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                  <text>15* Annada

Janvier

Lo

No 99

Ì933.

Gai
Saber

Revisia de l'ESCOLA OCCITANA

—m—

Dis Aup

iJPii*enèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14, Carrièra

dels

Arts,

14

Lo Numéro

:

Í fr. 50

�UO QAI

SABER

Revista de l'ESCOLA 0CC1TANA

14, Carrièra dels Arts

BUREUS:

Fransa

Abonaments

:

:

Estrange

un

an

.

; un an

-

i

.

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.

TOLOZA
12 fr.\

25 fr.

\

ENSENHADOR
del

N° 99

Gabriel SARRAETE :
Edouard de FORGE :

(Janvièr 1933)

Paul Sibra, peintre occitan.
Le Midi de la France.

Prosper ESTIEU :

Lo Jardinièr e son Senhor.

Lois GOIER

Ibèrn.

:

lozèp SALVAT
CRI-CRI

Libres Novèls.

:

Bolegadisa Occitana. Los Estudiants

:

Ramondencs.

Burèu de l'Escôla Occitana

Capiscòl; Antonin Perbosc,
J.-Rozès de Brousse, Francés de Gélis, Jos-Capiscòls ; Armand Praviel, Clavaire ; Jozèp
Salvat, Secretari.
ASABER, - Per la Redaccion, escriure al Capiscòl, lo Majorai Prosper Bstisu, 45, carrièra Contresti,
Prosper Estieu,

CASTÈLNOUDARI.
Per tôt sò que

pertòca l'Administracion, escriure
Privât, 14, Carrièra dels Arts,

à la Libraria Edoard

TOLOZA.
Compte postal tfToloza N•

Se

parlarà que dels libres mandats en

1673

dople etsemplari

�Lo Gai Saber, N° 99.

janvier

-1933.

Paul SIBRA
peintre occitan
On
Sibra

me
aux

demande amicalement de
lecteurs du Gai Saber.

parler de Paul

Mais on ne se représente pas certainement que ma
tâche n'a rien de facile. Le peintre dont il est ques¬
tion est vivant, bien vivant, grâce à Dieu. Il ne

s'agit donc
son

de faire le bilan et le catalogue de

pas

œuvre.

Il faut travailler dans le vif. C'est bien délicat.
Pour un critique qui veut être juste, que de cas de
conscience ! Ce n'est point seulement la louange et
le blâme qu'il doit distribuer sans erreur. Il est indis¬
pensable qu'il se garde d'exercer sur « son auteur »
une influence fâcheuse.
Le

critique d'art n'est pas infaillible... Il peut se
tromper et, sans vouloir nuire à personne, de très
bonne foi, il peut tromper les autres.

N'importe... bien qu'il soit vivant, bien que je le
connaisse trop (parce que le recul suffisant me man¬
que), je vais essayer de parler de lui et je souhaite
que le résultat des notes trop diffuses qu'on va lire
soit l'acquisition de quelques idées claires.

Je

suppose que vous ne savez rien.

Paul Sibra
à

a

quarante-trois

Castelnaudary.
★

ans,

étant

�6

LO

GAI

SABER

Comment s'est-il formé ?

Imaginez Castelnaudary, capitale du Lauragais,
ville délicieuse, discrète, noble, paysanne, sur
un
promontoire au milieu d'un damier de blés et de
une

maïs.

Un enfant y

naît et

y

grandit.

Ses regards se portent d'abord sur sa maison dont
les balcons anciens donnent sur le marché. Le lundi,
la place est toute bruyante des gens venus de la

faire leurs achats.
grand-père de cet enfant est félibre.
Paul a des yeux pour voir et il s'en sert. Il est
abonné à Mon Journal et il regarde, de telle façon
qu'il n'en perdra jamais le souvenir, les belles images
coloriées de Vogel, de Zier, d'Henry Morin, de Gerbault et surtout, ô ravissement! de Boutet de Monvel.
Le temps passe. L'enfant est au collège SaintFrançois de Sales, au bas de la colline de Castelnau¬
dary. Il commence à dessiner lui-même. Il a un
professeur qui est très méthodique et qui lui-même
peint avec beaucoup d'habileté, Pierre Thalabas.
Quand il aura passé son bachot, Paul Sibra ira
campagne pour
Le

comme

tout le

monde

faire

son

droit

à

Toulouse.

Mais, ce que ne faisait pas alors tout le monde, il
ajoutera au droit les lettres et travaillera la philoso¬
phie. En 1911, il prête serment à Toulouse. Sera-t-il
avocat ?
*

*

Qu'importent les études et le magasin paternel
rempli de belles étoffes comme celui des parents de
saint François d'Assise ! Fidèle à son enfance et à son
adolescence, Paul Sibra va vouloir être un peintre.
En l'envoyant à Toulouse, on l'avait ancré dans le
rêve qui s'était forgé dans sa tête lorsqu'il regardait
les images de Mon Journal. Toulouse avait tout
fait.

