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                  <text>18a Annada

N° 155

Setembre 1937

Gai

Lo

Revisia de VESCOLA OCCITANA

—

Dis Aup i Pit-enèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrièra dels Arts, 14-

Lo Numéro: 2 fr.

�SABER

L.O OAI

Revista de l'ES COL A OCCITANA
14. Cal-rièra

BURBUS:

dels Arts

Fransa

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TOL.OZA

15 fr.

2S fr.

papièr Lafuma : 35 fr.)

ENSENHADOR
del N» 155

André-I. BOCSSAC:

(Setembre 1937)
La

propagation de la langue wal¬

lonne

Maria

BARRAILLÉ :

loan de

MONTSEGCR:

Belgique.

en

La Tèrra

e

l'Ostal.

Los Centenaris Occitans.

Albert PESTOUR:

Véspre d'Estiu.

Prosper ESTIEC :

Subre la Fèsta del Blat Novèl
à

Montjard :

A la Fèsta.

Aprèp la Fèsta.
lozèp SALVAT:

Libres Novèls.

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana :
Acamp Mantenencial de Vilafranca-de-Roèrgue (A.-J. Boussac).
Escèla Albigeza Rochegude (Lo
Secretari).

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
Prosper Estieu, capiscòl ; Axtonin Perbosc, J.-Rozès de
Brousse, Jaques-Emili Abelous, jos-capiscòls; Armand Praviel,

]ozi? Salvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
de
Gerda, Francés Tresserre, Lois Théron
de Montaugé, Juli Cubaynes, Joan Ladoux, amiral d'Adhémar
de Cransac, conselhèrs.
Paul Sibra, jos-capiscèl dels Grilhs del Lauraguès; Jordi
Bousquet, capiscòl de l'Escòla Rochegude ; Fernand Albert,
capiscòl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscòl de l'Ascòla Audenca; Teofile Ferrie, capiscèl de VEscbla d'Autpol;
Elia Lagarde, capiscôl de VEscàla Dom Vaissete, conselhèrs.
clavaire;

Filadèlfa

�td22áiÀ£àiSSa

^

Lo, Gai Saber, N°

SETEMBRE

155.

m

19 3 7.

Ĺa.-propagation de la langue
wallonne

en

Belgique^

L'esprit wallon, esprit de force
lumière, ne s'éteindra jamais.
(Radio-Bruxelles, 28 juin 1937).

et de

Beaucoup de

nos

compatriotes qui s'étonnent de

voir les efforts des félibres pour répandre la langue
d'Oc dans les milieux d'Occitanie où elle n'est pas
suffisamment parlée, et qui ne comprennent pas com¬

plètement la tâche félibréenne, feraient bien de jeter
un coup d'œil hors frontières et, notamment, en Bel¬
gique. Pour eux et pour les guider dans ce travail
de recherches, nous avons réuni quelques notes sur
ce sujet.
On sait qu'il y a dans ce pays deux langues offi¬
cielles : le français et le flamand. Tous les actes gé¬
néraux sont rédigés dans les deux langues, le dis¬
cours du trône est prononcé dans les deux langues,
les timbres-poste portent l'inscription double: « Belgique-Belgien ». Il y a cependant une troisième lan¬
gue, la wallonne (prononcée: oualone), qui est celle
des Wallons, c'est-à-dire des Belges qui, pour le mo¬
ment, parlent en français. Autant que nous pouvons
en
juger, il semble que cette langue soit une transi¬
tion entre le français et le flamand, donc véritableCet article avait été écrit en langue d'Oc. Pour que nos
régionalistes puissent en prendre leur
part, nous avons demandé à l'auteur de le tradui:
(N. D. L. R.)

(1)

amis wallons et tous les

�LO GAI

254

SABER

la langue nationale de nos amis belges. Si l'on
des gens pour l'appeler un «patois», ce sont
les mêmes qui appellent ainsi la langue d'Oc, le ca¬
talan et le vaudois, ceux qui n'ont pas l'esprit assez
ment

trouve

large pour penser avec Meillet qu'une langue est
une «institution sociale traditionnelle » (2),
et qui
s'arrêtent à une expression linguistique unique com¬
me le français,
l'espagnol ou l'italien, expression
traditionnelle pour les uns, mais artificielle pour les
autres.

contraire de ce qui se passe dans nos pays
la langue d'Oc, bien que le wallon ne soit pas
une
langue officielle, il est encouragé de plus d'une
façon par les autorités à quelque degré qu'elles ap¬
partiennent du Gouvernement ou des communes.
C'est ainsi que, tous les ans,\l'Echevin (3) de l'En¬
seignement public du Conseil municipal de Liège
organise, avec l'aide d'un comité spécial, un con¬
Au

pour

cours

de

«

rédaction wallonne

» entre

les élèves des

primaires, secondaires et normales. Cette an¬
née, treize-cent-cinquante deux élèves y prirent part
et le jury affirme que l'on ne vit jamais autant de
copies sincères et personnelles. Certaines, très supé¬
rieures, doivent être publiées. A la distribution des
prix qui se fit, pour les écoles primaires tout au
moins, du 20 au 27 mai, deux-cent cinquante-deux
livres offerts par des particuliers, des sociétés, des
écoles

auteurs
comme

et des maisons d'édition furent distribués
récompenses. De plus, il y eut cette année

deux essais

qui réussirent également: un concours
de diction wallonne réunissant 115 concurrents, et un
concours de composition typographique wallonne à
l'Ecole artisanale du Livre. Ce dernier concours,
très

goûté des maisons d'édition qui savent l'intérêt

(2). Les essais de langues artificielles, in Les Langues dans
l'Europe nouvelle, par Antoine Meillet (Payot, Paris, 1918).
(3). L'Echevin est un délégué du roi des Belges auprès des
municipalités.

�LO

GAI

SABER

255

y a à avoir des typos sachant composer le wal¬
lon, comportait la composition d'une page et sa cor¬
rection (deux épreuves). Le concurrent classé premier
fit neuf coquilles à la première épreuve et en laissa

qu'il

deux à la seconde dont une n'était pas une faute de
graphie, résultat d'autant plus remarquable que la
graphie wallonne nous paraît assez compliquée. Elle
est, en effet, carrément phonétique. Les lettres qui
ne se prononcent pas sont remplacées dans le corps
des mots par des apostrophes. Par exemple: « V'sallez scrîre » qui signifie: vous allez écrire. De plus,
ils emploient une lettre d'apparence bizarre qui ap¬
partient à l'alphabet suédois, un a couronné d'un
petit 0, pour exprimer un son que nous connaissons
bien puisqu'il est courant en langue d'Oc, et qui n'est
pas autre chose que l'o ouvert français. La diffi¬
culté de la graphie wallonne vient de ce qu'elle n'est
pas unifiée au regard de certains dialectes qui n'ont
pas tous la même façon de prononcer. C'est ainsi
que l'on écrira : Tcharlotle ou Charlotte selon l'en¬
droit, tout comme si nous écrivions nous-mêmes:
mièch, miètch ou mièts, indifféremment.

