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                  <text>20a Annada

N° 179

Setembre 1939

Lo Qai Saber
Revisia de l'ESCOLA OCCITANA

Dis Aup i Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14,

Oarrlèra dels

Arts,

14

Lo Numéro: 2 Ir.

�SABER

LO OAI

Revlsta de VESCOLA OCCITANA
ADMINISTRAOION

:

Libraria Privât,

14, Carrièra dels A.rts, TOLOZA
,1
Abonaments : &lt;

Fransa
„

»

: un an

C. O. Toloza 1673
.

.

.

20 fr.

.

.

30 fr.

,,,

.

( Estrange :

un an

,

ENSENHADOR
del N- 179
Pierre-Louis BERTHAUD

:

(Setembre 1939)
Le gascon langue politique, à Bor¬
deaux et dans le Bordelais.

lozèp SALVAT
Achille MIR

:

:

Lo Felibrige (V, VI).
Lettre

d'Achille

Mir à Auguste

Fourès.
Lo GREL CARSINOL :

A nòstre mèstre carsinôl lo

CRI-CRI

jorai Antonin Perbôsc.
Bolegadisa Occitana : Escôla
d'Autpol (M. Bascoul), Cultura

:

catalana.

(

Suplcment, pels escolans e los amies del Coletge

d'Occitania,

(julhet-octôbre 1939): Jôcs Florals
colaris, bibliografia, novelum.
La Rampelada N° 53

ma¬

es-

Al moment que nôstra revista va sortir,
aprenèm que la guèrra ven d'esclatar en Eurôpa. — Xotis

A nhstres Escolans:

escolans faran lor deber. — Lor demandam de mande novèlas à la Redaccion. Aquesta farà tôt lo posible

nôstres

dar
per

mantene Lo Gai Saber.

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
Prosper Estieu, capiscôl ; Antonin Perbosc, J.-Rozès dk
Brousse, Jaques-Emili Abelous, jos-capiscôls; Armand Praviel,

JozèpSalvat, secretari; Joan Séguy, secretari-adjunt.
de Gerda, Francés
Tresserre, Lois Théron
Montaugé, Juli Cubaynes, Joan Ladoux, amiral d'Adhémar

clavaire;

Filadèlfa

de
de

Cransac. conselhers.

Paul Sibra, jos-capiscôl dels Grilhs del Lauragués; Jordi
Bousquet, capiscòl de l'Escôla Rochegude ; Fernand Albert,

capiscôl de la Campana d'Agot; Jòan Girou, capiscòl de VEs¬
côla Audenca; Teofile Ferrie, capiscôl de l'Escôla d'Autpol;
Elia Lagarde, capiscôl de l'Escôla Dont Vaissete ; Calelhon,
capiscôl del Calelh del Roèrgue, conseillers.

�Lo Gai Saber, N° 179.

LE

SETEMBHE

1939-

GASCON

langue politique, à Bordeaux et dans le
Bordelais

C'est une opinion assez communément répandue que
Bordeaux et le Bordelais sont, de toutes les villes et
terres de

langue d'oc, celles qui ont été le moins réfracpénétration du français ou à l'influence fran¬
çaise: celles, par ailleurs, où la littérature d'oc est
presqu'inexistante.
taires à la

Sans vouloir, par un

goût excessif du paradoxe, pré¬
néanmoins considérer cette

tendre le contraire, on peut

opinion

comme une

Double

erreur

double

erreur.

entretenue par une

double lacune,

sans

doute : premièrement, l'absence de toute histoire
la Guienne-Gascogne, écrite dans un esprit gascon

de
et
avant tout gascon (une étude comme celle de Johannès
Plantadis, L'agitation autonomiste de Guienne, parue à
Tulle en 1908, est une exception quasi-unique) ; deuxiè¬
mement, l'absence de tout dénombrement complet de la
littérature de langue d'oc à Bordeaux et dans le SudOuest depuis la conquête française.
Pourtant, la résistance bordelaise à l'influence du
pouvoir central s'est affirmée à plusieurs reprises, dont
l'histoire a gardé le souvenir: depuis l'armée et les in¬
trigues républicaines avec l'Angleterre, sous Louis XIV,
jusqu'aux efforts des Girondins, sous la Révolution, Et
l'histoire n'aurait pas à chercher bien profond, sous les
témoignages officiels, pour trouver une réalité s'exprimant d'une façon différente. Mais tel n'est pas, ici,
notre propos.

Nous voudrions seulement souligner ce

fait, qu'on

ne

�LO

f;54

GAI

SABER

S

soupçonne pas assez:

le

gascon a

été le mode d'expres¬

sion naturel, celui auquel les Bordelais ont eu sponta¬
nément recours, depuis la conquête française, dans les
circonstances importantes et solennelles, fastes ou

néfastes, de leur vie politique.
Nous ne saurions ici parler des documents officiels,
administratifs ou notariaux, par exemple. Bien après
la défaite des Anglo-Gascons à Castillon, en 1453, les

jurades et les notaires continuent à s'exprimer en gas: on trouve des actes gascons en 1494 (Privilèges
dé Langon), par exemple, et jusqu'en 1538 (voir Le
vieux La Teste et le Château des Captaux de Buch, par
Gustave Labat, Bordeaux, 1900, 4°). Mais, dans le peu¬
plé même, il ne faut pas s'étonner que le gascon reste
la langue écrite naturelle : lorsqu'en 1510, cinquantesept ans après la conquête française, le sacristain de
liqglise Saint-Sauveur, à Saint-Macaire, dresse l'inven¬
taire des reliques dont il a la garde, il le fait en gascon
et son inventaire nous est connu par la brochure de
D.-A. Virac, Dégâts commis par les protestants... en
%562. Jusqu'à la fin du XV siècle, les curés bordelais
marient en gascon, et non en français, ainsi que l'at¬
teste un Ordo ad sponsandum publié par le cha¬
bdh

—

noine Allain
fil

''

en

1895.

t

" "it".