�LO

GAI

SABER

A Toulouse, il y a de belles églises, des hôtels
poétiques, il y a le Musée des Augustins, il y a la
Salle des Illustres, au Capitole.
Et là on voit le Mur de Jean-Paul Laurens et
l'éclatant plafond qui chante le triomphe de l'Occitanie sur Montfort. On voit le Pape Urbain II, de
Benjamin Constant, entrant dans la Ville Rose au
milieu d'une brume dorée dans l'embrasement d'un
soleil couchant de juillet. On* voit les troubadours
d'Henri Martin errant, vêtus comme Dante, les man¬
ches longues et étroites, les mains jointes, et cher¬

chant, dans la brise du soir et dans les hautes bran¬
pins rougis, dame Clémence Isaure.

ches des

Comment un jeune homme du Midi n'eût-il pas
ébloui ? Que sont les traités de droit ? Que sont

été
les
cours qu'il a notés sur ses cahiers
épais ? La lumièrç,
la couleur, la poésie, l'Occitanie, une invitation douce
à son cœur sont plus forts que ces paperasses, qu'une
situation de tout repos, mais sans envol ni satisfac¬
tion de l'âme. D'autres que lui ont été peintres.
Pourquoi pas lui ? Comme le disait pour autre chosesaint Augustin, « ce que ceux-ci et ceux-là ont fait,
pourquoi pas moi ? »
Paul Sibra sera peintre.

Et

1913, il est à Paris, à l'Académie Jullian,
peintre, apprenti-peintre pour tout de bon. Aprèsavoir passé peu de temps chez William Laparra, il
va avoir la
joie de se mettre à l'école de Jean-Paul
Laurens lui-même, de celui qui a peint à la Salle
en

des Illustres.
A

Paris,

on ne

peut qu'assez mal juger Jean-Paul

Laurens. Sa Mort de sainte

Geneviève,

au

Panthéon,

supporte pas la comparaison des Puvis de Chavannes qui lui font face. Qui sait si, tirée de cette
blanche église classique et mise ailleurs, cette comne

�LO

GAISABER

position si dense, assez espagnole, aux beaux mor¬
ceaux, ne plairait pas? En tous cas, les Jean-Paul
Laurens qui étaient jadis au Luxembourg resteront
peut-être dans quelque purgatoire. Et dans le Louvre,
ce paradis, les précédera quelque
portrait de femme
recueilli et doré à point par les années comme celui
de la collection Louis Lacroix.

Paul Sibra a durant un an appris à l'école de cet
homme vraiment représentatif du Languedoc et de
l'Ecole Toulousaine. Après avoir goûté son plafond
des
si

Illustres, il

a

tourné les

austères de couleur

yeux vers

qu'il n'avait

Les Labours

remarqués
d'abord, Et il a tâché de mettre en pratique les
leçons de ce maître qui aimait que, soit en peinture,
soit en dessin, ses élèves fissent de bons morceaux, et
qui attachait à l'esquisse un intérêt souverain.
pas

tout

Mais la guerre
hélas ! terminer

arriva qui devait interrompre, ou,
tant d'évolutions
artistiques. Au
front, Paul Sibra, artilleur, n'ayant pas de Salle des
Illustres à sa disposition, décora, au son du canon,
des cagnas et y fit défiler les personnages de ses
rêves, des chevaliers et des troubadours.

A

la

démobilisation, Jean-Paul Laurens n'était
plus là. Je le revois, les yeux ternes, un grand cha¬
peau d'artiste sur la tête, marchant presque à tâtons,
en 1917,
le long du mur rouge des Augustins de
Toulouse.
Mais un fils du maître, Paul-Albert, avec William
Laparra, puis, Laparra mourant lui-même, JeanPierre Laurens aidant son frère, vont succéder au
peintre des Albigeois.
Paul-Albert Laurens est curieux et s'adapte à
l'élève. Jean-Pierre est dogmatique et l'élève doit
s'adapter à lui. De fait, on trouvera souvent dans
l'œuvre de Paul Sibra un reflet, un souvenir de cet

�LO GAI SABER

9

linéaire, hautain, d'un Ingres austère, qui carac¬
magnifique portrait de Mrac Péguy.
Quatre ans d'études passent. Et chez Jullian, Paul
Sibra fait la connaissance d'André Lagarrigue et de
Robert de Montcabrier. Le premier est un paysagiste
et un imagier subtil, le second a commencé à des¬
siner chez son parent Henri de Toulouse-Lautrec ;
il est plein de spontanéité et d'imagination. Le pre¬
mier est de Revel, le second de Villasavary. Voilà
trois jeunes Languedociens. Ne vont-ils pas fonder
l'école de Castelnaudary ? Peut-être, mais, en atten¬
dant, Paul Sibra envoie son premier tableau au Salon.
art

térisa l'auteur du

*
*

*

Au Salon ?

