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                  <text>17a Armada

N° 133

Novembre 1935

B

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\

Sabër-A
Gai

Lo

'

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i

Revisia de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup i

Pirenèu

.

F. Mistral.

TOLOZA
14, Carrièra

ciels

Arts,

14

Lo Numéro: 2 fr.

�LO

QAI

SABER

Revista de l'ESCOLA OCCITANA

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1-4, CarHèra dels
Fransa

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(Edicion de luxe

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TOL.OZA

-

papièr Lafuma

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35 fr.)

ENSENHADOR
N° 133

del

Abbé

(Novembre 1935)

Joseph SALVAT: L'Anti-Félibre.

Andriu SIBOT:

Una setmana à

Cecilia CUXAC :

Vèlha de fèsta al miu

Vaîèri BERNARD

Prospèr EST1EU s
CRI-CRIs

:

Ripòll.
vilatge.

Lindaflor rèina dels Somnhes

(I: Linda-

flor).
Margolin, lo Pagés e l'Aze.
Bolegadisa Occitana:
Lo Colètge d'Occitania.
La Lectura Circularia.

L'Ensenhament de la

lenga d'Oc.

Suplement, pels escolanse los amies del Colètge d'Occitanìa^
La Rampelada (Ń°33) : Grammaire occitane, per l'abat Salvat, novelum del Colètge.

Burèu de l'Escôla Occitana

Prosper Estieu, capiscòl; Antonin Perbosc,
J.-Rozès de Brousse, Francés de Gélis, jos-capiscòls ; Armand Praviel, clavaire ; Jozèp
Salvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
Filadèlfa de Gerda, Francés Tresserre,
Jaques-Emilx Abelous, Lois Théron de Montaugé, juli cubaynes, joan ladoux, COUSelhèrS.

�9a Annada

-

La

Nov.-Dec. 1935.

N* 34.

Rampelada
del

Colètge d'Occitania
(Suplement al Gai Saber n° 133&gt;

Redac.

e

Adm.

:

2,

Plasa Montmorenci

CASTELNOUDARI

La

( Aude)

Page de Grammaire
L'ADVERBE

(suite)
Adverbes de quantité.
V Forme

4.

fòrsa, bèlcòp,
pron, assez, [beaucoup.

mai,

pauc,
peu.
brica, ges, pas du tout.

trop,

plan,

mens,

tant,

quant,
combien.
plu^iors, plusieurs.

guère.

g aire,

gaireben,
encara,

plus, davantage.
moins.
trop.
tant, autant.

presque.
encore.
LOCUTIONS

ADVERBIALES.

pauc à pauc, peu à peu.

plan pauc, bien

peu.

pauc 0 pron, peu ou prou.
mai que mai, surtout, principalement.
tant e mai, tant et plus.
al mai, au plus.
al mens, au moins.
ni mai ni mens, ni plus ni moins.
entre

sò

pauc e mens,

suffisamment, tout juste.

plus mens, le moins possible.

�y
à mièjas, à mièch, à mitât, à
à punt, à point.
1
tant solament, seulement.
à quicbm proche, à peu près.
à ronfles, à fangas, à viatges,

moitié, à demi.

tons, à profusion, en abondance,
sens èime, à bel èirhe, à l'envi.
d'à

...

_

à bodre, à reton¬
à foison.

fons, entièrement, absolument.
5.

Adverbes d'ordre et de position.

pèi, apèi, puis, ensuite.

abant, avant.

aprèp, après.
LOCUTIONS

d'abòrd,

en

ADVERBIALES.

primièr, d'abord.

cadun son tom, à-de-reng, tour
de genolhons, à genoux.

à tour.

d'affirmation et de négation,
de doute et d'interrogation.

6. Adverbes

òc, òc ben,
nani,

non,

segur,

oui.
non.

assurément,

belèu, bensai, peut-être,
ja,
certainement,
iamben,
aussi.
LOCUTIONS

al segur,

quanti
quorai

combien?
quand?

cosi?

comment?

ontÌ
perqué?

pourquoi ?

où?

ADVERBIALES.

de segur, assurément.

tant-ben, aussi.
tant-pauc, non plus.

pòd, sai que, peut-être.
quai sab ? qui sab? peut-être.
de cap de biais, en aucune façon.
de tôt biais, de toute façon.
per a^art, d'a^art, per cas, per
se

hasard.

d'alhors, d'ailleurs.

tal astre, par

�255-

—

—

per tal astre, per mal astre, par bonheur, par
malheur.

sa-que-la, tout de même.
d'efèt,

en

effet.

acò rai ! soit !

Remarque

:

De nombreux adjectifs s'emploient souvent adver¬
bialement: siau, fort, dreit, espés, solide, ferme,

segur, etc...
Abbé

Joseph SALVAT.

Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll

Colctge d'Occitania
Le Colètge d'Occitania, fondé, en 'qzy,
les majoraux Prosper Estieu et Joseph

à Castelnaudary, par
Salvat, pottr .l'ensei¬

gnement rationnel delà langue d'Oc. ( dialecte langvedocien )
par correspondance, ne cesse pas de prospérer.
Il

fonctionne de novembre à juin.
imprimés des devoirs (versions, thèmes, exercices
grammaire ou de vocabulaire, rédactions, etc...) sont expé¬

Les textes

de
diés toutes les semaines aux escolans. Ceux-ci envoient leurs
devoirs qui sont corrigés et leur sont renvoyés dans le plus bref
délai possible, accompagnés de «.corrigés-» imprimés et des no¬
tes

jugées utiles par le correcteur.
par la direction à des correcteurs
qui tiennent compte des variantes sous-dialectales, afin de ne
pas dérouter les escolans non familiarisés avec tous les sousdialectes languedociens. On va ainsi du connu à l'inconnu.
Les débutants sont guidés avec une attention et une bienveil¬
lance spéciales.
L'admission des escolans à l'une des trois sections dit Colètge
et le passage d'une section à l'autre sont décidés par le Conseil
des Professeurs et des Correcteurs.
La Direction du Colètge se met à la disposition des personnes
(instituteurs,professeurs, directeurs de tous groupements postscolaires, etc...)désireuses depropager l'étude de la langue d'Oc,
et leur fournit son aide morale et matérielle (textes de devoirs
par exemple) pour l'organisation de Cours autonomes.
Il est répondu dans la mesure du possible aux questions de
tout genre posées par lès escolans, même en deliorsdes devoirs:
bibliographie, indication de lectures, travaux particuliers,
etc... C'est ainsi que, par une collaboration bienveillante et
cordiale, se forme peu-à-peu une équipe de travailleurs cons¬
ciencieux et ardents, car les élèves passent maîtres à leur tour.
Les devoirs sont adresses

�—

256

—

Rampelada, bulletin périodique du.
trouvent des notions de grammaire et de litté¬
rature occitanes, des modèles de devoirs, de la chronique, etc...
Dans l'intérêt du Colètge, ils doivent recruter d'autres esco¬
lans, et aussi des personnes qui voudraient s'inscrire parmi les
Amies del Colètge d'Occitanîa. Un bon escolan a tout intérêt
à adhérer à l'Escòla Occitana, afin de pouvoir lire la revue
mensuelle Lo Gai Saber, et de se familiariser ainsi avec les
œuvres des maîtres de la culture occitane.
Les droits annuels d'inscription comme escolan du Colètge
d'Occitanîa sont de 10 francs. Ils sont de 5 francs seulement
pour les jeunes filles et les jeunes gens encore aitx écoles. Mais_
ces chiffres ne constituent qu'un minimum, chacun devantfour¬
nir le plus grand effort en son pouvoir pour assurer la bonne
marche et la prospérité du Colètge, où d'ailleurs aucun trava il
Les escolans

reçoivent La

Colètge, où ils

n'est rémunéré.
On

se

fait inscrire che\ M. le

Secrétaire du Colètge d'Occi¬

place Montmorency, Castelnaudary (Aude), ou clie\
M. Joseph Delestaing, trésorier, 28, place de la Liberté, Cas¬
telnaudary ( C. C. Toulouse 25.368).
Les devoirs doivent être envoyés sous pli cacheté, avec, chaque
fois, les timbres nécessaires pour la réponse, à M. le Secrétaire du
Colètge d'Occitanîa, 2, place Montmorency, Castelnaudary
(Aude). Les élèves des écoles, les membres de Cercles d'Etudes,
etc... ont intérêt à grouper leurs envois.
Avoir soin d'écrire très lisiblement, d'indiquer chaque fois,
sur la copie, le nom de l'élève, son pays d'origine, et le miméro
d'ordre du devoir, de laisser une marge asse\ grande pour les
,corrections, d'employer une feuille de papier différente pour
chaque devoir, et d'écrire, autant que possible, seulement sur
îin côté de la feuille.
Pour l'inscription aux Amies del Colètge d'Occitanîa (10 fr.)
et à Z'Escôla Occitana (15 fr.), s'adresser au Secrétariat dit
tanîa,

2,

Colètge.

