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détenécur 4* ce í •.;. :
^îfÌÌÌ ^cHMmsMvi p&amp;nr
■

■

•

61 Annada

Setembre

=

N° 31

Octobre 1924

Lo Gai Saber
Revista de VESCOLA OCCITANA

t^&gt;

Ois Aup I Pirenèu

F. Mistral.

TOLOZA

Lo Numéro : 1 fr. 50

�SABER

LO a Al

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
BURÈUS

14, Cari-ièi-a

:

Abonaments

dels Arts

Fransa
:

:

Estrange

un

an

: un an

TOUOZA

—

10 6r.

...

.

.

15 fr.

ENSENHADOR
del N" 31

( Setembre-Octôbre 1924)

Armand PRAVIEL :

Sur Théodore Aubanel.

C. B.

Utilisation

:

des

Dialectes

Oc¬

citans.
Jean

JAURÈS :

Sur

l'Enseignement de la Lan¬
d'Oc.
Sul Ribatge Oceanic (ósonets).
Rénové);
gue

Prosper ESTIEU

:

Antonin PERBOSC

:

Guilhèm de NAUROZA
Jan de la ROCA
J. D.

:

M-A Bordeta.
Lo Sauze.

:

Bôlegadisa Occitana.

:

Conselh de Direccion
Baron Desazars de Montgalhard, Capiscòl;
Jozèp Anglade, Prosper Estieu, Antonin Per-

Jos-Capiscòls ; J.-Rozès de Brousse, Secretàri ; Armand Praviel, Clavaire ; Ismael Gi¬
bosc,

Secretàri-adjunt; Dr E. Levrat, Clavaireadjunt.
rard,

ASABER.
cion del

-

Per tôt sò que pertòca l'Administrala Direccion de YEscòla Oc¬

gai saber e

citana, escriure à la Libraria Edouard Privât,
Carriera dels

Arts, TOLOZA.

14,

�SUR

THÉODORE

AUBANEL

M. José Vincent a entrepris une belle tâche :
après
avoir étudié Mistral, il s'est efforcé de nous donner
un livre
aussi nouveau, aussi complet que possible
sur

Aubanel, le

grand lyrique provençal ( i ). Ce
le Félibrige compte
ni d'historiens ni de

travail nous manquait, car si
bien des poètes, il ne regorge

critiques.
A plus forte raison devons-nous être reconnaissants
à M. José Vincent. Il a accompli une œuvre méri¬
toire, et d'autant plus méritoire qu'il avait pour
éditeurs les propres petits-fils du poète, éditeurs
religieux en Avignon, ce qui lui créait d'extraordi-

lStc"&gt;

naires difficultés.

.

Expliquons-nous. Lorsque, mon ami J. - K.^&gt;1îe
Brousse et moi, nous voulûmes publier notre Anthb^
logie du Félibrige, il nous fallut demander à,
MM. Aubanel l'autorisation de reproduire les poésies
célèbres de leur grand-père. Ils se montrèrent fort
courtois, mais, sur le chapitre de la Vénus d'Arles,
ils furent absolument intraitables.
Cettre œuvre a suscité de trop graves ennuis à
Théodore Aubanel, nous dirent-ils. On l'a interprétée
contre lui. C'est un mauvais souvenir que nous ne
voulons pas répandre davantage.
—

(i) Théodore Aubanel. La Vie et l'Homme. Le Poète,
Avignon, Aubanel frères.

Vincent.

par

José

,

fO

v''

�-2Ç)6

LO

GAISABER

Il n'y eut rien à faire. Nos amis
l'excellent abbé Aurouze et le Frère

d'Avignon,

Savinien

tête, Mistral lui-même, se heurtèrent à un
formel, inspiré par d'excellents sentiments,
qui n'avaient aucun rapport avec la littérature.

en

refus
mais

C'est

dû nous résoudre à publier une
Anthologie du Félibrige qui ne contient pas la
Vénus d'Arles, ce qui est passablement ridicule.
On devine, en présence d'un tel état d'esprit, à
quelles précautions et à quels euphémismes a été
astreint M. José Vincent pour évoquer, sans froisser
personne, le drame de la vie d'Aubanel.
Le poète des Fiho d'Avignoun appartenait à une
famille d'une piété extrême. Son père, Laurent
Aubanel, écrivait à sa fiancée avant son mariage :
« Quant aux toilettes et aux spectacles, ne craignez
point, Mademoiselle, que je vous demande rien qui
puisse vous troubler: j'ai ces choses-là en horreur».
Mais cette fiancée elle-même, M"* Seyssau, ne
descendait-elle pas du capitaine grec Seyssalis,
grand pourfendeur de Turcs et ravisseur de belles
Sarrazines, fait prisonnier en 1453, évadé et établi
près du Ventoux? En tous cas, Théodore Aubanel
lui ressemblait par le fond essentiel de son tempéramment. Et nul n'a oublié le fameux sonnet où il
l'évoque avec plaisir.
Désormais, nous avons le drame : un lyrique puis¬
sant, fougueux, sensuel, charriant du soleil dans ses
veines, et obligé de vivre et d'œuvrer dans ce milieu
austère, étroit, et, pour tout dire, fort peu compréhensif. Que n'a-t-on pas fait contre lui ! En 1883, on
alla même chercher, pour le morigéner, sa pauvre
Zani, devenue religieuse et traînant de couvent en
ainsi que nous avons

couvent une âme inconsciemment insatisfaite. Elle
lui écrivit :
« Laissez cette
école. Cet art est mauvais ; faites
vibrer des sons plus en harmonie avec les besoins de
notre
nom

pauvre humanité, ceux du divin Maître... Au
de ce Maître de l'art... arrêtez-vous !.. Cet acte

