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                  <text>16* Annada

N° 119

Setembre 1934.

Lo Gai Saber
Revista de l'ESCOLA OCCITANA

Dis Aup i

Pii*enèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrlèra dels

Arts, 1-4

Lo Numéro

:

2 fr.

�SABER

LO OAI

l'ESCOLA OCCITANA

Revista de
BUREUS:

14,

Carrièra ciels Arts —

Abonaments

:

j

Fransa : un an

.

Estrange : un an

TOEOZA

.

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15 fr.

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25 fr,

ENSENHADOR
del

lean

N° 119

LESAFFRE:

Prosper

ESTIEU ;

Filadèlla de

YERDA :

1934)

Le Problème National de la
(fin).

Catalogne,

Lo Pol.
Ave Maria.

Calendier santorenc per 1934.

A. P.:

CRI-CRI

( Setembre

Bolegadisa Occitana.

:

Burèu de

l'Escòla Occitana

capiscòl; Antonin Perbosc,
J.-Rozès
Brousse, Francés de Gélis, jos-capiscòls ; Armand Praviel, clavaire ; Jozèp
Salvat, secretari; Joan Ségusecretari-adjunt.
Filadèlfa de Gèrda, Francés Tresserre,
Jaques-Emili Abelous, Lois Théron de Mont au¬
ge, Juli Cubaynes, Joan LAdoux, conseillers.
ASABER. - Per la Redaccion, escriure al Capiscòl, lo Majorai Prosper Rstieu, 24, carrièra d'Emparls,
PAMIAS (Arièja). Se parlarà que dels libres mandats endople
Prosper Estieu,

de

etsemplari.

l'Adrninistracion, escriure

Per tôt sô que pertòca
à la Librarla Edoard Privât, 14,
TOLOZA. Compte postal : Toloza N•

Carrièra dels Arts,
1673

�l.o Gai Saber,

n°

setkmbre 1934.

119.

Le Problème National
de la

Catalogne
(Fin)

Notre

première préoccupation a été de

démontrer

l'existence d'une nation catalane. Reprenant un
les éléments nationaux traditionnels définis dans

à un
l'in¬

troduction, nous avons mis en lumière le particula¬
risme de la terre, de la race, de la langue, du droit de

Catalogne, l'originalité des coutumes, des traditions, de
la culture, l'originalité aussi, en même temps que l'ex¬
traordinaire intensité, des activités agricole, indus¬
trielle, commerciale, financière de ce pays. Nous avons
montré comment à ces facteurs d'un nationalisme sta¬
tique sont venus s'ajouter ces éléments décisifs d'un
nationalisme dynamique : la conscience et la volonté
qui permettent d'affirmer, aujourd'hui tout comme à
l'époque de sa gloire moyenâgeuse, que la Catalogne
mérite véritablement le rang de nation. Il serait aisé
d'écrire une « Histoire des Catalans dans leur volonté
d'être une nation », pour parler comme M. Julien
Benda. Citons seulement un fait, mais capital : invité

août 1931, sur le Statut de très large
Généralité, le peuple de Cata¬
logne apporta aux urnes 792.000 bulletins : 690.000
oui, 3.000 non. Ce jour-là, le pays avait solennellement
exprimé sa volonté d'être une nation.
Avant d'en arriver là, il avait fallu réveiller dans
à

se

prononcer, en

autonomie élaboré par la

l'âme catalane un sentiment national qui s'était en¬
gourdi après les malheurs de 1714. Ç'avait été l'œuvre
de patriotes ardents qui, pendant un siècle environ,

�LO GAI

546

SABER

principes d'une doctrine catalaniste
postulant le libre développement des nationalismes
ibériques au sein d'un Etat fédéral espagnol.
Nous avons retracé les différentes étapes de la re¬
naissance intégrale de la Catalogne et légitimé ses re¬
avaient bâti les

en montrant sa pénible
active, industrieuse, avide de progrès,

vendications

situation à elle,
dans une Espa¬

gne arriérée, appauvrie, épuisée par les querelles intes¬
tines, anémiée par une centralisation à outrance.
A la faveur des événements révolutionnaires de 1931,
les Catalans parvinrent à faire triompher une partie de
leurs conceptions. S'inclinant devant la fatale et natu¬
relle diversité des peuples péninsulaires, les Consti¬
tuants de la République décidèrent d'introduire dans
la nouvelle Constitution espagnole les principes d'un
«
régionalisme limité » et autorisèrent le groupement
en
région autonome (autonomie politico-administra¬
tive) de provinces limitrophes « ayant en commun des
caractéristiques historiques, intellectuelles et économi¬
ques ».

Après un bref aperçu des circonstances au cours des¬
quelles les Cortès furent amenés à voter le Statut cata¬
lan, nous avons examiné les dispositions de ce dernier.
Nous l'avons fait d'une façon à la fois objective et sub¬
jective. Nous n'avons pas à revenir sur le contenu du

Statut. Disons seulement que nous avons plus particu¬
lièrement insisté sur les questions touchant au fonds

catalaniste : situation politique de
Catalogne, attributions de la Généralité, ordre pu¬
blic, législation sociale, langue et enseignement, fi¬
même de la doctrine
la

nances.

espagnols s'étaient trouvés en pré¬
projets de Statut : celui de la Commis¬
sion parlementaire et celui qu'avait élaboré la Géné¬
ralité (Statut de Núria). Le texte définitif fut le résulLes Constituants

sence

de deux

�LO

GAI

SABER

547

représentants de la Cata¬
du reste de la République. Il ne pouvait
pleinement les premiers.

tat de transactions entre les

logne et

ceux

satisfaire

projet de la Généralité était l'application rigou¬
du Principe des Nationalités, et dérivait direc¬
tement des doctrines du nationalisme catalan que ré¬
sume la formule : Catalunya pets Catalans. Les Cortès
Le

reuse

refusèrent à reconnaître le fait de la nation catalane
et, dès lors, le texte qu'ils votèrent ne pouvait qu'être
se

sensiblement différent du

projet de Núria.

