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                  <text>19a Annada

N° 160

Febrier 1938

Gai

Lo

Revista de l'ESCOLA OCCITANA

Ois Aup i

Pirenèu

,

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrièra

dels Arts,

1-4

Lo Numéro: 2 fr.

�SABER

GAI

LO

Revista de l'ESCOLA. OCCITANA
BUREUS

:

14,

Carrièra ciels Arts
Fransa

Abonaments

:

:

un an

.

Bstrange : un an

.

.

—
.

.

l'OLOZA

15 tr.

25 tr.

ENSENHADOR
del N° 160

(Febrièr 1938)

ïean MARTINET:

Doctrine

(Réponse à M. Bajomy).

Ernest VIEU:

Teatre de

lenga d'Oc (seguida).

Léon

Le

BÉRARD :

Français et l'Occitan.

Antonin PERBOSC:

Ugon de Bordèus (V. La mort del
rei de Babilona).

Lolzà PAULIN:

Cansoneta d'Adiu.

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana :
La Lenga d'Oc à l'Escòla (Joan

Seguy).
Suplement, pels escolanse los amies del Colètge d'Occitania,
La Rampeladu (N° 45, janvièr-febrièr 1938) : Jeux Floraux
Scolaires de Langue d'Oc pour 1938, Grammaire Occitane,
.

nouvelles, etc...

BUR'ÊU DE L'ESCOLA OCCITANA
capiscol ; Antonin Perbosc, J.-Rozès de
Jaques-EmiliAbei-ous, jos-capiscòls; Armand Praviel,
clavaire; JozépSalvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
F'iladèlfa de Gerda, Francés Tresserre, Lois Théron
de Montaugé, Juli Cubaynes, Joan Ladoux, amiral d'Adhémar
Prosper Estieu,

Brousse,

de

Cransac. conseillers.
Paul Sibra,

jos-capiscôl dels Grilhs ael Lauragués; Jordi
YEscòla Rocliegude ; Fernand Albert,

Bousquet, capiscôl de

capiscol de la Campana d'Agot; Jqan Girou, capiscôl de l'Escòla Audenca; Teofile Ferrie, capiscôl de VEscòla d'Autpol;
Elia Lagarde, capiscôl de VEscàla Dont Vaissete, conseillers.

1

�B&amp;m
Lo Gai Saber, N°

FEBIUÈR

160.

1938.

DOCTRINE
A M. Guillaume

Bajomy,
français
Pècs (Hongrie).

bibliothécaire, de l'Institut
à V Université de

Enseignement de la «langue provençale » dans
publics du Midi. Etat actuel de

les établissements
la

langue:

ce

qui est et

ce

qui pourrait être. Quelques suggestions.

Quelques constatations s'imposent : toutes les ten¬
jusqu'ici pour obtenir du pouvoir cen¬
tral l'introduction de la langue d'Oc dans l'Ensei¬
gnement public (primaire et secondaire) ont échoué.
Le préjugé « unitariste » est tellement ancré dans
l'esprit des Français que les opposants les plus acer¬
tatives faites

bes ont souvent été des méridionaux eux-mêmes.

En ce qui concerne l'état actuel de la «langue
provençale» (étant bien entendu que cette dénomi¬
nation s'applique à Vensemble des dialectes d'Oc)
je puis, pour ma Gironde natale, observer les faits
suivants

:

La langue d'Oc a disparu depuis plus de 30 ans de
Bordeaux où le gascon local, assez francisé mais
conservé néanmoins dans ses caractéristiques essen¬
se maintenait dans quelques quartiers où le
parlaient les personnes âgées. Dans tous les centres
urbains, du plus grand au plus petit, le gascon a
paru entièrement ou est en passe de disparaît

tielles,

�LO

3°

GAI

SABER

les jeunes enfants, pour la
le parlent pas, même ceux qui le com¬
prennent. J'ai l'impression que ce que j'ai observé
en Gironde peut être constaté dans beaucoup d'autres
endroits du Midi. Il y a donc un certain nombre
de régions (pas toutes) où la langue d'Oc paraît
Dans

les

plupart,

campagnes,

ne

être condamnée à brève échéance.

Peut-on envisager un remède à cet état de choses?
On peut affirmer (sans crainte de trop s'avancer) que
la diversité vraiment excessive des dialectes écrits

graphies constitue l'un des principaux obsta¬
langue d'Oc
ont beau jeu
à nous objecter: «vous réclamez l'enseignement de
la langue d'Oc; or c'est 35 ou 40 dialectes que vous
nous présentez,
et vous-mêmes n'êtes pas d'accord
sur la
graphie à adopter : sept ou huit graphies, si¬
non davantage, sont utilisées pour noter les parlers,
des

et

cles à l'introduction généralisée de la
dans l'Enseignement. Nos adversaires

selon les lieux

et

l'Ecole félibréenne qui y domine.

Mettez-vous d'accord!»

le «provençal mistralien»
prétentions à devenir une lan¬
gue nationale, est à peine usité en dehors du pays
d'Aix, même parmi les disciples les plus ardents
Songeons,

en

effet,

que

lui-même, malgré ses

du Maître : le félibre toulonnais écrit en « toulonnais» et le félibre montpelliérain en «montpelliérain». S'il en est ainsi du «premier» des dialec¬

occitans, que pourra-t-on dire des autres?
ses voisins d'au-delà des
Pyrénées, avec
lesquels il a plus d'un trait commun, l'Occitan est
individualiste à l'extrême, presque «cantonaliste ».
tes

Comme

des provinces occitanes, le manque
capitale centrale n'ont pu que favo¬
caractère, en même temps qu'ils facilitaient

La dispersion
d'une grande
riser

ce

la main-mise des rois de France sur

Or, il

ne

le Midi.

