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                  <text>»

441 Antiada

Lo

N° 87

Janvier 1932.

Gai
Saber

Revisia de VESCOLA OCCITANA

Ois Aup i

Pii-enèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrièra ciels Arts, 14

Lo Numéro

:

I fr. 50

�OAI SABER

LO

Revista de l'BSCOLA OCCITANA

BUREUS

14,

:

Carcièra dels Arts

Abonaments

:

(

Fransa

j

Estrange . un an

:

un an

--

...

.

.

TOEOZA
12 fr.

25 fr.

ENSENHADOR
del N° 87

François de

GfLIS :

Cri-Cri

Prosper Estieu.
Langue Occitane.

Lettre ouverte à
La

Henri MOULY :

Prosper ESTIEU
lozèp SALVAT :

( Janvièr 1932)

Lo Triomfe d'Icare.

:

Libres Novèls.

Bolegadisa occitana.

:

Burèu de i'Escòla Occitana

Prosper Estieu, Capiscòl; Antonin Perbosc,
J.-Rozès de Brousse, Francés de Gélis, Jos-Capiscòls ; Armand Praviel, Clavaire ; Jozèp
Salvat, Secretari.

ASABER, — Per la Redaccion, escriure al
Capiscòl, lo Majorai Prosper Estieu, 45, carrièra Contresti,
CASTBLNOUDARI.
Per tôt sò que pertòca l'Administracion, escriure
à la Libraria Edouard Privât, 14, Carrièra dels Arts,
TOLOZA.
Compte postal

Se

%

parlarà

que

:

Toloza N- 1673

dels libres mandats

en

dople etsemplari

�Lo Gai Saber,

janvier

N° 87.

Lettre ouverte à

1982.

Prosper Estleu

Toulouse, 21 novembre 1931.
Cher Maître,

avide le beau livre queje réfléchissais à votre vie si
pleine et si active de poète et d'écrivain. On pourrait, rien
qu'avec vos livres, en reconstituer toute la courbe.
Le Terradou est votre premier pas dans cette course in¬
fatigable à la poursuite de l'idéal et à la conquête du beau.
Dans ce recueil s'exhalent tous les parfums du sol natal.
Nous y retrouvons tous nos paysages familiers, tous les
tableaux agrestes qui nous sont chers et que nous aimons
à contempler sous la lumière du beau ciel toulousain : les
semailles, la fenaison, les vendanges, le battage, la mois¬
Tout

vous

en

feuilletant d'une main

venez

de m'envoyer,

son.

Avec les Flors paganas
tions

revivent les plus pures concep¬
les Flors biblicas les visions,

de l'art antique, avec

plus sublimes encore, de l'Histoire sainte et de

l'Ancien

Testament.
La Canson Occitana retrace, avec un nouveau lustre, les
épopées, les légendes, les chroniques guerrières ou senti¬
mentales de

nos

historiens médiévaux.

tristes, glorieux ou lamentables
origines sont évoqués dans le panorama magique
de vos Romanceros. Et plus tard, c'est l'âme même du peu¬
ple que vous scrutez avec un soin jaloux. C'est elle que
vous redemandez à notre folk-lore local ou que vous allez,
Les souvenirs joyeux ou

de

nos

Virgile, chercher dans les entretiens rustiques ou
pâtres et de nos bouviers.
Et voici, maintenant, Las Oras cantairas. Avec elles, nous
cheminons encore à travers le passé. Elles nous conduisent,
de joies en tristesses et de lueurs en éclipses, jusqu'à ce
comme

dans les chansons naïves de nos

�286

LO

Soir de la vie,

dont

GAI SABER

nous

l'humanité toute entière,

comme vous,

avons

et comme

l'impérieuse obligation.

dernier recueil où je
» est le premier
mot qu'on y trouve, et ce mot est, à lui seul, un programme.
Quand le poète formule un pareil souhait, c'est qu'il a, pour
longtemps encore, à vivre et à chanter ! Nous sommes sûrs
que le flûteau ne lui tombera pas avant longtemps des lè¬
Mais que de

belles choses dans

voudrais m'arrêter

un

instant.

«

ce

Cantar !

et des mains.

vres

Cantar ! cantar, aquí sò que mon èime
Mai que jamai escotarai lo rosinhòl

vol.

Embr'iaigat, dins l'òrt, pel perfum d'una
Ah ! cher Estieu, comme vous avez

rôza !...

raison de

nous

dire,

parlant du Vièlh case enjoven.it :

en

Com et som cargat d'ans que me fan l'èime trum,
Mas, parius als brezilhs que tindan pel boscatge,
Los bordons

Et

comme

occitans encantan

nous

mon

vielhum.

aimons votre sérénité tranquille, en ce

se dépitent d'être tom¬
des gémissements et des re¬
grets, comme il est doux et consolant de vous entendre
«

soir de la vie

»

où tant d'autres

bés ! Au milieu des plaintes,
dire

:

E

que fau als diuzes :
caud, l'estiu sul bord dels riuzes;
mos bues e fruta dins mon àrt :

gar-aici los simples vôts

Pasar l'ibèr al
Aber mèl dins

ftors com lo vièlh de Tarenta;
bordons e, content de mon sort,
M'acaminar al crôs sens remôrs e sens crenta.
Viure demest las

Estre rie de

au repos, cher ami, après le labor
fourni. Jamais las ! Jamais assis !
Toujours sur la brèche ! Nous vous aimons trop pour vous
exposer de gaieté de cœur à de nouvelles fatigues; mais
laissez-moi vous dire que, le jour où nous ne vous enten¬
drons plus, ce sera pour nous une douleur profonde et un
désarroi complet. Maintenant que l'hiver sévit et que le
froid nous bloque au coin du feu, c'est à votre livre que
nous recourons pour y retrouver le soleil, la joie, et toutes

Certes !

improbus

nos

vous avez

droit

que vous avez

belles visions d'été.

