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                  <text>9l Annada

N° 50

Novembre=Decembre 1927.

Lo Gai Saher
Revista de l'ESCOLA OCCITANA

—m—

Dis Aup i Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14.

Oarrièra

ciels

Arts, 14

Lo Numéro

:

I fr. 50

�LO GAI

SABER

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
BUREUS

14, Cari-ièra ciels Arts «

:

Abonaments

:

( Fransa

j

: un an

.

Bstrange. un an

TOLiOZA

.

.10 fr.

.

.

ls fr.

ENSENHADOR

(Novembre-Decembre 1927)

del N° 50

Abbé Joseph

SALVAT

Fondation du

:

Colètge d'Occitania.

Armand PRAVIEL :

Albert Arnavielle.

Prosper ESTIEU :

Las Bucôlicas de
Lo

La Gabieta.

Antonin PERBOSC :
Guilhèm de NAUROZA

Vergili (Eglòga IX).
Pórta-pluma d'Auguste Forés.

:

A-n-Albert Pestor.
Libres Novèls.

J. S. :

Cri-Cri.

Bolegadisa Occitana.

:

Burèu de l'Escòla Occitana
Jozèp Anglade, Capiscòl ; Prosper Estieu,
Perbosc, J. Rozès de Brousse, Jos-Ca-

Antonin

piscòls

;

Armand

Praviel,

Clavaire

;

Jozèp

Salvat, Secretari.
ASABER. - Per tôt sò que pertòca l'Administracion del Gai Saber, escriure à la Libraria Edouard
Privât, 14, Carrièra dels Arts, TOLOZA.
Compte postal : Toloza N■ 1673

Per la

Redaccion, escriure al Majorai

Prosper

Estieu, 45, carrièra Contresti, CASTELNOUDARI.
Mandar los libres

en

dople etsemplari.

�M

*

Jt

FONDATION
DU

CoSètge d'Occitania
Occitana, qui ne se contente pas de
les félibres d'une région restreinte et déli¬
mitée, mais qui rayonne sur tous les pays d'Oc, a
se fonder à
"vu
Castelnaudarjq capitale du Lauraguais, près du seuil de Naurouze, une nouvelle école
qui est en quelque sorte sa succursale et qui réalise
dans la pratique les doctrines de rénovation litté¬
raire publiées et répandues par son organe, Lo
L'Escòla

grouper

Gai Saber.
ce dernier ont pu suivre les efforts
Lauragués, qui ont, dès leur fonda¬
tion, donné les preuves d'une puissante vitalité.
C'est ainsi qu'en mai 1925 ils commémoraient
triomphalement le souvenir du troubadour Arnaut
Vidal, le premier lauréat du Consistoire Toulousain
en
1324 ; en mai 1926, ils se donnaient une Reine
dans la personne de M11" Magali de Sévérac, l'orphe¬
line du grand compositeur occitan ; ce même jour,
M. François Tresserre, en un beau discours, avait
lancé l'idée d'un monument à Auguste Fourès. Ce
monument, Los Grilhs del Lauragués l'ont érigé,
et le dernier numéro du
Gai Saber a porté le
compte rendu détaillé des fêtes inoubliables orga¬

Les lecteurs de

des Grilhs del

,

nisées à

cette

occasion.

Et je ne parle pas de multiples manifestations se¬
condaires : soirées théâtrales, conférences, etc., par

lesquelles Los Grilhs ont su réveiller l'âme oc¬
citane dans le pays lauraguais.

�gai

lo

saber

la foule avait applaudie
d'orateurs venus de tout
le Midi, de la Provence, de la Catalogne, de la Bigorre, du Limousin, ils ont voulu l'apprendre. Ils
ont rêvé d'une Ecole pratique où ils viendraient étu¬
dier la grammaire, le vocabulaire, l'orthographe, la
littérature. Et c'est ainsi que peu à peu s'est ébau¬
ché le projet d'un Colètge d'Occitania.
Cette langue occitane que
les lèvres de poètes et

sur

Leurs chefs

se

programme et,
vert l'Ecole.
Le

sont

mis à l'œuvre, ont élaboré un

confiants dans l'Etoile, ils ont ou¬

premier cours a eu lieu
salle de l'Hôtel de Ville,

le 19 novembre, dans

obligeamment prêtée
par la Municipalité qui a déjà donné tant de preuves
de sa sympathie pour la doctrine félibréenne.
Quinze Escolanas et Escolans avaient répondu
à l'appel. A cet auditoire attentif, le Majorai Prosper Estieu, capiscòl des Grilhs del Lauragités, lut la
une

déclaration suivante

:

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie bien sincèrement d'avoir
pondu à l'appel que le Bureau des Grilhs
Lauragués vous a adressé au sujet de
du Colètge d'Occitania.
Certainement,

vous ave%

pensé

ré¬
del

l'ouverture

avec nous que

manifestations félibréennes, si remarquables
soient-elles, ne sont pas suffisantes pour rendre
à l'Ame de notre Race occitane la pleine cons¬
cience de ses droits et de ses devoirs. En un mot,
après avoir travaillé avec nous en surface, vous
voulez^ sous notre direction travailler en profon¬
deur. Vous qui, pour la plupart, ave% reçu l'en¬
seignement secondaire de nos collèges et lycées,
des

ave% dû être bien étonnés de constater l'in¬
suffisance de vos connaissances historiques, linvous