Auquel ? Aux Artistes Français.
Je me souviens que lorsque je fis la connaissance
de Paul Sibra, je fus un peu peiné qu'il exposât
au « Salon de Bouguereau
». Ayant surtout pris les
consignes du Salon d'Automne, je m'étonnais, je le
plaignais. Lecteur qui es prêt à refermer cette revue,
écoute pourquoi Sibra est allé aux Artistes Français,
et, comme moi, comprends!
Il a eu des professeurs *qui étaient dirigés dans ce
sens et qui
dirigeaient dans ce sens les élèves.
Mais, aux Artistes Français, s'il est convenu que
la gauche est le côté de l'avenir, Paul Sibra s'est
mis à gauche.
Nous voici arrivés au moment des réalisations. Il
faut résumer et synthétiser la formation de Sibra.

me

Son pays lui a fourni ses couleurs. Ses premières
visions d'enfance lui ont donné le sens des illustra¬
tions jolies, gaies, plaisantes. Toulouse et les murs
de ses palais lui ont soufflé le goût de la décoration,
les thèmes médiévaux. Jean-Paul Laurens lui a

appris à soigner

une

esquisse, à finir les

morceaux.

�L0

10

Paul-Albert lui
l'insatisfaction.

GAI

SABER

ouvert la porte des recherches, de
Jean-Pierre lui a communiqué la
nostalgie d'une ligne pure comme le fil d'une source.
Tout seul, il a vu les Musées, il a commencé à
aimer les Impressionnistes et la plus assimilable de
tous, la charmante Berthe Morizot. Puis, c'est Manet,
peintre d'Olympia, qui s'est imposé à lui.
Ses amis méridionaux sur lesquels il opérait une
influence ont agi à leur tour.
Et puis, il avait son « démon » à lui, et dans ses
veines, le sang de son grand'père, félibre occitan.

Le

a

premier tableau de Paul Sibra envoyé au Salon

Les Bouviers ». Il était intéressant. Des pay¬
costume du moyen âge conduisaient deux
bœufs. L'encadrement de la scène était orné d'une
banderolle ou l'on voyait en lettres gothiques les
était

«

sans

en

paroles occitanes du célèbre chant : Quand lo boièr
de laurar... Mais cette œuvre était trop appa¬
d'un élève de Jean-Paul Laurens et de
Paul-Albert. Les personnages étaient un peu décalés

ven

remment

sur

un

mœurs

paysage de l'esprit d'Henri Martin. Dans les
des Artistes français, l'impétrant doit, pour

entrer, déposer une simple carte de visite, une petite
toile qu'il porte lui-même sous le bras. Il fallait un
chariot pour traîner les bouviers et leurs bœufs. Le
tableau fut refusé.
En 1922, Paul Sibra est reçu. Il expose une « Lé¬
gende de saint Julien l'Hospitalier » où l'on voit le
saint fuyant, entouré des bêtes de la forêt, cerfs,
taureaux, etc. Le tableau cette fois est assez petit,
on y voit une belle arabesque qui semble entraîner
tous les personnages dans un mouvement giratoire.
C'est bien bâti, un peu sec, presque tout peint en
gris et brun. Le jury a le bon goût de s'arrêter devant
le tableau et décerne à son auteur, comme à un enfant

�lo

d'une sagesse
honorable ».

gai

saber

relative et méritoire,

une «

mention

En 1924,

où il a fait, de concert avec son ami
Montcabrier, une « Chasse de François 1"
et une entrée de Charles IX »
(peut-être est-ce viceversa
!) à la façon des tapisseries anciennes, Paul
Sibra peint « Don Quichotte et les Moulins » actuel¬
lement au Musée de Castelnaudary. Les Moulins sont
ceux du Pech et le
paysage est celui que l'on décou¬
vre du haut de la
colline, le Lauragais, tapis rapiécé
de blés, de maïs, de fourrages, de sainfoins. Tableau
peint grassement et spirituellement et que je note
avec un particulier
plaisir parce qu'il a été pour moi
Robert de

l'occasion de faire la connaissance de l'artiste.