�287

LO GAI SABER

livre que
fil de la
pensée. Dans cette lumineuse peinture du « canal » où glis¬
sent, après la décuvaison, les barques chargées de futailles
rebondies, je retrouve mes plaisirs tranquilles, assis sur
l'herbe des berges, loin du vacarme ahurissant de la grande
ville, de la trompe discordante des tramways et des fu¬
mées aveuglantes du cinéma :
Car il abonde

vous

écrivîtes

descriptions évocatrices,

en

ce

laissant courir votre plume au

en

Castèlnòudari, com m'agrada,
Dempèi qu'à mon lezer lo vezi tornamai !
Me fa soscar als jorns, bèls com aquels de Mai,
Lo basin de

Ont per

las flors del gauch

ma

jovensa èra ondrada.

ensoleillé du Lauragais, dans une pers¬
pective lointaine que le rêve embellit peut-être, mais que
ne trouble pas la vision criarde des réalités, nous te re¬
voyons, ô temps des vieux moulins à vent :
Dans le paysage

Temps dels molins quilhats subre las nautas
Ont jingoleja l'Autanàs

còlas,

descabestrat,

Temps dels blancs molinièrs que tant an môudurat,
Cap al cèl fosc del debrembièr, rabent, t'envòlas I
Comme
mes

vous

d'accord

décrivez

présent brutal

au

ces

fantômes ! Comme nous som¬

cher poète, quand, comparant le
passé radieux, vous vous écriez :

avec

vous,

S'auzis plus bronzinar la canson de las môlas
Fazent farina ambe lo milh, ambe lo blat.
Las duras
De virar
Res

pèiras del Sidôbre

coma

n'escapant

an

acabat

d'engabiadas esquirôlas.
sus

terra al despietados Sort,

d'autres còps se vezon
Com de meninas que caminan vers
Las

cauzas

delaisadas
la Mort.

Peut-être va-t-on croire, sur la foi de cette analyse im¬
parfaite, qu'il n'y a en vous que le détracteur du présent,
le contempteur de l'avenir, le laudator obstiné du temporis
acti ? Ah ! comme on se détromperait vite si l'on choisissait
dans cette abondante et rutilante moisson de sonnets, tous

l'espoir jaillit, où le bonheur éclate, où l'amour
Qu'on lise Es tornat lo florit Abrilh,
La dosa Aura, Lo Vin d'Amor, Lo Sonet d'Esper, Lo Cant
d'Erôs, et l'on sera bien vite édifié !
ceux

où

embrase et vivifie !

�288

LO GAI SABER

Mais
ceux

les plus pressants, cher maître, sont encore
adressez à vos tout petits. Telle, cette ravis¬
Bresairòla per Estèla :
vos vers

que vous

sante

Dormis lèu, plores pas mai !
Som prèp ta, mon Esteleta I
Com as pron de la popeta,

Ieu, l'aujòl, te bresarai.
Per te

plaire entonarai

Occitana cansoneta;
Acatat sus ta breseta,
Sul flahut la te dirai.
Sóm-sòm ! barra la perpèlha,
Com l'auzèla dins lo nis
Escondut

jos

una

fèlha.

l'barba-gris
Que dins tu, gaujos, regrèlha
E, quand arribas, partis !

Escota

ara

J'aurais voulu révéler à tous

connaissent pas
l'âme d'un poète
peut contenir de foi, d'amour, de sincérité, de beauté et
de bonté, quand il a la nature pour guide et la lenga mairala pour interprète. La belle langue-mère où tous les mots
portent, où toutes les expressions font image, où toutes lès
pensées s'illuminent à la flamme de sa poésie !
Pardonnez-moi, cher ami, de vous avoir aussi imparfai¬
tement traduit. Je ne suis pas poète; il faudrait l'être pour
parler de vous comme il convient. Je souhaite qu'un vrai
•critique vienne au plus tôt prendre ma place et fasse com¬
prendre au grand public la magnificence de votre verbe,
la richesse de votre imagination, la profondeur de vos
pensées.
En attendant, et pour encourager tous ceux qui sont im¬
patients de vous applaudir, voudriez-vous m'autoriser à
faire de cette lettre personnelle une lettre ouverte et la
confier au Directeur du Gai Saber, avec prière de la pu¬
Las

encore

Oras cantairas

ceux

tout

ce

qui

ne

que

blier ?
'

Merci
et tout

d'avance et

croyez-moi votre admirateur sincère

dévoué,
François de Gélis,
Jeux Floraux.

Mainteneur des

�LO

La

GAI

SABER

289

Langue Occitane (I)
A. M. Charles Valat,
de la Solidarité

Dans la belle conférence

Quelques aspects de l'Ame
le Journal de l'Aveyron vient de publier,
êtes logiquement amené à parler de la
« lengo nos-

rouergate
vous

tro

Aveyronnaise.

».