�lo

héroïque,

vous

gai

pouvez

saber

le faire

:

2

97

je connais votre

cœur. »

Aubanel

mourut

bientôt

après.

Une telle lutte

l'avait épuisé.
On voit l'énorme intérêt du livre de M. José Vin¬
cent et des documents qu'il a su
grouper. On voit
aussi combien il eût été bien plus poignant et pre¬
nant, s'il avait pu tout dire, s'il avait pu nous mon¬
trer l'œuvre admirable d'Aubanel jaillissant de cette
âme tiraillée, échappant, pour ainsi dire, comme une
force naturelle à cet imprimeur du Pape, isolé
malheureusement sur une terre moins libre et moins
souriante que l'Italie, travaillée par des passions

fanatiques

subissant vivement le contre-coup
politiques et religieux fort pénibles.
Cela, redisons-le, c'est un drame psycho-physiologi¬
que et social, dont la province seule peut donner le
vrai spectacle, mais dont il est bien difficile ensuite
et

d'événements

de lui arracher le secret.

M.

José Vincent nous le laisse deviner, en son
fort nourri et cependant alerte et bonhomme.
Espérons qn'un jour il arrivera à l'écrire complè¬
ouvrage
tement.

Armand

T

PRAVIEL.

�lo

2g8

gai

Une Circulaire

saber

Pédagogique

UTILISATION DES DIALECTES OCCITANS
A

L'ÉCOLE PRIMAIRE (0

Monsieur l'Instituteur,
Notre enseignement doit être vivant
méthodes et national dans son objet.
i° Notre enseignement doit être vivant.

dans ses

Il ne peut
traiter le dialecte indigène en ennemi. Ce dia¬
lecte, en effet, est l'expression d'une façon parti¬
culière de comprendre et de sentir et on ne lui
substitue pas des formules à demi étrangères sans
faire le vide dans le cerveau des enfants ou plutôt
sans y remplacer par des assimilations superficielles
les assimilations naturelles et spontanées.
2°.
Notre enseignement doit être national. Il
pas

—

doit maintenir et fortifier la mentalité française. Il
doit apprendre à penser en français. Il nous invite,

semble-t-il, à bannir de bonne heure l'usage du dia¬
lecte local. Ces considérations sommaires soulignent
une
contradiction dont l'École pâtit. Elles nous
engagent à examiner l'attitude que nous devons
observer à l'égard des divers dialectes de la langue
(i) Nous sommes heureux de pouvoir publier, avec l'autori¬
son auteur, la présente circulaire pédagogique qu'un
Inspecteur de l'Enseignement primaire du Midi de la France
vient d'adresser aux Instituteurs de sa circonscription. Nos lec¬
teurs jugeront de l'importance de ce document. Notre Revue est
ouverte à ceux d'entre eux qui jugeront utile de la commenter
sation de

dans

son

ensemble

ou ses

détails.

(N.D.L.D.)

�299

LQ; GAI SA.BER

d'OCi II s'agit ; i°. — ,de déterminer en quelles
circonstances et de quelles manières l'usage de ces
dialectes
contrarie l'apprentissage de la langue
nationale. 2°.
de rechercher si une judicieuse
—

exploitation du dialecte local ne pourrait pas vivifier
l'enseignement et, en particulier, favoriser l'intelli¬
gence et le maniement du Français.
I.
Le dialecte local, obstacle à l'ensei¬
gnement du Français. — La langue du terroir
nuit toujours à la langue nationale. Elle retarde
l'acquisition du vocabulaire; Elle incline à forger des
—

soléeismes.
A.

—

.

Pauvreté du vocabulaire.

laire des enfants

—

Le

vocabu¬

(surtout des petits) est beaucoup

plus riche en mots occitans qu'en mots français.
a) Proposeriez-vous, comme méthode d'acqui¬
sition, l'association directe du nouveau mot français
à la chose qu'il désigne ou bien l'association de ce
mot au terme occitan correspondant ?
b) Ccmvient-ii de procéder à une étude régulière
et progressive du vocabulaire (exercices spéciaux)

bien faut-il l'étudier à l'occasion de la lecture, de
dictée, des diverses leçons ?
c) Pour vérifier si le sens d'un mot français est
bien assimilé, serait-il bon ou mauvais de le faire

ou

la

traduire

en

dialecte?

