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Annada

N° 171

Janvier 1939

Gai

Lg

Revista de l'ESCOLA OCCITANA

c^&gt;

Dis Aup i

Pirenèu

,

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrièra

delà

Arts, 14

Lo Numéro: 2 fr.

�SABER

QAI

L,0

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
AD

14,

VIINISTRACION

:

Libraria Pi-ivat,

Carrièra dels Arts, TOL.OZA

Abonaments

:

=

C. Ç. Toloza 1673

t

Pransa

I

Estrange : un an

„

:

un

an

.

.

20 fr.

.

,

.

.

.

30 fr.

ENSENHADOR
del N- 171

Marcel

CARRIERES:

(Janvièr 1939)

Ronsasvals, poème occitan du Moyen
Age.

Prezident DALADIER:

La

lozèp SALVAT:

Tristors.

Lenga.

Prezident DALADIER:

L'Histoire.

Valèri BERNARD :

Los Trevants.

CRI-CRI

Bolegadisa Occitana:
Cronica Academica(Lo Secretari).
Escôla d'Autpol (M. Bascoul).

:

Snplement, pels escolans e

los amies del Colètge d'Occitania,
Sco¬

Rampelada N° 50 (janv.-febr. 1939): Jeux Floraux
laires de langue d'Oc, un devoir, novelum, etc...
La

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA

Estieu,' capiscòl ; Antonix Perbosc, J.-Rozès de
Jaques-Eviili Abelovs, jos-capiscòls; Armand Praviel,
clavaire; JozèpSalvat, secretari; Joax Séguy, secretari-adjunt.
Filadèlfa de Gerda, Fraxcés Tresserre, Lois Théron
de Moxtaugé, Juli Cubaynes, Joax Ladoux, amiral d'Adhémar
Prosper

Brousse,

de

Cransac. conselhers.

Paul Sibra, jos-capiscôl dels Grilhs del
Bousquet, capiscôl de YEscòla Rochegude;

Lauragués; Jordi
Fernand Albert,

capiscòl de la Campanp d'Agot; Joax Girou, capiscôl de J.'Escola Audenca; Teofile Ferrie, capiscôl de YEscòla d'Autpol;
Elia Lagarde, capiscôl de YEscàla Dom Vaissete, Calelhon,
capiscôl del Calelh del Roèrgue, conseillers.

�LO GAI SABER
Tòme XIII

( Armada 1939 )

��Lo Gai Saber
Revista de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup i Pirenèu

F. Mistral.

Tomé XIII
(Annada 1939)

TOLOZA
14, Carrièra delà

Arts, 1-4

«...

��JANVIÈR 1939-

Lo Gai Saber, N° 171.

Ronsasvals
poème occitan du Moyen Age

INTRODUCTION

LE MANUSCRIT.
En faisant des recherches dans les archives de
l'étude de Me Pondicq, notaire à Apt, M. Sauve,
alors bibliothécaire de cette ville, depuis archiviste
du Prince de Monaco et décédé récemment, décou¬
vrit deux poèmes en langue d'Oc ayant trait à la lé¬

gende de Roland. Ces deux poèmes ont été écrits,
en belle écriture calligraphiée, en tête d'un vieux re¬
gistre d'actes de 1398 de Me Rostan Bonet, notaire
à Apt. Us sont contenus dans deux cahiers de 16
feuillets
d'environ

-

manque

8 feuillets doubles
50

vers

-

écrits à deux colonnes

chacune. Au premier cahier, il

deux feuillets doubles extérieurs, ce qui
environ, lacune

constitue une lacune de 400 vers
d'autant plus regrettable qu'elle se

produit dans les

poèmes, le second commençant en effet dans le
premier cahier.
Le premier poème, qu'on a appelé Rollan a Sadeux

ragossa, a une étendue de 1.600 à 1.800 vers envi¬
ron, et le second, qui est désigné sous le titre de
Ronsasvals, compte environ 2.200 vers dans son
entier. Ils sont tous deux rédigés en vers de 10 syl¬
labes, et exceptionnellement de 12, assonants entre
eux

que

groupés
la langue

et

en
en

laisses de longueurs inégales. Bien
soit très pure, nous remarquerons

�6

LO

GAI

SABER

toute une série de rimes françaises en «ier», qui
comprennent des mots occitans en ier et aussi des
mots occitans en ar, mais dont la terminaison a été
modifiée selon les besoins: ce procédé se retrouve
notamment dans Daurel e Béton.

Nous n'entrerons pas ici dans les détails du ma¬
nuscrit que le lecteur pourra trouver dans Romania,
1932, pp. 1 et sq., non plus que nous ne ferons la
description du poème de Rollan a Saragossa.

BIBLIOGRAPHIE.
Rollan

a

Saragossa

a

été analysé en son entier

en partie par Mario Roques, en 1925, au
tome III, p. 407-13, de l'«Homenaje ofrecido a Menéndez Pidal»; quant à Ronsasvals, la publication

publié

et

intégrale du texte a été faite, également par les soins
Mario Roques, dans Romania, 1932, pp. 1 à 28
et 161 à 184; en outre, un lexique des noms propres
occupe les pages 184 in-fine à 189. Les commentaires
qu'appelle ce dernier poème, en dehors du lexique
précité, n'ont, à notre connaissance, pas encore été
publiés.
Un article détaillé sur ce poème a été publié par
Jules Véran dans Le Temps du 30 juillet 1920, sous
la rubrique « Au jour le jour». M. Véran développa
cet article dans une conférence qu'il fit aux « Amis
de la Langue d'Oc», et publia enfin une note éten¬
due dans \'«Armana Prouvençau» de 1921. Signa¬
lons en outre les articles de vulgarisation destinés à
attirer l'attention du grand public que le félibre
Auzias Lieutaud, fils du Primadié Victor Lieutaud,
publia dans diverses revues, notamment Occitania
de

et

L'Araire.

JUGEMENT.
Le poème est écrit en pure langue d'Oc, dans un
style clair et non dépourvu d'élégance. Nous sommes

�LO

GAI

SABER

7

loin de la rudesse du poème français correspondant,
la «Chanson de Roland», et l'on sent très nettement
l'influence bienfaisante de la civilisation occitane,
une période où les régions du nord
de la France vivaient encore dans une demi-barba¬
rie. La conséquence en fut que notre auteur accorde

déjà raffinée, à

une

que

place étendue aux analyses de sentiments, alors
le poète français s'attache surtout aux descrip¬

tions de combats et

aux

scènes de carnage.

Nous donnerons maintenant une
du poème, avec certains fragments

analyse détaillée

choisis parmi les

plus beaux de l'œuvre. Nous nous excusons de pré¬
senter un travail sommaire et incomplet. Les ques¬
tions laissées ici sans réponse, telles que celles de la
date, de l'auteur, de la patrie du poème, de ses sour¬
ces, etc., seront résolues par des personnes plus qua¬
lifiées qu'un modeste félibre ; elles nous donneront, un
jour que nous espérons prochain, une édition critique
définitive de ces deux poèmes, Rollan a Saragossa
et

Ronsasvals.

je tiens à
reconnaissance au bon félibre Auzias
qui me fit connaître l'existence de ces

Avant de clore

témoigner

cette

brève introduction,

ma

Lieutaud
deux chefs-d'œuvre de notre ancienne littérature

oc¬

citane, inconnus du grand public félibréen ; à M""'
M. Galey, qui me facilita si aimablement l'accès
de la Bibliothèque Universitaire de Toulouse, où je
pus prendre connaissance de la publication du poè¬
me de Ronsasvals dans la Romania ; à M.
Mario
Roques enfin, le savant romaniste, digne continua¬
teur des Paul Meyer et des Camille Chabaneau, qui,
avec sa bonne
grâce coutumière, voulut bien m'autoriser à publier un résumé de ses travaux.

