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                  <text>20a Annada

Mai 1939

N° 175

,

0«4~r-

r

.

.

*

■

'

v.

I

'

'

■

■

Lo Gai Saber
'

Revista de TESCOLA OCCITANA

—

Dis Aup i Pirenèu

F. Mistral.

TOLOZA
14, Can-Ièra

dels

Arts,

14

Lo Numéro: 2 fr.

'

�SABER

UO GAI

Revistade l'ESCOLA OCCITANA
ADiVIINISTRACION :
14,

Lihraria Privât,

Oai-rièra dels Arts, TOLiOZA

Abonaraents

:

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C. C. Toloza 1673
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20 fr.

30 fr.

ENSENHADOR

(Mai 1939)

del N- 175

A propos

lean LESAFFRE:

d'une thèse allemande : le»
en Allemagne ; les
d'Oc à Montpellier.

études occitanes
lettres

Per la Memória de Deodat de Severac,

Prosper ESTIEU:

lozèp DENGERMA:
Pèire-Ioan ROUDIN

Cedièrs

Sotizièr.

MONTSEGUR:
BRÉAL !

loan de

Lo GRILH

de la MAR

l'Enseignement.
malgrat el.

Les Dialectes dans

Lo Cônse

lozèp MAFFRE :
CRI CRI

flor.

Dansa de Mai.

Loïzà PAULIN :

Michel

en

Mez de Mai.

:

:

Almanacs per 1939.

Bolegadisa Occitana:
Escòla d'Autpol (M. Bascoul).'
Lo Calel del Roèrgue (Lo Secretari).

:

En

onor

de Deodat de Severac.

escolans e los amies del Colètge d'Occitania,
N° 52 (mai-junh 1939) : gramatica occitana,
occitana, novelum, bibliografia.

Suplement, pels

La Rampelada

literatura

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
capiscbl ; Antonin Perbo'sc, J.-Rozès de
Jaques-Emili Abelovs, jos-capiscàls; Armand Praviel,
clavaire; JozèpSalvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
Filadelfa de Gerda, Francés Tresserre, Lois Théron
de Movtaugé, Juli Cubaynes, Joan Ladoux, amiral d'Adhémar
Prosper. Estieu,

Brousse,

de

Cransac.

conseillers.

Grilhs del Lauragués; Jordi
YEscòla Rochegude; Fernand Albert,
capiscôl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscôl de l'2?sPaul

Sibra, jos-capiscòl dels

Bousquet, capiscôl de

cbla Audenca; Teofile
Elia

Ferrie, capiscôl de YEscbla d'Autpol;
VEscàla Dom Vaissete, Calelhon,

Lagarde, capiscôl de

capiscôl del Calelh del Roèrgue,

conselhèrs.

�Lo Gai

Saber, N° 175.

À propos

MAI 1939.

d'une thèse allemande:

les études occitanes
les lettres d'Oc à

en

Allemagne

;

Montpellier.

Je viens de parcourir trois thèses universitaires
la littérature occitane, toutes trois d'étudiants
allemands, toutes trois soutenues, au cours de ces
dernières années, devant des jurys allemands: Vic¬
tor Gelu, d'Otto Parwulski, Crousillat, ein Trou¬
badour der iç) Jahrhunderts (Crousillat, un
Troubadour du jpme siècle), d'E. Bruck, Die Dichter von Montpellier in der neuprovencalischen
Literatur (Les poètes de Montpellier dans la lit¬
térature néo-provençale), de Georg Liibcke.
L'intérêt que portent aux lettres occitanes les mi¬
lieux universitaires allemands est, en effet, toujours
très vif. Il n'a cessé de se manifester depuis plus d'un
sur

siècle.

C'est effectivement aux environs de 1820 que Fré¬
déric Diez (1) s'engagea résolument dans la voie ou¬

auparavant par les français de Rochegude
Raynouard. Il ne devait pas tarder à publier deux
ouvrages capitaux, demeurés, sur bien des points,
indispensables: en 1826, Die Poesie der Trouba¬
dours (La poésie des Troubadours); en 182g, Leben und Werke der Troubadours (Vies et ouvra¬
ges des Troubadours).
verte peu
et

(1) né

en 1794.

�LO

I02

GAI

SABER

Dans le premier, Diez aborda l'étude des genres
poétiques en usage chez les troubadours, s'appliquant

lois respec¬
même temps, s'appuyant sur des données
non fantaisistes, il donnait sur la vie des

à les différencier et à déterminer leurs

tives

;

en

solides et

poètes, sur le «climat» de leur époque, sur l'évolu¬
tion de la poésie occitane d'utiles indications.
Le second ouvrage était consacré à l'étude appro¬
fondie, et uniquement basée sur les textes, de 35
poètes considérés comme de premier plan. Il contenait
de nombreux extraits de leurs œuvres

«

choisis

avec

goût et traduits avec une élégante exactitude», selon
Alfred Jeanroy, et aussi des observations sommaires
sur 27 poètes de second ordre.
A ces deux ouvrages, qui suffiraient largement à
la gloire de leur auteur, vint s'ajouter une précieuse
«Grammaire des langues romanes» (1836-38) qui
devait connaître plusieurs rééditions.

l'origine d'un impor¬
enseignement de philologie ro¬
mane fut créé à Bonn, en 1830. Halle, en 1833, M.ar~
bourg, en 1836, Tubingen, en 1844, suivirent l'exem¬
ple ; et en 1905 on pouvait compter en Allemagne
40 chaires de langue et littérature romanes, en 1909,
50, chiffre qui
s'est sensiblement maintenu après
1918.
Inventorier et classer les documents, créer des ins¬
Les

travaux

de Diez furent à

tant mouvement: un

truments

de travail

(anthologies, grammaires, dic¬

tionnaires), publier des textes : ce devait être là la
triple tâche à laquelle s'attachèrent, avec un rare
bonheur, les continuateurs de Diez. Parmi eux, Karl

Bartsch(i)

occupe une

place éminente. Après s'être

signalé, dès l'âge de 25 ans, par une étude sur Pierre
Vidal, Peire Vidal's Lieder, qui est tenue pour le
premier modèle d'une édition critique, Bartsch pu¬
blia, en 1855, un recueil de 80 morceaux judicieuse(1) 1832-1888.

�LO

ment

GAI

choisis suivis d'un

SABER

103

glossaire, Proven^alisches

Lesebuch
mit
einer literarischen Einleitung
und einem Wœrterbuche (Livre de lectures pro¬
vençales avec une introduction littéraire et un

dictionnaire) qui, largement revu, devint, en 1868,
provençale accompagnée dune
grammaire et d'un glossaire. Cette dernière, rédi¬
la Chrestomathie

gée en français et dont une 6"" édition, présentée par
Koschwitz, a été publiée en 1904, fut, jusqu'à la
Chrestomathie d'Appel et au Manualetto de l'ita¬
lien Crescini, le seul manuel de ce genre utilisé dans
les universités du monde entier.