Voilà donc ce que l'on fait pour les enfants, pour
la jeunesse, pour ceux qui seront les hommes de
demain. On ne se désintéresse pas toutefois des
hommes
d'aujourd'hui, mais on s'occupe d'eux
sur un

plan différent et

on

les atteint surtout par le

théâtre.
La province de Brabant qui a, à peu de chose près,
la superficie d'un département français, est d'expres¬
sion flamande au nord, ce qui diminue considérable¬
ment le territoire où le wallon est parlé, et où il y a

cependant trente-deux sociétés théâtrales d'ama¬
teurs. Tous les ans, par cycle de trois ans, des tournois
dramatiques sont disputés entre les cinq divisions où
sont classées ces sociétés. Dans le cycle de 19261929, elles reçurent 6.150 francs de prix ; dans celui
de 1930-1933, 5.925 francs, et, pour le cycle en cours,

�LO

256

GAI

SABER

francs.
oubliés. La province de Brabant inscrit à son budget un crédit pour l'encoura¬
gement de la littérature, et de 1927 à 1936, les au¬
teurs d" langue wallonne ont reçu 10.500 francs. Les
communes ne sont pas en retard sur les provinces
et, par exemple, pour la seule ville de Liège, L'U¬
nion nationale des Fédérations walones a pu distri¬
buer 49.000 francs de 1895 à 1930. Au début, lors¬
que le mouvement commençait à peine, la contribu¬
tion annuelle de la municipalité liégoise était de 1.500
francs, mais depuis 1926, où le mouvement s'étend,
elle est de l'ordre de 2.500 francs.
On voit tout de suite qu'à côté de l'intérêt moral,
les Belges ont su lier l'avenir de la langue à l'inté¬
rêt matériel. Ecrire le wallon, le parler, s'instruire
dans sa littérature, sert à quelque chose. Ge n'est pas
un
jeu ni même une spéculation spirituelle sans au¬
cune
portée pratique; cela correspond à quelque
chose dans la vie ordinaire de la nation wallonne qui
ressuscite. Les dirigeants du mouvement s'adressent
aux enfants en wallon, et en français à ceux qui ne
savent pas encore lire, forme de propagande que
nous avons,
pour notre part, toujours recommandée
treize sociétés récompensées ont déjà reçu 2.700
Les

auteurs ne sont

et dont

nous

réussite

sans

pas

trouvons

là

une

justification

par une

pareille.
Mais, nous dira-t-on, des sociétés qui reçoivent des
subventions, cela ne fait pas vivre les acteurs, et, s'il
y en a autant que vous le dites, il faut qu'ils soient
animés d'un
esprit de sacrifice comme l'on en
voit

rarement.

Certes !

et

ces

sociétés

font de très

grands efforts pour contenter leurs auditeurs. En
1932, le Brabant organisa un cours pour former des
régisseurs! Vingt-huit heures de leçons données par
quatre maîtres qualifiés, parce que le théâtre ne
s'invente pas plus qu'autre chose et que l'on ne sort
rien de rien malgré la meilleure volonté... Et les ré¬
compenses ne s'arrêtent pas à ce que nous disions

�LO

GAI

plus haut. Tous les. trois;

SABER

ans

il

y a un concours pour

francs de;prix; tous les ans,
lés sociétés se disputent la « Coupe, du Roi » qùi est
la consécration la plus haute. Elle aura lieu cette

les.auteurs, doté de

2.000

année à Charleroi
bre prochains.

aux

mois d'octobre et de

novem¬

Les meilleures sociétés et les meilleurs acteurs
ensuite appelés à jouer dans un théâtre perma¬
nent comme le Théâtre communal wallon du Trianon,
sont

à

Liège, ouvert tous les soirs, et qui donne, une fois

par semaine, une représentation au bénéfice soit
d'un acteur, soit d'un membre du personnel. Le pro¬

de ce théâtre est très varié. On y joue des
comédies, des drames, des opérettes, des revues: on
gramme

y donne des spectacles coupés avec des chanteurs,
des danseurs, des chansonniers, des musiciens, ama¬

professionnels. Il ne semble pas que le folk¬
lore, bien qu'il ne soit pas oublié, y tienne la pre¬
mière place; ceci est à remarquer et confirme notre
avis à ce point de vue (4). Le Théâtre communal
wallon du Trianon publie toutes les semaines un pro¬
gramme intitulé «Amon nos-autes» (Chez nous), ré¬
digé *en français, sauf quelques mots pour rire, et
composé de huit pages et d'une couverture. Ce pro¬
gramme est tiré chaque semaine à cinq mille exem¬
plaires et distribué gratuitement.
Nous en avons assez dit pour montrer à nos lec¬
teurs l'importance des manifestations de la langue
-wallonne en Belgique. On croit, en constatant tout
cela, que ce n'est pas vrai; on croit rêver et que
teurs ou

(4) Cf. notre article de Tolosa (30/8/36) : « Et c'est ainsi qu'à
sempiternellement dans le cercle folkloriste, s'usent
inutilement beaucoup de littérateurs méridionaux des deux ex¬
pressions, la française comme l'occitane. A ce.compte, le régi¬
onalisme ne serait qu'un musée, alors qu'il est en réalité toute
la vie en marche sans cesse modifiée. Une cristallisation quel¬
conque de la tittérature, de la musique et de la pensée serait
un suicide et ce n'est certes pas cela que Mistral et ses disci¬
ples ont voulu. »
tourner

�LO

GAI

SABER

on se réveillera d'un songe trompeur
tellement c'est beau et grand. Eh non ! tout de mê¬
me.
Voilà les programmes où nous avons puisé la
substance de cet article, voilà les circulaires de l'Echevin de Liège, voilà le rapport de la Société des
Rédactions wallonnes, tout cela sur du papier solide,
bien imprimé, que nous touchons, que nous froissons,
tout cela bien vrai.

tout-à-l'heure

On pourrait épiloguer longtemps, établir des compa¬
raisons, des différences, en regardant ce que nous avons
et ce qu'ils ont (5)... A quoi bon?... Chacun de nos

qu'il fait personnellement
font les pouvoirs constitués à l'égard de la
langue d'Oc! Que chacun fasse la conclusion de cet
article... et s'il peut les amener à étendre leur pro¬
pagande auprès de tous, des particuliers comme des
conseils généraux et municipaux, des députés, des
sociétés et des académies, eh bien ! nous n'aurons
pas perdu notre temps en essayant d'éclaircir pour
eux les
moyens employés en Belgique pour répan¬
dre la langue du terroir wallon.
lecteurs sait bien assez ce

et ce que

A.-J. BOUSSAC.