La Catalogne le droit
s'ériger en Etat autonome au sein d'une fédération
ibérique; la Chambre déclara qu'il ne pouvait être
question que de région dotée d'une autonomie politicoadministrative; elle se garda d'entrer dans des consi¬
dérations nationales. Le Statut de Núria postulait la
reconnaissance du catalan comme langue officielle uni¬
que sur le territoire des Quatre Provinces, avec toute
latitude pour les citoyens espagnols y résidant d'user
de leur langue maternelle; les Cortès posèrent le prin¬
cipe de la co-ofiffcialité des idiomes.
La Généralité réclamait la liberté de légiférer dans le
domaine social; elle s'estimait particulièrement apte à
prendre des mesures législatives adaptées à la menta¬
lité du pays et à résoudre, avec un esprit catalan, les
conflits du travail si fréquents, sur son territoire. Le
Statut définitif, lui, a attribué compétence législative
La Généralité demandait pour

de

exclusive à l'Etat.

l'article 7, les Constituants ont admis
parallèles mais dis¬
tincts, celui de la République et celui de la Généralité,
que les contribuables catalans sont obligés d'entretenir
en même temps. Quant au système de l'Université uni¬
que, il est hybride et inharmonieux.
En adoptant

l'activité de deux enseignements

disposerait, en matière d'organisation
assez large compétence si l'article 11
ne venait soumettre les magistrats de Catalogne aux
règles du tableau général d'avancement de l'Etat.
La Généralité

judiciaire, d'une

�LO

548

GAI SABER

confèrent aux pouvoirs régio^
aboutissent à une simple dé¬
centralisation administrative. Seul l'article 12 permet
de parler d'une autonomie réelle comportant des attri¬
butions à la fois législatives et exécutives, mais cette
compétence qui ne se rapporte qu'à six matières se
trouve considérablement réduite par les restrictions
Les

naux

dispositions qui

la seule exécution

paragraphe.
Pénétrons sur le terrain financier. Au désir de voir
la Généralité se charger de la répartition et du recou¬
vrement de tous les impôts en Catalogne pour son pro¬
pre compte et verser ensuite à l'Etat le produit des
contributions indirectes, les Constituants ont répondu
en ne cédant aux pouvoirs catalans que des ressources
à peine suffisantes pour assurer le fonctionnement des

mentionnées à chaque

services transférés.
En

résumé, le Statut a bien reconnu certaines liber¬
droits; il a bien donné à la Généralité le

tés et certains

pouvoir de gérer certains services. Il n'a oublié qu'une
chose, mais essentielle et qui annule toutes les conces¬
sions : fournir aux Catalans les moyens financiers d'or¬
ganiser leur autonomie, autonomie bien parcimonieuse
d'ailleurs et que l'Espagne n'a acceptée qu'à contre¬
cœur. La Catalogne aussi, d'ailleurs...
Selon le député Royo
velle serait

«

une

Villanova, la Constitution nou¬

Constitution catalane que la

Catalo¬

triomphante aurait imposée à toute l'Espagne ».
Certes, sans le fait catalan, cette Constitution eût été
sûrement centralisatrice et unitaire, mais de là à affir¬
mer que la Généralité a imposé ses conceptions, il y a
loin. « Si l'Espagne nouvelle avait dû s'organiser sui¬
vant le désir de la Catalogne, aujourd'hui la Péninsule
serait une union de Républiques ibériques » (8).
gne

de

Or, les Cortès n'ont pas voulu admettre la naissance
ces républiques ibériques; ils ont seulement rendu

(8) J. Carbonell. La
Oc, nov.-déc. 1931.

Constitució nova d'Espanya, dans

�LO

GAI

SABI.R

549

un système de « régionalisme limité » au sein
d'un Etat unitaire. Les régions autonomes ne possè¬
dent aucun des traits caractéristiques d'un Etat —
membre d'un Etat fédéral. Il importe peu de savoir si
la Constitution de 1931 « suggère l'idée fédéraliste »,
si la République est « fédérable », si les textes consti¬
tutionnels sont une application du « fédéralisme ratio¬

possible

juridiquement, un seul fait compte : elle n'est
fédérale, et avec M. Posada, l'éminent juriste espa¬
gnol, nous pensons que l'on doit « considérer comme
équivoque toute interprétation fédéraliste de l'organi¬
sation nationale établie par la Constitution » (9). Nous
en avons donné les raisons dans notre étude.
nalisé »;

pas

Constitution répu¬
cela par la volonté
castillane qui veut continuer, aux dépens de l'intérêt
ibérique, à assurer l'hégémonie de Madrid sur les
peuples péninsulaires. Mais en se refusant à bâtir une
République fédérale et en s'acharnant à sauvegarder la
prédominance de la Castille sur les régions véritable¬
ment actives, riches et modernes de l'Espagne, les
Constituants ont élaboré un régime dont ils aperçoivent
déjà les vices et dont on peut prévoir la faillite pro¬
chaine. Car la concession du Statut à la Catalogne ne
peut être considérée comme la conclusion définitive du
conflit. Or, tant que la question catalane, et plus géné¬
ralement la question des autonomies régionales, sera
pendante, l'Espagne vivra dans l'instabilité.
Le moyen de résoudre le problème régional sans
compromettre l'unité espagnole, les Cortès l'avaient à
leur disposition : il leur suffisait d'ériger leur Répu¬
blique en Etat fédéral. Ils ne l'ont pas voulu.
Et pourtant, tout contribue à faire de la Péninsule
un terrain particulièrement propice à l'expérience fé¬
dérale. En ce pays où « la tendance séparatiste est en
quelque sorte congénitale », en cette Espagne « réfrac-

Il est donc hors de doute que la
blicaine n'est nullement fédérale, et

(9) Posada. La Constitution

Espagnole. Paris, 1932.

�550

LO

GAI

SABER

sous la République
la Monarchie », et dans laquelle se manifeste
«
un esprit parti culariste toujours vivace, qui l'a si
longtemps maintenue dans un état de morcellement et
de divisions intestines » (10), un seul régime peut assu¬
rer la survivance d'une unité espagnole « faite de con¬
trastes » (n) : c'est le fédéralisme dans lequel beau¬
coup voient un gage de durée pour l'unité de la Pé¬

taire à la centralisation aussi bien
que sous

ninsule.