_pMais, laissons

passer l'Edit de Villers-Cotterèls, dont
on a trop complaisamment —- et inexactement — dit;
qq'il bannissait nos parlers provinciaux. Voyons
cttmmè dans chaque « crise » importante les Bordelais
mît' pris; la parole en gascon.
la JPronde, vers 1650, deux cents ans après la.

ctihcitiêtg; française. La mauvaise humeur du peuple:
contre'Mazàrin
291 2rr02

Fì»

i

se

traduit dans

des

libelles violents,
•

•

sduvenj grossiers, dont on connaît des milliers et des.
m'iîSëfs, \èp MazfLTinades. A Bordeaux, c'est non seule-'
rfíeńt'cContres Te Mazarin, mais contre le gouverneur,
duc d'Epernon, que s'exerce la rancune publique. Et,
ptffiiit'hës milliers dé pamphlets qui nous restent (car

�LO

il s'en est

GAI

SABER

255

peut-être perdu à jamais deircentaines d'aite

très), plusieurs

nous

attestent la survivance.du gascon

langue politique, ou plutôt IangueciMlémiquê:3
ce sont L'apparition du Mazarin au
Paysant Gascon,
La Cour burlesque du Diïic
d'Rperhçn, La Rencontre
d'un païsan gascon et de Mazarin.
comme

Cinquante années passent. Nous sommes en 1701. Le
d'Anjou, devenu Philippe V, vá prendre posses¬
sion de son trône espagnol. Il traverse Bazas, le jour
des Rois précisément. Des enfants sont là, pour le com¬
plimenter, et le compliment qu'ils lui tournent est en
vers gascons.
: ':
duc

.

.net

En

1745, c'est la Dauphine qui traverse le Bordelais,,
se rendant à Paris. Des arcs de
triomphe s'élèvent; les
inscriptions en sont en gascon : A la boune arribad£
de noste Dauphine. On lui offre des vers; une
bonite,
partie est en gascon. Et dans le Recueil des pièces qi/i
ont paru à Bordeaux pour le mariage et le passage de
Madame la Dauphine, on en trouvera plusieurs en lan¬
gue d'oc, en gascon.

Quelques années après, en 1752, naîtra le fils d-ift
Dauphin, Louis-Marie-Xavier, qui sera le dernier,, -et,
bien éphémère, duc d'Aquitaine. A cette occasion, les
poètes bordelais d'accorder leur lyre et de chanter çr.
l'honneur du nouveau-né; un Jésuite, le P. Xavier,
écrira en gascon une longue pièce de vers,
d'ailleurs,
aujourd'hui introuvable.
.

En

1763, les Jésuites ont mauvaise presse. Un curé
girondin, l'abbé Girardeau, leur décochera un pamphlet
assez
virulent :
Les Macariënes. Et ce pamphlet
sera en gascon. —- La
plus importante pièce, de litté¬
rature gasconne pour le Bordelais, d'ailleurs, de 1539
à 1789.

.

Mais, entre temps, les Bordelais ont eu pour inten¬
dant M. Aubert de To.urny, grand urbaniste,, grand

contribué à donner à la vilíb. son
politique d'urbanisation, d'ailleurs
coûteuse, Tourny la poursuit avec une inflexible

bâtisseur, qui

a

cachet XVIIIe.

Sa

fort

�LO

256

et

GAISABER

tyrannique volonté. Les Bordelais s'en vengeront par
sixain qui court les rues de la ville — et ce sixain

un

est

en

gascon :

gémis e gémira
qu'Auberd de Torny viura.
Lo nom d'aquet cruel borreu,
Per anagrama asès uroza

Bordeu
Tan

Màstra

la vila maluroza

a

Qu'es et lo Tyran de Bordeu.

approche et les esprits s'enflamment
questions en suspens. Ainsi, une curieuse
brochure, La Mine Eventée, nous fera part de la con¬
versation de plusieurs personnes, un curé, un soldat,
un laboureur, un cadet de Gascogne et une poisson¬
nière. La brochure est de cinquante-cinq pages, au
cours desquelles ladite poissonnière dit son mot de
façon surabondante : elle le fait en gascon.
En gascon également, les dames de la Halle haran¬
gueront bientôt les électeurs de Bordeaux dans un Dis¬
cours tiré en brochure et conservé dans les Archives
La Révolution

sur

toutes les

de la ville. Ces manifestations de féminisme se renou¬

la suite.
jusqu'à la tin de l'Empire,
néanmoins, tout le monde tient sa langue. Mais les Bor¬
delais n'en pensent pas moins; ils sont royalistes et,
après le départ de l'île d'Elbe, lorsqu'ils apprennent le
retour de l'Empereur, ils exhalent leur inquiétude dans
une chanson qui est venue jusqu'à nous :
velleront souvent, nous

le

verrons, par

Pendant la Révolution et

de Bordeu
quaucarrés de neu :
Aquet raujos de Bonaparta
Que dau mau jamèi ne s'escarta
S'es, s'es, s'es escapat
Un

orne

que ven

M'a contai

De l'ila ont l'aveven sarrat.

C'était,

comme on

voit,

sur

l'air de Cadet Roussette.

Abec aquet rude Antécrit
Mon droite serè leu conscrit;

�lo

gai

sabf.r

Ma hilha resterè

gojata
jou, sens nada peira plata,
De, de hami e de mau
Creveri dens mon praube ostau !
E

A peine les Bourbons définitivement rentrés en
France, c'est Jean-Antoine Verdié
Meste Verdié
qui sera le chantre royaliste. Il écrit un Sounet au Rey
lequel d'ailleurs ne vaut pas grand'chose —, ainsi
qu'une Revue de Meste Jantot... ou la rentrée des Bourbons, — laquelle ne vaut pas beaucoup plus.
Verdié, dans ses autres œuvres, mettra volontiers en
scène les Dames de la Halle que nous avons déjà vu
s'agiter en 1789. Ces Dames, lorsque nait, en 1S20, le
jeune duc de Bordeaux, ne se tiennent pas de joie :
elles offrent son berceau à l'enfançon royal, elles vont
le lui porter à Paris; à cette occasion, une brochure
est imprimée, relatant la rencontre des dames borde¬
laises, à Bourg-la-Reine, avec leurs consœurs parisien¬
nes venues les accueillir : le discours des
messagères
de la Guienne est en gascon, bien entendu.
A Paris, nos dames voient le jeune duc, sa mère la
duchesse de Berry, te vieux roi Louis XVIII. L'émo¬
tion étrangle l'oratrice de la
délégation; elle s'empêtre
dans les phrases françaises savamment arrangées; tout
d'un coup, elle demande au vieux roi : « Comprenetz
lo gascon ? — Oc, répond le monarque, l'entendi e lo
parti ! » Surprise des dames bordelaises ! Enchante¬
ment des Bordelais à qui elles font part de l'affaire,
dans des lettres d'ailleurs imprimées à Nantes, chez
—

—

—

Malassis.

