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                  <text>Agrégation langues de France – épreuve commune histoire et sociolinguistique
Exemple de devoir corrigé et conseils pratiques et méthodologiques
Philippe Martel, professeur des Universités émérite, Université Paul-Valéry – Montpellier

Le sujet
La question 29 du questionnaire Grégoire de 1790 est ainsi libellée : « Quelle serait
l’importance religieuse et politique de détruire entièrement ce patois ? »
On analysera les réponses théoriques et pratiques qui ont été données à cette question sans
se limiter à celles reçues par Grégoire lui-même.

Quelques conseils de méthode :
On commence par bien lire le sujet, où chaque mot compte et oriente la réflexion.
Dans le cas particulier Grégoire est présent, certes, avec son enquête qu’on évitera de
confondre avec son rapport quatre ans plus tard, mais il est bien spécifié qu’il ne faut pas se
limiter à ses exploits, sinon le sujet serait : « Grégoire et les patois ». Et par ailleurs, c’est un
sujet de dissertation qu’on a à traiter, pas un commentaire de document, ne serait-ce que
parce qu’on n’a pas vraiment affaire à un document. Ceci posé, les mots importants sont
« patois », « détruire », « religieuse », « politique », « théorique », « pratique », et
« importance ».
Ils appellent quelques questions :
-de quoi parle-t-on quand on parle de « patois » ? Grégoire et Barère (par exemple) ne visent
pas les mêmes idiomes, et tous ne posent pas les mêmes problèmes (en Alsace et en
Corse », des langues officielles ailleurs, en Bretagne et au pays basque, des langues sans
rapport génétique avec le français, au contraire des langues romanes…)
- « détruire », dit-il : tous les acteurs étaient-ils d’accord pour détruire tout ce qui n’était pas
français ?
- « réponses théoriques et pratiques » : il y a donc l’opinion « d’en haut » et ses applications
sur le terrain, qu’il faut distinguer.
Le point de vue théorique inclut les idées « scientifiques » à la mode à l’époque sur le sujet
des langues, mais aussi les grands principes.
La dimension pratique inclut les divers champs d’utilisation possibles des langues en jeu :
domaine législatif et administratif, domaine religieux (en sachant – et en disant, puisque
Grégoire invite à parler du sujet – que l’évolution religieuse sous la Révolution relativise
nettement cette dimension), domaine du débat politique, domaine éducatif, en sachant que
sur le moment il a eu peu d’importance.
- « Importance » : c’est là qu’il convient de s’interroger sur la place des débats linguistiques
dans les débats de la période révolutionnaire, ce qui implique un détour par le contexte
global qui incite à relativiser la question de la langue.
Une fois qu’on a identifié ces diverses dimensions du sujet, on peut envisager de
bâtir un plan.
L’introduction, qu’il est d’usage de renvoyer à la fin de la rédaction, une fois qu’on
sait à quel point on en est arrivé, est là pour expliciter les conclusions qu’on a tirées de la
lecture du sujet, de façon à ce que le correcteur puisse juger d’emblée si le sujet a été
compris.
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Exemple de devoir corrigé et conseils pratiques et méthodologiques
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Le plan : au cas particulier, un plan en trois parties, conformément à la tradition
ancestrale, est tout à fait possible (la preuve). On peut discuter la répartition de la matière
dans les trois parties. On a ici choisi de commencer par le contexte, qui répond à la question
de l’importance du sujet en son temps. Mais on peut tout aussi bien le renvoyer à la fin,
après avoir laissé Grégoire et les autres se débattre avec leurs « patois ». De la même façon,
on peut partir de l’analyse de la situation « pratique » (non-reconnaissance de toute autre
langue que le français, mais aussi essais de traductions, et propagande en « patois ») pour
tenter ensuite de l’expliquer par les théories et l’idéologie. Il suffit à chaque fois de trouver
la transition qui négocie le virage d’un point à l’autre.