semble nullement impossible, si l'on a la
(l'exemple de plusieurs pays étran-

volonté suffisante,

�LO

GAI

SABER

31

gers le prouve) de réduire fortement cette diver¬
sité semi-anarchique, tout au moins dans le do¬
maine de la langue écrite. On doit pouvoir arriver
sans

grands efforts à s'en tenir à quelques grands

dialectes : 5 au maximum, auxquels tous les autres
seraient ramenés. Nous aurions ainsi l'Auvergnat,
le Languedocien, le Limousin, le Gascon et le Pro¬

vençal. Beaucoup d'efforts sont déjà orientés dans
ce sens ; d'ailleurs les bases de ce processus
de

simplification existent déjà. (L'Ecole félibréenne
Gaston Phœbus à Pau par

exemple

pour

le

gascon-

béarnais, le provençal mistralien en Provence, etc..)
Se garder de tout particularisme excessif entre ces

grands dialectes ;

au contraire, constituer 1111 voca¬
bulaire commun scientifique et littéraire. Surtout
s'en tenir à une seule graphie pour tous les dialectes

(celle de «l'Escòla occitana»
ou légèrement
modifiée).

par

exemple, telle quelle

Dans tous les pays où la langue populaire tradi¬
tionnelle était en danger, voire en régression, elle
ne s'est sauvée ou tout au moins n'a résisté avec vi¬
gueur que dans la mesure où elle a fait corps avec
un idéal
que celui-ci ait été politique, national, so¬
,

cial

religieux (un idéal fortement ressenti, pas
une
vague idéologie ou un jeu d'esprit). Or, pour
beaucoup de félibres, la langue d'Oc semblait — et
semble encore
ressortir purement et simple¬
ment à «la poésie». Il est douteux que cette concep¬
tion puisse répondre à la pensée profonde de F. Mis¬
ou

—

tral déclarant «Sian de poueto, rèn que de poueto »
à un moment critique. Il entendait certainement par

«poésie» tout autre chose. Quoi qu'il en soit, en iso¬
lant la langue,
de crainte de se compromettre,
des

grandes préoccupations vitales du peuple
d'Oc, on a laissé passer maintes occasions de fai¬
re du Félibrige un large mouvement populaire.
Il y aurait beaucoup à dire là-dessus.
Mais il n'est nullement trop tard pour changer de

�LO

32

GAI

SABER

se décide enfin résolument à lier
d'une façon étroite le nationalisme linguistique
et le nationalisme tout court, à examiner tous les

méthode. Si l'on

problèmes politiques, économiques, sociaux, etc...
(et plus particulièrement ceux qui intéressent le Mi¬
di) du point de vue national occitan, la langue
rénovée, vivifiée par l'apport sentimental énorme
qui en résultera, deviendra le symbole de quelque
chose de
tout

du

concret

vivant. Eveiller,

et de

ranimer

d'abord
pays

manière
trale.

l'orgueil de race chez les jeunes gens
les amènera, insensiblement, mais d'une
certaine, à s'intéresser à la langue ances-

Or, si la langue originelle est amoindrie et en dan¬
ger, l'Esprit occitan n'en subsiste pas moins. L'Occitanie qui a oublié sa langue se sert du français,
mais en imprimant à ce français ses traditions

phonétiques propres qui le transforment en un
idiome nouveau. On peut s'en réjouir ou le déplo¬
rer, mais c'est un fait. « L'Accent du Midi » — au
propre comme au figuré — ne semble pas près de
vouloir disparaître. Que l'on songe au développe¬
ment formidable pris par Marseille (i million d'ha¬
bitants) dont l'influence rivalisera peut-être avec
celle de Paris avant 40 ans (l'envahissement du Ci¬
néma et de la Scène par le folklore marseillais
depuis quelques années est déjà un fait significatif).
Supposons que la langue d'Oc se maintienne tant
bien que mal jusqu'à ce moment-là. Qui ne voit de
suite les conséquences possibles? La langue réha¬
bilitée, remise en honneur dans les grandes occa¬
sions, dans les moments solennels, la langue ensei¬
gnée avec respect comme l'est l'irlandais en Irlande,
même

dans les

districts

où l'on

parle plus
qu'anglais, l'occitan devenu le signe de la race et

de

sa

fierté retrouvée.

.

ne

.

On reconnaît aujourd'hui dans les milieux de spé¬
cialistes qu'une langue n'est pas entièrement sou¬
mise à un déterminisme aveugle, mais que sa déché-

�LO

ance

ou

son

GAI

SABER

33

maintien résultent pour une bonne part
humaine, que c'est en somme mie

de la volonté

question de foi. Que toutes les bonnes volontés
vers le maintien de la langue s'unissent: par
l'unification des principaux dialectes et l'unité de
graphie, l'enseignement de la langue d'Oc se trou¬
vera facilité ; par l'examen, d'un point de vue stric¬
tement occitan, de tous les problèmes qui intéressent
le Midi, on forcera insensiblement le peuple d'Oc à
prendre de plus en plus nettement conscience de
tendues

unité et de son individualité dans le sein du
grand Empire français ; par la création d'une sorte
de scoutisme occitan, de patronages, de colonies de
son

vacances

les

où les chansons d'Oc anciennes et nouvel¬

seront

en

honneur,

on

attirera la jeunesse et
réalisera

l'on créera l'Occitan de demain : celui qui
les

grands espoirs.

Toutes ces idées sont dans l'air, certaines même
en voie de réalisation. Nous en concluerons que nous
n'avons pas le droit de nous montrer excessivement

pessimistes

en ce

qui concerne l'avenir de la langue

d'Oc.

JEAN MARTINET,
licencié ès-Lettres,

diplômé d'Etudes supérieures hispaniques.

�lo

34

gai

saber

lenga d'Oc (seguida)

Teatre de

m

Omes

Femnos: rolles mesclats

e

C.

196. Gasc.

DAMBIELLE (Abat), La caritacl, dr. pr.;

—

4

197. Gasc.

ò., 1 f.; * 26, 1912.

—

DUPIN (A.), Lou meroun d'or, c. pr.;

1 f.; Roumagne, Bordeaux, 1931, 2 francs.
EYNAUDI, Misé Pounchoun, c. pr.; 3 ô.,

Eynaudi, Bibliothèque municipale, Nice.

2 f.;

200. Liin.

FARNIER (R.), Tras lou

—

201. Lim.

c. pr.;

4 ô.,

FARNIER (R.), La Pena de Chauzir, c.

—

4 ô., 1 f.; * 200, 1925, 3 fr. 50.

pr.;
—

4

203. Nis.

plai,

f.; Est. Perrette, Limoges.

1

202. Per.

c.

1 ò., 4 f.; * 26, 1912.