Vices de construction. — L'occitanisme
résulte d'un thème mental. C'est une pensée occitane
habillée à la française. Quelquefois, la pensée dont
il s'agit est fort mal vêtue et la phrase qui
B.

—

l'exprimé

grammaticalement incorrecte. D'autres fois, l'oc¬
citanisme se présente mieux. Il lui arrive même
de ne trahir son origine que par une certaine gaucherie
de la construction, demeurée artificielle en dépit de
est

la bonne volonté du « traducteur »... Naturalisé ou
non,il est toujours à combattre, puisque nous voulons
que nos élèves arrivent à penser directement en
français. Certes, ce résultat ne peut être obtenu que

�LO

300

GAI

SABER

la pratique combinée des exercices scolaires,
la récitation. Mais ne faut-il
pas songer de bonne heure à prémunir les écoliers
contre ce qu'on peut appeler les occitanismes de syn¬
par

notamment la lecture et

?

taxe

Dans ce but, convient-il d'étudier gramma¬
ticalement la construction vicieuse et de la ramener
ensuite à une structure régulière? Vaut-il mieux lui
substituer purement et simplement la forme correcte ?
a)

Dans

cette

l'occitanisme

dernière hypothèse, faut-il
tournure
et la
vraiment

comparer

française

(«on ne dit pas» ...«on dit») ou bien est-il préfé¬
rable de passer directement de la formule occitane
à une traduction qui n'offense point la grammaire?

b) Quels que soient les exercices correctifs que
préconisiez, doivent-ils être faits régulièrement

vous

occasionnellement ?

ou

c

) Une place doit-elle être réservée à des exer¬

cices de contrôle ? Conviendrait-il, en particulier, de
demander aux enfants, de répondre oralement ou par
écrit
à
des questions
susceptibles «d'appeler»
l'occitanisme?
II.

—

Le

dialecte occitan moyen

de formation

Sans songer à enseigner
le dialecte occitan, quelques maîtres pensent qu'on
devrait l'employer pour accroître la pénétration de
esthétique et morale.

—

quelles circons¬
français, ouvrir
l'intelligence des enfants ou frapper leur imagi¬
nation, ou trouver le chemin de leur âme. Vous
observerez, toutefois, qu'aucune conclusion pratiqué

certaines leçons. Vous étudierez en
tances il pourrait, mieux que le

ne

saurait

résulter

de

cette

seule considération.

Supposons que la langue d'Oc donne parfois à la
parole du maître plus de douceur ou plus de vivacité,
plus de puissance d'évocation ou plus d'émotion
communicative. Il n'en découlerait pas nécessaire¬
ment que cette langue doive être substituée au Fran¬
çais en certains enseignements. Il convient, en effet,
d'apprécier d'une part ce qu'une telle pratiqué ferait

�LO

GAISABER

gagner au point de vue de
d'autre part ce qu'elle ferait

301

l'éducation générale et
perdre

au

point de

.vue

de la formation

française. A vrai dire, l'importancp
primordiale que nous devons attacher à l'apprentis¬
sage

nous oblige presque à
à toute leçon faite en dialecte occitan. Dans

de la langue nationale

renoncer

le

où cette conception ne
diriez : a) si la morale

cas

vous

serait point la vôtre,
gagnerait beaucoup à

enseignée dans le dialecte d'Oc ; b) si une leçon
de morale
d'ailleurs faite en français — pourrait
utilement illustrer et commenter un proverbe occi-

être

—

tant ;

c) s'il

temps

—

y aurait lieu de prévoir de temps en
et à titre récréatif — la lecture d'un texte
(fournir une liste de proverbes et une liste

occitan
de textes

III. Le

).
dialecte occitan

auxiliaire

de rensei¬

gnement du Français:
Exercices analytiques. — Sont groupés
titre tous les exercices qui tendent à isoler
certains éléments du langage pour les étudier à part
A.

sous

—

ce

( étymologie, familles de mots, explication de mots,
analyse, orthographe, grammaire ). Bon nombre de
termes français sont plus éloignés du latin que les
termes occitans équivalents. Il peut y avoir avantage
à les rapprocher de ceux qui leur correspondent
dans le dialecte local.
a) En ce. qui concerne
l'étymologie et les familles de mots, vous fournirez
des exemples aussi nombreux que possible, mais
vous tâcherez de ne proposer que des exemples sûrs.
La consultation d'un dictionnaire étymologique vous
permettrait de découvrir assez facilement les mots
occitans qu'une étroite parenté unit encore aux mots
—

(mots dont elle vous donnerait la descendance
française). — b) En ce qui concerne l'explication de
latins

vous direz si on pourrait se permettre, en
quelques occasions, de substituer à la définition du
dictionnaire la simple énonciation de l'équivalent
occitan.
c ) En ce qui concerne l'orthographe et

termes,

—

�la

GAI

I.O

302

grammaire,

vous

SABER

signalerez les remarques qui

peuvent être induites du rapprochement des formes
française et occitane. Vous rechercherez avec soin
si les règles à dégager de cette comparaison ne

comporteraient
Vous

ne

pas
retiendrez

d'assez nombreuses exceptions.
que celles dont la généralité

paraîtra très grande.

vous

B.

