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                  <text>Félix Castan et Montauban
Roland Garrigues, ancien député-maire de Montauban

Le 25 Janvier 2001, dans la maison du peuple à Montauban, sous les masques de la
Tragédie et de la Comédie de Cadène, artiste montalbanais du siècle dernier, était rendu un
dernier hommage à Félix Castan. Avant de voir disparaître le cercueil, accompagné par une
émouvante Internationale fredonnée en sourdine, André Benedetto a fait un vibrant discours :
« à Félix le non-assis par excellence, toujours en éveil, comme à l'affût, prêt à toutes
les aventures et toutes les découvertes... Il nous stupéfiait par son érudition et par les
rapprochements qu'il faisait entre les siècles, entre les événements, entre les œuvres et les
hommes. Un esprit de synthèse. Un poète... Quand il nous quitte, c'est un être cher qu'on nous
arrache, c'est un cœur qui cesse de battre. Un grand cœur, et c'est un cerveau qui s'arrête, une
fabrique de concepts qui s'arrête et qui, jusqu' à sa mort, nous a émerveillés. »

Très cher André ! J'entends encore sa voix qui débite les mots comme une
mitraillette. Félix Castan le considérait comme son jeune frère. Il sera le témoin de mariage de
Félix avec Betty Daël que j'avais unis le 31 Janvier 1998.
Cette salle de la maison du peuple avait été construite sous la municipalité Balès,
élue un peu avant le Front populaire. À Montauban le résultat des élections a été une
préfiguration des scénarios nationaux. C'est ainsi qu'en 1965, la ville a élu la première
municipalité d'union de la gauche et que les élections de 2001 annonçaient le 21 Avril ! Dans
la municipalité Balès, l'adjoint aux Beaux-Arts se nommait Henri Dulaut qui était le père de
l'artiste Marcelle Dulaut qui en Décembre 1953 épousera Félix Castan.
Dans le discours que j'avais prononcé, j'avais fait la promesse de « suivre et
d'entretenir le chemin balisé, laissé en héritage par l'immense personnage qui nous avait
quittés » (Linha Imaginòt n° 45).
La rencontre de ce jour s'inscrit dans ce « sillage ». Il est heureux que ce soit la double
organisation du CIRDOC qui a accueilli une partie des archives de Castan et de l'Université
Paul-Valéry. Ainsi que le dit Castan dans une conférence de 1953 sur le peintre Andrieu, il a
été formé « dans la fréquentation de Paul Valéry, passionné d'exactitude ».
Il ajoute dans un poème en français, intitulé « la langue et le royaume » paru en 1979
dans Montauban épopée1 : « J'ai appris la langue d'une vraie patrie que m'apprit Paul Valéry ».
Il ne détesterait pas cet hommage même s'il aimait répéter la phrase de Perbosc : « j'ai
toujours souhaité n'être ni le chef ni le soldat de personne ».
Parmi la nombreuse assistance silencieuse et recueillie de cette pénible journée se
trouvait Robert Lafont. Benedetto et Lafont, deux hommes qui joueront des rôles importants
dans la vie du militant occitan Félix Castan. Nous y reviendrons.
Un retour en arrière s'impose. Felix Castan est né à Labastide-Murat dans le Lot. Son
père est d'Escatalens dans le Tarn -et -Garonne, il est ingénieur aux ponts et chaussées ; sa
mère Hélène, professeur de français, est de Labastide-Murat où réside sa mère qui est sagefemme et comme en ces temps-là accoucher était encore périlleux, pour diminuer les risques,
1

Éditions « Mòstra », 979.

�je suppose, on est allé faire naître Félix dans le Lot. La famille habitait à Moissac. Felix et sa
sœur sont bons élèves. Tout se passe bien jusqu'à la crue du Tarn de Mars 1930 qui dévaste
le Sud -Ouest. La maison où vivait la tribu a disparu. Peu après c'est la dispersion : les parents
de Félix et leurs deux enfants vont s'installer dans la maison du 30, rue de la Banque à
Montauban. La mère tombe en dépression ; Félix, à 12 ans lui apporte une attention soutenue
et parle de littérature qui apparaît comme la seule thérapie. Il lit beaucoup et, à 15 ans, écrit
en français, un premier cahier de poèmes classiques. Après son bac math'élem et le bac philo
il ira à Louis-Le-Grand en khâgne, où il attrape une grave maladie, à savoir une endocardite
rhumatismale qui ne frappait que les jeunes gens et que l'on contractait dans des endroits à
l'hygiène douteuse. Même à Louis-Le-Grand… Il est obligé de revenir se soigner à LabastideMurat où l'instituteur du village le fournit en livres et lui fait découvrir Perbosc et Cubaynes,
lui permettant ainsi de rencontrer la littérature occitane : le graal ! Dans le dossier
« Montauban solaire et mesurée » de la revue Autrement, numéro spécial dirigé par Janine
Garrisson, paru en 1993, il a écrit un article intitulé « 1940-1990 ! Ce je ne sais quoi d'épique »,
il dit :
« Je traînais une longue convalescence dans les rues de Montauban : la ville
s'identifiait dans son vécu aux progrès d'une renaissance. Je revenais de deux années d'études
dans un lycée parisien pareil à un bateau de brume, et la brique des lieux que je redécouvrais,
que j'explorais passionnément, réchauffait, réorientait mon esprit. »