—

4 o.,
199. Nis.

parti,

DAMBIELLE (Abat), Cau pas

—

pr.;

198. Gasc.

ô 4 personages

—

FOURNIER (M.), Au juge de

—

3

paix,

c. pr.;

ò., 1 f., fig.; * 37.
GAG (F.),

ô., 2 f.;

Giacoumin Patrassiè, c. pr.;

man. :

Gagliolo, 22,

rue

Pertinax,

Nice.
204. Prov.

—

sari,

GARBIER (F.), Lou maridàgi i coumesc. pr.;

bandy,

carr.

3 ô., 2 f.,

nom. fig.; Est. F. Rode Prouvenço, Cano, 1893, 1 fr.

�lo

205. Leng.

—

dr. v.;
206. Prov.

—

gai

saber

35:

GARDES (L.), La Terro des Bielhs, c.
3 ò., 2 f. ; Gainard, Moissac, 1922, 2 fr.

JANET LOU

PANTAIAIRE, La Masco,

4 f., 1 e.; Armana de la Pignato, Tolon,
1928, 3 francs; * 80.

g.

pr.;

207. Prov.

JOUVEAU (M.), Moussu lou Marqués,

—

c.

208. Prov.

—

man. :

LACROIX

lièro,
209. Per.

4 ô., 1 f.;

pr.;

c. v.;

39.

(J.), L'encendi de la Pegou-

4 ò., 1 f.; Est. Ruillère, Avignon.

MIREMONT (P.), La Nora, dr. v.; 3 ò.,

—

1 f., 1 e.; P. Miremont, rue

Borelly, Villefranche-de-Rouergue (Aveyron).
210. Nie.

MOSSA (G.), La Tina, c. pr.; 3 Ò., 2 f.;

—

Mossa, conservateur Musée des Beaux-Arts,
Nice, 1931.
211. Biarn.

PALAY

—

trouje,
212. Prov.
c.

213. Leng.
2

214. Prov.

—

v.;

(Simin), Lou mercat de la
4 ò., 1 f.; * 43, 1927, 1 fr. 50.

c. pr.;

PELABON

(L.),

Tranchet

e

Cristino,

4 ò., 1 f., fig.; Baume, Toulon, 1835.

PERRIERES, Pageza, jòc felibrenc
ô., 3 f.; man. : * 85.
—

pr.;

—

PROVENCE (M.), Lei coumaire de Vil-

lard d'abas, c. pr.; 4 ò., 1 f.; man. : * 49.
215. Prov.

—

REBOUL

(J.), Nesimo, c. gai. pr.; 3 Ò.,
1933, 3 francs.

2 f.; Armana Marsihés,

216. Leng.

— REDON (P.)
e PRAX (F.), Virgino se
marido, opereta pr.; 2 ô., 3 f., fig. (dansaires

et

dansairas)

;

man. :

P. Redon,

3,

avenue

Gambetta, Aurillac.
217. Prov.

—

REYNAUD, L'amour coupable, dr. pr.;

�lo

36

2 f.; * 23, 1900, 1 fr. 50.

3 ò,

218. Leng.

gai saber

—

ROUQUIER (L.), Las bragos rezounda-

dos, sain, v.; 2 ò., 3 f.; amb. los n" 219, 220,
221, 261, 262, fòrman « Très e très fou sièis »;
Peyre, librariè, 25, Balouard del MountparParis, 6e, 1935, 12 francs.

II.

nasso,

219. Leng.

—

220. Leng.

ROUQUIER (L.), Lou messourguiè, sain.

4 ò„ 1 f.; * 218.

v.;

—

ROUQUIER (L.), Lou Gazi, sain, v.; 2 ò.,

3 f.; * 218.
221. Leng.

—

ROUQUIER (L.), La Mechino, sain, v.i

2 Ò., 3

222. Leng.

SAHUC (A.), Lou mariatse mancat, c.
4 ò., 1 f.; Imp. Bergon, Cahors, 1926.

—

pr.;

223. Prov.

f.; * 218.

—

SIGNORET (L.), La meleto mancado, c.

2 ò., 3 f.; man. : L. Signoret, 48, boule¬
vard Chave, Marseille, 1935.
pr.;

— TULET (R.), Femna de cramba e cousiniera, levar de ridèu, v.; 1 ô., 4 f.; man.: * 88,

224. Leng.

1932.
225. Leng.

—

VIEU (E.), Louiset, c. v.; 2 ò., 3 f.; * 1,

1936, 3 francs.

E.
226. Leng.
v.

—

personatges

ALBAREL (Paul), La Femno mudo, c.
; 3 ò., 3 f., fig.; « la Cigalo Narbou», 1922; * 1.

(XVe s.)

neso

à 6

�lo

227. Leng.

gai

sajber

37

ALBAREL (Paul), L'Airetage,

—

c. v.;

3 ò.,

3 f.; * 1, 1925.
228.

Leng.
c.
*

229. Leng.
c.

ALBAREL (Paul), Ni gras ni magre,
4 ô., 2 f.; Almanac Narbounés, 1928;
1, 2 francs.
—

v.;

ARNAUD (A.), Lou mariage de Titolo,
3 ò., 3 f. ; A. Arnaud, Saint-Just, près

—

pr.;

Lunel (Hérault).

230. Prov.
c.

231. Prov.

ASTRUC

—

232. Prov.

au pous,

1 Ò., 5 f.; * 23; * 94.

—

AUBERT-HENRY (dono), Sandrino vo

lou vote dèi
*

(L.), Tant vai la jarro

v.;

fremo,

c. pr.;

2 ô., 4 f.;

man. :

95.
AUBERT-HENRY

—

marrido

lengo,

c. pr.;

(dono), Misé Babet la

2 ô., 3 f, 1

e.;

* 80,

1932.

233. Leng.

—

BARTHE (E.), La Resquilho, c. pr. amb.
3 ô., 3 f.; Almanac Narbounés, 1934;

1 cans.;
*

234. Leng.
c.

235. Prov.

1, 3 francs.

BARTHE (E.), Jordino cerco uno bono,
gai. pr.; 1 ô., 5 f.; * 97.

—

BERNARD (G.), La crous sus noste brès,

—

dr. pr.

amb. còrs; 1 ô., 4 f„ 1

e.; man. :

G. Ber¬

nard, Pioulenc (Vaucluse).
236. Prov.

