient le milieu; in¬

division.

milieu de ; porc
de poids moyens.

miejÎIl,-joÛ,-e ; s. — Jumeau, jumelle;
jruys miejoûs, frères jumeaux.
miéjo (Lom.) ; sf. — Mesure de capacité
pour le vin, valant 110 litres.
mielade, mieylade (V.-B.). — C. moulade.

miélhe, miélhou; adv.

—

Mieux, plus

convenable.

Que bau, miélhe, cela vaut mieux ; tan
Xa»t mieux ! Ha p'ou miélhe,
faire pour le mieux, au mieux; que danse
miélhou, il danse mieux; d'un malade qui
guérit, on dit : que lie, que ba miélhou.
miélhe, miélhou ; sm. — Mieux, ce
qui est meilleur.
Que y a drin de miélhe, il y a un peu de
mieux ; de miélhe en miélhe, de mieux en
miélhou !

mieux.

miélhe,-e ; adj. — Meilleur,-e, préféra¬
ble; on dit aussi miélhou au masc.
Qu'ey miélhe qu'aco, il est mieux que
cela ; aquét bî qu'ey miélhe, ce vin est
meilleur.

mielhourà, mielhurà
rer.

;

v.

—

Amélio¬

Cf. amielhourà.

mielhourè, mielhurè; sm. — Etat de
mieux, amélioration; on dit aussi mielhuramén.

mielhuràu; adj. des 2 g. — Qui pro¬
duit, peut produire un mieux.
mielhuràu; s. — Mieux, état meilleur.
miéut,-o (H.-Big.). — Forme de mlut.

miéy; méy (Big. G.); sm. — Milieu,
v. mieylòc, demiéy.
Lou miey de la place, le milieu de la
place ; ha p'ou miéy, couper par le milieu ;
au
miéy dou marcàt, au milieu du marché;
qu'ey en û lè miey, il est dans un mauvais
milieu; gahà au miéy, prendre au milieu.
Loc. div.
Tiéne lou miéy, tenir le
milieu, rester au centre; au miey de la ma.
au milieu de la mer ; au miéy dous omis,
parmi les hommes; au bel miéy, au beau
milieu; au miéy de tout acò, au milieu de

centre;

—

tout cela.

miéy,-e, miéje; adj. — Demi,-e.
Miéy pâ, un demi pain ; ue tasse e miéye,
une
tasse et demie ; petà dab miéy eu,
lésiner, faire petitement, avaricieusement ;
ha las causes à miéjes, faire les choses à
moitié, plutôt mal.
Miey (fr. mi) se place en préfixe devant
certains mots auxquels il se joint par un
trait d'union et indique soit une division
par moitiés, soit un état intermédiaire,
mieyà ; sm. — Le milieu, le centre,
mieyà ; sm. — Séparation, sentier, fossé
qui sépare un terrain, un bois, un pré; en
Lav., communication entre deux pâturages,
mieyà. — C. esmiejà.

termédiaire.
Camî

mieyancè, chemin qui passe au
mieyancè, porc de taille,

Mitoyenneté ;
;
sf.
—
taille, de valeur moyenne; sépa¬
ration, cloison. V. mieyà (1).

mieyancerie

choses de

miey-bile. — C. mieye-bile.
mieydie, meydie; sm. — Midi, milieu
du jour; le Midi de la France; le Sud. V.
cap-sus, mijour.
Mieydie que truque, midi sonne ; qu'ey
dou Mieydie, il est du Midi ; està darre
mieydie, en style plaisant, être distrait,
inattentif ; nou l ederé pas lou pic de
mieydie, il ne verrait pas le pic du Midi,
dit-on de quelqu'un qui ne sait pas voir.
miéye; sf. — Demie; demi-heure,
demi-tasse, etc. V. miéy, miéjo.
Qu'ey la miéye, c'est la demie (de telle
heure) ;
balhàt-m'en miéye, donnez-moi
une demie, la moitié de.
mieyè,-re; adj. et s. — Moyen,-ne;
mitoyen; de moitié; passable.
Anade miey ère, année moyenne, ni bon¬
ne ni mauvaise; lou dròlle qu'ey mieyè, le
garçon est d'une bonne moyenne (taille,
intelligence, etc.).
mieyè; sm. — Milieu (rare). V. mieylòc.
miéye-bile ; sf. — Demi-ville; centre
de la ville. IN. de p. Meyville, Miejeville.
Miejebielle, Méjebielle.
miéye-boutélhe ; sf. — Demi-litre,
miéye-cane ; sf. — Demi-canne, an¬
cienne

mesure.

V.

cane.

miéye-lue ; sf. ■— Demi-lune, hémicy¬
cle ; croissant de la lune.
miéye-noéyt; sf. — Minuit,
miéye-part ; sf. — Demi-part, demiportion.
miéye-pèce ; sf. — Demi-pièce; moitié,
milieu de la pièce.
miéyes (à) ; loc. adv. — Par moitié,
demi-part; à moitié, à demi, moyenne¬
ment.

Ha tout à rnieyes, faire un partage par
égales parts; travailler à moitié bénéfice,
en métayage; faire les
choses à demi, sans
les finir, mal ; tout casser \ipountà-s à miéyes,
se porter couci-couçà ; bibe à miéyes, vivre
petitement, assez difficilemenl.
miéyes (à de) ; loc. adv. — Par moi¬

tié,

en

partageant.

miey-gagn,-goadàgn ; sm. — Moitié
gain, moitié profit, bénéfice.
miey-gagllà; v. — Gagner la moitié,
ne

gagner que peu.

mieyjoùr; mejoùr, mijoùr (G.); sm.
Midi, Sud. V. mieydie. Le t. usité autre¬
fois en B. y est tombé en désuétude ; on
reconnaît même à l'emploi de jour et de

—

die les Béarnais des Gascons des L. et du

G.

�MIEYLOC

mieylòc

236

MIIíH

—

adj.

; s. et

—

Milieu, cenlre;

mignounamén ;

moitié. V. miey.
Gahà lou mieylòc,

ment.

coupà

chèvre.

prendre le milieu ;
mieylòc, couper au milieu; au
mieylòc (lou moùndç, au milieu du monde..
miey-mour,-te ; adj. — Demi-mort,-e ;
au

dit aussi d'un arbre malade.

se

miey-moussù ; sm. — Demi-bourgeois,
demi-paysan; petit monsieur; se prend
ordinairement en mauvaise part.
mieyparti ; v. — Répartir ; partager par
moitié, par lots.
Qu'an mieypartlt lou bé, on a partagé le
bien.

miey-quart,-quoart ; sm. — Demihuitième; en B., le miey-quart
équivaut à 0,60 gr. environ en poids et à
quart,

décilitre.

un

miey-quartàu,-quoartàu ;
viron

20

litres,

en

sm.

—

En¬

mieyloc.

mieytàt ; sf. — Moitié,
miey-tausî ; sm. — Variété de cliène,
hybride du chêne commun et du rouvre.
miflo (Big. G.); sf. — Nèfle ; v. mésple ;
gifile, soufflet. V. couhàt.
Migane; n. p. f. — Femme d'un nom¬
mé

Migàs.
Migàs; n. p. m. — Nom d'homme,
aphérèse de amigàs, ami.
Qu'ou pourtaràs tu, Migàs ?
U tros de roumàdje gras.
Que lui porteras-tu, Migas ? — Un mor¬
ceau de fromage gras (vieux Noël).
—

mignàm, minàm; sm. — Manger, la
en style enfantin, de la viande.

nourriture

Cf.

masc.

e mignàm, du pain et de la viande.
mignàr,-de; adj. — Douillet,-e; nugnard; qui fait des façons, maniéré.
mignardè; sm. — Etat, façons de
mignàr. V. minousè.
mignardejà; v. — Faire le mignàr,
faire de petites manières, des façons. V.

Pâ

mignardòt,-e

;

s.

—

Petit

mignard.

fillette délicate.

mignature ;
chose délicate,

sf.

—

Miniature, petit';

fine, jolie.

mignoÛ,-ne; adj. — Mignon,-ne, déli¬
joli, gentil; préféré, bien-aimé. V.
beròy.
cat,

—

Nom de vache, de

migroùgne ; sf. — Action de murmu¬
de grommeler, de geindre ; reproche ;

rer,

contrariété.

m'auéjos dambe tas migroàgnes ! Que

Be

m'ennuies

tu

avec

tes

murmures

!

On

appelle plaisamment un ronchonneur mous¬
su de
migrougnes.
migroùs,-e; adj — Chétif,-ive, mai¬
grelet ; inquiet,-e, mélancolique, chagrin
V. mingòí.
migue. — C. amigue.
mihàgn (01.). — C. micharàgn.
milante ; sf. ■— Million, milliasse, un
très grand nombre.
Quoan serén milante, quand ils seraient
une

milliasse.

Compter* par millions.
pouderàn milantejà, les
années pourront passer par milliasses.
mile; adj. des 2 g. ; n. de nombre. —
milantejà;
Lous

ans

v.

—

que

Mille.

Que soun mile, ils sont mille; nou sap
de miles, il ne sait pas cou 1 bien il a de fois mille francs, il ne sait pas
ce
qu'il possède; qu'a bint mile de dot,
elle a vingt-mille francs de dot ; double
mile ! juron sans importance.
Subs. et au pl., miles signifie milliers:
que y èren à miles, ils y étaient à milliers.

pas quoan a

Mile.

—

Aphérèse de Emile. Dim. Miloû.

milè; sm. — Millier. On dit aussi
miaU, mielè.
Que passaben à miles, ils passaient par
milliers.
—

mauvaise part.

sf.

Mignonne-

maussaderie de caractère.

minousà.

mignardise; sf. — Mignardise; façons
de mignàr; flatterie; peut se prendre, en

;

—

mignounejà ; v. — Faire le mignon ;
paraître mignon.
mignounét,-nòt,-e ; adj. — Mignonnet,-te. Super-dim. mignounetòt,-e.
mignoutà,-tejà ; v. — Caresser, flatter.
migòt,-e. — C. am.igòt,-e.
migrà (G.) ; v. —• S'inquiéter, bou¬
gonner, s'impatienter.
Bràmon, per-ço-que migron d'endejunà,
ils braillent parce que la faim les inquiète
(A. Magen).
migré; sm. — Chétivité ; par ext., pin¬
grerie.
migro (G.) ; sf. — Dépit, inquiétude,

grain.

miey-quartiè ; sm. — Demi-quartier,
mieytadarie ; sf. — Société où les
gains sont par moitié.
mieytadè,-re. — C. mieyaucè.
mieytadé; sm. — Colon partiaire; adj.,
à partager par moitié.
mieytàn, mitàn ; sm.— Milieu, cenlre.
Cf.

raignoune

adv.

milesime ; sm.;
Millésime.

milèsmo (B.-L.); sf.

sm. — Millet et en certains lieux
millet, est alors appelé milh petit
V. mi, milhòc ; péte-milh.
Qu'ey cou m grâ de milh en bouqne
d'àsou, c'est comme un grain de mil dans
une bouche d'Ane, une goutte d'eau
dans
la rivière (die.1) ; qu'en pondéré semià milh.
il pourrait en semer du mil, se dit de
quelqu'un qui, ayant très peur, est sensé
serrer fortement les fesses.

milh;

maïs; le

�MILITA

237
milhà ; sm.

lie de farine de mil

milhade ; sf.

ou

milharén,-gue

; s. — Pâle,
de maïs,

bouil¬

adj.

;

Couleur

—

de

millet.

milhari,-aroû ; sm. — Pinson en V.-B. ;
en d'autres lieux,
proyer, ortolan.
milhàs ; sm. — Pâte de farine de mais
torréfiée

ou non.

mlihasà ; v.

-—

Récoller le milh.

milhasâ.

C.

milhà

—

(i).

milhasoû ; sf.

— Récolte du mil.
milhassè,-re ; adj. — Qui est du mil;
mangeur,-euse de mil. Sobriquet des gens
d'Antist (H.-P.), qu'on appelle aussi milhus-

soûs.

milhassine

(L.)

sf.

;

Bouillie

—

ou

pâte de maïs.
milhassoû ;
gros dont la
de farine de

viande;

en

sm.

—

Boudin court

composition compiiend

et

un peu

maïs mêlée au sang et à la
certains lieux, sorte de gâteau

de maïs où il y a

des œufs incorporés. V.

milhassè.
milhàuco
certains

en

(G.)

;

sf.

Panic (plante)

—

;

lieux, sorgho à balais.

milhè ;

sm. — Champ de mil ; millet.
milhè,-re; adj. — Qui est, qui tient du
mil; qui est favorable au mil, qui l'aime.

N. de p.

milherà.

—

C. milhasà.

milhère, milherine; sf.

poule de Carthage ;

on

—

Outarde,

dit aussi puule-

milhère. V. milherine.

milhère

(taupe)

; sf.

—

Taupe-grillon,

courtilière ; v. arése.

milherine; sf. — Linotte; v. milheròc,
(2).
milhèro (G.) ; sf. — Cigale. Cf. tantàro.
milheròc,-oque ; s. — Linot, linotte en

milhère

certains lieux.

Syn. choun, ninùt, milharò, berdoû.
milheroû.

—

C. milharoû.

milherouquét,-e
V.

milhoucòt.

Dans

; s.
les

■—

Très petit maïs.

L.

aussi,

pauvre

hère, mendiant,-e.
milhéto

(G.) ; sf. — Espèce de passereau
petites troupes.
milh-moùrou; milh-amoùrou; sm.

vivant par
—

noir, sarrazin.
Syn. mourèu, mouriscou, pabiàt.
milhòc ; sm. ■— Maïs (plante).

une

femme d'un caractère

un

; sf. — Le maïs sur pied ou
millioucà; nom du sorgho à

v.

balais dans

quelques localités.
milhoque qui: prabe, le maïs (aux
champs) prospère. On dit aussi milhouquire
dans

peu mou.

ce

dernier

sens,

milhoucà ; sm.
milhoucà ; v.
récolte du maïs.

Champ de maïs,

—

Cueillir le maïs,

—

Qu'ère per milhoucà,
de la cécolte du maïs.

c'était

la

au moment

milhoucàdje; sm. — Le maïs en
quantité.
milhoucòt,-e,-quét,-e ; s. — Petit
maïs, chétif, sans vigueur. V. milheroucòt.
milhoucùt,-ude ; adj. — Qui est, qui a
du maïs.
Plane milhoucude, plaine riche de maïs;
pâ millioucùt, pain où il y a de la farine
de maïs ; se dit aussi du pain de froment
qui n'est pas assez cuit, qui est lourd.
milhouquè,-re ; adj. — Qui est propre
au
maïs, à sa culture : cam milhouqui,
champ propice au maïs; moule milhouquère, meule pour le maïs ; guiròt milhou¬
què, jars friand de maïs; on dit en Os. :
Bouhe balaguère,
Madure, milhouquire.
Soufle, vent du sud, mûris, maïs. V.

houràt.

milhouquejà;
ressembler

au

v.
maïs,

—

Travailler le maïs;

milhouquét. — V. milhoucòt.
milhouquéte ; sm. — Grain de maïs
pour croquer; v. damiseléte; petit épi de
maïs à grain menu,
miliàr ;

sm. — Milliard.
miliardàri,-e; s. — Milliardaire,
miliasse ; sf. — Milliasse, nombre con¬
sidérable; v. milanle.
milice; sf. — Milice,
miliè.
C. milè, millier.
milimètre,-mèstre ; sm.— Millimètre,
milioû ; sm. — Million.
miliounàri,-ie ; s. — Millionnaire,
milità ; v. — Militer.
militàn,-te; adj. —■ Militant,-e.
militàri ; adj. et s. des 2 g. — Militaire.
militariamén,-rimén ; adv. — Militai¬
—

rement.

Blé

Syn. indoun, lurguét.
Abé Ions porcs au milhòc, avoir du gra¬
buge dans les affaires; être ennuyé pas deF
histoires; peu de milhòc, cheveu roux.
milhÒCO (ll.-Big.) ; sf. — Gros épi de
maïs; v. caborre. Quand un enfant se
cogne lo front, on lui dit, sur le Ion badin :
cròco milhòco! En B.-L., on appelle milhòco

recollé;
La

Récolte de mil.

—

MILOR

milhoque

Champ de mil.

—■

milhà,-ade, milhàs

—

militarisà ; v.
miltiarisme ;

—

sm.

Militariser,
—
Militarisme,

militariste,-e; adj. et s. — Militariste,
milòmis, milòmes; sm. — Litt. mille
hommes, sorte de sobriquet pour désigner
un
homme qui fait tous les métiers, un
Michel Morin; syn. aussi de vantard.
milòr; sm. — Milord, richard; espèce
d;

voiture.

dou milòr, faire le riche, ne rien
faire; qu'ey û milòr, c'est un richard.
Ha.

�MILOU

—

238

MINJA

Miloû ;

n. p. ni. — Dim. de Emile,
milougà (Az.) ; sni. — Qui esl placé au
milieu; dit milougà, le majeur,

mimà ;

v. — Mimer.
mimarèl,-o (Lom.) ; adj.

—

Brillant,-î,

éblouissant.

mimarèlo ;

sf.

—

Eblouissement.

plourà, il semble qu'il veuille pleurer;
pagà de mine, payer de mine; nou sap que
ha mines, il ne sait que faire des grimaces,
des agaceries; pagà dab mines, payer avec
des grimaces, des simagrées.
mineralisacioû ; sf. — Minéralisation,

mineralougie ; sf. —Minéralogie,
mineràu; adj. des a g. — Minéral,-e.

V.

ninarole.

mimi; sf.

—

Grand'maman, aïeule;'en

certains lieux aussi marraine ; t. calin à
l'adresse d'une femme; t. enfantin pour
dire mal. V. rrwmô, maméte, rnayrie.

Mimi; n. p. f. — Nom de femme.
min,-e; s. — Chat,-te.
Minà.
Nom d'un général espagnol
qui vint chez nous en 1814 ; ses soldais,
pillards, vauriens, ont laissé un si mauvais
souvenir que l'on appelle bande de Minà un
ramassis de chenapans, la gueusaille.
Qu-'ey û de la bande de Minà, c'est, un
triste sire, bon pour la corde.
minablamén ; adv. — D'une manière
—

minable.

minàble,-e; adj.

—

Minable, pitoyable,

déguenillé,-e.
minadoù (B.-L.).

— C. minùr.
minàm, minaminàm ; sm. — T. en¬
fantin pour désigner la bonne nourriture,
sucrée, savoureuse; v. mignàm.
minane ; sf. — Bonnet de laine tricotée,
calotte de nuit; petit pompon qui le termi¬
ne, qui se trouve au centre du berrel ; par
anal., pénis de polit enfant; v. minoû ; par
anal., encore pubis., entre-cuisses,
minàngou (Lav.). — V. minlgou.

minauguère (L.) ; sf. — Foule grouil¬
pétaudière. V. arroumiguè, hourra-

lante ;

minèrou ;

sm.

—

Mineur,, travailleur de

mine.

minét, minin,-e, minoû,-minouche;
Minet,-te; v. min.
minéte ; sf. — Minois, petite mine,
mingà ; v. — Diminuer (vieux) ; forme
de minjà dans certains lieux du G.
mingane (Os.) ; sf. — Geste, signe con¬
ventionnel ; air emprunté, calculé, allure
qui n'est pas naturelle; v. mangane.

s.

—

mingoè ; sm. — Déchet, diminution
(vieux).
mingòt,-e ; adj. et s. — Mince, menu,
diminué,-e. N. de p. et de 1. Mingot. V.
migroùs.
Mingou, Minguéte.— Dim. de Domi¬
nique,-quette.
mingou (Lav.). — Dans cette expr. :
nou-m
hè ne mingou, ne màngo, cela
m'est indifférent.

mingoulét,-e.

—

Dim. de mingot,-e,

fluet,-e, grêle.
miniature, mignature ; sf.

—

Minia¬

ture.

miniaturiste,-e ; s. — Miniaturiste.
minigou,-no ; minàngou (Lav.) ; loc.
prov. — Peu importe !
minime, minirme; adj. — Minime,

tère.

minin.

minçamén, minceméll ; adv. — Mes¬
quinement, petitement, modiquoment.
mince,-e; adj.— Mince, fluet,-te, faible.
Hiu mince, fil mince, faible, drap mince,
drap mince ; gouyate mince, jeune-fille
mince, élancée, fluette; mince coum papè,
mince comme du papier; ço qui gagne
qu'ey mince, ce qu'il gagne est mince.
mincét, -toû,- e, minçoutét, -tôt, -e ;
adj. — Très mince.
mincetàt, minçoù ; sf. — Minceur,
minçoutejà ; v. — Etre, paraître très
mince ; couper, tailler très mince, agir avec
pingrerie.
mine, mène ; sf. — Mine, fosse,
mine ; sf. — Mine, air, apparence,
visage; minauderie, grimace; v. mène (a).
Boune, mâchante mine, bonne, mauvaise
mine; ha lède mine, être peu gracieux; ha
boune mine, faire bon accueil ; mine de
fripoû, figure de fripon; ha la mine loungue, mine de dus pnms, faire la mine lon¬
gue, mine de deux empans ; ha la mine,
bouder, être maussade; prestà sus la mine,
prêter sur la mine ; que hè mine de boulé

ministèri ; sm.

—

V. menin.
—

Ministère,

ministerialamén ; adv.

—

Ministériel,

lement.

ministeriàu ; adj. des 2 g.

—

Ministé

fiel,-le.
ministrà.

C. administrà, appliquer,
ministrà la justice, rendre
la justice, l'appliquer.
ministràble,-e ; adj. — Ministrable.
ministrande ; sf. — Femme de minis¬
tre protestant,
ministre, menistre ; sm. — Ministre,
ministrésse ; sf. — Ministresse.
—

donner, rendre

:

minjà ; manjà (As.) ; v. — Manger ;
dissiper, dépenser; ronger, user; minjà-s,
se ronger, se faire du mauvais sang.
Minjà e pintà, manger et boire; minjà-s
lou bé, manger, dissiper son bien; l'abarè
qu'ou se minje, l'avarice le ronge; lou
gàbe que s'a minjàt lou prat, le gave a
emporté, rongé le pré; que-s minje lous
moûts, il a une mauvaise articulation de
parole; d'un prodigue on dit: que-s minjaré Moumas e La Réule, deux communes

�MIN.TA

239

d'un avare : que minjuré ço qui.
goinfre: que .minjuré culhàus ;
d'un imbécile: (yu'ou harén minjà pallie;
qu'ey minjàt de pus, il est mangé de puces ;
rriinjà-s'at tout, dissiper loul son bien,
dépenser sa fortune; està minjàt de mali¬
ce, être foncièrement méchant; minjà-s lo
malice, ronger son frein.
minjà ; s. des 2 g. — Le manger, la
béarnaises

lie;

;

d'un

nourriture ; v.

aminjà.

Aprestà la minjà ou /ou minjà, apprêter,
préparer le manger.
minjadé,-re,-dis,-e ; adj. — Mangea¬
ble.

minjadére ; sf. — Mangeoire, crèche.
minjadoù,-re; adj. — Mangeur,-euse.
minjadure ; sf. — Mangeure, endroit
mangé, rongé.
minjalhe ; sf. —r- Mangeaille. Cf. cracalhe, hartère.

minjance; sf.

Vermine, toutes sortes
nuisibles ; plante
parasite; mauvaise engeance, tous ceux qui
vivent sur le compte d'autrui ; v. manjurie.
minjarie ; sf. — Mangerie; exaction.
minjassè,-re ; adj. — Qui démange,
ronge, mal dévorant.
minjatiu,-ibe ; adj. — Mangeable. Cf.
min jadé.
minje-broje ; sm. — Mange-soupe de
maïs, bredouilleur ; sobriquet des gens de
plusieurs lieux ; gros plein de soupe ; en
style plaisant, la bouche.
minje-cardoùs ; sm. — Mangeur de
chardons, surnom de l'àne.
minje-cauléts ; sm. — Mangeur de
choux. Sobriquet des gens de Chelle-Spou
(H.-P.).
minje-crestiâs ; sm. — Mange-chré¬
tiens, un usurier, un patron avide et dur;
—

d'insectes incommodes et

ogre.

minje-croustes ; sm. — Mange-croûhère, mendiant.
minje-curès; sni. — Mange-prêtres,
prêtrophobe.
millje-Diu; sm. — Dévot, dans un sens
défavorable; on dit. prov. : minje-Diu e
cague-diable pour un bigot.
minjedoù,-re (veijs la Chalosse). — C.
minjudoù.
minje-gasorbe ; s. — Mange-grasdouble. Sobriquet des gens de Vidouzc
tonsi, pauvre

(H.-P.).

minje-habes;

sm.

—

Mange-fèves,

sobriquet des gens de plusieurs lieux ; bre¬
douilleur. V. mach.e-ha.bes, minje-broje.

minje-hangue ; sm. — Sobriquet de la
gelée, qui sèche la boue.

Mange-lard,

minje-lard; sm. —
un
gourmand.
minje-mèque ; sm. — Mange-mèche,
noctambule; ouvrier qui veille; sobriquet
des oiseaux de nuit.

—

MINOUSE.ÍA

millje-mèrde ; sm. — Scarabée sterco¬
raire, bousier; t. insultant. V. rnerdansòu.
minje-moùnde ; sm. — Mange-lesinhumain, exacteur, usurier. Cf.
minje-pràubes, minje-crestiâs
minje-mouquire ; sm. •— Mange-mor¬
ve, enfant qui a toujours de la morve pen¬
gens,

dante.

minje-mousques ; sm. — Mange-mou¬
personne très maigre ; avare.
minje-pâ ; sm. — Mangeur de pain ; a
signifié autrefois l'endroit où l'on man¬
geait.
minje-paste ; sm. — Mange-pâte, terme
méprisant des gens de la ville à l'adresse
des campagnards. Sobriquet des gens de
Pujo cl de Cieutat (H.-P.). N. de p.
minje-patèrs ; sm. — Dévot, bigot,
minje-piastres ; sm. — Liardeur, har¬
pagon ; on dit aussi sarre-piastres.
minje-plâ ; sm. — Mange-bien, person¬
ne
de bon appétit; de quelqu'un qui est
maigre on dit : n'ey pas de ço de minje-plâ.
minje-pràubes. — C. minje-moùnde.
minje-proufit ; sm. — Dissipateur ;
parasite.
minje-quoan-n'a ; sm. — Litt. mangequand-il-a-de-quoi, meurt-de-faim.
minje-sang; sm. — Vampire; sangsue;
ches,

sansugue.

v.

minje-séns ;

sm

—

Bigot; v. minje-

patèrs.

minje-tout; sm. — Mange-tout, goin¬
dissipateur.
minje-trauguéns ; sm. — Mangegoujons, pêcheur. Sobriquet des gens de
Juillacq (B.-P.).
minje-trouchs ; sm. — Mange-tro¬
gnons, meurt-de-faim,
minjoutejà ; v. — Mangeoter.
minjòyo (H.-Big.). -— C. mounjoye.
minoèyt (L.). — Minuit,
minôt; sm. — Minot, farine blutée,
fre ;

minote ; sf.

— Petite mine.
minoû, menoû,-ne; adj. et s. —
Mignon,-ne ; petit chat ; cri pour appeler le

chat.

minoû, minane;
let

en

laine

ou

s.—

Cache-nez douil¬

fourrure, tour-de-cou, bon¬

net de nuit.

minouche ; sf. — Fourrure fine ; t.
d'amitié; nom de chatte, t. général: on dit
lou minoû, la minouche, le chat, la chatte,
minouritàt; sf. — Minorité.
minoùs,-e; adj. et s. — Minaudier,-ère ;
douillet. V.

magnoùs, besiàt.

minousà, minousejà;

v.—

Minauder,

faire le minoùs.

minousè ;

sm.

—

Affectation de maniè¬

minauderie.
minousejà. — V. minousà.

res,

�MINOUSEJAYRE

—

240

MIR ALIÍ ADE

minousejàyre,-e; adj. et s. — Minaudier,-ère d'habitude, maniéré,-e.
minouserie ; sf. — Minauderie, affec¬
tation dans les manières.

minouterie ; sf.

—

Minoterie.

minoutiè,-re ; s. — Minotier,-ère.
mintì (G.). —• C. menti: si moun bap¬
tisteri nou mini, si mon acte de baptême
ne ment (Dastros).
minuciàlhes (B.-L.) ; sf. pl. — Les
abatis du
porc
gras;
ailleurs, menues
choses, des riens ; v. perpincalhes.
minucie ; sf.

—

Minutie.

minucioùs,-e; adj.

—

minuciousamén ; adv.

Minutieux,-euse.
—
Minutieuse¬

ment.

minùr ;

sm.

—

Mineur,

escarpeur.

Cf.

Michel. Si-Michel
dédiées en Gasco¬
gne ; la St-Michel (29 septembre) est une
date de tradition pour les louages, les fer¬
mages, le ban des vendanges, etc. ; c'est
aussi, pour les chasseurs, le début du passa¬
ge des palombes:
A sen Miquèu, l'apèu;
A sen Grat, lou gran patàc.
A la St-Michel, l'appelant à son poste, à
la St-Grat, le grand coup; hort coum lous
os de Sen Miquèu, dur comme les os de
St-Michel, très dur (die.).
mirà ; v. — Regarder avec attention,
observer, viser, considérer, admirer; mirù-s,
se regarder. V. miralhù.
mirabèle ; sf. — Mirabelle, espèce de

Miquèu

a

prune.

mirabelè ;
mirabilhe.

rnenadoà, minèrou.

minùr,-e ; adj. — Qui n'a pas encore
atteint l'âge de majorité.
minuscule,-e; adj. — Minuscule,
minutà ;

v.

minute ; sf.

miòlou.

—

Minuter,
— Minute,

—

V. miòu.

miòrlou,-le ; adj. — Fainéant,-e, mala¬
droit ; désagréable ; on dit aussi gnòrlou,-le.
Cf. avec le vieux fr. gnolle.
miòt,-o (G.); adj. — Dodu, gras,-se,
graisse; gentil, mignon; on dit
aussi miòu; v. miùt.
Lous bestiàs èron gràssis miòts, le bétail
était gras, dodu (Bladé).
miòu, miòlou,-le; s. — Mulet, mule.
luisant de

Cf. mul.

miòu ; miole

(As.) ; miyòu, muyòu ;
mujò (Big. G.); mujoû; s. — Mòyeu,
jaune d'eeuf.
mique ; sf. — Mie ; partie molle du
pain, et par anal., partie sans os de la
viande ;. boule de farine préparée de diver¬
ses
façons et que l'on mange cuite; elle
tient lieu de pain souvent sans en avoir les
qualités ni la saveur, car la farine de
froment n'y entre que pour une faible
part, quand on en met; par anal., les
joues, les fesses; v. micòlo, micàs, moure,
jnéure; au fïg., taloche, gros soufflet.
Gagnà-s la mique, gagner son pain;
quoan la hàmi pique qu'ey boune la mique,
quand la faim tenaille, tout semble bon à
manger (die.) ; dab lou rey ou la républi¬
que, qui n'a pas pâ que minje mique, sous
le roi ou la république, que celui qui n'a
pas de pain mange de la mique (prtov.) ;
machires coum miques, grosses joues; las
miques dou eu, les fesses; coumû coum
mique e broyé, très commun, presque
grossier. V. mic (2).
miquejà ; v. — Etre comme la mique,
mol, pesant en parlant du pain de blé.
miquéte, micote; sf. — Dim. de
mique, petite mique; miette; v. mic.

; 11. p. m. —
de nombreuse^ églises

sm.

—

—

V.

Prunier mirabelle,
merbélhe

et

dérivés,

mirauilhe, mirandèlo.
miraelàn.

C. esmiraclàn.

—

miràcle,-gle

; sm.

—

Miracle, prodige,

merveille.
Be

seré

miràcle! Ce serait lout-à-fait

û

surprenant ! Qu'en hè û miràcle, il présen¬
te, il prend la chose comme un miracle,
comme extraordinaire ;
qu'en y a à miràcle,
il y en a de façon étonnante ; si arribabe,
per miràcle, s'il venait, par extraordinaire,
par miracle; qu'ey badàt per miracle, il
est né comme par un
miracle ; lou blat que
pousse à miràcle, le blé pousse prodigieuse¬
ment.

Da-s

miràcle

se

disait

autrefois

pour

s'étonner.

miraclè,-re; adj. — Qui tient du
miracle; qui opère des miracles, miracu¬
leux, -euse : pèyre miraclère, pierre mira¬
culeuse.

miracloùs,-culoùs,-e

;

adj.

—

Miracu¬

leux,-euse.
miraclousamén ; adv.

—

Miraculeuse¬

ment.

miraculàt,-ade; adj. et

s.

—-

Miracu¬

lé,-e.

miràdje

; sm.

miràlh ;

sm.

—
—

Mirage,
Miroir;

au

fig., les

yeux.

miralhà ;

v. — Mirer, réfléchir dans un
refléter, réfléchir ; miralhà-s, se
mirer; par anal., se comparer. Lorsque
quelqu'un a commis une bévue, fait un
mauvais travail, on lui dit: que t'y pòdes
miralhà; miralhà oéus, mirer des œufs;

miroir ;

v.

sourelhà.

miralhade ; sf.

—
Action de se mirer ;
donne un miroir; par anal.,
éclaircie, coup de soleil entre deux nuages;
apparition fortuite et rapide, coup d'oeil
jeté.
La gouyate que-s da ue miralhade, la
jeune fille se mire; qu'èy anàt da ue mi¬
ralhade, je suis allé donner un coup d'œil.

éclair

que

�241

MIRALHAYRE

miralhàyre, miralhè;

sm.

Miroi¬

—

tier.
du

miralhàyre,-e ; adj.

Qui

a

la

manie

miralhét,-lhin,-lhòt,-lhoû

;

sm.

—

miralhéte ; sf. — Nœud à oreillettes,
miralhò (Rig. G.) ; miralhoû. — Métatlièse de milharoû (oiseau).

miramaloùs,-e; adj. et s. — Sorte de
prophète de malheur ; esprit inquiet,
mirandejà (G.) ; v. — C. miralhà.
mirandèlo (G.); mirandole; sf.
Chose mirifique, admirable, merveille; loe.
adv. : ha mirandole, faire
parade, montrer
--

faisant admirer.
miràu ; adj. des 2 g.

— D'où l'on voit:
miràu, belvédère, poev miràu, monta¬
hauteur d'où l'on voit. N. de p.
Poeymirau.
mirauìlhe (V.-B., Basse-Big.) ; sf. —
Illusion, chose pour éblouir, illusionner;
merveille; v. merabélhe; en style plaisant,
badinerie, blague, détour.
mirboulàn,-te ; adj. — Mirobolant,-e.
mire; sf.
Mire, visée.
Préne
mire, prendre sa mire, viser,
imiter, suivre un modèle; abé en mire,

pun
gne,

—

avoir

en

vue.

mirecoutoû; sm.
Abricot.
mirecoutouè,-tounè ; sm.

Abrico¬

tier.

mire-nou-n-tàstes ; sm. — Litt. regar¬
sans y toucher, chose, mets
imaginaire
ou
non à
l'usage des curieux, des indis¬
crets: Qu'y a-t-il à manger ? Mire-nou-nde

tàstes.

miresourélh ;

—

mirgalhà,-goalhà ;

Tournesol;

v.

Moucheter,
tacheter, diaprer, orner ; mirgalhà-s, se
moucheter, s'orner. V. pingourlà.
Prat mirgalhàt, pré diapré ; gâte mirgaIha, chatte mouchetée.
v.

—

mirgalhade,-dure ; sf.
Moucheture.
mirgalhàyre,-e ; adj. — Qui orne,
diapré : la prime mirgalhàyre, le printemps
—

fleurissant.

mirgalhe,-goalhe

; sf. — Moucheture ;
anal., ha mirgalhes, faire des niignotteries, taquiner aimablement.
mirgo (Lom.) ; sf. — Souris. Cf. mur-

par

g ue.
^

mirgo (G.).

—

mirgoùlo (G.,
—•

Morille.

C. mirgalhe, taquinerie,
vers

le Toulousain)

Cf. mourilhoû, moularùo.

mirgoûte (Arm.).

—

;

sf.

C. mirgo.

mirgoutejà. — C. murguetejà.
mirguejà (G.) ; v. — Miroiter, briller
d'après Cénac-M.

;

v.

Tourner autour

—

en

—

miscàp ; sm. — Méchef, malheur, acci¬
dent; ennui sérieux; déception, empêche¬
ment.
On prononce miscàt en certains
lieux.
N'alendi pas lou
ne m'attendais
pas

miscàp qui m'arribe, je
à l'ennui, à la déception
que j'éprouve; miscùp trop lèu abise, le
mal n'avertit que trop tôt (die.)
; las arles
que m'an hèyt û miscàp à la pelhe, les
mites ont abîmé, fait un trou à ma robe.
miscàt,-ade; adj. — Piqué,-e; téle
miscade, toile mitée, piquée.
miscayrole; sf. — Alouette lulu; v.

coutouliu.

"&gt;
—

T. de

jeu; enjeu

en argent

miserablamén ; adv. — Misérable¬
au moins : qu'en èy à ha bin Ulires,
miserablamén, je dois le vendre au moins
ment;

prix de 20 francs.
miserablàs,-se; adj. et s. — Très pau¬
vre; v. inòpie; grand misérable, coquine
au

fiéfée.
sm.

sourélh.

niche amicale.

Mirliton. V. toutoure.

—

reluquant ; v. biroulejà.
mìrpe, mirpou,-po (G.) ; adj. — Pares¬
seux, -euse, fainéant (vieux),
mirre ; s. — Myrrhe,
mìrte, mirtre; sm. — Myrte (myrtus
communis, plante).
misà ; v.
Gall., miser, mettre en jeu;
v. pausà, pounà.
misardèro (G.). — Misère (Noulens).

mise; sf.
(gall.).

—

—

miroulejà

—

Pelit miroir,

en

sm.

miroû, miroùn; adv.
Environ, à
peu près.
mirouflét,-e ; s. — Jeune étourdi,-e,
petit espiègle ; petit bout d'homme dégour¬
di ; mirliflore. V.
marrouflét.
—

—

mirer, qui

se mire souvent.
miralhe (Nouste Dame de) ; sf.
N.-D. du miroir, la voûle étoilée.
se

mirlitoû ;

MISERE,! A

—

miseràble,-e ; adj. et
pitoyable ; criminel,

miserablejà.
miserablòt,-e
ble.

—

;

s.

—

Misérable,

C. miserejà.
— Petit,-e
miséra¬

adj.

misère,-i,-ie ; sf. — Misère, indigence;
incommodité, infirmité; ennui; bagatelle,
minutie ; usité aussi interjectivement.
Que soun à la misère, ils sont dans la
misère; cridà misère, crier misère; las
misères de la bile, les misères de la vie;
louts que-m hèn misères, tous me font des
misères ; que soun peli/es misères, ce sont
choses sans importance; misère n'a
pas
oélhs, misère n'a pas d'yeux (prov.) ; oui:
y a misère que y a guerre, où il y a de la
misère, on se bat (die.) ; càde, dessus coum
la misère s'ous pràubes, tomber dessus
comme la misère sur les pauvres (prov.)
;
amuchà misère, paraître pauvre ; v. praubejà.
miserejà; v. — Misérer, traîner la
misère; vivoter; agir petitement, chiche¬
ment, chercher des minuties.
16

�MISERERE.! A

misererejà

242

MITRALHADE

—

; v.

mistèri;

Crier misère, pous¬

—

des

«-misererp ».
miseréte,-ote ; sf.

ser

— Petite misère,
(H.-Big.). — C. miserejà.
miséricorde,-còrdi,-e ; sf. — Miséri¬
corde, pitié, compassion ; œuvre catholique

miseríà

de bienfaisance.

Cridà miséricorde, crien miséricorde; ha
n.isericorde, faire grâce; à la fi, miséricor¬

n'y eut plus

de qw'-s perdoù, à la fin, il
de délai, on perdit patience.

misericourdioùs,-e

adj.

;

—

Miséri¬

cordieux, -euse.
misericourdiousamén ; adv.
ricordieusement.
misèrio (G.). — C. misère.

miseroùs,-e

adj. et

;

s.

—

—

Misé-

miseroutejà.

Miséreux,

C. miserejà avec un

—

misprès (B.-L.). — Forme de mesprès
reproduit dans les dérivés,

que se

—

C. misséte.

Espèce d'office supposé,
(misse) noire que l'on
(?) dans les pratiques de magie;
cérémonie burlesque, des sorciers; messe
que l'on fait dire à plusieurs intentions à
la fois, par économie; dans ce cas, le mot
est du style plaisant.
missalét,-lòt ; sm. — Petit missàu.
missàu ; sm. -— Missel ; on dit aussi
missàr;

sorte

de

sm.

—

messe

disait

llbe missàu.

missàu; adj. des ?. g. — Qui est de la
cape
missàu, chasuble pour la
messe ; die missàu, jour de messe,
messe :

misse.

—

V.

messe.

Dire, célébrer, entendre
style familier.
misséte,-Ote. — Dim. de misse, petite

missejà;

v.

—

la messe, en

mistlc,-ique

; adj. — Mystique,
misticamén ; adv. — Mystiquement,
misticisme ; sm — Mysticisme,
misticitàt ; sf. — Mysticité,

mistificà;

Mystifier,
— Mystification.
mistificàyre,-e; adj. et s. — Mystifica¬

Que harà la maynadéte ?
Qu'anerù tt la misséte.
Que fera la fillette ? Elle ira à la

petite

(Berceuse).

missioû ; sf. — Mission,
missiounàri ; sm. — Missionnaire,

teur, -trice.
mistioù.

et

s.

—

Missolin ou Mes¬
clin, religieux bigourdan qui, selon la
légende, aurail pris la direction d'un soulè¬
vement populaire contre les Maures, instal¬
lés en Bigorre après la bataille de Poitiers
(73?!) et les aurait ballus dans la plaine
d'Ossun puis rejetés en Espagne; v. lamoù.
—

On célèbre sa fête à Arcizac-Adour, au mois
de Mai. Son lombeau se trouve dans l'égli¬
se des
Carmes, h Tarbes.

miste,-0

(Lom.)

;

dégourdi. Cf. esberit.

adj.

—

—

C. mestioà.
v.

—

Emmitoufler; mi&amp;lou-

mistouflàut,-e. — C. mousliflàut,-e.
mistOuflét,-e ; s. et adj. — Poupin,-e,
dodu ; se dit aussi pour mirouflét. (Semble
venir du vieux fr. miloutle, gant fourré).

C. amistòy,-e.
— Pain grossier, de maïs
ou
d'orge et par exl., pâte épaisse, gros
pâté. V. meslurèt, milhàs.
mistroÛ,-e ; s. — Personne grosse et
mal tournée; qui a de grosses joues ; rustre.
iN. de p. V. mestrùt.
mistòy,-e.

Enjoué,

—

mistràs ; sm.

mistroulhe.
l'influence du mot

—

e,

mastroulhe.

C.

Sous

dit
gargote.
mità (B.-L.) ; sm. — Gant à un doigt,
doigtier.
mitadè,-re, mitadén,-e. — Formes de
mieyladè.
mitadénc,-énco (G. L.) ; adj. et s. —
Mélangé,-e, mélange; paiu de farines diffé¬
rentes; v. mistràs; en Lom., demi-vin.
mitàn.
V. mieytàn.
mitane ; sf. — Mitaine,
bistrouille,

fr.

se

aussi pour

—

(Bay. Chai. L.). — C. mieytàt.
mitigà ; v. — Mitiger.
mitoulougic,-ique,-e ; adj. — Mytho¬
mitât

logique.
mitoulougie ; sf.
mitoùn (L.) ; sm.

—
—

Mythologie,
Chausson tricoté

les bergers.

mitounà ;

v. — Mitonner, mijoter; au
fig., préparer de longue main; rnitoiinà-s,
au
fig., se dorloter, s'envelopper douillette¬

ment.

missòrie.

Missoulî ; n. p. m.

—

autrefois par

Missive: létre
missdri, lettre missive; mandement; por¬
teur
de missives (vieux). On dit aussi
missòri ; adj.

v.

mistificacioû ; sf.

messe.

messe

;

jlà-s, s'emmitoufler.

de dimin.

missadéte.

—

ment.

mistouflà ;

-euse.

sens

Mystère.
adj.— Mystérieux,-euse,
misteriousamén ; adv. — Mystérieuse
sm.

misterioùs,-e

mitounàdje,-nade

;

s.

—

Action de

mitonner.

mitounàyre,-nè,-re ; s. et adj. —
Qui rode autour des pots, des casseroles;
qui mitonne, fait mitonner.
mitoyèn,-e; adj. — Mitoyen,-ne (vient
du

fr.)

; v.

mitrà ;
«

àner

mieyladè..
v.

mitralhà;
se

—

Mitrer.

Dans

les

L.,

».

v.

—

Mitrailler; mUralhà-s,

mitrailler,

mitralhade ; sf.

—

Action de mitrailler.

�MITRALHAYRE

243

mitralhàyre,-e ; adj. et

s.

—

mUralhùr ,-use.

mitralhe ; sf.

— Mitraille ; monnaie de
ferraille.
mitralhère ; sf. — Quantité de mitrail¬
le, chute de mitraille ; action de mitrailler,
mitralhuse ; sf. — Milrailleuse, arme,
mitre; sf. — Mitre,
mitre (L.) ; sf. ■— Anesse. Cf. saunte.
(En Périgord, saumitro).

cuivre ; vieille

mitréne.

sm.

mole

Mitron, ouvrier boulan¬

—

ger.

mitroùn,-o
ânesse.
Un car

L.)

;

s.

Baudet,

—

mul ni

mitroùn, un chariot
(d'Aslros).
miudàdje, miudalhè, miutalhè,-re ;
Menuaille, débris, restes,
miugrane. — V. meurarte.

sans

s.

(G.

ses

mulet ni âne

—

miulà.

G. miaula et dérivés,

—

miure,-e, miut,-e ; adj. — Menu,-e,
très fin, divisé, émietté.
miure (Os.) ; sf. — Granit; on dit aussi
pèyre miure.
miussàt, miaussàt; sm. — Laitage
de pain ou de « méture » éiniettés. V. sarrabère.

miut, miude ; adj. — Menu, menue;
fin,-e ; plouye miude, bruine. V.

brisotté ;

miòt.

miutalhe ;

sf.

—

Menuaille.

Cf.

miu¬

dàdje.
■—

mobile.

C.

—

moblà-s,

se

mòble ;
sous

—

en

de manger.

mòlo
tas. V.

; sm.

—

L'action de

mou¬

(G.)

sf.

;

—

Meule,

monceau, gros

méde.

(Antonin).

—

Poète béar¬

nais, né à Oloron (1842-1893).

sf. — Poche, sac; est
désigner la poche que
certains poissons ou mollusques.

moque

—

—

Mode, manière de

se

surtout

portent

(Bay.)

usité

;
pour

penser; façon, moyen, coutume.
div.
Segui la mode, observer,
—

suivre la

mode, les habitudes, la coutume ;
que cau segui la mode ou quità lou pa'is,
il faut suivre la coutume locale ou quitter
le pays (prov.) ; qu'ey la mode, c'est ainsi
que cela se fait ; modes soun modes, las
seguéch qui pot, la mode, c'est quelque
chose de facultatif; n'àymi pas aquéres mo¬
des, je n'aime pas ces façons, ces manières,
genre.
adv.

Loc.

De mode, de modes, de
de telle façon : de modes que
poudoà ha, de sorte qu'il put agir ; que
s'arranjà de tau mode, il s'arrangea de
telle façon ; en mode de parlà, par manière
que,

d'entretien.

—

mor(t)

vêtir,

d'agir, de

sorte

marchant.

Que hem moùle, nous faisons moudre ;
nous
qu'abém moulût, nous, nous avons
moulu; lou tribalh que m'a r^oulùt, ce
travail m'a moulu, harassé; moùle parau¬
les, parler vite et sans arrêt; qu'a jenit de
moùle, il est près de mourir, il est mort;
que bau miéllie chaumà que mau moùle,
il vaut mieux chômer que mal moudre
(dic.) ; nou lié qu'arròde e moùle, il ne

Cf. goy.

mode ; sf.

ce

en

Montaut

Meuble, friable,

mùble.

Loc.

touts

dre.

Meuble, objet de mobi¬
l'influence du fr., on dit aussi
sm.

lous

grûs, la meule en
grains (Yan Palay) ;
abé boune moule, avoir bon estomac; de
quelqu'un qui est dans de mauvaises affai¬
res ou dit:
qu'a la moule engourgade, sa
meule est noyée.
môle (G.) ; moùle ; v. — Moudre, pul¬
vériser, broyer, écraser; se dit, en plaisan¬
tant, d'une personne qui roule son derrière

meubler.

mòble,-e; adj.
parlant du sol.
lier;

qu'atrupe

tournant écrase tous les

môle; moùl

mobiliè, moubiliè; sm. — Mobilier,
moblà, moublà, mublà; v. — Meu¬
bler ;

(Bar.); mòlo (Big. G.); moule;

—

màbe, mouvoir;,

C. moubile.

Moellon.

—

sf.
Meule ; l'ensemble des meules d'un
moulin. V. esmoule. N. de p. Mole, Lamole.
l'ourtà blat à la moule, porter du blé à
la meule, au moulin ; la moule en tourneyà

cesse

môbe.

sm.

MOSSE

moeloÙs,-e ; adj. — Moelleux,-euse ; v.
moufle.
moelùn,-o (Lom.) ; adj. — Compactée,
entier, d'un seul tenant; v. mouloùn.
moèse ; sf. — T. de char.pentier, écharpe, pièce qui en relie d'autres.
moéy, moy ; sm. — Muid (vieux),
moèyre (L.) ; adj.—- Chatouilleux,-euse,
peu commode, irascible ; v. gratinoùs.
mol,-o (G.). — C. mout, mol.

V. midune.

—

mitroû ;

moeloû ;

Mitrail¬

leur, -euse; soldat mitrailleur; on dit aussi

—

la

; sf. — C. mourt dans l'E. de
Big. le G. et les L.
mor, mors; sm. — Mors, partie d'une

bride.

morb ;

sm.

—

Mal, affection morbide

(vieux).
morde

(G.). — C. moùrde.
(L.). — C. moure, amoure, mûre,
mòrne,-e ; adj. — Morne, triste,
môrnou ; sm. — Sorte de juron, d'excl.
à Bayonne.
mos (E. de la Big. G.). — C. mous.
mose
(Gr.-L.) ; sf. — Gencive. Syn.
agnibe.
mosse
(L.) ; sm. — Ilomme de corvée,
manoeuvre; par ext., souffre-douleur.
more

�MOSTRO
mostro

—

(G.)

MOUDE

sf.

;

—

244

Montre. Cf.

moucadét,-dòt,-doÛ.

rnoun-

mot, mòdo (G.); adj.

—

mot

moucadure ; sf.

Mou, molle.

Cf. mout.

(G. L. E. de la Big.).

moucalhoû ;

C. mout,

—

moubedéro

(H.-A.).

moubemén ;

sm.

sm.

—

•—

C. espléne.

Mouvement,

moucarìco
moucarrà

mou¬

Petit moue, lumi¬

—

(B.-L.).
(B.-L.) ;

moucàs ;

sm.

—

moucassejà ;

v.

moubilisà ;

mouchardàdje

moubilisàble,-e

;

moubilisacioû ; sf.

Mobilisable,
Mobilisation.

—

—

bout de chan¬
mouchée, mouchure, lumignon ; par
anal., petit bout.
Nou y a mey qu'û moue à la candéle, il
ne reste qu'un
petit bout, un peu de mèche
à la chandelle ; lou moue au cap dou nas,
la roupie au bout du nez.
moue, mouch,-che; adj. — Emoussé,-e ; au fig., simple d'esprit, sot. V.
moue

;

sm.

—

Roupie

— V. moue (2).
(L.). — C. amuchà, montrer.
mouchàr,-de; s.
Mouchard,-e.
—

mouchardà ;

moucharde.

;

v.
Moucher, enlever la
le bout d'une mèche; au lig., river
à quelqu'un son clou, lui dire son fait, le
confusionner, l'interloquer; moucà-s, se
moucher ; se tromper.
Moucà lou nèn, moucher le petit; moucà
la candéle, moucher la chandelle ; se dit en
badinant pour ne pas se mettre à la lumiè¬
re, à la clarté du jour; que l'an moucàt, on
l'a bien mouché, remis à sa place ; nou pas
—

moucà-s dab la manche, ne pas se
la manche,
mouchoir.

avec

moucade ; sf.
moucher ;

être

assez

riche

moucher
avoir

pour

Action de moucher, de
mouchurie ; humiliation.
—

moucadé,-doù ; sm. —- Mouchoir ;
mouchette ; en style plaisant houssine, verge à fouetter.
Moucadé de paysâ, les doigts avec les¬
quels on se mouche; que s'a iroubat û
moucadoù, se dit.de quelqu'un qui a fait
un.
pas de clerc, que l'on a mouché; à quel¬
qu'un qui a reçu un mauvais compliment,
qui a été mal reçu on dit: que t'a,t pouderàs
mite au moucadoù, tu pourras mettre cela
dans ton mouchoir; de quelqu'un qui est
très confus on dit: n'a pas besougn d'û
nasarde ;

moucadé.

moucadére ; sf.
du

nez

quemment.

—

Ecoulement persis¬
se moucher fré¬

qui oblige à

Moucharder,

-—

; sm.

-—

mouchardejà

;

; s.

—
—

Mouchardage.
Grand, ignoble

Corrup. de boueharde.
—
Fréq. de mou¬

v.

charda.

moucharderie ;

sf.

Mouchardage

—

;

les mouchards.
mouchardise ; sf.

—

Action de

mou

charder, mouchardage.
moucharoère

(M1) ; sf. — Lieu où il
des mousserons, pied de mousserons.
moucharoû, -cheroû, -chiroû (M') ;

y a

esmoùch.

moucà ;

v.

mouchardàs,-se
mouchard,-e.

delle

morve,

moue.

—

mouchà

Mobiliser.

adj.

Vilain

-euse.

—

—

C. mouquire.
—
Morve des

sm.

Fréq. augm. de
moucà; se moucher fréquemment.
moucàyre,-e; adj. et s. — Moucheur,
mouch,-e.

v.

—

chevaux.

moubénço (Lav.) ; sf. — Mouvance.
moubile,-e; adj. — Mobile.
moubiliè,-re ; adj. — Mobilier,-ère.
moubiliè ; sm.
Mobilier, les meubles,

tant

Mouchure. V.

—

gnon.

motch,-o (Lom.). — C. mout,-de, mol.
mote ; sf. — Motte, motte féodale. N.
de p. et de 1. Mole, Lamothe.
Ha bruslà moles, faire brûler des mottes ;
las moles dou eu, les fesses.
moùbe (Lav.). — C. mùbe, mouvoir,

se

mou¬

cade.

mot.

un

Petit

—

choir.

tre.

moussaroû ;

sm.

Mousseron,

—

tricho-

lome de la

—

St-Georges. T. général.
moucharoû,-cheroû de Paris; sm.
Psalliote champêtre d'automne, appelée

aussi bole-de-nèu.

mouchic.

—

mouchicà.

C. mousséc.

—

mouchicoû,

C. moussecà.

moutchicoû;

sm.

Sorte de danse ancienne du genre
mouchiroû.
V. moucharoû.

—

branle.

—

mouchoèr; mouchoère (L.). — For¬
me francisée de moucadé, mouchoir.
moucioû; sf. — Motion.
moucòt,-coû, mouquét;

sm.

—

Petit

moue.

moud

ou

moud;

mout,-e; adj.
—
Gomme,

sm.

—

Mol,-le.

matière

gom-

meuse.

moudacoùs,-e

;

adj.

cageux, -euse, boueux;
de Lannegpasse (B.-P.).

moudàs,-se; adj.
mou,

— Humide, maré¬
sobriquet des gens

—

Assez

mou;

très

molle.

moudehése (Os.) ; sf. — Teigne. V.
ligne.
moud-de-bigue ; sm. — Gomme de
certains arbres, cerisier, prunier, etc. Cf.
carrù-de-bigue.
moude.

•—

Forme

rare

de mode.

�MOUDE

245

moùde,-o (G.

H.-Big.).

—

moudè,-re,-désse ; s. — Humidité,
eu
parlant du temps, du sol;
espèce de teigne.
moudè,-re, moudésse; adj. — Etat
do ce qui est mou, boueux, mollasse; man¬
que de vigueur physique.
moudelà ; v. — Modeler; moudelà-s,
prendre modèle sur.
moudelàdje ; sm. — Modelage,
moudèle ;

sm.

—

de noix.

ration.

(G.);

mougn,-o

adj.

—

Camard,-e,

obtus ; v.

mounàr.
Figùro moàgno, visage plat.

mougnàgnou,-e ; s. et adj. — Renfro¬
gné,-e ; qui a une figure inintelligente.
mougne (Bav.) ; adj. — Mignonne ; on
dit aussi

Modèle,

mouderà, amouderà ; v. — Modérer ;
tempérer ; mouderà-s, se modérer, agir avec
modération, devenir raisonnable. V. ataysà.
mouderablamén ; adv. — Avec modé¬

MOULASSE

moufli,-nà ; v. — Rendre moufle.
mou£lùt,-ude ; adj. — Mafflu,-e.
mougà. -— Corruption de nougù, pâte

Forme de

moût, mol.
moiteur

—

mou ne.

mougnòc,-oque
chose

en

; s. — Bigne, grosseur,
forme de boule plus ou moins ré¬

gulière, petit tas rond, toute chose ramassée
tassée en boule ou en trognon ; moi¬
gnon ; petite femme mal tournée. V. gnoet

que.

mouderàble,-e ; adj. — Qui peut être
modéré,-e.
mouderacioû; sf. — Modération,
mouderadamén ; adv. — Modérément.
moudèrne,-e ; adj. — Moderne,
moudernejà ; v. — Etre moderne, se
mettre à la mode dû jour,
moudésse.
C. moulésse; v. moudè.
moudésse ; sf.
Croûtes de lait des
nourrissons appelées aussi cristalhes, mau
du sente Rose. On les guérissait aux fontai¬
nes de sén Cristàu; v. ce mot.
moudestamén ; adv. — Modestement.
moudèste,-e; adj. — Modeste,
moudestie ; sf. — Modestie.
moudét,-dòt,-e ; adj. — Un peu mou.
assez mou, molle.
moudét (G.) ; sm. — Sorte de gâteau
—

De touts lous perrées qu'en èy lièyt û
mougnòc, de tous les chiffons j'en ai fait
un tas, une
pelote ; û mougnòc de car, une
boule de chair.

mougnòt,-o (Lav.) ; s. — Manchot,-te.
mougnoû ; sm. — Moignon; v. mou¬
gnòc.
mougnoucà. — C. amougnacà et dériws.

—

cuit

sous

la cendre,

moudéte.
moudì.

—

—

Dim. de mode.

V. amoudl

moudic,-ique

;

moudicamén ;
moudificà ; v.

plus usité.
adj. — Modique,
adv. — Modiquernent.

Modifier,
— Modification,
moudiste; sf. — Modiste,
moudilhoû ; sm.
Modillon.
moudulà; v. -- Moduler,
moudulacioû ; sf.
Modulation,
moudùle; sm. — Module.
mouè,-re (Gr.-L.) ; adj. — Maniable,
mouèque (Bay.) ; sf. — Grimace. V.
—

moudificacioû ; sf.

—

—

mine.

mouflane ; sf.

mougnoucade; sf.
gnoc, las

—

Chose

en

mou-

de choses mêlées.

mougnoucàyre,-e ;
qui travaille mal.

s.

—

Ouvrier,-ère

moiigue. — Forme de màbe.
mouguét,-o (Big G.) ; adj. — Turbu¬
lent,-e, vif, actif. Sobriquet des gens de
Cadéac (H.-P.).
mouhèrle (L.). — C. mouquire, morve.
mouhùt,-ùdo (Lom.). — C. mougnàmaherùt.
mouise; sm. — Berceau en osier tressé
(par anal, avec le berceau de Moïse).
moujén, mouyén ; sm. — Moyen.
N. de p. Mouyén.
gnou et

moulà ;

v.

-—

Mettre les meules dans

un

moulin. N. de p.

Moulât.
moulà, moullà ; v. — Mouler.

moulade (Gr.-L.) ; sf. —
ment, assemblée; v. amassude.

Rassemble¬

moulade ; sf. — Anneau du joug où
s'engage le limon ; moulée, matière cimolée, boue qui se détache de la meule; s'em¬
ploie, mais rarement, au sens de chose
moulue. Cf. armialade, mielade.

— Galette ; on
dit aussi
mouflane.
mouflar,-de (Bay.); adj. — Joufflu,-e.
rnoùfle,-e; adj. — Mol,-le et élastique,
moelleux, souple, rebondi ; ductile. V. tinclàn, moeloùs.
U Iheyt moufle, un lit moelleux ; paste
moufle, pâte élastique, bien levée.
mouflejà ; v. — Céder au toucher, être

moularùo (B.-L.) ; sf. — Morille (cham¬
pignon). Cf. mirgoàlo.
moulasse; sf. — Grande, mauvaise

moelleux.

meule.

coque

moulàdje ;

sm.

—

Moulage,

mouladure, moulladure ; sf.— Partie
moulée ; on dit plus couramment moullure.
moulàr ; sm. — Meulard.

�MOULAU

—

moulàu ;

246

MOULI

sm.

Partie très dure de la
avec laquelle on fait

—

pierre d'Arros (B.-P.),

les meules de moulin. N. de p.

moulàyre ; sm. — Ouvrier meulier qui
taille, repique les meules; mouleur,
moule; sf. — V. mole (i).
moùle; v. — V. môle.
moulé,-re ; adj. — Meulier,-ère. N.
de p. et. de 1. Moulé, Lamolère, Moulés.
mouledé; sm.
Rotule du genou.
mouledé,-re,-dis,-se ; ad,j. — Qui est
à moudre ; qui sert à moudre.
mouledé; sm. — Qui moud et qui n'est
—

pas un
en

mac

moulin, un pilon, les dénis, l'esto¬
style plaisant : ubé û boû mouledé,

avoir! bon
moulét.

de bonnes

estomac,

dents

;

mouletounàt,-ade ; adj. — Qui a
l'apparence, qui est comme du molleton.
moulhà, mulhà; v. — Mouiller, bai¬
gner, tremper; moulhà-s, se mouiller. Cf.
gouhà.
moulhade ; sf.

trempée

moulhadure ; sf.

moelleux. N. de 1. et de p.

de

Mouture

—

autrefois

;

de la

de.

grêle:

on

s'entenè u' horle moulén¬

que

entendait

forle

une

rumeur

de

Ja

grêle.
moulésse, moudésse; sf. — Mollesse,
moulestà; v. — Molester,
moulestacioû ; sf. — Molestation.
moulèste; sf. — Vexation, tourment.
moulét;

—Mollet, pain mollet;

sm.

de la jambe. V. poumpilh.
Préme lou moulét, c'est

une

gra*

croyance

personne possédant « un pouvoir »,
une
sorcière
peut, en manipulant, en
tatanl le mollet d'un nouveau-né, lui don¬

qu'une
ner,

lui

des pouvoirs prodi¬

transmettre

gieux.
moulét;

sm.

Petite meule;

—

v.

mou-

(2Ì ; gésier des volatiles. Abé û boû
rnoulél. avoir un bon estomac, en style
léte

familier.

mouletade ;

sf.

Hepas

—

terade, jnassacanàt.
mouletasse ; sf.

particulier

Grosse omelette.

—

mouletàyre,-e ; adj.
qui la fait,

—

Qui

aime

l'omelette,

mouléte ; sf.

mouléte; sf.
faire de

a

la

—

—

Molette,
Omelette. Ha mouléte,

casse »,

du grabuge.

mouléte, moulote

;

sf.

—

Petite

meu¬

moulét

(a) ; poun d'ern moulélo,
pont de la petite meule, du petit moulin, à
Bagnères-d'e-Bigorre.

le

;

v.

v.

mouletòt.-toû ;
mouletote ; sf.

petite meule,
mouletoû;

sm,

sm.

—

Petit mollet,

—

Petite omelette; très

—

Molleton.

—

Mouillure; humi¬

moulhàmi, moulhatòri ; sm.— Action
mouiller, mouillure; pluie, rosée.
moulhàyre,-e ; adj. — Mouilleur,-euse.
moùlhe, mùlhe ; v. — Traire une bêle ;
arrountà.

Açò, qu'ey coum de boulé moùlhe arroumigues, cela, c'est tenter l'impossible.
moulbè ; sf. — Epouse, femme mariée,
titre que le mari donne à sa femme.
Que biengoàn marit e moulhè, ils vin¬
rent, mari et femme ; es&lt;à coum marit e
moulhè, vivre maritalement.
moulhedé ; sm. — Lieu où a lieu la
traite. V. mulhedé.

moulhedére,-disse ; adj. — Bête qu»
peut, doit traire.
moulhedoù ,-re ; mulhedoù ,-re ; s. —
Qui trait.
l'on

moulherà-s.
moulheris ;

—

C. amoulherà-s.

sm.—

Les femmes mariées:

réunion de femmes.

moulheté ("As.

P.ar.). — C. moulhedé.
-lhùt, -ude ; adj. —
Humide, un peu mouillé,-e.
moulhude, mulhude; sf. — La traite
moulhoùs,

dont l'omelette est le plat principal ; action
de faire, de manger une omelette. V. mour-

suite de mouil-

moulhàdje; sm. — Mouillage.
moulhadoùs,-e ; adj. — Qui mouille,
dité.

sf.

par

dité.

m.ouledoù,-re ; adj. et s. — Qui moud ;
meunier,-ère. V. mouliè. N. de p.
mouledoùs,-e ; adj. — Mol et doux,
moulénde ;

Action de mouiller,

—

mal contracté

lemenl, en fr. pop., sueur rentrée. V.
bebude, gouhade, gouhatòri.
moulhade, mulhade; sf. — Quantité
de lait d'une traite, traite. V. moùlhe.
moulhadé,-re; adj. — Qui mouille.
moulhadis,-se; adj. et s. — Qui mouil¬
le; qui est mouillé,-e ; forte rosée, humi¬

v.

droit de mouture. V. banibà, au Sup. Dans
les L., se dit aussi du bruit, de la rumeur

;

-e,

des vaches, des brebis, des chèvres.
moulî ; sm. — Moulin, moulin à farine:
machine qui tourne; en style plaisant

bavard, moulin a paroles.
Cadû que bire l'aygue tau sou moulî,
chacun dirige l'eau vers son moulin Cdic.i ;
balhà

l'aygue

au

moulî. donner l'eau

pour

le moulin, niclti'e une chose en train ; qu'a
lou moulî engourgàt, il a le moulin inondé,
ses affaires
sont arrêtées, vont mal : moulî

plou,je, moulin d'éeoute-s'il-pleut.
sur un cours d'eau peu abon¬
dant ;
siule mouliè. l'aỳgade qu'arribe,
siffle, sois content, meunier, l'eau vient;
voici une aubaine; en certains lieux ha
moult signifie faire moudre la charge de
grain ; brassejà coum A moulî à bén, gesticulet' comme un moulin à vent ; pèc coum
d'eseoute

qui est situé

�MOULIA

247

bén, décontenancé, sot comme
moulins sont habi¬

û mouli à
un

moulin à vent ; ces

tuellement
de là

plantés dans

un

lieu solitaire,

dicton.

ce

moulià ;

Tout ce qui constitue
compris les terres. En Lav.,

sm.

—

le moulin

y

moulin

ruines. N. de p.

en

L'agàu nioulià, le canal du mouiln.
mouliade ; sf. — Production d'un mou¬

lant

mouliè,-re

— Meunier,-ère. N. de p.
dit aussi mouliné,-nie.
mouliè,-re; adj. — C. mouliàu; biè
mouliè, chemin qui conduit au moulin ;
calhàu mouliè, pierre meulière, silex; v.
pèyre lioéc.
moulière ; sf. — Hanneton femelle aux

; s.

Dans le G., 011

ailes

grisâtres..
moulierejà
petitement.

;

—

Faire le meunier

—

Petit, pauvre meu¬

v.
; s.

nier,-ère.
v.

—

Tournoyer, rouler, pivo¬

mouliner.
Que-s mouline quoan marche, elle se
trémousse, roule les hanches en marchant.
moulinade ; sf.
Action de faire tour¬
ter ;

—

ner,

pivoter ; frottée, raclée,

moulinàs.

—

V.

mouliàs.

moulin-de-prat (G.) ; sm. — Liondent
hispide (planle). Syn. barabà.
mouliné,-ro (G.). — C. mouliè,-re.
moulinejà. — Frcq. de moulinà; v.
arremoiûià.

moùlse

sm.

—

Moulinet, moulin à

petit moulin; tournoiement,
pirouette, remole; v. orremoulî.
Dab lou bastoû que hé terribles mouli¬
nets, il lit de terribles moulinets avec son
bâton iYan Palay).
mouliniè,-ro (G.). — C. mouliè,-re.
moulinòt,-liòt; sm. — Petit moulin,
café, à poivre;

moulià.

moùlle;

—

(G.).

—

C. moùlhe, traire,

moulude ; sf. — Action
moulure. V. estermoulude.
moulue ; sf.
coum

—

ue

de

moudre

;

Morue.

moulue, plate comme une

(sèche) ; coue-de-moulue, queue-dehabit; die de moulue, jour maigre,
mouluote ; sf. — Petite morue,
moulût,-ude ; adj. — Moulu,-e ; recru
de fatigue.
moumbirà ; v. — Litt. mettre le monde
sens
dessus dessous ; chavirer, perturber,
troubler, metlre à l'envers; faire tourner
la tête, perdre le sens.
Qu'a tout rnoumbiràt per case, il a tout
mis sens dessus dessous chez nous ; aquét
alià que-ru moumbire, cette affaire me fait
perdre la tète ; que sémble moumbirade,
morue

morue,

elle semble folle.

moumbrà.
C. brembà.
moumbrance.
C. mernbrance.
moumén ; sm. — Moment, instant. V.
—

pause.

Qu'at haràm ù moumén ou gnàute, nous
ferons quelque moment, quelque jour;
atén, bixim 1 N'as pas û moumén ! Sois
sage, voyons, tu n'as pas un moment (de
cesse).
moumentôt,-toû ; sm. — Court, petit
moment. Dans le G., on dit aussi moule

menét.

moumoû

V. moula et dérivés,

sm.

—

Moule,

empreinle à

mouler.

moulées, carac¬
d'imprimerie ; lia passà en létres de
moùlle, faire imprimer; qu'ey hèyt au
moùlle, que sémble passât au moùlle, se
dit d'une personne à la taille bien prise,
moullurà ; v. — Moulurer,
moulluràdje ; sm. —Action de moulu¬
Létres de moùlle, lettres

tères

rer.

moullure; sf. — Moulure.
moulluréte,-ote ; sf. — Petite moulure,
moùlo (G.) ; sf. — Masse, gros tas.
(Prov. mouloun).
moulote ; sf. — Petite meule.

;

sm.

—

Nom

enfantin des

bœufs et vaches.

Moumoù ;
sur

lequel

moun

moulinet;

propriété, d'un bien rural; v.

—

moulierÔt,-e
moulillà ;

d'une

moeloùn, moùlo, courràu.

Plate

pierre meulière.

MOUN

mouloùn, mounloùn (G.) ; sm. —
Tas, masse, réunion de choses; està d'un
mounloùn, être d'un seul tenant, en par¬

lin ; moulure.

mouliàs, moulinàs ; sm.— Gros mou¬
lin; vilain moulin, moulin en ruines.
mouliàu ; adj. des 2 g — Qui est du
moulin, pour le moulin : pèyre mouliàu,

—

— Moumour (B.-P.)
fait le dicton suivant: A
mourlàu que débi souhetà-u?

11. p. m.

on a

enemic

Hemne de Moumoù

dois-je souhaiter

a

e

proucès à Pau,

mon

Femme de Moumour et
Pau.

que

ennemi mortel ?
procès en Cour de

adj.
Moun, loun,

pos. — Mon.
soun ne sont pas employés
dans la totalité des cas pour traduire mon.
ton, son; ils se remplacent par lou, la.
moun;

tous,

la s.

F\.

may

tabé,

mon

qu'è.y lou pay malàu e la
père est malade et ma mère
aussi; lou prat que l'èy benùt, j'ai vendu
mon
pré. On les considère d'ailleurs com¬
me des gallicismes et il n'y a guèrte que les
francirnans pour s'en servir; toutefois, ii»
sont usités en style littéraire.
En béarnais, on dit: lou mé chibàu ; lou
mé berrél pour mon cheval, mon béret,
moun (H.-Big. F., du G.).— C. moùnde.
moun(t) ; sm. — Mont; précède de
noms
de
lieu: Mouniagut,
Mountamat, Mountanè, Mountastruc, Moun-

nofnbreux

taut, Mounmoulous. Mouncaup, Mounclà
Moungalhard, Moungastoû, Mounné, Mounpc.zat, Mounsegù.

�MOUN

—

MOUNDINE

248

Moun

(lou) ; n. p. m. —- Mont-de-Marl'usage pop. Se trouve dans ce
prov. :
qu'a courràt sagorre, magorre e
lou Moun-de-Marsâ, qu'on applique à un
san

clans

moundâ,-ne, moundanàu;
Mondain,-e (lit.).
Pràube de

ournade,

bis moundâs

mes

adj.

—

d'inoucéncc

cruchade.

de biens mondains mais
ornée d'innocence (V. de
Bataille).
moundà,-dét ; sm.
Vanneur, net¬
toyeur de grains. N. de p. Mounda, Moun-

mounà ; v. — Faire la. moue, bouder;
dans le G., aussi, marmonner, murmurer,
récriminer.

innoeenten (vieux) ; nettoyer le grain (rare),

rouleur de chemins el
lieux. V. magorre. On

Mont-de-Marsan

de mauvais

appelle les

cruchudès,

gens
mangeurs

de
de

blbe

sm.

Moine;

—

par

en

naque.

mounaque ; sf.

Poupée plutôt infor¬
me, faite de chiffons réunis au pelit bon¬
heur mais dont se contentent parfaitement
les fillettes; doigtier de chiffon pour couvrir
une blessure (par anal.) ; femme laide
et
mal fagotée ; personne à figure peu avenan¬
te, renfrognée; v. ninole, moune, pampe;
personne qui vit à l'écart, solitaire ; v.
—

rnounàch.

Béde à dansà mounaques,

voir des points
voir trouble, avoir des idées noires.
mounaque; sf. — Parelle des marais,
rumex (plante).
mounaquè (Or.) ; sm. — Qui a pris les
noirs,

y

habitudes de femme.

mounaquerie
singerie.

sf.

;

—

Les

mounaques ;

mounàr,-re,-de ; adj. et s. — Camard,-e ; singe, guenon; boudeur,-euse,
prompt à se fâcher; s'applique familière¬
ment à un grimacier, à un homme laid ;
enfant trapu;
v.
mougn, camus; gros
chat; v. mounoû.
mounardalhe ; sf.

—

Les singes ; mar¬

maille. V. canalhè.
—

Gros,

vilain

mounardejà; v. — Grimacer, faire le
singe ; fréq. de mounà.
mounardét,-dòt,-e ; s. — Petit singe;
au fig., enfant grimacier, espiègle, polisson.
mounàrrou,-rre ; s. •— Personne peu
gracieuse* à figure renfrognée ; vilain bou¬
deur.

sf.

mounasse;

—

Vilaine

moune,

moue.

mounassùt,-ude ; adj.— Renfrogné,-e,
rébarbatif. N. de I. Monassut (B.-P.).

mounàut,-e;

s.

—

Mont haut. N. de

p.

Mounaut, Monaut.
moun-birà ;

v.

de

v.

—

Laver d'une accusation,

Mondanité;

moundanitàt; sf.

—

moundàs ; sm.

Vilain

—

foule, bruyante.

monde;

gran¬

mounde ; sf. — Action de nettoyer, de
cribler le grain ; femme de moundét.

moùnde;

sm.

—

Monde, univers;

gens,

population, foule.
Courre lou moùnde, courir le
monde,
parcourir l'univers; lou moùnde qu'ey lè,.
l'espèce humaine est méchante ; que plais
au moùnde, cela
plaît aux gens ; qu'ai*ribe
moùnde, il vient du monde ; escoutùt,
moùnde, écoutez les gens (qui êtes là) ;
lou gran, lou petil moùnde, le
grand mon¬
de, les petites gens.
Loc. div.
Au cap dou moùnde, au
bout du monde ; lou blbe dou moùnde, le
savoir-vivre, la manière de vivre, les habi¬
tudes ; parti ta l'àute moùnde, mourir ; lou
dise dou moùnde, la ruinuer publique,
les
on-dit ; alàu qu'ey lou dise dou moùnde,
c'est ainsi que l'on dit, c'est un commun
dire, un dicton ; formule qui accompagne
les sentences, les
proverbes; dab omis coum
lu, que-s pouderé ha ù moùnde, avec des
gens comme loi, la vie serait supportable,
011
pourrait vivre; si açò durabe, que seré
la fi dou moùnde, si ceci durait, se serait
la fin de tout ; mite au moùnde, mettre au
—

monde.

moùnde,-e; adj.
de p.

—

Monde.

Ket,-te (vieux). N.

moundélh, moundoùlh,-e ; s.
Tas,
ramassis; au fig., personne mal fagotée. V.
medùlh, pialòt. Que-s mouriben à moundoùlhs, ils mouraient en masse.
moundét.
V. mounda (2) ; aphérèse
de fíamoundinét, petit Raymond. V. moun¬
-—

dà t.

moundéto

(H.-A.) ; sf. — Pelit pain de
V. choyne, poumpét; marchande de
moundétesx boulangère. A Ste-Marie de
Campan, la bénédiction des moundélcs a
lieu à l'automne, quand les troupeaux sont
descendus. Elles sont ensuite mangées à
l'auberge et c'est pendant ce repas que se
gruau.

traitent les affaires entre familles.

moundî,-ne
vamoundî,
louse.

N.

;

adj.

—

Aphérèse

de

surnom des habitants de Tou¬
de p. Moundine, Moundinél. V.

moundét.
—

G. mou-mbirà, boule¬

verser.

Mouncade ; n. p. — Moncade,
famille vicomlale du Béarn
XIIIe siècles).
d'une

moundà;

—

mounardàs,-se ; s.
singe, vilaine guenon.

affreuse

—

anal.,

mounàcli, vivre en soli¬
taire. N. de p. Mounaix, Monaix.
mounacòt,-e; s — Petit enfant, petite
fille espiègles, en style familier. V. mou:

pauvres

dét.

mounàch ;
solitaire

même

moundinàt,-e

; adj. -— Qui est de chez
Mondinat.
Moundine.
Nom de femme qui est,
comme
Bloundine, associé à celui de
Pcyròt; v. ce m.

Moundî. N. de p.

nom

(XIIe-

—

�249

MOUNDOT

moundòt ;

sm.

Petit monde; dim.

—

de

Raymond. V. moundét.
moundoùlh,-dùlh ; sm. — Tas; tumuIus, monticule ; petite meule de loin ; pelo¬
te ; au lig., femme grosse, petite et mal
fagotée. V. moundélh.
moundourre (Gr.-L.) ; adj. — Taci¬

mounégn;
ancienne,

la cuite.

moune;
V.

sf.

—

Grimace,

moue,

hè, quelle vilaine figure il fait,
il a
hèn la moune, ils se boudent.
mounedà ; v.
Monnayer, manier de
l'argent.
mounedàdje ; sm. — Monnayage,
moune

que
; que-s

—

mounedalhe ;

sf.

—

Petite monnaie,

monnaie de billon.

mounedasse ; sf.

mounedàyre,-e
re,

—

; s. et

Grosse monnaie.

adj.

—

Mounét ;

monnayeur,-euse

— Monnaie, argent mon
dinè mousilhe, picalhe, sos.
Pelile mounéde, petite monnaie, sous;
en boune mounéde, en monnaie de cours
;
manejà mounéde, manier de l'argent ; ha
mounéde, gagner de l'argent); échanger
une
pièce contre de la petite monnaie ;
fausse mounéde, fausse monnaie.
Loc. div.
Pagà dab mounéde de singe,
payer avec de la monnaie de singe, avec des
grimaces ; tournà mounéde de la pèce, user
de représailles ; està mau dab lou mèste de
Il mounéde, être brouillé avec le directeur
de la Monnaie ; la mounéde que-s hè ha
place, l'ai'gent ouvre les voies; à quelqu'un
qui a fait un gros compliment on répond
ironiquement : abét mounéde d'il ardit ?
Avez-vous de la monnaie d'un liard ? (pour
vous payer ce compliment).
mounedé,~dè ; sm. — Monnayeur,
changeur. N. de p. Mounédé.
mounéde-dou-pape ; sf. — Monnaie
du
pape,
lunaire bisannuelle (lunaria,
plante).
mounedejà ; v. — Faire de la mon¬
naie ; trafiquer, commercer petitement.
mounedéte,-dote ; sf. — Petite mon¬

nayé

; v.

•—

mounét ,-e;
Mounéte ;
nét. N. de p.

Ghal.) ; sf. pl. ■—
Patience (plante). V. arrabic.
Mounégn; n. p. m. — Monein (B.-P.).
église historique; vins renommés. Cf. avec
le basque muno, colline.

m.

p.

—

et

Aphérèse

de

Petit singe, guenuche.
f. — Femme de Mou¬
Lamounéte.
s.

n.

—

p.

mounéte ; sf.

Petite

—

moue.

mounèu,-èle ; s. — Mont haut. N. de
de I. Mouneu, Lamounelle.

p.

mounguiràu (Os.) ; sm. — Ilvménopdes mutilles (mutilla euro¬

tère du groupe
pea, Fabr.).

mounì.

—

V. muni

plus usité,
(Lav.) ; sf. — Les gens
sens ironique, moqueur.

mounichenchio

huppés, dans un
mounicioû, municioû ; sf. ■— Muni¬
tion ; argent, monnaie, en style plaisant.
mounicioû; sf.
Monition, avertisse¬
ment (rare).
Mounicòt,-coû ; n. p. m. — Super
dim. de Ramoun, Baymond.
mounimà (As.) ; v. — Etre dans la
—

tristesse, le

marasme.

mounimén ; sm.

Marasme, tristesse,

—

langueur.
mounimén (M'-Big.) ; sm.
et,
particulièrement, «

—
Monu
reposoir »,
la procession de la Fête-Dieu,

ruent

station pour
du Vendredi-Saint. V. mounumén.

mouninasse ;

sf. — Vilaine guenon ;
complète.
mounine ; sf. — Guenuche ; ivresse. V.
moune (2).
En Lav., aussi, mal vénérien;
ivresse

v.

musagne.

mounitoù ;

sm.

—

Moniteur.

mounjarie. •— V. mounjerie.
moùnje,-e ; s. — Moine, nonne; variété
de haricot. V. mounjéte, mounàeh.
Moùnje coum abat,
Lou tour de Vabadie que sap.
Moine

comme

abbé

connaît le

tour

du

monastère, les aitres du lieu (prov.) ;
moùnjes de La Réule, sobriquet des gens de
Larreule (B.-P.), où il y avait un couvent

important
des

; on trouve en

de nombreux lieux

chemins, des fontaines dits dous moùn¬

jes. V. moùnye.
mounjerie. sf. — Moincrie. On dit
prov. en Béarn, mounjerie de Luc; il y
avait à Luc une abbaye fort importante.

mounjes

naie.

mounédes (vers la

n.

Ramounét.

Monétai¬

mounéde ; sf.

ce m.

coâ. N. de p.

boutade.

boutée, mus.
Que hè la moune, il boude; quine lède

Nom d'une danse

—

saut. V.

genre

mounenchoû,-e, adj. — Qui est de
Monein; on dit aussi mouniehoù, rnouni-

turne ; v.

mounsoùr.
moundoùrrou,-rro (G.) ; s. et adj. —
Balourd,-e, engourdi, rustre,
moundourroui ; v. — Engourdir,
moune
(Bay.). — V. mougne.
moune; sf. — Guenon, guenuche; au
lig., femme laide; ivresse; v. mounine.
Moune-cu-pelade, vieille guenon ; préiu:
la moune, la mounine, en fr. pop., prendre

sm.

MOUNJETALHE

—

v.

sf. pl.

;

—

Asphodèle (plante)

;

ambure.

mounjetà

;

sm.

—

Terrain

semé

de

haricots.

mounjetalhe ; sf. — Les haricots
sans grande valeur.

cots

;

hari¬

�MOUNJÉTE

—

MOUNTAN

250

mounjéte ; sf. — Nonnain ; haricot en
général ; en certains lieux, haricot blanc.
Lou qui pintre las mounjétes, celui qui
peint les haricots, vient souvent dans la
conversation pour désigner Dieu, le Créa¬
teur dont le pouvoir dépasse celui des hom¬
mes : que eau dechà ha lou qui pintre las
mounjétes ; nou y a poudé coum lou de
qui pintre lus mounjétes, etc. ; que semble,
ue, mounjéte, 011 dirait une nonnain ; peut
se prendre en mauvaise part
et désigner une
chattemitle ; cap de mounjéte, tête, figure
longue et mince.
mounjetè,-re,-tèc,-ègue ; adj. — Qui
aime les haricots; qui est propice à la cul¬
ture du

haricot,

mounjetère ; sf. — Champ de haricots,
mounjoje, mounjoye ; sf. — Montjoie. N. de 1.
Bien que l'on ne sache pas exactement
à quoi se rapportait ce I., on croit que les
mounjoyes étaient des espèces de bornes sur
les chemins de grands pèlerinages, consti¬
tuées par des pierres; chaque pèlerin en
passant jetant une pierre, le tas prenait de
grandes dimensions et devenait un mont.
Aujourd'hui, on appelle encore mounjoyes,
de petites constructions en
maçonnerie,
placées au bord de» chemins, et renfer¬
mant

une

statuette de saint

mounjoû;

sm.

cher

!

mon

de sainte,

Haricot rond,
G. L.) ; sm. — Bon¬
employé inteij. comme

—

mounòme (Big.
homme, t. familier,
mon

ou

bon !

mounoû,-ne,-che ; s. — T. famil. pour
désigner le chat, la chatte; lou me petit
rnounoû, mon petit chat, t. d'amitié.
mounouche ; sf. — T. général pour
désigner quelque chose de doux et moel¬
leux, une fourrure fine; v. minane.
mounoune (T..) ; s. — Oncle, tante.
mounségne,-gnoù ; sm. — Messire,
Monseigneur. V. mossèn.
mounsoùr,-re (Bay. L. G.) ; adj. —
Sournois,-e, taciturne, boudeur, renfrogné
V

mauchucoùs.
mount.

—

mountà ;

v.

V. moun(t).
—

Monter, gravir. V. pujà;

chevaucher; monter en graine; s'élever,
s'accroître; hisser; dresser; v. apità; agen¬
cer,
disposer; établir, garnir, meubler;
mountà-s, se monter, se pourvoir; se mettre
en
colère; v. enmali-s; saillir, en parlant
de l'étalon. V. assautà, coubri, salhi.
Mountà en cadière, monter en chaire ;
mountà û pourî, chevaucher un poulain;
las
lèytugues que mounten, les laitues
montent en graine;
mountà ue maysoû,
élever un bâtiment, placer la charpente ;
mountà ue boutique, monter une boutique
en
marchandise, fonder une maison de
commerce,
un
magasin ; que soun piâ
rnountàts, ils sont bien pourvus; que-m
bas ha mountà, tu vas me faire mettre en
colère.

Loc. div.
Abé lou cap mountàt, être
excité ; mountà lou cop, tromper, faire
croire des mensonges,
exalter, exciter;
—

mountà ue enterprése, monter une entre¬
prise; mountà-s lous us s'ous auts, être les
uns sui'

les autres;

gagner,

enchérir, dépasser.

mountade ;
hausse des

sf.

mountà dessus, vaincre,
Montée,

—

ascension,

prix, enflement.

La mountade de las aygues, la montée
des eaux; la mountade dous cours, la hausse
des cours.

mountadé,-re ; s. — Montoir.
mountàdje ; sm. — Montage,
mountadure.
usité.

V.

—

mounture

plus

mountagnà
sur

; v. — Garder les troupeaux
la montagne. V. amountagnà.

mountagnade ; sf.
montagne

; course en

Saison

—

sur

la

montagne.

mountagnàr, -de, mountagnòl, -e ;
adj. et s. — Montagnarld,-e.
mountagnàyre,-e ; s. — Qui aime la
montagne, excursionniste.
mountagne, mountane ; sf. — Mon¬
tagne, chaîne de montagnes, le pays mon¬
tagneux.
Part i la la mountagne, partir vers, pour
la montagne ; que soun de la mountagne,
ce sont des montagnards ; cap de mounta¬
gne,

fin, tète de montagne.

Loc. et dict.

Que s'en hè mountagnes,
passà la mounta¬
las mountagnes
montagnes ne se
hommes se ren¬
contrent.) ; mountagne clare, Boufdèu escù,
plouje de segù, si la montagne est claire,
et le nord (vers Bordeaux) obscurci, la pluie
est certaine ; mandà-n ta pèche à la moun¬
tagne, envoyer se faire paître.
moimtagnè,-re ; adj. — Qui est de li
montagne, relatif aux montagnes.
—

il

s'exagère la difficulté;
gne, franchir l'obstacle;
nou-s trebuquen pas, les
rencontrent pas (mais les

mountagnejà,-alejà

; v.

—

Courir la

montagne; fréq. de mountagnà. On s'amuse
à faire dire à quelqu'un dont la parole est
embarrassée
hore

de

la

phrase

la mountagne,

suivante : jaméy,
mountaqnòu, nou

mountagnoulejarà.
mountagnéte,-gnote

;

sf.

—

Petite

montagne.

mountagnòl,-gnòu,-gnole; adj. et s.
Montagnard,-e. Sobriquet des gens de
Laruns (B.-P.).
mountagnole; sf. — Mauvis, petite
grive.
mountagnoùs,-e, mountagnùt,-ude ;
adj. — Montueux,-euse.

—

mountamén ;

sm. — Action de mon¬
s'emploie guère qu'au sens physio¬
logique : û mountamén de sang, une con¬
gestion ; mountamén de bile, montée de
ter : ne

bile.

mountàn,-te

;

adj.

—

Montant,-e.

�MOUNTAN

251
mountàn ; sm. — Montant, meneau,
pièce de menuiserie, de charpente; mon¬
tant, somme.

Pagà lou mountàn,

payer

le montant de

la dette, de la facture.
mountance ;

valeur

tion,

sf.

—

Montance, estima¬

chose;

d'uni

contenance,

étendue.
Mountanè ; n. p. m. — Montaner
(B.-P.), chef-lieu du Montanérés; ancienne
forteresse rebâtie par Gaston Fcbus.
A Mountanè de

Sinoû

dab

A Montaner
te

Mountanerés,
baque n'y pujen arrés.
de Montanérés, on n'y mon¬

la

qu'avec la vache;

fallait
étant

des

prov.

à double

il
la côte
Vache de
sens:

vaches pour y monter,

abrupte, mais aussi la
Béarn, ce qui signifiait qu'il
présenter en ami.

fallait s'y

Mountanerés; n. p. m. — Pays situé
l'est, du Béarn, louchant la Bigorre et le

à

Vic-Bilh.

mountàyre,-e ; adj. et s. — Monteur,
ouvrier qui monte les machines,
certains objets ; t. de métier.
mounte ; sf. — Action de monter ;
-euse,

monte, haras,

mounterie ; sf.
mountine.

—

sm.

—

—

Choses accumulées.

Dim. de mountagne, ex¬
petitesse mais aussi de ce

primant l'idée de
qui plaît, de ce qu'on aime, de la montagne
gracieuse, jolie.
mountoussé,-re ; adj. — Très montueux,-ense. N. de 1. et de p. Montoussê.
mountre ; sf. — Monlre, instrument
Mountre sourelhère, montre solai¬
fig., parade, oslenlalion. S'emploie

euphémisme, pour
parties du corps ; v. mòstro.

familièrement, par
taines

cer¬

mounture ;

sf. — Monture, cheval,
mountadure.
mounture; sf. — Monture, appareil,

mulet ; v.

mounumén, mounimén ; sm. — Mo¬
nument; tombeau, sépulcre; reposoir du
Vendredi-Sain I.
La Bièrge dens soun plouramén, s'en ba
de-cap au mounimén, la Vierge en grande
affliction s'en va vers le sépulcre (vieille
prière) ; aquére hernne qu'ey û mounumén,
cette femme

est

énorme.

mounumentàu; adj. des

2 g.—

Monu¬

mental,-e.

(M4 Big.). — C. moànje,-o;
fréquent en montagne, qui paraît
s'appliquer à des rochers de couleur brune
comme les robes de moine;
moùnyos, as¬
phodèle.
mouquè,-re ; s. — Action des humeurs
nasales qui s'écoulent : abé lou mouquè,
être obligé de se moucher continuellement.
mounye,-o

n

de

I.

MOURALISA

mouquè (G.) ; sm. — Morve. V. mouquire.
mouque-cujoû ; sm. — Lilt. mouchegourde, surnom d'ivrogne.
mouquedoù (Or. L.) ; sm. — Mouchoir
de poche ; v. moucadé.
mouque-nas ;
sm.
—
Mouche-nez,
mouchoir de poche ; sobriquet des gens de
Mongaston (B.-P.) ; au fig., nasarde,
camouflet. Dans le sens de mouchoir,
dit aussi moucadé et moucadoù.

ou

mouqueréte ; si. — Petit mouchoir de
poche.
mouquét ; sm. — Petit moue, lumi¬
gnon.

mouquét,-o (Lom.) ;
mouquéte ; sf. —

s.

— Finaud,-e.
Moquette, sorte

d'étoffe.

mouquétes; sf. pl. — Moucliettes,
moucher les chandelles.
mouquire de pigue. — C. carra de
pigue, moud de bigue.
mouquire ; sif. — Morve, humeur vis¬
queuse qui découle du nez, bave des escar¬
gots ; au lig., chose molle, visqueuse, sans
consislance; à Artix, aussi, caroncule du
ustensile pour

dindon.

Monte-charge,
mounte-limàc (As.); sm. — Chevau¬
chent- de limace, lambin; t. de mépris,
mounte-cargue ;

horaire.
re.
Au

—

Aquéste esttoje qu'ey
étoffe n'a
dits coum
sans force.
Svn.

uc mouquire, celle
consistance; qu'èy lous

aucune

mouquire, j'ai les doigts

mous,

mourgue,-guère,

muse-

mourbère,

ràgno, tourène.

mouquirejà

;

v.

—

Faire, avoir de la

morve.

mouquiroùs,-e,

mouquirùt,-ude

;

adj. — Morveux,-euse; t. de mépris. A
Artix, on appelle les dindons en criant:
mouquiroùs ! mouquiroùs ! V. mouquire.
mour.

V. mourt.

-—

mourà;

mouràc

CG.) ; sm. — Lieu
marécageux. N. de 1. et
de p, Moura, Dumora.
mourâ,-ne ; adj. — Moréau, brun,-e
comme un more. N. de p. V. moàrou,
humide, presque

mouràc ;

—
Première herbe du
montagne. V. rnourràc.
mourache, mouratche ; sf. — Fau¬
vette des jardins (sylvia horiensis) ; dans
le G., aussi bec-fin babillard (S. curruca).
Svn. boascarle, mouraloye, laye.
mouracùt,-ude ; adj. — Qui est humi¬

prinlemps

sm.

en

de, presque

marécageux,

en

parlant d'un

sol.

mouràdo

(Aure) ; sf. — Nom de vache
taché de brun.
mouralamén ; adv. — Moralement,

qui

a

le

museau

mourale ; sf.
mouraléte.

Morale,

—

—

C. mourache.

mouraléte,-lote

;

sf.

—

Petile morale,

réprimande.
mouralisà ; v. — Moraliser,
mouralisacioû ; sf. — Moralisation.

mouralisàn,-te

;

adj.

—

Moralisant,-e.

�MOURALISAYRE

MOURFOUNDE

—

252

mouralisàyre,-e,-atoù,-e ; adj. — Moraliseur.-euse, moralisateur,-Irice.
mouraliste,-e ; adj. — Moraliste,
mouralitàt; sf.
Moralité,
mouraloye (V.-Bilh) ; mouranlòro
(Big.). — C. mourache, fauvette.
mouralùt, mourangùt,-ude. — C.
micùt; bouffi,-e, gras,
mouràno (Big.). — C. amoure, mûre,
mouràs; sm. — Variété de cépage noir,
mouràu; adj. des 2 g. — Moral,-e.
mourbère ; sf.
Morve épaisse que
l'on laisse couler sous le nez; les morveux.
V mouquiroiis, bourmère.
mourbère (M'j ; sf. — Maladie annuelle
des isards ; sorte rie rhume des chèvres. V.
mouquire.
mourbiu; excl. — Moi'bleu.
mourboùs,-goùs,-e ; adj. — Morveux,
-euse ; humide, presque boueux, en parlant
—

—

d'un sol.

V.

bounneroùs.

Dim.

mourbou-

sét,-sòt,-e.

mourdaches,-gâches. — C. esmourgaches.
mourdalhes; sf, pl. — Morailles. Cf.
torche-nas. V. mourguéto.
moùrde,-se ; v. — Mordre. Il existe
une nuance entre les deux syn. moàrde et
gnacà, ce dernier impliquant une action
plus violente et vigoureuse.
mourdén,-te ; adj. — Mordant,-e, caus¬
tique;

au

fig.,

vif,

ardent. A Orthez,
ment bien affilé.

se

mourdén ; sm.

violent,

courageux,

dit aussi d'un instru¬

—

Mordant; t. de chi¬

mie, base.
mourdendè ; sm.
mordant, vivacité.
mourdentamén ;

—

Vigueur, activité,

adv.

—

Avec

du

mordant, de la vigueuil, de l'ardeur.

mour-de-bigue, de pigue. — V.
moud-de-bigue.
mourdic ; sf. — Croc, dent aiguë.
Amuchà las mourdlcs, montrer les dents,
mourdicà ; v. — Mordre, mordiller. V.
gnacà, esgnaquiçsà.
mourdicàyre,-e ; adj. — Qui mordille,
mordicant,-e.
mourdiquejà. — Fréq. de mourdicà.
mourdude ; sf. — Morsure, coup de
dent ; prise entre deux objets durs ; en
certains lieux gascons, gelée sèche.
moure, méure; sf. — Mie, moelle; v.
medoùt, micas.
moure.

—

mouré.

—

mourè.

—

V.

amoure.

V. mourèu
C. amoure,

(oiseau),

mûrier.
moureloùn,-soùn (G.) ; sm. — Mouion des
champs.
Svn. gazòbi, luse, paparoù.
mourén,-te; adj. — Mourant,-e.

mourénglos (G.) ; sf. pl. — Dans cette
aué las mourénglos, avoir le feu
d'amour, en parlant d'une femme.
mourenglùt,-ùdo (G.); adj. — Agi¬

expr. :

té,-e,

nerveux.

mourénos

(G.); sf. pl. — Hémorroï¬
expr. : aué las mourénos,
inquiet, chagrin, maussade, agacé.
mourenoùs,-o (G.); adj. — Qui a des
hémorroïdes; inquiet,-ète, morose.
mourescade,
mourisque; sf. —
Mauresque, danse ancienne,

des.
être

Dans cette

mourescàt.

—

C.

mouriscà.

mourét, -e, mourèu, -èle, mouriscou,-isque, moùrou,-èle,-éte; adj. —
Moreau, brun,-e noirâtre; de couleur tirant
sur le noir; subst., personne à peau brunie,
basanée ; bête de couleur brune. V. mourâ.
N. de p. Moret, Dumoret, Mouret, Moureu.
mouréte ; sf. — Variété de cerises pres¬
que noire.
mouretejà ; v. — Tirer sur le moreau.
mouréto (Neste) ; sf. — Miette de mie
(moure) ; miette en général ; v. brigalhe.
mouretoû,-e ; adj. — Un peu moreau,
légèrement brun.
mourèu, mourè, amourè ; sm. —
Nom générique de l'espèce bec-fin, vulgai¬
rement mûrier ; on les distingue par des
qualificatifs: mourè mousquilè, gobe-mou¬
che; m. cap-négre, à tête noire; m. couderous, rossignol et aussi le rouge-queue ;
m.
de higuè, véloce ; il est blanc; ces
différents oiseaux portent, aussi, suivant les
régions, les noms de ale-bat, aie-blanc;
bergei'oû, beryeroùn, iouyàc, petouyè. Ils
donnent un gibier de choix.
A Sen Roc (16 Août)
Lou mourè s1 ou broc (die.).
A St-Rocli, le mûrier sur la bruyère;
c'est le moment où la chasse

commence.

mourèu, mouriscou (Big.)
Sarrazin, blé noir.

;

sm.

-

Syn. milh-moùtou, mi-taloch, pabiàt.
mourèu,-èle; adj. — V. mourét.
moureulà ;

v.

—

Entrelacer

une

mou-

rèule.

mourèule ; sf.

— Branche qui couron¬
appelée sèp.
mourfià (L.) ; v. — Gifller, corriger,
frapper.
mourfiade ; sf. — Tape, coup, correc¬

la claie

ne

tion manuelle.

mourfine ; sf. —
inourfoùlh ; sm,

Morphine,
—

Froncis,

froisse¬

tissu ; v.

farfoàlh ; bout de
linge froissé et serré dans la main dont on
se sert pour laver la vaisselle;
v. tartoàlh.
mourfoulhadis ; sm. — Etat de ce qui
ment

est

dans

un

froissé.

mourfoùnde, mourfoundi; v. —
Morfondre ; mourfoùnde-s,
mourfoundl-s.
se morfondre. Cf. marfandi.

�MOURGA

253

mourgà ; v. •— Appâter, amorcer un
piège, uii lmrneçon. En 13.-L., mettre une
mourguéto.
mourgachà ; mourguissà (G.) ; v. —
Mordiller ; v. gnacà, esgnaquissà.
mourgache ; sf. — Baguette de sour¬
cier ; en Mt., aussi cache-nez. Cf. avec le
Prov.
mourgà qui signifie ravaler une
branche, pincer un cep. V. esmourgaches.
mourgàgn,-e,-gnàyre,-e,
mourgagnoÛ,-e; adj. — Qui murmure, grom¬
melle, grogne, ronchonneur,-euse. V. arrougàgn.
mourgàgn,-e ; s. — Murmure de celui
qui manifeste de la mauvaise humeur.
mourgagnà ; v. — Ronger, mâcher;
par ext., grogner, murmurer,
V. arrougagnà.

ronchonner.

Mourgagnà l'os, ronger l'os; mourgagnà
patèrs, mâcher des patenôtres.
mourgagnade ; sf. — Rongement ;
Irace de
rongement ; murmure, répartie
coléreuse.

mourgagnàyre,-e. — V. mourgàgn.
mourgagnis ; sm. — Murmure entre
les dénis, mâchage.
mourgàt (H.-Big.) ; sm. — Soufflet,
coup sur la figure, taloche ; réplique vive
et

méchante ; insolence.

écoulement nasal,

avec

mourguéto (B.-L.)

;

sf.

—

Caveçon. Cf.

torche-nas.

mourguissà (G.). — V. mourgachà.
mourgùt,-ude ; adj. — Mordu,-e, pin¬
cé ; touché au vif, dépité.
mouri ; v. — Mourir, décéder, éteindre ;
mourl-s, mourir, s'éteindre.

Que s'ey bist à mouri, il s'est vu mourir;
mouriràm touts, nous mourrons tous ;
mourl-s que eau, il faut que nous mou¬
rions ; lou hoéc que-s mouréch, le feu
s'éteint ; mouréch la candéle, éteins la
chandelic ; lou die que-s mouribe, le jour
que

finissait.
Loc. div.

Ab'ijà-s à mouri, s'ennuyer
mourir; mouri d'embéje, mourir d'en¬
vie; lou co que se-m mou (ou mouréch),
—

à

le

cœur

mouri

me

dab

manque,

toute

la

je défaille; que cou
counechénce,

se

dit

acculé et que toule résistance
est inutile ou impossible; mouri de pòu,
mourir de peur, avoir très peur ; mouri
coum û câ, mourir comme un chien, seul
ou
sans secours religieux; dechà-s mouri,
se laisser mourir, refuser tout soin ; mouri
per mouri, puisqu'il faut mourir... ; mouri
quand

on est

MOURLAS

s'ou pic, mourir sur le coup, à l'instant,
subitement; n'ey pas ni bibe ni mouri,
rester dans l'incertitude; entre la vie et la
mort ; ne pas progresser; estéssi jou mouri!
Que ne suis-je mort ! Au riche qu'ou se
mouréch la hemne, au pràube la baque,
chez le riche c'est sa femme qui meurt,
chez le pauvre c'est sa vache (prov.) ; qu'aberém lou tems de mouri, dit-on quand
quelque chose est long à venir ; mourî de
rnale-mourt,
mourir
tragiquement ;
la
biélhe que-s mouribe e qu'aprenè, il n'est
jamais trop tard pour s'instruire (die.) ;
que-m hè mouri de dòu, je le regrette infi¬
niment.

mouri;

sm.

—

Action,

manière

de

mourir.
U bèt mouri la bite aunoure, une belle
mort honore la vie ; paroles attribuées à la

capitaine Ësgoarrabaque.
mouriboùn,-e ; s. et adj. — Mori
bond,-e.
mouricàu,-te, mouricòt,-e, mouricou, mourilhou ; s.
Moricaud,-e.
mourilhèu ; sm. — Touffe de morilles,
mourilhoû.-e ; s. — Morille, champi¬
gnon; v. mirgoùlo.
mourimén ; sm. — Syncope, défaillan¬

femme du

—

ce.

moùrgo (B.-L. H.-Big.) ; sf. — Museau
mourgoùs,-o (Bi,g. G.); adj. — Mor¬
veux,-euse, enrhumé. V. mourboùs, mou
quiroùs.
mourgousàlho ; sf. — Morvcusaille.
mourgude ; sf. — Morsure ; action de
piquer au vif, de lancer un trait méchant.
moùrgue,-se. — C. moùrde.
mourgue ; mourguèro (Lav.) ; sf. —
Rhume

—

Mourimén de co, douleur qui précèd"
ordinairement la syncope, la langueur d'es¬
tomac.

mouriòlo

(B.-L.)

;

sf.

—

Agacerie,

laquinerie.
Gàto biélho nou bo

mouriòlos, e se-n bo.
bo poques, vieille chatte ne veut pas
de taquineries, et si elle en veul, elle en
veut peu (die.).
mouriquét,-e ; s. — Petit moricaud ;
qui est un peu mourét.
mouriscà (S.-E. de la Big.) ; sm. —
Champ de sarrazin.
mouriscou (S.-E. de la Big.) ; sm. —
Sarrazin, blé noir.. Cf. pabiàt.
mouriscou,-que ; s. et adj. — Mores¬
que. C. mourèu (2).
mourisoû ; sf. — C. mourimén.
mourisque. — C. mourescade.
mourlâ, mourlâs; adj. et s. — Pièce
de monnaie frappée à Morlàas du Xe siècle
jusqu'à la fin du XVe et qui avait cours
dans la plupart des pays de France ; so
mourlâ, dinè mourlâ, escut mourlâ, liure
que-n

mourlane.

mourlanés,-e ; adj. — Qui est de
Morlàas; on dit aussi mourlanàu.
Mourlâs; 11. p. m. — Morlàas, ancien¬

capitale du Béarn.
malice populaire a créé plusieurs
proverbes qu'on n'oublie pas, sans doute à
ne

La

cause

de leur malice, relatifs à celte ville:
A

à

Mourlâs,

Que Vembiten quoan t'en bas,
Morlàas, on t'invite (à rester ou à

man-

�MOÜRMAT

MOURSOÈR

—

ger) quand tu l'en
à

femme

une

vas ; on
lìlle :

ou

254

disait

en

pariant

droits

D'o un ès ?
D'Orthez.
E

Qu'en ès.
?

lu

De Mourlâs.

—

—

—

—

qui

bis Mourlâs

a

Be

Qui

a

pot dise : Ay ! las !
vu Morlàas peut bien dire
Baques de Mourlâs,
Que tiren à toutes mâs.

:

hélas !

V. baque. Rappelons
Morlàas une monnaie

que l'on frappait i
appelée baquéte (peti¬
te vache); le dicton se réfère, sans doute,
à ces « vaches » avec lesquelles on pouvait
« tirer »
de toute
part, autant qu'aux
autres. 11 est à peine besoin de faire remar¬
quer, car la plupart de nos proverbes sont
construits dans cet esprit, que les deux
sens sont
acceptables. V. plouje.
mourmàt; sm. — Coup, bourrade; v.
mourgut, patàc, hougnàt.
mourmèc,-èque ; adj. — Morveux,
-euse. Cf.
mouquiroùs. A Orthez, engourdi,
courage.

;

sf.

—

Morveau. Cf. tou-

lauquéte.

mourmite (L.). — C. mourmèque.
mourmitOÙS,-e ; adj.— Morveux,-euse.
mourmòc (Gr.-L.); adj. — Qui est de
forme indistincle.

mournacòt

(Lasseube). — Même sens
dim. de Bournac.
mourniflo (Big. G.) ; sf. — Mornifle,

que

bournacòt

;

raillerie.

moumi£loùs,-o

adj.

;

Railleur,-euse,

—

moqueur.

mournoùm

(Bay.)

; sm.

—

Juron

sans

importance.
mourocâ

sf. — Fruit de la
plante elle-même.
mourosègo (Lav.); sf. — Mûre des
haies; la plante rubus fructicosus ; v.
ronce

mouràs

vilain.

museau

mourraquejà;
paître le mourràc.
mourràu ;

muselière, de

—

Paître

ou

faire

Moreau, sorte de
de cabas que l'on met
qu'elles mangent en demeu.
sm.

—

sac 011

bêtes pour

aux

v.

attelées.

rant

mourràu,

moùrrou, moùrre,-e; s.
Mufle, museau, hure, trogne, visage
grossier, grosses lèvres. Le mot sans être
grossier est toujours trivial quand il est
appliqué aux personnes. V. mus.
—

U lè moùrrou, un vilain museau ; mour¬
ràu d'esclop, pointe de sabot;
qu'ey cadùt
de mourres en terre, il est tombé la face
contre

mourmèque
rene,

V.

mourracùt,-ude ; adj. — Emplacement
des mourràcs.
mourrade ; sf. — Coup sur le mutle, la
figure.
mourradoùn (G.). — V. moureloùn.
mourralhàt,-ade ; s. et adj. — Quan
lité de fourrage que l'on met dans un
moreau ; bêle coiffée d'un moreau.
mourraloû (Lav.) ; adj. — Ovin qui a
un

Vaches de Morlàas tirent à toules mains.

sans

fumés.

où il y a

Qu'en seras.
D'où es-lu ?
D'Orthez. — Tu l'es; et
toi ?
De Morlàas. — Tu le seras.
Lou

abondamment

mourròc.

—

—

mourràc (Os.) ; sm. — Herbe drue,
vigoureuse qui pousse en touffes aux en¬

(Lav.)

;

rubus cœsius,

la

terre; tòrse lou moùrrou, rechigner;
moùrrou, donner sur le nez, la
face; ha la mourre, bouder. V. moune.

du

s'ou

mourre

!as

sf.

;

amoindri

sens

mourres

;

—

las

dou eu,

C.

mourròc, avec un
les babines :
les fesses.

inounres,

mourròc, moùrrou, mourroû, mourroùlh (Os.); sm. — Motte, conglomérat,
brèche, masse de \ iande, de graisse.
U mourròc de terre, une moite de terre;
û- mourròc de séu, une boule de suif ; que
t'a dus mourròcs de machères ! Elle

a

deux

joues rebondies !
moùrrou ; sm. — Mufle ; gros et laid
visage ; v. mourràu.
mourroû,-ne, mourrùt,-ude ; adj. —
Renfrogné,-e, boudeur d'habitude; lour¬

daud,-e.
Quin lè

mourroû I

Quel

désagréable

boudeur !

a moure.

moùrou ;
moreau.

sm.

comme

coum

adj.

un

û moùrou, laid, mé¬

mourrùt ;

moure (L.).
mouroùn de la came,

—

C. medoùt ;

le mollet;

mourpioû ; sm. — Morpion; au fig
petit et importun, agaçant; on
emploie quelquefois le fém. mourpioune ;

C. amoùrrou.

sm.

—

—

un

Tassé,-e,
mourròc.

Pierre de taille d'une

ouverture.

v.

poupe.

—

mourroucùt,-ude ; adj.
qui est d'un mourròc, comme

More.

mouroùn,
lou

maure;

V. mourâ.

Lè, machàn
chant

moùrrou.

More,

—

mourrùt,-ude ; adj. — Mafflu,-e; qui
lèvres, un visage qui ressemble

a

île grosses

à

un

mufle.

.

personnage

la t. est bas et

injurieux.
; adj.

mourpiounòt,-e
polissonne,
mourra.

—

C.

—

mourrau.

Petit drôle,

moùrse ;
avaler et

v.

—

Mordre

et

mâcher

;

digérer. (Prov. moursà).
Nou l'a pouch pas moùrse, je ne puis la
digérer, en parlant d'une avanie.
moursoèr (Lescun) ; sm. —• Mouchoir.
Cf.

moucadé.

�255

MOURT

mourt, mour; sf.

—

Mort, décès; fin;

apathie, torpeur.
Ha ue bère mourt, faire une belle mort;
coundamnàt à mourt, condamné à mort;

sou/ri mourt e passioû, souffrir horrible¬
ment; qu'èy lous dits mourls, j'ai les
doigts paralysés, gourds ; v. amoùr.
Loc. adv.
Toucàt à mourt, frappé
mortellement ; fatigàt à mour.t, fatigué à
mort; boulé-s'en à mourt, s'en vouloir à
mort; abejà-s à mourt, s'ennuyer à mou¬
rir; lia-s ue guerre à mourt, se faire une
guerre à mort.
Loc. div.
Sounà à mourt, sonner le
glas; crits de mourt, cris de mort; està à
la mourt, être à l'article de la mort ; enter
la bite e la mourt, entre la vie et la mort;
la mourt que Va rasât, la mort l'a frôlé ;
n'ey pas la mourt d'à òmi, ce n'est pas
chose bien grave; abé la mourt au cap dous
dits, courir un grand danger; senti la
petite mourt, frissonner de peur, d'émoi ;
atrapà lou cop de la mourt, prendre sérieu¬
sement mal ; està mourt de pou, de liàmi,
di sét, être mort de peur, de faim, de soif.
Prov. et loc. prov. — Lu mourt qu'ey
nègre, la mort est noire, sinistre ; la mourt
n'en a pas boulùt, il s'est tiré d'un grland
danger ; û àsou biu que bau mey qu'A rey
mourt, un âne vivant vaut plus qu'un roi
défunt ; n'ey pas la mourt de Turenne, ce
n'est pas grave; lu mourt qu'a toustém
rasoû, il n'y a qu'à s'incliner devant l'iné¬
vitable ; après la mourt lou medecî, après
la mort le médecin, quand il est trop tard ;
soufrl cent cops iììes nou pas mouri ue,
souffrir, s'il le faut, mais ne pas mourir;
la mourt n'a pas nad amie, la mort n'a pas
d'amis ; après la mourt nou y a pas s'abi
sabùl, après la mort, il est inutile de dire:
si j'avais su !
mourt,-e ; s. — Qui est mort,-e ; cada¬
vre ;
s'emploie adjectivement.
Que passe û. mourt, un mort (que l'on
porte) passe; qu'as ue figure de mourte,
lu as une figure cadavérique; d'une person¬
ne
très laide on dit, sur le ton plaisant :
que harà u le mourt.
Lou tems mourt, le temps d'hiver; à
l'aygue mourte nou-b hidét, ne vous fiez
pas à l'eau dormante ; lou iiegòci qu'ey
mourt, le commerce stagne; qu'en soy
mourt à miejes, j'en suis plus mort que
vif ; dits mourts, doigts engourdis.
mourtalamén ;«adv. — Mortellement,
mourtalère ; sf. — Grande mortalité en
temps d'épidémie, d'épizootie.
mourtàlhe ; sf. — Tuerie, carnage,
hécatombe; ha mou.rtalhe, faire du car¬
—

—

hécatombe de volaille; ne s'em¬
ploie généralement qu'en parlant de bêtes
nage, une

mourtalitàt; sf.

—

Mortalité,

mourtarà

(Lav.) ; sm. — Plantain
argenté (plantago argentea, plante), dont le
bétail est très friand. V. costecabàt.

mourtàs,-se
morte.

; s.

—

Vilain mort, vilaine

—

MOUS

mourtàu; adj. des 2 g. — Mortel,-le.
Tristesse
mourtàu,
tristesse
mortelle;
pecàt mourtàu, péché mortel.
mourtaule (L. vers le Bordelais) ; sf. —
T. générique des champignons vénéneux.
mourtaumén,-méns.
Forme an¬
—

cienne de mourtalamén.

mourtè ;
mourtè ;

Mortier, égrugeoir.
Mortier, mélange de
chaux et de sable trempé; par anal., mé¬
lange épais, lourd, hochepot, pain lourd,
mal cuit. N. de p. Mourtè.
mourtéms ; sm.— Temps mort, mortesaison, l'hiver.
mourterà ; v.
Appliquer, employer
sm.

—

sm.

—

—

le mortier.

mourterade ; sf.

Contenu d'un

—

mor¬

tier ;

quantité de mortier faite eu une fois;
application de mortier; par anal., chose
épaisse, une grosse omelette, une galette
épaisse.
mourteràdje; sm. — Gravois; le mor¬
tier.

mourteribà,-uè

;

v.

Répandre du

—

mourterlu.

mourteriu ;

sm.

—

Gravois, mortier de

démolitions.

mourtesà,-toèsà ; v. — Creuser en
mortaise, faire des mortaises. Cf. engrehà.
mourte-sasoû ; sf. — Morte-saison ; v.
mourtéms.

mourtèse,-toèse ; sf. — Mortaise.
mourtèt,-òt,-e ; adj. — Mou, flasque,
sans
vigueur, comme mort; amorti.
mourtifià,-ficà; v. — Mortifier, macé¬
rer ; humilier ;
mourtifià-s, se mortifier.
mourtifiàn,-ficàn,-te ; adj. — Morti¬
fiant,-e.
mourtificacioû ; sf. — Mortification,
humiliation.

mourtificàyre,-£iàyre,-e
—

;

adj.

et

s.

Mortifieur,-euse.
mourtilhoùs,-o (Big. G.); adj.

— Qui
de vie, malingre.
mourtÎU,-ibe ; adj. — Mortel,-le, sujet

manque

à la mort.

mourtuàri ;

adj. des a g. — Mortuaire.
adj. -— Mortuaire; n'est
dans le sens de restes mortels,

mourtuèl,-e
usité que

mourue.

—

(Big.
dat-mous pâ,
mous
pourtàt
Balhàt-mou-n,
mous

mous;

sm.

;

C. moulue.

G.). — Usité pour nous ■
donnez-nous du pain; que
? Que nous portez-vous ?
donnez-nous
—

en.

Abréviation de

moussu,

mousségne, titre honorifique : mous de
Loûs, monsieur de Lons ; quoan seré mous
de Gassioû, disait-on en parlant d'une per¬
sonne voulant
faire l'importante.
mous; mos (G.); moussèc ; sm. —
Morceau, fragment : il mous de pâ, une
I bouchée, un petit morceau «le pain ; en
I Lav., signifie aussi douleur mordante. V.
j mouclûc, gnàc, tros.

�MOUS
mous

—

256

MOUSQUE

(Lav.) ; sm.
(courà).

—

Partie la plus large

mous.

—

C. moust, vin nouveau ;

visqueuse du moût,
mousaïque ; sf.

partie

mouches.

v.

—

—

Augm. mouscarnà.
sf. — Piqûre, chiurE de
mouches en grand nombre ;

mouscade ;

mouche ;
action de mouscà.

mouscày (Lav.).
mouscayrole ;
mouche; fauvette;
que l'on donne à

l'on

houpelte, rameau garni de ses
crins; moucheron. V.
v.

Emoucher

—

;

es-

v.

mouscàlh.
mouscalhade ; sf. — Quantité de mou¬
ches, de moucherons. V. mouscalhère.

mouscalhà; peigner

un

sm.

mouscalhe ; sf.

—

Vilain mouscàlh.

Les mouches.

—

mouscalhét,-lhòt,-lhoû

; sm.

mouscalhoère ;

sf. — Quantité
moucherons; qui est des moucherons.

mouscalhoû,-quilhoû ;

sm.

—

de

Mou¬

cheron; t. de mépris; v. mousquit ; petit
mouscàlh.
; sm.

Taon

—

; v.

bigàr,

tabâ; filet placé devant la tête du bétail
pour la protéger contre les mouches ; v.

mousquère.
mouscàr,-de; adj. — Qui craint les
mouches, s'applique surtout aux bêtes; se
dit aussi d'une personne susceptible, qui
«
prend la mouche » facilement ; surnom
de l'ours N. de 1. V. mousquilhoùs.
mouscardè,-re ; adj. — Qui attire les
N. de 1. Mouscardès.

mouscardèc,-èque

;

—

Qui craint

v.

Chasser les mou¬

—

ches.

mouscaréte
une

lâche noire

mous¬

sf.
v.
une

—
Bec-fin gobemouscarle; surnom
vache sensible aux

(M®)
sur

mouscarle ; sf.

;

le
—

sf.

—

Brebis qui a

museau.

Fauvette;

v. moura-

che, bouscarle.
—

mouscarrà.

—

C. mouscalhoû.

V.

mouscà

(2).

mouscarràs,-se ; s. — Gros mouscàr,
grosse mouche.
mouscassâ,-ane; adj. et s. — Qui est
de la mouche ; tas de mouches.

;

sf.

appelait millet femelle;

sous

ce

—

llypoder-

nom

Setaria

on

Italica,

confondait
et

Setariu

viridis. On dit, encore, en présence d'une
llaque de boue : aci que y a mouséne, par

analogie à la bouillie de panic.
Dans cette expr. : que bu càde mouséne,
il va pleuvoir des coups ; il va tomber de
la grêle.
mousilhe ; sf. — Argent monnayé,
avec

le vieux français mazille.

mousque ; sf. — Mouche, insecte ; im¬
périale, petite touffe de barbe; pelit orne¬
ment que les femmes se mettent sur le
visage; au fig., mouvement d'impatience,
vivacité; mire d'une arme à feu.
Mousque de chibàu ou cagnisque ou
hisse, hippobosque ; mousque-orbe, mouche
san9 yeux;
mousque de ternits ou ternitère,
mouche à viande ; mousque bère, œstre du
bœuf; mousque cagnisque, stomoxe ; mous¬
que merdère, scalopliage ; mousques blan¬
ques ou d'ibèr, les flocons de neige ; mous¬
que cerère, abeille; mousque tèrque, hypoderme ; v. terc.

Loc. div.
Gtthà la mousque, s'emporler; segui la mousque blue, poursuivre une
chimère, songer; que bau ue cagade de
mousque, cela ne vaut rien ; càde couin
mousques, tomber comme des mouches ;
—•

être un peu gris; qu'a ue
s'en bi.raré las mousques, il
mouches rien qu'en parlant.
Prov. et Loc. prov. — En bouque barrnde mousque n'y entre, en bouche close
mouche n'entre pas, celui qui est discret
n'aura pas de déconvenue (die.) ; que eau
està mousque ou barbàu, il faut être l'un
ou
l'autre, mouche ou escarbot ; l'aguille
mousque,

léngue,

que
chasserait les

nou

mouscaroû.

(H.-A.)

terc.
mouséne ; sf. — Espèce de panic, de
millet que l'on consommait autrefois et que

abé la

adj.

les mouches.

mouscardejà;

moùsco-térco

monnaie. Cf.

Petit

—

mouscàlh.

taons.

Forme de

—

mouches.

feuilles; touffe de
mousquit.

(L.)

mou¬

càlh.

émouchelte ;

mouscàr

Grosse, vilaine

dite de Mouscàr.

me, varron ; v.

mouscalhàs ;

—

mouscassè,-re ; adj. — Qui a beau¬
de mouches, qui les attire ; oiseau qui
aime les mouches ; chasseur de mouches ;
v.
mousquitè. Sobriquet des gens de
St-Faust (B.-P.), qui leur est malicieuse¬
ment appliqué, non parce qu'ils aiment les
mouches, mais comme riverains d'une côte

mouscadére; sf. — Filet doni on
protège le bétail contre les mouches. Cf.
moucàlh, mousquère.
mouscàlh ; sm.
Chasse-mouches,
—

mouscalhà ;

; sf.

coup

Mosaïque,
Se dit du bétail qui,
tourmenté, affolé par les mouches, refuse
d'obéir, court, regimbe; en Mt., signifie
aussi mettre le bétail à l'abri des mouches,
au frais, à l'ombre.
mouscà; sm. — Lieu où abondent les
mouscà ;

mouscasse

che.

d'un collier

s'abourréch

pas

sus

ue

mousque,

ne fond pas sur une mouche; Sent
Andrèu que tire las mousques dou puchhi

l'aigle

(3o nov.) chasse les mouches pour
s'y apiten coum las mousques
à la Veyt, ils s'y jeltent comme mouches
vers le lait; birà-s las mousques, se débar¬
rasser des choses importunes, se débrouilSt-André

de bon ; que

�MOUSQUÈ

257
su débattre; nou cau qu'île mousque la
reyuinnà ù àsou, il ne faut qu'une mou¬
che pour l'aire ruer un âne (die.) ; qu'a maclianle la mousque, se dit de quelqu'un
qui a des colères promptes et vives ; v.
mousquejà ; toustém la mousque que mousquéje, chacun obéit à sa nature,
mousquè. — C. mouscàlh.
mousquè,-re ; S. — Qui fabrique, vend
des mousquères. N. de p.
mousquè,-re ; adj.— Qui prend, craint

1er,
lia

les mouches.

des moucherons,

mousquit. — C. mousquilh.
mousquitalhe,-tère. — C. mousquillière.

mousquitè,-re ; adj.
moucherons ; v. moui'è.

Chasser les mou¬
fustiger, en style plaisant; bayer aux
corneilles, paresser ; action du bétail qui est
énervé par les mouches.
mousquejade ; sf. — Arrivée, passage

moucherons.

d'un vol de

(Adrien Planté),

;

v.

—

mouches, de moucherons.

mousquejade ; sf. — Correction à
de branches, de .houssine.
mousquejàyre,-e ; adj. — Qui émouche ; paresseux,-euse, flandrin, bayeur.
mousquère,-quière ; sf. — Filet pour
protéger des mouches; en style badin,
voilette de dame ; moustiquaire ; v. mouscoups

sur
ait

la

sm.

montagne où

Place ombragée
réfugient les bêtes

un

la

se

mousquerejà; v. — Chasser les mou¬
ches; fréq. de mousquejà.
mousqueréte,-rote ; sf. — Petite
mousquère.

mousquerine ; sf. — Oiseau de très
petite espèce, roitelet, troglodyte; à Bay.,
au fig., tout petit enfant, chélif.
mousquét; sm. — Mousquet, arme,
mousquetà; v. — Moucheter, tacheter,
mousquetade ; sf. — Mousquetade.
mousquetàri,-tàyre ; sm. — Mous¬
quetaire ; on disait aussi mousquetèu.
mousquetarie ; sf. — Mousqueterie.
décharge de mousquets, de fusils.
mousquetàt,-ade ; adj. — Moucheté,-e
(rare) ; v. pigalhàt.
mousque-tauhe, mousque-tauque ;
sf.

—

Taon. Cf. tabû.

mousquetàyre. — V. mousquetàri.
mousquéte,-cote ; sf. — Petite mou¬
che ; nom de brebis qui a une tache sur le
museau.

mousquetejà ; v. — Tirer des mousquetades ; chasser les mouches,
mousquetoû ; sm. — Mousqueton,
mousquetoùgno (H.-A.). — Forme de
mousquéte.
mousquìlh,-quìt ; sm. — Moucheron,
mousquilhà. — C. mouscà.
mousquilhère,-lhoère ; sf. — Quan¬
tité, vol de moucherons ; les moucherons.
mousquilhét, lhòt,-lhoû,-lhouòt ; sf.
—

Petit moucheron.

.

Faire la chasse

aux

chasse

moucherons,

aux

sans

crainte.

mousquitère. — C. mousquillière.
mousquiu,-ibe ; adj. — Sensible aux
piqûres des mouches; susceptible; v. mousqiiilhoùs.
moussà (Big. G.) ; v. — Labourer, billonner
se;

la charrue à versoir. V. mous¬

avec

C. rnoussecà.

mousser.

—

moussecade.

C

moussàdo

—

moment de la mousque.

—

Qui chasse les

mousquitè, proche d'ue arcassole,
Mousquitejabe en se trufàn.
gobe-mouches, près d'un piège, faisait

moussade.
;

; v.

—

U mourè

car.

mousquerè

MOUSSECA

mousquilhoÙs,-e ; adj. — Susceptible,
qui se fâche vite ; v. mousqulu. Sobriquet
des gens d'Issor (B.-P.) et de Siarrouy
(H.-P.).
mousquilhoùs,-e ; adj. — Où il y a

mousquitejà

mousquejà

ches ;

—

enrue,

(Big. G.) ; sf. — Billon,
planche de terre labourée.

moussalhe ; sf.

Mousse couvrante,
des murs.
moussalhòt,-lhoû ; sm. ■— Jeune
mousse, petit mousse ; v. Iressey.
moussarégo (B.-L.) ; sf. — Mûre de la
ronce. Cf. arnoure, mourosègo.
moussarigo (H.-Big.) ; sf. — Mousse.
la

mousse

—

des arbres,

moussariguèro (Ilte-Big.)
moussu ;

invasion de

mousse

sf.

;

sur

Lieu
le sol ;

—

plaque envahissante de mousse.
Aquét prat, qu'ey ue moussariguèro,
cette
prairie est toute envahie par la
mousse.

moussarigùt,-ùdo (II.-Big.) ; mous— Moussu,-e.
moussaroèro (G.) ; sf. — Lieu où il y

sarùt,-ude; adj.
a

des

mousserons.

moussaroû.
se,

—

V. moucharoû.

Mousse (plante) ; mous¬
écume légère (considéré comme gall. V.

mousse

;

sf.

—

g rame).
mousse; sm.

—

Mousse, apprenti ma¬

telot. En G.-M., tresse y.
mousse.

—

V. moùsso, cep.

mousséc,-èc, moussic; sm. — Petit
mous; morceau enlevé d'un coup de dent,
bouchée. Cf. mouchic, mascùlh, gnac.
A cade gnac lou moussèc, à chaque coup
de dent, le morceau (enlevé).
moussecà,-chicà ; v. — Mordiller, en¬
les dents, mâcher, ronger.
Lou câ qu'au rnoussecà la came, le chien
lui mordilla la jambe.
tamer avec

17

�MOUSSECADE

MOUSTOULH

—

258

moussecade ; si.
Morsure, coup do
dent, action de ronger,
moussecàyre,- e ; udj. — Qui mordille.
moussecòt,-icòt, moussequét; sm.
—

Petit

—

—

s.

dont

on

fait notamment la sale.

moussét,-e, moussetoû,-tote (As.; :
Pelils moùssou,-sse. N. de
p. Moussét.
moussét (L.) ; sm. •— Jambon
maigre.
—

Viande salée

ou

conlile.

mousséu.
Oontràct. de
lou. V. rnoussou-u, moussén.
—

moussìc.

—

mounségn*,

V. mousséc.

moussicòt,-coû,-quét

;

sm.

—

Petit

mousslc.

moussicà,-gà, moussiquejà. — C.
rnousseyà et dérivés.
moùsso (Big. G.; ; si'. — Cep, soupeau,
support du versoir de la charrue ; v. arrédjc, espate ; en certains 1., c'est loute la
partie inlérieure de la charrue.
moùssou, mousse (As.) ; s. — Jeune
garçon, jeune lille. (Esp. mozo, moza).
moussoù,-u ; sm.
Monsieur
le :
moussoà-u regén, moussoà-u jùdje, mon¬
sieur le régent, monsieur le
juge, (u final
se prononce
ou),
—

moussouline.
moussu

Forme de mousseline.

—

Monsieur, homme de
la
bourgeoisie, rentier ; sobriquet des
gens d'Arengosse (L.). Dim. moussurét,-ùt.
Augm. moussurràs.
moussurejà ; v. — Faire le monsieur ;
se prend ordinairement en mauvaise
pari.
moussurràlhe ; sf.
Les messieurs,
les bourgeois en mauvaise part. Sobriquet
des gens, de Monléon-Magnoac (H.-P.).
; sm.

—

—

moussurrère.

C.
moussurràlhe,
péjoratif.
moussurrét,-ròt; sm. — Petit mon¬
sieur; jeune freluquet; le mot a générale¬
ment, un sens ironique ou moqueur; v.
—

mais moins

moussu.

adj.

;

chu,^.

—

Mousta¬

moustafà,-fàt ; sm. — Gros niafiln,
poupard ; homme très moustachu.
moustagnè (Lav.) ; sm. — Alisier

gros

commun.

moustajoè (M1;.
fruit, moustajoû.

—

C.

mastajoè.

Le

moustarde ; sf.

— Moutarde;
par anal.,
lig.. grabuge permanent;
affaire suspecte. Y. sièp.
Loc. div.
Ha pujà la moustarde, faire
monter la colère; Ihebà la
moustarde, haus¬
ser
le ton, Commencer à
s'impatienter,
devenir colère ; géntou dab géntou e tripe
dab moustarde, gens de même
rang et
boudin avec moutarde, cela est bien
(die.) ;
oeô qu'ey tripe dab
mou&amp;tarde, se dit plai¬

excrément;

au

—

de deux choses
qui vont bien
ensemble; senti la moustarde, se dit de
quelqu'un qui n'est pas content, dont ou
sent que la colère va éclater
; prévoir ie
grabuge.
moustardét; sm.
Alliaire (plante).
moustardiè,-re ; adj. et s. — Moutar¬
dier,-ère ; irascible ; vase à moutarde,
moustardoû; sm. — Sénevé (plante),
mouste (M4) ; sf. — Jointée. Cf.
junte.
moustè, mouste; s.
Figure plutôt
grosse, mafflue.
moustèlo, mustèlo (G.) ; sf. — Belet¬
te. V.
paquése.
Petite belette,
moustelote,-éte ; sf.
moustî ; sm.
Matin, chien de garde.
Cap de moustî, vilaine figure.
moustic,-ique ; s. — Moustique,
moustiè ; sm.
Mou lier, couvent
(.vieux).
moustiflàt,-ade ; s.
Coup sur la
ligure, V. esmouslijlàl.
moustiflàut,-e ; s.— Mafllu,-e, joufflu.
mousti£lét,-e ; s. — Petit joufflu,
dodu,-e, grassouillet.
moustiflore; sf.
C. moustifléle,
avec un sens disgracieux;
fille, femme qui
a
de grosses joues, une figure ronde et
grasse ; le t. frise le burlesque.
moustilhoà,-lhoeyà (Lav.) ; v. —
Mâcher, mastiquer.
moustinà (Lom.). — C. mascarà, bar¬
samment

—

—

—

—

—

—

—

moust; sm. — Moût.
Quoan plau en Aoust,
Que plau rnéu e moust.
Quand il pleut en Août, il pleut du miel
et du moût

moustà

figure;

moustachùt,-ude

morceau.

mousségns, moussén ; sm.
Mon¬
sieur, Monseigneur, lilre d'honneur ; v.
mounségne.
mousseròt (L.) ; sm. — Lardon, friton

moustachéte,-cbote ; si. — Petite
moustache.
moustachoû ; sm. — Bout de mousta¬
che ; en style plaisant, petit
jeune homme.

v.

(die.).
(Lom.) ;
mascarinù.

v.

moustachasse ; sf.
che.
moustachàt.

—

—

—

G.

Barbouiller la
Grosse mousta¬

esmoustachàt,

affront.

moustache ; sf.

Qu'ou

—

Moustache.

manque drin de moustache,
d'un jeune garçon qui veut « faire le

dit-on
fort ».

bouiller.

moustoùlh,-troùlh ; s. — Tas, paquet
boule de choses froissées, en désordre,
chiffon froissé et tassé; au fig., personne
mal fagotée et. sale.
U moustoùlh entà labà la bachère, un
chiffon pressé dans la main pour laver la
vaisselle ; qu'a pornàt la harde en û mous¬
toùlh, il a jeté ses hardès en tas et frois¬
en

sées. V. amoustoulhà.

�259

MOUSTOUS

xnoustoùs,-e

; adj. — Qui est du moût,
mout, gluant, visqueux, juteux,
boueux,-euse ; entant qui a la iigure bar¬
bouillée. Subs., moutard.
Je

comme

Arrasim

moustoàs, raisin

mou

et gras;

qu'es tout moustous, lu es tout barbouillé,
tu as la
ligure salie par des choses gluan¬
tes, visqueuses ; anade moustouse, aimé»,
humide, pluvieuse. Se dit aussi à Orthcsc
d'une personne de bonne composition,
moustrà; v.
Montrer (vieux),
—

moustràs ; sm. — Monstre
hideux, monstre de scélératesse,

moustre; sf.
moùstre

énorme,

V". rnusire.

—

Monstre, chenapan,
moùstre,-e ; adj. — Monstre, colos¬
sal,-e ; ù disnà moùstre, un dîner prodi¬
sm.

—

gieux.
moustrerie; si.

Acte de monstre,

—

de

vaurien, monstruosité; v. moustresetàt.
Le t. n'est pas toujours gravement
péjor.
et prend aussi le sens demi-badin qu'on
lui donne en français.
moustroùn
(Clial.). — Variété de
cépage noir dont le vin ressemble au ianàt
béarnais.

moustroùs,-truoùs,-e ; adj.

—

Mons¬

trueux,-euse.

moustrousamén ; adv.

—

Monstrueu¬

sement.

moustrousetàt,-sitàt

;

sf.

—

Mons¬

truosité.

mout; mot (G.);

sm.

—

Mot, parole,

terme, dicton, sentence.

dit û mout, il n'a pas dit un
mot; mot esquèr i^Arm.), mot rare; ha dus
pas

moûts de

tétre, écrire deux mots.

Loc.
il

div.
L'a pas chapàt tous mou-ts,
lui a pas mâché les mots, il lui a dit.

ne

—

fait ;

tou mout qu'ey gras, le mot est
gras, grossier; aquiu qu'ey lou mout, voilà
le mot qu'il faut dire ; qu'ey lou bòste
son

darrè
Gahà

mout

?

c'est

votre

mout, prendre

au

dernier

mot

?

mot; moutt per
arribats aus trucs, de

mout,

au

qu'en soun
en parole, ils en sont venus aux
coups; lejl mout à mout, lire mot à mot;
rnachàn mout, parole injurieuse;
qu'a de
lès moûts, il a des mots méchants (ou bien
grossiers) ; minjà-s lous moûts, manger les
mots, bredouiller; mancù-s lou mout, se
tromper ; nou cau qu'à mout entà-s ha
péne, il ne faut qu'un mot pour se faire
pendre (die.) ; qu-'èy à dise lou me mout,
jou tabé, j'ai, moi aussi, á dire mon avis.
parole

Loc. adv.
û

mout

adj. — Mou, molle; lâche, indolent,
blëche, avachi, ramoli,-e; v. moud.
Terre moude, terfe molle; mout coum
hangue, mou comme boue; qu'ey mout
coum
la mouquire, dit-on d'un indolent,
d'un lâche; en sòu mout
qu'entre l'escasse,
sol mou la béquille rentre
(die.).
moutà (Or.) ; v. — Dire un mot, son
mot, parler : n'a pas moutàt, il n'a pas dit

en

un

mot. Cf.

cliità;

moutasse ; sf.

En û mout, en un mot; en

—

coum

en

quoàle,

en un mot com¬

quatre; en résumé; mout per mout,
littéralement ; mout à mout, mot à mot ;

que-b èy à dise û mowt, j'ai un mot à
dire; nou pas sabé tirà û mout, rester

vous
sans

—

molle.
•—
Mot espagnol
style plaisant au sens de marmot.
moùtche,-o (Loin.) ; adj.— Stupéfait,-e,
laissé sans parole, stupélié.
moutchè (Mont.) ; sm. — Mollesse ; ce
qui est mou ; temps pluvieux.
moutcheyà ; v. — Devenir mou,

usité

eu

humide.

moutchìcou.
moutchòc ;
tas, pelote mai

moude

mout,h,-e (Or.

moutch,-e (M1)
Bay. L.) ; mol,-o (G.)
;

;
;

—

sm.

V.

mouchicoû.

Motte de terre, peiit

—

faite. V. mourròc.
moùtchou,-e. — C. mout, moude.
moutchoucà ;

une

v.

—

Faire

pelote mal arrangée;

faire

par

travail, sabrenasser

un

;

une

molle,

anal., mal
entasser au

lieu de bien

disposer. V. amougnacà.
moutchoucadis,-isse ;
s.
—

monceau

sans

Tas,

ordre ; travail de couture, de

tricot mal

fait, irrégulier.
moutchoucàyre,-e ; s. — Sabrenas,
ouvrier,-ère qui travaillent mal.
moutchourdè (Bay. Chai.) ; sm. —
Etat, tournure d'esprit, manies de moutchourdin,-e.

moutchourdin,-e (Bay. Chai.) ; s. —
Célibataire, vieux garçon, vieille fille ;
personne déjà ratatinée.
moutchoùs,-e ; adj. — Mol,-le et
humide. N. de 1. et die p. Mouchous.
moute.

—

C. mote, motte. N. de I.

— Commencer à dire des
moutejà
en parlant d'un enfant; marmonner,

; v.

mots,

marmotter.

moutelà ;

dire.

mout,

Sup.

Grosse motte.

moutch,-e.
Y. mout (à). Dans la
G.-M., on dit cap-moutch pour tête-nue.
moutchacà; sm. — Lieu humide, rive,
bord
d'étang, de cours d'eau boueux,
vaseux. V. etiacarnè, troulii, lamoù.
moutchacà ; v. — Rendre mou ; faire
un temps humide et mou.
moutchaquè,-re; s. et adj. — Se dit
de ce qui est humide et moi : dub lou moutchaque nou s'y pot luurù, avec le temps
mol
(ou la terre mouillée) on ne peut
labourer ;
tou moutchaquè dou tems,
l'humidité du temps,
moutchaquejà.— Fréq. de moulcheyù.
moutchàs,-se ; adj. — Très mou,

me en

mot

v. au
—

moutchàtchou ; sm.

moustroùs,-e ; adj. — Qui a la face
barbouillée, souillée ; v. mousloùs.

lY'a

MOUTELAYRE

—

v.

moutelàyre ;
des mottes.

—

Faire des mottes,

sm.

—

Ouvrier qui fait

�MOUTËT

MUDA

—

moutét,-tòt

; sni.

—

260

l'etil mot, dini. de

inuut, loCUÜOll.

moutét,-e

Petite motte, éminenMoutét, Lamoutéte.
moùthe,-e (O. du B.). — C. mout,
mou. i\. de
p. Mouthé.
moutì (L.). — C. moutà, moutejü.
moutibà,-iuà ; v. — Motiver,
moutiflàut.
C. moustiflàut.
moutiu ; sm. — Motif. Per aqixéls mou•
tlus e rusoùs, pur ces motifs et raisons
(Fondeville).
moùto (Big. G.). —■ Forme de mote.
N. de p. Mouille, Lamoule.

ce.

; s.

—

N. de 1. et de p.

—

moutoû ;
masse

de bois

sm.
ou

—

Mouton ;

sonnette,

de 1er pour enfoncer

les

pieux, appelée aussi malh-mouloù; contre¬
poids de cloche; en Lav., aussi, ver; de la
cerise.
Au

mouloâ, l'esquiroù,
l'aulhéle, l'esquiréte.
Au mouton la sonnaille, à la brebis la
clochette, chacun à son rang (die.) ; decliù
pichù lou mouloù, laisser faire au temps,
courir les événements; câ mouloù, chien
/1

à

poil frisé.
Dous quoàte pès, pren lou mouloù;
Duus ausèts, perdic e capoù.
Des animaux à quatre pieds, prends le
mouton (pour manger bon), des oiseaux
perdrix et chapon (die.).
Un
appelle mouloù, une personne sans
caractère, d'humeur tranquille, et aussi un

Qu'un mouyéns, ils ont de l'aisance, de la
fortune; lUib lou sou mouyén que s'ul bire,
avec
ses ressources, il s'en tire;
n'ey pus
pèc, qu'u mouyéns, il n'est pas sot, il a
des moyens; p'ou mouyén dous auls, par
l'entremise, avec le secours des autres.
Acceptât moun serblci;
Agradàt, soulamén,
Que-b réndi quauque ouflci
Dab moun petit mouyén.
Acceptez mon service ; agréez, seulement,
que je vous rende quelque office avec le

j'ai. (Bitaubé).
mouyén,-ène; adj. — V. mejàn.
mouyenà ; v. — Trouver moyen, faire

peu que

sorte de, « moyenner ».
mouyenamén ; adv.
Moyennement,
mouyenàn ; prép. — Moyennant, au
moyen de.
mouyène ; sf. — Moyenne; v. miey,e.
lia la mouyène, faire la moyenne.
mouyenoùs,-e ; adj. — Qui a des
en

—

moyens.

moùyne. — Forme de moiinje.
mouyòu. — V. mujò.
mouyssìno, moulséno (N.-E. du G.) ;
sf.
Moissine, raisin avec son pampre.
mouyt,-e (Or. L.). — Forme de mout,
—

mou.

mublà, mùble.
C. moblà, mòble.
mue, muque (L.). — Forme de mut.
muchà.
C. amuchà, montrer,
têtu.
muchà (G.) ; v. — Musser. Cf. estujà.
moutouà ; moutounà (G.) ; v. — Mou¬
muchade ; muchate (As. Bar.) ; sf. —
tonner.
Action de montrer; geste, signe.
moutouade ; sf.
Les moulons, trou¬
Que hasè mile mucliates, il faisait mille
peau de moutons.
gestes, mille signes (Pellisson).
moutouàdje ; sm. — Les moulons,
mùcho (G.) ; sf. — Vue, vision ; per tu
l'espèce des moutons, ce qui les concerne.
mùclw, par la vue (Nouions) ; cachelle.
moutoualhe; sf. — Les moulons, avec
mudà ; v. — Remuer, bouger ; changer
un sens
péjor, la moulonnerie.
de place un malade; v. boudjà; mettre un
moutouàs ; sm. — Gros mouton, vieux
enfanls dans ses langes ; déplacer ; émigrer ;
ou vilain mouton.
muer, changer de poil, de peau, de voix;
moutouè,-re; adj. ■— Gardien,-ne d'un
mudù-s, changer de place, déménager; se
troupeau de moutons, moutonnier, mar¬
faire des démarches ; changer
remuer,
chand de moulons. N. de p. V. aulhè.
d'habits; v. cambià-s.
moutouét,-òt ; sm. — Petit mouton.
Qu'as à mudà ? Qu'as-lu à remuer, à
moutounè,-re ; adj. — De l'espèce
bouger ? Que s'èm mudàts, nous, avons
ovine.,
changé de domicile, de maîtres; lou qui
moutoùrrou,-o (G.) ; adj. — Morose,
està plâ nou-s mude, celui qui est en bonne
taciturne, sournois; v. mounsoùr; en Arm.,
situation, bien placé, ne change pas (die.) ;
rustaud.
aygue-mudà, changer d'eau; couloù-mudà,
moutùr ; sm. — Moteur (vienl du fr.).
changer de couleur; faner; péu-mudà,
changer de poil; pèt-mudà, changer de
mouy (B.-L.) ; sm. — Muid ; ancienne
mesure
de capacité valant iG quarlères,
peau et nu fi,g., changer d'opinion, de
Sao 1. environ. V. mesure.
parti.
Lou qui-s mude,
mouyàdo (B.-L.) ; sf. — Droit perçu
Diu Vajude.
par étendue de terrain pour laquelle il
Celui qui bouge, qui se donne du mou¬
fallait un mouy de semence (vieux).
vement, Dieu lui vient en aide (prov.).
mouyén ; sm.— Moyen, richesse, facul¬
Lou Biarnés qu'a Jou coustume:
té intellectuelle ou pécuniaire, ressources
Quoan ey plû que-s mude.
pour agir, ce qui sert à parvenir à une fin ;
Le Béarnais est ainsi fait: quand il est
possibilité, aide, secours, entremise. N.
de. p. V. rnejàn, moujén.
i bien (quelque part) il déménage, proverbe
—

—

—

�MUDABLE

261

qui est, comme beaucoup d'autres, inter¬
prété de plusieurs façons; que-s soun mudàts, ils ont vu les personnes utiles à leurs
intérêts; nou-m pouch mudà, je ne puis
bouger, je suis perclus de rhumatismes.
mudàble,-e; adj. — Muable.
mudade,-alhe ; sf. — Déplacement;
déménagement.
mudadisses (M4) ; mudalhes ; sf. pl.
Changement, déménagement, émigra¬
tion. En B.-L., quand 011 change le bétail
de coeylà, par survivance d'un ancien rite,
—

doute,

sans

lie

fait et

on

consomme une

bouil¬

appelée pustét de mudadisses.
sm. — Changement, muta¬

mudamén ;

mul, mulét, mule

; s.

—

MULTIPLE

Mulet, mule.

V. miòl.

mul, tête de mulet, entêté,-e ;
pè la mule, tant que dure,
tant que la mule a bon pied, lant elle dure
(die) ; de quelqu'un qui est riche, qui a de
Cup de

tant

bou

a

quoi

répondre,

qu'a boû pè

dit:

on

la

mule.

Que s'èren abisàts qu'abè boû pè la mule,
E labéts que sabèn ha durà lou proucès.
Ils (les robins) avaient reconnu que 1s
client

élait riche et alors ils savaient

pro¬

longer le procès (Yan Palay).
mulàr; sm. — C. Canard métis issu du
canard de Barbarie et d'une

mulasse ;

tion.

mudàmi ; sm. — Mutisme; en Lav., les
muets, famille de muets.
mudance ; sf. — C. mudamén; démé-

—

sf.

—

cane commune.

Grande mule, vilaine

mule.

mulatalhe.

—

C. muletalhe.

prenants pour signifier qu'elle pourrait en
dire beaucoup si elle pouvait parler.
mudèch,-o (G.) ; adj. — Qui aime à
bouger, qui a a la bougeotte » ; poil follet.
mudejà,-tejà ; v. — Faire le muet ;
être presque muet ; ne dire mot.
mudère ; sf.
Manie, besoin de
—

mulatè,-re. — V. mulè (2).
mùle,-e, mulè,-te; adj. — Brun,-e,
moreau ; nom de bovins brun-noirâtre.
En
B.-L., mulè fait mulèro au fém,; on dit
aussi au fém. en divers 1. mouréte, mouràne, muràno. N. de p. Mule, Mulè.
mulâtre,-e; s. — Mulâtre,-tresse.
mulè-,re, muletè,-tiè,-re ; adj. et s.
Muletier,-ère ; cabale mulère, jument
muletière, qui a un mulet ou une mule;
muletès,
sobriquet des gens d'Angaïs
(B.-P.) ; v. marranè..
muletà, mulatà ; v. — Mettre bas un
mulet, une mule.
muletade ; sf. — Troupe de mulets,
muletàdje ; sf. — Les mulets et mules,
muletalhe; sf. — Les mulets, l'espèce

bouger, de remuer, de changer de place.

des mulets.

; changement.
mudàyre,-e; adj. et s. — Qui déplace;
qui aime à se déplacer; remuant,-e ; démé¬
nageur; v. mudèch. mutatiu.
mude ; sf. — Déplacement, action de
déplacer, de changer de lieu; v. mudade.
mude (la) ; sf. — Surnom de la fontai¬

nagemenl

salée

ne

été

Salies-de-Béarn

de

donné

il lui aurait
les mécontents des part-

par

;

—

C. mudàmi.
mudères.
mue

sf.

—

(V.-B.)

marchand

mùo (Big. G.); mugue;

;

Talus; digue, bordure

en

terre

nue

garnie de végétation, arbustes, ou her¬
le long d'un cours d'eau ou d'un
champ. V. marigue, talù, tangue, terré.
N. de p. Lamugue.

ou

bes,

mue

;

sf.

mufles

—

(As.)

Mue.
;

sf. pl.

—

Jeu des osselels.

Cf.

peyrét.
mugà (As.) ; sm. — Limite entre deux
propriétés. (Arag. muga). V. mue et mugue.
mùgre,-o (B.-L.) ; adj. — Qui est bien

cabale
let.

Tétin de fem¬
; petite chose. V. poupllh.
muguét ; sm. — Muguet (plante); en
Lav., jacinthe, et aussi muscari à toupet.
mujéte ; sf. — Herbe tendre en général,
herbe de printemps.
mujò, mujòu, mouyòu ; sm. -Moyeu, milieu, centre. Dim. mujoulét,-lòt.
Lou mujò de l'arrode, le moyeu de la
roue; mujòu de oéu, jaune d'œuf.
mujoulét,-lòt ; sm. — Petit cercle, par¬
tie ronde au centre d'un autre; petit cir¬
cuit, petit las rond ; petit jaune d'œuf.
; sm.

de

s.

mulets ; qui

muléto (Big. G.) ; sf. — Partie du
vagin de la vache dont l'aspect indique si
la bête est pleine ou non ; vulve,
muletè, mulatè. — V. mulè (2).

muletejà
mulet ;

;

v.

—

Travailler

avec

un

faire le trafic des mules et mulets.

muletère.

—

muletòt,-e;

C. muletalhe.

s.

—

Petit,-e, jeune mulet,

mule.

émietté ; menu ,-e.

mugroû (B.-L.)

et adj. — Eleveur,
est du mulet*;
muletàyre, jument suitée d'un mu¬

muletàyre,-e ;

V. mudalhes.

—

—

me

mulhà.

—

mùlhe.

—

mulhedé
mur

pient
a

de la
pour

V. moulhà et dérivés,
C. moàlhe, traire, et

dérivés

Vide dans ie
grange où l'on dépose le réci¬
le lait de la traite ; endroit où
(B.-L.);

sm.

—

lieu la traite. C. moulhedé.

mùllou, mùrlou (Bay. L.) ; sm.
Muge (poisson) ; limoasàt, negrot.
mùlo (G ) ; sf. — Engelure au talon.
multà (N.-E. du G.) ; v. — Mulcter,
fâcher, braver, heurter.

multiple,-e; adj.

—

Multiple.

�MULTIPLICA

multiplicà;
cà-s,

MUS

—

v.

—

multiplier.

se

262

Multiplier; multipU-

murmurà ;

ment, sourdement.

teur, -trice.

murrralét
—

multitude; sf.

Multitude.

mumeràt ;

—

sm.

(L.)

; sm.

Canard. Cf.

—

C. méndre, moins,

—

muneràco (G.)
que

sf.

;

Lentille aquati-

—

(plante). V. mounaque.
v.
Munir, pourvoir: mnnì-í,

muní;

—

munir.

se

rer

de

(B.-L.)

;

sm.

charpo, mais

murralhà ;

&lt;iu.it.
mundre (L.).

la

comme

murs :

—

plante? du touyn ;
palomet, vers Garlin
mugn

Multiplicité,

Bepousse tendre des
désigne aussi l'agaric

;

re ;

—

multiplicitàt ; sf.

Murmurer.

—

adj. — Qui murmu¬
qrti a l'habitude de murmurer.
murmurejà ; v. — Murmurer douce¬

multiplicàble,-e : adj.— Multiplicable.
multiplicacioû ; sf.
Multiplication.
m.ultiplicàyre,-e ; adj. — Multiplica¬

mun,

v.

murmuràyre,-e

Sac fait
sarroû.

—

cuir;

en

v.

v. — Faire du mur; entou¬
maçonner, murailler.

murralhade: sf.
Maçonnerie: l'en¬
clôture de nuirs.
—

semble d'une

murralhasse;

sf.

Grosse,

—

muraille.

haute

murralhàyre; sm.
Maçon. Cf.
maçoû.
murralhe: sf.
Mur, muraille. N.
de p. l.amnrailhe. V. mur. murre.
murralhè,-re ; ad j.
Qui tient du
mur. an mur; t. de bâtiment.
Charrî murralhè, serin des murailles :
Prbe mtirralhère, herbe des murs.
—

—

—

municioû, mounicioû; sf.
Muni¬
tion, provision,
municiounàri ; sm.
Munítionnaiiv.
municipalamén ; adv.
Municipalc—

--

murralhejà.

—

ment.

tériaux de

municipalitat; sf.
Municipalité,
municipàu ; adj. des 2 g. — Munici¬
pal,-?.
muni(icén,-te; adj. — Munificent,-e.
munificence,-i,-cie ; sf.
Munifi¬
—

—

cence.

munim (G.-); sm. — Inter,j.
à silence ! motus ! chut !
mur;

sm.

Mur:

—

bien

préfère dire murralhe; le
certains

en

d'1

lieux,

équivalent

qu'usité, on
même,

considéré

comme

mùrdre.

—

Forme de

murét, murrét;

sm.

Petit

murguét,-e;

s.

;

sf.

—

murguetejà,-tià (II.-Big.);
la

souris

:

ronger,

;

v.—

émietter,

par

—

rnarmùs.

murralhe

—

Petit

Petit

(vieux)

grand
Faire
man¬

:

socle

ext.,

par

mur:

mur,

tas.

revêtement

Meurtre.

—

adj.

—

hlabà.

ma-

et

s.

C. mùrte, meurtre,

v.

Meurtrir

—

;

v.

au

sens

de

amoiirtousi.

murtride ; sf.

Meurtrissure,
Museau; niufflc; mine,
moue, air du visage. V. moune, boutée.
Qu'a û lè mus, il n'est pas joli ; il a un
visage désagréahle. peu sympathique ; tjue
hrs fou mus ? Tu boudes ? Quin mus nue.
hfc! Quelle mine! Hn fr. pop.:
tu en fais
mus:

sm.

—

—

tète !

cret:

pelite

miettes, trottiner, fureter.
murlàt, murloun, mùrgou, mùllou
(Bay. G.-M.) : sm. — Muge (mnqil, poisson)
appelé aussi mulet; v. limousàt, negròt.
murmùr,-ùre; sm.
Murmure, Cf.
ger

—

Mus-aqùt.

Les souris

—

trassà; tueri (vieux): usité aussi

une

nombre de souris.

sm.

s.

piédestal;

mùrte,-tre,-ti ; sm.
murtè,-trè,-tiè,-re ;
mùrti.

mur.

Souriceau,

C.

ma¬

lieu de contre-cœur dans la chemi¬
née: v. cauhe-panse ; banc de pierre, ordi¬
nairement. ?&gt; côté de la porte d'entrée.

murtri ;

souris.

murguetalhe

—

;

murs:

masère.

v.

tenant

Souris.
—

écroulé:

Meurtrier,-ère.

(12 Septembre 1213).
mùrgou (G.-M.). — G. murlàt.
—

Fréq. de murralhà.

sf. —Tas de

maçonnerie,

pile.
murrét;

expr.

Murét ; n. p. m. — Muret ("Hte-Garonne), ancienne capitale du comté de Comminffes. célèbre par la bataille où Simon de
Montfort, commandant les armées du Nord,
vainquit le comte de Toulouse Raymond VI
et. ses partisans, unis aux Catalans cl dans
laquelle fut tué Pierre 1T. roi d'Aragon

murgue ; sf.

murre.
en

miirtrç.
—

mur

—

;

murralhét,-lhôt,-e
petite muraille.

terme est

prétentieux, de franciman.
muràu; adj. des 2 c. — Mural,-c.

comme

murralhère

museau

d'aulhe.

pointu, curieux, indis¬

de brebis: figu¬
allongée: mus-de-lèbe, museau de lièvre,
personne à la lèvre fendue; mus-ppim,
petit museau, mine pincée, museau de
fouine: mus-sée. visage sec. maigre: per¬
sonne
peu sentimentale: mus-tort, figurs
mus

museau

re

d" travers; en Lav., ovin de

naisc

mtis-de-câ,

race

baretou-

de chien,

figure
mus-de-porc, t. injurieux à
l'adresse de quelcm'uri qui a la figure.mal¬
propre ; de quelqu'un qui est peu délicat ;
ha lou mus, garder rancune, bouder; v.
mutl. pounçoà; ha
faire la
mau-mus,
grimace ; v. mau-mus.
à

7iez

;

camard ;

museau

�263

MUSA

musà ;
debertl.

v.

Muser (Lit.);

—

on

sf.

;

sf.

musagne ;

—

Grimace.

Tristesse,

—

see.

affliction,

deuil ; mal

à la face, sur le museau ; en
Lav., syphilis et aussi maladie de la gorge
des voies

respiratoires.
jour de deuil, de mal¬

Pie de musagne,

heur.

musàr,-de; adj. — Musard,-e.
musaràgno (G.) ; sf. — Morve. V.
mouquire; musaraigne; v. huragnèl
musardà ; v..— Musarder,
musardé,-re; s.
Action, défaut de
musard, de lambin.
musardèc,-èque; adj. — Musard,-e.
abusée.

musardejà.
dise.

musàt.

—

sm.

muscà ;

v.

Mùscon

lou

—

mauve

Musquer, embaumer.

—

bent, embàumon l'àyre.
parfument le vent, embaument l'air (d'As-

Iros).
muscade; sf. — Muscade.
muscadére,-tère ; sf.— Treille à mus¬
cat; elle ombrage, ordinairement, la porte
d'entrée de nos maisons paysannes. Cf.
emparràda ; v. trilhe.
muscadî,-ne ; adj. et s. — Personne
qui a la figure petite, fine, nriince et aux
traits réguliers mais pas forcément jolie.
muscadinét,-nòt,-e ; adj. et s. — Qui
a une toute petite figure, fine, maigre.
muscardî; sm. — Nom d'un petit bon¬
bon rond parfumé au musc végétal 011 à
l'anis.

muscàt;

sm.

—

Espèce de raisin, le

muscat.

muscàt,-ade
muselà-s;

;

v.

adj.
—

—

Musqué,-e.
ses muscles,

Former

devenir musclé,

musclât,-ade; adj. — Musclé,-e.
muscle; sm. — Muscle; en Big., plus

particulièrement, l'épaule; v. ùmi.
musclèro (Big.) ; sf. — Pièce d'épaule
d'une chemise.

musculadure,-ture

;

sf.

—

Muscula¬

ture.

musculoùs,-e; adj.— Musculeux,-euse.
mus

de lèbe;

sorte de pomme

sm.

—

allongée:

mus-

—

musetà.

—

muséte ; sf.

C. musela.
—

Muselière;

—

Musette, instrument de

sac

de toile,

musette.

muséte; sf.

musique

; on

muséu.

—

dit plutôt clarî.
Y. musêt (i).

musicà,-quejà
:

en

; v. — Faire de la
style plaisant, crier, brailler

musicalamén

C. musêt. muselière,

Musc, parfum;
musquée (m.alva mosehata, plante),
musc;

que

pleurnicher.

C. miussàl.
—

sens

mus.

musique

musàu ("Or.").

Museler,

Même

musét,-sèt,-séu,-sòu,-sìu ; sm.
les bovins.
musèt,-e (L.) ; adj. — Plein,-ne, com¬
blé : qu'es tout musèt de paloumbes, il y a
des palombes plein les bois (Foix).
musét,-sìn ; sm. — Petit, joli museau.
musét,-e r adj. et s. — Boudeur.-euse
en style
famil. V. tipoàyre, tipét, musée.

Fréq. de musardà.
musarde; musar— C.

—

musardise ; sf.

V.

—

—

MUSOA

Sorte de muselière pour

—

V

v.

mus-eschùc.

musagnade

et

muselà,-tà;

dit plutôt

—

Museau de lièvre,
«

capendu

».

Muse; sf. — Muse, divinité poétique,
musé; sm. — Musée,
musée,-èque; adj. — Boudeur,-euse,
qui fait souvent la moue.
musejà ; v. — Faire la moue ; remuer le
musicau, le muffle.

;

adv.

—

Musicalement

,

musicasse ; sf. — Vilaine musique :
société musicale très nombreuse; le t. est
défavorable.

musicassejà ; v. — Faire de mauvaise
musique.
musicàu ; adj. des 2 g. — Musical,-e.
musicàyre,-e ; s et adj. — Musicien,
-ne: en style badin pleurnicheur, qui a la
manie de crier.

Sous l'influence du fr.

on

dit aussi musicien.

musicàyre,-e ;

adj.

—

Harmonieux,

sonore.

musicote,-quête ; sf. — Musiquette,
petite musique.
musique; sf. — Musique, mélodie;
société de musique instrumentale : en style
plaisant, plainte, récrimination, tapage de
cris.

musique, jolie, belle musique;
musique de la bile, la fanfare de la ville;
à case ane y a musique, chez nous on crie,
on se chamaille ;
ha musique au soû de 'a
lénque, faire de la musique en chantant
Beroye

la

faire danser; qu'èy pou que y aberà
musique, je crains qu'il n'y ait du tapage.
musiauejà: v. — Faire de la musique,

pour

avoir de la mélodie, de l'harmonie.

musicruejàn,-te; adj. — Musical,-e;
qui fait de la musique, qui est harmonieux.
musiquejàyre,-e ; adj. — Qui fait, qui
aime faire de la musique.
musiquère ; sf. — Charivari,
musiquéte. — V. musicote.
mus-nére,-nègre ; sf. — Museau noir,
la plume à écrire, en style familier: que v
an
hèyt passà la mus-nêre, on a fait un
écrit, passé un acte.
musoà fV.-B.) ; v. — Se dit du bétail
oui refuse le fourrage ou qui est forcé de
jeûner devant le râtelier vide ; bouder
devant le manger peu

appétissant.

�MUSOU

—

musòu.

—

MUYOLO
C.

deur.

rnusét, muséu; adj., bou¬

264

n'ey

pus mude,
bidulhéte.

V.

mus-prim,-e ; s.— Museau fin, pointu ;
d'indiscret, de chafouin, de futée.
mus-prime.
musquét ; sm. — Fumet, odeur de

surnom

mutà ;
en

Lii fouine est surnommée aussi

celle-là n'est pas muette.

v.
Muter; faire
As., forme de mudà.

une

—

mutacicû ;

sf.

Mutation

—

mutation
;

;

md-

v.

mude.

musc.

musquetà ; v. — Parfumer, musquer.
musquéte (rose) ; sf. — Rose mus¬
quée ; églanline parfumée,
muste (M4). — C. mouste,
jointée.
mustèlo (G.) ; sf. — Belette. V.
paquése.
mustrà.
mustre ;

-—

sf.

C. moustrà.

Montre, étalage, ensei¬
échantillon; apparence, exposition;
leçon, enseignement
Qu'ey à lu mustre, c'est à la vue, à l'éta¬
lage ; qu'a bere mustre, cela a belle appa¬

mutatiu,-ibe ; adj. — Enclin
v. mudàyre.
mute; sf. — Meute; en Aspe,
mutejà. — V. mudejà.

mutésse ; sf.

muti;

—

mue.

v.

Mutisme,

—

—

mutî,-ne; adj. — Mutin,-e.
mutì (X.) ; v.— Bouder. V. mus,
mutilà; v. — Mutiler; mulilà-s,

rnoune.
se mu¬

tiler ; v.

ulebà, abismà.
mutilacioû; sf. — Mutilation,

rence; hicà-s en
vue; qu'au

en

mut,-mude, mugue; adj. et s. —
Muet,-te. N. de p. Lamugue.
Lou petit n'ey pas sour ni mut, e
per ço
d'àute, à la gracie de Diu! L'enfant n'est
ni sourd ni muet; et
quant au reste, à ia
grâce de Dieu ! Etre sourd-muet est consi¬
déré comme la
pire chose, comme une
pimilioii divine; aussi, dès que l'enfant est
né, surveille-t-on avec une attention fié¬
vreuse les indices
qui permettront de cons¬
tater qu'il perçoit les bruits
extérieurs;
d'une personne bavarde on dit : aquére

chan¬

Se taire, rester muet, coi.
V. moutà, carà-s, chou.

gne;

musti'e, se mettre à la vue,
n'a dut las muslres, il lui
a montré, fait voir
(les choses), administré
la preuve de visu ; loa curé
que pèque à
la misse e lou regén à la
mustre, le plus
avisé se trompe (prov.) ; la mustre de la
bigne, l'apparence, la floraison de la vigne.
mut, mùdo (B.-t.) ; adj. — Menu,-e,
petit ; v. inlut. Taries liiùdes, menue mon¬
naie, petits sous ; v. miut.

au

gement ;

mutinà-s ;

v.

—

Se mutiner.

mutinarie,-nerie
mutine
v.

(Clial.)

;

sf.

;

sf.

Mutinerie,
Forte chaleur

—

—

;

calourasse.

mùtis.

—

mutisme;

V. chut-mut.
sm.

—

Mutisme (Lit.),
—
Mutuellement,

mutualamén ; adv.

mutualiste,-e ; adj. et s.— Mutualiste,
sf. — Mutualité.

mutualitàt ;

mutuàu ; adj. des 2 g. — Mutuel,-le.
l'influence du fr., on dit aussi mu¬

Sous

tuel,-e.
mùure (Gr.-L.) ; sm.
bourdoû.

—

Bourdon (insec¬

te). Cf.

muyéte

sf. — Sorte de niche dans un
dépose les outils à main.
muyò. — V. mujò.
muyòlo (Lav.) ; sf. — Motte de beurre.

mur; on y

;

�N ; consonne. — Dans
mots, enlre deux voyelles,

l'intérieur

le

a

son

des

de

n

français, mais devant une consonne et à la
fin des mois, le son est celui de n double
dans le fr. panne (e restant muet) ; les
Espagnols le prononcent ainsi. Toutefois,
dans les dialectes gascons du Gers, des
Landes et de quelques points des HautesPyrénées, il, dans les mots issus de radi¬
latins

nasalisé

rapprochant
du son français: paji(g), bin(g), pain, vin,
(lai. punis, vinum).
n est
parfois redoublé ; il est alors une
caux

consonne

a

un son

double réelle dans l'articulation

:

(diner); sinnél = sin-nét (si¬
gnature) ; il remplace ordinairement alors
une consonne, laquelle
peut être conservée
dans certains parlers ; on dit. disnà, signét.
n

médiale des radicaux latins tombe

en

Bigorre (sauf dans l'E. bigourdan)

à la fin des mots dérivant de ces radicaux,
mais la voyelle finale est néanmoins nasa¬

lisée;

l'indiquons dans le dictionnaire
pâ, pain ; bi,
Les Lances, ia
Gascogne Maritime, le Gers et l'est de la
Bigorre conservent n et prononcent pan,
bin, passioùn, en donnant au son de n le
nous

par un accent circonflexe :
vin ; passioû, passion, etc.

son

français dans le Gers et les

généralement, et le

son

espagnol

gorre.
n tombe aussi dans le
corps

mots, même dans les
l'n

conservé
cansouote

déo

=

parlers

nasalisé

cansounoie,
cadéno, etc.
=

à

la

Landes,
en

Bi¬

de certains

gascons ayant
des mots:

fin

souà = sounà,

ca-

En Bigorï-e el dans le Gers, n s'intercale,
parfois, dans le corps desi mots, devant II
où il prend la place de l'une des consonnes :
rounlà= roullà ; espànlo = espàllo.
Certains écrivains, pour éviter des confu¬
sions, conservent n étymologique dans les
mots
comme
carn,
chair, hourn, four,
corn, corne, mais on ne le prononce qu'en
peu de lieux.
n' s'emploie pour ne devant une
voyelle :
n'arribe pas, il n'arrive pas.
Relié au pronom ou au verbe par un
trait d'union, -n remplace ne et en: que
eau
parlà-n, il faut en parler; nous en
parlerons ; nou-n bouy pas, je n'en veux

pas.

V.

nou.

'l'alèse.
nab.

—

V. nad

nab, nabét;
nabalése.

se

dinnà=din-nà

Béarn et

sf. — Abréviation de dona, dame,
l'on mettait, au Moyen-Age, devant le
nom de personnes
de qualité ; c'est le corré¬
latif de en pour les liommes.
Va Maria, na Talése, dame Marie, dame
na;

que

—

Nabalhét.

(i), nàpou.

sm.

—

Navel,

V. nabarrése.

Pseudonyme de M. le
Dejeanne (de Bagnères-de-lïigorre), au¬
teur de fables bigourdanes (18/(2-1909).
nabante ; adj. num.— Nonante, quatrevingt-dix.
Qu'en ba s'ous nabante, il va sur ses
quatre-vingt-dix ans.
nabantée,-téne ; sf. — « Nonantaine »
nabantejà ; v. — Aller sur les quatre\ingl-dix, compter par 90; être nonagé¬
—

Dr

naire.

nabantejàyre,-e ; adj.— Nonagénaire.
Nabarre; n. p. f. — Navarre, nation
pyrénéenne ; le royaume de Navarre entra
en 1479 dans la Maison de Foix-Béarn. Les
gens étaient aussi appelés Sabarres.
Nabarréns; n. p. m. — Navarrenx,
ancienne place forte béarnaise; dire de
quelqu'un : qtt'ey horl coum Nabarréns,
signifie qu'il est d'une force peu commune.
Nabarrés,-e; adj. et s. — Navarrais,-e.
nabarrése,-lèse ; sf. — Nom d'une
sonnaille, d'une clochette portée habituelle¬
ment par les mules navarraises.
nabarrét,-e,-rroû,-rote. — C. Nabarre's. N. de p. Navarret, Navarrol, Nabarroâ.
Nabarrot.
Navarrot, poète béarnais,
surnommé
le Béranger béarnais (17991862).
nabée; nauée (V.-B.); nabéne ; sf.
—

Neuvaine.

—•

naberà, naberère;

s.

nouvellement défrichée ; v.

nabèramén ;

naberét,-e.
nabét; sm.

—

—

adv.

—

—

Novale, terre

Ireylin.
Nouvellement.

Dim. de nabèt,-re.
Aconit napel ; navet. V.

nab.

nabèt; nauèt (V.-B. Big. G.) ,-re,-o;

adj.

—

Nouveau,-velle, récent.

�NABËTE

NANÉTE

—

266

nabéte ; sf. — Navette, instrument de
tisserand. N. de vache. Cf. lançadére.

nabeyà (Lav.) ; v. — Paraître neuf.
nabeyàu ; adj. des 2 g.
Neuf, nou¬
—

veau, -velle.

nabià,-às;

sm.

Champ de navets;

—

terrain où il y a des aconits. N. de p.
nabigà ; v. — Naviguer: aller et venir,
se
donner du mouvement, circuler. V.
roullà.

en

nadade ; sf.

—

Nagée, brassée.

Que trabersè

en

dues nadades, il traversa

deux brassées.

nadadé,-re ; s. — Nageoir, endroit
propre à nager, à se baigner; v. bagnade.
nadadére ; sf. — Nageoire.
nadadoù,-re.
V. nadàyre.
Nadale, Nadaléte; n. p. f. — Noële,
—

Noëlie.

nadalét, natalét; sm.
La semaine
qui précèd'e Noël. Dim. de Nadàu.
nadàu; adj. des 2 g. — Natal,-e. Cf.
—

nabigàble,-e ; adj. — Navigable,
nabigacioû; sf. — Navigation,
nabigàdje ; sm. — Action de naviguer.
nabigàn,-te ; pdj. — Navigant,-e.
nabigàyre,-e ; s — Navigateur,-trice.
nabiguejà. — Inchoactif de nabiqà.
nabioû

(Os.);

sm.

nabìri,-e, nabìu;

sm.

d'ours,

Raisin

—

fruit de l'arbousier bousserolle

:

hariòlo.

v.

Navire, vais¬

—

seau.

PU.
un

û nabïu,

coum

navire;

nabòt,-e;
naine;

v.

plein, bourré

comme

dit d'un homme saoul.

se

s.

Nabot, bout d'homme,

—

nan,-e.

naboùt, naboude (L.)

;

s.

—

natiu.
La.

Nadàu

; s.

nabuquejà.

—

Qui parle du nez.
Forme de nasuqiiejà.
—

puru¬

on

dit A lè nàci.

en

parlant d'un

du fr. vilain moineau,

sens

dit

On

aussi, mais rarement

nachude.

nascude; pubis des bêtes,
nacioû; sf. — Nation,
naciounalisà ;

v.

naciounaliste,-e
naciounalitàt

;

—

;

sf.

—

naciounàu; adj. des
nacra :

v.

—

Nationaliser.

adj.

—

Nationaliste,

Nationalité,

2 g.—

National,-e

sm.

—

Nacragc.

sf. — Nacre,
nad, nab, nac; sf. — Bourbillon.
nad,-e.
Autre graphie de naît, nul.
nadà ; v. — Nager ; surnager.
Nadà coum û pech, nager comme un
poisson ; Ion cos qu» nndnbe, le corps sur¬
nageait : nadà enter dues aygues, nager
—

entre

nadà

deux
coum.

eaux,

û

manœuvrer*,

calhàu,

nager

louvoyer;
comme

un

caillou, ne pas savoir nager.
nadabes ; sf. pl. — Période, cérémo¬
nies. choses de la Noël : dans la vallée de

.losbaigt

promenade des petits
précède la Noël
appelée ailleurs ahumes, guiroundèu, etc.
ÍB.-P.),

quêteurs dans la soirée qui
et

Mettre l'andille.

C. andilhe, andille.

nadiu,-ibe.
nafàrrou

—

sf.

—

au

pl.

Fotfme de natiu,-ibe.

(Bav.)

;

sm.

—

Gros

vin

d'Espagne, t. burlesque.
nafrà; v. — Blesser, meurtrir; vers
la Mt., aussi carier; nafrà-s, se blesser; se
carier en parlant d'une dent, d'un os.
nafrade, nafre; sf. — Blessure, meur¬
trissure profonde, grave.
nafradure.

—

C.

nafrade mais moins

usité.

Nacrer,

nacre;

—

nasìt,-rìt, esnasìt;
généralement

nadìt,

—

nacràdje ;

v.
—

Narine;
s'emploie
las n a dit s.

—

ce.

un

nadilhe.

nacère.
V. necère.
nàche (G. Bay. L.) : néche (Big. G.) ;

néyche ("G."); v. — Naître; v. bàde.
nachénce, nechénce; sf. — Naissan¬

s. et adj. — Nageur.-euse ;
débrouillard,
nade ; sf. — Nage.
nadère ; sf. — Passion de la nage ; la

fig.,

nadilhà ;

—

plaisant,

sou,

nage.

(1).
nàci, nàssi; sm.
Nouveau-né, petit
qui tète, en parlant d'un équidé ; en stvle
homme, avec le
vilaine bête.

au

nadàyre,-e;

—

nac (Lav.) : sm.
Pus. matière
lente; bourbillon. V. poustéme, nad

;

Pasqües au couduroA fou
s'ou tison), Noël au soleil. Pâques au coin
du feu ou sur le tison fdie.) : Nadàu e sen
■îoan que coupen l'an, Noël et St-.Te'an par¬
tagent l'année frlie.) ; las iroles à Nadàu.
minjà que las eau, à la Noël il faut man¬
ger (si on les veut savoureuses") les châtai¬
gnes rôties (die.). V. iempoures.
au

nabùc,-que

nadàu, la maison natale.

n. p. ni. — Noël; la Noël.
Loti catsàu de Nadàu, la bûche de Noël

Neveu,

nièce. Cf. neboùt.

case

Nadàu;

nagàyre (Big. G.) ; nagoàyre ; adv.
Naguère. On écrit aussi n'a qoàyre.
Que Vè.y bist nagoàyre, je l'ai vu na¬

guère.

najà.

—

V. nayà.
—• C.

nalh (Arm.).

nay,

andain.

adj. —.. Nain,-p. Dim.
nanét.-nòt,-e. Lou diu nanét, Cupidon, le
nan,-e;

et

s.

petit dieu malin. N. de
nanà ;

sm.

—

T.

p.

Nan, Lanane.

enfantin,

dodo;

v.

ninoû.
nane (As.); sf.
grand'mère.

nanét.

—

V.

—

T. enfantin,

maman,

nan.

Nanéte, Nanote,-noû. — Dim.
Jane, Jeannette, de Anne, Annette.

de

�267

NANT

nàlli ;

partie, nég.— Nenni,

non.

Subs.,

geste de négation.
On dit riàni
dit

vous

Nàni

aux
personnes auxquelles on
noû à celles que l'on tutoie.
nàni ! Non et non ! Nàni pas !

et
e

Que non pas ! Nàni, hèy ! Oh ! que non !
Que m'a hèyt û beroy que nàni, il m'a dit
non
catégorique.
nanquî ; sm. — Nankin, toile jaune,
nanquinéte; sf. — Toile plus mince
que le nankin.

un

nanti ;

v.

—

Nantir

;

nanti-s,

nantissimén, nantide;

s.

se
—

nantir,

Nantis¬

sement.

C. nab.
— Nappe; y. tabalhe.
napi (vere l'Ai.); v. — Mouiller copieu¬
sement, inonder; v. trempa, adagà.
napiròt; sm.— Napperon, petite nappe,
nàpou (Lav.). — C. nab, navet; bour¬
billon ; v. nad (i).
naque (Os.) ; sf — Origine, souche,
race. V. estòc, ley, souque.
Que tire de bonne naque, il est de bonne
race. Cf. avec nac, bourbillon.
nargà. — V. gnargà plus usité, et
nap.

—

nape ; sf.

dérivés.

nariquejà.

— V.
nasiquejà.
narià, narrià (Areachon et Gr.-L.); v.
Narguer ; ricaner ; v. arrihagnà, trufà.
narìt, narìts.
V. vadìt.
narìtS0U,-S0 (Lav.) ; s. — Qui parle du
nez. Cf.
nasiquè.
—•

—

narrà ; v. — Narrer,
narracioû ; sf. — Narration,
narratoù ; sm. — Narrateur,
nàrri (L.) ; sm. — Dégoût, dégoûtation.

narrioùs,-e (L.)

;

adj.— Répugnant,-e.

dégoûtant. Cf. hastiàu.
narùc,-o (II.-A.) ; adj. et
nez,

s. — Qui a le
mal formés, por
épi mal venu: cabélh narùc;

le bout mal faits,

exemple

un

anal., avorton.
nas; sm.
Nez;

par

—

l'odorat : techniquement,
forme d'un nez, bout.
1Vas aricàt,

ext., sens de
chose ayant la

retroussé; nas agùt, nez
aquilin, aigu; indiscret, curieux; nas de
courbàch, nez en bec de corbin ; nas de
toumate, gros nez, rond, comme une toma¬
te, une pomme de terre; nas de gahùs,
nez de chal-huant,,
aigu et recourbé ; nas
camus, nez camard ; vas de parrouquét,
nez
de perroquet, recourbé; nas de paraplouje, nez où il pleut dedans ; nas d'es¬
clop, nez de sabot, retroussé; nos de câ,
nez plat, nez de 'ureteur ; se dit de
quel¬
qu'un qui a du flair; nas de porc, t. inju¬
rieux; nas en troumpéte, nez relevé; nas
arroùy, nez rouge, d'ivrogne; id. : nas de
piquepout ; nas de toubaquère, nez de taba¬
tière, de priseur ; nas pudén, nez punais ;
nas d'esclòp, bout aiguisé de sabot; au fig.,
nez de personne relevé.
Loc. div.
Càde de nas, tomber sur le
nez

—

déconvenue

une

Ihebà lou

;

nas,

leven le nez, faire le fier ; vas à nas, nez à
nez ; arribà nas e
nas. arriver nez à nez,
ensemble ; da s'ou nas, donner sur le nez.

mortifier; abé lou nas fî, avoir « du flair »,
deviner, prévoir ; û pam de nas, un pied de
nez; gratà-s lou nas, être perplexe; arissà
lou nas, retrousser le nez. rechigner, renâ¬
cler; que Vat a jougàt debat lou nas, il l'a
trompé sous son nez; coupà-s lou nas, se
casser
le nez, trouver une porte fermée ;
barhà lou nas, être confus; hicà lou nas
pertoui, fourrer son nez partout, être in¬
discret; v. hique-l'y-nas ; abé la bouque
debat lou nas, avoir la bouche sous le nez,
avoir besoin de manger comme tout le
monde ; nou pas derhà-s mancà dnu nas
qu'au mentoû. ne pas se laisser faire, ne
pas se laisser « donner sur la
gueule »
comme
dit Populo: quand les journées
sont courtes el que le soleil décline tôt. le
laboureur dit: lou nas crue hè oumbre de
d'or?, l'ombre du nez s'allonge de bonne
heure: à celui, celle nui adresse un repro¬
che à quelqu'un et qui n'est, pas lui-même
sans
tache, on dît : passe-t la mâ sus la
care,

qu'y

main

sur

tronbaràs

û

passe-toi la

nas,

la

fiffure. tu v trouveras un nez
(comme tout le monde) : quand on passe
dans

endroit

un

plaisantant:

mal

odorant

s'en

dit

on

en

amasse mey dab
lou nas que dab ue hourque, on en ramasse
plus avez le nez qu'on ne le ferait avec
une
fourche : amuchà lou cap dou nas.
montrer le bout de son nez ; crue l'a passât
debàt lou nas, cela lui a passé sous le nez.
il

que

eu; amià p'ou
le bout du nez :

par

louna, avoir
à

y

l'a pas

ne

mener

déception

une

près,

:

cap

dou

nas.

ha lou

nas

à biste de

nas.

approximativement;

jamév
grand
qu'au
prut au nas. cela lui gratte dans le nez,
cela lui est désagréable: il va tenter de;
nue-rn semble
que-m darriquen lou nas,
peu

gran nas n'a desoundràt iiqurc. un
nez n'a jamais gâté un visage (die.1) :

il

par

avoir

nez,

NASENAT

—

semble
auand on

cru'on

me

dit

ment

:

non

du flair.

manque pas

V.

nasà ;

se

Pourvoir d'un

—

nez.

d'un

V. nasedà.
Nasarde, chiquenaude,

nas, nez.

nasade ; sf.
nasarèt ou
est à

nez,

vif mécontente¬
de vas. il a du nez,

un

mougue-nas.

v.

système dit

expr. :

m'arrache le

éprouve

està de

—

nazarèt.

nasarèt,

—

Dans

ces

biéne de nasarèt.

passat per nasarèt.

que l'on applique à
grand nez. Ha nasa¬
signifie rejeter du liquide par le nez

une personne

rèt
truand

on

nasàs ;

a

qui

a un

mal avalé.

—
Gros, vilain nez.
nasàt,-ade; adj.
Qui a un nez :
esclop phî nasà.t. sabot qui a un nez solide.
nascùt,-ude.
Part, passé de nàche.
nasedà,-tà; v. — Mettre la naséte.
nasejà ; v. — Parler du nez ; v. nasi¬
quejà; montrer le nez; flairer.
nasenàt.-àdo (Lav.); adj. — Oui est

sm.

—

—

pourvu

d'un long

nez ; v.

nasùd.

�NASÉT

268

NAUERIS

—

nasét,-òt,-soû ; sm. - Petit
nasét,-e ; s. — Naseau,
nasetà.

—

naséte ;

groin;
et

vre
sure

:

bande

natate

nez.
se

V. nasedà.

Fil de fer passé au
—
bande de métal qui recou¬
protège la pointe (nas) d'une chaus¬
sabot, galoche ; en stylo plaisant,
de pansement qu'on applique au

nez.

nasic.
seau.

C. nad.it,
V. nasét (2).

narine, et aussi

—

nasicà,
—

natàu.

sf.

nate ;

nay ;

y.

nasiquejà,

na¬

nasuquejà;

v.

nasicàyre,-e
nasilhà.

—

adj.

;

nasilhàyre,-e
nasilhoû ;

Nasillard,-e.

—

C. nasiciu

nasilhamén ; sm.
; s.

sni.

nasitòr ;

sm.

—

(Tarnos) ; sf. — Cane. Cf. guite.
natibitàt; sf. — Nativité.
natiè,-re ; s. — Qui fait des nattes,
natiu,-ibe ; adj. — Natif,-ive.
nàtre,-e ; adj. — Pur,-e, net, sans mé¬
lange; de race pure, loyale; naturel, com¬
nature; franc. V. blous, menât, mêr.
Arcjén nàtre, argent pur, sans mélange;
qu'ey soâ pay tout nàtre, c'est tout le

s.

Qui

nez.

le

a

nez

nez.

tànto de

naturalisé ;

loc. adv.

—

un

Pied de
pied de

—

néspre.

nas-put;

nàssi.

—

sm.

V. nàci.

narùc, twsùt ; nabùc.

nasuquejà ;

v.

—

Nasillonner

; v.

na¬

sicà.

nàsus (Lav.); sm.

— Sobriquet d'hom¬
qui a un grand nez.
nasùt,-ude; adj. — Qui a un nez
remarquable.
nat, nade ; nate (As.); adj. et pron.
Aucun,-e, nul,-le, pas un, une, pas de;
si la proposition où il est employé n'est,
pas négative, signifie quelqu'un, quelque.

me

—

;

Naturaliser.

adj.— Qui peut être

inclination.

nature;
léy;

sf.

Nature; sorte, espèce;

—

euphémisme,

par

nau;
dans le

,4s

sos

?

—

Nat !

As-tu des

sous

natà ; v.

un !
a pas

?

—

Nou y a nade hemne
atàu, il n'y
de femme ainsi, comme
celle-là; si èy nat moumén, qu'at harèy,
si j'ai un moment de libre, je le ferai;
non
y a pas nat calhàu, il n'y a pas de
cailloux ;
hèyt nade ?
si m'en aurén
M'aurait-on joué quelque tour ?
natà (As. Bar.). — Forme de nadà.
pas

—

Natter

natàdje ; sm.
natalitàt; sf.

—
—

sexe,

parties

sf. — Nef, barque, bac, bateau;
G., aussi auge,

; adj. m. — Neuf.
Cansoû de nau, chanson
nau

neuf ;

elle

couplets
neuf

ou
à

mence
ou

; v.

trenà.

Action de natter,
Natalité.

énumérative de

ordinairement neuf
neuf distiques ; chacun com

comporte

l'énumération

un

et

bien,

au

contraire,

s'arrête

on commence

à

à

neuf pour finir à un. Voici un exemple :
A'nu paloumétes au bosc s'en ban,
L'ue darrè, l'aule en dabàn.
Dansém sus l'èrbe léujè, léujè.,
Dansém sus l'èrbe leujèramén.
On

poursuit

en

disant oéyt paloumétes,

sè.t, chéys, etc.
nau,

nabe

—

Neuf,

nou

talhe

adj.

;

vierge

; nouveau.
Coutèt nau, si

—

Aucun,

dit tout

— Naturalisation,
naturalitàt; sf. — Naturalité.
naturàu ; adj. des 2 g. — Naturel,-le.
naturàu; sm.— Naturel; tempérament,

—

nas-tapà (Lav.) ; v. — Enrhumer.
nasÙC,-0 (Big.) ; adj. — Qui est pour¬
vu,-e d'un nez; qui a un nez un peu fort;
v.

a

sexuelles.

— C. mésple, nèfle,
Punais. V. pudère.
nasse; sf. — Nasse, petit filet de pèche;
berguls ; barrage de pêcherie,

naspre,

l'ai

naturalisacioû ; sf.

v.

V. nasét.

v.

naturalisàble,-e
naturalisé,-e.

de

d'après d'Astros.

nasoû.

v.

;

nàso, faire

que

a

ment.

travers.

(tàllto de)

;

dit tout net.
naturalamén ; adv. — Naturellement.
On dit aussi natui'aumén, mais plus rare¬

Cresson alënois (nas—

père

son

nàtre, il le lui

Nasillera,-euse.

Joli petit

—

—

turtium, plante).
nasitort,-e ;

hè

Natte. *

—

nate

portrait de

Nasillement.

—

nasiquè,-re. — C. nasilhàyre et nasicàyre.
nasiquejà. — V. nasicà; 011 emploie
aussi le fréq. nasiquerejà.

nàso

V. nadùu.

—

sf.

me

Nasiller.

nez :

(As.). — Forme de nadade qui
répète dans les dérivés.
natatòri (B.-L.) ; sm. — Piscine,

couteau

neuf, s'il

ne

coupe

neuve;

naïf,

que luséch,
il luit (prov.) ;

espià dab oélhs touts naus, regarder avec
yeux vierges, naïfs ; lusén coum û so
nau, brillant comme un sou neuf; rebasti
de nau, rebâtir à neuf ; bestlt de nau,
habillé de neuf ; que y a de nau ? Qu'y
a-t-il de nouveau ? Que s'en y passe dou
nau, il y a du nouveau,

des

nauante.

—

Forme de nabante.

nocher,
nauàu; adj. des 2 g. — Neuvième,
naubième; adj. — Neuvième,
naude ; sf.
Noue; mare. N. de p.
nauerÎS (Lom.) ; sm. — Jeune pousse
nauatè.

—

C. naulè,

—

�269

NAUÈT

nauèt,-re (V.-B. Big. G.).
nauéte.

•—

C. nubèt.

V. riabéte.

—

naufradjà, noufradjà ; v. — Naufra¬
faire naufrage.
naufràdje, noufràdje; sm. — Nau¬
frage.
naulà ; v. — Voguer, ramer, naviguer,
naulà ; v. — Faire le bandage d'une

gar,

roue.

naulade ;

sf. — Course effectuée par
transport, passage sur un bac ;
poser une naule.

nef ;

une

action de

naulàdje

; sm.

naule; sf. —
naulè,-re ; s.
passeur de bac.

Naulage.
Bandage d'une roue.
Nocher, batelier,-ère,
—

—

naulejà ; v. — Noliser, affréler un
naviguer.
nau-mâs ; sf. pl. — Neuf mains, jeu
d'enfants qui consiste à placer des poings,
navire ;

des

mains les uns sur les autres ; à un
signal donné, la pile ainsi formée se défait
et il faut la refaire aussitôt ; le retardataire
perd la partie.
nauquét (L.) ; sm. — Panier en bois de
forme allongée en nef (nau). V. parèch.
naurì.
V. néuri, plus usité,

—

nou

naurigàt.

—

C. neurigàt.

naurisse.— C.

nàuso

(Loin.).

naut,-e.
désuétude

Béarn

en

louchant

nautàt ;
chose

G. naude,
et

—

Primeur,

nouveauté,

presén de naulàt, un présent de choix,
; qu'ey ue nautàt, c'est une nou¬
veauté, une chose rare.
nauticoùs,-e ; adj. — Qui aime les
nautàts, les choses rares, de prix.

prix

Nay;

n. p. — Nay, ville industrielle
des B.-P. Les gens sont appelés par sobri¬
quet : coucassès, pâtissiers ou friands de
gâteaux, el cagàns, chiches ou « frous¬
sards », foireux.
—

Andain

d'herbe. V.

aròlo,

andade.
s. — Ligature de fil de fer,
qui tient rapprochés les deux mor¬
ceaux d'une
pièce taillée ou fendue; fil de
fer passé au groin d'un porc pour l'empê¬
cher de fouger ; v. anère, naséte.
nay,-e (Arcachon) ; adj. — Naïf,-ive.
nayà ; v. — Poser un nay, raccommo¬

nay,-e ;

crochet

der

avec

un

nay.

Naïade, t. mythologique.
nayà.
nayàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Ovin dont
la toison est rayée.
nàyche (Lom.). — Forme de nàche.

nayade

Action de

; sf.—

pas

il

en
en

un

encore

-n

peu.
usité

comme

appui des

pronoms personnels (voir au mot que) :
ne m'enténes ou bien nou
m'enténes, tu
ne
m'entends pas ; nou-ris èrn pas bists,
nous

11e

nous

sommes

pas vus.

Ne, après les verbes qui expriment une
crainte, n'a pas un sens négatif (il en est
de même

en

français)

:

qu'èy pòu

que nou

biéngue,

j'ai peur qu'il ne vienne; ne
doàtti pas que ne sie. biu, je ne doute pas
qu'il soit vivant; qu'ey me y hort que ne
paréch, il est plus fort qu'il ne le paraît.
né.

Forme de nègre ancienne el rare ;
guère conservée que dans les noms de
—

Arriu-né, Casièt-né, Moun-né,
noir, château noir, mont noir,
neàn, nién ; sm. — Néant,
neauméns ; adv. — Néanmoins,

ruis

nebà ; v.

—

nebade ; sf.

Neiger,

Chute de neige ; couche
neige.
nebadis,-se ; s. — Faible chute ou
couche de neige.
nebadis ; adj. m. — Neigeux; tems
nebadis, temps à la neige; bèn nebadis,
vent qui annonce la neige ; 011 dit aussi
—

de

rare.

nay,-e.

sont

ne

régime de la 3e per¬
après voyelle \que-n
parlait; dat-lou ne drin,

réduit à

se

donnez-lui
Ne est

en

U

ds

;

parlabe,

en

le Toulousain.

sf.

ils

-ne, en, pron. pers.
sonne

noue.

Gascogne ; est
usitée toutefois dans les régions du

encore

Gers

—

arribàts,

pas

seau

neurice.

Forme de haut,-e tombée

—

soun

arrivés.

n'est
lieu:

C. neuridoù.

—

NEBISCOUS

nayés,-e ; adj. et s. — Qui est de Nay.
nayét,-òt; sm. — Petit nay.
nay été ; sf. — Petite naye.
Nazàri ; n. p. m. — Nazaire.
ne ; pron.
relat. — Ne. V. en.
ne.
Ne, particule énonciative que l'on
joint au verbe pour rendre, le plus sou¬
vent, la proposition négative; ne se rem¬
place par nou sans que le sens soit modilié ; on dit ne soun pas arribàts ou bien

—

nauridoù.

—

nebassoàs.
nebalhà ;

v.
Neiger peu et par mo¬
dit plutôt nebassejà.
nebalhe ; sf. — Petite neige, neige qui
tombe en petite quantité.
nebarrade,-ssade ; sf. — Averse co¬
pieuse de neige ; forte couche de neige.
nebarrejà,-ssejà. — V. nebalhà.
nebassoùs,-e ; adj. — Qui annonce la
neige, qui est à la neige; neigeux,-euse ;
nebadis. On dit aussi, vers la Ml.,
v.
—

ments ; on

nebiscoùs.

nebè,-re ; s. — Névé, amas de neige,
neiges éternelles,
nebejà. — C. nebalhà.
nebère ; sf. — Temps de neige; chute
de neige qui dure.
nebèro (Lav. B.-L.) ; sf. — Grande
étendue de neige ; v. nebè.
nebéte ; sf. — Petite, légère neige,
nebiscoùs,-e. — V. nebassoùs.

�NEBOUDALHE

NEGROU

—

270

neboudalhe ; sf. — Les neveux, avec
sens
péjor. Lin prov. dit: Neboudàlhe,

un

diabloulàlhe.

neboudàs,-se

;

s.

Méchant

—

méchante nièce.

neveu,

neboùs,-e ; adj. — Neigeux,-euse.
neboùt, neboude ; naboùt,-de (L.) ;
s.
Neveu, nièce.
Neboùts e neboudes,
loups e loubes,
neveux et nièces,
loups et louves (die.).
nèc, nèque ; adj. — Déconcerté,-e,
interdit, capot ; v. quèc.
Moun Dia 1 Quin gran hourbàri I
De pòu qu'en soy tout
nèc.
—

Dieu I
interdit

quel

vacarme 1

J'en

suis

tout

(Noël).

necà ;

v.

penaud,-e, mysti¬

».

necère, nacère; sf.
Nécessité, man¬
que du nécessaire, indigence ; v. rèyie.
neceroùs,-e; adj. — Nécessiteux,-euse.
necessàri ; sm. — Nécessaire, ce dont
—

ne

peut se passer;

necessàri,-ie
on

ne

;

adj.

ob.

v.

—

Nécessaire, dont

peut se passer.

Lou pâ
qu'ey necessàri, le pain est
nécessaire; las causes necessàries, les choses
nécessaires ; n'ey pas necessàri de cridà,
il n'est pas nécessaire de crier.
necessariamén, necessarimén ; adv.
—

Nécessairement.

necessità ;

v.

—

nécessaire, contraindre,

Nécessiter,

rendre

nécessitât ; sf. — Nécessité. Cf. necère.
Las necessitats, les latrines ; v. coumiis.

necessitoùs,-e;
-euse.

V. neceroùs.

adj.

■—

Nécessiteux,

néche, nèche.
C. nàche, et dérivés,
nèci, nèsci ; adj. et s. — Niais,-e,
nigaud, ignorant, simple d'esprit. V.
budàut, pèc.
neciàs,-se. — Péjor. de nèci.
nedejà. — Forme de netejà.
nedéy (Lav.) ; sm. — Restes, épluchures de
légumes. V. netéy, netéch.
nefàste,-e ; adj. — Néfaste,
negà; v. — Nier; on dit plutôt denegà.
negà; v. — Noyer, submerger, inon¬
der ; negà-s, se noyer.
Negà de plàbe, pleuvoir à torrents; negà
lou prat, inonder le
pré ; negàt de plous,
noyé de larmes; abè pou de negà-s en û
escoupit, avoir peur de se noyer dans un
peu de salive, être très peureux ; quand il
pleut beaucoup on dit: que s'a debùt negà
—

ue

hemne,

une

femme

a

dû

se

noyer; v.

plàbe.
negàble,-e; adj. — Niable,
negacioû ; sf. — Négation,
negade; sf. — Noyade, submersion.
negadé,-re, negadis,-se; adj.—Sujet
à être submergé, noyé; noyable.
negadoù,-re ; adj. — Qui noie; qui
nie.

Négligent,-e.
negligénce,-ci ; sf. _— Négligence,
negligentè ; sm.
L'habitude, l'excès
—

de la

négligence.

negligentoùs,-se

; adj. — Qui a le
négligence.
Négliger ; neglijà-s, se

défaut excessif de la

neglijà ; v. —
négliger.
negoci ; sm.
Négoce, commerce.
negouciâ,-ante; s. et adj. — Négo¬
ciant,-e.
negoucià ; v. — Négocier.
negouciàble,-e ; adj. — Négociable,
negouciacioû ; sf. — Négociation.
negouciatoù,-re, negouciàyre,-e ;
adj. — Négociateur,-trice.
negoùt,-oude (Cirai.). — Forme de
—

Rendre

—

fier ; « moucher

on

negamén; sm. — Déni,
negàt,-ade; s. et adj. — Noyé,-e;
submergé ; très mouillé.
négligé ou neglijè ; sm. — Défaut,
habitude de négligent,
négligence.
negligén ou neglijàn,-te ; adj. —

neboùt.

negrà ; v. — Noircir.
negràs,-se ; adj. —
noir sinistre.

Noirâtre;

d'un

nègre, nére,-e; adj. et s. — Noir,-e;
obscur, sombre; nègre, négresse. Y. né,
nér, negrésse.
Nègre coum la souje, noir comme la
suie; Armagnac nègre, Armagnac noir, la
partie vignoble ; û fret nègre, un froid
noir, rigoureux ; tèrre nègre que da pd
blanc, terre noire donne du pain blanc
(prov.) ; qu'at bèt tout en nègre, il voit
tout en noir, sous des couleurs sombres
;
tribalhà coum à nègre, travailler comme
un
nègre; nègre de moùnde, noir (le
monde; dise blanc e lia nègre, dire blanc
et faire noir ; bouhe-m uu
nègre ! souillemoi

au

c...

I

avec

le

sens

du lr. zut

1 T.

grossier.
nègre (G.). — C. nerilhoû.
nègre (eu) ; sm. — Cul noir, surnom
du chaudron, du
metàu. Sobriquet des
gens de Layrisse (H.-P.).
negrejà, nerejà; v. — Paraître noir,
tirer sur le noir, être noir ; noircir.
negrejàn,-te ; adj. — Qui tire sur le
noir ; qui s'obscurcit,
negrésse ; sf. — Négresse.
negrét,-òt,-e ; adj. — Un peu noir,-e,

noiraud ;

moreau.

negrì. — V. ennegrí plus usité.
negrilhòt,-e,-lhoû,-e ; adj. et
Négrillon,-ne ; qui est un peu noir.
negrilhoùs,-e ; adj. — Qui tire

s.
sur

—

le

noir, noirâtre. On dit aussi nerilhoàs,-ouse.
negròt (G.-M.) ; sm. — Muge noir
(poisson) ; le muge doré, limousàt.
negroù ; sf. — Noirceur, obscurcissemené, ténèbres; tache, point sombre, noir.

�271

NEGROUS

negroùs,-e ; udj. — Noirâtre, sombre.
negû,-ùe. — Forme ancienne de degà,

nul,

personne,

personnes.

Lou ncn
l'enfant est
sur

qu'ey

encoère à la brasse,
petit et doit être porté

encore

les bras.

nenè, nenéte; adj. et s. — l'élit
enfant, petite lillette ; garçon, fillette ado¬
lescents mais ayant encore tous les carac¬
tères de l'enfance ; ha lou nenè, faire des
enfantillages, faire le bébé.
nenerè,-re ; adj. — Qui aime les petit»
enfants ; n'est usité qu'en parlant des per¬
sonnes.

nenerét,-ròt,-e

; s.—

Tout petit enfant.

neneris ; sm.

— Le petits enfants; acte
d'enfant, naïveté, enfantillage; qu'èy abut
lou neneris d'al créde, j'ai eu la naïveté

de le croire

(Laborde).

neneròt,-e,-roÛ.

(lou diu) ;
fant, (Jupidon (lit. ).
nequi (Lav.) ; sm.

Superdim. de nenè.
— Le dieu en¬

sm.

— T.
de négation,
bribe, rien du tout: nou n'y a nat nequi,
il n'y en a pas un brin, rien du tout.
nér, nére,-e. -— V. né et nègre. Si la
forme nér est tombée en désuétude, la
foime nére est, par contre, généralement
usitée en Béarn et dans certaines parties
de la Bigorre et de l'Arm., conjointement,
souvent, avec nègre. En conséquence les
dérivés suivent la modilication (chute de
g), nerejà, nerilhoù, etc.

Neràc ; n. p. m. — Nérac, ancienne
capitale du dushé d'Albret; les reines de
Navarre, Jeanne d'Albret, Ilenni IV y
séjournèrent. Malgré la proximité des pays
garonnais, le langage de l'Albret est fran¬
chement gascon et les- infiltrations langue¬
dociennes

sont

minimes.

neraqués,-e.

—

Qui est de Nérac, néra-

cois,-e. V. Labrlt.

nèrbii

sm. — Nerf.
nerbioùs,-e ; adj.
qui est des nerfs.

—

Nerveux,-euse

;

nerbiousamén ; adv.— Nerveusement,
nerbiousetàt ; sf. — Nervosité.

nerbiùt,-bùt,-ude

;

adj.

—

Nervé,

musclé,-e.
nére.

V.

nègre et nér.
; sf. — Obscurité,
nerilhoù ; sm. -— Vesce ; nielle des
blés
(agrostemrna githago), plantes. V.
mançòt, mourillioû, nièro, nègre, orp.
—

nerebàt

(Lav.)

Noirceur.

—

;

Autre

—

Né, née.

nesprè. — G. mesple, mesplè.
nésque (Garlin) ; sf. — Fille, jeune
fille; v. drolle, gouyale.
nestalà,-làs ; sm.
Réunion, connespre,

—

lluent de nèsles. N. de 1.

nèste ;

gàbe,

sf.

on

dit

Nom

générique comme
en
Bigorre. En
gàbe, gàue (gave) bien que

—

de

gave,

Lavedan

toirent

Pierrefilte-Nestalas se
trouve
dans cette
vallée, mais à l'est de l'Adour on dit nès-

le,-o,-a.

nestiè,-ro (E. Big.)

la nèste. N. de 1.

nét

(Lav. B.-L.).

—

dérivés.

;

adj.

—

Qui est de

Forme de noeyt et

nét, néte,-e; adj. — Net,-te, propre;
exempt de charges ; distinct,-e. V. cla, sec.
Néte

couni

ù

so

nau,

net, propre comme

neuf ;

abé las màs nétes, avoir les
mains nettes; n'avoir rien à se
reprocher;
rebiengùt nét, revenu net; bel, boù e néte,
beau, bon et net, c esit-à-dire parfait; parlà
nét, parler clair, dire tout net; lia place
néte, l'aire place nette,
netamén ; adv. — Nettement,
un

—

nenét

NÉU

adj. — Noirâtre,
graphie de nèci.
nescioùs,-e \Us.) ; adj. — Difficile,
délicat,-e; susceptible. V. besi,àt, licouiè,
isagn, gratinoùs.
neseùt,-ùdo (G.) ; p. passé de nèche. —
nèsei.

négue, nùgue (L.). — C. nègre.
négue-hòu ; sm. — Noie-fou, pelite
barque appelée nègue-chien.
neguère ; si'. — Propension à se noyer,
à être noyé; noyade, inondation.
nèn, nène ; s. — Nain,-e; v. nan; petit
enfant ; n'est guère employé qu'en pariant
des

neroù ; sf.

neroùs,-ouse

—

sou

netàu

(B.-L.)

; adj. des 2 g. — Qui est
noeytàu.
netèch (As.). — C. netéy et nedéy.
netejà; sf. — Nettoyer; netejà-s, se
nettoyer, se laver.
netejade; sf. — Action de nettoyer,
nettoyage ; ce qu'on nettoie en une fois.
netejadé,-re ; adj. et s. — Qui peut,
doit être nettoyé,-e; qui sert à nettoyer,
qui nettoie.
netejadis ; sm. — Résidus, ce qui
résulte d'un nettoyage. V. escoubadures.
netejàdje ; sm. — Nettoyage ; action de
purger, de débarrasser de ce qui gêne,
encombre, d'une peisonue indésirable,
netejamén ; sm. — Nettoiement.
netejàyre,-e ; s. et adj. — Nettoyeur,
-euse, balayeur.
netésse, netetàt; sf. — Netteté, pro¬
preté, pureté.
netéy; sm. — Nettoyage; ce qui résulte
d'un nettoyage, résidus, épluchures, etc.
Ço qui n'an liràt qu'a hèyi bel netéy,,
ce qu'on
a ôté a bien neltoyé la place;
neléys de garburàdje, épluchures de légu¬
mes. V. nedéy, nedéch.
néu, nèu ; sf. — Neige.
Néu de Héurè n'a ni aie ni pè, neige de
Février n'a pas d'aile ni de pied, elle ne
de la nuit. Cf.

�NEURI
reste

NIÉN

—

272

(die.) ; blanc couru nèu, blanc
neige ; u palhàt de nèu, une cou¬
che de neige. V. nebà.
neuri ; v. — Nourrir, alimenter ; -allai¬
ter ;
élever; fomenter; entretenir; déve¬
lopper.
Està de boû neuri, être facile à nourrir ;
qu'ey la may qui-u neuréch, c'est la mère
qui l'allaite ; qu'ey loudjàt e neurit, il est
logé et nourri ; non dit pas ço qui-s" neu¬
réch, il ne dit pas ce qu'il nourrit cil son
for intérieur ; aquéste terre n'ey
pas neuride, cette terre n'est pas nourrie, fumée.
neurice ; sf.—Nourrice, femme, femel¬
le qui allaitent. V. mayroulère.
neuricè,-re ; adj. — Nourricier,-ère.
On dit aussi neuridoù,-re.
Pay neuricè, père nourricier; terre neuricère, lerre nourricière, sol fertile.
neuricén ou neurissén,-te ; adj. —
Nourrissant,-e..
neuride ; sf. — Temps de nourrissage :
lou betèt qu'a cheys mes de neuride, le
pas

comme

veau

a

six mois de

nourrissage.

neuride; sf.
Portée d'une bête,
d'une
truie, particulièrement; par ext.,
Ii'fliipe de gueux, truandaille: neuride de
pacàns, bande de fainéants.
neuridé,-re ; adj. — Qui est à nourrir;
qui nourrit, fait vivre; nourrissant.
neuridé ; sm.
Lieu où on nourrit, où
l'on prépare la pitance.
neuridoù,-re.
C.
neuricè, mais
s'applique plutôt à un éleveur-nourrisseur
—

inéy, ni rnéns, ni plus ni moins; n'ey pus
ni cà ni loup, il n'est ni chien ni
loup,
d'aucun parti déterminé ; on dit de mime
ni pique ni ausèt, ni perche
(poisson) ni
oiseau ; que nou entén ni cho ni
hay, il

n'entend ni halte ! ni hue ! il
niade.

de bêtes.

neurigàt,-e,-ade

;

s.

—

Nourrisson,

élève. V. neuris.
neurimén ;

son.

On

dit

—

aussi neurlt.

La
allaite

trouje qu'a cinq neuris, la truie
cinq gorets; VEnricoâ, Biarn, qu'ey
lou tou neuris, le
petit Henri, Béarn, est
ton nourrisson
(Vignaneour).
neurissàdje ; sm. — Nourrissage,

noumssement.

neurissàn,-ssén,-te

;

adj.

—

Nour¬

rissant,-e.
neurissè.

—

V.

neuricè.

neurisse.
Autre graphie de neurice.
neurìt.
V. neuris.
neuritùt ; sf. — Nourriture ; v. bloque.
Forme ancienne de nùtre.
neutràu.
—

sm.

sourd,

V. nidade.

Nichet; œuf qu'on laisse
attacher la poule,

—

nid pour y attirer ou
l'oiseau. V. nidàu, nidè.
au

Nibe ; n. p. f. — Nive, rivière qui se
jette dans l'Adour à Bayonne.
nibelà, anibelà ; v. — Niveler,
nibelàdje ; sm. — Action de niveler,
nivellement,

nibelamén ;

sm

—

Nivellement,

nibèle; adj. des 2 g. — Sot,-te, imbé¬
cile; on dit aussi Jan de nibèle; c'est Jean
de Nivelle de la chanson : qu'ey ri pràube
nibèle, c'est un pauvre sot.
nibèu; sm. — Niveau; instrument
pour déterminer le niveau.
llicà de nibèu, placer horizontalement,
de niveau; tira û cop de nibèu, vérifier
avec le niveau ; de quelqu'un qui n'a pas
son
bon sens on dit familièrement,
n'ey
pas de nibèu.
Nicoudème ; sm.— Nicodème; nigaud,
dadais.

nid ; ni

(Big. G.) ; niét (M4) ; nis (F.
G.); sm. — Nid; réduit; gîte.
Qu'ey traficat coum û. nid. de pigue, il
est fait comme un nid de
pie, se dit d'une
la
chose faite à*
va-comme-je-te-pousse,
sans
aucun
soin ; gahà la pigue au nid,
du

difficile ; hicà la mâ
mettre sa main dans un
nid de serpents, se tromper fortement,
avoir une déconvenue sérieuse ; cade ausèt
que trobe lou sou nid bèt, chaque oiseau
trouve beau son nid
(prov.) ; lous ndbis
que s'an hèyt lou nid, les mariés ont bâti
leur nid; hà-s lou nid, préparer son avenir,
nidà; v. — Nicher. V. anidejà.
nidade ; nisàdo (G.) ; sf. — Nichée ;
couvée; famille nombreuse.
nidàu; nisàu (G.) ; sm. — Emplace¬
ment du nid ; place où la poule pond ;

réussir

Nourriture, subsis¬
tance, entretien pour l'existence.
neuris ; sm. — Désigne généralement
un petit animal
à la mamelle, mais s'em¬
ploie aussi au sens de poupon, de nourris¬
sm.

—

niàu;

—

—

est

têtu, obstiné, stupide.

sus

chose

une

û nid de serps,

nichet, le dernier d'une couvée. V. caguenid. Liï.

s'emploie

au sens

de nid. On dit

aussi nidè, niàu.

nidejà.

—

C.

v.

—

anidejà; bâtir le nid;

nicher.

—

—

néyt (V.-B. Big. G.). — Forme de
noéyt.
neytaumén (M4) ; adv. — Nuitamment.,
ni (Big. G.). — Forme de nid.
ni, ne; conj.
Ni; pas même, non
plus.
Ni blanc ni blu, ni blanc ni bleu; ni
—

niderà ;

Faire, bâtir

un

nid. V.

nidè jà.

niderade.

d'augm.
Qu'en

—

C.

nidade,

avec

un

sens

abè ue niderade, il y en avait
plein.
nidét,-dòt,-doû ; sm. — Petit nid, nid

un

y

nid tout

douillet.

nién,-te ; adj.
nain; v. nan.

—

Très petit,-e,

menu

�273

NIÉN

nién.

—

V. neàn.

nièro (Ti.-L.) ; sf.

—

Nielle des blés. Cf.

V. nerilhoû.
niéste.
Forme de gnéste,

urâ.

genêt,
(H.-Big.) ; sf. — Moue dédaigneu¬
se, grimace exprimant le dédain,
nigadoulhe ; sm. — Niquedouille.
nigàut,-e ! adj. — Nigaud,-e.
nigautàs,-se ; adj. — Gros nigaud,
grosse nigaude.
nigautét,-tòt,-te ; adj. — Petit nigaud,
petile nigaude.
nilhà (G.). — Aphérèse de anilhà.
Non
ni-mey, ni-mes; loc. adv.
plus, ni.
Ni jou ni-mey lous auts, ni moi et les
autres pas davantage.
nin,-e ; adj. et s. — Aphérèse de me¬
nin,-e, tout pelit,-e ; terme de tendresse.
—

liiflo

—

ninà;

sm.

T. enfantin, le berceau,

—

dodo. On dit aussi ninoû.

ninà;

C. aninà, bercer,
ninarole ; sf. -— Jeu d'ombre et de
lumière, zig-zag, seinlillement ; lous oélhs
que-m hèn ninaroles, j'ai des scintille¬
ments en regardant ;
ha béde ninaroles.
v.

—

chercher à éblouir.
nine ; sf. — Pupille
cœur

Cla
la

de

de l'oeil ; bourgeon ;
commence à se former.
la nine de Voélh, limpide com¬

légume qui

coum

pupille de l'œil; la nine don caulét
qu'ey minjade, le cœur du chou est rongé.
nínét,-nòt,-e, ninoû, ninote; adj. —
Petit nin, petite nine.
Qu'ey ço qui may nou hè la sous ninoùs
saubà ! Qu'est-ce qu'une mère ne fait pas
pour sauver ses petits ! (Lacontre).
Ninéte ; n. p. f. — Ninette, dim. de
Jeanne, Jeannine.
ninéto (B.-L.). — C. nine, pupille de
me

l'œil.

ninoè,-re ;

s.

—

Gardeur,-euse

d'en¬

fants.

ninole ; sf.

Poupée. V.

—

mounaque.

ninòt,-e; s. — Linotte. Cf. linòt, miiheròc, chuquî, choun.
ninoû,-e,-ne.
Super-dini. de nin.
ninoû.
V. ninà (i) et ninét.
nioure, niure (As.) ; sf. — Espèce
d'ophite, plus dure que la serpentine
—

—

(Palassou).
nipà ; v. — Nipper; nipà-s, se nipper,
nipe ; sf. — Nippe,
nis (G.). — V. nid et dérivés,
nisè (G.). — Forme de nid.
niserà, niserade.
Même sens que
—

nidà, nidade.
nitòlo

(Lom.) ; sf. — Oiseau, chouette ?
fig., un sot, au dire de d'Astros.
nisiè,-re ; adj. — Qui est du nid.

Au

nitrà ;

v.

Mettne du nitre.

—

nitrate ; sm.

—

Nitrate,

nitre; sf. — Nilre
tre ; v. saupél.
noà, nouà.

noà;

sm.

—

—

C

; sau

de nitre, salpê¬

noudù,

nouer,

Variété de cépage.

—

NOÉYT

noalhoÙS,-o (Loin.) ; adj. — Engour¬
di,^, lourdaud.
noàt, noàdo (B.-L.); adj. — Moisi,-e,
gâté; lèt noàdo, lait gâté.
nòbi,-e; s. et adj. — Fiancé,-e et nou¬
veaux mariés; le t. ne
s'applique, en effet,
qu'à la veille ou le jour même des épou¬
sailles ; en certains lieux, nòbie
signifie
aussi femme publique, courtisane. En B. et
dans les L., nòbi est des deux g. : la nòbi,
lou nòbi. En style plaisant, nòbi a
parfois
la signification des t. fr.
quand on dit un
joli moineau, un joli oiseau.
Que ban està nòbis, ils vont s'épouser ;
û beròy pa de nòbis, un
joli couple de
mariésl de fiancés ; bèt coum û nòbi, bien
habillé.

Lou pâ dou nòbi qu'ey de
Lou de la nòbie de roumén.

brén,

Le pain de l'époux est de son, celui de
l'épouse de froment (prov.) ; lou quartiè de
las nòbies, le quartier des courtisanes;
qu'ey û beròy nòbi ! C'est un joli moi¬
neau, un beau merle, un joli monsieur !
noble,-e ; adj. et s. — Noble, distin¬
gué,-e, illustre, magnanime ; autrefois gen¬
tilhomme, membre de la noblesse; peut se
prendre en mauvaise part. V, porc.
Baroùs, nobles c autes gens, barons,
nobles et autres gens ; abé lou port nòbie,
avoir le port noble, distingué;
qu'ey ù
noble gus, c'est un lier gueux; d'un faux
noble on dit : qu'ey noble dou houns de la

semàu, il est noble du fond de l'auge,
noblemén ; adv.
Noblement,
—

nòço (G.).

—

C.

nouce, noce,

node, nose. — Forme de nogue, noix,
noès, noués; sm.
Malheur, fléau,
épidémie : que passe û noès, il passe un
vent de malheur, de tristesse ; une
épidé¬
—

mie sévit.

noét, noetate (As.). — Forme de
noeyt, noeytade.
noèt, nouèt,-ère (L.).— C. nabèt,-ère.
noeyénço (Lav.) ; sf. — Misère, dénûment (composé de noû-ey).
noeyri (M4). — Forme de neuri.
noéyt; néyt (Big. G. V.-B.) ; nét
(H.-Big. M') ; nuyt (L.) ; sf. — Nuit, obs¬
curité ; v. escù, nerebàt.
Bord, bouque de noéyt, tombée de la
nuit, le crépuscule ; noéyt clare, nègre,
rtuit claire, noire; boune noéyt, bonne
nuit, salutation ; passa la noéyt, passer la
nuit, la passer sans dormir; à-noéyt, ce
soir ; aquéste noéyt, cette nuit ; qu'ey •noéyt
(ou noéyts), il fait nuit; on dit aussi que
hè noéyt; à la noéyt cadude, à la nuit tom¬
bée, close; miéje-noéyt, minuit; non hè ni
die ni noéyt, il ni: fait ni jour ni nuit
(l'aube) ; biadjà de noéyt, voyager avec la
nuit; qu'ey eourn la noéyt dab lou die,
c'est différent du tout au tout ; couqul
coum la noéyt, trompeur comme la nuit;
courre de noéyts e de dies (ou de noéyt e
dt die), courir, voyager de nuit et de jour.
18

�NOEYTADE

—

NOUBÈLE

274

noeytade ; sf. — Nuitée. V. tresnoeytà.
noeytalamén,-tauméns ; adv. — Nui¬
tamment, de- nuit.
noeytassè,-re ; s. — Noctambule,
noeytàu ; adj. des 2 g. — Qui est de la
nuit, nocturne.

noeytè,-re

adj.

;

—

les veillées ; noctambule.

Qui aime la nuit,

noeytejà ; v. — Se faire nuit ; que
coumençabe de noeytejà, la nuit tombait;
se
dit aussi pour veiller la nuit,
passer la
nuit

sans sommeil ; v.
tresnoeytà.
noéyt-héns ; sf.— Crépuscule
v. soucouc,
sou-baguèyre, bouque
noeytiu,-ibe, noeytoùs,-e;
Nocturne, qui est de la nuit.
Espàiìles noeytìus, anàt-b'en !
nocturtnes fuyez !

finissant ;
de noéyt.
adj. —
Fantômes

notorimén,
Notoirement.

de la

noix;

v.

Noix; brou
esquilhòt, halhoû. Aygue de.

nogues, eau-de-noix.

Dans les régions où on
emploie le mol
esquilhòt, la nogue désigne une noix de
grosse -espèce ; ou bien encore la
noix
entière

recouverte

de

son

écale.

(E. de Big. et G.). — C. nourri.
nomine patris. — Dans celte
cxpr. :
pnssà coum û nomine patris, passer Irès
vile; qu'ey hèvt en û nomine patris, c'est
fait en « un rien de
temps »,
nonò ; sni.
T. enfantin, dodo, som¬
nom

—

meil, lit.
nor

; sm.

—

Nord

nore, noure ; sf.
Nore

(gall.)
—

; v.

cap-bât.

Bru. V. bère-hilhe.

soère, crits e guerre, bru et
belle-mère, cris et dispute (die.) ; que pàrli
enta tu, hilhe ; es coûte, nore, c'est à loi
que je m'adresse, ma fille; mais toi, ma
bru, écoule; anà-s'en nore, entrer comme
bru dans une maison; en Lav., se dit aussi
d'une femme ou jeune fille qui fait un
assez long séjour hors de sa
maison, d'une
fille qui s'en va de bonne beure comme
e

servante.

nos,-te (Bay.) ; noste,-o (G.); adj. pos.
Notre, le nôtre, la nôlre. V. noùste.
Lou cam qu'es nos e le bigne qu'es boste
(ou qu'es lou bos), le champ est nôtre et
l i vigne est vôtre ; « noste, moussu,
qu'es
à noste, chez nous, monsieur, c'est chez
—

nous.

nose.

—

V.

nose; v.

—

nogue.

Nuire;

on

dit aussi nuise,

mise. V. tort.

nòste,-e (G. L.). — C. noùste; v. nos.
note; sf. — Noie, marque, remarque,
mémoire, facture; caractère de musique.

Méte en
note,
mctlre
en
noie,
en
compte, noter; da la note, donner la note,
t. de musicien ; haussà la note, hausser le
Ion ;

fourçà la note, chanter faux
augmenter la facture, les frais.
notòri,-ie; adj. — Notoire.

;

forcer,

—

—

—

le

Landais dira : nou-ms attendit
attendez pas, mais ailleurs

nous

noû-ns

aiendiàt

pas;

nou-n

n'en sais

—

adv.

^nots, noutsè ^M4. L.). — C. nogue,
nouguè.
nou.
Ne, particule énonciative em¬
ployée comme la particule ne; v. ce m.
noû ; adv.
Particule négative — Non,
ne, ne pas; v. nàni, ne;
s'emploie par
opposition à o, si. A'o$ se dit à quelqu'un
que l'on tutoie; nàni "à un supérieur, à
quelqu'un à qui on dit vous.
Noû précède le pron., mais alors celui-ci
est contracté généralement : noû-b tracassét
pas, ne vous tracassez pas ; nou-m digàt pas
are nou, ne me dites
pas non maintenant ;
pas,
on

ne

dira

:

sèy arré, je

rien; noû-nse boutét pas dehore,
pas dehors; noû-s boudje
pas, il ne se remue pas ; que noû-t parle,
il ne le dit
rien; à Bay. et dans le Sud
des L., on dira: noû-tse
partit pas tan
hort, ne nous parlez pas si fort (ailleurs
noû-nse); noû-u counégui pas, je ne le
connais pas ; par euphonie on dit aussi :
nò-u pour ne tou; nô-u
bey pas, je ne le
ne

nogue, nose, nots; sf.

notoriamén;

nous

mettez

vois pas.
Jou que-t

disi noû ! Moi je te dis

Arribes

ou

qu'ai

dit l

non

1

noû ?

Viens-tu oui ou non ?
Noû bo pas arribà, il ne veut
pas arriver ;
ah 1
certes
que noû, ah ! certes non ;
as

Non pas 1

Noû pas 1 Tu l'as dit I

—

Qu'ey plâ oéy,

douma

—

il
portant aujourd'hui et. demain
non; lou blat noû lié pas, le blé ne pros¬
père pas; que s'anè cercà û beroy que noû,
bien

est

il

est allé recevoir un
noû s'en dé pas, il ne

non

nou,

catégorique

s'en est

;
pas autre¬

formalisé; noû disérèy pas que noû,
dirai pas non. V. sinoû, denoû.

ment

je

e

ne

noû (à) ; loc. adv. — A rien, au néant;
qu'ey cadùt à noû, il est tombé à rien ; il
est

anéanti ; v. anousali-s.

comme

nouà ;

v.

—

noû-arré ;

rien,

rien, néant.
noû-arré, en
bèt noû-arré,

noue.

Bien,

—

moins

que

un

En û
per
pour

Placer la

sm.

û

rien,

un

une

un

rien (de temps) ;

que-s

soun

vétille,

ils

gahàts,
se

sont

empoignés.
nouât,-ade; adj. — Perclus,-e des arti¬
culations; on attribuait cette affection, sou¬
vent, aux noueurs d'aiguillettes.
noubàlo (Lav.) ; sf. ■— Novale.
noubèlamén ;
récemment.

adv.

—

Nouvellement,

noubelàyre,-e ; adj. et s. — Nouvellis¬
colporteur de nouvelles.
noubèle, nouèle ; sf.
Nouvelle. Il
serait plus correct de dire nabère, mais la
te, auteur,

—

forme noubèle, nouèle esl très ancienne et
elle a dû être créée pour éviter la eonfu-

| sion ; le

cas

n'est pas unique, d'ailleurs.

�NOUBELETAT

275
noubeletàt

(Lav.)

;

sf.

—

Fait

nouveau,

noubeléte,-lote
importante.

;

sf.

—

Petite nouvelle,

Noubémbre ;

sm.

noubembrejà

;

—

v.

—

Novembre,
Faire un temps

de novembre.

noubèt,-bèu. — Formes anciennes de
nabèt, nouveau.
noùbi,-bie. — Forme de ndbi,-e.
noubiàu ; adj. des 2 g. — Nuptial,-e;
misse noubiàu, messe de mariage.
noubici,-cie ; adj. et s. — Novice,
noubiciàt; sm. — Noviciat,
noubiliàri ; sm. — Nobiliaire,
Forme rare de nòble.
noùble.
noublemén.
C. noblamén.
—

—

noublésse, noubletàt; sf. — Nobles¬
illustration, liante naissance, aristo

se,

cratie ;

magnanimité.
noublòt,-e ; s. — Petit,-e noble ; t.
méprisant,
nouçasse ; sf. — Grande noce,
nouce; nòço (G.); sf. — Noce, noces;
par ext., bombanee, festival,
noucejà; v. — Faire des noces; nocer.
noucejàyre,-e; adj. — Convive, invilé
la

noce;

noceur ^euse.

du

Sous l'influence

fr., noceur,-euse se traduit aussi
nouçùr ,-use.
noucère ; sf. — Bombance, noce.

par

noucéte,-çote ; sf. — Petite noce.
noucién,-te; adj. et s. — Innocent,-e,
simple d'esprit, inconscient. V. pèc.
nouciénce ;

de

que

sf.

—

Inconscience,

man¬

sens.

noucientamén ;
ment, par bêtise.

adv.

—

Inconsciem¬

noucientòt,-e ; adj. et s. — Petit inno¬
un peu innocent,-e.
noud, nouds ; nud, nusét (Big. G.) ;
sm.
Nœud; protubérance; articulation
des os ; difficulté ; nœud du bois.
Noud courrén ou coulàn, nœud coulant ;
nouds estrangladé, nœud coulant ; noud
di crabe, nœud de chèvre, nœud de tisse¬
rand ; jaus noud, faux nœud; lou noud
dou malh, l'articulation de la hanche; v.
cent,

—

desnousadé.

noudà,-sà,-serà ; nuserà (Big.) ; v. —
Nouer, lier par un nœud ; former des
nœuds ; noudà-s se nouer, consolider ses

parlant d'un enfant, d'un adoles¬
cent; passer à l'état de fruit en parlant des
fleurs ; devenir perclus des membres, quand
les jointures deviennent dures à jouer ; que
soy noudàt dous bras, je suis perclus des

os

en

bras. V.

sm.

; sf. — Nouure.
Gros nœud,

—

noudàt,-sàt,-ade

adj.

;

—

Noueux,

-euse.

peu

à

NOUMBRADE

noudadure,-sadure
noudàs ;

nouveauté.

—

nouât.

noudadé, desnoudadé; sm. — Join¬
ture, articulation d'un os.
noudadé,-re; adi. — Qui peut, doit
être noué,-e.

noudàyre,-e; adj. — Qui noue,
noudigues ; sf. pl. — Litt. ne dis pas,
ne
parle pas, expies, de style plaisant
employée pour signifier certains artifices,
certains moyens pan lesquels on couvre ou
découvre
tour

un

Que

une

y an

mandé de
t'an dat ?
que
cuits

action

secrète,

une

fraude,

joué.

hicàt noudigues,
rien

on a recom¬

dire de ;

qu'ey ço qui
Noudigues coéytes au liour;
t'a-t-on donné ? Des « ne le dis pas »
au

ne

—

four. On dit aussi noudilhes.

nouderùt,-serùt,-ude ; adj. — Qui
beaucoup de nœuds.
noudousitàt; sf. — Nodosité,
noue ;
sf. — Noue, tuile creuse ;

a

v.

téule-coum.

nougaréde ; sf. — Noiseraie, lieu
planté de noyers. N. de 1. et de p. Nogarède. Cf. nouguerà.
nougarét,-ròu,-roû,-roulét ; sm. —
Petite noiseraie. N. de 1. et de p. Nogaret,
Nogaro.
nougàt ; sm. — Nougat, lourteau de
noix.
-— Forme de nogue.
nouguè; sm. — Noyer (arbre). N. de p.
Nougué, Nogué, Nogués.
nouguerà,-guère. — C. nougaréde.
N. de 1. et de p. Noguères, Nouguerabat.
nouguerét,-ròt ; sm. — Petit noyer.
noulén,-to (Lom.) ; adj. — Dolent,-e,
indolent. N. de p. N'oulens.
Noulens (Joseph). — De Condom,
poète Gascon (1828-1897).
noulh (H.-Big.). — C. joulh, genou,
noum ; nom
(G. et parties de la Big.) ;
sm.
Nom, réputation.
Que porte û gran noum, il porte un
grand nom; lia-s û noum, se faire un
nom; faus noum, faux nom; arrè-noum,
prénom; v. cognoùm; que s'y a perdut lou
noum, il y a perdu sa réputation ; sustiéne

nougue.

—

lou
du

soutenir le nom, la renommée
de familhe, de maysoû,
nom de famille; que pàrli au me noum,
je parle en mon nom, pour mon compte.
noumà ; v. — Nommer, appeler ; v.
mentàbe; élire; v. elége; noumà-s, se
noum,

nom

;

noum

nommer.

Quin be noumàt ? Comment vous nom¬
? Que l'an noumàt counselhè,

mez-vous

l'a élu conseiller.
noumadamén ; adv.

on

noumàyre,-e ; adj.
qui fait l'appel nominal.

—

—

Nommément.

Qui

nomme;

noumbrà ;

v.
—
Nombrer, compter,
supputer.
noumbràble,-e ; adj. — Nombrable,

énumérer ;

calculable,
noumbrade ; sf.

—

Enumération.

�NOUMBRAMÉN

NOUSTE

—

276

noumbramén ;

sm. ■— Calcul, action
nombrer, de compter.
noùmbre ; sm. — Nombre, quantité.
noumbroùs,-e ; adj. — Nombreux,

de

-cuse.

noumbrousamén ; adv.

Nombreu-

—

nourigàt.

C. neurigàt.
— Nous.
(Pour son
emploi dans la conjugaison des verbes, v.
au
mot que). Nous est
employé rarement
aux
ire et 2e pers. du
pl. sinon dans la
nous;

forme littéraire

sement.

noùmen

(As.).

Forme

—

de

noum,

nom.

noumenclature ;

sf. — Nomenclature,
noumentà ; v. — Nommer, dénommer,
proclamer, désigner nominativement; v.
mentàbe.
Jan que l'an
Jean ; qu'esté

noumentùt,

on l'a nommé
députât, il fut
proclamé député; quan jou nouménli bòste
pay, quand je nomne votre père (d'Astros).
noumentadoù,-re ; adj. — Qui doit
être désigné,-e ; qui désigne (vieux).
Formes rares de
noùmi, nòmi.

noumentùt

—

nóum.
nouminà ;

v.

ordinairement
que,

Nommer

—

dans

;

prend

se

semi-burles¬

sens

un

plaisant.

nouminacioû ;
action

de

sf.

Nomination

—

de

nommer,

désigner

à

;

une

fonction.

nouminalamén ;

adv.

—

Nominale¬

adj.

—

Nominatif,

ment.

;

-ive.

nouminàu ; adj. des 2 g.—

Nominal,-e.
Nonchalam¬

adv.

—

ment.

nounchalè ; sm.

nounchalén,-te

—

Nonchaloir.

adj.— Nonchalant,-e.
nounchalénce,-ci ; sf. — Nonchalance.
;

nounchalentamén ; adv.

—

Avec

non¬

chalance.

nounciu,-o (G.) ; s.
qui annonce (vieux).
nouncuràncio (G.)
négligence (vieux).

—

Messager,-Ère

;

sf.

Incurie,

—

;

nounéte ; sf.

chattemitte

nounoû;

—

; v.

sm.

—

Nonnette;

au

fig.,

un

mounjete.
T. enfantin, dodo, et

aussi nourrice.

noùo (Lom.) ; sf. — Nue, nuage (d'après
d'Astros). Cf. nuble.
nouquè. — Forme de nouguè.
nouralhàu (Arcachon) ; sm. — Les. brus
(nores).
nourì.

—

Forme de neurl.

iiouridoù,-oure.
doù,-oure.

—

Forme de

neuri-

:

il est généralement
ùuies, aules, àuti, au¬
tres : Daune dou Cèu, pregàt
per nous auts
(ou nous-àutes,-àuti) ; demouràt, nous-auts
que-ns en bain, demeurez, nous partons;
nous-auts be s'èm déterminais, nous avons
pris la détermination.
-11s,-nse, reliés par un trait d'union au
verbe ou aux particules e et que
rempla¬
cent complètement nous:
que-ns èm pres¬
sais, nous nous sommes pressés ; nou bòlen
pas da-nse pd, on ne veut pas nous don¬
ner du
pain.
ns, nse se réduisent, dans le langage
parlé, en certains lieux plus qu'en d'au¬
tres, à s, sé; on doit les maintenir dans la
conversation soignée et dans
l'écrilure :
que-ns abém à, et non que-s abém à, ou
encore que s'abém à. Toutefois, la chule de
l'/i après t est constante et justiliée par
l'euphonie: pourtàl-se drin, portez-nous un
peu; sourtlt-se d'aci, sortez-nous d'ici.
de

courant

auts,

—

nousà

Forme de nouds, nœud,

(V.-B.).
—

—

C. noudà et dérivés,

C. anousall-s.

nous-auts, nous-àutes,-es ;
àuti,-àutis (Pontacq et H.-Big.)
pers. — Nous autres. V. nous.
nouserà, nuserà (Big. G.).
noudà, nouer.

nouserùt,-ude,-ùdo (V.-B.
adj. — Noueux,-euse.

nous;

pron.

C.

—

Big.

G.)

;

nou-s'està ; loc. adv. — Ne pas s'arrê¬
ter, ne pas rester tranquille : rnaysoû de
nou

;

sf. — Personne indolente, non¬
chalante, endormie; usilé aussi au siens de
dévote; v. gnoàgno. Aphérèse de mignoune, t. enfantin; v. mougne.
peu

langage

suivi

nousali-s.

nounchalamén ;

noune

le

pers.

Daune dou Cèu, pregàt per nous !
Reine du Ciel, priez pour nous. Dans

nous.

nouminatiu,-ibe

—

pron.

s'està, maison où règne l'activité.
sm. — Petit nœud.

llOUSét,-Òt;

nousèt, nusèt (Big. G.).
; sf. — Nœud

nouséte,-o
comme

ceux

noùste,-e

—

C. noud.

en

oreillette,

des lacets de soulier.

adj. el pron. poss. — Notre,
règle de nous (v. à ce mot)
dans le langage littéraire et le langage
par!é : noùste pay est lit., lou noàste puy
est courant. V. nós,-le.
Qu'abém lou noùstes soucis, nous avons
soucis ; lou noùste bé, notre bien ;
nos
aquiu qu'ey lou noùste àmi, voici notre
homme. A
noùste,-e, chez nous, notre
maison, dans notre maison, notre pays;
per nouste, dans notre commune, notre
pays, dans notre demeure ; qu'abét lou
bòste, que goardùm lou noùste, vous avez
le vôtre, nous gardons le nôtre; on dira
aussi : qu'abét ço de bòste, que goardàm ço
;

nôtre. Suit la

de. noàste.

�NOUSTE

277

noùste,-e, noùstes,-es;
ce

qui

nous

—

Nôtre,
«

mon mari, quand
qui parle, ma femme,

noùste, la nouste,

Lou
c'est

s.

appartient.

une

femme

quand c'est un mari ; qu'en y hournim
dou nouste, nous mettons du nôtre; qu'abém hèyl las noustes, nous avons fait les
nôtres ; à nouste, chez nous ; v. case.
Nouste-Daune ou Dame; sf. —
Notre-Dame, la Vierge Marie; désigne aussi
la fête de l'Assomption (i5 Août), célébrée
dans de nombreuses paroisses comme fête
votive: anà enta Nouste-Daune, aller à la
fête de N.-D. Désigne aussi la fête de la

Nativité de la Vierge, mais dans ce cas 011
ajoute le plus souvent : de setérne, N.-D.
de Septembre; c'est à la Nalivilé que se
réfère le dicton: Nouste Daune /tasse, terre
glace, La Nativité passée, les gelées sont
proches. La forme fautive Nouste Drame

parfois usitée.

est

C. nouserùt.
noutà ; v. — Noter, marquer ; mettre
des notes de musique sous des paroles.
Musique noutade, musique notée, écrite ;
que s'ey hèyt rnau rioutà, il s'est fait mal
nousùt,-ùdo (Big. G.).

—

noter.

noutabilitàt ; sf.

—

Notabilité,

noutablamén; adv. — Notablement.
noutàble,-e ; adj. et s. — Notable,

remarquable;

personne

Lous noutàbles
du lieu.

noutacioû
noutamén
déré

comme

;
;

notable.

de l'endrct, les

sf. — Notation,
adv. — Notamment (consi¬

gallicisme).

noutàri, noutarésse ;
notaire garde-notes;

— Notaire,
noutàri nouta-

s.

nolairesse. Les t. anciens de

ùé,

notables

noutàri rendim,

qui avait pris son office moyen¬
nant
une
rente; noutàri dou Counsélh,
notaire du Conseil judiciaire, sont tombés

notaire

désuétude.

en

11

devait

y

avoir

en

Ossau des notaires

l'expr.
juge
està noutàri,

peu instruits, si l'on en
par
prov. : qu'en saberà prou ta
il en saura toujours assez pour faire

notaire, tandis qu'ailleurs, au

un

contraire on

sapién coum û nouitàri, instruit com¬
me un notaire ; il est vrai qu'il suffirait de
changer saberà pour saberé et les deux loc.
seraient concordantes ; d'un homme d'affai¬
res peu
qualifié on dit en, fr., dans ce sens :
« avocats de Valence,
longues robes, courte
dit

:

science

».

Faije acte de notaire ;
faire dresser, établir un acte par notaire.
noutarialamén ; adv. — Par acte nota¬
noutarià ;

v.

—

rial.

noutariamén ; adv. — Notoirement.
noutariàt,-ade ; adj. — Notarié,-e:
acte noutariàt, acte notarié,
noutariàt; sm. — Notariat,
noutariàu; adj. des 2 g. — Notarial,-e.

—

NULITAT

noutarie ; sf. — Fonction de
notairie », circonscription où le

notaire ;
notaire

exerce.

noutice,-txci,-cie ; sf. — Notice.
noutifià,-ficà ; v. — Notifier,
noutificacioû ; sf. — Notification.
nouts.
V. nogue, nots.
nouy (Lav.). — C. noulh, genou,
nouyri. — Forme de neurl.
ns, nse. — V. à nous.
nuadé,-ro (Lav.) ; adj. — Qui sert à
nouer ; v. ligadé.
nuàdje, nublàdje, nùble; s. —
Nuage. V. crurn, brurn, nouo.
nuadjoùs,-e; adj. — Nuageux,-euse.
—

V. ennublàt.

nuàdo

(Lav.)

sf.

;

—

Ce qui est noué ;

nouage.

nuançà

;

v.

—

;

sf.

—

Nuancer; nuançà-s, se

nuancer.

nuance

nublade ; sf.

Nuance,
Nuages épais,
— Les nuages en quan¬

—

nublàdje ; sm.
masse de nuages, système nuageux.
nuble ; sf. — Nuée, nuage, brume mais

tité,

non

brouillard.
las

Hens

nubles,

parlà

soun

lìetentéch d'est ranja sorta.
Dans les nuées sa voix retentit

de façon
(Salettes).
nut (H.-Big. et G.). — C.

extraordinaire.
nud

ou

noud, nœud.
nud,-e; adj.

Nu, nue. V. curt.
nu comme la main ;
nud coum û parboulét, nu comme un en¬
fant qui vient de naître; mid e tounùt, nu
et tondu, dépouillé de tout; anà-n pè-nud,
aller pieds nus; nud coum tous camis, nu,
raclé comme les chemins; ue terre nude,
un sol dénudé :
û païs nud, un pays sans
arbres, sans habitations, pauvre, stérile,
nudà, nuderà (H.-Big.). — C. noudà.
nudamén ; adv. — Nûment, à nu.
nudère ; sf. — Nudité ; état de dénue¬
Nud

coum

—

la mâ,

ment.

nudét,-dòt,-e ; adj. — Un peu nu,-e.
nudèt (Rustan). — Forme de nusèt.
nudetàt, nuditàt ; sf. — Nudité.
nud-nudén,-to (Lav.) ; s. — Tout à fait
nu,

nue.

nuise, nòse, nùse; v.
nuisénce ; sf.
mage,

—

—

Nuire,

Nuisance, tort, dom¬

préjudice,
— Nuisible.
Nul,-le, sans
v. arré, arrés,

nuisible, nusible,-e; adj.
nul,-e; nulh,-e; adj.

—

valeur, sans effet ; aucun,-e ;

degû, nad.
nulamén ; adv.

—

Nullement,
— Nullité.

nulitàt, nullitàt ; sf.

�NUMERA

—

NUYT

278

numerà; v. — Compter (vieux).
numeràble,-e ; adj. — Nombrable.
numeracioû ; sf.— Numération ; action
de compter; s'employait aussi autrefois au
sens de payement, de énumération.
numeralamén.
C. numericamén.
numeràri ; sm. — Numéraire,
numeratoù ; sm. — Numérateur; t.

nupcialamén ; adv. — Nuptialement.
nupcialitàt ; sf. — Nuptialité,
nupciàu ; adj. des 2 g. — Nuptial,-e.
(Lit.). Cf. noubiàu.
nùse.

—

V. nuise.

—

d'arithmétique.
numeràu ;

adj.

des

2

g.

—

Numé¬

raire.
numericamén ;

lumerò;
numeroùs,-e; adj.

—

nusible,-e; adj.
nusimén ;
nut.

adv.

—

Numérique¬

ment.

Numéro.
Nombreux,-euse.
numeroutà ; v. — Numéroter, coter,
numeroutàdje, numeroutacioû ; s.
Numérotage.
numero,

nuserà (Big.). — C. noudà, nouer,
nusèt (Big.), — C. noud, nousèt.

sm.
—

—

sm.

—

—

Nuisible,

C. nuisénce.

Pour

noeyl, dans textes anciens.
C. nud,-e, nu,-e.
nutricioû; sf. — Nutrition, t. scienti¬
fique. V. dcbèrse.
—

nut,-e (As.).

nutritiu,-ibé
nuy.

—

—

;

adj.

—

Nutritif,-ive.

C. nud,-e.

nuyt (Bay. L.). — Forme de noéyt.
nuit, qui se reproduit dans les dérivés.

�O ; voyelle. — Le son peut être ouvert,
légèrement fermé, nasalisé, atone. Confor¬
mément à la règle que nous avons adoptée
pour l'accentuation des voyelles, o tonique
porte un accent grave, excepté dans les
béarnais et landais se terminant par
sourd (e muet français) ; ex. : bole, porte,

mots
e

òíi, coudòt, toumbarò, etc. —' Nous avons
(V. VAvertissement en tête de l'ouvra¬

dit

que si, par tradition, nous conservions
final sourd dans la graphie du béarnais,

ge)
e

gascons, quand la prononciation
le comporte, seraient transcrits avec leur o
sourd final; celui-ci ne doit porter, bien
les

mots

entendu,

aucun

accent:

osco,

garòlo, etc.
des

Au commencement et dans le corps

o
sonne
généralement comme o
français dans tort, molle; c'est l'o ouvert:
iardosse, orni, hole ; il est ouvert aussi à la
fin de quelques mots : bialòs, cabòs, Bizaiws, et signalé, dans ce dernier cas, par un

mots,

accent grave.
o atone des

Gers

parlers de la liigorre et du
(V. l'Avertissement) termine ordinai¬

rement

les

mois

féminins

comme

e

muet

termine en français; l'ancienne gra¬
phie, on le sait, employait a: hérnno = fenna (femme);
ourbèro = orbera (ivraie). Un
cas
curieux
est
présenté par quelques
parlers de la Haute-Bigorre, notamment
par celui de Barège (B.-L.) qui, au pluriel
changent o atone final en e: gatàno, pl.
gatànes.
ou, voyelle composée, se prononce com¬
me
en
français dans poule, coup; un
accent grave sur u dans le groupe indique
l'accent tonique: couradjoùs, foùrrou; ou
nasalisé est signalé par un accent circon¬
flexe sur u: capoû, pousoû (en gascon du
Gers et des Landes: capoùn, pousoùn).
Le gascon de la Grande Lande substitue
parfois u à ou : brulh = broulh ; bùu=boiu.
L'o tonique des radicaux passe à ou lors¬
qu'il devient protonique. Ex. : porte donne
pourtalade ; borde donne bourdalè, bourdote; lose donne lousade, lousère; esclùp
donne escloupè, etc. Toutefois, dans le gas¬
con de
Bayonne cl de certains pays landais,
celte règle n'est pas toujours observée ; par
exemple, le radical du verbe trobà (trouver)
conserve son o même lorsqu'il est proioni¬
que, notamment à l'infinitif.
les

diphlongue se prononce en appuyant
tandis que u se prononce comme

ou
sur

o,

i&gt;iu= bi-oti,

sìulò = sì-oulò.
la voyelle composée ou,
mots, devant a et e, est
représentée par o: patois = patouès; coarrè,= çguarrè ; oeràt — oueràt ; elle a alors le
son de ou un peu ouvert.
où
(ancien or) désinence d'adjectifs,
ou:

Par Iradition,
dans le corps des

indique l'auteur de l'action marquée par le
sens du verbe : pesc.adoù (pêcheur) ;
lauradoù (laboureur), au féminin oure : pescadoure, lauradoure ; ces désinences ont leur
équivalent en àyre,-e : pescàyre, lauràyre.
La forme -adoà est usitée de préférence à
la forme -àyre,-e, dans le Béarn et les
Landes ; dans la Bigorre et le Gers, c'est
àyre,-o qui prédomine.
La diphtongue au remplace parfois ou
dans des mots où les radicaux latins ont un

Ex. : ofjicium
donne aunoù.

o.

donne aufici; honore(m)

Voir à la leltre A l'observation au
sujet du son a, voisin de o.
o; adv., particule affirmative. — Oui, en
parlant à une personne que l'on tutoie;
—

corrélatif de

nou.

V. oy.

affirm. est parfois appuyé par Un
autre adv. : o bé, o pld, oui bien, oui cer¬
tes; o be, o; o bé quiò, oui, certes, oui;
o segà, oui certes ; o bèn, oui va ; o j'a, oui
o

da ; o

fi,

ma

foi, oui.
d'o, la langue d'oc, parlée

La lingue
dans la partie

Nice à l'Océan
cause

de

méridionale de la France de
Atlantique, ainsi nommée à

celte

affirmation

qui

lui

est

propre.

Que t'èy dit o, je t'ai dit oui; Ihèu o.
peut-être bien oui, c'est possible; que eau
dise

o

ou

noû, il faut dire oui ou non ; o,

qu'at crey, oui, je le crois; qu'a dit que
seré o, il a dit que ce serait oui, qu'il
accepterait.
o; interj. — Cri pour faire arrêter les
chevaux ; v. ouò, o-i-o, cho, la.
Ô; interj. qui marque le vocatif. — O.
O Segnou que t'apìri, ô Seigneur, je
t'implore; ô tems deu me joenè I ô temps
de ma jeunesse.
oalhàr (L. Lom.). — C. goalhàr, fort.

�OARDA

—

OÉLH

280

oardà.
Forme de goardà, employée
dans les L. et le N.-E. de la Big. ;
toutefois
en Big., oardà devient oèrdà dans la
plu¬

occità,-ane; adj.

—

part des lieux où la forme est usitée,
oasis.
oàt.

aboi.
Les Bayonnais, autrefois,
lançaient le cri
do oàu-oàu pour se reconnaître entr'eux.

ob OU op; sm. — Besoin, nécessité,
utilité; ou dit aussi ops. V. necère.
Qu'ey per obs qui b'at demàndi, c'est
par besoin que je vous importune; obs e
o-bà ; loc.

nég.

tourments.

Que non ; prend aussi
Lav., signifie aussi
point du tout; nou n'èy diable o-bà, je
n'ai absolument point,
obarde (Or. L.). — C. auburde.
o-bé ; loc.
Oui bien, oui certes; v.
le

n. p. f. — Occitanie, nom
lequel 011 désigne parfois l'ensemble
des pays de langue.d'oe (lil.).

ocre; sf.

òcre,-e

sm.

turméns, besoins et
—

du doute; en

sens

obiò.

v.

—

Obéir.

V. créde.

obiò; interj.

oui,

Lift,

—

La forme correcte est o-be-o.

bien,

oui

objeccioû, objècte; sf.
Objection,
objèt, oubjèt; sm.
Objet.
Objet de ma tendrésse,
—

—

Objet

Au

noum

de

ma

l'amitié...
òbo

de l'amistat...

tendresse,

au

—

—

—

—

le

fr.

Oère, oè !
et

Est-il

; sf. — Cendre légère qui
peluse, lahuse, brase.

de

—

obre; sf.
Œuvre, travail, besogne,
ouvrage;
façon donnée; sarmenl lié à
Péchalas; ce qu'on met en œuvre. V.
—

manobre.
Die d'obre,

jour, ouvrier; ma d'obre,
main-d'œuvre ; n'y manque pas d'obre, la
besogne ne manque pas; mèste d'obre,
maître ouvrier, contre-maître, chef de tra¬
vaux ;
que soun tas obres qui parlen, ce
sonl les œuvres qui parlent (prov.) ;
oéy e
nou douma, que eau abé l'obre en mâ, il
ne
faut pas renvoyer à demain, (prov.) ;
amie de las obres hèytes, qui aime le
travail fait, un fainéant.
obrecàn (L.) ; sm. — Orvet; orbécàn
est plus correct ; v. orbacâ.
obre-mâ ; sm.
Ouvrier, manœuvre
(vieux).
obsèques,-quis ; sf. pl. — Obsèques;
—

v.

awnoùs.

obtiéne;
Obtenir ;

v.

obtine

(Bay.

L.)

;

v.

--

oubtiéne.

oc (Big. G.) ; pron.
relat. — Le, cela ; v.
at. On dit aussi ot en certains lieux.

Digàt-Voe,
demandez-le.

dites-le

lui

;

Vois

!

vers

En

Hte-Big.,

le N.-E.,

on

dit

gàrdo.

qu'es aquiu ? Tiens, tiens !
Voyez

e

voilà ! Oeràt-m'acò s'ey fier !
peu comme il est fier !

te

un

oé (H.-Big.). — Forme de
oéy, aujour¬
d'hui, et de oélh, œil en Lav. où l'on dit
aussi oéy.
oebassè, oebassè,-re, oeuassè (V.-B.
G Big.) ; adj. — Friand,-e d'œufs.
oebè, oeberè,-re; adj.
Qui est de
l'œuf, de l'ovaire; marchand,-e d'œufs.
Dissàttç oebè, samedi qui précède le mar-

oeberà,-reyà

011

interj. — Exprime le doule avec
négation; ey malàu ? — O-bo!
malade ?
Non, je ne le crois pas.

sens

tiens !

goèro, guèrdo et

de

o-bo ;
un

ocreuse.

Octave,

octobre, ouctoùbre; sm.
Octobre.
OCÙp. — V. oucùp et dérivés,
ode ; sf.
Ode, poènie lyrique,
òdi, òdit ; sf.
Haine, aversion, anti¬
pathie. Cridà l'òdi, crier affreusement.
òdi (B.-L.) ; interj. — Cri de celui
qui
trait pour apaiser la bête
qui s'impatiente.
cè, oère ; impér. du v. béde, voir.
Vois, regarde; est usité aussi inlerj. comme

íLav.)
v.

De couleur

—

—

gras.
nom

(Despourrin).

s'envole;

Ocre.

—

adj.

;

octabe ; sf.

—

obedì, oubedì, aubedì;

est de l'Occi-

Occitanie ;

Contraction de ocrât, voyez,
—
Onom. du cri du chien,

—

oàu ;

Qui

par

V. ouasis.

—

—

tanie.

demandàts-oc.

; v. — Pondre; peu usité,
généralement ha Voéu, faire l'œuf.
oeberè,-re, oeberole ; s.
Ovaire ; le
dit

—

oeberè est peu usité. V. oelère.
D'une personne qui répugne à l'effort,

masc.

on
cri

dit, sur le Ion
ba la oebercre.

plaisant:

oebèro (LavA; sf.

oeberole; sf.
oelè,-re (L.) ;
chandée d'œufs.
oelère

CL.)

—

ne-s

bàu

pas

Ovaire,

Oronge. Cf. angàsse.
s. — Coquetier;
mar¬

—

Cf. oeberè.

oeuerère (V.-B G. Big.) ;
s. ot
adj. f. — Pondeuse; ovaire.
oélh; oéy (Big. G.); "sm. — Œil.
organe de la vue; ouverture, Irou ; bou¬
ton, bourgeon,
cenlrc du
calice d'une
fleur: point d'émergence d'une source:
œillet. Cf. oé, oéy, goélh, giiélh.
Oélh biu, œil vif. brillant; oélh
qay.
œil vairon; oélh lusc, œil de
strabique;
oélh mourt, œil sans éclat : oélh perit,
œil mort, crevé; oelh eluc. cuc. clignotant.
Les parties constitutives de l'œil sont :
ht nine (pupille) ; lou néç/re (Tiris) ; lou
blnne (le blanc, la cornée) ; la prue (le
globe oculaire) ; la parpilhe (caroncule) : la
teléte (la membrane) ; lous perperéts, lous
cilhs, las cilhes (les cils) ; la perpère, la
baspane (paupière) ; lou nèrbi. de l'oélh
(nerf optique).
Loc. div.
C.ta coum l'oélh de l'ausèt,
clair, limpide comme l'œil de l'oiseau;
oelhs hissàns, yeux aigus, méchants, dar¬
dants; de baque, avoir de grands yeux sans
—

;

�OËLH

281

de crabe mourte, œil de chèvre
vairon; œil éteint; guéries, yeux
louches, de strabique ; luscs ou làstres.
yeux myopes ; oélhs legagnoùs, yeux chas¬
sieux ; oélh engourgàt, oeil noyé; d'un
strabique on dit sur le Ion plaisant: qu'a
û oélh qui dit say à Vaille, il a un œil qui
dit à l'antre: viens; da û cop de oélh, jeter
un coup d'oeil ;
biri l'oélh, tourner l'œil,
s'évanouir ; mourir ; loucher ; clucà lous
oélhs (ou barra), fermer les yeux; oubrl
l'oélh, ouvrir l'œil, être attentif; v. arnàut ; lou sang qu'ou sourtibe dous oélhs,
il avait les yeux injectés de sang ; ha lous
oélhs petits, avoir les yeux lourds de som¬
meil ou bien « faire de petits yeux », en
parlant d'un ivrogne; de quelqu'un qui
regarde avec des veux langoureux, on dit
plaisamment: que hè oélhs de porc; qu'a
oélhs de gat, il a des yeux de chat, bril¬
lants, aigus; ha loas oélhs grans, ouvrir de
grands yeux; on dil avec le même sens:
h,t. oélhs coum esclops ou encore coum
tistèls, comme des sabots, comme dos
paniers ovales; lous oélhs que-m chourren.
nies
yeux coulent comme une fontaine :
qu'ou plantà lous oélhs sus lous oélhs, il
planta ses veux dans les yeux de l'autre, il
le regarda dans le blanc des yeux ; que la
s::
minjabe dous oélhs, il la dévorait des
yeux; croumpà, à l'oélh, acheter sans peser,
au jugé; à biste de oélh, au coup d'oeil, à
«vue de nez»; entér quoàte oélhs, enlre
quatre yeux, sans témoin : d'une personne
très adroite on dit : que haré lous oélhs en
û gat, elle ferait les yeux à un chat; toucà
l'oélh, «laper dans, l'œil « ; de quelqu'un
qui regarde avec envie on dit : lous oélhs
que l'y càden; d'une personne très laide
on
dit : que hè escàse lous oélhs, elle fait
cuire les yeux ; d'une personne à qui rien
n'échappe on dit : n'a pas lous oélhs à la
poche, elle n'a pas les yeux dans sa poche:
plus énergiquement, on dit à quelqu'un
d'indiscret, qui rapporte ce qu'il a vu :

flamme ;

morte,

oélhs; abé û hàrri à
l'oélh, avoir un crapaud (dessiné) dans
l'œil ; c'est une croyance que les sorciers
et sorcières ont dans l'œil une tache qui
rappelle un crapaud ; v. malhe ; n'a pas
lous oélhs embrumais, comme en fr. il
n'a pas froid aux yeux ; n'ou demoure pas
que lous oélhs entà plourà, il a tout perdu ;
n'a pas lous oélhs darrè lou cap, il y voit
clair; l'oélh dou sou, l'orbite du soleil;
l'oélh dou eu, l'anus; v. ourét; ha bachà
n'abès pas

m...

aus

lous oélhs, faire baisser
du scandale, infliger un
diable enter lous oélhs,

les yeux, causer
affront; abé lou
être merveilleuse¬

perspicace, très adroit ; n'y toques
dab lous oélhs, regarde, mais ne
louche pas ; (î léque-t'en lous oélhs, une
déconvenue ; ha besoùgn coum lous oélhs
au
cap, être indispensable; abé oélhs de
gat, être albinos; lous oélhs que-m hèn
candéles, j'ai des troubles oculaires: je vois
Irenle-six chandelles; v. ninarole ; espià de
corne d'oélh, regarder du coin de l'œil.
ment

pas

que

Prov. et Dict.

—

OËLHE

que oélh nou bel
l'œil ne voit pas ne
donne pas de crève-cœun; que lou qui a
oélhs que s'y espie, que celui qui a des
yeux regarde, y avise; quoàte oélhs qu'y
béden mey que dus, quatre yeux y voient
mieux que deux ; nou~t tires û oélh ta
creba lou dou besî, ne fais pas le mal pour
le mal ; on dit aussi : nou cau pas tirà û
oélh perrnou que lou besí qu'ey bòrni, le
mal des uns ne guérit pas celui des autres.
oélh (d'arrè) ; loc. adv. — Lift., de
co

nou

crèbe,

Ço

—

ce

que

mauvais œil; à la
dérobée; peut se prendre aussi subst.
Que l'espiube d'arrè-oélh, il le regardait
d'un mauvais œil; avec méfiance; il se
tenait sur ses gardes en cas d'attaque ; qu'a
û machàn arrè-oélh, il a un regard louche,
qui manque de franchise. On dil aussi,
niais rarement, oélh-arrè : espià de oélharrè, regarder en j-e retournant.
oélh-cluc,-cluque ; s. — liorgne ; v.
bòrni; qui cligne d'un œil.
oélh-d'ausèt Í srn. — Œil d'oiseau,
mâche (Valeriana locusta) ; myosotis (piau¬
les).
oélh-de-boéu ; sm. — Œil de bœuf;
lucarne; roitelet; pou i I loi ; orite longicaude (oiseaux).
oélh-de-crapàut. de hàrri; sm. —
Œil de crapaud, primevère jaune; louis
d'or, en slvle plaisant.
oélh-de-Diu; sm. — Aster oeil-duChrist (plante).
oélh-de-hic; sm. '— Œil fixe; par anal,
œil mauvais, aigu. V. hicà.
oélh-de-loup ; sm. — Œil de loup, se
dit quand les yeux ne sont pas de la même
l'arrière de l'œil, d'un

couleur.

oélh-de-perdit ;
oélh-de-tour

sm.

'G.);

—

Œil-de-perdrix,
—
Œil de

sm.

grive, espèce de raisin.

oélh-pegui
On

la

sm. — Verrue
par des pratiques

;

guérit

maligne.
plus ou

moins bizarres.

oelhà ;

v.

—

Ouiller,. rembouger ;

v.

abelhà.

oelhade.
oelhardò

—

V. aulhade.

; sm. — Orgelet, com¬
père-loriot ; v. eschourderòii.
oelhàt,-ade; ?d j. — Qui est pourvu
d'yeux ; v. oelhùt.
oelhàt,-lhade ; s. — Coup-d'œil, oeilla¬
de. Le oelhàt est plus bref que la oelhade.
V. guignade.
oelhàu; ulhàu (L.) ; adj. des 2 g. —
Qui est de l'œil, qui le concerne; dén
oelhàu, dent de l'œil, canine.
oelhàu; sm. — Orbite, alvéole; v
bujàu, ujàu.
oélhe.
G. aulhe, brebis; v. les déri¬
—

vés.

(G.)

�OELHÈRE
oelhère

OËY

—

(dén)

282

sf.

;

Dent

—

œillère,

canine. Cf. aberoère.

oelheriquejà

des ; v.

; v.

—

Lancer des œilla¬

oelhiquejà.

oelherùt.

oelhét,-e,-lherét,-e

;

s.

—

Œillet,

—

Petit œil,

oreillette de nœud ; v. ulhét.

oelhét, oelhoû,-lhòt;
joli petit œil.
oelhéte ;
brebis.

sf.

oelhinéro
une

(Lav.)

tache noire

sur

sm.

Jeune

—

;

sf.

brebis,

pelite

Brebis qui

—

a

l'arcade sourcilière.

oelhiquejà; v. — Faire, ouvrir de
grands yeux ; lancer des œillades.
oelhÎU,-ibe ; adj. — Qui a de bons
yeux ; qui a le rcgartì perçant.
oelhòquis,-oque ; s. et adj. — Qui a
de gros yeux ronds ; qui rtoule de gros
yeux.

oelhòt,-lhoû ;
oélh-peri; v.

Petit œil, joli œil.
Crever les yeux, ren¬
dre aveugle; oélhs périls, yeux éteints.
sm.

—

—

oelhùt, oelherùt,-ude ; adj. — Qui a
des yeux; se dit du pain, du fromage, etc.
V.

oelhàt.

oëne

(G.-M.) ; sm. — Vanneau. Syn.
piguéte de ma.
oeràt, oère ; prép. — Voici, voilà. En
Big. et G., se contracte en oàt, oè. On dit
oeràt aux personnes à qui l'on dit vous cl
ocre à celles que l'on tutoie. V. balà.
Oeràt ço qui sèy, voici ce que je sais ;
oère Vahà, voici l'affaire; e oeràt quin ey,
et

voilà

comment

cela

se

trouve ;

oeràt

dounc, voici (ou voilà) donc,
oèrbou (Lav.). — Dehors,
oèrdi ;
oère.

sm.

—

oét,

—

(H.-Big.).

—

C.

oetà ;

v.

—

oète ; sf.

—

—

poils

oeyt,

Ouater,
Ouate.

oéu, goéu, éu, uéu, uòu, ùu; sm. —,
OEuf ; biscuit de îa chaux qui n'a pas été
calciné ; noyau de certaines choses ; en style
plaisant, le crâne ; petite personne ronde¬
lette; le t. est alors désobligeant.
Oéu fresc, passât, couàt, œuf frais, vieux,
couvé ; da, balhà, pausà oeus, donner à la
poule des œufs à couver ; oéu bou, œuf
fécondé; oéu bàdou, œuf qui, donné à
couver, n'a rien produit ; ocu en couquéte.
œuf dit «sur le plat», frit à la graisse;
oéu à la brase, œuf cuit sous la braise, à la
coque ; oéu sens crèch, œuf hardé, sans
coquille; oéu becàt, œuf bisché, percé par
le poussin; oéu de pout, œuf de coq ( ?) ;
on appelle
ainsi tout œuf très petit, anor¬
mal, et l'on croit ferme que c'est un coq
qui l'a pondu ; il est affirmé qu'il contient
habituellement un serpent ; oéu de serp,
œuf de serpent, de couleuvre; oéu nidàu,
œuf qui reste au nid, nichet. L'œuf de
volatile se compose du crèch (coquille), du

sur les
marchabe

œufs

que hè loustém
oéus, il agit avec
prudence; on dit d'une personne qui mar¬
che légèrement: que marcharé sus oéus
sens d'en cracà nad;
plé couru û oéu, plein
comme un œuf ; n'a
pas de que ha còse u
oéu, il est très pauvre; que diserén toustém que bo ha l'oéu-, se dit d'une personne
toujours affairée ; nou pas sabé ha còse u
oéu, ne pas savoir cuire un œuf, c'est la
pire des injures quand on parte d'une
ménagère; quand on parle ainsi d'un
homme, c'est qu'il n'est d'aucun secours
pour la cuisinière, qu'il est tout à fait mal¬
adroit pour aider sa femmé ; à û ardit
qu'ey l'oéu, mes que eau abé-u, l'œuf ne
coûte qu'un liard, encore faut-il le possé¬
der (dic.) ; nou cau pas hicà touts lous oéus
à la mediche clouque, il ne faut pas don¬
si

coum

lous

ner

ses

œufs

;

sus

à

la

même

couveuse,

fr., dans le même panier; oéus
e poumes
! loc. excl. qui équivaut, selon la
circonstance, au mot de Cambronne.
Dans
certaines
localités landaises, en
Chalosse notamment, quand on sert des
œufs dans un repas offert soit au préten¬
dant soit à son envoyé dans la maison de
la jeune fille, cela signifie que la demande
n'est pas ou ne sera pas agréée. Dans la
plaine du Gave de Pau, ce sont des noix
que l'on sert dans ce cas.
Le dimanche de Quasimodo (Pascoétes),
fait la course dous oéus (course des
on
œufs) qui se livre entre deux joueurs ra¬
massant des œufs espacés d'un pas ou bien
comme

en

ramassant

plissant

ocytanle.

;

div.
Qu'a u lè oéu, il a une
vilaine tête ; cercà péus aus oéus, chercher

l'un

Orge. Cf. balhàrc.

V. oè.

oetànto

(le blanc), et du mujòu (le jaune)
pellicule s'appelle peloque.

Loc.

des

V. oelhùt.

—

larme
la

les

œufs et l'autre

accom¬

parcours fixé.
oeuàdo (Aure) ; sf. —
un

Omelette.
oéuarè,-ssè, oeuerè,-re. — C. oebassè, oeberè.
oéuarè, oéuarole.
oeuaròlo (G.) ; sf.

—

C. oeberère.
—

Oronge.

Cf.

an gosse.

oéy (Lav.). — Forme de oélh, œil.
oéy ; oé (Big.) ; goé (E. de la Big.) ;
adv.
Aujourd'hui. V. aney.
Oéy m.atî, ce matin ; oéy brèspe, aujour¬
d'hui après-midi ; passe oéy, passe douma,
arré n'arribà, les jours passènenl et rien
n 'arriva ; de oéy en hôro
(Big.) ; de oéy enla; de oéy estàn (G. et Big), dorénavant ;
on dit aussi : à parti de
oéy, à dater de ce
jour, d'aujourd'hui; qu'a plabùt tout de
oéy, il a plu pendant toute la journée ;
oéy per oéy, au jour le jour; de jé à oéy,
du jour au lendemain ; oey espousà, doumâ
embòbe, signifie: aujourd'hui épouser,
—

demain enterrer.

Subst.

Le jour actuel, le temps pré¬
joenésse de oéy, la jeunesse d'au¬
jourd'hui; n'ey pas badùt de oéy, il n'est
né d'aujourd'hui, il ne faut pas
pas
vouloir lui en apprendre; nou l'è y pas bist
de oéy, je ne l'ai pas vu d'aujourd'hui;
sent

:

la

—

�S

OEYMÉS

283

oéy lou die, au die de oéy, à notre époque,
« au
jour d'aujourd'hui »; de oéy en oéyt,
en quinze, en ú mes, d'aujourd'hui à huit
jours, à quinze jours, à un mois.
oeymés ; adv. — Maintenant, désor¬
mais (vieux). De oeymés nou-b parlarèy,
désormais je 11e vous parlerai plus.
oéyt; adj. num. — Huit.
Ue boucle en oéyt, une boucle en forme de
8; de douma en oéyt, de demain à huit
jours, à la huitaine.
oeytginte ; adj. — Octante, quatrevingts; on dit aussi quoàte-bints.
oeytàu ; adj. des 2 g. — Huitième.
La oeytàu droite, la huitième fille.
oeytenàt,-nade ; adj. — Huitaine,
espace de huit jours ; environ huit.
En û oeytenàt de dies, dans une huitaine
de jours; qu'èren ue oeytenade, ils étaient
environ huit.

oeyténe
Qu'at

; sf.
haràm

—

ta

Huitaine.
la oeyténe,

nous

le

ferons à la huitaine.

oeytenè,-re; adj. — Qui est de la
hebdomadaire.
ofìci, oufìci, aufici; sm. — Office;
service
religieux ; rôle, devoir spécial ;
charge ; service.
oficialamén, ouficialamén ; adv. —
huitaine ;

Officiellement.
—
Officier,-ère. Le t. de
prendre en mauvaise part
au sens de effrontée, virago.
oficieròt ; sm. — Petit officier; prend,
généralement, un sens dédaigneux, mé¬
prisant.
ofrande, oufrande ; sf. — Offrande,
òfre ; sm. — Offre.
ògre, ougrésse; s. — Ogre, ogresse
(vient du fr.). V. beeùt.
oh ! interj. — Qui marque l'admiration,
la surprise; oh ! quin ey bèt, oh ! comme
il est. beau ; oh le qu'es aquiu ? Oh ! Et

oficiè,-re
oficière peut

te

;

s.

se

voilà ?
adv.

ohò !

et
interj. — Assurément,
de surprise avec un sens
d'augm. sur oh !
o-i-o ; interj. — Cri des charretiers pour

certes;

excl.

faire tourner à droite le cheval,

olhe.

C. aulhe, brebis,
òli ; s. des 2 g. — Huile.
—

Oli de nougat, huile de noix ; òli de
cade, huile empyreumatique, employée en
médecine vétérinaire ;
òli de chennén,
huile de sarment, le vin en style plaisant;
òli de coude, huile de coude, comme en fr.

huile de bras; acl que cau

òli de coude, il

faut, ici, de l'ardeur au travail, de la force
de bras; òli d'enduro, huile de patience, en
style plaisant ; s'as mau au cap, unte-t lou
cu dab òli, si tu as mal à la tête, oins ton
derrière d'huile, dit-on en plaisantant à
celui qui a « mal aux cheveux » ; quand
affaire ne marche pas
dit: que manque d'òli;

faute d'argent
on
au contraire,
d'une affaire qui va bien on dit: acò qu'ey
òli suber aygue, c'est de l'huile sur l'eau;
ça va tout seul ; de quelqu'un qui dit tout
une

—

OPS

qu'il a sur le coeur 011 dit: nou. y a
hicàt òli, il n'y a pas mis de l'huile;
que l'an hicàt òli sus la plagué, on a
adouci sa peine. V. hayét.
om ;
pron. indéf. — On.
Om que nou c-ap, on ne sait pas; om
crét (ou mieux om que crét), on croit, ou
bien on croit que ; c qui sap-om ? Et qui
peut savoir ? nou pot-om parlà; ne peuton
parler; nou-s pot-om béye arré de tau,
on ne
peut rien voir de tel.
Om est remplacé souvent par oun et
aussi, fautivement, sous l'influence du fr.
par on: on que dit que, on dit que.
òme (Big. G.) ; òmi (B. Big. et L. en
partie); oùmi,-e (M*); sm. — Homme;
mari, époux.
Bel òmi, bel homme; bràbe òmi, brave
homme; beròy òmi, homme bon, serviable, un honnête homme; qu'ey û lè òmi,
c'est un vilain, méchant, dangereux hom¬
me; òmi de ley, homme de loi; biam s'ès
û òmi ! Voyons si lu es un homme, si tu
es loyal, courageux, fort! òmi, dou diable,
scélérat, fripon ; òmi d'eléy, homme d'éli¬
te ; òmi de pallie, homme de paille; hom¬
me
sans
énergie: mannequin, prête-nom:
escoutàt, l'òtne ! Ecoutez, l'homme; ayde-t
moun òmi e Diu que t'avdarà, aide-toi, le
ciel t'aidera ; oun abét l'dmi ? Où est votre
mari ? Aci qu'abém l'òmi, ici nous avons
notre homme, celui qu'il nous fallait; ha
de l'òmi, faire l'homme, en parlant d'un
enfant
qui veut singer l'homme; òmi
d'argén, homme d'argent, sans conscience,
avide, de richesse; cantà coum
û òmi,
chanter gaillardement; acl qu'a A òmi,
voici un homme, quelqu'un de valeur; û
gnac, û pechic d'òmi, un bout d'homme;
òmi d'arré, triste homme, sans caractère;
û bèt cos d'òmi, un homme bien char¬
penté.
L'épouse appelle son mari l'òmi, lou
noùste òmi, mais dans certaines circons¬
tances, dans certains tours de conversation
net

ce

país

seulement.

L'òmi qui, à bint ans, n'ey pas gran;
qui, à trente ans, n'a pas se (ou sens) ; qui,
à quarante, n'a pas bé, hicàt-loù dehore.
nou baiera pas jaméy arré; un homme qui
n'est pas grand1 à 20 ans ; aui, à 3o ans,
manque de sens et à /10 ans&gt; n'a pas 1111 bien,
mettez-le à la porte : il ne vaudra jamais
rien fprov.).
omnibus; sm. — Omnibus, voiture,
on ; pron. — V. om.
op (G.) ; adj. m. — Puissant, riche
(vieux"). Lat. opimus.
operà, ouperà; v. — Opérer,
opèrne (Bay.) ; sm. — Anatife, crustacé.

opinioû, oupinioû ; sf. — Opinion,
ops ; sm. — Richesse: présent, offrande.
Perquè t'en arrits, tigrésse.
de mouns ops, de mouns souhèts ?
Pourquoi le moques-tu. tigresse, de mes
offres, de mes désirs ? (Bitaubé).

�OPTIMISME

—

OS

284

optimisme; sm
Optimisme (Lit.),
optimiste,-e; adj. — Oplimiste.
oque (Bar.). — C. auque, oie.
or; conj. •— Or, donc; a signifié aussi

où.

Or, que b'at dit, or, il vous le dit; or
dounc, qu'ut sèy, or donc je le sais.
or; sm.
Or, métal précieux; v. uur.
Frai te couru l'or, loyal comme l'or; au
pés de l'or, au poids de l'or; que bau courn
or
en
barre, cela vaut de l'or en barre ;
riche couru l'or, expr.
employée dans les
contes pour dire immensément
riche; v.
—

aur, mar.

oràcle ;

sm.

oracle, parler

—

Oracle; parlà

couru

û

avec assurance.

ora
pro nobis; sm. — Mots latins
employés dans certaines expr. avec des sens
divers : nou sap pas dise que ora pro nobis,
peut signifier: il ne sait rien dire ou à peu
près, et aussi, comme en fr.. il dit «amen»
à tout ; qu'ey û ora pro nobis, c'est un
bigol, ou bien: c'est un benêt; d'une
personne guignarde on dira : qu'ey toustém
plée d'ora pro nobis. On dit aussi seule¬
ment. pro nobis; v. ce m.
oratori; sm. — Oratoire,
oratoù, ouratoû; sm.
Orateur.
orb,-e ; adj. et s. — Aveugle. Est de¬
venu
d'un emploi rare; on dit plutôt
ubùgle; v. eéc, cluc, sup, eschorb.
—

orbacâ ; sm. — Orvet. Cf.
arbacâ, lisét, louisane, obrer,àn.

ourbissâ,

orbàt,-àdo (G.); adj. et s. — Aveugle;
(Noulens).
òrbie; sf.
Ivraie; v. irague; char¬

effacé

—

bon des céréales ; v. orp.

orch (Tom.') ;
òrde (Big.) ;

òrdi. -— C. oèrdi, orge,
òrdi (Lav.) : oùrdi ; sm.
Ordre, disposilion régulière, arrange¬
ment; loi, règle, commandement d'une
autorité supérieure; institution religieuse;
sacrement.
Autrefois, appel aux armes,
tocsin ; sounà à trang d'òrdi, sonner le
tocsin ; disposition testamentaire.
òrdre (Lav.). — C. òrde, sacrement :
assemblée convoquée à son de cloche ;
—

tocsin ; v.
ore

;

oàrdio.
oùro (G. E. de la lîig.)

;

sf.

—

Heure.

L'ore

qu'ey passade, l'heure est écoulée;
il me faut une heure
pour ; quine ore cy ? Quelle heure est-il ?
Qu'arribarà quauqu'ore, il arrivera à une
heure quelconque.
Loc. div. — Ore passade, temps qui n'est
plus dans les limites qu'on a fixées; heure
illégale, tardive; qu'ey d'ore (ou de d'ore),
que-ni y eau ue ore,

il

est

à

bonne

de

heure, matin

;

de d'ore

ou

tard, qu'arribarèy, tôt ou tard, j'arri¬
rniéje, une heure et demie ;
que-m eau miéje ore, il me faut une demie
heure; dues ores qu'an trucàt, deux heures
ont sonné ; à l'ore dou sourélh, à l'heure
solaire ; despuch ue grane ore, depuis une
grande heure ; à la maie ore, à la maie
verai ; ue ore e

heure; digàt-me l'ore, dites-moi l'heure;
à d'aqueste ore, à celte heure; boune sie
l'ore. !

Bonne

soit

l'heure !

formule

de

souhait; cercà iniey die à quatoàrze ores,
chercher midi à quatorze heures, voir ou
créer des difficultés, tergiverser ; qu'ère la
soue
ore, c'était son heure, c'était écrit;
que s'en ba ore, il se fait lard ; que s'en
anabe ore ! Il était temps ! Jaméy ne-u se
hè ore, il n'est jamais pressé pour; à lu
boune
est

! A la bonne heure ! Voilà

ore

qui

bien !

Or, métal ; V. or.
Mol latin, oremus;
employé dans quelques expr. du style plaisanl : que-rn hurles dab lous tous orèmus !
Tu m'ennuies avec tes jérémiades, les his¬
toires; que s'a mancat l'oremus, il a man¬
qué son affaire, il a parlé pour rien; se
(lisait autrefois aussi quand le pregandàyre,
le guérisseur n'avait pas réussi la guérison
promise.
orfalî,-ne; orfàn,-nèu,-nèlo (G.). —
C. ourjali.
organiste,-e ; adj. et s. — Organiste
òrguen, òrguens, òrguis, orgue,
orgues; s. — Orgue, les orgues,
orgùlh, ourgùlh ; sm. — Orgueil.
Oriabàt.
Auriebat (II.-P.) où l'on
veut voir l'aurea vallis des anciens; v. bat.
oriflàn (G.) ; sm. — Origan (plante),
oriò, oriòu; sm. — Loriot; usité com¬
me en fr. moineau, en parlant d'un indi¬
vidu; aquét oriòu d'òmi ! Ce drolle de per¬
sonnage !
orlimbèu (Loin.); sm. — Oripeau.
orp ; sm. — Charbon des céréales, cliarbucle ; la nielle des blés, accusée de causer
la
maladie du charbon,
est également
appelée orp. V. òrbie, nerilhoù.
orquèste. — Forme de ourquèstre.
ore

(L.)

; sm.

orèmus ;

sm.

—

—

—

orramén.

—

V. ourramén.

òrre,-e; adj. — Horrible, hideux,-euse,
immonde, dégoûtant, souille.
L'òrre

pecàt, l'horrible péché.
n. p. f. — Orra, la Cité de Bigortie que X. de Cardaillac et
N. Rosapellv
fixent au lieu de St-Lézer (H.-P.).
òrri (B.-L.) ; sm. — Cabane de bergers;
lieu où il y a de ces cabanes. N. de p. Lorri.
ors (G.).
—
C. orch; l'orge de prin¬
temps est appelée balhàrc.
ort ; sm. — Jardin, terrain clos cultivé.
Orre ;

Le t. lies usité dans tout le Béarn il y a
5o ans à peine, ne s'enlend guère plus

maintenant que
tamment

en

ctisàu. N. de
os

dans quelques lieux, no¬
Aspe. On l'a remplacé par
p. Lort, Delor, Dulor. V. jardí,

(2).
orte ;

sf.

équivalant

au

—

Ancienne

journàu. V.

mesure

agraire

mesure.

Ortès ; n. p. — Orthez, ancienne
tale du Béarn. V. Mourlùs et. poun.

capi¬

ortografe ; sf. — Orthographe,
ortografià ; v. — Orthographier,
os ; sf. — Oseille cultivée. Cf. saladère.

�OS

285
08;

fruit ;

sm.

Os,

—

secours,

os

noyau de
style plaisant,

; eu

à ronger.

frontal ; os de la came,
tibia; os de la coéche, fémur; os de l'espalle ou puléte, omoplate; os bertrùn, os
sacrum
ou
coccyx ; os dou col, pomme
d'Adam, larynx; os de la rée, colonne ver¬
tébrale; os de la may, pubis; os binalè,
la pomme d'Adam, en style plaisant ; os
dou malh, hanche; os de chifre, os de
seiche; os de perchée, noyau de pèche; y
perchée.
Loc. div.
Nou pas abé que la pèt e
lous os, n'avoir que la peau et les os, être
très maigre; ha cracà lous os, faire craquel¬
les os, jouer les jointures; crouchl lous os.
broyer les os; talhà, anà dinqu'à l'os,
couper, atteindre l'os; nou harà pas de
biéllis os, il ne deviendra pas bien vieux ;
n'en tirarà pas û os, il n'en tirera, obtien¬
dra rien; laurà dab l'os bertràn, labourer
avec
le coccyx, être
mort et enterré ;
untà-s
l'os
binalè, oindre la pomme
d'Adam, boire; tu la car e jou lous os, toi
la viande et moi les os (ce n'est pas le jeu,
ce n'est
pas juste) ; que l'an dechàt û os,
011 lui a laissé un os à ronger; iroubà û os,
rencontrer une
difficulté ; pelejà-s û os
coum lous cas,
se disputer 1111 os comme
des chiens, s'acharner sur le partage d'une
chose ; chuque-t aquét os, dire-t'én la mou¬
re, suce cet os, tires-en la moelle; se prend
dans divers sens; on le dit surtout à quel¬
qu'un quand on vient de le giffler, de lui
infliger un démenti auquel il n'a rien à
répondre, etc. ; qu'èm touts hèyts de car e
d'os, nous sommes égaux el sujets aux
mêmes misères : soyons fraternels ; lous os
que soun entàus cas, les os sont bons seu¬
lement pour les chiens.
os (Ossun) ; sm. —• Jardin (Lat. ossuin).
Cf. ort. N. de 1. et de p. Losse.
osque ; sf. — Hoche, coche, entaille
faite sur une taille. V. merque ; t. de ton¬
nelier; rainure ou hoche sur l'extrémité
de la laie du oercle où s'encastre la liga¬
Os dou cap,

os

—

ture.

Ha

l'osque, s'approvisionner,
; sf. — Ossature, charpente osseu¬

osse

Eafà bel
d'osse,
avoir de gros os.

être

bien

charpenté,

Host, armée (vieux),
ostalàn; sm. — Qui est de l'ost, de
spi.

—

(vieux). V. oustalâ.
ostalàt,-àdo (B.-L.). — C. oustalâ,
hôte. N. de p. Lostalat.
ostalèu (G.). — Forme de austalèu,
aussitôt, qui est usité aussi.
OStàll (G.). — Forme phonétique de
l'armée

austàn, autant.
òste,-e ; s. — Hôte, hôlesse, celui qui
donne ou reçoit l'hospitalité; esl rarement
employé dans la seconde acception ; auber¬
giste. On dit aussi, au fém. oustésse. N.
de p.

re

Loste, Lhoste. V. ous.talâ.

cure

OUBLIGATARI

d'ùsle, montrer

une

ligu¬

avenante.

ostie, oustie; sf. — Hostie.
ot,-e, oû,-ote,-ougne. — Terminai¬
sons
qui adoucissent, affaiblissent le sens
des mots (comme ét,-e, in,-e); elles peu¬
vent
s'ajouter à ces dernières comme

super-diminutives :
praubin,-e, praubinòt,-e, praubetoùgno, pauvret,-te.
ot-e-ot (As.) ; loc. adv. — Tête à tête.
Cf. cap-e-cap.

conj.— Ou; autrement, en d'autres

ou;
termes.

Forme de oéu, œuf.
òu.
ouasis (Os.); sf. — Lieu
—

de halle, de
dit aussi
est notre
lieu de repos, de halte. 11 existe toujours
aux portes
de Pau, sur la route d'Ossau,
un lieu qui porte le nom de l'oasis.
pour les troupeaux; on
loasis: aci qu'ey nouste loas'is, ici

repos

oubàc, ubàc; sm. — Le Nord, qui est
(vieux). N. de p. Loubac, Lubac.
oubacioû; sf. — Ovation. (Lit.),
oubaciounà ; v.— Faire une ovation à.

à l'ombre

oubàuc,-que (L.) ; adj. — Stupéfié,-e ;
engourdi. V. baub, esbatouhi.
oubedi.

—

C. aubedi et dérivés.

oubèr,-te; ubèr,-te (B.-L.); adj. —
Ouvert,-e.
ouberi (L.). — V. oubri.
oubertamén ; adv. — Ouvertement,
ouberture ; sf. — Ouverture ; proposi¬
tion.

oubjèt.

— V. objet,
oublacioû; sf. — Oblation (Lit..),
oublie, oublig; s. — Oubli, omission,
oublicà ; v. — Obliquer; v. embracà,
plus usité.
oublidà (Bay. L.) ; v. — Oublier ; v.

desbrembà.

oublidance ; sf.
oublidàyre,-e ;

— Oubliance.
adj. — Oublieux,-euse.
oubligà ; v. — Obliger, forcer ; rendre
service ; oubligù-s, s'obliger. Usité aussi au

sens

de oublier.

Que m'oubligàt à dise noû, vous m'obli¬
gez à dire non; que b'èy oubligàt, je vous
ai rendu service; qu'an lous bés oubligàts,
ils

se, carcasse.

ost;

lia boune

ossement;

arête de poisson

—

ont

leurs biens

engagés

ou

bien hypo

théqués.

oubligacioû ; sf. — Obligation, enga¬
gement ; espèce d'acte ; on dit aussi oubli¬
gàt.
c'était obligé;
Qu'ère d'oubligacioû,
prestà per oubligacioû, prêter sur engage¬
ment

écrit.

oubligadamén

;

adv.

—

Obligeam¬

ment.

Oubligàll,-te; adj. — Obligeant,-e ;
qui oblige, qui s'oblige.
oubligance ; sf. — Obligation ; enga¬
gement ; aclion d'obliger.
oubligàt ; sm. — V. oubligacioû.
oubligatàri,-ie ; s. — Obligataire ; qui
doit.

�0UBL1QUE

OUGAN

—

oublìque,-e; adj.

286

Oblique;

—

oubserbance; sf.

es-

v.

quèr, gauch.
oublit.
oubrà ;

—

v.

oubserbatòri ;
G. oublie, oubli,
—

oubstinà-s;

Ouvrer, apprêter, mani¬

puler, opérer.
Casàu plâ oubràt, jardin bien travaillé;
estàgn oubràt, élain ouvré ; oubrà de force,

travailler vaillamment.

oubrade;

sf.

tâche.

V.

sm.
C. oubradoù (2).
oubradjà ; v. — Ouvrâ'ger ; travailler.
oubradjàn,-te ; s.
Ouvrier,-ère,
-—

—

oubtiéne, oubténgue; obtine (Bay.
L.) ; v. — Obtenir La forme ancienne
rarement employée.
oucasióû, aucasioû ; sf.
Occasion ;
circonstance, conjoncture ; motif, prétexte,
sujet; affaire occasionnelle; v. parât.
oucasiounà ; v. — Occasionner, causer,
motiver; oucasiounà-s, se chercher, se pro¬
oubtenl est

oubradjàs ; sm. — Grand, gros ouvra¬
ge, œuvre mal faite.
oubradjàyre,-e ; s.— Qui ouvre, orne,
oubràdje ; sm. — Ouvrage; aclion
d'ouvrer ; tâche.

oubradjét,-jòt,-joû

; sm.

Petit

—

ou¬

vrage.

oubradoù,-re ; adj. et
-ère; ouvrier d'ornement;

s.
v.

—

bétail.

trer ;

—

—

Ouvertement,

Action

d'ouvrir

;

en¬

da Voubride, donner le droit d'entrer,

ouvrir à

:

accueillir chez soi.

oubserbà ; v.

—

Observer; oubserbà-s,

se

ouccitàn.
ouceâ ;

oucì.

—

ma,

V.

—

occitan.

C.

—

sm.

Océan
la gran

(Lit.)

;

011

dit

ma.

aucl, occire.

Ouctoùbre.

C. Octobre.

—

0uculàri,-ie ; adj. — Oculaire,
ouculiste; sm.
Oculiste,
oucùp. — V. aucùp et dérivés.
oucupàn,-te; adj. — Occupant,-e
—

;

qui

occupe.

oucupàyre,-e ; adj. — Qui occupe; qui
l'occupation; qui préoccupe,

donne de

oueurrénee ; sf.

—

Occurence.

oudioùs,-e

—

Odieux,-euse.

;

adj.

oudiousamén ; adv. — Odieusement,
òudoù.
V. audoù et dérivés.
—

OudsoÙS,-a (Az.)

;

adj.

—

Besogneux,

-euse.

ouéu.

Autre

—

graphie de oéu.

ouf ; sm.— Interj. qui marque
l'oppres¬
sion ; qui indique une salisfaction.

oufençà, aufençà; v. — Offenser;
oufençà-s, s'offenser.
ou£ençàble,-e ; adj. — Qui peut être
offensé; qui s'offense facilement.
oufeilçàn,-te ; adj. — Offensant, bles¬
.

sant ,-e.

oufençàyre,-e ; adj. — Offenseur, celle
qui offense.
oufénce; sf. — Offense,
oufèrte, oufertoû.
C. aufèrte.
oufertòri ; sm. — Offertoire, partie de
—

la

messe.

oufìci.

espèce

V. aufïci et dérivés. En Lav.,
crécelle appelée aussi tricou.-

—

de

tràcou.
oufrì.

—

V.

oufuscà ;

v.

aufrl.
—
Offusquer; oufiiicà-s,

s'offusquer.

s'observer.

oubserbacioû ; sf.

des dépen¬

procurer,

les dérivés.

siers.

—

se

oucasiounàu; adj. des 2 g. — Occa¬
sionnel,-le.
oucàt, oque (Bar.). —- C. aucàt, oison,
auque, oie; celte forme se reproduit dans

—

oubreròt,-e ; sf — Petit ouvrier, de
peu de valeur.
oubréte ; sf. — OEuvrelte, œuvre peu
importante.
oubrì, ourbì ; aubri ; ouberi (L.) ; v.
Ouvrir ; oubrl-s, s'ouvrir ; avouer.
Oubrl las aurélhes, écouter avec atten¬
tion; que m'an oubrlt tous oélhs, on m'a
ouvert les yeux, montré la vérité; purlà
dab la bouque oubèrte, dire quelque chose
naïvement, que chacun sait, un truisme ;
lou cèu que s'oubrécli, le ciel s'ouvre ;
oubrl la poure, ouvrir, éventrer la poule;
oubrl lou bestià, ouvrir l'étable et lâcher le

causer

oucasiounà-s tracas,

généralement

sm.
Ouvroir, atelier.
oubràn,-te ; adj. — Ouvrable,
oubràu (L.) ; sf — OEuvre, ouvrage ;
sac, toile à ouvrage; v. oubrade.
Birginetes, birginàu,
Que pourtàts en boule oubràu ?
Jeunes vierges, virginales, que portezvous
dans votre sac à ouvrage ? (vieille
prière).
oubrè,-re ; oubriè,-ro (Big. G.) ; s. —
Ouvrier,-ère. N. de p. Loubré. V. oubra¬
doù, rnanàut.
Die oubrè, jour de travail, jour ouvrable,
oubreralhe ; sf. — La gent ouvrière ;
les mauvais ouvriers, le rebut.
oubreràs,-se ; s. — Ouvrier),-ère gros¬

adv.

despénses,

chercher des tracas.

N.

Oubradou, Loubradou.

oubradoù ;

ses;

Ouvrier,

oubrè.

des.

curer, provoquer

Oucasiounà

oubridamén ;
oubride ; sf.

S'obstiner,
— Obstination,

—

oubstinacioû ; sf.

artisan.

de p.

—

—

OEuvre;

—

oubràu.

oubradé ;

v.

Observance,
Observatoire,

—

sm.

—

Observation.
—
Observateur,

oubserbàn,-te ; s.
-trice ; qui suit l'observance.

oufuscacioû ;

sf.

—

quer.

ougàn.

—

V. augàn.

Action

d'offus¬

�OUGNO

287

oùgno (H.-Big.). ■— Diminutif des 2 g.,
l'on ajoute au nom ou à l'adj. comme
ét, été, oie: Pierroùgno, petit Pierre, Marioùgno, Mariette, petitoùgno, toute petite.
ouglloè,-re ; s. — Marchandée, friand
d'ognons. Sobriquet des gens de St-Sever
(L.).
ougnoû. — V. ugnoû plus usité,
ougnoùn (L. Arm.) ; sm. — Ognon.
que

Cf. sébe.

ougnùt,-ude (G.-M.)
Cf.

;

s.

—

Bossu,-e.

boussàt.

oui.

V.

—

mot o.

au

ouìdo

(B.-L.). — C. audide, ouïe,
oujàmi. — C. aujàmi.
oulà (G.-M.) ; v. — Odowr.
oulàn (Chai.) ; sm. — Noisette.

aberâ,

Cf.

aura.

oulanè,-guè;

sm.

oulanère ; sf.

—

— Noisetier,
Noiseraie.
0ulatè,-ssè,-ne ; s. — Potier ; mar¬
chand,-e d'oules. Sobriquet des gens d'Ordizan (H.-P.).
oule ; sf. — Pot en terre, marmite; se

dit surtout en M'-Big. vers l'est; par anal.,
bassin ou cirque dans la montagne ; l'oule
de Gabarnie, las ouléles de Begne-male. En
Lav. on dit : hè oùlos de Ireyàu, faire des

pots de cimetière, être mort et enterré.
ouléll,-te (G.-M.); adj. — Odorant,-e,
embaumé.

ouléte ; sf.

— Petite oule.
oulhàu; sm. — Filet de chasse vers
Bay. et la G.-M.
òulhe, oulhe. — V. aulhe', brebis, el

dérivés.

oulhét; ulhete (Gr.-L.)

; s.

—

Enton¬

noir. Cf. hounilh.

Oulhoû ;

Ouillon (B.-P.) nom¬
Qu'ey c.oum /ou hàurc
d'Oulhoû, qtioan a hèr n'a pas carboû, il
est comme le forgeron d'Ouillon, quand i!
a
du fer il n'a pas de charbon (et vice
versa). V. hàure.
oulià ; v. — Huiler, imbiber d'huile;
s'emploie aussi au (ig.
ouliade ; sf. — Action de huiler, de
me

dans

mettre

ce

de

ouliàt ;

n.

p.

—

dicton

:

l'huile.

Potage onctueux à l'ail
et à
l'ognon frits, analogue à la soupe à
l'ivrogne; on appelle d'ailleurs ouliàt briagàu ce potage quand il est servi au lende¬
sm.

—

main d'une ribote. V. iourrî.

ouliàu ; adj. des 2 g. — Qui est de
l'huile; qui est huileux,-euse.
ouliàyre,-e; adj. et s. — Marchand,-e
d'huile ; ouvrier employé au graissage des
machines; dans le L., brûleur de gemme
et
fabricant
d'essence de térébenthine;
friand d'huile; en style plaisant, brave
personne

toujours préoccupée d'aplanir les

difficultés, d'huiler les
oulibe ; sf.

—

oulibè,-bét;

rouages,

Olive.
sm.

—

Olivier (plante).

—

OUMBRE

oulibè,-re ; s. — Oliveraie. N. de p.
ouliberâ,-bère ; s. — Oliveraie. N.
de p. Olibera.
oulibes; sf. pl. — Folâtreries, jeux
bruyants.
oulibétes ; sf. pl. — Ancienne danse,
les
ha

olivettes ; usité en B. dans cette loc. :
dansà las oulibétes au sens de donner

la danse, une correction ; en

style plaisant,

testicules.

ouliè,-re ; s. — Fabricant,
d'huile. N. de p. Olié, Dolier,,

marchand,-e
Lolier.
oulière ; sf. — Huilier, burette à huile ;
s'emploie au pl. et désigne alors l'ustensile
où l'on place les burettes de l'huile et du
vinaigre.
ouligarchie; sf. — Oligarchie (Lit.).
oulioùs,-e; adj. -—Huileux,-euse.
ouliùt,-ude ; adj. — Qui produit, con¬
tient de l'huile.

ouloùm ;
arbre.
me,

Cf.

oum,

a uni.

oume ;

N. de p.

s.

—

Orme,

Deloum, Delou

Lolorn.

Oulouroû ;

n. p. — Oloron, une des
plus anciennes cités béarnaises. C'est j
tort que certains écrivent Aulourou; dans
la conversation on prononce bien ainsi
parfois, mais c'est proprement le groupe à
Oulouroû par agglutination, ou bien le
rappel de la forme au Louroû ; un acte de
1 'i'j'-î
porte, en effet Lo Loron (prononcez
lou Louroû), nom conservé toujours par
une
vallée des
Ilautes-Pyrénées (forme
francisée, vallée du Louron) ; dans tous les
cas, la plupart des actes anciens reprodui¬
sent les formes suivantes :
lluro (borne
milliaire d'Aspe) ; Oloro Civitas (concile
d'Adge, en 5oG) ; Loron (cartulaire de
St-Sever, 1009); Pagus Oloronensis (i235),
etc. ; la forme Aulouroû
n'y est jamais
employée.
oum; pron. ind. — Forme de om, on.
— V.
ouloùm, ormeau.
oumade,-te, ouméde, auméde;

oum,-e.
—

sf.

Ormaie.

oumàdje

; sm. — Hommage,
oumbrà, oumbrejà; v. — Ombrer;
faire de l'ombre; projeter une ombre.

oumbradÎU,-ibe ; adj.
qui est à l'ombre,

-euse;

—

au

Ombreux,
Nord; om¬

brant,-e. V. oumbrlu.

oumbradjà,-dejà ; v. — Ombrager,
oumbràdje ; sm. — Ombrage au pro¬
pice et au fig.
De bèts oumbràdjes, de beaux ombra¬
ges; que-u porte oumbràdje, il lui porte
ombrage.
oumbradjiu,-ibe ; adj. — Ombrageux,
-euse, au propre et au fig. ; ombrageant,-e.
oumbradjoùs,-e ; adj. — Ombreux,
-euse, qui donne de l'ombre.
oumbre,-pre ; sf. — Ombre ; fantôme ;
apparence ; tristesse.
Passà per l'oumbre, passer à l'ombre;
h'. 1 oumbre, porter ombrage; que bey oum-

�OUMBRÈ

bres,

OUNDE

—

288

est trouble; ha-s oumbres, se

ma vue

faixe des idées noires ;

11'ey pas qu'ue ournbre, ce n'est plus que l'ombre de luimême ; nou biengues ha-rn oumbres, ne
viens pas in'ennuyer, me gêner; que l'an
hicàt à l'oumbre, on l'a mis en prison;
aquiu que y a ue oumbre, là il y a une
ombre, quelque chose d'obscur, de gênant,
d'ennuyeux, de trouble ; be s'y perd de
bounes oumbres ! que de bons ombrages
sont inutilisés! soupire le
paresseux, obligé
da travailler; cassa las oumbres, faire la
chasse aux ombrages, paresser ; pudl «
l'oumbre, avoir l'odeur de l'ombre, du
remugle.
oumbrè,-re; adj. — Ombrageux,-euse ;
exposé à l'ombre, au Nord. N. de p.

oumière; sf.
merie

l'ombre.
venez

mettre

vous

à l'ombre.

oumbrejade ; sf. — Période pendant
laquelle il fait de l'ombre; action de se
à
mettre
l'ombre un moment; ombre
portée par un arbre, un mur, etc.
oumbrejàyre, -e ; adj. — Ombra¬
geant,-e; on dit aussi oumbrejàn,-te.
oumbrèle; sf. — Ombrelle,
oumbrère ; oumprèyre (L.) ; sf. —
Ombrage; espace à l'ombre, ombreux;
ombre épaisse.
oumbréte ; sf. — Petite ombre, légère,
agréable.
oumbrìu,-ibe. — C. oumbradiu.
oumbroùs,-e ; adj. — Ombreux ,-euse.
oùme (E. Big.). — V. òme, homme,
oumédo (Big.) ; sf. — Ormaie. V. aumaté, oumerà. N. de p. Loumède.
oumelic.
C. melic.
oumelie ; sf. — Homélie,
oumenàs ; sm. -— Homme
—

grand, fort,
grossièrement bâti; vilain homme, t. péjor.
oumenàsso ; sf.
Ilommasse en lîig.
—

dans le G.

oumeneyà (Hte-Big.-) ; oumiejà; v. —
l'homme, en parlant notammenl
hommasse, d'une femme qui imite
les gestes d'un homme.
oumenòt (E. Big. et M'); sm. — Petit

Faire
d'une

homme, homme de rien; v. oumiòt.
oumerà,-ràc; sm. — Ormaie. N. de 1.
Loumerac; Méracq (B.-P.) est appelé L'oumeràc par les gens du pays,
aussi dans les aeles anciens.
ouméte ; sf.
oumialhe.

—

—

oumiaròt;
avec

un

sens

Orme;

forme employée

v. oum.

—

Dim.

de

oumiòt.

désobligeant.

oumiàs.
C. oumenàs, en B.
oumiasse.
C. oumenasse.
oumicide ; sm. — Homicide, meurtre.
—

—

oumicide,-e
trier,-ère.

;

adj.

—

Homicide,

meur¬

hom-

«

défavorable. Cf.

ou¬

oumiòt; sm.
Petit homme, homme
de caractère ; v. oumiaròt.

de peu

oumissioû ;

sf.

Omission ;

—

v.

des-

brémbe, manque.

oumnipoutén,-te

;

adj.

Omnipo¬

—

tent,-e. V. poutén.

oumnipouténee ; sf.
Omnipotence
oumoulougà; v. — Homologuer,
oumoulougacioû; sf.
Homologa¬
—

—

tion.

oumounerie; sf.

—
Aumônerie.
oumouniè.
C. aumouniè.
oumounimàt ; sm. — Homonymie.
—

s.

—

Homony¬

me.

oumounimie; sf. — Homonymie,
oumpre. — V. oumbre et dérivés,
oumprèle ; sf. — Lépiote élevée. Cf.
griséte
oumprigues (ha) ; loc. adv. — Faire
la courte-échelle. Cf. avec
empouriques.
oun.
oun

—

;

V.

om.

adv. de 1.

—

Où.

Oun bat ? Où allez-vous ? D'oun arri¬
bes ? D'où viens-tu ? Oun n'èm ? Où en
sommes-nous p
Oun que sie, où que ce

soit; nou sèy pas oun, je ne sais où; oun
boulhe, n'importe où.
En Basse Big. et dans le G., on entend

se

souvent

à-oun pour oun.

ounacoùm

(M1 Big.) ; adv. — Quelque
ailleurs.
Mes ounacoùm cy partit ? Mais où peutil être parti ? que-s trouberà ounacoùm,
cela se trouvera quelque part.
ounce ;
sf. — Poids valant, l'ounce
petite, 20 gr., l'ounce grane 3o gr.
ouncioû, ounccioû ; sf. — Onction.
En Lav., hè eras ouncioûs signifie tuer,
part, ici

ou

assassiner.

oùncle, oùncou;

sm. — Oncle.
Cf.
On dit aussi ouncoû.
En style plaisant, lou bos de l'oùnclç, le
bois de l'oncle, signifie la propriété de la
collectivité, celle où l'on va prendre, fûtelle de son meilleur voisin, ce dont on a
besoin, sans permission, bien entendu.
ouncleyà (Lav.) ; v. — Affecter d'appe¬
ler quelqu'un oùncle; peut signifier aussi

toutou,

mounoune.

avoir une ressemblance
tenir de lui.

ouncletoû ;

avec

un

oncle,

Dim. de oùncle.
C. unclàt,-ude.
ouncoù ; sm. — Oncle ; v. oùncle.
oundade ; sf. — Ondée, flot, masse
d'eau qui s'écoule ; v. boundade, ouripàt.
ouilde ; sf.
Volume, ampleur d'une
masse,
d'un chargement, par exemple :
aquéste car de hé qu'a bére ounde, ce char
sm.

ounclùt,-ude.

C. oumière.

sm.

Les hommes,

—

sens

un

oumounime,-e; adj. et

oumbrejà ; v. — Faire de l'ombre;
ombrager; oumbrejà-s, se mettre, être à

et

avec

mialhe.

Lombré. V. oumbradiu.

Bengàt-be oumbrejà,

»

—

—

—

foin présente un volume de belle am¬
pleur; nou hè pas grane ounde, ça ne
paraît pas bien important. V. endoùm.
de

�OUNDE

289
— Onde (Lit.),
oundejà ; v. — Onduler, balancer à la
façon des flots, ondoyer; par ext., ruisse¬
ler, inonder, noyer : las carreres qu'èren
oundejantes de sang, les rues ruisselaient

ounde; sf.

de sang.

oundéte,-ote ; sf. — Petite onde,
oundetejà. — Fréq. dim. de oundejà
oundrà ; v. — Orner, parer, décorer,
oundrà ; v. — Honorer ; on dit, sous

honorable.
oundràble,-e ; adj. — Honorable,
oundradaméll ; adv.
—■
Honorable¬
ment, d'une façon honorable.
oundradé,-re ; adj. — Qui peut être
orné, honoré,-e.
oundradoù,-re ; adj. — Qui orne,
pose des ornements.
sm.

Action d'orner,

—

d'honorer.

Ornement, colifichet,
oundulà ; v. — Onduler; v. oundejà.
oundulacioû ; sf — Ondulation.
ouneroùs,-e ; adj. — Onéreux.-euse.
ounèstamén, aunèstamén; adv. —
oundre ; sf.

—

Honnêtement, poliment.

ounèste; onèste (L.).

—

V. aunèsle

dérivés.

et

oungarina (Az.) ; sf. — Pan d'habit
(vieux fr. hongreline). V. pan, lòto.
oungle. — C. ungle, ongle,
—

—

n. p.

Honorine.

ounse ;

gueur

sf.

valant

—

mesure de lon¬
cinquième de pouce; v.

Ancienne

un

ounce.

ountùro

(Lav.)

;

sf.

—

ounzaumén ; adv.
oùnze ; adj. num.

—

—

—

Onzièmement,

oupignastretàt,-niastretàt ;

—

Opi¬

sf.

—

adv.

—

oracle.

un

ourade ; sf.

Espace d'une heure,
C. auràdje et dérivés,
ouralamén ; adv. — Oralement.
ourasoû,-resoû ; sf. — Oraison,
ouratoù ; sm. — Orateur,
ourbà-s ; v. — Se dit des céréales que
le charbon attaque (orp).
ourbàdo,
ourbèro (IBig.) ; sf.
Ivraie, nielle des blés (plantes) ; charbon
des céréales ; attaque de maladie des céréa¬
les; v. irague, urà, orp.
ourbasâ (Lav.),
ourbissâ (H.-A.);
ouràdje.

—

—

—•

Orvet. Cf. orbacâ.

(Lav.) ; sf. — Couleuvre.
Syn. coulobre, quiraule, ourdissàno.
ourbàsi (Lav.) ; sm. — Orgelet ; v.
ourgussoû; furoncle; v. eslouroùnc.
ourbàt,-ade ; adj. — Plante qui a le
charbon.
Hè et

(Az.)

Opportuné¬

; sm.

—

Gésier. Cf. erbè.

ourbè, égorger,
V. ourbàdo.

—

ourberùt,-ùdo ; adj.
en parlant du grain.
—

•—

Qui est infesté,

Forme de oubrl,

ourbigoùn

(Al.)

;

ouvrir,

ourbisâ.

—

V.

ourbasâ.
Ourcàs

(Lav.);

n. p. m. —

contes, sorte de
càsso, ogresse.

des

Personnage

cyclope, d'ogre ; our-

oùrde, oùrdio (H.-Big.); s.
V. ourdi.
Dans cette expr. :

—

Ordre.

à bel oùrde ou à bèro
la queue leu

oùrdio, l'un après l'autre, à
leu.

ourdenàri.

Opiniâtreté.
oupinà ; v. — Opiner,
oupiniàtre. ■— Forme de oupignàstre.
oupinioû ; sf. — Opinion,
oupioùm ; sm. — Opium.
oupourtû,-e; adj. — Opporlun.-e.
;

si elle était

ourbi.

Onze,

oupignàstre,-niàstre,-e ; adj.

;

oupulànce,-lénce,-ci ; sf. — Opulence,
oupulentamén ; adv. — Opulemment.
ouràcle, oràcle ; sm. — Oracle ; en
style ironique, personne qui parle comme

ourbèro.

niâtre.

oupourtunamén

— Opprimer,
sf. — Oppression,
ouptà; v. — Opter,
ouptance; sf. — Action d'opter, option.
oupulàn,-lén,-te ; adj. — Opulent,-e ;
orgueilleux.

v.

oupressioû

Onzième; on

Opiniâtrement.

ment.

oupousàble,-e ; adj. — Opposable.
oupousàn,-te; adj. — Opposant,-e.
oupousicioû; sf. — Opposition,
oupressà ; v. — Oppresser.
oupressàn,-te ; adj. — Oppressant, e.
oupressàyre,-e ; adj. — Oppresseur,

ourbè

oupcioû ; sf. — Option ; v. ouptance.
ouperà; v. — Opérer.
ouperàble,-e ; ad j. — Opérable,
ouperacioû; sf. — Opération.
ouperadoù,-toù,-re ; s. — Opérateur,
-trice ; qui fait des lours de physique,
oupiàt; sm. — Opiat.
oupig-nastramén.-niastramén ; adv.
—

s'opposer.

Bourrelet de

graisse.
ounzàu ; adj. des 2 g.
dit aussi ounzieme,-e.

Opportu¬

ourbasàno

Ounourine, Nourine, Norine;
f.

—

oupourtunitàt ; sf. — Opportunité,
oupousà ; v. — Opposer; oupousà-s,

sm.

ounoù.
V. aunoù et dérivés.
Ounouràt ; n. p. m. — Honoré.

adj.

OURDI

niste.

ouprimà ;

l'influence du fr. ounourù.
Omi oundràt, homme honoré,

oundramén ;

oupourtuniste,-e ;

—

ourdi ; v.

—

—

V. ourdinàri et dérivés,

Ourdir.

ourdi, avant de
la chaîne (dic.\
ourdi, òrdi, òrde; sm. — Ordre.

Permè de tramà que eau
faire la trame, il faut faire

Causes en ourdi, choses en ordre ; arran¬
gement bien arrêté; da-s oùrdi, se dé¬
brouiller, prendre ses dispositions ; qu'y
hicaràm oùrdi, nous: y mettrons bon ordre.

19

�OURDI

OURIADIS

—

290

oùrdi

(B.-L.) ; sm.— Repas; pourtà-s'en
oùrdi, emporter ses vivres.

et

ourdià ;

v.

Commencer

—

mettre

;

ourdounàble,-e; adj. — Ordonnable.
ourdounançà; v. — Ordonnancer,
ourdounançamén ; sm. — Ordon¬

eu

ordre, dans l'ordre ; v. ourdounà, arregui.
Hemne ourdiade, femme qui a de l'or¬
dre ; /ou tribàlh qti'ey plá ourdiài, le
travail est bien commencé, bien ordonné.
Mise en ordre, dans
ourdiade; sf.

nancement.

ourdounance ;
sf.
ordonnancement ; ordre,

—

ourdiade ; sf. — Mélange d'orge avec
autre, d'autres céréales,
ourdiche (G.). — C. ourdi.
ourdide ; sf. — Action d'ourdir ; quan¬

une

on

;

adj.

—

Qui

peut,

ourdounàyre,-e

; s. et adj. — Ordon¬
qui a la manie de donner
des ordres, de commander sans cesse,
oure (Bay.) ; adv. de 1. — Où. Cf. oun.
ourélhe.
C. auréllie (peu usité).
Ouréns ; 11. p. m. — Orens. St-Orens,
ermite des Pyrénées, évèque d'Auch, où
une église lui
est dédiée ; il est invoqué
contre les orages, les terreurs nocturnes,
etc. Sarutourens, Sainlorens, n.
de p.
ouresoû, ourasoû ; sf.
Oraison,
ourét (Big. G.) ; sm. — Ourlet ; bourre¬
let. lin Lav., l'anus est appelé ourét d'&amp;t eu.
ouretà (Lav.) ; v. — Faire un ourlet ;
faire croire quelque chose,

doit

—

chose de rebut.

ourdimalhes;

sf.

nécessaire pour ourdir.

pl.

—

Ce qui est

ourdime,-mi ; sm.
Chaîne, fds né¬
à l'ourdissage; le fil ourdi. De
quelqu'un qui a manqué son affaire, qui
n'a pas eu de réussite on dit: que s'a man¬
—

ouréte ; sf.

cessaires

ourfèbrarie ; sf. -— Orfèvrerie,
ourfèbre ; sm. — Orfèvre,

ourgàne ; sm. — Organe.
ourganic,-que,-e adj. -— Organique,
ourganicamén ; adv. — Organique¬
ment.

Ordination,
adv.
—
Ordonné-

—

ourganisà ; v. — Organiser,
ourganisacioû ; sf. — Organisation.
ourganisatoù,-sàyre ; sm. — Organi¬

ment.

ourdinàn ;

sm.
Ordinant.
ourdinàri, ourdenàri ; sm. — Ordi¬
naire,-niveau commun; ce que l'on sert
—

sateur.

ourganisme ; sm. — Organisme,
ourganîste ; sm -— Organiste.
ourginàu,-ale ; adj. — Original,-e.
ourgò (Lav.) ; sm. — Redite,
ourguén. — V. orgue.
ourguine ; sf. — Petit orgue,
ourgùlh ; sm. — Orgueil,
ourgulhade; sf. — Parole, action de

habituellement à un repas.
Loc. adv.
D'ourdinàri: atàu que lièni
d'ourdinàri, nous faisons ainsi ordinaire¬
ment; à l'ourdenàri: Quin bat ? — A
l'ourdenàri; comment vous portez-vous ?
--

A l'accoutumée.

prép.

coutume
comme

à

:

—

que

hèy

mon

A

Vourdinàri; selon la
ourdinàri, je fais

vaniteux.

au me

ourgulhoùs,-e ;

adj. — Orgueilleux,
Augm. ourgulliousàs,-se. Dim. ourgulhousét,-sòt,-e.
ourgulhousamén ; adv. — Orgueil¬

ordinaire.

-euse.

ourdinàri, ourdenàri; adj. des 2 g.
Ordinaire, commun,-e, médiocre, vul¬
gaire, trivial. En Big. et G., on dit au fém.

—

leusement.

ùurdenàrio.

ourdinarimén, ourdenariamén ; adv.
—

Ordinairement,
ourdinè.
C. ourdidé.
—

ourdinét,-e ; ad j.
comme qualité.

—

IJn

peu

ordinaire

ourdissàdje

; sm. — Ourdissage,
(M'.-Big.).— C. ourbasàno.
ourdougnè,-re. — Forme de ourdounàyre; v. ourdounatoù.
ourdissàno

ourdounà ;

comman¬

der ; mettre en

arranger;

v.

v. — Ordonner,
ordre, de l'ordre,
ourdià, escatsà.

l'etite heure,

(Lom.) ; sf. — Jeu d'enfants.
ourfalî,-nî,-ine ; s. — Orphelin,-e.
ourfalinàt; sm. — Orphelinat,

l'ourdìmi; en toute trame que eau
l'ourdimi, pour toute trame il faut la
chaîne (dic.) ; ha segui l'ourdimi dab la
trame, faire une chose régulièrement,
ourdimialhà (I.av.). — C. ourdià.
ourdinà ; v. — Donner l'ordination,
ourdinacioû ; sf.
ourdinadamén ;

—

ouréto

cat

Loc.

;

—

ourdidoù,-re; adj. et s. — Celui, celle
qui ourdit.
ourdidùres (1B.-L.) ; sf. pl. — Vivres
qu'apporte chez le tisserand celui qui va
faire ourdir ; t. général.
ourdilho (G.) ; sf. — Guenille, haillon ;

—

ourdounatoû ; sm. — Ordonnateur ;
trouve dans d'anciens textes
ourdougnè.

nateur, -trice

tité de fil ourdi pour une
pièce,
ourdidé ; sm. — Ourdissoir.

ourdidé,-re

Ordonnance ;

régularité.
ourdounàt,-ade ; adj. — Ordonné,-e,
qui aime l'ordre, les choses régulières, à
leur place.

l'ordre.

être ourdi.

—

I

ourgulhousè ; sm. — Fréq. augm. de
ourgùlli, orgueil insensé, grande vanité.
ISou-s bé.t pas û tau ourgulhousè, on ne
voit pas line vanité pareille; que put d'our¬
gulhousè, il pue l'orgueil, la vanité.
ourgussoû (Bagnères) ; sm. — Orgelet.
Cf. ourbissâ, eschourderòu.
ourì (Lav.) ; sf. — Rouille,
ourià (Lav.); v. — Rouiller; ourià-se,
se rouiller.
Cf. arrougnà.
ouriadis (I.av.) ; sm. — Rouille qui
s'attache

au

métal.

�OURIAT

291

au

ouriàt,-àdo (Lav.) ; adj. — Rouillé,-e ;
fig., personne revêehe, ours mal léché,
ouribàt.
ouricio

C. aiiribàt.

—

(Lav.)

sf.

;

Avarice

—

;

v.

abarè.

ouriginalamén ;

adv.

Originale¬

—

ment.

ouriginalitàt ; sf. — Originalité.
ouriginàri,-ie ; adj. — Originaire.
ouriginarimén,-riamén ; adv. — Ori¬
ginairement,
ouriginàu. — C. ourgiinàu.
ourigine ; sf. — Origine.
ourille,-o (Lav.); adj. — Qui a une
teinte dorée: aberà
Ci. avec ouiï.

òurine.
òuriòu.

V. aurine et dérivés,

—

—

ourille, noisette dorée.

C.

auriòu, loriot,

ouripàt (Lav.) ; sm. — Flot, ondée,
averse. V. eschalagàs.
ourlà, ourletà ; v. — Ourler,
ourlà (Lav.) ; v. — Enfler, gonfler ;
ourlà-se, se gonfler. V. eslà.
ourlade, ourletade ; sf. — Action
d'ourler; chose ourlée.
ourladùro (Lav.) ; sf. — Enflure,
oùrle ; sm. — Ourlet assez grand, repli
dans une étoffe ; bord, rebord,
ourlèro (Lav.). — C. ourladùro.
ourlét ; sm. — Ourlet ; bordure d'une
pièce ; bourrelet ; v. ourét.
ourmèu.
C. àum, ormeau,
ourmigo (G.). — Forme de hourmigue.
ournà ; v. — Orner, parer ; v. oundrà.
—

ournamén ;

sm.

ournamentà;

—

v.

Ornement,
Ornementer,
sf. ■— Ornementa¬

—

ournamentacioû ;
tion.

oùro
heure.

