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                  <text>17a Arinada

N° 145

Novembre 1936

Gai

Lo

Revista de l'ESCOLA OCCITANA

c^&gt;

Dis Aup i Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
ï-4, Carrièra

ciels

Arts,

1-4

Lo Numéro: 2 fr.

�SABER

LO GAI

Revista de l'ESCOLA
BURBUS

:

14, Carrièra

Abonaments

:

ciels Arts

( Fransa

j

OCCITANA

: un an

.

Bstrange . un an

.

TOLOZA
15 fr.

-.

/r.

.

(Edicion de luxe sus papièr Lafuma : 35

fr.)

ENSENHADOR
del N° 145

Abbé

François de Gélis.

losepb SALVAT :

loan de

Los Centenaris occitans.

MONTSEGÙR:

Lo GRILH de la

MAR

(Novembre 1936)

Espingadas» d'Enric Mouly.
segond-Milenari d'Oraci.

«Mas

:

Prospèr estieu î

Pel

lozèp SALVAT :

Libres Novèls.

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana.
Escôla Rochegude.

Suplement, pels escolans e los amies del Colètge d'Occitania,
La. Rampelada (N°3g): Propos de rentrée; tableau général
de graphie et phonétique; la graphie occitane; bibliografia;
novelum...

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
Kstiec, capiscôl; Antonin Perbosc, J.-Rozès de
FranÏíés de Gélis, jos-capiscôls; Armand Praviel,
clavaire; Jozèp Salvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
Prosper

Br'ohsse,

Filadèléa

de

doux,

Jàques-E.mili
Montaugé, Juli Cubaynes, Joan La-

Gerda, Frangés Tresserre,

Abelous, Lois Ti-iéron de

conseillers.

dels Grilhs del Lauragués; Jordi
capiscôl de Y Escôla Rochegude ; Fernand Albert,
capiscôl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscôl de 17?sPaul

Sibra, jos-capiscòl

Bousquet,

còla Audenca; Teofile
conseillers.

Ferrie, capiscôl de

VEscôla d'Autpol,

�9a Annada

IM- 39.

-

La

Nov.-Dec, 1936.

Rampelada
del

Colètge d'Gccitama
(Suplement al Gai Saber n° 145&gt;

Reclac.

e

Adm.

:

2,

Plasa Monlmorenci

CASTELNOUDARI

PROPOS DE

( Aude )

RENTRÉE

Lorsque le présent numéro de La Rampelada paraitra, le Colètge aura envoyé les premiers devoirs. De nouveau se seront en¬
volés du secrétariat dans les directions les plus diverses et les
plus éloignées — nous avons des escolans jusque dans les pays
sous-mandat
les feuillets roses, jaunes ouverts où sont im¬
primés les textes à traduire. De nouveau,penchés sur le bureau,
les escolans chercheront la meilleure interprétation à donner
à tel ou tel mot. Ceux qui ont des dictionnaires ou des livres
suivis d'un lexiquefeuilletterontfiévreusement ; les autres suce¬
ront le bout de leur porte-plume ou
interrogeront autour d'eux.
—

D'une manière
bons

devoirs,
pourront pas

ou

d'une autre, ils nous enverront

ce qui fera enrager les
user leur encre rouge.

de beaux et
correcteurs parce qu'ils ne

Aux uns et aux autresj au seuil de cette année scolaire qui
s'annonce féconde, nous adressons nos meilleurs vœux. Nous re¬
mercions nos collaborateurs de leur dévouement sans limites;
nous sommes heureux de retrouver les escolans
qui nous sont

fidèles et

notes

souhaitons la bienvenue

aux nouveaux.

Est-il bien besoin de recommander une fois de
plus que les
devoirs nous soient envoyés, autant que possible, toutes les se¬
maines afin de faciliter le travail de V administration et des
correcteurs Ì Redirons-nous
que chaque devoir doit être écrit
très lisiblement sur une feuille de grandeur convenable (papier
écolier ou commercial) ? que l'on doit laisser une marge d'au
moins la moitié de la feuille, surtout pour les thèmes et les ex¬
ercices ? qu'il faut nous envoyer sur chaque
copie autant de

timbres-poste neufs
voi, ceci de façon à
retour des

Nous

que l'on en aura collé sur Venveloppe d'en¬
nous défrayer complètement des frais de

corrigés Ì

pensons qu'il aura suffi de reproduire ces quelques re¬
commandations pour qu'aucun n oublie plus rien —pas
*

�—

294

—

copie, le lieu d'origine (naissance et
de /'escolan, le numéro de la section et
qui ont été constatés bien souvent l'an
dernier. Cette année tout sera parfait, nous en avons la con¬
viction, et les progrès seront magnifiques. Nous nous en réjou¬
issons par avance pour notre chère Occitanie qui, de plus en
plus, entendra ses enfants parler sa langue, l'écrire et la ré¬
pandre
E ara, al trabalh per una braba annada !
de mettre son nom sur la

habitat de la famille)
celui du devoir, oublis

.

LA DIRECTION

Tableau

général de graphie
et

selon les

i°
a,

normes

phonétique occitanes

du Colètge d'Occitania

Voyelles : e, se prononce é ; è, è ; o, ou ; ò, o ; i, i.
à, dans le corps on à la fin d'un mot, se pronon¬

cent comme en

français: a; a atone, à la

fin d'un

quel qu'il soit, se prononce entre a et o, suivant
dialectes (plus généralement o ouvert). Ex.: bo-

mot

les

(bouco) ; bròca (bròco); gendarma
(aimo), etc...

ca

(gendarmo) ;

aima

français, sauf lorsqu'il
auquel cas il se pro¬
nonce ou. Ex.: autre (aoutre); belèu (belèou); tardiu (tardiou); biòu (bioou).
Il

est

se

prononce comme en

précédé d'une autre voyelle,

2° Consonnes — Elles se prononcent comme en
français, sauf m final qui se prononce comme n. Ex.:

perfum (perfun); abèm (abèn); vielhum (bieillun);
n final est presque toujours muet. Ex.: crestian (crestià) ; ainsi que r final. Ex.: primièr (primiè) ; aimar
(aima); partir (parti), t est muet à la fin des parti¬
cipes présents et de la plupart des mots en ment.
Ex.: cridant (cridan); sortiguent (sourtiguen) ; mo¬
ment (moumen). v se prononce b, sauf en provençal
et en catalan. Ex.: vertut (bertut); voler (boulé);
deven (deben).
3° Diphtongues et

triphtongues

—

Dans ces grou-

�—

295

-

pes de voyelles, chaque lettre se prononce séparé¬
ment, mais d'une seule émission de voix. Ex.: mai¬
re

(ma-ire); pèira (pè-iro) ; biais (bi-a-is).
4° Groupes de consonnes

respectivement

cent

comme

eh, nh, lit se pronon¬
tch, gn, ill. Ex.: mar—

char

(martchà) ; senhe (segne) ; escampilhar (escampillà).
En Albigeois et pays limitrophes, ch, g, j et x se
prononcent comme ts. Ex.: marchar (martsar); dimenge (dimentse); jorn (tsoun); exemple (etsemple).

La

Graphie Occitane

graphie adoptée par le Colètge d'Occitanïa
véritable graphie de la langue occitane. Elle
découle davantage de la graphie de la langue popu¬
laire du XIV° siècle que de celle des troubadours.
Elle a été fixée dans ses normes actuelles par les
poètes Prosper Estieu et Antonin Perbosc. C'est un
instrument pédagogique de premier ordre, et l'on
peut dire que si certains la blaguent, d'autres l'i¬
La

est la

mitent.

Elle

n'est

donc

indifférente à personne et

c'est le

plus bel éloge que l'on en puisse faire.
Avec un peu d'application, en suivant les règles
citées plus haut, il faut une heure pour apprendre à la

plus
compris et assimilé
les règles principales, il n'y a rien de plus facile.
Tous les mots s'écrivent alors automatiquement. Il
ne
peut pas y avoir de surprises de quelque sorte
que ce soit, parce que c'est une orthographe simpli¬
fiée à l'extrême, où tous les cas sont prévus en quel¬
ques règles très simples.
Il ne faut pas dire et il ne faut pas croire que l'u¬
sage de cette graphie tende à unifier les dialectes en
une
langue qui serait factice pour certains. 11 n'est,
pour se convaincre de l'inexactitude de ces dires et de
lire
de

correctement.

temps,

Pour l'écrire, il faut un peu

mais lorsque l'on

a

�—

296

—

d'entendre parler quelques tenants
graphie occitane. Ils écrivent de la même fa¬
çon et ils prononcent différemment.
L'habitude de graphies diverses où la phonétique
de la langue française est mise à contribution pour
essayer de représenter des sons occitans est cause
que l'on veut tout d'abord lire notre graphie en con¬
servant les sons français. C'est absolument comme
si l'on voulait lire un texte anglais sans tenir compte
de la prononciation anglaise, en donnant aux groupes
de voyelles et de consonnes les sons qu'ils ont habi¬
tuellement en français. Au ridicule de cette tenta¬
tive, on peut mesurer celui qui consiste à lire ainsi
un texte écrit en
graphie occitane.
ces

croyances, que

de la

La

tonique

graphie occitane tient compte, en premier lieu,
toniques. On appelle tonique le ton plus marqué
dont on prononce, dans un mot, une syllabe particu¬
La

des

lière.
En graphie occitane,
soit sur l'avant-dernière

la tonique peut
syllabe, soit

sur

I. La tonique est sur l'avant-dernière
les mots terminés par une voyelle.

tous

se trouver
la dernière.

syllabe dans
Ex.: armarz

(armoire); paire (père). L's du pluriel ne modifie
disposition : armaris, paires.
Ces voyelles finales (ainsi que l'a dont il sera par¬
lé plus loin) sont dites: atones.

pas cette

II. La
i°.

tonique est

sur

dans tous les mots

la dernière syllabe:
terminés par une consonne

(sauf l's du pluriel dans les substantifs et adjectifs),
que cette consonne soit prononcée ou non (sonore ou
muette).
Ex.: cariXsA. (charité - t sonore) ; Carsin (Quercy 11 muet); aimar (aimer - r muet) ; paient (vaillant t muet).
2*.

dans

ou une

tous

les mots terminés par une

triphtongue.

diphtongue

�—

297

—

Ex.: aimarai

(j'aimerai - prononcer : aymaray ou
aymarèy)\ tarAiu (tardif - pr. tardiou); poAÌA (il
pouvait - pr. poudié ou poudio) ; vo/driai (je voudrais
pr. bouldrioy, bouldricy, vouldriéy) ; porcari»
(porcherie - pr. pour carie ou pourcario).