�LO

GAI

SABER

251

guistiques et littéraires, en écoutant, le .25 sep¬
tembre dernier, les divers orateurs venus dans
notre ville pour y glorifier notre grand Fourès.
A votre profonde surprise, vous vous êtes aperçus
ce jour-là que la plupart des questions traitées
dans les discours que vous entendiez vous étaient
souvent étrangères et que vous-mêmes, vous fai¬
siez presque figure d'étrangers dans votre pro¬
pre pays. Etait-ce donc pour en arriver à cette

pitoyable constatation que, huit ou dix années
durant, vous aviez suivi avec fele les cours de vos
professeurs et que vous aviez compulsé fiévreu¬
sement tant de manuels ? Hélas ! ni

ceux-ci ni

rien dit de la
langue d'Oc moderne et ilsvous avaient même lais¬
sé ignorer le nom si glorieux de Mistral... Et
l'histoire de votre région, que vous en avait-on
enseigné ? Systématiquement, on vous en avait
caché tout ce qui était susceptible de faire de vous
de bons Occitans. Cependant, je me hâte de di¬
re que
votre présence ici prouvé que, quand mê¬
me, vous êtes dignes de vos vaillants aïeux et
que vous voulez combler les graves lacunes de
l'enseignement officiel que vous avez reçu. So¬
yez-en vivement félicités !
ceux-là

Vous
sauver

ne

vous

avaient jamais

savez que le Félibrige a été fondé pour
la langue d'Oc ; mais peut-être ignorez-

que les divers gouvernements qui se sont
succédé depuis sa fondation ne lui ont jamais
été favorables. Ainsi, jusque dans ces derniers
vous

temps, le Félibrige demandait à l'Etat que la lan¬
d'Oc fût, sinon enseignée pour elle-même
dans les écoles primaires et secondaires, du moins
simplemeni utilisée pour un meilleur et plus ra¬
tionnel enseignement du français. De nombreu¬
ses pétitions
furent signées, des ligues furent
créées dans ce but, mais tous ces efforts abouti¬

gue

rent

lamentablement

à

la

fameuse circulaire

�LO

252

GAI

SAEER

Mon\ie (1925): le ministre refusait ca¬
tégoriquement de prendre en considération la
demande qui lui était soumise. Il est donc bien
établi que, tel qu'il est actuellement organisé,
VEtat français ne peut faire droit aux légitimes
revendications des provinces en tutelle, et ce se¬
rait vouloir être dupes que de compter plus
longtemps sur lui pour nous aider à défendre
nos intérêts raciques et intellectuels.
Pourtant, rien n'est perdu, et tous les espoirs
sont encore permis, si nous sommes bien résolus
à chercher seulement en nous-mêmes notre pro¬
pre salut. C'est ainsi qu'ont fait tous les peuples
de M. de

vaincus

reconquérir leur indépendance.
pourquoi, en cette 77e année du Féli-

pour

Et voilà

brige, nous nous sommes décidés à fonder à Castelnaudary le Colètge d'Occitania. Nous appelons
à nous tous ceux qui aiment réellement leur pays
natal et nous avons la ferme conviction que no¬
tre exemple sera bientôt suivi, des Alpes aux

Pyrénées.
Ceci dit,

Mesdames et Messieurs, travaillons

!

Prosper ESTIEU,
Doyen du Colètge d'Occitania.

Je me garderai de commenter ces paroles si éner¬
giques, si pleines de sens, qui allèrent jusqu'au fond
des

cœurs.

Je parlai ensuite moi-même pour donner quelques
pratiques sur le programme du Colètge.
Les cours auront lieu tous les samedis soirs. Ils
comprendront :
1. Une leçon de grammaire occitane.
2. La correction d'un devoir et un exercice de lec¬
ture, de débit ou de dictée occitane.
indications

�lo

gai

saber

253

3. Alternativement, une leçon de littérature oc¬
citane ancienne et
contemporaine, ou une leçon
d'histoire méridionale, plus proprement lauraguaise
et locale.

Une lecture occitane commentée

maître.
personne âgée de
plus de quinze àns, moyennant un droit d'inscription
annuel de 5 fr. Les mêmes conditions sont requises
pour les personnes de l'extérieur désirant suivre les
4.

Les

cours

cours

—•

sont ouverts

du moins la

à

par un

toute

correction des devoirs

•—

par

correspondance.
Après ces avis, je commençai aussitôt ma première
leçon de grammaire occitane, qui fut une histoire
sommaire de la langue depuis les origines jusqu'à
nos jours.
Et le cours se termina par la lecture du poème de
La Coumtesso. Représentez-vous, amis lecteurs, le
grand poète occitan Prosper Estieu, au front depuis
longtemps nimbé de gloire et blanchi par les ans,
bravant la rigueur du froid pour venir lire à son
auditoire de jeunes félibres le poème du Maître de
Maillane. Tandis que les strophes immortelles tom¬
baient de ses lèvres ardentes, je songeais à l'avenir
glorieux d'une Cause capable d'inspirer de pareils en¬
thousiasmes. De douces larmes mouillaient

mes

pau¬

pières. Et je répétais, après Mistral, après Estieu :
Ah !
Ah !

se me
se me

sabien entendre !
voulien segui !
Abbé

Joseph SALYAT.