Bientôt,

on

frappera même

une

médaille

mémorer l'offrande du fameux berceau

:

pour com¬

la légende en

sera en gascon — et c'est
peut-être la seule médaille
officielle qui ait jamais été frappée en langue d'oc. Res¬
pectons-en la défectueuse graphie ; « La may dau nou-

bet

Henric-Dioudounat,

a

lous de Bourdéou et les bra-

bes bourdalèses qu'an pourtat lou brez oun drom lou
hillet dau

Béarnez, duc de Bourdéou. »
(à suivre)
Pierre-Louis BERTHAUD.

�LO

258

SABER

GAI

LO FELIBRIGE
dònas,
Damaizèlas,
e Senhes,
En

parlant del Felibrige,

ai dit déjà las
s'èra donada
dins nôstre païs, pèi sa fondacion per Mistral en 1854,
e las primièras annadas de son istôria.
vos

de

razons

son

institucion

e

vos

la tòca que

Vos dirai uèi quala es son organizacion, quala es son
accion.

V

Son
Es

en

aprèp

1876

organizacion

solament, valent-à-dire vint-e-dos

fondacion,

ans

lo Felibrige recebèt una orga¬
nizacion solida e definitiva; e aquela organizacion es;
estada talament bona que dura encara, e qu'es pas
brica prèsta de cambiar.
sa

que

Cal dire que, se los comensaments abian trobat, en
Provensa, mantas opozicions, un còp que s'espandiguèt en Lengadòc, aprèp la guèrra de Setanta, ajèt lèu
fait taca d'òli. Totas las provincias occitanas s'espertèron al crit de Mistral, e se venguèron, una aprèp l'autra, rengar jos sa bandièra. Calia donc un ligam que

junhiguèse fòrtament, en lor laisant, pracò, la libertat
necesaria dins l'ôbra de respelida, totas las tèrras de
lenga d'Oc : atal, s'ajudarian, se comunicarian lors
(1)

Toloza-Pirenèus, 27 de mai 1939.

�LO

esfòrses

e

GAI

SABER

259

lors experiencias, e, agrumeladas al entorn

de la Maire

Provensa, podrian lutar amb un mai grand
espèr de reusida.
Cal legir — caldria plus lèu cantar — La Respelido,

lo famos cant ont Mistral debia remembrar, dabant los
felibres acampats à Magalona lo 27 de mai 1900 —

aquel espèrtament de nòstras provincias
revendicacion

per

la granda

:

Nautre, en plen jour,
parla toujour
La lengo dóu Miejour,
Vaqui lou Felibrige !
Nautre, en plen jour,
Voulèn parla toujour
La. lengo dóu Miejour,
Qu'acò's lou dre majour (i).
Voulèn

La maire Provensa

es

la primièra, al endabant, me¬

nant la farandola.
La maire
La maire

Prouvènço qu'a batu l'aubado,
Prouvènço que tèn lou drapèu,
L'a panca crebado
La pèu
Dóu rampèu !

Aici los Lengadodans :
Fieu animous
Dóu Lengadò famous...

Aid

encara

Li bèu cousin
Dóu noble Limousin...

E los Tolozans, donc ?
Li bon garçoun
E

manjo-pastissoun

Que (s'abon) li

cansoun

De la ciéuta Moundino...

&lt;1) Lis Oulivado, La Respelido.

�2

6o

LO

Los Cevenòls,
Doufinens...

e

GAI

Roergats,

SABER

e

Carsinòls,

e

Cantalés,

e

Brandin-brandant,
Gascoun e Givaudan,
Biarnés e Bigourdan,
Fasen la

farandoulo...

Es à la Santa-Estèla d'Avinhon, en 1876, que foguèt
organizat lo Felibrige, ligam de federacion de totis los
patriôtas occitans « dis Aup i Pirenèu ».
S'apelèron felibres manteneires totis los que donàban lor adezion al moviment de rezurgida occitana, en
nombre ilimitat. Demest élis, Mistral cauziguèt los plus
afogats, los plus sabents, los mai aptes à preparar la
Victoria, prezis mai que mai en Provensa, mas tantben un pauc pertot en Occitania, e lor donèt lo nom de
majorais. « Majorai », acò vòl dire lo que conduzis e
que comanda. Per cadun s'èra cauzit un titol corres¬
pondent à son païs, à qualcuna de sas òbras. Es atal
que l'abat Couture, profesor à Toloza, foguèt cauzit
dels primièrs e portèt lo titol de Cigala de la Doza;
Bladé son amie, lo de Cigala de Gasconha; Camili
Chabaneau, lo sabent romanista, aquel de Cigala de
Nontron; Tamizey de Larroque, l'istorian, aquel de
Cigala de Garona. Aimariai de vos leg.ir las letras
estrambordantas de bonur qu'escribia lo brabe Achile
Mir, de Carcasona, quand tornèt d'aquela Santa-Estèla,
d'ont venguèt « majorai » ambe lo titol de Cigala de
l'Amorièr, perque dins un bèl poème abia cantat lo
vièlh Amorièr d'Escalas, son vilatge.
Aquela divizion en felibres manteneires e felibres
majorais es encara la divizion fondamentala de totis
los aderents al Felibrige. Los autres titols que mai tard
s'establiguèron se rapòrtan à de foncions o à de dinnitats onorarias.