�LO

GAI

SABER

ANALYSE ET FRAGMENTS.
Le récit

commence

en

pleine bataille. Les Chré¬

tiens sont au nombre de 20.000; les Sarrasins leur
livrent des assauts répétés, dirigés chaque fois par
un héros nouveau dont les chrétiens triomphent non

dommage. Ici se place l'énumération des Douze
Pairs, qui, invaincus à ce jour, devaient périr par
suite de la trahison de Ganelon appelé « Gayne »

sans

dans

notre texte:

Plassa vos d'ausir
La flor de Fransa

Que

anc non

Tro

aquel dia mal

qu'ilh
e

anneron

contant

las mayneyas grans,

80

si falhiron dels ginhols detrencant
e

fer

e

peyssant

Que .ls vendet Gayne per l'erguelh de Rollan :
Los

xij.biers foron trach ha engan.
Aqui fon tracha Durendartla trenchant,
Aqui fon tracha Autaclara lo brant,
Aqui fon tracha l'espeya Mort el camp,
Aqui fon tracha Bat servellas e cant,
Aqui fon tracha Costana la valhant,
Aqui fon tracha Aygradura la grant,
Aqui fon tracha Cortajoya eyssamant,
Aqui fon tracha Lauzana la valhant,
Aqui fon tracha Fortana la prezant,
Aqui fon tracha Magladena la gran,
Aqui fon tracha Forbeia la trenchant ;
Si bi fos Joyosa, payans forari dolans.
Aqui viras tantz perpons e tantz pantz,
Tant astas novas, tantz goffarons sagnentz,
De XV. milia lo camp deslieurat an,
Quatre molins pogran moire del sanc.
Los albercs pezan si que a terra deyssant,

90

95

100

Car li destrier tro al ventre son en sanc.
Tôt dia foron nostres barons valhans,

Que
Tro

al vespre que

Cornan lur

Le soir
que repos.

perderon ni fuvella ni pantz,
.1 solelh fon baysatz;
graylles, tornan s'en anb aytant.

anc non
venc

105

les Francs peuvent prendre quel¬
L'archevêque Turpin leur dit la nécessité

venu,

�LO GAI SABER

de communier le lendemain, car la journée sera rude.
Le mardi matin donc, l'archevêque célèbre la messe,
et Roland se prépare au combat.
So fon

en

may an

Que .1 solelh lus

e

la gran maylineya,
débat la roseya

E .ls auzelletz cantan per
Un martz matin per
El temps que fon la

l'encontreya,
bona destineya,
Santa Gros passeya

180

Ans

Pandecosta, cant canta la copeya.
Turpin l'evesque ha la messa canteya;
Le duc Rollan l'a de cor escouteya,
Set

onsas

d'aur uffri

a

la sagreya,

185

Quatre per si e très per sa mayneya;
El i uffri

una copa daureya,
Angelier una plata saffreya ;
Aur es argent uffrid'autra mayneya.
Cant l'arcivesque ac la messa canteya
E la ost Karle fon aqui assembleya,
E Rollan ha Durendart demandeya ;
Très fils de comte la li an aporteya
Dins en un pali que fon envolopeya.
Encontra .1 ray le duc l'a esgardeya,
Un pauc la vi de sa color mudeya:
«
Ay ! Durendart, la mieu bona speya,
Esto matin, com t'iest avioleya ! »

Es

190

195

Après

une reconnaissance, Roland dit à ses com¬
le nombre infini des ennemis, et fait allusion
aux joies
qui les attendent, après leur retour victo¬
rieux en France. A voix basse, pour ne pas être en¬
tendu du preux, l'évêque Turpin dit sa conviction
que la France ne les verra pas revenir et que Aude
pagnons

ne retrouvera ni son frère ni son fiancé. Il prononce
ensuite un sermon, et la lutte s'engage. Voyant ses
meilleures troupes tomber autour d'eux, Olivier de¬
mande à Roland de sonner du cor pour avertir l'Em¬

pereur, mais Roland refuse fièrement, et la lutte se
poursuit. Ici, une lacune de 400 vers environ.
A cet endroit, le poète revient en arrière, et conte
ce qui s'est passé au camp de Charlemagne deux jours

�LO

IO

auparavant.

SABER

GAI

Galian, fils naturel d'Olivier, se présente

l'Empereur, se fait connaître de lui et se fait armer
chevalier, afin de voler aussitôt au secours de son
père et de ses compagnons. Voici le récit de cette
présentation :
à

Vayllet, dis Karle, yeu ti vuelh razonier.
as tu nom, que yest filh d'Olivier?
Galian, sira, mi podes appellier.
Qui fon ta mayre, non m'o vuelhas celier ?
Yeu vos o diray, ja celar non vos quier.
Nembra vos, senher, cant vos annest cassier
Una vegada que aguest sens leugier,
En tor bania vos annest assagier,
Cant non fost mas.xiij. cavalliers,
Vos hi fost an vostres .xij. piers;
E annest vos am Gabaut lo bier,
Alberguet vos con si fosses palmiers.
La nuech volguest gabar aprop mangier,
E las escoutas auziron per entier,
Los vostres gaps vengron al rey confier ;

—

Con

—

850

—

—

855

860

Totz vostres gaps vos avenc a proyer,

Si que am Baracla si colquet Olivier.
La nuech l'annet amb ella assagier,
An la donzella si saup gent acordier ;

865

an venc, ben vos deu renembrier,
Que Baracla encarguet d'Olivier.

Aquel

Gent m'a noyrit tro al temps de parlier ;
Filh cugiey esser de Maradan lo bier;
Batizet mi ha un sant monestier,
Lo mieu nom es Galian de Raynier,
E venc ha tu que .n fassas cavallier,

Qu'en Ronsasvals vuelh ha mon payre aydier.
Dis

l'emperayre

:

—

«

So faray volentier».

870

—

875

Se rendant compte du danger, Olivier demande
une fois de plus à Roland de sonner du cor. Roland
refuse encore, mais, entendant prononcer par Olivier
le nom de sa fiancée Aude, il consent cette fois et
sonne si fort que les veines de son cou éclatent.
—

Compans,

sa

dis, ja

non

tardaras gayre

�LO

SABER

Fransa ha ton repayre,
Auda, de qui yest messennayre,
vuelh que tengas ha ton plaser a fayre. »

Que
Am
E

GAI

nos serem en

Cant
Le

915

ma seror

De la

Rollan de Bellauda
li engrueyssa e vay li

aus

cor

Bellauda, la

seror

parlier,
renembrier

d'Olivier,

920

Cant ha Vienna

l'espozet el gravier;
Pueys si consira, quar mort les a passier
E de Bellauda non aura joy entier.
Malmatin brocca dels esperons daurietz,
De tal vertut vay lo graylle sonier
Que li aucels que l'auziron sonier,
La vos del graylle lur fes lo cor crebier,
E las venas del cor si vay trenchier :
Lo sanc ciel cor li vay per lo gravier.
De grans set legas l'auzi Karle lo bier;
Dis l'emperayrex Yeu aus Rollan cornier.
Sira, dis Gayne, aus auch lo ciel tronier.»