Exercices synthétiques0 — Sont
titre tous les exercices qui ont pour

—

ce

sous

groupés
objet de

comprendre et admirer les textes des grands
ceux qui
préparent à l'imitation plus ou
moins libre de ces modèles. L'efficacité des exercices
sjmthétiques traditionnels n'est contestée par per¬
sonne et il importe de les maintenir. La question est
de savoir s'ils ne pourraient pas être complétés et
soutenus par des exercices d'un autre genre permet¬
faire

auteurs et

d'aller de l'Occitan

tant

au

Français.

a) Avons-nous des
réelle valeur littéraire ?
S'il en existe, citez-les, faites connaître ceux qui
seraient bien appropriés aux divers cours de l'Ecole
primaire. Donnez le nom des auteurs et de leur pays
natal. Mentionnez également les sujets qui ont été
1°

—

textes

Les textes Occitans.
occitans qui aient une

traités

simultanément

en

—

Occitan et

en

Français

(simple coïncidence, adaptation, traduction.) —
b) Il n'y a pas, paraît-il, une langue occitane, il y en
a plusieurs... Pourrait-on facilement transposer dans
le dialecte provençal, par exemple, un morceau écrit
en languedocien,
gascon ou limousin? Ce remanie¬
ment serait-il une défiguration? — c) Enfin, la lec¬
ture
courante d'un texte occitan
exige-t-elle un
entraînement préalable? 20 — L'utilisation des
textes occitans.

—

Lecture et récitation.

—

Même

supérieur, il arrive que les élèves demeurent
inertes quand ils sont mis en présence d'un beau
passage. Pour éveiller leur imagination et leur
sensibilité, ne faudraiLil pas commencer par leur
parler le langage le plus familier, le plus évoeateur^
au cours

�LO

GAI

SABER

303

le

plus capable de les émouvoir? Après cette prépa¬
ration, serait-il possible de ie faire vivre" la phrase
française?
Quel que soit votre avis, vous aurez à apprécier la
valeur pédagogique de la diction d'un morceau en
dialecte occitan, suivie de la lecture d'un texte fran¬
çais d'inspiration analogue et relatif au même sujet.
Vous direz si, par ce moyen, les élèves entreraient
plus avant dans la compréhension d'une belle page.
Vous indiquerez si cette méthode convient également
à la

récitation

et

à

la lecture

ou

si elle

convient

particulièrement à la récitation.
C.

Composition française. — I. Traduction
Bien souvent l'enseignement se borne à
guider les démarches spontanées de l'enfant. Nos
—

littérale.

—

écoliers font

tout

seuls

et

mentalement des thèmes

français. Y a-t-il lieu d'en faire

avec eux, mais en
surveiller ? — a J A supposer
qu'il existe des textes occitans dont la traduction
littérale n'expose pas à de sérieux mécomptes, est-il
souhaitable de proposer à des élèves du cours élé¬
mentaire des traductions graduées susceptibles de
donner des phrases simples ? — V) Que pensez-vous
de la technique suivante: lecture .par le maître ; tra¬
duction par les élèves, sur l'ardoise, phrase par
phrase ; correction en commun après chaque phrase
(propriété des termes, syntaxe) ? — c) La même
technique doit-elle être appliquée à des phrases com¬
plexes? au paragraphe ? Ne convient-il pas de l'aban¬
donner quand l'enfant est devenu capable de s'expri¬

leur apprenant

mer

à

se

correctement en

Français ?

II. Traduction libre. — Un texte occitan vient
d'être lu. Cette lecture a créé une atmosphère spé¬
ciale ; le plaisir ou l'émotion ne sont pas encore
dissipés. On demande aux enfants de rédiger un

compte rendu. Ce compte rendu, ils le font avec les
images ou les idées du texte ; mais, en somme, avec
des matériaux qu'ils ont vraiment assimilés. Un tel

�LO GAISABER

3°4

les élèves savent déjà manier
phrase française. Vous l'apprécierez et vous indi¬
querez s'il peut être placé au cours supérieur où au
exercice suppose que
la

cours

élémentaire.

Vous

êtes

prié de répondre sans détours aux
questions posées. Vos avis seront examinés avec le
même soin, que vous soyez adversaire ou partisan
de l'utilisation de la langue d'Oc. En cette, matière,
l'Administration ne peut se faire une opinion ferme
qu'à la lumière de vos observations. Efforcez-vous
d'être précis. Distinguez dans vos réponses ce qui
convient à tel cours de l'Ecole primaire et ce qui
convient à tel autre. Donnez
de nombreux

vos

raisons et fournissez

exemples.
C.B.

Inspecteur .de l'Enseignement primaire.