Foguèron despartits, totis, segon lor païs d'origina, en
mantenencias, dont lo nombre cresquèt à mezura que
lo Felibrige s'establisia dins un novèl terrador. Coma
se vei per los noms,
las mantenencias de Provensa,

�LO

GAI

SABER

261

de

Lengadôc, de Gasconha, etc..., correspondon caduna
grand dialècte occitan. Al cap de caduna, i a
un sendic,
elegit pels manteneires, e un asesor, totjorn
un majorai, que
servis de ligam entre la mantenencia
e la direccion
generala del Felibrige.
à-n-un

Aquesta reven à l'acampada dels majorais que
s'apèla lo Consistòri, dont lo prezident es un d'elis,
elegit per elis-mèmes, que s'apèla capolièr. Ambe lo
capoîièr, per menar la barca — subretot que lo Consistòri s'acampa, à l'acostumada, res
qu'un còp per an —,
i a un baile que l'ajuda dins son trabalh, e un clavaire
que ten las claus de la caisa. Demembrabi de vos dire
que, coma tota societat que se respèta, e qu'a pas
l'ajuda del Gobèrnament, lo Felibrige viu res que dels
escotizons de sos membres, manteneires e majorais.
Pèi, en dedins de las mantenencias elas-mèmes, los
felibres son despartits, 0 agrumelats — aeò reven al
mêmes
en gropaments
regionals que s'apèlan escòlas, que son, caduna, jos la direccion d'un capiscòl ajudat per un burèu : secretaris, clavaires, etc...
—

Aquelas escôlas

independentas, ja que son uniligam d'afilhacion amistoza, caduna agisent pel melhor segon lo temps, lo
païs, las capacitats e las orientacions de sos membres
e de sos directors. La vida d'una escòla es
granda o
pichona, acô depen de tôt sô que veni de dire. N'i a
que nàison com una flor de mai, polidas, treluzentas, à
la seguida d'un jorn flambant de fèsta, e qu'aprèp quaîque temps de florizon s'estequison, s'asécan, e... se n'
parla plus. Aquelas escôlas, coma dizèm, son « en
sôm » : qualque jorn benezit, ambe l'afogament d'un
novèl felibre, se tornaran reviscolar. N'i a d'autras que
dùran : s'ocùpan de teatre, de dansas popularias, de
cants, s'i a d'artistes capables; organizan de bêlas fèstas; fóndan de muzèus; publican de revistas 0 de buletins; s'interèsan al ensenhament de la Ienga d'Oc, sia
en
l'organizant elas-mèmes, sia en lo favorizant dins
das al

Felibrige

las escôlas.

son

res que per un

c

�2Ó2

LO

Vos dirai

qualques

GAI

noms

SABER

de las Esoòlas felibrencas

praici ?

de

oòps, à Toloza, i abia 1 'Escòlo Moundino,
qu'organizaba de concèrts, de Jòcs Florals, e publicaba
una polida revista, Terro d'Oc. Ara, i a 1 'Escòla Occitana, fondada en 1919, i a déjà vint ans, qu'es orientada plus lèu dins un sens literari, e fa sa fèsta cada
Autres

an

ambe las fèstas de l'Academìa dels Jôcs Florals;

una revista, Lo Gai Saber, en occitan e en
francés, que me permeti de vos recomandar, cars auditors, ja que me n'ocupi, jos la direccion del majorai
Prosper Estieu, lo trobaire lauragués establit ara à Pamias, capiscòl de l'Escòla. Al entorn de l'Esoòla Occitana, dont l'influencia s'espandis un pauc mai cada
jorn, e jos son patronage, se son fondadas d'autras Esoòlas : à Castèlnòudari, Los Grilhs del Lauragués,
qu'an fait bêla bolegadisa dins l'encontrada, e an esta¬
blit l'ensenhament de la lenga d'Oc al Colètge d'Occitania; à Carcasona, YEscòla Audenca reviscolada, qu'a

publica

organizat, dins lo cadre merabilhos de l'antica Ciutat,
de fèstas subrebèlas; en Albi, VEscòla Rochegude, que,
tota jove encara, engimbèt una Santa-Estèla trïomfanta, a montât una jove côlha de dansaires, e publica
dempèi qualques mezes una paja especiala en lenga
d'Oc dins lo jornal « Tolosa »; à Mazamet, 1 'Escòla
d'Autpol, qu'a una tropa de teatre e publica un buletin annadièr, « Lo Bordon de la Montanha »; à SantSomplezi del Tarn, La Campana d'Agot, ont i a una
famoza tropa de teatre occitan; à Rodés, Lo Calel del
Tioèrgue, escòla orientada mai que mai cap à la produccion literaria

e

l'ensenhament.

à cabal sul Lengadòc e la Gasconha, YEscolo deras Pirenèos; en Gasconha YEscolo Gastou Febus; à
Montalban YEscolo Carsinolo; à Moisac La Cloucado
des Clastres; dins lo Carsin Lou Grel Carsinol, Las Brugos Carsinolos; à Vilafranca del Roèrgue Lous Grelhous Vilofroncats e L'Estèlo de Bessou; à Narbona
Lous Cigalous Narbounéses; à Bezièrs L'Escolo Trencavel, etc...
I a,

�LO

GAI

SABER

263

Vezètz, totis los que m'escotatz, que vos es pas brica
malaizit, s'aoò vos agrada, de vos inscriure à-n-una
d'aquelas Escôlas per poder trabalhar ambe conciencia
e profit al reviscôl de nòstra
lenga e de nôstre èinie
nacional.

Dos mots, ediu,

sur la ierarquia del Felibrige.
tèsta, la Capolièr, eiretièr de Mistral, gardian de
la tradicion felibrenca e del estrambôrd, depozitari de
la famoza Copa Santa que nos ven dels Catalans. Al
jorn de uèi, lo capolièr es un òme brabe, profesor,
poèta, munit de grandas qualitats d'esperit e de côr,
Marius Jouveau, que viu à-z-Ais de Provensa. Coma
insinne, porta una estèla de sèt raizes, qu'es tant-ben
l'insinne del Felibrige. Lo Capolièr es un majorai elegit per très ans pel Consistôri dels majorais. Cal creire
que lo Felibrige es content d'aqueste, ja qu'es capolièr
dempèi 1922.