-

Dans tous les cas ci-dessus où la tonique est régu¬
lière, il est absolument inutile de la marquer par un

accent(accent tonique).
C'est

lorsque la tonique n'est pas régulière, lors¬
qu'elle est sujette à exception, qu'il faut la marquer
d'un accent, l'accentuer.
Exceptions i\ mots terminés par une voyelle toni¬
que. Ex.: izqui (là); acô(cela); cinemh. (cinéma);
aimarh (il aimera), etc...
Remarque: l'e (non accentué) est toujours aigu.
Lorsque la prononciation est grave, ouverte, il doit
être marqué d'un accent grave, bien que l'e ne soit pas
terminal. Ce fait ne se produit que lorsque cet e est
tonique. Ex.: primïèv (premier); /ùguèt (il fit); tablèu
2-.

(tableau).
mots

terminés par

une consonne ou une

diph¬

tongue dans lesquels la tonique est sur l'avant-dernière

syllabe.

aux troisièmes personnes du pluriel du présent
de l'indicatif de tous les verbes. Ex.: himan (ils ai¬

a)

ment, qui se prononce: aimou ou aimoun) ; escupison (ils crachent - pr. escupissou, escupissoun,
escupisson, suivant les sous-dialectes); bàfcm (ils
battent
pr. batou, batoun, bâton (1)).
-

b)

trois personnes du pluriel de l'imparfait
des verbes du premier groupe. Ex.: aimkbem (nous
aimions pr. aimaben) ; aimhbet\ (vous aimiez - pr.
aux

-

aimabets, aimabes)', aivahban (ils aimaient - pr.
aimabou, aimaboun, aimabon(i)).
c) aux trois personnes du pluriel du passé défini de
tous les verbes(2). Ex.: parlerem (nous parlâmes (1) Nous n'indiquons icfque les principales variantes sous-dia¬
lectales.

(2) Sauf dans le pays cévenol, le Gévaudan, l'Aurillacois et
partie de l'Agenais où il y a des formes particulières.

une

�298

—

parlèren)-, parlbret\ (vous parlâtes - pr. parleparlèron (ils parlèrent - pr. par¬
ler ou, parleroun, parlèron).
d) aux troisièmes personnes du pluriel du présent
du subjonctif de tous les verbes. Ex.: pàrlen (qu'ils
parlent) ; escu^iguen (qu'ils crachent) ; b ht en (qu'ils
pr.

rets, parleres);

battent).

e) aux trois personnes du pluriel de l'imparfait du
subjonctif de tous les verbes (2). Ex.: parlèsem (que
nous parlassions - pr: parlèssen)', floriguèset% ("que
vous

fleurissassiez

(qu'ils battissent

-

pr.

pr.

-

flouriguèssets) ; batèsen

batèssen).

Remarque. — Si l'imparfait du subjonctif est pres¬
complètement abandonné dans la langue fran¬
çaise, il est au contraire toujours très emploj'é en
langue d'Oc.
ï) dans un grand nombre de substantifs - notam¬
ment ceux terminés en ol(oul,)- où l'usage seul peut
déterminer la tonique et la place de l'accent. Ex.:
titol (titre) ; escà^o/(billot,), etc...
g) dans un grand nombre de substantifs terminés
par la diphtongue ia. prononcée d'une seule émission
de voix. Ex.: istòria (histoire - pr. istorio) ou dis¬
que

sociée: Ex.: academia
Observation.

—

(académie

-

Il découle de tout

pr.

academio).

ce que nous ve¬

d'exposer que l'accent (le signe tonique,) peut
déplacer ou même devenir inutile lorsque la toni¬
que change de place, quând, sur une forme donnée,
nons

se

se

greffent

une ou

plusieurs désinences destinées à

donner naissance à de nouveaux mots

de même

source.

esUidi (étude), estuúì&amp;r (r muet, étudier),
estuûismi (t muet, étudiant) ; arrèsta (il arrête,), arrestar (r muet, arrêter,).
Cette observation nous amène à nous occuper du
Ex.;

changement de son causé par le changement de
tonique.
Dans l'infinitif poder (pouvoir,) la tonique est sur
la dernière syllabe. Donc l'o de l'avant dernière
syllabe n'est pas tonique, et se prononce comme la
diphtongue française ou: pou.dé. De même portar
(apporter), demorar (demeurer,), voler (vouloir,) etc..

�—

299

—

Prenons le cas de l'indicatif présent de ces verbes.
Sing. i" personne: podi, mot terminé par une voy¬
elle, tonique sur l'avant-dernière S3dlabe ; l'o non to¬
nique à l'infinitif devient tonique: nous devons donc
l'accentuer : pòdi — et cet ò se prononce comme o
français. De même: pòrti', demòri, vòli etc... 2eme.
p rsonne: podes ou pods (IN du singulier ne modi¬
fie pas plus la valeur de la voyelle finale dans les
verbes que IN du pluriel ne modifie la même voyelle
dans les substantifs et adjectifs). Nous aurons donc
pòdes dans le premier cas et pòds (d muet) dans le
second parce que, régulièrement, les monosyllabiques
sont toniques. De même: portas (pr. portos), demòras
(demoros), voies ou vois (1 muet). 3eme pers. pod,
monosyllabique : pòd. De même : pòrta, demòra,
vòl. Plur. ie pers: podèm'. l'ò revient non tonique
parce que le mot est terminé par une consonne, ainsi
qu'à la 2e pers : podèt% et le son reviendra ou. Par
contre, à la 3° pers. : podon, nous avons l'exception
étudiée plus haut, paragraphe « a» ; l'o est tonique ac¬
centué : pòdon, et le segond 0 non tonique se pro¬
nonce

ou.

(à suivre)
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiir

Bibliografia
Totis iiòstres escolans se dêbon de plasar dins lor bibliotèca
los libres editats pel Colètge. Atal, del mêmes temps que s'asabentaran dins sò qu'i escrïbon lors ainats, nos ajudaran dins

nbstre

prefach.

Aqut los titols dels dos darrièrs librilhonèls pareguts :
La Trapèla de sant Jozèp, adaptacion pel teatre d'un conte
del abat Bessou, per la Fielaira. Prèt\: ifr.
La Femna muda, comedia en un acte, per Andriu-J. Boussac.
Prèt\ : 4 fr.
Aquelas doas pesàtas, ai\idas de jogar, ne regaudiran mai
d'un.

Per la

crompa, escriure al Colètge
Castèlnòudari [Aude).

morency,

d'Occitania, 2plasa Mont¬

�—

300

—

Colètge

Al

culhisèm
Cordes,
Nôstres
escolans Bassède, del Trull e Na Daguet son estais guerdonats
ongan à la Gińèsta d'Aur de Pèrpinhan. Per quant à nôstres es¬
colans Pèire Faure e Lucian Laporte, an agut prèmis als Jôcs
Demest los lauréats

de l'Academia dels Jòcs Florals,

los noms de nôstres escolans Marcèl Carrières e Léon
e de nôstres amies Cayrou, Narach e Benezet Vidal.

Pirenèas.
coralas felicitacions. Que continùen

Florals de l'Escôla deras

A totis mandam nôstras

lor bèl

prefach.

Nos cal notar

quatre maridatges

d'escolanas e d'escolans nôs¬

Castèlnôudari, deven dôna Albouy ;
Enriqueta Faure, de Toloza, deven dôna Saint-Martory ; Maurici Lignères, de Siran, s'es maridat ambe Dla A-Maria Fabre,
e, Raimon Donnadieu, anclan capiscôl del NovelLengad.be, am¬
be Dla Suzanna Cézérac, felena de nôstre grand amie lo trobaiElizabèt Mazières, de

tres.

re

Antonin Perbôsc.

aquels novèls-maridats ambe

Fazèm fôrsa vôts per

l'espéra

lèu d'escolanôts e d'escolanôtas com a fach
Joan Seguy que ven d'aber una filha, Elizabèt, à

que nos menaran
nôstre escolan

qui sovetam santat e prosperitat.

mort de quatre de sos
Durand, senator, totis
de Toloza, e lo comte
mai, nôstre amie Joan la

Per contra, lo Colètge deu regretar la
bons amies, lo? senhes Bonnefont, e Jan
dos de Castèlnôudari, Francés de Gélis,
de Las Valièras, de S. Somplezi. De

perdut sa dôna, e nôstre escolan Fernand Albert son bèlPortai, l'istorian de Cordas d'Albigés e
plan de libres sus l'encontrada ont èra nascut.
Que Santa Estèla recebe los morts en son paradis e que lors
familhas agràden nôstras dolencias esmôugudas.

doux

a

fraire, lo senhe Caries
l'autor de

Jozèp Maffre, cônse de Rofiac d'Aude, a fait
cinquanta francs al Colètge pel Conselh municipal. A-nel, va nôstre coral gramaci. Que cadun al seu seguigue l'exem¬
ple de J. Maffre ; es un deber de natura.
Nôstre escolan

votar

Dcvinalha
Sus mos sièis pèds soi mai que bon.
Se l'bm vol far praeò V escambi,

metre lo cinquenc al lòc de mon segond,
tant-lèu soi un qualqun qu'un prèire a bene\it

e

!
dos môts de sièis letras,
de décembre. Per des¬
dire quantas de responsas justas nos

La responsa, que comporta solament
deu èstre mandada al Colètge abantlo 25

partir los

ex-œquo, nos
mandadas.
Lo primièr recebrà un

seran

très que

detzième de la Lotaria

lo seguiran recebran de libres occitans

Impr. Lauraguaise

Nacionala, los

ambe dedicasa.