L'avenir ca¬
postule un Statut de profonde autonomie pour la
Catalogne. L'avenir catalan postule aussi une union à
la vie économique et spirituelle de l'Espagne » (12).
Nous dirons que l'avenir de IjEspagne postule des sta¬
tuts de profonde autonomie pour la Catalogne, pour les
Baléares, pour Valence, pour les Pays Basques, la Na¬
varre, la Galice, — nous dirons aussi que l'avenir de
ces nations ibériques postule leur union économique et
spirituelle sous le signe de la grandeur hispanique.
Seul le fédéralisme, mais le fédéralisme pur, classique,
est apte à assurer l'avenir de l'Espagne puisqu'il assu¬
rera celui des peuples qui la composent.
Mais la Castille, qui a repoussé l'idée fédérale en
1931, acceptera-t-elle jamais la transformation de l'Es¬
pagne en Etat fédéral ? Elle est trop avide de domina¬
tion et jalouse de son hégémonie pour y consentir.
Il appartient alors aux Catalans qui ont un Statut,
aux Basques qui vont en avoir un, aux Navarrais, aux
Galiciens, aux Valenciens qui peuvent en obtenir un
aussi, d'accroître encore davantage la vitalité des ré¬
gions périphériques de la Péninsule, peuplées d'hom¬
mes vaillants et animés d'un esprit moderne. Il leur
appartient de faire la preuve de leurs capacités politiM. Charles Maurras écrivait naguère : «

talan

(10)
(11)
Terre,
(12)

Louis Bertrand. Histoire d'Espagne, 1932.
J. Hugonnet. L'Espagne terre des contrastes, dans
Air, Mer, sept.-ioct. 1933.
Charles Maurras. Heur et malheur du Colonel Macià,
dans L'Action française, 26-12-1933.

�LO GAI SABER

551

et administratives. II est de leur devoir de s'en¬
commune et d'unir leurs efforts
pour relever une Espagne déchue et la replacer au rang
qu'elle occupait jadis parmi les puissances européen¬
nes. Et lorsque ces nations ibériques,
jeunes, ardentes
et fortes, auront assuré la grandeur de l'Espagne, de
«
l'Espagne magnanime » que chantait Mistral, ayant
ainsi répondu à la calomnieuse accusation de sépara¬
tisme, elles auront le droit de parler haut dans la Pé¬
ninsule et d'imposer leur volonté qui se traduira par
ques

tendre pour une action

la transformation

en

nérée puisant dans
lité

plus grande

Etat fédéral d'une Espagne régé¬
nouvelle organisation une vita¬

sa

pour

l'accomplissement des hautes des¬

tinées auxquelles elle peut encore prétendre.
Telle est, rapidement esquissée, la physionomie
générale de notre étude. Diverses raisons, que nous
voulons indiquer maintenant, nous ont poussé au
choix de ce sujet.

L'étude des
attentif de

sa

œuvres de Frédéric Mistral, l'examen
doctrine si profondément latine par ses

qualités de mesure, de bon sens et d'équilibre, la fré¬
quentation de ses continuateurs et la lecture de leurs
ouvrages nous ont amené à faire nôtres les théories
qui, s'élevanl contre la centralisation, préconisent pour
notre pays le retour, compte tenu des nécessités de la
vie moderne, à ce régime, qu'elle connut jadis, d'une
autonomie provinciale basée sur des considérations
ethniques, géographiques, linguistiques, historiques.
Elles nous ont déterminé à apporter, pendant six ans,
notre modeste contribution à la propagation des idées
mistraliennes, principalement dans les milieux estu¬
diantins.
Notre aversion pour les méthodes centralisatrices ne
pouvait que nous rendre sympathique le sort de ces
groupements nationaux qui, inclus dans un Etat né, à
la faveur des circonstances historiques, de l'assemblage
de diverses nations, tiennent à affirmer leur personna¬
lité et revendiquent leur droit à une libre existence.

�LO GAI

552

SABER

siè¬

Or, tout près de nous, un peuple a voulu, dès le
dernier, recouvrer son originalité longtemps mise

cle

castillane, développer ses
réclamer la liberté de
vivre dignement d'une vie autonome. Il se trouve que
ce peuple, le peuple catalan, s'exprime en un parler
en

péril par l'hégémonie

caractéristiques nationales et

d'oc, qu'il possède une cul¬
génie souvent voisins de la culture et du
génie occitans, qu'il a été maintes fois uni au cours
de l'histoire à nos provinces méridionales par des liens
très étroits, qu'il ne ménage jamais sa sympathie à la
France et au Midi de la France. Tout cela, nous le
semblable à notre langue
ture

et un

savions, et nous savions aussi la multiplicité des atta¬
ches spirituelles et même matérielles reliant plus parti¬
culièrement Barcelone et Montpellier, Catalogne et
Languedoc. Fidèle au souvenir de Mistral qui voyait
dans l'étroite amitié des pays d'oc français et espa¬
gnols la clef de voûte de cet édifice latin dont la soli¬

certain de la paix du monde, nous
employé, avec nos camarades du « Nou¬
veau Languedoc » et des « Estudiants Ramondencs »
de Toulouse, à entretenir, dans la mesure de nos
moyens, un courant amical entre les jeunes universi¬
dité est

nous

un

gage

sommes

taires des deux pays.