Il ne guérira que fin 1940 et dira à ses parents incrédules qu'il veut devenir ouvrier
agricole, au plus bas de l'échelle sociale. Cela, afin d'apprendre la langue occitane. Il se fait
embaucher chez les Brugel à Lériboc, commune de l'Honor-de-Cos. Il faut, cependant, faire les
chantiers de jeunesse ; par ce biais Pétain voulait inculquer les valeurs de la Révolution
nationale. C'est raté car dans le Couserans, à Castillon, on lui indique une adresse à Bagnères
de Bigorre où il découvrira le marxisme et le communisme. À la fin de son temps, il revient à
Léribosc. Là, il se ménage du temps libre pour lire et écrire. Il renforce ses liens avec le groupe
de Montauban, les poètes Malrieu et Albouy, les peintres Marcelle Dulaut et Lapoujade, la
philosophe Odette Penot. Avec eux et Georges Herment, il découvrira le jazz chez Panassié,
retiré à Montauban. Son retour à la campagne n'était pas synonyme de vide culturel.
« La scène montalbanaise est dominée par deux personnalités qu'il n'est pas absurde
de rapprocher : un écrivain Frédéric Cayrou et un peintre Lucien Cadène », écrit-il dans
Autrement. Il rendra visite à Perbosc qui habitait Vila Hispalia à Montauban, deux fois
seulement mais la seconde ce fut le 11 Novembre 1942, ce jour-là les Allemands envahissaient
la zone dite libre. Ils ont vu passer les troupes d'occupation devant la porte : drame cosmique
et désespoir pour Perbosc qui a été l'un des seuls écrivains occitans à refuser de signer un
message d'allégeance au Maréchal.(souvenir de conversation avec Félix Castan). Perbosc était
de la génération au-dessus, celle de Bourdelle et de Jaurès. Celle du peintre Andrieu, le phare
de toute la génération de Castan qui allait chez lui, en bandes, les dimanches. Andrieu avait
quitté Paris en une démarche comparable à celle de Déodat de Séverac. Contrairement à ce
qu'a dit Zola à Cézanne ce n'était pas une démarche d'artiste raté mais une position bien
réfléchie. En même temps que Perbosc, Castan prend contact avec Ismaël Girard, Max
Rouquette et René Nelli, dont aucun ne se fera le complice des occupants. En 1942, la
publication du numéro spécial des Cahiers du Sud intitulé « Le génie d'oc et l'homme
méditerranéen » est un grand événement. Castan fera souvent référence à cet ouvrage. Estce après cette parution que Castan entre en contact avec Max Rouquette et René Nelli ? JeanFrédéric Brun dans les Cahiers Max Rouquette (n° 9, 2013) nous dit : « Max Rouquette et René