925

930

—

un second appel, Ganelon essaie de suppo¬
Roland sonne du cor au cours d'une partie
de chasse, mais les soupçons de l'empereur s'éveillent.
Cependant Galian est arrivé à Roncevaux et com¬
mence à charger. 11 se fait connaître de Roland et
de son père, juste pour recevoir de celui-ci le der¬
nier soupir. Galian lutte avec un grand courage,

Après

ser

que

mais il est blessé à mort. Roland lui-même est mou¬
rant. Il demande à un de ses compagnons d'aller
avertir Charleinagne. Après bien des difficultés, et

ayant rencontré en route un renfort d'Allemands, le
compagnon de Roland arrive au camp et fait con¬
naître la triste nouvelle. Le secours des Allemands,
si

longtemps attendu, dégage les preux en danger,
Sarrasin, meurt peu

mais Roland, frappé par un
avant l'arrivée de l'Empereur.
Lo Sarrazin ves lo Franc
Am Barbarot que gran e
Tal

colp lo dona, per

vengut es

sobrier es,
lo pietz lo li mes,

Mort lo trabuca sus el peyron on es.
Cant Falceron vi Alimon ferir
C'am Barbarot li vi tant fort partir,

1.405

�LO

12

GAI

SABER

Dis Falceron : « Iray vezer morir
Lo melhor d'armas que mort pogues
E si .1 pogues revieudar ni garir,

aussir;

1.410

vida ben l'en volgra servir.»
Dejusta luy el s'annet assezir,
La testa li dreyssa, vay li son cap polir :
« Rollan,
fay cel* ton Dieu ti deu auzir...»
Anb aytant l'arma li vay del cors partir.
De creysser

E Falceron

comensa

lo

a

1.415

benezir:

Rollan, fay cel, non vos puesc al re dix.
Cel dieu que vole ton cor tant gent bastir
Ti salvi t'arma e ti gart de péril h ;
«

Plus

non vos

puesc

far

m'a fugir.»
partir,

e coven

De mantenent e el s'en va

1.420

Car ben sentia la ost de Karle venir ;
Tendas e draps an layssat sens mentir.

Charlemagne arrive à Roncevaux et découvre le
corps de son neveu et de ses compagnons.
alors de longues plaintes:

Il exhale

Rollan, que faray de pezansa,
1.505
Rollan, perdut ay m'alegransa,
Rollan, mon gauch e ma burbansa,
Bel neps Rollan, ma joya e m'esperansa,
Bel neps Rollan, mon sens e ma nembransa,
Bel neps Rollan, mon près e ma valhansa,
1.510
Vos mi sias mon escut e ma lansa,
De mos grans tortz vos mi prenjas venjansa;
Per qu'ieu jamays non auray benannansa,
Car perdut ay mon gauch e.m creys mermansa.
Cant mi veyran las donnas ses duptansa
1.515
E diran mi per lur bona amistansa :
«
On es Rollan ni .1 barnage de Fransa? »
E yeu diray que mort es ses duptansa,
Partira mi lo cor, cant n'auray renembransa...»
«

Bel neps

Bel neps
Bel neps

il termine
rible :

et

ses

longues plaintes

par cet

aveu ter¬

Bel neps, yeu vos ac per lo mieu peccat gran
De ma seror e per mon falhimant,

Qu'ieu soy tos payres, tos oncles eyssamant,

1.625

�26

LO

GAI

SABER

tèron
mai

l'Academia del moviment felibrenc, avalisant mai que
L'Auta, L'o Gai Saber, Sud-Magazine, e totas laspublica-

cions occitanas mandadas à l'Academia.
A la damier a
se, que

de IQ3Ç).

serjlha,
foguet derjnnat

es nòstre jos-capiscòl J.-Ro\ès
coma moderator del primièr

de Brous¬
trimèstre

Lo Secretari.
Escèla

d'Autpol

Dempèi las Fèstas Mantenencialas de Lengad'oc, engimbadasper nòstra Escòla, lo 24 de juillet pasat, qu'abèm mencionat
aicì-meteis cosin foguèron subrebélas, l'Escbla
d'Autpol a con¬
tinuât son prefait
felibrenc.
Lo iç de novembre,
respondent à la demanda del rector de
Sais, l'abat Rouquier, un a delegacion de nòstra Escòla anguèt
portar la bona paraula occitana dins aquel pichon vilatge
prèp de Castras.

Aprèp qualques mots de benvenguda del abat Rouquier, lo
capiscol Th. Ferrié faguèt un brinde de circonstencia dabant
las 1 ýo personas
acampadas dins la sala d'bbras de la parrbquia. Gramercejèt Vabat d'aber plan volgut nos receure à Sais,
e
parlèt sul Felibrige, qu'es establit per conservar la lenga
d'Oc. Pèi, lo bibliotecari M. B'ascoul
faguèt Vïstbria de la
lenga d'Oc e del Felibrige. Lo secretari P. Boudou parlèt del
Colètge d'Occitania, e demandât als jovents de s'inscriure
nombro\es per faire los debers e aprene lor lenga mairala. A
torn de rblle, se
legiguèt qualques sonets del majorai e grand
trobaire
Prosper Estieu, una fabla del mèstre-felibre Paul
Sicard, e doas poefias del capiscol Ferrie.
Per clavar la
vesprada, una dèt\ena de joventas de Sais canteron «La Saisbla s,
compau\ada per un ancian institutor del
endrech, e un Saisol delarguèt lo rire dels escotaires en con¬
tant. « Lo Cataplasmes. Se
faguèt dins aquel vilatge de bon
trabalh felibrenc que,
segur, portarà frucha.
Lo 13 de
décembre, lo senhe Andriu-J. Boussac nos parlèt d
Ma\amet sus :« La Riquesa de la Lenga d'Oc*.
Aquela charradisa foguèt fbrsa interesanta, perque nos fa¬
guèt ve\e la beltat de la lenga cantada pels trobadors del Atge
Mie jan, e parlada per nbstris
aujbls. Jamai debèm apelar «.pa¬
tois* una
lenga tant polida, tant armoriio\a, qu'es très cbps
plus rica que la lenga d'oïl, e q^l'a tamben un grand meriti:
es
d'aber viscut mai de sèt sècles

en se

transmetent unencament

per la tradicion vocala. Se qualques mots son diferents d'un
pais al autre, es degut principalament al ble\ament, mas los
felibres, e lo Colètge d'Occitania sustot, se son donàts lo pre-

�LO

E vos, car

GAI

senher,

SABER

13

mon nep e mon

Emmenant les corps

des

enfant.»

combat¬
L'Empereur veut ca¬
cher à Aude la triste nouvelle, mais un pèlerin qui
passait lui a conté la bataille et appris la mort de
son frère et de son époux.
Le récit de l'entrevue
d'Aude avec Charlemagne et de la mort de la jeune
femme est certainement le plus beau fragment de
preux morts en

tant, l'armée rentre en France.

l'œuvre entière. Le voici

:

E cant

venc Karle, va Belauda embrassier.
Senher, dis Auda, garda non m'o celier :
On es Rollan ni mon frayre Olivier?
Yeu que non vech minga dels.xij.biers.
Auda, dis Karle, annalz son corteyer
E veyres los en breu d'ora tornier.
Senher, dis clla, aquo layssas estier:
Per cest camin es passai un palmier
E contet nos mortz son li .xij. bier.
«

1.760

—

—

1.765-

E per aysso non

devem dol menier,
dol far non vey ren gazanbier :
1.770
Temps es de perdre e temps de conquistier.
Am que Dieu vuelba las lurs armas salvier,
Vos mi podes autramens maridier.»
(Pueys dis soau :«Non plassa al drechurier
Que homs de carn aya mays de mi joya entier!»)
« Rey
1.775
emperayre, non vulhas demorier:
Car per

On

son

li

cors

? Vulhas los mi mostrier.

Ńayme de Bavier,

Franc emperayre, dis
Ver dis la donna, que non

—

elh fan en
Premieramens vay
Los

cors

un

pot plus celier.»

erbos pauzier.