LO GRILH.

-

Castelnaudary.

4

Le Gérant ; J. SALVAT.

�L,o Gai Saber, n°s 145.

novembre 1936.

François de Gélis
Il est mort à Toulouse, le 12 août, ce fidèle servant
de Clémence Isaure, après une vie toute de labeur et
de simplicité.
Descendant d'une vieille famille lauragaise, appa¬
renté à la plus ancienne noblesse terrienne vivant sur
ces coteaux chantés
par Fourès et illustrés par JeanPaul Laurens, François de Gélis, devenu toulousain
par son mariage avec Mc"e de Lahondès après une
carrière militaire bien remplie, s'adonna au culte des
lettres et de l'histoire avec une ferveur passionnée.

Je ne veux pas entreprendre la bibliographie de ses
publications, nombreuses et variées. Je mentionne
seulement le dernier de

ses

romans,

Lettres et

con¬

fidences de la comtesse du JBarry, et le dernier de
ses travaux historiques, Le comte Axel
de Fersen.
Je ne parle que pour mémoire de ses conférences pu¬
bliques, et de sa collaboration à plusieurs revues et
journaux de Toulouse. Lo Gai Saber était de dimen¬
sions trop modestes pour insérer ses travaux richesen documentation solide
puisée aux meilleures sources,
et se contentait d'accueillir parfois ses allocutions de
circonstance, ses contes, ses poésies en français ou
en
langue d'Oc, car François de Gélis, en bon et fer¬
vent toulousain, était bilingue.
C'est à l'Hôtel d'Assézat que je le vis pour la pre¬
mière fois. J'avais eu l'audace de demander à consul¬
ter un des manuscrits vénérables des Leys d'Amors.Bibliothécaire-archiviste consciencieux jusqu'au scru¬
pule, il vint lui-même pour me dire que je n'avais nul
besoin de consulter ce manuscrit, puisque Joseph An-

�JĹO GÀI SABER

glade venait de le publier. Je dus

insister, et il céda,

mais non sans bougonner. Nous devions être depuis
d'excellents amis. A l'Hôtel d'Assézat, François de

Gélis était comme chez lui, et je pus me rendre compte
plus tard de son assiduité, de l'intérêt qu'il portait à la
vie, à la marche de l'Académie. Mainteneur en I906, il
prit une part active aux Jeux Floraux comme membre

ou comme rapporteur. Mais
l'auteurde VHistoire critique des
feux Floraux deijj23 à 1694, ouvragepubliéen 1912^
et qui,
malgré des lacunes et des erreurs de détail,,
demeure le livre à consulter pour tout ce qui concer¬
ne l'histoire des Jeux Floraux depuis leur fondation
jusqu'àleur transformation en Académie, jusqu'au jour1
où, dit-il lui-même, « le Gai Savoir, l'originale créa¬
tion des Sept Troubadours et du Chancelier Molinier
ne fut plus qu'une vulgaire copie de l'Académie de

de diverses

commissions

il reste, avanttout,

Richelieu

».

Noulet, puis Jeanroy avaient publié les
langue d'Oc, Les Joies du Gai Savoir, cou¬
ronnées par l'Académie pendant les deux siècles où
les poètes occitans venaient conquérir ses fleurs
précieuses. A partir du XVIIT siècle, des recueils an¬
nuels assuraient la publication des poèmes français —
et occitans aussi à partir de 1894 — distingués aux
concours. Les poèmes français couronnés aux XVI" et
XVII" siècles étaient encore inédits et conservés dans
Le docteur

poésies

en

connus sous le nom de Livre rouge.
François de Gélis en entreprit la publication, avecla
collaboration de Joseph Anglade, puis, après la mort
de ce dernier, avec celle de M. l'archiviste Galabert.

deux volumes

le jour.
Il me plaît de réserver quelques mots à François de
Gélisfélibre. Déjà, dans son discours de Remerciement
à l'Académie, le 4 février 1906, il avait parlé de la
«langue romane» des troubadours, plus vivante que ja¬
mais, et paru souscrire au discours-programme du
baron Désazars de xMontgailhard qui désirait « faire
Le

premier volume seul

a vu

�íiO "GAI

de Toulouse la

SABER

métropole de la rénovation, occitane,

et, de l'Académie des Jeux Floraux, l'arbitre de cette
rénovation». L'idée d'unification des divers dialectes
occitans et de la formation d'une langue littéraire dé¬
tendant à toute la France méridionale ne semblait pas
lui

déplaire. Puis, il soutint l'opinion contraire, accu¬
réformateurs, nos maîtres, de vouloir « fabri¬
quer un langage nouvéau ». Cette idée, ainsi timide¬
ment émise en 1912 dans l'Histoire critique des Jeux
Floraux, il la développait avec humour et insistance
dans un petit volume consacré à cette question, La
Vraie Langue d'Oc, publié en 1921, deux ans après la
fondation, au manoir d'Avignonet, de YEscòla Occitana à laquelle cependant il avait spontanément
donné son adhésion. «M. Perbosc ne voit pas, y écri¬
vait-il, que fondre tous les parlers populaires dans une
langue unique c'est «forger» une langue qui ne sera
plus que de pure convention ».
sant les

Il ne devait pas lui en coûter de se
reconnaître le bien fondé des réformes

reprendre et de
préconisées par
Antonin Perbosc et Prosper Estieu. Dans un discours
prononcé le 6 novembre 1923, à l'occasion du "VIe Cen¬
tenaire du Gai Savoir, il disait : « On fut effrayé d'a¬
bord par la sévérité de leur doctrine et la rigueur de
leurs conclusions. J'ai moi-même hasardé quelques
protestations, je les retire, je reconnais que la réforme
préconisée par eux est la plus vraie, la plus sage, la
plus logique ». Ce fut un acte de courage, simple et
éloquent.
Quant à lui, il maniait la langue populaire avec une
facilité etunesouplesseextraordinairès, nous étonnant
tous, à la fin des banquetsde Y Escòla Occitana, dans
ses poèmes, ses chansons, ses brindes improvisés.
Il était notre jos-capiscol depuis la mort de Joseph
Anglade.
Pour moi, je n'oublierai jamais la joie un peu mê¬
lée d'angoisse qu'il me donna lorsque, en décembre
1923, l'Académie des Jeux Floraux aj-ant espéré ob-

�LO

324

GAI

SABER

Félibrige, à l'occasion des fêtes du VIe

tenir du

Cen¬

Estelle à Toulouse,
de prêcher en langue¬

tenaire, la célébration de la Sainte
il m'écrivit pour me proposer

projet, mais la lettre de
tressaillir mon cœur de¬
perspectives insoupçonnées.
Abbé Joseph SALVAT.

docien. On dut renoncera ce

François de Gélis avait fait
vant des

Los Centenaris Occitans
1336.

—

Al

mes

de novembre, Raimond-Pons, comte de Tolo-

\a, fonda l'àbadta de Sant-Pons
quae dicitur Thomières ».
—

A la

&lt;in villa nostra dominicata

fin de l'annada comensa la famo\a Guèrra de Cent
rei\es de Fransa e d'Inglatèrra, que se disphtan
rei de Fransa Felip vendins lo pais, se fa acor-

Ans, entre los

la Guiana. Lo

dar

descimas

e

grans

dos

pel Sobeiran Pontife, li prometent de partir per la Cro\ada,
mas partis pas, e entrepren la guèrra contra lo rei d'Inglatèrra.
Lo trobador Raimon de Cornet li reprocha de mancar à sa
promesa : faria melhor, aquel rei &lt;mal aprés&gt;, de partir à la
Cro\ada, qifacò séria son deber e li permetria de mostrar mai
de

coratge :

feyra deber
layshes los Angles
e
passes als Turques
don pogra may valer.
Joan de MONTSEGUR.
Lo reys

si

�LO

GAI

SABER

325

"MAS ESPINGADAS "&lt;')
d'Enric MOULY

Lo valent felibre del

Roèrgue

a mostrat

mai d'un

côp son biais d'escriure. Mas Espingadas — abètz
déjà comprés ! — es un libre de racontes. L'autor
a espigolat dins sos
remembres de joventut e n'a fait
un a garba
que nòl lo perfum embriaigaire de tota la
vida pageza.

Mas Espingadas es doncas, mai que mai, lo libre
dels mainatges, mas totis i pòdon pozar l'amor del
païs e l'amor de la lenga; l'un e l'autre se despartison pas, per que, coma dis Mouly, la lenga ten
clauza l'ama del terrador.

Qun plazer de legir aquelas pajas simplas e gostozas, ont cadun se vei tornamai

pichonet!..

primièr remembre del contaire, coma de juste,
es consacrai à sa maire. Nos dis, amb una emocion
prigonda, cosi ela, un jorn qu'èra malaut, lo prenguèt sul bras e partiguèt à pèd per Vilafranca, ont
anaba far veze son paure troselhat.
« Savez-vous ce que c'est qu'une mère?» Aqui los
primièrs mots que lo mèstre d'escòla me faguèt legir,
mots d'una paja pertoeanta qu'ai pas jamai debrembada. Mas uèi, en legisent lo regent del Roèrgue
qu'escriu dins la lenga de ma maire, mon emocion
es mai prigonda. «Anaba al grand pas, e lo bresadis de sa marcha e lafèbre m'acosomisian. Quand me
revelhabi, ela me parlaba e m'alizaba per que ploLo

(1) Un vol. in-12, 260 p., Rodez, Carrère

(12 fr.).