La Proven^alische Chrestomathie, mit Abriss
der Formenlehre und
glossar ( Chrestomathie

provençale avec un abrégé de lexicographie et un
glossaire) de Cari Appel qui, parue en 1895, put
bénéficier des

progrès réalisés depuis Bartsch, doit,
effet, être considérée comme une réalisation de pre¬
mier ordre. Son introduction, limitée à la morpho¬
logie, a été complétée, en 1918, par \e Proven^alische Lautlehre (Phonétique
provençale).
Bartsch entreprit, en outre, de dresser un tableau
de la littérature occitane, du XImo au XV"" siècles, de
donner sur chaque texte une notice substantielle, ac¬
compagnée d'indications bibliographiques, et d'éta¬
blir une liste
alphabétique des poètes lyriques des
en

XII"" et XIII"" siècles et de leurs œuvres, avec ren¬
vois aux manuscrits et aux éditions. De ses travaux
devait sortir, en 1873, le célèbre Grundriss

Geschichte der

%ur

proven^alischen Literatur (Prin¬
cipes d'histoire littéraire provençale) qui est, en¬
core de nos
jours, l'indispensable outil du romaniste.
Grâce à lui, l'investigation des textes inédits devint
possible. Grâce à lui encore, les travaux d'Auguste
Mahn(i) purent être utilisés. Mahn, «type original
d'autodidacte, vivant en dehors des sphères officiel(1) 1802-1887.

�EO GAI SABER

I04

après avoir copié ou fait copier de nombreux
des principaux manuscrits de Paris et de
quelques autres villes, les avait publiés, de 1856 à
1873, en livraisons formant un recueil que l'on a pu
qualifier d'amorphe et désordonné, les Gedicht.e der
les»,

passages

Troubadours in proven^alischen Sprache %um
Mal und treu nach den Handschriften

ersten

herausgegeben und mit kritischen Anmerkungen
versehen(Poèmes des troubadours en langue pro¬
vençale publiés pour la première fois et fidèle¬
ment, d'après les manuscrits, et accompagnés
d'observations critiques).
De Schultz-Gora, on ne doit point manquer de si¬
gnaler 1'Altproven\alisches Elementarbuch (Ma¬
nuel élémentaire du vieux provençal) (1906) et, de
Suchier, un exposé synthétique, Die fran^œsische

undproven^alische Sprache und ihre Mundarten
(Les langues française et provençale et leurs dia¬
lectes) dans lequel l'auteur s'est appliqué à mettre
en évidence les caractères principaux du français, de
la langue d'oc et de leurs variétés dialectales.
Quant à Emil Levy (1), il figure, en compagnie de
Chabaneau et d'A. Thomas, à une place d'honneur
parmi les érudits qui rendirent possibles les admira¬
bles progrès réalisés en lexicographie. Son oeuvre
capitale, « monument de science et de sagacité qui
sera difficilement surpassé», affirme M. Jeanroy, est
dans les huit volumes de

Proven^alisches Sup¬
plément- Wœrterbuch, berichtigungen und ergœn^ungen \u Raynouards Lexique Roman (Dic¬
tionnaire-supplément provençal, disposé en com¬
plément du Lexique Roman de Raynouard), publié
de 1894 à 1924, et dont Levy tira un Petit diction¬
naire provençal-français, édité, en 1909, en fran¬
son

çais.

.Mais, jusqu'à présent, nous n'avons parlé que de
(1) Mort

en 1917.

�LO

GAI

SABER

travaux relatifs à la

langue d'oc ancienne (ou «vieuxprovençal ») (i ). Cependant, la renaissance félibréenne ayant
appelé l'attention sur les dialectes mo¬
dernes, les savants allemands se penchèrent bientôt
sur eux avec curiosité, et l'année même de la
publi¬
cation de Mirèio, F. Kamegiesser en donna un subs¬
tantiel compte-rendu,
accompagné de longues tra¬
ductions des principaux
passages, dans VArchiv fur
das Studium der

neueren

Sprachen (volume 46).

De cet intérêt porté à la langue d'oc
moderne(2),
les œuvres d'Hermann Suchier, d'Edouard
de Max

Bœhmer,

Koschwitz, de Karl Voretzsch, de Gustave

Rohlfs donnent

un

témoignage

que

renforce d'ail¬

leurs le fait que le prix Nobel de littérature fut attri¬
bué à Mistral, depuis 1884 docteur honoris causa
de l'Université de Halle, sur la proposition et l'in-

(1) Pour la rédaction de cette première partie de notre arti¬
nous nous sommes largement inspiré du paragraphe I,
«Histoire des études provençales du XVIe siècle à nos
jours»,
de l'Avant-propos à
l'ouvrage fondamental de M. Alfred Jeanroy, La Poésie lyrique des Troubadours (Privât, Toulouse, 1934,
2
vol,).
Tous les travaux
bibliographiques relatifs à la poésie lyri¬
que des Troubadours ont été récemment renouvelés par les alle¬
mands Pillet (mort en 1928)
et Carstens, dans leur fameuse
Bibliographie der Troubadours (XLIV-518 p. in-8), Max Niemeyer Verlag, Halle (Saale), 1933. Cet ouvrage absolument re¬
marquable donne une étude détaillée de tous les manuscrits
contenant les œuvres lyriques des troubadours, une liste
alpha¬
bétique de tous les troubadours (460) avec, pour chacun d'eux,
la
bibliographie détaillée de leur vie, de leurs œuvres qui sont
toutes citées à leur tour par
ordre alphabétique avec une biblio¬
graphie particulière, et de tous les travaux écrits sur chacun
d'eux et sur leurs poésies, enfin un dictionnaire de rimes. — Le
même travail, pour les œuvres non-lyriques des troubadours
(restreint toutefois aux textes et ne s'étendant pas aux travaux
écrits sur ces textes), a été fait par le professeur français Clovis
Brunei, Bibliographie des manuscrits littéraires en ancien
provençal (XVIII-148 p. in-8) Droz, Paris, 1935. — (N.D.L.R.)
(2) Cf. La Fortune de Mistral en Allemagne, par Eugène
BeStaux, dans la revue «Latinité» de septembre-octobre 1930(n° 8, 2me année).
cle,

—

�io6

LO

tervention
littérature

GAI

SABER

pressante des professeurs de langue eti
des chaires allemandes.

romanes

En 1870, on pouvait voir le professeur Bœhmer,
Halle, consacrer une brochure d'une cinquantaine1
de pages à la poésie provençale contemporaine, avec
textes, traductions et commentaires,.
De son côté, le professeur Koschwitz donnait, peu

de

après, en français, une Grammaire historique de
la langue des félibres, « chef-d'œuvre de doctrine,
de précision et d'acribie », écrit M. Bestaux qui note
ensuite :« Koschwitz, félibre lui-même, ami de Mis¬
tral, mérite une place d'honneur parmi les professeurs
et savants qui ont, en majeure partie, fait la fortune
de la langue et de la littérature néo-provençales en
Allemagne. Partout où il passa, à Greifswald, à
Marbourg, à Kœnigsberg, le culte de Mistral et de
son œuvre grandit comme une flamme».
Il mit sur pied la seule édition véritablement sa¬
vante de Mirèio que nous possédions, avec texte
provençal, introduction, commentaires et glossaire en
français

(1900).

