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                  <text>5a Annada

Setembre

-

N° 25

Octobre 1923

Lo Gai Saber
Revista de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup i Pirenèu

F. Mistral.

TOLOZA

Lo Numéro

:

1 ir.

...

�L.O

SABER

GAI

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
—-

.

BURÈUS

:

9, Carrièra Duranti, 9
Fransa

Abonaments

:

:

un

Bstrange

an

.

: un an

.

.

.

.

TOW)ZA
5 fr.

10 fr.

ENSENHADOR
del

N° 25

( Setembre-Oetòbre

VIme Centenaire du Gai Savoir

:

La Direction.
vrai Théâtre Gascon.

Armand PRAVIEL

:

Pour

Joseph ANGLADE

:

La Langue
réat.

Louis FUNEL

Prosper ESTIEU

Eraclès à

:

Antonin PERBOSC
J. D.

un

d'Oc et le Baccalau¬

La Réforme
Provence.

:

:

1 92S )

Sus

un

orthographique

en

tg

Stintfala.

Xiuc- de Caraelins.

Bolegadisa Oùçiiana.

:

Conselh de Redaccion
Baron Desazars de Montgalhard, Capiscòl;
Jozèp Anglade, Prosper Estieu, Antonin Perbosc, Jos-Capiscòls; J.-Rozès de Brousse, Secretàri ; Armand Praviel, Clavaire ; Ismael Gi¬
rard, Secretàri-adjunt; Dr E. Levrat, Clavaireadjunt.

ASABERS. - Per tôt sò que pertòca la Redaccion
l'Administracion del gai saber e la Direccion de
VEscòla Occitana, escriure al Dr E. LEVRAT,
e

clavaire-adjunt, Mèstre

en

Gai Saber, 9, Carribra

Duranti, TOLOZA.
Com los reoobraments per la Posta son ara subre-costozes.
los Membres aderents de l'ESCOLA OCCITANA qu'an pas encara
pagat lor escotison per 1923 son pregats de mandar 5 frs. per aco
al Dr E. Levrat, nostre clavaire-adjunt,que lor delibrarà quitansa.
Lo servici del GAI SABER serà retardât ... pels retardatàris !
—

�r^? ^ rf^ rf? $f$

^

rf^ ^ fp

ìp

Víffle Centenaire du Gai Savoir
arrivons

aux grands
anniversaires qui vont
les six siècles du Gai Savoir, continué
par l'Académie des Jeux Floraux.
Le mardi d'après la Toussaint de 1923, il y aura
six cents ans que les Sept Mainteneurs du Collège de
la Gaie Science, assemblés sous un laurier, au barri
des Augustines, adressèrent à tous les poètes d'oc
leur célèbre appel.
Cet anniversaire sera célébré dignement à Tou¬
louse. Ce jour-là, qui tombe le 6 novembre prochain,
l'Académie des Jeux Floraux tiendra une séance so¬
lennelle dans la grande salle de l'Hôtel d'Assézat et

ATOUS

marquer

„

de Clémence Isaure.
On y entendra :
M. de Gélis, mainteneur, délégué par M. le Marquis
de Suffren, secrétaire perpétuel de l'Académie des

Jeux Floraux;
M. J. Anglade, jos-capiscòl de 1 'Escòla Occitana,
qui fera une lecture sur les origines du Gai Savoir ;
Et des poèmes de MM. Prosper Estieu et Antonin
Perbosc, jos-capiscòls de Y Escòla Occitana, et Emile
Ripert, maître ès Jeux Floraux.
Ceux de nos adhérents qui désireraient assister à
cette séance pourront demander des cartes d'entrée
à notre Clavaire, M. Armand Praviel, 25, rue Roquelaine, Toulouse.
Le soir, l'Académie des Jeux Floraux recevra dans
ses salons, au premier
étage de l'Hôtel d'Assézat, les
autorités de la ville et les représentants des Sociétés
Savantes.
Cette fête

sera

le

prélude des grandes solennités

2 et 3 mai 1924, commémoreront le six
centième anniversaire des premiers «jeux floraux»,
où le troubadour Arnaud Vidal, de Castelnaudary
cueillit le Violier d'or.
LA DIRECTION.