»,

«

que

A votre

louange, j'avoue

parlez avec tout
Rouergats de
la Capitale. « Or, cette
langue, — dites-vous
nous vou¬
lons la conserver, car elle fait aussi partie de l'Ame rouer¬
gate ». Cela est très bien; mais comment la conserver?
Il ne s'agit pas de discourir et de dire : « Nous
voulons...,
nous voulons !... »; il faut
agir et agir vite.
que vous en

l'amour que ressentent pour leur dialecte les

—

Vous

savez parfaitement
que notre langue s'abâtardit de
jour. L'influence de l'école, du journal, du snobisme
des Parisiens en villégiature, lui font une
guerre de tous
les instants, une guerre avec des armes
modernes, si je
puis dire, tandis que notre langue n'a, pour se défendre,
que son droit et sa beauté. Or, dans ce domaine comme
dans bien d'autres, la force prime et primera le droit. On
peut affirmer sans crainte d'aucun démenti que, dans un
temps plus ou moins long, mais relativement très court,
comparé à la vie d'un peuple, notre langue ne sera plus
qu'un souvenir. Lorsqu'on voit, dans la moitié des villages
du Rouergue, les parents apprendre à leurs enfants le
fran¬
çais dès le berceau, et quel français ! je me demande quel
espoir on peut encore conserver de sauver notre langue...

jour

ce

en

Or, c'est bien en Rouergue qu'il s'agit de la sauver, n'estpas ? Je ne puis croire qu'il vous suffise d'entendre

(1) Le vaillant félibre rouergat Henri Mouly, plusieurs fois
lauréat de l'Académie des Jeux Floraux, a publié dans le Jour¬

nal de l'Aveyron du 27 septembre dernier, un
remarquable arti¬
cle sur la graphie de VEscôla Occitana. Nous tenons à
repro¬
duire cet article in-extenso, car il est susceptible de dessiller
bien des yeux et de faire de précieux adhérents à notre Cause.
N. D. L. R.

�2

LO GAI SABER

go

quelque « déraciné » se bercer là-haut d'un « regret » nos¬
talgique, pour croire que la langue est sauvée. C'est bien en
Rouergue qu'elle doit continuer à être la langue vivante du
peuple, la langue pure, riche, imagée et pittoresque. Eh
bien ! permettez-moi d'insister sur ce fait. Pendant qu'à
Paris notre langue reste en honneur, ou même devient à
la mode, se conserve pour tout dire, entre compatriotes, ici,
la décadence se précipite. Il est possible qu'à Paris, par des
chansons, par une certaine propagande, par regret du pays,
par snobisme aussi, vous conserviez votre langue; mais
songez qu'un snobisme inverse se produit ici; songez que
le miroitement de Paris, l'engouement pour tout ce qui est
parisien font à notre langue une guerre sans merci.
Cette langue, dont le peuple ignore la noblesse et la
beauté, cette langue, qui fait sa force et son originalité,
notre peuple, suivant en cela l'exemple de la classe culti¬
vée qui aurait dû la maintenir, notre peuple renie sa lan¬
gue et rougit de l'employer. Aujourd'hui, pour la sauver, il
faut remonter un courant qui a fait du chemin et a acquis
de la force, et, pour remonter ce courant, il ne reste plus
qu'un moyen. Ni les chansons, ni la presse, ni les livres,
ni aucune propagande ne suffiraient plus. Il est trop tard.
Pour

sauver

troduisant

notre langue, il faut

son

aujourd'hui

une

loi in¬

enseignement dans toutes nos écoles. Ce

là seulement mon opinion : c'est l'opinion de tous
qui ont pu étudier de près notre décadence. Lorsque
vous aurez observé dans nos campagnes et clans nos villes
l'état de notre langue ancestrale, lorsque vous aurez lon¬
guement pesé ses chances et ses dangers, lorsque vous aurez
fait l'inventaire de tous ses moyens et de toutes ses res¬
sources et que vous aurez mis en balance les moyens
et
les ressources adverses, vous en viendrez vous-même à
cette conclusion... Si tous les Rouergats qui veulent sérieu¬
sement conserver leur langue se livraient à l'étude et à la
méditation que je vous suggère, si tous ceux-là finissaient
par être bien convaincus que notre langue ne pourra être
sauvée que par l'école, d'elles-mêmes ou par force s'ouvri¬
raient les portes de l'Université.
n'est pas

ceux

Les Rouergats

de Paris, vous pourriez tout

obtenir dans

�LO

cette voie. Vous êtes le

GAI

SABER

nombre,

vous

êtes la richesse,

vous

êtes l'organisation. Vous pourriez la sauver, la langue
vos
vous

montagnes, la langue de

vos

de-

aïeux ! Mais qu'attendez-

donc ?

Vous

attendez

de savoir. Mais alors, lorsqu'au

nom de
d'Armes, de Delhostal, qui sont Auver¬
gnats, de Pestour, qui est Limousin, de Philadelphie deGerde, qui est Bigourdane, de Perbosc, d'Estieu, de Salvat,,
de cent autres, qui sont Quercynois, Languedociens, Béar¬
nais, Provençaux, Gascons ou Catalans, lorsque, au nom
de tous les plus beaux poètes du Midi, des plus fins écri¬
vains, des plus ardents défenseurs de notre Cause, nous
vous
demandons de creuser la question et de l'élucider,
pourquoi nous répondez-vous :

Gandilhon

Gens

Nous aimons

idiomes qui donnent

à chaque vil¬
à chaque Rouergat ce parti¬
cularisme dont nous sommes très fiers et sur lequel nous
ne transigeons pas... Nous ne voulons pas que notre langue
disparaisse après une brusque unification qui lui enlèverait
tout caractère et où nous ne trouverions plus rien de l'héri¬
tage ancestral. »
«

lage

...