Le

Doyen,

Prosper ESTIEU.

IIIIIIIIIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Lo Libre rccomandat : La Farsa del Ruscadièr (in-8, 14 p.)
adaptacion en lenga d'Oc de « La Farce du Cuvier», per nôstra

escolana ML Cecilia Cuxac

(ilustracions de Robèrt de Mont-

cabrièr).
Aqui una pichona comedia que pôd agradar à
lentas tropas de teatre occitan.
Se vend al profit del Colètge: un exemplari 4
30 francs. S'adresar al Secrétariat del Colètge.

totas las vafr., e, los io,

�—

257

L'Enseignement du Catalan
Plusieurs de nos escolans nous ayant demandé s'il nous seTait possible d'organiser l'enseignement du catalan

(dialecte

roussillonnais surtout), nous
•cet

serions heureux de mettre sur pied

enseignement.

Nous ayons enregistré déjà quelques adhésions. Une cinquan¬
taine au moins nous seraient nécessaires pour subvenir aux pre¬
mières dépenses et assurer la bonne marche de cette
Les conditions seraient les mêmes que pour l'enseignement

section.

du

languedocien.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

L»o Canton dels

Escolans

primièr deber de la lia Seccion, l'an pasat, abiam derevirar en francés La Castanhada, de
Prosper Estieu, e de contar en lenga d'Oc una velhada d'ibèrn
•en s'inspirant d'aquel poème de nôstre decan.
Aici lo raconte que nos mandèt una escolana del Albigés.
Coma

mandat als escolans de

Se
Al

mes

d'octobre,

se

despelofa
despelofa lo milh.

Cap à las sèt oras, los vezins se sàrran. Los vièlhs
vénon los primièrs : son los mai valents; pèi los joves arriban, sobent per
bandas. Los esclòps tìndan
un momenet dabant la porta. Om auzis un còp de su¬
bie defòra, un côp de subie dedins, e la porta s'alanda dabant

la tropa

Al 16c de

gaujoza.
al trabalh, los joves ràuban lo

se metre

grand berret al vièlh Janòt, pàlpan lo genolh à las
rizon, sàutan sus «Noril», òme
jove qu'aima de rire, e lo farcison de còcas. Pèi, un
crida al mèstre del ostal qu'apèlan totjorn «Arnèst»,
sabi pas perqué :« Arnèst! es bon ton vinòt? Abèm
vièlhas meninas que

set!» E los autres redizon en còr:«Ar-ar-nèst!
set ! » Tàstan lo vin e dizon la fraza consacrada
sarà pas l'estiu... te conselhi de lo beure;

abèm
Papasarà pas
:«

l'estiu, n'ès segur!» Los veires comols se vùjan mai
d'un côp e las parets tremòlan dels rires.
Ara, cal de tabac. Cadun ne borra sa pipa, e lo
pot de tèrra que n'èra plen es lèu vujat. E, quand
totis an pron fumât e begut, se méton al trabalh.

�258

-

—

D'unis estàcán las còcas de milh per ne faire dees à lo
que farà lo plus long, que se pògue

rèses

—

pas penjar—; d'autres carréjan las panhèras, comolas de còcas que se pòdon pas estacar; un, enfin,
Noril mai que mai, ambe lo mèstre del ostal, penja.
los rèses al plafon. Ara, tôt lo monde s'afana. S'auzis

res que lo bruch de las cocas tombant dins las
panhèras e lo fretadis de las pelofas. Lo montairon
s'acata, s'acata.

Al amagat, cadun a fait provezion de milh carbolos unis per carbonar, las autras per s'aparar.
La Margarida ajuda lo charron à ne metre de cosnat :

qu'a vist aquel manètge, me
e misterios :«Sabètz, madane farem un copie!»

tat; e una meninòta,
dis d'un

aire entendut

maizèla, s'agràdan ;

Lo montairon tòca à sa fin :«Lo tenèm, lo tenèm !
cridan lds joves; ara trabalham pas!» E, mentre que
los vièlhs
òm es vièlh tre qu'òm es maridat —
-—

despelófan las darnièras còcas, élis se mascàran.
Pèi, coma lo negre del milh ennegris pas pron, se
frétan las mans à Lola, e mêmes van quèrre de ciratge ; e cira que ciraràs! Lo nas, las gautas ne prénon. I a de
còps que, se pòdon trobar de farina, fan
un mescladis de blanc e de
negre : i a de molinièrs,
e i a de carbonièrs. Lo charron chamalha ben la Janeta, e la Loïzòta, mas tòca pas à la Margarideta;
al contrari, l'apara contra los autres, sò que fa rire
maliciozament las meninas e dire qualquas bestizas
als joves.
Ara, que son gaireben totis negres o blancs que
fan pour, se méton à taula. S'asadólhan de castanhas
e de nozes coma s'èran afamats e bébon
quatre brabes còps. Lo plus farcejaire conta quicòm, pèi ven
lo torn dels cantaires.— «Estièine, canta-ne-n-una!
—

Uèi, pòdi

pas,

soi

pas en

forma.

—

Anem! te fa-

gues pas pregar. Cantaràs coma podràs !» — L'Estièine es levât
per las espallas. Se tira la casqueta, la
pauzar sul cap, la met sus l'aurelha, raspa
qualques còps de la garganta, enfin canta. Canta en
manjant à mitât los mots, e lentament, per plan dotorna

�—

nar

2

59

—

Amudits, totis l'escótan d'un aire
qu'es còsta ieu, me dis:«Cosi trocanta, nòstre Estièine? Encara, uèi, es pas

tota sa vots.

admiratiu. Noril,
batz que

mas se l'entendiatz quand a vam! La glèiza,
dimenge, ne tremòla ! » Aquela prononciacion,
aquel aire trop amazerat farian sorire los de la vila ;
mas élis tròban acò fòrt plan.

acô...
lo

E
lo

ieu

sosqui qu'ai lòc d'estropiar à grand dèstre

francés, l'Estièine faria melhor de cantar

aquelis

bèls aires en lenga d'Oc que cantàban lo vièlh Janòt
e la
vièlha Melia, quand èran joves. Aquelis, òc !
estarian plan dins los ostals ennegrits pel fum e jol
milh daurat...

La

vesprada s'acaba.

Cadun

se

calfa los pèds.

Los viëlhs

se

cadun torna à

los esclòps

lèvan, dónan lo senhal per partir, e
ostal. Dins la nèit clara e freda,

son

restrunhìson sus la calada...
Adriana SIRGUE.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiii

BRINDE
à la

Taulejada dels Orilhs del Lauragués,
à Ricaud,

lo 22 de setembre 1935.

Cre\i pas de me poder jamai arborar dins una felibrejada
laurague\a, sens parlar del Colètge d'Occitania. Cre\i pas
tant-pauc que se pàgue parlar del Colètge sens dire sà que se
n' deu pensar de bel e de bon.
bs que son òbra es anada e va al contra de tôt sà que s'èra
fach abant el dins lo prefach felibrenc, en sà que concemls
nàstra provincia de Lengadòc.
S'òm vòl qiíuna òbra reiisigue e que pòrte frucha, cal anar
quèrre las gents; los cal prene per la man, los asabentar dins
lo b, a, ba, de còps, mêmes, los J-orsar, dins la comensansa.
E ben! lo Colètge d'Occitania sab ofrir à cadun, segon son
atge, la lisca de confitura que li cal. Sos mèstres que de lor
mestièr sàbon manejar los dròlles, e tamben los òmes que son
de droites grandis, an portât dins lor àbra, càsta la sapiensa,
lor

amor.

�2ÒO

—

à-n-acbt

E qu ajustar de mai
Es que Vamor comanda pas Vamori
Es que Vamor comanda pas lo respèti
Se récolta sb qu'es estât semenat.