�LO

GAI

SABER

ALBERT ARNAVIELLE
En

perdant Albert Arnavielle, le Félibrige a subi
le plus sensible qui l'ait frappé depuis la

le coup

mort de

Mistral.

le grand Aràbi avait été essentiellement
Maillane, qu'il avait recueilli
doctrine, qu'il prolongeait parmi nous son ensei¬

C'est que

le fidèle du maître de
sa

gnement et sa pensée.

Depuis plus d'un demi-siècle,

partie du Consistoire. Il avait connu et
fréquenté tous les Primadié. Il était comme une
histoire vivante du Félibrige. Nous ne manquions
jamais d'aller le feuilleter. La dernière fois que je
l'ai vu, en mai, au cours du dernier long entretien
que j'ai eu avec lui, je lui reprochai affectueusement
de n'avoir pas écrit ou tout au moins dicté ses Mé¬
moires. Il aurait eu à y consigner tant de choses qui,
après lui, seront irrémédiablement oubliées et per¬
il

faisait

dues !

Jacques Arnavielle,
Comme Vermenouze
et tant d'autres grands félibres, il fut élevé par les
Frères des Ecoles Chrétiennes. Mais, bientôt, il lui
fallut travailler pour gagner sa vie. Il fut mineur
et ensuite employé des chemins de fer. Plus tard, il
trouva une retraite des plus honorables à L'Eclair
de Montpellier, où sa vieillesse était entourée de
Fils d'un simple marbrier,
l'Aràbi était né à Alès en 1844.

vénération.

il fut un homme d'action. Basané,
broussaille, les yeux étincelants, la voix
sonore, ce petit homme maigre et nerveux était un
grand orateur. Il a combattu toute sa vie ; quand
Avant

la barbe

tout,

en

Bonaparte-Wyse fonda la Société des Arquins, composée de sept membres dont chacun avait

William

�LO

GAI SA.BER

255

de

guerre, il en fit partie en y arborant le
Mistral lui avait donné : VAràbi.
Lorsque ses premières œuvres, et notamment Lous
Cants de l'Aùbo (publiés par Roumieux à Nîmes
en 186g), lui eurent mérité la Cigale d'Or, il lui don¬
na le nom de
Cigalo de la Tabò, ainsi nommée du
cri des écoliers du pays d'Alès : on prétend même
qu'il faut voir là un souvenir des guerres des Camiun

nom

surnom

que

sards.

Après avoir publié avec Louis Roumieux et Alciun
journal de combat, et tout seul YAr¬

de Blavet

mand Cevenòu et l'Armand de Lengadò, Arnavielle fit de grands efforts pour orienter le Félibrige
vers une action sociale et
politique, vers un fédéra»

lisme ayant pour condition
de la Monarchie. D'accord

essentielle la restauration

avec Charles Maurras et
Frédéric Amouretti, il but fièrement, en 1894, à la
Sainte Estelle d'Avignon, en l'honneur du Félibri¬

et il répéta les mêmes énergiques dé¬
Font-Ségugne, lors du cinquantenaire
du Félibrige (1904). Durant sa longue carrière, il a
été heureux de voir les idées de sa jeunesse, auxquel¬
les il était irréductiblement demeuré fidèle, prendre

ge intégral,
clarations à

un

nouvel
Pauvre

essor.

cher

grand Aràbi ! Quels beaux voya¬
faits ensemble jadis, à Lyon, en Ar¬
les, en Avignon, à Font-Ségugne, à Saint-Gilles,
où sa vigoureuse intervention décida du Félibrige en
une heure
critique, et aussi à Narbonne, à Paris
même, où j'eus l'honneur de présider le banquet que
lui offrirent en 1914 les félibres et les régionalistes
de Paris : banquet inoubliable, où se trouvaient réu¬
nis Charles Maurras, Pierre Lasserre, Louis Dimier,
Edouard Dulac, et ces morts toujours regrettés, Hen¬
ry Cellerier, Flenri Rouzaud !
Toulouse, qui passe son temps à manquer les plus
belles occasions, n'a jamais entendu Albert Arnavielle, sauf dans le salut qu'il apporta en 1901 au
et

ges nous avons

�256

LO

monument de notre
tre

GAI

SABER

Fourès. Et pourtant comme no¬
à cette éloquence prenante,

ville aurait vibré

lyrique et familière, toute faite de saillies et d'en¬
volées !

L'Aràbi était une foi vivante, une âme toute pro¬
che de la grande Philadelphie. Je me le rappelle, à

Lyon, évoquant les Saintes Maries de la Mer, chan¬
tant des cantiques d'une voix infatigable, décrivant
le site, les personnages, les processions. René Ben¬
jamin me disait, l'an dernier, que le public lyon¬
nais était froid... A la fin de cette réunion, on porta
Arnavielle en triomphe !
Partout la parole inspirée du Saint du Félibrige
soulevait les masses, les conquérait tour à tour par
les rires et les larmes. On le persécuta, on le traîna
devant les tribunaux, il affronta maintes et maintes

bagarres... Mais tout le monde l'aimait, parce que,
avant tout, c'était un poète et une grande âme, sans
haine et.

sans

calculs.