Ainsi, tout naturellement, fûmes-nous conduit à étu¬
problème né de l'existence d'un nationalisme

dier le

catalan.
Aux

préoccupations d'ordre occitan qui nous

ont

guidé dans le choix de notre sujet et que nous venons
de citer, s'ajoutent aussi des considérations d'intérêt
français. Nous parlions, il y a un instant, de la sym¬
pathie catalane envers la France. Faut-il rappeler,
Messieurs, que près de 8.000 volontaires catalans sont
tombés sur le sol français, pendant la grande guerre,
pour la défense de notre pays, au nom de cette sym¬
pathie ? N'est-il pas bon qu'en retour nous puissions
prouver à nos amis de Catalogne que nous n'ignorons
rien de la grandeur de leur patrie et que nous suivons
avec intérêt le déroulement des questions qui les tou-

�LO GAI

SABER

553

utile pour la France que l'on s'em¬
ploie à consolider une amitié catalane, ardemment
désirée de l'autre côté des Pyrénées, et qui conditionne
une
amitié espagnole que certains voudraient bien
détourner à leur profit ? Plus que jamais la France a
besoin de s'entourer de sympathies; nul moyen de l'y
aider ne saurait être considéré comme superflu.
chent ? N'esl-il pas

Enfin, Messieurs, en montrant la part faite au régio¬
Constitution espagnole, nous

nalisme dans la nouvelle

voulu suggérer au lecteur l'idée d'un régiona¬
constitutionnel français. Les dispositions qui
sont entrées en vigueur dans la Péninsule n'ont certes
avons

lisme

satisfait pleinement les aspirations catalanes ou
basques; il n'en reste pas moins qu'il y a dans la
Constitution un exemple dont pourrait peut-être s'ins¬
pirer un jour le législateur français. Car notre pays
souffre, lui aussi, d'un excès de centralisation, chaque
jour davantage. Chacun sait que la décentralisation
est l'une des idées maîtresses de la doctrine de
M. Charles Maurras. Voilà que la semaine dernière,
M. Léon Blum réclamait dans son journal une large
décentralisation à base de régionalisme; Ainsi donc,
de la droite à la gauche, on aspire à ce régime dont
l'Espagne a compris la nécessité. En ces heures incer¬
taines où l'on parle tant d'une révision de la Consti¬
tution de 1875 et où l'urgence de conceptions neuves
se fait terriblement sentir, le moment n'est-il pas venu
de demander au régionalisme et à la sagesse Austra¬
lienne les principes d'un renouveau français ? L'Italie
nous a fourni l'exemple du corporativisme; voici que
l'Espagne nous donne celui du régionalisme. La France
comprendra-t-elle enfin la leçon de ses soeurs latines ?
pas

,

•

JEAN LESAFFRE

�L'Ort dels Trobaires

Lo Pol

i

enrodant una paura bordeta,
Unpol tôt ufanos de sa cresta plan retta,
Al bèl mitan d'un fum de polas, sas amors,
Dins l'aire fa montar sos cants triomfadors
Que se mesclan al bruch de sas alas dauradas.
Un grand falquet, volant subre las verdas pradas,
L'a vist e sus sa pluma es tombât com lo tron;
Mas lo pol a bon bec e tant-ben bon garron :
Mentre que dins l'espant es tota la polalha,
S'apara del falquet e contra el tant batalha
Que lo laisa sannos e mièch-mòrt sul pelhenc.
Cal dire qu'aquel pol èra un bèl pol lorrenc.
Dins lo prat

II

Los me^es son pasats, los me^es d'alegria.
Aici que tôt d'un còp la Fransa, la patria
De Vercingetorix e de Napoléon,

enva^ida pels Germans e que l' canon
com antan sus tota la frontièra.
Los soldats del «Kaiser», asadolhats de bièra,
Tornan en Fransa per i heure nòstres vins

Es

Resontis

�LO

GAI

SABER

555

E, quand

son embrïaics, s'i far lèu asasins.
obu^es de Krupp fan au\ir fiuladises ;
Pertot i a grand espant e pertot cridadises ;
De page^es en plors an fugit lor teulat ;
Mas lor pol i demòra e si t en plan quilhat.
Mai que jamai sa cresta es d'un roje escarlata;
Cap naut, bolèga pas quand quai que obus esclata ;
Com dabant lo falquet, se ris de tôt acò
E manda als Alemans un fier cocorico.

Los

III

E, mentrestant, monta al calvari nòstra Fransa.
La

guèrra es dins son plen e lo Prusian abansa.
Un maitin, dos ulans s'arrèstan un pauquet

Prèp la bordeta abandonada. Sol, sul tet,
pol plan adreitat dabant lor òrra cara,
Com per se trufar d'els, lor manda sa fanfara.
Que nos vòl aquel pol ? — crida lo « feldwebel »
D'una vot\ que retrais renadïs d'un porcèl.
Lafusta am son «mau^er» e li decend una ala;
Pèi, lo rire pasant sus sa cara infernala,
Abaisa son fu^ilh e dis à son companh :
Tè, Fritç, a qui 1' rostit pr'acompanhar lo pan! —
Alavets lo bel pol, que n'a que blesadura,
S'arbora tornamai e, malgrat sò qu'endura,
Fa montar cap al cèl un grand cocorico.
Lo Prusian, vergonhos, mormola : — Qu'es acòì —
E tira un autre còp sul valoros cantaire.
Ara, aquest, plan tocat, a las pat as en l'aire;
Tota la siuna sang li goteja pel bec
E subre l' tet mofut fa 'n roje pichon rèc ...
Lo

—

—

�55ó

gai saber

"•

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■■

Legenda sobent es mesclada à L'Istòria.
\ &gt;
la glorio\a memòria ,
D'aquel pol f'u\ilhat- pr''un. salvatge Aleman,x à
Un Lorrenc réfugiât en terraire occitan
M'asegurèt, un jorn, d'una votq aflambada,
Que sa mòrt sut teulat es lènh d'ese probada,
Pramor que lo vejèt, dins la bruina e lo fum,
La

Tant-ben. per enàurar

Volar rabentament del costat de

Verdun.

Malgrat que non poguès remenar res qu'una ala,
Se paugèt ambe vam subre la catedrala.
Aquï foguèt cambiat en un bel pol d'aram,
1
E denipèi, cada nèit, quand lo vent fa son brarn,
La cresta nauta e V cap virât vèsl' Alemanh'a)
Arranca de son còlh fièrament e sens canha
Un grand cocorico des/î\ant lo trespàs,
Coma per dire als Alemans : — Pasaretq pas !—
Prosper

Ra\imaclas
(Libre VI).

Las

ESTIEU.