Plus près de nous, Karl Voretzsch, le maître ac¬
tuel des études occitanes en Allemagne, a composé
à l'usage de ses étudiants une anthologie des œuvres
de Mistral accompagnée d'une introduction sur la

poésie, l'orthographe et la prononciation provençales
et sur la bibliographie mistralienne. Il est également
l'auteur du Lyrische Auswahl aus der Felibredichtung (Choix de poésies lyriques des félibres)
en deux volumes, dont l'un constitue un recueil de
textes fort bien présentés (1934), l'autre formant le¬
xique (1936).
A Gustave Rohlfs, de Tubingen, nous devons une
étude de philologie pyrénéenne en français, intitulée
Le Gascon et parue il y a quelques années, et aussi
la traduction de nombreux fragments de Mirèio.
Les principales œuvres de Mistral ont d'ailleurs
été transposées en allemand. En 1880, Mm° Dorieux-

�LO

GAI SABER

Brotbeck donna de Mireio

une

traduction

107

assez

peu

heureuse; celle d'Auguste Bertuch, éditée en 1893
et six fois réimprimée, devait être
au contraire excel¬
lente; Nerio fut traduite à la fois par P. Kreiter,
en 1881, et
par Bertuch qui adapta également quel¬
ques passages du Pouemo dóu Rose ; Calendau,
traduit en 1882 par J. Westenhœffer, le fut aussi,
dans le mètre original, par Hans Weiske, en 1909 ;
enfin, M1" F. Steinitz s'appliqua à adapter divers
poèmes des Isclo d'or.
Il ne faut pas oublier que c'est en langue allemande
que le professeur Nicolas Walter, de Luxembourg,
écrivit ses magistrales études sur les maîtres de la
renaissance provençale : Frederi Mistral, der Dichter der Provence (F. Mistral, le
poète de la Pro¬
vence, - 1899), Theodor Aubanel, ein proven^alischer Sanger der Schonheit (Th. Aubanel, chan¬
tre provençal de la beauté, - 1902) et Jousé Roumanille, sein Leben und sein Werke (J. Roumanille, sa vie et ses œuvres).
Les professeurs de langue d'oc ont eu de nombreux
disciples qui, à leur exemple et sur leur instigation,
se sont
passionnés pour la philologie et l'histoire
littéraire occitanes. Il serait trop long de donner ici
la liste de
notre

toutes

les thèses universitaires intéressant

langue qui

ont été soutenues en Allemagne.
Contentons-nous de citer, pour l'après-guerre, parmi
les

meilleurs travaux, ceux d'Elisabeth Weter sur
l'élément religieux dans l'œuvre de Roumanille, de
Fr. Deussing sur les images et les comparaisons chez

Mistral, d'Ad. Wuttke sur les rapports des félibres
avec les
troubadours, ceux de V. Gehn, de D. Scheludko sur Nerto, Calendau et la phonétique mistralienne, de F. Kruger sur le «Muséon Arlaten»...
C'est d'un élève du
teur

la

professeur Voretzsch, le Doc¬
m'est parvenue récemment
début de cet article, qu'il soutint

Georg Lûbcke,

thèse, citée

au

que

�io8

en

lo

1937

gai

saber

devant l'Université de Halle. Elle est con¬
montpelliérains de langue d'oc,
Montpellier in der neuproven-

sacrée aux poètes
Die Dichter von

çalischen Literatur.
La langue parlée dans la région de Montpellier
avait déjà retenu l'attention de deux compatriotes
de M. Lubcke : W. Mushake avait, en effet, publié

travail sur le développement historique
montpelliérain, Geschichtliche Entwicklung der Mundart von Montpellier, et, en 1913,
en

1884

un

du dialecte

Karl Hofe avait recensé
miné les sources pouvant

et

consciencieusement

servir à l'étude de
dialecte, Qiiellen fur das Studium der

languedokischen Mundart

von

ce

exa¬

même

neueren

Montpellier.

Le

montpelliérain, qui a pour domaine la zone
comprise entre le Vidourle et l'Hérault, et que Mis¬
tral tenait en particulière estime, offre des caracté¬
ristiques bien propres à intéresser les spécialistes de
philologie et de linguistique: existence de l'a atone
final, que Camille Chabaneau tenait pour un témoi¬
gnage de noblesse; prononciation de l'r entre deux
voyelles voisine de celle d'un d; disparition de l'n
finale après un i fcami), ou après le groupe ou (cansou); prononciation b du v...
Ce dialecte a eu, d'autre part, le mérite de servir
de moyen d'expression, à toutes époques, à des écri¬
vains d'un incontestable talent, et l'histoire littéraire
occitane est particulièrement riche en ce coin du Lan¬
guedoc. Joseph Loubet en avait d'ailleurs donné,
dans l'Almanach Occitan de 1928, un exposé plein
d'intérêt en une dizaine de pages d'un texte serré
dans lequel l'auteur, avec sa coutumière modestie,
ne prétendait
voir qu'une contribution sommaire à
l'étude de la renaissance littéraire du parler de Mont¬
pellier. Il y avait là, en fait, un plan détaillé et l'in¬
dication d'idées directrices qui ont dû être précieux
à Georg Lubcke, lequel cite le travail ci-dessus.

(à suivre)

Jean LESAFFRE.

�L'Ort dels Trobaires

Per la Aíemòria
de Deodat de Severac

O Deodat de

Severac, grand mu^icaire

De Sant Félix de Caraman

en

Laurague

Vòli que sià lau^at per un filh de
page%
Ton nom armonïos jol cèl de mon terraire.
Debrembabas pas que t'aimabi com un fraire,
E sabi que

m'abiàs de bona ora comprès.
Ara, plorar sus tu, servirià pas de res
Que ton « Còr del Molin» fague l' miu bategairel'
...

tnvlUí

Del arbre de la Gloria

as

Ta

V rabent

«

Tostona carida

»

e

S'au\ìson dins los còrs
E tas

«

Sardanas»

son

un

bel ramelet:
«

com resons

de

,

Cabalet»

de campanar

dotées d'estrambòrd.

Oc, ès partit trop lèu de la Terra occitana ;
Mas ton òbra serà mai fòrta que la Mòrt !
Oras luscralas

(libre II).