�Nelli étaient à Monségur. De là ils avaient écrit à Félix Castan, lequel avait daté une lettre de
l'Honor de Cos. » Sur la « citadelle du vertige », lieu de l'anéantissement de l'hérésie cathare,
nos deux trentenaires, alors, rebâtirent le monde, un monde que les intellectuels progressistes
qui fréquentaient la chambre de Joë Bousquet avait imaginé pour après la disparition du Reich.
Un monde où la culture paysanne disparaîtrait : finis Mistral, Maurras et Pétain, évanouis...
Castan ne pouvait qu'adhérer à cela.
Retour dans nos douces collines fruitées du Bas -Quercy. Castan et le fils Brugel font
de la résistance à tel point que le père Brugel, en cas de coup dur, leur a aménagé un
souterrain-refuge sous une haie, un « cuzoul », comme il en existe beaucoup dans les coteaux
de notre région, vraisemblablement depuis les invasions barbares.
Castan, dans ses moments de liberté, écrit, envoie des lettres aux peintres, poètes,
écrivains et pionniers de l'occitanisme moderne. Rouquette et Nelli ont été cités mais il y a
aussi Girard et un nouveau venu, Robert Lafont. Il écrit des poèmes en Òc qui seront publiés
dans la collection « Messatges » ; ce sera De campestre, d'amor e de guerra. On peut y lire une
ode à Staline qu'il ne reniera jamais car inspirée au plus noir de la guerre. Engagé volontaire
en 1944, Félix participera aux combats de la Pointe de la Grave. Ensuite son bataillon remonte
vers l'est pour participer à la libération du pays. À Strasbourg, au contact de soldats venus
d'Indochine, un bacille lui inflige une nouvelle grave maladie qui le laisse plusieurs mois entre
la vie et la mort. Guéri, en 1946, il revient à Montauban pour préparer le concours d'entrée à
l'école normale d'instituteurs au grand dépit de ses parents qui rêvaient toujours d'un destin
d'ingénieur. Il est nommé instituteur à Genebrières et à Saint-Maurice, deux communes
rurales du département, où il pratique de nouvelles méthodes pédagogiques, se souvenant
d'Antonin Perbosc. Puis il deviendra professeur de collège (PEGC, disait-on) au nouveau
collège de la Fobio à Montauban. Pour l'anecdote je l'ai eu comme professeur de dessin (!) en
5ème.
À cette époque, après la guerre, Castan est introduit par les aînés au sein de l'Institut
d'Etudes Occitanes, nouvellement créé à l'image de L'Institut d'Etudes Catalanes, par Nelli et
présidé par Jean Cassou, où l'on retrouve, unis au début, tous ceux qui comptaient ; il occupera
tout son temps libre à l'organisation de cet institut.
Parallèlement, après avoir adhéré au Parti communiste à la Libération, il en sera un
militant très actif.
Castan s'occupe également de la revue Òc qu'Ismaël Girard avait remontée. Ce
bourreau de travail ne cessera d'affiner sa pensée, de l'enrichir, de l'approfondir. Dans les
Annales de l'IEO, il écrit que « la singularité occitane lui confère une place à part dans le
concert des cultures ». Il apparaît au premier plan à l'occasion d'un numéro spécial de Òc, en
1948, dont il est le maître d'œuvre. Jean-Frédéric Brun dit que « que ce numéro marque une
pierre milliaire dans l'histoire de la culture occitane » (Cahier Max Rouquette n° 7).
Initialement, Castan avait prévu de rendre un hommage de la part des écrivains d'oc à Joë
Bousquet, qu'il avait rencontré longuement. L'écrivain blessé de la rue de Verdun à
Carcassonne avait donné sa bénédiction au projet. Mais les choses n'avaient pu se faire, ce
sera une première blessure pour Castan. Les textes serviront pour Òc et pour Montauban
épopée. Le numéro de Òc comptait une quarantaine de signatures et débutait par un poème
de combat de Peire Cardenal. Une nouvelle littérature est née dont Òc sera le lieu
d'expression. Bien plus tard, si vous me permettez cette digression, à la fin des années 70 puis
80 et 90, pour les avoir côtoyés dans les réunions de rédaction de Òc où Girard et Manciet
m'avaient accueillis, je peux témoigner de bonnes relations amicales de Castan envers Max

�Rouquette que tous vouvoyaient, de camaraderie avec Max Allier, et ici à Béziers je veux
rendre hommage à ce grand poète, et d'amitié admirative et bienveillante envers Manciet.
En 1954, à la suite de différends avec Lafont dont il ne partageait pas la ligne
« économique », il démissionnera de Òc et de toutes les fonctions à l'IEO. Dès 1950 ainsi que
le dit sa fille Anne « sûrement quelque rouages commencent à gripper ! » (entretien avec
Anne Castan le 9-11-16).
Là commencera son travail à Montauban : ses chantiers culturels.
La première manifestation dans la Cité d'Ingres se fera à l'occasion de l'exposition
consacrée à Lucien Andrieu, en 1953, « le père » ou plutôt « le grand-frère », de toute une
génération. À l'occasion de cette exposition, Félix donnera une conférence, le 28 Novembre
1953, publiée début 1956 par le centre culturel occitan de Toulouse2. Entretemps le peintre,
que Clara Malraux appelait « maître », était décédé. Cette conférence pose déjà les jalons de
la pensée de Castan, critique. Elle marque aussi la réflexion sur la signification pour un artiste
d'avoir quitté Paris et qui se trouve dans l'axe de la tradition montalbanaise telle qu'elle
s'exprime de Cladel à Cadène, sans oublier Bourdelle, Perbosc, Abbal... Dans le recueil où
interviennent Pierre Bayrou, Pierre Albouy, Georges Herment, Henri Dufor, Paulette et Albert
Ferlin, France Féral et Jean Malrieu, la bande d'écrivains, poètes, journalistes, Castan est
présenté comme le vice-président d'« Art nouveau ».
Son retour et son ancrage à Montauban amènent Castan à participer à la vie
culturelle de la ville. En 1950, il se lie avec Marcelle Dulaut qu'il connaît depuis longtemps,
c'est elle qui l'avait emmené chez Andrieu. Plus tard, elle créera la Mostra del Larzac. Art
Nouveau est une association œcuménique composée d'un comité directeur prestigieux. En
1957 par exemple, outre le maire Lacaze, nous y trouvons Jean Cassou, Raymond Escholier,
Robert Mesuret, René Nelli, Jean Leymarie, Jean Moussignac et la plupart des conservateurs
des musées de la région, ainsi que plusieurs artistes dont Bissière, Cadéne, Desnoyer, Lurçat,
Parayre, Valentine Prax, Zadkine... On y trouve également des personnalités dont Madame
Bourdelle, Hugues Panassié, Judith Cladel, Camille Soula, Max Rouquette, Joseph-Sebastien
Pons... On sent la patte fédératrice et rassembleuse de Castan qui était donc au comité
directeur présidé par Pierre-Charles Bru avec notamment Robert Aribaut, Christian de
Cambiaire, Flavio de Faveri, Jacques Gunaud... Une conversation avec Flavio de Faveri montre
que Castan était la tête pensante du groupe. Art Nouveau organise le Salon du Sud-Ouest dont
l'énoncé des principes dit « que la région dont Toulouse est la capitale manque de
manifestations régulières d'art moderne » en ajoutant : « comment douter que le terroir d'où
sortit l'art roman ne se reconnaisse pas dans ses artistes si ceux -ci parlent un langage qui
convienne à notre époque ! » Ce quatrième salon de 1957 a exposé au Musée Ingres, en
première mondiale, la tapisserie de Jean Lurçat Le Chant du monde. Outre Tapiès, Saura,
Réquichot, d'autres grandes figures ont été invitées. Citons Édouard Pignon en 1960 et les
représentants de la jeune peinture espagnole Millarès, Saura, Tapiès entourés de Picasso,
Miró, Juan Gris ; en 1961, Vieira da Silva et les élèves de Bourdelle. Convenons que c'était
avoir la vista. Art nouveau attribuera le prix Charles-Malpel, du nom d'un critique d'art
montalbanais du début du siècle, auteur de Notes sur l'art d'aujourd'hui et peut-être de
demain3. Le prix avait été créé par son fils Maurice Malpel qui fut le troisième président d'Art
nouveau, après Albert Ferlin et Charles-Pierre Bru. De 1954 à 1963 et en 1964 à Nérac, « dans
2