De presque toutes les œuvres qui suivent et dont
je vais parler, je pourrais dire que j'ai assisté à leur
naissance et que j'ai été souvent appelé par l'auteur
lui-même à les critiquer plus qu'à les louer.
Car Paul

de bon

Sibra

estime

avec

autant

de modestie

qu'il y a. plus souvent de vérité
cachée dans la critique que dans l'éloge. Il est facile
de dire d'une œuvre qu'elle est « superbe » ou « for¬
midable », mais lorsque l'on se permet d'avouer, si
maladroitement que ce soit, à celui qui l'a conçue,
une impression défavorable
que l'on ressent, le pein¬
tre humble et laborieux comprendra qu'il n'a pas
que

sens

réalisé son dessein ou sera mis sur la voie d'une
modification nécessaire. L'excès peut se glisser d'ail¬
leurs facilement là-dedans si le critique est injuste
ou

ignorant, si le peintre prête l'oreille à toute

observation. Surtout lorsqu'il arrive au moment pré¬
cis où il ne peut plus juger guère un tableau qui lui
est devenu

trop connu...
Gabriel SARRAUTE,
ancien élève de

(A suivre.)

l'École

du Louvre.

�lo gai saber

12

Pages

Choisies

L,e Midi de la France
De toutes les contrées sacrifiées, le
France actuelle est sans contredit la plus
...

Midi de la
importante

étudier, la plus curieuse à connaître. A lui seul, le
Vingt
générations avant l'arrivée des hommes du Nord,
les hommes du Midi s'étaient rendus célèbres par le
courage, les grands travaux et l'intelligence. Les
forêts d'outre-Loire n'étaient pas encore abattues,
trois cents cabanes de roseaux composaient encore
Lutèce, que les temples de marbre, les amphithéâtres,
les arcs triomphaux décoraient le sol du midi. A
Marseille, à Toulouse, à Cahors, les disciples accou¬
raient en foule pour apprendre la poésie et l'élo¬
à

Midi forme la moitié du faisceau national.

quence, tandis que la barbarie n'avait pu dépouiller
Nord la rude écorce celtique. Après la chute de

au

l'empire, c'est encore au Midi que se réfugia l'admi¬
rable civilisation romaine chassée par les Huns. Et
600 ans à peine, toute la littérature, toute l'in¬
telligence du progrès social, toutes les idées n'étaientelles pas exclusivement le partage du peuple d'Oc ?
Jamais peuple n'offrit un passé plus beau, plus riche
en faits éclatants,
merveilleux, poétiques, un passé
plus noblement rempli, plus honorable à la famille
humaine, et cependant plus inconnu. « L'Aquitaine
est ignorée même des Aquitains », disait Hauteserre
il y a 200 ans. « Ce serait, ajoutait-il, une sainte et
digne pensée, une révolution vraiment nationale que
d'arracher aux ténèbres de l'oubli cette perle de
l'empire romain et de la rendre à sa lumière. »
il y a

Edouard
Extrait de Mary-Lafon,
historien du Midi (p. 72).

de

FORGE.

�L'Ort dels Trobaires

Lo Jardinièr

Un aimador del

e

son

jardinatge,

Mièch-borgès

e

Abià dins

certan

un

Senhor

mièch-paï^an,
pais

Un òrt pron agradiu e lo camp atenent.
Lo tôt èra enrodat d'una verda randura.
A

qui creisian

e

la bineta

e

la laituga.

De

flors per faire à Margoton de bèls boquets,
De jansemin d'Espanha e plan mai de serpol.
Una lèbre, aquital venent folastrejar,

Caufiet qu'à

son

senhor l'orne

se

planhiguèt.

La

bestia, li diguèt, se ven apasturar
Vèspre e maitin demest tota mon ortolalha ;
Se trufa tant que pòd dels miunis tracanards,
E pauc Vespàntan còps de pèira e còps de bròc.

—

Crefi plan qu'es ensorcelada ! — Ensorcelada ?
respond lo senhor ; e ben ! foguès lo Drac,
Pòs creire, sus ma fe, que ri seras delibrat !
E quora donc?— Deman, ne pòs èstre segur. —
Li

—

Com abià dit, tornèt ambe totis sos goses,
e tant-ben tota sa bailetalha.

Sos cabals

D'abòrd, cal dejunar ! diguèt; es que son tendres,
polets ? E tu, gojata, mòstra-te !
Brabe òme, quora donc auràs trobat un gendre?
—

Los tius

Cal

soscar

à-n-acò'e

soscar

al doaril

Vengue V moment de fo^egar dins lo saquet !
parlaba atal, la joventa s'abansa.