Majorai Prospèr Estieu, e Vos, amie Salvat, mos mèstres aie respetats, vos òc pòdi afortir
al nom de totis vòstres
dicipols, perque sens los coneise totis sabi que lors cors batégan per vos-aus al ritme del meu, podèt\ estar siaus. Mistral,
prèp de morir, escribia :«.Sb qu'es madur graneja-&gt;&gt;... e sò quegraneja per vos es l'amor qu'abèt\ semena t à mans comolas e
que trobaret\ sempre jols vbstres pases dins la boca e dins lo
cor dels felibres qu'auret\ saput faire espelir.
Brindi al Colètge d'Occitanla!
Andriu-J. BOUSSAC.
mats

Al

Colette

Joan Seguy ven d'obtene lo Diplôme SupeMièchjornals, à Xoloza, ambe la mencion "plan''.
Nôstra escolana dôna Camili Pieu a espauzat al Salon dels
Artistas Francezes 1935 una bêla escultura : " Cap de lengadoNòstre escolan

rior d'Estudis

ciana".
Nôstra escolana

MariaAyrix esestada nommada mèstra d'b-

bra ( cigala d'argent ) pel Consistôri dels majorais à la SantaEstèla de Clarmont.
Cadun sabcosi nôstres amies Julieta Dissel e Romuald Joubé

s'afànan per

faire trïomfar lo Teatre d'Oc.

dejulhet
gracias als esfôrs de nôstra escolana Maria Baraillé, de nôstres
escolans Renat Nelli e Jaques Doumerg e de nôstre amie Joan
L'Escbla Audenca s'es reviscolada à Carcasona lo 7

Girou.
Lo 28 de julhet espelisia àPuicheric VEscòla de Menèrba, gra¬
cias à la valentiza de nôstre escolan Léon Cordes, e de las éd¬
ifias d'escolanas e d'escolans de Puicheric e deVilanôva delMe-

nerbés.
Nôstre

escolan l'abat Lois Mavit

a

fait

en

lenga d'Oc

sas

primièras predicacions.
Coralas felicitacions à tôt aquel monde.
Nôstra escolana Franceza de Bonnefoy es devenguda dôna
Paul Canque lo 22 d'octôbre. Lo 24 d'octobre se son maridats
nôstres escolans Pèire Servages e Genoveva Bulifon, de Pui¬
cheric.

Vôts de bonur.
Lo 23 de setembre,
dôna Noemia.

nôstre amie Enric Mouly perdia sagenta

Prigonda simpatia.
Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

LO GRILH.

Le Gérant

;

J. SALVAT.

�Lo Gai Saber, n° 133.

novembre 1935.

L'Anti-Félifore
Un des sujets que je traite avec le plus de complai¬
devant certains auditoires, tels que les Estu-

sance

diants Ramondencs, est celui que j'intitule Lo Sotizièr
anti-mistralenc (Le sottisier anti-mistralien). J'ai
amassé là

un certain nombre d'énormités, de stupidités,
d'erreurs, de mensonges, etc..., qu'il arrive à des écri¬
vains, parfois bien intentionnés, parfois aussi malveil¬
lants, de publier au sujet de Mistral.

L'idée de cette collection me vint en lisant la produc¬
tion littéraire que provoqua le centenaire de la nais¬
sance

du

Maître,

en

1930. Cette année-là, presque tou¬

tes les plumes, par sincérité d'information, par convic¬
tion fervente, ou du moins par respectueuse déférence,
louèrent le génie du grand Maillanais. Quelques rares

exceptions se signalèrent. Je mets à part Albert Thibaudet, qui écrivit La République du Soleil, livre où
l'admiration se mêle à la raillerie goguenarde dans un
flot de détails pittoresques. Ce livre ne suscita pas chez
nous les rancunes qu'on eût pu croire, parce
que les
félibres aiment trop le soleil pour être rancuniers. Du
moins permit-il à deux chroniqueurs connus, rendant
compte de ce livre, de bouder devant la gloire de Mis¬
tral, et de se rabaisser au niveau de certains gribouil¬
leurs prétentieux de l'Animateur des Temps nouveaux,
ou de
quelques professeurs qui se ridiculisèrent dans
un manifeste « anti-réactionnaire »
publié par la revue
Europe (15 octobre 1930). Abel Hermant — c'était l'un
de ces deux chroniqueurs — déversa sa bile dans Gringoire (3 octobre 1930).
L'autre écrivit dans Le Temps du 10 octobre : « La
réussite de Mistral a été strictement littéraire... Mistral
ne

paraissait

choisi

pas

à

son

heure, et n'a peut-être

pas

bien

instrument (il s'agit des genres littéraires)...
Calendal est à peu près illisible... Mistral (pour son
Trésor du Félibrige) mériterait encore une petite place
son

auprès des Littré et des Du Cange... (Le recueil Der-

�3O6

LO

GAI

SABER

nière prose d'Almanach) ne suffirait pas à fonder une

réputation, même de province... Les Mémoires de Mistral pourraient être signés Tartempion... »
André Thérive, c'est lui, faisait, en même temps que
le procès de Mistral, celui du Félibrige. Abel Hermant,
lui aussi, avait écrit : « La renaissance provençale, et
surtout la renaissance de la langue d'oc, son élévation
à la dignité de langue littéraire, étaient de belles chi¬
mères qui, depuis la mort de l'animateur, de jour en
jour se dissipent et s'évanouissent. L'institution du Fé¬
librige, des félibrées ne semble pas devoir survivre
très longtemps à celui qui a forgé ces jolis mots, ima¬
giné ces aimables choses, un peu agaçantes pour nous
autres, gens du Nord... »
Eh ! que dites-vous de cette ironie qui s'excite ?
Abel Hermant serait-il

M.

rire,

Tartarin ?

Parle-t-il pour

sérieusement ?

ou

Qu'il se tranquillise ! Ses successeurs à l'Académie
Française se demanderont un jour s'il faut introduire
à la n" édition du Dictionnaire les mots « félibrige, félibrée » tombés des plumes du « puriste » Abel Hermant.
Car à ce moment-là on parlera encore du Félibrige :
S'acò 's pas vuei, sara deman :
Dóu Felibrige e de si mèmbre
Se

gardara poulit remembre
gènt parla rouman
Fara linguelo au franchimand (')■

E nosle

d'André Thédes Nouvelles litté¬
raires demandera à ses lecteurs l'étymologie du mot
« félibre », et «
cinquante lecteurs » au moins (2) lui
répondront pour l'aider de leurs recherches !
L'un d'eux peut-être le renverra-t-il à un article pu¬
blié par le journal Vendémiaire du 24 avril 1935, inti¬
tulé L'Anti-Félibre, et signé d'André Thérive. « Je ne
sais pourquoi je passe pour un ennemi des félibres,
poètes patoisants ou assimilés. » Ainsi commence notre
A

rive

ce

moment-là, aussi, le

aux

«

successeur

Querelles de langage

»

(1) Mistral, Lis Oulivado, Veguen veni.
(2) Cf. Nouvelles littéraires du 12 oct. 1935.

�LO

GAI

SABER

chroniqueur. Dans cet article, où reviennent, servis à
une sauce nouvelle, les mêmes arguments — l'améri¬
caine, le bourguignon Guy Barôzai, les poètes d'Arbaud
et Pestour, etc. — que dans l'article du Temps de 1930,
André Thérive nous assure qu'il n'est pas un antifélibre.
Savez-vous

pourquoi il n'est pas contre les félibres ?
que je ne les prends pas trop au sé¬
rieux ». Et le persiflage commence. Pauvres félibres
qui s'amusent à « écrire en limousin synthétique... Ils
risquent qu'un professeur Scandinave s'intéresse à eux
et les prenne pour sujet de thèse bien avant que le
public français, même dans leur province, ait l'idée de
les déchiffrer. Ils se réservent, par définition, si on peut
dire, une royauté dans une espèce d'île déserte, la
gloire ignorée, qui est la seule incontestée. Les Roumanille et les Aubanel, sans l'exception de faveur que leur
vaut leur idiome, seraient tenus pour des espèces de
C'est, dit-il,

«

sous-Jean Aicard

».

M. André Thérive nous dit avec
ture : « Pour revenir aux poètes

assez

de désinvol¬

dialectaux, j'ai un
avantage singulier sur la plupart de leurs admirateurs :
je puis les lire dans le texte. » Heureux homme ! Cette
connaissance si remarquable qui lui permit de relever
à sa façon — des fautes dans la traduction des pro¬
ses de Mistral par Pierre Dévoluy (Le Temps, 10 octo¬
bre 1930), l'autorise à s'apitoyer sur les vains efforts
de quelques poètes contemporains, comme José d'Ar¬
baud, Albert Pestour, qui, seuls, trouvent grâce devant
lui, les vieux troubadours étant « assommants au delà
de toute expression ». Pauvres poètes qui « représen¬
tent des forces perdues autour d'une cause perdue » !
—

C'est bien cela, plaignez-les... Je renvoie M. Thérive
à un livre : Les Troubadours et les félibres du Midi,
écrit en 1889 par Jules Arnoux, agrégé des lettres
comme M. Thérive et, en outre, inspecteur d'Académie
du Var. Ce livre se terminait par cette prophétie :

L'impitoyable réalité des faits nous force à dire que
langue romane, illustrée par les anciens troubadours,
ne relève plus que des érudits, et que le provençal res¬
suscité par les félibres est simplement un idiome de
convention, luxe non dangereux d'amateurs délicats et
«

la

�3°8

LO

GAI SABER

distingués... Toutefois, il faut le reconnaître, le deuil
de la littérature provençale aura été mené par un poète
de race, le noble Mistral, qui l'eût sauvée de la ruine
si elle avait pu l'être, et qui, dans sa tombe, emportera
un
jour, pour l'y garder, la gloire des troubadours et
celle des félibres.