Auda regardier

Tota sa cara son frayre Olivier:
« Per mon
cap, frayre, ta mort mi
Un cubertor de pali vay levier;
«

1.780'

deu pezier.»

Rey emperayre, non vos tenc agravier ;

Yeu

non

puec anc mon espos

enbrassier;

jamays viva mi voles atrobier,
Layssas mi, senher, lo mieu spos bayzier.»
Justa Rollan si vay Auda cougier;
Si

Tant fort estrenh lo cor del

cavallier

1.785

�LO

fait de la reviscolar,
cara

e en

nos

SABER

27

mantenent los mots que se

en

espandisent los

lo sentie Boussac

GAI

que se

pàrlan enpèrdon. Long de la conferencia,

donèt la viradura

en

francés dels

mots

malai\its, ambe fbrsa exemples sus la riquesa de nbstra lenga,
qu'es dinna d'èstre apre\a e parlada.
Una pichona vesprada
seguiguèt la charradisa. Lajove tropa de l Escòla d'Autpol, bailejada de man de incstre per nbstre
escolan Fernand Pinel, nos fa'guèt
aplaudir una comedia en
un acte :&lt;La Noviade Léon Cordes.
Aquelis jovents jogueron
mannadament, ambe vam e estrambbrd, e sèm uro\es de lor
dire aici nbstras coralas
felicitacions per aber fait espelir lo
teatre d'Oc dins nbstra

ciutat.

Maurici BASCOUL.

Lo 20 de novembre, à la Corauna de Clarmont
d'Auvèrnha,
jol aflat del majorai Benezet Vidal, L'Escbla de Limanha celebrèt sos Jôcs Florals annadièrs: demest los lauréats,
trobam
los noms de nôstres escolans Antonin
Joannon, Pèire Miremont,
Paul Sicard, Francés Barrier.
A

Marselha, lo 27 de novembre, se festejèt lo centenari de
Joan Monné, ambe de bèls discorses de Marius
Jouveau, Antoni Conio, doctor Jaubert.
la naisensa de

Jol aflat d'En Peire-Joan Roudin, lo 11 de décembre 1938,
Delegacion de la Societat d'Art occitan de Marselha venguèt en Avinhon per coneise d'artistas d'aquela ciutat de l'encontrada, afogats com élis per l'Idéal felibrenc, e per nozar
amistansa amb élis. Eran prezents, del caire dels marselhezes :
los pintres Vic-Daumas (prezident),
Weger (jos-prezident),
domaizèla Ruel (secretaria), Molinetti, etc... ambe d'amies e
de parents dels artistas e mai de jovents e de
joventas; del
caire dels avinhonencs o rodanencs:
Jan-Peirè Gras, escultor
e
pintre; Chabaud (de Gravezon) pintre ; Vidier, escultor (pre¬
zident de la Societat « Les Treize»), Constantin-Roux,
Tramier,
Lesbros, pintres; Angladon e dona Angladon, escrincelaires e
pintres; Mitan, cabiscôl del Florege, e Peire-Joan Roudin que
reprezentàban l'element felibrenc e l'element occitaniste.
Los Marselhezes vizitèron lo Palais dels Papas e lo Muzèu
Calvet. Pèi s'acampèron al Café de Paris amb los Rodanencs
per charrar de sos afaires e de son idéal. En seguida, tota la
côlha anèt veire l'Expozicion de las Obras d'En
Jan-Peire Gras.
Basta que d'aquela amistansa espeligue lèu-lèu una Seccioa
delà Societat d'Art Occitan dins la Roma del
Felibrige.
una

�LO

14

GAI

SABER

Que.l

cor del ventre si vay tôt esclatier ;
L'arma s'en vay que non poc plus estier.
«

Ay 1 Dieus, dis Karle,

ar vey mon

dol doblier.

1.790
»

Charlemagne fonde

une chapelle; il y fait enseve¬
quatre-vingts prêtres prieront
pour le repos de leurs âmes; puis il fait ramener les
corps de ses autres chevaliers chacun dans sa terre, et
le poème se termine par ces deux vers latins :

lir Aude

et

Roland:

Finito

libro, sit laus et gloria XPo,
Qui scripsit scribat, semper cum Domino vivat.
Marcel

LA

CARRIÈRES.

LENGA

Li que

la

l'an desoublidado, la lengo, faudra que
reaprenon!
Prezident

DALADIER,

parlant, en provensal, de la lenga d'Oc, al mes de julhet 1938,
à la taulejada organizada en son onor per la Federacion de las
quinze Societats Mièchjornalas de Paris.

�28

LO

GAI

SABER

Legisèm dins los jornals:
«En mémoire d'Ernest Chalou, auteur de «la

Gaillagolo».

—

Dans sa séance du 4 décembre
1938, le Conseil municipal de
Gaillac a décidé d'accorder une concession au cimetière
pour

servir de sépulture
chant local La

perpétuelle à Ernest Chalou, auteur dm
Gaillagolo.
Un mausolée, modeste, sera élevé sur cette concession.
Une souscription publique est ouverte pour permettre à la.
population de participer à cette œuvre de reconnaissance envers
un enfant du
pays qui a su, dans une belle chanson populaire,
fixer le cœur de la petite patrie.
Les souscriptions sont
reçues chez M. Cambefort, receveur
municipal »
Compliments à nóstre amie Joan Calvet, de YEscòla Dom
Vaissete, cònse de Galhac, e à son Conselh Municipal.
Nôstre escolan Paul

Marsan,

ven

Dulaurans, profesor al licèu de Mont-de-

de prezentar, ambe granda reiisida, dabant la Fa-

cultat de las Letras de Toloza, un
sus Lo trobar clus dels Trobadors.

Una

seguida de dôls crudèls

ven

diplôme d'Estudis SuperiorsNôstres compliments.
—

d'atristezir la familha feli-

brenca.
Lo 22 d'octobre es môrt à La Vila d'Ax (Ax-les-Thermes,
Ariège) nôstre amie lo barde breton Francés Jacob.
Lo 10 de décembre, al vilatge de Vilamajor
(Catalonha), es
môrt, d'una «cristiana i dolça mort», lo poèta Francesch Matheu, patriarc de las Letras catalanas, mèstre en Jôcs Florals
dempèi 1921.
Lo 12, à La Valentina, prèp
Marselha, es môrt lo majorai
Paul Ruat, libraire-editor,
que portaba la Cigala del Arc-deSeda dempèi 1918.
Per Nadal, en Avinhon, es môrt lo
majorai Paul Roustan,
rèire-profesor de literatura, que portaba dempèi 1922 la cigala.
dels Potons.

Que Santa Estèla

recate dins son Paradis totis

obrièrs !

aquels bons

wfflmmtm s■«■raHHni
CRI-CRI.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

Le Gérant

:

A. PRAVIEL.

�LO

GAI

SABER

15

Tristors
Lo bèljornal provençal L'Araire,
bailejat per Tar¬
deras majorai Conio dempèi lo Ier de
janvier 1937,
fa saber à sos legeires, dins son darnièr numéro de

décembre 1938, que

s'arrèsta de pareise.
«Siam, vuei, dins l'oubligacien d'arresta (noueste
prefa), noun pèr lassùgi de loucha pèr Prouvènço,
mai bèn à rapòrt de fres que fan
que crèisse à mesuro

E

que

nouéstei sòu si fan

pus rare. »

atal que

veirem plus venir, de vèrs Marselha, lo «Journau poupulari dei bastido e dei cabaes

noun.»