Coma

La remira

Li

e

la vòl asèita à

son

costat,

pren la m an, li pren lo bras, leva l'fichu,

—

�lo gai saber

i,;l

Totas fade^as que la bêla laisa faire
E que trebolan pauc à pauc
l'èime del paire.
E mentrestant fa plan bona òlga la pitansa.
Ara se parla de couina : —- E 'ls cambajons,
Es que son bons, ongani Ve^i qu'an bona
Son vòstres, mon Senhor!— Los preni de

—

mina.
bon còr!—

E lo Senhor s'ataula e dejuna en
familha,
Am goses e bailets, totas gents plan dentadas.
CÒ de son òste, es el qu'ara comanda en mèstre,

Es el que

beu son vin e caresa sa filha.
Enfin totis, sadolhs, se bremban de la casa.
Cadun se leva, se prépara ; jos lo cèl
Las trompas e los corns fan un tal tarabast
Que lo pâture pages n a grand estonament.
Gar' aicï lèu son art en pietados estât :
Fais as, regons son orrejats. Adiusiatpòrres !
Adiusiatcebas ! Dins un res, quna roïna !
La lèbre era ajasada al dejos d'un caulet. '
Cal que n' sortigue! Ne sortis, fugis pr'un trauc,
Non un trauc, mas una traucada, afro^a plaga
Que goses e cabals an faita à la randura.
Vòl acò lo senhor. Aurià demorat mal
De sortir

d'aquel òrt sens la cabalarïa.
jardinier di^ià: — Malur ! fan jòcs de prince!
Mas lo laisàban dire, e las gents e las bèstias
Faguèron dins una ora aqui mai de degast
Que dins mai de cent ans aurian pogut ne faire
Totas las lèbres del pais.
E V

Petits

—

senhors, acordat^-vos entre vos-aus !
Sériât% de grands fotrais s'abiatf recors als princes !
Qu'aquestis hitren pas jamai dins vòstras guèrras
E subretot

sus

vòstras terras !
Prosper

Las Fablas de La Fontaine reviradas

(Libre IV, fabla IV).

en

ESTIEU.

ritmes occitans

�LO

GAI

SABER

15

Ibèrn

Mon

grand, mon sol amor, de ta fenèstra ve^es
plasa onte al calanc{ 1) son los borge^es
E lo vièlh platanhèr qu'a tôt son brancum tort.
EIbèrn dels pelses blancs bofa son cant de mort ;
Sus las vitras, vaici d'estèlas en gelibre.
Ton raibe, dins l'azur que s'enartaba, libre,
A plus que lo cel gris e sorne per pre^on,
E, com f entristepis la marrida sa^on !
Mas ai per ton fogal los gabèls e lo rorepz),
L'amorièr, lo pin verd e l'eu^eta del more );
E los bòscs amasats de long-tèms cremaran
En jitant lor lu^or à ion front s obéir an ;
Car te vòli donar, malgrat la laida escorta
D'aurasa e de frejàs (4) que taba\a{p) à ta porta,
Pèr rendre l'esperit un pauc mens pensatiu,
Com un pichon rebat(6) calorent del Estiu;
La bêla

E trobaràs dedins Vdur viu de la

L'Ilupion

que te

flamada,

fard l'ama embaumada.
Lois GOIER.

-Pont-S ant-Esprit.

(1) à l'abri; (2) chêne; (3) petit hêtre des tertres; (4) grand
(5) frappe ; (6) reflet.

froid ;

�Libres INovèls
Anuiari de l'Oficina Romànica, 1931 (in-8, 368 p.) Barcelona,
Bibl. Balmes. — Epistolari Llorente, vol. II, per Teodor Llorente

'Falcò

(in-8, 368 p.) Barcelona, Biblioteca Balmes. — Historia
catalana, per Manuel Garcia Silvestre
(in-12, 424 p.) Barcelona, Editorial Balmes. — Sant Gregori,.
Dialegs, per J. Bofarull (in-12, 272 p.) Barcelona, Editorial Barcino « Els Nostres Classics ».
Sinopsi mistralenca, per A.
Bulart i Rialp (in-12, 192 p.) Terrassa, « Fluid » Editorial.
sumaria de la Literatura

—

Una autra òbra sostenguda per l'inteligenta generozitat de
Francesc Cambò es la Fundació Bernât Metge, que, dempèi
dètz ans qu'es establida jos la direccion de Joan Estelrich, á.
donat mai de seisanta volumes de traduccions d'autors grècs e
latins. Per uèi, ne parli pas, e pasi à-n-una autra institucion,
d'un grand interès, Y Oficina Romànica de la Biblioteca Balmes,

