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                  <text>Nadège SAINT-MARTIN
Aux sources du poème :
les manuscrits de Marcelle Delpastre

�Aux sources du poème :
les manuscrits de Marcelle Delpastre
par Nadège SAINT-MARTIN
doctorante, Université Paul-Valéry, RedOc/LLACS

Communication donnée dans le cadre de la journée d’études

Les manuscrits du poème (1930-1960)

Université Paul Valéry, Montpellier, le jeudi 23 octobre 2014

�Contrairement à d’autres auteurs occitans dont les manuscrits sont dispersés quand ils ne sont pas perdus,
la majorité des manuscrits de Marcelle Delpastre sont rassemblés à la bibliothèque de Limoges, où ils peuvent
être aisément consultés.
Le fonds Delpastre a été constitué à l’initiative de Jan dau Melhau, l’ami et éditeur de l’auteur. En tant
que légataire de l’œuvre, Jan dau Melhau s’est trouvé en charge de tous les manuscrits à la mort de Marcelle
Delpastre1. À ce moment-là, nombre de textes étaient encore inédits ; c’est donc au fil de la publication que,
dès 1999, des manuscrits ont été déposés régulièrement à la bibliothèque de Limoges. Le dernier dépôt, les
manuscrits de Ballades composées au cours des années cinquante, date de juin 2013.
Le fonds est riche et varié, à l’image de l’œuvre de l’écrivain. Surtout lorsqu’on pense aux nombreux inédits
(principalement des poèmes) qu’il recèle. Il regroupe les manuscrits poétiques mais également les manuscrits de
l’œuvre en prose, soit les récits autobiographiques, les travaux ethnographiques et les chroniques. S’y ajoutent
par ailleurs les cahiers de jeunesse, témoins des débuts poétiques de l’auteur et de ses expériences dans l’écriture
théâtrale.
On peut encore recenser quelques lettres ainsi que des revues qui ont publié les textes de Delpastre ou qui
lui ont été offertes.
L’étendue du fonds est considérable, on ne dénombre pas moins d’une vingtaine de boîtes d’archives. La
consultation ou les travaux de recherche sont cependant grandement facilités car Jan dau Melhau a déjà trié et
organisé ledit fonds. Celui-ci est classé selon les types d’écrits : manuscrits poétiques, manuscrits des travaux
ethnographiques, manuscrits des œuvres autobiographiques… Les textes sont au demeurant ordonnés selon
leur date de publication. Ils sont réunis en fonction des livres auxquels ils ont donné naissance. Pour la poésie
par exemple, les poèmes longs sont classés au regard de leur appartenance aux volumes de Poésie Modale ou
aux recueils de Poèmes Dramatiques. Même constat en ce qui concerne les manuscrits d’écrits ethnographiques,
organisés selon leur rapport avec le livre Le Tombeau des ancêtres, Le Bourgeois et le Paysan ou Contes populaires
du Limousin…, pour ne citer qu’eux. Et il en va ainsi pour toute l’œuvre.
La bibliothèque de Limoges a entamé la numérisation des manuscrits en vue de les mettre en ligne sur le
site de la Bibliothèque Numérique du Limousin2. Le projet est en cours de réalisation et plusieurs manuscrits
peuvent d’ores et déjà être consultés via Internet.
Nous allons à présent nous intéresser plus particulièrement à Marcelle Delpastre poète et de ce fait resserrer
notre propos sur les manuscrits poétiques, c’est-à-dire les textes qui vont des premières ballades des années
cinquante jusqu’aux derniers poèmes de la fin des années quatre-vingts. L’examen de ces manuscrits se révèle
enrichissant en cela qu’il permet de suivre la progression du poème, de sa naissance à sa publication, tout en
ayant un regard sur l’évolution chronologique de l’œuvre.
Vu l’importance du fonds, et étant donné que nous ne sommes allée qu’à deux reprises à Limoges, la
contribution qui va suivre doit être envisagée comme une amorce de réflexion, qui mérite d’être approfondie.