Lucien ANDRIEU. Catalogue de l'exposition Lucien Andrieu. 1875-1955 tenue au Centre culturel occitan de
Toulouse en 1956. In- 4, broché, illustrations. Joint, des photographies d'œuvres d'Andrieu.
3
Charles MALPEL, Notes sur l'art d'aujourd'hui et peut-être de demain, B. Grasset, 1910.

�une perspective décentralisatrice théoriquement formulée », écrit-il dans la revue Autrement.
Art nouveau rassembla la création de la région toulousaine jusqu'à Bordeaux et Montpellier.
En 1960, presque personne à Montauban n'avait entendu parler de ces peintres et
certaines réserves se sont exprimées. Une amie dont la mère travaillait à l'association se
demandait après avoir démonté une exposition « ce qu'elle devait faire de cette serpillère »…
C'était une toile de Tapiès !
Le groupe Art nouveau, en plus du salon du Sud-Ouest avait initié des spectacles de
musique, des chants des troubadours au Plain-chant de Cocteau, avait créé la première
biennale de poésie où apparaît dans le paysage Bernard Manciet. Le but était de faire
dialoguer les poésies française, occitane, espagnole et catalane. C'était déjà l'objectif de
l'ouvrage consacré à Joë Bousquet. Germait également l'idée d'un festival, ce qui fut fait en
1957

Le Festival
« Il a fallu s'agripper à ce qui restait, c'est-à-dire à l'être matériel de la ville, à son
monument majeur, sa Place, à ses caractéristiques esthétiques pour fonder un festival en
1957 », écrit Castan dans l'article de la revue Autrement, repris dans Le vouloir d'une ville4. Sa
sœur Jeanne, élève de Dullin, l'aidera en concevant le répertoire du festival.
« Toute action décentralisatrice qui s'insère sur le terrain provoque nécessairement
contradictions et remous puisqu'elle va à contre-courant, à contre -pente et prend à contre-pied
quiconque ignore la problématique. »