Comment nourrir le plan ? Le correcteur attend du candidat qu’il connaisse la
période, et sache donc distinguer les contextes successifs de la politique linguistique menée
par les divers pouvoirs révolutionnaires. Il attend aussi que dans ce domaine, le candidat
sache ce qu’évoquent les noms de Bouchette, Grégoire, Barère, Merlin de Douai, et qu’il ait
entendu parler des projets éducatifs du temps, puisqu’ils sont liés à la problématique de la
langue. Le candidat doit aussi évaluer l’importance respective des uns et des autres (Barère
est un gros poisson, Grégoire et Bouchette, c’est du menu fretin, en gros, ce qui nous
ramène à la question de l’importance de la question des « patois »). On suppose que le
candidat, s’il ne connaît évidemment pas par cœur les rapports Grégoire et Barère, et les
questions-réponses à l’enquête de 1790, en sait suffisamment sur les uns et les autres pour
être capable de le montrer par des remarques judicieuses.
Enfin, pour terminer sur une note prosaïque, il faut bien savoir que le temps de
l’épreuve, interminable en apparence, passe en réalité très vite. Le brouillon doit donc être
réservé à un plan détaillé, sans plus, sauf pour l’introduction, et l’essentiel du travail de
rédaction se fait directement, une fois le plan et l’introduction au point.
NB :
-

Pour les éléments relatifs au contexte historique, nous nous permettons de renvoyer à
notre cours, en ligne sur l’espace que le CIRDOC a bien voulu affecter à la préparation
de l’agrégation, en libre accès : http://occitanica.eu/omeka/items/show/16878
- ce qui suit, pour la clarté, est présenté avec titres et sous-titres. Il va sans dire que ces
subdivisions ne doivent pas apparaître dans votre copie.
En revanche, soyez attentifs à la lisibilité de celle-ci, mettez bien en exergue introduction et
conclusion, ainsi que les diverses parties du développement.

Une proposition de traitement du sujet
Introduction
Le nom de Grégoire est immédiatement associé, pour qui du moins s’intéresse à la
question linguistique en France, à sa grande enquête de 1790 et à son rapport de 1794 sur
les « patois », et la nécessité de les anéantir. Mais la question des « patois » sous la
Révolution ne se résume pas à ces deux documents, dont il faudra d’ailleurs évaluer
l’importance réelle, et pas davantage à cet autre rapport qu’on associe souvent à celui de
Grégoire, le rapport Barère au nom du Comité de Salut Public du 8 pluviôse an II. Si la
nécessité de faire du français la langue commune du Peuple Souverain est partagée par tous,
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l’attitude, théorique et pratique, à adopter face aux autres langues a donné lieu à des
hésitations au fil du processus révolutionnaire, parfois à des débats, et, sur le terrain, les
réactions face à la pluralité linguistique ont été variées, interdisant du même coup tout
jugement à l’emporte-pièce sur l’action linguistique des « jacobins ». La citation du
questionnaire Grégoire de 1790 qui nous est proposée doit nous permettre d’entrer dans
l’analyse de cette action, dans ses présupposées théoriques comme dans sa réalité pratique,
à partir de quelques questions :
- le problème du « patois » est-il d’abord religieux, ou politique ?
- au nom de quels arguments certains ont-ils proposé de détruire les « patois » ? S’agit-il
d’un choix déterminé par des principes de nature quasi philosophique, ou faut-il faire
intervenir l’idéologie ordinaire et la dimension conjoncturelle ?
- La question de Grégoire qui suit la vingt-neuvième concerne les « moyens » à mettre en
œuvre pour cette destruction –ce qui indique que pour l’abbé, il n’y avait pas trente-six
réponses à donner à la question 29… De quels moyens d’éventuels éradicateurs disposaientils pour mener à bien la tâche qu’ils s’assignaient ? Et que peut-on savoir de l’efficacité de
ces moyens, à l’époque concernée en tout cas ?
- Le mot « importance » a son importance, justement : la question linguistique faisait-elle
vraiment partie des priorités du pouvoir révolutionnaire ?

1- Le contexte général.