I

�lo

gai

saber

305

Pages Choisies
Sur

l'Enseignement de la Langue d'Oc

profiter de ce que la plupart
primaires du Midi connaissent
et parlent encore ce qu'on appelle d'un nom grossier
«le patois»? Ce ne serait pas négliger le français:
ce serait le mieux apprendre, au contraire, que de le
comparer familièrement, dans son vocabulaire, dans
sa sjmtaxe, dans
ces moyens -d'expression, avec le
languedocien et le provençal. Ce serait, pour le peuplt
de la
France du Midi, le sujet de l'étude linguis¬
tique la plus vivante, la plus familière, la plus
féconde pour l'esprit. Par là, serait exercée cette
faculté de comparaison et de discernement, cette
habitude de saisir entre deux objets voisins les
ressemblances et les différences, qui est le fond
même de l'intelligence-. Par là aussi, le peuple de
Pourquoi

ne pas
des enfants des écoles
...

notre

France

méridionale connaîtrait

un

sentiment

plus direct, plus intime, plus profond de nos origines
latines. Sans apprendre le latin, il serait conduit,
par la comparaison systématique du français et du
languedocien ou du provençal, à entrevoir, à recon¬
naître

le fonds

commun

de latinité d'où émanèrent

le dialecte du Nord et le dialécte du

Midi. Des siè¬

lui et, penché sur cet
abîme, il entendrait le murmure lointain des sources
profondes... J'aimerais bien que les instituteurs, dans

cles d'histoire s'éclaireraient

en

congrès, mettent la question à l'étude.
C'est de Lisbonne que j'écris ces lignes, au
moment de partir pour un assez long- voyage, où je
retrouverai d'ailleurs, de l'autre côté de l'Atlantique,
le génie latin en plein épanouissement. C'est de la
pointe de l'Europe latine que j'envoie à notre France
du Midi cette pensée filiale, cet acte, de foi en
l'avenir, ce vœu de l'enrichissement de la France
leurs
...

totale par une
du Midi latin.

meilleure mise

en œuvre

Jean

des richesses

JAURÈS.

�gffl fffì fffl &lt;£f$ V&lt;fì fêffi fffì
L'ORT DELS TROBAIRES

SUL

RIBATGE

OCEANIC

I

Castèlalhon=Plaja

A

Oràci, que Febus salvèt de l'ambition,
segurament aimat com son Tibur
Aquest polit canton de tèrra ont lo bonur,
Tal que se deu comprendre, es pas una illusion.
Aurià

res que pel raibe e la contemplation,
enfin ma barca intrar al pòrt segur.
Aicì, per d'autres, jos cèl clar o cèl escur,
Se descadene V vent de manta òrra pasion!

Nascut
Ai vist

folet serai pas trebolat,
qu'ai barba blanca, e qu'ai lo suc pelât,
l' gauch que se crompa empoi^ona lo còr.

Ieu, per aquel
D'abord
E que

Vòli viure

en

repaus mos

darnièris estius

E, tôt paure que som, pre^ar mai qu'un trésor,
Castèlalhon, ton Océan e tos ombrius !

�LO

GAI

SABER

307

II

CIar=Sejorn
-

.-pi5.*.

ribatge, lènh de mon Castèlnòud^ff
Potona-me, vent larg tant fresc e sanitqs !
Subre l'

Atal aurai tastat mai d'un moment
Abant d'èstre estirat per

sempre

f

pïa^$os^&amp;z

jol^tt^-à^fppy

fum de gens me sentir solitàri,
l'on^ada s'arborant cap al cèl blos,
Aufr la vots de l'Océan espectaclos,
A qui sò qu'ara com lo pan m'es necesàri.
Demest

un

Mirar

Clar-Sejorn, ostal d'estiu per mon vièlhum,
per ieu l'amor dels mius e me fa lum
Com un fanal mostrant lo port al navigaire.

A

Crèma

presfait terrestre es acabat,
la mar, qu'à demorar soscaire
qu'à flahutejar jos mon novèl teulat.

D'abord que mon
N'ai plus, dabant
E

�i.O

GAI

SABER

III

Demest las Flors

A dos cents

pases de la mar descabestrada

Per la

ci\ampa cnfuronida del potient,
un ostalet se vei un òrt placent
Remirat per las gens que fan la pasejada.
Dabant

qui, ròpai, glaujòl&gt; ulhet e giroflada
flaira à la frescor del vent,
Mentre qiCen.-b.ronflnant. Vabelhard ensoient
Al sen de cada flor fa longa potonada.

A

Mèsclan lor bona

Ieu, la sarcleta en man, jol solelh estivenc,
Per .me pau^ar un pauc de mon sosc felibrenc,
Alàsi

Com

mon

vièlh còs dusC'à

faire su\ada.

aquel claus tant agradiu

Mas montaran nibols al cèl de
Se

me regau dis !

pensada,
m'entrepren la languigon de mon.païs...
ma

�1,0

S-ABER

G A 1

■309

IV

Subre la Mòrt d'un Grilh

L'dbiai destutat al
Ont

am

son

prat de la Le\a,

cri-cri s'ëra decelat.

Tamben, s'i vejèt lèu-lèu engabiat,
plus au\it, terra Laurague^a !

E l'as

Tant que po^èt vam
De Castèlalhoii ont

dins l'aura tebe^a
foguèt portât,
Faguèt resontir son cant alertât
Sens mostrar jamai la mendra pigre^a.