sa

physionomie

ces

propre,

pourquoi nous répondez-vous cela ? Songez-vous
votre méthode conduit notre langue à sa disparition
inéluctable ? Et pourquoi ne transigeriez-vous pas, lorsque
des Gascons, des Auvergnats, des Provençaux même tran¬
sigent ? Lorsqu'il y va de la vie ou de la mort de la langue
qui nous est si chère, si cette transaction ne doit rien en¬
lever à notre particularisme local, s'il est prouvé que, au
lieu de lui enlever, on lui restitue son véritable caractèreancestral, pourquoi ne transigeriez-vous pas ?
Oui,

que

Renseignez-vous, je vous prie, auprès de tous nos érudits, de tous ceux qui lisent nos archives et compulsent nos
vieux textes, et tous vous diront : 1° que l'orthographe de¬
là langue d'Oc, aux XIP, XIIIe, XIVe et XVe siècles, était
purement et simplement l'orthographe occitane actuelle;
2° que, dans ses grandes lignes, cette orthographe était
partout la même, du Piémont à l'Océan et de la Loire aux
Baléares.

�LO

2Q2

GAI SABER

J'ai

sous les yeux des textes de Villefranche-de-Rouergue,
Compolibat, de Rodez, de Conques, d'Espalion, de Mil¬
lau, de Montauban, de Toulouse. Ils se ressemblent à peu
près tous au point de vue orthographique, et je serais heu¬
reux de vous en transcrire une série pour vous convaincre,
si la place qui m'est réservée dans ce journal pouvait me le

de

permettre.
Le voilà, le caractère ancestral de notre

langue! La voilà,
historique, philologique, la base solide sur laquelle
peut s'asseoir une langue qui veut, non seulement vivoter
dans sa déchéance, mais revivre sous le beau soleil de son
pays !
la base

On

voit pas, d'ailleurs, que nos

ancêtres, qui avaient
unique, pussent manquer de par¬
ticularités. De nos jours, un Normand, un Lyonnais, un
Tourangeau n'ont pas forcément le même vocabulaire ni
la même prononciation, quoiqu'ils écrivent leur langue
avec la même orthographe. Et puis, les particularités dia¬
lectales que nous constatons aujourd'hui et auxquelles vous
tenez tant,- on peut les constater dès le XVI° siècle. Elles
sont, pour la plupart, le résultat évident de l'inculture de
notre langue, les stigmates de sa déchéance. Tandis que,
sous l'autorité des rois de France, la langue d'Oïl devenait
langue officielle, la langue d'Oc était exclue des actes pu¬
blics par l'ordonnance de Villers-Cotterets (1539), et nos
pères désapprenaient rapidement de l'écrire. Les auteurs
du siècle suivant, les Peyrot, les Goudouli et plus tard
Jasmin jusqu'à Bessou, ignorant les règles véritables de la
langue ou les dédaignant parce que le peuple ne les com¬
prenait plus, ces auteurs ont écrit à la française.
une

ne

orthographe

presque

langue, il faut aller l'étudier
gloire et de sa puissance, il faut remonter
aux Troubadours, il faut aller fouiller les vieux textes d'ar¬
chives. Il y en a dans chaque village, et ce journal ne
passe pas une semaine sans en donner quelque extrait.
Mais l'étude approfondie de cette époque ne remonte pas
très haut. Le souvenir du savant qui s'y est le plus dis¬
Pour écrire vraiment notre

aux

siècles de

sa

tingué, en ce qui nous préoccupe, Joseph Anglade, est
toujours vivant à nos yeux. C'est à ses côtés et parallèle-

�LO GAI SABER

2

93,

à ses études philologiques
que des écrivains comme
Perbosc, Estieu et de nombreux disciples ont tenté d'écrire
notre langue en lui restituant sa pureté
et sa véritable ori¬
ginalité. Et, depuis trente ans que cet essai a été fait, tous
les écrivains de langue d'Oc s'y sont ralliés ou
s'y rallient
un à un. Bessou et Mistral lui-même
sont venus quelques
années trop tôt. 11 est certain qu'ils s'y
rallieraient, eux
aussi, s'ils arrivaient aujourd'hui. Car il n'y a rien de
ment

«

factice », dans

«

l'occitan

».

plusieurs siècles et bien choisi
commune

Pas même le mot, vieux de
pour

désigner

une

langue

à tous les pays d'Oc.

Lorsque

aurez pris votre parti, vous ne trouve¬
plus logique et de plus simple. Je pourrais vous
donner quelques références, significatives à ce
sujet, d'hom¬
mes qui en étaient, comme
vous, ennemis de prime abord
et qui en sont devenus des tenants convaincus. Le seul
grief qu'on puisse faire à cet ensemble de règles orthogra¬
phiques, c'est de dérouter à première vue le lecteur inexpé¬
rimenté. Mais, même ce lecteur-là prend bien vite l'habi¬
tude avec un peu de persévérance. En fait, ce grief est
mal fondé, puisque dix minutes d'initiation suffisent à le
supprimer. En revanche, l'orthoaraphe occitane offre des
avantages nombreux et de premier ordre.
rez

vous en

rien de

Elle

offre

une

base

historique et philologique indiscu¬

table. Elle supprime l'arbitraire. Elle condamne d'emblée
une foule de perversions et d'anomalies qui étaient sur le

point de jeter notre langue dans le chaos le plus ridicule
qui se puisse concevoir. Elle permet à qui a lu Bessou de
lire Vermenouze

ou

Fourès

avec

la même facilité. Elle per¬

met surtout

d'asseoir, tout au moins par régions (Auvergne,
Limousin, Gascogne, Catalogne, Languedoc, Provence), une
étude logique susceptible d'être enseignée à l'école. Et c'est
à ce dernier point qu'il faut en venir, si nous rêvons sérieu¬
sement le salut de la langue. Ce point, à lui seul, suffirait
à nous faire adopter l'Occitan contre les petites'fantaisies
et préférences individuelles qu'une ère d'ignorance a mal¬
encontreusement rendues populaires.
Henri MOULY.