Populari? Ailàs ! S'èra estât populari, séria pas
Quant d'abonaments li auria calgut per viure ?
Per poder viure mai aizidament, abia conservât una
grafia fonetica, malgrat que, d'aqul entre aqui, donès
à sos legeires qualques tèxtes en anciana
lenga d'Oc.
Acò li a pas servit de grand' cauza. E L'Araire es
mòrt. Dins la granda Ciutat de Marselha, la «rèino de
la Mié-terrano», lo majorai Conio a
pas trobat los
qualques centenats d'abonaments qu'aurian permés à
son jornal de viure. A! demandatz als factors
quantis
i a d'abonats à «L'Illustration», e seretz estabozits.
Per EOccitania, es una vergonha qu'un parièr esfors siague pas estât comprés. Mas, l'espròba qu'es
mort.

tombada

sus

L'Araire

menasa

de tombar

sus

d'autres

Que los nòstres escolans comprénguen ont es
deber, s'an al còr un pauc de sang roja d'Occita-

encara.

lor
nia !

Nos-aus, saludam ambe
de L'Araire. Era
■cion e lo progrès

pena e malcòr la finizon
polit jornal, ont la tradifrairejàban tant amistadozament :
un

tant

�Escolans
Pensez à renouveler votre abonnement
au

Gai Saber pour

1939 (20 frs.)

Chez Mme Edouard

Privât,

14,

rue

des

Arts, Toulouse (C. C. Toulouse 1673).
Les escolans et amies du Coìètge d'Occitania peuvent
renouveler l'abonnement au Gai Saber en payant leur cotisa¬
tion au CoVetge (20 frs. minimum, total: 40 frs.) chez M. Deles-

taing, trésorier,

rue

Barbès, Castelnaudary, C. C. Toulouse

25.368.

de janvièr, à 17 h. 30, segonda litson del Cors del proBordèus, sus Prosper Estieu et la Renais¬
occitane, transmeza per la Radio, poste Bordèus-Lafaieta.

Lo 23

fesor Guillaumie, de
sance

�i6

LO

GAI

SABER

doctrina, d'istòria occitana, tèxtes ancians,.
reprovèrbis, notas de folklore, etc... Una bêla originalitat èra de consacrar la darnièra paja del jornal à-n-una cauzida de poèmes d'un autor occitan
marselhés, amb una notisa biografica.
Dins aquel défilât d'onor, an pasat: Valèri Ber¬
nard, Pèire Mazière, Pascau Cros, Pau Roman,
Clement Galicier, Marius Anglès, Loïs Foucard,
Clovis Hugues, Aguste Marin, Loïs Borghero, Loïs
Honnoré, Victor-Quintius Théron, Antoni Bayle,
articles de

Felipe Mabilly, Enric Colombon, Emili Negrin, Vic¬
tor Gélu,
Francés Roux, Estève Arago-, Francés
Achard, Antoni Maurel, Estieni Bibal, Juli Lejourdan, Lazarina Negre, Han Ryner, Jozèp Regimbaud, Miquèl Tronc, Pèire Paul, J.-B. d'Isnard, lo
Carrateiron, Tosant Gros, Felis Portai: aqui tôt sò
que cal per escriure l'istòria de la lenga d'Oc à Marselha dins lo temps

de la Renaisensa.

Lo darnièrs numéros portàban en suplement una
ôbra inedita del rèire-capolièr Valèri Bernard, La

Feriuio,
Per

roman

marselhés.

acò, lo majorai Conio aurà pas fait ôbra
mérita los compliments dels bons occitans.

tôt

vana, e se

D'aquels compliments, ne va una part à
ajudaires, coma lo majorai Juli Contencin.
Dins lo

sos

fidèls

julhet-setembre de Lou Felibrige,.
ligam de totas las Escòlas felibrencas d'Occitania,
que s'èra mòrt ambe lo n° 80, en décembre 1937, e
que nòstre valent capolièr a reviscolat, legisèm
aisé

numéro

:

L'irounio

Diren dounc plus que sian countènt de
pér li felibre à sousteni aqueste buletin ! Diren
la verita : n'en sian à 78 abouna. Dins li tèms que sian, vau
miés durbi un cinéma e faire paga 10 o 15 franc d'intrado que
de lucha pér un ideau, se voulès vèire li gènt vous adurre de
vau

l'afougamen

mounedo.

mes

rèn...

�LO GAI

E acò

SABER

17

pòd dire «una vergonha», que dels Aups
als Pirenèus, los felibres inscrits al Cartabèu —
parli pas d'aquel fum de simpatizants que
se

seguison las

Fèstas felibrencas en dizent ambe conviccion
(e acô
fa mai de pena encara) : «C'est joli le patois... Pour¬
quoi les paysans ne parlent plus le patois ? etc...»—
comprénguen pas melhor lor deber.
Un bon felibre se deu abonar al buletin oficial del

Felibrige. S'agis de voler, s'agis de

pensar

à

man-

dar 5 frs. de mai — al mens —, en sus del escotizon
annadièr del Felibrige, qu'es de 10 frs.,

siague al
capolièr, Marius Jouveau, 19, Brd. Nòstra-Dama,
Ais-de-Provensa, c.c. Marselha 319.90, siague al cla¬
vaire Jozèp Giordan, 10, carrièra Segurana, Nisa,
c.c.

Marselha 470.88.

F. que

digus me digue que i a trop de revistas e de
buletins dins lo moviment occitan. N'i a pas pron al
contrari. E, d'aquelis que i a, cadun a sa tòca, plan
diferenta. Se preni, per exemple, un jovent de Mavòl èstre asabentat dins sô que pertòca
dirai que se deu inscriure à VEsMazamet. Ambe l'escotizon d'aquela Escòla ( 20 fr. ), podrà legir lo Bordon de la
Montanha que, un còp per an, coma un Almanac, li
dira sô que li cal saber sus són Escòla, e lo Gai Sa¬
ber, revista de l'Escòla Occitana e de las Escòlas afilhadas, ont trobarà, de temps en temps, lo raconte de
la vida felibrenca à Mazamet, pèi d'articles de doctrina, de poèmes e de pròzas que li donaran una nauta e justa idèa de la lenga e de la literatura occitanas. En mai, deurà èstre inscrit al
Felibrige (10 fr.)
e ne receure lo Buletin
(5 fr.) per saber sô que fa
zamet que

èime occitan, li
cola d'Autpol, de
son

tota la

familha felibrenca

dins

son

ensemble.

Acô

l'empacharà pas de s'abonar à-n-un jornal local de
Mazamet, ont legirà los compte-renduts, las produc¬
tions literarias dels escribans del terrador. E, se dezira estudiar la lenga, per la saber melhor escriure,
serà escolan del Colètge d'Oc citant a (20 fr.).

�i8

LO

GAI

SABER

De totis aquels
Per ne tornar al

organismes, n'i a pas un de trop.—
Felibrige, direm que, dins los très,
numéros déjà pareguts, de l'annada
1938, òm pòd
legir d'articles que son coma lo mot d'ordre del Capolièr, succesor de Mistral, los comptes-renduts
de las grandas fèstas occitanas: Comemoracion mis-

tralenca de Malhana, Santa Estèla de Fois, lo novelum felibrenc de totas las Mantenensas e Escòlas del

païs occitan — Auvèrnha, Catalonha, Gasconha,
Biarn, Guiana, Peirigòrd, Lengadòc, Lemozin, Provensa,

Paris, Estrange—, la Bibliografia dels libres,

pareguts, la lista dels novèls manteneires,
ri felibrenc, etc.

lo mortua-

Aquel Buletin deuria èstre dins totas las familhas
atal, auriam pas la tristor de veire lo
Capolièr arremozar malaizidament 78 abonats dins
felibrencas. E
tota

l'Occitanla.