Les manuscrits : sur la piste du processus de création chez Marcelle Delpastre
L’œuvre poétique de Marcelle Delpastre est publiée et accessible. Cependant, un détour par les manuscrits
ne se révèle pas inutile à quiconque est désireux d’en apprendre davantage sur l’élaboration de son œuvre. Tout
au long de carnets ou de feuilles volantes, nous voyons les poèmes surgir, se dérouler, s’enchaîner, se mêler
parfois, et mener le poète toujours plus loin dans sa quête inlassable du vrai « visage de la poésie”3.
Avant de nous engager plus avant dans l’examen de ces témoins précieux, commençons par quelques
remarques d’ordre général.
1 - le 6 février 1998
2 - www.bn-limousin.fr
3 Cette expression est tirée du volume autobiographique Le Jeu de patience (p. 382)

�1. Quelques considérations générales
Les manuscrits, comme nous l’avons déjà précisé, sont classés par type de poème (les psaumes avec les
psaumes, les poèmes à plusieurs voix ensemble…). Cependant, en feuilletant un carnet de psaumes, il n’est pas
exclu de trouver une amorce de poème long. Tout comme il est tout à fait possible de rencontrer un poème
long parsemé de quelques psaumes. Si la publication a catégorisé l’œuvre poétique de Delpastre, ce classement
est intervenu a posteriori par rapport au temps d’écriture, une fois le matériau rassemblé, face à la nécessité de
le mettre en ordre. Lorsqu’on se fie aux dates de composition, on constate que poèmes longs, psaumes, poèmes
bilingues se côtoient et ne cessent d’alterner. L’auteur passe constamment d’un type de poème à un autre, sans
se concentrer sur telle forme à tel moment pour enchaîner sur une autre par la suite. Au contraire, toutes les
formes de sa poésie sont présentes quasiment dès l’origine. Les premiers poèmes élaborés au début des années
soixante étaient des psaumes. Mais c’est assez rapidement que le poème long est apparu puisque le texte « Lo
Rossinhòu e l’englantina »4 a été publié en 1965 dans la revue Lemouzi5. Evidemment, à certains moments
une forme particulière a pu dominer. C’est le cas du poème long qui a occupé le devant de la scène à partir du
milieu des années soixante-dix. Mais sans effacer le psaume pour autant, puisque la dernière pièce est datée de
1982.
Tout cela nous mène à avancer que la construction temporelle de l’œuvre de Delpastre ne suit pas une
logique générique ni formelle et que le poème long ne peut pas être considéré comme un aboutissement du
psaume. Bien qu’on puisse penser que la forme du psaume a généré celle ? du poème long, une fois les premiers
poèmes longs composés, le psaume n’est pas mis de côté mais continue de s’épanouir.
Si les formes cohabitent aussi aisément, il en va de même pour les langues. Delpastre n’avait établi aucune
frontière entre son œuvre en français et celle en limousin. Bien au contraire, les deux langues se relayaient sans
cesse. Ce phénomène se révèle avec netteté au niveau des manuscrits de psaumes. Sur des milliers de feuilles,
poèmes en français et textes en limousin se succèdent, le plus naturellement, semble-t-il. Le passage d’une
langue à l’autre s’effectue sans le moindre heurt ni la moindre rupture. C’est un univers bilingue qui, peu à
peu, prend vie et se précise.
Face à cela, les qualifications de poète occitan ou poète français nous semblent aussi inadaptées l’une que
l’autre en ce qui concerne Delpastre. Il est vrai qu’elle est surtout reconnue dans le milieu des lettres occitanes
et que les amateurs de poésie française susceptibles de la connaître ne sont pas légion. Cependant, son œuvre en
français et son œuvre en limousin ne forment qu’un seul et même tout. La démarche du poète se situe au-delà
des considérations linguistiques. Elle élabore un univers poétique qui résonne de deux parlers et cette dualité
linguistique ne nuit en rien à l’unité de son œuvre. L’analyse de ses textes le confirme d’ailleurs. Les mêmes
thématiques, les mêmes images, les mêmes formes… se retrouvent, et ce, quelle que soit la langue employée.
Cette symbiose des deux langues est portée à son apogée dans les poèmes longs bilingues6 où le bilinguisme est
cette fois transposé à l’intérieur des frontières du poème. Là encore, le passage d’une langue à l’autre ne modifie
en rien l’élan poétique, ainsi que le révèle l’extrait de manuscrit du poème « L’òrt »7 que nous reproduisons
ci-dessous.