�326

LO

GAI

SABER

rèsi pas. Anaba sens sentir lo solelh que la cremaba,
los esclòps que la cacbàban e lo fais que li pezaba...»
Un jorn, mentre que los primièrs mots espeliguèron,
las cambetas del enfant comensèron d'espingar ; cal-

guèt al pichon Enric un vestit d'omenet, «la vèsta
que botonaba darrièr e las calsas à portanèl.»
Ambe son fraire, lo Justin, plusjove qu'el, èra plan
apariat; totis dos landrèron, fadejèron, e, pensatz !
à-n-aquel atge ne faguèron de totas... Es que s'avizèron pas, un jorn, d'anar lavar la bugada? Lo Jus¬
tin lizèt e manquèt de se negar. Aquel primièr cabus
lor valguèt de lor paire, qu'èra «sec e rete coma la
Justisa», una braba correccion. Un autre còp joguèron al cabridon; Enric foguèt un malaizit pastre, e,
lo paure Justin! «vos aprometi qu'èra ora que se descabestrèse».
Pescaires afogats, ja, las boleguèron, las pèiras dels
pesquièrs e del Aveiron ! Casaires tant-ben, demarguèron lo singlar, emponhèron lo rainai que pasejèron dins las bòrias en cridant:« Als uòus ! »
Los jorns pasàban e l'Enric se fazia grandet. Venguèt lo temps de l'escòla:« A sièis ans, plan calsat
dins d'esclòps en quartièrs, plan coifat amb un beret
que plegaba las aurelhas, plan vestit d'un camias de
crozat negre ambe, dejost, lo saquet plen de castanhas, partiguèri per l'escôla.»
Al ostal, comensèt à trabalhar, subretot al temps
de las vacansas. Prèp de sa valenta maire e del Jus¬
tin, Enric segaba ambe punhor, debrembant la lasièra
dins las cansons. Foguèt lo pastre de la Calhòla, una
vaca qu'èra pas trop aizida; gardèt los pòrcs,
«còla
rondinaira e randolejaira », e, plus tard, per ganhar
quicòm, Totona, «aquela trasa de cabra» que lo faguèt plan corre...
Al temps « dels vèspres encalorats, quand lo solelh.
rabastina las estolhas », ja caminàban e corrisian !
Los grilhs e las agasas abian mal temps, e, quand

�LO

èra la

sazon

GAI

SABER

327

dels

nizes, « qunas suzadas per arrapinar
liza dels fauses o dels telhs !..» Era
las amoras e dels mosalons, la culida

contra la camba

la culida de

de las majofas
èran las corregudas pel campèstre, la nada dins l'aiga linda del
Aveiron, e los cabusets dins sos rajòls muzicaires,
mentre que lo tropèl paisia dins las pradèlas.
E tôt acò se fazia, dins lo gauch e dins las cansons
— e la tasta tant-ben! —
dins las castanhals perfumadas. Pèi,

paciensoza

tindarèlas.

Ara. lo brabe Mouly sosca à sas espingadas, e nos
dis: «E d'aquelses que se fan lo còr dur per quitar
lo vilatge, n'ai vist mai d'un que ploraba corn un
enfant en revejent lo lòc de sas espingadas.»

Uèi, en nos las contant d'un biais remirable dins
lenga e dins la nòstra, fa òbra de poezia e d'amor.
Las bêlas descripcions de la vida dels camps se
trôban à cada paja de son libre, coma la dezentutada dels grilhs : «• Sus la poncha dels artelhs aban-

sa

sàbem dins l'èrba del costat ont n'auzisian cantar un,

dosament, dosament,

per

asachar de l'espiar allin-

dal de sa tuta... Lo fintàbem, esmoguts, metre son
morronèl tôt negròt e luzent al fenestron. Calia pas
bolegar un det. ni una pelona; calia pas quitar de
cantar. Alèra pron sobent sortia, saufinaba, fazia lo

paternôtas, viraba lo cap al solelh
(1)
E los sovenirs embelinaires, coma aquel de sa Primièra Comunion, que tant lo ranfortis :« Quantes de
còps al mièch de las piras mizèras umanas, lo remem¬
bre d'aquel bèl jorn m'a. donat de vans per vencir
la vida maudida... Quantes de còps ai plorat d'èse
pas enquèra lo mainat à l'ama linda coma lo cèl,
torn,
e

se

azugaba

metia à

(1) Los Nieus.

sas

cantar...»

�328

lo

gai

per la dubrir enquèra,
Dius d'amor \» (i)

saber

tota granda,

al poton d'un

Mouly es poèta, es abant tôt felibre; es un
d'aquelis qu'an «al còr sò que los Ancians dizian
un
daimon, qaicòm que vos rozèga e vos calcina,
vòli dire l'amor afogat de son pais e de sa lenga.. .»(2).
Mouly a comprés, à la seguida de Mistral e dels
Mèstres, sò qu'es la lenga per un pòple. Ara, dins
son escòla e al siu entorn, la fa tindar e la fa aimar.
Se totis los regents fazian coma el ! L'apara, el, ambe punhor, aquela lenga d'Oc, que son mèstre d'escòla li defendia de parlar:« Quand sosqui à sò que
séria l'òbra de nòstra lenga s'èra ensinhada coma
cal, senti mos ponhs que se sàrran, e las dents me
pétan de vergonja e de crancor.»(3)
Pagés d'Occitania, escota la rampelada del felibre
roergat; te convida arderozament al amor prigond
de la tèrra, de la familha e de ton prefait jornalièr.
Per acò far, vòl auzir subre tos pòts la lenga de ton
terraire, portaira de bonur e de fe. Auzis :« Garda
amb amor, ambe fiertat, ta lenga e tas cansons perqu'an fach la jòia dels dabansièrs, e que s'envolaran
enquèra fernizentas de tos pòts arderozes dins l'eternala armonia del campèstre enfestolit.» (4)
De parièrs escribans son los que sàlvan la Rasa.
Se

Lo Grilh

(1)
(2)
(3)
(4)

de

la

Prumièira Comunion.
Abat Salvat, Paraulas Crestianas, p. 38.
Bessou.
Las Cansons.

Mar.

�L'Órt dels Trobaires

Pel

segond Milenari d'Oràci

Eheu !

fugaces, Postume

Oràci

...

(Lyric. II, 14.)

M'agrada uèi de me brembar que, dins una òda,
O grand poèta de Tibur,
Trobàbas autres còps la vida plan tròp corta.
Acò 's pracò qu'ara me plai
De revirar aici, per celebrar ta glòria,
Tos bèlis
—

verses

à Postume

:

Amie, dosamentet nòstras annadas pàsan.
Res n'es pron

fort per arrestar
blanc que s'acamina
Cap à la Mòrt despietado^a.
Quand même immolariàs cadajorn très cents taures
Al dius que reten dins sas aigas
Lo triple Gerïon e l'enòrme Titie,
Caldrià, com tots, tantis que sèm,
Que desendèses d ton or a dins la barca.
Auriam bèl fugir los combats
E los montais dangers de la mar tempesto^a,
E 'ls vents malastro\es d'autona :
Quand l'ora picard, totis anarem ve\e

L'òme vièlh tôt rafit

e

�LO

33°

Danaùs

GAI

SABER

Laiga fango\a del Cocite,
e sa rasa e V filh ainat d'Èòle
Condamnât al trabalh sens fin ;

quit.ar la terra, un ostal, una femna
Que nos agrada e que nos aima,
E, dels arbres del òrt, solet, lo supresièr
Ombrejarà lo nòstre crò^ ... —
Es atal qu'as cantat i a bel temps ; mentrestant
T es un pauc enganat, ò Mèstre !
Pels poètas d'engenh, la vida es pas tant corta
Qu'òc di\iàs al amie Postume.
Es qu'as pas lo bon biais de perlongar la tiuna,
D'abord que uèi as dos mila ans ?
Caldrà

Prosper ESTIEU.
Las

Rapmadas (Libre VIII).

�Libres INovèls

Contes,

romans,

discors (i).