C’est peut-être par cette dernière question qu’il convient de commencer, ne serait-ce
que pour bien comprendre comment la politique linguistique s’inscrit dans un contexte
politique plus global. De ce point de vue, on est en droit de se demander si pour un
Robespierre, un Danton, un Mirabeau, un Sieyès, la question linguistique était vraiment à ce
point « importante ». Pour les gouvernements qui se succèdent entre 1789 et 1799, et les
quatre assemblées successives qui les nomment (et les renversent à l’occasion), ce n’étaient
pas les problèmes qui manquaient, et qui ont plusieurs fois menacé la survie même du
processus révolutionnaire.
Il y a la question politique ; l’Ancien Régime une fois détruit, par quoi le remplacer ?
Monarchie constitutionnelle ? République ? Avec quelles institutions, et quel corps
électoral ?
Il y a la question économique : comment lutter contre la disette qui menace
régulièrement la France et a compté pour une part dans le déclenchement de la Révolution ?
Quelle intervention de l’Etat dans le domaine économique (politique monétaire, problèmes
fiscaux et budgétaires, contrôle des prix du temps du « Maximum »…).
Il y a la question sociale : une fois abolis les privilèges et proclamée l’égalité,
comment assurer la réalité de cette dernière ? Comment régler les conflits entre patrons et
ouvriers ? Quels débats autour de la propriété privée et de ses éventuelles limites ?
Il y a bien sûr la question religieuse, et la cassure dans le peuple catholique induite
par la Constitution Civile du Clergé, ce qui explique que la dimension religieuse, présente
dans le questionnaire Grégoire, l’est bien moins, pour ne pas dire plus du tout, dans son
rapport de 1794 : il valait mieux faire preuve de prudence sur ce chapitre, sous la Terreur.
Il y a enfin la guerre, la guerre contre l’Europe monarchique dès le printemps 1792, et
la guerre civile qui l’accompagne, si même en fait elle n’a pas commencé avant, ici ou là.
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Bref, la Patrie était bel et bien en danger, et ce n’est pas l’absence de connaissance du
français en Bretagne ou en pays d’oc qui était le danger le plus grand.
De fait, la question émerge (pas si souvent) lors des débats des assemblées
successives dans deux cas de figure.
Un premier cas de figure est représenté par le rapport Barère, émanant
significativement du Comité de Salut Public, les douze membres de l’instance supérieure aux
ministres qui gère au quotidien l’ensemble des problèmes qui se posent à la Convention (ce
qui signifie, au passage, que ce rapport exprime un point de vue collectif, pas celui du seul
Barère : différence importante avec le rapport Grégoire). Ce qui l’inspire, c’est clairement le
danger représenté par certaines régions frontalières accessibles à des ennemis extérieurs
(partageant une langue commune avec les habitants de ces régions, d’où la dénonciation du
basque, de l’alsacien de l’italien en Corse ou à Nice – on ajoutera plus tard le catalan et le
flamand – ou intérieurs : l’action du clergé en Bretagne –. On note que du coup, l’occitan
n’est pas visé. La langue locale est vue ici d’abord comme outil potentiel aux mains de
l‘ennemi.
Second cas de figure, la question de l’éducation : cette question n’est pas absente
chez Barère, puisque son rapport débouche sur le projet de création d’un corps
d’instituteurs payés par la République. Elle est au cœur du rapport Grégoire, placé dans la
rubrique « instruction publique » dans le compte-rendu des séances de la Convention. Et elle
fait l’objet de plusieurs rapports, projets et débats au fil des années depuis Talleyrand en
1791 jusqu’à Lakanal en 1794 sans oublier Condorcet, Lanthenas, et d’autres ; la question du
sort à réserver aux « patois » dans l’école nouvelle émerge parfois dans ces projets. Compte
tenu de ce que l’on sait des moyens que les gouvernements révolutionnaires pouvaient
consacrer à la création d’un véritable système scolaire pour tous partout, on voit encore
mieux à quel point la question de la langue comme celle de l’école relèvent davantage de la
vision d’avenir que d’une véritable action concrète : la Patrie en Danger avait d’autres chats
à fouetter.
Ce qui ne veut pas dire qu’à long terme, ces deux questions n’étaient pas appelées à
se reposer, pour être cette fois réglées autant que faire se pouvait. Car elles renvoient à un
certain nombre de grands principes fondateurs aussi bien qu’à des besoins concrets.