Mas, prèp l'Océan, i'a l'embrum maldit.
Un jorn, sanglasat, còpsec amudit,
Tr.eSpasèt, pietat ! lènh de son ternaire ...

Adiu, brave grilh, hegre com jaiet,
Qu'as tant regaudit mon cor de trobaire
E que

m'as quitat lo XX de Julhet !

�LO

GAI

SABER

V

Dabant l'Océan

En

agaitant lo va-e-ven de las ont; ad as
Que subre 's ròcs à tôt moment van s'estrisar,
Pel vent cargat de sal me laisi caresar,
Mentre qu'à tôt aqard landrejan mas pensadas.

S'arrancant de la

jamai alasadas,
d'espavent me venon sanglasar.
Om dirià de Titans sul punt de trespasar,
De renées de damnats, de gemècs d'aveuqadas.
mar e

De votses

Perdut demest

aquel trônant bolegadis,
nèit ai tant treboladis
Que tròbi pas lo' mendre mòt de sò que pensi.

Duscas à negra

Dins

untalbruch, quevendrià far lo Verbe umani
silenci,
E, mut, escoti las clamors de l'Océan.
Totas las rimas d'Oc valdrian pas mon

�lo

gai

saber

VI

La Mar

parla

La Mar

parla. Sa vots, tant cara al vièlh Omèra,
s'alasar pr'asabentar los vins.
Lo grand gorg en rumor es la boca de Dius,
JE sò que dis atal resontis sus la Terra:
Clama

sens

comprendras, Umanitat leugèra,
foguèri lo brès, als sècles primitius ?
S'envòlan los ibèrns, las primas, los estius,
Rabents com los gabians subre l'on^ada fera.
—

Quora

me

Dont

Tôt pasa e

s'amudis. Mon plus e mon refus
Jol Solelh atudat plus tard s'aufran plus,
L'arena en van esperarà l'onda salada ...
Pèi vendrà 'n tems ont aquest monde serà rot ;
Sos tròses trevaran dins la vota estelada,
E

res nés res

! La

Cau^a etèrna, sola, es tôt!
Prosper ESTIEU.

Las Oras

Cantairas, (Libre IV).

—

�saber

gai

lo

3i?

Renovèl

Tôt lo cèl, lo
es

bel cèl de prima,

comol d'un cant

au^elenc
gauchos, qu'ai còr apa^ima

tant

tôt lo dòl ibernenc.

Lau^etas escarrabilhadas,
adorairas del diu^enc lum,
à vòstras claras viroladas
ris tôt sò

Vòstra

qu'èra trum.

canson

anonsaira dels
me

dis que van
camtòrtas

Me dis

:

—

d'alertadura,
reviscols,

par floridura
e serpols.

Aqui la respelida.

Dins ton còr

coma

dins ton òrt,

agacha: tôt regrelha; oblida
lo mal

sosc

de la mòrt.

Escoti la canta abrondada ;

m'embrïaigui de
mon

còr,

sa

coma una

baudor ;
ala alandada,

vòla dins la claror.
Antonin PERBOSC.

(Lo Segond Libre dels Au\èls).

�grai

lo

Ma

saber

Bordeta

Qu'es placenta ma Leza am son roje teulat
E l' caminòl menant à la via ferrada
A travès

Dempèi

un

bosquet, dont Vespesa ramada
nascut m'a sobent a^ombrat !

que som

m'agrada autant que mon òrt embaumat
e per la rò^a tant pre^ada.
Que mos fruchers son bèls quand, la Prima tornada7
Son blancs de flors com se subre els abià nevat!
Res

non

Pel viulher d'aur

Alavets, remirant los borrons de mas trelhas,
Aufisi fòra V bue %on\onàr las abelhas,
Dont n ai res debrembat de tôt sò que m'an dit...
îèqtr

Aqui per que, lo front potanat per las imas,
Tôt prèp de ma bordeta ai lo cor regauditE tròbi lo secret d'ambrïaigantas rimas.
Guilhèm
( Cants d'un Grilh).

de

NAUROZA.

^

v

�LO

3*4

GAI

SABER

Lo Sauze

Jol cèl d'Occitania,
l'a '.n sau^e prèp un riu.
Al sauze d'Ofelïa
Es quasiment pariu.
Raibem à son ombriu,
A

ombriu!

son

Autels d'encantadura
Sul siu cap van cantar ;
Mas sa cabeladura
Los

pòd gaire portar
s'acatar,
Que s'acatar.

E sab que

Mentre que V riu cascalha
Subre 's calhaus lu^ents
E que lo peis baralha
Dins los gorgs bron^isents,.
L'arbre a plors esco\ents,
Plors

esco^ents.

�LO

Dins
Se

GAI

sa

SABER

315

camba curada

planh

e se rescond
Una occitana Fada

Qu'a de^esper prigond,
soi, li respond,
Sol, li respond...

E V riu,

lagremaire
Qu'as sécréta tristor,

Arbre tant
Te caris

corn

un

fraire

Un novèl Trobador
Dolent de ta dolor,
De ta dolor !