Raconte de Cassaire,per A. Gourdin (in-12, 40 p.); A la Calo
de Bouqneiran, per G. Bernard (in-12, 40 p.) Ais-de-Provensa,
Ed. «dóu Porto-Aigo». — Loti Mariage de Pelagio, per A.
Chaude (in-8, 48 p.); L'Ouncle Chabert, per L. Negroun (in-8,

48 p.) Tolon, «Société des Imprimeries Toulonnaises». — Li
Passo-Tèms d'un bon per rèn, per J.-B. Blanc (in-8, 54 p.) cò
del autor, à Mausana. -— Li Conte de Mèstre Jan, per J. Bessat
(in-8, 200 p.) Avinhon, Romanilha (15 fr.). — A l Escolo di Mas,
per F. Mistral nebot (in-12, 40 p.) Ais-de-Provensa, Ed. «dôu
Porto-Aigo». —Les Contes du Mas', per F. Mistral nebot (in12, 176 p.) Ais-de-Provensa, Ed. «du F'eu» (12 fr.). — Lou Papo
di Fournie, per F. Jouve (in-12, 90 p.); Lou Secret de Casau,
per M.-A. Boyer (in-12, 118 p.) Ais-de-Provensa, Ed. «dôu
Porto-Aigo». — Madeloun Pourtoulago, per G. Bernard (in-8,
140 p.) Vaizon, Macabet. — La Rèino Sabo', per J. Bourrilly
(in-8, 192 p.) Arles. Impr. «L'Union». — Proun que t'engon!*,
per Laforêt (in-12, 250 p.) Uzès, «Aux Editions de la Cigale»
(12 fr.). — LA\epelh Covert, per E. Gilbert (in-8, 4. p.) Clard'Auvèrnha, Libr. «de 1 Avenir». — Fenolh, lo Violoper M. Carrières (in-8, 22 p.) Narbona, Estamp. del Lengadôc. — Mas Espingadas, per E. Mouly (in-12, 260 p.) Rodés,
mont

naire,

Carrère

(12 fr.). — Secret de t'Erba, per M. Roqueta (in-8, 16
p.) Carcasona, Gabelle. — Lotis très gouyats de Bordebielhe, per
S. Palay (in-8, 108 p.) Libr. de «l'Escole Gastou Febus» (12 fr.).
Debiset gascoun, Nougaro, 4.IX.1932, (in-8, 12 p.) Auch, Cocharaux ; Debiset gascoun, Condom, 24. ix. 1933 (in-12, 24 p.);
Debiset gascoun, Condom, 16.1x.1934 (in-12, 24 p.); Debiset gas¬
coun, Condom, 8.IX.1935 (in-12, 24 p.) Tarbas, Imp. «des Or¬
phelins-Apprentis», ôbras del canonge C. Laffargue. —Nostros
Gleisos e etj Abucle de Jerico*, per l'abat J. Castet (in-8, 36 p.)
S. Girons, Pont (3 fr.). — Lo Vin Fucaristic (in-12, 8 p.); Lo
Ra\im e la Dolor (in-12, 8 p.); La Litson del Vaisèl (in-12, 8 p.)
Bezièrs, Estamp. « Jeanne d'Arc»; La Pats (in-8, 8 p.) Castèlnóudari, Edicions occitanas ; Joan XXIIpapa occitan', (in-8, 16
p.) Caors, Impr. Coueslant, ôbras del abat J. Salvat. — La
Bounta de Mistral', pel canonge J. Imbert (in-8, 32 p.) Vaizon,
—

«Bonne Presse du Midi».

(1) L'asterisc indica las ôbras publicadas ambe traduccion franceza.

�GAI

LO

332

Ai

acampat

aqui

una

SABER

tièra de libres occitans en

pròza sas de tèmes d'imaginacion : contes, novèlas,
romans, ensachs, sermons, etc..., rezervant per un
autre còp los estudis sus la lenga, la literatura e l'istòria. Sò que sauta als èlhs en primièr, es la granda
part que

i

a

la Provensa dins aquela

siague pel nombre, siague
Es plan vertat que
La maire
La maire

tièra de libres,

pel volume dels obratges.

Prouvènço qu'a batu l'aubado,
Prouvènço que tèn lou drapèu,

L'a panca
La
Dàu

crebado,

peu
rampèu. (La

Respelido, de Mistral).

unis cinq o sièis libres de con¬
galejadas, ont se vei que se garda e se trasmet, en Provensa, la tradicion dels famozes contaires del comensament de la Renaisensa. La Provensa
M'atardarai pas sus

tes e

es

de

encara,

demest totas las

provincias occitanas,

aquela ont melhor florison los Almanacs popularis ;
es lo païs privilégiât del franc rire, de còps que i a,
del gros rire. Lou rire es la santa, nos dis Antonin Chaude (Mèstre Bartomiu) sus la cobèrta de son
Mariage de Pelagio, qu'a ilustrat el-meteis, manhificament. E es vertat; es plan sò que dizian Romanilha e Achile Mir. E òm pòd pasar de bonis mo¬
ments en legisent aquels contes rizolièrs, remembres
de joventut, sovenirs de familha, legendas del terraire, ont sobent la satira, leugèra e sens fèl, se laisa veze dins lo rire galejaire. De totis aquels libres
se podria far sò que Jòrdi Reboul se promet de faire
per Li Passo-Tèms dont a escrit lo prefaci :« Tóuteis, à la chaminèio, emé ta mouié, tei fiho e toun
drôle, lou signaren emé de vin eue e lou faren crema.
Puei, lou cendre, l'esparpaiaren ei quatre vènt
dóu Terraire pèr que si mescle estrechamen à la
Terro que n'a sourti...»
Me n' voldriai de pas mencionar especialament
Li Conte de Mèstre Jan, del majorai Jan Bessat,

�LO

GAI

333

SABER

òbra d'importancia autant per l'abondancià coma per
la varietat. Gaireben tôt i es, segon sò que dis Bechet
dins la prezentacion, conte galòi e galejada d'un
òme que,

de la vida, «a retengu que ço que

pqudi£

.

faire rire»; mas la mort, tombant despietadoza e
brutala sul fogal de «Mèstre Jan», a cargat sa plu¬
ma de tristor, e las darnièras pajas del libre, çqmolas d'evocaciòn, farian plus lèu plorar.
,
Los contes de Frédéric Mistral nebot se destàcan
dels autres per mai de tenguda literaria; e.sò que
mai m'a agradat dins sos libres — lo segond es una
novèla edicion del primièr ambe la traduccion franceza e dos contes novèls — son los remembres d'enfansa : òm es totjorn uros de tornar landrar, per la

pensada, dins lo terraire malhanenc; los contes —en despart Lou Jo de carto,
que nos fa sovenir, amb unaprigonda intensitat, de las oras tragicas
de la Granda Guèrra e qu'es una bêla paja d'antologia — son abant tôt, coma LOuro marcanto,
d'ocazions que pren l'autor de pintrar la natura e los
païzages de Provensa. En me raportant à la traduc¬
cion franceza, d'aqul entre aqul, ai pensât que belèu
lo majorai d'Avinhon l'a faita faire per qualcun mai
e l'a pas revizada:
compreni pas cosl un darboun
(une taupe) es revirat per « une salamandre », a ped
cauquet (à cloche-pied) per «d'un pied léger».
De las edicions «dóu Porto-Aigo» me son arribats
dos libres polits que son doas novèlas d'istòria. Dins
Lou Papo di Fournie, lo majorai Jouve, fornièr —
o bolangèr — à Carpentràs, nos conta cosl la corporacion dels fornièrs, en Avinhon, se regaudiguèt de
veze arribar lo papa Benezet XII, filh de fornièr, e
fornièr el-mèmes dins sa joventut. Mas los privilègis
acordats à la corporacion pel Sobeiran Pontife empachèron pas los fornièrs d'aplaudir à sa mòrt, perque lor abia impauzat de s'aimar coma de fraires e
de plus dire de marridas paraulas !! Es un raconte
un pauc longanha, de còps que i a un pauc azardoS
dins las reconstitucions istoricas, mas entremesclat

meti

�LO

334

GAI

SABER

de remembres personals e d'aluzions realistas
vida dels fornièrs, que se legìson ambe
e

à la.

plazer.
luchèt per las
gost

Casau es un cònse de Marselha que
libertats de la ciutat provensala contra las armadas
del duc de Guise e lo poder centralizaire de Paris.
Mla. M.-A. Boyer, d'Ièras, que conei
plan l'istòria
de Provensa, nos conta dins Lou Secret de Casau

primièr libre en lenga provensala — un epid'aquel temps, epizòdi que, de lènh, retipa Mirèio. Serena, la filha polida e encantarèla d'un
pescaire de La Cieutat, rôda per
totas las calancas de son
païs, e un jorn, à la fèsta de Sant-Victor, à Marselha,
tomba amoroza de Fabieu, lo bèl
cabalhèr, filh de
Casau. La guèrra fôrsa Fabieu à
fuge de Marselha;
Serena, perseguida ela tant-ben, se jita dins la mar
per l'anar rejunhe ; mas Fabieu tira de l'aiga res
qu'un cadavre. Bêla, poetica, tragica istôria, ont se
vei la vida de la Provensa
maritima, ambe sas pescas, sas fièiras, sas procesions, sas targas e sas dan¬
sas, d'aquela Provensa embelinaira, dont Serena,
filha del pescaire, es coma l'esensa. La
lenga de M.A. Boyer es de bona
lenga provensala, e, jos sa
pluma, los vèrses dirian que se reténon per pas espelir :
—

son

zòdi

Dins li sourni dedins s'entend de cacalas...

Madeloun

Pourtoulago, de Gabrièl Bernard,

es

ganhèt la primièra jòia als Jôcs Florals
Sèptenaris del Felibrige proclamais en vila d'Albi
en
1934, e que valguèt à son autor lo privilègi prezat de cauzir la novèla rèina del
Felibrige. Sô que
pensi d'aquel roman, ôc diguèri lo 19 de janvièr pasat al poste radiofonic de Toloza-Pirenèus.
S'agisaqui d'un drame d'amor que se pasa dins lo Comtat,
entre lo Rôze e lo Vf ntor.
L'apasionada Rôza embelina lo Jan Founteirin que
traïs lo bèl amor de
la Madelon; lo
Jan, un jorn, es tuat per l'inocent
Pierron, e ven morir cô dels Pourtoulago, ont la
Madelon perdona à la malastroza Rôza : es l'amor
un roman

que

�LO

GAI SABER

335

■onèste e parque trïomfa, mêmes dins la mort. Madeloun Pourtoulago es un bèl libre que fa onor à
son autor e à la Provensa. S'i podria trobar qualques

galicismes,

coma «

soufro

»,

«soufle», «soufranço»,

febli », de mots mal formats coma «bassoculo». Mas aquelas pichonas dècas s'avalison dins
l'ensemble, ont i a de vam, de color, d'armonia. Los
caractaris son plan prezentats, e la vida de Provensa
i es pintrada de man de mèstre dins de remirables
«ecò»,