,

i

�LO

GAI

£57

SABER

A ve Maria (0

Aqueste còp qu'ei ra victòria!
Salut, ò blancas Pireneus!
E tu, moreta deras neus,

Bigòrra, à tu, salut e glòria...
Salut ,e glòria !
,

Aqueste còp, i 'a pas à di\e,
Qu'es desvelha ed temps d'autescòps!
Ed capulet s'en torna arrive
E cantà tòrnan eds esclòps...
Eds vielhs esclòps!..

TRADUCTION

Cette fois-ci,
Et

RYTHMÉE

c'est la victoire! Salut, o

toi, la brune enfant des neiges, Bigarre,

re...

Salut et

blanches Pyrénées !
à toi, salut et gloi¬

gloire!

''Cette fois-ci, on peut le dire, il se réveille, le Passé ('Les capiilets vont ress'ourire et refredonner les sabots... Les vieux sa¬
bots !

grande amie Philadelphe de Gerde vient de publier
son fameux poème de Bernadette, Ber■nadeta. La voyante de Lourde ayant été canonisée depuis la
première édition, Philadelphe de Gerde a voulu saluer cet évé¬
nement pyrénéen comme une victoire, et a clos le geste de la
bergère bigourdane par un nouveau poème, Ave Maria,.ue
nous-sommes.heureux d'offrir à nos lecteurs,
Notre

úìïe' seconde édition de

N.D.X.R.

�55«

LO

De vat

en

De haut

GAI

vat, de

enlà,

SABER

coma en coma,

vòla

que

u

crid:

Bernadeta arriba d'Arroma,
Dab ed bar an de
De

E-d

Yè^us-Crit...
Yè^us- Crit !

pòble montanhòl

Débat ed tet

e sus

que canta
ed bròc:

«.Aquera, à, qu ei ra nosta santa:
Prauba, pastora e paï^anta,
Quen va ped-nuda e parla en Oc...
E parla en Oc ! »

E

donc, dab Era,

uros

—

pre^atye !—

Dab Era, donc, aqueste estiu,
Ed vielh vestit e-d vielh lengatye
A11 trobat

plasa

en

cèu de Diu...

En cèu de Diu!

De val

grand cri
De

val, de combe en combe, parti de haut, vole un
Bernadette arrive de Rome, avec le nimbe de Jésus..,

en

:

Jésus-Christ !

Et tout
sous-bois

peuple agreste chante sous le chaume et dans les
"Celle-là, oui, est notre sainte : pauvre, bergère et
paysanne, elle estpieds nus et parle en Oc... Et parle en Oc!"
un

:

Or, avec Elle, — heureux présage ! — avec Elle, en cette
née-ci, ancien costume et vieux langage ont trouvé place
ciel de
Dieu... Au ciel de Dieu !

an¬

au.

�LO

E
—

GAI

SABER

559

gracia à

vos, braba santonha,
A Nosta-Drama evos, mer ces!

—

Qu'òm ei fier d'està de Gasconha
E de no pas parla francés...
Parlà francés!

Qu'ei gracia à vos, Santa beròia,
Qu'arreflorìs ed ancian temps,
Ed temps de fé simpla e de ybia.
Qu'èra ed ibèr, qu'ei ed printemps...
Qu'ei ed printemps!

E

ra

E

no

Mes

Fransa
ei
e

Et

grâce à
—

on

pas,
donc,

—

—

ai!

ai!
—

enf enveya...
ed permé còp!..
—

arrasa arraceya,
ei y âmes de trop...
Y âmes de trop!

E bero

merci !

auta

no

vous,
est

petite sainte, — A Notre-Dame et vous,
Gascogne et de ne pas parler

fier d'être de

français... Parler français !
C'est grâce à vous, Sainte jolie, que refleurit le bon vieux
vtemps, le temps de foi et d'allégresse. C'était l'hiver, c'est le
printemps... C'est le printemps !

Et l'autre France

—

.première fois, hélas! Mais
•de trop... Jamais de trop !

aïe!
race

—

nous

fait

envie... Ce n'est pas

race, et

la

beauté n'est jamais

�5Óo

GAI

LO

E

ra

O !

Fransa auta

SABER

en\e.yelo^a...

tabé

quin còp de oelh :
Bordeu e Pau, Tarbà e Tolo^a,
Bayona, Auch e Lord.a... e-d Sorelh.■■
Ed grand Sorelh!
mes

Asò dit, hilhs dera Montanha,
D'ara-enlà quand bohe ed. vent

lèu,

No

preguet pas eds sauts d'Espatiha :
Bernadeta ei podenta eu C'en...
Podenta

en

E nos-auti, eds

Cèu !

praubes trobaires,

en porta, dm ne va,
Gantant eds vielhs us e-ds vielhs aires,

Qui, de porta,
At crid de

:

Que s'en

S'en

eau

Et l'autre France

nous

eau
brombà!

brombà...

jalouse... Oh ! mais aussi quelle vision ::
Bayonne, Auch, Lourde....

Bordeaux et Pau, Tarbe et Toulouse,
et le Soleil... Le grand Soleil!
Ceci

dit, fils de la Montagne, désormais, en temps de fléau,
pas les saints d'Espagne: Bernadette est 'puissante-

'n'invoquez
au

Ciel... Puissante

au

Ciel!

Et nous, les malheureux trouvères
allons chantant vieux us et chansons
nez-vous-en...

Souvenez-vous-en!

qui, de porte en porte', ent
vieilles, au cri de: SoUve--

�LO

561

GAISABER

E.nos-auti, eds cambres felibres,
Qui, mau-grat cadïas e hèrs,
Èm demorats quilhats e libres,
Nos qui cridam en eds deQerts
Era Fé vielha e-ds vielhs Es fiers...
Eds vielhs
Dabant vos,

Espèrs!

pastora de nosta

Qui mantenguet ed capulet,
Que pau^am u hechet de brosta
E que di^em u capelet...
U capelet!

Ai!

Ave Maria

gratia plena...—
quand eds hilhs e-s'en dan pena
Dera mai loa, ai! très còps ai!
Acabalhat sus era bisca,
—

Ai!

Ed Diable à

mau

hè

qu'eus ahisca...

penaus, tôt que carrisca...
E, drins à drins, ed tet que cai...