Combien de ministres de la

République ont tenu à honneur de le saluer ! Il se
tirait toujours à sa gloire de ces confrontations dé¬
licates, comme Mistral son maître. Lui aussi, le fils
du marbrier, il se sentait « gallo-romain et gentil¬
homme

».

D'ailleurs, nulle âme plus tolérante, plus ouverte,
plus amicale : faut-il rappeler son affection enthou¬
siaste pour Auguste Fourès, son amitié confiante
pour Prosper Estieu ? Sur le terrain du Félibrige, il
ne se connaissait pas d'adversaires.
La dernière fois que

je le vis, avant la Sainte Es¬
dit tout de suite en m'embrassant : « Nos
cal Salvat. A tant fait per Forés !» Ainsi se tenaitil attentif à ce qui pouvait servir le Félibrige, au
dessus de toutes les questions personnelles, de toutes
telle, il

me

les querelles de clocher. N'oublions pas que, des
premiers, il avait donné son adhésion à notre Escòla,
dont il avait tout de suite vu la portée.

�lo

gai

saber

257

J'ai bien mal réussi à faire comprendre quelle va¬
leur, quelle autorité, quel cœur, quel maître vien¬
nent brusquement de nous être enlevés ! En ce siècle
de petits hommes, d'esprits mesquins, de chicanes
et de combinaisons sournoises, l'Aràbi était un homme
de foi, d'enthousiasme, d'idéal, de loyauté, le der¬
nier reflet vivant de Mistral. Et, comme il le fit un
jour, baisant pieusement le seuil de la maison de
Montpellier où s'était arrêtée en 1832 la mère d'Hen¬
ry V, nous nous inclinons devant cette vaste mai¬
son de la rue de l'Aiguillerie, d'où vient de s'envoler
sa belle âme et où nous ne pourrons plus aller cher¬
cher ses leçons, ses encouragements, sa lumière.
Armand PRAVIEL.

H?

�lo

258

gai

saber

Las Bucolicas de

Vergili

EN RITMES OCCITANS

Bglòga IX
Licidas.
Ont

corrises, Meris ? Es que vas à la vila
Ont conduzis aquest

camin ?

Meris.

Licidas, sèm devenguts pron vièlhs per veze
( Sò que jamai n'abiam crengut ) un estrangèr
Raubar los nòstres camps e nos dire : « Acò's miu !
Anatz-vos-en, ancians colons ! »
Ara, vincuts, dezesperats,
D'abòrd que lo sort cambia tôt,
O

A-n-un mèstre novèl mandam

Acò per

el

se

nòstres cabrits.

vire mal !

Licidas.

Pracò, abiai auzit qu'ai endret ont las còlas
S'abaisan un pauquet e pr'una dosa penta
Desendon lor cimèl duscas à la ribièra
E duscas al vièlh fau qu'à lo cap desbrancat,
Lo tiu Menalc abià servat

Tôt

son

de-qué, gracia à sos vèrses.

�lo

gai

saber

259

meris.
Oc

auziguères,

e lo bruch ne correguèt ;
Mas nòstres vèrses, Licidas,
Demèst las armas del dius Mars,

Valon autant que

las colombas Caonencas,
Quand cap à-n-elas l'acla vòla.
S'à mon esquèrra, dins una auzina curada,
Una agralha am sos croàcs m'abià pas conseillât
D' arrestar d'un còp sec de contèstas novèlas,
Ton

car

Meris

A-n-aquesta

e

ora

Menalc mêmes

viurian plus.

Licidas.
Es que qualcun podrià cometre un tant grand crime?
Es que, Menalc, èrem sul punt de pèrdre am tu
Los tiunis vèrses que tant fan nòstre solàs ?

Quai

dezenant aurià cantat las Nimfas ?
Quai nos aurià mostrat la tèrra

es que

Ondrada d'èrbas

e

de flors ?

E

quai es qu'aurià fait de vèrses com aquels
Qu'à l'esconduda legiguèri l'autre jorn,
Quand partiguères pr'anar veze
Amarillis, nòstras amors ?
Titire, abant que siai tornat,
( Vau pas lènh ) fai paise mas cabras
E fai-las beure ! Mentrestant, acò fazent,
Crenh de pasar dabant lo boc, qu'a mala còrna !
«

Meris.
Pulèu
E que

aquestis que son pas finits encara
cantaba per Varus : « Varus, ton nom,
Se Mantoa à nos aus demòra,

»

�2ÔO

lo

gai

saber

( Ailas ! Mantoa
De la

es trop

vezina

malastruga Cremona ! )

Los cinhes tant melodiozes

L'enlairaran duscas al cèl !

»

Licidas.

Fugiguen tos isams los tuèis de Cirnòs,
E l'aubor cofle lo braguièr
De tas vaquetas, dins las pradas !
Comensa, se sabes quicòm ! E ieu tamben,
Las Pièridas me faguèron cantador !
E ieu tamben, ai fait de vèrses ! Los pastors
Dizon que som poèta ! Ailas ! los crezi gaire,
Pr'amor que los mius cants, duscas ara, non valon
Ni los de Varius, nimai los de Cinnà.
Som res qu'un auc que fa de bruch
Demèst los cinhes tant cantaires.
Meris.