«

31), la velhada (p. 47),
La psicologia i val la
aquelas notas sus las rancunas e

tablèus : las carbonièras (p.
la farandòla (p. 114), etc...

descripcion, coma
las

aziransas, «que bouton la bourroulo e lou treboutout un vilage, e dreisson de bràvi gent,

lèri dins

dins un desbord de michanapassiounado» (p. 8) e sus las gents de la terra,
contro oustau,

oustau

tiso

de demoustranço, en bèn coume en mau, e
subretout dins l'entimeta di familho» (p. 109).
«avare

Ambe La Rèino

Sabo, de Jozèp Bourrill}'-, abèm

pracò.
S'agìs aqui de l'istòria tant coneguda del rei Salamon
e de la rèina de Sabà. Es venguda del dezèrt « touto
regoulanto de delici» per aprene cò del grand sabi
à plan gobernar son pòple, li portant «la frescour

una autra

istòria d'amor, d'un caractari diferent

uberto à la vido, coume un boutoun au
espeli». S'àiman, e lor amor, en primièr esbleugiment delicios, se fa mai silencios en creisent :«pantai que se viéu e se gardo jalous, en dintre. Lis amo
soun tant bèn acourdado que li mot sémbloun plus
qu'uno causo vano e vuejo». Es à-n-aquel moment
que de tristas novèlas vengudas de sa tèrra la fòrsan
de partir: malgrat sa dolor, malgrat sa pasion, mê¬
mes à cauza d'ela, quita Salamon en dizent:«Lo cadabre soulet s'en vai, moun ami: l'amo te rèsto,
moun amo
coumoulo de tu». Lo cadre istoric, Latmosfèra orientala ont van e vénon los personatges,
la poezia, biblica dins l'inspiracion coma dins la
forma, tôt acò sèrva al libre de Bourrilly una granda limpiditat, parièra à la clartat d'una nèit d'estiu
d'una

matin

amo

�336
nos

tres

IX)

laisant

veze

èlhs per

GAI

SABER

los mondes lentans amagats

als

ros¬

l'abuclanta luzor del jorn.

Sant-Gile, ven de publicar
primièr volume d'un libre curios, libre de guèrra

Lo felibre Laforêt, de
lo

tablèus corts e nerviozes, la vida de
guerrejaire, qu'èra al front, sabia,
per las letras que recebia, sò que se pasaba dins son
endreit, e es aquela vida que nos a pintrada aqui. Sé¬
ria trop long d'indicar tôt sô que i a d'interesant,
dins aquelis retrats d'ura psicologia prigonda, que
totis los de la guèrra abèm trobats, un jorn o l'autre,
quand veniam en permision : «E la vido se debanavo,
journadièro e despachativo ; talamen despachativo
que la vengudo d'un permissiounàri avié quasimen
quicom de destempoura qu'estounavo un pau. Coume!.. siès mai aqui?» Los forniseires de las arma¬
das, que sabian tant plan armonizar lors sentiments
religiozes ambe de beneficis escandalozes ; los nonmobilizables que sabian far valer la plus mendra
infirmitat, e trobàban que los del front abian totjorn
que conta, en

«l'arrière».

Lo

la chansa, mêmes s'èran tuats d'un còp, sens sofrir ! ! ;
los profètas de victòrias o de malurs, los manteneires d'union sacrada, etc... totis aquels personatges
son

pasats en revista,

d'un biais qu'agradarà à totis

los vièlhs soldats. Nos diziam sobent, en pensant als
de darrièr:«Pron queténgan»! Aurian tengut encara

mai, saquelà ! Lo segond volume anonciat nos dirà
la part preza per las femnas à-n-aquela granda Vic¬
toria del darrièr. Segurament que se farà legir tantben ambe plazer.
En facia de tota aquela produccion literaria en
pròza provensala, tant abondoza e sobent deprimièra
qualitat, lo Lengadòc nos dona pas grand cauza. XJn
conte d'Enric Gilbert, una farcejada de Marcèl Car¬
rières nos dizent las aventuras del violonaire Fenolh,
de Lavaur, que voldria la granda glòria e, que, dezesperat un jorn qu'abia auzit lo famos Cresp al Capitòli deToloza, jita son violon al fòc, aqui séria tôt,
se i abia
pas lo bèl libre d'Enric Mouly, Mas Espin-

�LO

GAI SABER

337

gadas, dont se parla longament dins aqueste numé¬
ro: ajèt
lo segond prêts als Jòcs Florals Sèptenaris
del Felibrige en 1934 ; auria tant plan pogut aber lo
primièr.
Mas laisem pas lo Lengadòc sens saludar un jove
escriban que promet, Max Roqueta, que dins Secret
de l'Erba, nos conta sas impresions de primièra jo-

d'intima comunion ambe la nalengadociana dins lo ritme de las sazons : pensadasfinas, descripcions pintorescas, notas delicadas,
e tôt acò dins una
lenga bloza, amb una bona grafia.
Quora Max Roqueta nos donarà una òbra d'imporventut, tota pastada
tura

tancia ?

Gasconha, lo majorai Simin Palay a escrit,
jos la forma d'un roman, l'istòria d'una familha
biarneza de i a cent ans, al temps de la Revolucion
de 1848. Pas, o gaireben brica d'intriga amoroza,
mas
subretot de descripcions de la vida pasada, de
la societat e de las costumas d'aquel temps, e de fina
psicologia sul caractari biarnés : « Lous estrangès
que-s soun toustèm estounats dou calme de la bite
coumune en Biarn, de l'afabilitat dou nouste mounde,
de la loue poulitésse, de quine ley que sie la persouEn

ne, permou

qu'èm autan poulits dab û praube qui

s'en demande que dab û moussu ; qu'an bantat s'ous
libes la race courlése, alissade e afinade qui pople
las noustes arribères e qu'an dit qu'ère aha de climat ;

qu'ey poussible que sie d'aquet estrém la bertat, mes
que eau tabé pensa à ço d'aute » (p. 62).
Nos es permés de regretar que lo valent e sabent
majorai de Pau, dont la lenga es tant pura e saboroza, consentigue pas à la voler escriure dins una
grafia mai clasica. Sabèm que n' i a, de joves gas¬
cons, dezirozes de seguir l'exemple de Filadèlfa de
Gerda, d'Artur Cambos, etc... Regretarem totjorn
que los majorais d'aquel pais fàguen pas lo sinne
necesari, élis que sàbon tant plan exprimir l'ama de
lor tèrra:«Lous dus frays qu'en ressentiben à tau
punt la berou charmante (d'aquet matiau d'abriu)

�LO

33«

GAI SABER

qu'en debroumbaben de parla e qu'en anaben lous
œlhs grans, las nasits ubèrtes coum si abèn boulut
ha-s entra p'ou sang tout ço qui bedèm e qui aledaben : l'amne sancère de la terre maj'rane!» (p. 21).
La mèma lenga, pozada à la font mai autentiea de
la vida vidanta, polida, clara, cascalhejaira de cansons e embavarilhanta de luts, se pòd legir dins los
«Debisets gascouns » del canonge Laffargue, en qui
vivon e se perlòngan los primièrs bolegaires del èime
gascon : Couture, Tallez e Sarran, aimaires de la
tèrra, dels enfants, e de Dius, rebonduts un còsta
l'autre al cementèri d'Auch, e rejunts dins lo même
sovenir pel predicaire gascon à las fèstas de Nougaro.
Lo canonge Laffargue a fait imprimir déjà très de
sos « debisets » prononciats à las fèstas de Condom
en onor del razim, e me tom congostat en legiguent
aquì : sô que còsta lo razim, sò que val e sò que pôd
devenir; la litson del razim nos ensenhant que nos
cal èstre units e saber sofrir per èstre forts e galhards ;
enfin la litson de la vize, à qui cal, per faire una
vinha de prosperitat, de bona tèrra, de bon plant e
un bon empeut, imatge, tôt acò, de la Glèiza,
de la
gracia e del Crist.
Un autre predic gascon nos es vengut del Conserans, ont l'abat J. Castet es l'orator acostumat dels
acamps felibrencs. Asociant l'abandon de las glèizas
ambe la pregaria del abucle de Jericò, aicì la suplicacion simpla e fervoroza del prèire-felibre de Gasconha. «Hèts-me béde era béutat de nostros glèisos
gascounos. Hèts parla à moun audido sous auturousi
clouquès, bertadèros mas quilhàdos que mous enséncàsos de

Diu,

campànos tous-

hon at louèn

eras

tèm

tantôs gaujousos. tantôs plaque nostre cor se trobo en hèsto o plegàt
Tournàts-me era bisto det miéu pais

pregàiros,

nhivos subànt
en

es

dôus.

sas

mes

manhàc è mistous de Couseràns. LIèts-me

aimà de

etj oustàu que m'an dechàt es bièlhi,
aquéro Caséto mio, encàro que sio un piu ahumadoto.
tout moun

cor

�LO

339

coumpréne et trésor que soun
léngo gasbèroi è flourés bestit de noste esprit rouman».