En

Los majorais son cinquanta, despartits sus totas las
provincias occitanas, la majoritat demorant en Pro¬
vensa, tèrra-maire del Felibrige. Son elegits demesf los
felibres manteneires pels felibres majorais, lo jorn del
Consistôri, à mezura qu'una cigala es en dôl. La cigala,
una cigala d'òr, es l'insinne del
majorai, e cada majora!
a un titol que se
pasa del un al autre. Es atal que nôstre amie Rozès de Brousse, lo simpatic prezident dels
Tolozans de Toloza, porta la Cigala de Mussidan, dont
lo primièr titulari foguèt lo poèta Chastanet,
originari
de Mussidan, en Lemozin, e lo segond lo poèta e
contaire Bessou, del Boèrgue. Los autres majorais de nôstre païs, que son dels plus grands, son los poètas Antonin Perbosc, de Montalban, lo decan dels majorais, que
prenguèt en 1892, aprèp la mort de Forés, la Cigala de
la Libertat, e Prosper Estieu, de Pamias,
qu'eiretèt,
en 1900, de la
Cigala del Ort, portada abant el pel poèta

Langlada (1).
(1) -L'abat Salvat, majorai dempèi 1927, porta la Cigala del
Agot, portada abant el per Paul Barbe, Caries de Carbonnières
e lo baron Desazars de
Montgailhard (N. D. L. R.).

�264

LO

GAI

SABER

Los majorais son elegits à vida, coma tant-ben los
en Gai Saber e los mèstres d'Obra, que pértan,

mèstres

coma insinne, una cigala d'argent. Los mèstres en
Gai Saber son elegits demest los felibres mercants per
lors ébras literarias, qu'an obtengut de flors o de medalhas als concorses poetics. Los mèstres d'Obra sort

élis,

elegits demest los felibres mercants per lor accion de
propagandista al teatre, à l'escôla, etc...
ven l'armada dels felibres manteneires, portant
insinne una pervenca d'argent. Sufis, per èstre
manteneire, d'èstre prezentat per un majorai, e d'aber
donat de pròbas qu'ém aima la lenga e lo païs.

Pè.i

per

Al costat dels felibres majorais e manteneires, en dé¬
féra de tota ierarquìa, i a sò qu'apelam los Sòcis del

Felibrige,

coma

qui diria de

«

membres d'onor

» : son,

déféra de las provincias occitanas qu'an manifestât lor amor de néstra
lenga per d'ébras literarias; arriba qu'aquel onor, per
de razons especialas, es estât donat à d'ornes de néstre
païs, coma l'ancian abesque de Baiona, monsenhor
Gieure, coma, uèi, néstre amie Armand Praviel.
d'ordenari, los

ornes

mercants

en

VI

Son accion
Lo

Felibrige, atal constituït, qu'es que péd faire,

qu'es que fa per realizar sa téca, espertar, mantene,

l'èime nacional occitan ? Aici,
pédon faire, à despart, los Feli¬
bres e las Escélas. Sus aquel punt, la matièra es
granda, trop granda. Véli parlar res que de las institucions oficialas del Felibrige.
faire espandir e treluzir

parli

pas

que

primièr, un polit muzèu, ont lo Felibrige a son
social, muzèu qu'es pas pron conegut, e que, fon-

I a, en
sièti

de tôt sé

�LO

dat

GAI

SABER

Arles per Mistral, a servit de modèla à fòrsa muprovincials coma aquel dels Tolozans de Toloza :
vòli parlar del Muzeon Arlaten, ont es estremada, en de
coleccions merabilhozas, tota la vida de la Provensa.
Lo Felibrige publica cada an, o tant val dire, un
Cartabèu ont i a los comptes e la vida de la Societat.
Cada très mezes, un Buletin oflcios, Lou
Felibrige, nota
las manifestacions, la vida-vidanta e la bolegadisa dins
totis los païzes d'Oc en favor de la lenga e de la traen

zèus

dicion.
Autant que pòd, lo Felibrige ajuda, fmancièrament e
moralament, las iniciativas e las entreprezas de las Es-

côlas.
Cada sèt

ans

—

totjorn sèt

—

org.aniza

un concors

literari dins los païzes occitans, los Jòcs Florals Setertaris del Felibrige, dont lo lauréat, un còp poèta, un

còp prozator,

lo privilègi prezat de dezinnar el-mèjoventa que serà rèina del Felibrige
sèt ans de temps. La rèina d'ara, que foguèt coronada
en 1934 à la Santa-Estèla d'Albi, es una
genta provensala, Mla Suzana Imbert, qu'à-n-aquesta ora ont parli
deu èstre en ciutat de Carpentràs per i prezidir las fèstas de Santa-Estèla.
mes

una

a

dama

o

Acabarai per aqui : las fèstas de Santa-Estèla, manifestacion oficiala del Felibrige. Cada an, dins una vila
d'Occitania
tràs

—

l'an pasat èra à Fois, ongan es à Carpen¬
los felibres s'acàmpan, al temps de Pentacosta,
•—

festejar lor patrona santa Estèla. Los felibres del
se càrgan de l'organizacion materiala e convidan
totis los qu'an al còr l'amor de nòstra tèrra e de nôstra
lenga. Lo Consistôri des majorais profita d'aquela ocazion per s'acampar, tratar de la marcha del Felibrige,
faire las eleccions e las nominacions que cal. I a de ma¬
nifestacions, de cortèges, d'exposicions, d'oficis religioper

païs

de sezilhas literarias e teatralas, de dansas ancialocalas, d'escorregudas, e, que sabi encara... I a,
subretot, la taulejada de la Copa, qu'es, se pôd dire,
l'acte oficial del Felibrige. A la taula d'onor, ont i a la