�L'Ort dels Trobaires

Lo

Triomfe d'Icare

Quantas de primas an florit prats e mosadas,
Quantis d'estius de fòc jos lo cèl ponental,
Dempèi qu'dis bords de Crèta un ufanos mortal,.
Volant cap al solelh, tombèt dins las on^adas !

Foguèt trop fi;ansos dins sas alas pre^adas
lo Destin faguèt périr atal.
Com abià mes de cira\ont calià 'n fort métal,
Lo trobèt amargant, lo frut de sas^pensadas...

A quel que

Miracle!
Trauca
Per

es

ara

renascut l'Icare

fabulos !
l'azur blos;
afric à la guerra!

las nibols, monta dins

far venir la pats, es

Remirat^-lo ! Per lo Dragon sembla portât;
Com Jupiter, manda lo fol^e sus la terra,
E jamai plus non se veirà de^alatat !
Prosper ESTIEU.

[Las Annadas Rojas).

�Libre-s INovèls
LOU LUME SUBRE LA DRAIO, per Paul Eyssavel (in-12,
152 p.), Toloza, Estamp. Regionala. — LAS OR AS CAN-

TAIRAS, per Prosper Estieu
Paris, Privât-Didier.
A la darrièra Cronica

(in-12, 276 p.), Toloza-

de la

poezia occitana, m'escapèt
Eyssavel, en lenga prqvensala. Ne diguèri, dins mon Rapòrt sul Concors de lenga
d'Oc, tôt lo ben que ne pensaba l'Academìa dels Jòcs Florals. Lo grand prêts de poezia Fabien-Artigue anèt à L'Autura enviblada d'Albert Pestour, mas de votses se portèron
sul libre d'Eyssavel : poezia personala, comola d'emocion
e rica d'expresion dins una'bloza lenga provensala. Eyssa¬
vel a près plasa demest los primièrs trobaires d'Occitania;
esperam que nos donarà d'autres caps-d'ôbra.
de mencionar lo bèl libre de Paul

Del bèl libre de

Prosper Estieu, nòstres escolans coneibona part, perque mantun de sos 125 sonets
es estât publicat dins Lo
Gai Saber. Cal convenir pracô
que lo Mèstre gardaba los milhors per son libre. Déjà de
bons critics an saludat coma calià aquela òbra ont l'inspiracion, lo biais poetic e la lenga s'unison per mostrar duscas à quna ausada pòd montar la poezia occitana. Om i
sentis un cor sempre jove e arderos bategar per totis los
bèls sentiments. D'aquel libre Lo Gai Saber parlarà longament qualque jorn; mas lo vôli anonciar sens retard als
nôstres escolans com un libre dont degun non se deurià
son

déjà

una

pasar.

Los Almanacs per
Se voliai demorar, per ne
los Almanacs mai

o mens

1932.

parlar, qu'ajèsen espelit totis

felibrencs, serià trop tard, amor

n'i a qu'arriban jamai. Me coiti de saludar los valents.
primièr, lo vièlh e sempre jove Armana Prouvençau
(Ais de Provensa, Libr. del Rei Reinié, 4 fr.) que porta

que

En

�296

LO

GAI

SABER

una pron longa cronica felihrenca;
poèmes e contes de
Farfantello, Doctor Clément, Béchet, Tavernier, Valèri Ber¬
nard, P. Ruat, J. Loubet, A. Blavet, J. Bessat, F. Mistral nebot, e del capolièr Jouveau que nos i dona tant-ben son
esmòugut brinde de la Santa-Estèla de Pau; debrembi pas.

las sornetas del Cascarelet.
Lo baile del Felibrige, Loïs Bechet, publica Lou Bartavèu
(Vaizon, Macabet, 2 fr. 25), mai populari que l'Armanà
Prouvençau : contes, galejadas, poezias de Béchet, Jouveau,
Roquebrun, Bessat, Tavernier, Marcellin, Marcèla Drutel,
de mèste Bartoumieu, del Felibre de l'Autar : bèl « de Profundis » del majorai abat Spariat.
L'Armana marsihés (Marselha, Libr. Bensimon-Reynaud,
2 fr. 50), bailejat pel majorai Conio, ambe d'illustracions,
porta un remirable poème de V. Bernard, « Lou Vièi
Moulin », de prôzas de M. Drutel, A. Fanton, la comedia de
J. Reboul « Rèn qu'un Pantai ». Sò que li dona mai d'interès encara son las declaracions e los estudis en prôza,.
dins lo sens del fédéralisme occitan, per Deleuil, Gamproux, e

lo majorai Bertas.

Dins l'Armana Felibren (Clarmont

d'Auvèrnha, Libr. Delaunay), mai modèste, se pôdon legir de polits poèmes occi¬
tans dels majorais Delhostal e Vidal, de prôzas de Moleyras.