(E. de la Big. G.).

—

C. ore,

ourounge,-gle ; sf. — Oronge.
Syn. oueuarole, iroange, angosse.
ouroungle. — Y. auroungle.
ouroùno, auroùno (Lav.) ; sf. —
Armoise ; (artemisia abrotanum L.) ; on
l'appelle aussi chitroanèlo. V. artemise.
ourquestrà ; v. — Orchestrer,
ourquestracioû ; sf. — Orchestration,
ourquèstre ; sm. — Orchestre,
ourramén, orramén; adv. — D'une
manière horrible, horriblement,
ourredà ; v. — Souiller, salir,
ourredésse, ourresie; sf. — Souil¬
lure, saleté. V. pipautè.
ourriblamén ; adv. — Horriblement.
ourrible,-e; adj. — Horrible,
ourripilà ; v. — Horripiler,
oùrro (Lav.) ; sf. — Richesse, fortune ;
v.

riche.
ourroû ; sf.

—

ours, ous; sm.

Horreur ; infamie,
— Ours; au fig.,
per¬

rude, grossière, insociable.
Que sentéch à l'ours, il senl. mauvais.
oursàs,-se ; s. — Vilain ours; au fig.,
personne rude.
sonne

—

OUSÈT

oursàt ;

sm. — Ourson,
oursatè, oussatè ; sm. — Chasseur
d'ours; sobriquet des gens d'Assouste (Os.),
ourse, ousse; sf. — Ourse,
ourse (vers l'Arm.) ;
sf. — Cruche. Cf.

terràs.

oursè,-re ; adj. — Qui est de l'ours;
d'ours; sobriquet des gens d'Asson.
oursè,-ro (G.) ; s. — Evier, emplace¬
ment de la cruche. Cf. banè, teirassè.
oursét, oursoû; sm. — Ourson,
oursin (G.-M.) ; sm. — Oursin,
ourtà ; v. — Avorter,
ourtade ; sf. — A.vortement.
ourtalâ,-ane ; adj. et s. — Jardinier,
-ère. N. de p. Hortala.
ourtalét,-lòt; sm. — Petit jardin (orí),
ourtalìssi,-lisse ; sf. — Jardinage, les
légumes.
ourterà (Lav.) ; v. — Mener les brebis
meneur

aux

ourtéts.

ourtét;
plaques de

sm.

Petit ort ; en Lav., aussi
dans les roches. N. de p.

—

gazon

Lorlet.

ourtigà
orties ; v.

; sm.

Lieu où il

—

y

a

des

ourtic.

ourtigà ; v. — Piquer, fouetter avec des
orties; ourtigà-s, ,:e piquer aux orties.
ourtigade ; sf. -— Piqûre d'ortie; action
de fouetter

avec

des orties.

ourtigasse ;

sf.

—

Grande,

vilaine

orlie.

ourtigote; sf. — Petite ortie,
ourtigoû ; sm. —• Fausse ortie (urtica
urens) ; lamier purpurin (plantes).
ourtigue ; ourtrigo (Big. G.) ; sf. —
Ortie (plante), t. général.
ourtiguère ; sf. — Quantités d'orties ;
lieu où il y a beaucoup d'orties; urticaire.
ourtigùt,-ude ; adj. — Qui est de l'or¬
tie, comme l'ortie : û ourtigùt, un individu
peu commode.
ourtioùs,-e; adj. — Malpropre ? N.
de p. Lourties.
ourtoû ;

sm.

créche, narùc.
ourtoulâ;
ourzò

—

sm.

(Lav.)

;

Avorton.

—

sm.

V.

hart-de-

Ortolan. Cf. benarit.
—

Orgelet ;

v.

es-

cliourderò, urzòu, ourbissâ.
Forme phonétique de ours en B.
ous.
ouscà ; v. — Entailler, ébrécher, den¬
ier, faire un cran, une osque.
ouserò (Lav.). — C. auserù, érable,
ousèt (M1 Big.). — C. ausèt et dérivés,
ousèt boutiguè (B.-L.) ; sm. — Grim—

des murailles (certlli/i familidris) ;
gurrapoû, picaparét.
ousèt d'éra lauràdo (B.-L.) ; sm. —
Bergeronnette grise ; v. coudèyle.
ousèt d'éras iléus (Lav.) ; sm. —
Niverolle; gélinotte; v. piganèle.
ousèt d'éras pénas (Az.) ; sm. —
Oiseau des rochers, grimpereau (tichodroma phœnicoptera Temm.).
Syn., escaléto.
pereau
v.

�OUSMA

OZUS

—

ousmà

(Lav.) ;
ousmàu; adj.

292

outilhàdje; sm. — Outillage,
outìs, utis; sm. — Outil. V. upè,
arnés, estiflét; employé parfois comme t.

oussalés.

gent

—

G.

—

aussalés.

N.

de

p.

Loussalez.

oussalhe ; sf.

—

Débris d'os, tas d'osse¬

ments.
sm.

Gros, grand

—

os.

V. oursatè.

—

Oussàu.

Forme de Aussàu.

—

ousserilhes; si. pl. — Petits os, débris
d'os, particulièrement les os d'une carcasse
de volaille ; le t. a un sens méprisant ou
dédaigneux, ordinairement; v. oye.
oussét,-òt; sm. — Osselet, petit os; c.
oursét. N. de p. Uusset, Loussel.
oussigùt,-udo (Lav.). — G. oussàt.
Oussü ; n. p. — Ossun (II.-P.). V.
lamoù.
Un donne

aux gens
d'Ossun le sobriquet
burriàyres, marchands de beurre ; c'est
effet
en
une spécialilé du lieu; 011 dit aussi
prov. : yén d'Oussû, yrurie culole, petit eu,
par allusion à la culotte très ample que les

de

hommes d'Ossun

étaient seuls à porter.
oussùt,-ude ; adj. — Osseux,-euse.
Oust, òus, aoùst; sm. — Août,
oustà ; v. — Oter ; le t., couramment
usité autrefois, est tombé en désuétude; on
dit généralement tirà.
oustalâ,-ane ; s. — Hôte, hôtesse. N.
de p. Loustalan. Cf. oustalè; v. ostalàt.
oustalade ; sf. — Maisonnée, tout ce
que contient la maison.
oustalarie,-larie ; sf. — Hôtellerie ;
employé aussi au sens de ouslulade.
OUStalàs ; sm. — Grand hôtel, grande
vilaine maison.

oustalè,-re ; s. — Hôtelier,-ère. N.
de p. Louslalè, Louslalère.
oustalét,-lòt ; sm. — Petit hôtel, petite
demeure. N. de p. Louslalet, Loustalol.
oustàu ; sm; — Hôtel, habitation, logis,
demeure, maison. N. de p. Loustau, Luustuunau. V. cap d'ouslùu.
ousténc,-o (Save) ; adj. — Qui est de
l'os, sec comme un os.
oustentacioû ; sf. — Ostentation,
oustésse ; sf. — Hôtesse ; v. òste.
oustie.
aussi le

v.

—

—

C.

ostie, hostie. On donne

d'Oustie à la personne

qui
fabrique des hosties.
oustile,-e; adj. — Hostile.
oustiletàt,-litàt ; sf. — Hostilité.
oustoù,-ro (B.-L.) ; s. — Créature, in¬
dividu dans un sens péjor. triste oustoù,
surnom

triste sire. Cf.

avec

oùstre ; adv.

outàdje

; sm.

—

—

ourtoû.

Outre,

Otage.

Outiller

;

outilhù-s, s'ou¬

tiller.

libre.

Mancà duu miéllie outìs, manquer
; triste outls, triste
mauvais garnement.

Ôutou.

Forme

—

outourisà.

oussàs ;
oussatè.

et

outilhà ;

Envier, jalouser,
Envieux.
ouspice,-ci ; sm. — Hospice,
ouspitalisà; v. — Hospitaliser,
ouspitalisacioû ; sf.— Hospitalisation,
ouspitalitàt ; sf. — Hospitalité,
v.

—

OUtrà ;

v.

—

—

outradjà;

v.

sire

;

d'ar¬
macliàn outls,

phonétique de autoù.

V. autourisù et dérivés.

Outrer, excéder,
—

Outrager.
; adj.

outradjàn,-te,-joùs,-e

—

Outra¬

geant,-e.

outràdje; sm. — Outrage.
outradjoùs,-e ; adj. — Outrageux,
-euse.

outrance; sf. — Outrance (Lit.).
outranciè,-re ; adj. —• Outra 11 cier,-ère.
oùtre ; prép. adv. — Outre, au-delà, par
dessus; employé aussi pour malgré.
Maridà-s outre tous paréns, se marier
malgré les parents, contre leur gré ; engadjà-s outre la bite, s'engager au-delà de
sa vie ; passà outre,
passer outre ; anà outre
ma, aller outre mer.
Loc. adv.
En outre: qu'ey loudjàt en
outre de pagàt, il est payé et, en outre,
logé.
Loc. conj. — Outre que; outre qui cm
gouhàts, qu'abém liàmi outre que nous
sommes trempés, nous avons faim.
outrecudarice ; sf. — Outrecuidance.
outrecutàt,-tade ; adj. — Outrecui
dant,-e.
L'oirecuiat que broga, l'outrecuidant fait
—

le fier

(Salettes).
ouyà ou ja ; conj.

que,

—

Sinon, à moins

si

ce n'est, autrement : nou rn'estarèy
que ptàbie, je ne resterai pas à moins
ne pleuve.

ouyà
qu'il
òuyoù.

— C. aujoù et dérivés,
particule affirmative corespondant à
oui; elle était employée autrefois, mais
sous l'inlluence du fr. on dit
aujourd'hui,
généralement oui, quand on parle à quel¬
qu'un que l'on ne tutoie pas, et dans le
cas d'affirmation, on prononce
comme en

oy ;

fr., oui; usité

comme

exclamation, oh !

òyo (B.-L.); adj. — Joliet,-te ;
aphérèse de beròy,-e. V. toy.
oye ; sf. — Carcasse, plus particulière¬
ment de volaille; v. ousserilhes; las oyes,
les os, en style plaisant: que-t couparèy las
oyes, je le casserai les os, la carcasse,
òyo (Lav.). — Forme de olhe, brebis,
òysso (G.); sf. — Luette, épiglolle; v.
galipéte.
ozùs (Lav.) ; interj. — Hé ! Hé là !
de surprise, d'élonnement.
avec
un
sens
Probablement, contraction de o Yèsus, oh 1
oy,

Jésus l

�P; consonne bilabiale. — Sonne tou
jours fort, quelle que soit sa position dans

: pày,
rapàt, cap; toutefois, quand
suivre la tradition et se conformer à
ï'étymologie on l'incorpore dans certains
mois : coumptà, sept, camp, temps, p est

le mol
pour

muet.
—

Voir à la

pron.
p

lettre B, à l'article de b,

enclitique,

pour

la substitution de

à b.
pâ;

sm. — Pain.
Pâ blanc, pain blanc ;

pâ gris, pain gris,

bis; pâ d'anis, pain anisé ; pâ

d'arradoù

(Lav.), pain de méteil ; pâ benedit, pâsegnàt, pain bénit ; pâ escarp, pain bien
levé; pâ micùt, pain mal cuit, lourd; pâ
fre.se, pain frais; pâ pousàt, pain rassis;
pd croustinoùs, pain dont la croûte est
épaisse;
pâ oelhàl, oelhùt, pain œilleté ;
ptl leujè, pain léger; pâ pesàn, pain lourd;
pâ toustàt, grilhàt, pain grillé; pâ de roumén, pain de froment ; pâ de carroâ, pain
de canon, de méteil; pd de balhàrc, pain
d'orge; pâ lièyt en case, pain fait chez soi;
pâ marjandii, pain liavi, morfondu, lourd;
pâ de cire, m a l'qnette de cire; pâ de rousie,
pain de résine; pâ de sùcre, pain de sucre;
fiâ de nòbi, pain de marié; v. nòbi; pâ de
brén, pain de son; pâ de brégne, pain de
vendange, pied de marc au pressoir, syn.
de pain grossier; pâ eslourit, pain moisi.
Loc. div.
Boit coum pâ benadll, bon
comme pain
bénit; celui-ci, en effet, est
généralement du pain blanc; gagnà-s Ion
pâ, gagner! son pain; lou pâ qu'ey la gracie
île Diu, le pain c'est la grâce de Dieu, diton aux enfants qui gaspillent le pain, pour
leur faire comprendre qu'il ne faut pas
faire ainsi; qu'a lou pâ gagnât, il a le pain
assuré ; nou pas gagnà-s lou pâ, ne pas
très bas
gagner son pain ; travailler à
salai re ; qu'a fenlt de minjà pâ. il est mort ;
il 'an pas
û gnac de pâ, ils n'ont pas une
bouchée de pain; il brame-pâ, un meurtde-faim ; paXs de brame-pâ, pays très pau¬
vre ; mêle lou pâ à la mâ., mettre le pain à
la
main, donner un métier, faire une
situation à quelqu'un ; ha passà lou gous
deu pâ, tuer; tirà-s lou pâ de, la bouque,
donner son pain à plus pauvre que soi ; se
ruiner pour un autre ; cercà-s lou pâ, cher¬
cher son travail ; mendier son pain ; cracà-s
—

blanc, croquer son pain blanc,
prévoyanl, économe; coumençà
per lou pâ blanc, commencer par le plus
facile; minjà pâ de bnégne, faire maigre
chère; minjà lou pâ de la nouce, se dit
proverbialement pour « être dans la lune
de miel»; minjà lou pâ dou rey, manger
le pain du roi, être en prison; pâ de
Nadàu., pain de Noël, béni à la messe de
lou

pâ

n'être pas

du
de¬
vant servir à éloigner les mauvais esprits,
à soulager un malade, à faire fuir les
minuit ; on en mange un peu au repas
réveillon et le reste est gardé comme

chiens

enragés, etc.
Pâ d'ue die

e bî d'à an,
pain d'un jour, pain
frais et vin d'un an, vie de gourmand; lou
pâ que-s hè dab crouste, le pain se fait avec
de la croûte, il y a partout quelque diffi¬
culté ; lou pâ de case qu'a ne crouste, mes
en ço dous auts qu'en a sèpt, le pain chez
soi a de la croûte, mais chez les.autres, il
a
sept croûtes ; restez chez vous ; nou pas
croumpà lou pâ à la llure, être riche, bien
pourvu; lou qui a pâ e bî, que pot embilà
lou besî, ou encore : que-s pot trufà dou
besî, celui qui a du pain et du vin peut
Prov. et Die. —
bile de gourmàn,

inviter le voisin Cou se moquer, se passer

està badàt dab lou pâ coeyl, être
dou pâ dou me counJray, bel tros au me hilhòu, du pain du
voisin, un beau morceau à mon filleul, dit
l'avare : lou qui a pd que-s trufe de la mesturp, celui qui a du pain de froment n'a
que faire du pain de maïs ; qu'a lou pâ e
lou coutèt en mâs, il a ce qu'il lui faut,
l'indispensable, sinon le nécessaire; quoan
y ey lou pâ, lous cachàus que faussen,
quand on a la fortune, on n'a plus de
dents pour la manger.

de

n;

lui)

;

dans l'aisance;

parélh ; sm. — Paire, couple.
de boéus, une paire de bœufs,
pa ; adj. m. — Pair.
Que soun en pa ou bien au pa, ils sont
nombre pair; au pa de, au pair, en
en
comparaison de, par rapport à.
pâ ; sm. — Pan: û pâ de murralhe, un
pa,

U pa

de mur.
pa-à-pa ; loc. adv.
pabà, pabetà; v.
pabadé,-re; adj.
qu'il faut paver.

pan

—
—
—

Côte à côte,
Paver.
Qui est. à paver

�PABADJE

PACHOU

—

294

pabàdje, pabatàdje; sin. — Pavage,
v. pasimén.
pabàgn (Arm.) ; sm. — Le système du
pressoir constitué par la poutre supérieure
où les vis (ou bien la vis
unique) sont
passées ; troulh à pabàgn, pressoir à vis.
F,n Ras-Arm., lh devient gn ;
pabàgn est
donc la prononciation de pabàlh.
pabàlh,-e, pabalhoû; s. — Pavillon,
drapeau, enseigne; en style plaisant, hou!,
pan de chemise qui sort de la culotte ; v.
tabàlh, pandòt, lote; petit, papillon.
pabalhe ; sf. — Vol de papillons, de
pavement ;

moucherons.

pacantàs,-se ; adj. — Grand paresseux,
grosse paresseuse ; personne sans énergie.

pacantassejà. — Augm. péjor. de
pacantejà.
pacantè ; sm.— Paresse; état de pacàn;
fainéantise.

pacantejà. — C. pacanejà.
pacantis,-sse. — C. pacantè.
pachà ; sm. — Pacha, dignitaire turc,
usité dans le sens de gros homme, indo¬
lent, joiiisseur: ha lou pachà, se prélasser,
fainéanteii ; bénte de pachà, gros ventre,
pache (L. Or.). — C. pèche et. dérivés,
pache ; sf.
Glandée, « paisson »
(vieux).
pachén ; sm. — Fourrage supplémen¬
taire tel que fanes, feuilles de maïs, etc.
pacherà ; sm.
Fchalassière., de châ¬
—

pabalhòt (G.1) ; sm. — Petit papillon de
pamparòle.
pabanà-s ; v. — Se pavaner,
pabàt ; sm. — Pavé,
pabatàdje. — V. pabàdje.
pabàyre ; sm. — Paveur,
pabe ; sf. — Femelle du paon : v. paboâ.
paberoû,-e ; s. — Petit, jeune paon.-e,
pabés,-e (M'I ; s. — Coq, poule dp
hruvène, tétras; v. paboii, pabosàc.
pabés; sm. •— Pavois; bouclier; v.
nuit. Cf.

—

taigniers ordinairement,

pacherà; v. — Piauler des échalas.
pacherà ÍG.) ; v. — Se dit d'un cours
d'eau qui déborde, passe par dessus les
pachères.
pacheràdje ; sm.— Fchalassrment ; les
échalas; travail d'endiguement d'un cours

targue.

d'eau.

pabesè ; sm. — Qui porte, qui est
pourvu d'un bouclier: fabricant de bou¬

vaille

cliers.

teur

pabialè CL.);

Chandelier; mèche
pour la chandelle de résine. V.
hiebalè,
bibalè, pabìu, chirou.
pabialè,-tè,-ro (Bip. G.); s. et adj. —
Semis de sarrazin : qui est du sarrazin.
pabiàt (Big. G.) ; s. — Blé sarrazin. Cf
sm.

—

rnilh moùrou.

pabie ; sf. — Pêche dite de Pavie.
pabielè,-re,-rè,-ère ; sm. — Pêcher de
Pavie, albergier. C. pabiu.
Quoan la pabièro ey en flou.
Hico la counoùlho

Quand le pêcher est

au

en

cantoû.

fleurs, mets la

rruenouille dans un coin; les veillées sont
finies ("die. gascon),

pabilhoû ; sm. — Pavillon. V. pabàlh.
pabiu; sm.
Mèche de chandelle; v.
bàbi, bibalè, pabielè.
pabosàc; sm. — C. pabés. tétras,
pabòt sf. — Pavot (plante) ; pabòt saubàdje, coquelicot.; v. camrose.
paboû, paoû,-ne, pabe; s. •— Paon,
-ne ;
coq de bruyère, tétras.
pabounét, paounét,-e; s. — Petit,
jeune paon,-ne.
pacâ, pacàn,-te; adj. et s.— Pacant,-e,
manant,-e (vieux) : ne s'emploie aujour¬
d'hui qu'au sens de paresseux,-euse. triste
sire. Sobriquet des gens de Momas ÍB.-P.).
pacadjà ; v. — Pacager : v. pèche.
pacadjàn,-te ; adj. ■— Qui pacage,
pacàdje ; sm. — Pacage,
pacàn (Bas-Os.); sm. — Lourdaud; v
pacâ.
pacanejà, pacantejà; v. — Fainéan¬
ter, baguenauder.
pacanerie ; sf. — Les fainéants ; la
—

paresse.

pacheràyre

; sm. — Ouvrier qui tra¬
écbalassières ; marchand, plan¬
d'échalas; ouvrier qui fait des dianes.
aux

pachère; paychèro (G.); plecbère :
Barrage qui. en principe, serait fait
avec des
pieux (pachèts), mais ainsi dénom¬
mé aujourd'hui, quel que soit le mode de
construction;
digue, batardeau. établis
sf.

—

généralement pour une prise d'eau
digue qui encaisse le cours d'eau est
lée

mue

:

une

appe¬

terré.

ou

pacherén,-rénc
vé

; sm. — Cépage culti¬
hautin, contre des pachèts, notam¬

en

ment,

donne

dans le Vic-Bilh et le Madiranais. 11
un vin très
généraux.

pacherie
une

sf.

;

T.

ancien désignant

convention

de paix, de

«

relative à la pache: pacte
non agression ». V. passerie.

pachèro (G.); sf.

Chute d'eau, cas¬
cade; rtlàue à pachèros. pleuvoir à verse.
V pachère.
pacheròc,-roû: pachèròc íG. LA;
—

Moineau vulgaire.
chiròc. Y. passaroA.
sm.

Cf. parràt,

—

pachèt (B.-L.)
daud.

avec

une

: sm.

nuance

—

pnrre.

C. pachdc. lour¬

diminutive.

pachèt, pachoû : sm. — Fchalas : pieu
haut mais guère épais, tuteur d'arbre, or¬
dinairement de bois de châtaignier. V. pauhic.

pachiròc,-roùn (L.
rbc.

G.).

pachiu, pouchiu (L.).
puchéu.
pachòc, patchòc,-oque

V. pache-

—

—

;

Formes de

adj.

—

Lour¬

daud,-e.
J.ous crapàuts tripùts e pachòcs. les cra¬
pauds ventrus cl lourdauds (F. Larroque).
pachoû CB.-L.) ; sm. — Pieu auquel
sont fichés les gonds de la
baràno ; v.
pachèt, pau-hic, purpalère.

�PACHOURCAS

295

pachoucàs.-se. — Augm. péjor.
pachòc.
pachouquè, patchouquè; sm.

de
—

Lourdauderie.

pachouquét,-lét,-e
agile, gras, dodu.

; s.

—

Petit enfant

peu

pacién,-te; adj. — Patient,-e.
paciénce,-ci,-cie ; sf. — Patienee, lon¬
ganimité ; endurance.
Paciénce d'ànjou, patience d'ange; puciénce d'àsou, patience d'âne, longanimité
slupide ; las paciénces que se m'escapei\ je
perds patience ; sénte Paciénce ! s'écriet-on en présence d'un fait qui réclame de
la patience, de la longanimité ; on dit
proverbialement : Paciénce que-s dechè.
bruslà la borde; à quoi on réplique; mes
paciénce que la s'arrebasti, Patience laissa
brûler sa ferme, mais patience la rebâtit ;
ha pati paciénce, abuser,
pacientà; v. — Patienter,
pacientamén; adv. — Patiemment.
pacientàs,-se; adj. et s. — Personne
très patiente, pauvre patient.
pacientasse. — Fréq. augm. de pa¬
ciénce.

pacientejà.
un

Fréq. de pacientà,

—

avec

de dim.

sens

pacientòt,-e.

■—

Fréq.

dim. de

pu-

cién,-te.

pacifie,-ique,-e ; adj. — Pacifique,
pacificà ; v. — Pacifier,
pacificacioû ; sf. — Pacification,
pacificamén ; adv. — Pacifiquement
pacificatoÙ,-e ; adj. — Pacificateur,
-trice.

pacote ;

pacoque,
sm.

—

sf.

—

pacoussè,

Paquet, ballot

pancoussé ;

vrons

%

sablière.

padenàyre,-ràyre,-e ; adj.
de la

—

Oui

«e

poêle.
padéne, padère ; sf. — Poêle à frire
généralement ; une poêle spéciale à fond
troué pour rôtir les châtaignes est dite
padéne castagnère ; v. sartane.
Gourmàn coum padéne, gourmand com¬
me
une
poêle ; gourman-padère, grand
gourmand : celui qu'on appelle padère de
Carnabal est plus gourmand encore ; qu'an
e^carràt la padéne, ils ont écuré la poêle,
ils ont tout mangé, tout dépensé; se dit
aussi proverbialement, sans qu'on sache

Gourmand,-e.

—

padenéte,-nòt,-noû,-note ;

s.—

Petite

poêle.

padère. — V. padéne.
padère dou joulh (01.) ; sf. — Rotule.
paderéte,-ote,-oùgno. — C. padenéte.
paderòt,-roû,-ote ; s. — Poêlon; au
fig., enfant gourmand.
padiàu (B.-L.). — V. padeàu.
padoén ; sm. — Pâtis, terre vacante,
généralement communale, pacage ; le pa¬
doén
est,
presque
toujours situé dans
l'agglomération 011 aux abords immédiats
du village; il sert même parfois de place
publique; par ext., coins,, dépendances,

habituellement inutilisés dans une bassecour, les abords de celle-ci qui servent de
débarras ; v.

paribén.

padoénce ; sf. — Droit de pacage.
padoencè,-re ; adj. et s. —- Qui a droit
de faire pacager dans les padoéns
paè, pané (G.) ; sm. — Panier ; v.
paèro (G.) ; sf. —
couvercle. Cf. tistère.
paèro (B.-L.) ; sf. —
de

Grand panier avec
Planche à pain,

paét, panét,-e ; s. — Petit pain. Dim
pâ. V. paytét, moundéte, tougnét.

pag, pague ; s. — Payement, solde,
salaire; paiement partiel, à-compte.
Pagà à pags, payer par à-comptes; de

dot mais
la fille, on
la légitimé

quelqu'un qui voudrait bien la
uui
dit
en

padèl,-0 (Big.) ; s. — Sablière mince ;
personne
grande et maigre, efflanquée.
V. espadelà-s.
padenà,-rà ; v. — Passer à la poêle
(pudéne) ; an fig., griller, être «sur !e
gril ».
padenàt,-nade,-rade ; sf. — Poêlée.
sert

padenejàyre,-e ; adj.

qui rôdent autour de la poêle.

Boulanger, mitron,

pacoutét; sm.
Petit pain. Cf. panòt.
pacoutilhe ; sf. — Pacotille, marchan¬
dise, personne, chose de peu de valeur,
pàcte, pàcti, pàctou; sm. — Pacte,
pactisà ; v. — Pactiser,
padeàu; padiàu (Lav.) ; sm..— Pièce
de bois qui soutient la poutre et les che¬

PAGA

pourquoi, d'un couple qui se marie un
jour de pluie; 011 dit de même, en telle
circonstance, que la mariée est gourmande';
ha besoiign coum la padéne à Carnabïl,
être indispensable ; on disait en Bigorre :
Lous castèts de Clarens, Peyraube e Gounés dab uo padéno qu'en an prou enta
d'ets très, les châteaux de Clarens, Peyrau¬
be et' Gonez, ont assez d'une poêle pour
tous trois; ils n'étaient, pas riches.
padenejà. — Fréq. de padenà; utiliser
la poêle longtemps.

payrét, coy.

pàco,
(vieux).

—

n'est pas enflammé pour
plaisamment : que preneré

û cop e, la hemne à pags.
v. — Paver,

solder, compenser,
expier.
Pagà s'ou pic, payer sur l'heure, rubis
sur l'ongle, comptant; pagà per tros, payer
ehiquet à chiquet ; pagà dab bounes rasoûs.
donner des faisons mais pas d'argent; si
caun
pregà e pagà !... S'il faut prier et
payer !... ce n'est pas de jeu; n'ey pas lou
qui pague qui ev toustém lou permè serbït,
ce n'est pas le bon payeur qui est toujours
servi 1e premier (die.) ; ha coum l'àsou.
pagà dxib péts, escroquer; entà pagà e entà
mouri que y a toustém tems. dit le mau¬
vais payeur; pague paysâ ; Paye, paysan !
pagà;

satisfaire,

cri

du

paysan

quand

une

charge nouvelle

pagà de tournes, payer de
retour ; l'expr. « payer les pots cassés » se
traduit dans les L., pagà, l'alhade et ail¬
leurs. pagà la bachère coupade; à Bav.,
pagà boumbogne, payer comptant.

lui

échoit;

�PAGA

—

PALANCOUN

296

pagà, pagàn,-e; adj. et

s.—

Païen,-ne,

idolâtre, athée.

pagàble,-e; adj. — Payable.
pagadé,-re ; adj. - Qu'on doit, peut
payer; qui est échu; 011 dit aussi pagadis.
pagadoù,-gàyre,-re ; s. et adj. —
Payeur,-euse ; qui est chargé de payer.
Pasqües pagadoù que lié troubà court lou
coarésme, quand à Pâques il faut payer, le
carême paraît court (prov.).
pagaie, pagalhe; si. — Pagaie, rame,
aviron; le t. a connu, depuis la guerre,
pendant laquelle il entra dans le langage
(les poilus, une certaine fortune; la pagalhe
c'est le désordre, le pêle-mêle, le tobubohu ; hicà, abé las causes en pagalhe,
mettre, avoir les choses en désordre;
yoenésse qui pourlals lou bounel en pagaie.,
jeunesse, jeunes gens qui portez le bonne-!
de travers, sur le côté (Lagravère).
pagamén ; sm. — Payement.
pagàn,-e. — V. pagâ, païen.
pagàn,-te; adj. — Payant,-e.
pagailè ; sm. — Etat de païen, de celui
qui vit en dehors de la religion; le t. a
généralement un sens péjor.
paganerie ; sf. — Les païens ; les gens
sant /eligion.
paganisme; sm. — Paganisme (Lit.),
pagaulè; sm. : pagaules; sf. pl. (T..).
Barres qui, au nombre de six sont posées
soit sur la charpente, soit sur la caisse du
char pour élargir la surface portante du
véhicule. V. bajaules.
pagàyre,-e. — G. pagadoù. En certains
I., le mot a un sens plutôt péjor.
pàge ; sm. — Page, jeune garçon de la
suite d'un personnage noble.
page; sf. — Page-, un des côtés d'un
—

feuillet.

pagère (Bar.)

;

sf.

—

Instrument

ara

toire.

Paysan,-e; le mot, tou¬
jours vivant en Languedoc, est tombé .chez
nous en désuétude; on dit paysâ. N. de p.
paginà ; v. — Paginer,
paginacioû ; sf. •— Pagination,
pagnòto fG.) ; s. — Imbécile, niais,-e;
v.
pèc; maladroit ; v. estròs ; lâche,
poil l'on.
pagnouterio (G.) ; sf. — Pagnoterie.
pague ; sf. — Paye, solde, salaire. V.
de

; s.

—

jour de paie : pague de
de bourreau, salaire qu'on
paie d'avance; adichàt e gran mercès:
l&gt;ague de Biarnés, adieu et merci, paye de
Béarnais (prov.).
paguèro (Big. G.) ; sf. —- Pièce de
terre, versant exposés au Nord, ou. en tous
cas, ne recevant pas de soleil, par opposi¬
tion à soubâ, soulàn. En Rus. la paguèro
peut être aussi orientée à l'Est; 011 donne
aussi le nom de paguèro à un vent humide
hourrèu,

et

—

controverscr.

palabre; sf.

—

Palabre, discussion

en

groupe.

palàci ; sm. —• Palais, avec un sens
péjor., palais sans beauté; v. palày.
paladà,-dé, palàt; sm. — Voûte pala¬
tine, le palais ; on dit aussi cèu de la
bouque.
paladàs ; sm. — Lampas, maladie du
palais des bêtes; excroissance des gencives,
paladasse ; sf. — Grande, lourde pelle,
paladasse. — Y. palalasse plus correct.
paladàyre,-e, paladè,-re; s. et adj.
Ouvrier,-ère travaillant avec la pelle :
marchand de pelles,
palade ; sf. — Pelletée.
Plàbe à palades, pleuvoir à pelletées
abondamment, « à seaux » ; despéne dinès
à palades, dépenser l'argent à la pelle,
paladejà ; v. — Fréq. de palà.
paladí; sm. — Paladin,
palaferniè ; sm. — Palefrenier,
palagàsso (G.) ; sf. — Nénuphar jau¬
ne ; v. plàlou. C.
lapasse, bardane.
palagrip (Bar.) ; sm. — Sorte de pellerâteau, de pelle-fourche analogue au « ras—

trurn

»

des romains.

palahèr ; sm. — Litt. pelle eu fer,
pelle-bêche, pelleversoir ; incisive, en style
badin ; anù-y à cops de palahèr, coum dab
lou palahèr, y aller avec ardeur, vaillam¬
ment, vivement.

pagés,-e

pag.
Die

pahû (Lav.) ; pahùs, pahùlo (B.-L.) ;
Marécage (vieux). V. palus. L'h est
à peine aspirée et souvent muette,
paje. — Autre graphie de page.
pajère. — V. payere.
palà ; v. — Travailler avec une pelle,
palabrà ; v. — Palabrer, parler beau¬
coup. discuter; cliarlataner.
palabràyre,-e ; s. — Parleur,-euse In¬
tarissable, qui a la manie de parler, de
s.

pague,

paye

froid.

pahourrà, pâ-hourrà; v. — Gorger,
bourrer de pain ou de mangeaille un avide ;
par ext., satisfaire grossièrement.

palaherrà ; v. — Bêcher. Cf. paloà.
palaherrade ; sf. — Coup de pellebêche

;

travail fait à la bêche.

palaherràt; sm. — Coup de bêche.
palaherràyre,-e, ad j. et s. — Bê¬
cheur,-euse.

palalasse
tuni)

;

bois

brut,

;

bouillon

sf.

—

Consolide (sytnphv-

blanc,

bardane (lapassa),
plantes. V. palàtos. laparasse.
palalò (Az.) ; sf. — Femme de haute
taille et peu intelligente.
palamàlh, pale-malh ; sf. — Mai!,
masse pour le jeu du mail.
Palaminy. — Nom d'une grande
famille installée à Laloubè'e (H.-P.) et
dont la richesse a donné lieu à l'expr. :
riche coumo Palaminy de Laloubèro.
palàn ; sm. — Palan, I. de marine,
palànc; sm. — Pieu court, piquet,
palancoà (G.) ; v. — Planchéier avec
des bouts de bois, des bouts de planche non
ajustés.
palancoùn (G.); sm. — Morceau de

bûche,

morceau

de

mauvaise

planche dont on fait des parquets de fortune ;
petit palànc.

�PALANDRAN

297

palandràn,-o (C.) ; s. el adj. — Lour¬
peu intelligent ; v. pachòc; en cerse dit aussi pour balandràn.
palandranàs,-so. — Augm. péjor. de
palandrùn,-o.
palan gue,-que ; sf. — Pièce de bois
grossièrement équarrie el dont on fait des
passerelles pour les ruisseaux, des pièces
daud,^,
lains 1.,

lindre; partie
maigre du bœuf appelée couramment ba¬
vette, fichu, selon les lieux; à Bay., engin
de pèche ; au flg., personne grandé el
pla te.

horizontales de barrière ; v.

palanguejà-s ;

v.

—

S'étendre de tout

long, s'élaler.

son

palanguét,-quét,-e,-ote; s. — Petite
passerelle; v. passadéro.
palanque ; sf. — Palanche ; 011 dit aussi
balanque.
Cf. branqae. Palanque biue, branche verte;
palanque morte, ou garralhe, branche
morte.

palanque (Arcaehon) ; sf.

palanquè,-ro (G.); adj.

—
—

Branche.
Bancal,ve.

Cf. came-coupét.

palaràssos (G.); sf. pl. — Lampas. Cf.
paladàs.
palasse ; sf. — Grande, vilaine pelle,
palassejà ; v. — Travailler à la pelle
grossièrement.
palàt. — C. pàlada.
palastre ; sf. — T. de serrurier, palastre.

palatà (As. Bar.). — C. paladà.
palatine; sf. — Palatine, vêtement,
palàtos (Lav.) ; sf. pl. — Bardane v.
palalasse.
palaure, paraule; sf. — Parole.,
palày, palàys; sm. — Palais; palais
de Justice.

Palay (Yan).— Poêle et conteur béar¬
(i8/i8-igo3), père de l'auteur de ce

nais

dictionnaire.
palayàs ; sm.

Grand, vaste palais.
— Petit palais,
pale ; sf. — Pelle ; partie plate de la
rame; petite vanne de moulin; dent inci¬
sive; paleron; aube d'une roue; pente
raide et unie d'une montagne ; râteau de
palayét,-yòt ;

croupier.

—

sm.

pelle à feu; v. ardoch ;
pule bentadére, pelle en bois pour vanner
le grain; on l'appelle aussi pale-coupe; v.
pluse; pusòt; palaher ; mèste de pale,
maître de la pelle, chef boulanger.
Loc. div.
Ha-s'y à pale birade, tra¬
vailler dur, bouleverser, mettre sens dessus
dessous; troucà à pales e nou pas à miéjes,
faire les choses largement et pas à demi ;
bèstie coum ue pale de hoéc, bête, stupide
comme «ne pelle à feu ; da-l'y coum dab
ue
pale, tomber, y aller, servir comme par
pelletées.
palè,-re; s. — Marchand,-e, fabricant
de pelles. Sobriquet des gens de Laborde
(H.-P.).
pale-birà ; v. — Prendre avec la pelle
ci retourner, travail de bêchage; par anal.,i
Pale

dou hoéc,

—

—

PALHADE

bouleverser; qu'ai a tout -pale-biràt, il a
tout bouleversé, mis sens dessus dessous.

paledére (Or.)
ronde dans

un

sf.

;

—

Echalas

bûche

;

fagot.

pale-hè,-hèr. -— C. palahèr.
palejà ; v. — Travailler avec la pelle,
avec la pelle; ramer; en Arm.,
aussi, exciter les bœufs au travail.
palejàyre,-e ; s. — Qui travaille avec
la pelle ; qui tient la pale.
palén, paléne ; sm. — Pieu; ais de
palissade, palis; pal; on dit aussi palengàt.
palengà,-gà ; v. — Planter, placer des
palénes ; palisser, entourer de palis.
Palengà lou car, placer les palencs sur les

remuer

ridelles du char.

sm. — Palce,
des ais taillés. N. de p.

palengà,-gàt;
faite
V.

avec

palissade

Palengàt.

palissât.

palengoù ; sm. — Ouvrier qui fait des
palénes; palis. N. de p. Palengou.
paléngue (M1.) ; sf. — Agrostide ; v.
pelenguéto.
palenque (Bay.) ; sf. — Ligne de fond
pour la pêche au cordeau et très longue
(5o à loo m.).

palés,-e; adj.

Pau;

011

dit

—

Palois,-e, qui est de

Béarn, généralement,
désigner les Palois.
en

Paulin,-e. pour

paléstre ; sf. — Jeu de force, palestre,
général : est. surtout appliqué au jeu de
jéle-barre, jéte-destrà 11.
palét,-e. — C. paîòí., rustaud ; bovin
qui a les cornes aplaties.
palét; sm. — Palet, pierre plate &lt;'l
ronde; filet dit courtine que l'on tend
t.

comme

les rets.

; sf. — Palette ; petite pelle ; la
langue; dent incisive; battoir de lavan¬
dière; v. malhe; paleron, os de l'épaule;
éclisse, attelle d'os fracturé ; spatule ';
palette de jeu de paume ; aube de roue.
paléte; adj. et s. — Vache, nom de
vache qui a les cornes aplaties; personne
qui a de larges incisives.
paletejà ; v. — Jouer au palet ; se servir
d'une pelle, d'un battoir.
paléto,-a (M'-Big.) ; sf. — Belette. Cf
apaU.

paléte

paletò ; sm. — Paletot,
paletote ;-toùgno (H.-Big.) ; sf. —
Très petite pelle ou palette,
paletoû ; sm. — Petit palét.
palhà,-ade; s. — Endroit couvert de

paille.

palhà

; v.

—

Couvrir, garnir de paille,

action des céréales dont la paille
durcit; faire un toit de chaume; faire le
siège d'une chaise.
Palhà
esclops, garnir de paille des
sabots; ha palhà, faire mûrir des fruits sur
joncher

:

de la paille.

indienne

sm. — Etoffe dite
fait des mouchoirs de tête.

palhacà;
dont

on

palhade ; sf.

—

Jonchée de paille; la

paille d'une moisson; airée ; dans les I..,
le travail de l'airée se divise ainsi: ha la
punie, battre un des bouts; ha lou trans,

�PALHADE
battre le
à

battre,

—

PALIIE-PÉU

298

milieu; selon la quantité de paille
fait

dues ou tres palhades
palhades, à foison; v. palhàt.
palhadé; ad.j. — Se dit d'un toit de
Loc.

011

—

ue,

A

chaume qui doit être

réparé.
palhàdje ; sm. — Action de palhà; la
paille; « paillage » d'une chaise. C. palhoìi d je.
palhandràn,-o (Lom.) ; adj. — Pares¬
seux, -euse; gueux, loqueteux.
palhàr(d) ; sm. — Paillard,
palharade ; sf.
Fréq. augm. de
—

pnlhade.

palhardà,-dejà

;

v.

—

Faire le

lard.

palhardanién

;

adv.

—

Avec

dise.

pail¬

paillar¬

palhàts, à foison; ha palhàt, faire litière,
mal user d'une chose; abé d.inès à palhàts,
avoir de l'argent en
grande quantité; que
y abè mours à palhàts, il y avait des morts
en grand nombre. V.
palhade.
palhàyre ; sm. et adj. — Pailleur; se
dit aussi pour

palhassè.

palhàyre,-e ; s. — Rempailleur,-euse ;
on dit aussi
rempalhàyre.
palhe; sf. — Paille; défaut dans le fer,
le marbre, etc.

Palhe
batude,
palhe Ihéyte, lite,
que le lléau ni la
sée; glui ; palhe
entière

paille

battue, écrasée;
feurre, paille de choix
machine n'ont pas écra¬
loungae, tige de paille

Loc. div.
Segouti coum pallie, secouer
fortement ; r.rouls de palhe, croix de paille,
—

palhardàs ; sm. — Grand paillard,
palhardè.-dise ; s. — Paillardise,
palhardejà. — C. palhardà.
palhardère ; sf. — Les paillards,
palharisse ; sf. — Paille menue,
hachée. Cf. palhussè.
palhàs ; sm. — Paille en bourre, rebuts
des pailles, litière ; v. palhàt. N. de p.
Pailhas.

palhassà,-è; ad.j. et s. — Grande éten¬
paille ; qui est de la paille ; ouvrier
qui fait les toits de paille, les paillassons.
N. de p. Pailhassa, Pailhassé.
palhassàyre,-e ; ad.j. et s. — Pailleur.
-euse ; qui travaille la
paille ; qui fait des
paillasses, des disses ; on dit aussi palliasse.
palhasse ; sf. — Paille grossière,
palhasse, palhassère ; sf. — Paillas¬
se, matelas de paille; en style trivial, le
due de

ventre.

Garni la palhasse, bien manger, s'em¬
piffrer; .traucà la palhasse, trouer le ven¬
tre; d'une personne avare et que l'on croit
riche on dit; qu'a la palhasse garnide;
serhl de palhasse, servir de matelas.
palhasse; sm. — Paillasse, bouffon de
cirque ; personnage des cortèges de mardigras ; ils constituent la garde du corps de
Carnabàl.
Ha
faire

lou palhasse 011 bien dou palhasse,
le
bouffon :
dans une
discussion

sérieuse, d'affaires,

essayer de s'en tirer en
pitre.
palhassè. — n. palhassà et palhassà-\re. Sobriquet des gens
de Séron (H.-P.).
palhassère. — Y. palhasse.
palhassòt,-ssoû ; sm. — Paillasson;
couverture de paille. Palhassòts, sobriquet
des gens de Plaisance (fi.). V. tronlhe-pès.
palhassoùn (G.); sm. — Panier gros¬

riant,

en

faisant le

sier. plat et sans

anses.

palhassounét,-nòt;

sm.

—

Petit pail¬

lasson.

palhassùt,-ude ; adj.— Pailleux,-euse.
palhàt; sm. — Litière de paille, tas de
paille; v. souMè ; par anal., couche, éten¬
due de choses sur le sol. jonchée.
Ha ton palhàt, faire la litière; en style
plaisant, faire une couche, préparer, man¬
ger un peu au début d'un grand rep:is.
etc. ; palhàt de nèu, couche de neige ; à

espèce de jurement,
défi; si

11 ou

Si

expr.

affirmative, de

hèy pas aœ, crouts de palhe !

je ne fais pas ce que je dis, je veux être
pendu ! Orni de palhe, homme de paille;
homme faible; parti dab la palhe au eu,
être chassé, s'en aller tout capot; bourra
lou eu de palhe, excéder, ennuyer; tirà la
courte palhe, tirer la courte paille; espie si
èy ue palhe à l'oélh, regarde si j'ai une
paille dans l'œil, expr. qui signifie; croistu que je m'en laisse conter ? Hoée de
palhe, feu de paille, chose qui ne dure
pas; quoan nou y ey lou grâ, que ban chic
la palhe, quand le grain est ôté. la paille
ne vaut
pas grand chose fprov.) : pistoulét
de palhe, pistolet de paille, chose sans
valeur; qu'en y abè. coum palhe, il y en
avait beaucoup; n'ey pas palhe ta d'aquére
aubarde, ce n'est pas adéquat, de même
qualité.
palhè,-re ; s.
Pailler, meule de
paille de grandes proportions. V. burguè,
méde, bauquè.
Uroàs coum arràts au palhè, heureux
comme rats au pailler: manda tau palhè.
envoyer coucher dehors, à la paille; lous
au
cas
palhè ! Les chiens au pailler !
Chacun à sa place; à miey jenè, miey
palhè e lou porc sancè, à la mi-janvier,
il doit rester la moitié du pailler pour le
bétail et le porc gras entier fprov.1) ; jamey
gran palhè n'a estripat petit arràt. jamais
meule de paille n'a écrasé petit
ra^ (die.).
palhè; sm. — Mince bâtonnet utilisé au
jeu de las palhétes.
palhè,-re ; adj. — Qui est de la paille;
anade palhère, année où les céréales don¬
nent beaucoup
de paille ; la paille en quan¬
—

tité.

palhè.

—

C.

palhassàyre.

N.

de

p.

Pailhé.

palhè (Or.) ; sm.
palhàt.
palhè (mau) ;

—

Litière du bétail.

Cf.

sm.

—

Muguet

des

enfants. Cf. gabarroûs, passeries.

palhe-péu ; adj. et s. des j g. — Mal¬
désordonné,-e, sale.
palhe-péu (de, en) ; loc. adv. — En
désordre, sens dessus dessous, sale.
propre,

�PALHËRO

299

palhèro (Big. G.); sf. — Pailler; plus
palhè ; en Lav, même
sens que
payère. En B.-L., aussi drap de
lit en laine. Carré de drap de laine ou de
servant

à rentrer les récoltes : foin

repaus

céréales ; v.

tion
deux marches.

palheroû

Menue paille, débris,
restes de paille ; dans cette êxpr. : à pallieroils, à foison, comme on dit aussi à
palhàts.
palhét ; adj. m. — Paillet, vin rosé;
palhét de Mounéqri, vin paillet de Monein.
palhét,-e ; adj. — Châtain clair ; noms
; sm.

—

de bovins.

palhetà ;

v.

Pailleter.
; sf. — Cautère. Cf.

—

palhéte (Salies)
bcsicatoè.rc.

palhéte, palhole; sf. — Paillette,
paille « sauvage », paille de certaines gra¬
minées qui,
en
séchant, prennent un
aspect pailleux ; 011 en bourre les paillasses.
V.

lastoû.

palhetè ; sm. — Nom porté autrefois
par les ouvriers qui pailletaient les étoffes.
palhétes ; sf. pl.—• Paillettes, jeu d'en¬
fants analogue à celui dea jonchets ; il
consiste à dégager, au moyen du palhè, en
11e
remuant que celui que l'on saisit, un
en tas ; c'est peut-être de là
qu'est venue l'expr. : hicà-y palhétes ou
palhéte, mettre obstacle, empêcher; que
houle la qoujate, mes que l'y an hicàt
palhétes, il voulait épouser la jeune fille,
mais on y a mis opposition ; tirà la palhéte,
tirer la paille, gagner; comme en fr. tirer
son
épingle du jeu ; à d'et la palhéte ! A
lui le prix, le gain ! En langage familier,
à lui le pompon !

des bâtonnets

palhoàdje; sm. — Les pailles. V.
pulhàdje.
palhobàr (G.) ; sm. — Hangar!, grange
couverts de

chaume.

palhòco ÍBig. G.) ; sf.

—

Paille

gros¬

de

paille,

sière, balle de maïs.

palhoè,-re ;

s.

—

Débris

palhoù.
palhole. — V. palhéte. N. de 1. et de p.
Palhole, l.apailhole.
palhote ; sf. — Paille maigre, mince,
sans grande valeur.
palhoù; sm. — Brin de paille, menue
paille, petite palhole; c. palhè (2).
palhòu ; sm. — Parcloses, fond de cale,
menues

t.

pailles;

v.

de marine.

palhoulà ;

v.

—

Garnir de palhoù, de

palhole.

palhoùs,-e ; adj. — Pailleux,-euse. N
Pailhous.
qui. a lou eu palhoùs, qu'a pòu lou
hoéc qu'ou s'y alùqup, celui qui a le cul
pailleux craint que je feu n'y prenne (die.).
palhussàt ; sm. — Tas de menue
paille, de débris provenant du battage.
palhussè ; sm. — Débris de paille et de

Pesamment,

palhùt,-ude.

—

C. palhoùs.

en

palis,-se;

s.

—

posant les pieds lentement

lourdement. Cf.

et

—

pltou-pàtou.

Palissade, barrière faite

des planchettes, des lattes.
palissà ; v. — Palissader ; placer des
éelisses sur un membre fracturé; palisser,

avec

palissade, palisse; sf. — Palissade,
palissàdje ; sm. — Palissage; action de
construire une palissade.
palissât; sm. — Palissade de pieux.
V. cèp, palenqàt. N. de p. Palissat.
palissàyre,-e ; s. — Qui fait des palis¬
sades. du palissage.
palisse. — V. palis. N. de p. Lapalisse.
pallàc l'Or.). — Forme de parlàc.
pallacà (Or.) ; v. —■ Bouillonner. Cf.
garlapà.
pallàs, panlàs,-se; adj. — Un peu
pâle.
pàlle, pànle,-e; adj. — Pâle.
Pàlle coum it mourt, pâle comme un
cadavre; pàlle de malice, pâle de colère;
palles couloùs, chlorose.
pallejà, panlejà; v. — Devenir pâle,
se dit surtout des couleurs; v. palli.
pallejàn,-te ; adj. — Pâlissant,-e, blê¬
missant.

palléso, pallèt,-lét ÍE. de la Big.). —
paquése, belette.
pallì, panli; v. — Pâlir, rendre pâle,
pallichòt, pallòt,-e, pallinoùs,-e ;
adj. — Pâlot,-te.
Dalloù, panloù ; sf. — Pâleur.
Palloùn (g) ; 11. p. m. — Nom par
lequel les Ossalois désignent l'étendue de
landes situées aux environs de Pau et nue
lei Palois appellent Pòunloun. Ces landes
sont marécageuses, ce sont les marais flat.
palus) qui ont donné ce nom de Palloùn.
Formes de

triste comme

lou Palloùn,

Triste roum
le Pont-Long.

palmà, paumà ; v. — Mesurer au
pal mat : palmer.
palmàt, pàlme : sm. — Palme, an¬
cienne mesure de longueur; elle valait
environ 0.20, soil la longueur d'une main
du poignet à l'extrémité du majeur.
palme. — \ncienne graphie de paurne.
palme; sf. — Palme; laurier d'Apol¬
lon (lanrus nohilis).
palméte ; sf. — Palmelte.

palmiè ; sm. — Palmier farbre").
palmoû, paumoû; sm. — Poumon:

de p.
Lou

balles de céréale.

d'escalè.

paliherrà. — C. palaherrà.
palillgo (Lav.). — C. palénque.
palingue-palangue ; loc. adv.

ou

Iheytère. Drap pour la confec¬
duquel le tisserand ne se sert que de

PALOA

palichoùn (L.) ; sm. — Tisonnier,
paliè ; sm. — Palier ; on dit aussi

usité dans le G. que

lin

—

v

courade, Ihéyo.

palmounie

;

sf.

—

Pneumonie.

palmouniste,-e; adj.
tuberculeux

poutrinàri.
paloà ;
pelaherrà.

v.

du
—

poumon,

Pulmonaire,
phtisique. Cf.

—

Travailler à la pelle, V.

�PALOT

—

PAN

300

palÒt,-o (G.) ; adj. — Pâlot,-e, rustaud
lourdaud,-e. En Rustan, le t. a plutôt le
sens de naïf, mais non sol, toutefois.
palòt,-oû,-ote ; s. — Pâlot, petite pell-,
paloû (Lav.) ; sm. — Nom de bovin qui
a

une

corne

tournée

vers

le bas et l'autre

le haut. V.

paloumél.
paloû (As.) ; sm. — Batloir de laveuse.
Cf. paléte, malhe; dans le G., pelle.
paloumàt,-ade ; adj. — Qui est de la
couleur de la palombe.
paloume ; sf. — Palombe ; v. 7'ouquél ;
vers

à

B.-L., tourterelle.
Anà ta las

palombes.
paloume

paloumes, aller à la chasse
chourde

;

sf.

—

aux

Chouelte

de

pampade ; sf. — Volée de coups, action
frapper, correction manuelle ; da la

pampade, donner le fouet

avec

la main

sur

le derrière du

coupable.
pampaléno (B.-L.). — C. pampanèlo.
pampaludét (G.); sm. — Oiseau du
genre gros-bec.
pam-pam ; sm.— T. enfantin, le fouet;
da lou pam-pam, donner le fouet.
Cf.
pim-pini.
pampanèlo (Lav.) ; sf. — Fanon de
bovidé. V. batane.

pamparò (L.) ; sm. — Champignon
(tricoloma acerbum Frie). V. camparà.
pamparole ; sf. — Petit papillon; v.
pabalhòt. F.n style plaisant, dame qui élale
robes.

effraie. V. trillou.

ses

paloume,-re ; s — Palombière; chas¬
seur de palombes. N. de p.
paloumère; sf. — Grand nombre de
palombes; tussilage (plante); v. tutàgn.
paloumét,-e; adj. — C. paloû. N. de
bovin. N. de p. Paloumél.
paloumét ; sm. — Agaric palomet
(mssula virescens). Sancè coum û palou¬
mét. sain, ferme comme un palomet.
palouméte ; sf. — Petite palombe ; en

pamparòu ; sm. — Champignon (psalioîa rampestris). Cf. bousiqoû.
pamparoulét ; sm. — Petit pumparàu;
petit pampre; au fig., tout petit enfant; v.
cèp.
pamparre;
sf. — Bedaine; d'une
grosse femme on dit : çu'ey ue hère pam¬
parre; en B.-L., femme chargée d'atours

As., petite sonnette de cuivre.

paloùmo (Lav.).

—

C. paléte

en

parlant

voyants ; v. pampe.

pamparrejà ; v. — Prendre du ventre ;
parader en parlant d'une personne qui a
un

palounà ; v. — Placer le palonnier.
palouiliè ; sm. — Palonnier.
paloutejà (G.); v. — Agir en pâlot
palpà, paupà; v. — Palper,
palpacioû ; sf. — Palpation, action de
palper.
palpità ; v. — Palpiter ; on dit plutôt
perpità.
palûitacioû ; sf. — Palpitation,
palù, palùs ; sm. — Marais (vieux);
alluvion ; v. pahù.

palùo, paluquét; sm. — Petit piquet.
qniqnorre, piouquét, piquetât.
palùo (Lav.) ; sf. — Mesure : de madécho palùo, de même mesuré, de même lon¬
gueur. V. pavère.
paluquejà ; v. — Plaider des paluquéts.
pam; interj. — Pan, onomatopée d'un
bruit soudain, d'un coup résonnant.
pam; sm. — lïmpan, mesure de lon¬
gueur qui valait en B. om2:&gt;.5 environ.
Mesura au pam, mesurer à l'empan, au
moyen de la main étendue; ha û pam de
lias, faire un pied de nez. V. mesure.
pamà, pamejà; v. — Mesurer avec la
V.

main étendue, au j.arn.
pamàs ; sm. — Grand,
pamàt,-ade; s. —
empan.

large empan.
Longueur d'un

pambòlo (Arm.); sf.—Bamure feuillue,
paméns (G.) : conj. — Néanmoins, pas
moins, cependant, pourtant.
Pàmious ; n. p.
du comté de, Foix. où
tes béarnais.

Pamiers, capitale
régnèrent des vicom¬

—

Frapper des coups sono¬
pampà lou lier, battre le
fer; que-s soun pampàts, ils se sont battus.

pampà

res,

; v.

claquants

gros

ventre, faire l'important.

pamparrùgo (Lav.)

d'une vache.

—

:

;

sf.

—

Verrue

; v.

oélh-peg uî.
pamparrugue; pamperruque (Bayonne) : sf. — Danse en cortège qui s'exécutait, à Bavonne. du moins, la nuit, à la
clarté des torches; de là l'expr. : ha dansà
le pamperruque. donner une correction,
pamparrule (Os.). — C. pamparole.
pamparruque, pamperruque ; sf. —
Perruque, chevelure: seqouû la pamparru¬
que, donner une peignée.
pampàt; sm. — Coup retentissant, qui
fait du bruit, sonore; lous pampàts dou
martèt sus lou hèr. les coups du marteau
sur le fer: dus pampàts de timbale, deux
coups de grosse caisse.
pampe (Or. Bav.) ; sf. — Poupée : au
fig., femme fière de sa toilette; v. pam¬
parre, mounaque.

pàmpou ;
le

sm.

pampàt.
pàmpou (As.)

de la bardanc ; v.

—

Coup plus sourd

; sm.

—

que

Glouteron, fruit '

qahéc, pampàt.

pàmpou,-De (H.-Big.) ; s. — Pampre,
feuille du blé, du seigle.
pàmpou (G. B.-L.); sm. — La berce
(heraeleum pyrenaicum, plante); on en
pampe;

nourrit les porcs.
: v. — Trembloter, en
qui est gras, charnu, mol.
joues, les seins, etc. Cf. papou-

pampoulejà (G.)
parlant de
comme

les

ce

itejù.
pampoulùt,-ùdo ; adj. — Qui a des
pampres bien feuillus.
pampourre (Salies). — C. pamparre.
pan (G. T..); sm. — Pain; v. pâ.
pan; sm. — Pan; v. pâ (3).
pan (Gr. L.). — C. pandàlh, tablier.

�PANA

301

panà ; v. — Voler, dérober, ravir, sous¬
traire; dissimuler ; panà-s, se voler récipro¬
quement ; se dissimuler.
ù oéa que pane u boeu, qui
vole un bœuf (die.) ; tout
dous, coume qui pane, doucement, comme
qui vole; pàna l'alél, retenir son souille;
au
panât, en cachette, à la dérobée; la
buup que panabe la coude, le renard dissi¬
mulait sa queue; panà l'escole, faire l'école
buissonnière ; panà tems, gagner du temps ;
v. espanà-s; la baque que pane la lèyt, la
vache retient, ne veut pas donner son lait.
panà; sm. — Le vol, le vice du vol;
lou panà qu'ey triste cause, le vol est un
Qui

vole

pane

un

œuf

—

PANGUÈRADE

panchòc (de) ; loc. adv. — En pen¬
au déclin (Arm.).
Quan la lùo ey de panchòc,
Que pouyràm be lié chic, choc.
Quand la lune a les pointes tournées eu
bas, il pourra bien y avoir de la pluie
(die.).
pancòsso (il.-A.) ; pancoussè. — C.
pacoque, i\. de p.
panctàch. — C. panlàch et dérivés.
pandàlh,-dòy (L.) ; pandòt (Os.) ; pan
(Gr. L.) ; sm. — 'iabiier, devanlière; v.
dabuntàu; désigne aussi la partie inférieure
d une chemise, d'une robe quand celle-ci a
un corsage ou que la chemise est laite de

chant,

vice affreux,

deux toiles différentes.

panà ; v. — Paner,
panàch. — C. panache.
panachà ; v. — Panacher ; en style
plaisant, gobelottci- et se griser ; de quel¬

d'oiseau, panic ; v. payln.
pandéle ; sf. — Filet de chasse utilisé

qu'un qui « a son pompon », on
clrin panachât.

panachât

;

sm.

dit: qu'a

Breuvage composé

—

moitié de bière et de limonade gazeuse,
panàche ; sni. — Panache, plumet,

par

panachât,-ude ; adj. — Empanaché,-e.
panade ; sf. — Soupe de pain et d'eau
additionnée au goût de chacun ; panade.
panadé ; sm. — Lieu du vol, où un vol
été commis: qu'ous an gahàts au panadé,
les a surpris (les voleurs) sur le lieu
a

on

même ; v.

hurt.

panadé,-re; adj. — Qui peut être
volé,-e ; qui excite l'envie de voler ; aquéts
arrasims que soun panadés, ces raisins- sont
faciles à voler.

panadére ; sf. — Vol; produit d'un
punatòri.
panadìs,-isse ; adj. — Exposé,-e à être

vol ; v.

volé,-e.

panadoù,-re

adj. et

;

dérobe, dissimule

panàn,-e;

s.

s.

—

voleur,-euse.

;

—

Qui vole,

Aïeul,-e, arrière-grands

parents; par ext., personne pesante, peu
agile, alourdie; se dit aussi d'un balourd,
à l'esprit pesant.
panane ; sf. — Bas du ventre d'une
femme, t. bas.
pananét,-nòt,-e ; adj. — Petit enfanl,
fillette gros et peu agiles, t. d'amitié donné
par les parents, les grands-parents à leurs
tout petits.

panari ; sm. — Panari. V. hic.
panât (au) ; loc. adv. — A la dérobée.
panatè,-re; adj. et s. — Porteur,-euse
(le pain, de panetières. Sobriquet des gens
d'Escource (L.).
panatère, panetère, paytère; sf. —
Panetière. Cf. panetèy.
panatòri; sm. — Larcin, vol; lieu où
on

se

fait voler.

il vit de larcins;
aquét marcàt qu'ère û panatòri, ce marché,
Que. biu de panatòri,

c'était

une

réunion de voleurs.

pancàrro (G. Big.)
paquése.
pancarte ; sf.

—

;

sf.

—

Pancarte.

Belette. Cf.

d'ausèt

pan

(Arm.) ;

sm.

—

Pain

la palombe.
sm. — Fabricant de paiuléles ; chasseur aux pandéles. i\. de p.
Un appelait pandelè-bayle autrefois une
sorte
de
garde-commissaire préposé aux

surtout

pour

pandeXè

chasses
core

au

;

lilet. Des familles portent en¬

ce nom.

— Petit pandelè; petit
lJandelon.
pandirò (Bay.) ; sm. — Chaudron. Cf.
puyrò, cautè.
pandòt; sm. — Petit pan; v. pandàlh.
Un appelle aussi pandòt, le bout de chemise
qui pend par la fente de la culotte ; v.
paét, panod, lole.
pané (G.). — V. paè.
pane-aygue; sm. — Qui vole l'eau,
canal de déviation placé sous l'abée d'un

pandeloü

; sm.

lilet. N. de p.

moulin

ou

devant

une

écluse.

pane-poches (Arm.) ; sm. — Capselle
bourse à pasteur. Cf. esquilheboussél.
pane-sos,-dinés ; sm. — Escroc ; escro¬
querie.

panét,-nòt ;
de

pain;
paét.

on

sm. — Petit pain ; diin.
encore paynél, puytét,

dit

nenè qu'aberà panét, le petit aura
pain-pain; ù panét roundelét, un petit
pain rondelet.
panét ; panét (Big.) ; panéyt (Or. L.) ;
panétch (M') ; sm. — Lange, petit drap
de berceau ; v. labe.
Que s'at a prés au, panét, que s'en al
pourtarà dub lou linçòu, il a pris cela au
lange, il l'emportera dans le linceul
(prov.) ; perde lou panét, perdre un bout
de sa chemise ; v. pandòt.
panét (Big. G.); sm. — Pan, partie
inférieure d'un vêtement, d'une chemise;

Lou

du

v.

pan.

pane-tàryes.

—

C. pane-sos; dissipa¬

teur.

pane-tems ; sm. — Chose qui fait per¬
Irnvail long.
panetèy (L.) ; sm. — Bissac à pain,
panetèyre (L.). — C. paytère.
panetoÛ,-tÒt ; sm. — Petit lange,
panguérade (L.) ; sf. — Omelette
épaisse. Cf. mourterade.
dre le temps,

�PANHERE

—

PAPAGH

302

cache-cache.

chà.

panjà (G.) ; sm. — Panetière, huche à
pain; en style plaisant l'estomac; en cer¬

filets ;

;

de terre qui

sf.

— Morceau, pan
détachent sans se

se

1

désagréger.
paniéro (Big. G.) ; sf. — Manne, grand
panier.
panique; adj. f. — Panique,
panitaulè ; sm. — ,leu d'enfants qui
consiste, pour les joueuns cachés, à toucher
le but i.vant celui qui « couve », sorte de

pante,-tière ; pente (L.) ; sf. — Pantière, panneau pour prendre les oiseaux.
Cf. matole, relegàdo
pantehà,-nà i^G.). — c. pantachà.
pantèno (Lav.) ; sf. — Gâchis, capilo¬
tade ; abé lou cap en pantèno, avoir la tète
en
ca'pilolade.
pantesà (Lav.) ; v. — Secouer les bras
et les jambes; en 15.-L., haleter. V. panta¬

panhère (Gr.-L.)
de mur,

pantière; si.

pedéto. N. de 1. Pan]as.
pànle.-e. — Forme de pàlle, pâle,
panle (Gr.-L.) ; sf. — Poutre; v. saumè.
pàno-légno (Big.) ; s. — Voleur de
bois, sobriquet des gens de Bemadets
(H.-P.).
panoû, panoutét,-toû.— G. panél (i).
panquèro (G.); panquése. — C.
paquése.
pansade ; sf. — Ventrée, panse pleine,
pansàdje ; sni. — Le ventre, la bedai¬
v.

ne.

pansàr,-de
un

;

adj.

Ventru,-e, qui

—

a

gros ventre.

Pansàr ;
sentant

nies

n. p. m. —
messire Carnaval

ou

Personnage repré¬
dans les cérémo¬

cortèges du Mardi-Gras

pansarrùt,^ide
; adj.
bedaine,

Qui

—

a une

pansasse ; sf. — Très grosse panse,
panse ; sf. — Panse, premier estomac

des ruminants ; bedaine ; v. estoumàc.

Nou pas crebà-s la panse, ne
fatiguer.
panse-cadùt,-ude ; adj. et

pas

trop

se

—

Qui

a

V.

sf.

;

—

Petite

pantoufle.

panlijlòt.

pantoulade,-lhade ; sf. — Action de
pàntou, bêtise.
pantoumine ; sf. — Pantomime ; ha la
pantoumine, faire des grimaces, des gestes
pour amuser, faire rire ; jougà la pantou¬
mine, comme en fr. : jouer la comédie,
essayer de tromper.
pantourràs ; sin. — Gros pàntou,
pantrade

; sf.

—

Un plein tablier ;

v.

hautade.

panse-crebàt,-ade ; adj. et s. — Qui a
mince, plat, gringalet,-te.
panséte,-ote ; sf. — Petite panse, ven¬
tre rondelet; quand on
parle d'un petit
enfant, on appelle son ven Ire aussi pansât,
pansoû.
pansùt,-ude; adj. — Pansu,-e. Cf.
bentourrùt, trouchùt.
pantàch ; sm. — Respiration pénible et
précipitée soil que la cause en soit la fièvre,
soit un cauchemar; élat
d'oppression avec
le ventre

râlement.

campagne » ayant la fièvre ; v.

de mauvaise conduite.

pantoufléte

niais.
s.

le ventre tombant.

pantachà,-tuhà,-tesà ; v.
haleter, respirer péniblement,

pantin ; sm. — Mot français usité dans
prononciation i'r. avec le même sens,
pànto (Lav.) ; sf. — Ventrée,
pantòc (G.-M.) ; sm.— Flanc de bateau,
pantòt ; sm. — Petit pan, lambeau. V.
pundôt.
pàntou ; sm. — individu qui veut faire
le luron et qui manque de
l'esprit, de
l'allure nécessaires; eu Os., lourdaud, en¬
dormi ; par anal., épouvantait habillé avec
des hardes d'homme et qu'on
plante dans
les champs. V. espànte.
pantoufle ; sf. — Pantoufle ; t. inju¬
rieux pour une femme ; signifie une fem¬
la

me

sade.

grosse

pantiflat,

morniile. Cf. couhàt,

ha sén

;

Pansàr, fêter Carnaval, faire bombance.
pansarrade. — Fréq. augm. de pan¬

Lieu où l'on tend les

—

panle.

patinflàt; sm. — Coup,
téque.
pantil'lôt (L.) ; sm. — Petite pantoufle,

tains lieux caillette de l'estomac de certains

animaux;

v.

—

Panteler,

battre la
lebà.
«

pantachade ; sf. — Action de panteler,
de respiration pénible, halètement.
pantagoà (L.) ; sm. — Gué bourbeux,

moment

vaseux.

pantaloû, panteloû; sm.— Pantalon;
figure de quadrille; personnage, danseur
des cortèges carnavalesques, ; les panteloûs
constituent le ballet; ils dansent d'ordinai¬
re
par quatre ; nom d'une danse.

pàntre ;

sm.

—

Lourdaud,

peu

intelli¬

gent, qui frise l'imbécile, maladroit,
pantuhà (L.). — C. pantachà.

panturoùn (Chai.)
brouet fait

avec

; sm.
du bouillon

—

au

du sang

Espèce de
jambon et

frais d'agneau.
paoû,-ne; s. — Paon,-ne; tétras; v.
paboû.
paoulét (G.) ; sm. — Epi de maïs sans
les grains.
paoùlh, pahoùlh (G. et L.). — C.
guboùlh; épi de panis en certains lieux.
paoùlhe (Salies), pron. pa-oulhe. — C.
paulhe, ampoule.
paoùlho (G.) ; sf. — Epi de maïs garni
de ses grains ; v. gaboàlh.
paoùm (L.) ; sm. — Paume de la main.
V. paume.

paoùr,

paourle;

adj.

—

Lourd,-e,

pesant,-e ; v. patchòc, pesùn, mardâ.

papày; sm. — Papa, père,
papàch (G.); sm. — Jabot; en style
plaisant l'estomac, un double menton; v.
gabè, erbè.
papa,

�303

PAP ACHAT

papachàt,-ade ; s. — Contenu du
juliol, de l'estomac; action de g'empiffrer,
en
style badin.
papache (G.-M.) ; si. — Poche cousue
sur la
poitrine d'un vêtement. Cf. falle.
papachoû ; sm. — Petit jabot ; en style
badin la gorge d'uue femme ; désigne en¬
core un tout
petit enfant dodu, grassouil¬
let, tout rond. On dit aussi papajot.
papagày ; sm. — Papegai, perroquet;
couloùs de papagày, couleurs de perroquet ;
péllie de papagày, robe aux couleurs de
perroquet. Cf. parrouquét.
papajòt,-e. — V. papachoû.
papalàr; adj. — Papelard, doucereux,
papalhoû ; sm. — Ancienne monnaie
d'or.

paparòc,-ròt,-roû ; sm. — Coquelicot,
ijyn. camrose, arrousèle, cacaracà.
paparòlo (13.-L.). — C. paperole.
paparòt ; sm. — T. enfantin, grand
papa, petit père.
paparòto ; (C.) ; sf. — Friandise,
paparoû ; sm. — Mouron ; v. gazòbi
C.

paparòt.

papàt ; sm. — Papauté,
pâ-pausàt; sm. — Pain posé, rassis;
espèce de pâtisserie.
pape, pàpe ; sm. — Pape ; quand deux
personnes pensent ou expriment ensemble
la même chose 011 dit : qu'aberén hèyt ù
elles auraient fait un pape.
(V.-B.) ; pàpo (Big.) ; paupe ;
si.
Bestiole, insecte, acalle, cloporte. V.
babàu, parpole, cuque.
A'ey pas mes gran qu'ue pape, il est tout
petit.
papè ; sm. -— Papier; billet, acte, mé¬
pape,

pape
—

moire.

Papè mercat, papier marqué, timbré;
papè descrusse ou de crasse, papier de
paille, dit d'emballage; papè de musique,
papier réglé; papè à cigarréte, papier à
cigarette, très mince ; papè gras, gros
papier.
Loc. div.
Lou papè qu'ai suporte tout,
le papier porte tout ce que l'on voudra ;
ha parlà lou papè, faire parier les écrits,
produire ses litres; oun y a papè, temoègns
arrè ! Où il y a des écrits, témoins arrière 1
Ils sont inutiles ; segouti lous papès à quauqu'li, comme on dit en fr., secouer les
puces, montre^ de quel bois on se chauffe;
abé lous papès en ourdi, avoir ses papiers
en
règle; amuchà lous papès, montrer ses
papiers d'identité ; figure de papè, figure
de papier mâché ; gratà, mascarà papè,
gratter), noircir du papier ; on donne aux
gens de Pau le sobriquet de grate-papès ;
Pau étant le siège du Parlement, autrefois,
les robins étaient nombreux; que Van hèyt
û papè, on lui a fait un titre; àmi de papè,
homme sans énergie; broulhà-s lous papès,
se fâcher entre amis; està en de machàns
papès, comme en fr., être dans de mauvais
draps.
paperalhe ; si. — Papiers sans valeur,
tas de papier.
—

—

PAQUÉT

paperàs ; sm. — Gros, mauvais papier.
paperassàyre,-e ; s. — Amateur de
vieux papiers, paperassier,-ère ; on dit aussi
puperussè,-re.

paperassejà

;

v.

—

Paperasser

;

re¬

fouiller les papiers, les vieux papiers,
paperasses ; si. pl. — Paperasses.
paperè,-re ; adj. et s. — Papetier,-ère.
paperole ; sf. — Grande feuille de

muer,

papier ; al'liche ; papier avec des images.
paperòt,-roû ; sm. — Petit papier,
papier sans valeur.
paperoulàyre, paperoulè,-re ; s. —
Amateur de paperotes.
papét; sm.— Grand papa, t. enfantin;
on dit aussi jxipéle, papin, papou, pay-boù,
pay-gran, pipí, paparòt.
papeterie ; sf. — Papeterie,
papilhoà, pimpalhoà; v. — Moucheter, diaprer.
papilhoàdje ; sm. — Mouchetage.
papilhoàt,-ade ; adj. — Moucheté,-e.
papilhote ; sf. — Papillote,
papilhoutà ; v. — Papilloter ; papilhou
tà-s, se faire des papillotes.
papilhoutàt,-ade ; adj. — Frisé,-e,
papilloté.
papisme ; sm. — Papisme,
papiste,-e ; adj. — Papiste.
papistroû,-e ; s. — Au lig., dirn. de
pape, petit bout d'homme, de lllle.
pàpo. — V. pape (2).
pàpo de sén Joan (H.- A.) ; sf. —
Hanneton. V. cigaloû, escarbàlh.
pàpou ; sm. — Papion ; au lig., magot,
personne laide comme un singe, un papion.
pàpou (Lav.) ; adj. — Noiflâtre, très
brun; épouvantai!, sorte de croquemitaine.
papoû ; papoùn (L.) ; sm. — Grand
père; aïeul. V. panàn, papéte.
papouloû,-léte ; s. — Petite pape,
petite parpole; en H.-A., coccinelle; les
enfants la posent sur la main en chantant :
Bòlo, bòlo papouloû,
Douma que herà caloû,
Bòlo, bòlo t'at bidàu,
Douma que herà caut.
Vole, vole coccinelle, demain il fera
chaud, vole vers le peuplier, demain il fera
chaud.

papoutejà
les

vieux,

;

v.

remuer

—

Trembloter comme

le menton. V.

pampou-

le.jà.
papusè (Lav.) ; sm. — Insectes en
général; pet i les choses.
paquéb ; sm. — Métathèse de paquebot,
I.

de marin,

paquebot; sm. — Paquebot,
paquése ; sf. — Belette.
Syn. apalè, palléso, pancàrro, pallèt,
panquèro, panquése, coumayr&amp;te, damisèle,
mustèlo.

paquét;
ne

sm.

—

Paquet;

au

fig.,

person¬

mal accoutrée, lourde.

Ha lou paquét, faire son paquet pour un
départ, se préparer à la mort; embià lou
paquét, vider son estomac ; dire son fait à

�PAQUETA

—

304

PARAT

quelqu'un; manda tout en û paquet, en¬
voyer tout à la fois, toul dire,
paquetà, apaquetà, empaquetà; v.
Faire

—

un

paquet, empaqueter.
; sf. — Tas de

paquetalhe
de

taj

choses

à

grande valeur.
paquetàs ;
mal l'agoté.

mettre

sm.

—

en

paquets ;
paquet et sans

Gros paquet, paquet

paquetàyre,-e

;
—
Qui fait des
s.
porteur de paquets professionnel.
paquetòt,-toû ; sm. — Petit paquet.
par(d),-de; adj. — Bigarré,-e, bariole.
V. pardoû. N. de p. Pardc, Pardon.
Qu'ey drin parde la maynade, la lillctte
a des vêlements bariolés
(Navarrol) ; crabéte
parde, chevrette bigarrée.
parà ; v. — Parer, orner, embellir ;
parà-s, se parer. En Arm., ha parà, c'est
parader, se montrer, faire étalage, parade.
Parade coum Vaiità de Caubî, parée com¬

paquets

;

l'autel de Caubin

(die.).
parà ; v. — Convenir, concorder, être
opportun : que y anerèy quoin nie pare,
j'irai au moment opportun, quand cela
conviendra, quand je pourrai.
parà; v. — Supporter; parer, protéger,
détourner un coup ; parà-s, se garer, se
garantir ; usité aussi pour emparà.
Parà la plouje, supporter la pluie ; parà
patàcs, recevoir des coups sans riposter,
sans se plaindre ; parà lou
cop, parer le
coup; parà la paume, recevoir la paume
me

parà (Lav.) ; v. — Moisir,
parabén ; sm. — Paravent,
parabentà ; v. — Abriter du vent;
placer un paravent,
parabèro. — V. parrabèro.
parabole; sf. — Parabole (Lit. et scie.),
parachute; sm.— Parachute, t. scient,
paradà ; v. — Parader ; plastronner.
paradàyre,-e ; s. — Qui parade, fait le
fier, la lière.

parade

; sf. — Parade ; action de parer
vanité, ostentation.
parade; sf. — Haras, atelier de monte

où

coup ;

se

tient l'étalon. N. de p.

paradé,-re ; adj. — Qui doit, peut être
paré, détourné.
paradé,-re ; s. — Défense, bouclier,
plastron ; v. targue ; paredé.
paradèlo,-e (G. L.) ; sf. — Bardane ;
patience; v. lapasse, arrabic.
paradis ; sm. — Paradis, lieu de déli¬
ces ;
v. cèu ; nom d'une espèce de pom¬
mier; dernier balcon d'un théâtre.
paràdje; sm. — Parage, extraction,
noblesse.

paràdje;
paràdje,

sm.

Parage, contrée,
s.
—
Ornement,

parure ;

ornementation,

parafer.

paragrafe ; sm. — Paragraphe,
paragrèle ; sm. — Paragrêle.
paraiét,-e ; s. — Petite paràu.
paralis, pare-lis; sm. — Parapet,
digue, défense qui encaisse un cours d'eau,
canal ; v. mue.

un

paralisà; v. — Paralyser; paralisà-s,
se paralyser,
paralisade ; sf. — Attaque de paralysie.
paralisàn,-te ; adj. — Qui paralyse.
paralisàyre,-e ; adj. — Qui provoque
la paralysie,
paralisie ; sf. — Paralysie,
paralitic,-tique,-e ; adj. et s. — Para¬
lytique.

paramâ, pare-mâ ; sm.
protection des mains ; jeu

parure.

paradùr,-duse ; adj. — Qui parade;
le terme a supplanté paradàyre, qui est
pourtant préférable.
parafà,-flà ; v. — Parafer; parajlà-s,
en style plaisant, se griffer. V. patarajle.
parafàdje ; sm. — Action de parafer.

—

de

Système de
la main-

cliaude.

parambule

— Alinéa ; usité fau¬
préambule.
paramén ; sm.— Parement; face d'une
pierre taillée; crépi, t. de maçonnerie,
paramentà ; v. — Parementer.
parampampàm ; sm. — Onom. de
coups successifs; roulement de tambour, de
cymbalon.
parapèc ; sm. — T. burlesque signi¬
fiant protecteur d'imbécile et usité au sens

tivement

de

lancée, l'arrêter.

un

parafe,-fie ; sf. — Parafe ; en style
plaisant, soufflet.
paragrafà ; v. — Faire, ajouter un
paragraphe ; usité fautivement au sens de

au

; sm.

sens

de

parapet,

parapléjo (G.) ; paraploéjo (H.-Big.).
C. paraplouje.
paraploujàs ; sm. — Grand parapluie.
paraploujàyre,-e ; s. — Fabricant,
marchand,-e, réparateur de parapluies; on
—

dit aussi

parassoulàyre.

paraplouje,-pléje,-pluje,-ploéjo
Parapluie;

; sm.

fig., protecteur.
Abé à boù paraplouje, avoir un bon pro¬
tecteur; oubri lou paraplouje, ouvrir le
parapluie, se dit quand on reçoit une
bordée d'injures pour celui qui les reçoit
et qu'il considère qu'elles ne doivent pas

—

au

l'atteindre.

paraploujét,-jòt ; sm. — Petit para¬
pluie.
parapluje (L.). — G. paraplouje.
parasol; sm. — Parasol,
parassoulàs; sm. — Grand, vilain
parasol.
parassoulàt;

sm.

—

Un plein

para¬

sol.

parassoulàyre,-lè,-re.— C. paraploujàyre.

parassoulét,-lòt,-loû ;
parasol.
parât;
lieu bien
favorable.

sm.

—

Petit

sm. — Cas, occasion,, chance;
placé, bien exposé, bien choisi,

Aténdç lou parât, attendre l'occasion;
lou parât, réussir, avoir la bonne
chance de; machàn parât, mauvais cas.
escàde

mauvaise chance.

�PARAT

305

parât (lias.-Os.)

; sm.

—

Parage,

quar-

lier.

paratounèr,-re

; sm. — Paratonnerre,
paràu ; sï. — Pétrin, récipient en bois.
Cl. parèch,,meyt.
paraulàdje ; sm. — Verbiage, logoma¬
chie.

paraulasse

;

si.

—

Vilaine parole, mot

grossier.

paraule, palaure ; sf. — Parole.
lieroye paraule, jolie parole, élocution
élégante; paraule embarrassade, défaut de
parole, d'élocution; paraule pègue, parole
solte ; machante paraule, mauvaise parole,
injurieuse; abé-s paraules, avoir des paro¬
les avec quelqu'un, se disputer; mancà de
paraule, manquer à sa parole. V. faussa.
div.
Créde sus paraule, croire
parole ; pourlà la paraule, porter la
parole; coupa la paraule, interrompre un
discours ; pèrde-s en paraules, se perdre en
vains discours; abé paraule en bouque,
avoir le don de la parole; paraule séque,
parole sèche ; élocution sans élégance ;
perde la paraule, perdre la parole, devenir
muet; perde las se lies paraules, perdre ses
discours, discourir sans résultat; pagà de
paraules, payer en paroles; està de paraule,
être de parole ; mmjà-s las paraules, mai
Loc.

—

sur

articuler;

repréne-s

la paraule, retirer

sa

parole; acò que saun paraules, voilà ce qui
s'appelle parler ; ou bien : ce ne sont que
des mots, des paroles en l'air; coumpréne
à rniéje paraule, comprendre à demi-mot;
goardà-s las paraules, être prudent, discret
Prov. et die.
Hères paraules nou ballien pas pâ, belles paroles ne donnent pas
du pain; beroyes paraulines e machàns
—

diloûs, de jolies paroles, mais de mauvais
doigts, dit-on d'un escroc enjôleur ou
encore
d'un mari, qui, hors de chez lui
dit

de

bonnes

femme;

choses

mais

dedans

bat

sa

sabé

ço qui soun las paraules,
savoir la valeur des mots ; paraule nou bau
pape, parole ne vaut pas écrit; paraule

jelade
prend

gahe la boulade, parole lancée
vol; paraule dite qu'ey plâ dite;
dite e redite, qu'ey mau dite, parole dite
est dite comme il faut, mais répétée, on
la
dénature; paraules d'ànjou, urpes de dia¬
ble, paroles d'ange, griffes de démon ; lou
qui n'a pas paraule en bouque que déu abé
dinès en bourse, qui n'a pas la parole facile
(pour défendre ses intérêts) peut s'attendre
à dépenser son argent; que haré gahà las
paraules en ue murralhe, il ferait coller
ses paroles à un mur, dit-on d'un
orateur
persuasif.
paraulè,-re ; s. — Parolier,-ère.
parauléte,-line,-lote ; sf. — Petite
parole, mot d'enfant, parole douce, char¬
que
son

meuse.

paraulère ; sf. — Manie de parler;
verbiage.
paraulis ; sm. — Les paroles ; devis ;
bavardage, verbiage; récit; v. balalis.
Lou sou
paraulis que m1 encan te,, ce
qu'elle dit m'enchante ; tout acò n'ey que

—

PARE

paraulis, tout cela n'est que bavardage,
verbiage; que-us a lièyt û beròy paraulis,
il nous a fait un joli récit, uu agréable
devis.

parbirà.

V. part-birà.
— Parvis,
parboulét,-©, -lòt, -loû, -lote, -lin,-e;
barboulét (Arm.) ; s. — Petit enfant ; t.
d'amitié; en certains 1., désigne particuliè¬
rement un petit baptisé mort peu après sa

partis

—

; sm.

naissance.

parc; sm. — Parc, cour, basse-cour,
bergerie; dans la Gr.-L., le parc, est la
bergerie à toit de Luiies, tandis qu'on
appelle borde celle qui est couverte de
chaume ou de brande. N. de p. Duparc.
parcà ; v. —: Parquer,
parcàch (Az.) ; sm. — Réduit, com¬
partiment dans une étable ; v. bargùs.
parcadàu,-gadàu,-gade ; sf. — Con¬
tenance, contenu d'une cour, d'une basse-

d'un parc. N. de 1. et de p.
parcàdje; sm. — Parcage,
parcàu ; sm. — G. parcade, mais moins

cour,

usité.

parcè,-re ; adj. — Oblique, à fausse
équerre, de travers; se dit aussi d'une
personne qui n'a pas les épaules égales,
d'une bête qui a la manie de ne pas tirer
droit, d'un chargement mal équilibré.
Cam parce, champ dont les angles ne
sont pas droits; sendè, camî parce, sentier
de traverse et qui coupe de biais.
parcelà ; v. — Diviser en parcelles ; ne
s'emploie guère que s'il s'agit d'un terrain,
parcelàdje ; sm. — Parcellement.
parcèlamen. — C. parcelàdje.
parcelàri ; adj. des i g. — Parcellaire,
parcèle ; sf. — Parcelle ; s'emploie sur-,
tout en parlant d'un sol; part d'héritage,
parciaiamén ; adv. — Partialement,
parcialitat; sf. — Partialité.
parciàu,-ale ; adj. — Partial,-e.
parcimouxiie ; si. — Parcimonie.
parcimounioùs,-e ; adj. — Parcimo¬
nieux, -euse.

parcimouniousamén

;

adv.

—

Parci¬

monieusement.

parcoéto (B.-L.)
de

mauvaises

;

sf.

—

Femme fausse

;

mœurs.

parcòt ; sm.
parcouri; v.

—

Petit parc.
Parcourir (gall.),
— Parcours (gall.),
Tache de rousseur ; v.
anal., roussissement du

—

parcours; sm.
parde ; sf. —

pigàlh, léndi; par
linge ; v. cremà.
parde ; sf. — Corne de sarment.
Pardiac ; n. p. m. — Comté gascon,
chef-lieu Monlezun (G.).
pardilhoÛ,-e ; adj. — Qui a des lâches
de rousseur; petite parde; espèce d'étoffe
qu'on ne fabrique plus.
pàrdou,-e ; adj. — Oui a des taches de
rousseur. Cf. lendioùs. En Lav., qui est de
couleur grisâtre. N. de p. Pardon.
pàre, parér (B.-L.). — Formes dé
paréche, qui est usité aussi,
pare (G.-M.) ; sf. — C. parât.
20

�PAREADJE

—

pareàdje (G.)

PARIÈRO
; sm.

306

La communauté,
d'un

—

lu commune et ses habitants ; les
gens
même endroit. V. besî.

parebirè ; sm.
Coup de revers ; v.
arrèpòtis.
parèch,-e ; s.
Auge, crèche; sorte
de panier de bois en forme de
trapèze. Le
parèch est plus petit que la parèche.
parechàt,-ade ; s. — Contenu d'un
parèch.
parechàyre ; sm. — Fabricant, mar¬
chand de parèchs.
paréche, pari, pàre; v. — Paraître;
briller; sembler.
A'ou péiise pas qu'à
paréche, il ne pense
qu'à paraître, à briller; quoan las hoélhes
souri
cadades
lous nids que paréchen,
quand les feuilles sont tombées les nids
paraissent (die.); que parèch qu'arribe, il
paraît qu'il vient; que parecheré qu'ey
mourt, il paraîtrait qu'il est mort.
—

—

parechòt,-choû, sm.
Petite
parechude, parescude; sf.
—

auge,

—

Appa¬

rition, courte vision.
paredé,-doû (Neste) ; sm. — Contre
coeur de
foyer ; v. cauhe-panse.
paredé (Lav.) ; sm. — Maçon,
paredeyà (Lav.) ; v. — Maçonner,
paredoù (Lav.) ; sm. — Maçonnerie,
colombage, qui soutient des pieux de bois.
V. parét.
pare-douloù; sm.
Souffre-douleur,
parélh ; sm.
Paire, couple ; peut se
prendre en mauvaise; part. V. pa.
Qu'ey û beròy, û le parélh, c'est un joli,
un vilain
couple ; û parélh de couhàts, une
paire de giffles ; u bit parélh, une belle
paire de bêtes, bœufs, vaches.
parélh,-e, parié,-re; adj.— Pareil,-le.
parelhàdje ; sm. — Accouplage, mise
en paire.
parèlhamén; adv.
Pareillement,
—

—

—

semblablement.

parelhàn,-e (Bay.)

;

s.

Camarade

—

;

pareil, pareille. V. parioâ.
parélhe (Salies). — Dans cetle expr. :
touruà
parélhe, rendre, compenser un
service rendu

en

nature ; v.

tournes.

parelhét,-lhôt,-lhoû.
Dim. de pa¬
rélh, petite, jolie paire,
pare-lis. — V. paralis.
paremén ; sm.
T. de métier, systè¬
me
pour garantir, nouer : cercle, lien, etc.
parén(t),-te ; s. et adj. — Parent,-e.
Lous paréns, les parents, le
père et la
mère ; grans paréns,
grands parents ; petits
paréns, les cousins éloignés, les parents par
alliance; lou rey e jou n'èm pas paréns, je
suis pauvre et le roi est riche ;
préne-s per
—

—

paréns,

considérer comme parents; hilh
parén de pay, fils de la mère,
parent de père, fils bâtard; purén dinqu'à
la poche, parent jusqu'à la bourse
(exclu¬
sivement). V. tagnén, proche.
de

se

may,

parenciè,-re (Or.); s.
éloignés, petits cousins.
parentàdje, parentàt;
les parents ;,consanguinité.

—

s.

—

Parent,-e
Parenté

parentalhe
parenté

en

; sf.
—
Les parents,
mauvaise part, pareiitaiile.

parentàs,-se

;

s.

et

adj.

méchant parent,-e.

parentàt,-tèle

sf.

;

—

tèle.

parentàu; s. des 2
pareiltàu; adj. des
manifeste.

parentejà
considérer

;

v.

—

comme

—

la

Mauvais

Parenté, paren-

g.— Parenté (rare),
s g. — Apparent,-e,

Etre

un

peu parent ;

parent,

parentèle ; sf. — La parenté,
paresàdje (Gr.-L.); sm. — Les murs
(paréls).
paréso (G.) ; sf. — Variété de poire,
parésse. — V. perésse et dérivés,
parét; sf. — Paroi, mur, cloison, sépa¬
ration; désigne généralement aujourd'hui
un
mur, une cloison de torchis, un colom¬
bage; v. coulanàt, tainpàs. En certains parlers parét est du inasc.

pargadàu,-gade.

—
V. purcadùu. N.
lJargade, Lapargade, Pargadaux.
pargàlh ; sm.
Domaine entourant la
maison; parc, cour. Cf. parguiùu, casalù.
pargàm, pargamî; sm. — Parche¬
min ; espugà
purgams, éplucher les parche
mins ; pèl de pargàm,
peau tannée, dure,
pargaminiè ; sm. — Parcheminier.
parguiàu. — C. pargàlh.
parguie. — C. parquie; v. parc.
pari. — V. paréche.
pari; sm. — Pari: ha û pari, faire un
pari.
pari ; v. — Enfanter (vieux) ; on disait
proverbialement en Aspe : hemne parité
d'à an n'e goarite, femme accouchée n'est
pas guérie d'un an.
parià ; v. — Accoucher (vieux) ; parier,
parià-s ; v. — S'associer. V. aparià-s.
pariàdje ; sm. — Paréage, convention,
accord; association (vieux); en G.-M.,
équipage de bateau.
pariàyre,-e ; adj. — Parieur,-eusc.
paribén (L.) ; sm. — Terrain commu
nal. Cf. padoén.
parie, parioune; sf.
Compagne,
femelle ; égale ; v. parioù.
Lou couloum e la soue parie, le
pigeon et

de p.

-—

—

sa

femelle.

parié,-re ; adj. et s. — Pareil,-le, sem¬
blable, égal, associé, camarade. Cf. medich,

parélh.
Que soy lou toû parié, je suis ton égal ;
n'a pas lou parié, il n'a
pas son pareil ;
lou parié qu'ey à bàde, le
pareil est, à
naître; que m'ey parié, cela m'est égal;
arré de parié, rien de semblable.
Se prend adverbialement :
l'òmi e la
hémne tout parié, le mari et la femme
pareillement ; at bos ?
Tout parié ! Le
—

veux-tu

?

—

Tout de même !

parièramén ; adv.
Pareillement,
parièro (G. Neste) ; sf. — Commère,
femme qui tient l'enfant sur les fonts
baptismaux.
—

�PARIOLE

307

pariole (G.-M.)
Jus

joueurs, les

coiffure

ou

un

;

si'. — Jeu d'enfants ;
fermés, lancent leur
objet; celui qui l'a

yeux
autre

jeté le plus loin gagne.
parioû,-oune ; adj. et s. — Pareil,-le,
semblable, égal; jumeau, jumelle.
V.
parelliàn, pane.
Oun ey lou parioù ? Où est le pareil, le
compagnon ? Dus beròys parioùs, deux
jolis jumeaux ; un joli couple.
Paris ; n. p. m. — Paris, capitale de
la France.
En pagà,
on

chapèus de Paris,

en

payant,

peut avoir des eliapeaux de Paris ; se dit

quand 011 demande quelque chose qui
paraît hors de proportion avec la situation
du demandeur; aci coum à Paris, que s'y
minje (lab la bouque, ici comme à Paris,
on mange avec la bouche, on ne fuit pas
mieux ailleurs que chez soi; n'ès pas estât
à Paris, dit-on à quelqu'un qui a laissé
une porte ouverte ; fine
coum agulhes de
Paris, très line, au pr. et au lig. ; très
aiguë.
paritchoùns,-nes (L.) ; sf. pl. —
Egaux, semblables; jumeaux; v. bessoûs,
yiryins.
parlà ; v. — Parler ; se prononcer ;
parlà-s, se parler; se dit de deux amou¬
reux, de deux futurs époux.
Parlà plâ; coum eau, parler bien, com¬
me il faut,
poliment; parlà inau, mal par¬
ler, parler grossièrement ; dire du mal ;
parlà biarnés, parler béarnais ; parlà gras,
grasseyer; parlà hort, tout dous, parler
haul, fort, tout bas, doucement.
Loc. div.
Troubà dab qui parlà, trou¬
ver à qui
parler ; ha purlà de si, faire parler
de soi; que s'en parlarà dou pount d'Ortliez ! On en parlera du pont d'Orthez !
dit-on en apprenant un fait extraordinaire,
comme en lr. on en parlera dans Lander
neau ; parlà dab la bouque
ubèrie, dire des
truismes, des naïvetés ; qu'en parles à
l'ayse, lu en paries-à ton aise; parlàt-me
d'ueò I Parlez-moi de ça ! Purlà de hiéu,
parler d'abondance ; parlà per parlà autan
bau de-s carà, parler pour ne rien dire,
mieux vaut se taire ; parlà Latî, parler
Lalin, connue en fr. parler hébreu, d'une
manière
inintelligible; acò que s'apère
parlà, voilà qui s'appelle parler; nou pouch
pas parlà miélhe, je ne saurais mieux dire ;
que l'at èy dit, à d'et parlàn, je l'ai dit,
parlant à lui-même ; si cau parlà, s'il faut
tout dire, s'il faut parler net; parlà coum
ue barite, parler comme
un blutoir, d'une
manière
inconséquente ; ha parlà lous
papes, produire des titres ; lous oélhs qu'ou
parlen, dit-on d'une bête aux yeux inlelligents.
Prov. et die.
Quoan se parle dou loup
orn qu'en bet la coude,
quand on parle du
loup on en voit la queue ; lou qui trop
parle, que desparle, celui qui trop parle,
finit par dire des bêtises; que eau que lou
moùnde que parle, les gens ont besoin de
—

—

—

PARLOUTÈ

parler, de cancaner ; lu, que parlaràs quoun
lus garies pichen, dit-on à quelqu'un qui
veut parler quand il devrait se taire ; lou
qui parle que semie, lou qui. escouie qu'a¬
masse, celui qui parle sème, celui qui écou¬
te recueille; que parle à l'ayse, qu'a lou
bénte plé (ou lous pès cauts), il parle à son
aise, il a le ventre plein (ou les pieds
chauds), dit le pauvre hère à-qui on fait
discours

un

au

lieu de lui donner à

man¬

de tan qui parle, que s'en biraré la
plouje, il est si bavard qu'il ferait fuir la
pluie.
parlà; sm. — Parler, langage, dialecte;
ger;

accent.

Qu'a û beròy parlà, il a un joli langage ;
parlà de case, la langue maternelle;
recounégue au parlà, reconnaître à l'accenl.
parlàc,-aque ; s. — Flaque, petite
mare ; v. chac.
parlacà ; v. — Faire un flaque ; bouil¬
lou

lonner.

parladé,-re ; adj. — A qui on peut
parler, qui est d'un abord simple: per està
haut plaçât, qu'ey parladé, pour être haut
placé, il est abordable,
parladé ; sm. — Parloir,
parladére ; sf. — Loquacité.
parladis,-se ; s — Long discours,
grande causerie.
parlàdje ; sm. — Manière de parler,
parladoù. — C. parladé et parlàyre.
parladure ; sf. — Langage, dialecte, Y
parlà (2).
parialhà (B.-L.) ; v. — Parler long¬
temps à torl et à travers; fréq. parlassejà.
parlamén ; sm. — Parlement; entre¬
tien, discours.

parlamentà ; v. —
ler à tort et à travers.
parlamentàri

;

Parlementer

adj. et

s.

—

;

par¬

Parlemen¬

taire.

parlamentè,-re

;

s.

—

Entremetteur,

-euse.

parlàn,-te; adj. — Parlant,-e.
parlapioles ; sf. pl. — Bavardage,
paroles en l'air.
parlassejà. — V. parialhà; parler
pour ne rien dire et mal.
parlatère,-loutère. — C. parladére
avec un sens
d'augm.
parlatòri ; sm. — Discours sans inté¬
rêt ;
conversation, palabre ; parloir en
style familier.
parlàyre,-e ; adj. et s. — Parleur,
-euse ; orateur ; bavard.
parlère. — C. parladére, parlerie, et c.
parlàyre, bavarde.
parlòc. — C. parlàc, flaque,
parlòssi (Or.) ; sm. — Bavardage,
grande conversation ; v. parlatòri..
parlote; sf. — Conversation à plu¬
sieurs, parlotte; loquacité; abé la parlote,
avoir la parole débridée, parleil avec volu¬
bilité.

parlouquét; sm. — Petit parlòc.
parloutè,-re ; adj. et s. — Qui aimn
parler; qui parle trop, bavard.

�PARLOUTEJA

parloutejà ;
de

petits

—

v.

PARRABIS

—

308

Jaser, caqueter, tenir

tenir une parlote; commencer
à s'exprimer, quand c'est d'un
entant que l'on parle.
parloutejàyre,-e ; s. — Bavard,-e,
cancanier, babillard,
parloutère. — V. parlulère.
parloutis ; sm. — .laserie, propos,
propos,

parpaneyàdo ; sf. — Clignotement,
paupières.
parpaute ; sf. — Nom générique des

battement des

insectes dont le

sonne.

conversation frivoles.

parmoû. — C. palmoû, poumon,
parmouniste. — C. palmouniste.
parmulè (Lav.) ; sm. — Jeu du cheval
fondu. V. saute-crabe.

pàro-grèch (Big. G.)

;

sm.

—

Lèche¬

paroli, pàro-l'y; sm. — T. de jeu,
paroli, doublement de mise.
pàros (à) ; loc. adv. (G.). — A portée
sous

la main. V. à mil.

paroudià;

v.

—

Parodier

(lit.).

V.

Parodie

(Lit.).

V.

escarni.

paroudie;
escàrni.

sf.

—

parpalè,-ro (_Lom) ; adj. — Bavard,-e.
parpalejà; v. — Bavarder,' faire des
commérages.

parpaière (V.-B.) ; sf. — Pied-droit de
barrière ; gros pieu ; v. parpàu, eslipe.
parpàlh ; sm. — Jabot de mousseline.
(Limousin, purpày, jabot, estomac). Cf.
papàch.
parpalhè,-ro (G.) ; parpalhoè,-re ;
adj. — Qui papillonne, léger, volage.
parpalhejà,-lhoejà,-lhoimejà ; v.
Papillonner.
parpalhejà-s. — C. esparpallià-s.
parpalhère (Ami.) ; sf. — Eparpillement, choses éparpillées.
parpalhèros iG.) ; sf. pl. — Vétilles,
choses de rien ; prend aussi le sens péjor.
et peut signifier mauvaise action, méchan¬
ceté ; ce dernier sens pourrait venir de.
parpaillote, action de huguenot (parpaillot).
parpalhò (Big. G. L.) ; parpalhòu,
-lhoû,-lhole ; s. — Papillon,-ne.
Ha tou parpalhòu, faire le galant, l'em¬
pressé, papillonner; t. d'amitié à l'égard
d'un petit enfant; lou me petit parpalhò,
mon
joli papillon ; abé â parpalhòu ou
parpalhòus, avoir un ou des papillons (à la
tête), être léger, volage, inconstant, avoir
des lubies; v. parràt.
parpalhoà; v. — Papilloter, en parlant
des yeux. V. baspaneyà, parpanejà.
pàrpalhoère ; sf. — Quantité, grand
nombre de papillons; les papillons; papillotement.

parpalhoét. — C. parpalhoulél.
parpalhole ; sf. — Papillon de nuit,
phalène.
parpalhòt,-e ; adj. — Huguenot,-e
(vient du Prov.). Cf. huganàut.
parpalhòu. — V. parpalhò.
parpalhoulét,-e ; s. — Petit papillon,
parpàno (II.-Big.) ; parpèro (B.-L.).
C. perpèle, paupière.
parpaneyà ; v. — Clignoter des yeux ;
battre les paupières avant de pleurer.
I
—

parpayòlo (Lav.). — C. parpalhole.
parpèro (B.-L.). — C. perpéle et déri¬
vés.

parpole ;

sf.

Nom

générique des
coléoptère ; bruche.
parpoulè,-re ; s. — Les coléoptères,
parpouléte ; sf. — Petite parpole ;
toute petite lille; le t. n'a pas le sens mé¬
prisant de parpaute.
parquét; sm. — l'élit parc; parquet;
autrefois, tribunal local ou cantonal,
parqueta ; v. — Parqueter,
parquetàdje ; sm. — Action de par¬
queter ; les planches à parquet.
parrabanàt; sm. — C. parràbàst,
—

insectes ailés du genre

frite.

de,

type est le cloporte.

parpautè,-re ; s — Les parpautes.
parpautòt,-e; s. — Petit insecte; t.
méprisant quand il s'adresse à une per¬

mais

avec un

sens

de dim.

parrabanét,-o (Lav.) ;
qui a un double menlou

— Personne
ailleurs, gras¬
souillet,-e, rondelet. V. parrabèro.
parrabàs(t) ; sm. — Patatras, onomat.
d'une chose, d'une masse qui s'écroule
avec un bruit soui'd; la masse elle-même.
Que s'enlenoù û gran parrabàs, on en¬
tendit un grand patatras ; qu'ey cudùt en
parrabàs, il s'est écroulé.
parrabastà ; v. — Bouleverser, mettre
sens
dessus dessous, « chambarder ».
parrabastàdje ; sm. — Désordre, ce
qui a été mis en désordre ; bouleversement.
parrabastàt,-tade,-tère ; sf. — Bou¬
leversement, « chambardement » ; action de
lancer, jeter en désordre; de tout acò
qu'en a hèyt û parrabaslàt, il a tout jeté
en désordre; en style plaisant, raclée, mise

s.

;

déroule.

en

parrabastàyre,-e,-tè,-re;

adj.

et

s.

Qui bouleverse, met du désordre; agita¬
teur ; maladroit.

—

parrabastejà.
parrabastère ;
nombre

sans

—

ordre,

sf.
en

Fréq. de parrabastà.
—
Foule, grand
masse ; v.

parrabas-

iftti.

parrabastèri ; sm.— C. parrabàs, avec
sens
d'augm. ; branle-bas, remue-mé¬
nage, grabuge, querelle; au lig., tapageur,

un

remuanl,

tracassier.

parrabère

; sf. — Masse
écroulées. N. de 1. et de p.

de

choses

parrabèro (Lav.)

; sf. — Fanon et par
double menton; v. batane, pourcélhos, ' parrabanét.
Madàmo de parrabèro, dit-on en plaisan¬
tant d'une femme grasse à lard. Mme de
Parabère, maîtresse du llégent, était de
Bigorre. Un flcf noble de Parabère existait
en
Big. Les ruines du chàleau sonl sur le
lerritôirc de Larrcule (il.-P.).

ext.,

parrabis ;
parrabàs, mais
de p.

sm.

—

Bouleversement ; c.
de dim. N.

avec un sens

�PARRABIS

309

et loc. adv.
écroulement :
heurtant de côté et d'autre.

parrabìs-parrabàs ;

sm.

Masse do choses écroulées ;

—

avec

fracas,

Qn'ey
seus

en

parrabis-parrabàs, lout est

tout

dessus dessous.

parraboùsto (B.-L.)
d'écorcc ;

au

;

sf.

Lambeau

—

fig.. personne maigre, sèche.

parraguét,-e. — C. parratèt.
parraguéte. — C. garrapéte, hourréte.
parraguéte; sf. — Petit de la mésange
(parre).

parrahoélh

(B.-L.)

sm.

;

livre, vieux papier.

parrambòt (Lav.)

; sm. —

Vieux

—

Liquide qui

s'épaissit.
parràn, parric (Aure) ; sm. — Parc,
bercail, abri pour les brebis et les veaux.
V. harqàs, courtélh.

parràt (Big.

G.)

;

pàrrou, parroû

Moineau ; prend aussi au
fig., le sens du fr.
Svn.
chiròc, pacheroc, passarole. V.
parpalhò.
Abé parràts au cap, avoir des idées plus
ou
moins folles, du désordre dans la
cervelle; qu'ey û beròy parràt, c'est un joli
rV.-Tì.ì ;

sm.

—

moineau.

parratàlho (Big.) ; sf. — Les moi¬
grand nombre de moineaux.
parratàs,-se ; s. — Vilain parràt.
\ il gril. péjoratif de pnrràt.-e.
parratàyre (Big. G.) ; sm. — Chasseur
de moineaux; au fig., original, espiègle.
parràt de sègues; sm. — Moineau
des baies, friquet ; au fig., dégourdi, vif,
espiègle, effronté. Cf. pàrro-sègo.
parrate ; sf. — Femelle de moineau ;
v
passèro ; parties sexuelles de la femme
neaux;

grivois.

t.

en

parratè,-re ;

s.

—

Chasseur de moi¬

dit, surtout des oiseaux de proie.
parratejà ; v. — Faire comme le moi¬
neau.
l'espiègle, le sans-souci; giapiller ;
neaux

;

se

courir la fille.

parratèt,-tôt,-e, parroutét,-e ; s. —
dégourdi, espiègle.
parraule, parrole; sf. — Grosse fem¬

Petit moineau; enfant
me

le

dont

dondon

;

v.

parre,
de

ventre est très large, grosse
mastroùlhe. Cf. avec parroùflo.

parréte; sf.

—

Nom générique

l'espèce mésange; mésange bleue.
parrét,-e (Os.) ; s. — Fauvette.

Cf.

moumehe.

parretoû ; sm. — Tout petit
petit de la fauvette (Os.); enfant
parricide; sm. — Parricide.

parringle,-gle ; sf.
v.

parre.

—

moineau :

dégourdi,

Petite mésange :

V. parraule; en M', se dit
aussi d'une belle vache.
parròpi,-pie,-qui,-ie ; sf. — Paroisse,
parroquiàu (B.-L.). — C. parrouquiâ
parròt (B.-L.) ; sm. — Grumeau du lait
tourné; fleur du vin
pàrrou, parroû. — V. parràt; là ou" la
parre est la mésange, le mâle s'appelle
pàrrou.
parrole.

—

—

PARTADJAN

pàrrou de prat (Lav.); sm. — Moi¬
friquet.
parrouflè (Save); sm. — Désordre; ce
qui est. de çà de là ; dechà tout au paProuflè. laisser tout en désordre.

neau

parroùflo (Lav.)
fi,g.,
parraule.
au

personne

;

sf. — Grosse toupie ;
obèse; v. gaudùflo,

parroupiâ,-quiâ,-ane;

s.

et adj.

-

Paroissien,-ne.

parroupialhe

;

sf.

—

Les paroissiens

mauvaise part.

en

parroupiàu

;

adj. des

2 g.

—

Parois¬

sial,-e.

parroupiéte,-piote ; sf.

—

Petite, mai¬

paroisse.
parrouquét; sm. — Perroquet. Cf.
papagày. Nas de parrouquét, nez crochu,
parrouquéte; sf. — Perruche,
parrouquiâ,-quiàu. — C. parroupiâ.
-piàu.
parsâ ; sm. — Portion de pays, de
terre; pays de peu d'étendue; quartier,

gre

district.
Lou parsâ

qu'ey boû, le pays est bon ;
qu'a cambiàt de parsâ, il a changé de
quartier.
On désignait sous le nom de parsàns,
dans l'ancien Béarn, les divisions financiè¬
res, militaires et judiciaires du territoire.
Au XVe siècle, les feux imposables sont
répartis en 5 parsàns. Au XVIe siècle,
Henri 11 créa 6 parsàns militaires, avec un
capitaine à chaque capdùlh; Louis XTI1, en
1620. supprime ces rapitains de parsàn.
Sous

le

rapport

judiciaire, on comptait

procurùrs de parsàn,

i3
tes

criminelles.

parsè, parsoè ou
s.

—

chargés des enquê¬

parssè,-re; adj. et

Parsonnier, rssocié à mi-fnuits.

parserie ; sf. — Copropriété,
parsòl (G. L.). — C. parasòl.
parssè,-re. — C. parti et parsè.

part; sm. — Enfantement (vieux),
part; sf.— Part, partie, portion, ration;
lieu, endroit, côté; influence, action.
La hoste part ; votre part ; de cinq parts
ne, une part sur cinq; v. cinquét ; qu'ey
en quauque part,
il est quelque part; de
la part gauche, du côté gauche; que m'en
an hè.yt part, on m'a fait part de ; qu'ilt sèy
de bonnes parts, je le tiens de quelqu'un
de sûr ; birà de parts, mettre sens dessus
dessous; blbe à part, vivre séparément; v
despart; part dahàn (ou d'abàri), l'Est:
part-darrè (ou d'arrè), l'Ouest; arribà de
la part-dahàn, venir de l'Est (ou du de¬
vant) ; part-dessus, le Midi ; par-debàt, le
Nord: on élimine souvent, pour
tion des points cardinaux, part

la désigna¬
et l'on dit

simplement, dahan, darrè, dessus, débat.
partadjà ; v. — Partager ; partadjà-s,
partager, se distribuer des parts.
partadjadé,-re ; adj. — Que l'on peut
partager, diviser ; partageable.
partadjàn,-te ; adj. — Partageant,-e.

se

qui a part à un partage ;
partage.

celui qui fait le

�PART ADJ AYRE

partadjàyre,-e
fait

un

—

;

PAS

adj.

310
—

Qui partage;

partage; parlageux.

n'ey pas pariadjàyre, le vieux
partageux.
partàdje; sm. — Partage, distribution
de parts.
partadjote ; sf. — Partage de choses
sans grande valeur.
partadjoùs,-e ; adj.— Partageux,-euse ;
v.
pariadjàyre.
partàn,-te ; adj. — Celui, celle qui
part ; lou counscrit qu'ey boû partàn, le
conscrit est reconnu bon pour
partir au
régiment.
part-birà ; v. -— Retourner, mettre le
dessus dessous; changer de place, mettre à
droite ce qui est à
gauche et vice-versa ;
part-birà-s, se retourner, se tourmenter, se
n'est pas

«

mettre la tête à l'envers

».

V. birà.

bouleverse tout.

marche, s'en aller, s'envoler; commen¬
à s'ébranler, à bouillir, à pousser en
parlant des plantes, à entrer en végétation :
tirer son origine; m ou ri n, fuir; s'évanouir,
perdre les sens.
Que bam parti, nous allons partir ; que
partéchen, ils parlent ; que partiràm. nous
partirions; que part'm (ou que partiscoùn),
ils partirent ; qu'em sus parti, nous som¬
mes sur le
point de partir; lou canoû ne
partiscoù pas, le canon ne partit pas;
labéts, que s'en parti, alors, il s'en fut;
ha parti tou toupî, mettre le pot en ébullilion; tous arbouléts que partéchen. les
arbres bourgeonnent ; qu'ey partit d'arré,
en

cer

parli de rien; qu'èy sentit que parsenti que je m'évanouissais;
Vomi qu'ey drin partit, l'homme est, un
peu gris ; qu'abém touts à parti, nous
devons tous mourir; à parti de tau die, à
partir de tel jour; parti dab lou pich au
bénie, s'en aller lout, capot, sans avoir rien
obtenu : s'échapper.
parti,-tit ; sm. — Dépari; està s'ou
parti, êlre au moment du départ.
partiànço (Lav.) ; sf. — Partage de
est

tlbi,

.j'ai

famille.

t.

partible,-e; adj. — Partible.
particioû ; sf. — Partition ; répartition
de musioue, partition.

particularisé
particularisas,

Particulière¬

;

v.

Particulariser

—

distinguer.
particularisacioû ; sf.

;

participà ; v. — Participer,
participacioû ; sf. — Participation.
participàn,-te ; adj. — Participant,-e.
participe; sm. — Participe, t. de
grammaire.

:

se

—

Particulari¬

sai ion.

particularisme;

sm.

—

Particularis¬

me.

particularitàt ; sf. — Particularité,
Particule,
particule; sf.
particulière; adj. et s. — Particu¬
lier,-ère; quidam, virago.
Parlà en particuli'e, parier seul à seul ;
qu'ey ue particulière..., c'est une coquine
—

dont, il faut

se

méfier.

particulièramén

;

adv.

—

Particuliè¬

rement.

partide

sf.

Partie, part, fraction;
qui l'on plaide; celui
qui est participant ; divertissement repas
d'amis, promenade ; dispute.
l.ov. div.
En partide nés hè pas,
habituellement, cela ne se fait pas; que l'a
prés à partide, il l'a pris à partie; ha
partide de, faire partie de; partide mancade, partie remise; partide carrade, partie
carrée; dechà la partide, quitter la partie,
l'abandonner; abé partide ligade, être
associés; la maje partide, la majeure
partie, la majorité; pi'esentà, proupousà
partide, provoquer ; està de partide,_ être en
instance de partir ; être partie dans ; que y
a partide. il
y a lutte, on se dispute.
partidé,-re ; adj. — Partageable.
partidéte,-dote; sf. — Petile partie.
partidoù,-re ; adj. cl s. — Celui qui
partage, distribue les parts.
partilhe ; sf. — Partage et particulière¬
ment partage de
biens, légitime. N. de
quartier. V. espartilhe.
Demandà partilhe, demander le partage.
Loc. adv.
En partilhe, en partage;
poudé dat. on partilhe. pouvoir donné en
partage.
partimén ; sm. — Action de partager,
lotissement; cloison; départ, action de
partir. V. parte, parét, trencade; despartit.
partisâ,-ane ; s. — Partisan,-e.
partit; sm. — Parti, union de person¬
nes; opinion politique; résolution, déter¬
mination ; personne à marier.
jV'fy pas dou partit, il n'est pas de l'opi¬
nion. du parti: préne û partit, se décider;
û boû partit, un bon parti,
partit; sm. — V. parti (3).
parturi ; v. — Accoucher ("vieux),
pas; sm. — Pas, enjambée; allure,
marche; mouvement de danse; passage,
brèche, ouverlure. N. de p. Boupas, Mailpas. Dupas, Loupas.
Anà d'à boû pas, marcher d'un bon pas;
faus pas, faux pas; n'a pas que dus pas de
larjoù, cela n'a que deux pas de large.
Loc. div.
Pas à pas. pas à pas, sans se
hâter; qu'y buu d'aquéste pas. j'y vais de
ce pas;
l'ahà n'a pas hèyt û pas, l'affaire
n'a pas avancé d'un pas; que partéch à
grans pas, il s'en va à grands pas; pressa
;

—

,

—

part-dabàn ; sf. — L'Est; v. part (2).
partè,-re; adj. — Qui penche, n'est
pas d'aplomb; car parte, char mal chargé,
dont le chargement penche ; v. parssè.
partè ; sm. — Mur de refend, cloison.
V. parét.
partèrre ; sm. -— Parterre (vient du
fr.") ; en style badin, chute, patatras.
parti; v. — Partager, répartir, diviser;
partis, se diviser, aller séparément.
parti ; v. — Partir, s'élancer, se mettre

il

—

celui pour ou contre

Qu'ey tout part-biràt, il est tout chaviré,
troublé, bouleversé; qu'ai pari-biren tout,
on

particularimén ; adv.
ment.

Lou biéth

—

—

�/

PAS

311
lou pas, presser
blste qu'au pas,

Je pas; ha marchà mes

poursuivre, presser quel¬
qu'un; sautà lou machàn pus, mourir;
prendre une résolution et l'exécuter; lira
d'û niau pas, tirer d'un mauvais pas.
pas; adv. de négat. — Pas, point, nulle¬
ment.

V. rioû.

Que noû pas, que non pas ; n'ey pas
d'aci, il n'est pas d'ici; n'at crey pas, je
ne le crois pas ; nàni pas, non et non ! E
j&gt;as Ihèu, ! lié, pas peut-être ! Pas possible ?
Pascalét,-lòt,-loû ; n. p. m. — Petit
Pascal, dim. de Pascàu.
Pascaline ; n. p. f. — Pascaline,-lète.
pascàu,-coàu ; adj. des 2 g. — Pas¬
cal,-e.
Lou tems pascàu, le temps pascal ; moulétc pascàu, omelette de Pâques.

pascoè,-re; adj. — Pascal,-e, qui est
Pâques; dilûs pascoè, lundi de Pâques.
Pàscoes, Pasqües; Pàscous (L.) ;

de

La fête de Pâques.
Gagnà las Pasqües, gagneri les Pâques, se
conformer aux prescriptions de l'Eglise en
la circonstance; ha Pasqües abàn Arrams,
faire Pâques avant les Rameaux, mettre la
charrue avant les bœufs; se dit d'un couple
qui n'a pas attendu la cérémonie du ma¬
riage ; gagna la mouléte de Pasqües.
gagner i'omelette pascale; il s'agit pour
cela, le Samedi-Saint, de crier Alléluia au
premier coup de cloche entendu, et cela
sf.

—

avant

toute

autre

présente.
ploujouses,

personne

Pasqües

Garbes gragnouses.
S'il pleut à Pâques, les gerbes seront
lourdes de grain : qui à Pasqües déu
lou Coai'ésme qu'ou se hè court, à qui doit
payer à Pâques le carême semble court ;
Pasqües niarses, hamière, Pâques en Mars,
famine ( ?) ; ce dicton, dont on ne

pagà,

s'expli¬

le sens, est cependant appuyé par
le suivant qui a cours en La veda n : Pàscos
marséscos,
en
cernilèri hòssos fréscos.
Pâques en Mars, au cimetière fosses nou
velles; Carnabal dab la hemne, Pasqües dab
lou curé, Carnaval avec sa femme, Pâques
avec le curé (dic.) ; clu coum
las Pasqües,
que pas

rare;

gay,

countén coum Pasqües, gai

Pâques,
pascoàu. — C. pascàu.
Pasooétes ; sf. — Le dimanche de
Quasimodo, petites Pâques.
Pàscous (L.). — V. Pàscoes.
comme

pasiblamén ; adv. — Paisiblement.
pasible,-e; adj. — Paisible,
pasimén ; sm. — Pavement, carrelage,
pasimentà ; v. — Paver, daller.
En
De

Dans une
battue (Noël).

Pasqües,

ue

borde desparade,

terre

étable

pasimentade.
nue, au sol de terre

Pasquétes.

—

V. Pàscoes,

Pascoétes.

passà; v. — Passer, franchir, traverser,
parcourir, porter ses pas d'un lieu à un
autre ; transmettre, transporter ; dépasser,

surpasser, transgresser;

—

PASSABLE

céder, tolérer,

par¬

donner; omettre, laisser faire, s'abstenir;
faner, flétrir, mourir, cesser, périr; bluter,
sasser, filtrer, canaliser ; essanger la lessi¬
ve
;
émoudre ; durer, suffire, éprouver;
dépasser, outrepasser; t. de tisserand, faire
la lisse.
Passà dabàn, passer devant ; passà la
barrére, franchir la barrière; passà ta
'Spagne, passer en Espagne; que l'a passà.t
lou mau, il lui a transmis le mal ; que m'a
héyl passà l'aygue, il m'a transporté d'une
rive à l'autre ; qu'ou passe de hére, il le
dépasse, surpasse de beaucoup ; que passe
tous drets, il transgresse le droit ; que l'at

tout, il tolère tout; passà û mout,
un mot; que dèchi passà, je laisse
passer, je m'abstiens ; l'arrose qu'ey passa¬
de, la rose est flétrie; que ba passà, il va
trépasser; passà la harie, bluter la farine;
passà la dalhe, émoudre la faulx ; passà
mau, éprouver du mal, vivre dans la peine,
la
supporter ; passà milhòc, sarcler et
butter le maïs ; passà-s, se passer ; passàs'en, s'en passer, s'en priver.
passe

omettre

Loc. div. — Passàt-me dehore 1 Sortez,
allez-vous en ! Açò nou-s passarà pas atàu,
ceci ne se passera pas comme ça ; passà la
mesure,

la payére, passer la mesure; lou

passe tnesure, le trop est trop ;
passà lou centè, dire le chapelet ; passà
pêne, avoir de la peine, souffrir; passà íi
papè, passer un contrat ; passà camí, faire
du chemin, marcher vite; passà hàmi,
n'avoir pas de quoi manger ; passà de
bouque en bouque, passer de bouche en
bouche ; atàu, passe, passe encorte (s'il en
doit être ainsi) ; passà dessus, passer sur le
corps, par dessus; monter à l'étage; passà

trop

que

darrè, passer derrière; être le dernier;
passà per couyoû., passer pour lâche;
passà-la bère, vivre agréablement ; passà la
noéyt, passer la nuit; ha-n passà l'idée, en

l'envie; passà lou berbét, pas¬
du brevet; qu'en cau passà
hères, il faut en pardonner beaucoup ;
passà, mèste, passer maître; passà-s de tout,
se passer de tout ; lou disnà nou passe, pas,
faire passer
ser

l'examen

pas; passà-s'en û os,
passà-s la camise, mettre sa
chemise; passà-ne, en passer par.

dîner
avaler un

le

ne

passe

os ;

En divers lieux, notamment en M'
les formes espassà et passà sont

Big.,

usitées

indifféremment

:

que

s'espassarà, cela pas¬

sera.

passabàn ; sm. — Passavant,
passabarre, passe-barre ; sf. —
Chose qui dépasse la juste mesure, ce qui
est
normal, /lçò qu'ey ue passabarre !
Ceci est trop fort ! Ça dépasse la mesure :
mauvais tour, mauvais procédé.
passabie, passe-bie ; sm. — Froment
rampant, chiendent (triticum repens).
Svn.
passe-camî, sendégne, arrepour,
trauque-camî.

passablamén ; adv. — Passablement.
passàble,-e; adj. — Passable.

�PASSACA

—

passacâ,

PASSAT

passe-câ

312
;

sm.

Passe-

—

chien, jeu de coupe-têle; saute-mouton;
cap-casàn, passèlis ; t. du jeu de pelote,
passacioû ; sf. — Passation d'acte,

passacòt, passe-cot;

sm.

—

v.

Dégluti

tion, gorgée; v. qloup, pïllo.
U passacòt d'aygue, une gorgée d'eau
:
nou béu
qu'à passacòts, il ne boit que par

gorgées.
passade; sf. — Action de passer ; pas¬
sade, temps qu'on passe, séjour; moment;
traversée,

transition ;

sentier,

allée

:

t.

d'agriculture, rangée de

ceps; sillon, aclion
de labourer de nouveau ;
passage d'oiseaux
fon dit aussi passàdje); voie d'une scie; t.
de perruquier, passée;
par anal., peignée
remontrance ; passe de temps ; usage
pen¬
dant un
peu de temps. N. de p. Passade,

Lapassade.

Dans les Landes, la passade est comme
l'octroi gracieux d'un laissez-passer à une
noce passant devant une maison. Les
gens
de celle-ci vont au devant du cortège et
offrent aux époux un verre de vin. II est
répondu à cette politesse par une offrande,
un cadeau. Les invités chantent :
Dat-se le passade, brabe yen !
Se passabel à noste que la-b darem.

Après avoir trinqué,

chante à

on

nou¬

passàdje de palouw.es, passage de palom
bes ; agulhe de passàdje,
grosse aiguille à
repriser; açò n'ey qu'à passàdje. ceci n'est
qu'un passage, ça ne durera pas; préne
passàdje, s'embarquer; machàn passàdje.
mauvaise passe, moment, critique ;
da pas¬
sàdje à la sarre. donner de la voie à la
scie.

passadjè,-re ; s. et ad j. — Passager,
-ère, qui voyage sur un bateau; passeur:
passager,-ère. transitoire, momentané; pas¬
sant,

èm passais,
balhàt;
A le mèysoun dount nous binem,
Que y'am trobai de brabe yen;
Que-ns an dttf houn pan de roumèn
E bone ayguete de charmen.
Si personne de la maison ne- s'est pré¬
senté, on chante :
Aquèste yen que soun pelats !
Le

Ces
Ils

ne

En

passade

dat.

ne-ns an pas

sont

chiches,

pelés !
donné la passade.
Béarn, la cérémonie de la sègue est
gens

nous

identique

:

avares,

ont pas

v.

passadé;

ce

mot.

—
Passage, vide dans
haie, par lequel on peut
passer; aiffiiille dite passe-cordon.
passadé,-re,-dis,-se; adj. — Que l'on
peul passer, franchir; qui passe, coule,
glisse aisément ; qui est à repasser en par¬

une

clôture,

sm.

une

lant d'une lame émoussée.

passadére ; sf.— Passoire; v. couladé;
action, manie de passer et de repasser.
passadéro (B.-L.1 ; sf. — Pierres pla¬

—

—

—

Passarna.

Tour de passe-passe,
passamâ; sm.
malhonnête, de filou : sorte de pour¬
—

action

boire donné dans

passamén

marché.

un

; sm.

—

Passation;

v.

passa¬

cioû: passement, lisière d'étoffe.

passamentà

;

v.

—

des passements.

Passementer, placer

passamentè,-tiè,-re

;

s.

—

Passemen¬

tier,-ère.

passamenterie ; sf. — Passementerie,
passàn,-te; adj. et s. — Passant.-e,
qui passe, coule, glisse aisément : c. pnssadjiu. t. de couture, bordure, dépassant.
passareu (L.) ; sm. — Ondée courte :

layòu.
passarèu (L.l ; sm. — Mot, formule,
sobriquet créés pour une circonstance et
qui passent, ne sonl pas conservés; ce sont
v.

généralement des mois de formulelles, de
jeux d'enfanl. de devinettes, d'énigmes,
passarèu (Lom.V
C. passeroû.
passaries, passalìus; s. pl. — Mu¬
guet des enfants, aphtes de la bouclic. Cf.
gabarroùs, mau-palhè. V. passeroûs.
passarose ; sf.
Passe-rose, rose tré—

—

mière (allhœca rosea). Cf.

passarote ; sf.
ha dues
venues;

cées dans

allées cl.

et retour:

—

en

passadoù,-re ; s.
Passeur,-euse ; repasscur. C. passadjè; v. passàyre.
passalis, passe-lis; sm.
Passe,
pertuis, rigole de bois, bief, déversoir,
aqueduc.
passalìus (V.-B.). — C. passarie.
passamâ ; sm. — Passement, contrat
passé par un notaire (vieux) ; autrefois,
litre porté par certains tabellions. N. de
p.

à gué;

un cours d'eau pour
le franchir
passerelle; v. palanguét.
passadéte,-dote; sf.
Petite passade;
pclilc passe, lubie.
passadiu,-ibe ; ad j. et s. — Pont on
peut se passer, dont on se passe ; qui vit de
peu. de privations.
passadjàn,-te ; s. et adj. — Passant,-e;
passager,-ère.
passàdje; sm. — Passage, défilé; chose
qui passe; action de passer, traversée, voie;
en
Lav., aussi, passage à flanc de monta¬
gne; v. quinde.
Tirà dou passàdje, ôter du passage;

passàn.

-te; adj. — Où l'on passe beaucoup,
parlant d'une rue. d'un chemin,
passadote.
V. passadéte.

veau :

A le mèysouin dounl
Le passade que-ns an

parlant d'un chemin.

en

passadjiu,-jibe,-jè,-tè,-re,

passòro.

Va-et-vient, allées et
passarotes, faire deux

—

une petite promenade aller
passadéte.
passaroû, passeroû; sf. — T. géné¬
venues ;

V.

rique des oiseaux du genre gros-bec nu
passereaux; à Pau, désigne plus pariculièrement le moineau ; v. pacheròc.
passât; sm. — Passé, le temps passé;
sotie de point de broderie;
gorgée.
Lou passà't qa'ev defùnt. le passé est
mort; cousfunies dou passât, coutumes du
passé; û passât d'aygue, une gorgée d'eau;
v. passacòt.
passât; adv.
Après, ensuite.
Passai açò, qu'y bau, après ceci, j'y vais.
—

�PASSATÈRE

313

passatère ; sf.

Sarment de vigne

■—

sm. — Oui passe sans bruit
dit d'une personne qui passe en
vite, en se cachant. V. passalis.
passèlis,-eris ; sm. — Jeu du saute-

vite;

et

passàu (T.av.") ; srn. — Vallée, ancienne
division de territoire, dans vieux textes.

marchant

passàyre,-e;

s.

et adj.

—

Rémouleur,
forme

Passe, courte période,
navigable; cordon plat,
phase de jeu; bénéfice d'intermé¬
sf.

passe;

—

occasion: passage
lacet:
diaire.

M*.,

de revente, sorte de

pourboire

:

en

difficile, mais seul praticable,
partie de montagne. V. passa-

passage

dans

une

dé.-re:

passade.

passe-baràt;

sm.

Sorte de passage,

—

passerelle traversant, un fossé, une
rigole; v. passadéro, palan que.
passe-bie. — V. passable,.
passe-câ ; sm. ■— Litt. passage de
chien, étroite ouverture dans une haie, une
clôture ; espèce de tourniquet, tour sur soi :
v. passacâ.
passe-camî. — C. passable, chiendent,
renouée des petits oiseaux, traînasse; v.
agra m. lichèrne.
passe-carrère; sm. — Passe-rue: en
Ossau, jeunes gens et jeunes filles se divi¬
sent en petits groupes espacés et, en mar¬
chant. chantent alernativement un couplet
de chanson; parfois ces couplets sont im¬
provisés et constituent une manière de
dialogue.

de

passe-carrèu ; sm. -— Passe-carreau,
pièce de bois sur lequel le tailleur rlepasse
avec

le fer chaud.

passe-elàu; sm.
tarière pour les clous

Gibelet ; petite
clé appelée passe-

—

;

partout.

pásse-corde ; s. des 2 g.
aiguille de bourrelier.
passe-cot. — V. passacàt.
passe-courdoû ;

sm.

—

—

Grosse

Passe-cordon,

aiguille plate ; v. passadé.
passe-drét; sm. — Passe-droit,
passejà; v. — Promener1; passejà-s. se
promener,

marcher à

pas

lents.

passejà, envoyer promener:
chasser quelqu'un, un importun; passejà
la pèt, promener la peau, flâner; promener
la peau d'un renard, d'un blaireau dévas¬
tateurs en sollicitant une sorte de rétribu¬
Embià ta-s

tion.
— Promenade.
passejadéte,-dote ; sf. — Petite pro¬

passeiade ; sf.
menade.

passejadoÙ,-re ; adj. et s. — Promè¬
nent',-euse ; qui est chargé de promener
quelqu'un.
passe-flou ; sf. — Passe-fleur, espèce
d'anémone.

passe-flourét;
passe-courdoû ;

Cf.

sm.

v.

—

Passe-cordon.

flouréA ; au fig., petit

dégourdi, espiègle.

passe-hòu; pàsso-hol (G.); sm. —
détraqué; v. bire-hòu.
passe-l'aygue ; sm. — Passeur, bate¬
lier. Cf. passadoù.
Arehifou.

PASSËTE

passe-lis;

haute, tendu entre deux ceps, eourson.

repasseur ; passant,-e : qui en passe,
les yeux sur. C. passadoù.

—

se

coupe-tête; v. passarà.
passe-mâ. — C. passamâ.
passe-palhè ; sm. — Grenier1; trou par
lequel on passe le fourrage au grenier :
abat-foin; v. boaquè; porteur de paille. V.

mouton, du

soulè.

passe-passe;

sm.

—

Tour de

passe-

passe.

passe-pè ; sm. — Chausse-pied; passe
pied, sorte de danse.
passe-pertout ; sm. — Passe-partout ;
forte soie ; v. arpàn au Sup.
passe-péu ; sm. — Passepoil."
passe-port; sm. — Passeport.
Signà Ion passe-port, mettre quelqu'un
à la porte, le renvoyer.
passeràt (G.'). — C. passaroû. N. de p.
passerie ; sf. — Action de passer et
repasser continuellement : autrefois, liberté
transporter et passer marchandises et
d'un point à un autre, d'une,
vallée française à une vallée espagnole et
réciproquement: en B.-L.. le traité réglant
ces
passages s'appelait aussi passerio ou

de

troupeaux

pacherlo.

C. passaries.
passerìts (Ray.); sm. pl. — Jeu entre
nageurs qui passent l'un sous l'autre. V.
passèlis.
passèro fArm.1 ; sf. — Moineau femel¬
le ; v. parràt,-e.
passeroà. — C. passerounà.
passeroalhe ; sf — Les moineaux;
grande quantité de passereaux.
passeroè,-re ; adj. et s. — Chasseur,
amateur, friand.-e de passereaux: au fig.,
esprit léger, qui a des lubies, peu sérieux ;
v.
parratàyre.
passerole ; sf. — Fréq. de passade ;
(ju'ou pren à passeroles, cela lui prend par
passades, par moments.
passerose. — C. passai'ose. N. de p
passeroû ; s. — Moineau mâle. V.
passaroû passere.
passerounà; v. — Se dit d'un amou¬
reux qui fait des grâces, qui papillonne.
passeroùs ; sm. pl. — Plaques d'her¬
pès qui affectent les commissures des lèvres
ou la lèvre elle-même. Cf. poulère.
passerie.

—

,

passe-sabarcòt ;

sm.

—

ressemble à celui du furet et

Jeu

qui

dans lequel

une petite savate (sabarcòt) qui court
parmi les joueurs.
passe-sègues ; sm. — Passe-haies,
nom. en certains lieux, du moineau friquet
et ailleurs de la fauvette des buissons; v.
frauque-sègues, lave, parràt-de-sègues.
passe-souci; sm.— Distractions joyeu¬
ses: dérivatif des soucis.
passét,-sôt; sm. — Petit pas; anà-n à
passéts, marcher à petits pas.
passéte ; sf. — Vrille. Cf. passe-trauc

c'est

�PASSE-TÉMS

PASTEYËN

—

314

passe-téms ; sm.
Passe-temps, dis¬
liors-d'œuvre, dans un repas.
passe-tout; sm.
Celui qui est supé¬
rieur ; dépasse ; se piiend le plus souvent en
mauvaise part et signifie un
orgueilleux
—

traction ;

—

iiéffé.

Usité

aussi

au

de

sens

débonnaire

exagérément, qui laisse tout
faire

sans

passer,

loul

protester.

passe-trauc; sm. — Vrille, tarière. Cf.
jambelét.
passe-trèyt; sm. — Entrait; grosse
vrille; autrefois trait d'arbalète.
passe tu, passe jou; expr. prov. —
Passe toi, passe moi, se succéder.
passéy ; sm. — Promenade. V. passejà
dérivés.

et

passible,-e ; adj. —• Passible, t. de
palais.
passioû ; sf. — Passion ; souffrance
extrême; souffri la passioû, souffrir extrê¬
mement.

—

aussi

boàrro-pàsto.
pastè ; sm. — Pâté ; emplâtre ;
masse de pâte; au
fig., personne
difforme à force d'être grasse,

grosse
grosse,

pastè,-re. — C. pastassè,-re.
pas-téco (Big.) ; sm. — Déformation
burlesque de pax tecum pour dire une
gifle.
pastèg (Bar.). — V. paslèt.
pastégn (M4): pasténc, pastén ; sm.
Pâturage; pâture, nourriture du bétail
En Lom., pacage
communal; v. podoén.
pastejà ; v. — Pétrir1, manier de la
pâle ; peut se prendre au sens défavorable ;
faire le gargotier. V. pastà.
pastenague,-nargue. — C. pastana—

passiouilà ; v. — Passionner ; passion¬
nas, se passionner.
passiounamén ; adv.
Passionné¬
—

ment.

passiounàt,-ade ; adj. — Passionné,-e.
passòro (M'.-Big.). — C. passarose.
past. — C. arpàst, mangeaille, pâlée.
pastà; v. — Mettre en pâte,
pastade ; sf. — Ce qu'on pétrit en une
fois.

pastalicoùs,-e,-quégn,-e

i

adj.

—

Pâteux,-euse.

pastaliquégn,-o (B.-L.)

pastè,-ràn (L.). — C. pastera. Sobri
quel des gens de Lagor (L.).
paste (bourre) ; sm.
Gros man¬
geur de pâte. Sobriquet des gens de Cieulat (11.-P.), qu'on
appelle aussi gauecàts,
petits hiboux.
paste (minje) ; s. — Mangeur,-euse
de pâte. N. de p.
Sobriquet des gens de
Cieutat et de Pnjo (H.-P.). On les
appelle

;

adj.

—

Pâ¬

teux,-euse.

pastalique ; sf. — Chose pâteuse ;
crêpe mal cuite.
pastanagre,-ague, bastanague; sf.
Carotte, panais (plantes).
pastassàt; sm. — Emplâtre de gran¬
des proportions. C. pastissàt.
pastasse ; sf. — Pâte grossière ; au
fig., une grosse bonne pâte.
pastassè,-re ; adj. — Amateur de
pâle. V. minje-paste.
pastassejà ; v. — Travailler mal la
pâle; patrouiller, en style plaisant, bafouil¬
—

ler.

pastassejàyre,-e. — C. postasse..
paste ; sf. — Pâte; bouillie épaisse:
pâtée.
Les campagnards béarnais et gascons, et
autrefois
plus qu'aujourd'hui, mangent
diverses bouillies dont paste est le nom
générique ; paste blanque, pâte dont la
farine n'a pas été torréfiée; pasde tourmde,
toste ou touslade, pâte faite avec de la
farine torréfiée; paste nègre, pâle noire,
faite avec de l'eau de boudin ; paste. grasse,
pâte faite avec les restes graisseux du pore
salé; v. armòtos, trùhos, escautoû, milhàs,
inique.
Ha Ihebà la, poste, faire fermenter la
pâle; au fig., mettre en colère; està de
mâchante paste, être méchant, par opposi¬
tion à boune paste, bonne pâte, débonnai¬
re ; serbl la
paste doute caute, dire son fait
à quelqu'un sans attendre.

gre, carotte.

pastencà ; sm. — Pacage. V. pastégn
pastencà ; v. — Pâturer, pacager,
paître. V. pasteyà.
pasterâ ; sm. — Maître d'une maison,
d'une terrt; pastère (vieux).
N. de p. Pastera, Pasteran.
pasterâ, pastère ; adj. et s. — Se
disait autrefois d'un bien, d'une ferme
tenus par redevance roturière.
pasterade ; sf. •— Gros pâté; quantité
de pâte, de pâlée; bâfrée de
crêpes (pas¬
teres).
pasterâs (Lav.) ; sm. — Bevenu à pari,
pastère (L.) ; sf. — Maie, pétrin, auge,
crèche; v. méyt, presép, postière, tos.
pastère; sf.
Crêpe. Cf. caussère,
crespère.
pasterè,-re ; adj. — Mangeur,-euse de
pastét. Sobriquet des gens d'Escot (B.-P.).
pasteròt ; sm. — Petit pustè..
pastèrou,-tère (M') ; s. — Qui a bon
caractère, « bonne pâte ».
pastét,-tèg; pastètch (M1); sm. —
Bouillie de farine de mil, d'orge ou de
maïs; galette que l'on fait cuire sur les
charbons ou à la poêle ; petite masse, pain
soit de cire, soit de pâte dure; au
fig.,
personne très bonne, de caractère doux ; se
prend parfois en mauvaise part et signifie
une
personne molle, sans énergie, celle
qu'en fr. on appelle une « tourte », un
emplâtre.
pasteyà (B.-L.) ; v. — Faire consom¬
mer
par le bétail, la provision de fourrage
qui se trouve dans la grange; v. pastencà.
pasteyèn (Bav.) ; sf. — Gâteau com¬
mun, populaire. Du cri des marchandes de
gâteaux : qui bo paste, yen ! on a fait sans
—

doute

ce

vocable.

�PASTIÈRE

315

—

PATACASSEJA

pastourejà ; v. — Garder, paître, soi¬
pastière ; sf. — Pétrin; lieu où l'on
gner le bétail, le pastourìs. C. pastourà.
pétrit le pain; v. meyt, pastère; dans le G.,
pastourèle ; sf. — Bergère (lit.) ; sorte
désigne plutôt un petit pétrin à pâtisserie.
de danse, figure du quadrille.
pàsti-hàsti, pastifàssi; sm. — T.
pastoureIét,-lòt,-e ; s. — Petit pâtre,
burlesque qui signifie un salmigondis," un
fricot de gargote, un tripotage, un mic¬
petite bergeretle.
mac, une manigance. (Prov. pà'sti-fàsti).
pastourét,-e ; s. — Pastoureau, bergerette. N. de p. Pastouret.
pastilhà; v. — Moucheter, diaprer.
pastilhade ; sf. — Distribution de pas¬
pastouris,-rilhe ; s. — Gros et menu
bétail, depuis les boeufs jusques et y com¬
tilles, de sucreries.
pastilhàdje ; sm. — Pastillage, les pas- i pris la volaille, t. général. En style plai¬
tilles.
sant, le t. s'étend1 jusqu'aux bêles parasites:
pastilhàt,-ade ; adj. — Moucheté,-e en
poux, puces, punaises, etc. On dira de
même d'une bande de gueux, de bohé¬
parlant d'une étoffe.
miens : quin pastouris !
pastilhàyre,-e ; s. et adj. — Fabri¬
cant, marchand,-e de pastilles; friand de ;
pastoùs,-e ; adj. — Pâteux, gâelieux,
-euse.
pastilles, de sucreries.
pastilhe ; sf. — Pastille ; chose affec¬
pastoùtch ; sm. — C. pastoure, tour¬
tant la forme ronde d'une pastille : tache,
te; à Navarrenx, beignet; au fig., gros
mouche, grain de beauté.
homme, lourdaud.
pastilhejà ; y. — Croquer; des pastilles,
pastroùlh ; sm. — Bourbier, patrouileu distribuer à la ronde.
lis ; au fig., personne sale; fém. pastroullie.
pastilhejàyre,-e ; adj. — Friand,-e de
pastroulhà; v. — Patrouiller, patau¬
pastilles ; v. pastilhàyre.
ger.
pastilhéte,-lhotë ; sf. — Petite puspastùmi ; sm. — Qui est en pâte, de la
lilhe.
pâle; pâtisserie sans finesse. V. pastis.
pastis; sm. — Pâté; gâteau, tourte;
pasturà; v. — Pâturer, paître; v.
bouillie pesante; pâté d'encre; au fig-,
apasturà.
confusion, tripotage, salmigondis; v. paspasturàdje; sm. — Affenage.
tùmi.
pasturàlh ; sm. — Pâturage, affenage.
pastissà; v. — Pâtisser, faire un pâté;
pasture ; sf. — Pâture, nourriture en
étaler malproprement de la peinture.
style familier.
Cercà-s la pasture, chercher sa pâture,
pastissàt ; sm. — Pastis mal cuit, qui
n'a pas levé; par anal., emplâtre ; v. passon pain.

pasturejà; v. — Chercher sa pâture,
patà (G.) ; v. — Taller, drageonner. Cf.

iassàt.

pastissè,-iè,-re ;
peut se prendre en

s.

Pâtissier,-ère ;
mauvaise part ; v.
—

matà.

patàc

coucassè.

sm.

—

Ancienne monnaie de
usité
n'ai

pastissejà. — Fréq. péjor. de paslissà
pastissejàyre,-e ; adj. — Gâcheur,
-euse, qui fait des pastis.
pastisserie ; sf. — Pâtisserie,
pastissòt; sm. — Petit pastis; lieu

cuivre, sou ; v. patàr. Le t. est encore
dans des expr. : 11'èy pas û patàc, je
pas le sou.

boueux. N. de 1.

truc, cop.

pastorle

;

sf.

—

T. burlesque, pâte mal

faite; boue liquide. N. de 1.
pastote ; sf. — Pâte maigre, pauvre.
Dim. de pas-te.

pastoÙ,-re; s. — Pasteur; pâtre, ber¬
ger,-ère. N. de p. et de chien.
Anà-n pastoà, s'en aller paître les bêtes ;
ai pastoà, chien de berger ; que soy lou
boù pastoà, je suis le bon pasteur,
pastourà; sm. — Pâturage,
pastourà ; v. — Pâturer,
pastourade. — C. pastourale.

pastouràdje.

V.

—

pastouris

plus

usité.

Pastorale, pièce de
plein air ou dans
rustique. Cf. pastourade.

pastourale; sf.

théâtre, fête donnée
un

milieu

—

en

pastouràu; adj. des 2 g.— Pastoral, e.
Besite pastouràu, visite pastorale,
pastoure ; sf. — Tourte plutôt massive;
grosse crêpe; au fig., femme, fille joufflues,
aux formes épaisses.
pastoure; sf. — Pastourelle, bergère;
bergeronnette; v. campiche.

patàc;

sm. —

Coup, éclat; décharge,

détonation; chute; action de se battre.

V

Da û patàc, donner un coup; abladà de
patàcs, accabler de coups; ha au patàc, se

arribàts touts en û patàc.
arrivés tous à la fois : au permè
patàc que m'y soy escadùt, j'ai réussi du
premier coup; que parti d'à patàc d'arride,

battre; que soun
ils

il

son

partit d'un éclat de rire; à patàc
d'argent ; v. à truques.

de sos,

à coup

patacà; v. — Frapper, donner des
V. trucà, pampà.
patacade; sf. — Grêle de coups, rixe,
patacàs; sm. — Grand coup,
patacassade. — Fréq. augm. de pata
code. Cf. espatacassade.
patacassàyre,-e, patacassè,-re ; adj.
Fréq. augm. de patacàyre. Sobriquet des
gens de Castera (B.-P.).
patacassè,-re. — V. patacassàyre.
Sobriquet
des gens de Labatut-Rivière
(H.-P.).
patacassejà ; v. — Donner des coups

coups.

—

à

tort et à travers,

pa laque jà.

donner force coups. V.

�PATACASSÈRE

patacassère.
un

—

—

PATAUQUEJA
C.

316

patacassade,

avec

de dim. ; bruit de
coups.

sens

patacàu; sf. — Espèce de figue qui a
effet purgatif et dont on dit : higues &lt;le
patacàu, minjà-n quoàte e cagà-n nau.
patacàyre,-e; adj. — Qui frappe,
donne des coups, se bat volontiers. Sobri¬
quet des gens d'Uzos et de Biron CB.-P.),
de Calavanté (H.-P.) et de Pissos
(L.) ; v.
patacassàyre.
patàch, patàchou,-ache ; s. et adj
Lourdaud,-e, pataud, qui marche pesam¬
ment. qui n'est pas agile.
patache ; sf. — Patache, véhicule.
patachét,-chòt,-e ; s.'— Petit garçon,
petite fille tout ronds, peu agiles.
patachùt,-ude ; adj. — Pataud,-e. Cf.
patchòc, pataloù.
pataclìn (G.) ; sm. — Tarin (oiseau).
un

—

Cf. tan.

patacòt,-quét; sm. — Petit paiàc.
patade ; sf. — Empreinte d'une patte:
de patte.
patadéte,-ote,

coup

Petite

patafiole
•nou

patéte,-tote

sf.

;

—

patte.
;

dit que

sf. — Bourde, «blague»:
patafioles, il ne dit que des

blagues, des contes, des choses
On dit aussi nalatole

intérêt.

sans

V. arralhade

Sup.
patafioulà ; v. — T. burlesque employé
dans cette expr. : que lou diable e-u pata¬
fiole ! que le diable l'emporte ! Lou BounDiu
que-t patafiòle ! Le Bon-Dieu te
bénisse

!

patafioulàyre,-e ;
teuse

au

de

s.

—

Conteur,

con¬

bourdes.

pataflàt,-flàu ; sm. — Patatras, chute
son
long; soufflet bien à plat. V.
patatole.
patafle ; sf. — Claque, soufflet,
patagido (G.) ; sf. — Soufflet donne
de tout

lestement.

patalî,-ne; adj. — Patelin,-e.
pataloù,-loùrdo (Lom.). — C. patachùt ; lourdaud; v. patolc.
patane; sf. — Savate, chaussure gros¬
sière. pesante.

patangue;jà,-quejà ; v. — Courir la
prétantaine: trôler; v. sabatejà.
patàno CE. de la Big. et du G.) ; sf.

—

Patate,

terre : le t. est usité
aussi à Bilhères d'Ossau ("B.-P.). V. poume.
pomme

de

patantà, patentà; v. — Patenter,
patante, patente; sf. — Patente.
patantène,-tèyne ; sf. — Prétantaine
V. saqorre.

patapàm ; sm. — Onomatopée du bruit
tambour; tambour; en style plaisant, le

du

ventre; grain de maïs éclaté

patapàn (G.)

; sm.

—

au

feu.

Pain lourd, mal

cuit.

patapoùf;
détonation

ou

sm.

—

Onom. d'une

grosse

d'une 'chute lourde.

patapoùf,-e ; s. — Poussàh, grosse
très obèse.
pataquè,-re ; adj. — C. patacàyre.
Sobriquet des gens de Goudon, de Dours el
de Sénac (H.-P.).
personne,

pataquejà. — Fréq. de patacà, battre,
palpiter; lou co que-m pataquéje, mon
cœur bat.
palpite. V. tictacà.
pataquejade. — Fréq. de patacade.
pataquejàyre,-e ; ad.j. — Qui bat.
palpite, claque; v. patacassàyre.
pataquère ; sf. — Action de battre, de
palpiter, battement : batterie, rixe.
pataquét "YB.-L.) ; sm. — Espèce le
silène (silene inflata, plante).
pataquét,-còt,-e; s. — Petit patàc;
petite personne rondelette.
pataqueyà (B.-L.) ; v. — Avoir l'on¬
glée. C. pataquejà.
patàr, patàrrou; sm. — Patard, an¬
cienne monnaie; désigne aujourd'hui une
pièce de bronze de dix centimes; v. galabî.
patàc (i) ; au fig., personne lourde, sans
élégance: un lourdaud. Angm. pataràcou.
-que. patarràs,-se.
patarasse ; sf. — Très large main, très
grosse patte. V. patasse.
patarin,-o (Xom.): adj. — Patelin,-e.
pataròc,-oque ; adj. — Pataud,-e, un
peu lourdaud; v. patnchét, patruquégn.
patarrafle; sf. — Patarafe, signature
informe.

patarÙt,-Ùdo fLav.) ; adj. — Grossier,
en parlant d'une bête et, aussi, d'une
personne; lourd, sans distinction; qui a de
gros pieds, de grosses mains.
patasse; sf. — Grosse, grande patte;
main épaisse el large.
patassejà ; v. — Patiner, manipuler
grossièrement : piétiner lourdement.
patate, patane; sf. — Pomme de terre
(solarium tuberosum).
Svn. poumàta, mandòrro, toumàta, iùrro.
patatî, patatà ; sm. — Onom. usitée
dans la loc. c pataû e patatà, ceci et cela,
une suite de
paroles, 1111 bavardage.
patatole. — C. patafiole. Pans les L.,
-ère,

aussi patatras,

patatoû,-tonne.
patatràc,-tràs ;

C. patachêt.
Patatras, onom.
bruit d'une chose, d'une personne tom¬

du
bant

avec

—

sm.—

fracas.

patatric-patatràc ; loc. adv. — Pêlemêle. pas d'aplomb; qu'ey tout patatricpatatràc, tout est en désordre, pêle-mêle;
que
ba patatric-patatràc, ça va coucicouça. plutôt mal.
patauléte ; sf. — Mot composé de pfí
(pain) et de tauléte (petite table) et qu&gt;
signifie petit repn« en pique-nique où
chaque convive partage avec les camarades
les victuailles qu'il a apportées.
pataumade (1,.) ; sf. — Volée de coups
rixe : v. arraulade, patacade.
pataumàt (T.) ; sm. — Soufflet rude
vigoureux.
pataume ; sf. — Masse, chose tassée ;
par anal., les. joues, les fesses; càde de pataunies, tomber sur son séant. V. paternes,
rriàte.
re

patauquejà ;
d'un pataud,

ler, patauger.

v.

—

Marcher à la manié
les oies; patrouil¬

comme

�PATAUQUÉT

317
sorcières ont

patauquét,-e ; adj. et s. — Litt. patte
petite pataude, en¬
marcher et pose ses !
pieds maladroitement, qui l'ail de petits
pas. Cf. pè'd'auquét.
patàyo (B.-L.) ; sf. — Neige piétinée, se

dans l'œil.

d'oison; petit pataud,
fant qui commence à

—

cancaner; chipoter,
tripoter,
ment et mal un travail.

patte de crapaud dessinée

V. mallie.

pateboùlhi (pas te boùlhi) ; sm. —
je ne le veux pas; jeu d'enfant.
patéch-t'en (Chai.) ; s. — Souffre dou¬

indolent,-e ; v. patiràs.
pate-d'aragne ; sf. — Palte d'araignée,
Nigelle de Damas (plante).
pate-de-gat; sf. — Palte de chat, re¬
noncule traînante (plante). V. escaréde, pède-gat.
pate-de-lèbe ; sf. — Patte de lièvre,

leur ;

Bavarder,

faire lente¬

patchacàyre,-e ; adj. — Buvard,-e,
cancanier, tripotier ; mauvais ouvrier, mal¬

favoris de la barbe.

pate-de-poule ; sf.

adroit.
—

PATÈTIC

Litt.

liquéliant.

patchàc. — C. parlàc.
patchacà,-choucà ; v.

une

—

Patte de poule,

—

panic pied-de-coq (plante) ; v. payin.

patchàcou, patchòc,-que ; adj. ét s.
Lourdaud,-e, maladroit; v. pàtrou,

pate-dou-diàùle ; sf.

—

Patte du dia¬

ble, cactus (plante).

■tràcou.

fagoté.

patejà ; v. —- Remuer les paltes, piéti¬
v. arpatejà.
patén, patàn,-te; adj. — Patent,-e,
public, connu.
patène, patène; sf. — Patène; se dit
aussi de la cérémonie du baiser de paix où
l'on baise une patène,
patentà ; v. — Patenter,
patentable,-e ; adj. — Patentable,
paténte, patante ; sf. — Patente.
ISèsti à pugà paténte, bête à payer paten¬
te, se dit de quelqu'un qui est très bêle.
patèr ; sm. — Pater, oraison domini¬

de

par

patchaque ; sf.
sens

au

de

—

Usité en quelques 1.

ner;

parlàc, flaque.

patchaquejà. — Fréq. de patchacà.
patchìc-patchòc ; sm, — Pêle-mêle,
entassement, désordre; û paclùc-putchùc à
nou pas s'y retroubà, un désordre à ne pas
s'y retrouver.

patchìc-patchòc ; loc. adv. — Lourde¬
pesamment, sans} grâce.
patchòc,-oque ; adj. — V. patchàcou;

ment,

pattu,-e; v. patùt.

patchòc,-oque ;

s.

—

Tas, paquet mal

cale.

patchoucà, patchucà. — V. pa.tchacà.
patchoucade ; sf. — Maladresse, action

patèr, il sait cela
chapà patèrs, dire des paters
sans arrêt,
mâcher des paters; patèr dous
àsous, mangeaille ; dise lou patèr dous
àsous,"c'est manger et. aller aussitôt dormir ;
patèrs d'Espagne, succession de jurons; on
dit, avec le même sens, patèrs de pele¬
grí (pèlerin) ?
patère. — Forme de patèr dans les
Qu'ou sap coum lou.

patchàcou.

pàtchou-màtchou ; sm. — Pêle-mêle;
bavardage désordonné; racontars; récit
dans lequel on ne se reconnaît pas ; tout
acò qu'ey û pàtchou-màtchou, tout cela est
un mêli-mêlo. Vers Or., on dit aussi pathemàthe, sf.
patchouquè,-querie ; s. — Tripotage;
acte de patchàc; mélange
hétéroclite de
choses, pêle-mêle d'objets sans grande va¬

Landes.

patère. — C. paule, bouse,
patère, pedère ; sf. — Piétin, maladie
du pied des bêtes,
lièvre aphteuse. V.

leur.
— Fréq.
augm. de
cancanier, tripotier.
patchouquejà. — C. patchaucà avec

patchouquè,-re.

pedit.

patchàcou; bavard,
un

sens

de dim.,

paternalamén ;

patchoùrro (Lav.). — Dans cette expr. :
patchoùrro, être de grande espèce,
de grande, forte iace.
patchuquè. — Forme de patchouquè;
même sens que patchàcou; sobriquet des
gens d'Arrodets (11.-P.), qu'on appelle aussi

mudà ni pè ni
à pâtes, aller à

—

paternàu ; adj. des 2 g. —
patèrne,-e; adj. — Paterne,
paterne; sf. — Motte, fesse; v. moure,

mole, micole.
Hicà de
sur

i

—

doux, s'humilier; nou pas
paie, ne pas bouger; anà-n

adv.

ment.

culherès.

Patte ; main ; griffe ; clou
à tête coudée ou aplatie.
Cop de pate, coup de patte; taquinerie
parfois méchante ; ha pate douce, caler

style
Paternelle¬
Paternel,-le.

paterejà ; v.— Dire des paters, en

plaisant.

bredouiller.

està de

pate ; sf.

cœur;

pied; arroussegà la pale, traîner les pieds;
être mal en point ; càde enter las pâtes de,
tomber dans les griffes de ; rnéte la pate
sus, mettre la main sur; abé máchàn cop
de pate, avoir la griffe mauvaise ; être
acerbe dans ses ripostes, ses réparties; abé
la pate à l'oêlh, avoir la patte dans l'œil;
au
dire des superstitieux, les sorciers et

patèrnes, renverser; jeter

le séant ; v. pataumes,

patinglàt.

à terre

paternejà. — C. paterejà.
paternitat ; sf. — Paternité,
patèrnôste ; sm. — Patenôtre.
patéte, patote; sf. — Petite palte; ha
patéte, faire patte de velours; adourà paté¬
te, se soumettre à la force; avoir la peur des
coups.

patetejà ;

v.

—

Remuer les pattes,

parlant d'une petite personne,
(l'une petite bêle.
patètic,-ique,-e ; adj. — Pathétique
(Lit.).

marcher,

en

�PATETICAMÉN

—

PATRACAU

318

pateticamén ; adv.
Pathétiquement,
patéto (11.-A.) ; adj. el s. des 2 g. —
Lendore, inintelligent,-e.
pathèy, pathiè,-re (Bay.) ; adj. —
Qui a les pattes, les pieds mal faits ;
patiu,-e; qui marche mal, pataud, boi¬
teux,-euse. V. patchòc, pàthiou.
pathiòc,-oque (Or. Chal.) ; pàthiou,
pathioure (Bay.), adj. — Lourdaud,-e.
Cf. patchòc.
pathiu,-ibe (G.-M.). — C. patlièy.
pàti ; sm. — Place, aire, cour, espace
découvert ; parvis; v. espàti. En Lav., seuil.
pati; v. — Pâtir, souffrir, endurer,
supporter; en Chal., rester tranquille; v.
patéch-t'en.
i'ati de tout,
manquer, être dénué de
tout ; pati la hàmi,
pâlir la faim ; que-s bel
que patéch, on voit qu'il souffre, qu'il
endure ; que patibe de s'esta, il souffrait
de son inerlie ; qu'en a patit hères,
il en a
beaucoup supporté ; nou-s poden pati, ils ne
peuvent se souffrir.
patibourre (L.) ; sf. — Bousculade,
mêlée, gribouillette ; v. es bourre, chirepéu.
patibulàri,-ie ; adj. — Patibulaire; v.
hourque.
patic-patàc ; sm. — Onomatopée d'un
tintement répété et scandé, d'une suite de
claquements, de coups sonores.
patide, patirole; sf. — Action de
pâtir, peine, fatigue. On dit aussi patimén.
patidé,-re; adj. — Qui doit, peut être
pâti ; qui esl supportable.
patilhoùs,-e (vers l'Ai.) ; adj. —. Vétil¬
leux,-euse, minutieux; v. busòc.
patimén ; sm. — C. patide.
patill,-e (L.) ; adj. — Pâtissant,-e.
—

souffrant.

patina ; v. -— Patiner, manier indiscrè¬
palper.
patinade ; sf. — Action de patiner, de

tement ;

manier.

patinàyre,-e ; adj. — Patineur,-euse ;
qui a la manie de loucher, de manier les
choses.

patinclàt,-glàt,-ade (Or.)
bute, chute

sur

patine; sf.
v.

le séant

-—

;

v.

;

s.

—

Cul¬

paterne.

Petite patte, douce, jolie;

patéte.

patine ; sf. — Patine,
patinejà. ■— Fréq. de patinà.
patines (ha) ; loc. adv. — Faire palte
de velours.

patinflàt. — C. pantiflàt.
patinglàt,-ade. - V. patinclàt.
patin-patàn ; sm. — Onomatopée d'un
pas
lourd ; anà-n patin-patàn, marcher
pesamment.

pàti-pàtou. — C. pàtou-pàtou.
patiràs,-se; adj. — Personne patiente,
endurante, d'un caractère doux ; souffredouleur, résigné; qui a l'esprit lent; v.
patéch-t'en, patéto.
patirole; sf. — Récit, conversation de
putiràs, qui manque d'intérêt et traîne. C.

patide.

Que-m

hartes dab

Tu m'ennuies

patirole

;

avec

sf.

las loues putiroles !
histoires !
Souffrance, action de

les

—

pâtir, d'être privé de.
pàtis(en) ; loc. adv.

—

bouleversé.

patisseyà (Salies)

; v.

—

En

ruines,

Patiner

;

ma¬

nier, palper.

pàto-birà (Lom.) ; v. — Renverser ; v.
despillà.
patòc, patoque ; s. — Tas, paquet,
masse, menton de foin; v. pigàt; boule;
ue patoque de nèu, une boule de
neige.
patòc, patoque. — C. patchòc, lour¬
daud, pataud.
patoche ; sf. — Palte avec un sens
dépréciatif, vilaine patte ; lourdaud,-e.
patoès ; sm. — Palois. Les Gascons et
les Béarnais ne donnent
pas à ce terme le
sens péjoratif qu'on lui octroie en
français
où palois signifie jargon, à
tort d'ailleurs,
puisque les patois sont de véritables lan¬
gues; patoès pour nous signifie langue d'oc,
qui n'est pas le français; parlà patoès e
jruncés à d'arroùn, parler gascon et fran¬
çais à tour de rôle ou bien l'un après
l'autre, indifféremment. Parle patoès, tou
pay que porte esclops, parle patois, ton
père porte des sabots, dit-on à quelqu'un
qui veut imiter les francirnans.
patoesà ; v. — Patoiser, donner au
français le tour gascon, y mêler du parler
d'oc.

patoesade ; sf. — Morceau, histoire,
en palois ; gasconnisme,
patoiserie.
patoesàyre,-e ; adj. — Patoisant,-e.
patole ; adj. des 2 g. — Pataud,-e; v.
patòc. On dit aussi, au masc., patôlou.
patoù ; sm. — Nom de chien; dans la
plaine désigne la race dite de montagne,
qui est employée à la garde des troupeaux ;
v. pastoù, câ.
C. patole. N. de p.
pàtou-pàtou ; loc. adv. — Pesamment,
à pas lents et pesants. On dit aussi pitoupàtou, pàti-pàtou.
patoulhà ; v. — Patouiller, patauger,
barboter; bafouiller, bredouiller, en par¬
lant
notamment
d'un petit enfant qui
n'articule pas encore bien.
récit

patoulhade,-àdje

;

s.

—

Action

de

patauger; bafouillage.

patoulhàt patoulhe ; s. — Bourbier,
patouillis, mare. N. de p. Patouilhat.
patoulhàyre,-e ; adj. — Patouilleur,
-euse, qui patauge; qui articule mal.
patoùlhou (Lav.); sm. — Valet com¬
munal.

Cf. mande-coumû.

patràc, patràcou, patraque; adj. —
Pesant,-e, alourdi, peu agile, patraque.
patracalhe ; sf. — Quantité de gros
sous; assemblage, mélange de gens on de
choses communes, quelconques, grossières.
patracàu (L.) ; sm. — Nom d'une
espèce de figue grosse et peu délicate.
Per les hiques de patracàu, grane bouque
que eau, pour manger les figues de patra¬
càu, il faut une grande bouche (die.).

�PATRACOU

319

patràcou, patraque ;

s. — Gros sou.
gulabî, patàr.
Lou qui ey badùt entà està so nou serà
jaméy patràcou, celui dont le destin est
d'être (pelil) sou ne sera jamais gros sou
Cf.

(die.).
patraque ; si. — Patraque, vieille ma¬
chine. V. patràc.
patraque ; sf. — Labiée des monlagncs
(horminum pyrena'icum, plante),
patraquejà ; v. — litre patraque.
patràs,-se ; adj. — Lourd,-e d'esprit et
de corps. N. de p. Patras.
patrasse, patarasse ; sf. — Renon¬
cule rampante. Cf. pate-de-gat.
patrialamén ; adv. -— Patrioliquement.
patriarcalamén ; adv. — Patriarcalement.

patriarcàt ; sm. — Patriarcat,
patriarcàu ; adj. des 2 g. — Patriar¬
cal,-e.

patriàrche,-àrque ; sm. — Patriarche,
patriàu ; adj. des 2 g. — De la patrie,
relatif à la patrie. On dit aussi au fém.
patriale.
patricole ; sf. — Patricolage ; assem
blage de gens, de choses ; récit, conte,
bavardage de peu d'intérêt ; action de
blaguer. V. patirole (1).
Tout acò nou soun que patricoles, tout
cela n'est que bavardage; ue patricole de
marcades, un assemblage de marchands.
patricoulà,-lejà ; v. — Patricoter;
vétiller; bavarder; mettre en désordre,
pêle-mêle.
patricoulàyre,-e ; adj. — Qui fait, dit
des"patricoles.
patricoulère ; sf — Long patricolage,
«numération.

patricoulerie ; sf. — Les patricoles; ba¬
vardage, cancan.
patrie; sf. — Patrie; se prend adj. au
sens
de compatriote ;
tu e jou qu'èm
patries, toi et moi sommes compatriotes.
Quelques auteurs ont écrit patride.
patrimòni; sm. — Patrimoine; sous
l'influence du fr. on dit aussi patrimoine.
patrimouniàu ; adj. des 2 g. — Patri¬
monial,-e.

patriote; adj. des 2 g. — Patriote,
patrioutic,-tique,-e ; adj. — Patrioti¬
que.

patriouticamén ; adv. — Patriotique
Cf. patrialamén.
patrique-patraque ; loc. adv. — Pe¬
samment, lourdement, sans grâce.
pàtrou, patrouche. — C. patchàcou.
N. de p. Patru. V. patruquégn.
patroû,-ne; s. — Patron,-ne; maître
de maison; capilaine d'une embarcation,
nocher ; modèle, carlon découpé.
patroucinà; v. '— Défendre en justice
(vieux).
patroucini ; sm. — Défense en justice
ment.

(vieux).

patroulhà
patrouille.

; v.

—

Patrouiller ; faire la

patroulhàyre,-e ; adj.

—

—

PALJBRE

Patrouilleur,

-euse.

patrouille; sf.

—-

Patrouille; palrouil-

lis; membre d'une patrouille.
Qu'ey cadùt en ae patroulhe, il est tombé
dans un bourbier, un palrouillis.

patrouillé,-re ; adj. — Qui fait la
patrouille; noctambule, en style badin; les
patroulhès, autrefois, étaient des gardes
communaux chargés de la surveillance des
fruits el des bestiaux. V. patoùlliou.
patrounà ; v. — Patronner, protéger,
patrounàdje ; sm. — Patronage,

patrounàs ;

sm.

Patron

—

au

sens

péjor.

patrounàt; sm. — Patronal,
patrounàu ; adj. des 2 g.— Patronal,-e.
patrounàyre,-e ; adj. — Qui patronne;
protège

;

palronneur,-euse.

patrounejà ;

v.

—

Commander ; faire

le patron.

patrounésse ; sf. — Patronnes^.
patrounét,-nòt ; sf. — Petit patron,
patrouilime; sm. — Patronyme, pa¬

tronymique.

pàtrounimic,-ique,-e ; adj.

—

nymique.

patruquégn,-o (R.-L.) ; adj.

—

Patro¬

Lour¬

daud,-e. Cf. pàtrou.

Paix, tranquillité, calme.
dechàt-me en
pais, laissez-moi en paix, tnanquille ; ha
las pats, faire la paix.
patserie ; sf. — Traité de paix. On
pats; sf.
Abé la

—

pats, avoir la paix;

trouve
dans de vieux textes la forme
pacherie, paxerie, qui est Provençale.
pàtso (Aure) ; sf. — Bouse fraîche ; v.
paute.

patudàs,-se. — Augm. de patàt:
paturoû ; sm. — Paturon,
pàtus-gàtus ; loc. adv. — Vocable de
forme burlesque employé dans ces expr. :
mundà ta pàtus-gàtus, parti ta pàtus-gàtus,
comme en fr. envoyer au diable Vauvert :
au bout du
monde, partir pour on ne sait
où.

patùt,-ude; adj. — Oui a de grosses
qui a les palles emplufig-, lourdaud,-e ; v. paíchòc.
pau; sm. — Pal, pieu, roulon de véhi¬
cule; broche à rôtir, appelée aussi birepau; autrefois aussi, palissade de pieux;
pau-thanquè (L.), bâton de l'éehassier.
Pau; n. p. — Pau, capitale du Béarn,
chef-lieu des
Basses-Pyrénées ; dans son
château naquit Henri IV, lou Nouste Enric,
Notre Henri, comme on l'appelle familière¬
ment parmi ses compatriotes.
Qui n'a bis lou castèt de Pau
Jaméy n'a bis arré de tau.
Qui n'a vu le château de Pau, n'a rien
pattes; patlu,-e ;
mées ; au

(die.).
pàu 011 mieux
paboû.
vu

sm.

—

Paon; v.

Forme rare de pràube,
—
B., mais qu'on entend en quel¬
lieux de l'Est de la Big. et du G.

pàubre.
pauvre, en
ques

paoû ;

�PAUC

—

pauc;
adv. et s.
aussi pue.
au

TAUSADÉ

320

pàuque (Big. G.);
l'eu,

—

pus

pauque;

beaucoup;

dit
puuque l'ont

Dans le l_r., pauc,
pl. pàuquis. V. chic.
pauc-de-sens (G.) ; sm. — Qui

que

de

sens,

011

man¬

niais, imbécile.

paucòt,-coû, pauquét; adv. — Petit
peu; adj., c. pauquét.
pauhic ; sm. — Palis, pilotis, pieu à
lietiefl eu terre ; ces pieux servent souvent
de borne de limitation. V. paclioù. Jeu
qui
consiste à lancer un pieu et à le liclier en
terre.

pauhicà; v. — Hanter comme un pieu,
enioncer ; planter des tuteurs.
Pàule,-e ; 11. p. — Paul, Paule. Ü11 dit
généralement aujourd'hui fol,-e.
Paulés,-e, Paulin,-e; s. et adj. —
Palois,-e, qui est de Pau. Les Palois disent
généralement L'aul\n,-e.
paulhà ; v. — Produire des ampoules,
des enlevui'es, des cloques; pauthu-s, se
soulever, s'ampouler en parlant de la peau,
paulhade ; si. — Enlevure étendue,
paulhàdje ; sm. — Action de se couvrir
d'ampoules.
pauihe; si. — Ampoule, enlevure,
cloque de la peau ; v. bouchoiie.
paulhéte,-lhote ; si.— Petite enlevure.
paum ; sm. —^ Empan. Cf. paru.
paumà ; v. — Mesurer à l'empan; v.
pamà; recevoir la paume et la relancer;
v. empaumà.
paumât,-ade ; s, — Contenu du creux
de la main ; coup de paume de la main ;
mesure calculée de l'extrémité du pouce à
celle de l'auriculaire. V. pugnerude, pugnàt, parti. Dans cette expr. : ha puurnade,
aider à terminer un marché, une conven¬
tion, en se frappant dans la main.
paumàyre,-e ; s. — Marchand,-e, fabri¬
cant de paumes, de balles à jouer ; pauinier, directeur de jeu de paume.
paume ; sf. — Paume de la main ;
paume de jeu; y. paumét, paupln.
paumejà ; v. — Mesurer au paumât, à
l'empan.
paumèle ; sf. — Paumelle, espèce d'or¬
ge ; outil de corroyeur, de bourrelier. V.
espaumèle.
paumét; sm. — Paume de la main,
partie dure à la base du pouce ; v. paume ;
espèce de manicle employée dans certains
métieils; v, paumèle.
pauméte ; sf. — Petile paume.
paup,-e; s. — Tact, toucher,
paupà ; v. — Palper, toucher, tâter; v.
manejà, patinà, tastà, toucà.
paupàble,-e; adj. — Palpable,
paupadejà ; v. — Tâtonner ; fréq. de
paupà.
paupadére ; sf. — Action prolongée de
palper, manie de tâtonner, de manier.
paupassè,-re. — Fréq. péjor. de paupàyre.
paupassejà ; v. — Fréq. péjqr. de
paupà.

paupàt,

paupade ; s. — Attouche¬
palper, de tâter.
paupàyre,-e ; adj. •— Talonneur,-euse,
qui palpe, tatillon.
paupe ; sf. — Action de palper, tact,
ment, action de

toucher, tâtonnement.
Anà-n à paupes, aller à tâtons,
paupe ; sf. — Blatte ; v. pape.
paupejà,-quejà. — C. paupadejà, pouque jà.

paupìn (L.)
v.

; sm.

—

Paume de la main

;

paumét.

pauquejà ; v. — Endetter ; donner par
petites parts; agir chichement. V. paupejà.
pauquét ; adv. — C. puucôt.
pauquét,-e ; adj. ■— Petit,-e, chétif, un
«
peu de chose », en parlant des personnes
et des choses. S'emploie surtout dans l'est
de la Big. et dans le G. \. méndiìç, caytiu,
pouquét.
pauquéte ; sf. — Petite cliopine, cara¬
fon. V. taupéte.
pauquetoû,-tòt ; adv. — A peine un
peu, quelque peu.
pàure; adj. — Pauvre; cette forme
n'est guère usitée que dans les régions
gasconnes avoisinanl la Hle-Garonne ; v.
prùube.
paúrùc,-ugue,-uque ; adj. — Peu¬
reux, -euse. La forme pàurùc, qui semble¬
rait plus régulière puisqu'on dit pou et non
point pau, est rare.
paurugàs,-se; adj. — Très peureux,
-euse.

paurugòt,-guét,-e ; adj. — Un peu
timide.
pauruguè,-què ; sm. — Crainte, timi¬

peureux,

maladive, poltronnerie,
— Pause, repos.
Ai paus, ni ces, ni repos ni trêve; ha las
causes à paus, faire les choses en séparant
l'action de pauses ; préne drin de paus,
prendre un peu de repos, v. pus.
paus (à) ; loc. adv. — Posément.
riè à paus, agir posément; qu'en ban à
paus, ils vont, marchent posément.
pausà ; v. — Poser, apposer, déposer,
placer, mettre, appliquer; établir; reposer;
mettre en jeu; puusà-s, se reposer, s'arrê¬
ter, faire halte ; on dit aussi pousà.
Pausà ton lièch, poser le fardeau ; pausà
milhòc, poser le maïs dans le sillon, le
semer; que pàusi bin sos, je mets vingt
sous
en
jeu; acò pausàt, bediàin, ceci
posé, examinons (l'affaire) ; pause-t drin,
repose-toi un peu ; qu'a pausàt, il s'est
arrêté, il prend sa retraite ; que-s pause
per ço qui n'ey pas, il se pose sans droit,
pausadamén ; adv. — Posément,
pausade ; sf. — Posage ; temps de
repos; lieu de halte. V. pause, pausadé.
pausadé ; sm. — Endroit de repos,
halte; lieu où l'on dépose un fardeau;
champ où l'on pause; moment de repos,
dité,

peur

paus ; sm.

pause.

Que
nous

s'y
avons

èm

hèyts dinqu'au pausadé,
ferme jusqu au mo-

travaillé

�PAUSADË

321
ment

étions

du repos ; qu'èrem au pausadé, nous
au
lieu où nous devions poser le

pausadé,-re,-dis,-se ; adj.

—

Que l'on

peut, doit poser.

pausadéte,-dote. — C. pauséte.
pausamén ; adv. — Posément,
pausamén ; sm. — Posage.
pausàyre,-e; adj. — Qui pose, dépose,
fait

une

mise

pause;

sf.

méridienne ;

en

jeu.

Pause, repos, suspension,
pose, attitude ; moment. Cf.
—

pose.

Qu'a bère pause qui droum, il y a long¬
estaubià la pause, écono
miser le momenl, ne pas perdre son. temps ;
tribal/là à pauses, travailler par moments,
par intervalles de temps.
Loc. adv.
De bère pause, de long¬
temps ; n'at harl pas de bère pause, je ne
le ferais pas pour rien au monde.
pause-li-tout-dous ; s. — Litt. posele tout doucement, celui, celle qui agit,
parle sans franchise, sainte nitouche, hypo¬
crite, qui fait ses coups en dessous, dou¬
temps qu'il dort;

—

cereux,

patelin.

pausère ; sf. — Séance de pose ; dési¬
gne plus particulièrement l'action de semer
le maïs.

pauséte,-sote ; sf. — Petite, courte
pausadéte.
pauséte, nous n'y som¬
mes pas d'un moment.
pautàdo (H.-Big.) ; sf. — Emplâtre,
lluque de bouse fraîche,
pautàsso (H.-Big.); sf.— Grosse bouse,
pàuto ; sf. — Bouse de vache, par anal.,
fange.
Syn. Iiémse, boùsso, pùtso.
pautèro ; sf. — La bouse ; salissure de

pose, moment ; v.
i\ou y èrn d'ue

bouse, de fange.

pautoùs,-o; adj.

—

bouse, de fange.
pay,

pàyre;

les bêtes. La
désuétude.

sni.
forme

—

Sali,-e, souillé de
Père; le mâle chez

pàyre est tombée en

Pay-boû, pay-gran, arrè-pay, grand-père;
pa,y-àute, bèu-pay, beau-père; arrè-granpay, arrière grand-pètle ; pay de poupe, pay
neurissè, père nourricier, mari d'une nour¬
rice; pay-biélh peut désigner soit le grandpère, soit l'aïeul; pay-chét (Lav.), grandpère ; Diu-lou-Pay, Dieu le Père ; lou Sén
Pay, le St-Père, le pape; quand on parle
d'un religieux, à
un religieux, on dit
moun pàyre et aussi loa père. V. payràn.
Loc. adv.
De pay en hilh, de père en
fils. En style familier on dit: de pay en
hilh e de cibàt en cousséje, qu'arribèm à,
ce qui équivaut à la loc. de fil en aiguille,
pay-boû ; sm. — Variété de pomme,
—

pay-briàc (Lav.); sm. — Litt., père
saoul, jeu d'enfants, sorle de jeu de bou¬
chon et, aussi, analogue au qullho-ta-pay.
paychèro (G.). — C. pachère.
pay-chét (Lav.); sm. — Grand-père,
may-chéto.
paychèt (G.). — Forme

aïeul. V.

de pachèi.

PAYROULERIE

payera ; v. — Mesurer avec la payère
et, par ext. de toute autre manière ; compa¬
rer

faix, attendre.

—

avec

une

mesure

donnée; payerà-s, se

mesurer.

payère

sf.

;

om3o

d'environ

de longueur

—

Mesure

en

certains

lieux,

d'un

mètre ou plus en d'autres ; est pris aujour¬
d'hui dans le sens général de mesure.

N'ey pus de rnediche payère, cela n'est

pareille; par ext., de la
la même valeur ; nou so y
pas de payère, je ne suis pas comparable,
je ne suis pas assez fort pour ; payère
saube, mesure sauve, juste mesure. En
Lav. autrefois, la payèro (peut-être pallièro
?) était la redevance en nature pour
l'entretien du curé. En B.-L., désignait le

pas de longueur
même qualité, de

se servaient les tailleurs pour
prendre leurs mesures. Ils le constituaient
avec des feuilles de parchemin et c'est ainsi
que de très nombreux acles anciensi ont été

ruban dont

détruits.

payrà

; v.

—

Priver; payrà-s, se priver,

de.
payrance; s. — Privation,
empêchement, besoin.
De tout acò n'èy pas payrance, de tout
cela je ne suis pas privé ; ço qui lié mau
qu'ey lou payrà, ce qui fait mal, c'est la

s'abstenir,

se passer

payrà,

privation.
payràn

; sm.

G. pay-gran par aphé¬

—

rèse.
Lous

payràns, les aïeux, les ancêtres.
payràste,-tre ; sm. — Parâtre.
pàyre- — V. pay.

payrêjà, payrerejà;

l'office de

père.

payrét (G.)
v.

; sm.

—

v.

—

Remplir

Panier, t. général ;

paè.

payrét; sm. — Petit père,
payréto (G.) ; sf. — Petit panier rond,
peu profond. Cf. tistéte.
payrî ; sm. — Parrain ; usité aussi pour
grand-père, aïeul; v., mayrie. Cf. payroulél.

Pay e payrî, père et parrain ; le
trois, en style malicieux.

heureux des

payrò (Big.

en

plus

partie et G.); payròu;

Chaudron, bassin de cuivre; v.
cautè; on dit aussi payroulè, bien que ce t.
sm.

—

désigne un chaudron de grande taille ; on
dit parfois payròu pour peyròu ; v. ce m.

payròlo (Big. G.) ; sf.

—

Chaudière ; en

plaisant, grosse femme qui a un ven¬
tre très large ; le t. est presque injurieux ;
v. parrole.
slvle

payroulè ; sm. — Chaudron plus grand
le payrò et moins que la payròlo.
payroulè,-ro (Big. G.) ; s. — Chau¬

que

dronnier,-ère. Cf. cauterè.
payroulè ; sm. — Père ou grand-père
nourricier; gardeur d'enfants; le t. a
souvent le sens qu'on donne en fr. à papa-

gâteau, un brave homme.

payroulerie (Big. G.) ; sf. — Chau¬
la batterie en

dronnerie ; les chaudrons,
cuivre d'une cuisine.

21

�PAYROULÉT

—

PÈ

322

payroulét,-lòt (Big. G.);

sm.

chaudron.

payroulét,-lòt ; sm.
père, papa gâteau.
paysâ,-ane,-ante ; s.

—

—

bon

—

Petit

grand-

Paysan,-ne,

habitant de la campagne, cultivateur,
agri¬
culteur. Pour les
sens de rustaud.

citadins, le t. peut avoir le
Sobriquet des gens d'Au-

gos près Tarbes.
Boil paysâ, bon paysan,
riche paysane, paysanne
tière d'un paysan riche;

cultivateur aisé ;
riche, fille héri¬
petit paysâ, paysan
modeste, qui n'a qu'une petite propriété ;
paysâ de malàfl, de countrebande, faux
paysan, qui veut faire de l'agriculture et
ne connaît
pas le métier ; paysan arrabè
(L.), paysan mangeur de raves, syn. de
rustre ; pague paysâ I Paye,
paysan ! excl.
que l'on pousse quand le gouvernement
crée des charges publiques.
paysanalhe,-talhe ; sf. — Paysanneris avec un sens dédaigneux ; les rustauds.
paysanàs,-tàs,-se ; s.
Gros paysan,
paysanne grossière; rustre, rustaud,-e.
Les paysans, la
paysanè,-tè ; sm.
paysannerie.
paysanè,-tè,-re ; adj. — Etat, caractè¬
re, esprit, allure paysans, paysannerie, rus—

—

tauderie.

paysanejà,-tejà ; sf.— Faire le
agir, parler

paysan ;
en paysan, comme un paysan.

paysanerie,-terie

; sf.

—

Paysannerie

;

paysanè.

v.

paysanét,-e, -nòt, -noû, -note, paysantét,-tìn,-e,-tòt,-toû,-tote ;-toùgno ;
s.
Petit&lt;paysan, jeune paysan,-ne.
Métier de paysan,
paysantis ; sm.
payssè, -re ; s.
Boulanger, -ère
(vieux). N. de p. Puyssé.
paytère ; sf. — Panetière ; planche sur
laquelle on pose le pain; pétrin. V. meyt.
payterè ; sm.
Fabricant de pétrins,
de panetières. N. de p.
paytét,-tot,-toÛ. — C. paét, petit pain.
paytetòt,-toû ; sm. — Très petit pain,
payin (L.) ; sm. — Panic, millet; v.
—

—

—

—

milh, mouséne, pâ d'ausèt.
pe. — Forme phonétique exceptionnelle
de be, pronom ; elle est surtout employée
quand il y a lieu d'éviter la l'épétilion de
deux labiales identiques: que la pe boulet
ha ; néanmoins, on écrit : que la be boulél
ha.

Pè, Pèy;

n.

Si-Pierre. Dim.

p. m. — Pierre; sén Pè,
Peyòt, Peyoû, Peyròt, Pey-

rnù, Peyroulét.
Le prénom Pè, en raison de la coutume
primitive, s'est trouvé joint très souvent
nom
de la maison, du domaine et a
servi à forme'r un nom patronymique dis¬
En voici quelques-uns parmi les
tille!.

au

plus répandus: Pèbay, Pèbayle, Pèborde,
Pèbernat, Pèbosc, Pècassou, Pècantet, Pècastain, Pècaut, Pècoste, Pèdebéarn, Pèdibos, Pèhau, Pèhaure, Pèdebidou, Pèdeu-

Pèdeberdol, Pèguilhèrn, Pènouguè,
Pèdelhez, Pèssalle, Pènabarre, etc.
11 y a des noms
patronymiques commen¬
çant aussi par Pè, mais dont l'origine peut
être différente et attribuée à
pè, pied, base.
lour,

V. à

ce m.

pè; sm. — Pied, tige, tronc d'un arbre,
plante; base, assise, support; trace de
pied ; ancienne mesure de longueur ; point
marqué comme déparjt de jeu; v. pic, tiré.
Pè descàus, pied déchaussé,
pied nu ; pè
de bugadère, pied, selle de cuvier ; lou
pè
dou càssou, le pied, le tronc du
chêne; au
pè de la rnountagne, au pied de la mont.igne ; il pè de herum, l'empreinte du pied
d'un fauve; qu'a dus
pès de loung, cela a
deux pieds de long; lou pè dou
Ihéyt, le
pied du lit ; pè de troulh, pied de marc
pressé.
Loc. div.
Anà à pè, aller, marcher à
pied ; tié pè, tenir feiime ; de pè-rém, de
pied ferme; à pè chanquét, à cloche-pied;
à pè d'obre, à pied d'œuvre
; à pè junt, à
pieds joints; aus quoàte pès, au grand
galop; à bèt pè, de bon pied, de pied fer
me; tiéne de pè, tenir tète; lliebà lou pè,
lever le pied, fuir en emportant la caisse ;
que cad toustém de pès, il retombe tou¬
jours sur ses pieds, il s'en tire; liicà de
pès, mettre sur pied, sur ses pieds, dresser;
ériger; redresser; de pès e de nids, des
pieds et des mains; qu'estouy lèu de pès,
je fus vite sur pied; cop de pè, coup de
pied ; cop de pè de barrique, coup de vin,
« cuite »
une
; da pè, donner du
pied,
élargir une base ; donner du talus à un
mur; qu'ey toustém s'ous pès, il est tou¬
jours sur ses pieds, debout ; que tourne
esta de pès, il est de nouveau sur pied, il
est guéri ; bestlt dou
cap aus pès, habillé de
pied en cap ; birà-s lou pè, se tourner, se
tordre le pied; gahà, préne lou pè, t. de
chasse, lialener, prendre la piste, balener
en
parlant d'un chien ; segui au pè, suivre
au pied, à la Irace, à la
piste; recounégue
au pè, reconnaître
l'empreinte du pied, du
—

sabot, de la chaussure ; abé lous pès cauts,
les pieds chauds, au chaud, être à
son aise, dans l'aisance; abé lous
pès frets,
avoir les pieds froids, être mort; parti dous
quoàte pès, partir au galop, entrer fran¬
chement dans l'aclion ; de plé pè, de plainpied; au pè de la létre, au pied de la lettrle ;
sus la punie
dous pès, sur la pointe des
pieds; cop de pè de l'ùsou, coup de pied de
l'âne; ha tout à cops de pès, faire tout à
avoir

la va-vite, sans soin ; nou y èy pas hicàt
lous pès, je n'y suis pas allé, je
n'y ai pas
mis les pieds ; jougà û pè de porc, jouer un
vilain tour, un tour de cochon; qu'ey bèstie couru lous sous pès, il est bête comme

pieds; troubà esclop tau sou pè, trou¬
chaussure à son pied ; nou cau pas
marchà-u s'ou dit dou pè, il ne faut pas
lui marcher sur l'orteil, il est susceptible,
violent; mèste en pè, maître en pied,
patron, administrateur en chef; passà et
pè dabàn, précéder, prendre la tête &lt;Xav.) ;
ses

ver

�323

PEA

iirà-s de

pès, décamper ; aci-pè, ici-même ;
l'en-pè (ou à l'empè), à la mesure du
pied; està en pè de, être en mesure de.
à

Prov.

et Dic.
Lou mau dou pè nou
à Verbe, le mal au pied, du pied,
ne va pas au
gésier, ne nuit pas à l'appétit ;
tant a boû pè la mule, tant que
dure, tant
que la mule a le pied solide elle marche ;
d'une personne riche on dit:
qu'a boâ pè
la mule, on peut lui l'aire crédit; ne caus¬
ses
pas sabate sounque dou tou pè, ne
l'hausse ton pied qu'à ta mesure; lou
qui
àje bon pè que hàsse lou Iras, que celui
qui a bon pied trace la voie ; ni per mau,
ni per ben, ne hìques pus lou pè s'ou men,
ni pour une raison ni pour une autre ne
me marche
pas sur le pied ; abé pès coum
labadés, avoir des pieds très grands ;
Im-s'en toucà lous pès au eu, sauter de joie.
Noms patronymiques (voir à l'art, précé¬
dent) : Pèeoste, Pècondom, Pèpouey, Pèdeprade, Pèdeger, Pèhourcat, Pèberrùt, Pètorl, Pèdebosc, Pèbosc, etc.
peà; pià (H.-Big.). — C. apeà.
peàlho (Lav.) ; sf. — Brebis qui a les
pattes blanches.
peade ; sf. — Empreinte, trace de pied ;
foulée. Cf. pedade, pietade, pederade.
—

ba pas

peàdje ; sm. — Péage,
peadjè ; sm. — Péager.
peàlh (Lav.) ; sm. — Ce que le pied
foule, sol ; v. pietade.
pè-arrè (ha) ; loc. adv. — Reculer,
lâcher pied. Cf. arrè-pè.
pè-à-terre ; sm. — Pied-à-terre.
pè-baliè,-ro (Lav.) ; s. — Qui a les
pieds tournés au dehors. N. de p. Pebalié.
pè-bàte ; v. — Pied-battre, frapper du
pied, piétiner,
pè-bau ; sm. — Balzan,
pébe ; sm. — Poivre. Jetà pébe aus
oelhs, jeter de la poudre aux yeux; bruslà
de pébe, être très poivré,
peberade ; sf. — Poivrade.
peberàt,-ade, peberùt,-ude ; adj. —
Poivré,-e.

peberàyre,-e; adj. — Qui met, vend
poivre.
peberè,-re ; s. — Poivrière, ustensile,
boîte à poivre ; plante à poivre.
peberè,-re ; adj. — Qui aime le poivre,
peberejà ; v. — Poivrer; v. empeberà;
piquer comme le poivre.
peberejàyre,-e. — C. peberàyre.
peberét ; sm. — Poivre à petits grains ;
de quelqu'un qui a peur on dit plaisam¬
ment : lou eu qu'on hè peberét, il serre les
du

fesses ; v.

milh.

peberét,-e,-rin,-e ; s. — Personne au
caractère &lt;c pointu », aigre, susceptible et
méchante ; rageur,-euse.
peberinade ; sf. —
de la peberine; reproche

Action de mettre
piquant.
peberinàt, peberoùs,-e. — C. espeberàt, poivré. Aquéste qu'ey de las peberinades, celle-ci (histoire, affaire) est piquan¬
te, poivrée.
?

—

PECADÉTE

peberine ; sf. — Piment (mentha piperata), corail des jardins; sarriette; thym
des jardins; v. jerbéte; au
fig., personne
irascible, d'un caractère acariâtre, dont les
propos sont acerbes, qui est toujours à cri¬
tiquer. V. peberét (2) ; espèci, au Sup.
peberinéte ; sf. — Au fig., femme
aigre, méchante en ses propos. V. peberine.
peberino (G.) ; sf. — Vanneau,(oiseau) ;
banèu.

v.

peberòt; sm. — Piment en gousses,
poivron.
peberoùs,-e, peberùt,-ude ; adj. —
Où il y a beaucoup de poivre. V. empeberàt, peberinàt.
peberùt, pebùt,-ude. — V. peberàt.
pè-birà ; v. — Tourner le pied, mar¬
cher mal; renverser, les pieds en l'air; pèbirà-s, se tordre le pied.
pè-biràt,-ade ; adj. et s. — Qui a le
pied tourné; panard,-e; qui marche mal;
pied-bot ; v. pè-pic. Sobriquet des gens de
Soulom (H.-P.).
pè-brac,-braque (L.) ; s. — Pied-bot.
Cf. pè-pic.
pebrine (L.) ; sf. — Thym. V. peberine.
pebùt,-ude. — V. peberàt.
pèc, pèque, pègue; adj. et s. —
Stupide, gourd,-c, hébété, idiot ; très
naïf,-ive, niais, ignorant, sot, bête, imbé¬
cile. Sobriquet des gens de Poey (B.-P.) et
de Laluque (L.). Cf. pèpi, lòcou, taròs,
nèsci, yayè.
Qu'ey hère pèc, il est très naïf; c'est un
imbécile; qu'èy las mâs pègues, j'ai les
mains engourdies, gourdes ; pèc coum lu
lue biélhe, stupide comme la lune à son
dernier quartier; maridàdje de sén Jausèp,
la pègue dab lou pèc, mariage qui se fait
à la St-Joseph, le sot avec la niaise (prov.).
On

ordinairement

marie

se

en

camabal;

qui n'ont pas su le faire à cette
époque, doivent, en raison du Carême,
attendre jusqu'à Pâques; toutefois l'Eglise
permet le mariage le jour de St-Joseph
(19 Mars).
ceux

pecà
faute,

; v.

—

Pécher, faillir ; faire

une

tromper.

se

Qu'èy peeàt, j'ai péché; abise, que non
t'y pèques, attention, ne t'y trompes point;
qu'ey chens at sabé qui pèqui, c'est sans le
savoir que je me trompe; oun Vu péque,
l'aute que léque, où l'un pèche, l'autre
lèche (prov.).
peçà; v. — Mettre en pièces, faire d'un
objet une pièce, l'arranger, l'équarrir. V.
espeçà.

pecàble,-e ; adj. — Peccable.
pecadàs,-tàs ; sm. — Gros péché,
pecade ; sf. — Faute, erreur, péché.
pecadé,-re ; adj. — Peccable.
pecadejà,-tejà. — Fréq. dim. de pecà,
pécher avec un sens de dim.

pecadét,-dòt,-tét,-tòt,-doû,-toû ;
—

Petit

sm.

péché.

pecadéte,-dilhe
peccadille.

;

sf.

—

Petite faute,

�PECADOU

—

pecadoù,-re ; adj. — Pécheur,-resse.
pecadoû,-toû. — C. pecadét.
pecàn,-te ; adj. — Peccant,-e.
pècantè,-tét ; sm. — Pied-droit, pilier
d'appui. N. de p. Pécantet.
pecàt ; sm. — Péché, faute, dommage ;
on
appelle aussi parfois pecàt le diable.
Le couru lou pecàt, laid comme le diable ;
triste £Ourn lou pecàt dou dibés, grave,
déplorable comme le péché du vendredi,
ce
qu'il y a de plus affreux ; qu'ey plû
pecàt ! C'est bien dommage, il est fâcheux ;
pecàt de subercèu, péché de ciel de lit,
c'est ainsi qu'on appelle le péché de chair
dans le serrnou de LSideren ; pecàt d'òmi !
Diable d'homme

!

pecatarràs ; sm. — Péché affreux,
pecatàs. — V. pecadàs.
pecatejà. — V. pecadejà.
peçatèrrou,-rre ; adj. et s. — Qui
travaille pour « gagner la pièce », le pour¬
boire ; sobriquet des gens d'Angaïs, qui,
autrefois, avaient la spécialité de servir
d'intermédiaires dans les marchés et foires
de mules entre les acheteurs espagnols et
les vendeurs du pays ; v.

pecetàyre.
pecatilhe ; sf. — Peccadille ; les petits
péchés.
pecatòt,-toû. — V. pecadét.
pecatoùs,-e ; adj. — Qui a des péchés.
pecàyre,-e; s. et, adj. — Qui se trompe
en
faisant quelque chose. C. pecadoù.
pèce, pèsse ; sf. — Pièce, morceau,
lambeau ;
barrique, tonneau ; bouche à
feu; terrain délimité, pièce de terre.
Bouta ue pèce, mettre une pièce, rac¬
commoder; pèce de drap; pièce de drap;
lou prat que lié ue bère pèce, le pré cons¬
titue une belle pièce de terre ; pèce de
canoù, pièce d'artillerie ; pèce fausse, pièce
(de monnaie) fausse ; la maysoù qu'a gra¬
nes pèces,
la maison a de grandes cham¬
bres. V. peçòt.
Loc. div.
A pèces e tros, en pièces et
morceaux;
tirà de la pèce, prendre à
même la pièce, y aller largement ; està
serblt de la pèce, être bien servi ; tourna
mouinéde de la pèce, rendre la monnaie de
la pièce; ue boune pèce, une bonne pièce,
une
personne dégourdie ; gagnà-s la pèce,
gagner une étrenne, un pourboire ; triballià à las pèces, travailler aux pièces;
uquére glèyse qu'ey ue bère pèce, cette
église est un beau monument; pagà-s sus la
pèce, se payer sur la pièce, en nature ; ha
pèce, tenir tête, riposter, rendre la pareille ;
està d'ue pèce, être tout d'une pièce, franc,
entier; ue pèce de càssou, une pièce de
chêne ; lède pèce, garnement.
pèce; sf. — T. de tisserand, chaîne,
fils entre lesquels passe la trame; v. peçòt.
pèce-blanque ; sf. — T. de boucher,
pièce blanche, rouelle, quasi.
pecébre (Lav.). — C. prcsép, crèche,
pecéc, pesséc, perchée, prechéc ;
prichéc (Lav.) ,-égue ; s. — Pêche; v.
pal&gt;ie. La pecégue est plus grosse que le
pecéc.
—

324

PÈCHE

poceg'uè,-re ; s. — Pêcher (plante),
pèce-houradade ; sf. — T. de bouche¬
rie, pièce trouée, cimier de veau.

pèce-plate ; sf. — T. de boucherie,
pièce plate, morceau de la cuisse, « tran¬
che

».

pecetàyre
naie ;

qui
gne aussi
de foire,
quignon ;

; sm. — Changeur de mon¬
est âpre au gain, économe; dési¬

l'entremetteur qui,

sur

le champ

aide soit le vendeur, soit le

il reçoit

une

ma¬

pecétc pour ses bons

offices. V.

peçatèrrou.
sf. — Piécette ; petite pièce de
monnaie d'argent de o,5o à 2 fr. En t.
grivois, pubis, sexe de la femme. D'un gros
richard on dit: qu'ou pouderén enterrà dab
pecétes, on pourrait l'ensevelir sous des
pièces d'argent.

pecéte

;

pecetejà

; v.

—

Manier des piécettes.

V.

arditejà.
pecetote ;
d'argent.

sf.

—

Toute

petite pièce

pecetoû
mer un
comme

; sm. — T. d'amitié pour nom¬
petit enfant; ah ! lou me pecetoû !
en fr. quand on dit « mon trésor ».

péch, pèch

;

sm.

—

Mont,

hauteur

(vieux fr. puy). Cf. poey, pouy. N. de p. et
de 1. Dupecli, Despeix, Mirepeix.
péch, péych ; sm. — Poisson.
Esberlt couru û péch liens Vaygue, frétil¬
lant, dégourdi comme un poisson dans
l'eau; budà cou/n û péch sus l'èrbe, bailler,
ouvrifl la bouche comme un poisson quand
il est sur l'herbe; qu'ey à Vaygue qui-s
gahen lous péchs, c'est dans l'eau que l'on
pêche les poissons; dechà Vaygue tans
péchs, laisser l'eau pour les poissons, disent
les amateurs de vin ; està à l'ayse coum û
péch en û touyà, être à l'aise comme un
poisson sur les ajoncs; que bòu ensegnà
tous péchs à nadà, il veut apprendre à
nager aux poissons, dit-on d'un vantard,
pèch (B.-L.). — C. pechedé.
pechàdye (Lav.) ; sm. — Paissance.
pechàs ; sm. — Gros, vilain poisson,
pech-blanc ; sm. — Poisson blanc,
vandoise. Cf. aubour, cabùs, halèc.
péch-boulàn ; sm. — Muge volant ;
exaucet.

pè-chanquét,-e. — C. pe-ranquét.
pèche ; v. — Nourrir, entretenir, rassa¬
sier, paître, faire paître; v.
repèche;
pèche-s, prendre soi-même sa nourriture.
Pèche lou de-que, chercher sa subsistan¬
ce ;
l'ônti péscùt doù pâ dous ànjous,
l'homme nourri du pain des anges; pècl'ç
lou hoéc, entretenir, alimenter le feu;
nou pas perde lou pèche, per lou belà, ne
pas oublier de manger poml parler; penser
à soi en même temps qu'on s'occupe des
autres; nou minje pas soulét, qu'ou eau
pèche, il ne sait pas manger seul, il faut
que nous le fassions manger ; pèche lou
bestià, paître le bétail ; que soun courtes las
qui nou pat pèche, il faut qu'il n'y ait
rien pour qu'il ne puisse y prendre quelque

�PECIIEDË

325

chose, dil-on d'un avide; d'une personne
ruinée, à « fond de cale » on dit : que lus
pèch couries, ii doit faire petitement, il
paît l'herbe rase. V. pèlche.

pechedé ; sm. — Pâturage, paisson ;
dernière pousse d'un pré ; pâturage sur un
chaume.

pechedé,-re; adj. — Que l'on peut
paître.
pechedoù—re ; adj.— Qui paît, broute;
qui fait paître.
pechénce ; sf. — Nourriture ; dépaissance, pâturage, paissance.
pechénde ; sf. — Ce que l'on peut
paître; paissance, affenage.
pechenèy, pechiiièy,-re (G.-M.) ; sm.
Pêcheur,-euse. Cf. pescadoù. N. de p.
pechét,-chin,-chòt,-e, pechoû,-ne ;
s.
Petit poisson.
pechìc, pecic, pegnîc; sm. — Pince¬
ment, pinçon; action de prendre en la
pinçant avec les ongles la pea\&lt; ; toute
petite chose, petit peu, pincée, ce que les
marchands donnent par dessus le marché:
petit morceau, lambeau.
Que m'a dat û pechic, il m'a pincé la
peau; nou n'y a qu'à pechic, il n'y en a
qu'une pincée; à pcchlcs e à pelades que
s'en a pourtàt tout, petit à petit, il a tout
emporté ; pechic de sau, pincée de sel ;
quand quelqu'un a un vêlement neuf, les
camarades le pincent en criant. : pechic
nau !
Pinçon nouveau ! Tira-s'en sens
pechic ni, priât, s'en tirer sans mal ; ha-s
û pechic à l'aurélhe, bien se rappeler.
faire

péch-roùge ;

pechicà,-gà; pccigà (G); v. — Pin¬
cer.
prendre par pincée; critiquer, asti¬
coter; pechigà-s, se pincer; au fig., se
donner des coups de griffe, se taquiner. V.
pechicàt,-ade,-gàt,-gade.

—

Pincée,

pechicatoère,-tòri ;

sm.—

Vésicatoire.

pechicàyre,-gàyre,-e ; s. et adj.
Qui pince, taquin; qui aime prendre par
petites quantités, qui picore, becquète.
pechicòt,-coû,-guét ; sm. — Petite
pincée, petit pinçon, quantité minime.
pechicoutejà ; v. — G. pechiéà avec
un sens de diminution ; pinçoter ; becque¬
ter.

pechicoutét,-toÛ.

—

Super-dim.

de

pechicòt.
pechln,-e; s. — Petit poisson, sardine;
v.
rouyàn; pénis d'enfant; t. d'amitié
d'une mère pour son enfant tout petit; v.
pichine.
Qu'ey trucà sus û enclùmi dab ue pechine, c'est faire chose vaine,
pechiu (G.). — Forme de puchéu.
pechoè,-re ; adj. et s. — Amateur,
friand,-e de poisson; employé parfois pour
pescadoù, pêcheur.
pechoû,-ne, pechote ; s. — Petit pois¬
son ; usité aussi pour pechoutè.
pechoutè,-re. — C. pechnè ,-re ; mar¬
chand,-e de poissons.

Poisson

rouge,

pecic (G.). — C. pechic. et dérivés,
pecico-pelàdo (G.) ; sf. — Médisance,
méchanceté.
sm.— Pied de coteau. N. de p.
s. — Petite pièce, petit bout,
morceau; dim. de pèce. V. gnac, mos.
Ue peçòt de pû, un petit morceau de pain,

pè-COSte ;
peçòt,-e ;

peçòt, peçòu; sm.— Pêne, bout d'une
pièce de toile qui reste attaché à l'estere
pour la reprise d'une nouvelle pièce; les
fils de la chaîne y seront noués.
peçoulà ; v. — Lier les fds de la pêne,
peçoutejà ; v. ■— Couper, tailler en me¬
nus morceaux; vétiller.
V. espeçoutà.

peçoutét,-tìn,-tòt,-e

; s.

—

Tout petit

petite pièce; bout d'homme,
pecùle ; sm. — Pécule,
peculhè. — V. pegulhè.
pecùne,-ni ; sm. — Pécune, somme
d'argent.
pecuniàu ; adj. des 2 g. — Pécuniaire,
pedade. — C. peade.
pedagnà. ■— C. apedagnà.

morceau,

pedàgn,-e
sionnaire

;

s.

—

Piéton,-11e, commis¬
p. Lapedagne.
— T. technique, pé¬

(vieux). N. de

pédagogue ;

sm.

dagogue.

pedagougie ; sf. — Pédagogie,
pedalà ; v. — Pédaler.
pedalàyre,-e; s. et adj. — Qui pédale,
pedale ; sf. — Pédale ; marche du mé¬

tier à tisser.

pedàn,-te; adj.
aussi

Pédant,-e. Autrefois

—

pédané.

pedantàs,-se

adj.

;

pédante excessive,
pedanterie ; sf.

pedantisme
pedàs ; sm.

espechicà.
pincement.

—

PEDASSA

cyprin.

—

—

sm.

—

—

Gros pédant,

Pédanterie,
Pédantisme.
Pièce, morceau, lam¬

—

; sm.
—

—

beau, haillon, chiffon ; remplissage, emplâ¬
tre ;

en

style familier, femme ou fille de

peu, débauchée; triste individu.
Boutà û pedàs, mettre une pièce,

rapié¬

bestlt de pedàs, vêtu de haillons;
léngue de pedàs, mauvaise langue; que
bau mey û le pedàs qu'A bit houràt, mieux
vaut une vilaine pièce qu'un beau trou
(dic.) ; quin pedàs de. hémne ! Quelle triste
femme ! Està agulhe e pedàs, deux choses
qui vont bien ensemble.
pè-d'àsou ou mieux pét d'àsou ; sm.
Onoporde acanthin (plante). Cf. carducer;

—

che qrane.

pedassà ;

v.

—

Rapiécer, rapetasser,

raccommoder; rhabiller, pallier; faire du
remplissage, cheviller un écrit; au fig.,
arranger une affaire, apaiser un conflit. On
dit aussi apedassà.
Pedassà la pélhe, rapetasser les hardes;
l'ahà qu'ey pedassàt, l'affaire est arrangée,
la paix est faite ; lou coànte qu'ey hère
pedassàt, le conte est terriblement chevillé.
Qui t'a ensegnade à pedassà ?
Hère maynàls e chic de pâ.
Qui t'a appris à raccommoder ? —
Beaucoup d'enfants et peu de pain (prov.) ;
—

�PEDASSA

PEDITÈRE

—

326

qui pedasse, lou lems passe, en rapetassant,
temps passe, et l'on ajoute : qui vou hè
arré, tabé, el qui ne fait rien, passe aussi
son temps ; l'un vaut l'autre.
pedassà ; sm. — Le rapetassage, rapiéeelage.
Lou pedassà que hè durà, le rapiécetage
prolonge la durée (des choses).
pedassà; v. — Se dit en V.-B. et G.
de certains autochtones qui ont un parler
traînant et zézayant. D'AsIros, vantant son
dialecte de Lomagne, l'oppose à celui de la
Bigorre voisine. (Rustan).
Léngouo pedassàt de hilùc
Que maheréje à càdo truc.
«
Langue embrouillée » comme dans de
la filasse, qui jure « ma hé !» à tout bout
de champ.
le

pedassàdje,-ssade

; s.

—

Rapiécetage,

action de raccommoder.

pedassalhe

sf. — Les chiffons, pièces
morceaux; au fig., gueusaille.
pedassàyre,-e ; adj. et s. — Ravaudeur,-euse ; celui, celle qui pedasse.
pedasse ; sf. — Femme, fille débau¬
chées, gouine. V. pedùs, estaloade.
pedassejà. — Fréq. do pedassà, ravau¬
der, et de zézayer.
pedassejàyre,-e. — Fréq. de pedassàyre.
pedassère, pedasserie. — C. pedas¬
;

et

salhe.

pedassét,-òt,-oû ; sm.
pedassin-pedassàn ;

Petit pedàs.
loc. adv. —
Petit-à-petit, couci-couça ; pedassin-pednssàn, qu'arriben au ca]&gt; de l'un, petit à petit
on arrive à la fin de l'an (die.).
pedassoû ; sm. — Savetier, ravaudeur;
garnement.
pè-d'auque; s. — Pied d'oie, pied-bot
aplati ; pied-plat.
pè-d'auquét,-e ; s. — Pied d'oison,
pied plat. C. patauquét.
pè-d'ausèt ; sm. — Pied d'oiseau, nom
donné à diverses plantes à cause de la
conformation de leurs gousses ou de leurs
fleurs telles que l'orinifhope, la doryenie
sous
frutescente, le lolier, la dauphinelle,
—

etc.

pè-de-biche

;

pè-de-bosc;
v.

sm.

sm.

—

—

Pied de biche,

Asperge

aubòs.

(iSofi-iSSgV

pè-de-hoéc
foyer

: v.

;

sm.

;

qui

Atre,

devant

de

larè.

pedejàyre,-o
-euse

—

remue

(G.); s.
les pieds.

—

V.

Marcheur,

pè-de-lauséte ; sm. — Pied d'alouette,
dauphinelle d'Ajax (plante).
pè-de-lèbe ; sm. — Pied-de-lièvre, dac¬
tyle pelotonné (plante).

pedelicà, pepelicà ; pequelicà (L.) ;
Fléchir sur1 la pointe du pied ; boiter.
—

pè-picà.

pè-de-lioû

— Pied de lion, alchevulgaris, plante).
pè-de-loup ; sm.— Pied-de-loup, lvcope
des marais ; anémone pulsatile ; renoncule
acre
(plantes) ; v. bournayne.
pè-de-michoùn (G.) ; sm. — Pied-bol :
v. pè-pic.
pè-de-miòlou, pè-de-mul; sni. —
Pied-de-mulet, nénufar jaune; v. palagàsso.
pè-de-perdic ; sm. — Pied de perdrix,
érodie bec-de-grue (plante).
pè-de-porc ; sm. — Pied-de-cochon,
espèce de cric; au fig., mauvais tour, eas-

rnille

; sm.

(alchemiUa

sade.

pè-de-poule,-re
trèfle

; sm.

—

Pied-de-poule,

puant.

pè-de-pourî ; sm. — Pied-de-poulain,
pas-d'âne, tussilage; v. paloumè.re, tutagn;
renoncule dans le N. des L. (plantes).
pè-de-pout ; sm. — Pied de coq (panieurn crus galli, plante),
pederade. — C. peade.
pedère ; sf. — Piétain, mal de la fièvre
aphteuse; par anal., douleur des pieds. V.
peditsère.
pederét,-rin,-ròt,-roû ; sm. — Petit
pied, peton.
pederiquejà ; v. — Marcher vivement,
à petits pas ; v. arpitoà.
pederiquét, pederoû ; sm. — Tout
petit pied.
pè-descàus,-se ; s. — Qui est piedsnus, déchaussé,-e ; carme déchaussé. Sobri¬
quet des gens de Barbazan-Débat et de
Bazus-Aure (H.-P.) ; le lièvre est surnommé
la pè-descausse
Anà-n pè-descàus, marcher pieds nus;
ha-s pè-descàus (ou hicà-s), se déchausser;
quand on entend sonner un baptême, on
dit" famil. : ù pè-descàus qu'ey sourlit, 1111
pieds nus » est sorti ; nou y ey pas lou
pè-descàus que hou y sic la pè-descausse
chacun trouve sa chacune; d'un dépensier,
d'un prodigue on dit : que fenirà pè-des¬
càus, il finira va-nu-pieds, misérable.
pè-descaussà-s ; v. — Se déchausser ;
«

v.

sauvage;

pè-de-crabe ; sm. — Trépied élevé;
levier en pied-de-biche.
pè-de-gat ; sm. — Pied-de-chat, gnaphale dioique, renoncule (plante).
Pédegert (Jean-Félix). — Poêle lan¬
dais

v.

descaussà.

pedéto (Lav.) ; sf. — Caillette des ru¬
minants; v. panjà.
pedicà, pediquejà; v. — Remuer les
pieds; piétiner; v. peà, pè-picà.
pedichàs ; sm. — Vilain pied.
pedìn,-tìn, pedinoû; sm. — Très petit
pied, peton ; v. pederiquét.
pedìt,-sìc, pedìts; pits (Lav.); sf. —
Ongle du sabot des mammifères. Cf. espesic.
Le t. s'applique parfois à l'ongle des autres
animaux ; on dit prov. : delicàt coum uè
pedit d'auque, ce qui signifie malpropre.
peditère, peditsère; sf. — Fourchet.,
maladie du pied du mouton ; t. générique
pour désigner les affections du sabot des
bêtes ; v. pedère.

�327

PEDOU

pedoû, pedoulét,-loû ; sm.
Petit,
petit, joli pied ; v. pederét.
pédou, pedoùn (G.) ; peyoù, pèyrou ; sm.
Proyer (emberiza miliara).
Syn. milharénc.
pedoùlh, pesoùlh (V.-B. Big. G.) ;
poulh (Big. G.); sm. — Pou, insecte;
puceron ; au fig., un « crampon ».
Pedoùlh de la pèt,
pou de la peau (pediculus vestimenti) ; pedoùlh de poule, colpocéphaJe ; pedoùlh de beslià, pou du
bétail ; las habes qu'an lou pedoùlh, les
lèves

sont-

infestées de pucerons.

Loc. et die.

Lè

coum û pedoùlh, laid
pedoùlh arrebestlt, pou
habillé,
de basse extraction, rus¬
tre qui singe les élégants, les riches; un
parvenu ; rie-s gratc pas per á pedoùlh, il
ne
se
dérange pas pour si peu ! A quel¬
qu'un qui se vante, fait le fier on dit:
nou-t bederàs pas lous pedoùllis darrè
dou
cap, tu ne verras pas tes poux derrière la
tète, lu ne feras pas plus que le commun
des mortels ; gratà-s lous pedoùllis, fainéan¬
ter, se gratter les poux ; abé pedoùlhs
darrè-u
cap,
avoir des soucis derrière
l'oreille; craque-pedoùlhs, surnom du pou¬
ce. V. dit. Uroùs coum
pedoùlh en périsse,
heureux comme pou en lignasse ;
hart

comme

pou ;
personne

û

coum

—

un

pedoùlh,

repu

comme

un

pou ;

&lt;ilourioùs couru u pedoùlh sus ue camise,
blanque, fier comme un pou sur une che¬
mise blanche ; à plusé, pedoùlh
la noéyt
qu'ey loungue ! dit-on à quelqu'un qui
,

veut

mettre

les

pedoulhade
pedoulhade

bouchées doubles.
;
;

si.
sf.

—

—

Fricot de pedoùlhs.
Nichée de poux. Cf.

poulhère.

pedoulhàs ; sm. — Gros, vilain pou.
pedoulhe ; sf. — Femelle du pou.
Que-t dit qu'ey û pedoùlh ! — Nou !
qu'ey ue pedoulhe ! Je te dis que c'est un
pou mâle ! — Non ! c'est un pou femelle !
(La hemne arrebouhiègue de Yan Palay).
pedoulhè,-re ; s. — Pouillerie, les
poux ; v. poulhère.
pedoulhét,-e ; s. — Petit pou.
pedoùlho (Lom.) ; s. des 2 g. — G.
pegoulhe.

pedoulhoùs,-e ; adj.— Pouilleux,-euse.
pedoùlhs, pesoùlhs ; sm. pl. — Ris
du veau, du porc, thymus. Cf. lèyts, sernalhes.

pè-dret ; sm. — Pied-droit,
pedrilhe ; sf. — Gueusaille, déguenillés,
pedyoû; pethoû (Lav.) ; sm. — Vase
en

—

idiote.

pegàt; sm. — Emplâtre de poix;
emplâtre en général.
pegàu ; adj. des 2 g. — Niais,-e.
Arrlde pegàu, rire bête, d'imbécile,
pegàylo (Lav.) ; sf .— Lanière de cuir
avec

penderàt, terras, bune.
pegà. — C. enipegà, poisser,

pegade, pagalàt,-lade ; s. — Contenu
d'un pegà.
pegalét,-10t ; sm. — Cruchon.
pegalhòt,-e. — Y. pegòt,-e.
pègamén ; adv. — Sottement, niaise¬
ment.

boucle.

péggle ; pegle, pègle (L.) ; pégue;
sf.
Pègle, résidu du goudron; par anal.,
poix; au fig., importun, personne «col¬
—

lante

».

peglè (L.) ; sm. — Ouvriei qui fabri¬
que la pègle. N. de p.
Hour peglè, four à pègle.
peglè,-re (L.). ■— C. peguè, imbécillité,
peglère (L.) ; sf. — Bassin à résine ;
atelier où l'on travaille la résine.

pegnerà ; v. — Saisir, faire saisie de
pignorer (vieux) ; on dit générale¬
ment aujourd'hui sasi.
pegnerade ; sf. — Saisie ; gage saisi.
pegneradoù,-re,-ràyre,-e; adj. et s.

gage,

Le

—

saisissant, la saisissante,

pegnère ; sf. — Saisie de gage, t. judi¬
ciaire aujourd'hui tombé à peu près en
désuétude ; on dit saside.
pegneriu,-ibe ; adj. — Qui est saisissable.

pegnic. — C. pechlc et dérivés.
pegòlhou,-lhe, pegòrli,-le, pegòrlou,-le, pegoulhe, pegulhe; adj. et s.
Niais, très nigaud,-e. bête.
Rem.
Pegoulhe et pegulhe sont des

—

—

deux

genres.

Augm.

—

Pegoulhàs, pegourlàs, pegui:
pegoulhét,-lhòt,-e, pegou-

lhàs,-se. Dim.
lhoâ,-lhote.

pegòt,-e, pegalhòt, peguilhòt, pegoulhouòt,-e, pegulhin,-e; adj. et s. —
Petit niais, innocent,-e, naïf. Cf. yayè.
pegourrade ; sf. — Grosse sottise,
pegourrejà.— Fréq. augm. de peguejà.
pegOÙS,-se ; ad j. — Poisseux,-euse,
gluant.
pegoutejà. — C. peguessejà.
pegoutòt,-toû,-tote,-toùgno ; adj. et
s.
Petit niais, petite niaise: un peu bête.
pègre,-e; pigre (L.) ; adj. — Chétif,
—

-ive ; v.

chètre.

pégue; sf.

—

Poix,

glu;

par

anal

bran, matière fécale. Cf. peggle.
Està hens la

bois, cerclé de fer.

pegà (dit). — Forme landaise de dit
pougà, pouce.
pegà (Chai. L.) ; sm. — Cruche. Cf.

PEGUÈ

pegarre ; sf. — Jarre ; v. pegà.
pegarrét,-ròt,-roû ; sm.
Petit pegà.
pegàs,-se ; s. — Imbécile, grand niais,

—

très

—

—

pégue, être dans l'embarras,

dans la mélasse » ; abé dits de pégue ou
bien pégue aus dits, être voleur:; tiéne-s
coum
la pégue, se tenir l'un l'autre, être
unis ; se prend généralement en mauvaise
rt

nègre courn la pégue, noir comme
poix, se dit particulièrement, d'un nuage.

part:
la

peguè; pepiè (Big.);

sm.

—

Idiotis¬

défaut d'esprit, de jugement; niaise¬
rie ; imbécillité ; v. pèc.
Qu'ai a hèyt per peguè. il a agi par
défaut d'intelligence, par niaiserie, enfanme;

�&gt;

PEGUÈ

—

328

PELADIS

manque de discernement, par sotti¬
pegàii. On dit aussi peguère, peguerie, pegoulhè, avec les mêmes sens; lou
peguè, les imbéciles.
peguè,-re; adj. — Oui donne de la
poix; arbre résineux. N. de 1. en M'.,

pè-hic,-o (Lav.)

tillage,
se.

V.

Peguère, massif de Caulerels.
peguejà; v. — Faire le pèc; s'amuser,
bouffonner1, faire ou dire des bêtises ; tom¬
ber dans l'imbécillité, déraisonner; s'amu¬
ser à vétiller, passer son temps à des riens.
Dab tous pècs, que nou peguéjes,
t'amuse pas avec les sots (prov.).

peguejade; sf.

ne

Acte de pèc; plai¬

—

santerie, bouffonnerie.

peguère; sf. — Fabrique de poix,
peguerie, peguésse ; sf. — Sottise.
peguè.
peguésse ; sf. — Sornette, discours
frivole, plaisanterie; un rien, à peine.
peguessejà ; v. — S'amuser, plaisan¬
ter, bouffonner. V. peguejà.
peguesséte,-ote ; peguessiole ; sf.
Petite bêtise, propos sot ou niais.
peguét ; sm. — Emplâtre de poix ; par
V.

—

anal., bran.

peguilhàs. — C. pegàs.
peguilhòt,-e. — C. pegoulhòt.
pegulhâ, pegulhè; sm. — Pâtre
(vieux). N. de p. Peguilhàn. Le t. est. tou¬
jours usité dans certains lieux du Midi.
pegulhade ; sf. — Troupeau (vieux).
Cf. bacade.

pegulhàxi,-o (Lom.)
ple d'esprit.

pegulhàs,-se.

—

;

adj. et

s.

—

Sim¬

Augin. péjor. de pe¬

gulhâ. C. pegàs.
pegulhasse ; sf. — Vilaine génisse ;
guenipe, traînée.
pegulhe ; sf. — Bétail, bête de ferme ;
dans la Gr.-L., désigne plus particulière¬
ment la génisse; v.
flime. T. injurieux
pour une femme,
pegulhè, peculhè. — V. pegulhâ.
pegulhè, peguilhè. — C. peguè, avec
un sens de dim. N. de p.
Peguillé.
pegulhè,-lhèy (L.) ; sm. — Chemin
pour les troupeaux,
pegulhéte; sf. — Génisse (vieux),
pegunte. — C. pégue (vieux).
pegurlm,-o ("G.). — C. pegòt,-e.
pehàt (B.-Os.) ; sm. — Loir. Cf. arrài
droumilhè.

pèhelùt,-ude ; s. — Surnom de sor¬
cier, de sorcière. Peut-être déformation de
pc-henùt ?
; adj. — Pied-fourchu;
donné à diverses bêtes.
pè-herrà ; v. — Action de planter son

pè-henùt,-ude
surnom

en lerre, de l'ancrer dans le
tenir de pied ferme; pè-herrà-s. se
sol avec le pied, les pieds; au fig.,

pied

sol;

se

fixer au
s'ancrer

une idée, s'entêter ; préne la cause au
pè-herràt, prendre la chose au pied de la

dans

lettre;

en

toute confiance.
; sf. — Action

de pè-herrà ;
empreinte d'un pied enfoncé dans le

pè-herrade
trace,
sol.

tournés

pè-hicà

;

v.

—

dedans ; mettre

en

de

; sm.

—

Qui

a

les pieds

dedans ; indiscret ,-e.

en

Marcher

avec les
; se

le pied dans

pieds
porter

pied ferme.
poudoùssi pè-hicà en aquél endrét !
! si je pouvais mettre le pied dans cette

E

Ah

maison !

pè-hicàn,-te.

—
C. pè-hic,-o; celui,
qui tâche d'entrer quelque part, d'y
mettre le pied; indiscret, importun.
pè-hourà,-ri ; v — Piétiner, fouler
avec les pieds.
pè-hourà-s ; v. — Se marcher sur le
pied ; se fouler1 un pied.
pè-houràyre,-e ; adj. -— Qui marche
sur les pieds, maladroit.
pè-hourc, -que, pè-hourcùt, -ude ;
adj. — Pied-fourchu, qui a les pied? four¬

celle

chus.

pè-hourc; sm. — Orée d'un boi«
(vieux). N. de p. Péhourc, Piéfourcat. V.
pè et hourc.
pè-houri. — C. pè-hourà.
pè-jùgne ; v. — Joindre les pieds ; re¬
joindre quelqu'un à la course, le suivre de
près, sur les talons. On dit aussi pè-juntà.
pejurà ; v. — Empirer, aller de mal en
pis (vieux).
pelà; v. — Peler, ôter la peau, l'éeorcc.
le cuir, le poil; écorcer ; épilcr, raser, ton¬
dre; éplucher, ratisser, arracher l'herbe;
écoreher.
dépouiller; plumer; décaver ;
châtier, donner une raclée; grapiller, sub¬
tiliser, voler; tirer à soi; pelà-s, s'enlever
l;i peau, le poil ; devenir râpé, perdre les
cheveux, les plumes, le poil : muer.
Que-s soun pelàls, ils se sont arraché la
peau; que lié û ret que pèle, il fait un
froid glacial : la tourrade qu'ai a pelât tout.
la gelée a tout détruit ; pelà lou casàu,
arracher l'herbe du jardin; qu'abcm pelât.
nous avons pelé .le porc gras, sous-entendu) ; que l'an pelât à las cartes, on l'a
décavé au jeu de cartes; que-t bas ha pelà!
Tu vas te faire corriger ! Pelà dinés, voler,
subtiliser de l'argent;
b'cy hère pelât,
praubàs ! Il est bien râpé, le pauvre !
Qu'ey cap-pelàt, il est chauve; moune eupelade, guenon; pelà ets camîs (H.-A.1,
courir les chemins; pelà palhe, tirer de la
paille d'une meule,
pelacâ. — C. pele-câ.
pelade ; sf. — Plage, grève, endroit
dénudé, stérile; pelade, alopécie. V. pelàrn.
pelade ; sf. — Sacrifice du porc grtis et
ce qui
s'ensuit ; la bête même. V. pelère,
tuère.

Qu'abém
un

ue

beroye pelade, nous avons

beau porc gras.

peladé,-re ; adj.
pelé, écorché,-e.

peladé ;

sm.

—

—

Qui peut, doit cire

Crochet

pour

arracher

(pelà) la paille de la meule; v. picoch. cay.

peladé;

sm.

—

F.chaudoiabattoir.

peladis,-se. — C. peladé.-re. ce qui a
été pelé, qui résulte de l'opéralion : poil ou
couenne, herbes, etc.

�PELADJE

329

pelàdje ; sm.— Action de peler,
cher, de tondre; ce qui en résulte.
pelàdje;
poil.

sm.

—

Pelage,

d'écor-

couleur du

peladoù,-re, pelàyre,-e; s. et adj. —
Qui pèle; écorcheur,-ouse, boucher. Sobri¬
(13.-P.).

quet des gens de Moumour1

peladure ; sf.

—

Pelure

;

pelade ; action

de

peler.
pelagagne ; sf. -— Pelure ; lambeau de
peau ; épluchures ; mauvaises herbes ; dé¬
tritus; employé surtout anal, au sens de
chose sans valeur, de gens de rien, gueusaille, rebut.

queute sole qu'ey coubèrte de pelaga¬
ce champ est couvert de mauvaises
herbe's, d'une végétation sauvage ; fou
quartiè de la pelagagne, le quartier de la
gueusaille, de la lie du peuple. V. pelagne.
pelagagnère; sf. — Qui a, où if y a
de la pelagagne; fréq. augm. de pelagagne ;
mauvaise terre, friche; récolte sans valeur;
le rebut d'un troupeau, etc. V. pelagnère.
pelagantè,-ro (G.). — C. pelagatiè.
pelagatiè,-re ; s. ■— Lilt., écorcheur de
chats, marchand de peaux de chats, t. mé¬
prisant, canaille, personne qui vit d'expé¬
dients et en qui on ne doit pap avoir con¬
fiance, écornifleur. Sobriquet des gens de
Luz CIT.-P.). V. pelagult, péle-cu.
pelàgn ; pelày (Lav. Ami.) ; sm. —
Ecorcheur, celui qui pcle; tanneur, mégissier; pelin, fosse de tannerie; tannerie.
N. de p. Pelay.
pelagne; sf. — Echarnure, par anal.,
pelure, débris résultant d'un raclage, d'un
nettoyage. V. pelagagne.
pelagnère ; sf. — Les pelures, les
écharnures ; choses sans valeur.
A

gne,

pelaguit,-e;

s.

—

Litt.,

voleur

de

canards; vaurien, gueux; syn. de pelaga¬
tiè.

pelagùs; pelegùs (Bay.)

; sm.

—

Litt.

Pelage, couleur de
poil de bête; v. pelàdje,; usité aussi comme
comparatif : està de gnàule pelàm, être
d'une qualité,
d'un genre, d'un ordre
; sm.

—

différents de.

pelame, pelasoù; sf. — Pelade, ma¬
Cf. pelade.
pelàmi ; sm. — Le cuir vert; ce qui a
été pelé, pelure; épluchure ; v. pelàm (2).
pelàs ; sm. — Gros, vilain poil, pelage
grossier ; signifie aussi vilain pied.
pelasoù. — V. pelame. En Lav., action
de tuer! et. de peler le porc ; v. pelade.
pelât,-ade ; s. — Ecorchure ; spathe ;
touffe de cheveux, de poil enlevée; action
de tirer les cheveux du bout des doigts,
d'arracher du bout des doigts ; v. pechic.
Ha nus pelàts, faire au « tire cheveux »,
se
disputer ; que s'en an dat ne pelade, ils
se sont, battus, donné une raclée; en debisà
qu'ou dabe bel pelât, en causant, il lui
ladie.

PELÉJE

lançait quelque pointe, maint brocart. V.
chiràt, espelàl.
pelât,-ade ; adj. et s. — Pelé,-e, misé¬
rable, hère, ruiné, décavé, chauve. Sobri¬
quet des gens de lietles et de Cadeilhan

(H.-P.).
û hàrri, sans poils comme
coum
crapaud ou bien pelé comme une bête
de somme (hàrri).
pelatè ; sm. — Pelletier,
pelàuco (Lav.) ; sf. — Pelure ; flocon de
neige. V. nuque, oalohe.
pelauqueyà (Lav.) ; v. — Tomber en
flocons, en parlant de la neige.
pelauquét (Lom.). — C. pèlounquét.
pelautade ; sf. — Ecorchure, lambeau
de peau ; en style plaisant, raclée. V. peloPelât

un

que.

pelàyre,-e. — C. peladoù.
péle ; sf. — Peau, écorce, pelure (vers
la H.-Big.). V. pèt, esgàupo ; vers Bruges,
pelote, petite motte; ue péle de bùrri, une
boule de beurre.
Péle, Pèle (Ol.) ; n. p. m. -— Corrup.
de Pierre ? Cf. avec le Limousin pelle,

motte, une

repu.

Hardit, Péle ! Pay qu'ey liart !
Hardi, Pierre ! le père est saoul ! (Navarrot).

Endroit oit le vent
bouhe-bén.
pelecà, perucà ; v. — Picorer,
péle-câ ; sm. — Litt. écorcheur de
chiens; pauvre hère; t. méprisant et rail¬
péle-bén

; sm.

—

souffle, lieu venteux;

v.

à l'adresse des tanneurs, des mégissiers ; écornifleur ; sobriquet des gens
Mazères (H.-P.),
d'Arudy et de Bruges

leur

de

(B.-P.). V. pelagatiè, pelagùs, petchòt.
péle-cu; sm. — Usurier; personne
avare. Sobriquet des gens de Luz (H.-P.).

péle-dillè,-dinès

;

sm.

—

Personne

scrupule et qui gagne de l'argent par
n'importe quel moyen.
sans

pèle chiens, mêmes sens que pelagatiè; v.
peh'câ.
pelàm ; sm. — Plamée, t. de tannerie;
fosse de tannerie; v. pelàgn.

pelàm,-e,-i

—

pelegagnèro (G.) ; sf. — Nom généri¬
des terres sans valeur; v. marrigue,

que

pelagagnère.

pelegrí.

—

péle-higuè;

C. pelerî.
sm.

—

Fainéant, lambin,

va-nu-pied, batteur d'estrade; gueux.

péle-higues ; sni. — Litt. qui pèle des
figues, même sens que péle-higuè; gobemouclie noir 011 bec-figue (musicapa luc¬
tuosa)

touyac,

appelé aussi mourè, beryeroun,
ale-blanc, hirbèc. Sobriquet des

de Montastruc (H.-P.).
pelejà ; v. — Quereller, disputer, cher¬
cher noise, houspiller; pelejà-s, se querel¬
ler, se battre, se harper.
Qu'ey toustém en loi;, pelejà, il 11e cesse
pas de le houspiller, de lui adresser des
reproches, de lui chercher noise,
pelejade. — V. peléje plus usité,
pelejasse ; sf. — Vilaine peléje; que¬
relle entre 1111 grand nombre de gens.
pelejàyre,-e ; adj. — Querelleur,-euse
peléje, pelejade,-jère ; sf. — Prise
aux
cheveux, batterie, rixe, querelle, dis¬
cussion violente, dispute.
gens

•

�PELEJËRE

—

PELICÜLE

330

pelejère ; sf. — Dispute,
vive, querelle. V. peléje.

discussion

péle-1'ardìt ; s.
Pille Jiard, avare.
Sobriquet des gens de Trie (H.-P.) qu'on
appelle aussi ahumcits. V. péle-sos.
pelenguéto (G.) ; sf.
Agrostide,
espèce de chiendent ; avoine à chapelets.
peléilo (Lom.) ; sf.
Herbe drue,
—

—

—

gazon.

péle-porc ; sm. — Litt. pèle porc,
opération qui comporte le sacrifice cl les
travaux nécessaires pour l'utilisation du
porc gras, lequel constitue le principal de
la provision de viande salée et
confite, de
lard et de graisse du
ménage ; on dit : ha
lou pcle-porc ou bien ha
péle-porc; en
Lav., on dit simplement ha pélo. V. pelasoû, pelade, pelà, pelère.
pelequè,-re ; adj. et s. — Picoreur,
-euse ;
grapilleur. Sobriquet des gens de
Mazères et de Fréchendcts (H.-P.).
pelère; sf. — Action de peler; même
sens que péle-porc; état de ce
qui est pelé,
rapé, usé, élinié ; insuffisance de ressour¬
ces, misère. V. pelagagne, nacère, raspère ;
se dit aussi de la
gueusaille, des miséreux;
v. praubère.
peleréque,-roque ; sf. — Pellicule
dure

:

deuxième toile coriace de la viande.

pelerî,-grî,-ne

;

s.

—

Pèlerin,-e;

v.

roumlu, sengermè; voyageur; se prend
parfois en mauvaise part et signifie alors
bon iyiôlre, débrouillard et peu laborieux:
luronne. V. patèr.
Estant courn û pelerî, affamé,
maigre
un pèlerin.
pelerinà ; v. -— Pèleriner.
pelerinàdje ; sm. — Pèlerinage,
pelerine ; sf. — Pèlerine, espèce de
mante; au fig., luronne.
péle-SO ; sm. — Jeu de caries,
péle-sos; sm. — Grippe-sou, avare;
personne peu honnête; v. péle-dinè.
pelét; sm. — Peu, très peu, brin,
cheveu; v. chignàu, drin, brigàlh, chic,
pelât. Le fém. peléte est aussi usité,
peletàdje ; sm. — C. peleterie.
peléte ; sf. — Peau mince ; pellicule ; v.
peleréque ; petite peau ; pelleterie.

comme

»

Està de la peléte dou diable, être de la

du diable, espiègle, endiablé.
peletè,-tiè; sm.— Pelletier. Cf. perissè.
peleterie; sf. — Pelleterie, peaux pour

peau

fourrure.

péle-trouchs ; sm. — Litt., pèle tro¬
hère, misérable,
pè-leuà (G.). — V. pè.-lhebà.
peléy; sm. — C. peléje, dispute,
pélh, pélhe ; s. — Vêtement; lambeau
d'étoffé, guenille, haillon.
pelhàdje ; sm. — Les vêtements, les
gnons, pauvre

bardes, le trousseau.

pelhà. — V. apelhà plus usité.
pelhàme,-mi; sm. — Les hordes, les
nippes dans un sens défavorable.
pelhàndre,-o iBig. G. V.-B.) : pelhandroÙS,-0 (Lom.) ; s. — Va-nu-pied, dé¬

guenillé,-e, vagabond, t. de mépris. Cf.
pelhohndre, pelhouslre.
pelharôt,-ote (vers la Garonne) ; s. —
Chiffonnier,-ère ; v. perruque. Leur cri est :
pelharòt, pelhòt !
pelhasse ; sf.
Vilaine robe, jupe
grossière.
pelhàt,-ade. — C. apelhàt,-ade ; qui est
—

bien

nippé,-e.
pelhàyre,-e;

s.

de vieux habits.

pélhe

—

Fripier, marchand

sf. — Vêtement en général en
ailleurs, robe, jupe.
Cro'impà la pélhe, acheter les vêtements ;
pélhe de Iheyt, effets de literie; pélhe de
taule, nappe, tapis de table; ha-s segoutî
la pélhe, se faire houspiller; ha
pélheperràc, chiffonner; mettre au rancart;
devenir impoie'nt, ne plus être bon à rien;
esià toustém hens las pélhes, être sans
cesse dans les
jupes.
pè-lhebà ; v. — Lever le pied; soulever
au moyen de la
pè-llièbe.
pè-lhèbe ; sf. — Levier. Cf. cap-lhèbe;
piège, traquenard. V. poude-pe.
;

B. et L. ;

pélhe-cadùt, pélhe-pedàs ; s.
—
Loqueteux,-euse, déguenillé. Cf. pelhàndre.
pélhe-loung ; sm. — Surnom de juge,
d.' robin. Sobriquet des gens de Montgaillard (TL-P.) ; on dit aussi pélhe-négre.
pélhe-négre,-nére ; sm. — Ensoutané.
pelhèro (G.) ; sf. — Loques, guenilles ;
dans celle expr. : ha la pelhèro, fainéanter.
pelhoàdje ; sm— Les robes, les habits;
v.
raubàdje.
pélho-courdìno (B.-L.) ; sf. — Espèce
de danse.

pelhòt,-lhoû,-ote ; s.
Jupon; léger
lous pelhàts, les hardes, les
petits vêlements ; chiffon, loque.
pelhoû ; sm.
Jupon, petite robe.
—

vêtement ;

—

Dans

cette

lavedanaise : èsle en
pelhoûs. être encore vigoureux, fort,-e.
pelhoundre (V.-B.); pelhoure (L.) ;
sf.
Femme désordonnée, surtout dans
sa toilette, déguenillée; prend aussi le sens
de coureuse, de femme de peu; v. pelhàn¬
dre, maruque, espelhoundrade.
pelhoùs,-e, pelhoùstre ; pelhoutre
("Bav.) ; sm.
Guenilleux,-euse, pauvre
hère. Cf. pelhàndre.
pelhoutè,-re ; s. — Les bardes,
pelhoutè ; adj. et sm. — Coureur de
guilledou ; se dit aussi pour pelhàyre.
pelhoutégn,-o (Lav.); adj. — Qui
tombe en loques.
pelhoutejà ; v. — Remuer les hardes.
les raccommoder ; être dans les jupes.
pelhoutét,-e ; s. ■— Jupon court, petit,
léger.
pelhoutùt,-ùdo (Lav.); adj. — Déchi¬
ré,-e, en parlant d'un habit, d'une étoffe.
pelhòy ("G.-M.) ; sm. — Cardine, espèce
de limande (plenronectes megasloma).
pelicule ; sf. — Pellicule.
expr.

bous

—

—

�331

PELIÊ

peliè,-re íOt\ L.) ; s. — T. cle mépris,
hère, gueux,-euse, triste sire ; femme sans
honnêteté, coquin,-e.
Ce t. est à confr. avec le Prov. peliè,
peaussier, mégissier ; Orthez a de tous
temps possédé d'importantes tanneries et
peausseries. V. péle-câ.
pelieràs,-se.

Augm. péjor. de

—

pe¬

liè,-re.

pelierè

; sm.

Misère, dénuement. Cf.

—

peliuè.

pelieròt,-e

; s.

—

Petit peliè, polisson¬

ne.

pelieroû,-ròu ; sm. — Mercuriale an¬
nuelle (mercurialis annua, plante) appelée
aussi marcariàul
On dit, vers Orthez: Terre de pelieràu,
da-le à qui la bòu ; la mercuriale, en effet,
nuit aux cultures et peut empoisonner le
bétail

qui la mange.
pelierùmi ; sm.

—

La

racaille,

les

hères.

pelìn, peloû ; sm. — Peton ; v. pederln.
pelin (L.) ; sm. — Agneau d'un an.
pelinche (L.) ; sf. — Piège casse-pied.
Cf. escripè.
peliquétes(à) ; loe. adv. — A tout
petit peu, par bribes; v. drin.
pelisse; sf. — Pelisse, vêlement fourré,
pelisses (Os.); sf. pl. -— Branches mor¬
tes du

hêtre. Cf. sargues.

pelissoû ;

sm. — Pelletier, peaussier
(vieux). V. peussè. N. de p.
pelitroùn (Bay. L.) ; plitroùn (G.-M.) ;
sm.
Alouette de mer ; nom générique
des petits échassiers de rivage. V. gariole.
peliuè (Al.) ; sm. — Pauvreté, misère.
Cf. pelierè.
pèlle (Or.). — Forme de pèrle.
Pellisson (Henri). — Surnommé lou
Felibre de Barétons (i8/io-i() 12). V. tasque.
pélo (15.-L.) ; adv. — Négation, rien,
pas du tout. V. bourle. Nou-n bo pélo, il
n'en veut point.
—

pelòc,-ròc,-oque ; s. — Spathe; lam¬
beau de peau, de couenne; pelòc, peròe
désigne généralement les spathes du maïs;
v. caròc, tanòc, espeloueà.
pelòfre (B.-L.) ; sm. — Poil léger,
duvet. Cf. peluchét.

peloguiho (Lom.) ; sf. — Méchante
femme, querelleuse ; agaçante, exaspérante.
pélo-porc (G.) ; sm. — Traquet-moteux,
dit cul-blanc (saxicola cenanthe).
peloque, peloû; s.— Epluchure, bout,
lannière de peau; exfoliation du derme; v.
pereloque, peròc; flocon de neige aplati.
Pelòt ; n. p. m. — Nom d'un intendant
de la Gabelle qui, au 17e siècle, acquit
une triste célébrité en Gascogne. Plus tard,
un autre
Pelot, originaire de Soréac (H.-P.),
mort à la prison de Tarbes (avril 1816), fut
une
manière de Mandrin gascon ; le mot
est resté comme syn. de voleur rusé cl l'on
dit prov. adrét, fî, coum Pelot; qu'ey û
Pelot, c'est un madré coquin,
pelote ; sf. — Pelote du jeu de paume

—■

PELUSEJA

peloucà (G.) ; v. — Couvrir, recouvrir,
envelopper. Cf. aprigà.
pelouche; pelouho (G.). — C. pelo¬
que.

peloufrà (B.-L.)
pè-loung,-gue ;

; v.

pelùc;

Poil follet, duvet;

Duveter.
Héron, sa femel¬
le; héron garzelte ; au lig., personne gran¬
de et mince. V. gàriou, bernat-pescàyre.
pèlounquét,-o (Lom.) ; s. — Miséreux,
-euse, pauvre hère; v. peliè, harde.
pelousàr, pelusàr,-de ; s. — Co¬
quin,-e, personne peu recomniandable. V.
peliè, Pelòt.
peloutà ; v. — Peloter,
peloutàyre ; sm. — Joueur de pelote;
employé de jeu de paume.
peloutejà. — Fréq. de peloutà.
peloutéte,-tote ; sf. — Petite pelote.
peloutiè,-re ; adj. et s. — Qui fait,
vend des pelotes.
peloutoû ; sm. — Petite pelote, peloton,
peloutounà ; v. — Pelotonner ; peloutounà-s, se pelotonner.
pelouyàdo (Lav.) ; sf. — Troupeau de
pelòyos.
pelouyè ; sm. — Propriétaire, berger
d'un troupeau de pelòyos.
pelòy (B.-L.); pilòy ; sm. — Hère,
garnement, miséreux, t. méprisant.
pelòyo (Lav.) ; sf. — Brebis à l'engrais¬
sement ; au fig., femme rondelette.
pelpitre (Lav.) ; sm. — Pupitre, lutrin,
sm.

—

s.

—

—

v.

peluse; forme de peràc. S'emploie comme
au sens du fr. pas du tout, flûte !
fèyt de bî... pelùc ! Mais pour ce
qui est de vin, rien du tout ! V. bourle.

négation
Mes

en

pelucà ; v. — Eplucher ; v. espelucà,
perueà; lailler, tirer les cheveux.
pelucade. — V. espelucade, perucade.
peluche; sf. — Chevelure; le t. a un
sens
péjor. comme en fr. lignasse; pelu¬
che; poils follets, duveteux.

peluchét,-chòt,-choû ;

follet, duvet, barbe

sf.

—

Poil

maigre. Cf. pelòfre.

peluchoû ; sm. — Nom de chien.
peluchoùs,-e ; adj. — Pelucheux,-euse,
duveteux.

peluhàr; sm. — Poil follet.
peluhò,-hòu (L.) ; sm. — Queue de
loup, mélampyre des champs.
de binéte e de peluhò,
croùmpi qui le bo.
Sol où poussent l'oseille et le mélam¬
Terre
Se le

l'achète qui voudra (die.),
peluquè ; sm. — Perruquier,
peluquejà. — Fréq. de pelucà.
peluquejàyre,-e ; adj. — Vétilleur,

pyre,

-euse.

.

pelusàr,-de. — V. pelousàr.
peluse ; sf. — Duvet, poussière duve¬
teuse qui se détache des brins travailles,
particulièrement dans le tissage, le cardage,
pelusè ; sm. — La peluse, brins, flocon?
de peluse, duvet très léger.
pelusejà ; v. — Etre pelucheux,-euse •
en
style badin, faire le pelusét.

�PELUSËT

PENDÉN

—

332

pelusét. — G. pelousàr, avec un sens
dim., débrouillard, espiègle. Sobriquet
des gens de Moneaubet (B.-P.) ; les tisse¬
de

rands sont aussi surnommés

peluséls,

parce

qu'ils sont généralement couverts de peluse ; on les accusait aussi d'être
quelque peu
fripons.
pelusÒU,-SOÛ ; sm. — Duvet ; poussière
plus légère que la peluse ; moustache nais¬
sante.

pelusoùo (G.) ; sf.
Tussilage.
Svn. Couténe saubàdje, caulét d'àsou,
pèpourî. paloumèro, tutagn.
pelùt,-ude ; adj. -— Velu,-e, pelu,
poilu ; syn. de fort,-e, vigoureux, vaillant.
Pelùt

coum

d ours, velu

comme un ours ;

pénalisa ; v. ■— Pénaliser,
penalitat; sf. — Pénalité,
penaloûs (B.-L.) ; sm. pl. -— Escaliers
qui bordent le pignon d'un bâtiment
(penàu).
penàn,-to (G.). — C. penlble; qui exige
un

effort.

penàr

Poignard (vieux),
Grande peine,
penàll, penoû ; sm. — Pignon de mai¬
son; dessous de toit; auvent; en li.-L..
grosse pierre, bloc qui couronne le pignon
et retient l'ardoise. V. pin, péne.
penàu, apenàu; sf. — Filet des bêtes
de boucherie; la penàu dou porc, le lilet
du porc. Sous l'influence du fr. on dit
; sm.

—

penasse ; sf.

—

pelât

aussi filet; v.

bî

penàut,-e ; adj. — Penaud,-e.
penchenìlho (N.-E. du G.) ; sf. —
Hydne sinué (champignon).
penchinà, pengenà; pinchinà (G.) ;

coum la mâ, c'est-à-dire pas velu ;
dou pelùt, vin généreux, fort; uquéste

qu'ey de las peludes (l'histoire, l'affaire)
est un peu raide, forte; que barn béde qui
ey lou mey pelât, nous allons voir qui est
le plus fort ; abé lou co pelât, avoir du
coeur,
du courage. Le lièvre est fanîi 1.
appelé la pelude et l'ours lou pelât.
pempéne ; sf. — Espèce de bembex
(bembex tarsatus). V. tutàgn.
Dans cette expr. landaise: nabigà coum u
pe.mpène, courir, marcher légèrement.
pemperilhou (Lav.) ; sm. — Dans cette
expr. :
galià et pemperilhou, avoir un
accès de colère.

pempilhà

(Lom.)

;

v.

—

Marauder,

courir, vagabonder.

pempinèlo (G.) ; sf. — OEnanthe.
Syn. èrbe dou hic, peyrassilh dous mou¬
ràs.

pempinét,-e ; s. — Petit-maître, élé¬
efféminé ; demoiselle aux manières
affectées. On dit aussi pimpinét,-e.
pempiule (Gr.-L.) ; sf. — Fanfreluche

gant

f i';i n £ie.

pè-mudà

; v. — Remuer le pied, bou¬
pouch mey pè-mudà, je ne puis
plus bouger.
pen(t) ; sf. — Etable, écurie, grange
V. opén, penàu (i).
Entretant qu'et se sap tout plén :
Lou graè, la cauo, la pc.nl.
Tandis qu'il sait que tout est plein : le

ger:

non

grenier, la cave, l'étable. (D'Astros).
penà; v. — Peiner4; penà-s, se chagri¬
ner.

penàcle (Lav.); sm. — Tas de roches
qui s'éboule; par anal., pêle-mêle.
penàlh ; sm. — Penaillon ; rameau
cassé qui pend ; branche suspendue comme
enseigne à la porte d'une auberge; au fig.,
déguenillé, femme désordonnée, mal habil¬
lée: quin penàlh de hemne! quel souillon!
Hà-s en penàlhs, se mettre les habits en
lambeaux ; travailler à se décarcasser.

penalhàt,-ade. — G. espenalhàt.
penalherie ; sf. — Oui est du penàlh ;
les loqueteux ; les guenilles.
penalhò,-òu (Rig. G.) ; sm. — Mouche,
papillon du charançon; t. générique pom
désigner les papillons de petite taille.

limàc.

Peigner. Cf. pentià.
penchinàt, pinchinàt (Big. G.). — C.
pechlc, pinçon.
pendàble,-e ; adj. — Pendable; cas
pendàble, cas pendable (vient du fr.).
pendalhes,-dilhes ; sf. pl. — Vient de
pendi-s, se repentir: dédit; somme que
l'on paie pour un dédit.
Pagà tan per pendalhes, payer tant pour
dédit; ha pendalhes, annuler un marché
Cf. pendimén, pendicioâ.
pendàr,-de ; adj — Pendard,-e, espiè¬
gle, malin, fainéant, vaurien. V. peliè.
pendardè ; sm. — Malice, espièglerie;
fainéantise; les pendnrds.
pendardejà ; v. — Faire le pendàr.
pendardét,-dòt,-e ; adj. — Petit pendard, petite futée, polissonne. Sobriquet
des gens de Bassillon (B.-P.).
pendardise ; sf. — Paresse; malice,
acte de pendàr; v. pendardè.
pendejà fBig. G.) : penderilhà ; v. —
v.

—

Pendiller.

pendélhes ; sf. pl. — I,oques d'un
vêtement, guenilles ; pendeloque, en mau¬
vaise part.

pendélhes (en) ; loc. adv. — « Pen¬
qui pend, avec un sens péjor.
pendeloque; sf. — Pendeloque. C.
pendélhes. On dit aussi peneloque.
pendelouquejà ; v. — Pendiller, tom¬
ber comme une loque.
pendén ; sm. — Pendant d'oreille. V.
pcnderilhe.
pendén; prép. — Pendant, durant,
tandis que. V. ton,
entertàn, tanticam,
toutù, ménlre, duràn.
Loc. conj. pendén que. qui.
Pendén qui es hort, pendant que tu es
fort ;
pendén qui parle, pendant qu'il
p:irle : assèsse-t pendén la plouje, abrite-toi
pendant, qu'il pleut.
L'emploi de pendén est généralement
considéré comme un gall.
pendén,-te; adj. — V. penén, plus
dillant »,

usité.

�PENDERAT

333

penderàt (V.-B Ami. B.-Big.) ; sui. —
Cruchon, cruche Je forme allongée el que
l'on porte à boul de bras. Le terras est de
forme plus large et se porte sur la tète.
penderàt,-àde ; s. — Contenu d'un
penderàt.
penderè (Os.) ; sm. — Pendoir.
pendères ; sf. pl. — Usité au sens de
boucles d'oreilles, de pendeloques,
penderilhà. — V. pendejà.
penderilhe ; pendrilhe (L.) ; sf. —
Chose qui pendille; pendant d'oreille.
Qu'abè la liarde en penderilhes, il avait
les vêlements qui tombaient; il les avait en
loques ; broyés pendrillies qu'a le nàbi, de
jolis pendants d'oreille porte la mariée,
penderilhère. — C. penequère.
penderilhéte. — Dim. de penderilhe.
Dans une devinette : cerise.
Penderilhéte que penderilhabe, mes /ou
carboè qu'arribè e mey penderilhéte nou

penderilhe. Réponse : la cerise et le merde.
penderilhoû ; sm. — Petite chose qui
pendille; lobe de l'oreille; pelit pendant
d'oreille.

pendi-s ;

v.

—

Se repenlir. Cf. peytl-s,

repenli-s.

pendià. — Forme de pentià.
pendicioû. — C. pendalhes; usité aussi
au sens de repenlir.
pendide ; sf. — Bepenlir.
pendilhes. — C. pendélhes.
pendilhère. — C. penequère.
pendimén ; sm. — C. pendicioû.
pendorle, pindorle; sf. — Pendentif;
stalactite de glace; chose qui pendille; v
penderilhe.

pendoulà, pendoulejà, pindoulà. —
pendejà.
pendoulèro (G.); sf. — Ce qui pend,
qui pendille, qui penche.
pendoùn (Loin.) ; sm. — Pan de vêle¬

C

ment ; v. pan.

pendourlejà. — C. pendoulejà avec un
péjor.
pendrilhà, pendrilhe (L.). — C. pen¬

sens

derilhà, penderilhe.

pendroùlh,-e. — C. pelhàndre.
pendroùlhs (G.); sm. pl. — Loques,
guenilles, hàbils en loques; v. penderilhe.
pendule; sf. (pron. pandule). — Pen¬
dule, horloge.
pendulè; sm. — Pendulier, horloger,
péne ; sf. — Pignon, t. d'architecture.
Cf. penàu.
péne (M4) ; sf. — Rocher abrupt, à pic,
bloc de roche. N. de p. Pêne, Soupéne,
Lapéne.
péne; sf. — Peine, chagrin, inquiétu¬
de, souci ; châtiment ; fatigue, labeur,
soin ; difficulté.

Qu'èy gran péne, j'ai beaucoup de peine;
que soun à la péne, ils sont affligés; que-m
(la péne, il m'inquiète; que harà la péne,
il subira la peine, le châtiment ; que y a
péne enta bibe, on a de la peine à gagner
sa vie; nou preniàt pas
aquére péne, ne

soin
Combien

prenez pas ce

pênes ?
peine ?

—

; quoan soun
vous

dois-je

PÉNE

lus bosles
pour la

Loc. div.
Tirà, passà péne, être en
difficulté; souffrir; produire un effort ; à
gran péne qu'arribè, je ne crois pas qu'il
vienne ;
hicà-s en péne, se mettre en
peine ; si ey riche, qu'en pren ta péne, s'il
est riche, il travaille pour cela; nou plagn
pas la péne, il ne regarde pas à la fatigue;
que s'en da la péne, il s'en donne la
peine; que s'en bau la péne, il vaut la
peine de; n'ey pas la péne, ce n'est pas la
peine ; caussure de péne, chaussure de fati¬
gue ; cfa-s péne, se donner de la peine, se
chagriner, s'inquiéter; aquét nou da pas
péne, celui-là est dans l'aisance; il s'en
tire bien; il n'y a pas à s'en soucier.
Loc. adv.
A péne si l'èy bis, je l'ai vu
à peine; à péne arribàt, penùt, à peine
arrivé, de suite pendu.
Loe. prép. ■— A péne d'esménde, sous
peine d'amende.
péne; penjà (Big. G.); v. — Pendre;
suspendre ; tomber trop, incliner, pencher ;
péne-s, se pendre.
Péne lou lar, pendre le lard; porc penàt,
arré de perdùt, porc (mort) suspendu (au
plancher), rien de perdu (die.) ; Judas
'que-s penoù, Judas se pendit; lou mur que
pén, le mur penche; camî penén, chemin
en
déclivité ; las gouyates penén lou cap,
les jeunes filles penchant la tête, le front.;
las machères qu'ou pénen, il a les joues
—

—

tombantes.
Loc. div.

Dlse-n ta ha péne, dire

pis
bouy està' penùt si, je
veux
être pendu si ! Lou malùr qu'ey
penùt sus ets, le malheur est suspendu sur
leur tête; péne-s au cot de, se pendre au
cou de ; no a bail pas la corde ta-u péne, il
ne
vaut pas
la corde pour le pendre ;
péne-s au darrè de, se suspendre aux bas¬
ques de.
penè ; sm. — Affliction, chagrin,
penèc, penéque ; adj. — Pendant,-e.
penchant,-e ; qui pendille.
Higue penèque, figue pendante; pélhe
penèque, robe qui pend d'un côlé.
penèc,-O (Lav.) ; adj. — Agile à mon¬
ter sur des pênes.
penecà ; v. — Flre pendant,-e, pendil¬

que

pendre

—

;

que

ler.

penedé ; sm. — Pendoir; penderie.
penedé,-re; adj. — Qui peut être pen¬
du, suspendu,-e.
penedoù,-re; s. — Celui, celle qui
pend, suspend, pendeur,-euse.
pè-négre; pè-negue (L.) ; sm. —
Pied noir. Sobriquet des gens de Comensacq

(L.).

penejà. — C. penecà.
penèle (vers la Big. et l'Arm.) ; sf. —
Femme, fille coureuse, perdue. N. de p.
Lapenelle, Penelau, Penelo.
penelhà. — C. penecà, penilhà.
péne-lhèbe ; sf. — Levier. Cf. pèIhèbe.

�PENELHÊRE

PENSIU

—

334

penelhère.
C. penilhère, penequère.
penén ; sm.
Penchant, versant ; v.
candàu; déclin.
Lou penén de la
conte, le versant du
coteau; loa sou qu'ey s'ou penén, le soleil
—

—

est à

déclin.

son

penén,-te
pend.

adj.

;

—

Pendant,-e,

L'auseroû, l'aie penénte, l'oiselet,

pendante.

qui
l'aile

penèque ; si. — Roupie, morveau. Cf.
tourène, tenèqae.
penequejà. — Fréq. de penecà.
penequère ; penjourlèro (Big. G.) ;
sf.
Ce qui pend,
pendille, pendeloques ;
—

v.

penilhère.

penèro, péno (M'-Big.) ; sf. — Pignon,
de pignon; v.
amplàdo, aroùn, froun&gt;tè, espic, penoû; roche saillante.
penéte,-note ; sf. — Petite peine,
Pénétrer ; pénétras, se
penetrà ; v.
pénétrer.
penetràble,-e ; adj. — Pénétrable.
penetracioû; sf.
Pénétration.
penetràn,-te ; adj. — Pénétrant,-e.
pengenà (Lom.) ; v. — Peigner (vieux),
peniblamén; adv.
Péniblement.
peniblàs,-se ; adj. — Assez pénible,
Irès pénible.
penìble,-e, peniu,-ibe; adj. — Péni¬
ble, fatigant, difficile, difficultueux.
Que m'ey pénible d'ut pensà, il m'est
pénible de le penser ; carnî peniu, chemin
difficile, pénible,
penilhà ; v. — Pendiller ; p. penecà.
penilhère ; pendilhèro (G.) ; sm. —
Chose qui pendille.
penin,-e ; s. — Pénis d'enfant ; par
ext., petite chose, pelit bout. N. de p.
Penin, Peninou. Dim. peninét,-nàt,-e.
penitén,-te; adj. — Pénitent,-e.
peniténce,-ci,-ie ; sf.
Pénitence,
penitenciàri ; adj. des 2 g. — Péniten¬
mur

—

—

—

—

tiaire.

penitenciàu
tiel,-le.

;

adj. des

2 g.

—

Péniten-

penitenciè ; sm.
Pénitentier.
peniu,-be ; adj. — Duiye à la peine,

penoùn (G.). — C. pourcàu.
penouncèu ; sm.
Panonceau.
penoùs,-e. — C. peniu,-ibe.
penoutejà ; v. — Prendre un peu de
peine, travailloter ; vivre avec quelque
—

difficulté.

pensà ;
pensà ;

Panser, traiter,
Penser, réfléchir, songer,
supputer, méditer ; être sur le point de ;
faillir, manquer; pensà-s, s'imaginer, se
v.

—

v.

—

dire.

Que m'en hè pensà, cela me fait réflé¬
chir, penser ; que pérni qu'arribarà, je
pense, je crois qu'il arrivera ; que s'a pen¬
sât coupà la came, il a failli se casser
la
jambe.
Loc. div.
Plâ, rnau pensà, bien, mal
penser; pensà à quauqu'û, penser à quel¬
qu'un; e-y bat ? Que m'at pénsi ! Y allezvous ? ,1e le
pense bien ! Comment doue !
Que m'at pensàbi, je le pensais; lou qui
mau nou
liè, rnau nou pense, celui qui ne
fait pas le mal n'a pas de mauvaise
pen¬
sées (prov.) ; pensà-s'en de
toutes, être
perplexe, embarrassé; nou dit arré, mes
que s'at pénse, il ne dit rien, mais il n'en
pense pas moinsi ; tout ço qui-s pénse n 'ey
pas à dise, tout ce qui se pense n'est pas
bon à dire
(prov.) ; pensà loungtéms e
parlà chic, qu'ey tout proufit, méditer lon¬
guement et pafler peu, c'est tout bénéfice
(die.) ; pensà-s'at début lou berrét, ne pas
—

faire de confidences.

pensàble,-e ; adj. — Présumable, pro¬
bable; qui peut être pansé,-e.
pensade ; sf. -— Pensée ; idée, réflexion,
opinion; dessein, projet; pensée (fleur).
lioune, mâchante pensade, bonne, mau¬
vaise pensée ; abé-n per las
pensades, être
préoccupé, inquiet, perplexe; que m'ey
biengùt à la pensade, j'ai pensé, à, que;
yougà à ras pensàdos, ne dire mol (Lav.).
pensadé,-re,-dis,-se; adj. — Qu'on
peut penser ; qui peut être pensé ; supputable.

—

laborieux. V. pénible.

penjà (Big. G.).
dérivés.

penjàn

—

C. péne, prendre et

pensàdje ; sm. — Pansage.
pensadoù,-re ; adj. — Penseur, celui,
celle qui pense.
pensamén ; sm.
Souci, tracas d'es¬
prit; action de réfléchir; pansement.
pensàn,-te; adj. — Pensant,-e.
pensatiu,-ibe ; adj. — Pensif,-ive; on
—

Penchant. Si as argén
nournptàn, nou croùmpes lerros en pen¬
jàn, si lu as de l'argent en poche, n'achète
pas de terre sur un penchant (Prov.).
penjàyre. — C. penedoù.
penjoulà,-jourlà ; v. — Pencher forte¬
;

sm.

—

pendiller; v. pindoulà.
penjoulèro (Big. G.). — C. penequère;
pendeloque.
pennà (Big. G.). — C. pinnà et déri¬
ment;

vés.

penote. — V. penéte; petite péne.
penoû; sm. — Larmier, pièce de char¬
pente; pignon; fronton; pennon.
penoùlh ; sm. — Penchant, terrain
déclive; v. candàu, penén. C. pendroùlli.
N. de p. et de 1.

dit aussi

penslu.

pensàyre,-e ; adj. et s. — Qui panse,
infirmier,-ère. Cf. pensadoù.
pensé; sm. — C. pensade, pensée,
pensioû ; sf. — Pension, rente; pen¬
sion, lieu où on nourrit et loge; établisse¬
ment scolaire ; nourriture et
logement,
pensiounà ; v. — Pensionner.
pensiounàri,-ie ; s. —■ Pensionnaire,
pensiounàt; sm. — Pensionnat.
pensiounàt,-ade ; adj
—
Pension
né,-ie.
pensiu,-ibe. — V. pensatiu,

�335

PENTACOUSTE

Pentacouste, Pentecouste; sf.

Pentecôte, i'èto ; champignon
nom
générique des orchis.
A Pentacouste,
Lou blat que

des

chez

pepialhè

touste,

dit le pauvre.
Se plau per Pentecouste,
Que calera minjà la moure e-rney la crouste.
s'il pleut à la Pentecôte,
il faudra manger
la mie et la croûte ; les
pluies de la Pente¬
côte sont parfois désastreuses.
si en Carnaval tu fais
côte tu feras maigre

ripaille, à la Pente¬
(die.).
Pentecoùsto (èrbo de) ; sf. — Qrchis
mâle (G.),
V. pendl-s et dérivés,
pentì-s.
pénti (Big. G.); piénti, piéntou ;
pintou (G.) ; sm. — Peigne ; rayon de
miel ; cardère
(planle) ; lisse de métier à
—

tisser.

pentià, pientà, pintoà, pinchinà ;
Peigner ; carder la laine ; t. de tisse¬
—

rand,

passer

lisse ;

pe.ntià-s,

donner

se

les (ils de la chaîne dans

une

la

peigner ; en t. plaisant,
peignée; se dire les quatre
se

vérités, se « passer un savon ».
pientade ; st.
Peignée, au propre et
au
figuré,
pentiadé ; sm. — Garderie.
pentiadé,-re ; adj. — Qui doit, peut
être peigné, cardé,-e.
pentiadoù,-re ; adj. et s. — Peigneur,
cardeur,-euse ; fabricant, marchand de pei¬
gnes, de cardes. N. de p.
peiltiadure ; sf. — Démêlures, reste de
peignage, peignures.
pentiè,-re ; s. — Peigner, fabricant,
marchand,-e de peignes. Cf. pentiudoù.
pentioù ; sm. — Laine à brins courts ;
rebuts de peignage. Dans cette
expr., en
Lav. :
pugà-se d'et pentioù, dérober en ca¬
—

chette.

pentioû (Lav.) ; sm. — Travail.
pentùt,-ùdo (G.). — Forme de pun-

tùt,-ude.

Pèpe (M4) ; n. p. m.
l'espagnol). Cf. Jèpe.
pepè

;

sm.

—

soulier.

—

Joseph (vient de

T. enfantin, le pied, le

pepé; sm. — T. enfantin, grand papa.
papéte, pépin.
pèpelicà. — C. pè-picà et pedelicà.
pepét (Lom.). — C. perpét, paupière,
pepéte; sf.— T. enfantin, soupe, « sou-

Cf.

pelle

».

pepetòt.
V. paparàt.

—

; sm.

—

état d'enfance chez

Radotage,
un

vieil¬

; sf. — Les pèpis.
; s. et adj. — Gros,-se

imbé¬

pepiàs,-se

cile ; très naïf,-ive ; idiot
; v. lòcou.

pepiassejà. — Fréq.
pè-piàu (Lav.) ; sm,

nous,

Si per Carnabal liés
gras,
Per Pentacouste que
pentacous.taràs,

v.

imbécillité ;

PËR

lard. V. peguè.

Pertout sounqu'à nouste.
A la Pentecôte le blé talle
partout mais
pas

pepiàdje, pipiàdje

—

prés:;

—

Dim. de pepé et de pepè.

pèpi,-io ; s.
Sot,-le, niais, imbécile.
Sobriquet, des gens d'Tbos et d'Ar—

Cf. pè.c.

lagnan (II.-P.).
R'ès donne tu pipi ! Que tu es donc sol !
Aquérc pèpio, qu'ai cret tout, cette niaise
croit tout ce
qu'on lui dit.

ment,

comme

celui

qui

piàus.

pè-pic,-pique
ou

; s.

augm.
—

Qui
est

de pepiejà.
va

douce¬

chaussé

de

Pied-bot dit équin

—

talus. Cf. pè-brac.

pè-picà ; v. — Marcher en frappant du
talon; au lig., être impatient, piaffer.
pepide,-te ; sf.— Pépin de fruit; pépie,
pituite ; abé la pepite, avoir soif ; dans le
G., aussi, exfoliation du derme au bord de
l'ongle ; v. mensounge.
pepiè,-re, pepiésse. — C. peguè.
pepiejà; v. — Radoter; faire l'imbéci¬
le; vétiller; v. peguejà, repepià.
pepiésse. — C. peguésse.
pepìl,-ìlh ; sm.
Pupille; petit, par
ext., faible; en certains 1., nombril.
pepìn (L.) ; pipî (Arm.) ; sm.
Grand
—

—

papa.

pépinière, perpinière; sf.
Pépi¬
(vient du fr.). V. semis.
pepinieriste ; sm.
Pépiniériste.
pepiole,-te, pipiole ; sf. — Lépiote,
champignon, nom générique; dans l'Est
du B., désigne
plus particulièrement le
lépiote élevé (lepiota proceru). V. coulou—

nière

—

mèle.

pepiòrlou,-le.
C. pépias,-se.
pepiòt,-e ; s. et adj. — Un peu pèpi,-e;
—

petit imbécile, niais.
pepiourlè. — C. peguè, avec un sens
d'augm.
pepiourlejà ; v. — Agir, parler comme
un
imbécile; radoter, bêtiser.
pepiro (Lav.) ; sf. — Pépin. Cf. pepide.
pepissoùn (G.) ; sm. — Bourre, capiton
de l'éloupe. Cf. capit.
Lou fichu n'es de bourràsso,
La còyjo de pepissoùn.
Le fichu est de bourre, la coiffe de filas¬
se
plus grossière encore (Chans. pop.),
pepite, perpite. — V. pepide.
pepiu,-o (Lom.). — C. pépiât, niais,
pè-pourî. — C. pè-de-poiirî.
pèque, péque ; sf. — Faute, manque¬
ment, péché; défaut, tare, défectuosité,
pequelicà (L.). — V. pedelicà.
pequignade ; sf. — Babiole, peu de
chose ; pinçon.
pér ; prép. — Par, avec toutes les accep¬
tions du fr. ; pour, id. ; au lieu; au mo¬
ment, à l'époque de; en raison; comme.
Per ma hé ! Par ma foi ! Per tu
qu'y
soy, à cause de loi, j'y suis; per Nadàu, à
de
l'époque
Noël ; per bin sos qu'on dàu,
je le donne pour vingt sous; que la tiéni
per ço qui bàtl, je la tiens pour ce qu'elle
vaut ; per dabàn e per darrè,
par devant et
par derrière; per il cop, à l'aube, certaine
fois, à l'aube; anà per aci e per aquiu,

�I'ElìA

—

.336

PEBCASSEIUE

aller par ci par là; que y ey per la bile, il
travaille là pour !e manger ; uu bien, il y
est à perpétuité ; mourl per mourl, à lu

gracie de Diu, mourir pour mourir, à la
grâce de Dieu ! Per acò, ya m'en Irùji„ à
part çà, malgré tout, je m'en moque; cela
ne

louche pas.

me

contracte devant lou, lous (le, les) ;
p'ou camî, par le chemin, ou bien pe-u
camí —per lou cami; en certains iieux on
entend aussi pò-u, pùu ; qu'en soy pòus
(joardà, j'en suis pour qu'on les garde.
lin M1., per la (j*ir la, pour la) devient

Per

se

perù ; perà mountagne, par la montagne.
Dans le G. et les L., per se contracte et
devient pr quand il précède une voyelle :
pr'ucò — per acò, pr'un cop = per un cop;

pr'ou camin = per lou cumin.
perà il,av.). — Forme de peyrà.
perade ; si. — Kécolte des poires ; poiré,
peràdo (Lav.). — C. peyrade.
per-amoù, permoù, pramoù, pourmoù ; loc. conj. et prép. — Parce que, à
cause de, que ; par amour. C'est à tort que
certains Landais disent pramoùn.
Qu'ai hèy per-amoù de bous, je le lais à
cause de vous; permoù qu'y buu, parce que
j'y vais; pramoù dou mounde, à cause des
gens.

pè-ranquét,-e
-euse.

Cf.

; s.—

Pied-bot; boîleux,

pè-chanquét. V. pè-pic.

perasquè,-ro (13.-L.)
semble à la

poire

;

;

adj.

—

Qui

res¬

qui est du poirier.

(poume) ; si. — Espèce de
rainette à la peau rude et rousse ;
vilaine poire; par anal., vilaine

perasse
pomme
grosse,

tête, vilaine ligure.
— Dans ces expr. : que m'en
hèyt ue de las perusses, on m'a joué un
lour
très désagréable ; qu'en dit de las
perusses, il en dit de raides, de difficiles à

perasses.

an

croire.

perassi (Lav.). — C. peyrassilh, persil,
per-atàu ; loc. adv.— Ainsi, pour ainsi,
pour cela, ainsi donc.
Per-atùu, que bal sabé, ainsi donc, je
vais

vous

dire.

peràut,-e, perautùc,-tugue (Or.) ;
adj. — Niais,-e, benêt; v. badùut, nèci,
pèc, pèpi. Perautùcs, sobriquet des gens de
Marcerin (15.-P.).
perautoû,-ne ; adj. — Petit peràut,-e.
perbàle-s ; v. — Se prévaloir, se tar¬
guer ; mal user de sa force, de son pouvoir.
La boup que-s perbàu de la lèbe, le
renard se prévaut (de sa ruse à l'égard) du
lièvre ; que s'en souri perbalùts, ils se sont
prévalus de ; de trop perbùle-s, oin qu'en
bien à de mules, de trop se prévaloir, on en
vient à mal faire (die.). On dit aussi prebalé-s.

perbàte ;

v.

—

Remuer, secouer vio¬
dessous, tout

lemment, mettre sens dessus
casser.

perbatén,-te ; adj.

—

Ardent,-e, vif,

Cf. prebatén, trebatén.
perbé (B.-L.). — C. perbedi et perbéde.

remuant, tracassier.

perbébe ; sm. — Pourboire,
perbéde, prebéde; v. — Prévoir,
perbedén,-te,-diu,-ibe ; adj. — Pré¬
voyant,-e.

prebedì

perbedi,

;

perbesì

(V.-B.

Big. G.); proubedi ; v. — Pourvoir; perbedi-s, se pourvoir,
perbediu, prebediu,-ibe ; adj. — Qui
est à prévoir; prévisionnel. C. perbedén.
perbediu,-ibe ; adj. — Pourvoyeur,
-euse, qui pourvoit abondamment.
perbelitàt (Gr. L.) ; sf. — Familiarité,
perbéngue ; sf. — Pervenche,
perbéngue i^Big. G.) ; v. — Parvenir ;
v. parbiéne et dérivés.
perbèrs,-e ; adj. — Pervers,-e.
perbersioû; sf. — Perversion,
perbersitàt; sf. — Perversité,

perberti ;
se

v.

Pervertir ; perbertl-s,

—

pervertir.

per-bése (G.)
muche

acò,

per

; loc. adv. — Pour voir ;
bése, montre un peu pour

voir.

; sf. — Prévision ; provision.
proubisioû.
perbòc (Big.) ; perboùc ; sni.— Crépi,
mortier pour enduire,

perbisioû

V.

perbòst ; sm.
perboucà ; v.
perboucà; v.

Prévôt,
Provoquer,
— Crépir; par anal., sau¬
poudrer, en style badin.
perboucamén ; sm. — Crépissage ;
action de

—

—

crépir.

perboucàyre,-e ; adj. et s. — Qui
crépit ; qui sert à crépir.
perbouri ; v. — Echauder avec de
l'eau bouillante, ébouillanter; perbouri-s,
de l'eau bouillante;

perbou¬
faire du mauvais sang,
s'inquiéter beaucoup.
perbouride ; sf. — Ebouillantage.
perbù ; loc. conj. — Pourvu; gallicis¬
me; on dit soùnque, mey que, arré que; le
mot toutefois est d'usage ancien.
Dugay
écrivait déjà, vers 1690 : perbù que moun
tribalh plàsio, pourvu que mon travail
plaise.
pére, pérquio (B.-L.); adj. — Sot,
sotte, engourdi; v. pèc.
perçà ; v. — Percer ; peu usité ; on dit
plutôt traucù, houradu.
percale; sf. — Percale, tissu,
percaline ; sf. — Sorte de percale
brochée, ornée, fleurie.
perçant,-e; adj. — Perçant,-e.
se

bi-ûler

ri-s

avec

lou sang,

percàs,-se ;

se

s.

—

Pourchas, poursuite

(vieux) ; recherche.

percassà ; v. — Pourchasser ; picorer.
percassâ,-ssè ; sm. — Insecte, vermis¬
seau, grain, tout ce qui constitue la picorée
des volailles; par ext., débris, poussières,

l'eau.
qu'ey plée de perçasses, la
fontaine est pleine de saletés, de petites
bêles. V. bourboùlho, au Sup.
menus

La

insectes dans la terre ou dans

houn

percasserie;

sf.

débris, petites saletés.

—

Les

perçasses,

�337

PERCÉ

percé (G.-M.)
cause

; v.

adv.

;

—

Parce

que,

à

pennoù.

percébe

;

v.

—

Percevoir,

recevoir.

recueillir,

—

PERDIGALH

percouladures ; sf. pl. — Résidu du
filtrage, lie. V. uhèts.
percurà. — V. proucurà, plus usité,
percuràyre ; sm.
Procureur (vieux),
—

Qu'èy percebut

brut, j'ai perçu un
perceberàs aquéts sos, tu perce¬

bruit ; que
vras

cet

û

argent.
—

des finances,

perceptible,-e ; adj. — Perceptible,
perceptoù ; srn. — Percepteur,
percha ; sf. — Percher, mesurer des
terrains à la perche; par ext.,
arpenter.
perchà ; v.
Placer sur; le chargement
de paille ou de foin la perche qui le main¬
—

tiendra.

perchade ; sf. — «Perchée», la super¬
ficie d'une perche carrée
(vieux).
perchadé ; sm. — Câble qui lie el
relient la perche du char. Cf. perclienè.
perchadoù ; sm. — Arpenteur (vieux),
perchàyre ; sm. — Placeur de perche,
pèrche ; sf. — Penche (poisson) ; perche
de mer, pique, loubèrni;
perche arc-enciel, calicobùr ; perche de rivière, pigate.
pèrche ; sf.
Perche, pièce de bois ;
ancienne mesure agraire qui variait sui¬
—

vant les
contrées ; en Béam, elle valait
environ 3 toises 3 pieds ; au fig., personne

grande et mince. V. abalùt.
Jéte-pèrche, jeu de force et d'adresse qui
consiste à lancer une perche de char le

plus loin possible.
perchée,-céc, prechéc,-chégue, perchic,-igue ; s. — Pêche, fruit; le perchée
est de moindi^e grosseur que
la perchégue.
Cf. pecéc, presque. V. pabie.
Co d'os de perchée, cœur die noyau de
pêche, cœur dur, insensible.
percheguè,-re ; s. — Pêcher (amygdulus, ai'bre).
percheguère; sf. — Lieu planté de
pêchers.
perchenè,-chêne ; s. — C. perchadé.
per chic, per chiques; loc. conj. —
Pour peu; que hurèy per chic qui n'y a je,
je m'arrangerai pour peu que ce soil, pour
peu qu'il y en ail ; per chiques, que-s
tuabe, il a manqué se tuer; on dit de même
.

per poc, per poques.

perchìc. — V. perchée.
perchicòt,-e ; s. — Petite perche ; petit
pêcher; au fig., personne mince, maigre.
N. de p.

perchoû

; sm.

—

T. de tisserand, latte

sert pour

l'envergeure.
per-ço-que ;
per-ce-que
(L.) ; loc.
conj. — Parce que, attendu que, par la
raison que. V. per-amoù.
percoqui (L.) ; loc. conj. — Contrac¬
on

se

tion de per
cela ; on dit

; \.

—

perçusse; sf.

—

Pourchasser. V. eusse.
Pourchas. Cf. percàs,

eusse.

percebénce, percebcioû ; sf.
Per¬
ception, inspiration, suggestion.
percepcioû ; sf. — Perception, recette

dont

percussà

ncò d'aquí, parce que, pour
aussi pracoqui.
percoulà; v. -i- Filtrer,
percouladé. — C. couladé, filtre.

perdàble,-e,

perdedé,-re

adj.

;

Perdable.

perdàn,-dén,-te

adj.

;

—

—

Perdant,-e;

celui, celle qui conduit le deuil

aux

obsè¬

ques.

perdàn,-dén ; sm. — Conduit d'éva¬
d'eau, fuite, exutoire, puisard.
pèrde,-te ; sf. — Perle,
pèrde ; v. — Perdre, égarer; pèrde-s ;
perdé-se (Lav.), se perdre, s'égarer; s'éva¬
cuation

nouir.
Pèrde

inounéde, perdre de l'argent;
perde l'esprit, perdre l'esprit, le sens ;
qu'ut perderàs tout, lu perdras tout ; que
m'y pèrdi, je m'y perds; perde terre, per¬
dre terre, perdre pied; qu'as perdùl, lu as
perdu.
perdèc,-èque ; adj. — Qui se perd,
s'égare facilement; léngue perdèque, lan¬
gue qui fourche, langue de bafouilleur.

perdèc,-èque (L.)

; adj. — Néfaste.
perdèques, heures de malheur,
néfastes (Daugé).
perdedé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui peut
se
perdre ; que l'on prélend perdu,-e.
perdedé (B.-L;). — C.' peridé, lieu dan¬
Ores

gereux.

perdedére

En style plaisant,
quelqu'un
qui déraisonne, divague, on dit: qu'a la
perdedére, comme en fr. pop. : il la perd,
il perd la boule.
perdén. — V. pcrdùn (i) et (2).
per-de-qué (L. G.). — Forme de per¬
què, pourquoi.
perdèques (L.) ; sf. pl. — Questions
répétées, objections, suile de per-de-qué, de
pourquoi ; v. perdèc.
perdessùs, per-dessùs ; sm. — Par¬
dessus; partie supérieure; le Sud.
perdic,-dit,-dits,-lits ; sf. — Perdrix.
V. perdigàlh, gariole.
perdicioû ; sf. — Perdition; ruine,
perdigà ; v. — Etiie de couleur grise,
imiter la couleur du plumage de la perdrix.
Quoan lou cèu perdigue,
Si nou plau nou trigue,
;

sf.

—

perle de sens, de mémoire; de

ou

bien

:

De

plàbe nou trigue.
Quand le ciel est tacheté, gris, s'il ne
pleut (encore), la pluie est proche (die.).
perdigade, perdigalhade ; sf. —
Compagnie de perdreaux.

perdigalét,-galhét,-galhoû
Pclit

;

sm.

—

perdreau.

perdigàlh; sm. — Perdreau, jeune
perdrix; mâle de la perdix ; v. perligàlh;
au fig., petit dégourdi ; luron. V. pèrroù.
f^sberlt coum û perdigàlh, éveillé, dé¬
gourdi comme un perdreau.
22

�PERDIGALHAT

—

PERFËT

perdigalhàt,-ade ; adj. — Qui est de
perdrix.
perdigalhère ; si. — Les perdrix; lieu,
terrain qu'affectionnent les perdrix.
perdigàt (G.). — G. perdigàlh, mais
moins usité. G. perdigalhàt.
perdigàyre,-guè,-re ; adj.— Chasseur
aux perdrix,
preneur de perdreaux (vieux
fr., perdrier, perdriseur) ; estourét perdiguè, autour perdriseur, oiseau de proie qui
a le
plumage tacheté.
perdigòt ; srn. — Engin en usage autre¬
fois pour chasser, prendre les perdrix.
perdigoû ; sm. — Perdigon, espèce de
prune ; sorte de plomb de chasse.
perdiguè,-re. — V. perdigàyre.
perdis,-dits. — V. perdic.
per Diu. — V. Diu.
perdoû ; sin. — Pardon; rémission, in¬
la couleur de la

dulgence ecclésiastique.
Demandà
perdoû,
demander pardon,
s'humilier; oun nou y a fuute, perdoû nou
cau, où il n'y a pas faute, le pardon est
inutile (die.).
perdounà ; v. — Pardonner, excuser,
faire grâce.
U rnau qui nou perdoune pas, un mal
incurable ; enta lia û boû cibét, que eau
perdounà la lèbe, pour faire un bon civet,
il n'y a pas comme le lièvre.
perdounàble,-e ; adj. — Pardonnable,
perdounance ; sf. — Pardon, amnistie.
perdounàyre,-e ; adj. — Qui pardon¬
ne, indulgent,-e.
perdudè,-gudè ; sm. — Misère, état de

nonchalance,
perdurà; v. — Durer sans lin.
perdurablamén ; ad\. — Perpétuelle¬

338
est

générique et désigne ce qu'il y a de
plus lin comme fruit. V. calhàu.
père; sm. — Mol francisé et usité seuleinent pour désigner un religieux, un
moine,

perduràble,-e ; adj. — Perpétuel,-le.
perdurabletàt ; sf. — Pour une durée
indéfinie, perpétuité.
perdut,-dude, pergùt,-gude ; adj. —
Perdu,-e ; isolé,-e; très absorbé; fol,-le.
Lou rnalàu qu'ey perdùt, le malade est
perdu ; bourdalàt perdut, hameau perdu.
Loc. div.
A corps perdut,. à corps
perdu; cridà coum û perdut, crier comme
un
perdu; perdut de blcis, perdu de vices;
perdùt d'argén, riche considérablement et,
aussi, ruiné; gouyale perdude, fille perdue;
plucà à Jouns perdùt, placer, prêter son
argent sans espoir de le retrouver; triballià
coum
û perdùt, travailler avéc fureur; de
tems perdùt, de temps immémorial; perdùt
à perde, perdu pour perdu,
pére; sf. — Poire.
Propi coum l'esloù de la pére, propre
comme la fleur du poirier; qu'ey en pére,
cela est en forme de poire ; tourna lus pères
au
sac, rendre la pareille.
Les variétés de poires son! si nombreuses
qu'il faut renoncer à les énumérer ici ;
d'une manière générale, les pères de Hure,
poires pesant une livre, sont les grosses
poires; pére de calhàu rousàt, poire de
caillou rosat, la meilleure des poires; le t.
—

confesseur

; v.

pay.

Pérès.

Segouti lou perè, en style badin, donner
frottée, lirer les oreilles,
peréc, perecà. — C. pcrùc,-&lt;:à.
perégn (Lav.). — C. peyrégn.
peregrí,-ine ; s. — Pèlerin,-e, voya¬
geur ; v. pelerî.
peregrinà; v. — Voyager (Lit.),
peregrinacioû ; sf. — Pérégrination,
pereléte ; sf. — Très petile poire,
pereloque ; si. — Lambeau de peau,
d'étoffe, loque ; v. peloque.
pè-rém ; sm. — Action de se tenir de
pied ferme, de rester sui- place; ha pè-rém,
lenir de pied ferme, résister; v. mastà-s.
pè-remà ; v. — Tenir pied, être de
pied ferme ; bien appuyer le pied avant de
une

s'élancer.

pè-remade

; sf. — Action d'appuyer
pied sur le sol, de l'ancrer; trace d'un
pied, d'un sabot qui a fortement pressé le
son

sol.

pè-remàyre,-re ; adj. — Bêle de trait
qui fait effort habituellement sur les pieds
de derrière.

misère par paresse;

ment.

un

Qu'ey û père capuchî, c'est un père ca¬
pucin ; lous pètes de Bètarram, les Pères,
les religieux de Betharram.
perè ; sm. — Poirier. N. de p.'Péré,

sf.

peréngo, pesséngo (N.-E. du G. Al.) ;
Espèce de colombe, pigeon ramier.
perenguèro ; sf. — Lieu propice à la
—

chasse des

Pérès

peréngos. V. pantière.
— Félibrc gascon (1876-

(Paul).

193?.).
perése, perésse; sf. — Paresse^ non¬
chalance. Cf. cagne, jeniuntè, pigrè. Sous
l'influence du fr.

dil

aussi

parésse.
0 plâ ! —
Porte-t l'escudèle.
j&gt;us mes hàmi !
Paresse, veux-tu de la soupe ? — Oui bien.
Apporte ton écuelle. — .le n'ai plus
Perésse,

e

bos

on

?
N'èy

soupe
—

—

—

faim

(prov.).
peressejà ; v. — Paresser, fainéanter.
peressoùs,-e ; adj. — Paresseux,-euse;
peressousamén ; adv. — Paresseuse¬

ment.

perét, peroutét; sm. — Petit poirier.
perét,-e ; s. — Petite personne ronde¬
lette. N. de p. Péret.
peréte,-ote ; sf. — Petile poire; v.
perulhe.
perfeccioû; si. — Perfection,
perfecciounà ; v. — Perfectionner;
perfecciounà-s, se perfectionner.
perfecciounàble,-e ; adj. — Qui est
susceptible de perfection.
perfecciounamén ; sm. — Perîection
nement.

perfectible,-e ; adj. — Perfectible,
perfèt, perfèyt,-e; adj. — Parfait,-e.

�PERFETAMÈN

339

—

perfetamén ; adv. — Parfaitement,
perfèyt, per fèyt; loc. adv. et prép.
Par le fait, du fait, pour ce qui est de,

fail, quant à; en effet.
perfî, per fî; loc. adv. — A la fin,
enfin; en lin de compte; vieux français,
parlin,
perfidamén ; adv. — Perfidement,
perfide,-e; adj. — Perfide,
perfidie ; sf. — Perfidie,
perfilà,-hiulà ; v.
Faire un filet,
une bordure à l'arête d'une
pièce de bois.
perfilade ; sf. — Bordure d'une pièce

en

de,

bois, arête.

perfiladé, perfilét; sm. — Rabot
lequel se fait la perjilade.
pergàm, pargàm,-i, pargami ;

avec
sm.

Parchemin.

—

Tire

lous
!

pargàmis ! Montre tes papiers,

tes titres

pergudè.
perguiu.
per

—
—

C. perdudè.
Jurement pour

ne pas

dire

Diu.

pergùt,-ude. — V. au mot perde.
perhic; perhiu (Gr.-L.); sm. — Ja¬
lousie amoureuse ; v. periquè.
perhiulà. — C. perfilà.
perhòc, prehòc; sm. — Obstacle, tra¬
verse, difficulté, peine; impression pénible,
qui suffoque ; v. aprehàc.
Quoan de perhdcs à passà ! Combien
d'obstacles à franchir !

perhoùns

; sm.

—

Abîme, gouffre; v.

perhounsoù ; sf. — Grande profon¬
deur ; gouffre.
péri ; v. — Périr, mourir de mort vio¬
lente ; prendre fin ; gâter, salir, détruire en
pure perte, anéantir ; perl-s, se tuer, se
suicider.

périra, le méchant périra ;
péri lou bé, laisser le bien périr ;

Loa machàn

perqaé peréches lou pû, pourquoi gâtes-tu
pain ? V. pilhà.

le

peric

Miette, petit peu, tanti¬
net; v. cliiynàu, drinùt, perùc.
pericà (L.) ; v. — Prurir ; v. gratà.
pericà (Loin.) ; v. — Pâmer, défaillir
(rad. péri).
pericà. — C. perucà.
periche (Arm.) ; sf. — Lambeau de
peau, d'étoffe ; sourli de las sègues à periehes, sortir des ronces en lambeaux (Laffargue) ; forme de périsse (L. G.).
; sm.

—

perichoû; perichoùn (Arm.)
Poire mal

très petite;

venue,

au

; sm.

—

fig., un

petit bout d'homme. N. de p. Perichoû. V.
perissoû.

periclà,-glà

; v.

—

Tonner, foudroyer.

Cf. toanerrà, tourroumbià.
Loc pericial, lieu foudroyé,

periclade
perielàt ;
nerre,

;

sf.

—

sm.

—

Orage avec tonnerre,
Coup, éclat de ton¬

foudroiement.

periclàyre,-e ; adj.
de;

au

PERISSABLE

pericle, perigle ; sm. — Tonnerre. V.
lounèr, hoùdre, esticle.
Pet de pericle, coup de tonnerre ; juron ;
b'ès mey hort que lou. pericle ! lié ! tu es
pire que le tonnerre ! Tu es un diable
déchaîné ! Oun lou pericle ères ? Où diable
étais-tu ?

periclère ; sf. — Le bruit du tonnerre,
périclité; v. — Péricliter,
pericoû (Lay.j ; sm. — Millepertuis ; v.
periglade, triscayràin.
peridé ; sm. — Abîme, précipice. Cf.
escherbic, boaladé.
peridé,-re ; adj. — Périssable,
perifrase; sf. — Péniphrase (lit.),
periglà. — V. perielà et dérivés.
periglade,-gléte, periguéte; sf. —
Millepertuis (plante) ; on fait avec cette
plante des bouquets qui seront bénis le
jour de St-Jean ; ils sont ensuite placés
dans les maisons- afin d'en écarter la foudre,

perilh ; sm. — Péril,
perilhà ; v. — Péricliter (vieux),
perilhejà ; v. — Etre en péril; péricli¬
ter,, en parlant des choses.
perilhoè, perulhè,-lhoè ; sm. — Poi¬
rier sauvage.

perilhoû, perulhoû ; sm. — Poire de
petite espèce, poire sauvage.
perilhoùs,-e ; adj. — Périlleux,-euse.
Saut perilhoû ou perilhoùs, saut péril¬
leux.

peridé.

dechà

—

fig., personne

Qui tonne, gron¬
qui crie, gronde fort.
—

perilhousamén

adv.

;

—

Périlleuse-

ment.

de

perilhùt,-ude ; adj. — Qui est rempli
périls; ii, pas perilhùt, un passage dan¬

gereux.

perimà ;
perimén

v.

—

; sm.

Périmer,
Perte, ruine, destruc¬

—

tion, mort.

peringléte.

—

C.

parringléte, petite

mésange.

peringloû. — C. pesingloù.
perinne (pet de). — Employé

comme

lieu de pet de pericle.
période ; sf. — Période.
perioudic,-ique,-e ; adj. — Périodique,
perioudicamén ; adv. — Périodique¬

juron

au

ment.

perique ; sf. — Poire sauvage ; v.
peroêlhe.
periquè (L.) ; sm. — Vif désir, envie;
v. perhic.
péris (Lav.) ; sm. — Carré d'étoffe' ou
de peau que l'on placé sous la selle d'une
monture. Cf. peroû, perissoû.
periscàlh (L.) ; sm. — Partie de l'ar¬
bre comprenant les racines et le bas du
tronc.

perissâ (Lav.) ;
v. poulasàuo.
perissàble,-able

sm.

—

Papillon

jour;

;

adj. u- Périssable.

de

•

�PERISSE

périsse

—

;

340

PÈRNE

prisse (L.)

;

sf.

—

Peau de

bêle à poil ou à laine; par anal., lignasse,
chevelure mal peignée ; peau mégie dont
les paysans se servent pour se garantir du
froid ;

pelisse, vêtement fourré.
Segouti la périsse, donner une frottée,
« secouer les
puces » ; dire du mal de quel¬
qu'un.
perissè ; sm. — Mégissier. N. de p.
perissoû,-choû (Big.) ; sm. — Petit
tablier de peau d'agneau que portent les
tailleurs de vigne ; ailleurs, petite peau
séchée mais

non

perissoû,-ne

délainée.

; s.

—

Marchand,-e, pré¬

parateur de périsses, mégissier. N. de p. V.

perissè.

peristre (pet de).

—

C. pet de perin-

ne.

perit,-ide ; adj.
tilisable; ruiné,-e.

—

Gâté,-e, perdu, inu¬

perit. — C. pedit.
perit (oélh) ; sm. — Œil perdu, aveu¬
gle. V. orb.
peritchiàn,-ne (L.) ; s. — Qui a de
grands pieds.
pèrjà, pèrje. — C. perchù, perche.
perjurà-s ; v. — Se parjurer,
perjuramén, perjùri; sm. — Action
de se parjurer, parjure. perjùri,-e ; adj. et s. — Parjure, qui
viole

son

serment.

perjùri ; sm. — Parjure, faux serment,
perlà ; v. — Perler; perlù-s, se perler,
pèrle ; sf. — Perle ; prend aussi le sens
fig. comme en fr. et, parfois, en mauvaise
part

; v.

pelle.

perlejà ; v. — S'arrondir en perle ;
fréq. de perlà.
perléte,-line,-lote ; sf. — Petite perle ;
au
fig., prend le sens de petite fille mi¬
gnonne, jolie et aussi, en parlant d'une
femme

ou

d'une

jeune fille, le sens de

rusée, fine, futée.

d'uquére perline, ne
futée.
perletejà. — Fréq. de perlejà.
Sus la hoélhe l'arroùs que perletéje, sur
la feuille la rosée (brille) comme des perles,
perligàlh (Chai.). — C. perdigàlh.

ÎSou-b hidét pus «
vous fiez pas à celle

perligoustà,-trà (L.)

; v.

—

Vagabon¬

der, fainéanter; courir les filles.

perligOUStàs,-tràs ; sm. — Coureur
paresseux ; juponnier. Sobriquet des
gens de Sabres (L.).
perligouste ; sf. — Vagabondage ; ha
le perligouste, courir la gueuse.
perligoustè,-re ; s. — Coureur,-euse.
perline. — V. perl&amp;te; praline,
perlits (L.). — C. perdlc, perdrix.
perlouncà,-gà ; v. — Prolonger, allon¬
ger ; atermoyer; perlouncà-s, rester, s'attar¬
der, ne pas en finir.
Dnb tous remèris que l'an perloungàt,
avec les remèdes, 'on a prolongé sa vie.
perlouncàdje, -gàdje,
perloungamén,-gade,-gacioû ; s. — Prolonge¬
et

ment ;

atermoiement.

perlounquejà,-guejà. — Fréq. de
pmlouncà avec un sens d'augm., traîner
en
longueur, différer, retarder.
perlounquét,-e ; s. — Rallonge; hicà
û perlounquél à lu taule, mettre une rallon¬
ge à la table; délai, prolongation.
per ma, permàt; interj. — Expr.
pour ne pas dire per ma fé, pur ma loi ;
jurement inoffensif. D'aucuns veulent que
l'interj. soit le per Maiam ! des Latins ( ?)
On entend aussi perrnaylét, permàyre, permuyrétes.
permanén,-te ; adj. — Permanent,-e.
permanénce,-ci ; sf. — Permanence,
permè,-mè, premè, prumè, purmè,-re; adj. et s. — Premier,-ère ; pré¬
coce ; aîné,-e ;
premier étage.
Lou perntè à la soupe, lou darrè au tribùlh, le premier à table, le dernier au tra¬
vail; lou perniè de misse, la première son¬
nerie pour annoncer la messe ; permè de lu
jamilhe, l'aîné de la famille; lou permè
dou més, le premier jour du mois.
Loc. adv.
En permè, en permères,
premièrement, tout d'abord ; permè de
parlà, escoute, avant de parler, écoute; en
permè, que digoù, premièrement, il dit ;
arribe&gt; permè, arrive avant.
—

permenà,
pourmenà ;
déré

comme t.

premenà,
v.
«

proumenà,

Promener. Est consi¬
franciman » ; on dit plutôt
—

passe jà.

permenade,

proumenade;

Promenade; allée ombragée;

v.

sf. —
passejade.

permenàyre, proumenàyre,-e ; adj.
et

s.

—

Promeneur,-euse ; qui promène,

permèramén ; adv. — Premièrement,
permères,-mères (en) ; loc. adv. —
Premièrement, d'abord; v. permè.
permès, permis; sm. — Permission;
permis.
permessioû,-missioû ; sf. — Permis¬
sion, autorisation.

perméte ; v. — Permettre, autoriser,
perméte-s, se permettre.
N'ey pas perme.tùt, cela n'est pas permis,
cela est mal, intolérable; permetét-me de
parlà, permettez-moi de parler.
permis. — V. pennés; employé surtout
au sens de permis de
chasse.
permissiounàri,-ie ; adj. — Permis¬
tolérer ;

sionnaire.

permoù. — V. per amoù.
permutà; v. — Permuter, troquer.
permutàble,-e; adj. — Permutable,
permutacioû ; sf. — Permutation.
permutàyre,-e ; adj. — Permutant,-e.
permute; sf. — Troc, échange (vieux),
perilà ; v. — Former la pèrne, en par¬
lant de l'ail, notamment ; diviser en pèrnes.
pernabàte. — C. espernabàte et déri¬
vés.

pernasse ;

pèrne
morceau

sf.

—

Grosse, vilaine pèrne.

; sf. — Amande ; eayeu ; quartier,
de forme ronde, arrondie, tels le

quartier de noix, cerneau,
longe de viande; anciennement, laize.
Pèrne d\alh, cayeu d'ail ; pèrne de lar,
mollet, la fesse;

�PERNÉTE

341

pièce de lard

segoutî les pèrnes, remuer

;

les fesses; tros de la pèrne, morceau de la
longe, t. de boucherie; linçòu de tres pèr¬

drap de trois laizes.
La pèrne qu'ey minjade,

nes,

Tabc lou camalhoû,
La paytère coupade
E lou hour n'ey pas

boû.
mangé, le jambon aussi, le
pétrin est démoli et le four n'est pas utili¬
sable (vieille chanson) ; liicà de pèrnes en
sus, jeter à terre, le dos en l'air,
pernéte,-note ; sf. — Petite pèrne.
pèrno, pernéto (G.) ; sf. — Autrefois
Le lard est

bavolet, coiffe, cornette.
pernicioÙS,-e ; adj.— Pernicieux,-euse.
perniciousamén ; adv. — Pernicieu¬
sement.

pèro (Lav.). — Forme de pèyre, pierre,
se reproduit dans les dérivés.
peroà (As.) ; sm. — Terre en friche. V.

qui

esperoà.

peroà (B.-L.) ; v. — Placer le peroù (3).
peròc (Or.) ; sm. — Trognon de fruit.
Cf. peroû.
peròc. — C. pelòc; en H.-Rig., signifie
aussi bogue de la châtaigne, du marron ;
on
dit, de quelqu'un qui rit largement:
que s'en arrìt eoum ù peròc; 1&lt;? fém. peròest

co

aussi usité dans le

traite

On

de

peròco

une

sens

de peloque.

femme d'allures

grossières.

peroélhe, peroulhe, -rulhe, perique ; sf.—■' Poire sauvage ; très petite poire.
peroelhè, perulhè ; sm. — Poirier
sauvage.

Dans cette expr. : amies
coum perotes. très amis; compère et com¬
pagnon. V. peréle.
Peroù; n. p. m. •— Pérou, nation;
perote.

—

employé dans cette expr. : n'a pas gagnât
lou Peroù, il n'a pas gagné gros; n'ey pas
lou PeMoù, ce n'est pas fameux.
— Trognon de poire, de
peròc (i).
peroû. — C. peràc, bec ; désigne aussi
la membrane qui recouvre la base (lu bec
des oiseaux et, dans certains lieux, le bout
corné de la langue des volailles; en B.-L.,
désigne aussi une couverture, un rectangle
de peau tannée, que l'on met sur le dos
d'une bêle de somme avant do placer le
bât; v. péris; au fig., vieille loque,
pèrou (Lav.); sm. — Gros morceau,
peròu ; sm. — Nœud coulant du lac,

peroû;

sm.

pomme; v.

d'un lacet.

perougne ;

peroulhe (Bay.).

peroélhe.

perouléte,-lote ;

sf.

—

—

C.

Très petite

poire; petite personne rondelette; v.

perourà ; v. — Pérorer (Lit.),
perouràyre; sm. ■— Oui pérore,

perét.
péro-

reur.

du

pè-rouy ; sm. — Pied-rouge, surnom
perdreau; la perdrix, pè-rouy e. N. de p.

Perrouy.

perpalét,-lòt,-e,-line ;
pàu.

s.

—

Pelit per-

—

PERPËYT

perparà. -— C. preparà.
perpàu ; sm. — Pince de fer, levier dont
un bout est
aplati, pied-de-chèvre; poteau,
pied-droit de barrière; v. perpè; jéte per¬
pàu, jeu qui consiste à lancer une barre de
fer. V. jete-barre.
perpàus, prepàus, prepòs, perpòs,
proupòs, prempàus; prempòs (G.
Big.) ; sm. — Propos; résolution.
Loc. adv.
A perpàus, à propos ; à per¬
pàus de que ? A propos de quoi ? Arribà à
perpàus, arriver à propos ; à d'aquét per¬
pàus, à ce propos.
perpausà, perpousà, proupousà;
v.
Proposer; perpausà-s, se proposer.
perpausicioû, prepousicioû ; sf. —
Proposition.
perpè, perpet (L.) ; perpèu (Bay.) ;
sm.
Pourpier (plante). Cf. bordelaygue,
carmàu, poupalèyl, cuerpèu.
perpè; sm. — Contre-fort de mur,
pied-droit.
perpéle,-père, perpèle,-re; sf. —
Paupière. Cf. baspane, parpane, parpèro.
perpelejà,-rejà ; v. — Mouvoir la pau¬
pière, battre des paupières; les ouvrir à
—

—

—

demi.

perpelejade,-lhejade,-rejade

sf.

—

Mouvement, battement desi paupières.
perpélh,-pét, perpelhét,-rét ; sm.

—

;

peslane.

Cil ; sourcil ; v. souci,

perpelhejà,-rejà ;

v.

—

Ciller.

Cf.

cilhà.

perpensà

;

v.

—

Méditerl,

réfléchir

(rare).

perpére. — V. perpéle et dérivés,
perperìc. — V. perplc plus usité,
perperido (Lav.); sf. — Vesce; v. bésse.
perpét. — V. perpè (i).
perpéte (à) ; loc. adv. — Perpétuelle¬

ment ;

très loin, dans le temps ; au

diable

Vauvert.

perpetrà;

v.

--

Perpétrer, t. de juris

prudence.

perpetracioû ; sf. — Perpétration,
perpetradoù ; s. des i g.— Celui, celle
qui perpètre, criminel,-le.
perpetuà ; v. — Perpétuer ; perpetuà-s,
se perpétuer, n'en pas finir.
perpetuacioû ; sf. — Perpétuation,
perpetualamén ; adv. — Perpétuellemènt.

perpetualitàt ; sf. — Perpétualité.
perpetuàu; adj. des 2 g. — Perpétu¬
el,-le.

perpetuitàt; sjf. — Perpétuité,
perpèu (Bay.); sm. — Pourpier (plan¬
te); 011 l'appelle aussi cuerpèu et curpèu;
v. perpè (1).
perpéyt, perpìc, perperic; sm. —
Souci, préoccupation, inquiétude accompa¬
gnée de désir; v. perplt, perhlc.
fíous perpics qui m'arrougagnen
Be l trufes dounc tu beròy !
soucis qui
bien (chanson).

Des désirs et des
lu

te

moques

me

dévorent,

�PERPICOUS

PERROT

—

342

perpicoùs,-toùs,-e ; adj. — Inquiet,
énervé ; grincheux.
perpignà ; perpilhà (Lav.) ; v. — Tré¬
pigner; v. ti'epilhà; remuer les pieds; cer¬
tains coteaux abrupts sont appelés perpignà

-ète ;

Béa ni.

en

perpincalhes,-balhes ; sf. pl. — Fi¬
bres, vaisseaux du sang appelés aussi hiéus
de la sang, estoupes; quand 011 lue le
coclion, 011 tourne le sang qui coule et qes
fibres restent dans la main ; 011 les jette,
comme sans valeur; aussi, dit-on de
quel¬
qu'un qui est maigre: que blu de perpincalh.es. Au fig., restes, choses sans valeur,
brins, miettes, bagatelles. En B.-L., perpin:tàlhos signifie, surtout, ce que l'on fabri¬
que avec les abats du porc gras: boudins,
pâtés, etc.
perpincoè,-toè,-re ; s. — Vétilleur,
-euse ;
regardant ; qui cherche « la petile

bête

».

perpit ;
ve;

sm.

Palpitation, émotion vi¬

-—

désir anxieux; mal au
V. perhlc, perpéyt.

coeur

d'amou¬

reux.

perpità ; v. — Palpiter, frémir de désir,
d'inquiétude amoureuse.
perpite. — Comme pepite, pépie,
perpitejà. — Fréq. de perpità.
perpitère,-toje ; sf. — Démangeaison;
soif que donne la pépie; irritation de la
gorge. Ces termes sont plutôt du style
plaisanl.
per poc, per poques; loc. conj. — V.
per chic.
perpòs. — V. iiroupòs.
perpoùn(t). — C. empoun, échafau¬
dage.
perpréne ; v. — Entreprendre ; pren¬
dre, saisir (vieux). Cf. enlerpréne.
pérque, pèrque ; sf. — Niaiserie, sot¬
tise. S'emploie surtout interjectivement, en
forme d'imprécation comme : peste ! dia¬
ble ! V. pèyne, pére.
Bère pérque !
quin es fier ! Peste !
comme

tu

es

perquè;
son,

motif
n'en

;

fier
sm.

!
—

nou-n

Pourquoi,

cause,

rai¬

sabérri pas lou perquè.

la raison, la cause.
Pourquoi; puisque;
car, dès lors, à cause que. V. peramoù,
pùsqile.
Que cau sabé, perqué crides, il faut savoir
pourquoi tu cries; perqué nou ? pourquoi
pas ? Qu'ey perqué n'y bau pas, c'est pour¬
quoi je n'y vais pas.
Perqué avec le sens de puisque est peu
usité en B.. mais il est d'un emploi courant
dans le G.; perqué 11'at bos pas, que ba,
puisque lu 11e le veux pas, n'en parlons
plus; perqué Vas perdùt, ccrco ! Puisque
tu l'as perdu, cherche !
per quiò, per noû; loc. adv. — Pour
un oui, pour un non. On dit aussi
: per â
quiò, ». noû.
perquisicioû ; sm. — Perquisition,
perquisiciounà ; v. — Perquisitionner.
nous

savons

perqué; conj.

pas

—

perrà ;

v. — Payer, compenser, purger
peine de prison, d'amende (rare).
perrà ; v. — l'oser solidement le pied,
l'appuyer; v. pè-herrà, pè-remà; prendre
pied.
perràc. — V. perréc et dérivés,
perrade ; sf. — Payement, amende;
action de purger une faute.
perrade, peade, pederade ; sf. —
Empreinte d'un pied ; foulée ; action de
poser solidement le pied, de prendre pied.
V. esperrade.
perraquè ; sm. — Chiffonnage sans
valeur, les vieux chiffons; v. perrecalhe ;
forme de perrequè, chiffonnier,
perraquerie. — C. perrecalhe.
perréc,-rèc,-ràc ; sm. — Haillon,
loque, lambeau d'étoffe sans valeur; lissu
usé ou sans tenue; par anal., chose de
rebut, personne sans force, sans caractère,
guenille. V. hanàcou.
Boû tau perréc, bon pour le chiffonnier;
léngue de perréc, mauvaise langue, qui
déchire; v. pellie; perréc e plume ! Chif¬
fons et plume ! cri des chiffonniers en B. ;
ailleurs c'est perréc de lî, kle là ! Au per¬
réc ! V. quelh, guèlhe; de tout perràc
cabadére, ne rien laisser perdre.
perrecà ; v. — Ramasser des. chiffons.
Cf. perrequejà.
perrecade ; sf. — Quantité, charge¬
une

ment de

chiffons.

perrecalhe ,-quère,-querie ; sf. — Les
chiffons, loques, guenille; au fig., gens
de peu, les gueux.
perrecàs ; sm. — Vilaine, sale guenille,
perecassejà. — Péj. de perrequejà.
perrecàyre,-e ; s. — Qui se plaît dans
les perrées; chiffonnier,-ère.
perrequè,-re, perrequét,-e ; s.
Chiffonnier,-ère. marchand de brie à brac.
la

Pourtà à perrequét, portei* sur
manière des chiffonniers; v.

le dos. à
à crobòt

:

pintà coum ne perrequéte, boire sec.
perrequè,-re. — C. perrecalhe.
perrequejà. — C. perrecà. V. esperrecà.

perrequerie. — C. perrecalhe.
perrequét,-e. — V. perrequè (1).
perriàco (Lav.) ; sf. — Torchon en
loque; au fig., femme déguenillée,
perrichàs (L.). — C. pedichàs.
perrilhàt (Lav.) ; sm. — Lait qui se
coagulé; v. Iheyé-se ; en Languedoc, le
perrél, perriàt est le lait de la femme en¬
ceinte. de la bête prête à mettre bas.
perrìn, peyrìn (L.). — C. payri.
perritè (Lav. B.-L.) ; sm. — Possesseur
ou berger d'une perrìto.
N. de p. Perriié.
perrito (Lav. B.-L.) ; sf. — Grand trou¬
peau d'ovins non engraissés.
perròs (Arni.) ; sm. — Intermédiaire
qui facilite un mariage. V. talamè.
perròt,-o (Big. G.) : s. — Dindon
dinde;

au

Perròt

fig., niais,-e. V. poulòy.

(Lav.).

—

Forme de Peyròt.

�343

PÈRROU

pèrrou ;
perdrix;

—
Coq d'une compagnie
M'., gros propriétaire fon¬
cier; cliien de garde; au fig., un phénix,
en mauvaise
part ; le premier, le préféré,
en style badin ; qu'èy lou pèrrou dou troupèt, c'est le phénix du troupeau. V. Cariamagne. U le pèrrou, un vilain monsieur,
un mauvais sujet.
pèrrou, pèrre, perréte; s. — Avare,
ladre; gros richard; v. le précédent.
perroutàmi (Lav.) ; perroutè,-terie
(Bar.) ; s. — Engeance, la gueusaille.
perroutè,-ro (Big. G.) ; s. — Eleveur,
gardent',-'euse de dindons. Sobriquet des
gens de Guchan (H.-P.).
perrucà, emperrucà ; v. — Coiffer

de

sm.
en

d'une perruque.

sur

le vert, soit sur le violet,

perseberà ; v. — Persévérer,.
perseberàn,-te ; adj.— Persévérant,-e.
perseberance ; sf. — Persévérance,
persecucioû; sf. — Persécution,
persecutà ; v. — Persécuter.
persacutadoù,-tàyre,-toù ; sm. --

sf.

;

Personnifi¬

—

cation.

perspicàce,-e ; adj. — Perspicace,
perspicacitàt ; sf. — Perspicacité,
persuadé ; v. — Persuader,
persuasioû ; sf. — Persuasion,
persuasiu,-ibe ; adj. — Persuasif,-ive.
persutà. — C. perseguí.
persute ; sf. — Poursuite,
pertàgne ; v. — Concerner, intéresser,
toucher, appartenir; pertàgne-s, se concer¬
ner; êlre parents, se loucher; v. tàgne. I.e
lerme ancien est

perténe.
pertagnénee, pertenénee, pertiénce ; sf. — Appartenance; aclion de se tou¬
cher, d'être parent, point de jonction, de
limite de deux terres,

sf. — Perruque. V. pamparruque, peluche; la chevelure.
perruquerie ; sf. — Boutique de perru¬
quier, en style plaisant ; les cheveux,
perruquéte ; sf. :— Petite perruque.
perruquiè,-re ; s. — Perruquier,-ère.
perrùs (L.) ; sm. — Planchette qui diri¬
ge la résine sur le tronc du pin. N. de p.
pèrs,-e ; adj. — De couleur bleue tirant
perruque;

soit

persounificacioû

PERTUSÂ

—

pertàn

adv.

maisons, clc.

Pourtant, cependant.
Sous l'influence du fr., on dit aujourd'hui
pourtàn. Cf. loutù, à maugràt.
per-tau ; loc. adv. — Pour lors, à
;

—

tel,-le.

Que pagaràm per-tau terns,

nous

paierons

à telle date.

pèrte

sf. — Perte; privation; fuite
récipient.
per-téms; loc. adv. — Au temps, à la
date, en son Icmps, à temps ; en attendant,

dans

;

un

entre-temps.

Qu'ey arribàt per-téms, il est arrivé juste,
à la date, au jour fixé, assez tôt; tout que-s
déu ha per-téms, tout doit être fait, se faire
en

son

temps ;

per

qu'arribà,

tems,

en

Persécuteur.

attendant, il arriva.

per segù,-re; loc. adv. — Sans doute,
probablement ; usité inlerj. : Hè, per segà !
lié ! sans doute ; niais, voyons !
perségue, perseguí ;
persiégue
persutà ; v. — Poursuivre; persegui-s, se
poursuivre.
perseguide, persute ; sf.— Poursuite.
perseguidoù,-re ; adj. — Poursui¬

pertenénee, pertiénee. — V. perta¬
gnénee.
perthà. — Forme phonétique de perchà qui se reproduit dans les dérivés.
pertinén,-te ; adj. — Pertinent,-e.
pertinentamén ; adv. — Pertinem¬

vant,-e.

persiégue (G.). — C. perségue.
persistà ; v. — Persister.
persistàn,-te ; ad j. — Persistant,-e.
persistance,-ténee ; sf. — Persistance,
persiulà ; v. — Persifler ; v. trufà.
persiulàdje ; sm. — Persiflage.
persiulàyre,-e ; adj.— Persifleur,-euse
persounàdje; sm. — Personnage,
persounalamén ; adv — Personnellemenl.

persounalisà ; v. — Personnaliser,
persounalitàt ; sf. — Personnalité,
persounasse ; sf. — Vilaine personne,
persounàu; adj. des 2 g. — Person¬
nel,-le.

sf.

Personne,
indéfini. — Person¬
ne, quelqu'un ; v. arrés.
E y a persoune ? Y a-t-il quelqu'un ?
Persoune nou l'a bis, personne ne l'a vu.
persounèl ; sm. — Personnel attaché à
persoune ;
persoune ;

un

—

pron.

ment.

pertote ; sf. — Petite perte,
pertoucà, pretoucà; v. — Toucher- de
près, concerner, regarder, incomber ; émou¬
voir. toucher

;

sf.

—

v.

—

cœur.
—

pertoùrb,-be, pertùm

Qui touche,

se

;

sm.

—

Per¬

cioû. V. destourb, destroùble.

pertourbà, perturbà;
pertourbadoù,-toÙ,-e ;

v.
s.

—
—

Perturber.
Perturba¬

teur,-trice.

pertoùt

;

adv.

—

Partout; de pertout

aban, de partout à la fois vers.

pertréje
trait,

un

; v.

—

Dessiner, faire

un por¬

tracé (vieux-).

pertrèyt; sm. — Dessin au trait, plan;
portrait; v. pourtrèt.
pertù, pertùs; sm. — Pertùis. Cf.
passe-lis.
pertùbio (Lav.) ; sf. — Obsession ; obs¬
tina lion,

Petite per¬

Personnifier.

adj.

;

turbation, trouble. On dit aussi perturba-

sonne.

persouni£ià,-ficà ;

fond du

touche; pathétique.

service.

persounéte,-note

an

pertoucàn,-te

v.

pertùm. — V. pertoùrb.
perturbà. — V. pertourbà et dérivés,
pertusà ; v. — Percer, trouer (vieux)
traucà] houradà.