2- Français et « patois », français ou « patois » : quelques idées de base.
Le débat est d’abord surdéterminé par un certain héritage. Il y a le fait que pour les
maîtres du jeu sous l’Ancien Régime, la question de l’éducation du peuple était non
seulement fort peu prioritaire, mais encore plus problématique qu’autre chose. Donner du
savoir au bas peuple, n’était-ce pas l’inciter à abandonner son « état » pour essayer
d’accéder à un statut dans la société auquel ses origines ne le prédisposaient pas, au risque
donc de perturber l’ordre de la société d’Ordres ?
Il y a avait par ailleurs, dans l’héritage, un certain nombre de considérations
théoriques concernant les langues, la hiérarchie à établir entre elles et la prééminence
nécessaire du français. Les révolutionnaires ne sont pas des incultes, ils ont lu l’Encyclopédie
et ce qu’elle dit du « patois ». Certains peuvent connaître par ailleurs les théories du langage
en cours au XVIIIe siècle et l’image qu’elles donnent des « patois », langues des origines,

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certes, ce qui leur confère un certain intérêt pour la science, mais dépourvues de ce qui fait
les vraies langues (cf. les considérations sur les voyelles face aux consonnes, plus mâles.
- Par contre, la position de l’Eglise était plus nuancée : la langue du culte est certes le
latin (au contraire de ce qui se passe pour des protestants de toute façon longtemps dans
l’illégalité), mais la prédication dominicale se fait souvent en langue locale, faute de mieux
(et non parfois sans réclamations des fidèles qui veulent du français), et l’Eglise soutient
toute une production de cantiques voire de catéchismes en occitan, breton, basque… : c’est
même au XVIIIe siècle cette production religieuse qui constitue la majorité des œuvres
imprimées dans ces langues : il est donc normal que dans son questionnaire Grégoire fasse
une place à ce qui est pour lui un problème (qui en tout état de cause ne se posait pas dans
sa Lorraine natale…). Sauf qu’en 1793-1794, la question religieuse a évolué…
Et pour en finir avec l’héritage, nos révolutionnaires, ceux en tout cas qui accèdent
aux responsabilités, ne sont pas issus du peuple « patoisant », même s’ils parlent en son
nom : ce sont soit des transfuges des classes privilégiées ou de la haute bourgeoisie, soit des
« hommes à talent ». Ils peuvent encore connaître le langage qui dans leur province leur
servira à parler à leurs domestiques, mais leur vraie langue c’est déjà le français. Et ce
français, c’est depuis le XVIe siècle la seule langue officielle du Royaume, avec ce que cela
suppose d’équipement en termes administratifs et juridiques indispensables à la gestion des
affaires publiques, et c’est aussi la grande langue de la culture. Une langue au surplus,
comme le rappelleront Barère comme Grégoire, qui est connue et pratiquée
internationalement. Dès le départ, il n’y a pas égalité entre le français et les autres langues
de France.
La Révolution aspire à faire un Homme Nouveau, membre du Peuple Souverain. On
entre là dans le domaine des grands principes.
- Il y a celui de l’Egalité. Avec la fin des privilèges héréditaires, l’homme du peuple
doit pouvoir accéder à toutes ces fonctions qui étaient jusque là réservées aux gens
« comme il faut », formule présente chez Barère comme chez Grégoire. Le français est
indispensable dans cette perspective, d’autant plus que c’est la langue de la loi, que tout
membre du Peuple souverain doit avoir à cœur de connaître puisque c’est désormais lui qui
fait la loi. On mesure ici la rupture avec la position de l’Ancien Régime signalée plus haut. Et
il est clair que pour bien des hommes du peuple désireux d’échapper à leur condition, cet
accès au français constituait à la fois une chance et une revanche.