qui, les 1",

�LO

9°

POUR UN VRAI

GAI SABER

THÉÂTRE GASCON »

la littérature félibréenne est extrêmement riche
point de vue lyrique, il n'en est pas de même
au point de vue dramatique.
A part l'immortel Pan
dóu Pecat, le répertoire de nos théâtres d'oc ne con¬
tient aucune œuvre dont le succès durable ait pu s'im¬
poser. Des pièces de circonstance, des pochades, des
pastorales, de petites comédies de mœurs populaires,
des « mistères », des farces, parfois mal interprétées,
le plus souvent injouées...
Mistral, qui avait si admirablement saisi la valeur
de propagande de la chanson, ne pouvait pas ignorer
la puissance bien plus grande du théâtre... Mais,
comme son maître
Lamartine, il était dépourvu de
génie dramatique ; les poètes de cette espèce, à leur
aise dans le ciel du lyrisme, sont comme l'albatros de
Baudelaire que ses ailes de géant empêchent de mar¬
cher : les réalités, un peu terre à terre, de la scène
Ql
^

au

leur conviennent pas.
un mouvement semble se dessiner en
faveur d'un théâtre d'oc. Des sociétés provençales,
ne

Cependant,

languedociennes, béarnaises se sont organisées pour
interpréter les œuvres du cru. Elles ont déjà accompli
une belle besogne, et se sont fait applaudir jusqu'à
Paris ! Il ne reste plus à créer qu'un répertoire vrai¬
littéraire.
Dans ce petit volume, on en trouvera un
destiné à la Gascogne. Trois petites pièces
ment

embryon
fort brè¬
ves, sans grand apparat. Elles méritent cependant
qu'on s'y arrête avec attention, car elles n'ont rien
commun avec les ordinaires saynètes dont nous
parlions tout à l'heure. Cela pour une foule de rai¬
sons, dont la principale est que leur auteur est un

de

(i) Notre clavaire, Armand Praviel, vient d'écrire un avantle Théâtre Gascon du Cascarot (F. Sarran), notre
vaillant ami de l'Armagnac. Nous sommes heureux de pouvoir
en donner la primeur à nos adhérents.
propos pour

�LO

poète,

un

vrai poète,

GAISABER

—

ce

qui

ne court pas

91

les

rues,

ni même les champs.
Ce ne sont donc point

de ces basses galéjades, aux¬
quelles s'est trop longtemps complu et se complaît
encore
beaucoup trop, hélas ! le public populaire, ga¬
léjades qui ne tendent à rien moins qu'à rabaisser
nos dialectes d'oc, à les ridiculiser devant les
francimans, et à enlever à notre littérature méridionale
toute son autorité aux yeux de la critique. Une seule
des pièces ci-après, lous Perdigalhs, est comique.
Elle contient même des expressions assez rudes,
d'un gascon particulièrement savoureux. Elle ne
mâche pas les mots. Mais jamais, au grand jamais,
elle n'oublie ce qui est dû à la poésie, même funam¬
bulesque. Les vers virevoltent, les rimes tintent
clair, et, dans ce vieux conte, un tantinet naïf, la
Gascogne s'évoque avec ses étés torrides, ses co¬
teaux brûlés de soleil,
ses moulins au sommet des
tertres pelés, et ses
auberges où l'on hume si gaie¬
ment le pico-pout... Ce qui fait que ces vers par¬
faits, écrits pour nous faire rire, nous mettent pres¬
que les larmes aux yeux.
Mais ce n'est pas tout encore : le poète a soigneu¬
sement

écarté d'ici

toute

réminiscence du théâtre de

langue française. Grâce à ses trois œuvrettes, il nous
présente trois types entièrement neufs du répertoire
que le Félibrige mérite de susciter.
Lous Perdigalhs : une espèce de conte mis en
action, commenté sur la scène même par un debisaire, sorte de choryphée qui en détaille toutes
les péripéties. Formule originale, merveilleusement
adaptée au public le plus humble, comme au public
le plus raffiné: il n'y a que les demi-lettrés qui
ne comprendront pas. — La Gran Mai : une élégie
douloureuse, un thrène mélancolique et poignant,
sans action, sans
intrigue, et qui pourtant nous berce
dans un infini de poésie et de musique. — L'Orne
Blanc : une ébauche grandiose de ce que pourrait,
de ce que devrait être le théâtre chrétien et popu-