Jol cèl d'Occitania,
l'a 'n sau^e prèp un
Al sau^e d'Ofelia
Es

riu.

quasiment pariu.

Raibem à
A

son

son

ombriu,

ombriu!

Jan DE LA ROCA.
.(La Flahut Occitan).

�BOLEGADISA

OCCiTANA

La Poezìa occitana es en dòl : nòstre amie e collaborador Loïs Goier es mòrt bS'es atudat, à la flor de

l'atge, lo 22 d'Agost, à Pont-Sant-Esprit (Gard),
aprèp mai de cinq ans d'una òrra sofrensa entrecopada de qualquas oras siaudas que debià als calorents potons de la Muza.
Loïs Goier èra segurament un dels melhors poètas
de la novèla generacion felibrenca, e son nom, encara trop pauc conegut,
es d'aquels que sempre treluzison de mai en mai, pramor qu'es per els que se
lèva tard

o

d'ora lo solelh dels Morts...

Dempèi Lo Brande de las Oras (1913), libre
d'un lirisme tal que mai d'un còp fa soscar als diusencs cantaires de l'Antologia grèca e que serià subrebastant per salvar sa memòria del debrembier,
Loïs Goier s'èra contentât, dins sa modestia, de publicar sos vèrses, de tems en tems, dins qualquas
revistas lengadocianas, — e acò 's atal que sa collaboracion al Gai Saber foguèt bèlament remercada ;
mas

sabèm

subrebèlas

que sas òbras ineditas son nombrozas e
meritan que lo Felibrige las fague co-

e

nestre.

Ajustem que, dempèi una quinzena d'ans, l'AcadeJòcs Florals lo guerdonaba de sas /lors
majoras e qu'ongan encara li donèt ambe gauch un
prêts de 500 francs per son òda Los VIL Trobadors.
Brave amie Goier, trobaire d'elei, còr leial e amistados, qu'ès partit trop lèu pels Aliscamps sant-estelencs, te pòs fizar als que t'aimaban e te remiraban
e que ta disparicion laisa dins lo tristum prigond L
Ton Ombra los veirà lèu plantar subre ton cròs un
bèl ram del Laurier qu'esperàbas gaire e que, mentrestant, as conquistat !
mia dels

ti

�LO

GAI

SABER

317

Libres recebuts : La Debanadora, per Antonin
Perbosc, contes e burlas del carapèstre am un Elucidàri del Debanaire e un Estampèl de Paul Rolland
(in-12, 86 p., Toloza, Edicions del Travail, 51, car-

Cauza curioza, los libres de Per¬
se fan esperar e...
ariban sens que los esperem ! Es lo
cas de La
Debanadora, com foguèt aquel de La
Pastoreleta, dos ans i'a. Acò vòl dire que lo grand
Trobador occitan es subre-aprovezit d'òbras ineditas
e qu'a mai d'una còrda à son arquet.
Dins La Deba¬
nadora, se mòstra tôt al còp contaire populàri e literàri, sò que se vei pas sobent. Pariu à La Fontaine
pel natural e la justesa de l'espresion, li es superior
per la documentacion tradicionista e l'observacion
dirècta. Se sab que l'immortal fabulist e contaire
anaba pozar mai-que-mai son inspiracion dins las
rièra

Bayard)

bosc anonciatz
los autres nos

—

dempèi long tems

àbras literàrias dels

Ancians, Perbosc, el, poza sem-

populària,

e
pre la siuna à la sorga de la tradicion
acò's lo sol biais de faire reviure l'ama dels Aujòls.
Plus tard, de sabents vendran qu'esplicaran tôt
de fiel en cordura. Per ara', nos debem contentar de

acò

sens crenhe la contradiccion, que, quand una
lenga, ièr descazuda, es còpsec illustrada per d'òbras
com aquelas de Perbosc, son avenidor e son triomfe
son asegurats. E, per òc mostrar tornamai, nos arribe

dire,

lèu Lo Libre
—

Contes

dels

Autels !

populaires de la Vallée de la

Bon¬

recueillis en langue d'Oc par Jean Hinard
traduits en français par Antonin Perbosc (in-12,

nette
et

Paris, E. Champion, et Montauban, P. MasPer uèi, serà bastant de mencionar simplament aquel libre, qu'es d'una granda portada pel rezurgiment de nòstra lenga e la mantenensa de nòstras tradicions reiralas.
Dins nòstre n° venent, ne
donarem la prefàcia en fransés per J. Mommeja.
Nòstres legeires perdran pas res per atendre.
La C ansou de la Lau^eto, per Achille Mir
80 p.,

son).