;

�PERTUSA

—

RESCAT

pertusâ,-ne

; adj. et s. — Qui perce,
(ce sens est tombé en désuétude) ; ne
s'emploie guère qu'au fig. : personne entre¬
prenante; flibustier; sobriquet de l'ours.
perùc,-réc ; sm. — Becquet, becquillon, pelil bec; partie cornée du bout de la
langue des volatiles; par ext., mielle,
grain, ce qu'un oiseau enlève d'un coup de
bec, becquée ; v. peric.
Qu'a boû peràc, il a bon bec; il mange
bien ; il est méchant, mordant en ses
pro¬
pos; û peràc d'arraslm, un brin de raisin;
nou n'y a qu'û peràc, il
n'y en a qu'un
petit peu.
perucà,-recà ; v. — Becqueter ; picoter,
prendre brin par brin, miette par miette;
v.
pelucà.
perucade ; sf. — Becquelage, action de
becqueter, de picoler, de prendre par toute
petite quantité à la fois; cette petite quan¬
troue

tité, brin, miette.
A'oii

minje pus qu'à perucades, il ne
miette à miette.
perucàt; sm. — Coup de peràc plus
bref et vif que la perucade.
perucàyre,-e ; adj. — Qui becquètè. V.
esperucàyre; vétilleux.
perue, peruè (Salies). — Forme de
prue, pruè; ta l'an de la perue, jamais; v.
gratère.
peruélh, perùlh,-e; s. — Poire sau¬
vage ; v. peroélhe.
peruelhè, perulhè ; sm. — Poirier
mange que

sauvage.

perùlh ; sm. — Poirier sauvage ; 'pru¬
nellier. N. de 1. et de p. Péreuil.

perulhe
en

;

sf.

perulhè

; sm.

Poire sauvage et aussi,
prunelle.
— Poirier sauvage ; pru¬

—

certains lieux,

nellier.

adj. et s. — Niais,-e,
perulh,-e.
peruquejà, peruquejàyre. — Fréq.
de perucà, pemcàyre
peruquét ; sm. — Petit peràc; à peruquéts, à coups de bec, par becquées, par
miettes. C. perucàt.
peruquéte (à la) ; loe. adv. — A la
picorée, en becquetant.
pèrye (Or.). — Forme de perche.
peryenè (Or.). — C. perchenè.
pés ; sm. — Poids ; endroit où l'on pèse ;
poids public.
La cause qu'ey de pés, la chose est de
poids, de conséquence; elle est lourde,
pesante; lou gran, lou petit pés, le grtind,
le petit poids, se dit encore dans les lieux
où l'on a conservé l'habitude de peser à la
coutume ancienne; le gran pés est généra¬
lement le poids métrique ; se dit aussi pour
chacun des côtés de la romaine; ha pés.
peser, être pesant, lourd; ha boû pés, faire
bon poids ; suber-pés, excédent de poids ;
abé tout lou pés dessàs, supporter tout le
poids d'une charge 011. du moins, plus que
la moitié de In charge; abé A pés sus l'estoumac, avoir un poids sur le cœur ; que
m'èy tirât A pés de dessus, je me suis déga¬

perulhoù,-e;

benêt. C.

344

gé d'un grand poids, d'une obsession, d'un
remords, d'une charge, d'une dette,
pesà ; v. — Peser ; pesas, se peser.
l'esà couru ploum, û àsou rnour, peser
comme du
plomb, comme un âne mort, se
dit de ce qui est très lourd ; pâ pesât,
pain
qu'on achète au poids, qui n'est pas fait
chez soi.

pesàble,-e ; adj. — Qui peut être pesé;
pondérable.
pesade ; sf. — Pesée ; coup de levier ;
ce qui se
pèse en une fois; trace, emprein¬
te d'un pied, d'un
poids.
pesadé,-re ; adj. — Qui peut être pesé,
qui est prêt ,-e à être pesé,-e.

pesàdje ;

sm.

—

Action de

peser ;

pesée

;

d'un champ de course; poids public.
pesalhejà ; v. — Fréq. de pesa avec un
sens de minutie, de
talillonnage.
pesàn,-te ; adj. — Pesant ,-e, lourd,-e,
peu agile. Cf. pestu. Augm. pesantàs.
pesantamén ; adv. — Pesamment,
pesantàs,-se ; adj. — Assez pesant,-e.
pesantè ; sm. — Pesanteur, chose qui
pèse sur l'esprit, le corps, lourdeur.

pesage

Lou pesantè dou tans, la lourdeur de la
température; pesante d'estoumàc, de cap,
pesanteur d'estomac, lourdeur de tête,
d'espri t.
pesànto (Lav.) ; sf. — Etre imaginaire,
cause
qui provoque le cauchemar, qui
oppresse pendant le sommeil,
pesantoù; sf. — Pesanteur.
pesàyre,-e; adj. cl s. — Celui, celle
qui pèse, peseur,-euse.
pescà ; v. — Pêcher, prendre du pois¬
son ;
par ext., attraper, gripper, happer,
contracter un mal; pescà-s, s'accrocher.
Lou couqul partout que pésque, le
coquin
trouve à prendre partout; pescà û ruwe,
contracter, prendre un rhume; oun as anàt.
pescà aquére ? Où as-tu appris cette his¬
toire ? V. piscà.
pescade (Or.) ; sf. — Accroc, déchi¬
rure ;
accident ; v. gahade.
pescade; adj. et sf. — Personne qui a
des ('■('rouelles, des cicatrices d'ccrouelles
(adénite).
pescade, pescamén, pésque; s. —
Pêche : droit de pêche, t.ougà la pescade.
louer la pêche, le droit de pêche. •
pescadé,-re; adj. — Oui est pêchable,
que l'on peut pêcher.
pescadére ; sf. — Passion, manie de la
pêche.
pescadoù,-re ; s. — Pêcheur,,-euse.
Sobriquet des gens de Cèdre ( 1T.-P.).
Jougadoà ni pescadoù n'an jamey bastit
maysoû, joueur et pêcheur n'ont jamais
bâti
une
maison, jamais fait
fortune
proy.).
pescajoùn (Save) ; sm. — Crêpe (vient
du Toulousain) ; v. crespère.
pescamén; sm. — V. pescade (2).
pescarie, pesquerie ; sf. — Pêcherie.
pescàt,-ade ; s. — Ensemble de pois¬
sons pris à la
pêche.

�345

PESCAYRE

pescàyre,-e. — C. pescadoù. Sobriquet I
de Meilhan (L.) et d'Allier (H.-P.).
pescoutejà ; v. — Fréq. dîm. de pescà,
pêcher en s'amusa ni, « pêchoter ».
pescùm,-i ; sm. — Paissance, herbe à
paître. Cf. pechedé.
pèse; pezèu (N. des L.) ; sm. — Pois.
Cf. cése. En certains 1., pèse désigne le
pois sec, le pois chiche, tandis que cése
désigne le pois vert, le « petit pois ».
peseràdo (G.). — C. peade, pederade.
peseroùn ; sm. — Petit pois.
peserÙC,-o (G.). — Fréq. de pesùc.
pesic. — C. pad'U, pesùc.
pesicà, pesucà. — C. perucà.
pesilhoùn (L.) ; sm. — Vesce. Cf.

des gens

bésse.

pesiu,-ibe.

—

C. pesàn,-te, mais moins

usité.

pèso (Lav. B.-L.) ; sf.— Balance à peser,
pesoû ; sm. — Peson ; dans les L., aussi
petit pois, pesoùn.
pesoùlh. — V. pedoùlh et dérivés,
pesoutejà ; v. — Frcq. dim. de pesà;
prendre du poids; v. pesuquejà.
Loti nèn que pesoutéje, le poupon prend
du poids, il pèse assez (pour son âge).
pesoutét,-tòt ; sm. — Petit poids,
pésque ; sf. — Pcche, action de pêcher ;
au fig., action
d'attraper, contracter, pren¬
dre.

pésque, présque, pesquè, pesquèC. perchè'gue, percheguère.
pesquè; sm. — Vivier à poissons; ré¬

re.

—

servoir, trou d'eau.

pésque-bernàt ; sm. — Héron. Cf.
bernàt-pescàyre, guilhèm-

mèste-bernàt,
pesquè.

pésque-la-lue

s.
—
Niais,-e ; inno¬
Sobriquet des gens de
Tostat ("H.-P.), dont une légende malicieuse
dit qu'ils avaient voulu pêcher la lune avec
un
rapatout ; les gens de Tostat mettent le
fait sur le compte de leurs voisins de
cent.

Cf.

;

badàut.

Camalès.

pesquère,-erie ; sf. — Partie de cours
d'étang affermée pour la pêche,
pesquère. — V. pésque (2).
pesquerine ; sf. — Verveine odorante.

d'eau,

Cf.

lisià, berbée.

pesqueròt; sm. — Petit vivier (pes¬
què); petit pêcher.
pesquilh (Lav.) ; pesquìt ; pesquido
(Big.); s. — Vairon, petit poisson,
pesquitalhe ; sf. — Poissonnaille.
pesquitè,-re ; adj. — Amateur de pesquits, pêcheur,-euse de vairons. Sobriquet
des gens d'Aressy fB.-P.'i.
pesquitejà; v. — Action des canards,
des oiseaux aquatiques qui pèchent ; par
anal., action d'un petit pêcheur, de celui
qui taquine le poisson,
pesquitère ; sf. — Les pesquils.
pesquitoû ; sm. — Petit vairon: très
petit poisson ; t.. d'amitié, petit enfant
éveillé.

—

PÉT

pèsse. — Autre graphie de pèce.
pessè,-ro (Lav.) ; s. — Avare, chiche ;
B.-L., désigne, dans un sens toujours
péjor., un petit enfant, une petite bête.
pessébre (Lav.) ; sm. — Crèche, man¬
geoire pour le gros bétail; v. minjadére,
presép.
pesséc (Big. G.). — C. perchée.
pesséc (auàn) ; sm. — Avant-pêche,
pêche précoce,
pesséngo (G.). — V. peréngo.
pesseyà (Lav.) ; v. — Lésiner,
pessic. — V. pechlc et dérivés,
pessicà (L.) ; v. — Taquiner; c. peen

chicà.

pessimisme; sm. — Pessimisme (lit.),
pessimiste,-e ; adj. — Pessimiste,
pessò (Lav.) ; sm. — Sein, mamelle ; en
B.-L., .enfant à la mamelle.

pessoû (B.-L.)
lette ; dans
de la peau.

; sm.

—

l'outre, c'est le

pestà

Bout de corde¬
110m

d'une patte

; v. — Pester,
pestane (Os.) ; sf. — Souiicil ; v. perpélh.
pèste ; sf. — Peste; pudi la peste, puer
affreusement; au fig., méchante femme,
pestelà. — Fréq. de pestà.
pesticà (L.) ; v. — Batailler, se débat¬
tre dans la vie, se débrouiller.
pestiferàt,-ade ; adj. — Pestiféré,-e.
pestilénee ; sf. — Pestilence (Lit.),
pestri. — V. presti plus usité,
pesùc,-o (G.) ; adj. — Pesant,-e, lourd :
au fig., lourdaud, balourd,-e.
pesucàs,-so ; adj. — Gros lourdaud,-e.
pesuquejà; v. — Etre assez lourd,
pesant,-e ; v. pesoutejà.
pét ; sm. — Pet, vent bruyant; casse¬
ment; bruit d'une cassure; coup bruyant,
bruit d'un coup de feu, d'un éclat de
tonnerre,
détonation ; personne de très
petite taille, trousse-pet,-pète.
Loc. div.
Pét dab coude, pet foireux :
nou bau pas û pét, cela ne vaut rien ; ha
lou pét, crever, mourir, en style burlesque ;
nou boudjaré pas per û pét de canoû,*\in
coup de canon ne le ferait pas bouger;
qu'ey û pét de crabe au miey dou bosc,
c'est un pet de chèvrie au milieu d'un bois,
une chose sans importance ; pét de perlcle !
pét de diable ! inter j., sortes de juron ;
hèt serbici à l'àsou. que-b pagarà dab péts,
rendez service à l'âne, il vous payera avec
des pets; un imbécile ne peut donner que
des imbécillités, 11e rendez pas service à un
imbécile ; glourioùs, fier, fat coum û pét,
glorieux, fier, orgueilleux comme un pet ;
quoan seré tout de poiidre, nou. haré pas û
hère gran pét. quand il serait tout, poudre,
il 11e ferait pas (en explosant) bien grand
bruit,
dit-on d'un petit homme,
d'un
homme sans valeur; Vos qu'a hèyt û pét,
l'os a craqué ; quin bèt pét ! Le bel ex¬
ploit !
—

�PËT

—

PÈTCHE

346

pét ; sm. ;— Pet-de-nonne, beignet ; v.
crespèt ; silène gonflée; les enfants s'amu¬
sent à faire éclater les
capsules.
Eslàl coum û pét, gonflé comme un bei¬
gnet, se dit surtout d'un fat.
pèt ; pètch (M*) ; pèyt (Or.) ; sf. —
Peau, écorce, couverture, quantité de choses
qui font comme une peau; enveloppe; v.
péte.
Pèt douce, rude, peau douce, rude; pèt
de càssou, écorce de chêne; pèt
mourte,
cal, durillon; pèt de sèrp, mue de serpent;
pèt de lu lèyt, pe.llicule du lait cuit ; tirà la
pèt, ôter la peau, donner une raclée; que y
abc sus lou sou ue pèt de hoélhes, d'èrbes,
il y avait sur le sol 1111
tapis de feuilles,
d'herbes.
l.oc.

div.

Ha-s'en

pèt, se mettre
une
ventrée, se bourrer,; segouti lu pèt.
donner une frottée; ha courre la pèt, vaga
bouder, gueuser ; ubé-n ue pèt, être saoul,
repu ; uou pas poudé rney pèt abastà, ne
pouvoir manger davantage, être plein :
està de la pè-t doa diàble, de Couhét, de
Mahoumét, avoir1 le diable au corps; nou
boulerl pas està hens la soue pèt, je ne vou¬
drais pas être à sa place; nou rn'aberàn pas
la pèt, on ne m'aura pas; je me défendrai
bien ; arissoûs enter pèt e car, des fris¬
sons à fleur de peau ;
a hé lou blci à la pèt,
avoir le vice dans la peau,» le sang; ah ! ta
machante pèt ! Ah ! le vilain
bougre, le
méchant espiègle ; la méchante femme !
Estirà-s la pèt, travailler dur; bailler en
levant les bras, se détendre.
pèt; sf. — Gouine, prostituée, guenipe.
petà ; v. — Péter ; éclater, crever, rom¬
pre, casser; craquer; mourin, en style bur¬
lesque.
Lou canoù que péte, le canon lonne; ha
petà lou huét, faire claquer le fouet; ha
petà à esciit, dépenser un écu ; ha petà tous
diu-bibans, faire éclater les jurons; la
branque qu'a petàt, la branche s'est cas¬
sée ; ha petà lus purnaches, faipe crever les
punaises; ha petà lous os, faire craquer les
os, les jointures ; petà de pòu, avoir très
pour; ha petà lou taloù, Vesperoù, frapper
du talon, crâner; on dit d'une jeune fille
qui-a fauté et n'ose plus aller à l'église:
qu'a petàt à brèspes.
petabàch,-e, péte-bach ; s. — Person¬
ne qui a les jambes courtes
(style plaisant).
petabî, peytabî ; sm. — Ronce bleue
(rubus cœsius, plante). N. de 1. ; un quar¬
tier de Vic-Tiigorre porte ce nom. A pu
signifier aussi poitevin.
petabilhà ; v. — Ne pas tenir en place ;
être

«

sur

—

des charbons ardentSi

petache ; sf.
dit

aussi

ue

—

».

Peur;, poltronnerie

; 011

pelasse.

petachoû,-chote

petadoù,-re.

adj. et

s.

—

Pol¬

tron,-ne.

petadé ; sm. — Canonnière de sureau,
pétoire, jouet d'enfant; famil., l'anus. V.
petapruét.
petadére ; sf. — Maladie intestinale qui
oblige à péter; bombardement sans danger.

C.

petàyre;

famil.,

petagne ; sf. -— Engeance, choses et
de [jeu de valeur ; acabit ; gueusaille.
petàlh ; sm. — Eclat, chose éclatée;
grain de maïs que l'on a fait éclater au feu.
V. damisèle, péte-pà.
pét-à-pét ; loc. adv. — Coup sur coup.

gens

V. ad arroùn.

petapruét (Lom.) ; sm. — Pistolet; v.
petopruét, petadé.
petàr; sm. — Pétard; l'anus, le derriè¬
re, en style badin. C. petadé.
pétaradé,-rrade ; sf. — Action de
pétarader; bruit de coups de feu, de déto¬
nations.

petardà,-dejà ; v. — Pélarder.
petardiè,-re ; s. — Pétardier,-ère, tapa¬
geur; en style badin, qui a un gros fessier,
petarradà ; v. — Pétarader,
petarrade. — V. peta rude et petarràt.
petarragne, petragne. — C. petagne.
petarràt; sm. — Détonation, succes¬
sion rapide de détonations ; la petarrade est
moins brève et violente que le petarràt.
petarrè,-rilhe ; s. — Eminence cail¬
louteuse ; tertre pierreux ; penchant abrupt.
petarròc,-òt. — C. pelarrè.
petàs ; sm.— Gros pet.
petasse ; sf. — Peau, écorce grossières,
petasse. — V. petache.
petassè,-re ; adj. — Péteur,-euse d'ha¬
bitude. Sobriquet des gens de Lasseube
(B.-P.).
petassejà. — Fréq. de petà.
petàyre,-e ; s. et adj. — Péteur,-euse ;
qui pète, craque, tonne, éclate; v. petoùs.
pèt-birà ; v. — «Peau tourner», re¬
tourner la peau ; bouleverser, mettre sens
dessus dessous,
culbuter; pèt-birà-s, se
donner de la peine ; suer sang et eauj, se
mettre la tête à

l'envers.

Que-m pèt-bires, lu m'ennuies; qu'en soy
pèt-biràt, j'en suis bouleversé; que-t haràs
pèt-birà, tu te feras arracher la peau !
pèt-bouri ; v. — Ebouillanter la peau,
échauder, ôter le poil avec de l'eau bouil¬
lante.

pétch, pètch (M4). — C. piéch, poitrine,
pètch (M'). — C. pèt, peau,
petchà ; v. — Peler, écorcher, écorcer.
petchanè (Os.). — C. petchòt.
pètche; v. ■— Payer, compenser; four¬
nir, alimenter.
(La similitude des termes a fait souvent
confondre pèche et pètche, d'autant qu'on
les prononçait et qu'on les écrivait en
divers lieux de la même manière, et aussi
à cause des sens qu'ils prennent identique¬

dans certaines locutions ;

pètche est
déjà dans des
textes du XIIIe siècle. Cf. perrà.
Pètche lou hoéc, alimenter le feu; dab
lous sos qui cale pètche à d'aquére yen,
avec
l'argent qu'il fallait donner à ces
gens (Yan Pala y) ; pètche l'esménde, payer
ment

;

—

l'anus.

très ancien et

l'amende.

on

le

trouve

�347

PETCIIËROU

petchèrou,-ro (Lav.) ; s. — Chélif,-ive.
malheureux, pauvre hère.
pètehibirà ; v. — Maltraiter; mettre
sens dessus dessous
; v. pèt-birà.
petchòt, petchoutè ; sm.
Ecorcheur, équarrisseur (vieux) ; prend aussi le
sens de petchèrou.
N. de p. Petehot, Petche. Sobriquet des gens d'Arudy ; v. pele—

câs.

pètehou (B.-L.);
l'estomac (familier) ;
Està de

bou

La poitrine,
v. pétch, piéch.
pètehou, être solide, résis¬
sm.

—

tant, «avoir de l'estomac».

pèt de boup (Lav.) ; sf. — Se dit du
jauni, gâté.
pét-de-loup ; sm. — Lycopordon. Cf.

foin

bechie de

loup.

péte-bach. — V. petabàch.
petèc, petèque ; adj. et s. — Qui écla¬
te, explose; grain de maïs que l'on fait
éclater devant le feu; v. péte-pâ; au fig.,
personne irascible, capricieuse, un « pèiesec ».

péte-crèbe. — C. péte-milh. Galià la
péte-crèbe, tomber malade (famil.).
petégue ; sf. — Peau de mauvaise qua¬
lité, cuir de rebut ; au fig.,'racaille, engean¬
ce, acabit; petégue dou diable, engeance
du diable. Cf. pelagne. Usité comme en
petélhes.
peteguè ; sm. — Pelletier, au sens dé¬
sobligeant. Sobriquet des gens de Jézeau
(H.-P.).
petélhes (eil) ; loc. adv. — Dans l'em¬
barras, intrigué;'en certains L, on dit en
pelégues ; v. empctélhes, empetegà.
péte-milh, pète-pòu ; sm. — Poltron,
-ne, timide à l'excès. Sobriquet des gens de
Serres et d'Anos (B.-P.). V. hièle-prim,
pòurùc.

péte-pâ ; sm. — Grain de maïs que l'on
fait éclater devant le feu ; v. petèc, petàlh.
pè-tèrre

; sm.

—

d'un tronc d'arbre
du sol ; échalas.

Pied-à-terre; la partie
qui touche la surface

Ha

pè-tèrre, mettre pied-à-terre; appuyer
apeà.
pè-terroùs,-e ; s. — Pied terreux, so¬
briquet de paysan,-ne ; v. pique-talòs.
petésco (B.-L.) ; sf. — Espièglerie, ga¬
sur

le sol ; v.

minerie.

pèt-eslà-s ; v. — Se gonfler- d'orgueil.
pèt-eslàt,-ade ; s. et adj. — Bouffi,-e,
gonflé; très fier de sa personne.
pèt-frésc,-fresque ; adj. et s. — Qui a
lj peau fraîche, rosée; bien portant.
pethià (L.) ; v. — Pincer, prendre sur
la fait, surprendre.
pethiurle (Bay.) ; sf. — Pendeloque de
peau sous le menton, sous le cou, fanon ;
v.

memèle.

Petite marmite
v. pèlje.
peticioû ; sf. — Pétition,
peticiounà ; v. — Pétitionner.
peticiounàyre,-e ; s. — Pétitionnaire,
petilhà, petrilhà ; v. — Pétiller ; patanal., faire feu des qualr-; pieds.
péthou (A.z.)

en

;

sm.

—

bois, d'une seule pièce;

—

PÈT-MUDA

petilhoùs,-e ; adj. — Qui pétille,
petin. — C. pedux.
petit,-e ; adj. et s. — Petit,-e; garçon¬
fillette; modeste, humble; étroit;
faible, chétif; v. cliin, méndre, pouquét.

net,

N. de p.

On appelait souvent le dernier-né d'une
famille nombreuse, Petit, Petitoû, la der¬
nière née, Petite, Pet.itine, Menine.
U petit tros, un petit morceau; petit òmi,
petit personnage; de peu d'importance;

idées étroites; beròy petit, joli enfant;
petite hàrni, petit appétit; petit marchàn,
marchand modeste; petit béne, vendre peu,
à petit, bénéfice; està de petite maysoû, être
de condition modesjle ; lou petii moùnde,
les petites gens, le peuple; les enfants; bî
petit, vin sans force; petite sautât, petite
santé ; bèsle p&amp;tite, veste étroite.
Loc. div.
Petits soégns, petits soins;
ha-s petit, se faire petit; s'humilier; à las
petites boéytes lous boùs engoéns; dans les
petites boîtes les bons onguenls, dicton
employé souvent par flatterie à l'égard
d'une personne de petite taille et qui en est
humiliée; à petites olhes petits chiuléts,
pour de petites brebis, de petits coups de
sifflet ;
le pasteur appelle ses bêtes en
sifflant, le dicton est usité au sens de: aux
petites choses les petits moyens; en fr., à
petit chien, petit lien ; petit mau, grane
ligasse, petit mal, grand pansement, se dit
pour quelqu'un qui s'exagère le mal qu'il
a et
qui prend des précautions hors de pro¬
portion ; v. ligasse; hardlt, petit ! En
avant ! A qui mieux mieux !
Loc. adv.
En petit, petitement; petit
drin, petit peu; ha à petits drins, agir
prudemment, par petits coups, petit à petit.
Petit a été employé au sens de peu, mais
011
ne
l'entend guère maintenant ; on
disait : petit terns, peu de temps, û petit de
paciénee, un peu de patience.
petitalhe ; sf. — Ce qui est petit, chose
mal venue, de rebut.
petitamén ; adv. — Petitement, chiche¬
aux

—

—

ment, modestement.

petitàs,-se; adj. — Assez petit,-e; très
petit.
petitejà ; v. — Agir petitement, minu¬
tieusement, modestement,

petitésse ; sf. — Petitesse,
petitét, -tin, -tôt, -e,
petitoû, -ote.
-toue,-toune ; adj. — Tout petit, toute
petite; Irès petit,-e. V. Petit.
petit-louréy ou petit-lou-réy (ILBig.) ; sm. — Roitelet (parus regulus). Svn.
rey-petit, mieje-habe.
petit-oussàt,-ade ; adj. — Qui a un
squelette faible; nain,-e.
petiurle. — V. pethiurle.
pètje,-che, pèthe ; sf. — Cœur de
bois;

v.

couràu;

pétje (B.-L.) ;
crasse, grêhe.
pèt-mudà ; v.
peau neuve; au

c.

piéch.

sm.

—

Crasse, saleté. V.

— Changer de peau, faire
fig., changer d'opinion.

�PËTO

348

PÉU

—

péto-crèbo (Lav.). — C. péte-milh.
petopruét (G.) ; sm. — Pistolet (vieux) ;
pétard en bois; v. petudé; la prunelle est
appelée aussi petopruét en certains 1.
pè-tor,-te ; adj. et s. — Pied-bot, boi¬
teux, -euse.

pè-tòrse
pè-fòrsfi-s,

— Tourner, tordre le pied ;
tordre le pied, se donner une

; v.

se

entorse.

petòt, petoû. — G. pedln, peton,
petoû ; sni. — Mèche de fouet ; pétoire ;
v.
pelade; pétard,
petounà (Lom.) ; v. — Gémir.
petounè,-re ; s. — Qui pète, crépite,
petounejà. — Fréq. de petà, de petilhà.
crépiter; en Lom., argumenter, discuter,
battre la berloque ; v. petounà.
petoùno (Lav.) ; sf. — Genêt d'Espagne
(spartium junceurn, plante).
pè-tourcude,-sude ; sf. — Entorse du
pied ; torsion d'une plante au pied.
pè-tourcùt,-sude. — C. pè-ior,-te.
petourline; sf. — Spipolelte (anthus
arboreus) appelé aussi cit ; alouette des prés,
pipit.
pè-tournà ; v. — Rendre la pareille, se
venger.

pè-tournét;

sm.

—

Revanche. C. pè-

toàrtùmi.

petourrejà; v. — Claquer; la béle
petourrejabe, la voile (du bateau) claquait,
pè-tourtejà ; v. — Boiter,
pè-tourtùmi ; sm. — Pied-bot ; action
de boiter; foulure, enlorsc du pied. V. pètor.

petit
— Péteux,-euse ;
orgueilleux,-euse, pimbêche.
petouyè ; sm. — Traquet pâtre (saxicola rubicola) ; v. aluquét. Au fig., petite
personne éveillée, dégourdie, rusée ; dans
ce cas, on emploie le fém. petouyère quand
il s'agit d'une femme, d'une fille.
En certains lieux, le petouyè désigne le
roitelet, en d'autres, le troglodyte.
petouyre (L.) ; sf. — Pétoire; en style
plaisant tout ce qui pète, fait un bruit
éclatant. V. petadé.
petragne,-alhe.— C. pelagne, racaille,
pètre,-e ; s. — Manant, gueux,-euse
(vieux). N. de p. Pèti'e, Lapètre. A dû signi¬
fier aussi pierre, rocher; Petrau.be. n. de I.
petrilhà ; v. — Elinceler, pétiller, bril¬
ler: craquer avec un bruit sec: au fig.,
brûler d'impatience, faire feu des quatre
pieds.
petrilhade ; sf. — Explosion d'étincel¬
les; craquement sec, coups de tonnerre.
petrilhe ; sf. — Explosion d'étincelles;
au
fig., pétulant,-e, personne vive, active:
sobriquet d'impatient. N. de.p. Pétrilie.

petoÙS,-e; ad j.

fat.

Pétrilhat.

petrifià,-ficà ; v — Pétrifier (Lit.),
petrificacioû ; sf.— Pétrification (Lit.),
petrique ; sm. — Gueux, mendiant,
grapilleur, pauvre hère. N. de p. ; v. pètre.
pè-triscà ; v. — Marcher en croisant
les pieds. N. de p. Petriscat.

pè-trisque ; s. des 2 g. — Qui croise les
pieds en marchant.
petròl ; sm. — Pétrole; en langage
d'estaminet, mauvais alcool, tord-boyaux.
Pètrou ; 11. p. m. — Pierre, petit
Pierre. L)im. de pètre.
petroulerie ; sf. — Pétrolerie.
Petroune,-nilhe ; sm. f. — Pétronille,
Pierrette.

pè-trubès

;

sm.

-—

Trépied haut

avec

petite plate-forme ; grand trépied
maçon,
de charpentier; méte-s en
trubès, se placer en triangle.
pètrus ; sm. — T. burlesque, fat
gueilleux et sot. V. petoùs.
petulàn,-te: adj. — Pétulant,-e.
petrilhe.
une

de
pèor¬

V.

pétulance,-lénee,-ci ; sf. — Pétulance,
petùm ; sm. — Tapage, en style burles¬
que, comme en fr: pétard, chambard.
petuilià ; sm. — Pétunia, Ileur.
pétyou (Az.) ; sm. — Cruchon, pichet,
péu, pé-u. — Contract. de per /ou, par
le; on dit aussi p'ou; qu'ey péu c ami, péu
dilùs gras, (pour le), le (jour) du lundi
gras.

péu; sm. — Poil, cheveu, chevelure;
pelage; brin, petite quantité, bout; fil,
défaut paille dans un bloc ; veine de bois,
de marbre, fibne ; bisbille, reproche, admo¬
nestation, querelle.
Péu de barbe, poil de barbe ; péu mudè.tch, poil follet (M4); péu groussiè, poil,
chevelure sans finesse ; peu bloun, sàure.
chevelure blonde, d'un blond ardent ; anét
de péu, boucle de cheveux; péu aneràt,
chevelure bouclée ; tréne de péu, tresse de
cheveux ; tour de péu, tour de cheveux,
natte postiche; bit cap de péu, belle, abon¬
dante chevelure; coupa lou péu, tailler les
cheveux ; gahà-s au péu, se prendre aux
cheveux, se disputer; pour exciter deux
antagonistes qui se chamaillent, on crie:
au péu, au péu ! En péus, tête nue; n'en
y a pas qu'à péu, il n'y en a qu'à peine un
peu ; la pèyre qu'a ù péu, la pierre a un
défaut; lou péu dou boy, les fibres, la di¬
rection du poil du bois; péu agnerî, poil
d'agneau, cheveu frisé; péus à la tarrisséte,
cheveux taillés autour d'une écuelle que
l'on plaçait sur la tête.
Loc. div.
Està de t&gt;oû péu, être de
bonne race, brave, bon, honnête; de tout
péu bonne bèstie, loule race possède de
bons sujets; abé ne goûte en code péu,
suer à grosses gouttes ; ha au péu, se don¬
ner
une peignée; abé péus aus bras, être
fort, solide; gahà tout d'arrè-péu, prendre
tout à rebrousse-poil : à contre-pied ; abé A
péu à la ma, être paresseux ; cercà péus aus
oéus, chercher des poils sur les œufs, cher¬
cher noise, chercher « la petite bêle » ;
trouver à redire; gahà péu ou bourre, trou¬
ver toujours quelque chose à prendre, faire
du bénéfice gros ou petit ; chibàu tout d'û
péu, cheval zain ; da û. tour de péu, A tour
de péu sarràt, donner une solide peignée à
,

—

�PËU

349

quelqu'un; dans une lettre, le Maréchal
Bosquet dit que lTnipereur lui a recom¬
mandé de donner aux Husses (en Grimée)
il tour de péu narrat ; ubé de tout peu,
èlre de sang mêlé, de race métisse; gens de
tout péu, gens de tout calibre ; d'un avare
ladre on dit prov. : que liaré ù péu eu

quoàle cnbiroùs, il ferait quatre chevrons
un
cheveu, et l'on ajoute parfois :
que-s cauhafé dub las estères, il se chauffe¬
rait avec les copeaux; n'a pus tiengùl qu'à
ù péu, cela n'a tenu qu'à un cheveu, à un
rien ; 011 dit d'un chanceux : qu'a toucùl
péu, il a touché du poil ( ?) ; dou péu
rouge e dou cû coudât, sau.be qui pot ! De
l'homme à cheveux roux et du chien qui a
la queue entre les jambes, sauve qui peut !

avec

voir dans
envahisseurs

Faut-il
aux

d'autre part, que
queue

dicton une allusion
Northmans ? On sait,

ce

le chien enragé serre sa

enlre les jambes ; diàblç au péu !

espèce d'exclamation, de juron inoffensif.
Péu a signifié, mais il a perdu ce sens,
nullement, pas du tout ; nou n'y a juste
péu dou boû, il n'y en a presque pas qui
vaille ; nou y enténi péu, je n'y entends
goutte. V. cap.

péu-blanc,-blanque

;

adj.

—

Qui

a

les

cheveux, le poil blanc.

péu (chire)

; sm.

—

Gribouillette. Cf.

eschire-péu, parraguéte.

pèuco (Big. G.). — C. pèque, faute,
péu-de-boéu ; sm. — Poil de bœuf,
nard rude (plante).
péu-de-câ ; sm. — Poil de chien; palurin (plante) ; usité aussi en t. général pour
tout poil rude, grossier, une laine grossière,
une

forte

barbe, par ex.

péu-de-houe; sm. — Cuscute; v. tigne.
péu-espés,-se ; adj. — Qui a les che¬
veux, le poil drus.
péu-fî,-fine ; adj. — Qui a les cheveux,
le poil fins.
peugàyre (Arcachon) ; sm. — Pêcheur
de pleine mer. Sobriquel des gens de La
Teste.
le

péu-gris,-e; adj.
pelage gris.

—

Qui

péu-groussiè,-re ; adj.
cheveux, le poil grossiers.

a

les cheveux,

—

Qui a les

(G.-M.) ; sm. — La mer,
liquide. Se dit, autour
d'Arcachon, de la pêche en pleine

pèugue
l'océan,
du bassin

l'élément

mer.

pèugue, envoyer au diable.
— Se dit d'une per¬
sonne solide, vigoureuse.
péu-lhebà ; v. — Rebrousser, hérisser
le poil, le duvet d'une étoffe; au *ftg., se
mettre en colère, s'impatienter.
péuligà ; v. — Lier les cheveux ; peuligà-s, se coiffer, se tresser les cheveux.
peuligue; sf. — Ruban pour lier les
cheveux ; tresse de cheveux.
Manda tau

péu-hort,-e; adj.

Orge des ruts (hormurinum). Cf. coue-d'arrat.

peulouis
deum

;

sm.

—

—

PF.YRASSE

peulùro (Arm.) ; sf. — Chevelure,
d'après Villeneuve.
péu-mudà ; v. — Changer de poil,
muer; par anal., changer d'opinions poli¬
tiques.
péu-passà ; v. — Perdre le poil. C.
péu-mudà.
péu-ras,-e ; adj. — Qui a le poil rps.
peurélh (Pontacq) ; sm. — Papillon de
nuit, phalène; v. penalhò.
peurélh; sm. — Touffette de poil. C.
perùlh.
peurelhà. — C. perulhè.
péu-rous,-se ; adj. — Qui a les che¬
veux, le poil roux. V. sàure.
peussè ; sm. — Peaussier (vieux) ; v.
pelissoû.
péutre ; sm. — Métal composé d'un
mélange d'étain et de plomb (Esp. peltre).
Pèy (Lav.) ; n. p. m. — Pierre. V. Pe.
Dini. Peyét, Peyìn, Peyòt,-e, Peyoû, Peyròi, Peyroû, Peyroutoù. Augm. Peyàs.
Dans la région béarnaise louchant
le
Lavedan, pèy, pèye désignent les Lavedanais,

avec un sens un peu moqueur.

pèy; adv.

—

Puis,

en

certains lieux des

L., de la G.-M. et du G. Cf. puch.

pèye (Ray.) ; adj. — Pire. Cf. piri, sourdéys.
pèyne ; sf. — Forme ancienne de péne,
peine. Dans les loc. excl. : bère pèyne,
pèyne liôu ! équivalant à peste, diable,
peyrà ; v. — Empierrer,
peyrabàte, pèyrebàte ; v. — Frapper
avec
une pierre, des pierres,
lapider; par
anal., grêler; saccager.
Tout qu'ey pèyrabatàt, tout est saccagé,
dévasté, écrasé; qu'ai y hasè tout peyra¬
bàte laguéns, il menait tout son monde
tambour battant ; qui escoute à perielà
bederà lèu à pèyrabàte, qui écoule tonner
verra bientôt grêler (prov.).

peyracùt,-gùt,-ude ; adj.
teux, -euse. N. de p.

—

Caillou¬

Peyragude.

peyrade, peyralade; sf. — Amas, tas
pierre ; chaos rocheux ; chaussée em¬
pierrée, chemin dallé. N. de 1. et de p.
Peyrade, Lapeyrade ; era peyrade de Gaburnie, le « chaos » enlre Gèdrc et Gavarnie.
peyràdje j'sm. — Empierrement; quan¬
tité de pierres fuies, de pierreries ; cailloutis ; les pierres nécessaires à une maçonne¬
de

rie.

peyrahemà,-herrà

(Lav.) ;

v.

—

point d'appui sur une pierre et
jouer d'un levier.
Prendre

un

peyralà,-ade ;
v.

s.

—

Quantité de pierres ;

peyrade. N. de p. Peyralan.

peyrarie,-rerie ; sf.

—

Les pierres ;

pierrerie.
peyràs,-se

; s. — Grosse pierre; ro¬
cher; terrain pierreux. V. Pèy. N. de p.
peyrassade ; sf. — Chute, ébonlement
de

pierraille; lapidation.

peyrassè

;

sm.

—

Marchand, fournis¬

pierres ; celui qui a la manie de
jeter des pierres. V. peyrè, calhabassè.

seur

de

�PEYRASSEJA

peyrassejà
des

cailloux;

—

; v.

350

PÈYRE
—

jeter,

Remuer des pierres,
lancer des pierres,

lapider.
peyrassère ; si. — Carrière de pierres
ou mieux, lieux
pierreux où l'on peut pren¬
dre des cailloux ; v. peyrère.
peyrassilh; sm. — Persil, ache. Peyrassilh do us mouràs (G.), œnanthe; pey¬
rassilh grau, céleri des marais.
Le persil n'étant pas au goût de tout le
monde, on dit de quelque chose de déplai¬
sant qui survient : aqulu qu'ey iou peyras¬
silh; celte expr. peut aussi bien être prise
dans

un

conte où l'ail

se

fait lier d'être le

premier, l'unique, le meilleur, des assaison¬
nements ; il est très dépité quand on lui
adjoint le persil; d'un cadeau, d'une chose
de minime valeur on dit : que la troussarén
en ue lioélhe de peyrassilh, on l'enveloppe¬
rait dans une feuille de persil (laquelle est
très petite).
peyrassilhà ; v. — Mettre du persil,
assaisonner avec du peçsil.
peyrassilhade ; sf. — Persillade ; au
fig., remontrance vive, aigre; frottée.
pèyrassilhane ; sf. — Ciguë. V. ceeute.

; adj. — Persillé,-e.
Houmàdje peyrassilhàt, fromage persillé,
par ex., le Roquefort; qu'ey de las peyrassilhades, dit-on d'une histoire un peu
« salée
», laide, d'une aventure peu banale
ou
équivoque.

peyrassihàt,-ade

peyrassoû

;

sm.

—

Cailloulis, éclat,

pierre, pierraille.
peyrassùt,-ude ; adj.

débris de

—

Pierreux,

caillouleux,-euse.

peyràt; sm. — Pavé, chaussée, dallage.
peyra.de, peyràdje. N. de 1. et de p.
Que cadoû sus Iou peyràt, il tomba sur
le pavé, la chaussée.
peyràt,-ade ; adj. — Empierré,-e.
peyràu ; adj. des 2 g. — Qui est de la
pierre, de nature rocheuse; la péne peyràu
V.

hauteur de Louvie-Juzon où il y a
du marbre.

est

une

pèyre ; sf. — Pierre, caillou ; pierre pré¬
cieuse ; calcul, maladie de la pierre ; grê¬
lon ; meule; v. moule. N. Tle 1. et de p.
Peyre, Lapeyre.
Pèyre précède

de nombreux noms de
Pèyragude, Pèyraube, Pèyreblanque,
Pèyrecabe, Pèyrehite, Pèyrehourade, Pèyrelade, Pèyrelàu, Pèyrelane, Pèyreloungue,
['èyremale, Pèyresourde, Pèyretorte, Pèyrède, Pèyregerbude, Pèyrelaudère, Pèyrenère,
etc. Ces noms peuvent être aussi des noms
lieu:

de personne.
On

appelait autrefois la pèyre, une me¬
capacité creusée dans la pierre et
qui se trouvait ordinairement dans un
angle de la halle au grain.
Pèyre dure, horde, pierre dure; pèyre
fine, pierre line, précieuse; pèyre. infernale,
nitrate d'argent ; pèyre mourle, pierre qui
se délite, se désagrège; c'est ordinairement
un
conglomérat sebleux ; grès pulvéru¬
sure

lent ;
bastisse de pèyre, maison
chaux et à sable et non en pisé ;

bâtie à
mèsle de
pèyre, maître maçon, architecte (vieux) ;
on dit à
quelqu'un qui a commis un gros
méfait: que-t podes hicà ue pèyre au cot,
tu peux mettre une pienre à ton cou et
aller te noyer; lou diable porte pèyre,
expr. prov., le diable s'en mêle; nou cau
pus hicà lou dit enter dues pèyres, il ne
ïa ut mettre son doigt entre deux
pierres
(die.) ; autàn baleré seinià pèyres, autant
vaudrait semer des pierres, dit-on d'une
chose qui ne peut rapporter ; pèyre mabedisse que-s demoure lisse, pierre qui roule
n'amasse pas mousse lourrà à pèyre héne,
geler au point de faire éclater les pierres ;
pèyre trucade que lire hoéc, pierre battue
produit du feu ; un pacifique, si on le bat,
devient méchant (prov.).
pèyre-alue ; sf. — Composé de pèyre et
de alue; montagne de Laruns.
pèyre-aube ; sf. — Pierre blanche,
N. de 1. et de p.

pèyrebàte. — V. pèyrabàte.
pèyrebatude ; sf. -— Ampoule sous le
pied.
pèyre caussière ; sf. — Pierre à
chaux.

pèyrecayrà ; v. — Placer les pierres de
aux
angles de la maçonnerie.
pèyre-càyre ou de càyre ; sf. — Pier¬
re
d'angle.
pèyre-clabère ;'si. — Clé de voûte,
pèyre d'agnâ. — Pierre dont on dit :
Qui pèyre d'agnâ Iheberà,
Cent escùts y troubarà.
Qui lèvera la pierre d'aignan, y trouvera
(dessous) cent écus. Cette pierre est un
énorme bloc de poudingue (peut-être agnà
a-l-il primitivement désigné ce conglomé¬
rat !&gt;) qui se trouve sur la limite du Pontl.ong, entre les communes de Bougarber et
taille

de Vicllenave.

pèyre-dalhe, pèyre de dalhe; sf. —
aiguiser la faux, queux.
pèyre de fusilh; sf. — Pierre à fusil,

Pierre pour
silex ; v.

pèyre-hoéc.

pèyre de moule ; sf. -— Pierre à meule
de moulin, silex. Cf. pèyre mouliàu.
pèyre d'esmoùle ; sf. — Pierre à
émoudre, queux ; pierre poreuse dont on
fait les meules à repasser, à aiguiser.
pèyre-escounude ; sf.— Pierre cachée,
jeu de cache-eache-miloulas.
Pèyregerbude; sf. — Pierre, lieu
rocheux où il y a de l'herbe (?) Lieu où se
réunissaient autrefois les communautés de
Gère et de Rélesten en Ossau et dont on
dit

:

Pèyregerbude

de

Gère

e

tién

Belestén.

Pèyregerbude réunit Gère et Bélesten.
; sf. — Borne frontière,
borne de limitation. N. de 1. et de p. Peyrajile,, Pierrefitte.

pèyre-hite

pèyre-hoéc; sf.
tigne.

—

Pierre-feu, silex. Cf.

�351

PÈYRE

pèyre-lade
lau. 11 y a,

v.

lau.

;

sf.
Pierre plaie, dalle;
à Caulerels, le pie de Pèyra
—

pèyre-lane ; sf.
Sorte de grès friable
appelé aussi briole. N. de p. Peyralaile.
—

pèyre-màrme,-màrbe,-e

bre.

Rél

coum

marbre.

sf.

;

pèyre-màrme, froid

—

Mar¬

comme

pèyre mouliàu.
C. pèyre de moule.
pèyre mourte.
V. à l'art, pèyre.
pèyi'e pounce ; sf. — Pierre ponce,
pèyre segnedére; sf.
Bénitier
d'église. Cf. aygue-segnè.
pèyre-talh ou taìhe ; sf. — Pierre de
—

—

—

taille.

pèyre-tounèr

ou

de tounèr

Pierre de foudre, aérolithe

; sf. —
donne aussi
dures, tel le

; on

nom
à d'autres pierres
silex ; on les croit tombées du ck'l et elles
donnent lieu à certaines
pratiques supers¬

ce

titieuses; c'est ainsi que dès qu'on a dé¬
pierres, il faut la jeter à
l'eau, car elles attirent la foudre ; en cer¬
tains lieux, on place une
pèyre de tounèr
couvert une de ces

comme

talisman dans les fondations d'une

peyréte;

sf.

—

—

Petite

caillou.

PEYROULÉT

pierre,

petit

Qui jéle peyrétes, jéte umouréles, qui
petites pierres, lance des amours,
dit-on des agaceries que se font les amou¬
reux. V. peyrejà.
peyrie ; sf. — Pierraille, petite pierre.
Une source de
Bagnères-de-Bigorre, dont
l'eau a la propriété de
désagréger les cal¬
culs de l'organisme,
porte le nom de la
Peyrie.
peyrigà,-guère ; s.
Qui est pier¬
reux; place pierreuse. N. de I. et de p.
peyrìgno,-rìgo (G.) ; sf. — Pierraille ;
terrain pierneux.
Peyrigôr ; 11. p. m. — Périgord ; nom
d'une race de porcs
répandue en B. et Big.
peyrilhe. — C. peyrigno.
peyrin (G.) ; sm. — Borne, banc de
pierre.
peyrine ; sf.
Pieriie précieuse ; petite
pierre ; pierre blanche.
peyris ; sm. — Cailloutis, pierraille,
pèyrossilhàno (G.) ; sf. — Ciguë. Cf.
lance de

—

—

maison nouvelle.

cecute.

Pèyre; n. p. ni. — Pierre; tombé en
désuétude; on dit généralement Pierre;
v. Pè, Pèy.
peyrè ; sm. — Carrier ; tailleur de pier¬

Peyròt ; n. p. m. — Pierrot ; syn. de
benêt, de pauvre diable.
Peyràt désigne, dans nos chansons et nos
contes, le niais, l'homme sans jugement,
le mari trompé; il incarne aussi la faim,

res

; v.

peyrussè. N. de p. Peyré, Lopeyréie.
gens de Lourdes (H.-P.) et

Sobriquet des
de Comensac

(L.).
Peyré (Auguste). — Félibre Oloronais ^18/(1-1922).
•
peyréde, peyregade. — C. peyrade.
N. de 1.

peyrégn,-e ; s. — Assise de rochers, de
pierres ; mur de pierres sèches ; v. orrourne, rournùs ; sol pierreux. Dim. peyregnét.
N. de p. et de I.
peyrégno (H.-Big.); sf.
Silex, pierre
à feu ; v.
pèyre-hoéc.
peyrejà ; v. — Epierrer ; jeter des pier¬
res; 011 dit, prov. : qui p&amp;yréje, qu'arnouréje; v. peyréte.
pèyre-miure (Os.); sf. — Granit,
pèyre-piquè ; sm. — Smilleur, piqueur

de meules.

peyrère ; sf. — Carrière de pierres ; tas
pierres; femme die peyrè. N. de I. et
de p. Lapeyrère.
peyrerie ; sf. — Pierraille ; maçonnage ;
piei'rerie.
peyressilh. — Forme de peyrassilh.
peyressilhéte (Arm.) ; sf. — Etliuse
faux persil (plante).
Syn. chidroulhéto.
peyrét, peyrétes ; s. — Jeu des osse¬
lets où ceux-ci sont remplacés par
des pier¬
de

res

;

si l'on

bres de
mouton

des

a

morue
ou

de

ou

os,

des

porc

c'est

avec

osselets

que

des vertè¬
de

pied de
l'on joue. V.

mufles.
Peyret (Alexis). — Poète béarnais,
né à Serres-Castèt (1826-1902).

la misère totale.

Peyròt e Bloundine, deux niais ensem¬
la faim avec la soif, le couple assorti ;
Peyròt qu'ey au bufét, dit-on quand le
pain manque à la maison ; /1 ou dèclies pas
entrà Peyròt à boste, ne laisse pas entrer
la misère chez loi ; lui à las estorses 'tab
Peyròt, lutter avec l'adversité, contre la
faim ; à Cauterets, c'est Bernat
qui plus
encore
que Peyrot personnifie la famine;
dit : quan èras òlhes debaran, Bernat
on
que pàya, quand les brebis descendent dans
h
plaine, à l'entrée de l'hiver, Misère
monte; à Argelès, c'est Doumenlco; û Peyròt-lèri, un parfait nigaud ; v. liròy.
Peyrôt e Guilhòt. deux « pas grandchose » ; d'une personne qui a de mauvai¬
ses
fréquentations on dit : qu'ey toustém
dab Peyròt e Guilhòt.
Peyrote ; 11. p. f. — Pierrote, la com¬
pagne d'un Peyròt. V. Peyroune.
Peyroû,-toû, Peyroulét. — Dim. de
Peyròt.
pèyrou, peyròu; sm. — Proyer.
Svn. pedoû, milharéne.
peyròu,-oie ; s. — Panier, corbeille ; v.
paè, liste, sistou, garbiste. Se dit par ana¬
logie pour payròu, chaudron.
peyroulàs,-se ; s. — Grand, vilain
panier.
peyroulàt,-lade ; s. — Contenu d'un
panier, d'une corbeille.
peyroulè,-re ; s — Fabricant, mar¬
chandée de paniers, vannier,-ère. N. de p.
peyroulét,-e ; s. — Petit panier, petite
corbeille ; petit vannier. N. de p.
ble ;

�PEYROUNE

Peyroune

—

352

PIARDE

f. — Pétronille ; pé¬
effrontée, sans pudeur,
virago; 011 dit en Barétous : qu'ey couru
nu de Peyroune,
ehens pòu e chens bergougne; elle est comme celles de chez
Pétronille, sans crainte et sans pudeur.
peyroùs,-e, peyrùt,-ude ; adj. —
Pierreux,-euse, caillouteux. N. de 1. et
ronnelle,

; 11. p

femme

de p.

Peyrous, Lapeyrouse, Peyrouse, Peyrun,
Peyrussan, Iiiupeymus, Peyrousét.
peyroutejà ; v. — S'amuser avec de
petites pierres, comme les enfants.
Peyroutét,-sét; n. p. m. — Petit
Pierre ; dim. de Peyrùt.
peyroutéte,-tote,-toùgno ; sf. — Très
petite pierre.
Peyroutoû; n. p. m. — Petit Pierrot;
c'est, eu B., une sorte de Jean de Nivelle,
un insouciant et brave garçon ; nom d'une

piadé,-re ; s. — Système d'enrayage
les roues. V. drabadé.
piàdje ; sm. — Péage,
piàgn ; sm. — Petit cri, plainte; ton
doucereux. V. plagn.
piagne, pianche ; sf. — Vin de derniè¬
re coulée,
faible, mauvais, piquette; piot ;
poumpougne, pitanche.
pialà, pialhà (L.) ; v. — Bavarder,
piailler.
pialà,-lè, pièlà, pilà ; sm. — Pilier,
pile ; colonne, jambe de force ; las, masse
de choses, groupe ; v. pièle.
pialà, pielà ; v. — Befaire le pied d'un
bas tricoté, rcmpiétcr. Cf. peytà, pietà.
pialà, pièlà, pilà; v. — Piler, pilon¬
ner, écraser; tasser, passer au pilon.
pialade ; sf. — Action de piler ; pilon¬
pour

v.

nage.

L'ensemble des pièles
grains.
pialadoù,-re ; adj. — Pileur, pilonneur,

pialàdje

danse ancienne.

dans

peyrùt,-ude. — C. peyroùs. Dim. peyrusquét. N. de p.
pèys. — Forme de pais, pays. Sous l'in¬

-euse.

fluence du fr.

dit aussi pe'is.
pèysâ,-ane. — Forme rare de paysâ.
pèyt (Or.). — Forme de pèt, peau,
peytà ; v. — Refaire le pied d'un bas,

d'une

on

chaussette;

v.

pialù.

peytade ; sf. — Empreinte de pied. Cf.
peade.
peytabî. — V. petabî; poitevin, dans
ancien texte.

pèytchou

;

sm.

—

Poitrine,

d'après

Lespy. V. piéch, péthou.

peyteguè,-re ; s. — Tricoteur,-euse de
Sobriquet des gens de Tuzaguet (H.-P.).
Peytèu ; n. p. — Poitiers, dans ancien

bas.

texte.

peytràu (G.-M.)

; sm.

—

Poitrine, poi¬

trail ; v.

pièch.
pî; pin (L. G.); sm. — T. générique,
pin (Pintis marítima, Pincster, etc., arbre).
Drét coum û pi, séc coum lou pî, droit
comme un pin, sec comme le bois de pin.
pià (llte-liig.). — Aphérèse de apeà.
pià ; v. — Entraver; enrayer, en parlant
d'un véhicule; fixer un objet de façon à
l'empêcher de se mouvoir.
piàc (Lav.) ; sm. — Cri aigu, éclatant ;
cri de la pie.

piàc ; piàt (L.) ; sm. — Jeune pin. Dans
moulhàt coum un piàc, mouil¬
lé, trempé comme un jeune pin; ses bran¬
ches en parapluie, en effet, arrêtent et
cette expr. :

retiennent l'eau

du ciel,

piacà ; v. — Criailler,
piacade ; sf. — Criaillerie.
piacàyre,-e; adj. — Qui cric.
piadà,-tà, pignadà; sm.— Bois, semis
de

pins.

piade ; sf. — Action de pià.
piade, piatade, pietade ; sf. — Em¬
preinte du pied, foulée ; blessure, accroc
qu'on se fait au pied ; action de chopper.
piade; piadère (E. des L.) ; sf. —
Plantation de jeunes pins '(piàts).

une

; sm.

halle

pialàt,-lè
ment,
amas

—-

aux

■— Gros tas; rassemble¬
nombreux, foule, masse,

; sm.

groupe

de choses

en

tas.

U

pialàt de sucs, un grand tas de sacs;
qu'en y abè û pialè, il y en avait un grand
nombre, une grande quantité; qu'arribaben à pialàts, ils arrivaient en niasse,
pialàyre. — C. pielàyre.
pialè; sm. — C. pialà et pialàt; on dit
aussi pialère, sf. (rare),
pialéto. — V. piàlo.
pialhà (Lomf) ; v. — Admonester
gronder; grogner; v. pilhà.
pialhà. — V. pialà (1).
pialhe (M4) ; sf. — Nom de brebis de
toison
blancs

noire

ou

brune

avec

des

anneaux

jambes. V. pihalhe.
pialhe; sf. — L'argent, la monnaie. V.
piàlhou, pic, picalhoû, mousilhe, mounéde,
dinés,

aux

sos.

piàlhou, picalhoû; sm. — Décime,
sou, en style familier; le piàlhou autrefois
était le gros sou appelé aussi patràcou,
patraque; abé piàlhous, avoir de l'argent,
être riche; d'un décavé on dit: n'a pas
tney nad piàlhou. V. patàc, so, pic, piè.
piàlo (B.-L.) ; sf. — Pantoufle de laine
tricotée. Dim. pialéto; v. piàu.
pialòt, pièlòt ; sm. — Petit tas, petite
pile, groupe ; en û pialàt, en tas.
pialoû ; sm. — Pilon,
pialoutejà ; v. — Faire des petits tas.
pialoutét,-tòt ; sm. — Petit pialòt.
piamòtes (à) ; loc. adv. — Tout douce¬
ment, à tâtons; on dit aussi à piàms.
pianche; sf. — Pitance, en style fami¬
lier. C. piagne. V. piscalhe.
pianiste,-e; s. — Pianiste,
pianò, pionò; sm. — Piano, instru¬
ment de musique.
pianoutà ; v. — Pianoter,
piarde (L.) ; sf. — Piçche.

�353

PIARROT

piarròt,-e (V.-B.) ; s. — Personne
manquant du sérieux, insouciante, sur la¬
quelle 011 ne saurait Taire Tond.
piastre ; sT. — Piastre, monnaie ; par
anal., palet. V. palét.
piàstrou ; sm. — Sorte de piastre ; n'est
employé qu'au sens de gros sou, dans le
style Tamilier; v. piàllwu; au iig., lour¬
daud; v. patràcou.
piàt (L.). — V. piàc (2), pin; terrain
où il y a de jeunes pins ; v. piudére.
piatàt; sm. — Trace d'un pied; pas, en
certains lieux ; v. pialade.
piatàt. — Forme de pielài.
piàu

; sm.

—

Unom. du cri de certains

oiseaux ; v.

piaula.
piàu (Lav.) ; sm. — Cliausson de laine ;
v.
piàio.
piàuc ; sm. — Dard, épine, petit objet
pointu; par ext., les insectes ayant un
dard, tels que les tiques, les poux, etc. Y.
espiàuc, liis.
piaucà, piucà ; v. — Piquer., darder,
donner de
l'aiguillon; piaucà-s, se piquer;
v.

hissà.

piaucade, piucade ; st. — Piqûre,
coup de dard, d'aiguillon.
piaucàyre,-e ; adj. — Qui pique,
darde.

piaulà, piulà ; v. — Piauler, pousser
aigus, criailler; v. chisclù.
piaulade ; si. — Pelit cri, action de
piulà.
piaulàyre,-e ; adj. — Piaulard,-e.
piaulejà. — Fréq. de piaulà.
piaulère. si. — Criaillerie, manie de
piauler.
piaulét, piulét ; sm. — Cri aigu,
piaumà (As.) ; v. — Lancer la toupie,
piaume (As.) ; st. — Toupie ; v. cibàt.
pibà (Bay.) ; v. — Monter, hisser,
jucher, élever, surélever; pibù-s, se hisser,
se jucher; v.
pujà.
pibade (Bay.); si. — Action de monter,
d'élever, de se jucher.
pibale ; si. — Alevin d'anguille qui
remonte {pibe) l'Adour.
pibèc,-o (Big.) ; s. — Bavard,-e, jacas¬
seur, jacasse ; v. tibèc.
piboès,-e, piboét,-e ; s. — Personne
dont on dit « qu'elle a la langue bien pen¬
due », leste en ses propos et actions ; le t.
a un sens
désobligeant et péjor.
piboét ; sm. — l'iot, le vin rouge en
style plaisant; amateur, humeur de piot ;
v. piagtie. N. de p.
pibole, pibe ; si. — Peuplier « lemelle » ; lieu planté de peupliers. C. pibale. V.
plbou.
pibole ; si. — Insecte parasite du peu¬
plier ; en certains lieux, coccinelle,
pibòt; sm. -— Pivot,
pibòt (Al.); sm. — Epi du maïs; v.
gaboulh.
pìbou, pigou, bigou; sm. — Peu¬
plier, t. générique.
piboulà,-ade ; s. — Bois, bouquet,
rangée de peupliers.
des cris

—

PIC

piboulane ; piboulàto (G.) ; si. —
(phuliola œyerita, champignon).
Syn. aubarale, aumate, saiicalo.
pibouloû,-léte ; s. — Coccinelle ; v.
pibole, papouluù, bidàu.
piboutà ; v. — Pivoter,
piboutade ; si. — Action de pivoter ;
tour rapide sûr soi.
piboutàdje ; sm. — Pivotation ; en style
lamii., action de se dépêcher, de se remuer.
piboutàn,-te ; adj. — Pivotant,-e.
piboutàyre,-e ; adj. — Qui pivote,
pic ; sm. — Pivert, t. générique des
l'iioliole

oiseaux de la lamille
gnons à
ù pic,
couru

u

picus ; nous les dési¬
la suite selon l'espèce. Màgre coum

maigre comme
pic bòrni, crier

un

pivert

comme

borgne.
pic ; sm.

—

;

un

Couj^s coup d'estoc

cridà
pivert
ou

de

pointe, entaille profonde, encoche, coupu¬

battement de cloche ; piqûre, lardon,
crochet aigu. V. arreplc.
A cade pic l'estère, à chaque
coup, le
copeau (enlevé), se dit quand on trappe
avec vigueur et aussi, de
propos vils, mor¬
dants; que nou s'en liren jaméy chenu
pic ou pelade, ils 11e s'en tirent jamais sans
dommage ; se disait autrefois des gens qui
allaient à Sauvelade (B.-P.) dont les gens
étaient, parait-il, d'assez « mauvais cou¬
cheurs » ; bèstie de pic ou tau pic, bêle
pour la boucherie ; càde s'ou pic, tomber
sur le coup, sur la
place; arr'kbà s'ou pic,
arriver à l'instant même; s'ou pic de mieydie, sur le coup de midi; v. arrepic; abé
quauque pic, avoir quelques dettes ; en
Lav., de quelqu'un qui se met en avant,
brigue un siège, veut se marier on dit :
qu'en bo â pic, comme en fr. il veut du
gâteau, il en veut un bout ; pics e patàcs,
des coups de toute sorte.
pic ; sm. — Pic, espèce de pioche ; smille ; montagne pointue. Pic est joint, dans
les Pyrénées, généralement, à un qualilicatil; pic de miey-die, pic de midi ; pic
d'Aussùu, pic d'Ossau; pic loung, pic long,
re

;

brocard ;

etc. V.

pique, picàr.
Lou pic d'Arbus,
U qu'en uprigue dus,
Mes lou d'Ortès,
U qu'en bau très.
Le coup de pic d'Arbus, un seul compte
pbur deux, mais celui d'Orthez en vaut
trois, dicton à double sens, appliqué bon¬
nement

ou

pic; sm.
des liquides

malicieusement.

Acreté, acidité en parlant
sens fig.
Lou bi que sap au pic, le vin est aigre ;
que-m sab au pic, j'ai cela sur le cœur,
—

;

prend le

c'est dur à avaler.

pic;

— Sou, monnaie en style îan'èy pas nad pic, je n'ai pas le
sou. V. piùlhou, piè.
pic, pigue ; adj. et s. — Couleur pie,
blanc et noir; on dit plutôt piguét,-e.
pic (L.) ; sm. — But, départ de jeu ;
tirà dou pic enlà, tirer du point de départ
indiqué; v. tiré, pè.

sm.

milier ;

23

�PIC

—

pio (à)

PICATE

354

loc. adv.

—■ A pic, perpendicu¬
dit aussi de pic.
Càde à terre de pic, tomber de haut,
perpendiculairement, sur le sol.
picà ; v. — Piquer, aiguillonner, pio¬
cher, smiller; marteler,; hacher, couper du
bois, de la litière; entamer avec une poin¬
te ;
mordre ; larder de la viande ; cuire,
prendre au nez, à la gorge; piquer à l'ai¬
guille, contre-pointer ; offenser, fâcher ;
elre aigre, àcre ; picà-s, se
piquer, s'offen¬
ser ; v.
piaucà, picoà.
Lou sou que pique, le soleil bat d'a¬
plomb; picà la murralhe, piquer, smiller le
mur; picà lou, dalh, marteler, rebattre la
faulx; picà boy, couper du bois; lou pébe
que pique, le poivre pique au nez ; que s'ey
picade, elle s'est offensée; picà la camise,
piquer la chemise ; picà lous boéus, aiguil¬
lonner les bœufs ; labri, pique
! cri pour
exciter le chien à mordre ; picà lou pin
(L.), faire l'entaille à résine au pin.

;

lairement ;

on

picàchou (tì.-M.)
v.

;

sm\

—

Mangeaille

;

picalhe.

picade

sf.

;

Piqûre

—

;

dépit, offense,

fâcherie.

picadé ; sm. — Billot, tronc d'arbre sur
lequel on coupe, taille; tranchoir, planche
à

hacher.

picadé,-re ; adj. — Qui peut, doit être
piqué,-e, smillé, rebattu, haché.
picàdje ; sm. — Piquage ; action de
meuler, de smiller

maladie des volailles.
Smilleur ; conducteur
de bétail, ouvrier qui se sert d'une pique
ou
d'un outil tranchant : hache, couperet,

picadoù

; sm.

;

—

etc.

picadure

;

sf.

—

Piqûre; entaille,

coup

de hache.

picagnà (G.) ; v. — Tracasser, taqui¬
agacer, chercher noise, disputer.
picagnàyre,-e (G.); -gnoùs,-e; adj.
Taquin,-e ; v. tacàgn; tracassier, tur¬

ner,

—

bulent.

picahòu, pique-hòu ; sm.— Nom don¬
promenade appelée ailleurs

né à Orthez à la

ahumes, prous, guiroundèu ; à Or. et
environs, les enfants crient:

aux

Pique-hòu, liòu, hòu !
Pique pallie, pique hey,
Lan iroles que lièn bey.
Picahòu, ho, ho ! Pique paille, pique
foin, les châtaignes rôties font, du bien.
picàlh ; sm. — Eclat de pierre ; caillou
cassé pour l'empierrement.
picalhà ; v. — Donner du pic, smiller,
picoter, hacher; par anal., manger, en
style plaisant.
picalhe ; st. — Nourriture ; le néces¬
saire à l'existence, en t. familier; v. piscoalhe; l'argent; v. pic (2).
Aci que y a picalhe ! Ici, il y a de quoi
manger abondamment ! A 'an pas rèyte de
picalhe., ils ne manquent de rien.

picalhoû
quibus,

en

Picaillon; monnaie,
style familier et plus particu¬
; sm.

—

lièrement, pièce de petite monnaie, sou. V.
pic (4). On dit aussi picàlhous, au pl.
(Ju'a picàlhous, il a de l'argent, il est
riche.

picamén ; sm. — Frappement avec un
objet aigu, pointu.
picàn,-te; adj. — Piquant,-e, acide au
goût; au lig., qui parle avec ironie, en
lançant des pointes.
picapalét,-parét (Lav.) ; sm. — Espèce
de grimpereau ; v. garrapoû, picassoû.
picapòr. — V. pico-por.
picapoùt, piquepoùt; sm. — Vin
blanc produit ordinairement par le plant de
folle-blanche ; on en a fait le mot français
picpoul. En Gascogne, picapoùt est devenu
t. générique et désigne le vin blanc ordi¬
naire, de consommation courante.
Nas de picapoùt, nez d'ivrogne ; aymà
lou picapoùt, aimer le vin.
picàr,-de ; adj. — Susceptible, emporté,
qui a « la dent mauvaise » ; nom de cliien,
le labri, ordinairement; dans les L., espè¬
ce
de
pioche. Sobriquet des gens de
Lagarde (H.-P.).
picaràgn, pincaràgn; sm. — Grim¬
pereau ; pivert ; mésange à longue queue
Cf. piharàgn.
Màgre coum û picaràgn, maigre comme
un
grimpereau, un pivert.
picaragne ; piharàgno (Big.) ; pincharàgno (B.-L.) ; sf. — Mésange à lon¬
gue queue.

Syn. mieharagne,

picardâ,-dàgil

coue
sm.

de padéne.
—
Variété

de
cépage à raisin blanc.
picarde; sm. — Chien qui mord,
picàrdo (B.-L.) ; sf. — Sonnaille de
forme cylindrique.
picarét,-ròt ; sm. — Petit pic.
picarine (L.) ; sf. — Pic épeiche.
picarre ; sf. — Pointe de montagne, de
coteau

;

élevé.

picarréte,-ote ; sf. — Pelite picarre.
picàs ; sm. — Mauvais, vilain pic.
picascoiircè (II.-Big.). — C. picescourcè.

picassà

;

v.

Travailler

—

avec

une

pique, frapper de la pique, de la hache,
dégrossir ; piocher. V. espicassà.
picasse ; sf. — Grosse pique, vilaine,
grossière pique, hache; v. destràu, picole.
picassejà. — Fréq. de picassà, avec une
nuance péjor.
picassét,-e ; s. — Petite hache; sorte
de serpe.

picassoû;

sm.

—

Hachereau; grimpe¬

picapalét.
picàt,-ade; adj. et s. — Piqué,-e, taillé,
entaillé; maboul.
picàt (B.-L.) ; sm. — Mets préparé avec
des choux hachés ou des épinards sauva¬
ges et des pommes de terre,
reau

; v.

picatàs

; sm.

—

Vilain pivert,

picate (G.-M.) ; sf. — Espèce de truite
de mer, louvine tachetée. V. pique (1).

�355

PIC-A-TOUMBES

pic-à-toumbes (de)

;

loc.-adv.

—

A la

renverse.

pic-auroû ; pic blu (M1) ; sin. —
Sitelle torchepol.
Syn. Arràpo-càssou, pique-por.
picàyre ; si'. — Smilleur; bûcheron,
repiquem' de meules, t. de métiers.
pic-bòr (L.) ; pic-cournalhè ; piccournèlh (L.);.sm. — Pic corneille (?),
pic noir ; le populaire désigne aussi sous
ce nom le pivert;
en M'., 011 l'appelle aussi
pic nègre.
pic-de-maçoû ; sm. — Smille.
pic-de-néu ; sm. — Pic des neiges, des
rochers.

Syn. ausèt d'er' àrlo (B.-L.).
pic-e-péu (à) ; loc. adv. — Vivement ;
ha tout à pic-e-péu, l'aire tout vivement ; se
dit aussi pour beaucoup; minjà
à pic-e-péu,
manger beaucoup et vite ; v. pique-péu.
pic-escourcè ; sm. — Pic de l'écorce,
pivert.
pich; sm. — Urine; pissat; par anal.,
source
jaillissante ; filet d'eau jaillissant,
cascade. V. arrepicli; àga-pich.
Pudl au pich, sentir le pissat ;
pich
arròs, nom d'une cascade de Gauterets,
(de Lutour) ; ana-s'en dab lou pich au
bénte, prendre la fuite; partir sans avoir
oblenu ce qu'on désirait.
pichà ; v.— Pisser, uriner ; jaillir, cou¬
ler par jets, ruisseler.
Hàmi de pichà, envie de pisser ;
la houn
non piclie
pus mey, la fontaine ne coule
plus; lou bi que picliabe, le vin coulait.
Pichà, au jeu de cartes,, de boules, etc,
signifie compenser la perte, fournir le jeu ;
picliù dues boles, donner deux boules, si
l'on a perdu.
Ha coum qui piclie, c'est-àLoc. div.
dire, sans peine, sans difficulté ; piclià-s
sous pès, être vieux; lou hàrri
que piche
ans oélhs, c'est une
croyance populaire que
le crapaud lance son venin jusqu'aux
yeux
des gens et qu'il les rend aveugles ; on
menace de cela les enfants curieux, indis¬
crets; qu'ey toutù coum si pichabe, cela
n'a aucune importance; coum si-m picliabe
sus
l'esclôp, cela me laisse indifférent ; tremoulà coum û porc quoan piclie, trembler
de lous ses membres ; pichà-s à las
culotes
(pour les hommes), à la camise (pour les
femmes), en parlant de l'effet du rire inex¬
tinguible ; on dit aussi pichà d'arAde;
que-rn hase pichà liguéte, il m'ennuyait
considérablement ; quoan las garies picharàn, c'est-à-dire aux « calendes grecques » ;
que-m hès pichà p'ou coùde, tu m'en¬
nuies; tu me la bailles belle; ha pichà
—

binàgré, ennuyer, assommer.
pichade ; sf.
Pissée; jet d'urine, de
liquide ; familièrement, averse ; surplus de
vin, de lait, donné par le vendeur; ce qui
—

déborde d'un vase, d'une mesure.

pichadé,-re ; sm. — Urinoir, pissoir ;
famil., cannelle de fût, bec de

urètre ;
vase.

pichadé,-re ; adj.

PICHE

—

Qui jaillit, en par¬
récipient.
pichadéte,-dote ; sf. — Petite pichade.
pichadey ; s. et adj. m. — Surnom
donné par les Landais du Nord au pays
viticole Girondin; lou pichadey, lou pe'is
pichadey.
pichadis ; sm. — Tracé, flaque d'urine,
pissée.
pichadoù,-re; adj. et s. — Pisseur,
—

lant d'une fontaine, d'un

-euse.

pichamén ; sm. — Pissement.
pichàn,-te ; adj. — Qui pisse, verse,
déborde ; à mesure pichante, à
plein bord,
avec largesse. V.
piche-pichan.
picharote. — C. pichadéte.
picharrade ; sf. — Grande pissée ; fla¬
que, trace d'urine.
picharrasse ; sf. — Abondante pichar¬
rade.

picharràt,-òt ; sm. — Fort, gros jet de
liquide.
picharre, pingarre, pichèrro ; sf. —
Gros pichet, dame-jeunne.
picharròt (G.) ; sm. — Source jaillis¬
sant
d'un roc, d'un point rocheux; v.
picharràt.
pichàt ; sm. — Pissée moindre que la
pichade; jet bref de liquide; jaillissement
intermittent.
ne

La houn nou da qu'à pichàts,
la fontaine
coule que par jets intermittents.

pichatòri; sm. — Urinoir; flaque d'uri¬
V. picliadé.
pichàyre,-e ; s. — Pisseur,-euse ; en
style badin on dit, quand une fille vient de
naître : qu'a badùt ue pichayre.
pichè ; sm. — Mesure de capacité (envi¬
ron
deux litres 1/2); pichet, grosse bou¬
teille, jatte.
piche-arroùy ; sm. — l'isse rouge,
ne.

hématurie.

piche-au-lheyt ; sm. — Pissenlit (plan¬
; cf. grouncli (G.) ; personne qui a une
incontinence d'urine; enfant qui pisse au
te)

fit.

piche-barricòt ; sm. — Jeu d'enfants,
piche-bernàt; sm. — T. familier pour
désigner un petit vin, une piquette diuréti¬
que; v. esquisse-braguéte; dans les L., dési¬
gne la rainette rousse ; rous coin un piphebernàt.

piche-bî ; sm. — Courson
taillé d'une façon spéciale ; nom
tier où il y a des vignes ; dans les
oreille (insecte) ; v. cisiu.
piche-binàgre
1111

; sm. —
atrabilaire ; pince-maille.

Pisse vinaigre,

piche-biste (culote de)
talon ouvert des

piche-câ;

petits

de vigne
de quar¬
L., perce-

;

sf.

—

Pan¬

garçons.

Lésineur, mesquin,
désagréable ; désœuvré,
coureur; v. barlanguè; vers l'Arm. aussi,
nom
générique des champignons de l'es¬
pèce coprin et en particulier le coprinus
pricatilis ; herbe épice ; en certains lieux
aussi hellébore (Helleborus niger).
ladre ;

sm.
personnage

—-

�P1CHE

—

piche-caute ; sf.
libre. Cf.

356

PICOTS

Blennorrhagie, t.

—

castapiane.

piche-corde ; sí. — Jet d'urine ou de
autre liquide qui est tordu comme
une corde,
jet, jaillissement irrégulier.
Dans celte expr. : que soun pich.e-cord.es,
n'est
cela
pas net, franc, ce sont des échap¬
patoires, des moyens pour éluder; v. carnaligue; d'un sillon qui n'est pas droit, de
plantations mal alignées ou dit : que soun

tout

en

piche-corde.

piche-cordes,-courdétes ; sm.
siueur, ladre, pince-maille, chiche ;

—

Lé-

person¬

d'esprit étroit.
piche-fret ; s. des 2 g. — Pisse-froid,
personne d'un tempérament froid ; indiffé¬
ne

rent.

piche-garie ; s. des 2 g. — Litt. pisse
poule, lésineur,-euse, très serré; arria de
piche-garie, ruisseau où il y a très peu
d'eau, un filet d'eau
piche-lèyt ; sm. — Lactaire (lactarius
deliciosus, champignon).
piche-liguéte ; sm. — Avare ; v. pichecordes.

piche-mut (Salies).
piche-palhe ; sm.

—
—

C. piche-prim.
Gros sas ; van

pichourlè,-re. — C. piche-cordes.
pichourlejà ; v. — i'issoler par inter¬
mittences; couler par à-coups, par petits
coups.

pichourlère; sf.
s'écoule d'une

pient; maladie de la vessie, incontinence
d'urine.

pichoùs, -e

loc. adv. — Abon¬
damment, en parlant d'un liquide, mais
s'applique aussi, familièrement, à tout ce
qui coule avec abondance ; aquiu, tout
qu'ey piche-pichàn, là, il y a de tout en
abondance ; lèyt piche-pichante, beaucoup

tre ;

pichoùs,-se ; s. — T. trivial pour dési¬
petit garçon, une petite fille,
pichoüso (Lav.) ; sf. — Cascatelle.
pichoutejà ; v. — Pissoter. C. pissou-

gner un

tejà.
pichoutéy ; sm. — Action de pissoter ;
trace d'urine, petite ilaque d'urine.
pic-lay ; pinlày (Big.) ; sm. — Pivert
(picus viridis).
picoà ; v. — Biner, butter une planta¬
tion ; faire des picots ; picoà-s, action de la
peau qui se gerce. V. picoâ.
picoade ; sf. — Action de biner, binage,
buttage.

picoadé,-re; adj.

sm. — C. piche-cordes.
Se dit aussi d'une demoiselle aux airs pin¬

piche-prim

;

pimbêche : mddarnisèle de picheprim; v. pirnpim.
On appelle houn de piche-prim, la fon¬
taine qui ne donne qu'un lilet d'eau.
picherè ; sm. •— Fabricant, vendeur de
cés, d'une

pichès.

pichèro (G.)

;

sf.

—

Vessie. Cf. bouhi-

gue.

picheroùn (G.) ; sm. — Demi-pichet,
peu plus d'un litre,
pichèrro (G.). — C. picharre.
piche-trauc ; sm. — Trou plus pelit
que celui d'un robinet dans une futaille.
pichine ; sf. — Urètre (trivial et bas).
Forme phonélique défectueuse de pecliine.
pichorle ; sf. — Filet d'eau irrégulier
dans son débit et, aussi, filet coulant en
cascade, grande chute d'eau; v. pichorre.
Lou canét que chourre en pichorle, le
tuyau coule irrégulièrement ; que plau à
pichorles, il pleut à torrents.
pichorre ; pithorre (L.) ; sf. — Grand
pissat; à Bav., purin humain; par anal.,
un

cascade.

pichòt, pitchòt, pitchòy,-e; adj. et
s.
Petit,-e; v. choy ; menu, tout petit.
pichoùn (L.) ; sm. — Rémouleur1,
gagne-petit ; rétameur ; v. pitchoùn, ra—

mounét-lanlire.

pichourlà ;

v.

—

Pissoter et, aussi,

fréq. augm. de pichà. V.

espichourlà-s.

—

Qui doit être biné,

butté,-e.

picoàdje ; sm. — Binage.
picoàyre,-e ; adj. et s. — Bineur,-euse.
picòctl ; sm. — Croc, crochet de bois

;

de lait.

adj. — Pisseux, -euse,
de couleur passée, jaunâ¬
uriueux,-euse.
;

mouillé d'urine;

d'osier.

piche-pichàn,-te

Filet d'eau qui

—

fissure; fuite dans un réci¬

ou

de

fer emmanché dont on se sert soit

attirer une branche à soi, soit pour
arracher la paille à la meule. Cf. cay,
pelade.
pour

picoéte, picoutéte; sf.
serfouette.

Cf. escliade,

—

Petit boyau,

binéte.

picole; sf. — Hache, cognée; en Big ,
picole, pioche ; espèce de houe à
main, hoyau ; espèce de serpe-hachette dont
se servent les tailleurs de vigne et les petits
bûcherons ; v. piole, pique, picàsso.
pico-mandilh (à) ; loc. adv. — A qui
mange le plus, vers l'Albret.
pico-por; picapòrc (M'.-Big.) ; sm. —
Pique cloporte, étourneau ; désigne aussi
la site Ile torchepot.
pÍCÒr,-lo (Lav.) ; s. — Pic.
picòrlo (Big.) ; sf. — Pic de carrier, de

aussi,

terrassier.
Picot

(Eugène).

—

Ecrivain béarnais

(i783-I868).

Picot; engrelure, de bro¬
picòch; cica¬
trice de petite
vérole ou analogue. C.
picoâ. En li.-L., aussi, sifflet.
picote, pigote ; sf. — Variole; boulon
du vaccin;
clavelée des moutons,; par
anal., toute fièvre éruplive; au pl., mar¬
ques de la variole.
picòt;

sm.

—

derie, de dentelle; croc; v.

charramplc

La picote e lou
Nou rn'an jaméy

dat û tau pic.
petite vérole et la rougeole ne m'ont
jamais piqué comme cela ! (Hourcastrémé).
Bouta las pigotes, vacciner.
picots; sm. pl. — Jeu de barres, de
bâtons reliés ensemble par deux traverses
et
dont on se sert pour divers travaux
La

agricoles.

�PICOU

357

picoû, picòt

; sm.

Gerçure scoriée

—

provoquée surtout aux mains par le froid ;
en
Lav., neige glacée qui s'attache aux
sabots; branche du bât.
picoù (B.-L.) ; sm. — Partie mobile du
bât; la moitié de la jùnlo (v. ce m.),
picouéte. — V. picoéle.
picouléte; sf. — Petite picole.
picoùno (Lav.) ; sf. — Brebis dont la
lèvre supérieure est proéminente.
picou-pélou (Lav.).; sm. — Pelile dis¬
cussion, asticotage ; v. pique-peu.
picourà ; v. — Picorer ; peut prendre
le sens de marauder, piller.

picourade; picouréjo (Lom.)

;

sf.

—

Picorée, maraude.

picouràn,-te ; adj.

Qui

—

va

à la pico¬

piè.
piè;

v.

Faire des picots, dente¬

—

ler, garnir de picots.
picourlàt,-ade ; adj.—

Garni de picots;
marqué,-e par la petite vérole, les picoûs.
N. de p. Picourlat.
picouréyo (G.). — Picorée (T)astros).
picoutà ; v. — Picoter ; hacher petite¬
aussi, siffler.
sf. — Menues choses ha¬
chées ; se dit aussi pour picaalke.
picoutamén ; sm. — Picotement, dé¬
mangeaison

ment; en R.-L.,
picoutalhe ;

.

picoutàt,-ade.

V. picoutejàt, pi-

—-

courlàt.

picoutàyre,-e ; ad j. — Qui va à la
picorée; en B.-L., siffleur.
picoutè,-re; ad.j. et s. — Qui picore,
picole; démangeaison, cuisson.

picoutejà ; v. — Picoter, cuire, déman¬
faire un petit travail à la pique; asti-

ger;

col cr.

picoutejàt,-ade ; ad j.

—

Grêlé,-e

par

de picoûs, gercé, troué;

la variole; couvert

piâoutàt.4oùs, picourlàt.
picouteyà-se (Lav.) : v. — Avoir une
petite discussion (pique).
picoutî ; sm. — Picotin; pagà picoutî
per «sou, en style plaisant, payer par écot.

v.

chacun

sa

part.

picoutoùs, pigoutoùs,-e ; adj. — Qui
a la petite vérole, qui
en est marqué,-c. V.
picourlàt.
pic-pac. — C. pip-pap.
picure ; sf. — Piqûre,

pic-yegassè ;
c'est

une

croyance

sm.

Engoulevent:
téter les juments

—

qu'il

va

—

sm.

volaille.

piedejà. — C. pietejà. V. trepl.
piedjà; v. — Placer un piège, des
pièges.
pièdje ; sm. •— Piège; v. escrepét, matole, poude-pè.

piejà ;
nir

;

ausèt-crepàut. pioc.

pidsà (Lav.)

piéjo (G.) ; sf. — Etai, étançon, poin¬
: v. eslày.
pièla. — V. pialà, pilier,
pièlade; sf. — Grande, importante
pièle.
pielày (Chai.). — C. pielà.
pielàyre,-e; adj. et s. — T. de mar¬
chand grainier, celui, celle qui garde, au
marché aux grains, une pile de sacs de
grains, qui les vend.
pièle ; sf. — \ntas de plusieurs choses
placées les unes sur les autres, monceau ;
meule de foin, de paille; pile; grande
quantité, grand nombre, tas.
Ue pièle de sacs, un monceau de sacs ;
que v ahè marchandise e moùnde, à pièles,
il y avait de la marchandise et des gens en
tai

sos à nièles, de l'argent en masse,
pielè, pialè ; sm. — Tas. masse; pilier.
Qu'en y ahè A bèt pielè, il y en avait

masse;

beaucoun.

tas.

un

pielejà.

—

faire des tas

:

pielòt; pilòt (Big. G.); sm. — Petite
pile, tas. ffroupe, masse : v. pialòl.
U pielòl dp. sos, une pile de sons ; polî¬
mes à pielMs. des pommes par tas.
pieloutét,-tÔt ; sm. — Petit las, petite
pile.
Piemoùïl ; n. p. m. — Piémont, pays.
Piemoimtés,-e ; adj. et s. — Piémontais.-e.

piéns (G.);

sm.

—

Variété de cépage à

raisin rouge.

pientà, pientinà.

; v.

—

Remuer les pieds,

pièrris
de Pierre,

;

—

V. pentià et dé¬

adj. des

pièrris, baylét
teurs

pied.

pie,-e; adj.
œuvres

Die ; sf.

—

—

Pie; loc e obres pies,

pies.
Entrave, chose qui arrête; v.

pià.

pie, pigne; sf.

—

Pomme de pin.

5 g.

—

Ceux qui sont

de chez Pierre; que soun Ions

pidsàdo (Lav.) ; sf. — Empreinte de
pied. Cf. peade.
pidsàyre,-ro (Lav.) ; s. — Qui appuie
lieu et

C. apielà. mais moins usité;

vendre à la pièle.

marcher.

le

étançonner, soute¬

v. — Etayer,
entraver, enrayer.

rivés.

(yèque).
Svn.

PIET A

C. pi, pin.
— Pièce de monnaie, sou. Ce t.
daterait flu Moyen-Age où l'on avait coutu¬
me, dans tout le Midi, d'offrir aux Prin¬
ces, en certaines circonstances, une pièce
neuve appelée pié-fort. V. pic, pioum, piòcou, pitre. N'a pas nad piè, il n'a pas le sou.
piéch (Lom.); adv. ■— Puis. Cf. pucli.
piéch (G.) ; piés (M'.-Big.) ; piét,
piéts, pieyts; pètch (M'.); sm. —
Poitrine, poitrail, gorge, sein ; bréchet de

rée, maraudeur,-euse.

picourlà ;

—

de chez

e

gouje.

Pierre. N.

sont les servi¬
de p. Depierris.

ce

Dupierris.

piét, piòt, piàt, pinét; sm. — Petit
pin.
piét. — V. piéch.
pietà, pietejà; peytà (L.) ; v. —
Poser
le
pied sur. piétiner, marcher,
remuer les pieds; tricoter le pied d'un bas,
d'une chaussette. V. pidsà, peà, apednqnà.

�&lt;*

PIETADE

PIGNA

—

358

pietade. — V. pi.ade.
pietadéte,-dote ; sf. — Petite pietade.
pietadoù,-re ; adj. — Qui a pitié, cha¬
ritable, compatissant,-e, miséricordieux; on
dit. généralement pietadoùs,-e ; quand on dit
pietadoù, c'est le pins souvent, en lui don¬
nant le sens de personne adonnée à la priè¬
re, dévot,-e. Sobriquet des gens de Sl-Abit
(B.P.).
pietadousamén ; adv. — Miséricordieusement, avec pitié, compassion ; dévo¬
tement, avec piété.
pietàt, piatàt, pieytàt ; pitàt (L.) ; sf.
Pitié, compassion, commisération: piété,
—

dévotion.

Que hè pietàt, cela fait pitié; dat-rhe pâ,
pietàt, donnez-moi du pain, par com¬
misération : que prègue dab gran pietàt, il
prie avec une grande piété; qui, pietàt a,
pietàt troubarà, celui qui est miséricordieux
per

aura

On

miséricorde
a donné le

fprov.).
de Pietàt à des cha¬

nom

pelles votives élevées, croit-on. en général
à l'occasion d'une calamité publique: peste,
famine, etc. On y va en pèlerinage, ordi¬
nairement, le dimanche de la Trinité,

pietejà; v. — C. pietà.; piaffer.
pieteralét,-lòt; snn. — Petit pieieràu.
pieteràu, pieyteràu, piteràu, piturèli : pitràu (T..1 ; sm. — Poutre, jambe
de force: a signifié aussi, autrefois, les os
de la poitrine (piéts). d'où la loc. : qu'a tous
pieteràus g'ahàts, il a la poitrine attaquée
par le mal : aujourd'hui, on dit encore,
mais en donnant à pieteràus le sens de
membres, os. quand une personne se casse,
ou qu'elle est cacochyme; qu'a ta guère aux
pieteràus, elle a l'artison dans les membres,
de la vermoulure dans les os (style plai¬
sant").

pietoû,-ne

pigâ,-àno (B.-L.) ; adj. — Pie, blanc et
gayàt.
pigà. — Forme de pegà, cruchon,
pigàch (L.) ; pigàt; sm. — Piat.
pigàlh, pipàlh; sm. — Tache noire,

noir ; v.

brune, rousse sur du blanc ou sur un fond
clair (vient de pigue) ; le fém. pigalhe est

usité. N. de p. Pigail. V. parde.
pigalhà ; v. — Moucheter; par ex t.,
tacheter, bigarrer, diaprer ; v. mirgalhà,
pipalhà.
Lous prats que soun, pigalhàts, les prés
sont diaprés; baque pigalliade, vache pie;

peu

dit
plaisamment d'un tour joué :
aquére qu'ey de tas pigalhad.es, celle-là est
un peu forte, un
peu raide ; v. pedasse.
pigalhade ; sf.— Moucheture, diaprure.
pigalhàdje; sm. — Action de mouche¬
ter, de tacheter, de diaprer; moucheture,
diaprure.
pigalhàt,-ade ; adj. — Qui est de cou¬
leur pie, moucheté, diapré; on dit aussi
pigalhét,-e.
pigalhét,-lhòt,-e ; s. — Petit pigàlh.
pigàlho (G.-); sf. — Tache de rousseur:
v. parde.
pigalhoùs,-e; adj. — Tacheté, vergeté;
v.
piquet, pigole.
pigaliè, pilagaliè,-re ; adj. et s. —
Vaurien,-ne, va-nu-pied; v. galiè.
piganèu (M1.): sm. — Pie de Mars
(tursu.s torratus). Cf. cot-baytàdo; désigne
aussi la gelinotte; v. pigounèle.
pigàs iTav.") : sm. — Place marquée
on

dans

que
me'n

endroit

l'on

que

habite:

pigàs, revenir
:

tache,

man¬

dans un semis, dans un pré; et hourqu'a pigàs, il y a des manques dans

le blé.

;

s.

Piéton,-e. Cf. apè,

—

piffascaussè (Lav.).

lapedaqna.
pietounà fT,.l

pietounejà ;
pied : piétiner ;
piètramén

lieu,

un

fourni çoum et courbàs ta-t
chez soi. comme le corbeau

;

; v.

v.

v.

—

Aller à pied,

Frapper le sol du
pietejà.

adv.

—

—

Piètrement.

pietràs,-se; adj. —Tout à fait piètre,
piètre,-e; adj. — Piètre, chétif.-ive,
misérable; v. caytlu, eschòrri, mendròt.
c,hêtre.

piéts. piéyts. — V. piéch.
pieutàyre fL.I : adj. et s. — Appelant;
oiseau qui sert d'appean.
pifrà : v. — Jouer du plfre.
pifràyre ; sm. — Joueur de fifre,
pifre ; sm.
Fifre, flûtel : on appelait
plfre aussi, autrefois, la petite cornemuse:
v.
bonhe, bistanflute.
pifre: sm. — Nez, en style burlesque.
U bèt plfre, un gros nez : da s'ou plfre,
frapper sur le nez; v. empifrà.
pifrei à. — Fréq. de pifrà.
pifrét ; sm. — Petit nez; usité aussi au
sens de
curieux, indiscret, qui fourre son
nez
partout: dans ce sens, le fém. est pi¬
frét e.
pifréte ; sf. — Petite flûte rustique.
—

pigassade:
détérioration

:

—

C. pic-escoureè.

sf. — Acte de pie. vol.
bavardage, jaçasserie, en

style plaisant.

pigassè,-re ; adj. cl s. — Qui est de la
pie, des pies: chasseur de pics. Sobriquet
des gens de Bournos (B.-P.i.
Kndrél piqassè, lieu où il v a des pics,
pigassoû (Lav.1 : sm. — Tache de rous¬
seur : v.
pigàlh. lendée.
piffàt,-e ; s. — Piat, petits de la pie; v.
agassàt ; au fig.. mauvais sujet, femme de
mœurs équivoques, méchanle.
pigàt,-e ; s. — Veillotte. tas de foin sur
le pré: monticule: patnr. rveuroft. N. de p.
pigàt; sm. — Petit pi.qà. V. pinqàt.
pisjatà.
C. apiqatà. enwnloucà.
pierate (Bav.i ; sf — Fspèce de perche
—

d-&gt;

loubèrrii.
Forme de pi. pin.

rivière (poisson") : v.

pign (G. Tj.).

—

pignà, pignadà ;

sm.

de pins. On dit aussi, mais

pignà

;

v.

—

des

Pinède, bois

Marqueter, guillocher,
le marqueter, l'in¬

ouvrager un objet et
cruster avec des cires

ainsi

—

rarementpinadà.

de couleur:

on

orne

quenouilles, des flûtes, des cuil¬

lers de bois

ou

de

corne,

�359

PIGNA

pignà (L.)

;

v.

Semer des amandes
terrain en pinède.
—
Sorte de stylet, outil
—

de pin ; mettre 1111

pignadé; sm.
pignàyre.
pignadé,-re; adj. — Qui est prêt, pré¬
paré pour le marquetage.
pignasse, pignère (Bay.) ; sf. —
Marchande de pommes de pin.
pignasse (L.) ; sf. — Champignon, lac¬
taire (lactarius deliciosus). Cf. piche-Uyt.
pignàyre, pignè; .sm. — Ouvrier qui

de

pigne.

Pomme de pin ; pignon,
de pin ; v. piole,
pignoû; marchande de pignes; v. pignasse.
N. de p. Lapigne.
pignè (G.) ; sm. — Pin ; ailleurs, dési¬
gne le pin pignon ou parasol.
pigne-mitch (Marensin) ; sm. — Pin
parasol. Cf. pî mèdje.
pignerà. — C. pegnerà.
pignèro (G.) ; sf. — Pinède. Cf. pignà.
V. pignasse
pignìc. — C. pegnlc et, dérivés,
pignoû ; sm. — Pignon, amande de la
pomme de pin; v. pigne.
pignoû; sm. — C. penoû ; t. de méca¬
nique, pignon,
pignoulèyre (G.-M.). — C. pignèro.
pignùt; adj. — Qui a des pommes, en
parlant d'un pin.
pigole ; sf. — Brebis pie. tachetée.
pigòt,-e ; s. — Bouton de variole; en
Az., pigòt saubàdye; le pigòt désigne aussi
une variole des plus graves.
pigote. — V. pirate; pigote-bourde,

pigne

amande

va

;

sf.

de

—

la

pomme

ri relie.

pigoû, piguéte; adj.

—

Pie, tacheté

de hlanc et noir.

pigoû; sm. — Nom de chien hlanc ta¬
cheté de noir 011 de roux, de la race dite
de montagne ; c'est le nom générique des
chiens de herger; il figure dans nos pastou¬
relles.

s'amigalhe dab pigoû. qu'ey In y mû.
apprivoise le chien est larron
(prov.l ; harlère à pigoû. bombance pour le
chien, expr. par laquelle on commence une
bâfrée joyeuse ; le chien de montagne est
Oui

qui

caresse,

gros mangeur.

un

— C. bigou, peuplier; plqon de
(Lav.), peuplier d'Italie; ailleurs, caro-

pÌROU.
ma

line.

s.

—

Van¬

(oiseau").

Svn.
banèu..

pigoutoùn (G.)

; sm. — Trou cicatrisé
pigòt.
pigoutoùs,-e; adj. — Qui a la variole;
qui est marqué par la variole.
pigramén (Chai. L.) ; adv. — Chiche¬

de variole ;

v.

ment.

pigràs,-se (L.)

;

adj.

—

Pingre, chiche:

fainéant,-e.

pigre (L.) ; adj. des 2 g. — Chiche;
chétif, paresseux.-euse. Cf. pègre.
pigrè, pigresse (L.) ; s. — Chétivité ;
paresse ; ladrerie, avarice.
pigrejà ; v. -— Agir en pingre ; pares¬
ser ; ne pas se bien porter.
pigrère ; sf. — Etat de pigrè, chétivité,
paresse, indolence,
pigue. — C. bigue.
pigue ; sf. — Pie (corvus pica, oiseau),
agace; femme cupide, voleuse; v. agnsse,
pigue; saut de la pigue, vieille danse.
Loc. div.
Chacà coum ne pigue, jacas¬
une pie ;
ser
comme
las pigues nou s'y
estangarén pas, les pies ne s'y arrêteraient
pas; se dit d'un pays pauvre ; boulùr coum
lu pigue, voleur comme une pie; abé de
touts plaps coum la pigue, avoir du blanc
et, du noir comme la pie, se dit prov. de ce
qui est divers, d'une personne capricieuse,
par ex. ; au trot de la pigue, au trot de la
pie, c'est-à-dire en sautillant, 011 bien, iro¬
niquement, aller de çà de là, au lieu de
tirer droit; qu'ey coum A nid de pigue,
—

dit-on

d'une chose mal

s&lt;iin ; gahà la
malaisée à faire.

art.

sans

faite,

sans

aucun

pigue au nid, chose

Quoan la pigue bastéch haut,
Que harà caut;
Quoan ta pigue bastéch bach.
Machàn tems qu'aberàs.
Quand la pie fait, son nid haut, à la cime
de l'arbre, il fera chaud (pendant l'année1),
dans le cas contraire, il y aura du mauvais
temps (die.).
Bien que l'on puisse constater une ré¬
gression des superstitions du passé, on
considère encore, parfois, la position d'une
pie quand on la rencontre ; car selon au'on
la voie à sa droite ou à sa gauche, il y a
heur

ou

malheur.

pigue-marsésaue ;
pigue-marte
(L.) : sf. — Pie de Mars. Cf. piqanèu.
pigue-de-mar ; sf. — Vanneau ; v.

Flahùt,

pigounèle

;

goèyne, couhire, menèu,
sf.

—

Gélinotle

(tetroo

pigoulìs,-lìssi CT.av.ì ;
Ce qui a diverses couleurs. V.

pigouladìs,
adj. et,

s.

—

pigalhàdje.
pigoulét, bigOUlÔt,-e; S. — Petit peu¬
plier (pigou).
pigoutà-s; v, — Se couvrir de picote;
gercer,

piguét,-e; adj. — Pie, de couleur pie;
de bête pie. Cf. pigoû (0, pigole.
piguét-braquét (B.-L.l ; sm. — Déno¬
mination peu flatteuse usitée pour désigner
les Espagnols; ailleurs, le t. a un sens
désobligeant quand on désigne une person¬
nom

bonasia). V. piganhi: désigne aussi la per¬
drix lagopède ; v. gariole.

se

PIHAGN

pigoû (h).

pigoû, piguéte de mar;
neau

—

ne

cruelconqne.

pihà (Big. L.) ; v. — Grimper, jucher,
hisser; pihà-s. se jucher, se hisser.
pihàen, piharàgn; sm. — Grimpereau.

Cf. arrapoû.

pihàgn,-e; adj. — Enfant maigre et,
nerveux,
vif. turbulent; moqueur,-euse,
espiègle.

�PIHAGNA

—

PILOUTI

360

pihagllà (Lom. L.) ; v. — Gouailler,
plaisanter: d'après d'Astros, aussi, folâtrer,
pihalhe. — C. pihoalhe, gueusaille.
piharàgn,-e (V.-B. Big.) ; s. - Petite
mésange ; la petite charbonnière ; v. pincharàgno ; grimpereau ; v. pihàgn (0 ;
enfant, fillette maigres, menus, dégourdis,
vif, vive.

piharàno (Lav.)
piharét,-rètch,

sf.

— 0.
piharàgn,-e.
pihurlèc; sm. —
Flûte de Pan, flûte des chevriers pyrénéens;
on l'appelle aussi siulà de
crestàyre, sifflet
de hongreur; ceux-ci, en effet, s'en ser¬
vent pour s'annoncer.
pihèro (G.) ; sf. — Sorte de trompette
en
bois, .jouet d'enfant, analogue au
cante-poalét. V. luhèrc.
pihét (L.) ; sm. — Probablement forme
de piél, poitrine, poitrail ; dans cette Txpr. :
nbé boun pihét, avoir bonne poitrine, un
« bon
coffre », de l'estomac, du souffle. V.
pouguét.
pihoalhe; sf. — Multitude criante;
gueusaille, vauriens; v. poulhè.
pihoùrc ; sm. — Pieu; épieu ; pieu
fourchu, grosse fourche : pointe de four¬
che, piquant. V. tihoùrc.
pihourcà ; v. — Férir de l'épieu ; trouer
avec un pieu, une fourche; v. empihourcà.
pihourcùt,-ude ; adj. — Qui a deux
pointes, fourchu.-e ; v. hourcùt.
pihurlèc, piiilét. — V. piharét.
pijoû,-ne ; s. — Pigeon,-ne. Cf. c.ou-

;

loùm, pitourrét. ïïst usité parfois dans
désobligeant

un

parlant des personnes,
piiounade ; sf. — Couvée de pigeons,
pijounalhe; sm. — Les pigeons, dans

sens

un

sens

en

péjor.

pijounè,-niè,-re ;
colombier;

par

s.

anal.,

—

maison

Pigeonnier,
haute et

étroite. Y. couloumè.

piiounerie; sf. — Pigconnerie.
pijounét,-nòt,-e ; s. — Pigeonneau.
tourfét.

Cf.

pilà; v. — Piler, pilonner,
pilà. — C. pielà.
pilade ; sf. — Action de piler ; rossée,
en

stvle familier.

sans cause; gran coum

pilate.

Au
dire de certains, Pilate, exilé de
Borne, serait venu résider dans nos Pyré¬
nées, à St-Bertrand-de-Comminges (T.uadu-

Cnnvenarum1, d'où il serait passé en
Kspaqrne. où il mourut.
num

pilatejà;
sans

v.

franchise.

—

Agir

en

Ponce-Pilate.

; v.
au

pièle.
jeu;

v.

cullt.

pilhà ; v. — Piller; prendre avec vio¬
lence; vers la Neste, perdre, gâter; prend
aussi le sens de gronder en même temps
que l'on secoue d'importance; v. pialhà (i).
Qu'an pilhàt tout, on a tout pris; nou
bouy dechà-m pilha ira lèy, je ne veux pas
laisser mon lait se perdre, se gâter,
pilhadére. — C. pilharie.
pilhàdje ; sm. — Pillage ; "mise en dé¬
sordre, pêle-mêle.
Qu'ey tout coum û pilhàdje, tout est
sens dessus dessous, bouleversé.
pilhàdo (Neste) ; sf. — Perte, détériora¬
tion.

pilhàr,-de, pilhàyre,-e; adj. et «. —
Pillard,-e; personne peu soigneuse.
pilharie; sf. ; pilhatôri; sm. — Pillerie ; désordre.
pilhe ; sf. — Produit de pillage. A Or.,
dans cette expr. : boulé à toute pilhe, vou¬
loir à tout prix.
pilhe-1'ardìt ; sm. — Lit t. pille le
liard, détrousseur, chevalier d'industrie. On
appelle ainsi, également, en style plaisant,
un cabaret borgne, un mauvais lieu.
pilhoÙr,-re ; s. — Dégoûtant,-e, mal¬
propre, désordonné; guenipe ; v. guilhourre.

pilhourrét,-òt,-e ; s. — Petit dégoû¬
petite guenipe.
pilhourrét, pillourét ; sm. — Pilori,
piliè. — Forme francisée de pielà.
pillade ; sf. — Pile, volée de coups,
pillàdo (Lav.) ; sf. — La valeur d'une
gorgée (pillo).
pille; sf. — Pile, batterie, rixe; coup.
Da, recébe ue pille, donner, recevoir une
pile.
pille ; sf. — Pile, revers d'une mon¬
naie ; pièce de monnaie, sou ; v. pic, piàIhou, piè.
Crouts ou pille, pille ou càyre, pile ou
face; n'a pas ue pille, il n'a pas un sou
vaillant; birà de pilles, renverser, mettre
tant,

sens

pilagaliè. — V. piaaliè.
pilàstre ; sm. — Pilastre; gros pilier
carré ; v. pielà.
pilate iSahes) ; sf. — Boulette ou chevillette de « méture » grillée qu'on façonne
en la pétrissant et qui est frite à la graisse.
pilate; sm. — Pilate, homme grand,
escogriffe. Dans cette e\pr. : 6irà de pownce-pilate, renverser, mettre sens dessus des¬
sous ; on donne aussi le nom de pilote à un
juse dont on n'est pas satisfait; aboucàt de
pilate, avocat
très grand.

pile (G.-M.) ; sf. — Troupe
pilh,-e ; ad.j. — Décavé,-e

dessus dessous.

pille (Lav.) ; sm. — Cuveau. Cf. cubât.
pillo (Lav.); sf. — Gorgée; v. passe-cot,
gloup.

pillourét. — V. pilhourrét.
pillule,-re; sf. — Pilule.
Abalà la pillule, gober la pilule, croire
une liourde; accepter une avanie.
piloà, pilounà ; v. — Pilonner, tasser,
piloade ; sf.— Pilonnage; masse tassée,
pilòt. — C. pielàt.
pilote; sm. — Pilote,
piloû ; sm. — Pilon,
piloùn (G.-M.) ; sm. — Massetïe aquati¬
que (plante). Cf. bàpou, filouse.
pilounà. — V. piloà.
pilounàdje; sm. — Pilonnage,
piloutà ; v. — Piloter,
piloutàdje; sm. — Pilotage,

piloutî;

sm.

—

Pilotin; pilotis.

�PILOY

361

pilÒy,-e
croître;

;

par

— Avorton, qui ne peut
cxt., dénué de force, d'esprit,

adj.

dépourvu de; v. pelòy, nar.àc, esehòrri.
Aucàt pilòy, oison qui ne peut croître;
troubà-s pilòy, se trouver sans rien, dépour¬
du nécessaire.

vu

pim ; sm. — T. enfantin comme pain,
petit coup. V. pim-pam, pim-pim.
Que-t bau da lou pim, je vais te donner
le fouet.

; sm. — Thym des jardins.
Syn. erbe prime, jerbéte, urim, peberi; frisoùgnos (G.).
Pimbou ; n. p. — Pimbo, hameau de
Casletbon (B.-P.), cité dans quelques loc.
prov. et considéré comme quelque chose de
très petite importance.
Lou màyre de Pimbou, le maire de Pim¬
bo, qui est inexistant; manda ta Pimbou,
envoyer promener, paître ; oun s'ey passât
arà ? A Pimbou; où cela s'est-il passé ? A
Piuibo, pour dire qu'on ne croil pas à ce
que l'on vient de raconter.

pimbou

ne

; sm. — Piment. Cf. pipèr, espèfig., personne de mauvais caractère,

pimén
ci;

au

pimenta ; v. — Pimenter,
pimeiltoû ; sm. — Petit piment,
pimpàlh, pipàlh ; sm. — Point, petite
tache, « pastille », moucheture.
pimpalhà,-lhoà, pipalhà; v. — Moucheter, diaprer, consleller de mouchetures.
Y. pingourlà, pigalhà.
pimpalhoade ; sf. — Semis de mouche¬
diaprure.

pimpalhoàdje ; sm. — Mouthetage.
pimpalhoàyre,-e ; adj. — Qui mouchette.

prime pimpalhoàyre, le printemps qui

La

mouche Ile,

diapré.

pim-pam;
pam
pan

sm. —

Onorn. de coup re¬

l'èy dut dus couhàts, pim,
! Je lui ai donné deux soufflets, pan,

doublé;

que

!

sf. — Pimprenelle (poteriurn sanguisorba, plante).
pimparèlo (Lom.) ; sf. — Pâquerette,
pimparrà (Lom.). — C. pimpalhà. V.
empimparrà.
pimpe (Bay.). — V. plmpou.
pim-pim; sni. — Onomatopée de pan,
pan. en t. enfantin, le fouet; que bas hu-t
da lou pim-pim, lu vas te faire donner le

pimpanèle

;

pimpim

sf. — Mine pincée, mijaurée,
pimbêche. V. piche-prim.
Aquet pim pim de damisèle, cette mijau¬
;

rée.

pimpim-charrabày.

—

Dans la for-

employée au jeu de pigeon-voie
pour dire: ça y est, c'est fini,
pimpinéte. — C. pimplm.
pimpoèso ("Big. B.-L.) ; sf. — Une gri¬
voise, femme leste en propos et en actions.
pimpou,-pe ''Bay.); adj. — Sec, sèche,
aride; moulue pimpe, morue grillée, sèche.

Ononi. de bruits
tonnerre, des

—

battant la côte.
pimpounét; sm. — Jeu d'enfants; on
met les poings fermés les uns sur les autres
et on les déplace; v. nau-mâs.
pin (G. L.). — Forme de pi, pin.
pinàcle ; sm. — Pinacle, sommité de
plante.
Pourtà au pinàcle, élever au pinacle ;
apitade au pinacle dou llri, juchée sur la
peinte du lis (N. 1 .aborde).
pinadà. — C. pignadà, pinède,
pinàn ; sm. — Niais ; v. pic.
pinane ; sf. — Parties sexuelles fémini¬

vagues

t.

nes.

bas.

pinàs ; sm. — Grand, vilain pin; vilain
bois de pins. N. de 1
pinasse (G.-M.) ; sm. — Pinasse, em¬
barcation à fond plat.
pinassèy (G.-M.) ; sm. — Patron, ma¬
telot de pinasse.

pinatèl,-tèu ; sm. — Autrefois officier
d^ la monnaie. N. de p. (La pignatella était
monnaie de Borne).

une

ser,

nercher

se

; v

; v.

—

Se jucher,

se

his¬

pihà.

pinçà, pinchà;

v.

—

Pincer, saisir

pince, avec le boni des doigls;
ajuster, habiller étroit; serrer: épinceter
le drap, énouer; pinçà-s, se pincer, se serrer
la taille et la cambrer: au fig., se piquer,
faire le difficile. V. pinchà, piucà.
B'ey hère pinçade ! Elle est bien fière,
cette mijaurée ! Que l'y an pinçât, on l'y a
pincé.
pinçade,-chade ; sf. — Action de pin¬
cer: pincée, pinçon.
une

avec

pinçamén ; sm. — Pincement.
pinçàr,-de; adj. et s. — Pinçard, solipède dont le pied de derrière porte sur la
poinle: s'appliaue aussi aux personnes. N.
de

Pinçard. Pinsar.

p.

pinçât,-ade; adj. el
cé,-e à

la

s.

—

Qui est pin¬

taille; habillé d'une façon élri-

pincé.-e, prétentieux,-euse, affeclé de
: mijaurée.
pince; sf. — Pince, tenaille, extrémité
antérieure du sabot d'un animal : barre de
fer pour faire des trous, pour servir de
levier, etc. V. perpàu : t. de coulure, pince,
pli ou couture pour ajuster.
Jéte pince ou jits barre, jeu du lance¬
quée

:

manières

ment

d'une, barre de fer.

pincelét,-lòt,-toû

fouet.

muletle

sm.

sourds, de la canonnade, du

pincà-se (G.)

irascible.

tures,

pim-poum ;

PINCHARAGN

—

sm.

—

Petit pin

ceau.

pincéte,-ç.ote ; sf. — Pincette: se dit
pour espinectes.
pincèu, esnincèu; sm. — Pinceau.
Dinchâ ÍB.-L.Ì: sm.— C. pinsâ, pinson,
pinchà; piucà rftis. V.-B.) : v. —
Pioner,
nineer : pinchà-s. se piquer, se
pincer. Y. pincà.
One-m sov pinchàt. ans brocs, je me suis
piaué aux épines.
DÎncharàecn lH.-L."! : sm. — Pic noir et
pivert; v. picaràgn, pic cournalhè.

aussi

�PINCHARAGNO

—

PINSOU

pincharàgno (B.-L.); sf.

charbonnière (parus nier). Cf.

pinchàt,-ade ; s.
guille, d'aiguillon.

—

—

La petite

piharagne.

Piqûre,

pinchaulèc,-lèque (L.)

362

; s.

let,-te.

coup
—

d'ai¬

Gringa¬

martòlis.

pinçoùn (G.); adj. des 2 g. — Parci¬
petit esprit.
pinçoùn (L.) ; sm. — Artison, charan¬
çon ; v. quère; poinçon ; v. pounchoû.
pinçounà ; v. — Vermouler; pinçoumonieux, -euse;

se

vermouler.

pindàt ; sm. — Penchant, versant
(vieux). N. de 1. et de p. Lous pindats. V.
candàu,, penên.
pinde ; sf. — Bande de terre soulevée
par le soc et couchée de côté; v. glèbe.
pindorle,-gorle ; sf. — Chose qui pen¬
dille, loque, aiguille pendante de glace, etc.
Causes en pindorle ou pindorles, choses
qui pendillent,

pindoulà, pindourlà; v.
Pendiller,
pindoulade, pindourlade; sf. —
Action de pendiller; quantité de choses qui
pendillent ; ue pindourlade de higues, une
quantité de figues, 1111 chapelet de fruits
qui pendille.
pindoulane (Arm. L.) ; sf. — Espèce de
figue à queue floche.
pindoulejà, pindourlejà. — Fréq. de
pindoulà.
pinéne, pinòt; sm. — Variété de cépa¬
ge rouge issue du pineau de Bourgogne.
pinét, pinòt; sm. -— Jeune pin, petit
pin. Cf. piàc.
pingalhà (Or.). — C. pigalhà.
pinganade (V.-B.) ; sf. — Fressure
d'agneau. V. demandade, meguine.
pingorle. — C. piridorle et aussi mou¬
che! ure. chose, lieu diapré. N. de 1.
pingòt; sm. — Cruchon, pot à vin;
sobriquet de buveur. N. de p. et de 1.
pingourlà ; v. — Barioler, diaprer,
—

orner

■—

sauter, gambader,
Pinnà

pinchàyre,-e ; s. — Pinceur,-euse.
pinchinà (G.) ; v. — Peigner. V.
pentià.
pinchoû (vers la Big.) ; sm. — Epine,
dard, aiguillon; v. broc, his; au fig., per¬
sonne au caractère
aigre, « pointu » ; se dit
aussi d'une femme grande,
maigre et désa¬
gréable.
pinchùt,-ùdo ; adj. — Pointu,-e, aigu,
acéré ; au fig., comme pinçât.
pincoùn (Al.) ; sm. — Bistoquet; v.

nà-s,

pingurle ; sf.
Anthéric des landes
(anlhericum ericetorurn de Bergeret, planijolium de Linné"). Dans les L., courniàu.
pinnà, pitnà, pennà; v. — Bondir,

de

choses

aux

couleurs

vives.

V.

pimpalhn.
La prade pingourlade de flous, la prairie
diaprée de fleurs ; la dame qu'ère hère pin¬
gourlade, la dame portait beaucoup d'afi
quels, d'ornements,
pingourlade; sf.— Bariolage, diaprure.
pingourlàyre,-e ; adj. — Qui bariole,
diapré.
pingre,-e ; adj. — Pingre, ladre,
pingue ; sf. -— Cruche. Cf. penderàt.
terras; v. pingòt.

ruer.

A crabàt, bondir,
gambader
cabri ; que lou qui nou pot nou

coum,

comme

un

boùlhe

pinnà,

que celui qui ne peut faire
quelque chose n'essaie pas de la faire
(prov.).
pinnadoù (Lav.) ; sm. — Sauteur.
pinnàyre,-e; adj. — Qui bondit. gam¬

bade,

rue.

pinnét,

pinnade;

s.

—

saut, ruade, bond.

Quoan lou gàbe...

s'abance à pinnéts.

e

quand le gave s'avance
d'1 Bataille)

pinnetà

Gambade,

en

bondissant (V.

Sauter, bondir, gamba¬
Pinnelejà, fréq.
pinnetàyre,-e. — Fréq. de pinnàyre.
pinnetòt,-toû ; sm.
Petit pinnét.
pino (B.-L.); sf. — Petit fromage; v.
; v.

—

der, gambiller.

ruer.

—

cusòlo.

pinoèt (N.-O. des L.) ; sm.
Prêle des
(equisetum palustre, plante).
—

marais
Svn.

pinto.

pinòt. — V. pinéne.
pin-pan-ba (Bav.1 ; sm.
Jeu d'en¬
fants ; une troupe (les gendarmes) en pour¬
suit une autre (les voleurs).
pinsâ, rey-pmsâ ; sm. — Pinson grosbec (frvngilla cœleps).
—

Svn.
Ihoû.

frit, flit, milharî, milharoû, miraMarie-chourre

rey-pinsâ,

e

Que houlèn ha

notices

douma.

Mes que

La

n'an ni mique ni pâ.
rouge-gorge (ou la troglodyte) et le
se marier demain, mail
pâte ni pain. On récite cette

pinson voulaient
ils n'ont

fable

ni

quand deux fiancés sont

sans

sou

ni

maille.

pinsâ espagnol, pinsâ d'Espagne;
sm.

—

Gros-bec Soulcie. Cf. dur-bèc, pous-

soàyre; boutsoùyre (G.I.

pinsâ marî ; sm. — Bouvreuil. Cf.
poude-brout.
pinsâ de mountagne; sm. — Pinson
des Ardennes. Cf. zoèe.

pinsalhèu (L.) ; adj. m. — Qui est du
pinson, bon pour les pinsons.
pinsane : sf. — Femelle du pinson,
pinsanejà ; v. — T. d'oiseleur, se dit
du chardonneret qui imite le cri du pinson,
nui est

ce

un

défaut.

pinsanèu,-nèle,-nère ; s.— Elégant.-e
avec
affectation, petit-maître, damoiseau,
coauette; le t.

a

pinsaragnàt;
sà

un

sens

sm.

—

moaueur.

Petit de la pin¬

rà ano.

ninsaràgno ÍH.-Big.ì. — Mésange. Cf.
piharaane.
pinsàu (Arm.).
C. pinsâ.
Fleuret à miner la
pinso (B.-L.) : sf.
--

—

roche.

pinsoû,-e. — C. pinsnnèn; qui pince
lèvres; forme de pinchoû.

les

�363

PINSOUN

pinsoùive (Gr.-L.) ; s. — Espiègle,
dissipé,-e.
pintà ; v. — Peindre. V. pintrà plus

ancienne

usilé.

V.

pintà; v. — Pinler, vider des pintes,
beaucoup, avec excès, d'habitude ;
pintà-s, se saouler, s'enivrer.
Que pinte hère, il boit beaucoup, habi¬
tuellement ; qu'ey soubén pintàt, il est sou¬
vent pris de vin; û òmi qui pinte,
qu'ey lè,
mes ue hémne qui pinte,
qu'ey sourdéys,
un homme qui boit, ce n'est pas
beau, niais
une fennne qui boit, c'est pire.
boire

De Marteroû la Nadàu,
Pintà que bau,
E lou qui pousque,

De

la

Toussaint

à

Noël, il

est

bon de

celui qui le peut, jusqu'à
Pentecôte ; et si le vin est bon, jusqu'à la
prochaine Toussaint (die.). On change par¬
pour

fois le dernier

vers

et l'on dit:

E si ey boû lou bî,

Dinqu'à se'n Marti.
Et si le vin est bon, jusqu'à la St-Martin :
c'est en effet à cette époque que l'on goûte
le vin nouveau : on a ainsi fait la « sou¬

dure

».

pintà; sm. — Le boire; l'habitude, le
vice de l'ivrognerie.
pintade ; sf. — Beuverie ; séance de
cabaret,
E
coup

«

hem

tournée
ue

».

pintade ?

Buvons-nous

un

?

pintade, pintarre,-tane

;

sf.

sf.

;

Pinte, broc, cafetière ;
capacité valant ç&gt; décil.,
avait n5 ou i:&gt;o par barrique.
—

de

mesure

24; il y en
Ayre.

PIOCHE

pinte. — V. pintre.
pinte (Lav.). — Forme de piénli.
pintère. — Le vice de boire ; v. pintas¬
sère ;

ayrnà la pintère, aimer boire; ue
pintère, une beuverie.
pintéte,-tote ; sf. — Petite pinte.
pinthane (Salies) ; sf. — Pintade,
pinthe (Or.) ; sf. — Craie, coup de

grane

craie.

pinti, pintià (Bav.). — C. piénli,
pienlà.
pinto (G ). — C. pinoet.
pinto ('B.-L.) ; sf. — Bande de couleur,
pintoà. — C. pentià, peigner,
pintou (G.). — C. pénti, peigne, et déri¬

Dinqu'à Pentecouste ;
E si lou bî ey boû,
Dinqu'à l'àute Marteroû.
boire, et

pinte

—

—

Pin¬

tade.

pintadé (Aure); sm. — Lieu où l'on
dépose, serre les pots à lait, laiterie. Cf.
leytè.
pintadòt,-e ; s. — Petits de la pintade,
pintadeau.
pintadoù. — V. pintàyre plus usité,
pintadure. — C. pinïrùre.
pintane (Or.). — V. pintade.
pintàr ; sm. — Pintade mâle,
pintassà. — Fréq. péjor. de pintà.
pintassade ; sf. — Beuverie occasion¬
nelle.

pintassàyre,-e ; s. — Tvrogne.
pintassè,-re ; s. — Buveur,-eusc invé¬
térés : pilier de cabaret. Sobriquet des gens
de Géronce (B.-P.).
pintassejà ; v. — Boire sans soif, chopincr, courir les cabarets,
pintassère, pintère; sf. — Beuverie,
pintàt,-ade ; adj. — Pris de vin, gris.
Està drin pintàt, être « gai », avoir son
petit plumet.
pintàyre,-e; adj. — Buveur,-euse, vi¬
deur de pintes, ivrogne.
Jougàyre, pintàyre.
Tout acò non bau pas goàyre.
Joueur, buveur, tout ce monde ne vaut
pas cher (prov.).

vés.

pintoû ; sm. — Pinton, demi-pinte,
chopine ; aujourd'hui, c'est le demi-litre.
V. tasse, pingòt, uchàu.
E-n pagiies û pintoû? Payes-tu chopine?
Dcsquilhà pintoûs, boire des chopines à la
suite; da-s au pintoû, s'adonner à la bois¬
son; courre lou pintoû, courir les cabarets
pour se faire inviter à boire.
pintoû,-e, pintounè,-niè,-re ; s. —
Riboteur.-euse ; videur de pintoûs.
pintoû (argoèyte) ; sm. — Guette
chopine, écornifleur. Sobriquet des gens de
Vialer (B.-P.).
pintoulèn,-te (G.-M.) ; adj. — Enivrant.-e. Cf. embriagàn.
pintounejà; v. — Ribotcr, vider des
chopines.

pintounejàyre,-e. — C. pinlounè,-re.
pintourlè,-re. — C. pintounè, avec
une nuance péjorative.
pintourlejà ; v. — Boire à gogo, sans
soif, par vice.
pintourlère ; sf. — Beuverie, séance de
cabaret crapuleuse, entre ivrognes,
pintrà, pintà; v. — Peindre,
pintrade; sf. — Action de passer une
couche de

peinture,

pintràd.je ; sm. — Action de peindre,
pintradoù, pintràyre; sm. — Pein¬
tre

en

bâtiment, barbouilleur.

pintrassejà

;

v.

—

Barbouiller

avec

des couleurs,

pintre, pinte;

Peintre.
Peinture.
pinturlà,-lejà ; v. — Peinturer,
piòc (Nav-) ; sm. — Engoulevent.
Svn. ausèt-crepàu, pic-yegassè.
piòc; sm. — Tique, pou des bêtes et
des plantes. V. biòc, bermelhoû, lagàs,
pedoùlh; par anal, peut-être, dard, dent de
fourche, cheville de fer pointue, fourchon.
De piòc* e de pecàls que soun blsle ense¬
mençais, de poux et de péchés on est vite
sm.

pintrùre,-ture ;

couvert

sf.

—

—

l'dic, landais),

piòc (G.). — G. piòt, dindon,
pioche; sf. — Pioche; on dit plutôt
pic. Cf. becàt.

�PIOCOU

—

364

PIPE

piòcou; sm. — Forme burlesque, espagnolisée de piòc, pou ; le pouc&lt;3 est appelé,
familièrement, craque-piòcous; v. dit; éga¬
lement, monnaie ; abé piòcous, avoir du
quibus ; en Provence, piòco. V. pic, piè.
piole ; sf. — Hache; v. picole, destràu.
piole (L.). — Forme de pièle, pile, et,
aussi, graine de pin; v. pigne, pioun.
pioque (L.) ; sf. — Poulette, jeune
poule.
E nade pioque ne lié goèus
Jamey abàn d'esta garie.
Et nulle poulette ne fait des œufs avant
d'être poule. (Isidore Salles).
piòt, piòc,-o (G.); sm. — Dindon,
dinde. Cf. poulòy, pourròt. N. de p. Piot.
piòt, pinòt; sm. — Petit pin; v. piét.
pioû, pioùn ; sm. — Pion,
pioucà ; v. — Crier, piauler en parlant
des poussins, des dindonneaux,
piouchà ; v. — Piocher,
piouchadc ; sf. — Action de piocher ;
place piocliée.
piouchàdje ; sm. — Piochage.
piouchàyre,-e ; s. — Piocheur,-euse.
pioucòt,-e ; s. — Poussin ; jeune pou¬
let,-le; jeune dinde, dindonneau; petit pou.
piouléte ; sf. — Hachette; v. pique.
pioùm (Salies) ; sm. — T. burlesque,
sou, pièce de bronze; v. pic, piè, piòcou.
pioùn; sm. — Bouvreuil en 11.-A. et G.
A confr. avec pivois, pivoine, noms du
bouvreuil dans certains pays de France. V.
poude-brout.
pioùn (L.). — Forme de pignoùn, grai¬
ne de pin. Cf. piole.
piounà (Lav.) ; v. — Travailler longue¬
ment sur un même objet.
piounche (G.-M.Ì ; sf. — Toupie. Cf.
piaume, pioye, quilhandre.

piouniè; sm. — Pionnier (lit.),
piounio (Lav.) ; sf. — Long travail,
labeur

persistant.

piouquét;

sm.

—•

Petite chose aiguë,

pointue, pelit pieu, fourchon court. C.
pioucòl, palìic.
pious,-e; adj. — Pieux,-euse.
piousamén ; adv. — Pieusement,
pioutàdo (G.) ; sf. — Couvée de din¬
dons.

(G.) ; s. — Gardeur,
-euse de piòts, dindons. Cf. poulouyè.
pioutét,-o ; s. -—Pelit dindon, petite
dinde. Cf. poulouyét,-yàt.
pioye; pioyne (Chai. L.) ; sf. — Tou¬
pie, jouet.
Svn. gaudnfle, bariole, piounclie.
pioye (Bay.) ; sm. — Pou, en style bur¬
lesque (Esp. piojo). Cf. piòcou.
pip,-e; s. — Pipe à fumer, porte ciga¬
lté.

pipà
un

la pipe; aspirer dans
prendre à la pipée ;
jeu, soit par attrape;

; v. — Fumer
chalumeau ; piper,

tromper

pipà-s,

vés.

pipalhoû

; sm. — Petit pipàlh.
pipàrdo (G.) ; sf. — Grosse futaille,
grosse pipe.
pipasse ; sf. — Grande pipe à fumer,
pipàt (Lav.) ; sm. — Tache. Dans cette
expr. : à tout pipàt, à chaque instant; v.
pip-pap. Usité aussi c. pipude.
pipatà (Lav.); v. — Tacher, tacheter;
v.

pimpalhà.

pipàut,-e; adj. et s. — Malpropre, sale,
dégoûtant,-e ; nial-appris, un saligaud. V.
Jour, hastiòu, salòp ; peut se prendre sur
le ton badin.

Ila-s pipàut, se salir; està pipàut, être
malpropre ; être souillé, sale, déshonnète.
pipautance. — C. pipauteric.
pipautàs,-se ; adj. et s. — Qui est très
sale ; grossier personnage.
pipautassejà. — Fréq. augm. de pipautejà.
pipaute (Arm.) ; sf. — Renoncule ram¬
pante. Ci.ttirasse, pè-de-gat.
pipautè ; sm. —• Saleté, ordure, souil¬
lure, impureté; action, paroles déshonnêtes ; «saloperie»; la lie du peuple, les
proxénètes.
Que y a pipautès à Vaygue, il y a des
saletés, des impuretés dans l'eau ; nou s'y
parle que de pipautè, on ne parle (là) que
de choses déshonnêtes ; aquét quartiè, nou
y a que pipautè, dans ce quartier il n'y a
que de triste monde.

pipautejà;

v.

—

Salir; travailler mal¬
faire à

proprement, gâcher un travail, le
la diable.

pipauterie; sf.

—

Saletés, choses de

rebut, qui salissent, rendent un lieu mal¬
propre; prend les sens de pipautè; que dit
pipauteries, il conte des histoires sales, très
que s'y passe pipauteries, il se
des choses malpropres.

grasses ;

pioutàyre,-ro

re

pipade ; sf. — Pipée ; contenu d'une
pipe; aspiration dans un chalumeau, une
pipe, une pipette.
pipadé,-re ; adj. — Qui peut être pi¬
pé,-e, trompé, joué.
pipadìs,-ìsso (Lav.) ; s. — Saleté, impureté. V. pipautè.
pipàlh ; sm. — Moucheture ; v. pirnpàlh; petit nuage blanc dans le ciel clair;
mouche de la peau, tache de rousseur.
pipalhà,-lhoà. — C. pimpalhà et déri¬

se

soit au
tromper.

passe

pipautét,-tòt,-e,-toû,-tote ;

s.

—

Pe¬

tit,-e malpropres,

pipautis.
pipàyre ;

C. pipautè.
— Fumeur de pipe; celui
qui, dans un chai, prélève du vin avec une
pipette ; pipeur.
pipe; sf. — Pipe, calumet; feuillette,
grande futaille contenant deux barriques,
600 litres environ ; la pipe du Montanérés
—

sm.

et du Vic-Bilh était de 208 lots ; ailleurs en
Béarn, "lie valait 180 lots.
Abé-n ue pipe, être gris; pour éviter toute

d'une pipe à
pipe de fumà;

confusion, quand on parle

fumer,

on

dit toujours

ite&gt;

�PIPÈR

365
nou

bnu pus

ue

pipe de toubàc, cela n'a

valeur; adiu pipe ! Adieu,
exprimant le regret quand
dont on se
bourra-s la
pipe, s'empiffrer, se saouler.
pipèr; sm. — Piment, pimen.1 rouge.

presque aucune

pipe ! exclam.

n'a pu réussir une chose,
consolera cependant; pteà-s,

on

piméii, espèci.
pipèr saubàdje ; sm. — Piment sau¬
vage, poivre d'eau, polygonum.
Syn. cularauje, came-rouy.
piperade ; sf. — Salade de piments ;

Cf.

omelette

piments.

aux

; adj. — Pimenté,-e.
piperàyre,-e ; s. — Cultivateur, ven¬

piperràt,-ade

deur,-euse de piments.

pipère

;

Séance de

piperè ;

pipèyre (Bay. L.) ; sf. —
fumerie; passion de fumeur.
sm.

—

Amateur de piments;

planche de jardin avec des

pipereyà

(Lav.)

;

v.

piments.
Démanger,

—

cuire.

pipèt (Arm.) ; sm. — Pourpier. Cf.
bordelaygue, curpèu.
pipéte ; sf. — Chalumeau, pipeau ; v.
calamét, calamine; pipette.
pipi; sm. — Urine, t. enfantin,
pipî ; sm. — Grand-père. Cf. pépin.
Loa pipí e la mimî, le grand-père et la
grand'mère.
pipià, arrepipià ; v. — Radoter,
pipiàdje; sm. — Radotage; état d'en¬
fance chez un
vieillard; imbècilJité. V.
pèpi. Cadàt en pipiàdje, tombé en enfance.
pipianthe (L.) ; sf. -— Remède de bonne
femme; chens nade pipianthe ni poutrin-

gle, sans aucun remède ni drogue.
pipichoère ; sf. — Nichée d'enfants
(autour du pipî); par ext., touffe, plaque de
boutons.

Ue pipichoère de céps, une touffe île
cèpes ; brusloâs en pipichoère, des boulons
par

plaques.

pipichoû,-e,-oune ; s. — T. d'amitié,
petit enfant; papillote, boucle de cheveux.
pipin (N.-E. des L.) ; sm. — Orgelet,
compère-loriot, et. aussi grand-père, aïeul.
V. eschourderòu, papét.
pipiole. — C. pepiole.
pipiros (Lav.); inler.j. — Cri pour
appeler les poules; v. tites.
pipiu ; sm. — T. enfantin, petit oiseau,
poussin. V. bibiu.
pipòt ; sm. — Petite futaille, lierçon; il
contenait
poix (70 à 75 litres environ) ;
nu lig.,
petit, homme rondouillard, ventru.
Aqué&amp;te moun qu'ey un pipòt: tiro qui
pot, ce bas monde est un tonneau ; y lire
(du vin) qui peut (prov.).
pipote ; sf. — Petite pipe;

dim. de pipe,

pl. — Jeu d'enfants. Les
joueurs, se groupanl par couples, se pla¬
cent sur le haut d'un pré en pente. Chaque
couple s'enlace, bras et jambes serrés le
pipòts;

sm.

plus étroitement

possible puis ils roulent

en

en

PIQUE

déclivité; les premiers

tournant sur la

arrivés

—

bas gagnent.

pip-pap (à tout) ; loc. udv. — A tout
tout propos, à chaque instant.

coup, à
V. pipàt.

Pique, hallebarde; an¬
cognée ; serpe ;
espèce de pioche; smille ; grand pic; mon¬
tagne escarpée; dispute, discussion, dépit,
brouillerie; 1111e des « couleurs» du jeu de
pique;

ciennes

sf.

armes

—

de guerre ;

V. pic.
pique e Varrestèt, la cognée et le
râteau ; joug à pique, jouer du pique ; que
s'un abùt ue j&gt;ique, ils ont eu une discus¬
sion; qu'ai a lieyt per piques, il l'a fait par
dépit.
pique ; sf. — Bar, perche de mer ; v.
pigate; poisson volant, exocet; n'ey pas
ni pique ni ausèt, il n'est ni poisson ni
oiseau, se dit d'une personne hypocrite,

cartes.

La

piqué ; sm. — Piqué, espèce de tissu,
pique-bourre; sf. — Gribouillette ; v.
chire-péu.

pique-broc (L.)
hache

à

; sm.
manche vertical

—

pour

Espèce de
hacher la

bruyère.

pique-brout;

sm.

—

Bouvreuil.

Syn. poude-brout, pioùn.

pique-courcè. — C. pic escourcè.
pique-hôu. — C. picahdu.
pique-milh ; sm. — Qui bat le mil, le
dépique. N. de p. Picamilh.
pique-moule, pique-moulè ; sm. —
Ouvrier qui repique les meules, smilleur
piquén,-te. — C. picàn,-te.
piquentèrre, pique-en-terre ; sf. —
Sobriquet qu'on donne à la poule.
pique-palòt ; sm. — Jeu qui consiste à
renverser un pieu planté en terre, ou bien
à le lancer de telle façon qu'il se plante en
terre.

pique-pè

; sm.

—

Qui pique du pied. C.

pè-pic.

pique-pébe ; sm — Pileur de poivre ;
d'un caractère difficile, «pointu».
Peléje de pique-pébe, discussion où l'on
échange des paroles vives.
pique-péu ; sm. — Peignée, prise aux
cheveux; gribouillette ; v. chire-péu.
Està de pique-péu, être en de mauvais
ternies avec quelqu'un ; êlre prêt, à se pren¬
dre aux cheveux ; quand deux gamins se
disputent, les camarades crient : pique-péu,
pique-péu ! V. peu.
pique-péu (à). — V. pic e péu.
pique-pèyre (M') ; sm. — Accenteur
alpin (sylvia alpinus. Becht, oiseau).
pique-porc. — Y. plco-por, arrùpo-

personne

càssou.

pique-porte (M') ; sm. — Loquet de
flisquét.
pique-pout. — C. picopont.
piquèro ÍG.) ; sf. — Rivalité ; grigne ;
dépit ; v. pique.
pique-rome, ou roume (Bay.) ; sm. —

porte ; v.

Jeu d'enfants.

�PIQUÉT

piquét;

PISAYllE

—

36G

Piquet, pieu; plantoir;
jeu de caries.
liéde, plantât cuum à piquét, raide,
droil connue un piquet
; està de piquét,
être debout dans l'attente; être au
piquet;
l'aire partie d'un piquet.
piquét,-e ; adj. — Qui est irascible, qui
se pique facilement;
v. piquiu; être un peu
aigre en parlant du vin ; v. pic.
piqueta ; v.
Piqueter ; jalonner avec
sm.

—

escouade de soldais ;

—

des piquets ; soutenir avec des étais.
Està piquetât, au
lig., être solide,
l'abri du besoin; ptd

à

piquetât, être bien
janibé, avoir de grosses, (te fortes jambes ;
maysoû piquetade, maison soutenue avec

des étais.

piquetade
de

si.

;

Rangée de piquets,

—

pieux.

piquetàdje ;

sm.

—

Piquetage

sade.

;

palis¬

pique-talòch,-talòs ; sm. — Qui pique
les lombrics, pioelieur, paysan;
sobriquet
des gens de Salies-de-Béani.
pique-taloû ; sm. -— Qui marche en
appuyant, en frappant le talon.
piquetàs ; sni. — Gros, grand piquet,
piquetàyre; sm. — Fabricant de pi¬
quets ; planteur de piquets.
piquéte; si'. — Piquette, mauvais vin;
v.
binât; petit pic; v. pique.
piquéte; sf. — Serpe, serpette. Cf.
Iierréte.

piquetòt,-toû;

sm.

—

Petit

piquet;

v.

paluc.

piquetoû (Salies) ; sm. — Petite ser¬
pette, couteau à pointe recourbée; nas en
piquetoû, nez crochu; v. pique.
piquiu,-ibe; adj. — Susceptible, irasci¬
ble. Cf. piquét.
pirahàgn,-e (V.-B. Big.). — C. picarùyn.
pirale ; sf. — Pyrale, insecte de la
vigne.
piràmide ; sf. — Pyramide (lit.).
piranés,-e, pirenénc,-nénque ; adj.
et s.
Pyrénéen,-ne. Larade (de St-Gaudens) employait, au 17e siècle, la forme
piranés,-o; 011 dit aujourd'hui, générale¬
ment, pirenénc, cl encore le t. reste-t-il
littéraire. V. rnountagnoù.
Piranéyes, Pirenées; sf. pl. — Pyré¬
nées, les monts Pyrénées.
pirasse ; sf. — Grosse cheville (pire),
piratàs ; sm. —■ Péjor. de pirate.
pirate ; sm.
Pirate,
piratejà ; v. — Faire le pirate, le flibus¬
tier ; vagabonder en causant des
dommages.
piraterie ; sf. — Piraterie, action de
mauvais sujet ; maraude avec destruction.
pire ; sf. — Cheville de bois grosse et
peu longue; par anal., pénis d'homme; v.
penine; cabilhe, cspiulòt.
pire (L.) ; sm. — Mot qui répond au fr.
pop. « type », individu ; un pràube pire,
un
pauvre &lt;1 type » ; v. rrtàcou, harde.
pire ; adv. — V. piri. Cf. sourdéys.
—

—

pirè (Lav.;. — Forme de perè, poirier,
pireloùn, pirloùn (G.-iVl.); sm. —
Uioiidin gris, te
perlon (poisson).
piri ; adv.
l'ire. Cf. pire, sourdéys.
Anà de piri, en piri, aller de mal en
pis;
tou reinèri qu'ey
piri que tou muu, le
remède est pire que le mal;
qu'ey piri que
tou diable, il est
plus méchant que le
diable ; luu piri qu'ey,
le pis est.
pirle (Bay.). — C. pille.
piró,-lo (Big. G.). — V. piròu.
piroà, piroucà ; v. — Germer, pousser,
percer en parlant des plantes, bourgeonner
mais, au début, quand les bourgeons sont
encore
pointus et durs ; montrer le bout
du nez, en style
plaisant.
piroade (L.) ; sf. — Exploit, acte de
pire, action bête, sottise; v. asoulade,
piroulade.
piroade, piroucade; sf. — Action des
germes qui apparaissent, trouent le sol.
Lou btat qu u ue
beroye piroade, le blé a
—

jolie

une

«

sortie

»,

une

bonne levée.

piròc, piroû ; sm. •— Cerme de plante ;
bourgeon pointu ; bogue de châtaigne, de
faine, en M*. Las putunes qu'an piròes, les
pommes de terre ont des germes,
piroetà ; v. — Pirouetter,
pirole. — C. pire, cheville avec une
nuance d'augm.
piroû — V. piròc.
piròu,-oie; s. — i\igaud,-e, niais, petite
niaise ; petite cheville
(pire),
piroucà. — Piquer. C. piroà, turà
piroucoû,-quét ; sm. — Petit piròc.
piroucoùn (G.) ; sm. — Petit dindon¬
neau.

piroucourà (G.) ; v. — Glousser, en
parlant des dindons.
pirouéte; sf. — Pirouette,
piroulade; sf. — Niaiserie, acte d'im¬
bécile; v. piroade (1 ).
Qu'as lièyt ue bère piroulude, lu as fait
une

fameuse sottise.

piroulét,-e; s.
Petit piròu, pelite
pire; en style plaisant, petit enfant lout
rondelet et dégourdi ; un nain, qui était
sujet à des crises d'épilepsie pendant les¬
quelles il tournait sur lui-même, avait reçu
le sobriquet de piroulét ; certains
l'appe¬
—

laient biroulét.

piroulét-lanlire ; sm.
Gros nigaud,
piroùgno (Lav.). — C. peroélhe.
pis; adv. — Pis (rare). V. piri.
—

pis. — C. pich (rare),
pisà ; v. — Appuyer fortement, presser
et lasser une chose. Pise dab lou
pè, appuie,
presse avec Ion pied ; terre pisade, terre
tassée, piétinée.
pisade ; sf. — Pression en appuyant de
haut

en

bas,

comme

si

on

voulait écraser.

pisàdje ; sm. — Action de presser,
d'appuyer, de comprimer.
pisàyre,-e ; adj. •— Qui presse, lasse,
appuie; suhs., ouvrier qui presse des mot¬
tes.

�3C7

P1SGA

piscà.

l'orme

—

plutôt burlesque de

pescà, qui n'est guère employée que duus
la

forme

fig. du mol.
risque, arré nuu pisque, celui
qui ne risque point n'a rien (die.) ; que s'y
u
piscàl ù tè muu, il y a attrapé un mauvais
Qui

nou

mal.

piscantine

; sf. — Mauvais vin, piquet¬
boisson de qualité inférieure. La pis-

te,

cantine était

lois,

une

piquette fabriquée, autre-

des sorbes. V. poumpougne.
piscoalhe ; sf. — Choses de toutvenant, mêlées et diverses; marmaille; en
G.-M., ce qui constitue un repas, la nourri¬
ture, victuailles, pilance ; v. picallie.
pisilà (L.). — Forme de pinnà qui se
reproduit dans les dérivés.
pissòt,-e ; s. — Pissote ; petite cheville
plutôt fine, tandis que la pire est plutôt
grosse; par anal., pénis d'enfant, verge de
certains animaux comme le
porc, le chien.
pissòtis (G.). — Dans cette expr. :
Moussu de pissòlis, un tatillon, un loucheà-tout, un vétilleur.
pissoû; sm. — T. enfantin, pipi; ha
lou pissoù, faire pipi.
pissoùn (L.) ; sm. — Chausson de peau,
de laine, de grosse toile ; syncope de
prisavec

soùn.

pissoutè,-re,-tét,-e ; s. et adj. —
Minutieux,-euse, peu adroit de ses mains,
d'esprit lent, étroit, tatillon, vétilleux,
lésineur, avare.
pissoutejà ; v. — Lésiner ; s'éterniser
sur

une

chose,

vétiller

;

chercher

des

difficultés, des riens, tergiverser ; lambiner.
pissoutejade ; sf. — Vélillerie; acte
de pissoulè.
pissoutejàyre,-e. — C. pissoutè,-re.
pissoutét. -— V. pissoulè. Sobriquet des
gens de Gardères (.H.-P.).
pistà ; v. — Pister, guetter, suivre à la
piste; pi.stù-s, se surveiller, s'observer.
pistachà-s ; v. — Prendre « la cuite »,
s'enivrer, t. vulgaire.
pistache ; sf. — Pistache, espèce de
bonbon; en style vulgaire, ivresse; atrapà
lie pistache, s'enivrer. Cf. piule.
pistàdje ; sm. — Action de pister, de
guetter.

pistàyre,-e; adj. et s. — Pisleur,-euse,
qui suit à la piste, qui guette.
piste ; sf. — Piste ; v. tralhe, Iras, truslày.
pisto (Lav.) ; sf. — Coup de toupie ; v.
rnèc.

pistole ; sf.
monnaie de

—

Pistole,

arme

(vieux)

;

comple, pistole, qui valait dix

livres (aujourd'hui, 10 fr.) ; dans les cam¬
pagnes, on compte encore par pistoles pour
les sommes allant de cent à mille francs;

d'amitié d'une mère pour son

petit; lou
me
(ou la mie) pistole ! Mon trésor !
pistoû; sm.— Piston, t. de mécanique;
cornet à piston, instrument de musique ;
celui qui en joue.
t.

—

PlïAf.ilÈT

pistoû,-tole, pistoulét,-e ; s. — Pisto¬
arme; pislolel, petit pain que
l'on mange chaud ; petit enfant
gras, dodu ;
personne à l'esprit versatile; usité aussi au
sens de
dégourdi sans malice, naïf,-ive et
let, petite

pas méchant. IV de p. V. petopruét.
On dit, prov. : pisloulét de Sorde,

pour

désigner le bras lançant une pierre ; les
de Sorde (L.) recevaient les étrangers,
paraît-il, à coups de cailloux.
pistouletaae ; sf.
Décharge de
coups de pistolets. Aux noces, autrefois, il
n'était pas rare que le cortège fut précédé
ou suivi d'une
troupe de gens à cheval et
gens

—

qui liraient des salves de

coups de
; sm,

pistouletàyre,-tejàyre
tire des coups

pislolel.
—
Qui

de pistolet".
pistouletejà; v. — Faire le pisloulét;

tirer le

pistolet.

pistounà ; v. — Pistonner (vient du
fr.J, proléger; jouer du pislon.
pistounàyre,-e ; adj. — Qui pistonne.
pistounét,-e. — Même sens que pistoulél (i).
pit, pitè ; sm. — Piton, élévation;
socle, piédestal ; par ext., but de jeu un peu
élevé ; on fait, à cet effet, un petit las de
terre sur lequel on placera soit la quille,
soit le bouchon. Le

pitè est aussi, parfois,
point, la ligne de départ du jeu.
Està s'on pil, être sur le pilon, au
but ;
està à pitè, avoir une situation sûre, être à
l'abri, en sûreté; pourtà s'ou pitè, élever
sur un piédestal, porter aux honneurs; ha
pitè, faire la courte-échelle; s'ou pitè, loc.
adv., sur le champ, le coup, immédiate¬
le

ment.

pit (L.). — C. piés, poitrine; ha pouyà
pit, faire monter lat moutarde au nez,

lou

mettre

en

colère.

pit ; sm. — Pipit (oiseau), nom généri¬
que. V. cil, titéto, bouscarle, cougnic.
pità. — V. pitoà plus usité,
pità. — Aphérèse de apilà.
pitàch. — C. pitóch, pulois.
pitade. — C. pitoade.
pitadoù,-se (Bay.). — C. pietadoà,-se.
pitance; sf. — Pitance; v. piscoalhe,
mascadure, coumpanàdje.
pitanche ; sf. — Méchant petit vin ; v.
piagne, pournpougne, piscantine.
pitangue ; sf. — Poinle de coteau,
pilon. N. de p. V. pil, pitc.
pitanguejà ; v. — Monter, courir sur
les hauteurs, grimper sur les rochers.
pitanguère ; sf. — Succession de pitangues.
pitàr,-re ; adj. — Gorgé,-e de vin; hart
e
pitàr, repu de mangeaille et gorgé de
vin, soûl.

pitarrà,-s;

v.

—

Se saouler. Cf. ernpi-

tarrà-s.

pitarrade ; sf. — Saoulerie, bombance.
pitarràs,-se. — Péjor. de pitàr.
pitarrèt,-rét,-ròt ; sm. — Petit piton ;
montée

abrupte. Cf.

avec

pite, chèvre.

�PITARRÉY

—

368

PLA

pitre;

pitarréy (Lav.) ; sm. — Roitelet. Cf.
rey-petit, désigne aussi le rouge-gorge,
pitassade. — G. espilassa.de.
pitàt (,Bay. L.). — Forme de pietàt.
pitcharre. — Forme de picharre.
pìtcharreyà (B.-L.) ; v. — Boire à
coups de pitchès.
pitchaulèc,-lèque (L.)

;

adj.

—

Grin-

pitchoùn (Bay.) ; sm. — Rétameur,
gagne-petit. Cf. tstamàyre. V. pichoàn.
pitchòy,-e. — V. pichòt,-e.
pite ; sf. — Pointe de rocher, de clo¬
cher. V. pitangue, pitè.
pite; sf. — Chèvre. Cf. crube.
pite ; sf. — Etincelle ; v. bue.
pitè. — V. pit (i).
piteràu. — V. pie,teràu.
pitéte,-tote ; sf. — Petite pite.
pitèy (L.) ; sm. — Echelle d'un seul
montant entaillé, spéciale aux résiniers.
pithà (L. Or.). — Forme de pichà, qui
se reproduit dans les dérivés.
pithiè. — Forme de pichè en certains 1.
et qui se reproduit dans les dérivés.
pithorre, pithourre (L.). — C. pichorre.

pitoà ; v. — Accoucher en parlant
chèvre; en langage plaisant, le ter¬
me
est parfois employé en parlant d'une
d'une

son

l'élend aussi à divers animaux.

on

pitoade

;

sf.

—

Mise bas de la chèvre

;

fruit.

pitòc,-oque iL.)

adj. — Massif,-ive,
patòc.
pitòch, pitàch ; sim. — Putois; on dit,
généralement, gat-pitòch.
Ha oélhs courir A gat-pitòch, ouvrir de
grands veux brillants.
pitoère ; adj. f. — Qui est pleine, en
parlant d'une chèvre,
pitoû, pite; s. — Piton. Cf. pit.
pìtou,-tote; 8. — Chevreau,-elle. V.
crabòt,-e.
pìtou-pàtou. — C. pùloii-piìlou.
pitou-pàtou (Lav.); sm. — Oiseau ima¬
ginaire d'un nid que les enfants disent
qu'on découvre en faisant faire la courte;

masloc, boulot,-te. C.

échelle à

un

Sou

—

en

style badin,

mon¬

...si n'abct pas tuu pitre,
N'uberàt pas jurnéy nade bouts au chapitre.
Si vous n'avez pas le sou, vous n'aurez
jamais voix au chapitre (Daniel La fore),

galet,-te.
pitchè. — Forme de pichè.
pitchòt. — V. pichòt.
pitchoû,-ne. — C. pichòt.

femme;

sm.

naie, argent. V. piè.

camarade.

pitoures (à) ; loc. adv. — En grande
quantité; v. pichorre.
pitoùs,-e ; adj. — Piteux,-euse.
pitousamén; adv. — Piteusement,
pitràco (B.-L.) ; sf. — Grande et belle
femme.

pitrangle (L.). — C. pitangue.
pitranglère ; sf. — Escarpement, lieu
abrupt, difficile.
pitràu. — C. pieteràu.
pitrày ÍG.-M.) ; sm. — Bouge-gorge. V.
gòlis, boulòch, cot-arrouy.
pitre. — V. pite (i).

pitre ; sm. — Pitre, bouffon,
pitrejà ; v. — Faire le pitre,
pitrerie; sf. — Pitrerie,
pits (_B.-L.) ; sf. — Sabot des mammifè¬
res : chèvres, brebis, porcs,
etc. Cf. pedits.
pitsautà ; v. — Sautiller, gambader,
sauter comme un cabri (pitou) ; v. pinnù.
pituràu. — C. pieteràu.
piu ; sm. — Onom. du cri de l'oiseau;
action de piauler. V. piu-piu.
piucà ; v. — Piquer avec une aiguille,
une épine ; piucà-s,
se piquer ; v. pinchà,
pounchà.

piucàt,-ade ; s. — Piqûre, coup d'ai¬
guille, d'aiguillon.
piulà ; v. — Piauler, pousser des cris
aigus ; gazouiller plaintivement.
A Ourriule, la hàmi que piule, à Ourioun
que droum, à Orriule, la faim piaule, à
Orion, elle dort (die.) ; que ba mey loégn
lou de qui piule que ton de qui. siule, celui
qui piaule va plus loin que celui qui siffle,
un
gringalet vit souvent plus longtemps
qu'un colosse (prov.).
piulade ; sf. — Action de piauler, cri
long et plaintif.

piulassà,-ssejà

;

v.

—

Piauler

sans

arrêt, désagréablement.

piulàt,-lét; sm.
piulàyre,-e ; s.

Cri. piaulement.
Piauleur,-euse.
piule (Ór. L.) ; sf. — Pipil farlouse
(Anthus pratensis). Syn. .tite, titéto (G.),
—

—

zite.

piule (Bay. L.) ; sf.
petite «cuite»;

Léger enivre¬
le Bordelais,
chaleur, en parlant du temps.
piulère, piuletere ; sf. — Piaulements

ment.
douce

conlinus ;

—

vers

manie de piauler.

piiilét, pihulét ;

sm.

—

Pipeau

;

v.

pihurlèc, pipéte.

piuletejà. — Fréq. de piulà.
piulis; sm. — C. piulère.
piuloû; sm. — Petit piulét.
piuloutejà. — C piuletejà.
piu-piu ; sm. ■— Petit cri d'oiseau, piau¬
piu, coutourliu. Et piu-piu d'era
lagùta, le chant de nia flûte, titre d'un

lement. V.
me

recueil de

vers

de M. Camelat.

piusàdo (G.) ; sf. — Piqûre de puce,
piuso (G.) ; sf. — Puce. Cf. pus.
plâ,-ne ; adj. — Plain,-e, uni,-e; on dit
aussi

plane.
plâ, chemin plain ; plâ coum la
ma, uni comme la main.
plâ; sm. — Plateau, plaine, place, sur¬
face plaine, plane et horizontale. N. de p.
et. de 1. Plaa, Bètplâ, Duplâ, Duplan, Lou
Plâ, Leplan, Le Plâ.
plâ; adv. — Parfaitcmenl, bien; beau¬
coup,
fortement; certainement (avec o,
oui) ; gravement.
Camî

�369

Que ba plà, cela va bien ; qu'c.y //là boà,
^cela est) bien bou ; i'orl bou ; car ets
an mes
aymàt plan lié que plan parlà, car
eux ont mieux aimé bien l'aire
que parler
beaucoup i^du Hurlas) ; que soy plà inalàu,
je suis gravement malade ; que truque plà
liort, il l'rappe très fort; si plà, mais si;
mais oui; o, oui, renforce l'allirrnalion : o
plà, oui bien; prou plà, assez bien; v.
plan-prou; o-bé plan '(G. L.), oui bien;
«utà-plà, aussi bien ; les Gascons disent taplan et donnent à l'expr., dans certains cas,
le sens du fr. quand il dit : c'est entendu,
ça va ! Qu'ey plà de case, il es:t dans l'ai¬
sance, il a du bien ; ha plà, bien faire ; bien
agir, se bien conduire ; on dit aussi ha deplà; plà que, qui, bien que; on dit aussi,
avec le même sens,
ja que: plà qui nou-b
àji bist, ou bien: ja que nou b'àji bist,
bien que je ne vous aie vu.
plàbe ; plòbe (M4) ; plàue (V.-B. Big.
G. L.) ; ployé (ilte.-Big.) ; v. — Pleuvoir;
prend le sens lig. de tomber, choir.
Pleuvoir à verse, à torrents s'exprime
par plàbe à broulhs, à palades, à desligue
de. cèu, à cliourràts, à cautès, à pichorres,
coum qui la du, la jéte, la ne mande; en
aquél endrél qu'y plau cou m dehore, dans
celte maison, il y pleut comme si 011 était
dehors; quoan plaberé piques, quand même
il tomberait des hallebardes; quand tombe
une pluie bienfaisante, le paysan dit: que
plau escuts, il pleut des écus ; escoute si
plau, écoute s'il pleut, lu peux espérer; v.
moulî; si plau au besî, à nouste qu'arrose,
s'il pleut chez le voisin, il y a aussi de la
pluie (ou de la rosée) pour moi (die.) ; on
dit en parlant de gens qui onl de la chan¬
ce:
aquiu, si n'y plau que y arrose, ils ont
toujours quelque avantage, quelque bonne
aubaine ; que plau toustém sus lous choups,
il pleut toujours sur ceux qui sont déjà
trempés (prov.) ; que plau' à passades, il
pleut par moments ; lous trucs que plabcn,
les coups pleuvaient ; si plau, nou-y bail,
s'il pleut, je n'y vais pas, formule d'excu¬
se
prise dans un sens général et badin,
plabedén. — G. plouyoùs (rare),
plaboutejà, plabusquejà ; v. — Brui¬
ner ; pleuvoir par
intervalles de temps.
plabusquéy ; sm. — Bruine, petite
pluie.
plac; sm. — Onom. d'un coup à plat,
placà ; v. — Plaquer, appliquer ; affi¬
cher ; en style plaisant, abandonner, plan¬
ter là; placà-s, se plaquer; s'étaler; s'ins¬
il est

taller indiscrètement.

plaçà ; sm. — Emplacement ; place
large, place de marché; en certains lieux
aussi, clairière. V. estàlh.
U

bht

pinçà, un bel emplacement ; lou
plaça de la pouralhe, la place de la volaille
au

marché.

plaçà; y. — Placer, situer, installer, éta¬
blir, colloquer; plaçà-s, se placer à condi¬
tion; s'installer; se mettre à sa place, à
son

rang.

PLA.BE

placade

sf.

;

—-

—

Action

PLACERA

de

plaquer,

d'étaler.

plaçade

— Le contenu d'une place
plaçà (1).
plaçadé,-re ; adj. — Qui peut être pla¬
cé,-e, mis en condition, installé, loué.
plaçadéte,-dote ; sf. — Toute petite
place.
placàdje ; sm. — Plaquage ; action de
plaquer.
plaçàdje ; sm.^ — Plaçage, emplace¬
ment ; droit de place ;
action de placer.
plaçaméll ; sm. — Placement; argent
placé.
placàr ; sm. — Placard, meuble, affiche,
emplâtre.
placardé ; v. — Placarder, afficher ;
placardà-s, se plaquer contre; choir et
s'applatir.
placardés; sm. — Grand placard,
placardàyre. — V. placàyre.
placardejà. — Fréq. de placarda.
placardât,-dòt ; sm. — Petit placard,
plaçasse ; sf. — Grande place, vilaine
place ; vaste emplacement ; augm. de place :
que y a plaçasse, il y a beaucoup de place.
placàyre, placardàyre,-e ; adj. et s.
Qui plaque, placarde ; plaqueur.
plaçayre,-e, placiè,-re; adj. et s. —
Placeur,-euse, agent de placement ; placier,
qui désigne, fixe les places de chacun ; v.
placejàyre.
place ; sf. — Place ; autrefois, métairie ;
aire de ferme. N. de p. Plasse, Laplace.
Loc. div.
Que y a place, il y a de la
place ; dehore que y a place, dit-on à celui
qui s'ennuie chez lui, là où il se trouve
pour lui signifier qu'il peut partir, vider
les lieux ; ue bourie place, une maison où
les employés sont bien ; 1111 emploi de
choix; ha place, faire de la place; s'en
aller ; n'ey pas à la soue place, il n'est pas à
sa
place ; il est fourvoyé ; tuât sus place,
tué sur la place, d'un seul coup; pana la
place, prendre la place de quelqu'un ;
hicà-s en place, se placer à l'endroit dési¬
gné; nou pas tiéne en place, ne pas tenir
en
place ; tirà de place, renvoyer de sa
place, ôter à quelqu'un son emploi; à la
boste place, n'at harl pas, à voire place, je
ne le ferais pas; en place de, au lieu de;
gagnà places, avancer dans une fonction,
à l'école ; quand on assiste à un spectacle
inattendu et curieux, comique surtout, et
hors d'un théâtre: discussion, farce, etc..
on dit : qu'en y a ta pagà las places ! C'est
à payer les places ! V. teatre; lou permè
qui-s met. au Iheyt que s'y hè place, la
bonne place est pour celui qui arrive le
premier (die.) ; v. Ihebà.

;

sf.

de marché. V.

—

—

placejà. v. — Tenir marché sur une
place ; courir les places ; promener sur une
place.
placejàyre-,e ; adj. — Coureur de pla¬
ces; qui se tient sur une place; employé
qui fixe, donne des places ; v. plaçayre.
placerà ; sm. — C. plaçà, avec un sens
d'augm., grand emplacement.
24

�placeradè

—

370

pla-heyt

placerade. — C. plaçade avec un sens
d'augm.
piacét; sm. — Placet.
placéte,-çote ; si'. — Petite place. N.
de p. Laplacéte, Laplassote.
plach (Bay. L.) ; plèch ; sm. — Haie,
,

barrage.
Houricà lous

plagïl

Plainte, regret, gémisse¬
; forme de poème au
temps des troubadours.
pXàgne ; v. — Plaindre, regretter; plagne-s, se plaindre, gémir, pleurer.
l'iagne-s de poc de cause, se plaindre
pour peu de chose; à quelqu'un qui gémit

plachs, battre les buissons,
plecherà; v. —
Planter un plach, clore de haies,
plachade, plecherade,-ague. — C.
plechade.
placherà, plecherà; sm. — Ensemble
de plachs.
plachère, plechère. — G. pach'ere.
placiè,-re ; s. — Employé,-e au place¬
ment, au plaçage ; v. plaçàyre.
piaçòt ; sm. — Petite place ; espace res¬
treint ; v. placéle, plap.
Nou. y a qu'à plaçât de semie, il
n'y a
qu'un pelil espace d'ensemencé,
placote. — V. plaquéte.
plâ-està, plâ-stà ; sm. — Bien-être,
aisance ; bienséance.
Que y a plá-està aquiu, il y a du bienêtre là; arré de beròy coum lou plâ-està,
rien d'aussi bien que la bienséance, que

de

d'être convenable.

tif ;

plachà,

plechà,

plaétes,-otes, playétes, playnétes,
-notes ;

adv. — Assez bien, convenable¬
ment, suffisamment.
Quin èt ? — Plaéles; comment vous
portez-vous ?

— Assez bien ; lou pourî que
playnotes, le poulain court suffisam¬
ment (vite).
plaéto ^B.-L.) ; sf.— Petit rabot à main,
la plane.
piaf; interj. — Piaf, vlan. Implique un
coup à plat, une chute à plat, un emplâtre.
plafoû ; sm. — Plafond, dessus ou des¬
sous
d'un plancher ; plat de 1er pour la
pâtisserie ; en style plaisant, le crâne.
Abé mau au plafoû, être un peu toqué,
plafounà ; v. — Plafonner,
plafounàdje ; sm. — Plafonnage.
plafounàyre ; sm. — Plafonneur.
plafounerie ; sf. — Les plafonds ; tra¬
vail de plafonnage.
plafouniè ; sm. — Lampadaire de pla¬

ba

fond.

plagà

Blesser, faire une plaie,
se couvrir de plaies; se
dit d'une coupure, d'un mal autour des¬
quels une plaie se forme.
plagade ; sf. — Plaie étendue ; action
de plagà.
plagàdje ; sm. — Les plaies; action de
plagà-s.
plagadoù,-re ; adj.— Qui blesse, meur¬
trit (rare).
plagasse ; sf. — Large plaie.
plagàt,-ade ; f.dj. — Qui a une, des
plaies; au fig., meurtri moralement,
plagia; v. — Plagier (lit.),
plagiât; sm. — Plagiat (lit.),
plagiàri ; sm. — Plagiaire.
;

v.

—

meurtrir; plagà-s,

; sm.

—

lamentation

ment,

rien, sans raison, on dit : si abi lou
tems, que-t plagnert, je te plaindrais si
j'en avais le temps; qu'ey à plàgne (ou
bien de), il est à plaindre.
plagnedé,-re ; adj. — Qui est à plain
dre.

plagnedére ; sf. — Manie de se plain¬
dre, de geindre sans cesse; on dit aussi
plagnadére en certains lieux.

plagnedoù,-re ; adj. — Qui se plaint,
gémissant,-e.
plagnén,-te ; adj. et s. — Plaignant,-e,
qui porte plainte ; qui se plaint ; geigneur ;
plaintif,-ive ; v. plagnlu.
plagnénce ; sf. — Plainte, gémisse¬
ment plus long que le plagnét; doléance.
plagnentamén ; adv. — Plaintive¬
ment.

plagnét; sm.
Petite plainte, gémis¬
plainte entrecoupée, soupir plain¬
petite lamentation.
plagnetère. — Fréq. augrn. de plagne¬

sement,

dére.

plagnéto (Big.) ; sf. — Petite plaine,
petit plateau.
plagniu,-o. — C. plané,-re.
plagniu,-ibe. — C. plagnén,-te, qui se
plaint, plaintif,-ive.
plàgno (Big. G.). — C. plane, plaine,
plagnòlo ; sf. — Petite plaine; empla¬
cement plan.
plagnòt,-gnoû (H.-Big.) ; sm. — C.
plagnéto.
plagnoùs,-e, plagntiu,-ibe ; adj. —
Plaintif,-ive; dolent; v. doulén.
plagnude. — G. plagnénce.
plagnuquejà (Arm.) ; v. — Gémir,
geindre.
plagòt; sm. — Emplâtre; en IL-A., on
appelle ainsi une omelette au lard très
épaisse.,
plague ; sf. — Plaie, blessure; afflic¬
tion.

Autrefois/

en

justice,

on

distinguait

la

des

blessures; il y avait la plague
simple, blessure simple, et la plague leyàu,
plaie grave qui était de ley major, c'est-ànature

dire

passible de l'amende majeure; était
plague leyàu, une blessure à partir de
4 centimètres environ.

plaguéte,-ote ; sf. — Petite plaie,
plahà ; v. — Bienfaire, faire son devoir ;
plahà-s, s'accommoder, se satisfaire de;
bien s'installer, à une bonne place; se faire
bien

voir.

plahasén,-te

;

adj.

—

Bienfaisant,-e.

bon,-ne, charitable:

plahasénee ; sf. — Bienfaisance,
plâ-hèyt, plahèyt; sm. — Bienfait;
action

méritoire; chose bien faite.

�371

PLAHÈYT

plahèyt,-e; adj.

— Propre, ordonné,-e,
qui connaît les convenances; on
quelqu'un qui se tient mal : n'ey pas
plahèyt, d'une cuisinière marie-salope, n'ey
pas hère plahèyte.
'
plaheytOÙS,-e ; adj. et s. — Bienfai¬
sant,-e, qui fait le bien, généreux.
plambe (Navarrenx) ; sf. — Iris (plan-,
te). V. coutèle, pourrùsso.
plan; sm. — Plan, épure d'architecte,

bien élevé,
dit de

projet;

ruse, tour.

plans, faire des plans, projeter,
supputer; dechà en plan, planter là.

plan(t) ; sm. — Plant, ce qu'on plante;
jeune plante, bouture; terrain complanté.
V. plante.
planà ; v. — Planer, unir avec la plane ;
rendre égal ; se soutenir avec les ailes. V.
ardoulà.

planade

; sf. — Contenu,
étendue d'une plaine; plateau;

superficie,
action de

planer.
planàdje ; sm. — Travail à la plane,
planamén ; adv. — Plainement.
planasse ; sf. —• Grande, vaste plaine ;
vilaine plaine.
planàyre,-e; adj. — Qui plane,
plancha ; v. — Planchéier. Cf. taulà.
planchade ; sf. — Superficie de parquet
où les planches sont
simplement posées ;
chargement de planches; chargement con¬
tenu par des planches
posées en ridelles.
planchàdje ; sm. — Les planches, les
planchers ; action de planchéier.
planchât ; sm. — Plancher, plafond.
Sous l'influence du fr. on dit aussi planché;
taulat.

planchàyre,-e ; s.
Marchand,-e de
planches; qui fait des planchers.
planche; sf. — Planche, ais; v. taille;
estampe d'imprimerie; passerelle; carreau
de jardin ; personne
grande et plate. N.
de p.
Laplunche.
planché. — V. planchât.
planche-pâ ; s. des 2 g. — Une per¬
sonne très
grande et plate; grand flandrin ;
—

niais.

.

planchéte,-ote ; sf. — Planchette; v.
thuléte; pelile étagère.
planchòt; sm. — Bout de planche. Cf.

taulàt.

plane; plàgno (Big.) ; sf. — Plaine,
uni; v. plâ; plane, outil;
Varangue. N. de 1. et de p. Laplane, Lapla-

surface de terrain
(/ne.

Bédé tout

planes, voir tout en plaine, ne
difficultés; bile dou moùn-

pas penser aux
de : planes e

costes,

vie

de

ce

monde:

plaines et côtes (die.).
plané; sm. — Plateau, terrain plat;
qui est de la plaine.
Lou plané de Seguite, le plateau de
Seguite en Barétous.
plané,-re; adj. — Plat,-e; uni,-e;
plain ; sans ornements. V. plâ,-ne.
Camî plané, chemin en plaine, uni;
arque-lhéyt plané, bois de lit uni, sans
ornement.

se

;

; v.

être

en

dit d'un sol

endroits.

PLANTÉ

—
Etre plan ; aplanir ; v.
plaine ; être dans la plaine ;
montueux qui s'aplanit
par

planèramén; adv.
Sans difficulté,
parfaitement, entièrement.
planét; sm. — Petit plâ, petit plané.
planét, planètes; adv. — C. plaétes.
planète,-note ; sf. — Pelile plaine,
planetàri ; adj. des 2 g. — Planétaire,
—

t.

Tirà

v.

planejà
aplani

—

scientifique.
planetàt; sf.

—
Plénitude (vieux). Cf.
plenitud.
planète; sf. — Planète,
planisse ; sf. — Terrain plan, plat,
plateau, emplacement plan parmi les

coteaux. N. de p.

planiu,-ibe ; adj.
planouléte ; sf.

—

C. plané,-re.
Très petite

plaine ;
petit espace de terrain plat. V. plaçùt.
planoulhét (Os.) ; sm. — Petit plateau.
—

N. de 1.

plan-planétos (G.)

; adv. — Toul dou¬
plaétes.
plan-prou (G.) ; adv. — Assez, suffi¬
samment; gn'a be plan-prou, il y en a
cettement ; v.

bien

assez.

plantà; v. — Planter, ficher, enfoncer;
fixer, arrêter, aposter ; plantà-s, se fixer sur
un point ; v. mastà-s.
Plantà caus, planter des choux; en style
plaisant, « croquer le marmot » ; plantàpique (ou piqùét), faire le pied de grue et
aussi s'installer
quelque part; v. bourdoû ;
pluntà

lous

oélhs,
regarder fixement ;
plànte / Advienne que pourra !
planta, planté (Lav.) ; plantagne ;
s.
Plantain; v. costecabat, plantais.
plantà,-tagne ; s. — Plantation, pépi¬
nière. N. de p. et de I.
plantacioû, plante; sf. — Plantation;
espace complanté.
plantadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui est
à planter, que l'on
peut planter.
plantàgn ; sm. — Jeune arbre de pépi¬
nière; on dit dans le G. plantòc.
plantagne; sf. — Pépinière; ce qui est
planté, légumes du jardin ; action de plan¬
ter et particulièrement des arbres.
N. de 1. la plantagne. Cf. plantére.
plantagne; sf. — V. planta (3) ; en B.,
aussi, le plantaçjo major.
plantais (15.-L.) ; sm. — Plantain
(plantago major). Cf. plantà.
plantassè,-tounè,-re ; s.
Qui a la
manie de planter, qui plante à tort et à
arribe qui
—

—

travers.

plantassejà. — Fréq. péjor. de planta,
planter mal, sans soin.
plantàyre,-e ; adj. — Qui plante,
plante ; sf. — Plante, plant ; action de
planter. N. de p. Laplante; v. le suivant.
Que hém la plante, nous faisons une
plantation.
planté, plante; s. — Lieu complanté
d'arbres, notamment, parc, promenade,

�PLANTÉ— PLASENTlO

'm

jardin ; autrefois aussi gardien de parc, i
jardinier. N. de p. Piaulé, Plantier, Du- \
p,lantier. V. plan(t).
Il y a à Pau, sur des terrains où étaient
jadis le potager et la châtaigneraie du
Château, deux promenades ou pares appe¬
lés toujours la haute planle et la bâche
plante.
planté,-tiè ; sm. — Aire pour le jeu de
quilles de neuf, appelé aussi bilhàr; tenan¬
cier de &lt;( quiller ».
Planté (Adrien).— Ecrivain béarnais ;
Majorai du Félibrige, premier Capdàu de
VEscole Gastou-Febus (18/(1-1912).
plante-broc ; sm. — llaie d'aubépine,
plante-coutèt; sm. ■— feu d'enfant; il
consiste à
couteau

lancer d'une

qui,

en

certaine

tombant, doit

se

façon

un

planter

en

terre.

plante-grasse; sf. — Orpin. Cf. mar¬
tèle, coulhoû-de-gat.
plantère ; sf. — Action de planter ;
plantation; v. plantagne; manie de plan¬
v. plantassejà.
plantéte,-tote ; sf. — Petite plante.
plantiè. — V. plante.
plantée (G.). — C. plantàgn.
plantoû ; sm. — Plançon ; plant très
jeune provenant d'un semis et qu'on repi¬
quera; berle des potagers (sium sisarurn),

ter;

le chervi.

plantoû;

sm. — Planton, soldat; està
plantoû, être debout, dans l'attente.
plantounè,-re ; s. — Qui a la manie
de toujours planter des arbres, des fleurs,
etc. V. plantasse.
de

planturoùs,-e

;

adj.

—

Plantureux,

-euse.

planturousamén

;

adv.

—

Plantureu-

sement.

piap ; sm. — Tache, pâté, souillure ;
moucheture ; pelote du pelage des bêtes,
tache du plumage des oiseaux; plaque,
petit emplacement; au fig., chose déshono¬
rante. Le fém. plape est peu usité.
Loc. adv.
A plaps, parfois, par mo¬
ments, de temps à autre, par à-coups; que
lié bèt à plaps, il fait beau de temps en
temps; ey brabe ? — A plaps; est-elle
douce ?
Parfois, par à-coups, de temps
en temps
; abé de louts plaps coum la pigue,
être comme la pie, avoir du blanc et du
noir, expr. à double sens.
plapà ; v. — Tacher, souiller; tacheter;
plupà-s, se tacher; que m'ey plapàt la
pelhe, j'ai taché ma robe; qu'a la. machère
plapa.de, il a des taches de rousseur aux
joues, ou bien des cicatrices de variole;
betèt tout plapàt, veau tacheté.
plapade ; sf. — Tache, tacheture, quan¬
tité de taches, de pelotes, de marques sur
le pelage.
plapadé,-re ; adj. — Qui se tache faci¬
—

plâpàyre,-e; adj.
plape ; sf.

—

d augm. (peu

—

Qui plape.

c. plap mais

avec un sens

usité),

plapè (Li.) ; sm. — Clapier.
plaperòt,-roû ; sm. — Très petit plup
plapét,-e,-pÒt,-e ; sl'. — Petite tache.
plapetàt,-pitàt,-ade ; adj. — Tache¬
té, -e.

plapichoà, plapitoà ; v. — Marqueter,
petites taches.
plapichoère ; plepichoère (Os.) ; sf.
Petit groupe, petit tas éparpillé; touffe;

moucheter de
—

moucheture.
Ue

plapichoère de

ceps,

une

touffe de

cèpes.

plapichoû,-toû ; plapìt (B.-L.); plapòt ; sm. — Petit plap.
plapitàt. — V. plapetàt.
plapoùrro (Lav.) ; sf. — Grosse tache,
plaque; si. — Plaque.
plaquéte,-cote ; sf. — Plaquette, petite
plaque.
plaquis ; sm. — T. de maçon, plaquis.
plasàs (E. de la Big.) ; son. — Pommier
commun; v. poumè.
plàse, plàyre ; v. — Plaire, être agréa¬
ble ; plùse-s, se plaire, se complaire, plaire
les uns aux autres ; v. gaudl-s, grasl.
Que-m bouy plàse, je veux prendre du
plaisir; si-b plats, si cela vous plaît; nou
m'a pas plasùt (ou plagùt, en B.), il ne
m'a pas plu; que-in plaseré, cela me plai¬
rait; il (ou elle) me plairait; si à Diu
plats, s'il plaît à Dieu ; à Diu plagousse (ou
plasoàssi), qu'il plût à Dieu.
plasé ; sm. — Plaisir, chose agréable,
jouissance; joie. V. gay, joye.
Qu'èy plasé, j'ai plaisir, du plaisir; qu'ey
à plasé d'espià, c'est un plaisir de regarder ;
lou boû plasé, le bon plaisir ; que-m liés
plasé, tu me fais plaisir.
Loc. adv.
A plasé, à plaisir, douce¬
ment, lentement, posément; à plasé, pedoùlh, Ta noeyt qu'ey loungue, à loisir,
pou, la nuit est longue. Se dit aux gens
pressés de jouir; anà à plasé, aller, mar¬
cher posément, lentement ; tribalhà à plasé,
travailler lentement; préne plasé, jouir;.
ha per plasé, agir par plaisir, par complai¬
—

sance.

—

lement.

plapàdje,-dis

;

sm.

—

Grande,

grosse

tache.

plapàt

; sm.

—

Tache

assez

étendue.

plasén,-te

;

adj.

—

Plaisant,-e, agréa¬

ble, doux.

plasénce ; sf. — Plaisance, agrément;
agréable. N. de 1. et de p.
plasenciè,-tè,-re ; adj. — Qui aime à
faire plaisir; obligeant,-e; flatteur (vieux);
habitant de Plaisance. N. de p. Plaisancié,
lieu

Plaisancier.

plasentà ; v. — Plaisanter. V. desbertl,
pegnessejà, couyounà.
plasentamén ; adv. — Agréablement.
plasentarie,-terie ; sf. — Plaisanterie ;
v. peguésse.
plasentàs,-se ; adj.— Assez plaisant,-e.
plasentè,-re. — Ý. plasenciè.
plasentejà. — Fréq. de plasentà.
plasentio (G.) ; sf. — Agrément, délice,
suavité.

�373

PLASERÉTES

plaserétes (à) ; loc. adv. — Tout dou¬
dit aussi à plaserines, à plaétes.
plaseroùs,-o (Lav.) ; adj. — Patient,-e.
plassà. — Autre graphie de plaça.
plastè ; sm. — Emplâtre, matière en
forme d'emplâtre. Cf. piastre.
plastissade ; sf. — Coup donné avec
une partie plate; suite de ces
coups.
plastissàt ; sm. — Coup de plat ; souf¬

cement, ; ou

flet ;

action

de

tomber

en

s'étalant.

V

esplatissùt.
plastissè,-re ; s. — Qui donne des
coups. Sobriquet des gens de Sassis en Barèges.

plastrà; v. — Plâtrer,
plastrade ; sf. — Action de plâtrer,
plastràdje; sm. — Plâtrage,
plastrarié, plastrerie; sf. — Plâtrerie.

plastràs

; sm.

—

Mauvais plâtre; plâ¬

tras.

plastràyre. — C. piastre, plâtrier,
plàstre; sm. — Plâtre,
plastrè. — C. plastè, emplâtre.
plastrè,-triè ; sm. — Plâtrier.,
plastrère,-trière ; sf. — Plâtrière,
carrière à plâtre,
plastrerie. — V. plastrarié.
plastroû; sm. — Plastron,
plastrounà; v. — Plastronner,
plastrounàdje ; sm. — T. de couture,
action de poser, de faire un plastron.
plat; sm. — Plat, vaisselle; mets prépa¬
ré ; bassin d'église. V. gradale.
Ha-s ù plat de, se faire un plat de, loc.
qui a à peu près le sens du fr. se gargari¬
ser, se plaire à parler d'une chose que l'on
amplifie sans qu'elle en vaille la peine;
hicà la rnâ aa plat, donner à la quête ;
escarrà lou plat, nettoyer, vider le plat;
au fig.,
tout dire, se vider le cœur.
plat,-e ; adj. — Plat,-e.
Anà-n s'ou plat, aller sur le plat, mar¬
cher, travailler à l'aise; abé lou parlà plat,
un
langage sans grâce, sans accent ;
moussu de la bourse plate, quelqu'un qui
veut faire le "bourgeois sans en avoir les
moyens; lou païs qu'ey plat, le pays est
plat ; la grêle qu'ai à hicat tout à plat, la
grêle a mis les récoltes sur pied à plat.
plat ; sm. — Plat ; lou plut dou coutèt,
le plat du couteau ; lou plat de la ma, le
plat, la paume de la main,
píatà. — C. platàt.
platamén ; adv. — Platement,
platane; sm. — Platane,
plataràs ; sm. — Plat très-, grand; gran¬
avoir

de

platée.
plataràt,-ade. — Augm. de platàt.
platarét,-ròt ; sm. — Petit plate.
platàs ; sm. — Plat vaste, grand.
platàs,-se ; adj. — Qui est très plat,-e.
platàt,-tade ; s. — Platée; coup donné
avec le
plat de la main, d'une arme.
plat-bor(d) ; sm. — Plat-bord ; bord
de

cours

d'eau.

platè,-re; adj.

—

Plainier,-e, bien plat.

platè
teau;

; sm.

—

—

PLAYNALHE

Terrain plat et uni; pla¬

pludarét ;

par anal., galette, grosse
plein plat ; v. platàt.
plate-bande; sf.
Plate-bande,
plate-lounje ; sf. — Plate-longe,
platét ; sm. — Petit plat, assiette.
platét,-tôt,-e ; adj. — Un peu plat,-e.
platét, platéts (Lav.) ; sm. — Plantain
(planlago alpina). V. pluntagne, menudét.
platète (L.) ; sf. — Galette à l'anisi. V.
v.

omelette ; un

—

rosque.

platèu ; sm. — Plateau; espèce de plat.
plufè.
platinà; v. — Plaliner.
platine; sf. — Platine, ustensile de mé¬
nage pour sécher et repasser le linge ; pla¬
que de fer ou de fonte sous le foyer ; plati¬
ne, métal; au fig., babil, bonne langue,
facilité de parole; abé boune platine, par¬
V.

ler

facilement, être bavard.

platissade ; sf. -— Coup donné avec le
plat d'une arme, de la main.
platissàt; sm. — Plat. Cf. plut (3);
coup de plat ; v. isplutissàt.
Que receboà dus platissàts de halubarde,
il reçut deux coups de plat de hallebarde,
platitude; sf. — Platitude,
plàtou ; platuche (L.) ; sm. — Nénu¬
phar (plante) ; v. pulagàsso, pourine.
platoû ; sm. — Petit emplâtre médical,
vcsicatoire ; plaque de taffetas, de peau, de
fer-blanc pour obturer, rapiécer; au fig.,
un emplâtre, un ennuyeux.
Par exl., mets
lourd ; ù platoû de patanes, un emplâtre de
patates.

platoû;

sm. — Syncope de pelowtoû;
platoû, feu de peloton.
platuche; sf. ■— Plie (plutessa vulgaris,
poisson); v. playne ; en t. plaisant, femme
plate. V. plàtou (i).
plau; interj. m. — Onom. d'un coup
sur l'eau, la boue, une chose molle,
piaf.
Pour deux coups successifs on dit pliu,
plàu ! plif, piaf, flic, flac !
plaudi. — C. aplaudí.
plaudimén. — C. aplaudimén.
plàue (V.-B. Big. G. et L. en partie). —
V. plàbe, pleuvoir et dérivés.
plauinà,-nejà. — C. plabusquejà, brui¬
hoéc de

ner.

—

plaumà. — C. ploumà.
playdejà, pleytejà; pleytà (L.) ;
Plaider, être en procès; défendre

v.
en
hésiter ;

justice ; balancer, être indécis,
lutter, être entre la vie et la mort.
Aujourd'hui, la forme pleytejà est seule
employée en 1?. et Big. et dans les L. en
partie; playdejà est usité dans le G.
Qu'ey toustém en pleytejà, il est toujours

procès; lou malàu que pleytéje, le ma¬
lade lutte contre la mort; ha-s pleytejà, se
faire critiquer.
E-b boulet lui pleytejà ? Maridàt-be !
BovÂà, ? Mauri t-be ! Voulez-vous vous faire

en

critiquer ? Mariez-vous ! Louer ? Mourez.
playnalhe (G.-M.); sf. — Les plies en

quantité, plies de rebut.

�PLAYNE

—

PLÉGUE

playne (G.-M.) ; sf. — Plie carrelet
(poisson). Cf. platuclle, flatàn.
playnétes,-notes. — V. plaétes.
plàyre. — C. plàse, niais peu usité,
aujourd'hui, sauf vers la Garonne,
playtéy (Lav.). — C. pleytéy.
plé,-e; plèn,-o (G.); pley,-e (Or.
Clial.), où le fém. est aussi plégne; adj. —
Plein,-ne, rempli, comble, bourré; couvert,
infesté; replet, gras, massif; rassasié,
saoul ; plée, pleine, en parlant d'une femel¬
le ; le t. est grossier quand on l'emploie
pour une femme enceinte. V. prégn.
Bouque plée, bouche pleine; par anal.,
qui parle difficilement ; camî plé de calhàus,
chemin 1res caillouteux; està plé de pus,
être couvert de puces ; plé coum û nabiu,
piein comme un navire, saoul, repu ; plé
de niau, couvert de mal ; Iribalhà à plé
coulià, travailler de tonies ses forces; plé
couru
Vùstri, plein coriime l'huître; la
borde qu'é plégne, la grange est pleine
(Or. L.).
plé; sm. — Plein, opposé du vide; con¬
tenu; massif; milieu, centre.
Loti plé don die, le milieu du jour; loti
plé de la lue, la lune en son plein ; que y
ey cadùt en plé, il est lombé au milieu ; fou
madriè qu'ey plé, le madrier est, massif ; lia
lou plé, faire le plein, garnir; emplir.
plè,-ne (L.) ; s. — Surface'plane, plaine,
place ; bin s'ou pic, viens sur la place
plane.
pleà; plegnà (Or. Chai.); pleyà
("Big. G.); v. — Emplir, remplir, combler;
infester; repaître, saouler, empiffrer ; en¬
nuyer; v. hartà; pleà-s, se remplir, se saou¬
ler. En certains 1., on dit plia.
Pleà-s la panse, lou canoû, s'empiffrer;
si sabés quin me plées ! Si lu savais comme
tu .m'ennuies ! que Va pleàt de peduùllis,
il l'a infesté de poux ; pleà-s de Iribalhà, se
harasser au travail. Quand il esl employé
sous la forme figurée, le mot est
générale¬
ment
péjoratif et du langage souvent
grossier.
pleadé,-re ; adj. — Que l'on peut rem¬
plir.
pleàt (G.Ì ; sm. — Festin. V. hurtère.
plebicità ; v. — Plébisciter,
plebicite ; sm. — Plébiscite,
plée ou plég; sm. — Abri, couverture,
couvercle en général : le 1. est devenu rare,
mais on emploie toujours couramment les
dérivés aplegà, aplegade; v. ces m. cl plèu.
Boulà la bugade au plec, mettre la lessive

374

prendre de mauvaises habitudes ; prendre
mauvaise
tournure,
en
parlant d'une
affaire, d'une maladie,
plecà. — C. aplecà.
plèch. — V. plach, sègue (haie) et déri¬
vés.

plechà ; v. — Faire un plèch, enclore,
plechagà ; sm. — Ensemble de haies;
buissons épineux.
plechague (L.) ; sf. — Buisson épi¬
neux ; haie touffue. N. de
p. V. plèysse.
plechère. — V. pachcre.
plég. — Autre graphie de plée.
plegà; v. — Plier, ployer, courber;
fermer;

en sûreté, rouler, serrer,
plegà-s, se plier, se ployer, se
aplegà, mettre à l'abri.
Plegà lu carne, plier la jambe, s'asseoir;
plegà lou deguén, mettre la maison en
ordre; \. estrussà.; plegà, t. de marchand
forain pour dire qu'on emballe la mar¬
chandise exposée en vente ; plegà lou mour,

mettre

emballer ;

courber. C.

ensevelir le

mort, le serrer dans un lin¬
plegà lou hé, mettre le foin à l'abri ;
que ba cale plegà, dit le vieillard qui sent
venir la mort, comme en fr., serrer bouti¬
que; îiou s'y pot plegà, il ne peut s'y ré¬
soudre, s'y habituer.
plegà (IT.-Á.) ; sm. — Quantité de mangeaille propre à rassasier, à bourrer.
plegàble,-e; adj. — Pliable, flexible;
v. plegadîs.
plegade, aplegade; sf. — Action de
plier, de ployer, de se replier; de ramasser,
de mettre à l'abri; pli, froissement d'une
étoffe, d'une feuille.
plegadé,-re,-dls,-se ; adj. — Qui peut
ou doit" être
plié, ployé, courbé, mis en lieu
sur; se dit du foin, de la récolte en géné¬
ral, quand ('lie est mûre, de la lessive.
Lou blat qu'ey plegadé, le blé peut être
engrangé.
plegadîs,-se,-diu,-dibe ; adj. — Plia¬
ble, pliant,-e, flexible; plicalile.
Abé la rée plegadisse, avoir l'échine sou¬
ple. pour faire des courbettes.
plegàdje ; sm. — Pliage; action de
plier, d'empaqueter.
plegadoù,-re ; adj. et s. — Plieur,
ceul

;

plieuse, emballeur; plioir.
plegadure; sf.

—

Partie pliée

;

flexion;

entorse.

plegamén ; sm.
souplesse.
plegàyre,-e ; adj.

—

Pliemenl,

ploie¬

ment,

coéche, aine; trucà à plec de bras, battre
à tour de bras; hicà-s au plée, se plier à,

—
Qui ploie, plie,
plegadoà.
plegnà (Or.). — C. pleà.
plegoutejà ; v. — Etre assez flexible ;
plier et déplier; faire une petite tâche;
plegoutejà-s, se courber un peu, se pen¬
cher, se déjeter.
plégue ; sf. — Levée, main au jeu de
cartes; par exl., lâche.
Que hèy la plégue, je fais la levée ; qu'a
hèyt la. plégue, il a fait fortune; tout raflé;
se dit aussi de quelqu'un
qui vient de mou¬

s'habituer, obéir; préne û machan plec,

rir

à l'abri.

plée, plég; sm. — Courbe de la char¬
pièce principale de l'araire où s'enchasse le limon; paquet de chandelle de
cire qu'on porle à l'église.
plée; sm. — Pli; double feuille de
papier ; pince, t. de couture ; froissement.
Lou plec dou bras, le pli du bras; du û
boit plec, donner un bon pli ; plec de la
rue,

courbe. C.

:

il

a

fait

sa

tâche.

�375

PLËGUE

plégue
de

;

ramasser

pléjo.

—

sf.

Action de plier bagage,
étalage de marchandise.
C. plouje en certains 1. du
—

un

Gers.

pléïl (G. L.).

C. plé, plein; en cer¬
dit plény, pléo.
plenàri ; adj. — Plein, absolu (lit.).Puchance plenàri, puissance totale, abso¬
lue, plein pouvoir.
—

tains lieux du G.

on

plène (Chai.).

—

ne

plè, plèye.
pleniè,-re; adj.

Forme de plane, plai¬

; v.

—

Plénier,-ère.

plenipoutén,-te, plenipoutenciàri ;
adj. — Qui a pleins pouvoirs, plénipoten¬
tiaire.

plenipouténce ; sf. — Plein pouvoir.
plenitùd,-ude ; sf. — Plénilude. Cf.
planetàt.
plénte, plentiu. — Plainte, plaintif,
gall. V. plagn, plagnén.
plèti. — Loc. venant du fr. plaît-il, mot
de réponse respectueuse lorsqu'on est appe¬
lé On dit aussi hèy, qui est, évidemment,
exempt de go IL, niais est considéré comme
moins déférent, un peu moins poli,
pletine.
V. pretine.
pléto (M'.-Big.J ; sf. — Parc portatif en
branchages. V. barnàto, barguère.
plèu ; sm. — Abri ; objet pour abriter :
portefeuille, lit. Cl. plec (i). V. puùpe.
Anà-s'en lau plèu, rentrer
se coucher.

chez soi, s'en

aller

pley,-e (Chai. L.). — C. plé,-e, plein,
pleyà (Chai. L.). — C. pleù, emplir,
plèye (Bay. I..). — C. plane, plaine,
pleydejà. — Forme de pleytejù.
plèysse (L.). — C. plechague.
plèyt ou plèyd; sm. — Plaid,
pleytà (L.); pleytejà,-dejà ; plèydeyà (H.-Big.). — V. playdejà, plaider,
pleytejàt (G.). — C. pleytéy.
pleytejàyre,-e ; s. — Plaideur,-euse ;
processif; qui aime à discuter; 011 dit aussi,
en certains lieux, pleytejlste.
Sobriquet des
gens de Montaner (B.-P.), de Sarniguèt
et de Scre-l\ustain (II.-P.). On dit prov. :
pleylejàyre coum û Aurés, plaideur com¬
me

un

Amois.

pleytesio (G.); sf.

—

C. plèyt; plai¬

doirie.

pleytéy;
doyer;
encore

tombé

sm. — Plaid, plaidoirie, plai¬
discussion, controverse; pleytejàt,
usité en certains pays gascons, est

en

désuétude

en

H.

pléytou, plèytou (B.-L.) ;
cès ; plaidoyer.
pleytùro (Lav.)
sf. —
volume; v. plenitùt, endoùm.
plicou-plàcou ; loc. adv.
,

—

Pro¬

Plénitude
—

;

En cla¬

quant.

plic-plac ; sm. — Onom. flic, llac; on
plique-plaque.
pliu (Salies) ; sm. — Espèce de mésange,
plòbe (M'). — C. plàbe, pleuvoir,
ploéjo. — C. plouje dans certains 1. de
l'E. Big. (Neste, Barousse).
plou; sm. — Pleur, larme.
ploubedén,-to (Lav.). — C. plabedén.

dit aussi

ploubisqueyà (M'.).

— C. plabusquejà.
plouf. — Onom. d'un coup sourd,
ploujade; sf. — Ondée,
ploujasse ; sf. — Grosse, longue pluie.
ploujassoÙs,-e ; adj.— Pluvieux,-euse.
Cf. plourinoùs.
plouje ; pléjo (G.) ; pluye (L.) ; ploéjo
(Neste) ; sf. — Pluie.
Grane plouje, grande pluie ; plouje miule, petite pluie, pluie menue, bruine; ben
plouy, vent mêlé de pluie ; ha coum lous de
Mourlâs: declià càde la plouje, faire comme
les gens de Morlàas : laisser tomber la
pluie, prendre patience, subir le sort; au
qui nou demande qu'arrous, Diu que man¬
de la plouje, à qui ne demande que la
rosée, Dieu envoie la pluie (die.). On croit
qu'une mort par noyade, accident ou sui¬
cide, provoque une forte pluie et même une
longue période pluvieuse, aussi dit-on, en
présence d'une pluie interminable: que s'a
debùt negà quauqu'û, quelqu'un a dû se

noyer.

ploujè ; sm. — Bruine, temps de pluie;
dit quelquefois aussi ploujère.
ploujéte,-jote,-jine ; sf. — Petite pluie.
ploujiu,-ibe, ploujoùs,-e; adj. —

011

Pluvieux,-euse.

ploujùmi
l'humidité

:

; sm.
le'ms de

Temps de pluie,
ploujùmi, temps plu¬

—

vieux.

ploum ; sm. — Plomb, métal; fil à
plomb ; calc d'une ligne de pêche ; plomb
de chasse ; celui-ci prend les dénomina¬
tions suivantes: poumb de loup, plomb
n° 00; de paloume, n° 3; de lèbe, n° 2;
de calle, n° 8 à 10.
Ploum gros, petit, miut, plomb de chas¬
se
gros, petit, menu; qu'aberé besougn
ploum au cap, il aurait besoih d'être plus
sérieux; tirà dab ploum d'argén, payer,
soudoyer, donner des pots-de-vin.
ploum; sm. — Aplomb, équilibre; état
de gravité, de sérieux.
Ùancà-s lou ploum, ne pas tirer juste,
perdre l'aplomb, l'équilibre; mancà de
ploum, manquer par la base; manquer de
sérieux; mêle au ploum., mettre en équili¬
bre, placer dans la perpendiculaire.
ploum; sm. — Sorte de hie, masse de
bois pour lasser la terre.
Leste coum- â ploum, c'est-à-dire pas du
tout leste ; pesà coum û ploum, être lourd
comme

sm.

PLOUMASOÜ

—

une

hie à lasser.

v.
Etre d'aplomb; c.
—
aploumà; plomber, battre la terre; v.
ploumbà.
Lou
pilà que ploume, le pilier est
d'aplomb ; ploumà la quilhe, mettre la
quille debout.
ploumade ; sf. — Action de mettre
d'aplomb, d'équilibrer une chose érigée.

ploumà

;

ploumadé,-re,-dis,-se

;

adj.

—

Qui

peut être mis d'aplomb.

ploumàdje;

sm.

—

Mise

d'aplomb,

debout.

ploumasoù
libage.

; sm.

—

Forte pierre plate,

�PLOUMASOUS

—

PLUMACHOT

ploumasoûs (Os.)

sf. pl.

;

376

Fonda¬

—

tions d'un édifice.

ploumàu

(Lav.)

adj.

;

des

2

g.

—

Lourd,-e.

ploumbà ; v. — Plomber; battre, tas¬
eu parlant d'un sol; en Big., prend
aussi le sens de ploumà.
ploumbade ; sf. — Plombée,
ploumbàdje ; sm. — Plombage ; action
ser,

de battre et lasser

sol,

un

ploumbadure; sf.

un mur.

Plombée; plom¬

—

bage.

ploumbàn,-te ; adj. — Surplombant,-e ;
qui est. d'aplomb, vertical.
ploumbat,-ade ; adj. — Plombé,-e;
couleur de plomb ; se dit aussi, ironique¬
ment, de quelqu'un qui est touché par le
inal vénérien.

ploumbàyre

;

sm.

—

Plombier ;

on

dit aussi

ploumbiè.
ploumberie ; sf.
de plomb,

—

Plomberie

;

restes

ploumét; sm. — Action de mettre, de
tenir d'aplomb ; niveau de plomb ; petit
plomb.
plounjà ; v. — Plonger.
Tirà à hoéc plounjàn, tirer un coup de
se

feu du haut

vers

le bas.

plounjade; sf. — Plongée.
plounjàyre,-e ; s. — Plongeur,-euse.
plounjoû; sm. — Plongeon; grèbe
castagueux, plongeon (oiseaux aquatiques).
plounjùr,-use ; s. — T. d'hôtellerie,
plongeur,-euse, laveurs de vaisselle.
plourà ; v. — Pleurer, répandre des
larmes ; suinter ; se dit aussi de la vigne
dont lit sève coule

après la taille; regretter,

déplorer.
bit ialhade, pleurer
"cep taillé ; qu'ey lè que harê
plourà, il est laid à faire pleurer ; plourà
de hiéu, pleurer à chaudes larmes, sans
arrêt ; plourà coum ne Madalène, pleurer
comme Marie-Magdeleine ; quand quelqu'un
a
peu d'une chose on dit : qu'a plourht enià
l'abé, il a dû pleurer pour l'obtenir; tous
oélhs qu'on plouren, ses yeux pleurent, il
les a larmoyants ; nou l'an dechàt que lous
oélhs enià plourà, on lui a tout pris ; qu'at
plourarèy toute la bide, je le regretterai
Plourà

comme

toute

coum

ue

un

ma

vie.

plourà; sm. -— Le pleurer, action de
pleurer; qu'a û lè plourà, il pleure désa¬
gréablement.
plouradé,-re ; adj. — Qui es,t à regret¬
ter. à

pleurer.

plouradére,-disse ; sf. — Torrent de
larmes; manie de pleurer, de gémir en
pleurnichant : larmoiement.
plouradoù ; adj. des 2 g. — Pleureur,
-euse ; éploré,-e V. S. Plouradoù.
Eschugue tous oelhoûs, ma bère ploura¬
doù, essuie tes yeux, ma belle éplorée
(Laeontre).
plouràgn,-e. — C. plourassè,-re.
plouragne,-guère ; sf. — Envie de
pleurer; pleurement qui n'en finit pas.

plouramén;

plouràn,-te; adj.

— Qui pleure, pleu¬
qui suinte.
plourassà,-SSejà ; v. — Pleurer désa¬
gréablement. Y. esplourussà-s.
plourassè,-re ; s. et adj. — Pleureur
d'habitude, pleurnicheur,-euse ; qui suinte.
plourassejà ; v. — Pleurnicher ; se
répandre en larmes.
p!ouràyre,-e ; adj. — Pleureur,-euse,
pleurard.
ploure-mique ; s. — Pleure-miches,
pleurepain ; v. plourepû; pleurard,-e, pleur¬
nicheur qui ne s'arrête pas.
plouremiquejà ; v. — Pleurnicher sans
motif sérieux ; se dit surtout des enfants,
ploure-misère. — C. ploure-mique.
plourepâ ; s. des i g. — Pleurepain,
avaricieux,-euse ; v. ploure-mique.
plourère. — C. plouragne.
plouresie; sf. — Pleurésie,
plourét ; sm. — Pleurement bref avec
cri plaintif, sanglot.
plouréte ; sf. — Petit pleurement d'en¬
fant ; c. plouragne en parlant des enfants.
plouretic,-ique ; adj. — Pleurétique.
plouricoùs,-e ; adj. — Larmoyant,-e.
plourinà ; v. — Pleurnicher, pleurer
silencieusment ; v. plourinoùs.
plourinàyre,-e ; adj. — Qui a la manie
de plourinà.
plourinejà ; v. — Pleurer un peu ;

rant,-e ;

sm,

—

Pleurement.

pleurnicher.
plourinère ; sf. — Pleurnicherie; ma¬
nie de pleurnicher.
plourinoùs,-e ; adj. et s. — Lar¬
moyant,-e; pleurant, pleurnichant; usité
aussi en parlant du temps humide, bru¬
meux, pluvieux,
plouroùs,-e. — C. plouradoù, pleu(rare).
plouy (bén) ; sm. — Vent chargé de
pluie fine.
plouygàt (Lav.) ; sm. — Averse,
plouyiscà (M'.-Big.) ; v. — Bruiner; v.
plabusqueyà.
plòye (Hte-Big.). — Forme de pl&amp;be.
plùbe (M4.-Big.). — Forme de plàbe.
plubiàu ; sm. — Pluvial, chape d'église.
pluje,-ye (L. Bav.). — Formes de
plouy e.
plum ; sm. — Employé quelquefois pour
plume, plumage ; plum pigalhàt, plumage
reux,-euse

tacheté.

plum,-e; adj. — Décavé,-e, dépouillé
jeu : aquét qu'ey plum, celui-là est
desquilh, pilh. Le fém. plume
est peu usité; on dit aussi plumât.
plumà ; v. — Plumer; dépouiller, décaver ;
mettre les plumes, muer; châtier,
en style badin, tirer les cheveux; plumà-s,
mettre les plumes : se tirer les cheveux,
se décaver au jeu. V. e.sturoucà.
plumàch, plumàlh; sm. — Plumeau;
panache de plumes: flocon de neige.
au

décavé. V.

plumachòt,-choû,-ssoù,-plumichoù ;
Petite plume; duvet; plumasseau,

sm.

—

�377

PLUMADE

plumade ; sf. — Action de plumer, de
les plumes ; peignée ; quantité de
plumes arrachées en une fois ; v. esplumachade; plumée.
plumadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui
peut, doit être plumé,-e.
plumadé; sm. — Endroit, atelier où
l'on plume.
plumadére; sf. — Les plumes, le du¬
vet; l'opération, l'action de plumer.
plumadét,-e ; adj. — Assez plumé,-e;
mettre

dim. de

pluma.

plumadìs,-se. — V. plumadé (i).
plumàdje ; sm. — Plumage; quantité
de plumes arrachées.
plumàlh ; sm.— Plumeau; v. pluinàch;
plumai], plumet; plumasseau ; aile d'oie
scellée qui sert de balai,
plumalhade ; sf. — Coup de plumeau,
plumalhe ; sf. — Les plumes avec un
sens péjor., plumes sans valeur.
plumalhò (Big.) ; sni. — Papillon dont
les ailes ressemblent à des plumes.
plumalhoû ; sm. — Petite plume; la
plume qui est presque du duvet; v. luròc;
petit plumet, petit plumail ; volant de ra¬
quette.

plumàr ; sm. — Iloussoir de plumes ; le
en style vulgaire.
plumardà,-dejà ; v. — Se dit de la
neige qui tombe en rares ilocons.
plumassade ; sf. — Quantité de plu¬
mes. C. esplumachade.
plumasse ; sf. — Grande, vilaine plu¬

lit

me.

plumassè,-re ; s. — Marchand,-e de
plume, plumassier,-ère.
plumassère ; sf. — Matelas de plume,
plumasserie ; sf. — Plumasserie.
plumassò,-ssoû. — V. plumachòt.
plumàt.-ade; adj. — Plumé,-e; v.
plurn (2) ; plumée, paquet de plumes, de
poils, de cheveux arrachés d'un coup.
plumàyre,-e; adj. — Qui plume,
plume ; sf. — Plume ; plumage.
Droumi hens la plume, dormir dans un
lit de plume, être tranquille ; de quelqu'un
qui a une figure de santé on dit ; qu'on
luséch la plume, il a le plumage brillant ;
ha-s segoutï la plume, se faire houspiller;
se dit de celui qui
se fait « plumer » par
les hommes d'affaires; leujè coum la plu¬
me, léger comme une plume,
plumerie ; sf. — La plume en général,
plumèro (G.) ; sf. — Séance de travail
pour plumer les volailles.
plumét; sm. — Plumet; v. plumàlh.
pluméte,-ote ; sf. — Petite plume;
duvet.

plumichoû;

sm.

—

Duvet 1res fin;

v.

plumachòt, pelusoû.

plumiè; sm. — Plumier.
plumìt,-ide. — C. plumât,-ade.
plumiu,-ibe; adj. — Plumeux,-euse.
Cf.

plumoùs.

plumoû

;

sm.

—

Edredon

;

duvet. V

plumoùgno (H.-A,),

—

C, pluméte.

POC-BAU

plumoùs,-e ; adj. — Plumeux,-euse.
plumoùs,-o (B.-L.). — Aphérèse de
esplumoàs, écumeux. Employé en topony¬
mie pour désigner de petites cascades,
pluralitàt ; sf. — Pluralité,
pluràu ; adj. des 2 g. — Plural,-e ;
pluriel.
pluresie. — C. plouresie.
plus; adv. — Plus, davantage; v. mey;
point ; v. pas.
Adiusiàt, ma màyre,
Nou-m bederàt plus !
Adieu, ma mère, vous 11c nie verrez plus !
(chanson de ronde).
Loc. adv.

De i&gt;lus, en outre ; qu'en y
plus, il y en a tant et plus; plus
ou
mens, de plus ou de me'ns, plus ou
moins; ni plus ni mens, ni plus ni moins;
d'autàn
plus, d'autant plus; d'autant

a

tant

—

e

mieux.
Certains

félibres
n'emploient jamais
plus, qu'ils déclarent franchiman ; le mot
est pourtant de « tonne souche » et il a
été usité de tout temps. Dans certaines
tournures de phrase, 011 préfère employer
mey, notamment quand il signifie davan¬
tage, au lieu de la négation ; qu'en èy drin
mey au lieu de qu'en èy drin plus.
plus; sm. — Plus opposé à moins; lou
plus e lou mens, !e plus et le moins.
pluse (Gr. L.) ; sf. — Pelle creuse. Cf.
pale-coupe ; v. pale.
plusiùrs ; adj. pl. — Plusieurs; on
disait autrefois plusoùrs, plusoùs.
pluye (Bav. Chai.). — C. plouje, pluie,
po (II.-Big.). — C. pòu, peur,
po, pòrrou ; sm. — Poireau (ulliurn
porrum, plante); v. pourrét; po saubàdje,
porreau sauvage;
ail des chiens.

po

(L.)

;

prép.

amb lire ; po-cagnlu,

v.
—

Pour le,

au,

à le; v.

p'ou.

poblà, poublà,-plà ; v. — Peupler,
poblacioû, poublacioû ; sf. — Popu¬
lation ; action de peupler.
poblàn, poublàn,-te; adj. et s. — Ha¬
bitant,-e. Autrefois, on distinguait parfois
les poblants des besis, les premiers 11e jouis¬
sant pas des droits et prérogatives des se¬
conds; ils 11e faisaient pas partie de la
communauté et 011 les considérait
des habitants non fixés. N. de p.

pòble, pòple;

sm.

—

comme

Peuple, foule. On

pùple.
le bas peuple ; que y abè
pòple de moùnde, il y avait une

francise en disant
Lou petit pòple,
û
foule de gens ;
de gens !
tout

quin pòple I Quelle clique

poc; adj. — Peu, pas beaucoup; v.
chic, drin, pane.
Que bau poc, cela -vaut peu ; qu'ey poc
de cause, c'est peu de chose ; que s'en man¬
que poc, il en manque peu.
Loc. div. — Mancà-s'en de poc, manquer
d*&gt; peu; qu'ey poc de dise, ce

n'est rien de

de cause, peu de chose; ni
poc ni prou, ni peu ni assez; poc ou hère,
dire que; poc

cous ne.

—

�POC

—

PORC

378

peu ou prou ; peu ou beaucoup ;
de cause, nous sommes peu de

qu'èm
chose ;

poc

qui sie, pour peu
sie, moins cela sera;

011

dit

poc

poc

que ce
en

soit

Lav.,

per
; mey poc

çà-qui-là avec le sens de peu ou piou ; poc
que, bien que, pourtant, néanmoins.
poc, poque ; s. — Peu, faible quantité;
chose petite, peu abondante ; un petit nom¬
bre. V. chic, drin, pauc.
Hemnes atàu, qu'en y a poques, des fem¬
mes de cette sorte, il y en a peu; que y a
poc de bî, il y a peu de vin ; qu'èrem pocs
d'assislàns, nous n'étions qu'un petit nom¬
bre; poc balé, valoir peu, de peu de valeur;
à

òullies, petits siuléts, à petites

poques

choses petits moyens (prov.).
Loc. div.
Per poc, pour peu ; ei 1 poc
de tems, dans peu de temps; enter poc e
—

que y a mesure, entre peu
il y a le juste milieu ; poc e
et bon ; qui poc dti, poc receberà,
ne
peu, recevra peu.

et beau¬
boû, peu
qui don¬

l,oc. conj.
qu'il donne.

pour peu

trop

coup,

—

Per

poc que

dàssi,

po-cagniu ;

— Poireau des chiens,
désigne aussi l'ail des
pouriàu, pouriole, urnbure, sabi-

sm.
sauvage ;

poireau

chiens;

v.

ràno.

poc-bàu ; s. des 2 g.
Aquere droite qu'ey
fille

est

d'òmi
et

une

e

Vaurien,-ne.
poc-bau, cette
une
» ;
«
il poc-bau
û poc-bau de hemne, un vaurien
—

ue
vaurienne

vaurienne.

poche;
Bay.) ; sf.

potche; pòthie (Or. Chai.
Poche, sac, manche à filtrer;
la pèche. V. faite, fausset.
—■

filet pour
Hicà la ma à la poche, mellre la main
à la poche, faire l'aumône; ha crédit de la
rnâ

à

la

poche, ne pas faire crédit ; pic
poche, bête comme une poche ;
blbe lus nuis à las poches, vivre en rentier ;
arrlde coum ue poche, rire aux éclats et
bêtement ; abé marcàt en poche, avoir
l'affaire en poche.
pòco (G.) ; sf. — Petit trou dans la
terre, contre un mur pour jouer aux bou¬
les. Cf. clote, poche.
pòdo (Lav.) ; sf. — Dartre. Cf. braquén.
poéch, péch. — Formes anciennes de
poéy ; on les retrouve dans les n. de 1.
Mirepéch, Le Poech.
poégn ; adv. — Poinl (rare). V. pas,
coum

ue

nad.

poejà. — V. poujà.
poêle ; sni. — Poile, fourneau,
poèrcou ; sm. — Forme espagnolisée et
rendue burlesque de porc signifiant gros
porc, gros saligaud.
poesie, pouesie ; sf. — Poésie ; pièce
en

vers.

poèstou (Lav.);

sm.

—

Poste; endroit

fixe; està de poèstou, être posté, garder
poste.

poète,

pouète,-tésse

;

s.

—

un

Poète,

poétesse.

poetic,-tique,-e ; adj. — Poélique.
poeticamén ; adv. — Poétiquement,
poétique ; sf. — Poétique.

poéy,

pouy, puéch, poéch, péch;
Puy, éminence, ondulation de ter¬
rain, sommet; à proprement parler, le
poey est une sorte de plateforme au som¬
met
d'une éminence, mais aujourd'hui,
généralement, on désigne par poey une
hauteur, tertre ou colline, en dehors d'une
montagne.
Poey figure en toponymie dans un grand
nombre de noms de lieu : Poeybenè, c'était
sm.

un

—

lieu d'assemblée entre Bielle et Bilhères

(B.-P.) ; Poey-camétes, Poey-daban, Poeyidarrè ou Poey-arrè; Poey-domenge ; Pouyastruc ; Pouylaiin; Poey-miràu; Mirepech,
Mirepeix ; Poeyloubon ; Poeyloubî ; Le
Pouy. N. de p. Dupouy, Dupouey, Dtipuy,
Dupèch.
poéylou (Lav.). — C. poêle.

poéyre (Il.-Big.). — C. poàyre, pus.
poeyrì (H.-Big. M'.-Big.). — V. pou,yr\,
pourrir, et dérivés,
poeyrùme (M'.-Big.). — C. pouyrlmi.
poeytòt,-toû ; sm. — Petit poey. N. de
1. et de p. Poeyto, Poeytou.
poeytroùn (Bay.). — C. poutíroû.
pôle (As.) ; sf. — Abri, auvent. Cf.
soubac,.chapole, arcost, endoste.
pôle; sm. — Pôle.
pòli (G.-M.) ; sm. — Poisson du genre
éperlan, le capclan ? 11 ressemble au
goujon. V. troque.
politique, poulitique; sf.— Politique,
politique,-e; adj. — Politique, adroit,
rusé,-e.

polkà ; sf. — Polka, danse, t. importé,
pompòso (Lav.) ; sf. — Branche-ursine
(branca ursina, plante).
pòple. — V. pòble et dérivés,
popòu ; sf. — T. enfantin, chose qui
fait peur, pour faire peur: un insecte, croquemitaine, la nuit, etc.
populo; sm. — Le peuple en style
pittoresque, la foule; que y a populò, il y a
beaucoup de monde.
poque (Bay. L.) ; sf. — Fossette que
l'on fait pour jouer aux boules. V. clote.
porc, porque ; s. — Porc, truie ; au
fig., saligaud, dégoûtant,-e, vilain. V. qourrî, guihe, trouje, bitoû, majàu.
Porc casalè, porc domestique; porc sanqlà, sanglier; porc de marche, porc que
l'on pourra engraisser dans l'année; on
l'appelle aussi porc de Mars, porc enta
pelà; porc à l'arpast, porc à l'engrais;
porc, de pelà, le porc que l'on engraisse.
Loc. div.

—

Gras

coum

û porc

gras comme un porc

de moulin

û porc,

un

sale

comme

;

de moult.
sàle coum

cochon, très mal¬

propre ; ha û pè de porc, jouer un mau¬
vais tour : dret coum pichade de porc, tout
en zigzags : n'abèm pas qoardàt lous porcs
à masse, dit-on à quelqu'un qui se permet
des familiarités pour le rappeler aux conve¬
nances ; hartà-s coum porcs, s'empiffrer, se
bourrer comme des cochons à l'engrais ;

�379
que

lui

PORC

l'està
va

(lequel n'a
Lou
A la

l'esquire

coum

comme

une

en

sonnette

pas un cou pour en
Ta Sent Andréa,

û
à

porc,

cela

un

porc

port;

porc

que
; que

: maman vous les envoie,
trop, les cochons eux-mêmes

nous en

en

sont

repus.

Le mot porc est considéré comme terme
bas, vulgaire ; aussi les ménagères disenlelles, en parlant du porc gras : que s'en
pelaràm û (porc sous entendu) ; n'en abém
pas poudàt pelà nad; ou encore, n'abém
pas encocre pelât. Quand on est obligé de

le mot

dans une conver¬
jamais d'ajouter:
en parlàn per respèc, atàu que s'apère, ou
bien : s'apère pas qu'atàu, sauf voire res¬
pect, il n'a pas d'autre nom. Dans la Chalosse, le porc gras, par euphémisme, est
appelé lou noble.
porc (cou' de) ; sm. — Queue de porc ;
prononcer

sation,

se

011

ne

porc,
manque

dit dans les L. d'un enfant remuant;

la

du porc remue sans cesse.
porcamén ; adv. — A la manière des
porcs, salement.
porc-de-sent-Antòni ou porc (M'.Big.) ; sm. •— Cloporte. Cf. bore.
porche, pòrge; sm. — Porche, porti¬
que, vestibule; v. pòrje.
porc-marî ; sm. — Porc marin, cochon
d'Inde, cobaye.
porc-sanglà,-glàr ; sm. — Sanglier;
v.
g aies.
pòre ; sm. — Pore.
porre ; sf. — Rosse, tumeur, masse de
chair en pelote; excroissance de l'écorce.
V. bougne, poùrro.
pòrrou, pourrét. — V. po, poireau,
port (M'.); sm. — Passage sur la haute
vallée faisant communiquer la France et
l'Espagne; v. pourtèro. Le passage faisant
communiquer deux vallées françaises s'ap¬
pelle cot ou hourquéte ; en B.-L., aussi,
partie de la haute monlagne où l'on mène
les troupeaux en été.
port; sm. — Port, asile.
Toucà lou port, arriver au port, être
près de réussir ; û bit port de mâ, un beau i
queue

sm.

—

tenir debout ;
tade.
se

St-André,

et lui dil
avons

mer; se
rivière s'il reçoit

porter).

qu'ou dou s'ou péu.
celui qui a un porc
le sacrifie (die.)
s'a hicat lous porcs
au casàu, aus milhòcs, dit-on de
quelqu'un
qui a fait un pas de clerc ou qui vous a
joué un vilain tour dont on tirera ven¬
geance ; il s'est fourvoyé, trompé ; et yas
d'ets porcs, le lit des porcs, le sol (Lav.) ;
on
crie : porcs au blat ! pour dire atten¬
tion ! ça va mal, gardez-vous ! Ah ! lou
lè porc ! Ah ! le vilain personnage ! Das'en coum û porc quoan piche, ne pas s'en
faire, comme le porc qui pisse sans se
déranger, en marchant, en mangeant, etc. ;
dret coum ue coude de porc, c'est-à-dire
en tire-bouchon ; lous porcs n'en bòlen pas
rney, se dit d'un présent maladroitement
présenté comme dans l'histoire où l'en¬
fant vient porter des prunes à quelqu'un
qui àje

port de

—

PORTE-LAN

dit même d'un port en.
des navires.
Port, allure, manière de
action de porter. V. pour-

Port

aysit, allure élégante ; pagà lou
les frais de port.
portàmén, pourtamén; sm. — Porte¬

port,

payer

ment.

porte; sf. — Porte, entrée, ouverture. En
Gr.-L., couvercle. N. de p. Porte, Laporle.
Porte de bile, porte d'entrée des murs
de la cité; à la gran porte, l'estorte, à la
grande porte, l'entorse, prov. à double
sens ; 011 dit aussi : à la grans portes lous
grans béns, aux grandes ouvertures les
grands coups de vent passent plus aisé¬
per la gran porte,
les honneurs de la
guerre, la têle haute ; courre las portes,
anà per las portes, mendier de porte en
porte; passà per las portes de darrè, s'en¬
fuir sans demander son reste; agir hypo¬
critement; passà la porte, être mis à la
porte; gahà la porte, s'enfuir.
porte-à-faus ; sm. — T. technique,
sorte de chicane, pièce qui soutient irré¬
gulièrement un élément de bâtiment, de
charpente; plaçà en porte-à-faus, disposer
d'une manière spéciale, 11011 régulière.

ment;
entrer,

passà, sourtl
sortir

avec

porte-aluquéts

;

sm.

—

Porte-allu¬

mettes.

porte-assiétes ; sm. — Porte-assiettes,
porte-aubarde ; sm. — Sobriquet de
l'âne, porte bàl.
porte-aygue ; sm. — Aqueduc, porteur
d'eau.

porte-bandière

;

sm.

—

Porte-ban¬

nière.

porte-boucàu,-boucalhère
Porte,

ouverture

;
sf.
principale de fenil.

—

V.

boucàu.

porte-bouts; sm. — Porte-voix,
porte-clàu ; sm. — Porle-clefs, portier,
guichetier.
porte-cop ; sm. — Porte-coup, billot,
pièce qui tient et repousse une pièce sur
laquelle 011 frappe ; qui porte coup,
frappant.
porte-crouts ; sm. — Porte-croix, marguillier.
porte-Diu; sm. — Porte-Dieu,
porte-drap ; s. des 2 g. — Porteur,
-euse de drap mortuaire.
porte-drapèu ; sm. — Porte-drapeau,
porte-esclòp ; sm. — Porte-sabots,
paysan.

porte-espade ; sm. — Porte-épée.
porte-estriu ; sm. — Porte-étriers.
porte-feniàn ; sm. — Porte-fainéant,
siège suspendu sur le côté d'une char¬
rette.

porte-floù ; sm. — Porte bouquet.
porte-lan(t) ; sm. — Brancard, espè¬
ce
de civière pour porter les morts ; v.
lans.

�PORTE-LANTERNE

—

POT-BIRA

porte-lantèrne ; sm. — Porte-lanter¬
; support de lanterne.
porte-létre ; sm. — Surnom du facteur

ne

des postes.

porte-lhéyt ; sm. — Porte-lit, cérémo¬
nuptiale qui consiste à porter cliez la
future épouse le mobilier de son trousseau.
porte-lis ; sm. — Porte-lice, pièce de

nie

métier à lisser.

porte-malùr ; sm. — Porte-malheur.
porte-mantèt,-màntou ; sm. — Por¬
te-manteau.

porte-mèque ; sm. — Porte-mèche,
partie d'un vilebrequin de menuisier,
porte-missàu ; sm. — Porte-missel,
porte-mors ; sm. — Porte-mors,
porte-mounéde ; sm. — Porte-mon¬
naie.

porte-mountre ; sm. — Porte-montre,
porte-oulière ; sm. — Porte-huilier. A
Pavie, près d'Auch, on appelle pòrto oulièl'enfant

ro

qui

mâle, dernier né de l'année,

le privilège à la procession de
N.-D. de Mars (Annonciation), d'offrir la
bouteille d'huile pour la lampe qui brûle
devant la Vierge miraculeuse du Cédon
qui arrêta la peste de i63i, suivant le
aura

vœu

solennel des habitants.

porte-pâ ; sm. — Porteur de pain,
porte-pipe; sf. — Porte-pipe; en style
plaisant, les lèvres, la bouche; coupa lou
porte-pipe,, « casser la gueule »
porte-pique; sm. — Crochet pour la
serpette; sorte d'herminelte avec un mar¬
teau pour marquer le bois ; v;. roanéio.
porte-plat; snt. — Porte-plat; marguillier qui fait la quête.
porte-plume; sm. — Porte-plume,
porte-t'en-y ; loc. — Litt. portes-en ;
on appelle ainsi une pauvre auberge où il
n'y a à manger que ce que l'on apporte
soi-même.

pòrto (B.-L.); sf. — Portée; la distan¬
à laquelle on peut porter un fardeau
d'une traite. Cf. pourlade.
pòrto-lèt (B.-L.); sm. — Garçon em¬
ployé avec line bêle de somme, pour cher¬
ce

cher le lait

sur

la montagne.
; sm.

pòrto-sàrpo (B.-L.)

—

Qui porte

la

sàrpo.
pòrye, pòryou (L.) ; sm. — Porche;
eu certains L, cimetière. V. porche.
pos, pose; s. — Pause, temps de
repôs. Y. pause.
Ta passà ue pose, pour passer un mo¬
ment; qu'ey partit qu'a ue pose, il est
parti depuis un moment.
Loc. adv.
4 pos, posément ; ha las
causes à pos, faire les choses posément.
—

pos
entre

le

(Salies)
cou

;

sf.

—

Pièce de la charrue

Ire et le versoir.

pòsi, pose; s. — Ce que l'on
po*e au jeu; enjeu; dépôt.
Qu'as gagnai ? Amasse tous posis ! 'lu
gagné ?" Ramasse l'enjeu ! Se dit aussi
fig., dans une discussion où l'une des
parties s'entêtant, l'autre lui « donne partic gagnée ».
pos,

as

an

380

(dit)

; sm. — Pouce. V. dit.
poste; s. — Ais, planche (vieux);
t.
poustét, poustàm, tuule.
pos, pòsse (Save). — C. po, poireau;
au
pl., pòssis; ailleurs, aussi, ail faux porreau ; v. pourriòt.
pose; sf. — Pose, action de poser, de
placer.
pòsi (Lav.) ; sm. — Dépôt. V. pos (3).
pÒSSOU (As.); sm. — Dépôt d'immon¬
dices; cloaque.
post, pòstou ; sm. — Jambage, poteau,
montant de bois ; v. pè-drét.
poste; sm. — Poste, lieu fixe; posi¬
tion, emploi ; groupe île soldats.
poste ; sf. — Poste ; relais de chevaux ;
service du transport des correspondances.
Courre la poste, courir la poste, aller
très vite, courir; tiéne la poste, frapper en
cadence quand on est plusieurs à battre le
grain au fléau ou que l'on teille le lin ;
autrefois, les postillons faisaient claquer
pos
pos,

leurs fouets

en

cadence ; c'était ha la poste.

pòstis ; sm. — T. de jeu de boules; il
signifie que le joueur a le droit de choisir
soit son poste, soit la manière de lancer la
boule; il crie pòstis 1 après un coup qui
lui a été avantageux et il lire de nouveau.
pot ; sm. — Lèvre ; bord épais de réci¬
pient ; ourlet arrondi; bec d'un vase;
baiser ;
Pot

v. poutéA.
espés, mince, lèvre épaisse, mince,
fine; pot eschùc, lèvre sèche; .par ext.,

qui parle sèchement ; pOi-de-lèbe,
bec-dc-lièvre, lèvre fendue.
Loc. div.
Ha lou pot, faire la moue ;

personne

—

lippe; se dit d'un petit enfant
quand il va pleurer; lecà-s'en lous pois,
s'en lécher les babines; bébe à pot, boire
à même le récipient; se dit aussi, plaisam¬
ment, d'un baigneur qui « boit un coup » ;
on dit aussi, alors,
que béu à la lasse, il
boit à même la lasse; ha-s'en lous pots lis,
s'en graisser le museau ; agusà lous pots,
pincer les lèvres ; sarrà lous pots, serrer les
lèvres, les dents; torse lous pots OU lou
pot, (ordre les lèvres, faire la grimace;
planta s'ous pois, jeter à la face ; lou pot
dou crimàlh, la lèvre de la crémaillère ; ha
crouchl dus pots, faire craquer deux bai¬
sers ; qu'a toustém « nou » s'ous pots, il a
toujours « non » sur les lèvres ; que-l haras
dï s'ous pots, tu te feras frapper sur les
faire

sa

refus, un
rebuffade.
pot; sm. — Pot, vase, n'est usité qu'au
sens de vase de nuit ou de pot à pommade.
V. toupî, ouïe, toupie, metàu, garioulét,
truhe; ancienne mesure de capacité valant
lèvres, lu le verras opposer un

démenti,

environ

une

2

1. i8. V. mesure.

pòt,-o (Lom.) ; adj. — Engourdi, e,
lourd, gourd. V. baub.
pot-bèhi, pot-cadùt; sm. — Lèvre
lippue, un, une lippe.
pot-birà ; v. — Retrousser, rebrousser
la lèvre, bouder, faire la grimace.

�POT-BÎUAT

pot-biràt,-ade
lèvre

rebroussée,

adj. cl s.
lippe; qui
;

Qui a la
la bouche

—

a

tordue.

potche. — Forme de poche, qui se
répèle dans les dérivés.
pot-de-lèbe; sm. — Bec-de-lièvre, lèvre
fendue, anomalie congénitale. Cf. pothenùt, mus-de-lèbe.

pot-eschùc ; -m. — Lèvre sèclie, per¬
peu affable, aux lèvres minces, aca¬

sonne

riâtre. V.

mus-sec.

pot-espés,-se ;
lèvres ;

lèvres

a de grosses
grossière ; les
épaisses son! considérées comme un

personne

indice de

race

s.
un

—

Qui

peu

vers

l'ouest surtout, et dans

pothiole (Bay .)
—

;

les L.

pouthioû (Or.);

sm.

Lourdaud, maladroit.

pòti
revers

;

sm.

—

Soufflet donné

de la main. V.

avec

le

arrèpòtis.

pòtis (Lav.); sm. — Qui a la lèvre
supérieure proéminente. Ant. bèlii.
potligà (B.-L.) ; v. —- Mettre la potligo.
potligo (B.-L.) ; sf. — Morceau de
longe passé autour de la lèvre inférieure
du cheval en guise de caveçon.
pot-prirn,-e ; s. — Lèvre sèche, min¬
ce,
pincée, personne susceptible, mine
pincée; v. pot-fî, mus-prim.
pòtus (Lom.) ; sm. — Potion, d'après
d'Astros. V. poutingue.
pou (Or. L.) ; pòu; po (Big. G.) ; sf. —
Peur, frayeur, crainte, épouvante, appré¬
hension, timidité. V. eschante, heroù.
Qu'a pòu de tout, un rien lui fait peur;
ue grane pòu, une grande frayeur ; nou-m
hè pas pòu, cela ne me fait pas peur; Van
de la pòu, l'an de la peur, l'époque de la
Terreur révolutionnaire.
Loc. div. — Crebà, petà

de pòu, mourir
bère, grane pòu, une grande
peur, une peur bleue; ha pòu, faire peur,
effrayer; qu'ey nègre, que hè pòu, il est
noir à faire peur ; abé pòu, avoir peur,
craindre, appréhender; qu'èy plâ pòu que
t'y bas ha du, j'ai bien peur, je pense,
que tu vas te faire corriger ; qu'èy plâ pòu
de la pòu, expr. de menace; qu'èy pòu
de-b ha m au, je crains de vous faire mal;
que-m hè pòu dou loucà, j'appréhende
de le toucher; la pòu que goarde la biyne,
la peur (d'être pris) garde la vigne (die.);
lède à. pòu ha, laide à faire peur; de pòu
ha, effrayant, qu'on appréhende.
Loc. prép. — De pòu de, de peur de, par
de peur; ue

crainte

de.

eonj.

POIJCIOlj

De pòu

—

pour éviter que: que
que nou biéngue, je

que, de peur que,
m'en bau, de pòu
m'en vais de peur

qu'il n'arrive.
p'ou ; b'ou (Or. L.). — Contraction de
be lou, vous le; goardat-p'ow, gardez-le
pour vous; en béarnais, goardat-lou lie.
p'ou. — Contraction de per lou,. pour
le, par le, dans; bu pl., p'ous. V. po (L.).
Qu'ey p'ou camî, il est par le, dans je
chemin; p'ou cap, par le bout; p'ous
estréms, par les côtés.
poub, poubère, proube; sf. — Pous¬
sière, débris, petite baie de grain. V.
proube, balohe.

inférieure.

pot-està, pot èste; loc. adv. — Cela
peut être, c'est possible, sans doute.
pot-fî,-ne ; s. -— Lèvre fine, mince,
personne fine, rusée.
pot-gaye ; sf. — Vaclie ou brebis dont
les lèvres sontf pigmentées de blanc.
pot-henùt,-ude ; s. — Lèvre fendue,
bec-de-lièvre. V. lèbe, pot-de-lèbe.
pot-hic (Lav.). -— C. pot-bèhi.
pòthie. — Forme de poche, usitée de
Orlbez

Loc.

—

pouberasse ; sf. — Grosse, épaisse,
poussière.
pouberéte,-ote ; sf. — Poussière fine,
légère.
pouberoùs,-e; adj. — Poudreux,-euse,
poussiéreux.
poubìlh, proubilh ; sm. — Poussière,

sale

débris très fins,

poublà. — V. poblà et dérivés,
poùble. — Forme rare de pòble.
pouble ; sf. — Population ; commu¬
nauté (vieux). N. de p. Lapouble.
pouce; sm. — Pouce, mesure de lon¬
gueur;
punies de pouce, pointes d'un
pouce.

poucét ;
Poucét;

sm.

—

Petit

pouce.

Poucet, le petit
petit enfant : qu'ey û
poucét, c'est un enfant pelit; on emploie
aussi, dans ce cas, le fém. poucéte.
poucétes ; sf. pl. — Pouceltes.
pouchà ; v. — Pocher, pocheter.
pouchade ; sf. — Poehetée, capacité,
contenu d'une poche. V. pouchàt.
pouchàll,-te; adj. — Puissant,-e. On
dit aussi pucliàn. N. de p.
pouchance ; sf. — Puissance,
pouchasse ; sf. — Grande poche,
pouchàt,-ade ; s. — Pochée, une plei¬
ne
poche ; le pouchàt est moins important
que la pouchade.
pouchét,-e, pouchîc; s. — Pochette,
pelite poche; v. fausset.
pouchetàt,-ade. — Fréq. de pouchàt,
Poucet ;

n.

p.

ni.

—

de

syn.

-ade.

pouchetoû,-tote ; s. — Toute petite
poche.
pouchéu. — C. pachéu.
pouchîc,-òt,-e, pouchiquét,-e ; s. •—
Gousset.

pouchine
Pochette;

;

vers

pouthine (Or. L.)

;

sf.

—

le Bordelais, mamelle, teton.

pouchiu (vers les L.). — C. puchéu.
pouchiuà; pouthiuà (Gr.-L.). — C.
poupà, teter.
pouchòt,-choû,-ote. — C. pouchîc.
pouchoû, poucoû ; sm.
Petit coq,
"poulet. "
poucioû ; sf. — Potion ; v. poutingue,
pòtus.

�POUCOT

POUDRE

—

382

poucòt; poucoû, poucougnò (Lav. I pouvoirs ; qu'ère, en soun poudé, cela était
H.-A.) ; pouquét,-ou ; adv.
Dim. de I en son pouvoir.
poc, très peu, pelile quantité; v. pouchoû ;
poudè (Lav.). — C. poudrlu (2).
à poucoùgnos, loc.
adv., par petite quan- !
poude-brout; sm.
Coupe-bourgeon,
—

tité, peu à peu.
poudà ; v.
Couper, trancher, tailler,
casser ; poiidà-s, se
couper.
Poudà la bigne, tailler la
vigne; pouclà-s
lou pè, se
couper le pied; cisèus de poudà,
—

sécateurs.

poudà, poude; s. — Taille de la vigne,
des arbres ; que-s hasoà
per poudà, cela se
passa à l'époque de la taille; que hèn lu

poude, ils taillent.

poudabigne ; sf.

de tailleur de

—

Serpette ;

surnom

p.

poudade ; sf.
Action de couper, de
tailler; blessure par instrument tranchant.
poudadé,-re; adj. — Qui peut, doit
être taillé, en parlant d'un
arbre, d'un
—

cep.
; s.

—

Endroit

mauvais pas.

—

—

v.

coupe-cot.

poude-cot (à) ; loc. adv. — Avec pré¬
cipitation.
poude-nas ; sm.
Nasa nie ; rencontre
ennuyeuse ; échec, action de se « casser le
—■

nez

»

;

escamussade.

v.

poudénee ; sf.

Pouvoir, puissance.

—

Cf. pouchance.

dangereux,

poudadére; sf.
Serpette.
poudadéte,-dote ; sf. — Petite cou¬
pure, entaille.
poudàdje; sm. — Action de poudà,
taille, émondage ; on dit aussi poudamén.
poudadure,-ture ; sf. — Coupure;
—

fracture.

poudassejà

Syn. pioû, coupe-brout.
poude-cames ; sm.
Coupe-jambes,
mauvais pas; travail fatigant qui
rompt les
jambes; mauvaise côte ou monlagne; esca¬
lier dangereux; à
poude-cames; loc. adv.,
à toutes jambes ; courre, à
poiide-cames,
courir à toutes jambes.
poude-cot ; sm.
Casse-cou ; coupe
gorge ;

vigne. N. de

poudadé,-re

—

bouvreuil.

poude-pè

Casse-pied; mauvais
dangereux ; piège pour oi¬
seaux ; v.
escripét.
poudère. — C. poudà (2).
poudèro (Lav.) ; sf. — Dartre ; v.
braguén; dans cette expr. : à poudèros, à

pas ;

; sm.

—

passage

profusion. V. hioles.
pouderoùs,-e ; adj. — Puissant,-e.
pouderousamén ; adv.
Puissam¬
—

;

v.

—

Tailler,

émonder

grossièrement.
poudàt,-ade

(Os.); adj. — Extrava¬
gant,-e, un peu hurluberlu. V. birehòu.
poudàyre,-e ; s. — Tailleur,-euse de
vignes; éinondeur ; v. poudabigne.
poude. — V. poudà (2).
poùde, poudé ; v. — Pouvoir.
Dansà, quiò, nies que eau poùdé, dan¬
ser, oui bien, mais il faudrait pouvoir;

ment.

poudéte ; sf.
réle, poudadéte.

—

Serpe;

v.

pique, her-

poudico (G.) ; sf. — Serpette,
poudje ; sf. — Hauteur, coleau, tertre
élevé; camí de la poudje, désigne en géné¬
ral

et

un

chemin de côte, de coteaux. N. de I.

de p.

Lapoudje.
poudjéte,-ote ; sf.
Pelile poudje.
poudoè,-ro. — Forme de pousoè
—

en

certains 1. gascons.

pouch pas (ou encore nou pous, nou
pòdi pas), je ne peux pas; que pondéral,
vous
pourrez ; e poudoiissi ! Que je pusse !
A"èy pas poudùt, je n'ai pas pu ; lou qui
non
pot que poùsque (ou que poùsqui),
que celui qui ne peut puisse. S'il faut en
croire un texte du vieux For, pour avoir

poudor,-lo (II.-A.); s. et adj. — Ex¬
rugosité, épaisseur sur une
écorce ; au fig., rustaud,-e. Sobriquet des
gens de Bernac-Debat (H.-P.).
poudorcle (M') ; poudòrle ; sf.

inscrit

gourre.

nou

cette

dans

formule

cruelle

—

et

odieuse

jugement contre 1111 de ses
sujets poursuivi pour dettes, le seigneur
de Mirepeix fut
banni de la Cour par
ses
pairs, les barons Béarnais ; tan qui
Diu boùlhi e que jou poùsqui, aussi
long¬
temps que Dieu voudra et que moi je
pourrai ; formule de réponse à des sou¬
haits; qui nou prén quoan pot, nou pren
quoan liòi 1, celui qui ne prend pas quand
il peut, ne prend pas quand il veut;
qui
hè ço qui pot, que hè ço qui déu, qui fait
ce qu'il peut fait ce qu'il doit
(prov.) ; nou
s'en poudé mey, n'en pouvoir plus ; être
plus fort que soi ; nou s'en pot mey, que
eau
que pàne, c'est plus fort que lui : il
faut qu'il vole.
poudé ; sm. — Pouvoir, jouissance.
Lou poudé don rey, la puissance royale ;
que l'a dat lous poudés, il lui a donné ses
—

1111

croissance,

—

Galle,

boule

du

chêne.

Cf.

cascorre,

poudòrlo (Lav.); sf. ■— Jeu d'enfant
qui consiste à placer une boule du chêne
dans
la

un

rejeter

trou

d'où les adversaires doivent

bâton. Ce jeu s'appelle
gùrro, à Arbéost,
cluc-barràt et à Bun, curréta.
poudoùlh. — Forme de pedoùlh, pou.
poudrà ; v. — Poudrer ; potidrà-s, se

en

Big.,

avec 1111

gourre

ou

poudrer.
poudrade ; sf. — Action de poudrer,
poudràdje ; sm.
Poudrement.
poudràyre,-e ; adj. — Qui poudre,
poudre; sf. — Poudre, poussière,
limaille, débris très fins. Poudre de droumilhè, nareolique. V. poutre.
Biu courn la poudre, vif, ardent comme
la poudre ; quoan seré tout poudre ! com¬
me
en
fr., quand ce serait le diable !
Quoan seré tout poudre, nou haré pas ú
—

�383

POUDRÉ

pét, quand il serait bourré de poudre,
ferait pas, en éclalant, un bien grand
bruit, dil-on d'un bout ,d'homme qui fait
l'important; semià la poudre, chasser pour
gran
il

lie

rien.

poudré. — C. poudriè; y. poudrlu (2).
poudreja ; v. — Poudroyer,
poudrejade ; sf. — Poudroiement ;
poudrement.
poudrejàn,-te; adj. — Qui poudroie.
poudrejàyre,-e ; adj. — Qui poudre,
poudroie.
poudréte; sf. — Poudrette.
poudriè; sm. — Fabriquant, marchand
de poudre ; houppette à poudre de toilette,
poudrière ; sf. — Poudrière,
poudriu ; sm. — Poudre médicinale

(CaS^aigneauj.

poudriu,-ibe ; adj. — Poudreux,-euse,
poussiéreux.
poudriu ; poudré (Lav.) ; sm. — Pièce
de la herse agricole à laquelle on attache
le trait.

poudroùs,-e ; adj. — Poudreux,-euse.
poùe (B.-L.). — Forme de poùne.
pondre.
pouèmi ; sm. — Poème,
pouemiàs ; sm. — Grand poème; le t.
est plutôt péjoratif.
pouesie. — V. poesie et dérivés,
pouf; sm. — Onom. d'un bruit sourd;
pouf, tabouret ; tournure de femme ;
famil., faillile; ha û pouf, faire faillite,
partir en laissant des dettes; en style plai¬
sant, gros homme; v. patapouf.
poufiàs,-se ; s. — Personne grosse,
ventrue, piffre,-esse ; grosse poùfie.
poùfie ; sf. — Femme publique ; maquerelle.
pougà ; sm. — Pouce; v. dit; anneau
qui est à un bout de la chaîne de trait
opposé à celui où est le crochet (picó) ; v.
moiilade, matalùc.

pougàt,-ade ; s. — Coup de pouce,
pougnà, pousgnà ; v. — Piquer ; v.
pounchà ; pousser avec le poing pour tasser.
Per in hourrère que s'y pougnaben, dans
la foule on se poussait; pougnà lou sac,
lasser, bourrer le sac.
pougnàc ; sm. — Chose ramassée gros¬
sièrement en pelote; travail de couture,
reprise, rapetassage mal faits; au fig., avec
un sens
déplaisant, boni d'homme, boulotte.
pougnacà ; v. — Coudre, repriser mal.
grossièrement ; sabrenasser ; piquer de l'ai¬
guillon.
pougnacade ; sf. — Grossière reprise,
amas dé grands points.
pougnacadis ; sm. — C. pougnacade.
avec

1111

sens

de dim.

pougnacàyre,-e; adj. — Qui point,
pique ; tailleur, couturière maladroits, peu
soigneux.

pougnade, pousgnade; sf. — Action
poindre, de piquer, de pousser avec le
poing. Pougnade est usité aussi au sens de
pugnade, poignée.
de

pougnaquejà.
gnacà.

—

—

POUHlCA

Fréq. péjor. de

pou¬

pougnàr, pugnàu; sm. — Poignard,
pougnardà ; v. — Poignarder,
pougnardade; sf.
Coup, blessure
de poignard.
pougnardàyro,-e ; adj. — Qui poi¬
gnarde.
pougnardejà ; v. — Larder de^ coups
de poignard.
pougnardét,-dòt ; sm. — Petit poi¬
gnard.
pougnàt,-ade ; s. — Poussée du poing,
poùgne ; v. — Poindre, piquer,
pougne; sf. — Poigne.
pougnén,-te ; adj. — Poignant,-e.
pougnét. — V. pugnét plus usité,
pougnét (à) ; loc. adv. — A loisir,
—

posément.

pougnicà ; v. — Poindre, piquer. V.
poùgne.
pougnicade; sf. — Piqûre,
pougnòc, pousgnòc; sm. — C. pou¬
gnàc et aussi pelote de fils emmêlés ou de
chiffons; au tig., une femme boulotte et
mal fagotée.
pougnoû ; sm. — T. d'argot venu du
fr. : argent, quibus ; v. mousilhe.
pougnoucà. — C. pougnacà. On em¬
ploie le mot aussi au sens de pincer,
chatouiller dans les taquineries amoui'euses. V. pegnicà.
pougnoucàyre. —*C. pougnacàyre et
pegnicàyre.
pougnoucôt,-quét ; sm. — Petit pou¬
gnòc; petite boulotte. Navarrot, toujours
galant, disait: «Sous celle dénomination,
011 désigne ordinairement les
grâces en mi¬
niature, ies beautés en raccourci »; il appe¬
lait pougnoucòts les seins rondelets; v.
pougnouquéts.
pougnoucòt (de) ; loc. adv. — En
raccourci, brièvement.
pougnouquejà. — Fréq. dim. de
pougnoucà.
pougnouquejàyre,-e. — Fréq. de
pougnoucàyre.
pougnouquère,-querie ; sf. — Tas,
de pougnocs; travail de pougnou¬
amas
càyre.
pougnouquéte ; sf. — Petite boulotte,
pougnouquéts; sm. pl. — En style
amoureux, les seins, par anal., avec une
pelote ; v. pougnoucòt.

pougnouquìs, pousgnaquìs; sm. —
Ravaudage mal fait.
pouguejà,-quejà ; v. — Toucher,
tàter,

travailler,

modeler

avec

le

pouce

(pougà). V. paupà.
pouguét; pouhét (L.) ; sm. — Force,
puissance, souffle, « pectus » ; abé boû
pouguét, avoir le cœur solide, être fort,
avoir « de l'estomac ». V. pihét.
pouhicà. — Forme de pauhicà.

�POUJA

—

POIJLHOU8

384

poujà, pujà; poejà; v. — Mouler,
gravir, porter liaul, en lmul, s'élever;
hausser, accéder; s'enller.
Poujà la conte, gravir, mon 1er la côte;
que poujuràm tau soum, nous monterons à
l'étage; la lèyl qu'a poujàl, le lait a mon¬
té; tous cours que pujen, les cours haus¬
sent; l'eslaine que pouje, la llamme monte.
poujade, pujade^ poejade; si. —
Montée, raidillon, penle ascendante. \.
de 1. et de p. Poujade, l.apuyade.
poujadé,-re; adj. — Qui peut, être
monté, gravi,-e.
poujadére ; sf. — Montée, action de
monter, de gravir.
poujadéte; sf. — Petite montée,
poujàyre ; adj. — Qui monte, élève,
hausse; haussier,-ère.
pouje, puje, poujère. — C. poujade.
N.

de p.

Lapujère.
poul (Salies) ; sm. — Dindon. Cf.
poulòy.
poulàco (B.-L.) ; sf. — Espèce de casa¬
que d'homme; segouli ra poulàco, rosser.
poulacre ; sf. — Foc de polacre ; par
anal., revers triangulaire d'un collet de
vêtement; gahà-s à la poulacre, se prendre
au

collet.

poulalhe. — V. pouralhe.
poulàr; sm, — Gros poulet; coquard,
chapon; au lig., un gros nigaud.
poulardàs,-se ; s. — Gros poulàr,
grosse poularde.
poularde; sf. — Poularde; en style
hadin,

une

belle fille.

poulardéte,-dote

;

sf.

—

Petite

pou¬

larde.

poulàri; adj. des 2 g. — Polaire,
poularisà; v. — Polariser, t. scient,
poularisacioû ; sf. — Polarisation,
poulassàno (Cauterets) ; sf. — Papillon
de jour. Cf. perissâ.
poulasse ; sf. — Grosse poule, vieille
poule. ,
poulàstre, poulhàstre; sm. — Gros
poulel infécond, naturellement chapon.
poule, poure; poùthie"(Or. Chai.);
sf.
Poule; sorte de jeu, partie d'un jeu;
en
style badin, fille; figure du quadrille;
épreuve de course.
Ue bère poule, une belle femme; poule
oeuarère, poule pondeuse. V. garie, pout,
—

clouque.
Plumà la poule,

profiter de
l'occasion; soutirer de l'argent à quel¬
qu'un qui est riche; abé la car de poule,
avoir la chair de poule, s'horripiler; l'oéu
de la poule Manque, une chose rare, pré¬
cieuse ; cette loc. a son origine dans une
pratique de sorcellerie 1res ancienne puis¬
que .Tuvénal en parle; les sorciers, égale¬
ment, se servaient d'une poule noire pour
certaines pratiques; la principale consistait à enterrer vivante une poule noire à
la croisée des chemins; quan cante lou
pout, las poules que-s caren, quand le
coq chante, les poules doivent se taire,
Loc.

div.

—

i

c'est le mari qui

doit parler avant la fem¬
la poule au luupi, mettre la
poule au pot, signe de joyeux événement ;
la poure que sap oun a lou pourè, la poule
sait où elle doit jucher, chacun doit savoir
ce
qu'il a à faire ; pertout las poules que
graten à Ven-darrè, c'est partout la même
hicà

me;

chose

(die.).
poule d'aygue ; sf. — Poule d'eau,
gallinule. Cf. chourbère.
pouléje,-lèje ; sf — Poulie; v. carruche.

poulemicà ; v. — Polémiquer.
poulemicàyre,-e ; adj. — Qui polémi¬
que.

poule

milhère;

sf. — Canepetière,
générique de l'espèce.
sf. — Polémique, t.

outarde naine; nom

poulemique;
spécial.
Poulét; n. p. m. — Dim. de Paul,
petit Paul. Cf. Poulòt, Pouloû, Poulinét.
poulét, pourét,-e; s. — Poulet,-te.
Dans les L., 011 désigne aussi sous le nom
de poulét, une palombe dont les ailes sont
liées et que l'on envoie picorer pour attirer
les

autres.

D'et

poulét de Heure, code plume bau û
dinè, du poulet né en février chaque
plume vaut un denier (prov.).
Pouléte ; n. p. f. — Paulette.
pouletòt,-toû,-tote ; s. — Petit pou¬
let, petite poulette ; v. pourlc, piàc.
poulh; sm. — Interj. excl., pouf !
piaf I
,
poulh (Big. G. L.). — C. pedoulh, pou.
On dit prov. en B.-L. : quan et malùr ne
bo, û poulh qu'estranglèri û àsou, quand
le malheur est sur quelqu'un (la mauvaise
chance) un pou étoufferait, étranglerait un
âne.

poulh (G. L.)

Coq; v. pout;
pouUngòy.
poulhà (L.) ; v. — Pouiller, morigéner,
gronder; poulhà-s, se dire des sottises
entre adversaires, se disputer, se chanter
pouilles.
poulhade ; sf. — Remontrance ; repro¬
che, gronderie, discussion, peignée.
poulharin (G.) ; sm. — C. poulhè, ver¬
en

certains

;

sm.

—

lieux, dindon

; v.

mine.

poulhàyre,-e

; s.

—

Qui morigène, fait

des remontrances.

poulhè

— Les poux ; désordre des
pèle mêle ; ramassis ; tout
qu'ey en poulhè, tout est en désordre ;
pouillier, pouillerie.
poulhèro (Big. G. L.) ; sf. — Pouille¬
rie, les poux; v. ptdoulhade; les malpro¬
pres, la racaille; tas de choses sales, sans
valeur, friperie.
poulhes ; sf. pl. — Pouilles.
M'en bail permè que-m diguen poulhes,
je pars avant, qu'on ne me chante pouilles.
poulhét,-lhòt ; sm. — Petit poulh.
poulhit (L.) ; sm. — Dindonneau.
poulhoùs,-o 1 Big. G.) — C. pedou-

choses

Ihoùs.

; sm.

laissées

�385

POULI

poulì; v. — Polir.
poulì,-ri ; v. — Côcher.
pouliçà; v. — Policer.
poulice,-ìci ; sf.
l'olice; contrat,
acte sous
seing privé.
Ha la poulice, faire la police, faire
régner
—

l'ordre;

passà

poulice,

u,e

passer

un

contrat.

pouliciè ; sm.
poulidà. — C. apoulidà.
poulidamén; adv.
Poliment;
Policier,

—

gen

—

liment.

poulidàs,-se ; adj. — Assez poli,-e,
platement poli.
poulide ; sf. —• Nom de vache,
poulide ; sf. — Action de cocher,
poulidé ; sm. — Polissoir.
poulidè,-désse ; s. — Politesse, urba¬
nité, amabilité; gentillesse. Cf. puulilésse.
poulidè (Salies) ; am. — Dévidoir. Cf.
barèu.

poulidét,-dòt,-e ; adj. — Gentiment
poli,-e ; joliet,-le aussi dans les parlers où
pouttt signilie joli,-e.
poulidetamén ; adv. — Dim. de pou¬
lidamén, gentiment.
pouligàme; adj. — Polygame,
pouligamie ; sf. — Polygamie,
poulìn (,Bay. L.). — C. pouri, poulain,
poulinà. — C. pourià.
poulinère,-nière ; sf. — Poulinière.
Poulillét ; n. p. m. — Dim. de Paul.
V. Poulet.

v.

canalhè.

poulissounarie,-nerie

;

sf.

—

Polis¬

sonnerie.

poulissounàs,-se ; s. — Grand polis¬
polissonne éhontée.
poulissounè; sm. — Le défaut de
polisson ; les polissons.
poulissounejà. — Fréq. de poulis¬
son,

sounà.

poulissounét,-nòt,-e;

s.

—

Petit

po¬

lisson, petite polissonne.

Poulit;
ly te.

n.

p. m.

poulit,-ide; adj.

-—

Forme de Ilippo-

Poli,-e; vers la
beròy.
On dit prov., en Big., poullt coum û
porc de Jàques, les gens de .Tacque (TT.-P.),
passent pour être peu polis.
poulitésse; sf. — Politesse. Cf. pou¬
Garonne aussi

—

joli,-e

; v.

lidé.

poulitic,-Îque,-e

POUMARAÎ

pouliticalhe ; sf. — Les hommes de
partis politiques, au sens péjor. ; la mau¬
vaise politique.
pouliticamén ; adv. — Politiquement.
pouliticàyre,-e ; adj. — Politicien,-ne,
qui s'occupe de politique ; le t. a une
nuance désobligeante.
poulitique; sf. — Politique,
poulitiquejà ; v. — S'occuper de poli¬
tique.
poulitiquejàyre. — Fréq. de pouliticàyre.
poulligà (Or.); v. — Lier étroitement,
poulligade ; sf. — Action de lier étroi¬
tement.

Poulòt, Pouloû; n. p. m. — Petit
prend aussi le sens de gentil, mignon
en
parlant d'un petit enfant.
Poulougne ; n. p. — Pologne, dans
cette expr. : harl coum la Poulougne, saoul
comme la Pologne.
Poulounés,-e ; adj. et s. — Polo¬
nais,-c ; espèce de champignon bolet.
poulouyè,-ro (G.). — C. pioutàyre.
poulouyét,-yòt,-o ; s. — Dindonneau.
poultroÛ,-ne; adj. — Poltron,-ne; v.
pauràc.
poultrounàs,-se; adj. — Grand pol¬
Paul ;

tron.

poultrouiierie ; sf. — Poltronnerie.
poultrounét,-e ; adj. — Petits pol¬
tron,-ne.

poulòy ,-e

poulingòy,-e,-guéte (Or.) ; s. — Din¬
; v. poulòy.
poulinòt ; sm. -—• Petit poulain,
pouliquét, pouriquét; sm, —Pous¬
sin, petit poulet.
poulissoèr; sm. — C. poulidé.
poulissoû,-ne ; s. — Polisson,-ne.
poulissounà ; v — Polissonner.
poulissounade ; sf. — Acte de polis¬
son, polissonnerie.
poulissounàdje ; sm. — Les polissons;

don, dinde

—

s. — Dindon, dinde; en
de bruyère ; v. paboû. Au
lig., benêt, vaniteux.
Svii. piòt, poulh, poulingùy, pourròt. V.
moiiquiroùs, taniròc.
Came de poulòy, jambe maigre el lon¬

Os.

aussi

;

coq

gue.

poulpre. — Forme de pourpre.
poulùc (G.) ; sm. — Puceron, puce. V.
poulh,

pus.

pouluguin (G.);

sm. — Nid à puces,
Onom. d'un coup sourd,
—
Pommer, se former en
pomme, en tête, tels les choux, les laitues.
poumadà ; v. — Pommader ; poumadù-s, se pommader.
poumadàdje ; sm. — Action de met¬
tre de la pommade.
poumadàt,-ade ; adj. — Pommadin,-e.
poumade ; sf. — Pommade, corps gras;
vin de pommes, cidre; par anal., mauvais
vin ; v. poumpougne, pitanche.
Poumade de graulhe, pommade de gre¬
nouille, l'eau, en style plaisant.
poumadére ; sf. — Pommeraie. N.
de 1. et de p. Pomadère. Cf. poumère.
poumadéte,-réte, pouméte ; sf. —

poum ; sm.
poumà ; v.

—

Pel i te pomme.

poumadî ; sm. — Pommadin.
poumàdje ; sm. — Action de pommer;
les pommes.

poumàr

adj. —
astucieux, adroit, diplomate,
pouliticà ; v. — Politiquer.
;

Politique,

on

; sm. — Pomme sans germes ;
la considère comme une pomme mâle.

poumaràt (Lav.)

;

sm.

—

Petit

pom¬

mier.

25

�POUMARÉDE

poumaréde.

386

POUN

—

C. poumadére. N. de

—

p

el de 1. Pomar&amp;de.

poumaroÙS,-e

adj. — Qui a, qui pro¬
N. de 1. Pomarez, Pou-

;

duit des pommes.

poumasse ; sf.

Grosse, vilaine pom¬

—

me.

poumatà ; sm. -— Champ de pommes
poumerà
poumate ; sf. —- Pomme autre que le
fruit du pommier: pomme de terre, patate,
topinambour. En Azun, certains lieux em¬
ploient la déformation toumàta à côté de
poumàta; même constatation en Aragon;
de terre. V.

arrondie ;

forme

—

Juillet.

poume

d'inhèr

sf.

;

—

fer, datura stramonium. Cf. droumilhoùo.

poumelàt,-ràt,-ade

adj.

;

—

Pomme¬

lé,-e ; s'applique surtout à la robe du che¬
val.

poumèle ; sf. — Paumelle,
poume-liure, de liure ; sf.

Espèce

—

poume-glace ; sf. — Pomme glace, à
blanche et très lisse.
poume-mus-de-lèbe ; sf. — Pomme
museau de lièvre, de forme allongée.
poume-perasse ; sf. — Espèce de rai¬
peau

rousse,

commune

poumerà;

sm.

—

en

Béarn.

Pommeraie;

c. pou-

maià.

poumeràt,-ade.
poume-raynéte

V. poumelàt.
sf. — Pomme rai¬

—

;

nette.

poumère ; sf.
pouméte,-ote

Pommeraie.
sf. — Petite

—

;

pomme ;

pommette.

poumèy (L.). — Forme de poumè.
poumoû.—Forme francisée de palmoû.
poumoulàt,-ade. — C. poumeràt.
poumpà ; v. — Pomper ; en style
badin, boire, teter.

poumpade
tétée ;

;

sf.

—

Coup de pompe ;

action de boire.

poumpadére ; sf.
prolongée.
poumpàdje; sm.

—

Action de

pom¬

—

Action de

pom¬

per.

poumpadoù,-re
poumpàyre.

; adj.

—

sm.

Pompon ; au fig.,
enfant dodu ; v.

—

rondelette,

poumpét, poupou.
; v. — Boire de
conduire en soulard.
poumpougne ; sf. — Mauvaise pouma.de (cidre) et, par ext., boisson de mau¬
vaise qualité, mixture alcoolique ; v. plan¬
la poumpougne, se

che.

poumpougnè

Qui

pompe;

;

sm.

—

Poivrot,

sou¬

lard.

poumpounà
pounà-s,

se

; v.— Pomponner ; poumpomponner, se faire beau,

belle.

poumpounàdje ;
pomponner,

de

sm.

—

Action

de

se pomponner.

poumpounejà.— Fréq. de poumpounà.
poumpounét,-e ; s. — Petit-maître,
petite élégante; petit pompon.
poumpoÙs,-e; adj. — Pompeux,-euse,
magnifique. A baque poumpouse, betèt
cagaroùs, à vache magnifique, veau foireux
(die.).

poumpousamén
men I,

per

V.

poumpoû ;
personne

poumpougnà,-gnejà

de grosse pomme.

nette

de travail.

poumpit,-ide ; s. — Bondissement ;
retentissement d'un bruit sourd.

la

bilhe, d'escrabilhe, etc.

de garbe ; sf.

poumpàyre,-e ; adj. et s. — En style
plaisant, bon buveur, téteuiyeuse. C.
poumpadoù.
poumpe ; sf.
—
Pompe, machine ;
somptueux appareil ; t. de tailleur, genre

Pomme d'en¬

de

paume

Les espèces de pommes ont des noms
particuliers que l'on trouvera à leur place
alphabétique.
poumè ; poumèy (L.) ; sm. — Pom¬
mier. N. de p. Pomé, Pomès.
poume-arroudàu ; sf. — Pomme de
grande taille.
poume-calabilhe ; sf. — Pomme cal¬
ville ; le mol est encore déformé en cara-

poume

boumbàt, coup.

Pomme de

poumàyre,-e ; adj. — Qui pomme, en
parlant d'un chou, d'une laitue.
poume; sf. — Pomme, fruit, légume;
de

sf. — Grosse pompe,
poumpassejà. -— Fréq. de poumpù.
poumpàt; sm. — Coup de pompe. C.

poumpét,-e ; s. — Petit pain rond,
espèce de gâteau; au fig., boulot,-te, per¬
sonne petite et
rondelette. Cf. moundéte,
poàrrou, pistouléi ; gras du mollet.
poumpét,-e; adj. — Pompette, en
style familier, un peu gris (vient du l'r.).
poumpi (Big. G.) ; v. — Bondir, rebon¬
dir ; résonner, retentir. V. boumbà, repoumpl.
poumpiè ; sm. — Pompier, homme
qui combat le feu ; en style plaisant, bon
buveur ; dans ce cas on dit aussi poumpière en parlant d'une buveuse.
poumpilh (G.); poupilh; sm. — Mol¬
let ; renflement ; v. poumpét.
poumpinà (G.) ; v. — Palper, manier.
V. paupà.

mandòrro.

chose
main.

pompe.

poumpasse ;

marous.

v.

poumparràt ; sm. — Retentissement
produit par un coup sourd, une explosion.
poumpassàt ; sm. — Fort coup de

;

adv.

—

Pompeuse-

magnifiquen ien I.

poumpousejà ;

v.

—

Faire le magni¬

fique, l'orgueilleux, parader.
poun(t); sm. — Pont, aqueduc, plan¬
cher d'un navire. N. de p. Pon, Diipon.
Poun d'arcade, pont avec arche; pounllièbi., ponl-levis, pont de culotte ; passà
lou poun, trépasser ; que cau passà s'ou
poun ou hens l'aygue, il faut passer à tout

�387

POUNA

prix (die.)

; qu'en parlaram dou pouri d'Urliiez I expr.
qui correspond à peu près au
fr. « on eu parlera dans Landerneau »

le pont d'Orthez vient souvenl dans la
versation comme expr. prov.

;

con¬

pounà ; v. —■ Déposer, mettre en jeu,
fournir de l'argent, des fonds ;
c'est, surtout, un t. de joueur; v. poùne.
pouilà (Big. par endroits). — C. punù.
pounade ; sf. — Action de ponter ;
l'enjeu même.
De quoan ey la pounade ? De combien
est l'enjeu ?
pounàn, pounàni,-ane ; s. — Toton;
au
lig., benêt; trousse-pet,-pèle.
pounàno (G.) ; sf. — Toupie abîmée
(on appartenant au perdant du jeu) que
l'on pose à terre et sur laquelle les joueurs
lapent avec leur jouet ; au lig., empoté ;
niais; souffre-douleur; dim. pounanél.
pounarràdo,-ssàdo (Big.). — V. pupon ter,

narràdo.

pounaynè (G.) ; sm. — Propriétaire
pounàno.
pounçà ; v. — Poncer,
pounçàdje ; sm. — Action de poncer,
pounccioû; sf. — Ponction,
pounce (pèyre) ; sf. — Pierre ponce.

de la

Pounce Pilate.

pouilcét,-e

;

s.

—

—

V. Pilate.

Personne de petite

taille et ramassée. N. de p.
pounchà,-choà ; v. —

Poncet.
Piquer, aiguil¬
lonner, ponctionner; pounchà-s, se piquer.
Cf. piucà, hissà; pounchà a une nuance
d'augm. sur piucà.
Pounchà l'àsou, piquer l'âne ; hàrri que
t'y poùnchi. 1 hue que je le pique ! expr.
énergique pour dire : en avant ! Allons-v !
pounchade ; sf. — Piqûre, coup d'ai¬
guillon, ponction ; v. piucade, hissade.
pounchoû, punçoû ; sm. — Poinçon,
aiguillon; lancette; objet pointu; au lig.,
une
mauvaise langue ; personne de carac¬
tère difficile. Sobriquet des gens d'Izeste
(B.-P.) ; ce sobriqueL trouverait son expli¬
cation dans le fait que le blason du sei¬
gneur d'Izesle portait six lances. Cf. pounthiét.

pounchounà. — C. pounchà.
pounchùt,-ude ; adj. — Pointu,-c,
aigu; pointilleux, malin, caustique. Cf.
punliit.
pounçoà ; v. — Bouder, faire la moue,
pounçoade; sf. — Bouderie,
pounçoû ; sm. — Action de bouder, de
faire la moue; eslà de pounçoû, faire la
moue, être de mauvaise humeur; signifie
aussi boudeur ; lou lè pounçoû ! Fi ! le
vilain boudeur !

pounctuà.
tuà, ponctuer.

—

Autre graphie de poun-

poundà. — Forme de ponntà.
poùnde ; v. — Pondre ; on dit générale¬
ment poùne, ha l'oéu.
pounderà ; v. — Pondérer.
pounderàble,-e ; adj. — Pondérable,
pounderacioû ; sf. — Pondération.

—

POUNTILHA

pounderoùs,-0 (B.-L.) ; adj.— Lourd,-e,
qui a du poids. V. pouneroùs.
poundét. — C. pountét, ponceau. IN.
de p. Ponde t.
poundique. — V. pountique. N. de p.

Pondique.
Pouildòli ;

Quartier de Juran¬
; l'on con¬
fond aujourd'hui et l'on croit
qu'il s'agit
d'un pont, lou poun d'òli. Les Ossalois
disent prov. : qu'aniram ta derà de Pouil¬
dòli, on ira plaider en Cour de Pau.
poùne, poùnne; v. — Pondre; usité
parfois au sens de pounà.
pounedé ; sm. — Pondoir. V. nid.
pounéneo (G.) ; sf. — Pondeuse. Cf.
çon,

sm.

—

ancien fief de la

commune

oebarère.

pouneroùs,-e

(Bar.);

adj.

—

Puis¬

sant,-e ; pesant ; v. pouderoùs, pounderoàs.

Poun-loung ; n. p. m. — Pont-long,
quartier de landes près de Pau ; v. palloàn.
pounoû,-ne ; s. -— Dim. de pounàn,
usité pour désigner une personne
petite et
boulotte et, aussi un benêt.

pounsougne

(As.)

venin; pourriture;

au

;
sf. — Poison,
lig., racaille, tristes

gens.

pounsougnoùs,-e ; adj. — Venimeux,
; gâté, pourri.
pountà,-dà ; v. — Ponter ; monter un
échafaudage ; v. empountà.
pountâ; adj. des 2 g. — Qui tient du
pont: cap-pounlâ, culée de pont, tête de
pont, de poutre, d'échafaudage. N. de p.
Pountàc ; n. p. — Pontacq, vieille
-euse

ville industrielle béarnaise. V.

tinlurè.

pountade; sf. — Charpente d'un écha¬
faudage ; pontade.
pountàdje ; sm. — Action de ponter ;
échafaudage ; droit de passage sur un pont.
Pountaqués,-e ; adj. et s. — Qui est
de Pontacq.

pountarique,-terique,-trique, poun¬
dique ; sf. — Passerelle, petit pont. Ha
pountariques, faire la courte-échelle,
pountàs ; sm. — Vilain pont,
pountàt (G.) ; sm. — Brassée,
pounte ; sf. — Passerelle ; v. pouiutarique; échafaudage; v. ernpoun. A Salies,
ha à las pountes,

jouer aux osselets.
pountè,-re ; s. — Péager,-ère, qui re¬
çoit le péage d'un pont ; pontonnier,
pounterique. — V. pountarique.
pounteriquét,-e ; s. — Petite passe¬
relle, petit pont.
pounteriquejà ; v. — Fréq. dim. de
pountà; faire la courte-échelle.
pountét; sm. — Petit pont. N. de p.
pountife ; sm. — Pontife; en style
badin, un poseur, quelqu'un qui s'en croit.
pountifià,-cà ; v. ■— Pontifier,
pountificalamén ; adv. — Pontificalement.

pountificàt; sm. — Pontificat,
pountificàu ; adj. des 2 g. — Pontifi¬
cal,-e.
pountilhà. — C. puntilhà.

�POUNTÍLHÈ

—

388

POUPULOUS

poupégn,-e (M'-Big.). — C. poupassè;
générique, bête qui n'est pas sevrée,
poupét ; sm. — Veau à la mamelle.
poupéte,-pine,-pote ; sf. — Petite ma¬
melle, sein gracieux, joli; en Arm. aussi,
fontaine jaillissant d'un rocher ; il y a dans
la garenne de Né rac une fontaine appelée

pountilhè (G.)
tel de

; sm. — Support, ponla turbine (l'un moulin,

I.

pountoû ; sm. — Ponton,
poutounà; v. — Edifier un ponlon.
poutounè,-niè ; sm. — Pontonnier,
pountuà ; v. — Ponctuer,
pountualamén ; adv. — Ponctuelle¬

l.i houn de
très brune

ment.

pountuàu; adj. des
poup.

—

pòupà.

—

2 g.—

Ponctuel,-le.

Autre graphie de .poub.
Forme de paupà en certains

1. où l'on assourdit l'a.

poupà ;

v.

—

Téter, sucer ; v. chucà,

lima.

Qu'en

a

poupàt de la boune, il

tété du

a

lait, dit-on d'un enfant qui se porto
bien, d'une personne bien portante, forte;
bon

d'un bon buveur on dit : que poupe plâ,
il tète bien ; la sansugue que l'a poupàt la
sançj,

la

lui

sangsue

poupade ; si. —
poupadére ; si.

sucé le sang,
Tétée ; v. limade.

téterelle

Tetine,

naissance.

poupichoû,-e,-ne ; s. — Pelit, gentil
Dim. poupichounét,-nùt,-e.
poupilh ; sm. — Tetine ; biberon ; espè¬

poupon.

a

—

poupétes. D'une personne
dil, plaisamment : qu'ry
blanque couin las poupétes d'u grlthpu,
comme les seins d'un grillon.
poupetoû,-tote ; sm. — Sein tout
pelit ; tetin; v. pougnoucòt.
poupèu (G.); sm. — Tetin; v. poupine.
poupiàje (Bar.) ; sm. — Période, temps
où l'on tète; qu'a lou dejàut de poupiàdje,
il a ce défaut depuis qu'il tétait, depuis sa
las

on

;

manie de téter, de sucer son pouce,

poupadéte ; sf. — Petite tétée,
poupàr ; sm. — Poupard ; gros poupon ;
personne qui a de grosses joues rebondies ;
petite poupée de porcelaine.
poupardî,-ine ; s. — Dim. de poupàr,
qui a la figure poupine. N. de p. Poupardin.

poupardière ; sf. — Qui a des seins
forle femme.
pouparèlo (G.). — C. poupadére.
poupasse; sf. — Sein gros, grosse

trop développés ;

mamelle.
— Qui a la manie
toujours téter, qui aime le sein.
poupassude ; adj. f. — Qui a de gros

poupassè,-re ; adj.
de vouloir

style plaisant, goulot
passà lou poupilli, faismoi passer le biberon, la bouteille. V. pou¬
pét, tutoère.
ce

de

bol à

bec;

en

de bouteille ; hèm

poupilh ; sm. — Nombril de Vénus
(umbilicus pendulinus, planlej ; en style
plaisant, nombril de femme.
poupilh, poumpilh ; sm. — Mollet,
gras de la jambe, de la cuisse; v. poupe,
mugroû, mouroàn.
poupin,-e; adj. — Potelé,-e. V. poupàr.
poupinà ; v. — Téter en palpant, en
caressant le sein; fréq. de poupà.
poupinàyre,-e ; adj. — Qui aime à
rester au sein ; v. poupassè.
poupine ; sf. — Tetin ; sucette de bibe¬
ron.

C.

poupéte.

rapide et court.
En dus poupàts, que s'a boeytàt la tasse,
en
deux tétées, en deux aspirations, deux
gorgées il a vidé sa tasse, sa chopine.
poupàyre,-e; adj. — Qui tète, qui a
la
manie de sucer ; en style plaisant,

pouplà. — C. poblà, peupler.
Poupoû. — T. mignard, dim. de
Jausepoû, pelit Joseph. Dim. Poupounét.
poupoû; sm. — Poupon; t. enfantin,
le sein; ha lou poupoû, téter; bos lou
poupoû ? Veux-tu le sein ?
poupoû,-nét,-e ; adj. — Dodu,-e, pote¬
lé en parlant d'un poupon. N. de p. V.

buveur.

pournpoû.

te tons.

poupàt

poupe;

; sm.

—

Tétée brève, sucement

—

sein ; par
Cf. poutche, iile.
Boune poupe,

-ère.

bonne mamelle; està à la

poupe, être nourri au sein, téter;
eu ni poupes, dit-on d'une femme

n'a ni
maigre,

plate; poupe de la came, mollet et aussi la
partie postérieure de la cuisse; on appelle
aussi poupe dou bras le biceps ; may de
poupe, mère nourrice, mère de lait; baque
de boune poupe, vache bonne laitière; las
poupes, le sein d'une femme, la gorge; û
bèt daban de poupes, une gorge
V. poumpilh, mouroùn.

opulente.

poùpe (Lav.) ; sm. -— Le lit, en style
plaisant.; anà-s'en t'ai pòupe, aller au lit;
y. Ihéyt, plèu; en B.-L., fenil.
poupe-bî; sm. — Tète vin, un ivrogne,
poupedèro (B.-L.)
du fenil.

poupulace ; sf. — Populace.
poupulaciè,-re ; adj. — Populacier,

Mamelle, pis, trayon,
anal., chose renflée, renflement.
sf.

;

sf.

—

Le plancher

poupulacioû ; sf.
poupulàdje ; sm.

—
—

Population,
Peuple, les gens

nombre; ací que y 11 poupulàdje, il y a
beaucoup de monde ici. V. populo.

en

poupulàn,-e,-lante.
poupulàri; adj. des

—

C. poblàn.

2 g.

—

Populaire;

de haule extrac¬
tion qui fraye avec le peuple.
poupulariamén,-rimén ; adv. — Po¬
pulairement.
poupularisà ; v. — Populariser,
poupularitàt ; sf. — Popularité.
poupulàs,-làns ; sm. — Le peuple en
grand nombre; que y abè poupulàs., il y
avait beaucoup de monde.
poupuloùs,-e ; adj. — Populeux,-euse.
sa

dit aussi d'une personne

�POUPUT

389

poupùt,-ude

; adj.
mamelue.

mamelle ;

pouquejà
minuer ;

; v.

—

Qui

a

forme de |

Agir petitement ; di¬
diviser en petits mor¬

—

partager,

pourcassejà ;

v.

POURGADÉ

—

Agir

—

en

cochon,

salement.

pourcàt,-e. — C. pourcèt,-ère.
pourcatàs,-se. ■—• Augm. péjor.

de

pourcàs.

ceaux.

pouquejà (Os.). — G. paupà et pouguejà.
pouquejade ; sf. — Action de palper,
pouquésse (As.) ; si. — Petitesse, exiguité.
pouquét. — V. poucùt.
pouquét,-e (As.) ; adj. et s. — Petit,-e ;
surnom des habitants de la vallée d'Aspe.
De pouquét inà que s'ut ponte, il a cela
(sur lui) depuis tout petit; pouquét, n. de
bœuf.

pouquetamén (As.)

;

adv.

—

Petite¬

ment.

pouquetét,-e,-tòt,-toû,-tote ; adj. —
petit, toute petite; adv. C. poucòt.
pouralhade ; sf. — Grand nombre de
volailles ; se prend en mauvaise part quand
on parle de
gens, gueusaille ; v. pouralhe.
pouralhàdje; sm. — La volaille, l'es¬
pèce galine ; les vauriens.
Que y a pouralhàdje au marcàt, il y a
quantité de volaille au marché.
pouralhasse. — Fréq. augm. de
pouralhe, grosse volaille; gueusaille.
pouralhe ; sf. — Volaille en général ;
gueusaille, canaille. Sobriquet des gens de
Sarrancolin (II.-P.). V. pousoère.
pouralhè,-re ; s. — Marchandée de
volaille; poulailler, volière; v. pourè.
pouralhe,-re ; s. — La volaille; v. heTout

raméy.
pourbàgn,-o (G.) ;

s.

—

Provin ; v.

aproubàgn.

poùrbo (G ). — G. proube, poussière,
pourcade ; sf. — Troupeau d'è porcs;
les porcs ; v. pourquerie.
pourcadéte,-dote ; sf. — Petite pour¬
cade.

pourcalhe ; sf. — Les porcs, l'espèce
porcine; la viande de cochon; crapule,
gens sales et sordides, tas de cochons.
pourcarie, pourcarrerie, pourque¬
rie; sf. — Goclionnerie, saleté, « tour de
cochon » c. pourcalhe.
Ha, dise pourqueries, faire, dire des
cochonneries, des saletés ; la pourquerie, la

pourcatè,-re ;

s.

Marchandée de

—

Sobriquet des gens de Maucor, de
St-Jammes, de Morlàas (15.-P.) et de ceu\
de Orincles et de Villembits (II.-P ).
pourcàu ; sf. — Loge à porcs. Cf.
embarre, sout, cour, penoàn; les porcs,
pourcàyre (Chai.). — C. pourcatè.
pourcelène ; sf. — Porcelaine (v. du fr.).
pourcélhos (Lav.) ; sf. pl. — Le gras
du cou, ce qui entoure le cou; v. parrabero, goulà, ganlà.
pourcerà; v. — Cochonner, mettre
bas en parlant de la truie, de la laie.
pourcerade ; sf. — Portée de gorets ;
porcs.

mise bas de la truie.

pourceràdje

;

sm.

—

Les

gorets ;

action de

pourcerà.
pourceràyre,-e ; s.

—

Marchandée de

gorets.

sf.

pourcerayre ;

—

Truie porteuse,

d'élevage.

pourcère

; sf. — .leune truie qui n'a
été mère.
pourcerère (trouje) ; sf. — Truie
qui a des petits ou qui est pleine.

pas encore

pourcerìn,-e,-ròt,-e,roû ;

s.

—

Petit

goret.

pourcèt,-cèth,-cètch,-chét,-cère,-còt,
; s. — Pourceau, mâle et

quét,-quìn,-e
femelle.

Cf.

gourrln, bitoû, tessaùn; petit

porc.

pourchinèl ; sm. — Polichinelle,
pourchinèle; sf. — Le péle-porc, d'a¬
près .T. V. Lalanne.
poure, pourét. — C. poule, poulét.
pourè; sm. — Poulailler. V. apourè,
pouralhère, jouquè.
pourét de sén Martî ; s.m. — Huppe
(oiseau'i ; v. pube, hasâ.
pourét; sm. — Dindon en divers 1.
Sobriquet des gens de Mont et de GeuLourdes

CIT.-P.).

pourfià COs.1
tiner ;

compter

; v

sur

—

Persévérer : s'obs¬

soi. Est confondu par¬

avec prou,]là; v. ce m.
pourfiance ; sf. — Persévérance ; con¬

fois

charcuterie.

fiance

pourcarralhe. — Augm. péjor. de
pourcalhe cl de pourcurrè.
pourcarràs,-se. — Augm. péjor. de
porc et de pourcàs, gro&amp; porc.
pourcarrè. sm. — Au fig., les gens de
mauvaise vie; la mauvaise vie, la saleté

pourfiàyre,-e; adj. — Persévérant,-e;
qui progresse.
pourfioùs,-e; adj. — Persévérant têtu,

des

gros

obstiné,-e.

pourgà (L.)

; v.

—

Enlever l'écorce du

sm.

—

un

ger ; v.

injures.

pourcassè,-re ; adj.
a

soi.

porc;

Augm. péjor. de
individu grossier,
ordurier, obscène ; quand il s'agit d'une
sale femme, on emploie le fém. pourcasse
aussi bien que trouje; c'est la plus grosse
pourcàs;

en

pin sans entamer le bois.
pourgà ; v. — Nettoyer, ôter la pourrjue, arracher les mauvaises herbes; expur¬

des gens.
porc,

exagérée

des habitudes de

—

Personne qui

saleté, de désordre.

espourgà.
pourgade ; sf. — Nettoyage, criblage
des grains; action d'arracher l'herbe.
pourgadé,-re ; s. — Outil pour enle¬
ver, arracher l'herbe; van; v. pourgarét.
pourgadé,-re; adj. — Sol qui doit
être expurgé, débarrassé de l'herbe.

�POURGADIS

—

POURQUÉT

390

pourgadis,-sse ; s. — Criblures, her¬
l'arrachage; v. pourguilhes.
pourgàdje ; sm. — Action d'expurger,

bes de

de nettoyer ;
du du grain

les herbes arrachées ; le rési¬
nettoyé.
pourgadoù,-re ; adj. — Qui nettoie,
expurge, arrache l'herbe.
pourgalane, pourgue-lane ; s. des
2
g.-—
Sarcleur,-euse, arracheur,-euse
d'herbes. N. de p.

pourgarét (M'-Big.) ; sin. — Petit van,
petit crible ; v. pourgadé.
pourgasse ; sf. — Grosse pourgue.
pourgassejà ; v. — Fréq. de pourgà,
nettoyer grossement ; arracher sans soin
l'herbe.

pourgàt,-ade

adj.

;

—

Se dit d'une

personne propre, en style plaisant, qui a le
teint, clair; la maynade qu'ey de las pour-

gades, la jeune fille est propre, soignée de
mise, elle, a le teint clair, brillant.
pourgatade. — C. espourgassade, expurgade.
pourgote,-guéte ; sf. — Petite pour¬
gue.

pourgue ; sf. — T. générique ; tout ce
qui salit les plantations, les semis, le grain,
herbes parasites, mauvaises graines, etc. et
nécessite

une

expurgation,

un

criblage;

prend le

sens figuré ; v. pourguilhes.
En tout blat que y a pourgue, dans tout
blé il y a de mauvaises graines (die.) ; au
eu dou sac que soun las pourgues, au fond

du

sac sont les mauvais grains (prov.).
pourguerà. — C. pourgà, expurger,
pourguère; sf. — Les pourgues, les

criblures. Cf. pourgadls. An fig., la lie du peuple.
pourgueriu,-ibe ; adj. — Infesté,-e de

mauvaises herbes, les

pourgue.

pourguilhes; sf. pl. — Menues pour¬
baies et criblures de grains ; v.
pourgadls.
pourî,-ie; s. — Poulain, pouliche; v.
gues,

poutre.

pourî ; sm. — Poulain, ustensile de
chargement ; tumeur inguinale,
pourî ; v. — C. poutt, cocher,
pourià ; v. — Pouliner, mette bas en
parlant d'une jument; en style badin,
jeter bas son cavalier.
pouriade ; sf. — Mise bas d'une
jument; ruade.

pouriàdje;
la
en

sm.

—

Action de pourià;

yègue qu'ey en pouriàdje, la jument est
train de mettre bas.

pouriàdje;

sm.

—

Les poulains, les

jeu lies: chevaux ; Vestàlh dou pouriàdje, la
place des jeunes équidés.

pourialhe ; sf. — C. pouriàdje avec un
péjor., les jeunes chevaux de rebul.
pouriasse ; sf. — Pouliche mal faite,

sens

grande, grosse; v. poutre.
pouriàu (L.) ; sm. — Ail des chiens ; v.
po-cagnlu, pouriòlo, pos, pourasse.
pouriayre. — C. pourière.

pourîc, piòc;

sm.

—

Poussin.

pouricade ; sf. — Bande, couvée de
poussins.
pouricalhe ; sf. — Les poussins, la
volaille jeune.
pouricane (Navarrenx) ; sf. — Gale de
chêne, boule de bois; v. cascorre, garnie.
pourico (B.-L.j ; sf. — Fleur de l'as¬
phodèle ; désigne en général toute fleur en
épi.
pouricoè (B.-L.) ; sm. — Saule cendré
(salix cinerea, plante).

pouricòt,-coû,-cote,-quét,-e

;

s.

—

Petits

poussins.
pourie ; sf. — Pouliche; v. poutre.
pourière (cabale) ; sf. — Jument
poulinière.
pouriét,-òt,-e ; s. — Petit poulain,
petite pouliche; pouriòts, sobriquet des
gens de Béon en Ossau.
pourilho (Lav.) ; sf. — I.es poux et
pucerons des plantes.
pourine (L.) ; sf. — Fleur du nénu¬
phar; v. plàtou.
pouriòlo, pourriòlo (G.) ; sf. — Faux
poireau; ail des chiens; v. pourrasse. Dans
cette expr. : hè la pouriòlo, ne faire, ne
tenir

aucun

cas

de.

pouriquère. — C. pouricalhe.
pouriquét,-e. — C. pouricòt.
pouriquéte; sf. — Poulette; jeu d'en¬
fants; plusieurs enfants se liennent accrou¬
pis l'un derrière l'autre; celui de devant
représente la mère-poule et les autres les
poussins; il s'agit d'empêcher un autre
enfant, qui représente l'épervier, de lou¬
cher aux poussins. On dit aussi pouricoû:
ha à. pouricoû•
pouriquine,-quête (L.) ; sf. — Sorle
de jeu (Je cartes.
pourjalét (L.) : pourjét (As.) ; sm. —
Porche d'église. Cf. porche.
pourpoùr (Arm.) ; sf. — Pourpre, d'a¬
près Villeneuve.
pourprà ; v. — Pourpier, donner la
couleur pourpre ; pourprà-s, se pourprer,
s'empourprer.
pourpre, poulpre ; sf. — Pourpre.
poùrpre,-e; adj. — De couleur pour¬
pre. Cf. poùlpre, pourpoùr.
pourquè,-re; s. — Porcher,-ère, gar¬
dien communal des porcs du village.
Familiès courn dus pourquès, être à tu
et toi : lou pourquè qu'a jetât la corne, le
porcher a jeté la corne ("qui lui servail de
trompe'), se dit de quelqu'un qui, tout d'un
coup, est passé d'un rang inférieur à une
situation
élevée; anà-n pourquère, aller
paître les porcs.
pourquè,-re; adj. — Malpropre, l.
grossier; l'état de salelé, de vice grossier.
pourquejà; v. — Salir. V. empourcari.

pourquerie. — C. pourcarie.
pourquét,-quìn,-còt,-coû ; sm. — Petit
porc qui n'est plus goret et. n'est, pas
encore

adulte ; t.

le charcutier

dans les L., au contraire, porc

frais ;
salé, confit.

: porc

�POURQUËT

391

pourquét,-e
sale.

Dim.

; adj.
pourquetòt.

pourquì,-ìu,-ibe

Malpropre, petit

—

adj. — Porcin,-ne;
la lèvre de dessus
grosse, avancée, par opposition à bèhi.
pourquî, poùrqui (sén) ; sf. — On
appelle ainsi, en style badin la « fêle du
porc gras », le péle-porc; en ço de Pè, que
hèn sén pourquî, chez Pierre, on fête le
porc gras. Y. péle-porc.
pourquin,-e ; s. — Odeur caractéristi¬
que du porc ; on appelle aussi pourquine,
l'urine, les déjections du porc; v. pour;

Lav., lippu, qui

en

a

quél.

pourquit (cép)

; sm.

—

Bolet tête de

dit aussi cep pourquî.
pourquìu,-ibe. — Y. pourquî.
pourrade ; sf. — Asphodèle ; v. ambure; ail des vignes (alllum vineale) ; dans
le N. des L., poireau des jardins. V. pourràsso, pourrét, pourico, po.
pourràdo (Lav.) ; sf. — Bastonnade,
pouràsso (B.-L.) ; sf. — Iris (iris pyreneica, plante) ; en d'autres lieux asphodèle
rarneux. V. pourrade, plambe, arnbure.
pourràt,-e ; s. — Plantation de poi¬

nègre ;

reaux

on

;

porreau ;

gros

anal.,

par

bâton

fîg., ragot.
pourrate ; sf. — C. po-cagniu.
pourre. — C. porre; en Big., désigne
aussi la boule du jeu de la poudorcle ; v.

court; au

&lt; fourre.

pourrejà (Lav.)
tonnade

—

Donner la bas¬

(pourràdo).

pourrét ; sm.
pourréte ; af.
reau;

; v.

—

—

Porreau.
.leune plant de poi¬

ciboule.

pourrichoùn (I..)

sm.

;

—

Petit

por¬

reau.

pourriòt (Arm.)
reau.

; sm.

Ail faux poi¬

—

Cf. pos.

pourròc

;

sm.

Muscari à

—

toupet

(plante).

perròt, poulòy, poulh,
— Dindon, dinde; en style
badin, une belle, forte femme. Cf. piòc,
piòt. On dit û lè pourròl, comme on dit,
pourròt,
pourét,-e;
en

fr.,

un

s.

vilain moineau.

pourròthiou (Lav.) ; sm. — Morceau
de pain ; les miettes de pain.
pourroû; sm. ■—• Onom. du roucoule¬
ment
du pigeon, de la tourterelle; v.
pourrute.
poùrrou (M4) ; sm. — Petit pain de
maïs; t. général pour désigner un petit
pain tassé; au fig., personne rondelette.
Sobriquet des gens d'Arrens (H.-P.).
poùrrou (Lav. B.-L.); sm. — Gros
bâton, trique. Cf. avec pourrade.
Syn. iòtchou, traqué, tricot.

pourroùlh (Nay.)

;

sm.

•—

Amateur

pourroutè,-re ;

s.

deur,-euse de dindons.
de Oursbellile

Eleveur, gar-

Sobriquet des gens

(H.-P.).

pourroutoû,-tote ;
Jeu d'enfants

—

s.

—

Dindonneau.

analogue à la pouriquéte; à

POURTALÈ

Vic-Big., ce jeu est appelé lou pourroutoû
de cagà, en raison de la position accroupie
des joueurs.
pourrùt (Salies) ; sm. — Mâle de la
tourterelle; pourrute, la femelle. Cf. tourtére.

pourrùt,-e

; adj.

—

Qui

a

des

porres,

des bosses. N. de p.

pourrutoû,-tote. — Tourtereau,-relie,
poursiugue, poursugue ; sf. — Han¬
gar-abri pour les bêtes. N. de 1.
pourtà ; v. — Porter, soutenir, soule¬
ver et
tenir ; produire ; être enceinte ou
grosse ; être posé, appuyé ; atteindre ; pourtà-s,

se porter, se transporter.
Pourlà û pés, porter un poids ; un far¬
deau ; pourtà à la brasse, porter dans ou
sur
les bras ; lou cop que porte, le coup

porte ; la bouts que porte enlà, la .voix
porte loin ; quin se ponte la hemne. ? Com¬
ment se porte ta femme ? Pourtà jrut,
donner, porter du fruit ; que-m pòrti plâ,
je me porte bien ; la baque que porte nau
niés, la vache porte neuf mois ; Vestày que
porte, l'étai porte; pourtà-s à chibàu, se
porter à cheval ; au proucès, que s'ey pourtàl countre, dans le procès, il s'est porté
contre, il a fait opposition ; pourtà-s caucioû, se porter garant.
Loc. div.
Pourtà la crouts, souffrir,
endurer; que porte bèt, il porte beau;
—

dit d'une femme qui
pourlàt-be beròy, por¬
tez-vous bien ; pourtà la paraule, porter la
parole; pourtà respect, respecter, être poli,
déférent; pourtà-s entà députât, être can¬

pourtà la culote,
gouverne son

à

didat

s'ou cap,

se

mari

;

la

députation ; lou bî que porte
le vin monte à la tête.

pourtà,-ade

;

s.

—

Port,

maintien,

portée.

pourtàble,-e ; adj. — Portable, trans¬
portable.
pourtade ; sf. — Portée ; progéniture ;
grossesse, gestation; en Os., monte de
jument.

pourtade de canoû, à une portée de
mià la cabale à la pourtade, mener
la jument à l'étalon ; està à pourtade, être
à la portée, près.
pourtade; sf. — Port, maintien; qu'a
uc fière pourtade,
elle a un port majes¬
A

ue

canon

;

tueux.

pourtadé,-re ;
bretelle;

v.

s.

■—

Espèce de civière,

bancàu; brancard;

v.

cibéres.

pourtadé,-re; adj. ■— Transportable;
pourtadére se dit aussi d'une femelle qui
peut concevoir.
pourtadoù,-re ; adj. et s. — Porteur,
-euse.

pourtadure. — C. pourtade.
pourtalade ; sf. — Entrée, l'encadre¬
ment

d'oiseaux, d'après Lespy.

—

et

le seuil d'une porte.

pourtalè,-nè,-re ; s. — Seuil, avantporte; v. soulhà, lindàu.
pourtalè,-re ; s — Portier,-ère ; v.
pourtiè, porte-chu. N. de p. Porialé, Pourtalés.

�POURTALÉT

—

POUSAU

392

pourtalét,-Iòt ; sm. — Petit portail,
petite barrière, portillon; v. pourtilhoû;
petit port en M'. N. de 1. et de p.
pourtaléte,-lote ; sf. — Petite porte,
pourtamén ; sm — Portement.
pourtàn,-te; adj. et s. — Portant,-e.
pourtàn ; eonj. — Pourtant, avec le
sens du fr., s'est introduit dans le
langage
courant et personne ne s'avise
plus, au¬
jourd'hui, du gallicisme; son équivalent
toutù est, néanmoins, toujours usité paral¬
lèlement à pourtàn; on dit aussi pertàn,
mais plutôt par souci de correction.
pourtanè (G.) ; sm. — Portail ; entrée
large. Dim. poartaneròt. V. pourtalè.
pourtatìu, pourtiu,-ibe ; adj. — Por¬
tatif, -ive.
pourtàu ; adj. et s. des 2 g. — Portier,
-ère (vieux). N. de p. Pourtau.
pourtàu; sm. ■— Portail, grande en¬
trée, porte de ville; par anal., arc-detriomplie, portique. N. de 1.
L'Artè,
dou
Pourtàu, pseudonyme du
poète landais Albert Darclanne.
pourtàu-de-sén-Martî (Lav.) ; sm. -Portail de St-Martin, l'arc-en-ciel ; v. arcoulâ.

pourtàyre,-e

; s.

—

Porteur,-euse, por¬
v. pourtadoù.
—
Portier,-ère ; v

tefaix, commissionnaire;

pourtè,-tiè,-re ;

s.

porte-clans.

pourtèro (B.-L.) ; sf. — Passage, col
montagne. V. port.
pourtesoû (Az.) ; sf. — Grossesse, état

de la femme enceinte.
; sm.

—

Petit port. Cf. pour-

tielhou, pourtilhoû.

pourtét;

deux

vent

—

enfants

—

entrelacent

leurs

former un siège. En Big. on
pourticà; v. pourticàdo.
pourticà (Big.) ,-nà (G.) ; v. — Porter,

mains pour

dit

mais

avec

un

sens

de balancement, d'amu¬

plus que de nécessité; pourtivi-s, se
porter par jeu, se balancer comme, par ex.,
sement
sur

des clic vaux de bois,

un

pousse-pousse,

carrejà, pourtà.
sf. — Balançoire, objet
de transport de plaisance, chaise à por¬
teurs ; v. trandòlo.
pourticàdo ; pourtico (Big.); sf. —
Action de pourticà; c'est aussi le jeu des
pourtéts. V. ce m.
une

balance, transporte; autrefois, les valets de

chaise-à-porteur étaient appelés pourticàyres.

pourtiè. — C. pourtc.
pourtiélhou, pourtilhoû; (B.-L.). —
C. pourtét, petit poil.
pourtière ; sf. — Portière, espèce de
porte.

pourtière; sf.
melle utilisée pour

pourtilhoû;

—
Femelle pleine; fe¬
la reproduction.

sm.

—

Portillon. Cf.

pour-

C. pourticà.
Portique. Y.

pour¬

talét, pourtét.

pourtinetà (L.).

—

pourtique ;

—

sm.

tàu.

pourtiquejà. — Fréq. de pourticà.
pourtrèyt,-trèt ; sm. — Portrait; d'un
visage aux traits réguliers et fins on dit :
qu'ey à pourtrèyt.
Tirà lou pourtrèyt. tirer le portrait, pho¬
tographier, en style badin, portraire en
critiquant ; abismà lou pourtrèyt, comme
en
fr., casser la figure; v. porte-pipe.
pourtreytejà ; v. — Portraire.
pourtric (G.-M.) ; sm. — Petit port de
mer.

Pourtugàu; n. p. m.
N. de p. Portugau..
Pourtugués,-e; adj. et

Portugal,

—

escarpolette;

pourticadére

v.

;

s.

—

Portu¬

gais,-e.

pourtùr,-use. — Forme francisée de
pourtàyre,-e.
pòurùc, paurùc,-ugue ; adj.
Peu¬
reux,-euse; timide; v. metoullc.
pòurugàs,-se ; adj. — Très peureux,
.

Partie supérieure du
qui se compose
d ' deux parties; la partie inférieure, indé¬
pendante facultativement de la supérieure,
ne s'ouvre que pour donner passage, l'au11"; (pourtét) peut rester ouverte et laisse
passer le iour.
pourtéte,-tote ; sf. — Petite porte. Cf.
pourtalétc.
pourtéts ; sm. pl. — Porte en fer cl à
deux battants plus grande qu'un portillon,
mais néanmoins de proportions réduites.
pourtéts; sm. pl..— Dans celte expr. :
ha nus pourtéts, s'amuser à porter en cliaise
lorsque deux personnes — le plus sou¬
sm.

de certaines portes

vantail

pourticàyre,-e ; adj. et. s. — Qui aime
faire porter, balancer; celui, celle qui

se

pays.

en

pourtét

à

-euse.

pourugòt,-guét,-e.

-

Diin.

de pòu-

ruc.

pòuruguè,-re ; s. — Disposition à la
timidité excessive.

peur;

pous;
artères.

sm.

—

Pouls,

battement

Toucà lou pous, tàler le pouls
plaisant, sonder les projets de.
pous; sm.
ser,

—

Poussée,

; en

des

style

coup pour pous¬

impulsion; Ilot.

Da ù machàn pous, donner une mauvai¬
se

poussée; qu'en unaben à

pous,

ils al¬

laient par poussées, par à-coups ; â pous
de rrioùnde, un flot de gens.
Loc. adv.
De pous, rapidement, tout
de suite, sans s'arrêter; anà-n de pou.s,
—

aller vite, sans arrêt; la sang que cliourra/&gt;•3 de pous, le sang coulait à flols.
— Forme de pouts, puits,
(Lav.) ; sm. — Pièce de bois ser¬
vant de verrou; ailleurs, élai, poussard.
pousà. — Forme de pausà, qui se re¬
produit dans les dérivés.
pousadamén ; adv. — Posément,
pousàdje ; sm. — Posage.
pousàu (B.-L.); sm. — Vase en bois
où l'on fait cailler le lait pour le fromage.

pous.
pous

�393

POUSCADE

pouscade ; sf. — Poussières, las de
poussière, de débris poussiéreux. V. espouscade.

pouscàlh ; sm. — Espèce de brouet fait
de farine de millet délayée dans de l'eau et
liée avec du beurre et du sucre pilé que
l'on
donnait
aux
pestiférés. (Cité par
Lacoste, 165/j). Cf. avec pout, bouillie.
pouscasse ; sf. — Augm. péjor.

de

POUSSESSORI

—

croît ; poussà lou car, pousser- le char ;
poussà û crit, pousser un cri; lou praubàs,
que pousse, le malheureux, il respire avec
peine, il souffle ; poussà lou hilh, pousser
le fils, le faire parvenir; qu'an poussât dinqu'à la bile, ils ont poussé jusqu'à la ville;
poussàt-be! Otez-vous ! Rangez-vous ! Pous¬
sà la porte, pousser la porte.
poussà; sm. — Pousse, action de pous¬

pous que.

ser.

pousét (Lav.) ; sm. — Endroit où l'on
peut poser quelque objet.
pouséte,-sote ; sf. — Pelile, courte

poussabràc, pousse-bràc, poussibràc,-braque ; s. — Qui a le souffle
court, aslhmatique. V. bouhe-brac, cour-

pose.

d'alét.

pousgnà. — G. pougnà et dérivés,
pousgnàc ; sm. — Point de côté ; v.
pougnòc; par anal., enfant agaçant, tra-

heurt ;

cassier.

pousicioû ; sf. — Position, situation,
pousitibamén ; adv. — Positivement,
pousmià (B.-L.) ; v. — Gondoler en
cousant les lisières de l'étoffe.

V. embébe.

pousnàc (Lav.) ; sm. — Ramassis, tas
d'objets gluants.
pousoè; poudoè (Rus.); sm. — Poi¬
chose empoisonnante, empoisonnée,
son,
infection, pourriture, gangrène; pustule.
Aquére aygue qu'ey pousoè, celte eau esl
du poison, elle est empoisonnée; qu'oii
s'ey hicàt lou pousoè au mau, la plaie s'est
infectée; qu'ey plé de pousoès, il est cou¬
vert de pustules.
pousoè,-re ; adj. et s. — Empoison¬
neur, -euse; sorcier,-ère, dans la Gascogne:
en
I&gt;. on dit préférablement brouch,-e. V.
empousoàyre. Pousoès, sobriquet des gens
de Montesquieu (G.); pousoèras de Sarrancoulî, sorcières de Sarrancolin (H.-P.).
pousoèrà ; v. — Empoisonner ; jeter
mauvais sort,
choà:
un

ensorceler;

v.

embrout-

pousoeràdje, pousoeralhe, pousoe— Les
sorciers, les actes des

rùmi ; sm.
sorciers.

pousoèro (G.)
résine. V.

;

sf.

—

Chandelle de

pousoè.

pousoeris,-rùmi,-rie. — C. pousoè.
poison ; les sorciers, les empoisonneurs.
pousòles ; bousòlos (Lom.) ; sf. pl. —
Confins, limites; v. c.ouhî, marque.
pousores; sf. pl. — L'angelus du
soir, la tombée de la nuit, le moment où
on

cesse

; sf. — Poussée, croissance;
travail soutenu pendant un temps ;
poussée expulsive ; respiration ; courte trai¬
te,, élan. V. poussât.
poussadére ; sf. — Poussée, bouscu¬

lade, pousserie ; pousse, asthme.

poussadéte,-dote

Poison ; nom généri¬
que des plantes vénéneuses; au fig., per¬
sonne
insupportable, mauvaise langue.
; sm.

—

pousougnét,-gnòt,-e ; s. — Petite
personne insupportable, désagréable.
sf. — Poussière. C. pourgue ;
Dans les L., bourre.
poussà ; v. — Pousser; croître, végé¬
ter ;
presser,
exciter ; faire effort, une
épreinte ; émettre, exlialer, souffler avec
peine ; favoriser le succès de ; faire faire
des progrès ; prolonger, étendre ; poussà-s,
se pousser, se bousculer ; se ranger de côté.
Lou
blat que pousse, le blé pousse.
pousque ;

;

sf.

—

Petite

pous¬

sée.

poussàdje;

sm.

—

Pousse, maladie des

bêtes. Cf. pousse.

poussàr,-de,-arre ; s. — Personne
lourde, soufflante.
poussât; sm. — Poussée-vigoureuse et
brève, impulsion ; v. poussade.
poussàyre,-e ; s. — Qui pousse, excite ;
grosse,

pousseur,-euse.

pousse;

de

ser,

sf.

—

croître;

Pousse, action de

pous¬

maladie des chevaux et,

anal., emphysème, asthme; pousse de
plante, rameau jeune; en certains 1., tu¬
berculose pulmonaire.
par

poussecafè

;

sm.

Goutte d'alcool

—

après le café.

pousse-caîhàu;

sm.

Pousse caillou,

—

jeu du lancement d'une pierre.
pousse-CU ; sm. — Pousse cul, recors;
qui marche en poussant le derrière ; tour¬
nure
postérieure que portaient les dames
pour arrondir leurs robes; sangle du har¬
nais. Sobriquet des gens de Pau, que l'on
appelle aussi qrate-papès.
v. — Posséder; poussedà-s,
posséder, être maître de soi ; on a
employé aussi la forme poussedi, mais elle

poussedà ;

se

devenue

est

rare.

poussedamén (Lav.);

sm.

—

Insis¬

tance.

poussedàn,-te ; adj.

de travailler.

pousoû

pousse.

poussade

la

forme

—

Possédant.-e ;
en dé¬

poussedidoù est lombée

suétude.

poussélhos (Lav.); sf. pl. — Ce qui
poussif, la cause de la respiration
pénible.
pousselhoÙS,-o (Lav.) ; adj. — Poussif,
-ive, aslhmatique.
pousseroà (Lav.) ; v. — Cogner, pous¬
rend

ser

dur.

poussessioû ; sf.
poussessiu; adj.

—

m.

Possession,
— T. de gram.,

possessif.

poussessôri;
possessoire.

sm.

—

T.

juridique,

�POUSSESSOU

—

POUTËN

394

poussessoÙ,-e ; adj. et s. — Posses¬
possédante.
pousséte ; sf. — Poussette; boule, de
marbre ordinairement, que les enfants lan¬
cent avec le pouce (pos) ; v. canique.
poussiblamén ; adv. — Possiblement
poussible,-e ; adj. et s. — Possible.
Tout qu'ey poussible, tout est
possible ;
seur,

poustilhoû ; sm. — Postillon ; syn. de
d'aventureux; petit poustét; sous
l'influence du fr. pop., signifie aussi gout¬
te de salive lancée en parlant.
poustine ; sf. — Planchette ; planche
étroite pour les barrières, les palissades ; v.
luron,

pos.

poustulà ; v. — Postuler.
poustulàn,-te ; adj. — Postulant,-e.
poustulàt; sm. — Postulat (lit.).
poustùme,-e; adj. — Posthume,
poustùmô (Lav.). — C. poustéme.
pousture; sf. — Posture,
pout, pouts (Big. G.) ; puts ; sm. —

hararn lou poussible, nous ferons le
possible ; ey dounc poussible ? Est-ce pos¬
que

sible ?
Loc. adv.

/lu poussible; qu'ey rusât
poussible, il est rusé au possible,
poussibilitàt ; sf. — Possibilité,
poussiè ; sm. — Poussier,
poussière ; sf. — Poussière, considéré
comme
gallicisme ainsi que poussieroàs.
V. proube, poub.
poussidà (G.). — Forme de poussedà.
poussiu,-ibe ; poussiéu,-o (Neste) ;
adj. — Poussif,-ive.
poustà ; sm. -— C. poustàu (i).
poustà ; v. — Poster, aposter ; poustà-s,
se
poster, se mettre à l'affût.
poustàm (G. L.) ; sm. — Plancher
grossièrement façonné pour les granges. V.
poste.
poustàt (Lav.) ; sm. — Bat-flanc, sépa¬
ration, cloison en planches.
poustàu (Chai.) ; sm. — Jambage de
charpente; grenier; cornalis, cadre dans
lequel un bovin doit passer la tête pour
prendre son fourrage.
poustàu; adj. des 2 g. — Postal,-e.
poustè ; sm. — Planche, ais; plancher;
petite travée qui réunit les ridelles du
ehar, attelle, éclisse; on dit aussi poustét.
poustéme ; sf. — Pus, apostème. Cf
matière, thume.
poustemejà ; v — Suppurer, former
—

au

du pus.

poustemoùs,-e
qui

adj.

;

—

Purulent,-e,

suppure.

poustemÙt,-ude ;

adj. — Ulcéreux,
empouslemàt.
pousterioù,-re ; adj. — Postérieur,-e.
poustèrle ; sf. — Poterne; à Aucli, on
appelle poustèrlo une rue étroile et niontante, avec des marches d'escalier de dis¬
-euse,

suppurant; v.

tance en

distance.

pousteriouramén

;

adv.

—

Postérieu¬

rement.

pousteriouritàt ; sf. — Postériorité,
pousteritàt; sf. — Postérité,
poustét,-tôt; sm. — Oreille, versoir
de

charrue;
poustè.

en

poustiè,-re

B.-L.,

; s.

—

guichet, huis. V.
Postier, employé,-e

de la Poste ; cheval de poslc.

poustilhe ; sf. — Train, bagage de
postillon; femme de postillon (vieux). N.
de p. Lapoustille.
poustìlho (G.) ; sf. — Planchette,
éclisse ; apostille.
poustilhoà ; v. — Faire le postillon,
postillonner.

Puits.

pout (Big.

G.

L.)

;

sm.

Coq

—

;

v.

hasâ, galh.

pout (Lav.) ; sf. — Pâte, bouillie ; v.
broje, paste.
Se nou ne &lt;j'a car, pout que y àye 1 S'il
n'y a pas de la viande, que du moins il y
ait de la bouillie

!

poutàdje ; sm. — Potage.
poutadjè,-re ; adj. — Qui aime le pota¬
ge. Sobriquet des gens de Bidos (B.-P.) et
de Loures

(H.-P.).

poutarré,-ro (Lav.) ; adj. — Mangeur,
de
-euse
pout. Sobriquet des gens de
St-Savin et de Sazos (H.-P.). V. trucoalhe.
poutarrineyà (B.-L.) ; v. — Faire, sale¬
ment la

pout.

poutarrino (B.-L.) ; sf. — T. généri¬
que
pour désigner foute matière semifluide comme la bouillie (pout).
poutarrùt,-ude; adj. — Oui a de
grosses

lèvres.

poutàs,-tarràs

; sm. — Grosse lèvre,
poutasse ; sf. — Potasse,
poutassejà. — Fréq. augm. de poutejà.
poutassique,-e ; adj. — Potassique,
poutàt (G.) ; sm. — Coup sur les lèvres
poutàyre,-o (Lav.) ; adj. — Qui aime
la pout.
pout-caussàt; sm. — Coq botté; bout
d'homme qui fait l'important.
poutchà (L.) ; v .— Téter; v. poupà.
poutchàc,-chòc,-que ; s. — Pelote de
fils embrouillés, mal faite; au fig., per¬
sonne grosse et
petite, un poussah.
poutche (L.). — C. poupe, mamelle.
poutchét,-chic,
pouthîc; sm. —
Gousset. Cf. pouchlc.
poutchìc, poutchicòt. — C. pouchlc.
poùtchou ; sm. — Homme petit et
ventru; en certains 1., crapaud; v. patchòc,
poutchàc.
poutchoû. — C. pouchlc, petite poche,
poutchoùn (Lom.) ; sm. — Chème,
ancienne mesure de capacité.
poutchude CL.) ; sf. — Pouparde, qui
a

des mamelles grosses.

pout-de-sén-Martî

; si m.

—

Coq de St

Martin, huppe
Syn. pourêt dy sén Martî, pube.

poutejà

Faire des baisers et aussi
poutoà, pounçoà.
poutén,-te; adj. — Puissant,-e (lit.).

faire la

; v.

moue

;

—

v.

�395

POUTËNCE

pouténce,-ci,-cie
pouténce,-ci; sf.

;

sf.

—

— Puissance.
Potence; v. hour-

poutentàt; sm. — Potentat (lit,.),
poutèra (Az.) ; sf. — Croûtes (le lait,
impétigo (vient de pouf, pâte) ; v. rnoudcssc.

poutère ; sf. — Echauboulure aux
(herpes labialis).
pouterè,-ro (Lav.). — C. poutarrè.
pouterejà ; v. —- Rebrousser les lèvres,
les remuer sans parler distinctement ; mur¬

lèvres

murer, marmonner.

pouteriquè,-re ; adj. — Qui aime à
baisoter, à embrasser, calin,
pouteriquejà ; v. — Baisoter.
pouteroùs,-e

;

adj.

—

Qui

a une pou¬

tère.

pouteroùs,-o (Lav. B.-L.); adj. — Se
liquide trouble, visqueux.
poutestàt (B.-L.) ; sf. — Puissance,

dit de tout

autorité. Cf. pouténce.

poutét,-tìn,-tòt,-toû ;

sm.

—

Baiser

tendre.

poutét,-tìn,-tòt,-e ; s. — Petite lèvre.
poutetejà,-tinejà ; v. — Baisoter.
pouth, poùthie (Or. L.) ; s. — Coq,
poule et aussi dindon,

dinde.

Cf.

pout,

poure.

pouthine (Or. L.). — C. pouchine.
pouthic. — Forme phonétique de pouen

certains lieux.

poùthiou ; sm. — Lourdaud ; forme de
poùtchou. N. de p. Pouthiou. V. pothiole
pouti ; v. — Usité avec arrepouti ; v'
ce

mot.

poutigròs (Lav. Az.) ; sm. — Espèce de
Qui a de grosses lèvres.
Sobriquet des gens de Gaillagos (H.-P.).
poutin,-nét,-e. — V. poutét.
poutingà ; v. — Administrer des poutingu.es; poutingà-s, se. droguer.
poutingue,-gle ; poutringle (L.) ; sf.
bouillie ; v. pout.

Potion médicamenteuse, drogue. V. pòlus ;
se dit aussi d'un mauvais vin, d'une mau¬
vaise boisson ;

v.

poutinguè,-re

poumpougne.

;

adj.

—

Amateur de

remèdes, malade qui se drogue.
poutinguejà ; v. — Prendre

des remè¬

des, des drogues, par manie généralement :
se dit aussi par ext. de l'action de trafiquer
des liqueurs, de tripoter la cuisine.

poutiquè,-re. — C. pouteriquè.
poutiquejà. — C. pouteriquejà.
poutiquejàyre,-e. — C. pouteriquè.
poutrn ; excl. — Déformation de bon
Diu ! pour éviter le jurement.
poutoà, poutounà ; v. — Baiser, faire
des baisers, embrasser.

poutoejà. — V. poutouuejù plus usité,
pout-orb (G.) ; sm. — Litt. coq aveu¬
gle, jeu de colin-maillard ; imbécile,
niais; dans ce dernier sens on dit au fém.
poutòrbo.
Jou rendre pot e poutorb
Lou
Je

sensé), le plus fin, le plus avisé Cd'Astros)
poutòrbo (G.); sf. — Jeu de Colinmaillard.

ques.

chic

PRABADE

—

mes

rendrai

lurràt

e

mes

estèrle

impotent et aveugle (ou in-

poutòrlo (G.)
poutoû ; sm.

sf.

;

—

Moue;

Pelit

—

v. pat.
baiser, baiser

tendre;

v. poulet (i).
poutounà. — C. poutoà.
poutounejà. — Fréq. de poutoà.
poutounét. — C. poutét.
poutoùno (Big. G.) ; sf. — Gros baiser,
poutrà ; v. — Mettre bas en parlant

d'une

jument, d'une grande ânesse.

poutràlh ; sm. — Poitrail.
poutralhàt,-ade ; adj. — Employé avec
les adj. plâ, jnau, beroy, etc. « poitraillé » :
plâ poutralhM, qui a un fort poitrail.
poutre; sf. — Pouliche d'environ deux
ans, t. générique; en certains lieux, dési¬
gne la pouliche qui va être jument ; v.
pouvie.
Cap de poutre, grosse, vilaine tête, t.
injurieux en ^'adressant à une personne ;
en
style plaisant, d'une grande et forte
fille on dit : hère poutre !
poutrelà ; v. — Placer les poutrelles,
poutrelàdje ; sm. — Poulrage de pou¬
trelles.

poutrèle ; sf. — Poutrelle; v. cabiroû.
poutringle (L.). — C. poutingue.
poùtro (Big.) ; sf. — Poutre. Cf. saumè, trau.

pouts, puts
(Lav.).

; sm.

pouy

poulh,

—

— Puits,
Forme phonétique de

pou.

— C. poey, hauteur,
pouyà. — Forme de pujà.
pouyadé (B.-L.); sm. — Montoir.
poùyre, poéyre; sm. — Pourriture,
pouyrì, poeyri ; v. — Pourrir, gâter ;
pouyrl-s, se pourrir, se gâter, se gangrener,
poùyriguè ; sm. — Pourridié des ceps.
pouyrimi,-rùme,-ùmi ; sm. — Pour¬
riture; chose en putréfaction.
pouyritùt ;-risoùn (G.) ; sf. — Pour¬
riture, putréfaction,
pouytroû (Bay. Or.). — C. poultroû.
poye (Os.) ; sf. — Gouffre, sorte de
puits en montagne. V. peridé.
pr'. — Contrac, de per. usitée en de
nombreuses régions, notamment en B.-L.,

pouy.

Or., L., G.,

devant

ordinairement

pr'amoù,

par

pour

un

a,

per

mot commençant

o:

aciu,

pr'acìu, pr'acò,
per acò, per

amoù.

prabà ; v. — Prouver (vieux). On dit
aujourd'hui proubà généralement.
prabà; v. — Croître, pousser, grandir,
augmenter, progresser, venir bien.
L'èrbe que prabe, l'herbe pousse; aquét
droullòt que prabe, cet enfant grandit, se
développe; qii'a hèyt prabà /ou bé. il a fait
fructifier son bien ; prabà coum la lèyt à
la cautère, monter comme le lait dans la
chaudière, croître vile.

prabade ; sf.
augmentation.

—

Poussée,

croissance,

�PRABADIS

—

PRAUBF.RE.TA

prabadìs,-se ; adj. — Qui a de la force
croître.
prabe ; sf. — Croissance, belle et bonne
venue ;
embonpoint.
prabe; sf. — Preuve (vieux); v. probe.
praboutejà ; v. — Croître, pousser
doucement, petit à petit ; v. prabà.
pradà ; sm. —- Grand pré, prairie, éten¬
due de prés.
pradà ; v. — C. apradà.
pradade ; sf. — Etendue de prés,
pradàdje; sm. — Les prés,
pradalè. — V. pradè,
pradarie,-derie ; sf.— Prairie, étendue
de prairies.
pradàs,-se ; s. -— Grand, vaste pré,
prairie.
pradàu, pradòt ; sm. — Prairie natu¬
relle, pâturage; place communale couverte

pour

d'herbe ; on traduit en

français de Gasco¬
gne par prudò, pradeau, les noms de place
ou de promenade.
prade ; sf. —Vaste prairie. N. de 1. et
de p. Laprade, Pédeprade.
pradè,-re ; s. — Qui travaille dans les

prés. Sobriquet des gens de la Bigorre.
pradè,-re ; adj. — Qui est du pré, des
prés ; cuque pradère, insecte des prés.
pradè,-doù ; sm. — Garde des prés. N.
de p. Pradé, Pradère, Pradou.
pradèl,-e (G.-M.); s. et adj. — Campa¬
gnard,-e, paysan. N. de p. Pradel, Lapradelle.

pradère, praderie; sf. — Prairie.
pradét,-dòt,-e, pradoû; s. — Petit
pré ; v. pradàu.
pradèu ; sm. — Préau; dans le N.-E.
des L., c'est l'emplacement occupé par la
maison, ses dépendances et le sol qui l'en¬
toure:
cour,
jardin, verger; v. casalà,
courràu. N. de p. Pradeu.
pradisse, pradissè. — C. prade et
pradè.
pradissè,-re ; adj. — Qui est des prés:
cuque pradissère, insecte qui vit dans les
prés.
pradòt. — V. pradét, pradàu; désigne
souvent une place publique gazonnée.
pradoù. — V. pradè (2).
pradoùlh. — C. pradiu, pradét, pradèu.
pragnèro (H.-Big.) ; sf. — Prairie
étendue, pâturage. N. de 1. et de p. Praqnère.
pramò (Bav. G. L.) : pramoù ÍBig. L.).
Forme de permoù, per-amoù, parce que.
V. pr'.
pramproù, praproù (G.) ; adv. —

—

Passablement, assez; v. prou; comme ce¬
lui-ci, est employé subs. : y souri pramproùsis, ils sont assez nombreux.

prat; sm. — Pré. N. de p. Prat, Duprat.
Prat campé, dans le G., désigne un pré
qui se forme sur une terré labourée.

pratìc,-ìque,-e; adj. — Pratique,
praticà; v. — Pratiquer, exercer-; v.
apraticà; peut se prendre en mauvaise part.
Maysoùn praticàdû, maison hantée (Arm.).

396

praticàble,-e ; adj. — Praticable,
praticàdje ; sm. — Exercice d'un mé¬
tier ; adresse professionnelle.
praticamén ; adv. — Pratiquement.
praticàn,-te ; -adj. et s. — Pratiquant,-e.
praticiâ ; sm. — Praticien,
pratique,-e; adj. — Pratique,
pratique ; sf. — La pratique, client,-e ;
personne rusée.
Serbl las pratiques, servir les clients,
pratique; sf. — Pratique, habitude,
usage de métier, exécution; t. de métier,
désigne certains outils.
Qu'en a la pratique, il en connaît l'usa¬
ge ; il sait son métier.
pratiquejà ; v. — Courir la pratique.
pratiquéte,-cote ; sf. — Petite prati¬
que.

praubalhe.

—

défavorable ;

sens

C. praubère, avec un
les mendiants, les misé¬

reux.

praubamén ; adv. — Pauvrement, mi¬
petitement, d'une manière
précaire.
Que biu praubamén, il vit pauvrement,
chichement; qu'ey praubamén hèyt, c'est
fait pelilement.
praubàs,-se; adj. — Très pauvre,
malheureux,
misérable; interj., cri de
commisération.: ah ! lou praubàs I Ah !
sérablement,

l'infortuné !

praubassejà.

—

Fréq.

augm.

de prau-

bejà.

pràube,-e; adj. et s. — Pauvre, indi¬
mendiant,-c: infortuné,-e,
malheureux; faible, chétif; médiocre. So¬
briquet des gens de Créchets (H.-P.). Cf.
gent, dépourvu;

pràue.
d'ère !

Praube
vre

!

triste
ce

L'infortunée !

La

pau¬

hè û pràube mestiè. il fait un
métier; que soun de pràube moùnde,
que

sont de pauvres gens, de tristes gens.
Loc. div. — Pràube de tout, mal pourvu

qu'ey praube en grâ, la
grain ; qu'ey û pràube
miserable, c'est un pauvre hère; praube

en

la terre

tout ;

lerre est

pauvre en

lous eamîs, pauvre comme les che¬
mins; pràube de tu ! Ma pauvre amie !
comme
je te plains ! Praubes de nous !
coum

sommes ! La praube
défunte; està en û
pràube estât, être dans un triste état;
pràube jetadé, pauvre extrêmement. Pràu¬
be prend un sens péjor. ou de menace dans
certaines expr. : A h ! pràube gus ! Ah !