4 - Ce texte a été réédité dans le recueil D’una lenga l’autra.
5 - Revue de l’association félibréenne de même nom à laquelle Delpastre a collaboré, sans être félibre pour autant.
6 - Ces textes sont rassemblés dans le volume D’una lenga l’autra.
7 - Delpastre Marcelle, D’una lenga l’autra, « L’Òrt », Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2001, p. 105-130.

�Auteur français, auteur limousin, il est bien difficile d’apposer une étiquette sur Delpastre. La double
appellation « auteur limousin et français » ne sonne pas plus juste car c’est encore envisager son œuvre selon
des critères linguistiques qui n’avaient aucune valeur à ses yeux8 et qui ne résistent pas à l’examen. Comme elle
aimait à le dire, elle est poète avant tout.
Ces quelques points étant éclaircis, nous pouvons à présent examiner plus en détail les manuscrits, afin de
suivre le cheminement du poème et nous pencher de plus près sur le travail de la forme.

2. Sur la piste du poème
Bien que Marcelle Delpastre n’ait jamais séparé son œuvre en catégories du type « psaume », « poème
long », « recueil »… pour la clarté de notre propos, nous allons examiner chaque sorte de poème de manière
indépendante. Nous allons nous concentrer tout d’abord sur les manuscrits de psaumes.
a - Le psaume
L’examen des manuscrits des psaumes révèle une fidélité de la version publiée par rapport au manuscrit
original. Chaque alinéa, chaque paragraphe, la moindre virgule, l’absence ou la présence de majuscule… tout
concorde, comme le révèle la reproduction9 ci-dessous.

8 - Philippe Gardy, dans son livre L’écriture occitane contemporaine : une quête de mots (Paris, L’Harmattan, 1996), avait
déjà révélé le leurre qui consiste à définir une littérature par la langue employée : « À de nombreuses reprises, on a tenté
de définir, d’une façon plus ou moins savante, ce qui fait la spécificité ou les caractéristiques de la « littérature occitane »,
une fois laissée de côté la définition linguistique, qui, on le sait bien, ne définit rien de clair, sinon par tautologie : la
littérature occitane, ce serait la littérature (n’essayons pas de la définir !) écrite en occitan » (p. 25).
9 - Ces textes sont publiés dans le recueil Saumes pagans, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1999, p. 95, 69.

��Marcelle Delpastre a toujours plaidé en faveur d’une certaine indépendance de la poésie vis-à-vis du poète.
Ce dernier, perçu avant tout comme un moyen d’expression de la poésie, permet au poème de surgir, via sa
voix, et sa main, lorsqu’il couche son œuvre par écrit. C’est de manière quasi spontanée que le poème, selon
elle, jaillit de son créateur10 et le travail de retouche ou de corrections de celui-ci est infime car l’essentiel de
l’œuvre est déjà en place au moment de l’acte de création. Le poète doit être prêt à recevoir le message poétique.
C’est d’ailleurs ce que l’auteur tente d’expliquer dans le troisième volume de ses mémoires, Le Temps des noces
(p. 52), lorsqu’elle établit le distinguo entre versificateur et poète :
« Boileau n’était pas un poète, c’était un versificateur. Car rien ne sert de travailler un mauvais poème,
il n’en sera que plus mauvais. Ce qu’il faut travailler, c’est le poète, et n’y pas manquer un seul jour. Et
ne pas y manquer même une heure. Comme le corps du danseur, comme la main du violoniste, le poète
n’est qu’un outil, et le poème passe au travers de lui, comme la danse ou la musique. »
En cela, ses manuscrits peu raturés s’accordent avec ses dires. Il y a bien des remaniements ici ou là mais cela
ne concerne pas la majorité des cas. L’essentiel du poème est déjà en place quand l’auteur l’inscrit sur la page.
Il faut toutefois signaler que, dans le cas des poèmes longs, sur lesquels nous nous attarderons plus loin, les
modifications sont plus nombreuses.
Par ailleurs, à travers les manuscrits des psaumes, l’activité créatrice du poète se présente comme un flot
ininterrompu et sans borne pourrait-on croire. Les textes s’enchaînent sans relâche. À peine un point final estil posé que l’amorce d’une nouvelle pièce se fait déjà sentir. Sur des centaines et des centaines de pages, nous
rencontrons des textes inscrits sur la feuille les uns à la suite des autres, sans lien thématique ou sans souci
d’organisation. Ils apparaissent tels des petites parties d’un grand tout, profondément indépendantes certes,
mais qui ne prennent tout leur sens qu’à la lueur des autres.
Par là-même, on peut se rendre compte des différents projets poétiques qui ont animé l’auteur en ce qui
concerne l’élaboration de recueils. Deux sortes de recueils sont à distinguer dans l’œuvre de Delpastre. Il y
a tout d’abord le recueil composé a posteriori par rapport au temps de l’écriture. Il s’agit par exemple des
recueils Saumes pagans11 ou Paraulas per questa terra12. Dans ces cas-là, le poète compose des psaumes qu’elle
« accumule » dans des carnets, sans avoir forcément le projet de les réunir. Ce n’est que dans un second temps,
et parfois de nombreuses années plus tard, que le matériau amassé est ordonné et donne naissance à un recueil.
Mais nous rencontrons également des recueils qui, eux, sont composés en tant que tels au moment de
l’écriture. Il s’agit principalement des textes réunis dans le volume Les Petits Recueils13, sans oublier Lo Chamin
de Terra, paru avec les textes bilingues dans le livre D’una lenga l’autra. Pour ces recueils-là, le poète n’accumule
pas les psaumes au gré de son inspiration, sans but préconçu. C’est le contraire. Dès le départ, l’idée de
composer un ensemble plus vaste que le psaume et de lier étroitement les poèmes entre eux le guide. Il faut
savoir que sur les manuscrits, chaque poème est automatiquement suivi de son titre, de sa date de composition
et du nom de l’auteur. En ce qui concerne les psaumes pour lesquels l’idée du recueil n’a pas orienté le travail
du poète, chaque texte est ainsi identifié et possède son titre, sa date et la signature. Pour les psaumes composés