Dats-me clarou
nostros usos

couno,

GAI SABER

ena

couseranésos è sustout nostro

(P- lo)E, pasant, d'un saut, al-desus de mos sermons
prononciats à Bezièrs e un pauc pertot dins lo miechjorn à l'ocazion de las fèstas del Vin Novèl, al-desus
de mon sermon sus la Pats, de mon laus del « papa
occitan » Joan XXII, acabi d'ont èri partit, en Provensa, en senhalant lo bèl sermon del canonge Imbert à la glèiza de Malhana, ont lauza dinnament la
Bontat de Mistral, que se manifestaba en tota ocazion, per una bona aculhensa e una generozitat sens
parièra, mas que se mostrèt subretotper la fondacion
del Felibrige, ont Mistral aparei, abant tota cauza,
coma l'Amie del Pòple :«La vido d'aquéu grand orne
n'es pas uno vido, es uno crousado ardènto que noun
a fin ni pauso. Si pouèmo, soun Trésor, sis escourregudo, si discours, sis article, sa courrespoundènci,
soun lis episôdi guerrié de la crousado.
Sus soun
auriflamo de guerro

i'ad'escri: Bounta~ï&gt;. (p. 30).

melhor claure aquela vista generala sus
la pròza occitana qu'en citant un parièr laus del
grand poèta occitan.
JozÈP SALVAT.
Pôdi pas

�BOLEGADISA

OCCITANA

ESCOLA ROCHEGUDE

Com entendut

dempèi plan de temps, ì'Escòla Rochegude feà Cordas d'Albigés, lo 2 d'agost. Mêmes que lo
aje un pauc escupit sul naz lo matin, se pôd dire que la
fèsta foguèt plan reiisida e qu'acampèt fôrsa monde. Ne
venguèt
de pertot, e mai que mai del Albigés.
La cauzida d'aquela ciutat èra pas
estada facha al azart. Lo
jos-capiscòl FernandGaulhet, queremplasaba lo capiscòl Jòrdi
Bousquet retengut al seu per la santat de la sia grand, ne diguèt
las razons dins son brinde. En
1222, quand Ramon VII la bastiguèt, las armadas del Amauri de Montfôrt èran vencidas ; la victôria tocaba de son ala la bandièra
roja à crotz d'aur. E Côrdas,
ciutat libra, simbelizaba aquela victòria. Es atal
qu'en i anant,
los felibres albigezes an volgut mercar un
jalon victorios de la
respelida de lor pais à la fe occi'ana. Tamben èran aqui nombrozes tant de Mazamet
que de Galhac, d'Albi que de Lescura
e mêmes de Castras. Mancàban los de
Rabastens, amai los de
Sant-Somplezi (aquestes qu'istoricament e geograficament son
del pais tolozenc) ennegrits
qu'èran per la pèrda de lor valent
jos-capiscèl, lo comte Jaume de Las Valièras.
Es qu'es de bezonh de vos dire
pel menut sô que foguèt aque¬
la fèsta ? Lo program n'èra establit coma dins totas las felibreaculhensa
à
jadas :
la Comuna, mesa, taulejada, cort d'amor.
Se debanèt com èra estât
previst, à part que lo majorai Pèire
Azemà, que debia prezidir, nos mandèt un telegrama per nos dire
que podia pas quitar d'Ax-los-Banhs ont èra e ont èra aleitat.
Mas direm, e ambe qun gauch !
qu'aquel jorn foguèt una fès¬
ta de lalenga d'Oc. Dins
cap de lóc s'auziguèt pas una paraula
que foguès prononciada autrament que dins lo nôstre parlai'. Lo
cônse à la Comuna saludant los
felibres, lo rector dins la glèiza recebent l'abat Salvat
que prediquèt, los orators de la taule¬
jada, los dizeires e cantaires de la cort d'amor, totis, à bèl èime,
empleguèron lo nôble lengatge de Ramon VIL
Côrdas, que la centralizacion a demezida e anequelida, se reviudaba de veze pasar per carrièras,
seguisent la bandièra de
Lengadôc, aquel cortètge, florit de mai de dos cents dônas ejolibrejèt
cèl

ongan

nos

ventas

en

côfas blancas

tics ont las

e

chales de colors. Los vièlhs ostals
go-

escalpraduras de naut relèu môstran sabèm pas quantis d'animals fantastics, e las
pôrtas que demôran, sus las vinte-sèt d'un côp èra, dins las cinc cintas de barris de la vièlha ciu¬
tat, agachàban, esmerabilhats, Eran pas de toristes que pasàban, aquel jorn, ambe de causas de golf e parlar ponchut ; èran
d'Occitans vertadièrs e èra plan mai bèl.

�LO

GAI

SABER

plasa, i abia una pichòta expauzicion-fièra
cordezes : de vins, de brodarias, de causaduras;
peltrabalhde las vinhas e de côeas de tota mena:
chaudèls, curbelets, crocants. S'i faguèt d'afars e subretot s'i
vejèt que, se Cordas a un pasat istoric dels plus bèls, se sab
tamben endralhar dins los camins modèrnes que lo Felibrige es
pas lor enemic, al contra de sô que crézon encaratrôp de gents
que cèrcan pas de s'asabentar.
Sus la pasejada de la Brida, d'ont se vei un panorama subrebèl sul Carsin e sul Roèrgue, sus Grezinha e la valada del Ceron, un teatre èra estât edificat. Aqui se tenguèt la cort d'amor
jos la prezidencia d'una polida e genta Rèina, damaizèla Mauriceta Boyer, brodaira de Côrdas. De dròllas del endreit i cantèron e tamben un grop novèl qu'aquest ibèrn se constituera feli—
brencament jos la conduzida de nòstra escolana, dòna Maisonnave : es lo grop de las Jardinièras de Lescura que s'i fan de bon
côr e que son de felicitar grandament. S'auziguèt tamben lo bariton Cun, de Montalban, e nôstre clavaire Norbert Rouquette.
Enfin, los Cigalons Narbone\es, bailejats pel mèstre-d'óbra
Ernest Vieu, se faguèron à Côrdas de novèls amies en jogant doas
pesas amb un vam qu'es pas de dire. Lo monde ne perdian l'alen
de se rire e de picar de las mans.
En rezumit, foguèt una bêla e bona fèsta, talament bona e bê¬
la que los sôcis de Rochegude pàrlan d'i tornar l'an que ven.
Es vertat que foguèrem ajudats de man de mèstre pel Municipi, lo Sendicat d'Iniciativa e lo pôple de Côrdas à qui debèm
nôstres gramaciaments los mai corals.
Al raercat de la

dels produchs
d'instruments

Lo Secretari General.

De mai

en

bolègan dins lo sens feli—
intégral. Sens mai de comentaris acô se

mai nôstres païzes se

brenc e regionaliste
veirà per las novèlas

arriban de totis caires.
Espôrts, los Aude benfazensa. I
resontiguèt la lenga nôstra manejada de man de mèstre per
nôstres amies Jeanjean e Tesseire.
Lo 2 d'agost, à Côrdas d'Albigés, se faguèt una bêla felibrejada que n'es donat dins una autra cronica un rendut-compte
mai important. Mas nos cal notar aici que s'i tenguèt, dins una
sala de la Comuna, l'acamp de la Mantenencia de Lengadàc, jos
la prezidensa d'En Andriu-J. Boussac, vice-sendic, que remplasaba lo majorai Pèire Azema, sendic, retengut à las aigas per
la malautia. Jamai de la vida s'èra pas vist tant de monde a
acamp mantenencial ; tamben las discutas que s'i faguèron fomenudas

que nos

Lo 2i de junh, à Xoloza, al pargue dels
dencs de Toloza abian azengat un festenal
—

—

guèron seriozas.

�LO

GAI

SAHER

D'en, primièr s'i diguèt les dois de laMantenencia, que lo darrièr, vièlh de uèit jorns, nos privaba de: la prezencia de nôstre'scontraires de S. Somplezi., Se pasèt. pèi; ,à J'elecçion d'un vicesendic, nôstre. amie Ernest Vieu,.lo, ya.lent baile dels Cigalonsỳarbone\e.s, e dels delegats al Conselh général del Felibrige per
1937. : lps vice-sendics Boussac e Domergue, e En Norbert Rouquette, e de très delegats ajunts : dôna Savinhac (Vilafrancade-Roèrgue), Frédéric Cayrou (Montalban) e; Marcjal Dedrea
(Clar-Mont d'Eraut). De mai, los ma.nteneires prezents demandèron.à'l'unanimitatqUe lo sendic' prénguès.en considef'âcion la
cauzida que fazian d'En Léon Cordes, capiscòl de Y'Escòla de
'Menèrba., coma secretari-clavaire del burèu màntenencial.
,

De las questions discutidas pèi,
ral Salvat se carga, ba.ste que los

cal rètene : f) que lo maj.O'
sôus necesaris li siàg.uen donats, de metre sus pèd lo Cansonièr dè Lengadàc que deu far
seguida à VAntologia escolaria que foguèt publicada i a qualquas annadas; 2-) un rapórt verbal de Boussac, acetat àl'unar
nimitat; ont trôba que l'Estatut dona. à las Màntehencias un
rôtie mesquin al lôc del que lor debria èse réservât. « Se lo Fe¬
librige, dis, es, segon la Declaraciôn federalista d,e 1892 acetjada e.encorajada per. Mistral, lo promotor, de. la. decentralizacion, se deu d'èse decentralizaire dins: sa propra amenistracion e non pas centralizaire &gt;..Las Mantenenci.as débon. donc
ëstre cargadàs. de .transmêtr.e al. burèu del Çonsistôri las pre.

zentacions dels novèls manteneires e de las escôlas novèlas ;
débon aber coneisensa de las candidaturas.à las me.strizas ; dé-

dins la ierarquia.félibrenca perconeisé de totas las questions qu'interèsan los manteneires. En acabant, demanda qu'un vôt siague exprimit per demandar al Çonsistôri de cambiar dins lo
sens
prepauzat los articles del Estatut concernint las Manteneńcias « per lor donar una vida agiseira al lôc que sémblan
èse toleradas pels uns e desconegudas pels autres &gt;. AjïiSta&gt;.
pèi : ■&lt; Las Mantenencias débon èstre quicôm 0 èstre supremidas 2&gt;; 3-) un apèl de Léon Cordes'à qui se junhis lo majorai
Salvat per que las escôlas de Leiigadòc apùguen l'esfôrs fait
pels joves, per publicar l'Armand c occitan; .;•) un autre apèl
del majorai Salvat en favor del Càlètge d'Occiiama que los man¬
teneires prezents s'acôrdan per dire qu'es una iniciativa realizâiris que deu èstre mantenguda 'e encorajada.
bon,

en un

que son

mot, èstreun degrat

plan plasadas

per

.