zes,
nas

o

�206

LO

GAI

SABER

Rèina, Jo Capolièr, las autoritats del endreit, las personalitats literarias e artisticas, la Copa senhoreja. Al
mièch del dinnar, lo Baile s'arbora per proclamar las
nominacions o las decizions importantas del Consistòri. Pèi, sus la fin, se torna levar e dis : « Que tota
barba d'òme calhe, lo Capolièr va parlar ! » E lo Capo¬
lièr fa son discors annadièr, totjorn novèl, totjorn polit,
inspirât pels remembres del païs, per los eveniments
de l'ora, totjorn de nauta tenguda, plen d'estrambòrd,
refofant d'amor e de fe. Aprèp lo Capolièr, pàrlan la
Rèina e totis los qu'an quioòm à dire : poèmes, saluts,
remembransas. S'auzison los majorais, los delegats de
las Escôlas : aqui resontis l'infinida varietat dels dialèctes occitans, totis muzicaires, totis bresarèls dins
una unitat armonioza. Cadun, quand a parlât, beu à la
Copa lo vin d'amor e de fraternitat. E lo sòlennal cant
de « La Copa » clava lo festanal.

Ongan, vos ai dit, cars auditors, es à Carpentràs que
festeja Santa-Estèla, deman pasat dimenge, dilus e
dimars. La bêla Santa-Estèla, organizada per YEscolo
dôu Ventour, ambe lo majorai Jouve, lo bolangèr o fornièr, que ten lo famos forn dels Blondins, ont sa familha se trôba dempèi mai de cent ans! I aurà tôt sò
que vos ai dit. I aurà subretot una rica expozicion de
se

còfas del Comtat.
I aurà, i aurà mai que mai la manifestacion totjorn
pertocanta de l'amistat que liga los cors dels felibres e
de la fe que lor dona de vam. Urozes los qu'i podran.
anar, e demandar à la Copa Santa de vujar dins lor
cor, dins lo còr de totis los Occitans,
lis esperanço
E li raibe dôu

jouvènt,
la remembranço
fe dins l'an que vèn.

Dôu passai
E la

Jozèp SALYAT..

�lo

gai

saber

DOCUMENTS
pour

l'Histoire du Félibrige (l)
I. LETTRE

d'Achille Mir

(2)

a Auguste

Fourès (3).

(1) Nous croyons intéresser nos escolans en publiant deux
documents inédits qui montreront comment, dès l'organisa¬
tion officielle du Félibrige, deux mentalités différentes se mani¬
festent chez les félibres : l'une pacifique et sereine occupée sur¬

tout de la

langue, l'autre agitée et même belliqueuse, élargis¬
singulièrement le problème. — La seconde lettre, qui pa¬
raîtra dans Lo Gai Saber d'octobre, est de Louis-Xavier de Ri¬

sant

card.

(2) Achille Mir, né à Escales en 1822, mort à Carcassonne en
commença d'écrire en langue d'Oc vers 1860, publia des
poèmes dans les premiers numéros de la Revus des Langues
Romanes dès 1870, entra en rapports avec Mistral en 1874, fut
lauréat aux fêtes d'Avignon en l'honneur de Pétrarque cette
même année ; il amena Auguste Fourès au Félibrige (sa premiè¬
re lettre à Fourès est du
6 septembre 1875) et ^ 'ui transmit
les conseils qu'il avait reçus lui-même de Mistral. Il devait
compter, en 1876, parmi les premiers majoraux du Félibrige
(Cigala del Amorièr). Achille Mir a écrit surtout des fables et
des contes ; ses principales œuvres sont : La Cansou de la Lauseto, Lou Lutrin de Ladern, Lou Sermou dal Curât de Cucugna. — A consulter la Biographie écrite par l'abbé Salvat dans
le Ier volume des Œuvres Complètes d'Achille Mir, Carcasson¬
ne, Bonnafous, 1922. Le IIIe et dernier volume est sous presse.
1901,

(3) Auguste Fourès, né et mort à Castelnaudary (1848-1891),
en français, fut amené au
Félibrige par Achille
Mir en 1875, et fut majorai en 1885 (Cigala de la Libertat).
Folkloriste passionné, polémiste ardent, poète lyrique de pre¬
mier ordre, il aurait dû jouer un très grand rôle dans le Féli¬
brige, et devenir «le Mistral du Languedoc». Ses œuvres prin¬
cipales sont : Les Grilhs, Les Cants del Soulelh. — A consulter
l'ouvrage de l'abbé Salvat, Auguste Fourès, sa vie et son œu¬
vre suivies d'un Choix de Poésies,
Castelnaudary, Editions Oc¬
citanes, 1927, in-8, 124 p.

■écrivit d'abord

�268

LO

GAI

SARER

Carcassouno, lou 29 de janbiè 1876,.
Moun

brabe

Amic,

Quatre mots à la boulado

que

M. Lauché (4) bous

las dos annados de la Resbisto (sic) queme demandais (6). Tout ço qu'èi, ba sabèts, es à bostre
serbici; mès debrembets pas que m'abèts proumés un
Goudouli (6). Lou bòli per lou garda en soubeni de
bostro amistat que m'es caro courno la prunèlo de l'èl.
pourtara

Bonn !
coumo...

ame

aqui bostre coumissiounari

qu'es pressât

ba gausi pas dire... mès ba debinats.

Me douno pas cinq minutos, ei
d'estroupa lous libres e buto-couguet.

que

lou

tems

Dounquets lou principal es réglât e ma letro partira
la posto, que diablomen costo. M'arroubini, moun
amic. Lou port das libres e de las letros me curoun
lou falcet à bisto d'èl. Caldra fa las moussegados petitos, coumo disk) la coumaire fourmigo al paure grilhet.

per

Obé ! M.

Cantagrel (7), la crèmo das brabes amies,

(4) Un ami des deux poètes,

que nous

n'avons

pu

identifier.