qu'es nascuda, non i a
Pistât Catalana, jos la

gaire, à l'ombra del famos Foment de
direccion sabenta e afogada del Paire
Calveras. Ai jols èlhs son Anuari de 1931 — es lo 4e — ont i a.
de plan bèlás cauzas : estudis lengtiistics de Francesc dé¬
fi. Moll, « La flexio verbal en els dialectes catalans », « Supplé¬
ment català al Diccionari romànich etimolôgich », de Anfos
Par, de Joan Serra i Villaró, de Josep Calveras, « Notes lin¬
guistiques »; estudis literaris de H. Hatzfeld (en castilhan) ;
recensions de libres per A. Griera e F. de B. Moll; abondoza
«
Bibliografia de llengua i literatura catalana», per R. Aramon,
J. Vives e F. de B. Moll.
L'Oficina Romànica, nos dis sa Cronica, prépara tant-ben un
registre de tots los noms propres de personas vivent actualament en Catalonha, e, lo darrièr côp que vizitèri los burèus,
vejèri lo grand trabalh que costarà una ôbra parièra. Mas los
fustièrs an pas res qu'una planca sul banc, e publican un libre
curios, Y Epistolari Llorente, qu'aura cinc volumes. Aici lo
segond, que porta 435 letras escritas al poèta valencian Teodor
Llorente. Demest los correspondents de Llorente, trobam
Frédéric Mistral, lo baron de Tourtoulon, Mariéton, Ernest
Mérimée, Maurici Raimbault, Joan Monné, Juli Delpont, Francés Tresserre. Elis totis, fôra lo baron de Tourtoulon e Méri¬
mée qu'escribon en castilhan, se servison del francés. Crezi pasqu'ai jorn de uèi, catalans e occitans s'escriben en francés o en
castilhan : escribon en catalan o en occitan, dins aquela lenga
qu'es la mèma, segon sò que dizià Mistral dins sa letra à la
familha de Llorente, l'endeman de la môrt del poèta valencian :

�LO GAI SABER

I7

la Poésie de notre langue d'oc, valencienne, limousine, cata¬
lane, provençale, fait en lui une de ses plus grandes pertes. »

•«

L'Oficina Romànica

de publicar tant-ben una Història
Catalana, per Manuel Garcia
Silvestre. "Lo critic Manuel de Montoliu, que la prezenta al
public, nos dis la valor d'aquela ôbra corta e clara.
Tôt i
ésser obra modesta, que no vol traspassar els limits d'un breu
resum de la nostra histôria literària, té tanmateix
l'innegable
mèrit d'oferir al lector una visiô compléta del panorama de la

■sitmària

de

la

ven

Literatura

literatura catalana. » L'autor s'es servit de las litsons donadas
als Estudis Universitaris Catalans pel conegut profesor Rubiô
i Lluch. Recomandi aquel libre à nôstres escolans que voldran
aber una justa idèa de la literatura catalana dempèi las originas

l'atge clasic duscas à la Renaisensa en pasant pel temps de
Decadencia, trop mesconegut. Una abondoza bibliografia, un
ensenhador dels noms d'autors son d'una ajuda precioza. Úna
•carta de la Catalonha, qualquas ilustracions farian lo libre mai
agradiu. Mas, ôm pôd pas aber tôt al còp.
e

La coleccion Els Nostres Classics se ven d'énriquir ambe lo
primièr volume dels Dialegs de sant Gregôri. Mossen Jaume
Bofarull, director del Muzèu Diocezan de Tarragona, publica
la version catalana, faita al sècle XIII, dels dialôgues tant
coneguts de sant Gregôri « lo Grand ». Aquela traduccion,
fora de son interès espiritual, a tant-ben un grand interès
lenguistic, perque lo vocabulari e l'éstile, prigondament popularis, li dônan un encant caracteristic. L'edicion, ambe sa
noticia suis manuscrits, es faita dins totas las melhoras réglas

•de la critica.
Clavarai

cronica suis libres de prôza

catalana per aquel
cicerone » de
dos mots de
prezentacion del majorai rosilhonés Caries Grandô e dos môts
de concluzion de Frédéric Mistral nebot, Bulart i Rialp nos
dona de plan bonas pajas sus la vida e l'ôbra de Mistral :
impresions prigondas, justas, originalas que l'autor a pozadas
ma

de mon amie Alexandre Bulart i Rialp, amie e «
totis los felibres que van à Barcelona. Ambe

dins sa coneisensa de l'ôbra mistralenca e dins
tadièr e fizansos de l'Occitania e del Felibrige.

son

amor

ver-

Ai notât ambe

plazer sô que dis Bulart sus la paura ôbra del castilhan Echegaray al quai foguèt atribiiit, per mitât, lo prêts Nobel, en
même temps qu'à Mistral... E, en legisent los discorses estam¬
pais à la seguida de sos Estudis, ai viscut tornamai ambe
Bulart las oras plazentas de Malhana e de Pau. Osca al val&amp;BffyÍQtJE
felibre de Barcelona !