Lo 16 d'agost, à la.Guèpia, fèsta felibrenca plan.reíisida ont
faguèron auzir totis los grops qu'an grelhat dempèi qualquas
annajdas dins lo Carsin. ALcostat del cônse de la çiutat, Ins.enhe;
Mercadièr,.que foguèt l'azengaire e lo&gt;baile: de la jornada^fe-.
coneguérem. nôstres valents. amies .Frejderiq CayrOu,.P.èir,e.;.Gar-;
des e À.--J. BoUSSaC.
;
: -;... r í
,

—

se

.

—

Lo 23

,

,

.

d'agost, à Cauterés, jos la prezidensa de Mri'hot G'er-

�LO

GAI SABER.

343:

lièr, abesque de Tarbe e Lorda, se tenguèt la fèsta dels Très
BeretSy o dèls très B (Biarn, Bigôrra e pais Base). Los grops de
cantaires e dansaires d'aquels païzés faguèron miranda, mes•clats. qu'èran à-n-una pèsa francimanda dé retrospectiva isto-i
rica e literaria. S'i auziguèt dos cóps la granda votz de Filàdèlfa, trufarèla e patetica, que lo pòple dels- banhaires côbriguèt
de sos aplaudiments estrambordats. Lo poste radiôfônic TolozaPirenèus asegurèt perfètament la retran'smision d'aquel festenal.

tat

l'Escôla deras Piomenatge solemne al seu fondator, lo regre-

Lo 6 de setembre; à S. Mamet-de-Luchon,

—

ren'eas rendèt

un

majorai Bernât Sarrieu. Jos la prezidensa de la rèina dé

l'annada, Na Maria Sarrieu, neboda del sabent profesor, lo festenal se debanèt segon lo program establit dins un grand moviment de pietat patriala. Lo matin, estrena del monument ar¬
borai â la memôria de Bernât Sarrieu pels sonhs del egrègi es-

calpraire luchonés, lo senhe Mangue. I prenguèron la paraula
lo majorai Caries-Brun, lo canonge Baylac, decan onorari del
Institut Catolic de Toloza, lo doctor Germes, lo senhe Picot,
prezident de la Societat dels Estudis del Cominges, lo majorai
Clovis Roques, delegat oficial del Capolièr e del Consistôri, lo
senhe Sermet, prezident de l'Academia de Montalban e lo ma¬
jorai Ramon Lizòp, capiscôl de l'Escôla deras Pirenèas. La mesa felibrenca se celebrèt pèi dins la naneta glèiza de S. Mamet
e s'i auziguèt, fóra dels cants en lenga nôstra, un bèl prezic del
abat Castet, rector de Balaguer. Al vèspre, agradiva cort d'amor sus la pasejada dels Quinconses ont se n' donèron à bèl èime totis los grops que l'Escôla deras Pireneas a saput far grelhar sul larg terraire ont espandis son accion. De nèit se ten¬
guèt la taulejada tradicionala que se perlonguèt plan tard.
Notam que la vèlha, al teatre del Cazinô, dins una vesprada
requista, s'èra facha auzir Na Julieta Dissel, e que lo 6 de ma¬
tin s'èra tengut, côsta l'acamp annadièr de l'Escôla, lo de la
Mantenencia de Gasconha-Biarn que sembla de se voler reviudar jols esfôrses africs del secretari de l'Escôla, lo bèl trobaire Juli Palmade, de qui se dira pas pron lo vam arderos per la
Cauza felibrenca.

doctor
annadièr de la Mantenencia de
môrt de Raynouard,
Rochegude, que faguèt coneise las ôbras dels trobadors.
Lo meteis jorn encara, 6 de setembre, al pargue dels Espôrts
à Toloza, bêla reprezentacion dePerdigal, de Jan Suberville, ont
se sab
que i a un rôtie en lenga d'Oc qu'es jogat dempèi la creacion de la pèsa, l'an pasat, per Na Julieta Dissel, prôba que,
se Jan Suberville ôc volia, podria dotar lo teatre occitan de pèLo 6 de setembre,

à Brinhôlas, jos la prezidensa del

Andriu Jaubert, sendic, acamp
Provensa. S'i glorifiquèt lo centenari de la
lo sabent romanista, amie del lengadocian

sas

requistas.

�LO

344

ABÈPI LEG1T

GAI SABER

:

L'Auvergnat de Paris (23 mai) ; à prepaus d'un libre d'Enric
Pourrai, Toucher Terre, ont l'escriban d'Auvèrnha lauzalo vièlh
parlar francés del Canada, Gandilhon Gens d'Armes li fa la litson :
«Pardonnez-moi, mon cher Pourrai, d'avoir, en les lisant
(vos phrases), biens moins pensé au vieux parler français des
paysans du Canada qu'au vieux parler d'oc du tiers au moins des
paysans de France... Vous passez pour ne guère aimer ce vieux
parler d'Oc... Vous parlez avec irrévérence des félibres... Vous
avez tort... Ne me parlez
pas du pauvre français des campagnes
occitanes... Il n'a aucune des qualités que vous trouvez dans un
vieux parler populaire ou paysan... Pour des récits rustiques
collant pleinement au réel, au naturel des êtres et des choses,
il n'y a encore que la vieille langue d'oc. C'est pourquoi j'ai pour
elle le même amour que les Canadiens portent à ce vieux fran¬
çais des rives du Saint-Laurent qui est allé, jusqu'à Ambert,
vous

émouvoir

».

Toloza (24 mai) : Le
sac sul libre del pintre

Maillanais, bon estudi de A.-J. BousDenis-Valverane ; (31 mai); Un livre de
sonnets, per A.-J. Boussac, que lauzenjalo libre de J. Palmade, Ores del Cor, e que dis : «il faut se souvenir du nom de
Jules Palmade qui brillera un jour parmi les meilleurs poètes
dé langue d'Oc ».
Sud-Magazine (juin) : Humanisme et poésie, çer P.-J. Roudin,
que môstra, dins
Valèri Bernard, à

una

fina analizi istorica de l'ôbra literaria de

prepaus de
si lo rèire-capolièr es arribat

tas

Estieu

e

Perbosc

sos

la«Legenda d'Esclarmonda», coà realizar, à la seguida dels poè-

amies, l'unificacion cccitana

; «

La po¬

sition qu'il a

prise en faveur de l'unification graphique de tous
les parlers d'Oc et de la constitution d'une langue littéraire in¬
terdialectale, l'œuvre qu'il a .réalisée conformément à cette con¬
ception et les hauts symboles culturels, patriotiques et humains

dont elle se couronne, confèrent à l'humanisme de Valère Ber¬
nard cette valeur nationale directe, exemplaire et active, que
toute

l'Occitanie lui reconnaîtra bientôt.

»

Lo 24 d'agost se moriguét à Limos (Aude) la genta dóna
Joana Guitz-Aurifeuille, una de las melhoras jegairas e dizeiras
de lenga d'Oc, espér d'Occitaria segat dins sa fier.
Tût le pòple occitan aprendrà, amte grand col, la mort, à
Marselba, lo 9 d'cctôlre, del grand pcèta e artista Valèri Ber¬
nard. rèire-capolièr del Felibrige, e amie de YEscòla Occitana.
Que santa Estèla recebe dins son paradis lajoventa de Limos
e lo majorai marselhés!
CRI-CRI.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

�Règles de Phonétique Occitane
dans le

corps d'un mot,
français ; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
i" VOYELLES.

accentué

ou

—

a,

seul

ou

non, sonne comme a

—

o

fermé

suivi de
c devant

français.

comme ou

2° CONSONNES.

—

b,

c,

d, f,

g,

j, 1,

m,

ń,

p, q

( toujours

r, s, t, z sonnent comme en français; mais
et i est sifflant comme s français; —- j sonne

u),
e

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

—

qu'à l'infinitif;'
muet

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; —■ v sonne comme b, sauf en Pro¬
—

à la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

FÉLIBRES
M'oubliez pas

que

l'Académie des lewx

1937, le PRIX PUJOL
POÉSIE (3.000 francs), divisible, à des poèmes

Floraux

attribuera,

en

(imprimés ou manuscrits) en
d'Oc
langue
se rapportant à Toulouse, sa ré¬
gion, son histoire, ses grands hommes.
Ce concours, est ouvert, de même que le
concours annuel des fleurs, jusqu'au 3 I décem¬
de tout genre

bre 1936.

�Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllisii

Quelque abonné du Gai Saber voudrait-il
défaire de la Collection complète de la revue,

se
au

moins des

Faire

des

morency,

10

premières années, 1919-1929 ?

offres au Secrétariat, 2, place Mont¬

Castelnaudary.

iiimiiiiiiiiiiiiiiiimimiiiiiimmmiiimmiïmii
Teatre

populari del Colètge d'Occitania

Lo Mctge de Cueunlian, adaptacion d'un conte de
Romanilha, per Joan de la roca (in-8, 30 p.). 11

6 fr.

ilustracions de Paul Sibra

La Farsa del Ruscadîèr,
«La Farce du Cuvier», per

p.)

3

La

adaptacion modèrna de
Cecilia Guxac (in-8, 16
ilustracions de Robert de Montcabrièr . 4 fr.

Trapèla de saut lozèp, adaptacion d'un conte
La Fielaira (in-S, 8 p.). 2 fr.

del abat Bessou, per

La Femiia muda, comedia.
per

en

un

A.-J. Boussac (in-8, 16 p.)

IMPR.

D'EDITIONS

OCCITANES

-

CASTELNAUDARY.

acte

en

pròza

4 fr.

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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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