Misérables

defunte,

triste sire

que

la

nous

pauvre

!

praubè,-re ;-bèyre (Bay. L.) ; praubùmi ; s. — Pauvreté; la misère; les pau¬
vres, les mendiants.
Qu'a praubè d'esprit, il est pauvre d'es¬
prit: triste cause lou praubè., triste chose
que la misère ; que y a praubère à la bile, il
y a beaucoup de miséreux à la ville.
praubejà ; v. — Etre pauvre ; faire le
pauvre; montrer de la misère. V. miserejà.
prauberejà. — Fréq. dim. de prau¬
bejà.

�PRAUBESIE

397

praubesie, praubetàt; sf.

Pau¬

—

vreté.

praubét,-bin,-bòt,-e,-boû,-gno
—

; adj.
expression de pitié.
praubetamén. — Fréq. dim. de prau-

Pauvret,-e

;

bumén.

praubetàt; sf.

—

Pauvreté (rare);

v.

praubè.

praubèy,-re (Bay. L.). — C. praubè.
praubùmi ; sm. — C. praubè ; les pau¬
vres.

pràue, prauùm (G.-M.). — C. pràube
et praùbumi.
preàble (au) ; loc. adv. •— Au préala¬
ble (vieux) ; on dit préalable aujourd'hui,
prealablamén ; adv. — Préalablement,
preambùle ; sm. — Préambule,
prebàle, prebalé; v. — Prévaloir;
prebàle-s, se prévaloir.
prebaricà ; v. — Prévariquer.
prebaricacioû ; st. — Prévarication,
prebaricatoù ; sm. — Prévaricateur,
prebàte. — C. perbàte.
prebatén,-te. — G. perbatén.
prebé,-bî (Lav.). — Formes de pre;

prebéde,-se,-ye ;

v.

—

Prévoir.

v.

Qu'ère de prebéde, c'était à prévoir.
prebedé,-re; adj. — Qui est à prévoir;
prebediu.

prebedén,-te ; adj. — Prévoyant,-e.
prebedénce ; sf. — Prévoyance,
prebedì, proubedì,-sì. — C. perbedi.
prebedimén ; sm. — Prévoyance,
prebediu,-ibe ; adj.— Prévisionnel,-le ;
v.

precaucioû, precoucioû; sf.

—

Pré¬

caution.

precauciounà ; v. — Précautionner,
prémunir; precaaciounà-s, se précaution¬
ner.

precauciounoùs,-e; adj.

—

Avisé,-e,

prudent.

precedà ; v. — Précéder; v. dabanlejà.
precedén,-te ; adj. et s.— Précédent,-e ;
fait antérieur.

precedentamén

adv.

;

—

Précédem¬

ment.

precèpte;
preceptoù

sm. -— Précepte,
; sm. — Précepteur.

De mê¬

les gens du Nord disent souvent
précepteur pour percepteur, les gascons
disent preceptoù pour perceptoà.
me

que

preceptouràt ; sm. — Préceptorat,
prechà, predicà,-sicà ; v. — Prêcher,
sermonner, parler en public.
prechade ; sf. — Prêche avec une nuan¬
ce ironique, sermon plutôt diffus, ennuyeux.
prechadère ; sf. — Chaire ; s'emploie
généralement adj. avec c.adière; pujà sus la
cadière prechadère, monter en chaire. Cf.
predicadére.

biéne.

prebé (Lav.)

PRECITA

—

prechadoù,-re
prechàyre,-e.

venir, avertir.

prebilèdje, pribilèdje; sm.

—

Privi¬

lège.

prebilèdjià ; v. — Privilégier,
prebisioû ; sf. — Prévision ; provision ;
v. proubisioû.
prebitèri, presbitèri; sm. — Pres¬
bytère.

prebiteriàu ; adj. des 2 g.

—

Presby-

prebòc. — V. perboùc et dérivés,
prebòst, perbòt ; sm. — Prévôt, au¬
trefois magistrat municipal ; officier pré¬
posé à la surveillance.

prebostàt, preboutàt; sf. — Prévôté.
preboÙn,-te (L.). — Forme de pregoùn.
precàri ; adj. des 2 g. — Précaire.

precariamén,-rimén ; adv.
rement.

precaritàt ; sf.

—

Précarité.

—

Précai¬

—

C. prechadoà avec

péjor., grand parleur, bavard.
prêche; sm. — Prêche, sermon, remon¬
trance; v. predlc, sermoû.
prechéc. — ('.. perchée et dérivés,
prechère ; sf. — Manie de parler, de
sermonner.

prechi-prechà ;
cours

confus ;

se

sm.

—

Sermon, dis¬

dit aussi d'un mauvais

qu'ey ÍÌ preclù-preehà.
prèchis ; sm. — Conversation animée à
Salies ; grand proche.
prècho (Lonik); sf. — Affliction, peine,
misère, d'après Garros.
precioùs,-e; adj. — Précieux,-euse ;
orateur:

affecté, recherché.

preciousamén ; adv. — Précieusement,
preciousè ; sm. — Préciosité, affecta¬
tion de manières.

preciousét,-e ; adj.

—

Un peu pré¬

cieux, maniéré,-e.

preciousetàt,-sitàt ; sf. — Préciosité,
précipice,-ci ; sm. — Précipice ; v.
peridé, (jalihorse.
se

térial,-e.

s. — Prêcheur,-euse ;
sentencieuse, qui aime

une nuance

prebedé.

prebencioû ; sf. — Prévention,
prebendà ; v. — Prébender.
prebénde ; sf. — Prébende.
prebendè,-re ; s. — Prébendier.-ère.
prebenén,-te ; adj. — Prévenant,-e.
prebenénee ; sf. — Prévenance,
prebengude, prebiéngude ; sf. —
Avertissement, action de prévenir.
prebéngue (liig. G.) ; prebiéngue,
prebiéne ; prebine ; (Bay. L.) ; v. — Pré¬

;

par ext., personne
à sermonner.

precipità ; v. — Précipiter ; precipità-s,
précipiter.
precipitacioû ; sf. — Précipitation.

precipitamén,-tadamén ; adv.

—

Pré¬

cipitamment.

precipùt ; sm. — Préciput, t. de droit,
précis; sm. — Précis,
precís,-e; adj. — Précisée,
precisà ; v. — Préciser,
precisamén; adv. — Précisément, jus¬

tement, en effet.

precisioû; sf. — Précision,
precità; v. — Préciter.

�Précoce

—

pregoundou

precòce,-e; adj.

Précoce;

—

398

dour'ec,

v.

prendiu.

precocemén ; adv.
Précocement,
precoucitàt; si'. — Précocité,
precoumptà; v. — Précompter,
precoùmpte; sm. — Précompte,
precounisà ; v. — Préconiser,
precounisacioû ; sf. — Préconisât ion ;
dans l'ancien style aussi publication, pro¬
mulgation.
precòre (Az.) ; sm. — Nonchalant,
inintelligent, diminué; on dit aussi, au
fém. pregària.
precursoù ; sm. -— Précurseur,
préde ; sf. — Proie, prise, butin (vieux) ;
v. prise,
pròyo.
predecessoù ; sm. — Prédécesseur,
predère ; si. —• Prise, capture, butin,
predèro (B.-L.) ; sf. — Femme de mau¬
vaise vie, fille publique,
predestinà ; v. — Prédestiner,
predestinacioû ; sf. — Prédestination,
prédestinât,-ade ; adj. et s. — Prédes¬
tiné, -e.
predic, predicà, predicacioû, predicadére, predieàyre. — V. prêche et
—

dérivés.

predicà ;
predicàn

preferablamén

;

adv.

—

Préférable-

IlRJllt.

v.

;

—

sm.

Supplier,
—
Prédicant,

sermon¬

neur.

predicassejà.

—

Fréq. péjor. de pre¬

dicà.

prediccioû ; sf. — Prédiction,
predicole ; sf. — Sermon sans intérêt,
long et diffus.
prediquejà. — Fréq. de predicà.
prediquejàyre,-e ; s. — Sermonneur,
-euse.

prediquére. — c. prechère.
prédise ; v. — Prédire.
predisén,-te ; adj. — Prédisant,-e.
predispousà ; v. -— Prédisposer.
predispousàn,-te; adj, — Prédispo¬
sant,-e.

predispousicioû ; sf. — Prédisposition,
predouminà ; v. — Prédominer.
predouminàn,-te ; adj. — Prédomi¬
nant,-e.

predouminance ; sf. — Prédominance.
préeminén,-te ; adj. — Prééminent,-e.
préeminénce ; sf. — Prééminence,
préexistà ; v. — Préexister,
préexisténce ; sf. — Préexistence,
préfacé,-àci,-e ; sf.— Préface, préam¬
bule.

Dise, cantà la préfacé,

commencer

à faire

des reproches, des objections. De quelqu'un
dont on a dit, au tribunal, des choses désa¬

gréables pour lui, on dit : que l'y an canlàt de-plâ la préfacé.
prefectouràu; adj. des 2 g. — Préfec¬
toral,-e.

préfecture ; sf. — Préfecture,
preferà ; v. — Préférer.
Que s'a préférât mey parti, il
aimé, préféré partit

preferàble,-e ; adj. - Préférable,
preferénce; sf.
Préférence,
prefèt; sm. — Préfet,
préfixé ; sm.
T. de grammaire, pré¬
—

—

fixe.

pregà; v. — Prier, solliciter, inviter,
supplier.
pregadé,-re; adj. — Qui peut, doit
être prié,-e.
pregadé,-diu ; sm. — Prie-Dieu.
pregadiu,-ibe ; adj. — Qui prie, que
l'on prie; v. pregàyre.
pregadoù,-re; adj. — Qui prie; v.
pregàyre.
pregandà ; precandà (As.) ; v. —
Prier pour guérir un malade en s'accompagnant de passes, massages, signes de
croix; ces pratiques sont l'apanage de per¬
sonnes qui ont le « don » ou connaissent le
« secret ».
11 s'en trouve qui possèdent un
véritable talent pour remettre en place un
membre foulé

ou

fracturé.

pregandàdje, pregandè

; sm. — Ac¬
pregandà.
pregandàyre,-e,-dè,-re ; s. — Celui,
celle qui sait pregandà, guérisseur, rebou¬
tion de

teux.

pregande ; sf. — Pratique de pregandàyre.
pregadé, pregatòri; sm. — PrieDieu; banc pregadé, banc-d'œuvre.
pregàri,-gàrie ; sf. — Prière, sollici¬
tation, supplication.
pregariéte,-ote. — Dim. de pregàri,
petite prière.
pregàyre,-e ; adj. — Qui prie, sollicite,
supplie ; v. pregadiu.
pregatòri. — V. pregadé.
pregatoù,-e (As. Bar.). — C. pregày¬
re,-e.

pregn ; sf. — Femme enceinte, bête
pleine; par anal., plein, fortement imbibé;
ne s'emploie
qu'en style plaisant dans ce
dernier cas: prégn de bî, saoul.
pregnàdye (B.-L.) ; sm. — Grossesse ;
état d'une femelle en gestation.
pregnetàt, pregnésse ; sf. — Gros¬
sesse (rare).
pregòria (Az.) ; sf. — Niaise, d'esprit
lent ; v. precòre.
pregoùn,-hoùn,-e,-de ; adj. — Pro¬
fond,-e, creux,-euse. Pregoune, nom de
vache. Sobriquet des gens de Vizos (H.*P.).
Camî pregoùn, chemin creux ; bénte pre¬
goùn, ventre large; la daune qu'ey pregounde, la femme est enceinte, un baptême
se
prépare.
pregoùn; sm. — Fond; càde au pre¬
goùn dou clot, tomber au fond du trou.
pregoundamén ; adv. — Profondé¬
ment, très

au

fond.

pregoundàs,-se
a

mieux

;

adj.

—

Très

pro¬

fond,-e.

pregoundoù; sf.

—

Profondeur; fond.

�»

399

PREGOUNDÈ

pregoundè

;

sm.

Profondeur;

—

le

fond.

PRËNË

premenà, permenà (Bay. L.) ; prou— Promener; v.
passejà.
preménee (As.) ; sf. — Pression, action
de presser, épreinte ; v. premude.
premici,-cie ; sf. — Prémices, premiers
produits de la terre, du bétail.
premeté,-re (As.). — Forme de prememenà ; v.

pregouiidejà ; v. — Etre profond, e ;
approfondir; v. apregoundi.
pregudici. — Forme de prejudici qui
se
reproduit dans les dérivés,
prègue. — C. pregàri, mais peu usité.

prègue-Diu-Berriade

religieuse

;

sf.

—

Mante

sobriquet de dévote. Y. màuro.
En Lom., prègo-Diu-Mariàto.
preguejà ; v. — Faire des prières,
preherà. — Forme de préféra (rare au¬
jourd'hui).
prehoùn (B.-Big.). — C. pregoùn et

dé.

premià ; v. — Primer,
premoù. — C. permoù, pramou.
prempàus (G.). — C. perpàus.
premsà (Lav.). — Presser, appuyer,

;

dérivés.

compresser.

prémse ; sf. — Presse, cachet ; oppres¬
(vieux).
prémso (Lav.) ; sf. — Presse, objet pour

sion

prejudicà,-cià ; v. — Préjudicier.
préjudice,-ici ; sm. — Préjudice.
prejudiciàble,-e ; adj. — Pré judicia¬
ble.

presser.

premude

; sf. — Pression, compression ;
froissement d'un membre, d'un
muscle; effort; hésitation.
prémuni; v. — Prémunir; premuni-s,

étreinte ;

prejudiciàu,-cioùs,-e ; ad j. — Préju¬
diciel,-le.
prejudjà ; v. — Préjuger,
prejudjàt; sm. — Préjugé,
prelacioû ; sf. — Préférence, option
(rare).
prelàt; sm. — Prélat,
prelature; sf. — Prélature.
prelhebà ; v. — Prélever,
prelhèbamén ; sm. — Prélèvement,
preliminàri ; adj. des 2 g. — Prélimi¬
preliminarimén

adv.

;

—

Préliminai-

rement.

preludà; v. — Préluder,
prelùde; sm. — Prélude,
prematuremén ; adv. — Prématuré¬
ment.

prematuràt,-ade

adj.

;

—

Prématu¬

ré,-e.

premàu; primàu (B.-L.) ; adj. et sm.
Agneau d'un an ; v. ansoùlh.
préme; v. — Fpreindre, presser, pres¬
surer, comprimer, appuyer; insister; ba¬
lancer ; préme-s, se comprimer, se rape¬
—

tisser, se tasser, étouffer son cœur, rentrer
en soi-même; v. espréme, premsà.
Prém sus l'eslouroùnc, presse sur l'ab¬
cès; n'as pas prou premùt, tu n'as pas
assez appuyé ; préme sus la clau, sus la bar¬
presser, appuyer sur

la clef, la barre,

insister; qu'ey tovut premùt, il est
interdit, il ne sait rien dire; dabàn
làr, que-s eau préme lou co, en
malheur, il faut étouffer sa peine,
mer son cœur; n'as pas à préme:
parti, tu n'as pas à hésiter: il faut

comme

lou

ma-

face du
compri¬
que eau

partir,

premè. — C. permè, premier.
premedé,-re ; s. — Levier, objet pour
presser. V. espremedéres. Las premedéres
sonl les

prémunir.
premunicioû; sf. — Prémunition,
premùt,-ude ; ad j. el s. — Pressé,-e,
serré, étreint ; au fîg., un empoté, un bou¬
ché, dépourvu d'esprit; peut signifier aussi
une personne
repliée sur soi, oppressée par
la douleur morale, quelqu'un que le mal
étreint, recoquillé, comme rentré en soi,
se

un

taciturne.

prenàble,-e

naire.

ri',

—

«

marches

»

du métier à tisser

rus¬

tique.
premedé,-re; adj. — Que l'on peut
presser, en parlant d'une chose dont on
veut exprimer le jus, d'un abcès qui est
mûr, etc.

premedità

; v.

—

Préméditer,

premeditacioû ; sf.

—

Préméditation.

; adj. — Prenable, accep¬
dit aussi d'un mal qui peut se
contracter ; v. acoumanà, gahà.
prenàn,-nén,-te ; adj. — Prenant,-e.
prencipalamén, principalamén ; adv.
table ;

se

Principalement.
prencipalàt ; sm. — Principalat.
prencipàu; adj. des 2 g. — Princi¬
pal,-c.
prencipàu; sm. — Principal de collège.
prencipi, principi; sm. — Principe;

—

.

début.
Au
prencipi, qu'ire atàu, au début,
c'était ainsi ; abé de boûs prencipis, avoir
de bons principes ; être
élevé ; en

bien

prencipi,

nou-s

tuellement, cela

pas, en principe, habine se fait pas (loc. adv.).

hè

prencipià. — C. emprencipià.
prendiu,-ibe ; adj. — Qui germe, pous¬
se promptemenl, hêtif,-ive, en parlant des
plantes notamment.
préne, préngue; v. — Prendre, saisir,
attraper, voler; manger ou boire; épouser;
s'attacher, jeter des racines; s'allumer; se
dit

d'une maison,

ont du

d'une marchandise qui
succès; absorber, s'imbiber ; préne-s,

V. gahà.
mal; lou Jan que s'a
prés la Jane, Jean a épousé Jeanne ; be
preneràt quauqu'arré ? Vous mangerez
bien un peu ? D'une bête qui avorte, on
dit : qu'a prés mau; la cabale nou prén
pas, la jument ne veut pas le mâle; ou
bien encore elle ne conçoit pas après l'avoir
accepté ; nou n'éy pas à bergougne-préne,
il n'est pas à un affront près, il est sans
pudeur ; ion malàu que prén drin, le mase

prendre ; s'épouser.
Préne mau, prendre

�PRÈNEDÉ —PRESÉN
lade

400

iérn près, la mort est toujours près ; hèt

à

prendre quelque nourri¬
dit : n'ey pus jaméy
liant de préne, il n'en a jamais assez.
prenedé,-re ; adj. — Qui peut se pren¬
dre ; qui peut prendre.
prenedoù,-re ; adj. — Preneur,-euse.
prenén,-te. — V. prenàn.
prenoùm ; sm. — Prénom. Cf. cocommence

ture ;

d'un avide

drin rney près, approche plus près.
Loc. adv.
De près: en espià de

on

—

en

Loc.

div.
Ai de près ni de loégn, ni
près ni de loin; près e près, près à près;
à poc de cause près, à peu de chose près ;
au
plus près, à peu près ; au mey près, le
plus près.
près ; prép. — Près, dans le voisinage.
Qu'èy près de nouste, c'est près de chez

v.

Prénommer.

—

Cf.

rnentàbe, nournentà.
C.

prensà, prenssà, prinsà (Big. G.). —
premsà.
prénso, prinso; sf. — Presse, pressoir;

nous.

Loc.

prép. —Mey èm près de toucà e mey
ha-s'y, plus près est-on du but et
plus il faut agir ; qu'ey mey près la pèl que
la camise, la peau est plus près que la che¬
mise (prov.) ; està près dous sous intérêts,
être près de ses intérêts.
presà ; v. — Priser, apprécier, estimer ;
pétuner ; presà-s, s'estimer ; s'appliquer à
un
travail ; presà-s'en, être fier, se faire

que eau

Iroulh.

v.

preoucupà ;
cupà-s,

se

v.

—

Préoccuper ; preou-

préoccuper.

preoucupacioû ; sf. — Préoccupation.
preouCupàn,-te ; adj. — Préoccu¬
pant, -e.

prèp (G.); prép. — Près, proche, rap¬
proché. On disait autrefois aussi prop; v.
près, auprès.

fier de.

presàble,-e; adj

farder,

se

presade ; sf'.
prise. V. prése.

mettre en grande toilette en
femme ; v. aprestà.

presadjà ;

parlant d'une
Qu'ey hère preparade, elle est très fardée,

preparacioû ;

sf.

; sm.
presasse ; sf.
v.

apprêt, maquillage.
preparance ; sf. — Offre de prix
(vieux) ; ancien! t. de coutume, préférence
que l'on était obligé d'accorder ou que
l'on était en droit d'exiger pour la dona¬
tion
biens.

ou

pour

l'acquisition

préparât,-ade ; s. — Apprêt, prépara¬
lu i grans préparais enta la hèsle,
faire de grands préparatifs pour la fête.
preparatori; adj. m. — Préparatoire;
subs., s'emploie aussi, niais rarement, au
sens de préparatif.
preparatoù,-re ; adj. et s. — Celui,
celle qui prépare, préparateur,
prepàu. — C. perpàu.
prepàus, prepòs ; sm. — C. perpâus
tifs;

dérivés.

et

prepounderàn,-te ; adj.

—

Prépondé¬

rant,-e.

prepounderance ; sf.

—

Prépondéran-

ee.
.

,

.

prepousà ; v. — Préposer ; usité aussi
pour proupousà, proposer.
prepousàt,-ade ; s. et adj. — Qui est
préposé,-e; employé, fonctionnaire.
prepousicioû ; sf. — T. de gram., pré¬
position.

prepoutén,-te ; adj.

—

Supérieur,-e en

puissance (lit.).

prepouténce,-ci,-cie ; sf.

—

Puissance

supérieure.

prerougà.

—

Déformation de pro u-

rougà.

prerougatibe ; sf. — Prérogative,
près; adv. — Près, à une petite distan¬
ce

;

v.

Aci

Qui

a

du prix,

es¬

—

Prisée,

estimation,

Présager,
Présage,
— Forte prise de tabac

—

—

;

louche.

presàt,-ade ; adj. — Affecté de maniè¬
de langage; élégant,-e, précieux,-euse.
Aquére presade,
Qu'a besougn quintàus de poumade.
Cette mijaurée a besoin des quintaux de
pommade (chanson de charivari).
presàyre,-e; adj. et s. — Estimateur,
res,

certains

de

v.

presàdje

Préparation,

—

—

timable.

preparà ; v. — Préparer, apprêter, dis¬
poser ; preparà-s, se préparer; se maquiller,
se

—

de

gnoum.

prenoumà ;

près,

regardant de près.

ras, proche.
près, ici près; la mour qu'ey tous-

-trice.

presàyre, prisàyre,-e;
-euse

s.

—

Priseu r,

a

la pres¬

de tabac.

presbitèri. — V. prebitèri.
prescién,-te ; adj. — Qui
cience.

presciénce,-ci,-cie ; sf. — Prescience,
prescribcioû ; sf. — Prescription,
prescribe ; v. — Prescrire,
prescriptible,-e; adj. — Prescriptible,
prése ; sf. — Prise, action de prendre ;
prise de tabac; prise d'eau; écluse; caplure, proie.
Lou lutàyre qu'a ue bonne prése, le lut¬
teur a bien pris son adversaire ; quoau ey
la prése,
cassadoù ? Qu'avez-vous pris,
chasseur ?
— Présent, don, cadeau.
d'Asté en II.-A., disent des
gens d'Aure: Auresàlha, pica pàlha, dab û
limàc que hèn gasàlha, dab ùa moùsca que
hèn presén, lèua ràça de yén, les Aurois
mangeurs de paille, avec une limace ils
font cheptel, avec une mouche ils font un
présent, vilaine espèce de gens.
presén,-te; adj. — Qui a de la présen¬
ce d'esprit.
presén,-te; adj. — Présent,-e.
La daune, aci presénte, la maîtresse ici
présente ; per lou presén, pour le présent.

presén;
Les

gens

sm.

�401

PRESENCE

presénce,-ci,-cie

sf.

;

—

Présence;

prestance; présence d'esprit; sang-froid ;
audace, confiance en soi.
Qu'a bi'roye presénce, il a un aspect plai¬
sant ; il a une
jolie façon de se présenter;
urousamén
qu'uboà presénce, heureuse¬
ment il eut de
la présence d'esprit, du
sang-froid ; qu'a ue presénce dou diable,
il

a

audace

une

presentà

; v.

incroyable.
Présenter, offrir

; avoir
avoir belle ou mauvaise
apparence; presentà-s, se présenter, faire

de

acte

la

prestance

—

;

de candida I.

Presentà lou goujat,
homme ; que presénte

mine,

il

présenter le jeune
plâ, il a bonne
bien, il représente

se présente
chose de bien ; presentà-s au
counsélh, faire acte de candidat au conseil.
presentàble,-e ; adj. — Présentable ;
on dit aussi
presentadé,-re.
presentacioû ; sf.
Présenlation.
presentamén ; adv.
Présenlement.
presentàyre,-e ; adj. — Qui présente,
fait les présentations,
presentejà ; v. — Combler de présents.
presentoùs,-e ; s. — Qui a la manie
de faire des présents, des cadeaux.
presép, preséy; sm. — Crèche; lou
presép de Nadàu, la crèche de Noël.
Syn. grépio, parèch, minjadére; v. pre-

quelque

—

—

serou.

presepoû ;
preserbà ;
se préserver.
Diu

sm.
v.

—

—

Petite crèche,

Préserver; preserbà-s,

que-ns en

—

—

en

; \.

PRESSIS

litre lier, parader

—

des atours.

presoumtuoùs,-e ; adj.
fal, orgueilleux.

—

avec

Présomptu¬

eux,-euse,

presoumtuousamén ; adv.
Présomptueusement.
presounè. — V. presoè.
presounéte,-note ; sf. — Petite prison.
presoùs,-o (Ml.-Big.). — C. peressoùs,-e.
presque; sf. — Pèche, fruit,
prèsque ; adv. — Presque, quasi.
presquè,-re; s. — Pêcher. Cf. percheguè.
pressé; preyssà (L.) ; v. — Presser,
hâter, accélérer, activer; pressà-s, se pres¬
—

ser, se

dépêcher;

v.

premsà, préme.
Pressât

amanejà-s, despachà-s,

lou mau de bénte,
pressé
colique ; ne-s pressaré pas per
lou diable, quand le diable le
pousserait, il
ne se hâterait
pas ; nou cau pas està pressàts dab et, avec lui, il ne faut pas être
pressé, dit-on d'un lambin, d'un patient,
coum

la

comme

d'un insouciant.

pressadamén; adv.
En hâte, presdiligemment.
pressade ; sf. — Pressée ; pression ;
quantité pressée en une fois ; coup de
presse, de pressoir.
pressade (à la) ; loc. adv. — Précipi¬
—

samment,

tamment, à la hâte, en hâle.

pressadét,-dòt,-e ; adj. — Qui est un
pressé,-e, qui se hâle.
pressadéte,-dote ; sf. — Petite occu¬
pation pressante; v. prèsse (i).
pressàdje ; sm. -— Action de presser.
pressàn,-te; adj. — Pressant,-e.
pressàyre,-e; adj. — Qui presse, pres¬
sant ; pressier.
prèsse; prèysse (L.) ; sf. — Aclion
pressante, commission urgente; abé pres¬
ses, avoir des choses urgentes à faire.
prèsse, prèysse; sf. — Presse, foule,
cohue, concours; empressemenl, hâte, dili¬
peu

presèrbe ! Dieu nous en
préserve !
preserbàble,-e ; adj. — Qui peut être
préservé,-e, garanti de.
Préservation.
preserbacioû ; sf.
preserbadiu,-ibe,-dis,-se ; adj. —
Préservatif,-ive.
preserbadoù,-re ; adj. — Préserva¬
teur, -trice.
preserbamén ; sm.
C. preserbacioû,
mise

presouini

—

réserve.

preseroû, presuroû

; sm.
Caillette,
de chevreau qui contient
li présure; familièrement, estomac de
per¬
sonne.
De quelqu'un qui a une maladie
d'estomac Bu qui vomit, on dil : qu'on s'a
biràt lou preseroû; petite crèche
(presép).
preséte,-sote ; sf. — Petile prise,
preséy (M'.-Big.). — C. presép, crèche,
presidà ; v. — Présider.
presidén,-te ; s. — Président,-e ; v.
capdiiu. Sobriquet des gens de Doal (15.-P.).
presidénce,-ci,-cie ; sf. -— Présidence.
presiu,-ibe ; adj. — De grand prix;
—

estomac de veau,

précieux,-euse.
préso (B.-L.). — Forme de perésse.
presoè, presounè,-re ; s. et adj. —
Prisonnier,-ère ; presoè est usité aussi au
sens de gardien de
prison.
presoû ; sf. — Prison; v. carce, gàbie,
briuloû, jauòlo. En style plaisant on appelle
presoû de sen Crespí un soulier trop étroit,
presoumeioû ; sf. — Présomption.

gence.

Que
foule,

prèsse, il y a urgence; il y a
dépêche; qu'ey ue prèsse, j'ai
une commission
pressée (à faire) ; en tems
de prèsse, tu que bou dise bous, quand on
est pressé, tu ou vous c'est la même chose ;
il n'y a pas lieu de se formaliser pour un
manque de civilité.
prèsse ; sf. — Presse, machine à pres¬
ser; v. troulh; pierre plate, palet de jeu.
pressenti; v. — Pressentir,
pressentide ; sf. — Action de pressen¬
tir, d'avertir; pressienliment.
pressentimén ; sm. — Pressentiment,
prèsse-pressadére ; sf. — Urgence
extrême; grande prèsse.
presséte; sf. — Dim. de prèsse; petite
y

a

on se

presse.

pressiè,-re

;

s.

—

Pressier,-ère, t. de

métier.

pressioû; sf.
pressis ; sm.

—
—

Pression,
Pressis.
26

�PRESSÍJPAUSA

—

PRIBAT

pressupausà; v. — Présupposer,
pressurà ; v. — Pressurer,
prèst, prèste,-e ; adj. — Prêt,-e, dis¬
posé ; dans le G. et le N.-E. de la Big. le pl.
est prestes ou
prèstis, au fém., prèstos.
prèst, près (t), prêt; sm. — Prêt,
prestà ; v. — Fréter ; faire passer, ten¬
dre, aider; prestà-s, se prêter; aider en
cachette.
Prestà la mû, prêter la main ; lou qui
preste que déu sabé à qui, celui qui prête
doit être avisé (die.) ; la là que preste, la
laine est élastique, elle prête.

prestà (Lav.)

Diminuer, maigrir,
mincir; prestà-se, soutenir en cachette.
(Les acceplions de l'art, précédent sont
également usitées).
prestacioû ; sf. — Prestation ; v. mano¬
; v.

—

bre.

presÙt,-ùdo (Lav.); adj.
travail, paresseux, llandrin.

—

nom.

sf. — Prestesse (lit.),
Pétrir; presti-s, se tasser;
devenir lourd en parlant d'une personne.
prestide ; sf. — Pétrissement, action de
pétrir, de préparer la pâte pour le pain ;
pression entre deux corps durs ; da ue pres¬
tide, prendre quelqu'un à bras le corps, et le
presser, le serrer.
prestidé,-re ; s. — Pétrin ; v. méyl. En
M'.-Big., aussi, doublement du râtelier des
ovins destiné à éviter le gaspillage et à rece¬
voir les débris de foin ; en style plaisant,
la bouche et les dents; garni la prestidére,

prestésse
presti; v.

;

—

bien manger.

prestidé,-re ; adj. — Périssable,
prestidis ; sm. — Ce qui a été foulé
aux pieds,
pétri malproprement.
prestidoù,-re ; adj. et s. — Pétrisseur,
-euse.

prestit,-ide

; s.

—

Lourdaud,-e, empoté,

balourd ; ramassé sur soi,

lassé.

presumà,-mi ; v. — Présumer.
presumàble,-e ; adj.— Présumable.
presurà ; v. — Mettre de la présure,
presuràdje ; sm — Action de mettre
présure.

sf. — Présure.
Syn. aprenén, coulères.
presurè ; sm. — Sac à caillette.
presurénc,-o (G.). — V. pruserén.
presuroû. — V. preseroû.
presure ;

Lent,-e au
V. ptressoùs,

—

jlaugnàç.
prêt (Big. G.). — Forme de prêts.
pretantène. — C. patantène.
pretencioû ; sf. — Prétention, orgueil,
jactance
pretencioùs,-e ; adj. — Prétentieux,
-euse.

pretenciousamén

;

adv.

—

Prétentieu¬

sement.

pretéilde ; v. — Prétendre; preténde-s,
prétendre, prétendre que l'on.
pretendén,-te ; s. — Prétendant,-e.
pretendùt,-dude ; s. — Prétendu,-e,
dont le mariage est convenu.
pretextà ; v. — Prétexter ; on prononce

se

aussi

prestadé,-re,-dìs,-se ; adj. — Que l'on
peut prêter ; qui prête.
prestadoù,-re, prestàyre,-e ; adj. et
s.
Qui prête,
prestalheyà (B.-L.). — Fréq. de prestà.
prestamén ; adv. — Prestement,
prestance; sf. — Prestance; v. àyre,
presénee.
prestatàri ; adj. — Prestataire, soumis
à une prestation.
prèste,-e ; adj. — Preste, prompt.
prèstê,-o (Big. G.). — V. prèst.
prèste,-tre ; sm. — Prêlre; v. caperû.
prèste-mâ ; s. des 2 g. — Aide, caution,
prèste-noum ; s. des 2 g. — Prête-

de la

402

pretestà.

pretèxte ; sin. — Prétexte,
pretine, pletine (M1.) ; sf.

— Courroie
les fardeaux et que l'on
on les faisait autrefois
(tilh).
pretine (Bay.). — Forme de preténde.
prêts; prêt (Big. G.); sm. — Prix,
valeur, mérite ; récompense ; salaire, gage.
Ha û prêts, lixer un prix, faire une offre ;
n'a pas nad prêts, cela n'a pas de prix,
Loc. div.
/1 tout prêts, à tout prix; à
mie y prêts, à moitié prix; en nati prêts, à
aucun
prix ; au prêts de quoun de pênes,
au
prix de combien de peines ; hore de
prêts, hors de prix, très cher; prêts liêyt,
prix convenu d'avance ; tribalhà à prêts
lièyt, travailler à forfait; balé lou sou prêts,
valoir son prix; qui bén Vàsou que lié lou
prêts, qui vend l'âne fixe le prix (prov.).
Loc. adv.
lJrêts per prêts, prix pour
prix.
prèts-hèyt ; sm. — Entreprise, travail
sur prix convenu ; le chantier même.
Préne û macliàn prèts-hèyt, prendre une
charge, une entreprise ardue, difficile.
prèts-heytè,-re ; s. — Qui travaille à
forfait ; on dit aussi prêts-heytóù.

de cuir pour porter
place sur le front ;
en écorce de tilleul

—

—

préy (Big. G.). — Forme de prèyn.
préye (M*) ; proye ; sf. — Prise, proie ;
ausèt de préye, oiseau de proie.
preyoù (Lav.) ; sf. — C. prudère, dé¬
mangeaison
pribà ; priuà (G.) ; v. — Priver ; pribà-s, se priver. V. doumèdje, amècliç.
Que-s priben hère., ils se privent beau¬
coup, ils vivent chichement ; que-m soy
pribàt de tout entà tu, je me suis privé de
tout pour toi, à cause de loi; lapi pribàt,
lapin privé, domestique.
pribà (Os.) ; v. — Mettre un terrain en
.

défense.

pribacioû; sf. — Privation,
pribadamén ; adv. — Privément ; en
simple particulier.
pribàt,-ade; adj. et s, — Ami,-e, fami¬
lier

(vieux). N. de

p.

Privait.

�403

pribàt;
v.

PRIBAT
sm.

—

Prive, intime; latrines;

couinûs.
En Lav., on

appelle mus de pribàt quel¬
qu'un qui a une mauvaise mine.
pribe (Bay.). — Forme de prue, prune.
pribilèdjè,-ji ; sm. — Privilège,
pribiledjià; v. — Privilégier.
pribiledjiàt,-ade ; adj. — Privilégié,-e.
priglà (Or. L.). — Contrac, de periglà.
prigoùn,-e. — C. pregoùn,-e.
prignoû (Big.). — C. prugnoû.
prigue. — G. aprigue.
prim (L.) ; sm. — Printemps. Cf. prime.
prim,-e ; prime,-o (Big. G.); adj. —
Mince, ténu,-e, grêle, délié,-e, fin,-e; mi¬
nutieux ; délicat, susceptible ; v. pot, picheprim.
Dits prims, doigts fins, déliés; bénte
prim, ventre mince; cinte prime, taille
fine; lou biélh qu'ey bit drin prim, le
vieux est très minutieux, avare ; que las hè
primes, il fait (toutes choses) chichement;
hielà prim, filer fin, menu; qu'a lou parlà
prim, il a un langage affecté, précieux;
lou bén que bouhe prim, il vente à peine.
prim,-e (came) ; s. — Qui a la jambe,
les jambes, la lige fines.
prim,-e ; adj. — Premier né, première
née des héritiers. N. de p. Prim.
prim,-e ; adj. et s. — Premier,-ère ;
s'emploie surlout dans les loc.
De prim abòr, de prime abord ; la prime
aube, l'aube naissante; de prim saut, de
prime saut.
primà (N.-E. des L.) ; v. — Biner,
chausser des planles; v. caussà, passà.
primà ; v. — Primer, dominer ; donner
une
prime.
primabè,-re ; adj. — Qui vient au prin¬
temps, printanier.
primabère, prime, prim-tems ; s. —•
Printemps.
prim-abòr (de) ; loc. adv. — De primeabord ; on dit aussi au prim-abòr.
primade, aprimade; sf..— Filandre;
inégalité d'un fil, d'une bagiielle, etc.
primale ; sf. — Brebielte; v. anésque.
primamén ; adv. — Parcimonieuse¬
ment, chichement.

primàri,-ie ; adj. — Primaire,
primât; sm. — Primai. C. prim, aîné,
primàu ; s. des 2 g. — Hâtif,-ivc, pré¬
coce; dans le G., on dit au fém. primàuo.
C. premàu.
primaubère (Arm.) ; sf. — Printemps.
Cf. primabère.
primautàt; sf. — Primauté,
prim-courdà ; v. — Filer avec force de
manière à faire le fil mince ; mesurer

très
juste; prim-eourdà-s, se dil d'une personne
qui maigrit, devient très mince, et des
plantes comme le maïs dont les tiges s'a¬
mincissent.

prim-courdàt,-ade ; s. — Garçon,
jeune fille minces, fluets.
prime; sf. — Prime, prix en argent,
récompense ; annuité d'une assurance ; divi¬
sion de la livre : 3 primes faisaient une

—

PRISSE

livre eu Béarn ; en Big., la prime valait
environ /|Oo gr. ; était surtout usitée en
boucherie. V. liure.

prime; sf.

Prime, la première des
primabère.
prime-corde; sf. — Fil finement et
fortement tordu ; chose qui y ressemble :
lou moùnde qu'èren en prime-corde, les
gens étaient en lile mince et serrés.
primejà ; v. — Aller avec précaution,
procéder minutieusement, chichement, ser¬
rer;
devenir mince, amincir; paraître
—

heures canoniales. V.

mince.

Que hè tout en primejà, il fait tout peti¬
tement, chichement; il pèse très juste, en

parlant d'un marchand.
primejàyre,-e ; adj. — Méticuleux,
-euse, chiche, vélilleur.
primésse ; sf. — Ancien t. de Droit ;
c'était le droit légal de l'héritier, de l'héri¬
tière; dret de primésse, retrait lignager.
primét,-mòt,-e ; adj. — Très mince,
un peu menu. Fréq. primetòt, primoutét,-e.
prim-ha (de) ; loc. adv. — De prime
abord. V. prim (3) ; qui est d'une exécution
minutieuse, délicate.
prim-hielà ; v. — Filer en serrant le
fil; au fig., filer doux, s'humilier.
primoù ; sf. — Ténuité, gracilité; fines¬
se ;
partie mince, filandre, inégalité d'un
fil V. primade.
prìmou-lìrou (B.-L.) ; sm. — Fil mal
filé, tantôt gros, tantôt fin.
primourdiàu ; adj. des 2. g. — Primor¬
dial,-e.

primoutejà. — Fréq. de primejà.
primtâ,-ne, primtanè,-re ; adj. —
Printanier,-ère ; v. primabè, printâ.
primtanejà ; v. — Faire un temps
printanier; se dit de la nature quand le
printemps s'annonce.
primtéms, prim-tems ; sm. — Prin¬
temps. Cf. primabère.
prince, princi; sm. — Prince,
princejà ; v. — Faire le prince, se pa¬
vaner.

princésse ;

sf.

—

Princesse ; femme

fière, exigeante; belle femme. V. carboade.

princetoû,-tote

;

s.

—

l'élit prince,

petite princesse. N. de p. Princeton.
princiè,-re; adj. — Princier,-ère.
princièramén ; adv. — Princièrement,

principalamén

;

adv.

—

Principale¬

ment.

principalàt ; sm. — Principalité.
principàu. — C. prencipàu et dérivés,
principautàt ; sf. — Principauté,
prinso (G.). — C. prémse, presse,
printâ,-ne. — Forme de primtâ qui se
reproduit dans les dérivés.
prioù ; sm. — Prieur, Supérieur de
monastère.

priouràt ; sm. — Prieuré,
prisà. — V. presà, priser du tabac, et
dérivés.

prisse; prissoùn (L.).
perissoû; v. pissoùn.

—

C. périsse,

�PRÏU

—

PROUBILH

prìu,-e ; adj. — Premier,-ère, aîné. N.
l'iiu, Prieu.
Lorsqu'il naissait un garçon dans une
famille où il n'y avait jusque là que des
filles, on l'appelait aussi prlu.
priuà (G.). — C. pribà, priver,
prìue (L.). — Forme de prue, prune, qui

de p.

reproduit dans les dérivés ; v. pribe.
probe,-e ; adj. — Probe, honnête,
probe, prabe ; sf. — Preuve ; essai.
lia la probe, faire la preuve; la probe
qu'en ey, la preuve en est; qu'en a dat
las probes, il en a fourni les preuves,
procès (Bay. L.). — C. proucès.
pròche,-e ; adj. s. et adv. prép. — Pro¬
che, près, rapproché,-e ; prochain,-e.
prodòm,-i ; sm.— Prud'homme (vieux) ;
v. prudòme.
progrès, prougrès ; sm. — Progrès. promoù. — Forme de pramoù.
prône,-e ; sm. — Prône ; discours,
pro-nòbis (Or.) ; sm. — Plaidoyer,
défense de soi par paroles ; t. général, dis¬
cours ;
qu'a hèyt û sarròt de pro-nòbis, il
l'ait un tas de discours (Al-Cartero). V.
a
ora pro nobis.
prop, prèp. — Forme ancienne de
près, proche, usilé encore dans le G.
pròpe,-o (Big.). — C. pròpi.
pròpi,-e; propre,-o (Big. G.); adj. —
Propre, nel.
pròpi; sm. — Propre, propriété, qualité
particulière : ha de si-pròpi, faire de sa
propre volonté, de soi-même; pagà de soun
pròpi, paver de son bien propre.

404

proubacioû

—

suffisant.
Lou prou qu'ey prou e lou trop qu'ey
trop, le suffisant, c'est assez et le trop c'est
trop; dab lou prou qui soubre, avec le sur¬
plus qui reste ; per soun prou, pour son

besoin.

proubà ; v. — Prouver,
proubabilitàt ; sf. — Probabilité,
proubablamén ; adv. — Probablement.
proubàble,-e ; adj. et s. — Probable,
qui peut se prouver.

Confirmation,

—

ac¬

proubadé,-re ; adj. — Qui peut être
prouvé,-e.
proubàgn,-e. — C. aproubàgn.
proubàn,-te ; adj. — Probant,-e, con¬
vaincant.

proubànço (B.-L.)

se

propiamén, propimén, propramén;
adv.
Proprement.
prose; sf. — Prose, devis, gazouillis
d'enfant, bavardage, petil discours. V. dise,
prousét, prouséy.
Ha lie prose, bavarder, discourir ; lou nèn
que couménce à ha prose, l'enfant com¬
mence à gazouiller, à s'essayer à parler.
prosmâ, prousmâ; adj. — Prochain
(vieux).
prospectùs ; sm. — Prospectus,
protocòle ; sm. — Protocole,
Prou, suffisamment,
prou; adv. —
assez; est employé aussi substantivement.
En as prou ? En as-tu suffisamment ?
Que ba prou plâ, ça va assez bien ; qu'en
èy prou dit, j'en ai assez dit; usité interj.
pour dire halte, arrête ! Prou ! Là ! Halte !
Assez ! V. ligusse; que. soun prous, ils sont
assez (nombreux) ; v.
pramproà.
prou; sm. — Surplus, avantage, le

sf.

;

tion de prouver.

;

sf.

—

Preuve. Cf.

probe.

proubasse ; sf. — Poussière épaisse,
proubassè ; sm. — Balayures, débris,
poussières.
proubassejà ; v. — Marcher, rouler
dans la poussière; secouer la poussière.
proubassejàyre,-e ; adj. — Qui pro¬

criblures ; les

duit, soulève de la poussière ; se dit nolamment des enfants qui aiment à remuer la

poussière.
proubassoùs, prouberoùs,-e ; adj.
Poudreux, poussiéreux,-euse.
proubassùt,-ude ; adj. — Plein, cou¬
vert,-e de poussière.
proube, poùrlo, poub; sf. — Poussiè¬
re, poudre.
proubè,-re ; s. — La poussière, la cou¬
che de poussière ; que y a gran proubè, il
y a beaucoup de poussière.
proubé (B.-L.) ; proubedi. — C. perbedi, pourvoir.
proubedidoù,-re ; s. — Pourvoyeur,
—

-euse.

proubén,-te

;

ad-j.

Proubençàu,-aïe ;

—

s.

Pulvérulent,-c.
et adj. — Pro¬

vençal,-e.
Proubénce ;

np. f. — Provence, pro¬
française.
proubéngue (Big. G.) ; proubiéngue,
-biéne ; proubine (Bay. L.) ; v. — Prove¬
nir. On dit, avec le même sens, perbéngue.
proubèrbe,-bi. — C. arreproubèrbi ; v.
prousét.
prouberbialamén ; adv. — Proverbia¬
vince

lement.

prouberbiàu; adj. des

2 g.

—

Prover¬

bial,-e.

proubère. — C. proubère; v. poub.
prouberoùs,-e, prouboùs,-e; adj.

—

Poudreux,-euse.

prouberùt,-ude. — C. proubassoùs.
proubét,-e; s. — Poussière très fine;
sable très fin, poudre; tourbillon de pous¬
sière ; trace que les oiseaux font en se pou¬

drant;
très

espourbilh; au fig., personne
de p. F.n Lav., dans cette
ùo pronbélo de sou, un soleil de
v.

vive.

expr. :

N.

plomb.

proubétchou,-cho (Lav.); adj.
naud,-e
fî-

sous

—

Fi¬

des dehors honnêtes. V. mus-

proubidénce,-ci,-cie ; sf.

—

Providen¬

ce.

proubidencialamén ; adv.

—

Provi¬

dentiellement.

proubidenciàu ; adj. des

2 g.

—

dentiel,-le.

proubiéne. — V. proubéngue.
proubilh. — C. poubllh.

Provi¬

�405

PROUBINCE

proubince; sf. — Province.
proubinciàu,-ale ; adj. —

Provin¬

cial,-e.

proubine (Bay. L.). — C. proubéngue.
proubisà (Lav.) ; v. — Prévoir. Cf.
prebéde.
proubisioû, prebisioû; sf. — Provi¬
sion ; le salé, le confit.
proubisòri,-ie ; adj. — Provisoire,
proubisoriamén ; adv.
Provisoire¬
—

ment.

procurer.

proucuràble,-e ; adj. — Qui peut se
procurer, être procuré.
proucuracioû, proucure ; sf. — Pro¬
curation.

proucuràyre,-e
cure

bou

proucès, un accord défectueux vaut
qu'un bon procès (die.) ; /ou qui a û
proucès, qu'a besouqn de très causes : de
paciénce, d'amies e de dinès, celui qui a un
procès a besoin de trois choses : de patience,
d'amis et d'argent (die.) ; lous proucès que.
souri las
quères de las maysoûs, les procès
sonl le ver rongeur des maisons
(prov.) ;
sens figure de proucès, sans autre forme
de procès.
\
proucessioû ; sf. — Procession.
Tout lou die qu'ère ue proucessioû, toute
la journée ce fui une procession,
proucessiounà ; v. — Processionnel-.
proucessiounalamén ; adv. — Processionnellement.

proucessiounàyre,-e ; s. —
plaisant, un oisif qui passe son
aller par ci par là.
prouchâ,-ne, prouchén,-e;
Prochain,-e; v. prosmâ.
prouchâ, prouchén; sm. —

En style
temps à

adj.
Le

adv.

;

—

pro¬

Prochaine¬

ment.

prouelàm ; sm.
blic ; publication ;
action de vanter.

;

adj. et

s.

Nouvelle, bruit pu¬
réclame, vantardise ;

—

Qu'en an hèyt (ou prouelàm, on a publié
la nouvelle; qu'en an hèyt prou de prou¬
elàm, on l'a bien assez crié sur les toits.

Qui

—

pro¬

entremetteur,-teuse.
sm.

—

Procureur, avocat

—

Procureuse, entre¬

gouvernement.

proucuruse ; sf.
metteuse de

bas

étage.

proudè,-re; adj. — Pourvu,-e, comblé.
Qu'ère gayhasénle e proudère, elle était
plaisante et comblée (de toutes les quali¬
tés). Ilatoulet.
proudidje; sm. — Prodige.
proudidjioÙS,-e ; adj. — Prodigieux,
-euse.

proudidjiousamén ; adv. — Prodi¬
gieusement.
proudig,-gue,-e ; adj. — Prodigue,
proudigà ; v. — Prodiguer; proudigà.-s,
se prodiguer.
proudigalitàt ; sf. — Prodigalité,
proudigamén ; adv. — Prodigalement.
proudìgue,-e. — V. proudlg.
proudiguis, proudiguemén ; sm. —
Prodigalité, folle dépense,
prouduccioû ; sf. — Production.
prouductiu,-tibe ; adj. — Productif,
-ive. V. aboundoùs.

prouductoû,-re

;

adj. et

s.

—

Produc¬

teur, -trice.

prouduit ; sm. — Produit ; v. frut.
proudusì,-dÙse ; v. — Produire ; mon¬
trer, exhiber. (La forme proudùse est peu
usitée).
prouésste ; sf. — Prouesse. A Trie
(H.-P.), pendant la veillée de Noël, les
enfants crient devant les maisons

—

chain.

prouchenamén

;

proucurùr;
du

—

mieux

PROUFERA

prouclamà ; v. — Proclamer, publier,
divulguer ; prouclamà-s, se proclamer,
prouclamacioû ; sf. — Proclamation.
proucIamàn,-te ; adj. — Celui, celle
qui proclame, publie,
prouclamatoù ; sm. — Proclamateur.
proucreà ; v. — Procréer,
proucreacioû ; sf. — Procréation.
proucreadoù,-toù ; am. — Procréateur,
proucurà ; v. — Procurer; proucurà-s,
se

proubisoù ; sm. — Proviseur,
proubitàt; sf. — Probité,
proublematic,-tique,-e ; adj. — Probléina tique.
proublematicamén ; adv. — Problématiquement.
proublème ; sm. — Problème,
prouboucà ; v. — Provoquer,
prouboucacioû ; sf.
Provocation,
prouboucatoù,
prouboucàyre,-e ;
adj. — Provocateur,-Irice.
prouboùs,-e, proubùt,-ude. — C.
prouberoùs,-e.
proucedà ; v. — Procéder,
proucedàt; sm. — Procédé,
proucedure ; sf. — Procédure.
prouceduriè,-re ; prouceliste,-o (BL.) ; adj. — Procédurier,-ère.
proucès ; sm. — Procès.
U machàn arranjamén que bau
mey qu'û

—

:

Proués-

m'en boulet
da, hèt lèu ! Il semblerait que prouésso,
ici, signifie politesse, action de personne
prouse. V. guiroundèu.
proufanà ; v. — Profaner,
proufanacioû ; sf. — Profanation.
proufanadoù,-toù,-re ; s. — Profana¬
so,

prouésso, guiroundèu,

se

teur,-trice.

proufàne,-e; s. — Profane,
proufecie ; sf. — Prophétie,
prouferà ; v. — Proférer.

�PROUFESSA

—

PROUNOUSTICA

proufessà; y. — Professer,
proufessioû ; sf. — Profession

406

;

v.

estât, mestié.

proufessiounàu ; adj. des 2 g. — Pro¬
fessionnel,-le.
proufessoù; -ni. — Professeur,
proufessouràt ; sm. — Professorat.
proufète,-tésse ; sm.— Prophète,-lesse.
Ha lou proafète, parler avec jactance.
proufetìc,-ìque,-e; adj. — Prophéti¬
que.

proufeticamén

; adv.

—

Prophétique¬

ment.

proufetisà;
proufià ; v.

Prophétiser,
— Persister, s'obsliner, in¬
sister d'une manière importune; en Lav.,
signi lie aussi défier; v. pourjià.
Que pourfie en soun idée, il 's'obstine,
v.

—

s'entête.

proufiance, proufie
ce,

; sf.

—

Insistan¬

obstination.

acte d'archives

du XVe siècle ; v.

pre-

goùn.

proufusioû; sf. — Profusion; v. à
janegues, à broullis, à Idoles.
prougeniture ; sf. — Progéniture (lit.).
prougràm,-àme ; sm. — Programme,
prougrès, progrès; sm. — Progrès,
prougressà ; v. — Progresser,
prougressioû ; sf. — Progression.
prouhasén,-te ; adj. — Avenant,-e,
aimable; qui a bon air; v. gayhasén, plasén, prous.

prouhèyt; sm. — Profil, avantage; le
peut être pris en mauvaise part.
prouheytà ; v. — Prospérer, s'entendre
à tirer profit de.
prouheytoùs,-e ; adj. et s. — Profi
leur,-euse ; qui produit en parlant d'un sol,
d'un commerce ; profitable.
prouhibà,-bì,-ìbe ; v. — Prohiber.
prouhibàble,-e ; adj. — Prohibable,
qui peut être prohibé.
t.

roeynàt

proumésses, il s'est ruiné en
dit-on de quelqu'un qui a pro¬
mis plus qu'il ne pouvait tenir; et l'on
ajoute : més qu'a hèyt fourtune en nou pas
las tiiéne, il a fait fortune en ne les tenant
en

promesses,

pas.

prouméte; v. — Promettre, assurer;
prournéte-s, se promettre, prendre

vouer;

la résolution de.
Prouméte e tiéne que soun

dues causes,
promettre et tenir sont choses différentes ;
qu'ey plà pràube lou qui nou pot pas prou¬
méte, esl bien pauvre celui qui ne peut
promettre (dic.) ; ço de proumetùt qu'ey
début, ce qui a été promis est dû; prouméte
mey de lar que de mesture, promettre plus
de lard que

proufiàyre,-e, proufioùs,-e ; adj. —
Indiscret,-ète, importun,
proufieyt. — V. proufit.
proufioùs,-e. — V. proufiàyre.
proufit, proufiéyt; sm. —' Profil,
gain, bénéfice, avantagé.
A la débite qu'ey lou proufit, à la vente
est le bénéfice ; bèt proufit ! exclamation
pour dire qu'on n'a aucun avantage à ;
tirà proufit, tirer revenu.
proufità ; v. — Profiter, bénéficier;
croître, progresser; utiliser, mettre à profil.
Proujitém de Vauhèrte, profilons de ce
qui s'offre, de la circonstance : lou betèt que
proufile, le veau croît, engraisse.
proufitablamén ; adv. — D'une ma¬
nière profitable.
proufitàble,-e ; adj. — Profitable,
utile, qui donne beaucoup.
proufitàyre,-e ; adj. — Profiteur,-euse.
proufitoÙs,-e ; adj. — Qui donne du
profit.
proufoundoù ; sf. — Profondeur ; ce
mot à tournure française est employé dans
un

prouhibicioû ; sf. — Prohibition,
prouloungà. — V. perloungà.
proumenà. — V. permenà et dérivés,
proumésse ; sf. — Promesse. Que s'ey

de « méture », plus de beurre
de pain; c/ue l'en bas ha prouméte !
expr. de menace comme « lu me la paie¬
ras »; n'ou ne euu
pas prouméte, il 11e faut
pas (seulement) lui en promettre mais, .lui
en donner,
dit-on en parlant d'un avide
qui ne se contente pas de bonnes paroles.
proumetùt,-ude ; s. — Promis,-e,
que

fiancés.

proumetùt; sm. — Le promis: lou
proumetùt qu'ey début, ce qui a été promis
est dû (prov.).
proumoù. — C. permoù.
proumoucioû ; sf. — Promotion,
proumoutoù; sm. — Promoteur.
proump,-te,-e ; adj. — Prompt,-e.
proumptamén ; adv. — Promplemenl.

proumptét,-tòt,-e

;

vif,-ve.
proumptitÙt,-tude ;

prompt,

adj.

Assez

—

un peu

sf.

—

Prompti¬

tude.

de proumplitùt, un coup de colère:
donné sans préméditation,
proumulgà ; v. — Promulguer,
proumulgacioû ; sf. — Promulgation,
proumùt-ude; adj. et s. — Promu,-e.
prounà ; v. — Prôner, vanter,
prounade ; sf. — Remontrance; prêche
ennuyeux; v. pro-nòbis.
prounàyre,-e ; adj. — Qui prône,
prounoùm ; sm. — T. de grammaire,
U eop

un

coup

pronom.

prounoumillàu ; adj. des

2 g.

—

Pro¬

nominal,-e.

prounounçà,-cià ; v. — Prononcer ;
prounounçà-s, se prononcer : se déclarer.
prounounçàt ; sm. — Prononcé, sen¬
tence, arrêt.

prounounciacioû ; sf.

—

Prononcia¬

tion.

prounounciamén
action de

se

;

sm.

—

Décision;

prononcer.

prounoustic,-que

;

s.

—

Pronostic,

conjecture sur ee qui doit arriver ; nad
nou-n
a
hèyt la prounoustique, personne
ne l'a prévu, annoncé (Baron),
prounousticà ; v. — Pronostiquer.

�407

PROUNOUSTICAYRE

—

PROUSTERNA

*

prounousticàyre,-e; adj.

—

prousadoù,-toù,-toue

Pronosti¬

proupagà ; y. — Propager,
proupagacioû ; sf. — Propagation.
proupagandàyre,-diste,-e ; adj. et s.
Propagandiste.
proupagande ; sf. — Propagande,
proupagandejà ; v. — Faire la propa¬
gande, courir en temps d'élections.
proupagandìste. — V. proupagandàyre.
proupetàt, proupretàt, proupietàt;
sf.
Propreté.
proupiàu ; sm. — Les vêtements pro¬
pres, les lia bits de fête.
Lou proupiàu aussalés, le costume ossa—

lois.

proupice,-ci ; adj. — Propice,
proupiciacioû ; sf. — Propitiation (lit.).
proupiét,-e; adj. — Propret,-te.
proupietàt. — Corruption de proupriepropreté,

proupòs. — V. perpàus.
proupourcioû ; sf. — Proportion.
A proupourcioû, loc. prép., au fur et à
mesure, par rapport à. On s'aborde fami¬
lièrement

en disant: Quin ba la bote ? El
répond sur le ton plaisant: A prou¬
pourcioû de la culote, ce qui signifie je me
porte bien; à proupourcioû que, qui, loc.
conj., à mesure que.
proupourciourià ; v. — Proportionner,
proupourciounalamén ; adv. — Proportionnellement.
proupourciounàt,-ade ; adj. — Pro¬
portionné,^.
proupousà ; v. — Proposer ; prùupou-

l'autre

sà-s,

se proposer.

proupousàble,-e ; adj. — Proposable.
proupousàn,-te ; adj. — Proposant,-e.
proupousicioû ; sf. — Proposition,
proupretàt, proupietàt,-petàt ; sf. —
Propreté.
prouprietàri ; s des 2 g. — Propriétai¬
re.
En Big. et dans le G., on emploie aussi
le fém. prouprietàrio.
prouprietàt ; sf. — Propriété,
prou-que-hès ; sm. — Surnom de
quelqu'un qui a l'air, se dit très occupé.
Està ençò de prou-que-hès, être très
affairé, en style plaisant.
prourougà ; v. — Proroger.
prourougàble,-e; adj. — Prorogatif,
-ive ; qui peut être prorogé.
prourougacioû ; sf. — Prorogation,
prous; sm. — Preux.
prous,-e; adj. — Aimable, avenant,-e;
gentil,-le ; apprivoisé, maniable, calme,
doux,-ce; v. prouhasén.
.

Jan bràbe e prous,
Sen Pè malecaroùs.
St Jean bon et avenant, Si Pierre
batif (die.); si le temps est beau
Sen

St Jean, il n'en sera pas
St Pierre.

rébar¬
à la

de même pour la

prousadéte; sf. — Petite prose, ga¬
petit enfant ; v. prouséte.

zouillis de

s.

—

T.

lit.

prouscribcioû ; sf. — Proscription,
prouscribe ; v. — Proscrire; v. banl,
horbandi.

prouscrit,-ide

—

tàt ;

;

prosateur,

queur,-euse.

;

adj. et,

s.

—

Proscrit,-e.

Cf. horbandit.

prousè; proudsè (As.)

; sm. — Dispo¬
l'amabilité, à se laisser gagner;
apprivoisement.
prouseguì (B.-L.) ; v. — Poursuivre en
jus lice.
prousejà ; v. — Causer, bavarder ai¬
mablement ; prousejà-s, se donner des aises,
du loisir, s'y complaire; causer aimable¬
ment, se promener, se distraire en parlant
de compagnie; en style pop., ne pas s'en

sition

à

faire.

prousejà

v. — Apprivoiser, flatter,
rendre facile, complaisant.
prousejade ; sf. — Causerie ; distrac¬
tion en compagnie ; temps de loisir.
prousejàyre,-e ; adj. — Qui aime à
causer; causeur aimable; celui, celle qui a
du temps à perdre ou qui le prend.
prouselite,-e ; s. — Prosélyte (Lit.),
prousèrbi (Lav.). — C. proubèrbi.
Prouserpine ; sf. — Proserpine; fem¬
caresser

de

me

;

pour

caractère

acariâtre,

un

diable

en

jupons.
prousét (R.-L.) ; sm. ■— Proverbe, dic¬
ton, petit conte; v. proubèrbi, prose, dise.
prousét,-e. — Dim. de prous, aimable,
prouséte,-ote ; sf. — Babillage ; v.
prose, prousadéte.
Prouséte; n. p. f. — Nom de femme;
v.

Prousine.

prouséy
ne;

; sm.

—

Aises

que

l'on

se

don¬

entretien, devis, passe-temps agréable,

distraction

en

compagnie;

prose; v. prose,

debls.

prou-sie

prous-sie. — Sorte de
compliment usité encore en
quelques lieux gascons. Dise lou prou-sie,
féliciter; prou-sie dou hilh, que voire fils
souhait,

vous

ou

de

donne satisfaction.

emploie prouslo, sf., au sens de
: dab toàtos las bòstos prousios,
avec Ions vos compliments.
Prousine; n. p. — Euphrosyne, nom
D'Astros

compliment

de femme. V. Prouséte.

prousoudie
prousperà ;

T. lit., prosodie,
Prospérer ; se dit
aussi d'une femelle en gestation qui grossit.
prousperàn,-te ; adj. — Qui prospère:
la maysoû qu'ey prousperante, la maison
prospère.
prouspère,-e ; adj. — Prospère,
prousperitàt ; sf. — Prospérité,
prous-que-hès (Az.). — Dans cette
expr. : èste en ço de prous-que-hès, être
très occupé.
prousternà ; v. — Prosterner ; prousternà-s, se prosterner ; en style plaisant,
tomber mais sans se faire trop de mal, avec
les mains

en

;

sf.

v.

avant.

—

—

�PROUSTERNADE

—

PSALME

prousternade ; sf.
;
chute sans

408

Action de se
gravité sur les

—

prosterner

démangeaison

pruderie.

aux
—

doigts,

V. prudarie.

proutectouràt ; sm. — Protectorat. •
proutedjà ; v. ■— Protéger ; proutedjà-s, se protéger, se mettre à l'abri,
proutestà ; v. — Protester.
proutestàble,-e ; adj. — T. de ban¬
que; qui peut être protesté, en parlant

prudòme,-mi ; sm. — Prud'homme;
sentencieux ; lia lou prudòmi, faire l'important, prendre des airs de
magistrat; v. prodom.
prudoù. — Forme rare de prudère.
prudoumie; sf. — Prud'homie.
prùdse. — Forme de pràse.
prudsè (M'.-Big.) ; sm. — Prurit,
prue ; pribe (Bay.) ; prùyo (G.) ; sf. —
Prune; eu style plaisant, taloche, légère
ivresse, petite « cuite » ; couleur prune.
L'an de la prue, l'année ou la prune
abonda; ha la prue, récolter la prune; da
ue prue, donner une taloche ; gahà ue prue,
prendre la « cuite », avoir son pompon ;
faute de prues, lous avagnoûs que soun
boùs, faute de prunes, 011 mange des pru¬

d'un mandat, d'une traite.
proutestacioû ; sf. — Protestation.

nelles.
Les diverses

genoux.

prousternamén

;

sm.

—

Prosterne-

ment.

proustituà-s,-tuì-s

;

v.

—

Se prosti¬

tuer.

proustitucioû ; sf. — Prostitution,
prouteccioû ; sf. — Protection ; appui
moral.

Que s'a troubùt prouteccioûs, il a trouvé
appuis.
proutectoù,-re ; s. — Protecteur,-trice.

des

proutestàn,-te ; adj. et
tant, -e ; v. huganàut.
proutestantisme ; sm.
tisme

s.
—

—

Protes¬

Protestan¬

.

proutestatàri, proutestàyre,-e ; adj.
—

Protestataire.

proutèt; sm. — Protêt, t. de commerce,
proutoucoulàri ; adj. — Protocolaire;
est usité le plus souvent en style plaisant.
proutoucoularimén ; adv" — Protocolairement.

proutounoutàri ; sm. ■— Protonotaire.
proye, préye ; sf. — Proie, butin,
prudagne (N.-O. des T..) ; sf. — Jusquiame. Cf. carelhade, èrbe dou pedoùlh.
prudagne, prusagne ; sf. — Déman¬
geaison; à Bay et L., aussi engelure, her¬
pès; usité au fig., au sens de envie, désir
vif ; v. prudère.
prudarie, pruderie ; sf. — Pruderie,
prude,-e; adj. — Prude,
prùde ; prùse,-sì (V.-B. Big. G.) ;
prùe (H.-Big.); v. — Démanger, cuire.
Oun loii pru.t que-s grale, où ça lui cuit
il se gratte; se dit de quelqu'un qui fait ce
qui lui plaît, qui peut le faire, qui est indé¬
pendant ; aquére que-m prut, celle-là
(affaire) m'est désagréable, nie tracasse;
non eau pas gratà partout oun prut, il ne
faut pas gratter partout où ça démange
(die.) ; tous pès qu'ou pi'ùden, les pieds lui
démangent, se dit de quelqu'un qui a
envie de courir, de voyager, de danser; à
Mountestruc la hàmi que prut, à Montestnicq, la faim tracasse (prov.).
prudén,-te; adj. — Prudent,-e.
prudén, prusén,-te; adj. — Cui¬
sant,-e; brûlant.

prudénce,-ci,-cie ; sf. — Prudence,
prudentamén ; adv. — Prudemment,
pruderagne ; sf. — Prurigo ; v. pruda¬
gne.

prudère,-sère ; pruèro,-guèro (H.Big.) ; sf. — Démangeaison ; v. gratère.
Quand on est près de corriger quelqu'un,
on dit ; qu'èy
prudère aus dits, j'ai de la

homme grave,

espèces de prunes ont cha¬
désignation particulière : prue de
laie, prune d'ente ; prue de perdigoû, pru¬
ne
perdrigon, genre mirabelle; prue de
porc, prune presque sauvage; prue de revne-claude, prune reine-claude ; prue de sèi
en gàlo, prune de sept en gueule, prune
très petite. V. perue, patopruêt.
prùe (11.-Big.). — V. prùde.
prùe (B.-L.) ; sf. — Dents de peigne à
tisser, à peigner la laine. V. pue
pruè ; sm. — Prunier.
Segouti
lou pruè, donner une frottée,
cune

une

tirer les oreilles.

pruère ; sf. — Les prunes ; quantité de
prunelaie.
pruèro (H.-Big.). — V. prudère.
pruéte,-ote; pruoùgno (H.-Big.) ; sf.

prunes ;

—

Petite prune.

prugnoè ; sm. — Prunelier. V. aragnoè.
prugnoû, pruoû; sm. - Prune de
très

petite espèce,

prugnoû-agneroû ; sm. — Prunelle,
prugnoulè (B.-L.) ; sm. — Prunier.
prumè,-re. — C. permè,-re.
prùse (V.-B. Big. G. L., ; v. — C.
prtide.
prusén,-te; adj. — Cuisant, brûlant,-e ;
an
hoéc prusén, un feu brûlant (P. de
Garros).
pruseragne ; sf.

—

Démangeaison qui

dure.

prusère. — V. prudère.
pruserén (G.); sm. — Gaillet accro¬
chant, gratteron ; v. gahéc, presuréncî
pruseroû ; sm. — Bouton qui cause de
la démangeaison ; v. brusloù.
prusi.

— C.
prude, démanger.
Prusse; 11. p. f. — Prusse; adj., prus¬
sien,-ne; qu'ev û Prusse, c'est un Prussien.
Hè-gue àa prùssa, en Az., signifie se
battre, se dispute]'.

prussièn,-e; adj.
prutchè ! — Cri
les brebis ; v.

—

Prussien,-ne.
appeler, garer

pour

prrb.

prùyo (G.). — C. prue.
psàlme, siàume; sm. — Psaume.

�PSALMISTE

409
p salmis te ; sm. — Psalmiste (lit.),
psalmoudià ; v. —- Psalmodier,
psalterioû ; sm. — Psaltérion.
psautèri ; sm. — Psautier (Garros),
psit; inlerj. — Cri pour appeler, psitt,
pû (Big.). — C. piiijn.
pu (Or.) ; inlerj. — On dit muluye pu !
avec

le

sens

de hélas !

puà (As. G.). •— C. poujà, pujà.
puade ; sf. — Coup de pue, d'objet
pointu. C. pujade.
puàr; sm. — Hoyau ù une ou deux
pointes.
puàt,-ade ; adj. — Qui a des pues, armé
de pointes.
puât (V.-B.) ; sm. — Sorte d'cpicu, long
bâton pointu, fourgon; v. puél ; pointe,
dent de peigne.
puate (As.).— Forme de puude, montée,
pubàlo (G.). — C. pue.
pube (L.) ; sf. — Huppe, oiseau.
Syn. pourét de sén Marti.
pùbe (Az.). — C. pébe, poivre,
pubère; sf. — Pubère (rare). On dit:
la maynade qu'ey gouyate; qu'ey hèyte.
puberinè (Az.) ; sm. — Poivrière; adj.,
qui aime le poivre.
puberineyà ( Az.) ; v. — Devenir pous¬
siéreux comme du poivre moulu,
pubertàt ; sf. — Puberté,
publà, puplà. — C. poplà, peupler,
pùble, pùple. — C. pòple.
public; sm. — Public, les gens,
public,-ique ; adj. — Public,-ique.
publicà ; v. — Publier ; v. ucà.
Publicà; sm. — Publicain.
publicacioû ; sf. — Publication ; v.
cride, prouclarn; publication, écrit impri¬
mé.

publicade ; sf.
son

—

Action de publier à

de trompe.

publicadé,-re
publié, divulgué.

;

adj.

—

Qui peut être

Qu'ey ue hèyte publicadére, c'est un fait
qu'il faudrait publier,
publicamén ; adv. — Publiquement,
publicàyre ; sm. — Crieur public; v.
uquéte, mande, trournpetàyre ; celui, celle
qui publie, divulgue.
publiciste; sm. — Publiciste.
publié; sm. — Peuplier. Cf. plbou.
puçade, pussade ; sf. — Morsure de
puce, chiure de puce.
puch, puchéns, pus ; adv. — Puis,
ensuite. V. à-puch, despucli.
Puch, que s'en anà, puis, il s'en alla ; e
puch, que ? Et puis, quoi ?
puch-a, puch-y-a ; conj. — Puisque.
Cf. pùchque.
Puch-a qu'èt aquiu, puisque vous êtes là.
puchàn, pouchàn,-te; adj. — Puis¬
sant,-e.

puchance ; sf. — Puissance,
puchantamén ; adv. — Puissamment.
puchéu,-chìu, pouchìu, pachiu; sm.
Empêchement, embarras, gène, encom¬
brement. N. de p. Puchéu..
—

PUGAT

—

Ha puchéu, faire obstacle, gêner,
in¬
commoder, contraindre les mouvements ;
que hèy puchéu pertout, je suis partout un
gêneur; tirà-s dou puchéu, s'en aller; mou¬
rir; qu'ey û gran puchéu, c'est 1111 obstacle
sérieux ; lou mourt lou mey plouràt que
haré puchéu, si louniabe, le défunt le plus
pleuré gênerait s'il revenait (die.).

pùchque, pùsque; conj.
v.

puch-a.
Pùchque n'at bos

veux

pas,

—

Puisque;

puisque lu

ne

le

pas.

puch-y-a. — V. puch-a.
pùde, pudi ; v. — Puer, sentir

mau¬

vais, infecter, empester.
Pùde lou

bî, puer, sentir le vin ; que put
hère,
put,

à l'àgre, cela sent l'aigre ; que put
cela sent très mauvais; aquet ahà que
celte affaire n'est pas propre.

pùde (léno) ; v. — Puer de la bouche
(G.).
pudemie ; st. •— Puanteur; épidémie.
pudén,-te; adj. — Puant,-e; au fig.,
honteux, impudent; subs., un vaniteux,
un orgueilleux.
Sabé au pudén, sentir mauvais, au gâté;
Vahà. que sab au pudén, l'affaire n'est pas
propre; qu'ey alct pudén, il a l'haleine
puanle; v. arrè-lét.
pudentè, pudentis,-se,-toù ; s. —
Puanteur ; vanité extrême ; ce qui pue ; les
gens sales ; les gens de mauvaise vie.
pudenterie ; sf. — Saleté ; tas de choses
puantes ; les sales gens ; parole, image
obscènes.

pudeiltisse

;

sf.

—

Infection, grande

puanteur.

pudentoù. — V. pudentè.
pudère ; sf. — Mauvaise odeur, puan¬
teur, punaisie; v. nas-put ; on dit aussi
pudoù.
pudì.

V. pùde,

—

puer.

pudic,-ique,-e ; adj. — Pudique (Lit.),
pudicamén ; adv. — Pudiquement,
pudicitàt ; sf. — Pudicité.
pudimi ; sm. — Puanteur, infection ; v.
pudemie, pudentè.
pudìs (N.-O. des L.)
bole de nèu,

pudoù

; sm.

—

Viorne. Cf

hus-put.

Pudeur. V. pudère.
Pièce aiguë et piquanle.
broche, fourchon ; pointe de rocher, de
montagne ; dent de peigne ; peigne de mé¬
tier à lisser; flèche de clocher; fourgon;
bigue, mal, pieu mince et long.
Està coum pues de carde, être comme des
pointes de cardes, peu aimable, renfrogné ;
la pào d'Auriabat, le clocher d'Auriebat
(H.-P.). Avec le sens de « puisses-tu aller au
pue;

;

sf.

sf.

—

—

diable ! » 011 dit : e housses au soum de la
pùo d'Auriabat !
puet (L.) ; sm. — Hoyau. Cf. housse.
puéte, puote ; sf. — Petite pue.

pugàch, pugàs, puguét; sm. — Re
persicaire; v. cularauje, puguét.
pugàt (Salies); sm. — Puceron, puce;
chiure de puce ; v. puçade.
nouée

�PUGN

—

PUNTA

410

pugn ; pung (Arm.) ; sm. — Poing;
poignée, ce que la main peut contenir.
Cop de pugn, coup de poing ; amagà loù
pugn, montrer le poing; il pugn de grâ,
une poignée de grain ; coumptà-y coum sus
il pugn

de pus,

y

poignée de

puces,
riche à pugns, très

pugn

(bire),

Jeu de force qui
de l'adversaire.

compter comme sur une
c'est-à-dire pas du tout ;
riche.

ou bire-pugnét; sm. —
consiste à tourner le poing

pugnadà ; v. — Empoigner ; prendre à
poignée ; mesurer à la poignée.
pugnadàt,-tàt,-ade ; s. — Une grande
poignée.
pugnade ; sf. — Poignée ; v. pugnàt,
madache; autrefois aussi coup de poing.
pugnàt,-ade ; s. — Poignée ; les poings ;
v. pugn,
panmàt, junte.
Blat à pugnàts, du blé à poignées ; qu'a
A terrible pugnàt, il a un poing terrible;
li pugnàt de rnâ, une poignée de main.
pugnàu ; sm. — Poignard (vieux); v.
pougnàr.
pùgne. — C. pougnà, poindre,
pugnerà ; v. — Pignorer ; prendre la
pugnère.
pugnerade ; sf. — Action de pugnerà ;
poignée.
pugneràt; sm. — Une pleine poignée;
v. pugnadàt.
pugneràyre,-e ; adj. — Qui prend la
pugnère; rcgrallier,-ère ; v. recardè.
pugnère; sf. — Salaire, en nature que
le meunier prend sur la moulure et qui est
constitué, ordinairement, par la cinquiè
me
parlie de la quantité de grain moulu ;
mais de tout temps, les meuniers ont été
accusés de prendre davantage ; poignée.
De la pugnère biu Marti, Martin vit de
son
salaire; que s'y moul sens pugnère.
on
travaille pour rien ; abé lu pugnère
mourdénte, être avide de profil, prélever
plus que de raison. Autrefois, il y avait
une
de capacité légale appelée
mesure
pugnère; elle variait suivant le pays, mais
devait êlre étalonnée par l'autorité.
pugneriu,-ibe (M4.) ; adj. — Usité pour
pegnerlu,-ibe.
pugnét ; sm. — Poignet; v. bire-pugn,
pouguét.
Arribà à la force dou pugnét, arriver à
par ses propres moyens ; abé pugnét, avoir
une forte, une solide poigne, et, par ext.,
de la force, de la vigueur; abé force au
pugnét couru lou gat à la coude, avoir de
la force au poignet comme 1111 chat à lu
queue, c'est-à-dire très peu.

pugoù;
N

de 1.

sm.

—

Monticule, petit

puy.

Castèt-Pugon (B.-P.).

pugoùn (L.)

;

sm.

—

Puceron, petite

pugàt.
puguét; sm. — lie nouée liseronnc
(polygonum convolvulus, plante).

puce ; v.

Terre de rnendras,

Goarde-la quoan
Terre de

Benét-la

l'as;

puguét,
si poudét.

Terre où pousse la
menthe, garde-là
quand tu la possèdes; terre de liseronne,
vendez-la si vous pouvez (prov.).
Toutes les renouées ont la même répu¬
tation d'être mauvaises pour les cultures
et d'indiquer un sol acide ; v.
pugach.
pugulhoà (Lav.). — C. peguejà, perdre
son
temps à de riens.
pugulhoà (Lav.) ; v. — Faire chose
vaine; v. peguessejà.
pujà. — V. poujà et dérivés ; usité aussi
sens

au

de enchérir.

pujò, pujòu;

sm.

—

Eminence, petite

hauteur, monticule; tumulus. N. de I. et
de p. Pujo, Puyôo, Puyou.
pujoulét,-lôt ; sm. — Petit pujò.
pulèu (G.); adv. — Plutôt.

pullà-S
la peau

pulle
Cf.

;

Se gonfler, en parlant de
forme une ampoule.
sf. — Ampoule, échauboulurc.

; v.

où

—

se

bouchorle.

pun(t) ; sm. — Point, piqûre d'aiguille ;
signe de ponctuation; endroit; situation;
degré ; instant ; question, terme ; marque de
jeu ; pointe d'acidité.
Pun loung, point long; pan arrè, point
arrière, de piqûre; pun de biste, point de
vue ;
hicà lou pun, mettre le point final ;
n'y mancabe pas nad pun, tout y était; abé
las causes en pun, avoir les choses en ordre,
prêtes, au point; abé la léngue en pun,
avoir la langue déliée ; qu'en èm en û pun
delicat, nous en sommes sur un point
délicat de la question ; lou bî qu'a drin de
pun, le vin a une pointe d'acidité.
punà (vers la Big.) ; v. — Baiser, em¬
brasser ; punà-s, s'embrasser; v. poutoà.
punache. — C. purnache, punaise.
punadé,-ro (Big.); s. et adj. — Que
l'on peut baisoler ; en style plaisant, joue,
lèvres, visage.
punadéro (Big.), sf. — Manie d'em¬
brasser.

punàdo (Big.)
un
.

;

sf.

—

Action de faire

baiser, des baisers.

punàt, punét, punoû ; sm. — Petit
v. poutoû.
punàyre,-o ; adj. — Embrasseur,-euse.
puncelàdje; sm. — Pucelage.
puncelòt,-e ; s. — Adolescent, puce-

baiser;

lette.

puncét,-e, puncèu,-cèle ; s. — Pu¬
pucelle. La ferme puncét est tombée
en désuétude. N. de p. Puncet.
punchà. — V. pounchà et dérivés,
punçoû. — C. pounchoû, poinçon.
punejàyre,-o. — Fréq. de punàyre.
punét, punoû. — Y. punàt.
puni ; v. — Punir ; v. castigà.
Que-t punéehi, je te punis ; si-t puniben ?
Si on te punissait ?
punicioû ; sf. — Punition,
punide ; sf. — Action de punir, châti¬
ceau,

ment.

punidé,-re; adj. — Punissable,
punoù. — C. poutoù, baiser,
puntà. — C. apuntà.

�PÙNTA

411

puntà ;
des

—
Pointer ; poncluer, mar¬
points ; planter des pointes,
clouer: coudre; puntà-s, devenir aigre.
puntacachàda (Az.) ; sf. — Bronchite
capillaire.
puntaculejà ; v. — Coudre, en style
plaisant.
puntade ; sf. — Point d'aiguille; action
de pointer, de planter des pointes ; pointe

v.

quer

d'acidité. C. «puntade.
puntàdje ; sm. —
coulure ;

Pointage

;

travail de

les pointes.

puiltadoù ; sm. — Qui marque les
points, pointeur ; v. puntàyrç.
puntagùt,-ude ; adj. — Qui a une
pointe aiguë; pointu,-e.
puntapè; sm. — Coup donné avec la
pointe du pied.
puntapè (de) ; loc. adv. — La pointe
en
bas, qui s'appuie sur le sol ; û piquet
de puntapè, un piquet dont le bout pointu
est placé en bas; hicà de puntapè, mettre à
l'envers, le bas

en

haut.

puntassà ; v. — Fréq. péjor. de puntà.
puntassade ; sf. — Fort coup de poin¬
te; action de planter grossière des pointes;
ravaudage grossier.
puntassàyre,-e ; s. — Mauvais tailleur,
mauvais cordonnier ; couturière sans goût ;
se dit d'un planteur de pointes maladroit;
on dit aussi puntassè,-re ;
v. pougnoucàyre.
puntasse ; sf.
Grosse, grande pointe,
puntassejà. — Fréq. de puntassà.
puntàyre,-e ; adj. — Pointeur,-euse ;
qui plante des pointes; qui coud. V. puntadoù; en style plaisant, bon tireur; v.
puntiè.
punte ; sf. — Pointe; bout, extrémité
aigus; tige de fer pointue; point de côté;
acidité, saveur piquante; pointe d'angle;
v. punt,
palhade.
Punte de roc, pointe de rocher ; punte
de Paris, pointe spéciale; punte de terre,
pièce de terre en angle aigu; cap; la punte
de la jèrbe, la pointe de l'herbe, la premiè¬
re pousse, au
printemps; on dit en Lav. :
ot qui-s pèch era pànto, que-s pèch era
yùnto, celui qui fait paître l'herbe qui
point, fait paître la récolte entière; la punte
dou die, le point du jour; la punte de la
noeyt, le crépuscule (rare) ; tout que-u ba
de punte, tout lui vient en sens contraire ;
de bonne punte.. tout de bon, sérieusement ;
de punte à eu, de tête à queue; lou bî qu'a
punte, le vin est acide, aigre; de pùnto à
bàro d'et dio (Lav.-), du matin au soir;
està
tout en puntes, avoir un mauvais
caractère; qu'èy puntes peHout, j'ai des
points douloureux partout; anà-n sus las
puntes, marcher sur la pointe des pieds.
punte-d'aube ; sf. — Potron-minet.
lever du jour.
puntè ; sm. — Aiguillée. V. puntade.
puntejà; v. — Poindre; planter des
pointes, repriser, ravauder.
Lou die que

puntéje, le jour point.

—

PURGAYRE

puntejade ; sf. — Action de poindre ;
pointe de l'herbe.
punterade,-turade ; sf.
—
Fréq.
augm. de puntade.
puntère; sf. — Bout du bas, de la
chaussette.

puntét ; sm. — Petit monticule, petit
abrupt ; lous puntéts de Layâ, les
monticules de Laguian (G.) ; pointe de pied.
puntéte,-tote ; sf. — Petite pointe.
Ha puntetes, se lever sur la pointe des
pieds.
puntiè (G.); sm. — lion tireur; v.
puntàyrç.
puntifî,-fino (M'.-Big.) ; adj. — Très
pointu,-e, très lin; au fig., un « foui¬

coteau

na

rd

».

puntihique (M4.)

;

sf.

—

Qui s'enfonce

facilement, toujours ; dulhe puntihique,
faulx qui donne de la pointe.

puntilhà ; v. — Pointiller; se dit aussi
gouttelettes qui scintillent, des étoiles
qui percent la nuit.
puntiprim,-e ; adj. — Qui a la pointe
des

très

fine, acérée.

puntoû,-tote ;
puntoû,-tote.

s.
—

Petite pointe, clou.
C. puntét. N, de I.

—

Pdhtous.

pùntou-cùlou (hè at) ; loc. adv. —
en style plaisant (M'.). V. punta¬

Coudre,
culejà.

puntoùs,-e. — C. puntùt,-ude
punturade (Salies). — C. puntade.
puntùt,-ude; adj. — Pointu,-e, aigu;
pointilleux; caustique; malin; acide.
Vas puntiit, nez pointu, indiscret,-ète;
oélhs puntuts, yeux aigus, vifs ; qu'a l'es¬
prit puntùt coam ù eu de troulh, il a l'es¬
prit aigu comme le fond d'un pressoir (qui
est plat), c'est un imbécile; paraule puntude, parole caustique; parlà puntùt, langage affecté.
pupîlh,-e ; s. — Pupille,
pùpio (Big. G.). — C. pape, bestiole,
pupitre, pelpitre ; sm. — Pupitre,
pùple. — C. pòple.
pur,-e; adj. — Pur,-e ; v. blous.
puramén ; adv. — Purement,
purée; sf. — Purée,
puretàt; sf. — Pureté,
purgà; v. — Purger, nettoyer; purgà-s,
se
purger. V. pourgà. En style plaisant,
faire

avouer.

purgacioû, purgade; sf.

—

Purga -

tion.

purgadé,-re ; adj. et s. — Qui doit être
purgé,-è ; purgatif,-ive ; v. purgatiu.
purgadére ; sf. — Action d'une purgation, en style familier.
purgamén ; sm. — Action de purger,
purgasse ; sm. — Forte purgation.
purgatiu,-ibe ; adj. — Purgatif,-ive.
purgatori; adj. et sm. — Purgatif;
action de purger, purgation en style plai¬
sant.; s'emploie aussi, mais rarement, pour
espergatòri, purgatoire;
purgàyre,-e; s. — Purgeur,-euse.

�PURGUE

—

PYRENEES

412

purgue ; sf. — Purgation ; purge, t. de
Droit; en style plaisant, aclion de décaver
au
jeu.
Plasén courn ue purgue, plaisant,
agréa¬
ble com nie une purgation, c'est-à-dire en¬
nuyeux, désagréable; pussà ue purgue, com¬
me en fr.
passer un savon, gronder, dire
des choses déplaisantes ; quine purgue
aquét
òmi, qu'il est déplaisant cet homme !
que l'an purgàt, on l'a décavé, « nettoyé ».
purguéte,-Ote ; sf. — Petite purgation.
purificà ; v. — Purifier,
purificacioû ; sf. — Purification.
purificatoù,-re ; s.
Purificateur,
—

-Irice.

puriste,-e; adj. — Puriste (lit.).
Purità,-ne; s.
Puritain,-e.
purmè,-re. — C ,"permè,-re.
purnachade ; sf. — Amas de punaises,
purnache ; sf. — Punaise ; femme vi¬
—

cieuse, catin.
purnache ; sf. — Bryze tremblante
(plante). Cf. brin d'amoù.
purnachère,-cherie ; sf.
Les punai¬
ses ;
piège à punaises.
purnachoùs,-e,-chùt,-ude ; adj. —
Qui est infesté de punaises.
purne. — C. espurne, étincelle ; à
Salies, racine.
purnèc (Bay.) ; sm. — Pruneau.
purnéte,-note sf. — Petite purne.
pùrno (B.-L.) ; sf. — Miette, petite par¬
celle, un rien. Cf. brigàlli.
purre ; sf. — Petit pain de maïs que
l'on fait cuire dans l'eau ou le bouillon;
v.
mique; par anal., femme mal troussée;
bosse ; v. bougne, iurre, poùrrou.
purre (G.-M.) ; sm. — Moineau. Cf.
pacheroc.
pùrri (M'.-Big.) ; sm. — Laitage fait de
—

caillé et de

sucre.

pus; sf. — Puce. V. pugàl, chinche.
Ilerrà pus, ferrer des puces, faire travail
inutile.

Le gros intestin ; saucisson ;
c'est le « boyau culier » de
Rabelais. En M'., c'esl parfois un saucis¬
son de poumons de mouton.
Ha-s'en ue pus, manger beaucoup, se
bourrer le ventre ; ha-s'en petà la pus dou
eu, se dil aussi d'une grosse bamboche ;
d'un orgueilleux, d'un glorieux à qui échoit
une chance supplémentaire on dit:
qu'ey
capable de s'en ha petà la pus dou eu;
ces
expr., sonl du style relâché ; oéus dab
pus, œufs avec du saucisson; d'une cuisi¬
nière malpropre 011 dit: cousinère de l'andoulhe, parente de la pus, cuisinière de
l'andouille, parente du gros intestin. En
Az., hè ra pus signifie tuer le porc gras ;
tirà ue pus, faire dire, avouer un secret.
pus ; pùsque. — Forme de puch, pàchque, puis, puisque.
pusà (L.) ; v. — Faire entrer de l'eau
dans ses chaussures. V, engrabà.
lu

pus ; sf.

—

clou

eu

pus

pusàu (B.-L.). — C. pousàu.
pusnache. — C. purnache.
pusòt (L. G.) ; sm. — Pâlot, pelle
seau; v.

creuse ;

/1 errât, sélhe.

pussade. — C. puçade.
pussàt; sm. — Puceron. Cf. pugàl.
pustàc, pustàch,-téth (Or.); sm. —
Flocon de neige ; croûte sur une plaie, une
dit aussi d'un boulon enflam¬
petit garnement, enfant insup¬
portable. V. brusloû.
put (gat) ; sm. — Putois. Cf. gat pitòch, fissèu.
put; sm. — Interj. pour chasser le chat,
analogue il fft.
putanè ; sm. — Coureur de filles; dim.
putanerùt ; on appelle parfois puianère une
femme ou fille vicieuse, qui recherche les
hommes. Sobriquet des gens de Bonnefont
(H.-P.).
putanejà ; v. — Courir la gueuse,
putanerie ; sf. — Dévergondage,
putarralhe ; sf.
Les débauchées ;
coupure ; se
mé ; au fig.,

—

ramassis de débauchés de tout

sexe,

putarrasse. — Augm. de putasse.
putarrè,-is, putarrùmi; sm. ; putar-

rerie ; sf.

—

Putasserie

;

les débauchées.

putarrejà. — C. putassejà, avec une
nuance péjor.
putasse; sf. — Grosse catin.
putassè ; sm. — Putassier.
putassejà ; v. — Putasser ; v. putarre¬
jà, putanejà.
putasserie. — V. putarrè.
pute ; sf. — Putain, femme ou fille vi¬
cieuse ; prostituée. V. predère.
Bile

oun

nou

y

a

ni putes ni boulurs,

pràube endrél ! Pauvre ville que celle où
il n'y a ni putains ni gens malhonnêtes !
(die.).
pute (hilh de). — Expr. employée
interjecl., le plus souvent sans malice,
putejà. — C. putanejà.
putéte,-tote ; sf. — Pelite pute.
putifàr,-rre ; adj. cl s. — Grosse per¬
sonne.
Le t. a le sens désobligeant; v.
bon tijarre.
putòy (G.). — C. pitàeh, pulois; en
slylc plaisant, lou trauc putòy, l'anus,
puts, pouts; sm. — Puits.
Ret

couru

ue

cadéne de

chaîne de

puts, froid

com¬

puils.
putsà ; v. — Puiser,
putsade ; sf. — Action de puiser.
putsadoù,-re ; s. — Qui puise,
putsàyre, putsè; sm. — Puisatier,
puy, pouy ; sm. — Puv, monticule.
puyatèc,-o (Lav.) ; s. — Qui aime à
grimper.
puyàu, puyò, puyòu. — C. pujò. N.
de 1. et de p. Puyo, Puyou, Puyuu.
puyse (L.). — C. pube, huppe.
Pyrenées. •— Autre graphie de Pireme

une

nées.

�Q
k

; consonne.

—

A la même valeur que

dur, est

loujonrs suivie d'un u
muet dans la composition des mots.
Dans les verbes en cà, tels que cercà,
cracà, c devient qu devant e, i: cerquém,
cherchons ; que crùqui, je craque.
ou

c

Béarnais

et

dans

Landais

mois où le groupe qu
se

dre

l'u

sourd

de

nombreux

trouve, fonl enten¬

(ou) des primitifs latins;

de

qualité, de la noblesse; èrbes qui an
qualiitàts, herbes, plantes qui ont des pro¬
priétés, des vertus; qu'ai hè en qualitàt de
parén, il agit en qualité de parent,
qualitatiu,-tibo ; adj. — Qualitatif,-ive.
qualitoÙS,-e ; adj. — Qui a des qualités,
qualitre ; sf. — Mesure de capacité ;
chapèu de qualitre, chapeau haut de forme;
calitre.

v.

quando (quand), quadruplure (quadrupler),
se

quallè (G.)

étant

quan, quoan; sm.

prononcent quoan, quoadruplà, le son ou
légèrement ouvert; les Gascons con¬
servent, dans tous les mots de celle catégo¬
rie, le son du k: quan — kan; quadru¬

pla—kadruplà. En conséquence, la forme
béarnaise sera indiquée chaque fois qu'il y
aura lieu. Ex. :
Laquoàu, laquàu, laquelle.
quadràngle ; sm. — Figure quadrangulaire.
quadrangulàri ; adj. des 2 g. — Quadrangulaire.
quadratî; sni. — T. d'imprimerie, quadralin.

quadrilh

; sm.

—

Quadrille, danse;

par

carrée.

quadrilhà ; v. — Quadriller : A drap
quadrilhàt, une étoffe à carreaux.
quadrilhàdje,-ade ; s. — Dessin avec
des carreaux, des carrés; action de quadril¬

—

Emblème,
Quantité, valeur,

—

prix, estimation.
Sabé Jou quoan de la cause, savoir le
prix, la valeur de la chose.
quan (Big. G. V.-B.) ; quoàn, quoànt
(L. B.) ; quèn, quènt (Bay.) ; conj. —
Quand, lorsque, dans le temps où; quaii
lté bèt, quand il fait beau; quoàn Diu
boùlhi, quand Dieu le voudra.
Au lieu que, bien que : que ploure
quoàn deberé cantà, il pleure quand il de—

vrail

chauler,

au

lieu de chanter.

Même si, même dans le

—

anal., groupe de quatre personnes, partie

; sm.

cas

où

quoàn seré, même quand cela serait

;

:

toutû

quoàn

m'en deberi Iw sos, même s'il devait m'en

coûter de l'argent.
Dans tous les cas,

malgré tout. : quoàn
binàgre, quand tout serait vinai¬
gre, extrêmement désagréable.
A quel moment i1 Dans quel temps ?
Quoàn pagaràt ? Quand, à quelle époque
paierez-vous ?
Loc. conj. — Depuis que: De quoàn lou
me mail m'aboù, depuis que le mal me prit
(Narcisse La borde) ; de quoàn en-ça, depuis
lors en ça, à ce jour.
Bem.
Le d ou le I par lequel se termi¬
nait ce mot a complètement disparu dans
—

seré

tout

—

ler.

—

qyadròt (E. des L.)

;

ad j. et

sm.

—

Qua¬

trième fds.

quadrublà,-plà (Big. G.) ; quoadrublà,-plà; v. — Quadrupler. On dit aussi,
mais rarement, quadriplà.
quadruple, quatruple ; sf. — Quadru¬
ple, monnaie d'or de 5o, ou de 100 francs.
Que pourtè d'Amérique û soc pie' d.e quatruples, il porta d'Amérique un sac bourré
de quadruples (Yan Palav).
qualificà; v. — Qualifier; v. aperà,
lilrù.

Sous l'influence du

fr.,

on

dil aussi

certaines variétés dialectales, notamment en
Béarn ; mais
noncé quand

dans d'autres il est encore pro¬
le mot suivant commence par
voyelle; l'usage seul peut indiquer le

une

C'est ainsi que le Béarnais dit : quoan
ès arribàt, quand es-tu arrivé ? Tandis que
le Landais dira : quount ès arribàt ? Le Bicas.

qualifia.

qualificacioû ; sf. — Qualification,
qualificatiu,-ibe ; adj. et s. — Quali¬
ficatif, -ive.

sf. — Qualité ; espèce ; nobles¬
se ;
vertu ; propriété.
Abé qualitàt, être bon, de bonne espèce;
bèstie de qualitàt, animal de bonne race;
quand un enfant est dégourdi, vaillant, on
dit plaisamment: que y a, qualitàt. il y a
de la bonne race là ; gens de qualitàt, gens

qualitàt

—

;

quàntes et, combien êtesquoàndes èls ? Le
Gascon de Bayonne emploie quèn ou quènt
quand le mot est conjonction, c'est-à-dire
gourdan
vous

au

sens

—

les

les

?

dit

et

le

:

Béarnais

de lorsque.

Quelques auteurs modernes emploient
formes de graphie coan et koan ; nous
signalons à titre documentaire.

•

�QUAN

—

4Í4

QUARTÂNE

quan, quoàn ; adv. — Quand, depuis
quand, combien, tantôt.
De quoàn a (ou quoàn a) nou l'èy pus
biste, depuis quand ne l'ai-je pas vue ;
quan mes, quan mens, tantôt plus, tantôt
moins ; quoàn ne
boulet ? Combien en
voulez-vous ?

Expr. adv. — Aulàn e quoàn, tant e
quoàntes, tant et plus.
Loc. adv.
De quoàn méy, autant, d'au¬
tant et davantage.
quan(t), quans, quàntes, quàntos
(Big.) ; quàntes, quàntis, quàntos
(G.); quoàn, quoàns, quoàndes,-des
(L. B.) ; adj. el pi'on. interrogatifs de quan¬
tité et exclamatifs.
Combien, en quel
nombre, en quelle quantité ?
Quan (ou quàntes) soun ? Combien sontils ? Quoàndes n'y a de baques ? Combien
y a-t-il de vaches ? Quàntis èts ? Combien
—

—

êtes-vous ?
En quoàn de ltems ? En combien de
temps ? ^ou sèy quoàn de cops at a dit ?
Je ne sais combien de fois il l'a dit ? N'ai
doré pas nou sèy per quoàn, il ne le don¬
nerait pour rien au monde ; quoàn ey qui
s'acabarà ? Quand cela finira-t-il ? Aou y

arribe

e

de

quoàn ! Il n'y atteint

pas et

de

beaucoup.
f.oc.
sais

Que soun ûs-quoàns, ils sont je
combien, je ne sais en quel nom¬
bre; ils sont très nombreux.

ne

—

quant, quoant,-e; adj. — Lat. quanQuant, combien grand, beau.
Oh ! quoan.t ey beroye la maynade ! Oli !
combien cette enfant est belle ! Quàntes
cops, combien de fois ; Jès ! quàntos cràbos ! Jésus ! que de chèvres ! (G.).
quant à; adv. — Lat. quantum, com¬
bien. En tant que, quant à. V. tant.
Loc. prép. — Pour ce qui est de, relati¬
vement ; quant à ço qui m'a dit, quant à ce
qu'il m'a dit ; quant à si, ja s'at garde, il
le garde quant à aoi
quant-à-jou, quant-à-si ; sm. —
Quant-à-moi, quant-à-soi; qu'a lou sou
quant-à-si, il a son quant-à-moi.
quant-e-quant, quantiquàn ; adv. —
Aussitôt, coup sur coup; v. tanticàn, tante-quoan. Dans le G. on dit quatecàn.
quantième; adj. — Quantième, à quel
ordre numérique ; v. quan.
quantième; sm. — Quantième, quel
jour, quelle date; tou quantième dou mes,
le quantième du mois; v. quan.
quantitàt; sf. — Quantité.
quantitoùs,-e ; adj. — Qui a de la
quantité, qui est en quantité.
quàntos (G.); sf. pl. — Soucis, affai¬
res; v. coén-te ; hè sas quàntos, formule
polie pour dire : faire ses besoins.
quarante; adj. num. — Quarante. On
dit quelquefois à tort crante. A quelqu'un
qui cherche à vous embobiner, on dit :
praùbe estafiè de. quarante ! comme en fr.,
sacré coquin, va !
quarantée,-téne ; sf. — Quarantaine ;
tus.

t

de marine.

Ue

quarantée de sacs, une quarantaine de
tous biadjadoùs que soun demouràts
en
quaranténe, on a gardé les voyageurs en
quarantaine.
quarantejà ; v. — Compter par quaran¬
te ; être sur la quarantaine ; subir la qua¬
rantaine ; v. cinquantejà.
Lou youjàt que quarantéje, le jeune-hom¬
me est sur ses
quarante ans; il est mûr.
quarantén,-e ; adj. et s. — Quarantiè¬
me ; qui vient en quarante jours.
Milhòc quarantén, maïs quarantain.
quarantenàt,-nade, quaranténe. —
C. quarantée.
quarantenejà. — C. quarantejà.
quarantièmamén ; adv. •— Quarantiè-

sacs;

mement.

quarantième,-e ; adj.
quarrèu ou carrèu;
mesure agraire qui valait,

Quarantième,
— Ancienne
sur la rive droite
de l'Adour, 3 toises carrées i/6; il en
fallait /|i5 environ pour l'arpent, 30o pour
le journàu.
quart,-e ; adj. — Quatrième (vieux),
quart, quoart; sm. — Quart, quatriè¬
me partie d'un tout; usité en de nombreux
1. pour désigner le quart de livre, 120 gram¬
mes ;
t. de marine, garde d'un vaisseau;
gobelet de soldat.
Da-m'en û quart, donne-moi unquart.de;
quart d'ore, quart d'heure ; da la part e
lou quart, donner la part (d'héritage) et le
quart disponible; ue ore e quart, une heure
et un quart ; msey quart de sau, 60 gr. de
sel; està de quart, être de quart sur un
vaisseau ; faire le « pied de grue ».
Loc. div.
Trufà-s dou quart coum de
la Hure, se moquer du tiers comme du
quart; nou y abé part ni quart, n'avoir rien
à prendre dans un partage; n'avoir en rien
participé à une chose ; lous tres quarts dou
tems, les trois quarts du temps ; passà û
machan quart d'ore, se trouver dans une
situation pénible; que y a lou tièrs e lou
quart en aquét moùnde, il y a toute sorte
de gens dans cette assemblée ; n 'ey pas lou
quart d'à pèc, il n'esl point bêle; peut, par
ironie, signifier c'est un parfait imbécile.
quartà, quoartà ; sm. — Mesure de.
capacité (10 à 12 lilres). V. au m. mesure.
quartalà,-toulà ; v. — Mesurer par
quarts; mesurer au qiwrtàu.
quartalàt,-lade ; s. — Contenu d'un
quartàu.
quartalè,-re ; adj. — Part d'un quart,
quartalejà. — Fréq. de quartalà.
quartane, quoartane; sf. — Quarte.
Per frèbe quoartane
—

sm.

—

Pour

Nou soune campane.
Fièvre quarte on ne sonne

cloche, le mal n'est

pas grave

pas

la

(prov.).

quartàu, quoartàu; sm. — Quartaut;
de capacité pour les grains valant

mesure

un

demi sac, 5o 1.

environ.

'dure, quartàu que nou pot,
à dépense modérée, on dure, à large dépen¬
se on ne peut durer
(prov.).
Mesure

que

�415

QUARTE

quarte, quoarte; sf. — Quarte,
quarté, quoartè,-re; s. — Mesure de
capacité pour le grain et le sel, la moitié
de la mesure, 12 lit. et 1/2 environ.
quarté (B.-L.); sm. — Hanche. Cf.
anque, malh, umpre.
quartère ; sf. — Contenu d'un quarte ;
désigne aussi une mesure agraire calculée
d'après ce que l'on peut ensemencer de
blé

avec

tés.

En

des

est

quarte ou encore quatre quar¬
llte-Big., la quartère pour les liqui¬
l'équivalent de la bane en plaine
pour les grains, elle équivaut au
un

(20 1.) ;
quartàu.
quarterejà ; v. — Mesurer avec le
quarté; au iig., faire les choses modeste¬
ment, pauvrement, presque.

quarteroû, quoarteroû ; sm. — Quart
quintal ; mesure agraire équivalent au
quart de journal; terme d'un loyer, Irois
de

mois; pagà

per

quarteroû, payer

par

tri¬

mestre.

quartét,-tòt,-toû
mesure

ancienne de

sm. — Quarteron,
capacité; petit quart;

;

dim. de

quart, quoart.
miey-quartét de bin tout blous, un
demi-quarteron de vin pur (Dastros).
quartiè ; sm. — Quartier. V. tros, purt.
Que demoure au me quartié, il demeure
dans mon quartier; ú quartiè d'agnét, un
quartier d'agneau ; lou murtrè qu'esté hèyt
en quoùte quartiès, le criminel fut écarlelé ;
quartiè de la lue, quartier de lune.
Aon pas lia quartiè, ne point
Loc. div.
faire quartier; ha-s en quartiès, se mettre
en
quatre ; boulé lous quoùte quartiès e la
despulli e, vouloir tout et le reste; tirà-s dou
quartiè, vider la place; n'ey pas dou me
quartiè, nous ne sommes pas cousins; il
est d'un autre parli que
le mien.
quartiè-mèste ; sm.— Quartier-maître,
quartierejà ; v. — Diviser en quartiers;
Un

—

v.

escartierà.

quartoû ; sm. — Ancienne monnaie, le
quart du sou; mesure de capacité qui varie
selon les pays; en Lav., c'est le quart de la
quartère; petit soliveau; v. cartoû et quar¬
tet.

quartoùn (Lom.) ; sm. — Mesure de
capacité pour le grain, valant 16 1. Go.
quartounà ; v. — Placer des quartoûs,
I. de

menuiserie,

quàsi ; adv. — Quasi, presque.
Que s'ey quàsi tuât, il a failli se tuer ;
qu'èm quàsi arribats, nous serons bientôt
arrivés; quàsi (pie codés, d'un peu plus lu
tombais; abét acabàt ? — Quàsi, êtes-vous
à la l'm ?
Presque.
quasimén ; adv. — Quasjmenl, peu s'en
—

faut,

comme.

Quasimodò ; sm. — Quasimodo. Le
dimanche de Quasimodo est généralement
appelé Pasqué.tes.
quatecàn (G.). — C. quant-e-quant.
quatemàri; adj. — Quaternaire.
quatèrne,-e ; s. — Quaterne; t. du
jeu de loto.

QUAUQUE-COP

—

quatourzàu; adj. des

2

g.

—

zième.

Quator¬

quatoùrze; adj. num. — Quatorze;
quatorzième; subs., le nombre quatorze.
I.éngue de quatoùrze, langue bien pen¬
due ;

bavard.

quatourzénc,-énque

;

adj.

—

Quator¬

zième. Cf.

quatourzàu.
quatourzét,-e ; s.

—

Quatorzième

en¬

fant.

quatourzî
tant

;

sm.

—

Pièce de

vers

imi¬

le Sonnet.

quatrî ; sm. — Quatrain (lit.),
quatrième. — Forme francisée de
quoatàu.
quau, quoàu; adj. et pron. — Quel,
quelle; qui; lequel, laquelle; celui, celle
qui ; quelque, quiconque, n'importe qui,
quoi. V. louquoàu, qui, quin.
Quau ey aquét lé ? Quel est ce vilain ?
Quùu ey la toue ? Quelle est la tienne ?
Quoàu bos ? Lequel, laquelle veux-tu ? La
quoàu boulhes, celle que tu voudras; de
quaus soun ? Qui sont-ils, de quel parti,
de quelle qualité ? Quoàus bos ? Lesquels
veux-tu ? Quoàus qui sien, n'imporle les¬
quels; en quoàu loc qui-s tròbc, en quelque
lieu qu'il soil ; debine quau ? Devine le¬
quel ; à quau l'èy à da ? A qui, auquel doisje le donner ?
Quau que, qui — Quel, quelle que,
si grand que, de quelle nature que; quau
qui sie lou proufiéyt, quel que soit le pro¬
fit, l'avantage.
Tau quau — Tel quel, telle quelle;
que la-b dan tau quau, jo vous la donne
telle quelle.
quaucoùm. — V. quauquoùm. Dim.
quaucoumét.
quàuque,-e; adj. et adv. — Quelque.
Quàuque drin, quelque peu; quàuques
sos, quelques sous; qu'ey Valu) de quauques semmanes, c'est l'affaire de quelques
semaines; à quàuques pas d'nci, à quelques
pas d'ici.
l.oc. div.
Quauqu'arré, quelque chose ;
que serà boû la quauqu'arré, cela servira à
quelque chose ; quauqu'arré nou ba pas.
quelque chose marche mal ; que-m hè
quauqu'arré, cela me trouble, m'émeut ;
qu'èy quauqu'arré au co, j'ai quelque chose
au cœur, dans le cœur; qu'arribarà quaucju'ore, il arrivera à un quelconque mo¬
ment ;
qu'ey tournât quauqu'ore, il est
rentré à 1111e heure inconnue; qu'ey en
quàuque loc, cela se trouve quelque part ;
que coste mile e quàuque, cela coûte mille
francs el quelques ; qu'èm quàuque drin
paréns, nous sommes quelque peu parents.
quàuque-cop, quàuques-cops ; adv.
Quelquefois; parfois, de certaines fois,
—

—

—

—

en

certaines occasions.

En

divers

nais, signifie aussi anciennement,

1.

béar¬

au

temps

d'autrefois ; v. cop.

Qu'arribe quàuque-cop de.-s troumpà, il
que l'on se trompe ; qu'ai
hèy quàuque-cop, je le fais quelquefois; au

arrive, parfois,

�QUAUQUOüM

—

QÜÈCH

416

teins de quàuque-cop, au temps d'autre¬
fois ; que-s ili.sc quàuqut-cop, cela se disait

autrefois.

quauquoùm ou quaucoùm (vers
l'Arm.) ; adj. — Quelque chose, c. quauqu'arré. Diiu. quaueoumét.
quauqu'û, -ue ; quoqu'un, quauque-d'un,-u (L.) ; quoqu'un, quoqu'ibe

(Bay.) ; quauqu'û, quauque-r'û,-ùo
(Big.) ; pron. — Quelqu'un,-une.
Qu'èy bis quauqu'û, j'ai vu quelqu'un
(on dit aussi à quauqu'û) ; quauqu'û que-b
demande, quelqu'un vous demande; que-s
pren per quauqu'û, il se prend pour lin per¬
sonnage d'importance; e y èt quauqu'û ?
Y a-t-il quelqu'un ?
Quàuquçs-us, quauques-ues, quelques—

uns,

quelques-unes;

nou

las minjét

pas

tes, dechat-m'en quauques-ues, ne les

tou¬

man¬

toutes, laissez-m'en quelques-unes;
qu'èrn quàuques-ûs de boune iilhe, nous
sommes quelques-uns de bonne race.
Subst.
Qui t'ai a dit ? — Quauqu'û.
Aquét quauqu'û qu'en a mentit 1 Qui
t'a dit cela ?
Quelqu'un. — Ce quel¬
qu'un a menti.
quay, quoày. — C. escoày, bout,
quayehe. — C. quèclie.
quayrà, quoayrà. — Aulre graphie de
cayrà qui se reproduit dans les dérivés,
quàyro, càyro (Arm.). — Chaire,
qué ; pron. conj. — Qui. L'emploi de
qué, comme sujet, est devenu rare et a cédé
généralement à qui, du moins en Béarn et
en
Bigorre ; les Landes et le Gers toutefois
gez pas

—

—

—

—

le conservent

Qu'ey

en

de nombreux lieux.

? Qu'est cela que
pourtabe tou més,
l'âne qui portait la plus forte charge; n'entenoù pas ço qué disèn, il n'entendit pas ce
qu'ils disaient.
qué ; adj. pron. interr. — Que, quoi.
Qué bos ? Que veux-tu ? Qué hè ? Que
fait-il ? Eh bé, qué ? lié bien, quoi ?
Qu'ey acò ? Qu'est cela ?
qué; conj. — Que; prend les sens di¬
vers du que
fr. (lat. quod) ; que, quoi, si¬
non, si ce n'est, seulement, comme, quand,
puisque, si ; v. qui. Qué signifie encore soit,
mais il est rarement employé: qué de la,
qué de lî, soit de laine, soit de lin.
iVotz eau pas qué càdi, il ne faut pas que
je tombe; arré de miélhe qué la santàt,
rien de meilleur que la santé; qué-s pot
que-m troùmpi, il se peut que je me trom¬
pe ; per qué si per qué noû, toustém qué
cride, pour que si, pour que non, il gron¬
de toujours; qué sie ço qué sie, quoi qu'il
advienne; qué sie balénte, qu'elle soit labo¬
rieuse ; qué de cops n.'èy pas plourùt ! Que
de fois n'ai-je pas pleuré ! Qué soy dou
rnedich sang qué bous, je suis du même
sang que
vous,
nous sommes
parents ;
bèn, escape-t, qué nou-t truque, fuis, qu'il
ne te
frappe; si èri qué d'et, si j'étais que
de lui, à sa place ; qué si-m dit noû, qué
vous

ço qué diséts
dites ? L'àsou qué

bederà ! Que s'il me dit non, il verra
(ce
qui lui adviendra).
On dit dé qué au lieu de qué après les
verbes qui.
normalement,, peuvent èlre
suivis d'un infinitif précédé de la
préposi¬
tion dé: qué credèm dé qu'arri,babes, nous
pensions que lu arrivais ; qué sèy dé qu'es
balén, je sais que tu es vaillant,
qué; sm. — Interj., quoi.
E bé, qué ! Eh bien, quoi ! E qué ! nou
demouràl ? Et quoi ! Vous ne restez pas ?
JV'aí bo pas, qué ! Il ne le veut point,
quoi !
qué; que (L.). — Particule énoncialive
ou préverbe,
qui se place devant le verbe
pour en marquer l'aspect affirmatif, en
opposition avec l'aspect éventuel marqué
par e. Son emploi est de règle dans les pro¬
positions indépendantes ou principales, à
tous les temps de l'indicatif et du condi¬
tionnel. On ne peut interposer entre cette
particule et le verbe, que les pronoms encli¬
tiques auxquels elle sert d'appui. Ex. : Qué
sèy quin as hèyt, je sais comment tu as
agi; qué-nse dises de parti, lu nous disais
de partir; lou me jray qué-t bouleré parlà,
mon frère voudrait le
parler.
Qué est explétif devant la négation. On
peut dire: qué nou-ns as dit arré ou bien
iiou-ns as dit arré, tu ne nous as rien dit;
lou maynàt qué nou iribalhe pas ou bien
lou maynàt nou tribalhe pas, l'enfant ne
travaille pas.

Qué explétif s'emploie avec ou sans ellip¬
de la prép. de : si èri que de born, ou bien
èri que bous, si j'étais que de vous, si
j'étais à votre place; si èri qu'et, n'ai
hari pas, si j'étais à sa place, je ne le ferais
se

si

point.
Rem.
Dans ccrlains parlers gascons
qué devient tché, fzc, dhé.
què (B.-L.) ; v. — Tomber (ailleurs code)
choir, s'écrouler; espiat quin què ra ploùyo,
regardez comme la pluie tombe ; que soun
■quèuts, ils sont tombés.
quebasse ; sf. — Grande, vilaine quèbe.
quèbe, quièbo. — C. cobe, coèbe. V.
—

de

Bataille

a

donné

au

mot

le

sens

de

De Sen Semî la quèbe tant famouse, de St Sernin (église de Toulouse) la
crypte si fameuse ; un dolmen d'Arudy
(B.-P.) est appelé la quèbe de Barelhole,
par analogie avec un abri, sans doute; en
certains 1. de M'., vers l'E. de la Big.,
signifie aussi chevron ; v. crebis.
quebéte, quebine, quebote; sf. —
Petite quèbe.
quée, quèc, quéque, quèque. — C.
m.èc, bègue.
quèch,-e ; adj. — Déjeté,-e, gauchi. Cf
guèeh.
Qu'ey tout col quèch, il a le cou tout de
travers ; la droite qu'ey drin quèclie fou
quetche), la fillette est un peu déjetée,
quèch (Lav.) ; sm. — C. clèch, coque
crypte

:

�417

QUÈCHE

quèche

sf. — Battant du métier à tis¬
ser avec lequel on
presse le fil de la trame.
Cf. esquètcho (Lav.).
Despuch ballèu trente ans que trucabe la
quèche, depuis près de trente ans il maniait
;

le ballant

(Yan Palay).
quigne (L.). — C. quin,-e.
quegnemen (L.) ; adv. — Comment.
Cf. coum, quin.
Quegnemen donne passàts tous bos mouquegn,

mciis

?

Comment

donc

passez-vous

voire

temps ? (Lagravère).

que-ha, que-hè
Affaire, occupalion,

quehà; sm.
embarras. V. ahà,

ou

coénte.

—

li sarròt de quehùs,
beaucoup
da pas nad quehà dou me

nou-s

d'affaires
mau,

il

;

ne

soucie point de mon mal.
quèlhou, quèlhou ; sm.
Clianteau ;
quignon ; v. qullhou (3).
quèlhou, guèlhou. — C. coulhàr.
quèlhou (Os. As.).— C. guèlhou. Sobri¬
quet des gens d'Aas en Ossau, qu'on appelle
aussi toys.
quen(t). — Forme de quan et de quin
à liay. et en Chai.
que-noû ou quenoû; sm.
Déni,
refus, dénégation.
se

—

—

Dab û que-noû s'en ey tournât, il s'est
avec un refus, ou bien avec une déné¬

retiré

gation
ne

; nou sap
sait que nier.

dise sounque quenoûs, il
V. denoû.

quenoùlho (Lav.) ; sf.
Manche du
claqilèt, du moulin et de l'appareil régula¬
teur du grain de la trémie
(cournalhè).
que-noû-sàbi, quenouséy; adv. —
En grand nombre, plus
qu'on ne saurait
dire ; je ne sais combien,
quand.
Que y a moùnde que-noû-sàbi, il y a
beaucoup de monde,
quenquilhàyre. — C. quincalhàyre.
quenquilhes. — V. quincalhes.
que-qué ; adv. — Lat. quidquid. Quoi
que, quoique; que liarèy que-qué sie, je
ferai quoi que ce soit ;
que-qué hàssi, quoi¬

quéque ; sf.

— Action
de bégayer, de
quèc; dans l'expr. : nou pas
sabé dise quéque, ne savoir mot dire. V.
chape, bourle.
quequejà. — C. mequejà, bégayer,
quequejadis. — C. quequejè.

bafouiller;

v.

quequejàyre,-e ; s. — Qui bégaie,
quequejè,-re ; s
Bégaiement, défaut
de parole.
querà ; v. — Action du ver dans le bois ;
querà-s, se vermouler; au fig., vieillir,
tomber dans la décrépitude.
La taule que couménce de-s querà, la
—

table

commence à être vermoulue ; abé lous
piteràus queràts, avoir les poutres vermou¬
lues, se dit au fig., d'un cachexique; tout
qu'ey queràt, tout est rongé des vers.

QUÈSCO

querade,-dure ; sf.
Vermoulure,
queràdje ; sm.
Travail de ver du
bois, d'artison; vermoulure,
querchade (L.). — C. cruc.hade.
quère ; sf.
T. générique : artison, ver
rongeur ; larve de vrillette, teigne, etc. ;
vermoulure; v. bèrmi, cussoû.
Que s'y ey hicade la quère, le ver y est
entré; s'emploie au fig., pour dire que la
malechance, le vice sont en action quelque
—

—

—

part ; lous proucès que soun la quère de lus
maysoûs, les procès sont le ver rongeur des
maisons

(prov.).
querè. — C. queràdje, queradure; état
de ce qui est
vermoulu; au fig., dépérisse¬
ment, décrépitude, vieillesse amaigrissante.
querelà,-lhà ; v.
Quereller ; querelà-s, se quereller. Autrefois, se plaindre,
reclamer en justice; v.
pelejà.
querelàyre,-e ; s.
Querelleur,-euse.
querelhàn ; sm.
Plaignant, récla¬
mant en justice
(vieux).
querèle, querélhe ; sf.
Querelle ; v.
peléje. Autrefois, contestation en justice. •
Querélhe de frays, peléje dou diàble (ou
de diàbles), querelle,
dispute de frères,
dispute du diable (ou de diables).
C. querelàyre;
quereloùs,-lhoùs,-e.
chicaneur,-euse.
querià (B.-L.) ; v. — Créer; v. creà;
—

—

—

—

—

faire ; v. hà.

Malàyo

—

qu'il fasse.

—

il

ne

qui l'èy queriàt 1 Maudite
qui le créa I Nou querie arré,

ra may

soit la mère

fait rien,

querièt, quirèt. — C. crièt, crible.
querico (G. B.-L.); sf. — Parcelle, pelile
chose. Cf. brigalhe.
queriquejà ; v. — Fureter ; chercher
« la
petite bête », vétiller.
queriquét,-o ; s. — Fureteur,-euse ; vétilleur ; tout petit enfant, par anal.
queriquéto; sf. — Toute petite chose,
un.fétu, un rien; v. querico.
Ses m'y lechà nàdo
ariquéto,
Ni mes la méndro
queriquéto.
Sans me laisser un fétu, ni la plus pelile
chose (Dastros).
queròt (B.-L.) ; sm. — Larve qui runge
les jambons, la viande salée
(Dermestes
lardarius) ; nom aussi d'une larve qui ronge
les saules (Aromia moschata,
coléoptère).
queroùs,-e ; adj. et s. — Se dit d'un
bois que l'artison attaque facilement, où il
y a de la vermoulure.
quèrre (G.) ; v. — Quérir ; le t. usité
en B.
et Big. autrefois, y
est aujourd'hui
rarement usité ; on dit
plutôt cercà, coèlhe.
querùt,-ude. —r C. queràt, mais moins

usité.

quèsco (Lav.)
quèch.

;

sf.

—

Coque, coquille.

Cf.

27

�QUÈSSE

—

418

QUILII

quèsse, quèysse ; quisse (M'.) ; sf.
—

Chemise. En certains lieux, on appelle

quèsse une chemise de femme et quessòt
chemise d'homme.

une

quesséte,-ote ; sf.

—

Chemisette, petite

chemise.

qui;

sert',

serve.

questàyre, quistàyre,-e ; s.

—

Quê¬

teur, -euse ; mendiant.

rel.

—

Qui, lequel, laquelle,

monté.

Quelle personne, avec interrogation:
qui parlât ? à qui pariez-vous. Sans in¬
terrogation : sapiàt dab qui jrayàt, sachez
avec qui vous frayez.
Qui... qui; qui plà, qui mau, qui
bien qui mal.
Qui pour que et dont : lou de qui
pàrli, celui dont je parle; la qui bédi, celle
que je vois ; ço qui bouy croumpà, ce que
je veux acheter. V. que.
Qui, employé adv. peut signifier où
(fiuii) : lou die qui la bedoùy, le jour où je
la vis ; lou cop qui-u Iroubè, la lois où il le
—

quessòt ; sm. — V. quèsse.
questà, quistà ; v. — Quêter, men¬
dier ; on francise an disant quetà.
questalitàt ; sf. — Etat, condition de
questàu (vieux).
questàu,-tabe ; s. — Anciennement,

pron,

lesquels, lesquelles ; quiconque ; lou qui hè
dou bé, celui qui fait du bien ; qui nou-n
hè, celui qui n'en fais pas ; lou chibàu sus
qui ès pujàt, le cheval sur lequel tu es
-

à

—

—

—

quèste, quists; sf. — Quête, action de
l'aumône ; produit de la quête.
Autrefois, pagà la quèste, se disait pour
payer l'impôt.
quèste ; sf. — Quête, action de cher¬
cher ; hicà-s en quèste, se mettre à la re¬
cherche, s'enquérir; troubà la quèste, trou¬
la quête, en parlant d'un chien qui
ver
démêle les voies du gibier ; s'emploie au
aussi au figuré.
questioû ; sf. — Question,

demander

questiounà ;

v.

Questionner, inter¬

—

peller.

questiouilàri ; sm.
questiounàyre,-e.
-euse

;

—

Questionnaire.
Questionneur,

—

indiscret.

questiounejà ;

v.

—

Poser des questions

grande importance ; discuter, débattre.
questiounejàyre,-e ; s. — Question¬
neur plutôt importun ; indiscret,-èle.
questiounéte,-note ; sf. — Petite
question.
quèstou,-to (Lav.) ; s. — Misérable,

sans

mendiant,-e.

mendicàn.
Questeur,
Questure,
C. aquét, aquére, par

Syn. harde, màcou,

questoù ;

sm.

—

questure ; sf. ■—
quét, quére. —
aphérèse.
quét,-o (G.); adj. — Tranquille, quiet,
-èle ; v. chét.
quetà. — Forme francisée de questà.
quèudo (B.-L.). — Forme de cadude,
chute.

quèych,-e. — Forme de quèteh,-e.
quèyro (Arm.) ; sf. — Poussière ; v.
proube. C. quère, ver.
quèysse. — Y. quèsse.
qui (Bay. L.) ; adv. — Pour aquí, là, ici ;
on emploie aussi la forme aquí.
qui; conj. — Que; v. qué. S'emploie
les propositions
devant
circonstantielles,
après une particule ou locution de temps,
de lieu ou de mode; permè qui nou-t
bedoùssi, avant que je te visse; gu'ej
atàu qui-s hè, c'est ainsi que l'on fait.

rencontra.

Loc. div.
Qui que sie, qui que ce soit ;
qui mey, mieux encore ; ni per qui, ni per
que, pour rien au monde; qui mau nou hè,
triau nou pense, qui niai ne fait, mal ne
conçoit, ne pense; sie ço qui sie, n'im¬
porte; qu'a troubà à qui parlà, il a trouvé
à qui parler; que hasèn à qui gagna, ils
jouaient au plus fort, à qui gagnerait la
partie ; que sie qui-s boàtlii&gt;, que ce soil
l'un ou l'autre, n'importe lequel, n'impor¬
te qui.
Hem.
En B., le relatif qui est souvent
précédé de la prép. de: lou de qui as par¬
iât, celui à qui tu as parlé ; la douloù de
qui a, la douleur qu'il a ; v. qué, conj
qui ; pron. inter. pour les personnes. —■
Qui, qui est-ce qui, lequel, laquelle.
Qui cante ? Qui est-ce qui chante ? Qui
s'y gahe ? Qui se prend à l'ouvrage ? De
qui parlât ? De qui parlez-vous ?
Rem.
Après ço (ce), on met qui ou
que pour les choses : Qu'ey ço qui bos ?
Que veux-tu ? En Big., G. et L., on dit préférablement : ço que bos ? ou encore que
—

—

—

bos ?

quibùs ;

sm.

sidéré comme de

—

Quibus, argent; t. con¬

l'argot des villes.

quichou (G.) ; sm. — Grive mauvis
(turdus illiacus Lin.) ? Prov. quino.
quièbo (Aure). — C. quèbe, grotte,
quiét, quièt,-e ; adj. — Quiet,-ète; v.
quet.

quietamén ; adv. — Tranquillement,
quietùt, quietude ; sf. — Quiétude.
quign,-e (Or. L.). — C. quin,-e.
quignemén. — C. quinamén.
quignoùn (Bay.). — C. quilhou, qui¬
gnon.

quilh. — V. quilhou (i) plus usilé.
quilh,-e; adj. — Net,-te, propre, débar¬
rassé des scories; au lig., décavé; lou jougàvre qu'ey quilh, le joueur a tout perdu,
il "est nettoyé. V. esquilh, desquilh.

�419

QUILHA

quilhà ; v. — Mettre debout une quille ;
debout, dresser sur la base ; être en
érection ; faire le fier ; quilhà-s, se lever, se
mettre

dresser,

redresser fièrement, farouche¬
dressa, mastà, argussà.
Quilhà û tounét, mettre un tonneau sur
un bout; quilhà lou
cap, dresser la tête;
quilhà û pièlà, dresser un pilier ; òmi plâ
quilhàt, homme bien planté ; l'àsou te
quilhe ! sorte d'imprécation ; la maysoû
qu'ey quilhade, la maison est érigée (mais
non encore couverte).
quilhà ; sm. — Action de mettre debout ;
lou quilhà qu'ey mau-aysvt, il est malaisé
se

ment ; v.

de mettre debout.

quilhade; sf. — Action de quilhà; en¬
quilles.
quilhadé,-re ; adj. — Qui peut être
dressé, érigé,-e.
quilhadét,-e. — Dim. de quilhàt; qu'ey
beròy quilhadét, il est bien droit, bien
planté.
quilhàdje ; sm. — Les quilles,; ce qui
concerne le jeu de
quilles.
quilhandre ; sf.
Espèce de toupie ;
v. cibòt, pioye.
quilhasse ; sf. — Grande, vilaine quille.
quilhassè ; sm.
Passionné pour le
jeu des quilles ; v. quilhoû.
quilhàt,-ade ; adj. — Dressé,-e; droil
comme une quille,
perpendiculaire ; érigé.
quilhàyre ; sm.
Celui qui dresse les
quilles ; en style plaisant, un gaillard.
quilhe ; sf. — Quille ; outil ; t. techni¬
que ; jambe mince, en style plaisant.
Ha à las quilhes,
jouer aux quilles ; quillies de nau, jeu de
quilles très populaire en
Béarn et en Gascogne ; neuf
quilles sont
dressées sur trois rangées ; il s'agit
de les
semble de

—

—

—

renverser

avec

une

grosse

boule de bois

(íou bòlou, lou técou) selon des règles va¬
riées ;
quilhes de cheys, jeu de six quilles
placées par trois, ; il s'agit, en trois coups
de malhuque, d'en jeter
cinq à terre, la
sixième doit rester debout ; cela s'appelle
faire rampèu; quilhes de 1res,
jeu pratiqué
surtout dans les Landes. Ces divers
jeux
nécessitent beaucoup d'adresse et consti¬
tuent un sport excellent, car il
y faut aussi
de la vigueur. V. rue,
saute-corn, tresquichoès.
Ihét,
Misse e brèspes de las quilhes,
Nou hèn pas riches las jamilhes.

Messe#et vêpres des quilles, c'est-à-dire

passer le dimanche à jouer, n'enrichissent
pas les familles; on joue, en effet, de l'ar¬

du vin dans ces parties; à cop e
quilhe, à chaque instant; abisàt-b'à las
quilhes ! Attention à vos jambes 1 Càde
las quilhes en-sus, tomber les
jambes en
l'air; gahà-s lou sac e las quilhes, plier
bagage, décamper; està-s plantât coum ue
quilhe, demeurer planté là, sans bouger,

gent,

QUIN

—

stupéfait; hicà de. corn-e-quilhe, tout ren¬
ha très quilhes e choès, réussir un
beau coup ; à truque-quilhes, à tour de bras,
sans désemparer.
quilhè ; sm. — Quillier, lieu où l'on
joue aux quilles ; on l'appelle aussi bilhàr.
C. quilhoù.
quilhebouquét ; sm. — Quilboquet,
verser ;

outil de menuisier.

quilhe-cor (de)
ment ; on

; loc. adv. — Oblique¬
dit aussi de quilhe-courneroù, de

corn-e-quilhe.

quilhe-cournejà

; v. — Obliquer, aller
oblique.
quilhét,-lhòt,-e ; s. — Petit quilhou,
petite quille ; se dit notamment d'un petit
enfant qui se tient bien droit, d'un petit
homme, d'une petite femme qui ne veulent
rien perdre de leur taille.
V. alarguequilhét.
quilhèy (Gr.-L.). — C. culhè, cuiller.
quìlho (B.-L.) ; sf. — Laize ; linçò de
dues quilhes, drap de lit de deux laizes.

dans

un sens

quilho-ta-pay (H.-A.)

; sm. — Litt.,
père debout, jeu d'enfants; un
joueur, celui qui « couve », doit redresser
une
quille, qu'on a renversée d'un coup de
palet, mais le possesseur du palet doit pou¬
voir le reprendre avant que le « couveur »
ait redressé la quille, sinon, c'est lui
qui
mets

ton

« couvera

».

V. crabe.

quilhoù, quilhè, quilhàyre
•loueur de

quilhou ;
bois

;

sm.

—

quilles.
sm.

■—

Petite quille ; bout de

bouchon de liège qu'on pose debout
dans certains jeux d'adresse et d'intérêt. V.
ou

cabilhoù, bartangue (au Sup.).
Tiéne-s dret coum û quilhou,

se

tenir

droit et raide.

quilhou, quélhou ;

sm. — Quignon :
quilhou de pâ, un quignon de pain.
Syn. quignoùn, quinchou, càlhou, àrtou,
cànchou, trlncou; crounchoùn (Lom.).
û

quilhoutè

;

sm.

—

Fréq. de quilhoù,

joueur de quilles.

quilhoutejà ; v. — Jouer petit jeu aux
quilles.
quin(t), quinde, quinte; s. — Bord,
liane ; arête. On n'emploie
guère aujour¬
d'hui que le fém. quinde, quintà; v. ce m.
et

cant.

quin, quign,-e; quégn, quégne (Or.
L.) ; adj. pron. — Quel, quelle, qui. V.
quau, coum.

Quin tems e hè ? Quel temps fait-il J
Quigne persoune es ? Quelle personne estelle ; quelle est sa qualité, etc. ? (Or.) ; nou
sèy quin hat me mie, je ne sais quel sort,
quel destin me conduit; quin que sie lou
gagna, quel que soit le gain ; que l'an dechat tau quin, on l'a laissé tel quel ;
quins
e soun ? Qui sont-ils ? Qui sont ces
gens ?

�QUIN

—

QUINZÉNE

420

quign (Or. Bay. L.) ; adv. —
comme, de quelle manière; de
quelque façon.
Oère quin cau ha, vois comment il faut
agir; nou sab&amp;t pas quin ey pèc, vous ne
sauriez croire comme il est bête, naïf ; quin
parle, toutû, aquét òmi I Comme il parle,
cet homme ! Que-m tròbi nou sèy quin, je
suis tout je ne sais comment ; quine maynade qu'ès I Que tu es enfant ! Quelle
enfant ! Quine que sie, de quelque façon
que ce soit; nou sèy quin s'apère, je ne

quin

;

Comment,

sais comment il
Dans

se nomme.

les

interrogations : de quelle
façon, de quelle manière, de quel prix ?
Quin boulât aquét drap ? Quelle étoffe dési¬
rez-vous
? Quin s'en bam tirà ? Comment
allons-nous nous tirer de là ? Quin ad entenét ? Comment, dans quel sens l'entendez-vous ? Quin et ? Comment vous por¬
tez-vous ? Quin disét ? Quoi ? Que ditesvous
? Plaît-il ? Quin la hèm ? Que déci¬
dons-nous ? Comment agissons-nous P Quin
—

ba ? Comment allez-vous
tu ?

P Comment

vas-

Exclamatif : flè, quin ! Eh,
Comment ! Est-ce possible ! Quin ey

quoi I
hère !
sèy quin !

—

Quelle est belle ! Qu'ey lè, nou
Dieu ! Qu'il est laid !
Quin est généralement employé en
Béarn ; les Gascons emploient souvent coum
—

avec

les mêmes

sens.

quinamén ; quignemén (L. Or.)
—

;

adv.

Comment, comment cela ?
sèy quignemén adouba-lé, je

Nou

ne sais
l'arranger (Al. Cartéro).
quinàut,-e ; adj .— Quinaud,-e, confus,

comment

quincalhàyre, quenquilhàyre

;

sm.

Marchand-colporteur de quincaille.
quincalhe ; sf. — Quincaille, menus
ustensiles métalliques ; bimbelot ; chose de
peu de valeur ; v. grenguilhes.
Dechém aci lous esclops,
Las causses e las quincalhes.
Laissons ici les sabots, le gros bas et les
ustensiles (vieux Noël) ; tout acò n'ev que
quincalhe, lout cela n'est que choses sans

—

valeur.

en a

; s.

—

Quincaillier,-ère ;

la

quincaille.
quincalherie ; sf. — Quincaillerie.
quincalhétes,-otes ; sf. pl. — Menus
objets métalliques; bijoux en toc; petits
ornements.

quinchàrro (G.)

sf.

;

—

Houe à fer

étroit.

quinchou (Big.). — V. quilhou (2).
quindà,-tà, quinde; sf. — Flanc de
vers

chemin sur le
petit ravin. N. de p.

le sommet;

flanc d'une colline ;

Quinta. V. quin(t).
quindén,-to (G.)
tissant,-e.

;

adj.

quindéte,-dote ; sf.

—

—

Sonore, reten¬

Petite quinde.

deux

ou

trois

quintaux environ.

quintalè,-re ; s. — Qui travaille au
quintal, à tant le quintal.
quintane ; sf. — Quintane, fièvre quin¬
quarlane.
quintasse ; sf.

te ; v.

—

Grosse quinte; forte

quinte.

quintàu;
On

compte

sm. —• Quintal, cent livres.
encore aujourd'hui dans nos

campagnes selon l'ancienne règle; le quin¬
tàu est compté pour 5o kilogr. ; s'il s'agit
du quintal de 100 kilogr., on dit quintàu

métrique. Au íìg., poids considérable,
grande quantité ; aquésie paquet que pèse û
quintàu, ce paquet pèse beaucoup.
quinte ; sf. — Quinte, caprice ; accès de
toux. V. quiquilte.
Que l'arribe per quintes (ou bien à quin¬
tes), cela lui arrive (caprice, colère) par
quintes; ue quinte de tous, une quinte de
toux.

quintéte,-tote ; sf. — Petite quinte.
quintoùs,-e; adj. — Quinleux,-euse.
quintuplé; v. — Quinlupler.
quintuplade ; sf — Action de quinlu¬
pler, de grouper par cinq.
quintuplât,-ade ; s. — Quintuple ; qui
est

quincalhè,-re

coteau,

quine ; sf. — Quine, t. de jeu.
Ha quine à tout cop, gagner à tout coup,
quinje. — Forme de quinze.
quinine ; sf. — Quinine,
quinquenàu; adj. des 2 g. — Quin¬
quennal,^.
quinquilhàyre (B.-L.). — C. quincalhe.
quinquinà ; sm. — Quinquina.
quinquinèle ; sf. — Sorte de faillite ; se
dit surtout d'un joueur qui ne peut payer
quand il a perdu : ha quinquinèle, partir
sans
payer ; banqueroute. Prov. même sens.
quintà. — V. quindà.
quintalàt,-ade ; s. — Poids d'un quin¬
tal, un quintal environ.
Qu'en y a dues ou très quintalades, il y

au

nombre de cinq.

quintùple,-e ; adj. — Quintuple,
quinzàu; adj. et s. des 2 g. — Quin¬
zième.

quinze; adj. num. et s. — Quinze. De
quinze, d'aujourd'hui à i5 jours.
quinzée,-zéne ; sf. — Quinzaine.
quinzenade ; sf. — Quinzaine de jours,
la quinzaine. Cf. quinzée.
quinzenàt,-ade ; s. — Quinzaine ; une
quinzaine environ.
Qu'èren û quinzenàt e ue quinzenade, il
y avait quinze mâles environ, et quinze fe¬
melles ; qu'arribaràn en û quinzenàt (ou uc
quinzenade) de dies, ils arriveront dans une
quinzaine de jours.
quinzéne. — Y. quinzée.
oey en

�421

QUINZENÈ

quinzeilè,-re ; adj. — Quinzenaire;
qui échoit, paraît, vient par quinzaine.
quinzio (Lav.). — C. quinzée.
quiò, quò. — Aphérèses de dinquiò,
dinquò, usitées surtout dans la région d'Orthez ; atén
quiò douma, attends jusqu'à
demain.

Qui-ò, quiò, pour que-o, que oui, ou
simplement oui avec affirmation renforcée.
Dit quiò, dis oui ; quiò, si-t dlsi, mais
oui, te dis-je ! Be-sè quiò, certainement

oui.

quiquéte

sf.

;

Pénis

—

d'enfant

;

v.

inenine, pissòt.

quiquì

; sm.

—

Papillotte d'enfant, chi¬

chi; pelite chose, t. d'enfant.

quiquine
abé

te ;

la

humeur ; se

; sf.

— Ennui, chose embêtan¬
quiquine, être de mauvaise
dit aussi pour caprice, quinte ;

quinte.
quiquirejà (L.) ; v. — Crépiter comme
la graisse qui frit ; v. gritchaulà.
quiquiriquejà ; v. — Lancer des quiquiriqul.
quiquiriquét ; sm. — Petit quiquiriqul.
quiquiriqui; sm. —- Cocorico, onoma¬
topée du cri d'un très jeune coq dont la

v.

voix n'a pas encore

mué.
Couleuvre

quiraule ; sf. —
; v. coulaure.
quiraule (léngue de) ; sf. — Langue
de
couleuvre, couleuvrée, clématite des
haies. Cf. bitaube.

quiraulejà

Aller sinueusement,

; v.

traçant des méandres

en

vre

comme

la couleu¬

die, quête.

quit, quìte, quiti,-te; adj. — Quitte,
qui ne doit plus rien ; qui est libéré d'une
obligation ; qui a regagné ce qu'il avait
perdu au jeu.
Que soy quit, je suis quille ; qu'èm quitis,
nous
sommes
quittes; qulti per la pòu,
quitte pour la peur ; qu'en a dou quit, il a
du boni, du surplus; en Lav., on dit: que
soun qultes
de guignàdo pour : ils ne se
doivent rien ; s'applique aussi à deux per¬
sonnes qui disenl du mal l'une de l'autre.
quità ; v. — Quitter, laisser s'en aller;
quità-s, se quitter, se séparer; divorcer. V.
dechà, parti, ana-s'en.
quitadé,-re, quitadis,-se ; adj. — Qui
doit être quitté, laissé, abandonné;
ue
camise quitadére, une chemise à quitter,
pour cause de saleté, d'usure.
quitadoù,-re, quitàyre,-e ; s. — In¬
constant,-e; qui est sujet à quitter, aban¬
donner.

quitamén ; sm. — Action de quitter,
séparation, divorce.
quitamén ; adv. —- Quittement, sans
frais; entièrement; qu'ère quitamén roeynàt, il était entièrement ruiné; dans cer¬
parlers, quitamén peut aussi signifier
presque, comme qui dirait. : qu'èro quita¬
mén mort, il paraissait mort, il était com¬
me mort. V. quitomén.
tains

quitançà ; v. — Quittancer. V. aquità.
quitance ; sf. — Quittance.
quitàyre,-e. — V. quitadoà.
quite,-o (Big. G.) ; s. — T. sans équi¬

sentier est sinueux.

;

sf.

—

Petite couleu¬

vre.

quirauloû ; sm. — Couleuvreau; à Nadésigne aussi le bolet raboteux.
quirét, quirièt; sm. — Crible. Cf.
crièt, querièt.
varrenx,

quiriquiqui;

sm — Mol sans significaprécise et dont 011 se sert quand
011
parle de quelque chose de peu de prix,
de petite espèce, de situation modeste, mais
prenant bien la vie; une famille nombreuse
et dont les enfants sont encore
petits, dé¬
gourdis, bien portants, c'esl ue faniillie de
quiriquiqui ou encore de riquiquï; Henry
de las Teulères dit que, en Chalosse c'est le
sobriquet des régents : La race dous reyents... ço qu'aperam pr'aci quiriquiquls,
austant jiers coum hasans.
quirou (M4.) ; sm — Bouc.
quiscadû (Lav.) ; loc. adv. — Tout cha¬
lion bieu

cun.

quisquilhàyre,-lhoùs (B.-L.)
s.

—

;

adj. et

Querelleur.

quisquilho (B.-L.)
pute, bisbille.

QUOART

quisso (Lav.). — C. quésse.
quistà. — C. questà et dérivés.
quistoù,-oùo (Lav.) ; v. — Mendiant,-e.
quistounè,-ro (Lav.) ; a. — Qui men¬

rampant; lou sendè que quirauléje, le

quirauléte,-lote

—

valent

en fr. et qui exprime
quelque chose
chétif, de misérable, d'extrême dans la
pauvreté, le dénûment; la qulto misèro, la
misère extrême, complète; n'a pas û quite

de

so,

il n'a pas un rouge liard ; pas uo qulto
pas même une
coum uo aràqnoi elle

eamlso,

qulto
me

une

chemise ; qu'ey
est chétive com

araignée.

Quitèyre
Quilèyre.

; n. p.

f.— Quitlerie;

v.

Sénte

quitimén; quitomén (G.); adv.
Pas même ;

si

;

quo (Bay. L.). — C. quauque, par pro¬
thèse ; on dit quoeause pour quauque cause,
quelque chose, quocòp pour quauque-cop,

quelquefois.
;

sf.

—

Querelle, dis¬

—

également, même.
N'a pas quitomén poudùt parlà, il n'a pas
même dit, presque pas pu dire une parole.
Y èro quitomén lou drònle, il y avait égale¬
ment l'enfant ; il y avait même l'enfant.
comme

quoan.

quoart.

—

—

V.

quan et mots

suivants,

V. quart et mots suivants.

�QUOARTE

—

quoarte (L.)

QUOTITAT
;

sf.

—

Ustensile de rési¬

nier.

quoarturoùn (G.-M.)
de capacité valant le
viron. V. quariown.

; sm. — Mesure
86 de l'hectolitre en¬

quoatàu; adj. des

2 g. — Quatrième.
Que demoure au quoatàu, il loge au
quatrième (étage).
quoàte; adj. num. et s. — Quatre.
Gahà lous quoàte, tous à-quoàte, prendre
sa

course.

—Adj. indéf. ; quelques : aberét quoàte
poumes ? Auriez-vous quelques pommes ?
Dab lous quoàte sos qui èy, avec les quel¬
ques sous que j'ai.
quoàte-billts ; adj. num. — Quatrevingts.

422

quoàu. — V. quau et mois suivants.
quoayrà. — V. cayrà et dérivés.
quoayrère ; sf. — Carrière de pierres.
quoque (Bay. L.). — Forme de quauque, quelque ; v. quo.
Quoques lapins, quoques lèbes, quelques
lapins, quelques lièvres (Lagravère) ; quoqu'un, quoqu'ibe, quelqu'un, quelqu'une.
quote-part ; sf. — Quote-part.
quotidià, quoutidiâ,-ane ; adj. —
Quotidien,-ne.

quotidianamén ; adv.

—

Quotidienne¬

ment.

quotitàt, quoutitàt; sf.

—

Quotité.

�R ; consonne.

—

Béarnais et Gascons la

faisant vibrer la langue con¬
tre
l'avant du palais près des alvéoles;
c'est l'r roulée dite alvéolaire, dentale ou
linguale ; on ne grasséye pas comme à Paris,
sauf dans le cas d'impossibilité physiologi¬
que de rouler l'r.
Entre deux voyelles, r seule et r double
sont toujours distinctes dans l'articulation :
hère et bèrre, cantaràs et terràs, etc.
F
simple étymologique devenue finale,
était prononcée en gascon primitif, d'où
les anciennes graphies cantar, ner, seguir,
cor, madur, etc. A une époque qu'il est
difficile de préciser, et qui ne semble pas
avoir été la même dans toutes les régions,
prononcent

en

les r de cette sorte sont devenues muettes
dans presque tout le Midi ; pour une partie
au moins de la Gascogne, il semble
que cet
amuïssement était

la
r

a

déjà un fait accompli dès
deuxième moitié du XIVe siècle. Cette
été supprimée dans les graphies moder¬

nes.

A. la différence de ce qui a lieu en d'au¬
dialectes méridionaux, un grand nom¬
bre de variétés dialectales gasconnes ont
rendu muette également l'r finale prove¬
nant d'une r double latine: hè (latin, fertres

rum)

(latin, currit), etc.
Les r finales disparues se sont mainte¬
nues
dans les dérivés: cantarole, nerejà,
couralamén. madurà, cordouloù, etc.
Nous avons dit au préambule de la lettre
A que r initiale attire ar au devant d'elle
dans de nombreux parlers béarnais et gas¬
cons; on cherchera donc par ar les mots
que l'on ne trouverait pas dans les pages
qui suivent; voyez aussi les articles re, ra.
Dans ces mêmes parlers, nombreux sont,
néanmoins, les mots qui commencent par
r: ce sont ceux qui ont été empruntés tar¬
divement à une autre langue ou aui ont
subi une influence étrangère. Dans d'autres
mots, l'r initiale provient du /r, par l'inter¬
médiaire d'un stade hr. encore perceptible
dans les parlers de la Haute-Bigorre ; ex. :
rct, froid (latin, frigidum) ; hret, herét en
Tlte-Bigorre ; fret dans le Gers et. en BasseBigorre. Il est à remarauer que dans les
féminins !r initial a généralement,
noms
abouti non à r mais à arr; ex. : arroumigue,
fourmi (latin, jromica pour formica), arrague, fraise (fraga), etc.
;

cou

initiale est

généralement forte, c'est-àarticulation est semblable à
celle de rr intervocalique.
ra.
Pour era dans les parlers de mon¬
tagne ; que digoù à ra hemne, pour que
digoà à era hemne; quan ra chòyo drom,
pour quan era chòyo drom.
rabà (G. B.-L.). — C. rebà, rêver, et
r

dire

que

son

—

dérivés.
rabà.
rabàch.

C. arrabà, ravière et dérivés,

—

—

V.

rebàch, plus usité, et

ses

dérivés.

rabachà ;

v.

—

Babâcher. Cf. chapoutà.

ramentejà, repepià.
rabachade ; sf.

—

Action de rabâcher,

répétition de rabâcheur.
rabachàdje ; sm. — Babâchage.
rabachàyre,-e ; s. — Rabâcheur,-euse.
V. rabagnàyre, recoumencàyre.
rabacherie ; sf. — Rabâcherie.
rabadà, rebedâ (Big.) ; rabasàn (G.).
C. arrebedâ, vairon, chipe.
rabadalhe ; sf. — Quantité de vairons ;
fretin ; au fig., choses de peu de valeur et
petites. V. rapatalhe, rabaudè.
rabadjà ; v. — Ravager, dévaster ; dété¬
—

riorer.

rabadjaméi)

— Ravagement.
adj. et s. — Ravagé,-e;
au fig., personne dont la santé est précaire,
dont la figure est maigre, ravagée; com¬
merçant près de la ruine.
rabadjàyre,-e ; s. et adj. — Bavageur,

; sm.

rabadjàt,-ade

;

-euse.

rabàdje; sm. — Bavage; la grêle qu'a
hèyt rabàdje, la grêle a fait des ravages;
famil., se dit aussi d'une dispute de ména¬
ge avec grabuge ; que y a rabàdje per
aquìu deguén, il y a du grabuge dans cet
intérieur.

rabadjoÙS,-e ; adj.

—

Qui

ravage, rava¬

geant,-e.

rabagnà (N.-E. du G.) ; v. — Gromme¬
grogner; aquci biélh, tout lou jour
rabàgno, ce vieux grogne tout le long du
jour. On dit aussi ramagnà.
rabagnàyre,-o ; adj. — Grognon,-ne;
rabâcheur; v. arrougàgn.
rabagnèc (G.) ; sm. — Ravenelle; usité
aussi pour rabanèt.
Ravaler, avaler
rabalà, rebalà ; v.
j de nouveau.
ler,

—

�RABALAY

—

RABOUTUSE

rabalày, rebalày;

sm.

—

424

Trille,

rabalhoû ;

sm.
—
Système, planche
qui, dans certaines machines, le moulin à
écraser les noix, par exemple, ramène sous
la meule la pâte, les débris ; les débris eux-

mêmes ; v. rabaudè.
A

rabalhoûs, à foison

; v.

rabalhùt,-ùdo (Lom.)

;

rabilhade; sf.

rou¬

lade.

hioles, broulhs.
adj. — Feuil¬

lure. Cf. hoelhàt.

la

rabanèro, trimer

rabanét;

sm.

galère.
Raifort ; v. rabagnèc.

; v.

—

Svn. bidèch.

rabassà.

—

C. orrabà, ravière et déri¬

vés.

rabassà (G.) ; v. — Rêvasser. Fréq.
rabassejà.
rabassè,-re.
C. arrabassè. Sobriquet
des gens de Bénac et de Rabattons (II.-P.).
—

Les armoiries de cette dernière ville por¬
tent trois raves d'argent feuillées de sino-

ple.
rabassét,-e ; adj. et s. — Trapu et
petit, ragot, courtaud; û rabassét de droite,
un
petit bout-d'homme ; on dit aussi raboulét.

rabassùt, arrabassùt,-ude; adj. —
Qui a des raves; qui est de la rave.
rabàt ; sm.
Rabat d'ecclésiastique,
petit collet.
rabatàdje ; sm. — Rabattage; t. de
coulure, action de coudre un bord en le
rabattant ; t. de chasse.
rabàte ; v. — Rabattre ; rabaisser. V.
acatà; rabàte-s, se rabattre.
rabatemén ; sm. — Action de rabattre ;
—

travail de couture.

rabatòri ;

raubatòri (Arm.)

;

sm.

—

Rassemblement de sorciers et sorcières pour

lig.,

«passage

pouilles.
à tabac»,

rabilhàdje, rabilhamén; sm. — Rha¬
billage.
rabiole, rabioule; sf. — Chou-rave,
rabioùs, radjoùs, raujoùs, rouyoùs. — C. arraujoùs, enragé.
rabis ; sm.
Gui. Cf. bise, bès, gèu.
—

rabisà-s ; v.
rabisamén ;

rabanejà

; v. — Rêver, rêvasser,
rabanère ; sf. — Les rabanéts; planche
de raifort. Dans cette expr., en Arm. : tirà

Au

—

semonce; médisance,
sans voies de fait.

—

Se raviser,

sm.

rabissamén;

—

Ravisement.

rabissimén;

sm.

—

Ravissement.

rabissàn,-te; adj. — Ravissant,-e.
rabissàyre,-e; adj. et s. — Ravisseur,
-eusc.
Sous l'influence du fr. on dit géné¬
ralement aujourd'hui rabissùr,-use.
rabità, rebità. — V. arrebità plus
usité.

rabitalhà;
s-3

v.

Ravitailler; rabitalhà-s,

—

ravitailler.
rabitalhamén ;

sm.

rabitalhàyre,-e

;

s.

—

—

Ravitaillement.
Qui ravitaille,

fournisseur de vivres ; v.

mayroulèro.
rablàt,-ade, rablùt,-udë; adj. — Râ¬
blé,-e, qui a du râble ; râblu,-e.
ràble ; sm. — Râble; v. loum, rébble.
rablùt,-ude; adj. et s. — Râblu,-e; v.
ragòt, rablàt.
rabléto (G.) ; sf. — Planchette, petite
planche d'échafaudage,
rabot ; sm. — Rabot,
raboù.
C. reboù, grateron.
raboû ; sm. — Raifort, ravenelle; v.
rabanét; on certains lieux, navet; en B.-L.,
—

topinambour.
rabougri; v. — Rabougrir; rabougrl-s,
se rabougrir; n'est
guère usité qu'en par¬
lant des plantes. V. eschòrri.
raboulè,-re; adj. et s. —■ Qui cultive
les navets ; sobriquet des gens de St Cricq

le

du Gave ; à sen Cric, louts raboutés.

Lucifer.
rabatude ; sf.

-le; v. rabassét, rafoulét.
rabouni ; v. — Rabonnir ; rabounl-s, se

qui

rabonnir.

sabbat; en Arm., signifie l'état d'admi¬
ration, l'extase des sorciers en présence de
— Action de rabattre; ce
été rabattu.
rabaudàlho (Lom.); sf. — Ribaudaille,
ramassis de vauriens; v. rabaudè. En d'au¬
tres lieux, péjor. de rabaudè.
rabaudè, rebaudè,-re,-dalhe ; s. —
Choses de rebut, débris, restes ; v. rabalhoû,

a

rabaudalhe.

rabén,-te.
rabestì.

—

—

C. arrabén,-le.

V. rabilhà

plus usité,

ràbi; ràbio (E. Big. G.); ràdjo (Big.

rauje (B. Big. G. L.) ; ròyo (II.-Big.) ;
Rage, hydrophobie ; fureur. Cf.
arrauje.
rabî; sm. — Rabbin,
rabí ; v. -— Ravir, transporter d'aise ;
enlever avec violence (lit.).
rabidoù,-re.
C. rabissàyre.
rabiét, arrabiét (M4.). — C. arrablc.
rabigoutà ; v. — Ravigoter, t. familier ;
G.)
sf.

;

—

—

v.

arrebiscoulà.

rabilhà;
rhabiller.

v.

—

Rhabiller; rabilhà-s,

se

raboulét, reboulét,-e; adj.

—

Bagot,

rabounide; sf. — Amélioration; action
de se rabonnir.
Rabourit ; sm. — Nom de chien de
garde.
raboutà ; v. — Raboter; raboutà-s û os,
en style plaisant, c'est s'écorclier fortement;
de même, d'un rustre, d'un ours mal léché
011 dira: qu'ey mau raboutât.
raboutade; sf. — Action de raboter;
coup de rabot; par exl., frottement dur,
écorchure; en style plaisant, méchant coup
de langue.
raboutàdje; sm. — Rabotage,
raboutadis; sm. — 'Copeaux, planures
provenant du rabotage ; v. mensounges.
raboutàyre ; sm. — Raboteur,
rabouti ; v.
Raboutir.
raboutide ; sf. — Action de raboutir.
raboutuse; sf. — Raboteuse, machine
de rabonnir,

—

à raboter.

�425

R ABRUTI

rabruti;

v.

—•

Rabrutir; rabrutl-s,

gueux

—

C. arrabuche.

(Big.) ; sm. — Rapistre ru¬
et aussi ravenelle (plantes) ; v. arra¬

buche.

racà ;

Faiblir, baisser pavillon,
vomir, rendre gorge ; le t.,
d'un usage courant en Provence, est tombé
en désuétude chez nous et n'est
guère usité
que dans certaines expr. : que l'y a hèyt
racà, il l'a vaincu, lui a fait baisser pavil¬
lon; que t'ai- harèy racà, je te ferai rendre
gorge ; tu me le paieras.
raçà ; v. — Faire race ; donner du sang
lâcher

de

v.

pied

race

à

—

;

une

bète.

raçade ; sf. — Lignée,
raçàdje ; sm.— Action de racer ; lignée,
racalhé ; sf. — Racaille.
racailà (Lom.) ; v. —• Braire; v. raynà.
racanàyre,-o ; adj. — Braillard,-e.
racantouiià (Big. G.) ; recantounà,
-toà ; v. — Mettre, pousser dans un coin ;
racatè,-re (Or.) ; s. — Lésineur,-euse ;
espèce de pique-assiette, personne qui se
laisse inviter et ne paie pas sa part, sa tour¬

v.

coundà.

racountàble,-e ; adj. — Exprimable;
qui est à raconter, qui peut se raconter.
racountàyre,-e ; s. — Raconteur,-euse.
Se dit aussi pour hâbleur.
racoùnte ; sm. — Récit, narration ; ondil.

Qu'ou n'an hèyt lou racoùnte, on lui a
acò que soun racoùrites,
on-dit, des histoires.
racouplà ; v. — Raccoupler; racouplà-s,
se raccoupler.
racouplàdje,-ade ; s. — Raccoupiefait le récit ; tout
tout cela c'est des

ment.

racourci ;

abréger

;

v.

chauchét; escoude-câs, arratè.
sf. — Race, extraction, lignée,
espèce, sorte. V. ley, sang, estòc, traque,
race;

ourdi.
Està de race,

être de race pure, de haute
boulùrs, lignée de voleurs;
de
de toute espèce ; cassa de
race, le fils tient du père; on dit prov. :
boû câ de race, de-plâ que casse, bon chien
de chasse, chasse naturellement bien,
racejà ; v. — Tenir de sa race.
Toustém race que racéje, la race ressort
toujours.
rachàt ; sm. ■— Rachat; rédemption,
rachetà; v. — Bacheter; rachetà-s. se
racheter (Lit.).
ràchou.
C. rechou, frêne. N. de p.
rachoulét,-lòt ; sm. — Jeune, petit

lignée;

race de
toute race,

—

frêne.

racim ; sm. — Pied d'une
du Ironc touchant les racines.

plante, partie

racinà ; v. — Raciner ; v. enracina.
racinade ; sf. — Touffe de racines,

racourcl-s, se
acourcl, cour(t).

—

Racines

racinasse ; sf. — Grosse,
racine ; sf. — Racine.

en

passant par ici, vous raccourcirez ; racourci
lou coùnde, abréger le récit.
racourcissimén ; sm. — Raccourcisse¬
ment.

racourcit,-cide ; s. — Raccourci, abré¬
gé; chemin de traverse; v. einbracàt.
Galià p'ou racourclt, prendre par la tra¬
verse ; acét camî que hè ue racourcide, ce
chemin abrège le parcours ; dlse-t en ra¬
courclt, dire en abrégé.
racourdà ; v. — Raccorder ; au flg., re¬
mettre d'accord deux parties, deux person¬
nes ; racourdà-s, se raccorder ; faire la paix.
racourdade ; sf. — Action de raccor¬
der ; raccord.
racourdàdje ; sm. — Raccordement de
deux personnes fâchées, séparées ; prend
généralement un sens plaisant.
racourdamén ; sm. — Raccordement ;
action de réunir, au pr. et au flg.
racourni ; v. — Racornir; racournl-s,
ss racornir ; v. arrucà-s.
racournide; sf. — Racornissement,
racourti (G.). — C. racourci.
racoustumà ;
racontchà ; v.

les

général;

se

rationner.

raciounamén ;

Raccoutumer.
Ricocher (vieux)

—

—

se

; on

ricoutclià;

v.

racoutchìc (L.).

—

racoutrà ;

Raccoutrer; racoutrà-s,

v.

—

V. arrecoutchlc.

raccoutrer.

racoutràdje, racoutramén ;
llaccoutrage

;

sm.

—

raccoutrement.

racoutràyre,-e ; s. — Raccoulreur,
; en style plaisant, celui, celle qui
s'entremettent
une
dans
querelle pour
-euse

sm.

—

raciounàu; adj. des
nel,-le (lit.).

2

Rationnement,
g.

—

Ration¬

racoegnà, racougnà, rencougnà;
v
Rencogner, acculer ; racoegnà-s. se
rencogner. V. racantounà.
racòr(d) ; sm. — Raccord,
racoulà ; v. — Racoler.
■—

v.

dit, aujourd'hui, ricouchà,
arricoucà, respoumpl.

vilaine racine,

Syn. rad.lt, arradit, arréy, rlnglo.
racinéte,-note ; sf. — Petite racine,
racioû ; rancioùn (L.) ; sf. — Ration
raciounà; v. — Rationner; raciounà-s,

un

Lous dies que racourcéchçn, les jours
raccourcissent ; per ací que racourciràt, en

racines.

racinàdje; sm.
quantité de racines.

Raccourcir, diminuer,
chemin plus court ;
raccourcir ; v. embracà,
—

prendre

•

née. V.

RACROUCHA

racoulàdje; sm. — Racolage.
racoulàyre,-e ; s. — Racoleur,-euse.
racountà, recountà; v. — Raconter;

se

rabrutir.

rabuche.
rabùscle

—

rétablir l'union.

racròc, recròc; sm. — Raccroc.
par racròc, avoir (une chose) par
chance, hasard.
racrouchà ; v. — Raccrocher ; accrocher
de nouveau; racroachà-s, se raccrocher. V.
gahà.
Abé

�426

RAFOULËT

RACROUCHADJE

—

racrouchàdje

sm.

■—
Raccrochage;
qui s'était décroché.
racrouchàyre,-e; ndj. et s. — Qui rac¬

;

action d'accrocher

ce

croche ;

collante,

personne

ennuyeuse,

un

violent.

morpion.
racrouchuse ; sf.

racroupi-s

; v.

rad, radèu

; sm.

—

Raccrocheuse.

Se raccroùpir.
Radeau; v. radj.
Forme de rasà, raser,
—

■—

radà (lias). - rade ; sf. — Rade,
radèu.
V. rad.
—

radià; v. — Radier, faire une radiation.
radiàble,-e ; adj. -— Qui peut être, doit
être radié,-e.
radiacioû ; sf. — Radiation,
radie.
V. radis, racine,
radicalamén ; adv. — Radicalement,
radicalhe ; sf. — Radicaille.
radicalisme; sm. — Radicalisme, expr.
politique.
radicàu; adj. des 2 g. — Radical,-e;
subs. sectaire politique.
radié ; sm. — Radier, t. technique,
radiètch (Os.). — C. arradiét.
radioÙS,-e; adj. ■— Radieux,-euse.
radiousamén ; adv. — Radieusement.
radie. — C. rauje, rage,
radis, radits, arradit,-dic,-sic ; sf.
Racine. Cf. rlnglo.
radj (Gr.-L.l : sm. — Radeau des fûts de
pin à amener au port ; v. rad.
radjàyre ; sm. — Conducteur de radj.
radoub; sm. — Radoub,
radoubà ; v. — Radouber, réparer, amé¬
•—

—

radoubàdje ; sm. — Réparation, arran¬
on style plaisant, réconciliation
d'un couple; on dit aussi, dans c« cas,
radoubadls. V. racourdàdje.
radoubalhe ; sf. — Réparation de for¬
tune et. peu solide ; arrangement précaire.
radoubàyre,-e ; s. — Radoubeur,-euse ;
qui fait des arrangements, qui s'entremet
gement;

cas

radouci;

de discorde.
v.

—

Radoucir; radoucl-s, se

radoucir.
].ou tems que-s

radoucêch, le temps se

radoucit; que s'cnmalibe, mes que s'ey ra¬
doucit, il se mettait en colère, mais il s'est

radouci;
l'eau

:

v.

ha radouci

l'aygue, faire liédir

adouci.

radoucide ; sf. — Radoucissement ; re¬
tour au calme, apaisement; adoucissement
du temps.

radoucissimén

;

sm.

—

Radoucisse¬

; v.

repepià plus

ment.

radoutà ;

v.

—

Radoter

usité.

radoutàdje ; sm. — Radotage.
radoutàyre,-e ; s. — Radoteur,-euse.
radroumx-s; v. ■— Se rendormir.
rafàgn,-o (Rig.) ; s. — Rousron.-ne; qui
grommelle ; on dit aussi rafagnàyre,-o.
rafagnà ; v. — Rougonner, gromme¬
ler. Cf. ragaqnà, rougagnà.
rafalàt,-ade ; s. — Hère, personne
tombée dans la misère.

V.

arruhecade.

rebouhèque.

C. rapatalhe.
rafatalhe.
rafàut (G.) ; sm. — Levraut
—

trois-quarts

(vieux).
ràfe, rafle, ràfen, ràfou; sm. —
Radis comestible, raifort des jardins. Cf.
arràfen, redigle, rafort.
rafermi ; v. — Raffermir; rafermi-s, se
raffermir.
rafermissimén ;

sm.

—

Raffermisse¬

ment.

rafiade

(Os.)

admonestation

sf.

;

avec

—

Remontrance,

correction manuelle ; v.

ràfiou.
rafitlà ; v. — Raffiner, perfectionner;
rafinà-s, se raffiner, devenir fin, délicat; au
fig., devenir plus poli, maniéré, prendre des
goûts de distinction.
rafinàdje ; sm. — Raffinage,
rafinamén ;

sm. — Raffinement,
rafinàt, refinàt,-ade; adj. et s. —
Raffiné,-e ; fin, délicat de goûts, de maniè¬
res.

rafinàyre,-e ; s. —- Raffineur,-euse ;
qui aime à faire parfaitement les choses ;
prend le sens de vétilleur, de délicat à
l'excès.

rafinerie ; sf.

—

Raffinerie

;

recherche

excessive, raffinement.
Rafino ;

n. p. f. — Rafine, sainte hono¬
Gascogne.
ràfiou (Os.) ; sm — Reproche, grondcric, admonestation ; v. rafiade.
rafistoulà ; v. — Réparer, donner bon¬
ne
apparence; rafistoulà-s, réparer le dé¬

rée

liorer ; v. adouba.

dans les

rafalàt,-ade (Salies) ; adj. — Mal habil¬
lé,-e, ridiculement; chiffonné, usé.
rafale; sf. ■— Rafale, t. de marine entré
dans le langage des villes, coup de vent

en

toilette ;

réconforter

en

rafistoulàdje,-ade ; s. — Action
rafistoulà.
raflà ; v. — Rafler,
rafiade ; sf. — Rafle,
raflaflà ; sm. — Fla-fla exagéré,

de

sordre

de

sa

se

mangeant et buvant.

en

style plaisant.
Qu'en, hè raflaflà, aquére madame ! Elle
en fait des manières, cette dame !
raflàyre,-e ; s. — Qui rafle, qui fait
rafle.

rafle; sf. — Rafle, coup de rafle, razzia.
plégue.
ràfle (Rig. V.-R.). — V. ràfe.
ràfle; sm. — Vacarme, tapage, en fr.
pop. rafut ; v. rauàto, brut.
Hec à soun arribàdo un tau ràfle dins
Vèr, il fit en arrivant un tel tapage dans
l'air (Dastros).
rafort (G.). — C. ràfe, radis,
ràfou; sm. — Raifort (plante),
rafoulà ; v. — Raffoler, se passionner
V.

pour.

rafoulàdje; sm. — Les radis,
rafoulét; sm. — Petit radis; famil.,
enfant

rose

et

dodu. Cf. raboulét.

�427

RAFRESQUI

rafresquì, refresqui
chir; rafresqaì-s,

;

v.

—

rafraîchir.
rafresquide, refresquide ; sf.

ralenti ;

Rafraî¬
—

fraîchissement ; ablution; action de
fraîchir.

; sm.

—

ralentide ;

Ra¬

rafresquit,-ide

;

s.

—

rapide à l'eau froide

;

—

;

ramà ;
v.

rajustà-s,
sa

se
;

ramagnà (G.). — C. rabagnà.
ramagnàyre,-o (G.) ; adj. — Grognon,
-ne.

ramagnò,-gnàdo (G.) ; s. — Lubie de
acte de capricieux; grognement.
ramalhà, remalhà; v. — Ramailler;
s'emploie au fig., avec le sens d'arrange¬
ment., réconciliation ; qu'an ramalhàit aquét
ahà, on a arrangé cette affaire.
ramalhàdje, ramalhadis; sm. — Ramaillage ; arrangement, raccommodage.
ramassà ; v.
Ramasser (rare), on dit
plutôt amassa.
ramassât,-ade ; s. — Râblé,-e; tassé,
grognon,

—

courtaud;

Rajeu¬

Rajeunisse¬

—

râle.

—

sm.

—

ramassàyre.
ramàt.

—

Sobriquet

—

V.

amassàyre plus

—

C. arramàt.

ramàyre,-e; s. — Rameur,-euse ; qui
plante des tuteurs.
rambalà, rembalà; v. — Renvoyer
avec brusquerie, lancer une rebuffade, ra-

Ra juste¬

Râle, oiseau,

Contrac, de reàle, rare.

sm.

ladre, de rapiat.

usité.

ment.

ràlle; ranle (G.);

rabassét.

ramassaugues ;
d'avare

v.

sm.

v.

ramassàu ; adj. des 2 g. — Qui ramasse
où il peut, t. de mépris ; on appelait autre¬
fois porcs ramassàus, des porcs élevés par
troupeaux et laissés dehors, en liberlé ; ils
étaient dûs comme redevance.

—

;

Ramer, mouvoir la rame ;
Sup. C. arramà, placer un

—

au

peau.

adj. — Rayonnant,-e.
C. arrayoulit (Sup.), petit

rajustàdje,-tamén

v.

— Ramée; v.
arramàt.
ramàdje ; sm. — Ramage, chant des
petits oiseaux, babillage ; dans le G. aussi
plaisanterie ; dessin sur une étoffe.
ramàdo (B.-L.). ■— C. arramàt, trou¬

raiistoulà.
raiustade ; sf. — Action de rajuster.
toilette

chirgà

ramade ; sf.

Rajuster, raccommoder ;
rajuster ; réparer le désordre de
v.

ralenti,

tuteur.

rayon.

rajustà ;

au

—

ment.

rajoulét.

Action de ralentir,

de la fête des Rameaux.

nissant,^,.

raioulén,-te

—

ralhè,-re. — C. arralhè,-re. V. làmbros.
ralhe (Arm.) ; sf. — Terre, boue gelée;
par ext., glace. V. tor.
ralherie ; sf. — Raillerie (gall.). V. trufandise.
raloungà, relounga ; v. — Rallonger,
raloungamén ; sm. — Rallongement.
raloungue,-je ; sf. — Rallonge ; v. perlounguèt.
ralugà, arrelugà ; v. — Rallumer ;
ralugà-s, se rallumer.
ram,-e.
V. arràm. Per Rams, le jour

rascalhardissimén ; sm. — Action de
ragaillardir, retour à la santé.
ragòt,-e ; s. — Ragot,-e, rablu ; v.
rablùt, malegòt.
ragoùs, regoùs ; sm. — Ragoût.
ragoustàn,-te ; adj. — Ragoûtant ,-e.
ragoutét,-tòt,-e ; s. — Petit, ragot,
petite ragote ; un peu ragot ; v. raboulét.
rague, raguè,-re. — C. arrague,-guè.
N. de p. Tiaguère.
raguè saubàdje ; sm. — Comaret
(plante-). V. majòfo.
raguère, reguèrc,-o (G.): s. — Revêche, grincheux,-euse. Cf. rebdhi, rebèe.
ragués (Arni.) ; sm. — Petit panier
léger.
rajà. — C. arrajà et dérivés,
rajà (Big. G.) ; v. — Rayer ; on dit aussi
rayà, v. ce mot.
rajàu; adj. — Rayonnant (vieux). V.
re.jàu.
rajén,-to (G.) ; adj. — Rayonnant,-e.
Cf. arravoulàn (Sup.).
rajinà,-nejà (G.-M.) ; v. — Reluire, res¬
plendir ; v. arrajà.
rajoeni ; v. — Rajeunir ; rajoenl-é\ se
rajeunir.
rajoenide ; sf. — Action de rajeunir,
de se rajeunir, rajeunisemsent.

—

se ra¬

ralià ; v. — Rallier; ralià-s, se rallier,
raliamén ; sm. — Ralliement,
ralh (Lom.) ; sm. — Toupet, audace
ralh ; sm. — Rail.
ralhà (Gr.-L.) ; v. — Bavarder, deviser,
ralhade ; sf. — Bavardage.

dre des forces.

—

sf.

lentit, marcher

Ablution; pas¬
coup de vent

ragà. — Forme rare de regà, usitée en
quelques lieux gascons,
ragàch (L.) ; sm. — Valet.
ragàch,-o (G.) ; s. ■— Bourru,-e, har¬
gneux,-euse,
mauvais caractère ; on dit
aussi ragagnoùs,-o.
ragachà (G.) ; v. — Grommeler, bou¬
gonner ; v. rafagnà, rougagnà.
ragacherie, regacherie ; sf. — Mangeaille, grosse nourriture, ratatouille; l'es¬
pèce des bourrus.
ragalhardì, regalhardi; v. -— Ragail¬
lardir ; ragalhardl-s, se ragaillardir, repren¬

sm.

ralenti-s,

on

frais.

rajoenissimén ;

;

ralentissimén ; sin. — Ralenlissement ;
dit, aussi ralentimén.
ralentit ; sm. — Ralenti ; anà-n au ra¬

Rafraîchisse¬

rajoemssàn,-ssén,-te; adj.

Ralentir

ralentissement.

se ra¬

ment.

sage

—

RAMBALA

lentir.

se

rafresquissimén

v.

—

'

brouer.

�BAMBALADJE

RAMPELAYRE

—

rambalàdje ;

sm.

428

Action de

—

pour ramoner

rambalejà (G.)

; v.

Mettre

—

en

désor¬

dre.

rambàlh (N. du G.) ;

embrouillement
liasèn

un

vacarme

rambàlh

sm.

Désordre,

—

avec

vacarme

d'inhèr, ils faisaient

;

un

infernal. V. rarnbourre.

rambalhà.

rambalejà.
rambèrg,-o (E. du G.); s.

—
Pariécertains 1., mercuriale (plantes);
marcariàu, trauque-parét, boacigue. N.

laire ;
v.

en

de p.

Bambergue, Larambergue.
rambersà ; v. — Renverser, forme
usitée par les francimans ; v. destournà,
bireboucà.
rambià.

—

rambourrà.

V. rembià plus usité,
V. rembourrà.
—

rarnbourre; sf.
rame; sf.
v.

—

C. rambàlh.

Rame, aviron. C.

—

arrame;

aspre.
rame.

—

Dans cette locution

:

ni

rime

ni rame,

ni rime ni raison; v. rasoû.
ramejà. ■— Fréq. de ramà.
ramejoùn (G.) ; sm. — Mince balai de
genêt pour les nettoyages superficiels.
ramelét,-lòt,-e,-line ; s.
Petit ra¬
—

ramelét, danse ancienne connue dans
le G. ; on la dansait aussi à Toulouse.
ramenà ; v. — Ramener, radoucir, ré¬
concilier ; reconduire ; v. tourna.
ramentà,-àbe, rementà; v. — Bamente voir, rappeler (rare).
ramentejà (Arm.) ; v. — Rabâcher; v.

meau

;

rabachà.

ramentejadisrjàdo ;
ramentejàyre,-o ; s.

s.

—
—

Rabâchage.
Rabâcheur,

-euse.

raméte,-ote ; sf.

— Petite rame.
Rameau. La hèste dous.
rarnèus, la fêle catholique des Rameaux ; v.

ramèu ;

sm.

■—

arràms.

rami.
ramic

—

sf.

;

—

Ronce;

v.

rami-

guèro.
ramiét (B.-L.). — Forme de arramiét.
ramificà-s ; v. — Se ramifier,
ramificacioû ; sf. -— Ramification,

ramiguèro (B.-L.) ; sf. — Ronce, t.
générique du genre rubus ; v. arrouméc.
ramilhe ; sf. — Bamilles, broutilles,
ràmo (G.) ; sf. «— Tuteur de plante ; c.
arrame.

ramouli ;

v.

■—

Ramollir; ramouli-s,

se

ramollir. Cf. amoudl.

ramoulissimén ;

sm.

—

Ramollisse¬

ment.

ramoulit,-ide ; adj. et s. — Ramolli,-e;
qui a un ramollissement du cerveau.
Ramoùn ; n. p. m. — Raimond, Ray¬
mond. Dini. Ramounét.
ramoimà (B.-L.) ; v.

—

Grommeler,

gronder indirectement.
en

ramoimà; v.
style plaisant,
ramounade

en

;

—

Ramoner; ramounà-s,

se purger.

sf.

—

ramounàdje;

Action de

ramoner ;

style plaisant, purgation et aussi frottée,

raclée ; v. ramouncinade.

Outil,

système

sm.

—

Ramonage.

(B.-L.) ; s. — Qui
grommelle sans cesse; v. rampouynè.
ramounàyre ; sm. — Ramoneur ; sous
l'influence du fr., on dit aussi ramounùr.

ramouncinade; sf. — Réprimande,
admonestation, mercuriale, semonce avec
sans correction manuelle ; on dit aussi
ramouncine, remouncine.
ramoundejà (L.) ; v. — Muser, véliller ;
v. peguessejà.
ramoundî,-ine ; adj. et s. — De Ray¬
mond, qui appartient, touche aux Raymond,
comtes de Toulouse; désigne aussi, familiè¬
rement, les Toulousains.
ramoundoà.
Y. remoundoà, goûter,
plus usité.
ramounét; sm. — Petit ramoneur; par
anal., enfant sale.
Ramounét,-e ; n. p. — Dim. de Ray¬
mond; Raymonette, nom de femme.
ramounét-lanlire ; sm. — Gagne-petit ;
par ext., homme de basse qualité; esprit
léger, sans caractère ; le t. est le plus
souvent ironique et presque désobligeant ;
v. pichoùn.
Qu'es û ramounét-lanlire ! Tu es un
homme sans caractère ! un petit sauteur ;
on ne
peut compter sur loi.
ramoùs,-e, ramùt,-ude; adj. — Raou

—

meux,-euse.

rampà ; v. — Ramper. Cf. repà.
rampàn,-te; adj. — Rampant,-e.
rampât,-ade ; s. — Bampement ; coup
de crampe, contraction provoquée par une
crampe ; geste vigoureux des bras en tra¬
vaillant ; v. rapàt ; par ext., roulement de
tonnerre

C. arrami.

(M'.-Big.)

—

ramouncinà ; v. — Secouer d'impor¬
tance, semoncer avec correction manuelle.

C.

—

sm.

les cheminées,

ramounàgrê,-o

trouble

;

ramounadé ;

ram-

balà ; rebuffade.

assez

court et

sonore.

rampât,-ade; adj. — Se dit du ciel
quand il est barré par des nuages étroits et
minces;

v.

randàt.

rampàyre,-e ; adj. — Qui rampe; se
dit aussi de quelqu'un qui travaille avec
vigueur.
rampàr ; sm. — Bempart ; v. bàrri,
empare.

ramparà

; v.

—

Action de fortifier, de

rempart, de construire un appui
pour les terres qui pourraient s'ébouler ;
ramparà l'agàu, fortifier les berges du
canal ; l'àmi qu'ey ramparàt, l'homme a de
dresser

un

bons

appuis (au fig.).
sf. — Bampe, montée rude ;
rampe d'escalier; crampe, contraction mus¬
culaire; v. garrampe; barre de nuage à
l'horizon; v. rampât.
rampelàt,-ade ; s. — Coup de malhoqu.e qui abat plusieurs quilles; par anal.,
coup rapide suivi de fracas ; roulement de
tonnerre, de tambour; rafle au jeu de
caries ; coup de rampèu.
rampelàyre; sm. — Joueur de ramrampe ;

peau;

sobriquet des

gens

d'Ychoux (L.).

�429

RAMPELËT

rampelét,-lòt ; sm. — Petit rampelàt;
rampèu.
rampéte,-pote ; sf. — Petite rampe.
rampèu ; sm. — Rampeau, t. de jeu ;
jeu de quilles qui diffère selon les pays ;
en Béarn et
liig., il se joue ordinairement
avec quatre ou six quilles
qu'on doit ren¬

dim. de

verser

d'une

certaine

distance

la

avec

malhoque

ou malhuque ; pour gagner, on
doit laisser debout une des quilles ; ha ram¬

pèu, c'est réussir Je coup.
Dans le jeu de quilles de neuf (v. au m.
quilhe), ha rampèu, faire rampeau, c'est
pour l'adversaire égaliser; de là les expr. :
ha rampèu, tiéne rampèu pour dire qu'on
résiste, qu'on a résisté, qu'on « tient le
coup»; abé rampèu, être à égalité; avoir
gagné. Navarrot dit dans une chanson,
parlant des soldats de l'An II:
.Qu'aboùn.

..

ta ha rampèu ?

Qu'aboùn la Marselhése

quaboûn lou drapcu.

i]

Qu'eurent-ils pour tenir tète (à l'enne¬
mi) ? Ils eurent la Marseillaise et le dra¬
peau. Le chansonnier fait allusion à une
phase de jeu où un lulle contre trois.
Ha rampèu se dit aussi, quand on chante,
pour reprendre en choeur le refrain :
Que dirèy lou bercél e que haràt rampèu.
Je chanterai le couplet et vous repren¬
drez au refrain (Yan Palay).
ramplà,-pli ; v. — T. de maçon, rava¬
ler, crépir.
ramplaçà. — V. remplaça plus usité,
ramplàdje ; sm. — Ravalement, crépis¬
sage.

ramplàm

; sm.

de tambour;
Vile !

—

Onom. du batlement

s'emploie interj.

comme

Aném, e ramplàm ! Allons, et
On dit aussi ramplamplàm.

rampléc, rempléc;

sm.

hop!

vitement !

Rempli,

—

(roussis, ourlet ; v. ourét.

ramplegà; v. — Remplier, rendoubler;
v. replegà, rebirà.
Qu'en a de ramplegàt debat lou berrét,
il ne dit pas tout ce qu'il pense; il mûrit
revanche, etc.

sa

ramplèt,-e; adj. — Replel,-ète; qui est
en état de réplétion.
ramponòt ; sm. — Sobriquet d'un avi¬
de, d'un individu aux mains crochues. En
Arm., c'est une sorte de fantôme, un loup-

dont on
rampòt,-e ;

garou

menace
s.

—

les enfants.
Petilc crampe

;

v.

rampe.

; sm.

—

Crampon;

on

dit plu¬

crampoû.

rampounét,-e ; s. — Petit crampon ; ne
s'emploie guère qu'au flg., pour désigner
un
petit garçon, une petite fille toujours
dans les jupes de leur mère.
rampouynè,-re ; s. — Personne désa¬
gréable, qui grommelle sans cesse ; v. ramounàgre, arrougàgn.
rampoyne ; sf. — Noise ; reste de ma¬
ladie ; action de grommeler; v. rantoyne;
en

Lom. aussi, chose de rebut.

Rams.

—

C. arràms, fête des

Rameaux.

RANDADJE

ramuselà; v.
Rugir, beugler, bra¬
braire; faire du vacarme, gronder.
Fréq. ramusclejà.
ramusclét.
C. arremusclét, rugisse¬
ment ; v. esbrèyt, esmarragàu, ruglét.
ranà (G.) ; v. — Coasser. V. carràn.
—

mer,

—

ranc.

—

C. arrànc.

rancàr ; sm.

Rancart (vient probable¬
s'emploie que dans l'expr.
hicà, mêle au rancàr, mettre au rancart.
rànce,-e; adj. — Rance; au fig., qui est
passé, vieilli ; lou gouyàl qu'ey drin rànce,
le jeune homme est un peu rance ; v. ran¬

ment

du

fr.),

—

ne

çons.

rancejà ; v. — Etre rance; rancir.
Rancés,-e; n. p. ■— François,-e. N.
de p. Rancèze. V. Francés. Dim. Tlancesòt,
-soú.

ranchìil (Arm.) ; sm. — Chagrin, d'a¬
près Villeneuve.
ranci; v. — Rancir; ranci-s, se rancir,
vieillir.

rancide,-dure ; sf.
cidité; partie rance.
v.

Rancissure,

—

ran-

rancoegnà, rancougnà,rencougnà;
Rencogner, acculer ; rancoegnà-s, se
—

rencogner.

rancoù; sf. — Rancune, haine, ran¬
aigreur qui moule de l'estomac,
rançoû ; sf. — Rançon,
rançounà ; v. — Rançonner,
rançounade ; sf. — Action de rançon¬

cœur;

ner.

rançounàyre,-e ; s. — Qui rançonne;
dit surtout d'un prêleur intraitable.
rançoùs,-e ; adj. — Qui est rance, qui
senl le rance; v. garrançoùs.
se

rancunasse,-rasse ;

sf.

—

Forte

ran¬

cune.

rancunàyre

adj.

Rancunier,-ère.
Rancune.
rancunè,-re,-noùs,-roùs,-e ; adj. et s.
Rancuneux,-euse.
rancurà, rencurà; v. — Exhaler des
plaintes, gémir douloureusement,
rancuràyre, rencuràyre,-e ; s. —
Qui gémit, se plaint ; geigneur,-euse. Les
rancuràyres autrefois, étaient les « pleureu¬
ses »
professionnelles qui, dans les cortèges
funèbres, accompagnaient de leurs cris et
de leurs plaintes psalmodiées le corps du
;

rancune,-cure ;

sf.

—

—

—

défunt. V. aurost.
rancure.

rampoû
tôt

—

—

rancurejà.

V. rancune, rancoù

.

Fréq. dim. de rancurà.
randà ; v. — Rader, racler le dessus
d'une mesure; v. rasà, rioustà; rayer, faire
des raies. V. rampât (2).
Lou cèu qu'ey randàt : que plaberà, le ciel
est rayé (de nuages):'il pleuvra.
randà (Arm. L.) ; v. — Ravauder, re¬
priser ; en Lom., faire un ourlet.
randade ; sf. — Rayée, raie, rang,
rayure ; action de rayer ; coup de radoire.
randàdje (Arm.) ; sm. — Ravaudage,
reprise.
—

�RANDALH

—

RAPiDAMÉN

430

randàlh,-dèlo (Loin.) ; s. — Haie vive,
rangée d'arbres, plantation bordant une
propriété, une rive, etc. V. mue, plècli.
sègue.
rande ; sf. — Raie, trait, ligne tracée ;
ligne en bordure, rangée.
La flingue que l'abè hèyt randes sus las
cames, la houssine lui avait rayé la peau
des jambes ; ue rande de bèrns, une
rangée
d'aulnes ; à la rande dou prat, sur la bor¬
dure du pré ; las randes de l'eslambréc, les

raies de l'éclair; qu'a la rande dous péus
plà lièyte, il a la raie des cheveux bien
faite.

randejà.

Fréq. de randù.
— Ourlet,
de surnom
— Sorte
pour désigner un entremetteur, un média¬
teur dans les marchés ; v. pecetàyre.
randoulejà ; v. — Rôder, tourner à
—

ràndo (Lom.) ; sf.
randòlo (G.) ; s.

l'entour.

randoulejàyre,-e;
tourne

ranèc

(G.);

sm.

—

et

adj.

—

Qui

Coassement; sorte

ranfòr, renfòr ; sm.
Renfort, partie
plus épaisse d'un mur, pied de force;
augmentation de force ; cheval de trait que
l'on ajoute à un attelage.
ranfourçà, renfourçà ; v. — Renfor¬
cer ranfourçà-s, se renforcer.
ranfourçamén ; sm. — Renforcement.
rangoùlh,-guilh. — C. arrangoùlh,
—

râle.

le râle.
ranimà ;

vol ; gens de
rapatalhe.
rapalhét,-lhôt,-lhoÛ ; sm.
Raidil¬
lon, petite côte raide.
rapalhoàdje ; sm. — Les raidillons en
sac et

de corde ; v.

—

nombre.

rapapià. — Corruption de repepià.
raparelhà ; v.
Rappareiller.
raparelhàdje ; sm. — Rappareillement.
rapàt. — C. arrapàt; prend le sens figu¬
ré ; que y arribà en û rapàt, il
y parvint
d'un seul coup, d'un trait ;
qu'at a hèyt d'ù
rapàt, il l'a fait sans désemparer.
rapatalhe, rafatalhe; sf. — Ramas¬
—

sis ;
engeance en
tin. V. rabadalhe,
Aci

qu'en

marmaille

!

nombre

;

marmaille

;

fre¬

rabaudalhe, rapalhe.

rapatalhe 1 En voici de la
Rapatalhe de moùnde, ramas¬

y a,

rapatantin,-e

; s. — Trotte-menu ; sur¬
souris, dans une devinette, et de
l'index ; v. dit.
rapatout ; sm. -— Qui prend tout, engin
de pêche ; au iig., avide, un ramasse tout.
nom

de la

rapatrià, repatrià;

v. — Rapatrier,
prend rarement le
sens de ramener dans la
patrie pour lequel
on dit
apa-trià plutôt ; rapatrià-s, se récon¬

réconcilier ; rabibocher ;

cilier.

rapatriàdje ; sm. — Rapatriement
(rare) ; réconciliation, cessation de brouille ;
action de rabibocher.

rangoulhà, ranguilhejà ; v. — Râler,
ranguène; sf. — Rengaine (vient du
fr.). V. sounsayne.
ranguìlh. — V. rangoùlh.
ranguilhère ; sf. — Sorte de râle conti¬
nu des calarrheux, des goitreux; gêne res¬
piratoire.
ranguilhoû ; sm. — Râle léger.
rangoulhoùs,-e ; adj. — Rauque, qui
a

—

sis de gens.
s.

autour, qui rôde à l'entour.

de crécelle.

rapàce,-e ; adj. — Rapaee.
rapacitàt ; sf.
Rapacité,
rapalhe ; sf. — Produit du

Ranimer; ranimà-s, se
ranimer; v. reméte-s, arrebità.
rànle (Big. G.). — V. ràlle.
rànque, rànco (G.). — C. arrime, boi¬
teux. N. de p. Ranque.
ranquejà (Big. G.). — C. arranquejà
ranquét,-e; s. — Qui boite, cloche un
peu. N. de p.
ranquét,-e (pè) ; s. — Boiteux,-euse.
ranquét (à pè) ; loc. adv. — A clochepied.
Ranquinòt, Ranquine ; s. — Surnom
que l'on donne souvent à une personne
que
l'on charivarise quand, étant déjà
âgée, elle va convoler à nouveau. V. Peyròt.
Lou Ranquinòt que-s plagn que l'as kèyi
calhauàri, Ranquinòt se plaint que tu l'as
charivarisé (P. Abadie).
ransegnà. — V rensegnà.
railtoyne; sf. — Rengaine, radotage
ennuyeux ; conte à dormir debout,
rap ; sm. — Bapt, vol ; accroc,
rapà. — V. arrapà et dérivés.
v.

rapatriamén ; sm. — Rapatriement ;
dans la patrie.
rapàyre,-e ; s. ■— Ravisseur,-euse, vo¬

retour

leur.

rapedassà ; v. — Rapetasser ; rabibo¬
prend le sens iig.
rapedassàdje ; sm. — Rapetassage ;

cher ;

videlle.

rapedassàyre,-e
rabiboche.

; s.

—

Qui rapetasse,

—

rape-dit, arrape-dit; sm. — Nom
générique des insectes pourvus de pinces;
v.

coupe-dit.

rapelà,-rà; v. — Rappeler; rapelà-s, se
rappeler, se souvenir. V. ramentàbe, soubiéne, brembà.

rapelàble,-e; adj. — Rappelable.
rapetiti ; v. — Rapetisser ; rapetitl-s, se
rapetisser ; v. achequeti.
rapetitimén ; sm. — Rapetissement ;
sous

l'influence du fr., on dit aussi rape-

tissimén.

rapià ; v. — Prendre, ravir, rapiner ; v.
rapinà.
rapialhe ; sf. — Rapine ; ce qui est
ramassé n'importe où et n'importe com¬
ment ;
bien de rapiat ; le vice d'avarice
cupide ; les rapiats.
rapiàlhou, rapiamûs; sm. — Rapiat,
avare
cupide; qui a les mains crochues et
prend n'importe oii ; v. rapàyre.
rapidamén ; adv. — Rapidement.

�431

RAPIDE

rapide,-e; adj.

— Rapide, prompt,-e.
rapide, une côte rapide, abrupte.
rapidetàt,-ditàt ; sf. — Rapidité,
rapilllà (Big.) ; v — Grapiller, griveler,
marauder ; v. grapilhà.
rapilhàdje ; sm.— Grapillage, maraude.
rapilhàyrê,-o; s. et adj. — Grapilieur,

Ue custe

-euse,

maraudeur.

rapilhét,-lhoû. — C. rapalhét. Superdim. rapillietòt,-toû, rapilhounét,-nòt.
rapillà (Big.). — C. garrapinà et déri¬
vés.

rapinà ; v. — Rapiner ;
rapinàu (Big. G.) ; sm.

v.

rapià.
Grimpereau

—

RASADE

raque ; sf.

— Maladie à caractère géné¬
épidémique, t. générique ; sorte de
teigne des ovins, cuscute des prés, etc.
Qu'a passât ue mâchante raque, il y a eu
une mauvaise
passe de maladie, dira-t-on à
propos de l'influença, par exemple. V. noès.
raquère ; sf. — Action d'une raque,
l'épidémie en général.
raquéte ; sf. — Raquette; v. mate;
légère raque.
raquéto (Lom.) ; sf. — Loir ; v. arrùtdroumilhoùs. Drouml couni uo raquélo,

ralement

dormir

comme

un

loir.

rapinàyre,-e ; s. — Griveleur.-euse,
maraudeur; en Big., aussi, comme garrapi-

raquità. — C. resquità, racquitter.
rarà (à) ; loc. adv. — A gogo, à pleines
mains (Salies).
raramén, raremén; adv. — Rare¬

nàyre.

ment.

rapine ; si. — Rapine, volerie.
rapinòt,-o (Big. G.) ; s. — Enfant tur¬
bulent, agaçant, espiègle
ràpo-cu (G.) ; sm. — Raccommodage,
repi'ise sur une étoffe sans mettre une
pièce.
ràpo-man (Loin.) ; sm. — Garance
voyageuse. Cf. gàho-man, sàrri.
rapòr, repòr(t) ; sm. — Rapport,
récit ; produit ; analogie ; accord, relation.

ràre, reàle,-e ; adj. — Rare, extraordi¬
naire, que l'on voit peu ; clairsemé ; v. c la.
ràre ; sm. — Ce qui est rare ; lou ràre
qu'ey ca, ce qui est rare est cher.
rarefià ; v. — Raréfier ; rare/iù-s, se

—

;

garrapoû.

v.

.

V,

au

pa.

Terre de

rapòr, sol, domaine qui rappor¬
lia de. lès rapòrs, rapporter des calom¬
nies ; n'a pas nad rapòr, cela n'a aucun
rapport ; que y a dies n'an pas rney nad
rapòr, il y a beaux jours qu'il n'y a plus
de rapports entr'eux; qu'ai
hèy per rapòr à
d'et, je le fais par rapport à lui.
ràpou. — V. rlpou.
te ;

rapourtà ; v. — Rapporter, produire ;
raconter, répéter; ajouter; rapourtà-s, rapourtà-s'en, se, s'en rapporter, croire.
rapourtàdje ; sm. — Rapport d'indis¬
cret, on-dit, cancan.
rapourtàyre,-e ; s. — Rapporteur,-euse ;
bavard, indiscret.
rapoutinàt (G.); sm. — Coup sur les
lèvres, la face.

raréfier.

raremén.

; mesure rase, mesure rase.
Loc. prép. — Au ras de, au

ras,

tout

près, au niveau de ; plé dinqu'au ras, plein
jusqu'au bord ; au ras de .iu, tout près de
toi ; la maysoù qu'ey au ras dou camî, la
maison est

Loc. div.

au

bord du chemin.
lias e ras, tout près

l'un de
l'autre; en rase campagne, en rase campa¬
gne; ha taule rase, faire table rase; coupà
au
ras, couper au ras ; dechà au ras dou
hèyt, laisser au bord de l'œuvre, tout aban¬
donner avant de commencer; qu'at decharam au ras dou
hèyt, nous en resterons là,
si vous voulez ; v. tounùt.
ras ; sm. — Niveau, surface ; rasé,
plain ;
trujà-s dou ras couni dou tounùt, se moquer
de l'un comme de l'autre, du tiers comme
du quart; lou ras de l'aygue, la surface de
emplir,

s'accroche.

(lit.)

—

V. raramén.

ras

rapoutinàt,-nàdo (G.) ; adj. — Mafa des: lèvres épaisses.
rapressà, raprouchà; v. — Rappro¬
cher; rapressà-s, se rapprocher.
rapressamén, raprouchamén ; sm.
Rapprochement.
raprouchàn,-te ; adj. -— Qui se rappro¬
che de, qui ressemble à ; que soun raprouchàns de qualitat, ils sonl de qualité pres¬
que identique.
rapugà (Big. G.) ; v. — Grapiller, chi¬
per ; tout ramasser ; v. rapinà.
rapugàyre,-e ; s. — Grapilieur,-euse ;
ladre, rapiat ; v. raspignàyre.
rapùgo ; sf. — Rafle, ce qu'on a grapillé.
rapuguejà. •— Fréq. de rapugà.
rapùt,-Ùdo (G.); adj. — Apre; qui
ilu,-e, bouffi, qui

—

raretàt, realetàt ; sf. — Rareté ; chose
rare, curieuse.
Aquéste flou qu'ey ue raretàt, cette fleur
est une rareté ; la raretàt dou bî qu'ou hè
plasén, quand le vin est rare, il est plus
agréable (semble-t-il) à boire.
rarissime,-e ; adj. — Rarissime.
ras,-e ; adj. et adv. — Ras,-e; égal,
plain ; v. arràs. De très près, rez, joignant.
l'éus ras, cheveux ras; coupà ras, couper

l'eau.
rasà ;

—

Raser, couper ras ; effleurer ;
arrasà; rader ; abattre,
ruiner ; lanter un chaudron ; t. de vété¬
rinaire, se dit d'un cheval dont les dents
incisives sont usées, ce qui empêche de
reconnaître son âge ; rasà-s, se couper la
barbe; sous l'influence du fr., se dit aussi
pour s'ennuyer, en style familier ; usité
autrefois pour raturer; àcte rasât, acte
v.

—

receper; v.

raluré.

rasade ;
; v.

sf.

caliçade.

—

Rasade,

rouge

bord

�RASADË

rasadé,-re

432

RASIGOT

—

;

adj.

Qui doit, peut être

—

rasàdje

;

sm.

de rader.
rasadure ; si.

Action de

—

raser

une

mesure,

fond d'un

—

Rasure

;

raclure de

récipient.

rasamén ; sm.
rasamén ; adv.

Rasement.

—

Au

ras.

rasàn,-te ; adj.— Limitrophe; attenant;
plein jusqu'au bord.
rasàyre,-e ; s. — Rarbier,-ère ; v. /ra¬
ter, barbè; famil., raseur; y. rasùr.
rascà (G.) ; rasclà, raspà ; v. —
Racler, ratisser; herser; décaver, suppri¬
mer ;
prendre à la gorge en parlant d'une
boisson, d'un aliment âpre; racler en tous¬
sant, en tachant d'expectorer; jouer mal¬
adroitement un instrument à cordes ; don¬
ner une raclée ; raselà-s, se racler, se
grat¬
ter rudement, s'épiler. V. arraselà, escarrà,
escoufià, ramounà, arrescà, gralà, esgrerni.
Usité aussi au sens de « tirer la galère »,
un

travail

pénible.

liaselà lou biè, ratisser le
l'an raselàt, on l'a décavé;

sentier; que
aquét bî que
rascle, ce vin racle la gorge ; lou briulounàyre que rascle, le violonneux racle ; que
m'èy rasclàt la pèt, je me suis raclé la
peau ; rasclà lou porc, épiler le porc ; rasclà û bastoû, racler, polir un bâlon ; rasclà
d pech, écailler un poisson.
rascasse (G.-M.) ; sf. — Rascasse (pois¬
son).
rasclade; sf. — Raclée. V. rouslide,
escardoade, estrilhade.
rascladé,-re ; adj. — Qui peut, doit
être raclé, ratissé, épilé.
rascladé,-re ; s. — Racloir, raclette,
rasclàdje ; sm. — Raclage ; hersage.
rascladoù,-re ; s. et adj. — Racleur,
-euse ; qui racle ; v. rasclàyre.
rascladure; sf. — Raclure, ratissure;
v.

escarradls.

rasclamén ;

sm.
—
Raclemcnt ; v.
esgremit.
rasclàyre,-e ; s. — Racleur,-euse ; qui
herse, ratisse; qui racle un instrument de
musique ; qui gagne au jeu ; mauvais bar¬
bier; boueur; v. rascladoà; qui rafle.
Tribalhà coum û rasclàyre, faire un tra¬
vail pénible ; rasclàyre de marcàts, celui qui
rafle la marchandise sur les places.
rascle; sf. — Racloire; v. rascladé;

arràscle, herse.
rascle-baràts ;

sm.

—

Racleur de fos¬

sés, pauvre hère; v. baradè.

rascle-cheminèjes ; sin. — Ramo¬
c'était le sobriquet, autrefois, des
canonniers qui devaient, souvent, passer
neur;

l'écouvillon dans le

canon.

rascle-dinès, rascle-mounéde ; s. —
Grippe-sou ; pincemaille ; v. sarre-dinès ;
raclette de croupier ; se dit aussi d'un tri¬
pot louche.
rascle-murralhes, rascle-paréts ; s.
Qui rase les murs, se dit d'un noctam¬
bule, d'un joueur qui rentre en rasant les
—

murs.

pour

ratissoire de

ramoneur ;

Petit ra¬
usité aussi

—

carrasclét, crécelle (rare).

rascle-tout ; s.
rasclùmi ; sm.

—
—

Avare ladre, avide,
Raclures, choses sans

valeur, de rebut.

—

ras,-e,

taire

rasclét, arrasclét,-e ; s.
cloir ;

rasé,-e.

rascoalhe

(Al.)

;

sf.

Petite provision,

—

butin.

rascoùs,-e ; adj. et s. — Teigneux,
sale, malpropre; au fig., personne
sans
délicatesse, peu loyale. Le mot s'est
francisé en Gascogne et l'on dit famil.,
rasqueux, pour miséreux, pouilleux ; v.
rougnoùs,
rascùt,-ude (G.-M.) ; adj. — Rauque;
grave, en parlant de la voix; v. arràuc.
-euse,

rase

sf.

;

—

Etoffe de laine du

pays ;

chaque maison, autrefois, la tissait chez soi;
elle était, généralement, de couleur brune,
couloù de la bèstie, et épaisse.
rase

sf.

;

—

Ancienne

mesure

de lon¬

valant o™46.
rasé; raséy (Or. L.) ; sm. — Rasoir.
Coupà couru û rasé, couper beaucoup,

gueur

rasè.

—

C. arrasè.

rasè,-re; adj. — Qui rase le bord; clot
rasè, trou plein jusqu'au bord.
rasè (à) ; loc. adv. — Au ras ; boulà à
rasè de terre, voler ras du sol.
rasè,-re ; s. — Ancienne mesure pour
le grain ; elle valait de 4o à 42 litres.
rase-fî, rase-prim ; sm. — Sobriquet,
surnom

de barbier.

rasejà; v. — Effleurer, passer tout près,
côtoyer, marcher sur le bord. V. rasà.
rasera

;

sm.

—

Déformation de réséda

(plante) ; vient du fr.
raserà, raseròt.

—

C. arraserà,

arra-

seròt.

raseràdo

(M'.-Rig.) ; sf. — Contenu
pelle à feu.
rasère ; sf. — Radoire, bâton rond pour
rader les mesures de grain; v. riòst; vers la "
M'.-Big., pelle à feu.
raseriu.
C. arraseriu, martinet,
raseròt (R.-L.) ; sm. — Pelle courbe
d'une

—

pour

ôter la braise du four; v. rasère,

arraseròf.

rasetàyre; s. — Cardeur,
(vieux). N. de p. Razet, Rasét.
sm. — Etoffe plus légère que la

rasét,-e,
-euse

de laine

rasét ;
rase.

rasetà;

v.

—

raséte ; sf.

—

Carder,
Rase mince et plus légère ;

tige d'acier, sorte de tranchet dont sont
certains instruments aratoires ;
ralissoire de potier.
rasî, rasim (Big. G.). — Forme de
arraslm, raisin.
rasibùs ; adv. et prép. — Tout près, au
ras, en style familier, nettement.
rasìc, rasits (G. Big.) ; sf. — Racine.

pourvus

Cf. arradit.

cagnhl (Arm.) ; sm. ■— Raisin de
a le grain marqueté et très sucré.
rasigòt,-o ; s. ■— Petite racine, chicot ;
au
fig., bout d'homme, de femme. N. de p.
rasî

chien ;

il

�433

RASIM

rasìm, rasimàt.
C. arraslm,-àt.
rasim de sèrp (Big.) ; sm. — Raisin de
serpent, fruit, baie de gouet pied-de-veau.
ràso (B.-L.) ; sf. — Rouanne. Cf. gùbi.
ràso (G.) ; sf. — Bord, le bord, bordure,

raspadure

—

limite ; la ràso dou boch, le bord du bois.

rasoû, resoû ; sf.
Raison ; bon sens,
équité ; cause, motif, sujet ; propos, argu¬
ment, parole ; droit.
Loo. div.
Maridàdje de rasoû, mariage
de raison; û pialè de rasoûs, un tas, une
masse de raisons ;
parlà dab rasoû, parler
raison, avec sagesse; entertiéne de mâchan¬
tes rasoûs e nearl de cops de barre, faire
—

—

-—

A rasoû

pour

dou ret, en raison du froid ; en

ras¬

Râpé,-e, qui

—

montre surtout

vêtements,
V. raspadoù.
raspe; sf. — V. raspadé; rogne-pied,
outil ; se dit rarement pour
grappe de

par

raspàyre.

ses

—

raisin.

raspère ; sf. —• Misère, indigence
pelère; usité aussi au sens de ladrerie.

;

v.

e per

canaule.

; per

tout que y a

rasoû, il y a raison en tout et
partout, il doit y avoir des bornes en tout;
nou y a ni rime, ni rasoû, il
n'y a ni rime
ni raison ; v. rame (2).
rasoumpotoùm ; sm. — Expr. de style
burlesque, rouge bord, d'après Dastros.
rasounà, resounà ; v. — Raisonner ;
parler ; répliquer, soulever des objections ;
discuter, appliquer le raisonnement, cher¬
cher à persuader ; murmurer, grommeler ;
rasounà-s, se raisonner, se faire une raison.
Pour résonner ; v. resounà.
rasounà, resounà ; sm. — Raisonner,
ce qui est raisonné, raisonnement;
qu'a û
rasounà faus, il a un raisonner faux.
rasounablamén ; adv. — Raisonnable¬
ment.

raspure.

—

C. raspadure.

raspùt,-ude;
âpre. V. asprùt.

adj.

—

Râpeux,-euse,

rassani ; v.

—
Rassainir ; rassani-s, se
rasséréner, en parlant du ciel.
rassasià; v. — Rassasier; rassasià-s, se
rassassier ; v. pleà, hartà, arregoulà; sasi,
empafà.
rassasiàn,-te ; adj. — Rassasiant,-e.
rassède-s,-ète-s ; v. — Se rasseoir,
rassegurà ; v. — Rassurer ; rassegurà-s,

rassainir,

se

se

rassurer.

rasseguràn,-te

adj. — Rassurant,-e.
Rassembler ; rassemblà-s, se rassembler; v. amassà, atrassà,
amagà, ligà, acampà-s. On dit aussi ressem¬
rassemblà ; v.

;

—

bla.

rasounablàs,-se ; adj.

—

Assez raison¬

nable, bien raisonnable.

rasounàble,-e ; adj. — Raisonnable;
bon,-ne; honnête en commerce; que l'on
peut raisonner.
rasounablòt,-e ; adj. ■— Qui est bien
raisonnable, docile, facile à mener,
rasounamén ; sm.

—

rasounasse ; sf. —
parole sotte, grossière.

Raisonnement,
Mauvaise raison

;

rasounàyre,-e
argumentateur

l'usure de

v.

tout

de, à raison de

raison de quoi;

raspàt,-ade; adj. et s.
dans l'indigence et le

est

;

rasoû

rasoû, se résigner; à mey horte rasoû, à
plus forte raison; ha la rasoû, mettre la
mesure (rare) ; sabé la rasoû, connaître le
motif; qui n'a hort dret, qu'àje hort rasoûs,
qui n'a pas le droit pour lui, qu'il ait
beaucoup de raisons, d'arguments.
rasoû,

Raspalion

-—

padis.

en

de faim ; pas tan de rasoûs ! Point
raisons ! abé rasoûs dab quauqu'û,
avoir des raisons avec quelqu'un ; ha-s lie
tant de

Loc. adv.

sf.

RASTÈT

raspét ; sm. — Râpé, petit vin ; v.
brusquât; en Lom. aussi, grimpereau; v.
garrapét.
raspéte ; sf. — Petite râpe ; sorte de
prèle; v. escurèt, brégo-béyre au Sup.
raspéte ; sf. — Bugiose officinale
(plante).
raspignà (Big.) ; v. — Etre rude au
toucher, âpre ; se dit aussi pour marauder.
raspignàyre,-o ; s. — Maraudeur,-euse ;
avare ladre, rapiat. V.
rapugàyre.
raspìlh, respilh, ruspilti; sm. —
Sorte de clavette à deux têtes, en bois, uti¬
lisée pour attacher les deux bouts de la

crever

tau

;

—

;

; s. — Raisonneur,-euse,
qui grommelle, « ronchon¬

rassemblamén ;

sm.

—

Rassemble¬

ment.

rassereà,-nà; v. — Rasséréner; rassé¬
rasséréner; v. assereà, esbaudi,

rénas, se
esclarí.

ràssì, ràssis. — Pour ras, dans le G.
certains 1. Big. : càssous coupàts ràssis,
chênes coupés ras.
rassourti; v. — Rassortir,
et

rassourtimén ;

sm.

rast, arràst; sf.

Rassortiment,
Herse féodale, de

—

—

neur ».

pont-levis. V. sarrasine.

raspà ; v. — Râper, gratter fortement,
racler; en certains 1. du G. aussi, grapiller,
ramasser
les grapillons de raisin restés
après la vendange. V. arraspà, bregà, rascà,

rastacouère ; sm. -— Rastaquouère, in¬
dividu qui fait le riche sans l'être, qui a
de la morgue tout en étant râpé. (Vient de

raspade; sf.
fois ; raclée ; v.

l'espagnol).
rastèl ;

gratusà.
—

Ce qu'on râpe

en une

arraspade.
raspadé,-re, raspe; s. — Râpe, outil,
raspadis, raspadure; s. — Râpure.
raspadoù,-re, raspàyre,-e; s. — Rapiat,-e, ladre.

sm. — Festin, bombance.
rastelà,-rà (Big. G.). — C. arresierà.
rasteliè, resteliè, arrasteliè; sm. —

Râtelier.

rastelieràt,-ade ;
lier.
rastèt

(Big. G.).

s.

—

—

Un plein râte¬

C. arrestèt, râteau.
28

�RASTOUBLE

RAUQUE

—

rastoùble,-o (G.) ;
rastoàlh, chaume.
rastourà

(Arm.)

estourà.

ràstre

(Lav.)

;

s.

434
—

arrestoùble,

sm.

—

Jachère ;

v.

— Iloyau; v. becàt.
Raseur, au sens famil.
ennuyeux; v. rasàyre.

rasùr; adj.

; sm.

—

du fr., raseur,
rat.
V. arràt et dérivés,
—

ratà ;

Rater ; échouer, manquer
l'a pas ratât, il ne l'a pas
manqué. Ant. escàde.
ratà; sm. — Rata, fricot commun, rata¬
son

v.

—

coup ; nou

touille.

ratachoû ; sm.
Petit du blaireau,
jeune blaireau ; petit rat ; v. arratét. Sobri¬
quet des gens de Lombrès (H.-P.).
ratadis (Lav.) ; sm. — Mal
qui vient
aux
lèvres, dit-on, après avoir mangé du
pain touché par les rats.
ratàdje ; sm. — Action de rater,
ratafià; sm. — Ratafia, liqueur; en
style fam., alcoolat.
rataplàm. — V. ramplàm, ran.
ratatét,-e,-toû,-tote. — C. arratét,
—

de

terme

caresse :

lou

ratatét,

me

ratatiner ; v.

v.

—

Ratatiner

;

ratatinà-s,

se

aperissà.

ratatoulhade ; sf.

—

Grande platée de

mauvais ragoût.

ratatoulhasse ;

sf.

—

Ratatouille in¬

fecte.

ratatoulhàyre,-e
ratatoulhe ; sf.
gens

; s.

—

Gargotier,-ère.

Ratatouille ; au fig.,
de basse classe ; marchandise de
—

qualité inférieure.
Drap de ratatoulhe, étoffe de mauvaise
qualité; qu'ey acoumpagnàt per ratatoulhe,
il est escorté de gens de rien.
rate; sf. — Rate (gall.). V. méusse.
ratèu (G.) ; sm. — Espèce de poire d'hi¬
ver

à chair dure.

ratificà ; v. — Ratifier,
ratificacioû ; sf. — Ratification.

ratificatiu,-ibe, ratificatòri

;

adj.

—

Ratificatif,-tive.
ratin

(G.)

;

sm.

—

Les rats. Cf. arra-

talhe.

ratine ; sf.

ratisà ; v.
ratocàuso

(G.)

;

sf.

rudesse ; onom.

du bruit d'un raclement

d'un coup

de râpe.
Qu'on galiù e rau ! à terre ! Il le prit et
vlan ! le jeta par terre ; rau ! fju'ou darriga, il l'arracha d'un coup. V. rluràu.
rau; sm. — Ra, coup de baguette de
tambour ;
roulement bref ; sobriquet de
batteur de tambour public. N. de p. Lourau.
rauàto (Aure) ; sf. — Grabuge, tapage,
criaillerie. V. ràjle (2).
raubà ; v. — Dérober, voler, r-vir. Cf.

pana.

raubadé,-re,-dis,-se

; adj. — Qui peut
volé,-e, facile à dérober,
raubàdje ; sf. — Les robes ; v. pelhoutè.
raubadoù,-re ; s. — Voleur,-euse, ra¬

être

visseur.

raubatòri ;

sm.

—

Rapt, enlèvement,

vol, larcin.
raube ; sf.

—

raubéte,-bote

Robe, jupe; v. pélhe.
; sf. — Petite robe, robe

d'enfant.

ratatinà ;

fretin,

d'un geste

mon

petit rat.

rata ;

interj. m. — Sorte d'onomatopée
laquelle on souligne et renforce l'action
brusque, brutal, violent, à peu
près comme le fr. vlan ! mais avec plus de
rau;

par

—

—
—

Ratine, étoffe ; quenotte,
Rattiser, ranimer le feu.

(Lom.) ; ratopino,-pléno
Chauve-souris. Cf. tigne-hus,

souris-caube.

ratoû,-ne ; s. — Raton; v. ratatét.
ratounè,-re ; s. — Qui maugrée, gromelle, ressasse la même chose sur un ton
maussade ; un bougon ; v. arrougàgn.
ratounejà ; v. — Maugréer,
ratrapà, retrapà; v. — Rattraper, re¬
gagner ; ratrapà-s, se dédommager, réparer
une perte ; v. raquità-s.
ratrapadé,-re ; adj. — Qui peut se
rattraper, être rattrapé,-e.
ratrapàdje ; sm. — Rattrapage ; on dit
aussi ratrapadis.
ratura ; v.
rature ; sf.

—
—

Raturer. Cf. raya.

Rature.

raubilhe,-lhère ; sf. — Les robes ;
garde-robes.
raubiole; sf. — Robe large, ample, sans
élégance; robe d'avocat.
raubote; rauboùgno (II.-Big.) ; sf. —
Pauvre petite robe, jupon usé, léger.
rauc.
V. arràuc plus usité, et dérivés,
rauclà, arrauclà (L. G.) ; v. — Racler.
—

Cf. rasclù.

rauclade, arrauclade (L. G.)

;

sf.

—

Raclée ; action de racler.

rauclét,

arrauclét

(L.

G.).

—

C.

rasclét.

raufignà (Big.) ; v. — Griffer, égratiCf esgarrapià.
raufignàyre,-o ; adj. et s. — Qui
griffe; grippe-tout, avare ladre.
raugnà (Big.) ; rougnà. — C. ronnà,
grogner, bougonner.
raugnét ; sm. — Grognement,
raugnòlo ; sf. — Grognonnerie, action
gner.

de grognonner.

raugnòlo (Big.)

; s. des 2 g. — Person¬
qui grommelle habituelle¬
ment ; v. arrougàgn, rumagnàyre.
rauje; sf. — Rage; v. arrauje, ràbi et
ne

qui

grogne,

dérivés.

raujère ; sf. — Etat de rage, de colère.
raujoùs,-e ; adj. — Enragé,-e furieux,
raujousamén ; adv. — Rageusement,
raulère (G.-M.). — C. rauqaère.
raulìt,-ìdo (Rus. H.-Big.) ; adj. — Fris¬
sonnant, tremblotant,-e. C. arredoulit.

rauloùs,-e (G.-M.).—C. rauquilhoù.s,-e.
raumatic,-o (II.-Big.) ; adj. — Rhuma¬
tisant,-e ; catharrheux, mal en point.
raumatìme,-tìsme, roumatìsme, rumatìme,-tìsme ; sm. — Rhumatisme.
ràuque,-co (Big. G.). — C. arràuc, et
aussi rauque.

�435

RAUQUEJA

rauquejà

; v. — Parler d'une voix rauêtre rauque, enroué.
rauquèro ; sf. — Raucité ; v. arrauquè,

que,

raulère.

rauquét,-o
peu

;

adj.

—

Un

peu rauque, un

enroué,-e.

rauquilh ; sm. —- Affection de la gorge
qui rend la voix rauque ; v. rangiulh.
rauquilhoÙs,-o (Big. G.) ; adj. — Rau¬
que, enroué,-e ; v. arràuc, garoùlli.
raus (G.) ; sm. — Roseau. Cf.
canabère;
désigne aussi le scirpe des marais ; v. aràuc.
rausèle, rousèle; sf. — Coquelicot;
v.
arousèle, paparòt; au flg., jeune éva¬
porée ; v. frise.
rausi (Al.); v. — Rouir; rausl-s, se
dessécher, se flétrir ; v. secà, ari.
ràuso (Lom.) ; sf. — Lie du vin. Cf. lie.
ray ; sm. — C. fray, par aphérèse,
ray. — C. arrày, rayon,
ray ; adv. — V. harày.
rayà. — V. arrajà et dérivés,
rayà, rajà ; v. — Rayer, biffer, radier ;
rayà-s, se, rayer.
Rayà dou coùmpte, biffer l'inscription
sur le
comple ; rayà lou cam, faire, tracer
des raies sur le champ ; que l'an
rayât de
la

liste,

on

l'a radié

sur

la liste.

rayàble,-e ; adj. — Qui peut être
rayé,-e, radié.
rayade; sf. — Rayage. C. arrajade.
rayadé,-re ; ad j. — Qui peut être rayé,
radié,-e, exclu.
Aquét qu'ey rayadê, celui-là doit être
radié, exclu.
rayadis ; sm. -—Les rayures, l'ensemble
des rayures; v. rayàdje.
rayàdje ; sm. — Rayement ; radiation ;
rayures en nombre ; ue pélhe dab rayàdje,
une

robe

des rayures.

avec

rayadoù,-re; adj. — Qui
raya dure, rayure; sf.

—

—

trace des raies.

bleues.

Braire ; pleurer en criant.
V. bramà, racanà; en Arm., croasser.
Qu'as tan à raynà ? Qu'as-tu à pleurer
si fort ? Que rayne coum û àsou, il crie
comme

un

—

âne.

raynade ; sf.

—

—

dansà

en rayoûs, danser aisément.
rayrét,-e. — V. rayét, petit frère,
rayure. — V. rayadure, rayure,
re, ra ou simplement r. — Préfixe qui
marque la réitération, la réciprocité; rebachà, refià, rabaisser, refaire, et que, dans la
conversation, on place devant un très grand
nombre de verbes pour leur donner une
signification itérative ; nous ne donnerons
que ceux qui sont consacrés par l'usage.
Dans l'usage, également, il n'est pas
rare
d'employer indifféremment ra et re; ex. :
rapatria, repatrià, raboutì, reboutì; on
voudra bien chercher le mot, dans le D.

l'autre forme. V. arr.
La réitération se traduit souvent
par tournà avec l'infinitif du verbe; c'est
ainsi qu'on dil rehà, arrehà et tournà hà,
pour refaire, rebasti et tournà basti, pour
rebâtir, etc. V. au préambule de R, in fine,
sous

l'une

Rem.

—

Braiment

prolongé

;

action de braire.

raynàyre,-e; adj. — Qui brait, qui
pleure très fort.
rayne (L. vers Bordeaux, Arm.) ; sf. —
Grenouille et aussi raine.

ou

—

à propos

de ar.
Aphérèse de arré, rien, usitée le
plus souvent pour éviter les hiatus; nou y
a ré de tau, il
n'y a rien de tel ; il est plus
conforme à l'usage d'écrire arré.
rè ; sm,
Ré, note de la gamme,
reabilhà; v.
Rhabiller; reabilhà-s,
ré.

—

se

rhabiller.

reabilhàdje
ploie surtout

— Rhabillage;
s'em¬
parlant des choses ; pour
dit plutôt reabilhamén.
Réhabiliter ; reabilità-s.

; sm.

en

les personnes, on

reabilità ;
se

v.

—

réhabiliter.

reabilitacioû ; sf. — Réhabilitation,
reabità ; v. — Habiter de nouveau
raviver de

rayét,-òt, rayrét,-òt,-e ; s. — Petit
frère, petite sœur.
rayén (Lav.). — Forme de regén.
rayéte,-ote ; sf. — Petite raie, petite
rayure ; ancienne étoffe à raies rouges et
; v.

raynét; sm.
Braiment plus court
la raynade.
raynét,-e. — V. renét.
raynéte (V.-B. Big.) ; sf. — Rainette
verte; pomme rainette; v. arrâ, reynéte;
outil de charpentier,
ràyo (B.-L.) ; sf. — Rage; v. rauje.
ràyo (B.-L.) ; sf. — Endroit abrité,
éclairé par le soleil ; v. soulâ.
rayoû. — Forme rare et considérée com¬
me francisée de
arrày, rayon.
rayounà ; v. — Rayonner ; v. arrayà.
rayounamén ; sm.
Rayonnement,
rayoûs (Lav.). — Dans cette expr. :
que

—

Rayure,

Grosse raie,
rayàu; adj. des 2 g. — Rayonnant,
éclairé, exposé au soleil ; v. ràyo (2) et
rejàu.
rayàyre,-e; adj. et s. — Qui raye,

raynà

READUCA

—

raye,

rayement.
rayasse ; sf.

—

reabitàble,-e
se

;

nouveau.

;

adj.

—

Réhabitable,

reabituà ; v. — Réhabituer ; reabituà-s,
réhabituer ; v. reabità.

reabounà;
nà-s,

se

v.

—

Réabonner;

reabou-

réabonner,

reabounamén ; sm. — Réabonnement,
reaccioû ; sf. — Réaction,
reacciounà ; v. — Réactionner,
reacciounàri ; adj. des 2 g. — Réac¬
tionnaire ; en
reacciounàrio.

Gascogne,

reacourdà ;

on

emploie le fém.

—
Remettre d'accord ;
l'entente; reacourdà-s, se
remettre d'accord ; v. rapatrià.
readméte ; v. — Réadmettre,
readmicioû ; sf.
Réadmission,
readucà, reéducà ; v. — Réapprendre.

v.

rétablir l'accord,

—

�REAL

—

REATRASSADJE

reàl, reàle,-e; adj.
fluence du fr.

—

dit aussi

on

realaméll ; adv.

—

436

Rare;
ràre,-e.

sous

l'in¬

reapigatà ;

Refaire les pigàts, les
reapità.
reapità ; v. — Remettre debout, redres¬
ser ;
reapità-s, se remettre debout, sur pieds,
refaire sa fortune, s'élever de nouveau, en
style famil.
reapitade ; sf. -— Redressement, remise
sur pied ; retour de fortune.
reapitàdje ; sm. — Action de redresser,
d'ériger à nouveau ce qui était tombé; en
style plaisant, remise d'aplomb, au fig.
reapousà ; v. — Réapposer,
reapousicioû ; sf. — Réapposition.
reapradà,-di ; v. — Remettre un sol en
nature de pré.
reapraubi-s ; v. — Redevenir pauvre,
reaprestà ; v. — Réapprêter,

Rarement.

realedà,-nà,-tà ; v. — Respirer à nou¬
veau ; reprendre haieine.
realemén, reèlamén ; adv. — Réelle¬
ment.

realignà ; v. — Aligner de nouveau ;
reaiignà-s, se remettre en ligne, sur la
ligne.
realignàdje,-nade ; s. — Remise en
ligne ; redressement ; on dit aussi realignamén.

realisà; v. — Réaliser.
realisàble,-e ; adj. — Réalisable,
realisacioû ; sf. — Réalisation,
realisme ; sm. — Réalisme,
realissà ; v. — Polir à nouveau, rendre
uni, plan, ce qui avait cessé de l'être,
réaliste,-e; adj. et s. — Réaliste,
realitat; sf. — Réalité.
Loc. adv.
En realitat, en réalité,
—

rearcoèlhe ;
nouveau

devant,

Remettre en place un
membre forcé, une chose déplacée ; réparer
un objet, un outil ; en style familier, réta¬
blir l'ordre, la bonne entente; realougà-s,
s'arranger, faire la paix après une fâcherie ;
remettre dans la bonne voie, rentrer
se
v.

realucà,-gà

; v. — Allumer de
realucà-s, reprendre feu.

;

reamistousà ;

nou¬

Apprivoiser de
nouveau, rendre favorable; reamistousà-s,
se reprendre d'amitié; cesser d'être sauva¬
ge, en parlant des bêtes.
reamounedà-s ; v. — Retrouver sa ri¬
chesse ; se pourvoir de nouveau d'argent,
reamuchà ; v. — Refaire l'éducation,
reanilhà ;

v.

v.

—

—

Pousser

un

nouveau

arrenilhét.

reanounçà

;

v.

Annoncer de nou¬

—

veau.

reaparéche, reapari;

v.

—

Réappa¬

mettre

—

tra

nouveau

de travail.
de

Aller
au

au

sens

devant de, à
de aller au

arcoèlhe.

comme

un

Réarmer,
Remettre le' harnois ;
nouveau harnais ; rearnesà-s, en
—

v.

—

état de servir.

en

cià-s,

se

réassocier.

reassoumà ;

v. •— Refaire un sommet :
remplir de nouveau jusqu'au bord ; assom¬
mer

de

nouveau.

reassoumelhà-s ;

v.

—

Se remettre à

sommeiller.

reassoupi-s

parélh. V. reaparià.
reaparelhàdje ; sm. — Réparation d'un
instrument, remise en bon état; action de
réunir un couple, de se remonter en bétail
d'un

—

reassajà ; v. — Essayer de nouveau ;
reassajà-s, tenter de nouveau de.
reassegurà ; v. — Réassurer,
reassegurance ; sf. — Réassurance,
reassignà ; v. — Réassigner,
reassignacioû ; sf. — Réassignation,
reassoucià ; v. — Réassocier ; reassou-

Réapparition.

reaparelhà ; v. — Aparier de nouveau ;
réappareiller; reaparelhà-s, se pourvoir

v.

usité aussi

style plaisant, reprendre son fardeau, son
harnois ; se pourvoir de nouveau.
rearpità; v. — Reprendre ses sens,
remuer, respirer de nouveau ; reprendre ses
habitudes après une maladie (famil.).
reartistà,-talhà ; v. — Réparer, remet¬

raître.

reaparechude,-rescude,-ricioû ; sf.

;

rearmà ; v.
rearnesà ;

—

dans l'ordre.
veau

—

reargentà ; v. — Réargenter ; reargentà-s, en style plaisant, regagner de l'argent,

effectivement.

realougà ;

v.

veillotes ; famil., c.

; v.

—

S'assoupir de

nou¬

veau.

reatacà ; v. — Réattaquer,
reatelà ; v. — Réatteler; famil., repren¬
dre son travail.
en

reatelàdje ; sm. — Action de réalteler ;
style plaisant rabibochage, reprise de la
commune à deux.
reatifà ; v. — Attifer de nouveau,
reatourclà ; v. — Entourer à nouveau

vie

reapari;

v.

nouveau

; v.

—

Apparoir, advenir, échoir

aparéche.

reaparicioû,-ride. — C. reaparechude.
reaparide ; af. — Action de reapari, de
reaparéche; ue reaparide dou mau, une
réapparition du mal; nou m'aténdi pas à
tau reaparide, je ne m'attendais pas à ce
qui m'arrive, à semblable aventure.
reapeçà ; v. — Raboutir ; allonger par
une pièce nouvelle; famil., prend le sens de
rabibocher, réparer.

reapeçàdje,-çadis ;

sm. —- Action de
rabibochage.
Rappeler.

reapeçà; rempiètement

reaperà ;

v.

—

;

de

cordages.
reatracà, reatriquetà ; v. — Réparer,
arranger de nouveau, remettre en ordre.
reatrassà ; v. — Procurer à nouveau ;
rassembler ce qui était dispersé ; reatrassà-s, se retrouver à un point fixé ; se réunir
après s'être séparé; dans ce sens, peul se
prendre en mauvaise part et dans un sens
défavorable.

reatrassàdje ;

sm.

—

Action de

trassà; prend le plus souvent un sens

rea¬

péjor.

�437

REATRIBUA

reatribuà,-buì ;

v.

Attribuer

—

nouveau

reatristà,-ti ; v. — Attrister de nou¬
;
reatristà-s,-tl-s, retomber dans la
tristesse, dans la langueur; se rembrunir.
reatroupà,-perà ; v. — Rassembler en
troupe.
reatutà-s ; v. — Se tapir à nouveau ;
revenir dans son terrier, sa tute.
reàu,-ale.
Forme de reyàu.
reaubrèche (Big. G.) ; reaubri ; v. —

veau.

—

Rouvrir.

reaucupà, reoucupà;

v.

—

Réoccu¬

v. — Refouler, foulonner de
rebatanà-s, se frapper de nou¬

— Rebattre, battre de nou¬
réverbérer; rabattre, aplatir les cou¬
tures; v. rabàte; faire un rabais; t. du jeu

;

de

quilles ; river un clou ; retrancher ;
rebàte-s, se rabattre ; se réfléchir ; lou sou
que-s rebaté sus la murralhe, le soleil se

réverbérait contre le

mur.

rebatedure ; sf. — Action de river un
clou ; t. de cloutier ; travail de la formation
de la tête du clou.

rebatemén ; sm.
;

reaudi ;

Entendre de nouveau,
Offrir de nouveau,

v.

reauheri;

—

v.

sf.

reaygassà-s

—

Réoccupation,

—

reaumentà ; v.

—

; v.

Réaugmenter,
Redevenir humide,

—

s'inonder de nouveau,
rebà, rabà ; v. — Rêver. Cf. sounejà.
rebaccinà ; v. — Revacciner,
rebàch ; sm. — Rabais ; rechute de ter¬
rain, fond, enfoncement.
Be-m haràt û petit rebàch ? Vous me
ferez bien
la coste, à

léger rabais ? Au rebàch de
la chute, au fond de la côte.
rebachà ; v. — Rebaisser ; diminuer,
faire un rabais ; rabaisser, mépriser ; rebaclià-s, se rabaisser. V. garreyà, hacha,
un

diminua.

rebachamén ; sm.
action de rabaisser ; pli

—
Rabaissement;
de terrain.
rebachàyre,-e ; adj. et s. — Qui ra¬
baisse; qui tâche de faire baisser les prix,

baissier.

prix,

—

rebalày.

V. rabalày.
Revaloir, rendre la pareil¬
de la valeur ; augmenter.
Que la me rebalerà, je lui rendrai la
pareille ; quoan rebaleré adare ? Combien
vaudrait-il de plus maintenant ?
rebalét; sm. — Bénéfice sur une tran¬
saction; soulte; ce qui résulte d'une revalo¬
—

rebàle ; v.
le ; retrouver

—

risation, d'un accroissement.
rebàlo

(G.). — C. carrùs; ravale; on
appelle aussi rebàlo une sorle de traîneau
qui sert à dépiquer les céréales, les hari¬
cots, les fèves secs.
rebalude ; sf. —

Plus-value,
rebargà ; v. — Teiller de nouveau,
rebassà, rebassejà; v. — Rêvasser
rebassàyre,-ssejàyre,-e; adj. — Rê-

vasseur,-euse.

rebasti;
sa

v.

Rebâtir; rebastl-s, rebâ¬

—

demeure.

rebàsto

pière en
queue.
rebàt ;

—

Action de rabattre,

de rebattre.

rebatén,-te; adj. — Réverbérant,-e
qui rebat, refrappe, fait écho, répercute.

;

rebatude ; sf.

—
T. de chasse, action
usité aussi au sens de battue.
rebatùt,-ude ; adj. — Réfléchi, arrêté,
fixé,-e.
Tout plâ batut e rebatùt, tout bien pesé,
réfléchi, discuté.

de rabattre ;

rebaudé.

—

V. arrebaudè.

rebaudeyà (B.-L.)
se

; v.

—

Déraisonner,

dit du parler des déments.
rebaudi ; v. — Renouveler,

repousser

parlant d'un plant, du feuillage ; usité
aussi au sens de regaudi.
rébble ; sm. — Râble de lièvre, de
lapin. Cf. ràhle.
rébble, réble. — C. arréble, tranche,
rèbe ; sm. -— Rêve; v. sounêy.
rebé (Lav. B.-L. Az.). — Forme de
rebénque, revenir, et de rebéde, revoir,
rebébe ; v.
Reboire.
rebèc,-èque, rebecoùs,-e,-quiu,-ibe ;
adj. — Récalcitrant,-e, révolté, revêche ; v.
rebouchut, arrebàhi.
rebecà ; v. ■— Becqueter de nouveau ;
v.
becà; rebecà-s, se rebéquer; v. arrebecà-s, rebifà-s, arrebirà-s.
rebecade; sf.
Riposte impertinente,
réplique mordante; v. rebifade, arrebirade.
rebecàt,-ade ; s. et adj. — Nez aquilin ;

en

—

rebache ; sf. — Nouvelle baisse de
V. arrebàde.
rebàde.

tir

;

rebàte ; v.

veau

per.

reaucupacioû

REBELHOU

rebatanà ;

de

nouveau.

veau

—

(Lav.)
bois qui

; sf. —
se place

Sorte de crou¬
plus bas que la

Réverbération ; reflet,
réflexion ; au rebàt dou sourélh, en plein
soleil, à l'endroit où le soleil darde, frappe ;
abri ; lou passeroû, au rebàt d'û bruchdc,
le moineau, :x l'abri d'un buisson (Meyniel).
V. arrayòu; assès, endoste.
sm.

—

—

crochu,-e.

rebecàyre,-e; adj. — Qui se rebèque.
rebusquét.
rebecoùs,-e ; adj. — Hargneux,-euse ;
emporté.
rebéde; v. — Revoir; rebéde-s, se

Cf.

revoir.

rebelà ; v. — Révéler,
rebelacioû ; v. — Révélation.
rebe!adoù,-toù,-e ; s. et adj.

—

Révé¬

lateur, -trice.
rebelénei.

Déformation

—

de

rebe-

rénei.

rebélh; sm.
Réveil; v. desbélh; réveille-matin, qu'on appelle aussi rebèlh.
rebelhà ; v. — Réveiller. Cf. dechidà,
—

desbelhà.

rebélhe-boè.
rebelhè ; sm.
nuit. N. de p.

—

—

C. deschide-boè.

Réveilleur,

garde de

Rébéilhé, RêbêilU.

rebelhoû; sm. — Réveillon; réveillestyle pl., semonce au réveil.

matin ; en

�REBELHOUNA

—

rebelhounà ;
rebellà-s ; v.

—

v.

REBIRADE

Réveillonner,

—

sf.

—

Rebelle,

—

Rébellion.
—
Revenant,-e

rebenàn,-te ; s.
;
en
style famil., signifie une personne qui est
de retour, que l'on revoit après un
long
temps; v. rebenén.
rebenance ;

sf.

Retour

—

au

Revanche ; reprise de
jeu ; usité aussi au masc. : gahà lou rebén¬
che, prendre le contre-pied de.
—

rebendi-s, rebentà-s;

biffer,

se

révolter

v.

—

Se

re¬

rebenedoù,-re

; s.

—

Revendeur,-euse

rapport.
Revenir (rare).

—

v.

Se

—

ce

; v.

; s.

Revanche

—

vengean¬

rebénche.

rebénse
rebentà ;

(Lom.)
v.

—

; v.

—

Répéter, redire,

Vanner de

nouveau ; re¬

venter.

rebentà-s;

:—

v.

cuper; se mettre en

S'inquiéter, se préoc¬
révolte, en colère, se

rebiffer; v. rebendi-s.
Que y a de que rebentà-s, il y a de quoi
s'inquiéter; que-s rebénte couru û câ, il se
rebiffe
à

chien.

comme un

rebentàble,-dàble,-e; adj. — Qui est
revendre ; qui peut se revendre.

rebentade ; sf. — Nouveau
retour du vent, coup de vent
volée de coups, en style plaisant.
rebentamén ;

adv.

—

vannage ;

contraire

;

Fièrement; har¬

gneusement.
rebénte ; sf. — Revente,
rebequè ; sm. — Hargne.

rebequiu,-ibe.
reberà ; v.
reberà-S.

—
—

C. rebè.c.
Révérer. C. arreberà.
—

Usité

au

sens

s.

—

; adv.

Révérend,-e
—

;

v.

Avec respect,

—

,

rebès, battre à tour de bras ; préne au
rebès, prendre du mauvais côté ; préne à
rebès, prendre, saisir de revers, par le côté
opposé à l'endroit; qu'a abùt rebèrs, il a eu
des revers; passà p'ou rebèrs,
passer dans
au

partie sombre, se dissimuler; coumpréne
rebèrs, comprendre mal, à l'envers;

lous rebès de
;

Révéren-

rebergà ; v. •— Remettre des liens
(bérgues) ; replanter des verges,
reberie.
C. rebarie, rêverie.
rebèrs,-e; adj. — Qui est du côté
opposé à l'endroit, à la face, à l'envers;
qu'ey à mâ rebèrse, il est du côté opposé ;
à péu rebèrs, à rebrousse-poil.
rebèrs, rebès; sm.
Revers, partie
opposée à l'endroit, à la face, à l'est ou au
sud; rebours; v. rembès ; disgrâce, mal¬
heur; retour offensif; v. countràri ; coup
au
jeu de quilles.
Lou rebès de la coste, la
partie opposée
du coteau ; peut signifier aussi le versant
quelle que soit l'exposition ; trucà à mâ

la

revenger ; revan-

cher.

rebénje,-e

—

—

rot.

;

Révéren¬

cieusement.

reberendamén
;

Révérence;

—

action de révérer.
reberencioùs,-e ; adj. —
cieux,-euse.
reberenciousamén ; adv.
;

révérence.

rebéngue, rebiéne, rebiéngue; re¬
bine (Bay. L.) ; v. — Revenir ; retrouver
ses sens; se
corriger, s'amender; se remet¬
tre
après une maladie, recouvrer la santé;
donner des rapports d'estomac ; convenir,
plaire. V. reméte-s, retroubà-s, retourna.
Que cournénce à rebéngue, il reprend ses
esprits ; il se remet ; il s'amende ; la sébe
que rebéng, l'oignon revient à la bouche;
qu'à û ayre qui rebéng, il a un air qui
plaît.
rebengùt, rebiengùt ; sm. — Revenu,
v.

reberénce,-ci,-cie; sf.
respect

reberén,-de;

rebenén,-to (G.); adj. — Plaisant,-e,
agréable, qu'on revoit avec plaisir.
rebengude ; sf. — Action de revenir ;

rebenjà-S

ment.

reberàn.

la forme francisée rebendàr,-use est deve
nue courante.
V. arcardè.

rebeni ;

reberdide ; sf. — Reverdissement ;
famil., reprise d'un mal, d'une passion.
reberdissimén ; sm. — Reverdisse¬

protester,

;

rebendicà ; v. — Revendiquer,
rebendicacioû ; sf. — Revendication,
rebéne; v. — Revendre. Cf. acardejà.

retour ;

—

pays

(rare).
rebénche ; sf.

reberàt,-ade.
C. arreberàt.
reberdejà, reberdi; v.
Reverdir;
rendre verdoyant.
reberdi; v. -— Reverdir; au fig., rajeu¬
nir ; se dit aussi d'un mal
qui reparaît.
—

Se rebeller. Cf. reben-

di-s, arrebirà-s.
rebèlle,-e; s. et adj.

rebellioû;

438

de rebellà-s,

de rebendi-s.

reberàn,-te; adj. — Qui révère; subs.
s'emploie aussi pour révérend,-e.

l'ibèr, les retours offensifs de

l'hiver; rebès de mau, reprise de mal.
reberssà, rebessà ; v.
Reverser
—

;

renverser.

reberssible,-e ; adj. — Réversible,
reberssioû; sf. — Réversion,
rebertà; v. — Ressembler, rappeler
(vieux) ; que-s reberlaben coum dus frays,
ils se ressemblaient comme deux frères ;
sembla.
rebès.
V. rebèrs.
rebesàn (G.). — V. rabadà.
rebése (Big. G. V.-B.). — C. rebéde.
rebestì.
V. arrebestl.
rebibe ; v. — Revivre ; v. arrebità.

v.

—

—

rebiclioà, arrebichoà ;

v.

—

Friser,

frisotter.

rebichoû ;

sm. — Papillote, frisette.
rebié,-ne. — V. rebéngue.
rebifà-s; v. — Se rebiffer. V. rebintà-s.

rebifade ; sf. — Rebiffe,
rebine (Bay.). — V. rebéngue.
rébinïit (Bay. L.). — C. rebengùt.
rebirà ; v. — Dévirer. V. part-birà,
arrebirà et dérivés. Cf. remplegà.

rebirade; sf.

—

Rebiffe, réplique.

�REBISA

439
rebisà ;

v.

rebisade

Reviser,

—

sf.

;

-—

Action de reviser, de

revoir.

rebisàyre,-e
rebiscoulà.

; s.

—

Reviseur,-euse.

V. arrebiscoulà et déri¬

—

souffler de

Révision,
rebisità; v. — Revisiter,
rebiste ; sf. — Revue ; genre de publi¬
cation ; famil., action de se revoir; dinqu'à
la rebiste, jusqu'au revoir ; v. biste.
rebitèri

(Bar.)

;

—• Proverbe, sen¬
prétexte, excuse mal

rebitoère,-tòri ; sm. — Vice rédhibitoire; qui donne lieu à rédhibition.
/V'a&amp;è pas bist lou rebitoère, il n'avait
le défaut (D. Laforé).
(G.). — C. arrebità, raviver,
reblanqui ; v. — Reblanchir ; reblanqal-s, se reblanchir, se justifier,

pas vu

V.

rébble, tranche,
rebòc, arrebòc ; sm. — Eructation
avec
matières, retour dans la bouche, a
l'ouverture, nausée; refluement dans un
tube, un canal,
reboesà ; v. —• Reboiser ; v. rebouscà.
rebolbèr ; sm. — Révolver.
rebolte ; sf. — Révolte,
rebòhi.
V. arrebòhi, raguère.
rebòr ; sm. — Rebord, bordure; rem
blai ; v. cantè, estrém.
rebòt.
V. arrebòt, rabàt.
reboù ; sm. — Gaillet grateron ; v.
arréble, gahéc; garance voyageuse; v.
—

—•

gàho-man.
rèbou (G.)
reboùc ;

; sm.

sm.

—

Tribut (vieux),
Ados, remblai (vieux).

—

N. de 1. et de p.

reboucà ; v. — Eructer, rejeter par la
bouche; refluer vers l'ouverture; v. arreboucà, révoquer.
reboucàble,-e ; adj. — Révocable,
reboucacioû ; sf. — Révocation,
reboucade ; sf. — Reflux, éructation;

léger vomissement.
reboucadé; sm. — Ouverture prati¬
quée pour écouler le trop-plein.
reboucadis ; sm. — Ce qui reflue, qui
monte à la

bouche,

rebouhx

reboule.

(à, au, de).

C. arrebole.

—

reboulhe.

reboultà ;
révolter

se

;

v.

v.

Révolter

—

reboultà-s,

;

arrebendl-s.

reboultàn,-te; adj. — Révoltant,-e.
reboulucioû ; sf. — Révolution ; v.
reboulùm.

rebouluciounà ; v. — Révolutionner,
rebouluciouilàri ; adj. des 2 g. — Ré¬
volutionnaire.

reboulùm;

sm.

—

Tourbillon, tornade,

révolution.

reboulumà ; v. •— Tourbillonner ; met¬
sens dessus dessous.
reboùm (b),-be;
sm.
—
Retentisse¬

tre

ment, écho; v. reclam, ressoû;
ment; v. arreboùm; remous.

reboumbà,-bi;
retomber.

v.

—

rebondisse¬

Refrapper; reten¬

tir ;

reboumbét,-e; adj. et s. — Petit
rebondi, potelé,-e; v. bourroum-

reboùm ;
bét.

reboumbì,-pì ; v. — Rebondir après
avoir frappé, telle une balle, une pelote ;
on dit aussi, en Big- et G., repoump 1.
reboumbìt,-pìt,-ide
ment; ressaut.

; s.

—

Rebondisse¬

C. reboùm. V. repoumplt.

reboumi ; v. — Revomir, rejeter par la
gueule, une ouverture; v. reboucà.
reboùn(d) ; sm. — Rebond; v. re¬
boùm.

reboundà ; v.
reboùnde. —

Rebondonner.

—

reboùne.
reboundì, arreboundi; v.

le crépir ; réessuyer.
rebouchàdje; sm. — Rebouchage;

ra¬

rebondi.

reboùche,-o (Big. G.) ; adj. — Revèarrebòhi, rebèc; renfrogné.
rebouchée,-o (G.) ; rebouchùt,-ude ;
adj. et s. — Revêche, hargneux,-euse,
acariâtre ; qui est à rebrousse-poil ; rabo¬
teux,-euse ; mal bâti, mal tourné. V. arre¬
bòhi, raguère, rebougnùt, rebèc.
rebouègue. — Forme de rebouhèque.
rebougiià ; v. — Faire bosse (bougne),
s'arrondir en bosse, protubérance.
rebougnùt,-ude (L.). — Usité au sens
de ougnùt, bossu; au fig-, mauvais carac¬
tère, un grincheux ; v. rebouchât.

dit,-ide

che ; v.

;

reboulét; sm. — Petit reboù, gaillet;
au fig., petit enfant agaçant.
reboulhe (L.) ; sf. — Rebut, chose à
mettre au rebut ; racaille, gueusaille.
reboulhùmi ; sm. — Augm. péjor. de

dir.

reboundi,-s

valement.

Bourrasque

—

— C. arreboùch,
arregagnàt.
rebouhièc,-èque. — C. arrebòhi.
reboulà ; v. — Revoler,

reboùch (au). — C. à Varreboùch.
rebouché ; v. •— Reboucher ; ravaler un
mur,

sf.

arrebouhl et dérivés,

rebiuà

—

;

arruhèque.

v.

sm.

tence, bon mot ; faux
fondée. V. arrebirèri.

réble.

nouveau.

rebouhèque (M1)
—

REBOURDURA

rebouhà ; v. — Souffler de nouveau ;
refluer, refouler en parlant de la fumée, du
vent; v. reboucà (i).
rebouhade ; sf. — Action de refluer, de

vés.

rebisioû ; sf.

—

;

V.

v.

—

—

Grossir,

s.

—

Rebondissement

devenir
reboun-

reboundimén, -dissimén,
;

Rebon¬

;

retentis¬

sement.

reboundit,-ide ; adj. — Rebondi,-e; v.
bourroumbéi, reboumbét.
reboùne, arboùne (Lom.). — C. arbouhi, enfouir, ensevelir; au fig., dispa¬
raître.

rebourdà ; v.

rebourdàdje;

—

Reborder,
— Action de rebor

sm.

der.

rebourdurà ; v. — T. de terrassier, re¬
faire, réparer une rive, une digue.

�REBOURDURADJE

rebourduràdje

RECALCITRA

—

;

sm.

Action

—

440

rebouri ;

v.

Rebouillir

—

mitonner

;

fig., tourner et retourner dans
esprit, réfléchir sur ; agiter, remâcher,
au

sasser

;

rebouride ;
sur

res¬

sf.

Retour de

—

sentiment ;

res¬

action de rebouillir.

rebourit ;

sm.

Plat que l'on

—

a

fait

chauffer deux fois ; comme il

mauvais

goût,

prend parfois
appelle aussi rebourit
plai¬

on

mauvaise pitance; au fig., dire,
santerie répétés, rabâchés. V. rescàut.
une

rebourit,-ide ; s. — En style plaisant,
qui n'a plus rien à apprendre,
vicieuse ; se dit aussi d'un alcoolique ; v.
personne

arrebourlt.

rebouroà ;

v. — Rebourgeonner,
rebours, reboùs. — Formes de reboùch, rebours.
rebouscà, arrebouscà; v. — Reboi¬
ser.

Cf.

reboesà.

rebouscàdje,-cade
reboutà, rebutà
tas, se rebuter,
rebouti.

;

s.

; v.

Reboisement,
Rebuter ; rebu¬

-—

—

C. raboutl.

—

reboutoà,-tounà ; v. — Reboutonner ;
rebourgeonner, refaire des boutons, en
parlant des fleurs; reboutoà-s, se rebouton¬
ner.

rebràs, arrèbràs; sm.
parement; derrière du bras,
rebrasà ;

v.

—

;

s.

—

—

remanier

Action

de

grains,

?i

Brasser
nouveau,
choses, une pile de
exemple, le contenu d'une
v.

rebufade ; sf.

cuve.

rebrassàdje

;

sm.

—

Action de

re¬

brassà.

rebrassàyre,-e ; s. — Ouvrier qui fait
rebrassàdje.
rebrèc (Lom.) ; sm. — Rebut ; v. rebut.
Désigne aussi la partie d'une terre, dans
un angle, qui ne peu! être labourée avec le
reste du champ ; les rebrècs, rebrèls sont
courts
les sillons
dans les angles ; v.
escunçoûs, ahics, rie.
rebrembà,
remembrà,
remoumbrà ; v. — Rappeler, rappeler à nouveau.
rebrembance, remembrance, rele

moumbrance ; sf.

—

Ressouvenir, rémi¬

niscence, mémoire.
rebrémbe, remémbre;

sm.

—

Rap¬

pel, souvenir (lit.).
rebridà ;

Rebrider,
— Action de rebrider,
rebrouà ; v. — Rabrouer, traiter avec
rudesse; v. rambalà
rebroudà ; v.
Rebroder,
rebroussé ; v. — Rebrousser ; v. arrev.

rebridàdje

Rebuffade ;

v.

rebus-

rebugàyre (G.) ; sm. — Emondeur.
rebugò (G.) ; sf. — Vouge. V. chartigòt.
rebuscà ; v. — Récalcitrer, rebéquer ;
rebuscà-s, se rebéquer. V. reguinnà.
rebuscade,-quejade ; sf. — Acte de
rcvêclie ; rebuffade; réplique acerbe, vive.
V. estuhét, arrebiselà.

rebusquét; sm. — Parole, acte de
mauvaise humeur ; observation faite sur tin
ton âpre ; v. arrebusquét.
rebusquét,-e ; adj. et s. — ïtevêche,
se rebiffe, supporte les observations
sans patience, récalcitrant ; v.
rebèc.
rebùste,-e ; s. et adj. — Vigoureux,
qui

robuste et vif à la fois, travailleur

-euse,

fort et vaillant. Sous l'influence du fr.

on

dit aussi robuste, roubùste.

rebùt; sm. — Rebut;
rebrèc, roubilhè, puguèro.
rebutà ;

v.

rebutade ;

reboulhe.,

v.

; butter de nou¬
rebuter. V. hàsli.
—
Rebutement ; action

Rebuter

—

rebutà-s,

veau ;

se

sf.

rebutàdje ; sm. — Nouveau buttage.
rebutàn,-te; adj. — Rebutant,-e;

—

; sm.

—

birà.
rebroùt (Big.). — C. arrebroùt.
rebroutà ; v. — Rejetonner.
rebruni ; v. — Rebrunir ; devenir
brun.

rebutât,-ade

adj.

;

—

Rebuté,-e,

dé¬

fond à

une

couragé, dégoûté,
rebuti.
recabà ;

C.

—

v.

raboutl.

—

Remettre

un

futaille.

recabàdje ; sm. — Action de recabà.
recabilhoà, recalhibà; v. — Reche¬
viller; au fig., consolider, renforcer, arran¬
ger une affaire; recabilhoà-s, réparer une
maladie, se requinquer ; se remettre à flot
après déconfiture.
recabilhoàdje,-ade ; s. — Action de
recabilhoà.

recabiroà ;

v. — Remplacer des che¬
fig., remettre en train une
affaire, rabibocher; c. recabilhoà.
recabiroàdje ; sm. — Action de reca¬
vrons

;

au

biroà.

recachetà ;

v.

—

Recacheter,

recàde; recàje (Big.) : recàyje (G.);
recase (L.) ; v. — Retomber ; se dit aussi
pour decàde, déchoir,
recadibe ; sf. — Récidive, rechute,
recadude ; sf.
Rechute,
recalà; v. — Recaler; recalà-s, au fig.,
se
raffermir, se remettre en bonne situa¬
tion; famil., se renipper. Usité aussi au
de recaler dans le jargon des étu¬
sens
diants; subir un échec; qu'ey estât recalât,
—

il

a

subi

un

recalàdje
plus

v.

hastiàu.

certaines
par

—

cade.

Rebras,

rebraser.
—

C. à Varrèbouhl, au rebours,

—

Arm.

de rebutter,

Rebraser.

rebrasàdje,-ade
rebrassà ;

loc. adv.

l'esprit

rancœur,

C. rebuscà.

—

rebucà,-gà (N.-E. du G.). — Emonder,
élaguer ; v. esbrancà, poudà, eschariigà.
rebuchutè, arrebuchutè (au, à 1') ;
en

question, agitation,

une

:

son

arreboun.

y.

rebruscà.

de

rebourdurà.

échec à l'examen.
; sm.

recalcitrà ;

v.

reguinnà, rebuscà.

—
—

Action de recalà.
Récalcitrer (rare) ;

v.

�441

KECALCITRA

recalcitrâ,-tràn,-te ; adj. — Récalciv. arrebouhièc, rebèc.
recalculà ; v. — Recalculer,
recalhibà, arrecabilhà. — C. reca-

Irant ;

bilhoà.
recamà ;

v. — Remettre une jambe ;
jambage; refaire la jambe d'un bas.
recamàdje,-made ; s. — Action de

un

recamà.

recampà; v. — Remettre sur pied,
d'aplomb; camper de nouveau.
recantoû (G.) ; sm. — Recoin. Cf.
rincou, cournè.
recantounà-se

(G.)

;

v.

—

Se

renco-

gner.

recapitoulà ; v. — Refaire la cime
(cap) d'un tas, d'une meule ; refaire un tas
écroulé ; v. recapitulà.
recapitulà,-toulà ; v. — Récapituler,
recapitulacioû ; sf. — Récapitulation.
recapitulàyre,-e ; adj. et s. — Rabâ¬
cheur, -euse, qui répète, redit sans cesse la
même chose, fait les mêmes reproches.
recaptà; recapsà (B.-L.). — Y. arrecattà et dérivés.

recardà.

Recarder.

—

C.

arcardà

et

dérivés.

recardade ;

sf.

—

Recharge d'une
style plaisant,

carde ; nouveau cardage ; en
une solide peignée.

recardè,-ro (Big. G.). — C. arcardè,
arcardàyre, regrattier. Sobriquet des gens
de Vidou (H.-P.). V. pugneràyre.
recargà ; v. — Recharger,
recargue ; sf. — Recharge ; action de
prendre un nouveau chargement.
De recargue, loc. adv., de surplus, par

recaussade ; sf.

v.

Refaire, réparer

—

un

recarrelàdje

s.

—

; sm.

Carrelage refait,
— Aclion de recar¬

—
—

C. arcàst, reproche,
Servir un repas,

recébe, arrecébe; v. — Recevoir,
accueillir, admettre, accepter, agréer; re¬
cueillir, happer. V. aparà, arcoèlhe, recoèlhe, signifie aussi, en B., communier,
être admis à la Table sainte ; lou curé
que-u hé recébe, le prêtre lui donna la
Communion ; e-m harét recébe ? Me feriez-

recàte ;

Loc. div.

Qu-'íy recebùt regén, il est
instituteur ; recébe couru û cd,
recevoir fort mal ; recébe lou, màscle, se dit
d'une femelle qui s'accouple ; recébe coum
lou Boun-Diu, recevoir avec joie, déféren¬
ce ; lou curé l'a pas boulùt recébe, le prêtre
n'a pas voulu l'absoudre.
recebedé,-re; adj. — Recevable.
recebedoù,-re ; s. — Receveur,-euse.
recèbte, recèpte, recètte; sf. — Re¬
celte, réception d'argenl, de marchandises,
formule chimique ou pharmaceutique, mé¬
thode, procédé opératoire.
recebùr,-use ; s. — Francisation de
recebedoù, receveur; tenancier,-ère d'une
maison de passe, d'un hôtel borgne.
recedà ; v. — Recéder ; recedà-s, se re¬

recati ;

sm.

v.

céder, troquer.
recedamén ;
ce

de

—

Repas, collation. On dit

Catir de nouveau; famil.,
recati-s, se refaire, se

—

v.

recati-s ; v.

recabilhà.
Se racquitter
—

; v.

recattàt

et

escargòlh, à l'abri, ren¬
un escargot dans sa
coquille ; recattàt peut signifier aussi peu
ouvert, très réservé. En hom., recattà est
encore usité au sens de récupérer,
retrou¬
ver, et, aussi, de recueillir chez soi.
recàtte.

—

V.

recàte.

recàus, arrecàus; sm. — Rejet au
pied d'une plante (caus).
recaussà ; v. — Rechausser; recaussà-s,
se rechausser; en style plaisant, améliorer
sa
situation ; recaussà-s tous cachàus, faire
un

très bon repas.

v.

—

Recéler

;

sceller

récépissé ; sm. — Récépissé,
receptoù ; sm. — Récepteur,
recérc, recèrque; s. — Recherche,

dérivés,

comme

;

cioû.

catî,

û

coum

fermé, serré

Action de recéder

nouveau.

visite

arrecattà

C.

—

—

recelàyre,-e ; s. ■— Recéleur,-euse.
recén,-te; adj. — Récent,-e.
recençà ; v. — Recenser.
recençamén ; sm
Recensement.
recençàyre,-e ; s. — Recenseur,-euse.
recentamén ; adv. — Récemment,
recepcioû. — Aulre graphie de receb¬

une

raquità-s.
recattà.

sm.

qui est recédé.
recedàyre,-e ; s. — Qui recède.
recèl,-amén, recèu; sm. — Recel,

recèlement.

bon air;

requinquer ;

—

reçu comme

recàtte.

redonner

communier ?

vous

collation.
aussi

;

tion.

relà.

recàst (G.).
recatà ; v.

Nouveau bultage

plaisant, bon repas.
recaussàdje ; sm. — Rechaussage.
nouveau buttage, t. de laboureur.
recebcioû ou recepcioû ; sf. — Récep¬

recelà, recellà

recarrelade ;

RECHAUSI

da ue recaussade aus bléts, rechausser les
belteraves ; au fig., consolidation; en style

dessus le marché ; en trop.

recarrelà;
carrelage.

—

—

domiciliaire.

recercà;
se

v.

V.

—

coussire.

Rechercher; recercà-s,

rechercher.

recercàyre,-e; adj.

—■

Qui recherche,

fait des recherches.

recerclà ; v.

—

recèrque; sf.
tion

,

examen; v.

recètte.

recèu;

—

sm.

Recercler,
—

Recherche, perquisi¬

recérc; affectation,

V. recèbte.
—

Recel,

rechanjà, recambià ; v.— Rechanger,
rechànje; sm. — Rechange,
rechausì, recausi; v. — Choisir de
nouveau.

�RÈCHE

RECOUDERA

—

rèche,-e ;
sant, -e ;

y.

adj.

rùde;

442

Rèche, rude, cas¬
fig., acariâtre, revêclie,

—

au

hargneux.
rèche, rèchou, herèchou; son.
Frêne (jraxus, plante).
rechén, rechénc,-gue ; s. — Pourceau
mâle, femelle qui, sans être adultes, sont
néanmoins sevrés ; porcher, marchand de
gorets {vieux). N. de p. Rechenc.
rechéngue (Lom.). — Forme de reténgue.
—

rechifrà ;

v.

—

Calculer de

nouveau.

rechignà,-nà ; v. — Rechigner,
rechignât,-ade ; s. — Rechigné,-e,
maussade. Cf. arregagnàt.
rechignàyre,-e ; adj. — Rechigneux.
-euse.

rechisclà ;
v.

v.

—

Jaillir

rejisclà, eslinsà; crier de

de

travers;

nouveau,

reclamàn,-te ; adj. — Réclamant,-e.
réclamât,-ade ; s. — Retentissement
d'un bruit, répercussion de l'écho.
reclamàyre,-e ; s. — Réclameur,-euse.
reclame ; sf. — Réclame, publicité
tapageuse,
reclassé ; v. — Reclasser,
reclassamém ; sm. — Reclassement.

reclàus,-e
fluence du
em

brà.

rechutà ; v. — Rechuter,
rechutade, rechute ; sf.

sm.

recidibacioû, recidibe

;

sf.

—

Réci¬

dive.

recidibàyre,-e ;
adj. — Récidiviste.

recipè ;

sm.

recidibiste;

s.

et

Récipé, ordonnance mé¬
s'emploie plus que dans

—

dicale (vieux) ; ne
le style badin.
La

praube mau-maridade,
Que Va dat, per recipè,
Cops de barres en salade !

Pauvre mal-mariée ! Il (son
donné comme récipé, comme
une salade de coups de bâton

charivari).
reciprocamén ;

recòbre.

—

mari) lui a
médication,
(Chanson de
Réciproque¬

ment.

réciproque,-e ; adj. — Réciproque,
reciproucà ; v. ■— Réciproquer.
reciproucitàt ; adv. — Réciprocité,
récit ; sm. — Récit,
recità ; v. — Réciter,
recitacioû ; sf. — Récitation.

recitàn,-te;

s.

recitàyre,-e ;
qui répète comme
reclabà ;

v.

—

—

s.

sous

reclus,-e.

l'in¬
Cf.

—

Forme ancienne

de

reçu a

Recoin ; v. cournè, recanioù.

coin.

recoegnàyre,-e ; adj. — Qui aime les
recoins; cachottier,-ère.
recoélh ; sm. — Recueil ; action de
recueillir.
recoelhance ;

sf.

—

Héritage

;

profit

;

récolte.

recoélhe,-èlhe

recòlhe (Big. G.); v.
;
donner, recevoir
l'hospitalité; aller au devant de quelqu'un;
v
arcoèlhe, former un recueil ; recoèlhe-s,
se

Recueillir,

;

récolter

recueillir.

reccelhì-s.
V. reculhi-s, plus usité,
recoelhude ; sf. — Recueillage, récolte.
—

recoelhedoù,-re

Récitateur,-trice ;

un perroquet.

Refermer à clé

—

;

adj.

—

Qui recueille,

hérite.

Récitant,-e.
—

aussi

recoegnà, rencoegnà ; v. — Renco¬
gner ; action de doubler un coin à fendre ;
recoegnà-s, se rencogner; au fig., se replier
sur soi, devenir mélancolique, morose.
recoegnade ; sf. — Ensemble de cons¬
tructions formant recoin ; poussée dans un

—

adv.

dit

recoégn, recoùgn, recoùt, recòrn;
Rechute,

—

Récidiver,

—

Reclus,-e;

—

on

reclause,-re ; v. — Clore de nouveau,
reclus,-e ; adj. et s. •— Reclus,-e.
reclús; sm. — Remugle, relent, odeur
dî renfermé; v. embarràt, oumbre.
reclusioû ; sf. — Réclusion,
recoà (B.-L.) ; v. — Rencogner, mettre
dans un coin ; recoà-se, se garer, se mettre
à l'abri; v. estremà.

—

v.

s.

barrât,-ade.

rèchou.
V. rèche; frêne. N. de p.
rechourrà ; v. — Se remettre à couler,

recidibà ;

;
fr.

;

reclouer,

reclabàdje; sm. — Recloulage; on dit
aussi reclaberàdje.
reclàc; sm. — Retentissement d'une
claque, d'un coup ; le coup lui-même.
reclacà ; v. ■— Retentir avec éclat ; cla¬
quer de nouveau; à Or. aussi, remanger,
reelàm ; sm. — Son répercuté, éclio.
Reclams de Biarn e Gascougne, échos de
Béarn et de Gascogne, titre de la revue
publiée par VEscole Gastou Febus, depuis
1807.
reelàm, reclamaciou; s. — Réclama¬
tion, plainte.
reclamà ; v. — Réclamer, revendiquer,
retentir.

reclamàble,-e ; adj. — Qui peut cire
réclamé,-e.
reclamacioû ; sf. — Réclamation.

recoéu (G.) ; recoéyt,-e. — C. arrecoéyt ; bon à mettre au rebut,
recoeyfà. — C. recouchà.
recoéyte ; sf. — Recuite,
recolamén ; sm. — Recolement, t. de
droit.

récolté, recorte

recòr(n)

;

sf.

—

—

Recoin

Récolte.

; v. cor(n).
recòrs, recòrs; sm. — Recors, celui
qui accompagne l'huissier.
recoubrà, recrubà ; v. — Recouvrer ;
récupérer.
recoubramén ; sm. — Recouvrement.
recoubràyre,-e ; s. — Recouvreur,
-euse, on dit aussi recoubrùr.
recoubrì, recroubi ; v. — Recouvrir ;
v. arecoùrre, amantà.
recoucà,-gà ; v. — Recoucher ; recoucô-s, se recoucher.
recoudà ; v. — Couder de nouveau,
recouderà (B.-L.); v. — Recourber;
recouderà-se, se recourber.

; sm.

�443

RECOUHA

recouhà;
recoiffer. Cf.

recoulà ;
veau ;

— Recoiffer;
recouhà-s,
recoeyfà.

v.

v.

Couler, filtrer de

—

se

nou¬

recoller,

recoulade ; sf. — Action de recouler,
recoulàdje ; sm. — Recollement,
recoulét ; sm. — Petite quantité de

liquide
nières

que l'on ajoute en surplus ; les der¬
gouttes d'une vidange; v. escouléts,

pichade.
recoulloucà ;

v.

Colloquer de

—

nou¬

veau.

reeoulourà;

Recolorer,
— Recoloration,
recoultà, recourtà ; v. — Récolter.
recoultàn,-te,-tàyre,-e ; adj. et s. —
Récoltant,-e, qui récolte,
v.

—

recoulouracioû ; sf.

recoumandà.
V. arrecoumandà.
recoumandablamén ; adv. — Recom—

mandablement.

recoumandàble,-e

adj.

;

Recom-

—

mandable.

recoumandàyre,-e ; s. — Recomman¬
fait des recommandations,
qui donne sans cesse des conseils,

deur, -euse ; qui

recoumbàte ; v. — Recombattre,
recoumbencioû ; sf. — Reconvention.

recoumbéngue,-biéne

;

v.

—

Recon¬

venir.

examiner

;

;

v.

—

recounéche-s,

se

Reconnaî¬
reconnaî¬

tre, retrouver ses esprits ; venir à
cence ;
se retrouver quand on est

récipiségaré,

perdu ; s'avouer.
recounechedé,-re; adj. — Que l'on
reconnaît ; qu'il est facile de reconnaître.
recounechén,-te ; adj. — Reconnais¬
sant,-e.
recounechénce ; sf.

Reconnaissan¬

—

ce,

gratitude; acte notarié;

lé;

aveu,

examen

détail¬

titre d'une dette.

recounfòr(t)

;

acounòrt.
recounfourtà ;

sm.
v.

—

—

Cf.

Réconfort.
Réconforter

counfourià-s, s*e réconforter.
recounfourtàble,-e ; adj.

—

;

re-

Réconfor¬

table.

recounquerì,-sì, recounquì

;

v.

—

Reconquérir.
recounstituà,-ì ; v. — Reconstituer.
recounstituàble,-e; adj. — Qui peut
être

reconstitué,-e.

recounstitucioû ; sf.— Reconstitution,
recounstruccioû ; sf. — Reconstruc¬
tion.

recounstrusi ; v. — Reconstruire ; 011
dit aussi recounslruise.
C. racountà.
recountà.
—

recoumençà ; v.
recoumençamén

Recommencer,
sm. — Recommen¬

—

;

cement.

recoumençàyre,-e
rabâcheur

ceur,-euse ;

recoumoudà ;

—
Recommenrabachàyre.

; s.

; v.

v.

Racommoder

—

coumoudà-s, faire la paix,

se

;

re-

réconcilier;

v.

ajergà, pedassà.

récoumoudàble,-e ; adj.

Racom-

—

modable.

recoumoudàdje
dage.

;

sm.

recoumoudamén ;

Racommo-

—

sm.

—

Raccommo¬

dement.

recoumparéche,-ri

;

v.

—

Recompa¬

raître.

recoumparide ; sf. — Recomparution,
recoumpençà ; v. — Récompenser ; dé¬
dommager.

recoumpençàble,-e ; adj.

—

Qui est à

recoumpénce

;

sf.

—

Récompense

; v.

estrée.

recoumpousà ; v.
recoumpousicioû

Recomposer,
sf. — Recomposi¬

—

;

tion.

recoumptà ; v. — Recompter,
recoumptamén ; sm. — Action de

re¬

compter.
v.

—

Réconcilier

; rccoun

réconcilier

rapairià.
— Réconciliation.
recounciliàyre,-e ; s. et adj. — Ré¬
; v.
recounciliacioû ; sf.

conciliateur, -trice.
recounduccioû ; sf.

C. racourci.

.

recoùre ;

v. — Recouvrir ; usité surtout
parlant d'un toit, d'un parapluie; lia
recoure la borde, faire faire la toiture de la

en

borde.

recouride; sf.
Reconduction,
Reconduire.
—

recouildusi; v. —
recounechàble,-e,-chedé,-re
Reconnaissable.

—

recourcoug-nà-s (Arm.) ; v. — Se re¬
croqueviller; v. recrouquilhà-s.
recourdà; v. — Resserrer un cordage,
doubler les cordes ; est tombé en désuétude
au
sens de recorder; on dit aujourd'hui:
rapelà., ha ressoubiéne. C. recoultà.
recoure,-ri; v. — Recourir, avoir re¬
cours

recouncilià ;
se

recoupà ; v. — Recouper,
recoupàdje ; sm. — Action de recouper,
recoupaméll ; sm. — Recoupement,
recoupe; sf. — Recoupe. V. rése; bresét; trençoun, retàlh.
recoupià ; v. — Recopier,
recoupiàdje ; sm. — Action de reco¬
pier.
recoupiàyre,-e ; adj. — Qui recopie,
recoupià; v. — Accoupler de nouveau,
raccoupler.
recouplade ; sf. — Aclion de raccou¬
pler, raccouplement.
recoupiàdje; sm. — Raccouplement.
recouquilhà ; v. — Recoquiller ; re
couquilhà-s, se recoquiller ; v. arrucà-s,
acroucà-s, aperissoà, agourrupl.
recourbà; v. — Recourber; recourbà-s,
se recourber ; v. plegà, recouderà, crouclû.
recourci.

récompenser.

cilià-s,

recounéche,-négue
tre ;

RECOURRE

—

;

adj.

—

—

Recours, aclion de

re¬

courir à.

recoùrre ;
nouveau;

recouvrir ;

v.
—
Recourir, courir de
faire courir, étendre, disperser;
v. recoùre, arrecoàrre.

�RECOURRUDE

—

RÉDE

444

recourrude; sf. — Action de faire
courir, étendre, disperser; de recouvrir, de
réparer un toit.
recours; sm. — Recours; refuge,
recourtà.

C.

—

recoultà.

se

V. arrecouti.

—

v.

récréer;
recreà;

Récréer, divertir

—

v.

deberti.

v.

—

Créer de

recreacioû ; sf.
tion.

;

recreà-s,

nouveau,

recreadìu,-tìu,-tibe

adj.

;

—

Récréa-

tif,-ive.
recréche ; v.
recrechude ;
sance

Recroître,

—

sf.

Poussée de crois¬

■—

; repousse.

recriminà ; v. — Récriminer,
recriminacioû ; sf. — Récrimination,
recròc.
V. racròc.
recroubì.
V. recoubrl, recour,
recroucà-s ; v. — Se recourber en
—

—

se

recroqueviller

crancà-s.
recrouchetà ; v.
v.

encroucà-s.

; v.

en-

Ragrafer.
Se recroquevil¬
recroucà-s, recourcougnà-s, agour-

recrouquilhà-s
ler ;

rupi-s.
recrû,-e;

s.

—

; v.

—

Ecru,-e; hiu recrû, fil

—

écru.
;

; recruter.
recrubadoù ;

Recouvreur, col¬

v.

—

Recou¬

vrer

—

—

—

Recouvrement, recette.

Forme de recoubrl.

Récrouir.
Recrue ; v. recrube.
recrue ; sf. — Action de récrouir.
recrutà ; v. — Recruter,
recrutamén ; sm. — Recrutement.
recrue

; v.
recrue ; sf.

—

—

recrutàyre,-e

Recruteur,-euse.
rectà ; adv.
—
Mot latin employé
famil. : ponctuellement, comptant, exacte¬
ment ; qu'ey arribàt rectà, il est arrivé à
l'heure; pagà rectà, payer exactement,
;

adj.

—

comptant.

rectàngle ; sm. — Rectangle,
rectangulàri ; adj. des 2 g. — Rectan¬
gulaire.
rectangularimén ; adv. — D'une fa¬
çon rectangulaire.
rectifià ;

sm.

—

Reculement.

reculât,-ade ; adj. — Reculé,-e, isolé,
lointain ; v. estremàt, hore-m.â.
reculàyre,-e ; adj. — Qui recule, pol¬
tron, lâche,
Fourmi-lion (insecte),
recules; sm.
recules (à, d'à, de) ; loc. adv. — A
reculons ; v. arrecules.
Cadàt à recules, tombé sur son

séant ;
hèt-be à recules, reculez; anà-n à recules,
aller à reculons ; ne pas prospérer ; ha tout
de recules, faire à rebours, contrarier,
reculhi.
C. recoélhe.
reculhide ; sf. — On appelait ainsi,

autrefois, la banlieue, le territoire dans le
voisinage et sous la dépendance d'une
fortifiée (clausoû).
reculoèr ; sm. — Sangle
d'un cheval à l'arrière-train.
commune

du harnais

recuperà ; v. — Récupérer.
recuperàble,-e ; adj. -— Récupérable,
recuperacioû ; sf. — Récupération.
recuperadoù,-toù ; adj. et s. ■— Qui
récupère.
recurà ;
veau ;

v.

v.

Récurer,

—

curer

de

nou¬

bregà, roubl.

recurade ; sf. — Action de récurer,
recuràdje ; sm. — Curetage ; c. recu¬

recuràyre,-e
v.

;

—

adj. — Qui récure,
Récuser ; recusà-s, se ré¬

cuser.

recusàble,-e

sf.

recrue.

recrubi.

reculamén ;

recusà ;
sm.

lecteur.
C.

Reculade, reculement,

—

reculée.

rade.

recrubà, recrùbe,-bi

recrube ;

V. arreculà et dérivés,

—

—

recrepi ; v. — Recrépir,
recrepide; sf. — Recrépiment.
recrepissàdje ; sm. — Recrépissage,

croc,

sm.

reculà.

C. recoubrl.
—
Recul,

—

Récréation; récréa¬

—

recùl;

C. recrubà.

—

—

reculade; sf.

recoùse, arrecoùse; v. — Recoudre,
recoùt, arrecoùt; sm. — Recoin,
recoutà ; v. — Recaler, consolider,
recoutì.
recreà ;

recubrà.
recubri.

v.

—

rectificacioû

:

Rectifier,
sf.

—

Rectification.

rectificatiu,-ibe ; adj. — Rectificatif.
rectiligne,-e ; adj. — Rcctiligne.
rectitùd,-e ; sf. — Rectitude,
rectoù; ritoù (G.); sm. — Recteur.
rectourâ,-ràt ; sm. — Rectorat. N.
de p. Rectoran.
rectouràu; adj. des a g. — Rectoral,-e.

; adj. — Récusable.
recusacioû; sf. — Récusation.
recusàn,-te; adj. — Récusant,-e.
recuyèm. — Forme phonétique
requiem.
red ou ret ; s. des 2 g. — C. fred

de
par

métathèse, froid.
redà ; v. — Redonner,
redaccioû; sf.
Rédaction,
redactoù; sm. — Rédacteur,
redàlh.
C. arredàlh, regain,
—

—

redalhà ;

v.

—

Faucher de

nouveau,

redamén, redemén; adv.
ment; froidement,
redansà ;
redaurà ;

v.
v.

—
—

—

Raidc-

Redanser,
Redorer.

redauràdje,-rade

; s.

—

Action de

re¬

dorer.

réde,-e; adj. et adv. — Raide, roide ;
rigide, dur; tendu,-e; inflexible; vigou¬
reux;
abrupt, vertical; adv., beaucoup,
très, résolument, rondement.
Came réde, jambe roide ; que parle réde.
il parle durement ; corde réde, corde raide ;
pugn réde, poing dur; qu'ey û réde pintounè, c'est un rude buveur; que géle
réde, il gèle dur; coste réde, côte raide.
Loc. div.
Réde coum la Justice, raide
—

comme

la

Justice; que cadoù réde mourt,

�REDE

445
il lomba raide-mort ; tiéngues
raide ;
qu'a carnbiàt réde,

réde, se tenir
il a change
beaucoup; tién-te réde e came larg, dit-on
à quelqu'un qui est dans une position ins¬
table, difficile, tiens-toi fort et les jambes
écartées ; que l'ai y a dit tout réde, il lui a
craché ses quatre vérités, il le lui a dit tout
net ; que l'amie réde, il le mène ronde¬
ment; qu'ey réde malàu, il est très malade.
réde,-e. — C. fred,-e.
redè (Os.) ; sm. — Petit lait. Cf. leyloiL
redebàble,-e; adj. — Redevable; on
dit aussi redebén,-te.

redébe ;

v.

—

redebén,-te ;

Redevoir.
— Redevancier,-ère. V.

s.

redoulic,-lique, redoulit,-ide.

redouliquè
frileux ;
trouve

;

redouliquejà
redoulit.

sm.

—

ràfe.

redijà,-ji ; v. — Rédiger,
redingote ; sf. — Redingote (vient du
fr.) ; v. lebite, chenillte.
redis (Gr.-L.) ; sm. — Bord, abord,
rebord; v. cant; talus; v. mue.
redis, redits. — C. arredlt, racine,
v.

rebénse;

en¬

redisnà ; v. — Dîner une seconde fois,
redisnà ; sm. — Nouveau dîner,
redji, reji ; v. — Régir ; v. arrégue,

regui.

Alentours, environs immédiats (vieux) ;
arredo, entours, baràncos, loucoèros.
redorte ; sf. — Redoute, fortification.
barri. C. endorte.

V.

redoû

torum) ;

(G.)

sumac

redoù ; sf.
re,

; sm.

froideur;

redoubà.

—

—

des corroyeurs (plantes).
Raideur, roideur ; froidu¬
/redoù.
C. radoubà.

redoublé, redoubblà;
bler, réitérer.

v.

—

Redou¬

Redou¬
blement ; action de remettre une doublure.
redoùble; sm. — Redoublement, répé¬
tition, recommencement, reprise.
U redoùble de grêle,, une nouvelle chute
redoublàdje,-blamén

de

grêle

v.

redouci.

; sm.

rebèrs.
—

C. radouci.

—

—

Tourterelle de mer.

Adoucissement de la
temps calme et un peu chaud,
v. — Redouter.
—

; adj. —
C. redorte.

—

Redoutable,

V. arredressà.

—

; sm.

redressamén ;

Action de redres¬

—

sm.

redressàyre,-e;

—

adj.

Redressement.
—

Redresseur,

-euse.

redroumi;

v.

Redormir,

—

reduccioû ; sf. — Réduction,
reductible-e ; adj. — Réductible,
redure ; sf.

—

reduse,-si;

v.

Froidure.
—
Réduire, diminuer;
ramener, mettre à la raison ; redusl-s, se
réduire, se décider à.

Qu'ey redusit à la misère, il est réduit à
misère; que l'y an reduslt, on l'y a
forcé, obligé ; l'aygue, en bourl, que-s reduséch, l'eau en bouillant, diminue,
reedicioû ; sf. — Réédition,
reedificà ; v. — Réédifier,
reedificacioû ; sf. — Réédification,
reedità ; v. ■— Rééditer,
reeleccioû ; sf. — Réélection.
reeléje,-ji ; v. — Réélire ; rechoisir,
reembourdà ; v. — Rentrer de nou¬
la

dans la grange.

reembourdade,-dàdje

;

s.

—

Action

de reembourdà.

reemplani ;
reempastà ;
la

Joubarde (sursa Icc-

—

v.

sf.

;

ser.

veau

—

v.

;

Dim. de redoùn,-e.

—

redressàdje

'redô, redoû, redogue, arredogue;

s.

sm.

redressà.

adj. des 2 g. — Rédhibitoirebitoère.
redicioû ; sf. — Reddition,

—

redoùs ;

redoute.

; v.

;

(L.)

redouta ;

dir.
redibitòri ;

redise.
C. arredlse;
chérir, surenchérir.

C. arredouril.

—

redoune

température

ou

redigle, arrediggle (Chai.)

—

V. redoullc.

—

redoutàble,-e

redemptoù,-re ; adj. —
Rédempteur,-trice ; s'emploie aussi subst. :
Lou Redemptoà, le Christ.
redemptouriste ; sm. — Rédemptoriste, religieux.
redi ; v. — Raidir, roidir; redl-s, se rai¬

Radis ; v.

Faire froid par in¬
froid.
Dim. de redoullc.

redoùn, arredoùn,-e ; ardoùn (M') ;
adj. — Rond,-e, circulaire, cylindrique,
sptiérique ; au lig., rondelet,-te, dodu, obè¬
se. N. de p.
liedon. V. arredouril.
redounà (As. Bar.) ; v. — Redonner,

payer, compenser, racheter.
redemandé ; v. — Redemander,
redemeioû ; sf. — Rédemption,

re

—

un peu

redouliquét,-e.

redebine (Bay

v. — Redescendre,
redemà, redéme,-mi; v. — Rédimer,

Disposition à être

—

; v.

termittences, faire

redounét,-e.

redecénde ;

redemtoù

; sm.

des frissons.

Redevance.

redebéngue,-biéne
L.) ; v. — Redevenir.

C.

froidure ; état dans lequel on se
quand on sent le froid, que l'on a

redoundi.
—

—

arredoulit.

rcdebàble.

redebénee ; sf.

REENCARIDE

—

v.
v.

—
—

Aplanir de nouveau,
Préparer de nouveau

pâte.

reempesà ; v. — Empeser de nouveau,
reemplegà ; v. — Réemployer,
reempouchà ; v. — Empocher de nou¬
veau.

reempousoà ;

v.

—

Empoisonner de

nouveau.

reemprimà ; v.
reemprountà;

—

v.

Réimprimer,
Emprunter de
—

nouveau.

reencadrà ;

v.

—

Encadrer de

nou¬

veau.

reencari ; v.
reencaride ;
hausse des

prix.

—

sf.

Renchérir,
—
Renchérissement,

�REENCOUI-S

REFUTACIOU

—

reencouì-s ;

v.

446

Action de la

—

qui se remet à couver.
reencourdà; v. — Refaire

une

v.

S'éclaircir,

—

lant du

temps,
reenquietà

veau,

;

v.

-—

redonner du souci,

reenrichi ;

liga¬

en

Inquiéter de

par¬
nou¬

Enrichir de nouveau,
reenstrusi ; v.— Instruire de nouveau,
reentecà-s ; v. — Etre de nouveau
pris
v.

—

Ventée, retomber malade,
reenterrà; v. — Réenterrer,

par

reerterténgue

;

v.

Qu'a û reflèt dou payrî, il a quelques
son
parrain.
refletà ; v. — Refléter, renvoyer, re¬
pousser ; refletà-s, se refléter, se répercuter.
traits de

reflourà ;
fleur.

;

v.

Entraîner de

—

reentrigà; v. — Recommencer
intrigue, à intriguer
v.

Se terrer de

—

reflùs ; sm.

refoula

nou¬

Refâcher

;

v.

Refamiliariscr

refachà-s,

refoundà;

Refonder,
refoundacioû ; sf. — Action de refon¬

refoùnde, rehoùne;

—

—

Refendre. Cf. rehéne.
Scie à refendre.
—
Référer; referà-s, se

—

—

referendàri ;

—

refigèri;

sm.

Référendaire,

Refermer,
—
Réfection, rétablisse-

(vieux).

refila ; v. — T. d'argot : se débarrasser
d'une chose gênante ; refilà û escut faas,
faire « passer » un écu faux.

refinàt,-àdo (Big.). — C. rafinàt. So¬
briquet des gens de Mouledous (H.-P.).
refistoulà; v.
T. pop., rafistoler,
réparer, rechampir; ravigoter, ragaillardir;
refistoulà-s, se rafistoler.
—

refistoulade ; sf.

ler, de

se

Reforcer,
Réformer
reformer.

; v.

—

Action de rafisto¬

rafistoler.

refistoulàdje ; sm. — Rafistolage.
refistoulàyre,-e ; adj. et s. — Rafistoleur,-euse.
refleccioû ; sf. — Réflexion,
réfléchi ; v. — Réfléchir. Cf.

pensà,

assoumà.

réfléchit,-ide ; adj. et
avec réflexion, prudence.

s.

—

Qui agit

Refondre,
Refonte,

—

—

v.

—

refourmatoù,-e

adj.

;

;

—

s.

refourmàyre,-e ; adj.
refraccioû ; sf.

—

—

;

reformer

;

Réformable;

Réformation.
—

—

Réformateur,
Qui réforme;

Réfraction,

refractàri; adj. des 2 g. — Réfractaire.
refraugnà (Arm.). — C. refrougnà.
refredi; v. -— Refroidir, rafraîchir;
refredi-s, se refroidir. V. arredà, refresqui.
refredissimén,-dide ; s. — Refroidis¬
sement ; baisse de température,
refrenà ; v. — Refréner,
refrenamén ; sm. — Refrènement.

Référence,

—

sm.

des forces

sf.

rcjourrnà-s, se
refourmàble,-e

Réfection, réparation,

referénce,-ci ; sf.

met

—

refourçà

référer.

refermà ; v.

v.

refoundûde, refou'nte;
refourmà ;

nou¬

régal, gala, t. famil.

v.

—

qui reforme.

refeccioû; sf.

;

v.

der.

;

refecciounà ; v. — Réfectionner.
refectòri ; sm. — Réfectoire,
refèl (Rav.); sm. — Repas copieux,

referà,-ri

Refoulage,

—

-Irice.

Faiblir, fausser de

—

Refouloir.

—

sm.

refourmacioû ; sf.
—

veau.

refénde ; v.
refénde ; sf.

sm.

reformable.

se

refamiliariser.

se
v.

Réforme,
Refouler,
sf. — Action de refouler,

—

refouladé;

bricà.

refaussà ;

; v.

refoulàdje;

nouveau,

—

—

de

—

refoulement.

—

refachà ; v.

nouveau

Reflux,

—

v.

refoulade;
une

reespedià ; v. — Réexpédier,
reespedicioû ; sf.
Réexpédition,
reespeli ; v. — Refleurir, renaître,
reesperà ; v. — Espérer de nouveau,
reespessi ; v. — Epaissir davantage,
reespulçà ; v. — Expulser de nouveau,
refabricà ; v.
Fabriquer de nouveau,
d'un mal bâti on dit : qu'ou deberén refa¬
refâcher.
refamiliarisà ;

Parer de

—

—

veau.

reentutà-s ;

v.

reflourade; sf.
Refleurissement.
reflouri; v. — Refleurir; au fig., se dit
d'un mal qui reparaît,
reflouride.
C. reflourade.
reforme;

reentraynà

—

camouflet indirect.

nouveau.

r%faniiliarisà-s,

;

—

de

Entretenir

—

Reflet, réverbération ;
ressemblance légère ; au fig.,

sm.

répercussion

ture.

reenlusi-s ;

reflèt ;

poule

refrenàyre,-e

;

adj.

—

Refrénateur,

-Irice.

refresquèri ; sm. — Rincée ; en style
plaisant, correction, fessée; action de se
rafraîchir le gosier; on dit aussi refresquét.
refresqui. — C. arrefresqui et dérivés,
refrî.
V. arrefrî.
—

refrisà ;

v.

—

Refriser,

refrougnà ; v. — Refrogner ; refrougnà-s, se refrogner ; v. mus, boutée.
refrougnàt,-ade ; adj. — Refrogné,-e.
V.

reguère.
refrougne ; sf. — Refrognement.
refùge ; sm. — Refuge,
refugià-s ; v. — Se réfugier,
refùs ; sm.
refusà ; v.

—

—

Refus,
Refuser.

refusàble,-e; adj. — Refusable.
refusàyre,-e; adj. — Qui refuse; qui
aime à se faire prier,
refutà ;

v.

Réfuter.
adj. — Réfutable.
sf. — Réfutation.

—

refutàble,-e
refutacioû ;

;

�447

REFUTAYRE

refutàyre,-e ; s. — Réfutateur,-trice.
regà (B.-L.) ; y. — Mettre en rang. V.
arrengà.
regà; heregà (II.-Big.); v. — Frôler
et aussi frotter dur, gratter, racler; accoin¬
ter, frayer en parlant des poissons; regà-s,
se
v.

frôler ; avoir
routchà.

regacherie.
regade; sf.

des accointances

; se

racler

;

:

; sm.
poumes

regautà.

—

Espèce de

REGIT

pomme

de regàus.
—
C. arregautà;

en

d'au¬
Loin,

aussi déborder.

regelà

; v.

—

Regeler

;

regelà-s,

se rege¬

ler.

regén,-te; s. — Régent,-te, instituteur,
quiriquiquî.
regénce ; sf. — Régence,
regenerà ; v. — Régénérer,
regeneracioû ; sf. — Régénération.
regeneradoù,-toù,-nàyre,-e ; s. et
adj. — Régénérateur,-tricé.
regeneràn,-te ; adj. — Qui régénère,
regentà ; v. — Régenter ; enseigner
comme professeur ; regentà-s, se
gouverner.
regentàyre,-e; adj. — Qui exerce une
régence, une régie; prend généralement le
sens péjor. de régenteur.
regentòt,-e ; s. — Petit régent, petit
maître, petite maîtresse d'école; peut se
prendre en mauvaise part.
regí, reggi, regui. — V. arrégue,
régir.
regicide,-e ; s. — Régicide,
regide ; sf. — Régence ; action de régir,
de mettre en ordre, d'arranger; v. regentà.
regide,-e; adj. — Rigide (rare); v.
-trice. V.

C. ragacherie.
Frôlement, frottement,
;
grattement,
raclement ;
marque laissée par un raclement; frai.
regadé ; sm. — Endroit où le poisson
vient frayer.
regàgn ; sm. — Gain renouvelé, réitéré,
regagnà. — V. arregagnà et dérivés,
regagnât,-ade. — C. arregagnàt, re¬
chigné.
regagnère ; sf. — Mauvaise humeur,
grognerie ; v. arrougagnère.
regagnoû,-e. — C. arrougagnoù.
regàl ; sm. — Régal ; v. rejèl.
regalà; v. •— Régaler; regalims, se ré¬
galer.
regalade ; sf. — Régalade ; v. gnlét.
regalàyre,-e ; s. — Qui régale,
regalét ; sm. — Petit régal ; en li. : ha
regalét signifie manger un morceau de pain
frotté d'ail ou accompagné d'un condi¬
ment cru : oignon, salade, puis boire un
petit coup pour finir.
regàlh ; rengàlh (Big. G.) ; sm. —
Champ, verger plantés en lignes.
regalisse,-lissi ; sf. — Réglisse ; v.
cardine. Hà-s regallsse de, se contenter de.
regalòt. — C. regalét, mais moins usité.
regaloùll,-e (Bay.) ; s. — Amateur de
régals, bonne fourchette.
reganèle ; sf. — Vairon, petit poisson,
fretin ; v. pesqult, arrebedâ.
regàr; sm. — Regard; égard, considé¬
ration ; sorte de puits.
regardé ; v. — Regarder ; n 'est guère
employé que par les « francimans » ; on dit
généralement espià, sauf en Hte-Big., Rustan où l'on dit garda et guèrda, selon les I.
V. sourelhà, guigna.
regardé, arregardà; v. — Concer¬
ner ; acò que-m regarde, cela me regarde.
regardàn,-te ; adj. — Regardant,-e,
méticuleux, étroit, chiche.
regardèu ; sm. — Plaisir des yeux ;
mets imaginaire; blbe de regardèus, com¬
me en fr., vivre d'amour et d'eau fraîche;
regard extatique, fixe.
regarni ; v. — Regarnir ; en style plai¬
sant, manger; regarnl-s, se restaurer.
—

—

attouchement

regarnimén,-nide ; s. — Action de
regarnir, de se restaurer (famil.).
regasounà ; v. — Regazonner.
regauchoùn,-jòri (G.); sm.—Réjouis¬
sance,
occasion de se réjouir, partie
joyeuse.
regaudì,-sì; v. — Réjouir; regaudl-s,
se réjouir ; on dit aussi réjoui, esgausl.
regaudide ; sf. — Réjouissance,
regaulà; v. — Refaire le jable d'une
futaille.

regàus
tomne

—

réde.

regidoù ;

—
Régisseur; un régis¬
généralement appelé regissàr; v. mèste-baylét.
regie ; sf. — Régie ; les Contributions

seur

sm.

salarié est

Indirectes.

régime; sm. — Régime,
regimén ; sm. — Régiment; multitude,
régimentàri; adj. des 2 g. — Régi¬
me ji taire.

regine ; sf. -— Reine (vieux),
regioû ; sf. — Région,
regiounà ; v. ;— Rayonner dans une
région.
regiounalisà ; v. — Constituer un
pays en région ; situer dans une région.
regiounalisacioû ; sf. — Action de
regiounalisà.
regiounalisme ; sm. — Régionalisme.
regiounaliste,-e ; s. — Régionaliste.
regiounàu ; adj. des 2 g.— Régional,-e.
regisclà ; v. — Rejaillir en éclabous¬
sant ; v. chisclà.
regisclade ; sf. — Rejaillissement,
éclaboussement.

regisclàt,-cle,-clét ; sm. — Eau, boue
qui rejaillissent, éclaboussure.
registrà ; v. — Registrer, enregistrer ;
on dit aussi enregistrà.
registràyre ; sm. — Qui tient un regis¬
tre ; registreur.
registre ; sm. — Registre ; secrétariat
de mairie.

registremén ; sm. — Enregistrement,
regit (L.) ; sm. — Ancien potage de
légumes (vieux) ; on flambait la soupe avec
de la

graisse.

�REGLA

—

REGUÍCRC

448

regla, regglà ; v. — Régler, rayer ; v.
régulariser, arrêter un compte, régler
un paiement,
partager, déterminer ; gouver¬
ner, soigner, régir; v. regui; fam., châtier
quelqu'un, régler son compte; reglà-s, se
régler, se conformer à une règle.
regladamén ; adv.
Réglément, avec
règle, régulièrement.
regladàs,-se ; adj. — Famil. qui esl
assez réglé, ordonné,-e.
reglade ; sf. — Frottée en règle,
reglàdje; sm. — Réglage,
regladure; sf. — Réglure.
reglamén ; sm.
Règlement,
reglamentà ; v. — Réglementer,
reglamentacioû ; sf. — Réglementa
raya;

regoùs.
V. ragoùs.
regoustà; v. — Regoûter,
regrâ ; sm. — Brome faux seigle (bromus secalinus, plante).
regracià ; v.
Rendre grâce, remer¬
—

—

cier.

regraciade ; sf. -—■ Remerciement.
regraciadiu,-ibe ; adj. et s.— Qui doit

—

être, mérite d'être remercié,-e.

regrafà

reglamentàri

;

adj. des

2 g.

reglamentarimén

;

adv.

—

Régle¬

—

Réglemen¬

—

Qui régle¬

tairement.

reglamentàyre,-e ; adj.
mente.

règle, règgle, arrèggle ; sf. — Hègle ; modèle, précepte, ordre, loi, statut;
baguette, planchette droites; t. d'arithméti¬
que; v. réule; las règles, les menstrues.
Segui la règle, observer la règle; maysoù
en règle, maison ou rien ne manque, où
l'ordre règne; sabé las quoàte règles, sa¬
voir les quatre règles.
reglét,-e,-ote ; s. — Petite règle,
reglure ; sf. — Réglure.
regnà; v., prononcez reg-nà. — Régner,
dominer ;

mettre en ordre, ranger ; on
aussi ren-nà et, sous l'influence
du fr. regnà.
Ha regnà l'ourdi, faire régner l'ordre ;
regnà la maysoàn (L.), tenir la maison en
ordre; la mettre en ordre.
regnàn,-te; adj. — Régnant,-e.
régnât; sm. — Règne (vieux).
regnàyre,-e ; adj. et s. — Qui règne,
régnant,-e.
règne; sm. — Règne, domination,
prononce

vogue.

régne (Or. Arm.). — C. rée, échine.
regnùt,-ude ; s. — Qui a les reins
forts, un dos puissant.
regòt (B.-L.) ; sm. — Nuque; v. coucoutière, coutét.

regragnade
de

regrandi;

regounflamén ; sm. — Regonflemcnt
regourjà,-gà ; v. — Regorger,
regourjamén ; sm. — Regorgement.

; v.

—

Grener de

; sf.

—

Action de

grener

v.

—

suif.

regràt ;
regratà
dre ;

v.

;

—

v.

gratter de

Regrat.
Regratter

—

pour

reven¬

nouveau.

regratade ; sf. — Rafle de regrattier.
regratàyre,-e ; s. — Regrattier,-ère ; v.
arcardè.

regrefà ; v. — Regreffer ; v. embeudà.
regrefàdje ; sm. — Action de regreffer

;

nouvelle greffe,

regrelà ; v. — Grêler de nouveau,
regrelade ; sf. — Chute nouvelle de
grcle ; v. redouble.
regrélh ; sm. — Renouveau,
regrelhà ; v. — Reverdir, germer de
nouveau,

regrès ; sm. — Regrès,
regressà ; v. — Régresser,
regressioû ; sf. — Régression,
regrèt, regrèu, degrèu; sm. —
Regret, souvenir pénible; remords, repen¬
tir ; chagrin, affliction,
regretà ; v. — Regretter.
regretàble,-e; adj. — Regrettable; on
dit aussi regretoùs,-e.
regretàyre,-e ; s. — Geigneur,-euse,
pessimiste pleurnicheur.
regretoùs,-e ; adj. — Qui regrette, qui
a du regret ; regrettable.
regroupé; v. — Regrouper.
regroupàdje,-pamén ; sm. — Regrou¬

lant des

fler.

recrou-

Grandir de nouveau,
poussée ; regrandi-s,
s'agrandir, étendre ses possessions.
regràs ; sm. — T. technique, résidu du

mue.

V. arregoulà, regouler et
dérivés; est usité aussi, mais rarement,
pour ruisseler, lluer; la, canàu que regole,
le caniveau coule à pleins bords ; v. riulà.
regoulàn,-te ; adj. — Ruisselant,-e.
regounflà ; v. — Regonfler ; regounflà-s, s'enfler, s'enorgueillir, au fig.
regounflade ; sf. — Action de regon¬

v.

nouvelle

une

pement.

—

;

nouveau.

regòt,-e. — C. ragòt.
regòt,-e ; s. — Petit coutre ; petit sillon,
petite raie, rigole; v. raye.
regoû ; sm. — Remblai, ados ; v. terre,

regoulà.

Ragrafer

—

regragnà, regraynà

faire

mentaire.

v.

nouveau.

—

lion.

;

chetà.

regrùpi (G.)

Restes de fourrage
(grùpio).
Action de frayer, en par¬

; sm.

—

laissés dans la crèche

régue; sf. —
poissons.
Nou pas està de régue, n'être pas d'hu¬
meur à, bien disposé.
régue; sf. — Coutre; v. bèc-hèrri,
rélhe.

régue ; sf.
arrégue ; ordre.
A'on soy
chance.

pas

—

Raie, ligne, sillon. V.

de régue, je n'ai

pas

de

reguejà ; v. — Sillonner, labourer.
reguèrc,-o,-go ; reguerguè,-ro (G.) ;
adj. — Susceptible, ombrageux,-euse ; v.

�449

REGUERG

aurlu, mousqulu; soupçonneux, méfiant; v.
souspieytoùs ; refrognée ; v. r&amp;frougnàt,
boutée.

rehoudjà.
rehougnà

(G.)

; sm.

—

Sarothame pur-

galif (plante),

reguergúè

(G.) ; sm. — Méfiance,
reguillà; v. — Frétiller; frémir, fris¬
sonner; v. arreguillà; se trémousser.
reguillè,-ro (G.) ; adj. — Frétillant,-e,

rehourà ;

reguillè,-re

; s.

—

reguinnà. — V. arreguinnà, ruer, re¬
gimber; v. ruà; rebuscà, reguinnà countre
l'esperoû, protester inutilement. En Arm.
et Big., on dit aussi reguisnà.
regularimén, regulièramén ; adv.
Régulièrement,
régularisé ; v. — Régulariser,
regularisacioû ; sf. — Régularisation,
regularitàt; sf. — Régularité.
regulatoù,-re ; adj. — Régulateur,

chantier.

-trice.

regulatoù

; sm.

—

Régulateur, pièce de

machine.

reguliè,-re ; adj. — Régulier,-ère,
ponctuel.
regulièramén. -— V. regularimén.

rehà.
V. arrehà.
rehasardà ; v. — Rehasarder ; rehasar—

rehasarder, risquer de nouveau.
rehaussà ; v. — Rehausser ; construire
un nouvel
étage de maison ; rehaussas, se
rehausser, se vanter.
rehaussàdje,-mén,-ade ; s. — Re¬
se

haussement,
rehèt (II.-Big.) ;

de

s.

confusion.

rehèto, rehèyte ; sf. — Ant. de défai¬
te, rétablissement, action de refaire, de se
refaire, de

recouvrer la santé, de se rétablir
affaire, de se racquitter au jeu.
V. deshèyte.
rehicà ; v. — Remettre, replacer,
rehicàt, arrehicàt,-cade; adj. — Dé¬
sireux, envieux,-euse avec fureur; passion¬
né,^; poursuivant; v. arrehie, au Sup. I.
rehielà, rehilà ; v.— Filer de nouveau,
rehignà ; v. — Hésiter beaucoup, rechi¬
gner.
•
rehis ; sm. — Elancement douloureux
qui se reproduit, se répète, double coup de
dard; û rehis de mau, une reprise du mal
aigu; v. rebèrs, redouble.
rehissade ; sf. — Retour offensif d'une
douleur aiguë ; répétition des élancements
d'un mal ; v. hissade.
rehiulà ; v. — En style plaisant, repren¬
dre des forces; filer ou siffler de nouveau.
rehiulade; sf. — Traite nouvelle; nou¬
veau départ ; reprise ; le t. a un sens plutôl
plaisant.
rehòde; v. — Bêcher de nouveau,
rehoéje ; v. — Fuir de nouveau,
rehoeihà ; v. — Repousser des feuilles,
rehoelhade ; sf.— Feuillaison nouvelle.

—

Fouler de

v.

—

nouveau,

Retrouer

;

v.

retrau-

rehourgàdje

; sm.

—

Action de rel'or-

ger.

rehournejà

; v.

Faire

—

une

nouvelle

fournée.

rehourti; v. — Renforcer; rehourti-s,
reprendre des forces.
rehumà ; v. — Fumer de nouveau ; la
cheminèje que rehume, la cheminée fume
de

nouveau.

rehustàdje;

sm.

—

Réfection

d'une

charpente de maison,

reimpausà; v. — Réimposer,
reimpousicioû ; sf. — Réimposition,
reimputà; v. — Réimputer,
reincarnacioû ; sf.

reincourpourà ; v.
reincourpouracioû

—

Réincarnation,

—

Réincorporer,

; sf.

ration.

—

Réincorpo¬

réinstallé ; v. — Réinstaller,
reinstallacioû ; sf. — Réinstallation,

reintegrà ; v.- — Réintégrer,
reintegracioû ; sf. — Réintégration,
reiterà ;

rehèyt,-e; adj. et

Refait,-e, redevenu fort ; ruiné, décavé ;
style plaisant, trompé, badiné, mis en

une

cogner

rehourgà; v. — Reforger,
rehourgade ; sf. — Action de reforger,
rebattre; au fig., remise en question, en

de

dans

Pousser,

cà.

Elat de fièvre; fris¬

—

v.

rehouradà ;

sonnement.

en

—

rehougnade ; sf. — Cognade redoublée,
poussée nouvelle.
rehoùne; v. — Refondre,

aimable, séduisant.

—

v.

nouveau.

reguèrg

dà-s,

REJOËGNE

C. rehòde, rebêcher,

—

;

—

v.

—

Réitérer,

reiteracioû; sf. — Réitération,
rejàu, reyàu; adj. — Royal,-e. Ce qua¬
lificatif qui précède ou suit mount, mont,
en divers noms de lieux
Rejaumount, Mountrejàu, pourrait bien être une corruption
de rajàu, rayonnant, exposé au soleil.
Lfépithèle de royal, en effet, ne s'explique guère
ici ;

on

doit

se

souvenir aussi que

rey a

signifié masse importante, mont,
rejauni ; v. — Rajeunir,
rejaunide ; sf. — Action de rejaunir,
rejèt ; sm. — Rejet,
rejetà ; v. — Rejeter ; rejetà-s, se reje¬
ter, revenir; que s'ey rejetât en aquére
maysoâ, il a pris l'habitude de venir dans
cette maison.

rejetàble,-e ; adj. — Rejetable,
rejetoû ; sm. — Rejeton ; v. tire, brout.
rejetounà ; v. — Rejetonner.
rejetounét,-nòt ; sm. — Petit rejeton,
petit rejet.
reji ; v. — Transporter, mettre hors de
soi, enthousiasmer (vieux). Rejl de joye,
être transporté de joie,
rejiscla. — C. rechisclà.
rejiscle; sm. — Jet, rejet, éclaboussure.

rejità (G.). — Forme de rejetà.
rejoégne, rejoùgne, rejùgne; v. —
Rejoindre; ratteindre, rattraper; v. atégne,
rejuntà ; rejoégne-s, se rejoindre, se ra¬
juster.
29

�REJOENI

—

450

RELIMA

rejoeni ; v. — Rajeunir,
rejoenide.-nissimén ; s.

—

Rajeunis¬

sement.

rejougà; v. — Rejouer,
rejoùgne. — V. rejoigne.
rejoui ; v. — Réjouir ; rejoui-s, se ré¬
jouir ; v. esgausl, esgayà, regaudl, enjouyri.
rejouissàn,-sén,-te; adj. — Réjouis¬
sant,-e.

rejouissance,-sénce ; sf.

—

Réjouis¬

sance.

réjouit,-ide; adj. et s. — Réjoui,-e.
rejudjà ; v. ■— Rejuger,
rejùgne ; v. — Joindre, accoupler de
nouveau.

rejuntà ; v.
rejunte; sf.

—

—

rejustificà,-fià ;
rejurà ;

v.

—

relabà ;

v.

—

Rejoindre ; rejointoyer,
Nouvelle jante.
v.

—

Rejustifier,

Rejurer,
Relaver.

relabàdje,-bade ;

s.

ou

relaxe ;

Action de rela¬
—

sm.

Relaxer,

—

Relaxe,

relach, relày ; sm. — Relâchement ;
lachè; relais; loisir, temps de repos, de
chômage; accalmie; v. relàmbi.
Que y a drin de relàch, il y a un temps
d'arrêt ; il y a un peu de chômage.
relachà; v. — Relâcher; relachà-s, se
relâcher; au fig., se fatiguer, lâcher; v.
v.

eslouchà.

relachade ; sf. — Relâchement; relais,
halte, repos entre deux actions, deux pha¬
ses ; le relàch est plus court.
relachamén,-chè ; sm. — Relâche¬

rémission; dévoiemenl intestinal.
relachàn,-te ; adj. — Relâchant,-te ;

ment;

laxatif.

relâche,-e;

s.

relâché.

C.

—

relacioû; sf.
port, commerce.
relàmbi

—

Relâche. C. relàch.

relachamén.

Relation, récit; rap¬

—

(Lom.);

sm.

—

Repos, répit;

relàch; remugle, relent; la car put au
relàmbi, la viande a une odeur de passé,

v.

d'aigre.

C. eslàmbre, éclair,
arrelanà (Bay. L.). — C.
alandà avec un sens plus vigoureux ; lou
ben que re.lanabe lous tampàts, le vent fai¬
relàmbre.

—

relanà;

sait battre les

relanà-s ;

volets.

v.

—

Action de la toison qui

repousse.
v. — Relancer; relançà-s, se
abourrl-s.
relançade ; sf. — Action de relancer.
relançàyre,-e ; adj. — Qui relance,
relàns ; sm. — Elancement réitéré,
action de
relancer ; rebondissement en

relançà ;

relancer;

v.

avant.

relàrg; sm. — Partie élargie, étendue
de terre qui va s'élargissant ; élargissement,
relargà ; v. — Rélargir.
relatà ; v. — Relater, raconter, men¬
tionner.

relenti.
C. ralenti et dérivés,
releuà (G.). — C. relhebà.
rélhe.
C. arrélhe, sillon, et urrélhe,
—

—

ver; au

relàcce

Relativement,
relatibitàt; sf. — Relativité,
relatiu,-ibe; adj. — Relatif,-ive.
relaxà ; v. ■— Relaxer,
relàxe ; sm. — Relaxe,
relày," relàys ; sm. — Relais ; v. relàch.
relayà ; v. — Relayer ; relayà-s, se re¬
layer.
relayamén ; sm. — Action de relayer,
relèch ; sm. — Ce qu'on laisse, reliefs,
restes, miettes, débris; en certains 1., relais,
relegà ; v. ■— Reléguer.
relegàble,-e ; adj. — Relégable.
relegaciôû ; sf. — Relégation.
reléje,-ji; v. — Relire,

marquoir ; v. hèrre, arraseròt.
relhebà; v. — Relever; relhebà-s, se
relever; v. redressà, requilhà, haussa.
relhebade ; sf. — Relèvement ; relevée.

soc

—

lig., critique,
relaçà ; v. — Relacer,
relacçà ou relaxà ; v.

relatà ; v. — Relatter.
relatibamén ; adv. —

;

relhebàdje,-bamén

; sm.

—

Action de

redressà, requilhà.
relhebalhes; sf. pl. — Relevailles; v.

relever, de redresser

; v.

cainalhèbe.

relhebàn,-e
relhebàt ;

adj.

;

sm.

—

— Relevant,-e.
Relevé, t. de compta¬

bilité.

relhebàyre,-e

;

adj.

—

Releveur,-cuse,

qui relève, qui remplace ; qui aide à rele¬
ver, à se relever.
relhèbe ; sf. — Relève, t. militaire,
relhebét ; sm. — Montant, goût releve
de certains mets ; épices ou condiments
pour donner du montant; goutte d'alcool
pour remonter.
relhèu; relèu (G.); sm. — Relève¬
ment ; relief.
rélho (Lom.) ; sm. — Penture ; v. bartabère.

rélho

(B.-L.)

sf.

;

—

Entêtement, obsti¬

cabourrè; lubie; v. rèume, lue.
relhùt,-ùdo ; adj. — Entêté,-e, obstiné:
qui a des lubies ; v. luèc.
relicàri; sm. — Reliquaire,
relicàt; sm. — Reliquat, reste de
compte ; suite de maladie mal guérie,
relicte ; sf. — Relige, veuve (vieux),
nation ; v.

religà. — V. arreligà.
religàyre; sm. — Relieur,
religioû ; sf. — Religion ; piété ; foi.
Ha-s ue religioû dou bénie, ne penser
qu'à bien vivre, manger.

religiounàri

;

sm.

—

Religionnaire,

protestant.

religioùs,-e ; adj. et s. — Religieux,
dévot, pieux.
religiousamén ; adv. — Religieuse

-euse ;

ment.

religiousàs,-se

;

adj.

—

Assez reli¬

gieux,-euse.
religiouse (Os.); sf. — Merle à plas¬
tron blanc, pie de mars. Cf. cot-baylnde.
relimà ; v. — Relimer ; polir.

�451

RELIQUE

relique ; sf. — Relique ; prend aussi le
de reliquat, reste de maladie, et aussi
de maladie ; la guerre que l'a dechàt reli¬
ques, il a rapporté de la guerre quelque
affection ; goardà cou m, ue relique, garder,
conserver
pieusement, avec soin ; se dit
aussi ironiquement.
rélle ; sf.
Toux quinteuse, gêne respi¬
sens

—

remandà ;
«

parer » un

ner

brae.

relÒpi,-iÒ (Lom.)

; s. — Acariâtre, revêbrutal,-e ; v. rebrèc; en certains I.,
lambin,-e.
relòpio (N.-E. du G.) ; sf. — Retard,

che ;

retardement.

relougà

;

v.

louer à gages
pour

Relouer; relougà-s, se
Est usité aussi

—

de

nouveau.

prix retiré de

sm.

ce

relougàyre,-e

; s.

loue.

relouncà,-gà ;
relucà,-pià; v.
reoelhiqueià.

Action de relouer ;
surloué.
Qui reloue, sur¬
—

—

qu'on

v.

Rallonger.
Reluquer; v. guigna,

—

relucade ;

sf. — Action de reluquer,
d'oeil.
relucàyre,-e; adj. — Qui reluque,
relùse, relusi; v.
Reluire.
relusén,-te; adj. — Reluisant,-e.
reluside ; sf. — Eclat, brillant ; éclaircie ; v. aubèle ; réapparition.
relusimén ; sm. — Action de luire, de

rer

trainte.

rabrouer

rembarrà.

; v.

Ha-s remarcà,

se faire remarquer ; peut
mauvaise part.
remarcablamén ; adv. — Remarqua¬

prendre

se

en

blement.

remarcàble,-e

;

remarchà ; v.

—

remaridà;

v.

adj.

—

■—

Remarquable,

Remarcher,
Remarier; remaridà-s,

remarier.

se

remaridàdje ; sm. — Nouveau mariage,
remarque; sf. — Remarque, observa¬
tion ; signe, indice.
remascà ;
remassà.

v.

Remâcher

—

ruminer,

;

C. ramassà.

—

remastegà ; v. — Remâcher ; ruminer,
grommeler ; rabâcher. V. arremascalhà.
remàt ;

sm.

rematà;

Nom de bœuf,

—

v.

Taller de

—

G.

nouveau.

arrematà.

rembalà ;

v.

rembalàdje
rembarcà ;

cà-s,

se

—
Remballer,
; sm. — Remballage,

v.

—

Rembarquer; rembar-

rembarquer.

rembarcade ; sf.

Action de rembar¬

—

style plaisant,
remballer, envoyer

quer; en
pop.

rembarcamén ;

le

a

du fr.

sens

promener.

sm.

—

Rembarque¬

ment.

rembarrà ;

v.

vigoureusement

—

v.

;

rembarrade ; sf.

Rembarrer
remangà.
—

; repousser

Action de rembar¬

rer.

remà.

—

C.

arremà,

ranger,

remà ; v. — Trimer, peiner, gagner sa
vie péniblement; remà-s, se donner du
mouvement.

remacà ;
meurtrir

—

Maquer de

encore.
—

plusieurs mailles.
remalhàdje ; sm. — Remaillage.
remalic,-ique ; adj. — Humide et froid,
malsain,-e (vieux).
remanchà,-gà,-jà ; v. — Remettre un
rabibocher

une

remancinà (Bay.).

—

affaire,

C. ramouncinà.

rembèrs;

sm.

Envers;
le
à

—-

renverse.

nouveau ;

Action de remà; laps de
temps de labeur pénible ; effort.
remagnà-s, arremagnà-s; v. — Se
rebiffer, résister, se défendre.
remalhà, ramalhà; v. — Remailler;
frapper de la màlho à tour de bras.
remalhade ; sf. — Reprise d'une ou de

;

rembès,

renvers; v. dembès, rebèrs. Peut prendre
sens de renverse ; càde au rembès, tomber

la
v.

remade ; sf.

manche

;

remangà (B.-L.). — C. arremà, ranger,
remangade. — C. rembarrade.
remangàdo (B.-L.) ; sf. — Action de
remangà, de mettre en ordre, de l'ordre,
remarcà ; v. — Marquer de nouveau,
remarcà ; v. — Remarquer, distinguer ;
remarcà-s, se remarquer.

briller.

rém; adj. masc. et adv. — Aphérèse de
jrérn, ferme, inébranlable; fixe, fixé; mis
en place ; s'emploie surtout en loc. adv.
Tién-te rém e came large, dit-on, famil.
pour « tiens-toi ferme sur tes positions » ;
de pè rém, de pied ferme. V. pè-remà.
remà ; v. — Maintenir par force, con¬
traindre ; amarrer ; usité autrefois pour
remanà, rester, tombé en désuétude. C.
arremà. V. pè-remà; remejà-s.
remà ; sm. — La résistance ; la con¬

plus

remanejà. — V. arremanejà.
remanejade ; sf. — Remaniement ;
sur un champ.
remangà ; v. — C. remanchà; rembar¬

coup

—

—

travail renouvelé

a

—

de boucher,
T.
de viande, lui don¬

correct, sans doute,

realougà.

relougàdje ;

—

certaine forme. C. arremandà.
C. demandade et

une

remandade.

ratoire ; v.

catàrrou.
relloùs,-e ; s. — Asthmatique ; catarrheux,-euse ; emphysémateux; v. bouhe-

v.

morceau

REMBOETA

—

rembessà ;

sà-s,

se

v.

Renverser

—

renverser ;

barrejà.
rembessàble,-e
rembèssamén ;

;

rembes-

;

despillà, destournà,

v.

adj.
sm.

—

—

Renversable.

Renversement.

rembessàn,-te; adj. — Renversant,-e.
rembèsse, rembèree ou rembèrsse ; sf. — Renverse,
peu usité sauf dans la
loc. adv. ò la rembèsse, à la

renverse.

rembessè,-re (Bar.); adj. et

s.

—

Re-

vêche. Cf. rebrèc, embèchi, arrebouhièc.

rembià ;
—

ser,

rembouyà (G. E. Big.) ; v.
congédier ; reporter ; repous¬

Renvoyer

;

réfléchir

;

remboetà ;

rembià-s,
v.

—

se renvoyer,

Remboîter ;

v.

alougà.

�REMBOETADGE

remboetédje

; sm.

rembourré ;

v.

boarrà-s,

se

45?

REMOUNTAN

—

reméte-s, se remettre, se ranimer, se réta¬
blir, recouvrer sa santé ; se réconcilier,

Remboîtemenl.
Rembourrer ; rem-

—

—

prendre

sa retraite ; renoncer à.
Reméte en loc e place, remettre en son
lieu et place; pecàt rematùt, péché pardon¬

rembourrer,

rembourrédje
remboursé ;

; sm.

v.

Rembourser.
adj. — Remboursa¬

—

remboursàble,-e

Rembourrage,

—

;

né; nou-b reméti

pas, je ne vous reconnais
remetàts, ils se sont récon¬
ciliés; lou gouyàt que s'ey plâ remetàt, le
garçon s'est bien amendé, il est revenu à

ble.

pas ; que-s soun

remboursamén ;

sm.

—

Rembourse¬

ment.

remboursure ; sf.

de

Arrière-voussure,

—

remboussicà ; v. — Rempocher,
mettre dans la bourse ; v. rempouchà.
rembrassà ; v. — Rembrasser.
rembrouchà ; v. — Rembrocher.
rembrouns ; sm.
écho (Villeneuve) ; v.

rembruni ; v.

nis,

se

—

— Remise, t. de chasse;
soumission après repentir,
remié, ramié; v.
Ramener,
reminé ; v. — Reminer,
reminicénce ; sf. — Réminiscence,

réconciliation ;

re¬

—

remirà.
remisé ;

-—
Retentissement,
reboùm.