»

Jules Arnoux, qui, du moins,
sentiments de compréhensive et

ne cachait pas ses
délicate admiration,
est mort, et la langue d'Oc vit toujours, et les Inspec¬
teurs d'Académie de 1935 publient pour les écoles des
recueils de chants languedociens...
Après José d'Arbaud et Pestour, que nous admirons
et aimons autant et plus que ne le fait M. Thérive, car
nous les comprenons au moins tout autant que lui, il
y a d'autres félibres, poètes et prosateurs, plus jeunes,
qui continuent la tradition et réalisent sans interrup¬

tion le

vœu

de Mistral

:

Vous-autri, li gènt jouine
Que sabès lou secret,
Fasès que noun s'arrouine
Lou mounumen escrèt... 0).
Mais voici que M. André Thérive revient sur ce mot :
«

cause

perdue !

»

—

«

Puissé-je, dit-il, avoir plus

raison que je ne pense ! » Et le voilà qui part en guerre
contre le

Félibrige qu'il considère comme dangereux.
les régionalismes, même
innocents, on finira par fonder plus tard de nouvelles
«

A force de coqueter avec

Irlandes, de nouvelles Lithuanies.

»

Ainsi, M. Abel Her-

mant avait écrit : « Ne parlons pas du régionalisme
de Mistral; peut-être eût-il préféré lui-même que ceux

qu'il devait suivre parce qu'ils l'avaient pris pour chef
en parlassent un peu moins ! »
Les pauvres gens ! Voilà bien le dernier argument
auquel ils devraient avoir recours !
Il y a belle lurette que les Félibres ont répondu à
cette basse calomnie. Car, nous ne nous y trompons
pas : il y a, au bout de ces lignes insinueuses, le
mot «séparatisme», que M. Thérive n'a pas osé écrire,
mais qu'il laisse deviner.
(i) Lis Oulivado, Lou Cinquantenari d'où Felibrige.

�LO

GAI

SABER

309

Les jeunes félibres, n'en déplaise à M. Thérive et à
tutti

quanti, sont, comme il leur plaît, simplement « régionalistes », ou franchement « fédéralistes », et c'est
leur droit. N'y aurait-il donc qu'une seule conception
de la patrie, la conception « jacobine ? » Et si on les
accuse de « séparatisme », ils haussent les épaules et,
sans se troubler
davantage, ils poursuivent leurs légi¬
times revendications, dont la principale est peut-être
l'enseignement de la langue d'Oc à l'école. C'est leur
droit de le réclamer. Ils ne sont pas près d'oublier les
de Mistral

vers

:

Nautre,

plen jour
toujour
La lengo dóu Miejour,
Vaqui lou Felibrige !
Nautre, en plen jour
Voulèn parla toujour
La lengo dóu Miejour,
Qu'acô 's lou dre majour 0).
en

Voulèn parla

Reconnaissons tout de même qu'ils ne représentent
des forces perdues autour d'une cause perdue »,
puisqu'on les juge dangereux.
pas «

Pour moi, l'opinion de M. André Thérive, l'anti-félibre quoi qu'il dise, ne m'effraye guère.
Ce qui me peine le plus, c'est que trop de nos com¬
patriotes ont, à des degrés divers, les mêmes préjugés.
Combien de fois, au lendemain d'une fête, j'entends
ces propos : « A quoi bon tout ce travail ?
Pourquoi
ces défilés et ces «
déguisements carnavalesques » ?
Vous sombrez dans le ridicule... Vous n'avez

des simples

avec vous

des exaltés. Les gens raisonnables
ne vous suivent
pas... Et puis, à quoi cela vous servirat-il de faire parler « patois » ?... D'ailleurs, croyez-vous
y parvenir ? Les eaux d'un fleuve ne remontent pas... »
que

Et,

comme

ou

tous

ces

arguments

j'ai le droit d'être ridicule si cela

me

laissent froid,

car

plaît, on va plus
loin : « D'autre part, nous sommes Français avant
tout, et nous parlons français... Vous risquez, en agis(1) Lis Oulivado, La Respelido.

me

�lo

gai

saber

sant ainsi, d'amoindrir l'amour de la France... Ce mou¬
vement, quoi que vous disiez, est dangereux... »

Le mot est

jeté. Alors, je me retourne souriant et je
Je ne suis donc plus ridicule ? »
Pour moi, qui suis bon français parce que bon occi¬
tan, chaque jour plus attaché à mon idéal, je renvoie
tous ces bons apôtres, avec MM. Edouard Herriot et
André Thérive, célébrer Alphonse Daudet aux moulins
de Fontvieille, et je dis avec Mistral :
réponds

:

«

Se rouge

avès lou fege,
fio,
Pèr que noun se refrege
La lar dóu Cacho-fiò.

Entre-tendrés bon

Mai li maudi

Que renègon lou verbe,
Que la terro se duerbe
Pèr lis

aprefoundi ! (')
Abbé

Joseph SALVAT (2).

(1) Lis Oulivado, Lou Cinquantenari doit, Felibrige.
(2) Et maintenant, que certains félibres ne me reprochent pas
d'écrire en français ! M. Thérive, lui, composerait, dit-il, des
poèmes en sanscrit, s'il le pouvait, uniquement pour s'amuser.
Ce n'est pas pour m'amuser que j'ai écrit cette prose; il y a
intérêt parfois à ce que les anti-félibres du dehors et du dedans
sachent ce qu'on pense d'eux, che\ nous.

�GAI

LO

SABER

Una setmana à
(23 d'agost

—

3"

Ripòll

1" de setembre 1935)

Las carrieretas poscozas de Ripôll, mièch-partidas
ombra e solelh, an vist tornamai una côlha d'escolans
d'Occitania s'encaminar cap à la Bibliotèca Mates o à
la Mutua escolar Sant-Hou, ont, tre la porta pasada,

los

benastrugaba aquela inscripcion amistoza

vos

guard.

: «

Deu

»

La vilôta èra quêta.

L'an pasat, d'un dimenge al au¬
de las tendras emplenaba las plasetas e dusc'
à mièja-nèit brandolàban los cercles de las sardanas.
Ongan auziguèrem per muzica que las « tesèfas » de la
plasa del 27 de Maig que jitàban de bramadises e detre, lo

son

banàban lors
Toloza !

cansons

acostumadas. Ailàs ! venian de

Dels corses catalans vos podriai dire sò que ne dis
lo programe : programe granat que fa regretar de poder pas demorar très setmanas à Ripoll, e tant-ben que
la lenga catalana, tant aizida de legir mercés à nôstra

grafia, espante encara mantunis de nos-aus quand es
parlada. Anèrem pracô escotar lo cors ont lo Dr Gros
sapièt far caupre d'un biais gaireben miraclos las riquesas subrondantas del teatre castilhan dempèi Lôpe
de Vega duscas al cap del sècle XIX.
Venguem à sò nòstre. L'abat Salvat acabèt son cors
la Crozada. Ne conduziguèt lo raconte dempèi lo

sus

sièti de Toloza (1218), à travèrs los amaizaments e las

de la lucha, dusc'à la mort del darrièr Rai(1249). Ne developèt las consequensas de tota
mena e nos mostrèt, d'un biais magistral, nòstre païs
se junhent à-n-una Fransa que foguèt d'ara-en-là benfazenta, mas servant plan vius per l'avenidor los élé¬
reprezas

mon

ments de

son

reviscòl. Nos donèt atal lo breviari dels

�LO

312

GAI

SABIÎR

patiments e de las grandors de nòstra patrìa
plan dinna del sutjèt e del mèstre.

:

ôbra

Crezètz belèu que n'i ajèt pron per son vam ? Non !
Faguèt tant-ben I'estudi literari e istoric de la segonda
partida de La Canson de la Crozada e de sos resons
dins la literatura mejanenca, e, de mai, quatre litsons
sus la literatura d'Oc à Toloza dempèi l'an
1500. E
parli pas de las reviradas e explicacions de tèxtes.
Sabètz cosi trabalha lo pintre à frèsca. D'una man
rabenta e fèrma, sens alonguis ni trantolage, engimba
sus l'endueh encara fresc d'una paret una ôbra fernisenta de vida. Atal lo profesor Thomas. Nos mostrèt,
d'en primièr, que lo mot tant discutit
clau pas soncas un raibe de poètas, mas

d'Occitania enuèi coma antan
una realitat istorica. Aplantèt dabant nos-aus doas fi¬
guras majoralas d'aquel temps ont vertadièrament i
abia pas de Pirenèus : Guifred, felen de Jôfre lo Pelut,
archabesque de Narbona, bastiseire de glèizas, aparaire
de bens ecleziastics, promoveire de la Trèva de Dius e
que môr très côps escumenjat; lo valent Pèire, rei
d'Aragon e comte de Barcelona « estrambordat, arderos, amoros », cazut à Muret sempre « Rei catolic ».
Nos contèt enfin l'istôria de Magalona, pitchôt terraire
de-longa glorios, uèi enclaus de pregaria, dont la legenda
es inscriuta à tôt temps dins lo cors dels lugars ambe
lo maridatge setenari de Pèire de Provensa e de son
amiga. Aquelas quatre litsons, drudas, abelugadas, ont
nôstra fe patriala se podia abeurar à sas sorgas las
mai lèimas e las mai anticas, foguèron un plazer requist.
S'èra anonciat la

reprezentacion d'un auto sacramenteatre catalan de la Reparlai-. Anguèrem pas à
l'escorreguda que se faguèt à Montloïs e à Font-Romèu.
La de Nuria s'èra faita, crezi, abant qu'arribèsem. En
escambi, dins la glèiza romanica del mostièr de Camprodon, i a gaire restaurada, asistèrem à la mesa que
l'archipreire, lo reviscolaire d'aquelas vièlhas pèiras
nudas, celebrèt, virât cap als fidèls segon l'us antic.
tal de Lôpe e d'una pèsa del
naisensa. N'abèm pas auzit