(S) Pour comprendre les possibilités belges eu égard aux
dire que les Conseils Provinciaux (nos
Conseils généraux) ont des pouvoirs assez étendus (une sorte
d'autonomie), et que, à côté de leurs attributions normales d'au¬
torité de liaison entre le Gouvernement et les municipalités, ils
prennent d'intéressantes initiatives sur quantité de sujets :
scolaires, agricoles, hygiène et prophylaxie, instruction de la
classe ouvrière, etc... Il est à remarquer que ce que ces Con¬
seils font pour la langue wallonne est aussi accordé aux sociétés
et aux auteurs d'expression française et flamande.
nôtres, il est bon de

�LO

GAI

La Terra

SABER

e

259

l'Ostal H

Pauc de temps abant que la guèrra ensannoziguèse
PEspanha, abia paregut à Barcelona, à l'ImprentaEditorial Altès, un reculh de poèmes d'En Juli Cubaynes:«La Tèrra e l'Ostal». Los legeires del Gai
Saber coneison lo prèire-poèta del Carcin qu'a culit
de flors al ort de Clemensa Izaura abant de pamèstre en Jòcs Florals. Aici-mème an pogut trobar de pèsas coma «Maire de Pietat», «Dòl» e «Los
Vims». Pracò, per se faire una idèa mai compléta e
mai justa del trobaire carsinòl, lor conselhi de dorbir «La Tèrra e l'Ostal», de ne virar los fulhs à lor
tant
sar

temps à lezer e de se laisar ganhar dosament per
l'emocion
tas ;

e

la beltat dont

regretaran pas lor

aquelas pajas

incursion dins

son

refofan-

una ama

d'una

qualitat excepcionala.
Lo titol del libre dis plan qualas son las principalas inspiracions del poèta : la vida dels camps, la
vida de la familha, inseparablas per aquel enfant de
pagés, son evocadas una aprèp l'autra al fiai de las
sazons.

Segurament, es la vida pacana tota entièra qu'òm
pòd trobar dins «la Tèrra e LOstal», amor que la
vida pacana dins sas grandas linhas es totjorn parièra à-n-ela mêmes; mas es subretot la vida de sa
tèrra carsinòla que lo trobaire a retrasada: tèrra de
causes blanquinozes ont bufa lo vent cantalés, ont los
èrmes ofrlson lor espandida als tropèls, ont l agait
se
porta duscas al lentan orizon sens que res non
l'arrèste, ont pracô las combas an lors òrts e lors
(t) Chez l'auteur : abbé Jules Cubaynes, à Gréalou, par Cajarc (Lot). C. C. Toulouse 20437, 18 fr. franco.

�t() GAi

SABKR:

sèrras lors malhòls, las planuras lors camps
e de cibada, tèrra paura sobent e
que demanda à lo que la trabalha un esfòrs de cada
minuta. Per sentir là poezia tôt al còp rufa e dosa
d'aquelas encontradas, per comprene la fôrsa dels
ligams qu'estàcan lo pagés à sos camps, bastaria de
legir «La Granda Amiga », ont l'autor conta la pasejada que fa lo «Pépin» à travèrs tôt son ben l'en+
deman de son retorn del espital. Aqui se vei cosin
l'amor de la tèrra es quicòm que pre'n lome tôt en7
tièr, ocupa totà sa pensada, li inspira projèts, socifts,
angoisas, dezespèrs e jòias orgulhozas, lo fa s'acatar
de primalba al calabrun, cle cap d'an en cap d'an,
sus aquela gleba ont a trevat enfant e ont anirà
prats, las
de

milh, de blad

dormir

sa

darnièra sòm. Vida rica d'emocions

e

de

qu'a tant-ben sos moments de relambi e
de gauch. Lo poèta nos dis d'un biais pintoresc e familhèr l'alegria de las «votas» qu'acàmpan al entorn de la taula per de repaisps pantagruelics tôt lo
parentatge de l'encontrada e qu'embriàigan de muzica, de rambalh e de dansas mainatges e joven.ts..
Nos dis melhor encara las beltats de la libra vida jol
solelh. Sabi pas res de plus siaudament embelinaire
que lo tablèu del luscre sus la deveza ont làndran
los pastorelets :
penas, mas

Ara lo

fresc isaure alena suis cabèls
garrics los plus nauts; per las grevas tranquilas,
languivol tindinadis de las esquilas

dels
lo

s'escampilha

e

s'apond de tropels

en

tropels.

nos, per las grevas onibro\as,
pichons ajocats dins lors niucs
cada au\èla espandis sas alas amisto\as ;
es l'ora ont tôt s'adòrm à la garda de Dius.
Se

fa tard. Costa

es

l'ora ont suis

L'Angélus sus Vaisetl — Pastron e pastorèla,
escotat\ pels cloquiers la pregaria del ser
del pats Carsinòl jos la primièra estèla,
sul jorn falit regat de viulet e de vert.

�LO

GAI

SABER

bol\inadis diu\ertc de las campanas
tôt lo renvèrs bronfna e retronis,
escotat\, escotat\ las pregarias crestianas
à plec d'alas volar drech lo Sont Paradis !
Dins lo

que sus

Per tant bêla que

siague aquela vida, i a de gents

que ne sàbon plus tastar la dosor.
auzir « la Clusida de la Menina»,

Lo poèta

nos

fa

sola, al pèd del

fòc, del maitin al sèr. Sos enfants an quitat la bória per anar cercar una plasa à Paris; l'Ainat e la
Nòra an volgut res qu'un enfant qu'es ara al Cemen-

l'ostal es trop grand pels très que demòran ;
l'aujòla se mòr de languina e gemèga :

tèri ;

De nòstre

temps à la raior de las calelhas,
bolpinava, Postal, coin un bornac d'abelhas :
uei tôt

aco

s'es isamat

bolega plus aisital e plan sola
soi plus qu'una menina al canton que, sus Vola,
piatja, en calmant, son front rimât.
e

res

Planh, ailàs ! trop vertadièr, qu'espremìs lo còr e
qu'urozament qualquas sènas rusticas d'una gracia
requista fan demembrar. Qu'es genta e mannada
l'auquièra que se n' va pels camìnòls gardar son tropèl brialaire:
cap-nuda, mal penckenada,
polideta coma un lu m
e vira camin à
degun,
quand siague un bocin cambaiada.

Es

mas

fauda de rafms,
auquièra-pastorèla;
lo capulet jos Vaisela
la Jade\a dins los timps.

Ten dins la
la nostra
a
e

amb la conolha,
fague fresc o calimàs,
polidament buta pel mas
sas aucas à b'ela panolha.
Cada matin,

que

�262

LO

E quna

GAI

SABER

esquisa plan enlevada que la que
tufa» la Canha e lo Drollet:

nos

mòs-

tra «cap e

El, de sa hoqueta engòla bon pan
mofle e crespilhat coma de fogasa;
ela

cais larg d'un bada-man
pleca sa rufa potorlhasa.

sus son

S'au\is pas res plus qu audos crucadis
jos la gauta drecha e la gauta esquèrra,
Mas se ve\iat\ lo bolegadis
rai!
de la coa rosela per terra !
■—

trop agachar vos dona lo biais
un bocin trop granda :
aisi qu'ai crostet del Mainat lo cais
De

de la badalhada

de la Canha
e

rosa

s'alanda

de la maneta entre los caisals

acò fa
E V

qu'un piec

e

qu'una cachada...

Marmaud, al bruch crusent dels trusals,
es
El, aqueste côp, que bada.
e las gents
la familha.