�lo

92

gai

saber

provinces d'oc : non point une copie ma¬
«mistères» du Moyen Age, ou un
découpage plus ou moins réussi de la Légende Do¬
rée, mais le mélange puissant et simple de notre Gas¬

laire de nos
ladroite de

cogne et

nos

du christianisme, mélange séculaireme.nt

indissoluble, mais qu'il appartient aux poètes de faire
éclater au plein jour.
Tout ceci est si riche de sève terrienne, de verve,
de lyrisme, de profondeur et d'éclat, que l'on regret¬
tera
on

a

que l'œuvre ne soit pas plus considérable. Quand
écrit VOrne Blanc, on peut aborder les plus

vastes

sujets, nous donner le vrai théâtre gascon

que nous

attendons encore, ce théâtre prenant et di¬

jailli du fond même de la race, et où la race,
avec une joie inégalable, se reconnaît enfin !
Mais non. L'auteur se dérobe. «J'ai voulu, dit-il,
donner simplement une indication, montrer ce que
l'on pourrait faire... D'autres réaliseront ce que j'ai
rect,

rêvé.»

Certes,' quand on connaît les hauts motifs de cette
modestie, quand on se souvient qu'un prêtre doit re¬
chercher dans la vie d'autres lauriers que ceux du
poète, et que c'est à ses devoirs d'apôtre et d'éduca¬
teur que M. Fernand Sarran sacrifie généreusement
ses légitimes ambitions littéraires, on doit saluer très
bas ; mais, d'autre part, est-il bien sûr lui-même que
félibréenne n'est pas étroitement unie à
son action
son insatiable apostolat, et qu'elle ne lui apporte pas
un regain
de vie, une force de pénétration nouvelle?
Cado

amo a

sua\mission '.sus'terro,'

■-

j

Philadelphe de Gerde. Ce vers, que j'aime à
répéter, je le laisse à la méditation du Cascarot.
Quelque jour peut-être, il nous vaudra la grande œu¬
vre, dont nous trouvons ici, dans une langue impec¬
cable, et, sous un souffle qui vient de très haut, les
éblouissantes prémices.
a

écrit

Armand PRAVIEL.

�RO

La

GAISABER

93

Langue d'Oc et le Baccalauréat (I)

On pourrait ajouter, à l'oral du baccalauréat, une
interrogation — facultative — portant sur la langue
et la littérature d'oc, dans les Académies où cet en¬
seignement est représenté : c'est à peu près la for¬
mule administrative pour justifier l'admission parmi
les matières du baccalauréat, du russe (soviétique?),
de l'arabe ( celui de Faïçal?), du turc, etc...
Seulement, il faudrait bien commencer par le com¬
mencement et instituer l'enseignemment dont il s'a¬
git dans les lycées et collèges des Académies méri¬
dionales. Or, sur ce point, on n'a pas encore fait
grand'chose, sauf en Provence. D'abord, il y a des
oppositions administratives. Je connais tel collège du
Midi
important d'ailleurs — qui n'a pas pu obte¬
nir du recteur l'autorisation d'instituer cet enseigne¬
ment. Mais je connais un lycée, très important éga¬
lement, auquel le recteur aurait fort volontiers donné
cette autorisation, et même de bon cœur, sans l'op¬
position des «pères de famille». Ob ! pas une oppo¬
sition bien méchante, mais de ces oppositions fon¬
dées sur de vagues : « A quoi bon ! à quoi ça sert? Le
f&gt;atois, qu'es aco ? » Il est évident que les pères de
famille ignorent tout du passé de leur langue qui a
été et qui est redevenue une belle langue littéraire,
qu'ils sont déracinés sur leur propre sol et qu'il n'y
aura de
longtemps rien à faire avec eux. Ainsi les
bonnes volontés sont rebutées par des obstacles ad¬
—

ministratifs
Il ne faut
et

qui

sera

ou

autres.

point renoncer cependant à une idée juste
bien réalisée un jour. Si jamais un ministre

(i) Cf. La Renaissance politique, littéraire, artistique du ig„

février 1923.