- Autre grand principe, la Liberté, associée au progrès et à la raison. C’est le français
qui est le plus apte à exprimer ces concepts, alors que le « patois » les ignore, ne peut même
pas les imaginer. Le « patois », c’est au contraire l’idiome du passé féodal et de la
superstition. Figé dans l’époque d’avant, il y enferme les hommes, et il ne peut exprimer les
nouvelles vérités du monde qui vient. De ce fait, il ne peut pas être la langue de la loi
nouvelle, parce que les mots lui manquent pour la dire. Il en est d’autant plus incapable
qu’en réalité il n’est pas un mais indéfiniment multiple, chaque lieu ayant son parler
imperméable aux autres (du fait, suppose Grégoire, de l’action sournoise des anciens
seigneurs, peu soucieux de voir leurs serfs se coordonner avec leurs voisins). Le « patois »,
c’est à la fois le singulier du magma indistinct des idiomes populaires (breton, oc, et oïl
mêlés sur le même plan), et le pluriel de tous ces idiomes juxtaposés sans cohésion.
- Face à l’éparpillement anarchique des innombrables « patois », le français incarne
l’unité et la cohérence, grâce à ses mérites propres de clarté ; le contre-révolutionnaire
Rivarol, un Occitan d’ailleurs, avait développé dès avant la Révolution cette idée de la clarté
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du français, et ses ennemis la partagent sans problème. En donnant à tous le français, on
unifie le corps social jusque là divisé en communautés opaques auxquelles on donne la
possibilité de communiquer entre elles, pour mieux Fraterniser.
Il y a donc les grands principes et les beaux sentiments. Mais il n’y a pas que ça.
Il y a d’abord, pourrait-on dire, la facilité. On l’a dit, le français est déjà installé de
longue date dans toutes les fonctions politiques, économiques et sociales, et possède tous
les mots susceptibles de décrire le nouveau régime, quitte à leur donner un sens légèrement
différent de celui que l’Ancien Monde leur donnait. Du coup, son maintien dans les fonctions
qu’il occupait va de soi, et n’est même pas objet de débat pour tous ces hommes qui bien
souvent ont gagné leur statut social grâce à la maîtrise qu’ils avaient de la langue du pouvoir.
Le plus simple est donc de ne surtout pas se poser la question d’une éventuelle prise en
compte, dans le fonctionnement administratif des nouvelles structures, des langues
réellement parlées par les citoyens, sinon de façon très marginale, on y reviendra. Seuls les
Alsaciens et les Corses, qui disposent de langues écrites aptes à occuper ces fonctions,
suggèrent alors que le nouveau régime les utilise sur leurs territoires, sans succès (car ce
sont des langues d’ennemis).
Il y a aussi le mépris des nouveaux maîtres pour le peuple : les proclamations sur
l’Egalité et la Fraternité n’effacent pas la conscience bien claire de la différence sociale, et
aussi de la divergence des intérêts objectifs.
Associée à ce mépris, et plus encore liée à la conscience de la divergence des intérêts,
il y a également une certaine méfiance face au peuple. Ce n’est pas un hasard si ce qui
éveille l’intérêt de Grégoire pour la question de la langue (au delà de ce qu’il en avait déjà dit
avant la Révolution à propos des Juifs et de leur yiddisch), c’est la vague de révoltes
antiféodales qui secoue le Sud au début de l’année 1790, dont il note que c’est l’ignorance
du français qui a empêché les révoltés d’obéir aux autorités. En d’autres termes, pour ce
révolutionnaire, la Révolution est une chose trop sérieuse pour être laissée à l’initiative des
basses classes au nom desquelles pourtant elle est censée se faire. Du coup, diffuser le
français, c’est diffuser en même temps la parole de l’autorité, et, parallèlement, éliminer le
« patois », c’est priver les classes populaires de l’écran que leur langage interpose entre elles
et cette autorité. On comprend que, dès le départ, c’est l’idée même d’une cohabitation
entre langue française et langues de France qui est inconcevable. Pour que le français
triomphe, le « patois » doit disparaître.
- Et il faut tenir compte d’une dimension supplémentaire, révélée par les
considérations, on n’ose dire les couplets, qui constituent la péroraison du rapport Barère,
quand il refuse toute capacité à exprimer les idées libératrices à toutes les grandes langues
d’Europe, de l’anglais à l’espagnol et de l’allemand à l’italien, le français étant donc promu à
la dignité de langue de la Liberté à l’échelle de l’Europe, voire de la planète entière : où,
alors comme aujourd’hui, l’universalisme affiché sert de justificatif à un pur et simple
nationalisme de grande puissance. Mais on voit bien que dans cette perspective de
proscription de toutes les langues quelles qu’elles soient, les « patois » pèsent bien peu.