Aprèp la tèrra
l'ostal

canta

e

de la tèrra, lo poèta

L'ostal
son ostal
lo nos fa vizitar de la cava
al granièr. S'arribaba — Dius garde! — que lo mas
carsinòl s'avaliguèse qualque jorn, coma s'avalison
—■

—

trop de cauzas del pasat, lo trobariam tôt

entièr, co¬
espèsa de Museon Arlaten, dins l'òbra
de Juli Cubaynes. Lo poèta nos n' mòstra lo coderc,
lo celièr, l'ostal vièlh, lo còrps d'ostal e, sò que mai
nos tòca,
la cambra del trobaire. Es aqui que los
vèrses, com una « mistica clocada d'auzèls » venon
ma

dins

una

à-n-el que
los
e

engabia

lor recorcha l'ala al tal d'una àbra savia.

La siu ostal, lo vei subretot ambe sos èlhs d'en¬
fant e nos prezenta los qu'i demoràban al temps de

�LO

GAI

263

SABER

« una femna pièl-griza
paire, «siica plomada,
espalla nauta, man rufa, pè pezuc », l'ainat, « un
drollat tèunhe e linge al crabier sus las cilhas», lo
catèt « qu'es per las escòlas » e mai que mai sa sorreta, aquela que li a ensenhat la tendresa e la poezia,
qu'es estada per el una segonda maire e dont lo maridatge e la partensa l'an laisat gaireben orfanèl.
Quand parla de sa sorreta, es alavets que lo poèta
tròba sos plus polits bordons. Garatz-los aqui, pastorelets partits à las fedas e susprezis per la nèit:
son

uroza

joventut;

sa

maire,

amb la cravata al cap», son

Coma,
e

ara, pel bòsc, mai viva la frescura
la palenca es go fa de seren,

es

coma

sèm dintrats totes dos à la cabana
e

ma

sorre,

aquital,

sus

la fauda

escura

me

ten.

Ara soi lo drollet

quiaparant sa gautona
Vespalla e de nonent s'adòrm
sòmi polit, s'adòrm jos la potona,

bòta V cap sus
amb

un

subre la
Per

se

fauda

dins los brases de

e

daisar melhor bresar

sa

sòr !

d'ela, pecaire,

per encara un bocin mai i s'abandonar,
sòr, la ten pel còl, coma s'aquela maire
deviàn, ara-meteus, la li venirpanar!

sa

Cosin

s'estonar

tendresa umana,

qu'amb un còr tant refofant de
lo prèire-poèta aje cantat tant ma-

nhificament la subrebèla

grandor e la dosor sens papaternitat, d'aquela paternitat que « re-

rièra de la
-verta

1' sacerdòci

»

!

acà 's un tal nom que lo quite Bon Dius
pas trobat enlàc cap plus de mai asiut
per nos probar Vamor qu'en el escarrabilha:
e dire
qu'aquel nom qu'escoven per el sol
un bocin de mainat setat sus ton ginol
lo te bleseja e l' te breqilha!
Paire!

—

n'a

La mèma

prigonda sensibilitat s'escampa en la-

�20 4

lo

gai

saber

dins las estrôfas de « Dòl », pasa dins los.
poèmes de guèrra ont cada ancian combatent se
reconeisirà amb emocion, e fa florir las pertocantas
gremas

invocacions

del

servidor de

Dius

à

1'« Estèla del

Matin», à la « Verginèla» e à la « Maire de Pietat»,
poèmes que son coma l'anoncia de l'òbra en preparacion

:«

Orne de Dius

».

Sò que fa lo prêts del libre d'En Juli Cubaynes es
sinceritat: l'autor parla de sò que conei, de sô
qu'a viscut, e ne parla ambe tôt son còr. Coma la de
son mèstre Perbòsc, son òbra es un document d'una
sa

riquesa remirabla. Mèma riquesa dins la lenga granada, fresca, expresiva; lo poèta la maneja de man
de mèstre, la fa plegadisa com un vim per seguir
las finesas de sa pensada e de son sentiment. Mas
que séria tôt acò som sentisia pas jos cada paraula
lo bategad'is d'un còr tôt ensemble tendre e fort, estrementit duscas dins sas fibras sécrétas e prèst à totis los renonciaments malaizits. Es aquel còr, gonfle
d'amor e de vertut, que fa del trobaire de La Tèrra e
l'Ostal un vertadièr grand poèta.
Maria BARRAILLÉ.

Los Centenaris Occitans

1637.
ont los

—

Lo 26 de setembre,

Francezes

granda victòria de Leucata,

de

Barri, asiejats per l'armada espanhôla
Serbellon, sont deliurats pels Francezes del duc

del comte
d'Halwin. «A-n-aquela

ocazion, la noblesa e las comunas de
Lengadôc mostrèron lor valor, donant, als despens de lor vida
e de lor sang,
un testimôni glorios de lor estacament inviola¬
ble al Estât e al ben public» (Dom Vaissete).
Joan de MONTSEGUR.

�L'Ort dels Trobaires

Vèspre d'Estiu
Trescol de

bra\a: los flaires

Dans secats

Blanden

vers

los ciaus d'esclaires

Essicats.

Per

enfadar l' hora borna,
prunds,
Repiapa siau, la paloma,
Ans bòscs

Sos

planhuns.

E, dins la via, 'na charilha,
Ambe

sos

Perfums de fens, escampilha
Sas chansos.
Albert PESTOUR.

(lemo\in)
SOIR D'ÉTÉ

Couchant de braise : les arômes des
les cieux déchirés d'éclairs.

sureaux

Pour enchanter l'heure suffocante, aux
lombe ressasse doucement ses plaintes.

Et, dans le chemin,

disperse

ses

une

charrette,

flambent

bois profonds, la

avec ses

pa¬

parfums de foin,

chansons.
A.

vers

p.

�266

lo

gai

saber

Subre la Fèsta del Blat Novèl
A

Montjard
A DONA

DALGA-hERMET

Reire-neboda

d'Auguste Fourès.

I
A LA

L'an

FÈSTA

pasat, à Fendelha, ajèri l'omenatge

sab quantis Occitans.
gracia à vos que dins vòstre vilatge
vé^on festejats mos setanta-sèt ans.

Estrambordant de qui

Uèi, Dòna,
Se

es

Merci del

fon^e de mon còr, gracio^a espo^a
Dalgà, que manten à Montjard
De tradicions fanent venir gents de Tolo^a,
E que d'aquel trabalh pren la majora part.
Del bon cònse

Vejat% donc ! Com lugars dins la vota a^urenca,
u^atges fan lor reviscoladis:
Se V vin es festejat en terra be^ièrenca,
Lo blat l'es autant plan dins lo vòstre païs...

Los vièlhs

Dòna, vòstre reire-oncle aje gauch dins sa crb^al
Dempèi los siunis «Grilhs» e sos «Cants del Soulelh»,.
L'Ama d'Oc
E nòstre

respelis coma en abrilh la rò^a
engenh coma l' pelhenc fa son regrelh!
il

de

julhet 1937.

�lo

gai

267

saber

II

APRÈP

LA

FÈSTA

1er, à Montjard, rajèt un flume d'armonia
Que resontis encara als miunis aujidors.
Es donc vertat que
Laus als

respelis VOccitania!

jovents que son estais tant cantadors !