Enfin, de l'Aquitanha nos es vengut VAlmanach Gascon,
bèl volume de 120 pajas, ambe d'illustracions e de muzicas,,
ont se mèsclan armoniozament l'agradiu e l'utile. Es atal

i

d'estudis d'una granda documentacion,

francés,.
Auguste
Guillaumie
«
Notre Jasmin », Lamarque, etc. Om i pôd legir una polida comedia de Dupin Lou Meroun d'Or, de poèmes d'Annine Barran e Jan d'Aquitanha, de prôzas de Daugé, de
cansons ancianas, de reprovèrbis per cada mes, de
gale¬
jadas. I a mêmes de Mots Crozats en gascon, e una anoncia
de Concors de lenga gascona sus las flors e plantas medicinalas. Lo recomandi especialament à nôstres legeires ::
Bordèus, Libr. Féret, 9, carrièra de Grassi, 5 fr.
Jozèp Salvat.
que

a

de Bouzet, Teulié « Notre Langue », Palauqui
Fourés et les nouveaux troubadours », Dupin,

en
«

�BOLEGADISA

OCCiTANA

Dins lo darrièr numéro, parlabem de l'actiyitat teatrala dels

Cigalous Narbouneses. Nos cal mencionar tant-ben VEicola dau
Bcirbichet, de Lemotges, que s'alasa pas de menar lo bon com¬
bat

:

es

atal que,

inaugurèt
sus

sa

Gòrra

e

per la fèsta del Armistici, lo 11 de
novembre,
campanha d'ibèrn en jogant dos còps, à S. Laurent
à Rochechouart, Lou Bosc de las
Surpresas, del

majorai R. Farnier.
La tropa teatrala del Calèn, à
Marselha, nos fa saber qu'a
jogat, dins la sazon 1930-1931, 28 pèsas, dont 5 creacions (Misé
Barbo, de A. Chaude, Ren qu'un pantai, de J. Reboul, La Grand
Titei, de L. Teissier, e Lou Doutour Purgamini, de F. Deuzeuze).

Nòstres corals compliments à l'Escôla dau Calèn, qu'a donat
de bêlas vespradas occitanas, ambe cants e

encara

los 18

conferensas,

e

22 de

novembre,

e

lo 6 de décembre,

en

onor

de Clovis

Hugues.

Emili

Condroyer

a menât, dins Le Journal, del 19 al 28 de
enquèsta d'un grand interès subre « Las Tradicions de las provincias dins lors rapòrts ambe la vida modèrna ». Sèm d'acôrdi ambe l'egrègi jornalista per dire que cal
faire tôt per salvar la lenga d'un pòple, quand aquel pôple a

novembre,

una

lo bonur de n'aber

una.

Lo 5 de décembre, l'Escôla de Limanha a donat un concèrtconferensa à Clarmont d'Auvèrnha. Prezentat pel majorai B. Vi¬

dal, Caries-Brun faguèt

una

de Mistral

S'auziguèt de poèmes

e

de Barrés.

bêla conferensa sul Régionalisme
e de cants occi¬

tans.

13

Lo
Lunel

de

décembre, la Mantenencia de Lengadôc tenguèt à

annadièr. Se parlèt de la lenga d'Oc à l'Escôla,
que ven de parestre. Lo majorai Pèire
Azéma foguèt tornam\ai elegit sendic.
de

son

acamp

l'Antologia Escolaria

A

la

taulejada organizada à Paris lo 15

Mièchjornals d'Accion Franceza

en onor

de décembre, pels
d'Albert Pestour, grand

�2g8

LO

GAI

SABER

lauréat de l'Academìa dels Jòcs Florals
que

prezidaba, diguèt aquelas paraulas
En attendant

«

qu'il

y

en

que

1931, Caries Maurras,.
cal retene :

ait de très bons juges à Paris, il s'en

est trouvé d'excellents à Toulouse.
« Vers
1895, j'avais mené contre les Jeux Floraux trop ou¬
blieux de dame Clémence une campagne un peu dure,
je l'avoueIls se sont largement amendés. Je leur fais réparation et je bats-

coulpe de grand

ma

cœur

!

»

Nôstre Secretari l'abat Salvat
rensas

en

lenga d'Oc

a

comensat

una

tièra de confe-

deu donar regulièrament per T. S. F. al
posta de « Toulouse-Pyrénées ». La primièra conferensa, lo 19
de décembre, foguèt consacrada à Las Oras Cantairas de
Prosper
que

Estieu.

Nôstre escolan Jan Douyau, organizador de las Conferensas à
«

Toulouse-Pyrénées

ceza

», ven d'èstre lauréat de l'Academia Franvolume Darling, Darling. Nôstre escolan Lois Stehlé

per son

(Delpont-Delascabras)

es estât nommât oficièr de l'Instruccion
Publica. A tots dos nôstres melhors compliments.

ABEM LEGIT
per

:

LE FEU

Marcel Provence.

—

(mars-avril)

:

La Pastorale de Fours-

LES ANNALES DU MIDI

(avril-juillet)

Comptes de la Collégiale de Montpezat-du-Quercg,

per

:

R. La-

touche. Vièlhs tèxtes occitans d'un grand interès.