Palha

e

Ed tet que

cai!

Et nous, les obstinés félibres, nous qui,
sommes restés debout et libres, nous
les déserts la Foi vieille et les vieux Espoirs...

fers,

malgré chaînes et
qui prêchons dans
Les vieux Espoirs !

A vos pieds, pastourelle nôtre qui maintenez le capulet, nous
déposons des fleurs sauvages etrécitons un chapelet... Un cha¬
pelet!

plena... — Aïe! quand les fils re¬
aïe ! quatre fois aïe! à califourchon
sur leur faîte, le Diable les incite
au mal... Ardoise et paille
s'entrechoquent... et peu à peu, croule le toit... Croule le toit!
Aïe! — Ave Maria gratia
nient leur mère par orgueil,

�5Ó2

lo

gai

saber

Dominus tecum... A! Gasconha,
Eds mainats tués, sense
vergonha,
...

Mesprè^an, oé, tôt

sa

qui-t tanh;

Qu' et hèn ed punh quand es malauta
E que s'en van
decap ar' Auta,
Dirent:« Que pudiba arà pauta...»
E, hòra ed vent, arrïs no-t planh...
Arris no-t planh!
Sancta

Maria, Mater... E diqe
pecat de maladiqe!..
Ora pro nobis... Mes, arrè,
Tota pensada desperada!
Salut e glòria ar' encontrada
...

Qu'ei

u

...

Ont Nosta-Drama ei debarada!..
Et in hora mortis nostrae...

...

Mortis

nostrae

!

Filadèlfa

de

YERDA.

Dominus tecum... Ah! Gascogne, les fils de ton
sein, au¬
jourd'hui, méprisent tout ce qui te touche; ils te menacent quand
...

tu souffres

et, devers l'Autre

la bouse!»

Et, hors le vent, nul

se

tournant, ils disent :«Elle sent
te plaint... Nul ne te plaint!

ne

Sancta Maria, Mater... Et dire
qu'il n'est pas permis de
maudire!.. Ora pm nobis... Mais arrière
toutepensée de déses¬
poir ! Salut et gloire à la contrée que Notre-Dame a visitée!...
Et in hora mortis nostrae... Mortis nostrael
...

Plt.

DE

G.

�lo gai saber

563.

Calendier santorenc per T934
SEPTEMBRE
1.

Sant Gèlis.

—

Per sant Gile,
dire.
Per sant
dire.

lo

Gire,

mes

lo

Pluèja de sant Gire
1.

A sant
A sant

Lop,
Lop,

Per sant

roina los

—

jita lo lin po
l'alh au soc.

soc,

Claud,

vendemia madura

Nostra-Dama

de

—

La Santa Crotz

De santa
Crot%
demòra al cial.

pauc

lo ra^im es

Septembri,

defendi.

0

Septembre.

Nòstra-Dama de Septembre,
bon à prendre.
Per Nòstra-Dama de
14.

re

aglands.

A

te

pbd plus

fau.

n

8.

d'Ost

ren

Sant Claud.

—

se

mes

póu plus

Sant Lop.

—

7.

d'Avost

de

prangièra

Septembre.

à sant Michial,

la pluèja non

Per las sautas
Croies,
cal abatre las no^es.
Per santa Crot\,
culis tas peras e tas not^.
Per santa Crotlas semenalhas son
pertot.
18.

—

Sant Ferriol.

Quand lo

roc

de sant Ferriol

es

vengut,

avèi

�5&amp;4

o

lo

doman

gai

saber

plavut.
Plèja de sant Ferriòl

21.

—

aura

volonta pas Vauriòl.

Sant Matiu.

Quand ve\es venir
Enta sant Matiu,

escapa, estiu!'

sant Matiu,

jorn an le même hiu.
Per sant Matiu,
semena, tu, semena iu.
L'endoman de sant Matieu,
semena, tu, se¬
mena, ieu.
Per sant Mateu,
i si no
sembra del teu,
tens del teu,
ves a manlleu.
Sant Matiu n'es pas semenaire.
Per sant Matiu,
cal botar las pomas au niu.
A sant Matiu,
lo morèu que dits adiu,
e
l'alauda que
23.

—

nèit

e

ha: piu! piu!

Santa Tècla.

Santa Tècla,

batadora de noguers.

28. Sant Supèri.
Per sant

29.

—

Supèri,

blat capèri.

Sant Miquèl.

Las plèjas
al cèl.

de sant Miquèl

Ploja de sant Miquèu sense
que l'iuèrn sera pas terrible.
Totas las plèjas perdudas
son rendtidas.
Sant Michial
las chastanhas:
De sant

sens

s'arrèstan jamai
pericle,

sinne

per sant Miquèl

pluèja, los escornhaus jetan

Miquèl à Totsants,

acò

es

lo

mes

laurant.
De sant
rador.

Miquèl à Martror,

i

a un. mes

labo-

�lo

gai

565

saber

Per sant

Miquèl,
lo blat al cèl.
Miquèu,
jita lo blat au cèu.
Enta sant Miquèu,
per semenar es pron lèu.
Per sant Michial,
lo merenderemonta al cial;
per sant Jiròme, lo merende tòrne per l'òme.
Per sant Miquèl,
lo berenar se n'puja al cèl;
per sant Macià,
torna a baixar.
Per sant Miquèl,
lo vespral monta al cèl.
Fai ton blat negre quand vodras,
per sant
Per sant

Michial lo modras.
Fai

ton blat

sant Michau

negre

quand voldras,

mas

à

lo medras.

al lin diu brandir l'èl.
i brandisque l'èl.
higas entau morèu.
A sant Miquèl,
las ftgas son per l'aujèl.
Per sant Miquèu,
las ftgas son per los aucèus.
A sant Miquèl,
totas laspelhas sinton à mèl.
A sant Miquèu,
estofa l'abelha e tasta lo mèu.
A sant Miquèu,
ahuma l'abelha e tira lo mèu.
A sant Miquèu,
la becada que cai do cèu.
Se ha bruma,
n'i a pas pluma;
se plau,
atau, atau ;
à plen tistèt.
se ha bèt,
A sant Miquèu,
monta Vapèu.
Per sant Miquèl,
las moscas pèrdon un èl,
e
per Martror,
se n' venon totas morir al
Lo vent de sant

Miquèl

Cal que sant Miquèl
A sant Miquèu,
las

canton.