Laus al Cònse

Dalgà,

que

fa de

son

vilatge

Un

païs ont los morts sàbon parlar als vius
De tal biais que floris al còr de tôt mainatge
L'amor del parlar d'Oc, renaisent gràcia à Dius!

Laus

enfin à-n-aquels valerojes lauraires
Que, cade an, fan tant plan la fèsta de lor blat!
Fidels à lors aujòls, fidèls à lors araires,
Tròben totjorn onor e gauch jos lor teulat !

Se dis e se redis que l' trabalh de la terra
Es pas gaire pagat e fa perdre lo lard...
Los que pàrlan atal meritan la mifera ;

.Mas, d'aquelis fenhants, ni a pas cap, à Montjard!
Prosper ESTIEU.
12

de

juillet

1937.

�Lribres Novèl-s
Lou Maianen, per L. Denis-Valvérane (in-8, 190 p ) Paris,.
Peyre (15 frs.). — Augié Gaillard, Roudié de Rabastens, sa
Vie, son Temps, ses Œuvres, per Caries Garrisson (in-8, 318
p.) Paris, Droz (15 frs.). — La Vie et les Mémoires commentés
de Delphine Roumieux, p.er Joan Amiel
(in-8, 400 p.) Nimes,
«Editions Méridionales» (20 frs.).

I a de temps
Valvérane sus

qu'auriai degut parlar del bèl libre de DenisMistral, titolat Lou Maianen. Denis-Valvéra¬
ne
reprezenta encara demcst nos-aus la generacion qu'a
plan conegut Mistral, e son testimôni a donc una granda
valor, una dopla valor, dirai, perqu'es tôt al côp lo d'un escriban

e

lo d'un artiste.

Lou Maianen

es pas un tratat regulièrament ordonat sus
Mistral, coma ne vejèt espelir l'annada del Centenari. Dins
aquel libre, Denis-Valvérane nos dona sas impresions e sos
remembres sus Mistral. No dis cosi lo coneguèt, pel primièr
côp, à Scèus, en 1887, e dins los cafés de la capitala — «Ca¬
fé Voltaire», «Café du Soleil» —ont s'acampàban los Occi¬
tans, pèi cosi lo Mèstre li apareguèt dins son païs de Provensa, à Malhana, en Arle. Cada paja del libre, ont i a,
dreit-à-dreit ambe lo tèxte provensal, un texte franc'és qu'es
pas forsadament uua traduccion, pôrta qualqua ilustracion
del autor: retrats de Mistral, acampadas felibrencas onttrobarn mai que mai losfelibres de Paris: Mariôton, Clovis Hu¬
gues, Maurici Faure, Sextius Michel, Paul Arène, Albert
Tournier, Mange, Amouretti, Charbonnel, Bonnet, Maurras.
Denis-Valvérane èra à Paris quand se produziguët l'afaire.

de la famoza Declaracion dels Felibrès Amouretti

1892,

e

Maurras

retrobam aqui ambe plazer un reson de sô que
Maurras escribèt dins « L'Etang de Berre» sus aquel temps
que compta dins l'istôria del Felibrige.
Mistral nos apar.ei dins mantuna paja, siague caminant
testo-nauto, li peu foro-jita en arrié, emé sus la caro unrebat
de sagesso risouleto e de ser'en gentun
(p. 8), siague cantant
« La
Coupo» aprèp una taulejada: semblavo lou grandprèire
de quauco escreto religioun daians Vacampado di fidèu que ié
baiavoun li respons (p. 24), siague encara dins las arenas de
Nimes, un jorn de Corsa de biôus quand lo pôple l'aclama-en

e

�I.O

GAI iSAHF.R

269

ba ''Eu de dréj tçsto nuso...,

s'eigrejavo siau e counsent. Jamais'
ausiguè dins aquelis areno tant
uf an-ous-, tant unanime :« Ave, Çcesar !».{p. 112).
E, qunis detalhs curiozes! Mistral tuteja Denis-Valvéraneen
provensal (p. 63), mas lo tuteja pas en francés (p. 144) ;
Mistral a.pas jamai fait la descripcion de son vilatge de Malbana (p. 180); Mistral, quand parla, à Malbana, lo dialècte
de son terrador, espurgapas sa longa dels galicismes, coma
quand escriu (p. 134); li an reprochât d'inventar, de fargar
de môls, e el respond, à prepaus del nom de Magali : aqueli
noum soun
pas dòu miéu, couine lou cresès, pas mai que degun
de touti li mot qu'empleguere; que li flour se culissoun e se fabricon pas (p. 156).
Mistral, dis Denis-Valvérane, totis l'àiman en tèrra d'Oc,
autant los que se dizon mistralen, que los que se dizon oucitan,
■e totis son, abant tôt, los
dicipols del Maianen. Mercés à De¬
nis-Valvérane que nos l'a fait aimar encara mai, e compli¬
ments. autant al escriban qu'ai artiste, e tant-ben à son cditor,
Peyre, de Paris, dont la legenda parla amb eloquensa: La
de segur,

Pèiro

au

emperaire

rouman

Mou lou».

Se

voliai, pracô, probar encara mai à Denis-Valvérane
qu'ai legit son libre amb interès, li reprochariai qualquas
malastrozas cauquilhas coma marco per «manco» (p. 178), li
demandariai perque escriu Se canto qu'encanto (p. 102) la
canson do Gaston Febus al lôc de «Se canto
que cante», per.
que escriu proubènt, représentent al lôc de «probant, repré¬
sentant» (cf. Trésor dóu Felibrige), e
per que apèla brave
pr'eire (p. 138) lo fraire Savinian que foguèt jamai que fraire.
Mas crilicas serian mai sevèras, se voliai dire tôt sô que.
pensi dels libres consacrais à Áugié Gaillard roudié de Rabastens per Caries Garrisson, e à Delfina Roumieux. per
Joan Amiel.
Del

primièr farai qualquas citations, que sufiran per mosun amor de l'exageracion — sabi pas se lo
senhe Garrisson es de Tarascon
qu'explica lo cas Anfos
Daudet. «Augiô, dont la langue estsi pure...» (p. VIII); «Dans
sa langue occitane, il a été le
premier à oser publier ses
vers» (p.
VII); «... le poète extraordinaire, peut-être hors de
pair parmi ceux de sa langue occitane, que fut le Roudié de
Ràbastens » (p. 14); «c'est un poète tout entier et même, je
né crains pas de le dire, un des plus grands poètes occitans»
(p. 36). «Augié, on n'en peut douter, parle très purement un
trar cô del autor