Choisir le Siècle d'or espagnol s'inscrivait dans cette démarche. Parler de la culture
de notre pays voisin et le mettre en honneur au plus noir de la dictature franquiste : il fallait
oser. Jean Cassou avait écrit dans la préface d'un programme du festival « qu'avec l'Espagne
nous partageons le même soleil » et la Place de Montauban qui fut la Plaça dels coverts, avant
de devenir la Place royale, puis impériale et enfin nationale dont la reconstruction, après un
incendie en 16010, est contemporaine de ce Siglo de oro et se présente comme un lieu
scénique incomparable. La mise en valeur de ce trésor patrimonial s'imposait. Ce fut une
constante, chez Castan que de vouloir mettre en lumière les richesses du Tarn-et-Garonne ;
dans cette veine, il y a eu la création d'Héliogabale de Déodat de Séverac au Cloître de
Moissac, agrémenté d'un colloque présidé par Vladimir Jankelevich. Pour l'anecdote, l'année
suivante la municipalité de Moissac interdira le récital de Claude Nourago au Cloître…
Jean Deschamps, qui travaille aussi au festival de Carcassonne, est choisi pour la mise
en scène des premières pièces de ce Festival du Languedoc, ainsi dénommé. Mais les relations
avec cet ancien comédien, compagnon de Jean Vilar, cesseront rapidement. Ainsi jusqu'en
1970, avec une interruption en 1968, le festival a été consacré au répertoire espagnol. Cette
spécialisation plaisait à Jeanne Laurent, chargée du Théâtre auprès de Malraux et le ministère
de la culture subventionnait. Les collectivités locales étaient obligées de suivre. Plusieurs
pièces furent montées en création mondiale, dont la fameuse Célestine qui fit couler de
l'encre à Montauban car la comédienne Maria Meriko, qui interprétait le rôle principal, était
quasiment nue. Les quelques 21 actes représentés en deux soirées ont eu quelque mal à
passer. Beaucoup de grands comédiens sont venus jouer sur la Place ; parmi eux Maria Casares
dont le père avait été Ministre de la République espagnole, République dont le Président
4

Castan (Felix) : Le vouloir d' une ville. Cocagne Editions.1998.

�Azaña est venu mourir à Montauban le 3 Novembre 1940. Il y est enterré, un collège et une
place publique portent son nom. Il y a eu en 1964, un hommage à Lope de Vega.
Ce ne fut pas un long fleuve tranquille que la direction de ce festival. Un conflit
majeur en 1965 est apparu. Cela tombait mal pour Félix car cela faisait suite à la fameuse
réunion de L'IEO de Decazeville, en Septembre 1964, où, par des manœuvres douteuses et
hystériques, il avait été exclu.
Pour résumer l'affaire, on peut dire que les fondateurs du festival sont des gens
proches de Castan que l'on peut classer à gauche. D'autres amateurs de théâtre, mais plutôt
de droite se sont agrégés. A la suite d'initiatives personnelles on est arrivé à la scission. Mais
un procès intenté et gagné par Castan l'a rétabli dans ses droits. Pour ester en justice, il a dû
vendre des terres acquises par ses parents quand il avait parlé de son retour à la terre. Époque
pénible où Castan a dû, à lui tout seul, se mettre en grève contre le nouvel adjoint à la culture
Raoul Gouze qui était aussi son principal de collège. Situation inédite autant que cocasse. La
prudence des élus de la nouvelle équipe s'explique par le fait qu'on ne traîne pas au tribunal
des gens honorablement connus, et puis le souvenir de la Célestine… Car Mai -68 n'était pas
encore passé par là.
En 1966, un comité se reconstituera et le festival continuera.
L'année 1972 marque un tournant avec l'apparition de la nouvelle chanson occitane :
Marti, Mans de Breish, Delbeau… et l'arrivée en fanfare de Benedetto qui a déboulé sur la
Place, en 1973, pour la pièce Nostra dona dei bordilhas5. Je peux témoigner de la joie de Lafont
aux côtés de qui je me trouvais. Et le festival s'est appelé « Festival d'Occitanie-Festenal
d'Occitania ». Le terme « Occitanie » n'était pas évident à imposer ; or ce nom a fait du chemin
depuis, jusqu'à désigner notre nouvelle grande région. Dans Le vouloir d'une ville, un texte
intitulé « Berceau de l'Occitanie », Castan écrit :
« quel homme d'esprit pouvait attribuer quelque importance à un pays qui avait une
langue mais pas de nom, pas d'état, pas de volonté commune... alors Perbosc, fils obscur de ce
terroir, a nommé son pays sans nom... il prit la décision en 1897 à Camberouger où il était
instituteur. Il n'avait pas inventé le mot « Occitanie » qui errait confusément au siècle passé,
sans fonction bien déterminée. Il fixa l'usage du mot et lui donna une consistance.

On doit à André Benedetto la création d'un Triptyque dont les textes ont été publiés
chez Oswald. Le Siège de Montauban, avec les décors de Pierre François, est un travail sur la
page la plus glorieuse de la ville qui a mis en déroute Louis XIII. Les drapiers jacobins, à partir
d'un texte de Gautier Sauzin, un député montalbanais du Tiers-État, qui défendait les parlers
locaux face à l'Abbé Grégoire, nous parle de la période révolutionnaire. Pour la première fois
ont été distribués, en tract, « Les droits de la femme » d'Olympe de Gouges qui était
montalbanaise. « Pique-nique au moulin d'Ardus », enfin, est un voyage à l'intérieur du
tableau, du même intitulé, de Cadène dans la période du Front Populaire et des premiers
congés payés. C'était remarquable et éblouissant. Ce travail de recherche sur la ville soulignait
deux dynamiques dont Montauban se situe à l'intersection : l'identitaire et la
décentralisatrice. Ce fut une bonne période mais décidément cela n'enchantait pas tout le
monde. Louis Delmas, le maire, traitait cela d'espagnolade ou de pantalonnade.
Bien des artistes ont joué Place nationale, depuis Armand Gatti, en passant par
Marcel Maréchal, Pierre Doris en Ubu Roi, Jean-Claude Drouot en Fracasse, Jean-Pierre
Miquel, Carolyn Carlson qui évoluait une des toutes premières fois en Europe, Mouloudji,
5