La promotion du français est donc porteuse dès le départ d’une grande ambigüité :
elle est à la fois libératrice, en ce qu’elle permet l’ascension sociale et la participation au
débat politique national (même si seule une minorité y participe vraiment, en fait, à cette
date), mais aussi, et contradictoirement, outil de sujétion à l’hégémonie culturelle et
idéologique de la nouvelle classe au pouvoir. D’autant plus que ce français n’est bien
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entendu pas celui des francophones paysans ou ouvriers des villes, guère mieux considéré
que le « patois », mais celui des éduqués.
Ceci étant, les faits sont têtus, et il ne suffit pas de dire que les « patois » doivent
disparaître pour qu’ils obéissent. Il nous faut donc maintenant voir ce qui se passe
réellement sur le terrain.

3- Que faire ?
Vu d’en haut, et en dépit de tout ce que l’on vient de dire sur le choix fondamental
du tout-français, faire entrer ce choix dans les faits ne va pas de soi, et dans la pratique les
gouvernements successifs ont manifesté quelques hésitations, et d’une manière générale
fait preuve d’un certain pragmatisme. Il y a eu le décret Bouchette de janvier 1790,
l’exception qui confirme les règles énoncées plus haut, en ce qu’il préconise la traduction de
toutes les lois nouvelles dans la langue que chacun « aimera le mieux ». Sur le terrain, cela a
pu signifier la traduction en breton ou en basque de textes de cette nature, traduction qui
pouvait être simplement orale (à l’église le dimanche au départ, puis dans les sociétés
populaires) ou écrite et imprimée.
Pour ce qui est de l’occitan il y a l’entreprise Dugas à partir de 1792, qui a surtout
pour effet de révéler à l’Assemblée (la Convention en l’espèce) la difficulté qu’il y a
d’adapter le langage du politique à une langue qui en était dépourvue depuis le XVI e siècle
(la plupart ignorant d’ailleurs qu’elle en avait disposé auparavant), et, pire encore, la
difficulté de tenir compte de l’absence en occitan de toute forme de langue standard (alors
que le breton dispose d’un tel modèle) : une traduction par département, (Dugas en
prévoyait une bonne trentaine) c’est trop, financièrement, et pas assez linguistiquement, vu
que chaque département connaît sa propre variation interne. Dès 1793 cette page est
tournée, en tout cas pour l’occitan, et elle est tournée pour des motifs au moins autant
financiers qu’idéologiques et politiques. Et ce que l’on entrevoit des pratiques des sociétés
populaires provinciales liées au Club parisien des Jacobins, c’est qu’alors que dans les
premiers temps la séance s’ouvre sur la traduction orale des articles des journaux de la
capitale, c’est le français qui est seul présent dès le milieu de 1793. On a même des
exemples de séances où la question de l’abandon nécessaire du « patois » est abordée sur le
mode de la célébration de la conversion à la Vraie Langue. De toute façon, aussi bien Barère
que Grégoire en 1794 condamnent explicitement la politique des traductions, même si,
paradoxalement, Barère assigne à ses futurs instituteurs porteurs du français la tâche de
traduire « vocalement » les « lois de la République ».
Ce qui ne signifie pas l’absence d’écrits « patois » après cette date, mais ils ne servent
pas à dire la loi. Il s’agit de toute cette littérature de propagande (révolutionnaire et contrerévolutionnaire), chansons, hymnes dans les fêtes civiques, dialogues pédagogiques,
discours des autorités locales…) qui fleurit pendant toute la période révolutionnaire, même
si le volume global de cette production est sans commune mesure avec ce qui se publie en
français, et si qualitativement le contenu politique est moins riche qu’en français (il s’agit en
fait soit de pamphlets dénonciateurs mobilisant une rhétorique rustique, soit de simples
calques plus ou moins adroits des slogans français ordinaires, sans élaboration autonome).