V-,v

�LO

94

GAISABER

vraiment ce mouvement, inspecteurs géné¬
inspecteurs primaires, recteurs et inspecteurs
d'académie, proviseurs et principaux, se mettront en
quatre pour réaliser ses intentions ; car il y a parmi
les administrateurs un certain nombre de bons esprits
et d'hommes d'initiative, qui ne sont pas hostiles au
mouvement félibréen ; chose curieuse, je crois avoir
remarqué que les administrateurs non originaires du
Midi sont peut-être plus sympathiques à ce mouve¬
ment félibréen que les autres. Nul n'est prophète ...
Ils comprennent tout ce que les élèves retireraient
encourage
raux

et

de beau et de vrai de la lecture des auteurs

méridio¬

je puis assurer le ministre, quel qu'il soit,
qui nous donnera cette réforme, qu'il y aura plus de
plaisir pour l'examinateur à faire expliquer : Cante
uno chato de Prouvènço que les premiers vers du
2me chant de Y Enéide: Infandum, regina, jubés renovarè dolorem, que neuf candidats sur dix ne sa¬
vent plus traduire.
Je serais donc, et bien volontiers, partisan d'une
épreuve orale facultative portant sur la langue et la
naux

et

littérature d'oc (comme je le serais pour la langue
bretonne ou le dialecte alsacien). Cette littérature est
assez riche et assez variée, assez belle surtout pour
une vertu éducative et qu'elle contribue à
élever les âmes et les cœurs, ce qui est bien une des
fins de l'enseignement secondaire. On pourrait ad¬
mettre le gascon dans l'Académie de Bordeaux, le

qu'elle ait

gascon et le languedocien dans celle de Toulouse, le
languedocien et le provençal dans celle de Montpel¬
lier, le provençal dans l'Académie d'Aix. Pour évi¬
ter un peu trop de fantaisie dans le choix des auteurs,
le ministre pourrait, après consultation des Facultés,
dresser une liste d'auteurs : il y a de quoi choisir !
En réalité, il faudrait encore mieux que cela : il
faudrait admettre, à l'examen écrit, la traduction
d'un texte d'ancien provençal. Que n'a-t-on pas dit
de la valeur éducative du latin, de la gymnastique
intellectuelle qu'il développe, des efforts qu'il impose

�LO

GAI

SABER

95

aux
jeunes esprits pour traduire toutes les nuances
d'une pensée souvent si différente de la nôtre ! Mais
la traduction d'un texte littéraire du
moyen âge mé¬
ridional est aussi un des exercices les
plus aptes à
affiner les esprits, à développer le sens des
nuances,
le goût de la précision jointe à
l'élégance. Qu'on le
demande à ceux qui ont eu à traduire Arnaut Da¬
niel ou Giraut de Borneil ou même Bernard de Ventadour.
On aurait pu, tout au moins, introduire ces exer¬
cices de traduction dans les deux agrégations de lan¬

gues romanes

qui existent

l'agrégation d'espagnol.

:

l'agrégation d'italien

et

Mais les programmes de ces agrégations
ont été
établis, comme d'ailleurs les programmes de la plu¬
part des agrégations de langues vivantes, à un point,
de vue plus pédagogique que scientifique.
Et peutêtre ne pouvait-on pas faire autrement, le concours
d'agrégation étant ce qu'il est ; mais une épreuve de
langue et de littérature provençale ancienne aurait
bien complété les programmes de ces agrégations de

lang-ues
Pour
les

la

romanes.
revenir

au
baccalauréat, je sais bien toutes
objections qu'on peut faire à cette admission de
langue et de la littérature d'oc dans les program¬

en

d'examen.
D'aucuns trouveront que ces études sont trop fa¬
ciles, d'autres qu'elles prendront trop de temps aux
élèves, d'autres estimeront que les élèves ont déjà
bien du mal à apprendre le français ou le latin, etc...
On n'en finirait pas si on voulait répondre à toutes
les objections, qui, en général, marquent surtout la
peur des innovations et des réformes. La crise du fran¬
çais est due à d'autres causes qu'aux programmes,
qui sont d'ailleurs trop chargés.
Permettre à de jeunes intelligences d'étudier, au
moment où leur esprit s'éveille à la vie, une littéra¬
mes