André Benedetto, La Madone des ordures / Nòstra dòna dei bordilhas, 1973, Paris, P.J. Oswald.

�Angélique Ionatos, Lubat, Sicre, Rosine de Peira ; des poètes également, Malrieu, Gaston Puel,
Simon Brest, Henri Heurtebise, Michel Cosem, Serge Pey ; des plasticiens, des comédiens, des
musiciens qui ont enchanté les soirées jusqu'à la dernière manifestation : « Atal Dòna6», mise
en scène par Castan lui- même en 2000, pour son dernier festival selon une lettre qu'il m'avait
écrite.
Il faudrait de nombreux colloques pour décortiquer ce travail. Il conviendrait de
rappeler les vespralhs, à savoir des repas sur la place, bien avant, que cela ne soit à la mode.
On ne peut passer sous silence les chants de Despourins au Jardin des plantes ni les foires aux
chanteurs occitans dont Castan m'avait confié l'organisation. Déjà en 1975 on écoutait Los de
Nadau devenus Nadau au succès phénoménal.
Dans un ouvrage récent L'urgence culturelle7, Jérôme Clément évoque son stage de
l'ENA à la préfecture de Montauban, dans les années 70. Il écrit qu'à tous les gens qui parlaient
de maintien de l'ordre et cérémonies, il préférait le Festival d'Occitanie, « un certain désordre
animé par un personnage excentrique et convaincu, Félix Castan. » Je ne suis pas du tout
certain que Castan eût prisé les mots « excentrique » et « désordre », mais constatons que le
futur président d’Arte avait été marqué.
Si le festival a connu des heures de gloire, certaines manifestations ont été
considérées comme choquantes, telle la première performance du groupe Support-Surface en
1973, où, la nuit après l'installation des œuvres, tout a été saccagé. Acte qui répondait peutêtre à la mention « actions éphémères » inscrite dans un coin de l'affiche du festival. Il y a
également eu la création d'un « arbre de vie » par Soucaret avec des plasticiens qui
promenaient, dans les rues du centre-ville, une Ève… en tenue d'Ève… simplement recouverte
de crème pâtissière. De même que les pyrotechnies de Pierre-Alain Hubert ont failli mettre le
feu aux poudres et à la Place. Voilà pourquoi les relations avec la mairie étaient souvent
orageuses. Louis Delmas m'a même avoué, quand j'ai été élu adjoint en charge de la culture,
que son seul échec était le festival de Castan.
Ce même Castan qui a voulu éviter plusieurs écueils : le populisme, le passéisme et
le provincialisme. Un art d'inspiration populaire doit, selon lui, s'adresser à la société toute
entière. Il a toujours jalousement veillé à l'indépendance du comité. Cette « ligne »
indépendante l'a conduit à déceler plusieurs déviations, et donc à leur résister : déviations
notabiliaire, commerciale, municipale et institutionnelle.
Pour conclure ce chapitre sur le festival, il convient de dire que Castan savait faire
éclore des jeunes talents. Beaucoup s'en souviennent, car à son contact ils ont appris et
œuvré, tel Christian Poulanges qui a d'abord organisé les rencontres vidéo puis Montauban
Caméra. Plusieurs, parmi ceux qui ont travaillé au festival, ont ensuite joué un rôle éminent
dans les préfectures, les hôpitaux, voire à la Cours de cassation. De même que l'on ne compte
pas les artistes, poètes, écrivains, plasticiens, journalistes qui à un moment ou à un autre font
référence à Félix Castan, comme les Fabulous Troubadors et Massalia Sound System

Le Baroque
Dans les années 80, le festival a été consacré à des pièces de Corneille dont Médée
et l'Illusion comique .Ces dernières créations, dues au grand comédien toulousain Jean-Claude
6
7

Atal Dòna. Cocagne éditions 2000.
Jérôme Clément, L'urgence culturelle, Grasset, 2016