—

—

�la

gaisaber

(edicion

del centenàri), am prefàcia de Frédéric Mis¬
tral, estùdi literàri per M. Patin, biografia de l'Autor e notas bibliograficas per l'abat Jozèp Salvat (in8 raisin, 297 p., Carcasona, L. Bonnafous). — Com
lo

nom

del bèl cantaire de VAmouriè d'Escalos

conegut dins tota

es

l'Occitania, mencionam simplament

la novèla edicion de sas òbras per qu'acò servigue
d'entresinhe à la novèla generacion felibrenca. La
mencionam tamben à cauza de la sabenta contribucion critica e bibliografica dont l'abat Jozèp Salvat
l'a enriquida.
Memento : Montségur, roman, pel duc de Levis-

Mirepoix (in-12, 316

p.,

Paris, Albin Michel).

La F.R.F. (Federacion regionalista
lo sièti es à Paris (VIe), 54, carrièra

franseza), dont
de Seine, pré¬
para un grand Congrès nacional que se tendrà à Paris,
al mes de décembre que ven, e qu'aurà à son ordre
del jorn: Lo Régionalisme e l'Erisenhament, autrament dit, l'utilizacion dels dialèctes regionals dins
l'ensenhament public. Pregam tots nòstres amies de
adezion e lor demanda d'entresinhes à
F. Rochez, secretàri-general adjunt, profesor à l'Escòla J.-B. Sajq 21, carrièra Dupleix. Paris.
mandar lor

Lo 7 de setembre,

al teatre de la Nature de Cauterets, reprezentacion de Lola, poème dramatic en 3
actes de

méritât

Miquèl Camelat. Acò foguèt
pel bèl majorai d'Arrens.

un

triomfe plan

Lo 14 de setembre, à Sant-Felix-de-Caraman, inauguraeion del buste de Deodat de Severac escalpra't
per J. Lamasson
Bêla manifèstacion regionalista.
.

J. D.
Le Gérant

:

E. LEVRAT.

Impr. de la "Societat d'Edicion Occitana"

—

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

accentué

—

a,

seul

ou

dans le corps d'un mot,

français ; mais s'il
féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français ;
— y n'existe pas en oc¬
constitue

ou

non, sonne comme a

une

terminaison

—

citan.
2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q,
(toujours
suivi de u ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant i est sifflant comme s français ;
— j sonne
comme

tz, dans certaines régions; — m se prononce
à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;

comme n

est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
substantifs; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
qu'au présent de l'infinitif; — s est toujours dur et sif¬
flant ; — t est muet à la fin des participes présents et
des mots en ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬
vence; — ç, k, x, w n'existent pas en occitan.
3° GROUPES. — ch, lh, nh se prononcent : tch, ill, gn ;
ph n'existe pas en occitan.
—

n

des

—

PA RAITRA

PR O CHAINEMENT

:

CANTS D'UN GRILH
per

Guilhèm
Sonets Occitans

de
am

NAUROZA
Traduccion franseza

En

souscription jusqu'au pi décembre
décembre ,
Après le

.

.

4 fr.
6 fr.

SOCIETAT D'EDITION OCCITANA, 37, Rue de la Baffe
CASTBLNAUDARY

�EXTRAIT

CATALOGUE

DU

de la

Societat d'Edicion Occitana
37. Rue de la Baffe

-

CASTEL.NAUDARY

Cou Terradou, sonnets en langue d'Oc, avec traduc¬
tion française, par Prosper Estieu ( i vol. in-8°,
— rare
fr.
20. »
Pagans, sonnets en langue d'Oc, avec tra¬
duction française, par Prosper Estieu (1 vol. in-8°

p.)

300

Bordons

3. »
fr.
langue d'Oc, avec tra¬
duction française, par Prosper Estieu (1 vol. in-8°,
280 p.)
'. . fr.
12. »
La Canson Occitana, poèmes en langue d'Oc, avec tra¬
duction française, par Prosper Estieu (1 vol. in-8°,
.32 p-

)

Plors d'Occitania, sonnets en

264

fr.

p.)

Lo Romancero

traduction française, par

8%

344

12.

»

d'Oc, avec
Prosper Estieu (1 vol. in-

Occitan, poèmes en langue

fr-

P-)

14.

»

Françai¬
ses
de Prosper Estieu, mélodie pour voix avec
accompagnement de piano de Déodat de Séverac
(8 p. gr. in-40)
fr.
10. »
Contes Populaires (ire série). Contes de la Vallée du
Lambon, (texte occitan et traduction française)^
recueillis par Antonin Perbosc. 1 vol. in-16, XVI96 p.)
3.50
fr.
Lo Brande de las Oras, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, par Louis Gouyer (1 vol. in8° raisin, 160 p.)
fr.
7.50
Canti Corsi ( Chants Corses), avec traduction fran¬
çaise en regard et portrait de l'Auteur, par J.-P.
L'ucciardi (1 vol. in-8, 250 p.) . . . . fr.
11.50

Canson

pel Cabalet, paroles Occitanes et

La SOCIETAT D'EDICION OCCITANA se charge
mettre en vente tous les ouvrages que MM. les
dront bien lui confier.
IMPR.

DE

LA

80CIETAT

D'EDICIOH

OCCITANA

-

CASTELNAUDARY.

**V.

d'éditer et de
Auteurs vou¬

�</text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/43a9d2d46c5bd99a5494b341becb5cf5.jpg</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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