qui se
du beau et

ture

distingue essentiellement
qui éveille

en eux tant

par la recherche
d'idées élevées, et

�gô

LO

leur permettre
de résonner

pas,

en

c'est faire

GAI

SABER

d'étudier

une langue qui ne cessera
leurs oreilles, s'ils ne se déracinent

une

réforme qui

ne

demande

pas un

grand effort et c'est donner aux meilleurs élèves de
l'enseignement secondaire — car c'est à ceux-là que
l'occasion de remonter aux
adressons
de la vraie poésie que ni Virgile, qui est trop
froid, ni Homère, qui est trop difficile, ne leur décou¬
vriront. Il serait bien étonnant qu'il ne se trouvât
pas un jour un ministre pour faire cette réforme.
Puissions-nous la saluer bientôt !
nous

nous

—

sources

Prof.

J. ANGLADE.

Questions Philologiques
La Réforme

orthographique en Provence

parler excessivement maltraité par
l'évolution, l'orthographe des félibres rhodaniens se
Basée

ressent

sur

un

naturellement des défectuosités de leur idi¬

qui fait qu'il est impossible de l'adapter à
dialectes et la rend insuffisante pour l'établis¬
sement d'une grammaire où la logique et le bon sens
seraient maîtres.
ome,

ce

tous les

Je n'ai pas l'intention de faire ici un cours de gram¬
à fatiguer inutilement l'esprit du
lecteur, malgré que Francisque Sarcey ait malicieu¬
sement affirmé que les Français étaient tous des
maire bien propre

grammairiens...
Je me bornerai donc à faire remarquer, par exem¬
ple, que les mots ami, magnifi, escri, etc. doivent
être écrits : amie, manhific, escrich, comme les pro¬
noncent encore les Provençaux qui parlent bien.

�LO

GAI

SABER

97

Il faut, comme bon nombre de félibres
ciens et Gascons, revenir purement et

Languedo¬
simplement à

l'orthographe des trobadors,

ces méritants créateurs
de notre littérature ; il faut noter
par a estrecli la
finale féminine, que chacun

prononcera

voudra, et

estrech le

comme

il

qu'on distinguera
de l'ô larg en surmontant celui-ci d'un accent. On
aura ainsi des formes
régulières et d'une élégante
simplicité.
«Mais, objectera-t-on, pourquoi voulez-vous repré¬
senter par o un son qui
répond à ou français et par a
la lettre qu'on prononce
généralement o à la fin des
mots?» Cette objeption est sans valeur,
puisqu'on ne
la formule pas — et pour cause ! — contre
l'emploi
par o

conventionnel de

u

son

sonnant ou

ou

dans les mots tels que

riéu, ccctíau, peu., etc. Si on accepte une convention
fondée, il n'est pas défendu d'en établir d'autres qui
s'imposent tout autant.
« Mais le
peuple ne comprendra pas ! » nous crient
quelques félibres prévenus. S'il en est ainsi, faudraitil donc, pour plaire aux
esprits frustes et incompé¬
tents, écrire à nouveau : tromnpétaïré, cavaou, capèou, comme les ignares patoisants de jadis? Ce
raisonnement par l'absurde pourra-t-il convaincre
d'erreur nos obstinés contradicteurs? Je le désire sans
trop l'espérer. Dans tous les cas, je tiens à leur faire
remarquer, en terminant, la facilité avec laquelle ils
ont appris à prononcer je
les terminaisons geaient du
français (sept lettres!), ce qui, on en conviendra,
était autrement ardu que de prononcer coucoun le
mot qui doit être écrit cocon !
Louis FUNEL.

(Extrait du Petit Niçois du

7

avril 1923.)

t

�L'ORT DELS TROBAIRES

Bradés à Stimîaîa

lo

Ven de

menar

Per mon amie,
grand escalpraire A. Bourdelle.

à-n-Euristèu lo

pòrc-singlar,

E, jamai las, vòl perseguir l'òbra entrepre^a.