—

�2

LO

70

GAI

SABER

patois très franc, très sincère, point du tout altéré» (p. 127);«
ainsi, à la fin de sa vie (sic), et à la fin de cette époque qui
revit dans ses oeuvres, disparut le plus vrai, le plus exact,
le plus sincère et aussi le plus éloquent représentant de l'â¬
me paysanne d'Occitanie» (p. 198). — Ne finiriai pas. Vôli
pas dire que lo senhe Garrisson aje tôrt d'aimar Augier Gail¬
lard. Mas, que mezure sas expresions! Gaillard val sô que
val. Es pas mens que, quand s'engimbèt l'Antoulougio Escoulario de Lengadoc, i a unis sièis ans, ieu que m'èri cargat de
la part Carcasona-Toloza-Carsin, poguèri pas trobar, dins
tota l'ôbra de Gaillard, una sola pèsa qu'i poguès flgurar..
Me diran belèu qu'escribèt pas per d'enfants? Acô 's égal,
unapaja, doas, se pôdon totjorn trobar, mêmes dinsd'ôbras
que son pas escritas per d'enfants.
Que que ne sia, lo senhe Garrisson adôba pas res en dis¬
tant sul paure Godolin : « La plupart (des critiques), il est
vrai, s'extasient devant Goudoulin, le poète toulousain, qui
ne fait si fréquemment que travestir en occitan des pensées,
des mots et des tournures françaises» (p. 54). Encara aquì i
a trôp d'exageracion...
E, que. pensaran nôstres escolans d'aquesta aflrmacion,
qu'ai mens los' estabozirà? «Le grec et l'occitan se ressem¬
blent étrangement. Autant le latin et le «patois quercinois»,
de son nom vulgaire, diffèrent en maints points importants,
autant le grec et l'occitan
s'apparentent l'un à l'autre parles
règles, par la grammaire, par la forme, par la saveur, la
couleur même des mots, si j'ose ainsi m'exprimer» (p. 55).
E pracô, lo libre de C. Garrisson esunabona contribucion
al estudi de la lenga d'Oc dins aquela epôca plan mal coneguda que va dels trobadors als felibres. Vezèm viure dins
lo temps plan trebolat de las Guèrras de Religion lo brabe
rodièr de Rabastens que, soldat e poète, pasejèt sa paura vi¬
da de Rabastens à Montalban e dins lo Biarn, mendicantde
pensions, cantant sos protectors, sas amigas e sos amies.
Una abondoza e precioza Bibliografia finis aquel volume
que lot istorian de las letras occitanas deurà consultar «cum
grano salis».
Nôstres escolans

legit, dins lo Rapôrt del majorai Roen
suplement al Gai Saber de junh,
las razons qu'abian empachat I'Academia dels Jôcs Florals
de donar autra cauza qu'una mencion al volume de Joan Amiel. «La Commission lui a reproché des négligences de
an

zès de Brousse donat

�LO

GAI

SABER

271

1

■style trop apparentes, une connaissance insuffisante de l'his¬
toire des lettres félibréennes, et des erreurs regrettables dans
^ses traductions des textes provençaux (dans un sonnet do
Paul Arène, p. 209, il traduit: ma ninfeto sauro, par: ma pe¬
tite nymphe sœur, au lieu de : ma petite nymphe blonde).»
De la severitat justa de l'Academia e de las razons tant plan
pezadas per la pluma del raportaire vòli donar res qu'una
•confirmacion. A la paja 135, l'autor cita, de Mistral, una Cansouneto batismalo de ma fihnlo Mireio Roumieux. «Nous l'a¬
vons trouvée dans l'Armana Prouvençau, de ... 1874,
p. 25,
et ce nous est un plaisir de l'avoir découverte, doublé de ce¬
lui de pouvoir la reproduire ici, à l'intention de nos lecteurs».
Dona la traduccion d'aquela Cansoneta, mas coma i a, dins
lo segond coblet, dos vèrses pron malaizits
Pichoto

crespinado

Lou bonur fa creba

los sauta

sens

mai de faison ;

Vibu,

pèi, los vèrses

Quand te veiren,
Badaren
E

cridaren...,

Jor revira atal :« Quand nous te verrons, nous baderons
et nous crierons...» Al 3e coblet, los primièrs vèrses :
Loti
son

revirats

.ya...»

:«

De noste fihoulage
plus bèu veici ço qu'èi

De notre

(sic)

:

parrainage le plus beau voici

ce

qu'il

etc.

senhe Joan Amiel coneisia melhor l'islôria
occitana, auria pas fait aquelas errors de
traduccion, per qu'auria trobat una traduccion del même
Mistral :« Va, petite coiffée, le bonheur t'a crevé l'oeuf...[Quand
nous te verrons, ébahis, nous crierons... De cette fête baptis¬
male voici le plus beau.» E, ont auria trobat aquela traduc¬
cion? Simplament dins la primièra edicion de Lis Isclo d'Or
(Avignon, Roumanille, 1876) p. 435. Acó li auria estalbiat de
nos aprene lo vèrbe francés «bader»; es vertat qu'el auria
pas agut lo plazer d'una descobèrta...
E segur, se lo
de la literatura

Demandarai pas al senhe Joan Amiel perque fa de Belcaire
(Beaucaire) una «petite ville de Provence», e de Paul Mariéton «un provençal». Acôrai! Mas, perqué donc, àprepaus
de Delfina Roumieux, nos conta lo roman d'Anlonieta de

�2

7 i-

íìo '

gai

s afe er

Beleaire amb

aqUel que debia èstre un jorn MnW Germain,,
ambejde pajas ëntièras de «Jocelyn»? Perqu'ë de cilacions'
iant longas de Mistral sus las Sanlas Marias, de A. Dumas
sus l'Imitacion del
Crist, e la description de la flèra de Bel¬
caire, etc?.. Lo libre merilaria d'èstre plus pichon de mitât,
è ne séria pas mens interesant. l'na novèla edicion nos podria valer un^bèl libre, que la critica felibrenca saludaria
amie plazer.
A quel libre èra dedicat al i'elibre
que nos aprestàbem a
í'estejar aqueste estiu, e que la môrt nos raubèt trôp lèu,
Paul Gourdou, qu'Amiel apèla «douyen dou Félibrige Francès».

La concluzion de

ma Cronica serà
que, per escriure sus las
Occitanas, cal coneise e las Lelras occitanas elaLenga d'Oc. Om vei l'interès, cada jorn mai grand, que los esperits pôrtan à nôstra literatura. Es domage que tant de meritôris esi'òrs dônen pas, sobënt, lo rezultat'proporcionat à

Letras

la pena.

Jozèp SALVAT.

�BOLEGADISA OCCITANA

Acamp Mantenencial de Vilafranca

de

Raèrgue

Ongan, en seguida de la de\iransa expremida l'ait pasat à
d'Albigés, los Grelhons vilafrancats foguèron cargats
de receure la Mantenencia de
Lengadòc dins Vesca\ensa de son
acamp annadièr. Acamp e fèsta se tenguèron donc en ciutat de
Vilafranca de Roèrgue lo 18 de julhet e acò foguèt subrebèl.
Amb un esperit de
cortefia qu'es de remarcar, los valents
Còrdas

Grelhons s'escafèron dabant lors amies de

tota

mena, e

laisè-

loplatèu del teatre, siaà la Cort d'Amor, sia à la velhada,
al Barbichet, à l'Escôla Auvernhata, als
Jardinièrs de Lescura
e als
Cigalons narbonezes. Dire qu'aquelas societats faguèron
miranda séria repapiar perque son
pron conegudas e remiradas
pertotper òc tornar dire tin còp de mai. I a qtie los Jardinièrs,
pracò, que son fòrsa jovenòts, estent qu' èran dins lo primièr mes
de lor vida oficiala, mas
tenguèron pron nauta la bandièra albige\a en mostrant un vam que desmentis pas lor origina.
Quatre majorais — e demest élis, coma se deu, Pèire A\ema,
sendic de la Mantenencia, que
pre\idia — abian tengut de marcar l'importansa
d'aquela fèsta en i venent. Las Mantenencias
ve\inas de Lemo\in e d'Auvèrnha èran repre\entadas, la primièrapel ma jorai Farnier, sendic, e la segondapel mestre en G.S.
Domergues, vice-sendic.
La jornada comensèt per un
omenatge al defuntat majorai
Bessou, Vautor de D'al brès à la toumbo e de tantis de contes
ri\eires que fan sempre lo gauch de totis. Los pichòts nebots del
trobaire roergat floriguèron son estatua e lo mestre d'àbra
Vaylet legiguèt un bel sonet de circonstencia. Pèi, per carrièras, lo cortètge se debanèt cap à la Comuna, s'arrestant, lo
temps d'utia minutapietado\a, dabant lo monument dels Morts
ron

de la Guèrra.