Es que

podèm parlar de tristor à prepaus de La
Campano, revista del Roèrgue e del Naut-Lengadòc, bailejada per l'arderos felibre Paul Gayraud, e
qu'a tengut de junh 1937 à mars 1938 — 10 polits
?
Crezèm pas... Déjà, dins son n- 2, anonciaba, La Campano, que duraria un an, pèi que faria pèl nòva. Vengue donc, lèu, aquela pèl nòva, e
nos
regaudirem.
Calendau, la valenta revista de Montpelhèr, nos
arriba plus dempèi abrilh 1938. Esperem que s'agirà
que d'un esclusi.
numéros

—

.

.

Mas se nos ven de tristor de la part dels bons felibres que pôdon pas faire tôt so que voldrian, nos
ven mai de tristor encara de la
part d'aquelis felibres

podrem dire «anti-felibres», d'aquelis
despietadozament sò qu'abian « adorai »,
pìnan nòstre idéal.
que

que

crèman
chau-

e que

�LO

GAI

SABER

19

Marsyas, lo fulh periodic de Sully-Àndré Peyre,
publica, d'aqui entre aqui, de polits poèmes provensals. Lo ir de novembre 1938 dona qualquas estròfas
lengadocianas traitas del libre de Max Rouquette
Los Somnis dau Matin. Acò rai, solament S.-A.
Peyre ne profita per jitar qualqua graufinhada à la
grafia occitana. Mas, acò, baste ! es de bona guèrra
e i sèm acostumats. Lo même ncomensa la publicacion d'una critica amarga e marrida del Felibrige
per un qu'a nom Loïs Bayle. Jol titol «Lettres à Josep Sol sur le Félibrige », aquel Loïs Bayle escampa
sus los
felibres e sus lo Felibrige tôt sò qu'a pogut
amasar de sotizas
déjà ditas mai d'un còp. La criti¬
ca de Loïs
Bayle se perseguis al n- de décembre de
Marsyas.

Aquì, i a de remarcas que son justas, n'i a que son
endecadas per l'exageracion, n'i a que son falsas, e
n'i

a

enfin

ont se

vei la marrida fe.

Sens voler faire dire al

autor sò que belèu vol pas
perque sobent una fraza fora del contèxte pòd
faire condamnar qualcun, aici qualques escapolons
de la pròza de Loïs Bayle.

dire,

Le

Félibrige a pris le parti des Anciens et, hostile à tout
qui s'éloigne d'eux, il s'est condamné à la stérilité... Le Félibrige hait le mouvement... Sa doctrine fait de ceux qui la sui¬
vent des déracinés dans un monde dont ils ont perdu le rythme...
Ce n'est pas l'esprit critique que le Félibrige demande à ses
membres, c'est la foi. Il ne s'agit pas de porter des jugements
sur
l'esprit du passé, mais de croire qu'en ce passé s'enferme
intégralement l'idéal humain le plus parfait... Cet état d'esprit
moyenâgeux n'a sa source que dans un orgueil insensé de race.
Le Félibrige fonde son action sur cet orgueil... Aujourd'hui,
l'exaspération des sentiments de race, cette recherche d'une
individualité qui trouve en elles ses raisons d'être et son but,
mènent à un provincialisme spirituel qui menace l'œuvre sécu¬
laire de généralisation et de synthèse... Malgré sa prétention
de représenter le peuple, le Félibrige n'est pas un mouvement
populaire... Les imaginations provençales... ne nous ont donné
depuis cent ans qu'une poésie à fleur de peau et quelques con¬
tes pittoresques. Peu de choses valent d'être lues. La quantité
-d'ouvrages exécrables" est inimaginable... Cela nous vaut une
ce

�2O

LO

GAI

SABER

littérature d'illétrés (sic). Et le mal est sans remède ... frater¬
nelles ripailles... un colossal monument de sottises sans équi¬
valent dans le monde... Rhétorique primaire, pire que l'igno¬

La fausse éloquence fleurit, tapageuse, irritante, tout
long des déclarations, des manifestes, des articles de doc¬
trine et d'exégèse mistralienne, que les félibres produisent avec
une
remarquable fécondité... Chacun se croit un conducteur
d'hommes, entonne le péan et se donne à bon compte la gloirerance...
au

des saintes révoltes. Tartarinades... etc...

M'arrèsti. Senhalarai que Loïs Bayle reconei pracò

vertadièr meriti

un

poetic à J. d'Arbaud, de BaS.-A. Peyre, dont fa un estudi pron inteque li permet encara un còp de s'atacar à

roncelii,
resant

e

Mistral.

N'ai pron dit per mostrar l'esperit d'aquela critica.
Res de nôu. Tôt acò es estât dit, e se dis cada jorn.
Som pagat per òc saber.
Mas sò que me

critica,

es

dona de tristor, mai que tota aquela
de legir, à la fin del estudi :

Je m'arrête. Vous comprenez maintenant à quel point je
regrette toutes les folies et les enfantillages que j'ai pu écrire
et

publier dans les journaux de Provence. La jeunesse est-elle
excuse? J'avais vingt ans quand parut Atta...

une

Ai cercat dins ma bibliotèca
al granièr — lo
libre Alba àe'Lois Bayle, paregut en 1928. L'abiai
legit alavets, e abiai notât, en mantun endreit :« pretencios, sembla de Pascalet.. etc». Pracò, i abia d'estròfas qu'anonciàban un bon poèta. Vertat, amie
—

Ripert? Lo prefaci qu'escribèretz per aquel libre
semblaba un cant de trïomfe, la descobèrta- d'un novèl Mistral... Amie Ripert, vos consolaretz en soscant à Garcin.
De

Garcin, Mistral abia escrit dins Mireio (cant

VI).
Tu 'nfin, de quau un vent de flamo

Ventoulo, emporto e fouito l'amo,
Garcin, 0 fièu ardent dôu manescau d'Aient....

�lo

gai

Aquel Garcin escribèt,

saber

21

1868,

en

un

libre titolat

«Les Français du Nord et du Midi». E aici sò
que
ne dizia
Gui de Mountpavoun

(Mistral) dins YAr-

mana

Paul

prouvençau de 1869:
Meyer, dins la Revue Critique dóu

demouli

coume

se

dèu la sciènci

escasso

21

de

1868, a
boufiga,

mars

d'un libre

Les

Français du Nord et du Midi, escri contro l'idèio felibrenco
particulieramen contro F. Mistral, pèr un ex-felibre e un enami, Ougèni Garcin. Pichoto especulacioun, aquelo d'escupi contro lou cèu de soun païs e contro lis amour de sa jouvènço ! Mai faliè qu'acô fuguèsse. En un moumen que i'a, lis
enemi servon autant que lis ami...
e

cian

Loïs
par...

Bayle, pichòt Eugèni Garcin... Podètz jaulo Felibrige pasa.
Jozèp SALVAT.

L'HISTOIRE

On ne peut manquer de se souvenir que vous
été Corses avant d'être Français; mais les Nor¬
mands et les, Languedociens ont été Normands et
«

avez

Languedociens avant d'être Français. C'est la réu¬
nion libre et volontaire des provinces françaises qui
-a

constitué la Patrie.

»

Président
dans

son

discours

DALADIER,

d'Ajaccio, le

2

janvier 1939.