10 - Cette idée se retrouve par exemple dans le psaume “Lo poèma” inclus dans le dernier volume du recueil Paraulas
per questa terra (p. 27) : “D’onte venes, que me trauchas, poema ? Que me trauchas coma lo vent dempuei la fin daus
temps.” “D’où viens-tu, toi qui me traverses, poème ? Qui me traverses comme le vent depuis le bout du temps.”
11 - Delpastre Marcelle, Saumes Pagans, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1999.
12 - Delpastre Marcelle, Paraulas per questa terra I-V, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1998.
13 - Soit les recueils : Prélude à l’Enfant Prodigue, Le Ciel de la Nuit, Le Chant Végétal, Les Chemins de l’Enfance,
Louanges pour la Femme, Le Chant des Pierres, L’Arbre, Lo Sang de las peiras.

�dans l’optique du recueil, le titre, la date et la signature n’interviennent qu’à la toute fin du recueil. Ce qui
signifie clairement que, dans ce cas précis, le psaume, l’unité de base en quelque sorte, ne peut pas être envisagé
comme un élément indépendant et que ce type de recueil est plutôt à considérer comme un seul et unique
poème. Cette idée est soutenue par une déclaration de l’auteur au sujet du texte « Quatre Poèmes pour l’homme
seul »14 :
« J’envoyai un poème, qui était dédié à Gilbert Lamireau, et que j’avais appelé Quatre Poèmes pour
l’homme seul. Titre ambigu, c’est évident. Pour moi, c’était un seul poème en quatre strophes de plusieurs
versets »15
Le recueil de psaumes peut être appréhendé sous cet angle, ce qui le place à mi-chemin du psaume et du
poème long.
Laissons à présent le psaume pour nous tourner vers le poème long, à une voix ou polyphonique.
b - Le poème long
Le poème long est généralement composé d’un seul élan du début à la fin. Son élaboration n’est que très
rarement interrompue par un psaume venant s’intercaler au beau milieu du texte.
Si, à l’instar des autres textes de l’auteur, la forme est fixée dès le manuscrit (alinéas, paragraphes,
majuscules…), il est courant de rencontrer des modifications dans l’ordre des sous parties qui structurent
l’ensemble. D’ailleurs, cette structure ou organisation interne du poème apparaît souvent dans un temps
postérieur à celui de l’écriture et témoigne en faveur d’une mise en ordre ultérieure du matériau poétique.
Lorsqu’on feuillette un recueil de poèmes longs, on constate que ces textes, qui peuvent s’étendre sur une
quarantaine de pages, sont hiérarchisés en sous unités qui ne sont pas loin de rappeler le format du psaume
pour certaines ou qui peuvent se rapprocher du verset pour d’autres. Dans le manuscrit, nombre de textes ont
plutôt l’allure d’un « bloc » compact : ils se présentent sous la forme d’un texte dense, qui occupe toute la page
et où les versets s’enchaînent sans le moindre espace ou le moindre saut de ligne. La différentiation en sousparties intervient dans un second temps, une fois l’écriture achevée. Le poète prend soin de signaler dans ce cas
chaque paragraphe ou chaque saut de ligne à l’aide de signes divers, notamment des traits ou des astérisques,
comme dans l’extrait du « Requiem pour un pendu »16 que nous reproduisons ci-après.