Fau sò que

Ensaji de

cal per tu, Licidas, e tôt bas
remembrar aquestis vèrses
Que crezi pas trop mal fargats :
« Arriba aicì, ò Galatèa !
Quai plazer tròbas dins las ondas ?

me

Aici la Prima
Aici la tèrra

es

am

subrebèla ;
flors nombrozas

Ondra los bords de nòstres riuzes ;
Aici lo blanc pibol s'arbora
Subre

una

cauna

ont,

plegadises,

Los pampres meton lors ombrinas.
Arriba aici, e las onzadas

Tusten, ferojas, lo ribatge ! »

�2ÓI

lo gai saber

Licidas.
E sò que

t'ai auzit cantar,
Quand èras sol dins la nèit bêla ?
Me n' brembi l'aire. A !
Ne retrobar

se
podiai
qualquas paraulas !

Meris.
•«

Perqué miras l'antic levar de las estèlas,
Dafnis ? Aie! 'n

Es

astre

novèl !

aquel de Cezar lo Dionenc que monta.
faran meisons granadas,
E, suis costals plan abrigats,
Nòstres razims prendran color.
Dafnis, empeuta tos perièrs :

•Gracias à-n-el, los camps

Los tius nebots culhiran fruta !

Lo temps emporta tôt,

»

mêmes emporta l'èime.

Me brembi que, sobent, quand èri tôt mainatge,
Pasabi jorns entièrs à faire de cansons.

Ara, tots aquels cants, los ai plan debrembats.
Paure Meris que som ! la vots mêmes me fuch.
■Se pòd plan que los lops m'ajen vist los primièrs.
Pr'acò, los vèrses que demandas,
Menalc sobent los

te

dira.

Licidas.
Retardas

mon

Vei, l'aiga

plazer

am totas tas razons.

ara es per tu

Escota, tots los vents

siauda e silencioza ;
apazimats.

se son

Sèm arribats à mièch

camin,

E lo tombèl de Bianòr

Déjà se mòstra à nòstres èlhs.
Aqui de païzans copan brancas fèlhudas,

�2Ó2

lo

gai

Aqui, Meris,
Pauza donc

saber

nos

cal cantar.

cabrits. I arribarem pron
A la vila ! Pr'acò, se crenhes
tos

Que plòugue abant la nèit, caminem
(

E, per

que

Lo camin

nos

cansarà

en

mens

lèu,

cantant,

)

n' siague atal, portarai ton fardèl.
Meris.

Parles pas mai, companh, e

faguem sô que prèsa
Quand Menalc tornarà, plan melhor cantarem.
Prosper

ESTIEU.

�&gt;S/

w

w

w

w

w

w

^

w

w

L'Ort dels Trobaires

Lo

Pòrta=pluma d'Auguste Forés

Es

com

Lo

pòrta-pluma

Tenià

un

com

fus lis
un

e

redond

que l' Trobaire
boièr l'araire.

Adòlfe Hermetf)

me ne a

fait don.

Raibabi pas tant grand guerdon,
Ieu, lauragués cansonejaire,
Per aber fait un pauc tindaire
Lo

Verbe d'Oc al abandon.

Bocin de bòs, bocin de ferre,
S'à Paris d'autres s'envan querre
Un

ram

del immortal

Laurier,

M'es bastant à Castèlnòudari,
E vòli, trésor sens parier,
Te

servar

dins

un

relicari !

Prosper ESTIEU.

(Las Oras Cantairas).
(i) Nebot d'Auguste Forés.

�2Ó4

LO

GAI

SABER

La Gabieta

E la

gabieto a 'n grilh....
Que tinde sa cansou !
A. FOURÉS.

(Les Cants del Soulelh)
Gabieta de

grils

degombiada,
fin aram
campestra e pracò mannada e vefiada
coma fruch o flor
al cabèl d'un ram ;
ara

lantèrneta d'orme

gabieta redonda
coma

los liadors

e

de

e sens
e

los niucs dèls

los

ondradura

pernadors, Q)
la cantadura

autels e
dels boiers laurant tram los terradors ;
gabieta de bòrda ont estius e primas
an
canturlejat los grils de Forés,
tre qu'espelisian siaudament las rimas
d'una cansoneta

o

d'un sirventés,

(i) Lo liador es un bastonet, ponchut d'un cap, que servis
lo liam de la garba. — Lo pemador es un bastonet
plan mai petit ; un de sos caps a très ôscas per asclar los yimsen très
pèmas.

per sarrar

�LO

GAI

265

SABER

gabieta de grils, ara es pindolada,
vòja, à ma fenèstra, e tram ton cledis
agachi l' solel far sa davalada
e

1'

pasat dabans

mos

èls trevadis.