En seguida de Vacamp mantenencial (lo
rap'ort ne sera es¬
tampai e mandat als interesats) que se tenguèt à la Comuna
aprèp lo vin d'onor ofèrt als felibres pel cànse Lle\, la cadièra
de la Grand Glèi^a de Vilafranca
resontiguèt dels mascles
accents d'un novèl predicaire
de lenga d'Oc, l'abat Lafeuille,
rector de Claravals de
Roèrgue, que eper son ensach faguèt un
còp de mêstre-», per nos servir d'un mot que se diguèt aprèp. S'i
calia atendre perque l'abat
Lafeuille es un trobaire dels plus
fins e que son prefc poetic se resentiguèt bèlament de sas armonio\as dispaufeions.

�LO

■274

GAI

SABER

cobert de VOstalaria Terminus, cobèrt airejat ontlasentisia pas (e tombaba fòrsa, pracò !), la tau-lejada foguèt servida. Belèu, pas pron vilafrancata aquela taulejada : pas pron de pitansa « locada », coma se dis. Amai quesiague, d\\on, un plat d'ibèrn, auriam aimat d'i ve\e d'aquels
&lt;estbfis» que son à Vilafranca sb que lo casolet es à Castèlnbu-d'Ari... Caldrà afelibrir aquel ostalièr!... Los brindes foguèron granats e de bon biais. S'i au\igueron d-de-reng lo capiscbl dels Grelhons, mèstre Miremont, los majorais Farnier,.
Bena\et e Causse, lo cônse Lle\, Francés Lagarde, Enric Dommergue, Norbert Rouquette, Jo\ep Vaylet. Pèire A\ema (abant
que Auguste Domergue entonès lo cant de La CoupoJ acabit la
tièra dels discorses amb una flama diclia, asclada de picaments
de mans, ont tiret la morala de la festa amb infinidament dies—
périt e d'autoritat.
La Cort d'Amor se ténia dins la Cort de la Clastra granda
de la Chartro\a, decoracion subrebèla que donèt d'idèas a-nun dels nbstres escrivans dramatics... Ne don a rem pas lo rendut-compte pel menut, nimai de la repre\entacion del vèspreont los Cigalons, dabantun fum de monde, Jagueron tr'iomfar
Nino del majorai Barthe, mas tirarem al nbstre torn la mo¬
rala de la f'esta en dirent que los Grelhons vilafrancats fagueron a
qui la proba de lor esperit felibrenc e qu'es de regretar
que los felibres lengadocians fàguen pas mai d'esfbrses per seguir de festas parieras ont se sentis fernir l'ama del pbple nbs¬
tre. Los que i èran—e d'unis venguts de plan lènh—èran losvalents, d'acord: mas es que totis los felibres deurian pas eseJos

un

calor del jorn se

de valent si

Andriu-J. BOUSSAC.
Escola

Albigeza Rochegude

Dempèi nòstre darrièr butletin, l'Escòla Rochegude continuèt
prefach acostumat d'acamps setmanièrs ont se faguèt de comunicacions e de lecturas d'ôbras en lenga nôstra. A la rampelada que faguèrem lo côp pasat, qualques-uns respondèron ; mas,.,
subretot (e nos es un de bon d'ôc dire) de joves venguèron, me¬
nais demest nos-aus pel simpatic Gustave Azaïs, prezident-fondator del grop «Les Veillées Albigeoises», que se n' pôd dire
qu'es à l'ora d'ara la societat-sôrre de l'Escòla d'Albi. Perseguis pas d'à-fonze las fins meteisas perqu'es un bosinelôt trop
francimanda, mas, coma se sab occitanizar de còps que i a, es
de pensar que nos sera ajuda precioza e de bon biais. D'alhors,
los sôcis de Rochegude i son recebuts coma cal e polidament,..
talament que Bousquet, Rouquette, Boussac e Na Berdié i portèron sia paraula, sia cant, sus de subjèts excluzivament feli—
son

"brencs.

�LO

GAI

SABER

275

Per

Santa-Estèla, un vintenat de sòcis faguèron Io desplasaBezièrs, e lo 6 de junh n'i ajèt encara una braba ponhada per anar peregrinejar à Mont-Segur. Al'ostalaria de montanha ont se dinnèt, los felibres cantèron « Lo Boièr &gt; e
diguèron de vèrses dels trobaires de
uèi, notadament de Prosper Estieu, qu'an evocat Mont-Segur e son bèl remembre dins lors
■òbras. A-n-una question d'un dels païzans d'amont-naut
que lo
bruch atirèt, lo capiscôl Bousquet expliquèt lo
perqué d'aquel
peregrinatge e la sinnificacion qu'abia. Aquels ornes èran trans¬
figurais. Los regents de l'endreit lor abian pas jamai dich res de
tôt acô e aqui qu'èran esclairats sul secrèt
que las parets sacrament

de

das sèrvan dins la siaudetat de l'autura

o

dins lo revolum de la

tempora.
Uèit jorns aprèp, los Rochegudians anguèron far prôdol à-n-aquels del Sendicat d'Iniciativas de Revèl que felibrejàban jos
la gracioza prezidenci de Magali de Severac, e lo 18 de
julhet.
dos carris e sabèm pas quantas d'autôs particulièras partiguèron per
Vilafranca de Roèrgue ont los Grelhons Vilafrancats
•èran cargats de receure la Mantenencia de Lengadòc. Un dels
dos carris èra partit de Lescura, plen à petar dels Jardiniers
que, jol capiscolat de Boussac e lo bailejadis de Na Benet, fan
miranda coma cantaires e pórtan à Rochegude la garbia de lor
joventut e de lor vam.
Dempèi, l'Escôla s'es meza en vacansas e s'acamparà lo 2 de
setembre per alestir sa participacion à la felibrejada de Mazamet. Aprèp un acamp del burèu que se farà abant octobre, se
-donarà d'entresinnes sus l'accion novèla que compta de far l'Es¬
côla aquest ibèrn. I aura de trabalh per totis... pels valents, acô
va

sens

dire.