Lo
coma

disate venguèt trop lèu.
l'an pasat nôstra pitchona

Al dinnar, faguèrem
felibrejada qu'acabèt

�LO

GAI

SABER

313

lo cant de la

Coupo, mai esmòuvent belèu altorn de
nòstra pitchona taula que dins los acamps numerozes
dels grands jorns felibrencs. La sezilha de clauzura
dels

corses

se

tenguèt de vèspre al ajuntament. I ajèt

fòrsa discors. Mosen Gros, l'abat Salvat, lo profesor

Thomas i

faguèron-rampèl, cadun segon son gaubi; e,
acabar, lo senhe J.-M. de Nadal, députât de Barcelona à las Gôrtes de Madrid, — un d'aquelis catalans
que fan dire endacôm à Cervantes : « es un biais natural à la noblesa catalana qu'un art parièr de l'amistat »
faguèt un laus subrebèl de la cultura, mantun
côps copat de picaments de man.
per

—

AI retorn de la sezilha, lo sopar foguèt quioòm de
polit. Mosen Griera, Mosen Gros, lo senhe de Nadal, lo
senhe Zenon Puig, e d'autres catalans se venguèron
sèire à nôstra taula. Se coneguèt alara qu'una amistat
de-longa sagelada se trufa à plec d'unis malgraciozes
«
concepts de lenga e de patria ». E quand, aprèp los
vièlhs aires del pais, s'enaurèt tornamai la Coupo,
quand vejèrem, à la darrièra estròfa, los Catalans
s'adreitar, sentiguèrem que, ne displague als espepisaires, lo crit de Mistral èra pas estât jitat de bada delà
los Pirenèus.
E amb acò, per de que èra tant escaza la côlha d'escolans que vos pintrabi tôt ara ? Per de que se podian

gaireben comptar d'un agait ? La Catalonha es lènh ?
Cal pasar una frontièra,. demandai- un pasapôrt ? Es
que lo pais es pas pintoresc, es que lo monde nos i fa
pas bêla aculhensa ? Crezi plus lèu que sô qu'arrèsta
mantunis que vendrian de bon agrat es la despensa.
Es pas tant granda saquelà coma se podria creze; la
vida es plan bon mercat en Catalonha e sô que se des¬
pensa d'un caire pel viatge s'estalbia d'un autre. E los
qu'an de pecunha, que fan ? Es qu'an respondut al
rampèl que fazia Lo Gai Saber en abrilh per aber de
borsas ? Ai pas gauzat ôc demandar.
Séria de regretar, praoô, de mon vejaire, que los
corses
se
tenguèsen d'ara-en-dabant endacôm mai.
Aicital, fa un parel d'ans, En Seguy nos dizia cosi
l'exemple dels Catalans e la remirabla reiisida de lor
esfôrs per la respelida de la civilizacion e de la lenga
nos pòdon endralhar e enfortir dins nôstre prefait occi-

�lo

3i4

gai

saber

tanista. Om sab tôt acò, al solide;
de

prèp las

mas

i

a res coma

de

a pron d'un agait sus las
laisas de la Bibliotèca Mates ont la tièra inflnida de

veze

cauzas.

N'i

libres va dempèi lo jornalet d'En Patufet dusc'à las
mai saberudas edicions criticas, n'i a pron de veze lo
nombre dels escolans catalans, d'auzir lor lenga antan

mesprezada senhorejar uèi

empach, de veze suis
jorns de fèsta los
pals ufanozes de Catalonha per se sentir al cor l'enabant, la fizansa, la « fe dins l'an que ven ». L'òbra qu'an
entrepreza de mèstres egrègis e afogats pren dins aquela
encontrada un quicòrn de mai verturos. Que los brabes
obrièrs i defàuten pas per la glòria de nòstre païs ben
monuments

e

sus

sens

las bandièras dels

aimat !
Andriu

SIBOT.

Los Centenarls Occitans
1635.

—

dorbison à la Comucontra l'impo\ifortificacions de
lor consentida, malgrat los privilègis de

Los Estats de

Lengadàc,

que se

de Pe^enàs lo 21 de novembre, se plànlion
cion extraordenaria de 100.000 liuras per las
na

Narbona,faita

sens

demdndan als Comisaris del Rei d'arrestar
aquela impo\icion. Acòrdan res que po.ooo liuras.
la

Provincia,

e

Joan

de

MONTSEGUR.

*

�L'Ort dels Trobaires

Vèlha de fèsia aí miu

Es deman

vilatge

fèsta al miu vilatge.

Sul vièlh bordon truca l' batal;
lo que l' brandis a bèl coratge

anonciar lo festanal.

per

La Rivelhenca

('), ja, s'afana,

cintada d'un blanc dabantal.
Al darnièr

aurà

pic de la campana
finit tôt son obral.

La cozina es pas demembrada :
aqui luzis lo vièlh pairòl;
prèp d'el as ta plasa mercada,
calel mai vièlh que l' vièlh aujôl !

Tôt acô's

plan polit, mas manca
pels convidats :
cèrne la farina blanca

sô de milhor

cal
e

traire l' vin dels barricats.

(1) Rivèl (Aude)

es

lo païs

de la trobairis.

�3

ì6

lo

gai saber

A ici

qu'ai forn vite s'aluma
fòc de broga e de garric.
Mentrestant, lo polet se pluma
un

virarà lèu al ast

Las peras van

:

afric.

èse peladas,

la
i

pasta lèva dins la mèit;
aurà fogasas e crostadas

dabant que

pique mièja-nèit.

Las bonas flairas son dins
lo vezinat las

ven

l'aire;

sentir.

Pòdes
e

1'

fiular, valent pifraire,
festanal pôd plan venir !
Cecilia CUXAC.

�LO

GAI

SABER

317

Lindaflor Rèina dels somnhes
1

LINDAFLOR
Per bona fe e ses engan
Am la plus bela e la melhor...

Bernât

Coma la ròza al matin

de

Ventadorn.

espelida,

O l'alauzeta al cel entrefolida

Quand del solelh monta la regalida,
e canta
Lindaflor,
E dansa, nuda, al son de las
flahutas;

S'es esvelhada

Entre las

de

mans

esclavas mutas

sas

Dels encensiers monta

Sobre

son

una

dolsa olor.

brut de cembalas,
desplegat sas alas

cap, am un

Lo Fènis d'aur

a

La ventolant de

sas

plomas porpalas.

E los esfins al agach de diamant
Jamai clucat, sèmpre s'esmeravelhan
De

sa

belor,

e

jorns

e

nuechs la velhan;

Vènon cap-clin li potonar las mans.

Pois s'es

banhada,

las

leialas
gônas reialas,
Seda, joiels e perlas vermeialas,
L'an revestida, e sembla un arcolan
e

Dins los perfums de

servas

sas

Dins lo crestal d'una aiga cantadora.
Son anament de reina encantadora
Del lile

en

flor

a

lo coinde balans.

�3i8

LO

GAI

SABER

Coma lo fòc dins el porta la flama,
Lo pobolar la porta dins son
ama,
Sa Lindaflor, e fins al cel l'aclama

Quora parèis sobre lo grand pontin
son palais
d'aur, de marme e d'evòri,
Ambe sa cort, enimbada de glàri

De

Dins lo dardalh de l'astre del matin.

Or, aicest jorn

es un

Tôt la reiaume

es

en

jorn de bobansa;
festa, e se dansa

Dins la folor e dins la benanansa
D'un

De

segle omplit de l'inmense renom
grands rè.is, e son abandeiradas,

sos

Colmas de flors, plasas e carreiradas.
Al ventolet flôtan los grands penons.

De poblacions estranhas de la terra

:

Indos, Persans, Chineses à grand erra
Li son venguts am la gauchoza
espéra
De contemplai', dins son reial
ufan,
La sobeirana

las tozas

festivas
entorn, las lòngas comitivas
De grands senhors sobre sos elefants.
A

e

son

Mas, tôt d'un còp quicom mai los atriva
Es de roméus
Tal

un

torrent

un

desbòrd que s'abriva

enferonit saliva

En sobrondant los ôrts

e las ciutats.
An davalat de las sanctas montanhas

I

E, mormorant pregarias e cantanhas
Van implorant pertot la caritat.