.

AT"

JOZÈP S AL Y AT.
Y*

3TY

,•*&amp;£■/

1

�BOLEGADISA

OCCITANA

Los Estudiants Ramondencs

La

joventut occitana s'endormìs pas e se remena.
Aprèp lo Novèl Lengadòc, de Montpelhèr, aicì los
Estudiants Ramondencs de Toloza.
Dins l'annada que ven
Estudiants Ramondencs

de finir,
an

1931-1932,

los

tengut cada mes un

Acamp général ont

an escotat las litsons d'un conferenciant de defóra. Cada setmana, al Cèrcle d'Estudis Jo^èp Anglade, an estudiat la lenga e la literatura occitanas. Enfin,
an près part oficialament
à las grandas manifestacions occitanas de Toloza

(Escòla Occitana), Albi (Escòla Rochegude), Castèl(Grilhs del Lauragués), Pamias (Escòla deras
Pirenèas), Nogaro (Escòla Gaston Febus), Ripoll
(Corses de vacansas occitans-catalans).

nòudari

L'annada 1932-1933 s'anoncia per élis comola
d'estrambòrd e d'abeluc. Lo 29 de novembre, se son

acampats pel primièr còp per escotar lor prezident,.
Fernand

Gaulhet, que parlât del régionalisme éco¬
nomie, administratiu e literari ; lo clavaire Cammas
diguèt ont n'èra la Societat del punt dfe vista financièr ; pèi Jan Seguy contèt en lenga d'Oc sò qu'abià
vist en Catalonha à l'ocazion dels Corses deVacansas
de Ripoll.
E lo Cercle d'Estudis Jo\èp Anglade va reprene
tornamai. Se parla de far venir de conferenciants
coma l'an pasat, e déjà dòna Gasquet, anciana rèina
del Felibrige, es anonciada per febrièr.
Felicitacions à-n-aquels valents Escolans que son
fièrs de lor lenga e de lor païs.
Om se pòd faire inscriure als Estudiants Ramon¬
dencs al sièti de l'A. G., 23, plasa del Capitòli,.
Toloza.

�LO

GAI

SABER

19

Lo Centre Catalan de Marselha organiza, per
Pascas de 1933, un viatge à Barcelona ont se portarà
un Libre d'Or al Prezident Macià.
Lo 17 de novembre, à la

Setmana rurala de Gafaguèt una vesprada occitana
ont los felibres de Labens joguèron e cantèron, e ont
l'abat Giraudet parlèt en lenga d'Oc.
lapian,,

en

Guiana,

se

Lo 27 de novembre, à Clarmont d'Auvèrnha, se
tenguèron los Jòcs Florals de YEscòla de Limanha :
rapòrt del majorai B. Vidal ; poèmes e cants de E.
Gilbert, T. Saint-Roch ; cants e dansas per Mla Laura
Vidal, e las escolanas de Royat jos la direccion de
dòna Stephane-André. Nòstre escolan J. Vaylet,
d'Espalion, obtenguèt un prêts de poezia.
Nòstre secretari l'abat. Salvat
à

Toloza-Pirenèus, lo

cansas

occitans-catalans

de Paul Prouho »,

a parlât per T.S.F.
d'octobre, « Corses de Vade Ripoll», lo 28, 'iMeisons,

15

lo 16 de novembre, iPoepias com¬

plétas de Paul Froment

».
Lo 22 d'octobre, prediquèt per la Fésta del Vin
Novèl à Càzols-de-Bezièrs ont abià parlai la vèlha
sus « Los Trabalhs de la Vinha » ; lo 30, prediquèt

■encara

Bezièrs

per
e

lo

la Fésta del Vin Novèl à S. Nazari de
11

de novembre suis Mòrts de la Grand

Guèrra, à S. Laurent de la Cabrarisa.
Recomandam à nòstres escolans los
tans

mai

concors

del Jansemin d'Argent, que se clava
escriure al secretari, J. Amblard, 1,

occi¬

lo i'r de

carrièra
de la Societat Arqueologica de
Be^iérs, que se clava lo 1" d'abrilh — escriure al
secretari, J. Dardé, 7, carrièra del 4 de Setembre,
—

Floirac, Agen

—,

e

Bezièrs.
Ambe grand plazer felicitam nòstres escolans lo
Decan Abelous e lo Comte Begouën, totis dos manteneires de l'Academìa dels Jòcs Florals : lo primièr

�LO

20

GAI

SABER

obtengut de l'Academia de Ciensas lo prètz La Caze
per sos trabalhs de quimia fiziologica
lo segond es estât nommât doctor « honoris causa »
a

(10.000 fr.)