PROSPER ESPIEU.

�LO

110

GAI' SABER'

Cedièrs Í1 )

en

flor

Les cedièrs

son en flor, les cedièrs an florit.
falgar mòrt, là ginèsta cremàda,
Demest le gris ubac qu'espéra sa ramada,
Qualqua res de gaujos, subran, s'es espandit.

Subre le

'

-;,-v

y,

;

...

.

Cl. "&gt;

Es del Abril

jovent la melico^a nèu ; ■
estropat sens que plègue la branca;
E, di^èt\, creirian pas qu'es una fada blanca
Venguda per casar tôt sò qu'abèm de grèu ?
L'arbre n'es

Se tremùdan tamben

pruniers e prècedièrs,
salvatjun que floqueja las comas,
ve^èm promès un abonde de pomas...

E tôt le

E

nos

Mas

res

d'acò

non

val la còla des cedièrs:

Pramor que

les cedièrs mèton dins les sarrats,
Quora Ventre-sa^on se trigoseja, trista,
Ùna gràcia laugèra e ve^iada, e requista,
Que le Mèstre potent voida à plenis ferrats.
Cada

jorn n'i

de mai, e, redondis, ri^ents,
entremièg la ginèsta,
E, d'un èime aberit, plen d'idèas de fèsta,
Les miram longamai à bèlhis èlhs ve^ents.
a

Seménan lora nèu

(i)

pour

Cerièrs.

�IX)

GAI SABËR

O! les maitins d'Abrilh
Per tota la blanc or que

son

Ht

de maitins astrats,

fa sa respelida
polidament se marida
dels pibols e la frescor dels
prats.

E

Ambe l'òr

Le

reconeguèm pas, nòstre vièïh terrador.
Qui gau^aria romiar soscaments de défaire Ì
Gansons d'arnor, perfums, s'escampìlhań
per l'aire ;
Les cediers an flòrit, les cediers son en flor.
Ailàs ! tant d'çstrambòrd

sera lèu rescondut;
Quand la tardor vendra despulhar la plaranda (i),
Son les meteis cediers que faran mai miranda
Ambe le lor fuelhum sanguinos,
que s'abranda
Roge de tôt le sang del estiu rebondut.

Atal, dins le camin ont dintraràs cantant,
qu'una sèrp aquital pòd se jaire,
Embescat per las flors jitadas de tôt caire,
Dins le camin sedos del amor enganaire,
Sens creire

L'an

non

Abrilh

s'acabarà

qu'ajes le

cor en sang.

Jozèp DENGERMA.
1938.

Nauta-Arièja.
(1) clairière.

�lo

m2

gai

saber

Mez de Mai

Pel senhe Prosper

Estieu,

en

omenatge.

O! me% de
De frescor

Tôt
O !

Mai banhat de plors,
d'ama, amai de flors
pimparrat, tôt oloros I
meq de Mai d'una autra vida !

Lèu torna-me ton rire

clar,

Ton pantais flòri, amai lo flar
De la rò^a qu'ai pas culida!

Es, uèi, cargada am ddautras flors
Qu'an pas grelhat, soscant de plors
Qu'an pas rajat, la Prima: es plena
D'aquel «pòd-èse » d'autre temps
Qu'un còp fa^ià mon cor content,
Sorri^ent dins lo vent qu'alena.
Lo Bonur

qu'abiai pantaisat,
Qu'ai pas trobat, qu'ai plus Cercat,
De pel monde es encar per òrta ;
E, bensai, temps fresc, temps coros,
Molencòni amai amoros,
Un còp de mai l'aura l'emporta
Un

còp de mai ton rire

D'aur banharà totas las

Que

son

plus per

en

...

plors

flors
mòrta !

mon ama

Pèire-Joan ROUDIN.

�lo

gai

saber:

11-3F

Dansa de Mai

Vèni ve^e dansar lo solel e l'aigueta.
Al que sàbon s'aimar dins lo matin maïenc!
Ont es l'aigueta? Ont lo solel primenci
Son

plus qu'un sol rajòl d'amoro^as bélugas

:

..tant l'un al autre units

lo bre^ilhadis
dansanta lus,
lus, que cant d'amor,

que
es

la

que

la dansa

e

e

lo cant que

diu^enca baudor.
Loiza PAULIN.

(mai 1938).

SOTIZIÈR
Les Nouvelles Littéraires (8.X. 1938) : De la grotte des Ey\ies
Manoir de Montaigne, per J.-J- Brousson.— Aqueste, que

au

pracò conei lo Felibrige, quand vôl, parla dins aquel article de
Peirigórd, que totis escribon en francés. Mas
n'i a agut, dins aquel païs, e n' i a encara, qu'escribèron e
qu'escribon en' lenga d'oc. Per que Brousson ne parla pas ?
fòrsa escribans del

La

Dépêche (24.VII.1938) : La Lettre du. Village, Félibrige,

per Jeanjean, es un article comol de fautas, d'errors e de bestiezas :«Ils étaient sept, à Fonsigugne, en 1857, je crois...j&gt; —
«Ils étaient sept: Mistral, Roumanille, Aubanel, Félix Gras, et

fut une belle révélation...»
«Ils eurent un symbole, l'étoile
cinq branches ; ils eurent leur emblème, le grillon...» — « Coupo SantO — Et versanto — que nous ven di Catalan ».
Joan dé MONTSEGUR.
1
ce

à

—

�LO

11:4

GAI

SABER

Pages à relire
Les Dialectes dans

l'Enseignement

Nous avons déjà dit qu'il ne faut pas enseigner
français comme une sorte de latin, mais qu'il faut
l'appuyer autant que possible à la langue populaire,
dont il est le correctif et l'idéal. Dans la plupart de
nos
provinces, cette langue populaire s'écarte sensi¬
blement du français proprement dit, tant par la pro¬
nonciation que par le lexique. On devine que nous,
voulons parler des patois, que l'ignorance a pu long¬
temps considérer comme une sorte de corruption ou
de caricature du français, mais qui aujourd'hui, grâce
à des notions plus saines, commencent à être envi¬
sagés sous leur vrai jour, c'est-à-dire comme des dia¬
lectes non moins anciens, non moins réguliers que
le français proprement dit, lequel, pour avoir été le
dialecte de l'Ile-de-France, est devenu la langue lit¬
téraire de notre pays. La plupart de nos instituteurs
enseignent le français comme une langue tellement
au-dessus du patois qu'on ne peut même pas songer
un instant à les
mettre en parallèle : le patois pour
eux est non avenu, ou,
s'ils en parlent, c'est comme
d'un antagoniste qu'il faut détruire. L'élève qui ar¬
rive à l'école parlant son patois est traité comme s'il
n'apportait rien avec lui; souvent même, on lui fait
un reproche de ce
qu'il apporte et on aimerait mieux
la table rase que ce parler illicite dont il a l'habitude.
...