:

�LO

GAI

SABER

319

Orbs, malanants

e garrels, pauras
femnas,
desecats, uelhs roigats de lagremas,
En escampant de
flairor, de postemas
Pasan al meg de la fèsta en
folor,

Vielhs

De las cansons,

Mentre
En

qu'ai

dels jòcs

son

e de la dansa;
de las tubas s'avansa,

sonrizènt, la rèina Lindaflor.

N'es pretocada

Vènon,

:

—

Oh ! lo sant romavatge !

«

dis, del sanctuàri matge.

se

An travesat lo deruben
Ont clauzas
De

son

selvatge

las malas deitats.

trezòr donatz-li las

mon

Donatz-li

tôt, vòli

ges

Ges de dolors dins totes

Mas el !
Vai

mas

definar !

mos

el ! Oh Dius !
»

riquesas,

de paurezas,
estais.

quinha disgràcia

:

E prefisa la fàcia

D'un

moribond, bel jovènt plen de gràcia;
L'espèr li ven denant un tal socors.
—

«

Dins

mon

Lo salvarai

palais emportatz-lo tôt d'una !

d'una

tala

infortuna,

Sonatz lèu-lèu los metges de la cort.

»

Pòis, acô dich, del temps que l'on s'aprèsta
A carrejar lo jouent, à la lèsta,
Ela s'envai

e

deleisa la fèsta

Per donar d'ordre à
Lo

servents esclaus.

sos

malanan, dins l'aur
s'apaziar la fèbre

Sènt

Una claror tréma dins

e

dins la seda,

que

sos

l'aseda.
uelhs blaus.

�LO

320

GAI

SABER

Coma l'auzel qu'un artador
Lo Fènis d'aur d'una gràcia

Dolcetament,
Pauzant

son

cap

còl à

fachina,
calina,
al roméu se clina,
l'esponda del lech.

E los esfins dreisats sobre lors pautas,
De lor alen li rescaufan las gautas
En

l'agardant

am

un

prigond delech.

Acò vezènt, la gènt amiradora
Crida miracle, e la cort, tremadora,
Al sovenir qu'una lèi artadora

Ligua lo sort del reiaume als esfins,
Coma al fènis divenc, n'es espantada.
«
Quala es, se dis, l'escura destinada
D'aquel roméu ? quala serà sa fin ? »
—

Al

costat, sensa repaus ni cesa,
velha, e sa man de princesa
Li ten la man, la preisa e la caresa.
Com à l'estiu, à l'ardenta cremor
Lo fòc, sobdan, giscla dejos la rama,
seu

La rèina

Senton tots dos s'abrandar dins lor
Lo foc escrèt d'un inmortal

E

Lindaflor,

A

son

ama

amor.

tortora,
sospirant mormora :
« Seràs mon
rèi, e serai ta senhora,
Ne gariràs, oh ! mon prince preclar. »
Mas el alors, en rejitant sas vanas,
«
Dolz amor meu ! plus de paraulas
Veici la mòrt, es l'ora de parlar. »
auzil

amoroza

en

—

—

(Provensal)

vanas^

VaLÈRI BERNARD.

�LO

Lo

GAI

SABER

321

Fogal dels Contaires

Margolin, lo Pagés

e

I'Aze

Vos cal

saber, brabes drollets, que totas las malason pas estampadas dins los libres.
Ja, se n'manca ! Al temps qu'ensenhaba à son filh lo
mestièr de laire, un vèspre, aprèp solelh colc,
Margolin
e sonfdh
vejèron un vièlh pagés que menabapel cabestre un aze que venià de crompar à la fièra.
Sulcòp s'escondèron darrièr un bartàs, e lo paire
diguèt à son filh :
Afinta plan coma tarai, e, quand veiràs l'aze en
libertat, li montaràs desus sens tambor ni trompeta e
deman lo menaràs à la fièra, qu'abèm bezonh
d'argent
per pasar l'ibèrn...
faitas de

Margolin

—

Lo

pagés, las doas rnans darrièr l'esquina, menaba
à longor de cabestre dins un caminôl comol de
cardons e de pelhenc. Ai dit qu'èra vièlh; cal
ajustar
qu'èra un pauc sord. Tre que foguèt pasat dabant lo
bartàs ont Margolin èra escondut, aqueste tôt dosament anèt cap al aze, lo descofèt aizidament, se
pasèt
lo cabestre al còlh e se metèt à
seguir l'òme coma se de
res non èra. Caminèron atal
qualcas minutas. D'aquel
temps, lo filh de Margolin abià fait sò que li abià dit
son paire e èra
déjà lènh subre l'aze, quand lo pagés
se revirèt e
vejèt, al esclaire de la luna, un ôme à la
plasa de la bèstia... Tôt vièlh qu'èra, resautèt d'una
cana e alandèt la boca coma un forn.
Praoò, fmiguèt
son

aze

per reprene
—

pasa

alen

e

cridèt

:

Al raubaire ! Al asasin ! Al

secors ! Aquela farsa
l'òsca ! Que fazètz aquì, l'òme ? Trazètz-vos del

•cph
aquel cabestre
à
las galèras !

e

tornatz-me

Margolin, encabestrat, las

mon aze, o

mans

crebaretz

juntas, las espallas

amontairadas coma un criminal repentent, respondèt
d'una votz tremolanta e pietadoza :
Vos inquietetz pas, brabe ôme, e escotatz-me per
l'amor de Dius ! Ai legit dins l'Istòria-Santa qu'autres—-

�lo

322

gai

saber

còps un rei pecador foguèt cambiat en biòu sèt ans detemps. E ben ! tal que me vezètz, ieu tant-ben, som es¬
tât un grand pecador, e Nôstre-Senhe, que fa tôt
SÒ que li plai, me cambièt en aze per me castiar. Malastrozament per ieu, s'es endevengut que mon temps
de penitensa debià finir qualquas oras aprèp lo mercat. E garaqui perqué, del aze qu'èri, ara vos demôra
res que lo cabestre à mon côlh. Ne som plan fachat per
vos, brabe òme, e me vezètz tôt dispauzat à reparar lodomatge que vos cauzi sens ôc voler...
Lo pagés prenguèt tôt acò per paraulas... çfevangèliNon solament ajèt pas lo mendre dote, ipas, soscant
qu'el tant-ben abià pecat mai o mens, se metèt à aber
pour d'èse cambiat en bèstia à son torn. Fin finala, preferèt pèrdre son aze que la patz de sa condensa. Pren¬
guèt lo cabestre e laisèt Margolin libre d'anar ont li
plairià.
L'endeman, lo íìlh d'aqueste menèt à la fièra l'aze
pagés, qu'abià bezonh d'un aze coma
dels èlhs, se trigosèt à-n-aquela fièra per ne crompar
un autre. Tre que foguèt
al fièral, manquèt s'estavanir
raubat. Lo vièlh

reconeisent

en

son

aze

de la vèlha. Pensatz belèu que

de

seguida anèt quèrre los gents-d'armàs. I ètz pas !
Coma, tôt simplament, abià cregut que l'ancian peca¬
dor abià recabusat dins las arpias del Diable e que
Nôstre-Senhe li abià donat la mèma penitensa, s'abansèt del aze plan dosament e li bufèt dins l'aurelha :
Te tornarai pas crompar, vai ! Te coneisi trop !
Qui non te coneis que te crompe !
Es dempèi qu'aquelis mots son pasats en reprovèrbi—

Prosper ESTIEU.

( Contes

e

Legendas )

�BOLEGADISA

Lo

Entemena

OCCITANA

Colètge d'Occttania

VIII* annada

fa flbri un pauc mai cada an.
floriguès encara mai, e demandam à totis,
•escolans «amies,de nos mantene lor ajuda morala e materiala.
Es pas lo moment, ara mens que jamai, de s'arrestar sus
aquel
sa

e

Voldriam que

■camin victorios.
Dins

Vannada 1934-1935, los 203
mandat 1.622 debers; los 39 de la
3a 119; en tôt 2.242. Aqui se ten pas

escolans de la ira seccion
segonda 303, los 12 de la
compte dels debers de las
autras seccions faits en suplementper mantuns escolans, e corregits, quicòm coma 230, ni dels debers faits e corregits en
defàra del Colètge, quicòm coma 730. Entre tôt, se pàd dire
■que lo Colètge d'Occitania a corregit dins Vannada escolaria
mai de 3.000 debers.
L'administracion del Colètge (2, plasa Montmorenci, Castèlnòudari) se met à la dispofeion de cadun per facilitar las
condicions de participacion al ensenhament de la lenga.
Cada vila de nòstre ternaire, e sobent mai d'un vilatge podria organi\ar una sucursala del Colètge, coma s'es fait en
■an

Albi.