30.

—

Sant

Sant

Jerome.

Jeromas

porta pomas.
per sant Jeromas.
i van per aber un
Jerbme,

Culhem pomas
Al covent de sant
âme.
.

A.

P.

�BOLEGADISA
Vèrs la fin de mai

OCCITANA

tenguèt à Bordèus lo 4e Acamp de Linfoguèt consacrât per una granda part al
estudi del gascon moderne. Nôstre amie lo Doctor Griera, de
Barcelona, lo majorai Simin Palay, lo profesor Ed. Bourriez,
etc... i reprezentèron dinnament la cultura occitana.
guïstica Romana,

se

que

Lo i" de julhet se faguèt en ciutat de Sceaux una polida felibrejada en remembre de la Santa-Estèla de 1884. Nôstra escolana Julieta Dissel i foguèt aplaudida.
A Gemenos ( Provensa ) se proclamèt, le 15
marès del Concors de Recitacion escolaria en

de julhet, lo pal¬
lenga provensala
organizat per Lou Calèn entre las escòlas publicas de l'Uvèuna. Lo
capolièr jouveau, los majorais Conio e Ripert abian
portât la simpatia del Felibrige oficial à-n-aquel ensaj de penetracion escolaria, ensaj que foguèt plan reiisit, gracias à la
flamba apostolica de nòsties escolans J. Reboul e G.Périères.
D'aqueste, lo vèspre, se joguèt La Bastidana.
N'i a que dizon que las
lis abian qu'a venir dins lo

fèstas popularias se pèrdon... Aquepichon vilatge de Rollens, prèp Carcasona, lo dimenge 24 de junh : aurian vist, sus boca de nèit,
tôt lo póple s'enanar en
procesion cap à-n-un tucôl ont debià
flambar lo Fôc de Sant-Joan; las muzicas
jogàban d'aires popularis, l'abat Salvat diguèt una alocucion en lenga d'Oc, la
rector del endreit
beneziguet lo foc, e las flambas montèron dins.
lo cèl en espiralas beluguejantas. —Aquelis abian qu'a se trobar, lo 29 de julhet, en Provensa, à Santa-Marta, à Gemenos,
à Sant-Lop, per i veze las regaudisensas popularias en l'onor
dels grands sants protectors del pais, — E à las fèstas vièlhas
se
n'ajùstan de novèlas, que son pas mens agradivas, coma
aquela fèsta dels " Quatre-vints ans florits" en l'onor dels ancians del païs, org-anizada à Gimont (Gèrs) lo 22 de julhet, pel
doctor Tremolières.

Occitanla-Catalonha !
L'endeman

gaireben qu'aparegut lo manifèste sus las Desviacions en els conceptes de llengua i de Pàtria, ont qualquesintelectuals catalans denoncian la " confusìò de catalanisme
amb occitanisme, " aici que doas manifestacions an
probat que
nombrozes son los esperits, d'una part e de l'autra dels

Pirenèus,

sempre

fidèls à la doctrina d'Aladern, d'Estieu

e

de Maragall.

�LO

GAI

567

SABER

al 11 d'agost, 62 felibres de Provensa, jos l'aflat del Caentreprés lor 2&lt;1 Viatge cVEstudis Occitans, jos la
direccion de J. Reboul, G. Périères, J. Homs. Son estais aculhits à Puigcerdà pel cònse e l'escriban Bulart i Rialp, à Barcelona per la Generalitat (Gassol) e l'Ajuntament, à Tarragona
e Sitges per J. Carbonell. Sus la tomba de Macià
coma dabant
la Moreneta de Montserrat, los côrs occitans e catalans an bategat del même amor, coma del temps de Balaguer e de Mis¬
Del 4

len,

an

tral.
Del 7 al 12 d'agost, una quinzena de felibres de Lengadôc an
seguit les Corses de Vacansas catalans-occitans (3« setmana)
de Ripoll. Lo majorai Salvat erisenhaba la lenga d'Oc e l'istô—
ria d'Occitania, Mla Baraillé la literaturá occitana, lo doctor
Rascol l'art roman e gotic de Lengadôc, lo doctor Gros la 1 ite—
ratura catalana. Parlam pas de las conferencias extraordinarias coma la del célébré arqueolôgue Puigi Cadafalch, delas pasejadas dins lo vezinatge e en Andôrra. Aquels Corses, jos la■direccion del Doctor Griera, del Institut d'Estudis Catalans, son
un precios intercambi entre Occitans d'Espanha e Occitans de
Fransa.

municipi de la ciutat d'Albi ven de donar à-n-una carrièra
autor de mantunis
lo mai important es
.son «Histoire littéraire de la Ville d'Albi«, Juli Rolland foguèt
manteneire de l'Academia dels Jôcs Florals. Mort dempèi mai
•de quaranta ans, semblaba plan oblidat dins sa vila mairala.
Los qu'an reviscolat sa memôria son de felicitar grandament.
Lo

■de la vila lo nom de Juli Rolland. Avocat,
libres inspirais pel terrador albigés, e dont

Sos amies e sos amiraires van arborar una lauza
ria del poèta Achile Maffre de Baugé sus la paret
de Marselhan (Eraut). Maffre de Baugé, que se
tre de la parentat del trobador

à la memô¬

de son ostal
glorificaba d'èsMatfre Ermengaut, foguèt poè¬
ta de lenga franceza plus léu que de lenga occitana, mas se
mesclèt al moviment felibrenc, metent dins son accion un grand
vam patrial. Tant-ben lo Felibrige portarà son omenatge al
trobaire biterrés, al acamp que se tendra en son onor à Mar¬
selhan, belèu al mes de novembre que ven.
Nôstre secretari l'abat Salvat faguèt à l'Academia dels Jôcs
iFlorals, lo 8 de junh,una lecturasus «L'amiral de Rochegude&gt;.
—