le

Rien n'est plus fâcheux et plus erroné que cette
manière de traiter les dialectes. Loin de nuire à l'é¬
tude du français, le patois en est le plus utile auxi¬

liaire, et il
où il existe

difficile de démontrer que, là
patois, l'enseignement grammatical,

ne sera pas
un

�lo

gai

saber

"5

pour peu qu'on sache s'y prendre, devient aussitôt
plus intéressant et pins solide. On ne connaît* bien
une langue que quand
on la rapproche d'une autre
de même origine. Le patois, là où il existe, fournit
ce terme de comparaison.
Quel plaisir pour l'enfant de voir officiellement
...

reconnues,

de trouver dans la bouche du maître

ces

expressions qu'il gardait par devers lui, n'osant les
employer, même quand il n'avait rien à mettre à la
place! Tous ces termes auxquels pour lui se ratta¬
chent tant de souvenirs, il ne sera
plus obligé de
faire effort pour les oublier.
Si

avec

cela le maître lui

montre

que son

dialecte

(comme il arrive si souvent) est conforme à l'ancien
français et qu'il se rencontre avec la langue de Henri

IV ou même avec celle de saint Louis, comme l'en¬
fant respirera à son aise, comme en rentrant chez lui
il verra d'un autre œil le foyer
domestique! N'est-ce
pas là
de son
Paris?

le premier des biens de ne pas être exproprié
langage pour adopter exclusivement celui de
Si, par bonheur, la province a déjà quelques
auteurs, comme Jasmin, comme Roumanille et Mis¬
tral, lisez de temps en temps ces livres à côté des li¬
vres français. L'enfant se sentira fier de sa
province
et n'en aimera que mieux la France. Le
clergé con¬
naît bien cette puissance du dialecte natal: il sait
s'en servir à l'occasion, et c'est pour avoir méconnu
la force des attaches locales que votre culture est trop
souvent sans racine et sans profondeur. Il faut
que
l'école tienne au sol et n'ait pas l'air d'y être simple¬
ment superposée.
Michel

BRÉAL,

Quelques mots sur l'Instruction publique
Paris, Hachette, 1873.
{d'après «L'Action régionaliste » de janvier 1939).

en

France,

�LO

GAI

SABER

LO CONSE MALGRAT EL"1

Un ôme siaud
I abia dins lo

vilage un ôme d'una trentena d'ans
qu'aimaba gaire lo bruch. Partajaba son temps entre
las vinhas, l'ôrt, los camps; e lo temps de lezer demoraba al ostal entre sa dòna e sos mainatjons. Son sol
plazer èra, quand èra cansat, de s'estirar sus una cadièra, al fresc, dins una mièja ombra, al pèd de la fenèstra, los contravents mièchs crozats : un rais de
solelh pasant à travèrs li fazia pron de lum per legir.
D'aqui estant, auzisia lo brezilhadis dels aucelons que
venian cantar dins un ortet qu'èra dabans la porta, e
qualque côp lo charradis e lo chamalhadis de las cozinièras que l'estiu s'azombràban en caquetant jos un
gros tilhul al canton de la carrièra. Podètz ese segurs
qu'aqui èra à son afar.
Aimaba pas de se mailar de sô que l'agachaba pas;
e se los malurs dels autres lo tocàban, aimaba pas botar
lo nas dins lors afars; e se d'azard qualcun li venia
conlar de contes de mièja-nèit, podètz èse segurs que li
atrigaba que fotèse lo camp. Se li gauzaba pas dire ren,
qualque côp biscaba plan.
A part acô, de bon rencontre, serviciable, de bon conselh, pas trop parlaire : aimaba pas de parlar tôt un très
per dire pas ren. Creguetz pas que volguèse viure en ermita, que non; se ténia al corrent de tôt; mas aimaba
pas lo rambalh, ni lo bruch; n'èra plan que dins son
ostalet à l'escart del mormolh de la fola. Era, sens

ôc
saber, l'òme lo plus uros del vilage. Es pas que visquèse

(i) Trait d'unTibre

sus punt

d'espelir.

�LO

GAI

SABER

117

socins, abia los sens, mas los portaba pas sus la
pas las mans frnas coma los que demòran à
se las li abiatz agachadas de prèp, auriatz
vist mantun basted. Semblaba plus lèu un grilh
qu'una
cigala. Coma nos sèm pas fâches, cal creire qu'aquel
tempérament li anaba plan.
sens

plasa. Abia
l'ombra, e,

Una

propozicion

Un jorn qu'èra setat à la plasa acostumada, s'auziguèt cridar : « E ! Francés, ont sias ? » e auziguèt qualcun marchar dins la
pasada. Coma lo novèl vengut
s'èra arrestat, li respondèt : « Vèni cap aici ». E li alandèt la porta per que vejèse lo camin. « Vietaze ! quna
vizita rara ! Te vezi pas plan sobent... Qun vent te
mena ? » Lo Planvirat, èra lo novèl
vengut, sabia pas
cosin comensar. Estosegaba, remenaba lo cap,
clucaba
los èlhs, se grataba l'aurelha, fazia rodar la gôrra dins
las mans; à fòrsa, trobèt lenga : « Som vengut te veze
per quicòm de serios. — E qu'es acò ? — Sabes que En
Mordason vol quitar la cornuna, e voldriai que me diguèses se la plasa de oònse t'agradaria pas. — S'es per
acò qu'ès vengut, tè, trinquem, e ne parlem pas mai.
Som plan siaud coma som e me vòli pas cercar de mal
de cap. A la teuna, Janon ! — A la teuna, Francés. —E fasquem coma s'abiam pas ren dich. »
Lo Planvirat se n' tornèt sens saber trop que pensar.
Se diguèt : « Es inutil de luchar atal. Veirem d'un au¬
tre biais. » Qualques jorns plus tard, coma Francés pasaba dins la grand carrièra, se trobèt nas à nas, coma
fach exprès, ambe lo oònse. — « Bonjorn, Francezon !
—

Bonjorn, senhe cônse. — Dintra un bricon que
E que volètz, que prèse tant ? — Dintra

larem.

sauras.

—

pare

òc

»

Dintrèron. Foguèt aqui la meteisa canson que li abia
tengut lo Planvirat : « Volètz que vos òc digue ? Som /w/

�118

pas
sus

lo

gai

saber

fach per aquel mestièr : se tant volètz, me prendretz
la lista, mas es vos que demoraretz oônse. — Es

«entendut.

»

Conse
Acò èra

atrapatòri. Las eleccions se pasèron planblat ensacat. Mas la question del cònsfr
demoraba. Lo vièlh èra pron caparrut, e lo jovent se
refredaba cada jorn.