—
L'ALAUZA
D'AUVERNHA (junh) : Clussiments de Pastre, per L. DesbronsRECLAMS DE BIARN E GASCOUGNE
(Julh.), n° especial,
ambe grabaduras, consacrât à las fèstas de Santa
Estèla, de
Pau.
LEMOUZI (julhet-agost) : Lou Bosc de las Suspresas,

—

—

R. Farnier; Le Centenaire de Camille Chabaneau.
AQUITANIA (juillet-septembre) : n° especial, illustrât, consacrât à
la felibrejada de S. Andriu de Cubzac.
LOU BOURNAT
per

—

—

(août-octobre)
en

onor

n° especial consacrât à las fèstas de Nontron
de Camili Chabaneau.
LA CIGALO LENG ADOUCI ANO

(mai-junh)

:

—

Rapôrt suis Jôcs Florals Occitans de la Societat
Arqueologica de Bezièrs, pel Dr Vinas; Una Canson, per J. Ladoux.
L'AIOL1 (21-8-31) : La Fèsto Vierginenco, per J. Greiau.
ERA BOUTS DERA MOUNTANHO (1930) : L'Exode rural et
l'Ecole, per J. Palmade. Bon estûdi comol d'observacions justas.
L'ECLAIR (27-8-31) : Charles Derennes gascon, per J. Le—

—

—

:

�LO

saffre.

GAI

SABER

299

PYRENEES-LITTORAL (19-8-31)

—

méditerranéen

:

Le

«

Languedoc

A. Praviel. N° consacrât à Revel (AutaL'ACTION REGIONALISTE
(juillet-août-sept.) :
»,

per

'Garona). ——
Congrès de la Fédér. Rég. Franç., per C. Daudier.
LA CIGALO
LENGADOUCIANO (julh.-ag.). : Lo que traïguèt
Ramon-Rogier,
viscomte de Bezièrs, al sèti de Carcasona
(1209), per P. Cassan.
—

Bèl estudi istoric

en

L'AIOLI (7-9-31)

9-31)

:

Dr Clément.

Pestour.
A.

prôza.

La Glàri,
L'Exposition d'art de
—-

Praviel.

:

per

la

J. Loubet.

CALENDAL (1-

—

Coustièro

«

Flourido

»,

pel

MARSYAS (sept.) : N° consacrât àl poèta
Albert
L'EXPRESS DU MIDI (8-9-31) :

—

Mary-Lafon,

per

LE SALUT NATIONAL (13-9-31) :
Ode à Mistral,
per A. Pestour. — LA CROIX (20-9-31) : « Le Second Livre des
Oiseaux », per J. Vincent. — L'ECLAIR
—

(25-9-31)

félibréenne,

F. Mistral nebot.

per

—

: Chronique
HISTORIQUE ET

REVUE

LITTERAIRE DU DIOCESE DE PERPIGNAN
(26-9-31) : El non
Seminari del Bisbe de Perpinya, per B. Barcelò.
LE SALUT
—

NATIONAL

(27-9-31)

:

Eds

«

Crids

»,

per

A.

Pestour.

—

L'ECLAIR

(29-9-31) : Une Cour d'amour en 1888 à la Grotte des
Demoiselles, per J. Fournel.
LA CIGALO NARBOUNESO
(ag.sept.) : La Goundolo, per L. Bousquet; La Fougnado
amourouso,
—

per

R. Fournier.

cial

—

SEPT1MANIE (nos 86, 87, 88)

Pour le Vin »; Per
LA PARAULA CRISTIANA
«

(n° 16)

Corsa, Provensa

:

amie

(set.)

:

lauraire,

Occitanisme.

Fédéralisme,

per

;

per

Numéro espeR. Barthe. •—

—

U LARICIU

C. Camproux.

GAZETTE DU CENTRE (4-10-31) : Les Dictatures
qui font
per R. Farnier.
L'AUVERGNAT DE PARIS (10-10-

LA

faillite,
31)

e

un

:

—

Lo Segond Libre dels Auzèls, Prouverbis

«

e Ditats », per
Gandilhon Gens d'Armes. — L'EXPRESS DU MIDI
(13-10-31) :
Une ville lauraguaise,
Castelnaudary, per M. L. Azaïs.
LE
—

SUD

(13-10-31)

Camille Chabaneau, per P. Azéma. — LA CAMPANA DE MAGALOUNA (15-30-31) : Lou Vèrme e la
Tora, per
J. Loubet.

:

LA GAZETTE DU CENTRE
(18-10-31) : Un aspect
de la question bretonne, per R. Farnier. — LA CROIX
(18-10-31):
Traduction occitane des Géorgiques, de l'abbé
Cubaynes, per
—

J. Guiraud.

LE PETIT MERIDIONAL (19-10-31) : Le Français
tel qu'on le parle, per « Un Félibre ». — L'ECLAIR
(22-10-31):
Une faute du Félibrige, per « Viator ». L'autor voldrià
—

que

C. Maurras

10-31)

:

«

d'Armes,
Ihaire

oct.)

:

foguèse majorai. — L'AUVERGNAT DE PARIS (24Mémoires d'un Félibre, de Michel Pons », per G. Gens
dis sô

de mant escriban provensal degaGAZETTE DES MERIDIONAUX (sept.Félibrige, cronica literaria de J. Loubet, que parla subrede

que

la lenga.

que pensa
—

�LO

3°°

GAI

SABER

tôt de libres

oct.)

:

provensals. — LA REVUE DE GASCOGNE (juilletLe tombeau de Léonce Couture, per A. Clergeac.

L'ECLAIR

(5-11-31)

E. Billemont.

Lézignan

:

L'Autre face du Séparatisme belge,

per

L'EXPRESS DU MIDI (10-11-31) : Le parler de

Propos

:

(13-11-31)
bres

—

:

sur Joseph Anglade, per J. Salvat. — LE SUD
Au signe de l'Aqueduc, per P. Azéma. Cronica de li¬

provensals.