Et bien entendu, n’affleure jamais dans cette production la moindre trace d’une
revendication « nationalitaire ». La seule exception est l’Alsace, où, pour les raisons
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�Agrégation langues de France – épreuve commune histoire et sociolinguistique
Exemple de devoir corrigé et conseils pratiques et méthodologiques
Philippe Martel, professeur des Universités émérite, Université Paul-Valéry – Montpellier

indiquées plus haut, la revendication pour l’emploi officiel du Hochdeutsch est présente dès
le départ (dès l’enquête Grégoire en fait) et se maintient pendant toute la période, en vain
d’ailleurs.
Quant à l’enseignement, on l’a dit, il est davantage objet de spéculations et de plans
ingénieux que de véritable mise en pratique. On note simplement comment à l’automne
1794 le débat autour du projet Lakanal se focalise à un moment sur la question de la langue,
certains intervenants et Lakanal lui-même préconisant l’utilisation du « patois » comme
auxiliaire de l’apprentissage de la langue nationale, d’autres (qui gagnent à la fin) la rejetant
absolument comme susceptible de prolonger la vie d’idiomes féodaux destinés à disparaître.
Mais dans le monde réel, cette condamnation à mort tarde à être exécutée. Une
adresse de la Convention consécutive au rapport Grégoire indique bien aux citoyens la
nécessité pour eux d’adopter le français, car c’est à cela que « la république reconnaitra ses
amis et ses ennemis », ce qui avant Thermidor pouvait revêtir un sens assez sinistre, c’est
davantage de la rhétorique qu’autre chose. Quant à Grégoire lui-même, on remarque que
son questionnaire, relayé pourtant dans le réseau naissant des sociétés populaires liées aux
Jacobins, ne reçoit somme toute que peu de réponses, et des réponses qui ne couvrent pas
l’ensemble des zones concernées par la question de la langue. Signe que son entreprise,
toute personnelle, ne constitue pas pour le gouvernement en 1790 quelque chose de
suffisamment important pour faire l’objet d’une démarche vraiment officielle. Et on n’oublie
pas qu’en 1794, s’il a pu conserver son siège de député à la Convention (et sa tête…), il n’en
demeure pas moins qu’il n’est jamais associé au gouvernement révolutionnaire de quelque
manière que ce soit, et qu’il reste relativement discret hormis cette intervention dans le
champ de l’instruction publique (les interventions contre le vandalisme dont on le crédite
ordinairement sont postérieures à Thermidor, à un moment donc où les risques étaient
nettement moindres…). On se gardera donc bien de surestimer l’importance pratique des
positions de Grégoire : on peut certes considérer qu’elles disent en quelque sorte tout haut
ce que ses collègues pensent tout bas, mais dans ce cas, son rapport vaut davantage comme
annonciateur de ce qui se fera au siècle suivant que comme élément déclencheur de
conséquences concrètes à son époque. On remarque même qu’assez ironiquement, la façon
dont il considère l’intérêt scientifique de l’étude des « patois » au moment même où il
préconise leur anéantissement, comme son éloge du langage des Français méridionaux,
peuple qui « pense vivement et s’exprime de même » introduisent dans son discours une
contradiction qui annonce, de son côté, ce qui servira de justification à l’effort des premiers
renaissantistes occitans ou bretons quelques générations plus tard – voire avant si l’on tient
compte des acteurs de la Révolution qui par la suite se sont intéressés aux « patois », de
Raynouard ou Rochegude à… Barère par exemple pour l’occitan.
Finalement, la seule vraie mesure officielle anti-patois reste ce décret du 2 Thermidor
an II présenté par Merlin de Douai à la Convention et adopté par elle, qui prévoit
explicitement des sanctions pour tout fonctionnaire qui utiliserait dans son office une langue
autre que le français. On note que cette démarche coercitive (à laquelle se réfèrent encore
aujourd’hui les juristes et les hommes politiques hostiles à tout effort public en faveur des
langues régionales) apparaît pour la première fois dans la législation française en matière de
langue, puisqu’elle était absente de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Et on note au
passage que dans son exposé des motifs, Merlin fait explicitement référence à cette
ordonnance, sa pertinence valant en quelque sorte absolution de son caractère
« despotique ».