Foguèt

un

coma

Lo jorn arribèt; es la régla que lo plus vièlh prezidis
l'acamp. I abia mitad d'ancians, e mitad de novèls. Lo
prezident se lèva e dis : « Vos abèm acampats per elegir lo municipe. Vos cal cauzir un oônse. » Un dels no¬
vèls se faguent lo porta paraula del grop se levèt e
diguèt : « Sabètz que los Paredblancs son plan con¬
tents de vos; es à vos que la plasa reven; l'abètz, gardatz-la.
Non, som trop vièlh, e cansat. Es à-n-un jo¬
vent à prene lo margue. — Es à vos, que sabètz cosi se
maneja. — Vos ôc ai dich : cauzisètz un jovent. » Alavets, un dels ancians qu'èra demorat mud duscas-à-zara, se levèt e diguèt : « Del moment que nôstre decan
vòl à tota fôrsa se retirar, anam balhar la cinta al plus
jove : Francezon ! » e faguèt una guinhada als autres :
« Oc ! ôc !
» diguèron totis. Aqueste diguèt que non,
qu'èra vengut per lor far plazer; i aguèt pas ren à far.
Pasèron al vote. Lo nom de Francezon sortiguèt onze
côps de l'urna. Podia pas recular; i abia pas à reguinnar; l'abian embastat malgrat el.
« E ben, del moment qu'ôc
volètz, serai lo limonièr,
mas caldrà que cadun bute à la rôda. Vos gramaciarai
plus tard, quand vos aurai vist à l'ôbra. »
—

Tôt acô rai,

foguèt

un

mas per se

far à-n-aquel novèl mestièr,..

autre parelh de margas...

Jozèp MAFFRE.

�LO

GAI SABER

Almanacs per

"9

1939

Los que se

chàutan pas de lor pais e de lor lenga, sàbonque se complis cada
jorn dins la tèrra d'Occitania. De la Provensa, del Lengadôc,
de la Gasconha, los almanacs occitans arriban «portant jôia,
solás e pasa-temps en tôt lo pôple del Mièchjorn».
E cal parlar sulcôp del Armana Prouvençau,
totjorngalhard.
Dins un centenat de fulhs, dis plan de câuzas : cronica t'elibrenca abondozade las publicacions del'annada, del teatre,
■de las conferencias, de las fèstas e de ia subrebèla SantaEstèla de Fois, en 1938, ambe lo discors afogat del
Capolièr
del Felibrige, Marius Jouveau. I trobam un sonet de nôstre
decan Prosper Estieu, de Jozèp Chevalier; de poezias de SullyAndrieu Peyre, d'Enriqueta Dibon (Farfantello), de Jozèp
Loubet, de 1 Aubanelenco, e d'autres; ambe contes e contaralhas, Pèire Jullian, lo Cascarelet, Gabriel Bernard, Auguste
Sogno, Bruno Durand, Dr J. Clément, Francés Jouve, Jozèp
Giordan nos i fan quora plorar, quora rire. Coma de juste,
Mistral es pas debrembat, e al mièch de la poezia e de las .
cansons, Tonin Virolaste — e lo vira rete plan ! — ambe sa
gastronomia mistralenca nos fa faire tifa-tafa... Es ilustrat
per Danis-Valverane, Enric Pertus e Andriu Filippi. (Ais-deProv., libraria del Rei Renat).
Laisem la Provensa, e anem dins PAuvèrnha, ambe l'Armana felibren.
S'i vei totjorn ambe grand plazer los noms
del majorai Benezet Vidal, de Jan Mouleyras, d'Abraham,
d'Enric Dommergues, del poèta-muzicaire Lois Debrons;
conten un pauc de cronica e un glosari dels môts malaizits..
(Clarmont d'Auvèrnha, libr. G. Delaunayl.
L'Armanac dera Mountanho, es, ongan, un dels plus polidets; se n'cal pasestonar: Santa Estèla que l'an pasat se
pauzèt à Fois a jitat dins aquel rôdol la poezia e 1 abeluc!
Fargat per YEscòla deras Pirencas, i trobam los noms conepas res

del remirable prefait felibrenc

êuts
lovisd'afogats:
loslomajorais
Palmade,
Roques e Juli
Renat
Fournier,
baile del Ramon
Lois
Felibrige,Lizop,
Bôchet, Jòrdi Reboul, J.-M. Servat, Jozèp Dengerma, Achille
Baqué, Julieta Artous, Paul Massat, Adelin Moulis, Artur
Moulis, Juli Ponsolle ; cansons, retrats e gravaduras, lo programe dels Jôcs florals de l'Escôla, tôt acò mòstra la valentiza dels felibres. fFoich, Emp. Fra).
Del Roèrgue, nos vénon dos Almanacs: coma al mes d'agost pasat s'es festejat lo vintième anniversari de la môrt
del majorai abat Bessou, es d'el que s'i parla mai que mai

•dins cadun.

�X 20

LO

GAI

SABER

Un

pórta sus sa cobradura lo buste del majorai del RoèrI legisèm la dicha del majorai A. Benazet, dabantlacapelania de Bessou à Sant-Andriu-de-Najac, ontfaguèt l'orne—
natge pietados de sa boutât e de son engenh; de poezias de
J. Vaylet, J. Couderc, Lafeuille, Loïs Julié, P. Miremont;
qualquas datas de la vida e de l'ôbra de Bessou, de bolegadisa e de cansons. (Vilafranca-del-Roèrgue,
Estamp. Salingue.

gardas).

L'autre sembla

qu'aje une tenguda mai literaria. Lo brabe
Mouly a lo vam duradis; es ambe plazer qu'ai tornat
legir una paja dé las mai pertocantas de son libre «Mas Espingadas»; una letra del aliat Bessou à Perbosc, de poèmes
Enric

del autor «D'al Brès à la Toumbo», de Calelhon, Lois Julié,
Loïs Lacout, E. Sëguret, qualquas besonadas perrire ne fan
un libre agradiu. Cal senlialar
que l'EscòJa Occitana i esbèlamcnt reprezentada ambe Prosper Estieu, Filadèlfa, Antonin Perbosc. (Rodés, Estamp.
Carrère).
Los Almanacs, acô se

vei, demôran un biais dels melhors
nôstra lenga e ne mantene l'amor. Es sô que
comprénon totis los çjue trabàlhan à reviscolar lor parladura,
coma los
patriòtas l'rïolans que nos an mandat d'Udine lor
per conservai'

almanac II Stroiic Furlan.

Me gardariai de demembrar l'aizidensa dels felibres de
Marselha, qu'an saput, coma fan dempèi qualquas annadas,
publicar una seisantena de pajas en lenga d'Oc dins l'Almanach du Petit Marseillais, ont se pédon legir de poèmes de
V. Bernard, J. Reboul, etc... de prózas
plan granadas, qualques estudis, e subretot una bèlatièra de gravaduras remem¬
brant las fèstas felibrencas de la tèrrad'Oc. Per que totis los
jornals francezes d'Occitania, de Bordèus, Toloza, Montpe¬
llier, farian pas sô que fa lo jornal de Marselha?
Lo Grilh

de

la

Mar.