La Lectura Circularia
Per legir, à bon mercat, tina tièra de revistas e de jornals
d'Occitania, coma Calendau, Reclams de Biarn, La Pignato,
Lo Cobreto, Esplai, La Paraula Cristiana, Le Feu, l'Archer,
L'Action Régionaliste, etc... nbstres escolans an qu'à s'adresar
■à Mla Maria Ayrix, atix Cassés,
par Soupex (Aude), que lor
donarà totis los entresinnes que caldrà.

L'Ensenhament de la
Recebèm del

lenga d'Oc

majorai Renat Lavaud l'informacion

que

seguis.

�3^4

LO

GAI

SABER

A titre cTinfourmaciu vous trameti lou vot
seguent, adòutat
per lou Coungrès de V Assouciaciu « Guillaume Budè&gt;, tengut
à Niça (24-21 abriu
iQqi). Poudèt\ veire qu'aquèu vot, tant ben
redegit e liberau que saie, envisaja d'ensegnar la lenga d'à
noun
pas per ela-mema e per sa valour propra, mas souîamen
couina
aussiliairis dbu gre, dòu latin e dòu
francés de l'âge

mejan.
La

«

Section de

Budé, estimant

l'Enseignement de l'Association Guillaume

l'enseignement de la langue d'Oc sous la
dialectes, dans les régions où ces dialectes
sont usités, serait
grandement utile, du point de vue philolo¬
gique et littéraire, à l'enseignement des langues et littératures
anciennes et médiévales;
z Émet le
vœu que cet
enseignement soit organisé, ou tout
au moins
encouragé, et reçoive, aux examens de 1 Enseignement
secondaire et supérieur, une sanction facultative&gt;.
Soun intervenguts dins la discussiu lou
majourau Emili Ripert, reprenent en favour dbu prouvençau soun vot dbu Coun¬
grès de l'an passât à Nime, e segne Segalen, proufessour au liceu de Perigueus.
&lt;M. Ségalen propose qu'on initie les.élèves
de Troisième, du moins ceux du
Midi, à la littérature des
troubadours». ( Nota: le programme de cette classe
prescrit
forme de

ses

que

divers

l'étude de Morceaux Choisis du moyen

âge ).
gramerciar V Associaciu zGuillaume Budé»
intelligenla ini iativa.

Devem
de

soi/11

pas

mens

R. LAVAUD.
Lo dimenge 6 d'octòbre s'es
tenguda en ciutat d'Agen
zilha annadièra del Jansemin
d'Argent, prezididaper

la seJôrdiGo-

de l'Academia franceza. Lo senhe Marcel Prévost, de l'Aca¬
franceza, a fait lo rapôrt sul concors de poezia franceza, e
nòstre amie Armand Praviel, de l'Academia dels
jôcs Florals,
aprezentatlo rapôrt sul concors de poezia occitana. Demest los
lauréats, trobam nôstra escolana M.-A. Daguet, querecebèt lo
Jansemin d'argent (francés), e nôstre escolan Juli Palmade,
qu'obtenguèt una mencion onorabla (occitan). Min Julieta Dissel
laguèt aplaudir los poèmes occitans coronats e Mla Brou, de
fa Comedia-Franceza, los
poèmes francezes.
yau,

demia

Al
ses

Colètge de Narbona, lo Discors de Distribution dels Prètfoguèt fait, lo 13 de julhet 1935, pel profesor Caries Cam-

proux sus
Al

Mistral et le bon

sens

latin.

Colètge de Castèlnôudari, es lo profesor Renat Nelli
prononciét lo Discors, sus Le Troubadour Arnaut Vidal.

que

�LO GAI SABER

325

Lo grop

felibrenc Le Castèt de Garàna, organizat à Muret
nòstre escolan e amie Jozèp Niel, a donat côp sus côp qua¬
reprezentacions occitanas : comedìas, cants, monolôgues,
etc... lo 17 d'agost,
los ier, 28 e 29 de setembre. Acò es de bon
per

tre

trabalh !

Dins

un cort article del
jornal marselhés «Le Mondain» del
d'agost, lo felibre Arnulf senhala que la curioza e subrebèla
ciutat dels Baus, en Provensa, séria menasada per l'instalacion
d'un dépôt de municions e de gazes asfixiants. Es qu'acô séria
posible ?

24

Amon nos-autes, un jornalet portant lo programe
Comunal Vallon de Liège (Belgica) e tirant à 5.000

del Teatre
exemplaris
aprend que dins la capitala del païs vallon
se
reprezéntan, cada jorn de la Sazon d'Ibèrn, de pèsas de tea¬
tre en lenga vallona. Quora ne veirem autant à Toloza
per las
pèsas de teatre en lenga d'Oc ?
cada setmana, nos

Lo n°
establit

83 de Gwalarn conten un vocabulari breton-francés,
pel profesor Ropars Hemon, comprenent quicôm coma
1.500 môts, clasats d'aprèp lo sens. Anem, trabalhaires occi¬
tans, aqui per vos-aus una autra litson.
ABÈM

LEGIT

:

Les Archives de Trans (janvier 1935): lo n° porta lo tèxtedel
discors prononciat pel director de la revista, J. Barles, recebut
membre de l'Academia del Var. Una de las idèas qu'i defen es
•que los dialèctes d'Oc vendrian pas del
sistencia dels dialèctes ligures parlais

latin, mas serian la perdins nôstre païs quand
los Romans l'ocupèron. — Annales Florimontaines (193S): dins
aquel interesant Cartabèu de l'Academia dels Jôcs Florimontans, ont i a lo raconte de l'activitat d'aquela Academia, abèm
legit ambe plazer un estudi de nôstre amie Mnhor Tournier, de
l'Academia dels Jôcs Florals, e un délicat poème francés de
nôstra escolana dôna Gaby Veziat.
Reclams de Biarn e
hilisaciou nouste, per

Gascougne (garbe 1935) : La Bit e la CiA. de Bastard; Gastou Fétus, pèsa drae en vèrses, per M. Camelat. — Le Fédé¬
raliste (Nos 1 et 2 de 1935) : L'Occitanie minorité française, ont
nôstre escolan Marcel Carrières estudia, ambe precizion e clartat, sô que fa l'Unitat Occitana (lenga, istôria, geografia), e
los elements d'una Renaisensa Occitana (cultura, economia, politica). — Septimanie (Nos 118-119-120), numéro especial consa¬
crai al departament del Eraut: estudis, que son de notar, de
matica

en très actes

�326

LO

GAI

SABER

Paul Delmas sus «La Ville de Montpellier», dejoan Campsus
«Maguelone», de P. Duplessis de Pouzilhac sus «l'Odyssée deMolière en Septimanie» ; bêlas ilustracions, reproduccions d'autografes de Rabelais, bibliografia. •— Era Bouts dera Mountauho (1935, nos 2 à 6) : Palmarès dels Jòcs Florals de VEscòla
diras Pirenèas en 1934; La Question des «Patois», interesant
estudi de J. Palmade sus la lenga d'Oc à l'Escôla.
L'Express du Midi (22.1.1935, 25.1.1935): La Catalogne et l'u¬
nité espagnole, bon estudi per Nouvell. — La Dépêche (19.2.1935)
La France régionale et la Phonographie, per R. Dévigne, que
demanda justament de faire enregistrar los cants regionalsper
de cantaires locals, e pas per d'actors de teatre.
Annales du Midi (avril 1935): Les enseignements des récentes
fouilles à S. Bertrand de Comminges, per R. Lizôp, ambe de
nombrozes plans e ilustracions; bibliografia. — Lou Felibrige
(abriéu-jun 1935): La Santo-Estello de 1935 à Clarmount-d'Erau.
Langue d'Oc et Patois (avril-juin 35) : numéro tôt plen
—

de

cauzas

interesantas.

Bulletin de la Société des Etudes du Lot (avril-juin 1935) : estudis interesants d'istôria locala. En suplement, dona lo Cantoun del Grel Carsinol, dont lo Ier n° porta una Rampelada à
totis los Carsinôls amies de lor lenga mairala, per los felibres

Irague e Cubaynes, de réglas de grafia,
Carsinol, del abat Cubaynes.

e un

poème, Lo Grel'

(6.6.35): La Philologie de la lan¬
d'Oc, per E. Tournié, que regrèta, ambe granda razon,
que los grands escribans occitans àjen pas saput plegar la len¬
ga d'Oc à déréglas de gramatica, subretot de grafia; sens
acô, cosi l'ensenhar?
Le Réveil du Bas-Limousin

gue

Le Feu (15.6.35): La Radièro Sereno, poème de V. Bernard;
Victor-Hugo en Provence, per C. Terrin que dis:«La Provence
a laissé peu
de traces dans l'œuvre poétique de Hugo »; Le ly¬
risme féminin en langue d'Oc, per F. Mistral nebot, que par¬
la subretot de «Cantos d'eisil» de Filadèlfa e de
de Farfantello ; bonacronica felibrenca, per J.