Dins

aquel polit craumèlet sens porta,
grils laurague^es an
visent coma al temps ont èran per òrta.
Lo gril sempre canta e mòr en cantant. (2)
de ramats de

—

Al

temps ont verdis e s'empimparèla
pradèl, aqui crenilhèt lo gril
que Forés mandèt à na Dulciorèla (3)
per l'abelugar, un matin déabril.
tôt

Dulciorèla, ò tu que, tala una ironda
gracia, d'au^or, de gauch alertant,
0, melhor qu'acò, tala qu'Esclarmonda, (4)
preclara, as astrat lo cèl occitan !
—

de

(2) Lo grilh... tant ama son cantar e tan s'en delecha que
percassa de vianda e mor cantan. (Aisso son las naturas
-d'alcus autels e d'alcunas bestias.)
no's

(3)

O filholo ! te mandi 'n grilh,
premier qu'aje, aiceste abrilh,
Cantat coumo 'n gaujous pifraire.

Le

(Les Cants del Soulelh,

.(4)

Coumo

uno

..

p.

34.)

forto cataro

De Noro ou de Mountsegur,
Gentio Dono, vas tout aro
Canta dins le naut

azur.

{Les Cants del Soulelh,

p.

14.)

�lo

Gabieta de
cantaira

e

gai

saber

grils evocant l'arada
afogats, saras

los còrs

per iò d'ara enlà relica sacrada ;
tôt un bèl pasat, lo me rediras.
Los

grics-grics d'antan, dins la siaudor blo^a
audits, per temps clar o trum,
bron^inaran lor misterio\a

de iò sol
i

canson

de

baudor, d'alèrt

O Forés ! amor,

aqui lor

patrïa, campèstre

canson,

aqui ta

Escoti cantar, car amie
tos

de lum.

e

grils qu'ai solel

an

:

canson.
e

mèstre,

respeli^on.

MANDA DIS

A

na

Maria-Terèza

Dalgà.

Dòna,

vos mandi aquels bordons
gabieta on a cantat
mant gril de blat o de codèrc
per Forés autan destutat
sus

la

al solelhal d'un

tucolet,

las avalidas savons
ont menaba son Adolfet,
en

luscres

o

matins, al recère

d'aquels gais trobaires pacans
qu'an batejat sos primiers cants.
Antonin

PERBOSC

�lo

gai

saber

A=n=Albert Pestor

Diiis lo terraire
Del grand Lauraire

Qu'inspirèt Auguste Forés,
De ton bel

libre,

Valent felibre,
Ne ai fait mon libre de cabés !
Am biais de mèstre,
Com grilh campèstre
Cantas la buts e sos rebats.

Jos l'arbradura
De ton a'utura,
Lo tiu cor es comol de

pats.

\

Es, ò trobaire,
Un pauc mon fraire.
Mon ama la iiuna
compren,
E ma pensada
Es

Pel

abra^ada

fiant brandant. de ton engen.
Dins ton terraire,
Grand remiraire

Del ponent roje com lo
Fai que ton inné

fòc,

Totjorn tindine
parlar d'Oc !

Pel salvament del

Guilhem

de

NAUROZA.

�Libres NovèLs

Pireno, legenda narboneza, pel Dr P. Albarel
(in-8, 20 p.) Narbona, Est. del Lengadòc. — Mon
Solàs, bordons occitans ambe la traduccion fran¬
seza, per P. J. Bedard ( in-8, 248 p. ) Bezièrs, Ed.
de la Cigalo Lengadouciano. — La Fe Latina, sonets occitans ambe la traduccion franseza,
per Roger
Barthe (in-8, 48 p.) Bezièrs, Ed. de las Pajas d'Oc.
Cant de Païsan, sonets provensals ambe la traduc¬
cion franseza, per Jan Bessat (in-12, 148 p., Avinhon,
Romanilha. ■—Beluguetas, poèmes occitans ambe la
traduccion franseza, per Loïs Delhostal (in-8, 212 p.)
Paris-Toloza, Ed. Occitania. — Fusados de repieugo, poèmes, per J.-S. Mathieu (in-8, 176 p.) Orlhat,
Est. de Lo Cobreto.
Toustous, poèmes, per Eugèni Pagés (in-8, 212 p.) Orlhat, Est. Moderna.—•
La Chanson de Combralha, poèmes occitans ambe
la traduccion franseza, per P.L. Grenier (in-12, 128
p.) Paris-Toloza, Ed. Occitania.
—

—

Quantis de libres s'amontairan dabant ieu ! S'acò
dura, la literatura occitana podrà organizar una Es-

po^icion del Libre Occitan coma s'organiza à Ma¬
drid una Espozicion del Libre Catalan. Som segur
que veirem acò qualque jorn.
Per ara, es un plazer subregrand per ieu de trobar,
al mi tan de las

letras, dels jornals

e

de las revistas

que me porta lo factor, un libre occitan. De Bezièrs,
de Narbona, d'Avinhon, d'Orlhat e de Toloza, de
trobaires occitans
parlarai uèi res que dels tro—

�LO

sens

269

SABER

poezias. Cal creire que tôt,
dècas, e i a de libres que podrian,
i perdre grand cauza, laisar tombar una bona

baires

aqul,

GAI

—

an

mandat lors

es pas sens

mitât de lors bordons

...