Ja!

non es
Dabant los

el

que

flacs

farà pròba de pigre^a
tôt perilh fa recular !

que

Agaitat% donc lo filh d'Alcmèna barrular
Suis bords del lac miralhejant demest la gre^a !"
Los Au^elases que tant son de mala pre^a
N'auran lèu plus la bêla enveja de volar.
Lo

Lo

pèd esquer piejat al cimèl d'una ròca,
genolh dret pel soi, una man que s'encròca

Al nèrvi dur d'ont la

sageta

va

partir,

L'Eròs

seguis dins faire blos las negras alas
Que s'envan, totas, subre l'aiga s'enretir,
E l'gauchjol cèl monta en clamors universalas!
Prosper ESTIEU.

[Las Oras Cantairas, Libre VI.)

�LO

Sus

un

GAI

SABER

Niuc de Cardelins

Un aurage

espectaclos
d'orre^ar l'arbradura.

ven

La bêla solelhadura
ara ris dins l'aire blos.
Ai alandat

ma fenèstra,
niuc
vef un
encrancat
al cap de la branca mèstra
d'un paure arbre ablatugat.
e

Es un niuc de Cardelina.
Coma a posent, freule abric,

gandir del vent qu'afric
aqui bufa e remolina ?

se

E dins lo niuc, capelat
de broquêtas bricalhadas,
i a un au^èl acocolat,
las plumas esparpalhadas.
\

Es la maire. El

sens

agach,

mòrta, fa parada encara
à

sa

am

niucada tant cara
ala e son papach.

son

Sa plumeta glopadisa
fòrt e mòrt a tant tengut
còp à l'òrra ventadisa,
que jos ela a pas plegut.
O valensa subrefòrta !
Brava maire! son amor
n'es pas estât trahidor ;

per sos au^elets es mòrta.

99

�LO

IOO

GAI

E miri, còr

SABER

esmaugut,

front soscaire, aquela au\èla
qu'a luchat tant qu'a posent
e

trobat mòrt subrebèla.

La remiri sens sadol,
mentre que lo cèl s'arcana...
■k
*

*•

Quai sab se mon èl s'engana,
de tròp lugrejar treboli
Me sembla que sas
an
e

que,
èl

son

aletas
bolegament,
jos sas perpelhetas,
lufs siaudament...

fach

un

Non, m'engani pas: dins l'aire
vef l'aufèla volant
abans d'aber vist l'aland
de sas alas, — un esclaire!
Dins lo niuc, dels Cardelins
lo tropelet se desplèga :
catre becòts mistolins

larc-dubèrts,

en

grand'bolèga.

Lurent a coma una flor
ve^iadament mirgalhada,
aisi, dins la solelhada
del cèl blos encantador,
aisi que tbrna l'aufela,
e aisi
qu'à grand estrun

apasta sa ribambèla
de papachòts un per un.

Perdret% pas una becada,
ò plan g audits au^elets !
e lèu
volaret% solets
en bêla fòraniucada.

�V
lo

L'Astrada

ioi

saber

gai

vos menara

pel drech caminòl ont mena
sò que de saber- ont va
jamai non se met en pena.

Cantaretabelugats,
suis cardons de las aradas,
sens saber las malparadas
ont la mòrt vos a fregats.

Auret\ per tota sapiensa
l'immudable èime reiral,
que non cèrca ni non pensa
e

basta à tôt sb que

cal.

sus tota cau^a,
nautres, soscam e cercam;
la « morala » que fargam,

En balans

un

ris, l'autre la lau\a.

ne

Tram los sècles en
nbstra paura ama

torment,

baluca,
quora veira l'finiment
del Mistèri qu'espeluca i
Quai sab se lo mendre

au^èl

ambe son menut ramage
ne dis pas mai que lo mage
sabient ancian o novèl?...

,

x

*

■

..

-

"

*

*

o'3
"

'

Dins la bona aura

atal anèch, los
ai soscat,
sus un

à

ma

niuc de

campestra,

èls clins,

fenèstra,
Cardelins.

Antonin

PERBOSC.