�Bastos, du Théâtre du pavé, illustraient une autre activité mise en place par Castan, une autre
structure : Le centre international de synthèse du Baroque, créé en 1962. Dans l'ouvrage déjà
cité, Le Vouloir d'une ville, dans un texte intitulé « le grand tournant », Castan affirme :
« l'Occitanie, usant de deux langues, embrasse d'emblée le Baroque dans son ampleur et dans
sa construction fondamentale. » Il rappelle qu'Auger Gailhard a écrit la presque totalité de son
œuvre à Montauban et nous dit qu'il est curieux de remarquer que trois écrivains
montalbanais ont joué un rôle important dans les trois partis entre lesquels se déchirait la
nation :
- Fornier le huguenot
- de Belloy, juriste, lié au parti des politiques supporters de Henri IV
- de Scorbiac enfin, brillant prédicateur, fougueux porte- parole de la ligue.
« Montauban, écrit-il, alimente ainsi les trois factions et assume en quelque sorte le
drame national, dans sa violence idéologique ».
Oui, à Montauban, un instituteur de campagne, au moment des Temps modernes,
du structuralisme, de Tel quel, du Nouveau Roman, de l'existentialisme et de l'art abstrait
triomphant a été à l'origine de cela.
Initialement, le Centre accompagna le festival d'une réflexion scientifique. Castan
affirme dans la revue Autrement :
« C'était renouer avec l'Occitanie du XVIIe siècle, qui a connu alors un de ses grands
moments, en rapport avec les courants européens. C'était aussi chercher, par de-là le classicisme
français unitariste et exclusif, les références d'une civilisation de la pluralité, confirmant la
perspective décentralisatrice, la polémique anti centraliste ».

Du milieu du XVIe siècle au milieu du XVIIe, notre pays a participé sans rupture à la
civilisation de l'Europe que l'on qualifie de Baroque. Pour les milieux universitaires dans leur
quasi-unanimité cela passait mal. On peut parler d'incompréhension et bien souvent de
mépris. Pourtant, à bien relire les actes des colloques organisés tous les deux ans, pendant
près de trente ans, avec le seul soutien de la ville de Montauban et retranscris dans la Revue
Baroque, nous sommes surpris par l'ampleur et la variété des sujets abordés, comme par la
qualité des intervenants venus de divers pays. Ce n'est que trois décennies plus tard que la
musique et l'étude de l'architecture baroques redeviendront à la mode. La création de
l'Orchestre Baroque de Montauban par Jean-Marc Andrieu dans les années 90 ravissait
Castan.
Le chercheur Bruno Queysane a découvert les Journées Internationales d'Études du
Baroque en participant à la Xe session en 1983. Il avoue dans son article « une approche neuve
du baroque »8 : « lorsqu'on entre dans le monde de recherches et de débats qu'y se trouve
consigné dans les numéros de la revue Baroque on est littéralement sidéré, pris de vertige. »
C'est une action souvent méconnue de Félix Castan mais très importante.

Le Carrefour d'Occitanie
Pierre Dassau, inspecteur général au Ministère de la culture sous Jack Lang, a dit :
« Le Carrefour d'Occitanie est un exemple, il devrait permettre de mener à bien la

8

Félix Castan ou l'équilibre parfait de l'identité, actes des journées Castan de 2008 à Larrazet.

�décentralisation culturelle. »9 Venant d'un proche du ministre le plus emblématique de l'ère
Mitterrand, ce jugement nous éloigne de la notion d'hérésie, à moins de considérer la gauche
au pouvoir comme une hérésie.
Le Carrefour d'Occitanie, Qu'es aquò ? C'est une structure conçue par Castan qui
regroupe et rassemble toutes ses activités. On y décèle ce souci de synthèse. Les activités qui
constituent le carrefour sont le Centre international d'études et de synthèse du Baroque, le
Festival d'Occitanie, Montauban-caméra, les Rencontres de poésie, La Mòstra del Larzac, Le
Forum des identités communales de Larrazet auquel il était attaché, et, en liaison avec le
ministère de la culture, les Assises de la décentralisation culturelle. Il incluait également les
deux revues Mòstra et Baroque, ainsi que les Éditions Cocagne. À partir de 1991, se sont
greffés « les grands jours de la femme », traitant de la philosophie du féminisme avec un
colloque « Olympe de Gouges » dont la première édition avait été présidée par Bernadette
Malgorn, alors préfet de Tarn-et-Garonne. À cette occasion étaient remis les « olympes »
dessinées par Sonia Ryckel, dont le premier trophée a été décerné à Agnès Varda.
Le Carrefour était logé à l'Ancien Collège, maison de la culture à Montauban ; il a
servi de cadre pour établir la convention de développement culturel signée entre la ville et le
ministère afin d'obtenir des subsides. Précisons que cette quête permanente de pognon, selon
son expression, a toujours été une constante chez Félix Castan. Dominique Vallon, chargé du
développement culturel rue de Valois, avait participé aux premières Assises de la
décentralisation en 1985, au Musée Ingres.
Reconnaissons que tout ce travail de « synthèse culturelle » et toute cette
organisation à l'intersection de la politique nationale de décentralisation culturelle et du
mouvement de renaissance culturelle occitane, étaient considérables.