Rembrunir

;

remiser ; en
cher.

rembru¬

rembrunir.

rembrunide ; sf.

— Rembrunissement.
rembruti; v. — Rabrutir.
remèdi,-ri; sm. — Remède; famil.,
personne très laide. V. poutingue.
remedià ; v. — Remédier ; remedià-s, se
corriger, revenir à de meilleurs sentiments.
remediablamén ; adv. — D'une ma¬
nière remédiable ; irrémédiablement.
remediàble,-e ; adj. — Remédiable.
remediade ; sf. — Rémission ; amende¬

ment

moral.

remejà-s ; v. — Se camper de pied
ferme ; v. mastà-s et rem.
remembrà, remoumbrà. — C. brembà; rappeler, remembrer.
remembrance ; sf.
miniscence

—

Ressouvenir, ré¬

sm.

—

Souvenir.
v.
—
Remémorer

rememouré,-rié ;
se rappeler.

;

rememourà-s,

remenilh ;

d'oiseau;

v.

sm.
—
Refrain ; ramage
repìc, refrî, arretòc; gourguéy,

rabalày.
rementàbe ; v.

—

Ramentavoir,

—

V. arremirà.

—
Remiser ; remisà-s, se
style plaisant, rentrer se cou¬

v.

remisade ; sf. — T. de chasse : remise,
remisédje ; sm. — Remisage,

remise ; sf.

— Remise, écurie.
remissible,-e ; adj. — Rémissible (lit.),
remissioû ; sf. — Rémission.
Nou 3' a pas remissioû, il n'y a pas de
pardon ; soufri sens remissi/oâ, souffrir sans

trêve.

Remords,
Remorque,
v. — Remobiliser,
remoublé, remublé; v. — Remeu¬
bler; remoublà-s, acheter un nouveau mo¬
remors; sm.

—

remorque ; sf.
remoubilisé ;

—

bilier.

remoucé ; v. —
relever vertement.
remoucade ; sf.
rémoulade ; sf.

(litt.).

remémbre ;

meilleurs sentiments.

remetude ; sf.

linteau, de porte.

rappe¬

Remoucher, rabrouer,
—
—

Verte réplique,
Rémoulade, sauce,

remoulédje ;,sjn. — Remoulagc ; v. réze.
remouléyre; sm. — Rémouleur; v.
gagne-petit, pitchoàn.
remoùle ; v. — Remoudre ; rabâcher ;
mâchonner, grommeler.
remoulejà,-liejé,-linà. — C. arremoulià.

ler.

rementi ;

v.

—

Rementir.

rementit,-ide

; s.

remercié ;

—

v.

—

Mensonge réitéré,

Remercier,

remercié; sm. — L'action de remer¬
cier ; qu'a û beroy remercia, il a une ma¬
nière aimable de remercier.

remerciamén, remercimén ; sm. —
Remerciement; v. mercés, regracià.
remer ciéyr e,-e ; s. — Remerciant,-e.
réméré ; sm. — T. de droit, réméré,
remèro (Arm.) ; sm. — Anse ; v. armére, manilho.
remesclé ; v. — Remêler.
Remèsi, Remesi; n. p. m. — Remy,
Remèze.

remesuré ; v. — Remesurer,
remesurade ; sf. — Action de remesu¬

remoulhé ;

v. — Remouiller,
remoulî, remoulié. — C. arremoulî,

arremoulià.

remoulié;
dans

un

v.

Remouler,

—

remettre

moule.

remoulude; sf. — Action de remou¬
rossée.
remoulÙt,-ude ; adj. — Recru de fati¬
gue ; moulu de nouveau.
dre ;

remoumbré.
C. remembrà.
remoundoé.
V. arremendoà, recàte.
remoùns ; sm. — Remontrance,
remounstré ; v. — Remontrer ; démon¬
—

—

faire des remontrances.
remounstracioû ; v. —

trer ;

tion ;

Démonstra¬

remontrance.

qu'on a remesuré.
remesurédje ; sm. — Remesurage.
remét, arremét (Arm.) ; sm. — Entra¬
ve ;
brin d'osier qui lie, relient les bran¬

remounté ; v. — Remonter ; remountà-s, se remonter, se ranimer, s'approvi¬
sionner, racheter un cheval. V. repoujà.
remountéble,-e ; adj. — Remontable.
remountade ; sf. — Montée nouvelle ;

ches du sécateur.

action de remonter ;

rer

; ce

reméte; v. — Remettre, rendre, par
donner ; différer, proroger ; reconnaître ;

remountédje

remontée.
— Remontage.
adj. — Remontant,-e.

; sm.

remountén,-te

;

�453

REMOUNTE

remounte; sí.

Remonte,

—

Montre à remon¬
remountoèr; sm.
toir ; en style famil., soldat de la Remonte.
—

remounture ;

remontage,
remourcà ;

sf.

T. de cordonnier.

—

Remorquer,
— Remorquage,
remoùrde-s (G.) ; v. — Se repentir,
remouri ; v. — Remourir ; remourl-s,
v.

—

remourcàdje ;

sm.

remourir, s'éteindre de
remoùrse ;
remoùs ;

v.

sm.

—

remous tachât ;

soufilet

remoustrà.

sm.

Réplique vio¬

—

les lèvres,

sur
—

C. remounstrà.

rempalhà ; v. — Rempailler,
rempalhàdje; sm. — Rempaillement.
rempalhàyré,-e ; s.
Rempailleur,
—

-euse.

rempaqueté ; v. — Rempaqueter,
rempàr. — C. rampar.
remparà ; v. — Remparer ; remparà-s,
se mettre à l'abri;
s'appuyer.
rempielà,-pilà ; v. — Rempiler,
rempietà ; v. — Rempiéter.
rempietàdje,-tade ; s. — Action de
rempiéter.
rempilà. — V. rempielà.
rempléc. — C. vampléc.
remplég ; sm. — Remploi,
remplegà; v. — Remployer.
remplèt,-e. — C. ramplèt,-e.
rempli ; v. ■— Remplir ; usité surtout au
fig. : rempli û debé, remplir un devoir. V.
cmpleà, coumpli: faire un remplage, t. de
maçon.

remplumà

; v. — Remplumer; remplu¬
remplumer; famil., se remettre
après une maladie ; se racquitter après une
perte au jeu.
rempouchà ; v. — Rempocher.
rempouchàdje,-chade ; s. — Action
de rempocher, de ravoir son argent.
rempouchicà. — Fréq. de rempouchà;
mas,

v.

se

remboussicà.

rempouchàyre,-e ; adj. — Qui rempocbe ; âpre au gain,
rempougnà ; v. — Rempoigner.
rempourtà ; v. — Remporter,
rempoutà ; v. — Rempoter,
rempoutàdje ; sm. — Action de rem¬
poter.
remudà ;
ger ;

v. — Remuer, mouvoir, bou¬
transférer; remudà-s, se remuer, se

donner du mouvement;
rnuutà.

v.

boudjà, mudà,

placement.
remudàyre,-e

;

—

adj.

Remuement

—

;

dé¬

Remueur,-euse,

tracassier.

remude-menàdje ; sm.
ménage, bouleversement dans
remulhà.
remunerà ;

—

—

une

Remuemaison,

C. remoulhà.

— Rémunérer,
remuneracioû ; sf. — Rémunération.

v.

—

Rémunéra

teur,-trice.

remuni;

v.
Remunir; remunl-s, se
repourvoir.
remunide ;
sf. — Réapprovisionne¬

remunir,

—

se

ment.

remusclà.

C. arremusclà et dérivés.

—

remuselà,-tà ; v. — Remuseler,
rén ; arrén (G.). — C. arré, rien,
renà.
Contraction de reguinnà, re¬
gimber.
renabi, arrenabi ; v. •— Renouveler ;
remettre à neuf ; en bon état ; remémorer ;
se dit aussi d'un mal éteint
qui reparaît,
d'une douleur qui revient.
A la prime, tout que renabéch, au prin¬
temps, tout se renouvelle, reverdit; renabi
la pélhe, renouveler la garde-robe ; dab lou
ret, las douloùs que-s renabéchin, avec le
froid, les douleurs reparaissent; que-rn re¬
nabéch lou mau de co, il me rappelle, me
fait ressouvenir; renabi la plante, repasser
la semis, la plantation.
renabide; sf. — Renouvellement, re¬
naissance, renouveau.
renabigà ; v. — Renaviguer; famil.,
retrouver, avec la santé, l'activité,
renàche; v.
Renaître; v. rebàde.
renachénce ; sf. — Renaissance,
renaclà ; v. — Renâcler ; rechigner ;
avoir en répugnance.
renàr; sm. — Renard; v. boup, .man¬
dra; barre de soutient d'une porte; v.
lande ; ouvrier qui tire la corde pour battre
des pieux; on crie : au renàr ! pour s'arrê¬
—

ter tous

ensemble

;

matières vomies par une

ivre; au fig., rusé, madré; t.
tech., tour d'une charrette pour serrer le
chargement ; nom de divers outils dans des
métiers différents. Sobriquet des gens de
Vielle-Aure et de Berberust (H.-P.).
Loc. div.
Préne marte per renàr, pren¬
dre une chose pour une autre ; couliessà-s
au renàr, découvrir son secret à un enne¬
mi ; gahà lou renàr per la coude, réussir un
coup difficile ; ha dou, renàr, ruser ; nou
cau pas boulé ensegnà biélh renàr à
panà
garies, on n'apprend pas à un vieux renard
comment on vole des poules; lou me y fî
renàr que trobe mey finàr, le plus fin
renard trouve plus rusé que lui ; quand le
soleil luit pendant, une averse on dit : lou
renàr qu'espouse, le renard se marie, peutêtre parce que ce phénomène indique une
manière de duplicité ? Tirà au renàr, ne
pas agir franchement ; renàr chenu coude,
personne

—

vomissement.

remudà,-dàdje,-dade ; s. — Remue¬
ment; secousse; déménagement, transfert.
remudamén ; sm.

RENARDE

—

Remordre, repiquer,
Remous. V. arremouli,

—

reboàm.
lente ;

nouveau.

remuneratoù,-e ; adj.

—

renardà ;

— Ruser ;
vomir quand on
dit plutôt renarde.jà.
renardalhe,-dère ; sf. — Les renards,
l'espèce des renards.
renardàs; sm. — Vilain renard,
renardassejà ; v. — Finasser,
renarde ; sf. — Renarde.
renardè,-re; adj. et s. — Qui est com¬
me le renard,
rusé,-e. Sobriquet des gens
de Peyraube et de Fréchou-Fréchet (H.-P.).

est. saoul ; on

v.

�RENARDÈRE

RENIFLA

—

454

renardère,-dière; sf. — Renardière,
engin de chasse. V.

tanière de renard ;
renardalhe.

—

s.

—

Renardeau,

Renardier,-ère.

—

encountrà.
En ue tiste de oéus, que s'en y reneountre de fouis, dans un panier d'œufs il s'en
trouve de tous (die.) ; que t'y ès plâ ren-

countràt, tu es bien tombé ; tu as trouvé la
solution juste, le joint.
rencountrade ; sf.—Rencontre, heurt,
rencoùntre,-e ;
s.
—
Rencontre ;
hasard, occasion.
Ha û boa, û machàn rencoùntre, tomber
bien, tomber mal, trouver une bonne, une
mauvaise occasion; mâchante rencoùntre,
mauvaise rencontre ; anà au rencoùntre,
aller à la rencontre, au devant de; està de
boû
rencoùntre, "être toujours aimable,
accueillant.
—

rencurà.

—

; v. — Rencourager.
V. rancune et dérivés,
V. rancurà et dérivés,

rendà,-tà, arrendà; v. — Faire une
mettre un bien en ferme ; renter.
rendà (L. G.) ; v. — Faire une bordure,
une lisière,
les placer; raccommoder avec
rente ;

lisière, de la bordure.
rendàble,-e; adj. —

une

Rcndable,

que

l'on doit rendre.

rendàble,-tàble,-e; adj. — Qui pro¬
un revenu, une rente.
rendadoù,-tadoù ; s. — Fermier,-ère ;

duit

débiteur.

rendamén,-demén

;

sm.

—

Rende¬

ment.

rendàn,-te; s. et adj. — Rendant,-e;
qui rapporte, produit, rendemenl. V. noutàri.

(G.); sm. — Ligne séparanl
pièces de terre et plantée d'arbres, de

rendàu

haies. V. couhin.

rénde; v. — Rendre, restituer; v tour¬
produire, rapporter; revaloir; évacuer,
vomir ; harasser ; rénde-s, se rendre ; accou¬
rir ; nller à, vers.
La terre que rén, la terre rend, produit;
que m'y soy rendùt, je m'y suis rendu ;
que soy rendùt, je suis harassé ; je suis de
'•etour, arrivé au lieu.
rénde,-te; sf. — Rente, revenu,
rénde,-o (L. G.) ; sf. — Bordure, lisière,
rendét-bous ; sm. — Rendez-vous.
na;

;

renfor¬

v.

Rendormir; rendrou-

—

rendormir.
—

Rendurcir

;

rendurci-s,

rendurcir.

(coùnde)

;

sm.

—

Compte-

rendu.

renebà ; v.
renebàudo

Reneiger,
(G.) ; sf. — Eglantier

—

;

v.

garabelhè.
renèbre; sm. — Patience aiguë (rumex
acutus, plante). Cf. binéte.
renée (G.) ou renég; sm. — Renie¬
ment ; c. arneguét.
renéche.

—

—

C. renàche.

renegà ; v. — Renier ; v. arnegà.
renegàble,-e ; adj. — Reniable,
renegamén ; sm. — Reniement.
renegàt,-e, renegàyre,-e ; adj. et s.
Renégat ; renieur,-euse.
renégou (B.-L.). — C. renée.
renércle; renèrcle (Os.). — C. henèr-

cle, fente, jour.
renét ; raynét,-e (vers l'Arm.) ; s. —
Espèce de pomme dite reinette; fin,-e d'es¬
prit, en parlant des personnes,
renetejà ; v. — Renettoyer,
renfilà; v. — Renfiler,
renflà (Big. G.) ; v. — Renfler,
renflomén ; sm. — Renflement.
renfôr(t) ; sm. — Renfort,
renfounçà ; v. — Renfoncer,
renforaiçamén ; sm. — Renfonce¬
ment.

sf. — Regret ; souci ; plainte.
rencuroùs,-e ; adj. — Geigneuiyeuse ;
rencure ;

deux

se

rendùt

rencoegnà, rencougnà ; v. — Rencorencougnà-s, se rencogner ; v. racougnà.
rencountrà ; v. — Rencontrer ; tomber
juste ; deviner, réussir bien ou mal ; attein¬
dre ; rcncoivntrà-s, se rencontrer. V. escàde,

rencune.

se

Renouveau,

gner ;

rencouradjà

ml-s,

Rendoubler

—

doublage.

rendurcì ; v.
—

Renchaîner.
rencari, renchéri ; v. — Renchérir,
rencaride ; sf. — Renchérissement,
renclaustrà ; v. — Rencloîtrer.
v.

un

rendroumi ;

renardét,-dòt,-e ;
petite renarde.
renardiè,-re ; adj.
renàu ; sm.
rencadenà ;

rendoublà ; v.
cer

renfourçà ; v. — Renforcer.
renfourçadé,-re ; adj. — Qui renforce,
renfourçàdje ; sm. — Rcnforçage.
renfourçamén ; sm. — Renforcement,
renfrougnà. — V. refrougnà.
réng; sm. — Rang, ordre; rangée; t.
technique de plusieurs métiers.
Tiéne soun réng, tenir son rang; ha
segui lou réng, t. de faucheur, faucher
en suivant le chef de file; ha de
réng, au réng, faire d'affilée, à la suite ;

l'andain

être supérieur, noble,
rengà. — Y. arrengà, menà-s.
rengadjà; v. — Rengager,
rengadjamén ; sm. — Rengagement,
rengàlh. — V. regàlh.
réngle, réngue ; sf. — Rangée ; per
réng ue, suivant la rangée, à son rang, à

està de. gran reng,

son

tour.

rengourjà-s ; v. — Se rengorger ; v.
gode.
rengrechà; v. — Rengraisser.
renhourti; v. — Renforcer; renhourti-s, reprendre des forces.
renhourtide ; sf. — Renforcement,
renibelà ; v. — Reniveler.
renibelàdje,-lamén ; sm. — Renivelle¬
ment.

reniflà ;

v.

—

sounà, arrenilhà.

Renifler

;

vient du fr, ; v.

�455

RENIFLÂT

reniflât,-ade
qu'on aspire en

;

s.

une

Reniflement

—

fois

par

le

;

nez;

reniflét ;
renilhà.

reoubrì, reourbi;

y.

reourdounà ; v. — Réordonner,
reourdinacioû ; sf. — Réordination,
reourganisà ; v. — Réorganiser,

renjà.

—

adj. — Renifleur,-euse.
Reniflement bref,

;

sm.

—

V. arrenilhà.

C. rengà, ranger,
rennà.
C. regnà.
renilà ; v. — Contrac, de reguinnà. V.
regnà; rêner; rennà-s, se ranger, se mettre
de côté ; faire une fin.
rennàt,-iiàdo (Lom.) ; s. — Droit et
raide ; se téngue rennat, se tenir droit,
raide, ferme,
rennéte; sf. — "Rénette (outil),
renom (E. de la Rig. G.) ; renoùm ;
sm.
Renom, réputation.
renoubacioû; sf. — Rénovation,
renoubelà ; v. — Renouveler,
renoubèlamén ; sm. — Renouvelle¬
—

—

ment.

renoubi; v. — Rénover; v. renabi;
(vieux).
renoudà,-sà ; v. — Renouer; renoadù-s, se dit d'un enfant chétif qui se refait,
renouveler

V. renòm.
renoumà ; v. — Renommer ;
—

réélire.
renoumàble,-e ; adj. — Rééligible.
renoumade; sf. — Renommée.
renoumià,-àdo (G.). — C. les précé¬
dents.

renounçà,-cià ;
dire ; nier ;
crouts.

v. — Renoncer ; se dé¬
dit, de même, ha-y las

on

Renoncement; reniement; renonciation,
renouncià.
V. renounçà.
renounciacioû ; sf. — Renonciation.
—

renounciadoù,-re,-àyre,-e ; adj.
; négateur, parjure.

—

Renonciateur,-trice
renoùns; sm.

—
Renoncement, abannégation ; v. renoùnci.
renoùs,-o (G.); adj. — Grognon,-ne,
bougon, acariâtre, revêche ; v. rebrèc.

donnement ;

renousà.

C. renoudà. Cf. renuserà.

—

rensegnà ; v. — Renseigner ; renscgnà-s, se renseigner.
rensegnamén ; sm. — Renseignement.
rensegnàyre,-e ; adj. et s. — Qui ren¬
seigne ; rapporteur,-euse ; entremetteur,
V. rendà et dérivés,
rentà.
rentamà ; v. — Rentamer.
renterrà ; v.
Renterrer.
—

—

Rentier,-ère.
— Rentortiller.
rentrà ; v. — Rentrer ; renlraire.
rentrade ; sf. — Rentrée,
rentradure ; sf. — Rentraiture.
rentràn,-te; adj. et s. — Rentrant,-e.
reoélh, arrèoélh; sm. — Regard eu
arrière, torve ; mauvais regard ; espià d&lt;•
reoélh, regarder de travers, d'un mauvais
rentiè,-re

reourganisatoù
teur.

;

s.

—

rentourteligà

; v.

œil, méchamment.

reoelhiquejà

; v.

—

Lancer des œilla¬

des, reluquer; faire scintiller les yeux; par
analogie, briller, étinceler, scintiller; v.

lugarnà, lupà, guigna, espià, sourelhà.

;

—

Réouvrir,

sf.

—

Réorganisa¬

;

sm.

—

Réorganisa¬

repà (Arm.) ; v. — Ramper. Cf. rampa.
repabà ; v. — Repaver,
repabàdje ; sm. — Repavage,
repàch. — V. re-pas.
repàche, repèche; v. — Repaître,

nourrir, entretenir, alimenter ; v. pèche.
Repêche lou hoéc, alimenter le feu;
repàche lou bestià, repaître le bétail.
repàche ; sm. — Nourriture ; û boâ
repàche, une bonne alimentation.
repachénce, repechénce ; sf. —
Action de repaître, de se restaurer,
repagà. — V. arrepagà.
repalà, repalaherrà ; v. — Bêcher de
nouveau ; passer de nouveau à la
pelle.
repalhà ; v. — Refaire, réparer un toit
de chaume. C. rempalhà.
repalissà ; v. — Palisser de nouveau,
repalissàdje ; sm. — Action de palis¬
ser

à

nouveau,

repalli; v. — Repâlir,
repampà ; v. — Rebattre,
repampade ; sf. — Action de repampà;

correction réitérée.

repanà

—
Voler, prendre de nou¬
de nouveau.
repapià (Arm.). -— V. repepià.
repapilhoutà; v. — Repapilloter; repapilhoutà-s, se repapilloter,
repaquetà ; v. — Repaqueter.
repaquetàdje ; sm. — Repaquetage,
reparà ; v. — Réparer ; reparer.
reparàble,-e; adj. — Réparable,
reparacioû ; sf. — Réparation,
reparatoù, reparàyre,-e ; adj. — Ré¬
parateur, -trice.
reparcelà ; v. — Refaire des parcelles,
faire de nouvelles parcelles.
reparcèlamén ; sm. — Action de re¬
parcelà.
veau

renounçamén ; sm. — Renoncement.
renoùnci,-ie,-ciamén, renoùns; s.
—

reourganisacioû

v.

tion.

—

renoùm.

REPART1DOU

ce

rounét, sounét.

reniflàyre,-e

—

;

v.

; panner

reparcouri ; v. ■— Reparcourir,
reparéche, repari ; v. — Reparaître,
reparechude,

reparescude

;

sf.

Réapparition. Cf. reaparide.
reparià ; v. — Reparier,
reparlà; v. — Reparler; reparla-s,

—

se

parler de nouveau.
repartadjà ; v. — Repartager,
repartàdje ; sm. — Repartage.
repartamén,-temén ; sm. — Répartement, répartiement.
reparti; v. — Repartir,
reparti ; v. — Répartir, partager ; re¬
partis, se répartir.
reparticioû ; sf. — Répartition,
repartide ; sf. — Repartie. Cf. rebirade; action de répartir, de repartir.
repartidoù,-toù ; sm. — Répartiteur.

�REPAS

—

REPETICIOU

456

repàs, arrepàs, repèch; sm. —
Repas. V. ahoùp, amoulhèc, pleàt, harl,
escoumbìt, escoubassò.
Les repas ordinaires sont : l'esdejoà, le
déjeuner du matin; loii dinnà ou disnà, le
repas de midi, parfois celui du matin ; lou
brespè, brenà, remoundoû, le goûter ; lou
soupà, le souper. Les repas supplémentaires
sont: lou bresperoû, brespalhoû, petit goû¬
ter en été ; lou regalét ; lou ressoupét ;
quand le goûter a lieu à midi, il s'appelle
apèch ou brespè. Ha lou repas de l'àsou,
manger sans boire.
repasimén ; sm. — Repavage,
repasimentà ; v. -—- Repaver, refaire
un pavement.
repassà ; v. — Repasser, passer une
seconde fois ; passer le fer sur le linge ;
tamiser; biner la terre, relabourer; aigui¬
ser

une

lame.

Action de repassa ;
style plaisant, frot¬
tée, réprimande, mercuriale.
repassàdje ; sm. — Repassage.
repassàyre,-e ; s. — Gagne-petit ; v.
pichoùn ; repasseur,-euse ; on appelle aussi
repassuse la repasseuse de linge.
repasse ; sf. — Repasse, grosse farine ;

repassade

revue

sf.

;

—

d'un travail ; en

réze.

v.

repeloutà; v. — Repeloter,
repénde; v. — Répandre;
esténe,

Rabibocher ;
des praticotages

v.

—

rétablir

la paix après
(famil.). V. rapatria.
repaupà ; v. — Palper de nouveau,
repàus, repòs; sm. — Repos; palier
d'un escalier.

repausà, repousà;

v.

—

Reposer, dor¬

être couché dans la tombe ; poser de
nouveau ; repausà-s, se reposer,
mir ;

repausade; sf.
repausét; sm.

—
—

Reposée, pose,
Petit repos, courte

pose.

sf. — Repos, en style plai¬
sant; la sénte repausiole, le repos éternel.
repàyre (G.) ; sm. — Retraite, maison
de repos; repaire (Lit.),
repè. — C. arrepè.
repeçà ; v. — Ajouter une pièce à une
autre ; le mot s'applique surtout
à des
pièces de bois ou de fer, barres 011 poutres;
v. pedassà.
repèch. — V. repas; repue. En 15.-L.,
pâture pour arriver à la fin de la saison.
repèche. — V. repàche, repaître. En
li.-l.., faire paître de nouveau.
repechénce ; sf. — Puissance, pâture ;
réfection, nourriture ou boisson réconfor¬

repausiole

;

tantes.

repechùt,-ude
eu

sa

;

adj.

—

Repu,-e, qui a

pitance.

repedassà. — C. rapedassà.
repelà ; v. — Repeler,
repelhà ; v. — Rhabiller, donner de
nouveaux habits; repelhà-s, se fournir en
vêtements neufs ; v.

rabilhà.

barrejà,

repenser.

repénte

;

sf.

Riposte, réponse immé¬

—

diate; qu'ou te respounoù de repénte, il
répondit sur l'instant, du tac au tac; v.

repòtis.

repentén,-te ; adj. — Repentant.-e.
repenténce,-ci,-cie ; sf. — Repentance,

regret.

repentì-s. — V. rependi-s.
repentià, repintoà ; v. — Repeigner,
repentiade ; sf. — Action de repeigner ;
peignée réitérée ; t. de cardeur.
repentimén, repentit,-ide ; s. — Re¬
pentir, contrition, regret.
Està-n

regret de.
adj. — Con¬
trit,-e, touché de repentir; repenti,-e.
repepià, repipià; repapià (Arm.) ; v.

repentìts, être

aus

repentit,-ide,-toùs,-e

—

repatricoulà,-tà ;

v.

esparrecà.

rependi-s,-ti-s ; v. — Se repentir ; v.
pcndl-s.
repéne ; repenjà (Rig. G.) ; v. — Re¬
prendre ; repéne-s, se rependre,
repensà ; v. — Repenser,
repensé ; sm. — Réflexion que l'on
fait à la suite d'une pensée; action de

—

C. arpastà, repaître,
repati ; v. — Patir de nouveau,
repatinà ; v. — Remanier,
repatrià. — V. rapatria.

repastà.

esparce,

au

;

Radoter, rabâcher.

repepiade
on

dit aussi

; sf. — Parole de radoteur,
repepiadis.

repepiàdje ; sm. — Radotage,
repepiàyre-e ; s. — Radoteur,-euse,
rabâcheur.

repepiè,-re;

s.

—

Radoterie; état de

repepiàyre.
reperà;

v. — Repérer (vient du fr.-).
reperbedi ; v. — Repourvoir,
repercussioû ; sf. — Répercussion,
repercutà ; v. — Répercuter.
repercutàyre,-e ; adj. — Qui réper¬

cute,

se

répercute,

repèrde ; v. — Reperdre,
reperdounà ; v. — Pardonner de nou •
veau.

repère; sm. — Repère,
reperi ; v. — Périr de nouveau,
reperielà ; v. — Tonner de nouveau,

repertori; sm. — Répertoire,
repertourià ; v. — Passer au réper¬
toire ;

inventorier.

repesà ; v. — Repeser,
repesade ; sf. — Action de repeser,
repescà; v. — Repêcher,
repescade ; sf. — Action de repêcher,
de retirer de l'eau,

repescàdje ; sm. — Repêchage,
repét; sm. — Redite ; refrain ; v. repic.
repetà ; v. — Répéter ; peter de nou¬
veau.

repetalhà; v.
repetalhe; sf.
sans

—
—

Rabâcher, répétailler.
Rabâchage, répétition

intérêt.

repetàyre,-e ; adj.

—

Qui répète, rabâ¬

cheur,-euse.

repeticioû; sf.

—

Répétition, redite.

�REPETITI

457

repetitì. — C. rapetitl.
repetitoù,-e ; s. — Répétiteur,-trice.
repeyrà; v. — Empierrer de nouveau.
repeyrade,-àdje ; s. — Nouvel empier¬
rement.

repià (L.).
repiaucà ;
repic ; sm.

C. garrapinà, grimper,
Piquer de nouveau,
— Répétition des heures son
nées ; de la sonnerie des cloches ; carillon ;
refrain; nouveau pic; repic, t. de jeu de
piquet ; està pic e capòt ou bien repic e
capòt, être dans l'impossibilité de jouer et
capot ; t. d'agriculture : herbe que la faux
n'a pas tranchée pendant la fauche ; laine
laissée sur le dos des bêtes par le tondeur
qui tond mal. V. arretòc, remenilh.
repicà; v. — Sonner le repic; répéter,
reprendre le refrain ; répliquer ; riposter ;
repiquer; rebattre; recommencer; repicà-s,
se repiquer ; v. retrangà,
arretoucà.
repicade ; sf. — Action de repicà.
—

v.

—

repicàdje; sm. — Repiquage,
repìch. — V. arrepîch et dérivés,
repicoà ; v. — T. d'agriculteur, repi¬
quer, biner de nouveau avec la picoête. '
repicoade ; sf. — Action de repicoà en
une

seule

picoté; repicoter.
repiejà ; v. — Etayer de nouveau, ren¬
forcer.

repielà ;
de

v.

Refaire

■—

une

pile, entas¬

nouveau.

repilhà

; v.

veau.

repimpà-S
fer de

; v.

—

Se requinquer, s'atti¬

nouveau.

repimpéte ; sf. — Femme coquette, en
style badin ; corruption plaisante de redin¬
gote.
Que t'as hicàt la hère repimpéte, tu as
mis ta belle redingote (Abadie).

repinçà ; v.
repinçàdje;
action de

Repincer,
sm. — T.

nouveau.

replacàdje ; sm. — T. d'ébéniste, nou¬
plaquage.
replagà-s ; v. — Se couvrir de plaies

veau

de

nouveau.

replàgne ; v. — Replaindre,
replanà ; v. — Aplanir, niveler, régaler,
replanchà ; v. — Replanchéier.
replani ; v. — T. de menuisier, replanir. C. reaplanl.
replanimén,-nide ; s. — Action de
replanir.
replantà ; v. — Replanter.
replantàble,-e ; adj. ■— Replantable.
replantacioû ; sf. — Replantation.

de couture,

repincer.

rebrousser les cheveux.

repipichoade

;

sf.

—

Toilette de la

chevelure.

repiquejà; v. — Résonner, tinter; v.
repicà.
repiquét ; sm. — Carillonneur ; v.
trllhou; petit refrain; revenez-y, en style
plaisant.
Quan abown brespejàt, que hasoùn ü
repiquét, quand ils eurent goûté, ils en
reprirent, ils remangèrent un peu.

repiquetà ; v. — Replanter des piquets,
repiquetàdje ; sf. — Action de repique¬
tà; l'œuvre même.

sm.

—

Replan¬

replantàyre,-e ; s. — Replanteur,-euse.
replastrà ; v. — Replâtrer,
replastràdje ; sm. — Replâtrage.
replastràyrê,-e ; s.— Replâtreur,-euse.
replastrounà ; v. — Plastronner de
refaire le fier,

replaydejà ;
repléc ; sm.

v.
—

Replaider,
Repli; v. rempléc;

—

re¬

pliement.
replegà; v. — Replier; remplier;
replegà-s, se replier, se recroqueviller, se
rouler.

replegàble; adj. — Repliable,
replega dis,-se ; adj. — Repliable ;
subs. rel roussis,

repli.

Repliement.
Qui replie; per¬
qui, après les marchés, rentre le

replegàyré,-e ;

sonne

repintà; v. ■— Pinter de nouveau,
repintà, pintrà; v. — Repeindre,
repintoà. — C. repentià.
repipià. — C. repepià.
repipichoà ; v. — Refriser, faire des
papillotes; repipichoà-s, faire, refaire ses
frisettes, ses papillotes; est usité aussi pour

;

tage.

replegàdje,-gade ;

—

nouveau,

parlant de la chèvre.
repitoulà (G.) ; v. •— Rabâcher ; syn¬
cope de recapitoulà, récapituler,
replàbe ; v. — Repleuvoir,
replaçà ; v. — Replacer, remettre à sa
place; replaçà-s, se replacer; se louer à
gages de nouveau.
replaçamén ; sm. —• Replacement,
replacà ; v. — Replaquer ; apposer de
en

nouveau,

Repiller ; abîmer de nou¬

—

REPLOUMBA

répit ; sm. — Répit, repos,
repitoà ; v. — Mettre bas de

replantàdje,-tamén

façon.

repicoàdje ; sm. — Binage, repiquage,
repicoutà ; v. — Faire de nouveau des

ser

—

matériel

ou

s.

s.

—

—

les marchandises.

replèt, remplèt,-e; adj. — Rcplel,-ète.
repleytejà. — C. replaydejà.
replicà; v. — Répliquer; v. repicà,
rappliquer.
replicade ; sf. — En style plaisant,
réplique suivie d'un soufflet.
replicàyre,-e ; adj. — Qui réplique;
hargneux,-euse, indocile,
répliqué ; sf. — Réplique,
replissà ; v. — Replisser,
replissàdje; sm. — Action de repiisser.

replòbe (M'.). — C. replàbe.
reploumà ; v. — Remettre d'aplomb;

reploumà-s, retrouver son équilibre, sa
santé, rétablir sa situation, ses affaires.
reploumàdje ; sm. — Action de replou
mà, réédifier.

reploumbà;
ploumà.

v,

—

Replomber. C. re¬

�REPLOUNJA

—

458

REPRIMENDA

replounjà ; v. — Replonger,
replounjade ; sf. — Nouvelle plongée,
replourà ; v. — Repleurer,
replouyiscà ; v. — Bruiner de nou¬
veau.

replumà ; v. — «Replumer», chan¬
ger de plume; muer; replumà-s, se rem¬
plumer ; v. remplu.mii.
replumade ; sf. — En style plaisant,
frottée, peignée; action de battre au jeu,
de décaver.

repoblà, repoublà,-plà ; v. — Repeu¬
pler.
repor(t) ; sm. — Report. C. raport.
repòs. — V. repàus.
reposte. — V. riposte plus usité,
repòtis. — C. arrepòtis ; riposte; v.
repente, repoutegade.
repoublà. — C. repoblà.
repoublamén ; sm. — Repeuplement,
repoudà ; v. — Tailler, couper de nou¬
veau ; repoudà-s, se couper de nouveau,
repoudrà ; v. — Repoudrer,
repougnà; v. — Poindre, pougnà de
nouveau

retasser, ressasser.
repujà ; v.

;

repoujà,
gravir de

nouveau.
v. —

repouli ;

Repolir

Remonter,
nou¬

veau.

repoulissàdje ; sm. — Repolissage,
repoumà ; v. — Refaire la pomme, en
parlant des choux, des salades,
repoumpà ; v. — Repomper,
repoumpi. — C. reboumbi.
repoumpit,-ide ; s. — Rebondissement ;
écho ; v.

reboumbit.

repounà ;

v.

—

Fournir,

ponter

de

nouveau.

repountà

; v. — Ponter de nouveau :
échafaudage.
repountàdje ; sm. — Action de repoun¬

refaire

un

tà.

repoupà ; v. — Téter de
repoupade, repoupét ;

nouveau,
s.

—

Nouvelle

tétée.

repoupét ; sm. — Veau ou
nourri artificiellement ou par une
n'est pas la mère ; v. repoupade.

agneau

bête qui

repouplà, repuplà. — C. repoblà.
repourè. — C. arrepoè.
repourtà ; v. — Reporter; v. rapourlà.
repousà. — C. repausà.
repousade ; sf. — Reposée,
repousoèr; sm. — Reposoir, aulel
temporaire pour la Fête-Dieu. V. pausadé.
repoussé; v. — Repousser, pousser de
nouveau; v. rebroutà; rejeter.
repoussade ; sf. — Action de repous¬
ser.

repoussadé; sm. — Repoussoir, outil.
repoussàn,-te ; adj. — Repoussant,-e :
v.

hastiàu.

repousse ;

sf.

—

croître de nouveau;
rebrout.

repoussedà,-di ;

Action de pousser, de
bourgeon nouveau ; v.
v.

—

Reposséder.

sf.

;

Action de

—

repos¬

repoussoèr

; sm.

—-

Repoussoir, t. de

métier.

repoustà ; v. — Reposter. C. ripoustà.
repoutegà ; v. — Répéter sans cesse,
rabâcher ; bougonner, répliquer brusque¬
ment.

repoutegade

;

sf.

—

Riposte brusque
face.

;

de colère ; coup sur la
repoutegàyre,-e ; s. et adj.

mouvement

Ra¬
—
mauvais coucheur,
repouti ; v. — C. arrepouti.
repoutoà ; v. — Baiser, embrasser de
nouveau; repoutoà-s, s'embrasser à plu¬
sieurs reprises.
repoutrelà ; v. — Refaire le poutrelage.
repoutrelàdje ; sm. — Action de re¬
poutrelà.
reprabà ; v. — Croître, pousser de nou¬
veau, regrandir; v. repoussà, arrebàde.
repradà,-di ; v. — Remettre un champ
en nature de
pré.
repraticà ; v. — Pratiquer de nouveau
geur, -euse,

un
—

cocher de

;

repoussessioû
séder.

grognon,

métier,

reprechà, repredicà ; v. — Reprocher,
repregà ; v. — Reprier ; insister,
repregoundi; v. — Approfondir da¬
vantage.
repréme ; v. — Represser ; v. repressà
repréne ; v. —• Reprendre ; recommen¬
cer ;
prendre racine; revenir à la santé,
reprendre des forces ; censurer, répriman¬
der ; rentraire, faire une reprise de coulure
ou de tricot; repréne-s,
se ressaisir; se ré¬
tracter, se reprendre ; se refermer en par¬
lant

d'une blessure.

représ,-e ; s. — Repris ; représ de justici, repris de justice,
represà ; v. — Repriser,
represalhe ; sf. — Représaille.
représe ; sf. •— Reprise, action de
reprendre ; reprise de couture, de tricot ;
réparation.
representà ; v. — Représenter ; mon¬
trer, exposer, remontrer ; figurer, repro¬
duire.

representàble,-e ; adj.

—

Représenta¬

ble.

representacioû ; sf. — Représentation.
representàn,-te ; s. •— Représentant,-e.
representatiu,-tibe ; adj. — Représen¬
tatif,-tive.

repressà ;
represti.

v.

—

Represser

; v.

repréme,

repressible,-e ; adj. — Répressible.
repressioû ; sf. — Répression,
repressiu,-ibe ; adj. — Répressif,-ive.
represtà ; v. — Reprêter,
represti ; v. — Repétrir, represser,
represtide ; sf. — Action de repétrir ;
en
style plaisant, frottée vigoureuse,
reprimà ; v. — Réprimer,
reprimà; v. — Amincir; v. aprimà;
réprimer.

reprimàble,-e ; adj. — Réprimable.
reprimendà ; v. — Réprimander.

�REPRIMÉNDE

459

repriménde ; sf. — Réprimande,
reprisà. — C. represà.
repròch,-e ; sm. — Reproche, x.arcasl.
reproè, repouè, reproubèrbi. —
C. arreproè, proverbe,
reproubà ; v. — Reprouver ; reprouver,
reproubacioû ; sf. — Réprobation,
reproubagnà ; v. — Reprovigner.
reproubàt,-ade ; adj. et s. —• Réprou¬
vé,^.

reproubisiounà ; v.— Rapprovisionner,
reprouehà ; v. — Reprocher, rappeler
avec
aigreur ; reprouchà-s, se reprocher. G.
raprouchà.
reprouchàble,-e; adj. — Reprochable.
reprouchàyre,-e&lt; adj. et s. — Reprocheur,-euse.

reprouduccioû ; sf. — Reproduction.
reprouductible,-e ; adj. — Reproduc¬
tible.

reproudusi ; v. — Reproduire,
reprouméte ; v. — Repromettre,
reprounà ; v. — Prôner de nouveau,
reprouprià ; v. — Rapproprier.
reproupousà ; v. — Reproposer,
rèps; sm. — Reps, étoffe,
reptile; sm. — Reptile,

repubïà.

— C.
repoblà.
republicà,-ne ; adj. — Républicain,-e ;
sous l'influence du fr. on dit aussi républi¬
cain avec la prononciation du fr. ; c'est un

gallicisme.

republicà ; v. — Republier,
republicacioû ; sf. — Action de

repu¬

blier.

republicanisà ; v. — Républicaniser.
republicanisme; sm. — Républicanis¬
me.

republicasse ; sf.

—

Mauvaise républi¬

que.

republicote,-quête ; sf. — Petite répu¬
blique.
republique ; sf. — République ; en
style pop., la fête du 14 Juillet; oey, qu'ey
la république, aujourd'hui, c'est la fête du
\[\ Juillet; on dit aussi pour festoyer, faire
bombance, ha la republique.
repudi; v. — Puer de nouveau,
repudià ; v. — Répudier ; v. espudl.
repudiàble,-e ; adj. — Répudiable.
repudiaciôû ; sf. — Répudiation,
repugnà ; v. — Répugner.
repugnàn,-te ; adj. — Répugnant,-e.
répugnance ; sf. — Répugnance,
repujà. — C. repoujà.
repulsioû ; sf. — Répulsion,
repuni; v. — Punir de nouveau,
repuntà ; v. — Refaire une pointe :
pointer de nouveau. C. arrepuntà.
repuntade. — C. arrepuntade.
repuntàdje ; sf. — Action de refaire
une pointe, de pointer de nouveau.
repurgà ; v. — Repurger ; repurqà-s, se
repurger,

repurgade,-gacioû ; sf.
réitérée.

reputà;

v.

—

Réputer.

—

Purgation

—

RÈS

reputacioû ; sf. — Réputation,
repute ; sf. — T. grossier et injurieux :
plus que pute, deux fois pute.
requè (B.-L.). — Forme de recàde, re¬
tomber.

requenquilhà, requinquilhà
Redresser, retaper; requinquer;
quilhà-s, se redresser; retrouver
se

rebiffer

mais

sans

colère ;

se

;

v.

—

requen-

santé;
redresser

sa

orgueilleusement, fièrement.
requeràble,-e ; adj. — Requérable.
requeràn,-te ; adj. — Requérant,-e.
requerí, requi ; v. — Requérir ; som¬
mer; v. arrequeri, arrequï; on disait aussi,
autrefois, requesià et requèrre. Que m'an
requerit de pagà, on m'a sommé de payer,
requeride ; sf. — Sommation,
requèste ; sf. — Etape, repos entre
deux traites ; requête.
requestiounà ; v. — Requestionner,
requi. — C. requerí. En Hte-Bigorre,
c. arrequl.
requî ; sm. — Requin (poisson) ; homme
vorace,

avide.

requièm ;

sni. — Mot latin usité dans
quelques locutions: lw,-s cantà lou requièm,
se faire chanter pouilles ; se faire envoyer
paître ; v. recuyèm.
requilhà. — V. arrequilhà.
requinquilhà. — V. requenquilhà.
requinquilhade ; sf. — Requinquage ;
geste vigoureux ; croupade, ruade.
requinquilhàyre,-e ; adj. — Qui re¬
quinque.
requiqui, riquiqui; sm. — En style
plaisant, quelque chose qui requinquilhe.un peu d'eau-de-vie, par exemple; drin de
requiqui au cafè, une goutte d'alcool dans
le café ; familhe de requiqui, famille dont
les enfants sont petits, mais très éveillés.
requis,-e; adj. — Convenable, net,-te.
requis,-e.
requisicioû ; sf. — Réquisition,

requisiciounà ; v.
requisiciounamén

—

;

Réquisitionner,
—
Réquisi-

sm.

lionnement.

requisiciounàyre, réquisitoire ;
—

s.

Réquisitionnaire.

requisitòri ;
requisitoù ;

Réquisitoire,
Réquisiteur, t. de
Palais, magistrat qui prononce le réquisi¬
sm.

—

sm.

—

toire.

requistà, requestà;

v. — Courir et
quête; par anal., rechercher
avec ardeur (vieux).
requisto (Arm.); sf. — Espèce, sorte,
façon, en parlant des objets : utis de toùto
requisto, outils de toute sorte ; v. traque.
requità ; v. — Requitter. C. raquità,
resquità.
rés.
Aphérèse de arrés, personne,
rès, rés,-se ; s. — Trace de pied ; quête,
odeur du pied d'un gibier; lous câs qu'abèn
gahàt lou rés de la lèbe, les chiens avaient
ia quête du lièvre ; bous que beyréts labéis
oun et pause las re'sses, vous verriez alors

recourir

la

—

où il pose ses

pieds (Fondeville).

�RESACRA

RESOUPËT

—

resacrà ; v.

Resacrer,

—

resagnà, ressannà
v.

—

460

resaynà (M*.)

;

;

Ressaigner.

resalà ; v. — Resaler,
resali ou ressali ; v.

resaludà ;

v.

—

reseccioû ; sf.

resedà;

résc.
C.
rescàde ; v.
—

—

Réussir,

—

atteindre

rescalouri
se

; v.

Réchauffer

—

de

rescalou-

;

réchauffer.
Action

sf.
réchauffer, réchauffement,
C. escàmbi, échange,
v.
Changer de nouveau
ou
simplement changer, échanger.
rescapà ; v. — Réchapper; rescapà-s'en,
en réchapper.
rescapade ; sf. — Action de réchapper,
rescapsà ; v. — Recommencer ; redé¬
grossir ; v. escapsà.
rescarmià,-pià ; v. — Peigner, carder
chauffer, de

—

de

ré¬

se

rescàmbi.
rescambià ;

—

de

—

nouveau.

v.

Herser de

—

nouveau,

rediviser.
v.

Remettre

—

en

ordre,

intérieur de maison.

arranger un

rescauhà ; v. -— Réchauffer ; rescauhà-s,
réchauffer. V. rescalouri.
rescauhade ; sf. — Action de récliauf

fer, de

réchauffer

réchauffement,
— Réchauffage,
rescàut; sm.
Echauffement ; levain;
accident qui survient dans la fermentation
du vin, de la pâte et à la -suile duquel la
matière garde un goût de chose échauffée,
aigre; v. escauhè; t. d'horticulture, ré¬
chaud ; chaleur du four quand elle sort
par la bouche.
rescàut; sm. — Potage, soupe déjà
cuits de la veille et que l'on mange après
se

rescauhàdje ;

;

sm.

—

un

bouillon. V. rebourlt.

nouveau

rescautà ;

v.

—

Echauder de

rescautà-s, aigrir, s'échauffer
vin, de la pâte,

rescayrà

; v.

reschemià ;

reschugà;
se

v.

parlant du

Refaire les cayres.
Essaimer de nouveau,

—

v.

en

nouveau :

—

—

Ressuyer] reschugà-s,

ressuyer,

reschueade; sf. — Ressuyagc; ressui.
rescinda; v. — Rescinder,
resclari ; v. — Eclaircir de nouveau,
passer de nouveau le linge à l'eau claire;
resclari-s, s'éclaircir de nouveau, en par¬
lant notamment du temps.
resclaride ; sf. — Action de resclari ;
éclaircie

;

aiibèle.

v.

resclayrà
davantage.

; v.

rescoime ;

gneusement

v.

rescribe

—

—

Eclairer de

;

sf.
v.

—

—

nouveau,

Recacher; cacher soi¬

recoùnç-s,

;

rescousse ;

réinscrire.

son

le

(plante),
; reserbà-s,

Réserver

—

se

estaubià.

reserbàble,-e,-badé,-re ; adj.
réserver, qui peut être réservé.
reserbadamén ; adv.

—

Qui

reserbàt,-ade

adj.

;

reserbàyre,-e

;

s.

Réservément.

—

—

—

Circonspect,-e
Qui

réserve

;
;

économe.

resèrbe ;

sf. — Réserve ; chose réser¬
c.abàu, estàubi; soubàc ; prudence,
retenue; partie de l'armée. On appelle
vée;

v.

Sérite Resèrbe, l'hostie consacrée le JeudiSaint.

reserbiste ;
reserboèr ;

sm. '—

Réserviste,

sm.

Réservoir. V. clot,

laquêt, serbe.
resey (Ray. L.).
v.

—

—

C .'rasé, rasoir,

Résider.

—

residàn,-dén,-te; adj.

—

Résidant,-e;

résident.

rescatsà ;

se

v.

est à

résida ;

rescarpi ;

Réséda

réservé.

rescalouride ;

;

Résection, t. scient,

—

—

v.

réserver ; v.

nouveau.

rl-s,

sm.

reserbà ;

Sarclage répété,
frésc, frais,
; sm.

récurer

rése ou réze; sf.
Recoupe, le
plus fin de la farine de blé.

Resalir,

—

resarci ; v. — Farcir de nouveau,
resarclà ; v. — Resarcler,

resarclàdje

Rescrit.
C. recurà,

—

—

bregà.

Resaluer,

—

rescrit ; sm.
rescurà.

se

recacher,

Rescousse,

Ecrire

de

nouveau ;

residénce,-ci ; sf.
Résidence,
resignà; v. — Résigner; resignà-s,
—

se

résigner.

resignàble,-e; adj. — Résignable.
resignacioû ; v. — Résignation,
resiernifià ; v.
Signifier de nouveau,
—

resilhou ;
resilià ; v.

sm.
—

—

Fine rése.

Résilier.

resiliàble,-e

; adj. — Résiliable,
resiliacioû; sf. — Résiliation.
resistà,-ti: v.
Résister.
resistàn,-tén,-e ; adj. — Résistant,-e.
résistance,-ténee,-ci ; sf.— Résistance.
resistible,-e ; adj. — Résistible.
—

resiulà;
resòlbe;

v.

Resiffler.
Résoudre; resòlbe-s,

•—

v.

—

se

résoudre.

resoû.
V. raso A et dérivés,
resoùlbe (B.-L.). — C. resòlbe.
—

resouluble,-e ; adj. — Résoluble,
resoulucioû; sf. — Résolution,
resouludamén ; adv. — Résolument.
resoulÙt,-ude ; adj. — Résolu,-e, dé¬
terminé, hardi; en Arm., prend aussi le
sens
d'effronté, d'insolent; aqnét goujat
qu'es resoulùt, ce garçon est insolent,
resounà.
Y. rasounà, raisonner,
resounà ; v. — Résonner, retentir,
resounamén ; sm. •— Résonnement.
resounàn,-te ; adj. — Résonnant,-e.
resounance ;
sf. — Résonnance. V.
reclàm, reboùm, ressoû.
resounatoù ; sm. — Résonateur.
resounàyre,-e. — C. resounàn.
resounejà ; v. — Resonger,
—

resoupà, ressoupà ; v. — Resouper,
resoupét; sm. — Petit souper.

�RESPÈC

461

respèc(t)

; sm. — Respect, déférence;
actes respectueux présentés aux
parents avant un mariage auquel ils s'oppo¬
sent. ; on dit : embià lous respècs.
Loc. div.
En parlà per respèc, révéren¬
ce
parler ; en parlà per respèc, que tiràbi
liems, révérence parler, je tirais le fumier ;
v.
porc; pourtà respèc, porter respect,
honorer, craindre ; gardà lou respèc, être
très respectueux à l'égard de ; en gran res¬
pèc, en grand respect, en vénération ; n'ai
hèy pus, per respèc de la familhe, je ne fais
pas cela, eu égard à la famille ; tirà lou
respèc, saluer et partir.

égard

;

—

respectà;
respectà-s,

se

v.

Respecter, avoir égard,

—

Respectablc-

—

ment.

respectàble,-e ; adj.
qui a droit à des égards.

respectibamén

;

Respectable,

—

adv.

—

Respective¬

ment.

respectiu,-tibe; adj.
respectuoùs,-e ; adj.

Respectif,-ive.
— Respectueux,

—

-euse.

respectuousamén ; adv.

—

Respec¬

tueusement.

respeli (Lom.)
nouir

de

: v.

respelido; sf.

—

Renaître

;

s'épa¬

(Lit.).

nouveau

—

Retour à ln vie; v.

renachénce.

respiét (M1.) ; respiéyt;

sm—

Terme,

délai, répit (vieux),

respilh. — Y. raspllh.
respirà ; v. — Respirer ;

v.

aledù plus

usité.

respiràble,-e ; adj. — Respirable,
respiracioû ; sf. — Respiration,
respirade ; sf. — Haleinée; aspiration
et respiration ; souffle.
respiràlh; sm. — Soupirail (rare).
respiràn,-te ; adj. — Respirant,-e.
resplandi ; v. — Faire écho, retentir,
s'étendre en parlant d'un son; v. esplandi;
resplandl-s, s'étendre en parlant d'un son :
cri, chant, etc.

resplandide; sf. — Retentissement,
son qui s'étend et se répercute ;
v. esplandoà.
resplendi ; v. — Resplendir,
resplendimén ; sm. — Resplendisse¬

effet d'un

ment.

resplendissàn,-ssén,-te ; adj.

—

Res¬

plendissant,-e.

resplendoù; sf. — Splendeur, magni¬
v. esplendoù.
resposte. — V. riposte plus usité,
respoumpi (Arm.) ; v. — Ricocher; v.
racoutchà; c. reboumbi, rebondir.
respoùne ; v. — Répondre ; répliquer ;
se rebéquer ; résonner, faire écho ; assurer,
garantir, être caution ; résister, tenir ferme.
respoùne ; sm. — Action de répondre ;
réponse; qu'a û lè respoùne, il a une ma¬
nière désagréable de répondre.
respounedoù,-re ; s. — Qui répond
de, qui est responsable de.

ficence;

respoundàn,-dén,-te ; adj.

—

Répon

dant,-e.

respoùns ; sm. — Répons,
respounsabilitàt ; sf. — Responsabi¬
lité.

respounsàble,-e

adj. — Responsable,
Réponse.
resquét,-e. — C. jresquét,-e.
resquità ; v. -— Racquitter ; resquità-s,
se racquitter ; v. requità.
ressabà ; v. — Action de la sève qui
remonte, de l'écorce qui se soulève,
respounse; sf.

;

—

ressàc ; sm. — Ressac,
ressacà ; v. — Sasscr
remettre

dans

de nouveau ;
anal., marcher
corps un mouvement

un

sac; par

imprimant au
brusque de bas en haut ou de haut en bas.
ressagnà ; v. — Ressaigner.
ressajà ; v. — Ressayer,
ressali ; v. — Salir de nouveau,

en

respecter.

respectablamén ; adv.

RESSENTIMËN

—

ressarrà ; v. — Resserrer,
ressarrade ; sf. — Action
ressarràdje,-ramén ; sm.

de resserrer.
— Resserre¬

ment.

ressasi, ressesi
sasl-s, se ressaisir.
ressasià.

ressàut;

; v.

—

Ressaisir

; res-

C. rassasia.

—

sm.

Ressaut; v. reboumblt.

—

ressautà ; v. — Ressauter.
résse.
V. rés.
—

resséc,-èc. — C. arreséc; égohiue.
ressegà. —
arrossegà et dérivés,
ressegàdo (G.) ; sf. — Danse ancienne
en va-et-vient ; c. arressegade.
ressegàyre, resseguè,-guét ; sm. —
Scieur ; mauvais ménétrier, qui « racle » du
violon; rabâcheur. N. de p. liesseguier.
resseguét ; sm. — Instrument de musi¬
que à cordes, violon, vielle; est usité, d'or¬
dinaire, dans 1111 sens moqueur.

resseguí;

v.

—

fouir, repasser dans
vides ;

les

ressuivre ;

repasser,

T. d'agriculture, ser¬
les semis pour garnir
vérifier un travail ;

regarnir.

ressemblé ; v. — Ressembler ; on dit
généralement semblà-s; se dit aussi pour
rassemblâ; ressemblà-s, se ressembler.
ressemblàn,-te ;
adj. — Ressem¬

blant,^.
ressemblance; sf.

Ressemblance,
réservé pour un
grain ressemé.
Ressemeler ; en style
—

ressème ; sm. — Grain
nouvel ensemencement ; le

ressemelé ;

v.

—

plaisant, se remarier.
ressemelàdje ; sm. — Ressemelage,
ressemelàyre ; adj. m. — Cordonnier
qui ressemelle ; savetier ; v. pedassoû.
ressemià ;
—

ressemenà,-moà (G.) ; v.

Ressemer.

ressemiade ;

$

sf.

—

Action de resse¬

champ qui a été ressemé.
—
Eprouver ; sentir de nou¬
veau ; ressenti-s, se ressentir de.
ressentide ; sf. — Action de ressentir,
de se ressentir ; v. ressentit.
ressentiméxi ; sm. — Ressentiment.
mer

;

ressenti.

�RESSENTIT
ressentit ;
un

sens

de

RESULTAN

—

sm.

—

C.

brièveté,

ressesi.

ressentide, avec
douloureuse,

secousse
C. ressasi.

—

ressòr ;

462

sm.

—•

Ressort ;

élasticité

;

étendue de juridiction.
D'une personne agile on dit: qu'a ressòrs à las cames, elle a comme des ressorts

restamàyre,-e
estamàyre
Cridà
tête.

;

û

coum

restancà.
restaurà ;
se

coup.

dit aussi restaurade.
v.

—

Resonner;

ressoubéngue,-biéne
venir;

on

; sm. — Ressou¬
dit aussi ressoubengude ; sf_.

ressoubéngue-s,-biéne-s ;

—

Se

Reccper, rabattre

un

v.

ressouvenir.

ressoucà ;

v.

—

arbre. Cf. essoucà.
ressoudà ; v. -— Ressouder,

ressoufri;
ressoulà ;

v.

Ressouffrir.

—

Refaire une sole, une
base, une aire, un sol de terre battue.
ressoulade ; sf. — Action de ressoulà,
v.

—

dépilonncr un sol.
ressounejà ; v. — Resonger,
ressoupà. — Autre graphie de resoupà.
ressource; sf. — Ressource, recours,
ressourti; v. — Ressembler, être d'une
même nature, qualité ; ressourtl-s à, avoir
de la ressemblance avec; s'assortir.
ressourti ; v. — Ressortir, sortir, sour¬
dre, émerger de nouveau.

ressourti ;

v.

—

Ressortir, appartenir

juridiquement.
ressourtide; sf.

—
Sortie, émergence
action d'assortir.
ressourtissàn,-te ; adj. — Ressortis¬

la

(Big.)

;

ressudà,-sà ;

v.

ressuà.
restà ;

v.

res¬

chumà;

Rester, être de reste, en
reste; v. soubrà; pour « demeurer » on dit
préférablement està et demourà. Y. soubrà.
v.

a

été

restàble ;

usité

par

sm.

—

autrefois

avec

le

sens

arrêt..
Retable. Cf. restaule.

restablí; v. — Rétablir; reslahll-s,
rétablir, s'établir de nouveau.

se

restablide ; sf.

-—
Retour à la santé ;
restablide, être bien rétabli.
restabliméii, restablissimén ; sm.

boune

Rétablissement.
restacà ; y. — Rattacher,
restamà ; v. — Rétamer ; en

style plai¬
quelqu'un qui se trouve
remis sur pied : qu'ey restamàt ; se dit aussi
de quelqu'un qui se laisse difficilement
attendrir, toucher, qui a «la peau dure ».
restamàdje,-made ; s,. — Rétamage.
on

Restaurer ;

restaurà-s,
on

rèste,-e ; s. des 2 g. — En B. et dans
plus grande partie de la Big., on dit lou

—

—

bête à la main,
resteliè.
C. orresteliè.
restât ; sm. — Engin
—

pour

baràu. C. arrestèt.
restitué,-tui; v. — Restituer.

au saumon

la pêche

; v.

restituàble,-ible,-e ; adj.

—

Restitua¬

restitucioû ; sf. — Restitution,
restoublà.
V. arrestoublà et dérivés,
restoùt (Save) ; sm. — Araire, charrue ;

dit

v.

de

arét.

restranglà

; v.

Etrangler plus forte¬

—

ment, resserrer.

restrecì,-tì
se

—

juger, décider

sant

—

dit aussi restaulà.
restauracioû; sf. — Restauration;
on

—

susciter, résurrection.
ressudà; v. — Suinter;

—

v.

—

—

ressucità ; v. — Ressusciter,
ressucitamén ; sm. — Action de

ue

ce

reste et las rèstes; en Arm. les 2
g. sont
usités; en Loin., le fém. est seul employé.
—Reste, ce qui demeure, restant ; v. soubre; relief, débris, rebut, résidu. Ce terme
n'est pas appliqué
généralement dans les
sens
divers du mot fr.
correspondant et
seul l'usage peut faire connaître les
propo¬
sitions
dans lesquelles on l'emploie. V.
escarradl-s, relàlh, relèchs.
Loc. div.
E lou rèste, et le reste ;
qu'at bàu tout e la rèste, il veut tout et le
reste; jougà-s tous rèstes (ou las restes),
jouer son reste ; que y a de bèts rès*tes, il
y a de beaux restes.
Loc. adv.
Abé-n de rèste (ou de
rèstes),
en avoir de reste ; au
rèste, au reste ; que
minje de rèstes, il mange trop.
restelhà.
C. arristoà, nourrir une

Ressuer.

abé

Qui reste; subs.,

ble.

sant,^.
ressuà

Restà

—

tue-

restauràn ; sm. — Restaurant; n'est
entré dans l'usage que depuis
peu de temps.

nouvelle ;

de

heiamcur,-euse ;

C. estancà.

—-

jambes.
ressoû, arressoû; sm. — Bruit de ce
qui résonne, retentissement, écho, contre¬

restaurer;

—

sens.

restamàyre, crier à

restàn,-te; adj.
qui reste d'un tout,

aux

ressouà, ressounà;
v. repicà, retrangà.

s.

le même

a

;

v.

—

Rétrécir ; restreci-s,

rétrécir ; v. restrégne.
restrecide ; sf. — Rétrécissement
restrégne ; v. — Restreindre ; rétrécir,

réduire, limiter, borner; restrégne-s, se res¬
treindre, se rétrécir; v. restreci.
Lou drap qu'a restregnàl (ou
reslrengùl),
l'étoffe a rétréci; que b a calé restrégne-s,
il

va

falloir

se

restreindre.

restregnude, restrengude; sf. —
Action de restreindre, de rétrécir ; restric¬
tion.

restriccioû ; sf.
restrussà ; v.

—
—

Restriction,

Ranger, cacher de

restrussà-s, se cacher.
restrussade ; sf. — Action de restrus¬
sà; en style badin, frottée, raclée; v.
retrempade, retroulhade.
restudià ; v. — Rétudier.
resultà ; v. — Résulter.
nouveau

;

resultàn,-te

;

adj.

—

Résultant,-e.

�RESULTAT

463

résultât; sm.
resumà,-mi;
se

Résultai.
Résumer; resumà-s,

—

v.

—

résumer.

resumacioû ;

sf.

—

Résumation,

ré¬

sumé.

résumât;

sm.

—

resureccioû ; sf.

rét,-e

Résumé,
Résurrection.

adj. — Raide, roide, ankilosé,-e;
par ext., ferme; came réte, jambe raide,
raidie. Tiéne-s drét e came réte, se tenir
droit et ferme, de pied ferme. Cf. rèyt.
N. de p. Camorèyt, Peret.
rét, réde. — Forme de jrét,-de, froid,-e.
retacà ; v. -— Entacher,
gâter ; v.
zntacà, entecà.
retacçà ou retaxà; v. — Retaxer,
retacçasioû, retaxacioû ; sf. —
;

Action de retaxer,
retàlh. — V. arrelàlh et dérivés,

retalhe ; sf.

Retaille.
retalhét,-lhòt,-lhoû ;

—

Petite

Taper de nouveau ; rebou¬
cher ; v. tapoâ; retasser, repilonner le sol.
retapà; v. — Retaper; retapà-s, se reta¬
per, se refaire après une maladie, réparer
une perle au jeu
(pop.).
retapade ; sf. — Action de retaper ;
frottée, raclée.
retapàdje ; sm. — Action de retaper,
retapissà ; v. — Retapisser.
retàr(d) ; sm. — Retard, remise, délai.
v.

sf.

—

Retentisse¬

reteulà ; v.

Refaire une toiture en
—
style plaisant, faire de meilleures
affaires, améliorer sa position. V. recoure.
reteulàdje ; sm. — Action de reteulà.
reti (B.-L. Az.). — C. reténgue, retenir.
reticén,-te ; adj. — Réticent,-e.
reticénce ; sf. —- Réticence ; en Os.,
s'emploie au sens de retiénee.
retiénee ; sf. — Retenue ; discrétion ;
gouverne; rétention. V. reiticénce,
rete¬
tuiles ; eu

retine (Bay. L.). — Forme
retintà.
C. retégne.

—

veau

;

da

ue

sf. — Action de teindre à nou¬
retinte, repasser dans la tein¬

ture.

retiple (G.

la Garonne) ; sm.

vers

—

Portrait, imitation; l'an plan escayjùt lou
retiple, on a bien réussi son portrait.
retirà ; v. — Retirer, tirer de nouveau ;
recevoir, donner asile ; mettre en sûreté ;
extraire, faire sortir, reprendre, ravoir;
retiras, se retirer ; prendre sa retraite ; se
rétrécir ; se contracter.
retirà ;

V. darrè.

de reténgue.

—

retinte ;

retaille.

retapà ;

;

prolongé, écho.

ment

nénee.

—

sm.

RETORSE

reténgue. — V. arreténgue.
retengùt, retiengùt,-nùt,-ude ; s.
Retenue, ce que l'on retient.
reteni (Bar.). — Forme de reténgue.
reteni, retreni; v. — Retentir; on
emploie aussi la forme francisée retenti.
retenide, retrenide

—

—

v.

Ressembler, rappeler les

—

quelqu'un qui ne paye pas, on dit :
qu'ey toustém en retàr d'û escùt, il lui
manque toujours un écu (pour compléter

traits de. Aquéres estofes ques retiren, ces
deux étoffes se ressemblent ; que retire dou

la

retirade ; sf. — Action de se retirer,
rentrer chez soi; retraite, lieu retiré.
retirance.

De

somme).

retardà;

v.

—

Retarder; retardà-s, se

en retard ; s'attarder.
retardacioû ;
sf. — Retardation ;

mettre

action de

retarder, de s'attarder.

retardamén ;
action de

se

sm.

mettre en

—

Retardement ;

retard.

retardatàri; adj. des 2 g. — Retar¬
tardarri.be.
retardàyre,-e ; adj. — Qui cause du
retard, gêneur.
retastà ; v. — Retâter, regoûter.
retastàyre,-e ; s. — Qui retàte ; qui en
reprend ; gourmand,-e.
retàule ; sm. — Cloison de bois ; reta¬
ble ; bat-flanc.
retaxà.
Autre graphie de retacçà.
rète (M4.). — Forme de rèyte, qui se
reproduit dans les dérivés.
reté, reti (Lav. B.-L.). — C. reténgue.
retegàdo (S.-E. Big. G.) ; sf. — Pan¬
neau, piège pour la chasse aux oiseaux ;
signifie aussi la quantité de gibier prise
d'un coup ou dans la séance; par anal.,
rafle. V. pante, matole.
retégne, retintà ; v. — Reteindre,
retencioû ; sf. — Rétention,
reténe ; v. — Retendre; en B.-L., aussi
retenir ; v. arreténgue.
dataire ; v.

—

retenénee.

retengude.

—

—

C. retiénee.

C. arretengude.

pay,

il ressemble

retiràdje ;

au

sm.

père. V. sembla.

de
V.

—

Action de retirer, de

—

Asile, retraite, lieu,

recueillir.

retirance; sf.

famille où l'on s'est retiré; que s'an hèyt
la retirance à, ils ont fixé leur retraite à.
retirance ;
sf. —- Ressemblance ; v.
ue retirance à sou pay, il a quel
ressemblance avec son père.
rètis, bè ! interj. — Cri pour appeler
les moutons, dans le G. V. prutchè.
rèto,-a (H.-Big.). — C. rèyte.

tirà; qu'a

que

retòc.
V. arrêtée.
retoesà ; v. — Retoiser,
retoque ; sf. — T. de couture,
—

retouche,

Toile tissée d'une maniè¬
re
particulière ; elle est très solide ; le fil
avec lequel elle est tissée.
retors,-e ; adj. — Retors,-e, rusé,
retorse ; v. — Retordre ; rétorquer ;
jouer au plus adroit, prendre les voies
obliques ; manger goulûment et vite ; retàr
ses, se rétracter; se tordre sous la douleur.
Tòrse e ratbrse, loc. fam. : manger avidemment, tordre et retordre ; tergiverser ;
peser le pour et le contre, discuter point
par point ; que las te harèy retòrse, tu me
revaudras cela, tu me la payeras ! Tu paye¬
ras le bon temps que tu te donnes 1
retors;

sm.

—

�RETORT

—

464

RETRIBUA

retràgue

retort,-e ; s. — Qui boîte des deux
côtés, deux fois boiteux,-euse ; 011 dit aussi
tort à touts béns; v. tort.
retoù ; sm. — Rhéteur,
retoucà ; v. — Retoucher ; pousser de
nouveau

faire

une

retrattà ; v.

rétractât.

—

G.
;

—

Trahir de

Méan¬

retradusi;
retrangà ;
repicà.

v.

v.

—

—

—

Nouvelle

nou¬

trahison

—

Re-

Traiter de nouveau,
s. — Retraité,-e.
;

v.

—

Remettre les

— Repousser, renaî
parlant des plantes,
retraucà; v. — Retrouer,
rétréci ; v. — Rétrécir ; retreci-s, se
rétrécir ; v. restrégne.
retrecimén,-cidè ; s. — Rétrécisse¬
ment ; on dit aussi retrecissimén.
retréje ; v. — Retirer, rentrer, faire
rentrer; battre en retraite; r&amp;tréje-s, se
retirer, se mettre de côté, en retrait. V.
retràgue.
Lous enemics, qu'ous y haram retréje,
les ennemis, nous les obligerons à battre
en
retraite (S.P.) ; ue borde enta retréje
lou bestià, une borde pour abriter le bétail.
retrempà ; v. — Retremper ; donner
plus de vigueur.
retrempade ; sf. — Action de retrem¬
per ; en style plaisant, rossée sérieuse.
retrempàdje ; sm. — Action de retrem¬
per, de remettre dans l'eau,
retrémpe; sf. — Retrempe,
retrencà ; v. — Trancher de nouveau ;

retrancher.

retreni.

—

;

Retraduire; v. rebirà.
Sonner de nouveau; v.

V. arretrenl et dérivés.

retrenién,-te ; adj.— Retentissant,-e.
retrèt (M'.-Big-). — C. retrèyt.
retretà, retreytà; v. — Mettre à la
retraite ; battre en retraite ; v. retréje.
retrète, retrèyte; sf. — Pension de
retraite ; retraite.
retretàt.

veau.

retradide ; sf.
action de retradi.

v.

tre, en

retraitât.
v.

nouveau,

reprendre une

tràuos, les entraves.
retrauà (Rus.) ; v.

Rétracter ; retractà-s,
se rétracter ; v. repréne-s.
retractacioû ; sf. — Rétractation,

retradì,-hì,-sì

—

retraitât,-ade ;
retrauà (Arm.)

retraberçà ; v. — Retraverser,
retraçà ; v. — Retracer,
retraçàdje ; sm. — Retracement,
—

Tramer de

l'ois ; par ext.,

retranscrìbe, retrescribe;

vailler.

v.

retradi.
—

transcrire.

dre, va-et-vient; v. biroulét; fuseau pour
retordre; au fig., chinoiserie, chicane;
qu'es de retourtllh, ùro ? Tu cherches des
chicanes, maintenant ?
retourtelhà ; v. ■— Retordre, rentortiller; retourtelhà-s, se rentortiller, s'enrou¬
ler ; faire des méandres,
retoussi ; v. — Retousser,
retrabalhà, retribalhà; v. — Retra¬

retractà ;

seconde

v.

retramàdje,-made ; sf. — Action de
retramà.
retrancha ; v. — Retrancher,
retranchamén ;
sm.
—
Retranche¬
ment, action de retrancher; abri de guerre.

retourcude.
—

retrancher,

action.

le fil.
; sm.

V.

—

Que harèy û retoùr, je compenserai ;
qu'a de bous retoàrs, il a de bons retours
d'humeur ; íì machàn retour de mau, une
reprise du mal; lous d'aci qu'an abùt û
retour, les gens de celte maison ont eu un
héritage.
retourcude,-sude ; sf. — Action de
retordre, de rétorquer ; riposte.
retourcùt,-ude ; adj. — Tortu,-e;
famil., retors, difficile à tromper.
retouriciâ,-ne ; s. — Rhétoricien,-ne,
retourique ; sf. — Rhétorique,
retournà ; v. — Retourner, revenir ;
remettre, ramener, renvoyer, restituer ; re¬
prendre connaissance, retrouver ses sens ;
revenir à de meilleurs sentiments ; retour¬
nas, se retrouver, se remettre sur pied; v.
arretournà, arrebirà.
retournadéro (B.-L.) ; sf.— Revenez-y,
choses qui reviennent.
retournàdje ; sm. — Retournage ; mise
de l'envers à l'endroit pour un habit.
retoursedé,-re ; s. — Sorte de que¬
nouille longue et fourchue pour retordre
V.

Retirer,

—

— Rabais,
rabattement ;
rebàch; réticence; restriction mentale,

retrahì.
retramà ;

birade.

—

v.

arrière-pensée.
Qui hè la ley ? Lou gran, e toustém dab
retràgue, qui fait la loi ? Le puissant, et
toujours avec des restrictions, des « rabat¬
tements » (Navarrot).

retoucàyre,-e ; s. •— Retoucheur,-euse.
retoùmbo; arretoùmbo (Ami.). —
C. loùmbo, toupie.
retounàyre (Ami.); sm. — Tonnelier
réparateur.
retoùne ; v. — Retondre; en Ami.,
aussi, réparer la futaille.
retoùr ; sm. — Retour ; compensation ;
angle ; reprise, rentrée ; héritage. V. urre-

retourtélh,-tilh (Arm.)

;

rabais. Cf. retréje.

retràgue ; sf.
v.

le bétail.

retoursude.

un

C. retraitât.

—

retrèyt ; sm. ■— Mouvement en arrière,
recul; retrait; latrines; coin retiré, réservé.
retrèyt,-e ; adj. — Réservé,-e, discret;
entrepris, surpris, interloqué, confus; que
n'ère tout retrèyt, il en était interloqué,
confus.

retrèyte.
retrià; v.

—
—

retribalhà.

V. refrèfe.
Retrier,

—

retribuà,-bui

V. retrabalhà.

; v.

—

Rétribuer.

�465

RETRIBUABLE

retribuàble,-e ; adj. — Qui peut ou
rétribué,-e.
retribucioû; sf.
Rétribution.
retributOÙ,-e ; s.
Rétributemytrice.

doit être

—

—

retròc ; sm. — Troc nouveau, réitéré,
retroubà ; v. — Retrouver ; retroubà-s,
se

retrouver ; se

sa

dépense

dédommager, rentrer dans
reprendre ses sens ; se recon¬

;

naître.
retroublà ; v. — Retroubler,
retroucà ; v. — Retroquer.

retroucedà,-di ;
retroucessioû ;
retroùch ; sm.

v.

—

v.

—

Rétrocéder,

Rétrocession,

Rogaton, trognon;
tronçon; chose sans valeur; v. rouquilhoû.
retrouchùt,-ude (L.) ; adj. — Rabou¬
gri,-e.
retrougradà ; v. — Rétrograder ; v.
arrebirà-s, tournà-s'en.
retrougrade,-e; adj. — Rétrograde,
retroùlh ; sm.
Résidu d'un pressoir;
v. groade.
retroulhà ; v. — Presser, pressurer dt
nouveau ; v.
Iroulh; resalir, piétiner.
—

retroumpà ; v.
pà-s, se retromper.
retrouni ;

v.

-—-

—

—

Retrousse de pres¬

Retromper

Retentir

; v.

;

retroum-

retreni.

retrounjes ; sf. pl. — Reproches ; mon
songes répétés, mauvaises paroles.
retroussà ; v. — Retrousser, replier ;
rebrousser ; relever son vêlement ; retroussà-s, se retrousser ; v. arregussà.
Retroussà-s la moustache, la pélhe, re¬
trousser sa moustache, sa robe; retroussa
loas pots, rebrousser les lèvres, faire la
moue; nas

retroussât,

nez

retroussé.

retroussadis ; sm. — Partie repliée,
retroussée d'un vêtement ; v. arregùs, ram-

pléc.

retroussàdje,-ade

; s.— Retroussement.

retroussis ; sm. — Retroussis.
retroutà ; v. — Iletrotter.
retutà ; v. — Sonner de nouveau de la
fuie.

rèu;

— Accusé,
défendeur (vieux),
sf.
Emplacement au pied
d'une colline; peut-être couloir, ruelle ?

sm.

réule ;

—

De nombreux monastères s'installèrent
dans des lieux appelés la réule, que
l'on a
traduit en fr. La lléole, Larreule ; réule

signifie aussi règle et est encore usité en
quelques lieux ; il se pourrait que de là fut

issu le sens de monastère,
nauté était soumise à une

dont la commu¬
règle.
réule,-e ; adj. — Frissonnant,-e de la
lièvre; mal en point, maladif. Cf. ròule,
rlule.

réule (autâ) ; loc. adv. — Aussitôt ; v.
arréu-arréu, même sens.
reulì ; arreuli (H.-Big.) ; v. — Refroi¬
dir ; reiill-se, se refroidir ; v. arredouli
et

dérivés.
rèume ; sf.

REYNADJE

pense qu'à boire ;
des lubies de cette

qu'a réunies atàu, il a
espèce.
reumà-se (Lom.) ; v. — S'enrhumer,
rèumo (B.-L.) ; sf. — Rut de
l'espèce

asine.

rèumo (Lom.) ; sf. —
Engorgement des
bronches, rhume.
reüni; v. — Réunir; reüiú-s, se réunir,
reûnioû ; sf. — Réunion. V.
apléc,

amassade.

—

retroulhade ; si.
soir ; raclée en règle.

—

— Désir irraisonné,
passion,
envie, lubie ; manie, habitude. V. tintèyne.
Quoan lou gahe la rèume, quand l'envie
(de) le prend ; qu'a la rèume de bébe, il ne

reiissi ; v.
encountrà.

—

Réussir ; v. escàde, atrapà,

reüsside,-te

; sf. — Réussite,
Roi, souverain, monarque;
figure de jeu de cartes, d'échecs; par anal.,
celui qui maîtrise,
conduit, commande,
domine; n. de montagne; a signifié, autre¬
fois, masse. On appelait Rey, autrefois,
l'enfant qui naissait le jour des Rois, lous
Reys, l'Epiphanie, c'est pourquoi de nom¬
breuses familles portent ce nom. Dim.
reyét, reyòt, reyìn. Augm. reyàs. V. rejàu.
Loc. div.
Que diserén lou rey de
France, se dit de quelqu'un qui est très lier,
qui fait le beau ; que semble que lou rey
qu'oa goàrde las baques, à le voir si fier,
si orgueilleux, on croirait que
c'est ur&lt; roi
qui est son vacher ; rey de turelure, on
disait au Moyen-Age, à Paris, roi de ïorelore pour désigner un fanfaron, un roi de
comédie ; lou rey nou seré pas lou
sou
coust, il est heureux plus qu'un roi; blbe
coum u rey, vivre comme un roi
; tribalhà
entàu rey de Prusse, travailler pour rien,
en
pure perle ; hilh e hilhe, souhéyt (ou
clioès) de rey, avoir fils et fille, souhait de
roi, le roi n'aurait pas fait mieux ; rey de
la hèste, roi de la fête, le
plus choyé, le
plus admiré dans la fête ; plantât coum à
rey de pique, planté, raide comme, sur les
caries, le roi de pique ; camî dou rey, déno¬
mination donnée à lous les grands chemins
depuis le 17e siècle; v. caminàu; pâ. En
Arm., pour dire, plaisamment, au temps
ancien, on dit: dou téms dou rey Cadicho,
au
temps du roi Cadiche ( ?)
reyalamén ; adv. — Royalement.
reyaliste,-e ; adj. — Royaliste,
rey àrtûs (Chai.); sm. — Chat-huant.
reyàs; sm. — Mauvais, vilain roi.
reyàu ; adj. des 2 g. — Royal,-e; v.

réy;

sm.

—

—

reàu.

reyàume ; sm. — Royaume,
reyaumén. — Forme ancienne
lamén.

de reya¬

reyautàt ; sf. — Royauté. V. reynàdje.
rey-couchét (Arm.) ; rey-coutchit
(Bay. G. L.) ; sm. — Roitelet ; v. arrecoutchit, arpit, rey-petit ; chourre.
reyèrbo, arreyèrbo (M'.-Big.) ; sf. —
Herbages de l'arrière-saison.
reyén,-te. — C. regén,-te.
reyét, reyìn, rejìn, reyòt,-e; s. —
Petit roi, petite reine,
reynà (As. Bar.). — C. regnà, régner,
reynàdje ; sf. — Royauté, en parlant

d'une reine.

30

�REYNAR

reynàr.

—

RIBOUTÉTE

466

ribanè,-re ; adj. et

s. — Qui aime les
rubanier,-ère.
ribanejà ; v. — Former le ruban, imi¬

Forme de renàr.
— Reine,
souveraine ; nom
de femme ; v. rey, regine.
Dou tems de la reyne Jane, au temps
de la reine Jeanne, pour
dire il y a très
—

rubans ;

reyne ; sf.

longtemps.
Reyne margaride, reine marguerite, fleur ;
reyne dons prats ou reyne de prat, spirée
ulmaire, plante; reyne-glaude, reine-claude,
espèce de prune.
rèyne ; sm. — Règne. Cf. règne.
reynéte,-reynine,-note ; sf. — Petite
reine. En Hte-Big., on dit aussi reynoùgno.
V. raynéte.
rey-petit ; sm. — Roi petit, roitelet ; 011
appelait ainsi, par dérision souvent, un roi
incapable ou bien un tout petit prince ; v.
rey-coutch.it, rùgle.
rèyt,-e; adj. — Forme de rét, raide.
rèyt,-e; adj. — Dépourvu,-e, qui est
dans la nécessité (rare) ; on dit plutôt
reyteroù.
rey-tchìtchou (L.). — C. rey-coutchit.
rèyte ; sf. — Pénurie, besoin du néces¬
saire ; détresse, misère ; v. necère, besougn,
noeyénço, rète.
Qu'an rèyte de tout, ils manquent de
tout; que soy en rèyte de sos, je suis dé¬
pourvu d'argent ;qui a hilhes à maridà, n'a
pas rèyte de que ha, qui a des filles à ma¬
rier ne manque pas de soucis (die.).
Loc. adv.
Nou-t hè pas rèyte, il est
inutile que ; nou-t hè pas rèyte de t'escapà,
il est inutile que tu cherches à t'échapper.
reyténgue. — Forme de reténgue.
reyteroù,' reyteroùs,-e; adj. — Né¬
cessiteux,-euse, pauvre. N. de p. Reyteroù.
reythij-ibe; adj. — Qui est dans le
dénûment, l'angoisse; usité aussi au sens
de rét, roide, gêné dans les mouvements.
reyture ; sf. —■ Dénûment ; angoisse
(Lit.) ; v. rèyte.
rezà (B.-L.) ; v. •— Moudre. Cf. moule,
Autre graphie de rése.
réze.
ri (Lav.). — Aphérèse de arri, rire.
riàl,-e,-e. — C. reàl,-e, rare,
riatàdo (B.-L.) ; sf. — Grand nombre,
foule, troupe; v. hourratèro, cop, sarròt.
ribà, ribetà ; v. — River, riveter.
ribà, ribàs ; sm. — Les cours d'eau,
les ruisseaux en nombre. N. de p. Ribas.
ribade, ribère ; sf. — Rivage ; c. arri-

ter

bère ; v. ce m. et

dérivés.

ribadét,-lét ; sm. — Petit ruisseau,
ruisselet ; v. arribét, riaulét.
ribàdje ; sm. — Rivage ; v. arribère.
ribambelàt; sm. — C. ribambèle, avec
sens de dim.
ribambèle ; sf.

un

— Ribambelle, kyrielle ;
rapatalhe, courdèle.
ribàn.
V. arribàn, ruban ; abé lou
ribàn, remporter le prix.
ribanà,-tà ; v. — Rubaner.
ribanàdje; sm. — Quantité de rubans,
profusion de rubans.
ribanàs ; sm. — Vilain ruban.

v.

—

ruban

qui

déploie, qui flotte,

se

Rubanerie.

—

ribanes.»— V. arribanes.

ribanét,-nôt
ribantà.

; sm.

Petit ruban,

—

C. ribanà.

—

ribantàyre,-e

adj.

;

—

Qui aime les

rubans, les afliquets; v. ribanè.
ribasse ; sf. — Grande ribe.
ribàud ou ribàut,-e; adj. et s. — Hibaud,-e ; le t., en gardant toutefois un sens
péjor., n'est injurieux que rarement et
désigne, surtout, un bon riboteur. N. de p.
Ribaut.
Cantà ribàud

(Or. Salies), chanter à plei¬
quand on a bien bu ; dansà
ribàud-coumpagnoû, danser, mais plutôt
chahuter ; à Orthez, au temps des Moncade, conte-t'on, ribàud-coumpagnoû était
une danse
particulière aux ribaudes.
ribaudalhe,-talhe ; sm. — Les ribauds,
ribaudaille ; acte de ribaud.
ribaudè,-derie ; s. — Ribauderie, liber¬
tinage ; les ribauds.
ribaudejà ; v. — Faire le ribaud ; ribovoix,

ne

ter.

ribe, arribe ; sf. — Rive ; talus ; mur
de soutènement ; lisière d'un terrain ; berge
d'une rivière; pente d'une vallée; v. arri¬
ses dérivés; dans le G., aussi riviè¬
limite, bordure; v. ric. N. de p. Ribe,
Ribes, Arribe, Larrive. N. de 1. Rivehaute.
Que lût per aquestes arribes ? Que faitesvous
sur
ces
rives, dans ce pays P (A.

bère et

—

—

un

ribanerie ; si.

re;

Peyré).
ribejà, arribejà; v. — Suivre la rive,
côtoyer ; avoisiner ; v. riuejà.
ribère.

—

V. arribère et dérivés

; en cer¬

1., aussi, versant de vallée.
ribét ; sm. — Cours d'eau qui serpente ;
arribét. N. de 1. et de p.
ribét; sm. — Rivet,
ribetà ; v. — Riveter ; v. ribà, riblà.

tains
I

v.

ribetàdje ;

sm.

—

Action de riveter,

rivure, partie rivée.
riblà (B.-L.). — C. ribetà.
riblét ; sm. — Broche qui entre
les charnières d'une fiche.

dans

ribloû ; sm. — T. de maréchalerie,
petit clou tordu, rivet.
ribote ; sf. — Ribote; v. hartère, tam¬
ponne, pintère, gotchère.
ribouche.

—

C. arrebouche.

riboû-ribèyne ; loc. adv. — Malgré
tout, bon gré mal gré, coûte que coûte.
Prov., riboun-ribagno.
riboulét (L.). — C. raboulét, rafoulét.
riboutà ; v. — Riboter.
riboutade ; sf. — Bonne

ribote, géné¬
compagnie; v. bambalade.
riboutasse ; sf. — Ribote grossière.
riboutàyre,-e ; s. — Riboteur,-euse.
riboutejà. — Fréq. de riboutà; riboter

ralement de

d'habitude et

sans

cesse.

riboutéte,-tote ; sf.

%

—

Petite ribote.

�RIC

467
ric

(Ai'm.)

;

sm.

—

Bout, extrémité,

bord, limite; rive.
Au ric dou com, au bout, au bord du '
champ; lou rie dou baràt, le bord du fossé.
Cf. avec arric (Sup. II). Y. ribe.
Forme ancienne de riche.
rie.
ricanà ; v. — Ricaner (gall.) ; v.

arri-

hagnà.
ric-à-ric ;

loc. adv.

Ric-à-ric

deal

;

point par point. On dit aussi ric-perrip-per-rip.

ric et

richamén ; adv.

sa

—

richàr,-de

; s.

richardà ;

v.

Richement.
Richard,-e.
Faire le richard, étaler
—

—

—

fortune.

richardàs,-se
richardè,-re ;

; s.
s.

Gros richard,-e.
La richesse, la for¬

—

—

péjor. ; les richards,
richardejà. — Fréq. de richardà.
richàs,-se; adj. — Très riche,
richassejà ; v. — Montrer sa richesse

tune

avec

avec

un

ostentation.

—

le pauvre

pourrait-il vivre P (die.) ;
riche qui pot, uroùs qui sap, riche qui
peut, heureux qui sait (prov.) ; riche couin
comme la mer, immensé¬
usitée surtout dans les contes;
on dit aussi,
prov. : que l'enterrarén dab
escuts, on l'enterrerait sous des écus ; està
riche à pugns, pouyrit ; nou sab pas ço
qu'a. V. Guiche, Palaminy, Crèsus.
richè ; sm. — Fortune, grosse richesse.
La santàt qu'ey lou richè dous pràubes,
la santé est la fortune des pauvres (die.).
richésse ; sf. — Richesse, opulence,
la

mar,

ricouchét ; sm. — Ricochet ; v. arrieouquét.
ricouchét, ricoutchét (G.). — Forme
de reycoutchét, roitelet,
ricou-ràcou, de ricou, de raque,
loc. adv.
De bric et de broc, de gauche
et de droite, de manière ou d'autre. Cette
loc., comme ses analogues, de ripou e de
ràpou, de ripe e de rape, de rije e de ràjou,
a généralement un sens
péjor.
Ue ricou ou de raque, tout que l'ey boû,
d'où que ça vienne, tout lui est bon.
ric-per-ric. — C. rie à rie.
rida ; v. — Rider (gall.) ; v. frouncilhà.
ride (L.). — C. arride, rire,
ridelét, ridoulét; sm. — Petit rideau,
ridèu ; sm. — Rideau,
ridiculamén ; adv. — Ridiculement.

sens

riche,-e; rique,-e (As. Bar.); adj. et
s.
Riche, fortuné,-e ; luxueux, somp¬
tueux, cossu. N. de p. Rique. Sobriquet des
gens d'Aveux (H.-P.).
Riche de tout, pourvu de tout avec abon¬
dance ; ue riche maysoû, une riche maison ;
û riche caractàri, un excellent caractère ;
û riche tems, un temps magnifique, à
souhait ; on dit, à propos d'une petite dé¬
pense : nou-n seràm pas ni mey riches ni
mey pràubes, nous n'en serons ni plus
riches ni plus pauvres ; lou qui n'a pas
besougn d'emprounlà, qu'ey prou riche,
celui qui n'a pas besoin d'emprunter est
assez riche (die.) ; aquét qu'ey pràube dab
ço qui jou seri riche, celui-là est pauvre
avec ce
qui me rendrait riche (die.) ; si lou
riche e tribalhade, quin haré lou pràube
entà bibe ? Si le riche travaillait, com¬
ment

ridicùle,-e; adj.

Ridicule,
Ridiculiser ; ridiculisà-s, se ridiculiser, se rendre ridicule,
ridiculitàt ; sf. — Ridiculité.
rie, arrie (M'.). — C. rée, reins,
rièste.
C. frinèste, fenêtre,
riéu (Lav.). ■— Forme de arriu, riu. N.
de p. Rieu, Larrieu, Durrieu.
rifagnà ; v. — En Lom., rire aux éclats ;
ailleurs, c. arrihagnà, ricaner, et c. arrijagnà, bâfrer,
rifagnade ; sf. — Action de rijagnà.
riilàr ; sm. — Rillard, outil,
rifle ; sm. — Rilloir, outil,
rifou-ràfou ; sm. — Expr. impliquant
le sens de raller, voler ; ço qui biéng de
rifou-ràjou que s'en ba per gnicou-gnàcou,
ce qui vient d'une action malhonnête ne
profite pas; de rijou e de ràjou, biengue
d'oun biéngue l de droite ou de gauche,
licitement ou non, peu importe I V. ricouridiculisà ; v.

ràcou.

rigaudoû
ancienne,
donne
encore :

riche

fortune.

richét, richetòt, richoutét,-e ; s. —
riche, aisé,-e.
richissime,-e; adj. — Richissime,
richounà (G.) ; v. — Rioter.
richounè,-ro (G.); adj. et s. — Rio-

Assez

teur,-euse.
ricin ; sm.

Ricoù,

—

ricoucà.

— Ricin (plante) ; se pronon
français.
Dim. de Henri, Enricoù.

—

ricouchà,

V. arricoucà et dérivés,

ricoutchà;

francisée de racoutchà; v.

v.

—

arricoucà.

Forme

—

—

—

;

sm.

souvent

—
Rigaudon, danse
débraillée ; quand on

la fessée en levant la robe
ha dansà lou rigaudoû.

on

dit

rigautàt; sf. — Rigidité (vieux),
rigidamén; adv. — Rigidement.
rigide,-e; adj. — Rigide (peu usité);

ment, expr.

ce comme en

RIGOURISME

—

—

head ;

—

v.

réde.

rigidetàt, rigiditàt; sf. -— Rigidité,
rigole, ringole ; sf. — Rigole ; v.
ayguère, hielè, arroulhe.
rigo-péu (G.). — C. arrigue-péu. N.
de 1. Riguepeu.
rigo-ràgo (G.) ; s. des 2 g. — Crécelle ;
crin-crin; onom. du bruit de la cigale,
d'une grosse lime, etc. V. rigue-rague.
rigoù ; sf. — Rigueur. V. rudoù, heroù.
Qu'ey de rigoù, cela est de rigueur.
Loc. adv.
A la rigoù, à la rigueur,
rigoulà; v. — T. pop. rire, rigoler
(vient du fr.).
rigoulade ; sf. — Rigolade,
—

Ruisseler. Cf. riulejà.
Ruisselet. N. de p.
; rigoulièro (G.) ; sf. —
Rigole, petite rigole, ruisselet.
rigourisme; sm. — Rigorisme (Lit.).
rigoulejà
rigoulét ;
rigouléte

v.

sm.

—

—

�RIGOURISTE

RIOTE

—

468

rigourìste,-e ; s. — Rigoriste.
rigouroùs,-e ; adj. — Rigoureux,-euse.
rigourousamén ; adv. —• Rigoureuse¬
ment.

rigue-rague ;

Onom. d'un bruit
rigo-ràgo.
rim ; sm. — Empyreume, odeur de rous¬
si (rare; on dit plutôt cramât).
rimà; v. — Se prendre, roussir par un
coup de chaleur; dechà rimà la poste,
laisser la bouillie se prendre au fond de la
sm.

—

de crécelle ; crin-crin. Cf.

casserole,

rimà ; v. — Rimer, mettre en rimes,
versilier; pur anal., faire accorder deux
choses; aquestes dues taules nou rimen pas,
ces deux planches ne vont pas
ensemble ;
que rime ou que ràmç, que m'en trùji I
Que cela aille bien ou mal, je n'en ai cure 1
rimà ; sm. — Manière, façon, action de
rimer ; qu'a lou rimà aysìt, il a la rime
facile.

rimade ; sf.

—
Distique, bouts rimés,
rimée, brocard en rimes.
Au calhabàri, que hasèn de lèdes rirnades,
au cours du charivari, on lançait de yilai

sentence

nés

sentences

rimées.

rimadure ; sf. — Rrouissure, brûlure,
rimalhà ; y. — Rimailler,
rimalhade ;
vers,

sf. — Mauvaise
mauvais distique.

pièce de

rimalhàyre,-e ;

s. — Rimeur,-euse.
rimalhe,-lhère ; sf. — Rimaillerie,
rhapsodie en mauvais vers.
rimalhejà. — Fréq. de rimalhà.
rimalhère.
G. rimalhade, avec un
sens
péjor.
rimalhéte,-ote ; sf. — Rimaillerie sans
intérêt ; ne se prend pas toujours en mau¬
vaise part et peut signifier petite pièce de
vers sans prétentions.
rimatoères ; sf. pl. — Paroles sans in¬
térêt, sans valeur, arguments sans portée ;
explications embarrassées ; des « blagues » ;
le t. a un sens plutôt burlesque.
Tout acò nou soun que rimatoères, toul
cela c'est des histoires ; que m'abures dab
las toues rimatoères, tu m'ennuies avec tes
explications sans intérêt.
rimàyre,-e ; s. — Rimeur,-euse.
rimounà
(Al.) ; v. — Rognonner,
grommeler.
rimounàyre,-e ; s. — Grognon,-ne ; v.
—

arrougagn.

rimoùs,-e; adj. — Empyreumatique,
qui a le goût, l'odeur du roussi, du brûlé.
rim-pim-pim; sm. — T. enfantin, le
fouet ; da lou rim-pim-pim, donner le fouet.
rim-ram ; sm.
rameau

Onom. du bruit d'un
secoué, d'une frottée à coups de
—

branches.

rinche ; sf.
c.

mince de lard
— Tranche
chingarre, V. lésque, brinche.

;

rìncou
cant oû,

(B.-L.);

sm.

—

Recoin;

v.

re¬

grougn.

rillgà ; v. — Rattacher solidement deux
pièces.
ringà (G. L.) ; v. — Dreliner, faire
retentir une sonnette; v. tringà; grincer,
ringà (H.-Big.). — C. darrigà.
rillgade ; sf. — Coup de sonnette,
ringadére; sf. — Pièce, pieu du chai
agricole qui réùnit le liourc au coffre.
ringlà (L.) ; v ■— Aller dare, dare, sans
désemparer, à la suite ; tres jours ringlans
s'eslanguè pas, il ne s'arrêta point pendant
trois jours consécutifs; rouler, glisser; hu
ringlà lou ca, faire rouler le char; qu'ut
hase ringlà tout, il remuait tout vivement.
On dit aussi ringoulà, riulà; v. riulejà.
riilglà (L.) ; v. — Resplendir, briller
d un vif éclat ; pendrillies ringlantes, des
boucles d'oreille élincelantes. V. estiçflà.
ringlade ; sf. — Action de ringlà;
temps de travail actif ; traite.
ringlàn,-te; adj. — Vaillant,-e, actif;
roulant, glissant ; élincelant,-e.
ringlo (G.) ; riule (L.) ; sf. — Diarrhée,
dysenterie, foire; ruissellement.
E you que-t bau ballià le riule
Chens purgues e chens labemen !
E moi, je vais te donner la foire sans
purge et sans lavement (I. Salles).
rìngo,-òto,-glo (M'.-Big.) ; sf. — Raci¬
ne, t. générique; v. arredit.
ringo (G.). — C. ringue, truie,
ringole. — Y. rigole.
ringo-péu (Big.). — C. arrigue-péu.
ringòt (B.-L.) ; sm. — Racine, particu¬
lièrement racine du buis; v. ringo.
ringoulà,-lejà ; v. — Ruisseler ; v. riu¬
lejà; par ext-, dégringoler,
ringoutà; (M1.-Big.) ; v. — Déraciner,
ringue (Bas-Arm.) ; sf. — Truie ayant
porté ; v. guihe.
ringuère,-quère (L.) ; sf. — Sonnerie
de clochette ; carillon.
ringuerejà (G. L.). — Fréq. de ringà,
drelinner ; grincer.
rintrà (G.). — Forme de renlrà.
ripe-rape ; sf. — Gribouillette ; par
anal., rapine; d'un «chapardeur» 011 dit:
qu'ey dous de ripe-rape; de même, du
produit d'un larcin on dit: qu'ey de riperape. V. rijou-ràjou.
riole ; sf. — Réjouissance, amusement,
bombance. Cf. avec le fr. rigoler.
Que soun touts en riole, ils sont tous
gais; ha la riole, faire « la bombe ».
riòst,-o ; ròsto (G.) ; s. — Radoire ; v.
.

rasère.

rioste ; sf. — Latte de charpente qui
porte la tuile ; contre-fiche ; v. arriòsto.
riote ; sf. — Querelle, riotte, rixe ; même
sens en Prov. V. brégue, garroulhe, peléje,
patac.

�469

RIOUSTA

rioustà (G.) ; v.
arioustà.
rioustade ; sf.

—

—

Rader, égaliser. C.
Travée

action de

;

jouer à tout hasard; anà-n à risque-larisque, aller à l'aventure, advienne que
pourra ! On dit aussi : à la risque
que,

.

rioustà.

ripà ; v. — Riper; par anal., ripà-s, se
dit d'une matière qui, pendant la cuisson,
prend

se

fond du récipient

au

;

on

risteloùn ; sm. ■— Petit ristèu.
ristèu (G.-M.) ; sm. — Muge, vulgaire¬
ment mulet

dit

ristoà.

aussi arrimà-s.

ripalhà ; v. — Ripailler.
ripalhàyre,-e ; s. — Ripailleur,-euse.
ripalhe ; sf. — Ripaille ; v. hart, gotchère.

ripatoû; sm. -— Pied; vient du fr.
ripe; sf. — Ripe, outil; t. technique,
ripe-rape, rìpou-ràpou. — C. rlfouràfou.

riposte ; sf. — Riposte ; v. repênte.
rip-per-rip. — C- ric-per-ric.
ripoupée; sf. — Ripopée.
ripoustà ; v. — Riposter.
rique,-e (As. Rar.); adj. — Riche. N.
de p. fíique, Larique. V. riche.
rique (L.) ; sf. — Vieille brebis. V.
marrane, thioque.
riquésse. — V. richésse plus usité.
Riquét,-e; n. p. — Dim. de Henri,
V. requiqul.
riscà; v. — Risquer; riscà-s, se risquer.
riscàble,-e; adj. — Risquable.
riscade ; sf. — Risque ; action de cou¬
rir le risque, de risquer.
riscàn,-te, riscoùs,-e; adj. — Risqua¬
Qtt'ey riscàn de passà per aquilí, on court
risques en passant par là.
riscàyre,-e; adj. — Qui risque, aven¬

tureux,-euse.
riscle (G.); sm. — Caisse de meule à
farine. Cf. couroue.
risclét (M4.-Rig.). — C. asclêt, paquet

ristou ; sm.

—

Nourriture pour aristoà.

ristou;

—

Houppelande,

un

—

—

cadence de.

ritme; sm. — Rythme,
ritmic, ritmique,-e; adj.
ritoù (G.1

—

Métathèse de arrisfl.

Recteur, curé (vieux).
Dim. de Henri ;
—

ritournèle ; sf.

—

Ritournelle

; v.

ture-

rituàu; adj.

des

2

g.

—

Rituel,-le

;

Rituel,'livre rituel: dans ce cas, on
dit aussi rifuèl; segui lou rituèl, lire, sui¬
subs.
vre

l'office

dans

sur

l'ordre,

un

Rituel

point

par

anal., suivre
point, selon la

; par

règle.
riu.

C. arrlu, cours d'eau. N. de cours
Ri.umayoti, Riucàut, Ttiumedà, Lou

—

riuà (Rig. G.) ; v.

— Ruisseler, couler.
riualét,-tét (Rig. G.). — C. ribalét.
riuejà. — Fréq. dim. de riuà; v. riulà ;
former rive, rivage; c. ribejà.
riuejàn,-te ; adj. — Ruisselant,-e, cou¬
lant ; qui borde, longe une rive.
riuèro ("Rig. G.) ; sf. — Rivière, torrent;

aygue.

grands flots,
riulà, riulejà; v. — Ruisseler. V. ringlà, bessà
riule (Or. 1..Ì. — V. rlnglo, diarrhée,
riulét, arriulét. — C. ribatêt, ruisselet. N. de p. Rieulet.
r iules ; sf. pl. — Frissons, tremblement
■

Risiblement.
risible,-e; adj. — Risible.
risoulén,-te. — C. arrisoulén.
risque; sm. — Risque,

risque-la-risque, risque-tout;
tous

—

Coula à riuèros, couler à

riséte ; sf. — Risette,
risiblamén ; adv. —

hasardeux

Rythmi¬

dit aussi Ricoû.

on

v.

Risée,

C. arrisoulét.

Aventureux,-euse,

; sm.

Ritoù, Ritourét.

Riu, etc.

risét.

—

que.

risclo (G.); sf. •— Rangée de pierres,
généralement en forme de Y, destinée à
diriger, à diviser le cours, d'une rivière, à
amener le
poisson dans la nasse, etc. N.
de 1. Riscle (G.), et de p. Lariscle.
riscou-ràscou; sm. — Onom. du bruit
de crécelle, de la cigale, d'un langage dur.
riscoùs,-e. — C. riscàn,-te.
—

gros man¬

rouge-gorge.

d'eau:

—

sm.

Syn. arpit, cot-arrouy, gòlis, ricoutchét.
ritchouïejà ; v.
Gazouiller, chanter,
agir comme le ritchou.
ritchoulét,-e ; s. — Petit ritchou; t.
d'amitié pour un petit enfant,
rite; sm. — Rite; v. rit.
ritmà; v.
Rythmer; ritmà-s sus, se
mettre au rythme de, imiter, suivre la

de lin.

risée, riséye; sf.

murlàt.

lure.

des

rise.

; v.

C. aristoà.

ristourné; v. — Ristorner.
ristourne; sf. — Ristorne, rembourse¬
ment, d'excédent, l'excédent même,
rit, rite ; sm. — Rit.
ritchou ; sm. — Rouge-gorge ; esberli
coum, û ritchou, joyeux, dégourdi comme

—

ble, aléatoire, chanceux,-euse.

(poisson)

—

teau, fort vêtement ; v. roupe.

Henriette.

riquiquî.

RIU-PIU-PIU

—

;

s.

—

loc. adv. A

risques et périls ; jougà risque-la-ris¬

fiévreux.

riu-piu-piu
petits oiseaux.

; sm.

—

Onom. du chant de

�RIZ

—

ROSTE

470

riz; sm.
Riz (plante),
roàm, roàn,-e; adj. — Rouan,

ròlle

—

cou¬

leur bai, blanc et

gris. N. de p. Rouan.
roàt, rouàt,-ade ; adj.— Roué,-e, rusé.
robùste,-e, rebùste; adj. — Robuste,
roc ; sm. — Roc, rocher ; v. arròc,
roque.
Roc (sén). — V. S. Roch.
rocalìn,-ìno (B.-L.). — C. arrocalégn.
rocalis.
C. roquelî; v. roque-lâ.
rocambòlo (Big. G.) ; sf. — Rocambole
(allium scorodoprasum).
rococó; s. et adj. — Rococo, suranné,
vieux; usité seulement dins le slvle plai¬
sant : û biélh rococó, un vieux beau décré¬
pit.
rode.
C. arrode, roue,
rôde.
C. arrode, ronger,
rode-pàum. -— C. arrodapàu.
rodomountà ; v. — Employé par Dastros au sens de monter en spirales.
La coujo qu'au pignè hè la rodomountado, la courge qui monte en tournant à la
tige du pin.
roeynà ; v. — Ruiner ; ronger, corro¬
der ; ravager ; affaiblir ; roeynà-s, se ruiner,
—

—

—

tomber
Lou

en

ruines.

mau

qu'ou

se

roéyne, le mal le
cantère, le
la santàt,

ronge ; lou gàbe que roeyne la
gave ronge la berge; roeynà-s
ruiner sa santé.

roeynade ; sf. — Action de ruiner, de
de ravager; dévastation.
roeynasse ; sf. — Péjor. de roéyne.
roeynàt,-ade; adj. -— Ruiné,-e, ravagé;
au fïg., personne à la santé précaire,
ruinée.
roeynàyre,-e ; adj. — Ruineur,-euse.
roéyne, roéyne ; sf. — Ruine, chute,
destruction, dévastation, ravage; au pl., dé¬
combres, débris; t. d'agriculture, maladie
qui ronge: rouille, charbon, etc.
Hicà
en
roèynès, détruire, dilapider ;
aquel òmi qu'ey ue roéyne, cet homme
n'est plus qu'une ruine ; las roéynes dou
castèt, les ruines du château ; tout qu'ey en
roéyne, tout est ravagé, dévasté, détruit.
roeyne-maysoû ; sm. — Ruine-maison,
dilapida teur.
roeynoùs,-e; adj. — Ruineux,-euse.
roeynousamén ; adv.— Ruineusement.
roéyt. — C. arroéyt, bruit,
rògno (Lom.) ; sf. — Crasse, rogne,
rògue (L.) ; v. — C. arròde, rougagnà.
ròlhou, rolhe ; s. — Rustre, grossier,
ronger,

-ère. V. hàcou, arrabè, maherâ, harbàut.,
poudòrc, rùsle.
Fouis aquéts paysâs qui b'an l'àyre de
ròlhous, tous ces paysans qui paraissent
rustres (Yan Palay).
ròlle ; sm. — Rôle, liste, catalogue;
partie d'une pièce de théâtre ; t. de Palais.
Tiéne lou sou ròlle, jouer son rôle; à
tour de ròlle, à tour de rôle; n'ey pas lou
me ròlle, ce n'est pas à moi de faire cela.

(Lav.) ; sm. — Cerise encore verle.
ròpi. -— C. arròpio.
ròpo (B.-L.). — C. coupe ; hardes, vête¬

ments.

V. arroque. Palassou donne ce
de poudingue qu'il a
(B.-P.).
roque ; sf. — Quenouille pour filer la

roque.

—

à une sorte
trouvé à Narcastet

nom

laine. Cf. hourcère.

roque-lâ, roque-lî; sf. — Coiffe de la
quenouille ; v. roudilh.
ros, arròs; sm. — Rosée; v. arroùs;
on dit
parfois aygue-ros pour la rosée.
rosalie-déu-hau ;

hêtre,

sf.

—

Rosalie

du

qu'on donne en Ossau à une
cigale qui vil sur les hêtres.
ròse,-e ; adj. — Rose, rosé,-e.
Rose ; n. p. f. — Rose. V. Ste-Rose.
nom

Dim. Rouséte. Rousine.
rose ; sf. — Rose ; v. arrose. Rose musquéte, églantine ; rose musquée (rosa senipervirens). N. de p. I.aroze.
Fresc e beròy coum ue rose, frais et joli
comme une rose; pourtà-s'en la rose, rem¬
porter la rose, gagner le premier prix,
avoir le meilleur dans une compétition.
rose

(G.-M.)

;

sm.

—

Zée

forgeron

(poissont.
rosque (Bay.) ;
c'est une sorte de

9f. — Pain à l'anis;
pain rituel des juifs. V.
rousquilhe et plaiéte.
rosse ; sf. — Rosse, haridelle ; t.
inju¬
rieux pour les personnes, syn. de fainéant,
lâche.

Passà

lâcheté, de

per

rosse,

de
roste,-o (G.); adj.
manque

être convaincu île
courage.
—

arrouch. Dans cette expr. :
tout usage ; à tout rompre.

Raide, dur;

v.

à toùto ròsto, à

roste ;

sf. — Rôtie ; chaudeau que les
de la noce portent aux époux quelques
instant après leur couché. Cette coutume
varie quelque peu, quand au « cérémo¬
nial », de pays à pays; généralement, les
hommes de la noce forment un cortège
burlesque, mettant leurs vestes à l'envers,
gens

laissant flotter leurs chemises hors du pan¬
talon, etc. et, à la suite d'un personnage

déguisé en cuisinier et qui porte un réci¬
pient contenant soit un iourrî fortement
épicé, soit un saladier de vin chaud, égale¬
ment épicé, ils pénètrent dans la chambre
nuptiale ; si les époux ne se sont pas échap¬
pés, ce que l'on a tâché d'empêcher, l'un
des invités fait un discours enjoué, parfois
plus que salé, puis invite les époux à souper
de compagnie ; on leur passe une cuvette
pour le lave-mains et le marié ne manque
pas d'en répandre le contenu sur l'assistan¬
ce, en forme de bénédiction ( P) ; après
quoi, on goûte le bouillon, et le cortège se
retire, en chantant des versets plus ou
moins burlesques. T.e nom de roste provient,
sans doute, de ce que l'on mettait dans la

�ROSTO

471

soupière des tranches de pain grillé (rousiiï). Dans certains pays gascons, on dit lou
lourrin;

rouade ;

sf. — Action de rouer;
patacs, une volée de coups,

rouàn.

—

ue

C. raubéte.

;

les pieds, fouler; par ext.,
user,
détériorer par l'usage; battre; v.
arrescà, bregà, curà, gresà, roustì (2) ;
presti, trau.pl. En style plaisant, mastiquer,
mâcher, manger.
lou cautè, fourbir le chaudron ;
Varrasim, pressurer, fouler le rai¬
que m'as roubit, tu as marché sui

Roubi

pied, harde roubide, vêtement usé,
roubit per lou tribalh,
abîmé par le travail ; abé de que roubi,
mon

froissé, détérioré;

fouler, de

—

cracà, mastegà.
Action de fourbir, de

manger ; v.

roubide.

—
Robin ; surnom qu'on
procédurier. N. de p.
roubide ; sf. — Action de roubi, fourbissage, pressurage, foulonnage ; foulure;
frottée; on dit aussi roubi; sm. ; roulée,

roubî ;

donne à

sm.

un

rossée, volée de coups.
roubide-brase (Chai.) ; sf. — Grabuge ;
dispute avec coups.
roubilhà; v. — Fréq. ds roubi; frois¬
ser, chiffonner ; v. jrousti.
roubilhàyre,-e; adj. — Peu soigneux,
-euse.

roubilhè, rubilhè (G.) ; sm. — Restes,
curures,
résidus sans valeur; v.

débris,

arrebaudè.
—

Les

—

adj.

—

assez

bòhi.
—

Forme de

roeynà, ruiner,

usitée dans le G. et les L.

roubinà (B.-L.) ; v.

roubustè ;

d'un chat.
roubinàt,-nade ; s.
ralhire ; eraillement.

de

;

Raison¬

—

Robustement.
Très robuste,

C. robùste.
Robusticité.
sf. — Robustesse,

—

sm.

—

roubustésse ;
roucalhàs.
Augm.

de roucàs.
Rocaille, masse

—

de

roucalhét,-e,-lhòt,-lhoû,-ote ; s. —
petit rocher.
roucalhoùs,-e ; adj.— Rocailleux,-euse.
roucàs,-se; s. — Gros, vilain rocher,
grosse roche.
roucatét ; sm. — V. roucalhét.
rouch, routch,-e. — C. arroàch, rude,
âpre. N. de p. Rouch.
rouchinoû, roussignoû ; sm. — Ros¬
signol (oiseau).
roùco, roucoùno (Lom.) ; sf. — Vache
stérile par suite de la vieillesse ; v. ludère.
roucote ; sf. — Petite roche ; petite que¬
nouille, roque.
roucoû (G.)
teola, plante).
roudà.

—

; sm.

—

Gaude (Reseda lu-

C. arroudà et dérivés,

roudà ; v. — Rôder,
roudàncho (B.-L.) ;

sf. — Tranche de
pain, de jambon; v. arréble, ròsto.
roudàt,-ade; adj. — Entouré,-e (vieux),
roudàu ; sm. — Cercle, circonférence,
rond, arène; v. arée, roudòl, mujò; trace
d'une roue ; v. arroudade.
roudàyre,-e ; s. — Rôdeur,-euse.
roùde.

—

C. arròde.

roudè, arroudè ; sm. — Charron,
roudère ; sf. — Rotule. Cf. tourtère,
padère dou joulh, canèro.
roudèro

(Big. G.)

;

sf.

Ornière. Cf.
du fuseau; v.

—

En B.-L., peson

bertélh.
sm.

Rouet

—

;

c.

arroudét,

rodet.

Rodrigue ? Sobri¬
ordinairement à un
vieux beau qui a encore des prétentions,
un
vieux penard ; usité aussi au sens de
roudigou ;

sm.

—

quet que l'on donne
vieil

—

Nom

robuste.

roubùste,-e.

roudét ;

(Lom.); adj. — Re¬
broussé,-e, hérissé; au fig., hargneux, qui
est «à rebrousse-poil»; v.
roublu, arreroubilhùt,-Ùdo

roubinà.

adv.

roubustàs,-se

arroudade.

roubilhère, raubilhère ; sf.
robes, les hardes.

—

Petit roc,

pressurer avec

sm.

au

roubilhùt.

roubustamén ;

—

avoir à manger ; v.

sf.

;

haubî.
roubiu,-e,-ibe (L.) ; adj.

roucalhe ; sf.
roches brisées.

roubì, rubi, rubis; sm. — Rubis,
roubi ; v .— Fourbir, frotter rudement

roubi ;

(M4.-Big.)

neur,-euse, grognon ; v.

rouarie, rouerie ; sf. — Rouerie.
rouàt,-ade. — V. roàt.

sin ;

ache

ne pas

roubino

lant des bœufs.

roubi

v.

vache bai-clair ; v.

V. roàm.

—

Robinet;

—

le robinet, se
trop parler.
roubinét,-nòt. — Dim. de roubî, robin,

modérer,

rouàn,-o (G.) ; s. — Bovin engraissé
(d'après Cénac-M.).
rouanéte ; sf. — Rouannette, outil pour
marquer les bois ; v. porte-pic.
rouanti (G.) ; v. — Engraisser, en par¬

roubéte.

sm.

Sarrà lou roubinét, fermer

v. ce m.

ròsto (G.); sf. — Raclée; v. roustide,
roùsto; en Lom., aussi, tranche ronde; v.
roundét; radoire ; v. riôsf.
rouà ; v. — Rouer.
rouade de

roubinét;
Sup. II.

ROUDILH

—

avare

et riche.

Couper le bout

roudilh, arroudilh; sm. — Chose
ronde; coiffe de papier que l'on met sur

Eboulis;

la quenouille; v. roque-lâ,-lî; petite roue,
petite poulie ; v. arroudét.

de la queue

—

r

�ROUDILHA

—

ROULLÈU

472

roudilhà,-lhoà ; v.
Rôdailler; usité
houdilhà.
roudilhàyre,-e ; adj. — Qui rôde, lor¬
gne en rôdant ; v. roudòli.
roudìlhou (B.-L.). — C. roudlgou.
roudilhoùs,-e (L.); adj. — Rouillé,-e;

rougnà. — C. arrougnà et dérivés,
rougnà, rounà ; v.
Grogner, gron¬

—

aussi pour

par ext.,

crasseux,

roudiu (Arm.).

Même

sens

dlgou.

—

—

petit roudòl.

roudyà-S (Chai.);

v.

—

Se couvrir de

croûte, de

sable, etc.

roudùr,-duse.

—

crasse,

Francisation de

rou¬

dàyre,-e.

rouénne,-a (Az.)

;

tirin.

action de frotter d'ail

adj.

—

Tenace;

v.

Rouet; chose qui forme
un
quartier de Vic-Rigorre
s'appelle lous roué/s; ce nom de 1. se re¬
trouve dans le Midi: Carri-le-Rouet,
Le
Rouet, etc.
sm.

—

rond ;

roufià ;

v. — Faire le roufian.
roufiàn,-te; s. — Rufian, débauché,-e.
Augm. roufianàs,-se.
rougà ; v. — Ronger. V. arrougagnà.
rougà-se (H.-Big.) ; v. — S'enrouer ; v.

arroucà-s.

rougagnà. — V. arrougagnà et dérivés.
rougagnòI,-e ;
ef R.
Grognon,
-ne, raisonneur.; v. arrougàgn.
rougagnoû; sm.
Trognon, morceau
rongé ; c. arrotigàgn.
rougalhoÙS,-o (R.-L.) ; adj. — Qui a la
—

—

voix rauque,

éraillée.

souvent

inondées.

rougét,-e; adj.
de bovin. Dim.

v.

rougnère ; sf. — Maladie de la rogne,
rougnét, rougnidis. — C. rounét,
grognement.

rougnoû

;

sm.

Rognon (gall.);

—

v.

rougnoùs, arrougnoùs,-e ; adj. —
Crasseux,-euse, rogneux ; rouillé; au fig.,
ladre, avare dégoûtant.
rouit, rùyt. — Formes de brut, bruit,
ròule (Gr.-L.) ; adj. — Maladif,-ive
;
frissonnant de fièvre. Cf. réule.

rouliè,-re ; s.
Roulier,-ère.
Fatigàt coum û chibàu de rouliè, très
fatigué, rossé.
roulhe; roulhère (G.).,— C. arroulhe,
ruisseau, rigole.
roullà; rounlà (Big.) ; v. — Roulei.
faire rouler ; tourner ; faire du
roulage ;

v.

—

Rougir, rendre

courir le monde ;

aller son train ; rosser. V.
toumbirà,
tournejà, barricoulejà,
courre; roullà-s, se rouler, s'envelopper.
Ha roullà l'arrode, faire tourner la
roue;
roullà ta-u houns, rouler jusqu'au fond
;
on
s'aborde en Béarn, familièrement en
disant : Quin ba ?
Hc, tè, roullà ! Com¬
ment ça va-t-il ? — Hé ! ça
roule, ça peut
aller ; quoan se pot roullà, ne-s eau
pas
plàgne, quand on peut rouler, aller son
petit train, il ne faut pas se plaindre.
Depuis quelque temps, dans les villes sur¬

barà,

—

fr.

per, comme en

au

sens

de trom¬

pop.

roullà ; sm. — Le
des événements ; atàu

roulement,, la marche
qu'ey Ion roullà dou

moùnde, ainsi va le monde.
roullade ; sf. -— Roulée ; v. apatuumade,
roustide, estrussade.

roullàdje;
hàrri, carréy.

sm.

—

Roulage, charroi. V.

roullamén ; sm. — Roulement ; mouve¬
ment, t. général; roulage; batterie d'un
tambour, bruit du tonnerre, de la grêle;

durée de travail.

Un peu rouge; nom
rougetòt,-toû.
ha toustém dab Blanquél
—

rtougéi que
(autre nom de bœuf), se dit de deux com¬
pagnons inséparables.
rougét; sm. — Rouget (poisson").
rougeyà ; v. — Paraître rouge, tirer
sur le
rouge ; rubéfier.

rougi ;

C. arrougne et dérivés ;

—

ou ri.

tout, roullà est usité aussi

adj. — Rouge; républicain
radical, jacobin. V. arrouy.
ffàde rouge, rougir; ronge, de malice,
rouge de colère ; qu'y hase roùge per deguéns. on se battait furieusement dans la
maison ; lom rouges e lous blancs, les
républicains et les royalistes.
rouge (came) ; sf. — Surnom de la
perdrix, du héron. A Castelnau-RivièreRasse, on appelle came-rouges les gens de
Préchac, Mazères et Ju-Belloc, dont les ter¬
rouge,-e;

sont

doussàdo.
rougne.

Frottée d'ail;
quignon de pain ;

—

un

—

rouét ;

res

dur ; v. roiibi.

arnélli.

rouille et, par ext., d'une

un

—

v.

(Lom.). — C. roudàu; petit tas
en
rond; v. aròu, pipichoère; petit trou¬
peau, groupe ; v. gurgòu.
roudòli, roudoùli (N. du G.).
C.
roudàyre, rôdeur. N. de p. fíoudouly.
roudoulét (G.) ; sm.
Petit cercle,

de

rognonner ; v.

rougnàdo (G.); sf.

que rou¬

roudòl

rond ;

arrougagnà.
rougnà ; v.
Rogner, diminuer ; v.
mourgagnà, moussecà, arrougagnà; frotter

de croûte.

couvert
—

—

der,

rouge.

roullàyre,-e ; s. — RouIeur,-euse ; au
fig., trimardeur, personnage suspect,
roullejà; v. — Fréq. dim. de roullà.
roullét; sm.
Roule, rouleau; petit
roullèu ; rôlet ; roulet, outil,
—

roulléte ; sf.

roullèu;
de culture;

v.

loir de métier à

Roulette

; v. roulline.
Rouleau; instrument
estarroucadé, trilhou; routisser, de pâtissier.

sm.

■—

—

�473

ROULLIÈ

roulliè.

Forme de rouliè.

—

roullière ;
limousine.

sf.

roulloû ;

manteau

dit

,

roulline ; sf.

petite poulie

Gros

—

Roulette, petite roue,
carruche, roulléte.
— Roulon ; v.
barrât, cun—

; v.
sm.

cilhoû ; rouloir

roullèu.

; v.

roullure; sf. — Roulure.
roumâ,-ane; adj. et s. — Romain,-e;
roman,-e. La léngue roumane, la langue
romane.

roumàdje.

—

roumàn ; sm.
vention.

V. froumàdje et dérivés,
— Roman,
ouvrage d'in¬

roumance; sf.

Romance.

—

roumanciè,-re ; s.
Romancier,-ère.
roumancinade, roumancine (Salies).
—

C. ramouncinade.

—

sf.

roumane ;

ane.ràs

dise

Rome,

réplique-t-on

(V.-R.) ; sf. — Grosse
arroumègue.
roumegà (Rig.). — C. arroumegà, ron¬
cier. N. de p. et de 1.
roumègo (Rig.). — C. arroumègue,
roume, arroume

ronce

roumani ;

sm.

Lauréole, plante de
thymenon du

—

montagne (daphne cneorum et d.
lea). C'est du petit thymélée et

romarin, comme l'ont traduit par erreur
de nombreux « francimans », que veut
par¬
ler

Despourrins quand il ' chante :
Malaye ! Quoan te bi,
Trop charmante brunête,

Roumeline;

flou dou roumani !
Hélas ! Quel fatal moment que celui où
je te vis, trop charmante brunette, cueillir
de ta petite main la fleur du thymélée !
sur

les hauts

plateaux de la montagne. On donne aussi,
parfois, le nom de roumani à Vazalea procumbens, mais celle-ci est

rare.

V.

rouma-

nlu.

Romaniste,
Romarin (rosmarinus offieinalîsi, plante) ; v. roumani.
roumantique,-e ; adj. — Romantique,
roumantisme ; sm. — Romantisme,
roumàs ; sm. — Muraille, clôture faite
avec de grosses pierres et sans mortier. Cf.
arroume, peyrégn. N. de p. et de 1. liomas,
rtoume, Rome.
; s.

roumaniu ; sm.

—

—

(V.-R.); sf. — Très grosse
(roume).
roumatÎC,-tico (Rus.); adj. — Humi¬

Tournasse
ronce

de

;

terrain où l'eau suinte.

roumatic,-ique

—

Rhumati¬

roumatìsme,-tìme ;fsm.

—

Rhumatis¬

;
adj.
sant,-e calharrcux,-euse.
me.

roumàu (R.-L.) ; sm.
roume, arroume;

Roume;
le

nom

Longe de licol,

—

C. roumàs.

Rome, ville, dont
dans diverses loc. pop. Qu'at

n.

entre

—

sf.

p.

f.

—

n.

f.

p.

—

Romeline,

de femme.

roumén, hourmén;
roumendà,-tà ; sm.
ment.

sm.
—

—

Froment.

Champ de fro¬

roumendè,-tè,-re ; adj. — Qui est pro¬
pice au froment.
roumendère,-tère ; sf. — Le froment
en
quantité; a.nade de roumentère, année
de forte production de blé.
roumendèri,-tèri (Or.) ; sm. — Eteule ; v. urrestouble.

roumendine ; sf.

La

Cette fleur est très abondante

n.

—

Petit froment, bla-

dette.

Coilhe de ta manéte,

roumaniste,-e

; v.

ronce.

Romaine, instrument

de femme.

n.

à

(poisson).

pour peser.

roumanèsque,-e; adj. — Romanesque.
Roumanéte; n. p. f. — Romanette,

ROUMIU

Roume, tu iras le dire à
à quelqu'un qui a
reçu une correction; qui léngue a, à Roume
ba, celui qui sait parler trouve son chemin ;
lou Pape qu'ey à Roume, dit-on à quelqu'un
qui croit vous annoncer une nouvelle déjà
connue; nou la pourtarh pas à Roume, je
me vengerai ; campanes de Roume, cloches
revenant de Rome, le samedi saint.
roume (G.-M.) ; sf. — Rhombe barbue

Romanette,

—

—

Apuch sénte Cataline, lou roumén qu'ey
roumendine, semé après la Ste Catherine,
le blé risque de rester maigre (die.). On
emploie aussi dans ce dicton roumenterine
roumerine.

et

roumendìu,-tìu,-ibe ; adj. — Qui est
du froment ; propice au blé ; v. roumendè.
roumì (Lav.) ; roumìc (L.) ; sf. —
Ronce ; v. arroumêc.
roumià (Rig. G.) ; v. — Ruminer. Cf.
armugà. Fn divers 1. est usité aussi au sens
de languir, ronger son frein, mâchonner,
rognonner. V. roumigà.
roumìc, arroumic,-igue ; s. — Four¬
mi.

roumìc (TO ; sf.
roumiéu (Lav.).

—
—

Ronce

; v.

arroumêc.

C. roumlu.

roumigà (G.-M.)
muant;

se

; v. — Geindre en re¬
dit surtout d'un malade; gro-

gnonner; v.

roumià.

roumigà.
et aussi

—

C. arroumigà, fourmiller

fourmilière.

roumigoû

; sm, — Fourmi des greniers
armoires, très petite fourmi.
roumiguère; sf. — Fourmilière, four¬
millement; v. arroumiguè.
roumiu; sm.
Pèlerin, t. général; v.
sentourè, sengermè, bèuramés, senyaqués.
Camî,
roumlu, chemin des pèlerins ;
autrefois, ces chemins étaient bordés de
commanderies, d'hospices, d'auberges où
et des

—

les

pèlerins étaient hébergés, le plus

sou-

�ROUMIUADJE
vfni

pour

ROUNTIÈ

—

474

rien. Dans quelques vieux tex¬
romibàu,

chemins sont appelés
romiàu. Cf. avec round, ronce,

tes,

ces

roumiuàdje, roumibàdje; sm. —
Pèlerinage (vieux) ; v. beuremàdje, sentouràdje.

—

—

roundét,-dilh ; sm.
Tranche ronde
de pain, de saucisson, etc. ; v. rosto, roun.
roundèu; sm.
Rondeau; danse gas¬
conne
d'une grande variété chorégraphi¬
que (dans les Landes on dit plutôt rounde) ;
il n'était pas rare que des danseurs adroits
créent une chorégraphie pour leur village
et la danse, alors,
prenait le nom du lieu
d'origine; de là cette variété que l'on re¬
marquait autrefois, car, malheureusement
pour le pittoresque, ces danses sont aujour¬
d'hui délaissées pour de plus modernes :
il y avait lou roundèu d'Auch, de fíic, de
Plasénce, etc. Dans les Landes, on dansait
la rounde barrade (ou bouclade), la rounde
coupade (ou trencade), la rounde oubèrte,
indépendamment d'autres du même style :
saut de l'agace, dous saoules, etc. V. saut.
roundèu; sm.
Rondeau, sorte de
poésie.
roundì, rundi (G.) ; v. — Bruire,
gronder. Cf. brounl.
roundî,-dìlh ; sm. — Rondin, bûcha
pour le chauffage.
roundiè.
V. rountiè, plus usité,
—

roumoù.

V. rumoà

plus usité,
roùmpe; v. — Rompre; v. arroùrnpç,
coupa, crouchi ; défricher ; v. Ireytejà.
roumpedoù,-re ; adj. — Qui rompt;
violateur de la loi, des conventions,
roumpedure ; sf. — Rupture,
roumpemén ; sm. -— Action de rom¬
pre, de broyer ; roumpemén de cos, torture
où le condamné avait les os
broyés ; viola¬
—

tion de serment.

roumpude.

—

C. roumpedure; premier

labour: défrichement

superficiel.
roumpùt,-ude ; adj. et s. — Rompu,-e;
•se dit de quelqu'un
qui a une hernie ; v.
crebàt; très las; que soy roumpàt, nou-n
pouch mey, je suis recru de fatigue, je
n'en puis plus; càssou roumpùt, chêne
rompe.

roun,-de ; adj.
redoàn; au fig.,

—

Rond,-e;

personne

affaires.

v.

arroùn,

franche

en

roun ;
sm.
Rond, cercle, enceinte
circulaire; v. arée, ardu; mujouUt; jeu de
billes ; tranche ronde ; v. rosto.
Ha lou roun, former le cercle ; û roun
de pus, une rondelle de saucisson ; roun à
roun, à la suite, en suivant, rondement; c.
—

adarroùn.
rounà.

V. arrounà,

gronder,
Grognement,.
rounàyre,-e; adj. — Grognon,-ne.
Sobriquet des gens de St-Laurent (H.-P.).
rouncà,-clà,-glà. — C. arrouncà, ron¬
—

rounade ; sf.

—

fler.

rounci.
C. frouncï et dérivés.
rouncilhàt,-lhoàt,-ade. — C. arrouncilhàt, froissé, ridé.
rouncilhe; sf.
Ride. Cf. rhho.
roundache; sf. — Rondache.
roundalejà,-doulejà ; v. — Aller en
rond, faire, la ronde ; rôder ; décrire des
cercles; courir autour; danser la ronde. On
dit aussi roundejà.
roundalejade ; sf. — Randonnée ; ron¬
de ; v. roundaléy.
roundalejàyre,-e ; adj. — Qui tourne
en rond, qui rôde.
roundalère ; sf.
Circuit ; espace qui
—

—

—

environne ;

randonnée.
roundalét; sm.
Petit, circuit, petit
rond ; y. mujoulét ; rouét.
roundaléy; sm. — Randonnée,
roundamén ; adv. — Rondement,
roundàu ; sm. — Circuit, rond; v.
—

roàndou.

rounde ; sf.

née;

roundejà. — C. roundalejà.
roundèle; sf.
Rondelle.
roundelét,-e ; adj. — Rondelet,-te.
roundelét,-lòt; sm.
Petit rond.

v.

— Ronde; danse;
randon¬
roundèu; genre d'écriture.

—

—

—

roundilh.

—

C. roundét et roundî.

roundinét,-e. — C. roundelét.
roundoù ; sf. -— Rondeur.
roùndou,-de ; adj. — Rond,-e, franc,
loyal. N. de p. Rondou.
roùndou ; sm. ■— Circuit, petite éten¬
due circulaire (b. lat. rotulus) ; v. roundàu.
rounét; sm.
Reniflement; v. reniflade; grognement; lous rounéts dou porc,
les grognements du porc ; usité aussi au
sens
de grondement : lous rounéts de la
mar, les grondements de la mer.
rounflà.
Forme francisée de rouncà,
—

—

ronfler.

rounflét;

sm.
—
Ronflement; bruit
quand il s'ébroue,
roungà. — V. rouncà.
rounglét. — C. rounflét.
roungléte. — C. iroungléte, hirondelle,
roùngou (Bar.); sm. — Furoncle; v.

d'un cheval

eslouronnc.

rounigà

(G.-M.)

;

v.

—

souci, tourmenter; rounigà-s,
rounlà

Donner

du

se lourmen-

(Big. G.). — Forme de roullà,
se reproduit dans les dérivés,
rounrounà ; v. — Ronronner.
rountè,-re (Or.); adj. — Grossier,-ère ;
au
fig., un brutal, un ours mal léché,
rounthi í'L.). — C. rouncl, rider.
rountiè,-diè,-re ; adj. — Complet, ré¬
gulier,-ère; loyal de qualité; v. grounliè,
rouler, qui

sancè.

�ROUNTIÈRAMÉN

475
rouiitièramén ; adv.
re

—
D'une manie,
droite, rapide, sans peine ni obstacle ;

complètement.
roupà. — C. arroupà; roupà-se, en
M'.-Big., se pouvoir de hardes, de linge.
roupe; sf. — Grand manteau, houppe¬
lande.

roupéte ; sf. — Petite roupe; t. bas,
poche des testicules ; v. mandingou.
roupiàt,-ade ; adj. -— Couvert d'un
manteau; plus généralement, vêtu, habil¬
lé,-e.

Ronfler ; par
roupiller; v. arroun-

;

v.

cxt., dormir, t. pop.

—

cà; drouml.

roupilhade,-lhoade

;

sf.

—

Ronfle¬

ment ; somme.

roupilhàyre,-lhoàyre,-e
fleur, -euse

;

s.

—

Ron¬

dormeur.

;

roupilhe.

—

C.

roupilhes, har¬

des.

roupilhoû; sm. — Ronflement léger;
petit somme; v. cluc, bèc, soum.
roupìt (L.). — C. arpit, rouge-gorge.
rouquè,-quiè ; sm. — Carrier; v.
peyrè.
rouquét ; sm. — Manteau plus court
que la roullière.
rouquét; sm. — Petit roc.
rouquét; sm. — Pigeon biset, ramier,
rouquéte ; sf. — Roquette (eruca sativa, plante) ; petite roque.
rouquéte saubadje; sf. — Sysymbre
à petites feuilles (plante).
rouquilhoû ; sm. — Rogaton, reste; v.
retrouch.

rou-roû ;

sm.

—

des pigeons, des
des fuseaux, etc.

ment
ron

arrouséte; sf. — Petitepâtisserie dite merveille,
rousès (mau
de) ou d'arrousès
(L.) ; sm. — Mal de Ste Rose, impétigo,
croûtes laiteuses, appelées en Béarn cris;

rosette

rous,-se;

adj.

—

Onom.

du roucoule¬

tourterelles, du

ron¬

Roux,

ruti¬

rousse,

lant; rissolé, doré; v. saure. N. de p.
/tous, Larousse.
rousà ; v. — Roser,
rousade, arrousade ; sf. — Rosée. Cf.
ros, arroùs, aygue-ros; jonchée de roses.
rousadéte ; sf. — Petite rosée ; petite
rose (rare) ; v.
rousête.
rousàri ; sm. — Rosaire,

rousàt; adj.
rousè.

—

Rosat.,

l'in¬
Rig.
rousejà; v. — Paraître rose, rosir,
rousée.
V. arrousêe, résine,
rousèlo (Arm.); arrousèle; sf. —
Coquelicot. Cf. paparòc.
rousén,-to (Lom.) ; adj. — Ardent, vif,
vive ; hoéc rousén, feu ardent.
rousère ; sf. — Roseraie ; coloration
rose ; action de rosir.
rousét,-e; adj. — Qui est un peu rose.
rosi,-e.
—

V.

fluence du fr

—

on

arrousè, rosier;

dit aussi rousiè

sous

en

;

talhes. V. Ste Rose.

rousiàt ;

sm.

Variété de cépage cul¬

—

tivée surtout dans le V.-B.

rousiàt,-ade

; adj. — Enduit de résine,
rousiàyre, rousiè,-re ; s. — Résinier,
-ère.

(Big. G.).

Rousine ;

n

V. rousè.
Rosine, Rosette,

—

f.

p.

—

aphérèse de Frousine.
rousinejà; v. — Bruiner.
rousillèy,-e (L.) ; adj. — Qui est de la
résine, qui la concerne; hourn rousinèy,
four à résine.

rousino
roupe;

ROUSSI

rouséte,

rose

rousiè

roupilhà,-lhoà

—

(Lom.)

sf.

;

—

Résine.

Cf.

rousée.

rouspilh (B.-L.) ; sm. — Cheville au¬
de laquelle on enroule, en les ficelant,

tour

les

lèvres

de

la

déchirure

d'une

outre

(amaubè, boute) ; la ligature elle-même
s'appelle aussi rouspilh.
rousquilhà ; v. — T. d'argot analogue
au fr. rouspéter, grommeler.
rousquilhe ; sf. — Gâteau sec, espèce
de gimblette fabriquée surtout à Oloron ;
elle est ordinairement
maillée. V. rosque.

roussà;

v.

—

de

forme

ovale et

Rosser; roussà-s,

se ros¬

fatiguer.
roussade; sf.

ser

; se

— Rossée,
sf. — Les rosses ; les fai¬
néants, les mauvais ouvriers ; syn. de
lâche, de lâcheur, de faux camarade.
Atelà-s dab roussalhe, fréquenter les fai¬
néants, la gueusaille.
roussalherie ; sf. — Les rosses en
nombre, la gueusaille.

roussalhe ;

roussane.

—

V.

arroussane.

roussàs,-se; adj. — Qui tire sur le
roux ; qui est d'un roux délavé ; rousseau.
Toussasse ; sf. — Vieille rosse ; vieille
prostituée.
roussejà ; v. — Tirer sur le roux ;
prendre une teinte rousse.
rousserie ; sf.— Rosserie ; c. roussalhe.
roussét,-òt,-e ; adj. — Roussot,-e; qui
est un peu roux. N. de p.
roussét

(M'.-Big.)

;

sm.

cadis couleur de la laine brune

—

Etoffe,

naturelle.

rousséte ; sf. — Variété de pêclie des
vignes plus petite que la roussane; rous¬
sette ou chien de mer (poisson); v. liche;
fauvette ; v. mourache.
roussèu, arroussèu; sm. — Pagel
(pagellus erythimus, poisson).
roussi.
V. arroussî, roussin ; en
style plaisant vieux garçon fourbu.
—

�ROUSSI
roussi ;
brûler
ler.

RUDASSE.TA.

—

v.

roussiè.

devenir

Roussir,

—

légèrement;

rousside ; sf.

476

v. crama,

—

aramà

roux ;

;

risso¬

Roussissement,

V. arroussiè,

jeçjassè.
roussignoû. — V. rouchinoû. En style
plaisant, on appelle le porc roussiçinoû
d'aglans.
—

roussignoulejà ; v. — Rossignoler ; v.
gourguejà.
roussignoulét,-e ; s. — Petit rossi¬
gnol, rossignolet ; t. d'amitié d'une mère
enfant, notamment quand il
pour son
commence à gazouiller.
roussinàs,-se. — C. roussàs, avec un

routiè,-re;

s. — Routier,-ère, cotereau,
qui connaît bien les routes, les
voies et chemins, fine et cauteleuse; il
biélh routiè, un vieux routier, un dur à
cuire, un rusé ; peut se prendre en mauvai¬
se part et signifier une vieille canaille.

personne

routiè

routinà ;

("Lom.).

routounde ; sf.

routure ; sf.

rousti; v. — Rôtir, griller; v. loustà;
style plaisant, mettre un joueur à sec ;
duper, escroquer; v. cull, escroucà; rousen

ti-s,

se

rôtir,

routurasse ;

C. rioustù, rader.

—

brûler

se

nulle

part,

soit. V.

quelque situation

en

que

ce

bourlt.

rousti ("Salies").

G.

—

froustl, froisser,

piétiner. Cf. roubl.
roustide ; sf.
Rôtissage ; rôtie ; en
style plaisant, raclée.
roUstidé,-re ; adj. — Propre à rôtir,
roustit; sm. — Rôti.
—

Adrouml-s
sur

le

lou

sus

roustit,

s'endormir

rôti, négliger ce

soiarné, suivi
volée de

qui devrait être
roustit de câ, rôti de cliien,

;

de bâton.

coups

roùsto

(Rig.

G.-)

;

sf. '—

Rossée

sf.

ïïteule.

;

v.

roustide.

roustoure

(V.-R.1!

;

—

Gf.

arrestouble.

rout,-e.

routà;

—

G. nrroùt.-e, rompu,-e.

T. technique, mettre des
colis, des lettres en ordre de route,
routacioû; sf. — Rotation,
v.

—

routàdje ; sm. — Action de routà.
routchàt,-ade (L.l ; s. — Coup à
boire; geste vif, décidé.
route; sf.
Route, chemin; v. cami—

routegà

(Ras-Arm.) ; v. — Gratter,
racler; se routegà, se
gratter ; v. bregà, raselà.
routeréne; sm. — Routier (Garros),
routhà (L.) ; v. — Fourbir, gratter ; v

i

v.

Rotonde,

—

sf.
—

Rotondité,
Grossière roture,
Roture.
■—

—

— V. arroùy, roùge. N. de p.
rouyàn (L. G.-M.) ; sm. — Sardine.
rouyàr,-de; adj. — Qui tire sur le

rouy.

rouge.

rouyardejà

; v.

—

Tirer

le

sur

rouge ;

rosir ; rougeoyer.

rouyét,-e,-toû,-e,-ne ; rouyetoùgno
(TI.-A.1 ; adj. — Un peu rouge; v. arrouyét.
rouyetoû (Salies) ; sm. — Variété de
cépage.
rouynà. — C. roeynà et dérivés,
rouyoù ; sf. — Rougeur ; clarté, lumiè¬
re

rougeoyante.

rouyoùs,-e. — C. ranjoùs,-e.
roye. — G. rauje, rage,
ròyne (T,om.) ; sm. — Ratracien, têt.ird
de grenouille ; v. cabos.
ruà ; v. — Ruer; v. reguinnà. G. arruà.
ruade ; sf. — Ruade ; v. cu-lhebét.
ruàyre,-e; adj. — Qui rue.
rubarbe ;

sf.

•—

Rhubarbe

:

rubarbe

saubadje, pigamon jaune (plantes).
rubicoû,-ne; adj. — Rubicond,-e.
rubis, roubi; sm. — Rubis; v. truc.
rubilhè.

—

V.

roubilhè.

rubrique ; sf. — Rubrique,
ruche (Gr.-L.); adj. — Rude, rêche.
rucà (Big.) ; v.

—

Renifler, braire,

en

parlant de l'âne, du mulet.

nàu.
frotter

durement,

roubi;

routhà-s

mains.

Roucouler ;

ment.

feu.
Ni boiirlt ni roust.it, entre les deux ;
n'esta boû ni bourlt ni roustlt, n'être bon
à rien, pour rien : ne se trouver bien

—

routurè,-riè,-re ; adj. — Roturier,-ère.
routurièramén ; adv. — Roturière-

soleil, devant le

au

v.

routounditàt ; sf.

C. estourà, éleule.

—

adj.— Routinier,-ère.

;

rou-roû.

sf. — Rousseur ; plaps de
roussoû, taches de rousseur ; v. lendêe.
rousterà.

Routiner.

—

routinè,-niè,-re
routoà (Lom.) ;

roussoù ;

roustà

v.

routinasse ; sf. — Routine invétérée,
routine ; sf. — Routine.

de dim. ; roux fauve, sale.

sens

(camî)

; adj. — Se dit d'un
grande communication qui n'a
pas, cependant, l'importance d'une route
départementale ou nationale (caminàu).
chemin de

les

mans,

se

frotter les

rùco (Rig.); s. — Anon,
saumét, mltrou.
rudamén,-demén ; adv. — Rudement.
rudàs,-se; adj. — Très rude, grossier,
rùcou,

ânesse ; v.

-ère.

rudassejà;
rudejà.

v.

—

Fréq.

augm.

de

�477

RUDE

rùde,-e ; adj. — Rude, sévère, austère,
rigide ; âpre, rêche, raboteux ; solide,
vigoureux, pesant, lourd ; rigoureux par la
température; v. brusc, ruch, rùste, rèche.
rude; sf. — Rue (plante). Ci. arrùdi,
rùdi.

; v.

sm.

rudejà ;
rudentejà.

—

v.

rudemén.

Rudanier (plante),

Rudoyer

—

V.

—

;

on

dit aussi

—

RUSE

S'écrouler, s'effon¬

drer.

rumatìsme.

V. roumatisme et déri¬

—

vés.

rùme ;

sm.

Rhume,

—

rumià,-minà;

rùde ;

Ruminer; tourner
esprit, considérer,
réfléchir; ne s'emploie qu'au lig. ; pour
ruminer, en parlant des bêtes, v. armugà,
et

v,

dans

retourner

—

son

roumià.

radamén.

rudésse, rudetàt, rudoù ; sf. —
rigueur ; âpreté.
rudèu ; sm. — Engin pour prendre les

Rudesse ;

lièvres.

ruminàyre,-e

;

adj.

Réfléchi,-e, qui

—

rumine.

rùmou ;

sm.

Bardot. V. brùhou;

—

au

fig., borné.
rumoù ; sf.

rudi ; v.

—

Rendre rude

;

rudl-s, devenir

rude, âpre.
rùdi

rulejà (G.-M.)

—

(L.)

;

sf.

—

C. arrùdi,

rudimén.

sm.

rudoù.

V. rudes sí;

—

rue.

Rudiment,

rigueur,
Rue, voie ; v. carrére; sillon, rangée; v. arrèc.
Planta en rue, planter en ligne; qu'èren
sus dues rues, ils étaient sur deux rangs,
deux rangées ; en rue, à la suite ; à la queue
leu leu ; v. adarroùn.
ruèle; sf. — Ruelle; v. carreròt, androune; ruelle de lit; v. espoune, réule.
rufà.
C. arruhà, rebrousser,
rufabaroû ; sm. — Arrière-baron ; dans
l'ordre de la noblesse, il venait après le
—

rue, arrue ;

sf.

—

—

baron.

rùfe,-o, rùfi, rùfio (G.) ; adj. —
Rude, rebroussé,-e, âpre, réelle; ruslre. V.
arrupàt, rùste.
rufiàn.
Q. roujiùn, arrùjou.
ruglà, rugglà ; v. — Tonner, rugir,
bramer ; v. bourruglà.
ruglade ; sf. — Coup de tonnerre ;
rugissement, grondement ; v. bourruglade.
ruglàyre,-e; adj. — Qui tonne, gron¬
de, rugit; en style plaisant, un « gueulard ».
rùgle; sm. — Tonnerre, carreau de la
foudre; au fig., un foudre de guerre, une
personne qui mène grand bruit, un fier-àbras ; usité interj. : rùgle d'àmi ! Diable
d'homme ! Dans les L. et le G. on appelle
rùgle un poisson qui donne le frisson,
comme la torpille,
quand on le prend. V.
perlcle.
Lou rùgle que brounéch, le tonnerre
gronde; on dit à Bayonne, pour geler fort:
que yèle com lou pet dou rugle ! V. petde-pericle.
ruglét ; sm. — Coup de tonnerre ; mu¬
gissement ; v. bourruglét.
ruhét (de) ; loc. adv. — De côté, par
côté, de travers, en Lom.
rùho (B.-L.) ; sf. — Ride. Cf. rouncilhe
rulà (G.-M.) ; v. — Côtoyer, aller le
long de ; se dit aussi pour cheminer, cou
rir les chemins, la prétantaine ; v. barlan■
—

guejà, roullà.

— Rumeur, bruit ; gronde¬
bruit des bronches malades.
Que s'y lliebà gran rumoù, il s'éleva un
grand bruit ; la rumoù qu'en cour, le bruit
en court
; la rumoù de la grêle, la rumeur
de la grêle.
rune ;
sf. — Lieu couvert de rochers
éboulés; v. arralhére; ravine, excavation
rocheuse (vieux) ; le mot est resté pour une
montagne du pays basque, la Rhune.
rupét (L.) ; sm. — Râpe de cuisine,
rupi-s, arrupi-s. — C. arrupà-s, se
rider, se rebrousssr.
ruque. — C. arruque, chenille.
ruquét,-o (Big.) ; s. — Petit ànon ; v.

ment ;

rùcou.

ruquejà; v. — Renifler, s'ébrouer, en
parlant des équidés; par ext., flairer et
renifler.
ruralamén ; adv.

ruràu; adj. des

—

2 g.

l'influence du fr.

on

rurale.

avait

Autrefois,

Ruralement.

Rural,-e; sous
aussi, au fém.,
aussi le sens de
—

dit

roturier.

rusà ;

russà (G.) ; v. — Rebrousser,
arrissà; que rùon lou lias, ils
tordent le nez, ils font la moue (Dugay).
rusà ; v. — Ruser.
rusadàs,-se ; adj. — Assez rusé,-e ; pas

hérisser;

v.

très rusé.

rusade ; sf. — Ruse, tour de rusé. Dim.
rusadéte,-ole.
rusadét,-te ; adj. — Assez rusé,-e.
rusât,-ade ; adj. —- Rusé,-e, fin.

rusàyre,-e; adj.
ruscà.
ruscàdo

—

—

Qui

ruse,

V. arruscù et dérivés,

(Save E. Big.) ; sm. — Lessive ;
xaclée, frottée.
ruscàt,-àdo (Lom.); adj. — Rude,
énergique.
ruscàyro ; sf. — Laveuse de lessives,
rùsco (Big. G.) ; sf. — Ecorce ; boîte en
écorce ; niche en certains lieux ; cuvier.
Aué boùno rùsco, être solide, dur à la

fatigue

;

avoir bon dos.

sf.
Ruse, finesse, artifice.
force ou per ruse, par la force ou par
la ruse ; ruse de guerre, ruse de guerre,
moyen classique employé suivant la cir¬
ruse;

De

constance.

—

�RUSPE
ruspe

—

RUYT

(G. L.)

;

sf.

478

—

Moutarde (plante),

V.

moustarde, séme, sendroùs.
ruspìlh. — V. raspllh.
rusquè,-que ; s. — Cuvier. Cf. arrùsco.
russe; s. — Russe; tribalhà couru û
russe,
travailler rudement, comme une
bête; syn. d'homme rustre, d'arriéré, une
bête.

Rustàn ;
la

n. p. m. — Rustan, pays de
lîigorre, chef-lieu St-Sever.
rustanés,-o ; adj. et s. — Qui est du

Rustan.

rùste,-o (G.) ; adj. — Rude, rugueux,
; par anal., grossier, rustre, rustique;

-euse
v.

rude; ròlhou.
Parlà

rùste, parler, langage rude.

rùsto

(G.). — G. rùsco, écorce.
rustejà ; v. — Rudoyer ; agir

avec

rudesse.

rusténc,-o (Lom.) ; adj. et s. — Rusti¬
rustaud,-e.
rustìc, roustìc,-ìque,-e ; adj. — Rus¬
tique.
rusticamén ; adv. — Rustiquement.
rusticitàt ; sf. — Rusticité.
rùstre,-e ; adj. — Rustre; v. ròlhou.
que ;

rute.

G. frule, fruit; vers les L.,
ruyle.
ruyt (vers les L.). — C. brut, bruit.

dit aussi

—

on

�S ;

consonne.

èsse.

ment

sourde
initiale

ou
:

On

—

est,

sonore :

l'épelle générale¬
fiançais,
quand elle est

comme

sourde

en

saquét,

sachet, ou entre une
voyelle : dansà, danser ;
quand elle est placée entre deux

consonne
sonore

Elle

et

une

rasé, rasoir, et à la fin des mots,
fait toujours entendre, qu'elle
indique ou non le pluriel : tt pous, une
poussée ; la tous, la toux ; las cames, les
jambes; doublée à l'intérieur des mots, elle
siffle fortement : poussa, pousser, résse,
trace (voir à la lettre c
pour le son de ç).
s
sonore, dans l'intérieur des mots se
change en d dans l'Astarac, le Rustan et
dans la Grande Lande où gausà, ausèt, oser,
oiseau, deviennent gaudà, audit (auchèt,
en
certains lieux landais), tandis que l's
sourde initiale est parfois zézayée ou devient
doucement chuintante: segul = chegul, siu-

voyelles

où

là

elle

=

S

:

se

chiulà.

distingue

à peine: echamià = eschamià,
essaimer; ecliùc = eschàc, sec.
s' s'emploie pour se devant une
voyelle :
s'aymà, s'eslounà; quand se est reporté a
la suite du mot, il est relié
par un trait
d'union à celui-ci : pourtà-s, se
porter ;
udroumi-s, s'endormir (Voir l'article se).
11 serait à souhaiter que
dans ce cas l's
fût toujours suivie d'une apostrophe tenant
lieu de e.
's
représente

l'élision d'une voyelle
euphonie: qu'en y a entà
'stounà, il y a de quoi être étonné.
S, dans la prononciation, est mis sou¬
vent pour ns (contraction de
nous) ; que-s
an dit,
pour que-ns an dit, on nous a dit;
que-s
bam passejà pour que-nse
bum
passejà, nous allons nous promener.
S, suivie d'un point, s'emploie comme
abréviation de san, sen (saint) : S. Pè,
devant

s

par

'

St Pierre.

remplace le d intervocalique
étymologique dans le Vic-Bilh, le Montanerez et en
Gascogne, notamment en Bigorre
et
dans
le
Gers- :
bése
béde (videre) ;
béuse
béude (vidua) ; ausl = audl (audire).
sonore

=

=

Cette s est souvent écrite
anciens. Ce changement

z

dans les textes

de d intervocali¬
à la grande majorité

que en 2 est commun
des dialectes méridionaux.

Dans les

régions du Gers, vers la Garon¬
(Save, Lomagne), certains groupes an¬
ciens ys se conservent : aychàdo (bêche),
eychàmi (essaim), tandis qu'ailleurs ils se
réduisent à se h: esclxade, eschàmi; inverse¬
ment, l's finale passe parfois à y: petitòy = petìtos (petites); un moy—un mos
(un morceau), mais la règle souffre des
exceptions et l'on dit lay dàmos (les dames).
En Béarn, és (il est) est de même devenu
ne

«yDans les groupes as, es, is, os, le long de
l'Adour jusque dans les Landes (Tursan),
la sifflante
devant
consonne
devient h

aspirée: ehtà=està (être); pahte=paste
(pâte) ; en certains lieux, s finale subit le
même traitement: n'at boh pah = n'at bos
pas (tu ne le veux pas) ; dans l'Astarac et le
Rustan, cette s finale devient d: û pad—û
pas (un pas).
En Arm. et pays «voisinants de la Big.,
devant ch, l's du groupe es tombe ou se

adj. poss. — Sa, son; v. sou. Dans
la lite-Bigorre et le canton de
Pontacq en
partie, en parlant du père et de la mère, on
sa;

dit sa pay, sa may et aussi soit pay, sa
may,
mais le plus souvent on dit sa pay, sou may.

sâ,-ne ; sàne,-o (Big. G.) ; san,-e,
sanis,-se (L.) ; adj. et s. — Sain,-e ; salubre ; entier,-ère ; en bon état ; v. sancè,
sanit.
Sâ de

corps, sain de corps ; endrét sà,
endroit sain, salubre; bestià sâ, bétail en
bon état.
Loc. adv.

Boulà-s

an sâ, se mettre à
bonne atmosphère; sâ
coum
ue
ascle d'alh, sain comme une
gousse d'ail ; si-t bos tiéne sâ, piche soubén,
lié coum lou câ, si tu veux garder ta
santé, pisse souvent, comme fait le chien
(die.); ha sâ, guérir; hicà au sâ, mettre à
sa
place, en bonne place; sâ de bouque,
avoir l'haleine saine, signe de santé; tems
sa. bon temps, sain, salubre.

l'abri,

sa.

sab
—

dans

—

une

Graphie de ça, employée autrefois,
(Or.) ; sabe ; sape (As. Bar.) ; s.

—-

Sève

N. de p.

et

aussi

cambium

en

La sabe que pu je, que da,
sève monte, donne, travaille;
a

sabe, là il y
qui

personne

vigueur.

certains 1.

Lassabe.
que hè, la
aquiu que y
a de la sève, dit-on d'une
montre de la vie, de la

�SABA

—

SABATOLE

480

sabà; sapà (As. Bar.);

—
Etre en
détacher aisé¬
parlant de l'écorce d'un rameau

sève,

monter

ment

en

en

sève

;

v.

se

sève.

en

Ha sabà, frapper un rameau qui est en
sève pour en détacher l'écorce; par anal.,
battre la peau; on menace quelqu'un de
le battre en lui disant: que-t

harèy sabà lu
pèt; abé la nid sabade, avoir la peau de la
main soulevée soit pour avoir trop frappé,
soit pour avoir trop manié un manche.
sabadé,-re ; adj. — Qui est propre à
faire sabà; qui est en sève.
Quand les enfants veulent faire un flûtet.
ils frappent le rameau en chantonnant :
sabe, sabe, pèt de crabe, sabarl, sabaròu.
si lou
a

Boun-Diu,

ai

bon.

Cette

formulettc

de nombreuses variantes.

sabade; sf.
montée

en

—

Action de faire sabà;

sève.

sabàlh,-e,
sabalhoùs,-e ; adj. —
Gris,-e, grisâtre, noir et blanc (vieux). N.
de p.

Sabail. Y. huubl, roàm, saubàgn.
sabàrcou,-que ; s. — Savate, chaus¬
sure à laquelle 011 a rabattu en dedans la
partie de l'arrière ; v. abarque ; au iig.,
personne maladroite, bête, ignorante; on
dit aussi : bèsiie coum û sabàrcou. Jeu où
les joueurs assis, par terre et en cercle, se
l'ont passer de l'un à l'autre une savate
par dessous les jarrets et frappent un autre
joueur qui se trouve au centre et qui doil
pour être libéré, attraper la savate ; v.

qu'enténi û sabàrcou, j'entends
d'une personne chaussée de savates.
sabarquè,-re ; s. — Savetier,-ère ; traîneur
de savates ; sobriquet des gens de
Laruns (B.-P.).
sabarquejà; v. — Traîner la savate.
Fréq. dim. sabarquetejà.
sabarquerie ; sf. — Savaterie ; par
anal., tas de choses de rebut; au fig., ânerie ; v. estrousserie.
sabarquét,-còt,-e ; s. — Petit sabàr¬
cou, petite sabarque; petit niais; en t. plai¬
sant
petit enfant qui traîne les pieds ; un

sabalole;
le pas

,

trotte-menu.

Sabbat, dernier jour de
assemblée nocturne de
sorciers ; par analogie, tapage infernal,
sabàta (Az.) ; sf. — Pelletée. Cf. palade.
sabatà ; v. — Action de faire sabà;
sabatà-s, se dit de la peau qui se soulève.
sabatà; v. — Mener grand vacarme,
tapager, mettre tout sens dessus dessous.
sabatà ; v. — Saveter, faire des savates ;
sabatà-s, se chausser de savates. Autrefois
se
disait pour une coutume qui consistait
la

sabàt ; sm. —
semaine juive ;

porte au moyen d'une semel¬
le, procédé qui était appliqué pour interdire
î'entrée au locataire endetté ; abé la porte
sabatade, signifiait se trouver jeté sur la
à sceller une

rue.

Sabatà

augm.

est

encore

usité

comme

fréq.

de sabà; abé la pèt sabatade, avoir
morte et boursouflée.

la peau comme

sabatade;

sf. — Action de sabatà;
soulier; se dit aussi, en style
plaisant pour quantité, comme en fr. pop.
une
pochelée ; v. sabàta ; réunion tapageuse

contenu d'un

le sabbat.

comme

sabatàdje,-tère,-terie
tes. la

«

savaterie

; s.

—

Les

sava¬

».

sabatàdje; sm. — Bruit de sabbat,
branlebas, remue-ménage, tapage.
sabatàdje; sm. — Sabotage, action
d'exécuter mal un travail ; v. sautàdje.
sabatalhe ; sf. — Chaussures de rebut,
savaterie ; les sorciers et sorcières.
sabatàt,-ade ; adj. — Boursouflé,-e ; se
dit de la peau soulevée, d'un mur dont le
crépi se détache, d'un arbre dont l'écorce
se soulève ; v. sabatà.
sabatàu; adj. des 2 g.— Qui est du
sabbat ; sabbatique (rare) ; v. sabatè.
sabatàyre,-e. — V. sabatè plus usité,
sabate ;
sf. — Savate ; semelle de
chaussure; v. sabatà (2); autrefois, soulier
plat; v. sabatoû; tronçon de bois qu'on
met pour consolider un pied-droit ou le
relever ; sabot de frein ; châtaigne bouillie
avec sa peau; v. castagne; au fig., niais,-e,
imbécile ; maladroit ; v. sabàrcou.
Tira la sabate, tirer la savate, se battre
à coups de pied ; d'un cheval qui rue avec
légèreté, on dit: que sab tirà la sabate;
arroussegà la sabate, traîner la savate ;
suban lou pè, la saba,te, chaussure à son
pied (die.) ; ha courre la sabate, se donner
du mouvement, aller de ça de là, abé û
clau à la sabate, avoir des ennuis; avoir
une
tare ;
être gêné dans ses affaires ;
qu'es ue sabate, tu es un maladroit.
sabatè,-re; s. — Savetier,-ère ; cor¬
donnier ; dans certains métiers, est syn. de
sabrenas, de mauvais ouvrier, « saboteur ».
N. de p. Sabathé. V. pedassoà.
sabatè,-re; s. — Mangeur de sabates
(châtaignes bouillies). Sobriquet des gens
d'Abère (B.-P.).
sabatè,-re; adj. — Qui est du sabbat
(jour de repos) ; dilus sabatè, lundi où l'on
chôme; cf. sabaitàu; qui concerne les sor¬
ciers ou sorcières, leur sabbat.
sabatejà ; v. — Réparer de vieilles
chaussures ; courir, trôler, traîner la sava¬
te ; marcher en appuyant sur le parquet ;
faire du vacarme, mener le sabàt.
sabatère,-rie ; sf. — C. sabatàdje;
savaterie ; v. sabatalhe.
sabaterie ; sf. — Savaterie.
sabatèrou (M4.). — C. sabatè.
sabatéte,-tote ; sf. — Petite savate,
sabatine ; sf. — Chose embrouillée
comme
à plaisir, affaire dont on dit que
«

le diable s'en mêle

».

sabatoà

liers,

en

(Lav.) ; v. — Chausser de sou¬
faire porter; sabatoà-s, se munir

de souliers.

sabatole ; sf. — Jeu analogue à celui
qui est décrit au mol sabàrcou.

�481

SABATOU

sabatoû ; sm.

Soulier sans tige, sou¬
petit soulier ; petit savetier.
Per la punie ou p'ou taloû,
que déu péri
lou sabatoû, tout a une fin.
sabatÙt,-ùdo (Lav.) ; adj. ■— Qui porte
de gros souliers.
sabayard,-o ; sabayoùs,-o (Lav.) ;
adj. — Grisâtre; gris sale; v. sabàlh.
sàbble.
Forme phonétique de sàblç
qui se reproduit dans les dérivés.
sàbe ; sabé ; sapé
(As. Bar.) ; sabéy
(Lav. L.) ; v. — Savoir, connaître, être
lier

plat

—

;

—

instruit ; sabé-s

se

connaître ; se savoir.

Que sàbi ou que sèy (que say en Big. et
G.), je sais; que sabém, nous savons; que
sabouy, je sus ; qu'an sabùt, ils ont su ;
que saberèy, je saurai ; que saberàt, vous
saurez ;
que saberi, je saurais ; que saberé,
il saurait ; que sàbies ou
que sàbies (que
subis à Bay. et L. ; que sàbios et
que sàbies
en Big. et
G.), que lu saches; que sabiàm,
que nous sachions ; que saboàssi,
que je
susse ; que
saboùssen, qu'ils sussent ; qu'ai
èy sabùt, je l'ai su; at sabès? Le savais-tu ?
En sabé (ou en
sabén), en sachant; at
sàbes (at sabs, vers Or.) ? Le sais-tu ?
Sabiàt qué, sachez que ; quoan
sabà qué,
quand je sus que (Monein).
Sabé las létres, savoir ses lettres
; sabé
lou camî, connaître le chemin
; sabé per co,
savoir par cœur ; que m'at saberàs dise,
tu
sauras
le dire si cela est ; hè l
me
qui
sab-om ! Hè ! peut-on savoir ?
Qui sait !
Nou sab pas arré, il ne sait rien. Ah ! si
abi sabùt l Ah I si
j'avais su ! V. sabùt.
Loc. div.
Que sèy ço qui sèy, je sais
ce que je sais ; sabé
boû, trouver bon ; lou
coùnte que l'a sabùt boû, le conte lui a
plu; sabé mau, s'en trouver mal, froissé,
être en repentir ; que t'en saberà
mau, lu
t'en repentiras; que m'en sab
mau, j'en
ai du regret ; que l'a sabùt
mau, il a été
touché, froissé (par ce qu'il a entendu) ;
qu'ey nou sèy oan, il est je ne sais où ;
qu'a û nou sèy que dessùs, il a un je ne
sais quoi qui le trouble, le
ronge ; tout que
ba, Diu sab quin ! Tout va, Dieu sait
comme !
qu'ey à sabé, c'est à savoir, on
l'ignore ; sabé lou perqué, connaître la
raison, le pourquoi de la chose, des choses;
sabé mey que car pudénte, savoir
plus
que viande puante, sorte de calembour sur
les deux sens du mot, savoir et avoir une
forte saveur, une forte odeur ; se dit de
quelqu'un qui veut faire le savant ; qu'en
bôu sabé mey que lou qui sab, il veut être
plus savant que celui qui l'est réellement;
à sabé si y arribaran, savoir s'ils y
parvien¬
dront ; qu'en sab mey d'ue, il en sait plus
d'une, il est informé; qu'ou me sèy, je
(me) le connais, je sais ce qu'il tient;
sàbies que, apprends que ; que-s haréL û
gran libe de ço qui nou sab, on ferait un
gros livre de ce qu'il ignore ; arré sabé !
Exclamation pour dire non ! Je ne veux
rien entendre ! S'abi sabùt, nou s'en bén
pas, on ne vend pas du « si j'avais su 1 ».
—

—

SABIAMÉN

Rem.
A la 3e pers. du sing.
de l'ind.
prés., notamment devant une voyelle, il
n'est pas rare que b devienne
p: que sap
oun ba,
qui sap om ? B, en tous cas, est
toujours fortement accentué dans ce temps
du verbe; en Big. et G
sabs (contrac, de
sàbes) devient sas: e sas qui ey ? Sais-tu
qui c'est P
sabé ; sm. — Savoir,
connaissance,
—

,

science. V. sabùt.

Jaméy sabé nou pèse, jamais savoir ne
pèse ; lou sabé que-s hè escoutà, la science
s'impose; ùmi de gran sabé, homme de
grand savoir, un sage.
sabé, sàbe ; v.
Avoir de la saveur,
du goût ; v. saple.
Aquére sauce nou sab à d'arré, cette sau¬
ce n'a aucune
saveur; lou bî que sab, le
vin est un peu aigre ; il a un goût de bois,
—

sabé-bibe ;
On

sm.

—

Savoir-vivre.

disant: que t'aprcnerèy lou sabé-bibe dou moùndç 1 Je
t'apprendrai comment on doit agir i
sabedé,-re ; adj. — Qui doit être su,
qu'on peut dire; qui est su, connu.
Qu'ey ue cause sabedére, c'est une chose
qu'il faut faire savoir.
sabedoù,-re ; adj. et s. — Qui sait, qui
est informé,-e.
sabé-ha,-hè ; sm. — Savoir-faire, adres¬
se
industrie
Amuche lou toû sabé-ha, montre ton
savoir-faire ; qu'a prou de sabé-ha, il a
menace

parfois

en

,

d'adresse.

assez

sabén, sapién,-te; adj.
Savant,-e, instruit, érudit.
sabé-nau ; s.
sens

—

et

s.

Petit savant, dans

—

un

ironique.

sabénce ; sf. — Information : abé sabénce, apprendre, être informé que. V.
sapiénce.
sabencè,-re. — C. sabedoù,-re.
sabentalhe, sapientalhe; sf. — Les
savants, en mauvaise part.
sabentamén, sapientamén ; adv. —

Savamment.

sabentàs, sapientàs,-se

; s. — Grand
très érudit ; peut se prendre en
mauvaise part, savantasse.
sabentise ; sf. — Erudition ; pédante¬

savant,

rie.

sabentòt,-é ;

s.

—

Petit savant,

assez

savant,-e.
Lou
assez

chin

savant,

qu'ey
assez

sabentòt, le petit est
instruit (pour son âge).

saberoùs,-e.
C. sabouroùs.
saberùc,-o (G.) ; adj. et s. — Qui
—

a

du

savoir

entendu,-e.
sàbi; adj. et s. des ?. g., bien
dise aussi au fém. sàbie, sàbio.

l'on
Sage,

que
—

prudent, savant, habile (Lit.).
Sabî, Sàubi ; n. p. m. — Savin. StSavin, évangélisateur des Pyrénées; un
village de Lavedan porte son nom. Dim.
Sabinét ,-nòt.

sabiamén ; adv.

—

Sagement.
31

�SABIE

482

SABOURÉN

—

sàbie ; sàubio (Big. G.) ; sf. — Sauge
(salvia, plante). La sauge officinale est aussi
appelée èrbe de tout mau; v. ce m.
sabién.
Forme de sapién.
sabiénce, sabiésse. — Formes de
sapiénee.
sàbi-gatoû (Az.) ; sm.— Sage Caton ( P) ;
c'était un recueil de maximes qui fut imité
par Ader.
sàbi-hò (Lav.) ; s. — Litt., sain d'esprit
et fol ; qui paraît être niais mais ne l'est
point ; on dit aussi sàbi-lòcou.
—

sabilét,-lòt ;

sm.

—

Petit sablu.

sablét ;
mstaneus,

sabliè.

(Lav.)
aubòs, pourrade.
sabiu ;
mince
troëne
En
une

sf.

—

conserve

,

qu'a de touts sablus, dans
y a des pousses de toute
tilhoùs coum û sablu, flexible

mate

ue

il

(prov.)

;

scion ; v. bencllh.
Sabler, saupoudrer de
sablà lous biès, sabler les allées.

et résistant comme un

sablà ;
sable ;

Rem.

de

et

v.

sablounà.

prononciation de sablà
dérivés, on appuie généralement

la labiale comme si elle était double :
sabblà, sabbloùs, etc.
sablà,-ade, sablère; s. — Sablière,
étendue de sable; las Lanes non soun qu'à
sur

gran
ce
se

sablà, les Landes (le département de

nom) sont une vaste étendue sablonneu¬
; terres e sablàs à d'arroùn, une succes¬

sion de terres et de sables.

sabladìs,-se,-dìu,-ibe

;

Sableux, sablonneux,-euse

;

adj. et s. —
sable mêlé de

terre.

sabladhl ;

sm. - — Grève de sable ; e.
pelade.
sabladiu,-ibe ; adj. — Qui contient du
sable, sableux,-euse, sablonneux.
sabladure ; sf. — Le sable, les sables ;

sablà;

c.

v.

savonneuse

sm.

sablassère ;

Gros sable, malpropre,
sf. — Sablière de gros

—

time. Cf.

sablà.

Eau

—

Sa

sabluà (B.-L.). — C. sablét, sablon.
Sàbo (G.) ; n. p. f. — La Save, rivière

N. de

Lasabe, Lassave.

p.

Sabord, t. de marine,
saboù (Clial.) ; sf. — Serpolet. Cf. surpoulet.
saboû.
V. sabloû, savon ; mercuriale,
réprimande, en style plaisant.
saboù; sf. — Saveur; odeur, arôme,
bouquet, parfum. V. sabte.
Las saboùs, les plantes d'assaisonnement1,
sabòr ; sm.

—

—

v.

sabures.

saboubiàna

(Az.)

sf.

;

—

Brebis à la

toison très fine.

saboulejà, saboulén. — V. sabourejà, sabourén plus usités.
saboulèn,-te (L.) ; adj. — Qui a un
goût, une saveur forts.
sabounà ;

v.

—

Savonner,

sabounade ; sf. — Savonnage ; eau de
savon; en style plaisant, réprimande, frollée ; v. saboû.
lia ue sabounade, passer le linge dans
eau
une
savonneuse ;
qu'a recebàt ue
bonne sabounade, il a entendu ses quatre
vérités; il a été sévèrement réprimandé;
on dit aussi dans ce cas: passà ue sabou.
nade.

sabounadéte,-dote ;
sf.
Légei
—
petit savonnage.
sabounàdje; sm. — Savonnage.

savonnage ;

sabounàyre,-e

adj.

;

—

Savonneur.

-euse.

sabounerie ; sf.
sabounéte ; sf.
la

saponaire

; v.

—
—

Savonnerie,

Savonnette ; nom de

saboû.

sabouniè,-re ;
sabounoÙS,-e ;

s.

—

adj.

Savonnier,-ère.
Savonneux,
—

-euse.

sablàyre,-e ; s. — Sableur,-euse, tireur
de sable; on dit aussi sabladoà (rare),
sàble, sàbble ; sm. — Sable.
Jctà sàble, jeter du lest; sàble aus oélhs,
du sable aux yeux; bî de sàble, vin récolté
dans la région maritime Landaise,
sablé, sabliè ; sm. — Sablier,
sablère,-ière; sablèyre (L.) ; sf. —
V. sablà

(2).
sablét, sabloû;

—

savonnage.

sabloùs,-e, sablùt,-ude; adj.

sable.

sablât,-ade. — C. sablà (2).
sablàu ; s. des g. — Le sable en quan¬
tité, en étendue : banc, grève, lande mari¬

;

blonneux, sableux,-euse.

sabladis.

sablàs;

de

C. sabloà.

—

sablounade, sabounade; sf.

Dans la

—

ses

—

nom

autrefois, le sablon était
utilisé pour des usages analogues, mêlé
souvent
à
la saponaire, appelée encore
sabbloû dous pràubes, savon des pauvres,

gasconne.

—

le

ordinaire

savon

au

sabloû parce que,

Asphodèle. Cf.

Scion, turion, pousse
et flexible ; arbrisseau des haies
le
; v. hust-biu.
sm.

souche

sorte

;

cep.

V. sablé.

—

— Sablière, pièce de char¬
pente. V. soie, padiàu; sablà.
sabline ; sf. — Sablon très fin.
sabloà, sabounà; v. — Savonner,
sabloû, saboû ; sm. — Savon ; on

Sa vin.

sabiràno

Bolet châtain (boletus

—

sablière ; sf.

sàbi-lòcou

(Az.) ; sm. — Habile mais
mal dégrossi ; v. sàbi-hò.
sabine,-néte ; sf. — Génévrier savinier
(Juniperus sabina, plante).
Sabine ; n. p. f. — Savine, femme de

sm.

champignon). V.

sm.

—

Sablon.

sabounùt,-ude; adj.

—

Qui

a

trop de

savon.

sabourà ;

v.

—

Savourer ; pour assai¬

saburà plus usité,
sabourdà; v. — Saborder,

sonner, v.

sabourejà ; v. — Avoir de l'odeur,
répandre du parfum ; être en sève.
sabourejàn,-te ; adj. — Qui a, qui
donne de la saveur ; qui embaume.
sabourén,-lén,-te; adj. — Odorant,-e.

�483

SABOURI

sabourî (Lav.) ; sm. — Plants
d'ognons
déjà bons à repiquer ; v. sebà.
sabouroùs, sabroùs,-e, sàbre,-e ;
adj. — Savoureux ,-euse, qui a bonne

sabourousamén ; adv.

—

Savoureuse,

ment.

saboui're ;
fait ricocher

sf.

Galet plut que l'on
l'eau ; v. arrebòt.

sur

—

saboutì (H.-Big.). — C.
s'egoutì.
sabrà ; v. — Sabrer ; faire vite et mal
travail ;

biffer

largement,

sans

discer¬

nement.

sabràdje,-ade ; s. — Action de sabrer,
sabrage ; mauvais travail; les sabres,
sabralhe ; sf. — Tas de vieux sabres
sabras ; sm. — Grand sabre.

sabràyre,-e;
;

sabouroùs.

Il

et

s.

ouvrier,-ère
sàbre,-e ; adj.

-euse

peu
—

existe

adj. — Sabreur,
soigneux.
Savoureux,-euse ; v.
une

nuance

entre

sabre et sabouroùs; sàbre signifie surtout
franc de goût et bon ; pâ sàbre, car sàbre,
bon pain, bonne viande, qui ont bonne
saveur.

sàbre ;

sm. — Sabre ; glaïeul commun ;
germanique ; v. plambe.
Bouque en cop de sàbre, bouche très
large; cop de sàbre à l'aygue, coup de
sabre dans l'eau, chose' inopérante ; tribalhà à cops de sàbres, mal travailler ;
quoun parlabe qu'aberén dit que tirabe
cops de sàbres, on aurait dit, quand il parlait, qu'il voulait tout pourfendre.
sabrejà ; v. — Donner des coups de
sabre ; sabrenasser.
sabrejàyre. — Fréq. de sabràyre.
sabròt; sm. — Petit sabre. Super-dini.
sabrilhòt, sabroutòt,-tét,-ioû.
sabròt.
C. chabròt; v. goudale.

iris

—

sabroùs.

V. sabouroùs.

—

sabroutét,-tòt.

—

—

—

avoir plus de bouche,

; s'en aller sans attendre sou resie ;
lia courre lou sac, mendier ;
n'èy pas mey

qu'à gahà lou sac e lou bastoû, il ne me
plus qu'à aller mendier, prendre la
besace et le bâton ; abé û sac de
malices,
être méchant, malin ; abé sac, avoir un
vaste estomac; sac traucàt, sac
percé, pro¬
digue, comme en fr., panier percé; lou eu
dou sac, le fond du sac; préne lou sac,
partir au régiment ; n'a pas arré mey au
sac, il est à la lin; il n'a plus rien à dire;
boeytà lou sac, tout dire, avouer; nou
decha que lou sac e las quilhes, dépouiller ;
qu'ey dou medich sac, c'est du même
acabit, de la même mouture; abé lou sac,
avoir de l'argent, être gardien, héritier
d'une fortune; se dit aussi d'une fille
qui
a fauté et
qui est enceinte; pleù-s lou sac,
s'empiffrer ; leujè, leste coum û sac de
claus, leste comme un sac de clous, c'està-dire pas du tout ; droumi sus û sac de
cabilhes, dormir sur un sac de chevilles,
n'être pas à l'aise, avoir des soucis; abé
ù sac de proucès, avoir de nombreux
pro¬
cès ; préne-s lou sac et las
quilhes, comme
en fr., ses cliques et ses claques, s'en
aller;
v. desfouralhà ; premùt, prestlt coum û sac
de. sau, tassé comme un sac de sel; se dit,
au fig., d'un ragot, d'une
ragote; abé-n û
sac, avoir beaucoup, en quantité, être très
bête; saoul, etc. ; û sac de pus, un sac de
puces, des soucis.
sac, sacàt, chac; sm. — Piqûre, coup
d'aiguillon.
Hè anà à sacs e à macs (Az.), battre com¬
me plâtre.
sacà.
C. chacà, piquer,
sacà ; v. — Sasser ; v. ensacà.
sac-à-cu ; s. des 2 g. — Personne im¬
portune (trivial),
sacadà ; v. — Saccader,
sacade ; sf. — Sachée ; v. sacàt.
sacadé,-re; adj. — Qui donne des
reste

saburà, assaburà; v. — Mettre les
sabures; donner de la saveur.
saburàdje; sm. ; sabures; sf. pl. —

sacàts.

Herbes, épices pour l'assaisonnement,
saburét; sm. — Savouret.

ner.

sabùt ;

Su, connaissance qu'on
a de
quelque chose; au sabùt de touts, à la
connaissance de tous ; tribalhà sus lou
sabùt, travailler en connaissance de cause.
Part. pas. du v. sabé, savoir; à die
sabùt, à jour fixé d'avance; les avis dé¬
crets, etc. de l'autorité débutaient, autre¬
fois, par la formule : cause sabude sie, que
sm.

—

—

chacun sache que.
sac ;

sm.

-—

Sac

;

mesure

de capacité

valant 4 mesures pour les grains, soit un
hectolitre environ; le sac de sel contient,

actuellement,
contenait

20

kilos de marchandise; il

autrefois 5
sorte de

counquétes; v. au
capuchon ossalois de
capule; besace; v. biacr. sàrpo,
style plaisant, l'estomac.

mesure ;

femme;
sarroû;

Abé mey

de gule que de
plus d'avidité
que de panse, de pouvoir d'absorption ;
à
plegà
miey sac, plier à mi-sac, être

sac,

—

V. sabròt.

sabtà.
Autre graphie de saptà.
sabùc (G.). — C. saliùc, sureau,
sabudamén ; adv. •— Sciemment,

mot

SACAS

modéré

saveur.

un

Loc. div.

—

v.
en

sacadejà

;

v.

Secouer;

—

aiguillon¬

sacadjà; v. — Saccager; v. balsacà.
sacadjàn,-te, sacadjàyre,-e ; s. —
Saccageur,-euse.
sacàdje ; sm. — Saccage, pillage, des¬
truction,
sacamalà.
sacamàn ;

—

C. chacamalà.

sm.

—

Brigand,

pillard,

chenapan, triste sire.

sacamandejà

; v.

détruire, saccager.
sacamane ;
sf.

—

—

Faire le sacamàn

Pillage,

;

saccage

(vieux).
sacamanderie ;

sf.

—

Les sacamàns,

acte de sacamàn.

sacarie, saquerie ; sf.
sacàs,-se ; s. — Grand

—

Sacherie.
vilain sac.

sac,

�SACAT

—

SADOURNI

484

sacàt,-ade ; s. — Coup de pointe ; se¬
saccade; v. chacàt, segoutide.
sacatàs ; sm. — Grand, vilain sac.
sac casé
(M4.) ; sm. — Sac pour porter
les fromages. Cf. casère.
sacerdoce,-ci ; sm. — Sacerdoce,
sacerdot; sm. — Prêtre (vieux),
sacerdoutàu; adj. des 2 g. — Sacer
cousse,

dotal,-e.

sacietàt; sf.
sacole ; sf.
Au

fìg.,

Satiété,
Sacoche ; grande besace
ventrue. N. de p.

—

■—

personne

sacòt

(Os.) ; sm. — Capulet, capuchon
femme; v. capule, sac.
sacòt, sacoÛ,-ote; s. — Besace; petit
sac ; v. saquét.

de

sacoulàs ; sm.

Grand et vilain
—
Qui porte le

sacoulè,-re ; s.
mendiant,-e ; personne qui
poches bourrées.

sacoulejà,-tejà ;
la

sac

—

v.

—

besace ;

a

sac ;

toujours les

Colporter le

sac,

économiser, remplir son sac,
en style
plaisant, avoir les poches bourrées ;
sasser ; v. ensacà.
sacoulère,-tère ; sf. — Les sacs en

quantité.
sacoulét,-lòt,-tét,-tìn,-tòt,-e ; s. —
Petit sac, petite besace ; petit capuchon ; en
style plaisant, se dit d'un petit enfant
replet.
sacoutalhe ; sf. — Tas de mauvais sacs ;
c,

sacoulère.

sacoutàs.

sacoutejà.
sacoutét.
sacrà ; v.

—

C. sacoulàs.

—
—

C. sacoulejà.
V. sacoulét.

—
Sacrer ; jurer, blasphé¬
jurà, sacrejà, arnegà.
sacrabiu ; sm. — Juron, sacrebleu ; le
juron est renforcé par sacarrabiu ; v. sàcre.
sacramén, segramén ; sm. — Sacre¬

mer

; v.

ment;

sacre,

consécration.

sacramentadoù ;

sm.

Celui

—

qui

administre les sacrements.

sacramentalamén ; adv.
mentalement.
sacramentàri ; s. des 2 g.
mentaire.

sacramentàt,-ade

;

s.

—

—

—

Qui

Sacra-

Sacra

usité

est

injure; sàcre porc, sàcre
jure, en Lav., par sacres e
Minjà courn
ù sàcre, dévorer,
sacrejà ; v. — Sacrer, jurer, maugréer.
sacrejàyre,-e ; s. — Qui sacre, jure.
sacresta,-tià, secrestâ,-tine ;* s. —
Sacristain,-tine.
sacrestie, sacristie, segrestanie ;
canalhe;

reçu

sf.

Sacristie.

—

sacrifià,-ficà; v. — Sacrifier; sacri¬
fias, se sacrifier.
sacrifiàble,-e; adj. — Qui peut, doil
être sacrifié, abandonné,-e.
sacrificacioû ; sf. — Immolation.

sacri£icadoù,-toù

;

sm.

—

Sacrifica¬

teur.

sacrifici ; sm. — Sacrifice ; abandon ;
privation.
Qu'en hèy lou sacrifici, j'abandonne
tout; lous maynàts que l'an coustàt hère
de sacrificis, les enfants lui ont coûté beau¬
coup de privations.
sacrilèdje ; sm. — Sacrilège.
sacrilèdje,-e ; adj. — Sacrilège,
sacripàn ; sm. — Sacripant ; le t. est
parfois pris sur le Ion plaisant, comme
polisson en îr.
sacripandàs,-tàs ; sm. -— Grand sacri¬

pant.

sacripandejà

;

pant, vagabonder

;

v. — Vivre en sacri¬
polissonner.
sacripanderie ; sf. — Acte de sacri¬
pant ; espièglerie.
sacripandét,-dòt,-e ; s. — Petit sacri¬
pant, polisson,-ne, espiègle,

sacristâ.
V. sacreslà.
sàcto 'B.-L.). — Forme de sapte.
sacule (L.) ; sm. — Personnage
—

des
cortèges carnavalesques sur l'origine du¬
quel on n'est pas lixé ; dans la région de
Capbrelon, le t. a la signilication de avide,
goulu, avare. Le sobriquet de s acules est
appliqué aux gens de plusieurs communes :
Y gos, Rey longue, etc. Dans les promena¬
deau

le sacrement, les sacrements.

sacramentàu; adj. des 2 g. — Sacra¬
mentel,-le.
sacràri, segràri ; sm. — Sanctuaire
(vieux).
Loi1 segràri, à Bielle d'Ossau, était la
salle, qui existe toujours, où étaient con¬
servées les archives de la Vallée ; elle se
trouve au-dessus de la sacristie de l'église.
sacrât; segràt (L.) ; sm. — Cimetière;
v.
treyàu, cemilèri, salade (2).
sacrât,-ade; adj. — Sacré,-e, inviola¬
ble, consacré.
sàcre ; sm. — Sacre,
sàcre (M4.) ; sm. — Faucon sacre :
oiseau de proie en général; par anal., che¬
napan ; le t. est usité aussi comme juron
et précède, le plus souvent, un substantif
;
sàcrebiu, sàcre bibàn; de même quand il

011

boùlres! Faucons et vautours!

des de
a

comme

carnaval, les sacules dansent

un ron¬

particulier. V. carnnbal.

Sadirac.

—

Commune

des

figure dans le dicton suivant

B.-P.

qui

:

Taroû, Haroâ, Balirac, Sadirac,
Quoàte coumunes en û sac.
Taron, Haron, Balirac, Sadirac, quatre
communes

dans

un

même

sac :

elles sont,

effet, limitrophes, mais le dicton, com¬
me
beaucoup d'autres, peut prendre des
sens différents, surtout malicieux.
sadourà, assadourà ; v. — Rassasier,
en

repaître; fatiguer, dégoûter; sadourà-s, se
v. arregoulà, hartà, pieu, engui-

rassasier;
berà.

Sadoùt

coum

pourceau.
Sadournî ;
Si Saturnin,
lisa la Bigorre,

dédiées.

û bitoû, repu comme un

p. m. — Saturnin.
évêque de Toulouse, évangioù plusieurs églises lui sont

n.

�485

SADOUT

sadoilt,-e,-re

;

adj.

—

Saoul, rassasié,

sadoutét,-tòt,-rét,-ròt; adj.

—

Dim.

sadoàt; satisfait.
sadurà

(As.). — C. sadourà.
safaroùs,-o (Lav.) ; adj. et s.

—

Sale,

souillé ,-e ; v. lour.

safarouteyà (Lav.)
ler; safarouteyà-se,

se

; v.

—

Salir, souil¬

salir,

safi ; sm. — Saphir,
safrâ ; sm. — Safran
lète d'abor;

(plante) ; v. briudésigne aussi le crocus mulli-

fidus.
Passà

lou

sajrà, faire une remontrance,
fr., donner un savon.
safranà ; v. — Safraner ; coque, safranade, gâteau safrané.
safraniu,-ibe ; adj. — De couleur
safran; qui ressemble au safran.
sàfre,-o (S.-E. du G.) ; s. et adj. —
Safre, goulu ,-e.
sagaçamén ; adv. — Sagacement.
comme en

*

sagàce,-e ; adj. — Sagace.
sagacitàt; sf. — Sagacité,
sagàlh (Lom.) ; sm. — Bruit dont on
ne
distingue pas la nature ; bruissement,
sagane ; sf. —.Effrontée, t. de mépris,
sagatà. — C. chagatà, eschagatà; a
signifié aussi poindre, percer.
sàge ou sàje,-e ; adj. — Sage; sensé,-e,
posé, circonspect, raisonnable, soumis ;
vertueux,-euse, pudique. N. de p. Sage,
Sagé. Dim. sajoulét,-lòt,-lìn,-e.
Lou qui hè coum bet à ha, n'ey pas ni
hàu ni. sàge, celui qui imite son voisin
n'est ni fou ni sage (prov.) ; qu'ey sàge
quoan pot, il est sage quand il peut, dit-on
d'un folâtre, ce qui veut dire pas souvent.
sàge,-e ; s. — Sage, prudent,-e; in&amp;
truit ; v.

sàbi.

sagelà,-rà

;

v.

—

Sceller,

cacheter;

apposer un sceau.

Escriut
autrefois

sageràt, pli scellé. On appellail
blanc-sageràl un parchemin, un
papier où l'on avait appliqué le sceau en
le laissant en blanc (seing).
sageladoù,-radoù; sm. — Scelleur ;
garde du sceau.
sagemén ; adv. — Sagement,
sagésse ; sf. — Sagesse, conduite sage,
prudence, raison; soumission,
docilité,
habitudes paisibles de l'enfant; modestie,
chasteté d'une femme, pudeur; discerne¬
ment.

Paraules de sagésse, paroles de raison, de
prudence, bons conseils.
sagét, sajoutét,-òt,-lòt,-e ; adj. —
Assez sage, bien sage; se dit surtout des
enfants. N. de p. Saget, Sajou.
sagèt, sajèt ; sm. — Sceau ; sagèl
coumû, sceau communal; aujourd'hui, on
francise et l'on dit lou seò, lou siò.
Par

sagéte; sf. — Sagette, flèche. Nom
pic des H.-P. la sayéto.
Sagitàri ; sm. — Sagittaire,
sagnà. — V. sangnà.
sagorre. — Dans cette expr. : courre
sagorre e magorre, à laquelle on ajoute par¬
fois e lou moun-de-Marsàn, courir « sagor¬
re et magorre »
et Mont-de-Marsan, courir
les mauvais lieux, vagabonder.
Sagorre e Magorre, employés sans le ver¬
be courir, signifient assemblage de gens de
tout acabit, racaille, les gens de mauvaise
vie, souteneurs et prostituées ; tout acò,
qu'ey sagorre e magorre, tout cela c'est
de la ribaudaille ; v. magòrro et conf. avec
gourrl. Dans le livre de raison (1660) de
Fortis Palosse, on lit qu'une Dame de
Beaufort fut délivrée de « quatre méchants
esprits qui se nommaient: Mâ, Bot, Magot
d'un

repu,-e.
de

S AJOUT A

—

anal., séton vétérinaire;

sagetà ; v. -— Sagetter.
sagetamén ; adv. —
l'air d'un petit sage.

v.

sedoû.

Sagement,

de

Mahum

et

».

sagòrro (H.-A.)
cile, ganache.
sagourrejà ; v.

; s.

des

2 g.

•—

Imbé¬

Hanter les mauvais
de sabrenasser.
sagramén. — Forme de sacramén.
sagrunàdo (G.) ; sf. — Saugrenée,
ragoût.
saguilhà, saguilhe (As.).'— Corrup.
de saligà, saligue.

lieux ;

usité aussi

sahùc,

—

au sens

sahuquè,

saiic,

sambùc;

sauhùc, souüc (L.) ; chauquè (V.-B.
Big. G.) ; sm. — Sureau (sambucus vigra,
plante). N. de p. Sahuc, Sahuguet. Cf.
sencoè,

esc heu.

sahuquè ; sm. — Touffe de sureau,
sahuquère ; sf. — Lieu couvert de
sureaux.

sahuquét,-côt ;

sm.

Petit plant de

—

sureau.

saï,

sayî-dous ;
non cuits :
.ixonge ; par extension, en style farnil
embonpoint ; abé sayî, être gras à lard ;
per sen Martin, lou porc que hc sajin, à la
St Martin, le porc fait du lard (prov. lan¬
dais) et l'on ajoute : enlà Nadàu que grèche
lou toupln, à la Noël, il graisse le pot h
sm.

—

sayî ;

sajin

(L.)

;

Saindoux, graisse, lard

soupe.

saï, sajî,-ine; adj. ■— Gras,-se à lard;
prend aussi le sens de repu ; v. sàsi.
sajà. — C. assajà, essajà et dérivés.
sàje,-e.
Autre graphie de sàge.
sa je ;
sf. — Essai, expérience ; da
sajes, donner à l'essai.
sajét, sajòt, sajoulét,-lìn,-lòt, sajoutét,-e ; adj. et s. — Docile, assez sagi;,
bien sage ; petit sage.
sajèt. — Autre graphie de sagèt.
sajété; sf. —- Etoffe de laine, bure fine
sajinà (G.). — Fréq. de sajà.
sajoulét,-lòt,-lìn,-e; adj. — Bien sage,
assez sage, en parlant des enfants ; v. sagét.
sajoutà,-tejà. — Fréq. de sajà, avec
sens
d'amoindrissement:
conviction, tâcher.
un

essayer

sans

�SALA

SALÈYS

—

486

salà; v. — Saler; en style famil., sur¬
salà-s, se bien servir, en style plai¬

la

sant.

salàri ;

Salà lou porc, mettre la viande du
porc
gras à saler ; péch salât, poisson salé ; lou

repèch qu'ère salât, le festin était cher.
salabanà (B.-L.) ; v. — Faire des sala
bànos.

salabandràn,-e (L.) ; s. — Dépenail
lé,-e, désordonné, souillon, personne de
tenue très négligée. Cf. charramangaie,
pelhoundre.
salabàno (B.-L.) ; sf. — Assemblage de
gerbes, meule de gerbes, gerbière. V. ciarbe, méde.
salabantène.
C. sarabanténe.
salabarde (Os.) ; sf. — Cynorhodon,
—

fruit de

l'églantier, gratte-cul;

v. gabardâ.
Grosse salade,
salade, saliade; sf.
Eau salée pour

saladasse ; sf.

—

—

la

conserve

de certains aliments.

salade ; sf.

Salade, en général toute
à servir de salade dans un
repas : chicorée, laitue, etc. ; nom donné,
autrefois,
aux
fourches patibulaires. On
appelait la salade, à Pau, le lieu où étaient
enterrés les suppliciés et quand on criait :
A la salade. ! cela signifiait : à la voirie !
Le chemin de la Salade, à Pau, conduit à
herbe

—

propre

l'ancien cimetière des

suppliciés.
salade n'ey jaméy trop

Carte, hemne e
biroalade, carte, femme et salade ne sont
jamais assez battues, fatiguées (die.).
sala dé ; sm. ■— Saloir: méte au saladé,
mettre au saloir, à saler ; en style plaisant
se
dit aussi de quelqu'un qui n'est plus
bon à rien ; n'ey pas bon qu'entàu saladé.
saladé,-re; adj. — Qui est à saler, qui
peut, doit être salé,-e, mis dans le sel.
saladére; sf. — Action de saler en
grand, les conserves de viande, par ex.
saladère ;
sf. — Oseille commune
{rumex acetosa, plante) ; en certains 1. on
dit plutôt binéte.
saladeroû
v

;

sm.

Patience

—

sauvage •

arradiét.

saladiè ;

sm.

—

Saladier;

saladiè,-re; adj. et

s.

—

v.

salé.

Salaire

—

; v.
s.

soutade.
—

salariat.

Salarié,-e;

salarisà ;

v. — Donner un salaire, ré¬
(rare et vieux),
salasoû, salesoû; sf.
Salaison,
salage.
salasse; sf.
Grande salle, avec un
sens péjor.
salât; sm.
Salé, les salaisons et.
aussi, la viandd salée et eu île à la graisse pour
la conserve; v. enclabetàt, trebùc,
counjit.
salaté (As. Bar.). — C. saladé.
salatòri ; sm. — Salage; v. saladére;
lieu où se fait le salage ; v. saladé.
salàyre,-e; s. — Saleur,-euse.
Salbàt ; n. p. m. — Sauvé ? Nom assez
porté dans la G.-M. et en Chalosse.
sàlbe ; sm. — Salve,
prière adressée
généralement à la Vierge Marie, qui n'était
pas d'ordinaire la Salutation Angélique; il
y en avait un peu pour toutes les circons¬
tances et chacun en savait une
qu'il préfé¬
rait, naturellement, aux autres. Un très
grand nombre de textes a été publié,

tribuer

—

—

—

salbe ; sf.

sale; sf.

Salve.

—

Salle; autrefois, domaine,
châtellenie, maison seigneuriale fortifiée.
N. de p. Salle, Salles, Lasalle, Sallenave,
Salanouve. Saladebat, Salabert.
sale (L.) ; sf. — Assiette creuse. Cf.
—

platét, calote.
sale (Chai.) ; sf. — Espèce de sauce au
blanc dans laquelle on a mis certaines »

vin

parties du porc frais (mousseròts).
sàle,-e; adj. — Sale, malpropre; v.
pipàut, lour, calhét, cascàn, bardouch.
Sale courn û piénti, sale comme un
peigne.
salé (Or. L.") ; sm. — Ecuelle assez
grande, plat creux. V. couch, cousseyàu.
escudèle. tarrh; plat, grasale.
salejà (L.) ; v. — Remuer, se mouvoir
rhythmiquement ; s'agiter en divers sens ;
au

fig., émouvoir.

saleje (L.)

sf.

;

Mouvement

—

;

action

de mouvoir.

saladieràt ;

sm. — Un plein saladier,
salàdje; sm. — Salage, salaison.
saladoù,-re. — C. salàyre, saleur, et c.
saladé, saloir. N. de p. Saladon.
saladoure ; sf. — Saloir, réserve, res¬
serre où l'on garde le salé ; v. saladé.
saladure ; sf. — Salure, salaison ; ce
qu'il faut de sel pour assaisonner ; v. sala¬

dére.

salamandre ;

esgripi.
salamén; adv.
salamén ;

sm.

salariât,-ade; adj. et

Friand,-c dp

salade.

de pâte durcie, on en relève le
goût de
broje, etc. Cf. salie.

ou

payer ;

sf.
—

—

Salamandre

;

v

Salement,

Salage (rare),
salargue, salurgue, saliade ; sf. :
salùrmi (01.) ; s. des 2 g. — Ecume que
l'on enlève de la graisse en ébullition dans
laquelle on fait cuire la viande salée pour
la conserve ; on en fait des tartines de pain
sm.

—

-

saleràt,-ade

;

contenance d'un

s.

saleràyre,-e ;
cant

Un plein

—

salé, la

sale.
s.

—

Marchand,-e, fabri¬

de sales et de salés.

salère ; sf.

—

Terrine de grande taille.

Cf. terisse.

saleròt,-e ; s. — Petit sale, petite sali
Salesoû; sf. — Salaison,
saletàt; sf. — Saleté; souillon. V.
pipautè, belanie, 'ourdère, pourcarie.
saléte,-lote ; sf. — Petite sale. N. de p.
Salette, Lassalette.
saletÒt,-e ; adj. et
saloupét,-e plus usités.

s.

—

Salette

Petit,-c sale;

v.

(Arnaud de). — Traducteur
(i54o ?-i5g5 ?).
Salèys ; n. p. m. — Ruisseau qui tra¬
verse Salies-de-Béarn. Cf. avec salejà.
des Psaumes, en béarnais

�487

SALHAN

salhàn, salhén,-te; adj. et s. — Sail¬
lant,-e ; chose qui fait saillie.
salhét (Lav.) ; salhéyt ; sm. — Berge
couverte de végétation ; en Lav., petit bois
d'essences minces. Lespy dit que c'est une
grève couverte d'osiers1, une saussaie le
long d'un cours d'eau, un îlot au milieu
d'un cours d'eau; en B., on l'appelle au¬
jourd'hui saligà, saligue. En Dauphinois,
salhàs signifie berge, rive.
salhi ; v.
Saillir, jaillir ; sortir, s'en
—

aller ; v.
cer, en

sourtl ; couvrir

une

femelle

; avan¬

parlant d'un bâtiment, d'une

mou¬

lure, etc.
salhide ; sf. — Sortie ; action de sortir ;
issue; saillie, avancement.; saut de l'étalon,

général.
Maysoû à dues salhides, maison avec deux
issues; qu'a lous os en salhide, ses os font
saillie ; pagà la salhide, payer la saillie (de
t.

saligade

; sf. — Saussaie d'une certaine
le saligà, la saligue ne sont que
des bosquets qui poussent spontanément
soit dans les flots au milieu de cours d'eau,
soit sur certaines parties des berges
dont le
sol leur est propice ; toutefois, le saligàt
est plus petit que la saligue et celle-ci l'est
plus que la saligade; v. salhéyt.
saliguè,-igue ; s. — Saule, osier, t.
général pour désigner les différents arbris¬
seaux du
genre salix; v. saussarè, blmi,
étendue ;

aubà.

salin

(L.) ; sm. — Saloir; v. salé.
saline,-lie; sf. — Saline.
salinè,-re ; s.
Saunier,-ère ; v. saliè.
saliòt (L.) ; sm. — Coffre pour le sel ;
placé sous la cheminée, il sert de siège. V.
saliè (i), souquét.
salioùs,-e; adj. — Qui est de la sau¬
—

mure.

la jument).
Rem.
Un t.

spécial désigne la saillie
pour chaque espèce :
berrl pour verrat,
taurí pour le taureau, etc.
salhidére ; adj. f. — Femelle en état
—

de recevoir le mâle.

salhidoù ;

adj. et

sm.

—

Etalon

en

service.

sali;
se

v.

—

Salir, souiller, gâter; sall-s,
soulhà, lourdejà, cas-

salir, s'avilir ; v.

cantejà; que s'ey salit tout, il s'est sali
complètement, tout à fait.
saliade (Or.). — G. salargue; en Chai.,
on appelle saliagues les effondrilles restant
après la cuisson du confit.
salibà, salibe. — C. chalibà, chalibe.
salibàlh; sm. — Salive épaisse,
salicòr; sm. — Salicorne (plante1),
C. saline et salargue.
salie.
saliè ; s. — Salière, sac à sel ; saloir; v.
salé, saliòt, souquét.
Saliè,-re; adj. et s. — Qui est de
Salies, citoyen,-ne de Salies.
saliè,-re; adj. — Qui est du sel, se
rapporte au sel; marchandée de sel, sau¬
nier. On a conservé le nom de camî. saliè,
chemin pour le sel, à diverses voies que
l'on empruntait autrefois pour se rendre
aux lieux de production ou de vente du sel
—

Il existait à Rome

salière; sf.

une

via salaria. V.

sau.

Boîte à sel;

saunière,
salière. Cf. coup saliè; soupière en certains
1. gascons ; v. salé ; creux que l'on observe
au-dessus des yeux des chevaux, des clavi¬
cules, des seins, etc.
Salies ; n. p. — Salies-de-Béarn, Saliesdu-Salat, communes où se trouvent des
sources salées et des fonderies de sel ali¬
—

mentaire. C'est avec le sel
Béarn
que
sont préparés
fameux dits de

de

Salies-de-

les

jambons

Bayonne, parce que c'est à

Bayonne surtout que se tiennent les grands
marchés de ce produit que l'on y apporte
de toute la partie ouest du Béarn, de la
Chalosse et du Pays basque.

saligà,-gàt, saligue ; s. — Saussaie,
oseraie ; v. salhéyt, saussaréde.

SALOUPERIE

—

à

salissàn,-én,-te ; adj. — Salissant,-e.
Salles (Isidore). — Poète Gascon, né
Sle-Marie-de-Gosse (Landes), 1831-1900.
sàlme.
Forme phonétique de psàl—

me, psaume,

salmis; sm. — Salmis, sorte de ragoût
salmoû, saumoû; sm. — Saumon
(poisson).
salòp,-e; s. — Malpropre, sale; person
ne
dégoûtante, vicieuse; salaud; t. bas,
grossier; v. salowtrè, cascàn, pipàut.
salopamén.
C. saloupamén.
saloû ; sm. — Salon,
salounà ; v. — Tenir salon, fréquenter
—

les salons.

salounalhe ; sf. — Les gens qui fré¬
quentent les salons, dans un sens péjor.
salounàt,-ade ; s. — Un plein salon.
salounét,-nòt; sm. — Petit salon.
salouniè,-re ; s. — Qui tient un salon ;
qui fréquente les salons.

saloupà ; v. — Saloper, sabrenasser ; v.
saloupl; mastmicà, sabatà.
saloupade ; sf. -— Chose salopée, pro¬
pos, conte grossiers, obscènes.
saloupamén ; adv. — Salopement.
saloupance ; sf. — Saleté ; v. salouparie, plus usité.
salouparie,-perie ; sf. — Saloperie,
grande saleté ; propos ordurier ; mauvais
procédé, mauvais tour joué, grossièreté;
les saligauds, le rebut de la société.
saloupàs,-se. — Augm. péjor. de
salòp,-e.
saloupassejà. — Fréq. augm. de
saloupà.
saloupàyre,-e; adj. et s. — Sabre
nas,-se; v. mastòc, pipàut.
saloupè ; sm. — Saleté, impureté ; que
y a saloupès à Vaygue, il y a des saletés,
des impuretés, sur, dans cette eau; les sali¬
gauds. les gens de mauvaise vie, la truandaille ; usité comme interj. : Ah ! saloupè I
Ah ! saleté 1

saloupejà ;
salouperie.

v.

—

—

Salir

;

sabrenasser.

V. salouparie.

�SALOUPËT

SANAMÉN

—

saloupét,-pòt,-e

; s.

—

petite salope.

488
Petit saligaud,

saloupéte ; sf. -— Salopette, pantalon,
saloupi; v. — Salir, souiller; au fig.,
noircir une réputalion ;
saloupi-s, se salir.
V. ensalou.pl.
saloupis. — C. saloupè.
saloutè (Lav.) ; sm. — Vase à sel ; v.

cœur, une secousse ; ha samboutl la
que, secouer la barrique.

samboutit,-ide ; s,
Secousse ; v.
esirèyte, samblòt.
Samboutìt de pòu, secousse, tressaille¬
ment violent causé
par la peur ; lou car
que-m da samboutides, le char me secoue.
sambùc,-buquè, samburle.
C.
—

—

sale, salière.

sahùc.

saloutè,-ro (Lav.); adj. •— Qui aime le
sel ; cràbo saloutèro, chèvre friande de sel.
saloùtre; saloutrè,-re (As.); adj. —
Sale, souillon, saligaud,-e ; v. salòp.
saloutrè,-trìs (As.). — C. saloupè,
salouperie.
saloutrejà ; v. — Salir ; c. saloupejà.
salseparèlhe ; sf. — Salsepareille
(plante).

sambucà,-què ; sm.
beaucoup de sureaux.

salubramén ; adv.

-

salùbre,-e; adj.

Salubre.

—

Salubrement.

salubritàt ; sf. — Salubrité,
saludà ; v. — Saluer; saludà-s, se saluer,
saludade ; sf. — Saluade, salutation.

saludàyre,-e

— Salueur,-euse.
Salure,
salurgue. — C. salargue; Fonde ville
dit las salurgues pour les poissons salés.
salùt ; sm.
Salut, action de saluer ;
félicité éternelle, conservation ; profit, uti¬
lité ; usité parfois au sens de santé.
Qu'a hèyt û gran salùt, il a fait un grand
salut ; relusà lou salùt, refuser de saluer
quelqu'un qui vous a déjà salué, affront
sanglant; gagnà-s lou salùt, gagner le ciel ;
que débi lou salùt à d'aquét secours, je dois
mon salut, ma vie à ce secours. Une source
de Bagnères-de-Big. s'appelle Salut.
salutacioû; sf.
Salutation, saluade.

salure ; sf.

;

adj.

—

—

—

est

salutàri,-ie ; adj. — Salutaire; salutàri
gouvent usité dans les deux genres.

salutarimén.-riamén

;

adv.

—

Salu-

; sm.

—

Coup

ta i remen t.

la

tête;

;

samàt (Lav.)

v.

samaràco

caboussade.
(At-m.) ; samarice.

(',.

samaroque.

samari-s;

v. .— Se carier, en parlant
bois; par anal., se dit quelquefois en
parlant des personnes qu'un mal ronge,
samaride; sf. — Carie du bois,
samaroque ; sf. — Branche morte. Cf.

du

samarh V. sargue,

garralhe.
(N.-E. des L.) ; sf. — Sao de
berger; v. sarroùn, simarre.
samàu.
V. semàu plus usité; à
Salies-de-Béarn, vase en bois de r)2 litres
usité autrefois pour l'eau salée.
sambiu ou sang-biu; interj. — Sangvif, palsambleu, sorte de jurement ; on le
modifie à son gré et l'on dit aussi sambrlu,
avec

samarre

—

biéulos.
samblòt

sam

v.

(G.);

sm.

—

Cahot,

secousse;

samboutit.

samboutì,
-blouti ;

v.

sambutit
sambutit.

samià;
semer,

(B.-L.)
—

—

sang-boutì,
Secouer;

v.

senibouti,
segouti, estre-

mentl.

Ttecébe û samboulit, recevoir

un

coup au

Lieu où il y a

;

sm.

—

—

C.

sa-

Sanglot,

C. sainboutlt.

samoà

et dérivés.

(G.).

—

C.

semià,

sampà, sompà; adv. — Peut-être,
probablement ; contraction probable de
se-m paréch
qui a dû d'abord être ; se-m
par, sans doute. B'arribarà, sampà ? 11
viendra bien, sans doute P
Sampà bo pas
dise o, peut-être ne veut pas
dire oui ;
qu'a mancàt lou trî, sampà, il a manqué le
train, probablement. En Lav., on dit aussi
sampàri.
sampougne,-lhe, sampoyne; sf. —
Sourdeline, espèce de musette; v. sansoyne,
soumsayne; au fig., personne obèse.
sampoulhà-s (As.) ; v. — Se gonfler,
en parlant de la
peau, former une ampoule.
sampoulhe (As.) ; sf. — Ampoule,
échauboulure, cloque ; v. sampougne, bouchorle.

sampoyne,-soyne. — C. sampougne.
samsi-s (L.) ; soumsi ; v. — Se plain¬

dre,

les larmes aux yeux ;
frissonner, être saisi ;
en G.-M.,
aussi, imbiber, tomber à l'eau
et couler à fond;
aquet qu'es samsit, celuilà est noyé, « fichu ». V. choupl.
samside ; sf.
Saisissement par la
peur, l'émotion; action de couler à fond,
samucà.
C. chamucà, sangloter,
samsoyne. — C. sampougne.
san,-e (L.) ; san, sàne,-o (G.). — C.
sa, sane, sain,-e.
san(t), santé, sén,-te; adj. et s. —
Saint,-e ; béni,-le; élu de Dieu.
San et sén paraissent avoir été, de tout
temps, employés indifféremment ; on trou¬
ve,
en effet,
les deux formes dans les
mêmes textes, dans les Bécits d'Histoire
Sainte, réédités par V. Lespv, notamment,
et qui sont du XVe siècle. Aujourd'hui, la
forme sén, sente prévaut généralement, on
dit sén Pè, sénte Marie, sén Grat, mais on
continue à dire di.bés san, vendredi saint,
Toussans, Toussaint et l'on dit indifférem¬
ment santamén et sentamén, santetàt, sentetàt, etc. V. à sén pour les noms de saints.
sanà, sani; v. — Sanificr, guérir;
sani-s, se guérir ; v. assani.
sanadoù,-re, sanàyre,-e; s. — Gué¬
risseur,-euse ; v. mèdje, prcgandàyre. N.
de p. Sanadon.
sanamén ; adv. — Sainement.

geindre

trembler

de

avec

peur,

—

—

—

sambucà; sambutì (B.-L.).
mucà, sangloter,

—

samacàp
sur

barri

�489

SANCALINE

sancaline,-léte ;-gline (L) ; sf. —
gris (Lacerta muralis).
Syn. chancaline, singraulhéte, santagnè-

Lézard

re, sernalhe.

sanccioû; sf.
sancciounà ;

Sanction,

—

v.

—

Sanctionner.

sancé,-cè,-re ; adj.
complet, d'une pièce.
Tout

û die

Sain,-e, intact,

—

sancè,

un jour entier, com¬
sancè, avoir la provi¬
sion de porc gras intacte; lou nèn
qu'ey
beroy sancè, l'enfant est bien sain, bien

plet; abé lou

porc

tourné.

sancè

(Arm.) ; adv. -— Presque, com¬
qui dirait ; qu'ey sancè bère coum sa
rnay, elle est presque aussi grande que sa

me

mère.

Les Gascons traduisent ce mot par
» :
elle est sensément comme

«

sensément

sa

mère.
sanceramén ; adv.

complète.
sanche,
sf.

D'une manière

—

chanche,

thànye;

sanchét ; sm. — Ancienne monnaie de
Sanche de Navarre ; elle eut cours en Béarn.
sanchéte ; sf.

—

Petite sanche.

sànctus, sàntus ; sm. — Mot latin qui
désigne l'instant de l'Elévation à la messe,
usité dans ces expr. : n'èm pas encoère à
Sànctus, le moment n'est pas arrivé,
l'heure n'est pas propice; patience, le mo¬
ment viendra; à Sànctus que t'aténdi, je
t'attends au moment sérieux, quand il fau¬
dra se décider; qu'y hè coum sànctus à
brèspes, cela est, inopérant,
san-culòto (Lav.) ; sf. — Veste (vieux)
sandalàyre,-e ; s. — Fabricant,-e,
marchandée de sandales. Cf. espartegnàyre.
sandale; sf. — Sandale, chaussure à
semelle de corde; v. espartégne, espargate,
abarque.
sandalejà ; v. — Courir, traîner la san¬
dale, trôler.

sandaléte,-lote

;

sf.

—

Petite,

légère

sandale.

sang;

pous

de sang, congestion;

hémorragie interne.
Loc. div.
Abé poc de sang, être débile,
languissant; està de sang; être de race
pure (se dit généralement des bêtes) ; ha-s
machàn sang, s'inquiéter; dus pichès de
—

machàn sang nou paguen pas û so de
déutes, deux pichets de mauvais sang 'que
l'on se fait), ne payent pas un sou dû
(prov.) ; qu'ey lou sang qui parle, c'est la
voix du sang; sang

d'arrabe, sang de carrave, de carotte, sang pau¬
vre, se dit pour une personne lâche, molle ;
birà lou sang, bouleverser moralement; abé
sang de porc, être grossier, vicieux ; abé
trop de sang, être trop sanguin ; être trop
rote,

sang

de

vigoureux

; bruslà-s la sang, mener une
vie de débauché ; de certains malades pro¬
fessionnels : boulangers, chauffeurs, etc. ;
on dit aussi : qu'a la sang bruslade, il a le

brûlé, cuit; ha biéne la sang toute
dit, en plaisantant, quand quoi¬
qu'un croit vous avair fait peur, le sang
n'a pas bougé ; abé sang rouge, avoir du
cceur, être courageux, vif ; au permè sang,
formule de duel, à la première blessure ;
que s'at porte au sang, il l'a dans le sang;
està de bèt sang, être de haute origine, de
grande race; la sang nou m'a pas hèyt
qu'û tour, mon sang n'a fait qu'un tour,
j'ai été subitement et vivement impression¬
né ; ha-s ue pinte de boû sang, se réjouir ;
meselagne de sangs, métissage, en mau¬
vaise part ; ha sang dou nau, renouveler le
sang après une maladie ; quin mau-sang
nou-t hès pas ! Comme lu t'inquiètes !
ha-s boû sang, se complaire, se réjouir; ha
de sang binàgre, tourner le sang en vinai¬
gre, s'inquiéter outre mesure.
sang-ariade (Os.) ; sf. — Sanie, sang
gâté, mêlé de pus ; v. sanguiade.
sangaléte. — C. sancaline.
sangarrue,-riue (L.). — C. sangsaru-

(Big. G.) ; sandraque ; sf.
Sandaraque ; elle était utilisée autrefois
par certains guérisseurs et pour des prati¬
ques de magie.
sàne,-o (Big. G.). — Forme de sa, sane,

sain,-e.
sanét, sanòt,-e ; adj. — Assez sain,-e.
sanetàt, sanitàt; sf. — Etat sain, de
ce
qui est sain, propre; salubrité.
sanetoùs, sanitoûs,-e; adj. — Salutii'e, sain,-e.
sang; s. des 2 g. — Sang; race, géné¬
ration, extraction; v. le y, race.
Tirà sang, saigner; sang nègre, sang
noir, gâté ; sang calhàt, sang coagulé ;
sang mesclàt, métis; està dou medich sang
(ou bien d'û sang), être de même famille,
de la même souche ; bourimèn de sang,
échauffement sanguin ; perte de sang, hé¬

blci de

rouge, se

gue.

sang-barrejà
saigner, égorger.

sang-birà

sandaràco

—

;

du

SANG-GLAÇAMÉN

sang

sanje,

Vase à lait pour la traite directe ; il
contient de un à trois litres.
—

morragie

vice

—

sang,

mal héréditaire,

; v.

—

Verser du

sang,

Bouleverser morale¬
troubler.
sang-biu pour sang-diu ; sm. — Jure¬
ment ; sang vif pour sang-dieu. V. sambiu.
sang-bouri ; v. — Bouillir, bouillonner;
au %., contenir sa fureur, être impatient.
sang-bourimén ; sm. — Ebullition de
sang, échauffement sanguin, congestion.
sang-bourit,-ide ; s. — Malade qui a
un échauffement sanguin.
sangboutejà ou samboutejà.
Fréq. de sambouti.
sangboutìt — V. samboutlt.
sang-flac,-flaque ; s. — Flegmatique,
ment;

; v.

sang-birà-s,

—

se

lambin,-e, lendore.

sang-frét; sm. — Sang-froid,
sang-glaçà ; v. — Glacer le sang, mor¬
fondre ;
sang-glaçà-s, sentir son cœur
s'arrêter ; v. marfandl.
sang-glaçamén ; sm. — Congestion
par refroidissement du sang.

�SANGLA

—

SANTAT

490

sangla ; sm. — Sanglier ; on dit aussi
porc-sanglà et sanglàr.
sanglà ; v. -— Sangler; sanglà-s, se
sangler; par anal., se dit aussi pour se
dans

serrer

un

corsage,

un

veston,

etc.

Usité

au sens de
cinglà, cingler.
sanglade ; sf. — Sanglade ; coup de
sangle.
sanglàdje; sm. — Action de sangler;
les sangles.
sanglagne. — C. sancaline.
sailglàn,-te; adj. — Sanglant,-e ; v.
sangnoùs.
sanglât. — C. cinglai.
sanglàut. — V. sanglòt plus usité,
sangle, single; sf.' — Sangle, cour¬

roie.

sangline; sarloutine (G.-M.).

—

C.

sancaline.

sanglòt, sangloùt,-glàut ; sm. —
Hoquet ; sanglot.
sangloutà,-ti,-pà ; v. — Hoqueter ;
•
sangloter.
sangloutejà. — Fréq. dim. de sangloutà.
sangloutoùs,-e ; adj. — Qui sanglole.
sanglùmi, senglùmi ; sm. — Nerprun
(rliamus catharticus, planle) ; v. garoû.
sangnà (que l'on prononce générale¬
ment. sang-nà et san-nà) ; saynà (M4.) ; v.
Saigner, tirer du sang; égorger ; être san¬
glant,-e ; percer un arbre pour faire écouler
la sève, la résine; t. de couture, pratiquer
une taillade;
sagnà-s, se saigner; au flg.,
donner jusqu'à se gêner.
Sangnà û pourêt, saigner un poulet;
sangnà quauqu'û, rançonner, dépouiller
quelqu'un ; l'égorger ; que sangnabe coum
û botiu, il saignait abondamment.

—

Loc. div.

Lou

—

co

que-m sanqne, mon

saigne, je souffre infiniment; je. suis
affligé ; lou nas qu'ou sangne, son nez
saigne ; sangnà dinqu'au. biu, saigner à
blanc ; sangnà-s à las quoàte bées, se saigner
aux
quatre veines, donner tout ce qu'on
possède.
sangnade ; sf. — Saignée; exaction,
sacrifice; rigole de dérivation; v. sagnie.
sangnadére; sf. — Pli, saignée du
\&gt;ras; l'avant-bras.
cœur

sangnamén; sm. — Saignement.
sangnàyre,-e ; s. — Saigneur,-euse.
sangnère (pron. sang-nère), sannère ,
sf.
Grande effusion de sang ; tuerie ;
—

massacre.

sangnie ; sf.
ment

usité

au

sangnioùs,
Saignant,-e.

Saignée médicale ; rare¬
fig. ; v. sagnade.
sangnoùs,-e ; adj. —

—

sens

sangnuse ; sf. — Forme francisée de
sangnàyre; le t. est appliqué généralement
à des femmes de mauvaise vie,

en fr. pop.
sangote (N. des L.)
oiseaux ; v. lichèrne.

des

«

sang¬

sues »,

;

sf.

—

Renouée des

sangragne,-griagne (V.-B.) ;
grahuse (Chai.). — C. sancaline.

san-

sangsarugue ;
sangsugue ; sf.
par

anal.,

Pausà

—

personne

(L.l ;
chinche ;

sangarrue

Sangsue
avide.

; v.

las

sangsugues, mettre les sang¬
boû entà las sangsugues, se dit d'une
bêle étique ; que y ey estacade coum ue
sangsugue, dit-on d'une personne qui ne
lâche pas sa proie.
sanguéte; s. des 2 g. — Personne sans
vigueur, molle, lâche. Sobriquet des gens
de Sevssan (G.).
Quin sanguéte d'òmi ! Quel homme
lâche, quel poltron !
sanguî,-ine ; adj. — Sanguin,-e; cou¬
sues

;

leur de sang.

sanguî, "sengumi ; sm. — Cornouiller
(cornus sanguinea, plante), sanguinelle. Cf.
hust-du.

sanguiade,
Sanie,

sang

en

sanguignade ;
décomposition ;

sf.
v.

ariade.

sanguilhà (Bay.)

; v.
;

sanguinade,-riéde
vert de

—

Sautiller.

sf.

—

sanguîs. N. de 1. et de

Lieu

;

adj. des

i

g.

naire.

cou¬

p.

Sangui-

—

Sangui¬

net,-nède.

sanguinàri

—

sung-

sanguine ; sf. — Sanguine. Cf. grédo.
sanguinét; sm. — Petit sanguî. N.
de p. et de 1. Sanguinét.
sanguinoulén,-te ; adj. — Sanguino¬
lent,^. V. sangnoùs.
sanguinoùs,-e; adj. — Un peu san¬
guin,-e; sanieux.
sàni, sàno (H.-Big. Rus.). — C. sâ,
sane.

sani.

C. sanà, sa ni fier et asstirù.
sanicle, seniscle; sf. — Sanicle (sani¬
eu la europea, plante).
sanioùs,-e; adj. — Sanieux,-euse.
sanis,-se (L.). — C. sâ, sane.
sanitàri ; adj. des 2 g. — Sanitaire,
—

sanitàt.

—

V. sanetàt.

sanitoùs,-e; adj. — Salubre, sain,-e;
bon pour la santé.
sanjà (Big. G.). — Forme de cambià,
chan jà qui se reproduit dans les dérivés,
sanje. —■ V. sanche.
sanmeràn.
Dans cette expr. : tout
lou sanmeràn dou die, tout le long du jour.
sannà.
Forme phonétique de sang¬
—

—

nà et dérivés,

sanquéto (Big.). — C. sanguéte.
sansounét,-gnét; sm. — Sansonnet.
Syn. estournét.
V. sampougne.
V. sansarugue.
santagnèro (B.-L.). — C. sancaline. '
santamén, sentamén ; adv. — Sain¬
sansoyne.
sansugue.

—

—

tement.

santàt ; sf.
mulé avant

—

Santé

de boire,

; voeu

brinde

;

de santé for¬
état hygié¬

nique.
Abé ue boune, ue praube, petite, fichude
santàt, avoir une bonne, une faible, une
piètre santé; troubà-s en santàt, se porter
bien pour le moment; ha santàt, choquer

.

�491
les

SANTÉ

trinquer

verres,

votre santé

Loc.

div.

à

;

boste

santàt !

a

santàt

e

!
—

familhe; santàt

Santàt

e

dinès

;

tribalh; à boste santàt,
formules de vœux en portant une santé ;
crebà de santàt, être trop gras,
trop san
guin ; la santàt qu'ey la fourtune dous
pràubes, la santé est la fortune du pauvre
(die.) ; dab santàt que-ns y pousquiam
tournà, souhaitons de pouvoir nous retrou¬
ver
(et recommencer) en bonne santé, for¬
mule de conclusion, du coup
de l'étrier;
ïou qui dab set e-s ba drouml, dab santàt
que-s
Ihèbe, celui qui va se coucher
n'ayant pas bu de trop, bien dispos se lève
(prov.) ; santàt que y àje 1 Qu'il y ait de
la santé !
Réponse que l'on fait à des sou¬
haits matériels ; nou pas abé très ardits de
santàt, 11e pas avoir trois liards de santé,
être débile, faible.
sailtè peguè ! — Interj. excl. burles¬
que, sainte sottise ! usitée en
présence
d'une ànerie, d'une grosse naïveté.
santét, sentét,-è; adj. — Petit saint,
petite sainte ; peut se prendre en mauvaise
part.
santetàt, sentetàt; sf. — Sainteté,
sànti, amèn ; sm.
Dans cette expr. :
ha en û sànti, amèn, faire en un tourne¬
main, en « un rien de temps ».
santifià,-ficà ; v.
Sanctifier; santifià,-s, se sanctifier.
santificacioû ; sf.
Sanctification.
santificàn,-te ; adj. — Sanctifiant,-e.
santificàt; sm.
Certificat; da lou
santificat, délivrer un certificat, donner
e

—

—

—

—

approbation

son

; en

style plaisant

envoyer

promener.

sànti

pâtre.

sàntl pâtre,
un

Dans cette expr. : en û
instant, le temps de dire

—

en un

paler.

santiroulét,-e ; s. — Tout petit saint ;
innocent,-e, candide; naïf.
sàntou ; adj. et sm. — Saint, avec une
nuance
de légèreté, d'ironie; pelit saint,
béat ; image de piété.
Que-s credè d'està lou pernlè sàntou
d'aquel diu nabèt, il pensait être le pre¬
mier

choisi, de ce dieu nouveau; cadû que
lou soû sàntou, chacun pour sa
paroisse; à cade sàntou sa candéle, à cha¬
que saint son cierge (prov.).
santoû,-e; adj. et s. — Petit saint,
petite sainte; on dit en Aspe d'un hypo¬
y ey per

crite:

minjà santoûs, cagà diabloûs.

Dim. santourét, santiroulét,-e.
santourejà ; v. — Visiter les sanctuai¬

sentouràdje.
santuari; sm. — Sanctuaire,
sapà (As. Bar.). — C. sabà.
sapà ; v. — Saper ; travailler dur.
sapàdje,-mén ; sm. — Sapement,

res

; v.

sapantin (G.-M.);

sm.

—

Sapantin,

espèce d'embarcation.
sapàr, chapàr ; sm. — Tique ; par
anal., personne inquiète, agaçante. N. de p.
sapatère,-rou (Biarritz) ; s. — Canthère vulgaire (sparus cantharus, poisson).

—

SAQUÉTE

sapàyre,-e; s. et adj. — Sapeur,-euse,
qui travaille à la sape.
sape; sf. — Sape, n'est guère usité que
comme
t. de métier; v. eschade ;
houssé,
eschartigòt; t. militaire, sape,
sapé (As.). —- Forme de sabé, savoir,
sapî ; sm. — Sapin. Cf. abét.
sapién,-te. — V. sabén et dérivés,
sapiénee ;. sf. — Science, instruction
sapience.
sapine; sf. — Sapin dit femelle, sapin
,

du Canada,

sapine (G.-M.) ; sf. — Bateau plat,
sapinère ; sf. — Sapinière,
sapinét; sm. — Petit sapin,
sapinéte ; sf. — Sapinette ; forme de
sabinéte; v. sabine (i).
sapole, chapole (As.) ; sf. — Abri ; c.
soubàc, qui est également usité.
sàpou ; sm. — Crapaud en général ; v.
hàrri, toy ; t. injurieux appliqué à quel¬
qu'un; peiit sàpou, petit balourd; enfant
gros et peu agile.
sapoulét,-lòt,-e ; s. — Pelit sàpou.
sapourejà (As.). — C. sabourejà.
sapoureyà ; v. — Appeler sàpou quel¬
qu'un, l'injurier, le maltraiter.
saptà; sattà (L.) ; v. — Goûter, dégus¬
ter.

saptà-s ; v. — Prendre un goût fort, en
parlant notamment des liquides vineux, des
récipients. V. sabc (2).
Bt saptàt, vin qui a pris mauvais
goût
dans le fût ; lou jamboû qu'ey drin saptàt,
le jambon est un peu échauffé, aigre.
sapte ; sf. — Goût prononcé d'un
liquide, d'un aliment, saveur forte, exa¬
gérée ; ordinairement, le t. est péjor.
La barrique qu'a prés sapte, la barrique
a
pris un goût particulier; lou coùnte qu'a
drin de sapte, le conte est de haut goût ; un
peu pimenté.
saptejà ; v. — Commencer à prendre un
goût fort.
sapùr; sm. — Sapeur; ne s'applique
qu'aux militaires et aux pompiers.
saque ; sf. — Grand et vaste sac, balle ;
on dit aussi
saquè, sm.
saquè,-re ; adj. — Qui est du sac, des
sacs; agulhe saquère (ou aubardère), grosse
aiguille pour coudre les sacs.
saquebarre ; sf. — Saccagement ; tout
qu'ey à la saquebarre, tout est saccagé.
saquemane ; sf. — Pillage, saccage ; v.
sacamàn.

saquère; sf. — Les sacs en "quantité
style plaisant la panse.
saquét,-e; s. — Petit sac. Dim. saque-

sacherie ; en

,

tôt,-toû, sacoutêt,-tln,-tòt,-toû.
Le saquét est usité comme

mesure de
capacité pour le sel; il contient 10 kil. En
Os., désigne aussi le capulct; v. sac.
saquetalhe. — C. 'aquère avec un
sens péjor.
saquéte; sf. — Petite saque; elle a plus
do capacité que le sac; besace; en style
plaisant, une boulotte.

�SÀ-QUE-TU

—

S ARPA

492

sa-que-tu, ça-que-tu; loc. inter. — j
? Veux-tu parier ?
saquilhàs,-so (Lom.) ; s. — Dépenail¬

Et toi

lé,-e, désordonné.

saquilhàs,-se

; s.

Grand, vilain

—

sac ;

grosse saque.

sàra

(Az.) ; sf. — Pincée ; ùa sàra de
pincée de farine ; v. prése.
sarabande, sarrabande; sf.
A si¬
gnifié la danse appelée sarabande mais
n'est usité aujourd'hui que au sens de
longue suite, ribambelle ; qu'arribèn en
sarabande, ils arrivèrent en longue et
hurià,

une

—

nombreuse file; v. sarrabantène.

saraband'ejà,-nejà
ler

; v.

—

bande, folâtrer.
(H.-A.). — C. sarabande.
sarabantène, sarrabantène; sf. —
Grand nombre, quantité, nombre indéter¬
miné; ue sarabantène de gouyàts, un grand
nombre de jeunes gens. V. sarabaiule.
sarc ; sm. — Sarcloir, outil
agricole ;
dans les Landes, outil de résinier; sarc
primoàn, pour éclaircir; sarc espourguedéy pour entailler (picà); sarc de benascà,
pour enlever le barras. V. ces m. au Sup.,
en

II.

sarcà
sarc.

(L.)

;

v.

—

Travailler

—

d'ets sàres.

sarèch (G.) ; sm. — Herbe aux cailles,
sexaire vorticillée, appelée aussi lasso et
labarroùn. (Sup. II) ; v. sarrèc.
sarfalhoùs (Lav.). — C. sargalhoùs,
sale.

Aller, circu¬

sarabàno

tome

sardiàt, chardiàt (L. G.-M.) ; sm. (murœna anguilla, poisson) ; on
l'appelle, à Arcachon, quand il est adulte,
may d'anguile.
sardine.
V chardine plus usité. Cf.
pechine, rouyàn.
sàre (Az.) ; sm. — ? Il y a, dans l'église
d'Arrens (II.-P.), un escalier appelé escale
Murène

avec

le

V. sarcla

sarcèle ; sf.
Sarcelle ; on dit plutôt
poule milhère, v. tlrou.
sarci; v. Farcir, bourrer, tasser,
combler; v. farci; au fig., ennuyer; en
Aspe, raccommoder, rapiécer un vêtement,
—

ravauder.

sarci, sarcià (L.) ; v. — Piquer, poin¬
profondément,
dangereusement, à
mort. N. de p. Sarcia, Sarciat.
sarcide ; sf. — Action de sarci, de sar¬

dre

sargalhà (Lav.ì ; v. — Battre, donner
raclée; sargallià-se, se batlre, se se¬
couer
(Lang. sargoutà).
sargalhàs,-so (Lom.1) ; s. — Qui esl
grossièrement vêtu; dépenaillé,-e.
sargalhàt,-àdo (Lav.;; s. — Coup;

une

raclée.

sargalheyà (Lav.)
sargoulhà (G.).
sargoulhàs,-se.

sarcidé,-re; adj.

—

Qui est

propre

sarcidét,-dòt,-e

; s. et adj. — Se dit
replet.
sarcidoure (As.) ; sf. — Ravaudeuse.
sarcin,-e (L.) ; adj. — Ennuyeux,-euse,
fatigant.
sarelà ; v, — Sarcler; v. escharrà; dans
les L., aussi, travailler le pin avec le sarc;
v. esbarrascà, sarcà.
sarclade ; sf. — Sarclage ; action de
sarcler ; superficie sarclée.
sarcladé,-re ; adj.
Qui doit être
sarclé, Qui est à sarcler.
sarclàdje ; sm. — Sarclage ; sarclure.
sarcladure; sf. — Sarclure.
sarclàyre,-e ; s. — S.-ircleur.-euse.
sarclejà; v. — Fréq. dim. de sarelà.
sarclét,-òt; sm. — Petit sarc; serfouet¬
te; v. binéte, escimde, herrh.
sarcloutét,-tòt,-e ; s. — Très petit sarc;
petite serfouette.
sarcoulàs (L.) ; sm. -■ Vilain sarc.
sarcoulét,-lòt ; sm. — Petit sarc.

sardâ.
V. sartâ.
sarde (G.-M.) ; sf.
—

rus

griseus, poisson).

—

Canthère (canlh»-

Secouer d'im

—
—

C. sarralhejà.
C. sargalhàs,-e. V

sargoutà (Al.) ; v. — Secouer, caboter;
par les habits, chiffonner.
sargue, sarje, sèrje; sf. — Serge,
espèce d'étoffe.
sargues (Os.); sf. pl.
—
Branches
secouer

mortes

des

arbres;

v.

pelisses, garralhe.

samaroque.

sarguéte ; sf. — Sergette.
sarguilh ; sm. — Espèce de serge dite
péruvienne, moitié laine, moitié coton.
sariè, sariés (Lav.). — C. ceriè, ceri¬
sier.

sariesà; sm. — Cerisaie,
sariesàt; sm. — .Teune cerisier,

à

d'un enfant dodu,

—

sargue.

cià.

sarci, prêt à être farci.

; v.

portance.

sariéso.

—

C..ceriéso, cerise,

sarjàn (G.-M.) ; sm. — La rosse (scardinius eryfrophthalmus, poisson) appelé aussi
roussette, rousseau ; c'est encore le cyprinus

ruiilus.

sarjàn, serjàn; sm. — Sergent, valet
de ville, sous-officier d'infanterie; autre¬
fois, sorte d'huissier; v. foùrrou; outil,
tiretoire.

sarjantalhe, serjantalhe,-terie
—

Les sergents, en

sarje.

—

sf.

V. sargue.

Sarlaboùs ;
baronnie

;

mauvaise part,

n.

p.

m

—

Ancienne

bigourdanc.

sarmoû.
sarnàlho

-—

Forme de sermoû.

(Big.). — C. sernàlho, lézard.
Le sobriquet de sarnalhès, chasseurs de
lézards est appliqué aux gens de FrechetAure (H.-P.).
sarnélho (B.-L.). — Forme de cernélhe,
nevé.

sarniguèt (Lav.) ; s. — Nom de chèvre ;
de 1. Sarniguèt (II.-P.).
saròy, sarroùy; sm. — C. sarràlh,
cujalà (vieux). N. de p. Saroy, Saroyhandi.
sarpà ; v. — Serper ; sarper ; essarter.
n.

�493

SARPADE

sarpade, sarpatade

;

sf.

Coup don¬

—

né en décrivant un arc, comme
lorsqu'on
lance une serpe ; se
dit aussi pour charpia-

de; sarpàt est usité aussi.

libòt, turbulàn.
sarpe ; sf. — Serpe, vouge, croissant ;
v.
bedoulh, haussét, pique, eschartigòl.
sarpebius; sm. — Juron sans grossiè¬
reté ni violence, saperlotte; v. sarpahò.

sarpét,-o,-pòto,-poùgno

(M'.-Big.)

;

Petite

sàrpo; serpette,
sarpéte ; sf. — Serpette,
sarpìlh. —- C. charpllh.
sarpilhère. — C. charpilhère.
sarpiu ; sm. — Bretelle de la sàrpo, de
la sarpéto.
sàrpo (M'.-Big.). — C. chàrpo, sac a
bretelles ; v. sarroû.
sarpoû (M'.-Big.) ; sm. — Sàrpo de
taille moyenne ; v. murralét.
sarpoulét,-rét, sarpoùt; sm. — Ser¬
polet. Cf. saboù.
sarpouletégïl,-e ; adj. — Parfumé,-c
comme le serpolet.
sarpouletetejà ; v. — Se dit des pâtu¬
rages où paraît le serpolet.
Sarpouréns ; n. p. — Sarpourenx
(B.-P.) ; ce village devait être « mal noté »
autrefois, car la malice populaire adresse à *
s.

—

ses

habitants

des

brocards

sans

aménité

:

A

Sarpouréns, maies gens; lou qui à Sar¬
pouréns a paréns, d'esquilhols que recéu
preséns, à Sarpourenx, méchantes gens;
celui qui a des parents à Sarpourenx reçoit
des noix comme présents; v. esqiiilUòl.
sarpoùt. — Y. sarpoulét.
sarquî (Lav.) ; sm. — Pelil sac. Cf.
ïarpéto.
sarrà (Big. G. V.-B.) ; v. — Scier avec
une scie ; v. segà.
sarrà; v.
Serrer, étreindre, presser;
v.
prénie; renfermer à l'abri, à couvert,
cacher; v. estrussà; presser, poursuivre à
courte distance ; rendre plus concis ; faire
éprouver une impression douloureuse ; join¬
dre ; sarrà-s, se serrer, se rétrécir, se pres¬
ser, se restreindre ; v. estreci-s.
Sarrà lou nouds, serrer le nœud ; sarrà
la harde, renfermer les habits; sarrà de
près, serrer de près; sarrà la frase, être
concis; abé lou co sarràt, avoir le cœur
serré; ha sarrà las doèles, faire joindre les
douves ; sarrà lous pots, pincer les lèvres.
Sarrà, en langage judiciaire, a signifié
—

aussi clore l'affaire.
Loc. div. — Sarrà-s la cinte, se serrer la

nourri¬
gêné dans la dépense
chiche; sarrà lou eu,

ceinture, pâtir, économiser sur la
ture; està sarràt, être
et.

aussi, être

avare,

SARRA D.IE

les fesses, avoir peur, n'être pas
rassuré ; sarre qui sarre, serrer de plus
en
plus ; bénte sarràt, constipé ; bébe û cop

serrer

sarràt, boire

sarpahò (Lav.) ; sm, — Juron inoffensif, saperlotte ; v. sarpebius.
sarpàt (Lav.) ; sm, ■— Bonhomme, bout
d'homme gros ; brassée ; v. brassât.
sarpàt ; sm. — Coup plus bref que la
sarpade.
sarpatâ,-ne ; s. — Personne remuante,
turbulente, qui ne tient pas en place ; v.

—

serré, c'est vider trois
le premier et le troisième
coup serrent le second; sarrà lou brouquéi,
serrer le fausset
(de la barrique), au sens
de arrêtons les frais ; restons-en là ; sarrà
las portes, bien clore les
portes; gardà au
sarràt, garder sous clé ; à l'abri ; sarrà la
guide, serrer les rênes ; on dit de même :
sarrà lou cabéstre, la corde; sarrà-s de mâ,
se donner une
poignée de main ; sarrà la
frase, peser ses paroles; sarrà lous sos, être
fois

son

un

coup

verre,

chiche.

sarrabalhe.
C. cliarrabalhe, débris,
reliefs; bouts de bois résultant du sciage,
sarrabàlhes (B.-L.) ; sm. — Avare.
sarrabàlhôu,-alhe ; s, — Effondrilles,
résidu qui tombe au fond d'un
récipient ;
rinçures, curures fines.
—

sarrabantène.

—

C. sarabantàne.

sarrabàst,-o (Lav.) ; s. — Pêle-mêle
de chdses sans valeur, grossières, de rebut;
v. sarrabalhe, parrabastalhe.
sarrabastèrou,-ro (Lav.) ; s. — Peu
soigneux,-euse, qui met du désordre ; gros¬
sier,-ère.

sarrabasteyà (Lav.)
mettre

tout

; v.

désordre,

en

—

sens

Pêle-mêlei,
dessus des¬

ext., se démener.
sarrabèc,-bèt ; sm. — Sorte de filet
pour la pêche.
sarrabèt (Lav.) ; sm. — Tissu peu
serré, mou.
sarrabilhoùs,-o (Lav.); adj. — Sensi¬
ble, susceptible.
sarracàp. — C. sarre-cap.
sarradamén ; adv. — Chichement ;
secrètement, en cachette ; par ext , avec
humilité, modestement,
sous; par

sarrade.
sarrade ;

—

C. serrade.

—
Serrement, pressée,
prestide; ténesme, épreinte ; v.
arrayade; espremesoûs ; ruilée ; défilé entre

étreinte;

sf.

v.

deux hauteurs. N. de p.
sarrade ; sf. — Action

de scier,

coup

de scie.

sarradé,-re ; s. — Cachette ; gardeestrùs.
sarradé,-re ; adj. — Qui est à serrer, à
mettre à couvert ; qui peut se serrer.
sarradé,-re ; adj. — Qui est à scier,
qui peut se scier.
sarradé ; sm. — Scierie ; v. sègue.
sarradét,-e; adj.— Assez serré (sarràt).
sarradéte,-ote ; sf. — Petit, léger ser¬
rement, légère pression.
sarradéte,-dote ; sf. — Petit coup de
scie; petite hauteur; petit défilé.
sarradis (Big. V.-B. G.) ; sm. — Sciure
de bois ; bouts de bois sciés.
sarràdje (Big. V.-B. G.) ; sm.— Sciage,
action de scier ; boes de sarràdje, bois pour
manger ; v.

la scie.

sarràdje;
serrage.

sm.

—

Serrage; système de

�SARRADO
sarràdo
faulx

quand

—

SARRE-CU

(B.-L.)
011

sf.

;

si'.

Volée

—

l'herbe

coupe

(2).
sarradoù,-re ; adj.
sarradure ;

494

Qui

—

;

c.

de la
sarrade

serre,

Action de seier ; ce
qui a été scié; prix d'un travail de sciage;
—

sarradls.

c.

sarragalhoùs ; sarfalhoùs,-o
Big. Lav.). — C. sargalhoùs, sale,
sarragnàc, sarre-gnac
Avare ladre. N. de p.

(H.

; s. des 2 g.

—

sarragnét; sm. — Espèce de blé culti¬
en Bigorre ; v.
sassougnét.
sarralèbes,
sarre-lèbes; sm.
Etrangleur de lièvres, chasseur au lacet.
Sobriquet des gens de Buzon (II.-P.).
sarràlh; sm. — Enclos, domaine tout
vé

—

d'un
sac

tenant ; bercail ; resserre, cachette
;
où l'on cache; médaillon à deux

fermoir de livre. N. de p.

sarralhà,-lhejà ;

v.

mettre

une

une

serrure ;

sarralhade; sf.
de retourner

mauvaises

quées

;

Sarrail.
Tourmenter

—

serrure

à.

Action de tourner,

—

clé dans

une

fig., frottée, raclée.
sarralharie,-lherie
les

volets;

serrures,

sf.
les

;

la
—

serrure

;

au

Serrurerie

serrures

;

détra¬

la ferraille.

sarralhasse ;

sf.

—

Grande

et

forte

serrure.

sarralhàyre,-e

;

s.

—

Tourmenleur,

de serrures ; se dit aussi d'un mau¬
vais serrurier.
sarralhe ; sf. — Serrure.
-euse

Segouti la sarralhe, tourmenter la serru¬
pour qu 'on ouvre ; boula la sarralhe,
placer la serrure, mettre sous clé: de quel¬
qu'un qui a eu grand peur on dit: que seré
passât, ou bien que l'aurén hèyt passà p'ou
trauc de la sarralhe, on l'aurait fait passer
par le trou de la serrure.
sarralhè ; sm. — Serrurier ; autrefois,
propriétaire ou fermier d'un sarràlh. N.
de p. Sarraillé, Sarrailhé.
sarralhejà. — V. sarralhà.
sarralhejade ; sf. -— Action plus' lon¬
gue que la sarralhade.
sarralhejàyre,-e. — C. sarralhàyre.
sarralhère ; sf. ■— Femme de sarralhè;
bruit fait en sarralhà; la serrurerie,
re

sarralherie.

V. sarralharie.

—

sarralhét,-òt ; sm. — Petit sarràlh.
sarralhét (Lav.) ; sm. — Morceau de
bois qu'on place entre chaque poutrelle et
la grosse poutre d'un plancher.
sarralhéte,-ote

;

sf.

—

Petite,

faible

serrure.

sarramén ; sm.

da l'Armanac de la
Gascougno sous la
pseudonyme de lou Cascarot. L'abbé Sarran
est une des
ligures les plus marquantes de
la renaissance occitane en
Gascogne.
Sarrance ; n. p. — Sarrance (B.-P.)
;
sanctuaire très ancien de la Vierge Marie.
Sarrancoulî ; n. p. — Surrancolin
(H.-P.), pays connu pour ses marbres.
sarrasclét ;
sm.
—
Grattoir ;
petit
hoyau à sarcler ; v. sarc, rasclét.
Sarrasî,-ine ; s. — Sarrazin,-e.
Triballià coum ue Sarrasine, travailler

beaucoup.
sarrasiét, sarrasine; s. — Masse
d'eau, typha (plante). V. jilouse.
sarrasine; sf. — Herse de la porte
d'une ville, sarrazine ; v. rast.
sarrasic.
G. arrabic, patience,
—

sarràt,-ade ; adj. — Serré,-e, chiche;
gêné, à l'étroit. On appelait bile sarrade
une

ville fortifiée.

sarràt, sarrét, sarròt; sm. — Défilé
étroit; v. sarroàn; saillie de terrain, crête
formant séparation; en M'., on
appelle
sarràts, sarròts les deux éminences entre
lesquelles, vers le haut des montagnes, se
trouve un vallon; v. sarrade (2). N. de p.
Sarrat, Sarrét, Dussarat. V. sarran, sarriu.
sarràt ; sm. — Cachette ; coffret,
sarràt,-ade ; s, — Serrement, pression,
sarratòri ; sm. — Cachette ; v. mùclio.
sarrauèc,-ét (Arm.) ; sm. — Champi¬
gnon, le lactaire poivré.
sarràyre ; sm. — Scieur ; mésange
grande charbonnière, dont le chant imite
le grincement d'une scie.
sarràyre,-e ; adj. et s. — Qui serre;
avare, chiche; v. sarradoà, sarràt; qui scie.
sarre,-o (V.-B. Big. G.) ; sf. —- Scie,
scierie ; v. sègue.
sarre.
V. serre plus usité. N. de 1.
et de p. Sarramea, Sarremoun.
sarrè (Lav.) ; sm. — Les reins. Cf.
tsquie, rée.
—

sarre-bèc.

Serrement,

sarramouqueyà (Lav.) -, v. — Se
fréquemment.
sarrampìc ;-pin (Arm.). — C. charrampic, rougeole.
sarrampinòt (Arm.) ; sm. — Enfant
moucher

agaçant.
sarràn (G.). — C. sarràlh et sarràt (1).
Sarran (Fernand). — Félibre gascon,
né à Panjas (Gers), 1872-1928. Fondateur

C. sarrabèc.

coiffe de femme.
sarre-co ;
ment

de

cœur

sarre-cot ;
—

—

sarre-bras; sm. — Serre-bras, bandage,
sarre-brouquét ; sm. — Serre-fausset,
avare, ladre. Sobriquet des gens de Peyriguère (H.-P.), dont le vin est renommé.
sarrèc ; sarèch (G.) ; sm. — Panic
verticillé (panicum verticillatum, plante) ;
v. boupélh.
sarre-cap; sm. — Serre-tête, sorte de
—
Serre le cœur, serre¬
chose qui inspire la pitié.
sm. — Sorte de collet de

sm.
;

femme; au fig., chose
émeut, serre la gorge.
sarre-coutèt ;
furet

où

un

sm.

couteau

—

qui

interloque,

Sorte de jeu du

passe

de main

en

main.

sarre-coutèt; sm. -— Scie et couteau,
égohine, petite scie qui n'a qu'une poignée.
sarre-cu ; sm. — Sangle d'un harnais
qui entoure les fesses; croupière; par anal.,
sorte de serre-hanches pour les femmes.

�495

SARRE-CU

sarre-cu.

timide,

G.

—

sarre-brouquét et aussi

peureux.

sarre-dinès ;

s. des 2 g. — Serredenier,
avaricieux,-euse ; pincemaille ; v. sarrepiastres.
sarre-file; sm. — Serre-file,
sarre-jun ; sni. — Serre-joints, presse,

outil.

sarre-la-baquéte
Vard.it,

sarre-l'ardit ;
avare

;

s.

C.

—

surre-

60quête.

avare; v.

s.

—

Serre

le

liard,

ladre, cupide,

sarre-lèbes.

V. sarralèbes.

—

sarre-ligùéte

;

s.

—

Serre

cordon,

avare.

—

de bourrelier.
sàrri (L.) ;

sm. — Garance voyageuse
(plante). Cf. gaho-man.
sàrri (L.) ; sm. — Mâle châtré, infécond

de la chèvre.

sàrri ;

sm.

Isard,

—

bouquetin des
d'Avdius

;
sobriquet des gens
comme on dit ets sàrris

ou

bien

tous sàrris, on fait malicieusement, un
calembour sur le mot hàrri, bêle de som¬

hàrri, crapaud.
courn ù sàrri, agile

me, ou encore

Léujè

SARTÉSE

sarròt, sarroû; sm.
Sac, besace,
sacoche; v. chàrpo, biace, saquét; en M';,
désigne généralement le sac en cuir des
bergers, la gibecière.
sarròt, serròt, sarràt; sm. — Petite
—

monticule

serre,

;

dans les

mots de

celle

famille, a se substitue à e étymologique
fréquemment. N. de p. et de 1.
sarròt (Lav.) ; sm. — Foin qu'on n'a
pu faner, faire sécher.
sarroû ; sm.
Arroche, épinard sau¬
vage (atriplex patula et hortensis) ; en B.-L.,
c'est le bonhenry (chenopodium
bonusHenricus).
sarroû.
V. sarròt (2) ; c. sarroàn.
sarroû; sm.
Sarrau, souquenille; v.
—

—

sarre-papès ; sm. — Serre papiers,
presse papier.
sarre-piastres, sarre-pistoles ; s.
Serre-piastres, serre-pistoles, avare.
sarre-puil ; sm. — Serre-points, outil

Pyrénées
(li.-P.) ;

—

isard.
sarriade ; sf.
d'isard.

sarriàt;

sm.

—

sarricouquét ;

comme

un

; trace

Petit de l'isard,
—
Saut de sàrri.

sm.

gambade. Cf. arricouquét.
sarriè,-re ; adj. -— Qui est du sàrri;
qui concerne l'isard; péne sarrière, pic des
isards, près d'Eaux-Bonnes (B.-P.).
sarriè, siarrè, sayrè, carriè, cierè;
sm.
Charrier ; carré ou rectangle de
grosse toile qu'on utilise à
des usages
divers, comme charrier pour la lessive,
comme toile d'emballage pour le transport
du fourrage, comme couverture pour le
bétail; v. cenerè, Iheyière.
sarrioû ; sm. — Sarriette (plante,)
usité généralement au pl., sarrioûs.
sarrioulét,-tét ; sm. — Petit sàrri.
sarriu.
C. sarràt, défilé. N. de p.
—

,

—

Sarrieu.

sarriu; adj. des 2 g. — Qui est du
sàrri; pld sarriu, plateau où vont les isards.
sarroà (M4.) ; sm. — Lieu où croissent
les sarroûs, arroches.
sarroade ; sf.

—

Averse violente mais

brève; par anal., dégelée, raclée.
sarroè,-ro (Lav.). — C. sarriè (1) ; en
Arm., par anal., malpropre, désordonné.
sarròt ; sm. et adv. — Quantité, nom¬
bre, grand nombre; beaucoup, très.
U sarràt de causes, beaucoup, un grand
nombre de choses; qu'arribèn à sarròts,
per sarròts, ils arrivèrent en grand nom¬
bre. par troupe; qu'ey û sarròt malùu, il
est très malade. V.

hère, cop.

sarroulhadis,-se.

—

roulhe.

Fréq.

de

sar-

sarroulhe, sourroulhe ; sf. — Pier¬
raille, décombres. V. ralhère. N. de 1.
sarroùlhou (Az.) ; sm. — Pis de vache
très gros.

sarroùn (L.) ; sm. -— Ruelle de lit. Cf.
espounde. C. sarràt, défilé étroit. Sac de
peau; v. sarròt (2). N. de 1. Sarron.
sarroutà (Lav.) ; v. — Carder avec
soin ; v. escarpià.
sarroùtchou (Lav.) ; sm. — Egohine ;
v.

sarre-coutèt.

sarroutejà ;

Troupe d'isards

—

—

sayou.

—
Donner, produire
Fréq. de sarroutà.
sarroutét,-tòt ; s. et adv. — Fréq. dim.
de sarròt, quantité.
Qu'en y abè bèt sarroutét, il y en avait
suffisamment assez, en assez grand nombre,
sarsaparèlhe. — C. salsaparclhe.
sarsific,-fit. — C. salsifi.
sàrsou (Lav.) ; sm. — Paquet,
sarsoùlh (Salies) ; sm. — Bourrelet,
faux pli; v. fourfoùih.

v.

abondamment.

assez

sarsoulhà ;

v.

Froisser,

—

faire

des

mauvais

plis.
sart (G.-M.) ; sm. — Amas de îarechs
sur une berge, une
plage.
sartâ ; sm. — Poêlier (vieux). N. de p.
,S arda.

sartanade ; sf.

—

Poêlée,

sartane, sarte,-téne, sàrti ; sf. —
Poêle; autrefois t. général; aujourd'hui,
poêle pour griller les châtaignes; la poêle
à frire est

appelée padéne ou padère.
sartanejà; v. — User de la poêle,

cuisiner.

sartaràt,-àdo

(B.-L.)

;

s.

—

Chute

retentissante.

sarte

(G.-M.) ; sf. -— Chapelet de pois¬
champignons, de petits oiseaux
soit à un jonc, soit à un scion ; v.

de

sons,

enfilés
corde.

sàrte, sàrtou
leur d'habits
usité

de p.

;

;

sm.

—

Couturier, tail¬

le mot est aujourd'hui peu

l'on dit généralement talhùr. N.
Sarthe, Sarthou.

et

sarténe.

—

C. sartane.

sartése,-tésse, sartouléte;
Couturière, tailleuse de robes.

sf.

—

�SARTÉSE

—

496

SAU

sartése, chartése; sf. — Blouse de
v.
chamarre, camisole, blouse,
sayòlo.
sartole (As.). — C. sartése 1,1) ; femmi
paysan;

de tailleur.

sartoulàs,-se ; s. — Mauvais tailleur,
sans goût, sans adresse.
sartoulét,-lòt,-e ; s. — Petit couturier,
petite couturière ; t. mignard.
Forme espagnolisée de sàrle.
sàrtre.
saruguè ; sm. — Faucon cresserellc
(Jalco tinnunculus). Syn. carrasquét.
saryàn. •— C. sarjàn.
saryéte ; sf. — Espèce de serge que l'on
fabriquait en Béarn ; v. surgue.
sasì ; saysi (M'.) ; sesì ; v. — Saisir,
prendre vivement ; s'emparer de, prendre
par autorité de justice ; ne pas laisser
échapper; discerner, comprendre, perce¬
voir ; surprendre, frapper d'étonnement ; t.
de cuisine, exposer de suite au grand feu ;
sasl-s, être pris de saisissement; se saisir
de ; v. pegnerà.
Sasl lou mànje, saisir le manche; sasi
l'oucasioû, saisir l'occasion; qu'èy sasii,
j'ai compris; sasit de pòu, saisir de peur.
sàsi, sasî,-e ; adj. — Repu,-e. Porc
sasî, porc rassasié, qui refuse de manger
davantage ; v. soi, assarià.
saside ; sayside (Os.) ; seside ; sf. —
Saisie ; v. pegnère.
sasine ; sf. — Saisine,
sasissimén ; sm. — Saisissement.
sasoè,-re; adj. -— Qui varie suivant ies
saisons, qui les suit, qui est changêant,-e ;
cam sasoè, terre sasoère, champ, terre qui
tantôt produisent et tantôt ne produiseni
pas; està sasoè, subir l'influence des sai
sons au point de vue physique.
sasoû, sesoû ; sf. — Saison; temps,
époque; en M'., aussi l'été.
Sasoû conte, fréde, saison chaude, froide;
la bonne, la rnachante sasoû, la boune, la
mauvaise saison, l'époque favorable ou
non à ; harde de sasoû, vêtements de la sai¬
son où l'on est; arrè-sasoû, arrière-saison;
couturière

—

on

dit aussi sasoû de darrè.
div.
Ha sasoû,

faire

temps
normal pour la saison ; la sasoû, pour les
stations thermales ou balnéaires, époque
où les malades viennent se traiter ; aed
n'ey pas de sasoû, cela ne vient pas à pro¬
pos, ce n'est pas le moment ; sasoû mancade, saison où le temps n'est pas dans la
Loc.

—

un

les villes d'eau, pénurie de
per tems e per sasoû,
venir bien, normalement, régulièrement;
foui que-s déu ha per sasoû, chaque chose
en son temps ; enta tout que y a ue sasoû,
pour toute chose il y a l'heure propice;
d'un malchanceux on dit: qui nou n'a dou
sou, nou n'a dou boû, e quoan l'a, nou
l'a pas per sasoû, qui n'a pas du sien n'a
rien qui vaille, et quand il lui en vient,
normale ; pour

baigneurs

;

arribà

c'est à contre-temps.

sasounade

;

sf.

—

sasounè,-re; adj.

Période saisonnière.
—

Saisonnier,-ère.

sasounéte,-ote

;

sf.

—

Petite, courte

saison.

sassià yLescun) ; v.

— Ecorcer du bois
chauffage.
sassougnét ; sm. — Espèce de blé
indigène; v. sarragnét. N. de p.
sastràs (Az.) ; sm. — Tricot grossier
dont on fait des bas sans pied.
satàn ; sm. — Satan ; dans les cortège»
carnavalesques, vers le pays basque, un
appelle lous satàns, des personnages de la

de

suite de BeJzébuth.

satanic,-ique,-e ; adj.
satanicamén ; adv.
satanisme ; sm.

—

—

Satanique.
Sataniquement.

—

Satanisme,

satèt, soutèc (M'.) ; sm. —
Traîneau agricole. Cf. liot, lée, hourcàl,
tragine, lusio.
satellite, satallite ; sm. — Satellite,
satèc,

satî ; sm.

—

satinà ; v.

Satin,

Satiner,
satinade,-néte ; sf. — Satinade, sati¬
—

nette.

satinàdje; sm. — Satinage.
satinàyre,-e ; adj. et s. — Satineur.
-euse.
— Satinette ; v. satinade.
satinoÙs,-e; adj. — Qui est comme le
salin, qui l'imite.
satire; sf. — Satire (Lit.).
satiric,-ique,-e ; adj. — Satirique; v.
trujandè.
satiricamén ; adv. — Satiriquement.
satirisà ; v. — Satiriser ; v. trujà-s.
satisfà ; v. — Satisfaire ; salisjà-s, se

satinéte ; sf.

satisfaire.

satisfaccioû ; sf. — Satisfaction.
satisfasén,-te ; adj. — Satisfaisant,-e.
satisfecit; sm. — Satisfecit.

satisfèyt,-e; adj. — Satisfait,-e.
sàtou (M1.); sm. — Gros bâton, tricot;
v. barricòu, barrot, bilhàt, traqué, tòtchou.
satrèu (G.); sm. — Sorte de poire.
sàtre,-o ; s. — Interj. excl. comme fich¬
tre, diable. Corrup. de sacre.
saturà, sadurà, sadourà ; v. — Satu¬
rassasier.
saturàble,-e

rer ;

;

adj.

saturacioû ; sf.

—

—

Saturable.

Saturation,

(Lescun) ; sf. — C. coumpanàdje.
des 2 g. — Sel gemme ou marin.
Loc. div.
Goustà de sau, goûter si le
mets est bien salé ; hourni sau, ajouter du
sel, au fig., ajouter à ce qu'on dit, dauber ;
nou n'y a pas
ta û grâ de sau, il n'y a
presque rien; au croque-sau, à la croque-ausel ; courre-y coum las òulhes à la sau,
courir vers comme les brebis vers le sel
qu'on leur offre; abé la crabe à la sa u,
avoir la chèvre au sel, loc. usitée par les
bergers pour dire : il a les affaires prospè¬
res ; en Ossau on dit : ta counégue û majouràu, que s'y eau abé minjat û sac de sau,
pour connaître un majorai, un chef pas¬
teur, il faut avoir mangé un sac de sel
avec
lui, y avoir vécu longtemps; nou
m'en boùti pas me y de sau au toupî, je ne
sature
sau

; s.

—

�SAU

497

change

pas mon

train de vie pour cela,

pour ce coup de fortune ; quand un enfant
s'est fait un peu mal et qu'il n'y a pas lieu
de le plaindre, on lui dit: hique-t'y sau !
Blanc couin la sau, très pâle. Le sel est

considéré
les

contre

comme

sorte

une

sorciers

et

leurs

de talisman
maléfices ; on

porte, à cet effet, quelques grains dans la

poche
y

a

; aygue-sau, eau saturée de
sau e pébe, dit-on d'une

sel ; que
histoire

gaillarde.
Salaire (vieux)

sautade.
patri¬
qu'ey
lou saub de las famUhes, l'honneur est la
sauvegarde, la richesse des familles.
saub,-e; adj. — Sauf, sauve, tiré d'un
péril. On disait autrefois ha saub pour
sauver; tiéne lous camîs saubs, tenir les
routes sûres; payère saube, signifie mesure
sau

; sm.

—-

; v.

saub ; sm. — Réserve, économie;
moine moral ; sauvegarde ; l'aunoà

donnée sauf erreur.
saub ; prép. — Sauf, sans porter
te, hormis. Cf. manque, à mens.
saubà ; v. — Sauver, tirer du

attein¬

péril,
mettre de côté, garder,
réserver; saubà-s, se sauver; s'en tirer;
s'échapper à la course ; se réserver une part.
Nouste Segnoà que-ns a saubàts, N.-S.
nous a sauvés ; saube-t ou que~t
gahen 1
Sauve-toi, on te prend ! Saubù-s de que
do,ssà, se réserver de quoi vivre ; si h 'e
sasoû, que-ns e saubaràm, si la saison est
bonne, nous nous en tirerons.
saubàble,-e ; adj. — Qui peut être
sauvé,-e, mis en réserve; on dit plutôt

garantir;

conserver,

suubadé,-re, saubadiu.
saubade ; sf. — Chose sauvée, mise de
côté; autrefois sauvement. V. saub (i).
saubadé,-re,-dis,-se,-diu,-dibe. — C.
saubàble.
saubaderé

(Lav.) ; sm. — Manie de
garder en réserve.
saubaderé,-èro (Lav.) ; s. — Maniaque
de l'économie, de la réserve.
saubadis,-se ; s. — Ce qui est mis en
réserve. V. saubadé.

saubadjaméll ; adv.
saubadjàs,-se; adj.
saubàdje,-e; adj.

Sauvagement.
— Très sauvage,
—
Sauvage, qui
s'effarouche; v. aurèste; sans culture,
barbare ;
rude, inabordable ; qui vient
naturellement, sans culture ; inculte et
inhabité; par anal., qui se plaît à vivre
seul ; âpre, amer, en parlant de certains
fruits.

Subs.

:

Homme,

—

femme

sauvages;

sauvagin,-e; v. saubadjl-s. Sobriquet des
gens d'Orieux et de Lassales (H.-P.).
Bèsties saubàdjes, bêtes sauvages ; bèstie
saubàdje, se dit aussi d'un animal d'espèce
étrangère, peu connue; en style plaisant,
personne curieusement faite ; tems saubàd¬
je, temps désagréable, hors de saison ;
paraule saubàdje, propos inusité, stupide
senti lou saubàdje, sentir le sauvagin ; v.
saubadjùmi; manières de saubàdje, façons
bêtes, de sauvage; aquéstes bèsties que soun
hère saubàdjes, ces animaux ne sont guère
apprivoisés, ils sont très peureux, farou¬

—

SAUBETAT

ches; païs saubàdje, pays sauvage, inculte;
de quelqu'un qui est très amusant on dit:
que haré arrlde l'òmi saubàdje, il ferait
rire l'homme sauvage, mais cela peut signi¬
fier aussi qu'il dit des « âneries ».
saubadjè ; sm. — Sauvagerie ; défaut
de sauvage, propension à l'effarouchement ;
ce
qui est sauvage.
saubadjère ; sf. — Ce qui est sauvage
avec l'idée de nombre, de quantité.
saubadjerie ; sf. — Sauvagerie; c.
saubadjè; les sauvages.

saubadjis,-jùmi

; sin. — Sauvagin,-e.
saubadjiu,-ibe. — C. saubadjerie mais
plus rare (Lit.) ; saubadjius, sobriquet des
gens de Condoni (G.).

saubadoù,-re

; s. et

adj.

—

Qui sauve;

lou Saubadoù, le Christ.

saubadure ;

sf. — Provision, nourri¬
argent mis en réserve en cas de
besoin; v. saube, saubiòt, esparàgn.

ture,

saubagardà, saubegardà;v.— Sau
vegarder.
saubagarde ; sf. — Sauvegarde,
saubamén ; sm. — Sauvement ; sauve¬
tage ; salut.
saubamén; adv. — En sauvegarde,
sous sauvegarde.
saubalhes ; sf. pl. — Choses retirées
d'un sauvetage ; choses mises de côté.
saubàlho, soubàlho (Aure) ; sf. —
Laine coupée sur le derrière des cuisses.
saubàgn,-e, soubàgn; s. — Bêle de
croît que l'on s'est réservée; bovin de
pelage roux tirant sur le noir. Dim. sauba-

gnét,-nét,-e,-gnoû;

v.

sàure, sabàlh.

saubàn, saub-ant; adv. — Sauf, hor¬
mis (vieux).
saubàn,-e. — C. saubàgn. N. de p.
Sauvan.

C. seubemay.
adj. — Excepté,-e, qui
n'est pas compris dans ; hors, à la réserve
de (rare). N. de p. Saubat, Saubade.

saubamày.

—

saubàt,-ade

;

Saubatèrre. — V. Saubeterre.
saub-coundùt ; sm. — Sauf-conduit

saube; sf. — Garde, réserve; v. saubiòt ;
de saube, être de garde, de bonne
conservation, de réserve ; ce qui est retiré
d'un sauvetage ; v. saubalhes.
saubegarde. — C. saubagarde.
sautade, salaire
sauberade.
C.
(vieux)
saubetàt ; sf. — Salut, délivrance ; sau¬
vegarde, « sauvelé » ; està en saubetàt, être
en sauvegarde, à l'abri.
11 y avait, autrefois, des lieux qui jiosso
daient la saubetàt qui était une immunité,
un
privilège de franchise en ce sens que
nul ne pouvait, dans ces lieux (bourgs,
villes, territoires, églises, châteaux), être
attaqué, saisi ni contraint ; chacun y était
sauvegardé dans sa personne et dans son
avoir. La Saubetàt, aujourd'hui Lasseubetat
(B.-P.). était, peut-être, un de ces lieux.
Marca dit que les Ossalois « venant de faire

està

—

32

�SAUBETÈRRE
leurs courses,

SAUMATÈ

—

v

chise et sauveté à
en ce lieu ».

Saubetèrre ;

jouissaient de leur fran¬
mesure qu'ils arrivaient

saucinè, chauchinè,-re; adj. et s. —
Saucier,-ère ; qui aime beaucoup les sauces,

style badin. gargolier,-ère.
sauciole, clïauchole ; sf.
Sauce
claire, mauvaise sauce.
saucisse; sf.
Saucisse.
Saucisse de câ, saucisse de chien, saucisse
en

n.

p.

Sauveterre. N.

—

de lieu.
A

4Ò8

Saubetèrre, boune lèrre, mule gent, à

Sauveterre, bonne terre, mauvaises gens
(die.). Les indigènes modifient le die. en

—

—

très

disant boune gent.
Sàubi ; n. p. m.

—

sàubi

Salvy.

(Loin.) ; sm. — Besoin ; n'as pas
t'estujà, tu n'as pas besoin de te
cacher (Casseigneau).
saubignoû ; sm. — Variété de raisin
blanc, le sauvignon.
sàubio (G.). — G. sàbie, sauge,
saubiòt (M1. Or. Salies) ; sm. — Epar¬
gne, chose que l'on a économisée et mise

saucissoû ;

plutôt

saubis,

pl.

sm.

bè, rôlhou, maherâ.

saubùc,

G.

saboà,

saveur,

saubuguè,-ro

sahùc, sahuquère,

(G.).

—

G.

sureau.
; v. —

sauçadé,-re ; s. — Saucière.
sauçadé,-re ; adj. — Qui est

;

on

dit

en

mand,-e.
saudate
saudà.

(As.).

Forme de sautade.

—

Forme de sautà, sauter,

-

saugnà (L. G.). — C. sagnà, saigner,
sauhùc, sauiic (L.). — V. saliùc eJ

dérivés.
saulassià

(Lom.)

;

v.

Consoler, ré

—

conforter. V. soulàs, acounourlù.
saumà (Lom.). — Forme de

semià,

saumà (G.) ; v. — Mettre le lin en
javelles (garbàls) sur le pré.
saumâ,-ne; s.
Faisceau, gerbeltc de
paille que l'on place à cheval sur le fui Le
d'un loit de chaume; v. bisquère.
Faire le sourn, le faîte,
saumà; v.
d'une chose ; il serait plus correct de dire
soiimà.
—

—

propre

à

tremper.

sauçàdje ; sm. — Action de saucer;
trempée.
sauçadoù,-re ; adj. et s. ■— Qui aime
la sauce ; qui aime à saucer.
sauce; sf.
Sauce. A Salies-de-Béarn,
—

eau

Saucisson

—

semer.

sauçà, saussà
Saucer; par exl.,
tremper dans l'eau, le vin; sauçà-s, se
tremper, recevoir une averse ; v. choupi.
sauçade ; sf. — Saucée, Irempéc; v.
trempagne, trempe.
saucer, à

sm.

(L.). — V. sarelà et dérivés;
quelques 1. du G.
sauclét,-o (G.) ; s. — Sarcloir, pelil
lioyau, serfouette ; v. herrls.
sauçòt,-e (L.). — G. saucinè, gom

—

—

Petite saucisse,

sauelà

—

Souvenirs (Lit.).
Saubole.
Saubole (B.-P.) ; paysâ de
Saubole signifiait autrefois rustre ; v. urrasaubroù.

—

pus.

usité aussi

réserve ; v.

saube, estàubi.
soubis (Lom.) ;

sf.

;

line, mince.

sàubi de

en

mince cl dure.

saucisséte,-ote

salée des Thermes. V. mude.

Sauce

Manque, sauce blanche, béchamel;
sauce picunte, sauce
piquante.
Loc. div.
Sauce de câ, sauce de chien,
coups de bâton, correction; nou pas està
boâ en nnde sauce, n'être jamais satisfail,

saumadà ;

v.

—

la mesurer.

Charger

une

suurnade,

saumade ; sf. — Saumée ; ànée, charge
d'une bourrique et, généralement de toute
bête de somme;

autrefois, l'ânée était fixée
quatre cinquièmes d'une charge de
mulet, soit deux sacs de blé, i5o kilogr.

aux

environ.

—

ne

se

bien

trouver

nulle

part ;

la

sauce

que-s gaste, la sauce tourne, dit-on quand
une affaire tourne mal ; per ue ascle d'alh
pus dechà de ha la sauce, pour une
d'ail, qui manque, il ne faut pas
renoncer à faire la sauce (prov.).
saucé,-re ; s. — Cuisinier,-ère ; peut se
prendre au sens de gargotier.
nou cau

gousse

saucède.

—

V. sausséde.

saucejà ; v. — Faire de la piètre cuisine ;
fréq. de sauçà.
saucère, saucière ; sf. - Saucière ; v.
sauçadé (i).
sauceroû; sm.
Casserole, poêlon
pour la sauce ; saucière.
saucét,-e (Salies) ; s. — Qui blèse. Cf.
—

bedòs. N. de p.

saucetejà
saucière.

; v.
—

—

Bléser. C. saucejù.

V. saucère.

saucine,-çote ; sf. — Sauce claire; en
si y le plaisant, trempée légère, petite pluie.

saumàn.

C. saumà

—

(2);

en

maîtresse poutre ; v. saumè.

M'.-Big.,

saumanè,-re ; adj. ■— Qui est du sau¬
màn; arràt saumanà, rat des charpentes;
en Arm., arràt canlalè.
saumanère; sf. — Planche, tuile de
faîte d'une toiture.

saumàr,-de

;

saumét.
saumarade ;

s.

—

sf.

Anon qui tète ; v.

—

Forte

âiiëe

;

v.

saumade.

saumardà ; v.

—

l'âne

s'accouplant
jument.

Couvrir,
avec

en parlant de
l'ânesse ou la

; sf. — Forle, grande, vilai¬
femme slupide.
saumàt, saumét,-e; s. — Anon, bourriquct,-le. Cf. mitrotÌ, mitre; v. àsou.
saumatade; sf. — Troupeau d'ânes el
saumasse

ne

ânesse ;

d'ânesses.

saumatalhe,-metalhe
saumatè.

—

V.

usité; poulie de faîle.

; sf. — Les ânes,
saumè, poutre, plus

�499

SAUMATÈ

saumatè,-re ; s. — Allier,-ère. Sobri¬
des gens d'Asté (11.-P.), que l'on
appelle aussi lauâs (taons) et de ceux de
Sentous (U.-P.).
saume ; si.
Anesse, bourrique ; v.
mitre; pièce de bois de charpente: v.
saumè; ravale à traîner la terre; v. galère;
femme ignorante, bête ; v. be&amp;tiasse.
D'un imbécile on dit: qu'a poupàt lèyl
dì saume, il a tété du lait d'ânesse; d'une
quet

—

maison où la femme est traitée

sans

dit: la

égards

permère lu saume, la segounde
la daune, au premier rang l'ànesse, au se¬
cond la maîtresse; ha troutà la saume, aller
son
petit train, faire ses affaires; à quel
qu'un qui demande conseil sur la suite à
011

donner
troutà

à une affaire on répond : dechui
(ou courre) la saume, laissez faire,

laissez couler l'eau.
sàume.
V. siàume
—

saumè;

sm.

—

pieteràu, paille.
saumè; sm.
Sommier, bête de som¬
me; lou saumè, les bêtes de somme.
saumejà. — Forme de soumejà; tra¬
vailler avec la ravale appelée saume; v.
galerà.
saumère ; sf. — Maîtresse poutre de
faîtage ; v. saumàn.
saumerét,-ròt,-roû ; sm. — Petite
poutre.
saumét,-e, saumetè,-re; s. — Qui se
sert
des
saumétes.
Sobriquet des gens
d'Eysus (B.-P.), mais la forme usitée est
surtout sauméts, à cause du calembour qui
satisfait mieux la malice populaire ; si
Eysus possédait autrefois beaucoup d'ânes,
comme
tous les villages de la montagne,
—

bon nombre de ses habitants étaient char¬
bonniers et les saumétes sont leur principal
instrument de travail.

saumét,-e ; s.
Anon, petite ânesse ;
petit sot, petite sotte. Dim. saumilhét,
-lhòt,-e, saumiòlou,-le, saumiròt,-rpû,-rote,
—

saumiòt,-e.
saumét ; sm.

de viticulture, pieu
— ï.
l'on fiche en terre pendant
qu'on taille les hautains ; on y suspend ics
liens pour les ligatures.
saumetà ; sm. — Pièce fourchue des
fourchu

que

saumétes.

saumétes; sf. pl.— Crochets analogues
des colporteurs pour le transport du
foin, du bois de chauffage, etc., utilisés
surtout en montagne. Cf. àrie, arquetes.
sauméto (Lav.) ; sf. — Cloporte.
Syn. porc de S. Antoni.
saumilhe ; sf.
Les ânons.
saumilhoû, saumiòlou, saumiròt,-e ;
s.
Anon plutôt mal fait., faible, maigre;
v.
saumét, Saumiròts, sobriquet des gens
de Grailhen (H.-P.).
saumoû ; sm. — Saumon. V. becar.
Uroùs coum tous saumons au gàbe, heu¬
à

ceux

—

—

reux

comme

les

saumons

sm.

—

becàr.
saumùc, chamùc,

SAURINE

Bécard, petit

sau¬

; v.

samùc;

sm.

—

Sanglot,

en general.
saumucà.
V.

chamucà, sangloter,
saumuquejà. — Fréq. de saumucà.
saumuquét ; sm. — Petit saumùc.
sauné,-re ; s. — Saunier,-ère ; v. saliè.
—

saunère ; sf.
travaille

le

—

sel ;

Saline

;

usine où l'on
sel ; v.

grand coffre à

salière.

saunéy. — Forme de sounéy.
sau-nitre, sau de nitre ; sf. — Salpê¬
tre, sel de nilre ; v. saupét.
saupét; sm. — Salpêtre; au lig., per¬
sonne vive,
prompte à éclater; on dit aussi,
ma;s rarement saupéte, en
parlant d'une
femme: u saupét de hémne, une femme
trè3 vive.

plus usité,
Sommier, poutre maî¬

Cf.

tresse.

saumounét ;
mon

—

dans

le

(prov.).
saumounade, sf. — Troupe de
mons ; montée de saumons.

gave
sau¬

saupetà,-trà ; v. — Salpêtrer ; saupeIrà-s, se salpêtrer.
saupetroùs,-e ; adj. — Imprégné,-e de
salpêtre.
saupic ; sm. — Saupiquet ; au lig., per¬
sonne
susceptible, d'un caractère aigre,
difficile, acariâtre; v. thaupic, cheplc; gratinous.

saupicà ; v. — Saupoudrer ; faire un
saupiquet; par ext., répandre, prodiguer.
saupicoû ; sm. — Saupiquet et plus
spécialement breuvage d'eau acidulée ou
mêlée de vin dans lequel on
trempe des
mouillettes ; cela constitue une sorte de
trompe-la-faim pour attendre l'heure du
repas principal. V. brusquetade, chauchole.
saupiquét,-e ; s. — Dim. de saupic
dans sa forme figurée. N. de p.
saupoudrà ; v. — Saupoudrer ; en style
plaisant, saupoudrù-s, se mettre de la pou¬
dre, se poudrer,
saupoudrade ; sm. — Saupoudrage,
saupoudràdje ; sm. — Action de sau¬
poudrer, saupoudrage.
saupoudràyre,-e ; adj. et s. — Qui
saupoudre.
saupoudris ; sm. — Ce qui sert à sau¬
poudrer un mets.
sau-préne ; v. ;— Prendre le sel,
absorber le sel, en parlant des viandes.
Lou lar qu'ey plâ sau-prés, le lard est
bien salé.

sauquè, chauquè. — V. saluïc. N.
Sauqué.
sàure ,-e ; adj. — Saure, blond foncé,

de p.

ardent.

anciens,
Gastoû

Gaston

Fébus

surnommé
lou

dans

des écrils

sàure, Moussai
Sàure; lard sàure, lard qui a

jauni.
saurejà;
saurét ;

est,

lou

v.

—

sm.

—

Paraître blond, blondir,
Maquereau ou hareng

salé et fumé.

saurét,-e ; adj. — Blondin,-e. En M*.,
grisâtre. N. de p. Saurét.
saurî,-e ; s. — Cousin,-e (vieux) ; v.

ovin à toison

chourrln ,sourvn.

saurine ; sf.

—

Nom de vache

saure.

�SAUS

—

500

SAUTE-BUSQUES

sàusse ; saussarè,-silhe ; s.
(salix monandra et s. sœpium, plan¬
tes) ; v. saligue, bimi. N. de 1. et de p. Saux.
saussà (Aure) ; sm. — Cave à fromages,
saussaréde, sausséde; sf., saussilhà ; sm. — Saussaie ; v. saligà. N. de p.
saus,

—

Saule

de 1. Saucéde, Saussède.
saussaroû,-no (Lav.). — C. saloatè.
sausse.
Autre graphie de sauce.
saussè (Arm.) ; sm. —- Saule, t. géné¬
ral ; c. saligue, osier.
saussencà (Arm.) ; sm. — Saulaie,
saussèro (B.-L.) ; sf. — Dans une
cabane, partie évidée du mur où l'on met
les écuelles, les cuillers, etc.
saussigòt, saussilhè; sm. — Saule
blanc (salix alba, plante).
saussilhà ; sm. — Saussaie ; v. saussa¬
et

—

réde.

saussinglo (G.)
—

saut ; sm.

;

Action du cheval, du tau¬

—

couvrant

la femelle ; v. assautà.

saut ; sm.

— Saut, bond ; chute, saut de
cascade; endroit où l'eau com¬
mence
escarpement ; coupement,
ruse du gibier traqué pour
rompre la piste ;
danse; par ext., élévation soudaine à une
meilleure situation ou, au contraire, chute;
au fig.,
passage brusque et sans degrés in¬
termédiaires, subit de l'esprit, de l'humeur.
Ha û gran saut, faire un grand saut;
passer d'une situation à une autre plus
élevée ; passer d'une résidence à un autre
1res éloignée; saut de crabòt, saut de cabri,
gambade; v. arricouquét; saut perilhoû,
saut-périlleux; suber-saut, soubresaut, saut
doublé ; saut de péch, saul, de carpe ; saut
bàscou ; v. plus bas ; saut plé, saut exécuté

moulin,

à tomber ;

sans

escousse.

Loc. div.

le

—

Ha lou

pas,
décisive ;

mourir

saut, faire le saul,

prendre une résolu¬
tion
passà lou saut, passer un
mauvais pas, se tirer d'un cas périlleux;
confr. avec saut, forêt; anà-y d'à saul,
passer

aller d'une traite

perdre

;

à; ha ha lou saut, faire

place à quelqu'un ; mettre un
joueur hors de la partie ; décider quelqu'un
à ; quin saut ! Se dit à quelqu'un qui rit
et se moque après avoir gagné,
pour signilier qu'il n'a pas fait un si terrible coup
qu'il le croit ; anà-n à sauts, procéder par
bonds, accéder à très rapidement ; arribà
d'û saut, d'emblée'; troubà lou saut, t. de
chasse, reprendre la piste coupée.
Le saut est terme général en parlant de
danse; il y a lou saut bàscou, danse apprise
des basques, lou saut de la pigue (ou de
l'agace), lou saut dou sàrri, le saut de
l'isard, etc., qui désignent chacun une
danse d'un rythme et d'une chorégraphie
particuliers ; v. Mounégn, Gibandriè, roundèu, brànlou. A la différence du brànlou,
qui est ordinairement grave, le saut est vif
et nécessite de la part des danseurs beau¬
coup d'agilité. V. rounde, brànlou.
sa

sm.

—

Bois, forêt; gorge, délilé

Et saut de Mounégn,
le bois de Monein
(B.-P.). V. aux loc. div. du mot précédent
passà lou saut. Les cartographes « franeimans » ont baptisé Etsaut, la commune
que
les Aspois appellent eth saut; les autres
prononcent étsàt, ce qui n'a plus de sens.
sautà ; v. — Sauter, bondir, sursauter ;
sortir, s'élancer; omettre; franchir; saillir,
en parlant d'un étalon; v. assautà; sauter
par suite d'explosion ; faire faillite.
Ha sawtà lous escùts, dépenser large¬
ment; ha-s sautà lou cap, se faire sauter lu
cervelle; ha sautà la banque, faire sauter la
banque ; faire banqueroute ; qu'as sautât ue
hoélhe, tu as sauté une feuille (du livre).

sautade ;

sf.

Action de sauter.

—

C.

assautade.

sautade.

saussine (L.) ; sf.
Saule en général, osier,
saut (G.-M.) ; sm. — Saule ; v. saus.

reau

saut;
(vieux).

—

Forme de soutade.

sautadé,-re ; adj. —- Que l'on peut
sauter, faire sauter; subs., lieu où l'on
saute, où l'on s'exerce à sauter; tremplin.
sautadére ; sf.
Manie, passion de
sauter, de danser ; maladie qui imprime au
corps un sautillement ; v. sautarie.
sautadis,-se ; adj. — C. sauladé.
sautàdje; sm. — Action de faire sauter,
de retrancher, de dissimuler, sabotage.
En aquét magasî, que y a sautàdje, dans
ce magasin on vole, il y a
du « coulage ».
sautadoù,-re. — C. sautàyre.
sautadure ; sf.
Saillie, saut d'étalon,
prix de la saillie.
sautarejà,-terejà,-turlejà. — V. sautericà plus usité.
sautarèlo (G.) ; sf. — T. technique,
fausse équerre, biveau, outil.
sautarèu ; sm.
Sauterelle, insecte ;
v.
saute-prat ; homme peu sérieux sur
lequel on ne peut faire foi, un « sauteur » ;
jeune homme un peu folâtre ; personne qui
a de longues jambes.
sautarie,-terie,-tère ; sf. — Sauterie,
action de sauter ; v. sautadére.
sautaròu ; sm. — Pièce de bois placée
sous les
pierres du bief dans un moulin et
sur
laquelle l'eau saute.
sautàyre,-re ; s. — Sauteur,-euse,
athlète; sobriquet des gens d'Ouilion
(B.-P.). V. sauladoù. Nom de brebis.
saut-de-loup ; sm. — Saut de loup,
—

—

—

fosse de défense.

saute-au-péu ; s. — Litt. saute au poil,
cheveux, sobriquet d'une personne
emportée, susceptible et colère; par ext.,
aux

chat, chien méchants.
saute-barralhe ; sf. — Jeu d'échelles
qui permet de passer sur une clôture ; se
dit aussi d'un demi-vagabond ; v. saute-labrouste.

saute-baràt ;
saut de

fossé ;

sm.

—

Saute-ruisseau

;

passerelle.

saute-bisèch ;

sm.

—

Année bissextile,

saute-busques (M'.) ; s. — Personne
grincheuse et vive ; « rouspéteur ».

�501

SAUTE-COR

saute-cor ; sm.

Saute en biais, t. du
: le joueur lance la
boule en diagonale sur le carré ; au sautecor, en bandoulière. V. saute-rue.
saute-coude,-coue ; sm.
Petit oi¬
—

jeu de quilles de neuf

—

du genre

troglodyte.
saute-crabe,-crabère,-crabòt ;
sm
Jeu d'enfant, le saute-mouton; le cheval
fondu ; v. parmulè, passe-lis.
saute-gritch ; sm. — Criquet, petite
sauterelle ; v. saute-prat.
saute-hé (M4.) ; sm. — Petite sauterelle.
sautejà,-riquejà ; v. — Sautiller,

seau

—

saute-la-brouste ; s. — Saute-la-brande, le buisson, personne d'esprit versatile,
sans caractère, un « sauteur » ; v. sautarèu;

s'applique aussi à un paresseux qui préfère
baguenauder, courir que travailler ; le t.
est péjor. V. bandoulè, saute-sègues.
saute-lis (Bav.). — C. passe-lis, jeu.
saute-pè ; sm. — Cloche-pied,
saute-prat ; sm. — Sauterelle ; par
anal., personne qui a des jambes longues et
minces; d'esprit léger, inconstant; v. gaynude, lagouste, sautarèu, dalhè, saute-hé,
sautllh, cigaùt.
sautericà,-iquejà ; v.
Sautiller,
faire de petits bonds ; v. garrimbejà, sauterejà.
sautericàyre,-e ; s. — Qui sautille.
sautericòt,-iquét, sautét; sm. —
Petit saut, gambade. Super-dim.
sautericoutét.

sauteriquejà. — V. sautericà.
sauteriquén,-te ; s. — Sautillant,-e.
La coudèyte sauteriquénte, la bergeron¬
nette sautillante (F. Laborde).
sauteriquét. — V. sauterieòt
saute-rue.

—

C. saute-cor.

saute-sègues; sm. — Saule haies,
même sens que saute-la-brouste. Sobriquet
des gens de Estensan (H.-P.).
sautét,-tôt,-toû ; sm. — Petit sau!
sautilh (Or.). — C. saute-prat.
sautilhà ; v. — Sautiller.
sautilhàyre,-e ; s. — Sautilleuiyeuse.
sautilhét,-lhòt ; sm. — Très petit saut,
sautoû.

—

sm.

—
Graphie fautive de ça-y, viens ;
çà, adv. Forme gasconne de sabé, sàbi.
usitée en Big. et G. ; que sày, je sais, qu'ai
sày, je le sais ; en béarnais, qu'ai sèy, qu'ai

say.

sàbi.

sayanòro,-noùro (Lav.) ; sf. — Panse
d'animal; les feuillets; v. libes.
sayà. — C. sajà, essayer, et dérivés,
sàyatrèt (B.-L.) ; loc. adv. — Dans
l'expr. à sàyatrèt, sournoisement; v. à
d'escùs.

saydoùs, saïdous; sayìn (L.).
sàyjo (Lom.)
liter

—

Ustensile pour faci¬
liquide: conduit,

dans l'estomac des ruminants.

Cf. berréte.

Y. estoumac.

Jupe de femme ;
toile pour le tra¬
agricole appelée aussi camisole et cha¬

sayòlo (Lav.)

;

sf.

—

ailleurs blouse de grosse
vail

marre.

sàyou, sayoû ; sm. — Savon, blouse
plus courte que la sayòlo; en H.-A., dans
l'expression : en sàyous, pour dire en « bras
de chemise », en tenue légère; en B. on dit.
aussi està sàyou-trèyt, avoir le sayon ôté,
être en tenue de travail légère.
sàyou, sayoû; sm. — Lieu où pousse
le say, l'ajonc. N. de p. Sayous, Sajous.
sáyouíàdo (Lav.) ; sf. — Effort, coup
d'épaule.
sayouleyà (Lav.) ; v. — Marcher en
faisant voler la jupe.
sayoùs,-e; adj. — Gras,-se qui a du
sayln.
sayrè. — Déformation de siarrè.
say si. — C. sas 1, saisir,
sàyt. — C. saï, embonpoint,
scalè, scarbòt, scapà. — Formes de
escale, escarbòt, escapà.
scarlatine, escarlatine; sf. — Scar¬
latine.

sceleràt,-e

; s.

—

Scélérat,-e.
— D'une manière

sceleratamén ; adv.
scélérate.

sceleratésse ; sf.

— Scélératesse,
scène, escène; sf. — Scène.
scenìc.-ìque,-e : adj. — Scénique.
scentilhà, cintilhà ; v. — Scintiller

v.

;

lugreià.
scèntilhamén ; sm. — Scintillement.
scentilhàn,-te ; adj. — Scintillant,-e.
scentilhàyre,-e ; adj. — Qui scintille,
scèptre; sm. — Sceptre,
sciatique. — C. chatique.

scién(t),-te;

sm.

scie'n, à bon escient;

—

au

Escient; à bon
lou scién, à leur

escient. V. noucién.

C. essày, essai, épreuve,
say ; sm. — Espèce d'ajonc dont on se
sert pour la litière ; v. soùstre, gabarre.
say. — Autre graphie de sa'i.
say; sm.

sf.

;

l'introduction d'un

saynà (M4.). — Forme de sagnà.
sàyo (Lav.) ; sf. — Cape, manteau
(vieux) ; v. sàyou.
sayomoùro (B.-L.) ; sf. — Le bonnet,

sautricà

sauceroû.

C.

tuyau, entonnoir.

(poisson).

—

—

saï, saindoux.

—■'

(L.). — Contrac, de sautericà
sautùr,-use. — Forme francisée de
sautàyre,-e; usité général, au sens de sau¬
teur, homme sans principes.
sauyeràdo (Lav.) ; sf. — Contenu d'une
sàuyo.
sàuyo (Lav.) ; sf. — Civière. Cf. bayàr,
cibéres ; on dit aussi sauyéros.
Forme phonétique de
sauzeroû.

SCIËNCE

v.

V. soutét.

Lieu où l'on a l'habitu¬
de de passer en faisant un saut ; v. soutebarralhe, saute-baràt.
sautoùn (G.-M.) ; sm. — Mule sauteur
sàutou;

—

—

sciénce,-ci,-cie ; sf. — Science, con¬
naissance ; usité aussi pour conscience.
Omi de science, homme de savoir, de
sciencej savant, docte; mancà de science,

�SCIENCIOUS

—

SÉC

502

avoir

rocher

do

tenir

un
défaut do connaissance, m'anquer
savoir; science courte, science bornée,
se dit de
quelqu'un qui manque de juge¬
ment comme de savoir; science e counscicnce nou ban pas toustém à masse,
science et conscience, savoir et honnêteté
ne
vont pas toujours ensemble
(prov.).
sciencioùs,-e; adj. — Savant,-e; in¬
dustrieux, -eiise ; réfléchi.
scientadamén ; adv.
Doctement,
scientamén ; adv. — Sciemment.
scientifìc,-ìque,-e ; adj. — Scientili—

que.

scientificamén ;

adv.

—

Scientifique¬

ment.

se; pron. dém.
père (ce) dit-il; tè,

nse ;

pour

—

a

— Ce;
pay, se digoù,
se dit, tiens, s'il dil.
pron. — Tient lieu de

après consonne ou après un infinitif :
goardém-se de parlà, gardons-nous de par¬
ler ; aném-se passejà, allons nous prome¬
ner; dat-se bî, donnez-nous du vin. Dans
de nombreuses régions, nous est également
usité : goardém-nous, aném-nous, dat-nous.
se, s' ; pron. pers. — Se, soi, soi-même.
nous

V.

si.

quelques parties du Gers où le
pron. se est le plus souvent placé, comme
en
français, devant le verbe: se pourtù.
s'estujà, se porter, se cacher, on reporte
généralement se ou plutôt s' à la suite du
verbe auquel on le relie par un trait
d'union: pourtà-s, eslujà-s; en Hte-Big.,
c'est la forme se qui prévaut après le verbe :
pourtà-se, estuyà-se.
Quant se est relié h la particule que, il se
réduit, sauf exceptions très rares, à s: que-!
b.i pourtà, que-s bagne, il va se porter, il
se baigne.
Se peut se changer en es devant une
voyelle: quoan l'aute es saubè, quand
l'autre se sauva; qu'es hè de tard, il se
en

fait tard.

Dans le Gers et

quelques 1. de Big., une
parasite est usité devant ès,
pers. du v. està, être ; que s'ès bràbe,
que s'ct bràbo, tu es bon, vous êtes bonne.
se, si; eonj. — Si, en cas que, pourvu
que, à moins que, supposé que.
de

sorte

se

2°

Se boulet, si

faut;

se-ns

vous voulez; si eau, s'il le
anabem passejà? Si nous allions

promener ?
Les formes se et si sont

nous

généralité des parlers
toutefois,

sens;

sous

forme si paraît
dans les villes.

veux'

l'influence du fr., la

aujourd'hui prédominante

—

pas.

sé ; sm.
les ;

employées dans
les mêmes

avec

Si; v. si; se-t dits arré, s'il
quelque chose; se n'ai bos, si lu ne

se; adv,
le dit.

le

mis de la cendre ; v.

—

Sein, entre-deux des mamel¬

les mamelles, la gorge d'une femme ;

matrice.

Dans la

—

—

sebàr, cebàr; sm. — Oignon qu'on
repique au printemps. V. escanoulhe.
sebassè,-re ; s. et adj. — Qui est favo¬
rable à l'ognon ; cultivateur, friand,-e d'oi¬
gnons.
Sobriquet des gens de Trébons
(II.-P.).
Sebé ; n. p. m. — Sever, Sévère ;
S.

Sebé, St-Sever.

d'un

an.

;

s.

sebenè
tumeur

(G.)

; sm.

Sorte de furoncle,

—

sèche ; v. eslourounc.

sebèramén ; adv.

Sévèrement.

—

sebère,-e; adj. — Sévère,
sebereyà (Lav.) ; v. — Se servir de la
sebiéro, brouette.
seberitàt; sf.
sebéto

sebi;

(Lav.).

v.

—

—
—

Sévérité,
C. cebouléte.

Sévir,

sebîci ; sm. — Sévice.
sebieràdo (Lav.) ; sf.
sebièro (Lav.); sf.

—
—

Brouettée
Brouette;

v.

cariole.

sebilhâ,-ne; adj.
(Espagne), usité au

—

sens

Qui est de Séville
de fanfaron,-ne ;

poseur.

sebilhe; sf.

Sébile,

—

sebouri (Lav.)

: sm,

—

Ciboulette,

seboùs, seuoùs,-e; adj. — Sébacé, de
la nature du suif ; par ext., gras, qui a de
l'embonpoint,
sebouti.
V. segouti.
sebròs (G.); seburòs (Lav.). — Cor¬
ruption de suberòs, suros.
séc, séque; adj. — Sec, sèche; dessé¬
ché, décharné, épuisé, élique; stérile, aride;
v.
màgre, curât, eschiic; brusque, rogue,
—

dur de

enour.

Minjà lou pâ séc,
bugade séque, lessive
devenir élique; parlà
sur un ton
brusque;
une
façon de parler

manger le pairi sec;
sèche; debiénqne séc.
séc, parler sèchement,
allé A parlà séc, avoir
bref, sans inflections

douces.

Loc.

div.

màc, soubàc.

sens

sein, l'intérieur du

chevrette

-oie.

argent; cop séc,

J.ou sé déu roc, le

Chevreau,

—

V. anoulh, seqàlh. Dim. sebelhoû,

cas, le mot
demeure littéraire. V. bénie, poupe, eslou-

plupart des

ciarroùs.

seàume.
V. siàume.
sebà.
V. cebà et dérivés,

sebélh,-e

Sauf

la

tiéne au se de pèl,
la chemise.
sé (M\) ; sm. — Sérum
lactique, résidu
du petit lait. Cf. senigou.
sé ; sey (Or. L.) ; 'sér ; sm. — Soir.
Biengàt au se, venez ce soir ; pour « ce
soir », eu Big. et G. on dit plutôt aquésle
sé: bengàts aquéste sé ; sus lou sé, à la
tombée du jour ; aube dou sé, crépuscule.
On dit en divers lieux à sé pour
hier soir
cl aussi ja-sé, ya-sé pour jé
ou yé à se,
hier au soir ; v. jé.
seàn,-te ; adj. — Séant,-e, qui siège ou
a le droit de
siéger (Lit.),
seance; sf.
Séance (Lit.),
searrade, siarrade ; sf.
Eau où l'on
;

la peau, sous

—

scinda ; v. — Scinder,
scissioû ; sf. — Scission

se

(V. de Bataille)

sur

tant

de

sur

même

—

Està

séc, être à

sec,

sans

coup sec, usité adv. au
le coup, tout d'un coup, à l'ins¬
; parli cop séc, partir sur le

�503

SÉC

cliamp; tout séc, tout sec, sèchement,
brusquement ; que b'at dit tout séc, je vous
le dis tout

la

pélhe, sécher
secà

soleil,

(Lav.) ;
V. soulâ.

en

sf.

une

Sécheresse;

—

ce

qu'on

fois.

secadé ;

sm. — Séchoir; lieu où l'on
abé lou hé s'ou secadé, avoir le foin
étendu sur l'aire, pour le faner.

secadé,-re,-dis,-se,-diu,-dibe; adj. —
Susceptible de sécher ; siccatif ,-ive.
secadére.
V. sequè,-re plus usités,
V. secadé (2).
secadìs.
secàdje ; sm. — Séchage.
secadoù,-re, secàyre,-e; adj. et s. —
—

—

Sécheur.-euse.

maigre, sèche,

mince.
Gros chicot de bois

osseuse et

secalhàs ; sm. —
mort, grand rameau sec.
;

s.

—

Les

sèches,

choses

desséchées.

secalhét,-lhòt,-e ; s. et adj. — Petit
secàlh; petite personne sècho.
secamén ; sm. — Séchage, action de
sécher.

secamén; adv.
Secàri

—

(Sént).

Sèchemenl.
—

V.

au

chapitre

sén(t).
secarisse ;

sf. —• Sécheresse, aridité,
consomption, marasme; sécheresse
de cœur ; v. sequè.
secaroùs,-e, secariu,-ibe ; adj. —
Desséchant,-e.
secatìu,-rìu,-ibe ; adj. — Siccatif,-ive ;
siccité ;

v.

sèèadé.

agrément.
(Bar.)

secàu
Touffe de

;

segàu

vive

; s.

des

2

g.

—

sègue.
seelà, seglà. — G. seculà (vieux)
sècle, sègle; sm. — Siècle.
11 v avait, au temps des Moncado, non
loin du château d'Orthez, unie maison
appelée l'oustàti de las femnes dou sègle;
un

sm.

Soir qui tombe, crépus¬

—

sou-couc.

v.

secoudi

(Hte-Big.). — Forme de segouti.
secoùn, segoùn; prép. — Selon; v.
subàn plus usité.
secoùn,-de.
V. segoùn plus usité,
secour (Big. G.) ; secours; sm. — Se¬
cours, aide, assistance; objet qui aide; res¬
source ; personne qui
assiste. On prononce
—

aussi secoùs.
Abé

û

secours, recevoir des subsides;
aide, un assistant, une servante;
qu'a dues hilhes entà secours, elle a deux
filles qui lui fournissent de quoi vivre ;
qu'ey û bèt secours de riou pas abé à pensà
au
minjà, c'est une réelle tranquillité d'es¬
prit que l'on a, quand il ne faut pas penser

avoir

un

la nourriture.

secourablamén ;

adv. — D'une ma¬
secourable, charitable.
secouràble,-e ; adj. — Secourable.
secouradé (Lav.); sm. — Bâton qu'on
appuie sur l'épaule et avec lequel on sou¬
tient

un

fardeau.

secoùre, secouri ; v. — Secourir,
secourl-s, se secourir, s'entr'aider.
secourén,-te ; adj. — Secourant,-e.
secouride ; sf. — Action de secourir,
d'apporler aide, assistance,
—

secousse.

V.

secour.

Forme francisée de segou-

—

tide.

secouti, secuti.

C. segouti.
Sécrétion,
secrestâ ; sm. — Sacristain. Cf.
tâ, sacristâ; v. benedlt.
secrecioû ; sf.

secrestâ ;

—

—

v.

Usité

—

autrefois

sacres-

pour

sequestrà.
secrét,-grét; sm. — Secret, mystère,
moyen caché.
Secrét de quatohrze, secret de lu comédie,
tout le monde le connaît ; en secrét, en
secret.

secrét,-e

;

adj.

—

Secret, discret,-ète

;

intime.

secretà ; v. — Secréter.
secretamén ; adv. — Secrètement ; v.

descús, escotamén, escusèramén.
secretàri ; s. des 2 g. — Secrétaire ; ei\
Big. et G., le fém. est usité: secretàrio.
Secrétaire, meuble,
secretàri; sm.
secretariàt; sm. — Secrétariat. V.
registre.
secrète; sf. — Secrète, prière de la
—

secatòri ; sm. — Séchoir, en style plai¬
sant; au fig., personne sèche, agaçante,
sans

sé-couc ;

cule;

secoùs.

secàlh ; sm. — Branche morte, bois
mort, chicot de bois mort; au fig., person¬

secalhè,-e

—

nière

sèche ;

ne

secoè.
Contrac, de segounè.
secoù ; sf. — Sécheresse, temps sec ; v.

à procurer

see.

secade ;
sèche

vêtements; que-m hès
beaucoup de soucis.
sm. — Lieu exposé au

ses

donnes

me

SECTOU

sequè plus usité.

sec.

séc, séque ; s. — Sec, sèche, état de ce
qui est sec ; v. escliùc. arll.
Méte au séc, mettre au sec ; serbl-s dou
bér e dou séc, faire flèche de fout bois.
secà ; v. — Sécher ; dessécher, mettre à
sec, tarir; essuyer; devenir sec; secà-s, se
dessécher, s'épuiser. V. art, rausl.
Ha secà, mettre à sécher, faire sécher;
sccà l'agàu, tarir le canal ; secà-s tout blu,
maigrir devant les yeux ; abé la guêtre
séque, n'avoir rien à se reprocher; aquél.
droullàs que-s séque à sa may, ce gros pou¬
pon épuise sa nourrice ; Vestiu qu'a secàt
tout, l'été a tout desséché; v. sequè ; secà-s
secà ! Tu

—

ronce

recensement

:

fait

v.

sous

Gaston

Febus

indique les noms des « pensionnaires » du
moment (x385) :
Amadine, Florete, Graciete, Galhardote, Conderine, Docete, etc.

messe.

secretejà

; v.

—

choter, parler bas;

Dire des secrels, chu¬

v.

chibitejà.

— Petit secret.
sec-secàn,-te ; adj. et s. — Qui est très
sec, très desséchant,-e.
sectàri ; adj. et s. — Sectaire,
sectarisme; sm — Sectarisme,
sècte ; sf. — Secte,

secretòt,-toû ;

sm.

sectoù ;

Secteur.

sm.

—

�SECULA

—

SEGADÉ

504

seculà,-re ; sm. — Séculier,-ère (vieux) ;
dit, aujourd'hui, seculiè,-re.
secula, seculorum; sm. — Mots
latins usités dans cette expr. familière:
mandà in secula seculorum, envoyer « ad
patres » ou bien aussi envoyer promener,

sededé.

on

se

faire lanière,

adj. des 2
secularimén; adv.
secularisà ;

v.

—

g.

—

Séculaire,

Séculairement.
Séculariser ; séculari¬
—

séculariser,

secularisacioû ; sf. — Sécularisation,
secularisme ; sm. — Sécularisme.

seculiè,-re
v.

;

adj. et

s.

—

Séculier,-ère ;

seclà, seculà.
seculièramén ; adv.

secuti

(H.-Big.). — C. segouti.
sedà; v. — Fêler; sedà-s, se fêler; v.
héne. Toupî sedàt, pot fêlé.
sedà ; v. — Ensoyer, mettre la soie au
ligneul ; armer la sedade.
sedade ; sf.
Tendelle, piège pour
oiseaux; v. siboule, sedoû; v. Or., on
appelle ainsi la sègue des noces.
Da û tour à las sedades, aller voir aux
pièges s'il y a des oiseaux pris ; signifie
aussi,
proverbialement, aller voir ses
—

discrètement.

—

Contenu d'un sedàs;

réparation avec du crin.
sedassàyre,-ssè ; sm.
marchand

de

•—

Tamisier.

tamis.

Ces marchands sont
d'ordinaire des ambulanst et passent dans
les villages en criant : sedàs, segounès quirn
bo ? Des tamis et des cribles, qui en veut ?

sedasse; sf.
Soie grosse, grossière,
sedassét, sedassine ; s. — Petit sedàs.
séde ; sf. — Soie animale ou végétale ;
—

sedén,-te

adj.

;

siégeant,

sedén, tribunal siégeant; béi
sedéns, biens meubles ou non.
sedéll ; sm. — Assiette, emplacement
de, fonds, sol; assise, socle; v. sedetè.
sedénee ; sf. — Siège, élablissemenl,
principal établissement d'une société, d'un
personnage, siège social.
sedentàri ; adj. des 2 g. — Sédentaire,
sedentarimén ;
adv. — SédentaireV. sedarie.
sederie.
sederoû ; sm. — Petit
—

siège, escabeau ;
cadieroû, trubès, escabeloû.
sedetè, setedé, sededé; sm.— Siège;
pied, assise, base, socle; v. sièdje, sède; pè,
soust, ploumasoil.
sedicioû; sf. — Sédition.
sedicioÛs,-e ; adj. — Séditeux,-euse.
sediciousamén ; adv. — Séditieuse
v.

-

inent.

se-disén.
Y. si-disén.
sédo (Lav.); sf. — Herbe soyeuse, fine;
en B.-L.,
le nematode filiforme des eaux
—

stagnantes.
sédo (B.-L.) ; sf. -— Sas plus fin que le
sedàs; nœud coulant de la sedade.
sedoû ; sm. — Répuce, lacet de crin ;

sedade; séton ; v. sagèt, courale.
sedounét,-nòt ; sm. — Petit sedoû.
seduccioû; sf.
Séduction.
seductoù,-e ; s. -— Séducteur,-trice.
sedusàn,-sén,-te ; adj. — Séduisant,-e
sedùse,-si ; v.
Séduire ; a été usit&lt;
au
fig., au sens de séparer, détourner;
sedusl de la fé roumane, détourner de la
—

—

foi romaine

(Fondeville).

sedzàu ; adj. des 2 g. — Seizième,
sedzaumén ; adv. — Seizièmement
dit aussi sedzièmamén.
sédze ; adj. num. — Seize.

sedzième,-e.

segà;
faucher

v.

—

les

très fortement
comme

Scier;

séde, l'arc-en-ciel

; v. arcoulâ.
Trône, siège épiscopal.
de la sèda d'Aulouroû,

francisée

df

fig.,

au

ennuyer

beau¬

sabouler.

Que-s harà
;

arressegà, sarrà,

moissonner; serrer
lien fin qui pénètre

avec un

scie;

une

coup, agacer,

segà

v.

céréales,

moisson.

toile de tamis.
séde, fin comme soie ; luse'n
coum
la séde, brillant, luisant comme la
soie; péu de séde, cheveux soyeux; arc-d.e;

courn

Forme

—

; on

sedzàu.

pierre

Temps de la moisson
segà, cela

per

segàu (G.)

;

sm.

;

se

fera à la

—

Masse de

buissons, ronceraie. N. de 1.

segàble,-e; adj.

—

En état d'être scié,

moissonné.

—

Lo capítol
le
chapitre du siège' épiscopal d'Oloron ; lu
glèyse de la Sède désigne, à Tarbes, l'égli¬
se
cathédrale; éra qàngo d'éra sèdo, en

Lav., sorte de belvédère, lieu où l'on peut
s'asseoir,

Séant,

■—

ou

segà ; sm. —
manière de scier.

porc, de sanglier, de lièvre; soyon,
maladie des porcs; fêlure, fil, paille d'une

sède ; sf.

ressem¬

Tribunal

poil de
Fî

soyeux ;

v.

sedarie, sederie ; sf. — Soierie ; fabri¬
que, usine de soie.
sedàs, cedàs; setàs (As. Rar.); sm.
Tamis de soie animale, sas : rapatelle ;
on en fait aujourd'hui en soie écrue.
Ha passà p'ou sedàs, passer au crible de
la critique.
sedassà ; v. — Tamiser, sasser ; se dit
aussi pour réparer au moyen de crin ou de
cordes de boyau, de nerfs.
—

Paraître

assis ; immobile.

-—

pressant,-e, importun.

sedassade ; sf.

—

ment.

Séculièrement.
securitàt, seguretàt; sf. — Sécurité,
secutà ; v. — Pourchasser, poursuivre,
persécuter, importuner ; v. persécuta.
secutàyre,-e ; adj. — Qui pourchasse,

amours

V. sedetè.

—

; v.

bler à la soie ; briller comme la soie.

mobles

seculàri ;

sas, se

sedejà

sur une

éminence.

sède, sète, sietà.

—

V. assède, asseoir.

segade

;

sf.

Coup de scie

—

;

action de

scier, de moissonner, d'ennuyer; moisson
fauchée. Bère segade, belle moisson.

segadé

; sm.

—

Champ où l'on mois¬

sonne.

segadé,-re; adj.
scié, moissonné,-e

.

—

Qui peut, doit être

�SEGADÉRE

505

segadére ; sí. — Scierie (rare) ; v.
sègue; rabâchage, rengaine.
segadis,-se; adj. et s. — Ce qui a été
scié ; c. segadé (2).
segadoù,-re ; s. — Scieur,-euse ; mois¬
sonneur,-euse.

à

segalà, seglà ; sm. — Seiglière ; terre
seigle, sol de qualité médiocre. N. de 1.

et de p.

segàlh,-o (Aure) ; s.
agneau
d'un

vrette,

—

an ;

Chevreau, che¬
antenois ; v.

anoùlh.

segarie, seguerie; sf.

—

Scierie. Cf.

arressègue, sègue, sarre.
segàs. — C. segà (3) ; on dit aussi
segassà, ronceraie,
segassà ; v. — C. essegassà.
segassade ; sf. — Mauvais coup de
scie ;

sciage incomplet.
segasse ; sf. — Vilaine, mauvaise haie ;
gros pied de ronce; grosse, mauvaise scie.
segassè,-re; adj. — Terrain où il y a
des ronces, buissonneux; scieur maladroit,
segàu. — V. segà, ronceraie.
segàyre,-e. — C. segadoù,-ve.
seglà. — Y. segalà; dans les L., pain de
seigle.
seglà,-are. — C. seculà.
seglade ; sf. — Moisson, récolte de
seigle.
ségle ; sm. — Seigle; en certains 1.,
le seigle est appelé blat et balhàrc.
sègle. — C. sècle, siècle,
ségn ; sm. — Cloche (vieux) ; v. campane, toqueségn.
segnà ; v. — Mettre un signe, marquer ;
poser un scean ; sanctifier ; baptiser un
enfant qui vient de naître, en attendant de
le porter à l'église, sur les fonts.
segllà-s ; v. — Se signer, faire le signe
de la croix.

segnade; sf. — Action de tracer, de
faire le signe de la croix; indication.
segnadé,-re; segnaté (As.); s. —
Bénitier.

segnadé,-re (calhàu, pèyre) ; s. —
indicative de limite, qui sert de
signe ; v. hite. Cf. pèyre-hile.
segnàl, segnàu; sm. — Signal; signe,
indice, marque; signe, miracle (rare);
seing ; mention sur un écrit, un acte ;
emblème ; signe, grain de beauté. V. signe.
segnalà, signalà; v. — Signaler, mar¬
quer ; segnalà-s, se signaler ; peut se pren¬
Pierre

dre

en

mauvaise part.

segnalade ; sf. — Indication, action de
signaler, de marquer.
segnalamén, signalamén; sm. —
Signalement.
Tirà lou segnalamén, dévisager; prendre,
donner le signalement.
segnalàyre, signalàyre,-e ; adj. —
Qui signale, qui met, fait des signaux.
segnàt,-ade; adj. et s. — Bénit,-e
marqué du signe de la croix ; on dit aussi
ségne,-e ; v. segnè.
PA segnàt, pain bénit.; aygue segnade
eau

bénite.

segnàu, signàu

; sm.

—

—

SEGOUN

Signal ; signe,

indice, marque; seing; grain de beauté.
segnàyre,-e; adj. et s. — Qui bénit,

qui marque d'un signet, d'un sceau.
ségne, segnère ; sf. — Enseigne, dra¬
peau (vieux).
ségne, signe; sm. — Signe, indice.
Dans cette expr. : nou-n abé, ni ségnes, ne
pas en avoir du tout.
ségne; sm. — Seigneur, sire, maître;
v.
moussén; autrefois, sieur, titre d'hon¬
neur, titre respectueux donné surtout aux
anciens; v. segnoù; n'est guère usité
aujourd'hui que dans Nous,te Ségne, notre
Seigneur, Jésus-Christ. Crouts de noùste
Ségne! exclamation d'étonnement, d'cflïoi,
de douleur.

segnè ; sm. — Bénitier ; on dit surtout
aygue-segnè. V. segnàt, segnade.
segnère. — V. ségne (i), enseigne,
segnét ; sm. — Petit segnàu.
segnoù,-re ; s. — Seigneur, souveraine,
châtelaine; v. ségne (2).
Dou tems dous segnoùs, sous la féodalité;
ha lou segnoù, faire le seigneur, parader ;
vivre dans l'opulence ; commander avec
arrogance.
Bisite

segnoù, dab ue l'an qu'en y a

de

prou, visite de seigneur, avec une par an,
c'est assez (prov.) ; on disait aussi : lue mer-

bisite de segnoù, de cent en
d'ets qu'en an prou, lune qui
change le mercredi et visite de seigneur,
&gt;me
tous
les cent ans et c'est assez ;
Noùste
Segnoù, Noire Seigneur Jésus
Christ. Segnoù. comme en fr. seigneur, est
usité exclamativemenf : Ah ! Segnoù. ço
qui-s eau bédé ! Ah ! Seigneur ! que ne
faut-il pas voir, endurer !
quilhouse

cent

e

ans,

segnouràu; adj. des

2 g.

—

Seigneu¬

rial,-e, du seigneur.
le
les

segnourejà ; v. — Etre seigneur, faire
seigneur, dominer, maîtriser; fréquenter
seigneurs ; v. casterejà.

segnourejàyre,-e ; adj. — Qui agit ci:
seigneur, qui domine, maîtrise (Lit.).
segnourésse ; sf. — Souveraine, dame
qui possède une seigneurie.
segnourét,-e ; s. — Petit seigneur,
petite souveraine. N. de p. Seignouret.
segnourie ; sf. — Seigneurie ; puissan¬
autorité.
sègo (gario) ; sf. — Perdrix grise, en
Lav. et, aussi perdrix blanche. V. gariole.
segòt,-e ; s. — Petite haie ; petit buisson
de ronces ; v. sègue.
segòt ; sm. — Petit scieur, modeste.
ce,

N.

de p.

segote, seguéte ; sf. — Petite scie,
segoùn ; prép. — Selon, conformément,
suivant ; v. subàn.
segoùn,-de; adj. et s. — Second,-c,
deuxième ; v. dusàu.
Segoùn cousî, second cousin ; segoundes
nonces,
secondes noces ; qu'ey lou me
segoùn, c'est mon deuxième enfant; que-m
serbéch de segoùn, il est mon second.

�SEGOUNDA

—

SÈGUE

506

segoundà ; v.
Seconder, aider, favo¬
riser; être digne de quelqu'un; segoundà-s,
se seconder, s'entr'aider.
segouildade ; sm. — Action de secon¬
—

der.

segoundamén

adv.

;

—

deuxièmement.

segoundàri; adj. des

2

g.—

daire.

segoundarimén ; adv.

Secondement,

—

Secon¬

Secondaire¬

ment, deuxièmement.

segoundàyre,-e ; adj. — Qui seconde,
segounde ; sf.
Seconde, partie d'une
—

minute ;

classe.

segoundejà
être

; v.

—

second liou et

en

Fréq. de segoundà;
place, le deuxième.

segoundét,-din ; sm.
Surnom du
doigt annulaire; v. dit; dim. de segoùn,
—

second.

segoundine (As.) ; sf. — Lézard gris.
Cf. singrauthe, sindâ.
segounè, segoè, sennè, sendè; sm.
Crible pour les grains. Sobriquet des
gens de Cieutat (H.-P.).
Loc. div.
Houradàt, traucàt coum û
segounè, percé, troué comme un crible;
scgoutìt coum â segounè, secoué comme
—

—

un

crible.