Mas

comensem

!

majorai Doctor Albarèl, capiscòl de La Cigalo
a escriut la legenda de Pireno, aquela princesa de Narbona que, amorozida del diuzenc
Eraclès, se moriguèt de languizon subrela montanha.
Lo Doctor Albarel a entreprés de contar lo Roman¬
cero Narbonés, dont Pireno es un bèl epizòdi. Au¬
Lo

Narbouneso,

daces

...

que

an fait tindar la lira ocPèire-Jèp Bedard, Mèstre en Gai Saber,
baileja La Cigalo Lengadouciano, a volgut

nos

donar lo libre del Solàs, ont canta bèlament l'a-

Bezièrs, dos trobaires

A

citana. En

lo fogal, lo campèstre, l'amistat. Bedard, òme
d'accion, mièchjornal afogat, crei al reviscoladis de
la lenga mairala :
mor,

Mon

amor es la fanfara
Que s'enaura cap à Diu,
Armonio\a, preclara,

Del

parlar d'Oc renadiu.

A ! Se i abià fòrsa felibres valents
Mon Solàs dins lo terraire d'Oc, la

com l'autor de
Comtesa jeme-

garià lèu plus dins saprezon. L'estampèl del majo¬
rai A. Perbòsc dis justament la valor poetica del li¬
bre d'En P.-J. Bedard, qu'es en bloza grafla occitana, sò qu'es pas lo mendre de sos meritis.
E aie! que jol cèl bezièrenc una vots de jovent
mèscla son cant al còr dels forts luchaires. En Roger
Barthe a, se pòd dire, la fe que muda de plasa las
montanhas. Son libret de sonets, ambe una prefacia
del majorai P. Estieu, es un inné estrambordant en
onor de La Fe Latina. Que serà lo poèta ? L'avenidor òc dirà. Per ara, me fa gauch de saludar ambe
P. Estieu « un novèl trobaire, un trobaire per tôt de
bon ». Es que podrià n'èstre autrament, quand òm
-auzis lo jovent saludar atal la Nau sacrada ?

�LO

GAI

SABER

Era lo sant batèu qu'esperabem unjorn,
E que venià portar sus la Mar Occitana
Lo

grelh de Respelida alpàple del Mièchjorn.

Los sonets provensals d'En Jan Bessat, escriuts
dins lo dialècte rodanenc, son lo simple raconte, en
rimas sens granda pretencion literaria, dels trabalhs
de la tèrra dins las quatre sazons de l'annada. Belèu

tôt acò aurià ganhat à èstre escriut en pròza.

que

Lo libre d'En Loïs Delhostal mèrca

un

vertadièr

progrès dins l'òbra poetica e subretot dins la grafia
del majorai cantalés. Dins aquela garba de
beluguetas, m'an agradat subretot las bélugas del fogairon
(fogal) e las del campèstre, ont resontis, fort e verturos, lo clam de la tradicion. Que cante sa cluchada (bòrda), lo brès de son nebot, son
vilatge, sa lenga, son mèstre Vermenoza, es totjorn à la luts del
pasat que lo trobaire se vira cap al avenidor :
Auvemha dels ancians, per tu ma vots s'enaira...
Lo calelh del pasat serà lo min saber.

Dirai pas res

tal,

soncas

Occitana

aqul de la grafia del majorai Delhos¬
qu'es, ara, sò que debià èstre. L'Escòla
fa, cada jorn, bêla espandida.

Pracò, la grafia occitana a encara qualques enemics, com En Eugèni Pagés, qu'a escriut un volume
de tròbas ont de vertadièras qualitats poeticas son
perdudas jos una vestidura trop espelhandrada.
L'abat

Mathieu, que publica, dins Lo Cobreto,
glosari d'Orlhat. se voldrià traire del òrre
fonetisme e ensaja, en mesclant los caractères d'estamparia, de contentar un pauc tôt lo monde
Li prometi que contentarà pas degun. Perqué donc
se metrià
pas rezoludament à l'escòla occitana, com
sembla l'i conselhar son prefacièr l'abat Fric ? Segurament, tots los felibres se regalarian de legir^
un

bon

...

dins

sas

sa canson

Fu^adas,

sa

bêla Pregaria d'Enfant

plazenta de Mai.

e

�LO

En P.L. Grenier

a

GAISABER

pas

271

trantolat, el,

grafia. Va gaireben plus lènh

que

per

cauzir sa
Oc-

YJSscòla

citana dins son trabalh de restauracion. Li tròbi
mêmes à redire quand lo vezi escriure de
comparatius
en or com los trobadors. Mas li vòli
pas cercar bre-

Belèu, à-n-aquelas legendas, lor manca un brid'emocion, de calor, de còr enfin ; e, pr'acò, se
pòd dire que la Chanson de Combralha es un òrt
agradiu de flors treluzentas. E, quand sosqui al païs
de Combralha d'ont es lo trobaire,
païs frontièra de

ga.

con

l'Occitanla, crezi auzir l'Autor
Cant del Prévost Gérai
Escoutat\
Vos parle

ma
en

el-mème

vot\ londana,

lenga

romana.