�BOLEGADISA
Escèla

OCCITANA

d'Autpol

Dempèi nostre damier compté-rendut de janvier, la vida de
es pas estada plan
trebolada. Per contra,, debèm senhalar lo movimentfelibrenc que s'espandis de mai en mai dins
lo rbdol autpolenc. La grana semenada per nòstra Escòla, dem¬
pèi très ans, comensa à portar de bona frucha al onor de nos-

-VEscòla

tre

terrador.

Lo
■

grop dich «Lous Estournels Saïssols », de nostra pichona
plan nostres encoratjaments.
Castras, e, Vendeman, à Sais

liovèla seccion de Sais, mérita
Lo 28 de febrièr, anguèt jogar à
e

meteis ; «Paures Medecis »,
de la Perron, d'E. Barthe, e

de Peire Miremont

;

«Lou Perdote

«Lou...Dacos», d'A.-J. Boussac.
Lo 5 de febrièr, lo grop dels « Amies dels Scots» de Ma\amet
participât à la vesprada engimbada per la cblha de Fbch, en
jogantambe grand estrambbrd :«Lou Lutrin de Ladèr », de Mir.
Foguèt tin vertadièr succès de rire, perque cada actor èra plan
dins la pèl del personatge.
Lo 20 de mars, la Scolà Santa-Ce\elha donèt sa vesprada annadièra, dont una partida foguèt consacrada à-n-una revista
regionalista ambe costumes, cants e dansas. Osca à la valenta
Scolà, e compliments à sa bailesa Dla M. Bonnafous.
Enfin, lo 7 d'abrilh, lo majoral-abat J. Salvat venguèt predicar

■

«La Pasion de Nbstre-Senhe&gt; à

Labastida-Roairos. La

glèi\a èra plena com un ibu, e Ma\amet i èra représentât per
una delegacion importanta.
Vendeman, lo burèu de VEscbla foguèt convidat per Vescolan
Jòrdi Milhaud, animador del Speleo-Club de la Montanha
Negra e de VEspino\a, à vi\itar las polidas crbtas de la Deve\a, à Cornion, qu'èran estadas inauguradas qualques jorns
abant. Aprèp aber remirat aquela fadaria josterrana, lo grop
anguèt duscas à Sant-Pons per contemplar la vièlha e merabilho\a catedrala. Aquela bêla manifestacion regionalista se
clavèt per'una pichona taulejada encb del abat Coulon, curât
de Labastida, ont se porter on de brindes, ont se diguèt de poè¬
mes, e ont lo majoral-abat Salvat cantèt La Copa.
Maurici BASCOUL.
de senhalar

lo 8 de mars, sus la propozie bibliotecari de l'Escôla d'Autpol, Maurici Bascoul, foguèt proclamât
«mèstre-felibre de l'Escôla d'Autpol» per son prefait felibrenc.
Sèm

urozes

que,

cion del mèstre-felibre Paul

Xo felicitam.

Sicard, lo secretari-adjunt

�LO

122

GAI

SABER

Lo Calel del

La valenta Escòla de Rodés

a

Roèrgue

trabalhat

pel melhor aquestis

damiers me\es.

Calelhon, que la baileja, a publicat un polit libre, Reclams
Khayyam, dont Lo Gai Saber abia donat un escapolon
à sos legeires. Nòstra revista dira sà que podèmpensar d'aquela
òbra que la Jurada de l'Academia dels Jòcs Florals abia reten—
guda pel prèt\ Fabian-Artiga.
R/òstre jos-capiscòl Mouly a publicat un drame istoric, Joan
de Morlhon, que sera lèu portât à la cèna pels amies de L'Esd'Omar

tèlo de Bessou.

Senhalam l'activitat denàstres escolans lo

profesor Saysset,
organi\ar al Licèu de Rodés Vensenliament
l'abat Valat qu'a parlât de Mirèio al Semi■nari de Belmont; l'abat Bonal qu'ensenha regtilièrament la
lenga d'Oc al Seminari d'Espalion. Al acamp de la J.E.C. à
Rodés, lo 23 de mars, una b'ela aficha asabentaba los jovents
sus l'istbria de la
lenga occitana.
Nòstra Escàla a prestat son ajuda al Grel Roergat per la
venda de son Armanac, qu'es estât una bêla reiisida.
que ven de tornar
de la lenga d'Oc;

Lo Secretari.

En

onor

de Deodat de Severac

Abem recebut l'anoncia
enaurar, en

qu'un Comitat

ciutat de Castèlnàudari,

un

es estât format per
monument al grand

mu\ician lauragués Deodat de Severac, jos la preqidensa d'onor
pais.
Tant lèu que serem avisais d'un programe oficial, n'asaben-

de totas las autoritats del
tarem nòstres escolans.

Dins La Garonne de Toloza, nòstre escolan Paul Mesplé a
publicat, dins los mezes de mars e d'abrilh, una tièra d'articles
pertocant lo famos Canal de las Doas-Mars. — Se n' parla totjorn, d'aquel Canal, e jamai res non se fa. Autres côps, abian
d'ômes, dins lo païs, e d'organismes que sabian epodian entreprene. Ara, cal que nos mànden, de Paris, un administrator
per Marselha !

ABÈM

.

LEGIT:

Campano (10 numerôs, del mes de jun 1937 al mes de febrièr 1938). Es môrta La Campano, ailàs! e volèm pas que sa
vida siague pas senhalada dins nôstra revista. Abia
acampat
La

.

�LO

SABER

123

una còlha d'escribans afogats al entorn
d'Enric Mouly, mai que mai del Roèrgue, del
Gavaudan e del Albigés. De poezia, de prôza, de contes e de
galejadas, de pèsas de teatre, mêmes un roman: l'espòrt i abia
sa
justa plasa, e acó èra un pauc la part d'innovacion portada
à la literatura felibrenca. A Gayraud, à Mouly donèron lor ajuda Calelhon, Loïza Paulin, Seguret, Hygoneng, Paul Sicard,
Andriu-J. Boussac, l'abat Fournier, Jozèp Vaylet, Léon Cordes,

•dins

sa

de P.

.

GAI

rauba nòva tota

Gayraud

e

Enric Armand.