En Ille-Big., on
le crible pour le

appelle sennè arroulhadé,
grain déjà passé au crible
lequel 011 enlève les menues

cabapalhè, avec
pailles et baies.
segounère ; sf. — Crible plus grand
que le segounè.
segourî (Lav.) ; sm. — Sorte de laine
blanche avec laquelle on faisait les capulels.

segoutejà. — Fréq dim. de segà.
SegOUtéte,-tote ; sf. — Très petite scie
segoutì, secoutì, soucoudi ; v. —
Secouer; agiter fortement: au fig., réveil¬
ler, exciter, tourmenter; segoutl-s, se se¬
donner du mouvement, se
trémousser, ne pas se laisser

couer, se
se

l'inertie,

remuer :

aller

à

découragement. V. trambale.jà.
Segoutl lou pruè, secouer le prunier pour
jeter bas les prunes; en style plaisant,
secouer quelqu'un, lui donner une raclée;
lou carrét que segoutéch, le charriot secoue :
aguésle passade que Va segoutU, cette mau¬
vaise passe l'a secoué; segoutéch-te, biàm !
Secoue-toi, remue-toi, voyons ! V. boudjà,
mudà, anà.
Loc. div.
Segoutl lou co, remuer le
cœur, émouvoir; segoutl lou cap, branler
la tête, marquer le doute, la négation,
l'hésilation ; segoutl las aurélhes, donner
au

—

une

correelion, réprimander; ennuyer par

des propos désagréables,
las pus. secouer les puces,

des cris ; segoù'ti
chasser les puces :
donner une correelion: réprimander, exci¬
ter un lambin; segoutl las drabes, secouer
les entraves, les chaînes; està segoutlt. être

secoué

au

propre

ou

au

figuré

:

que-rn

segoutéch soùnque d'y pensà, je suis tout
remué à la pensée de.
segouti; sm. — Manière, action de
secouer,

secousse.

segoutide. — V. segoutlt.
segoutidé,-re ; adj— Qui est à secouer.
segoutidé,-re ; s. — En style plaisant,
chose qui secoue, un mauvais
véhicule, par
exemple ; chose avec laquelle on secoue.
Aclion de secouer
segoutidére; sf.
prolongée.
segOUtit,"ide ; s.
Secousse; secouage,
secoûment ; le segowtit est plus bref que la
segoutide. V. samboutit.
segramén. — V. sacramén ; usité par¬
—

—

fois

au

sens

de serment,

segràri. — V. sacràri.
segrastìo (B.-.L.), — Forme de saerestie.
segràt (Chai. L.) ; sm. — Cimetière; v.
treyàu. C. sacrât.
segrét. — Forme de secret qui se re¬

produit dans les dérivés.

segrestà; segrastâ (M'.).

crestâ.

_

V.

sa-

segrestà. — Déform. de sequestrà.
Sacristie (vieux),
segrestanie; sf.
segrét. — C. secret, secret et dérivés,
segréte ; sf. — Latrines; v. coumûs.
segù,-re ; adj. — Sûiye, certain, indu¬
bitable; ferme; qui ne se trompe jamais;
honnête, loyal qui est en sûreté; sans dan¬
ger ; convaincu, assuré.
Oini segù, homme sûr;
proufiéyt segà,
profil certain; camî segù, chemin sûr; ço
qui dit qu'ey segà, ce qu'il dit est la vérité.
En Big. et G., on emploie aussi les formes
segùre, segùro au masc.
Loc. div.
Qu'en soy segù, j'en suis
assuré, convaincu; toc segù, lieu sûr; està
segù, êlre en sûreté, à l'abri; segù de si,
sûr de soi ; arré de rney segù, rien de
plus
sûr, de plus certain ; que soy segù d'et, je
suis sûr de lui, j'en réponds ; pourtà-s
segù,
se
porter garant de; tiéne-s segù, se tenir
ferme, fermement, affirmer ; nou pas està
segù, ne pas être cerlain ; arré de mey segù,
rien de plus certain.
Loc. adv.
.4 cop segù, d'une manière
immanquable ; au segù, assurément, certai¬
nement ; on dit aussi de
segù; Oh ! segù !
—

—

—

Rien certainement, sûrement !
Prov.
Mountagne clare, Bourdèu escù,
—

plouje de segù, si la montagne est claire
et Bordeaux, le N.-O. obscurci, la
pluie est
certaine; arrés nou pot dise lou segù, per¬
sonne
ne
peut assurer indubitablement;
miélhe joug à au segure qu'à l'abenture,
un tiens vaut mieux que
deux tu l'auras.
segù,-re ; s. — Le sûr, le certain; segù
et. segure sont des 2 g., mais le fém. est
toujours segure.
■Goardà-s sus ton segà, se lenir sur le
certain : lou segù n'ey pas d'arrés, le cer¬
lain, le sûr n'est, n'appartient à personne
(prov.).
ségue. — Forme locale de segul, Suivre,
sègue ; sf. — Scie ; scierie ; v. arressègue. sarre; contre de charrue; v. bèc-hèrri;
eri
Arm., faucille; v. hàus; la saison de la
moisson : v. segà; au fig., chose ennuyeuse,
rengaine, une scie. N. de p. Lassègue.

�507

SÈGUE

sègue ; sf. — Ronce frutescente (rubus
fruticosus, plante); v. arrouméc; en cer¬
tains 1., gros ajonc; v.
gabarre; par ext.,
liaie épineuse, clôture, palissade; v. plèch;
peytabi; rangée de personnes, de soldats,
haie, queue leu leu.
La sègue est un très ancien usage qui se
pratique à l'occasion d'un mariage; malgré
quelques différences locales, il consiste
généralement en ceci : un ruban est tendu
en travers du chemin
que le cortège nup¬
tial

doit suivre, soit à l'entrée du village
l'un des époux vient du dehors, soit à
l'entrée de l'église, soit parfois devant les
maisons dont les habitants désirent faire
si

honneur

aux
époux. Des jeunes gens, habi¬
tuellement, tiennent un des bouts du ruban
tandis que d'autres portent une bouteille
de vin du crû et des verres ; ils ont parfois
aussi des bouquets destinés aux invités ; le
cortège est tenu de s'arrêter devant la
sègue, la barrière; les époux sont invités à
trinquer et à boire un coup; il y a parfois
échange de compliments et de souhaits,
puis, après avoir remis une offrande en
argent, la noce est autorisée à poursuivre
son chemin. Le ruban, autrefois, était rem¬
placé par des ronces naturelles. Cet usage
ayant donné lieu à des abus, en i/|88,

Catherine de Navarre le

frappa d'interdic¬
pas moins, les
abus seuls sont abolis. Les chants nuptiaux,
naturellement, ont des couplets appropriés;
v.
passade, sedude.
Loe. div.
Dabàn parét ou sègue, nou
digues paraule pègue, devant mur ou haie,
ne dis
pas parole imprudente ; està de darrè
las sègues, être de derrière les ronciers,
d'un pays sauvage, être peu dégourdi ; v.
arrabè ; lous ûs que segoutéche.n las sègues
tion, mais il n'en persiste

—

e

lous

au-ts que

s'amassen las

arnoures,

les

battent les buissons et les autres cueil¬
lent les mûres fprov.) ; segui las sègues,
suivre les haies, se cacher derrière les
uns

haies. V.

parràt.
sègue (Gr.-L.) ; sf. — Plantation de
pins; bois de pins en exploitation,
seguè; sm. — Roncier. N. de p.
sègue-dit ; sm. — Scie le doigt, chenille
processionnelle; v. chaque-dit.
sègue-gabarre ; sf. — Eglantier ; v.
gabardè, sègue-nou-bau.
seguejà ; v. — Faire un petit travail de
sciage.

seguejà ; v. — Couper les
dit aussi d'une haie de ronces

ronces ;

se

qui s'étend,

broussailler.

sègue-ligue ; sf. — Guirlande; ruban
la sègue-noubiàu.
sègue-l'y-sègue,
ségue-l'y-ségue ;
sf.
Suive-qui-suiv'e, queue leu leu ; à la
sègue-l'y-sègue, à la queue leu leu ; en
suivant sans interruption.
sègue-mâ ; sf. — Scie à main, égohine.

pour

—

Cf.

sarre-coutét.

(M'.); sf. — Lit t.,
vaut, églantier; v. jjtibnr-

sègue-nou-bau
ronce

ou

haie

ne

dè et le mot suivant.

sègue-noubiàu

SEGUI

Ronce nuptiale,
sègue; v. plus
haut ; ronce très longue ; on
l'appelle aussi
sègue-nou-bau, peut-être par calembour,
ronce qui ne vaut.
seguén,-te ; adj. — Suivant,-e; l'an
svguén, l'année suivante; usité en certains
1. pour segoàn, selon, prép.
seguén,-te; s. — Animal qui suit
encore sa mère;
arrière-faix; dans ce sens,
se dit
plutôt au plur., lous seguéns; v. jas,
Iheyt.
seguère ; sf. — Action de scier les
céréales, moisson; v. segà, sarrù.
La cante de las seguères, le chant des
moissons, cantilène qui se chante en mois¬
servant

ronce

à

;

sf.

—

faire

—

la

sonnant;

anà ha seguères, aller faire la
moisson; autrefois, du Béarn, notamment,
des estivandiei's partaient par troupes faire
la moisson dans les pays

surtout

et

en

bas,

en

Armagnac

Bigorre.

seguerie; sf. — Scierie; v. sègue (2).
seguéte,-ote ; si. — Sciotte, égohine
petite haie.
seguetote ; sf. — Très petite scie ; peti¬
te haie, petite ronce.
seguetoû,-tote ; adj. et s. — Petit
seguén,-le.
segui, ségue; siégue (G.); v. —
Suivre, accompagner ; surveiller; imiter,
copier; écouter avec attention; segui-s, se
suivre, se poursuivre; segui-s'en, s'ensui¬
vre; segui a été usité autrefois au sens de
persécuter.
Segui lou camî, suivre le chemin, la
voie; segui la mode, suivre la mode, la
coutume, s'y conformer; à la sègue lanière,
lanli.re, à la queue leu leu; en désœuvré;
segui au Iras-lay, suivre la piste; que seguechi la mie pënsade, je suis ma pensée, mon
raisonnement ; lou mau que seguéch pertoiti, le mal suit partout; lous dies qui
seguiran, les jours qui suivront; segui lou
puis, parcourir le pays; que segu-in (ou
seguiscoùn1 porte per porte, ils allèrent
porte par porte ; segui la le y, se conformer
à la loi ; que bederàt. ço qui s'en seguéch,
vous
verrez ce qui
en résulte; ha segui,
faire suivre, accompagner, faire poursuivre,
surveiller; e m'y seguirùt ? M'accompagnerez-vous ?
Segut ù souc, arranger, revoir
un sillon ;
lous dus frays que-s seguéchin,
il y a peu de différence d'âge entre les deux
■

frères.
Ha en segui, faire en sui¬
désemparer; segui l'aygue, sui¬
bord, la rive de l'eau; segui per la
pensade, suivre par la pensée; rasounamén
seguit, raisonnement suivi, logique; segui,
lou teins, suivre le temps, être de son
temps; la droite que-s seguéch, la fillette
grandit et se forme à la fois, en même
temps ; lias segui lou paraplouje, emporter
son parapluie.
Prov.
Lous pourics que seguéchen la
clouque, les poussins suivent, imitent leur
mère ; û die que seguéch l'àute, un jour

Loe. div.

vant,
vre le

sans

—

—

�SEGUI

SEMALOU

—

508

succède à un autre ; segui la mode ou
quità
lou pais (il faut) se conformer à la coutume
ou quitter le
pays; segui la mousque blue,
suivre la mouche bleue,
poursuivre une
chimère ; allusion à la légende du

Artus, qui est condamné à poursuivre
ci lasse

bleue

mouche

une

prend

mieux

tenu*

un

lièvre.

segui;

sm.

lapin
—-

que

Action,

du soleil.

en

selàt ; sm. — Lieu, endroit abrité,
sèle ; sf. — Selle, chaise percée.
avec sède, trône.

qui ne la
que bau mey
lèbe, il vaut

poursuivre un

manière

de

suivre.

seguice, seguissi; sm. — Suite, cor¬
tège ; le petit, les petits qui suivent la
mère; v. seguén; suites d'une maladie,
d'une affaire; importun,-e, suite
importu¬
l'on traîne à sa suite; mou¬
chard; surveillant,-e ; on dit aussi seguis.
seguide ; sf. ■— Suite, continuation,
enchaînement,
conséquence ; poursuite :
longue file, traînée; v. seguice; action de
suivre, d'accompagner.
De seguide en seguide, loc. adv., d'évé¬
nement en événement, de fil en
aiguille.
seguidé,-re ; sf. — Action de suivre au
sens ennuyeux ; suite importune.
ne, gens que

seguides (B.-L.) ; sf. pl. — Troupeaux
qui restent sur la montagne
après le ao août.
seguidoù,-re ; adj. et s. — Qui suit;
surveillant,-e ; qui accompagne, suivant,-e.
Coumpay-seguidoù, compère qui accom¬
pagne celui qui va faire une demande en
mariage; garçon d'honneur dans une noce;
on
appelait autrefois seguidoù ou testimoni
seguidoù, le témoin qui attestait en justice
sous serment, la vérité d'une allégation.
seguilhoùn,-e (Bay.) ; s. — Suiveur,
transhumants

importuns.
seguis. — V. seguice. N. de p.
seguisse ; sf. — Poursuite ; cortège
avec
un
sens déplaisant ;
casserole qu'on
attache à la queue d'un chien.
seguissiole,-sole ; sf. — Cortège, en
style badin.
seguit; sm. ■— Ce qui suit, s'ensuit, les
suites ; au seguit que bederàm, nous verrons
par la suite, ce qui en résultera.
seguramén ; adv. — Sûrement, certai¬
nement, positivement.
seguramén; sm. — C. asseguramén.
segurance ; sf. — Sûreté, garantie,
seguretat,-ritàt. — C. securitàt.
segurtance ; sf. — Garantie de sûreté,
de péril (vieux) ; v. segurance.
segurtàt. •— C. securitàt (vieux) ; a
signifié aussi caution, fidéjusseur.
seguti. — C. segouti, secouer.
Seignor (Félix). — Ecrivain béarnais,
né à Lagor, mort à Orthez (1828-1883).
séjour; sm. — Séjour (Lit.). Cf. démonrance; v. repàyre.
séjourné ; v. — Séjourner,
sejournade ; sf. — .Séjournement.
sejournàyre,-e. — C. séjourné.
séjourné,-re ; adj. et s. — Qui séjour¬
ne. N. de p. Séjourné.
-euse

— Fréq.
de séjourna.
séjournât; sm. — Petit séjour; lieu de
plaisance.
selà (G.). — C. acelà; mettre à l'abri

roi

et

que tous les cent ans ;
tiéne û counilh que segui ue

sejournejà.

seleguisme (Lav.)

;

sm.

—

Cf.

Habitude

mauvaise.

selh,-e ; s. — Seille, seau, récipient; en
As., creux en forme de bol dans un roc ; v.
sulh, herràt.
selh ou celh ; sm. — Etendue de neige
accumulée, névé, glacier. N. de 1. en M4.
selhâ ; sm.
Fabricant, marchand de
seilles. N. de p. Seilhant.
selhà; v. — Se servir de la seille, arro¬
—

ser

avec

un

seau.

selhàn,-te.

C. silhàn,-te, souple,
Seille; v. selh (1).
selhè ; sm. — Socle, pierre sur lesquels
on pose le seau; v. sétine;
fabricant, mar¬
sélhe ; sf.

—

—

chand de seilles.

selhoû ;

sm.

—

Petit selh.

selhoû, silhoû; sm.
Sillon; désigne
aussi l'espace que le semeur couvre d'un
seul geste ; ancienne mesure agraire (vieux
fr., seillon). N. de p. V. arrèc, souc, lio,
—

ourdi.
seliè.

C. serè, sellier,

—

sélo; assélo (Arm. Big.) ; sf. — Abri;
lieu abrité; v. assis, soubàc; se prend aussi
au
fig., protecteur, protection.
Boutà-s à la, sélo, se mettre à l'abri,
seloùn ; prép. — Selon ; vient du fr.
on

;

dit subàn

sém.
semà.

—■

préférablement.
V. séme plus usité,

C. assemà, diminuer.
semadè,-re (I,.). — C. semmanè.
semalà,-lejà ; v. — Porter, charrier la
semàu,, le semaloû.
semalasse ;
sf.
Grande, grosse
semàu, cuve.
semalàt,-ade ; s. — Contenu d'une
—

—

semàu, d'un semaloû.

semalàyre,-loè ; sm. — Porteur de
pendant la vendange ; fabricant de
comportes ; on dit aussi semalè. Sobriquet
des gens de Troubat (H.-P.).
semalè,-loè,-re; adj. — Qui est de la
semàu, du semaloû, qui les concerne; car
semalè, char pour les cuves; v. catàu, barrôt
semalè, barre pour transporter les
cuveaux : on dit aussi simplement semalè ;
par anal., on dit: qa'ey espés coum û
barrât semalè, pour signifier qu'un bâton
semàu

est très gros.

semalejà;
semalét ;

v.

—

sm.

—

Fréq. de semalà.
Petit semaloû, cuveau.
s.
Ce que contient

semaloàt,-ade ;
semaloû; v. semalàt.

—

un

semaloè.

—

V. semalè:

semaloû; sm. — Portoir, cuveau, com¬
porte utilisés ordinairement pour le trans¬
port des raisins; il est plus petit que le
semàu et d'une contenance de 5o à 70 li¬
tres.

�50Ô

SÈMANO

semàno (G.). — C. semmane.
semàu ; sf. — Cuve d'une contenance
de 80 à

100

litres;

v.

drasque; la barrique

du pays contient 3 semàus ; mesure utilisée
pour le sel ; portoir de vendange ; on s'en
sert aussi pour de petites lessives ; v. boud-

jét, bugadè; une semàu usitée pour la
chaux, contient, environ, 5oo kilogr.
semblà ; v.
Sembler, paraître ; res¬
sembler ; semblà-s, se ressembler ; v. reber—

tà, menât, retirà, ressemblà.
Que m'a semblât, il m'a semblé ; que-rn
semblabe que noû, il me semblait, je pen¬
sais que cela n'était pas ; que-s semble au
pay, il ressemble au père; v. menat; hèt
atàu, si-b semble plâ, faites ainsi, si cela
vous semble bien, bon; que-m semble que
harà bèt, je crois, je présume qu'il fera
beau temps.
semblà ;
—
sm.
Ressemblance ; au
semblà que l'èy recounegùt, je l'ai reconnu
à la ressemblance.

adv.

—

Semblable-

semblàble,-e; adj. — Semblable; subs.
Objet semblable à un autre ; personne ou
chose comparable. V. parie, menât.
semblàn ; sm. — Semblant, feinte, faux
air, apparence.
lia semblàn, faire semblant, feindre ; per
bèt semblàn, semblablement ; en feignanl ;
Jaus semblàn, faux semblant, ruse hypocri¬
te ; nou ha. semblàn d'arré, ne point sem¬
bler faire, prendre un air indifférent.
semblance,-énce,-ci ; sf. — Similitu¬
de, ressemblance.
semblantamén.

—

C.

semblablamén.

faisant semblant.

semblàyre,-e
lé,-e, hypocrite.
sémbre; sm.

sf.

—

Semelle

;

SEMÌA

dessous d'un

bas ;

pièce de bois qu'on place sous une
autre plus
conséquente, tasseau; sabot de
frein; plateau, plaque; neige tassée sous la
chaussure ; longueur d'un pied de personne
chaussé; en style plaisant, femme publique,

femme de rien ; coureuse.
Loc. div.
Arnuchà las semèles, monlrer
les semelles,
fuir, décamper; meysoùi 1
chcts fumèle, esclop chets semèle (L.), mai
—

son

sans

pute

femme, sabot sans semelle (die.) ;
ue semèle, p... comme une

coum
semelle.

semelèro ;-lèyre (L.) ; sf. — Espèce de
bague qui reçoit le gluau ; système auquel
on attache les appeaux ; v. semenèyre.
semelote ; sf.

semén.

—

Petite, mince semelle,

—

Y. séme.

semenà
semer.

mais

(E. de la Big. G.). — C. semià,
a peut-être été usité en B..
aujourd'hui 011 dit généralement
Semenà

semià.

semblablamén ;
ment, pareillement.

en

semèle ;

—

;

adj. et

s.

—

Dissimu¬

Espèce de poisson. N.
Seimbre, Sembres; peut-être St-Brès ?
sembrius ; sm. — Espèce de juron,

semenàri, seminàri ; sm. — Sémi¬
naire, école; jeu d'enfant, la marelle; v.

cap-casàu, mac (Sup.).
semenariste, séminariste;

sacrebleu.

séme, sémi ; sm. — Sénevé ou mieux
grain de sénevé; par anal., très petite
chose. V. moustardoû, rusque, sendroùs,
sièps.
La mère dit de son poupon : lou me
beròy séme, ma jolie, ma mignonne chose,
séme, sém, semén, sémi; sm. —
Semence ; sperme. V. semence.
Està de boû séme, être bien venu, issu
de bonne semence; de tout ço de machàn
nou s'en pèr pas lou séme, de ce qui est
mauvais, la semence ne se perd point (P.
Abadie) ; esparricà lou sémi, éparpiller la
semence ;
gaspiller.
semé ; sm. — Cimier,
semedyà (G.-M.). — C. semià, semer,
semelà ; v. — Mettre des semelles ; car¬
reler; ressemeler; v. ressemela.
semelade ; sf. — Trace sur le sol d'une
semelle ; v. pietade.
semelàdje ; sm. — Les semelles; resse¬
melage.

-

semençàu ; sm.— Semoir. Cf. semiadé.
semençàu ; adj des 2 g. — Qui est de
la semence; semence à la base; celui, celle

qui fait souche de famille, de race.
seménce,-ci ; sf.
Semence; race, pos¬
térité; bête que l'on garde pour la repro¬
duction ; petit clou de tapissier, de cordon¬
nier ; v. séme.
semencè,-re; adj. et s. — Plante,
graine que l'on garde pour la semence;
époque, temps propice pour semer; par
anal., mal qui se communique par contact:
brusloû semencè, boulon enflammé qui se
—

propage.

semenè,-nèy (L.)
de chasse.

—

de p.

sm.

Séminariste.

; sm.

—

Gardien des

appeaux

semenè.

—

V. simenè.

semenèyre (L.) ; sf. — Espèce de per¬
choir-raquette sur lequel on place l'appeau
pour la chasse aux palombes ; on le met
en mouvement à l'approche du gibier, afin
que l'appeau, agitant ses ailes, attire les
vols qui apparaissent. V. semelèro.
semère (L.) ; sf. — C. senét, appeau ;
planchette imitant l'épervier, que les chas¬
seurs lancent pour faire abattre les palom¬
bes. Les guetteurs, dès qu'ils aperçoivent
vol, avertissent les chasseurs en criant :
semère, ho ! V. esparbè.
semestralamén ; adv. — Semestrielle¬
un

ment.

semèstre ; sm. — Semestre,
semestriàu ; adj. des 2 g.

triel,-le;

— Semes¬
dit aussi semestre,-re (rare),

on

seméth
sémi.
semià ;

(Salies, L.).— C. senét,

—

v.

—

per,

appeau,

V. séme.

semenà

Semer,

;

semoà ; semiedyà ;
répandre ; dissi¬

ensemencer ;

disséminer. Y. espàrce, esparricà;
se disperser, s'éparpiller; se répan-

semià-s,

�SEMIA

SÉN

—

510

dre par

contact, par approche on parlant
notamment d'un mal cutané; se dit aussi
des plantes se reproduisant.
Semià mensounjes,

répandre des menson¬
ges ; que semià lous qui-ix boulèn galià, il
sema, dissémina ceux qui le poursuivaient
pour le prendre.
Loe. div.
Semià l'argén, dissiper la
fortune*, semer l'argent; semià agulhes
entà abé perpàus, semer des
aiguilles pour
récolter des barres de fer, faire un travail
superllti, qui ne donnera pas le résultat
espéré ; permè de coelhe que eau semià,

semiàyre,-e.
semie

cueillir il faut semer,

semie; sf.
mencement;

c'est

qu'ey

;

si

comme

011

eourn
voulait

de

semià

semer

pus,
des puces,

vain. On dit, proverbialement: Semià de
d'ore e poudà tard, semer de bonne heure,
en

automne et tailler la

vigne, les arbres le
plus tard possible ; qui nou semie quoan pot
nou semie
quoan bo, celui qui ne sème pas
quand il le pourrait ne sèmera pas quand
il le voudra ;
per S. Luc (18 oct.) qu'ey lou
boil semià, à la St-Luc, c'est le bon mo¬
ment pour les semailles;
n'ey pas tout eop
lou qui semie qui
sègue, ce n'est pas le
semeur qui
toujours récolte.
L'action de semer;
semià; sm.
champ ensemencé; semis; que s'ey hèyt
per semià, cela s'est fait à l'époque des
semailles; ii bât semià, un beau champ en¬
—

semencé.

semiade; semoàdo, semenàdo ; se¬
sf. — Action de semer ; ce qu'on
sème, qu'on ensemence en une fois; champ
ensemencé; semailles; éparpillement, dis
persion, action d'égailler, de s'égailler.
semiadé ; sm.
Semoir ; terrain pro
pre, prêt à être semé.
semiadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui peut,
qui doit être semé,-e.
semiadére ; sf.
Action de semer,
d'éparpiller, de disséminer; la semiadére
doiis eseùts, la dispersion des écus, la
dépen¬
se
folle; enrue, sillon large composé de
plusieurs raies de charrue; en B.-L.. c'est
un sillon sur
lequel on se guide pour faire
mie ;

—

—

l'ensemencement.

semiàdje

;

sm.

Ensemencement

Cf.

ensemencement,

son

résultat;

dissémination, éparpillement.
semialhe ;

semis

sf.

—

grande valeur

Ensemencement ;

les grains de
semence ; le t..
a un sens le plus souvent
défavorable, surtout au fig. : machante se¬
mialhe, mauvaise graine, les chenapans.
semialhère ; sf. — Grains de semence
sans grande valeur que
l'on répand pour
ne
pas les laisser perdre complètement ;
dispersion mal faite de semences.
sans

de

eliin-

semer,

ense¬

champ ensemencé ;

avec

v.

semiade.

semaloe.

semilhoû ;

sm.

Sémillon, variété de

—

cépage à raisin blanc.
seminàri

seminèje.

V. semenàri.

Forme de cheminèje.

—

semis ; sm. — Semis ; pépinière,
semisse ; sf. — Usité, mais rarement,
pour

séme.

semmanade ; si'.
ne

;

semaine complète

—

Durée d'une semai¬

gain

;

semaine.

ou

salaire d'une

semmanàyre,-e, semmanè,-re; adj
s.
Qui travaille, est employé à la
semaine; hebdomadaire.

et

—

semmane ;

sf.

Semaine ; travail

—

salaire d'une semaine. On

et
usité aussi les

a

graphies de sepmane, setmane, septmane;
en réalité, on
prononce généralement sem¬
mane ou senmane; v. le
G., semùno.
Tribalhà

per

semmane,

travailler

à

la

semaine; loungue semmane, semaine qui
semble longue ; semmane sanle, semaine
sainte ; la semmane dous
quoàte di.bés, la
semaine des quatre vendredis, comme on
dit en fr., la semaine des trois
jeudis; està.
de semmane, être
chargé d'une fonction
hebdomadaire, ou pendant une semaine ;
que-s harà la semmane entràn, cela se fera
au début de la semaine
; semmane hèyte,
semaine
complète.
semmanè,-re ; adj. et s. — Semainier,
-ère, hebdomadier, qui est de semaine ;
semainier, livre; hebdomadaire, périodique.
Ha lou semmane,
croumpà lou semmane,
faire, acheter les provisions de la semaine.
semmanéte,-note ; sf.
Petite semai¬
ne ; ha ue
semmanéte, ne faire qu'un petit
gain dans la semaine.
semoà (G.). •—• Forme de semià qui
se
reproduit dans les dérivés.
semoule,-lhe, soumoule ; sf.
Se¬
—

—

;

semiadoù,-re, semiàyre,-e; s. —
Semeur,-cusc ; dissipateur de fortune.
semiadure, semialhe; sf. —- Action
semer,

Action

—

v.

moule.
—

dissémination.

de

Punaise;

Labels, qu'a bère la semie ? Alors, ses
sont importants ?
(Y. l'alay).
semiloè (L.) ; sm. — iMaître de chai

(die.) ; semià en lerre magre, semer en terre
ingrate; faire du bien à une personne qui
l'épouvante

—

cmblavements

ensemencer

n'en est pus reconnaissante ; travailler sur
une matière difficile
; semià la heroù, semer

V. semiadoù.

sf.

;

ehe, purnaehe.

—

avant de

—

(Lom.)

;

semounce ;

sf.

semounçoà

; v.

—

Semonce, réprimande,

Semoncer ; v. cridà.
sén Pessèrro ; n. p.
St. Pesserre (G.) dont on dit : Sempessèrro, machànlos gens e bouno tèrro, St.
Pesserre, méchante gens et bonne terre.
sempiternades ; sf. pl. — Rengaines,

Sempessèro

—

ou

—

rabâchages.
sempiternalamén
nellement..

;

adv.

—

Sempitcr-

sempiternàu, sempitèrne,-e ; adj.

—

Sempiternel,-le.
sén

(L.)

; sm. — Odorat; senteur, odeur,
sentit, sentoù, nas.
sén (Big. G.). — Forme phonétique de
sens, sens, et de sens, sans.

arôme; v.

�511

SÉN

sén(t),-te; adj. cl s. — Saint,-te ;
béni,-e,-ite. Y. sant. Le t. ne sonne que si
le mol précède une voyelle. V. segnè.
Loc. div.
Tout loa sén die, tout le
long du jour; sént. òmi, saint homme, bon¬
homme; pe.tit sén, petit saint, personne
bien sage, vertueuse; paciénce de sén,
pa¬
tience de saint, patience extrême; en debarii
touls tous séns qa'ayden, en descendant,
tous les saints aident (die.) ; desamantà sén
Pe entà bestl sén Paul, remédier à un in¬
convénient en en créant un autre ; sén dou
die, saint du jour; qu'ey la sénte bertàt,
c'est la vérité pure; terre sente, terre béni¬
te; jurà sus tous Sens, jurer sur les Saints
Evangiles ; touls lous séns que bòlen candéles, chaque Saint veut des cierges (die.) ;
—

on

dit aussi

Saints

:

à cada sén la

soue

candéle.

et saintes proverbiaux.

—

A sénte

Agate,

toque l'oéu à Vaucale, le jour de
Ste. Agathe (5 février) palpe l'oie pour
savoir si elle va pondre ; à sén Barnabe, la
haus au pè, à la St. Barnabé (n juin), lu
faux au pied;
l'aygàt de S. Barnabe,,
si nou ey dabàn, qu'ey darrè, le déluge de
St.
Barnabé, s'il n'est avant il tombe
après (la fête) ; per S. Babile, boéu nou
tire, hemne nou hi,le, à la fête de St.
Babile (a4 janvier), bœuf ne travaille, fem
me
ne
file pas; St. Babile ou Babvlas,
évèque d'Antioche, était autrefois très
honoré ; souvenir des Croisades probable¬
ment ;
tous plous de sénte Mataléne, les

pleurs de Ste. Marie-Magdeleine ; elle passe
pour arroser les plantes qui se dessèchent
.

Ion car de sént
1% halhole de sén

Antoni, c'est aller à pied
Joan, le feu de la St. Jean •
per sénte Lucie, û saut de pùcie, à la
Ste Luce, tombant autrefois le 26 décem¬
,

bre du calendrier
grégorien (1582), les
jours allongent d'un saut de puce ; lu s'
jèrbes de sén Joan, les herbes de la SI.
Jean, c'est l'époque où les plantes médici¬
nales ont, généralement, toutes leurs ver¬
tus; ta sent Marcoû (St. Marc), si n'a*
semiàt et lî,
té lou-té en sacoû, si à
St. Marc tu 11'as pus semé le lin, garde
celui-ci dans le sac (Lav.) ; v. binatè; cracà-s lou sen crespí, manger tout son bien.

Saints
On

et

Saintes

ci-dessous

les
noms
de
Saints et Saintes dont la forme est curieuse
ou donnant lieu à des remarques
touchant
le pays ; on voudra bien chercher à leur
trouvera

place alphabétique les noms qu'on ne trou¬
verait pas dans cette énumération.
S. Aloy.
St. Eloi, patron de nombreu¬
ses confréries en Béarn et Gascogne.
S. Ambrosi.
St. Ambroise ; une cha¬
pelle placée sous son vocable à Narcastèt
(B.-P.), reçoit les enfants rachitiques, no¬
tamment ceux qui croisent les jambes où
ne
peuvent pas marcher ; v. S. Iíaus.
S. Antoni.
St. Antoine. On dit, prov. :
courrlu coum lou porc de S. Antoni, cou
reur comme le cochon de St.
Antoine, de
—

—

—

quelqu'un qui vagabonde, court de droite
et de gauche. V. courredis,
porc.
S.

Barnabe.

S.

Iîebia

—

V. Barnabe.

Bibia.
St. Vivien, patron
d;1 Bielle en Ossau.
S. Belitrou.
V. belitroù.
S. Cesaki ou Cezari.
St. Césaire ;
ou

—

—

—

l'église de Simorre (Gers) possède le cor au
son duquel le saint
appelait les fidèles aux
offices; 011 conduit à cette église les malades
atleintsi de

oreille pour

surdité, 011
les guérir.

sonne

le

cor

à leur

S. Cleman.
St. Clément. L'église de
Ste-Croix, d'Oloron, possède des reliques
—

des catacombes de Borne ; 011 célèbre
fête le lundi de la Pentecôte. Tous les

venues
sa

cinq

reliques sont portées solennel¬
procession à travers la ville ; ou
a remarqué
malignement que lorsque cette
procession générale s'avance sur le territoire
de la paroisse Sle-Marie dont St. Grat est le
patron, lin orage fond sur le cortège. Le
félibre Oloronais Aug. Peyré, en a fait le
thème d'un récit amusant, Lou bagnatòri
ans, ces

lement

en

de Sént Cleman.
S. Grebassi.

St.

Goinfre, patron bur¬
Hartà-s dinqu'à
S. Crebàssi, manger jusqu'à replétion, jus¬
qu'à crever. V. S. Pansar.
S. Cristàu.
St. Christau ; v. Cristàu.
Ajoulons aux renseignements déjà donnés,
qu'on amenait à l'ancienne église d'Asson
(B.-P.), aujourd'hui détruite, les enfants
atteints de croûtes laiteuses; il n'y a pas
longtemps, on les portait encore sur l'em¬
placement de ladite églisj, A Accous en
Aspe, Irois fontaines portent le nom de sén
Cristàu; l'eau de l'une d'entre-elles est uti¬
lisée pour la guérison de la gale, des dar¬
tres, de l'eczéma. Près d'Auch, il existe
aussi une chapelle de St. Cristàu où les
lépreux allaient prier, puis ils faisaient des
ablutions avec l'eau d'une fontaine qui
avoisine
la
chapelle ; à Bentayou-Sérée
(B.-P.), on porte les enfants malades à la
pèyre de Sén Cristàu.

lesque des

—

gros mangeurs.

—

S. Echèli.
S. Estrope.

—

V. Echèli.

St. Eutrope ; il était invo¬
qué pour la guérison des fractures de mem¬
bres, des estropiés; les tisserands l'ont
choisi comme patron. On dit aussi, mais
burlesquement, Sent Estròpi; on traite un
maladroit de Sent Estròpi, par calembour
avec estròs, probablement.
S. Germa, Germe. — St. Germain ; v.
Germane plus bas. Il y a sur le terroir
d'Uzein (B.-P.), une fontaine de sén Germe;
un ruisseau
qui prend sa source à Coublucq
(B.-P.), s'appelle lou sén Germà. V. Sengermé.
S. Grat.
St. Grat; v. Grat. Il était
invoqué contre la grêle ; des paroisses en¬
voyaient annuellement des offrandes à
Oloron et à Ponson-Dessus, dont l'église
possède une statue du Saint; on faisait une
collecte à cet effet ; l'usage a cessé vers
i885 ; à Madiran (II.-P.), avant la Bévolu—

—

�SËN

512

tion, on fêtait le Saint le 18 octobre;
l'usage de l'offrande envoyée à Oloron con¬
tinue ; ce

serait à la suite d'un

vœu

de la

paroisse, menacée par la grêle et qui échap¬
pa au désastre (Madiran est pays vinicole),
que la dévotion à St. Grat aurait été insti¬
tuée dans cette commune.
S. Guirouns.
St. Girons. Le village de
St-Girons près d'Orthez possède des sources
—

utilisées contre les douleurs rhumatismales ;
il

pourvu de nombreux dictons passés
proverbe : Quoan sén Guirouns ey tranquile, la France qu'en ey, quand St. Girons
est calme, la France l'est; sén Guiroun,
petite coumune, gran renoum, St. Girons,
petite commune, grande renommée. (Elle
possède 170 habitants) ; qu'ey de sén Gui¬
rouns, il est de St. Girons, dit-on à Orthez
de quelqu'un, avec des sens divers mais
surtout peu favorables ; il y a à Suzan
(Ousse-Suzan, Landes), une fontaine de
S. Guirouns où l'on se rend en procession
le 29 septembre. On s'y baignait autrefois.
S. Guua, Julia. — St. Julien; v. Guliâ;
il y avait à Aste-Béon une demeure que l'on
appelait l'ermitàdge de sén Juliâ, l'hermitage de St. Julien ; v. martèt.
S. Haus.
St. Faust ; v. Haus.
S. Jan, .Toan. — St. Jean, le Baptiste,
vénéré en de très nombreuses paroisses ;
c'est la veille de la fête, le 23 juin, que
l'on allume, après les avoir bénits, les
halhàs, halhes, halholes; v. ces m.; on
assure, en Haut-Adour, que la jeune fille
qui assistera dans la même soirée à deux
bénédictions du feu, se mariera dans 1 an¬
née. Avant de se rendre à la procession, on
prépare, après avoir nettoyé à fond le foyer
familial, le bois du hoéc nau, du feu nou¬
veau,
que l'on allumera avec un tison
rapporté de la halliole; ce tison, jeté dans
un coin de la cour, protégera la maison de
la foudre. Avant l'invention des allumettes,
on
veillait à ne pas laisser éteindre ce
hoéc nau jusqu'à la prochaine St. Jean ; il
était chaque soir soigneusement recouvert
de cendres. Le matin de la fête, on mène,
à l'aube, le bétail dans un pâturage parà
l'arroûs de sén Joan, qui le rendra résis¬
tant. A la messe, on fait bénir des bou¬
quets de fleurs en forme de croix qui proté¬
geront la borde; ces fleurs varient suivant
les pays, mais ordinairement, ce sont des
camomilles et du millepertuis que l'on
appelle, pour cette raison, flocs de sén
Joan. Il existe de nombreuses fontaines dites
houn de sén Joan, dont l'eau est considérée
comme
efficace pour le soulagement de
diverses affections; celle d'Arrien (B.-P.),
guérit les plaies ; sa vertu est déjà signalée
dans un texte de i342 ; on les appelait aussi
houns de las douloùs; signalons en Béarn
celles de Lescar, qui jaillissait près de la
cathédrale ; de Salles près de Mongiscard ;
de Baure ; de Goardères ; d'Ozenx, que l'on
appelait encore houn de godelimac ; lu
houn d'Armentiu, près de Salies-de-Béarn.
la fontaine de Durieu, près de Louvie
est

en

—

Juson; à Avensac (Gers),

on se rend processionnellement à la houn de sén Joan,
située en bordure de la route romaine ; elle

jaillit entre deux pierres où sont sculptées
des gerbes et des faucilles ; les fontaines de
Glèyso-Biélho à Sarriac (II.-P.) ; de la Carboère, à Ponson-Debat (B.-P.) ; v. Echèli.
O11 appelle S. Jan d'engràcio ou degouràci,
la Décollation de St-Jean-Bapt. et S. Jan
d'ibèr, la fête de St-Jean l'Evangéliste.
S.

Jude.
Patron des compagnons
d'Orthez et des mégissiers d'Arudy.
Julia. •— V. S. Guliâ.
—

tanneurs

S.
S. Laiu, Laze.
ries étaient dites
S. Lauréns.

St. Lazare; les léprose
espitàu de sén Làri.
—

—

S.

Loup.

pour
rnau

V. Lauréns.

S.

Loup ; il était invoqué
guérir différentes affections appelées
Loup: ulcères, loupes, goitre,
—

de sén

humeurs froides. On allait à cet effet, en
Béarn, à Navailles et à Larreule ; dans les

Landes,

à Philondenx

où

trouve

se

une

fontaine qui

attirait un grand concours de
peuple ; dans le G., à St-Gréac-de-Lomagne.
S. Luc.
St. Luc ; c'était le patron des
chasseurs d'oiseaux, tandis que St. Iluber*.
était celui des chasseurs de gros gibier ; les
hôpitaux où l'on soignait les fous étaient
dits de sén Luc; l'asile d'aliénés de Pau est
—

l'asile St. Luc. V. Luc.
Il y a à Lombez
S. Majan.

encore

(Gers), une
chapelle dite de sén Majan; elle est située
—

sur

un

coteau ;

où l'on

ne

va

à mi-côte coule

se

une

fontai¬

laver les yeux.

S. Marc, Maucou, Marquét.

—

St. Marc;

binatè.

v.

S. Marti.

St. Martin, patron de nom¬
paroisses ; les bornes frontières
Gascogne et Aragon s'appellent pèy—

breuses
entre
res

sén Martî.

S.

Micom.au, Nicoulau, Nicoulas. —
Nicolas; il y avait à Sarrance (B.-P.) un
rocher, que les Ponts et Chaussées ont fait
sauter pour élargir la route, et dit de sén
Micoulàu ou Nicoulas, où les femmes attris¬
tées de ne pouvoir concevoir, venaient se
frotter. En France, d'ailleurs, St. Nicolas
St.

le Patron des vieilles filles... à marier.
S. Missouli.
V. Missoulî.
S. Ouréns.
St. Orens; v. Ouréns.

est

—

—

S. Pansar.
St. Grosse panse, que le
populaire donne comme patron aux goin¬
fres ; le bonhomme Carnaval est appelé
—

aussi sén

Pansàr; debòt de sén Pansàr,

gros mangeur.
S. PÈ. —Y.

un

V. S. Crebàssi.
Pè, bingle.

S. Pegulha, Pegulhe ,-lhou. — Saint bur¬
lesque que l'on désigne comme patron des
nigauds et... des savetiers; pour les fem¬
mes, on dit sente Pegulhe. V. pegòlhou.
En Argelès de Lavedan, les cordonniers
logeaient place de la pegulhe, de la poix,
de ceux qui utilisent la poix.
S.
Plouradou.
houràt.

—

St.

Pleureur;

v.

S. Poulit.
St. Hippolyte; dans une
église d'Arudy (B.-P.), aujourd'hui détrui—

�SÉN

513
te, dédiée à ce Saint, 011 prêtait, d'après
coutume, les serments judiciaires.
Roc.

S.

la

sont

—

que

conduits ordinairement devant

l'église.
plaine bigourdane on rencontre, à
de plusieurs villages, de petites
capèros, des chapelles avec une statuetie de
St. Roch, protecteur des champs; à 13a 1 i
ros (B.-P.), une de
ces chapelles était un
lieu de pèlerinage.
Dans la
l'entrée

S. Sebé ou Cebé.
St. Sévère. N. de 1.
St-Sever.
S. Secari, Sequét, Sequè. — Saint ima¬
—

ginaire invoqué dans les prétendues
de sequère; v. messe.
S. Toumas.
S. Trouti.

messes

St. Thomas ; v.

Tournas.
St. Trottin, saint imagi¬
naire auquel on dit de se recommander
quand il est nécessaire de courir, de s'é¬
chapper à toutes jambes.
—

—

SAINTES
—

d'ibos,

Bc'arn

en

ceux

de

Monein,

chargés d'une foule de niaiseries,
d'aventures burlesques et sottes que la mali¬
ce
populaire s'est plue à inventer.
Ste Agate.
Ste Agathe, protectrice de
l'agriculture. La veille de sa fête (5 février)
en
Bigorre, on frappait les arbres fruitiers
à coups de gaule afin d'obtenir de beaux
fruits. Dans la vallée d'Aure, on passait la
nuit en prières en invoquant la Sainte
parce qu'on « supposait que toutes les gresles et tempestes se formoient en celte nuict
l'année»; niais les prières
pour toute
étaient souvent interrompues pour manger
et boire dans l'église même. En 1664, l'évêque de Comminges défendit ces « comessont

—

tions

et

beuvettes

».

Dans

nombre

de

paroisses, on sonnait les cloches toute la
nuit précédant la fête de Ste Agathe. A
Villelongue en Azun, la sainte est invoquée
pour obtenir la pluie et pour cela, on plon¬
ge sa statue dans l'eau ; aussi disait-on dan=
le voisinage, quand il pleuvait beaucoup :
qu'an hicàt éra Gâta en àyga, on a mis
Agathe dans l'eau. V. auque, aucate.
Ste Alêne, Lène. — Ste Hélène ; elle
possédait un oratoire dans un village, au¬
jourd'hui détruit, entre Moumour et Orin
(B.-P.), où les mères allaient l'invoquer
lorsqu'elles n'avaient pas de lait pour allai¬
ter leurs enfants ; elle est invoquée contre
la foudre. V. St Grat..

Ste Barbe.
Ste Barbe, invoquée en
Gascogne contre les orages. Ste Hélène est
invoquée pour la même cause.
Ste Fé.
Ste Foi, patronne de Morlaàs.
Ste Germane.
Ste Germaine ; pendant
longtemps, on a vu des pèlerins qui s'étaient
voués à Ste Germaine dont ils portaient
—

—

—

l'image bénite dans

un coffret et qu'ils
moyennant une obole ; on les
lous Sengermès; le t. était pris

appelait
aussi

au sens

général de pèlerin

; v.

rourniu,

Ste Libérate.

L'église

beurarnés.
Ste

Liberade.

—

de

Mazères, près de Castelnau-Rivière-Basse
(II.-P.), possède la châsse de la Sainte; on
porte les enfants malingres dans la voùtelle
ménagée sous la châsse.
Ste Lucie.
Ste Luce ; v. Lucie. A
Soeix, près d'Oloron, l'eau de la houn de
—

sénle Lucie est usitée pour les maux
on dit proverbialement :
Oélhs qu'esclaréch

d'yeux

;

Sente Lùcie de Soéch.
Ste Luce de Soeix éclaircit la vue.
Ste Mat alêne.
Ste Magdeleine ; invo¬
quée en temps de sécheresse ; avec ses
—

pleurs, elle arrose les plantes; dans les L.,
on l'appelle la sarcledoure, la sarcleuse.
Ste Miquelete.
Ste Michelette ; dans
cette expr.,
enta Sénle Miqueléte, c'est-àdire jamais.
Ste Pegui.iie.
V. S. Pegulhâ.
Ste Quitèyre.
Ste Quiterie, dont le
sarcophage vénéré se trouve dans l'église du
Mas, d'Aire, était invoquée contre la lèpre
et les affections cutanées à la
chapelle de
Doumy, où il y a une fontaine et à Aubous
(B.-P.), dont on dit:
Sente Quitèyre d'Aubous,
Netejàts-nous.
Sainte Quiterie d'Aubous, purifiez-nous ;
il y a aussi des houns de Ste
Quitèyre à
Lescar et à Doumy (B.-P.). Diverses affec¬
tions étaient appelées mau. de Sénle
Quitèy¬
—

—

—

Ste. Adoure.
Ste Dode ; commune du
Gers dont les habitants, comme en Bigorre
ceux

SENCÈ

montraient

St. Roch, patron des labou¬
l'on célèbre le 16 août. En
Gascogne, c'est à la St. Rocli que se paye l'A
ferme des terres labourables ; celle des
prée
et des vignobles se
paye à Pâques. Le malin
de la fête, on fait bénir les bestiaux, qui
reurs,

—

re,

notamment les maladies mentales. Ah !

màu

de Ste Quitèyre&gt; ! s'écrie-t-on quand
de grands tracas, des tourments.
Ste Rose.
Ste Rose; les fontaines et

on

a

—

les

pierres dites de sénle Rose, sont visitées
pour la guérison des croûtes laiteuses des
enfants ; v.

rousès ;

ces

fontaines sont

assez

nombreuses ; il y en a à

Bentayou, Arrosés
(B.-P.), à Samadet, Ousse-Suzan (L.), etc.
senà, sensenà ; v. — Faire signe de la
tète, approuver d'un signe de tête; hocher
la tête par besoin de sommeil ; senà-s, se
faire signe. V. sensenà.
Tout en senà que partibe entàu
Iheyt, en
hochant la tête, elle s'en allait au lit
(Y. Palay).
senà; sm. — Action, manière de senà.
senade ; sf. — Signe de la tête ; action
de senà, hochement de tête ; v. signe.
senadére ;

sf.

—

Tic

nerveux

de

la

tête ;

signes de tête.
senàt,-ade. — C. senùt, sensé,
senàt; sm. — Sénat,
senatoù ;

sm.

senàyre,-e
hoche la tête.

;

—

adj.

Sénateur.
—

Qui fait signe; qui

sencè,-re (L.). — C. sancé; sencè courn
paloumét, sain comme un champignon
dit palomet.
sencè ; adv. — V. sancè, comme.
un

�SENCÈUAMÉN

SÉNS

—

514

sencèramén, sincèramén; udv.

—

Sincèrement.

sencère, sincère,-e ; adj. — Sincère,
franc,-clie.
senceritàt, sinceritàt; sf. — Sincé¬
rité.

séncles

(llig. G.).

— C. sengles.
C. saliàc, sureau.
sendâ, sindâ (Os.) ; sm. — Lézard gris;
singraulhe.

sencoè,-què.
v.

sendàt ;

sm.

—

—

Sorte d'élolïe ancienne,

riche.

sendè,-re, sénde;

Scnlier, sente;
passage d'une
personne ou d'une bête; au
fig., voie
morale, direction; v. biè, tmlhe.
Sendè crabè, sentier
abrupt ; segui lou
boù sendè, suivre la bonne voie; lou sendè
de la sèrp, la trace du serpent sur le sol.
seildè.
C. segounè, en certains 1.
sendégne (Or.) ; sf. — Chiendent ram¬
pant; v. agrarn, passe-bies.
sendegnè. — C. sendè (sentier), et en
certains lieux c. centè (centaine),
trace

laissée

s.

—

le sol par

sur

le

—

senderà ;

v.

—

Ouvrir

sentier,

un

quiraulejà; suivre des voies

v.

tortueuses, détournées pour arriver au but.
senderole ; sf. — Sentier qui mène
loin ;

—

serp

la senderole qu'amie à la camiole le
au grand chemin, tout chemin

sentier mène

mène à home.

senderòt,-e ; s.
Sentier étroit, petit,
Dim. senderoulét,-lòt,-e.
senderoulejà. — Fréq. de senderejà.

une;

une

adv.

D'une

—

façon

syndicale.
sendicalisme ;

sm.

sendicaliste,'-e

; s.

sendicàt ;

sm.

—

Syndicalisme.
Syndicaliste,
Syndicat; v. coun—

—

sor.ee.

sendicatàri ; s. — Syndicataire,
sendicàu ; adj. des 2 g. — Syndical,-c.
sendroùs (V.-1S.) ; sm. — Sénevé. Cf.

moustardoû, sème.
senè ; sm.
Séné, graliole (plante);
—

v.

stelère.

senèc,-o (G.). — C. senùyre.
senechàl, senescàu; sm. — Sénéchal,
officier de justice autrefois.
senechalàt, senescalàt; sm. — Sénéchalat.
senescalcio

(B.-L.); sf.

—

Sénéchaus¬

sée.

senescàu.

—

V. senechàl.

senessoû, senissoû ; sm.
Seneçon
(plante1); v. cenilh.
senèstre,-e; adj. — Sênestre ; v
esquerre, gauch ; on dil aussi senistre,
—

sinistre.

verre
avons

chacun

;

chacun

sœur.

Qu'abels bùrri, jou qu'èy pu.
Que-n haràm séngles rostes.
Vous avez du beurre, j'ai du
pain,

nous

rôtie

(de Mesplès).
senglùmi. — V. sanglùmi.
senguî,-ini, senquî. — V. sangui.
senicle, seniscle ; sm.
Sanicle
(plante).
senigàr (Arm.) ; sm. — Cousin, mous¬
tique. Cf. mousquilh.
senigou (Bas-Os.). — V. chenigou.
senil,-e,-e; adj. — Sénile (Lit.),
une

—

senilh ; sm. — Serin. Cf. cliarri.
senilitàt ; sf. — Sénilité (Lilt.) ;

bielliè.

seniscle

Syndic; autrefois, ma¬
gistrat municipal; v. còssou; aujourd'hui,
dans les vallées pyrénéennes, représentantdélégué des syndicats de communes.
sendicà ; v. — Syndiquer ; sendicà-s, se
syndiquer.
—

sendicalamén ;

pour

pron.

particulier, chacun,-e un,
chacun; ne s'emploie qu'au

Séngles beyrouléts, un petit
qu'abém séngles sos, nous

Forme de senil.

sm.

un

en

pluriel.

—

—

Chacun

—

court.

sendi.
sendìc ;

.

séngles, séncles, singles,-es;

ferons chacun

senderejà ; v. — Aller par les sentiers,
les suivre; se dit d'une route qui fait des
méandres;

senét ; sm. — Signe de la tète, action de
senà, de faire des signes ; lous senéls dou
mut, les signes du muet.
senét ; sm.
Moquette, appeau vivant
pour la chasse. Cf. semére, apèu.
sengermè ; sm. — Pèlerin voiié à Ste
Germaine; v. roumiu; S. Germane.
senglà. — C. sangla, sanglier,
senglà, singlà, single (M'.) ; sm. —
Corniche, sentier bordant un précipice ; v.
urribàn (2); single; usité au sens de passa¬
ge dangereux, mal-aisé.
séngle, singlo (G.) ; s. — Serpent ; v.

Cf.

(L.)

s.

;

v.

Arroche (plante).

—

houléte.

senistre, sinistre,-e
V. senèstre.

senistre;
senmartî

adj.

—

Sinistre.

Sinistre, malheur,
Petit niais; v. Jan.
(G.-M.) ; sm. — Marlin-

sm.

sén Janét;

;

—

sm.

—

pêcheur.
sennè

(H.-Big.). — C. segounè.
senoû, sinoû ; conj. — Sinon, sans
quoi, à défaut, autrement, moins, à moins;
v.
soùnquf, si; senoû que, dans le cas
contraire.

Senoû, goardàt-b'en, sinon, gardez vous
bèn, senoû que-l tràqu-i, va, sinon je
te bats ; enta ha plâ, que eau, senoû boulé ?
Pour faire bien, que faut-il, sinon le vou¬
loir ? que y èren touts senoû lou Jan, ils
y étaient tous sauf Jean ; que y aneràm
senoû que plàbi, nous irons à moins qu'il
en;

pleuve.
senoû, sinoû; sm. — Geste, signe de
doute; que hase senoûs, il faisait des signes
de doute, il était perplexe,
senquè. — C. sencoè.
séns ; prép. — Y. chéns, sans,
séns ; sm. •— Sens, signification; siluation, côté, direction.
11e

Anà dou machàn séns, aller dans le mau¬
vais sons; que soy dou boste séns, j'abonde
dans votre sens, votre opinion.

�SÉNS

515

séns;
Mancà

$&gt;m. — Sens, faculté.
de séns, manquer de

sens;

bua

séns, bon sens; loc. adv., séns dubtin darrè, sens devant derrière.
sensacioû ; si.

—

Sensation.

Ha

sensacioû,
émouvoir,
causer
de
l'émoi, faire sensation.
sensadamén; adv.
Sensément,
sens-ardits ; s. — Sans-ie-sou, lière,
infortuné,-e.
sensàt,-siàt,-ade ; adj. — Sensé,-e.
—

sens-birà ; v. — Changer le sens de ;
changer de direction; mettre sens dessus
dessous; v. part-birà; faire perdre le sens;
mettre à l'envers; mettre le dessus dessous,
le devant derrière, bouleverser.
seils-cap ; s. — Sans tête, écervelé,-e.
sencè,-re. — C. sancè,-re.
sens-co ; s. — Sans-cœur, méchant,-e.
sens-culote; sm. — Sans-culotte,
sénse, sinse. — V. chéns, sans,
sensenà ; v. — Balancer ; c. senà.
sensenà iL.) ; v. — Fleurir et produire
le pollen.
sensenàlh,-này; adj. et s. — Qui
produit du pollen, qui le transporte.
sensène, sensèyne (L.) ; sf. —
Pollen.

sens-fayçoû ; adj. et s. — Sans-façon,
sens-gène; adj. et s. — Sans-gène,
sensiùilitàt ; sf. — Sensibilité,
sensiblamén ; adv. — Sensiblement.

sensiblàs,-se ; adj. — Assez sensible;
qui s'émeut facilement.
sensible,-e; sensìu,-ìblo (G.); adj.
Sensible ; susceplible ; on prononce aussi
—

sansible.
Està

sensible, être sensible, douillette,
aisément; que m'ey estât sen¬
sible, cela me fut sensible; cela m'a scan¬
dalisé; b'ès pici sensible 1 Tu es bien
s'émouvoir

susceptible !
sens-quartiè ;
sans

cœur,

s.

—

Sans-quartier,

inexorable.

sens-respèc ; s. — Personne irrespec¬
tueuse, mal-appris,-e. Y. resoulùt.
sens-souci ; s. — Sans-souci,
sensualamén ; adv. — Sensueilemeni.
sensualitàt; sf. — Sensualité,
sensuàu; adj. des 2 g. — Sensuel,-le.
sénte,-e. — V. sén, saint,-e.
sénte ; sf. — Sente ; v. sendè.
sénte de Diu !
ciel

—

Exclam.. Sainte du

!

senténce,-ci,-cie ; sf. — Sentence ;
maxime; jugement, arrêt.
sentencià; v. — Sentencier (vieux).
O11 appelait sentenciàt, autrefois, un con¬
damné, un patient, celui qui subissait un
châtiment corporel.
sentencioùs,-e ; adj. — Sentencieux,
-euse ; personne qui affecte la gravité d'un
juge ; se prend souvent sur le ton ironique.
sentenciousamén ; adv. — Senten¬
cieusement.

sénte

toque; sf. — Sainte touche,
jour de paye, fin de quinzaine, de mois, en
I
style plaisant.

—

SENTOURADJE

senti; v. — Sentir, llairer; fleurer,
répandre une odeur; au lig., ressentir,
goûter, connaître, conjecturer; révéler;
senti-s, se sentir; se ressentir de; v. pudi,
aulourejà, jlayrejà.
Que sentécli bou, cela sent bon; e sentéches ? (e sentlches en Arm.) Sens-tu ?
A ou sentéchi pas, je 11e sens pas; qu'èy
sentit ù his au co, j'ai senti une pointe au
cœur; que-s sentéch que ba plàbe, on sent
qu'il va pleuvoir; senti-s d'à patàc, se
ressentir d'un coup reçu.
Loc. div.
Senil à Vescauhàt,

sentir
l'échauffé; ce n'est pas nouveau, frais; on
dit de même, comme en fr., senti lou rescauhàt, sentir le réchauffé ; ha senti, faire
éprouver; que sentiras lou me pugn, tu
éprouveras la vigueur de mon poing ;
aquét, ne-u pouch pus senti, celui-la, je ne
puis le sentir, le supporter ; senti lu corde,
sentir la potence; senti de loégn, avoir un
flair affiné; « voir venir»; tournas senti.
—

avoir

le

cadù

que-s

ressent

sentiment
son

du

sentéch

retour

soun

à

mau,

la

santé

:

chacun

mal.

senti, sentit, sen ; sm. — Odorat ;
action de sentir; sensation, sentiment.
senticoùs,-e ; adj. — Susceptible; qui
a
l'épiderme sensible, pointilleux,-euse.
sentide ; sf. — Flair, odorat ; action de
senlir, de flairer; de ressentir; pressenti¬

perspicacité.
boune sentide, le chien a
las sentides dou mau, les
épreuves de la maladie ; les signes avant-

ment ;

Lou câ qu'a
bon flair ;
un

coureurs.

sentidé,-re; adj. — Qui se fait sentir,
l'on sent.
sentidoù,-re ; adj. — Flaireur,-euse ;
qui sent.
sentimén ; sm. — Sentiment ; avis ;
par calembour, action de sentir, de puer.
Qu'en èy lou sentimén, je devine, j'en
ai l'intuition ; je le crois.
sentimentalamén ; adv. — Sentimenque

talement.

sentimentàu; adj. .des 2 g. — Senti¬
mental,-e.
sentine ; sf. — Sentinc, lieu puant; v.
hedà.

ha senti¬
— Sentinelle ;
sentinelle; està en sentinèle,
être dans l'attente; faire le guet; que soy
plantât en sentinèle, on m'a planté là.
sentinelejà ; v. — Etre posté en senti¬
nelle ; faire le guet,
sentinèle ; sf.

nèle,

faire

séntou.

—

sentoù ; sf.

C. sàntou.
—

laison, émanation;

Senteur, odeur, exha¬
aràm, flayre.

v.

sentouràdje ; sm. :— Pèlerinage ; lieu
pèlerinage ; la journée de pèlerinage ; v.
bèuremàdje ; en certains 1., aussi, journée

de

où l'on célèbre la fête d'un Saint;
dit, en Gascogne, parfois, de la tenue
d'un marché, d'une foire où se fail
la
louée des domestiques; v. marcat, hère.
et lien
se

�SENTOURAU

SERBICE

—

516

sentouràu ;

adj. des a g. — Qui est
jour saint, d'un pèlerinage ; die sen¬
touràu, jour saint, chômé, de pèlerinage.
sentourè,-re ; s.
Pèlerin,-e. V.
bèuraniè, rournlu, sengermè.
sentourét,-rot,-e ; adj. et s. — Petit
saint, petite sainte ; dévot ; enfant très
d'un

habituellement;

sequénce
sequerè;

—

sage.

senùt,-ude ; adj — Sensé,-e, remar¬
quable par son bon sens; v. sensàt.
sèp. — Autre graphie de cèp.
separà, desseparà; v. — Séparer,
diviser, détacher, arracher; ranger de part
et d'autre, classer;
partager; écarter, em¬
pêcher de se battre ; separà-s, se séparer,
s'éloigner l'un de l'autre; cesser de vivre
unis. V. eschebrà,
partadjà, espartï.
separàble,-e ; adj. — Séparable, que
l'on peut

diviser.

separacioû; sf. — Séparation; limite,
frontière, mur, etc., qui séparent deux
parties de terriloire, deux champs, etc. ;
rupture.

cri

adv.

Séparément,
separade ; sf. — Aclion de se séparer,
se
quitter ; au poun, que hén la sepa¬
rade, près du pont ils se séparèrent.
separadiu,-dibe ; adj. — Séparatif,
■ive ; c. separable.
separatisme ; sm. — Séparatisme,
séparatiste,-e; adj. et s. — Sépara¬
;

—

de

v.

Qui sépare,
enterrà.
Ensevelisse¬

ment.

sèpi, sipe (G.-M.)

;

sf.

Sèche, espèce

—

de

mollusque.
sepit,-ide (Marensin). — G. senticoùs,
chepicoùs.
sept; adj. — Sept; on écrit ordinaire
sèt,

comme on

prononce; v. ce m.

septéme, settéme; sm.— Septembre.
septemè,-re ; adj. — Septembral.-e.
septenàri ; adj. des 2 g. — Septénaire,
septmane. — Graphie peu usitée de
semmane,

semaine;

septic,-tique,-e

v.

;

et dérivés.

ce m.

adj.

menscredén.

—

Sceptique;

v.

—

—

—

sequè de
sequè

sécheresse de cœur.
Corrup. de sahuquè, sureau.
N. de p. Sequé.
sequèle ; sf. — Séquelle, ribambèle ; v.
tourouèro; se prend
en mauvaise part
co,

—

—

Séquence,

partis poursuit l'autre, gendarmes
; il signifie : à la
poursuite ; en Aspe, cridà sequerè, signilie
crier pour qu'on s'enfuie, qu'on
s'échappe,
sequerisse (L.) ; sf. — C. sequè,-re.
sequestrà ; v. — Sequestrer.
sequestracioû ; sf.
Séquestration.
sequestràyre,-e ; adj. et s. — Seques—

trateur,-trice.

sequèstre

; sm. — Séquestre.
sequét,-e ; adj. — Assez sec, sèche,
sér (G.). — Contrac, de subér, sur;

v.

se-u; sér lou camin, sur le chemin,
serà ; v. — Seller, mettre la selle,

serà (M4.) ; v. — Administrer
(hellébore) à une bête. V. seyrà.
serabis ;

sm.

Cris, tapage,

—

du sére

vacarme;

leraboys.

En cantàn hasén grans serabis, en chan¬
tant ils faisaient
grand tapage (Fondeville).

serade ; sf.
serafî ; sm.
seramén.

—

Soirée

—

Séraphin,

—

sèrb,-e;
serbà.

s.

—

;

V. sermén

Serf,-ve;

belhade.

v.

(1).
questàu.

v.

Forme vieillie de

-—

oubserbà.
usité

qu'au

sm.

—

Servant

;

de servant de

sens

counserbà,
n'est guère
messe.

serbàn (cabaliè) ; sm. — Chevalier
servant, cavalier d'une demoiselle (Lit.J.
serbance ; sf. — Usage, observance

^vieux) ; v. usàdje, ley.
sèrbe, sèrbi; sf — Réservoir, bassin;
mare, vivier; creux dans le sol où se
trouve une source; v. hountà,
pesquè.
serbén; sirbén, surbén (Arm.) :
serbénte,-o ; s. — Servant,-e^ domesti¬
que, serviteur. Cf. baylét, serbidoù, gouje.
serbéntes ; sf.
Chambrière, ctrier
d'une crémaillère ; v. gouje.
serbi; v.
Servir, aider, être utile,
—

—

être
vice

service,

en condition ; faire le ser¬
fournir des cartes ; saillir,
parlant d'un étalon : alimenter, fournir ;

en

au

militaire ;

serbl-s,

septicamén ; adv. — Sceptiquement.
septicisme ; sm.
Scepticisme,
sepulcralamén ; adv.
D'une ma¬
nière sépulcrale.
sepulcràu; adj. des 2 g. — Sépul¬
cral,-e (Lit.).
sepùlcre ; sm.
Sépulcre; v. tahùc.
sequè,-re ; s. — Sécheresse ; aridité ;
marasme ;
défaut de grâce, de fécondité :
dureté d'exécution, de parole ; en
style plai¬
sant, manque d'argent. V. secoù, eschùc.
Que hè sequè, il y a de la sécheresse ;

sf.

;

trouble

voleurs ordinairement

serbàn ;
—

—

ment

encore

et

tiste.

separàyre,-e ; s. et adj.
séparateur,-trice.
sepeli ; v. — Ensevelir ;
sepelimén,-lide ; s.

médecine,

sm. — Fréq. augm. de sequè;
usité dans un jeu d'enfants où

l'un des

v.

separadamén

de

t.

fonctionnel,

se

Serbi

servir.

la

soupe, servir la soupe ; serbi
servir les gens, les clients ; que
serbéc.h en ço de, il est en condition chez:
ha serbi la cabale, faire saillir la jument ;
serbi la batuse, alimenter en paille
la
batteuse; serbi-s de tout, faire flèche de
tout bois ; serbi de, faire office de ; nou
y a
que si enta 'stà pla serbit, on n'est bien
servi que par soi-même,
las

gens,

sèrbi.

—

V. sèrbe.

serbiàble,-e.
V. serbiciàu plus usité.
serbice,-ci; sm.
Service; usage,
utilité ; fonction d'un domesticrue ; domes¬
tique ; domesticité ; service militaire ; bien¬
fait ; célébration d'un culte ; service de
table, de la table ; saillie d'une jument.
H boû serbici, un bon serviteur, person¬
ne ou bête ; ha serbici,
rendre service, être
—

—

�517

SERBICIABLE

utile ; loas sos que
l'end service ; ha lou

hèn serbici, l'argent j
serbici, accomplir son I
service ; serbici de cap-d'an, service anni
versaire ; à bòste serbici 1 A votre service !
serbiciàble,'-e, serbiciàu,-ale ; adj.
Serviable, qui aime à rendre service.
serbiciàu ; s. des 2 g. — La domesti¬
cité, les gens de service, les valets (rare).
serbiae ; sf.
Action de servir ; saut
de l'étalon; v. assaut.
serbiûé,-re ; adj. — Propre à servir.
serbidoù,-toù,-re ; s. — Serviteur,
servante ; qui rend service.
Que soy lou bòste serbidoà, je suis votre
serviteur, formule de politesse.
serbietasse ; sf. — Serviette grossière,

—

—

grande.
serbietàdje ;

— Les serviettes,
Serviette ; v. tabalhe.
Que-b fretarèy las costes dab uc serbiéte
de mesplè, je vous frotterai les côtes avec
une
serviette de néflier (Sermoû de Bide-

serbiéte ; si.

sm.

—

ren).
serbietoû,-tote

; s.

—

Petite serviette,

napperon,

serbilamén ; adv.

serbîle,-e; adj.

serbilêtàt,-litàt ;
serbilisme ; sm.

serbitoù.

—

—

—

Servilement.

Servile.

sf.
■—

—
Servilité,
Servilisme,

V. serbidoà.

serbitùt,-ùde ; sf. — Servitude, escla¬
vage ;
assujettissement imposé sur un
fond.
—

Corrup. de sarcla, sarcler,

sère; sf. — Selle.
-4 qui riou bo la sère, ahirà l'aubarde, à
qui ne veut une selle, il faut mettre un
bât (die.) ; qu'ou ba coum ue sère en û
porc, cela lui va comme une selle à un
cochon, se dit d'une personne mal accou¬
trée.

seré; sm. — Le serein, espèce de rosée.
seré,-e ; adj. — Serein,-e, pur, calme;
au
(ig., tranquille, sans inquiétude,
serè; sm. — Sellier. N. de p. Séré.
serè (L.) ; sm. — Cellier, grange; en
Aure, e. pintade.
sereade ; sf. — Chute de serein, rosée.

la

balene

e

dou

can

de

la

garde de la

queue de la
baleine et du chant de la sirène ! Formule
de souhait que l'on faisait aux marins; se
vous

dit

encore sur le ton plaisant à quelqu'un
qui part en voyage.
serenetàt,-nitàt ; sf. — Sérénité.
serenoùs,-e ; adj. — Se dit du temps

à serein.

seréte; sf. — Sellette.
sergàlh,-gùlh,-e, sirgàlh,-e;
Agneau, agnelle; au lig., enfant

s.

—

frêle,

mais vif toutefois ; arricoucà coum
sergàlh, gambader comme un agneau,
sèrge, sargue; sf. — Serge,
sen
(V.-B.) ; v. — Frémir, frissonner;
v.
reguillà, herl.
serià ; v. — Sérier. C. assereà.
seriçoû ou serissoû ; sm. — Frisson,
tressaillement; v. arissoû, herissoû.
seriçoû; sm. — Fritton ; c. cherlmoû,
suçoû.
serie ; sf. — Série,
serigôt (Os.). — C. senigou, acè.
seringàt ; sm. — Seringat (plante),
seringle — V. cheringle et dérivés.
serioùs,-e ;
adj.
■—
Sérieux,-euse,
grave, pondéré.
Ahà
serions, affaire sérieuse, grave:
serioàs coum û pape, coum û gat quoan
piche, sérieux comme un pape, comme un
chat qui pisse (style familier).
serioùs ; sm.
Sérieux, gravité.
Goardù lou serioùs, garder, tenir son
sérieux; préne au serioàs, prendre au sé¬
rieux, faire sérieusement.
seriousamén ; adv. — Sérieusement.
seriousàs,-se ; adj. — Assez sérieux,
-euse, de sens rassis.
seriousè ; sm. — Sérieux, gravité ; v.
serioàs (2).
seriousét,-sòt,-e ; adj. — Assez sérieux
(pour son âge).
seriousetàt,-sitàt ; sf. — Etat de
menu,

û

sère-birà-s ;
cheval.

v.

—

Tomber,

étant

à

sère-biràt,-ade ; adj. et s. — Selle
retournée, au fig., un détraqué, une demifolle. On dit aussi sère-biroû.
Forme de sermén.
seremén.

serissoû.

serjàll.
serlità.

v.

—

Devenir serein,-e

—

Sérénade

;

da la

—

—

C. charlità.
C. charlite, chaton,

sermén, seramén
sermén.
sermenà
guer

V.

; sm.
chermén

—

Serment,

plus usité,
(G.) ; v. — Surmener, fati¬
outre mesure. Soy sermenàt, je suis
—•

sermentà ;

;

v.

esclarl-s.

serenade ; sf.

V. seriçoû.
V. sarjàn et dérivés,

—

—

exténué.

—

serenà-s ;

sérieux.

serlite.

assereade.

sere-

style plaisant, chanter pouilles ;
gronder, notamment quand on rentre tard
nade,

de

SERNALHE

—

serclà.

C.

coude

h

seréne, Dieu

—

en

le soir.

serenadéte,-dote ; sf. — Petite séré¬
nade ; remontrance légère.
seréne ; sf. — Sirène ; femme qui a
une
belle
voix ;
lamentin, mammifère
marin ; v. lée de ma.
Cantà coum ue seréne, chanter comme
une sirène, très bien ; Diu que-b goàrde de

v. — Prêter serment ; on
plutôt jurà.
sermoû, sarmoû; sm. — Sermon,
prêche; v. predlc, prone; remontrance,

dit

sermounà ; v.
sermounàri ;
sermounàs ;

—

sm.
sm.

Sermonner,
Sermonnaire.
—
Grand sermon,
—

long, ennuyeux.
sermounàyre,-e ; s. — Sermonneur,
-euse ; prédicateur,
sermounejà. — Fréq. de sermounà.
sermounét,-nòt ; sm. — Petit sermon,
sernalhe (V.-B. Big.). — V, cernalhe.
santagnèro.

�SERNALIIES

SÉT

—

518

sernalhes ; sf.

pl. — Nom générique
du porc gras, aussi bien celles
les ris ; v. pedoulhs, lèyts.
sernélhe.
Autre graphie de cernélhe,

des glandes
de cou que

—

névé.
serote ;

seroù.

sf.

Petite, méchante selle,

—

Dim. de so, sœur, t. d'amitié.

—

Les 3

pointes du pic du Midi d'Ossau sont
appelées las très seroùs ; au fond du cirque
de Trémouse, deux obélisques s'appellenl
éres dues seroùs.

seroû
le

(Louron)

; sm.

Laitage

—

comme

grulh.
Dim. de seroù.
Très seroulétes qu'èm !

Nous

sommes

—

trois

petites

sœurs

adj.

—

Séreux,-euse.
v

div.

Lhebà.

—

lou

cap

coum

ue

sèrp, porter la tête haute; oélhs de sèrp,
yeux aigus, qui dardent; siulà coum ue
sèrp, siffler comme un serpent ; courre,
si ue sèrp ère au darrè, courir à
coum
toutes jambes.
serpà ; v. — Ramper : peu usité ; on dit
plutôt serpadejà et serpejà; s'applique sur¬
tout. aux serpents: v. lissa, quiraulejà.
serpadéte,-dote ; sf. — Petite sèrp.
serpagùt,-ude ; adj.— Aigu,-ë, pointu
comme le dard du serpent.
serpatasse ; sf. — Grossie, vilaine
sèrp.
serp de mar ; sf. — Murène. Cf. sardiàt.
v. — Serpenter ; v.
sm. — Serpent; t.

d'une

serpà.
injurieux

personne.

serpentine; sf. — Serpenlin d'alam¬
bic: serpentine (plante).
serpéto; sarpéto,-pòto (G.); sf. —
Serpette: v. piqueté, herréte.
serpilhère.
C. charpilhère.
serpoulét.
C. sarpoùt.
serrade, sarrade ; sf. — Suite, suc¬
cession de collines ; v. coustalade. La ser¬
rade. d'Artéz, les hauteurs d'Arthez ÍB.-P.).
serrasse ;
sf. — Colline, hauteur
—

—

sèrre,

—

s'asseoir.

sèse

(V.-B.). — C. sëde, asseoir,
sesêdé (V.-B. Arm.) ; setedé ; sèti
(Big. G.) ; sièti ; sm. — Siège, assise, base,
sède.

sesi.
C. sasl, saisir et dérivés,
sesìno (lî.-L.) ; sf. — Usag-e, possession
d'une chose.
sesoû.
C. sasoù, saison,
sesoù (M'.-Big.) ; sm. — Baison, intel¬

ligence (Esp. seso, cervelle).
Qu'a perdut et sesoû, il a perdu le
sesoumbre.

sans

grâce.

sarre :

sf.

—

Hauteur, colline,

mont non rocheux. N. de p. et de 1. Serre.
Lasserre.
Pèsserre, Serreséque, Serreben-

âouse, Serreplâ, Serre-sonquère.

sèrre; sf.

Serre de jardinier (vient,
du fr.) ; on dit aussi bitràdje.
sèrre.
C. sarre, scie (rare).
serréte,-ote ; sf. — Petite sèrre.
serròt, sarròt; sm. — Monticule
coupcnu ; v, tuquét, cucuroû.
—

—

sens,

Y. susoumbre.

—

sésque, chésque

;

sf.

—

Typha, masse
pailler les
est appelé

d'eau
(plante) ; feurre pour
chaises ; le glaïeul des marais
aussi sésque auguère ; v. augà.

sesquè,-re

; s. — Personne qui vend la
sescà. N. de p. Sesquè, Seq'ié.
se!3què,-re; adj. — Qui est de la
sésque, qui s'y rapporte.
sesquè (G.) ; sm. — Cardon (plante),
sessioû; sf. — Session,

sésque;

c.

sestà ; v.

sestà;
seiiers, de

—

sm.

Mesurer

—

mesures

au

setier.

Fabricant, marchand de
en bois (vieux). N. de p.

Sesla, Cestac.
sestade ; sf.
l'on

Etendue d'un sol

—

pouvait

ensemencer avec un
contenu d'un setier (vieux). Augm.

que
:

setier

sesta-

rade,-ràl.
sestaràs

(Lav.)

;

sm.

—

Grande

quan¬

tité.

sestè,-re.—Setier,

de capacité;
V. mesure; en

mesure

elle variait selon les pays.
certains

serpejà ;
serpén;

nbrnnte,

—

—

;

séngle; on ne dit serpén que pour les
serpents de grande taille.
Sèrp d'aygue, couleuvre d'eau ; sèrp de
ma,
serpent de mer, murène (muroena
helena) ; pèt de sèrp, mue de serpent ; col
de sèrp, cou de serpent, mince et long •
léngue de sèrp, langue de vipère ; ophioglosse (plante).

à l'adresse

—

—

(chan¬

serousitàt ; sf. — Sérosité,
sèrp ; sf. — Serpent en général ;

Loc.

C. sarroû, sac.
serti; v.
Sertir.
sertide,-dure ; sf.
Sertissure.
serùt,-ude ; adj. — Bête ensellée, qui
a
l'épine dorsale creuse; v. rée-asseràt.
sescà,-què, sm. — Lieu où croissent
des typhas ou masses d'eau ; v. c/iescà.
sé-se
(B.-L.). — Forme de sède-s,

socle ; v.

serouléte ; sf.

son).
seroùs,-e

serroû.

1., tamis.

sesterade.

C. sestade; le t., foulefois, s'appliquait surtout au contenu d'un
—

setier.

sestuplà ; v. — Sextupler; sestuplà-s,
sextupler, produire C pour i.
sestuplamén ; sm. — Action de sex
tupler ; adv., au sextuple.
sestùple,-e; adj. — Sextuple,
sét ; sf. — Soif; au fig., désir ardent; v.
hàmi, embéje.
se

Mâchante sét, soit ardente, forle : ha
passà la sét, calmer la soif: tirà-s la sét,
se
désallérer; crebà. mourl de sét, mourir
de soif, avoir grand soif ; en style plaisant,
on dit aussi petà de sét; amassa sét, gagner
soif; passà sét, pâtir la soif; qu'èy bebùt à
la mie sét, j'ai bu à ma soif.
Loc. div.
Ahé sét de tout, avoir en vit
de tout; ue sét qui. degòlho (11.-A.Ì, une
soif dévorante ; maridà la hàmi dah la sét,
marier la faim avec la soif, la misère avec
la pauvreté; de deux personnes qui onl
toujours soif on dit : qiwan Vue a sét l'aute
—

que

bo bébé, quand l'une à soif, l'autre

�SÈT

519

boire; sét de câ, soif.de cliien, soif
ardente; qu'èy lie sét à nou poudé escoupl,
veut

point de manquer de salive;
sét que béu,
avoir la soif du bœuf, quand il a soif, il
boit ; faire les choses comme tout le mon¬
de ; està-n de la sét, n'avoir pas réussi dans
ses projets.
sèt.
Graphie phonétique de sept.
setante; adj. — Septante,
setantenàri ;
sm.
—
Septantenaire,
septuagénaire.
setantenàt,-nade ; ad j. — Environ

j'ai soif

1

—

seutade.

setanténe,

sèttanténe

;

sf.

—

(As. Bar.).

—

Sep-

setiéy

(Navarrenx)

servant d'élahle ; v.

setin,-e, setoû;

;

sm.

borde,
s.

et

—

Grange

cour.

adj.—Septième:

usité surtout comme prénom de septième
enfant: v. setàu. Le setin avait le privilège
de guérir des écrouelles en récitant une

prière, celle-ci, par ex. : Mal du roue (roi),
si Dieu me touche, qu'il te guérisse (Rap¬
porté par H. Pellisson).
setine ; sf. — Petit siège, petite assise;
en Lav.,
désigne spécialement un support
en
pierre pour les cruches; en B.-L., silhè.
setmane.
Autre graphie de sem—

mane.

setoû,-e. — V. setin.
se-U
(G.). — Forme contractée de ser
lou, sur le; se-u prat, sur le pré.
séll", sm. — Suif, graisse. En style plai¬
sant. si l'on parle d'une personne, ha séu,
c'est engraisser, passer bonne vie, ne pas
«

s'en faire

».

seubamày, seubemày ; sf.

—

Chè¬

vrefeuille.

bitauguère, crabe-hust, mataséube.
séube ; sf. — Silve, forêt. N. de 1.
Lasseube, Lasseubetàt ; à Leseun (B.-P.),
charpente, elievronnage. Y. bosc; husiàdjç,
cabiroàdjç.
seubéte,-ote ; sf. — Petite forêt,
seubemày. — V. seubamày.
seuquè. — G. sahùc, sureau,
seuquèro (Lav.) : sf. — Fauvette,
appelée aussi trauque-sègues (Sylvia atricapilla Lin.).
seuris,-se (As.) ; s. — Parent à un
degré éloigné, petit cousin. Cf. coussòri.
séurre ; sm. — Espèce de millet ou de
seigle; une pièce des Archives des B.-P.,
Svn.

dans

•—-

si

me; v.

assède-s.

soutade, salaire;

seyrè. — C. sarriè, charrier,
seyrè,-re ; s. — Fabricant, marchand,-e
seyrès. \. de p. Seyrè, Seyrès.
séys. -— C. chéys, six, et dérivés,
sèyte-s. — Forme de sèdç-s.
Autre graphie de césç, pois,
séze.
si;

Septiè¬

setin.
setéme, septéme; sm. — Septembre.
setemè,-re; adj. — Qui est de septem¬
bre ; on dit aussi setembriu,-ibe.
setèy (Salies) ; sm. — Manière, façon,
allure ; v. anà. fayçoû.
Moitn Dia ! Quoan de setèys ! Dieu !
Que de façons !
sèti, sièti. — V. sesedé, siège,
setià-s, sietà-s ; v. — S'asseoir ; v.

C.

—

bore.

Forme de sedàs.

■—■

setàu, septàu; adj. des 2 g.

lo Rey tremeto

séy. — Forme de sé, sein,
seyrà. — C. seyrè (i).
séyre ; sm. — Hellébore vert (Helleborus viridis, plante). V. arroù, chidre, sldre,
sistre, sére.
seyrè,-rà ; sm.— Terre où croit l'hellé¬

tantaine.

setàs

que

L., salaire d'une année,

les

de

soixante-dix.

searre

SI

de ISerae.

au

abé la sét dou boéu, quoan a

semiar lo

dit:

—

sm.

—

(Bay. L.)

Si, note de la gamme,
; sie,-e ; sio (Big. G.) :
(G.) ; adv. — Soit, que

siégue
soit, j'y consens, j'en conviens.
go,

siécela

sie ! Eh bien, soit ! Atàu sir,

E dounc,
ainsi soit-il.

Conj. — Soit... ou, ou bien, supposé:
qu'at haràm sie oéy, sie douma, nous le
ferons, soit aujourd'hui, soit demain ; sie
que sie, quoi que ce soit; sie dus e apuch
dus auts, supposons deux et puis deux
encore; per poc que sie, pour peu que ce
soit: enter nous sie dit, entre nous soit dit.
si, se; conj. — Si, en cas que. pourvu
que, supposé que; si boulém arribà, marchém, si nous voulons arriver (à temps"),
marchons ; ah ! si sabèm ! Ah ! si nous
savions !
Exprime un projet incertain,
—

vœu :

un

si sourtibem

? Si

nous

sortions Í1

Combien, à quel point: que sabét si-b
àymi. vous savez si je vous aime. — D'un
côté... mais de l'autre : si Voelh bét, l'au-

—

rélhe qu'audéch,
si l'oeil voit, l'oreille
entend.
La raison pour laquelle: si
—

pàrli, que. sèy perqué, si je parle, je sais
pourquoi. — Exprime le doute : nou sèy ci
ey bertàt, je ne sais si cela est vrai.
Loc. div.
Si nou-m itroùmpi, si je ne
me
trompe ; qu'ey acò si notí. pâ ? Qu'estce que cela si ce n'est du pain
? E y ey ou
—•

si noft ?

Y est-il

là

ou

s'il est sorti ? Si

si tant est: si èri que bous, si
j'étais que vous, à votre place.
si; sm. — Si. action de dire si; condi¬
tant

ey.

tion restrictive

:

tí si dab tí més, un si avec

que hè hère de causes,
fait beaucoup de choses:
dab A si e coudes de baque. que pftden anà
loégn, avec des si et des queues de vache,

mais; dab sis

un

avec

des

si.

il

neut aller loin (die.).
si; particule affirmative. — Si, oui: que-t
dit si e pas noû, je te dis oui et pas non :
bos dise si ! Veux-tu dire nui !

on

On

renforce

bé. si pin. en
disant si

l'affirmation

en

disant

:

si

fr.. si fait, et la négation en

non.

— Si. pourtant, finalement:
parti, partim ! S'il faut partir, nous
partirons ! Si eau aue-s hàssi. s'il faut que

si,

si.

se; adv.

eau

cela

se

une

affirmation à

fasse.

—-

Oui,
line

répondre
négation ou à

pour

par

un

�SI

SIGLADE

—

520

doute:

de

vrai ;

S'ut lire pas dou soil

si, si, qu'ey bertài, si, cela est
oh ! que si, oh ! que si ; si bé, qu'ait
sèy, si, je le sais. V. tan.
si; pron. pers. — Soi, sa propre per¬
sonne, lai-même, elle-même, en parlant des

pas

suivi

le plus souvent par medich;
(Hte-Big.) ; ha per si-medicli, faire
par soi-même, tout seul,
sans
secours,
personnellement.

sichailte ;

De si. de

soi; de sa nature;
que s'at porte de si, cela est naturel chez
lui, c'est inné; en si, en soi, dans son
essence ; sus si, sur soi ;
préne sus si, pren¬
dre sur soi, prendre la responsabilité; en
si, à part soi ; en si-medich, que-s dise, il
disait à part soi ; si per si, chacun
pour
soi ; entér si, en soi-même, parlant à lui
—

si-disén.

v.

siàu.

siàlme, siàume.
siarrè.

—

Autre

—

Forme de psàlme.

graphie

charrier; v. sarriè, seyrè.
siarreràt,-ade ; s. —

de

ciarrè,

Charrée

;

un

plein charrier,
siàu.

V. suàu.
Y. siàlme.

—

siàume.

; sm.

vers

—

Forme

les L. et à

—

gement

de

subàn,

suivant,

Bay.

oui certes;

si-bé si, loc. renforcée; v. si.
sibèque, tibèque; sf. — Bavarde in¬
conséquente, qui déraisonne.
sibér.
Forme de subér, sur (Bay. L.).
sibérs,

sibèrs ; sm. — Bise glacée,
neige (vieux) ; c'est le sers
du Plateau Central. N. de p. Sibers.
sibersàut; sibresàut (Bay.). — For¬
me de subersàut, sursaut.
D ou poun de Panecàu
Qu'an hèyt lou sibersàut.
Du haut du pont de Panecau ils ont
fait le grand saut (Lesca).
sibilhe ; sf. — Syhille. Il en figure plu¬
sieurs

de la

sur

les

vitraux

de

la

cathédrale

C. chiulà, siffler,
sible.
V. cible, houssine, et dérivés,
siblét, siblòt. — C. chiulét, sifflet,
■—

—

siboule

(L.

—

Banc

on

pièce de

ou

sdute (2). Cf.
(Arm.) ; sf.

; v.

singlo.

avec

Lézard gris.

—

sicùt ; sm. — Le séant, en
style bur¬
lesque : manda de sicùt en l'àyre, jeler
quelqu'un par terre, le ventre sur le sol :
envoyer tout promener ; bouleverser ;
de sicùt en terre, tomber
par terre
En
style plaisant, escabeau,

càde
assis.
siège bas ;
û sicùt, lout petit, qui a les

petit coum
jambes courtes.
sicùt.
Corrup. de sincipùt.
si-disàll, si-disén ; loc. adv.
Soidisant; usité aussi pour aci-disén, ici
—

disant.

Qu'ey l'eretè si-disàn, il se prétend l'hé¬
il serait, dit-011, l'héritier; qu'ey
si-disén, per jaméy, il est parti,
prétendument, pour toujours.
sie, sie, siégo, sii; adv. — Soit; v.
si (2).
ritier;
partit,

Forme

—

francisée

de

siedjà ;
sièdje.

le Bordelais) ; sf. —
Piège analogue à la sedade; v. ce m.
sicàp ; sm. — Intelligence, raisonne¬
ment; v. sesoû ; par ext., entêtement.
Dou me sicàp, de mon chef, de mon
propre raisonnement; en soun sicàp, be
sap ço qui-s pense, dans son raisonnement,
il sait ce qu'il doit en penser; qu'au le
vers

harèy madurà aquét sicàp ! J'aurai raison

v.

—

sècle,

Siéger,

C. sèti, sièti, siège
place forte.

—

;

ment autour d'une

siégo, siégue (G.); adv.
consens

;

v.

—

campe

Soit, j'y

sie.

siégue (G.) ; v. ■— Suivre ; v. segui.
siéjo (G.) ; sf. — Le dard (squalus leunisus), espèce de vandoise (poisson 1 ; v.

aubour.

sièps ; assiéps (L. G.) ; sf. — Mou¬
(sinapis alba, plante) ; v. séme.
siés (E. de la Big. et G.). -—»C. chéys,

tarde
six.

sièste; sf.
sietà-s.

—

Sieste,

C. sède-s, s'asseoir ;
surtout dans l'E. de la Hte-Big.
—

sietade.
siéte.
sietoû ;

—

usité

C. assietade.

—

C. assiéte.
sm.

—

Petite

assiette,

sou¬

coupe.

siéulà

(E.

de la

Big.).

—

C.

siulà,

siffler.

d'Auch.

siblà, siulà.

; sm.

Cf. sernàlho.

—

avec

Soixante;

—

sicoulàno

Psautier,

si-bé ; loc. affirmative.— Si, je l'assure,

vent

(Lav.)

siècle.

siaumejà ; v. — Psalmodier,
sibà (Lav.) ; sm. — Espèce d'ognon
appelé ognon d'Espagne ; v. sébe.
sibàn.

s.

siècle.

—

siaumè,-miè

adj. et

—

sià ; sf. — Tante ; v. tatà.
sialét (tout) ; loc. adv. — Tout douce¬
ment ; v.

vient

ne

bois qu'on place perpendiculairement sur
les bords d'un char pour soutenir le char¬

madéch

I.oc. div.

sicap, cela

son estoc.

siclòs

Tribalhà pt'r si, travailler pour soi ; cadà
per si, chacun pour soi. Dans ces cas, si

même

de

entêtement, de ta mauvaise tête I

dit aussi .trés-bins.

choses.

est

ton

de

siflà, ciflà ; v. — Cingler d'un coup
scion, de cravache; boire un coup rapi¬

dement.

siflàt, ciflàt,-ade ; s. — Coup porté
une
baguette, une cravache; hébe û
siflàt, boire un coup rapidement, sur le
pouce ; recébe û siflàt. recevoir un coup
et aussi un affront ; v. estiflàt.
sifle ; sf. -— Houssine, baguette mince
avec

et

flexible.

sigàut. — C. cigàuÀ, sauterelle,
siglà, sigglà ; v. — Cingler, naviguer,
siglade ; sf. — Sillage d'un navire.

�SIGNA

521

signà (pron. sig-na) ; sinnà ; v. •—
Signer, mettre sa signature, sous-seing à
un écrit ; signà-s, apposer sa signature. V.
segnà-s.
Nou sap pas signà, il ne sait pas signer ;
nou
sap pas signà-s, même sens ; signât
aquiu, signez là; que-b signarèy û pape,
je vous donnerai un papier signé, un titre
de reconnaissance de dette.

signade, signature; sf. — Signature,
paraphe. Cf. signet.
signatàri ; adj. des 2 g. — Signataire,
signature, signét. ■— V. signade.
signàyre,-e ; adj. et s. — Celui, celle
qui signe.
signe (pron. sig-ne) ; sm. — Signe,
marque, indice, geste; pronostic, présage;
symptôme.
Ha signes, faire des signes, des gestes;
machàn signe, mauvais présage, fâcheux
symptôme.
signét, sinnét ; sm. — Signature ;
petit signe.
Hicà lou signét, apposer sa signature ;
mettre un signe ;
ha û signét, faire un
petit signe.
Signëtôt ; sm. — Tout petit signe.
signifià,-ficà, senifià ; v. — Signi¬
fier, notifier.

significacioû ;

sf. — Signification,
judiciaire.
significàn,-te ; adj. — Signifiant,-e.
significatibamén ; adv. — Significa-

notification ; acte

tivement.

significatiu,-ibe; adj.

Signifie»

—

sillabà ;

;

adj.

et

s.

—

— Syllabaire,
Syllabe.
A'ou pas troumpà-s d'ue syllabe, ne pas
se tromper d'un mot, d'une
syllabe.
sillabic,-ique,-e ; adj. — Syllabique.

sillabe ; sf.

silhà

Incliner, donner
en parlant d'un bateau.
sf. — Inclinaison d'un bateau

(G.-M.)

de la bande

silhade ;

;

v.

navigant.
silhàn,-te (Bay.

—

Souple,
flexible ; nerveux,
en parlant
d'une personne ; v. selhàn, cinglàn.
silhantamén ;
adv. — Souplement,
avec vigueur et souplesse.
silhe.

—

L.) ; adj.
agile, délié

Forme

de sélhe

;

—

dans le G.

aussi, baquet à vendange.
silhè (B.-L.) ; sm. — C. setinc.
silhoét,-e ; s. — Petit silhoû.
silhoû (G.) ; sm. — Petit baquet à ven¬
dange ; celui qui les fabrique, les vend.
N. de p. Silhoû, Silhouét,-e.
V. selhoû, sillon,
silhoû.
silhounà; v. — Sillonner.
—

—

simarre ;

sf.
Corbeille, hotte, sac ;
cargade de flous, une corbeille
emplie de fleurs (Noël).
simarre, samarre; sf. — Simarre;
autrefois, robe et chaperon des còssous ;
ue

simarre

v.

chamarre.

—

simbèu, simbòlou; sm. — Symbole,
signe, enseigne.
simboulét, cimboulét (Lav.) ; sm. —
Sonnette d'église ; v. esquiréte.
simbouleteyàyre ; sm. — Enfant de
chœur qui agite le simboulét.
simbouleyà ; v. — Agiter le simboulét,
dreliner. Fréq. simbouleteyà.
simboulÎC,-Îque,-e ; adj. — Symboli¬
que.

simboulicamén ; adv.

Symbolique¬

—

ment.

simboulisà;

v.

simboulisme ;

Symboliser,
—
Symbolisme,

—

sm.

simçà, sinçà. — C. chinchà et dérivés,
simèc (G.) ; sf. — Punaise. Cf. cimét.
simenè, simenét; sm. — Sorte de
redevance féodale en Big.,
peut-être le
droit de cimier (vieux). Cf. avec seméth.
simètric,-ique,-e ; adj. — Symétrique,
simetricamén ; adv. — Symétrique¬
ment.

simetrie ; sf. — Symétrie,
simetrisà ; v. — Symétriser.
similàri ; adj. dès 2 g. —

signifie, notifie.

ment.

Syllaber, assembler des

—

sillabàri ; sm.

Qui

signoù (G.). — C. segnoù, seigneur,
signoû. — C. signetòt.
sigorre (L.) ; sf. — Choin marisque,
espèce de jonc; par anal., racine mince. Cf.
avec le basque zigor, gaule.
sigoùn,-de. — C. segoùn,-de, second,-e
et segoùn, selon.
silénce,-ci ; sm. — Silence.
silencioùs,-e ; adj. — Silencieux,-euse.
silenciousamén ; adv. — Silencieuse¬

SIMPLE

syllabes. V. aparià.

lif,-ive.

significàyre,-e

v.

—

en

Similaire,
Big. et G. le fém. est, similàrio.

similarimén ; adv.
similaritàt ;

sf.

l'influence du fr.,

Similairement.
Similitude ; sous

—

—

dit aussi similitude.

on

similòr, semilòr;

simpàtic,-ique,-e

sm.

Similor.

—

adj.

;

■—

Sympathi¬

que.

simpaticamén

;

adv.

Sympathique-

—

ment.

simpatie ; sf.
simpatisà ;

—

v.

Sympathie,
—
Sympathiser.

V.

ooumbiéne-s, abiéne-s.

simpatisàn,-te

;

adj.

—

Sympathi¬

sant,-e.

simplamén ; adv. — Simplement.
simplàs,-se ; adj. et s. •— Tout à fait
simple, d'une grande simplicité ; grand
naïf, benêt

;

bonne fille.

simple,-e; adj. et

s.

—

Simple; mo¬
v. bestiòt,

deste; naïf,-ive, niais, ingénu;

pegòt, neci.
Qu'ey hère simple, il est d'un accueil
sans
morgue,
facile ; qu'a Vesprit drin
simple, il est un peu naïf
simple,-e ; s. — Mince, fin, ténu,-e ; v.
mince, limpre, prim.
Drap simple drap mince ; simple de
cinte, de taille mince.
simplè; sm. — Simplicité; naïveté,
candeur ; minceur.

�SIMPLEJA

—

SIROÈT

522

simplejà ; v. — Ployer, fléchir ; sim
plcjà-s, se ployer; rarement usité au sens
de être naïf.

L'èch

simpléje, l'essieu fléchit, se
ploie; qu'ou hen simplejà coum bòlen, on
le ploie comme on vent; y. finiblà, plegà.
simplejade ; sf. — Action de ployer,

singlo (Arm.) ; sf. — Pièce du pres¬
soir, poutre qui fait pression sur le plan¬
cher

en contact avec Ja
vendange,
singloû ; sm. — Petite sangle,
singloû, chingloû (Neste) ;

que

de fléchir, fléchissement.

simplésse

sf. — Simplesse, ingénuité,
naïveté, faiblesse de caractère ; minceur.
V simple.
;

sìmplét,-lòt,-e ;

adj. — Simplet,-te,
ingénu,-e, un peu simple; un peu mince,
en
parlant d'un tissu. Péjor. simpletòt,-e.
simpletamén ; adv. — Naïvement,
simplicitàt ; «f. — Simplicité ; ingé¬
nuité, naïveté, candeur,

simplifié,-ficà ; v. — Simplifier,
simplifiàble,-câble,-e ; adj. — Simplifiable.
simplificacioû ; sf. — Simplification.
simplificadoÙ,-toù,-re ; adj. — Sim¬
plifica teur,-trice.
simploù ; sf. — Faiblesse, minceur,
ténuité, étroitesse; ingénuité, candeur,

Scion, particulièrement de saule
gue, bimi.

sinjà

;

v.

Singer

—

;

v.

escarni, plus

usité.

sinjarie ; sf. —- Singerie,
sinjàs ; sm. — Vilain singe.
sinjàyre,-e; adj. — Qui singe;

sinnè (13.-L.) ; sm. — Van. Cf.
sinode ; sm. — Synode,

Simulacre.
—

—
Sincèremenl
sincère,-ri ; adj. des 2 g. — Sincère;
on
dit aussi sencère,-e.
sinceritàt; sf. — Sincérité,
sincipùt; sm. — Sinciput; on rend
parfois le t. burlesque en disant sucipùt
D a sus lou sincipùt, frapper sur la tète.
V. suscipiàt.
sinclo (TSig.) ; single ; sf. — Sangle,
courroie, sous-ventrière du harnachement
sinclo (B.-T,.) ; sf. — Corniche, gradin
herbeux dans les
rochers escarpés; v.
senglà.
sinçoû.. — C. chinchoû, graisseron.
sindâ (Os.). — V. sendâ.
sinecure ; sf. — Sinécure,
sinfounie ; sf. — Symphonie; v. nr-

mounie.

Symphoniste, t.
—

Singe;

v.

mounàr.

\drét, grimaç.ous, lè cnum il singe,
adroit, grimacier, laid comme un singe,
singerie : sf. — Singerie,
singlà,-gle ; s. — V. senglà.
singlà; v. — V. c,inglà, cingler,

single

(G.-M.);

sf.

d'un bateau. V. sinclo,

singles.

—

—
Bord,
senglà.

V. séngles.

Autre graphie de singe.
Forme

phonétique de signà.
segounè.

; sf. — Sinople, couleur verte,
conj. — V. senoû, sinon,
sinoudàu ; adj. des 2 g. — Synodal,-e.
sinounime,-e ; s. — Synonyme,
sinounimie ; sf.
Synonymie,
sinse (ll.-Big.). — Forme de sens.
sénse, sans ; que harèy sinse tu, je ferai
(cela) sans loi.
sinsoùn (Bay.). — C. seniçoû; désigne
aussi le chardonneret ; v. cardî.
sintaxe ; sf. — Syntaxe.
sintaxic,-ique,-e ; adj. — Syntaxique,
sintèse ; sf. — Synthèse,
sintètic,-ique,-e ; adj. — Synthétique.
sinuoùs,-e ; adj. — Sinueux,-euse ; t.

sinoû ;

sinceramén ; adv.

sm.

—

sinople

—

—

—

sinnà.

sinapisà ; v. — Sinapiser.
sinapisade ; sf. — Action de poser des
sinapismes.
sinapisme; sm.
Sinapisme,
sinçà. — 0. chinchà.

sinfouniste,-e ; s.
spécial.
singe ou sinje;

v.

escarnioùs.

sinje.

simuladoù,-toù,-re ; s. et adj.
Simulateur,-triee.
similitude; sf. — Similitude (Lit.v
sin (G.). — Forme de sén, sens,
sinagogue ; sf. — Synagogue,

—

flin¬

malùr.

simulàcre

—

v.

—

—

sm.

sm.

singraulhe ,-lhéte. — C. cernalhe,
sendà, lézard.
singularimén, singulièramén ; adv.
Singulièrement.
singularisé; v, — Singulariser; se
moquer de; singularisà-s, se singulariser,
singularitàt ; sf. — Singularité,
singulàu ; adj. des 2 g.-— Singulier;
sous l'influence
du fr., on dit générale¬
ment singuliè,-re.
sinistre; s. et adj. — Sinistre; v.

simulà; v.
Simuler,
simulacioû; sf. — Simulation,
;

;

rebord

—

lit.

sinuousamén ; adv.

—

D'une manière

sinueuse.

sinuousetàt ; sf.

—

Sinuosité,

sinus ; sm. — Sinus.
Sioùn ; n. p. — Sion,

sipàr (G.-M.)

;

sm.

—

Jérusalem,
Seiche de taille

moyenne.

sipe (G.-M.) ; sf. — Seiche parvenue à
plus grande I aille.
sipe coulhude (G.-M.); sf. — Pieuvre.
Cf. lagà.
sipoùn ; sm. — Petite seiche.

sa

sirbén,-te. — C. serbdn,-te. N. de p.
Sirben, Sirven.
sire; sm. — Sire, autrefois titre d'hon¬

prend aujourd'hui, généralement,
pràube sire, triste sire,
pauvre hère, triste sire.
sirgà. — Forme de chirgà.
sirgàlh. — V. sergàlh.
sirmane (G.-M.). — C. cerimane.
siroèt CG.-M,); sm, — Suroit, vont du
neur; se
en

mauvaise part;

S.-O.

�SIROP

523

sìròp; siròt; (H.-Big.) ; srn — Siioii :
liquide très sucré.
Aquéste cafè qu'ey ù siròp, ce café csl
très sucré.

siroupà,-pejà,-tà ;
de

v.

Siroter,

—

user

sirops.

siroupùt,-ude ; adj.
siselà.

—

—

Sirupeux,-euse.

Forme de chisclà. V. les déri¬

vés.

siselà

(L.) ; y. — Poser une siscle.
sisclàdje ; sm. — Bridage de sabol ; y.
gansoulàdjç.
siscle (L.) ; sf. — Bride de sabot; v
gansole.
sisclét (G.) ; chisclét (Al.) ; sm. —
Loquet en bois de porte ; v. chiscle, flisquet.
sise; sf. — Séance, assises, audience
(vieux") ; dans la Gr.-L., rangée de gerbes
étalées sur l'aire à battre; en Arm., andain

aligné sur le pré.
sisetàyre,-e ; s. — .loueur de siscle.
siséte ; sf. — .Teu de cartes où chaque
joueur à 6 cartes, la quadretle.
sistèl (Salies) ; sm. — Soufflet, gifle ;

de foin

couhàt.

v.

sistemàtic,-ique,-e

adj.

;

sistematicamén ;

adv.

quement.
sistème,-mi; sm.
sistèrlo (Lav.) ; sf.
souterraine ; v.

sistét,

—
—

Systéma¬

—

tique.

—

Systémati¬

Système,
Conduite d'eau

tou.

sustét (G.-M.);

sistou;

sm.

osier, t. général ; son conte¬
nu ; v.
tistét, garbiste.
sistòlo (G.) ; sf. — Fistule ; mal blanc
Panier

—•

en

de panaris, toùrniole.
sistou.
V. clstou, panier,
sistre ; sm. — Schiste, poudingue ;
bore (plante) ; v. séyre.

sorte

—

sit,-e.

—

hellé¬

C. cit (oiseau) ; v. piuíe ; on
fém.
— Site (Lit.).
V. endrét, loc.

dit aussi zite, au

site;

sm.

Germer. Cf. garltoà
— Germe, poinle de
plante qui sorl de terre ; v. piròc.

sitoà (L.) : v. —
sitoùn (I,.); sm.
la

situà

;

v.

—

Situer,

situàble.-e; adj.
situacioû

;

sf.

SÌU, si-u (Bav.).

Siluable.

—

Situation, état.

—

-—

Forme de su-u. sur

le.

siuèc

(G.);

bote, canique,
Petit

sm.

—

Bille à jouer; v,

fourblole.

un siuèc. tout polit.
C. chiulà, fiulà, hiuià,

coum

siulà.

■—

siffler:

chalumeau; en style
plaisant, apprendre quelaue chose à quel¬
qu'un à force de répétitions; à celui nui
comprend pas on dit: c can que fat
jouer de la flûte, du

ne

je te le répète ? A force
itou siulà las leys que Van hiyt nhoucàt. à
force de lui seriner le texte des lois, on est
parvenu à en faire un avocat (Yan Palav)

sluli ? Faut-il que

V. chiulà cl. dérivés.

chiulatère ; sf. — Manie
dil aussi siulelis. siulls.
Siulàyre,-e; s, et adj, — Sifflemyeuse.

siulatère,
de siffler

; on

siulét.

—

—

SO

V. chiulét.

siuletè,-re ; s. — Qui fait ou vend des
sifflets; sobriquet des gens d'Igon (B.-P.Ì :
ils fabriquaient et vendaient, autrefois, à
Betharram, des sifflets de buis et de roseau.
siulò, chiulò (Big. G. L.) ; siulòu ;
Eiulòu (V.-B. Big.) ; sm. — Sifflet ; v.
chiulét, flageolet, llû tel ; en style plaisant,
la gorge, en parlant, notamment, d'un
buveur: abé û bou cop de siulòu, boire
sec; se dil aussi de celui qui a une forlr
voix: qu'a lou siulòu soulìde, il a 1111
organe vocal solide. V. pihurlèc, tute.
siuloutà; v. — Sifflotei'.
siuloutàyre,-e ; s. — Qui sifflote,
siuloutè.

—

C. siuletè.

siuloutejà. — C. cliiuletejà.
siuloutejàyre,-e. — Fréq. de siulou
tàyre.
siuloutét,-tòt ; sm. — Petit sifflet;
pelil coup de sifflet.
siuloutìs, siuletis ; sm. — Manière de
siffler, de siffloter.
so ; su/. — Sou, sol, monnaie; aujour¬
d'hui, pièce de cinq centimes.
Le sou, en Béarn el en Gascogne, a
changé souvent de valeur quant à l'étalon
monétaire; le métal de la frappe, d'ailleurs,

changea ; le sou Morlanais, so-Mourlùs,
pendant longtemps, a valu la 180 partie de
i'écu; v. escùt, patàc, ardit.
Dat-me û petit so, donnez-moi un pelil
sou; minjà-s lous sos, dépenser sou argent;
as sos ? As-tu des sous, de l'argent ? Lou
qui a sos que s'at bire, celui qui a des sous
s'en tire toujours.
Loc. div.
Troussât coum quoàte sos,
mal accoutré ; mal enveloppé ; so pex so,
sou à sou ; que l'ai pèch so per so, il lui
donne ce qui lui revient sou à sou ; que
s'a minjàt lous quoàte sos qui abè, il a
dépensé son pelit pécule; qu'ey û òmi de
quoàte sos, c'est un homme qui ne vaut
pas cher; n'a pas û so qui balhe, il n'a
pas un sou vaillant; n'a pas santàt per û
so, il a une santé de rien ; n'a pas lou
perrnè so, il n'a pas le premier sou (pour
payer) ; que bau dèts Hures coum û so.
cela vaut, dix francs comme un sou, ample¬
ment ;
aquére que bau cinq sos ! Cette
histoire est bonne ' Pas ordinaire; pròpi,
beròy coum û so, ou mieux, coum û so
nau, joli comme un sou neuf ; bràbe coum
â so, bon comme un sou. très palient ;
qu'on demoure û so de bite, il lui reste
un
encore
peu de vie; que bam parlà
d'aquéts dus sos, nous allons causer de
—

affaire.
est
monnaie
de
compte jusqu'à
francs:
bi.nl sos. cinquante nau sos,

celte

So
3

5() sous; au-dessus on dit Hure.
sf. — Soeur; v. seroù.
SO (Big. G. T,.). — C. sou, sol.
so ;
prou. pos. — Forme de soft, son.
sien ; vers Pontacq et la Ilte-Big. ; v. sa.
Qu'ey so. cela est sien, à lui ; et so pay,
ao

sous.

SO

son

;

père, le aien. So est usité pour

le sien.

�SO

SOR

—

524

la sienne ;

e'ra muysoû qu'ey so, la maison
(ailleurs, en B., la souel.
SO
(Os. As.) ; SOU (Or.). — Usité pour
soy, suis ; que so malàu, je suisi malade,
est

la sienne

soà.
soàlh

—

V. soaà et dérivés,

(G.) ; sm. — Pièce de bois de
charpente; bout de bois, tronçon.
Aquét Janòt, èro pèc coum un soàlh, ce
Jeannot était sot comme un soliveau
(Bladé).
soàlh,-adis,-ade (G.) ; s. — Bruit sans
éclat
et
prolongé, brouhaha, papotage,
pépiement.
sobe (L. vers le bordelais) ; v. — Fran¬
chir,

sauter

un

obstacle

sòbe ; v. —
ter, irriguer,

; passer

outre.

Tremper, mouiller, humec¬
laisser plus ou moins de
chose dans un liquide.

temps

une
Ha sòbe la paste, mettre
l'eau nécessaire ; ha sòbe û

dans la farine
prat, irriguer
ha sòbe û tarròc de sucre, humec¬

un

pré

;

ter

un

morceau

de

sucre.

sòbe

(Lav.) ; v. — Racheter une chose
engagée ou vendre avec faculté de rachat.
sobe (Os.) ; sf. -— Pâturage en M'. ; v.
sodé.

sobramén ;

adv.

sobre,-e; adj.

—

Sobrement,

Sobre,

—

sobrètàt, soiubrietàt;

—

Sobriété,

de p.

Sode, Bessode.
soè,-re; s. — Beau-père, belle-mère.
Cf. sògre,-e.
soèc, zoèc, giièc ; sm. — Pinson des
Ardennes (Jringilla Montifringilla).
soégn ; sm. — Soin, attention, applica¬
tion,- peine que l'on se donne, que l'on
prend ; médication ; v. engrégn, cure.
soegnà ; v. — Soigner, donner des
soins; choyer; exécuter avec application,
entourer d'attentions; soegnà-s, se soigner;
bien vivre, bien manger.
Aquét que-s soégne, celui-la prend soin
de sa personne; plâ soegnàt, bien soigné,
entouré de soins; à lu, que-t ban soegnà,
va

te

donner

une

sol.

Forme francisée de sòu, sol.
solde ; sf. — Solde.

solide

correction ;

soegnà lou bestià, donner au bétail les
soins voulus; maynàd soegnàt, enfant bien
soigné, choyé, bien portant.
Soegnàble,-e ; adj. — Qui peut, doit
être soigné,-e.
soegnade ; sf. — Action de soigner ;
correction, réprimande.
soegnadé,-re,-dis,-se.
C. soegnàble,-e.
soegnadére ; sf. — Action prolongée
de soigner ; se prend ordinairement dans
le sens plaisant, ironique.
soegnàyre,-e ; adj. et s. — Soigneur,

sole; sf.

pain

dessous,

plaque du foyer ; épar!
pièce de charpente, clamp,
sablière ; pièce de bois pour recevoir les
planches d'une cloison : vérin ; jante de
roue (G.); v. cancèt; couche de poussière
du fourrage tombée sur le plancher du
;

d'une charrette;

fenil.

Que m'y èy traucàt las soles, j'ai usé
semelles, la plante de mes pieds à :
n'a pas rney nade sole au hour, il n'a plus
d'aire à son four, il est ruiné ; anà à sole
de pi, marcher pieds nus; v. pè ; nou pas
mes

anà-y de nade sole, ne pas y aller du tout ;
diàble sole nou t'y pourtarèy ! Je ne t'y
porterai pas ! Qu'a la sole dou câ, il a un
pied de chien, il est bon marcheur,
sole; sf.
Sole, poisson,
sole-bàte ;
tasser

avec

le

soegnoùs,-e ; adj. — Soigneux,-euse.
soegnousamén ; adv.
Soigneuse¬
—

ment.

sole-batude ;

—

G.

soè,-re.

Camî sole-batùt, chemin très usité, dont
le

sol

est

tassé, ferme

fatigué, bouleversé
sole-bit (Gr.-L.)

bèu-pay,

par

ou,

au

contraire,

les passants.

; adv. — Tout de suite,
subitement, aussitôt, sur le moment,
solemnamén ; adv. — Solennellement.
solèmne,-e ; adj. — Solennel,-e.
solemnisà ; v. — Solemniser ; sous
l'influence du fr., on dit aussi solanisà.
solemnisacioû ; sf. — Solennisation.
solemnitàt ; sf. — Solennité,
solide (L.). — Forme de souttde, qui
se reproduit dans les dérivés,
soliste,-e ; adj. — Soliste,
solò; sm. — T. de musique, solo,
sòlo (B.-L.) ; sf. — Epaisseur de la cou¬

che de foin dans le fenil. C. sole

sopeli.
sòque ;

(i).

C. sepeli, ensevelir,
sm. — Socle ; v. souquét.
soque ; sf.
—
Soque, chaussure
—

è

semelle de bois et à

tige, galoche.
sor(t) ; sm. — Sort, destinée; tirage au
sort pour l'armée; sortilège, maléfice. V.
hat, sorte.
Atàu

qu'ey lou

le destin est ainsi,
maynàd cajouc au
sor,
quand
dut tirer au sort
(Tallez) ; qu'ey lou machàn sor, c'est la
lin
son

sor,

quan lou
le garçon

destinée ; triste sor, triste sort ;
! Quelle destinée ! Quelle triste
! Qu'ère lou soû sor, c'était son heure,
destin ; ha lous sors, faire le partage au

quin
Cf.

Battre la semelle,
courir les routes.
sf. — Solbature, maladie
—

;

sole-batùt,-ude ; adj. — Qui a la
plante des pieds meurtrie par la marche ;
sol qui a été tassé par des pieds.

mauvaise

Sofa.

v.

pied

d^s chevaux.

c'est le sort ;

-euse.

—

Sole, dessous de sabot du

—

cheval ; semelle, plante du pied ; fond de
bateau qui n'a pas de quille ; étendue de
terre labourable ; aire de four ; dessous du

—

sofà; sm.
sògre,-e.
bère-may.

—

—

sf.

sòcle ; sm. — Socle ; v. sesedé, sòque.
sode ; sf. — Pâturage ouvert aux trou¬
peaux, le contraire de bedàt ; v. sobe. N.

on

sògue (L.) ; v. — Remuer, bouger ;
sògue-s, se remuer, se donner du mouve¬
ment ; v. boudjà.
soéje. — Forme de souje, suie,
sol ; sm. — Sol, note de musique,

sor

�525

SOR

sort ;

lou sor uroùs n'esté jamey noùsie
partàdje, le bonheur ne fui jamais notre
partage (d'Andichon) ; couquî de sor, nourr.
d'un sor, jurons sans gravité ; ha û sor,
faire un sort; qu'a û sor dessus, il est
envoûté.
sor.

—

(rare);

on

(Jsité, r sonnant,
l'entend ainsi

pour so, sœur

certains

en

1.

du G.

sorbe ; sf.

sororàu

Sorbe

—

(B.-L.)

;

; v.

sourbè.

adj. des

2

g.

Qui

—

est de la sœur.

sorte ; sf.
résultat d'un

Sorte, espèce, condilion ;
destinée; genre, ma¬

—

sort,

nière, façon.
Que la bouy de tau sorte, je la veux de
telle sorte, de tel genre; ha en sorte, faircen
sorte; qu'esté la soue sorte, ce fut sa
destinée, la tâche qui lui était échue;
qu'a beroje sorte, il a un joli genre ; abé
sorte, avoir de la chance.
sorte ; sf. — Action de sortir, de résul¬
ter ; qu'a boune sorte, le résultat est bon ;
les gascons francisent et disent, en parlant
d'une bête arrivée à un bon point, à un
bon résulat : elle est bien sortie.
sorte (Big. G.). — Forme de

souril.

sos, sost. — Vice, suppléant,-e ; entre
dans la composition des mots comme vice

fr. ; il est impersonnel. Sost-capdàu,
vice-président, sost-bàyle,
substitut
du
baile ; sost-capelàn de Bayoune, sous-chapelain de l'église de Bayonne.
en

sosterrâ ;

sm.

Souterrain. Cf.

—

sou

tràgn.
sot,-e ; adj. et
pè.c, lòcou, nèsei.

s.

—

Sot,-te (rare);

v.

SÒtou (M'.) ; sm. — Sous-sol d'habita¬
tion, rez-de-chaussée au-dessous du niveau
du sol; petite excavation. N. de 1. et de p.

Sotou, Sottou.

ment

devant

une

sou

consonne :

pay,

sa

toutefois, certains parlers conservent
encore dans cette position,
soue. V. au mot
sa, la Rem., au sujet de son emploi au
way;

masc.

Sous

l'influence

en

soun

pay, sa may au

père,

may, son
et

Lourdes,

mais

l'e

du

fr.,

de

may, pour

sa

on
soue

est

soun

B., surtout dans les villes;

usité

on

dit

lieu de soû pay, su
mère; vers Ger, Pontacq

dit soii pay,

soue

souvent

muet

est

may,
:

sou'

la soue may. V. sa.

lou soû, la soue; pron. poss. — Le
sien, la sienne, son, sa.
Lou soû fray, la soue so, le sien frère, l;i
sienne sœur, son frère, sa sœur; que soun
lous soûs, ce sont les siens ; qu'ai bel
dab d'aùtes oélhs que lous soûs, il le voit
—■

avec

d'autres yeux que

les siens.

SOÜA

SOÛ, soue; s. — Sien, sienne, ce qui
appartient, son bien.
Qu'ey soii, cela est sien; la terre qu'ey
soue, la terre est sienne; hicà-y dou soû, y
mettre du sien ; lou
qui-n a dou soû qu'en
a dou
boù, celui qui en a du sien en a du
bon (prov.) ; d'une personne très bonne,
très charitable, qui donne largement, on
dit : arré n'ey soû, rien n'est sien, tout est
pour les autres.
sòu, sou ou s'ou ; sùu (Big. G.) ;
su-où ; séu ou sé-u (G.). — Contraction
de sus lou, sur le ; que-s jetèn sous câs, ils
se jetèrent sur les
chiens ; qu'ey s'ou eapbat, cela se trouve vers le nord, sur te
nord ; au pl., sòus, s'ous, suùs, sur les, pour
lui

le

seulement.

masc.

SÒU ;

—
Sol, superficie de terre,
parquet, d'un plancher, d'une
maison;
par
ext.,
v.
rez-de-chaussée;
sòtou; aire de terre battue ou préparée
pour le battage. Le mot est rarement usité

aire

sm.

d'un

sens de sol
dit alors terre
au

Aprestà

arable, de terre cultivée; ou
préférablement.
lou sòu, préparer l'aire, soit

battre le sol d'une chambre, soit encoller
la cour pour le battage; v. enleà; qu'ey
cadùt s'ou sòu, il est tombé sur le sol,

ie

parquet, l'aire; lou sòu qu'ey pròpi, que.
s'y pouderé minjà dessus, le parquet est si
propre, qu'on pourrait manger à même,
dessus; sòu de terre, sol de chambre en
terre battue; quoan danse,
lous pès ne
toquen pas lou sòu, il danse si légèrement
qu'on dirait que ses pieds ne touchent pas
la terre; ne toucabe pas lou sòu, il ne tou¬
chait pas le sol, il volait; qu'abè lous oélhs
toustém au sòu, il gardait ses yeux baissés.
soû; soun (G. L.) ; sm. — Son, bruit,
résonnance.
U

soulélh; sm. — Soleil.
A l'array dou sou, en plein soleil; Nadàu
au
sou, Pasqües au tisoû, Noël au soleil,
ensoleillé, Pâques sur les tisons (prov.) ;
de sou à sou, du lever au coucher du soleil.
soû, soue ; soun, soùo (G.) ; soun.
sou
(L.) ; sùe, sùo (Basse-Big.) ; sû ;
Sun, sùo (Ast.); pron. poss. — Son, sien:
v. so ; le fém. sa est aussi usité, mais seule¬
sou,

—

beròy soû,

soù, mauvais

un son

son

agréable

de cloche;

v.

;

machant

tambourî;

açò, que lié û machàn soû, ceci ne fait,
rien présager de bon; lou soû
que porte,
le son s'étale, porte loin; segui au soû,
suivre au son ; se dit notamment
pour les
chasseurs qui suivent les chiens en écou¬
lant leurs abois; qui n'entén
qu'ue campune
n'entén qu'il soû, qui n'entend
qu'une cloche n'entend qu'un son (die.) ;
à la crabe e au moutoû nou ba pas lou
medich soû, chèvre et mouton doivent être
traités différemment; on dit en fr. à cha¬
que bête de son foin ; noû pas abé mey ni
soû ni tou, n'avoir ni son ni ton, n'avoir
plus de parole ; anà-s'en at so soû, suivre
son
idée (Lav.) ; tiéne lou soû, tenir le
son, être en harmonie, suivre la cadence
donnée quand on bal au fléau, quand on
teille; tenir le ton, son rang; dansà au
soû de la léngue, danser au son de la voix,
sans instrument de
musique ; hicà-s au soû,
s'habituer aux usages locaux; saisir, com¬
prendre une argumentation.
souà, sounà ; v. — Sonner, résonner
tinter, retentir ; jouer un air. V. carrijhoù,
trangà, repicà, jougù.
Souà à trangs, sonner par coups espacés ;

�SOUADE

SOUB1U

—

souà à lu

boulade,

526
à

sonner

luule

volée;

sonne, ordinairement, ù Irois reprises
pour annoncer la messe ; on les désigne pur
or.

permè,

dusàu ou segoàn, tresàu; qu'an
penné, on a sonné le premier
appel; qu'un souàt lou darrè, on a sonné
le troisième; souà à bras biràt, sonner à
tour
de bras ; souà l'angèlus,
mieydie,
sonner
l'angélus, midi; las uurélhes que-m
souen, mes oreilles bourdonnent; soue que
souaràs, sonne qui sonne.
souade ; sf. — Sonnerie; sous l'in¬
fluence du fr., on dit aussi sounerie.
souadé,-re; adj. — Que l'on doit
souùl

lou

annoncer

à

son

de cloche.

souadére ; si. — Sonnerie
finit pas; bourdonnement; on
suLiadisse.

qui n'en
dit aussi

souadoù, souàyre, sounàyre,e; s.
Sonneur,-euse ; v. carrilhoè, repiquât.
soubà (Aure). ■— C. choubàle; se dit
surtout du veau qui, en tétant, secoue la
—

mamelle

soubàc ; sm. — Abri couvert; l'espace
compris entre les deux bras, sein; par ext..
partie du vêtement qui couvre la gorge
d'une femme (Esp. sobaco, aisselle);
par

anal., protecteur, protection, recours. V.
pôle, acès, arcòs. N. de p.
Abé A boû soubàc, avoir un bon abri,
un bon
protecteur ; hens lou boste soubàc
escounéls las jlourit.es, dans votre sein vous
cachez des fleurs (A. Monlaut) ; hicà las
causes
au
soubàc, mettre les choses à
l'abri, à couvert; v. assoubacà.
soubacàdo (Aure). — C. choubalade.
SOllbacàs ; sm. — Péjor. de soubàc,
vilain abri.

soubacòt,-coû,-quét;
joli soubàc.
soubàgn.

sm.

—

Petit,

—

V. saubàgn.

bée du soleil dans la

;

sf.

—

Tom¬

mer.

soubaguèyre (G.-M.)

; sf. — Crépus¬
soubagueyrade.
soubaquejà ; v. — Abriter ; v. assou¬
bacà; en Aure, fréq. de soubacà, secouer.
soubàr (G.) ; sm. — Jambe de force

cule ; c.

courbée.

soubàrbo (G.) ;
sf. — Sons-barbe,
bride placée sous le museau du cheval.
soubassà ; v. — Faire un soubasse¬
ment, le placer, placer un socle.
soubassamén ; sm. — Soubassement;

ploumasoû.
soubàte.

—

—

cela

lui arrive assez souvent.
soubène (G.-M.) ; sf. —
Cf. cùssou, penalhò.

Charançon.

soubéngue, soubiéne, soubeni; sm.
Souvenir, souvenance, remembrance.
soubéngue-s (vers la Big. et le G.) ;
soubiéne-s, soubiéngue-s ; soubine-s
(Bay. L.) ; v. — Se souvenir ; v. brernbà-s.
—

soubeni ;

sm.

—

Souvenir.

bance, moumbrance.
soubentamén ; adv.
soubentétes.

—

V.

Cf.

brem-

Fréquemment,
soubendêtes; on

—

dit aussi soubentét.
soubér.
Forme de subér.
—

souberâ,-beyrâ,-birâ,-ane

; adj. et s
Souverain,-ne ; autrefois, arbitre chargé
de décider souverainement, définitivement
;
supérieur,-e ; principal ; suprême, absolu
N. de p. Soubeymn, Soubiran.
La soubirane de Nabarre, la souveraine
de Navarre ; basioû souberâ, sceptre Soûle
;
soubirane, la Haute Soûle.
—

souberanamén, soubiranamén ; adv.
—-

Souverainement.

soubiranetàt,

sou-

beranie ; sf. — Souveraineté,
souberhòs.
C. suberhòs.
soubèrne (G.-M.) ; sf. — Flux sousmarin, marée montante, houle; v. masca¬
—

ret ; signifie aussi pluie et inondation
; v.
aygàt.
soubernetàt (G.). — Forme de soube¬

ranetàt.

souberròs (B.-L.) ; sm. — Personne
qui règle les détails d'une cérémonie mor¬
tuaire, ordinairement le plus proche voisin
du défunt, et qui
accompagne les perdants
aux
obsèques.
Soubèstre ; n. p. — Soubestre, pays de

C. choubàte.

—

—

pas souvent.

div.

;il est dur à la détente ; soubén e
menùt, très souvent; poc e soubén, peu et
souvent; d'un mauvais payeur, d'un avare,
d'un « resquilleur » on dit:
n'ey pas soubén
qui-u béden tous sos, ce n'est pas souvent
que l'on voit son argent.
soubenance,-nènce ; sf.
Souve¬
nance, souvenir, mémoire.
soubendêtes, -dotes, -têtes, -totes ;
adv.
Souventes fois, assez souvent, assez
fréquemment ; que l'arribe soubendêtes,

Béarn.

—

soubayèro (Lav.) ; sf. — Grand soleil
(plante). Cf. mire-sourélh.
soùbe ; v.
Payer, acquitter (vieux),
soùbe.
V. sòbe plus usité,
soilbé-se (Lav. B.-L.) ; v. — Se sou¬
venir ; v. soubiéngue-s.
soubedure ; sf. — Irrigation; infusion,
soubén; souén (G.); adv. — Souvent,
fréquemment ; v. soubendêtes.
N'ey pas soubén qui bién, il ne vient
Loc.

arrive

souberanetàt,

soubaguèyrade (G.-M.)

v.

plus souvent que cela ne devrait être; que
pàgui inuy soubén qu'au 'tour, je paie plua
souvent qu'à mon
tour; nou L'arribe pas
soubén, ce n'est pas souvent que cela lui

—

Me y

soubén qu'au

tour.

soubeti (H.-Big.). ■— Forme de segoutl.
soubì (L.). — C. soubeni.
soubi-s (Lav.); soubine-s (Bay. L.).

C. soubéngue-s.
soubié,-ne; soubié-s.
C. soubeni,
soubéngue-s.
soubirâ.
V. souberâ et dérivés.
soubiroû,-e ; adj. — Supérieur,-e. Ant.
jusoû. N. de 1. et de p. Louvie-Souvirori
(B.-P.) ; Soubirous.
soubiu (L.) ; soubie; sf. — Clôture,
haie, séparation (vieux). Rom. sebissa. N.
de p. Soubies, Soubieu.
—

—

—

�527

SOÜBIT

soubìt,-pìt,-e ; udj. — Subit,-e.'
soubitamén; adv.
SubitcnienL
souptamén, escopamén.
—

soubiu.

—

;

v.

C. sabiu, scion.

soubìu,
soùble,
soùbble,-ple,-e ;
adj. — Souple, flexible; d'un maniement
facile ; v.

silhàn.

soublejà
être

flexible

; v.

Assouplir, faire ployer

—

;

assoubll.

; v.

soublemén,-plemén

;

adv.

—

Souple¬

ment.

soubrà ; v. — Etre
rester, surabonder.

Qu'en ba soubrà, il
ne

en sus, en

en

reste-t-il ?

Quantité en excédent,
surplus, reste ; v. soubrè.
soubradé,-re ; adj. et s. — Qui est en
sus, en excédent; qui donne de l'excédent;
reste.

soubradilhe ; sf.

—

Menu reste, miet¬

s'emploie généralement au pl.
soubradis,-se ; s. et adj. — Reste,
reliefs, menus restes sans grande valeur ;
qui est en sus.
soubràn,-te; adj. — Qui reste, dépasse
te;

la

mesure.

soubralhe ; sf.

péjoratif; reste

—

sans

soubrance ; sf.
en excédent.

Reste,

avec un sens

valeur.
—

Ce qui reste,

qui

est

charitable,

soubrancejà. — Fréq. de soubrà.
SOllbrasà; v. — Remuer les braises,
fourgonner.
soubrasàt,-ade ; s. — Petit las de
braises, de cendres sur lequel on place le
pot devant le feu.
soubrastà-se (M'.-Big.) ; v. — Se ger¬
cer, se fendiller; v. brastà.
soubre; sf. — Reste, excédent; de soubres, en sus, de trop.
Las soubres dou disnà, les restes du
dîner; qu'en y a de soubres, il en reste, il
y en a de trop ; que soy de soubres aci, je
suis de trop ici, je gêne; amassà-s las sou¬
bres, recueillir les restes.
Loc. prép. — A soubres, à force; à sou¬
bres de remèris, que l'an goarit, à force de
remèdes, on l'a guéri; v. à truques.
soubrè,-re. — C. soubrade et c. sou¬
brance. N. de p. Soubré, Soubrère.
soubrét; sm. — Petit excédent, sur¬
soubrietàt;

sf.

—

So¬

briété.

soubriquét;

sm.

—

Sobriquet;

v.

chaire, subcriioùm.
soubtà-s (Gr.-L.); v. — Se soucier;
soubfabe pas d'arrey, il ne se souciait de

rien

—

Au

!

souc

Cri

(Arnaudin).

des

bouviers

au

labour

pour faire retourner les
tou souc, tracer, creuser

bêtes ; tirà, curà
le sillon; tirà-s
dou souc, se tirer d'un cas difficile; cesser
le travail ; liicà-s au souc, suivre la coutu¬
me, faire comme on voit faire.
souc, souque; s. — Souche, l'ensem¬
ble des racines d'un arbre coupé à la base ;
trouch.
Leste

souche,
coum
souc

coum

û

souc,

c'est-à-dire

leste

comme

une

du tout ; bèstie
stupide, très bête ; lou
pas

ue
souque,
de !\'adàu, la bûche de Noël.

souc,-o
(G.) ; adj. -— Stupide, bête.
Augm. soucàs,-so. Dim. soucòt,-e.
soucà, souqué", sm.— Cordier (vieux).
Cf. courdè. N. de p. Soca, Souqué, Souque.
soucà ; v .— Faire de la corde ; t. de
marine, serrer fortement un nœud, atta¬
cher

fortement, roidir

un

amarrage ;

par

ext., travailler dur, à un labeur pénible;
v. essoucà.
soucà.
C. assoucà, ensoucà.
soucà (G.-M.) ; souscà (Lom.) ; v. —
—

Songer (Lang. et Prov. souscà).
soucade ; sf. — Ensemble de soucs, de
sillons, de souches ; action de serrer forte¬
ment un cordage, de raidir un amarrage ;
coup de reins et de bras pour tirer, secous¬
se vigoureuse.
soucade ; sf. — Quantité de raisins que
porte un cep ; cépée.
soucàdje ; sm. — Action de soucà; les
souches en quantité, ce qui les concerne,
copeaux tirés d'une souche; cordage.
soucalhe ; sf. — Les souches avec un
sens péjor. ; les cordages.
N. de p. Soucaille.

sf. — Copeaux enlevés
souche, des souches; tas de souches,
soucarie ; sf. — Corderie (vieux),
soucàs ; sm. — Vilain sillon.
Soucase, Soucaze. — N. de p. répan¬
du ; vient probablement de sou, soleil et
de case, maison, demeure exposée au soleil,
soucalhère ;

croît.

se

soubtamén, souptamén; adv. —
Subitement, tout d'un coup, rapidement,
promptement.
Que parti soubtamén, il partit subite¬
ment, sur le coup ; mouiï-s soubtamén,
mourir subitement ; ha las causes soupta¬
mén, agir promptement, faire rapidement
les choses; v. soubitamén, escopanién.
soùbte, soùpte,-e; adj. — Prompt,-e;
qui a les gestes, les mouvements prompts ;
subit,-e; lou gouyàt qu'ey souple, le garçon
est prompt, vif.
Loc. adv.
Tout souple: que parti tout
souple, il partit sur le coup, sur l'heure.
soubtetàt ; sf. — Promptitude ; usité
aussi au sens de souplesse dans les mouve¬
ments prompts; aqueste flingue qu'a soub¬
tetàt, ce seiou est flexible et se redresse
rapidement.
soubtiu,-ile ; adj. — Subtil,-e, rusé.
N. de p. Souptiu.
souc ; sm.
Sillon de labour.

v

soubrancè,-re ; adj. — Qui donne de
l'excédent; qui est en excédent; au fig.,
dépensier.
Coum la part de la hilhe ère drin soubrancère, comme la part de la iille dépas¬
sait un peu la sienne (Yan Palay) ; n'ey
pas dous soubrances, il n'est pas large,

soubretàt,

SOUCASE

—

rester ; quoan

va en

soubre ? Combien
soubrade ; sf. —

excédent,

—

d'une

orientée

au

Sud.

�SOÜCA.SSE

SOUGALIl

—

sf.

soucasse ;

528

Grosse, vilaine sou¬
corde, lien,
soucàyre. — C. soucà, cordier.
souc-branlè (H.-A.) ; sm. — Souche,
bûche de Noël. V. capsàu.
souci; sm. — Souci (calendula vulgaris,
plante).
souci; sm,
Souci, sollicitude, in¬
quiétude, chagrin.
Aquét ahà que-m da souci, cette affaire
me donne des soucis,
m'inquiète ; mey de
besîs, mey de soucis, plus on a de voisins
et plus on a de soucis
(die.) ; da-s souci,
s'inquiéter ; està en souci, être en souci.
soucià ; v. — Soucier, donner du souci ;
soucià-s, se soucier, s'inquiéter; v. dòle-s.
soucialaméll ; adv. — Socialement.
souciàble,-e ; adj. — Sociable,
—

che ; grosse souque,

soudejà ; v. — Soudoyer (rare),
plutôt croumpà, pagà.
soudilhà.

soucialiste,-e ; s.
souciàu; adj. des
souci-bastàr ;
Christ

2 g.

sm.

—

Social,-e.

Inule

—

oeil

souvent.

soufisme;
sou£iste,-e

du

soucién,-te.
V. soucioùs plus usité.
soucietàri,-rie ; s. — Sociétaire,
soucietàt; sf. — Société, compagnie.
Que hèn soucietài, ils se fréquentent;
—

sant

en

sociétés

soucietàt, être invité en société ;
camarade, joyeux convive, plai¬
société, agréable à fréquenter. Les
de

mutuels

secours

simplement la soucietàt.
soucioùs,-e ; adj. —
préoccupé ; v. soucién.
souciousamén ;

sont

appelées

Soucieux,-euse,

adv.

—

Soucieuse-

ment.
v.

Récolter

—

avec

le

soleil.

sou-coélhude ;

sf.

Récolte

—

avec

le

soleil.

soucòt,-e,-quét,-e ;
souquét et souc (3).
soùcou (Lav.) ; sm.

s.

—

—

Petite souche

;

Grosse souche,

soucoùc, sou-couc ; sm. — Soleil cou¬
chant, crépuscule; v. soubaguèyre, soujii

escà.

soucoudi,-ti (II.-Big.). — C. segouli.
secouer, et dérivés.
soucoupe ; sf. — Soucoupe (vient du
fr.) ; on dit aussi secoupe.
soucoutégn,-o (Lav.); adj. — Lourd
comme une souche ; au fig., lourdaud,-e.
soucouti (H.-Big.).— Forme de segouti.
Soucrate ; n. p. — Socrate; personne

sentencieuse; se prend, générale¬
le ton ironique, moqueur.
soudà; v. — Souder; soudà-s, se souder.
soudàble,-e; adj. — Soudable.

grave,
ment

sur

soudade.

soudade,
on

de

soubén,

Sophisme (Lit.).
Sophiste (Lit.),

—

—

soufisticà ; v. — Sophistiquer, falsifier,
soufisticacioû ; sf. —- Sophistication'

soufisticàyre,-e

-trice.
souflà-s ;

v.

—

;

adj.

—

Se lever

en

Falsificateur,
forme d'am¬

poule.
souflane ; sf.
Galette qu'on fait,
ordinairement, avec les restes de la pâte du
pétrin. V. touflane.
soufle ; sf. —
Ampoule ; courroie, portetrait, pièce de harnais; avaloire d'un bât.
soùfle ; sm. — Souffle, t. francisé; v.
—

sm.

—

Soufflet pour le feu. Cf.

souflét ;

sm. — Soufflet, gifle ; camou¬
cuisant, affront ; v. couhàt.
Nou meritàbi pas
aquét souflét, je ne
méritais pas ce camouflet, cet affront.
soufletà ; v. — Souffleter; soufleià-s,

flet grave,

souffleter.

se

soufletade,-tejade
soufletàdje ; sm.

;

sf.

—

Souffletade.

Action de souffle¬

—

ter.

soufletàyre,-e ; s.
Souffleteur,-euse.
soufletejà. — Fréq. de soufletà.
—

soufrà ;

v.

—

Soufrer.

soufràyre,-e ; s. — Qui soufre,
soufràdje ; — sm. — Soufrage,
soùfre; sm.
Soufre.
soufrén,-te; adj. — Souffrant,-e, dou¬
loureux; qu'ey û mau hère soufrén, c'est
—

sou-coèlhe ;

v.

sm.

; s.

bouhadé.

(plante).

està de
être bon

Syncope

bouhét.
souflét ;

Socialiste,

—

dit

—

—

soucialisme ; sm. — Socialisme,
soucialisà ; v. — Socialiser,
soucialisacioû ; sf. — Socialisation.

on

G. houdilhà et dérivés,
soudure,-dadure.
V. soudade.
souén (G.). —
—

—

Forme de soutade.

soudure; sf.

—

Soudure;

dit aussi soudadurc.

soudadéte,-dote

soudàdje;

sm.

;

sf.

—

soufretoùs,-e
SOUfri ;

ter, tolérer

—

v.

;

adj.

—

Souffreteux,

— Souffrir, endurer,
suppor¬
patienter, languir ; soufrl-s, se

supporter.
Soufri malamén, à

mour,

la

mour,

souf¬

frir

beaucoup, cruellement ; soufri mour e
passioû, souffrir la mort et la passion (de
N. S.), souffrir extrêmement; ha soufri las
bèsties,

faire

souffrir les bêtes, les mal
poden pas soufri, ils ne peu¬
vent se souffrir, se
supporter.
soufride ; sf. — Moment de souffrance,
passe de mal; élancement douloureux.
soufrimén ; sm. — Action de souffrir,
privation, tolérance.
sougà (Gr.-L.) ; v. — Prendre sa course ;
sougà-s, s'élancer ; v. abourri-s.
sougade (Gr.-L.) ; sf. — Escousse,
nourrir ; ne-s

Petite soudure,

Action de souder,

sougàlh (Aure)
ses

sont

s.

;

-euse.

action de s'élancer.
—

soudure.

soudàyre,-e;

mal très douloureux.
soufrénee ; sf. — Souffrance,
soufretejà ; v. — Soufrer petitement.

un

Soudeur,-euse.

cuisses.

; sm. — Laine
Les gens de Beyrède

appelés

malicieusement

marchands de mauvaise

laine.

des bas¬
(H.-P.),
sougalhès,

�529

SOUGE

— V. souje.
(G.). — C soégn, soin,
sougueti (Lav.). — C. segouti

souge.
sougn
la thèse.

sf.

—

vœu,

—

souladjamén, c'est un grand soulage¬
un grand souci de moins.
souladjàn,-te ; adj. — Qui soulage,
allège, réconforte.
souladjàt,-ade ; s. ■— En style plaisant,
un
Roger-bon-temps, un paresseux, une
lambine ; sobriquet de lambin.
souladjàyre,-e. — G. souladjoùs,-e.
SOUladjoÙS,-e ; adj. et s. — Qui récon¬
ment,

par

mê¬

Farine de deuxième

blutage, recoupe; v. resilhoû.
souhèt, souhèyt ; sm.

Souhait,

désir.

Machàn

souhèt, mauvais souhait ; souhèt
réy, souhait de roi, se dit quand on a
garçon puis une lille ou vice versa,
souhetà, souheytà; v. — Souhaiter.
Souhetà boum noéyt, souhaiter une bon¬
ne nuit; souhetà la boune anade, souhaiter
lu bonne année ; souhetà la mour, souhai¬
ter la mort, de quelqu'un.
souhetàyre,-e ; s. et adj. — Qui sou¬

forte.
soulàdo

(G.); sf. — V. soulàt; fond,
résidu, la lie, la vase.
soulagnét ; sm. — Dim. de soulâ,
petit terrain exposé au soleil. N. de p.
soulamén ; adv. — Seulement ; sous

de

l'influence du fr.

un

quitamén.
N'èy pas soulamén û

haite.

souhoalà
à

(L.) ; v. — Parler doucement
l'oreille; moucher le nez. V. chibitejà,

sounà.

souhouloû.

—

V. souhaloû.

soujasse, soejasse; sf. — Grosse
au lig., femme très sale, souillon.
soujàyre,-e ; s. et adj. — Marchandée
de suie; qui donne, produit de la suie,
souje, soéje, suje; sf. — Suie.
Nègre, pipàut couru la souje, noir, sale
suie;

comme

la

suie.

soul,-e ; adj. — Seul,-e ; isolé; unique.
Que biu soul, il vit seul; demourà tout
soul, rester seul; ■ne ba pas tout soul, cela
ne marche
pas tout seul, il faut y aider.
soul,-e ; s. — Seul,-e, personne seule.
Qu'ey l'abis d'à soul, c'est l'opinion d'un
seul.

soul.
soulà

—

V.

(M4.)

soulh, seuil,

Seuil. Cf. soulh.
soulà ; v.
Mettre, poser une soie;
placer une jante de roue, une semelle,
C. counsoulà (vieux),
soulà.
soulâ (M1.) ;
soulàn (G.) ; sm. —
Lieu exposé au soleil. N. de p. Soula, Solan.
Ant. paguèro. V. secà.
; sm.

—

—

—

soulade;

sf.

—

Une

SOULDATAYRE

gran

souhaloû ; souhouloû (Lav.) ; sm. —
Bourdon, frelon (insecte); v. boussaloû;
par anal., chanteur qui fait la basse.
souhariàt,-àdo (B.-L.) ; adj. — Se dit
d'une figure pâle ; qui a mauvaise mine ;
enfariné,-e.
souharie ;

—

sole; action de

mettre, de poser,

de faire une sole; trace
d'une sole, d'un pied ; v. soulàt.
souladjà ; v. — Soulager, alléger ; souladjà-s, se soulager ; en style burlesque, se
vider, vomir; en style familier, vider son
cœur, dire ce qu'on a sur le cœur.
souladjade ; sf. — Soulagement, allé¬
gement.

souladjadé,-re ; adj. — Qui peut être
soulagé, allégé,-e; qui soulage.
souladjamén ; sm. — Soulagement.
Quin souladjamén ! s'écrie-t-on quand
une personne ennuyeuse s'en va; quand
on
dépose un fardeau ; quand une affaire est
terminée ; pourtà souladjamén, donner du
soulagement, alléger, consoler; qu'ey û

on

dit aussi sulamén. V.

so, je n'ai pas seu¬
même un sou ; tan soula¬
mén si l'a espiàt, à peine s'il l'a regardé ;
soulamén, escou.te, seulement, écoute; a
pagàt, soulamén ? A-l-il seulement payé ?
soulàn (G.). — V. soulâ (3). N. de 1.
et de p. Soulan, Soulanet.

lement

un

soularà.

sou,

—

C. soulerà.

soulàri; adj. des

2 g. — Solaire,
Soulagement, consola¬
satisfaction; récréa¬
aide, ressource. V. ajude, counsoulè,

soulàs ; sm. —
tion, contentement,
tion ;
acounort.

Qu'ey û bèt soulàs, c'est

grand soula¬

un

gement ; aquét hilh qu'ey lou me soulàs,
ce fils est ma consolation ;
ha soulàs, se
récréer, s'ébattre; adare, qu'es au soulàs,
maintenant, te voilà tranquille.
soulàs,-se ; adj. — Tout à fait seul,
bien seul, bien isolé; abandonné,-e ; soli¬
taire.

Que biu soulàs coum
absolument seul

comme

tute, il vit
(une bête) en son
en ue

trou.

soulassià ;

v. — Consoler, réconforter ;
compagnie ; soulassià-s, se récréer.
soulàt,-ade ; s. — Couche sur le sol,
airée, jonchée; abatis, grande quantité.
Soulùde de nèu, couche de neige ; û bèt
soulàt de garbes, une belle airée de gerbes ;
v.
soulàdo, souberàt.
soulàt; sm. — Le sol, le plancher d'une
pièce ; v. soulè.
soulayèro (Lav.) ; sf. — Grand soleil,
tournesol (plante). Cf. miresourélh.
soulbabilitàt ; sf. — Solvabilité.
soulbàble,-e ; adj. — Solvable.

tenir

souldà ; v.

— Solder,
souldàt, soullàt; sounlàt, sourdàt
(Big. G.) ; sm. — Soldat ; militaire.
Parti souldàt, partir soldat; aquére hémne, qu'ey û souldàt, cette femme, c'est un
soldat, en parlant d'une femme forte, vi¬
goureuse, décidée.
souldatalhe ; sf. — La soldatesque,
souldatàs; sm. — Grand soldai, vilain,

méchant soldat. V. souldate.

souldatayre,-tère ; sf.
qui fréquente les soldats.

—

Femme,

fille

34

�SOULDATE

SOULETA

—

souldate ; si.

ordinairement

—

au

530

Femme à soldai ; usité
de virago. Augm.,

sens

souldatasse.

souldaterie ; si. — Les
soldats; v.
souldatalhe ; acte de soldat, action
généra¬
lement prise au sens péjor.
Soûle ;

n. p. f. — Pays des B.-P.
; il
partie du Pays basque.
soûle, soulé ; v.
Souloir, avoir cou¬

l'ait

—

tume.

Que soulè, itoul matî, il avait l'habitude,
de ; las belhades oun soulès
rencountra toun uymadoà, les veillées où
avais

coutume

de rencontrer ton ami

(F. Laborde).
soulè ;

sm.

Grenier ;

galetas ; v.
luguè; par ext., étage de maison sur plan¬
cher; le plancher lui-même.
Qu'an dus grans sou lès, ils ont deux
vastes greniers ;
que demoure au soulè, il
loge à l'étage au-dessus du rez-de-chaussée;
quand la maison comporte un ou deux éta¬
ges, le grenier sous les combles est appelé
soulè de haut; pêne las pus au
soulè, sus¬
pendre les saucissons au plancher ; à petii
hemè, petit soulè, quand on n'a qu'un peu
de fumier on ne
garnit pas son grenier
(prov.) ; n'a pas rney nad arràt au soulè, il
n'a plus de rat au
grenier, il est ruiné ;
chapèu de très soulès, chapeau dit haut-deforme ; porter ce
chapeau est encore consi¬
déré comme une marque de richesse, de
distinction ; on dit aussi chapèu de
quaUtre.
soulè,-re ; adj. — Solaire ; lieu enso¬
leillé. N. de p. Soulé.
A peut-être, signilié aussi habitué,-e
(du
v.
soulé).
soulèc,-èque ; adj. et s. — Solitaire,
■—

tout seul.

soulecisme ;

sm.

—

cisme.

souledàt,-tàt

;

sf.

—

T. de grum., solé¬

Solitude, esseule-

ment.

Que-m pèse aquéste souledàt, cette soli¬
tude me pèse (M. Camélat).
souledràt,-ade ; adj. — Brûlé par le
soleil, le vent chaud, desséché,-e.
soulèdre (L. G.) ; sm. — L'Est, le
côté du soleil levant ; bén de soulèdre, vent
d'Est. V. soulàn.

soulélh, sourélh ; sm.
Soleil ; v.
tournesol; v. soulayèro; ostensoir.
Soulélh Ihebàn, soleil levant, couchant ;
l'ore au sourélh, l'heure solaire; sourélh
hissàn, soleil ardent, mordant; sourélh
embrumât, soleil pâle; terne; sourélh engàhrgàt, soleil couvert par les nuages de
pluie; arrày de sourélh, rayon de soleil;
bèt coum û sourélh,
resplendissant comme
au soleil, un ostensoir.
—

sou;

Loc. div.

orageuse.

Prov.
Lou sourélh qu'ey
entà touts, le
luit pour tout le monde
; quoan
arraye lou sourélh, las estéles que-s estujen,
quand le soleil paraît, les étoiles se cachent ;
—

soleil

chaque matin
tu

que, il lait un soleil qui abat ; birà dou
sourélh, mettre à l'abri du soleil ; parà lou
sourélh, prendre le soleil ; lou sourélh que
cad, le soleil décline; qu'at a tout au sou¬
rélh, tout ce qu'il possède est visible;
hicà las tripes au sourélh, ouvrir le ventre
;
sourélh de tounèr, soleil
orageux, chaleur

—

Ha las

causes

au

gran sou¬

lélh, agir au grand jour; qu'en a au sou¬
rélh, il a des biens au soleil; qu'a recebùt
û cop de sourélh, il est toqué ; se dit aussi
de quelqu'un qui a la
trogne illuminée, qui
a bu ; d'à sourélh ta
l'àuie, d'un jour au
jour suivant; que hè û sourélh, qu'eslarro-

sourélh

au

chacun

se

touts que-s cauhen, au soleil
chauffe ; quoan lou sourélh
ey

coucàt, que y a hère de bèsties à l'oumbre, quand le soleil est couché, il y a
beaucoup de bêtes à l'ombre (die.).
soulélh, sourélh; sm.
Mal prove¬
nant, croit-on dans le peuple, d'une sorte
d'insolation ; pour le guérir, divers
moyens
sont usités ; le plus commun est le suivant :
on
remplit un verre d'eau fraîche et on le
promène sur le point douloureux; on dit
que l'eau absorbe le mal. Cette pratique se
—

dit

:

tirà lou sourélh.

soulelhà, sourelhà; v.
Faire soleil,
briller, luire en parlant du soleil ; exposer
au
soleil, insoler ; mirer des œufs au
soleil; dans le Ruslan, aussi, reluquer,
lorgner.
soulelhade, sourelhade ; sf.
Appa¬
rition de soleil, échappée de soleil,
coup de
soleil ; insolation, temps; pendant
lequel
une chose est
exposée au soleil.
soulelhàn,-te ; adj. — Qui est exposé,-e
au soleil
; lieu où le soleil frappe. N. de p.
—

—

Soleilhan.
soulelhàs ; sm.

Grand soleil, soleil
ardent, mauvais; vilain tournesol.
soulelhàyre,-re ; adj. — Qui est com¬
me au soleil, de la nature du soleil
; lue
soulelhàyre, lune qui se trouve, pendant le
jour, à côté du soleil.
—

soulelhè,-re ; adj. -— Solaire, qui est
soleil; mountre soulelhère, montre solai¬
; coustalàt sourelKè, coteau ensoleillé.
soulelhét,-lhoû ; sm.
Petit soleil,
tempéré, agréable.
soulelhoùs,-e ; adj. — Plein de soleil,
brillant,-e de soleil ; mes sourelhoùs, mois
du

re

—

ensoleillé.

soulèmnamén.
dérivés.
soulerà ;

v.

-—

V.

—

solemnamén et

Planchéier.

soulerà,-ràt,-ade ;
soulè; ce qui est étalé
soulerét,-ròt,-roû

s.

Un plein
plancher.

—

sur un

; sm.

—

Petit soulè.

C. soulherét.

soulésse.

—

C. souledàt.

soulét,-e ; adj. — Seulet,-te; dim. de
soul,-e ; unique.
Maynàdje soulét, maynàdje houlét, en¬
fant unique, enfant fou
(die.),
soulét.

—

C. soulhét.

Souletâ,-ane,-tî,-ine

;

lain,-e, qui est de la Soûle.

adj.

—

Soule-

�SOULETAMÉN

531
souletamén ;

adv. — Uniquement,
unique, d'une seule façon,

d'une manière

Y. souledàl.
souletàt.
souléte ; si. — l'outre simple
—

qui n'est

appuyée que contre le mur.
soulfège; sm. — Solfège,
soulfià ;

v.

—

Solfier,

soulhà, soul; sm. — Seuil.
Dim. soulhét. Cf. lindàu, pourtulè.
soulh ; sm. — Bourbier, petite mare
fangeuse, cloaque ; trou, fosse à fumier ; v.
soulh,

troulh, soullie.
soulhà.
soulhà ;

V. soulh, seuil,

—

—
Souiller, salir ; soulhà-s,
salir ; v. sali, lourdejà.
Lou nèn que s'ey soulhàt, l'enfant s'est
souillé, sali; la hangue que souille, la boue
salit; se dit proverbialement au sens du fr.,
on n'est sali que par la boue.
soulhade ; sf. — Action de souiller, de

se

souiller,

v.

se

souliers de

baptême, les pieds nus; coussouliès, prendre des ma¬
çons pour faire des souliers, demander à
quelqu'un de faire ce qu'il ne sait pas ;
faire une sottise ; lou qui coumpte sus lous
souliès d'ù mourt, que risque de demourà
pè-descàus, celui qui compte sur les sou¬
liers que lui laissera un mort, risque de
marcher pieds nus; à cade pè lou soû souliè,
à chaque pied son soulier ; caussà lous sou¬
liès de gn'aute, chausser les souliers d'un
autre, se faire passer pour un autre ; suc¬
céder; épouser une veuve.
soulierade; sf. — Empreinte d'un
sirà maçoûs la ha

soulier.
soulieràs ;

sm.

Grand, vilain

—

sou¬

lier.

soulieràt,-ade; s. — Un plein soulier;
fait celui qui a de forts souliers.
soulieràt,-ade ; adj. — Chaussé,-e de

bruit que
souliers.

salir.

soulhadure ;

sf.

—

Souillure.

soulieràyre,-e

Cf.

soulhardà ; v. — Fréq. de soulhà.
soulharde ; sf. — Souillarde, resserre.
soulhàyre,-e ; adj. — Qui souille, salil.
soulhe ; sf. — Saleté, chose qui produit
la salissure.
sòulhebà ; v. — Lever un sol, de la

superficielle

; c.

sou-lhebàn ; sm.

suslhebà, soulever.
Soleil levant. N.
—

Souilleban, Souilhebant.
au
sou-lheban, exposé à l'Est ;
parti au sou-lheban, partir à l'aurore,
soulhè ; sm. — V. soulhadure.
soulhét; sm. — Petit seuil, seuillet ; v.

de p.

Biràt

soulhà.

Marchandée de

—

soulierét,-ròt ; sm. — Petit soulier,
souligllà ; v. — Souligner,
soulignamén ; sm. — Soulignement.
soulignàyre,-e; adj. — Souligneur,
-euse.

soulìndre

(B.-L.)

—

V. soullicità et dérivés,

soulidà, assoulidà; v. — Consolider,
soulidamén ; adv. — Solidement,
soulidàri; adj. des 2 g. — Solidaire,
soulidarimén ; adv. — Solidairement,
soulidaritàt ; sf. — Solidarité.
soulidàs,-se ; adj. — Assez solide,
soulide,-e; adj. — Solide, ferme, mas¬
sif ; sùr,-re.
Maysoû soulide, maison solide ; qu'en soy
soulide l .T'en suis sûr, certain, je le
garantis ; pourtà-s soulide, se porter garant
de ; se déclarer solidaire.
soulide; interj. — Certes 1 Sûrement !
En ès segù ? — Soulide ! En es-tu sûr ?
Certes, je le suis.
soulidét,-dòt,-e; adj. — Assez solide,
assez fort,-e.
soulidetàt,-ditàt ; sf. — Solidité,
souliè ; sm. — Soulier, chaussure; v.
sabatoû; sabot de voiture; v. esclop.
Loc. div.
Lous souliès de batià, les
—

Pierre qui
; le

extérieure

—

soullicitacioû ; sf.

soullicitàll,-te

;

soullicitàyre,-e

Solivage.
soulibe ; sf. — Solive; v. cabiroû.
soulibèu; sm. — Soliveau,
—

■—

soullàt.
Forme de souldàt.
soullicità ; v. — Solliciter, importuner,

cabiroà.

; sm.

sm.

souliste,-e. — C. soliste.
soulitàri; adj. des 2 g. et s. — Soli¬
taire ; v. soulàs.
soulitarimén ; adv. — Solitairement,
soulitude ; sf. — Solitude. Cf. souledàt.

soulhét, soulhòt,-e ; s. — Petite seilsélhe.
soulhoû; sm. — Souillon,
soulibà ; v. — Placer un solivage ; v.

soulibàdje

;

forme le seuil d'une porte
seuil même ; v. soulhà.

le ; v.

soulicità.

; s.

souliers.

soulhè.

terre

SOULUCIOU

—

Sollicitation.
Sollicitant,-e.
et adj. — Sollici¬

—

adj.

—

; s.

teur,-euse.

soullicitude ; sf.

soulòm,-e,-i
tone, berceuse.

;

—

sm.

Sollicitude.
Cantilène

—

mono¬

souloû (B.-L.) ; sm. — Petite solive
employée dans les crèches (preséy).
souloùm,-bre ; sm. — Lieu abrité du
soleil

(vieux). N. de 1. Soulom (II.-P.).

souloumbrà

;

v.

—-

Ombrager, mettre

l'ombre, garantir du soleil.
souloumbrade ; sf. — Ombrage ;, pas¬
ses successives de soleil et d'ombre.
à

—

souloumbràdo,-brinàdo (Lav.) ; sf.
Remontrance, réprimande vive ; correc¬

tion.

souloùmbre ;

sm.

—

Ombre fraîche; c.

souloùm.

souloumbrine ; sf. — Ombrage doux,
paisible (Lit.).
souloumbroùs,-e ; adj. — Ombreux,
-euse, ombragé.
soulubilitàt; sf. — Solubilité.
soulÙble,-e; adj. — Soluble,
soulucioû ; sf. — Solution.

�SOUM

SOU M M A lü

—

soum ;

sm.

532

Sommeil,

—

(vieille berceuse).
soUm ; sm.

—

Soumèc,-èque

somme.

Soum, soum, soum, béni, béni, béni,
Soum, soum, soum, béni, béni dounc !
Sommeil, viens, sommeil, viens clone

Sommet, cime

sommité ;

dessus, bisque.
Pujà tau soum, monter au sommet;
monter à
l'étage ; loit soum dou pî, la
cime du pin ; coupa soums,
couper des som¬
mités ; lou soum de la
maysoû, le faîte de
la maison ; que-m heri
dinqu'au soum de
las uncles, cela me fit frissonner
jusqu'au
bout des ongles; segouti de soum à
houns,
gue,

secouer, fouiller de fond en comble ; de
soum à sole, du baut en
bas, entièrement ;
usité aussi au sens de sommairement

dou

;

bas.

en

v.

—

sm.

cimier

—

soumelhà ;

;

sommet.

soum,

soumàt, soumiu;
sommet, la cime.
soumàt ;

sm.

—

sm.

—

L'extrême

Usité parfois au

sens

grande

somme, capital.
soumatère ; sf. — Le sommet,

d'étendue ;

sens

dans

de
un

l'extrémité, le bouquet de

la

cime.
La soumatère de la coste, le
de la côte.

haut, le faîte

soumbrà ; v.
Sombrer (vient du fr.).
soumbrade, assoumbride ; sf.
Passe de temps sombre,
—

—

soumbramén ; adv.

—

Sombrement.

soùmbre; sm.
Obscurité; ombre
épaisse, ténèbres ; passà p'ou soùmbre,
passer dans le noir, à travers l'obscurité.
soùmbre,-e; adj. — Sombre, obscur,-c,
ténébreux; de couleur brune, noire; au
fig., taciturne, grave, sérieux, morose.
Aquét gouyàt qu'ey hère soùmbre, ce
jeune homme est bien renfermé, peu comro.unicat.if ; lou die qu'ey soùmbre, le jour
est sombre ; drap soùmbre, drap de couleur
—

sombre.

soumelhàyre,-e

;

v.

—

Etre sombre,

parlant du temps.
soumbrét,-bròt,-e ; adv.

cou¬

en

—

Un

peu

sombre.

soumbroù ; sf.
ombre

épaisse

Sombreur, obscurité,
état de celui qui est taci¬

;

turne, sombre.

—

soumbroùs,-e ; adj. — Ombreux,-euse ;
renfermé,-e.
soumbrousamén ; adv.
D'une ma¬
—

nière sombre.

soumbrû,-ne.
C.
soumbroùs,-e
(rare). N. de p. et de 1. Sombrun.
—

soumbrure.
soume ;

loc.

adv.,

;

et

s.

adj.

sf.

—

—

G. soumbrou.

Somme,

amas

en soume, en somme.

Qui

—

endormi,-e.

;

soumelhét,-lhòt,-lhoû
somme

; v. assou-

;

sm.

—

Petit

bec, cluc

; v.

soumelhoùs,-e.
soumeliè ; sm.

C.

—

soumelhàyre,-e.

Sommelier

—

riè.
soumence

(L.).

soumère ; sf.

;

v.

celu-

C. seménee.
Faîte de maison ; pou¬

—

—

tre de

faîte ; v. bisquère.
soumeriquét,-e ; s.
petite cime, point culminant
—

Petit
; v.

sommet,
cucuroù.

V. sousmés.

—

soumés ; sm. — Pis, mamelle de vache
;
dit plutôt braguè.

soumescù;

sm.

Crépuscule.

—

sou-couc.

Cf.

soumésse,-misse ; sf.
Montée de
la soumésse qu'arribe, le lait monte,
se gonfle; d'une
accouchée qui manque de lait, on dit: n'a
pas brique de soumésse; proverbialement,
aténde la soumésse
signifie patienter, atten¬
—

lait ;

dit-on quand la mamelle

dre que l'affaire soit

point voulu

au

l'entamer.

soumét,-mòt
dim. de

;

sm.

Petit

—

pour

sommet ;

N. de p. et de 1. Soumet.
Au soumét d'il
tepè la rnaysoun qu'ey
pitade, au sommet d'un coteau la maison
soum.

est

juchée (Larliguej.
souméte,-mote ; sf. — Petite somme,
souméte, sousméte, susméte; v. —
Soumettre, réduire; souméte-s, se soumet¬
tre.

Que-t harèy souméte, je te réduirai;
maynàt soumetùt, enfant soumis, obéis¬
sant ; souméte-s au
sor, se courber devant

le destin.

soumetude ; sf.

Soumission,
—
soumià (G.). — G. soumelhà.
soumialhà (G.) ; v. — Sommeiller

intermittence.

soumbrejà
vert,

Sommeiller

—

dort, endort, s'endort

on

usité aussi pour

v.

melhà.

Sommer,

Bouquet, lloc d'une

cimè

v.

;

situé

est

somme.

—

cime ;

Qui

le Sud.

soumejà ; v. — Etre au sommet, sur un
poindre.
soumélh, soum; sm.
Sommeil,

soumés.

soumacioû ; sf. — Sommation,
soumade.
Forme de saumade.

soumàlh;

—

; vers

sommet ;

capùt, cucuroâ, pitan-

bat, du haut
soumà, soummà ;

adj.

;

(soum)

—

;

faîte ; crête ; le haut ;
étage ; bout supérieur.
N. de p. et de 1.
Soum, Som, Soms, Somdecoste. V. cim, cap,

soum en

le haut

vers

soumirèu,-roû

;

sm.

—

Petit

culminant. N. de 1. et de p.
soumisse.
V. soumésse.

par

point

—

soumissioû, sousmissioû, susmis-

sioû ; sf.

— Soumission.
Cf. soumetude.
soumissiounà ; v. — Soumissionner.

soumissiounàyre,-e

;

s.

—

Soumis¬

sionnaire.
soumiu ;
met ;

sm.

—

Sommet, extrême

le bout d'une cime

;

faîle

som¬

; v. soum et

suivants.

soumlhèbe ;

(vieux)

;

sf.
Espèce de levier
point élevé, culminant. N. de p.
—

Somlhève.

d'argent;

soummàri ;
matières.

sm.

—

Sommaire, table des

�533

SOUMMARI

soummàri; adj. des 2
succint,-e. Dans le G. et

Sommaire,
Big.. le IVni.

g.

sounambÙle,-e

—

en

v.

soummàrio.

est

soummariomén
(Big. G.) ; a d'v. — Sommairement.
Tu counténgues la sustàncio souminarioméns, tu contiens la substance sommaire¬

lisme.

ment

Oui a la
souadoù.

(Dastros).

soumoule ; sf.

Semoule,

—

soumoùle, soumòuye (Lav.) ; v. —
mouvoir ; v. boudjà, segouti,

Remuer,
mudà.

adj.

;

—

soumoùye (Lav.).

—

soumouyédis,-so

;

être mu,

Qui fait

—

re¬

Action de

remuer,

sm.

Somnambu¬

—

sounàn,-te ; adj. — Sonnant,-e, sonore;
sounàns, deniers sonnants.
sounàyre, sournàyre,-e ; s. et adj. —
manie

de

souffler

du

nez.

V.

soùnco, soùncos (Big. G.). — C.
soùnque qui est usité aussi.
soundà; v.
Sonder; soundà-s, se

tuaire.

soumptuarimén

adv.

;

—

Somptuaire-

ment.

soumptuoùs,-e

sonder.

adj.

;

Somptueux,

—

-euse.

soumptuousamén

passer

adv.

;

—

Somptueu¬

sement.

soumptuousetàt,-sitàt

;

sf.

—

Somp¬

tuosité.
sounisayne, sounsàyne, sounsène,
; sf. — Musette, vielle, tympanon ;
v. sampougne; berceuse, chant

zounzèyne

sondeur.
sounde ; sf.
sounejà ; v.

toustém la mediche soumsayne,
toujours le même refrain ennuyeux,

Qu'ey

les même rabâchages ; quine soumsayne,
aquére hemne ! Quelle scie que cette fem¬
me !
Aquére soumsayne que h.aré adrouml, cet air monotone ferait endormir.
soumsaynè,-re ; adj. et s. — Bavard,-e
monotone, geignard,-e; chanteur, joueur
de soumsayne.

soumsaynejà ; v. — Chanter
jour de la vielle,

une

soumsayne ;

soumsi.

—

C. samsl.

soum-soum.

soùs ;
(L. G.);

sounà.

—

Y.

—

V.

sounsoùn,

pron. poss.
sm.

—

souà,

—

C. soû,

sonner,

son.

et dérivés.

En Arm., sounà a aussi le sens

spécial de
répandre de mauvais, de faux bruits; quan
soùnon quauqu'arré y a soubén
berlàl,
quand on répand un bruit (prétendu faux),
il y a souvent du vrai.
sounà, sournà, chounà; v. — Faire
résonner le nez en se mouchant, souffler
pour vider le nez ; souffler et renifler ; v.
moucà, souhoalà.
Anérn, mouquiroùs, soune ! Allons, mor¬
veux, souffle !
sounade, sournade ; sf. — Action de
souffler pour vider le nez.
sounadére ; sf.

—

Mnnie de souffler du

de renifler; sonnerie monotone.

—

Sonde,

—

tion nuageuse.

soimejadis,-se ; s. — Rêvasserie, son¬
gerie.
sounejàyre,-e ; adj. et s. — Songeur,
-euse; rêveur, qui a la coutume de rêver;
peut se prendre au sens de rêvasseur, per¬
sonne qui poursuit des chimères.
souneréte ; sf. — Refrain
(Lalanne). V. soumsayne.

ennuyeux

sounét ; sm. — Sonnet,
sounét.
C. sournét.
sounéte ; sf. — Sonnette. Cf.
—

esquire.
sounetiste,-e; adj. — Sonnettiste.
sounéy; sm. — Songe, rêve; on dit
aussi soùnje, sous l'influence du fr.
sounisse ; sf. — Sonnerie prolongée ;
harmonie de

sons.

sounlàt
sounlèu

(Big. G.).— Corrup. de souldàt.
(N.-E. du G.) ; sm. — Répu¬
gnance ; v. hàsti.
sounsàyne. — V. soumsayne.
sounsaynejà ; v. »— Geindre, faire en¬
tendre des plaintes sans fin.
sounòre,-e; adj. — Sonore (Lit.),
sounouritàt ; sf. — Sonorité,
soùnque, sounque ; prép. — Contrac,

zonzon.

V. soû.

Action de sonder, de

Songer, rêver. Cf. rebà.
Despuch toustém en-çà nou-t hèy que
sounejà, depuis toujours je ne fais que pen¬
ser, songer à toi (Despourrin).
sounejade; sf. — Songe, rêve, supposi¬

monotone

et prolongé; rengaine ; au iig.,
personne ennuyeuse par ses rabâchages, ses
plaintes continuelles ; v. arressègue.

—

la sonde.

soimdàdje ; sm. — Sondage.
soimdàyre,-e ; adj. et s. — Qui sonde,

V. soumoùle.
adj. — Qui peut

remué,-e, qui se meut.
Soumport ; n. p. m. — Le Somport
(Summus Porlus), col reliant la vallée
d'Aspe à l'Aragon.
soumptuàrï; adj. des 2 g. — Somp-

nez,

;

dinès

soundade ; sf.

soumoulùdo ; sf.

soun

Somnambule

—

—

soumouledé,-ro
muer, bouger.

soun,

s.

SOUNSAYNE

escoupurrc.

sounambulisme ;

soummarimén ;

c'est

;

—

de

sinoû

que, à moins que; si ce n'est
excepté, rien que, sauf, non seule¬
ment. lin Big., on dit parfois soùnco.
N'èren soùnque dus, ils n'étaient que
deux; noû boudjaràs pas soùnque t'at digui&gt;
tu ne bougeras pas, à moins que je te dise
le contraire; soùnque nou-b hassiàt pas
mau, au moins, gardez de vous faire mal ;
soun qu'acò ? Rien que ça ? arrés n'at a
hèyt soùnque tu, personne ne l'a fait si ce
n'est toi ; dans cette expr. : pâ e soùnque,
du pain sec, du pain sans autre chose;
que sap ha tout sounque plâ, il sait tout
faire, sauf bien faire; sounque estéssi hort!
Au moins, fussai-je fort (tout serait pour
le mieux) ! Soùnque per lu, qu'ou gahàbi,
si ce n'avait été toi, je le prenais,
sounsàyne,-sèyne. — V. soumsayne.
que,

�SOUNSOUN

SOURALÏÏÈRE

—

534

sounsoùn, zounzoùn; sm. — Zonzon,
d'un bruissement, d'un bourdon¬

onomat.

chant bas et

nement ;

soum;

famil.,

monotone ; y. soum-

tambourin,

crin-crin;

v.

toumtoùm.

sounsounà,-nejà ;

v.

—

Bruire, bour¬

donner, vrombir.
I.ous boussaloûs que
frelons bourdonnent.

soùo

(B.-L.)

;

sf.

—

sounsounéjen, les
Echarde. Cf. chas-

cle.
— Taille
de pain pour la
V. arréble.
soup,-e. ■— Forme de choup,-e.
soupà ; v. — Souper, prendre le repas

soup,-e; s.

soupe.

du soir.

soupà; sm. — Souper, repas du soir.
Gros souper,
soupadàs,-ràs ; sm.
souper copieux.
soupadasse ; sf. — Taille de pain
—

épaisse, trop

soupade

grosse.

le G. et dans

sf.
Usité
soupà; beure du souper.
soupadè,-re. — V. soupasse,-re plus
;

—

vers

le G. pour

usités.

soupadét,-rét,-e,

souparoû ; s. —
fin, délicat.
soupadéte. — V. soupéte plus usité.
soupadoù,-re, soupàyre,-e; s. —
Soupeur,-euse.
soupape ; sf. — Soupape.
souparét,-ròt,-roû. — V. soupadét.
soupasse ; sf. —■ Grosse soupe, soupe
trop épaisse : potage peu délicat.
soupassè,-re ; s. — Qui aime la sou¬
pe ; amateur de soupers.
soupatòri ; sm. — Souper mal ordonné,
mal servi ; espèce de souper,
soupàyre. — V. soupadoà.
soupçoû ; sm. — Soupçon,
soupçounà ; v. — Soupçonner ; soupçounà-s, se soupçonner, se suspecter ; v.
Petit souper;

souper

suspecta.

soupçounàyre,-lloÙs,-e ; adj.

—

Soup¬

çonneux, -euse.

sf. — Sdupe ; taille de pain ; v.
(i).
Barreyà-s las soupes, tomber par terre ;
hart-de-soupe, ventru; mince coum ue sou¬
pe, mince comme une taille de pain; està
choup coum la soupe, être trempé copieu¬
soupe ;

soup

sement, très mouillé.

soupesà, suspesà ; v. — Soupeser,
soupesade ; sf. — Ce qu'on soupèse;
aclion de soupeser, soupèsemenl.
soupéte,-pote ; sf. — T. enfantin,
pelite soupe.
soupetoû. — C. souparoû, t. enfantin,
soupì, soupìt, suspit; sm. — Soupir,
soupi-s, supi-s. — C. assoupl-s.
soupic ; sm. — Souci, inquiétude.
Està sens turrnen ni soupic, être sans
tourment

ni

souci.

soupic. — Forme de sauplc.
soupicoû, sòupicoû. — Formes de
saupicoû.
soupiè,-re. — C. soupasse,-rc.
goupiè ; sm,— Sous-pied (mol francisé).

soupierasse ; sf. — Grande, grosse sou¬
pière ; une grande soupière pleine.
soupieràt,-ade ; s. — Une pleine sou¬
pière.
^
soupière ; sf. — Soupière ; v. salè.
souplamén ; adv — Souplement.
Soùple,-e ; adj. — Souple; v. soùfle.
souplejà ; v. — Etre souple, ployer,
souplésse ; sf. — Souplesse,
soupli. — C. assoupli et supll.
souptà (L.) ; v. — Surprendre ; causer
de la surprise, de l'émoi; v. sasl, esglasià,
sang-glaçà.
souptà-s (Gr.-L.). — C. soubtà-s, se
soucier.

souptade ; sf. — Mouvement de sur¬
prise ; v. estrèyte.
souptamén ; adv.
Promptement,
tout d'un coup, subitement, sans
qu'on s'y
—

attende; v. sole-bit.
Qu'arribà souptamén, il arriva tout ù
coup, tout de suite ; lou mau qu'arribe
souptamén, le mal arrive brusquement,
sans qu'on s'y attende ; mourl
souptamén,
mourir subitement.

soùpte.
soùque.

V. soùbte et dérivés,
Forme de soùnque.
souque ; sf. —- Souche ; v. souc. N.
de p. Souque, Souques. V. estòc, caus,
naqìie; coudouche (Sup.).
souque; sf. — Corde, lien, lanière,
courroie de cuir. Cf. julhe. La
souque, est,
généralement, plus large que la julhe.
souqué ; sm. — Cordier ; v. courdè.
souqué,-re ; s. — Grand sillon pour
l'écoulement des eaux; v. ayguère.
souquejà. — Fréq. de soucà, souquer:
essoucher; v. cssoucà; creuser un souque,
un

—

—

sillon.

souquejàyre;

aime à s'asseoir

sm.

sur un

souquét,-côt ;
souquét ; sm.

sm.

—
Bûcheron; qui
souquét; laboureur.
—

Petit sillon,

Petit siège en bois de
coin de feu ; il sert parfois, de coffre à sel ;
v. arquebanc; en
Gascogne, autrefois, droit,
octroi que l'on percevait à 1'cnlrce du vin
dans

une

—

commune.

souquét,-toû,-quête,-cote,
lhoû ;

s.

—

souqui-

Petite souche, chicot, éclat de

souche; billot; dans la Gr.-L., aussi, tison.
souquéte ; sf. — Cep ; lou chue de la
souquéte, le jus de la vigne.
souquilhéte; sf — Très petit cep, très

pelite souche.
sour(d), chour, ichoùr,-de; adj.
Sourd,-e

—

inflexible ; qui ne rend pas un
son clair ; se dil aussi d'une fonlaine
qui ne
coule pas, d'une source qui ne fait que
suinter; v. eschoà-s.
Loe. div.
Sour coum ue campane, û
cautè, û tistèt, û toupî, û esclòp, sourd
comme
une
cloche, un chaudron, un
panier, un pot, un sabot ; ha lou sour.
faire la sourde oreille; droumi coum A
sour, dormir comme un sourd.
souralhère (Lav.). — C, sourelhère.
;

—

�535

SOURASTRE

sourastre,-te

sf.

;

—

Demi-sœur,

sœur

utérine ; mauvaise sœur,
sourbe.
C. sorbe.

sourdinét,-nòt,-e; adj.
qui est un peu sourd,-e.
sourélh.

—

sourbè ;

sm.

—

Sorbier

(plante).

N.

de p.

Sorbe, Sourbé.
sourbè,-re ; s. — Lieu planté de

sor¬

biers.

sourbère
source;

(L.)

sf.

sf. — Canard macreuse,
Source; v. oélh, douis,

;

—

bourboû, sourde.

source,-ciè
découvre les

;

sm.

Sourcier,

—

qui

sources.

sourcelarie,-lerie ; sf. — Sorcellerie ;
sortilège ; v. sourcieralhe.
sourcì,-cìlh ; sm. — Sourcil.
Sourciè,-re; s.
Sorcier,-ère ; c. sour¬
ce. Sobriquet des gens de Gayon (B.-P.) et
de Lamarque-Pontacq (H.-P.). Y. brouch,
halilh, pousoè, sourtilhè.
sourcieralhe ; sf. ; sourcieris,-rùmi ;
sm.
Les sorciers ; la sorcellerie.
—

—

sourcieròt,-e ; s. — Petit sorcier,
dim. de sourciè; petit,-e espiègle.
sourcilhà ; cilhà ; v. — Sourciller ; v.

perperejà.
sourcilhario

(Lom.). — C. sourcelarie.
sourcilhàyre,-e ; adj. — Qui a la ma¬

nie de froncer les sourcils.

sourcilhét, cilhét; sm. — Mouvement
sourcils ; ha ii sourcilhét, froncer les

des

sourcils.

sourcilhoùs,-e

adj.

;

—

Sourcilleux,

-euse.

sourdagnèro

(G.)

;

sf.

—

Mauvaise

surdité, souvent fausse et voulue.

sourdàgno (G.)

des 2 g. — Mauvais
aussi, qui ne veut
comprendre. Le t. est

; s.

sourd, très sourd et,
pas

entendre,

pas

toujours péjor.
—

sourdàs,-se; adj. — Très sourd,-e,
Augm. sourdaràs. Dim. sour-

vilain sourd.

Y. soulélh et dérivés. Dans

—

L., aussi, passiflore ailée (plante).
sourelhà (Rus.) ; v. — Regarder, fixer,
reluquer, lorgner; v. espià, miralhà.
souréque ; sf. — Agaric amadouvicr ;
amadou; par ext., tondre; au fig., personne
vive, qui s'emporte aisément, « qui prend
feu» comme l'amadou; v. esque.
souréte,-ine, sourilhéte ; sf. — Sœur,
petit sœur, t. d'amitié ; v. seroù.
soùrgo (G.) ; adj. — Stérile, en parlant
d'une
femme, d'une femelle âgée; v.
mane, turgue.
sourguilhà (L.) ; v. — Fureter, cher¬
cher par ci par là; v. hourbilhà, cercoutejà.
sourguilhàyre,-e, sourguilhè,-re ;
adj. — Fureteur, -euse ; indiscret; v. hiquel'y-nas, hurét.
souri,-ide; sourise (Big. G. V.-B.) ;
v.

—•

Sourire.

sourî,-ine, chourrin ; s. — Petit cou¬
sin, petite cousine, parent à un degré éloi¬
gné. V. dit chourrin.
souriàc.

V. sourriàc.

—

SourÍcòt,-lhòt ; sm. — Petit sou ;
amassa
souricòts, amasser des sous, de
l'argent petit à petit.
souricoutè,-re ; s. — Ramasseur,-euse
de sous ; marchand de petites choses.
souricoutejà ; v. — Ramasser sou par
sou, faire un tout petit commerce; on dit
aussi sourilhejà; v. arditejà.
souride; sourride,-ise ; souris; sm.
Sourire ; v. arridoulét.
sourigà ; v. — Chasser les souris.
souriguè,-re ; adj. — Qui est des
—

souriguè ; sm. — Faucon crescerelle.
Une vallée des Hautes-Pyrénées est appe¬
lée bat souriguère; les gens du pays disent
surguère.
souriguejà. — Fréq. de sourigà.

aussi bat

sourilhéte.
sourilhòt.
sourine ; sf.

sourdàt (Big.
sourde (Os.) ;

G.). — Forme de souldàt.
sf. — Source jaillissante,
abondante, puissante, qui forme ruisseau :
sourtén.

soùrde,-di ; v. — Sourdre,
sourdè,-re; chourdè,-èyre (Bav. L.)
—

Petit sourd,

les

dilhàs.

s.

—

souris.

sourdamén ; adv. — Sourdement,
sourdàmi.
C. sourdè.

v.

SOURNE.TADE

—

v.

re

souri;

sourdéch, sourdéy, sourdéys; adv.
adj. et sm. — Pis, pire.
Que seré sourdéys si, ce serait bien pis
si ; sourdéys qu'ey darrè la porte, le pire
est derrière la porte, il faut toujours s'atten¬
dre à pire (prov.).
sourdècou,-dèco (Lav.). — C. sourdàgno et soùrrou.
sourdi CL.); v. — Sourdre et, jaillir; v.
chourràchumà, doudsà (G.).
sourdidamén ; adv. — Sordidemen l
(Lit.).
SOurdìde,-e ; adj. — Sordide. Cf. pipàut,
hastiàu, hemè.
sourdine; sf. — Sourdine; v. en debàl.

V. souréte.
souricòt.

C.

— Petite sœur, t. d'amitié;
sourine désigne souvent la derniè¬

cadette.

Pay,

;

Surdité.

—

—

may,

Bères-sos

rays

e

e

sourines,

'neboùts,

Père, mère, frères et

petites

sœurs,

belles-

(T. de Bordeu).
sourinét,-e,-note ; sf. — Dim. amical

sœurs

et neveux

de sourî,-ine.

souriquét. — C. souricòt.
souris-caube,-escauye ; sf.

—

Chau¬

ve-souris.

tigne-hus, estandine.
sourise, sourrise; sm. — V. souri.
SOUrisén,-te ; adj. — Souriant,-e.
sourlà, chourlà. — C. sourdi, sourdre,
sourlà.
C. sournà, sounà.
Svn.

—

sournade.

soùrne,-e;

—

V. sounade.

adj. — Sombre, obscur
(rare) ; v. escù, soàmbre.
sournejade. — Fréq. de sournade.

�SOURNÉT
sournét ;

SOURTI

—

sm.

536

Bruit que l'on fait

—

mouchant, action de

se

de tabac absorbée

se

moucher ;

Que hase de grans sournéls, il se mou¬
bruyamment ; it sournél de loubàc,
une prise de tabac. Cf. sounét.
sournejàyre,-e ; s. — Qui a la manie
de sournà.

sournejère

; sf. — Munie
bruit et souvent,

avec

de

se

mou¬

sournéte; sf. — Sornette,
(B.-L.) ; sm. — Plante de
ombellifères {conopodium
denuitatum) ; elle fait le fourrage de mau¬
vaise qualité.
souroulhoû
la famille des

sourrà ; v. — Fourrer et tasser,
sourrastre.
C. sourastre.

sourre-bourre ; sf. — Pêle-mêle ; bous¬
action de faire quelque chose à

culade ;

dépêche compagnon, sans ordre.
Aquét marcàt qu'ey ue sourre-bourre, ce
marché est désordonné, c'est une
cohue,
bousculade

; qu'ai hè tout de sourresourre-bourre, il fait tout à la
va-vite, sans soin, à boule-vue, sans ordre.
sourrése (Bar.) ; sf. — Pain grossier
dont la farine n'a pas été finement blutée
;

bourre

v.

ou

rése.

sourriàc, souriàc (As.) ; sm. — Grand
fouet de cocher; par ext., cocher, conduc¬
teur d'attelage. N. de p.
sourriacà ; v. — Fouetter avec le sour¬
par ext., grésiller violemment ; v.

riàc;

sourriaque.
sourriacade ; sf.

fouet;

—

de

averse courte

Volée de coups

SOÙrro

sf.

—

C. souri, sourire.

—

(B.-L.)

flanchet.

de

grésil.

sourriaque, chourriaque;
grésil. Cf. granissade.

Averse de
sourri.

;

sf.

—

T. de boucherie,

soùrrou,-re (Os.); adj. — Parcimo¬
nieux,-euse, avare, amasseur; sournois,-e,
bourru, qui ne veut pas entendre, com¬
prendre ou qui feint.
sourroùlh.
C. chourroùlh et dérivés ;
de maçonnerie, blocaille qui, avec le
mortier, sert à combler les vides.
—

t.

sourroulhà-s, chourroulhà-s.
C.
eschourroulhà-s, s'ébouler.
sourroulhe, sarroulhe ; sf. — Eboulis ; par anal., pêle mêle de choses, entasse¬
ment de
pierres, de terres.
sourroulhe-bourroulhe (à) ;
loe.
—

adv.

—

Fn désordre.

sourroùm-bourroùm

;

sm.

—

Onom.

du bruit d'un éboulement, d'un effondre¬
ment de pierres, de matériaux; l'éboulement lui-même.
Coum û sourroùm-bourroùm terrible qui.

débare,
dévale

comme

un

éboulement terrible qui

(Mesclí).

T.oc. adv.

pêle-mêle

et

—

à

A

sourroùms

grand

bruit

e

;

bourroùms,
v.

sourre-

bourre.

sourroumpì,-pìc (Os. Salies).
charrampic, rougeole.

sourrounde ; sf.

—

—

C. sarroùn,

Action de

sac

secouer ;

segoutide.

v.

sourroundejà ; v. — Secouer, en par¬
lant, notamment, d'un arbre, d'une plante.
sourroune (Bay.) ; sf. — Pente raide
vers un ravin, un
précipice notamment; v.

sourroulhe.

sourroùns(à) ; loc. adv. — Impétueu¬
sement, en masse. Cf. à broulhs, à chourroulhs. à sarràls, à pièles. Que plau à
sourroùns, il pleut à seaux ; las terres que
s'esbourroaben
à
sourroùns, les terres
s'éboulaient par masses.
sourrùp.

—

une

(Bay. L.).

de cuir.

bruit ; v. touche.

avec

chait

cher

sourroùn

en

prise

—

C.

— V. chourrùp et dérivés.
S0urrùt,-ude (L.) ; adj. — Creux,-euse
et boursouflé; bosselé,-e. N. de
p.
sourtàble,-e, sourtidé,-re ; adj. —
Sortable, que l'on peut sortir, faire sortir.
sourtàll,-te; adj. — Sortant,-e; dépu¬
tât sourtàn, député sortant.
sourtasse ; sf.
Péjor. de sorte, mau¬
vaise, vilaine sorte.
SOUrtén (L.) ; sm.
Source jaillissante
(Prov. sourjènt) ; terrain où il y a des sour¬
—

—

ces.

V. sourde. N. de 1. et de
p.

sourtén,-e ; adj. — Jour faste ou né¬
faste; on dit aussi certéns. Ce sont, pour
l'observateur du temps, des jours
qui ont
une
certaine importance et qui
varient
selon le mois; le
temps qu'il fait, le sour¬
tén se reproduira à certaines
périodes ; le
premier jour de janvier est le sourtén de
janvier, le 2 est le sourtén de février, etc.
Daniel Lafore, dans le Démocrate
d'Orthez,
publiait des pronostics d'après lous certéns.
sourti ; sorte (Big. G.) ; v. — Sortir,
passer dehors; v.
salhl; jessl; germer,
lever en parlant des
plantes ; être issu ;
mettre hors, tirer,
ôter; souril-s, se tirer,
sourû-s'en, s'en tirer; v. tirà.
Sourti ta deliore,
gagner le dehors; lou
blat que sourtéch (ou que sort), le blé
ger¬
me, sort de terre; que sourtibe de ley, il
était issu de noble race ;
sourtit-me dou
tour !
Tirez-vous
allez-vous-en !
d'ici,
Sourti-s dou pu. chéri, se tirer d'une
place
où l'on gêne; s'en aller loin;
partir de
chez soi pour gagner sa vie ; se suicider ;
que s'en sort plâ. il s'en tire bien; ha
sourti la cabilhe, déchasser la
cheville; ha
sourti sang, tirer du
sang, en faire couler;
qu'ou sourtibe lioéc d.ous oélhs, ses yeux
lançaient du feu, des éclairs ; lous pourics
que sdrtin, les poussins naissent, sortent de
l'œuf; nou hèy qu'entrà e sourti, je ne
rentre que pour sortir aussitôt ;
que sourtibe
d'està maynad, il sortait de l'enfance, au
sortir de l'enfance; que sourtim d'en
préne,
nous
venons
d'en prendre; sourtit drin,
la
dab
permission de la coumpanie, sortez
un peu, avec la permission de la
compa¬
gnie, formule de politesse; que sourtiàm
ou que nou sourtiàm,
que nous sortions ou
non ;
sourti-se de bòdyos (Lav.), se tirer
d'affaires et aussi s'en aller loin ; d'oun

�537
sòrtin

SOURTI

aquéts ? D'où sortent-ils, ceux-la !*

Que hè mau sabé d'oun sòrtin, il est diffi¬
cile de savoir d'où ils viennent; sourtl-s'at
dou cap,
que se-m

tirer de

tête; ôler de l'esprit:
ère sourtlt de l'idée, je n'y avais
plus pensé; je ne me rappelais plus (cela).
sourtì, sourtit,-tide ; s.
Le sortir,
action de sortir, sortie.
Que l'èy biste au sountl, je l'ai vue à la
sortie ; au sourtlt dou die, au lever du jour ;
lous milhòcs qu'an û
beroy sourtl, les
sa

—

Les
«

Gascons

sousmàc, -aque,

action de

sousméte.

frelon.

éruption de boulons.
sourtidé,-re ; adj. — Qui peut être
sorti,-e; qui est en état de sortir; leu malàu qu'ey sourtidé, on peut faire sortir le
malade; héms sourtidé, fumier que l'on
sourtidére ; sf.

Manie de sortir ; abé
sourtidére, c'est ne pas pouvoir rester
dedans, vouloir toujours être dehors.
sourtidoù,-e ; s. — Qui sort, sortant,-e;
personne qui, dans certaines circonstances,
se tient à la sortie, au
service des gens de
l'intérieur, sorte de valet de pied bénévole,
—

sourtilèdje;

sm.

sourtilhè,-re.
sourtilherie.
sous.
un

trait

—

—

Sortilège.

—

C. hatilhè,-re.
C.

—

hatilherie.

Préfixe sous,

d'union à

un

qui se joint, par |
grand nombre
et de verbes; sous
très

de mots, d'adjectifs
l'influence du fr., sous tend à se substituer
à

sos ou

nelles
dans

sost, formes anciennes et tradition¬

qu'il est préférable de
de

nombreux cas, la
substituée à la forme sous.

souscà, soucà (Lom.)
réfléchir.
souscòstos

conserver ;

forme

; v.

—

sus

est

Songer,

—

—

Forme de

souscribcioû ; sf.
souscribe ;
s'inscrire

v.

—

secours.

Souscription,
Souscrire; souscrlbe-s,
—

sous.

—

entendre.

sous-entenut, sos-entenùt;

sm.

—

sousmàbe,-mòbe,-moùbe.

—

C.

sus-

sm.
Taciturnité, dissimu¬
sousmàc, en sousmàc, par dessous,
en dessous, à la dérobée. V. debàt.
Ha las causes, lous cops en sousmàc,
faire les choses en dessous, hypocritement.

lation ; à

s.

Soumis,-e,

—

V. souméte et dérivés,

(Lav.).

sous-oùrdi ;

oùrdi,

sm.

C.

—

—

boussaloû,

Sous-ordre ;

—

Sous-

en sous-

sous-ordre, subordonnément.
souspèc(t), sospèc, suspèc,-te; adj.
Suspectée.
souspeccioû, suspeccioû ; sf. — Sus¬
picion, soupçon; on dit aussi suspicioû.
en

—

v.

—

souspectà, suspecté, souspieytà;
Suspecter, soupçonner.
souspectoùs, souspieytoùs,-e ; adj.
—

Soupçonneux,-euse.

souspì,-pìs, souspìt, suspìt; sm. —
Soupir, gémissement; t. de musique, soupir,
souspieytà. — V. souspectà.
SOUSpieytOÙS,-e ; adj. — Soupçonneux,
-euse; ombrageux,-euse ; v. reguerguè.
souspirà, suspirà; v. — Soupirer; v.
aledà; gémir doucement.
souspirà ; sm. — L'action de soupirer,
souspirade ; sf. — Long soupir, action
de soupirer.
souspiramén ; sm. — Action de sou¬
pirer.
souspiràn,-te ; s -— Soupirant,-e.
souspiràyre,-e ; adj. — Qui soupire.
souspiroùs,-e ; adj. — Soupirant,-e,
gémissant.
souspis,-pit. — V. souspi.
sous-prefecture, sost-prefecture ;
sf.
Sous-préfecture.
sous-prefèt, sost-prefèt; sm.— Souspréfet.
soussegà (Lav.) ; v. — Calmer, apaiser ;
amortir, éteindre; soussegà-se,

V. ataysà.
soussegàdo (Lav.)

se

calmer,

reposer.

calmer ; moment de

sousseyà (Lav.)
sousseyàdo ; sf
chandage.
sousseyàyre,-o ;

;

sf.

—

Action de

calme, de repos, trêve.
;

v.

—

Lésiner,

mar¬

—

Lésinerie,

—

adj.

—

mar¬

Lésineur,

arratè, soùrrou.
SOUSt,-e ; s. — Base, siège; litière, jon¬
chée; dans le G., soùsto, siège de la meule.
N. de 1. Assouste ; le. Soust, rivière des
-euse;

v.

B.-P. Cf.

Sous-entendu.

md.be.
sousmàc ;

-e,

chander.

souscribedoù, souscriptoù,-e ; adj.
s.
Souscripteur,-trice.
souségo (B.-L.); sf. — Chatouille; v.
gratine. Hè souségos, chatouiller.
sous-enténe, sos-enténe ; v. — Sous-

et

:

—

-^vcc Ie v- hè,
empouriques.
souscouradé (B.-L.) ; sm. — Bâton qui
sert à faire porter sur une épaule une partie
de la charge qui se trouve sur l'autre.

(B.-L.).

faire la courte échelle ; v.

SOUSCOÙrs.

adj.

et

s.

—

sousouloû

doit enlever de l'étable.
la

sousmacoùs,

sous-oficiè, sos-oficiè;

cutanée ; algarade brusque,
réprimande.
Està de sourtide, être de sortie; qu'ère
sus la sourtide, il était sur
l'issue, la porte
de sortie ; ue sourtide de
une

sous-main
».

sournois,-e.

sousmés,-e;
sujet,-te; vassal.
officier.

brusloûs,

par
sous-main

en

sousmaquè,-re ; adj. et s. — Dissimu¬
lé,^, hypocrite, sournois.
sousmaquè,-erie ; s. — Sournoiserie,

maïs ont

une belle levée.
sourtide ; sf. — Sortie, issue; éruption

traduisent

faire la chose

SUSTÉ

—

avec

sòtoii. V. sedetè.

SOUStà,

assoustà;
épauler, protéger, abriter,

v.

—

Soutenir,

C. sousterrâ.
soustarrâ.
soustè (G.) ; sm. — Litière ; jonchée ; v.
—

soustrè, palhàt.

SÒyo (Big.) ; sf. — Soie de cordonnier,
(B.-L.). — Forme de sousléngue.

susté

�SOUSTENEDOU

STABAT

—

538

soustenedoù,-re.
C.
sousténg,
appui.
soustenénce; sf.
Soutenance,
sousténg, soustién, sustién ; sm. —
Soutien, appui ; v. empare.
soutengude,-tiengude ; sf. — Aelion
de soutenir; sustentation; affirmation,
sousténgue, soustié,-ne; susténgue (Big. G.) ; sustiéne ; v. — Soutenir,
appuyer, supporter; assurer, affirmer; v.
arrami; mantiéne; protéger, défendre; sus¬
tenter; réconforter.
Qu'ey plâ soustengùt, cela est bien sou¬
tenu ;
qu'at sousténg countre la bertàt, il
le maintient contre toute évidence ; drin de
bî que soustién, un peu de vin soutient,
—

—

réconforte.
sousterrà ;

v.

—

Caver,

creuser sous

la

terre.

sousterrà;

sm.

—

sousterrade ; sf.

Souterrain,
Action de

—

caver ;

travail souterrain.

terres,

soustèt; sm.
Appentis, petit hangar,
soustié, sustié,-ne.
V. sousténgue
—

—

dérivés.

soustién,

sustién;

sm.

—

Soutien,

protecteur.
soustienedé,-re ; s.
Soutien, appui,
étai ; v. estagn.
soustienedoù,-re ; adj. et s. — Soute¬
neur, -euse ; n'est pas usité au sens de pro¬
lecteur
d'une fille, d'une maison mal
famée ; v. macarèu.
SOUStrà ; sm. — Sol qui produit du
soùstre. N. de p. Foutra, Souiras.
SOUStrà ; v. — Fouler aux pieds (sens
peu usité); soutrager, faire la litière; cou¬
per et ramasser le soùstre; par ext., répan¬
dre à profusion ; soustrà-s, se coucher, se
rouler à terre, dans l'herbe.
soustraccioû ; sf. — Soustraction,
soustrade ; sf. — Les herbes qui com¬
posent la litière: ajoncs, bruyères, genêts,
fougères, etc. ; litière, jonchée, couche
d'herbes, de plantes menues coupées. V.
palliât, soustrè.
—

soustràdje

;

sm

—

Soutrage, plantes

composant la litière, le soùstre.
soustralhe ; sf. — La soustrade

qualité inférieure, ramassis de choses
faire

une

de

pour

litière.

soustràyre,-e ; adj. et s. — Qui est du
soùstre, qui le produit ; ouvrier qui fauche
la soustrade.

soùstre; sm. — Le mélange qui com¬
la litière du bétail ; v. soustrade.

posera

Plasén

coum

de dalhà soùstre, c'est-à-dirc

désagréable, pénible, fatigant

abé las bar¬
bes coum soùstre, avoir la barbe grossière ;
aymable coum A pugn de soùstre, aimable
comme un
bouquet d'ajoncs épineux, revèche, désagréable.
soustrè,-re.

—

trage, l'herbe grossière.
soustroùlh ; sm. —

Loge à porcs;
loge ; pipàut coum û sous¬
troùlh, sale, dégoûtant comme une loge à
porcs; v. sout et troulh (2).
soustroulhà-s ; v.
Se souiller, se
salir avec du fumier, de la
fange.
soustrùt,-ude ; adj. — Qui est, qui a
litière de

cette

—

du soùstre.

sout,-e, souts ; adj. — Affranchi,-e,
dégagé (vieux).
sout; sf. — Loge, toit à porcs, porche¬

rie. V. cour, embarre.
A sout, à la sout, cri pour faire rentrer
les porcs ; quand un enfant n'est
pas sage,
on
le menace de la sout; aquére maysoû

qu'ey

sousterràdje ; sm. — Gavage;
matériaux ramenés à la surface.

et

soustrejà. — Fréq. de souslrà.
soustréje,-èse ; v. — Soustraire, ôter.
détourner; en certains 1. on dit sustréje.
soustréjo (Arm.) ; sf. — Sorte de
faulx à lame courte pour couper
le sou¬

;

C. soustràyre

; en

H.-A.,

désigne spécialement la jonchée faite sur le
passage d'une procession, d'un corlègc.

coum ue sout, cette maison est très
sale, très mal tenue; en style plaisant, 011
appelle les porcs serénes de sout, sirènes de

loge.
soutachà ; v.
soutache ; sf.

soutadà.

—

—

Soutacher.

■—

Soutache.

C. assoutadà.

soutade, seutade, sèute ; sf. — Sol¬
de, paye, gages, salaire; pagà la soutade,
payer les gages; v. pag.
A quelqu'un qui a causé un

accident, un
dommage, qu'il devra réparer, on dit : que
t'as beroy gagnât la soutade !
soutane ; sf. — Soutane ; préne la sou¬
tane, prendre, revêtir la soutane, s'engager

dans les ordres.

soutarrâ

(B.-L.)

;

sm.

—

Souterrain.

Cf. sousterrà.

sòute; sf.
Soulte, solde. En Aspe, on
appelle sòute de la héus, la libre fauchaison
de la fougère dans les communaux ; le
moment est annoncé à son de cloche ; les
faucheurs alors s'élancent, prennent un
coin de terrain et fauchent autant qu'ils
peuvent jusqu'au signal de l'arrêt.
sòute (Lcscun) ; sf. — Jeu de barres,
de planches qui augmente la capacité du
char agricole ; v. baluàrs, siclòs.
soùte, sòuto, sòta ; sf. — Femme
libre (vieux).
soutèc (M4.). — C. satèc, traîneau,
souténgue (Big. G.). — Forme de sous¬
téngue.
soutequejà ; v. — Transporter avec un
—

soatèc.

souteriguère,-quère ;
faite

sur

le sol par

soutise ; sf.

soutisejà
des

—

; v.

sf.

—

Trace

le soutèc.
Sottise,
Dire des sottises, faire

—

sottises ; le t. a, rarement, un sens
péjoratif,
soutiséte,-ote ; sf. — Petite sottise,
bèlise sans importance.
SOUÜC (L.). — C. sahùc, sureau.
Stabàt,
estabàt; sm. — Stabat,
bvmne de l'Eglise.

�STÈRLE

539

suberaboundamén ; adv.

stèrle

(B.-L.) ; s. — Cadet ou cadette
mariés entr'eux, dans l'ancienne
coutume, ils portaient le nom de meytadès
puînés

;

stèrles. V. estèiie.

ou

sû
sun,

(Big.).

—

C. soû, sien; lou

la sùo, le sien, la sienne;

sùe, sùo, et,
suà

vers

(H.-Big.) ;
suabitàt; sf.
sualét.

—

su, lou
dit aussi
sùo.

on

le Gers, sun,
v. — Suer. Cf. sudà.
— Suavité,

C. sialét.

suberaboundàn,-te,-doùs,-e; adj. —
on dit aussi suraboundàn.
suberàn ; sm.
Bêle qui a plus d'un
an et
pas encore deux; dus suberàns, deux
bêles de plus d'un an.

Surabondance;

—

suberbachà ;

encantà.

subàt, sulàt (As. Bar.) ; sm. — Usten¬
le lait, le fromage;

sile de bois, cuveau pour

suberbache ; sf

Le Béarnais est

sur

les autres gens com¬

l'or au-dessus de

l'argent (die.) ; acò,
qu'ey oli subér aygue, cela, c'est comme de
l'huile sur l'eau, tout naturel, facile. On
trouve, accolé au mol, au nom propre,
suber, au-dessus: Suberbielle, Suberbie,
Subercase et aussi soubér et souper; Soubervie, Souberbielle, Soupervie, Souperme

suberbaylà

vielle.

suberaboundà ; v.
dit aussi suraboundà.

—

Surabonder

;

; v.

on

Frôler,

—

caresser

suberbénee ;

v.

en¬

très

Vaincre complète¬

—

ment, absolument.
suberbéne ; v.
vendre

haut,

au

—
Vendre à
dessus du prix,

nouveau ;

suberbéngue (Big. G.). — C. surbiéne.
suberbentà ; v. — Surventer; remetlre
aux enchères; surenchérir dans une vente,
suberbénte; sf. — Survente,
suberbés ; sm. — Qui est, se trouve au
dessus d'un bés.

suberbés

(Lav.)

sm.

;

Xuage

—

de

bruine, qui bruine.
suberbessà ;
par

couler

v.

—

Déborder,

sf.

—

Soubreveste, par¬

dessus bord.

suberbèste ;
dessus.

suberbesti ; v.

Survêtir

—

suberbes-

;

survêtir.
suberbèt,-bère ; adj. — Très beau,
belle, magnifique.
suberbibe; v. — Survivre; suberblbe-s,
ti-s,

se

survivre.

Survivant,-e.
Survivance,
suberbie; sf. — Qui est, se trouve au
dessus d'une voie, d'un chemin. N. de p.
adj.

;

suberbibénee ; sf.

subbeni, subbiéne ; v. — Subvenir,
subçà, sudçà ; v. — Suinter ; la terre
que subce, dit-on quand l'humidité du sol
monte à la surface; v. chumà; absorber,
sucer ; v. chucà, poupà.
subçamén ; sm. •— Suintement.
subdiàcre,-gue ; sm. — Sous-diacre,
subeline, zubeline ; sf. — Zibeline,
subér, supér, soubér. — Super,
préfixe qui se place devant de nombreux
termes; il remplit un office identique, le
plus souvent, à sus, sur.
subér, soubér; prép. — Sur, sus, en
dessus, par dessus, par delà ; v. ser, sus.
Lou Biarnés qu'ey sus l'aute géni
Coume l'or subér l'argén.

Bas-fond très

—

doucement.

suberbibén,-te

subbencioû ; sf. — Subvention,
subbenciounà ; v. — Subventionner,

Descendre plus bas,

—

foncé.

se

cubât.

v.

Très bas; dessous
suberbàeli, très en

très bas.

tannée

(vieux).
suàu, siàu; adj. des 2 g.-— Suave; se
aussi
dit
pour choàu, tranquille; anà tout
suàu, aller tout doucement.
subaltèrne,-e ; adj. — Subalterne,
subàn ; prép. — Suivant, selon, confor¬
mément ; dans la direction de ; d'après.
Ha subàn ço qui eau, faire selon ce qui
est utile, nécessaire; tratlà subàn lou meriti, traiter suivant le mérite; caminà subàn
la dode, cheminer suivant la direction don¬
née; subàn lou dit, selon ce qui se dit;
que-s harà subàn, cela se fera, peut-être,
cela dépendra de ;
e
subàn bous ? Et
d'après-vous ?
Loc. conj. — Subàn que, suivant que,
selon que; que haràm subàn que sie, nous
agirons selon que cela sera nécessaire;
subàn qui-b plàsi, selon que cela vous
plaise; subàn que càdie, que s'escàdie, sui¬
vant qu'il en sera.
subastà ; v. — Mettre à l'encan; v.

Surabon¬

—

damment.

suberbàch ; sm. —
de rez-de-chaussée; en
dessous.

suàri, sudàri; sm. — Suaire,
suât, suàu (G.) ; sm. — Peau de porc

v.

SUBERCOULADE

—

—

—

sm. — T. de charpentier,
de sous-coiffe de femme ; en
subercap, tout à fait au boni.
subercapsà ; v. — Placer le surbout ;
arranger un surbout ; raccourcir de nou¬

subercàp

;

surbout ; sorte

veau.

subercargà ; v. — Surcharger ; subercargà-s, se surcharger.

subercargamén,-cargue ;
charge.
subercauhà

;

v.

s.

—

Sur¬

Surchauffer.

—

subercèts,-cèyts ; sm. pl. — Roulons
de ridelle; v. cancèts ; claies que l'on place
sur les ridelles pour
augmenter la capacité
d'un véhicule.

subercèu;

sm.

—

Ciel de lit; palais de

l·i bouche ; v. paladà.
Pecàt de subercèu,

subercòse ; v.
subercòt ; sm.

péché, charnel,
Surcuire,
— Surcol,
ancien vêle¬

—

ment.

subercoulà ;

v.

—

Couler

par

dessus

bord, d.éborder ; v. desbourdà ; coller sur
une chose déjà collée.
subercoulade ; sf. — Action de suber¬
coulà; ce qui a débordé.

�SUBEKCOULADJE

SUBJÈT

—

540

subercoulàdje

; sm. — Action de sur¬
qui est collé par dessus.
SUbercoulàn,-te ; adj. — Débordant,-e.

coller ; ce

subercréche ;

v.

suberdaurà;

v.

suberdén ;
suberdise ;

Surdorure,
Surdemander,

—
—

Surdent,
—
Surenchérir ;

sm.

subernoumà ;

suberòme,-i
suberòs ;

v.

subastà, surencarl, suberbenià.

suberdit,-e. — C. susdit.
suberdite; sf. — Surenchère,
suberèch; sm.
Sur essieu, pièce de
—

véhicule.
suberencari ;
suberdise.

v.

Surenchérir

—

;

v.

Surestima lion.
;

subergahà

; v.

adj.

Surfin,-e, superflu,
Prendre par dessus,

—

—

au-dessus.
sm.

Joie extrême,

—

suberhà ; v. — Surfaire ; faire en plus,
suberhaussà ; v. — Surhausser, suré¬
lever ; surenchérir,
suberhaussade ; sf. — Surélévation.

suberhàut,-e; adj. — Très au-dessus,
suprême. Lou Suberhàut, le Très-Haut
(Lit.).
suberhèyt,-e ; adj. — Surfait,-e.
suberhèyte; sf. — Chose faite en sus,
outre; sursaut; v. subersàut; loc. adv.

:

suberhèyte, au surplus,
suberhorce; sf. — Surforce (vieux).
suberhort,-e ; adj. — Extrêmement
fort.,-e.
en

suberhòs ;
v.

sm.

clot; sépulcre;

Fosse de cimetière ;

—

tahùc.

v.

Suberine, Suprine; n. p.
Nom de
femme ; peut-être surnom de fdle aînée ?
V. Superine.
suberjournade ; sf.—Journée en plus,
—

suberlhebà ; v.
ser ; soulever haut.

suberligà

; v.

suberligadé ;
principal.
suberlougà ;

la

;

sm.

v.

—

sm.

—

Surnommer.
Surhomme,

Suros,

—

suberpagà ; v. — Surpayer,
suberpague ; sf. — Surpaye,
suberpàrt ; sf. — Surplus ; au-dessus de
part.

d'en

; loc. adv. — Du côté
haut, dessus, au-dessus ; en plus de la

part.

suberpassà ; v. — Surpasser.
suberpassàble,-e ; adj — Surpassable,
suberperis; sm. — Surplis,
suberpés; sm. — Surpoids,
suberpesà ; v. — Peser en sus ; peser

sm.

v.

—

Lien qui double

Surlouer,

—

sm.

—

sf.

—

Double

menton ;

cjoulà.
subermesure ;

Surmesure

en

—

v

—

subermoulàdje ;

subermoùle ;

v.

Surmouler,

sm.
—

—

Surmoulage,

Moudre

une

seconde

fois.

subermoulude
moulu deux fois ;
subernadà ; v.

nant.

subersàut; sibersàùt (Bay.) ; sm. —
Soubresaut, sursaut. V. suberhèyte, estrèyte.
subersautà ; v. — Sursauter, sauter
par dessus.
subersemià ; v.
Semer par dessus ;
—

seiner

une

seconde fois.

subertaxà;

v.

subertaxe ; sf.

—
—

Surtaxer,
Surtaxe,

subertout, sur-que-tout

; adv.

—

Par¬

dessus tout, surtout; v. surtout.
subertrià ; v. — Trier une deuxième,
une troisième fois.

subertriàt,

subertriscàt

;

sm.

—

Sorte d'étoffe; Ste Marie d'Oloron avait la
spécialité de la tisser : subertriàt de Sente
subi ; v. — Subir,
subide ; sf. — Action de subir,

subit,-pit, soupìt,-e; adj. — Subit,-e.
subitàn,-e; adj. — Subit,-e ; ni de
hoéc ni d'eslame ni de mour subitane, ni
d'j feu ni de flamme ni de mort subite

(vieille prière).
;

subermesure, en plus de la mesure, de la
quantité,
subermià; v.
Surmener,
subermoulà;

surberplùs; sm. — Surplus; on dit
généralement aujourd'hui surplus.
suberpréne (B.-L.) ; v. — Surprendre,
saisir; pâ suberprés, pain havi, saisi par un
coup de chaleur.
suberpréne ; v. — Prendre en plus, en
sus; prendre par dessus; v. subergahà.
suberpoudé ; v. — Surpasser, dépasser,
suberpoudé ; sm. — Pouvoir domi¬

Marie.

Lier au-dessus, dans

—

subermeiltoû ;
v.

Surélever, surhaus¬

—

le haut.

le

Sur¬

extrêmement.

suberfî,-ne

en

—

suberpàrt (en)

suberencarimén,-caride ; s. — Suren¬
chérissement; action de surenchérir,
suberespessoù ; sf. — Surépaisseur,
suberestimà; v. — Surestimer,
suberestimacioû, surestime; sf. —

subergày;

g.

quet. Cf. arrè-noum.

—

y.

2

suberneuri ; v. — Suralimenter,
subèrno (G. L.) ; sf.
-—Tempête (vieux),
subernoùm ; sm. — Surnom, sobri¬

Surcroître.
Surdorer,

—
—

suberdaurade ; sf.
suberdemandà ; v.

subernaturàu; adj. des
naturel.

subitamén ; "adv. — Subitement; v.
escopamên, souptamén, s'ou cop.
sublimamén; adv.
Sublimement.
sublimât; sm.
Sublimé,
sublime,-e; adj. — Sublime,
sublimitàt; adj. — Sublimité,
subjeccioû; sf. — Sujétion, assujettis¬
—

—

sement.

sf. — Ce qui
fleur de farine,
;

—

Surnager.

a

été

subjèc, subjèt, sudjèt; sm. — Sujet.
subjèt,-e; s. — Sujet,-te; v. sousmés:
machàn subjèt, mauvais sujet, polisson.

�541

SUBJUGA

subjugà

; v.

sucrade ; sf.

Subjuguer,

—

subourdinacioû ; sí. — Subordination,
subourdounà ; v. — Subordonner,
subournà ; v. — Suborner,
subournacioû ; sf. — Subornation.

Subournàyre,-e

; S
Suborneur,-eusc.
(Lom.) ; sm. — Tare,
subrougà; v. — Subroger,
subrougacioû ; sf. — Subrogation,
subrougàt-tutoù ; sm. — Subrogésubròs

tuteur.

subsequéll,-te ; adj. — Subséquent,-e.
subsequentamén ; adv. — Subséquemment.

diaire.

subsidiarimén ;

adv.

—

Subsidiaire-

ment.

subsisté ;

v.

—

Subsister.

subsistàn,-te ; adj. — Subsistant,-e.
substance,-tànci,-ténce ; sf.
Subs¬
—

tance.

substancialamén ;
substanciàu ;

sucrarie, sucrerie ; sf.
Sucrerie.
sucràyre,-e ; adj. el s. — Qui sucre;
qui aime le sucre ; doucereux,-euse.
sùcre; sm. — Sucre; par ext., chose
agréable, délicieuse.
Sùcre de blét, de came de milhòc, sucre
de betterave, de moelle de maïs ; tarròc de
sùcre, pain de sucre; en pâ de sùcre, en
pain de sucre, de forme conique ; sùcre
moulût, cassonade, sucre cristallisé.
Loc. div.
Açò qu'ey sùcre, ceci est
bon, c'est une chose heureuse, dont on se
réjouit; à micy sùcre, à mi-sucre, d'une
douceur
médiocre, médiocrement ; està
tout sùcre, être tout sucre, tout miel
; hic.à
sùcre, adoucir, pallier; cracà sùcre, croquer
du sucre, être très satisfait; quoan parle,
qu'ey tout sùcre, quand il parle, il est
—

adv.

—

Substan¬

d'une amabilité

sucré,
sucràyre.

adj. des

2 g.

—

substantivement.
;

subs¬

substituer.

substituàble,-e

—

Sud;

; sm.

—

Subterfuge (Lit.)

;

subtilésse.
C. subtibilitàt.
subtilisà ; v. — Subtilise)',
subtilisacioû ; sf. — Subtilisation,
—

subtilitàt; sf.

—

c hue

Subtilité.

plus usité, et les déri¬

vés.

succedà ; v. — Succéder,
succedanàt ; sm. — Succédané,
succebilitàt ; sf. — Successibilité.

succès; sm. — Succès.
successible,-e ; adj. — Successiblc.
successioû ; sf. — Succession,
successôri ; adj. — Qui concerne les
successions.
;

succursale ; sf.

s.

—

Successeur, celle

— Succursale,
C. seriçou.
sucrà ; v. — Sucrer; sucrà-s, se donner
du sucre, mettre du sucre dans ce qu'on
va prendre ;
en style plaisant, se vanter,
sa
rengorger ; les francimans disent : su¬
crez-vous, au lieu de : mettez du sucre.

—

;

v.

Sud, midi

—

;

on

dit plutôt

chumà.
Loc. div.

—

Sudà

sang

e

aygue,

suer

beaucoup, peiner; sudà à
goûtes, suer à grosses gouttes ; sudà binàgre,
suer du
vinaigre; v. pichà; sudà ue camisc,
tremper de sueur une chemise; travailler

subtil,-e, subtiu,-tibe ; adj. — Sub¬
til,-e, délié, adroit,
subtilamén; adv. — Subtilement,

suçoû.

sm.

avec

ardeur.

sudade ;

SUCCessoÙ,-re
qui succède.

Succulent,-e

—

sang et eau, suer

—

escape.

V.

adj.

;

sudà; susà (V.-B. Big. G.); v. —
Suer; v. suà; travailler beaucoup; suinter;

Substituable.

Substitution,
substitùt; sm. — Substitut,
substruccioû ; sf. — Substruction.
substructure; sf. — Subslructure.

—

c.

chucoùs.

v.

ad j.

:

substitucioû ; sf.

subterfùge

Sucrier;

—

cap-sus.

substantiu; sm. — Substantif.
substituà,-tui ; v. — Substituer
se

sm.

—

suculén,-te

substantà ; v. — Subslanter.
substantibamén ; adv. — T. de grani,

excessive.

sucriè;

sucrère ; sf. — Le sucre, les sucreries,
sucrerie.
V. sucrarie.

Substan-

ciel,-le.

SUC.

sucrer,

sucràdje ; sm. — Sucrage,
sucràn, sucrén,-te ; adj. — Sucrant,-e.

tiellement.

v.

SUDOÜ

—

subside,-idi ; sm. — Subside,
subsidiari; adj. des 2 g. •— Subsi¬

tituas,

Action de

—

—

sf.

Suée

—

suintement.
Gahà ue sudade,

;

action

de faire

suer ;

tracter

suer

beaucoup

;

con¬

chaud et froid; v. bebude;

quine
sudade ! Quelle suée ! Quelle corvée en¬
nuyeuse, pénible !
sudadéte,-dote ; sf. — Petite suée,
sudamén, sudère; s.
Action de
suer ; transpiration.
sudàmi ; sm. — Qui est de la sueur,
transpiration; par ext., les linges trempés
un

—

de

sueur.

sudàri,

suàri

;

sm.

—

Suaire ;

v.

linçòu.
sudatère.
sudatòri ;

Augm. de sudère.
—
Sudorifique ; grande
suée; lieu très chaud, où l'on sue; travail
qui fait suer.
sudàyre,-e ; s. et adj. — Qui sue faci¬
lement, qui transpire souvent.
sudère; suèro (II.-Big.) ; sf. — Suée
abondante ; grande sueur.
suderén,-te. — C. sudàyre.-e; qui
favorise, provoque la sueur.
sudoù ; susoù ; suoù ; sf. —■ Sueur.
Gòhe, trémpe de sudoù, trempé de
sueur; sudoù fréde, sueur froide; sudoù
rentrade, sueur rentrée, fluxion de poitrine;
—

sm.

�SÜDOULÉN
tout

SUPLEMENTABI

—

mal contracte à i a

542

suite d'un refroi¬

dissement quand ou est en sueur; blbe
de
la sudoù dou pràube moùnde,

s'engraisser
dépens des autres, des pauvres; blbe de
praube sudoù, vivre péniblement de son

aux
sa

travail.

sudoulén,-rén,-te, sudoùs,-e.
sudàyre,-e ; en style plaisant, lambin,

—

G.

pares¬

seux.

sùe, sué, sùo (Big. G.). — C. soû,-e,
sien,-ne ; la forme sùe est égalaient usitée
en
quelques 1. de la M1, béarnaise ; v. sû.
sus.

suén
suén

——

sumbòl.

(G.).
(G.).

—
—

Forme de soégn, soin,
Forme de soubén, souvent,

Supporter (vieux),
sufì, sufise; v.
Suffire; sufl-s,
v.

—

—

se

suffire.

suficiénce, sufisénce; sf.

—

Suffi¬

sance.

suficientamén, sufisamén
Suffisamment.
sufiénce ; sf. — Garanlie
sufise.
V. sujl.

;

adv.

—

(vieux),

—

sufisénce,-ci,-cie.
sufixe ; sm.

—

V. suficiénce.

Suffixe, t. de gram.

—

sufoucà ; v. — Suffoquer, étouffer,
sufoucacioû ; sf. — Suffocation.

sufoucàn,-te

; adj. — Suffocant,-c.
sufoucàyre,-e ; adj. — Qui suffoque.
sufradjàn,-te ; adj. et s. — Suffra-

gaiit,-e.

sufràdje; sm. — Suffrage.
sugerà,-ri; v. ■— Suggérer,
sugestioû ; sf. — Suggestion,
sugestiouilà ; v. — Suggestionner
sugestiounù-s, se suggestionner,
sugueti (H.-Big.). — C. segoutl.

sf.

;
sulamén.

v

Sujétion,
sotilamén,

Forme de

Forme de

sf.

■—

-—

—

superiouramén

;

adv.

—

superiouretàt,-ritàt ; sf.

Supérieure¬
—

Supério¬

supersedi ; v. — Surseoir, superséder.
supersedimén ; sm. — Sursis (vieux)

seu¬

soulhà, souiller,
Se tremper, se bai¬

Seille,

Sulfater

sélhe.
style plai¬

cuve ; v.
;

en

sulfatàdje; sm. — Sulfatage.
sulfatàyre,-e; adj. et s. — Qui sulfate,
—

;

ment.

sant, s'enivrer.

sulfate ; sm.

Superficiel

—

superficie ; sf. — Superficie,
superflù ; sm. — Superflu,
superfluitàt ; sf. — Superfluité.
Superine, Suprine ; n. p. f. — Suppo-

—

gner.

sulhe (L.) ;
sulfatà ; v.

; adv.

directeur,-trice de communauté.

sale le beurre.
; v.

fier, arrogant.

Ste Supporine, n. de I. V. Suberine.
superioù,-re ; adj. et s. — Supérieur,-e

sulàt, subàt (M®.); sm. — Cuveau ;
récipient en bois. Cf. cubât.
sulàto (B.-L.) ; sf. — Cuveau où l'on

(L.)

su¬

sup, sùpi,-o (G.) ; s. — Myope; v. lusc.
supausà, supousà ; v. — Supposer :
supousà-s, faire des suppositions.
Supousém que si, supposons que si, que
oui; que s'at supause, il le suppose; que
pot supausà-s'at, il peut (se) le supposer.
supausàble,-e ; adj. — Supposable.
supausiciou, supousicioû; sf. —
Supposition.
supendén. — V. suspendén.
supèrbamén ; adv. — Superbement,
superbe,-bi,-e ; adj. — Superbe,
supèrbie ; sf. — Superbe, orgueil. N.
de p. Superbie.
superbiemén ; adv. — Orgueilleuse¬
ment ; avec magnificence.
superbioùs,-e ; adj. — Orgueilleux,

on

—

C. sahuquè,

—

reau.

rine ;

lement.

sulhà.
sulhà-s

ensunàt.

sunquè (M'.-Big.).

rité.

—

—

(plante),

sumenéyo (B.-L. lltc-Big.). — C. cherninéje, cheminée.
sumi (B.-L.) ; v. — Suinter; v. chumà.
sune ; sùnio
(Big.) ; sf. — Bouderie ;
que lié la sune, il boude; v. mine, mus.
sunè,-re ; adj. et s. — Boudeur,-euse ;

;

sû, sùo, sien,-ne.

sujecioû

Suuiac

lenient.

Forme francisée de su-te.

—

■—

G.

superficialamén

v. — Se suicider,
suicidât,-ade,-ate ; s. — Suicidé,-e.
suicide ; sm. — Suicide,
suje. — Forme de souje, suie,

sùje, sùye ; sùjo, sùyo (Big. G.).

—

conduit de cheminée.

-euse,

suicidà-s ;

suite ; sf.

sm.

simbèu, symbole,
sumenegàl (B.-L.) ; sm. — Trou de
fumée
dans une cabane,
une
grange,

G. SOè.

sufertà ;

C

sumàc ;

Sulfate, vitriol,

sulfatère; sf. — Le sulfate, le sulfatage
en quantité.
sulfurìc,-ìque,-e; adj. — Sulfurique;
on dit aussi suljurén,-te.
sulfurisé; v. — Sulfurer.
sulfuroùs,-e; adj. — Sulfureux,-euse.
sultàn,-e; s. — Sultan,-e.

;

dit

généralement sursis.
supersticioû ; sf. — Superstition,
supersticioùs,-e ; adj.— Superstitieux,

-euse.

supersticiousamén

;

adv.

—

Supersli-

ticusement.

suplantà ; v. — Supplanter.
suplantadoù,-toù,-re; adj. et s. —
Supplantateur, -trice.
suplantacioû ; sf. — Supplantation.
supleà, supli; v. — Suppléer,
supleàn, supliàn,-te; adj. — Supplé¬
ant,-e.

supleance, supliance ; sf.

—

Supplé¬

—

Supplé¬

ance.

suplemén, suplimén;

sm.

ment.

suplementà ; v. — Supplémenter.
suplementàri ; adj. des a g. — Supplé¬
mentaire.

�543

SUPLEMENTARIMÉN

suplementarimén

adv.

;

—

mentairement.

Supplé.

supli ; v. — Suppléer; v. supleà; con¬
descendre, adhérer, contenter; dédomma¬
ger; remplacer; tenir lieu; fournir.
Que-m ba supli, il va me suppléer ; que
supléch en tout ço qui bòu, il l'ait complaisamment tout ce que (l'autre) désire ; il
le remplace ; que bas
supli à, lu vas sup¬
pléer à ; tu vas remplacer.
supliàn,-te; adj. — Suppli-ant. V.
supleàn.
suplicà ; v. — Supplier ; on dit aussi,
sous l'influence du fr.
suplià.
suplicacioû; sf. — Supplication.
suplicàn,-te ; adj. — Suppliant,-,e.
suplicàyre,-e ; adj. — Importun,-e
qui sont toujours à prier et à se plaindre.
suplice,-ci ; sm. — Supplice, tourmenl.
Lou maii mé qu'ey û suplici, mon mal
est un supplice
véritable,
suplicià ; v. — Supplicier,
suplide ; sf. — Suppléance ; chose don¬
née supplémentairement, fournie en
plus ;
dédommagement.
Ha la suplide, fournir ce qui
manque ;
que y a suplide de grâ, il y a du surplus- en
grain.
suplimén. — V. suplemén et dérivés,
suplique ; sf. — Supplique,
supòr, suspòr ; sin. — Support, appui,
soutien ; action de supporter, patience.
Que soy cougnit de gale e qu'ey û bèt
supòr ! .le suis rongé de gale et c'est une
chose bien désagréable à supporter (Yan
Palay).
supòt ; sm. — Suppôt.
Supòt dou diable, suppôt de Satan; usité
interj. comme juron.
supourtà ; v. — Supporter; supourtà-s,
se
supporter l'un l'autre.
supourtablamén ; adv. — Supportablement.

supourtablàs,-se ;
supportable, tolerable

adj.
en

Qui est
parlant d'une

aussi employé, notamment dans le
par¬
ler des villes; v. suber. On
trouvera, pour
la plupart des mots
portant le préfixe sur,
les équivalents
suber et sus.
csi

par

surbachà ;
baisser.
surbelhà ;

;

adj.

—

Supportable,

supourtacioû ; sf. — Tolérance (peu
usité).
supousà. — V. supausà et dérivés,
supousitòri ; sm. — Suppositoire,
supremacie ; sf. — Suprématie,
suprême,-mi,-e ; adj. — Suprême,
supremi, suprimà; v. — Supprimer,
supressioû; sf. — Suppression,
supurà ; v. — Suppurer,
supuracioû ; sf. — Suppuration,
suputà ; v. — Supputer,
suputacioû; sf. — Supputation,
suquebî. — C. chuquebî.
suquéte. — C. chuquéte.
sur; sm.
Bondon, gros bouchon de
—

fût.

sf.

Sœur

religion ; on dit
rarement so quand il s'agit d'une religieuse.
sur; prép. — Sur; la forme la plus usitée
est sus, mais, sous l'influence du fr., sur
sur

;

—

en

T.

—

v.

d'architecture,

sur¬

Surveiller,

—

surbelhàn,-te

adj. et

;

lant,-e.

surbelhance ; sf.

s.

Surveil¬

—

Surveillance.
adj. — Surveillant,-e,
qui surveille, observe; espion.
surbèlhe ; sf.
Surveille, avant-veille.
surbéll,-te.
Forme rare de serbén,-le.

surbelhàyre,-e

—

;

—

—

surbéngue, surbiéngue

;

v.

—

Sur¬

venir.

surbénte ; sf.

Survente.

—

surbibàn,-bén,-te
surbibe ;
surcòse ;

; s.

Survivant,-e.

—

Survivre,
v. — Surcuire,
surcoupa ; v. — T. de jeu, surcouper,
surcoupade, surcoupe; sf. — Action
v.

de surcouper
;

—

le coup lui-même.

surcoupàyre,-e
surcoupe ; sf.
surdemandà ;

au

surdén ; sm.
fém.

— Qui surcoupe,
Surcoupe,

; s.

—

v.

surdemande; sf
—

Surdemander,
Surdemande,
Surdent; se dit aussi
—

—

surdise, susdise;
v.

v.

Surenchérir;

—

suberdise.

surdisén, susdisén,-te

;

s.

—

Suren¬

chéri sseuiyeuse.

surditàt ; sf. — Surdité ; v. chourdè.
sureccità ou surexcité ; v. — Surex¬
citer.

sureccitacioû ; sf.

surencàri ;

v.

Surexcitation.

—

sureccitàble,-e ; adj.
sureminén,-te ; adj.

—
—

Surexcitable.
Suréminent,-e.

Surenchérir

—

; v.

sur-

fourçù, susdise.
sureslhebà ; v. — Surélever ; v. pujà.
sureslhebacioû ; sf. — Surélévation,

personne.

supourtàble,-e

v.

surbelhade ; sf. — Action de surveiller
;
soirée d'une surveille.

—

tolerable.

SÜRJAT

—

surestimà, susestimà;

v.

—

Sures¬

timer.

surestimacioû ; sf.

surfàce,-ci;

sf.

dessus, iéle.
surfî, suberfî,-ne
surfilà ;

v.

surfilàdje;
surflouri ;

Surestimation.
Surface; v. plâ,

—

—

;

adj.

—

Surfin,-e.

Surfiler,

—

sm.

—

Surfilage,

Surfleurir,
surflouride ; sf. — Action de surlleurir.
surforce ; sf. •— Surforce,
v.

—

surfourçà ; v. — Augmenter la force,
degré alcoolique; pousser une enchère,
surgue (lâ) ; sf. — Laine en suint,
sùri (Lav.). — C surje.
surhaussà, sushaussà; v. — Sur¬
élever; v. sureslhebà; surhausser; surhausle

sà-s,

se

surhausser.

surhaussàdje,-ssade ;

s.

surélever, de surhausser.
surjàt,-ade; adj. — Qui
qui a subi l'influence du suint

—

a

Action de
du suint;

; v.

surje.

�SURHËYT

SUSA

—

544

surhèyt,-e; adj. — Surfait,-e.
surje ; sùri ; si. — Suint ; surge.
sùrje,-e ; adj. — Oui n'est pas lessivé,
surje

;

v.

surlendoumâ ; sm.
—

surmesurà ;
surmesure

;

surmountà ;

— Surlendemain,
V. suslougà, surlouer,
v. — Mesurer en trop,
sf. — Surmesure,
v. — Surmonter ; suréle¬

ver.

surmountàble,-e

;

adj.

—

Surmonta-

ble.

surmountàdje,-tade

; s.

—

Surmonte-

ment.

surmulét; sm. — Surmulet (poisson).
Syn. barbahàu.
sùrnaturalisà ; v. — Surnaturaliser,
surnaturàu; adj. des a g. — Surnalurel,-le.
surnebà ; v. — Surneiger, neiger de
nouveau.

surnoùm.

—

V. subernoàm

plus usité,

surnoùmbre, susnoùmbre;

sm.

—

g.

—

Surnombre.

surnumeràri ;

adj. et

s.

des

2

Surnuméraire.

surnumerariàt ;

sm.

—

Surnuméra-

riat.

suròfre ; sm. — Suroffre,
suroufri ; v. — Suroffrir,

suròs;

sm.

—-

; v.

—

Replier; plier

en

des¬

sus.

surploùm ; sm. — Surplomb,
surploumbà ; v. — Surplomber,
surplùs ; sm. — Surplus, excédent; en
surplus, en excédent; v. suberpés.
surpousà ; v. — Poser au dessus,
surpoussà; v. — Pousser de plus, au-

un

surràdje,-ade

;

mettre

une

;

bouchon à la bouche.
s.

—

Action de bon¬

donner.

surrè ;

sm.
Chène-liège. Cf. courciè.
surréde; sf.
Surrède. N. de 1.
surrùp. — C. chourrùp et dérivés,
sursalà; v. — Trop saler,
sursis; sm. — Sursis,
sursitàri ; adj. et s. des 2 g. — Qui a
—

—

sursis ; «

sursitaire ».
v. — Surtaxer,
surtaxacioû ; sf. — Action de surtaxer,
surtaxe; sf. — Surtaxe,
surtout, sustout; adv.
Surtout,
principalement, par-dessus tout,
surtout; sm. -— Surtout,
sus; adv. et prép. — Sur; sur; dessus,
au-dessus ; préfixe de t. nombreux ; v. suber,
un

surtaxa;

—

sur.

Sus lou prat, sus l'aygue, sur le pré,
sur
l'eau; sus lou cop, sur le coup; que m'an
parlât sus du, on m'a parlé de toi, sur ton
compte; sus acò, sur ces entrefaites; sus
Voie, sur l'heure, le moment ; tourna sus
lous pas, revenir sur ses pas ; hidà-s sus lou
dit, se fier sur parole ; cop sus cop, coup sur
coup ; qu'at jùri sus lou me cap, je le jure
sur ma tête ; íì sus dus, un sur deux ; abé
la inà sus, avoir la main sur, avoir la direc¬
tion, la surveillance; être supérieur à, avoir
l'avantage sur ; està sus lou parti, être sur
le point de partir, sur le départ ; sus lou
tard, sur le tard ; qu'at préni sus jou, je
prends cela sur moi ; demourém sus la
hèyte, restons-en ià.
Loc. div.
Sus lou pic, sus pè, sur le
coup, sur l'heure; arribà sus lou pic de
micydie, arriver sur le coup de midi; sus
terre, en ce monde; qu'en y a de maluroàs
sus
terre, il en est de malheureux en ce
monde; aquiu sus, à ce sujet, là-dessus;
aqulu sus n'èm pas d'acòr, à ce sujet, sur
ce
point, nous ne sommes pas d'accord;
aqulu sus, adiusàt, sur ce, adieu; sus tout,
demoure segà, surtout, ne te laisses pas
ébranler; cap sus, sur le haut, vers le haut;
en
sus, de plus, en sus, par-dessus, en
haut ; v. là-sus.
Pour sus lou, sus lous contractés, v.

sòu.

dessus d'une autre pousse.

sf. — Surpousse,
surpréne, surpréngue, suspréne ;
Surprendre.
surprenén, susprenén,-te ; adj. —
surpousse ;

v.

Bondonner

—

—

Suros,

surpassé, suspassà ; v. — Surpasser,
dépasser.
surpassàble,-e ; adj. — Surpassable,
surpesà ; v. — Peser en sus; compter
au dessus du poids exact.

surplegà

v.

(sur) à un fût. D'un bavard insup¬
portable, on dit: qu'on ba calé surrà, il va
falloir lui mettre

surgue.

surjén ; sm. — Officier de santé ; chirur¬
gien ; v. surjiâ.
surjét; sm. — Surjet,
surjetà; v. — Surjeter.
surjetòt,-toû ; sm. — Petit surjet,
surji; v. — Surgir,
surjiâ; sm. — Chirurgien; v. surjén.
Le t. étant savant, il est souvent remplacé
par serujiâ, serujièn.
surjiarie, surjie, serujie ; sf. —
Chirurgie.
surlougà.

surrà ;
bonde

—

Surprenant,-e.

surprése, susprése; sf. — Surprise,
étonnement ; plaisir inattendu que l'on fait :
objet qui contient une chose inattendue,
surprouduccioû ; sf. — Surproduction,
surproudusi ; v. — Surproduire,
sur-que-tout. — V. subertout.

sus; sm.

—

Haut, le haut, le sommet;

l'étage, le dessus;

v.

dessus, soum, cim,

bec, haut, cap-sus.

Pujà ta sus, monter sur, versi le haut, à
l'étage; qu'ey en sus, il est sur le haut,
au

sommet.

Sus
pos.
sus,

entre

dans de

nombreuses loc.

alphabétique.
susà (Big. G. V.-B.).
vés.

pré-

et mots composés comme cap-sus, làetc., que l'on trouvera à leur rang
—

V. sudà et déri¬

�SUSA

545

susâ, susàn, susoû; sm. et adj. —
haut, le dessus ; supérieur par opposi¬
tion à jusou, le bus, l'inférieur ; le sud par
opposition au nord ; n'est guère usité que
pour situer les lieux : Ousse-Susùn (L.) ;
Ponson-Dessus (H.-P.) s'appelait autrefois
Le

susmautà ;
ner,

habitude de suer;

transpiration abondante,
Survivre. Ci. surbibe.
susbibén,-te ; s. — Survivant,-e.
suscargà ; v. — Surcharger,
susceptible,-e ; adj. — Susceptible; v.
suupic.
susbibe ;

v.

susceptibletàt,-tibilitàt ; sf.

—

sus-lou-cop, s'ou-cop ; adv.
coup, sur-le-champ, subitement ;

sus-cop,
—

v.

Sur le

susmià ;

nément.

suscribcioû ; sf.

—

— Surenchérir,
susdit,-e; adj. — Susdit,-e.
susdite ; sf. — Surenchère.
suserâ,-ne ou suzerâ ; s. — Suze¬
rain,-e.
suseranetàt; sf. — Suzeraineté,
suséte ; sf. — Suette ; nom d'une espèce

de pomme
v.

à

appelée aussi susine.

sÙsi,-o (B.-L.) ; adj. — Sale, crasseux;
Jour, crassoùs ; imprégné de suint,
sùsi (B.-L.) ; sm. — Le suint. Cf. sùrje.
susine.

—

suslhebà;

V. suséte.
v.

—

Soulever; suslhebà-s, se

soulever.

suslhebade ; sf. — Action de soulever,
d'exhausser; soulèvement.
suslhèbamén ; sm. — Soulèvement ; v.
susmaute.
■—
Levier; hausse, sys¬
soulever ; v. canlhèbe.
suslougà, surlougà; v. — Surlouer;

suslhèbe ; sf.
tème pour

sous-louer.

suslougà ;

sm.

—

Sous-location ; action

de surlouer.

suslougàdje; sm. — Sous-location,
susmàbe, susmautà ; v. — Soulever,
ébranler ; émouvoir ; exciter, agiter ; trou¬

soulèvement, une émeu¬
un sens plus accentué que

bler. provoquer un

te
Susmautà a
susmàbe. Cf. sousmàbe.

susmàc, — V. sousmàc.
susmàut,-e; s. — Soulèvement, agita¬
tion, trouble, émeute, querelle; v. arbaròt.
Tout lou pais qu'ey en susmaute, tout le
pays est en révolution, il est soulevé; que y
a susmaute au besî, on se querelle chez le
voisin.

Surmener,

—

C. surmountà.

Surnager ; v. baroulà.
susnàyo vLav.) ; sf. — Herbe qui reste
l'andain lorsqu'on fauche mal.
susnoumà.

—

—

C. subenioumà.

susnoumàt,-ade
mé,-e.
SUSOà (Az.) ; v.

adj.

;

—

Susnom¬

—

Obturer

avec

le

susoû.

susoû.
susoù

—

V. susâ.

(Big. G. V.-B.).

—

V. sudoù et

déi'ivés.

SUSOÛ (Az.) ; sm. — Bout de chiffon, de
charpie, étoupin, dont on bouche, obstrue
les fentes des récipients en bois.
SUSOUmbre ; sf. — Ombre humide ; le
renfermé, l'odeur du renfermé ; v. oumbre.

suspagà; surpagà; v. — Surpayer,
susparà ; v. — Soutenir, appuyer ; v.
emparà, aparà.

susparàyre,-e ; adj. et

s. —

Qui appuie,

soulient.

suspare ;
v.

susdise ; v.

—

susnadà ; v.

Suscription, adresse

de missive.

v.

susmountà.

souptamén.

Mourl sus-cop, mourir subitement; que
s'ey hèyt s'ou-cop, cela s'est fait instanta¬

—

dérivés.

Sus¬

rancœur

V. sousmés.
V. souméte, soumettre, et

—

—

ceptibilité.
suscipiàt. — Mot latin usité dans cette
expr. : perde lou suscipiàt, perdre la raison,
suscità ; v. — Susciter,
suscò ou sus-co ; sm. — Ressentiment,

v. — Soulever, révolution¬
l'agitation. Y. susmàbe.

semer

susmés.
susméte.

Powrùsou-susâ.
susàri (Big. G.). -— C. sudàri, suaire,
susarlère (Arm.) ; si'. — Grande sueur ;

SUSPOUNDA

—

sf.

—

Appui

;

étai

;

chantier

;

empare.

suspart, sus-part; si. — Partie éle¬
plus élevé; en suspart, au-dessus; la maysoû qu'ey en suspart dou caniî, la maison est au-dessusi de
la route; la sus-part dou cam, le haut du
champ; v. haut, soum.
suspassà. — C. surpassà.
suspèc, suspècte,-e; adj. — Sus¬
vée, qui est au-dessus,

pectée.

suspeccioû, suspicioû; sf.
cion,

—

Suspi¬

soupçon.

suspecté ; v. — Suspecter,
suspendén ; adj. et sm. — Accessoire;
qui supplée. Loc. adv. Per û suspendén,
en

attendant de ; accessoirement.

suspéne; v. —- Suspendre; suspéne-s,
se suspendre à.
suspéne, suspène (Arm.) ; sf. — Foie
de porc ; v. hidje.
suspéns ; adj. — Suspens; en suspéns;
loc. adv. : En suspens, dans l'incertitude
suspénse ; sf. — Suspense,
suspensioû ; sf. — Suspension,
suspensiu,-ibe ; adj. ■— Suspensif,-ive.
suspesà. — V. soupesa.
suspì, suspìt. — V. souspi, soupir, et
dérivés.

suspicioû. — V. suspeccioû.
susploùm; sm. — Surplomb; défaut
de ce qui penche.
susploumà; v. — Surplomber,
suspòrt ; sm. — Support ; on dit aussi
suport.

suspoùrro (Lav.) ; sf.— Courte-échelle ;
empouriques.
suspoundà,-tà; v. — Placer l'empoun,
enchanteler ; suspoundà-s, faire la courtev

échelle.

35

�SUSPOUNDE

suspounde

SUZOU

—

si'.

;

—

546

Cou Ire-poids ; com¬

pensation.

suspourtà.
suspourtà ;

V. supourtà plus usité,
Porter au-dessus, vers

—

v.

—

le haut.

;

v.

•—

Surprendre

;

v.

sur-

préne.
susprése ; sf. — Surprise ; biéne à la
suspréne, arriver à l'improviste,
sussà.

—

C. chucà.

sussâ,-àno (Lav.) ; adj. et s. — Qui
toujours, qui a la manie de sucer ;
parasite; v. suçoû, chucàyre.
sussòt,-e ; adj. — Suceur,-euse ; se dit
suce

des insectes.

sustànce,-ci ; sf. — Subsistance ; préne
sustànci, manger, se sustenter.
sustantà, sustentà; v. — Sustenter,
sustantà-se (Lav.) ; v. — Se tenir les
jambes raidies.
sustantibà (Lav.) ; v. — Soutenir la
vie.

sustaxà ;

v.

(Lav.)

si.

;

—

Canal de drai¬

susterrà ; v. — Porter de la terre audessus d'un champ ; ajouter de la terre ;
usité aussi

suspréne

surtout

sustèrlo
nage.

—

nir; susléngue-s, se soutenir,
se
prêter un appui mutuel.

Soute¬

v.

—

se

sustenter;

de enterrer.
de sosterrâ,

sens

Forme

—

sou¬

terrain.

susterràdje,-ade
terrà.
sustèt
slstou.
susti

(Gr.-L.)

(Lav.)

sustout.

;

; s.

Action de

—

sm.

sustié.

;

—

—

V. surtout.

—

—

Panier.

sus¬

Cf.

V. susténgue.

sustréje ; v. — Soustraire,
sutçà. — V. subçà.
sute ; sf.
Suite (vieux);

v.

seguide,

persute.

sutjèt.

V. sucjèt.

—

suturà ;

v.

—

suturàdje

;

Suturer,

sm.

—

Action de suturer;

points de suture.
suture ; sf.

Surtaxer,

susténgue, sustié,-ne;

au

susterrâ.

SU-U.

sùu

—

—

(Gr.-L.).

suzoû.

Suture.

V. sòu, sur le,

-—

—

Autre

C. séu, suif,
graphie de susoû.

�T ; consonne. — Se prononce toujours
fortement, quelle que soit sa position et
avec le son qui lui est
propre; t n'a donc
jamais le son de c devant i comme en fran¬
çais dans « nation, potion », etc. On ne
devra pas s'étonner, en
conséquence, si le
t étymologique ne ligure pas
dans notre
graphie quand il ne se prononce pas. Dans
les cas exceptionnels où, tout en restant
effacé dans certaines positions, il se pro¬
nonce dans d'autres, les liaisons,
par exem¬
ple, on a remarqué que t est inscrit à la
suite du mot entre parenthèses:
bin(t),
vingt, moun(i), mont, etc.
Le .i étymologique peut se conserver là où
la plupart des dialectes l'ont sonorisé en d
(ce fait a été déjà signalé au préambule de
la lettre D), notamment dans les parlers
d'Aspe et de Barétous. En divers autres
lieux béarnais: vallées d'Ossau, de l'Ousse.
Ribère de Nay, etc., on trouve souvent -nd
au lieu de -nt à l'intérieur des mots : candà,
chanter ; saudà, sauter, etc. ; inversement,
le d étymologique y est conservé dans
cuudè devenu ailleurs cau.ti, chaudron. A
un d
final correspond souvent un d dans
les
dérivés, lorsque la consonne y est
intcrvocalique ; ex.: blat, bladà, bladè, blé,
champ de blé, blatier; c'est là une parti¬
cularité commune à tous les parlers d'oc.
On a vu au préambule de la lettre H, que
celle-ci marque une mouillure des conson¬
nes
auxquelles elle se trouve attachée ; par
conséquent, la graphie th indique un t
mouillé, mais celui-ci a pu, suivant les
régions ou suivant les cas, aboutir soit à
un son
analogue à tch, soit à un i ordinai¬
re : thoyne
(ailleurs choyne) ; cànthou (ail¬
leurs càntou), que l'on prononce càntyou.
Entre deux voyelles, t et tt double sont
toujours distincts: platade, trattamén = trattamén.

t'

s'emploie

pour te devant une voyelle :
dàssis, que t'èy biste, etc. Appuyé
au mot qui le précède par un
trait d'union.
t, i°, tient lieu de l'article ét, des parlers de
montagne; 20, de te pronom complément:
lou mau qui-t das (pour qui te das) ; que-t
torres (pour que te torres) ; si-t saubes (pour
si te. saubes), etc.
ta; pron. poss. f. — Ta ; ta (nay, la so,
la mère, ta sœur ; v. tou.
nou

t'en

ta; prép. et conj. — Aphérèse de enta,
à, dans.
tâ, tan ; adv. — Tant ; on se sert de ta
quand il précède 1111 mot commençant par
pour,

jamais devant une voyelle;
bèt gouyàt, un si
beau garçon ; qu'ey tâ boû ! C'est si bon !
Qu'ai hè tan à l'ayse, il le fait si facilement.
Cette particularité s'observe moins dans le
Gers et les Landes que dans le Béarn et la
Bigorre.
Par aphérèse, tient lieu de autà, autan;
tâ plâ qu'at harèy, aussi bien le ferai-je ;
e
m'aydes ? Tâ plâ 1 M'aides-tu ? Aussi
bien, oui. V. tan(t).
tabâ ; tauâ (Big. V.-B. G.) ; tamàu
(Ml.-Big.) ; sm. — Taon (tabanus bovinus) ;
v. mouscàr, ter, mousque
tauque; en style
plaisant, personne qui parle du nez. Sobri¬
quet des gens d'Asté, d'Escots et d'Ourdon
(H.-P.).
tabàc.
V. loubàc plus usité,
tabàl (As.). — C. tabàr (1 et 3).
tabàlh,-e ; tauàlho (Big. G. Y.-B.Ì ; s.
Touaille; linge de table, nappe ou ser¬
viette; v. .tabalhoû; pan de chemise qui
sort de la culotte; par ext., lange.
Tabalhe de lî, nappe de lin ; pirde-s lou
tabàlh (ou la tabalhe), perdre sa chemise, cri
montrer un pan ; ha tabalhe, soulhà tabalhe,
festoyer à table :
Amigous de la tabalhe
E mey que mey dou boû jus,
Amis de la bonne chère et plus encore du
bon vin (Lamolère).
une

on

consonne,

dit

alors

tan; û tâ

-—

—

Drin de palhe
Per tabalhe,

Un peu de paille comme lange (vieux
Noël).
tabalhè,-re ; adj. — Riboteur,-euse,
amateur de bonne chère (style plaisant).
tabalhè,-re ; s. — Fabricant, mar¬
chandée de touailles, de gros linge. N. de p

Tabailhé.

tabalhère,-lhoère ; sf.
Les louailles,
linge de table.
tabalhét,-e,-lhòt,-lhoû,-lhote ; s. —
Tavaïolle ; petite touaille; essuie-mains, torchon ; v. eschugadé; tablier de cuisine; v.
dabantàu, pan, tabliè; pan de chemise.
La boune cousinère qu'a lou tabalhoà
—

le

�TABANFJA

TACADURE

—

pipàut, la bonne
maculé (die.).
tabanejà v.
les

comme

cuisinière
—

taons ;

Petit

—

labùr;
I'lé

tablier

son

taon ;

petite

remuante. N. de p.

Pou des bêtes

—

tique;

grosse

delette.

a

Bourdonner, bruire
gronder en remuant

(style plaisant).
tabanét,-e ; s.
personne grondante et
tabàr ; sm.

548

flg.,

au

gabàr,

; v.

personne ron¬

—

tambuùr.
tabàr

(G.) ; sm.
le niveau; v. nibèu

tabardà,-dejà ;

—

Règle

v.

—

prendre

pour

Battre

du

tam¬

bour; par ext., faire du tapage.
tabardàs ;

sm.

Gros tambour

—

fém. tabardasse.

tabarde ; sf.

personne

;

s.

—

Petit tambour ;

rondelette.

tabardilhoû ; sm.
Coup de sang
congestion cérébrale; dim. de tabardét,-e.
—

tabardis ;

sm.

—

Bruit

de

;

tambour ;

tapage.

tabernàyre.

Tenir

—

une

cabaret ; hanter les cabarets.

(As.) ; sm. — Veste de gros
drap (Esp., tabardo).
tabàs (Lav.) ; sm. — Pièce transversale
qui, dans un pont, joint, relie les poutres

qui vont d'une rive à l'autre

fermeture

;

d'une fontaine à mûrir le lait.
tabé ; tabén (G.) ; tabey (Bay. L.
Or.) ;
tabès (Big.) ; adv. — Aussi, également, de
:
en
même
conséquence, c'est pourquoi ;
aussi bien. V. autâ bé, autâ
plâ.
Et tabé, lui aussi;
que bebè e lous auts
tabé, il buvait et ies autres également; v.
medich ; qu'ère machàn e tabé nad nou
l'aymabe, il était méchant, aussi, «n consé¬
quence, personne ne l'aimait.

tabeJ.ioû ;

tablà ;

auberge,

v.

sm.

tabeliounà;

Tabellion,

—

v.

—

Faire,

remplir les

fonctions de tabellion (vieux).
tabèlo (Lav. G.) ; sf. — Tavelle de véhi¬
cule. V. tricadére, bilhoû. (Sup. II).

tabénques
sens élargi.

;

adv.

—

C. tabé,

taberaroû,-réto (B.-L.).
par métathèse.

—

roû,

tabernàcle ;

sm.

tabernade ; sf.

—

—

avec

un

C. tarabe-

—

—

Contenu d'une taver¬

sf

tablèu;
tabliè ;

sm.
sm.

—
—

minée ; v.

Tableau,
Tablier de pont, de che¬

dabantàu, pan, tabàlh.
tabloutét,-tòt ; sm.
Petit tableau,
tabòt, talabòt ; sm. —• Cale pour met¬
tre d'aplomb; au
lig., bout d'homme, ragot
(vieux). JNT. de p. Talabot.
tabourét; sm. — Tabouret. V. trubès,
souquét.
—

tabùc.

—

V. taiie.

Onom. d'un petit choc, lac :
battement du cœur, du pouls, etc. V. toc,
tic-tac.
—

tac (L.) ; sm. —
Espèce de farfadet des
pinèdes ; il se plait à imiter le bruit de la
hache des gémiers qui
produit une sorte de
sifflement; il habite (?), généralement,
autour

des fontaines. C'est

—

Grande

taverne ;
—

une

manière de

Protée, car il prend les formes les plus
diverses; si on le rencontre et qu'on le
prenne, il semble d'abord léger, mais peu
à peu, il épuise les forces et fait mourir
l'imprudent. V. trufandè.
tac(t) ; sm. — Tact; sagacité,
cac ; sm.
Caractère, façon, personna¬
lité. V. tec, .traque.
Qu'a gnàute tac que lou sou jray, il a un
tout autre caractère, un autre air
que son
—

frère.
tacà ; tatchà

(As.) ; v. — Tacher, souil¬
détériorer, salir; flétrir, déshonorer;
tacheter; tacà-s, se faire des taches, se

ler,

tacher,

se

tacheter.

tacade,-dure
un

;

sf.

—

vêtement,

en

général; tache d'une

Tache accidentelle

certaine étendue ; taches de

tacadé,-re,-dis,-se

auberge mal fréquentée.
tabernàyre,-e, tabernè,-re ; s.
Tavernier,-ère, cabarelier, aubergiste.
tabèrne ; sf.
Taverne, cabaret,
berge ; s'est dit aussi pour tavernier,
masc., lou tabèrne. N. de p. Taverne.
—

Forme francisée de tau-

—

léte, tablette.

sur

Tabernacle,

qui la remplit.

tabernasse ;

Tabler.

—

tabladure,-ture ; sf.
Tablature ;
préoccupation; da tablature, donner de la
tablature, causer de l'embarras, de l'ennui;
açò qu'en ey ue tablature I Voici une chose
bien compliquée, bien embarrassante !
table ; sf.
Table, index ; usité seule¬
ment pour désigner un
tableau, telle une
table
d'arithmétique ; v. tuule.

tac ; sm.

tabardoû

; ce

C.

-—

v.

tabernéte,-note ; sf. — Pauvre, petite
auberge.
tabinà,-de ; adj. — Qui est du taon.
Sobriquet des gens de Batsurguère (H.-P.).
tabès, tabey. — V. tabé.
ta biste ; adv.
Forme phonétique de
tan-blste, dès que, sitôt, aussitôt que.

—

; v.

tabardét,-dòt,-e

ne

un

;

tabléte ; sf.
; grosse

Femme qui a un gros
tajarde.
tabardè,-re ; s. — Batteur,-euse de tam¬
bour ; tapageur,-euse.
tabardejà. — C. tabardà.

ventre, obèse

petite

tabernejà

—

û

tabàr, repu comme un pou ;
redoàn coum û tabàr, rondelet comme un
pou. Au flg., quand on parle d'une femme
grosse, on dit tabarde; v. tajarde.
tabàr; sm.
Tambour; par anal., en
style plaisant, ventre, bedaine ; v. tambàr,
coum

personne ;

tabernè,-nét.

rousseur.

adj. — Qui se
tache facilement, qui «
prend » les taches ;
qui est susceptible de se tacher.
tacàdje, tacamén ; sm.
Les taches ;
;

—

action de tacher.
au¬
au

tacadoù,-re, tacàyre,-e; adj. et s.
; qui peut tacher ; tachant ,-e.

Qui tache

tacadure.

—

V. tacade.

—

�549

TACAGN

tacàgn,-e

adj.

;

et

s.

Taquin,-e,

—

contrariant; agaçant; le mot prend parfois
le sens péjor. et signifie alors contrariant
et méchant à la l'ois ; usité au sens de
avare. V.
taquî, chenitre.
Tacàgn coum û tabâ, taquin, agaçant
comme

taon.

un

taciturne,-e ; s. — Taciturne (Lit.). V.
premut, soàmbre, mounsoùr, tàcou.

tacòt, tàcou; sm.
charrue;

soupeau d'une
un taciturne.

tafalhâ ;

Taché,-e; qui est

—

Qu'ey tacàt d'û machàn

mau, il est atteint
d'une grave maladie,

mauvais

mal,
vice, d'une passion; /rut tacàt,

d'un vilain

fruit gâté,

pourri.
tacàyre,-e. — V. ,taca don.
tach (G.-M.) ; sm. — Banc de sable,

bourrelet de sable
—

bord de l'eau.

au

Bernadets

de Lias

et

û

coum

(H.-P.).

tach,

gras

comme

un

taisson ; v. touchin.
tach ;

tèch (Lav.) ;
arbre).
tachà, tachetà ; v.

sm.
—

—

Tf (taxus,

Garnir de taches,

de tachetés.

tachà;
héde, sa.jà.

v.

Tâcher, s'efforcer de;

—

taché, tatche, tachéte; sf.

clou

large tête plate,
sier, broquette.
à

Petit

coum

tache,

ui'

semence

petit

—

v.

Petit

de tapis¬

comme

une

broquette. très petit,

menu,-e.
V. tachà (1).

tachetà.
tachetade ; sf.
—

—

Garniture de taches.

tachetàdje ; sm. — Les taches; action
de planter des taches.
tachetàyre,-e ; s. — Cloutier,-ère ; mar¬
chand.-e de clous; v. clabetoù.
V. tache, petite tache.
tachéte.
Fabricant, marchand
tacheté; sm.
—

—

de taches. Sohriciuet des gens de Sarrance.

tachetote
Toute

;-toùgno

(H.-.A);

sf.

—

petite tachéte.

tachoade ; sf.

—

Portée, bande de blai¬

reaux.

tachoàt; sm. — Jeune blaireau,
tachoàyre, tachoè; sm. — Chasseur
de blaireaux. N. de p. Tachoè.
tachoè,-re; adj. — Qui est du tachoû ;
paJs tachoè, pays où il y a des blaireaux.
tachoére ; sf. — Trou, repaire de blai¬
reau; par anal.,cahute. N. de 1. et de p.
Tachoire.

tàchou.

V. tach

tacit,-ite,-e
tacitamén

:

;

(a1).
adj. — Tacite,

adv.

—

Tacitement.

aux

habits

veut encore faire
désigne ironique¬
de mous de Tafa-

parfois sous le nom
Ihes, monsieur de Tafailles.

ment

(Big.)

;

sf.

-—

Grosse don-

don. Cf. tabarde. V. tafarde.

Les tafalhâs; jactance
tafalharie; sf.
râpé, de vieux beau.
tafalhè,-re; s.
Jactance; propension
—

de

—

ridicule à faire le beau.

tafanàri; tapanàri (G.); sm. — Fes¬
sier, derrière en style plaisant ; v. paternes.
tafàr,-re ; adj. — Fessu,-e; replet, gros,
du ventre et des fesses.

tafarde; sf. — Fiarde, grosse bouteille;
par anal., grosse dondon ; v. tafalhàrdo.
tafardéte,-dote ; sf. — Petite tafarde;
petite boulotte.
tafatà, tafetà; sm. — Taffetas,
tafe ; sf. — Fesse. Cf. patèrne.
tagn (Lav.). — C. 'tan, tan à tanner,
tàgne ; v. — Toucher ; appartenir par le
sang, la race; concerner; tàgne-s, se tou¬
cher par la parenté ; revenir à.
Que-s tàgnen per la may, ils sont parents
par la mère ; lous dus cams que soun
tagnéns, les deux champs se touchent;
qu'ou se tagn plâ, cela lui revient juste¬
ment, c'est bien fait ! Il ne l'a pas volé !
N'ey pas à qui-u. se tagn qui bien tonstém
lou boû, ce n'est pas à qui la chose revient
qu'elle échoit toujours (Yan Palay) ; tagnémse plus que de besîs, soyons unis, attachés
(les uns aux autres) plus qu'en qualité de
voisina (Navarrot).
tagnén,-te ; adj. — Proche; touchant,
limitrophe.
Qu'èm tagnéns de cases, nous sommes
voisins, nos biens se touchent.
tagnén,-te ; s. — Parent éloigné,
tagnénee ; sf. — Parenté ; contiguïté ;
qui concerne.
tahét,-e ; adj. — Ragot,-e, court et gros ;
v. mategòt, raboulét. N. de p. Tahet.
tahinà ; talinà (G.) ; v. — Impatienter,
agacer ; attendre avec impatience, languir
dans l'attente; tahinà-se, s'impatienter, se
faire du mauvais sang; lambiner, traîner,
tahùc.
tahùr.

—

—

tahùr,-e
—

Taquet, calle ;
fig., un empoté,

Homme

—

; vieux garçon qui
le beau. « crâner ». On le

-se

tach, tàchou, tachoû, techoû; sm
Taisson, blaireau. Sobriquet des gens de
Gras

sm.

râpés

tafalhàrdo

adj.

touché d'une affection, d'un mal, d'un vice.
d'un

—

au

Que hès aqulu coum û tàcou ? Que faislà, comme un morceau de bois ?
tacote; tacoùgno (H.-A.) ; sf. — Peti
te tache, moucheture.
tacticiâ,-ane ; s. — Tacticien,-ne ; par
anal., combineur,-euse.
tactique; sf. •— Tactique, combinaison,

le tacau.

;

TAHURA

tu

tacagnà ; v. — Contrarier, agacer.
tacagnàs,-se ; s. — Gros tacàgn,-e.
tacagnàyre. ■— V. tacagnè (2).
tacagnè,-gnerie,-gnère ; s. — Taqui¬
nerie contrariante; état de tacàgn.
tacagnè,-re. — C. tacàgn,-e avec un
sens
atténué ; iacagnàyre,-e, qui ont un
sens analogue, sont rarement
employés.
Dim., tacagnét,-gnòt.
tacàr (G.-M.) ; sm. — Merlan vulgaire,
tacàt,-ade

—

cheur. Cf.

tahurà;
guer;

V. taiie.

Corrup. de cahùr.
Fripon,-ne, coquin, tri¬

; s.

avec

v.

—

hurt.

—

Friponner, tricher; intri¬

fureter, fouiller.

�TAHURÈ

TALÉN

—

tahurè,-re

;

s.

-—

550

Friponneau

futée. Dim. .tahurelòt,-e.
tahurét,-e. — Petit
-cuse,

;

petite

mé, Talamas.

fripon; fureteur,

indiscret,

tahurét.
V. taiirét.
tahuréte ; sf. — Tricherie

jeu ; mai¬
baraque où l'on joue.
tahurquejà ; v. — Tracasser, agacer ;
fureter, remuer, farfouiller; tahurquejà-s,
se taquiner, s'asticoter ; v.
lacagnà.
au

son,

talà ; v. — Taller ; v. matà, latà.
talà; sm.
Manière de taller,
talà; v.
Léser, duper, faire tort;
talà-s, se léser ; a été usité au sens de dévas¬
ter, faire du dégât et aussi de couper,
taler, cotir, séparer, diviser; ço que l'arriu
talc, ce que le cours d'eau sépare (les
terres) ; ce qu'il ronge, dévaste.
talabàr (Big. G.) ; sm, ■— Tintamarre :
v.
tarabàst, batsarre; trabatà.
talabàr, -bère, -bêle, tarabèle, -re,
barrabère ; s. — Piquet, poteau ; v. estipe; système composé d'un collier en bois,
ordinairement, et d'un bâton transversal
que l'on suspend au cou d'une bête, généra¬
lement un porc, pour l'empêcher de traver¬
ser les clôtures du
pâturage; quand il s'agit
d'un bovin, le talabàr se
compose aussi,
parfois, d'une planchette posée sur le front
et qui lui cache la vue
environnante; pour
l'empêcher de courir, une barre assez grosse
qui lui passe entre les jambes de devant,
est, suspendue au collier
(eanaule). Autre¬
fois, le talabàr était une sorte de bouclier
(vieux fr., lalevar).
—

—

le bâton,

—

Tapager.

; s. — Petit talabàr;
la barre du système; par anal.,

petit homme, bout d'homme plus gros que
grand ; v. mategàt.
talabè,-re (Mfc.) ; s. — Couvreur de
toits de chaume; v. palliasse; femme de
couvreur. N. de
p. Talaver, Talabère.
talabén ; sm.
Versant abrupt d'un
coleau. d'une montagne, d'un
précipice; le
précipice même. En B.-L., partie du galetas
—

entre le

et la

mur

talabenà ;
me, du glui.

v.

base du toit.

—

Couvrir

avec

du chau¬

talabéno (Lav.) ; sf.
en

chaume: hè à

ras

— Chii, couverture
talabénos, jouer à la

courte-paiUe.
talabère; sf.
Piquet qui soutient
barrière; pied-droit; v. estipe, ta,lot.
—

de p.

une

N.

; v.
—

talade ; sf. — Action de taller,
taladéro (M'.-Big.). — Forme de ate-

ladére, atteloire.

talàdje;

sm.

talamà

v.

;

Tallage.

—

—

S'entremettre pour faire

mariage.
talamà,-mè; s.
Entremetteur
un mariage: v.
trassiàn, perròs;

un

—

faire

d'honneur dans

commissaire

de

la

une

noce,

qui

pour
gar¬

sorte

de

s'occupe de
régler le cortège, d'engager les musiciens.
noee

—

C.

adv.

Talamer, Thala-

Faire le talamà.

talàdje.
Tellement, de telle

—

sorte, si bien.

talamère; sf. — Cavalière de talar/lè;
invitée de la noce qui accompagne en pre¬
mier la mariée ; v. dounséle.
talàmus ; sm. — Gros registre de déli¬
bérations autrefois; aujourd'hui, désigne,
sur le mode
plaisant, un gros bouquin, 1111

antiphonaire de lutrin, par exemple.
talaraque. — Forme défectueuse de
tclaraque. toile d'araignée, et qui se repro¬
duit dans les dérivés.

talasàt,-ade ; adj. — Dupé,-e, trompé;
endommagé. N. de 1. et de p. Talazat, Talazac. V. talà
(2).
talaspì,-pìc ; sm. — Thlaspi (iberis pinnota, plante).
talàt, taie ; s. — Dommage, préjudice
(vieux).
talày,-e. — V. talayàyre, plus usité ;
guetteur,-euse. N. de p.
talày (H.-A.) ; adv. — Dès que, aussitôt;
talày qui-m beyoù, dès qu'il me vit; v.
talè.u.

talayà ; v. — Guetter; épier, regarder à
la dérobée ; talayà-s, se lorgner ; se
regarder
« dans le blanc des
yeux ». Le t., qui était
usité

partout

d'un

usage

autrefois,

n'est plus guère
aujourd'hui qu'en
l'Astarac; v. sourelhà,

courant

H.-B., le Rustan,
espià, gay-tà, atalayà.
talayade ; sf. — Coup d'œil à la déro¬
bée.

talayàyre,-e

; adj. et s. — Qui guette,
poursuivant amoureux.
talaye, atalaye ; sf. — Guette, tour de
guet ; promontoire avec belvédère. N. de 1.
talayét ; sm. — Coup d'-œil furtif.
talc ; sm. — Talc.
taie; sf. — Tort, dommage, préjudice;
v. talàt: dévastation,
dégât (vieux).
taledé,-re ; adj. — Dommageable; qui
peut être endommagé; tocs taledés, lieux
sujets à dommage; hià la bèstie s'ou taledé,
tuer la bête sur le lieu, la place qu'elle a
endommagés.
talén : sm.
Talent, don naturel ou
supériorité acquise.
talén ; sm.
Talent, ancienne monnaie,
talén; sm. —• Désir, envie; appétit,
besoin ; v. embéjo, hàmi, mau-talén.
Qu'èv û talén dou diable, j'ai un appétit
terrible, grand faim ; aquét frut que du
talén, ce fruit fait envie; ce fruit est appé¬
tissant : quand la main démange de giffler
quelqu'un on dit: qil'èy û hort talén à la
mû; b'èy gran talén d'ahrarà-u quauque
came, j'ai grande envie de lui raccourcir
une
jambe ! ÍFondeville) ; tas machèrcs
aue-m hèn talén. tes joues aiguisent mon
désir; esià de talén. être gourmand, avoir

lorgne

;

—

—

talabôt,-e ; s. — Dupeur,-euse ; ligne de
partage (vieux). C. iabòt. N. de p.

çon

talamejà
talamén.
talamén ;

—

talabardejà ; v.
talabardòt,-doû

V. dounzeloû. N. de p.

etc.

bon

appétit.

�TALÈN

551
talèn

(mau)

;

s.

désir, mauvais vouloir

et adj. — Mauvais
; envieux, personne

de mauvaise volonté. N. de p.

talentoÙs,-e

adj.

;

—

Mautalen.
Désireux,-euse,

envieux.

talentousamén ; adv.

—
Avec envie.
talentousàs,-se ; adj. — Très envieux,
-euse; subs., grand désir, envie très forte.
talentuoùs,-e ; adj. —Talentueux,-euse.
talentuousamén ; adv. — Avec du

talent.

talèu, ta-lèu.

—

Pour autâlèu, aussitôt,

par aphérèse; sitôt. Y. ta (2).
Talèu qui l'èy bist, aussitôt,

je l'ai

sitôt, dès

que

taleyà (Salies) ; v. — Tendre des rets,
un
piège.
taléye, talèye (Salies) ; sf. — Filet pour
la chasse ; piège.
Téne

taléyes, tendre les rets ; qu'ey
taléye, il est tombé dans un
pante, hialàt.

las

c.adàt

en

piège

; v.

ue

taleyè,-re; s.
qui tend un piège
talh,-e

; s.

—

—

Chasseur

aux

filets;

trompeur,-euse.
Taille, ancien impôt,
Taillant, fil d'une lame;
;

talh ; sm. —
taillade, coupure; v.

talhade; taille, maniè¬
chose ; morceau taillé
dans, retaille; droit de coupe dans les bois;
autrefois, aussi, rôle d'impositions, compte.
re

dont

on

coupe une

V. talhùc, tros.
Fî de
fin ; lou

talh, fin de taillant, qui a le fil très
talh de la haus, le fil de la faucille ;
ha lou talh, aiguiser une lame ; légne de
hoû talh, bois de bonne coupe ; talh biràt,
tranchant rebouché; béne per talhs, vendre

tranches, par tailles ; pèyre de talh,
pierre de taille; àrbe de talh, arbre à cou¬
per, à émonder.
par

Loc. div.
fin d'esprit ;

—

juste
dit;

; d'une
n'a pas

Fî de

de

bèt.

talh, avisé, rusé, très
talh, à peine, tout

personne

bonne langue on

lou talh biràt, ou esmoueh; à
talh biràt, à tour de bras ; que trucabe a
talh biràt, il frappait à tour de bras, à coups
redoublés; hicà-s au. talh, se mettre au tra¬
vail, se placer face à, à pied d'œuvre ; à
■talh, à point, au bon moment; tout que
Varri.be à talh, tout lui vient à point, com¬
me il le désire; tout à talh, tout de suite;
à talh, à tranchée ouverte.

talhà ; v. — Tailler, trancher, couper,
séparer, diviser ; hongrer un cheval ; t. de
jeu de cartes; v. coupa, trencà, poudà,
crestà; autrefois, imposer la taille; allouer
la (aille.
talhà ; sm.

sur

Manière de tailler.
talhàble,-e, talhadé.-re; adj. — Taillable. qui peut être taillé, coupé,-e.
tàlha-coulàt,-làda (Az.) ; adj. — Qui
—

fendu,-e
talhade; sf.

est taillé,

en

biseau.

Taillade,

inci¬
étroit, col
entre deux hauteurs, deux rochers; éclaircie, passage pratiqués dans un bois ; coupe
de mort-bois ; bois, taillis qui commence à
repousser. N. de 1. et de p. Taillade, T.aùiiIhade, las tailhades.
—

sion, entaille;

tranchée,

talhadé,-re ; adj. — Qui peut, doit être
taillé, coupé,-e; v. talhàble.
talhadé,-re; s. — Tailloir, tranchoir,
hachoir ; v. hachudére.
talhadoù ; sm. — Autrefois, tailleur de
monnaies; dans le G., laiche, souchel,
plante à lames tranchantes ; c. talhàyre.
Très ou quoàte milo naïados
Courounàdos de .talhadoù.
Trois ou quatre mille naïades
de laiche (Daslros).

talhadure ;
retaille ;

vu.

coupure,

passage

TALHÈ

—

sf.
de

action

couronnées

Taillade,
tailler, de

—

coupure,
couper la

vigne ; v. poudà.
talhàn,-te. — C. talh; arête mince de
rocher, crête de montagne.

talhàn,-te; adj.
pant, taillant.
talhandè,-diè

—

; sm.

Tranchant,-e,
—

cou¬

Taillandier,

talhanderie ; sf. — Taillanderie,
talharoû.
C. talh, tranchant,
talhasoû ; sf. — Taillade ; gerçure
—

de la
picoû, talhadure.
talhasoûs (M4.) ; talhassoûs (As.) ; sf.
pl. — Tranchées vives; douleurs de l'enfan¬
tement, épreintes ; angoisse, grande anxiété ;
peau; v.

affliction, douleur vives..
engoéch, m,aus.

talhàyre,-e

; s.

•—

V.

espremesoûs,

Qui tranche,

coupe,

taille ;

tailleur de vignes. N. de p.
talh-birà ; v. — Reboucher, émousser
un tranchant, le fi! d'une lame; v.
talh;
talh-birà-s, se reboucher; au fig., changer
d'idée, se retourner, se dédire.
talh-birade ; sf. — Action de se rebou¬
cher ; changement d'idée, d'humeur.
talhe ; sf. — Taille, coupe, incision, cou¬
pure; stature du corps, ceinture, torse;
dimensions d'un objet quelconque ; façon
donnée à

pierre, à une verrerie ; t. de
entaille, coupe d'un bois; taille
pour tenir le compte du pain que l'on
prend à crédit; v. merque; ancien impôt;
usité encore en certains lieux pour désigner
la contribution foncière ; v. empousicioû.
Pèyre de talhe, pierre de taille ; està hort
de talhe, avoir un torse puissant; gran de
talhe, de grande taille, de haute stature ;
pagà la talhe, payer l'impôt.
Loc. div.
Talhe d'arroumigue, taille de
une

graveur;

—

fourmi,

très

mince;

està,

de

talhe,

être

d'importance; pecàt de talhe, gros péché;
l'ahà qu'ey de talhe, l'affaire est d'impor¬
tance ; qu'ey de talhe à-t supourtà, il est de
taille à supporter (le coup) ; qu'ey de talhe
■ta respoùne, il est capable de bien répondre,
riposler; beroy prés de talhe, de taille bien
prise; passà la talhe, dépasser la mesure;
aquéste que passe de talhe, celle-ci (histoire)
passe la mesure, elle est un peu forte ;
qu'ou passe de talhe, il est plus grand (que
l'autre) ; anà crubà 'rà talho. aller recouvrer
la taille (Lav.), en style plaisant, aller se
promener.

talhè ;

(vieux)

; v.

Collecteur d'impôts
—
talhùr. N. de p. Tailhé.

sm.

�TALHÈ

—

talhè ;

sm.

de

arête

TALOUCHADE

552

Tranchée de cultivateur ;
coupure
entre
deux

—

rocher;

rochers.
talhe-bén ;

sm.

—

Coupe-vent

goéland

;

brun.

talhe-courbàt (M®.)
taillé

;

sm.

Qui est

—

biseau. Cf. tàlha-coulât.

en

talhe-founs; sm. — Doloire.
Outil de taillandier;
talhe-hèr; sm.
taillandier. N. de p. Taille fer
talhe-lésque ; sf ■— Couteau-tranchoir,
talhe-pâ ; sm. — Surnom de l'index;
—

.

dit.

v

talhère ; sf.
talhéte ; sf.

—

Action de tailler,

—

Petite taille; pelit

talhiu

(Lav.) ; sm. — Ce qui a été coupé
pièce d'étoffe ; coupon,
talhòt ; sm. — Retaille; v. talhoû.
talhote ; sf. — Très petite taille, maigre
une

stature.

talhoû, talhùc; sm. — Morceau, tran¬
che, rouelle; partie qu'on a coupée, por¬
tion ; v. tros.
Talhùc de car, morceau, tranche de vian¬

de ;

ha

talhùcs, couper en morceaux,
en
pièces et morceaux ;
berny talhùc de drolle, beau brin de fille.
Que creouy que y'èras tu,
Beroy talhùc de maynadougna,
Je crus bien que c'était toi, joli brin de
fillette (M. Camelat). En Lav., on
appelle
talhoû d'et cot, la pomme d'Adam.
talhucà ; v. -— Couper en morceaux,
déchiqueter, briser, trancher en petits mor¬
ceaux ;
plus spécialement, dépecer le porc
casser,

en

mettre

talhucade ;

sf.

—

Action

de

couper;
ext., mas¬

quantité coupée, tranchée; par
sacre. mise en pièces et morceaux.
talhucadé,-re ; s. ■— Tranchoir ; cou¬
peret. hachoir. Cf. talhadé.
talhucadé,-re ; adj. — Qui peut être
coupé, tranché,-e.

talhucàdje ; sm. — Action de talhucà;
qui est coupé, tranché, mis on mor¬

ceaux.

talhucàs ;
ceau

mal

sm.

coupé

grossièrement,

Vilain morceau,

—

; v.

talhucassejà

; v

en

mor¬

talhùcou.
— Mal couper, couper
parlant des aliments

surtout.

talhucàyre,-e
tranche, divise

;

en

ad.j.
petits

talhucòt,-quét,-coû;
morceau:

ha

—

Qui

coupe,

morceaux.
sm.

lou

petits morceaux,
talhùcou; sm.
v.

—

traîner

v.

—

Tout petit

falhncoû, manger
par miettes (Salies).
—

Morceau

talhucàs. /ros.

épais,

man¬

—

dit aussi taloàt

au

masc.

taloà, talounà ; v.
Faire le talon à
des bas, des chaussures; v. estaloà; talon¬
ner, presser avec le talon; frapper du talon.
taloade ; sf.
Coup de talon, coup
reçu au talon ; meurtrissure du talon ; au
fig., mauvaise plaisanterie.
taloàdje ; sm. — La partie du talon;
—

les talons.

talòch

(Lav.) ; sm. — Sarrasin, blé noir.
Syn. milh-moùrou, mourèu, pabiàt.
talòch (Big. G.); talòs; sm.
Lom¬
bric, gros ver de terre ; pique-talòs, ouvrier
de terre, en style plaisant.
taloche; sf.
Taloche; v. couhàt.
taloère ; sf.
Talonnière de chaussure,
de sabot; piétin, maladie.
talore; sf. — Altération de tard ore,
heure tardive, avancée de la nuit, heure
—

-—

—

indue.
Tournà

à

talore.

rentrer tard; qu'èren
heure avancée de la nuit.
talore.
Contract. phonétique de 1aen-l'ore, tanlore, tantôt, tout-à-l'heure.
talòs.
C. talòch; en certains 1., aussi,
imbécile; v. taròs, pic; souche, chicot,
morceau
de bois; tricot,
gros bâton; v.

talores, c'était

une

—

—

par

gros;

talhuquét ; sm. — Indemnité accordée
aux
députés des trois Ordres sié¬

autrefois

Autrefois,

collecteur

d'hui, désigne

talòsso

(Big. G.) ; sf. — Gros talòs.
talòt; sm.
Appui, poteau; v. talabère;
socle; au fier., compagnon, un poteau en fr.
pop. Dans l'expr. tiéne de talòt, tenir com¬
pagnie : v. tole. Autrefois, a désigné une
sorte de bouclier; en certains 1.,
billot,
gros tricot ; v. taloussè, talòs.
taloû ; sm.
Talon; v. caucàqn; crosseltc. morceau de vieux bois qu'on laisse
en taillant un arbre, un
cep ; partie d'une
faux qui sert à fixer la lame au manche ;
—

—

dernier
t.

de

la

taille:

: sm.

—

aujour¬

généralement un tailleur
d'habits: le tailleur de pierre est appelé
pevrè: v. sàrtou. !Y. de p. Tailheurc.
talhurgue ; sf. — Femme de talhùrc.

d'une

morceau

reste: reste d'un

chose

entamée,

jeu de cartes, d'un enjeu

;

technique.

Loc. div.
le talon
faire le fier

près

;

Ha petà lou taloû, faire son¬
le sol ; marcher rondement ;
està sus lous taloûs. suivre de

—

ner

sur

:

marches

nou-m

uns

s'ous laloûs,

ne

m'ennuie pas ou bien il t'en cuira; amuchà
ions taloûs, montrer les talons, fuir; ahé.

l'estoumàc

aus

taloûs. avoir très faim

:

abé

bouts

ue

geant aux Etats de Bénrn.
talhùr, talhùrc; talhure (X.)

;

dragore, brèu.
Tallez (l'abbé Paul). — Poète chan¬
sonnier Gascon, né à Estang (i846-ig3o).
taloà,-ade ; s.
Trace d'un talon; on

talòt.

gras.

ce

C. balin-balan.
talinà (G.) ; v. — Lambiner,
peut être corrup. de traynà ?
talioû ; sm. — Talion,
talismàll ; sm. — Talisman ;

—

cou¬

peret.
dans

talin-talàn.

voix

qui puie dous taloûs. avoir line
profonde, très grave : quand on manse

peu. on

dit

l'esprit,

aus

:

nou

t'anerà pas aus taloûs; abé

taloûs, être

un niais ; abé lous
oélhs ans talons, ne pas savoir regarder.
talouchà (Lav.) ; v. — Champ de sarra¬

sin.

talouchà

:

v.

—

talouchade ; sf.
ches.

Donner des taloches,
—

Succession de lalo-

�553

TALOUNA

talounà ; v.

Talonner;

—

v.

taloà; tri-

gauder, tromper.
— Pantalonnade, bévue,
méprise ; acte de lourdaud ; trigauderie.
talounàdje. — C. taloàdje.
talounàyrè,-e ; s.
Qui fait des talons,
des talonnières ; mauvais plaisant, gros far¬
ceur ;
trigaud.
talounejà ; v. — Frapper du talon ;
faire le lier ; dire de grosses plaisanteries ;
se
moquer, brimer ; v. talounà.
talounét,-nòt ; sm. — Petit talon ;
—

talonnière d'un bas.

talounéte; sf.
Talonnette; bande
l'on met au fond d'une jambe
pantalon.
taloussè,-re ; s.
Qui coupe, vend des
talòs, des talòts; sobriquet des gens d'Aren
(B.-P.).
taloussèro (Lav.) ; sf. — Trou de taupe ;
—

d'ctoffe que

de

—

état de talòs, imbécillité.
; sm.

Talus;

—

v. mue,

tan¬

atalusà;

v.

—

Taluter;

talusser.

talusade,-tade ; s.
Suite, réunion
de plusieurs talus ; action de talusser.
talusàdje ; sm. — Talutage.
tamargàda (Az.) ; sf. — Pluie inter¬
—

mittente.

tamarî,-rîs; tambarî (G.-M.)
gallica, plante).

; sm.

—

Tamaris (tamaris
tamarisse ;

sf.

—

Plantation de tama¬

ris ; v.

tambarinàdje.
tamàs (Az.) ; adv. — Non plus,
tamàsclo (G.) ; sf. — Tranche de terre
herbeuse, gazon née ; v. tasque, tap.
tamasgàdo (Lav.) ; sf. — Pluie inter¬
mittente.

tamàsta

que (Az.) ; loc. adv. — Au
plutôt que (vieux).
tamàli (Lav.) ; sm. — Taon. Cf. tabâ.
tambalà (Arm.). ■— V. tambalejà plus

lieu de,

usité.
tambalade.

V.

—

iambalejade

plus

usité.

tambalàt

(L.) ; sm. — Secousse plus
brève et plus forte que la tambalade.
tambalejà, trambalejà (L.) ; tambarià (Bas-Arm.) ; v. — Secouer forte¬
ment; tanguer de droite et de gauche; par
cxt., aller de ça de là, transporter d'un
côté et de. l'autre; v. trimbalejà.
tambalejade; tambaride, trambalejade; sf. — Action de tambalejà, sccousse.

tiinefa^re.

tambalejàyre
personne
courir de

;

droite

Qui secoue :
la manie de
de gauche, de tout

adj. et
qui

remuante,

et

s.
a

—

trncassier,-ère.
tambalét,-e ; s.
Petit homme, petite
personne remuants, vifs.
tambàr, tabàr; sm. — Autrefois,
crécelle, instrument du crieur public, qui
remuer :

—

fut

remplacé

même

:

v.

par

le tambour

;

le crieur lui-

tambour; uquéte.

tambarejà,-rrejà ; v. — Faire du
avec la crécelle, le tambour; v. tam-

bruit

avec

le tombareu.

tambarèu,-bourèu,

toumbarèu,-rò,

-ròu ; sm. — Tombereau, chariot agricole
à deux roues; v. bialòs, bros, carrét.

tambaroulejà
le

Transporter
charroyer.

; v.

tombereau; par

avec

•—

ex.,

tambarî.
G. tambour),, tapager.
tambarî (G.-M.). — V. tamarî.
tambarià.
V. tambalejà et suivants.
—

—

tambaride( Bas-Arm.). — C. tambale¬
jade.
tambariè,-re (Bas-Arm.) ; s. — Tracassier,-ère, personne qui ne tient pas en
place, qui a besoin de tout remuer,
tambarò.
V. toumbarèu.
tamboulhà ; v. — Faire de mauvaise et
—

grosse

cuisine

; t. pop.

tamboulhade ; sf.

gue.

talusà,-tà,

faire du train,
gronder; v. tambarî.
tambarejà ; v. — Rouler, transporter
par ext., mener,

du tapage,

talounade ; sf.

talù, talùs

bourrejà;

TAMBOURINADE

—

—

Bâfrée.

tamboulhàyre,-e ; adj. et s. — Gargotier,-ère, mauvais cuisinier; personne peu
délicate de bouche, grosse mangeuse.
tamboulhe ; sf. — Grosse cuisine, gar¬
gote copieuse, ratatouille.
tamboulhe ; s. des 2 g. — Personne

obèse, épaisse de formes, un « pot-à-tabac » ;
t.
pop. ; s'applique aussi à un enfant ragot,
replet, ventru. Dim. tamboulhét,-e.
tamboùr ; sm.
Tambour; homme
qui bat la caisse ; machine cylindrique ;
partie d'un porche ; cerceau sur lequel on
—

brode ; au fig., personne rondelette, ven¬
true. N. de chien. V. tabàr, tambàr; en

style famil., le ventre, le fessier parfois.
Trucà, bâte lou tamboùr, battre le tam¬
bour; tambour de bile, tambour public,
crieur public ; crebà lou tamboùr, crever le
tambour, faire grand bruit ; crever le ven¬
tre ; ù truque tamboùr, à truc de tamboùr,
tambour battant, rondement; sens tamboùr
ni troumpéte, sans tambour ni trompette,
sans bruit ; à truc de tamboùr,
à son de
tambour; à grand bruit,
tambourèu.
Y. tambarèu.
tambourî ; sm. — Tambourin;
—

tambourin est

une

posé d'une caisse

sorte de

tympanon

notre
com¬

laquelle on a
tendu six cordes que l'on frappe avec une
boguette pour accompagner la bistanflute ;
v.
ce
m.
En Gascogne, le tambourî est
appelé toum-toum.
Tambourî pagàt d'abance que hè toustém
machàn sou, tambourin (ou tambourinaire),
payé d'avance, rend toujours un son défec¬
tueux (die.), besogne payée d'avance ne
donne pas satisfaction.
tambourî ;
mouvement ;

v.

sonore sur

—

tapager

Remuer,
;

v.

se

donner du

tambarejà. tam¬

barî.
tambourià
tam

(Hte-Big.).

—

Forme

de

bourrejà.

tambouriné ; v. — .Touer du tambou¬
rin, tambouriner.
tambourinade ; sf. — Action de jouer
du tambourin ; tambourinage.

�TAMBOURINAYRE

TAN

—

554

tambourinàyre; sm.
Tambourinai¬
tambourineur; par ext., charlatan.
tambourinàyre,-e ; adj. — Qui tam¬
bourine; la plouje tambourinàyre, la pluie
—

re,

«

tambourineuse

».

tambourinejà. — Fréq. de tambourinà.
tambourinét,-nòt; sm.
Petit tam¬
bourin; petit tambour; au fig., personne
—

replète.
tambourle.

C.

—

tambourò,-ròu.
tambourrà ;
dit

on!

v.

—

plutôt tambourrejà.

tambourrade ; sf.
le

tambourre.
V. tambarèu.
Battre du tambour;

—

—

Action de battre

tambour ;

bruit de tambour ; en style
plaisant, plénitude de ventre; ha-s'en ue
tambourrade, s'emplir le ventre de mangeaille; usité, généralement, quand on a
mangé un aliment lourd : pâte, haricots,

châtaignes.
tambourràt,-ade; adj. — Bourré,-e de
nourriture ; qui a le ventre gonflé.
tambourràt,-ade ; s.— Ripaille ; action
de se bourrer ; iî tambourràt de mounjétes.
une

ventrée de haricots.
sm.

—

Biilteur de tambour.
—

fig.,

au

tambourrè.

—•

personne

V.

ventrue,

tambourràyre;

en

certains 1., ménétrier,

tambourrejà.

—

V. tambourrà.

tambourrejade.
souvent

avec

un

sens

C. tambourrade,
dini., roulement de

—

tambour.

tambourrejàyre. — Fréq. de tambour¬
ràyre.
tambourrét,-e ; s. — Petit tambour ;
petite nersonne ventrue, replète.
tambourrùt,-ude ;
adj.
—
Obèse,
épais: nar ext.. bourré,-e de nourriture.
tamis ; sm. — Tamis très fin, usité pour
la euisino surtout : v. sedàs.
tamisà; v.
Tamiser; v. passà, barilà.
tamisàdje,-sade ; s. — Tamisage.
tamisàyre,-e ; adj. et s. — Tamiseur,
-euse ; tamisier ; v.
sedassàyre.
tamisé (G.); tamisèy (I..); sm. —
Tamisier. N. de p. Tamizey.
tampà l'vers le G. et les T..) ; v. — Bat¬
—

tre, tasser avec une batte; faire du tampàt,
par ext., boucher, obturer; v. tapoà; dans
le

G., de quelqu'un qui est saoul on dit:
bandât: on dit aussi tampà
fermer la porte; v. barrà,

ey •tampàt; v.
la porto pour
acatà.

tampade (L.). — V. tampide.
tampanarejà,-rià ; v. — Tapager.
tampanàri ; sm. — Tapage, vacarme,
charivari.

tampanàyre,-nejàyre,-e

; adj. et s.
Bruyant.,-e ; tapageur ; v. tarantanè.
tampàs, tampàt; sm.— Cloison, géné¬
ralement en pisé; v. parét, eoulanàt ; con¬
trevent, volet de boutique ; v. tampe.
—

on dit aussi tampade.
Que s'en an dat u' boune tampide, ils se
sont houspillés vigoureusement.
tampilhà (L.) ; v. — Agacer, énerver,
asticoter ; lampilhà-s, s'asticoter.
Aquéste ben caut que-m tampilhe, ce vent

chaud m'énerve.

tampire, tan pire.

—

Forme de tan

pis.

tampoû, tapoû, tap
gros

bouchon qui n'est

obturer, fermer

; sm.

pas en

tapoà;

v.

Tampon ;
liège.
—
Boucher,
—

tamponner; tampounà est
au sens de faire ribote, être en
goguette, faire « la bombe », godailler.
;

usi le aussi

tambourre; sf.
Gros tambour, gros¬
caisse; v. timbale; le ventre, en style

pittoresque;
épaisse.

ture ;

tampounà,

tambourràyre, tambourrè;
se

tampàuc, tan-pàuc (G.) ; tapàuc
(Big. L.) ; tapòc (Big. B.) ; adv. — Non
plus. V. tabé.
Jou tapàuc, moi non plus ; nou-n
èy pas
tapòc, je n'en ai pas non plus.
tampe (Arm. L.) ; sf. — Volet, porte,
fermeture; v. tampàs.
tampì (L.) ; v. — Fermer, boucher ; v.
tampà; le t. est usité habituellement avec
un sens de
vigueur, de violence même et
peut signifier aussi secouer.
tampide ; sf. — Action de fermer, de
secouer; frottée vigoureuse, rossée; ferme¬

tampounà ; v. — Heurter avec des
tampons 011 Simplement heurter, cogner;
tampounà-s, se heurter; se «boxer».
tampounade; sf. — Ribote, godaillevie ; v. tamponne.
tampounàdje,-nade ; s.
Tamponne¬
ment ; sous l'influence du
fr., on dit, sur¬
tout en parlant d'un heurt de
véhicules,
tampounamén.
tampounàyre,-e ; adj. — Qui tampon¬
ne, qui heurte.
tampounàyre,-e ; s. — Qui fait la tampoune, ripailleur, coureur d'auberges; en
t. pop.,, noceur, mais
porté plutôt sur la
bouche, buveur et mangeur.
tampoune ; timpoùno (B.-L.) ; sf. —
Hibote, beuverie, débauche non crapuleuse;
ha la tampoune, riboler, godailler.
tampounè,-re ; s. — Qui aime la tam¬
poune, coureur,-euse d'auberges ; v. tampou.nàyre.
tampounejà. — Fréq. de tampounà.
tampounété,-note ; sf. — Petite tam¬
—

poune.

tampounis ; sm. — La tampoune; les
ripaillcurs.
tamùs (Salies) ; sm. — Charge, gêne,
embarras; v. empachùc; està, demourà ta
tamùs, être gênant, embarrasser, être à
charge.
tan; sm.
Tan, écorce moulue; en
—

certains lieux aussi écale ;

nàdo nòso sens
écale (prov. gascon).
tan(t) ; sm. — Tant ; qu'ai, hè per û tan,
il le fait pour un tant, une telle somme.
tan(t) ; adv. — Tant, tellement, si, à
loi point, en si grand nombre, autant,
autant que cela, beaucoup, aussi bien ; v.
tâ, autàn; pendant, tandis que.
tan, pas

de noix

sans

�555

TAN

Que y a tan de. causes, il y a tant de
choses; nou n'a pas tan qu'acò, il n'en a
pas tant, un si grand nombre que cela ;
qu'a tan biscàt, il a vécu si longtemps ;
tan qui l'oélh en bét, tant que la vue peut
s'étendre, aussi loin ; tan bau lou mèsle,
tan bau lou baylét, tant vaut le maître,
tant vaut le valet ; qu'en y a tan entà jou,
tan entà bous, il y a tant pour moi et tant
pour vous; tant aci coum delà, autant ici
que là, de l'autre côté; tant a, pour tant e
y a, tant il y a ; tant a qui t'espèri, depuis
si longtemps que je t'attends ; tan qui
haràm atàu, aussi longtemps que nous
ferons ainsi.
Loc.

div.
Que lié tan, il lit si bien;
hé tan e plâ, il fit tant et si bien, que ;
si hèy lou Jan, qu'at béni tout, si je
fais
tant, je vends tout ; si lie tan que de nebà,
si la neige se met à tomber ; tan s'en man¬
que, tant s'en faut; touts, per tan qui
siàts, tous, tant que vous soyez; tant e
mey, tant et plus; tant y a que, tant y a
que, bref, en conséquence; fan qui-s pot,
autant que possible, aulant que faire
se
peut ; tan plâ qui mau, tant bien que mal ;
tan mey, tant plus; tan
mey riche, mey
abàre, tant plus on est riche, tanl plus ou
est avare ;tan pis e tan miélhe, tant
pis et
tant mieux; v. tampire; tan soulamén, tant
seulement (rare) ; v. soùnque ; tan de hèyt !
Autant de fait ! Tan de foutùt ! Aulant de
perdu ! Tan qui parlabe, l'aute,... tandis
qu'il parlait, l'autre ; tari s'en seré hèyt,
autant en serait-il advenu ; tan de bon !
Plût au ciel (qu'il en soit ainsi) ; ni tan ni
quoan, en aucune façon ; nou s'en harà ni
tan ni mey, il n'y aura rien de changé, ce
sera tout comme;
que soy pèc e tan.! .Te
suis si sot ! Tan qui y èt, pendant que vous
y êtes ; tan per tan, à peine ; ton per tan si
sort, à peine s'il vient de sortir; tan quoan,
même quand ; e tan quoan e seré, même
fiuand cela serait ; en tan qui parlabe, tan¬
dis qu'il parlait ; tan ba, autant vaut-il que.
tan, tans, tàndes, tàntes; adj. et
adv. de quantité.
Autant, en grand nom¬
—

que

bre.
Nou-m

hèt pas pbu, tàndes qui siat (ou
tan, per tons qui siàt), je ne vous
crains pas, si nombreux que vous soyez;
noû n'y credi pas tàntos, je n'en y croyais
pas autant (au fém. pl.); que y èren tans e
tans, ils étaient, si nombreux !
tan; sm. — Onom. d'un coup de cloche;

bien,

v.

per

franc.

tanà ;
se

v.

—

Tanner: &lt;ta rtà-s,

se

tanner;

battre très fort l'un l'autre.

tanade ; sf.

—

de

Tannée ; rossée, roulée
L. aussi, espèce de

coups; dans les
pomme rousse.
tanadé,-re ; adj.

né,-e;

on

tanàdje
tanalè.

—

Qui peut être tan¬

dit aussi tanalè.
; sm. — Tannage,
V. tanadé.

—

—

—

; ce

cépage

TANQUE

très cultivé dans le Vic-Bilh et le Madi-

ranais et

quelque peu dans le Jurançonnais.
tanàt,-ade ; adj. — Tanné,-e; qui est
de la couleur du tan ; pèt tanade, peau
brûlée par le soleil; sorte d'étoffe (vieux).
tanàyre,-e; s. — Tanneur,-euse ; on dit
aussi tanùr.

tanè ;

sm.

tanerie.

—

—

Fosse de tannerie,

V. tanarie.

tanc, tang ; sm. — Coup de cloche; 011
plutôt ■tronc; v. tan (5).
tanc, tanque; s. — Pieu; chicot de
petit arbre coupé et resté en terre (tanc. est
peu usité aujourd'hui, tandis que tanque,
tangue sont toujours employés).
tancà; v.
Ficher, enfoncer; bâcler,
fermer une porte, un contrevent au moyen
d'une barre, d'une tanque; étayer, étandit

—

çbnner.

tancà, tangà ; v. — Tanguer,
tançà ; v. — Tancer, admonester (peu
usité).
tancàdje ; sm. — Action de tancà.
tancàyre,-e. — V. thancàyre.
tandis qué ; loc. conj. — Tandis que
(peu usité; considéré comme gall.) Y. tan,
entan.

tangà. — V. tancà.
tangue, tanque ; thanque (Or. L.) ;
sf.
Pieu, barre ; racine plongeante ; en
certains 1., désigne plus particulièrement
une racine plongeant dans l'eau et
partant
de la rive; étançon, piquet, étai ; clôture
-—

bois; en Bar., borne, limite, lieu fixe,
but; écliasse vers les L..; où l'on dit than¬
que. V. tanc, chanque.
tandis; conj. — Tandis (peu usité); v.
en

tan.

tangué,-què;
talus;

v.

sm.

—

Pente,

versant,

talà.

tanguère ; sf. — Clôture plus impor¬
que la tangue; gros pieu, piquet de
barrière; v. estipe, barralhe, cèp.
tante

taniròc (B.-T.-.)

;

sm.

—

Morveau

;

v.

du dindon; v. poulòy.
tanòc ; sm. — Désigne soit l'épi du
maïs dépouillé, soit la spatlie. la bractée
qui le recouvre; v. cabélh, pelòc; dans le
0., c'est l'épi de maïs recouvert de sa gan¬
gue ; v. estanoucà.
tanoque ; sf. — Tige de maïs avec l'épi,
tanoque ; sf. — Ecale, brou de la noix,
de la faîne; se dit aussi pour tenèque, rou¬
pie ; en style moqueur, femme à la peau
tenèque;

surnom

très brune.

tanouquè,-re; adj. — Qui est de cou¬
leur brune, noirâtre ; les tanocs en quan¬
tité ; en
style plaisant, on appelle Père
tanouquè celui qui a la roupie au nez; c'est
aussi une sorte de croquemilainc, le Pèrela-roupie des contes.
tanque; sf. — C. estàng, arrêt,
tanque ; thanque (L.) ; chanque ; sf.
Echasse ; v. tanque; en certains !..
signifie aussi arrêt, halte, repos; système
d'arrêt, pour arrêter; digue, talus, palissa¬
de ; v. estànc.
—

tanarie, tanerie; sf.
Tannerie,
tanàt; sm.
Variété de raisin rouge

qui contient beaucoup de tanin

est

—

�TANQUE

TAP

—

556

tanque, ténque; sf.

—

Tanche, pois¬

tantéte,-tine,-tote
petite tante chérie.

son.

tanquét,-e;

s.

Petit

—

tanc,

tanque.

tansà

(Salies)

;

transipù (G.)

;

v.

—

Cf. ataysà.

e y a ; adv. —
Depuis longtemps ;
despuch, tant; on dit aussi tant y a.
Tant-e-y-a noû l'è y biste, depuis long¬
temps je ne l'ai pas vue.
tantià, tant y a; loc. adv. et conj. -Tant y a, bref, en tous cas,
toujours est-il :
tantià que nou poudoù, toujours est-il qu'il
ne
put ; tantià, n'arribà pas, bref, il ne
vint pas. N. de p. Tantia.

Apaiser, calmer.

adv. — Gasconisation de
emploie aussi les dim.
transipurét,-ròt,-rétos,-ròtos.
tant; adv. — V. tan(t).
tantalèu ; adv.
Dans peu, bientôt
(rare) ; v. balleu.
tantalire,-lòri,-e ; ad.j. et s. — Lunati
que, capricieux,-euse, désireux; fantasque,
rêvasseur, songe-creux, béat,-e, tranquille;
le t. .est usité aussi pour désigner un
petit
tant soit peu » ; on

tanticàm,-càn,-quàn,-quoàn.
tantinét.

tantare,-arre ; tantarilhe, tenteri— Désir, envie, caprice, passion.
Quine aute tantare te gahe ? Quel nou¬
veau
caprice as-tu ?
tantaride,-rilhe ; sf. — Cantharide ; v.

Tant

à

tant,

à

«

—

tantare.

tissement.

tantaridéte; sf.
Petite tantare, petit
caprice.
tantàro (Lom.) ; sf. — Cigale, d'après
Dastros. Cf. cigale, milhèro.
Hè la tantàro, faire du bruit, se faire

tantoàdje; sf.

—

phonétique de ténrte,

tente.

tantejà,-rejà,-rinà;

v.

—

Tenir de

sa

remplacer; affecter

de tricherie.

d'appeler une femme ma tante.
tant-e-mey, tant-e-plus ; adv. — Tant
et plus.
tantèque (Gr.-L.) ; sf. — Ribote.
tant-e-quoàn, tanticàm,-càn ; adv. —
Aussitôt, tout de suite, promptement ; arribà
tant-e-quoàn, arriver tout de suite; en B..
tanticàm est plus usité; v. ce m.
tant-e-quoàn ; adv. —- Toutes fois et
quantes ; v. t.àntes, quant-e-quan t.
tantereià ;

v.

—

Chercher,

user

tantoulè,-re

la

des

usitée

en

;

de
tan-

v.

—

Personne sale, dont

pète. Dim.

tanturlurét,-ròt,-e. Est parfois
de turelure, refrain, de conte
banal, monotone, ennuyeux. Qu'ey tanturlures, c'est des « blagues » sans intérêt,
tant y a. — V. tantià.
V. t.anàyre, tanneur,
tanùr.
tap ; sm. — Cep de vigne ; v. souque, pè,

usité

:
per
que vous

soyez.

tantét, tantinet; sm. — Tantet, tanti¬
net, petite quantité.
tantéte,-tine ; sf. — Caresse de la joue.
sur la
joue ; v. bayline.

dit du porc qui fouge
souiller (Même sens- en

d'homme,

certains 1.

si nombreux

se

tanturlure.-turelure ;
s.
•—
Bout
de femme, foulriquet, trousse-

n'èy

jamés bis tàntos, .jamais je n'en vis au¬
tant, en si grand nombre: v. tan (31 ; qu'en
y auè tàntes e quàntes, il y en avait tant
et tant, à ne pouvoir les dénombrer. La
pour

Joueur qui garde

malpropres, souillés.
—
Bête fantastique des
contes; que hè coum la. tantoure: qu'arrll
e que ploure, elle fait comme la tantoure :
elle rit et elle pleure en même temps ; dési¬
gne, parfois, une vilaine femme; t. inju¬
rieux à l'égard d'une tante.
tantugoû (Aure) ; sm. — Sorte de croquemitaine dont on effraie les enfants.

pas

siàt.

boue ;

tantoulhe ;

tàntes, tàntos (Big. G.); ad.j. pl. et

tàntis est

—

les vêtements sont
tantoure ; sf.

de dim.
nou

s.

rouertoulhà-s, se
gat) ; v. houdilhà, patoulhà, hangassejà.

dilatoires, différer, prolonger au
sens péjor.
tanterique. — C. tantare avec un sens

;

;

distribue les marques.
tantoulhà ; v. — Patrouiller, remuer

ou

moyens

Autant, si nombreux

sens

(Big. G.) ; tantòs ; adv. et sm.
Tantôt, il y a peu de temps, bientôt.; v.
adès, ballèu; après-midi, vêpre, relevée;
usité parfois pour vite.
Tantòs plâ, tantòs mau, tantôt bien, tan¬
tôt mal ; arribà lou tantòs, s'ou tantòs, arri¬
ver
l'après-midi, vers le milieu du jour;
hè tantòch, faire vite, promptement.
tàntou ; sm. — Marque de jeu, fiche.
Pourta-s'en lou tàntou, être soupçonné

—

tante; faire la tante, la

au

tantòch

—

Forme

Les tantes,

—

tantaròt,-e ; s.
Capricieux,-euse.
tante; sf.
Tante.
Syn. siâ, tatà.
—

—

défavorable.

entendre.

tàntis qui

—

dead-heat » ; usité
souvent comme t. de jeu.
Qui gagne ? — Qu'èm tantl-tantè; qui
gagne ? — Ni l'un ni l'autre; qu'ey tantiîtantè, il n'y a rien de fait ; il n'y a pas de
changement ; quin ey lou malàu ? — Tantl-tantè ; comment va le malade ?
Il n'y
a
pas de changement, il est stationnaire.
tantoàdje (Arm.) ; sm. — Gage, nan¬

que ; sf.

forme

V. tantét.

—

tanti-tantè; adv.
égalité, de force égale,

niais.

—

V.

—

tant-e-qaoan; usité aussi au sens de dès
que; tanticàm qui pari, dès qu'il parut,

—

adv.

T. d'amitié,

v.

ques, en faisant des arrêts.

tante.

—

tant

petite

tanqueyà (Lav.) ; v. — Faire des arrêts
fréquents; v. estangà; marcher par tan¬

«

sf.

;

au

sens

—

came-torte, bit.

|

tap (Arm.) ; sm. — Argile jaune
(vieux, peu usité); tertre, butte;

bleue

ou

par

�o5?

TAPA

anal., monticule, petit coteau; v. tepè,
taparét ; bord creusé des cours d'eau (Gondrin).
tapà ; v. — Taper, frapper ; v. trucà,
bâte; boucher, bondonner; 011 dit plutôt,
dans ce sens, tapoà; usité aussi
pour tampà,
fermer, claquer une porte, un volet.
tapade ; sf. — Tape ; action de laper, de
rosser ; multitude ;
lapée.
Recébe ue tapade, recevoir des tapes, la
fessée; ue tapade de gens, une foule, un Ilot
de gens; qu'en y abè ue tapade, il y en
avait beaucoup ; le t. est du style familier.
tapadé, tapoû; sm. — Tampon, bou¬
chon ; v. tampoû.

tapadé,-roû,-dére ; sm. — Tapette,
palette à taper ; ustensile pour boucher les
récipients.
tapadejà,-tejà ; v. — Tapoler.
tapadére ; sf. — Action de taper ; bruit
prolongé produit en lapant, en frappant.
tapàdéte,-dote ; sf. — Petit« tape,
tapadjà ; v. — Tapager.
tapadjàn,-te,-jàyre,-e,-joùs,-e ; adj.
Bruyant,-e, tapageur,-euse.
tapadjàs ; sm. — Gros tapage,
tapadure ; sf. — Action de boucher, de
—

fermer,

taparoû. — C. tapadé.
taparrét,-ròt; teperòt (G.); sm. —
Petit tap. Cf. tapùc, tapurlét.
taparrùt, teperrùt,-ùdo ; adj.— Montueux,-euse.

tapât,-ade ;

s.

—

Horion,

coups

répétés,

série de tapes.

tapatà ; v. — Battre à petits coups
rapides, par pulsations; se dit, par onom.,
du bruit des sabots, d'un cheval qui court.
tapatejà ; v. — Fréq. de tapà, tapoter ;
taper, frapper à coups redoublés; usité aussi
au sens de
tapager; v. tapadejà.
Lou co que-m tapatéje, mon cœur bat
vile.

tapatère

sf. — Action de baltre, de
redoublés, pressés; tapage.
tapatère dou pous, les battements du
pouls ; tapatère du tabàrs, bruit, roulement
taper;

;

coups

La

de tambours.

tapatét ; sm. — Petit coup, pulsation,
tapàuc (Big. G.). — V. tapòc.
tape; sf. — Tape, claque,
ta-pè, autâ-pè; adv. — Aussitôt, tôt,
dès que, juste au moment; v. ta-lèu.
Ta-pè qui Vèy bis, dès, aussitôt que je
l'ai vu; ta-pè qui parescoàt, et tabé, au
moment où vous parûtes, il parut aussi.
tape-bouque ; sf. — Bâillon ; sorte de
cache-nez très haut ; au fig., propos qui
fait taire quelqu'un, un adversaire.
tapecù ; sm. — Tapecul, voiture mal
assujettie, mal suspendue, tilbury; en style
plaisant, jaquette, queue de morue ; v.
chenilhë; sorte de tournure

que se niellent

les femmes.

tape-l'y ; sm. — Jeu d'enfants qui
varie suivant les régions; généralement, il

—

TAPOADJË

à

consiste

donner une tape à celui qui
pendant qu'il traverse les rangs.
tape—tape ; loc. adv. — A pas comptés
et sans
trop de bruit; onom. d'un pas
pressé et sourd, d'un battement rapide ;
lou co que hè la tape-tape, le cœur bat vite,
tapéte ; sf. — Tapette ; v. tapadé.
tàpi, tàpie ; sf. — Pisé, mélange de
terre, de chaux, de paille, de crin pour
faire des murs, des cloisons, torchis; croûte
qui reste attachée à une semelle ; v. tapoû.
tapi. — C. atapl, lasser; tapi-s, se tapir;
v. acatà-s,
athaloupà-s.
tapià ; v. — Piser, battre la tàpi.
tapiàdje ; sm. — Action de piser; le
pisé.
tapiade ; sf. — Portion de torchis mise
en
place.
tapiàt ; sm. — Maçon qui fait du pisé;
fils de tapiè; on dit aussi tapiade pour la
«

couve »,

femme.

tapiàt,-ade ; s. — Le pisé ; quantité de
pisé.
tapie ; sf. — Femme de tapiè. N. de p.
Tapie, Latapie.
tapiè ; sm. — Maçon qui fait le pisé.
N. de p. Tapié. V. tapiàt.
tapin (L.) ; sm. — Semelle de l'échasse
(t banque).
tàpio ; tapiòlo (Lav.) ; sf. — Tertre ; v.
tap, tapòlo.
tapiò,-iòu (vers le Bordelais) ; sm. —
Filet de pèche; sorte de chasse de nuit,
tapioucà ; sm. — Tapioca,
tapis ; sm. — Tapis,
tapissa ; v. — Tapisser,
tapissàdje ; srn. — Action de tapisser ;
ce qui tapisse.
tapissarie,-serie ; si — Tapisserie;
papier peint ; en style plaisant, ha tapisserie,
se dit des dames ou demoiselles
qui, dans
un bal. restent assises sans
qu'on les invite.
tapissàyre,-e ; adj. et s. — Qui tapisse;
tapissier,-ère ; sous l'influence du fr., on dit
aussi tapissiè pour tapissier,
colleur de
papier peint.
tapissière ; sf. — Tapissière, sorte de
voiture.

ta-plâ,

pour

bien, également,
v.

autâ plâ
sans

; adv. — Aussi
doute, malgré tout;

autâ.
Arribes ?

Ta-plâ; viens-tu ? — Sans
doute, aussi bien, oui; e, ta-plâ, que s'ey
mour, et lout de même, aussi bien, il est
mort; ta-plâ que s'en ey tirât, malgré tout,
—

il s'en est tiré.

tapoà
rer,

; v.

étouper

—

;

Taponner, boucher, obtu¬

tasser.

tapoade ; sf. — Action de tapoà; travail
bouchage, d'étoupage.
tapoàdje ; sm. — Travail de bouchage;
ce
qui sert à boucher, obturer : étoupin,
de

chiffons, etc.

�'l'A POC

—

TARABUSQUEJA

tapòc; tapàuc; udv.
davantage ; v. tampàuc.

—

558

Won iilus,

pas

tapòc, ni Joan ni
jou tapòc, inoi non plus.
Bonne caucioú de Buylòc,
Ere nou pague, jou tapòc.
Bonne caution de
Bèllocq ; elle ne paye
pas, inoi pas davantage (die.).
tapoère (G.) ; sf. — Monticule plus petit
que le tap, petit tertre ; taupinière ; v. bouJeanne

nou

pins

;

lioère.

tapòlo (vers l'Ai.)
base plus large
élevée ; butte.

que

;

sf — Monticule à
le tap, colline peu

Qu'à troubàt lou boû secret
De liicà tapoâs de palhe
/1 us liouràts de la murralhe.
St. Joseph, le brave homme, a trouvé le
bon secret de mettre des
tampons de paille
dans les trous du mur
(vieux Noël),

tapounà. — C. tapoû.
tapounét,-nòt; sm. — Petit tapoû;
bout d'homme. N. de p. Taponnet.
tapoussà (Bay. L.) ; v. — Clore, ferber, boucher; tapoussà-s, se tapir.
tapoutà ; v. — Tapoter ; taper à plu¬
sieurs reprises; v. tapadejà.
tapoutade ; sf. — Action de tapoter,
tapotement

».

tapoutàdje
coups, «

;

un.

tapotement

—

Suite

de

petits

».

tapoutàyre,-e ; adj. — Qui tapote,
tapoutejà. — Fréq. de tapoutà.
tapoutét,-e. — C. tapounét; personne
boulotte.

détérioration, salissure; tache de rousseur;
v. lendée; taie sur l'œil; vice, défaut;
aphé¬
rèse de ataque, attaque de mal.
Taque de bî, tache de vin ; lâche vineuse
la peau; la familhe qu'a ue taque, la
famille a une tache à son honneur ; que s'ey
mourte d'ue taque, elle est morte d'un mal
sur

subit, d'une attaque.
sm.

—

Taquet,

tasseau;

v.

tacòt.

taquetà

; v.

—

solider, exhausser

Mettre

avec un

un

taquet; con¬

tasseau.

taquéte, taquetote, tacote
Petite

; v.

nerie.

taquinàdje

; sm.

—

badincrie.

Action de taquiner

;

taquinàn,-te ; adj. — Qui taquine,
contrariant,-e ; v. tacàgn.
taquinàs,-se ; s. — Grand taquin,
grande taquine.
taquinayre,-e ; s. — Qui taquine.
taquinét,-nòt,-e ; s. — Petit taquin.
tar(d) ; adv. — Tard, tardivement, à
heure avancée.

l'agà

tar, payer plus tard ; droumi-s
coucher tard ; droumi tar, dormir
lard, dans le jour; pensàbi pas qu'ère atàu
tar, je ne croyais pas qu'il était si tard.
Loe. div.
Trop tar, trop tard ; de d'ore
ou de iar,
de bonne heure ou tard ; que
pugarèy de d'ore ou de ■tar, je payerai un
jour ou un autre; miélhe tar que jaméy,
mieux vaut tard que jamais ; que-s lie tar,
il se fait lard; meylèu adare que
mey tar,
tar,

mey

se

—

maintenant
tarà ; v.

plutôt qu'après.
—
Tarauder, percer ; v. Iiouradà, traucù; bourgeonner; v. tare (2),
broutoà, piroà. Lou blat que tare, le blé

sort de terre.

tarà ;

Tarer, gâter, corrompre ; pré¬
tarà-s, se tarer.
tarabàst; sm.
Tarabat. C. parabàst
et dérivés. C. talabàr, tintamarre.
tarabastà ; v. —■ Tapager ; tarabuster,
tracasser ; bouleverser ; v. parrabastà.
tarabastade ; sf. — Trimbalée ; da ue
tarabastade, tancer, secouer d'importance,
tarabastejà. — Fréq. de tarabastà.
tarabejà (Bar.) ; v. — Préoccuper, don¬
ner un souci ; v. tarbanà-se.
tarabèle,-re ; sf. — C. talabàr (Esp.
taragallo).
taraberà ; v.
Tarauder, percer avec
v.

—

lever la tare, la marquer;
—

—

tapoutéte,-tote ; sf. — Petite tape,
tapùc; sm. — Petit tas, petit tap.
tapurlét (Al.) ; sm. — Petit tertre,
petit tap; talus.
taqué, entà qué; conj. — Pourquoi.
Taqué plourà ? Pourquoi pleurer ?
taque ; sf. — Tache, défaut, marque de

taquét;

v.
Taquiner; taquinà-s, se
pechiyù, tarridà.
taquinade,-narie,-nerie ; sf. — Taqui¬

une

tàpou, tapoû ; sm. — Tapon, bouclion, étoupin, bonde ; bourre de fusil ; poi¬
gnée de paille pour bouclier, bouchonner,
obturer ; pièce de cuir
pour rapiécer ; hausse
de talon de soulier; par anal.,
neige tassée
sous la chaussure
; boule de neige ; en style
plaisant, personne boulotte.
Sen .lausèp, lou bràbe oumiét,

«

taquillà;
taquiner

Ni lou Jan ni la Jane

;

sf.

—

tache, salissure.

taquetòt,-toû ; sm. — Petit taquet.
taquî,-ine; s. et adj. — Taquin,-e;
tacàgn, countrariàn.

tarière.
tarabère ;

une

G.)

;

sf.

—

tarauèro, trauèro (Big.
Grande tarière ou de moyenne

dimension ; taraud.

taraberoû,-bét ; sm. — Petite tarière,
vrille, foret; v. jambelét.
tarabèt,-bèyt,-bère ; s. — Tarière, t.
général. Tarabèt cabilhè, tarière pour che¬
villes; redoùn coum û houràt de tarabèt,
rond comme un trou de tarière ; que diserén
que-m trauquen dab ue tarabère, il me
semble qu'on me perce comme avec une
vrille (tant la douleur est aiguë).
tarabi, tarabà; loc. adv. — Bredibreda, sens dessus dessous ; expr. usitée
dans des jeux d'enfants.
tarabiscòt ou
simplement biscòt ;
sm.
Tarabiscot, outil de menuisier,
tarabiscoutà ; v. — Tarabiscoter.
—

tarabiscoutàdje
tarabuscà,-tà
cer ; v. tarabastà.

v.

; sm.

; v.

—

tarabusquejà,-tejà.
buscà.

—Tarabiscolagc.
Tarabuster;
—

aga¬

Fréq. de tara-

�559

Î ARADA

taradà

(13.-JL-)

;

v.

linnuyer, impor¬

—

tuner.

tardàgn,-dàn,-e ; adj. et
ovin

taradàyre,-o ; adj. et

s.

Importun,-e,

—

tardif,-ive

agaçant.

"taragàço, targàço

(G.).

yàsso, pie-grièche.
taralalà, taranlanlà;

sm.