�L'Ort dels Trobaires

Los Trevants
Simon de Montfort s'étant emparédu château de Bram, en 1210, y fit une
centaine de prisonniers à qui il fit cre¬
ver les yeux et couper le nez, et qu'il
sous la conduite de
qui il avait laissé un
œil pour conduire les autres.
(Hist. de Lang. T.III, p. 191.)
envoya

à Cabaret

l'un d'entre eux, à

Cantes, boièr,
Lo cel

es

clar

as
e

fa'

na

bòna jonta;

lo solel trecòla

A

Voriqont. Cantes, e
Sus lo lindar f espéra,

ta femneta

ri^olènta
qu'à Ven-davant te vènon
sus tas fòrtas
espalas.

Als manidets

Pèr escalar

Cantes, pastor,

en menant

à la jasa

Los anhelons. Dins la claror morenta
D'un cèl d'amor Venmimarèla luna
Sembla que ris. Cantes e f acompànhan
Dins los garags los grilhs. La neit magica
Sot

son

mantèl de

pantais fagolopa-

O dolsa neit! Serena encantadora!
O terra d'Oc! Alor que la
lugana
Fila sos rais argentats dins Vespàci,
O terra
De tos

d'Oc,

se

aujòls

se

E los trevants

dorbison las tombas,
rejonhon los òses,

pèr òrta s'escampilhan.

�LO

GAI

SABER

23

Ve-los! tras la nèbla,

Cocho^es s'encorron.
Ve-los! que gingolan
Los goses; e miàulan
Los chòts ; e barrùlan
De nivols que vélan
De

la luna.

sorna

Orra ! Dins la lunchor

avànsan d'ombras vagas,

s

Fantaumes de malan mita-nuds, en
Renants
Se tenon

e

trentaiants. Los

uns

palhandras,

ambe los altres

pèr la man e de lors pèds tastejan.
dapàs, e la luna s'amòsa

E s'avànsan

Davant els de descòr... S'avànsan los

Els
An

fantaumes,
crébats, na% trencat, de sang à gros calhastres
la car a enviscada, e regànhan, idolan

Atal que
Ambe de

lo ferum, renègan e sacrèjan
longs singlots, amb una rabia freda.
Aquel que los condus es ranc, gibos e bbrni.
Un èl! rèn qu'un èl sol per aquela òrra ardada,
Pèr aquel poirridièr de fanga e de postèma.
Un èl ! rèn qu'un èl sol! A lo vèire, d'angoisa
Vos vèn la tresu^or tant crema d'a^iransa...
Pàsan torsènt la boca
A

bomisènt

son

ira

vot\ basa :
«

«

Nos

«

As

«

e

as

O borrèl de la rasa,

martiri^ats dins l'ama

e

Montfòrt!
dins lo còrs!

raubat, as violât, as semenat la mòrt !
Pèi, nos crebant los èls, totes los.vièls, sèm òrbs !,

«

Borrèl ! te derrabar la

«

Te ro\egar

lo fege!...

carn coma

de còrbs!:

»

E dins la nèit negrasa

�LO

24

An

GAI

SABER

pasat... Non se sap... Es bel'eu que la brèina
planhs de l'autan dins la rama dels sauves.

Am los

Lo trebol

s'amai^a,

Los nivols

s'esvàrtan,

Cocho^a la luna
Mai blo^a dardalha.
Las

s'escolan,
ponteja

oras

E dolsa

La claror de l'alba.

Alba d'amor ! Davans tu la neitada

Pren
E

son

mantèl teisut ambe d'estelas

s'enfugis. A ta lut\ tôt

La terra d'Oc

Pèr

son

E la

es com una

s esviha.
novieta

espos lo solel que Venfiòca

fegonda

am sos

potons de flama.

Canta, pastor, en menant dins las pradas
Tos anhelons. Canta, veicï ta miga:
Al clar sorgènt vèn per omplir sa dorga.
O

gai pastor ! Mai linda

que

Veiganha

Subre las flors al pontejar de l'alba,
De ton amor omplis sa bêla armeta.

Canta, boier, potona ta femneta
levant, e clinat sus la brèsa

En te

Ont tos besons somïhan

d'anges
amàgats dejos sas alas blancas,
Ve^es grelhar l'avenir de ta rasa...
Canta, boièr, la jonta sera bòna!
coma

Plan

(provensal).

VaLÈRI

BERNARD.,

�BOLEGADISA

OCCITANA

Croitica Academica

Lo manteneire Lois Théron de Montaugé, conseiller de VEscola Occitana, président de l'Academia lo primier trimestre de

ïannada, manquèt pas, à la primièra se\ilha, de parlar à sos
confraires de totas las questions occitanas que podian los interesar : decoracion de n'ostre jos-capiscòl j .-Ro\ès de Brousse,
publicacion de Cantilena per J.-S. Pons, predicacions e discor¬
ses del
majoral-abat Salvat e sa nominacion de Mèstre de Conferencias al Institut Catolic de Tolo\a.
Lo
de novembre, legiguèt una letra de S. E. Mdaai Saliège,

manteneire, félicitant VAcademia de la subvencion votada

en

favor del Colètge d'Occitania, e comuniquèt la responsa que
comptaba faire à-n-aquela letra l'Amiral d'Adhémar, Seçretari Perpétuai.
Nàstre clavaire Armand Praviel faguèt saber à l'Academia
que s'èra constituït un Comitat per adreitar, en ciutat de Lectora, un monument en onor de Jan-Prancés Bladé, majorai del
Felibrige., manteneire dels Jòcs Florals, membre correspondent
del Institut. Aquel Comitat aura per président lo comte de
Pesquidoux, de VAcademia France\a, e, coma vici-prezjdents,
l'amiral d'Adhémarper los Jòcs Florals e lo Lengadoc, G. Brégailper la Societat Arqueologica del Gers e la Gasconha, R.
Bonnat per la Societat Academica d'Agen e l'Agenés.
La ciutat de Lectora a aculhit aquel projet amb estrambbrd.
Propau\a d'enaurar lo monument dins lo polit Ort de la JosPrefectura, ebuta lo Comitat per que Vinauguracion se pògue
far Vestiu venent. La reali\acion d'aquel projet despen un brabe pauc de la genero\itat e de la bolegadisa dels Felibres. Per
donar lo vam, l'Academia a votât déjà una soscripcion de
i.ooo

francs.

se\ilhas del trimestre foguèron ocupadas per la

Las autras

preparacion d'eleccions

e

de recepcions Lo 18 de décembre, lo
laus

de Pesquidoux, recebut manteneire, prononcièt un
subrebèl de Tolo^a e de la Gasconha que convenia plan al
senne

pré¬
sident de la Seccion occitana del Jansemin d'argent. Quand
aquesta Cronicapareiserà, lo senhe Jo\èp-Sebastian Pons, dé¬
jà mèstre en Jòcs Florals, se sera sèit en plasa del profesor
Declareuil, sò que li permetrà de prene una part mai granda

ails trabalhs

e

à l'accion de VAcademia.

Mentretant, los majorais Salvat e Ro\ès de Brousse asaben-

�26

LO

GAI

SABER

tèron

l'Academia del moviment felibrenc, analijant mai
que
L'Auta, L'o Gai Saber, Sud-Magazine, e totas las publica¬
tions
mai

occitanas mandadas à VAcademia.

A la damier a
se, que

de 193g.

se\ilha,
foguèt de\innat

es nòstre jos-capiscòl J.-Ro^ès
coma mnderator del primièr

de Brous¬
trimestre

Lo Secretari.
Escòla

d'AntpoI

Dempèi las Fèstas Mantenencialas de Lengadbc, engimbadas
per n'ostra Escòla, lo 24 de iulhet pasat, qu'abèm mencionat
aicï-meteis cosin foguèron subrebélas, VÈscola
d'Autpol a con¬
tinuât son prefait felibrenc.
Lo iç de novembre,
respondent à la demanda del rector de
Sais, l'abat Rouquier, un a délégation de nbstra Escbla anguèt
portar la bona paraula occitana dins aquel pichon vilatge
prèp de Castras.