de las universitats de Tartu

(Estonìa)

e

de Porto (Por¬

tugal).
ABÈM LEGIT : La Tramontane (avril-mai-juin) :
N° d'un grand interès consacrai à commemorar l'anniversari de la Republica Catalana : « Oda à la
Patria » d'Aribau, « Els Segadors », « La Santa

Espina» de Guimerà, istoric de la Republica catalana
e discors de Grandò,
Esclasans, Maragall, Bauby, Collell, Muchart, e de
Ventura Gassol, « El Calze de Pau Claris ». — (juilletaoût) : Compte-Rendut dels Jòcs Florals de Toloza,
Barcelona, Perpinhan ; poèmes e discors de Barcelò,
Tresserre, Bonafont, Grandò, Maseras, Niel ; bibliografia occitana per P. Bergue e C. Bauby. •— La
Cigaio Narbouneso (sept.-oct.) : Lou Pouts, per L.
Bousquet. — Scriptorium (oct.) : A la Maire de
Diu, per J.-C. Burgues ; Los Corses de vacansas
de Ripoll, per J. Séguy. — Lis Ami de la lengO'
d'O (oct.), novèla séria, n° 1 : Poèmes, bibliografia,
cronica ; lista dels « Ami de la lengo d'O »; lo polit
buletin anoncia la soscripcion à las Obras poeticas
de Jan Naudy, cò de Nicolas Lasserre, C. C. Paris,
666.49. — Dionysos (oct.) : Paraulas dins la neit,
del abat J. Salvat, per G. — Midi-Littoral (22. 10.

(14-16 d'abrilh 1931), poèmes

32) : Les Lettres d'Oc à Montpellier ; Les Evan¬
giles traduits en langue d'Oc, per G. Fontanille ;
(29. 10. 32) : Montsêgur, per J.-Yves Blanc. — La
Revue des Pays d'Oc (oct.) : Perleta, per E. Molin ;
Lettre d'Ecosse, per J. Maguire ; Livres d'Oc, per
M. Jouveau. — Kannadig Gwalarn, (n° 1), setmanari

ilustrat complètament
Roparz Hemon.

en

breton,

dirigit

per

Cri-Cri.

Le Gérant

:

E. LEVRAT.

Irapr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
dans le corps d'un mot,
français ; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est sémi-sonnant et se prononce entre a et -o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; ,
u égale-r
i" VOYELLES.

accentué

ou

—

a,

seul

ou

non, sonne comme a

-—■

mais, après une vo3relle, il a le son ou fran¬
q ouvert se prononce, comme o français, et
fermé comme ou français.

ment ;

çais
o

;

—

2° CONSONNES.

suivi, de
c devant

—

b,

c,

d, f,

g,

j, 1, ra, n, p, q

( toujours

r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
et i est sifflant comme s français; — j.sonne

u),
e

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme u à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; —r est souvent muet à.la. fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

—

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

qu'à l'infinitif;
muet à

des

—

la fin des

mots en

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

VEN D'ESPELIR

Los Sauts
revirats

en

EvangUis
lenga d'Oc

per

l'abat

Julï

OÚBAYNES

(in-8, 480 pajas, cartonat)

(20 fr.cò de Rouquette, librari, 29, plasa Carnot, Carcasona, Aude)

�BIV VENTE A

l'Imprimerie d'Editions Occitanes
3. Quai du Port

-

CASTELNAUDARY

Prosper ESTIEU
Lou

Terradou, sonnets

duct. franç.

(i vol. in-8°,

langue d'Oc,

en

p.)

avec tra-

fr.
30. »
Flors d'Occitania, sonnets en langue d'Oc, avec tra¬
duction française, (1 vol. in-8°, 280 p.)
fr.
20. »
La Canson Occitana, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
Lo Romancero Occitan, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8% 344
p.) fr.
20. »
300

—

rare.

.

Lo Flahut

43 chansons avec musique, texte
franç. pouvant se chanter dans les
vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
de Vergili en ritmes occitans
( 1 vol.

Occitan,

occitan et traduct.
deux langues, (1
Las Bucolicas

in-8, 68 p.)
Lo Fablièr

Las Oras
1

.

fr.

Occitan,

çais). (1 vol. in-8,

franceza,

.

170

10.

»

(avec lexique occitan-fran¬
fr.
20. »
p.)

Cantairas, sonets occitans ambe traduccion
vol. in-8 carrat (xvi-276 pajas) fr.
20. »

MPB.

D'EDICION»

OCCITANA®

-

CAtTELNAUDARY.

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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Sarraute, Gabriel (1893-1991)</text>
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              <text>Gouyer, Louis (1865-1924)</text>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Numéro de revue</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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