(5) Il s'agit ici de la Revue des Langues Romanes, fondée à
Montpellier en 1870, qui publiait, à côté d'études historiques
et linguistiques,
les poésies des félibres.
(6) Fourèsfit cadeau à Mir d'un exemplaire de Godolin, le
poète toulousain. Mir devait le remercier de son envoi, dès
îe 31 janvier, par un joli sonnet, qui figurera dans le IIIe volu¬
me de ses Œuvres Complètes.
(7) M. Benoît Cantagrel, homme d'une érudition peu com¬
fut professeur d'Achille Mir à l'Ecole Normale d'Ins¬
tituteurs de Carcassonne.
Il devait être, à Montpellier, par¬
mi les premiers animateurs des études romanes et fut prési¬
dent de la Société des Langues Romanes pour l'année 1877. Lorsqu'Achille Mir publia La Cansou de la Latiseto en 1876, B. Can¬
tagrel écrivit en 60 pages une introduction importante sous ce
titre: Notes sur VOrthographe et la prononciation languedo¬
ciennes (dialecte narbonnais-carcassonnais). Il devait garder
une
grande estime pour son élève devenu l'un des principaux,
écrivains de langue d'Oc.
mune,

—

�LO

GAI

SABER

ben d'estre noumat

président de la Soucietat de Las
Lengos Roumanos. Sariòts pla brabet e fariôts bertadièromen plasé al felibre de la Lauseto (s), s'escribiòts
à M. Cantagrel uno letro de felicitacius courao las
sabèts tapa al recantou dal boun goust. B'amerito al
darniè escalou.

Debrumbets pas qu'es el, el soul, que fa e fara balé,
déu, bostros pouësios e las meunos. Es el que
las legits à las rëunius de la Soucietat qu'an loc à
Mountpelié toutos las quinzenados (9). M. de Tourtoulon (10) ben de m'aprene qu'à la darnièro
seenço èro
estât questiu de bous, e que s'a coumunicat uno de bos¬
tros pèços qu'es estado troubado douço e fresco coumo
'no bresco d'or (n). Dounquets uno letro, e bite, se
b'abèts pas déjà fait.
coumo se

M. de Ricard

(I2) à Paris m'a demandât

uno

Lauseto

(8) C'est le
alors

son

Lauseto.
à

nom que se donnait Achille Mir, qui préparait
premier volume important de vers, La Cansou de la

(9) Au cours de ces lectures, on arrêtait le choix des pièces
publier parmi les nombreux envois des félibres.

(10) Le baron Charles de Tonrtoulon né à Montpellier en
1836, mort à Aix en 19T3, fut l'un des principaux doctrinaires
du
Félibrige. Il fut l'un des fondateurs de la Société des Lan¬
gues Romanes, qu'il présida longtemps. Majorai du Félibrige
(Cigala Romana) en 1876, il devait démissionner en 1892. — A
consulter, Caries de Tourtouloun, Mount-Pelié, 1936, in-8,
16 p. étude sur sa vie et son œuvre, par Pierre Azéma (avec
portrait et bibliographie).
(11) La Cansou des Poutoiis fut la première poésie de Fourès
publiée, en juin 1876, par la Revue des Langues Romanes.

(12) Louis-Xavier de Ricard, né à Fontenay-sous-Bois (Seine)
1843, mort à Marseille en 1911. Fondateur du Parnasse, se
lança dans le Félibrige dès 1876, posa avec Auguste Fourès
les bases du Fédéralisme républicain
occitan par la publication
de l'almanach de La Lauseta (1877-79, 1885),
fut majorai en 1888
(Cigala de VOrb). Il a écrit en français des poésies, des romans,
des études sur le Fédéralisme, etc...— A consulter, En membria
de Louvis-Savié de Ricard,
Montpellier, Mari-Lavit, 1932, in12, 56 p.
en

■

�LO

270

e

me

GAI

SABER

bantadis que l'a
dins lous esprits
dins lou mèu, à part, oun siots à pèrto de

dits qu'es bostre libretou (13)
aco bous quilho naut

décidât. Tout

felibrencs,

e

bisto.

Anen, brabe amie, boun branle toujour, e debrembets
lou 'moudèste patrou que bous aimo coumo soun

pas

qu'es tant fièr de bous. Bostro odo sul
(14) a bouno mino; embaumo l'espic, la
salbio e lou roumani; acò s'apèlo parla la lengo qu'abèn
tetado. Brabo ! brabissimo ! brabississimo ! Quand
l'aurets touto lèsto e pla 'liscado, la legiren ensemble
à tèsto repausado. M'atrio, sabès, de beire tout espelit
bostre Cant des Poutiès (15). D'abord que lou soulelhet
bous rebertego e qu'abèts de soulelhet à Castelnau, cal
espera que lous pouletous crebaran bite lou curbelet
de l'iou e que courriran, as bèlis èls bezents, amé la
mainatg,e

e

Lan vagues

elèseo al tioulet.
Ei pas pus

poussible, i'

a

de noubèlos de l'amie Albert (16) . Es pas
quicon de mai ou de mens. I bau escriure

(13) Quand parut La Cansou de la Lauseto, d'Achille Mir,
Auguste Fourès salua ce volume par une petite plaquette inti¬
tulée Les Felibres, Achilo Mir e la Cansou de la Lauseto, Carcassouno, Estampo P. Labau, noubembre 1875, in-8, 8 p.
(14) Nous n'avons pas pu identifier cette Ode dont parle
poésie ne figure sous ce titre dans les di¬
recueils poétiques de Fourès. Fourès annonçait d'ailleurs
beaucoup de pièces qui ne devaient jamais paraître, comme
Le Tisseire, Le Vi frairal, Le Crist desclavelat, etc...

Achille Mir. Aucune
vers

(15) Le Cant des Poutiès, composé en décembre 1875, fut pu¬
blié par la Revue des Langues Romanes en octobre
rès en fit un tirage à part à quelques exemplaires.
devait faire partie, avec La Cansou des Poutous, du

Grilhs

1876. Fou¬
Ce poème
recueil Les

(1881).