Demest los

valents, que nos perméten de senhalar nòstre cla¬
vaire Rouquette, que manca pas una ocazion d'espandir las
idèas felibrencas : es atal qu'ai Congrès Mutualiste de Rabastens, lo 13 de

junh, comentèt

un

poème de Mistral e un de Paul

Prouho.

Lo Secretari.

Lo 20 de junh, se faguèron, à Sceaux, de bêlas fèstas en onor
d'Aubanel, ambe los majorais Lavaud, Loubet, Caries-Brun e
Ripert, e totas las asociacions acampantlos Occitans de Paris:
Provensals, Gascons, Lengadocians. Lo filh del poète remembrèt l'inauguracion del buste d'Aubanel en 1887.
A Montjard, en tèrra lauragueza, lo dimenge 11 de julhet vejèt un côp de mai la Fèsta del Blat Novèl, preparada pelsenhe
Dalga, cônse de Montjard, sa dôna, e tota la populacion, que,
del plus vièlh boièr duscas al plus jove cantaire, faguèt miranda

�LO

GAISABER

donèt als'felibres venguts de defôra
entièráment près per l'amor de la tèrra.
e

Tôt

foguèt subrebèl: jócs equèstres

e

l'es.petacle d'un- vilagedefilats, recepcion à la

comuna, mesa felibrenca, taulejada e cort d'amor. Lo plus bèl
de tôt, encara, foguèt lo Cortège
del Blat Novèí ambe totislos
instruments de la cultura.
Nòstre venerat

capiscôl, lo majorai Prosper Estieu, èra

gut aplaudir l'ôbra occitana dels reire-nebots de

ven-

yièlh amie
Forés; i abia Mnhorde Bonnefoy, lo majoral-abat Salvat, dôna
Margarida Dufaur, Mla Barraillé, dôna Rouanet, lo pintre Paul
Sibra e sa dòna, e nôstre clavaire Armand Praviel, prezident
de
la fèsta, que diguèt al pôple acampat lalitson
d'aquel bèl jorn.
son

A-z-Ais de Provensa, lo
15 de julhet, jol sinne de Santa Estèla, los Penitents de Lenga d'Oc tenguèron lor Mantenencia.
Lo

d'agost se faguèt, à Nôstra-Dama de Primacombabêla fèsta, felibrenca e mariala tôt al côp, ont quatre
majorais del Felibrige, Abric, Arnaud, Causse e Salvat, seguits
de tôt un fum de felibres, respondèron à la Rampelada
del Prior
d'aquel sanctuari, deziros d'i establir una tradicion de peregrinage occitan. La tropa teatrala de La Lan\eta de Montpelhèr i fa¬
guèt aplaudir las ôbras de Dezeuze, un qu'es pas majorai e que
deuria n'éstre, e que faguèt una Conferencia
beluguejanta
d'esperit.
ier

(Gard),

una

Nôstre amie

d'arribar

en

lo bèl trobaire

Fransa

tis nôstres escolans

catalan

Mossen

Barcelô

ven

prnfesor al Colètge d'Occitania. Toregaudiran d'aquelabona novèla.

coma
se

ABÈM LEG1T

:

L'Action

Française (2 avril 1937): Le Franco-provençal, justas observacions de Pellisson pertocant
l'interpenetracion del
francés e del occitan sobent malastroza :« Les deux langues, la
française, la provençale, sont plus belles à l'état pur. La pro¬
vençale n'y perd pas un des beaux latinismes recensés par mon
correspondant, et la française y gagne cette aisance, cette rai¬
son, cette vivacité, cette transparence, ce mouvement qui tient
du vol et qui abrège toutes les opérations de
l'esprit... Vive
Malherbe en langue d'oui! En langue d'Oc, vive Mistral! Car
tous les deux ont fait bonne guerre aux
«patois&gt;.

Marsyas (mai 1937) : Moréas et Mistral, per L. Teissier, qu'es—
posiblas dels dos poètes un sus l'apt-re.
JÎTX
__

tudia las influencias

CRI-CRt.

Impr. Lauraguaise

-

Caslelnaudary.

Le Gérant

:

PRAVÏ'EL.

-S)*)

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

accentué

—

a,

seul

ou

dans le corps

d'un mot»

français ; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la
région ;
ê sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i
équivaut à i français ; — u égale¬
ment; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ô ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.
ou

non, sonne comme a

—

2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q
( toujours
suivi de u ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf
quelques rares exceptions,, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

comme n
—

qu'à rinfinitif;
muet à

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬
—

la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES. —ch, lh, nh

se

prononcent: tch, 111,

gn.

Illllllliillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllll

# ESCOLANS, AMIS, souscrivez au

poème Lindaflor, de Valère Ber¬
nard, qui est sous presse: texte oc¬
citan, texte rhodanien, version fran¬
çaise, prologue de l'abbé Salvat,
portrait de l'auteur.
Edition ord. 8 fr.

—

Ed. de

luxe numérot. 20 fr.

# Adressez votre souscription à Melle
Anne Valèrc-Bernard, 96, Brd Vau-

ban, Marseille, ou à M. l'abbé J.
Salvat, Castelnaudary (Aude).

�•

faix- VENTE

A

l'Imprimerie d'Editions-Occitanes
3, Quai du Port

-

CASTÉL,NAtDARY

Prosper'ESTIEU-.
Lou Terradou,

sonets

occitans

ambe

frahceza, ( i vol- in-8°j. 300 p.)—rare
Flors

.

traduccion

fr.

30.

»

d'Occitania, sonets occitans ambe traduccion

franceza, (1 vol. in-8°, 280 p.) . .... fr.
20. »
La Canson Occitana, poèmes en lenga d'Oc, ambe
traduccion franceza, (1 vol. in-8°, 264 p.) fr.
20. »
poèmes en leńga d'Oc, ambe
franceza, (1 vol. in-8% 344 p.) fr.
20. »
Lo Flahut Occitan, 43 chansons avec musique, texte
occitan et traduct. franç. pouvant se chanter dans les
deux langues, (i vol. in-8°, 104 p.)
fr.
16. »
Las Bucolicas de Vergili en ritmes occitans ( 1 volin-8, 68 p.)
fr.
40. »
Lo Romancero Occitan,

traduccion

.

Lo

Fabiier

(1 vol. in-8,
Las Oras

Occitan, ambe lexic
170

p.)

.

occiian-fra.fices
fr.
20. »

Cantairas, sonets occitans ambe traduccion

franceza, (1 vol. iii-8 carrat xvi-276 p.)

.

fr.

20.

»

POÈTES OCCITANS.
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

n'oubliez pas qu'en 1938, l'Académie
des Jeux Floraux ajoutera, au Concours Ordi¬
naire des

Fleurs,

attribuée à

portant au

une

Violette d'Or qui sera

poème en langue d'Oc
pays occitan.
un

se rap-

(Clôture du Concours, 31 décembre 1937. — Demandez
le programme à M. le Secrétaire de l'Académie des
Jeux Floraux, Hôtel d'Assézat, Toulouse).
IMPR.

D'EDITIONS

OCCITANES

-

CASTELNAUDARY.

�</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Boussac, André-Jacques (1889-1964)</text>
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              <text>Boussac, André-Jacques (1889-1964)</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Sous-Menu</name>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Numéro de revue</text>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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