—

pr.;

BERNARD (J.), Madeloun espousco, c.

3 ô., 3 f.;

man. :

J. Bernard, l'Areno, par

Ollioules (Var).
237. Prov.
3

—

BERNARD (J.), Co que chato vóu, c. pr.;

ô., 3 f.; Armana de la Pignato, 1936; * 80,

3 francs.

�3«

LQ GAI

238. Per.

BENOIT (R.), Mo de

—

c.

SABER

arab. 4

pr.

cans.;

fer mito de roanzeis,
3 ò., 3 f., 2 copies de dan-

saires; * 9.
239. Leng.

—

p.

dr.

240. Prov.

BLAVET (A.), La calandro de Basco,
v.; 2 ô., 3 f., 1 e.; * 150.
BOURRELLY (M.), Très Galino per un

—

gau, c. v.;

3 ô., 3 f.; Emp. Provencalo, 15,
Relogi, Aix, 1880.

carr.

dóu Grand

241. Biarn.

—

242. Leng.

Leng.
3

244. Gasc.

c.

se ma-r

— CLARDELUNO, Las gentilhos,
ò„ 3 f.; * 106, 1929.

c. pr.;

c. pr.;

DAUGE (Abat), La heste de Mamà, c.

T—

1 ò., 5 f.; * 62, 1925, 1 franc.

pr.;

245.

lapis,

CAUSSOU DE L'OULIVIE, Jan
3 ò., 3 f.; man. : * 188.

—

rido,
243.

CASCAROT E PALAY, Lous

1 ô., 5 f.; * 43, 1925, 2 francs.

v.;

Leng. — ESCOUTAIRE (L'), Lou douctou Purgamini, fars, pr.; 4 ô., 2 f.; * 30.

246. Leng.

— ESCOUTAIRE (L'), Lou juge de pats de
Corconas, fars, pr.; 4 ô., 2 f.; * 30.

247. Leng.

—

pr.;

248. Prov.

—

pr.;

ESCOUTAIRE (L'), L'ase de l'ouncle,
5 ô., 1 f.; * 30.
FALLEN (Dr), La fauto d'un paire, dr.
4 ô., 2 f., fig.; Pau Ruat, carr. Paradis,

Marsiho.
249. Lim.
4

250. Nis.

—

ser
*

FARNIER

(R.), Lous Nebouts,
ô., 2 f.; * 200, 1927, 3 fr. 50.

-—

c.

pr.;

GAGLIO, La Baieta, c. v. revirat del « Bai¬
»,
de Th. de Bainville; Barba-Martin;

203.

�i.o g

251. Prov.

a \

s aber

GINAT (J.), Au Mazout, c. pr.; 3 Ò., 3 f.;
:
J. Ginat, retreta de la marino, imp.

—

mari.

Mestre, Quartiè de la Loubièro, Touloun, 1936.
252. Leng,

GOURDOU (P.), Anfos, dr. patriotic v.;
Ò., 2 f.; Paul Gourdou, Alzonne (Aude),

—

4

1880.
253. Prov.

GUERRIER A (G.), Barna lou mestre de

—

palo,

c. pr.;

2 Ò., 4 f.; Armana Marsihès, 1936,

3 francs.

254. Prov.

JOUVEAU (M.), Fèbre de Camargo, dr.
3 ò., 3 f.; * 39, 0 fr. 50.

—

v.;

255.

Leng.

—

MAC-BIES, Lou cami dal bounur,
ô., 2 f., 1 e.; * 1, 1935.

p. mu-

tualisto v.; 3

256. Per.

—

MERY DE

BERGERAC, La rapatriado, à
fr. e òc; 4 ò., 2 f.; « Lou Bour1934, 5 francs.

prepaus v.,
nat »,

257.

Leng.

MONLOBOIS, Lou maridage d'Albertina,
3 ò., 3 f.; man. : Peyre, cons. de Pré¬
fecture, Montpellier.
—

c.

258.

pr.;

Leng.

pr.;

A.

259. Prov.

MOULY (H.), Lou ministèri a cabussat,
2 ô., 4 f.; man. : H. Mouly, allées
Briand, Villefranche-de-Rouergue.

—

c.

PEISE (F.), Leis amour de Misé Coutau,
fars, pr.; 4 ô., 2 f.; * 80, 2 fr. 50.

260.

Leng. — ROCA (J. de la), Una vesprada à CantaAuriol, c. fars, pr.; 2 ô., 4 f., 5 fig.; man. :
*

261.

—

Leng.

108.
—

ROUQUIER (L.), La Quatreto, sain,

v,;

3 ô., 3 f.; * 218.
262.

Leng.

—

ROUQUIER (L.), La Malauto, sain,

v.;

�LO

40

3

263. Prov.

SABER

Ò., 3 f.; * 218.
ROUX, Raubo courto e chivu coupa, c.

—

(2 t.); 3 Ò., 3 f.; * 80, 1929.

pr.

264. Gasc.

GAI

SARRAN (Abat), Lou perdigalh, c. v.;

—

5 Ò., 1

265. Leng.

f.; * 86, 1923, 2 francs.

SOURELH (A. del), Per un riban, c.
3 Ò., 3 f.; fig.; * 137, 1905.

—

pr.;

Ernest VIEU.

(continuarà).

l'A et l'O.

L'ignorance
tre

un

o,

a

échangé

l'a des ancêtres con¬
odieux et grotesque qui a défor¬
point de la rendre méconnaissable,

presque partout

sorte de supplanteur

mé la langue limousine au
sourde et lourde...

roux,
(Grammaire limousine,

p.

3).

�LO

GAI

SABER

41

Pages choisies

Le

Français et l'Occitan

On

parle un affreux charabia dans ceux de nos
villages et bourgs du Sud-Ouest où il a été décidé
■que l'on ne parlerait plus le «patois». C'est un pro¬
fesseur à la Sorbonne qui en a fait la remarque;
mais il n'est pas d'oreille tant soit peu susceptible
■qui n'en soit incessamment offensée. Il est donc con¬
venu, en ces endroits, que les générations nouvelles
ne s'exprimeront qu'en
français. Cependant on ne se
débarrasse pas du parler des ancêtres ainsi que d'un
vieil habit démodé. Il est là qui vous guette à tous
les tournants de la phrase, comme un génie familier
plein de malice. Il trouve des complices sûrs parmi
les jeunes gens et les jeunes filles qui ont rapporté
de la ville tout un fonds d'argot et de particularismes
de mauvais aloi. Alors on entend de petits dialogues
dans le genre de celui-ci :
Qu'est-ce que tu t'es fait du chapeau, peti¬
...