«

Li Lambrusco

»

Grafier. — Jour¬
nal de l'Aveyron (23.6.35) : Sant Jan lo Misonièr, poème de Calelhon.
L'Express du Midi (25.6.35, 9.7.35): Catherine de
Médicis en Lauraguais, per dôna Margarida Dufaur.
—

La Revue hebdomadaire

(29.6.35) : Avant l'Exposition de rpy7,.
régional, per Joan Gallotti, que dis :« Nous savons que
ceux qui préparent l'Exposition sont décidés à faire tous leurs,
efforts pour la rénovation de l'art régional. Il faut nous réjou¬
ir. Il faut aussi noter qu'ils conçoivent cette rénovation non
comme une résurrection du passé, mais comme une éclosion
nouvelle».
Journal de l'Aveyron (30.6.35) : A Bromme en tems..
de Vacansas, agradiu raconte per Joan Ladoux.
l'Art

—

�LO

GAI

SABER

327

Calendau (juliet 1935): Sus lou «Mistral» de
Léon Teissier, que fa d'aquel libre un estudi

V. Poucel, per
serios, ambe de
justas rezèrvas; à prepaus de la Santa-Estèla de Clarmont,
trobam aqui las dichas del Capolièr, lo poème de Lois Abric
Sout lou Roucas di Vierge.
L'Express (lu Midi (2.7.35) ; Le Costume régional, vôts del
Acamp del Costume régional, que se tenguèt à Nisa per Pascas.
Occitania (7.9.35): Leoun de Berluc-Pérussis, per Pau Pons;
(7.9.35) : Lou Cinquantenari de Victor-Hugo, per Ramon
Camp; La Santa-Estèla de igqy, per A.-J. Boussac.
LaCroix (21.7.35): Frédéric Mistral, estudi critic, per José
Vincent, del libre de V. Poucel sus Mistral, que s'acaba sus
una nota de
pesimisme. «De tout cela, que restera-t-il dans
trente ans? Tout le renom mistralien,
quelques chefs-d'œuvre
et des Académies provinciales couronnant les derniers balbu¬
tiements du parler d'Oc. Et puis? Sait-on? Hoc avertat deus ! »
Direm al amie José Vincent que lo libre de V. Poucel es pas
«tout nouveau;», al contrari. Es estât escrit e a paregut en ar¬
ticles dins Les Etudes en 1914 — qualquas pajas solament
son de 1918 —. Dempèi, se Mistral es mort, lo Felibrige es pas
môrt, coma fòrsa crezian ; e las crentas pesimistas de V. Pou¬
cel son anadas rejunhe las crentas, e belèu los dezirs de tantis
—

d'autris. Nos-aus dizèm ambe Mistral

:

«D'uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la Patrio
Li cepoun emai li priéu.»
Aude et

Pyrénées (28.7.35): Jean Amade, per Juli Badin, à
son novèl libre «Mélanges de Folklore».
Marsyas (août-sept. 1935): polits poèmes provensals de SullyAndréPeyre.—L'Auta (août 1935): Les précurseurs toulousains
de la préhistoire, pel comte Bégouën.
Calendau (avoust 1935): La Literaturo felibrenco en Itàli,
per Marius Jouveau, que remembra las litsons de literatura
provensala modèrna del profesor Mario Chini; lo Capolièr nos
permetrà de li senhalar de relacions interesantas entre lo feli¬
brige roge (Forés e de Ricard) e qualques italians: J.-L. Patuzzi e Vittorio Betteloni, de Verona, Vitorio Salmini e A.-R. Levi, de Venezia, Luigi-Volpe Rinonapoli, Pompilio Petitti e Francesco Cimmino, de Naples, que mandèron de poèmes o de prô—

prepaus

de

per YAlmanac de la Lau\eta, 1877-1879; à J.-L. Patuzzi, lo
primièr correspondent italian de Forés, aqueste dediquèt son
poème Le bel Arbre, lo 19 de febrièr 1876 ; Francesco
Cimmino nos sembla lo même que reprezentèt à Toloza, en
1924, las Universitats de Naples al VIe Centenari de l'Academia
dels Jôcs Florals. Polits poèmes provensals del lengadocian J.
Loubet e de Bruno Durand. Jôusè de Font-Vierano nos regala,
zas

bèl

�328

LO

GAI

SABER

totjorn, ambe de pròza agradiva, aqueste côp
membranço de Font-Vièio.

coma

Lo

Cobreto

(15.8.35- 15.9.35): N° especial

sus

de Re-

consacrai

al

omenatge fait al poèta Léon Boyer, à Marchastel e à Murât,

jos l'aflat de nôstre
Scriptorinm (set.
d'aquela interesanta
ven de
parestre lo

amie Gandilhon Gens d'Armes.
1935) : primièr numéro de la novèla séria,
publicacion ripolleza. Se nos i anoncia que
icr tôme del Trésor de la Llengua, de las
Tradicions i de la Cultura popular de Catalunya (letra A), de
nôstre amie Mosen Griera, « capellanet humil que ha esmerçat
tota la vida, perun
idéal tant sublim com ès la resurrecciô delà,
nostra llengua en el recull pacient i aciençat, mot per
mot, engruna per engruna».

L'Express du Midi (3.9.35): Notre-Dame de Roc-Amadour,
Lestra ; (8.9.35): Les Théâtres de plein air, per A. PraL'Eclair (6.9.35): Un opéra ' languedocien, per Ed. Perrin, que demanda que se torne portar sus la cèna lo famos opé¬
per A.
viel.

—

de Cassanea de

Mondonville, Daphnis e Alcimaduro, qu'obgranda reiisida à la fin del sècle XVIII. —
Aivateu (7.9.35 : Darreries i Clausura dels Cursos de Vacan¬
ces, ont se legis lo discors occitan del profesor Lois Thomas,
de Montpelhèr, à la clauzura dels Corses de Vacansas occitanscatalans de Ripòll,
ra

tenguèt

una tant

Abèm après ambe granda tristor la mort, à Compolibat (Aveiron), lo 26 de setembre, de dòna Noemìa Mouly, la femna
de nôstre grand amie que compta demest los melhors escribana
e

animators de l'ora.

Dôna Mouly abia que 34 ans. Èra una felibresa afanada, e,
lo 25 d'agost, abia jogat à la felibrejada de Vilafranca, dins

de teatre escrita per Mouly, fazent replica à son ôme.
que met en dôl l'ostal de nôstre amie e lo Grelh
Roergat, es una grôsa pèrda pel Felibrige.
Que l'amie Mouly e sos enfants recében l'omenatge de nos¬
tra prigonda simpatia !
una

pesa

Sa mòrt,

CRI-CRI.

È3c

J

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

Le Gérant

:

E. LEVRAT

�I
f
Escolans
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1936.
Chez Mme

Edouard Privât,

14,

rue

des

(C. C. Toulouse 1673) 15 fr. (Edition de
luxe: 35 fr.)

Arts

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

accentué

ou

—

a,

seul

ou

dans le corps d'un mot,

non, sonne comme a

français

;

mais s'il

terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; —■ i équivaut à i français ; — u égale¬
goàstitue

une

—

mais, après une voyelle, il aie son ou fran¬
ô ouvert se prononce comme o français, et
fermé comme ou français.

ment ;

çais
o

;

—

2° CONSONNES.

suivi de
c devant

—

b,

c,

d, f, g, j, 1, m, n, p, q

( toujours

r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
et i est sifflant comme s français; — j sonne

u),
e

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la r* pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf
quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

-—

qu'à lfinfinitif;
muet à

des

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

—

la fin des

mots en ment

vence.

3° GROUPES. —ch, Ih, nh

se

prononcent: tch, ill,

gn.

Per Nocio!
Canfem Nadffil9 pcsraulas
subre un vièlh aire occitan.

de P. ESTIEU

Uèi, subre de pallia torradag. ( Nadalet), paraulas de P. ESTIEU, muzica de Deodat
de Severac.
En

venda al

Castèlr.àudari.

Colètge d'Occitama, 2, plasa Montmorenci,
(L'exemplari: I fr.; la dotzena: 10 fr.)
IMPR.

D'EDITIONS

OCCITANES

-

CASTÉLNAUDARY.

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              <text>Lo Gai Saber. - Annada 17, n° 133 novembre 1935</text>
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              <text>Lo Gai Saber. - Annada 17, n° 133 novembre 1935</text>
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              <text>Littérature occitane -- Histoire et critique</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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          <name>Relation</name>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/30d4022f3f4b82e212cdebbd89ebc6b2.JPG</text>
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          <name>Is Part Of</name>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 306-328) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Cuxac, Cécile (1905-1986)</text>
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              <text>Bernard, Valère (1860-1936)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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