En guise de conclusion
Ce travail de recherche à Montauban, sur Montauban, pour Montauban, a-t-il
toujours été bien assimilé, bien reçu, bien compris dans cette ville que Castan n'a cessé
d'interpeller ? Poser la question c'est souvent répondre par la négative. Pourtant il reste pour
l'avenir une masse considérable d'actions, de pensées, bref une œuvre laissée en héritage.
C'est aux générations futures de le faire prospérer cet héritage. Voilà pourquoi nous sommes
réunis ici, aujourd'hui.
Le dernier conseil municipal que j'ai eu à présider avait délibéré pour baptiser
l'Ancien Collège Maison de la culture Félix-Marcel Castan. La délibération n'a pas été annulée
ni cassée mais les nouveaux locataires de la mairie ont choisi de l'ignorer en nommant le lieu
Ancien collège des Jésuites…
Est-ce un clin d'œil du destin ? Est- ce le destin de Félix Castan celui qui avait écrit à
Charles Camproux : « la nature m'a fait pour n'être pas d'accord ! » Et qui avait dit également :
« Après la vie, la mort, après la mort l'œuvre. » Comme quoi on ne lit pas Castan mais on
l'écoute.

9

Discours lors de la remise de l'Ordre du Mérite à Castan en 1984

�Referéncias bibliograficas
De Félix Castan
CASTAN Felix, De Campestre, d'amor e de guerra. Messages, IEO, 1951.
CASTAN Felix, Le vouloir d'une ville. Cocagne Editions. 1998.
CASTAN Felix, Atal Dòna. Cocagne éditions 2000.
CASTAN Felix, directeur, Òc 168, Numéro spécial (1946-1947-1948).
Montauban : Épopée - Mostra, 1979.
Autres
BENEDETTO André, La Madone des ordures / Nòstra dòna dei bordilhas, 1973, Paris, P.J.
Oswald.
BENEDETTO André, Le siège de Montauban, Les drapiers jacobins, Pique-nique au moulin
d'Ardus. 1978, P.J. Oswald.
CLEMENT Jérôme, L'urgence culturelle, Grasset, 2016.
CORNEILLE Pierre, Médée ; L'illusion comique.
GARRISSON Janine, dir. « Montauban Solaire et mesurée ». Autrement, juin 1993.
MALPEL Maurice : Notes sur l'art d'aujourd'hui et peut- être de demain. B. Grasset, 1910.
NELLI René, dir. « Le génie d'Oc et l'homme méditerranéen », Cahiers du Sud n° spécial Août,
Septembre-octobre 1942, Marseille.
Cahiers Max Rouquette n°7 (2013) et n° 9 (2015), Montpellier, Association Amistats Max
Rouquette)
Catalogue de l'exposition Lucien Andrieu. 1875-1955 tenue au Centre culturel occitan de
Toulouse en 1956. Art nouveau : catalogues.
Baroque, revue, Montauban.
Linha imaginòt (revue du secteur musical de l'IEO) no 45.

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&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/19160"&gt;Autour de F&amp;eacute;lix Castan : Journ&amp;eacute;e d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes du 5 mai 2017&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/19160"&gt;RedOc / LLACS - CIRDOC&lt;/a&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
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&lt;/head&gt;&#13;
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&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&#13;
&lt;p&gt;Communication de Roland Garrigues dans le cadre de la Journ&amp;eacute;e d'&amp;eacute;tudes &amp;laquo; Autour de F&amp;eacute;lix Castan &amp;raquo; organis&amp;eacute;e par l'&amp;eacute;quipe de recherches&amp;nbsp;LLACS (EA 4582, Universit&amp;eacute; Paul-Val&amp;eacute;ry, Montpellier) et le CIRDOC le 05 mai 2017.&lt;/p&gt;&#13;
&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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&lt;html&gt;&#13;
&lt;head&gt;&#13;
&lt;/head&gt;&#13;
&lt;body&gt;&#13;
&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comunicacion de Roland Garrigues dins l'encastre de la jornada d'estudis&amp;nbsp;&amp;laquo; Autour de F&amp;eacute;lix Castan &amp;raquo; organizada per l'equipa de rec&amp;egrave;rcas&amp;nbsp;LLACS (EA 4582, Universitat Paul-Val&amp;eacute;ry, Montpelhi&amp;egrave;r) e lo CIRD&amp;Ograve;C lo 05 de mai de 2017.&lt;/div&gt;&#13;
&lt;/body&gt;&#13;
&lt;/html&gt;</text>
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              <text>Castan, Félix-Marcel (1920-2001)</text>
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              <text>X:\CAMPUS\Journee_Castan\05-Garrigues-Castan</text>
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          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
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              <text>© Roland Garrigues</text>
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          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Article scientifique</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>LLACS Univ MTP 3</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Ressources scientifiques</text>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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