14 - Ces poèmes ont été publiés dans le recueil L’Araignée et la rose (p. 90.)
15 - Delpastre Marcelle, Le jeu de patience, Paris, Payot, 1998, p. 273
16 - Ce poème apparaît dans le premier volume du recueil Poésie Modale, Meuzac, edicions dau chamin de sent
Jaume, 2000, p. 43-68.

��Les parties ainsi délimitées peuvent ensuite voir leur place évoluer au sein du texte et être interverties avec
certaines autres. Les changements de place sont dans ce cas repérés grâce à des numéros qui fixent le nouvel
ordre du texte.
D’autre part, dans de nombreux poèmes, certains paragraphes sont séparés par des blancs typographiques
de longueur variable. Plusieurs paragraphes se trouvent ainsi réunis et isolés du reste du texte par un blanc
typographique plus important. La consultation des manuscrits démontre que le choix de la taille des blancs
typographiques n’a rien d’aléatoire mais est au contraire rigoureusement calculé. Sur certains, nous remarquons
en effet que l’auteur fixe clairement les blancs plus importants par un signe ou une note précise.
Ces différences de taille des blancs typographiques témoignent en faveur d’une hiérarchie interne du poème
assez rigoureuse. Alors que nous distinguons nettement les paragraphes, nous nous apercevons assez rapidement
que certains de ces paragraphes entretiennent un lien plus étroit entre eux et forment des groupes solidaires,
qui constituent un jalon ou une étape intermédiaire entre l’unité de base du poème et le texte dans sa totalité.
Bien souvent, c’est le critère thématique qui régit la constitution de ces sous-ensembles.
Marcelle Delpastre a opté pour le verset. Les quelques ouvrages de métriques qui traitent du verset insistent
souvent sur la liberté que ce dernier apporte au poète, lui ouvrant la possibilité d’une écriture libérée de la
contrainte du vers traditionnel. Chez l’auteur limousin, nous avons tôt fait de constater que, malgré la liberté
apparente offerte par le verset, liberté qui s’accorde avec l’image du poète qui chante « comme une source », la
forme est très travaillée et ne doit rien au hasard.
Avant de clore notre propos, prenons encore le temps d’envisager les manuscrits sous le jour de l’évolution
chronologique de l’œuvre.

3. Un aperçu chronologique
Nous allons principalement nous occuper de la période qui précède l’apparition du psaume au début des
années soixante car cette période résonne déjà de quelques accents propres à l’univers que le poète élaborera
pendant les décennies suivantes.
Marcelle Delpastre compose des poèmes depuis qu’elle est adolescente. Ses œuvres de jeunesse sont consignées
dans des petits carnets à spirale et prennent la forme de poèmes rimés et métrés. À la lecture de ces poèmes,
nous nous apercevons que de nombreuses thématiques clés de l’œuvre publiée sont déjà présentes bien avant
l’apparition du psaume. Ainsi les premiers poèmes traitent de l’amour, de la mort, réfléchissent à la question
des origines de la vie, interrogent Dieu… autant de thèmes qui se retrouvent dans les poèmes publiés. Hors
du domaine poétique, il existe le manuscrit d’une pièce de théâtre composée en 1948, Fontmorte17, qui évoque
la mort d’un village et qui n’est pas sans faire écho à la thématique de la mort du pays que l’on peut retrouver
notamment au début de recueil Saumes pagans18.
D’autre part, dans toute son œuvre poétique, à quelques exceptions près19, Marcelle Delpastre s’exprime
au masculin. Cette écriture au masculin s’établit dès les premiers écrits de jeunesse. C’est dès le début que
Delpastre met à distance le féminin, « entaché de tant d’opprobre séculaire »20 et chante ses amours pour Annie,
la figure de l’aimée qui va hanter bon nombre de ses pièces.
L’univers poétique de l’auteur se met donc en place progressivement. Il est en perpétuelle évolution, se
cherche. Cette remarque vaut également pour la mise en forme du poème : à travers les manuscrits des Ballades,
ces pièces poétiques composées dans les années cinquante, la forme du psaume se laisse deviner.
Les Ballades se répartissent en deux séries, les Ballades innocentes, composées entre 1959 et 1960 et les
Ballades de la mort vive, datées de 1960-196221.