—

te? Tu te l'es

perdu encore!
le suis perdu ! Plus
souvent !... Je sais où qu'il est. Je me l'ai laissé
à la prairie, en rentrant la jument.
—

on

Penses-tu que je me

Partout où l'on a tenté de rompre avec le gascon,
s'est mis à parler vraiment patois. Le pire des pa¬

tois, et le plus vil et le plus intolérable, un français
sans vocabulaire, sans
grammaire et sans syntaxe,

quelque chose qui n'est plus d'aucune langue...
Puisque le français est sans conteste, en nos pays,
une langue d'importation ; puisqu'un enfant du Midi

�T,í)

4'2

qui veut s'initier
se

défendre

contre

au

GÀI

SA l'.KR

français

les

aura

nécessairement à

les

tournures du par¬

termes et

ler

local, le plus simple et le plus sage n'est-il pas
qu'il s'habitue à confronter carrément l'une à l'au¬
tre sa langue maternelle et celle qu'il doit appren¬
dre ? Que son maître lui fasse traduire du béarnais
ou du
gascon en français; qu'il l'amène à observer
et à saisir, de l'un à l'autre, la différence des mots,
des formes, des tours ; et l'écolier en évitera plus sû¬
rement telles, expressions -incorrectes et telles cons¬
tructions vicieuses. L'expérience certifie que le Méri¬
dional qui aborde le français littéraire en faisant pro¬
fession de dédaigner et d'ignorer son propre dialecte
court grand risque de s'exprimer en patois sans le
vouloir

et sans le

croire...

Léon

BÉRARD,

dé l'Académie

française,

Ancien Ministre de l'Instruction

(Extrait de'la Préface de Du Gascon
et

Th.

Lalanne.

(Landes), 1937.)

Librairie

au

publique.

Latin,par J. Bou\et

Bénesse, à St.

Vincent-de-Paul

�L'Ort dels Trobaires

Ugon de Bordèus
TROSES

.

'

LA

í

CAUZITS

( l)

■.

"b

v

MORT DEL REI DE BABILONA

Aicèi

Gaudis, lo rèi de Babilonq,
palais ufano^ament dona
plendo^a f'esta en onor del camp ion
bèl vincedpr d' Agrapart. Quand Ugon
s'es asietat à sa m an drecha à taula,
lo rèi Gaudis atal pren la par quia :
«
Ugon, "i dis," ara que pensas, fari
dins

«

son

Vas t'entornar dins lo lentan reialme

«

de

«

—

...

Fransa, o vos apraici demorar?
Rèi, "dis Ugon," acp laisat% estar.D
Al amagat, qpèi, dis à Jiralme,:
« Amie, vai
quèrre e porta aici mon gòt;
« barrara lèu caquet, aquel rèiòt. »

*

-,

*.

■Quand l'a portât, Ugon dis:« Veqèt^, senhe,
aquel gòt: i a r es de din si — Es vertat.

«

(i) Cf. Lo ô'at Saber (nov.-dec.
octobre 1937),.
' b

i')37»

1919,
»

janv.-febr.
\

1920,

ag'ost
A

�LO

44

«

—

Ara

GAI

SABER

esperat^ qu'aquesta man lo senhe. »

Alavet% fa subre lo gòt fadat
la c,rot\ al nom de Dius de majestat,
e
quand-e-quand la copa s'acomola.
« Senhe,
agachat\ aqnel bel trincador
« bevèt\,
enlòc beuret^ de vin melhor.
Gaudis vòl beure, e dins sa man
vei lo gòt vòje. « O! "dis" m as
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«

«
«
€
«
«

«
«
«
«

encantat!

Non, senhe, es per vbstra marridetat,
es
per sb que fa\èt\ al Crist la guèrra,
acaminat subre la via esquèrra
que sens recors vos mena cap al
del infèrnàs badant, que vbstra

clop
boca,

cobe^a d'aquel vin de santa soca,
poira jamai ne beure un quite glop.
Degun pbd beure à la copa preclara
s'un sol pecat l'enteca e lo mascara.
Vos cal aber de vbstra ama pietat
e creire en Dius
; mal aviat setf estât,
aviat^-vos ara al drech camin de vida;

laisat$ Mahom,

que

sab

e que

pbd

res,

per lo sol Dius ont tota vertat es,
o, si que non, anat$ veire d'au^ida
vbstra ciutat per grand ost enva^ida
e

coma

un

fum vbstra glbria avalida.

Hou! "dis lo rèi," nos crei à songobèmr
nobles barons, aquel diables d'infern!

—

L'abèts; au^it ? Encadenat de fer,
l'ai tôt

«

venir

«

»

tremola

—

«

«

;

un

un

an

encarcerat

sens

veire

sol romiu cèrca-rambols

per lo secorre; ara voldria far creire
qu'es el, amorralhats à sos ginols,

�LO

«
«

GAI

SABER

45

que nos far a la lèi sus nòstra terrai
O bufa-bren! ont es, ton òst de guèrrai
Coma

acò, "dis Ugon," de cap de biais
volètq escotar ? — Barra lo cais,
per abans qu'aici mai parle e mange,

«

—

«

me

«
«

o,
iò lo te

«

claure sul

«

rèi de

«

aura

vau

ambe

còp.

racalha,
de tôt sò

—

mon

marrasai

N'i

e se

a pron de dich atal,
veira lèu quai

qu'a dich à

se

plange.