Al posta

parlèt sus « Al fiai
16 de junh, e, lo 19
Sant-Somplezi. Lo 5 de julhet,

de T.S.F. de Toloza-Pirenèus,

de las Sazons», de la trobairis Calelhon, lo
■de julhet, sus la felibrejada de
—
à la Commemoracion academica del VIIe Centenari
nizacion de sant Domenge, al Institut Catolic

de la Canode Toloza, parlèt,

�LÒ GAI SABER

568

lenga d'Oc, sus «Sant Domenge ela Crozada albigede julhet, prezident la Distribucion dels prètses
al Pensionat Joana d'Arc, de Castèlnòudari, faguèt en lenga d'Oc
son discors sus «La Femna e l'amor del pais». — Prediquèt lo
10 de junh à Ricaud
(Aude), lo 1" de julhet à Tauriza (Aude);
lo 22 à Gimont (Gèrs), e lo 29 à La Malor (Eraut).
totjorn

en

za».

Lo 15

—

Nôstre amie lo

poèta roselhonés J.-S. Pons, dont lo cor èra

matrasat, non i a gaire, per de dois crudèls, ven de maridar sa filha Rafaëla ambe lo senhe Frère à Illa-sus-Tèt lo 21
de julhet. Qu'aquel rai de bonur apazime sa dolor!
estât

Dins la darnièra

promocion de la Légion d'Onor, abèm legit
profesors comte Begouën, de Toloza, e L. Thomas, de Montpelhèr: lo primièr es oficièr, lo secabalhèr. Totis nôstris compliments.
Felicitacions, tant-ben, à nôstra escolana dôna Moulis, d'Allos

noms

de nôstres amies los

bi, nomada oficièr d'Academia.
Nôstre valent escolan Marcel Carrières, «Enregistrement,.
Méry-sur-Seine (Aube) », ven de faire imprimir d'envelôpas
«occitanas», portant de cortas e bonas indicacions sus la len¬
ga d'Oc: bon biais de propaganda. Om se pôd adresar à-n-el
per se n' procurar : 3 frs. 50 las 50, 6 frs. las 100.

ABÈM LEGIT

:

(8.4.34): Al fiai de las Savons, estudi
P. C. ; A propos de Nanetdel Rampan,.
letra del abat Cubaynes sul roman occitan de Calelhon e Seguret; ( 15.4.34) : M. Cancanas et le patois, per M. Bornes, que
conta l'istôria de la guèrra
faita à la lenga d'Oc, dins lo Roèrgue,
per un inspector primari en 1835. — La Dépêche ( 17.4.34): Le
maître des formes et le charmetir des oiseaux, estudi sus Bourdelle e Perbosc, per Cl. Charles-Géniaux. — La Croix (18.4.34) :
L'Amiral de Rochegude et la littérature occitane, per J. Dalbiga. —Le Narrateur de Vîllefranche (21.4.34): Grelhounado
del /5 d'abrial, amb una dicha d'E. Mouty. — L'Auvergnat de
Paris (28.4.34) : fin del article de Gandilhon Gens d'Armes sus
Delhostal; estudi del même autor sus Les noms des vaches et des.
bœufs dans notre Massif Central.
Journal de l'Aveyron
sul libre de Calelhon per

CRI-CRI.
Le Gérant

:

E. LEVRAT.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

accentué
constitue

ou

—

seul

a,

ou

dans le

non, sonne comme a

corps

français

;

d'un mot,
mais s'il

terminaison féminine, il est semi-son¬
entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ô ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.
une

nant et se prononce
—

2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suiyi de u), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la i" pers. du pluriel des verbes ;
in est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
—

qu'à l'infinitif;
muet

—

à la fin des

des mots

en

ment;

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
—

v sonne comme

b, sauf en

Pro¬

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh se prononcent:

Félibre-s,

tch, ill, gn.

n'oubliez pas que

L'ACADEMIE DES JEUX FLORAUX
en 1935, le Grand Prix de Poésie
Artigue de 10.000 francs à un ou¬
vrage de poésie en langue d'Oc. (A défaut
d'ouvrage de poésie, le prix pourra être accordé
à un ouvrage de prose, ou même à une étude
en
français se rapportant à la langue d'Oc.)

attribuera,

Fabien

Seront seuls admis

les ouvrages

édités

en 1931, 1932,

à condition qu'ils n'aient été récompensés ou
par aucune autre Académie ou Société Littéraire.
1934,

1933,

mentionnés

�EN VENTE A

l'Imprimerie d'Editions Occitanes
3, Quai du Port

-

OASTELNAIJDARY

Prosper ESTIEU.
Lou

Terradou, sonnets

langue d'Oc, avec tra■— rare. fr.
30. »
Flors d'Occitania, sonnets en langue d'Oc, avec tra¬
duction française, (1 vol. in-8°, 280 p.)
fr.
20. »
La Canson Occitana, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
Lo Romancero Occitan, poèmes en langue d'Oc, avec
traduction française, (1 vol. in-8", 344 p.) fr.
20. »
Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (1 vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
Las Bucolicas de Vergili en ritmes occitans ( 1 vol.
fr.
10. »
in-8, 68 p.)
Lo Fablihr Occitan, (avec lexique
occitan-fran¬
çais). (1 vol. in-8, 170 p.)
fr.
20. »
duct. franç.

en

(i vol. in-8°, 300p.)

.

.

Las Oras

franceza,

1

.

Cantairas, sonets occitans ambe traduccion
vol. in-8 carrat (xvi-276 pajas) fr.
20. »

lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll

Vient de paraître :
FILADÈLFA

poèmi

de

YERDA

pastorau

teste gasco,

traduccio franceza
(2a edicion)

1

vol. in-8 carrat

(XXVI-260 pajas)

: 20

francs

Toulouse

Paris

Mad. Ed. Privât

Henri Didier

éditeur
14, rue

éditeur

des Arts
IMPR.

6,
D'EDITION*

OCCITANES

-

rue

CASTELMAUDARY.

de la Sorbonae

�</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/05a88c3e441f5644e53f042d53f3f575.JPG</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 546-568) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Philadelphe de Gerde (1871-1952)</text>
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