Aprèp qualqries mots de benvenguda del abat Rouquier, lo
capiscol Th. Ferrie faguèt un brinde de circonstencia dabant
las 190 personas
acampadas dins la sala d'òbras de la parrbquia. Gramercejèt l'abat d'aber plan volgut nos receure à Sais,
e
parlèt sul Felibrige, qu'es establit per conservar la lenga
d'Oc. Pèi, lo bibliotecari M. Bascoul
faguèt l'istòria de la
lenga d'Oc e del Felibrige, Lo secretari P. Boudou parlèt del
Colètge d'Occitania, e demandèt als jovents de s'inscriure
nombro^es per faire los debers e aprene lor lenga mairala. A
torn de rolle, se
legiguèt qualques sonets del majorai e grand
trobaire Prosper Estieu, sina fabla del
mèstre-felibre Paul
Sicard, e doas poefias del capiscol Ferrie.
Per clavar la
vesprada, una dèt\ena de joventas de Sais cantèron zLa Saisbla»,
compau\ada per un ancian institutor del
endrech, e un Saisòl delarguet lo rire dels escotaires en con¬
tant « Lo
Cataplasmes.&gt;. Se faguèt dins aquel vilatge de bon
trabalh felibrenc que,
segur, portarà frucha.
Lo 13 de décembre, lo senhe
Andriu-J. Boussac nos parlèt à
Ma\amet sus:", La Riquesa de la Lenga d'Ocs&gt;.
Aquela charradisa foguèt fòrsa interesan/a, perque nos fa¬
guèt ve\e la beltat de la lenga cantada pels trobadors del Atge
Mejan, e parlada per nòstris aujòls. Jamai debèm apelar rpatoès* una lenga tant
polida, tant armonïo\a, qu'es très còps
plus rica que la lenga d'oïl, e qu'a tamben un grand meriti:
es d'aber
viscut mai de set sècles

en se

transmetent unencament

per la tradition vocala. Se qualques mots son diferents d'un
païs al autre, es degut principalament al ble\ament, mas los
felibres, e lo Colètge d'Occitania sustot, se son donàts lo pre-

�LO

fait de la reviscolar,
cara

e

en

GAI

SABER

27

mantenent los mots que se pàrlan enque se pèrdon. Long de la conferencia,
donèt la viradura en francés dels mots

en

espandisent los

lo senhe Boussac

nos

malai\its, ambe fòrsa exemples sus la riquesa de nbstra lenga,
qu'es dinna d'éstre apre\a e parlada.
Una pichona vesprada
seguiguètrla charradisa. La jove tropa de l Escòla d'Autpol, bailejada de man de inèstre per nòstre
escolan Fernand Pinel, nos
faguèt aplaudir una comedia en
un acte :",La Nbvian, de Léon Cordes.
Aquelis jovents joguèron
mannadament, ambe vain e estrambòrd, e sèm uro\es de lor
dire aici nòstras coralas
felicitacions per aber fait espelir lo
teatre d'Oc dins

nbstra ciutat.

Maurici BASCOUL.

Lo 20 de novembre, à la Comuna de Clarmont
d'Auvèrnha,
jol aflat del majorai Benezet Vidal, L'Escbla de Limanha celebrèt sos Jôcs Florals annadièrs: demest los
lauréats, trobam
los noms de nóstres escolans Antonin Joannon, Pèire
Miremont,
Paul Sicard, Francés Barrier.
A Marselha,
la naisensa de

lo 27 de novembre, se festejèt lo centenari de
Joan Monné, ambe de bèls discorses de Marius
Jouveau, Antoni Conio, doctor Jaubert.

Jol aflat d'En Peire-Joan Roudin, lo 11 de décembre 1938,
Delegacion de la Societat d'Art occitan de Marselha venguèt en Avinhon per coneise d'artistas d'aquela ciutat de l'encontrada, afogats com élis per l'Idéal felibrenc, e per nozar
amistansa ami) élis. Eran prezents, del caire dels marselhezes :
los pintres Vic-Daumas (prezident), Weger
(jos-prezident),
domaizèla Ruel (secretaria), Molinetti, etc... ambe d'amies e
de parents dels artistas e mai de jovents e de
joventas; del
caire dels avinhonencs o rodanencs: Jan-Peirè Gras, escultor
e pintre; Chabaud (de
Gravezon) pintre ; Vidier, escultor (pre¬
zident de la Societat « Les Treize»),
Constantin-Roux, Tramier,
Lesbros, pintres; Angladon e dona Angladon, escrincelaires e
pintres; Mitan, cabiscól del Florege, e Peire-Joan Roudin que
reprezentàban l'elêment felibrenc e l'element occitaniste.
una

Los Marselhezes vizitèron lo Palais dels Papas e lo Muzèu
Calvet. Pèi s'acampèron al Café de Paris amb los Rodanencs
per charrar de sos afaires e de son idéal. En
côlha anèt veire l'Expozicion de las Obras d'En

seguida, tota la
Jan-Peire Gras.
Basta que d'aquela amistansa espeligue lèu-lèu una Seccion.
delà Societat d'Art Occitan dins la Roma del Felibrige.

�28

LO

GAI

SABER

Legisèm dins los jornals:
Chalou, auteur de «la Gaillagolo». —
Dans sa séance du 4 décembre
1938, le Conseil municipal de
«En mémoire d'Ernest

Gaillac
servir

décidé d'accorder

a

une

concession

de

au

cimetière pour

sépulture perpétuelle à Ernest Chalou, auteur du.
chant local La Gaillagolo.
Un mausolée,
modeste, sera élevé sur cette concession.
Une souscription publique est ouverte pour permettre à la.
population de participer à cette œuvre de reconnaissance envers
un enfant du
pays qui a su, dans une belle chanson populaire,
fixer le cœur de la petite patrie.
Les souscriptions sont reçues chez M. Cambefort, receveur
municipal »
Compliments à nòstre amie Joan Calvet, de VEscòla Dom
Vaissete, cônse de Galhac, e à son Conselh Municipal.
Nôstre escolan Paul

Marsan,

ven

Dulaurans, profesor al licèu de Mont-de-

de prezentar, ambe granda reiisida, dabant la Fa-

cultat de las Letras de Toloza, un
sus Lo trobar clus dels Trobadors.

Una

seguida de dôls crudèls

diplôme d'Estudis Superiors
Nôstres compliments.

ven

—

d'atristezir la familha feli-

brenca.
Lo 22 d'octôbre es mort à La Vila d'Ax (Ax-les-Thermes,
Ariège) nôstre amie lo barde breton Francés Jacob.
Lo 10 de décembre, al vilatge de Vilamajor
(Catalonha), esmort, d'una «cristiana i dolça mort», lo poèta Francesch Matheu, patriarc de las Letras catalanas, mèstre en Jôcs Florals
dempèi 1921.
Lo 12, à La
Paul Ruat,

Valentina, prèp Marselha, es mort lo majorai
libraire-editor, que portaba la Cigala del Arc-deSeda dempèi 1918.
Per Nadal, en Avinhon, es môrt lo majorai Paul
Roustan,
rèire-profesor de literatura, que portaba dempèi 1922 la cigala
dels Potons.

Que Santa Estèla

recate dins son

obrièrs !

Paradis totis aquels bons

CRI-CRI.

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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>19..</text>
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          <name>Identifier</name>
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              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/20554</text>
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          <name>Description</name>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Carrières, Marcel (1911-1982)</text>
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              <text>Bernard, Valère (1860-1936)</text>
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      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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