17 - Cette pièce est inédite et son manuscrit peut être consulté dans le fonds Delpastre.
18 - Voir les poèmes “Queu país” (p. 13), “Lo país mòrt” (p. 21) et “L’aubre vielh” (p. 27).
19 - Il existe quelques psaumes écrits en français au féminin à la fin des années 60, notamment “Humilité” ou “Adieu”,
publiés dans le volume Le Chasseur d’ombres.
20 - Delpastre, Marcelle, Le temps des noces, Paris, Payot, p. 388
21 - Les deux séries de ballades sont réunies sous le titre Ballades (Bassac, Plein Chant, 2001).

�Lorsqu’on se fonde sur le critère chronologique, on note une profonde évolution du texte au fil de l’écriture,
évolution qui mène aux portes du psaume.
Les premières ballades composées en 1959 n’ont pas de forme bien définie. Elles ne présentent ni alinéa, ni
espace. Elles sont juste ponctuées par un retour à la ligne. Ce sont des textes à l’allure massive et compacte, sans
le moindre paragraphe. Nous sommes encore loin de la forme aérée du psaume, quoique les ballades soient déjà
marquées par la brièveté, une des caractéristiques du psaume.
Dans la deuxième série de ballades composée à partir de 1960, une évolution progressive se fait sentir au
niveau de la forme. Apparaissent d’abord de timides alinéas, qui deviennent nets et francs au fil du temps.
Puis des espaces se créent entre certains vers et voilà les paragraphes qui entrent en jeu. Le poème se structure
toujours plus et la forme du psaume commence à poindre. À tel point que, pour les dernières ballades, il est
bien difficile de différencier les deux sortes de textes. Quelques ballades ont d’ailleurs été reprises et éditées
en tant que psaumes dans le recueil Le Chasseur d’ombres22 (le texte « La montagne d’or », par exemple). La
frontière est donc bien floue dans les derniers temps, si même l’éditeur s’y laisse prendre.
En outre, si les manuscrits de la première série de ballades (1959/1960) sont assez raturés et comportent de
nombreuses réécritures, ceux de la seconde série (1960-1962) sont bien moins retouchés et semblent témoigner
de la maîtrise croissante de son art par le poète. D’autant que dans la seconde copie des manuscrits et dans
leur version tapuscrite, l’auteur règle la forme de la première série de ballades sur celle de la seconde série : il
organise son texte en paragraphes, ajoute des alinéas… Il instaure une cohérence au sein de son œuvre tout en
s’orientant résolument dans la voie du psaume.
À travers ces manuscrits, le psaume se laisse donc appréhender de plus en plus nettement ; il est comme
l’aboutissement de la recherche amorcée dans les Ballades. Ou plutôt les Ballades peuvent être considérées
comme la voie qui mène le poète au psaume, forme à laquelle Delpastre restera toujours fidèle.
Avec les manuscrits de Delpastre, nous voilà lancés sur les chemins du poème. Nous pouvons suivre de près
l’élaboration des textes, tout en observant l’univers poétique se mettre en place et se structurer peu à peu.
Mais les manuscrits sont également parsemés de notes personnelles qui n’ont aucun rapport avec le domaine
poétique. En marge de certains textes, il n’est pas impossible de rencontrer une liste de courses, un numéro de
téléphone, un début de lettre… Ces éléments, s’ils révèlent l’aspect pratique du carnet dont se servait Delpastre
pour noter ses poèmes et qu’elle gardait toujours dans sa poche, nous mènent surtout à nous interroger sur la
valeur que l’auteur attribuait à ses manuscrits et, dans une optique plus large, sur la place de la poésie dans sa
vie. Nous ne nous trouvons pas face à un auteur qui tendrait à sacraliser ses textes ; au contraire, ainsi mêlée
aux activités coutumières, la poésie semble prendre part à la banalité du quotidien. Le poète, chez Delpastre,
n’est pas celui qui s’enferme dans une chambre et vit coupé du monde en attendant la grâce de l’inspiration.
Sa poésie se niche bien plutôt au cœur de la vie quotidienne dont elle est inséparable et c’est du contact fécond
entre la vie de la femme et celle du poète que naît l’œuvre.