Regretam

que

La Campano resontigue plus sus nôstre terra-

dor. Regretam que lo reviscòl previst se siague pas fait, segôn
sô qu'anonciaba lo darnièr numéro. Segur, tôt
pas perfèt — s'engànan pas los que fan pas res — : direm pas res de
la valor literaria, perque, dins una revista de joves, ont cal

aqui èra

encorajar totas las bonas volontats, es

malaizit de far la cau-

quand se pôd far; lo principi d'admetre totas las
grafias crezèm pas que siague un bon biais per propagar la
lenga, e sobent acó dona l'impresion d'un pastis; pèi se qualques colaborators, coma Mouly, Calelhon e Loïzà Paulin, conéison à fons una lenga que pàrlan e qu'escribon, n'i a d'autres
que se servison d'una lenga apreza suis libres o que malgàstan
una lenga que sàbon ; l'impresion, la correccion de las esprôbas
mancàban d'aseguransa e d'aplicacion.
Mas tôt acô son de pichonas cauzas al costat de la flamba,
del estrambórd que fazian d'aquela équipa un supèrbe batalhon
de la Comtesa. Anem, Gayraud, siaguetz complimentât per vôstra Campano que demorarà coma prôba de vôstra valensa. Vos
tornarem trobar, ne sèm segurs,
La Pignato (1938). Es lo «journau galoi e poupulàrb, bailejat
en Provensa per mèstre Bartoumieu (Antonin Chaude), Loueis
Negroun (J. Laprée) e E. Janicot. Es gaireben tôt en lenga d'Oc
e parei cada mes, bèlament ilustrat de gravaduras reprezentant
de monuments o de païzatges provensals, de personages o de
zida mêmes

fèstas.

pogut legir de polits estudis en prôza provensala de
Jouveau (Thibaudet), Reinier Auzias (d'Annunzio), de
poèmes de Valèri Bernard (A ma Femo), Bruno Durand, Lois
Bayle, de contes e de fantezias sinnats per Roumaneto, Sogno,
José Bernard, de compte-renduts coma aquel de la Santa-Estèla
de Fois per lo Doctor Jaubert.
Lo jornal demôra populari per totas las sornetas e los refrins
popularis que i a dins cada numerô, de vocabularis pertocant
los mestièrs (doctor Caries Arnoux), de demandas e de responsas pertocant la bibliografia felibrenca, de novelum sus las Escolas de Provensa e lor organizacion, etc... Las reclamas son
gaireben totas en provensal.
Abonament: 12 frs. per an, à mandar cô de « M. Janicot, 70,
Boulevard Maréchal-Joffre, Toulon (C. C. Marseille, 132.45).»
I abèm

Marius

�LO GAI SABER

124

L'Auvergnat de Paris (25.III.1939) : estudis, per Gandilhon
d'Armes, de Joan de Morlhon, drame istoric, per Enric
Mouly, e de A Vande del Vièllium, contes de Loïs Rouquier. —
Reclams de Biarn e Gascougne (abriu de 1939) : Autour d'une
esbruhide, per Simin Palay que respon longament, trôp longa¬
ment, à las letras sul Felibrige de Loïs Bayle publicadas per
la revista Marsyas; poèmes e prôzas ; abondos e interesant
novelum.—L'Aube (8.IV.1939): Souvenir de Mistral, per J.
Soulairol que comenta los articles pareguts sur Mistral e La
Coupo dins Lo Gai Saber de mars.
lournal de l'Aveyron (30.IV.39): Mistral, pour le 25e anni¬
versaire de sa mort, per Calelhon e Seguret, bêla e justa evocacion.
Trencavel (mars 1939): bèl numéro consacrai à la.
memòria del felibre Jan Laurès (1822-1902), amb un estudi de
Domergue e de Clardeluno, pèi una polida tièra de poèmes,,
cansons, cantics, contes e legendas, ôbra inedita del majorai,,
cantaire del « Campèstre» bezieirenç.
.

Gens

—

Lo Bordon de la Montanha 193S,

càla

d'Autpol,

revista annadièra de l'Us-

dona, dins unas 48 pajas plan comolas, un
tablèu de la vida-vidanta del Felibrige dins lo ròdol de Mazamet en 1938, ambe tant-ben de poèmes e de prôzas ont las plus
renomadas sinnaturas del Felibrige ancian e modèrne se junhison amb aquelas de YEscòla
d'Autpol: Paul Sicard, Maurici
Bascoul, Teofile Ferrié, Pèire Grand.
que

Lo bèl felibre gascon Artur Cambos, mèstre-felibre de l'Escôla Occitana, autor del libre Flòc de Gasconha, ven de morir;
èra dins sos 76 ans.
Abèm

après tant-ben ambe granda pena la mort del majorai
Barthe, à Bezièrs, lo 27 d'abrilh. Sus sa crôza, Enric Do¬
mergue, Ernest Vieu diguèron lo dôl del Felibrige. Lo Gai Saber
consacrarà un estudi à l'ôbra d'Emili Barthe, poèta, contaire,
e mai
que mai autor dramatic, dont las comedlas e los drames
son dins lo repertôri de totas las tropas de teatre occitan. Bar¬
the abia res que 65 ans ; èra majorai dempèi 1925 e abia eiretat
de la Cigala de Garona, tenguda abant el pel majorai del AgeEmili

nés Ratier.

Eizilat lènh de

pais, es mort, à Sant-Somplezi (Tarn), lo
istorian catalan Ferran de Sagarra, qu'èra
senhe Albert, capiscôl de La Campana
d'Agot, diguèt sus sa crôza lo salut de sos amies occitans.
Que Santa Estèla lor fague bona aculhensa dins son paradis L
son

29 de mars, lo grand
dins sos 87 ans. Lo

CRI-CRI.

Impr. Lauraguaise

-

Castelnaudary.

Le Gérant : A. PRAVIEL.

.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES. —a,

■accentué
•constitue

ou

seul

ou

dans le corps d'un mot,

français ; mais s'il
terminaison féminine, il est semi-son¬

non, sonne comme a

une

entre a et o, suivant la région ;
fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran•çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
0 fermé comme ou français.
nant et se prononce

—

e

sonne comme

é

2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de ù ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mai-s
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la i™ pers. du pluriel des verbes ;

comme n

rares exceptions, à la fin
est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi

—

n

est

muet, sauf

des substantifs ;

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬

qu'à Pinfinitif;
muet à

quelques

—• r

—

la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES.

—

ch, lh, nh se prononcent: tch,

ilì,

gn.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiimmiiMiimiiiimi

IA ©ESTA DE -SAM f

fil
!
1
f
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OOMEMOE

ÍÏXHA 1.AURAOUE/A

(18 tableaux de Paul Sibra et autant de médaillons historiques en langue d'Oc de l'dbbé
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            </element>
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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Dengerma, Joseph (1904-1982)</text>
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              <text>Rouquette, Pierre (1898-1988)</text>
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              <text>Paulin, Louisa (1888-1944)</text>
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              <text>Bréal, Michel (1832-1915)</text>
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              <text>Maffre, Josèp (1893-1975)</text>
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      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
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          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
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              <text>Mediatèca</text>
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              <text>Bibliotèca</text>
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          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
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          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
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              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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