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�Agrégation langues de France – épreuve commune histoire et sociolinguistique
Exemple de devoir corrigé et conseils pratiques et méthodologiques
Philippe Martel, professeur des Universités émérite, Université Paul-Valéry – Montpellier

Conclusion
On ne saurait mieux dire que si la Révolution introduit une rupture dans le statut
respectif des langues en France, dans la mesure où au contraire de l’Ancien Régime elle
aspire à faire du français la langue nationale commune à tous, elle ne s’en inscrit pas moins,
en ce qui concerne la politique de la langue, dans une histoire longue, qui commence avant
elle et se poursuit après. Avant elle, ce qui a été mis en place, c’est d’une part le statut du
français comme seule langue officielle, et d’autre part la distribution, symbolique mais aussi
pratique, des rôles assignés au français et aux autres langues. Au français la part de
l’officialité à l’échelle de l’ensemble de la communauté nationale, de la culture, de la
distinction, de l’avenir, un avenir d’ailleurs universel. Au « patois » « abandonné à la
populace » le statut d’idiome de proximité, de bas niveau, grossier et informe, dénué de
toute cohérence grammaticale, et lié de toute façon à un passé peu valorisant. Ce fond qui
renvoie tout bonnement à la réalité des hiérarchies sociales et à la « cascade de mépris » qui
structure les mentalités d’Ancien Régime, non seulement la Révolution ne le remet pas en
cause, mais elle le justifie d’arguments « progressistes », qui à leur tour vont structurer les
représentations générales dans la société française pendant les deux siècles qui suivent.
Les révolutionnaires confirment donc le statut du français comme seule langue de
l’administration, parce que c’est somme toute le plus commode, l’outil étant suffisamment
au point et suffisamment familier aux nouvelles élites pour être utilisé sans problème. La
nécessité de sa diffusion dans les classes populaires procède à la fois de la volonté politique
d’associer les classes populaires à la participation au nouveau régime, et de la volonté de
diffuser dans ces classes les éléments d’une culture et d’une idéologie « communes » fondée
sur les principes et les intérêts des nouveaux maîtres.
La proscription du « patois » relève dans cette perspective, on l’a dit, autant de la
volonté d’effacer les traces de l’ancien monde que du désir moins pur de détruire ce que la
culture populaire pouvait contenir d’antithétique aux intérêts et aux conceptions des
nouveaux maîtres. Car il importe quand même de rappeler que l’égalité proclamée n’est en
fait réellement vécue que par la fraction la plus riche de la société postrévolutionnaire. De ce
moment, est écartée toute idée d’une cohabitation paisible entre langue commune et
langues particulières, partie intégrante du patrimoine linguistique national.
Sauf que dans l’immédiat, la Révolution est confrontée à suffisamment de problèmes
bien plus graves, et suffisamment dépourvue de moyens humains et financiers pour mener
vraiment une politique d’éradication des « patois » telle que Grégoire, dont c’est une
marotte, la rêvait.
Bref, les révolutionnaires pouvaient considérer qu’il était important de « détruire les
patois » mais compte tenu des moyens dont ils disposaient, il s’agissait d’une position bien
plus théorique que pratique.

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A partir du sujet suivant :&amp;nbsp;&lt;em&gt;La question 29 du questionnaire Gr&amp;eacute;goire de 1790 est ainsi libell&amp;eacute;e : &amp;laquo; Quelle serait l&amp;rsquo;importance religieuse et politique de d&amp;eacute;truire enti&amp;egrave;rement ce patois ? &amp;raquo; On analysera les r&amp;eacute;ponses th&amp;eacute;oriques et pratiques qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; donn&amp;eacute;es &amp;agrave; cette question sans se limiter &amp;agrave; celles re&amp;ccedil;ues par Gr&amp;eacute;goire lui-m&amp;ecirc;me,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;Philippe Martel donne quelques conseils de m&amp;eacute;thode et une proposition de traitement du sujet.&lt;/div&gt;</text>
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