Refrain,

—

taraialère, taranlanlère ; si'. — Suite
de taralalà; chant
long et ennuyeux, le
plus souvent sans paroles ; mélopée.
taralaque. — Corrup. de telaraque; on
dit aussi tarluque.
taralhà ; v.
Bavarder bruyamment,
-—

Séance de bavardage.
taralhàyre,-e ; adj. et s. — Bavard,-e.
taranlade ; si. — Phrase chantée, suite
de taralalàa; e-n dam ue taranlade ? Chan¬
tons-nous un refrain, un petit morceau ?
—

Y. taraialère.

taranlanlère; si.

Long

—

iuralala;

ext., taratata, propos en l'air.
taranlàyre,-re ; adj. et s. — Chanteur,

par

-euse

; v.

tardagne (Bay. L.)
C. astara-

—

tarata la.

discuter, débattre.
taralhade ; si.

née
tardiuàlh.

notamment,

;

sf.

s.

lin

en

—

TARÉ

—

—

de

Bête,

saison

Araignée. Cf.

aragne.

tardàgno ; targàgno (G.) ; sf. — Toile
d'araignée,. Cf. lalaraque ; se dit aussi pour
aragne.

tardagnoùs,-o
d'araignée.
tardalhà; v.
dalhà-s, se mettre

adj.

;

—

Couvert,-e de

toiles

Fréq. de tardà; tar-

—

en

tardamén ; adv.

tard, en retard.
tardamén;

sm.

retard, s'attarder.
Tardivement, très

—

—

Tardiveté; retarde¬

ment.

tardàn.
V. tardàgn.
tardànço (B.-L.). — C. tardade, retard,
—

tardiveté.

tardanè,-re; s. — Qui vient en retard,
qui n'est pas précoce; lambin, retardataire.
tardarribe, tard-arribe ; sm. — Sur¬
nom

de

retardataire

habituel.

N.

de

p.

Tarturibe.

de taranlanlères.

Tardarribe,

la soupe fenide, qui arrive

tarantanè,-ro (Arm.); adj. — Tapa¬
geur,-euse ; bruyant ; v. tampanàyre.
tarantanejà ; v. -— Tapager, criailler,
gronder.
tarare ; sm. — Tarare ; v. benladé.
tarât,-ade ; adj. —• Taré,-e, gâté, avarié ;
personne qui a une tare ; percé, troué,-e.
taratata ; sm. — Onom., taratata de
trompette ; usité familièrement au sens de :
ne m'en contez pas ; tout ça, c'est des bla¬
gues ; allons donc ! V. taritarè.
tarauà, trauà (Big. G.) ; v. — Trouer
avec une tarière,
tarauder ; c. taraberà et

péniblement.
tardassejà ; v. — Tarder, avec un sens
d'augmentation ; rester dehors très tard ;
retarder beaucoup ; s'attarder.
tardejà ; v. — Inchoactif de tardà.
tardâtes,-dotes ; si'.
Un peu tard,
assez tard ; que-s hè tardâtes, il se fait un
peu tard; qu'arribàt drin tardétes, vous
arrivez un peu tard, un peu en retard,

traucà.

-ive.

tarauèro, trauèro (Big. G.)

;

sf.

tarauét.

fureteur,

C.

—

taraberoà;

au

fig.,

un

indiscret. N. de p. Taraouet,

un

Tarouet.

tarauque (M4.)
qu'on teille.

sf.

;

—

Ce qui tombe du

lin

taràut ;

pentier ;

sm.

taraut

tarautà ; v.
tarbanà-se

Grosse tarière de char¬

—

;

tarabère.

v.

Tarauder

N.

de

p.

le taràut.
(Lom.) ; v. •— Se tourmen¬
ter, se donner du souci ; v. tarabejà.
tarbalhe, tarbesalhe ; sf. — Les gens
de Tarbes, dans un sens désavantageux.
Tarbe ;

—

avec

Tarbes, capitale de la
Bigorre; courbachès de Tarbe, chasseurs ou
mangeurs de corbeaux de Tarbes, sobriquet
n.

p.

—

des Tarbais.

Tarbés,-e; adj.

—

Qui est de Tarbes,

tarbais,-e.
tarbéso

(Ilte-Big.)

;

sf.

—

Variété do

poire.
tardâ,-ne.

C. tardàgn.
Tarder, retarder.
Nou pot tardà, il ne peut tarder ; que
se-m tarde, il me tarde.
tardà; sm. — Retard; action d'être en
retard, de tarder,
tardade ; sf. — Retard ; heure tardive.
tardà ;

v.

—

—

tard

la soupe mangée (prov.). Usité
sens de personne lourde,
qui mar¬

trouve

aussi au
che lourdement,

—

tardibamén; adv.
Tardivement.
tardibét,-bòt,-e ; adj. — Un peu tardif,
—

tardiéu

—

Tarière.

;

(M4.); tardiu,-dibe; adlj.

—

Tardif,-ive, en retard, qui n'est pas pré¬
coce; qui s'attarde. V. tardàgn. N. de p.
A g nét tardìu, agneau tardif, pas précoce;
sasoû .tardibe, saison qui se prolonge.

tardiuàlh,-e ; s. — Qui est venu, qui a
poussé en retard, à l'arrière-saison; culot,
dernier né d'une nichée ; v. coue-nid, tardoâ; en style plaisant, retardataire; qui
arrive toujours en retard. V. tard bengùt.
tardosse (Navarrenx) ; sf. —- Contre¬
cœur.
Cf.
cauhe-panse ; réduit, petite
chambre, d'après Seignor.
tardotes.

—

V. tardétes.

tardoû,-e. — C. tardiuàlh en parlant
des-bètes; v. tardàgn, tardiuàlh.
tardoù (Az.) ; sf. — Aulomne. Cf. abor.
tare; sf. — Tare, déchet, défectuosité,
avarie, détérioration ; défaut, vice, hérédité
mauvaise, défectueuse ; v. taie.
tare ; sf. — Tarière forte ; v. tarabèt.
tare; sf. — Pousse, jet, rejet de plante,
tallc, turion ; v. brout, tat, hilhoû, majesc.
La bigne qu'à de bères tares, la vigne a
de belles pousses ; en certains L, châtaignier
jeune ; v. taroà.
taré, taroû ; sm. — Jeune pousse pour
la

plantation; scion

que

l'on plante pour

�TAREBARÈ

TAKRIKÎ.AS

—

560
tarif ;

qu'il pousse des racines afin de le trans¬
planter; greffon; turion d'arbre écimé ; v.

v.

■—
—

Tarif,
Tarifer,

tarino

tut.

Qui pause léules e hè tarés,
Que place argén à interès.
Qui pose des tuiles et plante des pousses
d'arbre, place de l'argent à intérêt (die.).
tarebarè (M'.) ; sm. —• Villebrequin
avec
sa
tarière; v. birebarquî; au lig.,
douleur aiguë et continue ; rengaine.
tarécou,-éco (Lav.) ; s. — Imbécile ; v.
lùcou, tartècou; on dit aussi larét, taròs.
taréo (Lav.) ; sf. — Idée fixe, idée d'enlèlé, ancrée dans l'esprit. Y. line (3).
tarét.

—

Forme de tarabél. V. tarécou.

tarfoùlh,-foùy (Lav.)

; sm.

d'étoffe chiffonné; chiffon; v.

chercher à

en

targà-s ;
placer dans

Se targuer; se tenir, se
position fière, avantageuse,

—

une

bien installer.
Bère talhe

Quoan

se

e

boune fayçoû

targabe

en

danse.

(11 avait) belle prestance et bonne

façon
quand il dansait (Despourrin) ; targàt-be à
dréte, parez-vous à droite,
targagne. — C. tardagne.
targéte. — C. darguéte.
tàrgo (Lav.) ; sf. — Rondelle de bois ou
do cuir pour obturer un trou dans un réci¬
pient.
targue ; sf. — Targe, espèce de bouclier
(vieux) ; action de se targuer, de se tenir sur
la défensive ; dans une position avantageu¬
se ; que-m
boutèy en aquére targue, je me
mis dans cette position,
targuetà ; v. — Pousser la targette,
targuéte, targéte; sf. — Targette,
petit verrou, petite targe.
tarî,-ine ; s. — Tarin,-e (chrysomitris
spinus, oiseau). Cf. pataclin, liousc.
tari ; v. — Tarir ; v. secà, escoulà,
eschugà: tarl-s, se tarir,
tari.
tarià

—

Forme de tauri

(Lom.)

; v.

—

Temporiser, prolon¬

ger.

tariasse ; sf.

— Augm. de
tàrie.
tariàt; sm. — Gros sou; v. galabî,
patràcou, so, tàrie.
tariàt,-ade ; adj. — Qui a des sous,
tàrie, tàrye (pron. tàr-ye) ; sf. — Sou,
pièce de monnaie de bronze; t. général.
Abé taries, être riche; à cop de tàries, à
force d'argent.
tariejà ; v. — Monnayer ; payer comp¬
tant ; recouvrer de l'argent.
tariéte,-ote ; sf. — Dim. de tàrie; n'èy
que quauques tariéles, je n'ai que quelques

petits

sous.

(Lav.); sf. — Morveau, morve;
mouquire, taniròc, tenèque.
tarisque ; sf. —- Epaisseur d'herbes et de

racines enchevêtrées ; v. bèrre.
tarissâ ; sm. — Guérisseur

(vieux). N.
Tarissan.
taritarè; sm. — Taralata, exclam.,
exprès, de doute.
tarjéte. — Autre graphie de targéte.
tarlangàt, trangàt,-ade ; s. — Coup
de cloche intermittent, simple,
tarlaque. — Contr. de taralaque.
de p.

tarlatane ; sf. — Tarlatane,
taroà ; v. — Germer; v. tarà (i).
taroà ; sm. — Bois de jeunes châtai¬

Morceau
mourjoàlh,

faire accroire.

v.

v.

—

farjoùlh.
tarfoulhàdo; sf. — Tripotée, raclée; v.
trifoulhade.
tarfoulhadoù,-ro ; adj. et s. — Per¬
sonne
peu soigneuse, notamment de ses
habits ; farfouilleur,-euse.
targà (Lav.) ; v. — Placer une largo.
targà ; v. — Parler avec assurance ;

se

sm.

tarifà;

gniers

; v.

tare (3).

taroade ; sf.

— Etendue de taroàs.
taròs,-so (Lav.) ; s. — Crétin,-ne, idiot ;
v. pèc. Dans l'ancienne coutume il est dit
que pèc ni taròs no poden testar, innocent
ni crétin ne peuvent tester ni hériter ; v.
choét, coulhàs, toùntou.
taròs; sm.
Bout de bois, bûche; gros
bâton, trique.
tarot, taroû ; sm. — Turion, jet, jeune
tare; en style plaisant, morveau; v. tarino.
N. de p. et de 1. Taron, Tarou.
taroû (M'.-Big.) ; sm. — C. tarino, mor¬
—

veau.

tarougnà (Arm.). — C. tarrougnà.
taroussàlho (Lav.) ; sf. — Les taròs,
au sens péjor.
taroussè,-sserio ; s. — Imbécillité,
taroussès (Aure) ; sm. pl. — Brindil¬
les, branchage pour le feu.
tarousseyà; v. — Faire l'imbécile,
tarrà (M1.) ; v. — Bouder ; en Os., pleu¬
rer

fort.

tarrabanè,-ro (Lav.)

; v.

—

Tapageur,

-euse.

tarrabanèro (Lav.);
Cf. tampanàri.

sf.

—

Tapage,

vacarme.

tarrabaneyà (Lav.)

; v.

—

Abasourdir

;

grand bruit.
tarrabaqueyà (B.-L.)

mener

se

; v. — Radoter ;
dit notamment des vieillards tombés en

enfance.

tarragnà (B.-L.) ; v. — Chercher que¬
tarragnà-se, se disputer.
tarràgno (B.-L.) ; sf. — Dispute, dissen¬
sion, querelle. Cf. peléje, tarroàgno.
tarralameyà (M'.) ; v. — Crier ; répé¬
relle ;

ter à

satiété.

tarràs,-se.
V. terras plus correct ; la
tarrasse est plus grande que le tarrà-s.
tarrè.
Forme de terré. N. de p. Lou—

—

tarré.

tarriblamén, terriblemén; adv.

—

Terriblement.

tarriblàs,-se ; adj. — Grandement
se prend, généralement, au sens
ironique et signifie qui n'est pas bien
effrayant, qui n'est pas à craindre.
terrible ;

1

�5Gi

TAiUUBLE

tarrible, terrible,-e; udj." — Terrible,
étonnant,-e, extraordinaire. Sobriquet des

de Limendous (B.-P.). On dit,

gens

en

se

moquant, d'une sorte de matamore : b'ey
plri que tou défunt tarrible !
tarriblère ; si. — « Terriblerie », chose
extraordinaire ; se prend surtoul dans le

plaisant.

sens

de choses;
n'èy pas pòu à las toues tarribières, je
n'ai pas peur à tes racontars, à tes rodo¬
montades.

tarriblerie ; sf.

Terri bilité ; se prend
plaisant.
tarridà,-tà ; v.
Taquiner, agacer,
exciter, lancer des pointes ; agiter, trou¬
bler
moralement, tarabuster ; tarridà-s,
s'impatienter, se l'aire du souci, s'inquiéter;
—

sens

—

v.

tesicà.

Quauqu'arré qui-m iarride au bénie,
quelque chose qui grouille dans mon ven¬
tre (Navarrot) ; nou hèn que iarridà-s, ils
s'excitent, s'asticotent tout le temps.
tarridère,-tère ; si. — Action de
larridà; impatience, tourment; v. thepic.
tarrie, tarrine,-sse. — Formes de
terrisse, terrine,
tarrinade ; sf. — Terrinéé.
tarrinàyre,-e, tarrinè,-re. — C. ■ter¬
risse et lourrinàyre.
tarrinè (B.-L.) ; sm. — Ouvrier qui
travaille grossièrement. C. terrissè, potier,
tarrìs.

—

V.

terris et dérivés.

tarritàt,-tade ; adj. — Tourmenté,-e,
agité ; se dit des bêtes en rut surtout.
tarròc,-oque ; s. — Motte de terre ;
petite ou grosse masse de certaines choses ;
au
iig., personne grosse et peu agile, un
paquet, comme on dit en fr. pop. ; se dit
aussi pour balourd,-e, empoté, qui a l'esprit
«bouché», un insensible; impotent,-e, en
style famil. ; v. marròc, tùrro, tourròc,
darròe; aphérèse de petarròc.
Aqueste laboù qu'ey tout tarròcs, ce
labour est tout en mottes ; quins tarròcs
per aquestes mountagnes, quelles masses de
rochers dans ces montagnes ! û tarròc de
sucre, un morceau de sucre; que grelabe à
tarròcs, il tombait de la grêle très grosse;
quin tarròc aquét òrni ! Quel empoté, cet
homme; abé tou cap coum û tarròc, avoir
la tête lourde, être sans pensée ; û tarròc de
hemne, une femme boulotte ; íì beroy tar¬
ròc de maynade, un joli brin de fille ; une
petite fille dodue et jolie.
tarroû ; sm. — Trique; v. táròs ; monti¬
cule. N. de 1. et de p. Taron, Tarrou.
tarroucà ; sm. — Terrain où il y a beau¬
coup de morceaux en mottes ; v. es·tarroucà.
tarroucà-s, atarroucà-s, entarroucà-S ; v. — Se mettre en motte, prendre la
forme d'un tarròc.

tarroucàs,-se
au

fig.,

te;

que

personne

soy

je suis aussi
bre.

i

mey
peu

Gros tarròc, masse ;
lourde, pesante, impoten¬
; s.

—

tarroucàs qu'ue souque,
agile qu'une souche d'ar¬

TAftUSSO

tarroucòt,-quét,-e ; s. — Petit tarròc.
tarroucùt,-cude ; adj. — Qui est en
tarròc; où il y a des mottes.
tarrougnà (G.) ; v. — Quereller, cher¬
cher noise ; persécuter ; v. tarragnà.
tarroùg'iio (G.) ; si. — Noise,
tarrouquejà-s. — C. tarroucà-s, avec
un

Ue tarriblère de causes, un tas

dans le

j

—

sens

de dim.

tarrouquét,-e.

V. tanoucòt.
Cri joyeux, un peu
éclatant, éclat de rire; par anal., joyeux
vacarme, babil bruyant, piaillerie ; Vignancour traduit par
« cri affectueux, mêlé de
sourire, d'un enfant au berceau ».
Nou s'entenè que tartàlhs d'arride, on
n'entendait que cris joyeux, éclats de rire;
ha tartàlh, babiller bruyamment.
tartalhà ; v. — Piailler, faire un joyeux
tapage ; frissonner, trembler, être secoué.
Tartallià-s d'arride, rire aux éclats, être
secoué par le rire ; tartalhà de frot, trem¬
bler de froid; dans le G., tartalhà est usité
aussi au sens de bavarder ; v. iaralhà.
tartalhade ; sf. — Action de tartalhà ;
tartàlh ;

sm.

—

—

bavardage bruyant.
tartalhàn,-te ; adj. — Frissonnant,-e,
tremblant ; qui rit aux éclats.
tartalhe (As. Bar.) ; sf. — Désir impa¬
tient, lubie, envie; v. tesic.
tartalhejà. — Fréq. de tartalhà
sens

avec un

de dim.

tartalhère ;
sf. — Tapage joyeux,
bavardage, longs éclats de rire, rire pro¬
longé ; v. taralhade.
tartalhét,-lhòt ; sm. — Papillon ; au
lig., esprit léger, volage, qui a des désirs
comme
un
enfant ; dans le G., est usité
aussi au sens de petit maître, de vantard
(même sens à Nice) ; petit tartàlh.
tartan ; sm. — Tartan, étoffe,
tartanèle ; sf. — Tartanelle.
tartarà (B.-L.) ; sm. — Terrain où la
pierraille abonde. N. de p.
tartarìc,-ìque,-e ; adj. — Tartrique.
tartaroùs,-e ; adj. — Tartareux,-euse.
tartarribe.
tarte ;

sf.

—

V. tardarribe.

Tarte, gâteau

—

;

sédiment de

vin, tartre.
tartècou (G.-M.) ; sm. — Testicule; au
fig., grossier personnage et bête, stupide ;
v.

tarécou, clécou.
tarteléte ; sf. — Tartelette,
tartrà-s ; v. — Se tartrer.

tartràdje
de

se

;

sm.

Action

—

de tartrer,

tartrer.

tartre, tarte; sf.

tartrìc,-ìque,-e
tartroùs,-e

;

—

adj.

;

adj.

—

Tartre; v. apoùts.
— Tartrique.
Tarlreux.-euse. Cl.

ra.usoàs.

tartùfe,-e; adj.
hypocrite (Lit.),

—

Tartufe, faux dévot,

tartuferie ; sf.

— Tartuferie,
(L.) ; tartùgo
(H.-Big.) ;
tourtugue ; sf. — Tortue; au fig., person¬
ne lente, peu dégourdie.
tarùs (B.-L.) ; sm. — Talus,
tarùsso (B.-L.). — C. trahùso.

tartugle

36

�TARYA

—

TASTOUBREJA

562

tàrya-blànca |Az.) ; s. des a g. —
Jdiot,-e; v. tarùs.
tàrye. — Autre graphie de tarie.
tasc, tasque ; s. —- Motte de terre
gazonnée, la partie superficielle d'un sol
herbeux; par ext., le sol, la terre natale;
està de la tasque, être du lieu, autochtone.
tascà ; v. — Faire des
tasques, les placer

(ou en garnir des lalus pour les consolider) ;
tqscà-s, se gazonner; s'alourdir en se cou¬
vrant d'herbes; usité aussi au
fig., en par¬
lant d'une personne qui
s'alourdit, s'épais¬
sit,

se tasse.

tascà ;

sra.

—-

Lieu

où

011

tasques; pile de tascs.
tascade ; si'. — Travail
lascs ; quantité de tascs.

tascàdje

;

sm.

—

coupe

des

avec

des

Action de

se

gazon¬

les lascs; travail de tascàyre.
tascasse ; sf.
Grosse tasque.
tascàt; sm.
Tertre gazonné, herbeux;
en Os., aussi
gazon, herbe line.
tascàt,-ade ; adj. — Gazonné,-e; las¬
sé,-e par l'effet des herbes.
tascàyre ; sm.
Ouvrier qui découpe
des tranches de tasque et les
place.
tascòt,-quét,-e. — Petit tasc, petite
—

—

—

tasque.
tasque; sf. — V. tasc; autrefois a signi¬
fié aussi
champart, droit de lever au profit
du seigneur une certaine
quantité de récolte
pour remplacer le cens. N. de 1.
Està de boune tasque, être de bonne ori¬

gine, de bonne race; le félibre Pellisson
avait pris comme devise :
Mantengàm la tas¬
que !
Maintenons, gardons, sauvons la
terre ! En Aspe et en
Barétous, està d'era
tasque, signifie ("lie de la vallée,
tasquejà ; v. — Gazonner.
tasquère ; sf. — Les mottes gazònnées
au sens péjor.
tasquét,-e. — V. tascàt.
tassà ; v.
Tasser; v. presti, entougnà.
—

—

sm.

Contenu d'une tasse.
— Tassement,

tassasse ; sf. — Tasse
Tousténi à la lassasse !

péjor.
Toujours avec la
bouteille, toujours à chopiner !
tassàyre,-e ; s. — Buveur,-euse de
chopines.
tasse ; sf. — Mesure de
capacité ; elle
valait environ o,5/i5 ; aujourd'hui, c'est
généralement le demi-litre, la chopine ;
tasse, petit bol. V. clwupét, pintoû, mesurét.
Courre la tasse, courir la
chopine, aller
d'auberge en cabaret pour se faire inviter à
boire ; està de tasse, être compère
et compa¬
gnon ; en style plaisant, se dit de ceux qui
possèdent la même maîtresse ; aimer la dive
bouteille; bébç à la .tasse, boire à même;
sur le ton plaisant, se
dil d'un baigneur qui
«

boit

un

au

sens

coup ».

tassé,-re. — C. tassàyre.
tassejà; v. — Chopiner; boire de com¬
pagnie.
tasséte,-ote ; sf — Tassette, pelile
tasse; dim. de chopine. Superdim. tasse-

tine,-tote,-toùgno.

sm.

l'ctite tasse,

—

(Salies)

sf.

;

petit bol.

Vase

—

en

forme

de pot ii eau.

tassoùgno (H.-A.).
tassoutéte,-tote ;

—

sf.

C. tasséte.
Très

—

lasse.

pelile

tast,-e ; s.
Action de tàter, de palper;
dégustation; v. toc, paupe; autrefois, droit
de déguster qu'avaient les consuls.
—

Se lou bin es marchàn e
boun,
Lou tast t'en harà la, rasoùn.
Si le vin est marchand et
bon, la dégustation le le prouvera

mâ-tasle, aller
à tastes;

fait

ner ;

tassade ; sf.
tassamén ;

tassòt ;
tassoû

(Daslros) ; anà-n à
tâtonnant; on dit aussi

en

mâ-tasle.

v.

tastà; v.
Tâler, palper; tâtonner; v.
paupà ; déguster; sonder; v.
gouslà;
essayer, lambiner; tastà-s, se tâter.
Tastà lou pous, tàter le pouls; tastà lu
misère, tâler de la misère; tastà la barrique,
goùler à la barrique, déguster le vin ;
taslà-n, en tàter, subir; v. mire-nou-n tas¬
tes; tastà-s lou pous, s'éludier, se
sonder;
—

aste.

v.

tastà,-ade ; s.
Action de tâter, de
palper; de déguster, de tâtonner.
tastadé,-re ; adj. — Qui est palpable;
que l'on peut goùler, déguster.
—

tastadoù,-re ; s.
Dégustateur,-euse ;
qui tâte, palpe.
tastadure ; sf.
Ce qui sert à goûter ;
échantillon de liquide, de mets.
tastalabaste (à la) ; loc. adv. — A la
diable, à l'abandon, à vau-l'eau, à boule—

—

vue.

Cf. à la bambole.

tastaràs;

sm.

—

Onom. du chant de la

caille ; v. blat.

tastàyre,-e; adj. et

s.

—

pe, scrute.

tas-tas

(II.-A.)

loc. adv.

;

Oui tâte, pal¬
—

Sournoise¬

ment, à la dérobée.

Er'oumpro

arrapàbo

tas-tas,

l'ombre

montait sournoisement
(Filadelfo).
taste ; sf. — Palpation ; action

de

scru¬

ter, de sonder, de déguster; v. tast; autre¬
fois, exercice de vérificateur de l'octroi, de
surveillant. N. de p.
A

tastes;

loc.

ï'osíe, Lalaste.

adv.

—

D'une

manière

incertaine, à tâtons; on dit aussi à tastoùs.
tastejà, tastucà; v. — Tâtonner,
taste-bî ; sm.
Tâte-vin, instrument
—

de marchand de vin; eourlier

en

vins. N.

on

dil aussi

de p. Tastevin.

taste-cu ; sm.
tasle-l'oéu.
taste-sauce ;

—

Jocrisse;

s. des 2 g. — Tâte-sauce,
gourmand,-e.
tastét,-e ; s. et adj. — Tâlonneur,-euse,
hésitant d'habitude, irrésolu; tatillon. N.

de p.

tastoû, tàstou; sm. — Trou que l'on
un
gâteau, un fromage, une mot¬
te de beurre
pour goûter; bâton.
tastoùr,-e (As. Bar.) ; s. — Jeune hêtre ;
fait dans

v.

hac.

tastourrè ;

sm.

tastourrejà

; v.

Joueur de tastourres.

—

—

Jouer à tastourres.

�TASTOURRES
tastourres ; sí. pl. — Jeu de la
analogue à la gouvre. V. matole.
tastourrét,-ròt (As. Bar.). —

crosse

qui,

Petit

tastoùr.

tastucà,-gà
v.

;

v.

—

Tâtonner, hésiter

;

tastucassejà. — Fréq. augm. de tastuquejà, tâler avec rudesse.
tastucàyre,-e ; adj. — Talonneur,-cuse.
tastulhà (G.) ; v. — Fréq. de tastà;
masser, peloter ; que bay tastulhà-te tous
ùmis, je vais le frotter les épaules, le
de farfouiller,
C. à tas·tuques.
tastuque. — C. laste; à tasluques, à
talons ; v. mâ-taste.
tastuquè,-re ; adj. — Talonneur,-euse.
tastuquejà,-ssejà. — Fréq. de tastucù,
tâter à diverses reprises, patiner ; examiner ;
usité aussi au sens de chatouiller, d'astico¬
ter, de taquiner ; v. tesicà.
tastuquejàyre,-e ; adj. — G. tastuusité

au sens

tastùlhos

(à).

—

càyre avec un sens de dim.
tastuquéte,-cote ; sf. — Petite pres¬
sion, petite palpation, chatouille ; taquinerie,
tastussejà. — G. tastuquejà.
tat, tatch ; tath, tayt (Or.) ; sm. —
Pousse d'arbre, long bourgeon, jeune pam¬
pre, lurion jeune; \. brout, taré.
Loiis talchs de la bigne, les bourgeons,
les pousses de la vigne; tayts entà plantà,
Unions à mettre

tatâ ; sf.

en

terre.

; marâtre ; en langage
spécial, tenancière de maison publique.
tatàn (L.) ; sf. — Marâtre; tante se dit

sia.

tatày

; sm.

—

Bohémien, bohème,

pares¬

vaurien. Cf. Iruque-taulè, bandoulè.
tatày. — C. lalày ; v. lalà.
tatch.
C. tach, if, et lach, taisson.
Forme de tacà, tacher, et de
tatchà.
tachà, mettre des taches.

seux,

—

—

tatche.

G. tache,

petit clou,
tate ; sf. — Mot enfantin, caresse, action
de frôler doucement la peau. Cf. tantéte.
tatè,-le, titét ; s. — Apparition furtive ;
ha tatès, tatèles, épier, jeter un coup d'œil
furtif ; apparaître et disparaître aussitôt. V.
—

l.ucà.
Lou

furtives

que hè tatès, le soleil fait de
apparitions, il luit et se cache

sou

aussitôt; il s'annonce à l'horizon, il com¬
mence
à paraître ; la maman amuse son
enfant
tatèle !

de si mauvais ; que y a laus cuuses
ha, il y a telles choses qu'il ne

ou

faut pas

faire

omis, il n'y

en

tateléte.

tatî; sf.

cachant

se

—

un

peu

et lui crie

Dim. de tatèle.

Mot enfantin, petite tante,
tatine ; sf. — Petite taie; v. taniine.
tau; adj. des 2 g. — Tel,-le, pareil,-le,
comme
cela, ainsi que; exactement; ce
cette, certain,-c; de la façon que; taie,
fém., se dit aussi mais est rarement em¬
ployé. V. atàu.
Tau pay tau hilh, tel père, tel fils ; tau
may, tau hilhe, telle mère, telle fille; tau
cause ou tau aute, telle chose ou telle autre;
arré de tau, rien de tel, de semblable, de si
—

mey de taus
plus de tels, hommes, de

;

nou y a pus

a

pareils hommes.
Tau coum,

tel comme, quel,
b'at die, comme je
je vous le dis; c'est
manière, jayçoû, de
telle façon, de telle sorte ; paréns ou béde-s
coum
taus, être parents ou se considérer
comme tels ; n'ai bel pas tau coum ey,
il
le
ne
voit pas tel que c'est ; n'ey pas tau
coum
disél, cela n'est pas exactement
—

ainsi

que; tau coum
\ous le dis, ainsi que
comme cela ;
de tau

le dites ;

tau ère aquét eus,
de lau, au soutn de
tau ! jurements, jurons sans
importance,
tau; adv. — Aussitôt, ainsi; v. atàu.
Tau dit, lau hèyt, aussitôt dit, aussitôt
fait; qui lau harà, lau prenerà, à telle
faute, tel châtiment, qui ainsi fera, ainsi
recevra (prov.).
tau; pron. indéf. — Tel,-le; que m'ai a
dit û tau, un tel me l'a dit; tau qui oey
canle douma que descantc, tel qui chante
aujourd'hui déchantera demain (prov.).
tau, tàure ; sm. — Taureau.
Bramà coum û tau, beugler, hurler com¬
vous

comme

tel était

et

me

ce

cas;

e

cap

taureau.

un

tauâ

(Big. G. V.-B.). — Forme de tabâ,
Sobriquet des gens d'Asté, de Gayan
(II.-P.).
tauàlh,-e.
V. tabàlh, et dérivés. Les
gens de Lacassagne (11.-P.) sont appelés
taualhous ou tauelhoûs, porteurs de tablier.
taubéts, taubés, tau béts ; adv. —
Quelquefois, peut-être (vieux).
taiic, tabùc, tahùc, tahùt; sm. —
Cercueil, tombe, tombeau; catafalque,
taucòp. — C. taubéts.
tauhàt,-ade ; adj. — Qui est noir com¬
taon.

et

Tante

—

TAÜLASSE

nou cau

Loc. div.

lastà.

battre ;

bon

—

de Thèbe

—

me une

taupe.

tauhe ;

sf.
Ellobius ? Mammifère
du genre taupe ; on donnait, autre¬
fois, quatre liards par bête capturée :
quoàte ardits per chascuri bohoo e tauha.
En Arm., taupe-surmulot,
tauhenàt.
V. estauhenàt plus usité,
taulà ; v. — Planchéier ; placer des
taules; tabler; être à table; v. taulejà plus
usité dans ce sens. V. eartaulà. Sòu taillât,
sol planchéié.
taulà; sm. — Manière, façon de taulà;
—

rongeur

—

usité aussi pour

taulàt, plancher.

taulade ; sf. — Tablée, réunion de
convives, contenu d'une table, une lable

garnie

;

plancher grossier ; les planches
un char agricole; contenu d'un

garnissant
char

avec

des taules.

taulàdje

; sm. — Les taules;
les établis, les étaux d'une halle,
ché ; l'étalage des étaux, des
droit d'élal.

les taulès,
d'un mar¬
éventaires ;

taulamén ; sm. — Entablement,
taularéte.
I)im. de tauléte; étagère,
taulasse ; sf. — Grande table, grosse,
—

forte taule.

�TAULAT

—

TAUPÈRE

564

taulàt; sm.
Plancher, ais, étai.
taulàyre,-e ; s.
Celui, celle qui place
les étaux, qui l'ail payer le droit d'étal.
taule; sí.
Ais, large et lorte planche;

taulejà ; v.
Etre à table, y rester
longtemps, banqueter.
Taulejà de coumpanie, être à lable avec

garnit une table ;
linge de table; étal; v. taulè; plate-bande,
carré de jardin ; index, table de livre
; tarif ;
rubrique; autrefois, aussi, mense ; v. cartaule; taules de l'estoumàc, sternum; ver-

taulejade; sf.
lable, banquet.

—

—

—

table ; v. mantèt ; ce qui

soir d'araire.

Estàgns

e taules taus empouns, étais et
les échafaudages ; taule-màrme,
plaque de marbre ; taule de noéyt, table de
nuit; la sénte Taule, la sainte Table; taule
d'òste, lable d'hôte.

ais

pour

Loc. div.

—

Boutà-s à taule

ou

taule,
taule e

en

mettre à lable ; que
qu'at a dit tout, il (le

se

s'ey hicàt en
coupable, le témoin)
avoué, tout dit; tiéne-s beroy à taule,
se
bien tenir à table ; bien
manger, de
bon appétit ; que-s tién miélhe à iaule
qu'à
chibàu, il se tient mieux à table qu'à
a

tout

cheval,
daule ;

dit d'un gros mangeur; v. bertrattà argén sus taule, traiter argent
se

table; adroumi-s sus la taule, s'endor¬
pendant ou aussitôt après le repas,
être repu ; que hèn boune taule, ils font
de bonne cuisine ; ils se nourrissent bien
;
que y a milhòc dinqa'au soum de las taules,
il y a du maïs
jusqu'au bord des planches
du char; on dit, quand un événement
d'importance se prépare en un endroit :
que ba calé hicà las taules, il va falloir faire
grandement les choses ; lou qui ey pèc à
taule, qu'ey pèc pertout, celui qui est bête
à lable l'est partout (die.); dechà
(ou hicà)
la iaule de nibèu, faire table
rase; laisser
la table nette, tout
manger; ha â Ihebàl de
taule, soulever un incident violent.
taulè ; sm.
Etabli d'artisan, lable de
grandes proportions ; étal ; tréteau avec des
planches libres ; planche mal ou non rabo¬
tée. V. estausèt, ataulày.
Tiéne laulè, tenir un étal ; se dit aussi, en
style plaisant, d'un groupe qui, sur la rue
ou la place, bavarde comme on fait devant
sur

mir

—

un

étal ;

vendre de la marchandise à
la

venant

sur

public

comme

place publique

tout

palabrer

;

en

les marchands d'orviétan.
Oey, lou darrè dous tilholès
Qu'es au segrat entre quoàte laulès.
Aujourd'hui, le dernier des tilloliers
(bateliers) est au cimetière entre quatre

mauvaises

planches (Lagravère).
taulè,-re ; s. — Qui licnl un étal; mar¬
chand,-e de planches ; scieur de long.
Sobriquet des gens de Laruns.
taulè,-re; adj. — Qui est de la planche,
pour les planches, bon à faire des planches.
Huste taulère, bois à planches;
sègue
tuulère, scie à planches; en style plaisant,
personne grande et plate.
taule-hoelhà ;

v.

—

Scier

un

billon

en

sf.

—

planches minces.
taule-hoélhe ; taule-hulhe

Planche-feuille, mince.

(L.)

;

—

d'autres.

—

taulejàyre,-e;

s.

Tablée; séance de

—

de la table.

Convive; amateur

taulét,-e ; s.
Bout de planche, petite
planche ; tablette, étagère.
tauléte ; sf.
Petite lable ; étagère
d'armoire, rayon de cabinet ; tablette.
taulòt; sm. — Bout de planche court,
grossièrement raboté; planchette que l'on
—

—

attache au front d'un
méchant ; v. talabar;

petite trappe,
l'araire.

taulote,-léte
tauloû ;
très

petile

;

sm.

bovin

peureux

ou

fermeture, volet d'une
d'une chatière; versoir de
;

sf.

—
Petile lable.
Très petite lable ; étagère

—

petit taulòt.

tauloùgno (H.-A.). — C. tauléte.
tauloutéy (Lav.) ; sm. — Débris, restes
de planches.
taulùt,-ude; adj. — Qui est de la
planche, comme la planche.
tau-madéch vIl.-13ig.) ; tau-medich ;
adv.
Pareillement, de même que.
taupà ; v. — Toper (Esp. topar) ; se dit
aussi pour toucher,
palper; v. paupù.
taupà-s ; v.
Se dit d'un terrain qui
se
remplit do taupinières. Cf. bouhoà-s.
taupade ; sf.
Action de toper, claque
dans la main ; laupinée,
taupinière,
taupadejà. — C. taupatejà.
taupàdje,-palhe ; sm.
Les taupes ;
fréq. augm. taupatalhe, taupatère.
taupàt,-e ; s.—Jeune laupe ; v. bouhoii.
Nègre coum û taupàt, noir comme une
—

—

—

—

jeune taupe.

taupàt,-ade ; adj. — Qui est de la taupe,
espèce d'étoffe dite peaude-laupe ; v. tauhàt.
taupatade ; sf.
Famille de taupes ;
anal, à la laupe ;

—

travail de la

taupe.

taupatàyre, taupatè, taupàyre ; sm.
Taupier, chasseur de taupes. Cf. boulioè.
taupatejà ; v. — Tapoter avec la main
à plat ou avec
quelque chose de plat ;
tâler ; v. tapadejà; taupade.
Lou nudàyre que laupalejabe, le
nageur
frappait l'eau du plat de ses mains ; qu'os
à-m taupatejà las poches ? Qu'as-tu à me

—

tâler les

poches ?
taupatère ; sf.

—
Taupinière, trou de
anal., cahute, masure sombre,
obscure; c. taupàdje. Cf. tapoère, bouhoère.
taupe; sf. — Taupe; en certains I.,
courlilière, taupe-grillon, mais là, on
appelle la taupe bouhoû; v. laure; lauhe.
taupe-milhère (Arrn.); sf. — Taupegrillon ; v. bare.
taupère. — C. taupatère, mais moins

laupe;

usité.

par

�TAUPÉT

565

taupét,-e ; s. — Topette, fiole de forme
originale, soit allongée, soit ramassée; on
s'en serl généralement pour l'eau-de-vie, les
liqueurs; au fig., petite personne.
La laupéle a eu servi comme mesure de
capacité ; elle valait demi-chopine.
taupetejà ; v. — Vider force topeltes.
taupèy (L.) ; sm. — Taupier ; v. taupatàyre.
taupi. — C. traupl, pilonner, et dérivés,
tauque (mousque) ; sf. — Taon. Cf.
tabâ.

taiir.
C. tahùr et taiic.
taurade ; sf. — Troupeau
—

de

coup

corne de taureau ;
de tauride.

sens

au

de taureaux ;
usité rarement

—

TEATRE

chuintante est

figuré par le groupe th. Nous
formes graphiques ici que
dans les termes purement locaux et par
souci de précision seulement ; le groupe ch
désigne en général les diverses façons de
prononcer la chuintante.
tchapoutè,-tèy (L.) ; sm. — Boue
épaisse et en quantité ; bourbier ; v. hangà.
tchapoutejà (L.) ; v. — Patrouiller,
n'employons

ces

barboter.

tchaupric (L.) ; sm. — Morpion. Cf.
inourpioû.
tchebit (Gr.-L.) ; sm. — Petit chien :
que ba chens embit, com lou tchebit, il
rentre sans y être invité, comme le chien
(die.).
tchitchò (L.) ; sf. — Sœur aînée,
tchitchoùll (L.) ; sm. ■— Graisseron; v.
_

tauràt ; sm.
taure,

Taureau jeune,
— Taureau;
signe de

—

tau;

sm.

cherimoû.

zodiaque.
Hort
reau

û

tàure, forl comme un tau¬
de tàure, grosse et vilaine tète de

cornu

; cap

personne.

tauregàt (Lav.). — C. tauràt.
taurejà ; v. — Se dit de la vache qui
recherche le taureau ; qui donne de la corne
moment du rut.

au

v.

taurère ; sf. — Taurelière.
tauresoû (Lav.). — C. tauride.
taurét ; sm. — Petit taureau, taurillon ;
taurilhét.
taürét ; sin. — Pelil catafalque; v.

taiic.

taurí, tari; touri (Lav.); v.—Couvrir
vache, en parlant du taureau; faurl-s, se
.Ml des vaches en feu quand elles montent
la

l'une

sur

l'autre.

tauride; sf.

v.

taurade.

tauridé,-re

;

s.

—

Atelier de monte de

taureau.

tauridére ; adj.

f.
l'on doit

rut, que

en

tauridére,-dure.
Lav.,

moins usité; en

taurilhét,-Ihoû;

—

Se dit de la vache
taureau.
C. tauride, mais

on

dit aussi tauresoû.

—

mener au

sm.

—

Taurillon;

v.

taurét.

tausî ; sm. — Tauzin, chêne blanc
(quercus cariaria). N. de p. Tansin, Tauzin.
tausiâ; tausinàt (Bay.) ; sm. — Bois
de tauzins. N. de 1. et de p Tauzia.
tausiàt;

sm.

; s.

tausière ;

sf.

bois de tauzins

Jeune tauzin.

—

tausic,-sie

:

—
—

v.

Gland du tauzin,
Pépinière de tauzins ;

tausiâ.

tausiét ; sm. — Petit tauzin, jeune
tauzin. N. de 1. et de p. Tauziet. Dutauziet.

taysà ;
en

v.

certains

—

1.

Aphérèse de ataysà, apaiser ;
taire: taysà-se, se

gascons,

taire.

tayt (Or.).
taxà ;

—

V. tat.

Taxer,
taxacioû ; sf. — Taxation.
taxadoù,-toù,-re ; s. — Taxateur,-trice.
v.

—

appelle argoèyte-tchitchoùn

qui atlend que le hasard lui apporte
quelque chose de bon, comme le chat espé¬
rant qu'on lui donne des graisserons.
tchouc (L.) ; sm. — Alvte accoucheur,
crapaud ; v. hàrri, choc.
tchule ; thule (L.) ; s. — Rouge-gorge.
Cf. gdlis, cot-arrouy, arpit.
tchurt; sm. — Interj. fft !
té, t' ; pron. pers. compl. de la ire et
2e pers. — Te, toi ; v. be, me, nous.
En te parlà, en te parlant; tién-te drét,
tiens-toi droit; ço qui t'èy dit, ce que je
t'ai dit : hique-t aquiu, mets-toi là ; portet'en acò, emporte (toi) cela.
Dans certaines parties du Gers, l'élision
n'est pas usitée d'une manière générale

l'Adour:
languedocien garonnais est
manifeste; que te Vèy dit, je te l'ai dit;
lèuo-té, lève-toi.
té (B.-L.). — Forme de iténgue, tenir.
En B., dans la form. impér., té-te, tiens
(cela), prends, est l'aphérèse de tién-te:
té-te pâ, tiens, prends ce pain, du pain ;
que bos û couhàt ? Té-te ! Tu veux que je
te giffle ? Tiens ! attrape !
tè ; impér. du v. iéngue, tenir. — Tiens,
prends, attrape ; on dit fief ou tiéts aux
personnes à qui on dit. vous.
Tè ço de toû. liens ta part; tè tu, tè jou,
tiens toi, tiens moi, à toi, à moi, chacun à
son tour; està à tè tu, tè jou, être en toute
intimité; ce qui est à l'un est. à l'autre,
tè !
Tiens ! exclamation de surprise.
Tè ! quin bas ! Tiens ! Comment, vastu ? Tè, tè ! N'at pensàbi pas, tiens, tiens !
•Te ne le croyais pas ; que t'a hèyt û tè ! Il a
poussé un tiens !
tè ; sm. — Apocope de tèbe, tiède.
L'arriu-tè, ruisseau ossalois.
tè ; sm. — Thé (plante),
teatralamén ; adv. — Théâtralement,
teatràu; adj. des r&gt; g. — Théâtral,-e.
teàtre, tiàtre; sm. — Théâtre; plan¬
cher qui porte des spectateurs, tréteaux de
comédie ; estrade.
Quand il se passe quelque chose qui res¬

comme

Saillie du taureau;

—

On

celui

dans le reste du Bassin de

l'influence

du

—

de la cliuinà quelques
semble à un spectacle : discussion, querelle
exceptions près, dans les Landes et quelques
parties du Gers, Le son adouci de cetlc I (surtout si elle est amusante), scène dramatch.

lante

—

ch;

Forme phonétique
elle est générale,

�TEBA

—

TEGNÈ

566

tique ou divertissante, oïl dit: n'ey pas
besougn d'anà tau teatre, il n'est pas besoin
d'aller au théâtre (on voit mieux ici) ;
v.
place; de même, on dit: qu'ey û teàtre,
c'est du théâtre, en parlant d'une scène :
dispute ou autre, qui ressemble à une
action d'acleurs

de théâtre.

tebà; teuà (V.-B. Basse-Big.) ; v. —
Souffler péniblement, haleter en parlant des
animaux dont la poitrine est oppressée sous
l'aclion de la forte chaleur ou d'un travail

pénible;

ne se dit qu'en
personnes. V. pantachà.

plaisantant des

tebade, teuade; sf.

Action de hale¬

—

ter; moment de hallètement.
tèbamén, tèbiamén; adv.

—

Tiède¬

ment.

tebàyre,-e

;

ad.j.

—

Bête qui

se

fatigue

lialette facilement.

et

—

du soir.

tebejà ; v. — Attiédir; v. atebi; être,
paraître tiède.
tebét,-e, tebiòt,-e; adj. — Un peu tiè¬
de, adouci, en parlant du vent, de l'eau,
G. atebi, tiédir, attiédir,
tèbi, tebiòt.
V. tèbe, tebét.
teboù ; tiboù (Lav.) ; sf. — V. tebè.
téc ; sm.
Petit défaut, péché d'habi¬
tude, péché mignon ; tic ; v. tic.
Atàu qu'a lou tèc, c'est son habitude,
téc, téque, tèc, tèque ; thèc (Or.) ;
adj. — Ebahi,-e, stupide, interdit ; engour¬
di par le froid; v. baub, tés.
Qu'èri téc d'aquére pòu, j'étais interdit
après une telle peur.
tecâ,-ne ; adj. — Qui nasille, parle du
—

—

-—-

nez

; v.

téque.

tecà, tecoà ; v.
lecà-s, se couvrir de

—

Former lu gousse;

gousses.

Las habes que téquen (ou que
le? fèves forment leurs gousses.
s.

tecouen),

tecade, tecàdje, tecoade, tecoàdje;
Les gousses; action de tecà.
tèch (Big. G.). — G. tes, têt, et tèst,
—

front.

tèch

(Lav.). — G. tach, if. Le Tèch, 11.
Dulèch, 11. de p.
techanè, techenè,-re; tichanè,-ro
(G.); tisnè,-re; s. — Tisserand,-e. N.
de p. Gf. jlandè.
téche, tiéche ; tiche (G.) ; v. — Tisser;
trimer, remuer les bras et les jambes; d'un
petit enfant qui commence à vouloir mar¬
cher, on dit : que couménce à téche, par
de 1. ;

anal,

avec

pédales.
téche;
û lè
tisser.

l'action
sm.

téche, il

—

a

v.

telè.

techedoù,-re.
G. techanè,-re.
techedure, tescude; sf.
Tissure; ce
qui a été tissé; prix d'un tissage.
techoère ;-èyre (L.). — G. tachoère.
N. de I. et de p. Téchouèyres.
—

—

techoû.
téco (Big.

—

du

tisserand

sur

ses

Manière de tisser; qu'a
une

mauvaise

façon de

techedé,-re ; ad j. — Oui est à tisser,
qui peut, doit se lisser.

G.

tachoù, laisson.

G.) ; sf. — Pierre qui marque
un but au
jeu ou le point de départ ; v.
barlangue, au Sup. Quand un joueur a
louché cette pierre, il crie: téco ! Se dit
aussi, en style plaisant, quand on entend le
claquement d'une gifle ; on crie aussi,
alors: ay! téco ! Ü11 dit de même, au
jeu
de boules, quand une boule en
frappe une
autre. V. téque.
tecoà.

tèbe,-e, tebésc,-que ; tèbi,-o (H.-Big.) ;
adj. — Tiède; un ruisseau die Bagnères-deBigorre s'appelle ér' àygo tè.bio. V. tè (5).
Cf. badùc (Sup. 11).
tebè, tebésse, teboù; s.
Tiédeur,
chaleur douce ; lou tebè deu sé, la tiédeur

tebi, tebià.

techedé ; sm.— Atelier de tissage ; en
style plaisant, chantier où il faut trimer;

—

V. tecà et dérivés,

tecoà, toucoà ; v. — Ramasser de la
neige sous la chaussure, faire un tecoù.
Que tecoabe à tout pas, il ramassait un
sabot de neige à chaque pas (Yan Palay).
tecoade ; sf.
Action de ramasser de
la neige sous la chaussure.
tecoàdje; sm. — Faire des técous, les
—

técous.

tecoère, toucoère ; sf.
Monticule,
petite hauteur à la cime arrondie; dans le
G., signifie aussi hameau, environs d'une
cité; v. barrangàu, loubère; tucoère; mai¬
son, abri ; repaire.
tecoû ; sm. — Gosse verte ; haricot vert ;
v.
téque.
técou ; trécou (Lav.) ; toucoû ; sm. —
Grosse boule de bois pour le jeu de quilles ;
en style
plaisant, grosse tête; têtu, borné,
entêté ; surnom donné aux Aragonais
qui
—

viennent

travailler

l'hiver

en

Béarn ;

v.

tubèrri, bòlou, màcou (3) ; semelle de neige
lassée ; v. esclop.
tecùt,-ude ; adj. — Qui a des gousses;
habes tecud.es, pieds de fê\es qui sont bien
pourvus en gousses.
téde ; sf. — Eclat, branche de bois rési¬
neux servant, à
l'éclairage; dans les L., dési¬

plus spécialement le cœur du pin, la
partie la plus résineuse de l'arbre.
tèdi; sm.
Ennui, nostalgie (vieux);
v.
abejè.
tedis,-so (Lav.) ; adj. — Qui est étanche,
qui tient l'eau, en parlant d'un récipient.
tedùt,-e,-ude ; adj. — Qui a beaucoup
de résine, en parlant d'un arbre
gras.
tèfle,-o (Loin.) ; adj. — Joufflu,-e,
gne

—

mouflard.
tèflo ; sf.

Soufflet, momifie; v. téco,
trèfle.
tégne, tigne; sf. — Teigne, maladie de
l i peau ; maladie de la luzerne causée
par
la cuscute ; par èxl., la cuscute même; ma¬
—

ladie des abeilles ; v. raque.

tégne; v.
tegnè,-re
cat,-e ; .tegnè
la fraise ;

Teindre; v. tintà.
adj. — Tendre, lin, déli¬

—

;

coum Varrague.
coum û clau

tegnè

tendre comme
d'anode, ten-

�TEGNERÉT

567
dre

comme un

clou de

parlant d'un cœur
plaisant.
tegnerét,-ròt,-e,

bandage de roue, en
insensible, en style

tegnét,-e; adj.

—

Assez tendre.

tegnoulét, tegnole ; s. — Pain de peti¬
taille; le tegnoulét pèse de deux à trois
kilos, la teçjnole de un à deux kilos ; v.
choyne, moundéte, paytét; au fig., enfant
te

grassouillet et ragot.

tegllOÙs,

tignoÙS,-e;

gneux, -euse.
D'une personne pou

minjaré la

mangerait

adj.

—

Tei¬

délicate on dit: que
d'û tegnoùs, elle
la tête d'un tei¬

soupe s'ou cap
sa soupe sur

gneux.
on

tegnùt,-ude ; adj.
dit plutôt tindàt.

Qui est teint,-e

—

;

touhéc ; sm. — Toux courte,
provoquée par une maladie
chronique ; tousserie.
tehecà ; v. — Tousser, toussoter; avoir
les bronches, la poitrine prises, grasses.
tehecade ; sf. — Attaque de mal affec¬
tant les
bronches, la poitrine ; accès de
tehéc,

ordinairement

toux ;

tousserie.

tehecoùs,-e

;

ca tnrrh eux, -euse,

adj. et s. — Broncliiteux.
enrhumé; se dit aussi

pour morveux ; v.
tehequejà ; v.

tcneco&amp;s.
Toussailler

:

fréq. de

tehequère ; sf. — Tousserie;
des bronches, rhume, catarrhe.

maladie

—

■tehecà.

entelà; telà-s, se
quelque chose
d'analogue ; /ou malàu qu'a lous oélhs
telàts, le malade a les yeux voilés, comme
recouverts par une toile.
telade ; sf. — Ce que contient de toile
le métier à tisser: pièce de toile d'une lon¬
gueur déterminée.
telàdje; sm. — Toilerie, voilerie, les
telà;

couvrir

v.

—

Entoiler;

d'une toile

ou

v.

de

toiles, la voilure.

telaracà-s,-gnà-s ; v. — Se couvrir de
estelaracà.
telaracoùs,-e,-cùt,-gnùt,-ude ; adj. —
Qui a des toiles d'araignée; aranéeux,-euse.
telaragne, telaraque ; sf. — Toile
d'araignée; le mot est usilé dans les diver¬
ses légions sous les déformations suivantes:
terulaque, talaraque, taralaque, tarlaque,
taralàgno, Inrdàgno, ta-taràgno, estaragne.
telarie, telerie ; sf. — Toilerie; v.
toiles d'araignée ; v.

telàdje.
telasse ; sf. — Grosse, vilaine toile,
téle ; sf. — Toile, tissu; membrane;

l'hymen: péritoine, épiploon, panne de
porc, d'agneau; voile: par anal., surface
d'une eau calme; laie de l'œil, la cataracte;
v.

lue.

rouleau de toile : téle de
toile de lin, de chanvre:
qu'èy ue téle dabàn loua oélhs, j'ai un
voile devant les yeux ; ha-s'e&gt;n petà In téle,
s'en faire éclater le péritoine : crehà la téle.
dévirginer ; ni hérnne ni téle ne* croumpen pas à la candéle, ni femme ni toile ne
Roullèu de téle,

1î,

de

càmbe,

se

choisissent,

ne

—

TEMBLÈ

s'achètent à la lueur de

la chandelle

(prov.).
telè ; sm. — Métier à tisser; par anal.,
besogne qui réclame de l'attention et du
travail des membres; v. techedé; en style
plaisant, table de jeu; chantier; quand un
vieux a épousé une jeune femme, on dit :
qu'a iî terrible telè.
telè,-re ; s. — Toilier,-ère.
telefone ; sm. — Téléphone,
telefouilà ; v. — Téléphoner.
telefouniste,-e ; Téléphoniste,
telegrafe ; sm. — Télégraphe,
telegrafià ; v. — Télégraphier.

telegrafiste,-e

Télégraphiste,
Télégramme,
; loc. adv. — La même
chose, semblablement ; v. tanti-tantè.
telèro (Lav.) ; sf. — Manie invétérée,
persistante.
telescope ; sm. — Télescope,
telescoupà ; v. — Télescoper,
teléte ; sf. — Toilette, petite toile;
péritoine; hymen; toile dans laquelle les
couturières enveloppent leur marchandise ;
membrane mince qui se forme sur un
liquide ; voile de la mort sur les yeux ; v.
téle; tavaïolle, linge baptismal, linge du
pain bénit.
télh, tilh ; sm. — Tilleul ; bosquet de
tilleuls. N. de 1. et de p. Telli, Tilh, Dutilh.
telhà ; sm. — Lieu planté de tilleuls,
telhàt ; sni. — Jeune tilleul,
telismàr ; sm. — Boulanger (vieux). N.
; s.

telegrame ; sm.
telè-melè (Lav.)

—

—

dé p.

tém (Big. G.). — Forme de téms.
temàtic,-tique,-e; adj. -— Thématique,
témbe, témbou; sm. — Crible. Cf.
crièt.

tembélh, temblà,-plà ;

sm. — Pente,
gazonné ou non. de coteau, de
montagne; lous temblàs d'Anèu, les pentes
de l'Anéu ÍB.-P.) ; tembélh de Mifagei, ver¬
sant de Mifaget (B.-P.) ; v. penén.
temblà ; v. — Mettre les temblès, pré¬
parer, faire les lisières d'une toile; bout
terminal d'une pièce de toile avec les fils
conducteurs passés dans le peigne ; temblà-s,
se dit du pain mal pétri
dans lequel, à la
cuisson, il se fait des lignes qui ressem¬
blent à des lisières; 011 le dit aussi, dans
ce cas, raiidàt, cirât.
temblà; sm. — Les lisières d'un tissu;
Ion temblà n'ey pas dret, les lisières ne
sont pas droites, régulières.
temblade; sf.
Le bord, les lisières
d'un tissu, leur fabrication; se dit aussi
pour la fin d'une pièce laissée au peigne : v.
versant,

—

temblà,

cap-pèce.
temblè,-plè,-ble,-ple ; s. — Templet,
tempia, t. de tisserand.
Quand une affaire n'est pas arrivée à
bonne fin. qu'elle a mal tourné, on dit,
plaisamment: lous temblès qu'an faussât,
les templets n'ont pas bien tenu.
temblè,-re. — C. tembélh. N. de 1. La
Temblère.

�TËMBLOU

—

TEMPOURADE

témblou (V.-B.) ; sm.

tamplon.
témbou, témbe

—

568

Cep de la char¬

rue. ;

tamis ; v.

;

sm.

Crible;

—

gros

segounè.

témbou;

sm.

temounià.
—

Tambour de

tambourin.

basque,

tembourî.
Forme de tambourî; tam¬
bourinaire. N. de p.
tembourî ; v. — Gronder,
—

par calem¬
bour, jeu de mots, grognonner.
tembouride ; sf.
Remontrance vive ;
—

batterie ; raclée.
téme ; v. — Craindre,

—•

—

te.

temeràri ; adj. des 2 g. — Téméraire,
audacieux,-euse, osé,-e ; v. hagàr; se dit
aussi d'un enfant remuant, tracassier et
qui
ignore le danger ; v. resoulùt.
temerarimén ; adv. — Témérairement,
temeritàt ; sf. — Témérité, audace.

temeroùs,-o (Lav.)

;

faible.

adj.

—

Malade,

temerùc,-o (G.); adj. — Craintif,-ive.
timide; v. temén, meloulic.
temeruquè ; sm. — Crainte, timidité,

peureux,

—

Forme de

—

—

—

ce

genre.

temoegnà, temounià

—

tempàt,-plàt ;

;

sm.

V.

temoegnà.
Coup

sm.

tempe.

témpe, témple;
temperà ; v.

—

défavorable.

sens

—

sur

Les
C.

la

Tempe,
Tempérer, modérer,

sm.

—

adoucir.

—

temperamén ; sm.
Tempérament.
temperàn,-te ; adj. — Tempérant,-e.
tempérance ; sf.
Tempérance,
température ; sf.
Température
—

—

peu

usité,

on

;

v.

—

Témoi¬

gner.

temcegnàdje, temouniàdje ; sm. —
Témoignage; v. testimoni.
temoù, teménee; sf.
Crainte,
appréhension, timidité.
tèmou (Lav.); sm. — Manie. Tift'bi tilde ;
v, téc ; idée saugrenue,
—

:

dit généralement tems.

temperejà ; temperyà ; v.
Faire un
temps (tempèrt) ; tempêter, faire du
grabuge.
temperejade,-ryade ; sf.
Passe de
gros
temps; bourrasque, successions de
bourrasques ; accès de colère bruyante ;
grabuge.
Gros temps,
tempèri,-pèyri ; sm.
très mauvais temps avec
bourrasques, avec
—

gros

—

—

tonnerre, etc.;

par ext., vacarme de gens,

dispute, tapage.
tempèrou (Lav.) ; sm. — Monticule,
cime ; v. tepè.
temperyà (H.-Big.). — C. temperejà.
tempestà ; v. — Tempêter; au fig..

bouleverser des choses, tout

casser.

tempestade ; sf. — Action de tempê¬
ter ;
bourrasque ; passe de gros temps ; accès
de colère.

tempestàyre-e ; s.
Tempêteur,-euse.
tempèste ; sf. — Tempête; v. auràdje,
on
dit, en certains I. tempèsti,
sm. ; v.
tempèri.
tempestejà. — Fréq. de tempestà.
tempesto'ùs,-e ; adj. — Tempétueux,
—

hoùdre ;

-euse.

tempestousamén

Y. teménee.

timide.
temoègn, testimoni; sm.
Témoin.
Està, serbl de temoègn, être témoin, ser¬
vir de témoin; on gratifie de l'épithète de
temoègn de sénte Suzane, témoin de Ste
Suzanne (B.-P.), un témoin réticent et
même un faux témoin ou que l'on croit tel ;
des gens de Lescun en
Aspe, on dit aussi :
Temoègns de Lescû: qui, ai a bist ? — Don
Diègue. — Qui al a entenùt ?
Dawne
Calhar, témoins de Lescun (demande le
juge) : qui a vu le fait ? — Don Diègue. —
Oui a entendu ?
Dame Calhar. D'après
Lespy, ce don Diègue était un aveugle et le
mot, espagnol calharse, se taire,
indique
assez le sens de la
réponse du montagnard.
Tous les pays, d'ailleurs, ont des dires de
—

un

—

redouter, appré¬
hender; v. cràgne; téme-s, se craindre. V.
mét, pòu.
tème; sm.
Thème; en style plaisant,
l'esprit, le cerveau; abé bou, machàn tème.
avoir bonne, mauvaise tête ; n'at
a pas au
tème, il n'a pas cela dans l'esprit, il no
veut pas le faire ; v. cesoù.
temén,-te, temerùc,-uque ; adj. —
Craintif,-ive, timide; v. bergougnoùs ; Dastros a employé le mot au sens de
fragile ;
qui a peu de force et de courage.
Acò ta trénde e temerùc, cette chose si
tendre, si fragile (F. de Lartigue).
teménee, temése.
C. temoù, crain¬

temése.
temide.

temougnàdje,-niàdje

témoins, avec
temoegnàdje.

tueusement.

;

adv.

—

Tempê-

tempeyrà ; v. — Faire gros temps avec
grêle ; v. pèyrabàte.
tempeyrade ; sf. — Action de tem¬
peyrà, bourrasque, averse de grêle,
templà. — V. tembélh, temple (2).
témple. — C. témpe, tempe,
témple; sm. ■— Temple,
templè. — C. temblè.
templè (B.-L.) ; sm. — Tertre; v. tepè;
versant, pente d'un coteau ; amas de neige
formant pente. Y. tembélh.
templégue, timplégue; sf. — Pli de
la jambe, jointure de la jambe, creux du
jarret.
Bandà la timplégue, tendre le jarret,
templiè ; sm. — Templier. Sobriquet
des gens de Gavarnic ; il y eut là un hospice
tenu par les Templiers, dit-on.
témplou fOr.). — C. témpe, tempe,
temploû ; sm. — Partie du tcmplet,
tamplon.
tempourade ; sf. — Période, laps,
espace de temps; qu'abém ue beroje tem¬
pourade, nous avons une belle période;
que-s passà ne tempourade, un laps do
temps s'écoula ; il fut un temps ; v, temsade.
chute de

�569

TEMPOURALAMÉN

tempouralamén

;

adv.

—

Temporelle-

ment..

tempouralitàt ; sf. — Temporalité,
tempouràri; adj. des 2 g. — Tempo-

raire.

tempouràu ; sm. — Mauvais temps,
désagréable ; usité aussi au sens de période,
espace de temps. V. tempèri, tempourade.
Oun t'en bas, praube amiguéte,
Per aquéste tempouràu ?
Où
vilain

t'en

vas-tu, pauvre amie, par ce
temps ? En aquét tempouràu, que
passà ue gran hàmi, en ce temps-là, il y cul
famine.

tempouràu; adj des 2 g. — Tempo¬
; subs., temporaire,
tempouràu; sm. — Les tempes,
tempoure, tempourre; sf. — Espace
de temps, période, saison; t. de liturgie,
vigile, quatre-temps ; v. trempes.
Mâchante tempoure, mauvaise période.
rel, -le

Las tempoures de I\'adàu,
Dejoà que las eau;
Las de Pentecouste,
Lou qui pousque.
vigile de Noël, il faut observer le
jeûne; à celle de Pentecôte, le fera qui
pourra. Pour le paysan, à la Noël, il n'y a
pas de travail pénible et on peut observer le
jeûne, mais à la Pentecôte...
tempourejà ; v. — Passer le temps,
suivre le cours de la saison ; faire le temps
A la

de la saison.

tempourejade
saisonnier ; v.

; sf. — Période
tempourade.

;

temps

tempourisà ; v. — Temporiser,
tempourisacioû ; sf. — Temporisation.
tempourisadoù,-toù,-e ; adj. — Temporisatcur.-trice.
tempourre. — V. tempoure.
tempourréte,-ote ; sf. — Petite, courte
tempourre.

téms, témps ; sm. — Temps, durée,
: âge, époque, siècle ; époque princi¬
pale ; saison ; moment, occasion ; loisir ;
panse; état atmosphérique; t. de gram¬
maire, de musique. V. téns, tém.
Lou téms qu'ai arrange tout, le temps
arrange tout; passà lou téms, passer le
temps : cade cause en soun téms, chaque
chose en son temps : en téms, au téms de
d'àutes cops, autrefois, dans le temps:
qu'arribarà lou sou téms, son heure vien¬
dra, l'occasion ; lou téms de segà, l'époque
de la moisson : pousà abàn téms, accoucher
avant terme; demandà téms, solliciter un
délai; demander du temps; qu'abém lou
téms, nous avons le temps; machàn téms.
mauvais temps; lou téms mour. les mois
de décembre et janvier; téms mieyè, temps
délai

moyen.

Loc. div.
Téms rla, gris, sec, umld.
pouyrlt, temps clair, gris. sec. humide,
càté, humide et malsain ; iéms de néu.
temps neigeux; iéms de sasoû, temps de
saison : téms hort, temps bien assis, beau
temps persistant; lou téms que s'ey esclarit.
le temps s'est remis au beau, le ciel s'est
—

1

—

TÉMS

éclairci ; û bràbe, û boâ téms, un
temps à
souhait ; lou téms que-s fâche, le
temps se

trouble; téms à nou pas hicà û câ dehore,
un temps à ne
pas mettre un chien dehors,
très mauvais; sur le ton
plaisant, on dit
aussi : à nou pas hicà l'ussiè dehore, à ne
pas mettre un huissier à la porte ; au téms
de las hades, au temps des fées ; dou téms
qui las bèsties parlaben, au temps où les
bêtes parlaient, à une période hypothétique,
inexistante, fabuleuse; dou téms de la reyne
Jane, du temps de la reine Jeanne; v.
Jane; segiù lou téms, se conformer à l'usa¬
ge du moment ; au téms de quàuque cop,
au temps passé, lointain, autrefois; de
la
couloû dou téms, de la couleur du temps,
variable ; par temps maussade, on dit. si
l'on est triste : abé las idées de la coulou
dou téms; està coum lou téms; en téms

ourdenàri; en temps ordinaire ; aténde i)
téms, subir un arrêt, attendre un temps :
cop de téms, bourrasque, passe de temps
inattendue; qu'a passât û téms..., il fut un
temps... : qu'a, passât û téms, que hase bel,
il y a eu une période de beau temps ; qu'èm
d'il téms, nous sommes du même temps,
nous avons le même âge : téms per téms,
saison par saison : suivant les circonstances ;
ha per téms, faire au bon moment, à la
saison propice; à l'époque fixée; en û arré
de téms, en un temps très court: qu'a hèyt
lou téms, il a fait son temps, son service;
qu'arribà au cap d'û téms, il vint, après un
momenl d'attente, après une certaine pério¬
de ; dou téms qui, pendant que: dou téms
qui parlabe, l'aute que s'escapè, pendant
([il'il parlait, l'autre s'enfuit; tua lou téms.
tuer le temps: gagna sou téms. réduire un
délai ; qu'ey itéms de pagà, il est temps de
payer; lou téms que cour, le temps court,
il passe: téms escourrùt, temps, période,
terme échu: à iéms passât, l'un après l'au¬
tre; trucà à téms passât, battre l'un après
l'autre, frapper chacun à son tour; anà-n
capbàt lou téms, marcher à l'aventure:
bit téms a, il y a longtemps ; dim. bit téms
11 rot es ;
tout d'û téms, en même temps, à
la fois.

T.oc. adv.

—

De téms

en

téms. de téms

en

quoan, de
autre; per

temps en temps, de temps à
téms. à iéms, à temps; au téms
qui èm, actuellement; en tout téms. de
tout téms, de tout temps; de tout iéms à

jaméy,

toujours,

depuis

que

le

monde

existe; tout d'û Iéms, tout d'un temps,
simultanément; Ions 1res quarts dou téms.
les trois quarts du temps, presque toujours ;
on dit aussi : la rnàje part dou téms, avec le
même sens; en téms e loc, en temps et
lieu; on dit aussi: en téms e place; parti
aban lou téms, partir, mourir prématuré¬
ment; despùch lou téms, depuis le temps:
despuch lou téms qui nou-ns im bis, depuis
l'époque, le temps qu'on ne s'est, vu; dah
lou téms, avec le temps, dans le temps ;
qu'ey téms de. il est temps de; enter téms.
entre

temps, dan» l'intervalle; v. entertàn;

�TEMSADE

TENERROUSAMÉN

—

quc-rh pagaràt, si disél,

mes

de

ténis

570

Prov.
noire

Die.

et

cadre

et

—

nous

Leur nombre déborde
nous

bornerons

ténde, tiénde; sf.

en

(juoùii ? Vous nie payerez, dites-vous, mais
quand ?
Loc. conj. — En medich téms qui,
simultanément, en même temps ; pendant
le temps que, qu'il, qu'elle; dens lou téms
qui, oun, dans le temps que, où.
d'ici à

aux

plus caractéristiques, laissanl de côté, no¬
tamment, ceux qui ont leurs équivalents
français :
Que eau préne lou téms coum bien e
l'urgén en cours, il faut prendre le temps
il vient et l'argent au cours du
comme
jour; qui a téms e qui léms espère, téms
qu'au manque, qui a du temps (devant lui)
et qui attend, le lemps
lui manque; lou
léms que-s pague, le temps vaut de l'ar¬
gent : que y a téms qui, nèbe e téms qui
desnèbe, après la pluie vient le beau temps ;
qui coumpte sus lou téms e sus las hemnes,
que risque de-s Iroumpà hère, celui qui
compte sur le temps et sur les femmes ris¬
que fort de se tromper; du h lou léms la
hube que tèque, avec le temps, la fève fail
sa
gousse; avec du temps, tout arrive; que
y a à téms ta l'ùsou e ú léms tuu mouliè, à
chacun son tour; le soleil luit pour tout le
inonde ; que eau préne lou téms coum ey e
en

las

gens coum soun, il faut prendre le
lemps comme il est et les gens comme ils

lou léms que balhe abls, le temps
porte conseil : lou téms que hè cap à tout,
le temps vient à bout de tout.
temsade ; sf. — Période, laps de temps.
Dim. temsadéte,-dote.
Au cap d'ue temsade, que tourne, après
un
certain temps, il revint.
temsàs ; sm. — Vilain temps, désagréa¬
sont;

ble;

une période.
temsòt; sm. — Court espace de temps;
courte pause; qu'atendoùrn û temsòt, nous
attendîmes un petit moment.
ten (G.-M.) ; sm. — Front, crâne; v.

terme est

sm.

—

Tellement (vieux)

de terrain. N. de p.

étendue
Tén, Then, Ténot. V.
;

lien, tenén.

tenaçamén ; adv. — Tenacemenl.
tenàce,-e ; adj. — Tenace,
tenacitàt ; sf.

Ténacité,
Tenailler, tourmenter,
V. estenalhes plus usité ;
bayonnais du iGe siècle 011
lit: tenailles de foec, de fer, pincettes de
fer pour le feu.
tenàn ; sm. — Tenant ; v. tenén.
tenanciè,-ère ; s. — Tenancier,-ère :
autrefois, cbeptelier.
Tenarèse; 11. p. — Ténarèse, 110111
d'une ancienne voie romaine de Gascogne.
Tenaréso (G.); 11. p. f. — Ténarrèze,
région du Gers touchanl le Condomois et
tenalhà ; v.
tenalhe.
dans un lexte

—

—

—

l'Armagnac.
tendà.

—

Forme de tent&amp;i

la

le

usité dans

quelques lieux.
ténde; v. — Tendre, se diriger, se por¬
ter, aller vers, pencher. V. téne.
Que tén à ha miélhe, il a tendance à se
corriger; que iendèbe, il pensait, il croyait
encore

que.

tendégn,-dén (L.)

; adv. — Toujours,
interruption; tirà tendén, tirer vigou¬
reusement, et sans arrêt; interj. s'emploie
sans

fr. hardi ! Haut, e tendén !
en
Hardi, sans arrêt, et vigoureusement !
tendénce,-ci ; sf. — Tendance.

connue

tendencioùs,-e

;

adj.

—

Tendancieux,

-euse.

tendoû, tiendoû

; sm.

—

Tendon. Cf.

tenélhe.

tendramén ; adv.

—

téndre, trénde,-e;
sensible, délicat,-e.

Tendrement,

adj.

—

Tendre,

Car tendre, viande tendre-; abé lous os
tendres, avoir le squelette délicat, les os pas
encore bien formés; co téndre,
cœur ten¬
dre ; d'une personne sans sensibilité 011 dit:
n'a pas lou hidje téndre, elle 11'a pas le
l'oie tendre; téndre coum Varrague, tendre

la fraise; pâ

téndre, pain tendre,
tegnè, lie, tibàt.
tendrè, tendretàt, tendroù; s. —
Tendreté, état de ce qui est tendre, en par¬
lant des choses; v. lendrésse; la tendroù
de la habe, la tendreté de la fève ; lou ten¬
drè de la car, la tendreté de la viande.
tendrejà ; v. — Paraître tendre, être
comme

frais. V.

tendre.

tendrésse ; sf. — Tendresse ; ne s'em¬
ploie qu'en parlant du sentiment ; c'est
par
ignorance que d'aucuns traduisent
tendreté par lendrésse; v. tendrè.
tendrét,-drin,-dròt,-e ; adj. — Assez
tendre; tendret, douillet, délicat,-e. Dim.
de téndre; super dim., iendroutét,-lln,-tòt.
-e, .tendroulét,-Un,-lòt,-e, tendrilhòt,-e.
tendretàt.
tendri ; v.

tèsl.

tén ;

Tente; autrefois,

—

las tendes désignaient
ordinairement
halle du marché, le marché couvert ;

—

—

V. tendrè.

Rendre tendre,

mou; v.

atendri.

tendroù ; sf.
tendroù ; sf.

V. tendrè.
Tendron, jeune fille.
tendroutét,-e. — V. tendrét.
téne; v. — Tendre, bander, tirer; dis¬
poser un piège; déployer; v. esténe, des¬
plegà, estirà; téne-s, se tendre.
Téne ue corde, las sedades, tendre une
corde, les tendelles ; à bras tenùt, à bras
tendu; téne la mâ, tendre la main; que
tén à s'a.cabà, cela tend à finir, touche à
sa

—

—

fin.

tenèbre ; sf. — Ténèbres, office de la
Semaine Sainte; on dit aussi tenebres; en
As.,

aussi, affliction, peine,
tenèbres; sf. pl.— Ténèbres, obscurité.
tenebriu,-ibe, tenebroùs,-e ; adj. —
Ténébreux,-euse.
tenebrousamén ; adv. — Ténébrcusement.

�571

TENÈC

tenèc,-èque; adj. et s. — Morveux,
mouquiroàs, tenèque.
tenecà ; v.
Pendiller,en parlant d'un

-euse; v.

—

être enrhumé.
tenecoùs,-e ; adj. —
d'habitude; v. mouquiroàs.
m orveau

;

Morveux,-euse

tenedé ;

sni. — Tendoir; lien où l'on
linge, l'herbe, les pièges ; action
d'étendre; hicà Verbe en tenedé, étendre

étend le
l'herbe.

tenedé,-re ; adj| — Que peut être ten¬
du, étendu,-e. Cf. eslenedé.
tenedoù,-re ; adj. — Qui tend, étire;
se dit aussi pour lenedé, tendoir.
tenélh,-e ; s. — Lieu où l'on étend le
linge lessivé, séchoir; par ext., chose qui

paraît tendue,

un rai
tenelhét dou sou,

au
ses

rayons ; ae

couvert de

de lumière,

par ex. :

là où le soleil darde
tenélhe de pallie, un espace

paille étalée.

tenelhà ;

v. — Tendre, étendre ; bander ;
parlant du soleil ; tenelhà-s,
s'étendre, se déployer; se raidir, s'étirer.
tenélhe; sf. — Tendon, muscle; pli de
la jambe, jarret; v. templégue; système
pour tendre.
Ha tenelhà la came, bander le jarret,
faire jouer les tendons.
tenelhét, tenilhét. — Dim. de tenélh

darder

cl

en

de tenélhe.

tenemén ;

sm. — Tènemënt; v. ién.
tenén,-te; adj. — Tenant,-e; contigu;
allié ou parent; v. tagnén; responsable;
qui soutient une autre personne.
tenén ; sm. — Usité au sens de tén,

tellement.

tenén,
tenant ;

tenàn ; sm. — Lieu contigu,
lous tenéns de la maysoû, les

tenants de la maison
a

autorité dans
tenénee ; sf.

une

;

tenant, personne
maison.

qui

— Ce qui est tenant, con¬
tigu; autorité, action de tenant, direction.
tenèque; sf. — Morveau ; v. tarlno;
par anal., chose qui pendille.
Cf. avec
penèque. En certains 1., signifie aussi cassepied, piège ; v. escripè.
tenequerie ; sf. — Morve en quantité,

saleté

sous

le

nez.

teneralhe ;

sf. — Quantité étendue,
linge, paille, foin, etc., générale¬
ment pour sécher ; ue teneralhe de hé, une
étendue de foin coupé, étalé ; peut prendre
le sens défavorable et signifier des choses

étalée:

étalées

en

désordre.

tengude, tiengude, tienude ; sf. —
Tenue, durée; action de tenir, de contenir;
capacité ; contenance, manière de s'habil¬
ler, tenue, uniforme session d'une assem¬
blée.

téngue (V.-B. Big. G. L.) : tié, tiéntiéne (B.) ; teni (As. Bar.) ; tine
(Bay. L.) : ti, té (Lav.) ; v. — Tenir, possé¬
der. occuper; retenir, arrêter; conserver,
garder; réputer, estimer; adhérer, coller,
être ferme; avoir appris, être renseigné ;
exécuter fidèlement, tenir sa parole; dire,
affirmer; continuer, durer; avoir de la
gue,

—

TENOT

ressemblance; juger, considérer; être con¬
tenu, renfermer, limiter; être difficile à
ébranler, résister; suivre son cours; siéger;
téngue-s, tengue-s'en, se tenir, s'en tenir,
se

maintenir.

Téngue ue terre, tenir, occuper une
terre; qu'ou tenguè, il le tenait, le retenait;
qu'ou teng per boù, il le tient, le considère
comme
bon ; lou tros
que tenguerà, le
morceau
tiendra, il adhère; qu'ai téngui
d'ù tau, je le tiens d'un tel; qu'a tengùt
paraule, il a tenu parole; qu'ey bertàl e
que m'y téngui, cela est vrai et je le main¬
tiens, je m'y tiens; lou bel tems que teng,
le beau temps dure; que tién de sou pay, il
tient de son père ; lou barràu que teng dues
banes, le baril contient ko litres; la semàu
que tienè e adare que perd, la cuve était
étanche et maintenant elle fuit ; lous souldàts que téngoun, les soldats tinrent bon;

tengàt-be plâ, tenez-vous bien.
Loc. div.
Teng, tengàt, tiens, tenez,
prenez; v. tè; téngue lou reng, tenir son
rang; téngue quauqu'û, tenir quelqu'un,
être son maître ; téngue la mâ, tenir la
main, veiller à ; ha tiéne, faire tenir, re¬
mettre; tiéne boù, tenir bon; téngue lou
eop, tenir le coup ; se tiehét à la bite,
abisàt-be, si vous tenez à la vie, gardezvous ;
que l'at tién haut, il lui tient la
dragée haute; il maintient son haut prix;
tengues las costes, se tenir les côtes ; téngue
e téngue, tenir cl
tenir, faire échange sur
l'heure; ne pas lâcher la proie pour l'om¬
bre; lou qui tién, risque pas de perde,
celui qui tient ne risque pas de perdre
(prov.) ; lou qui tié, que tié, celui qui pos¬
sède le garde (die.) ; que bau mey tiéne
qu'esperà, il vaut mieux tenir qu'espérer;
que bau miélhe lié ue parre qu'esperà A
perdigàlh, il vaut mieux tenir, avoir une
mésange qu'espérer prendre un perdreau
(die.) ; que soy malàu, noa-m podi pas
téngue, je suis si malade que je suis à bout ;
je ne peux me tenir debout; teng-t'aquiu,
tiens-loi là ; téngue-s dret e came large, se
tenir bien d'aplomb, solidement, ferme¬
ment, en style plaisant ; poc de bignes, poc
de hilhes e plâ tengudes, peu de vignes,
peu de filles et bien tenues (prov.) ; à la
téngua-l'y-téngue, à qui tiendra le mieux ;
téngue-s au mànjou, tenir, avoir le bon
bout ; que s'y pot tié, on peut y tenir, ce
n'est, pas pénible.
téngue, ténque; sf. — Tanche, pois¬
—

son.

tenguedé,-re ; adj.
tenable

Tenable; qui est

—

laisse tenir, mener.
tenguedéro (H.-Big.) ; sf. — Main cou¬
rante, rampe d'escalier.
tengùt (à) ; loc. adv. — Pour de bon.
;

qui

se

tenilhà.
C. tenelhà
tenilhe ; sf. — Tirant;
—

:

v.

estenilhà.

chose pour tenir,
consolider; tenon; v. lenoû.
tenilhos (G.); sf. pl. — Liens du soc
de la charrue.

tenòt ; sm.

—

Petit tén. N. de

p.

�TENOU

—

TERMALITAT

572

tenoû ; sm.
Tenon; v. tindoùn; au
fig., serbî de tenoû, està de tenoû, servir
de compère, être du même acabit
; lié de

teourie ; sf.

—

tenoû, tenir tête et, aussi, tenir compa¬
gnie, causer avec une personne seule ;
faire

honneur,
tenoû ; sf. — Teneur,
téns |Lav. Az.). — Forme

hayè en iténs, cela se
temps, autrefois,
tensioû ; sf.
Tension,
tensoû ; sf.
Tenson, genre de poésie
—

—

usité chez les troubadours.

tentà,-dà ; v.
Tenter, solliciter au
mal ; faire envie ;
entreprendre, chercher à
réussir; v. essajà; ■tentà-s, enrager, se
—•

désoler

;

s'évertuer.

—

Tentation.

tentadoù,-toù,-re ; adj. — Tentateur,
-trice ; v. tentàyre.
tentàn,-tef adj. — Tentant,-e.
tentarique, tenterique ; sf. — Tenta¬
tion, séduction; désir capricieux, envie; v.
tan-tare; lubie.

Aquét gouyàt n'a pas que tentariques, ce
jeune homme a des désirs capricieux ; des
lubies; v. tintèyne, tanlare, caprici.
tentât,-ade; adj. et s. — Tenté,-e;
affolé, détraqué, téméraire.
Que s'y hè coum û tentât, il s'y fait,
travaille comme un enragé; aquét droullàl
que sémble û tentât., cet enfant est un
déchaîné,
tentatibe ; sf.

diable

—

Tentative,

tentàyre,-e; adj.
chose

—

V.

Ùnde,

—

tente,

tenté,-re ; s.
Tentation,
tenterilhà, tinterilhà, tinterejà;

v.

Dreliner.

tenterilhoû,-lhe, tinterilhoû;
Devinette:

téque ; sf. — Cosse, gousse, capsule; en
style plaisant, grand nez, membre viril ;
gifle, claque; v. téco, tecoû.
Hart coum ue téque, plein comme une
cosse, saoul; quine téque! Quel nez! Que-t
dau ue téque, je te donne une gifle ; noû
pas dise téque, ne souffler mot.
tequéte,-cote ; sf. — Petite téque.
Super-dim. tequilhéte,-lhote.
tequilhà,-lhoà. — Fréq. de tecà.
tèr, tèrs ; sm.
Vairon, larve de
Vhypoderma bovis qui troue le cuir; le trou
que fait cette larve ; la mouche qui la pro¬
—

duit.

terc, térque ; adj. — Cruel,-le (vieux).
As., tenace, opiniâtre, têtu. N. de p.

En

Sobriquet des.

gens

de Hiis (H.-P.)

; v.

tèrle.

Desliura-m de la violensa de la gent terca,
délivre-moi de la violence de la nation
cruelle

(Salette). V. dercoàs (Sup. II).
terçamén ; adv. — Troisièmement,
tercè ou tercè,-re; adj. et s. — Troi¬
né,-e. Dim. terceroû,-e. N. de p.
Ancienne mesure
sf.

tercère ;

capacité.
tercerét;

—

sm.

Demi

—

tercère.

de

Dim.

Siés tercerenétos de bin cla, six tiers de
? de vin clair (Dastros).

litre
s.

—

Clochette, grelot; v. esquiroû.
Tinterilhoû

que tinterilhabe ;
cadoù. oélh arrouy que
l'aboù, tinterillon tinterillait ; il tomba,
l'œil rouge le prit; réponse: le gland et le
porc (Mifaget).
tenterique. — V. tentarique.
tenude ; sf.
Action de tendre des
pièges, de poser des filets ; étendue, choses
étendues, étalées sur le sol, éparpillées ;
tenude de garbes, étendue de gerbe sur le
sol ; v. estenude.
tenude ;
sf.
Tenue
d'uniforme,
livrée; hicà-s en grane tenude, se mettre en
grande tenue.
teologia; sm. — Théologien.
teologie,-lougie ; sf. — Théologie,
teoulougàu; adj. des 2 g. — Théolo¬
gal,-e.
teourìc,-ìque,-e ; adj. -— Théorique,
teouricaméri ; adv. — Théoriquement.
tinterilhoû

tepét ; sm. — Petit tepè.
tépo (G.) ; sf. — Motte de terre ordinai¬
rement gazonnée ; v. tap (2).
tepoùs,-e, tepùt,-ùdo ; adj. — Gazon-

tercerenét,-e.

—

—

tournis,

sième

Tentateur,-trice;
qui tente, qui fait envie; v. ten.tadoà.

ténte.

tepè (G.) ; sm. — Coteau ordinairement
abrupt: t. général. V. temple.
teperoÙS,-o (B.-L.) ; adj. — Se dit des
yeux chassieux ; v. lagagnoùs.
teperùt,-ùso (B.-L.); adj. — Qui a le

né,-e.-

Que-m bos tenta, tu veux me tenter ; la
cause que-m tente, la chose me
lente, me
fait envie ; tenta la jogue, tenter l'aventure ;
que-m hè tenta, il me fait devenir fou.
tentàble,-e; adj. — Que 1 'on peut ten¬
ter, risquer,
tentacioû ; sf.

Théorie,

taparrét.

de téms ;
faisait, dans le

que-s

—

tepà (G.) ; v. — Gazonner.
tepàdo (G.) ; sf. ■— Revêtement de mot¬
tes gazonnées. C. tepère.
teparrét; teperét,-òt (G.). — C.

que

—

—

tercét;

sm.

—

Tercet,

terciàri ; adj. des 2 g.
tèreie ; sf. — Tierce ;

—

Tertiaire,
dit plutôt

on

tierce.

terçoû,-e; s. — Bovin de trois ans; on
appelle ferçole, lercière, une vache qui
vient de vêler pour la première fois ou qui
est

état de vêler.

en

tercoùs,-e; adj. — Coléreux,-euse.
terdén, terdéns ; sm. — Trident. Cf.

treyén.
terebentine.

—

tèrle, torle ; sf.

V. turmentine.

Protubérance pro¬
-tèr.
terlìs, trelis ; sm. — Treillis, toile
tissée avec un jeu de trois pédales, à
duite

sur

le cuir par

—

le

varron ; v.

chaîne maillée.

tèrma
tier

de

tèrma,

(Caulerets) ; sf. — Limite, quar¬
bornage en montagne ; plâ d'era

n.

de 1. V. tèrme.

termalitàt; sf,

—

Terme de loyer,

�TÈRMAU

573
termàu ;

adj. des 2 g. — Thermal,-c.
tèrme, tèrmi ; sm. — Terme, fia,
bout; limite; terme, délai, échéance; mot,
expression ; en Gascogne, a signifié aussi
tertre, monticule. N. de 1. el de p. Thermes
d'Armagnac; Dutherme. V. couhî, marque.
Dens loua tèrmis de la coumune, dans
les limites de la commune ; au cap dou
tèrmi, à la fin du délai; aus tèrmis de la
létre, aux termes de la lettre; passà tèrmis,
dépasser les bornes; plantà tèrmis, faire
un
bornage; fixer les points d'une dis¬
cussion.

tèrmes, tèrmis;

pl.

sm.

—

Thermes,

établissement thermal.

termià ;

destermià;

v.

Borner,

—

délimiter

;

v.

H.-Big., donner des soins à
une
bête malade du ventre, particulière¬
ment, la faire vider avec des lavements, la
soigner pour la météorisation.
termiade ; sf. — Délimitation, bornage.
termiadé,-re ; adj. — Qui est à déli¬
en

miter.

termiadoù,-re

;

adj. et,

s.

—

Qui déli¬

mite.

termiamén ; sm.

Bornage,
— Qui limite,
indique la limite; pèyre termiàu, borne.
termiè,-re ; adj. et, s. — Qui limite,
borne; délimitation, frontière; bande de
—

termiàu; adj. des

2

g.

terrain entre la clôture el le sol cultivé ; v.

marque,

couhî, hite.

don bosc, à la limite du
bois, au bord du bois; au delà de las fer¬
mières, au delà des frontières. (Termière est
A

la termière

plus usité

que

termiè).

terminà; v.
Terminer, achever, con¬
clure, finir; v. acabà, fenì, concluì; terminà-s, se terminer; avoir une cerlaine dési¬
—

nence.

terminàble,-e; adj. — Qui peut être
terminé,-e.
terminasoû ; sf. — Terminaison, con¬
clusion.

terminàu ;

adj. des 2
terminàyre,-e ; adj.
achève, terminateur

; v.

Terminal,-e.
Qui termine,
acabàyre.
g.

—

—

termoumètre ; sm. — Thermomètre,
ternàri ; adj. des 2 g. — Ternaire.

tèrne,-e ; adj. — Terne, sans éclat,
terni; v. — Ternir; ternl-s, se ternir;
v.

esblasl.

terni (L.). — C. retreni, retentir,
ternide ; sf. — Action de ternir;

ternis¬

sure.

ternidure ; sf. — Ternissure,
ternis, ternit, ternits; sm. — Ver
provenant de la mouche à viande, asticot ;
ter, mousque.
ternitàt.
V. trenitàt.
ternitè ; sm. — Les ternis,
la mouche à viande.
v.

—

les œufs de

ternitère,-nitsère (mousque) ; sf. —
(sarcophaga et calliforia vomitoria).
tèro (Lav.) ; sf. — Sort, destinée ; v.
hat; époque, âge; qu'èm dus d'éra medécho tèro, nous sommes deux ayant le
Mouche de la viande

—

TËRRASSÉTË

même

âge, de la même époque; qulno tèro
? Quelle sera notre destinée ?
terrà ; v.
Terrer, apporter de la terre
nouvelle dans un champ ; chausser, butter
une
plante; terrà-s, se couvrir de terre, de
vase par suite d'un débordement; se terrer.
Lou hé qu'ey terrât, le foin est terré,
envasé; par ext.., està terrât, quand on parle
d'une personne, signifie être en mauvaise
situation d'alïaires; la boup que s'ey terra-

serà nousto

—

de, le renard s'est terré.
terrade ; sf.
Action de terrer ; pièce
de terre, étendue d'une terre; s'applique
plutôt à un terrain situé en côte. N. de p.
et de I. Terrade, Laterrade.
terradé,-re ; adj. — Qui doit, peut être
—

terré,-e.
terradéte ; sf. — Petite .terrade; léger
terràdje.
terradis,-se ; sf. — De la terre, des
terres, mélange de terre et d'autres matiè¬
res ; territoire (rare) ; v.
terradoù.
terràdje ; sm. — Action de terrer ;
ancien
droit
seigneurial ; droit sur le
plapage, les placiers des marchés.
terradoù,-dis ; sm. — Terroir, terrain,
territoire.

terradoù,-re, terràyre,-e; adj. et s.
Qui terre; terrassier,-ère.
terràlh ; sm. — Terrassier; potier; terre
mélangée à d'autres matières; terres qui
ont glissé; v. terradìs. N. de p. Terrait.
terràlhà; v. — Terrer mal.
terralhe ; sf. — Mauvaise terre en mé¬
lange, éboulis de terre et de pierres mêlées ;
résidus de terre à poterie, à tuile, à brique.
terràs, tarràs ; sm. — Cruche en
terre. Cf. dourno, penderàt.
Bénie de terràs, gros ventre, en style
plaisant; cap de terràs, grosse tête ronde;
nou bau pas û terras d'aygue, cela n'a que
peu de valeur; coupà lou .terràs, briser la
cruche, expr. employée dans des sens divers.
terrassà ; v. — Terrasser, jeter par
terre; consterner; faire du terrassement,
terrer grossièrement ; v. terràlhà.

—

terrassade

;

sf.

—

Action de briser

une

cruche ;

jeu de la cruche ; dans les chari¬
varis, on s'amuse à jeter de mauvaises cru¬
ches qu'on a rempli de cailloux contre les
murs des « charivariés » ; action de terras¬
ser, d'abattre.
terrassàdje ; sm. — Action de terras¬
ser, de terrer, de tenailler; terre d'éboulement ; terrassement.
terrassamén ; sm. — Terrassement
terrassàyre,-e,-ssè,-re ; s. — Terras¬
sier,-ère; v. terradoù (2).
terrasse ;
sf. — Terrasse ; mauvaise
terre, terre lourde.
terrassé, tarrassè; sm. — Evier,
lieu où est la cruche; v. ayguè, dournè.
terrassât, tarrassèt,-sòt,-soû ; sm.
Petite cruche, cruchon,
terrasséte, tarrisséte; sf. — Fxuellc
de terre ; péus à la ierrisséte, cheveux tail¬
lés en rond ; on place une écuelle sur le
.

—

�TEKRASSÉTE

—

TËRRERÉTE

574

crû lie

et l'on coupe autour; ou dit, do
même, péus à la casserouléle ; jeu qui con¬

siste à

briser

tancer

en

l'air

une

cruche et à

la

avant

qu'elle 11e retombe à terre.
terrasséte,-sote ; sf. — Petite terrasse.
C. terrassàyre•
terrassiè,-re.
terrassòt,-soû.
V. tarrassét.
terràu; adj. — Qui est de la terre;
—

—

bén

terràu, vent du N.-E. ou du N. ; v. bén.
— V.
terradoù (2).
tèrre ; sf.
Terre, globe terrestre, sol,

terràyre,-e.

souffrir;

lèrre nègre lou boù blal, en
blé; par anal., se dit au
fig., en parlant d'une belle fille brune;
qui u tèrre a guèrre, qui possède de la terre
a
des soucis ;prov.) ; de tèrre estàn, loc.
adv., partant de terre, étant à terre; hicà
terre enter, mettre de l'espace entre deux
termes, deux personnes ; pàlle coum la
tèrre, avoir une mine de déterré.
terre

Terre blanche. N.
tèrre-aube; sf.
Terraube.
tèrre-bouc (Arni.) ; sm. — Espèce de
—

de 1. et de p.

—

substance minérale; pays, champ, propriété;
domaine rural.
La lèrre cle Biarn, la terre de Béarn ; la

tèrre nouste, notre domaine, chez nous ;
lioune
lèrre, bonne terre, franche ; t.
magre, terre maigre, pauvre, où il ne fait

bon vivre; t. horte, tèrre-hort, terre
forte, compacte, difficile à travailler ; t.
douce, léujère, terre légère; t. nabe, terre
qui n'a pas été cultivée; I. escarpe, terre
friable; t. bouhade, terre soulevée, non
compacte; lèrre founcière, terre qui a du
fond; t. acabude, sol épuisé; t. mourte,
terre non arable; t. grasse, terre grasse;
argile à poterie; l.-téule,-1ère,-lisse, terre à
tuile, à brique ; t. lisse, terre débarrassée
des pierres et du sable pour la poterie ;
t. aule, mauvaise terre,
ingrate; croumpà
tèrre, acheter de la terre, du bien ; t. mayrane, terre maternelle, patrie; &gt;t. saube,
terre de sauveté; tèrro-yèlo
(Lav.), argile;
v.
argéle.
pas

Loc. cliv.

—

parcourir la

Courre tèrre

terre

et

les

e

mars,

mers,

courir,

troubà-s

enter tèrre e mar, comme eu l'r., se trouver
entre deux selles; bouls de début tèrre,
voix

sépulcrale; au cap de la tèrre, au bout
monde; de Vaule part de la lèrre, de
l'autre côté du globe, très loin; ha tèrre
nabe, tout casser, briser devant soi, se
faire faire place; tèrre coum tèrre, d'une
très grande étendue, en parlant d'un bien ;
tèrre santé, terre sainte, sacrée, bénite,
cimetière; quelqu'un qui a été très ennuyé,
qui n'aurait pas voulu être vu dira : que-m
seri hicàt début tèrre, ou bien: qu'aberl
du

boulùl està mey lèu debàt tèrre, j'aurais
voulu être sous terre, tellement ma confu¬
sion était grande ; abé sepl pams de tèrre
s'ou

être enterré;

tan qui tèrre en
grande quantité ; n'a pus
û trabès de dit de tèrre de soue, il ne
possède pas un pouce de terre ; està à terre,
per tèrre, être abattu, réduit à rien; tan qui
tèrre e y àye, aussi loin qu'on puisse aller;
càde de lèrre à tèrre, tomber en marchant
et non de haut; abé pòu que la tèrre que
manque., avoir des craintes exagérées, man¬
quer de confiance en soi; hicà pè-tèrre,
mettre pied-à-terre; pesà coum tèrre, être
lourd; càde de eu à tèrre, tomber sur son
séant ; être étonné à l'extrême, stupéfié par
ce
qu'on apprend, ce qu'on voit ; troubà la
tèrre bâche, se dit d'un paysan que le
travail de la terre rebute; loungues terres,
loungues misères, partir loin, c'est aller
nas,

poudè pourtà,

en

en

noire le bon

tuf. C. marboùc.

tèrre-héms ;
reau;

sm.

—

Terre-fumier, ter¬

terré (3).

v.

tèrre-hort ;

sm.

—

Terre

un terrain solide, une
està s'ou tèrre-hort, être

lig.,

droit.

Dans le Gers,

ferme ;

au

position ferme;
dans

son

bon

lou tèrro-hort sert à

désigner le meilleur sol pour la culture;
la boubéno bau pus lou terro-hort (die.).
terre-may ; sf. — Terre mère ; terre oii
on a semé,
planté en premier lieu.
terre

nelle,

«

mayrane ;

mairie

»

sf.

—

Terre mater¬

(Lit).

tèrre-mustre ;

Bornage; ha
bornage.
tèrre-passà ; v. — Dépasser une limite;
par anal., outrepasser son droit,
tèrre-plé ; sm. — Terre-plein,
tèrre-pouyri ; v. — Pourrir dans la
sm.

—

terre-mustre, procéder à

un

terre.

terrère (brume) ; sf. — Brouillard
qui, en M'., couvre une vallée.
tèrre-tenén,-te ; s. et adj. — Tenan¬
cier,-ère, fermier; attenant,-e, en parlant

de

terres.

tèrre-tién ;

sm.

—

Terre tenant, limi¬

trophe, altenanle.
tèrre-trém,-trémble ; sm.
Trem¬
blement de terre; commotion; bruit épou¬
vantable; bouleversement, fracas; en style
plaisant, tintamarre, tapage, grabuge dans
une maison, un
ménage, une auberge; v.
—

rrabàst.
terre-troum,-trum ; sm.
Ouragan,
tempête; bouleversemenl.
terré, tarrè ; sm. — Monticule, molle
de terre, coteau; digue, clôture de terre,
talus, terrassement, tertre; v. coustalàt,
mue, terrier. N. de 1. et de p. Terré, Loupa

—

tarré.

terré,-re
comme

la

; adj. — Qui est de la terre,
terre; lit terrère, avalanche de

terre; oélh terré, œil mauvais, de sournois;
cami terre, chemin terrassé, creux; llbe

terré, livre terrier, du cadastre ; v. terriè.
terré; sm. — Terreau; fosse à ordures,

terrégn, terrén, terréne, terrî

; s m.

Terrain, fonds de terre; v. sôu.
Terréne, soulide, terrain solide; boû ter¬
rén, bon terrain; sol productif, fertile.
terregnà (Lav.) ; v. — Laisser reparaî¬

—

tre

le sol.

terrerét,-ròt ; sm. — Petit terré.
terreréte,-rote ; sf.— Très petite terre,
lopin de terre; petit bien.

�575

TERRÉS

terrés (à) ;

loe. adv. — En masse, à
Idoles.
terrèstre,-e ; adj. — Terrestre.
terréte,-rote ; sf.
Petite terre, petit

foison ; v. à

—

bien.
terrî ; sm.

— Terrain ;
v. terrégn.
tèrri; terri (Gr.-L.) ; sm. — Bourgeon
iigure, boulon enflammé; v. brusloû.
terriblamén, tarriblamén ; adv.
Terriblement ; énormément. V. hère.
Qu'ère terriblamén enmallt, il était fort
colère ; qu'a plabùt terriblamén, il a
en
énormément plu.
terriblàs,-se ; adj. — Très terrible;
pas très terrible, en style ironique.
terrible, tarrible,-e; adj. — Terrible.
Sobriquet ironique des gens de Limendous
(B.-P.) ; on dit, plaisamment, d'un rodoiriont : b'ey piri que lou defàn Terrible !
terriblètàt; si. — Terribilité; chose

de la

—

terrible.

terriche ; tarriche

terriè ;
y.

sm.

—

(L.).

—

C. terrisse.

Terrier, papier terrier

;

terre.

terrùc ; sm.

(Bar.) ; sm. — Endroit
dangereux, mauvais pas, ravin; v. garimbàut.

terrine, tarrine ; sf. — Terrine.
terrinéte,-note ; sf. — Petite terrine,
terris, tarris ; sm.
Récipient de
taille moyenne en terre ; t. général ; lou
terris, les vases en terre,
Forme de ternis, ver.
terris.
—

—

terriscle

(Gr.-L.);

sm.

—

Filet

pour

prendre les oiseaux ; v. pandéle.
terrissàt,-ade ; sf. — Terrinée,
terrissàyre,-e. — C. terrisse.
terrisse, tàrrisse,-iche ; sf. — Terri¬
ne, vase en terre de grande contenance, de
5 à io litres ; v. grasale.
Terrisse mesturalère,

pains de maïs (meslurèt).
terrissè,-re,-àyre,-e

;

s.

—

Potier,

marchandée de terris.
terrisséte, tarrisséte,-ote ; sf. —
Petite terrine ; v. tarrisséte.
territori ; sm. — Territoire,
terro-àrio (Lav.). — C. terre-aube.
territourialamén ; adv. — Territorialement.

territourialitàt ; sf.

Territorialité,
—
territouriàu; adj. des a g. — Territo¬
rial,-e ; soldat de la territoriale.
terròt (Bav. Chai.) ; sm. — Petit ton; v. garioulét, truhét.
terrote ; sf. — Petite

pin

pièce de terre ;

de peu de valeur.
terroù ; sf. — Terreur ; v. espànte.
terrourisà ; v. — Terroriser,
terrourisme ; sm. — Terrorisme.

terre

terrouriste,-e ; adj. et s. — Terroriste.
terroùs,-e;
—
adj.
Terreux,-euse ;
souillé de terre ; pè-terroùs, pied sali par la
terre, sobriquet de paysan , d'agriculteur ;
v. pique-talòs.
terroutéte,-tote ; sf. — Très petite
pièce de terre.

Tertre, motte;

—

v.

lap,

terrucole ; sf. — Tertre plus large à la
base, plus important que le terrùc; motte.
terrucòt,-quét,-e ; s. — Petit tertre.
Super-dim., lerrucoulét,-lòt,-e.
terrùt,-ude ; adj. — Où il y a beaucoup
de terre; se dit en montagne des lieux où
la couche arable est assez profonde,
térs.
V. tér, vairon.
tèrs,-e; adj. — Troisième (vieux); v.
—

tresàu.

tersanèro
(Arm.) ; sf. — Tierçon,
demi-barrique.
tersè,-re. — C. tercè,-re, terçoû.
tersò, tersòu,-ole. — V. terçoû.
tersùt,-ude; adj. — Percé,-e par le
vairon
(ters), en parlant du cuir, de la
peau.

tés,-o (B.-L.) ; adj. — Surpris, interdit,
stupéfié ; v. téc, esbatouhi.
tès, tèst; tèch (Big. G.); sm. —
Ecuelle, petit récipient de terre; coquille;

anal., le crâne, la boîte crânienne;
poterie, têt. V. tesure, ten, cap,

tesson de

toussoû, clesc.

Que s'a henùt lou tès, il s'est fendu le
n'ai a [xis au tès, il ne l'a pas à
baràt plé de tès, fossé plein de tes¬

crâne ;
l'idée ;
sons.

tès,-e (Salies) ; adj. — Sans profondeur;
tès, ruisseau peu profond.
tesàu ; sm.
Trésor; sous l'influence
d'i fr., on dit aussi tesôr et tresor.
tesaurè,-riè,-re ; adj. et s. — Thésau¬
riseur, qui amasse et garde de l'argent;
trésorier,-ère ; v. dinerè, clabàyre.
tesaurisà ; v. ■— « Thésauriser », ramas¬
ser et conserver de l'argent,
arriu

—

tescude.

terrine à faire les

TESOURISA

tue.

par

terrimbàut

—

tèse ; sf.

—

C. telade.

Le cerveau, l'esprit, l'idée;
qu'ai tién h la tèse, il l'a dans l'idée, fixe¬
ment; qu'a la tèse don diable, il a un
entêtement de tous les diables; il est extrê¬
mement intelligent; v. tès (2).
tèse ; sf. — Thèse,
tése.
C. téde, cœur de pin.
tesic ; sm. — Tourment moral ; désir,
envie; inquiétude; irritation, prurit.
N'as pas debinàt lou sou tesic, tu n'as pas
deviné ce qu'il désire, ce qui le tracasse ;
lous mes tesi.es e tous mes rèbes, mes tour¬
ments, mes désirs et mes rêves ; lou tesic.
de l'aujamiòt, le coup de dard de l'insecle
(N. Laborde). V. chepic, thepic.
tesicà ; v. — Tracasser, asticoter, irri¬
ter, sabouler ; tesicà-s, s'inquiéter.
tesicade ;
sf. — Action d'asticoter ;
pointe malicieuse.
tesicàyre,-e ; s. et adj. — Asticoteur,
—

—

-euse

;

tracassant,-e.

tesicoùs,-e; adj. — Susceptible, irrita¬
ble; v. chepic (2), gratinons.
tèsou (Lav.) ; sm. — Idée fixe. Cf. Une.
Qu'a toustèm lèsous d'ets sos, il ne pense

qu'à l'argent,
tesourisà.

—

Forme de

tesaurisà.

�TËSSOU

ÏÉULË

—

tessoû ; siu.

Tesson; v. lès.
(G.) ; sni. — Taisson, goret; v.
tach, gourrin, pourcèl.
tessounà ; v.
Mettre bas, en parlant

testòt, testoû; sm.
Têt, tesson;
petit vase de terre ; v. lès.
testoû; sm.
Teston, monnaie an¬

—

—

tessoùn

—

cienne.
tèstou
ticule.

—

de la truie.

tessounàdo ; si'.
tèst.

Portée de laissons,

; si.

—

Petit goret,

V. tes (i).
testà; v. —Tester; en certains 1., aussi,
guetter ; v. lacà, tutè.
testadoù,-toù,-re ; adj. et s. — Testa¬
teur, -trice.
testamén ; sm. — Testament; en
style
burlesque, la tète.
testamentà ; v. — Disposer par testa¬
ment.

testamentàri ;
mentaire.

adj. des

testamentarimén ;

façon testamentaire.
testamentè,-re ;

2

g.

adv.

—

Testa¬
D'une

—

testasse ; sf.

Exécuteur,-trice

—

—

testât,-ade; adj.
(rare).

Grosse, vilaine tête,
—
Qui a fait testa¬

ment

celui

des

2

g.—

Testateur,-trice

;

qui rédige le testament ; noutùri tes¬
a rédigé ou reçu le tes¬

tatàri, notaire qui
tament.

testàyre,-e.

C. lestadoù.
Tète, front; v. cap, jroan,
lès; extrémité, bout, sommité, cime; v.
bèc, cim, sourn.
Qu'ou toucà en plée teste, il le frappa en
plein front ; mau de tèste, mal de tête ;
marchât en tèste, marchez en tête; ièste e
barbe, face à face.
Cap est généralement usité dans toutes
les acceptions du mol fr. tête ; tèste l'est
moins ; on trouve les deux termes formant
le mot composé cap-tèste, qui signifie la
tête, au sens de intelligence, esprit et,
aussi, conducteur, guide qui marche en
tèste ; sf.

;

s.

Fronteau, bandelette,

—

bourrelet qu'on pose sur le front; têtière,
chevet ; haut d'une chose ; fronton ; som¬
met d'une chose en pente.

testère

(As.)

;

sf.

—

Petit

testère ;
que

bovins

et

sf.

Têtière

—

;

sm.

étourdi.
testimoni ;
moin ; v.

tesurà
t.

mon¬

—

Têtu,-e;

v.

; v.

—

cap-

Fabriquer, machiner,

Mesurer avec une tesure.
Contenu d'une tesure.

—

tesurade ; sf.

—

tesuràyre,-e ; s.
chand,-e de tesures.

—

Fabricant,

mar¬

tesure ; sf. — Vase de terre en
général,
mais non de grande taille ; écuelle, lerrine ;

tès, terrisse, màtre.
(L.) ; sf. — Œuvre imprécise,
expédienl, machination.
tesurè,-re.
C. tesuràyre.
tesùro (IÌ.-L.) ; sf. — Souricière; v.
tesure

—

arratè.
tét

;

sm.

sm.
—

—

—

Qui

a

le

certifier,

Tête légère,

Témoignage

;

té¬

testimounià ; v. — Témoigner ; sous
l'influence du fr., on dit aussi • temoegnà.
;

sm.

—

(M'.-Big.).

—

tét, tetè ; sm.
tetèles, tatèles
mignotises. V. tatè.

Forme de teyt, toit,
Tetin, en style famil.
; sf. pl. — Frivolités ;

—

tetès.

—

V. latès.

téu; téule (G.); sm. — Toit de tuile;
t. général ; v. teyt.
teuà (V.-B.). — V. iebà.
tetido (B.-L.). — C. tengude, tenue,
teugà (G.-M.) ; v. — Couvrir un bateau
avec sa voile en forme de lente
(tèugue).
tèugue (G.-M.); sf. — Tente; v. tende;
abri léger.
teulà ; toulà (L.) ; v. — Faire un toit
avec
des tuiles, placer des tuiles, des bri¬
ques ; en M'., se dit aussi pour marquer
avec
du rouge, de la craie
sanguine les
ovins ; teulà-s, se colorer en rouge en par¬
lant des fruits ; prendre la rouille, en
par¬
lant des céréales.

teulà, teulàt,-ade
Toit

de tuiles ;

tuiles; pavage

; téule (G.) ; s. —
hangar, auvent couvert de
de briques. N. de p. Lateu-

teulàdje

pail¬

temoègn.

testimouniàdje

(L.)

général.
tesurà ; v.

die de la

découvert; étourdi.
—
v.
Attester,

testificà ;

témoigner (vieux).
testileujè (M*.)

adj.

;

bourràt ; marteau de maçon.

sorte de

sur

dit aussi testière.
tèstibouhàt (M'.) ;

front

Eminence,

cabourrè.

testùt,-ude

lade.

l'on pose sur le front des
lequel passe la julhe ; en
style plaisant, linge que l'on place sur le
front d'une personne qui a mal à la tête ;

on

tement ; v.

vase en terre,

têt.
lasson

i

—

—

tête.

testé,-re

—

v.

s.

testamentaire,

s.

; sm.

testudàs,-se ; adj. — Très lêtu,-e.
testudàu (L.) ; téstudè ; sm. — Entê¬

—

testatàri ;

(Lav.)

j

tessounét,-o

—

Témoignage.

; sm. — Action de téulà; mala¬
rouille; les tuiles, les briques.
teuladoù (M1.) ; sm. — Celui qui mar¬
que les ovins après la tonte.
teularie ; sf. — Les tuiles en quanlilé ;
c.

teulère.

teulasse ; sf.

faite, vilaine.
teulàt,-ade

—

Grande tuile, tuile mal

adj. — Toqué,e; malade
M'., qui est marqué de
rouge ; qui a au visage une tache vineuse,
teulàyre. — V. ieulè plus usité,
téule (M*.) ; sf. — Couleur faite avec de
la sanguine pour marquer les ovins.
téule; toule (L.) ; sf. — Tuile, tuile à
toiture ; brique.
Téule-coum, coupe, tuile creuse, à canal ;
téule-picoû, tuile à crochet et plate.

de

la

tête ;

;

en

�TÉULE

511
Hicà-s ue téule au theyt,
brique (_uliaude) dans son iit,
prendre femme ; d'un toqué on dit : qu'ou
manque ue téule à la cerimane, il manque
l.oc.

div.

mettre

une

tuile

une

—

au

i'aîte de

sa

maison

;

abé ue

place dou co, avoir un cœur de
pierre; ha téule, en style plaisant, c'est
dormir à poings fermés et particulièrement
pendant le jour, couché sur le sol.
téule (G.). — V. téu.
téulè ; toulè (L.) ; sm. — Tuilier, fabri¬
cant, marchand de tuiles. N. de p. Teulé.
Sobriquet des gens de Caixon (H.-P.) et des
gens de Lagor (B.-P.).
teulère ; sf. — Tuilerie ; femme de tui¬
lier. N. de 1. et de p. La Teulère.
Teulères (Henri de las). — Pseudo¬
nyme
de l'abbé Maumen Léon, d'Aire
(i8o3-i888), qui a publié, plusieurs années
durant, VArmanac dou Paysan.
téule à la

teuléte,-lote ; sf. — Petite tuile,
teuline ; sf. — Tuile creuse tournée en
dessus ; tuile ordinaire.
teulis ; sm. ■— Les tuiles ; les morceaux
teulisse ; sf.

—

Toit de tuile, couver¬
d'une toiture

de tuile; se dit surtout
tuiles plates ; v. teulàt.

ture

de

teulòt,-loû ; sm. — Tuileau ; morceau
de tuile; petite brique.
teyneyà (Lav.) ; v. — Tituber, chan¬
celer.

tèyno (Lav.)

;

sf.

—

Action de tituber,

chancellement.
tèxte ; sm.

—

Texte,

Textuellement,
—
Toit, toiture, couverture.

textualaméil ; adv.

téyt;
Cf.

sm.

—

tét, téu, tiét.

téyt, réparer, revoir le toit;
la forme d'une toiture,
former toiture; droumi debàt lou téyt,
coucher au grenier.
teytà ; v. — Faire un toit, poser les
tuiles, les ardoises, le glui.
teytade; sf. •— Toiture, l'étendue, la
superficie d'une toiture, ce qui la constitue.
teytàdje ; sm. — Action de faire une
toiture ; toit.
teytét,-tòt ; sm. — Petit toit,
th.
un t
Groupe qui représente
légèrement mouillé ; v. au préambule de la
Recoùrre lou

ha

téyt,

avoir

■—

lettre T.

est initial, il représente,
dans certains parlers (Or. L.) un ch doux ;
en
conséquence, on devra chercher ces
sauf exception, pour des termes
mots,
locaux, à la lettre C, groupe ch. Ex. :
tharre, tcharre = charre. A l'intérieur du
mot, le cas est identique; pitharre, pitcharre
pichavre, etc.
thac (Gr.-L.); sm. — Point apparent,
Quand

TÍALHE

thàpous, on l'a frappé sur les lèvres ; on
a
imposé silence.
thapoutà,-teyà ; v. — Bavarder ; v.
chapautà; cancaner.
thaucoùm (Salies) ; adj. — Quelque
chose ; v. quaucoùm ; cri que poussent les
enfants en quêtant pendant la veillée de
Noël ; v. biroundèu.
thaumà (L.) ; v. — Rester tranquille,
reposer ; lachàts-me thaumà, laissez-moi en
paix.
thaume (L.) ; sm. — Calme, tranquil¬
lité, apaisement.
thaupi (Or. L.). — C. traupi.
thaupic (Gr.-L.) ; sm. — Morpion ;
petit bout d'homme agaçant. Dim. tliaupicòt; v. saupìc.
thaupicoùs,-e. — C. chepicoàs.
thaupìmi,-pìs ; sm. — Tassement,
chose tassée, pressée.
thauthùc,-uque (Salies) ; s. — Ba¬
lourd,^, rustaud; peu intelligent; v. nèci,
lui

lòcou.

thauthuquè,-re

; s.

•—

Balourdise, im¬

bécillité ; v.

tuile cassée.

de

—

ce groupe

—

brillant.

thapà (L. Or.). — C. chapà et dérivés,
thapisque (Salies); sf. — Clapotement,
clapotis.
thàpous (Gr.-L.) ; sm. pl. — Les lèvres,
en
style burlesque ; que l'an dat s'ous

peguè.
thèc (Chai.) ; sm. — Sorte de râble à
crochet pour retirer le pain du four ; v.
cay.

thepic (Salies).

—

V. chepic, tarridère

dérivés.

et

therique (Salies) ; sf. — Souche arra¬
avec une partie de ses racines.
thibis ; (Salies) ; sm. — Trépied à cré¬
maillère pour soutenir une broche à rôtir.
thioque (Gr.-L.) ; sf. — Brebis ; v.
rique, òulhe ; en Chai., corneille jeune,

chée

thiòt.

C. chot,

—

hulotte,

thipoutey (L.) ; sm. — Bruit léger, in¬
distinct; bruit de conversation, de bavar¬
dage ; patricotage ; action de remuer les
jambes, de trottiner.
thipouteyà (Gr.-L.) ; v. — Trottiner,
remuer les jambes; v. ticoutà; patricoter ;
v. thapoutà.
thipoutèu ; sm. — Surnom de petit
trotteur, « trottineur ».
thòlou.
Forme phonétique de chòlou,
crapaud. Sobriquet des gens de Ferrère
(H.-P.).
thòrro-thòrro (Arm.) ; sm. — Onom.
d'un
glouglou, du bruit d'une source
—

bouillonnante,

thounque (L.). — V. touque, pichet,
thourique (Salies) ; sf. — Boule en
bois ; v. canique, garole.
thouriqueyà (Salies) ; v. — Bouler,
dévaler.

thume (Or.) ; sf. —
ti (Lav.) ; tine (Bay.

Pus
L.).

; v.
—

poustéme.
Formes de

lié, tenir.

tî, tin;

sm.

—

Teint, couleur.

tî, bon teint ; lou tin de las machères, le teint des joues,
De hou

tî (Lav.). — C.
tià ; interj. —
le

Une, idée fixe,
Ja ! bah ! pour exprimer
doute ; v. bo ! ja !
tialhe ; sf. — Pince de certains insectes.
37

�TIAI.IIKS

pl.

—

TIGRAT

578

tialhes, estialhes, estenalhes
— Tenailles,
tiare ; si'.

—

(G.);

v.

—

sf.

Vache

—

Petit

Tendre, tirer;

tibè ;
sm.
—•
Probablement
châle de cachemire que portaient
les riches béarnaises.

par

ext.,

usité aussi

Conte¬

—

de tién,

tène¬
tengude.
tiénde.
C. tende, tente,
tiéne, tiéngue. — Formes de téngue.
tièree ; sf. — lierce; v. tiers.
tierçoû ; sm. — Tierçon ; v. terçoû.
tière; sf. — Cuve sans anses, tinette;
boudje.
;

ment et de

thibel

;
;

autrefois

;

tictaquéje, le moulin fait

son

Onom. d'un battement

plus sourd que le tic tac.
tié.
Apocope de tiéne, liéngue, tenir.
tiè,-re (As.). — C. tegnè,-re, tendre,
—

Forme de téche, lisser.
tiechedé,-doù. — V. techedé,-doù.
tiedé, tienedé,-re; s. et adj. — Usten¬
sile pour tenir; que l'on peut tenir; qui
—

doit être retenu,-e.

tiedoÙ,-re ; adj. et s. — Qui tient; me¬
conducteur de bétail, d'attela¬
ge ; possesseur ; fermier, gérant,
C. tén, tenure, tènement.
tién.
—

Consistance, solidité,
tiénee, cela n'a pas de

—

pas

au

sens

tiénee. C.

—

—

neur,-euse,

contenance,

;

tiencude,-gude,-nude ; sf.

veau,

sf. — Femme timbrée, à
moitié folle (Prov. tibèrjo).
tibi Marioû ; loc. adv. — Expression
plaisante pour dire : à ton tour, à toi de
jouer, ou encore, toi aussi, de même.
tibòl ; sm.
Le front ; la tête, en style
plaisant ; qu'a mau au tibòl, il est un peu
loqué.
tiboù (Lav.). — C. teboù, douce chaleur,
tic ; sm. — Tic, mouvement convulsif cl
involontaire ; mauvaise habitude ; v. téc.
ticà ; v. — Tiquer; avoir le lie rongeur,
en parlant d'un cheval.
ticade ; sf. — Action de tiquer,
ticàdje ; sm. — Vice du cheval qui a le
lis rongeur ; action de tiquer.
ticàyre,-e ; adj. — Qui tique.
tichanè,-ro (G.). — C. .techenè. N.
de p.'l'ichané, Tichaner.
tiche ; v. — G. téche.
ticoutà (L.) ; v. — Faire de petits ges¬
tes, comme quand on a un tic ; ha licoutà
les cames, remuer les jambes, faire des pas
menus; danser agilement et sans gamba¬
des. V. thipoateyà.
ticoutèy ; sm. — Action de ticoutà,
remuement des jambes.
ticoutèy,-tère (L.) ; s. — Surnom de
personne marchant à pas menus.
ticouteyà. — Fréq. de ,ticoutà. Cf.
avec
chicoutejà.
tic tac; sm. — Onom., tic tac, batte¬
ment répété; lou me co que hase tic tac,
mon
cœur battait un peu
fort ; v. tique
laque.
tictacà,-quejà ; v. — Faire tic tac. V.
pataquejà.

tiéche.

sf.

n'a

tenue;

lira, téne.

tic toc; sm.

Tenant

—

consistance ; teneur.
—

(G.) ; sf. — Action de tendre
pour tirer. Cf. estirude.

Lou moult que
lie tac.

s.

tiénee ;
;

tibàdo

tibèque

;

contenu.

nance

trimer ; v.
el'fort

tién,-ce

sf.

Tiare.

tiarrèro,-roèro (Lav.)
qui a un veau ; v. iersère.
tiarroû,-òlo (Lav.) ; s.
velle.
tibà

;

v.

tierôt ; sm. — Cuveau.
tierrèro (Lav.). — C.

tiarrèro.
tierroû, tiarroÛ,-no (Lav.) ; s.
non

tièrs,-e; adj.
me

—

Veau

sevré.

; v.

—

Tiers, tierce, troisiè¬

tèrs.

tiersamén ; adv.

—

Troisièmement.

tiersôt,-soû ; adj. — Petit tiers.
tiéssou,-SO i^Lav.) ; adj. — Avare,
tenace.

tièt,-e (Aire) ; adj. — Tiède; v.tèbe.
tiéyt. — C. téyl, toit, et, dérivés.
tiflàt,-ade.
C. estiflàt. V. siflài.
tifoïde ; sf. — Typhoïde,
tifùs ; sm. — Typhus,
tige ; sf. — Usité seulement en cordon¬
nerie, tige de chaussure. V. came.
tignade ; sf. — Peignée, en style plai¬
sant ; v. pentiade.
tignasse ; sf. — Tignasse ; vilaine tei—

gne.

Gahà-s

à

la

cheveux.

tignasse,

se

prendre

aux

tigne (Bidache) ; sf. —• Sorte de silex
appelé aussi pèyre-hoéc.
tigne ; sf. — Teigne, maladie de la peau,
du cuir chevelu, de certaines plantes ; cus¬
cute ; insecte parasite ; on dit aussi tégne.
tignè,-re (Os.) ; s. •—- Taciturne, peu
ouvert,
maussade. V. tinoùs, tignehùs,
mounsourre.

tignè,-re.

—

C. legnè, tendre, et déri¬

vés.

tignehùs ; sm. — Chauve-souris. Cf.
souris-caube ; au lig., un taciturne, peu
sociable et aussi un sournois; v. tignè (i).
Sobriquet des gens de Bourg (H.-P.) qu'on
appelle aussi patacàyres, et des gens de
Ourdis (II.-P.). :
tignés (B.-L.) ; sf. — Météorisation des
herbivores.

tignole

sf. — Bigne, induration. Cf.
tignolo, engelure.
tignoÙS,-e ; adj. — Teigneux,-euse ; t.
injurieux, signifie avare ladre, personne
sans
amour-propre ; coundusi-s couru û
tignoùs, montrer sa ladrerie. V. crassoùs.
tignùt,-ude ; adj. — Qui est attaqué
par la teigne, la rouille, la cuscute, en par¬
lant des plantes.
tigràs,-se ; s. — Grand, vilain tigre,
vilaine tigresse.
tigràt,-ade; adj. — Tigré,-e.
avec

;

le Prov.

�TIGRE

579

tigre,-ésse;

tilhousè ;

Tigre,-sse ; au

s.

personne cruelle,
Machàn courn

au

inhumaine.
ù

très méchant,

tigre,

cruel.

tigrejà ; v. — Ressembler au tigre, à
peau d'un tigre ; la noustc gâte que
(tigréje, notre chatte a la peau tigrée.
tihòt (Salies) ; sm. — Cahute, masure.
la

Cf. cahùr.

tihoùrc ; sm.

aiguisés,

piquet
espiat.

Epieu;

—

anal., pieu,

par

tisonnier ;

y.

piliourc,

tihourcà ; v. — Férir de l'épieu ; user
du tihoùrc.
tihourcade ; sf. — Coup d'épieu, de

pieu.
tihourcàt,-cade,-cùt,-ude ; adj. —
Qui présente une analogie avec l'épieu, une
forte

fourche

deux

à

dents,

un

tihourcòt,-quét ;

par

ex.,

ou

;

se

prend aussi

sm.

—

Petit tihoùrc.

pieu fourchu
subst., coup de tihoùrc.

bien

(Bay.) ; sf. — Le Maigre
(sciœria umbra, poisson).
tilh, tilhù, télh ; sm. — Tilleul,
tilh, tilhoùs,-e,-lhùt,-ude ; adj. —
Pliant,-e, flexible et solide, souple, qui
plie et ne rompt pas ; coriace ; nerveux,
-eusc ; v. nerbioùs, plegadls.
Tilhoùs courn û bencilh, flexible comme
un scion ; car tilhouse, viande coriace.
tilhà ; v. — Ployer, être flexible et
résistant ; se ployer en parlant d'un corps
humain ; prendre du corps, former ses
fibres
en
parlant d'une plante, d'une
feuille ; tillotter.
tilhabè ; sm. — Lieu planté de tilleuls.
Autrefois, dans les vallées béarnaises, les
jurats se réunissaient sous les tilleuls ;
aussi, en certains lieux, la jurade était-elle
appelée, par anal., lou tilhabè.
tilhadét,-dòt ; sm. — Jeune, petit
tilleul; adj., c. tilhousét. N. de p.
tilhe ; sf. — Fibre ; liber de certaines
plantes, tille, brin de lin, de chanvre ; par
ex t.,
fibre nerveuse de l'homme, de l'ani¬
mal; souplesse, flexibilité.
Està de boune tilhe, être bien musclé,
être
nerveux,
résistant; être « ficelle »,
comme
dit Populo ; être de la peau du
diable ; avoir de la race ; être de facile
tihoure

venue.

tilhè, telhè.
usité. N.

de p.

—

C. tilhabè, mais moins

Teilhé, Teill&amp;t.

tilhét, tillét,-e; s. — Trait de plume,
tiret, trait d'union.
A"y manque pas û tilhét, il n'y manque

point, une virgule,
tilhét,-lhòt. — C. tilhadét.
tilhole (Bay.) ; sf. — Accon, tillole,
barque ; v. chalibardoùn.
tilhoulè ; sm. — Acconier, marin de
tilhole. Lous Tilhoulès, chanson populaire
pas un

de Lesca.

tilhoùs,-e.

—

V. tilh, adj.

sens

de

sm.

—

tilhoùs;

—

ÎIMOU

Force de résistance
flexibilité, souplesse

vigoureuse.
tilhousét,-òt,-e ; adj. — Assez iilhoùs,-e.
tilhù, tilhùl; sm. — Tilleul; v. tilh (i).
tilhùt,-ude. — C. tilhoùs,-e.
tillà, titlà ; v. — Marquer une lettre
d'un accent.

tillà

(Lav.)

; v.

•—

Crier

; v.

tillét, titlét,-e ; s. —
point, virgule. Cf. tilhét.
tillét

(Lav.)

tim ;

sm.

pïmbou.
timbalà;
grosse caisse.

; sm.

—

v.

—

Thym

illa.

Accent

Cri aigu,
en certains 1. V.

.louer de la

—

écrit,

timbale,

timbalade ; sf. — Bruit de grosse
caisse ; promenade avec une grosse caisse.
Dans de nombreux villages béarnais, la

caisse est, avec le tambour, l'accom¬
ordinaire de la plupart des
promenades des conscrits.
timbalàyre, timbalè; sm. — Joueur
de grosse caisse.
timbalejà. — Fréq. de timbalà; par
ext., promener en chantant, en faisant du
tapage gaL
timbalère ; sf. — Bruit prolongé de
grosse caisse, batterie.
timbalerie; sf. — Balterie, bruit d'us¬
grosse

pagnement

tensiles de cuisine, fracas.

timbaléte,-lote

—
Petite timbale.
Tympanon, instru¬
aujourd'hui abandonné; par anal.,

timbaloû ;
ment

sm.

;

sf.

—

certains lieux.
timbou, pïmbou ; sm. — Baguette
avec
laquelle le tambourinaire frappe les
cordes de son instrument ; v. Juste.
timbourlà ; v. — Bouleverser, détra¬
quer, mettre en désordre ; v. destimbourlà,
plus usité.
timbourle ; sf. — Espèce de gros.se
sonnaille; par anal., la tête, en style bur¬
lesque.
timbrà ; v. — Timbrer,
timbràdje ; sm. — Timbrage,
timbrât,-ade ; adj. —- Timbré,-e; au
fig., toqué,-e, en style familier.
timbràyre,-e; adj. — Qui timbre,
timbre ; sm. •— Timbre, écu d'armoi¬
le tambourî, en

imprimée, timbre-poste ;
battant ; corde à boyau
d'un tambour ; petit récipient métallique,
pot à lait ; qualité du son de la voix, d'un
insrument, d'une cloche; a désigné, autre¬
fois, un ceitain nombre de peaux prépa¬
rées pour la fourrure, la mégisserie et. qu'on
mettait en ballot pour le passage en douane.
timoû, tumoû ; sm. — Timon; gou¬
vernail; limon de charrette; v. aste; au
fig., gouvernement, direction.
Gahà lou &gt;timoû, prendre la direction
ries ;

marque

petite cloche

sans

d'une

chose,

ment;

està de timoû, être au

d'une affaire,

le

gouverne¬

gouvernail,

participer à une direction ; boû timoû, bon
directeur, conducteur expert et sûr ; perde
lou timoû, perdre le bon sens, perdre la

�TÌMOUNÈ

—

TINTAROLA

580

tète ; tiéne-s au. timoû, conserver la direc¬
tion ; se tenir à la tète, à ce
qui est sûr,

solide, garder la maîtrise de.

—

timounè,-niè,-re ; s.
Timonier,-ère,
pilote ; cheval attelé aux brancards, dans
un
attelage à plusieurs bêtes,
—

timounét ;

sm.

timouràt,-ade

Petit timon.

—

adj.

;

Timoré,-e.

—

timpâ ; sm. — Tympan,
timpanà ; v. — Jouer
par

du

tympanon

;

anal., faire du bruit.

timpanàyre
non,

; sm.

—

tambourinaire.

Joueur de tympa-

timpanejà

; v. — Tympaniser ; faire du
tapager ; las aurélhes que-m tympanéjen, mes oreilles sonnent, bourdonnent
fortement. V. tampanàri.
timpanoû; sm. — Tympanon, tam¬

bourin à cordes ; v. tamboarî.

timpestà. — C. tempesta.
timpèste ; sf. — Tempête ; vacarme,
timplégue. — V. templégue.
timpoùno .(B.-L.). ■— V. tampoune
Bois à futaille

—

;

et

chan¬

tier de chai ; v. entln.
tin, tî ; sm. — Teint,

tinà, tinè (Arm.)
chay.
Tinàto (Lav.) ; n.
v.

sm.

;

généralement, mèste de chay.
tinejà, tiniejà ; v. — Faire entendre
un son aigu,
aigre, en parlant d'un instru¬
ment de musique
: flageolet ou hautbois ;
lous Claris que tinéjcn, les hautbois se font
entendre ; retentir, en parlant d'un bruit

—

Chai.

Cf.

son

éclatant d'instrument,

(B.-L.) ; sm. — C. tine, idée fixe,
tinelade; sf. — Contenu d'une tine;
composition d'un tinèu.
tinén,-nién,-te ; adj. — Sonnant,-te,
retentissant ; qui a un son
aigu, clair.
tinéte ; sf. — Petite tine; tinette; fiole
pour l'encre.
tinèu ; sm.
Tinel, salle basse d'un
château ; maison d'un grand ;
donjon ; n'est
usité, aujourd'hui, qu'au sens de ménage,
maison, ferme avec tout ce qu'elle com¬
porte de gens et de bêtes.
Cadâ en soun tinèu, chacun chez soi ;
amià-s'en tout lou tinèu, emmener toute la
—

maisonnée.

tinglà ; v. — Retentir, résonner ; trin¬
quer; v. tranglà, trincà; usité aussi au
sens de
flingà, cingler d'un coup de houssine.

p.

f.

—

Antoinette

;

Tinoû.

tinglàt,-ade ; s. — Coup retentissant,
; coup de baguette, de fouet,
coup
qui cingle.
tingìàyre,-e ; adj. — Sonore,
tingorle ; sf.
Loque; effilochure qui
pendille; par anal., morveau ; v. pindorle.
tingourlà; v. — Pendiller,
Ce qui pendille;
tingourlère ; sf.
les loques, la morve, etc.
tingude (Bay. L.) ; sf. — Tenue ; garde,
sonore

tinàyre, tinè; sm. — Maître de chai,
tinch (Lav.) ; sm. — Colique rouge des

animaux.

—

tinclàn,-te (L.)

;

consistant et ductile

adj. et s. — Ferme,
; v. moufle.

tindà,-tà ; v. — Teindre, teinter ; tindà-s, se teindre, se salir avec de la tinte.
tindà,-tà; v. — Tinter, dreliner; réson¬
ner; bouts tindante, voix sonore, éclatante.
tindade,-tade ; sf. — Action de tein¬
dre ; coup de cloche, carillon.
tindadé,-re; adj. — Qui est à teindre,
qui peut être teint,-e.
tindàlh,-tàlh ; sm. — Tintement ; sono¬
rité.

tindàn,-tàn,-te

;

adj.

—

Tinlant,-e,

sonore.

tindàn,-tàn,-te ; adj. — Qui teint,
colore, souille.
Tein¬
tindàyre,-e, tinturè,-re ; s.
turier,-ère.
tinde,-te ; sf. — Teinture ; suie, noir de
—

fumée.

tindère,-tère ; sf. — Action de teindre
au sens péjor.
tindinà; (G.). — C. tintinejà.
tindorle,-torle ; sf.
Grosse son¬

—

tutelle.

tingueroû (Os.); sm.
tinguéte (As.) ; sf.
petite tache.
tiniejà, tinién.
tinòc
ceau

ròc.

(L.)

Tenon; v. tenoû.
Sonnailler, faire
entendre
une
sonnaille, l'agiter d'une
manière qui ennuie, agace.
tine (Bay. L.). — Y. téngue, tenir,
tine ; sf. — Cuve ; envier à lessive ; v.
boudje, arri\sco, carrée.
; sm.

; v.

tinejà, tinén.

;

sm.
de bois informe pour

—

Gros

le feu;

v.

mor¬

eslu-

—

tinoùs,-e; adj. — Qui a une idée fixe,
tinquét (G.); sm.
Pièce de monnaie
eu
argent (écu) ou en or (vieux).
tinquéte (Salies) ; sf. — Petite cruche à
—

panse

rebondie,

tins (M'.-Big.). — C. tinch.
tintà.
V. tindà (i et 2) et
—

tintamarrà,-rrejà

; v.

tintamarre,-màrrou

—■

—

V.

Clochette,
Petit, défaut,

— Pelile
tine.
Tinoû (Lav.); n. p. m. — Antoine; v.
Tinàto.
tinoù.
C. atinoà, habitude, routine,
tinoù (Lav.). — V. fine (3).

—

tindourlà,-lejà

—

(Navarrenx)

—
—

tinote; sf.

naille.

tindoùn

d'un

sonore,

tinèl

bruit ;

dérivés.
tin (Arm.) ; sm.

tine (01.) ; tinoù (Lav.) ; sm ; sf.
Idée fixe ; marotte de maniaque ; v. tesoù.
tinè.
V. tinàyre; on dit aujourd'hui,

;

—

dérivés.

Tintamarrer.

sm.

—

Tinta¬

marre.

tintàn ;

cloche;

v.

sm.

tintaròla

la

—

Onom. de sonnerie de

dindàn, tintin.

(Pontacq) ; sf. — Mésange,
petite charbonnière.
Syn. mclhéngo, parrete, pincharàgno.

�TINTAROLE

581

tintarole,-terole ; sf. — Tintement
prolongé, ennuyeux, monolone ; sonnette,
tinte.
V. tinde et dérivés,
tinté ; sm. — Encrier. C. tinturè.
—

tintèno (Lav.) ; sf. — Lantiponnage.
rabâchage; v. tinteyriejà; lubie v. tintèyne.
tinterejà,-terlejà ; v. — Dreliner.
tintèrou (Lav.). — Dans cette expr. :
està boû tintèrou, être décidé, résolu ferme¬
ment, brave.

tintèyne; sf.

—

T.ubie;

v.

tintirintine;

tintouin.

tinteynejà ;

Avoir des lubies ;
chercher « midi à quatorze heures » ; ne
pas savoir se fixer sur une idée ; lambiner,
lanterner; lantiponner; tintouiner.
tinticatàn ;
lon de cloches.

v.

—

sm.

—

Onom. d'un caril¬

Onom. de tintement,
d'argent; ha tintin, réson¬
ner, dreliner; abé tintins, avoir de l'argent,
des louis d'or, être riche, en style familier.
tintinejà ; v. — Faire tin-tin, émettre
un son clair et léger.
tintirintin ; sm. — Onom., drelin, din,

tintin;

sm.

—

de clochette,

son

din, sonnerie de clochette.
tintirintine ; sf.

lubie;

v.

— Idée
foletie, petite
tintèyne; abé la tintirintine, être

peu fol .-le, un peu toqué.
tintirlejà ; v. — Dreliner, « tintiner ».
tintoÙs,-e; adj. — Souillé,-e de suie,
de noir quelconque,
un

tinture ; sf.
v.

— Teinture,
tinturè,-riè,-re ; s. — Teinturier,-ère :
tintàyrç. Sobriquet des gens de Pon-

taeq

(B.-P!).

tinturerie; sf.

—
Teinturerie,
íjiiiò, oui bien,
tiò; prép. — C. quiò, quò, jusqu'à, en

tiò.

—

C,.

certains lieux.

\tén-me
tiò
que
fourni, attends-moi
jusqu'à ce que je revienne.
tioque (L.-) ; sf. — Flaque ; v. c hac.
tioùs,-o (B.-L.) ; adj. — Douillet,-te ;
v.

besiàt.

tipà, tipejà ; v. — Bouder; rager;
gronder. V. tipoà, mus, pounçoà.
tipà (Lav.) y. — Heurter, choper ; v.
trebucà.

tipàs,-asse;

s.

—

T. vulgaire, vilain

type, vilaine tvpesse (vient

du fr.).

tipe, tipésse ; s. — Type, individu
auelconque, femme, fille de peu de consi¬
dération; le t. est souvent péjor., de sens
défavorable,

tipe; sm. — Type, modèle,
tipejà. -- V. tipà.
tipét,-e (Lav. G.); adj. et s. — Petit
boudeur, petite boudeuse ; v. musét.
tipe-tape ; sf. — Onom. d'un tic lac;
jeu d'enfants, la tape.
Lou co be-m hè tipe-tape, mon cœur fait
tic tac : il bat un peu fort.
tipìc,-ìque,-e ; adj. — Typique,
tipoà (Lav.) ; v. — Bouder. Cf. tipà.
tipoàyre,-o (Lav.); tipoùs,-o (C.);
adj. et s. — Boudeur,-eus&lt;;.

—

TIRA

tipougràfe,-e ; s. — Typographe,
tipougrafià ; v. — Faire de la typogra¬
phie.
tipougraficamén ; adv. — Typographiquement.
tipougrafie; sf. — Typographie.
tipoùs,-o (G.) ; adj. et s. — Boudeur,
-euse ; v. tipoàyre; rageur, criailleur.
tiquét; sm. — Tic léger; autrefois, sur¬
nom
de porteur de tiquétes.
N. de p.
Tiquette.

tiquét; sm. — Ticket,
tique-taque ; sf. — Onom. d'un tic tac
moins bref, moins sec qu'un tic tac; la
tique-taque dou telè, le tic tac du métier à
tisser.

tiquéte ; sf.

— Billet, avertissement, du
passe-avant ; billet de loge¬
ment ; étiquette,
tir; sm. — Tir.
tirà ; v.
Tirer ; retirer ; mouvoir vers
soi ou après soi; étendre, allonger; v.
estirà; ôter d'un endroit; retirer; v. tréje;
délivrer, dégager; défalquer; puiser, ex¬
traire, soutirer; recueillir; inférer; dédui¬
re ; prendre
au hasard, au sort ; produire
une
explosion, faire usage d'une arme,
lancer ; s'acheminer, se diriger vers ; mar¬
cher droit devant soi ; tracer ; prendre de la
peine, ahaner ; t. de typographie, impri¬
mer ;
être extrêmement tendu ; avoir du
tirage; partir, détoner; être approchant;
tirà-s, se tirer, se dégager, se retirer.
Tirà t'à si, tirer à soi ; tirà lou car, tirer
le char; tirà calhàus, tirer, ôter des cail¬
loux; tirà d'embarras, tirer d'embarras;
tirà-n dus sos, défalquer deux sous; tirà
aygue, puiser de l'eau ; tirà plans, tirer des
plans, réfléchir ; tirà au sort, tirer au sort ;
tirà n cop de pèyre, lancer, tirer un coup
de pierre ; tirà de cap à case, se diriger
vers
chez soi ; ta oun la liràm ? De quel
côté nous dirigeons-nous ? Tirà ue raye,
tirer, tracer une ligne ; tribàlh qui hè tirà.
travail qui fait prendre de la peine, qui
n'en finit pas; tirà lou canoû, tirer le
canon ; la corde que tire, la corde est ten¬
due ;
d'oun at an tirât ? Où l'ont-ils
pris, volé ? quoan as tirât de la baque ?
Combien as-tu vendu ta vache ? Que lire
de ley, il tient de bonne lignée ; que m'ai,
tirât tout, vous me dépouillez; tirà prouficyt, tirer profit; tirà la lèyt, traire; tirà
lou canét, se dit des volatiles qui forment
leur plumes; tirà s'ou gris, être d'une
nuance tirant
sur le gris; d'oun s'at an
tirât ? D'où vient la querelle ? Tirém-se
d'aci, ôtons-nous de cette place ; tiràt-me
aquét moiinde don puchéu ! Débarrassezmoi (ou débarrassez-vous) de ces gens là !
I.oc. div.
Bos-me tirà ! Veux-tu donc
ne
pas m'en conter ! Veux-tu donc te
laire ! Tirà l'espade, lirer lépée ; tirà lous
oélhs, tirer les yeux, aveugler: tirà la léngue, tirer la langue, languir dans l'attente:
peiner sur un travail, ahaner; tirà lou chapèu, tirer son chapeau, sa révérence; tirà

percepteur

;

—

—

�TffiÁBLE

—

TIR AN

582

lou nas, montrer le nez,
apparaître; tirà la
pèt, écorcher, ôter la peau ; on menace en
disant: que-t bos ha tirà la pèt; tirà de
poupe, sevrer; tirà péne, souffrir; faire un
travail pénible ; tirà camí, poursuivre son
chemin; marcher vite, faire du chemin;

dirige vers votre maison; c'est vers
qu'il est attiré.
tiradé; sm. — Poste de chasseur, de
joueur ; v. tiré.
tiradé,-re,-dis,-se ; adj. — Qu'on peut

tirà ta terre, ramener à terre, sur la rive ;

sf.
Corde, câble pour
tire; atteloire, timon; au fig.,
chose qui donne du tirage, difficile.
tiradéro (B.-L.) ; sf. — Voie par où l'on

tirà

darrè, reculer, lâcher pied; se dédire
d'une promesse; tirà en dabàn, aller de
l'avant, précéder, s'avancer; tirà ta capsus, monter, gravir; aller vers le sud;
augmenter ses prétentions; faire l'orgueil¬
leux ; hausser le ton ; chanter dans le
regis¬
tre élevé;
tirà dou puchéu, débarrasser,
ôter quelque chose qui gène: tirà-s dou
puchéu, s'en aller; tirà de daban, ôter de
la vue ; tire-te-m de dabàn, va-t-en, ôle-toi
de là; tirà à bOule't rouge, tirer à boulet
rouge, tout de bon; tirà de tor, aller de
travers ; ne pas suivre le droit chemin :
tirà la came, traîner la jambe : tirà joc,
avoir du jeu aux cartes, de bonnes cartes ;
tirà glòri, tirer vanité; se glorifier; tirà
dessus, tirer dessus, tomber sur, accabler;
tire m'y que t'y tiri, tire pour moi, je tire¬
rai pour toi, expr. de jeu de billes; tirà à
connsequénce, tirer à conséquence; tirà-s
enlà, s'écarter, se mettre de côté, hors du
danger: tirà sus la corde, tirer sur la corde,
faire effort, tâcher de réussir; tirà s'ou
blu, tirer sur le bleu; tirà juste, tirer juste,
toucher le but; tirà ta d'arré, lirer sans
résultat; ha tire e boute, faire à lirer et à
mettre, un travail monotone, fastidieux;
redire le même discours, rabâcher, allon¬
ger; on dit aussi tire e pousse ; nou-s pot
pas tirà sang d'ue arrabe, on ne peut tirer
du sang d'une rave, il y a des choses
impossibles (prov.) ; tirà-s d'ahàs, se tirer
d'affaires; tirà,-s de bàdyos, se débrouiller;
quitter la place (H.-Big.) ; tirà-s'en, s'en
tirer, échapper à un danger; v. Lourde;
tirà de tout cap, tirer à droile comme à
gauche, tergiverser; manquer de droiture;
M ourlas ; tirà sos, soutirer, extorquer de
v.
l'argent; tirà-s de la hangue, se lirer d'un
mauvais pas, d'une mauvaise situation;
tirà-s'en ue pèt, faire une bamboche; tirà
dou pay, ressembler au père,
tiràble,-e; adj. — Qui peul être tiré;
la becade qu'ère tirable, il était, possible de
lirer

en

sur

la bécasse.

tiracà ;

—
Tirer péniblement lirer
la queue; tirailler.
tiracàyre,-e ; adj: — Qui peine. Dans
cetle expr. de la Gr.-L. : pintà com un
tiracàyre, beriàc corn un tiracàyre, boire

le

diable

comme

v.

,

par

un

? Saoul

tiracorde.

—

V.

tiràda

comme

un

?

tire-corde.

(Az.) ; sf. — Pâturage d'été à
proximité d'une grange.
tirade ; sf.
Tirade, traite, longue
suite; débouché, issue; direction; v. tirât.
Que y a ue boune tirade, il y a un bon
bout de chemin : anà-y d'ue tirade, y aller
d'une traite; qu'a la tirade de cap à boste,
—

il

se

chez

vous

tirer.

tiradére ;

lirer;

—

v.

tire le bois
sentier

au

sortir de la forêt ; mauvais

tiro, tragnère.
tiradéte,-dote ; sf.
Petite tirade,
pelite traite.
tira dis ; sm. — Ce qui a été enlevé,
ôté et qui n'a pas de valeur, résidu. V.
:

v.

—

tiradé.

tiràdje ; sm. — Tirage.
tiradoù,-re, tiràyre,-e; adj. et s. —
Qui tire, enlève; animal de trait; tireur
d'arme.
Boéus
nent ;
v.

tiradoùs, bœufs qui tirent, traî¬
tiradoure de cartes, tireuse de cartes ;

escoupurre.

tiradoù, tirét; sm. — Tiroir,
tiragasse ; sf. — Salsepareille d'Euro¬
pe (smillax, plante) ?
tiragòs (G.); sm. — Transe, effroi,
émotion provenant d'une dispute, d'un
grabuge.
tiragoussà (G.). — C. tirougnâ, hous¬
piller, tirailler ; v. tiralhà.
tiralèna (Az.) ; sf. — Longue suite,
queue leu leu ; v. tire-corde.
tiralhà ; v. — Tirailler ; tirer à droite cl
à gauche; v. eslirassà; action de se débat¬
tre dans tes affaires difficiles, « lirer la
ficelle » ; v. tiracà.
tiralhade ; sf. — Action de tirailler,
tiralhamén ;

sm.

tiralhassejà.

—

Tiraillement,

Fréq.

—

augm.

de

tiralhà.

tiralhàt; sm. — Tiraillement bref.
tiralhàyre,-e ; adj. et s. — Qui tiraille;
v.

tiralhùr.

tiralherie; sf.
tiralhès ;
tiramén ;

—

sm.

pl.

sm.

—

Tiraillerie,
Conflits; ennuis,
Action de tirer; tirail¬
—

lement.

tiràn ;

sm. — Tirant, qui sert à tirer;
technique, entrait.
tiràn,-te; adj. — Ressemblant,-c, rap¬
prochant, qui se réfère à.
tiràn,-te; adj. — Tendu,-e; lenace;
v.
rouème; personne dure, cruelle, impla¬
cable en parlant de ses intérêts; qui tire

t.

loul

à soi. avide.

Qu'èy la pèt tirante, j'ai la peau tendue;
qu'ey tiràn enlà qui-u déu, il est dur pour
qui lui doit ; tiràn entàu tribàlh, dur au
travail ; lire tiràn, très tendu ; de tiràn,
lendu, en parlant d'un câble, d'une corde;
au fig., être tendu, en parlant de rapports
entre des

personnes;

ban de

les rapports, chez lui, sont
ça ne va pas » ; anà de tiràn, tirer

londus,
à

las

causes,

tiràn.
a

«plein collier»;

v.

tendégn,

à lou, que

�TIRAN

583

tiràn(à)
case, vers

loc. prép.

;

chez

Vers ; tiràn à

—

nous.

tiràn; sin. — Tyran; exploiteur. Augm.
tiranàs; au fém., tiranasse.
tirandà ; v. — Placer un tiràn, un
entrait.

tiranè,-re ; adj. — Qui fait tirer, pren¬
peine ; qui est « dur à la détente ».
tirànic,-ique,-e ; adj. — Tyrannique.
tiranicamén ; adv.
—
Tyrannique-

dre de la

ment.

tiranie ; sf. — Tyrannie,
tiranisà ; v. — Tyranniser,
tirantène ; sf. — Tiretaine,

chasse ; v. pant.
—

Jet, portée ; traite ; v.

tirade.
A û tirât, de

pèyre, à un jet de pierre;
rien de temps,
but.
tirât,-ade ; adj. — Bien mis,-e, «tiré
quatre épingles ».
tirate (As. Bar.). — Forme de tirade.
tiràyre,-e ; adj. et s. -— Qui tire ; tireur,

û tirât que y ès, en un
une courte traite,
tu es au

en

à

-euse.

tire ; sf.

—

Travail collectif de charroi
du bois, du sable, des ma¬

pour transporter
tériaux ; ce sont

habituellement les voisins

qui se réunissent à cet effet; montée
abrupte et rude, qui fait lirer; tirage.
tire; sf. — Pousse d'arbre, de vigne; t.
de viticulture,, sarment de vigne qu'on
laisse à la taille pour de nouvelles pousses ;
chose qui sert à tirer, canon de fusil ; trait,
corde
pour tirer;
v.
tiradére ; lanière,
coi'dc pour conduire les Bêtes sous le joug;
v.

estires;

de certains

pourdïlh (Sup.) ; but de départ
jeux; v. tire; ce que l'on tire,

halle d'arme à feu. charge.

tire; sf. — Cane (vieux, tombé en dé¬
suétude); v. tiroû, guite.
tire

(de)

;

tirés: parti dou tirés, partir du
point marqué. V. pòstis.
tire-arrìu (Aire) ; sm. — Engin de
pêche, truble, guideau.
tire-barre; sf. — Usité en quelques 1.
pour jéte-barre.
tire-bî; sm. — Tire vin, surnom de
mesureur de vin ou d'aubergiste. Sobriquet
des gens de Boulin (H.-P.).
tire-bilhoû ; sm. — Crochet muni d'un
anneau qu'on introduit dans les bilions de
bois; on dit aussi,
fautivement: tiredit aussi

tire-bire ;

sm.

loc. adv.

—

De suite, immé¬

Espèce de vrille, de

—

tire-bourre.

tire-boéu (M4.); sm. —
oreilles manoeuvré

rabot à
vriers.

sm.

tire-bounde ;

—

sm.

perle.
tire-brase;

sm.
sm.

—

Tire-bouton,
Fourgon, râble de

—

boulanger. Cf. esbrasoucadé.

tire-cabilhe ; sm. — Tire cheville,
outil; jeu d'enfant, sorte de court-bâton.
tire-cércle ;

sm.

Tiretoire. Cf. tire¬

—

ra â.

;
sm.
—
Tire-clou; petite
passe-clau; pied-de-hiche.
tire-coé ; sm. — Tire le cuir, sobriquet
d'équarrisseur.
tire-corde; sf. — Corde tendue, se dit
notamment d'une corde tressée avec des
choses que l'on attache les unes après les
autres, telles des têtes d'ail, des épis de
maïs, d'une corde, d'un jonc où l'on a
enfilé des champignons; par anal., longue
suite de gens, de véhicules.

tire-clau

vrille;

v.

Ue tire-corde de gens, une

file de

gens;

qu'èren en tire-corde, ils étaient en file
indienne: à la tire-corde, à la queue leu
leu. V. tiraléna.

tire-courdèle,-dère.

—

Augm.

de

tire-corde; queue leu loi.
tire-courdéte. — Dim. de tire-corde.
tire-courdoû : sm.
Passe-cordon,
tire-coutèt (à, au) ; loc. adv. — A
—

couteaux

tirés ; esteì à

tire-coutèt. être dans
peléje de tire-

diatement.
Arribe de

les plus mauvais termes:
coutèt. dispute violente.

de tire,
de tire,

escarpé

tire, viens tout de suite ; partit
partez immédiatement; lrè acò tout
fais cela immédiatement.
tiré, tiroû; sm. — But d'où l'on tire,
point de départ du joueur; v. pic, pè; on

Litt. tire-bœûf,
par deux ou¬

Tire-botte,
—
Tire-bonde,
tire-bourre; sf. — Jeu d'enfants, gribouillette ; v. chire-péu; par anal., cohue,
bousculade ; débourroir.
tire-boussoû ; sm. — Tire-bouchon,
tire-boute (à la); loc. adv. — Litt. à
ôte et remets, sans résultat appréciable; se
dit aussi d'une maison où il y a du désor¬
dre, où les uns amassent et les autres
dépensent.
Qu'ey û endrét de, tire-boute, c'est une
maison désordonnée ; ha à la tire boute,
jouer avec des alternatives de gain et de
tire-bote;

tire-boutoû;

; s.

TIRE-CU

boulhoû.

espèce de

droguet.
tiraragne,-tagne (L.). — C. telaragne.
tirassà,-sejà, estirassà ; v. — Tirail¬
ler : Iraîner péniblement quelque chose ; en
Arm., aussi, sabouler ; v. tesicà.
tirassade ; sf. — Action de tirassà.
tirassàyre,-e, tirassè,-re. — C. estiràyre avec une nuance péjor.
tirasse; sf. — T. général, plante ram¬
pante, traînante comme la véronique à
feuille de lierre, certaines renouées, la
herniaire, etc.
tirasse; sf. — Espèce de traîneau agri¬
cole; sorte de filet; v. tiràsso ; étoupe
grossière ; v. capit.
tirassejà; v. — Tirer, traîner de ci, de
là, avec peine; v. tirassà.
tiràsso (Big. G.) ; sf. ■— Tirasse, filet de
tirât,-ade

—

—
Pente raide, chemin
fig., personne, qui « tire au
renard », peu franche, sur laquelle il est
imprudent de compter,

tire-cu ;
:

au

sm.

�TIRE-DINÈS

TIROU

—

584

tire-dinès ;
nœuvre

sm. — Tire argent ; ma¬
malhonnête pour attraper de l'ar¬

gent ; escroquerie
atrape-dinès.

espèce

;

d'escroc

;

v.

tiredoù (Or.). — G. tiradoù; à Salies,
les tiredoùs étaient les hommes
chargés de
l'extraction du sel.
tire-en-sus ; sm. — Monte charge.
Dans cette expr. : cansoû. de tire-en-sus,
bruit de celui qui

renifle.
sm.
Tire-fond, outil de

tire-founs ;

—

tonnelier.

;
sm.
—
Tire-pot.
spécial pour enlever le pot sus¬
pendu à la crémaillère.
tire-pè ; sm. — Tire-pied ; recébe à
cops de tire-pè, recevoir mal, .accueillir
avec

tire-gos,-gous,-gus ;

sm.

—

Chasse-

tire-hangue;
tire-héms

;

sm.

sm.

—

—

Décrottoir,

Râteau

à

deux

ou

trois becs pour tirer le fumier,

tire-hoéc ; sm. — Briquet,
tire-hum : sm.
Trou de fumée dans
les cabanes de berger où il n'y a pas de
cheminée ; en style plaisant, jeune fumeur ;
—

fume-cigarette, pipe.
tire-lâ ;

Tire-laine, espèce de
cupide, un usurier.
tire-laligòt (à) ; loc. adv. — A tirelarigot.
sm.

fig.,

tire-lar ;
liards.

—

un

sm.

—

Tire lard, avare, tire-

tire-ligasse,-ligòssi;

sm.

—

Tracas;

train, embarras, embrouillamini.
tirelignà ; v. — Tracer des raies

au

tire-ligne,
tire-ligne: sm. — Tire-ligne,
tire-lignoû ; sm. — Tire ligneul. sobri¬
quet des cordonniers.
tire-ligue,-liguéte ; s. des 2 g. —

des coups.

tire-péu; sm
épiler ; c. chire-péu.
tire-ploum ; sm.
tire-pousse ; sf.

Instrument

—

pour

Tire-point,

—

Mouvement

—

avant et en

arrière, mouvement indécis
tire-pousse, se secouer; balancer. -

à la

chien ; c. casse-câ.

carde ; au

tire-metàu,-toupî

crochet

tire-pun; sm. — Tire-point,
tire-qui-pot (à) ; loc. adv.
pourra le
l'envi ; au
aussi à la

—

en

;

ha

A qui

mieux, à qui mieux mieux; à
plus fort, au plus adroit; on dit

tire-qui-pousque.
aquéste bite, que eau ha au tire-quipot, dans cette vie, il faut se battre et se
débattre ; ue hère de tire-qui-pot, la foire
d'Empogne ; qu'ey lou rnoumén de ha à la
tire-qui-pousque, c'est le moment de fuir:
sauve-qui-peut !
tirère ; sf. — Action de tirer; c. tire (i).
tirèrou, tireroû; sm. — Tiretoire ; v.
En

tire-cércle.

tirèrou;

sm.

Mulet

—

ou

âne

attelé

devant le timonier,

tirés.

—

V. tiré.

tire-sàble; sm. — Drague à sable,
tire-saje ; sf. — Tire et tâche ; action de
tirer par coups, comme qui sonde, tâte le
terrain ; action de haler.

tire-sang, poupe-sang;
pire

sm.

—

Vam¬

; sangsue.

Avare : écornifleur.
tirelirà : v.
Tire-lirer, grisoller,
tirelirade ; sf. — Grisollement.

tire-sos ; s. des 2 g. — Grippe-sou; dé¬
pensier qui tire de l'argent, à n'importe qui
et de n'importe quelle façon:, charlatan;

tire-lire; s. des 2 g. — Sorte de refrain :
style plaisant, chant de flûte ou de clari¬
nette un peu monotone, toujours le même ;
v.
turelure ; onom. du chant de l'alouette,
grisollement; on dit de même tireliréte.

usurier. Cf. tire-dinès.

—

en

tireliroû.

Tire-lire, Joan d'Esquire,
Quoan ne bos dous tous moutoûs ?
Tire-lire, Jean de la Sonnaille, combien
de tes moutons ? (Ronde) ; tout
acò que soun tire-lires, tout cela c'est des
veux-tu

chansons, des sornettes, des blagues.
tirelire; sf.
Tirelire, boîte à mon¬
naie. Cf. dinerole, esclipòt.
tire-m'enlà; sm.
Bourrade, poussée
pour éloigner de soi : on dit de même hètr-rn enlà ; usité aussi comme interj. excl.
au sens du fr. veux-tu donc ne pas m'en
conter ! iire-te-m enlà, bèn ! Va, laissemoi tranquille avec tes sornettes !
tire-méscle ; sf.
Travail compliqué,
ardu de débrouillage: embrouillamini, pêle•—

—

—

mêle.

Despuch l'arrague dinqu'à la mésple, que

bère tire-méscle, depuis la fraise (le
printemps) .jusqu'à ce que mûrit la nèfle
''l'automne) il y a beaucoup de choses à
faire (à la campagne).
y

a

tire-souje

; sm.

—

Tire suie, ustensile

pour ramoner.

tire-souliès ; sm. — Tire-bottes,
tire-soune ; sf. — Action de renifler

quand
laisser

on est nerveux ;
tomber la morve

tire-en-sus.
tirét,-e; s. — Tiroir
nide, avoir de l'argent.
tire-tachétes; sm.
cesse

ha la tire-soune,
et

renifler

sans

; v.

sorte de

;

abé la tiréte

—

gar-

Arrache-pointes,

pied-de-biche.

tire-t enlà.
tiro (H.-A.) ;

—

Forme de tire-m enlà.

sf.

chemin

—

Glissoire, sentier,
la descente du

de montagne pour
bois. Cf. tiradéro.

tiroà.
C. piroà, germer, et dérivés,
tìro-lècho (B.-L.) ; sf. — Une grande
—

longueur,

longue traite; v. tirade.
—
Chose qui fait tirer des¬
sus. travail pénible; viande coriace,
tiroû ; sm. — C. tire, but.
tiroû ; sm.
Caneton; v. tire (3);
dans le G., en certains 1., sarcelle.
tiroû; sm.
Germe; petite pousse
(tire) ; v. piroû.
tirou (B.-L.); sm. — Coup de mine,
une

tirosse ; sf.

—

—

�585

TIROUGNA

tirougilà (G.)

; v.

—

ler, tirailler; tirougnà-se,

Houspiller, harce¬
se houspiller; v.

tiragoussà.
tiroulhe ; sf. — Femme, fille, servante
maladroite et malpropre ; on dit aussi
biroulhe.

tiroussà ; y.
Fréq. augm. de tirà,
tirassà, tirer dur, tirailler; v. estirassà.
tisà ; v. — Tiser, introduire le bois, le
combustible dans un four, un foyer ; v.
—

atisà.

tisade,-dure

sf.

;

Bois

—

pour

chauffer

le four.
se gorger

de tisane.

tisanade ; sf. — Cure de tisane ; ha
tisanade, boire de la tisane en quantité,
soigner avec de la tisane.

tisailàdje
la tisane ;

; sm.

—

Plantes

uo

boùco

û

coum

tistàlh, ouvrir la

grande ; û tistàlh de misèros,
beaucoup de misères; à tistàlhs, en grande
quantité.
tistalhàdo ; sf.
Panerée ; v. tisteràt.
tista!hàyre,-o,-lhè,-ro ; s. — Fabri¬
cant, marchandée de tistàlhs. Sobriquet des
gens d'Antin, de Barrancoèu et de Sarlabous (H.-P.).
tistalhét,-lhòt,-lhoû ; sm. — Petit
—

pour

s.

—

tisane ; sf.

Tisane

—

;

se

faire de

Qui aime la

infusion aromati¬

style plaisant, vin doux, faible;

chermén, le vin.
tisanè,-re. — V. tisanàyre.
tisanejà, tisanejàyre,-e. — Fréq. de
tisanà, tisanàyre.
tisanéte,-note. — Dim. de tisane.
tiscà, tisquejà ; v. — Agacer ; provo¬
quer ; tiscà-s, s'asticoter; v. ahiscà.
tiscade,-quejade ; sf. — Agacerie,
tiscàyre, tisquejàyre,-e ; adj. et s.
Agaçant,-e, taquin ; excitateur,
tise (G.) ; v. — Percevoir, prendre,
tise (01.) ; sf. — Rebut de charbon ;
—

charbon de

menue

branche.

tisnè,-re. — C. techene, tisserand. N.
Tisné, Latisnère. Sobriquet des gens
d'Arros, d'Izeste (B.-P.) et de Peyrouse
(H.-P.).
tisneralhe ; sf. — Les tisserands, dans
un sens défavorable, presque injurieux.
tisneràs,-se ; s. — Tisserand,-e dans un

de p.

péjoratif, désobligeant.

tisneròt,-e

;

s.

—

tistalheyà (Lav.)

; v.

tistalhoét,-lhouòt

ue

tisane.

Pauvre, petit tisse¬

rand,-e.

—

Faire courir le

;

sm.

—

Très petit

tistàlh.
tiste ; sf.

— Panier,
t. général, corbeille
variée, bauneau, bannetle ; lou
rnarcàt de las listes, le marché aux paniers ;
abé-n ue tiste, être chargé, embarrassé par
un
fardeau; abé wau à la tiste, en style
plaisant., avoir mal à la tête; las tistes dési¬
gne le marché de la friperie, des vieilles
choses; quand quelqu'un est mal habillé on
dit : qu'at a croumpàl à las tistes.
Syn. garbiste, cistou, paè, banaste, payrò,
bascoje, berguiste, parècli, coy.
tistèm (Marensin). — Forme de toustém,
toujours.

do

forme

tisteràdje ; sm. — Les corbeilles en
général; quantité de corbeilles.
tisteràs,-se ; s.— Grand tistèt, grande,
vilaine tistère.

tisteràt,-ade ; s. — Panerée; û tisteràt
panerée de choses ; on dira
aussi, en style plaisant, û tisteràt de peguésde causes, une
scs, comme en

fr.

un

las de sottises.

tisteràyre,-e,-rè,-ère

;

s.

—

Vannier,

fabricant, marchandée de corbeilles; ven¬
deur,-euse à la corbeille ; v. tistalhàyre.
tistère ; sf. — Corbeille plus vaste que
la liste, grande corbeille, bourriche.
tisterè,-re. — C. tisteràyre. Sobriquet
des gens de Narcastet (B.-P.). N. de p.

tisterejà

; v. — Dans un marché, pas¬
devant les corbeilles pour examiner la
marchandise exposée en vente ; faire le
ser

tisòc, tisoû ; sm. — Tison; au fig.,
personne qui ne quitte pas le coin du feu.
tisoû (Os.); sm. — Gros morceau de
bois de chauffage ; e. esturòc.
tisoucà; v. — Tisonner; attiser le feu.
tisoucade ; sf. — Quantité de lisons.
tisoucàdje,-quère ; s. — Les tisons;
morceaux de bois bons à faire des tisons.

tisoucàyre,-e ; s. — Tisonneur,-euse ;
qui a la manie d'attiser sans cesse le feu;
on dit aussi tisouquè,-re.
tisoucòt,-coû. — G. tisouquét.
tisounà.

—

Forme francisée de tisoucà.

tisouquè,-re ;
sur

Hè

tistàlh; aller de côté et d'autre.

les tisanes.

tisanàyre,-e,-nè,-re ;

feu,

; s. — Petit tison ; v. tise.
(Big.) ; tistèt ; sm. — Grand
panier de forme ovale et sans couvercle,
largement tressé.

Faire, donner, boire de la

—

tisane; tisanà-s,

sens

tisouquét,-e

tistàlh

tistàlh.

tisanà ; v.

en
tisane de

TISTÉTE

bouche toute

tìrou-lìrou ; sm. — C. tire-lire.
tirounét ; sm. — Petit caneton,

que ;

—

les tisons

Oui reste au coin du
tisoucùyre.
Fréq. de tisoucà.

s.

—

; v.

tisouquejà. —
tisouquère,-querie ; sf. — C. tisoucàdjç. amas de lisons, de mauvais tisons.

fripier, la fripière ;
tisterét,-ròt,-e
petite corbeille.
tistèt.

v.
;

tistes.
s.

—

Petit

panier,

V.

tistàlh; en style plaisant, la
tiste.
Tistèt castagne, grand panier pour ramas¬
—

tête, le crâne;

v.

les châtaignes ; gran coum û tistèt eastagnè, se dit, en parlant d'un grand panier:
arrit tistèt, las hlgues soun madures ! Bis,
panier, les figues sont mûres, se dit prover¬
bialement quand quelqu'un rit. la bouche
grande ouverte, en présence d'un chose qui
lui fait plaisir.
tistèt-couy ; sm. — Panier sans anse,
ser

hotte des manoeuvres; v. coy.

tistéte ; sf. — Petit
porte au pli du bras.

panier

que

l'on

�ÏTSTOTE

TOESADE

—

586

tistote,-toùgno (H.-Big.)

; sf. — Tiste
taille ; v. tisterét.
—Bec-fin Bousserolle (sylvia
turdoïdes), appelé aussi pi-t, pipit.
tit (Arcachon) : sm. — Poisson genre

do moyenne
tit ; sm.

daurade.

tit,-e.

Aphérèse de petit,-e.
Avancer la tête, en regardant :
épier, en se dissimulant; apparaître; v.
espià, lucà, talayà.
tità (Bav. L.) ; v. — Téter. Cf. poupà.
titade ; sf.
C. lucade et poupade.
titadoù,-re (Bay. L.) ; s. — Téteur,-euse.
tità ;

—

v.

—

—

titàn ;

sm.

Titan,

—

titànic,-ique,-e ; adj.
titasse ; sf.

—

titàyre,-e

s.

;

—

Titanique.

Tétasse. Cf. poupasse.
—
Qui épie, guette; le

mot n'a pas

le sens péjor. d'espion.
tite.
Aphérèse de petite, ; cri pour
appeler les poules.
tite (Bay.Li) ; sf. — Mamelle. Cf. poupe.
titét,-e.
Aphérèse de petitét,-e, usités
au même sens
que tit,-e.
titéte,-tote ; sf. •— Pelile mamelle,
petit sein. Cf. poupéte.
titèts, titous.
C. tatès.
titi ; sm.
T. d'amitié pour dire petit,
mignon ; le dernier-né est souvent appelé
—

tiuic, thiuic (L.) ; sm.— Bergeronnette
grise: onomatopée de son cri.
tiulà, thiulà ; v. — Boire; tiulà rasade,
boire rasade ; v. chiulà, turlà.
tiulàt,-ade ; s. — Basade, coup à boire.
tiulàyre,-e; adj. et s. — Qui boit sec.
tìu-tìu.
C. plu-plii.
to (Lav.) ; to, tou (B.-L.) ; tro ;
prép.
.lusques, jusqu'à; v. enquiò, dinque, tro.
To doumd, jusqu'à demain; to qu'arribe,
jusqu'à ce qu'il vienne ; to àro, jusqu'à
présent.
to ; adj. poss. m. — Ton, tien, en M*.,
dans la vallée du Gave, de St-Pé à Nay et
dans la haute vallée de l'Ousse (Pontacq et
environs). V. foi).
Et to pay, ton père ; tout qu'ey to, tout
est tien ; et to dab et so qu'aniràn, le tien
avec le sien conviendront, feront la paire.
toà ou touà ; v. — Creuser, caver ;
vider, évider; v. tou, curà.
—

—

toà-S

—

—

—

Titi.

ti-ti ; sm.
I.

—

Onom. de petit cri d'oiseau

;

enfantin pour

désigner un oiseau.
titin,-e.
Aphérèse de petitln,-e, t.
d'amitié, mignard.
—

titlà.
Titoû.

—

V. tillà.

Dim. de Baptisloù.
titoû,-e,-ne.
C. petitoû,-ne.
titou (Lav.) ; sm. — Abri de montagne,
titoulà, titulà; v. — Titrer, mettre un
—

—

titre; sous l'influence du fr. on dit, géné¬
ralement, aujourd'hui, entitulà.
titous (B.-L.). — C. talés.
titÒy,-e. — Aphérèse de petitôy. tout
petit ; dernier né. N. de p. Titoy.
titrà ; v.
Titrer, donner un litre;
déterminer le titre; titrà-s, se donner un
titre, s'octrover des honneurs; se prend
ordinairement en mauvaise part, dans ce
—

dernir

cas.

titràdje,-ade

; s.

—

— Action de titrer,
Titre, le titre avec un
sens défavorable; titres sans grande
valeur
titràyre,-e; adj. et s. — Qui titre, qui

détermine le titre.

titre;
lification

sm.

—

Titre, dénomination;

donnée à

qua¬

en-tête
chapitre; acte authentique.
titrejà ; v. — Titrer, avec une nuance
dim., défavorable.
un

personnage;

d'un livre, d'un

titrét, titròt

grande valeur,

;

sm.

sans

—

Petit titre,

sans

importance,

titulà.
V. titoulà.
titulàri ; adj. et s. des 2 g. — Titulaire,
titularisé ; v. — Titulariser,
—

titularisacioû ; sf.

—

Titularisation.

touà-S ;
caver,

se

v.

—

Se vermouler

s'effondrer;

v.

;

esbou-

hi,-nl.
toadure ; sf. — Vermoulure,
C. tabalhe, touaille.
toalhe.
—

toàt, touhàt,-ade ; adj. — Creux,-euse ;
vermoulu, curé par les vers, la pourriture ;
se dit. par anal., des poumons caverneux.
Cf. curât,-ade, çjamàt, bouharòc.
toc; sm. — Le toucher; heurt, coup de
battant sur la cloche, son de cloche.
Abé toc donner bonne impression au tou¬
cher, avoir de la main, en parlant d'une
étoffe; qu'at èý troubàt au toc, je l'ai re¬
connu an toucher; qu'arribèn ou toc de la
cumpane, ils arrivèrent eu entendant son¬
ner
la cloche ; lou briulounàyrç qu'a boû
toc, le violoneux a un bon coup d'archet ;
ha ion toc, se dit dans les L. des palombes,
quand elles tournoient avant de se poser ;
to&lt;- à toc, loc. adv. : qui est très rapproché
,

de ; v. toc-toucàn.

toeâ,

toucâ;

sm.

—

Tocan,

saumon-

ncau.

tocamén ;

sm.

—

Action de toucher, de

palper, de patiner.
tocoussè (Az.)
remise le

on

titralhe ; sf.

ou

gamà;

v

; sm.

—

Trou dans lequel

petit lait (sè).

toc-toc; sm. — Onom. toc-toc.
toc-toucàn, toque-toucàn,-te ; adj. —
Attenant,-e, qui se touche; contigu; maysoâs
loc-toucantes, maisons très rappro¬
chées, contigües.
tòdou, tòdo (Lav.) ; ad j. — Qui a le
cou

court et

les

épaules ramassées; en Os.,
bouquet de turions ;

arbre têtard qui a un
V.

CÒÌ10U.

Toène, Touène, Tòni; n. p. — Antoi¬
ne par
aphérèse.
toère ; sf. — Insecte rongeur, ver des
arbres; chrysomèle du peuplier; v. toà.
toèrgou (L.av.) ; sm. — Vilain trou,
toesà ; v.
Toiser ; mesurer à la toise,
toesade ; sf, — Action de toiser.
—

�587

TOÈSE

toèse ; sf.
Passà à

—

Toise.

la

toèse, en style plaisant, dévi¬
et examiner dés pieds à la tête, « tirer

sager
le signalement»;

interrogatoire,
toét^ touét;
tòho ; sf.

subir

un

examen,

un

—

Pague, qu'as tor, paie, lli as tort; que
hèyt, pourtàt tor, lu m'as fait, porté
du tort; abouà lous sous lors, avouer ses
torts.

div.

léser ;

Petit tou.

—

nuire,

chat-huant ; v. hourourou.

dit aussi

en

tòle,-e. — C. tòre, amer,
tole ; sf. — Dans les expr. :
tenir compagnie à quelqu'un ;
lui donner la réplique; ha
compagnie ; cri que pousse

l'honneur à
Loc. adv.

còhou, iòdou.

tohòli ;

sm.

—

Oriom. du hululement du

tiéne de tole,
lui tenir tète,
tole, être de
le joueur de
cache-cache pour avertir qu'il est caché,
tôle.
C. tòre, enlever, voler,
tòme; sm. — Tome, livre,
toque; sf. — Toque, coiffure,
toque; sf. — Touche, tact, toucher: but
auquel on doit toucher ; action de toucher,
de percevoir, de recevoir, pave, en style
familier. V. toc. Mérite toque, Ste Touche,
le jour où l'on touche de l'argent; usité
aussi au sens de troupeau que l'on conduit ;
—

dit

on

en

fr.

« line

touche de bœufs

»,

pour

bande de bneufs que

l'on mène.
toque-li ou l'y; sm. — Litt. touche-le,
frappe, usité dans diverses loc. fam. ; cri

une

d'excitation dans une lutte.
Està de toque-li, être de ceux qu'il
pousser, exciter ; se dit aussi pour une

faut
fem¬
me
facile, amoureuse ; haut, toque-l'y !
Ilardi, frappe ! Un mimologisme du rossi¬
gnol est le suivant : La nouste gouje qu'a
lou eu du, d,u, du... Toque-li, toque-li,
hort, hort, hort !

toque-mâ ; sm. — Touche main, poi¬
gnée de main, « topement » qui suit un
marché et en marque la conclusion, après
quoi il est de règle d'aller boire du café.
toquemén (Bav. L.). — Forme de tocamén.

toque-qui-toque ; loc. adv. — Touchequi-louche, expr. du jeu pour dire que celui
qui a touché le but a gagné de toute façon ;
usité aussi pour désigner une personne qui
a la manie de tout patiner, de vouloir tou¬
cher

toujours.

toque-ségn, toqueségn,-ségne
Tocsin. V.

—

; sm.

ségn.

toques-enségnes (da)
Donner à entendre ;

;

loc.

adv.

—

faire allusion à.

toque-toque; sf. — Rapprochement
jusqu'à se toucher; contiguïté; mitoyen¬
neté; lous dus cams que soun toque-toque,
les deux champs sont contigus; ha à la
toque-toque, faire à qui se touchera. V. toctoucan.

toque-toucàn ; tòqui-toucàn,-te TM'.).
—

C. toc-toucan,-te.
tor ; sm.

—

Gelée;

tourrade; verglas,

glace; v. tourroùlh.
tor(t) ; sm. — Tort, dommage, préjudi¬
ce, lésion. (Le t étymologique se prononce
en

certains

parlers).

un

que

parlant d'un garçon qui
une jeune fille.

a

ravi

A tor, à tort, contre la rai¬
la vérité, le droit; dab tor ou dab
rasoû, à ■tor ou ras où, à tort ou à raison : à
tor e trabès, à tort et à travers ; à tor e à
dret, sans regarder si l'on a le droit avec
—

son,

soi

contre soi.

ou

tor(t) ; sm. — Le torlueux; gahà lou
tor, prendre la voie tortueuse, tergiverser.
tor(t), torte ; adj. — Tors,-e; boiteux,
tortu, contrefait;

-euse,

tortueux,-euse. V.

tortipè.
Cot tor,-torte, cou lors ; camî tor,

chemin
cargà de tor, charger de travers ;
v. parte; dans le G., on appelle tor à touts
bens quelqu'un qui boitille en tous sens.
Loc. div.
C.ap de tor, esprit de travers ;
anà de. tor, aller de travers ; ne pas suivre la
voie droite; forfaire à l'honneur; d'un ivro¬
gne qui zigzague 011 dit : qu'a eargàt de tor,
tortueux ;

—

n'a pas son chargement d'aplomb ; lou
la torte, chacun avec sa chacune, le
boiteux avec la boiteuse; il faut des époux
assortis; espià de tor, regarder de travers;
il

tor dab

pas bien sûr de la per¬
question: de tor e de trabèrs, tout
à fait de travers ; à tort et à travers ; la
vigne esl appelée famil. c.ame torte; v.

se

méfier, n'être

sonne

en

came.

torb,-e

;

adj. et

s.

—

Torve; hypocrite;
tourbàs,-se.
— Tas, mon¬

oélh torb, œil torve. Augm.
torch (N.-E. du G.); sm.
ceau de choses en désordre.

torche,-the; sf. — Torche; torchère,
tourchoû,
grand flambeau d'église; v.
halhe.

torche-lorche

ou lorje. — Dans celle
ha torche-lorche, faire bombance; 011
dit, en Provence, dans le même sens, faire

expr. :

bono torcha.

torche-nas, torsinàs ; sm. — Tordanneau qu'on passe au nez des bêtes
difficiles; on menace un petit polisson en
lui disant : que-t bas ha hicà lou torchenas !
Tu vas m'obliger à le mettre un
anneau au nez (afin de le faire rester Irannez,

quille).
tòrcle

(Arm.)

; sm.

—

Espèce de four.

tòrclou,-cle ; s. — Tortillon de filasse,
de vieux linge; torsade; lien tortillé, tordu:
t. général pour dési¬
tortillée, tressée avec un
de force. La torde est plus
longue que le tòrclou. V. utourclà, tourelà.
Quin tòrclou de peus ! Quelle belle tresse,

v.

v.

tor, faire du tort,

dommage ; lou
hè dou tor au blat, le
mauvais temps nuit au blé en terre ; da tor,
donner tort; hicà, està en tor, mettre, être
dans son tort; pourtà tor. porter lort ; se
tems

étêté ; y.

Ha dou
causer

machàn

Tour (vieux),
tòhou, tohe ; adj. et s. — Arbrot, arbre
—

TORCLOU

m'as

Loc.
sm

—

endorle;

armera;

gner une chose
sens de grosseur,

natle de cheveux

! U tòrclou, enta la bachè-

�TORE

TOUBAC

—

588

re, un tortillon, une lavette pour la vais¬
selle; milhòcs en ue torcle, des maïs en
corde tressée.

tòre,-e, tôle; adj. — Amer,-ère, acre,
tore; sf. —• Aconit; v. nabèt; en Lom.,
on
appelle aussi tòro une sorte de centau¬
rée et aussi une renoncule. N. de
p. Thore.
Aspre, coum tore, très amer; même expr.
en

Prov.

sala

:

tòre, tôle
voler

la toro.

coumo

; v.

—

Enlever, ôter, retirer,

(vieux).

torle.

V. tèrle, protubérance,
tors, torse; adj. — Tors,-e, qui est
tordu; pas droit; hiéu tors, fil tordu.
torse; v.
Tordre; tortiller; câbler de
la corde ; tergiverser ; biaiser ; prendre un
contour sur une roule, bifurquer; tôrse-s,
se tordre ; se
disloquer. Y. estòrse.
Tòrse lie ligue, tordre un lien ; que s'a
tourcùt (ou bien toursùt) lou pè, il s'est
tordu le pied; que toursoù à
l'Anglà, il
quitta la route à l'Angla (quartier) et prit
à droile ou à gauche ; sens tòrse
brique,
sans
tergiverser ; l'aboucàt que tors tous
escriuts, l'avocat fausse le sens des textes;
que m'y hès cot-tòrse, tu me fais tordre le
cou:
que-m lourcoùy la machère, je me
tordis la mâchoire (Navarrot) ; aci, que eau
tòrse e retorse, ici, il faut tordre et retor¬
dre, c'est un travail fatigant; que toursoù
lou nas, il tordit !e nez, il fit la grimace;
qu'ey tout cos-toursùt, il est tout déjeté,
corps-tordu : non y a pas à tòrse, il n'y a
pas à tortiller, à tergiverser, à chercher des
échappatoires ; que-m soy toursùt d'arride,
je me suis tordu de rire ; que cau tòrse lou
bencilh quoan ey joén, il faut tordre la
branche quand elle est jeune (prov.-).
tòrse ; sm.
Manière, action de tor¬
dre, de tergiverser, dilation, échappatoire,
tôrsinàs (M'.). — C. torche-nas.
tortamén ; adv. — Boiteusement.
—

—

—

torticôli

; sm.

Torticolis.

—

tortimàlh,-e ; s.
Bancroehe, qui boite
par
suite d'une déviation des hanches
(malh), d'une coxalgie; on dit aussi tour—

timàlh.

tortipè (M'.)

— Pied bot ; v. pè-pic.
Auge ; .abreuvoir ; vaisseau
de forme allongée.
Tos dons porcs, auge à porcs ; lous tos de
las fahous, l'auge aux faveurs (Navarrot) ;
tos salade, sorte de maie où l'on met la
viande à saler; en style plaisant, on dit de
quelqu'un qui est gras: qu'a û bou tos, il y
a de bonne
gargote chez lui.

tos;

tos.

sm.

—

; sm.

—

V. tost.

tos-hounilh ; sm. — Entonnoir
en forme de baquet pour'
le vin.
tosse ; sf. — Cayeu
de lame: la tosse don
lame du couteau.

en

bois

d'ail : v. dòsso ; dos
cou-tèt, le dos de la

tosse ; sf. — Ecuelle ;
tains lieux: dans les L.,

grand tos eu cer¬
tranchée ouverte.
Cf. avec ton. N. de 1. Tosse (L.).
tost; adv. — Tôt, peu usité, sauf dans
tantòst, tantôt; v. ce m.

tost,-e,-e

adj.

Grillé,-e, torréfié,
farine torréfiée;
grillée,
four.
tostà (Bay. L.) ; toustà ; v. — Torréfier,
griller, rôtir, en parlant d'aliments ; v.
ari, grilhà, tourrà. N. de I. Tostat (H.-P.).
tòste,-e. — V. tost (2).
toste ; s-f. — Tranche de pain
grillée,
toast, que l'on trempe dans du lait, du vin.
toste (G.-M.) ; sf. — Banc de rameur.
Cf. troupes.
tòtchou (M'.) ; sm. —• Tricot, gros
bâton ; v. barieòu, tricòt, barròt.
Mandà ta-t grougn d'ets tòtchous, envoyer
au recoin des
bâtons, mettre un enfant en
pénitence dans un coin ; envoyer se faire
rôti

et

sec.

;

Harie

—

toste,

mesture toste, tranche de mesture
rôtie ; poume loste, pomme cuite au

lanière.

tôtis

(Lav.) ; sm. — Toton ; bisloquet ;
miirtòlis, biroulét.
toû, toun, to, tu, ta, toue, tue, to;
adj. poss. — Ton, ta; dans le langage lit.,
on dit au fém., comme en fr., devant une
voyelle, toun: toun amigue, toun amne,
Ion amie, ton âme, mais en
parler courant
on dit : la loue
amigue, la toue amne. Vers
Pontacq et le Lavedan, tou est des 2 g.
tou pay, tou may, ton père, ta mère; c'est
une réduction de lou tou
pay, la toue may.
v.

V.

au

mot sou, sa,

to.

Dits à ton pay

d'arribà (ou bien au toû
pay), dis à ton père d'arriver ; il est à remar¬
quer dans les cas présents, que la mère,
parlant à son enfant, n'emploiera jamais
que la première forme, tandis qu'un étran¬
ger à la famille emploiera de préférence la
seconde.
Dans les Landes, pour ton, ta, le lien, la
tienne on dit lou toun, le tou; dans l'Arma¬

lou toun, la toue; dans le reste du
rarement la toùo ;
en Big. on dit généralement lou tùe, la tùo,
et parfois lou tu, la tàyo. sauf en HautcBig., où toû, toùo sont d'usage courant;

gnac,

Gers, lou toun, la tùo,

v.

tu.

tou,-o (M'.-Big.l ; s. — Creux, cavité;
conduit, canal souterrain ou cours d'eau
très
encaissé; d'anciens textes appellent
ainsi des ruisseaux qui disparaissent
sous
terre et reparaissent plus loin à la surface.
N. de p. Thon. Cf. avec tosse. tranchée. En
Azun. désigne surtout la conque de l'oreille.
toû, toun; sm.
Ton, degré d'éléva¬
tion d'un son ; manière de voir, de se tenir ;
vigueur, énergie; t. de peinture, de musi¬
—

que.

touà (L. Lom.) ; v. — Tonner. Cf. tounerrà.
touà.
Y. toà et dérivés,
toualhe.
V. tabalhe plus usité,
—

—

tou-aquiu (B.-L.) ; loc. adv. — Jusque
là ; v. to (1).
toubàc; sm.
Tabac; sorte de poussiè¬
re provenant de la vermoulure de certains
—

arbres;

on

dit. aussi tabac.

Préne toubàc, priser; les petits
crient après les priseuses : toubàc,

polissons
toubacàs,

�589

TOUBACÀ

la

lenéque au nas ! Tabac, gros, vilain
labac, le morveau au nez ! Nus de loubàc.
à tabac, nez fort, large, épais,

nez

toubacà ; v. — Priser du tabac,
toubacade ; sf. — Dépense de

;

forte

prise ; v. touche.
toubacàdje ; sm. — Le tabac

en quan¬

tité.

toubacàs ;

sm.

toubacassejà

Gros, mauvais labac.
—
Fréq. péjor. de

—

;

v.

toubacà.

toubacàyre,-e,-coùs,-e ; s. — Passion¬
tabac, grand priseur, grand fu¬

né,-e de
meur.

toubacoùs,-e

;

adj.

—

Qui est du labac,

qu: a du labac, avec un sens péjor. ; véreux,
vermoulu en parlant, de certains fruits,
d'arbres qui contiennent de la vermoulure
brune. V. toubacàyre.
Nas
tabac.

toubacoùs,

nez

barbouillé, plein de

toubacùt,-ude ; adj. et s. — Qui est
sali, qui se salit de labac.
toubaquè,-re ; s. et adj. — Qui donne,
produit du tabac ; cam loubaquè, champ de
tabac. C. toubacàyre ; tabatier.
toubaquejà. — Fréq. de toubacà; on
dit aussi, en parlant d'un priseur, toubaquerejà.
toubaquère; sf. — Tabatière; le labac,
en
style plaisant, la passion du tabac;
odeur désagréable que répand le tabac dans
une chambre,
tabagie.
Nas de toubaquère, gros, fort nez ; amies
de toubaquère, se dit de gens qui ont les
mêmes habitudes (plutôt mauvaises), les
mêmes défauts ; camarades de cabaret ; ou
menace quelqu'un en disant : que-t bas ha
da sus la toubaquère, tu vas te faire donner
sur le nez ; la
toubaquère toustém que toubaquéje, celui qui a un défaut s'arrange
toujours pour l'entretenir, comme en fr.,
«
qui a bu boira » (die.).
toubaqueròt.-e. — Fréq. dim. de lou¬
baquè,-re.
toubaquerote ; sf. — Petile labalière.
toubaquiste,-e ; s. — Débitant,-e de
tabac.

toucâ.
toucà ;

—

v..

V.

toeû, saumonneau.
Toucher, tâter, palper,

malade ;

nou pus toucà terre, voler, inar¬
cher, courir très vile; d'une personne qui

Loc. div. — Toucà de ma,
main ; en style plaisant, recevoir

toucher la

une

chose très habilement

011

dit

ha toucà en
la terre des
campane,
cés ; d'un

tèrre, t. de lutte, faire toucher

épaules à l'adversaire; toucà la
sonner la cloche par coups espa¬

vaniteux 011 dit : nou toque pas
enlòc, il lui semble qu'il est en l'air;
toque-y si gauses 1 Touches-y si tu l'oses ;
voyons si tu as du courage ! (Devise de Gas¬
ton Febus) ;
lous dies que-s toquen, les
jours se touchent, expr. qui signifie : il faut
manger chaque jour cl donc travailler ;
j'aurai mon tour, ma revanche avant peu,
etc. ; toque-l'y ! cri pour exciter.
toucà; sm. — Toucher, attouchement.
Qu'a û machàn toucà tau bestià, il a un
mauvais

qu'ey

coup

dous

au

de touche pour le bélail ;
toucà, cela est doux au

toucher.

toucà-s; v. — Se toquer, se passionner.
toucàble,-e ; adj. — Touchable,
toucade ; sf. — Touche, action de tou¬
cher, attouchement; coup de louche; trou¬
peau mené par un toucadoù.
toucade ; sf. — Toquade.
toucadé,-re ; adj. — Touchable; qui
peut, doit être perçu.
toucadére ; sf.

—
Aiguillon plus long
l'agulhade, utilisé lorsque deux paires

que

de bœufs sont attelés l'une devant l'autre.
Action, manie de toucher, de palper;
usité aussi pour

loucadure.
toucadéte,-dote ; sf. — Petite, légère

toucade.

toucadis ; sm.

toucadoù,-re

—

; s.

Attouchement,
Toucheur, conduc¬

—

teur, -Irice de bestiaux.

toucaduràt,-ade ; adj. — Se dit d'un
pain, d'une miche qui a une baisure pour
en

avoir touché

un

autre dans le four.

toucadure ; sf. — Partie touchée, attein¬
te; baisure du pain. Dim. toucaduréte.
toucamén ; sm. — Contact, attouche¬
ment.

Autrefois,
quelqu'un

pour signifier que
en possession d'une

l'on
mai¬

de l'argent
ou
en donner;
que b'at bau ha toucà, je
vais vous faire toucher du doigt (cela) ;
toucà lou briuloû, jouer du violon; que Va

mettait

toucàt au co, il l'a touché au cœur, ému ;
toucà de près, toucher de près, être parent;

lui faisait toucher la crémaillère et même la
lui portait aux lèvres, c'était lou tocamén
ou toucamén ; toucamén de mâ,
poignée de

nou-m

louche

toque ni chic ni brique, cela ne
aucunement,

ne

me

regarde

me

pas ;

:

semble pas

qu'y toque, il semble qu'el¬
le n'y touche point; toucà barre, loucher
barre; atteindre le but; se dit aussi au sens
de faire escale, s'arrêter un peu, puis repar¬
tir ; (icò qu'ey plâ toucàt, voilà qui est bien
dit ;
parfaitement exécuté ; aném, toque
rnd e que sic dit, allons, touchons-nous la
main et que ce soit fini ; d'une personne
très grande on dit: que toucaré au saurnè,
elle loucherait aux poutres, au plafond;
si-m toques, que-t toqui, si lu me louches,
je riposte ; que bouleri béde que-t touquèsse, je voudrais voir qu'il osât le toucher;
nou

—

prendre contact ; atteindre ; pousser, chas¬
ser, piquer les bestiaux ; jouer, en parlanl
d'un
instrument ;
attendrir, émouvoir ;
dire; concerner, regarder; atteindre, s'éten¬
dre jusqu'à; être sur le point d'atteindre;
aborder ; recevoir de l'argent ; avoir un
contact charnel avec une femme (t. bas) ;
toucà-s, se toucher, être contigus, voisins,
parents ; v. tàgne.

TOUCAMÉN

qu'ey plà loucàl, il est bien louché, bien
exécute

tabac

—

son,

011

porte:
dans la

main.

lui faisait loucher le

verrou

de la

de même, lorsqu'une bru entrait
maison de son époux, la belle-mère

�TOUCAN

TOUJE

—

tóucàn.

590

V. loi:à, locaii.
toucàn,-te; adj. — Touchant, coiifïoiitan t,-e ; v. toc-ioucàn; parent; v.
tagnén;
usité aussi, mais rarement, au sens de
touchant, émouvant.
toucassè,-re ; s.
Un, une « toucheà-tout », qui a la manie de tout loucher.
toucassejà. — Fréq. augm. de toucà,
patiner, palper indéfiniment, à tort et à
travers; toucher maladroitement les bes¬
tiaux. En Hte-Big., toucassià.
toucassejàyre,-e. — Fréq. de toucàssè,-re.
toucatè,-re ; s. — Baguette pour tou¬
cher; v. itoucadére; c. toucassè.
toucàyre,-e; adj. — Qui touche; c.

tougnà ; v. — Presser du poing, tasser ;
frapper du poing; iougnà-s, se cogner, se
battre à coups de poings. V. hougnà.
tougnàt,-ade, tougne; s. — Coup de
poing, heurt au moyen d'une chose arron¬
die, non pointue ; poussée assez forte.
tougne; sf. — Bosse, bigne, motte
épaisse plus ou moins ronde ; petit pain
rond; par anal., la tète, en style plaisant.
Ha-s ne tougne, se faire une bosse; abé-t
à la tougne, f'avoir dans la tête.
tougnét,-e,-gnole (M4.) ; s. — Petit
pain rond; v. moundéte, tegnole; au fig.,
boulot,-te, ragot; v. cougnét.
En Lav., c'est la coutume, pour la fête
de f'Assomption, de cuire un tougnét pour

toucadoù.

chacun des enfants de la maison.

—

—

touch,-o (Lav.) ; adj. et s. — Qui a les
joues plates par suite du manque de dents;
qui est sans dents.
touchà ; v. — Priser, en style plaisant ;
china.

v.

touchade ; sf. — Forte prise de tabac,
touche ; sf. — Prise de tabac en style

plaisant;

chinade, présc, sournét.

v.

touche; sf.
res, façon; n'a.

T. famil., allure, maniè¬
boune louche, il n'a pas
bonne tournure, il manque de distinction
dans sa façon de se tenir.
touchin,-e (M4.); s. — Taisson, goret;
—

pas

tachoû.

v.

(B.-L.); sf. pl.

touchoèles

— En style
micòlos, iouch.
toucoà.
C. iecoà (2).
toucoèro (G.) ; tucoère ; sf. — Motte,
éminence ; Jean de Garros (de Lectoure) dit
dans son lexique de La Pastourade, que « ce

badin,

joues;

grosses

v.

—

les environs de la maison, de la pro¬
vince ». Cf.
loubère. En B.-L., signifie
sont

pierrailles.

caillou rond

comme

un

boulet.

toucoulét,-e
toude.

moulu,

—

; s. — Petit toucoû.
Forme de toure, buse,

(Lav.)

creux ;

;
v-.

sf. — Tronc d'arbre
tòhou et toàt. Cf.

ver¬
avec

tou.

toudoùgns (B.-L.) ; sm. pl.— Jumeaux.
bessoûs, parioûn, yiryins.
touère,-o (L. Lom.) ; sf. — Grondement
d'orage, tonnerre.
touét (L. Lom.) ; sm. — Coup de ton¬
nerre ; v.
pericle.
toufe,-he, tufe ; sf. — Touffe ; toupet
Gf

de cheveux ; v.

touflà ;

v.

mate, toupet, tusque.
Gonfler, enfler; toaflà-s,
ext., blettir.

—

gonfler; par
touflàn,-te; adj. — Enflé,-e, gonflé;
blet,-te. N. de p.
touflane, touflante ; sf. — Galette
gontlée, appelée aussi souflane.
toufùt,-ude; adj. — Touffu,-e.
se

; sf. — Grosse
violent ; c. tougnét.

tougnoulè ; sf.
pain.
tougnoulét,-e ;

—

bigne

;

heurt

Huche, armoire à

En style plaisant,
tegnoulét.
tougnùt,-ude ; adj. — Tassé,-e, épais
et court, ragot; déformé en bosse; se dit
encore
d'une personne qui a les épaules
s.

—

enfant rondelet, dodu. Y.

fortes et rondes.
touhà (L.) ; v.

—

Former

une

touffe;

v.

matà.

touhàgno (13.-L.) ; sf. — Epiphanie,
touhanio (B.-L.) ; sf. — Le Concordai
de 1801 supprima de nombreuses fêtes qui
devaient être obligatoirement chômées. La
mémoire de

ces

fêtes est restée et quant on

parle de l'une d'elles, on dit: dlo de tou¬
hanio, jour de repos, de chômage,
touhe.
C. touje.
touhéc,-hèc. — C. tehéc et dérivés.
touhét,-e. — C. tòhou avec un sens de
—

dim.

toucoû, toucole ; s. — Motte; masse
de neige qui se tasse sous la chaussure ; v.
tucoû, micòlo.
toucoû,-cole ; s. — C. técou, boule de
jeu de quilles; en M4., désigne aussi un

toùdo

tougnole
assez

toujà, touyà,-yagà ; sm. — Terrain
sur lequel
poussent spontanément
ou en semis,
des plantes qui sont ensuite
utilisées en litière pour le bétail : ajoncs,
bruyères, genêts, graminées diverses. N.
de p. Touja, Toujas, Touyas, Touyaga.
tOUjàc,-yÎC (L.) ; sm. — Espèce de becfin, pouillol, qui vit dans les toujàs.
toujàco (G.) ; toujague, tujague,
touje ; sf. — Ajonc marin (ulex europeus,
plante) ; t. général pour désigner les divers
ajoncs ; on francise le mot en tuie.
Aymable coum. u pè de touje, aimable
comme un pied d'ajonc épineux; v. haus;
d'une personne à caractère désagréable, on
dit aussi: qu'ey coum toujes.
toujagasse ; sf. — Gros, vilain ajonc.
toujaguè,-re ; s. — Faucheur de toujà;
de lande

usité

au

sens

Sobriquet des

de
gens

rustaud,-e;

v.

arrabè.

de Balansun (B.-P.).

N. de p.

toujague,-re ; adj. — Qui est du toujà,
qui lui est propice.
toujarét,-rot,-roû ; sm. — Petit toujà.
N. de p.

touje.

—

V. toujàco, gabarre, baste.

�TOU.JOUR

591

toujoùr, toutjoùr (L. G.) ; iidv. —
Toujours; v. toustém.
toulà (L.). — Forme de teulà qui se
reproduit dans les dérivés,
toulerà ; v. — Tolérer.
touleràble,-e ; adj. — Tolérable.
touleràn,-te ; adj. — Tolérant,7e.
toulerance ; sf. — Tolérance,
toulerie ; sf. — Tôlerie.
toulét,-e (L.) ; s. — Petit tuilier,-ère.
W. de p. Toalet.
toulh, touy (L.) ; sm. — Dindon. Cf
poulòy.
toulh (G.-M.); sm. — Liehe (scymus
lichid) ; rousselte, cliien de mer (pristiurus
melano&amp;tamus).

touliè ; sm. — Tôlier,
touiouhoère (M*.) ; si.
lons ;

les frelons

(M*.)

toulouhoû

—

!Nid de fre¬

quantité.

en

;

sm.

boussaloâ; sonnaille à

—

son peu

Frelon ; v.
clair, bour¬

don.
sm. — Toulousain, ancienne
contractait autrefois en tousâ,

toulousâ ;
monnaie ; on
toulzâ.

Toulousâ,-ane ; s. et adj.
sain, -e ; le pays toulousain.
Toulza.
Toulouse ; n. p.

—

voler

v.

pournate.
toumatà;

pommes

de

sm.

;

sf.
—

terre ;

—

Pomme de terre ;

En Az., champ de

ailleurs,

champ de

tomates.

toumatasse;

bruit

sf.

—

dit plutôt càde).

le toulousain ; on

;

v.

—

Faire

du

les toumbes, bourdonner.

comme

toumbalère ; sf.
nailles ;

—
Les tournbes, son¬
leur bruit, leur sorte de bourdon¬

nement.

toumbaléy,-réy

;

mais

Bruit des
—
analogue, sourd

sm.

toumbes, des sonnailles

ou

puissant.

toumbalhàt ;

sm. •— Chute de choses
conférer avec; toumbarèu,
tombereau et toumbe, sonnaille.
toumbarelàt,-roulât,-ade ; s. — Un

fracas;

avec

plein tombereau. C. toumbalhàt.
toumbarèu,-rò,-ròu, tambarò, tambourèu ; toumbiròu ; sm. — Tombe¬
reau; v. bialòs, bros.
toumbaréy. — V. toumbaléy.
toumbaroulè ; sm. — Tombelier.
toumbe,

tourne;

toumbèu ;
que; v.

un.

(Az.)

vers

toumbalejà,-rejà

sf.

—

Grosse

son¬

taiie.

de Thomas.

toumàta

sauf

Toulouse, ville. N.

toumassàyre,-e ; s. — Cultivateur de 1
tomates. Sobriquet des gens de Laíilole |
(II.-P.) ; v. barroulès au Sup.
tournasse; sf. — Grosse femme; fem¬
me

toumatère,-terie ; sf. — Les lomates.
toumatéte,-tote ; sf. — l'cl i te toumate.
toumateyà (Az.) ; v. — Manger des
pommes de terre.
toumbà ; v. — Tomber (rarement usité,

naille, bourdon. C. toùmbo.
Toulou¬
toumbe; sf. — Tombe. V. clot, hosse,
N. de p. !

de la Save, on dit, en
parlant d'un campagnard intelligent, ins¬
truit : lengueré un burèu à Toulouso, il
serait capable de tenir un Bureau à Tou¬
louse; en Bigorre, d'un étourdi on dit:
qu'a lou cap à Toulouse, il a la tète à Tou- [
louse ; cette loc. pourrait avoir son origine j
dans le fait qu'on enfermait autrefois les
fous du pays à l'asile de Toulouse.
Toulousén,-e. — C. Toulousâ,-ne.
toumàda (Az.) ; sf. — Période.
Tournés ; n. p. — Thomas, U sén Tou¬
rnas, un doctoral, sentencieux; un incré¬
dule ; en style plaisant, gros homme.
Per sén Tournas, s'as û porc gras, da-u
s'ou nas, à la St Thomas, si tu as un porc
gras, donne-lui sur le nez, tue-le ; et d'au¬
cuns
ajoutent : lou qui nou n'a, qu 'ou |
s'àne panà, celui qui n'en a point, qu'il
j
en

TOUNDRÉT

—

de p. Toulouze.
Dans la vallée

aille

—

Grosse,

vilaine

toumate.

toumatàyre,-e ; adj. — Friand,-e de
en
Az. de pommes de terre ;
propice à la tomate, en parlant d'un sol.
lomates ;

toumate ; sf. — Tomate.
Nas de toumate, gros nez rouge.

sm.

Tombeau;

—

catafal¬

laiic; sépulcre.

toumbirà ; v. — Renverser, chavirer ;
sens dessus dessous ; v. part-birà.
toumbirò (Hte-Big.). — C. toumbarèu.
toumbirole ; sf. — Grosse toupie; v.

mettre

tourroumbiole

goudujle,

espèce de son¬

;

naille; v. toumbe (i).
toumbiroulà; v.

—Tomber, renver¬
toifnbiroulà-s, tomber à la renverse ou
sur un côté, perdre l'équilibre.
toumbiroulàt,-àdo (Hte-Big.). — C.

ser;

toumbarelàt.

toumbiroulàt,-ade

;

s.

—

Chute,

ren¬

toumbiroulàt ne s'ap¬
plique qu'à une chose, toumbiroulade a un
sens plus étendu.
toùmbo, retoùmbo (Arm.) ; sf. —
Toupie. Cf. cibàt, loarroumbe.
versement, patatras;

C. toumbe, sonnaille,
toumejà (G.) ; v. — Rendre un bruit
sourd; barrico pléo nou touméjo, barrique
pleine ne sonne pas (die.).
toum-toum (G.) ; sm. — Tambourin ;
tourne.

—

tambourî.

v.

toun ; sm.
toun ; adj.

—

Ton; v. toû.

— V. toû.
atoùn (Bay.) ; sm.

toun;
poisson.

poss.

—

Thon,

tounà

(M'.-Big.) ; v. — Faire un tou,
une pierrée.
tounà ; v. — Placer la tonne.
tounàdje; sm. — Tonnage,
toundoulhà (L.) ; Rosser, battre,
toundoulhade ; sf. — Action de rosser,
toundre (L.) ; sf. — Vermoulure gros¬

un

conduit,

sière. Cf.

avec

toundrét
Cf. carélh.

toère.

(Bidache)

;

sm.

—

Chaleil.

�fOUNË

—

TOUPÈRROÜ

592

toune ; si'. — Tonnelle ; espèce de ton¬
nelle mobile faite avec des cerceaux et
recouverte de toile ou de paille
que l'on

place

qui gronde d'habitude, d'un

ne

lard

tounerrejà.

Fréq. de tounerrà avec
intermitten¬
ces ;
au
lig., tonitruer, gronder très
fort ; qu'èy bèt que ha tounerrejà la paraule de l)iu, j'ai beau faire retentir la
parole
de Dieu (sermou de Bideren).
tounerrejade ; sf. — Action de tou¬
nerrejà.
tounerrejàyre,-e ; adj. et s. — Toni¬
truant,-e,
grondeur,-euse, personne qui
crie, tempête ; v. tounerràyre.
tounerrère; sf. — Bruit sourd et loin¬
tain du tonnerre ; mal de tête causé
par le
temps orageux ; abé la tounerrère, être in¬
dispose par l'orage; en style plaisant, se
dit de quelqu'un qui a la manie de tem¬
pêter ; usité aussi au sens de « mal aux

véhicule comme une tente,
une
capote; autrefois, aussi, abri pour
chasser ; sorte de piège,
toune ; sf. — Tonne ; grande cuve,
toùne ; v.
Tondre ; en style plaisant,
couper les cheveux ras; au fig., exploiter,
gruger, rançonner. On dit, avec le sens du
t'r., va te faire pendre: bè-t ha toùne 1
Que l'an tounùt, on l'a tondu, décavé ;
tounùt dinqu'à la pèt, tondu ras, ruiné;
tounùt coum â oéu, tondu comme un œuf ;
dab Ions scgnoùs, moutoûs, pastoùs, tounàts touls, avec les seigneurs, moutons,
bergers, tous tondus (die.).
toùne ; sm. — La tonte, la manière de
tondre ; l'époque de la tonte,
tounè ; sm. — Thonier.
tounedé,-re ; adj. — Que l'on peut
tondre; qui est à tondre; subs., lieu où

un

l'on tond.

capacité valant

sur

un

—

tounedoÙ,-re ; adj. — Tondeur,-euse.
tounedure ; sf. — Tondure ; produit de

la tonte.

cheveux

tounedùro

(Lav.)

;

sf.

—

Volume

toune, tonnelle,
tounelà ; v. — Mettre une toune.
tounelàdje ; sm. — Les tonneaux

;

v.

».

tounét ;

Bénie

;

ton-

noie
moulin, il amène la pluie abondante;
Tounèr

de

Heurè,

garbe bau û dinè,
Las barriques au soulè.
Tonnerre de février, chaque gerbe vaut
un denier ; les barriques au grenier ; il y
aura du
grain mais pas de vin (prov.).
tounerrà ; v. — Tonner ; faire grand
bruit, tempêter.
La

—

barriques; v.
Big. et G.

mesure.

en

tonneau.
sm.

Petit

—

tou.

N.

de

p.

tounéte ; sf.

— Tonte ;
per tounétes, à
l'époque de la tonte; v. toùne.
tounì (Az.) ; tounilh (M'.-Big.). — C.
hounllh, entonnoir; v. tou; (forme don¬
née peut-être aussi par l'agglutination de el
et de hounllh: et
hounllh).
tounic,-que ; adj. et s. — Tonique,
tounidre (Arm.) ; sm. — Tonnerre,

bruit du tonnerre ; v.
Touniét,-e ; 11. p.

touét, touère, tounèr.
— Dim. de Antoine
(Toène), et de Antoinette, Toinel,-te.
tounsurà ; v. — Tonsurer.
tounsure ; sf. — Tonsure ; en style
plaisant, commencement de calvitie au
centre du crâne.

tounsuréte,-ote

Bruit du tonnerre.

permère tounerrade
Que hè hùye la tourrade.
Après le premier coup de tonnerre, la
gelée s'enfuit, il ne gèlera plus (prov.).
tounerràt; sm. — Coup de tonnerre
(rare).
tounerràyre,-e ; adj. — Qui est du
tonnerre ; qui tonne ; se dit d'une person¬

sf.

;

—

tountade,-tejade,-terie
parole de loàntou.
tountàs,-se ;
tountejà ; v.

le

Cude

tounerrade ; sf.

et 3

de tounét, gros ventre, personne
redoùn coum û tounét, rond

comme un

Qu'engourgue lou moulî.
engorge,

2

—
Petit tonnerre,
Tonneau ; mesure de

; sm.

—

Tonnet.

Lou tounèrre dou matî
matinal

sm.

On dit aussi tounèt

tounét ;

tounèle ; sf. — Tonnelle; v. toune,
glouriéte, haussât.
tounelerie ; sf. — Tonnellerie.
tounelét,-lòt,-loû ; sm. — Tonnelet,
touneliè ; sm. — Tonnelier,
tounèr, tounèrre ; touét, tounidre
(G.); sm. — Tonnerre; nuage qui annonce
l'orage; au lig., personne intrépide, au
caractère impétueux; usité comme interj.
V. perlcle, pèyre.
Bouts de tounèr, voix puissante ; cop de
tounèr, coup de tonnerre ; plouje de tounèr,
pluie d'orage ; brut de tounèr, grand bruit,
fracas retentissant; qu'ey û tounèrre, aquét
orni, c'est un diable que cet homme.

tonnerre

tonner par

;

tounerrét,-ròt

avec

nelage.

Le

—

de dim.

sens

ventrue ;

endoùm. Cf.

« gueu¬

».

s.

—

—

Petite tonsure.
sf.— Action,

;

Gros toùntou.

Faire l'imbécile

;

être

imbécile.

toùntou,-te ; s.
(Esp. tonto). V. pèe.

-—

Imbécile,

sot,-te

tountouroulét (B.-L.) ; sm. — Jeu
d'enfants où les mains fermées se superpo¬
sent et où on compte les doigts en les appe¬
lant tountouroulét, sauf le pouce que l'on
nomme

pousét.

tounùt,-ude ; adj. — Tondu,-e, chau¬
ve; en style plaisant, décavé, ruiné, sansle-sou ; râpé,-e.
tounùt; sm. — Ce qui est tondu, ras;
trufà-s dou ras coum dou tounùt, ne pas
«

s'en faire

toùo

».

(Lav.); sf. — Grotte, cavité;
(ou. espelugue, tute.
toupaze ; sf. — Topaze,
toupèrrou (Az.) ; sm. — Gros pet.

v.

�TOUPÉT

593

toupét ;
te ;

Toupet, audace insolen¬
personne insolente,
qu'es û toupét I Tu es un im¬

sm.

—

touffe de cheveux;

impudente ;
pudent.
toupét (B.-L.) ; sm. — Sabot commun
pour les usages journaliers ; il est moins
élégant que Vesclop; v. toùpo.
toupetàs; sm. — Gros toupet,
toupî; sm. — Pot de terre sans anse,
toupin pourvu soit d'oreillettes, soit d'une
queue pour la manipulation ; v. garioulét,
metàu, oule, bougne; par anal., la tête, en
slyle plaisant. V. terrasséte.
Toupîs de Garros, pots de Garos (B.-P.),
ils étaient très renommés ; toupî de gar¬
bure, pot de « garbure ».
Loc. div.
Aus biélhs toupîs la bourie
soupe, dans les vieux pots la bonne soupe
(dic.) ; nau coum ü toupî de Garros, neuf,
naïf, innocent comme un pot de Garos
(die.) ; toupî de hum, pot de fumée, décon¬
illusions, vaines promesses; que
venue,
s'en ey tournât dab û toupî de hum, il
s'en est revenu sans rien de tangible ; il
a
essuyé un échec, un refus ; ha toupîs,
faire des pots, être mort et enterré ; bénte
de toupî, cap de toupî, gros ventre, grosse
tête ; abé lou toupî malàu, avoir le pot
fêlé, la tête malade, être détraqué ; sottr
coum û toupî, sourd comme un pot ; léquetoupîs, lèche-pot, gourmand; pleà-s lou
toupî, s'emplir la panse; abé lou toupî
escurtàt, avoir le pot courtaude, être dans
—

la misère.

toupialhe ; sf. — Les pots en quantité.
toupiàt,-ade ; s. — Un plein pot, potée,
toupiàyre, toupiè,-re ; s. — Potier,
marchand,-e de pots.

toupie

;

nissée, usité

sf.

—

Grand pot de terre ver¬
la graisse et la

pour conserver
viande confite.

Hicà-s grèch à la toupie, mettre de la
graisse dans le pot, gagner et économiser
de l'argent ; être prévoyant ou faire une
bonne affaire, faire « ses choux gras ».
toupiè,-re. — V. toupiàyre. Sobriquet
des gens de Garos (B.-P.), de LahitteToupière et de I'ouyastruc (H.-P.).

toupieràt,-ade ; s. — Une pleine
toupie.
toupiéte ; sf. — Petite toupie.
toupinà; v. — S'occuper des pots, de
la cuisine, y veiller.
toupinambour ; sm. — Topinambour,
toupinàs; sm. — Gros pot, vilain pot.
toupine ; sf. — Gros toupin.
toupinejà. — Fréq. de toupinà.
toupinét,-nòt, toupiòt; sm. — Petit
pol à soupe ; v. garioulét.
toupiole ; sf. — Jeu du pot, pratiqué en
divers 1., surtout à l'époque de Carnaval;
v. terrassade, terrasséte, jéte-toupî.
toupisso (Basse-Big.) ; sf. — Toupie,
jouet; v. mariole, çjoudufle.
toùpo (B.-L.) ; sf. — Sabot entièrement
en bois; v. toupét (a).
tOÙpou,-po (Lav.) ; s. — Niais,-e.

—

TOUR

toupougrafe ; sm. — Topographe,
toupougrafie ; sf. — Topographie.
toupounét,-e (Lav.).— Dim. de toupoii.
touque, thounque (L.) ; sf. — Pichet
de terre vernissée. Cf. pinte,
Ha le thounque, tremper
le vin ; v.

pichè.

du pain dans

chauchole, touyne.

touquejà ;

v. — Toucher à plusieurs
reprises, palper, patiner; fréq. de toucà.
touquejàyre,-e ; s. et adj. — Qui
palpe, patine, fait des attouchements.
touquét,-e ; s. — Toquet, petite toque,
touquét (câ) ; sm. — Chien de meute
qu'on appelle « clé de meute », le meilleur,
touquetejà. — Fréq. dim. de touquejà
touquétes ; sf. pl. — Petits attouche¬
ments, léger contact; ha touquétes, expr.
que les enfants emploient quand ils font
un
échange et qui signifie toucher les
deux objets simultanément ; touquétes à
touquétes, même sens et, aussi, payer

comptant.

touquét, touquét
nant,

donnant;

on

;

dit

loc. adv. — Don¬
aussi touquét y

touquét (01. As.).
tour ;
sf. — Tour, construction en
maçonnerie. Cf. touhe.
tour(d) ; sm. — Grive draine; tour
pcuralhè, grive grasse comme si elle avait
été engraissée en volière (pouralhère) ; tour
espagnòu, grive d'Espagne, mauvis; tour
de Jurançoù, grive de Jurançon, très re¬
cherchée des gourmets à cause du goût
délicat que lui donnent, paraît-il, les rai¬
sins des vignes jurançonnaises ; gras coum
û tour, très gras. V. tride.
tour(n) ; sm. — Tour, circuit, circon¬
férence ; par anal., volume, embonpoint;
circonvolution,
détour;
tour
d'adresse,
juse, biais; rang successif, ordre; tournure,
direction, marche; action de parcourir, de
marcher autour de; mouvement circulaire,
action

de

tourner;

par

anal.,

environs

immédiats.
Loc. div.
Tirà dou
tirà-s dou tour, s'en aller,

tour, éloigner ;
fuir; ha û tour,
faire un tour, promener ; lou tour de la
maysoû, les alentours de la maison ; tour de
bile, boulevard extérieur; promenade dans
la ville ; tour de bras, tour de bras ; trucà à
tour de bras, frapper à tour de bras ; tour
d: mâ, tour de main, habileté, temps qu'il
faut pour exécuter prestement un travail ;
qu'ey hè.yt en û tour de mâ, c'est fait tout
de suite, en un rien de temps ; da û tour
de clau, fermer à clé ; jougà û tour, jouer
un
tour; tour de pipàu&gt;t, un vilain tour,
en fr. pop., un tour de cochon; beroy tour,
farce ; tour bien joué ; lou sang ne m 'a
pas hèyt qu'A tour, mon sang n'a fait
qu'un tour ; passà au tour, passer à son
tour ; hicà-s au tour, se mettre à son rangdans la file; tour de force, tour de force,
de lutteur, d'athlète ; action audacieuse et
peu ordinaire ; abé û bèt tour, avoir de
l'embonpoint; être volumineux; v. endoum; ha lou tour, vivre; qu'a hèyt lou
—

38

�'ÍÒDR

—

TOURMÉN

594

lour, il a terminé son existence ; tout•
de garde, lour de garde, de
surveillance;
l'alià que prén û boù tour, l'affaire
prend
lionne tournure ; da lou tour, contourner
;
sou

dà-s

tour, surveiller, veiller à

donner
affaire ;
p'ou tour de, aux environs de; p'ou tour
de Pasqües, aux environs de
Pâques ; tour
de eu, action de tourner le dos,
geste de
dépit, de colère ; tour de jeniàn, invention,
geste de paresseux, par suite desquels un
travail doit être recommencé ; las terres
d'hquiu au tour, les terres environnantes ;
d'uqulu au tour, que paréch tout, de là,
tout !e pa\s est visible.
tour ; sm.
Tour, machine, rouet,
treuil, tourniquet, ensouple.
du

mouvement

régler

pour

;

se

une

—

tourà ;
v.
—
Tourer, t. technique ;
diviser un billot, scier un tronc d'arbre.
tourade ; sf. — Division faite par la

scie, la cognée.

touràlh ; sm. — Division
bout de bois scié ; busard.

touraque

sf.

;

Buse

—

d'un billot,

commune ;

v.

sf.

Grand tour, énorme

—

tour; grande buse (toure). N. de p.
tourb

(B.-L.)

tourbà ;

v.

; sm.

—

—

des-

; v.

tourbà.

tourbe; sf.

Tourbe, terre combus¬

—

tible.

tourbe; sf.

Tourbe, multitude (Lit.),

—

tourbelhoû.
V. tourbilhoû, plus usi¬
té, et estourbilh.
tourbèro (B.-L.) ; sf. — Période où il
tourbillonne.
—

tourbilhoà,-lhounà

; v.

—

Tourbillon¬

ner.

sm.

—

v.

Tourbillon¬

nement.

tourbilhounàn,-te,-nàyre,-e

;

adj.

—

Tourbillonnant,-e.
toùrce.

—

Torcher,

—

tourchade ; sf.

—•

essuyer,

Action de torcher ;

qu'on torche en une fois.
tourchadé,-re ; s.
Torchette, bou¬
chon pour torcher.
tourchàyre,-e ; adj. — Qui torche.
tourchinade,-cinade ; sf.
Action de
tordre et de serrer ; coup de tord-nez ;
ce

—

—

brossée.
tourchoû ;

sm.

—

Torchon

;

lavette

; au

lig., femme sale, malpropre, souillon.
tourchounà ;

v.

—

Frotter

avec

un

torchon; bouchonner; chiffonner, froisser
comme un torchon ; faire grossièrement un
travail, mastoquer.
tourchounade ; sf. — Coup de tor¬
chon ; action de bouchonner.
tourelà ;
former

v.

lien,

—

Tordre des brins et

en

cable; v. tòrclou ; par
ext,., rouler entre les doigts et former com¬
des
me
billetl.es, des brins, des rouleaux.
un

un

Action de tordre,
tourclade à la came,

a donné une torsion à la
jambe.
tourcude, toursude; sf. — Torsion;
fouiure d'un membre, d'un muscle, en¬
torse; action de contourner, de tordre, de
dévier, contour de chemin.
A la tourcude dou camî, à l'endroit où
le chemin tourne ;
qu'èy ue tourcude de
pugnét, j'ai une entorse du poignet.
tourcudéte,-dote ; sf. — Légère, petite
tourcude, entorse.
tourcùt,-sùt,-ude ; adj. — Tordu,
lortu,-e; qu'en ba tout tourcùt, il marche
tout déjeté ; en Os. aussi, vilaine
personne,
abjecte, de mauvais esprit.
itourdoùlh,-toùlh ; sm.
Trayouil ; v.
dabanguis, cousséje; chose tordue, un bout
—

de

linge,

par ex.

Camise

en tourdoàlh, chemise
due, froissée et tordue.

tourdoulhà ;

v.

—

toute

Travouiller;

en

tor¬
cer¬

zigzaguer.

tourdoulhàyre,-e ; s. — Qui travouille.
toure (G.-M.) ; sf. — Grosse boule
; jeu

de la gourre; v. ce m.

toure,-de ; sf.
Buse (Jalco buteo).
Syn. bruhe (L.) ; houe; toutch (Chai.);
hàli (Bay. L.) ; touraque. V.
bouleriho,
boùyro.
tourè (B.-L.) ; sm. — Touffe de
plantes
vénéneuses, d'aconit surtout; en certains 1.,
signifie aussi l'empoisonnement par des
plantes, en parlant du bétail. V. tore.
tourè,-re ; s. — Gardien de tour (vieux) ;
portier,-ère de couvent. N. de p.
tourèle ; sf. — Tourelle ; v. touréte.
tourelhoû (Lav.) ; sm. -— Tronc d'arbre
tourène ;

sf.

mouquire.
tourenoùs,-e
v.
niouquiroùs.

Morveau ; v.

—

;

adj.

—

lauquéte,

Morveux,-euse

;

tourét ; sm.

— Petit tour ; touret ; tron¬
dim. de tourè. N. de p. Touret.
tourét (L.) ; sm. — Tronc d'arbre ; v.
toursougàu.
touréte,-rote, tourréte; sf. — Petite
tour; femme de tourè. N. de p. Latourette.
tourèu (G.-M.) ; sm. — Lieu où l'on
dépose les fdets.
touri.
Forme de taurí qui se repro¬

çon ;

V. toùrse.

tourchà ; v.

ue

de moyenne grosseur.

tourbilhoû; sm
—
Tourbillon;
arremoulî, tioiilét, maure, espourbilh.
tourbilhounamén ;

—

—

Tourbillon,

Troubler (vieux)

sf.

l'a dat

il lui

tains 1. aussi

toure.

tourasse ;

tourclade ;
torsion ; que

—

duit dans les dérivés.

tourilhoû ; sm. — Taurillon.
tourmatè (Nay.) ; sm. — Gros câble de
treuil ; v. tourtoû, tresse.
tourme ; sf. — C. tourbe, foule ; v.
hourre.

tourmén, turmén ; sm.
Tourment,
douleur, grande peine, supplice,
torture ; trouble dans la jouissance d'un
bien, d'un objet; trouble atmosphérique.
V. mau-tourmén, helè.
Hieà-s en .tourmén, se mettre en
peine,
se
chagriner ; lou tourmén de la bite, les
tracas de l'existence; tourmén de cachàus,
mal de dents ; està de tourmén, en
parlant
—

violente

�595
d'une

TOURMENTA

femme, être dans les douleurs de
;
mau-tourmén, tourment

l'enfantement

affreux.
tourmentà ;

ler, importuner
ter ; v. tribulà.

Tourmenter, harce¬
tourmentà-s, se tourmen¬

v.

;

—

Tou,rmentà-s per poc de
menter pour

peu

tourmentà !

Ne

de chose

se

cause,

tourmente

me

tour¬

biéngues

; nou-m

pas,

11e

m'agace pas, laisse-moi tranquille !
tourmentàble,-e ; adj. — Que l'on
tourmente, qui se tourmente; qu'ey aysidamén tourmentàble, il se tourmente facile¬
ment, pour peu de chose.
tourmentacioû ;

sf.

Vexation,

—

action de tourmenter.

tourmentàn,-te

Tourmen¬

—

tourmentàyre,-e ; s. — Tourmenteur,
; persécuteur ; perturbateur.

-euse

—

Tourmente

; v.

tem¬

peri.
tourménte-bèsties ;

s.

Tourmente-

—

bêtes, brutal, mauvaise personne.
tourménte-crestiâs ;

s

-

Tourmente-

chrétiens, personne tourmentante, importu¬
ne ; tapageur.
tourmentât,-tôt ; sm. — Petit tour¬
ment.

tourmentilhe ;

sf.

—

Tormentille

(plante).
tourmentine, turmentine ; sf. —
Térébenthine; la forme de ce t. vient, sans
doute, de ce que le peuple, en raison de
l'inflammabilité
l'essence

et

de la force

brûle, l'a comparée

laquelle
feu infer¬

avec

au

nal, feu tourmentant.
tourmentiu,-ibe ; adj. — Tourmenteux,-euse ; on dit aussi tourmentons,-e.
tour-mour ; sm. — Cabestan ; treuil à
main.

tournà ; v.

Rendre, restituer; reve¬
nir ; ramener, rapporter ; donner de retour,
donner une compensation, rétablir la pari¬
té ; changer ; revenir d'une prévention,
d'une idée ; faire la paix, se réconcilier ;
traduire ; usité rarement au sens, de tour¬
ner ;
v.
tournejà; tournà-s, revenir, au
sens où l'on dit en
fr., cela revient au
même ; riposter ; se réconcilier ; tournà-s1 en,
rentrer, revenir chez soi. V. l'art, re pour
le

TOURNE

traduire de

l'espagnol én français tourne
t'espade doun ère, remets l'épée où elle
était; sens coungét partit, que tourne sens
emblt, parti sans congé, il revient sans
qu'on l'invite (prov.) ; si-l truque, tourne-t,
s'il te bal, riposte; tout blat que-s tourne
liarie, tout blé revient à farine, cela revient
au même, l'un vaut l'autre
(prov.) ; ne t'y
tournes pas ! N'y reviens pas, il t'en coûte¬
rait ! Tourne-l'en, rentre chez
toi; que
m'en toùrni, je rentre, m'en reviens; en
bel tourna-s'èn, en revenant chez soi;
que
s'en tournai, ils rentrent chez eux; e que

nou tourne pas mey !
Et qu'il ne revienne
plus ! Tourném-s'y, recommençons.
tournà; sm.
Action de rendre, de
rentrer, de retourner; que-t bederèy au
tourna, je le verrai à mon retour.
tournade ; si.
—
Tournée ; raclée ;
—

adj.

;

tant,-e.

tourménte ; sf.

—

riposte.
tournadé,-re ; adj. — Propre à être
retourné, en parlant du fourrage sur le pré,
du linge au séchoir ; qui est à rendre,
qui
doit être rendu, ramené.
tournadére; sf. — En style plaisant,
retour chez soi ; nostalgie. V. tournèlis.
Lou droullét qu'a la tournadére, l'enfant
a la
nostalgie de sa maison, il voudrait y
revenir;
retour du

la

tournadére

dou

marcat,

le

marché.

tournadéro (H.-Big.) ; sf. — Poêle à
châtaignes. Cf. sàrti
tournadis,-se ; adj. — Qui est suscep¬
tible de revenir, de récidiver ;
plus parti¬

culièrement, seconde récolte, seconde cou¬
de fourrage artificiel dans la même
saison ; v. arredàlh.
tournàdje ; sm. — Choses travaillées

pe

par un tourneur,

tournadoù.
tournadùro

—

C.

(Lav.).

iournàyre. N. de
— C. tremière;

p.
v.

tourne.

—

sens itératif. Cf. birà.
Tourna tous sos, rendre

l'argent; iournà
bien pour le mal ;
chez soi ; tournà de
mourt à bite, revenir à la vie ; que-b toùrni
lou bestià, je vous ramène le bétail ; qu'ey
ço qui-m tournes per ço qui t'èy dat ?
Que me donnes-tu en retour de ce que je
t'ai donné ? Tournà mounéde, rendre de
la monnaie de la pièce ; qu'ey iournàt de
hère d'idées, il est revenu de beaucoup de
préventions; aném, que deberés tournà,
allons, tu devrais revenir à de meilleurs
sentiments; tu devrais te remettre en bons
termes avec; tourna d'espagnol en Jrancés,
bé per mau, rendre le
tourna ta case, revenir

tournagàuch

;

sm.

—

Tourne-à-gau-

clie ; tournevis. Cf. tourne-bit.

Tournày; n. p. — Tournay (II.-P.),
quelques dictons à cause du jeu
de mots facile ; lournà-y, y revenir, reve¬
usité dans
nir à.
/1 Nay

e Tournày, n'ey pas parié (pour
tournà-y) y aller et y revenir ce
n'est pas la même chose; Tournày n'ey
pas loégn de Bordes, Tournay n'est pas loin
de Bordes (commune limitrophe), ce
qui
signifie : la revanche suivra de près.
tournàyre,-e ; adj. et s. — Qui rend,
paie une soulle, compense; en style plai¬
sant, ronchonneur, qui revient sur le passé.

anà-y

e

N. de p. Tournaire.

tourne ; sf.
Retour, compensation ;
soulle, monnaie rendue sur une pièce dans
un paiement
; remboursement ; représailles ;
—

riposte; s'emploie, général., au pl.
Que y a cinq sos de tournes, il y a cinq
sous de soulle,
cinq sous à rendre ; on me¬
nace quelqu'un de
représailles en disant:
que-t harèy pugà las tournes, je le,ferai

�TOURNÉ

TOURNISSE

—

596

dit aussi : qu'èm de tournes,
retrouverons; pagà de tournes,

payer ça ; on
nous

nous

rendre la

pareille.

tourné ;
de

sm.

Ouvrier

—

tourneur.

N.

Tourné. Sous l'influence du fr. on
dit plutôt tournur.
tourné,-re, tremière ; tournadùro
(Lav.) ; s. — Bordure de champ ; allée au¬
tour d'un jardin ; partie d'un
champ entre
p.

le haut des sillons

la clôture où la char¬

et

n'a pu

travailler ; cette partie est soit
laissée pour la paissance soit travaillée dans
le sens de la clôture ; la terre, appelée
aussi
tremière ou tournadure, est ensuite rejetée
vers le champ à la pelle ; ce travail est dit
Ihebà lou tourné. V. countournère au Sup.
rue

tourné ;

Sole, division culturale
champ ; terre de très tournés, terre
que l'on cultive en trois soles : une de
froment, une de maïs, une de fourrage,
tourne-bén; sm. — Tourne-vent,
sm.

—

d'un

tournebirà ;
tourne-bire ;

v.

Tournevirer.
des 2 g. — Personne

—

s.

ha

tournejade, je vais l'aire une tour¬
Dans ce dernier sens, tour¬
ne jade diffère de tournade; celle-ci est une
lournée régulière comme, par ex., celle
d'un facteur, d'un
commis-voyageur, tan¬
dis que tournejade n'a pas un sens
rigou¬
reux et
signifie tour de surveillance, voyage
d'études, d'agrément, visite aux environs.
tournejadé,-re,-dis,-e ; adj. — Oui
est à tourner, à retourner en
parlant de
fourrage étendu, de linge qui sèche, d'un
sol qui doit être labouré ; au fig., se dit
d'une personne de
qui l'on peut facilement
modifier l'opinion, qui est facile à con¬
tournejadé
tourner,

sm.

Tournevis;

—

v.

tour-

tournebote ;

sf.
—
Echappatoire,
dilatoire et aussi réplique, riposte.

tourne-boû ;

cartes,
de p.

sm.

—

bonne;

retourne

Expr. de jeu de
soulte finale.

N.

Tornabon.

tourne-bouts ;
où il y a un

sm.

—

Echo

endroit

;

; v. reclàni.
tourne-broche ; sm. — Tournebroche ;

v.

écho

bire-l'aste.

tourne-capèt ;
chose

—
Tourne-cape,
dit aussi d'un vent

sm.

qui trouble ;

se

violent.

tourne-corps ou -cos (Os.); sm. —
l'on dit à la maison du défunt
après les funérailles ; service de huitaine à
l'église, avec un catafalque.
tourne-dot; sm. — Retour de dot,
Prière que

sm.

Fil coupé

—

que

donner du mouvement dans

chambre,

un

un

espace,

lit.

Varrode que tournéje, la roue tourne ;
tournejà la poste, tourner la pâte ; birà e
tournejà, tourner et retourner, mettre sens
dessus dessous ; être indécis ; ruminer une
idée ; qu'as à toumejà-m autour ? Qu'as-tu

besoin, pourquoi rôdes-tu autour de moi ?
Tournejà l'èch, tourner, passer au tour
l'essieu.

tournejade
retourner

anal.,

par

;

pour

espléne,

v.

tournoiement de tête, vertige,

tournis.

tournejadis,-se. — C. tournejadé.
tournejàyre,-e ; adj. — Tournoyeur,
rôdeur

indécis, versatile

;

lét; tourneur;

v.

;

v.

birou¬

tourné.

tournéje (As.) ; sf. — Trémie ; v. barite.
tournejère. — C. .tournejadére.
tournejét (Arm.) ; sm. — G. espléne.
tourne-journàu (au) ; loc. adv. — A
titre, à charge de revanche ; les paysans
s'entr'aident pour certains travaux et ne
prennent pas de salaire, mais celui qui est
aidé

aidera

à

son

c'est le

tour;

tourne-

journàu.
tournejoùs,-e (G.). — C. tournejàyre,
qui est également usité.
tournèlis ; sm. — Retour qui suit de
près le premier passage; le t. est du style
familier ; v. passèlis.
tourne-mâ ; sm.
dit aussi tour-de-mâ.

tourne-pegn (L.)
me :

—

Tournemain

;

on

T. de coutu¬
(vieux),
G. estourne-pique.
tourné (2) et tour-

; sm.

—

valeur d'un incuble scellé

tourne-pique.
tournère.

—

une

;

sf.

—

Tournée

chose ;

frottée. V. tournade.
Mâchante
tournejade,

passe

(1).
tournerie; sf.

l'on

reprend, qu'on ajoute.
tournejà; v. — Tourner, rouler, tour¬
noyer; rôder; v. birà, biroulejà; façonner
au tour,
refrayer; tournejà-s, se retourner,
une

Ustensile

—

mêler

—

V.

nét

tourne-hiu ;

se

sm.

tournejadére ; sf. — Manie de tourner
autour, île tourner et retourner les choses ;

droit de retrait d'une dot ; retour de la dot
aux
héritiers de l'époux décédé sans en¬
fants.

;

retourner,

biradé.

-cuse,

tourne-bit;
nagàuch.
moyen

un voyage.

vaincre du contraire.

versatile, qui tourne à toul vent. V. biroulét.

ue

née,

action de
de temps ;
;

mauvaise passe;
période pénible, difficile ; que s'en an dut
ue tournejade, ils se sont battus; que bau

tournes.

—

—

Tournerie. N. de

p.

V. tournz.

tournés,-néy ; sm. — Tournoi.
tournét,-nère (Bar.) ; s. — Environs,
banlieue d'un bourg.
tournét,-nòt ; sm. — Petit tour, petite
promenade, petite excursion.
tournét ; sm.
Petit tour, rouet à
pédale ; petit tourneur. N. de p.
tournét (L.) ; sm. — Fuseau. Cf. hus.
tournéy ; sm. — Action de tourner, de
tournoyer, de virer. V. tournés, biroulét.
tournià
(Ilte-Big.). — Syncope de
tourneyà, tourner, qui se reproduit dans
—

les dérivés.

tourniclét,-quét ;
v.

sm.

—

Tourniquet

;

biroulét.

tournisse ; sf. — Bande de terre bor¬
dant un champ ; angle de terrain, tournant ;
usité aussi au sens de tour né,-re.

�597

TOURNIU

tourniu,-ibe ; adj. — Qui tourne; celui
exerce le retrait successoral ; qui rem¬

tourràdje ;
tourrè,-re ;

qui

bourse.

tournobàudo
Tourner

—

(hè la)

loc. adv. gasc.
mourir ; on dit aussi

l'œil,

;

sm.

—

les invités d'une noce
tard, s'ils sont polis, aux nouveaux mariés.
toùrno-sou (B.-L.) ; sm. — Fleur du
trollius europeus ou boule d'or,
que

tournùr.

Forme francisée de tourne.
tournure ; sf. — Tournure, conforma¬
tion ; habitude, disposition ; accessoire de
—

l'habillement féminin.
touroèro (Lom.) ; sf.

sequelle,

gueusaille

Horde, troupe,
;
v.
sequèle;

—

(vieux)

touroùn.

tourougnà

(G.).

—

G.

tarrougnà,

agacer.

touroùgnos (G.); sf. pl.

—

Remon¬

trances, reproches.
sm.

—

Forme burlesque

troumbone, trombone.
touroumboles.

—

V.

tourroumboles.

touroùn

(G.) ; sm. — Espèce de cham¬
pignon vénéneux; par ext., poison. Cf.
tore.

avec

touroùn.

—

Forme de turoùn.

tourounje ; sf. — Cédrat, gros citron,
tourpilhà; v. — Torpiller.
tourpilhàdje,-ade ; s. — Torpillage,
tourpilhe; sf. — Torpille.
tourpilhÙr,-USe ; s. — Torpilleur,
-euse.

tourpoù

; sf. — Torpeur (Lit.).
tourrà,-rià ; v. — Torréfier, rôtir, gril¬
ler; v. ari, t.oustà, rousti.
Pos-te tourrade, pâle de farine torréfiée,
tourrà ; v. — Geler ; tourrà-s, se geler,
avoir très froid.
Tourrà à pèyre-héne,
forl

;

que

à pics, geler très
hè û ret qui torre, il fait un froid

glacial; que soy tourràt, je suis gelé;
(H/nét hoéc que semble tourràt, on dirait
que ce feu est gelé, il ne veut pas brûler.
tourrà; sm. — Le temps où il gèle,
l'époque des gelées; despuch tourrà, depuis
l'époque où il gelait; que-s passabe per
tourrà, cela se passait lorsqu'il gelait.
tourradasse; sf.
Epaisse, forte
gelée.
tourrade; sf.
Gelée, gel; v. for.
Tourrade blanque, Ja plouje que l'aman¬
te, gelée blanche, la pluie la recouvre
(die.) ; tourrade nègre, gelée noire, elle
brouit
ordinairement et gèle profondé¬
ment,; lou darrè de Heure, la geirie que
s'emporte la tourrade au pè. le dernier jour
de février, la poule emporte la gelée sous
son
pied (dic.). V. tounerrade.
tourradéte,-dote ; sf. — Faible gelée,
tourradis ; sm. — Le gel, effet de la
gelée.
tourradisses ; sf. pl
—
Bouillie de
farine torréfiée; elle est plus claire que la
paste. tourrade; en Lav., au contraire, la
—

—

farine n'est pas

glacée

;

la

appareil
vert

sur

(Lav.)

; sm.—

Grenier;

v.

soulè ;

sur lequel on fait sécher le bois
la flamme; ailleurs, c. tourrét.

tourregà ; v. — Taller ; v. matà.
tourrelhà, tourrilhà ; v. — Torréfier ;
tourrelhà-s, se chauffer; se brouir.
tourrelhoû (Aure) ; sm. — Grésil ;
gelée granuleuse; on dit aussi bourrelhoû.
Les enfants, l'hiver, chantent: néuo, néuo,
tourrelhoû, qu'èy mounyétos en cachoû,
tombe, tombe grésil, j'ai des haricots dans
le garde-manger.
tourrén; sm. — Torrent (peu usité). V.
gàbe, nèste.
tourrentuoÙs,-e ; adj. — Torrentu¬
eux,-euse.

; s. — Meunier,-ère (vieux).
Tourrét, Latourrette. Un vieux
Vic-Bigorre s'appelle la tourréto.
de Barétous dit : et tourrét nou
pot da harie que d'ère qui a, le meunier ne
peut donner que la farine qu'il a.
tourrét (G.) ; sm. — Pigeon domestique
jeune. Dim. tourretòt.
tourréte.
C. touréte, petite tour,

tourrét,-e

touroumbole ;
de

Torréfaction.
Gel ; v. tor, tourroùlh.
Maladie mortelle que les
—

—

brume elle-même.

tourrè

Repas
offrent plus

;

s.

TOURROC

tourrè ; sm. —
ovins contractent dans la brume

es tournobàudo.

toùrno-nòços (Arni.)

sm.

—

torréfiée

; v.

gaudines.

de p.
moulin à
Un prov.

N.

—

tourelle.

tourreynoû (Lescun) ; sm. — Viande
au pot;
v. tourroùn.
tourri (Lav.); sm. — Brouillard du
Nord; v. tourrè (2).
tourrî; sm. — Soupe à l'oignon dite
soupe à l'ivrogne, appelée aussi ouliàt; les

bouillie

Gascons ont francisé le terme et disent: un

tourrin. En certains 1., c'est du tourrî que
l'on apporte aux nouveaux mariés dans la
cérémonie burlesque appelée la roste. En
on appelle tourrin broulhht le pota¬
où l'on a mis des œufs brouillés au
vinaigre. D'un individu sans personnalité,
d'un conte banal, on dit: qu'ey û tourrî
sens sau, c'est un « tourrin » sans sel.
tourrîc (G.) ; sm. — Sarothamne vul¬
gaire (genista scoparia, plante) ; v. gnéste.

Arm..

ge

tourrilhà.

—

V. tourrelhà.

—
Mitonner, faire mijo¬
soigner attentivement un plat déjà
cuit: au fig.. mûrir avec soin un projet:
ruminer une idée; qu'ey ço qui tourrines ?
Qu'est-ce que tu mijotes ?
tourrinade ; sf. — Action de tourrinà ;
un
tourrî copieux.
tourrinàdje ; sm. — Action de torré¬
fier ; mitonnage.
tourrinàyre,-e, tourrinè,-re ; s. et
adj. — Qui fait, qui aime le tourrî; qui
soigne les mets en train de cuire; celui,
celle qui mijote, rumine des idées.
tourrinét,-nòt ; sm. — Petit, léger

tourrinà ; v.

ter ;

tourrî.

tourròc

(M'.-Big.). — C. tarràc et déri¬
de la pâte.

vés ; grumeau

�TOURROCO
tourròco

neige

; v.

TOURTIÈRE

—

(M'.-Big.)

sf.

;

598

—

Boule de

micòlo.

tourroucàdo ; sf.

Coup de boule de
boules,
(Big.). — C. terrucole.
tourroucòt,-coû,-cote.
C. tourrouquét.
tourroucùt,-udo ; adj. — Qui est for¬
neige

; amas

de neige

—

en

tourroucòlo

—

mé de tourròcos.

tourroùlh ;

sm.

—

tor.

Verglas, glace. Cf.

toursiounàri ; adj. des
naire.
toursirole ; sf.

—

Tortion¬

Spirale, chose roulée
guirlande ; chemin, sentier si¬
nueux ; au fig.,
ruse, échappatoire, subti¬
lité, tergiversation. V. rodomounià.
spirale

en

Tronc

souche de
sonne mal

—

;

toursougàu
—

pas

tourroulhà ; v.

2 g.

toursoùgou (Bay.) ; sm.
coupé près des racines,
bois, grosse bûche; au fig., per¬
;

d'arbre

conformée, dont le
svelte. V. tourét.

corps

n'est

— Geler,
glacer ; tourroulhà-s, se verglacer, se congeler.
tourroulhùt,-ude ; adj. — Verglacé,-e.

toursude.
C. tourcude et dérivés.
tourtà.
C. entourtà, rendre tortu.
tourtàlh (B.-L.) ; sm. — Chiffon tor¬

Bourdonner

tillé; tortillon.
tourtàs,-se ; s.
Boiteux,-euse, avec
un sens
injurieux, méprisant; lorlu.
tourtasse ; sf.
Grosse tourte, mal

tourroumbà,-bejà

; v.

—

fortement.

—

tourroumbe,-bole,-biole ; sf.
Gros¬
toupie ronflante; au fig., une dondon.
fin Aspe, on appelle tourroiimboles,
de la
bouillie épaisse (qui gonfle le ventre). De¬
puis l'invention des automobiles, le mot de
iourroambole,-biole leur est appliqué dans
la sens plaisant, en raison du ronflement
du moteur qui ressemble un peu à celui
d'une grosse toupie; v. goudufle; à Salies,
en style plaisant,
dérangement d'entrailles,
colique. Cf. avec toumbe, sonnaille.
—

se

tourroumbéte ; sf. —
roumbe. V. bourroumbéte.

Petite

tour-

tourroùm-bourroùm ; sm. — Onom.
bruit d'éboulement. branle-bas, ru¬
meur forte ; bruit de sonnailles
(tonmbes)
d'un

anal. V. sourroùm-bourroùm.
tourroùll (Lescun) ; sm. — Pot-au-feu,

ou

viande bouillie

pot;

au

v.

tourreynoû.

tourrouquét,-o (M4.-Big.) ; s. — Petit
tourròc ; petite personne boulotte.
tourrùc (G.); sm. — Monticule; v.
turoû, terrùc.
tourrùco (B.-L.) ; sf. — Chose, tas en
forme de tour.
toursade ; sf. — Torsade; v. lòrclou.
toùrse.
C. tòrse en certains 1.
tours e bours (à, per) ; loc. adv. —
—

En

roulant, en dévalant ; par
tort et à travers.

ci,

par

là; à

toursedé; sm. — Tordoir; sorte de
quenouille appelée aussi arretoursedé; fu¬
seau

à tordre le fil.

toursedé,-re

;

adj.

—

Qui peut

se tor¬

dre. être tordu, mis en torsade. V. estour-

sedé; hilère loursedére, thie à tordre le fil.
toursedoù,-re ; adj. et s. — Tordeur,
-cuse ;
qui manœuvre un tordoir; au fig..
individu retors, peu franc ; qui ne va pas
droit au but.
toursedure.
C. tourcude.
toursemén ; sm. — Action de tordre,
—

torsion.
toursiè ; sm. — Autrefois, porteur de
torches, marguillier qui s'occupail des tor¬
ches de l'église. N. de p. Toursier; signi¬
fiait aussi chandelier dans

lequel on brûlait
des torches, torchère (vieux français, torsier).
toursioû ; sf. — Torsiop ; v, tourcude

plus visite.

—

—

—

faite.

tourtassè,-re ;

s.

—

Fabricant,

mar¬

chand de tourtes; friand,-e de tourtes, de
gâteaux ; v. coucassè.
tourte ; sf. — Tourte, sorte de
gâteau ;
tourte bouride, tourte
pétrie et cuite com¬
le

pain; v. pastis; tourte fulhetade,
feuilletée; maçhères coum tourtes,
joues rebondies. V. gàrfe.
tourte, tourtérè,-toure ; sf.
Tour¬

me

Iourte

—

terelle ; v. pourrute.

tourtè,-tiè,-re ; s. — Tourtière, usten¬
pâtissier.
tourtejà ; v. — Boiter, clopiner,
tourte jade ; sf.
Coup de boitcric.
tourtejàyre,-e ; s. — Qui va clopinclopant, boiteux,-euse ; v. tort.
tourterade ; sf.
Nichée, vol de tour¬
sile de

—

—

terelles ;

fournée de tourtèts.

tourteràyre,-e

;

s.

—

Fabricant,

mar¬

chandée de tourtèts.
tourtére.

V. tourte

—

tourtère';
faite d'un lien

sf.

(2).

Sorle

—

tordu

de

couronne

et

qui sert, à divers
usages à la campagne ; l'armére est un peu
plus pelite; rotule du genou; v. roudère;
coche au bout du fuseau à (ordre, le fuseau
lui-même.

tourterè,-re ; s.
Chasseur de tourte¬
relles; friand,-e de tourtèts. V. tourteràyre.
tourteréte,-ròte ; sf.
Petite, jeune
tourterelle. Super-dim. tourtereléie,-lole.
tourtèro (Big.) ; sf. — Toton ; v. lotis.
tourteròt,-roû ; sm.
Petit tourtèt.
tourtét,-tòt,-e ; adj. — Qui est un peu
boiteux,-euse ; 1111 peu gauchi, tordu.
tourtèt ; sm.
Tourteau, gâteau en
couronne; par anal, objet, chose en forme
de couronne. Le tourtèt est le
gâteau rituel
du jour des Rameaux ; 011 le
porte à l'église
suspendu au rameau de laurier afin de le
—

—

—

—

faire bénir.

tourtéy (Lav.)

;

sm.

—

Torchon

;

v.

tourchoû, tourtàlh.

tourtéy; sm. — Boiterie.
tourteyàdo (Lav.) ; sf. —
faite de travers, sorte de faux pas.

tourtière ; sf,

—-

Enjambée

Tourtière ; v, tourte,

�599

TOURTJLH

tourtìlh ;

Chose tortillée, en
sm.
boucle d'oreille en anneau que l'on
porta sous Napoléon TTT.
tourtilhà; v.
Tortiller; famil., man¬
ger rapidement ; tourtilhà-s, se trémousser.
tourtilhade; &lt;f.
Action de tortiller,
—

lort.il ;

—

_

(le

tortiller

se

bâfrée,

;

tourtilhàdje ;

sm.

tourtilhamén ;

Tortillage,

—

sm.

Tortillement.

—

tourtilhàyre,-e ; s. — Qui tortille, qui
se tortille; au
fig., retors,
tourtilhère ; sf. — Boiterie légère,
tourtilhoà; v.
Torlillonner.
tourtilhoû ; sm.
Tortillon, objet tor¬
—

—

tillé.

tourtimàlh,-màtch,-e.
torlïmàlh,-e, déhanché,-e.
tourtote ;
te

sf.

Formes

—

Petite tourterelle

—

;

de

peti¬

tourte.

tourtoû ;

Câble à plusieurs
torons; liure; usité généralement au pl.;
lous

sm.

—

tourtoûs dou car,

ment ; v.

le câble du charge¬

irésse.

tourtoùlh.

V. tourdoùlh.

—

tourtoure.

C. tourtére.

—

tourtourèu;

sm.

tourtoûs.

V. tourtoû.

—

—

Tourtereau,

ndv.

Tortueuse¬

—

ment.

tourturà ;
se

v.

Torturer; tourturà-s,

-—

torturer.

tourturàyre,-e

adj.

;

Tortureur,

—

-euse.

tourture ; sf.

tourulejà ;
tours, tortiller.
tous.
usitée

—

v.

Torture,

—

Forme

—

rare

quelques 1.

en

tous ;

sf.

—

Toux

Tordre
de

à

plusieurs

touts,

tous,

gascons.
;

mâchante tous,

mau¬

vaise toux. T. général pour désigner
affections des bronches ou des poumons

les
des

pommelière, phtisie, etc.

animaux:
touse.

—

Forme de toude, buse,

tousèlo (G.); sf. — Touselle.
tousét ; sm. — Grain de blé dit touselle.
tousoèlo (Lav.) ; sf. — Le front ; v.

v.

—

toussidoù,-re

adj. et

;

—

C.

toussejà

Tousscric.
s.

—

Tousseur,

-euse.

toussiquère,-querie ; sf. — Tousserie
qui se prolonge.
toussiquét; sm. — Petite toux, bruit
sec
d'un coup de toux faible; «toussote¬
ment

»

sec.

toussiquetejà. — Fréq. dim. de toussi¬
quejà.
toussit,-ide ; s.
Action de tousser,
bruit que fait la toux ; le toussit est plus
bref que la tousside.
toussoû; sm.
Crâne, front. Cf.
—

—

test, tousoèlo.
toussùt,-ude ; adj. — Têtu,-e.
toustà, tostà; v. — Griller, rôtir,
torréfier; v. arl, tourrà, grilhà.
Mique toste, tranche de mie grillée; ha
toustà. Vauque, faire rôtir l'oie.
toustade,-téde ; sf. — Action de griller,
rôtir, torréfier ; tranche de pain grillée.
toustadé,-re ; adj. — Qui peut, doit

grillé,-e, rôti.

toustadére ; sf.

sinueux.

;

de dim.

sens

un

toussidére ; sf.

être

tourtugne; sf. — Tortue,
tourtuguère ; sf. — Les tortues en
nombre; bassin, réservoir pour les tortues.
tourtuoÙS,-e ; adj. — Tortueux,-euse,
tourtuousamén ;

toussicà,-quejà
avec

TOUT

—

faire

—

Appareil à rôtir, à

griller, rôtissoire,

toustéde.

—

V. toustade.

toustém, toustéms; adv. — En tout
temps, toujours, à jamais, sans cesse.
Que hou toustém atàu, il en fut toujours
ainsi ; qu'es toustém à cridà, tu es sans
cesse à crier; de toustém à jaméy, de tou¬
jours à jamais.
toustém; sm. — Temps indéfini, éter¬
nité; qu'ey de toustém, c'est de toujours,
éternel.
toustoû ; sm. — T.
toustounà ; v. —

mignard, poupon,
Choyer, mignarder,

soigner un poupon.
toustounét,-nòt,-e ; s. — Petit pou¬
pon, petite fillette mignonne, dodue.
tout; sm. — Tout, ensemble, objet in¬
divisible; essentiel.
Loc. div.

—

Loii tout. le tout, l'essentiel:

lou tout, ce n'est pas le tout; lou
tout, qu'ey d'arribà, le tout est d'arriver à ;
jougà lou tout, per lou tout, jouer le tout
pour le tout; qu'es lou me tout, tu es mon
tout; ma.ncà de tout, manquer de tout, de

n'ey

pas

teste, toussoû. Cf. avec tesoû.

l'essentiel.

tousque. — V. tusgue plus usité,
toussa (Lav.) ; v. — Cosser ; v. fumà;
cogner, frapper contre.

tout,-e ; adj. — Tout.-e, universalité;
chaque, unique, accompli ,-e.
Tout que s'en bà, tout s'en va ; minjà
tout, tout manger: touts lous ômis, toutes
tas hémnes, tous les hommes, toutes les
femmes ; en Gascogne, le pl. fait toutes,

toussejà, toussiquejà; v. — Tousser
fréquemment, « toussoter ».
toussejàyre, toussique.iàyre,-e ; s.
Tousseur,-euse, qui tousse fréquemment.
toussèro (Lav.) ; sf. — TUiume avec
toux.

tousséy
ment

»

;

v.

toussi;
Toussl

; sm.

—

Petite toux,

«

toussote¬

toussit.
v.

—

muni

ment, très fort,

Tousser.
A chibàn, tousser bruyam¬

toùtis, toùtos.
Loc.

div.

—

Minjà tout il. pâ,

manger

; touts lous très, tous les trois :
touts très, tous trois (ensemble) : qu'ey tout
aute cause, c'est tout, autre chose; à. tout
tout

un

pain

pip-pap, à tout moment, à toute occasion :
de toute fayçoû, de toute façon ; à tout
hasàr, à tous risques; qu'y soun touts e
toutes, tous et toutes sont là ; touts à masse,

�TOUT

—

TOUT-PLÉ

600

ensemble, tous à la fois ; qu'ey lou pay
c'est le père tout «craché »,
portrait de son père; tout Pau
que y ère, tout Pau était là.
tout,-e ; pron. indéf. — Tout,-e, chaque
individu, chaque chose, chaque partie ;
tous

tout menât,
c'est tout le

l'universalité.
Loc.

div.

Tout

partide, tout ou
partie ; après tout, après tout ; parlà per
touts, parler pour tous, au nom de tous, de
l'universalité; qu'ey pèc coum tout, il est
naïf comme tout; n'ey pas tout, ce n'est
pas tout ; tout plâ bis, tout bien compté,
vu ; en tout e pertout,
en tout et partout :
tout e quoan, à tout prendre; tout et com¬
bien ; abc que dise à tout, avoir à dire sur
tout, en tout ; avoir réponse à tout.
tout,-e ; adv. — Tout, complètement,
—

ou

entièrement.

Qu'ère tout uroùs, il était tout heureux ;
tout de blanc, vêtu tout en blanc;
qu'ère toute pègue, elle était tout ébahie;
que b'al dit tout sec, je vous le dis tout
net, tout franc; tout en parti, tandis qu'il
partait, qu'on partait ; parlà tout en minjà,
parler tout en mangeant; qu'ey tout û,
c'est tout un; bous tout lou permè, vous
tout le premier; tout coum, tout comme,
absolument ; tout au plus, tout au plus ;
que l'èy labàt, pentiàt e tout, je l'ai lavé,
peigné et fait tout ce qu'il y avait à faire ;
quoan y seré lou diàble e tout, quand le
diable y serait et mille autres choses.
Loc. adv.
Tout jamey, toujours, indé¬
finiment ; tout à fèyt, tout à fait; tout d'û
cop, tout à coup, tout d'un coup; tout are,
tout à l'heure; tout autan, tout autant;
tout autan s'en auré balùt, autant aurait
valu, il aurait valu tout autant que ; tout
escàs, tout juste, instantanément; arribà
tout escàs, arriver tout juste ; au bon mo¬
bestit

—

tout juste, tout juste, justement ;
juste que parlàbi de bous, je parlais
justement de vous; tout-û, toutû, tout un.
tout de même, néanmoins, cependant, mal¬
gré cela ; don tout au tout, du tout au tout :
que soun despariès dou fout au tout, ils sont
différents du tout au tout, complètement,
sur tous
les points; tout en û cop, tout à
la fois, ensemble ; à tout de boû, pour de
bon; tout doy, à peine; tout doy si parle,
à peine s'il peut parler; tout d'û, d'ue,
tout d'une pièce, franc,-che ; tout parié,
mêmement ; v. plus bas; tout dous, douce¬
ment, très doucement, posément, avec pré¬
caution; tout hort, fortement; parlà tout
hort, parler à haute voix; tout darrè. tout
près, immédiatement, aussitôt après; qu'ou
bim. au bèt tout darrè, nous le vîmes aussi¬
tôt après.
toùta (Az.) ; sf. — Pâturage réservé au¬
tour du village, analogue au padoén.
toutalamén ; adv. — Totalement
ment ;

tout

toutalisà ;

Totaliser,
toutalisacioû; sf. — Totalisation,
toutalitàt; sf, — Totalité.
v.

—

toutare,
dans

un

instant;
pour are,

Que

tout-are;

adv.

—

Bientôt,

moment, tout à l'heure, il y a un

y

ballèu; se dit, en Big. et G.
adare.
anerà toutare, il ira bientôt ; que

v..

b'al disè toutare, il vous le disait il y a un

instant; que dit toustém
toujours : plus tard.
tout-arotes; loc. adv.

:

—

toutare,

il dit

Dim. de tout-

are.

—

tout-arroùn, tout-à-roun; loc. adv.
Incontinent, sans tarder, à la file; v.

ad-arroun.

toutàu; adj. et s — Total,-e.
toutch, touth (L.) ; sm. — Busard;

v.

toure.

toutch,-e (Or. L.)

; adj. — Lourdaud,-e,
agile. V. tougnùt.
toutes (à las) ; loc. adv. — A la fin des
fins; qu'ey à las toutes, il est à toute ex¬

balourd ; peu

trémité;

bout

à

de

ressources,

d'inven¬

tions.

toutes-béts ; adv. — Toutefois,
tout-escàs ; loc. adv. -— Tout juste, au
moment

cis ;
v.

où

:
qu'ey arribat tout escàs, il
juste, à l'heure, au moment pré¬
t.oucà tout escàs, atteindre tout juste;

arrivé

est

escàs.

toutjoùr.
—

— V. toujoùr.
tout-jamés (Big. G.) ; adv. et loc. adv.
Toujours, à tout jamais, définitivement,

sans

cesse.

toutòm

(G.); adv.

tout le monde. V.

—

Tout

un

chacun,

om.

Déu nectar déu Parnasso oun toutòm
béu pas, du nectar du Parnasse que fout
monde ne boit pas (Larade).

toutoû;

ne

le

T. d'amitié: oncle.
tatà, l'oncle et, la tan le.
toutoùgn,-e (Os.i ; s. et adj. — Choyé,
gâté,-e. enfant gâté; v. toustoû, bestiàt.
Dim. tou.tougnét,-gnòt,-e.
Qu'ey lou toutoùgn de la countrade, c'est
l'enfant gâté du pays (Sacaze).
toutoure ; sf. — T. burlesque, gros
mirliton ; trompette, cor rustique, en génétal tout instrument de musique à embou¬
chure; v. bùrni, •tute.
tout-oùtre (à) ; loc. adv. — A tout
risque, malgré tout, à travers les obstacles.
tout-pariè ; loc. adv. et inlerj. — Semblablement ; sans peine ; d'accord ; s'il le
faut ! aussi bien ! si vous voulez, si lu
veux, tout de même.
Tout parié qu'at aberi. h.èyt, comme vous
je l'aurais fait; je l'aurais fait si cela eûl
été nécessaire ; Y bain ? — Tout parié !
Y allons-nous ?
Si tu veux, d'accord !
Boû ou noû, que-s benè tout parié, bon ou
mauvais, tout se vendait (facilement).
tout-plé; adv. — Tout plein; comble,
entièrement
plein, énormément; tout-àsm.

Lou toutoû

e

—

la

—

fait.
Tout

plé de bères causes que y a, il y a
plein de belles choses ; qu'ey beroy
tout-plé, il est gentil tout plein, tout-à-fail

tout

�601

TOUT-POUCHAN

Tout-Pouchàn,-Puchant

;

sra.

—

Le

Tout-Puissant, Dieu.

tout-pouderoùs,-e,-poutén,-te ; adj.
Tout-puissant,-e.
tout que, tout qui ; loc. adv. — Tan¬
dis que, qu'il, qu'elle; parfois, en précède
la loc. V. méntre, entertàn.
En tout que y àni, tandis que j'y vais,
tout tourren (Gr.-L.) ; loc. adv. —
—

Sous cape, à part

soi.
toutû, tout-Û; adv.
cependant ; tout de même
même que ;

de même
malgré; tout un.
E

atàu ?
cela ?

hèm

—

;

—

Aussi

bien;

pareillement ; de
toutefois ; pourtant ;
;

Faisons-nous

Aussi bien, si tu veux !
Toutû, nou m'ai haras pas créde, cepen¬
dant, tu ne me le feras pas croire ; que y
anerèy toutû, j'irai pourtant, malgré. Est
usité en interj. exclam. Oh, toutû ! Diu.
toutû ! Oh, tout de même ! Ah ! mon

comme

Dieu

—

!

touy (G.-M.).
touiit,-ude.

—
—

V. toulh.
C. loàt, creux.

touyàc,-yét,-yic (L.) ; sm. — Espèce de
bec-fin, le pouillot, qui vit dans les touyàs.
touyèro (Lav.) ; sf. — Lieu où crois¬
sent les toujes: louyèros de Gòrri, lieu dit.
touyét,-e ; s. — Petit toy, petite toye.
touyne CL.-) ; sf. — Bouillon de légu¬
mes et vin mêlés, chabrot ; v. goudale.
touyre (G.-M.). — Dans cette expr. :
lui le touyre, digérer. Cf. avec touyne.
toy, thoy (L.) ; sm. — Alyte accou¬
cheur; v cuc, sàpou.
toy, thoy,-o (MVBig.) ; adj. et s. —
Petit,-e, menu: garçon, fille (vient proba¬
blement de pitchoy ; v. choy) ; pour les
gens de la plaine, toy est synonyme de
montagnard, de pasleur de la montagne.
Sobriquet des gens de Barègc, Campan
(H.-P.), d'Aas (B.-P.). La malice pop.,
dans la plaine, attache au t. un sens défa¬
vorable: le toy est un lourdaud, un rustaud
en retard sur la civilisation. Cf. avec le lat.
ions-us, le rom. tos, toza, l'esp. tozo.
Dim. Touyét,-o. Augm. Touyàs,-se. N.
de p.

Toujas.

tra, tras, tre, tres. — Trans, préfixe
qui veut dire au delà, au travers; des lettrés
maintiennent
graphiquement
trans, mais, sauf devant voyelle

la
—

forme

et encore

a-t-il des exceptions, — elle n'est, pas
employée ; il en allait de même à Borne,

y

d'ailleurs.
Les
tées

usi¬
1 autre indifféremment:
trespourtà; afin d'éviler des
tra, tre, tras, tres sont

formes

l'une

pour

traspourtà,
répétitions, nous nous en tiendrons, ici, à
la forme iras, sauf dans les cas exception¬
nels.
tra ;
coins.

sm.

—

.Teu d'enfants, les&gt; quatre

Forme de drabà, entraver,
tribàlh, trubàlh; sm. —
Travail, labeur, fatigue: ouvrage, besogne;
trabà.

—

trabàlh,

machine

pour

ferrer les bêtes; train de

TRABALHOUTEJA

ravale

; a signifié, autrefois, querelle, con¬
testation ; si may e hilhe nou s'en enténen,
machàn tribàlh, si mère et fille ne s'enten¬

dent. mauvaise querelle, mauvaise affaire;
usité aussi au sens de travail de l'enfante¬
ment.

Gran

trabàlh, travail important, gros
machàn tribàlh, mauvais travail,
travail mal fait; travail rebutant; ha tri¬
bàlh, faire beaucoup de travail et vite ;
avancer en besogne ; on dit avec le même
sens: tourna, rende trabàlh; amie dou tri¬
bàlh hèyt, partisan des œuvres déjà faites,

œuvre;

se

Toutû !

—

dit. d'un paresseux;

lou tribàlh hèyt ne-u

hè pus pou, le travail fait ne lui fait pas
peur, dit-on d'un fainéant ; cercà-s tribàlh
ou n
n'y a pas, chercher la petite bête, se
créer des soucis plutôt qu'une occupation ;
lou malàu qu'ey en gran tribàlh, le malade

souffre

beaucoup.
trabalhà, tribalhà, trubalhà; v. —
Travailler, besogner, peiner ; façonner, ou¬
vrer ; se déjeter, en parlant du bois ; bou¬
ger, fermenter; servir ou desservir; fonc¬
tionner ; tourmenter, causer de la peine ;
éduquer, instruire; trabalhà-s, se travailler;
s'inquiéter.
Loc. div.
Trubalhà de force, travailler
vaillamment; trabalhà à prêts hèyt, tra¬
vailler à la tâche, à un prix fait d'avance;
trabalhà en gran, travailler sur un vaste
plan, faire de grands travaux; trabalhà la
terre, cultiver le sol, être agriculteur; la
taule qu'a tribalhàt, la planche a gauchi ;
ha trabalhà l'argén, placer son argent à
revenu; aquére idée que-m tribalhe, cette
pensée me tourmente, me donne à réflé¬
chir; trabalhà tau rey de Prusse, per arré,
ta d'arré, travailler pour rien, en pure per¬
te; està tribalhàt p'ou téms, subir l'influen¬
ce du temps ;
trabalhe tan qui bile, àjes,
travaille tant que tu auras un souffle de
vie (prov.) ; mâ blanque, de trabalha que
manque, main blanche, mauvais indice de
—

travailleur.

trabalhadé,-re,-dis,-se ; adj. — Qui
peut être travaillé,-e ; la terre qu'ey trabalhadére, le sol est propre à être travaillé,
labouré.

trabalhadoÙ,-re ; s. — Ouvrier,-ère
travaillant, journalier, homme de peine;
usité aussi au sens de laborieux,-euse ; v.
trabalhàyre.
trabalhàs ; sm. — Gros travail, travail
fatigant.
trabalhàyre,-e ; adj. — Travailleur,
-euse, laborieux, vaillant; v. trabalhadoù,
balên.

trabalhét,-lhòt ; sm. — Petit travail,
léger, qui ne dure pas.
trabalhoûs, drabalhoûs ; sm. pl. —
Les cordes qui, dans un métier à tisser, sont
entre la lisse et les pédales.
trabalhoutejà ; v. — Faire un petit
travail, travailler un peu, passer plutôt le
temps à faire quelques menus travaux qu'à
travail

faire du travail normal.

�TRABALHOUTÉT

TRACA

—

trabalhoutét,-tòt;

sm.

602

Tout pelil.

—

travail.

trabatà ;

culer;

v.

Faire du Irain, Ioui bous¬

—

pernnbàte, part-birà.
trabatè,-tèyt ; sm. — Chevron de com¬
ble; solive; loiidjà aus trabatès, loger sous
la toit; segoutì dou
pè dinqa'aus trabatès,
secouer
de fond en comble. V. tïabéfo,
trabatls, cabiroû.
trabatén, trebatén,-te ; adj. — Tracossier, gènanl, qui est toujours à boule¬
verser, à faire le diable-à-quatré. V. perbav.

tén.

trabaténce,-ci

; sf.
Turbulence,
V. trabaiè.
trabatis (G.). — C. trabatè.

trabatèyt.

trabe ; sf.
traberà.
trabersà.

—

Abot. V. drabe

—

C.

—

et

tirer

au

;

Ont il

aratoire,

Sentier de

traverse ;

sm.

—

trabès,-se

s.

—

flanc de montagne.

un

bateau. V. bescàyre,
Lou trabès de la

—

versin de

lit; v. capsè.
trabessè,-re ; adj. — Qui traverse, qui
est en travers, se met de
travers; bêle qui,
étant attelée, a la manie de se placer de
travers; au fig., contrariant,-e ; peu franc;
rétif, en parlant d'un animal; v. trabès (2).
trabessère ;

dans

champ

sf.

Sillon

—

transversal

l'écoulement des eaux.
N. de 1. Traverserez (G.).
trabessét,-e ; s.
Petite traverse :
petite traversée.
trabesti ; v.
Travestir, déguiser;
trabestl-s, se travestir.
trabestide ; sf.
Au fig., travestisse¬
ment qui dénature les faits.
trabestimén,-tissimén ; sm.
Tra¬
vestissement, déguisement ; action de déna¬
un

pour

—

porte; à trabès

biscòr, tresbirà.
pèce, la largeur de la

tout, estimém-se uroàs, à

misères,

nos

estimons-nous

heureux ; à. trabèrs camps e prats, à travers

champs et prés;

trabès, à tout Irabès, de

au

part en part.
trabès,-se (M*.)
droite el
les deux mal

(B.-L.)

s.

Animal qui

—

l'autre de

plantées

:

travers,
on

a
ou

dit aussi

trabessè,-re.
trabessà, trebessà, trubessà,-bersà, trauessà.-trauersà ; v.
Traver¬
ser,
percer de part en part ; passer d'un
côté opposé ; traverser la mer : vivre d'un
—

bout de

l'année à la lin, d'une récolte à
une autre; v. atégne, passà, iraucà.
trabessade, trabersade; sf. — Tra¬
versée; traverse, revers; passe difficile.'
;

adj.

Traversiez

—

-ère ; traverseur,-euse.

trabèsse, trabèrse; sf.
Traverse,
pièce de charpente : chemin de raccourci ;
traverse, revers; v. irechagues; obstacle,
—

; v.

Placer des

—

; v. cabiroà.
trabètch (Aspel ; sm.

pou¬

Foret.

—

trabetè,-toù (Lav.) ; sm. — Chevron
qui supporte la toiture entre les poutrelles.
trabéto (B.-L.) ; sf. — Poutrelle, solive;
trabatè.

v.

trabòt ; sm.
traboùlh ; sm.

Turbot

—

(poisson).,

trabùc, trebùc;

Cf.

Travouil.

—

sége. tourdoùlh. Usité à tort
sm.

—

pour

cous-

treboùlh.

Trébuchement,

heurt, faux pas, action de chopper ; acci¬
dent, obstacle inattendu dans une affaire
cr.
cours - mauvais
pas; en certains 1., bas

pied, espèce de guêtre;

sans

v.

causse,

maréule.

trabucà, trebucà;
chopper, faire un faux

v.

Trébucher,

—

pas ;

trabucà-s,

se

heurter.
Trabucà

n'ey pas càde, trébucher n'est
tomber Cprov.-) ; abisà-be de trabucà.
prenez garde' de faire un faux pas; lou mey
lèste que pot .trabucà, le plus agile peut
trébucher, chopper (die.').
pas

trabucade ; sf.—Trébuchement. heurt,
action

de chopper. faux pas
prend aussi le sens de chute.
Nad, carhî

:

corne

trabessàyre,-e

trabetà
trelles

pièce; anà-n au trabès, traverser dans le
sens de la largeur;
qu'ey A petit trabèrs.
c'est un petit défaut, une petite manie ; lou
bén que gahà lou bachèt p'ou trabèrs, le
vent prit le bateau par
le travers; v. biscòr;
respoùne de trabès, répondre de travers, en
se
trompant; répondre mal, insolemment;
està tout de trabès, ne pas être d'aplomb,
régulier: au fig., être mal en point.; de
Irabès, de travers, de guingois, pas droit,
qui penche.
T.oc. prép. — A trabès, à travers, au mi¬
lieu, par le milieu; que l'èy hist à trabès
la, porte, je l'ai vu à travers la
porte, par la
toutes

trabessè,-re ; s.
Troversine, pièce de
charpente ; usité rarement au sens de tra¬

turer.

;

trabès ; trebès (M1.) ; trubès (Or. L.1) :
trauès (V.-B. Big. G.) ,-èrs ; sm. — Tra¬
vers, étendue en largeur; biais, irrégularité
d'un lieu; irrégularilé d'esprit, d'humeur,
défaut. manie; t. de marine, flanc de

travers

plus

—

taraberù et dérivés,

d'araire.

toutes

trabèrses,

—

dérivés,

V. trabessà et dérivés.

—

sentier traversant

une

lus

per

—

—

trabersà,-sè
sorte

Passà
court.

sans

sens

obstacle

cade, j'ai

un

obstacle

;

trabucaries, pas

de chemin
qu'èy abùt ue trabu¬
malheur; je suis tombé

(prov.)

eu

;

;

malade.

trabucadé, trebucadé;

sm.

—

Obsta¬

cle.

trabucàyre,-e ; adj. — Qui trébuche;
irabucàyre, cheval qui trébuche

rhibàu

habituellement,

trabucruét, trebuquét; sm. — Trébuchet, espèce de piège; petite balance à
monnaies.

trac;

sm.

—

d'un marcheur ;
fr. pop.1.

tracà ;
vre; par

Trac, démarche, allure
espèce de peur (vient du

v. — Traquer, fouiller, poursui¬
anal., déranger, bouleverser, trou¬

bler l'ordre

établi;

v.

destracà;

se

donner

�603

TRACA

du mouvement,
vue

de

poursuivre

une affaire
faire du bruit en

réussite ;

sa

les choses;
plaisant, déblatérer.
traçà (L.) ; v.
couant

tracadeyà;

v.

en

style

—
Ranger, mettre de
côté, mellre de côté ou en place ce qui
gêne; s'emploie aussi, anal., dans cette
expr. : que-t bas tracà de deuàn, tu vas t'en
aller d'ici, vider la place; tracà-s, se mettre
sur le. côté, se
ranger.
traçà; v. — Tracer, dessiner,
tracade ; sf. — Action de tracà.
traçade ; sf. — Action de tracer ; trace

laissée

marchant.

en

tracadé,-re ; s. — Chose qui donne du
tracas, du tintouin, affaire qui nécessite
force démarches.

traçadé

; sm.

Traçoir.

—

tracadéro

(R.-L.) ; sf. — Claquet de
moulin ; v. claquét.
tracadeyà (B.-L.) ; v. — Faire mouvoir
le claquet ; parler à tort et à travers ; v.
clacassejà. Fréq. de tracà.
tracàdje ; sm. — Action de traquer, de
faire des

démarches, de

se donner du mou¬
chercher, fouiller.
tracàdje ; sm. — Action de tracer,
tracanàr ; sm. — Traquenard,
tracanàr,-de ; s. et adj. — Tracassier,
-ère, turbulent, tapageur; prend le sens
péjor. et peut aussi signifier vaurien.
tracanardejà ; v. — Faire le tracanàr.
gueusailler.
tracanardét,-dòt,-e ; s. — Petil traca¬

vement, de

nàr,-de.

tracareyà,-rià (B.-L. Lav.) ; v. —"Don¬
ner des coups de
traqué.
tracàs ; sm.
Tracas, agitation, trou¬
ble, remue-ménage; fatigue, inquiétude.
tracàs (Lom.) ; sm. — Poussière, ba¬
layures, débris ménagers et autres.
—

tracassà ;

inquiéter,
s'inquiéter.

v.

Tracasser, tourmenter,

—

troubler;

remuer,

queur ; v.

tracàyre,-e

tracassade ; sf.
passe de

Traqueur,-euse,

—

ra¬

traccioû ; sf.

— Traction,
sf. — Trace (vient du fr.) ; v.
iras, tralhe.
trachamàn, truchamàn,-de,-te ; adj.
et s.
Tracassier,-ère, brouillon, personne
indiscrète et qui fait des commérages ;
esprit peu clair et qui, naturellement, em¬
brouille ce qu'il sait et dit. Dastros donne

trace ;

—

aussi

au mot. le sens de interprète, mais non
péjor., Iruchement, tandis qu'en B. et en
Big., le t. est nettement désobligeant.
trachamandejà ; v. — Faire le tracha¬
màn, colporter des indiscrétions, des com¬
mérages, bavarder à tort et à travers.
trachamanderie ; sf. — Commérage,
indiscrétion, propos mal l'apporté.
trachamandis ; sm. — Propos inexacts
et indiscrets, commérage,
cancans ; usité,
parfois, aussi, au sens de brouillamini.
trachamandise ; sf. — Défaut de tra¬

chamàn.

trachamàndou ;
de

sm.

.trachamàn; le t.

sens

est

Augm. péjor.
généralement de

—

injurieux.

trachét ;

sm.
—
Traquet, t. général,
désigne aussi bien le motteux que le rubic.ole; v. eu-blanc, aluquét, goudàlh, allu¬

mée.
trachine.

Forme de trajine, traine,
qui se reproduit dans les dérivés.
tractà; v. — Traiter; on prononce
généralement trattà; v. ce m. et. dérivés,
—

tractacioû ; sf.

tradì,-hì,-sì
tradl-s,

se

; v.

—

—

Tractation.
Trahir; surprendre;

trahir.

tradicioû; tradide,-side

tracassà-s,

—

;

sf.

tradicioû ; sf. — Tradition,
tradiciounalamén ; adv. —

Tracas momentané,

dérangement; tracasse-

nellement.

tracassàdje ; sm. — Remue-ménage,
déplacement d'objets ; ennuis, action de

lisme.

tracasser.

tracassamén ; sm.

Tracassement.
tracassàn,-te ; adj. — Tracassant,-e.
tracassàyre,-e ; adj. et s. — Tracas¬
sier,-ère, inquiet, brouillon ; sous l'influen¬
ce
du fr.. on dit aussi tracassiè,-re et
tracas$ùr,-re. V. trachamàn.
tracassé,-iè,-re ; adj. — Remuant.-e,
actif ; tracassier.
tracassejà. — Fréq. de tracà, se don¬
ner du mouvement, avec un sens de dim.
tracasserie; sf. — Tracasserie,
tracassis ; sm. — Tracas en nombre;
—

tracasseries peu graves.

tracassisme

(Lav.)

;

sm.

—

Brouille,

querelle.
; sm.

s.

technique,

ment.

traçât

;

batteur; par anal., remuant,-e, remueur ;
v. traqué.
traçàyre,-e ; s. — Traceur,-eiise, l.

—

Tra¬

hison.

passager,

tracassùr.

TRAFALHAN

tracatè,~re ; adj. —: Remuant,-e, tratrabatén.

en
se¬

—

—

—

C.

tracasxàyre cl tracassé..
Tracé.

tradiciounalisme ;

sm.

—

Tradition¬
Traditiona¬

tradiciounàu; adj. des 2 g. — Tradi¬
tionnel,-le.
tradiciouniste,-e ; s.— Traditionaliste.
tradide,-side ; sf. — Action de trahir,
de

surprendre ; trahison.
tradidoù,-toù,-re ; s. — Trahisseur,
-euse. Cf. traydoù.
traduccioû, traduside ; sf. — Traduc¬
tion ; v. rebira.de.
traductìble,-sìble,-e ; adj. — Traduisible.

traductoÙ,-e ; s. — Traducteur,-trice.
tradùse, tradusi; v.— Traduire, faire
passer d'une langue dans une autre; trans¬
férer, citer à la barre.
trafalhàn,-te (Ray.) ; s. — Remuant,-e,
tracassier; intrigant; v, tiahalhàn,

�TRAFANA
trafanà

TRAMALH

—

(Al. Lom.)

mouvement,
tracassa.

négoce

;

; peut se

traficà ; v.
aller et venir;

—

frétiller ;

pu

trafic,-ique

; v.

(504

Etre toujours
tracasser

;

v.

trahi.

Trafic, commerce,
prendre en mauvaise part.
s.

—

Trafiquer, commercer :
frelater, sophistiquer; tri¬
poter, intriguer, manigancer; secouer un
système mécanique, le tripoter.
traficàdje; sm. — Action de trafiquer,
de manigancer, d'inlriguer; mécanisation;
tripotage ; commerce, trafic en mauvaise
—

part.

traficàn,-te ; s.
Trafiquant,-e
prendre en mauvaise pari.
—

se

trahalhàn,-te (L.) ; adj.
trajalhàn.

—

Bavard,-e,

cancanier ; v.

V.

—

tradi, trahir et dérivés,

trahin, train (Lom.) ; sm. — Train,
équipage, cortège; v. trî, trajin; train de
avec l'essieu et le timon seulement,
trahinà.
C. trajinà.
trahisoû ; sf. — Trahison,

roues

—

trajà;

v. — Oter, enlever en traînant,
tirant à soi ; v. trahà, tréje, trajinà.

en

trajinà, trejinà
voiture,

; v.

traîneau;

en

Transporter

—

par

ext.,

se

en

donner

du mouvement, remuer.
;

peul

traficàyre,-e,-què,-re ;

s.
—
Celui,
qui frelate, Iripote, manigance; le t.
est
généralement péjor. au regard de traficàn, bien que celui-ci puisse, dans la phra¬
se, prendre un sens défavorable.
trafiqué,-re ; s. — Négoce, trafic en
style ironique, petit, modeste commerce.
trafiqué,-re ; adj. et s. — Petit mar¬
chand, personne qui fait un petit commer¬
ce; tripoteur,-eusc, remuant. Sobriquet des
gens de Ste-Colomme (B.-P.).
trafiquejà ; v. — Faire le trafique.
trafiquejàyre,-e. — Fréq. de trafiqué,
-re, brocanteur,-euse.
trafiquerie ; sf. — Frelaterie ; trafic
avec un sens péjor.,
manigance.
tragà ; v. — Avaler (vieux) ; le mot est
tombé en désuétude mais on dit toujours
tràgou.
tragàyno (G.) ; sf. — Araignée ; v.
aragne, tardagne.
tragediâ,-ne ; s. — Acteur, actrice de
tragédie, comédien amateur; grimacier; on
dit aussi tragédien,-e.
tragediasse ; sf. — Tragédie au sens
pé.ior.
tragédie,-rie ; sf. — Tragédie, t. géné¬
ral pour désigner toute pièce de théâtre;
on dit aussi
pastourale avec le même sens ;
rarement usité au sens de événement tragi¬

celle

que.

tragìc,-ìque,-e ; adj.— Tragique (Lit.),
tragicamén ; adv. — Tragiquement,
traginà. — V. trajinà et dérivés,
tragnère (Os.) ; tralhèro ; sf. — Sor¬
te de
glissoire, chemin frayé par le bois
lancé de haut dans la montagne. N. de p.
Tragnère. Y. tìro.
tràgno (B.-L.) ; sf. — C. tragnère; sen¬
tier de vidange en montagne.
tràgou ; sm. — Outre à vin; v. boute;
coup à boire (Esp. tragd).
A rade couplet, bet tràgou de M, à cha¬
que couplet, bon coup de vin (F. I,aborde).
trahà ; v. — Transporter, tirer (Esp.
traer) ; le terme a, généralement, un sens
péjor. V. trajà.
D'oun a trahàt i;o qui a ? D'où a-t-il tiré
ce
qu'il a, où l'a-t-il pris ?
trahalà (Bav.) ; v — Souffrir, tourmen¬
ter: tomber, s'effondrer ft de patois juif).
trahalhà (L.) ; v. — Agir, parler incon¬
sidérément, à tort et à travers.

trajin,-e.

—

C. trahin

;

ustensile, voi¬

ture, traîneau, traînoir.

trajinè ; sm. — Voiturier. N. de p.
Trajinè, Trejiner. V. trey (i).
trajinùr,-use (L.) ; s. — Méticuleux,
tatillon. Cf. chauchét.
tralh,-e; s. — Trace, traînée, emprein¬

-eusc,
te ; v.

tras.

La tralhe dou

sangla, la trace, le chemin
le sanglier ; si qaauqu'â bòu
me tralh, si quelqu'un veut
cheminer sur mes pas (Lamaysouette).

ouvert

par

caminà

sus

tralhâ ;

chant,

lou

v.

—

Faire

une

trace

en

mar¬

traînant quelque chose; par anal.,
coucher des herbes en passant ; tralhà-s, se
dit de plantes, herbes, céréales sur pied qui
se
couchent sous l'effort du vent, de la
pluie; v. .troulhà, trascà.
tralhàt,-lhade.
C. tralh, emplace¬
ment portant une empreinte, la trace d'un
en

—

passage.

tralhàyre,-e ; adj. — Qui fait des tra¬
des empreintes, qui couche les plantes
sur son passage; par ext.. qui abîme, dété¬
riore, fait du pêle-mêle; brouillon,-ne.
tralhejà. — Fréq. de tralhà, fouler,
piétiner.
tralhère.
Y. .tragnère. N. de 1.
tràlhou,-lhe; s. — Morceau, tranche;
le tràlhou est plus petit que la tralhe.
Quauques tràlhous de boy, quelques
bouts, quelques morceaux de bois; ue
tralhe de carn, une tranche de viande, assez
longue et épaisse.
traïn.
C. trahin, train ; équipage,
tram (Lav.) ; sm. — Aiguillée de fil ; a
signifié aussi sentier; v. trame, agulhè.
tramà; v. — Tramer, tisser; machiner,
comploter ; tramà-s, se tramer ; on dit
ces,

—

—

aussi atramà.

tramà;

sm.

—

Façon de tramer; trama¬
Vourdlmi, la trame

ge : lou tramà n'ey pas
n'est pas la chaîne.

tramade ; sf. — Ce
fois ; action de tramer.

tramadé,-re; adj.

qu'on trame
—

en une

Qui doit, peut

être tramé,-e.

tramadére ; sf.

—
Action de tramer ;
qui sert à faire la trame, lin, laine, etc.,
peignon.
tramàdje; sm. — tramage; action de
tramer; ce qui sert à tramer.
tramàlh ; sm.— Tramail, filet de pêche,
V. iragnoùn.

ce

�605

îramaliià

tramalhà, atramalhà ; v. — Tisser du
par analogie, mêler des lils sur le
métier ou bien, quand on coud, embrouil¬
ler des (ils; au iig., former une
intrigue,
iilel ;

tramer.

tramalhadis;

Embrouillamini;
récit peu clair ; intri¬

sm.

affaire embrouillée ;

—

compliquée.
tramalhàyre,-e ; adj. et s. — Qui tra¬
me, qui manigance, embrouille.
gue

tramât ;

sm.

—

Sorte de

tissu

trambalà.

—

trambalejà.
V. tribalejà. Cf.

—

Qui fait la

G. trimbala.

Forme de trimbalejà.
avec tram, trame.
tramblà (G. lììg.). — Forme de trembla
qui se reproduit dans les dérivés.
tramboulhà (Loin.) ; v. — Frissonner,
claquer des dents. Y. trandoulà.
tramboulhadis (Lom.) ; sm. — Action
de frissonner.
—

Forme fautive de

tamboulhe.
trame ;

sf. — Trame,
tràme, tréme, tram (Lav.) ; sm. —
Sentier (vieux) ; v. sendè.
trames, trams. — G. entrains, entre
les deux (vieux) ; le village de Tramesaigues (11.-P.), lire son nom de sa position
entre deux

cours

d'eau.

traméte, trasméte ; v. — Transmet¬
tre, envoyer, communiquer, remettre.
Que l'a trame-tàt lou mau, il lui a trans¬
mis, communiqué le mal ; que trameteràs
la coumissioû, tu transmettras, tu remettras
la commission; ço qui m'as tramés, ce que
lu m'as

donné.

traméte-S ;

v.

—

S'entremettre, s'inter¬

poser, se mettre entre ; que-s caloù traméte
entre lous coumbalàns, il fallut s'interposer
entre

les batailleurs.

trasmissioû ; sf. —
Transmission ; on dit aussi trametude.
tramoÙch,-e (Salies); adj. — Gros,-se
tramissioû,

et

difforme, bouffi.
tramoulà

(Big. G.).

—

V. tremoulà.

tramountane, tremountane; sf. —
Tramontane, vent du septentrion; vent im¬
pétueux; au iîg., vent de folie.
Qu'a la tramountane; qu'a gahat la tra¬
mountane, il est fou, affolé; on dit aussi,
comme en

fr., perde la tramountane, perdre

le nord, devenir

toqué.
tran ; sm. — Balancement, braillement
(vieux). Cf. avec d rang. V. tranlà.
tran; sm. — Train, tapage, branle-bas;
v. trî; Iran n'est guère usité que dans les
loc., associé à trin: que hè lou trin e lou
Iran, il fait le diable-à-quatre, il tapage,
bouleverse, mène un train du diable ; il
fait un peu de tout pour vivre ; quin trintran ! quel train, quel lapage ! Tout que
ba de trin e de tran, tout va de travers, à
la diable.

;

sm.

—

Serricorne

Autre

—

;

v.

trancà.

—

graphie de trang.
plus usité,

V. trencà

tranchasse; sf. — Grosse tranche,
épaisse.
tranche; sf. — Tranche, morceau cou¬
pé mince et plat ; partie de la cuisse dans
une bête de boucherie, maigre
de jambon.
V. arréble, lésque.
Hs-tù serbit de la tranche,

être bien servi ;
jambon.
Tranchet, tranchoir

coéche ; oéus e tranche, œufs au

tranchét ;

sm.

—

mince.

—

tramboulhe ; sf

tranc.

v.

s.

(lias-Os.)

tranguét

coupe-dit.

où la

trame est très

apparente.
tramàyre,-e; adj. et
trame, qui trame.

tranc

—

tranchéte,-chote ; sf. — Mince tran¬
Super-dim. tranchetote,-loùgno.
tranchoû ; sm. — Tranchoir ; billot de
boucher pour trancher ; planche à hacher.
tranchùt,-ude ; adj. — Qui a beaucoup
de maigre, en parlant d'un jambon, d'une

che.

cuisse de bêle de boucherie.

trànco

(N. du G.) ; sf. — Pied-droit de
estipe; pied isolé d'un arbre,
d'une plante. V. tanque.
trandi (Rus.). — Forme dé transi.
trandòlo (G.) ; sf. — Branloire. Cf.
pourticadére, cant-lhèbe.
trandoulà (G.) ; v. — Branler ; tan¬
guer ;
par
anal., trembler, frissonner;
trandoulà-se, se balancer; v. tambalejà.
trang, tranglét ; sm. — Coup de
cloche bref et isolé; trang d'oùrdi (Lav.),
barrière;

tocsin;

v.

v.

tocosén.

trangà ;
coups brefs;

Sonner de la cloche par
à mourl, on son¬
ne pour un décès, pour l'annoncer.
trangade ; sf. — Sonnerie prolongée de
trangs.
trangalhà. — Fréq. de trangà; usité
aussi

au

v.

—

que tranguen

sens

de

vaciller

fortement ;

v.

trantalhà.

trangalhade. — Fréq. de trangade.
trangàt, tranguét. — G. trang.
tranglà ; v. — Avaler (vieux) ; v. eslrangla (Esp. trajar). Qui mau trangle nou pot
escoupi dous, qui avale du mauvais ne peut
cracher du bon (die.).
tranglà. — C. trandoulà et trangà.
trangnère. — C. tragnère.
tràngou (Os.) ; sm. — Sonnerie instru¬
mentale pour la danse, le brànlou ; espèce
de prélude pour le bal; usité aussi pour
brànlou.
Da-n il Iràngou,
ler à la danse,

jouer

un

prélude,

appe¬

trangouti (B.-L.). — C. tranglà, avaler,
trangue ; sf. — Houle, agitation des
vagues; branlement; v. trandòlo; par anal,
balancement, dandinement. Y. iringue-latrangue; tringue.
tranguét; sm. — Branle; coup de
cloche bref et un peu faible; v. batalhade;
en
Lav., aussi, instant, petit moment; û
tranguét de droumi, un instant de sommeil ;
v.
bée, cluc, pauséte.

�TliANLA
tranlà ;
lier

eu

—

v.

TRAQUE

606

Iìiilanccr, vaciller, dandi; tranlà-s, se dandiner ;

—

style famil.

truntullià.

v.

;

sm.

Train de

—

tranlade ; sf. -— Balancement, vacilla¬
tion, dandinement; refrain; v. tranlày.
Dém-ne ue tranlade, ébatlons-nous, dan¬
sons un
peu; chantons un refrain.
tranlalère ; sf.

Refrain composé de
tra-la-ja, de llonilons.
Fille dégourdie,
tranlaléte; sf.
légère, une vierge folle ; en Ast. et Rus.
aussi, hirondelle; v. aurangle, lanlaréte.
tranlày; sm. — Train, tapage, remueménage; v. tran ; cri musical, llonllon,
refrain; balancement (rare).
Quin tranlày per aci ! Quel train, quel
remue-ménage par ici !
tranlin-tranlàn ; loc. adv.
En dan¬
dinant, cahin-caha, en cahotant,
tranque. — V. trinque-tranque.
tranques (M1.) ; sf. pl. — Extrémités
grossières du lin ; on en tire la filasse dont
—

on

fait les mèches des chandelles de résine.

V.

trenques.

tranquilamén

Tranquille¬

—

ment.

tranquilàs,-se ; adj. — Assez tranquil¬
le, bien tranquille ; se dit d'une personne
indolente, d'un sans-souci.
tranquile,-e ; adj.—Tranquille, calme;
qui n'est pas turbulent.
Tranquile coum Voli, tranquille comme
l'huile; eslà-s tranquile, demeurer tran¬
quille, sage, ne pas se mêler à un trouble.
Tranquile (sén) ; sm. — St Tranquil¬
le, un lambin, un insouciant.
tranquilét,-lòt,-e ; adj. — Assez tran¬
quille ; enfant bien sage.
tranquiletàt,-litàt ; sf. — Tranquillité,
calme.

tranquilisà ; v. — Tranquilliser ; tranquilisà-s, se tranquilliser ; retrouver le cal¬
me.

tranquilisàn,-te

;

adj.

Tranquilli¬

—

sant, -e, calmant.

tranquilisàyre,-e ; adj.
quillise, rassure.
trans

(L.)

—

Qui tran¬

Préfixt ; v. ira, tras.
; sm.

—

palhade ;

transaccioû ;

sf.

Rangée de gerbes du
v. ce m.
—

Transaction ;

v.

marcàt, acoumoudarnén.
transacciounalamén ;

adv.

—

Tran¬

sactionnel lement.

transacciounàu ;

adj.

des

2

g.

—

Transactionnel,-le.

transatlantique; adj. et
satlantique, t. de géographie.
transbajoulà,-julà ;
d'un

lieu à

v.

autre; fr.

un

sm.

—

—

Tran¬

Transporter
transba¬

pop.,

huter ; v. trimbala
transe ; sf. — Transe,

transèt ;
transi ;

Transept,
Transir, engourdir et
pénétrer de froid; v. marfandi; par anal.,
sm.

v.

—

—

—

sement.

transijà,-ji

; v.

transinà-se

transit; sm.
transità; v.

—

(G.);
—

Transiger,
v. — S'inquiéter,

Transit,

Transiter,
transitibamén ; adv
—
ment, t. de grammaire.
—

Transitive¬

transitiu,-tibe ; adj. — Transitif,-tive.
transitori; adj. — Transitoire,
translacioû; sf. — Translation.
translada,-tà; v. — Translater; trans¬

crire.

transpòr. — V. traspòr et dérivés.
trantalhà,-tejà ; v. — Vaciller, balan¬
cer,

aller d'un côté à

l'autre ;

v.

tranlà.

Fréq. trantalhejà.
trantaynà (G.) ; v. — Etourdir, assour¬
dir, excéder; faire du trantran.
trantràn (Loin.) ; sm. — Cahot, caho¬
tement ;

adv.

;

laisser prendre par

se

transide ; sf. — Action de transir ; fris¬
sonnement, engourdissement subit, transis-

—

—

milieu de la

saisissement, de crainte :
le froid,
peur ; ne savoir que dire,
transicioû; si.
Transition,

transi-s,

mar¬

che.

—

l'aire frissonner de
la

tranlà, trenlà

trans.

i

Irantran.

trap,-e

adj. — Trapu,-e; on dit préfétrapét,-e ou trapàt.
trap ; sm. — Trapette ; monture d'une
baraque de foire, d'une tente; la tente elle;

rablement

même.

trapalè,-re; s. — Forain,-e, qui occupe
trap. N. de p. Trapalcr. Usité comme
svri. de hâbleur,
blagueur.
trapalejà ; v. — Hâbler, parler beau¬
coup et avec volubilité en accompagnant
ses paroles de gestes, comme font les bate¬
un

leurs.

trapalis

;

sm.

—

Hâblerie,

blague,

mensonge ; v. batalère.

trapasseyà (Lav.). — G. trapalejà;
signifie aussi gesticuler seulement.
trapasséys (Lav.); sm. pl. — Gestes
répétés, gesticulations.
trape ; sf. — Trappe; v. boucàu, heère;
couvent; a signifié aussi basse-fosge, prison.
trapét, trapoulét,-e ; adj. — Un peu
trapu,-e, ragot; v. trap (i). Poure trapéte,
poule courtes-pattes.
trapét-trapét (anà) ; loc. adv. — Trot¬
ter menu en parlant d'une personne bou¬
lotte, qui a les jambes courtes ; on dit aussi
tripét-tripét, trepét-trepét.
trapèze; sm. — Trapèze,
trapéziste,-e ; s. — Gymnaste de tra¬
pèze.
trapi. — Forme de traupi.
trapiste,-tine ; s. — Religieux,-euse
trappiste.
trapoulét,-e; adj. — Courtaud,-e, un
peu trapu ; v. mategòt.
trapùt,-ude. — V. trap (i).
traque ; sf. — Assemblage de choses de
même sorte, paquet, pile ; ue traque de
planche, de cercs, une pile de planches, un
paquet de cercles; par anal., espèce, sorte,
acabit, taille, qualité; està d'ue traque, être

�(ió 7

TRAQUE

d'une inclue sorte, de la mémo taille; abc
bonne traque, avoir bonne apparence; pore
de bère

Iraque,

de forte taille, de belle
Iraquèy.
traque; sf. — Allure, démarche. Dim.
traquête. V. trique-traque, trac, reqaislo.
traqué; sm. — Gourdin; v. barrot,
Iricòt, tòtchou ; dans les L., bouL de bois
épais. Les gens de Cazaux-Frechet (H.-P.);
sont appelés, par sobriquet, traqués;
peut
avoir aussi le sens de tracàyre.
traquenàr; traquenàù (Bay.). — G.
trâcanàr.

traquét ; sm. — Arquebuse à rouet et
aussi petit poignard (vieux),
traquèt (G.) ; sm. — Petit coin en bois,
traquête (Gr.-L.) ; sf. — Pie-grièche.
traquéte. — V. irague (2).
traquét-traquét ; loc. adv. — A petit
pas, tout doucement; v. trapét-trapét.
Que s'en ba traquét-traquét, il s'en va
tout doucement, à petits pas.
traquèy (Arcachon) ; sm. — Pareil,
semblable; auè pus soun traquèy, il n'avait
pas son pareil (vient de truque).
Préfixe; v. ira.
sm.—Trace, piste;

Navarrot donne aussi ie

de

de train à ce mot; audits lou tras dou
cliibalè, écoutez le bruit des pas des che¬
vaux ;

v.

tras

iran.

loc. adv. — A signifié der¬
rière, mais n'est guère usité aujourd'hui
qu'au sens de contre, tout près, le long de,

(de)

;

à côté ;

toutefois, 011 dit encore de trus la
porte, lu sègue avec le sens de derrière et
contre la porte, la haie; qu'ey aqulu de
tras, c'est là contre ; qu'ey cadùt de tras la
rnurralhc, il est tombé contre le mur;
anà-n tout de tras, aller de travers, en pen¬
chant d'un côté; cargàt de tras, chargé de
travers; v. tris (de). Segui de tras, suivre
à la trace, pas à pas (Pontacq). V. traslày.
trasà, trassà (11.-A.) ; v. — Rompre,
casser; v. trascà (1).
Et boès qu'et àule bén tràsè,
le vent fort cassa (Filadelfo).

le bois

que

trasbasà ; v. — Transvaser,
trasbasamén ; sm. — Transvasement,
trasbordamén ; sm. — Transborde¬
ment.

trasbourdà ;

v.

—

trasbourdàyre,-e

Transborder.

adj.

;

—

Transbor¬

deur, -euse.
trascà ;
les

parties

v.

en

—

Casser

tige

une

soient séparées

;

sans que

la grêle qu'a

la grêle a cassé les tiges du
iruchà, trasà.
trascà ; v. — Egrapper ; préparer les
raisins pressés pour faire la piquette; usilé
aussi au sens de faire le pied de cuve au
pressoir.
trascribcioû ; sf. — Transcription,
trascribe ; y. — Transcrire,
trasfèr; sm. — Transfert, t. de droit.
trasferà,-ri ; v. — Transférer,
trascàt lou blat,
blé ; v. crouchi,

trasfigurà

; v.

—

Transfigurer.

—

Transfor¬

si.

—

Transforma-

trasfùge,-e;

s.

trasfusà ;

—

v.

—

Transfuge,

Transfuser,

trasfusioû; sf.
Transfusion,
trasgressà ; v. — Transgresser.
trasgressàyre,-e ; adj. — Transgres—

seur,-euse.

trasgressioû ; sf. — Transgression,
trasi (L.) ; v. — Resipirer librement ; on
dit aussi trusà; en certains 1., glacer d'effroi
par l'effet d'une surprise.
trasi.
Forme de trudl, trahi, trahir,
trasilhà (TS.-L.) ; v. — Cribler de trous ;
—-

transpercer,
traslacioû ; sf.
traslatà ; v. —

—

Translation,

Transporter,
traslày (au) ; loc. adv. — A la piste,
en suivant des
yeux, dans cette expr. : segui
au traslày; 011
dit aussi au treslày.
—

V.

trasmicioû ; sf.

bruit de

pas,

adj.

;

trasfourmacioû ;

trasméte.

sens

Transfiguration,

lion.

tralh; résse;

v.

—

Transformer.

—

mable.

—

tras ;

sf.

;

v.

trasfourmàble,-e

pore

apparence; v. trac,

tras.

trasiiguracioû
trasfourmà ;

TRÂSSAYRE

—

traméte.

Transmission,

—

transmissible,-e

;

adj.

—

Transmissi¬

ble.

trasmountâ,-no ; s. — Transmonlain,-e. N. de p. Trasmontan, Tresmontan.

trasparéche ;
trasparén,-te
v.

v.

;

—

adj.

Transparaître.
— Transparent,-e

;

clà.

trasparénee ; sf — Transparence.
traspausà,-pousà ; v. — Transposer,
traspausicioû, traspousicioû ; sf. —
Transposition,
trasplantà; v. — Transplanter.
trasplantàble,-e ; adj. — Transplantablc.

trasplantacioû ; sf. — Transplantation,
traspòrt ; sm. — Transport; traspòrt
au
cerbèt, sorte de délire aigu; usité, en
style plaisant, pour dire de quelqu'un qu'il
est ivre.

trasportamén ; sm. — Transport ;
transfert, translation ; usilé aussi au sens
de délire, comme traspòrt.
traspourtà ; v. — Transporter ; enthou¬
siasmer; traspourtà-s, se transporter.
traspourtàble,-e ; adj. — Transporta¬
ble.

traspourtacioû ; sf. — Transportation,
trasque ; sf. — Grappes et grains de
raisin qui ont été pressés ; pied de cuve ; v.
grouade; couche, lit formé à terre par les
céréales couchées par la tempête, la grêle.
trassà; v.
Couper, débiter un bloc
—

dans la carrière ; y. trasà.

trassà ;

y.
Faire une trasse, un sil¬
travailler, transporter avec une trasse;
par anal., marcher vite; trassà camî, faire
lestement du chemin; fuir au devant de.
trassàyre ; sm. — Carrier ; v. peyrè

lon ;

—

�TIUSSF.

—

trasse ;

6Ô8

TRAUÈRO

îiiiille ; le I., tombé en

trau; sf. —• Poutre, poutreiage, som¬
mier, plus spécialement sommier établi

maintenu

dans

grossier,

sf.

Rebut, friperie, cliiffondésuétude, ne s'est
que dans papè de trasse, papier
d'emballage; on dit à tort de
—

crasse.

trasse ;

sf.

Aspect

—

en

largeur

;

par

une étable pour coucher le
pâtre ; som¬
mier de pressoir ; à Navarrenx, fenil.
trauc ; sm. — Trou ; orifice ; cavité ;
fosse ; trouée ; triste village ; gîte ; tanière ;

ext., apparence, air, façon d'être, de se
comporter; v. estrùs, sorte, àyre, traque.

plaie profonde

Que paréch de boune trasse, il paraît, il
semble se bien porter, se bien tenir, être
de bonne espèce ; qu'ey de mule trasse, il
est de mauvaise race, de mauvaise qualité.
trasse; sf. — Traite; anà-y d'ue trasse,
y aller d'une traite; v. boutade, hulade.
trasse; sf. — Traîneau; v. satèg ; sorte

avec

de

comme un

chariot;

v.

carrùs; sillon tracé

en

Ira-

l'écoulement des eaux ; lilet qui
tient la largeur d'un cours d'eau.
trassiàn,-to (Lav.); s. — Celui, celle
qui cherche homme ou femme pour les ma¬
rier, procureur,-euse. V. talamû. Sa récom¬
pense, autrefois, consistait en une paire de
chaussures ; de là celte expr. ; quand le
mariage a réussi: que s'a gagnât lus botes.
traste ; sf. — Souillarde, soupente,
trastejà ; v. — Fouiller dans les tas,
le pêle-mêle ; bouleverser les choses.
tràstes (B.-L.) ; sf. pl. — Hardes en
général; v. pélhe, hurde.
tràstou,-te (Bay.) ; s. — Meuble, objet
vieux et encombrants, rebut, guenille ; par
anal., personne embarrassante, patraque,
vers

pour

inutile.
tràstou

(Bay.)

; sm.

—

Désordre, pêle-

mêle, encombrement.

trastuqueyà.
trastùt,-tude
pas solide.

Frcq. de trasteyà.
adj. — Malingre, chélif,

—

;

tràtchou-màtchou

(B.-L.).

—

C. pàl-

chou-màtchou, mie-mac.
tràtou (Bay.). — C. tràtte, pacle.
trattà, tractà ; v. — Traiter, négocier,
faire un traité, une convention ; discuter
de
agir, se comporter avec, recevoir à sa
table, soigner, donner un traitement;
tuittà-s, se traiter, suivre un traitement.
Loc. div.
Trattà de, traiter de, appeler,
qualifier; trattà de pèc, traiter d'imbécile;
trattà de ■tout, accabler d'injures; trattà
â. câ, accueillir, traiter très mal ;
coum
traltà-s coum tous darrès, s'injurier abomi¬
nablement; trattà coum û rey, recevoir,
traiter magnifiquement.
trattàble,-e ; adj. — Traitable.
trattacioû; sf. — Tractation,
trattamén ; sm. — Traitement ; émo¬
luments, salaire ; soins, remède, régime de
.

—

santé.

trattàn,-te; adj.
trattat ; sm.

—

—

Traitant,-e.

Traité.

Qui traite, négocia¬
teur, -trice ; traiteur, amphytrion.
tràtte; sm. — Pacte, traité, marché,
accord ; v. tràtou, marcàt.
trau (Big. G.). — Forme phonétique de

trattàyre,-e ;

trauc, trou.

s.

—

vieux

;
les

le

sens

Càde

en

h à-s û

vide. On trouve dans de

formes traiic et trauiic,
de fosse de cimetière ; v. tahùc.
û trauc, tomber dans un trou ;

textes

trauc

au

cap, se

faire

trou à la

un

tête ; dem.ourà en û trauc, habiter dans un

la téle qu'a â trauc, la toile
vide. V. hourùt, hòbi, tute.

trou;

trou,

Loc. div.
être

a

un

un

Bébé

—

coum

û

trauc, boire

trou; abé û trauc debàt lou

gourmand, fine bouche

nas,

boussà û
trauc, boucher un Irou, payer une dette ;
trauc de loup, trou obscur et dont il faut
se méfier; v. tute; enta
galià la bèstie, que
eau sabé-u lou trauc, pour prendre la bête,
il faut savoir où elle a son trou (die.) ;
trauc barriè, Irou de boulin, ope; v. gariè ;
trauc de renàr, repaire de renard ; trauc
d'arràt, trou de rat, de souris, petit orifice;
traac de loup, trou carré pour planter un
arbre ; trauc dou eu, anus ; de quelque
chose dont on fait fi, que l'on méprise, on
dil, en style gros: que m'at hiqui au trauc
dou eu, je m'asseois dessus.
traucà ; v. — Trouer, percer, forer,
tarauder, traverser, pénétrer ; faire son che¬
min, réussir ; traucà-s, se trouer, se faire un
Irou, se piquer ; v. houradà, trabersà, passà,
;

trencà.
Lou camí que

trauque ta la maysoû, le
jusqu'à la maison ; traucà-s lou
cap, se trouer la tête ; abé lous panteloùs
traucàts, avoir les pantalons percés, troués.
chemin

va

traucà ;

sm.

trouer, de percer,

Action,

—

manière

de

de traverser.
adj. — Pénétrable,

traucàble,-e ;
que
peut percer, trouer.
traucade ; sf. — Trouée, percée.
traucadé,-re. — C. traucàble,-e ; traversier,-ère.
traucadére ; sf. — Tarière ; traverscl'on

ment.

traucàdje

;

sm.

—

Action de trouer;

les trous.

traucalhe ; sf.
sens

péjor.

;

—

Les trous,

avec

un

grand nombre de trous,

traucamén ; sm. — Percement,
traucàs ; sm. — Grand trou,
trou, antre; v. tute, houràt.

vilain

traucassè,-re ; adj. — Traverseur,-euse
péjor.
traucassejà. — Fréq. de traucà avec
un sens
péjor.
traucàyre,-e ; adj. — Qui troue, perce,

avec un sens

traverse.

traucòt,-coû, trauquét ;

sm.

—

Petit

trou.

trauerà

(Big. G. V.-B.).

—

Forme de

—

Forme de

taraberà.

trauèro (Big. G. V.-B.).
tarabère, tarière.

�TRAUÈS

G09
trauès (Big. G.

V.-B.).

—

V. trabès et

le sol, marcher avec difliculté;
arroussegà, trajinà, tirà.
traynade ; sf. — Traînée,
traynamén ; sm. — Traînement..
traynàr,-de, traynàyre,-e ; s. et adj.
Traînard,-e ; v. arroussèc.
traynardà,-nassà ; v. — Faire le traî¬

ramper sur

trauessè,-re (G. L.) ; s. — Hypocrite,
sournois, qui manque de franchise.
trauéto (Big.). — Forme de Itroéte,
truite. On appelle uliùco trauétos, suce trui¬
tes, les gens de Bours (H.-P.).
trauguén,-quén, trouguén ; sm. —
Goujon (poisson) ; v. minje-trauguéns.

v.

—

traupagnà (L.) ; v. — Tripoter, pati¬
manier sans délicatesse.
traupì, trapì, trepì, troupì, caupì;
v.
Fouler aux pieds, avec les pieds ; las¬
ser. Traupl la grouade, fouler la vendange.
traupide ; sf. — Action de traupl ; ce
que l'on foule de vendange en une fois.
traupidé,.re ; adj. — Qui peut, doit
être foulé,-e.

ner,

—

trauque-barralhe

; s.

vagabond, gueux.
trauque-biasse ; s.

—

Perce-barriè¬

re,

—

Perce-besace,

voleur, tire-laine.

trauque-camîs; sm. — G. passabies.
trauque-mountagne ; sm. — Tranchemontagne.
—

trauque-murralhe,-parét ; sm. et sf.
Perce-muraille, pariétaire. Gf. rambèr-

gue,

claréto.

trauque-pedoùlh ; sm. — Perce-pou,
sobriquet des tailleurs d'habits, qu'on
appelle aussi craque-prues, croque-prunes,
ei trauquéts.

trauque-pèyre

;

sm.

Saxifrage

—

(plante). Syn. arrigue-pèyre.
trauque-sac ; sm. — Pcrce-sac, brome
stérile (plante). Cf. crèbe-sac, bedelhoùn.
trauque-sègues ; sm. — Perce haies,
troglodyte et aussi fauvette babillarde
(sylvia currucà) ; v. passe-sègue, cap-négrc.
Sobriquet des gens d'Estampures (H.-P.)
qu'on appelle aussi lous angles. En Arm.,
signifie aussi machine à mettre au rancart.
trauquét (Bay.) ; sm. — Surnom de
tailleur d'habits ; v. trauque-pedoùlh.
trauquét, traucòt; sm. — Petit trou,
trauquilhà ; v. — Percer de petits trous,
cribler de petits trous.
trauquilhade ; sf. — Nombre de petits
,

trous.

trauquilhàyre,-e

;

adj.

—

Qui fait de

petits trous ; qui creuse mal des trous.

trauquilhejà. — Fréq. de trauquilhà,
petits trous.
trauquilhét,-lhòt,-lhoû ; sm. — Très

cribler de

petit trou, pore.

trauquilhoùs,-e ;

adj.

spongieux,-euse, œilleté.
traüt, trauüt (G.-M.).
taüt;

v.

—

—

Poreux,

Formes de

trauc.

traydoù. — Forme de trahidoù.
traydourici. — Forme ancienne de
traside, trahison; v. traytie.
traynà ; v. — Traîner, charrier, se
faire suivre ; être éparpillé, jeté sans ordre ;
vivre péniblement, avoir une santé pré¬

TRÉBOUSI

caire, être languissant; traynà-s, se traîner,

dérivés.

traulhà.
Forme de troulhà.
tràuos (G.). — C. drobes, entraves,

—

—

nard, traînasser.
traynasse ; sf. — Traînasse, espèce de
iilet ; renouée à tiges rampantes; v. tirasse;
en

style plaisant,

force à traîner

ses

lassitude
pieds.

traynàyre,-e,-nè,-re

;

s.

extrême qui
—

Traîneur,

-euse.

traynè. — C. irèynè.
trayne-camîs ; sm. — Clochard,
traynère ; sf. — Traînière, sorte de
péniche ; v. pinasse.
traytà (As. Bar.). — Forme de trattà
qui se reproduit dans les dérivés,
traytie ; sf. — Trahison, perlidie.
tre, tres. -— Préfixe ; v. tra, tras.
trebà (G.) ; trebàte ; v. — Aller d'un
l'autre, se donner du mouvement,
s'agiter, tracasser ; v. pernabàte, eoumbàte,
treboulà; gesticuler, tapager.
trebale ; sf. — Trouble, remue-ménage ;
émeute, lohu-bohu.
trebalòci,-lòs ; sm. — Trouble, gra¬
buge ; v. tribulòei.
côté et de

trebàte.

—

V. trebà.

trebatén,-te ; adj. — Remuant,-e, un
diable, gesticulateur,-trice ; v. perbatén.
trèbe,-bi ; sf. — Trêve ; arrêt.

ni trèbi, sans repos ni trêve,
trebèro (Lav.). — Contrac, de tarabère.
trebès (Hte-Big. M'.). — C. trabès.
Chens paus

trebinà

(As.). — C. turbina; trebinà-s,
fatiguer, s'épuiser au travail; s'affliger;
qil'èy et co trebinàt, j'ai le coeur affligé ; v.
trecliagà.

se

trebirà.

—

V. tresbirà.

tréble,-boùlh, treboùs,-e; adj. —
Trouble, qui n'est pas limpide, clair; sous
l'inlluence du fr., on dit aussi trouble.
Brume tréble (ou treblouse), nuage gris
sale; aygue .tréble, eau trouble, boueuse.
treboulà,-lhà,-lhà,-sà ; v. — Troubler,
rendre boueux, limoneux,-euse ; au lig.,
mettre du trouble,
bouleverser ; étonner
beaucoup.
treboùlh ; sm. — Bouillonnement qui
soulève les fonds et trouble le liquide ; trou
où l'eau est trouble; mare. N. de p. Tre¬
boùlh. V. triboùlh.

treboulhà ;

v.

—

Troubler

en

bouillon¬

nant; par anal., ennuyer, tracasser.
treboulhère ;

sf. — Boue liquide,
bouillonnement d'eau trouble,
treboulis ; sm. — Trouble d'un liquide.
treboùs,-e. — V. tréble. N. de 1. Trébons (H.-P.).
trebousà ; v. — Troubler un liquide,
trebousi (Lom.) ; v. — Tressaillir, fris¬
sonner. Cf. tremoulà, arreguillà.

limon ;

39

�THEBUC

trebùc.
aussi

TREMOULA

—

610

V. trubùc; on 15., on appelle
le morceau de viande confite

—

trebùc

que l'on met dans la
dit tros d'enclauelàt ;

garbure; ailleurs, on
tou Irebùc qu'aduube
ta garbure, le morceau de confit arrange la
soupe, se dit prov., quand une heureuse
chance survient qui « arrange les affaires.» ;
signifie aussi la masse des occupations ordi¬
naires; qu'en èy prou dab lou me ■trebùc,
j'en ai assez avec 111011 tranlran journalier,
avec nies
occupations. N. de p. Trebùc.
trebucà.
V. trabucà, trébucher,
trebucole ; sf. — Trébuchement ; c.
—

Irebucade,

avec

trebulà.

—

une

nuance

plaisante.
qui se

Forme de treboulà

re¬

produit dans les dérivés.
trebulàn,-te ; adj. — Turbulent,-e.
trechagà ; v. — Chagriner, affliger,
rendre malheureux ; trechagà-s, se tour¬
menter, se chagriner ; v. trebinà.
trechaguè, trechénc; sm. — Afflic¬
tion, chagrin, peine profonde.
trechagues ; sf. pl. — Traverses, mal¬
heurs.

trécou, tréco (Lav.)
stupide. Cf. técou.
trectà.

—

;

s.