-

-3

v /

■
:

•

&gt;

�/memmimm
BOLEGADISA

Tj^s am
^

OCCITANA

granda tristor qu'abèm après la mòrt,

en

Alès, vès la fin de Julhet, de Na Leontina Goirand,
coneguda subretot jol nom poetic de Felibresa d'Arena, que li foguèt donat als Jòcs florals felibrencs.
del 26 d'Agost 1876. jora l'autor d'un bèl libre de tròbas en dialècte provensal : Li Rident de l'Al^oun,
que publiquèt encò d'Aubanèl, en 1882, e que li valguèt una renommada de trobairìs d'elei. Mas, un còp
maridada, tota à sos debers d'espoza e de maire, cantèt plus que rarament. Ara, ailas ! s'es amudida per
totjorn. Lo Felibrige, dont foguèt un moment l'ufan e
l'onor, servarà piozament sa memòria. Subre son
cròs, lo majorai Alcide Blavet, asesor de la Mantenensa del Vêlai, prononcièt, al nom del Capolher, de
paraulas pertocantas.
:
Countes à Janet seguits dels
Pierrou, per Auguste Benazet, ambe un
abant-prepaus d'En Marius Jouveau, Capolher del
Felibrige ( in-8, 136 p., C. Salingardes, Vilafrancadel Roèrgue ). — Com òc dis nòstre Capolher, «tóuti
li Miejournau se coungoustaran de retrouva dins
aquéu libre l'energio de soun lengage, lou naturau
de sis espressioun, la finesso de soun irounio e la franqueta de soun rire. » Abèm pas grand cauza à ajustar à-n-aquela lauzenja meritada. Direm solament
qu'es la primièra partida del libre d'Auguste Benazet
que nos agrada lo mai, pramor que los contes que
la compòzan an un fons istoric que, mesclat à la legenda, lor dona una sabor tota particulièra e ne fa
mêmes un ensenhament precios pels legeires del Ro¬
èrgue. Aprèp son bèl libre de tròbas: Prèp del Clouquiè, pàregut i'a qualquas annadas, lo Mèstre en
Gai-Saber Auguste Benazet nos prôba ambe sos.

Abèm

Dichs de

recebut

�LO

Countes à
trobaire.

GAI

SABER

Janet qu'es autant bon prozator

que

bon

Ven de parestre
adouba e publica

lo Cartabèu de Santo-Estello
pèr lou Burèu dóu Counsistòri felibren», n° 13 (in-8, 208 p. Roumanilhe, Avinhon ),
que conten l'Estatut del Felibrige, lo procès-verbal
de l'acamp del Consistòri à Canas, lo 4 de Junh 1922,
lo comte-rendut del Congrès del Teatre d'Oc tengut
lo 5 de Jun 1922, la tièra dels Majorais, aquela dels
Manteneires, dels Sòcis, dels Mèstres en Gai-Saber, e
tôt sò que pertòca las sèt Mantenensas del Felibrige.
«

Com l'an pasat,

la Cramba dels Députât ses tornada
picar de la dalha, volèm dire à la question de l'ensenhament de la lenga d'Oc. Aici com los jornals an
parlât de la sezilha del 8 de Junh :
M. Méritan, député de Vaucluse, rappelle d'a¬
«
bord que le débat, pour être complet, aurait dû por¬
ter aussi sur la langue d'Oc, qui est encore parlée
sur presque la moitié du territoire français et qui a
fourni à notre littérature quelques-uns de ses chefsd'œuvre, avec Mistral, Roumanille, Jasmin, etc. Un
enseignement secondaire digne de ce nom devrait
comprendre la langue d'Oc dans ses programmes.
M. Gaston Deschamps, président de la Commission
de l'enseignement, se déclare de cet avis...»
Es segur que, l'an que ven, tornarem auzir lo
même coplet. Mas quora lo Ministre de l'Estruccion
publica, que com cadun òc sab, se dis bon Biarnés,
trobarà que la question es pron « madura » ?
al

...