22 - Delpastre Marcelle, Le Chasseur d’ombres, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2002.

�Bibliographie
Fonds Delpastre, Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges. Les illustrations sont tirées de ce fonds.
Delpastre Marcelle, Ballades, Bassac, Plein Chant, 2001
Delpastre Marcelle, Saumes Pagans, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1999, première édition
IEO Novelum, 1974.
Delpastre Marcelle, Paraulas per questa terra I-V, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1998.
Delpastre Marcelle, Le Chasseur d’ombres, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2002.
Delpastre Marcelle, L’Araignée et la rose, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2002.
Delpastre Marcelle, Poésie Modale I-III, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2000.
Delpastre Marcelle, Poèmes Dramatiques, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 1999.
Delpastre Marcelle, D’una lenga l’autra, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2001.
Delpastre Marcelle, Les Petits Recueils, Meuzac, edicions dau chamin de sent Jaume, 2001.
Delpastre Marcelle, Le Temps des noces, Paris, Payot, 1995.
Delpastre Marcelle, Le Jeu de patience, Paris, Payot, 1998.
Gardy Philippe, L’écriture occitane contemporaine, une quête de mots, Paris, L’Harmattan, 1996.

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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/17058"&gt;Les manuscrits du Po&amp;egrave;me (1930-1960) &amp;ndash; Journ&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes RedOc&lt;/a&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contrairement &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres auteurs occitans dont les manuscrits sont dispers&amp;eacute;s quand ils ne sont pas perdus, la majorit&amp;eacute; des manuscrits de Marcelle Delpastre sont rassembl&amp;eacute;s &amp;agrave; la biblioth&amp;egrave;que de Limoges, o&amp;ugrave; ils peuvent &amp;ecirc;tre ais&amp;eacute;ment consult&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;Le fonds Delpastre a &amp;eacute;t&amp;eacute; constitu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;initiative de Jan dau Melhau, l&amp;rsquo;ami et &amp;eacute;diteur de l&amp;rsquo;auteur. En tant que l&amp;eacute;gataire de l&amp;rsquo;oeuvre, Jan dau Melhau s&amp;rsquo;est trouv&amp;eacute; en charge de tous les manuscrits &amp;agrave; la mort de Marcelle Delpastre. &amp;Agrave; ce moment-l&amp;agrave;, nombre de textes &amp;eacute;taient encore in&amp;eacute;dits ; c&amp;rsquo;est donc au fil de la publication que, d&amp;egrave;s 1999, des manuscrits ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pos&amp;eacute;s r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement &amp;agrave; la biblioth&amp;egrave;que de Limoges. Le dernier d&amp;eacute;p&amp;ocirc;t, les manuscrits de Ballades compos&amp;eacute;es au cours des ann&amp;eacute;es cinquante, date de juin 2013.&lt;br /&gt;Le fonds est riche et vari&amp;eacute;, &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;oeuvre de l&amp;rsquo;&amp;eacute;crivain. Surtout lorsqu&amp;rsquo;on pense aux nombreux in&amp;eacute;dits (principalement des po&amp;egrave;mes) qu&amp;rsquo;il rec&amp;egrave;le. Il regroupe les manuscrits po&amp;eacute;tiques mais &amp;eacute;galement les manuscrits de l&amp;rsquo;oeuvre en prose, soit les r&amp;eacute;cits autobiographiques, les travaux ethnographiques et les chroniques. S&amp;rsquo;y ajoutent par ailleurs les cahiers de jeunesse, t&amp;eacute;moins des d&amp;eacute;buts po&amp;eacute;tiques de l&amp;rsquo;auteur et de ses exp&amp;eacute;riences dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;criture th&amp;eacute;&amp;acirc;trale.