Crezètz-me, ò trobaire ! Nos abètz
cara,

de sò
del

que

dire lo

nos

:

pas tôt

dit,

en-

sabètz

temps daus chavaliers,

0

las reinas fialàvan,

voldriai plan que nos donèsetz lèu la
vòstra Canson.
e

J. S.

seguida de

�BOLEGADISA

OCCITANA

La Negra Dalhaira ven de colcar, dins lo camp
de Santa Estèla, una garba d'espigas. Lo grand ma¬
es mòrt à Montpelhèr lo 11 de novem¬
nòstre clavaire en Armand Praviel òc

jorai Arnavièle
Com

bre.

dis plus aut, « es la plus granda pèrda qu'aje
faita lo Felibrige dempèi la mòrt de Mistral. »
Un autre majorai, En Loïs Charrasse, es mòrt
dins sos 59 ans à Belmont (Vaucluse). Era subretot
un fervoros
propagandiste.
Demèst nòstres escolans, nos cal mencionar lo
Doctor Caries Pelissier, delà Palma (Aude). Grand
lauréat dels Jòcs Florals Sèptenaris de 1920 per son
bèl roman La Cloto. Mèstre en Gai Saber, jos-ca-

piscòl de La Cigalo Narbouneso, abià escriut
en pròza, coma L'Elh de la Pounso, de farsas, de poezias, etc...

d'autres racontes
Lo

d'octobre morisià à Paris un autre dels
escolans, Jan Audiau. Abià solament 27 ans,
laisa darrièr el una òbra de valor. Ancian es10

nòstres
mas

colan

de nòstre

Capiscòl, lo Profesor Anglade, al
de Toloza, abià es-

Institut d'Estudis Mièchjornals
tudiat subretot los Trobadors

la literatura del

e

Atge-Mejan. Lo Felibrige l'abià nommât Mèstre en
Gai Saber

en

1924.

Que Santa Estèla recebe aquels grands Morts dins
son
glorios Paradis !
CRI-CRI.

le Gérant

Impr. Lauraguaise,

37,

:

E. IEVRAT

Rue de la Baffe

-

Castelnaudary.

�Pour

paraître prochainement

:

Las Bucolicas de

Vergili

EN RITMES OCCITANS
par

Prosper ESTIEU

Édition de luxe : 50 exemplaires
Monfourat, numérotés à la presse :
Édition ordinaire :

Supérieur
fr. 25. »

sur
.

.

.

fr. 10.

»

Ces prix seront majores en librairie. On sous¬
crit à la Societat d'Edicion Occitana, -jj, rue de la

Baffe, Castelnaudary.

Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

seul

a,

—

ou

dans le corps d'un mot,

mais s'il
semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬

accentué
constitue

ou

sonne comme a

non,

une

françis

;

terminaison féminine, il est

-—

çais

;

—

fermé
citan.

ô ouvert se prononce comme 0 français, et
français ; — y n'existe pas en oc¬

comme ou

0

20 CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, I, m, n, p, q, (toujours
suivi de u ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant i est sifflant comme s français;
— j
sonne

tz, dans certaines régions; — m se prononce
à la fin de la 1" pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi

comme

comme n
—

qu'au présent de l'infinitif; — s est toujours dur et sif¬
•—■ t est muet à la fin des participes présents et

flant ;

des mots
vence

—

;

en

—

ç,

ment;

k,

b, sauf en Pro¬
pas en occitan.
ch, Ih, nh se prononcent : tch, 111, gn ;
—

x, w

v sonne comme

n'existent

3° GROUPES. —
ph n'existe pas en occitan.

�EXTRAIT DU

CATALOGUE

de la

Societat d'Edicion Occitana
37, Rue de la Baffe

-

CASTELNAUDARY

Prosper ESTIEU
Loti

Terradou, sonnets en langue d'Oc, avec trafranç. (i vol. in-8°, 300p.) — rare. fr.
30. »
Flors d'Occitania, sonnets en langue d'Oc, avec tra¬
duction française, (1 vol. in-8°, 280 p.)
fr.
20. »
duct.

.

La Canson Occitana,

poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
Lo Romancero Occitan, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8e, 344
p.) fr.
20. »■
Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (1 vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
.

Jan

.

ROCA
Mètge de Cucunhan, conte dramatique occitan,
11 illustrations de Paul
Sibra, (1 vol. in-8°3op.)

de la

Lo
avec

Edition de luxe numérotée
Edition ordinaire

Guilhèm

de

fr.
fr.

8.
4.

»
»

NAUROZA

Cants d'un Grilh, chansons, rondels et sonnets oc¬
citans, avec traduction française et portrait de l'au¬
teur, (1 vol. in-8°, xvi- 100 p.)
10. »
fr.
.

Abat

.

,

.

Jozèp SALVAT

Langue d'Oc à l'Ecole, (in-8°, 16 p.) -fr.
5. »
La Lenga d'Oc e la Glèiza, (in-80,- 16 p.)fr.
3. »
Sant Francés d'Asiza etsemple e aparaire dels Fe=
libres, (in-8°, 8 p.)
fr.
2. »
Auguste Fourès, sa Vie et son Œuvre, suivies
d'un choix de poésies et d'un lexique, (1 vol. in-8%
La

122

p.

)

fr.
IMPR.

DE

LA

«OCIETAT

D'EDICION

OCCITANA

-

CASTELNAUDARY.

12.

»

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              <text>Lo Gai Saber. - Annada 09, n° 050 novembre-decembre 1927 </text>
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              <text>Vignette : http://occitanica.eu/omeka/files/original/834a254d1e320eba738d68dd31b2cd3c.jpg</text>
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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>&lt;!DOCTYPE html&gt;&#13;
&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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