»

Suis

pòts d'Ugon lo clar còrn resontis
poderos que tôt s'estrementis.
Quand Alberon l'au\is, dins son boscage:
« A! Dius! "dis eV'
quai malastros présagé!
&lt; Es mon amie
que còrna, acò's Ugon,
«
qu ai mai que cal laisat en abandon.
« Per don i
fau de tota malerransa ;
€ tant bon amie
poiriai trobar enlòc,
« se 11'èra
pas que, viu coma lo fòc,
« es pron folesc e perd trop remembransa
« de mos consels; l'aimi
plan saquelà,
tant

€
«
«

sul

còp vau corre à son secors enlà
ont lo còrn sona, e me faran companha,
bandièra al vent, cent mila ornes armais

Lo

temps d'un cluc, aqui l'òst en campanha
qu'à Babilona arriba, à bèls raniats
escalabrant parets, trepant carrier as,
cap als pagans desplegant las senhèras
e
patacant, chapla que chaplaras;
tôt fuch, res lèu lor fa plus embarras.

�Ap

EO

GAI

SABER

Drech al

palais reial Alberûn vola.
Ugon là vei, e, tôt gauchos, Vacola:
«
O grand amie! que set£ lo plan vengut!
«
qu'à bel estrun m'abèt\ secorregut!
«
Ugon, auras sempre mon adjutori
«
leialament, tant que lo te caldra,
« tant
que ta lansa à bona bbra obrara. »
—

Dins Babilona

ara

i

a

salvatòri

aquels que Crist adoraran
qu'à Mahom sul còp renonsaran:
aqui lo ban qu'es clamat per la vila.
De convertits aqui-ne lèu vint mila
qu'en santas fonts van èstre batejats.
que per
e

Lo rèi Gaudis vei

despoderansa.
Ugon i dis:« Rèi de tant d'arrogansa,
« ara mens que rèibt,
aqui trusats
« ton fol ufan e ton
poder pasats;
«
fora de Crist per tu plus d'esperansa:
«
creiras en el; si que non, moriras.
Gaudis respond:« Non, plus lèu m'auciras
« que
de me far del meu Dius renegaire. »
Alberon crida:« Ugon, es preqicaire
« de bada: aquel al catolic
autar
« menaras
pas ; amie, sens mai estar,
«
espotis-i sus las dents sas paraulas,
«
fai-i sautar lo cap de las espaulas:
« atal
poiras f acampar maje onor
« e
t'aquitar arn Caries ton senhor;
« lo
mescreqent aura sb que mérita. »
sa

�lo

gai

saber

A bel estrun

Vgon lo descapita
còp de son esquinador,
l'arrapant per l'aus de la cabesa,

d'un sol bon
e,

i trai la barba

e

los catre caisals

que portara, coma n'a fach promesa,
al Emperaire. Entremens, à trusals,

pics

patacs, los valent s atucaires
Sarrasins qu'a menats Alberon
coma del cèl la
grêla sul borron
.tomban à flòcs ; per tots airals e caires
de la ciutat, ont rullan rius porprals,
e

de

fan lor bona òbra espaças

e

destrals.

Antonin PERBOSC.

47

�48

LO

GAI

SABER

Cansoneta d'Adiu

S'èren dos

au^elons d'estiu,

A diu! Adiu!

sabi

plan dont fariai mon niu,
au\elons d'estiu.

s'èrem dos

S'èren dos

au^eloyis d'estiu,

.

Adiu! Adiu!
dins ton cor, ieu

s'èren dos

Sèm pas

fariai mon niu,
au^elons d'estiu.

dos aurions d'estiu.

Adiu! Adiu!

Dins lo còr
sèm pas

Sèm pas

as un autre niu,
dos au^elons d'estiu.

dos au^elons d'estiu,

Adiu! Adiu!
e

n'aurai pas jamai

Sèm pas dos

de niu...
au^elons d'estiu.
LOIZA

PAULIN.

�BOLEGADISA OCCITANA

La

lenga d'Oc à l'Escnla

Acò 's pas lo tïtol d'un article: es una cronica que durbisèm
e que deuria pareise regulièrament dins v.Lo Gai Saber».

■oèi,

Cadun

s'avi^arà de l'imjsortansa del subjèt: es à l'escòla e per
la lenga d'oc viurà o morirà. Cal saber se volèm
faire de nòstra lenga un r.dadà » re\ervat à qualques originals,
o ttna lenga
viva, f'orta e parlada per un pàple. Se nos decidam
per la segonda idèia, i a pas quatre biais per la reali\ar: cal
que los mainatges e los joves àimen e-pàrlen lor lenga. Un òme
à qui om a ensenhat à mespre\ar e à inhorar nàstra
lenga duscas vint e cinq ans, se
poird prene tôt d'un còp d'una trucasada per ela, farà be-lèu de bon trabalh, mas sera
pas jamai
qu'un dilettante e, d'a quel monde, n'abèm tôt just be\onh per
Vescòla que

rbèl estar».

A-n-aquelis qu'an poder subre la joventut demòra lo deber
ferme, que sera l'eu tems, atlas! Profesors-libres
d'Estât-, mèstres d'internat, repetitors, regents, rectors, capmèstres de coralas e de lutrins, dins vàstras solas mans tenèt\
la vida o la mòrt del vèrbe\ un pauc de bon voler, e sera la vi¬

.de s'i metre, e
o

da !
E donc, que faire ? Per aqueste còp, me voldriai metre al
punt de vista d'un mèstre qu'arriba dins un establisament novèl, que voldria plan faire quicòm, mas que sap pas per ont
comensar. Tôt
despend del estât ont ne son los escolans. Se ne
tiram lo cas plan rare ont lo novèl mèstre va trabalhar dins
una terra déjà laurada per un autre, aqueTestât es
pertot, pecaire! lo même. Quitem per un bocin de nos pagar de mots e
de nos amu^ar de causons, ajem lo coratge de regardar en fasa
lo fasti e lo tristum de la realitat : qunis son los
mainatges
qi:e pàrlan cada jorn, regulièrament, serio\ament, la lenga
d'òcì Dins las vilas de mai de dos mila abitants, ne trobaret\
pas un. Dem'oran las campanhas, diret\. Mai vos avi\at\pas
donc d'aquela cau\a abominabla, de\esperadisa: que, dins la majoritat de las familhas page\as, los parents pàrlan ben en len¬
ga d'òc, mai s adrèsan jamai qu'en francés als mainatges, e qtte
los mainatges pàrlan res que francésì E vos figurât^ be-lèu
qu'aquelis mainatges, un c.òp grands, van tornar à la lenga
nàstra ? Vai te n', vai ! Servis pas de rés de se tampar los èlhs;
cal regardar sens pour, e trabalhar.