—

Borné,-e,

Forme de tractà.

treculè, triculè (As. Bar.) ; sm. —
Corruption de drip-cillè.
tréde.
C. tréje, tirer,
tredi.
Forme de tradl (rare),
tredilhe (Bay.). — C. trilhe, treille,
trédje, trédze ; adj. m. — Treize.
tredjéu,-jine ; adj. — Treizième. N.
de p. Tredjeu.
tredòs; sm. — Siège pliant, espèce de
fauteuil (vieux).
tredzàu ; adj. des 2 g. — Treizième; v.
tredjéu. Sous l'influence du fr., on dit
aussi tredzième,-e.
trédze ; adj. et sm. — Treize.
Da-n .trédze à la doudzéne, en donner
treize à la douzaine ; cette loc. trouve son
origine dans le fait que la coutume, jusqu'à
la moitié du siècle dernier, voulait que les
—

—

marchandes d'œufs et de certains fruits
donnassent un œuf, 1111 fruit par dessus le
marché et comme compensation en cas de
déchet. Aujourd'hui, quand un chaland

marchande, ou lui réplique : nou s'en du
pas trédze à la doudzéne; 011 dit aussi d'une
chose rare : nou n'y a pas trédze à la doud¬

tréje; trése (G.); v. — Tirer, retirer,
ôter, dépourvoir ; que m'uri trèyt lou poudé,
on
m'a òté le pouvoir (Lalanne) ; v.
tirà;
extraire, arracher; v. darrigà; défricher; v.
treylejà; détourner; tréje l'aygue d'û baràt,
détourner l'eau d'un fossé ; v. birà.
trejedoù,-jidoù,-re ; adj. — Qui retire,
òte; carrier (vieux).
trejin,-e ; s.
Voiture ; a signifié aussi
trac des chevaux, train de marche
; v. trî.
trejinà ; v. — Voiturer, charroyer, por¬
ter d'un endroit dans un autre
; se donner
du mouvement; trejinà-s, se remuer; v.
boudjà-s.
trejinè,-re ; s. — Voiturier,-ère. N.
da p. Sobriquet des gens de Ger (B.-P.) ; on
les appelle aussi c arrêtés, qui est &amp;yn.
trejinejà. — Fréq. de trejinà.'
trelampà (G.) ; v. — Tressaillir d'impa¬
tience, de joie; frétiller.
trélhe, trilhe ; sf. — Treille. Cf. carété,
emparràda (Sup.), muscadére.
trém(p) ; sm. — Trempe; au fig., sor¬
te, espèce ; soun pas touts d'uquét tréin, ils
ne sont
pas tous, de cette espèce, de cette
trempe ; v. trempe, traque, trasse.
trém ; sm. — Métathèse de tremblamén;
—

trém,

tremàlh.

treflà;

v.

donner

une

—
—

Champ de trèfle,
En style plaisant, gifler,

calotte.

trèfle ; sf. — Trèfle blanc cultivé ; v.
tréu, fèrrou; en style farnil., gifle.
treflÙS (Lom.) ; sm. — Action de fleu¬
rir, floraison (d'Astros).
tregnàco (G.); -aque (As.). — C. telaragne, toile d'araignée.
tregnaquis,-quère ; s. — Les arai
gnées ; leurs toiles.
treje (L.j ; tréjo (Arm.). — V. trouje,
truie.

tremoulè

;

sm.

—

C. tramàlh.

—

tremautà ;

v.

—

Tressauter, tressaillir

;

reguillà, tremoulà.

v.

tremblà.
Contraction de tremoulà,
trembler, qui se reproduit dans les dérivés,
tremblà,-ade ; s. — Tremblaie. N. de 1.
—

tremblàns
tremblante

(Lav.)
(plante).

trembloù ;

sf.

;

pl.

sm.

Brize

—

Tremblement

—

;

v.

tremoulè.

tremboulà.

—

C. tremoulà et dérivés.

treméje,-mouje

sf.

;

—

Trémie;

auge;

barite; tos.

v.

trementà (L.). — Forme de tourmentà.
tremesoùs ; sf. pl. — Tressaillement,
frissons violents ; v.

treméte ;
tremi ; v.

bler;

v.
—

—

reguillét.
Transmettre,

Frémir, frissonner, trem¬
violence.

secouer sans

tremi-se
secouer,

se

(Lav.)

;

v.

donner du

tremide ; sf.
se

sm.

trémou,

Tremble (populus trèmula, arbre),
tremà ; sm. — Tréma, t. d'imprimerie,

zéne.

treflà ;

terre-trém.

v.

—

— Se remuer,
mouvement.

Tressaillement

action de frissonner,
tremiéje. — C. tremouje.
tremit; sm. — Frisson;

;

se

secous¬

;

secousse;

v.

esir'eyte.
tremoù.
trémou

C. ■tremide (rare),
(G. Big.) ; tremoulè. — C.
trém, tremble.
tremouje; sf. — Trémie,
tremoulà, tremblà, tramblà, tramoulà, tremboulà; v. — Trembler, gre¬
lotter, frissonner, frémir, trembloter; avoir
peur, craindre; branler, vaciller. V. tremi,
pampoulejà, reguillà, tridoulà, trebousl.
Tremoulà de rét, de pou, trembler de
—

�TFiEMOULA

(il L

l'ioid, de peur; tremoulà coum ù juric liens
l'aygue, trembler comme un jonc dans
l'eau ; Vestoumàc que m'en tremoale, mon
estomac (mon
cœur) en frémit ; la bouts
qu'ou Iremoule, sa voix chevrote,
tremoulà,-blà,-ade ; s. — Tremblaie.
tremoulade ; sf. — Tremblement, tres¬
saillement, frisson, commotion ; v. trame,

tremouladéte,-dote ; sf.

—

Petit trem¬

blement, tremblotement.
—

atteint tout

son
développement.
tremoulàyre,-e ; adj. — Trembleur,
-euse ;
qui grelotte, frileux.

tremoulé,-re
tremoulè.

;

s.

V.

—

tremoulejà,

—
Tremblement,
trémou,, tremble,

un

canard.

trempade ; sf. — Trempée ; pluie abon¬
dante; volée de coups; v. trempe, choupide.
trempadé ; sm. — Trempoir; endroit

trembloutejà

;

v.

—

tremoulén,-te. — C. tremoulàn,-te.
tremoulère ; sf. — Action de trembler,
de grelotter; tremblement, trépidation.
Que m'a gahàt la tremoulère, je me suis
mis à trembler, à grelotter; j'ai eu peur;
nou-m pouch
deshà d'aquésle tremoulère,
je ne puis nie débarrasser de ce tremblote¬
ment persistant, continu.
tremoulét; sm. — Petit tremble; bolet
(boletus luteus).
tremoulét; sm. — Petit tremblement,
frisson de courte durée, tressaillement.
tremoulét,-e ; adj. et s. — Petit peu¬
reux, timide, craintif,-ive. N. de p.
tremouléte ; sf. — Tremblement causé
par la peur, le froid, la fièvre; tremble¬
ment.

Abé la tremouléte,

trembler de crainte.
tremoulhe,-ouje. — C. treméje, tré¬
mie.

tremoulis ; sm. -— Tremblement ; v.
tremouladis; friselis; v. briu.
tremountà, tresmountà ; v.
Pas¬
ser au-delà de la
montagne.
—

tremountàn.

V.

—

trasmountâ.

tremousìt,-ìdo (Lav.)

;

s.

—

Saisisse¬

ment.

tremoùso

(B.-L.)

;

sf.

—

Lieu planté de

tremoulà (2).

tremoussà
troubler.

(Lav.)

tremoussà-s ;

;

v.

—

Emouvoir,

sueur.

trempàdje ; sm. — Trempage,
trempagne. — C. trempade, trempée ;
tremperie ; pluie douce, bienfaisante,
trempamén ; sm. — Immersion.
trempassàt,-ade ; s. — Forte, abon¬
dante trempée.
trempàyre,-e ; s. — Qui trempe, trem-

Se

trémousser

trempàyre,-e ; adj. — Qui mouille,
trempàyre, pluie pénétrante.
trémpe,-e ; adj. — Trempé,-e, très
mouille; on dit aussi trempât,-ade.
trémpe ; sf. — Trempe, trempée ; action
de mouiller ; volée de coups.
Qu'en a recebùt ue trémpe, il a reçu une
raclée; de. quelqu'un qui n'a pas réussi
une affaire on dit : n'a pas escadùt la trém¬
pe; d'un homme solide, on dit: qu'ey de
boune
trémpe; nou soy pas d'aquére
trémpe, je ne suis pas de cet acabit, de
cette espèce.
trempé,-re; s. — Immersion; se dit
du temps pluvieux.
Aquéste trempé qu'abure, ce temps plu¬
vieux ennuie, fatigue.
trémpes ; sf. pl. — Quatre-temps ; v.
trempe ; plouje

tempoures.

trempéte,-pote,-poùgno ; sf. — Pelile
trempée, trempette.
tremudà, tresmudà ; v. — Transmu¬
ter; en Lom., transfigurer.
tremùdo (B.-L.) ; sf. — Surprise, geste
de surprise ; v. estrèyte.
tren (Areachon) ; sm. — Rivage, bord,
trenà ; v. — Natter, tresser ; v. triscà.
trenade ; sf. — Tressage ; chose tressée,
trenàdje ; sm. -— Tressage, nattage.
trenàyre,-e ; s. — Tresseur,-euse.
tréne; sm. — Copeau, moiccau tranché ;
loc. adv. : à Iros e à trénes, en pièces et
morceaux.

v.

—

(vient du fr.).
tremoussamén

trempadé,-re ; adj. — Oui est à trem¬
l'on peut tremper.
trempadére ; sf. — Trempage ; pluie
copieuse ; travail fatigant qui mouille de

peur,-euse.

Trembloter.

(Lav.); sm. — Trouble
la crainte, l'émotion.
tremoùyo (B.-L.). — C. tremoulhe.
trempà ; v. — Tremper, plonger dans
l'eau, baigner; donner la trempe à; demeu¬
rer plongé, immergé, s'humecter; au fig.,
former le caractère, le corps ; participer ;
trempà-s, se mouiller, recevoir une averse.
V. choupi, gouhà, sauça.

causé par

Trempà la soupe, tremper la soupe ; mêle
trempa, immerger; qu'a trempât en û lè
cop, il a trempé dans une mauvaise affaire ;
trempà-s cou.ni û guit, se mouiller comme
à

per, que

tremouladis ; sm.
Action de trem¬
bler, de branler; lou poun qu'a hère de
tremouladis, le pont branle beaucoup.
tremoulamén ; sm. — Tremblement,
commotion; v. trém.
tremoulàn,-te ; adj. — Tremblant,-e.
tremoulàt; sm. — Tremble qui n'a pas

v.

TRENCADE

oii l'on met à tremper.

soàs, tremoà.

trembles;

—

trencà;

v.

—

Trancher,

couper,

tailler;

traverser, passer à traders; rompre, casser;

coupà, poudà, traucà; lïouer.
légne, couper du bois; trencà lou
col, trancher le cou ; trencà d'ue part ta
l'auite, traverser, aller d'un point à 1111
v.

Trencà

autre.

trencade ; sf. — Tranchée ; . abalis de
bois; cloison, en Os.; v. tamp.às
trencade,-dure ; sf. — Coupure,-scissu¬
re, action de trancher.

�TRENCADJE

TREPÉT

—•

trencàdje, trencamén

612
;

sm.

—

le

trencàn,-te ; adj. — Tranchant,-e.
trencapàu ; sm. — Coin à fendre le
bois; il est, pour certains travaux, attaché
à un manche (pau); v. cougn.
trencasoùs ; sf. pl. — Tranchées, dou¬
leurs d'entrailles vives; douleurs de l'en¬
fantement ; v. espremesoùs.
trencàyre,-re ; adj. — Qui tranche,
coupe, casse.

trenchà-se

(G.)

; v.

—

S'étonner, s'éba¬

hir.

trencòt; sm.
Petit copeau, petit
; petit tranchoir.
trénde,-e.
V. tendre, tendre, et déri¬
—

morceau

—

vés.
; s.

-—

tendre.

Qui est très

tréne ; sf. — Tresse, natte ; glane de
maïs, d'oignons, d'aulx; usité aussi pour
désigner le toron, les brins assemblés que
l'on tressera. V. trésque.
Ue bère tréne de péus, une

sf.

;

—

belle tresse de
Petite,

mince

tresse.

trénglo (Lav.) ; tringle; sf.—Rangée,
trenguilhà ; v. — Frissonner, tremblo¬
trebousl, tremautà, iremoulà. Se dit
tringuilhà.
tenguiroû. — C. tringueroû.
tréni.
Aphérèse de retreni, qui se
reproduit dans les dérivés.
Ha treni loti cor, faire retentir le cor.
treniquè,-re ; s. et. adj. — Bourdonne¬
ment, bruit; v. brounit; qui bruit.
trenitàt, trinitàt ; sf. — Trinité ; on
v.

aussi pour

—

dit aussi ternitàt.
trenlà.
V. Iran là
—

tréno

(Big. G.)

;

sf.

(2).
Traînoir agricole.

—

V. carras, cléde.

trénque, trinche; sf.
Pioche, houe
longue et courbée ; pieu en fer ; v.
pince, perpàu.
trénque-bée,-bie ; sm. — Fossé creusé
le long d'une haie pour arrêter le dévelop¬
pement des racines.
trenque-dit (L.) ; sm. — Chenille pro¬
cessionnelle appelée aussi canilhe. V. coupe—

à lame

dit.

trenquejà

— Piocher,
travailler à
trinchà, hòde.
trénque-mountagne ; sm. — Tranchemontagne.
trénques ; sf. pl. — Extrémités tran¬
chées de branches, de pièces de bois; v.
tronques.
trenquét, trinquét; sm. — Jeu de
paume couvert et clos.
tréns ; sm.
Parcelle, morceau; cf.
avec tréne; en Lav., bout de rliandelle de

la

trenque;

; v.

v.

—

cire.

Qu'an benùt û
parcelle, un
trensìt,-ìdo
compassé.-c, en
une

—

Farine qui reste

avec

; v.

trentè,-re,-tî,-ine ; s. et adj. — Trenqui est de trente ; milh trente, mil
trentain, qui évolue en 00 jours.
trentée,-téne ;-tio (ll.-Big.); sf. —
Trentaine; trentain, nombre de trente mes¬
lain ;

ses

de

mémoire ;

mois,

service funèbre dit de
més.
— Trentenaire (Lit.);

cap de
trentenàri ; adj.

usité aussi, subs., au sens de trentain.
trentenàt,-ade ; s. — Environ trente ;
v. trentanè.

trepà

; v, — Trépigner, faire de petits
marcher vite et à petits pas. ou simple¬
marcher vite, danser en remuant les
pieds vite, trottiner.
Lou nèn que couménce à trepà, l'enfant
commence à marcher, à faire de
petits pas;
bestià joén que eau que trépe, bétail jeune
doit
courir, gambader, folâtrer (die.) ;
quoan nou y ey lou gai, lous arràts. que
trépen, quand le chat n'y est pas, les souris
trottinent (die.) ; haut 1 e trepà ! llop ! et
courir, se dépêcher !
trepade; sf. — Action de trepà; petite
pas,

cheveux.

trenéte,-note

sm.

rése, souharie.
trentanè,-re ; adj. et s. — Trenlenier,
-ère, qui est composé de trente ; troupit
trentanè, troupeau de 3o bêtes.
trentanè, trentenàt, trentée ; s. —
Trentaine, environ trente.
trentàu ; adj. des 2 g.—Trentième; on
francise, aujourd'hui, cl 011 dit trentième.
trénte ; adj. et s. — Trente,
son

bout de

trendilh,-o (Lom.)

ter;

trensoû ;

lïan-

chement.

tréns de terre, on
bout de terrain.

(Arm.) ; adj.
parlant d'une

—

a

vendu

Affecté,

personne.

ment

traite.

trepadé,-re;

Palier; trépiedpalombes; v.
clouquè; en style plaisanl, lieu où l'on
danse, où l'on trépigne.
trepadére ; sm. — Manie de trépigner ;
rage de la danse.
trepadéte,-dote ; sf. — Petite trepade.
trepadoù,-re ; s. et adj. — Qui trépi¬
gne, fait de petits pas ; coureur, marcheur
en
style famil. ; en Lav., aussi, gesliculateur,-trice ; usité aussi, mais rarement, au
sens de trepadé;
palier,
trepanà ; v. — Trépaner,
trepanacioû; sf. — Trépanation,
trepàs ; sm. — Trépas, trépassement.
trepassà, trespassà; v. — Trépasser;
on dit aussi passà.
trépassât, trespassàt,-ade ; adj. et
s.
Trépassé,-e; trépassement.
trepè,-piè ; sm. — Trépied, ustensile de
cuisine; v. crabe, ■trubès, pè-trubès; cassepieds, piège.
trepejà. — Fréq. de trepà, trépigner,
trepejade ; sf. — Action de trepejà.
trepejàyre,-e ; adj. — Qui trépigne,
fait de tout petits pas, presque sur place.
trepét,-e; adj. et s. — Trotte-menu:
surnom
d'un petit enfant remuant,; câ
trepét, chien basset, à jambes courtes.
trepét,-pè ; sm. — Casse-pied, piège.
Cf. escripè, matole.
s.

—

observatoire des chasseurs de

—

�G13

TREPETÈ
tresarrîu ; adj.

trepetè,-re

; s. — T. de jeu, joueur,
qui a trois points ; gahà s'oa trepetè,
prendre l'avantage sur le joueur qui a trois
points.
trepetejà. — Fréq. de trepejà.
trepét-trepét (anà) ; loc. adv. — Mar¬
cher en faisant de petits pas, trottiner.
trepéy, trepetéy ; sin. — Trépigne¬
ment; bruit que l'on fait en faisant de
petits pas et rapidement.
trepi. — V. trapl, traupl et dérivés,
trepidacioû ; sm. — Trépidation,
trepiéyt (G.) ; sm. — Trépied ; v. Irepè.
trepilhà ; v. — Piétiner, marcher sur ;
v.
traupl; trépigner; trepilhà-s, se marcher
sur les pieds.
Lou blat qu'ey fout trepilhàt, le blé est
foulé aux pieds, couché ; n'as pas besoàgn
de trepilhà, tu n'as pas à trépigner (de
colère, d'impatience) ; que m'an trepilhàt,
on m'a marché sur le pied.
trepilhade ; sf. — Action de trepilhà;
emplacement foulé aux pieds ; marque de
pieds sur une place, sur l'herbe, la paille;
trépignement.
trepilhàdje,-amén ; sm. — Trépigne¬
ment; choses abîmées par suite d'un pas¬
sage dessus.
trepilhàyre,-e ; adj. — Trépigneur,
-euse ;
qui foule aux pieds ; en style plai¬
sant, trotte-menu; impatient qui trépigne.
trepità-s ; v. — S'agiter, se donner du
mouvement, bouger, faire des démai'ches.
trequeyà (Lav.) ; v. — Battre avec un
bâtonnet, pour n'y laisser aucun grain, les
épis déjà passés sur le camassadé. V. tr ti¬
-eüse

quejà.

très.
vera

—

Préfixe;

ci-dessous

la

v.

liste

ira, iras. On trou¬
des

verbes

où

le

préfixe très est employé de préférence à
tras.

très ; adj. et sm.

Trois ; troisième.
Loc. div.
Très per très, trois par trois;
lous tres quarts dou tèms, les trois-quarts
du temps; touts très, lous trois, tous les
trois; de las très parts ue, de trois parts
une; û, dus, .très ! loc. excl. pour donner
le signal d'un départ; dans certains jeux,
les enfants disent : û, dus, très, pèt ! Un,
deux, trois, hop ! partez ! Plaça à très dou
cènt, placer de l'argent, à trois pour cent;
quoan n'y a ta dus, qu'en y a ta très,
quand il y en a pour deux, il y en a pour
trois; aus très cops, lute, aux trois coups,
bataille; très soun prous, loc. à double sens,
calembour sur le mot prous, qui peut signi¬
fier trois c'est assez, suffisant, et aussi trois,
c'est parfait; ha per très, faire, diviser par
trois, en trois parts.
très; adv. — Très, était usité, autrefois,
devant un adj. pour marquer le superlatif;
très puchàn segnoù, très puissant seigneur ;
n'était guère employé que dans les articles
—

—

de

protocole. V. hère.

tresanà; v. — Languir, dépérir; tresanà-s, se laisser aller, sécher sur place.

TRESMOULE

—

seau.

— Qui est delà le ruis¬
Tresarrieu.
adj. des 2 g. — Troisième,

N. de p.

tresàu ;

tresbàte ;

tresbàite-s,

—
Débattre, discuter ;
débattre, se démener; v.

v.

se

trebatèn.

trés-bints ; adj. et s.
soixante. Cf. chichante.

—

Trois fois vingt,

tresbourdà ; v. — Transborder, porter
d'une borde dans une autre ou bien d'un

compartiment de la
tresbirà ;
v.

v.

dans un autre.
Chavirer, bouleverser

grange

—

parbirà; trévirer.
tresblà (Salies) ; v.

tre

en

;

Bouleverser ; met¬

—

mouvement.

tresblàt ;
tout

en

sm. — Bouleversement ; hicà
tresblàt, mettre sens dessus dessous,

tresbouri ; v. — Trop bouillir,
trescà.
C. trascà, triscà et trenà.
trescabilhà ; v. — Placer une trescabilhe.
trescabilhe ; sf. — Pièce de charrette,
—

reculement.

trescàdo
la

(G.)

sf.

;

—

Filet analogue à

mousquère.
trescamà ;

v.

Donner

—

un

croc-en-

jambe ; croiser les jambes en marchant ; v.
pè-trisque, triseadère.
trescamade ; sf. — Croc-en-jambe. Cf.
entercamade..

trescantoà ;
marquer

v.

—

Faire

en

triangle,

trois coins (cantoûs).

trescàt.

Y. triscàt.

—

trescayràn, triscayràm; sm. — Mille-pertuis (hypericum perforatum, plante1) ;
on

en

fait,

certains 1., des croix que

en

l'on bénit à la St .Tean d'été.

trés-chéys ; adj. et s. — Trois fois six,
dix-huit; està s'ous trés-cheys, être sur ses
18

ans.

tres-claus ;

sm.

du lièvre dont le

—

pied

Trois-clous,

marque

surnom

trois trous

sol.
trescoulà ; v. — Filtrer ; suinter,
tresdòs (Bas-Os.) ; sm. — Qui est

au

exposé

nord ;
nord ; v.

û cam au tresdòs, un champ au
paguèro.
treségo (Arm.). — C. tressègo.
treslatà ; v.
Faire un lattis, lalter
une charpente avant de poser le toit.

au

—

treslàt

(B.-L.) ; sm. — Copie d'un docu¬
renseignement, indication,
treslatàdje; sm. — Lattis,
treslàut, treslùt (à) ; loc. adv. — En
biais, superficiellement, en Lav.
treslày. — V. traslày.

ment ;

treslusi ;

v.

—

Luire à travers

;

appa¬

raître.

treslute ; sf.
treslùts ; sf.
tresmautà.
tresminà

—
—
—

Lutte acharnée,
Pénombre. Cf. turlùts.
tremautà.

C.

(B.-L.)

;

v.

—

Suer légère¬

ment.

tresmoùle ;

trop finement.

v.

—

Trop moudre, moudre

�TBESMOULUDE

TRÈYT

—

614

tresmoulude, estremoulude ; sf.
trop finement; par anal.,
frottée, raclée.
tresmudà ; v. — Transporter, déplacer
;
v.
tribalejà; transformer.

tressudà ;

—

Aclion de moudre

Biélhes

personnes

biélhs

e

mobles

nou

bòlen pas està tresmudàts, vieilles person¬
nes

et

vieux

meubles

veulent pas

ne

être

déplacés (die.).
tresmudade ; sf.—
de

déplacer

Déplacement, action
chose ; changement de

une

domicile.

est

en

Tressuer.

—

adj.

;

—

Qui tressue, qui

sueur.

tressude ; sf.— Sueur abondante ; sueur
qui précède la mort, qui accompagne l'an¬
goisse ; on l'appelle aussi sudou renlrude,
sueur rentrée, dans le cas de
congestion,
tressudoù ; sf.
Transpiration, suée.
Qu'ère en tressudoù quoan gahà rét, il
était en sueur lorsqu'il prit froid.
trestirà ; v.
Tii'er quelque chose mais
mal, par ex., une pièce d'étoffe que l'on
—

—

tresmudàdje

Déplacement,
déménagement ; remue-ménage.
tresmudàyre,-e ; adj. — Qui a la ma¬
nie de déplacer, de changer les choses de
place ; v. tribale.
tresnoéyt; sf.— Pleine nuit,
tresnoeytà ; v. — Passer la nuit sans
dormir; découcher; courir la nuil.
tresnoeytade, tresnoeyte ; sf. —
Nuit passée dehors, action de découcher.
tresòr; sin.
Trésor; t. de caresse,
;

sm.

—

—

d'amitié. V. tesàu.

tresoriè,-re

;

s.

tresourerie ; sf.

—

—

Trésorier,-ère.
Trésorerie,

trespàs. — C. trepàs.
trespassà ; v. — Trépasser; dépasser,
aller au delà, outrepasser.
trespassamén ; sm. — Dépassement,
action d'outrepasser; trépassemenl.
trespès ; sm. — Trépied; v. trepè.
trespirà ; v. — Transpirer,
trespourtà ; v. — Transporter, porler
un peu plus
loin ; v. traspourtà.
trespùn. — C. arrèpùn.
trespuntà. — C. arrèpuntà.
trespuilte ; sf. — Trépointe.
très-quarts; sm. — Trois-quarts.
trésque ; sf. — Tresse, chose tressée,
maillée. Cf. tréne.

tresquilhà ; v. — Abattre trois quilles
plus voisines.
tresquilhoû ; sm. — Variété du jeu de
rampèu où il n'y a que 3 quilles ; on le
joue surtout dans les Landes; jeu où,
faute de quilles, on dresse trois pierres lon¬
gues sur une même ligne et que l'on doit
renverser avec un palet. V. barlanque.
tresquilhoû ; sm. — Joueur de tres¬
quilhoû; on dit aussi .tresquilhàyre.
tresquilhét ; sm. — Coup du jeu de
quilles ; v. tresquilhà.
les

tressà, trésse. — C. trenà, tréne.
trésse ; sf. — Câble qui sert à assujettir
la perche qui maintient le fourrage, la
paille sur un char; v. tourmatè; elle est
moins grosse que le tourtoû; v. torcle.
tressecà ; v. — Dessécher; iressecà-s,
se dessécher; v. an.
trességo (G.); sf. — Courroie de cuir;
v. souque; lien tordu, liart ; v. endorte.

tresseg'us,-guét ;

sm.

—

marchand de courroies. N. de p.

Trezeguét.
tressèy

v.

tressudàn,-te

Fabricant,
Treseguè,

tire de biais et

tresumblà ;
ment ;

(Arcachon) ; sm. — Mousse
tressèy, les mousses,

v.

tresurnblà-s,

s'humilier.
trèt (Big.) ;

dans la direction des

sm.

—

se

—

Supplier humble¬
faire très humble,
Trait, toute

arme

qui est lancée: javelot, Ilèche. Cf. trèyt;
trait de harnais.

Hè de
adresse.

trèt

d'ajlno, s'évertuer

e

avec

trèt,-e (Big. G.); trèyte,-e; adj. et s.
Traître,-sse.
tréu ; sm. — T. général pour désigner
les trèlles qui poussent spontanément à la
différence des trèfles cultivés ; v. trèfle,
baç/néu, banét, fèrrou.
On croyait autrefois que des feuilles de
trèfle jetées dans le bénilier empêchaient
les sorciers de sortir de l'église; c'est aussi
dans les trèfles sauvages qu'on cherche les
pieds à quatre feuilles qui servent de lalisman ( ?)
treulà ; sm.
Trèflerie. Cf. treflà.
treulàt,-ade ; adj. — Tréflé,-e.
tréube, trèube, tréugue, triube,
trube.
C. trèbe, trêve.
tréule (Big. G.). — Même sens que
tréu, trèfle,
treulè G.); sm. — Luzerne tachetée,
tréulét ; sm.
Trèfle nain, trèfle ram¬
pant; t. général.
tréy. — C. trejinè, voilurier; à Salies
signifie train, tracas, embarras, ennui; à
case que y a prou de tréy, chez moi, il y a
assez
d'ennuis, de tracas (Al-Cartero). A
signifié auSsi charroi, train ; v. curréy.
tréy; sm. — Carrefour, point de jonclion ou de départ de trois voies. N. de p.
Trey, Dutrey.
treyàu (Lav.) ; sm. — Cimetière (vieux) :
v.
segràt, cemitèri, arbousterie.
trèye (G.-M.") ; sf. — Truie; v. trouje.
treyén, terdén ; sm. — Trident, fort

—

—

—

—

râteau à Irois dénis.

trèynà (L.). — C. traynà.
trèynè (Salies); traynè ; sm. — liécipienl, espèce de seau usité dans le travail
du sel.

trèyt;

sm.

—

Trait,

arme

qui étail lan¬

cée, dard, javelot, flèche; était usité

com¬

comparative de longueur; &lt;î
trèyt de, baléste, un Irait, une portée d'ar¬

me

d'un bateau ; ion

non

(ils.

mesure

balète. V,

trèyte (i),

�TRÈYT

615

trèyt, trèt ; sm. — Trait, corde 011 lon¬
de cuir pour l'attelage ; ligne tracée
d'un coup ; ligne du visage ; caractère disge

tin ctif.

chandise d'un

trèyte,-e;

lieu à
s.

—

un

autre.

Traître,-tresse

;

on

dit

aussi frète.

treytè,-tî,-tin

Terrain nouvel¬
lement défriché; écobuage. On dit, prov.,
en Arm. : Tèrre de treytin, riche
lou pay,
pràube lou hign, terre défrichée, fait riche
le père et appauvrit le fils.
treytejà,-tià ; v. — Défricher; faire un
labour sur une terre en repos, un chaume,
; sm.

—

écobuer.

treytejade ; sf. — Action de défricher ;
qu'on a défriché en une seule fois.
treytìs,-tìu ; sm. — Défrichement;
terre défrichée ; v. treytè.
treyturà ; v. — Triturer; c. treytejà.
treyture ; sf. — Terre qui est à défri¬
cher ou qu'on vient de défricher ; défriche¬
ment.
A signifié,
autrefois, aussi, port
ce

d'armes.

treyturè,-e;

s.

trompeur, infidèle,

—
Perfide, sournois,
capable de trahir; traî¬

trise.

trî, trin ; sm. — Train, allure, genre
équipage, suite, attirail de ferme,
de ménage; tracas, tapage, querelle; train
de chemin de fer. V. trac, hàrri. carréy.
Qu'a boû trî, la bête a bonne allure ; trî
de carréy. train de charroi : lou trî de case.
le train de la maison ; anà, petit tri, aller
son petit Irain; q'uin trî ! Quel train, quel
tapage ! Préne lou trî, prendre le train.
Este, en M, être en train, en
Loc. div.
bonne humeur ; qu'ey drin en trî, il est un
peu gris, éméché ; ha u tri don diable,
mener un train de tous les diables, tapager ;
mener un train au-dessus de ses moyens ;
à fouris de trî. à fond de train ; hicà en trî,
mettre en train, commencer un travail; la
soupe qn'ey en trî,, la soupe cuit ; que y a
tri, il v a du travail, de la besogne; mià à
gran trî,, mener rondement ; harceler, pres¬
ser; segui lou trî, suivre le courant des
choses, la mode; està mon en trî, être mal
en train, indisposé; ha lou trin e lou t.ran,
faire le diable à quatre, beaucoup de choses
menées de front ; discuter à grand fracas,
tri; sm. — Tri, triage,
tri.
Tri, préfixe qui veut dire trois,
trià; v. — Trier, choisir; v. eléje; trià
à Voélh, trier attentivement ou bien à la
légère, à « vue de nez ».
triàble,-e, triadé,-re; adj. — 'Friable.
triàdje; sm. — Triage,
triadoù; sm. — Trieur; v. triàyre.
trialhe ; sf. — Rebut de ce qu'on a trié.
de vie;

—

—

TRICHANA

triàngle ; sm. — Triangle, t. technique,
triangulàri ; adj. des 2 g. — Triangu¬
laire.

•

triaque

treytà (Or. L.). — Forme de tracta.
trèyte ; sf. — Traite, trajet fait sans
s'arrêter; on dit aussi trèyt; usité autrefoisan sens
de perception, recouvrement d'ar¬
gent et. aussi pour usage d'arme, port
d'arme. V. halade, irigue (2).
trèyte; sf. — Traite, transport de mar¬

—

on

en

fit,

;

Thériaque, médicament;
un grand
la donnait comme une pana¬

sf.

—

à certaine époque,

usage, car on
cée universelle,

triàyre,-e
tribale ;
bas ;

grabuge

Trieur,-euse ; v. triùr.
Remue-ménage, branletribulòci.
et adj. — Tracassant,-e ;

; s.

sf.

—

—

; v.

tribalè,-re ; s.
qui se donne du mouvement; remuant;

tresmudàyre.
tribalejà ;
choses;

v.

tribàlh.

v.

Remuer ; bouger les
donner du tracas,

—

trimbala;
—

V.

v.

se

trabàlh et dérivés.

tribalòci,-lòs (G.). — C. tribulòci.
triblà, tribblà. — Forme de tripla.
tribòr

;

sm.

—

Tribord,

triboùlh, treboùlh,-e; s. — Trouble,
remue-ménage, tapage; au fig., tapageur,
perturbateur. N. de p. Trebouilh.
triboulhà, tribulà; v. — Causer du
trouble, de l'agitation ; tourmenter, tribouiller.

tribulacioû; sf. — Tribulation.
tribulàn,-te ; adj. — Tourmentant, tur¬
bulent,-e, tracassier, qui bouleverse tout,
tribulòci ou tribulòssi ; tribulòrço
(B.-L.) ; s. — Tribulation, tracas, noise,
désagrément ; trouble ; v. tribale.
Cercà

tribulòcis, chercher noise ; abé triavoir des tracas, être inquiet ;
aquéste nouce, n'ey pas û petit tribulòci,
cette noce (à préparer), ce n'est pas une
bulòcis,

mince affaire.

tribunàl,-llàu
de, tribune; par

— Tribunal; estra¬
anal., échafaudage, en
style famil., pêle-mêle de choses et de per¬

; sm.

sonnes.

Quin tribunàl qu'ey aqués-tc maysou !
Quelle maison en désordre, quel pêle-mêle !
tribut; sm.
Tribut, redevance,
tributàri ; adj. des 2 g. — Tributaire,
tricà (As.). — Forme de trigà.
tricà ; v.
T. de tonnelier, action de
les douves ; serrer avec une mani¬
serrer
—

—

velle, un tour.
tricadére ;

sf.
Système composé
tourniquet pour serrer les cordages,
les câbles ; les bâtons placés en croix dans
le tour sont las tricadéres; v. tour; dans
le filet de chasse, la tricadére est le système
qui'permet de fermer l'engin,
tricasse ; sf.
Grosse trique,
trichà (Lom.i. — G. est.russà, garer,
mettre de côté, ôter ; usité, ailleurs, au sens
—

d'un

—

de truchà.

trichà ;

v.

—

Tricher, tromper

au

jeu

;

trichà-s. tricher entre joueurs.

trichade, tricherie; sf. — Action de
tricher, tricherie,
trichadé; sm.
Tripot de jeu.
Tricherie,
trichadére; sf.
trichàdje ; sm. — Coup de tricheur,
—

—

tricherie.
trichanà ;

v.

—

Tricher

sans

fin.

�TRICHAYRE

TRTLIIE

—

trichàyre,-e;
-euse

;

on

triche ;

jouer
façon

en
avec

et

s.

adj.

61G
—

Tricheur,

dit aussi trichùr,-use.
sf. — Triche ; jougà à la triche,
trichant ; jouer d'une certaine
des cartes en triche,

tricherie ; sf.

Tricherie,

—

trichine, troujine; sf. — Trichine.
trichòt,-e ; adj. — Tricheur au jeu, chi¬
caneur,-euse ; joueur effrené. N. de p.
tricorne ; sm.

—

Tricorne,

—

—

par

C. tricot, bâton,
—

menu.

sf.

—

Action de tricoter

;

style plaisant, action de trotter vite, de
remuer les jambes.
tricoutadé,-re ; adj. — Qui est facile à
en

en parlant du fil.
tricoutadére ; sf. — Tricotage continu

tricoter,

manie de

:

toujours tricoter.
tricoutàdje ; sm. — Tricotage.
tricoutàyre,-e ; s. — Tricoteur,-euse ;
trotte-menu ; bon marcheur, leste,
tricoutejà. — Fréq. de tricoutà.
tricoutét,-e ; s. — Trotte-menu.
tricoutét,-tòt ; sm. — Léger tricot,
petit tricot.
tricou-tràcou ; adv. — Couci-couça ; à
un
petit train, mais pas trop bien; d'un
véhicule qui roule cahin-caha, avec des
grincements, du bruit, on dit : qu'en ha
tricou-tràcou; par ext., se dit d'une per¬
sonne patraque.
tric-trac, trique-traque; s. — Ononiat. d'un bruit claquant; trictrac, jeu.
liasoûs de tric-tràc, raisons de bricole,
sans valeur; 011 termine souvent un récit,
un conte par ces mots:
trie, trac, lou coùntç
acabàt, trie, trac, le conte est fini.
triculè (As.), pour trip-culè. — V.
trip.
tridalhe,-dère ; sf.
Les h-ides, les
grives en quantité.
tridàt, tridou; sm.
Mâle de la
grive; petit de ln grive. Sobriquet des gens
de Mascaras (B.-P.).
tride,-te ; sf.
Grive, t. général; dési¬
gne plus spécialement la draine Çturdus
draina); v. griuo, tour; tride espagnole ou
d'Espagne, lilorne (turdus pilaris). V. qui—

—

—

chou.

tridère.

tridou.

—

—

V. tridalhe.
V. tridàt.

v.
v.

Grelotter, fris¬

—

tremoulà,

tran-

doulà.

trie ; sf.

—
Choix, triage, sélection ; ce
de plus beau dans un marché, un
groupement ; v. choès, floc. N. de 1. Trie
(II.-P.). N. de p. Latrie.
Ha la trie, faire le tri, choisir; açò,
qu'ey

qu'il

y a

la trie, ceci est l'élite.

Espace de trois années ;
période, époque fixée
d'avance entre parties contractantes ; au
fig., suite, succession de choses; rabâchage.
Qiïahém acabàt la nouste triène, nous
avons fini notre
temps; terminé notre sé¬
jour ; e bas coumençà la mediche triène ?
Vas-tu commencer tes rabâchages, tes jéré¬
usité

au

sens

—

de

miades, les mêmes histoires ?

trifoulhà; v.— Trifouiller (vient du fr.l.
trifoulhade ; sf. — Action de trifouil¬
ler; raclée, dispute

trifoulhàyre.e

avec
;

s.

prise de corps.
—
Trifouilleur,

-euse.

v.
Tricoter ; v. broucà ;
anal., gambiller, trotter vite, marcher

tricoutade ;

violemment ;

triène ; sf.

tricot,-coû ; sm. — Tricot, bâton gros
et court ; v. tòtchou, màtou, bilhòt, bartè.c.
Anà-n tricot, tricot, se dit d'une personne
boulote qui trotte-menu ; aller à petits pas ;
v.
traquét-traquét.
tricot ; sm.
Tricot, tissu tricoté ; en
général, tout vêtement tricoté.
A la fî. de May, tire-i lou tricot si-t hè
gay, à la fin de mai, lu peux ôter ton gilet
de tricot (prov.).
tricot (à, en); loc. adv. — A foison,
en
grande quantité ; v. à hioles.
tricoû.
tricoutà ;

tridoulà (Loin.) ;
sonner

trigà (L.). — C. trià, trier,
trigà; v. -— Tarder, différer, lambiner,
s'arrêter à des riens; trigà-s, se retarder et.
aussi, se hâter, se dépêcher. V. destrigà ;
usité aussi au sens de intriguer.
Que-m trigue dou troubà, il me tarde de
le trouver; que trigue hère, il tarde beau¬
coup; nou-m poucli mey trigà, je ne puis
me retarder
davantage.
trigade, trigue; sf. — Retard, action
de tarder, de différer,

trigalàn (L,). — C. triscayràm.
trigatejà. — Fréq. de trigà, atermoyer.
trigOS (G.); sf. pl. — Occupations,
tracas; on dit aussi trigóssos ; v. trigue.
trigoussà (G.); v. '— Tirailler," hous¬
piller ; tracasser; trimer; v. trima; trigoussà-se, se donner du mouvement, du tracas,
se « décarcasser», se
trémousser; v. estirecoussejà.
trigoussàdo ; sf. — Bagarre ; rossée,
trigoussejà ; v. — Courir, faire des
courses, se démener; v. trigue (2).
trigue; sf. — Tracas, ennui; c. trigade;
dans les L., c. trie.; en certains 1., tapage,

grabuge.
trigue; sf. — Traite, course (vieux) ; v.
trcyte, halade.
tril, trilh,-e (Or.); s. — Brin, fibre,
mèche; û trilh de peu, une mèche de che¬
dans cette expr. : nou n'abém pas û
trilh, nous n'en avons pas un brin, du
tout ; lou tril e lou itrén, le petit et le gros,
veux;

le brin et le toron. N. de p. Trille.
trilhà,-lhoà (Bas-Os.) ; v. — Passer
rouleau sur un champ ; v. trilhoû,,

trilhade

le

(Bay. L.) ; sf. — Tonnelle, ber¬
vigne,
trilhàn,-te ; adj. — Agile, nerveux,
actif, vigoureux et leste; v. brinchùt, tilh.
trilhe ; sf. — Femme de trlïhou, sonneuse. N. de p. Latrille.
trilhe (Bay. L.) ; sf. — Treille; v,
muscatère. N. de I. et de p. Latrilhe.
ceau

de

�617

TRILHOADE

trilhoade; sf.
trilhoàdo (Lav.)

—

;

Carillon,
sf. — Troupeau de

bétail.

trìlhou, trilhoû, trilhe (Bas. Os.) ; s.
Rouleau agricole ; y. matùlh, roullèu.
trilhoû; sm. — Trillon, t. d'arith.
trìlhou, trillou; sm. — Sonneur, carillonneur (vieux) ; v. repiquét; petite treille.
N. de p. Trille, Latrille, Latreille.
trillou, trille; s. — Chouette-effraie
appelée aussi paloume chourde; sobriquet
de jeune noctambule.
trim ; sm. — Dans cette expr. : lou drim
e
lou tram ; que cau ha lou trim e lou
tram e mey encoère, il faut faire un tas de
choses, mille travaux et plus encore.
trimà ; v. — Trimer, peiner, travailler
rudement et vite; v. trigoussà, chirgà.
trimàdje ; sm. — Action de trimer,
trimàr ; sm. — Trimard, route (pop.).
trimàr,-de ; s. — Trimard,-e, chemineau errant, ouvrier sans travail qui voyage,
trimardà ; v. — Trimarder.

trimardàdje ;

sm.

—

Action de trimar¬

der.

Trinquer, choquer le

—

résonner

clairement;

v.

trincade ; sf.

porter

— Action de trinquer, de
santé. Dim. trincadéte,-dote ; c.

une

brlnde.
E iièrn

-euse.

trimbalà;

Trimbaler, porter d'un
transporter ; brimbaler ;
trimbalà-s, se trimbaler, aller d'un lieu à
un autre ; le t. a un sens de rudesse.
trimbalade ; sf. — Trimbalée ; tournée
bruyante dans les cabarets (famil.) ; v.
un

v.

—

autre ;

tarabastade.

trimbalàdje,-lamén ;

sm.

—

Trimba-

lage.
trimbalamén ; sm. — Train, travail de
trimbalage, remue-ménage bruyant ; bruit,
fracas de choses qu'on trimbale; v. trimbalabaste.

trimbalàyre,-e ; s.— Trimbalemyeuse ;
personne remuante, qui a la manie de
changer les choses de place.
trimbalejà. — Fréq. de trimbalà.
trimbalejade. — C. trimbalamén,.
trimbalejàyre,-e. — Fréq. de trimbalàyre,-e.
trimbelabaste, trimbe-la-baste ; sm.
Bruit retentissant, assourdissant et qui se
prolonge, qui dure, tel le train d'un char¬
roi
marchant, la rumeur d'une foule
criante; v. trimbalamén ; au
tapageur.
Que y abè û trimbelabaste à nou pas
enténe lou tounèr, il y avait (en ce lieu)
—

tel tapage qu'on n'eût pas entendu le
tonnerre; aquét Jan, qu'ey û trimbelabas¬
te. ce Jean est un tapageur, un compagnon

un

désagréable, un trouble-fête.
trimèste,-tre ; sm. — Trimestre.
trimoulhàt,-e ; s. — Fils, fille de Irimoulhe ; adj., qui est de la trimoulhe.
trimoulhe ; sf. — Cuisine faite sans
vite, ratatouille; cuisinière peu soi¬
N. de p. Latremouille, Latremoille.
trin (G. L.). — C. tri. V. trintrà.n.
trincà (Lav.) ; v. — Scier avec la trvnco;

soin et

gneuse.

général,

trincade ?

ue

Buvons-nous

un

trinquer ? A'abérn pas hèyt
qu'ue trincadote, nous n'avons fait que
trinquer à peine, boire un petit coup, en
coup

pour

passant.
trincadéte,-dote

sf.

;

—

Petite trincade.

trincàyre,-e ; s. et adj. — Celui, celle
qui trinque; qui sonne, résonne, rend tin
son clair; en style famil., qui a la manie
de trinquer à tout coup,
trinchà ; v.— Travailler avec la trinche.
trinche ;

sf.

—

tranchant ; barre de

Pie dont le bout est
fer dont un bout est

aplati; trinquebasson.
trincho (Lav.) ; sf. — Ceinture du
v.

trinco
v.

corps ;

cinte, trousse.

(Lav.)

;

sf.

Grande scie à main

—

;

sarre.

trincou

trimardàyre,-dùr. — C. trimàr.
trimàyre,-e ; s. — Trimeur, travailleur,

t.

; v.

tinter,

TRINGLE

tringlà.

—

endroit à

trincà,-gà
verre;

—

(Lav.)

— Gros morceau de
pain, lard, etc. V. tros,

; sm.

chose à manger:
cànchou.

trincougnàt (Bay.) ; sm. — Girelle
occitanique ; labre à 3 taches (poisson).
trindà (Lom.) ; v. — Grincer. Cf. carrincà.

trindadis ;

sm.

—

trinfe, trinfle;
forme

a

Grincement,

sm.

Triomphe; celte
généralement, au¬

—

vieilli et l'on dit

jourd'hui trioùnfe.
tringà. — C. trincà et dérivés,
tringalhà ; v. — Dreliner, sonner à
petits coups répétés; v. tringlà; en Lom.,
trimer.

tringalhade; sf.— Action de tringalhà.
tringl, tringle; sm. — Tintement,
drelin, sonnerie,

son.

tringlà; v. — Forme de trincà; tringler, t. de métier; par ext., vibrer mais
en
produisant un son clair, aigu, telle une
corde de guitare ; sonner.
tringlade ; sf. — Coup sonore et clair ;
carillon, sonnerie claire; action de trin
quer ; action de tringler ; ce qu'on tringle
d'un coup.

tringlàdje
travail de

; sm.

ceux

—

Action de tringler,

qui tringlenl.

tringlàyre,-e ; s. — Celui qui tringle;
adj., sonore et clair.
tringle,-e; s. — Tintement; v. Iraiiguét. Le us escùts que hèn berùy tringle,
ies écus ont un son agréable. On dit préférablemenl tringlét.
Loc. adv.
De tringles e de trangles, de
n'importe quelle façon, par n'importe quel
moyen ; de bric et de broc.
Ço qui n, que l'ey arribat de tringles e
de trangles, son bien lui est arrivé de droite
et de gauche, de bric et de broc; de trin¬
gles ou de trangles, qp.'al eau ha, il faut le.
l'aire de toute façon.
—

�TRINGLE

—

TRIPE

618

tringle : sf. — Tringle,
attirail pour Iringlcr;

que ;

tringlerèy;

sm.

—

ré.t.

métnl!itrénglo.
Drelin ; y. tringueverge

v.

tringlét ; sm. — Petit rang; v. trénglo;
rangée de danseurs.
Apariat-be, hilhotes...
La Daunine dou Pintre,
La Blounde de Hourquét.
La Brune de Jtrémie,
Toutes en û tringlét.
Couplez-vous, jeunes Filles... Daunine du
Peintre, Rlonde de Hourquét, Brune de
Jérémie, toutes sur une rangée (Chanson),
tringlét. — C. tringuét.
tringole ; sf. — Clochette en bronze au
clair.

son

tringoulejà; v. — Sonner de la trin¬
gole; dreliner, t. général.
tringue-la-trangue ; s. des a g. —
Personne

qui marche avec un balancement
le t. doit être considéré comme
sobriquet moqueur. V. trangue (i) ;

accentué ;
un

dingue-la-dangue.
tringuerejà ; v.
Tintinnabuler,
tringuerejade ; sf. — Action de tin¬
—

tinnabuler, de dreliner.

tringuerejàyre,-e

;

nilj.

—

Oui tintin¬

nabule.

tringuerét,-réy,-roû

;

sm.

—

Drelin,

bruit d'une cloeheltc, d'une sonnette,
tringueroû ; sm. — Petite tringole.

tringuét;
avec

un

sens

trinitàri ;

sm.

—

Drelin;

c.

tranguét

de dim.
s.

des

as.

—

Trinitaire; reli¬

gieux,-euse de la Trinité.
trinitàt ; sf. — Trinité; la Santé Trini¬
tat, la Sainte Trinité. Se prend, aussi en
mauvaise part : que hèn lie beroye trinitàt.
ils forment un joli trio, peu intéressant,
trinquét. — V. trenquét.
trinquéte ; sf. — Petite trincade.
trinque-tranque ; sf. — Onomat. de
coups frappés, le bruit des marteaux sur
l'enclume.
trintràn ;

sm.

—

Trantran

; on

dit,

avec

le même sens, lou trin &lt;• lou Iran, et aussi
trim-tram.
K lou trin e lou Iran e Ion diable, com¬
me

en

fr. pop.,

le diable et son train,
; v. — Faire du trantran.
C. tintin, tintement,
Trio, t. de musique,

trintraynejà
trintrin.

trio;

sm.

trioulét ;

—

—

— Triolet,
triounfà, trinflà; v.
Triompher,
triounfalamén ; adv. — Triomphale¬

sm.

—

ment.

trioimfàn,-te ; adj. — Triomphant,-e.
triounfàu; adj. des a g. — Triom¬

phal,-e; on dit aussi, au fém. triounfale.
triounfàyre,-e ; s. — Triomphateur,
-trice ; on dit aussi triounfatoù.
trioùnfe, trinfle; sm. — Triomphe;
nom d'un jeu aux cartes.
trip ; sm. — Intestin, boyau gros: v.
tripe; boudin court et gros.
Trip pudén, le gros intestin ; trip pour-

que,-culè, boudin fait avec le gros intestin
du porc ; v. milhassoû, got, diòs.
tripà ; v. — En style plaisant, faire du
ventre, devenir obèse.
tripade ; sf. — Paquet de boyaux; bom¬
bance faite avec des trips, boudinée.
tripàdje ; sm. — Les intestins, les tri¬
pes ; usité surtout pour désigner la tripaille
du porc gras tué, la boudinée.
tripalhe, tripoulhe ; sf. — Tripaille ;
le t. a toujours un sens péjor.
tripalhère ; sf. — Menus intestins,
déchets des boyaux préparés pour le boudin.

tripalhòt,-Ìhoû,-ote ;

s.

—

Boyau

mince, de rebut; v. tripoutét.
tripàr,-de ; s. — Ventru,-e, avec un
sens
déplaisant, burlesque; v. tripe-hart.
triparie,-perie ; sf. — Triperie,
tripassade. — C. tripade avec un sens
d'augm.
tripassalhe ; sf. — Grosse tripaille.
tripassàyre,-e ; s. — Marchandée de
boudin ; on dit aussi tripassè.
tripasse ; sf. — Grosse tripe, gros bou¬
din à l'aspect peu appétissant.
tripassè,-re ; s. — Friand de tripe; v.
tripassàyrp ; fabricant de boudin. Sobriquet
des gens de Nousty, de Bénéjacq ; v. calhét,
et de Gastcide-Doat (B.-P.l ; v. engourgàt.
des gens de Masseube (G.ì, d'Arjuzans (L.).
tripassejà ; v. — Travailler, manier,
patiner les tripes; le t. est péjor.
tripassilhe ; sf. — Petite tripaille.
tripassùt,-ude ; adj. et s. — Qui a
beaucoup de tripes, de longues et grosses
tripes, gros ventru; v. tripùt, tripe-hart.
tripe; sf. — Tripe, intestin, boudin;
tuyau qui sert de siphon pour vider les
fuis; par ext., les entrailles, la panse; usité
rarement au sens de gras-double, on dit
plutôt doubles, ou bien tripe-grasse; v.
budèi; panse; gougale; géntou.
Loc. div.
Unlà-s la tripe, pleà-s la
tripe, bien manger, bâfrer; lia-s û bénie de
tripes, se bourrer, s'empiffrer; se bourrer
de boudin ; abé ue fripe de câ, avoir un
ventre complaisant, un rude appétit; flac
coum
lie
tripe, mou comme du boudin,
comme
un boyau,
n'avoir pas d'énergie:
segoutl las tripes au bénte, émouvoir, faire
peur; ha-s dou co tripes, ne pas faire du
sentiment, devenir rude; mettre du coeur
au ventre; hicà lus
tripes au sourélh, éventrer; cauhà-s la fripe, boire et manger;
boeylù-s lus tripes e lous budèts, évacuer
l'intestin; tourna las tripes, vomir avec des
efforts pénibles; abé la tripe caiite, être
rassasié, avoir bien mangé et bien bu; de
quelque chose qui répugne on dit : que-ni
haré tourna las tripes, cela me donne envie
de vomir; minje-tripes, surnom de goinfre;
sobriquet des gens de Peyraube CH.-P.).
tripè,-re; s. — Les tripes, les boudins;
usité au sens de ventru, pansard, de gour¬
court,

—

mand

sans

délicatesse.

tripe-debaràt,-ade
dont le ventre

;

s.

—

descend, tombe.

Ventru.-e

�619

TRIPE

tripe-grasse; sf. — Gras-double; v.
galùtres, gasorbc.
tripe-hart,-e ; s. — Obèse; syn. de
goinfre; se dil d'un avide riche, d'un repu

(trivial).
tripe-prim,-e

;

s.

—

Qui

a

le ventre

mince.

triperie ; sf. — Les tripes, les boyaux ;
triperie ; v. ledésse.
tripét,-e ; s. — Replet,-te, courtaud, en
style plaisant ; petit boudin v. tripoû.
tripéte,-pote,-poùgrio ; sf. — Petit
boudin, petit boyau,
triplà ; v. — Tripler.
tripladé,-re ; adj. — Qui peut être, qui
peut se tripler.
triplàdje ; sm. — Action de tripler,
triplamén ; adv. — Triplement,
triple,-e ; adj. — Triple,
tripoli ; sm. — Tripoli, poudre,
tripòt ; sm. — Tripot, maison de jeu;
cancan, commérage ; v.
tripoutls.
tripoû ; sm. — Rondin court ; abc lous
dits comn dripoûs, avoir les doigts gonflés
comme des boudins; usité aussi pour tripét,
replet.
tripoùgno (II.-A.). — V. tripéte.
tripoulét,-e. — C. tripoutét.
tripoulhe ; sf. — Redaine, en style bur¬
lesque ; c. tripalhe.
tripoutà ; v. — Tripoter ; manier mal¬
proprement, sans soin; faire des tripotages,
cancaner ;
tripoutà-s, se donner mal des
soins, se farder; en style plaisant, se battre,
tripoutade ; sf. — Tripotée; v. roustide.

tripoutàdje

Tripotage; patrimédisance, rapport calom¬

; sm.

—

colage ; cancan,
nieux; v. tripot, tripoutls.

triquetà

sens

de dim. ; surnom de personne

boulotte.
sm. — Tripotage, cancans,
trip-pourquè. — V. trip.
tripu-blanc (Lav.) ; sm. — Cul-blanc

tripoutîs;

(oiseau).

tripùt,-ude ; adj. — Qui a un gros ven¬
(t. trivial); tripùt coum û hàrri, ventru

tre

un crapaud.
trique ; sf. — Trique ; v. tricot.
triquét ; sm. — Petit train, petite
allure; anà-n triquét ou encore triquét-triquét, marcjier à un petit train, marcher
vite mais non courir ; usité au sens de
traque.; atàu qu'ey lou soû driquét, voilà sa
façon, son habitude; c'est ainsi qu'il se
Comporte ; v. trac,
comme

d'atriquetà.

sens
—

—

surnom

de l'âne

trottinant.

tris,-se ; adj. — Pilé ,-e, broyé, brisé;
le mot, tombé en désuétude, est resté dans
la loc. de tris e de trus (peut-être d'atris e
d'atras), de droite et de gauche, de çà et de
là ; qu'ey tout de tris e de Iras, tout est en
désordre ; arribà de tris e de iras, provenir
de n'importe où; qu'ai hé tout de tris e de
tras. il lit du grabuge, cassa tout.
triscà ; v. — Tresser, croiser, faire du
treillis; en dansant, faire des entrechats; v.
trenà; t. de tisserand, croiser les fils en
tissant ; treillisser ; treillager.
Triscà blmis, tresser de» vimes ; .triscà las
cames, croiser les jambes.
triscade ; sf.
Action de tresser, de
croiser; chose en treillis.
triscadé,-re ; adj. — Qui peut se
tresser, se croiser,
—

triscadé ; sm.

triscadére ;

—

sf.

Trcssoir.
Infirmité

—

qui croise les jambes
trisque; S. Ambròsi.

en

de

marchant.;

celui
v.

pè-

triscàdje ; sm. — Action de croiser, de
treillage; faute que l'on fait en
tissant quand deux fils s'entrecroisent.
triscamalhà; v. — Rrouillër des fils
d'une
chaîne; mal tresser; par anal.,
brouiller

avec un

pop.,

Onom. du trot de
l'âne, du bruit d'un claquet de moulin ;
triquetrac ; dab la soue trique-traque, lou
mouli qu'ou hasou pòu, avec son trique,
traque, le moulin lui lit. peur (Conte). V.
traquét-traquét ; tricou-tràcou.
Loc. adv.
A la trique-traque, cahincaha; hù-t tout à la irique-traque, faire
tout à la diable, à la va vite.
triquét-triquét ; sm. — Y. triquét;

circonstances, le sens péjorative¬
fréq. de tripoutà avec un sens de
dim., patiner, manipuler.
tripoutejàyre,-e. — C. tripoutàyre el
tripoutè.
tripouterie ; sf. — Tripotage, vilenie,
tripoutét,-tin,-e ; s. — C. tripét,-e
les

Marcher à petits pas
tricoter des jam¬

—

trique-traque; sf.

tresser;

ment,;

v.

\ifs, pressés, en fr.
bes; usité aussi au

tripoutàyre,-e ; s. — Tripoteur,-euse.
tripoutè,-tiè,-re ; adj. —Tripotierj-ère.
tripoutejà ; v. — Tripoter, cancaner,
rapporter faussement une cliose, en modi¬
fier

;

TRISLA

—

un

récit.

triscamalhade ; sf.

—

Rrouillement de

fils, de brins.

triscamalhàdje
récit

embrouillé,

;

sm.

Tripotage,

—

brouillamini

;

brouille-

ment.

triscamalhàyre,-e ; adj. — Brouil¬
qui a l'esprit peu clair,
triscamalhe, trisquemalhe ; sf. —

lon ,-e;

Rrouillement, ; discours embrouillé ;
que¬
relle, bisbille, brouille; tripotage.
Que sort toustérn dab quauque trisca¬
malhe, il a toujours quelque tripotage à
faire ; il est, sans cesse à chercher querelle ;
quine triscamalhe aquét ahà ! Quel brouil¬
lamini que cette affaire !
triscàt ; sm.
Treillis, treillage; palis¬
—

sade

croisillons; v. sep; toile de filet.
triscayràm,-ràn. — V. trescayràn.
triscàyre,-e ; adj. et s. — Treillageur,
-eusc ; bête qui
croise les jambes en mar¬
chant ; v. pè-trisque.
trislà (Lav.) ; v. — User jusqu'à la
en

corde.

�TRIST

TROT

—

G20

trist, triste,-e; adj. — Triste, affli¬
gé,-e; pénible, désolant; exténué, malade;
en Lav., aussi,
qui est de couleur sombre,
noire.

Qu'ey triste à dise, cela est triste à dire;
quin triste die, quelle journée triste, som¬
bre; ue triste hemne, une triste femme;
drap d'et triste, étoffe de teinte sombre ;
h malau.de qu'ey plâ triste, la malade est
bien bas ; triste coum û gahùs, cou.ni ue
porte de presoû, sombre comme un hibou,
comme une porte de prison ; triste frougne,
mine renfrognée ; qu'èm hère tristes, nous
sommes peu de chose (devant la maladie),
tristamén ; adv.

tristàs,-se
malade

;

—

adj.

—

Tristement.
Assez triste,

assez

l'être

dangereusement; pro¬
fondément triste, mélancolique.
tristè, tristésse,-toù ; s. — Tristesse,
affliction ; lou tristè qu'ou se roéyne, la
peine le ronge; la tristesse dou, téms, la
dureté des temps ; le temps sombre, iriste.
V. rnaluncounie, mounimén.
tristét,-tòt,-toû,-tote ; adj. — Un peu
Iriste, assez Iriste; la forme tristegòt,-e est
usitée en liig. Se dit, notamment, en par¬
lant d'un enfant malade, épuisé, sans gaîté.
sans

tristoù.

V. tristè.

—

tritinà

(L.).

tri-tri ;

sm.

Onom. du cri de certains

oiseaux, tel le bruant et qui sert à les dési¬
gner.

trìube.
triulà-se

—

dépérir

; v.

triulét
v.

C. tréube.

(Save)
teulà-s.
(Lom.) ;

;

(vieux),
—
Se dessécher,

v.

sm.

—

Trèfle sauvage;

tréu.

tro; prép.

— Aphérèse de entrà, usitée
région d'Or., où l'on emploie aussi
quo: tro douma, jusqu'à demain,

dans la
10 et

troà.
V. troua, tonner.
trobe ; sf. — Chose trouvée, devinée,
trouvaille ; invention, découverte ; pièce de
vers, conte, devinette, ouvrage de l'esprit
—

Ha ue boune trobe, faire une
intéressante ; avoir
une bonne
tout

trouvaille
aubaine ;
Vey arribàt de trobes, cela lui est venu
seul (ou bien aussi en cherchant) ; on

dit de troubadure

troc;

gagnât

sm.

au

—

—

sens.

Troc, échange;

troc, il n'a

Loc. adv.

le même

avec

pas

De trie

e

gagné

connais maint et mainte.

trop-plé ; sm. — Trop-plein,
troque (Arm.) ; sf. — Corde tressée,
glane ou anal. : ue troque de céts, un cha¬
pelet, une corde de cèpes ; v. corde, tréne.
sm. — Tronçon, morceau, chanbout, lopin, lambeau, tranche, débris;
V. àrtou, cànchou, quìlhou, trincou;. in¬
tervalle. Dans le G., le pl. est trossis.
Tros de pâ, morceau de pain ; tros de
tèrre, lopin, morceau de terre, champ;
l'escudèle qu'ey à tros, l'écuelle est. en
morceaux ; û tros de camî, un bout de che¬
min ; û tros de papè, un morceau de papier.
Loc. div.
Que s'en manque de bèt tros,
teau ;

—

il s'en faut de beaucoup; que b'aeoumpàgni.
û tros, je vous accompagne pendant un
bout de chemin ; qu'ey tout d'û tros, il est
tout d'une

pièce, d'un seul

franc, droit, raide

;

morceau ;

il est

sabé û tros, savoir

peu; e couneguét l'ahà
naissez-vous l'affaire ?

?

un

U tros, con¬
Un peu; bèt tros
enlà, très loin ; tros à tros, chiquet à chiquet, lambeau par lambeau; v. trenc; lous
tros qu'en se.ràn boûs, les débris en seront
bons ; nou y cm pas d'û tros, nous n'y
sommes pas de longtemps;
à bèts tros, par
gros, beaux morceaux; par moments; v.
—

—

(Lit.). V. troubà, t.roubalhe.
que

—

tros ;

C. treytejà.

—
—

trombone, troumbone ; sm. — Trom¬
bone; au fig., grosse femme et grande.
trône, trône; sm.
Trône; en style
burlesque, chaise percée.
trop ; adv. — Trop, plus qu'il ne faut.
Enter trop e prou que y a mesure, entre
trop et pas assez il y a une moyenne; qu'es
trop hort, tu es trop fort; qu'en y a drin de
trop, il y a un peu d'excédent; trop est
aussi employé
adjectivement : que soun
trops (ou .tròpdes), ils sont trop nombreux;
nou-n y a pas trop, il
n'y en a pas beau¬
coup; au pl. on dit aussi tròpdes, tropdes.
En Big. et dans le G., le pl. prend aussi les
formes tropes, tròpis, au masc., tròpos au
fém., qu'èron tròpos, elles étaient trop,
trop ; sm. — Trop, le trop.
Lou trop qu'ey trop, le trop est
trop
(die.) ; tir'at-ne lou trop, ôtez-en le trop.
tropadû,-due ; adj. — Maint,-e; que
cour
tropadues raquères, il court mainte
épidémie; qu'en counégui tropadûs, j'en

au

n'a pas
change.

licòt.
Tros

de troc, en faisant

des échanges,
de troc, bétail

des marchés ; bestià de trie c
de maquignon ; de trie e de
tivc, tout qu'ai amasse, d'une manière ou
d'une aulre, quelle que soit la marchandise,
11 prend tout, il achète n'importe quoi,
troc (R.-L.) ; sm. — Passage, trou dans
un mur de clôture, une haie; v. passade.
tròco (B.-L.) ; sf. — Pièce de drap sur
le rouleau du tisserand. Cf. telade.

tròcto (G.) ; troéte, troéyte; trotche
(Dax) ; trauéto (lîig.) ; sf. — Truite.
trogue (Bay. Salies) ; sf. — C. trauguén.
goujon ; v. sarjàn ; vers Arcachon ,éperlan ;
v.
trouguilhoùn; à Biarritz, l'éperlan est
aussi appelé trogue; v. poli.

tros

est

expr.

de mépris

ou

d'injure

;

d'arré, vaurien; tros d'aboucàt, avocat

pacotille; tros d'òmi, myrmidon, hom¬
de rien ; tros de moussu, bourgeois à la
manque ; tros de guite, triste femme ; tros
de penùt, coquin bon pour la corde, triste
sire; tros de diable, méchant petit diable.
tros, trossi,-o (G.) ; adj .— Maigre,
sec; malingre; trosso coum un clau, mai¬
gre comme un clou.
trot; sm, — Trot, allure de marche.
Gohà lou trot, prendre le trot ; au gran
trot, au grand trot.
de

me

Loc. div.
Au trot de l'àsou, au trot de
l'âne, au petit trot; trot cagnè, trot du
chien, trot qui dure et régulier; on dit
—

�621

TROÏË

aussi trol de

câ; trot que dure, yalôp que
le trot dure, le galop ne peut

pot,

nou

durer

(die.).

trote ;

sf.

Trotte ;

que y a ue bère
bon bout de chemin (à
anà-y d'ue trote, y aller d'une traite

trote, il

faire) ;
rapide.

y

—

a

un

sm.

Trotte-menu,

—

; sf. — Petite miche
de la farine de maïs et de froment

avec

sucrée et anisée.

Tonnerre

(vieux).
expr. : nou s'en pot tirà ni
soû ni troû, on n'en peut rien tirer; on dit,
avec le même sens, ni cho ni
hay.
Dans

; sm.

—

cette

trouà ; v.

trouà

Tonner

—

(B.-L.)

; v.

;

v.

trouàch
Fenil ; v.

en

parlant

(vers la

Barousse)

;

sm.

—

heère.

trouât

(B.-L.)

;

sm.

—

Grande pile de

bois.

troubà ; v.
Trouver, rencontrer ; sur¬
prendre, découvrir; ressentir; inventer,
créer ; troubù-s, se trouver.
Troubà argén, trouver de l'argent; qu'èy
troubàt
lou Jan,
j'ai rencontré Jean;
qu'ou troubèn qui panabe, 011 le surprit
volant; que troubàm la caloù, nous ressen¬
tons la chaleur; que trobe engibanes, il
invente des engins ; que-m troubaràs s'ou
—

cami, tu

me

mau,

trouveras sur la roule ; Iroutrouver mal, s'évanouir;
se

tròbi pas plâ, je ne me sens pas bien ;
coùnte plâ troubàt, conte bien trouvé, bien
fait.
Loc. div.
Troubà û mèste, trouver
son
maître ; troubà à dise (ou que dise),
ne-m

—

trouver à

dire; troubà mau, machàn, trou¬
ver mauvais ; anà troubà, aller chez ; troubà
boû, trouver bon, plaisant, joyeux ; lou qui
cirque que trobe, celui qui cherche trouve;
que-m bas troubà, expr. de menace: lu vas
voir de quel bois je me chauffe ; lou qui

s'at trobe, celui qui agit bien,
en ressent le bienfait (die.).
troubadé,-re ; adj. — Trouvable; lou
ret qu'ey troubadé, le froid se fait sentir;
plâ

que

troubadé,

se

tenir

être rencontré.
troubadére,-dure

en

un

lieu donné

;

sf.

—

Trouvaille;

trobe.

troubadoù ;

de

sm. — Troubadour, poète
langue d'oc ; on dit aussi troubàyre.
troubadoù,-re,-bàyre,-e ; adj. — Qui

trouve, trouveur,-euse.
V. troubadére, trobe.
troubadure.
troubalhe ; sf. — Trouvaille ; décou¬
—

verte

d'un

quelconque;

moyen

saillie, bon mot.
troubàt,-de ; adj.
lant d'un enfant ; on

répartie,

troubàyre.
troubèro

l'aygue, troubler l'eau; la plouje

que trouble lou murcàt, la pluie met du
désordre dans le marché; lou téms que-s

■—

Trouvé,-e,

en par¬

dit aussi troubét

N.

V. troubadoù.
— Métathèse de tour-

(B.-L.).

se trouble; quoan l'an
parlât, que s'ey troublât, quand on l'a
interrogé, il s'est troublé; qu'a la cerbèle
troublade, il est un peu détraqué; l'òmi
que-s trouble, l'homme se dérange, il boit.
—
Action de troubler ;
momentané, moment de trouble.
troublamén ; sm. — Action de trou¬
bler, trouble, brouillage.
troublàn,-te ; adj. — Troublant,-e.
troublàyre,-e ; adj. — Qui trouble,
brouillon,-ne, trouble-fête; v. troubloû.
troùble; sm.
Trouble, agitation,
tumulte ;
émotion inquiète ; soulèvement
populaire; v. destourb, destroùble, tribale.
Troubles de la biste, trouble de la vue.
troùble,-e; adj. — Trouble, brouillé,-e ;
que béy tout trouble, je vois tout brouillé ;
pescà en aygue trouble, pêcher en eau trou¬

trouble

—

ble.

trouble-hèstes ;

s.

importun.
trouble-menàdje ;

Trouble-fête,

—

s.

—

Trouble-mé¬

nage.

troubloû; sm. — Nuage d'orage dans
ciel clair; au fig., importun, personne
agaçante, inquiète; tróùbleur,-euse.
un

troue;

—
Souche d'arbre, tronc
trounque, trouch.
v.
—
Troquer, échanger ; v
baratà, cambià.
Troucà û àsou per û boùrrou, troquer un
âne contre un autre,
faire un échange

sm.

d'arbre ; v.
troucà ;

inutile.

troucadé,-e

adj.

;

—

Qui doit être, qui

peut être troqué,-e.

troucàdje;

sm.

—

Action de troquer,

troc.

troucàyre,-e

;

adj. et

s.

—

Troqueur,

trouch; trouy (Lav.) ; sm. — Trognon,
tronçon ; la tête en style burlesque. V.

trougnòc.

Trouch de caulét, trognon
à trouchs, tout
casser,

tout

trouch de

de chou; ha
briser; lou
bout de l'ai¬

l'agulhade, le gros
guillon à bœufs ; qu'a û le trouch, il

vilaine tête.
Loc. adv.
travers ;
casser

;

—

A

tout

a une

trouch, à tort et à

à coupe-troueh, à la va-vite.

trouchà,
—

de p.

bèro.

se

-euse.

pour y
v.

tourmenter; mettre obstacle; troublà-s,

troublade ; sf.

periclà.

Empiler,

—

du bois notamment; on dit aussi trouadà.

hà-s

; adj. et s. — Enfant trouvé.
V. troubàt, campich, espitalét.
troublà, troubblà; v. — Troubler,
brouiller; jeter dans l'agitation, le désor¬
dre; déranger,
interrompre; inquiéter,

■trouble, le temps

troû, troun

hi de

troubét,-e

N. de p.

Troublà

trote-meyt (Salies)

bà-s

TROÜCHAMAN

troubler.

trote-câ ;
faite

—

truchà ;

v.

—

Tronçonner,

trouchà légne, couper du bois

tronçons;

en

estrouchà.
trouchade ; sf. — Action de trouchà;
v.

quantité de bois coupé

en morceaux.

trouchamàn,-do (Lav.).

rnàn et dérivés.

—

C. Iraclui-

�ÏHOUCHUT

TROUMP ADËRE

—

022

trouchùt,-ude

; adj. — Court cl épais ;
ragote et forle, qui donne une
impression de force; v. mategòt, gourrùt.

personne

trouère.
trouessà

—

(L.). — Forme de trabessà,
se reproduit dans les dérivés,
troufée; sm.
Trophée (Lit.).
—

Aci, nad satiri courrén

bengouc jarnés hè Iroajée.
Ici, nui satyre gambadant ne vint jamais

trophée (Baron).

troufignoû ; sm. — T. pop., anus,
trougn ; sm. — Bout, I rognon; au iig.,
bout d'homme, de femme; on dit, aussi,
en ce cas,
trougnoû ; v. troucli.
trougne ; sf. — Trogne, vilaine ligure ;
moue; lia la trougne, faire la moue, bou¬
der ; v. mus.
; sm.

—

Petit trognon, petit

Ironçon qui n'est pas lisse, qui est difforme

petite

personne mal

me

mal bâti

Au

lig.,

on

trouch.

faite,

;

bout d'hom¬
; t. désobligeant el injurieux.
dit au fém. irougnoque. V.
un

trougnoû. — \ trougnòc.
trougnoucùt,-ude; adj. — Qui a la
forme d'un trougnòc; qui a 1111
trognon.
trougnouquét,-còt,-e ; s. — Tout petit
trougnòc.
trouguén. — Forme de truuguén.
trouguilhoùn (Arcachon) ; sm. — Petit
éperlan ; v. trogue.
trouje, tréje; sf. — Truie; t. insul¬
tant pour une femme. V.
trouy (1), bèrre,
guihe, ringue, galése; goùrro; engin de
.

guerre

été

a

—

souillé,-e.
troulhàt,-ade ; sm.
Quantité de ven¬
dange pressée au pressoir en une fois.
troulhàyre, troulheroû; sm.
Ou¬
vrier employé au pressoir; pressier,
pressu—

—

Nou

trougnòc

!

G. touère.

traverser, qui

cueillir de

troulhàdje ; sm. — Pressurage; ce qui
piétiné; on dil aussi troulhadls.
troulhàs ; sm.
Grand pressoir.
troulhàs,-se ; adj. — Très sale, très

i

ancien.

troujè ; sm. — Qui est du porc ; cochon¬
nerie, mauvaise conduite ; malpropreté.
troujéte,-jote ; sf. — Petite truie,
troujine ; sf. — Trichine,
troulh; sm.
Pressoir; troulh à pabùgn
(Arm.), pressoir à pavillon; il est surmonté
d'une poutre où sont passées les vis
; v.
trau; dans la langue verte, une bedaine est
appelée troulh à m...

reur.

troulhè, troulhét; sm,'-.— Fabricant
pressoirs. N. de p. Trouille, Trouilhét.
Pintà coum ù troulhè, boire ferme.
troulhè; sm. — Ce qui a été foulé, pié¬
de

tiné ; rebut.

troulhe-pès (L.) ; sm. — Paillasson de
pour s'essuyer les chaussures;
t.
femme, syn. de pros¬

porte

insultant pour une
tituée.

troulhét,-lhòt ; sm.
Petit pressoir,
troulhét,-lhòt,-e ; adj. et s. — Petit,-e
sale, malpropre.
—

troulhéte ; sf.
nure

troulh,-e ; adj. — Souillé,-e de fange,
de fumier; v. mastroùlh; surnom du
porc;
ou l'appelle ou ou le chasse
par ce mot.
troulhà ; v.
Presser, pressurer, sou¬
mettre à l'action de
pressoir; piétiner, écra¬
ser; par exl., se dit aussi pour froisser for¬
tement une étoffe;
pélhe troulhade, robe
—

très froissée.

troulhà-s ; v. — Se souiller de boue, de
; se vautrer dans la boue.
troulhade ; sf. — Action de pressurer

fange

la vendange, de pi(étiner;
quantité de ven
dange pressée en une fois; résidu de pres¬
surage; v. groade, troulhè (2).
troulhade; adj. fém. — Guenipe ; pros¬
tituée de bas étage.
troulhadé,-re ; adj. — Qui est à passer
au pressoir,
prêt pour le pressurage.

des

du pressoir et recevant
pression de la vis ; v. singlo.

montants

directement la

troum, troumbe

; s.

—

Trombe,

troumaquèro (B.-L.) ; sf. — Amas de
pierres, de blocs de rocher, chaos. Cf. avec
Troumouse,

n.

de 1.

troumbe ; sf.
trefois elle était

Grosse sonnaille

—

;

au¬

bois sec et portée par
les vaches dans la Lande ; v. Ioumbe, trùcou.
en

troumbine ;

sf.

Trogne,

—

en

style

plaisant.
troumbloû ;

sm.

aujourd'hui d'un
troumbone.

—

gros

—

G.

Tromblon ; se dit

fusil,
trombone.

troumboulhoà (B.-L.) ;
rouler le

—

troulh ; sm. — Marécage, bourbier
; v.
doulh et droulh. N. de p. Trouilh, Dutrouilh.

Pièce de bois mobile

—

s'engageant de part et d'autre dans la rai¬

v.

long d'une pente;

troumbounàyre,-nè

;

v.

sm.

Dévaler,
toumbirà.
Joueur
—

—

de trombone.

troumpà ; v. — Tromper, décevoir,
abuser, duper, séduire, tricher, frustrer;
distraire, endormir; éviter; troumpà-s, se
tromper. V. enganà, baratà.
Loc. div.
Troumpà l'espioû, tromper
une
surveillance, distraire l'attention de;
troumpà la hàmi, tiomper la faim ; troumpà-s'y, s'y tromper, se faire illusion ; que
t'y gousurés troumpà, lu pourrais t'y trom¬
per, expr. de défi, de menace ; fî qui nou
s'y trounipe, bien fin est celui qui ne s'y
laisse pas prendre ; qui loégn ba maridài,
si nou troumpe qu'ey troumpàt, celui
qui
se
marie au loin, hors de ses connaissan¬
ces, s'il ne trompe, il est
trompé ; lou qui
passe per marcàt, si nou troumpe qu'ey
troumpàt, celui qui passe par marché, s'il
ne
trompe il est trompé (prov.) ; troumpà-s
de porte, faire un pas de clerc.
troumpadé, -re, -piu, -pibe ; adj. —
Qui est trompeur, -euse, sur qui on se
trompe.
troumpadére ; sf. — Tromperie, tri¬
—

cherie.

�023

TROUMPAMÉN

troumpamén

; sm. — Erreur ; déccpsubornation d'une lille.
troumparie,-perie ; sf. — Tromperie,
fraude, duperie. Cf. troumpe.
troumpàyre,-e; adj. et s. — Trom¬
peur, -euse, qui induit en erreur; sous l'inlluence du fr., on dit aussi irou.mpùr,-use.
Las gracies que soun
troumpàyres, les
gentillesses, les grâces sont trompeuses;
troumpàyre cotim lou téms, trompeur,
changeant comme le temps (die.),
troumpe ; sf. — Tromperie,
troumpe (Bas-Ad.) ; sf. — Clapet d'é¬
Lioii ;

cluse.

troumpilhade ; sf. — Coup de trompe
publication à son de trompe.

sf.

Trompe, tuyau; y.
cor; trompe d'insecte; tige
creuse de certaines plantes. /1 tout bout de
troumpe, à cor et à cri; en style plaisant,
nez, ligure, en fr. pop., trombine.
troumpe-badàut,-e ; s.
Enjôleur,
-euse, charlatan, attrape-lourdaud, liappetroumpe-baylét

;

sm.

—

Variété

de

trouil.

Carrefour,

—

Trompequi échappe
aux
dangers ; grand malade qui guérit,
troumpe-l'oélh ; sm. — Trompe-l'œil,

troumpetà ;

; sm.
aventureux et

v.

Trompeur,

—

Forme de troû, tonnerre,

—

trounà ; v.
l'aire

—

l'important à

trounade ; sf.

Trôner; eu style famil.,
une place.

—

Roulement de

tonner¬

(vieux)

; v. tounerrade.
trounc ; sm. — Tronc; souche d'arbre;
gros copeau détaché d'une souche, tronçon ;

re

.trounque; Ironc d'église.
trouncà; v. — Tronquer; détacher la
souche du tronc d'un arbre ; trancher,
v.

sm.

troumpe-la-mourt

la-mort, homme

adj.

;

décevant,-e.

—

poire, la Madeleine.
troumpe-camî ;
bivoie, écueil.

!

troumpoùs,-e

—

lourde.

;

troumpilhàyre ; sm. — Sonneur de
trompe ; crieur public. A. de p. TrompiIhuyre.
troumpilhoû ; sm. — Trompillon.
troumpiu,-pibe ; adj. — Trompeur,
-euse, qui a l'apparence trompeuse ; hypo¬
crite, faux bonhomme; enjôleur. Sous ï'iniluence du fr., on dit aussi troumpùr,-e,
-use; v. troumpadè, troumpàyre.
L'aygue qu'c.y troumpibe, l'eau trompe;
care-t Iroumplu ! Tais-toi, meilleur,
enjô¬
leur

troumpe;
bùrni, lute,

TROUPADÉTE

—

—

—

Trompeter,

sonner

de la trompette ; usité aussi au sens de
publication; lui troumpetà la perte, faire
annoncer la perte par le crieur
public.
troumpetade ; sf. — Sonnerie de trom¬
pette, coup de trompette.
troumpetasse ; sf. — Vilaine, grande

raccourcir ; v. trencà.

trouncade ;
coup

sf.

Action de

—

trouncà;

de cognée suivi d'éclatement.

trouncàdje

; sm. — Les trouncs, les
copeaux faits en fendant les souches ; action
de trouncà.

trounchoû,-çoû ;
petite souche; au lig.,
mal

tournée.

sm.

Tronçon;

—

personne ragole

trounchounà,-çounà ;

v.

—

et

Tronçon¬

ner.

trouncùt,-gùt,-ude

;

adj.

Qui

—

a

un

trompette.

fort tronc

troumpetàyre,-e ; s. et adj. — Trompeleuiyeuse ; trompette ; crieur public ; par
ext., celui, celle qui crie sur les toits ce
qu'ils savent; en style plaisant, personne
qui fait du bruit en se mouchant.

épaisse.
trounét; sm. — Petit trône; en Aspe,
petit las de choses; trodnéts, jeu d'enfants:
on
superpose des noix, des cailloux et il
s'agit de renverser la pile d'une certaine

troumpéte

; sf. — Trompette, instru¬
musique ; celui qui en joue ; en
style plaisant, la face, la bouche et le nez;
v.
troumbine, caréte. En style plaisant,
bavarde ; aquére hemne, qu'ey la troum¬
péte don bourg, cette femme est le crieur
public du bourg.
troumpetejà. — Fréq. de troumpetà;
emboucher la trompette; qu'ai a troumpetejàt perlout, il a crié cela sur tous les
toits ; v. trournpilhà.
troumpetejàyre. — C. troumpetàyre.
troumpetote;-toùgno (H.-A.); sf. —
Petite trompette ; petite trompe.
troumpilh,-lhoû ; sm. — Petite trompe
faite avec de l'écorce fraîche enroulée; v.
tute; trompillon.
trournpilhà ; v.— Sonner de la trompe ;
ha
trournpilhà, faire publier à son de
trompe ; celle-ci a été remplacée par les
instruments modernes, mais on n'en cont in ne pas moins à se servir des vocables
ment

de

anciens.

sur

une

forte souche

personne

;

distance.

trounque ; sf. — Tronche; tronc d'ar¬
bre, souche fendue; la trounque de nadàu,
la tronche de Noël ; v. tourét.

trounquejà.
un

sens

de dim.

—

Fréq. de trouncà,

avec

trounquère ; sf. — Les trouncs et
trounques; quantité de gros copeaux.
trounquét,-e ; s. — Petit trounc, petite
trounque; tout petit enfant (famil.). N.
de p. Tronquât.
Mnoulét trounquét,
tou may t'ayòlo,

petit poupon, ta mère te berce (berceuse

lavedanaise).
trounquét
sinueuse.

(Lav.)

;

trounqueyà-se (Lav.)
par

terre

; v.

sm.
; v.

—

—

Route

Se rouler

bourelà-s.

trounquilhòt,-lhoû ; sm.
Petit
trounquét.
troupade ; sf. — Contenu d'une trou¬
pe ; attroupement.
troupadéte,-dote ; sf. — Petite troupe.
—

�TlïOUPAT

—

624

TROUTA

troussàdje ; sm.
envelopper.

troupàt ; SIU. — Nombre, grand nom¬
ù troupàt de cops, un grand nombre,
beaucoup de fois; on dit aussi â troupèt,
ue troupe de cops, et quelquefois ue Ivoupade.
troupe ; si. — Troupe, bande, multi¬
bre ;

troussaquî;
troussàs ;

infanterie.
souri ue troupe, ils sont en nombre,
il y en a beaucoup ; à troupes, lous estournlus ne bàdeti pas gras, par troupes, les
étourneaux ne deviennent pas gras (prov.) ;
qu'arribèn touts en troupe, ils arrivèrent
en
groupe ; bère troupe de cops, d'e nom¬
Que

breuses fois.

troupè, troupès (Arcachon) ; sm. —
d'un bateau ; v. toste.
trouperade ; sf. — Troupe nombreuse ;
grand troupeau.
trouperàs,-tàs ; sm. — Enorme trou¬
peau ; vilain troupeau.
trouperét,-ròt,-e ; s. — Petit trou¬
peau ; petite troupe ; v. escabòt, ligót.
troupèsse (Arcachon) ; sf. — Banc de
Banc de nage

lavandière. Cf. labadé; v. trubès.

; s.

—

Petit nombre

;

petite

Iloupe; ù *troupét de cops, un petit nombre
de fois ; beroy troupét, jolie petite Iroupe.

troupèt; sm. — Troupeau; nombre,
foule; assemblage; paquet (rare). V. trou¬
pàt, arramàt, gart, tigòt, armandàt.
Gran troupèt, grand troupeau; çue counéch û troupèt de causes, il connaît une
foule de choses; û troupèt de lî Hgàt, un
paquet de lin lié; géns en troupèt, gens en
troupeau, sans ordre.
troupèu,-pèyt (Or. L.). — C. troupèt,
troupeau.
troupi. — Forme de traupl qui se repro¬
duit dans les dérivés.

en

bas

comme

)è

trousquî,

sasser ;

jabler.
troussà ;

Trousser ; envelopper ;
de trouchà; troussà-s,
s'envelopper, se retrousser les habits.
Troussà û paquet, envelopper un paquet,
le faire; troussà lou nèn, envelopper l'en¬
fant dans des langes ; troussà û pourét,
usité

aussi

trousser

un

v.

au

—

sens

poulet.

troussade ; sf.

qui

sm.

—

Troussequin, cin¬

augm.

sm.

Gros

—

morceau ;

péjor.

de tros.

troussasse ; sf. — Vilaine trousse.
troussât,-ade ; adj. — Troussé,-e;
usité au fig. : plû troussât, bien fait, ragot,
cri
parlant d'un homme, d'un enfant ;
mau
troussade, femme désordonnée, mal
fagotée ; v. desbangalade.
troussàyre,-e ; s. — Qui trousse, en¬
veloppe ; emballeur,-euse dans un maga¬
sin.

troussayre ; sf. — Matrone,
trousse ; sf. — Trousse ; paquet que
l'on porte derrière la selle ; espèce de porte¬
feuille ; autrefois sorte de chausses ; au fig.,
las trousses signifie le voisinage immédiat
d'une personne.

Pourtà en trousse, porter derrière la
selle; està de courtes •trousses, être de cour¬
te vue, pas perspicace ; abé lou diàble en
trousse, n'avoir pas de chance.
troussejà; v. — Couper en morceaux,
casser.

trousseligà ; v. — Envelopper et lier ;
généralement au sens chirurgical.
trousseligue ; sf. — Enveloppe d'un

usité

membre

fracturé, malade.

troussepét,-e

;

s.

—

Trousse-pet,-e.

trousserà ; v. — Envelopper ; mettre
un enfant dans ses langes et l'attacher au
berceau avec la .troussère; recouvrir un

pansement

bande.

une

avec

troussère.

—

C.

troussadére;

v.

hau-

trousseréte,-rote

sf.

;

—

Petite trous¬

sère.

trousseroû; sm. — Maillot d'enfant,
lainage qui recouvre le lange,
troussét (Lav.). — C. troussèu.
troussét,-ssm,-ssòt ; sm. — Petit
morceau, petit bout; v. tros, boucî, bri
gàlh.
trousséte,-sote ; sf. — Petite trousse ;
en
Bar., aussi, ceinture, petit ballot,
carré de

paquet.
troussèu;

sm.

troussilhoà.

—

—

Trousseau,

C.

estroussilhoà.

troussilhoû ; sm. •— Très petit tros.
V. troussét (2).
troussîn.
—

—

Action de trousser

;

torsion ;

volée de coups ; v. estrussade.
troussadére, troussère; sf. — Ban¬
de, lien plat dont on se sert pour retenir
l'enfant couché au berceau, pour retenir
un

; ce

dàs.

troupiè ; sm. — Troupier,
troupière ; sf. — Fille à soldats ; déver¬
gondée ; v. cabalière, estafière.
trousquî, trusqai; sm. — Trusquin,
outil; mauvaise petite voiture dite tape-cu;
v.
troussaquî.
trousquî, trusqui; v. — Secouer du
haut

Troussage

d'une selle; v. trousquî.

tre

tude ;

troupét,-e

—

sert à

ter.

troutà ;

v.

Trotter; v. trepà; par
affaires.
— Façon,
manière de trot¬

—

ext., courir pour

pansement.

troussadét,-dòt,-e; adj.

troussoùgnos (Lav.). — Dans cette
expr. mignarde : hè troussoùgnos, envelop¬
per douillettement un poupon, l'emmaillot-

—

troussé,-e; dim. de &gt;troussât,-ade.

Joliment

troutà;
ter, trot.

sm.

�TROUTADE

Ü25
troutade ;
trot.

si'. — Trollerie
troutadcte,-dote.

Dinri.

;

Iraile

au

troutàyre,-e ; s. — Trotteur,-euse ;
qui aime à courir.
troutejà ; v. — Aller au pelit trot, trot¬
tiner ; lou chin que couménce à troutejà,
à courir.

commence

sm. — Petit trot.
troutét,-e ; s. — Petite trotterie ; au
fig., enfant qui trottine; v. trou.linàyre.
Troutî (sén). — V. S. Troutî.
troutinà ; v. — Trottiner.
troutinàyre,-e ; adj. — Qui trottine;
v. troutét (2).
trouy (Lav.). — V. trouch.
trouy,-e ; s. — Porc adulte, sa femelle ;
v. porc,
trouje; troulh, sale.
troùyo (B.-L.) ; sf. — Gros fagot de
branches que l'on fait dégringoler de la
montagne.
truàn,-de ; s. — Truand,-e, mendiant;
vaurien; homme méchant, cruel.
truandalhe ; sf. — Truandaille,-dcrie.

se

trube.

(L.). — Forme de trabàlh, tra¬
reproduit dans les dérivés,
Forme de

—

trubès ;

trèube, trêve,

Trépied, t. général ;
escabeau à trois pieds; v. trespès, pè-trubès;
banc de lavandière ; v. banque, labadé,
troupèsse.
Ilicà-s en pè-trubès, se mettre en trian¬
gle. N. de p. Trubès, Latrabesse.
trubès.

sm.

—

trubessà

—

V. trabès.

(L.).

Forme de trabessà.
trubèsso (Big. G.). — Escabeau plus
grand que le trubès.
trubessè ;

—

sm.

Fabricant

—

d'esca¬

beaux. N. de p.

trubessét,-sòt,-soû

;

sm.

truc
bélier

—

tabàr,

trucade ; sf. — Coup, heurt, action de
battre; que s'en an dat ue trucade e ue
retrucade, ils se sont donné une rossée et
ils ont récidivé.

trucàdje ; sm. — Truquage,
trucàdje, trucamén ; sm. — Batterie ;
lou trucàdje de la là, la batterie de la
laine
(pour les matelas) ; frappement,
heurt.

trucadoù,-re

au

truc; sm. — Truc, action habile, tour
main, combine.
Qu'a û truc, il connaît un tour, il a

; s. et

adj.

Qui frappe,

—

heurte, bat, frappeur,-euse.
trucalhà ;

v. — Frapper à tort et à
fréq. de trucà ; on dit aussi tru-

travers ;

cassà.
trucàlhos

(Lav.)
mariage.

pour un

;

sf. pl.

—

Sonnerie

Trucàlhos soun, trucàlhos
Entà dus

aymadoùs :
Yanéto, éra beròyo,
Lucian, et amourous.
On

le mariage de deux
jolie, Lucien l'amou¬
(Chanson de Noce).

amants

—

battement du tambour ; lou permè
truc de la campane, le premier coup de la
cloche; truc sus l'angle, comme en fr.
rubis sur l'ongle, comptant, sur le coup;
au truc de
la gahe, au coup de la louche,
au moment
précis où le repas commence ;
arribà s'ou truc de la gahe, arriver à point
pour se mettre à table ; que l'an dat û lè
truc, on lui a porté un mauvais coup.
de

—

—

battre.

reux.

Coup, battement; v. patàc.
trucs, se battre; au truc dou

sm.

aus

le

Truc, espèce de chariot,
Truquer, falsifier,
trucà; v.
Frapper, battre, heurter
contre; trucà-s, se battre, s'entrebattre ; v.
matà, bâte, patacà, tustà; avec un bâton:
abartecà, abarroutà, alegnà.
Trucà lou lier, battre le fer; qu'an trucàt
au pourtàu, on a frappé au portail ;
trucà
de las mâs, battre des mains, applaudir ;
que m'a trucàt, il m'a battu ; trucà coum
terre, en fr., battre comme plâtre; que-s
soun trucàts coum perrequéts, ils se sont
battus comme chiffonniers; on dit, prov.,
en
Big. : Et campanè de Poumaroùs, enta
trucà mey-die e ra hénne, 11'espie pas nade
ore, le sonneur de Poumarous, pour sonner
midi et battre sa femme ne s'occupe pas de
l'heure (exacte) ; trucà las ores, frapper,
sonner les
heures, en parlant d'une hor¬
loge.
trucà ; sm. — Façon de frapper, de

Petit

— Troubleau, espèce de filet
pèche appelé aussi balances.
truc (L.). — C. tue, dune,

Ha

—

fort mouton conducteur,

un

truc ; sm.

truble ; sf.

truc;

;
que

ou

trubès.
de

trùcou, truque ; s.
porte habituellement

(Mt.)

Sonnaille

—

;

troutét ;

vail, qui

lagon particulière pour ; mancà-s lou

trucà ; v.

troutejade. — Fréq. de troutade.
troutejàyre,-e ; s. — Trotte-menu
qui fait des courtes trotteries.

trubàlh

TRUCAYRE

truc, manquer son affaire, son coup,

coureur ;

l'enfant

une

—

sonne
:

pour

Jeannette la

trucàs ;

sm.

—

True

sans

habileté,

grossier.
trucàs ;
trucassàs.

sm.

—

Grand, fort truc. Augm.

trucassàyre,-e,-ssè,-re ; s. et adj. —
Frappeur,-euse d'habitude, qui en arrive
vite aux coups; batailleur; v. patacasse.
trucàt,-ade ; s.
Vaincu,-e, battu.
trucàyre,-e; adj. et s. — Frappeur,
—

-euse.

trucàyre,-e, trucùr,-use;
queur,-euse,

s.

—

Tru¬

falsificateur.

40

�TRUCHA

—

truchà ;

v.

THUM

—

couper, trancher ;
par ext., bâcler un tra¬

Casser,

trencà, trascà;

v.

62(i

vail ; rosser ; truchà-s, se harasser ; se ros¬
ser.

Truchà

légne, casser du bois pour le
chauffage ordinairement ; qae-t trucharèy
lous os, je te romprai les os ; aqaét
tribàlh
que m'a iruchàt, ce travail m'a abîmé,

trufade, trufe ; sf.
Moquerie, raille¬
rie, ironie.
trufadé,-re; adj. — Dont on peut se
—

moquer.
trufadére ; sf.
d'ironiser.

—

Manie de

se

moquer,

Action de truchà;

trufadoù,-re. — V. trufandè plus usité.
trufandè,-re, trufàyre,-e; adj. et s.
Moqueur,-euse, railleur, farceur qui
aime à se moquer ; ironique. On dit aussi
trufandèc,-dèque.
A trufundère, trufandè, à
moqueuse, mo¬

le chauffage,

queur; lou mèrlou trufandè, le merle mo¬

meurtri.

—

truchade ; sf.
pre;

—

Action de casser,

rom¬

rossée.

truchàdje;

sm.

—

travail

du bois moyen
surtout des branches.

truchamàn,-de.

pour

C.

—

trachamàn

et

dérivés.

truchàn-te

(G.) ; s. — Journalier,-ère,
les besognes communes.
truchàyre,-e ; s. — Ouvrier,-ère em¬
ployés au travail du bois de branchage ;
par anal., ouvrier peu habile, peu soi¬
ouvrier

pour

gneux,

un (( massacre ».

truche ; sf. — Usité
mande, cancanière.

truchejà.

—

truchs ;

sm.

sens

de tracha-

bran¬

trucoalhe ; sf. — Les
dauds. Sobriquet des gens

trùcous, les lour¬
de Sazos (H.-P.).
trùco-ninos (G.); sm. — Litt., qui
bal les poupées, celui qui fait jouer
les
marionnettes, polichinelle; on dit aussi
Iruco-meninos.

trùco-nouguè (Lav.)
Cf.

; sm.

—

Grimpc-

garrapoû.

trùcou, truque TM'.) ; s. — Grosse
sonnaille; v. it rue (3); au fig., lourdaud,-e ;
v. patòc.
true, truhe ; sf. — Contre-cœur de
foyer ; v. cauhe-panse, paredé.
truelàt,-lade ; s. — Truellée.
truèle ; sf. — Truelle.
trufà

(G.).; v. — Mettre des' pommes de
{trùfos) dans un mets ; truffer.
trufà ; v. — Railler, tromper ; trufà-s,
se moquer, railler
; narguer.
Trufà-s dou ras coum dou tounùl, se
moquer du ras comme du tondu, se mo¬
quer de tout, ne pas « s'en faire », quoi
qu'il advienne; que-s trufe de tout, il se
moque de tout ; il n'est pas sérieux ; c'est
un nonchalant ;
les reproches ne le tou¬
chent pas; que nou-b trufét de
jou, veuil¬
terre

lez

ne

guer;
soucie

de moi, me nar¬
nou m'en trùfi pas mau ! Je m'en
peu ! Cela m'est bien égal !
pas

trufà ;

lerie.

vous

sm.

—

moquer

Façon de

se

moquer,

Qu'a lou trufà mourdén, il
mordante.

a

per trufandise,
moquer, pour rire de.

trufasse ;

de

Débris

—

rail¬

l'ironie

Moquerie, raillerie ;
il dit cela pour

—

qu'at dit

sans

chages cassés.

reau.

d'enfourner.

se

C. trachamandls.

pl.

autrefois,
un lutin
qui, dans l'imagination populaire, avait la
spécialité de tromper les femmes qui, la
veille, au soir, avaient préparé la pâte pour
l'enfourner au petit jour; il les réveillait à
n'importe quelle heure de la nuit en sur¬
saut
en
leur criant que c'était l'heure
trufandise ; sf.

au

C. trachamandejà.

—

truchis.

queur;
on appelait
Trufandè,
dans le Tursan et vers Garlin,

sf.

-—-

Moquerie

grossière,

esprit.

trufàsso

(G.)

sf.

;

-—

Grosse

pomme

de

terre.

trufàyre,-e.

C, trufandè,-re.
trufade; pagà de trufes,
répondre par des moqueries ; payer en
monnaie de singe.
trufèc,-èque. — C. trufandè,-re.
trufét,-e; adj. et s. — Petit moqueur,
trufe.

—

V.

—

trufe-trufàn ; loc. adv. — En se mo¬
quant, sans faire semblant de rien.
trufièro (G.) ; sf. — Champ de pommes

de terre.

trùfo ; sf.

—

Pomme de

tains 1. du G. et de l'est

Syn.
poume

tàrro, poumate,
de tèrre.

terre dans

cer¬

Rig.
tournàta, patane,

trugnòc. — C. trougnòc, trognon,
truhà (L.) ; v. — Action d'un pot qui
bout très fort; ha iruhà le bougne, faire
bouillir le pot à soupe vivement,
truhe; tuhe (L.). — C. true.
truhe (L.) ; sf. — Pot à soupe ; v. bou¬
gne, toupî.
truhère (L.) ; sf. — Bouillonnement, en
parlant d'un pot.
truhét (L.) ; sm. — Petit toupin ; v.
terròt, garioulét.
trulh ;
trum

sm.

(G.)

—

Treuil,

; sm.

—

Temps couvert, bru¬

meux.

trum,-o (G.) ; s. — Brume, trouble de
l'atmosphère; au fig., aveuglé,-e, aveugle
(Lit.). &gt;
trum,-o ; adj. — Brumeux,-euse, cou¬
vert, en parlant du temps ; v. crum.

�G21

TRXJMADO

trumàdo
par

(G.)

sí.

;

temps brumeux;
brouillard,

couche de
s'étend.

Bise qui souille
dit aussi d'une
de la brume qui

se

trumét

(N.-E. des L.) ; sm. — Gras de
jambe, mollet; v. poupe.
trùno (Big.) ; sf. — Quantité de choses ;
abondance de biens ; occupations en nom¬
bre ; que y a gran trùno oéy aci, il y a
beaucoup de travail, ici, aujourd'hui, du
remue-ménage. (P. Abadie).
truque (L.) ; sf. — Sorte de grosse son¬
naille en bois see que portent les bovins ;
v. truc. Vers la côte, dans la Gr.-L.,
signi¬
fie aussi éminence de terrain, hauteur ; près
d'Àrcachon, une de ces hauteurs s'appelle
lou. truc de la truque. V. tue.
truque-barràu, -barriu, -barrique ;
sm.
Frappe baril, surnom des tonne¬
liers. Sobriquet des gens de Vie-Bigorre. V.
la

—

barraulè.

truque-dit (à)

;

loc. adv.

—

Au plus

vite, rapidement ; prenén labéts le hoèyte à
truque-dits, prenant rapidement la fuite à
toutes

jambes (Lagravère).
truque-estaques. — C. jlanque-estaques, batteur d'estrade, paresseux, vaurien.
truquejà. — Fréq. dim. de trucà (i
et 2) ; v. .trequeyà.
truque-joulhs,-noulhs ; sm. — Ca¬
gneux, -euse, panard; v. garrèl au Sup.
truque-li-tout-dous ; sm. — Pares¬
seux, indolent,-e, qui manque d'énergie ;
v.
pause-li-tout-dous, truque-tantòs.
truque-li-truque ; loc. adv. —■ A coups
redoublés ;
labéts, truque-li-truque, dinqu'à n'en poudoùn pas mey, et alors, à
coups redoublés, bats-moi que je te batte,
jusqu'à ce qu'ils furent exténués.
truque-malhò (M'.-Big.) ; sm. — Jouet
dont se servent les enfants pendant la
Semaine Sainte pour remplacer la crécelle ;
c'est une sorte de claquoir.
truque-malhuque ; sm. — Sobriquet
des tonneliers, des batteurs de lin, etc.
truque-martère ; sm. — Sobriquet de
forgeron.
Lou câ de Truque-Martère
Que bié quoan arrés nou l'apère.
Le chien du forgeron arrive quand per¬
sonne ne l'appelle ; se dit au sujet d'un in¬
discret ; à truque martère, loc. usitée com¬
me en

que

fr, à tour de bras, de toute sa force ;

s'y hasèn à truque martère, ils s'y

faisaient de toutes leurs forces.

truque-melic

; sm.

—

Jeu de la bête à

deux dos.

truque-pélhe ; sm. — Rossée, frottée,
truque-perruque; sm. — Surnom de
gens de pacotille, vaurien.
truque-quilhe (à) ; loc. adv. — A
coups vigoureux, à coups redoublés ; hicà
de truque-quilhes, jeter sur le sol, mettre
en

désordre,

sens

truques (à) ; loc. adv.

—

dessus dessous.

—

à force de ; au prix de.
A truques de m'y ha

—

TU

Au risque

;

gahà, au risque de
m'y faire prendre; à truques de tos, à
force d'argent.
truquéses. — C. esturquéses, tenail¬
les, tricoises.
truquét,-còt ; sm. — Petit truc.
truquét (G.) ; sm. — Artison ; v. quère.
truque-taloû; sm. — Arrogant,-e,
fier; à truque-taloû, fièrement; sur les
talons.

truque-tantòs;

sm.

•—

Paresseux, in¬
avoir la

dolent ; està
de truque-tantòs,
flemme ; être de repos.

truque-taulè ; sm. — Désœuvré, pilier
cabaret, tapageur, bohème; v. mouquecujoû. Sobriquet des gens de Bordes (H.-P.).
truquéte,-cote ; sf. — Petite sonnaille,
clochette ; v. truque.
truque-telè ; sm. — Surnom du tisse¬
rand. Sobriquet des gens d'Ancizan (H.-P.).
trusà, trussà (Big. G.) ; v. — Brisotter, émietter, égruger, triturer; v. esbrusà;
faire des trùsos; trusà-se, s'émietter; sé
rouler dans la poussière ; v. brusà-s.
trusàdje, trusàdo (Big. G.) ; s. —
Emiettement, brisures ; action de trusà.
trùso (Big. G.) ; sf. — Sorte de pâtisse¬
de

rie

dont

la

confection

pays mais qui est
farine de sarrasin

diffère

toujours faite
ou

de

à
de la

pays

avec

de maïs et frite dans

la

graisse ou le beurre ; v. miquéto, arrouchài, drùsos. Minjà trùsos signifie, comme
en fr., boire du
lait, prendre plaisir.
trusquî ; sm. — Troussequin ; sorte de
voiture légère à deux roues.
trussà (G.) ; v. — Triturer, secouer,
fouetter, châtier ; trussà-se, se battre ; v.
truchà.

trussàdo (G.) ; sf. — Correction, châti¬
ment, raclée ; v. estrussade.
trutche (Dax.) ; sf.
—
Truite. Cf.
trocie.

tu;

pron. — Tu, toi; v. té, tou.
qu'at sabès, toi, tu le savais ; qu'ey
tu, c'est toi; ni tu ni jou, ni toi ni moi;
bos tu que siàm mau ? Veux-tu
que nous
soyons fâchés ?
Précédé d'une prépos., tu est complé¬
ment indirect :
prén la par entà tu, prends
la part pour toi ; ço
qui-t dau à tu, ce que
je te donne, à toi.
Loc. div.
A tu per jou, à chacun son
tour, à chacun sa part ; està de tu per tu,
être bon, libéral ; ha tu per tu,
répliquer
aussitôt, avoir réponse à tout ; répondre
avec humeur et sans
déférence ; en téms
de presse, tu que bòu dise bous,
quand
cela presse, tu signifie vous, les distances
disparaissent ; 1ni per tu ni per arrés, ni
pour toi ni pour personne; à tu ! exclam,
qui n'a pas d'équivalent en fr. et qui
change de sens selon la circonstance: à tu
Tu

—■

�TU

TUHERA

—

pèc ! Et

628

donc, niais i Que crédes acù ?
tu es naïf ! A
tu, es.tròs 1 Ah ! le maladroit !
tu ; sm. — Tu, action de dire tu; que-s
dlsen tu, ils se tutoient ; v. bous.
tuà ; tubà (L.) ; tuyà, touyà (M4.Hig.) ; v. — Tuer, mettre à mort; v. nu ci ;
faire périr ; excéder, assommer ; éteindre ;
tuii-s, se tuer; se fatiguer à l'excès. V.
crebà, escanà, matà.
Que s'ey iuàt, il s'est tué; qu'ou tuarèy,
je le tuerai; tue-u, tue-le; que-s tùe !
Qu'il se lue ; tue lou hoéc, éteins le feu ;
v.
amourtì; tuà û boéu, assommer un
A

bœuf.
Loc. div.
luà-s de

—

'l'uà lou téms, tuer le temps ;
se tuer au travail ; que

tribalhà,

hè û sourélh que tue,

qu'il

le soleil est si ardent
tuà de boune car, tuer de

assomme ;

bonnes bêtes de boucherie ; nou cau pas
tuà tout ço de gras, il ne faut pas tuer tout

qui est gras (die.) ; nou-b anét pas tuà
per acò, n'allez pas vous tuer pour cela
(ça n'en vaut pas la peine) ; que-m tùi de
t'ai dise, je me fatigue à te le dire.
tuàble,-e; adj. — Tuable.
tua de ; sf. — Ce qu'on ttie à la fois;
quantité de bêtes qu'on tue.
tuadé ; sm. — Abattoir; v. esgourjadé;
par anal., passage dangereux, coupe-gorge.
tuadé,-re ; adj. — Qui peut être tué,-e ;
qui est excessif, en parlant d'un travail,
tuadére ; sf.
Massacre, tuerie,
tuàdje ; sm. — T. de boucher, action de
tuer ; ce qui a été tué ; tuage.
tuadoÙ,-re; s. — Meurtrier,-ère ; c.
tuàyre.
tualhe ; sf.
Tuerie ; v. móurtalhe,
ce

—

—

tuère.

tuàyre,-e ; adj. et s. — Tueur,-cuse ;
employé d'abattoir; par ext., personne qui
excède ; travail assommant. V. escanàyre,
murtè.

tubà (Bay. L.). — V. ttuà et dérivés,
tùbe ; sm. — Tube; v. tou, canét.
tubertùle ; sm. — Tubercule; t. scien¬

tifique;

v.

tùrro.

tuberculinà ;

—

Administrer

la

tuberculose ;

tubét ;

sf.

—

Tuberculose

;

v.

sm. — Petit tube,
tue, tuque ; s. — Tertre, coteau, éminence ; dans les L., aussi dune. Cf. truc;
la tuque est plus large à la base que le tue.
N. de 1. tue, redoun, dune arrondie; par
anal., la tête, le crâne. N. de p. Latuque.
V. tepe, temple, turoû, serre.
Abé la tuque horte, avoir la tête dure;

forte tête

».

adj.

;

—

Qui

a

de la tête,

forte tête. N. de p.

tucoèro (G.) ; tucoèyre (L.) ; sf.
Ligne de tues, de dunes, de hauteurs;

•—

v.

tecoèrc.

tucòt, tucòu, tucoû, tucole. — C.
p. Tucoo, Tucou, Berdu-

tue, tuque. N. de
cou.

tucoulét,-e

;

s.

—

Petit

petite

tue,

duc oie.

tucùt,-do (Lav.) ; adj. — Se dit d'un
qui a une touffe sur la tête,

ovin

tudà.

—

C. tuà

certains 1.

en

tudâ, tutà (M4.) ; sm. — Ilibou petitduc (strix scops) appelé ailleurs chot; en
Os., le tudâ est l'alyte accoucheur (cuc).
tudejà. — Forme de tutejà.
tudèt.

Forme de tu.tèt.

—

tudét (N.-E. du G.) ;
radicule d'une graine.

sm.

tùe, tué, tùo (Big. G.).
tou, loue, tien,-ne.
tue-bèrmis ;

sm.

—

Germe,

—

Forme de

—

Tue vers,

santo-

line

(plante).
tue-caperâs ; sm. — Tue prêtres,
briquet des gens de Lussagnet (B.-P.).
tuère ; sf.

—

Action de tuer

;

ne

so¬

s'em¬

ploie guère qu'en parlant des bêtes ; la
tuère don porc, le sacrifice du porc gras ;
v.

tualhe.
tue-moùnde ;

sm.

—

Travail excessif

;

coupe-gorge.

tuèu

tufà;

(Big. G.).
v.

—

—

Forme de tuyèu.

F aire le toupet, coiffer en

relevant les cheveux sur le front ; tufà-s, se
faire une tufe; lou nèn qu'ey beroy tufàt,
l'enfant est bien coiffé, il a une jolie tufe.

tufade ; sf. — Houppe, huppe, toupet,
paquet de cheveux.
tufasse ; sf.— Vilaine, grossière huppe,
tufe, tuhe ; sf. — Huppe, touffe de
poils ou de plumes.
tufét,-e ; s. — Petite huppe,
tuhà, tuherà (Gr.-L.) ; v. — Sonner
tuhàco

(Lav.)

sf. — Masure, maison
tudà, hibou. V. tute.
tuhade, tuherade (G.-L.) ; sf. — Coup
de trompe, sonnerie de tuhe.
tuhàyre ; sm. — Sonneur de tuhe.
tuhe (L.). — C. true, truhe.
tuhe, tuhère (Gr.-L.) ; sf. — Trompe
en bois des
pasteurs ; en style plaisant, la
gorge; abé boune tuhe, avoir une forte
voix. V. bùrni, tute.
obscure. Cf.

palmounie.
tuberculoùs,-e ; adj. — Tuberculeux,
-euse ; v. palmounlste, poutrinàri.
tubèrri,-o (Lav.) ; s. — Têtu,-e, tête
dure; v. cap-bourrùt, técou.

«

une

de la tuhe.
v.

tuberculine.

être

tucàt,-ade

va

lu, ! Tu crois cela ? que

tuhe.
aussi

;

avec

C. tufe; en M'.-Big., désigne
bouquet d'arbres sur une émi-

—

un

nence.

tùhe (G.) ; sm. — Espèce de granit
rougeâtre, extrêmement dur.
tuherà.

—

C. tuhà.

�629

TUHEREJA

tuherejà;

—
Agacer, tracasser,
bout; duherejà-s, se tra¬

v.
pousser à

sabouler,

chicaner.

casser, se

tuherejade ; sf. — Tracasserie, agace¬
rie, asticotage énervant.
tùhou (Lav.) ; tuhoùn (G.) ; sm. —
Tuffeau, terre de tuf.

tujague.

Y. toujàco (ajonc) et déri¬

—

vés. N. de p.

tulà ;

v.

tùle ; sm. —- Tulle, tissu,
tuléte ; sf. — Voile de tulle,

tulipâ ; sm. —
à fleurs rouges.

Tulipe

—

tùmo-hùstos (G.) ; s. des 2 g.

sauvage ;

anémone

Humeur sombre

Coup,
frapper

tumultuoùs,-e

tunàrcou
sonne

Ah

!

le

tumarrejà;

v.

—

Faire

vilain

l'entêté,

violemment, heurt violent.

adj.

—

Bovin on ovin qui cossent, soit par vice,
soit par habitude ; usité parfois en parlant
des personnes au sens de querelleur,-euse
et
en

on dit aussi tumassàyre,,-e mais
parlant des bêtes seulement.
tumassejà. — Fréq. de tumà, avec un

brutal;

sens

Tumultueux,

—

—

Tumultu¬

(B.-L.)

;

sm.

—

Butor,

per¬

v.

tuquét (Al.) ; sm. — Hibou,
tur (G.); sm. — Giron, taret; v.
truquât.
turàno (G.). — C. tutàgn,-e.
turbà ; v.
Troubler, perturber,
turbàn; sm.
Turban,
turbî ; sm.
Turbin, travail, t. pop.
—

—

—

turbinà ;

v.

—

Turbiner,

Turbine,
Inchoactif de turbinà.
turbinéte,-note ; sf.
Petite turbine,
turbot, trabòt; sm.
Turbot (pois
son).
turbulàn,-lén,-te ; adj.— Turbulent,-e.
Cf. trebulàn, libòt, sarpatâ.
turbulance.-lénce ; sf. — Turbulence,
turc ou turg, tùrcou, turgue
; adj.
Personne stérile ; bréhaigne ; usité rare¬
ment en parlant des bêtes ; v. mon.
Turc, Turque; adj. et s. — Turc, Tur¬
que; homme dur; machàn coum û turc,
méchant comme un turc ; tribalhà coum û
turc, travailler dur.
tùrcou,-co (I-I.-TSig.) s. — Stérile v.
man.
Sobriquet des gens de Layrisse
(H.-P.), qu'on appelle aussi cu-négres.
ture ; sf.
Chalumeau ; instrument
rustique de musique ; cannelle de fontaine,
goidot; v. turbt, t.iitoû, tute.
turelure ; sf.
Turelure; ritournelle;
billevesée, petite bêtise, blague; flûte d'en¬

turbinejà.

—

—

—

tumàrrou,-rre; adj. et s. — Têtu,-e,
boudeur, sournois; acari,ìlre ; revêche; le
t. est péjor. dans le sens de la brutalité ;
tumahùs ne l'est pas et n'est guère usité
dans ce sens. V. arregagnàt, tunàrcou.
tumassade ; sf. — Action de cosser

tumàyre,-e;

adj.

—

se

revêche. Fréq. de tumà.

tumassè,-re,

;

d'un caractère difficile ; v. tumàrrou.

turbine; sf.

boudeur !
montrer

tu¬

une

tue. N. de p.

—

tumahùs !

a

tunique ; sf. — Tunique.
tuquét,-e ; s. — Coupeau, tertre;

—

le

Qui

—

eusement.

tumadéte,-dote ; sf.
Léger coup de
tète, petit heurt.
tumahùs,-e, tumàrrou,-rre ; adj. et
s.
Personne d'humeur sombre, renfer¬
mée, repliée sur soi, entêtée; par ext., sour¬
lou

timoû, timon.

-euse.

heurtés de front.

Ah !

adj.

;

tumultuousamén ; adv.

; propen¬

bouderie, la bouderie elle-même.
v. — Heurter du front, cosser;
frapper de la corne; heurter de
l'avant; tumà-s. se cosser, se heurter de
l'avant; v. hulà.
Aquét marron que tume, ce bélier cosse;
dab Vescù., que-ns èm tumàts, avec la nuit,
à cause de l'obscurité, nous nous sommes

franchise.

Rutor,

tumulte ; sm. — Tumulte,
tumultuà ; v. — Agiter soulever ; tumultuà lou pòple, soulever le peuple.

tumà ;
par ext.,

sans

■—

meur.

sion à la

nois,-e,

Forme de

—

tumouroÙS,-e

heurt de front, action de cosser, de
de la corne.
: s.

— Fréq. de tumà.
tumén,-to (G.). — C. tumassè,-re.
tumenéyo (Hte-Big.). — Forme de
cheminêje, cheminée.
tumère ; sf. — Vice des bêtes qui cos
sent; combat à coups de fronts, de cornes.
tumiu,-ibe. — C. tumèc.

tumoû.

tulipe; sf. — Tulipe (plante),
tulipè ; sm. — Pied de tulipe.
tum,-e, tumàt,-ade; s. —

turn,-e

tumejà.

abruti, personne sans distinction, rustre,
tumoù ; sf. — Tumeur,

Garnir de tulle,

—

TURELURE

—

de dim.

—

—

tumàt,-ade.

—

Y. tum (i) ; on dit aussi

tumachàt.

tumbres ; sf.

pl.

Ténèbres (vieux),
cosser; par anal.,
en
parlant des personnes, lutte tête contre
tête ; v. tum (i).
tumèc,-èque; adj. — C. tumahùs et
tumàyre.
—

tume; sf.— Action de

—

fant.

Tout,

cela

acò

nou

n'est que

churle, turle.

souri

que

tnrelures, tout

billevesées, des blagues

;

v.

�TURELURËT

TUSTA

—

630

turelurét, turlurét; sm. — Godelu¬
damoiseau, petit fat.
tureluréte ; sf. — Turlurette, jeune
fille un peu évaporée; refrain, roulade de
reau,

flûte.
turéte ; sf. — Petite iure. V. turòt.
turène.
Y. tourène et dérivés.
—

Turène ;

Turenne ; le dire
de Turenne est
usité : N'ey pas la mour de
Turène, ce n'est pas chose si terrible que
cela ; ce n'est pas bien difficile.
turg,-gue. — Y. turc (i).
turgà ; v. — Passer une année sans
porter, être stérile (rare).
turgà (G.) ; sm. — Champ, semis de
maïs (turguét).
turgàdo (G.) ; sf. — Récolte, produc¬

provençal
également

n.

p.

la

sur

—

mort

tion de maïs.

de

turguét,-quét (G.): sm. — Maïs, blé
Turquie. Syn. indoùn, milhòc.
turlà ;

v.

même le

goulot;

1., aussi,

c.

boire à

churlà; dans certains

v.

tutà. Cf.

turlade,
churlàyre.
tùrlo

de cabaret,

T.

—

avec

turlàyre.

C.

churlade,

sf. — Berce, brancheursine; v. brous de mascàr, dandarine.
turlupinà ; v. — Turlupiner,
turlupinade ; sf. — Turlupinade, mau¬
vaise plaisanterie.
;

turlupinàyre,-e ; s. — Personne
; mauvais plaisant.
turlùts (Savel ; sf. — Pénombre ; clarté
des étoiles, clarté .du crépuscule, rayonne¬
agaçante

ment. V. .treslùts.
—

turmentine.

C.
—

tourmén et

dérivés,

C. tourmentine.

(B.-L.) ; sf. — Grosse pierre,
tùrmou (B.-L.) ; sm. — Rocher de for¬
tes proportions ; v. malh.
turòc, turòt (Arm.) ; sm. — Chalu¬
meau. bout corné de la plume;
v. ture,
canét; on appelle aussi turòc la plume qui,
être
sans
complètement formée, n'est plus,
cependant, du duvet ; v. canét.
turòt, turoû ; sm. — Bec, goulot d'un
récipient : cafetière, cruche; v. ture.
turoû, turoùn; sm. — Monticule
arrondi, tertre; mamelon, butte de terre:
plusieurs mottes en R. paraissent avoir été
fortifiées, retranchées; quelques-unes por¬
des

noms:

turoû dous Moùrous, tertre

des Maures ;

turoù dou hourc, tertre de la
forêt; turoû de movmcaubeig, tertre du
mont, chauve, etc. N. de p. Turon. V.
tourrùc, tepè.

turouquét ; sf.
mamelon. Dim. turtìuhcQulét,-lòt;

turounét,-nòt,
Petit,

turulhoû,

; v.

bachés-

turquése ; sf. — Turquoise,
turquéses. — C. esturquéses, tricoise
turquét. — V. turguét.
Turquie; n. p. — Turquie, nation;
dans cette expr. : mey loégn que la Tur¬
quie, très loin.
turràdo (G.) ; sf. — Fricot de pommes
de terre abondant, copieux.
turràsso (G.) ; sf. — Grosse motte de
terre ;
grosse patate ; en style plaisant,
figure très

grosse

et difforme,

turréto (G.) ; sf. — Petite tàrro.
tùrro (G.) ; sf. — Motte de terre

champ;

un

truie;

en

dans
anal., pomme de terre; v.
style plaisant, figure grosse et
par

difforme.
Drouml

ùo

coum

tùrro, dormir profon¬

dément.

turròc,-oque.

—

C. tarròc,-oque.

turrucole.
C. terrucole.
Tursàll ; n. p. — Le Tursan, pays
—

dont
capdùlh, la capitale,
V. tustà, plus usité,
turtà.
turulhoû, turrulhoû ; sm. — Petite
tùrro, grumeau; v. gourrulhoû; petit tuAire-sur-Adour était le

tus, tusc ; sm. — Fourré de bois, buis¬
et ajoncs; t. général.
tus (Or.) : tusc, tusquè ; sm. — Touffe,

sons

cépée, trochée;

par

anal.,

groupe

de

gens

de bêtes ;

lous gouyàts que-s hicàn en
tus, les jeunes gens se groupèrent étroite¬
ment. V. gurgòu, mate.
tusc (Lav.) ; sm. — Morceau de bois
fixé; par anal., celui qui a une idée fixe.
tuscà ; v. — Pousser en touffe, en tro¬
chée ; former une touffe, une trochée ;
tuscà-s, se former en touffe, se rassembler.
tuscade ; sf.
Action de tuscà; tro¬
chée ; v. tusque.
tuscasse ; sf.— Vilaine trochée, vilaine
ou

—

tùrrno

tent

Turpitude

rounét.

TT.av.)

turmén.

—

hounte.

—

iure.
—

turpitude ; sf.
se,

—

v.

touffe.

tusque ; sf.
aussi

au

sens

—

V. tusc, trochée

;

usité

de souche, race ; està de bou-

ne
tusque, être de bonne race, de bonne
lignée ; v. estôc. N. de p. Latusque.
tusquè ,-re ; s. — Lieu où il y a des
tuscs, fourré, hallier.
tusquét,-e ; s. — Petit tusc, petite tus¬

que.

tussét, tussòt (G.); sm. — Petite
butte, motte de terre gazonnée ; v. tepè.
N. de p. et de 1.
tust,-e, tustàt,-tade ; s. — Coup,
heurt, choc.
tustà; v. — Heurter, choquer, frapper
à une porte ; chercher à tâtons avec un
bâton; achopper; par ext,., interroger, son¬
der

quelqu'un
trechoquer,
tustà ; sm,

;

—

tustà-s,

se

choquer, s'en¬

Action de heurter.

�TUSTADE

631
tustade ; sf.
heurter à

—

Choquement

;

action de

porte ; achoppement ; inter¬
action de scruter avant d'agir ;
une

rogation

;
rencontre

préliminaire.
tustàdje ; sm. — Action de íusíà, heurt,
tustassade ; sf.
Grand coup ; heurt,
—

choquement violent, retentissant.
tustassejà. — Inchoactif de tas là
avec une nuance péjor. plus accentuée que
tustejà.
tustàyre,-e ; adj. et s. — Qui heurte,
choque, frappe ; mendiant qui frappe aux
portes ; personne adroite et fine qui cher¬
che à savoir, qui sonde, scrute; taquin,-e,
indiscret ; qui cherche à se disputer, qui
cherche noise, plaies et bosses, excitateur.
tuste ; sf.
Bâton pour heurter ; heur¬
toir ; baguette de tambourinaire ; v. tlmbou.
N'abé ni tuste ni tamboarî, n'avoir au¬
cune suite dans les idées, déraisonner; resler court, sans parole.
tuste ; sf. — Action de heurter, de cher¬
cher en poussant, en cognant; v. taste;
achoppement.
tuste-bòrni (à la) ; loc. adv. — A
tâtons, à l'aveuglette; v. mâ-taste.
tustejà. — C. tustassejà avec une nuan¬
ce
de dim. ; fouiller, chercher à tâtons;
—

battre les buissons.

tustejàyre,-e

ad.j.

;

—

Fouille-au-pot

tustéms.

Forme

—

de

toustêm

tute.

tute; sf. — Corne, trompe rustique; v.
bùrni, tuhère; en style plaisant, gorge:
abé ue boune tute, .avoir une forte voix, un
organe vocal, puissant, solide ; tuyau gros
et court, ; v. tutoû, ture.
tute; sf.

Tanière, trou de bête, re¬
terre ou dans le roc ; par
anal., demeure noire, obscure, un trou,

paire, gîte

vers

action de

tus-tus

tus-tus,

(Or.);

sm.

—

Chuchotement;

tus-tus, en secret.
tut ; sm. — Onom. du son de la trompe,
du cor; interj., comme en fr. flûte !
tut.
Ancienne forme gasconne lan¬
daise de tout; elle est encore usitée en cer¬
au

en

tutà ;

Corner, sonner de la tute
et, par ext., de tout instrument à vent;
hurler, huer.
Lou pourquè que tute, le porcher corne;
que pods tutà ! tu peux sonner, je ne veux
pas

v.

—

t'entendre, je ne veux rien entendre !
(H.-Big. G.); v. — Guetter, épier;
espià, guignà, lurmià, tità; tutà-se, se

tutà
v.

cacher pour guetter,
V. iiidâ.
tutâ.
—

tutade ;

sf.

—

tuterà ;

v.

tuleur contre

tuterà ;

T.

—

une

v.

d'arbor.,

placer

;

un

plante.
Mettre, placer un tutèt

—

(goulot).
tutère ;

tutà;

sf.

vacarme

—

de

Action prolongée de
de trompes; cha¬

cornes,

rivari.

tutère; sf. — Grande tute, caverne, re¬
paire; la tutère de l'ours, le repaire de
l'ours.

tutère ; sf.

—
Tuyau, goulot plus gros
le tutèt.
tutét (Big. G.) ; sm. — Guet, action
d'épier.
Âtàu hèn lou tutèt las bèstios, ainsi les
bêtes épient, guettent (Dugav). V. tutày.
tutét; sm.
Coup de trompe, de cor;

que

—

Coup de trompe plus

long que !e tutàt.
tutade; sf. — En style plaisant, action
de boire à même le goulot.
tutà g'n ; sm. — Bourdon, mouche à
miel qui habite sous la terre; v. pempène,
tutaine.

tutoyer.

tutejàyre,-e ; s. — Tutoyeur,-euse
qui tutoie tout le monde,
tutelàri ; adj. des 2 g. — Tutélaire.
tutèle ; sf. — Tutelle. Cf. tutouràdje.

—

tains lieux.

—

sous

tutejà. — Fréq. de tutà.
tutejà; v. — Tutoyer. Ant. bousejà.
tutejàdje,-jamén ; sm. — Tutoiement,

;

tustét; sm. — Heurtoir de porte.
tustét,-e. — Dim. de tustàyre. N. de p.
tùsto-brùchos (G.) ; s. des 2 g. —
Cogne buissons, batteur de buissons, écervelé,-e.

TUTÈT

tutàgll ; sm. — Tussilage (plante).
Syn. coutène saubadge, caulét d'àsou,
paloumère, pè-de-pourî, pelusouo, èrbo
dous tignoùs.
tutàlh (H.-Big. G.) ; sm. — Trou de
guet; trou dans une haie, une clôture.
tutane ; sf. — Espèce de bourdon muni
d'une trompe (tute) plus longue que celle
de l'abeille commune (Bombus lapidarius
et B. sylvarum).
tutasse ; sf. — Grosse corne, vilaine
trompe; vilain repaire (tute).
tutassejà ; v. — Sonner mal de la
trompe, du cor.
tutàt ; sm. — Coup de trompe plus
bref que la tutade.
tutày,-0 (H.-A.) ; adj. — Guetteur,
-euse, qui épie, guette à la dérobée. Sobri¬
quet des gens de Marsas (H.-P.).
tutàyre,-e ; s. — Sonneur,-euse de

agaçant, taquin,-e.
les L.

—

v.

tutàt.

tutèt

; tutèyt (Bav. Or.
L.) ; tutoû ;
Tuyau court, goulot de cruche; t.
général; v. ean.ét, doudsilh, calamét, tou;
par ext., la gorge, le larynx; v. cot, gargante, tute, tutère (3).
A force d'anà ta la hoùn, om qu'y dèche
sm.

—

�TUTÉTE
loa tutèt,
laisse le
fr. : tant
elle

se

—

TUY0UTER1E

632

à force d'aller à la fontaine, on y
goulot de la cruche, comme en
va la cruche à l'eau
qu'à la fin

casse.

tutéte,-tote ; sf. — Petite tu-te.
tutèyt. — V. tutèt, goulot,
tutoà ; v. — Mettre un tube, un goulot,
tutoère (Salies) ; sf. — Sorte de bibe¬
ron

les malades

pour

tutoû ;

tutèt;
quet des
c.

Plourà

sm.

—

; v. poupilh.
Entonnoir; v. hounllh;

style plaisant, buveur. Sobri¬
de Gurmençon (B.-P.).
courn û tutoù de
houn, pleurer
en

gens

abondamment.

tutoù,-e
aussi

au

; s. — Tuteur,
fém. tutourésse.

tutrice

;

on

dit

tutoulàdje,-ràdje ; sm. — Gestion de
conseil de famille ; v. tutèle.
tutùt; sm. — Onom. du son d'un ins¬
trument à vent; v. tut (i).
tuùt ; sm. — Onom. d'un coup detrompe; usité aussi, en style badin, au

tuteur ;

sens

du fr. zut,

ilûte !

tuyà. —C. toujà. V. luà.
tuyèu ; sm. — Tuyau ; v. canét, tutèt ;
c-ournét ; en Big., on dit aussi tuèu.
tuyoutà; v. — Tuyauter,
tuyoutàdje ; sm. — Tuyautage.
tuyoutàyre; sm. — Fabricant, mar¬
chand de tuyaux.

tuyouterie

;

sf.

—

Tuyauterie.

�U ; voyelle. — A le son
dans prune, lubie; il n'a
nasal de u français dans

de u français
jamais le son
parfum, quel¬
qu'un ; il sonne comme une ou semiconsonnes dans les diphtongues et triphtongues. V. l'Avertissement au tome ier.
U final est toujours tonique quand, dans
le primitif latin, un r suit: madu (maturus),
escù (obscurus). Quelques dialectes d'oc ont
gardé cet r, que les anciens Béarnais con¬
servaient en écrivant, bien qu'ils ne le
prononçassent plus depuis longtemps. (V.
au préambule de la lettre R).
U remplace parfois le son ou: ubèr = oubèr (ouvert-). Cette substitution de u à ou
est
due, généralement, à une influence
française comme dans famùs où l'u repré¬
sente l'eu du français fameux.
U final indique la
ire pers. du prétérit
de la 2e conjugaison à Monein et sa région
ainsi que dans quelques lieux des Landes :
qu'ou digù, que badà, je lui dis, je naquis,
ailleurs : qu'oa digoùy, disoùy, dichoùy,
que budoùy, bajoùy, basoùy.
Le un final des primitifs latins a été con¬
servé à Rayonne, dans le Gers et les Landes :
cadàn
cadû, impourttùn — impourtû, cha¬
cun,
importun ; mais en Béarn et dans
presque toute la Bigorre on prononce un il
très peu nasalisé ; nous le signalons par un
—

accent

circonflexe.

place régulièrement après la con¬
quand celle-ci commence une
syllabe: quèbe, quoàn, patraque, aquità,
mais il reste muet. Il se place dans des
conditions identiques après g qu'il rend
dur vélaire devant les voyelles e et, i :
guèlhe, guille, guimbà.. Dans les cas, très
rares, où il ne doit pas être muet, u est
surmonté d'un tréma: giiélli (œil, vers la
Barousse).
un primitif
devant une voyelle devient
ib dans la région de Bayonne : libe = lune,
pri.be = prune, ibe = une, d'où les dérivés
mantribe (ou mentri.be), quoeribe, chequibe, ibaute, formes féminines de mantrùn
(ou mentrùn), maint, quocrùn, quelqu'un,
checùn, chacun, ugnàut, un autre. A
Bayonne, également, on trouve ib au lieu
u

se

sonne

de uy;

q

pibà

Dans la

pour

puyà, monter.
u remplace

Grande Lande,

ou

quelques mots: bàu=boéu, bœuf.
oéu, œuf, pluye = plouye, pluie.
û, ue; û, ùo (Big. Arm); un, ùo, ùyo
(Arm. G. Lom. Big. en certains 1.) ; un,

dans
ùu

=

ibe

(Bay.)

; un, U

(L.)

;

adj.

num.

—

Un,

seul,-e. Qu'ey Vue ore, il est une
heure; û. per cén, un pour cent.
art. indéf. : un,-e ; û camp, un champ;
ue droite, une fille.
une,

—

indéf. : une chose, une per¬
parlà qu'ey û, ha qu'ey gnàute,
parler, dire, c'est une chose, agir c'est
une autre; l'ile que bau l'aute, l'une vaut
l'autre (personne) ; lous ùs e lous auts, les
—

pron.

sonne :

uns

les autres.

et

L'art,

û peut déterminer un infinitif
le sens de « une façon de » et, sou¬
vent, dans une nuance exclamative : û lè
cantà, une vilaine façon de chanter ; que
hè û bel plàbe, il pleut beaucoup; que hase
—

avec

II criait ! c'était effrayant.
L'expression primitive u(n) àute, un
autre, en passant par la forme ugn àute
ligne aute (couramment employée en même
temps que û àute, ue aute), s'est ensuite
réduite à gnàu.te (ou gn-àute, gn'aute) par
apocope de l'û initial. On trouve aussi en
divers lieux (Pontacq, Vic-Big., dans le G.)
la prononciation y-àute, y-àuto.
Que toarnarèy gnaute ore, je reviendrai
à un autre moment; dinqu'à gnàute cop,
jusqu'à une autre fois, la prochaine fois ;
û cridà
—

formule

de

souhait

:

plaisir, l'avantage de
Dans

à

une

vous

autre

fois, le

revoir.

certains parlers gascons (Big.
dit au masc. ue : qu'en ey troubal
ùe. j'en ai trouvé un ; dab quàuques àes,
avec
quelques-uns.
L'un, l'une, dans la Big. et le G., se
disent aussi la-û, la-ùo ; v. séngles.
Loc. div.
U per û, ue per
ue^ un par
un, l'une après l'autre; qu'ey tout û, c'est
tout un, la même chose; nou pas ha qu'à,
ne faire
qu'un ; l'û dab l'aute, l'un avec
l'autre, l'un dans l'autre; que t'aberléchi:
ue !
Je t'avertis une fois pour toutes,
expr. menaçante; que conte coume pas û.
ii chanle aussi bien que quiconque ; e y
aneràs ?.
Noû, diàble Vue ! (ou la lie),
Iras-tu ?
Non, assurément ! Nou l'aberàs
pas, diàble' Vue ! Tu rie l'auras pas, je te
le certifie I Qu'ey tout d'ixe, cela est un,
—

G.),

on

—

—

—

—

�UAU

UM ANITARI

—

634

d'un seul tenant, d'une

pièce; anà-n à ue,
égal, ensemble; cami
(ou ii'ue), chemin uni; està à ue,

marcher
tout d'û

d'un

pas

être, d'accord dans

mouvement ; ne

un

qu'un, qu'une; être d'accord
chœur, chanter avec ensemble,
uàu.

dans

un

C. ulhàu.

—

ubàc

faire

(Lav.)

ubàch ; uboùch (G.) ;
sm.
Nord, côté qui ne voit pas le soleil ;
v.
cap-bat, paguèro, jusâ. N. de p. Ubac,
;

—

Lubac.

Ant.

soulâ,

carassoà.

cap-sus,

ubacoÙS,-e

;

adj.

—

situé à l'ombre.

Exposé,-e

au

nord,

ubèrt(t). — Forme de oubèiit), ouvert,
qui se reproduit dans les dérivés.
ucà, ahucà ; v. — Crier, appeler à
haute voix ; publier à son de trompe
(vieux) ; a signifié aussi crier à ban, ban¬
nir ; le ucàt était celui que
l'on avait fait
appeler à son de trompe par ordre de jus¬
tice ;

s'il

s'était

ne

déclarait ucàt,
V.

pas présenté, on le
qui signifiait alors banni.

ce

uquête.
uchabéts

Alors;

(B.-L.)

ichabéts

;

adv.

;

—

alabéts.

v.

uchàu ; sm. — Huitième partie; an¬
cienne mesure de capacité pour le vin,

environ

demi-chopine ; dans certaines par¬
Gers, l'uchàu compte, aujourd'hui,
pour une demi-litre.
uche, utche, uthe ; sf.
Huche à
pain ; coffre.
uchè ; sm.
Huissier, officier de jus¬
tice ; on dit aujourd'hui le
plus souvent
ties du

—

—

ussiè.
uchén

(G.). -— C. eschén, armoise,
uchét, uchòt, uchoû ; sm. — Huis,
porte, guichet; v. guichét; bonde, petite
porte ménagée dans un tonneau pour le
nettoyage. Cf. blsclo.
uchéte, achète; sf. — Cannelle de fût,
robinet.

uchòlo
uchoû

s.

—

(Lav.).—C. eschole, herminette.
(M*.) ; sm. — Terrain qui

udoulà

(G.)

; v.

—

Coucouler

:

ululer

;

uglà.
uè,-re; adj.

— Uni,-e, régulier, confor¬
type.
Oe'tis uès, œufs réguliers ; cabélhs uès,
épis réguliers et de même taille,
uélh (G.). — Forme de oélh, œil.
uét, uòt,-e.
Dim. de uè,-re; que
soun beròy nets, ils sont bien réguliers,
uéy. — Forme de oéy, aujourd'hui,
ufèrte ; sf.
Offrande, présent; v.
oufertoû.
uflà, unflà (G.). — C. ounflà, gonfler,

à

si l'abèn pelât, il criait

coum

l'avait écorché.

on

uglamén. — V. uglét plus usité.
uglàyre,-e ; adj. et s. — Qui crie trè«
fort ; qui crie par habitude, criailleur,-euse.
uglét; sm. — Hurlement, beuglement,
aboi très fort.
Lous ugléts

dou tau, les beuglements du

taureau.

ugn,-e (L.). — Formé de un, ue en
quelques 1.
ùgne ; v. — Oindre ; on dit plutôt untà.
ugnét, ugnoû ; sm. — Jointure du
doigt.
ugnoù (B.-L.) ; sm. — Moelle des os.
uhèc (G.) ; uhoû (Big.) ; sm. — Hulot¬
te ; oiseau de nuit, t. général. Uhoûs, sobri¬
quet des gens d'Ilhen (H.-P.).
ujoè,-re; s. — Myrtille airelle.
Svn. abajoû, nabioû.
ujoû ; sm. — Baie de myrtille,
ulà, ullà ; v. — Huer. C. uglà.
ulcerà; v. — Ulcérer; ulcerà-s, s'ulcé¬
rer. Cf. escarnà-s,
plagà-s.
ulceracioû ; sf. •— Ulcération,
ulcère ; sf. — Ulcère ; v. mau, plague,
uridèro.

ulceroùs,-e; adj.
ulétos, uquétos

Ulcéreux,-euse.
(Lav.) ; sf. pi. —

—

Efforts de vomir ; v. Urt.

ulhade

(L.). — C. oelhade.
ulhàu, uàu, uyàu; sm. — Orbite,
alvéole ; niche ; creux dans un rocher ; v.
btijàu.
ulhét; sm. — Œillet (fleur); petit trou
bordé ; nœud avec oreillettes.
ulhét (G.-M.) ; sm. — Poisson du genre
daurade

urte.

; v.

ulhetà ;
ulhéto

v.

—

(G.)

;
chai. Cf. oulhét.
v.

Œilleter, faire des œillets,

sf.
—

Gros entonnoir de

—

Œilletonner, t. de jar¬

dinier.

Petite huche,

s'éboule. N. de 1. LuclioA, Luchon.

me

si

ulhetoà ;

uchéte, uchote;

v.

Ou'uglobe
comme

un

—

ulhetoû ; sm. — Œilleton ; petit
ulià.
Forme de oulià, huiler,

œillet,

—

ullà (B.-T,. Lav.). — V. ulà et uglà.
ullàyre,-o; adj. — Hurleur,-euse, un
&lt;(
gueulard ».
Ùlle (B.-L.) ; sm. — Beuglement. Dim.
ull et ; v. bramét, uglét.
ulterioù,-re ; adj. — Ultérieur,-e.
ulteriouramén ;

adv.

—

Ultérieure¬

ment.

ultime,-e; adj.
umâ,-ane; adj.

Ultime (Lit.).
Humain,-e; doux,

—
—

seeourablc.

—

ufri.

uglà;

—

Forme de

oufrl.

Crier très fort, hurler, beu¬
gler, aboyer fortemenl. Cf. avec ucà. V.
bramà, layrà, ullà*
v.

—

umanamén ;
umanisà ; v.

adv.
—

—

Humainement,

Humaniser; umanisù-s,

s'humaniser.

umaniste,-e ; s.— Humaniste,
umanitàri; adj. des 2 g. — Humani¬
taire.

�635

UMANITAT

umanitàt; sf.
Humanité; bonté,
compassion.
ùmbe, ùme (Big.) ; ùmi, ùmo (Big.
G.); umét; s. — Epaule, clavicule, omo¬
plate; v. espalle, muscle.
Està grèu dons ùmes, en Arm., signifie
—

être voûté,
—

ùmble,-e ; adj. — Humble; hà-s ùmble,
faire humble, implorer, s'humilier.
Ùmble,-e ; adj. — Souple, flexible, en
parlant de la peau, du cuir, nolamment. V.
moufle, soùfle.
D'oulià las julhes que las hè umbles,
oindre de graisse les courroies les rend
souples.
umblét, umblòt,-e; adj. — Assez
humble. Super-dim. umbloutét,-tòt,-e, très
se

humble.

umbletàt.
umbli ; v.

flexible,

umilitàt plus usité,
Mollir, amollir, rendre
assouplir; umbli-s, s'a¬

V.

—

—

tendre,

mollir.
La caloù. que hè umbli
leur amollit les fruits.

umblide ;

sf.

lou frut, la cha¬

Assouplissement

—

;

ac¬

tion

d'assouplir.
umbliu,-ibe ; adj.

umbloù ;

sf.

—

— Qui assouplit,
Souplesse, en parlant

du cuir,
(Big.). — G. ùmbe.

umectà ;

umejà

;

v.

v.

—

—

Humecter

Etre

;

v.

humide

uml.
;

rendre

humide.

umét ;

sm. — Clavicule ; v. ùmbe.
umi; v. — Humecter; umi-s, s'humec¬
ter; devenir humide.
Lou téms que s'uméch, le temps devienl
pluvieux, humide.
ùmi.
V. ùmbe, épaule.
Ùmi.
Suffixe augm. qui donne aux t.
un sens
défavorable et généralement péjo¬
ratif. Coarrè, coarrùmi, pourcarrè, pour—

■—•

c.arrùmi, etc.
umide,-e; adj.

— Humide; on dit aussi
les 2 g.
umidetàt,-ditàt ; sf. — Humidité.
umidoÙS,-e; adj. — Qui a de l'humi¬

umlt pour

dité, moite.
umilià ;
milier ; v.

umoudésse ; sf.

v.

—

Humilier; umilià-s, s'hu¬

Qui

—

des

a

oreille qui

umourouse,

suinte; humoral, qui est humide, conserve
l'eau, en parlant d'un sol ; v. umidoùs.

sf.

umpre ;

Hanche.

—

Cf.

anque,

malh, quarté.
un

(G. L.).

V. û,

—

unanimamén ; adv.

unanime,-e

adj.

;

—

un.
—

Unanimement,

Unanime.

unanimétàt,-mit.àt ; sf.

— Unanimité.
Former les ongles ;
unelà-s, se dit d'un nouveau-né dont les
ongles se forment, durcissent, d'une bête
pour ses griffes, le sabot.
unclade,-glade ; sf. — Coup d'ongle,
égratignure, trace d'ongle, de griffe; v.
urpade, esgarrapiade.
uncle, ungle ; sf. — Ongle ; partie cor¬
née du sabot des bêtes ; griffe.
Loc. div.
Està coum la car e l'ungle,
être unis étroitement; arrougagnà-s las u-ncles, se ronger les ongles, être dépité ; mon¬
trer de l'impatience; abé Vuncle mâchan¬
te, être méchant, cruel, mordant en ses
propos; d'un travail pénible et qui rappor¬
te peu, on dit: que s'y eau arrougagnà las
uncles, il faut y user ses ongles ; chucà-s
las ungles, se sucer les ongles, ne rien faire,
chômer ; n'abé que la pèt e las ungles, être
très maigre, se chémer ; ne-u demoure pas
que las ungles, il n'a plus rien, il n'a plus
que ses doigts pour vivre; qu'a esprit dinqu'au cap de las uncles, il est très intelli¬
gent; frémi dinqu'au cap de las ungles,
frémir, frissonner jusqu'au bout des on¬
gles; semblà-s'y dinqu'au cap de las un¬
gles, ressembler tout à fait à ; truc sus
l'ungle, immédiatement, sur le coup, rubis
sur
l'ongle; abé ungles coum palahèrs,
avoir des ongles comme une pelle-bêche,
très larges et. durs ; da sus las ungles,
donner sur les doigts, punir.
T1 ne faut pas tailler ses ongles le diman¬
che. car, avec les rognures, le diable en
fabriquerait des objets magiques et il grêle¬

unclà,-glà

;

v.

—

rait dans l'année.

uncléte,-ote

abachà.

umiliacioû ; sf.

:

Les humeurs.

—

adj.

;
aurélhe

—

de la peau,

ùme

humecté.

humeurs

Humblement.

UNGLUMI

umoù, être de bonne, de mauvaise humeur ;
qu'at hè 'tout dab umoù, il fait tout avec
de la mauvaise humeur ; aquéste terre qu'a
hère d'umoù, ce terrain est très humide,

umouroÙS,-e

umblamén ; adv.

—

Humiliation.
umiliàn,-te; adj. — Humiliant,-e.
umiliance ; sf. — Snlut, avec révérence
(vieux).
umìt,-mìd. — V. umïde.
umoû ; imoù (G.); sf. — Humidité;
humeur, t. médical; écrouelles ; au fig.,
disposition de tempérament ou d'espril ;
irritation ; bouderie.
Abé umoùs, avoir des
humeurs, des
écrouelles; està de bonne, de mâchante
—

Polit ongle,
Onglon ; v. pedit.
uncloùs,-e, unglùt,-ude; adj. — Onglé,-e ; qui adhère forlement à l'ongle,
comme l'ongle au doigt; esquilhòt unglùl,
uncloû ;

noix

dont

sm.

sf.

;

—

—

l'écale

adhère

d'un

fortement

avare on dit: qu'a
uncloàs, il est dur à la desserre,
coque;

undà.

—

V.

à

la

lous dinès

untà.

unglét (B.-L.) ; sm.—Equerre à onglet.
ungléte,-ote; sf. — Petit ongle,
unglùmi (Bay.) ; sm, — Enclume,

�UNGLUT

—

URP

636

unglùt,-ude; adj. et s. — Qui est aigu,
comme
l'ongle; griffu, crochu; par
ext., qui a un mauvais caractère, qui est
tout en angles, en pointes. V. uncloùs.
uni ; v.
Unir, joindre, marier ; polir :
unl-s, s'unir, s'associer. V. aplani; ligà.
Uni lou sou, unir,
aplanir le sol ; qu'ous
an units, on les a unis.
unibèrs ; sm. — Univers (Lit.),
dur

—

unibersalamén ;

adv.

—

Universelle¬

ment.

unibersàu ;

adj.

des

2

g.

Univer¬

—

sel,-le.

unibersitàt; sf. — Université.
unible,-e ; adj. — Propre à être uni,-e.
unie, unique,-e; adj. — Unique,
unicamén ; adv. — Uniquement,
unidamén ; adv.
Uniment, égale¬
ment ; simplement.
unide ; sf.
Action d'aplanir, de ren¬
—

—

dre uni.

unième,-e

;

adj.

num.

ord.

—

Unième,

unificà ; v. — Unifier,
unificacioû ; sf. — Unification,

uniformamén ; adv.

—

Uniformément,

uniforme,-e; adj. — Uniforme,
uniforme; sm.
Uniforme, vêlement
réglementaire ; en Gascogne on dit aussi
uniformo.
—

unifourmisà ;

v.

—

Uniformiser,

unifourmitàt ; sf. — Uniformité,
unimén ; sm. — Action d'unir, d'apla¬

nir, d'ôter les aspérités,

unimén,-damén ; adv.
unioû ; sf.
Union,

—

Uniment,

—

unissoû ;

sm.

—

Unisson.

unit,-ide ; adj. — Uni,-e, plan; unicolore, en parlant d'un drap, notamment,
unitàri ; adj. des a g. — Unitaire,
unitarisme ; sm.
Unitarisme.
unitàt ; sf. — Unité.
untà,-dà ; v. — Oindre, graisser; untà-s.
s'oindre; v. entumà; en style plaisant,
—

lioire.

Untà

l'arrode, graisser la

roue;

untà-s

lou ganitèt, s'oindre la gorge, boire.
untade ; sf. — Action d'oindre, grais¬
sage.

untàdje

; sm. — Oint, huile, graisse;
d'oindre, de graisser.
untàmi ; sm.
Oint, huile, graisse,
onguent, pommade.
untis; sm.
Cambouis. Cf. enseràlh.
uoère (Arm. L.) ; sf. — Oronge; usité
aussi au sens de ovaire ; v. oebèro, oeberè.
ÙOU.
C. éou, lac.
action

—

—

—

uouèrn

(Gr.-L.). — C. ibèr, hiver,
sf. — Criée à son de trompe
(vieux); trompe. Cf. avec ahucà; v. tute.
uquéte ; sm, — Crieur public ; v. ucà.
uque ;

uquétos (Lav.)
vomir ; v.

;

sf. pl.

—

Efforts

pour

Urt.

Heur, fortune, chance (rare) ;
bounùr, malùr.
urâ ; sm. — Folle avoine ; ivraie, en
certains 1. ; v. irague, balhuaque.
uragnoû. — C. iragnoû.
uràt,-urade ; adj. — Heureux,-euse
(vieux) ; on dit aujourd'hui uroùs.
Urbâ ; n. p. — Urbain.
urbâ,-ane ; adj. — Urbain,-e.
urbanitat ; sf. — Urbanité,
urdélhes ; sf. pl. — Ustensiles en géné¬
ral, outillage. V. gàdje, atourélhs.
urgén,-te; adj. — Urgent,-e.
urgence,-ci ; sf. — Urgence,
uridèro (G.) ; sm. — Ulcère (vieux),
urilhe (L.) ; sf. — Lierre ; v. jèyre.
urim (Luxey) ; sm. — Thym des jar¬
dins; v. pimbou.
urinà, aurinà ; v. — Uriner. Cf. pichà.
ur

; sm.

—

reste usité dans

urinàu ; sm. — Urinai,
urine ; sf. — Urine ; v. pich.
urlà ; v. — Hurler ; v. uglà plus usité.
Ùrle (B.-L. Lav.) ; sm. — Hurlement,
urlét
chisclét.
urmà

(Lav.);
(G.)

urne; sf.

sm.

; v.
—

—

—

Cri perçant;

v.

Humer (Dastros).

Urne (Lit.),

uròu (01.). — C. aròu.
uròu, uroû (Lav.) ; sm. — Nombril ;
v. melic; on dit aussi
meyuròu.
uroùs,-e; eroùs,-o (G.); adj. — Heu¬
reux,-euse, de bon augure; fortuné, satis¬
fait; chanceux; on dit aussi ayroùs en Big.
U nèn uroùs, un enfant heureux; anade
urouse.
année de prospérité; uroùs
qu'ey
lou qui s'en crét, heureux qui s'en croit ;
qu'a lou caractère uroùs, il a un bon esprit.
Loc. div.
Uroùs coum û pedoùlh en
périsse, heureux comme un pou sur la
peau; qu'a la mâ urouse, il a la main
heureuse, il réussit ordinairement; qu'ey
uroùs que-s sie passât atàu, il est heureux
que cela se soit passé ainsi ; qu'en soy
uroùs per bous, je me réjouis pour
vous ;
uroùs au joc, maluroùs en amoù, heureux
au jeu, malheureux en amour.
uroùs,-e; s. — Personne heureuse;
lous uroùs de la terre, les heureux du
—

monde.

urousamén ; adv.

urousàs,-se; adj.

—

—

Heureusement.

Assez

heureux,

-euse.

urousét,-òt,-e.

—

Dim.

de

uroùs,-e,

content, satisfait,-e.

ùrpio (G. Big.); s. •— Griffe,
Urpe est plus usité que urp.
L'esparbè que-s c.ounéch à l'urpe, à la
griffe on connaît l'épervier (die.); abé de
urp,-e;

serre

; v. arpe.

lèdes urpes,

avoir de mauvaises griffes, se
et aussi d'un avide, d'un

dit d'un cruel
voleur.

�637

URPA

urpà; urpià (Rig. ü.); v. — Griffer;
agriíïer, prendre dans les serres; urpà-s,
s'agriffer.
urpasse ; sf. ■— Forte, vilaine griffe,
urpàt; urpiàt,-ade; s. — Griffade;
action de grifler, de s'agriffer.
urpàyre,-e; adj. — Qui griffe, s'agrippe.
ursò, ursòu ; sm. — Compère-loriot,
orgelet ; v. eschourdùu.
Urt; n. p. — Urt, bourg du Ras-Adour ;
en style plaisant, on dit à
Bayonnc : anà à
Urt pour aller vomir, urt faisant onoma
topée. Y. uquétos.
urte (Arcachon) ; sf. — Poisson du
genre daurade ; v. uthét.
urtigà. — C. ourtigà et dérivés.
US
(pron. ous). — Se substitue à bs rem¬
plaçant bous joint au verbe ; v. bous, el
remplaçant également lous, les ; v. km.
us

;

sm.

Us,

—

usage,

coutume

;

v.

coustume, usàdje; accoutumance.
Ha subàn Vus dou païs, faire suivant la
coutume

du pays.

Qu'usàm légne, nous consommons du
n'ùsi pas cafè, je ne prends pas de
café; pélhe usade, robe usée; òmi usât,
homme usé ; qu'use de lès moûts, il em¬
ploie de vilains termes ; usà-s au tribàlh,
s'user à la peine.
usà; sm. — L'usage, la façon, l'action
bois ;

d'user.

usàble,-e

;

adj.

—
Habituellement,
qui s'use.
adv. — Habituellement,

d'un usage courant ;

usadamén ;

d'un usage courant.

usade ; sf.

— Partie usée ; aclion d'user.
usadé,-re ; adj. — Que l'on peut user,
dont on peut user.
usadis,-se; adj. — Qui est d'usage;
dont on use; ias causes usadisses, les cho¬
ses
d'usage courant.
usadis,-dure ; s. — Usure, détériora¬
tion d'une chose par suite d'usage.
usadjàn,-te, usadjè,-re; s. — Usa¬
ger,-ère.
usadjàt,-ade ; adj. — Usé,-e, détérioré
par l'usage; usagé,-e. V. hallt.
usadjàyre,-e ; adj. — Qui use, dété¬
riore ; on dit plutôt usàyre.
usàdje ; sm. — Usage ; action d'user ;
accoutumance; usure. V. ley, serbance, anà,

anadure.

usàn,-te; adj.

sf. — Droit d'user, jouissance;
d'user; usance; usure, déchet,

dépérissement.
usàyre,-e ; adj. — Useur,-euse, qui
use ; qui jouit d'un droit.
Qu'ey hère usàyre, il use beaucoup; téms
usàyre, temps qui use.
uselà ; v.
Passer par la flamme, flam¬
—

ber, roussir, havir, hâler ; uselà-s, se rous¬
sir, se griller.
Que s'ey uselàt au sourélh, il s'est grillé,
rôti, hâlé au soleil; uselà ue poure, flamber
une

volaille.

usclade ;
lande

sf.

forêt

ou

—
Partie brûlée, rôtie ;
incendiées; liâle du soleil.

N. de 1.

uscladé,-re

adj.

;

—

Qui peul, doit être

flambé, havi,-e.

usclàdje;

sm.

Action de passer

—

—

—

V. usadis.

Usant,-e; qui

use.

au

feu.

usclàyre,-e

adj.

;

—

Qui havit, roussit,

liâle.

ùscle ;

sm.

—

brûlure, tache

Odeur de roussi, de havi

rousse sur

uselét ;

bois;

v.

sm.

—

le

linge;

v.

;

c rés¬

Echarde, petit éclat de

chascte.

usinà ; v. — T. technique, usiner,
usinade ; sf. — Une pleine usine,

usinàdje

;

sm.

—

Usinage,

d'usine,

usine ; sf.

—

travail

Usine,

usiné,-nié; sm. — Usinier.
usitàt,-ade; adj. — Usité,-e.
usmà (Loin.) ; v. — Humer, flairer,
uspùt (R.-L.) ; hust-put ; sm. — Vior¬
ne (viburnum opulus,
plante).
ussiè ; sm. — Huissier ; v. uchè.
Que hè û téms à nou pas hicà û ussiè
dehore, il fait un temps à ne pas mettre
un huissier à la
porte,
ussière ; sf. — Femme d'huissier,
ustagàrro, yustagàr (H.-A.) ; s. —
Perdrix blanche. V. gariole.
ustensilhe, ostensilhe; sf. — Usten¬
sile; v. urdélhes, utis, atrune.
ustìlhs, ustilhes;
s. — T. général
pour désigner les ustensiles de la ferme ; v.
utis, apè, atrune.
ustò ! (B.-L.) ; interj. — Holà ! cri de
l'ànier pour arrêter sa bête.
ùstos (d') ; adv. — A peine, presque,
de justesse; v. juste, tout escàs;
11'èy pas
d'ùstos minjàt, à
peine si j'ai mangé

(Arm.).

ùstri ; sf.
Huître; plé coum l'ùstri,
plein, garni comme l'huître.
UStÒri (B.-L.) ; sm. — Outil, ustensile
—

Drap d'usàdje, drap solide, de durée ;
qu'ey l'usàdje, c'est l'usage, la coutume;
n'ey pas d'usàdje, ce n'est pas usité.
usadjè,-re. — V. usadjàn.
usadure ; sf.

USUFRUT

usance ;

manière

inât.

usà ; v. — User, se servir de ; consom¬
mer, consumer, détériorer; amincir; usà-s,
s'user ; v. hall.

—

encombrant ;

personne

maladroite,

usualamén ; adv. — Usuellement,
usuàu ; adj. des 2 g. — Usuel,-le.
usufrùt ; sm. — Usufruit.

�ÜSUÍRUÏARl

—

UŶO

638

usufrutàri,-tuàri ; adj. des i g. —
Usufruitier,-ère ; on dit aussi usufrutè,-re.
usurà; v. — Usurer (rare),
usuràri ;

adj. des

2 g.

usurariamén,-rimén

—

;

sf. — Usure.
usurè,-riè,-,-re ; s.

sait utiliser ; v.

estaubiàn.
utilitari; adj. des 2 g.

Usuraire.

adv.

—

Usu-

rairomejit.
usure

utilisacioû; sf. — Utilisation.
utilisàyre,-e ; adj. — Econome, qui

;

Usurier,-ère.
Lanespède et de
—

Sobriquet des gens de
Montégut (H.-P.).
usurpà ; v. — Usurper,
usurpacioû; sf. — Usurpation.

usurpadoù,-toù,-re,-pàyre,-e ; s. et
adj. — Usurpateur,-trice.
ut; sm. — Ut, note de musique.
Nou-m hàsses pas pujà ta l'ut ! Ne me
force pas à hausser le ton !
utilamén ; adv. — Utilement,
utile,-e ; adj. — Utile, profitable.
utiletàt,-litàt ; sf. — Utilité,
utilhàdje, outilhàdje; sm. — Outil¬
lage.
utilisà; v. — Utiliser.
utilisàble,-e ; adj. — Utilisable.

utilitàt ; sf.

—

—

Utilitaire,

Utilité,

utìs, outis; sm.
accessoire, t. général

Outil, ustensile,
instrument de mu¬
lisse de métier à lisser ;
—

;

sique quelconque ;
anal., organe servant au travail; au
fig., moyen d'aclion, personne qui servira

par

d'instrument,

si

besoin

est

;

mauvais

ouvrier.

Quin pràube utls ! Quel piètre ouvrier !
de mépris à l'adresse d'un individu :
qu'ey û triste utls, c'est un triste sire.

T.

Gahà-s à tout utls, faire flèche de tout
bois ; ne pas regarder aux moyens ; rasclà

l'utls, racler le violon ; serbl d'utis, servir
d'instrument, en mauvaise part, générale¬
ment. V. apc, atrune, gàdje, urdélhes, estiflét, ustòri.
uyàu. — Forme phonétique de ulhàu.
ùyo. — Forme phonétique de ùo, une
en certaines parties du G. et de la
Big.

�Y;

voyelle,

et, plus habituellement,
(V. à la leltre J, préambule).
L'emploi de cette lettre pour représenter
l'i purement voyelle, est plutôt un latinis¬
me orthographique. Comme semi-consonne,
le son que représente l'y peut être soit
final de diphtongue, comme dans beròy,
baylét, arréy, soit initial de diphtongue,
comme dans you, yoéne, etc. ; quand il est
entre deux voyelles comme dans autreyà,
payère, il fait syllabe avec la seconde plutôt
qu'avec la première. Quand y est ainsi
l'élément initial d'une diphtongue, il équi¬
vaut, dans un grand nombre de variétés
dialectales, au j d'autres variétés ; nous
avons dit, au préambule de la lettre J, les
raisons qui nous ont fait préférer l'emploi
de celle-ci à y semi-consonne partout où
l'un se dit pour l'autre ; toutefois, nous
conservons y dans les mots particuliers aux
dialectes où j n'est pas employé; ce sont
ces
mots que l'on
trouvera ci-dessous ;
mais pour ceux qui n'y figurent pas, bien
qu'ils aient y comme initiale dans certains
parlers, c'est à la lettre j qu'on devra les
semi-consonne

—

chercher.
Les
félibres

baisers), maynàdyie (enfant). Au contraire,
le groupe ny n'indique pas. comme dans
l'orthographe Catalane, un n mouillé
( =gn), mais i';i y appartient à la syllabe
précédente et l'y à la syllabe suivante.
y; pron. — Lui, leur, à lui, à elle, à
eux,

à elles.

Pourtàts-l'y, portez-le lui (ou la lui) ;
que l'y amlen, qu'on le lui mène.
y lient lieu de at, le, cela; que-us y
diseràn pour qu'ous at diseràn, nous leur
dirons cela; que l'y an hèyt sabé pour que
l'ai an hèyt sabé, on le lui a fait savoir.
y. — Complément indirect: hè-t'y, appli¬
que-toi (à cela). V. i et li, pronoms.
y ;
pron.
conjoint sans antécédent :
bédes-y, y voir (soi) ; e t'y bédés ? Y vois-tu ?
y ; adv. de lieu. — Y, en cet endroit,
—

est

ordinairement

relié

au

unàt-s'y, allez-y.
A cela, à celte chose là:
il y arrive.
—

verbe
que y

par

s :

arribe,

Dans cette chose là: que s'y trobe, en
aquét loc, il s'y trouve, là ; quoan ey qui
y bam ? Quand y allons-nous ?
A cette personne, à ces personnes:
qu'y pénsi, à d'aquéres gens, j'y pense, à
ces personnes; hidàt-b'y, fiez-vous y (à ces
gens, à cette chose).
Impersonnellement : que y a ue ma¬
nière de ha, il y a une façon de faire.
y; conj. — Et, forme particulière à la
région oloronaise et aux hautes vallées
béarnaises ; les Espagnols et les Catalans
l'emploient dans le même sens. V. e.
Que bau plâ, y bous
Je vais bien, et
vous P Mourts
y bius, morts et vivants.
ya ; particule énonc. et adv. — Mainte¬
nant, bien ; ya-t sèy beroy ! Bien le saisje ! Y. ja (i).
yàb ; sm. — Hanap, coupe, vase (vieux).
yagàn,-te. —■ C. janglàyre, railleur,
yàhou (B.-L.) ; sm. — Cri du laboureur
pour arrêter ses bêtes ; v. yaquiu, ja.
yanc (B.-L.) ; sm. — Partie d'un objet
formant coude, angle.
yancade ; sf. — Enjambée. Augm.
—

—

les
Italiens, ont rejeté l'y même dans les
diphtongues ; c'est ainsi qu'ils écrivent
paire, maire (père, mère), tandis que nous
conservons
la graphie, plus traditionnelle
en Gascogne, pay, may, etc. Disons, toute¬
fois, que nos anciens écrivains employaient
les deux formes, par y et par i dans les
diphtongues indifféremment, souvent au
petit bonheur.
Dans certains parlers, y initial de diph¬
tongue correspond à Ih (1 mouillée) et mê¬
me à
l d'autres parlers : à lechà (laisser)
correspond ailleurs une forme Ihessà (Lavedan) et yessà (Azun).
Il nous semble utile d'indiquer que dans
les combinaisons ry et ny la première des
deux consonnes appartient à la syllabe pré¬
cédente et l'y à la seconde. Ex. : aryén
(argent), pron. ar-yén; minyà (manger),
pron. min-yà.
Dans certaines variétés, par exemple à
Bayonne, par souci de précision, on em¬
ploie les graphies ty et dy qui représentent
un &lt; mouillé (ailleurs représenté par th) ou
un
d mouillé, par exemple dans Batyitye
(Batiste), poutyicà (embrasser, donner des
provençaux,

comme

—

yancassade.

yancàyre,-e; adj. — Qui gambille;
qui fait de longs pas ; v. chancàyre.
yanfoutrade,-trerie ; sf. — Acte de
Jean-foutre.

yanfoùtre.

—

V. Jan-foùtre.

�Y AÏÍFOUTRÉSSE

—

640

YUSTAGAR

yanfoutrésse ; sf. — Femme sans
honneur, effrontée, dangereuse.
yan£outròt,-e ; s. — Gamin espiègle,
mal-appris ; pelile effrontée.
yanglàyre ; smj — Acrobate; v. janglùyre, yancàyrç.
yangladéres,-gleries ; sf. pl. — Tours
il'acrobate.

yanòt (G.-M.) ; sm. — Pingouin; on
dit aussi mèste yanòt.
yanques ; sf. pl. — Les jambes, en
style plaisant ; usité surtout en parlant de
jambes longues. Cf. avec chanque, thanque, échasse. V. yotes, gambilhes.
yaquiu, pour ya ! aquiu (Lav.). —
Interj., cri pour faire arrêter l'attelage,
yarpe (Or.). — Forme de urpe, griffe,
yasse (M4.). — C. janse, anse,
yaubèri (Az.) ; sm. — Partie du verre
à boire qui n'a pas de cannelure.
yausèle ; sf. — Coquelicot. Cf. paparòc.
yausse (Gosse) ; yauste (Bay.) ; yaustre (Marensin) ; sf. — Génisse. Cf. bime,
youte, betère.
yauyole (L.) ; sf. — Bombance, fête
joyeuse.
yayè,-le,-re (Bay.) ; s. — Nice, inno¬
centée, naïf ; v. pegòlhou, bòbou.
yè (Big. G.) ; part, énonciative. — Mar¬
que le doute, l'incertitude, l'indifférence ;
en B,, on
dit ja avec les mêmes sens. Yè
pot plâ dise ço qui boàlho, il peut bien
dire ce qu'il voudra, cela m'est indifférent;
yè sap ço qui bo ? Sait-il ce qu'il veut ?
l'"è prend aussi le sens exclam, et devient
interj. comme lié en fr. Yè ! que boulet
que b'y hàssi ? lié ! que voulez-vous que
j'y fasse ? V. Jès.
yéche (M*.). — C. jessi, sortir,
yelò, yelòs, yialòs (H.-Big.) ; sm. —
Déform. probable de
bialòs, char sans
caisse utilisé, surtout, pour le transport de
.

la lilière.

yelùm (Lav.) ; sm. — Gelée ; temps de
gel ; v. tourrade.
yèrba de tounèrre (Az.) ; sf. — Astrance ; v. periclàdo.
yèrbe-câ ; sf. — Herbe aux chiens,
espèce de fétuque que les chiens mangent
pour se purger.

yèrbe-de-cur ; sf. — Brize amourette,
yèrbe-lade (M*.) ; sf. — Herbe analo¬
gue au lastoû.
yèrbi ; sm. — Herbage, l'herbe, t. géné¬
ral ; aquét prat qu'a û beròy yèrbi, ce pré
a

une

herbe drue, grasse.

yerbià (H.-Big.).

Forme de jerbejù,

—

faner l'herbe.

yerbiàdo

; sf.

—

Quantité d'herbe fau¬

chée ; fenaison.

yèrde (Chai.)

;

sf.

;

sm.

—

Lierre

;

v.

yèyre.

irilhe, adréjo.

yèrdis (Lav.)

pl.

—

Résidus du

beurre frais.

yérgo (H.-A.).

-—

Forme de Ihérgo.

yérgou
gnirgou.

(Tournay).

—

.1 argon

;

v.

yérgou (Az.) ; sm. — Lit dur et sale,
grabat.
yèri (Lav.); sm. — Lierre; v. gèyre,
yèrde.
yespè (Lav.) ; sm. — Fusil vieux, d'an¬
cien modèle.

yespét ; sm. — Herbe arrachée par la
qu'on l'ait brûler; v. jèspe.
yessà (Lav. Az.). — Forme phonétique

herse et
de

lliessu, laisser.

yésso (Lav.) ; sf. — Abri, auvent, han¬
gar pour le bétail en j\I'. ; il recouvre le
yas.

yèste (Az.). — Forme de este, être,
yèstou (Or.) ; sm. — Fleur de genêt
(yeste, gnéste).
yèstou (Az.) ; sm. — Geste, des bras
principalement. Cf. geste.
yèu (G.-M.). — C. yout, veau,
y grec ; sm. — La lettre y ; usité dans
cette expr. : tirât coum û y grec, comme
en fr. : tiré à quatre épingles, bien mis.
yirouflèye (Or.). — Forme de guirouflèye.
yiryins (Tartas) ; sm. pl. —• Jumeaux ;
v. bessoûs ,toudoùgns.
yisquét, ayisquét (Barzun) ; sm. —
Venelle, passage entre deux maisons. Cf.
androune (Sup. il), benèle, couhìn. N. de
p. Lagisquét.
yitâ,-no (Lav.) ; s. — Gitane,
yiyét ; sm. — Jais,
yot (Arm.) ; sm. — Jars. Cf. guiràt.
yote ; sf. — Vache petite, peu dévelop¬
pée, qu'elle soit jeune ou vieille; v. yout.
Yoles qui an hartère de tirà ou de neurl,
petites vaches qui sont fatiguées par le
travail ou l'allaitement (Lalanne).
yotes; sf. pl. — Les jambes, en style
plaisant; s'applique surtout à des jambes
minces; v. yanques.
Las yoles ne-u poudèn pas pourtà, les
jambes ne pouvaient le soutenir, le porter.

yourdoû (Lav.) ; sm. —■ Framboisier.
mastajoû.
yout,-e, yote (Dax). — Jeune bœuf,
génisse; v. brau, bime, yausse.
yuà (Lav.) ; sm. — Bois; qui servira à
faire un joug (yu).
yudéo (Lav.) ; sf. — La canaille ; les
juifs.
yùngo (B.-L.) ; sf. — Vache jeune,
prête à prendre le joug.
yunte (M'.) ; sf. — Quantité de fourrage
que contient l'espace entre deux chevrons
da la charpente du fenil. V. junte.
Qui-s pèch la punte, que-s pèch la yunte,
qui paît l'herbe à la pousse, paît la botte
de foin, comme en fr., manger son blé en
herbe (prov.).
Yusèp. — Forme de Jausèp, Joseph,
yustagàr (H.-A.) ; sm. — Perdrix blan¬
che. Cf. ustagàrro, garlo-sègo, gariole.
Cf.

�Z; cotìsonne.
mot.

os

—

On la nomme izède; v.
le Latin, le Gascon

De même que

n'emploie cette lettre que dans des mots
particuliers et d'apport étranger. Elle a été
usitée autrefois à tort et à travers par les
scribes, tantôt pour remplacer l's adoucie,
taiîtôt pour indiquer le pluriel, notamment
après d ou t; on écrivait nids et nidz,
troupèts et troupètz, que cantàts et que cantàtz ; dans la graphie moderne, son usage
est

très restreint.

Zabiè ;
zau.

n. p.

m.
V. zitt.

—

zebrà ;
zèbre ;

—

Xavier,

Zébrer,
Zèbre ; courre coum û
zèbre, courir comme un zèbre (vient du fr.)
zelàt,-ade ; adj. — Zélé,-e.
zelatoù,-e; a3j. et s. — Zélateur,-trice.
zèle ; sm. — Zèle,
zenit; sm. — Zenith, t. scientifique,
zéro; sm. —■ Zéro; nou coumpte pas
mey qu'à zéro en chlfre, il ne compte
pour rien, c'est un zéro.
zèst, zèste ; sm. — Zeste, pellicule
d'orange, de châtaigne ; un rien.
iVoti m'an leichàt un zèst, ils ne m'ont
v.

rien laissé

zigzàg

—

sm.

—

(Dastros).
;

sm.

—

Zigzag, ligne brisée,

geste, mouvement d'un côté à un autre,
en
avant et en arrière ; lou zigzàg de la
sègue, le mouvement de la scie; on dit
aussi

ziguezague.
zigzagà ; v. — Zigzaguer,
ziguezague; sf. — Bruit d'une chose
qui va et vient, crincrin, grincement d'une
scie, d'une lime, du chant
oiseaux, de la cigale; par
agaçant par sa monotonie et

de

certains

ext., bruit
sa durée ; v.

zigzàg.
L'û que hasè ziguezague et l'àute triquetraque, l'un faisait ziguezague et l'autre

triquetraque, l'un grinçait et l'autre cla¬
quait (conte d'enfant).
zip ; sm. — Onom., bruit de quelque
chose qui glisse et fuit, analogue à fit.
zippà (01.) ; v. — T. du jeu de toton,
raller, tout prendre de i'enjeu.
zinc ;

sm.

Zinc,

—

d'apport étranger,

métal

;

se prononce à

ce

mol

la fran¬

çaise.

zingà ; v.
zingàdje ;

Zinguer.
— Zingage.
zingarié,-guerie ; sf. — Zingucrie.
zingàyre ; sm. — Zingueur,
zingue-zangue ; sf. — Onomat. du
bruit que fait une chose qui va et vient,
grincement ; v. zigue-zague.
zinguerie. — V. zingarie.
zite; sf. — Zizi, espèce de bruant; dési¬
gne aussi le pipit ; v. sit; en Lav., zlto,
chito, désigne la bergeronnette,
—

sm.

zizanie ; sf.

■—

Zizanie,

ziu-zàu ; sm. — Onom. du bruit d'une
chose qui siffle en cinglant ; ziu-zàu, dus

de flingue, ziu-zàu, deux coups de
houssine, de cravache.
zoèc, zuèc, giièc; sm. — Pinson
cops

d'Ardennes.

sf.

Zone, t. scientifique,
— Zouave ;
hardìt coum û
zouabe, hardi, agile comme un zouave.
zoumzoùm, zounzoùn ; sm. — Tam¬
bourin ; onom. d'un son bourdonnant. V.
zone;

zouabe ;

—

sm.

toumtoùm.
zounzounà ; v. — Bourdonner, imiter
le son du tambourin.
zounzounade ; sf. — Bourdonnement,
bruit d'un tambourin.

zounzounàyre,-e ; adj. — Qui bour¬
donne, résonne sourdement,
zounzounejà. — Fréq. de zounzounà.
zuèc.

—

V. zoèc.

41

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�SUPPLÉMENT

premier Supplément se trouve à la fin du Tome I ; l'indication
Sup. y renvoie. Nous rappelons que le groupe V. D. signifie :
voyez au Dictionnaire le même mot, ou bien le terme approchant.
Un

A

Abadie

(Pascal).

—

Félibre

gascon,

littérateur et compositeur de musique. Né
à Mouledous et mort à Vic-Bigorre (i85G-

I&lt;)32).
abagagnà (Az.).

—

C. gabagnà, avor¬

ter.

abarehè

(Lav.)

;

sm.

—

Azerolier

;

le

fruit, abàrcho, abarchò.

abarjà (Arm.) ; v. — Embourber ;
s'abarjà, s'embourber; s'égarer. V. D. et
Sup. (1).
abartecà (As.) ; v. — Battre avec un
bâton (bartàc).
abatedis; sm. — Abatis,
abayà (Gr.-L.) ; v. — Bayer,
aberracioû ; sf. — Aberration,
abeuradé ; sm. — Abreuvoir ; v. 6ebedé.

abhounie,
v.

abounie; sf.

—

Agonie;

ahownà.

abhounisén, abounisén,-te ; s. et
adj. — Agonisant,-e.
abiengùt,-ude ; adj. — Aceostable,
d'un abord gracieiix, facile.
abilhàdje; sm. — Habillage, habille¬
ment; action d'habiller; en style plaisant,
critique d'une personne.
abilhàyre,-e ; s. — Qui habille ; plus
spécialement, personne qui ensevelit les
morts, fait la suprême toilette; médisant,-e.
aboèlou (Lav.) ; sm. — Sorte de filet de
pêche.
abranoùn (Arm.); sm. — Borycnium,
appelé aussi alugue-hoéc (plante),
abreyà (Bay.) ; v. — Abriter,
abstraccioû ; sf. — Abstraction,
abstràje; v. — Abstraire.
absurdamén,-demén ; adv. — Absurdement.

absurditàt; sf.
abuhà (Arm.) ;

Absurdité,
v. — Surprendre, éton¬
ner. ébahir, désorienter; v. esbatoulû.
abuti; v. — Abuter; forme de abouti.
—

acablà ; v. — Accabler,
acablamén ; v. — Accablement,
acaboulà ; v. — Affronter, mettre bout
à bout, tète contre tête. V. D.

acaboulàdje
acagnardi-S
ber

les

dans

;

Affrontement.
S'acagnarder ; tom¬
qu'entraîne la paresse,

sm.—

; v.

vices

—

s'acoquiner.
acalauà-s

acapià
entasser ;

miner,

(Arm.). — C. acabalà-s.
—
Accaparer ; ramasser et
usité aussi au sens de acabà, ter¬
;

en

v.

certains 1.

acapioulà (Neste)

; v. — Entasser, accu¬
d'augm. sur acapià.
acatanà-se (H.-A.) ; v. — S'abriter, se

muler

avec un sens

mettre à

Cf. assessà-s.

couvert.

acatàno, catàno (H.-A.)
de

;

sf.

—

Abri

fortune, auvent, cabane.
acatchà-s

abachà.
acatrià

(As.)

(Rus.)

;

;

v.

v.

—

—

Se baisser. Cf.
.

Procurer

;

v.

atrassà.

acertà ;

v.

Certifier,

—

assurer que ; v.

acertenà.

ache, achète, uchéte
robinet

en

achùc
et de

;

sf.

—

Cannelle,

bois.

(As.).

—

Forme de eschùc,

sec

achàt, abri.

acimà ;

Terminer un tas, lui faire
assoamà.
acouà, acoudà ; v. — Accouer.
acoudi (Aure) ; v. — Prêter assistance,
secours, aider.
acouhinà-s (G.) ; v. — Se tapir dans
un coin ; v.
acatanà-se.
acouïdà (G.) ; v. — C. acourà, abriter.
acoumià-S ; v. — S'acoquiner.
acoustà,-tagnà (Bar.) ; v. — Adosser,
placer contre, à côté; v. acoutà.
àcre,-e; adj. — Acre; v. àgre, àspre.

une

v.

—

cime ; v.

acredità ;

v.

—

Accréditer,

acretàt; sf.
Acreté.
acrimounie; sf.— Acrimonie,
acroussà (Neste) ; v. — Crosser, mater,
—

abattre.

�ADA-S

—

ALISCA

C44

adà-s (Arm.) ; v. — S'y
sàben adà-s, quand on sait

prendre : quuan
s'y prendre,

adaptà ; v. — Adapter,
adaptacioû ; sf.
Adaptatio
adeipà ; v.— Apostropher (vx.).
adèpte,-e ; s.
Adepte,
adès-are ; adv.
Dès maintenant,
—

sur

adjubàn ; sni. — Adjuvant,
adjudicà ; v. — Adjuger,
adjudicacioû ; sf. — Adjudication,
adjudicatàyre ; sm. — Adjudicataire,
adjutòri. ■— Dans cette expr. : aperà la
santé Acljutòri, réclamer du secours
quand
on est en difficulté. V. D.
ayutòri.
v.

—

adoulecénce,-ci ; sf.
(Lom.) ;
dompter ; v. masedà.
adoustà.

—

en

Adolescence,

v.

—

Maîtriser,

et

endoustà.

aduàyre ; sm. — Accordeur, qui met
relations, réunit deux personnes ; qui

dresse deux bêtes à travailler ensemble,

afabulacioû ; sf.

aferén,-te; adj.
afliccioû ; sf.

—

Affabulation.

—

—

Afférent,-e.

désuétude tandis qu'il est toujours usité
Provence.

à
se

en

—

V. D.

Exténuation pro¬

de la faim.

—

allécher ; agourmandi-s, devenir
friand d'une chose, difficile ;
s'emploie au
;

pr. et au

iig.

agràpo-pàutos (Lom.)

; sm. — Grim¬
(Garros).
agrassoùn, agressoùn (G.) ; sm. —
Groseiller à maquereau; son fruit; on dit.
aussi agressoè pour le groseillier.
agrauàn, agràuo (G.) ; s. — Tempête
de grêle, ouragan.
agressoà,-è; sm.
Lieu
planté
d'agressoès.
agressàyre,-e (L. G.) ; s. — Aiguiseur,
-cusc. Sobriquet des gens de Mano
(L.).
agrestxn,-e (Arm.) ; adj. — Un peu
aigre, aigrelet,-te.
agrilh,-e (Gr.-L.) ; s. — Habitude, cou¬
tume; v. agrilhà.
agrouncejà (Save) ; v. — Balancer,
peur

—

bercer.

agrumèu,-èle

v.

ahuià

;

(Save)

Afforester. V. D.

—

v.

Lancer, jeter

—

au

arrounçà.

pl.

sm.

—

Enfumés, sobri¬
et de Pon-

quet. des gens de

Mareiac (G.)

liacq (B.-P.).
ahundà (L.)

v.

;

Mettre

—■

en

fuite,

ajàgue (Lom.) ; v. — Gésir ; accoucher ;
s'ajàgue, se coucher; v. ajassà-s.
alà (G.). — C. halà, haleter,
alabardì-se (M4. Big.) ; v. — Devenir
aventureux, prendre de l'audace, se dégour¬
(G.) ; sm. — Chien de garde,
(vieux).
alanà (Bay.). — C. alundà, ouvrir lar¬

mâtin

gement

sur

alatarà ;

s'étendre,

le dehors

; lancer dehors.
Etaler, étendre ; alatarà-s,
détendre; se vautrer; v. ala.

v.—

se

sà-s.

alayàt,-àdo (M*.-Big.)
fatigué, exténué.

;

adj.

—

Affaibli,

-e,

alecardi ; v. — Allécher ; v. engourmantl, alifrà.
alecardit,-o (Save) ; adj. — Choyé,-e,
gâté. Cf. besiàt.
alempià (Arm.). — V. D. Signifie aussi

alengà (Or.).
sens

le

V. D.

—

adj.— Aigre-doux,-ce.

—

Usité aussi

de lâcher le bétail et l'acheminer

au

vers

pâturage.
alentoùrs ;
aleserà-s.

pl.

-— Alentours,
aîes.à-s, prendre ses
aises ; se donner du loisir.
aleseràt,-àdo (G.); adj. — Audacieux,
-euse, effronté.
alhàs (G.) ; sm. — Fenugrec (plante).
alibaràt,-beràt,-àdo (Lav.) ; adj. —
Alerte, vif, dégourdi,-e.
alifrà; v. — Allécher; v. alecardi, lifrét.
aligoà ; sm. — Lieu planté d'alisiers,
aligue; sf. — Alise,
aliguè ; sm. — Alisier (plante). Le mot
figure au D. mais une erreur d'impression
a
laissé l'article incomplet.
Pan de vêtement, de
aliròt; sm.

sm.

C.

—

—

robe. V. D.

alìs,-e (L.)

exténué, anéanti;

v.

Usé,-e ; au fig.,
anotû; cachexique ;

amaigri,-e. V. D.
alisà-s (L.) ; v.

—

Dépérir, tomber

;

adj.

cachexie.
;

Baudéan

caresser.

agarbà (Gr.-L.) ; v. — Happer, avaler,
agarri (Gr.-L.) ; v. — Etrangler,
agouludi ; v. — Rendre goulu,-e, avide;
allécher, avec un sens péjor.
agourmandi ; v.
Rendre
gour¬
mand,-e

ahourastà ;
loin ; v.

sm.

ratatiner.

venant

Hargneux,

de

alàn

fortification

aganimén.

—

gens

dir.

—
Guette, guérite dans
(vieux).
agalote (Or.) ; sf. — Fontaine creusée
terre; v. agalè, galét.
agamouti-se (Lom.) ; v. — S'affaisser,

;

adj.

;

(H.-P.).

Affliction,

afignoulà (L.) ; v. — Parer, attifer,
; afignoulà-s, se faire beau, belle,
afoàdje ; sm. — Affouage; v. sòate.
agachà. — C. gaylà; le t. est tombé en
agachiu

Orphée (poisson),
— S'empour¬

vue.

ahiroùs,-o (H.-A.)
-euse.
Sobriquet des

orner

une

—

sur

chasser.

C. acoustù

—

à la

ahumàts ;

Admission.

adoundà

sf.

Mangeoire

ahicalhà, ahincalhà (G.) ; v. — Don¬
envie, exciter; v. hinco, ahiscà.
ahignà (Gr.-L.) ; v. — Cacher, dérober

Admettre,

—

;

—

ner

l'iieure.

admicioû ; sf.

agulhe (G.-M.)

sm.

prer, rougeoyer.

—

adméte ;

;

ahalhà-se (M1. Big.) ; v.

.

—

agrùpi (Arm.)

le râtelier.

aliscà

(Arm.).

—

—

C. ahiscà, exciter.

en

�045

ALOM

alòm.

—

jeclivement

:

Gallicisme, allons, usité interalòm, hèt beroy ! Allons,

portez-vous bien

alougadé,-re
être remis

; 011 doit dire aném.
; adj. — Qui peut,

en place,
à
alougàdje; sm.

place.

sa

Action

—

accomodement.
aloumèro (G.) ; sf.

doit

Pholiote du

—

anicorn ;
anoudà-s
s'étouffer.
anques

s.
Illumina¬
de lampes, de lanternes.
■—
Mûrir, amener à sup¬
puration, apostumer ; v. madurà.
amanà ; v. — Prendre à pleine main,
dans la main toute grande, empoigner,
—

moyen

amadurà ; v.

Cf.

(M'.-Big.)

;

sm.

Faute,

—

rité. Cf.
—

sf.

Agglomérarégula¬

—

ordre ni

sans

mataroulàt.

amauguéte (L.

;

sf.

avec

arnaug uè.
amauroucà

(Save). — C. amougnoucà.
'Lav.). — Ensemencer (vieux)

terra

amessadu, terre ensemencée.
amoerì-s (L. G.) ; v. — Devenir moè,-re,
maniable, doux, patient. V. amechà.
amoulegà. — Forme de amoudi.
amourlicà (L.) ; v. — C. amougnoucà,
mettre en boule, recoquiller.
amoÙrrou,-ro (G.); adj.— Rustaud, -e
.

v.

moutoùrrou,. Y. D.

amousouli ;

v.

:

v.

Engourdir

par

le

cou,

;

adj. et

s.

Oui à mal

—

au

à la gorge.

ancoue

;

sf.

—

Angine. Cf.

avec ancou-

lejà.
andchoye (Arcachon) ; sf. — Anchois,
ànde (G.); prép. — Pour; on dit plutôt
énde, en de.
aildrè (H.-A.). — C. landrè, chenet,
angàna (Pontacq), pron. angòna; sf.
Api îérèse de mangane, façon, manière,
-

allures.

Qu'a
façons.

lèdas

angànas,

àngle (IIlc-Big.j
dehors

de

la

voie.

; sm.

—

Paresser

Fruit de l'églantier.

—

v.

—

Se

dessécher
Chaleur

■—

sous

le

torride,

d'août.
;

v.

Donner envie,

—

exciter le désir.
se

apalussà-s (Arm.) ; v. — Se secouer ;
débarrasser de ce qui gène, nuit.
aparaulàt,-ade. — C. emparaulat, élo¬

quent.

apatarrà (Save)

; v.

—

Jeter bas, faire

apayerà

; v.

—

Comparer, adapter des

choses, les égaliser ; apayerà-s, se mesurer,
comparer.

apè (G.) ; sm. — Piéton. Cf. apedàgn.
apelierà-s,-ri-s ; v.
Fréquenter la
gueusaille (peliès), devenir peliè.
apén (G.); sm. — Appentis, penchant:
—

v

pen.

apenàu. — C. penàu.
apernà-S (Salies) ; v. — S'asseoir, s'ins¬
taller sur le séant. V. pèrne.
apèrt,-e ; adj. ■—- Soigneux,-euse; sage,
savant.

apertà (G.) ; v. — Mettre de l'ordre, en
ordre, soigner; apertà-se, se ranger.
apertamén ; adv.
Soigneusement ;

; sm.

N.

clairement; savamment, ouvertement, pu¬
bliquement,
apetit ; s. des a g. — Appétit.
U boû apetit, un bon
appétit; tira-s'en
las apetits, se satisfaire, calmer son
appétit,
son
envie; tribalhà dab apetit, travailler
avec

ardeur. Suit la loi de amour, délice et

orgue.

apetissàn,-sén,-te

esmalhàt.

ancoàt,-ade

adv.

—

—

froid, affaiblir; refroidir.
amoussuri-s; v. — Prendre des airs
d« monsieur, de
bourgeois; peul se pren¬
dre en mauvaise part.
àmples (B.-L.) ; sf. pl. — Bandes lisses
de terrain en pente entre deux ravins.
ancassè-ro (G.). — G. eschalancàt,
déhanché

(G.)
gabardâ.

aoustà-s ;

se

le Bordelais)

vers

Panse de ruminant ; v. berréie. Cf.

amessà

loc.

;

tomber.

foule.
amasseroulade ;
une

lion, rassemblement

(hè)

apagà (Gr.-L.)
—

G. masedà, dompter,
amasseroulà ; v. — Fréq. de amassà
au sens
de réunir, sans y mettre trop
de
soin, en tas des choses dispersées, rassem¬
bler

— Chevreuil, daim,
(Gr.-L,.) ; v. — S'étrangler,

soleil ; v. estibà-s.
aoustade ;
sf.

erreur.

amasegà (G.).

; v.

antimoène ; sm.— Mot d'argot pour
désigner un individu sans foi ni loi ; en
style burlesque, les testicules.
antipassàt,-ade ; adj.— Antérieur,-e.
ànyou (Az.) ; sm. — Fruit du pissenlit,

Inonder. V. D.

—

Cresson alénois

—

sm.

ansàs

peu¬

—

amarà ; v.
amardàt

sm.

(Rus.).

aluminàdje,-nacioû ;
au

(G.);

ARALHO

nasitòr.

d'alougà;

plier. Cf. piuladéro.
alousàt (Arcachon) ; sm. — Alose,
altérât,-ade ; adj. — Altéré,-e, assoiffé,
aluminà ; v.
Illuminer, éclairer.
tion

anitòr

—

il
—

de

a

de

vilaines

Ecart, lieu en
1. Arcizan-es-

Angles, Ossun.es-Angles (H.-P.).

;

adj.

—

Appétis¬

sant,-e.

apit ; sm. — Ache, céleri des marais,
apoussegui (L.) ; v. — Poursuivre,

donner la chasse ; v. acoudilhà.

P.poùts (G.)

; sm.

pl.

—

tre, lie du vin ; v. ahèts, lie.

Sédiments, tar¬

aplechà.
G. plechà.
apreciàble,-e ; adj. — Appréciable,
apreciacioû ; sf.
Appréciation.
apreychàt,-àdo (Lom.) ; adj. — Préoc¬
cupé,-e, tourmenlé.
aproudelà (G.) ; v.
Amener, porter
du renfort; tirer un
attelage avec la longe.
aragnéte (Arm.); sf. — Coronille
(plante).
Aràlho (G,), — C, Aulàrie, Eulalie.
—

—

—

�ARBAJA

646

ARREIIICAT

—

arbajà (G.)- — V. D. Garantir, sauve¬
garder, détourner de; arbajà dou bestià,
garantir du bétail.
arboùne, reboùne (G.)- — Forme de
arbouhl, enfouir.
arbousterie

(Arm.) ; sf. — Lieu d'encimetière (vieux) ; v. treyàu.
(Arm.). — C. arbouhl, ar¬

l'ouissement ;

arbousti

arnachoès (Arm.); sm. pl. —
mal venus, petits que l'on donne aux

Fruits
bêtes;
rogations. Cf. avec arnachoùn; v. arroèc.
Arnaudin (Félix). — Collecteur gas¬
con de la Grande Lande
(18Ü-1931), né et
mort à Labouhèyre.
aroulade ; sf. — Réunion, rassemble¬
ment

arcabòt, arcbòt

; sm.

—

Arc-boutant

:

voûte.

arcaboutà, arcboutà

; v.

—

Arc-bou-

ter.

arcade.

Y.

—

D., voûte,

arcadùc

(G.). — C. aquadùc
arcandà,-dejà (G.) ; v. — Se donner
du mouvement, aller et venir.

arcandiè,-ro (G.) ; s. — Personne actiremuante, qui fait tous les métiers, se
prend à tout. Y. milòmìs.
arcanèro (G.) ; sf. — Sorte de capoteabri analogue à la toune béarnaise.
arcetà (Rus.) ; v. — Réparer un toit ;
recoure.

ardès,-0 (Lom.) ; adj. — Qui ard,
point, perce (vieux). V. ardeleslo.
argàgn; sm. — Miette, petite parcelle;
v
brigàlh, mic.
U argàgn de pâ, une miette de pain
(Lalanne) ; en As., quignon de pain et plus
spécialement, protubérance sur la croûte,
argausi (G.) ; v. — C. esgausl, réjouir,
argoèyt; sm. — Supercherie (vieux).
V. D.

argousî

;

sm.

Argousin,

—

mauvais

arlàdo

(Rus.)

sf.

;

—

Troupe,

grand

Cf.

nombre.

arramàt, armandài.
arlàn, arlandiè (Al.); sm. — Pillard,

voleur.

arlandejà
arlòt ;

; v.

sm.

Piller, marauder,
Truand (vieux). Prov.

—

—

arlèri.

armangà

;

v.

Demeurer, rester

—

en

.l'état.
Si atàjl

bouy qu'armàngue. si je veux
que cela demeure ainsi (Bidache).
armangade ; sf. — Aménagement, mi¬
en

ordre ; v.

armére

estrùs.

(eu

d')

; sm.

—

Gros fessier

plat. V. armère.
arméres ; sf.

Espèce de crochet
enlever les récipients
suspendus à la crémaillère.
armeroà (Az.) ; v. — Bricoler, vétiller,
faire un travail sans valeur; v. iampoeynà,

double

tas arrondi

en

;

; v.

aròu.

arregagnét,

arra-

Patience officinale (rumex
patientia, plante). V. arrablc, sarroûs.
arrabiu (Arm.) ; sm. — Les feuilles de
raves, de betteraves.
sm.

—

arralhade (Gr.-L.) ;
blague, conte.
arralhàyre (Gr.-L.)

sf.
;

s.

—

—

Sornette,
Blagueur,

conteur de sornettes.

arramasse

sf.

;

Grosse, vilaine

—

ar-

rarne.

arrape-dinès ; sm. — Grippe-sou.
arrape-dit ; sm. — Petit poisson d'eau
douce qui ressemble au cabilat et qui a des
dents acérées ; comme poisson de mer, dési¬
gne le porte-écuelle.
arrauelà (L.) ; v. — Racler,
arrauclet, rauclet (L.) ; sm. — Racloir;

v.

rasclét.

arraulade
C.

—

(L.)

arroullade (H. Rig.)

;

roullade, roulée, raclée,

arraynài (Arm.) ; v. — Coasser,
arrayoulà. — Fréq. de arrayà,

rayon¬

ner.

arrayoulade ; sf. — C. arrajade.
arrayoulét,
arrajoulét, -lot, -loû,
-lin ; sm. ■— Rayon léger, petit rayonne¬
ment.-

sujet.

se

siét ;

-euse,

ve,

v.

rond,

en

arrabagnèc (G.)

boùne.

en

anse

pl.

—

pour

arrëfnoulià.

armeroàyre,-a
armiulà (Os.).
et, aussi, miauler.
armoùlh.

—

; v.
—

— Vétilleur,-euse.
C. argniulà, aboyer

Déformation de arreboùlh,

de

arremoulî.
L'armoùlh de la ma,
de la mer (Lalnnne).

armoulhoà

(Az.)

armoùlhou ; sm,

; v.
—

le bouillonnement
— Lambiner,
Lambin,

arreboucà
le

sens

(As.).

de escarni,

arrebourà

(L.)

boucà; souffler

—

V. D. Prend aussi
en paroles.
re— Refluer ; v.

contrefaire,
;

avec

v.

force.

arrebourà

(Gr.-L.) ; v. — Ouvrir de
grands yeux, les écarquiller.
arrèboudjiu (Lom.); sm. — Regain.
Cf. arrèdàlh.

arrèbusque

; sf. — Repousse, rejet sur
branche; v. arrebrout; au fig., regain
de jeunesse ; on dit aussi arrèbùsquét.
arredàu ;
sm.
Râble, tisonnier,
—
fourgon. V. esbrasadé.

une

arrediggle (Chai.)
ràfe.
arrédje ;

sm.—

;

sm.

Ais,

—

Badis. Cf.

planche

plutôt

courte. V. D.

arredoulét ;

point fixe;

sm.

—

Cercle autour d'un

arredò, ardu, mujoulét.
arredoùs,-o (Lav.) ; adj. — V. D.
Rabâcheur, qui fatigue par ses propos répé¬
v.

tés.

arredouseyà ; v. — Rabâcher,
arregàlh. — C. regàlh.
arregnique ; sf. — Nique, grimace.
arreguilhàt,-ade (As.); adj. — Tran¬
site, saisi par le froid.
arreguilhè (As.) ; sm. — Grand regret,
gros chagrin.
arrehicàt,-ade, — Y, rehicàt.

�ARRELHA

647
arrelhà
l'arrélhe.
arrélhe

(As.)

;

(As.).

v.

Marquer

—

avec

Y. D. Désigne aussi

—

l'arraseròt.

arrè-mentoû

(As.)

;

sin.

Double

—

menton.

travers,

mur.

; sm.

—

Revers d'un pla¬

teau.

passàn à l'arrèplâ,
S'y soun esbaryades.
F.n passant sur le revers du plateau (les
bêtes) ont pris peur (Chanson).
arressignà (L.) ; v. — Renoncer, aban¬
En

donner.

—

bermelhoû.
— Ranger, empiler
symétriquement, ordinairement contre un

arresteroùn, arrupecroùn (L.) ; sm.
L'hydnum repandum (champignon) ; v.

brouqaichoû.
arrêt (Arm.)

; sm.

—

Tramail de pêche,
retoùmbo.
loc. adv. —

arretoùmbo (G.). — C.
arretràs (à-t) (Lav.) ;

Après coup.
arric (As.)

sm. — C.
ruisseau. N. de p. Larricq.
;

arriét (Lav.).

—

; sm.

arrèc, sillon,

—

Lieu

rives et

ses

arriulà ;
lant

d'un

sm.

—

—

-euse.

artificiousamén ; adv.

artigàu (Arm.). — V. D. En certains 1.,
désigne spécialement un espace libre enlre
deux bois.

abords.

riulejà.
arriulét, riulét; sm. — Ruisselet. N.
de p. Larrieulet.
arroèc,-o (H.-A.) ; arroèrou (Lav.) ;
adj. — Mal venu,-e, retardé dans sa crois¬
avorton. Cf. arrebrèc, gnoy.
arroès (Gr.-L.); sm. — Envers;
roès, à l'envers; v. dembès, embès.

sance.

à l'ar-

arrougà ÍL.). — C. arrougagnà, ronger,
arroulhère (Arm.). — V. roalhère.
arroume (V.-B.) ; sf. — Grosse ronce ;
v.

arrouméc.

(G.); sm. — Eglan¬
gabardè.
arroumessegàdo (Arm.). — C. arrou¬
me,gade.
arrounce (As.) ; sf. — Gros andain. Cf.
avec arrouriçà, rassembler.
arroundà (L.) ; v. — Repriser, ravau¬
der, réparer. Cf. avec arrounçà, rassembler.
arrouilde (L.) ; sf. — Reprise, ravau¬
dage.

d'arrosoir sur le sol.
arrouscà-s (L.) ; v. — Geler, se conge¬
ler; par anal., aussi, durcir.
arrousèle, rousèle ; sf. — Coquelicot,
arrousét (Lom.) ; sm. ~ Toile d'elo)^
coup

pe ; v.

ealoubàs, bot.

Artistement,

Ascendance,
; v. pic.
Convier, inviter

ascendénce,-ci

;

asedoù

Acescence

sf.

;

—

sf.

—

Assiman.

àspe,-o (Lav.); adj.
dur

à

monter.

abrupte.
assapoulà
sapole.

—

Pour

(M4.)

;

v.

Abrupt,-e, raide,
àspe,
—

montagne

Abriter ;

v.

assarsouli (Rus.); v. — Rassasier; en¬
par réplétion ; v. hartà, assadourà.
assoulà-se (Lav.) ; v. — Se dit. des

gourdir

purifient, s'éclaircissent en
D.
assoumichà (Save) ; v. — Epuiser,

liquides qui
faisant

un

se

dépôt (sole). V.

vider: la boùsso s'assoumichàuo, la bourse

vidait (Dambielle).
assugarnà-se (G.) ; v. — Se couvrir
de suie; par anal., se dit, du temps qui

se

s'assombrit.
Astarac.
Comté de Gascogne incor¬
poré. aujourd'hui, partie dans le Gers, par¬
—

tie dans les

astèuo

arroupià (L.) ; v. — Ruminer; v.
arroumegà; au fig., remâcher, murmurer
contre. Fréq. arroupiagà.
arrousade ; sf. — Action d'arroser ;
pel i le pluie de courte durée; v. arroùs.
arrousàt; sm. — Arrosement bref,

—

asemprà (G.) ; v. —
(vieux).
asimà, assimà; v. — C. asedà; agacer
les dents; asimà-s, s'acidifier. N. de p.

arroumèc auàrro

tier. Cf.

adv.

adroitement.

Cours d'eau avec

—

Artificieuse-

—

ment.

artistamén ;
en re¬

Ruisseler, couler, en par¬
ruisseau, d'un cours d'eau ; v.
v.

V. arruà.

artifice,-ci ; sm. — Artifice.
Hoéc d'artifici, feu d'artifice,
artificiè ; sm.
Artificier.
artificioùs,-e ; adj.
—
Artificieux,

trait ; v. arrèu.

arriulà,-làt ;

v.

arrupecroùn. — V. arresteroùn.
arrupit,-ide. — C. arrapàt, ridé,
arrusplit (Gr.-L.) ; sm. — Grimpereau ;
Cf. garrapoû, Iruque-nouguè.
arsit (Ras-Arm.). — C. arradit, racine,
arsità (Bas-Arm.) ; v. — Pousser, éten •
dre, en parlant des racines, raciner.

C. arragnét.

arreyoèyt (Gr.-L.)
ses

tique;

arrucà (Arm.) ; v.

mauvais ; v. oélh.

arrèplâ (M4.)

ATRIBUT

arrousèu,-èlo (G.); adj. — Rosé,-e,
qui tire sur le rouge.
arroussèu (Bay.) ; sm. — Rousseau,
poisson genre daurade.
arrouyét (Pontacq, Ossun) ; sm. — Pou
rouge,

arremét (Arm.). — V. remit.
arrèoélh ; sm. — Regard de

—

Hautes-Pyrénées.
(Save). — C. estébe et aste,

limon de char.

astrègue (L.) ; sf. — Sorte de super¬
qui commande ( ?) aux brouches,

sorcière

hatilhères, etc.

.

astùgo (Hte-Big.) ; sf. — N. de 1. et de
Astugue, Dastugues; à conf. avec astu,

p.
ville.

atoùn (Bay.) ; sm.

— Thon
(poisson),
aterri; v. — Atterrir,
atràye ; v. — Attraire.
atraccioû ; sf. — Attraction,
atribut; sm, — Attribut.

�AUARRE

RARBUDE

—

auàrre,-o (G.); adj.

G48
—

Sauvage;

sion ; flamme

passagère.
— Fréq. de aubade, avec
un sens
péjor. ; algarade; mauvais accueil
par paroles.
aubèc (Rus.) ; sm. — C. aubà, aubier,
aubejà ; v. — Commencer à faire jour,
aubén (Arm.) ; sm. — Ciel de lit ; v.
aubarade ; sf.

subercèu.

auberoû ;

sm.

aubirà; v.
voir, augurer;
Jou

—

v.

Houblon (plante),
Supputer, imaginer, pré¬
—

aubiï, aubùri.

m'aubìri

qu'encoè la lerro

Aura, mes de rasoun que touts.
J'ai la conviction que la terre aura raison
tous (Dastros).
aublén,-e (v. la Clial.); adj.

contre

v.

—

Tiède;

tèbe.

aùbuhèco (G.) ; sf. — Coup de vent,
bourrasque; au fig., lubie, pensée folle; v.
aurugue, arruhèque.
auchàmi (Gr.-L.) ; sm. — Les oiseaux.
Cf. auserùmi.
auchén (Or.).

V. D.

auaull.

Cesser, arrêter, inter¬

—

badà-se

(G.)

; v.

Se liguer,

—

se con¬

jurer.
badìc-badòc ;

Jeu ancien qui
bûchette enflam¬
mée en disant : badlc-badòc,
que hèy lou
joc; le joueur dans la main de qui la flam¬
me
s'éteignait devait « payer ». La péniten¬
ce était la suivante :
chaque joueur plaçait
sur le dos arrondi du
perdant un objet de
sa
toilette: berret, mouchoir, etc.. et le
palient devait deviner la nature de cet
objet.
badòc,-que ; adj. — Tiède, en parlant
d'un liquide. V. tèbe.
bague; interj. — Rien ! Allons, ça va !
bajòc,-o (G.) ; adj. — Bossu,-e, bosselé,
bajòco 'G.) ; sf. — Rosse, bigne, gros¬
consistait à

se

sm.

—

passer une

seur.

bajòlo (Arm.) ; sm. — Valet de ville
(vieux). N. de p. Bajole. V."mande.
balances; sf. pl. — Engin pour pêcher
balentét,-e,-tòt,-toû,-tote
Assez baient,-e.

balentie.

V. D.
mauvaise part pour

;

adj.

—

En Os., se prend
désigner une aclion
qu'il eût mieux valu ne pas faire.
balibà (Bay.); balubà ; v. — Cons¬
en

truire

une

—

balibe,

—

balube.

une

balibe

(Ray.); balise (G.-M.) ; balu¬
be, balue ; sf. — Clôture, haie en ro¬
seaux,
brandes, genêts pour abriter les

cultures du

vent

et des

sables.

balùt,-ude ; adj. — Qui a, contient des
baies; pâ balùt, pain où il y a des baies de
céréale.

(G.-M.)

sf.

;

—

Daurade (pois¬

son).
aurèra

(Az.) ; sf. — Rord de toit,
auret (Gr.-L.). — C. ourél, ourlet,
ayisquét. — V. yisquét.
ayne (Arcachon) ; sm. — Poisson genre
merlan.

le

; v.

coste).

Armoise. Cf.

auenglà (Arm.) ; v. — Avancer,
auét (Rig.). — C. abét, sapin,
augandasses (As.). — C. auganasses.
auinéto (Ilte.-Big.) ; sf. — Sapinette.
aumoùn (Gr.-L.); sm. — Paquet cardé
do lin, d'étoupe; v. canoû.
aunét (Neste) ; sm.—Toile de lin. V. D.
auquéte panade; sf. — Jeu d'enfants,
appelé aussi pouriquéfe; v. ce m.
auquit (Arm.). — Particulièrement,
goutte qui pend au bout du nez. V. becade ;

ayréje;
ayriàu.

(L.)

rompre ; lous eslambrecs ne baclaben pas,
les éclairs se succédaient sans arrêl
(La¬

l'écre visse.
—

eschén.

aurade

bactà

par

ext., coriace,
auàrro (G.) ; sf. — Ronce (Noulens).
aubalade ; sf. — Flambée, coup de pas

Soulever, lever; v. ayrejà.
—
Y. D. Se dit aussi, dans
G., d'un hameau. Cf. bourdalàt.
v.

—

B

bambòcho (Lav.)
chaussure, galoche.

baquè,-re ;

s.

sf.

;

V.

—

—

D.

Espèce de
Vacher,-ère

;

rustaud,-e. lourdaud. Sobriquet des gens de
Rilhères d'Ossau. N. de p. Baqué, Laba-

qu'ere.

baquère (Al.) ; sf. — Lactaire (luciarius
laciifluus).
baragayne (Al.) ; sf. — Tricholoce
équestre (champignon). Syn. bidàu.
baràlho (Arm.). — Forme de barralhe,
palissade.
baranà (G.). — V. D. Signifie aussi
arrondir.

baboulàr,-do (Lom.) ; adj.—Ravard,-e.
babòyo (Lom.) ; sf. — Babiole,
bacasse ; sf.
Grosse, vilaine, grande
—

vache.

bacherè.

V. D. En Lav., signifie
seins, la gorge, en style plaisant.
Dans certaines foires, dites de jeunesse, les
filles à marier portaienl un bouquet sur la
poitrine ; aussi, floucà bacherès signifie
—

aussi les

coiffer Ste Catherine.

bacillà; v. — Vaciller (Lit,);
maulà, trantalhà,

baratoùs,-o (Rus.) ; adj. — Qui aime
société, le bavardage. V. barate.
barbahàu (Arcachon) ; sm. — Rouget
(poisson).
barbòto (C.) ; sf. — Hydromelre. Cf.
la

courdouniè.

barboulét,-e ; s. — Petit barbòu,-ole
dans te G., aussi, c. parboulét.
barboutàn (G.)

;

sm.

—

Lieu boueux,

sf,

—

Barbue (pois¬

N. de 1. Barbotan.
v,

ire-

barbude (G,-M.)
son).

;

;

�649

BARCOTE

barcote,-quête,-tote

;

sf.

—

Petite

barque.
—

bartèc.

barelhà; sm. — C. barélhe, gaulis.
Bareyàt.
barelhe (L.). — C. barallie, dispute.
bargalè,-liè,-ro (G.); adj. — Bavard,-e,

N. de p.

babillard.

bargalét,-o (G.); adj.

—

N. de p.

Babillard,-e.

bargàyre,-e; s. — Qui teille le lin, le
Sobriquet des gens d'Estampures

chanvre.

(H.-P.).
barlangue ; sf. — Jeu ; une pierre lon¬
gue et mince formant quille, la barlangue,
esl dressée, comme au jeu du bouchon ; on
place des sous en pile derrière ; on lâche,
avec un palet, de renverser la
barlangue et
on gagne les
sous que le palet touche.
Loc.
Càde courn ue barlangue, tomber
de tout son long. V. D.
bàro-cèu (Lav.) ; sm. — Jeu de pile 011
—

face. Cf.

bénte-cèu.

barralhè (G.) ; sm. — Ouvrier qui
essartait les haies (vieux). N. de p.
barrànc (G.). — C. barrât, barreau;

gaulis. N. de 1.
barràs (L.)
croule

;

sm.
le

résineuse

barrascà ;

sur

v.

—

—

Résine

brute,

pin.

Ramasser le barràs

; v.

benascà.

Pièce de bois, boulin,
poutrelle d'échafaudage (vieux). V. D.
Trauc barriè, ope.
barròlo (G.) ; sf. — Pièce qui fortifie le
—

bout d'une futaille.

barroque (V.-B.) ; sm. — Variété de
cépage blanc.
barroutè,-re ; s. — Qui fait des bar¬
rots; porteur de bâton. Sobriquet des gens
de Lafitole (H.-P.).
barroutét,-tòt,-tin ; sm. — Petit barrôt, barroû.
barrùs

(Lav.); sm. — Cuvier ; v. barCf. avec bargùs.
barrusclét (Arm.). — C. barrustét.
barsalhà (G.) ; v. — Battre le linge ;

ràsto. N. de p.

donner

batàno (G.) ;
Batbedat.

une

raclée.

barsalhàdo ; sf. — Frottée, raclée,
bas (M'.-Big.) ; sm. — Quartier de pâtu¬

dépourvu de ruisseaux et dans lequel
aménagés des abreuvoirs (A. Meillon).
Bascourrét,-ròt,-e; s. — Pelit,-e bas¬
que. N. de p. Super-dim., bascouretòt,-e.
basilique (L.) ; sf. — Quête faite pen-

rages
sont

dans les funérailles. Cf. ramàs.

bàsto (Arm.) ;

sf. — Branchages prove¬
l'essartage.
bastumbà (Gr.-L.) ; v. — S'effondrer,
tomber avec fracas; faire du bruit en frap¬

nant de

pant.

bataelàn;

sm,

—

Attirail, train, bata-

sf.

—

C.

—

barane,

Mauviette (oiseau).
Bayonne, mort à
des Fables Causides

—

Né

à

Vicq (L.), éditeur
(1-45-180G).
Batcave (Louis). — Ecrivain béar¬
nais, second Capdau de i'Escole Gastou
Febus (1863-1923).
batèrno (G.) ; sf. — Bouleversement,
grabuge, batterie.
batsarrè ; sm. — Grabuge.
baudanàyre,-o (Barousse) ; s. — Friand
de gras-doubles.
baudàno (Barousse) ; s. — Gras-double.
Cf. gasorbe.

baudàsso (Lom.) ; sf. — Pâte, bouillie
grossières, pâtée ; mauvaise nourriture ; v.
bc.béne, gahoulhe.
bàudo (Lom.) ; baure ; sf. — Pâte,
bouillie; par ext., boue presque liquide. A
Lescar, servir la pâte en baure, c'est la
servir bien unie dans l'assiette, en « bloc » ;
la servir par cuillerées se dit à pelautades.
Cf. avec le lat. baugium. V. boudasse.
bausio (G.); sf. — Fourberie (vieux),
bayàr. — V. I). au Sup. — Corrup. de
l'esp. « bailar » (danser) ; en Aragon et
ailleurs en Espagne, le cheval de bois des
danses est appelé correctement baylàr.
bàyo (Save) ; sf. — Bruit, propos que
l'on colporte.
A''a courràt la
bàyo, le bruit en a couru,
bèc.
bechie

—

barriè ; sm.

clan,

baténo (G.).

barrière.

bardà.
C. aubardà, placer le bât.
barèch (G.). — Forme de'balèch. V. D.
barècou (As.) ; sm. — Bâton grossier ;
v

batàno,

BERDILHOUN

—

Vesse de

V. 1). Mamelon du sein,

cagnassère,-cagnère ; sf.

—

chien, très puante.
bechinàri (Big. G.); sm.

— Le lit, en
plaisant, lieu où l'on vesse; anus.
becùt (Gr.-L.); sm. — Cousin
(insecte).

shle

V. D.

belhote (Arcachon) ; sf.

—

Vieille, labre

(poisson).

belhòy,-e (L.) ; s. — Niais,-e. Cf. bàbon,
badòy, pilòy.
bellicoùs,-e ; ad j. — Belliqueux,-euse
(Lit.).
benascà (L.) ; v. — Enlever le barràs
avec

le sarc; v.

barrascà.

bençà (Gr.-L.) ; v.— Influencer, faire
pencher.
bénso (Lom.) ; sf.
Aversion, répu¬
—

gnance.

bensilhè (Lav.) ; sm. — Osier,
bensilhèro (Lav.) ; sf. — Oseraie.

bénte-cajùt,-ude
tombant.
Debal

Sobriquet
(II.-P.).

; s.

des

—

Qui

gens

a

de

le ventre

Chelle-

bénte-estacàt,-ade ; s. — Ventre très
mince, dont la peau semble coller avec le
dos; personne à ventre très plat, svn. de

meurt-de-faim.

bénte-plat,-e

; s. — Qui a le ventre
Sobriquet des gens de Burg et de
Castéra-Lou (H.-P.).
berdilh (L.). —- C. bertélh.
berdilhoùn (G.); sm. — Lentille d'eau
(lemna minor, plante),

mince.

�BEUENCÜT

650

BOUCÏIUGOUN

—

berencùt,-do (Loin.);
beré.

adj.

—

Veni¬

roule le câble à

le

serrer

chargement. Cf.

meux, -euse ; v.

labiilo.

Bergeras (Jean-Thérèse). — Auteur
Chnrpic. né à Salies (i785-i8/|3).
berné (Gr.-L.) ; sm. — Coffre pour la
farine, le son. V. D.
beroû; sm. — Ver de fruit: cerises,
prunes : v. moutoû.
bèrre (Arm.) ; sf. — Truie. Cf. trouje.
berretè ; sm. — Fabricant, marchand
da berrets. Sobriquet des gens d'Aureillan
(H.-P.).
bés (G.); sm. — Gui. Cf. rabis.

biloùs,-lioùs,-se ; adj.— Bilieux,-euse.
binatejà (G.) ; v. — Tirer sur le vin,
sans en avoir les qualités.
bioutà (Gr.-L.) ; v. — Cheminer ; v.
bie; caminà.
bire-ca,-car; sm. — Espace approprié
pour le tournant des chars.
bire-mousques ; s. des 2 g. — Qui
écarte, chasse les mouches ; émouchoir ; v.
mousquère; au fig., lendore. Sobriquet des
gens de Barus (H.-P.).
biroulàyre,-e ; adj. et s. — Qui tour¬
noie, tourne et vire ; versatile, tracassier,

d?

vilaine veste.
— Grosse,
bestiouléte,-lote ; sf. — Petite bête,
insecte, bestiole.
bet (L.) ; sm. —- Habitude, coutume ;
qu'a machàns bets, il a de mauvaises habi¬
bestasse ; sf.

tudes.

beteràs,-se

; s.

—

Vilain,

beterét,-rôt,-e,-roû,-rote

gros veau,
; s. — Petit

veau.

d'arnica des

;

sf.

—

Béloine, espèce

montagnes.

bèu, beu,

begiie

(Gr.-L.); sf.

Ba-

—

cine. Cf. arrad.it.

beyrinéte ; sf. — Perle, grain de verre,
biàsso (Lav.) ; sf. — Ouverture de la
chemise par devant.

(Michel-Albin).

Bibal

-—

De Masseu-

(Gers), philanthrope, bienfaiteur de VEs-

cole Gastou-Febus, mort en 1920.

bibaroû ;

sm. — Ce que l'on donne en
dessus le marché, de la part ven¬
due : v. suberpés, pichade.
biboste,-tes ; interj. — Juron sans im¬
portance par suite de la suppression de
Diu (Diu biboste, sorte d'euphémisme qui
atténue la gravité de Diu bibàn). V. diu.
Bidache (abbé Jean). — De Lasseubetat (1830-1896) a publié les Psaumes,

plus,

remuant.

bisamete (L.) ; sf. —• Espèce de fouace,
biscassin (Arm.) ; sm. — Petit, panier
d'osier à deux compartiments; v. l'Albret,

biseaujét. V. biscòrjo (Sup. I).
bisclo (G.) ; sf. — Vasistas, guichet,
bi-sè.
V. be-say.
bisière ; sf. — Visière,
bistournàyre (G.) ; sm. — Hongreur.
-—

betougne (M®.)

bc

-ère.

par

d'Arnaud de Salette, et traduit en
les Evangiles pour les dimanches.

bidélhe ; sf.

—

Béarnais

Oulil de lonnelier, vis à

la construction de la futaille.
bidÒC,-dÒt (Arm.) ; sm. — Eclat, co¬
peau d'une souche de vigne morte.
anneau

pour

bie-baràt ;

Tranchée, fossé sépa¬
rant deux pièces de terre et qui, à l'occa¬
sion, sert de chemin aux piétons.
bièle (Arm.) ; sf. — Cheville de fer ser¬
vant d'axe, de pivot.
sm.

—

bigà (L.) ; v. — V. D. Au fig., arranger,
au point.
bigilàn,-lén,-te ; adj. — Vigilant,-e.
bigilance,-lénce,-ci,-cie ; sf. — Vigi-

mettre

lrnce.

Bigués,-o (Big. G.); adj. et s.
quois,-e, qui est d'un Vie; v. bic.

biladjòt,-joû
bilasse ; sf.
vilaine ville.

bilhoà ; v.

sujeltir

un

bilhoû.

; sm.

—

—

—

Vic-

Petit village,

Grande ville, populeuse,

Bitèrne (Arm.) ; n. p. f. — Sorte de
Proserpine; on dit, en manière d'impréca¬
tion, de jurement: la ma y de Bitèrne te
brùlle ! Que la reine des enfers te brûle !
O11 dit, de même, en Lav., patàc de Bitèr!

no

comme

en

fr.

Manoeuvrer le bilhoû,

as^

V. D.

—

Plus

spécialement,

petit treuil placé derrière le char où s'en¬

Tonnerre !

Cf;

avec

bal&amp;rno.

biu.

—

Y. D. Dans

cette expr. :

coupa

biu, tempérer, atténuer la violence d'un
accès, la force, l'aigreur, désaigrir ; coupa
Iou biu de la frèbe, faire baisser la tempé¬
iou

rature du

fiévreux.

Bladé

(Jean-François). — De Lec(1827-1900) ; érudit et conteur gascon.
bladéto (Big.) ; sf. -— Espèce de pom¬
me qui mûrit en juillet, comme le blé.
bladéto (G.) ; sf. — Blé fin, espèce de
blé de printemps.
blanèro (Lav.) ; sf. — Pluie fine et qui
dure ; v. ablanoû.
bloundine (Arcachon) ; sf. — Poisson

toure

daurade.
(ha) ; v. — Se dit, dans la
Gr.-L., de l'opération qui consiste à faire
brûler la brande l'hiver, sur pied, pour
genre

bluhe

avoir de l'herbe tendre

bÒbou,-e (Bav.)

;

au

adj.

printemps.
Simple d'es¬

—

prit. V. yayè.
bop (Arm.). — C. boup, renard,
bot (G.). — V. D. — Beparon, seconde
qualité du lin.
bòto (G.) ; sf. — Fête votive,
boubéo (Basse-Big. G.) ; sf. — Boulbène. N. de p. Boubée.
bouc (Arcachon) ; sm.
Macroure.
—
crustacé décapode ressemblant, à la crevette,
boucàlh (Hte-Big.). ■— C. boucàu.
boucalhèro.
V. porte-boucàu.
boucàu (Arm.) ; sm. — Fût vinaire
contenant 2 barriques et demie.
bouchugoùn,-gue (L.) ; s. — Ampou¬
le, boursouflure; v. bechigue.
—

—

chargement.
—

Cf. crestadoà.

�BOUGNO

G51

boùgno (Arm.).
bouhico

—

(Arm.)

sf.

;

C. bartégo. V. D.
— Gourde en cuir.

Cf. boute.

bouhòlo

(Save)

adj. des

;

2 g.

Bouf¬

—

fi,-e, enflé; t. injurieux. Cf. bouhôrlo.
bouhumét ; sm. — Souffle odorant;
venl léger ; peut se prendre en mauvaise
part.
boulhùt,-ude (Gr.-L.) ; adj. — Benflé,-e; came bou.Uiu.de, jambe ronde, épais¬
se.

boulhe

(Gr.-L.)

sf.

;

Bouge, partie

—

renflée du tonneau.

boulòch

(L.)

; sm.

Bouge-gorge;

—

v.

pilray.

boiumbobàyno (Lom.)

sf.

;

—

Balan¬

çoire, escarpolette.
bounùr ;

sm. — Bonheur ; chance heu¬
bonne fortune.
Qu'an abùt bounùr, ils ont eu de la

reuse

;

chance ;
ont

eu

bouquilhét,-lhòt,-lhoû

;

sm.

sf.

;

Bourbe, fange

—

pro¬

fonde.

Fétu, saleté,
écume sale sur l'eau; v. perçasse, belanie.
bourgéso (Arm.). — Synonyme de
daune, maîtresse. V. D.
bourisoùn (Arm.) ; sf. — Chaleur plus
forte que le caumàs.
bournàu (Arm.) ; sm. — Benflure,
(G.)

;

sf.

bourrésclo (G.) ; sf.

—

Effilocbure. Cf.

bourlingue.

Poisson genre

brispo (Save) ; sf. — Etincelle ; v. bue.
broc-assàn (Clial.); sm. — Eglantier.
broulh

(Lav.). — V. D. Terre couverte
broussaille, de plantes buissonneuses.
Arm., signifie aussi un vol d'oiseaux ;

de
En

dit broulh et brulh.
broulharie j
sf.

—

Brouillemenl,

brouillamini.
brounch (G.). — G. grounch, pissenlit,
brouste-cardoûs ; sm. — Broute char¬

dons,
de

de l'âne. Sobriquet des gens

surnom

Barbachen

(II.-P.).

brouste-lèbe (Arm.) ; sf. — Chèvre¬
feuille. Cf. crabe-hust.
bruc (Arm.) ; sm. — Agaric des bruyè¬
res.

bourretalhe. — C. bourregalhe.
bourrissoùn (Arm.) ; sm. — Fleur et
fruit du faux artichaut.

sf. — Sorte de cube en
liège qui sert au jeu dit « boùrro ».
bourruguejà (Big. G.) ; v. — Se bosse¬
ler, se couvrir de verrues ; bourreler, tour¬
boùrro

—

louvine.

—

défaut dans le fil.

(Al.)

;

menter.

bourruque (As.).

—

C. bouhigue, ves¬

sie.

(Lom.) ; sf. — Borne, limite,
ligne divisoire ; v. borne, couhln.
bousoulà (Lom.) ; v. — Borner, limi¬
ter, action de borner.
boutsoùyre (G.) ; sm. — Gros-bec
soulcie. Cf. poussouyrè.
boyse ; sf. — But pour tirer de l'arc,
cible (vieux).
bradàch (Rus.). — C. brasà, brasier,
bragà (As.) ; v. — Se réjouir, être heu¬
bousòlo

de. V. D.

brame-baque (M'.) ; sf. — Asclépiade
(asclepias vincetoxicum, plante): V. D.
brandide ; sf. — Secousse, action de
brandiller.
bran dou diable

(L.)

; sm.

—

Un dia¬

quatre; qu'es un bran dou diable,
comme 011 dirait en fr., c'est un sacré type,
à

animal;
juron.

un

en brèspes.
brigne (Arçàchon) ; sf.

boute tout

011

bourboùlho

Oindre abondam¬

—

brau,-o (G.); s. —- Brave, bon,-ne
(vieux) ; v. bràbe.
bregnadé ; sm. — Lieu où l'on ven¬
dange ; entreprise de vendange.
brégo-coùpo (Arm.). — C. brégobéyre, prèle.
brespalhà (Arm.). — V. D. Prend aussi
le sens d'aller en visite dans l'après-midi.
brèspes. — V. 1). De quelqu'un qui
emploie à boire l'argent qu'on lui a laissé
pour faire dire des messes on dit : que s'al

Petit

—

bouc.

ble

brastà (Arm.); v.
v. d.

ment.

V. assàn.

heur, heureusement.

reux

brassoutìn,4òt,-toû.

qu'ous s'ey escadùt û bounùr, ils
héritage ; per bounùr, par bon¬

(G.)

BUEJÀ

brandoulà,-lhà ; v. — Brandiller.
brassét,-ssìn, brassòt,-soû ; sm. —
Petit, joli petit bras. Dim. brassétòt,-toû,

un

boùrbo

—

usité

aussi

inlerj.

comme

bruc, buc (Save)

brucà,-gà

; v.

brucassè,-ro

— Bûche.
Chercher des brucs.
adj. — Qui est abondant

; sm.

—

;

brucs.

en

brùgo (G.)

sf.

;

—

Les landes incultes,

la brousse.

brugoùs,-o (G.); adj.
bruyères.
bruhét ; sm.

colère,
che

».

—

gahà lou

tement ;

comme

en

—

Terrain

de

Accès de colère, empor¬
bruhét, se mettre en
fr. « prendre la mou¬

V. esbruhi.de.

brus
brut

(L.) ; sm. — Bréchet,
(Lom.) ; sm. — Bolet, t. général ;
on les
distingue par grossis et mùgres, gras
et maigres.
V. c.ép, camparà, bruc.
brutàs,-se ; adj. — Très brutal,-e; v.
brùtou..

brutasse ; sf. — Ignoble brute,
buàlh (Arm.) ; sm. — Grosse étincelle

(bue);

coup

de flamme dans le foyer.
bruc; sm. — Bûche;

bue (Save);
abelhè.
buchi

(G.).

—

C. beclû.

buchurnoû
(Néste) ; sm. —
à tête noire ; v, camparò, cep.
budelhe (Gr.-L.). — C. budagne.

buejà;
celer.

v,

—

v.

Bolel

Lancer îles étincelles, clin-

�BUFEC

CAPGBIGNO

—

bufèc,-o (G.)

adj.

;

—

bizarre.
;

Hargneux,-euse,

sf.

;
panse,

Grosse caisse, gros

—

ventre,

en style plaisant,
buguéto (G.); sf. — Coyer; v. coup.
buguèy (Gr.-L. G.-M.) ; sm. — Coq.

Cf. pout, hasâ, galh.
bum (Gr.-L.) ; sm.

Sup. I.
bure (Gr.-L.)

C. boumbàt;

—

bùrlos

;

sm.

—

(à toùtos)

vitesse,

en

v. au

;

Fourchon, four¬
loc.

;

Arm. Cf.

buscòy (Arm.)
en

—

califourchon.
cale (Luxey) ; sf. — Souche d'arbre,
caleà ; v. — Mourir de langueur, com¬
les

phtisiques (vieux).
(Salies) ; sm. — Porc frais ; que
s'y hase calhét, en quoàte maysoâs, on
sacrifiait le porc gras (on préparait le
pore
frais) dans quatre maisons (Al-Cartero).
calhibè,-re ; adj. — Qui est de, pour
une
cheville; houràt calhibè, trou à che¬
me

calhét

che.
loute

calât,-ade; adj. et s.
Bien mis,-e;
(Fr. pop., calé); v. calòy qui a
signifié aussi beau, pare.
calauét (à). — C. à carauétos
(G.), à
fortuné.

bugue (L.)
tambour

652

sm.

adv.

A

—

à hute.
—

Cage, panier

bois pour les escargots ; v.
coy.

ville.

calicobàr
ciel

C

ou

(Bay.)

américaine

calihourque; sf.
calitre.
camaloùn

V.

—

cabecàt ; cauecàt (Big.
Petit de la chouette.
Sobriquet

Cieutat

(H.-P.).
cabejà (Save)

mettre

en

baissé,

en

:

v.

—

G.) ; s. —
des gens de

Dresser la

tête

haut le bout

;

principal qui était
bas, redresser; cabejà. la dàlho,

redresser la faulx.

cabidét,-dèt (Lav.) ; sm. — Désigne la
cljampêtre et, aussi le carex précoce
([carex mecox L) ; ces deux plantes se res¬
luzule

semblent.
Quan et cabidèt dé coumo et dit micadèt
S&gt;' òlha nou a lèt, tira-u éra
pèt
Quand la luzule est grosse comme

l'annulaire, si la brebis n'a pas de lait,
tue-la (die.).
cabitàgno (Lav.). — c. cabiragne,
pie-grièche.
cabòs,-se ; adj. et s. — Têtu,-e. Sobri¬
quet des gens de Bordères sur l'Echez et
de Trébons (IT.-P.). V. D.

cacaraquét (Bas-Os.). — C. cacaracà.
coquelicot.
cacha (Arm.). — V. D.
Signifie aussi
presser, compresser, pressurer; c. caupl.
cachàrlo (G.). — C. cachile,
molaire;
désigne aussi la mâchoire d'une bête.
Cadicho (Arm.). — Dans celte
expr. :
dou tems don rey Cadicho, au
temps an¬
le
cien, dans
temps.
cagalét,-o (Lav.) ; s. — Chiche, avare.
Sobriquet des gens de Ger-T.ourdes.
V. D. Prend aussi le sens
cagnade.
de malpropreté.
cagnassè,-re ; adj. — Cynique; qui est
du chien; malpropre; béchie
cagnassère,
—

très puante.
cagnassejà ; v.

vesse

—

chiens.

Agir

comme

les

—

v.

cagne.

càgo-medàlhos (Arm.) ; s.
Avari
cieux,-euse. Cf. cague-liguéte.
cagueràdo (G.). — C. cagade.
calamigo (Arm,), — C, camaligue, par
—

métathèse,

—-

Perche

arc-en-

—

V. D. calihourc.

qualitre.

(G.) ; sm. — Toile de chan¬
(càmbe),
camàt (Lom.) ; sm. — Rangée de
ceps
de vigue, qu'on appelle aussi
ligno.
cambelòt,-e ; s.
Toile de chanvre ;
v.
càmbe (vieux).
cambiadis,-se ; adj. — Inconstant,-e,
vre

—

frivole.
cambilhà

véhicule,

(G.)

;

v.

le limon

—

ou

les

Renverser

un

brancards

en

l'air.

cambuyà (Lav.) ; v. — Aller de là mai¬
aux
champs, à la montagne et vice

son

versa.

lits

pastoùs

vont et

cambùyon, les pasteurs

que

viennent.

came-de-guit ; sm.—Jambe de canard,
qui marche en dedans, en rapprochant la
poinle des pieds.
camèl,-e, camelàt,-ade ; adj. — Qui
a de
longues jambes; v. camerlàt, camèrle.
N. de p. Camel, Camelle, Camelat.
càmo-dandilho (G.) ; s. — Boiteux qui
a
une
jambe faible, dont le mouvement
imite le balancement.

cançà, cansà (G.); v. — Fixer, assu¬
jettir solidement, mettre en place; usité au
fig., avec le sens du fr., mettre à sa place,
clouer le bec. Dàmbe dus mots, l'a cançàt,
deux mots il l'a fait taire.
canchèro (Rus.) ; sf. — Talus,

avec

longueur;

cantère.
canèro (Arm.); sf.
dère; articulation des

tas

en

v.

caillât,-e;

s.

Rotule;
v.

v.

rou-

âesnoudadé.

Chanlate, liteau trans¬

—

versal.
cantournà ; v.
aussi chantournà;

—

os;

■—

Çhantourner ;

travailler

une

on

dit

cantour-

nère.

cagnasserie ; sf.
Les chiens, au sens
péjor. ; action de cynique; «saloperie».
cagnoto (G.) ; sf. — Canicule, chaleur
qui accable;

; sm.

(poisson),

-

cantournère ; sf.

Angle d'un champ,
cantournès; sm. pl. — Sillons d'an¬
gle; v. arpùn.
capahic (Arm.). — C. arpùn, sillon
court, dans

—

un angle; v. escunçoû.
cap-coustoùn (Gr.-L.); sm. — Bout
maigre de côle ; v. coustoA.
capgrìgno, catgrigno (G. Alb.) ; sf.
Têtard de grenouille; v. cabòs.

—

�653

CAPIT

capit (Arrií.).

la bordo de

sidérable,

—

Dans cette expt'. : qu'es
une entreprise con¬

au

delà des forces

capitiu,-ibe (Chai.)
pant, -e,

;

—

qui donne du souci

;

Préoccu¬
v. capita-

caplatè, callatè, canlatè (Arm.)
Rat des

-

; sm.

gouttières.

cap-malhòc (Gr.-L.) ; sm. — Masse
d'eau (plante). Cf. bàpou, filouse.
capòt. — C. cagôt.
capoutalhe ; sí. — Les cagols. Sobri¬
quet des gens de Hachan et de Larroque
(11.-1'.).
captulhà-se (Lom.) ; v. — Se donner
du souci, se donner de la
peine, se fatiguer
beaucoup.
capulét ; sm. — Salsifis des prés (iragopogon pratensis). Cf. èrbo-bouch (G.),
carabirà ;

v.

—

caramoutche ;
crème du lail.

Détourner la face,
sf. — Résidu de

qui

—
Boussole, par anal.,
scabieuse, appelée aussi caramude et
quelque ressemblance avec une bous¬

du chêne.

castagne. — II est dit à cet art. (V. D.)
la mandilhade est une châtaigne pelée ;
en réalité, elle n'est
pelée qu'à moitié.
castagneriu,-ibe ; adj. — Qui concer¬
ne le
châtaignier.
catachà (Chai.) ; catchà ; v. — Mettre
dans une catache; par ext., cacher; v.
estrussà; catchà-s, se faire tout petit pour
que

se

(L.) ; sm. — Atre, foyer. Cf. lari.
cardè,-ro (G.). — C. arcade, revendeur,
caréte (Salies) ; sf. — Treille ; v. trèlhe.
caripte ; sf. — Suivante, dame de com¬
pagnie (vieux). N. de p. Carile.
carmalhà (G.) ; v. — Noircir, barbouil¬
ler de noir (vient de carrnàlh, crémaillère).
carmalhoùs,-o (G.); adj. —- Barbouil¬
lé,-e de suie et, par ext., sale en général.
carnà (Neste) ; v. — Crier, en parlant
des oiseaux de proie.
carnicòs, car ni cos.
Litt., ni
chair ni corps, terme de devinette.
Carniquéie, carnicòs,
l'outil qu'oii bas coèlhe au bos.
Ni chair ni os, pourtant tu vas le cher¬
cher au bois. Réponse : le feu de bois.
carramulàt,-àdo (G.) ; adj. — Plein à
déborder, comble.
carràscos (G.); sf. pl. — Raclures; c.
gritchoâ (2).
carric,-o (JSav.) ; s. — Manteau, houppe¬
—

sm.

—

Pot

où

les

sorcières

mettaient leur onguent.

(Jules). — Conteur béarnais,
pseudonyme de Jules de qu'a ribe,
né et décédé à Nay (i844-ig23).
carròp (Neste) ; sm. — Quantité, nom¬
Carrive

sous

le

bre. Cf. sarrùt.

casàu

(G. Rus.) ; sm. — Mesure agraire
valant 9 ares environ.
cascarrejàdo (G.) ; sf. — Blague,
conte gai, amusette.
cascàrro (Arm.). — Grosse noix creu¬
se.

V. D.

cascauét

(Arm.).

—

Escargot;

v.

cas-

cabèt.
te

dissimuler ; v. calà.

catache

Cassaigneau (Jean-Basile). — Poè¬
Gascon de la Lomagne (1821-1904).

(Chai.)

sf.

;

Coffre.

—

Cf.

arque, cache. Petit, catachòt,-choùn.
catalùn (G.) ; sm. — Le vin, les bois¬

alcoolisées,

style mi-burlesque,

en

catàno (H.-A.). — V. acatàno.
catchòt (Arm.) ; sm. — Morceau, débris
de tuile ; v. tes.

cauartèro
sous

(G.)

;

sf.

—

Caverne, trou

terre, tanière. Cf. tute. V.

càulo

caràu

Petite seiche,

Chrysanthème.

(Or.) ; sf. — Ansérine blan¬
(chenopodium album, plante). V. D.
cassourre (As.). — C.
cascorre, galle

sole.

lande.
carric ;

—

cassouréte

sons

la
a

; sm.—

sm.

CHARNÈC

che

la

caramude ; sf.
avec

(G.-M.)

càssou (Arm.) ;
Cf. marieroè.

communes.

adj.

cioàn.
-

casseroùn

capll, c'est

—

(Arm.)

sf.

;

—

eau.

Plant de chou à

repiquer.
(Arm. L.) :
abelliè. N. de p. et

caune

sf. — Huche, rucher;
de 1. Lacaune.
causerâ, cousseràn (Ray. L.) ; sm. —
Terrain de lande. N. de 1. et de p. Cousse¬
v.

ràn.

causseràt (G.) ; sm. — Grosse crêpe ;
c'est, ordinairement, la dernière, faite avec
le fond de la jarre.
càyro (G.) ; sf. — Chaire ; v. cadière.
céc, cèc,-o (G.) ; adj. et s. — Aveugle;
v. sup. Oelhs
cecs, yeux morts.
ceracàyre (Gr.-L.)'; s. — Qui travaille,
vend la cire, le marc de cire,
cerbère (L.). — C. cherbère.
cerisoulè,-re ; adj. et s. — Qui produit
des cerises ; friand, marchand, e de cerises.
Sobriquet des gens d'Andrcin (B.-P.).
certén.
C. sourtén, jour faste,
cèu de la bouque; sm. — Palais de
l-i bouche ; v. puladà.
chacà (Rus.) ; v. — Tremper et battre
le linge à laver; v. c hac, chaupi.,
esburgà.
—

chalabàte.

—

C. eschalabàte.

chalabatùt,-ùdo (Rus.) ; adj. — Mâchuré,-e; par ext., très ridé, dont la peau

s'écaille.
chalè ;
de fenêtre,

sm.

Encadrement

—

de porte,

chalifréto (Arm.); sf. — Pimbêche.
chanche,-je. — C. sanche.
charistàdo (Save) ; sf. — Lampée. Cf.
avec

caliçade.

charnàc

lichèr;

par

(Lav.)
anal.,

;

c.

sm.

—

charnaquè,-ro (Lav.) ; s.
flaque remplis de purin;

trou,

Purin.

Cf.

chac.
—

par

Fosse,
anal.,

flaque d'eau puante, bourbeuse.
charnèc,-o (Rus,.) ; adj. — Désordon¬
né,-e.

�CHAROQUE

—

654

COUMBRACA

charoque ; sf. — Souillon ; on applique
pu- anal, le masc. charòc à une fem¬

aussi,
me

sale. V.

clabét

desbalgunàt.

charris-charràs ;
de

sm.

—

ïraînement

pieds ; anà-'n charris-charràs,
traînant les pieds.

en

chaumà

marcher

(Rus.) ; v. — Etre dans l'atten¬
aubaine, se tenir à l'affût.
— Discours fait en parlant

te, guetter une
chebìt ; sm.

dents et doucement; murmure de

entre les

paroles qu'on perçoit mais dont
saisir la prononciation; on dit,

on ne peut
par onom.,

chebït-cheblt.

Que s'entenè û chebit-chebit darrè la
sègae, on entendait un murmure de voix
confus derrière la haie. Dans la Gr.-L.,

on

appelle chebit un chien de petite race. En
V.-B., on dit à l'oreille des petits enfants,
pour les amuser: Lou chebit qu'a bechlt;
n'at digues pas à la gâte, que-t daré û cop
de pate, le chien a vessé ; ne le dis pas à la
chatte, elle lui donnerait un coup de patte.
chebità ;

clabedénce, clabeyénce ; sf.

v.

—

v.

cherbic

(G.-M.)

comme

Si
si

sm. — Bûchette de
chandelle.
chercà (Bay.). — C. cercà, chercher,
chìchos e michos (Arm.) ; loc. adv.

Des riens, des vétilles.

—

chimà

(G.). — C. chumà, suinter, cou¬
goutte à goutte.
chime (Gr.-L.) ; sm. — Singe,
chinchomerincho (Arm.); s. des 2 g.
Un indécis, un tatillon, pas trop franc,
qui fait l'humble. V. D.
chingloû, singloû (Neste) ; sm. —
Scion et, particulièrement, scion du saule ;
v. birni, cingle.
chiquét ; sm. — Jeu d'enfant ; il s'agit,
ayant des billes de marbre dans la main,
ler

la clote

(trou) ; on crie alors : chiquét !
chiràgro (G.) ; sf. — Chiragre, goutte

des mains.

chirgà (Bas-Adour).
sens

au

de

—

V. D. Usité aussi

ramer.

chirgue (Bas-Adour)

sf.

—

Action de

ramer.

chiro-péu (Arm.) ; sm. — Glouteron.
gahèc.
chisclét (AL). — C. sisclét, loquet.
Chità ; v.
Souffler mot ; parler très

Cf.

—

doucement;

chebità; en Chai., se dit,
jeu de boules, pour mettre un joueur
hors de partie, après l'avoir décavé; v. culi.
Degùn chità moi •nou gausàue, personne
n'osait souffler mot (J. de Garros).
choét,-o (Arm.) ; s. — Idiot,-e.
chout,-e (G.-M.) ; adj. — Aphone,
cicoulàno, sicoulàno (G.) ; sf. —
Lézard gris. V. D.
cicouréo (G.) ; sf. — Chicorée sauvage
(cichorium intybus).
cimèc (G.) ; sf. — C. cimét, punaise,
cinquéto (G.) ; sf. — Meule de cinq
gerbes ; v. banque.
cirmàn,-e (Gr.-L.). — C. cerimane.
au

v.

sm.

Basilic origan

—

;

La nourriture,

—

en

clàcou, que serém arrlches.

la

gueule

«

clarebasse

(L.)

clair, bien

que

»,

nous

serions

sf. — Sonnaille au
de fortes proportions.
(G.). — V. D. Pariétaire offici¬
nale. Cf. trauque-murralhe.
Classi (Gr.-L.) ; v. — Craquer, craque¬
ler ; classl-s, se fendiller, se craqueler.
clauét (G.) ; sm. — Jacinthe. Cf. carnpanéte.
clép ; sm. — Eclipse (vieux),
clepà-s ; v. — Se faire tout petit, deve¬
nir petit, diminuer ; v. aclapà.
clér, clèr(c) ; sm. — Clerc ; enfant de
chœur servant ; v. scrbàn. N. de p.
;

claréto

clic ; sm. — Jeu de boules. Y. D.
clicos (G.) ; sf. pl. — Les premières
lueurs du
clicos dou

jour, des étoiles ; se leuà à las
jour, se lever à l'aurore. Cf. avec

escliques.
clissat; sm.
cloutà (G.) ;

Clisse;

—

v.

trou. V. D.

En Arm., a le sens absolu de

planter des

v.

de vigne.
cloutàdo (G.)

—

Faire

juncée.

un

oeps

;

sf.

—

Corvée

pour

faire

des clots; action de cloutà.

coàu
v.

(Lav.) ;
berguis.
(Gr.-L.) ;

COC

sm.
sm.

•—

—

Nasse à poisson
Corbeau. Cf.

;

cour-

bùch.

coentà, coegnà
avec

; v.

—

Coincer,

serrer

coin.

un

coeytadamén ; adv. — Promptement,
(vieux).
còle; v. — Servir (vieux),
còrnou (As.). — Forme de cor(n).
corne-dressàt,-ade ; s. — Litt. qui
dresse la corne, qui se rebiffe, se révolte, se
vi tement

met

;

;

; sm.

èro et

nou

ce

son

—

de les lancer et de les mettre à la fois dans

(Chai.)

n'était
tous riches.

Parler doucement, entre
;

Clair-

baseli.

clàcou (Lav.)
style plaisant.

les dents.

pin utilisée

—

avance.

la

sur

défensive.

cotchà

(L.). — Forme de cachà.
cot-gran ; sm. — Goitreux. Sobriquet
des gens de Cahuzac (G.).
cotturce (L.) ; sf. — Torticolis. V. D.
coucuroùn (L.) ; sm. — Cornet de
l'oreille; cornet, en papier.
coudouche (L.) ; sf. — Souche, tronc
d'arbre; v. souque.
couhin (Arm.) ; sm. — Venelle, passage
entre propriétés. V. D. Cf. androune.
couhignes ; sf. pl. — Confins ; v. cou¬
hin

au

D.

COUlh

(Arm.). — Forme de cougn, coin;
Bas-Arm., gn gascon devient Ih et
Ih devient gn, à la fin des mots.
coulhàs,-se ;-lhoùs,-e (L.) ; adj. —
Imbécile, gros nigaud; v. taròs, pegàs.
dans le

couloumà.

—

Déformation

de

cou-

moulà, combler.
coumbràc ; sm. — C. embràc, contour,
coumbracà.
C. embracà.
—

�COUMO

655

(Big. G.) ; adv. — Com¬
quin.
Coùmo que s'ey hèyt ? Comment cela
s'est-il fait ? coùmo que disét ? Comment
coùmo

que

coùti

(Gr.-L.)

;

sf.

—

CÜC

Couenne

—•

;

v

ment ; v. coum,

coudéne, coutlie.

dites-vous

couy (11.-Big.) ; sm. — Epi de maïs dé¬
pouillé. Cf. gaboùlh, proc. V. D.
couyìc (L.). —- Bergeronnette. Cf. coudique.
crabà (Arm.) ; v. — Fouler les raisins

?

coumpassàt,-ade ;
(famil.).
councache ; sf.

s.

Enjambée

—

Mesure de capacité

—

usitée autrefois dans la plaine de Nay ; elle
valait environ 5 litres ; v. quoariâ, coun-

avec

la cràbo.

crabatà ;

v. — Cravater,
crabate, carabate ; sf. — Cravate,

(Arm.) ; sf. — Sorte de trident
lequel on presse, tasse les raisins dans
la comporte. V. crabe.
cracalhe ; sf. — En style plaisant, les
aliments, mangeaille.
cràhou (Lav.) ; sm. — Corrup. de l'aragonais carajo, sorte de juron; dans cette
expr. : nou bau pas û cràhou, cela ne vaut
rien ; v. caràhou, qui est également un
sobriquet donné aux Aragonais.
cresparòlo (Lav.) ; sf. — Genêt (genisla sagittalis). V. gnéste.
crëssoùn de tèrro (G.) ; sm. •— Barbarée précoce (plante).
cressoùn-saubàdje (G.) ; sm. — Bcrle à larges feuilles. Cf. birroùlho.
cròco-milhos (Lav.) ; sm. — Jeu de
cràbo

que.

coundoùm

(Big.)

; sm.

—

Abricot. Cf.

mirecoutoû.

coundoumè ; sm. -— Abricotier,
countournère ; sf. — Ligne de limita¬
tion autour d'un lieu, d'un champ ; v.
iournère.

coùo-d'arràt (C.) ;

sf. — Queue de rat,
(plante) ; v. massòc.
coup (G.) ; sm. -— Jeu d'enfants analo¬
gue à la barre-panade ; le couplest un petit
bout de bois, sorte de bistoquet.
couparrose. — V. D. — Désigne aussi
carex

l'acné.

coupinè,-ro (Loin.); adj.— Insolent,-e,
effronté.

couquilhàr,-de ;

Aigrefin, femme

s.—

avec

rusée, coquine. Cf. jripoùt.
courbachàt,-ade ; adj. — Très courbé;
anà-n tout courbachàt, marcher courbé.
courcoulhùt,-ùdo (G.)-; adj. — Reco-

colin-maillard.

quillé,-e, replié sur soi.
courdilh (Arm.) ; sm.

crâne, la tête,
Tueur de
mouches, syn. de désœuvré, de paresseux.
Les gens de Momères (H.-P.), portent le
sobriquet de cròco-mouchétes.
cros (Arm.) ;
sm. ■— Construction où
l'on renfermait, autrefois, les provisions de

Rêne

—

pour

les

bœufs. V. D. Cf. tire.

courdoùn-gat (G.).

—

C. coulhoù de

gat, licaire.
courdouniè

; sm. — Hydromètre (in¬
secte). Cf. barbôto (G.).
courgnògo (G.) ; sm. — Savetier (Casseigneau).
courièyre (Gr.-L.) ; sf. — Sol commu¬
nal, forêt ou lande.
cournalhè (Lav.); sm. — Trémie du

moulin.

courneràdo (Arm.) ; sf. — Trace lui¬
sante d'escargot ; v. limacade.
courrà ;
v.
—
Corrompre, pourrir

(vieux).

courredé

ou

en

pour

; son.

—

Sorte de coin en bois
se servent

fer dont les tonneliers

enfoncer les cercles.

courròbi (Neste) ; sm.

—

Pâte de maïs ;

de cette pâte. Sobriquet des gens
Aventignan (H.-P.). N. de p.
coursidà (As.). — C. coussirà.
courtin (Gr.-L.) ; sm. — Compartiment
ménagé dans la bergerie pour isoler des
bêtes; v. courlilh.
courtiu (G.) ; sm. — Petit jardin clos
mangeur
de

(vieux).
couscùt,-do (G.); adj.

—

Curieux, in¬

discret,-ète.
couste

(Gr.-L.)

;

sm.

—

C.

cousne,

couette.

même.
croque (G.-M.) ; sf. — Le
croque-mousques ; s.

—

—

Maque¬

C. cout, recoin.

—

céréales de la réserve. N. de p.

crouàu( M'.-Big.) ; sm. — Rocher et
d'herbages (A. Meillon). N. de p.

assise

Crouau.

croubàch
bàch.

(H.-A.).

croubachè,-Ssè

;

Forme de cour-

—

sm.

Chasseur de

—

corbeaux ; mangeur de corbeaux.
des gens de Laloubère (H.-P.).

crouchét, clouchét;
cœur.

sm.

—

Sobriquet
Accroche-

V. D.

croudsét

(Lav.)

;

sm.

—

Jeu

d'en¬

fants ; dans un petit rectangle sont tracées
des ligues obliques ; on fait courir des

lignes suivant une règle
peyrétes.
croutoÙS,-o (Arm.); adj. — Crotté,-e.
croutzéo (Lav.) ; sf. — Croisée (Bourdelte).
crucoùn (Arm.) ; sm. — C. cucoéyt.
cruguét (Lom.) ; sm. — Cruchon,
cruspe (Or.); sf. — Cupule; par anal.,
carcasse de volaille ; v. cruspét,-pilh, cou-

grains

sur

ces

donnée. Cf. las

pét.
ou eug
(Salies) ; sm. — Trou, fos¬
puits (vieux). Le puits salé, dit de la
Trompe, s'appelait aussi lou cuc gros. Cf.
avec cùcou (insecte'l. V. cuchét.

cuc

coustùtch (Arcachon) ; sm.
reau bâtard. Cf. clùchàr.
couthùrt (Chai.).

crògno, croùgno (Arm.) ; sf. —
qui produit une bigne ; la bigne elle-

Heurt

se,

�CÜC

—

(As.).

cuc

cligne

DËSGARRABA

; v.

cùco

656

G. cluc; oclh

—

cuc,

œil qui

céc.

(G.)

sf. — Pot vinaire, sorte Je
ouiller; hart courn uo cùco,
saoul; v. (jnòsco. V. D.
cùco (Lom.) ; sf. — Ver-luisant. V. D.
cucoéyt (G.) ; sm. — Euphorbe. Cf.
&lt;Iechude-boè, crucoùn, cabèc.
CÙCOU (Lav.) ; sm. — Larve, ver du fro¬
mage, (les cadavres, asticot; v. bèrmi; hart

pichet

coum

;

pour,

û

càcou,

repu.

cuerpèu, curpèu (Bay.) ; sm. — Pour¬
pier ; v. perpèu.
cuhoùrca (Az.) ; sf. — Chenille du
chou; serricorne

;

v. arruque,

escarbàt.

cuicho (Arm.); sf.— Queue. Cf. coude;
anà-s'en cuicho lis, partir l'oreille basse, la
queue

basse.

pèyre dehoùne-s en hum, il vit la pierre se
changer en fumée (Arnaudin).
dejitàt,-àdo (G.); adj. — Jeté hors,
dévoyé, déjeté,-e.
deletà-s (Arm.) ; v. — Prendre ses aises,
fainéanter ; v. alasà-s ; alaià.

dembià (Big. G.). — C. embià, manda.
dembiadé,-ro ; adj. — Que l'on peut
envoyer, lâcher dehors.
dentrigo (Al.) ; sf. — Irritation des
dents, notamment après avoir mangé des
fruits acides.

depourtà-s (Arm.). — V. D. Se dépla¬
sur le côté, sur le
bord, sur l'aide; se
dévoyer, se galvauder.
dercoùs, tercoùs,-o (Lom.); adj. —
Colère, furieux,-euse. Cf. avec tére.
La mar courrouçade e dercouse (J. de
cer

CUÌU (Arm.) ; adj. — Fertile, en parlant
d'un œuf. Cf. couadé ; poùlo cuiuo, poule

Garros).

qui veut couver.
cujole (Gr.-L.) ; sf. — Calebasse, gour¬
de ; v. cujoù.
culassoùn, culasse (Arm.) ; s. —
Couche-culotte de petit enfant.
curmàlh (As.). — Forme de carmàlh.
curquetou (Lav.) ; sm. — C. corcoéyt,

d'un

mal d'estomac.

desalistrà; v. — Rayer d'une liste,
contrôle; que soy desalistràt, je suis
rayé des cadres, libéré du service armé,
des obligations, etc.
desalourdi (Arm.) ; v. — Alléger ;
déniaiser, instruire
desamoù; sm.

(Lit.),
desapatoucà (G.) ; v. — Défaire, dé¬
un paiòc
(tas).
desarroudà (Arm.); v. — Litt., ôter
les roues ; perdre une roue ; au fig., en ra¬
battre, perdre son assurance ; cesser de
prospérer

dabàuts,-tes. — Certains autres,
opposition à daubûs.
dalauàs, esdalauàs (G.) ; sm.

par
—

Averse, abat d'eau.
Dambielle (Firmin). — Poète béar¬
nais, né à Pau en 1869, mort à Buzy, en
i8ç)7, auteur de Parpailhoûs y Flourines.
Dambielle

(Honoré).

— Félibre gas¬
(1873-1 g31).
damnadjè,-re ; adj. et s. — Dépensier,
-ère, dissipateur (vieux).
dapà (L.) ; v. — Dévider avec le dapàs.
Darclanne (Albert). — Poète landais,
sous le
pseudonyme de VArtè dou Pourtaou
(1861-1925).
darouàn (Gr.-L.). — Contrac, d'are-en-

de

la

Save

dabàn, dorénavant.
Darrichon
en

(Charles).

1887, auteur de la

—

Mort à Pau
populaire

romance

lièt cèu de Pau.

darrigadis

Les

racines, les
plantes arrachées; ce qui reste de végétaux
déracinés après un défrichement.
dasticòt (Lom.) ; sm. — Espèce de
sabre ; dam soun dasiicòt m'arresseguè lou
cot, avec le ? il me scia le cou (J. de Gar¬
ros). A conférer avec haste et destralòt.
debî ; sm. — Outil de tonnelier servant
à placer la dernière douve d'un fût.
degoalhà, desgoalhà (G.) ; v. —
Vider, faire couler; v. desagoelhà; au fig.,
dépenser sans compter.
dehoùne-s (Gr.-L.) ; v. — Se fondre, se
transformer, se changer en ; que bedoû le
;

balourd.

Désaffection

molir

D

con

un
—

sm.

—

Anà-n

desmounedà.

; v.

û

coum

car

desarroudàt, marcher

mal, traîner,
desatramà.

—

C. destramà.

desayràt,-ade ; adj. et s. — Fol,-le,
toqué; v. escalayràt, destraubiàt.
desbalganà-s (Arm.). — C. desgargalà-s ; se dépenailler.
desbalganàt,-àdo ; adj. et s. — Désor¬
donné,-e, notamment, en parlant de la toi¬
lette, un souillon. Cf. charoque.
desbariàt,-ade.
C. esbariàt, égaré,
desbarjà (G.) ; v. — Egarer, dévoyer ;
v. esbarri; abarjà, au Sup.
IL
desbartanì (L.) ; v. — Détraquer, dé¬
—

mantibuler.

descapuroùn,-o,-oùo (Arm.); adj.

Tête nu,-e ; v.

desclacà ;

—

capiròu.
v.

—

Ouvrir

;

desserrer deux

mâchoires ; v. clacà, desclabà.

desclicoutà (Gr.-L.) ; v.
buler, détraquer.
descourréde (Arm.) ; sf.
courant de

toute

—

DémanliPertuis

;

l'eau.

descubertamén ; adv.
en

—

franchise.

desengragnà (Arm.)

—

Loyalement,

; v. — Oier l'en¬
d'une chose, deshabituer;
usité, surtout, en parlant des bêtes.
desgansoulà. — V. D. Au fig., désem¬
parer; que soy coum û desgansoulài, je
suis désemparé, je ne sais comment faire,
desgargalhà-s. — C. desgargalà-s.
desgarrabà,-bi ; v. -— Arracher, déga¬
ger, libérer.

vie,

le

goût

�DËSGUlGNA

657

desguignà

; v. — Oter de la vue ; cre¬
les yeux ; v. esguignà.
Que-s eau desguignà sus a quel trabàlh,
il faut se crever les yeux sur ce travail.
ver

desguimbà-s (Arm.) ;
grands pas ; s'enfuir.
deshidà-se (Lav.) ; v.
menshidà-s.
desmachà

desmiejà.
desourà.

v.

—

Marcher à

Se méfier

—

; v.
E

(Arm.). — C. desmanjà.
C. esmiejà.

—

V.

D.

Désorienter, trou¬

m'a tout desouràt, la peur
;

v.

—

Décarre¬

ler, enlever les dalles (paumisso).
dessòbe.
C. assòbe, dissoudre,

destinglà (G.)

;

v.

Répartir, distri¬

—

(Arm.). — V. D. Mauvais coup,
procédé.
destourberà (Lav.) ; v. — Détordre ;

vilain

embrouillé.

Ant.

embour-

derà.

Destrade

(François). — Imprimeur,
(1824-1864), a composé quel¬
ques poèmes en béarnais.
destralhòt,-lòt,-e ; s. — Petite cognee
(destràu) ; en Arm., le destralòt est une
hachette spéciale de charpentier et de cou¬
vreur, tille. Cf. avec dasticòt.
destraubià (L.). — C.
destrembià,
égarer, perdre, dissiper ; détraquer, mettre
à Oloron

du désordre. V. D.

destraubiàt,-ade ; adj. et s. — Ega¬
ré,-e, fol, maboul ; v. desayràt.
destremà, destrembià; v. — Mettre,
sur le côté, dévoyer, détourner, reti¬
reprendre.
destrouncà (Gr.-L.) ; v. — Déranger,

jeter
rer,

troubler.

dèuno

(Arm.). — C. dèmne, dîme,
difùgi; sm. — Subterfuge, échappatoire
(vieux).
dindoulejà (Arm.). — V. D. Faire le
dandy, du « chiqué ».
dindoulejoùs ; sm. — Dandy, poseur,
disquèro (Neste) ; sf. — Corbeille ; v.
désco.

hole, hole dite

;

sf.

—

Folle

en¬

ditejà ; v. — Remuer les doigts,
dolèyt, doulèyt (Arm.) ; sm. — Fu¬
taille (Noulens).
dòule (Gr.-L.) ; adj. — Difficile, difficultueux,-euse.
Doumenico (Argelès).
personnification de la faim,
Pe.yròt.

—

Dominique,
ailleurs

comme

doundà ;

v. — Ralancer, secouer, agiter,
dressère; sf. — Direction, mise en
bonne voie; anà-n sens dressère, marcher
au

hasard.

Dreyturè. — V. D. En style lit., Dieu,
la Suprême Justice ; redresseur de torts.
droumilhoùn (Arm.) ; sm. — Sorte de
maladie du sommeil, mal de langueur attri¬
bué à des

—

Fou furieux

;

(Arm.).

—

V.

ehermén,

sf.

—

Travail

des

de sarments.

echarmentèro ; sf.

—

Tas de fagots de

sarments.

destoùr

dite
chère.

; sm.

eschermen tà.
ramasseurs

buer, répandre.

né

(Arm.)

eschuntà.

echarmentàdo ;

—

111

echantàt
v.

echarmén

despaumissà (Arm.)

du

droumèn (Arcachon) ; sm. — Torpille
(poisson).
Dugay (Dominique). — Poète gas¬
con, né à Lavardens près d'Aueh (i6431705).
dùstos (Arm.). — V. ùstos (d').

—

bler ; la pòu que
m'a troublé.

démêler

EMPARE

—

manœuvres

de sorcier. V. D.

echàuri (Arm.) ; sm. —
echèr (L.). — C. lichèr,

Effroi, émoi,
purin,
echerc, eschèrc (L.) ; sm. — Graisse
qui entoure les boyaux du porc gras, des
bêtes engraissées.
echerclà (L.) ; v. — Dégraisser les
boyaux.
echìmi, eschimi (Arm.) ; sm. — Mor¬
pion, méchant petit insecte; s'emploie au
fig., en parlant d'un petit enfant agaçant,
tracassier, difficile à supporter.
elecàt,-àdo (Arm.); adj. — Effronté,-e.
embarlutì (L.). — C. embarlouqul.
embartaulàt,-toulàt,-ade ;
adj.
—
Pris au piège, au bartòu; embobiné.
embaserà (Neste) ; v. — Embourber,
empêtrer dans la vase.
embèut, empèut,-e; adj. — Enté,-e,
greffé: perè embèut, poirier greffé. V. D.
embilhoutà
(G.) ; v. — Entraver ;
gêner, emberlificoter.
emblincà (Save) ; v. — Dévier ; v. embracà.

embouhi

(G.) ; v. — Gonfler,
emboulope ; sf. — Enveloppe,
embouloupà ; v. — Envelopper ; v.
troussà, trousserà, agouloupà.
embourboussà (Lom.) ; v. — Emmi¬
toufler.

embourderà (Lav.) ; v. — Brouiller,
embrouiller; et hiéu qu'ey embourderàt, le
fil est embrouillé.

Ant.

embourderàyre,-o

destourberà.

s.
et adj.
—
Embrouilleur, brouillon,-ne. V. D.
emboussà-s ; v. — Se brouiller, se cou¬
vrir, en parlant du temps.
embregn (Gr.-L.) ; sm. — Malignité
d'une plaie et, par ext., d'un propos.
embrouquichoà-s,-ssoà-s ; v. — Se
couvrir spontanément de brouquiclioûs.
embuà (Lav.). — V. D. Signifie aussi
affadir l'estomac, couper l'appétit ; v. empafà, enhagnà.
Açò de gras que m'embùo, ces choses
graisseuses m'ôtent tout appétit,
empanì-s. — V. D. Se courber,
empare. — V. D. — Vers Ponlacq, clô¬
ture de pâturage ; v. cléde.

;

42

�EMPARËY

—

658

ESBATS

emparéy, empréy;

sm.

—

Corbeau,

encorbellement.

emparràda (Pontacq)

sf.

;

—

Treille

;

trélhe.

v.

empipiàt, empipiadjàt (L.). — C.
empeguit.
empòrje (G.) ; sm. — Porche, auvent,
hangar.
empoulejà ; v. — Placer la courroie de
transmission sur la poulie pour mettre'
celle-ci en marche; au fig., préparer la
mise

en

train d'une affaire.

empoùntos (Arm.)

;

sf. pl.

—

Marches

d'escalier creusées dans la terre, le roc.

encanà-s, enganà-s (Arm.) ; v. — C.
escanà-s, s'engouer.
encanterà (Big. G.). — C. encandà,
pencher.
encarassà, encarrassà; v. -• EncaY. D. Cf. entinoà.

x'asser.

encaunà
ruche

(L.)
(caune).

enchenilhà ;

;
v.

Mettre dans la

v.

—

—

Affubler d'une che-

nilhe. A la nouce, nou y

abè pas qu'enchenilhàts, à la noce, il n'y avait que des gens
en redingote ; le t. a un sens
moqueur et
déplaisant.
encoubi (G.) v. — Rassembler, réunir
(vieux).
encoungrià-s (Bas-Arm.). — C. crounjà-s.
encucà-se (G.); v. — S'enivrer; v.
cùco (Sup.).
endehà (Arm.) ; v. — Pour faire (com¬
posé de en de hà). Ce verbe a donné lieu
à l'adj. endehàt,
difficultueux, pénible;
m'es endehàt de parlà, il m'est difficile de
parler.
endèrnes (Gr.-L.) ; sf. pl. — Ennuis,
tracas.

endésque ; sf.

Amadou

ésque.
qui
forme dôme ; ligne idéale d'un volume de
forme arrondie, courbe en sa partie supé¬
rieure, telle une ramure feuillue, tels un
las de fourrage, un chargement de véhicule.
endràc; sm. — Mal, plaie, blessure
(vieux) ; au fig., embûche, piège.
engalherì (L.) ; v. — Mettre en joie,
égayer.
engamàt,-àdo (G.); adj. et s. — Goi¬
treux,-euse, en parlant des ovins, notam¬
endoùm.

—

—

; v.

V. D. Plus exactement,

ment.

io

sarments;

on en

former le hèch.
engoanòtos (Big. G.).

tes;

v.

lin, vimes, etc.
-e

engourrinàt,-rit,-de; adj. — Affairé,
(vient de gourri, courir).
engràgn (L.) ; sm. — Gaîté, entrain

joyeux.

engrounlit,-ide (Or.); adj.

auganasses.

met 9, 11 ou

C. augano-

Engour¬

enhagnà (Lav.). — C. embuà. V. D.
enhestit,-ide (Arm.) ; adj. — Qui aime
beaucoup les fêtes, coureur de bals. Sobri¬
quet des gens d'Eauze (G.).
enhougnà, enhoùgne; v. — Acculer,
pousser, lasser dans un recoin. V. D.
enjiscà (Gr.-L.). — C. embernicà.
enlabarroà-s (Arm.) ; v. — Se couvrir
de vesces velues (labarroùns).
enlusit (Az.) ; sm. — Enduit de mur
neuf.

enmarandà-se

(Az.)

;

v.

—

S'enrhu¬

mer.

enserùlh

(Aure) ; sm. — Cambouis,
eiltapà (Arm.) ; v. — Amonceler, en¬
tasser la terre; entapà-s, se tasser; s'ados¬
ser à un tertre
(tap).
entenebràt,-ade (Gr.-L.) ; adj. — Qui
deux vins. V. D.
enter-ci (Gr.-L.); loc.

est entre

enter-ci
un

adv.

—

D'ici à;

moment, d'ici à bientôt, dans

un

moment.

enterparlàyre,-e ; s. — Interlocuteur,
-trice, celui, celle avec qui on parle; par
ext., acteur de théâtre.
enter-tiéne ;

enter-tiénes,

se

v.

—

tenir les

Tenir à plusieurs
uns les autres.

;

entoupinà ; v. — Emmitoufler, en style
entoupinà-s, s'emmitoufler.
entràyre,-e (Arm.) ; s. — Introduc¬
teur,-trice. Plus spécialement la personne
qui accueille la jeune épouse au seuil de sa
familier ;

nouvelle demeure.

entrecò, éntre-co ; sm. — Pensée
cachée, sentiment.
Diu que counéch nouste entrecò, Dieu
connaît notre

pensée.
entroupilhà (G.) ; v. — Mettre en las,
en
groupe désordonné.
entuhàt,-ade; adj. — Fier, fière, accrêahalhàt, hagàr.

entumà

(Save) ; v. — Oindre, graisser ;
l'èch, graisser l'essieu ; v. untà.
èrbo-bouch (G.) ; sf. — Salsifis des

entumà

prés. Cf. capulét.
èrbo dous charpentiès (G.) ; sf. —
Achillée millefeuille. Cf. céstre.
èrbo dou hidje (G.) ; sf. — Pulmo¬
naire. Cf. auserole.

èrbo de la Trinitat

(G.)

;

sf.

—

Hépa¬

tique à trois lobes.
esbàts

—

—

di,-e.

té ; v.

engargassà, gargassà (Arm.) ; v. —
Gorger, de viande notamment. V. engargalà.
engargoussit,-ide (Rus.). — C. engourgoussit.
engautà ; v. — Mettre au point, ajus¬
ter, préparer (rare).
engayeri. — C. engalherl.
engoalhoùn (Arm.) ; sm. — Petit fagot
de 8 à
i3 pour

engouloumi (G.) ; v. — Avaler goulû¬
engouffrer, engloutir ; v. engargalà.
engouludà-s ; v. — S'engouer, avaler
gloutonnement.
engoùrg (Arm.) ; sm. — Pièce d'eau
ou canal pour mettre des choses à tremper :
ment,

(Gr.-L.). — Dans cette expr. :
oàyre esbàts, il ne se donne

Ne s'en da pas

guère de mal

pour.

�ES BÉLUGA

65!)

esbelugà; esberlugà (G.) ; v. —
Eblouir; v. esbeluguejà.
esbentralhà.
Fréq. péjor. de esben■
irà, éventrer.
esberdurà (Gr.-L.) ; v. — Eparpiller
comme l'herbe sur le pré. V. D.
esberguignà-se (Rus.) ; v. — Se don¬
du mal, se « décarcasser » ; v. esberner
ginà.
esbernicà (Gr.-L.) ; v. — Agacer, cris¬
per ; v. bernic.
esberoulit,-ide (Arm.). — C. esberlt,
gaiesbournà (L.) ; v. — Emousser. Cf.
—

esmouchà. V. esbournàlh.

esbournacà

loques,

(Gr.-L.)

;

v.

Mettre

—

en

(G.) ; v. — Déchirer,
loques ; effilocher. Cf. esbour-

en

esbourrissoà
détruire les

(Arm.)

;

v.

Enlever

—

bourrissoàns.

esboursilhàt,-ade
décavé,-e.

; s.

Bourse

—

creux,

esbrusoùn

(Arm.). — C. esbrusalhis.
esbugà (Gr.-L.) ; v. — Ecraser, réduire
en pâtée.
esburgà (Rus.) ; v. — Rincer; v. bregà,
arrescà.

escabayràt.
escàc

e

V. escapayràt.

—

mat ;

loc. adv.

—

Echec et

mat.

escalamàncho

(G.)

;

sf.

—

Ridelle

; v.

cancèt.

escalayràt,-àdo (Arm.) ; adj.— Fol,-le,
toqué; désorienté; v. escapayràt, desayràt.
escalis,-se (Gr.-L.) ; s. — Ornière,
escalissoùn (Gr.-L.) ; sm. •— Petite
ornière ; v. roadère.
escalitche (Gr.-L.) ; sf. — Etincelle.
bue.

escambilhà
chir ;

(G.)

;

v.

—

Sauter, fran¬

escalader.

escampadamén
fuyant.
escandilhà ;

faire

v.

;

adv.

V. D.

—

choix

—

;

aller tête

en

un

Echantillon¬

; essayer,

nue.

escapuroùn,-e ; adj. et s. — Qui est
nue ; v. capiròu.
escaracà-s (Arm.) ; v. — Se gratter la
gorge pour éclaircir sa voix ; v. racà.
escarcàlh (As.) ; escargnàu (L.) ; —
C. escarcàgn, éclat de rire.
tête

escare ;

sf.

—

plaie.
escarpà (M4.)
une

;

Escarre, croûte
v.

—

sur

une

Faire sauter par

mine.

escarpàyre

(M'.)

;

sm.

—

Sapeur-

mineur.

escarrà.
de

v.

—

Déchi¬

escarragnoutadis ; sm. — Ce qui a
déchiqueté, mal découpé.
escarragnoutàyre,-o (Lav.) ; s. —

été

Qui escarragnoute.
escarramalhàt, esgarramalhàt,-àdo
(G.) ; adj. et s. — Déjeté,-e ; qui a les jam¬
bes et les reins déviés.

escartigà (Al.) ; v. — Ecobuer ; don¬
une peignée ; v. eschartigà.
escasse ; sf. — Outil de tonnelier pour
fermer la barrique. V. D.
escassxt,-ide (Arm.) ; adj. et s. —
Amaigri,-e, en mauvais état physique. Cf.
ner

escahit.

eschabousi,-ti (G.) ; v. — Ebahir,
éberluer ; v. espataruà, esmarmoulià, esbaeschagà ; v.
dessus bord, en

—
Déborder, passer par
parlant d'un liquide.
eschagadis ; sm. — Débordement ; le
liquide qui a débordé.
escharrèc,-èque (L.) ; adj. — Revêche, fait à rebrousse-poil ; dans cette expr. :
pensà-n d'escharrèques, ne savoir quoi
penser, en penser de grises.
escharrescà (L.). — C. escharrà; au
flg., donner une peignée.
escharrousti (Aure) ; v. — Brouir ;
escharrousti-se, se flétrir, se dessécher.
eschaubrà (Gr.-L.) ; v. — Ahurir, sur¬
prendre.
eschibarriàt (B.-Os.) ; adj. — Fatigué

à la suite d'une débauche.

eschuperà-s.
sens

de

se

—

V. D. Usité aussi

au

tromper et d'avoir une décon¬

disgrâce.
eschuperade ; sf. — Déconvenue, dis¬
grâce, échec.
eschuperòt; eychuperòt (Lom.) ; sm.
Lieu âpre et raboteux, d'après J. de

venue, une

—

Garros.

Vilement,

éprouver,
escapayràt,-àdo (G.). — C. escalayràt.
escapurà-se (G.) ; v. — Se décoiffer,
se
mettre
tète nue; anà-s'en escapuràt,
ner

;

touhl.

lingà.

Cf.

(Lav.)

queter de la viande ; découper maladroite¬
ment une volaille, une pièce de viande.

avec

en morceaux.

esbourresclà
mettre

escarragnoutà

ÈSCOULETO

—

esclérdo (G.) ; sf.
espilo, chascle.
escloussi (Lom.) ; v.

—

—

Echarde.

Cf.

Estropier, éclo-

per.

esclusià-se
aliments

qui

prennent

au

(Lav.) ; v. — Se dit des
brûlent, se havissenl et
fond de la casserole ou de la
se

poêle. V. D.
esclusiadis, esclùsi; sm. — Ce qui
a
pris et est resté dans le récipient après
grillage; effondrilles roussies, brûlées.
ésco (Lav.) ; sf. — Graminée des hautes
montagnes (Jestuca esquia); elle y voisine
avec

l'arroà.

escòr,-to (G.) ; adj. — Adroit,-e, expert
(vieux).
escoudìt,-ìdo (Lom.) ; adj. — Eveillé,-e,
allègre ; v. arrisclàt.
escouchinà (Lom.) ; v. — Meurtrir,
battre.

—

V.

D.

Usité aussi

au

gratter sa gorge pour la dégager
esgarrissà, esgreml, escaracà-s.

sens

;

v.

escouléto
line que
lin pour

(Lav.) ; sf. — Etoupe assez
l'on obtient quand on repeigne le
le raffiner ; v. capit.

�ËSCOUNDOUN
escoundoùn

ESPÈCt

—

(Arm.)

; sm.

d'escoundoùn, secrètement.
escoupetà-s (Bay.) ; V.
se
tapir; v. estujà-s.
escourbachàt.

660

Cachette

—

—

Se cacher,

esmagà (Gr.-L.).

; v. — Se rompre le
les reins, s'éreinter.
escourràlh (G.) ; sm. — Pertuis, canal ;
se casser

escourrày,

escourre.

escourýadé (H.-A.)

;

sm.

Lieu où

—

l'on écorche, abattoir; coupe-gorge,
vais lieu ; v. tuadé, coupe-cot.

mau¬

chaleur

vertèbres cervicales.

(Arm.)

escòyo. — V. D. A désigné aussi un
qui affectait le cuir chevelu, sorte de
pelade avec des croûtes ; v. moudésse.
escrunçà (Al.) ; v. — Jucher ; v. empouricà.
esdalauàs (G.). — C. dalauàs, averse,
esdarrabéy (Arm.) ; sm. — Averse,
mal

trombe.

esdarramà,-mi (Bas-Arm.). — C. esplus particulièrement, épamprer ; v. espampoulà.
esgalaràt (M4) ; esgaleràt ; esgarlandàt,-àdo (Bus.); adj. et s. — Débrail¬
lé,-e, qui a le cou et la poitrine largement
découverts ; v. esgaleiu'i-s.
esganilhà-s (L.). ■— G. esganurrà-s,
s'égosiller.
esgarlandàt,-àdo. — V. esgalaràt.
esgarroutà-se (G.) ; v. — Se blesser
aux
chevilles, au garrot; v. esgarroà-s ;
par ext., se fatiguer en marchant ; scy
esgarroutàt, je suis fourbu. Cf. avec arroùt.
esgarruchà. ■— C. csgarrauchà.
esgarruchét (Lav.) ; sm. — Court
instant, apparition et disparition rappro¬
chées ; nou l'èy bist qu'à esgarruchét, je
n'ai fait que l'entrevoir.
esgarruspà,-plà (L.) ; v. — Racler,
charrarnà ;

étriller.

sf.

—

Racle-

ment, écorcliure.

esgarruspadé ; sm. — Racloir ; étrille,
esgautà-s ; v. — Bailler grandement ;
par ext., s'égosiller, crier très fort.
esgoarrà (L.) ; v. — Etouffer, étran¬
gler.
esgriu (L.) ; sm. — Mauvaise humeur:
està d'esgrlu, être de mauvaise humeur,
d'un abord désagréable.
esguèrpe (Arcachon) ; sf. — Vive tracliine (poisson).
esjessides ; sf. — Affres ; effort de ma¬
lade ; douleurs expulsives.
eslabarroà ; v.
velues (labarroùns).

■—

Détruire les

vesces

bròts

v.

—

;

désirer ardemment.

fort,

v.

—

couer,

en

parlant

des choses.

Cf.

avec

esmoùgue.
Lou

ben

hè esmoùe las iéulos, le
(du toit).
esmourgachàt ; sm. — Coup sur le
museau, la figure ; v. moursàt.
espampouli-se (Bus.) ; v. — Se déga¬
ger, s'éclaircir, en parlant du ciel ; v.
espampoulà.
esparbalhà. — C. esparpalhà.
esparbalhàdo (G.) ; sf.— Escarpolette ?
esparbèy (Arcachon) ; sm. — Terre
vent secoue

que

les tuiles

mâle

(poisson).
esparià (Lav.) ; v. — Offrir l'occasion,
présenter opportunément; v. escàde,
aparià.
Que harèy tau causo se se-m espàrio, je
se

ferai cela si l'occasion s'en

ey espariàt, je
circonstances.

n'ai

pu

offre;

réussir à

nou se-m

cause

des

esparrabòt (Lav.) ; sm. — Chose ré¬
pandue, éparse.
esparraboutà (Lav.) ; v. — Epandre,
éparpiller ; v. esparricà.
esparrey,-e (Gr.-L.) ; s. — Eparpillement, dispersion, action d'éparpiller.
esparreyà (Gr.-L.) ;-rià (Hte-Big.). —
G. esparricà, éparpiller, répandre.
esparreyà-s (L.) ; v. — Tomber, bras
et jambes écartées, s'étaler.
esparreyadoù,-re. — C. esparricàyre.
espasè,-ro (Arm.) ; adj. — Volatile qui
une

ahurir.

;

des esmerrèucles.

pousser

esmerrèucle ; sm. — Cri, pleurement
d'enfant.
esmoùe (Arm.) ; v. — Ebranler, se¬

Bendre envieux

(grappillons).

eslampà (L.)

esmaumoulià
émouvoir forte¬

(Al.) ; v. — Enlever les
d'araignées. Cf. estelaracà.
esmarrouflà-s (Arm.) ; v. — Entrer
dans une grosse colère.
esmeridàu (abé 1') ; loc. — Etre
joyeux, gai, être « en train ». (Gr.-L.).
esmerrèuclà (Lav.) ; v. — Pleurer très

espace,

—

;

esmarracà

Beeueillir les lam-

adj.

vive, très actif.
eslambroutà ;

Se crot-

toiles

chalàt.

;

—

flétri les fèves.

(Al.) ;
v. — Eberluer ;
ment. V. esmamourià.

Vif,

(Rus.)

a

esmarmoulià

a

eslambroùs,-e

v.

esmagnoàt,-gnoutàt,-àdo (G.) ; s. —
Amputé,-e d'une main.
esmagrassàt,-ade. — Fréq. augrn. de
esmagràt ,-ade.
esmarcaussi (Az.) ; v. — Dessécher,
flétrir; esmarcaussi-se, se dessécher; éra
caloù qu'u esmarcaussidas éras hàbas, la

escoutegà (G.) ; v. — Couper le cou ;
s'escoutegà, se couper le cou, se rompre les

esgarruspade,-plade ;

de

C. esrnàbe, émou¬

—

voir.

escourpià-s (L.)
v.

Tomber

ter, se salir.

C. courbachàt, très

—

—

tout

courbé.

bassin,

eslayrà-se (Lav.) ; v.
son
long, s'étaler.
eslimparrà-se (Bus.) ;

;

aile

ou

les

deux tombantes. Cf.

es-

espassetrèyt. — C. espassetrèt, large
vaste étendue.
espataruà (Lom.) ; v. — Epater,

espèci (Chai.)

; sm.

—

Piment (plante).

�661

ESPELAGASSÀT

espelagassàt,-ade.

—
C. espeluhàt,
d'augm., hirsute.
esperìch,-o (Arm.). — C. esperissàt.
esperlùgo (Arm.) ; sf. — Exfoliation
du derme au bord de l'ongle.
espetugà (Rus.) ; v. — Toucher à tout

nvec

un

sens

indiscrètement.

esclérdo.

espiòlo (Lav.)
de la

sf.

;

Manche médian

—

faulx ; v. estébe, malhét.

esplénco (Big.)

sf.

;

Copeau.

—

Cf.

escàlh.

espléno (Lav.)

;

sm.

Outil de sabo¬

—

tier. Y. D.

esplèt (Lav.) ; sm. — Action de faire le
fromage. V. D.
espoumpà-se (G.). — Etaler pompeuse¬
avantages.

espourbét (G.); sm. — Fragon. Cf.
agraulét.
espourbilhà-s. — C. espoubilhà-s ; se
rouler dans la poussière, en parlant des
bêtes ; v. bouquilhà-s.
espourguilhà. — Fréq. de espourgà,
nettoyer. V. D.
espourguilhàt,-ade ; adj. et s. —
Net,-te, propre; au fig., dégourdi,-e, qui a
l'esprit clair, vif.
Espourguilhàt coum û esquiròu, vif, pro¬
pret comme un écureuil.
espourrusclà (Lom.) ; v. — Décorti¬
quer ; nettoyer, en parlant du grain ; en
style plaisant, se débarbouiller, faire sa
toilette à grande eau.
espoutrà-se (M*) ; v. — Avorter, en
parlant de la jument ; v. poutre.
espuà ; v. — Casser les dents d'un râ¬
teau, d'un peigne (pue).
esquetà (L.) ; v. — Ecailler ; esquetà
un pech, écailler un poisson.
esquinénço (Lav.) ; sf. — Jeu d'en¬
fants qui se fait avec des noyaux de cerise ;
il faut deviner le nombre de noyaux cachés
dans la main

fermée.

esquiràyre (Arcachon)
-euse

; s.

—

Pêcheur,

—

Crevette

de crevettes.

esquire

(Arcachon)

sf.

;

commune.

esquirèy

;

sf.

—

Epuisette

pou

pêcher

—

Seoir,

les crevettes.

està;

estàue

(Arm.);

v.

être convenable.

Ço qui Varribe

que

arrive est bien fait (au

Vestà plâ, ce qui lui
sens ironique) ; que

t.'esià lè, cela te sied mal. Les Gascons tra¬
duisent par : cela te reste mal.

estadi-se

(Lav.) ; v. — Se dit de cer¬
qui prennent mauvais goût,
qui moisissent.
estadis; sm. — Goût de relent, aigre,
estadis,-se; adj. — Qui a le goût detains aliments

relent, du moisi.
estaduràn,-to (Lav.)
v

estàmi ;

mine;

v.

sm. — Rétameur
Estagnassié, Eslagnié. V.

p.

sm.

Sorte de tissu dit éta-

—

estamine.

estartereyà, estertareyà (H.-A.)

; v.

Gauler.

estartèro, estertéro (H.-A.)

;

sf.

—

Gaule. Cf. lacà.
estàue.
Y. està, seoir.
—

estèrle,-o.
V. D.
cadet,-te et aussi stérile.
estenalhes (V.-B. Big.).

—

—

—

A

signifié

C. estialhes,

tenailles.
estesicle

(Arm.) ; sm. — Cachet, mar¬
empreinte ; indice.
estesiclà (Arm.); y. — Marquer; usité
surtout au fig.
estibiè ; adj. — Slibié,-e, qui contient
de l'antimoine (Daugé).
estigll (As.) ; sm. — Reste, miette,
petit bout et, aussi, bogue de châtaigne;
v.
brigàlli; arissoû.
estigne. — C. estégne, éteindre.
Bérte à l'estign de las candéles, vendre à
que,

beurre et le
ment ses

EYCHORBE

estagnassè,-gnè ;
(vieux). N. de
estamàyre.

—

espihùrc (Gr.-L.) ; s. des 2 g. — Guenipe, chipie.
espilo (G.) ; sf. — Epine, écharde ; v.

—

estadjàn.

;

s.

—

Locataire

;

l'extinction des feux.
estinclà (Gr.-L.) ;

v.

—

Ployer, être

flexible.

estincle

(Gr.-L.).

—

Dans cette expr. :
forces, à

à estincle de cos, de toutes ses
force de muscles, à tour de bras.

estoùlh.

Forme de

—

estoùc, chaume,

paille grossière.
estounichoà

(Arm.) ; v. — Tondre,
les cheveux, en style plaisant; au
fig., peut signifier humilier, « moucher,
confusionner » ; ey plan entounichoàt, il a
bien perdu de sa morgue.
estourbélh (Arm.). — C. estourbilh.
estournobàudo (Lom.) ; sf. — Culbu¬
te. Cf. estournepique, •lournobàudo.
estoursedé,-re ; adj. — Qui doit être
tordu pour faire rendre l'eau, en parlant
d'un linge, notamment; d'un homme saoul
abominablement, on dit : qu'ey briac estoursedé, si on le tordait, il rendrait du vin.
estràlh (E. Big. Arm.) ; sm. — Rassem¬
blement, groupe, troupeau ; v. esiàlh.
estralhét,-lhòt ; sm.
Petit tas, petit
groupe, bande. Tapàbon coum û estralhòt
de sourds, ils tapaient comme lin tas de
sourds (Porte).
estràmo (Save) ; sf. — Bestes, reliefs,
estramsi (Gr.-L.). — Contrac, de éstracouper

—

mousl.

estransi.
vcs;

action de

estuhà.

Forme de transi.

—

estrepides.
—

—

se

V. D. Douleurs expulsi-

débattre. Cf. esjessides.

V. D. Usité aussi pour gron¬

der, réprimander.

estupi (Arm.). — C. atupi.
estùrre,-e (Bas-Arm.) ; adj. — Rude,
âpre; revêche.
eychinje,-o (G.). — Forme d'eschénje.
eychòrbe,-o (G.). — C. orb, aveugle.

�FALIN

GOUTE

—

662
F

falin,-o (G.) ;

s.

Farinier, meunier,

—

-ère.

falle (L.) ;
doublure. Cf.

sf. — Poche cousue sous la
papache.
fioùll (Save) ; sm. — Mot piquant, allu¬
sion méchante; y. gnargue; tirà jiouns,
lancer des traits malicieux.

flachi

(Chai.)

; y.

—

(G.)

;

Flétrir

esblasl-s,

; v.

eslassi.

flascoulàdo

sf.

—

Bévue, bêtise

(Dugay).
flatàn (G.-M.) ; sm. — Plie carrelet
(poisson). Syn. playne.
flaugnàc,-aqué (Bay.) ; adj. — Flat¬
teur, -euse, calin. V. I).
frilà

(Bay.)

; v.

Saboulcr, asticoter,
(Lav.) ; sf. — Gran¬

—

floc de Sen Yoan
de astrance.

founde

(L.)

;

sf.

quire.
frisoùgno (G.)
dins. Cf. plmbou.

Clochette

—

sf.

;

—

;

v.

es-

Thym des jar¬

G

gabès (Lav.) ; sm. — Digitale pourprée,
gaborre (Árcachon) ; sf. — Poisson
genre chabot.
gahéc,-hèc. — V. D. Au íìg. accès dou¬
loureux, â gahéc de

mau.

gahoû (G.) ; sm. — Gond de porte,
gahùs. — V. D., hibou; sobriquet des
gens de Labarthe (H.-P.).
galamagne. — V. D. Autrefois bouil¬
lie d'orge et de froment mélangés.
galîtro (G.) ; sf. — Fange, boue, ordu¬
Cf.

re.

calitre.

avec

galitroùs,-o
-euse,

galoû,-e

adj.

;

bandes, des raies

gamaloù
se

(G.);

adj.

—

Fangeux,

souillé.

forme

;

Zébré,-e, qui a des
le corps. N. de p.
—
Gamure, poche qui

—

sur

sm.

le

cou des bêtes
cachectiques ;
anal., goitre.
gànco (Lav.) ; sf. — Promontoire d'où
vue s'étend. Cf.
poeymiràu.
gandàrlo (Lom.). — C. garlaride par

sous

par
la

métathèse.

gànzo (Lav.) ; sf. — Espèce de velours.
Garet (abbé Michel). — (&gt;809-186/1),
né à Gan, mort à Salies (B.-P.Ì, auteur de
poésies, cantiques et Noëls béarnais.
garsic (Arm.) ; sf. — Racine ; v. radit.
garàusses (G.-M.) ; sf. pl. — Epiuchures, balayures.
gariòio (G.). — V. D. Perdrix ; v.
genoulhéJo, perdlc, gariole.
garnachòt (Arm.). — V. garrnàch; se
dit aussi des fruits peu développés; v.
amaclioès, arroèc.
garnàtchou (Az.) ; sm. — Jupon d'en¬
fant; v. yarnàchou.
garole ; sf. — Lavandière, hoche-queue ;
v,

campiche,

garole; sf. — La lavandière (oiseau).
garrèl,-o (G.) ; adj. — Panard,-e. Cf.
truquc-joulhs, garriè.
garrimbét (Arm.). — Corrup. de carrinquêt.
garrouè,-ro,-éto (Big.). — C. garroutè. Sobriquet des gens de Bartrés (H.-P.).
garroùlho (Arm.). — C. arroulhe,
creux ;
ravin dans un bois particulière¬
ment ; v.

agalorce.

garroussin (Arm.) ; sm. — T. géné¬
ral, les diverses plantes, sainfoin, esparcette, etc., qui servent à faire des prairies
artificielles. V. garròho.
garpì; gurpì (Big.); v. — Déguerpir.
Gassiat (abbé). — Né à Estibeaux (L.),
auteur de Ou coût dou hoec (1882-1899).
Gassion (Jacob de) (1578-1635). —
Médecin, auteur de plusieurs sonnets, dont :
Quoan lou primtems

en

raube pingourlade

célèbre.
Gastou Sacaze

est

(Pierrine). — Chan¬
populaire, né à Béost-Bagès (vallée
d'Ossau) (1797-1895).
gat (Arcachon) ; sm. — Poisson du
genre alose.
gatopùcho (G.). — C. gatepùcie, eu¬
phorbe.
gauàch,-o (G.). — C. gabàchou, t. un
peu méprisant pour désigner toute person¬
ne étrangère au pays.
gauachejà (Arm.) ; v. — Agir en gavache ; mal parler le français, jargonner.
gàudo (G.); sf. — .Tatte (Dugay).
gelise ; sf. — Genêt des teinturiers ;
sonnier

de

nom

cours

d'eau.

gelisè ; sm. — Genétière. N. de p.
gîmbre (Arm.) ; sm. — Genévrier,
girafe; sf. — Coiffure féminine, à la
mode

vers

1848.

gnàule,-o (Arm.) ; adj. — Ecœurant,-e.
gnòsco (G.) ; sf. —Une bonne « cuite » ;
gahà-n ùo gnòsco, s'enivrer; v. cùco (Sup.).
gnoy,-o; gnoùgno (Big.); adj. — Ra¬
bougri,-e, personne non développée soit
physiquement, soit intellectuellement. So¬
briquet, des gens d'Azereix (H.-P.).
goudàch,-dic (G.); sm. — Chardon.
Cf.

cardoû.

goudélho (Bas-Lav.). — V. gudélho,
plus usité.
goujùmi ; sf. — Les servantes, dans un
sens

défavorable, In valetaille,

gounàrt (G.-M.) ; sm. — Canard garrot,
goungre (Arcachon) ; sm. — Congre
(poisson).
gouradoù,-ro (Arm.) ; s. — Antago¬
niste.

goùrdo (G.) ; sf. — Bruant zizi.
gourgoulejà (G.1: — C. gargoulhà et
dérivés et aussi c. çjourguerejà.
goùrro (G.) ; sf. — Truie. Cf. trouje.
gouspà (Arm.) ; v. •— Etouper un fût,
arranger un récipient qui fuit.
gouspilhà ÍBay.) ; v. — Houspiller, en
parlant; d'un chien (gous). V. pilhà.
goûte ; sf, —- Gobelet (vieux),

�GOUTÉT

G63

goutét

; sm. — Petit gobelet.
Da-m'cn e pren-t'en, coumayréte,
Da-m'en e pren-t'en bèt goutét.
Donne-m'en et prends-en, ma commère,
bon gobelet (Las très coumayrétes).
gragnàut (Arcachon) ; sm. — Grondin

un

rouge.

Gramon (Laurent). — Chansonnier
populaire, né à Izeste en Ossau (1798-1870).
grapàut de ma (Arcachon) ; sm. —
Baudroie.

grauà; sm.
terrain humide

Bourbier; étendue de
gravier, de la vase ;
grève inondée; marécage; v. grau, grabàs.
grauassè,-re ; adj. — Qui est maré¬
cageux,-euse ;
qui habite les marécages.
Sobriquet des gens d'Ansost et de Bazillac
(H.-P.). On dit aussi grauassoùs,-e.
gràujo (G.) ; sf. — Gouet tacheté. Cf.
—

avec

du

ser

à des riens.

grèfou ; sm. — Greffon; û bit, grè.fou,
un beau
gaillard.
grèu,-o (G.) ; adj. — Lourd, pénible à
supporter; ridé,-e, vieilli.

gudélho (Bas-Lav.) ; sf. — Fanon de
qui tombe sous le cou, goitre.
guerguè,-ro (Arm.) ; adj. — Revêche,
inabordable ; v. reguère, estùrre.
guignauéto (H.-A.). — Déform. de
gagnibéte, long couteau.
guignou ; guignoùn (G.) ; sm. —
Caprice (vieux).
guinlét (Arm.) ; sm. — Nom de bœuf,
guiroà ; v.— Aller et venir, courir
deçà et delà ; v. guiroulejà.
guisoùn (G.). — C. hissoû, dard.
gurguét,-0 (Arm.) ; s. — Qui a les
épaules rondes sans être bossu.
gùto (Arm.); sf. — Coyer des faucheurs.
H

daurade.

grio (Lav.) ; sf. — Crinière,
gritchoùn (Lom.) ; sm. — Friton

;

v.

cherimoû.

groulhe (Bay.) ; sf. — Grue cendrée,
grounch, brounch (G.Ì ; sm. — Pis¬
senlit (plante).
grounchùt,-ùdo (G.) ; adj. — Jaune
safrané.

gruè, gruét (G.) ; sm. — Affiloir ; affiGruet.
grumilho (G.) ; sf. — Grumeau ; gout¬

leur. N. de p.

telette, larme.

Mettre en gru¬
meaux ; bruiner ; se dit. de quelques gouttes
d'eau espacées ; grumilhoà-se, se grumeler.
grumilhoèro (G.) ; sf. — Action de la
pluie qui tombe par gouttelettes ; petite
pluie fine, bruine; plaque de petits bou¬
tons sur la peau ; les grumeaux en quan¬
; v.

—

tité.

grùpi, agrùpi (G.);
sous

sm.

—

Mangeoire

le râtelier.

gudelhàt,-lhàdo (Bas-Lav.) ; adj. "t s.
Goitreux,-euse ; qui a un fanon, en par¬
lant d'une bête. Y. guternoùs. Sobriquet
des gens de Lau-Balagna (H,-P.).

—

hàbre

(Arm.)

; sm.

Grand bâtiment

—

mauvais état.

en

hacà ; v.— Ambler; imiter, en mar¬
chant, le mouvement de l'amble ; donner
un

coup

d'épaule

replacer

pour

deau

que l'on porte; par anal.,
ennuyer, harasser; v. hacanè.

un
au

far¬
fig.

hapalè,-ro (Arm.); s. — Lambin,-e;
peut-être lia pas lèu ?
haque ; sf. — Amble,
haquejà. — Fréq. de hacà; usité aussi
au
sens de bandejà, se balancer en mar¬
chant.

haranglèros (Arm.) ; sf. pl. — Cla¬
grands cris; v. lerabòys.
harpà,-pià. — C. arpà; v. harpalhà.
harpejà. — Fréq. de harpà, saisir avec
les griffes, une gaffe; on dit aussi en Arm.,
harparà.
harpéte ; sf. — Gaffe ; v. gahln.
harreguìu,-eyguìu,-ìbo (H.-Big. G.) ;
adj. — Ephémère, qui ne dure pas, se
dépense rapidement.
haserénes (Arm.) ; sm. pl. — Les
meurs,

grèyre (Chai.) ; sf. — Bedevance.
grlcho (G.) ; sf. — Résidu pris au fond
d'un récipient après la cuisson, rillon.
grijét (Arcachon) ; sm. — Poisson genre

grumilhoà (G.)

HUCH

bête ; peau

coucuroch.

graulhassè,-re ; adj. — Qui est de la
grenouille, qui la concerne ; clot graulhassè, trou, marais où il y a des grenouilles.
Subst., pêcheur, amateur, friand de gre¬
nouilles. Sobriquet des gens de Nouillan
(H.-P.) ; v. graulhà.
grebilhoà (Lav.) ; v. — Endetter, faire
comme des grumeaux ; se dit de la graisse
qui, en fondant, laisse des grumeaux, des
fritons arrondis; par anal., vétiller, s'amu¬

—

outils de la ferme ; v.

apè.
héou, hùou (M'.) ; sm. — Lac, pièce
d'eau; voie d'eau. Cf. éou.
hèrgno (G.); sf. — Hargne, mauvaise

humeur.

herihò

(Arm.)

;

sm.

—

Hérisson. Cf.

arissoû.

hermentì-s (L.) ; v.
hermentit (L.) ; v.

Se trémousser,
Petite secousse ;
v. estrementide, estrèyte; trémoussement,
hidsà (Arm.) ; v. — Piquer ; v. hissà.
hignàute (Bay.) ; sf. — Poule faisane,
hlamìsso, lamisso (Arm.) ; sf. —
Galette cuite rapidement.
horabiadis (Arm.); sm. — Déroute;
chemin en cul-de-sac, impasse.
houlhà (G.) ; v. — Bouiller, mélanger
des liquides; fourgonner; farfouiller,
hourc (Dax) ; sm. ■— Paratonnerre,
huch pudén (G.) ; sm. — Fusain d'Eu¬
rope

(evanimus

—

—

europœus,

plante).

�IN SOU

—

MAYNADJOÈ

G64

I
insoû

(As.)

;

sm.

lhoufà
—

Rillon

;

v.

cheri-

moâ.

irédje,-e (Arm.) ; adj.— Violent,-e, mé¬
chant (rare). Vient de ire, colère.
iredjÙt,-ùdo ; adj. — Prompt,-e à se
mettre en colère, susceptible.
isàgno (G.) ; sf. — Colère haineuse,
haine, ressentiment ; v. isagnè.
isagnoùs,-o; adj. — Haineux,-euse ;
v. isàgn.

(Big.)

loufià

;

; v.

—•

Vesser. V.

loàfio.
limousàt (Bay.) ; sm. — Muge doré.
1ÌO (Arm.). — Aphérèse de llgno ; parti¬

culièrement, sillon, rang de vigne,
lisio (Big.). — C. làdio, chariot,
litho-cràbo (Arm.) ; sm. — Chèvre¬
feuille. Cf. crabe-hust.
lue.
V. D. On appelle, dans le G., bin
—

de

lùo, le vin qui

a

été fait

avec

des raisins

volés la nuit.

lusèrni,-no (G.);

s. — Chose qui luit,
étincelle, éclat ; està coum un lusèrni, briller, étinceler ; être vif, brillant dans

brille

J

:

la conversation.

jance, janse
Cf.

sf.
gnanse, mariilho,
;

—

Anse d'ustensile.

vasse, anse.

jéte toupî ; sm. — Lance toupin, jeu.
jingà-S (Arm.) ; v. — Se dandiner, se
balancer sur une jambe puis sur l'autre.
jitoà (G.) ; v. — Emettre des poussés,
des tarions, bourgeonner.
joàlo (G.) ; sf. — Plate-bande de vigno¬
ble.

M

mac

(G.-M.)

màdre ;

dur;

Marelle. Cf. semi¬

sm.

—

Cœur de chêne

;

bois

fig., homme solide, fort.
magnàn,-e (Chai.); adj. — Maladroit,-e.
magnurtè (M4.) ; sm. — Adresse, dex¬
v.

maire;

majò (L.).

Labaig-Langlade (abbé).
Poêle
béarnais, né à Casteide-Candau (i83o-iç)i3).
labarroùn (Arm.) ; lagarroû (V.-B.) ;
sm.
V. D. D'une manière générale,
chose, plante ou partie de plante qui
—

—

fortement, s'accroche comme le
labàr, le lagàs (tique) ; en Arm., ce sont les
fruits de l'aigremoine et du cynoglose,
plus particulièrement; v. làsso; en V.-B.,
Is lagarroû est le paquet de terre qui s'atta¬
che au versoir de la charrue quand le sol
n'est pas à point et, par ext., le « manque »
qui se fait dans la tranche du sillon.
Labeyrie (l'abbé Cyrille). — Poète
landais, né à St-Cricq-Chalosse (1870-1913).
Laclavère (l'abbé). — Félibre Gascon
né à Fleurance (G.), mort à Auch (i8581 t&gt;i3).
ladéto CH.-A.). — C. bladéto, pomme.
Lamaysouette (abbé Pierre). — Né
à Accous, traducteur béarnais de l'Imita¬
tion de J.-C. (1832-1892).
Lapeyre (Léo). — Poète gascon, né
et mort à Peyrehorade (1866-1907).
Lartigue (François de). — Félibre
Gascon, né à Condom, mort pour la Fran¬
ce
(1892-1914).
làsso (G.) ; sf. — Sexaire Verf.icillée
(plante), herbe aux cailles; on l'appelle
aussi, par anal., labarroùn, en certains 1.,
et en Astarac sarèch.
lème, lèmou (Arm.); sm. — Lieu,
place humide, presque boueuse ; v. lamoù.
N. de 1. Lème (B.-P.).
lèpou,-o (Big.). — C. lèp, goinfre, avec
un
sens
péjoratif.
Lescun (Jean-Paul de) (1576-1622).
Né à Argagnon (B.-P.), auteur de quel¬
ques poésies béarnaises.
—

—

au

térité.

L

adhère

; sm.

nari.

—

malandrè.

C. mujò.

V. D. A désigné spécia¬
lèpre, autrefois.
malhoùn (G.-M.) ; sm. — V. D. Surnom
des marins. Sobriquet des gens de Mimi—

lement la

(L.).
mamàcou,-co (H.-A.) ; s. et adj. —
Personne qui, sans déraisonner, n'a guère
de suite dans les idées, qui a la conversa¬
tion décousue, radote par moments.
manière (L.) ; sf. — Double menlon ;
repliement de la peau. C. memèro.
man
(L.) ; sm. — Rebuffade, soufilet ;
foute un man, donner un soufflet.
marahàlh (Arm.) ; sm. — Pêle-mêle,
entassement de choses; tohu-bohu.
marcadiole ; sf. — Marché ridicule.
zan

Marie-Blanque (Marie Asserquet).
—

Née à Osse, en

Aspe (1765-1849), auteur

(Vaurasts célèbres,
mariole

(L.) ; sf. — Girouette. V. D.
(L.) ; sf. — Mouchoir de
féminine, avec longue queue; v.

marmote

coiffure

girafe.
marràco

(Al.) ; sf. — Toile d'araignée,
marroùgno (Arm.) ; sf. — Marron
d'Inde. Cf. castagne d'amà.
marsàdjes (Big. G.) ; sm. pl. — Tra¬
vaux

de Mars.

massòc ; sm. — Carex queue de rat.
matarole ; sf. — Forte mate, touffe ir¬
régulière, tas large.

mataroulàt,-ade ; s.
mates. V. amasseroulade.

—

Tas

; groupe

de

mau d'Arrién; sm.
Mal que l'on
guérit avec l'eau d'une fontaine d'Arrien
(B.-P.), ulcère variqueux.
Maumen (abbé). — V. Teulères.
maynadjoè,-ro (Big. G.) ; adj. — Qui
aime les enfants ; v. maynadèc.
—

�665

MÉNDRE

méndre

(Arm.). — Forme de méntre;
parfois précédé de la prép. de: de mén¬
loégn, pendant, tandis que vous

est

dre siàt

loin.
menlè (G.); sm.

serez

— Amandier; le fruit,
appelle eu de ménlo un derrière
maigre, aigu.
merilh; sm.
Emérillon.
merilho (Arm.); sf. — Variété de
cépage.
merréne (G. L.) ; sm. — Merrain à

ménlo ; on

—

douves.

micalhà ; v. — Faire1 des miettes ; les
ramasser; au fig., vivre de peu; v. mur-

guetejà.
milhou

(G.).—Forme de mélhe, mieux,

meilleur.

miulomèco
moùstre.

(G.).

—

C.

C. gatamiaule.
moustroùs, sale, bar¬

—

bouillé de la face.

muséco (Arm.).—C. musét, muselière,
nànso (Arm.) ; sf. — Petite pièce d'eau,

lavoir,

mare.

nautòlo

(Arm.)

sf.

;

sf. et adj.

;

nine ;

sf.

paumissà (G.)

; v.

—

sens

de

Espèce

de

au

Daller, carreler.

Cf.

pasimenià.
paumisso (G.)

sf.

;

—

Dalle,

carreau

de

pavement,

pàtus (G.). — C. pàti; place herbue.
Pedegert (l'abbé Félix). — Poète
gascon, né à Pontonx (L.) 1809-1899).
pè-de-lapî ; sm. — Pied de lapin, alchémille (plante).
pè-de-roè (Arm.) ; sm. — Litt., pied de
roi, il valait

pouces.

12

pènno, pèyno (G.) ; sf.
queue d'aronde, commun

—

aux

Clocher en
églises de

l'Arm. et de l'Ai.

pescadéro (Arm.) ; sf. — Engin de
pêche, t. général. Y. D.
pescoulàt,-ade (Chai.); adj. — Efflan¬
Le boste nôhi qu'es pescoulade,
Semble u' clouque descouade.

—

Grande

Niaise; le

—

auge
masc.

nèci.

est

parsè,-tè. — V. D. ; usité
louche, louclieur.
pastissoùn (G.) ; sm. —
concombre, de pastèque.

PROG

qué, -e.
N

portative.
nésque

\

—

—

Poupée. Y. D. Y. trùco-

nlnos.

noumià.
C. noumà,-minà.
noumiade ; sf. — Renom, renommée.
—

Votre mariée est efflanquée, on dirait une
poule couveuse enlevée de son nid (chant
de noces).
periquét,-o (Arm.) ; sf. — C. pouriquét,-e.
pernaui (Arm.); v. — Renouveler;
replanter un vignoble.
petoùgno (Arm.) ; sf. — Racine cou¬
rant

le sol.

sur

picatè

;

sm.

Hachoir,

—

billot

pour

trancher.
O

pietàyre (L.) ; sm. — Appeau ; v. senét.
pigàsto (Arm.) ; sf. — Punaise. Cf.

obe ; sf.— Mèche de lin, imbibée d'al¬
ou d'huile, dont on se servait comme

cool

allume-feu.

0limanèc,-0 (G.) ;
oiseaux; sorle d'ogre,
ouò, uò, yò ; sm.
les bêtes

en

s.
—

Epouvantai I à
anal.
Cri pour arrêter

—

par

marche.

OÙrdi (Arm.); sm. — Sillon pour les
légumineuses; v. souc.
ourriàyre (M'.-Big.) ; sm. — Occupant
d'un òrri.

purnache.

piherét (Arm.). — C. pihurlèc.
pinglo (Arm.). — Forme de pille.
pipèro (Arm.). — Forme de bipère.
pleòris (à). — Loc. burlesque pour
dire où l'on bâfre : que bam à plèoris, nous
allons bien manger et bien boire ; v. pleàt,
hàrtou.
Porte

(Jules, dit de Nestier).
Fablos Caousidos, publiées
1857, à Bagnères, né à Nestier (II.-P.)
Auteur

de

—

en
en

i8a5.

P

pâ (Az.)

Fruit de la mauve ; il
ressemble à un petit pain rond.
Palaa (Ulysse). — Poète béarnais, né
et mort à Orthez (1818-1891).
palude,-déte ; sf. — Petit marais,
paragramà (G.) ; v. — Mener à bonne
fin, conduire au terme, achever (vieux).
parrabàstos (Arm.); sf. pl. — Forte
crécelle, analogue à celle des lépreux au
Moyen-Age ; on s'en servait notamment
pendant la Semaine Sainte ; elle rempla¬
çait. (?) les cloches parties pour Borne; v.
carrasclét, carrée.
; sm.

—

pòtos (G.) ; sf. pl.
pouchmo (G.) ; sf.

—
—

Les fesses,
Bouteille,

en cer¬

tains lieux. V. D.

pouchoùn (G.); sm. — Demi-litre; v.
pintoû, uchàu,, tasse; en style badin, sein
de nourrice.

poun
un

(Arm.).

—

V. D.

;

désigne aussi

escalier.

poùsso (Arm.); sf.

— V.
D. Poussée;
bam ha ùo poàsso ?
une
partie ? Entrons-

dans cette expr. :

Allons-nous
nous

faire

dans le

presè

jeu ?

; sm.

Affectation, affétérie.
— Epi
de maïs non
aproèc. V. eouy (Sup.).

—

proc (Chai.) ;

égrené. Cf.

y

avec

sm.

�PROUBÊ

proubè
brebis ; v.

—

VIGNANCOUR

; interj.
prutchè.

—

Cri

pour

666

appeler les

Puyòo (abbé Jacques) (1646-17/17).
—

sus

Auteur de la satire: La Bertai
lous genlius de Béurn.

ou

fícbe

R

rabét, rapét. — C. arrabén, abrupt et
garrapét.
rapetà. — C. gurrapetà.
ramàs (L.). — V. basilique (Sup.).
regalà. — V. D. Régaler, aplanir un
terrain,
l'égaliser; par ext., balayer,
nettoyer 1111 parquet, une aire.

regalè ; sm. — Débris provenant d'un
sol
l'égalé, balayures, choses rangées,
mises
de côté après un nettoyage ; v.
estujassoù

;

estrùs.

régues ; sf. pl. — Accointances, fré¬
quentation; v. régue; nou bouy ni régues
ni acounsialhes, je ne veux d'aucune sorte
d'accointance.

rète ; sf.
Rivarès

—

Accouchée (vx.).

(Frédéric).

—

Poète béar¬

nais, né à Pau; a publié « Chansons et airs
Populaires du Béarn » (i8i2-i8q5).

Vignancour (Emile).

—

Poète béar¬

nais, né et mort à Pau (1797-1873), a, le
premier, recueilli et publié les œuvres de
Despourrin et. des autres poètes béarnais

contemporains.

�ERRATA

aliguè. — V. ce
aloug-à. — Lire :
arranclét (L.).

dounzéle.

Sup. II.
lieu et place,
Au Sup. I,

m. au
en
—

lire

arrauclét.
p.

enrue.

bauquè. — Se reporter
570, tome I.
aubre.

Lire:

—

au

même mot,

:

canounisacioû.

cp-pelàt. — Lire : cap-pelàt.
courrèjis. — Lire: courrèjis.
couscoùlh.
orobranche.

Lire

—

orobanche et

:

non

de

créste-poulét

se

2e ligne, lire: un estiroù.
4e ligne, lire: e-ns en bam.

—

—

réfère à

—

Lire

—

ha.

ountre-ha.

huou.

—

Au lieu de

v.

heou, lire

:

èou, lac.
—

tombée dans les

lire : étymologique,
Rétablir ainsi la 2e ligne
ex.

lous darrès bada-

:...

llwus, les derniers soupirs
dentoù.

—

2e

desbatalhà.
dos.

—

doun.

—

exister,

:

—
—

Lire

—

—

:

;

ligne, lire
un

Lire

:

darrè ba-,
: petite dent,

ôter le battant,

bèt dos de lan.

4e ligne, lire: doun sorti.

Lire: Nuptialement.
Page 3o8, lire coun-

Page 3i2, lire countrè-

ourrecciounèle.

2e ligne,
D.
darrè (1). —

fressure,

:

sieurs.

v.

mot.

Lire

eslayadò. — Lire : eslayàdo.
esquiréte. — 4e ligne, lire: abé-n bère.
estrapade. — 4e ligne, lire : par plu¬

ce

—

:
compagne.
Lire : placer la couru-

—

nupcialamén.
oounfrayrie.
frayrie.

—

renvoi

é-ns.

existà.

coussudè.
Lire: s. et adj. m.
créste-belétos.
Lire: crésto-beléios.
Le

.

enterbius.

àubre, àure (G.),

canounisacîcu. —Lire

Lire

—

encouraricà.
lico.

—

P. 321, lire cour-

recciounèle.

reguèrg.

—

Lire

:

Sarothamne.

sàra.
Lisez: de harïa.
sarcèle.
Le syn. de Poule-milhère est
—

—

indiqué là par erreur.
susté (B.-L.). — Page 537, l're sousté.
sòyo. — Page 537, doit être transporté
à la page 538, après le mot souiic.

Depuis la publication du Tome T du Dictionnaire, la mort est
prendre mon très cher et dévoué collaborateur Paul Pérès.
Peu de jours avant la crise qui devait l'emporter, il m'écrivait qu'il
achevait la révision, pour le Gers, de la lettre P. Ce travail, pour les
lettres suivantes, a été continué par M. le Chanoine Laffargue (BasArmagnac), M. André Pic et M. l'Abbé Saint-Bézard pour le HautArmagnac, et M. l'abbé Laffont pour la Loinagne. Je les prie de
trouver ici l'expression de ma vive gratitude.
Un bon félibre, feu Tarissan, d'Argelès, avait fourni un certain
nombre de termes lavedanais. Je me devais de le rappeler ici.
venue

�■1 ) '

'

.

I

'

—»&gt;

I

■

�Léngue dou

Païs

me

dous superbioùs, ô praube mespresade,
Léngue dou me Païs qui m'as jumpat au brès,
Bestide en réyne bère, aci que t'èy haussade,
A i'aunou dous Payrans, qui houn de fiers oubrès.

Au pa

En-permou qu'umblamén

que

t'estabes à

case,

Counténte de canta dab lous ausèts dou cèu,

Serbide per paysâs, en gounèle de rase,
Ne-t bedèn pas au tèst lou ciarejan lambèu.
Amuche-t

tau

Hiihe de Roume
Que n'ères
E que

ès

coum

:

riche, beroye

e

fière,

Ihèu

l'aynade ? -- aus qui disèn
qu'ue gouje au miey de la ganguère ;

bédien,

Nou t'an pas
E qu'es û floc

e

—

au

mens, que

lous

ans

qui passèn,

esblasit la care ni la pélhe,
d'or biu deguéns l'aube bermélhe.
S.

P.

Traduction Littéraire
En face des

superbes, ô pauvre méprisée, — langue de mon Pays qui m'as
berceau, — vêtue comme une belle reine, je t'ai placée ici sur
à l'honneur des Ancêtres, qui furent de bons ouvriers.

caressé dès le

trône,

un

—

Parce

qu'humblement tu restais chez toi, — contente de chanter avec les
Dieu, — servie par d'humbles paysans, en robe de bure, — on
remarquait pas le diadème qui brille à ton front.

oiseaux de
ne

Montre-toi telle que tu es
l'aînée

?) à

ceux

qui

: belle et splendide, — fille de Rome (et peut-être
disaient — que tu n'étais qu'une servante parmi

les gueux.
Et

qu'ils voient bien
robe, — et
jour vermeil.
ni fané ta

que
que

Gelos-Pau, Avril 1933.

le temps qui passa — n'a pas flétri ton visage
tu resplendis comme un bouquet d'or dans le

S.

P.

�■

.

■

'

.

■

■

,

.

,

�ACHEVÉ D'IMPRIMER
PAR

MARRIMPOUEY JEUNE A PAU
POUR
M.
LE

25

SIMIN PALAY

NOVEMBRE MIL NEUF CENT TRENTE-TROIS

���——

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          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
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              <text>2017-07-05 Gilles Bancarel</text>
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          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
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              <text>domaine public</text>
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          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
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              <text>Licence ouverte</text>
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          <name>Format</name>
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          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
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              <text>monographie imprimée</text>
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          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
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              <text>19..</text>
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          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
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              <text>Palay, Simin (1874-1965)</text>
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          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
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            <elementText elementTextId="522108">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premi&amp;egrave;re &amp;eacute;dition du dictionnaire de Simin Palay consacr&amp;eacute; au dialecte gascon, publi&amp;eacute; &amp;agrave; Pau en 1932, sous les auspices de l'&amp;laquo; Escole Gastou Febus &amp;raquo;&amp;nbsp;en deux volumes, sur le mod&amp;egrave;le du &lt;em&gt;Tr&amp;eacute;sor du F&amp;eacute;librige&lt;/em&gt; de Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric Mistral. L'ouvrage conna&amp;icirc;tra une seconde &amp;eacute;dition publi&amp;eacute;e en 1961 aux &amp;eacute;ditions du CNRS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Première édition du dictionnaire de Simin Palay consacré au dialecte gascon, publié à Pau en 1932, sous les auspices de l'« Escole Gastou Febus » en deux volumes, sur le modèle du Trésor du Félibrige de Frédéric Mistral. L'ouvrage connaîtra une seconde édition publiée en 1961 aux éditions du CNRS.</text>
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              <text>Appartient à l'ensemble documentaire : PrnS001</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Livre</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Documents</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>CIRDOC - Institut occitan de cultura</text>
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