Frédéric Mistral nebot escriu

dins l'Eclair, de

: « Le 29 juillet, au château de Lourdes,
avait lieu la Hèsto ded saramen (fête du serment),
et ce fut très bien, cette cérémonie, qui est une reprise
des Fèsto vierginenco, instaurées par Mistral. Phi-

Montpellier

�104

L0

GAI

SABER

ladelphe de Gerde, la grande Muse d'Oc, a créé dans
son pays un mouvement de retour aux anciens cos¬
tumes qui vise non seulement les jeunes filles, mais
encore les jeunes gens.
Aidée par la Frairia ded
Desbelh (confrérie de l'éveil), elle exerce en Bigorre
un apostolat fécond.
Comme Mistral recevait le ser¬
ment des Provençales, elle reçoit celui des Bigourdanes, et les groupes des diverses vallées, dans divers
costumes, viennent à son appel. Cet appel, c'est un
poème dont chaque strophe s'applique à tel ou tel
groupe, comme la chanson de la Fête Parthénienne
de Mistral. Coiffée du capulet sombre, celle « qui
porte le deuil de Muret », la poétesse sublime des
Cantos de Do, apparaît aux yeux de ceux qui la
virent dire ses vers, clamer nos revendications, com¬
me l'une des figures les plus majestueuses, les plus
attachantes de notre Renaissance méridionale... »

Legir dins Le Feu (n"s del 15 de Julhet al Ier de Setembre) : una partida del rapòrt de nòstre Capiscòl,
lo baron Desazars de Montgalhard, subre lo Concorsde lenga d'Oc à l'Academia dels Jòcs Florals ; discors,
del majorai Jozèp d'Arbaud, à las Arenas d'Arles,
sul costume provensal ; Adolphe Dumas, per Fré¬
déric Mistral nebot ;

—■ La Cigalo Lengadouciano
(nos de Mai, Junh e Julhet): Al Clouquier de Compolivat, per Enric Mouly ; Bonur, per Loïs Goier ;

la iro librazon del Essai de Grammaire

Occitane,

J. Ladoux ; — Marsyas (Julhet) : Lou Soulèu
trecoulant, per Escriveto ; — Za France de Bor¬
deaux et du Sud-Ouest (8 d'Agost) : Régionalisme,
Fédéralisme et République, per Loïs Palauqui, etc.
J. D.
per

Cambiament d'adresa : Lo Majorai Prosper
tèlnaudàri (Aude), 17, carrièra Riquet.
Le Gérant

:

Estieu demora

ara

à Cas-

E. LEVRAT.

Impr. de la "Societat d'Edicton Occitan a"

—

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.
accentué

—

a,

seul

ou

dans le corps

d'un mot,

français ; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; —■ u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — &lt;5 ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français ;
— y n'existe pas en oc¬
ou

non, sonne comme a

-—

citan.
2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q,
(toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français; mais
c devant i est sifflant comme s français ;
— j sonne

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

comme n

—

qu'au présent de Pinfinitif;
flant ;

—

des mots
vence

—

;

— s est toujours dur et sif¬
t est muet à la fin des participes présents et
en ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

—

ç,

k,

x, w

nJexistent

pas en

occitan.

3° GROUPES. — ch, lh, nh se prononcent : tch, ill,
ph n'existe pas en occitan.
Tous les Méridionaux doivent avoir

sur

gn ;

leur table

L'ALMANACH OCCITAN DE 1924
LISEZ

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Chroniques Littéraires, Agricoles, Scientifiques, Industrielles
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duction française, par Prosper Estieu (1 vol. in-8°
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280

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poèmes en langue d'Oc., avec tra¬
duction française, par Prosper Estieu (1 vol. in-8°,

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264

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12.

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poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, par Prosper Estieu (1 vol. in8", 344 P-)
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ses
de Prosper Estieu, mélodie pour voix avec
accompagnement de piano de Déodat de Séverac
fr.
( 8 p. gr. in-40)
10. »
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Lambon, (texte occitan et traduction française),
recueillis par Antonin Perbosc. 1 vol. in-16, XVI96 p.)
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traduction française, par Louis Gouyer (1 vol. in8° raisin, 160 p.)
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çaise en regard et portrait de l'Auteur, par J.-P.
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              <text>impr. de la Societat d'Edicion Occitana (Castelnaudary)</text>
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              <text>2017-12-18 Françoise Bancarel</text>
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              <text>Praviel, Armand (1875-1944)</text>
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              <text>Anglade, Joseph (1868-1930)</text>
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              <text>Funel, Louis (1859-1928)</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/67e4a194d81568c406a322270818d50a.jpg</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 90-104) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
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