&lt;br /&gt;Nous allons &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent nous int&amp;eacute;resser plus particuli&amp;egrave;rement &amp;agrave; Marcelle Delpastre po&amp;egrave;te et de ce fait resserrer notre propos sur les manuscrits po&amp;eacute;tiques, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire les textes qui vont des premi&amp;egrave;res ballades des ann&amp;eacute;es cinquante jusqu&amp;rsquo;aux derniers po&amp;egrave;mes de la fin des ann&amp;eacute;es quatre-vingts. L&amp;rsquo;examen de ces manuscrits se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le enrichissant en cela qu&amp;rsquo;il permet de suivre la progression du po&amp;egrave;me, de sa naissance &amp;agrave; sa publication, tout en ayant un regard sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution chronologique de l&amp;rsquo;oeuvre.&lt;br /&gt;Vu l&amp;rsquo;importance du fonds, et &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; que nous ne sommes all&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;&amp;agrave; deux reprises &amp;agrave; Limoges, la contribution qui va suivre doit &amp;ecirc;tre envisag&amp;eacute;e comme une amorce de r&amp;eacute;flexion, qui m&amp;eacute;rite d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre approfondie.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Era bibliot&amp;egrave;ca de Lem&amp;ograve;tges que dispausa d&amp;rsquo;un fons d&amp;rsquo;ua riquesa grana, mes tr&amp;ograve;p pauc espleitat peth moment, eth fons Delpastre. Depausat e classat per Jan dau Melhau, aqueth fons que conten eths manescrits deras &amp;ograve;bras poeticas, deths escrits en pr&amp;ograve;sa, deths racontes autobiografics, deths trabalhs etnografics, enter autes quadernets de jounesa, letras e revistas. A maugrat eths n&amp;ograve;stes sejorns tr&amp;ograve;p cortets a Lem&amp;ograve;tges, que&amp;rsquo;ns permeten solament d&amp;rsquo;esbau&amp;ccedil;ar ua debuta de soscadissa, era consultacion deth fons que&amp;rsquo;ns sembla d&amp;rsquo;un inter&amp;egrave;s m&amp;agrave;ger tad ensajar de n&amp;rsquo;apr&amp;eacute;nguer un pauc mes sus eth process&amp;uacute;s de creacion de Delpastre. Del&amp;agrave; eth caminament cronologic dera &amp;ograve;bra, que hica en rel&amp;egrave;u era evolucion dera forma dempuish era ballada dera fin deras annadas cinquanta, dinc ath saume e ath po&amp;egrave;ma long praticats dinc ara debuta deras annadas nonanta, eths manescrits que&amp;rsquo;ns permeten de ns&amp;rsquo;assabentar sus era vaduda deth po&amp;egrave;ma e&amp;rsquo;ra maturacion deth arrecuelh. Se eths manescrits pauc rajats plaidejan en favor d&amp;rsquo;ua poesia que gess&amp;iacute;s deth po&amp;egrave;ta d&amp;rsquo;un biaish espontan&amp;egrave;u (&amp;ccedil;&amp;ograve; que re&amp;iuml;vindica dab f&amp;ograve;r&amp;ccedil;a eth autor), que deishan pasmens sentir era organizacion rigorosa que presid&amp;iacute;s ara elaboracion deth t&amp;egrave;xte e deth arrecuelh. Que&amp;rsquo;ns perpausam donc de h&amp;egrave;r un torn rapide deth estat deth hons, abans de ns&amp;rsquo;arrestar mes longament sus era elaboracion deth po&amp;egrave;ma e deth arrecuelh, ath lum deths manescrits.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/5736b4052fb5530690cef8c40a013795.jpg</text>
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              <text>Delpastre, Marcelle (1925-1998) -- Critique génétique</text>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Article scientifique</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>LLACS Univ MTP 3</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Ressources scientifiques</text>
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      <name>Archius d'escrivans = archives d'écrivains</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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