Sabèt\ ben per
mairala,

coma

que

s'èra

la gent d'ara

un

amaga

à

vici de la sanc, o una

filhs la lenga
plaga vergonho-

sos

�5°

LO

GAI

SABER

Es perque los mèstres d'escòla balhàban autres còps ferai—
bofas, castanhas, borlas, e lo famos anèl, als pichones
paucivals que se capbornàban à par-lar « patois*. E ben, sò
qu'an fait de regents e de profesors, de profesors e de regents
òc pòdon desfaire. N'es encara teins.
Lo traballi preliminari es donc de balhar als escolans lo
respect, pèi l'interès, pèi l'amor de lor lenga, en escurant lor
cervèl de totas maisantas idèias. Pr'acà faire, i a pas be\onh
d'un orari especial: es l'àbra de cada moment en clasa. En ensenhant lo francés e lo latin ambe la maiprigonda consiensa,
podèm, sens panar un sòti del argent que ganliam, faire ve\e
als escolans que la lenga d'oc es una lenga coma una autre.
Per et\emple, en tre\iema: si deu faire un pichon cors seguit
subre las originas del francés (fonetica, semantica, morfologïa istorica). La compara\on ambe las autras lengas romanas
esforsada: en cap, i metrem la lenga d'oc, sobent e de manhèra précisa. Atal tratarem nòstra lenga sul mêmepèd sientific que lo francés. Dins los comptes-renduts de debersfrance\esy
relevarem las fautas de sintaxi, que son degudas lo mai so¬
bent à la persistensa de la sintaxi autoctòna dins la lenga importada - es un fèt lenguistic plan conegut -, e direm:« Aiso,
qu'es perfectament correct en gascon, ont se diu dire res qu'atal, diu pas pasar de cap de manhèra en francés.?&gt; ,v
En literatura, quand lo moment sera vengut d'estudiar las
originas de la poe\ia lirica en Fransa, caldrà pas laisar pasar
l'oca\ion de mostrar que lo lirisme francés del Atge Mejan
deu tôt als trobadors, e caldrà detalhar los principals, ne legir las òbras mèstras. Quand parlarem de la poefia epica,
mancarem à nòstre deber e à la vertat tôt cort se difèmpas queMistral es gaire-ben lo sol poeta epic de Fransa. E ne pasi.
Saquelà, valdria pas res d'anar tombar dins l'i^erbòla, e d'anar contar que i a pas res de plus
bel jos la roda del solelh,
ni en fèt de parladura, ni en fèt de literatura : los escolans
vos
prendrian pas al serios. N'i a pron de dire que nòstra len¬
ga es una lenga coma las autras, que se pòt comparar à quina
que sia, mas que 110s conven subre totas, per ra\on d'eréditât.
Aquï desus, anirem cercar d'autoritats superioras : cadièras de
lenga d'bc dins las Facultats de Fransa, d'Alemanha, d'Angletèrra, etc... Atal naiserà, pèi creiserà lo respèct per la nòstra
lenga, mai que mai se lo mèstre a qualqua autoritat subre sos
escolans : s'en portaran aquelas idèias al ostal, e los parents.
comensaran al mens à se
pau\ar la question.
Cal pas ensajar de sautar aquela tasca ; faire respectar la
lenga. Se que non, es pas la pena d'anar mai lènh.
Per foisar l'interès, veirem uu autre còp cosi àm se pòt ser¬
vir dels «.levers dirigitsj&gt;.
Per los mèstres remirables que ne son déjà despèi longtems à\a.

las,

�LO

GAI

SABER

ýaire faire debers à lors escolanspel Colètge d'Occitania, au¬
rai l'aire d'un descobridor de luna. Mas torni dire
que m'a■dresi à de mèstres de bon voler que vnldrian comensar.
D'ara en avant, ai pas brica idèia de balhar conselhs de
mon
sicap. Voldriai plus lèic centrali\ar — escu\at\ lo mot —
e metre en
comun, per ne tirar profit, las idèias de totes los
mèstres atelats despèi longtems al prefait
occitanista, e tamL&gt;en las questions de los que n'an à pau\ar. Supliqui aqueles
collègas de me mandar, lo mai sobent posible, sà qu'an à
dire: nos cal pas trabalhar escampilhats ; amasem-nos, entendem-nos, atal farem miranda. Aquïu la miuna adresa :
Joan SEGUY, profesor
al

Colétge de Sant-Gaudens (H.-G.)

Auriam

degut mencionar, i a de temps, las bêlas fèstas que
faguèron, lo 12 de setembre 1937, al Cailà (Tarn), per l'inauguracion del Muzèu Guerinian, jos la prezidensa de Francés
Mauriac, de l'Academia Franceza. Aqui i abia res que d'amies
nòstres : Joan Calvet, cônse de Galhac, de 1 'Escòla Dom Vaissete, Andriu Grimai e Touny-Lérys, de ì'Escòla Rochegude, l'a¬
bat Decahors, de «L'Amitié Guérinienne», Juli Pigasse, de l'A¬
cademia dels Jòcs Florals. La fèsta felibrenca de ÏEscòla d'Autpol, que se fazia lo même jorn à Mazamet, empachèt fôrsa felibres de venir al Cailà: e pracô las Escôlas del pais i abian
mandat de delegacions ; mantunas joventas i portàban la palhòla e lo vestit tradicionals ; e lo felibre Valax, de La Campana
d'Agot, i faguèt aplaudir lo poème de Paul Prouho «A la Dase

maizéla del Cailar

e

à

son

fraire».

Lo senhe Joan Dayma (75, Boulevard de la Liberté, Agen),
secretari général del Comitat Jansemin, demanda à totis los
•escribans occitans, à totas las Escôlas felibrencas, de li man¬
dar lors publicacions en lenga d'Oc per enriquir lo repertôri
occitan de Radio-Agen, ont se fa, cada uèit jorns, lo « Quartd'ora gascon ».
Nôstres

que ven
cors

del

compliments à nôstra escolana dôna Loïzà Paulin,
de ganhar lo primièr prêts de poezia franceza al con«Goéland», ambe sos poèmes Airs villageois.