L'AUVERGNAT DE PARIS

—

poète-paysan Julien Galéry,

(14-11-31)

:

Le

G. Gens d'Armes. — LE CADET
DE GASCOGNE (14-11-31) : La
langue d'Oc à la Cour de France,
per J. d'Astarae. — LA GAZETTE DU CENTRE (22-11-31) : La
Provence dans la vie et l'œuvre de Charles Maurras, per R. Farnier.
PAMPRES ET LYS (nov.) : Numéro especial consacrât à
per

—

Albert

Pestour.
LA CIGALO NARBOUNESO (nov.) : Als
de la Cigalo, per L. Bousquet; Vièlh Cementèri, perJ. Azéma; Dous Nouvembre, per L. Mathieu. — LA PARAULA
CRISTIANA (nov.) : Elôgi de Jozèp Anglade, per J. Salvat. —-

-n

—

felibres

ERA BOUTS DERA MOUNTANHO

(1930)

:

Mistral,

per

R. Lizop.

L'AUVERGNAT DE PARIS (5-12-31) : « L'En-Avant de Frédé¬
ric Mistral », de Jean Ajalbert, per G. Gens d'Armes, que dis lor

—

mot als

francimans

sàbon res de tota la literatura
(6-12-31) : Charles Maurras
ambassadeur des lettres d'Oc auprès des lettrés français, per
«

occitana.

—

»

que non

LE SALUT NATIONAL

A. Pestour.

A

l'ocazion

de

la

naisensa

amie lo D' Caries Baïsset

de Maria-Clara, filha

de nôstre

felena del Dr Marc

Baïsset, de Castèlnòudari, jos-capiscôl dels Grilhs del Laur a gués, lo Majorai
Prosper Estieu a compozat aquestis verses :
e

Vièlh estudiànt

en Saber
gai,
Maria-Clara,
M'es agradiu d'afortir qu'ara,
Dins lo cèl felibrenc, i a 'na estela de mai!

Per saludar

Cri-Cri.

Le Gérant: E. LEVRAT.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary*

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES. — a, seul ou dans le
corps
accentué ou non, sonne comme a français;

constitue

une

terminaison

féminine, il

d'un mot,
mais s'il

est semi-son¬

nant et se prononce

entre a et o, suivant la région ;
fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u
égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.
—

e sonne comme

2° CONSONNES.

suivi de
c devant

),

u
e

et

é

b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
t, z sonnent comme en français ; mais
i est sifflant comme s français; — j sonne
—

r, s,

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la ire pers. du
pluriel des verbes ;
n est muet, sauf
quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

—

qu'à l'infinitif;

—■

à la fin des

muet

des mots

en

ment;

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
—

v

sonne comme

b, sauf en Pro¬

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh
EN VENTE A

se

prononcent: tch, ill,

gn.

EA

Societat d'Edicion Occitana
3, Quai du Port

-

CASTELNAUDARY

Prosper ESTIEU
Lou

Terradou, sonnets en langue d'Oc, avec tra30. »
p.) — rare. fr.
Flors d'Occitania, sonnets en langue d'Oc, avec tra¬

duct.

franç. (i vol. in-8°, 300

duction

française, (1 vol. in-8°, 280 p.) . fr.
20. »
Occitana, poèmes en langue d'Oc, avec

La Canson

traduction française, fi vol. in-8°, 264

p.) fr.

20.

»

Occitan, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8% 344 p.) fr.
20. »
Lo Romancero

�Lo Flahut

Occitan,

chansons

43

musique, texte

avec

occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (1 vol. in-8°, 104
p.) . . fr.
16. »
Las Bucolicas de

Vergili

en

in-8, 68 p:)

ritmes occitans ( 1 vtíl.

Edition de luxe numérotée
Edition ordinaire
Lo Fablièr

Occitan, (avec

çais). (1 vol. in-8,
Abat

170

.

.

fr.
fr.

.

La

fr.

»

20.

»

Œuvre, suivies
lexique, (1 vol. in-8°,

son

)— rare
fr.
Langue d'Oc à l'Ecole, (in-8°, 16 p.) |fr.
Lenga d'Oc e la Glèiza, (in-8°, 16 p )fr.

Sant Francés d'Asiza

libres, (in-8°, 8 p.)
L'Ama Occitana,

etsempie

(in-8°

14

e

20.

»

5.
3.

»

p.)
fr.
fr.

10.
3.

VIENT m PBRflITRE:
Prosper ESTIEU

LAS ORAS CANTAIRAS
Sonets Occitans
ambe Traduccion france\a
vol. in-8

carrat

(xvi-276 pajas)

Toulouse

i

Edouard PRIVAT

:

Editeur*

14, Rue des Arts
IMPR.

OE

LA

«OCIETAT

:

20 francs.

Paris
Henri

DIDIER

«

Editeur

:

6, Rue de la Sorbonne

D'EDICION

»

aparaire dels Fe°
3. »
fr.

Edition de luxe.
Edition ordinaire.

1

»

Jozèp SALVAT

p.

La

25.
10.

lexique occitan-fran¬

p.)

Auguste Fourès, sa Vie et
d'un choix de poésies et d'un
122

.

OCCITANA

-

CASTELNAUDARY.

»
»

�</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>impr. Lauraguaise (Castelnaudary)</text>
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          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/ae97dbdef9ec8c79201c9c11603cd7d1.JPG</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 286-300) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Gélis, François de (1852-1936)</text>
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              <text>Mouly, Enric (1896-1981)</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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