Complimentam nôstre amie lo majorai Caries-Brun, que ven
d'èstre nommât oficièr de la légion d'Onor, e nôstre amie lo
mèstre en Gai Saber A. Joannon, de Marselha, que ven de receure la Crotz.
E tant-ben nôstre amie lo doctor Paul Duplessis de Pouzi-

lhac, director de «Septimanie», elegit à l'Academia de Ciencias
Letras de Montpelhèr.

•e

�LO GAI SABER

52

ABÈM

LEGIT:

Lou Parage de Plount-Peliè (abrieu-jun 1937): aquel buletin fa
saber la tièra de las charradisas que se fan cada quinze jorns
à la Comuna, e de las que se fan, de cotrìa ambe concèrts e

pèsas de teatre, al micro de Montpelhèr-Lengadóc. —Calendau
(mai 1937): Lotis batalhouns de la Coumtessa, «La Lauseta», istoric precios d'aquela valenta societat teatrala que, dins vint-ecinq ans de temps, a jogat dos-cents côps à Montpelhèr e mai.
de tres-cents en tôt ; la Cansoun de l'Aigo, bèl poème de P.
Félix.

L'Auvergnat de Paris (14. VIII. 37): Chantemerle ou la Col¬
visite à Albert Pestour, per C. Gandilhon

line enchantée, une
Gens d'Armes: «ma

plus grande émotion,

ce

fut, le soir et tard

dans la chambre du poète, pleine, de livres, ouverte sur la hau¬
teur boisée où se lève la lune. Cent poèmes inédits nous furent

révélés, de la même veine, de la même grâce légère, de la mê¬
musique d'âme que ses poèmes en langue d'Oc. Cent poèmes
inédits, scandaleusement inédits, non par la faute du poète,
mais par la faute des temps brutaux où nous vivons! Ça ne fait
me

rien !

Courage, Pestour, ce siècle de fer ne tuera point ta gloi¬
La Dépêche (22. VIII. 1937): La Canson del Ca-Ju, deProsper Estieu, traduccion occitana d'una canson franceza de
P. Xardel, acompanhada d'una bêla letra del majorai al Doctor
Voivenel, Director de L'Archer, cônse de Capoulet-Junac.
L'Express du Midi (31. VIII. 37 — 21. IX. 37): De Raynouard
à Valère Bernard par Frédéric Mistral, Impressions de Pro¬
vence, per l'abat Salvat. — Journal de Limoux (20. VI. 1937) :
Lé Toupi, per Jousep d'al Paradou; Lé Ritou é lé Faouré (LeCoin du Poète). — La Croix ( 14. IX. 1937) : Téodore Aubanel aux
champs, per C. Terrin ; (19. IX. 1937): François Raynouard, per
res

!

—

P. Morel.

?
Abèm après ambe regrèt la mort, à Xoloza, del profesor Declareuil, manteneire de l'Academia dels Jôcs Florals, membre
de YEscòla Occitana dempèi sa fondacion, e la del majorai Julian Brabo, defuntat en Aies I031 de janvièr: portaba, dempèi

la Cigala d'Aquitani qu'abian portada abant el lo comte
Toloza-Lautrec, lo profesor Leopòld Constans, e lo profesor
Jozèp Anglade, nôstre ancian e sempre regretat capiscôl.
1931,

de

Dius

e

Santa Estèla los

emparadizen!
CRI-CRI.

�Vient de paraître :
le n°

spécial de SEPTIMANIE consacré à

La Gèsta de saut
en

tèrra

Domenge
lauragueza

(La Geste de saint Dominique en terre lauragaise)

comprenant:

reproductions en pleine page, sur planches.détapapier de grand luxe, des esquisses de Paul Sipour la décoration murale du sanctuaire de N. D. de
14

•chées

en

bra
Prouille.

médaillons

en prose occitane de
jPabbêj Salvat,
légende aux esquisses, reproduits et clichés
écriture gothique duJXlV' siècle,'avec^letlrines ornées

14

servant de
-en

■et blasons.

la traduction

française du médecin-colonel Henric.

la préface et la mise en'page du Docteur Paul Duplessis de Pouzilhac, avec de nombreuses reproductions,
dans le texte, d'œuvres de Paul Sibra.
Un poème liminaire en français de Paule de Gimazane.

la

critique des livres et la chronique régionale.
prix de souscription (35 fr. port compris) est
maintenu pour les abonnés du GAI SABER.
Le

S'adresser à M. le Docteur Paul

Turgot, Narbonne,

ou, à

Duplessis de Pouzilhac,
M. l'abbé Salvat, à Castelnaudary.

rue

�Règles de Phonétique Occitane
corps d'un mot,
français ; mais s'il
terminaison féminine, il est semi-son¬

i° VOYELLES.

accentué

ou

constitue

une

nant et se
—

e

;

dans le

suivant la région ;

fermé français, et è comme è ou¬

français ; — u égale¬
une voyelle, il a le son ou fran¬
d ouvert se prononce comme o français, et

français

;

—

i équivaut à i

mais, après

ment ;

o

ou

prononce entre a et o,

Sonne comme é

vert

çais

seul

a,

—

non, sonne comme a

—

fermé

français.

comme ou

c, d, f, g, j, 1, m, u, p, q ( toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais,
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne

2° CONSONNES.

b,

—

tz, dans certaines, régions; — m se prononce
à la fin de la i" pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à laffln
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

comme n
—

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en-Pro¬

qu'à l'infinitif;
muet à

des

—

la fin des

mots en

vence.

3° GROUPES. —;ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

populaire

Répertoire

DE CH ANTS OCCITANS

GANSONS:

! paraulas e aire popularis.
paraulas de P. Estieu subre un

1.

Se canta, que cante

2.

Las Batezons,

vièlh aire.

La Canson de Castelnòu, paraulas de

3.

subre

un

P. Estieu

vièlh aire occitan.

paraulas e aire popularis.
Auzisètz los Auzelets, paraulas de P. Estieu
subre un aire populari.
4-

Los Esclòps,

5.

6.
bre

Me
un

parles

pas

mai! paraulas de P. Estieu

vièlh aire occitan.
IMPR.

D'EDITION# OCCITANE#

-

CA8TELNAUDARY.

su¬

�</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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