(16) Albert Arnavielle, né à Alès en 1844, mort à Montpellier
1927, fidèle disciple de Mistral, représentant du « Félibrige
intégral». «L'Arabi», «Le Saint du Félibrige», comme on l'ap¬
pelait, fut majorai en 1876 ( Cigala de la Tabó). Ses poèmes sont
groupés en deux volumes : Lous Cants de l'Aubo, Las Raiolos.
A consulter, la Préface écrite par Charles Maurras à Las
Raiolos, 1932.
en

—

�LO

per
can

GAI

SABER

271

l'arrebelha. Soumetèts-me toutos bostros idèos tou¬
l'Armanat de 1877 (17), i mesclarèi las meùnos e

beiren.
Bous anounci que

La Messo de Ladern (18) ba estre
Moussu Salièros (19),
Lauseto : Moun tiroliro rejouits (20). Pensi pas qu'aquelo noubèlo bous
illustrado per l'abille craioun de
la ma qu'a fait las armariés de la

fague peno.
Digats al Peirounetou (21) qu'i counserbi toujour
uno plaço caudeto dins moun cor, mès que l'aimarèi
pus tendromen, se fa sourti quauquo poulido pouësio
(17) Il s'agit ici de VArmana de Lengadn publié par Arnaviel1876 à 1878, et auquel collabora fidèlement Achille Mir
-sous son nom et sous le pseudonyme Lou Bourgalet.
•

le de

(18) C'était le titre primitif du Lutrin de Ladèr, sous lequel le
1875 au Concours philo¬
logique et littéraire de la Société pour l'Etude des Langues Ro¬
La première édition devait paraître au début de 1877
manes.
sous le titre Lou Lutrin de Ladèr, avec les illustrations de Sa¬
fameux conte fut couronné le 31 mars

lières.

(19) Narcisse Salières, né et mort à Carcassonne (1818-1908),
peintre de valeur, élève d'Ingres et de Paul Delaroche, a laissé
plusieurs toiles, en particulier le portrait d'Achille Mir, actuel¬
lement au Musée de Carcassonne. Il est surtout connu par les
illustrations qu'il fit pour la plupart des œuvres d'Achille Mir :
Lou Lutrin de Ladèr, Lou Sermou dal Curât de Cucugna, Lou
Rire, Lou Pour que t de Lait, La Cansou de La Lauseto, etc...
(20) Le titre delà ire édition (Montpellier, Imprimerie Centra¬

Midi, 1876) de La Cansou de la Lauseto était orné d'un
blason, dans lequel une alouette s'envolait au-dessus des nua¬
ges éclairés par le soleil levant, surmonté d'une banderolle se
le du

déroulant

parmi des pampres et portant ces mots,
poète: Moun tiro-liro rejouits. Ce dessin de Salières
vé par Lacoste.

devise du
était gra¬

(21) Gabriel Peyronnet, poète languedocien de Castelnaudary
(mort dans cette ville en 1880), publia plusieur poésies dans les
journaux locaux. VOurmo de Bilomagno, paru dans le journal
Le Castrais en 1852, puis dans l'Armana de Lengadb de 1876,
révèle un certain talent poétique. Peyronnet avait publié un
recueil de vers français, La Muse du Foyer, Poésies intimes,
Castelnaudary, Groc, 1861, in-8, 208 p.

�272

LO

GAI

SABER

de sa cabosso. E que sentigue bou... lou terradou. Respèts amistouses al beteran Galtié (22). Coussi ba bostro
bouno maire (23) ? M'en disets pas rés ?
A bous de cor,
A.

MIR.

(à suivre)

(22) Auguste Galtier, poète languedocien de Castelnaudary
(pseudonyme Le Gat), né à Castelnaudary en 1807, mort à La
Font del Prat, près St. Martin-la-Lande en 1886, publia Noemi,
poèmo tirât de la Biblo (Castelnaudary, Groc, 1840, in-8, 48 p.)
et d'autres poèmes parus dans les journaux locaux, même dans
La Lauseta et la Revue des Langues Romanes. La poésie Lou
Rasin, où l'on sent un peu de l'émotion de Jasmin, fut publiée
par Fourès dans son opuscule Anthologie du Lauraguais, Albi,.
Amalric, 1891 (in-8, 42 p.).
(23) La mère d'Auguste Fourès,

que

le poète aimait tendre¬

ment, était d'une santé chancelante, et devait mourir
1886.

en mars-

�L'Ort dels Trobaires

A nòstre mèstre carsinòl

lo

Se

majorai Anionin Perbòsc

i sèm botats bravament à

Varada,
qu'i nos abèt^, n'a 'n briu, dubèrt lo tal,
e se
galga es la sòla ont clau^èm lo dental,
acò 's que vos la nos abèt% aparelhada :
nos

acò 's

sèm dintrats

sus

vòstre trabal.

1 sèm dintrats per vos far prodèl, Boièr-Mèstre,
amb ardecia e, se cal, amb penas e su^or;
■e li
regarem drech tôt lo manne del jorn
estant que,
nos-aus

Abèm

coma vos,

nòstre

umoros

campèstre,

tant-ben Vaimam dfamor.

comprés qu'èra la Bòria de familha,
los nòstres, tant trevat e corregut
qu'un bocin de lor ama i s es coma embegut —;
abèm comprés que n'es pas òme qìfescampilha
eu ten ont eles an
tengut.

—

e

i an,

�LO GAI

SABER

E

parlam pas aici, de segur, del terraire
plus la vertut ni Vagrat;
mas d'un quicòm de
plan pus nòstre e pus sacrat?
que la bolvena ont los parels van à l'araire,
e
que la vinha... e que lo prat.
dont tantes sabon

...

Parlam d'una autra Bòria! E s'esmistica,

aquela,.
la pus mendra porcion,
la nòstra Lenga maire e nbstra Tradicion,
Bòria dont lo froment vira pas en ventela
e dòna
l'pan d'una Nacion.

de

Veretatge

es pas

Lafs.Costumas, la Lenga, aquela dopla cau\a
que d'un Pdple espremis las jòias e los dois,
e
garda los vivents sul camin dels aujòls,
aqui sò que volèm que cresque amb nauta rau^a
e
fruche en espics e pindòls!

Là Bòria

Tôt
e

de

es

bona

madur;

e

l'Obra bêla...

mas

sèmgairesl

de Segaires
Valents !... Ardit, ardit! los Carsinòls !

es

.V-.VA

Sui

nos manca pas que

.

Lo GREL CARSINOL.
(Trait de Lou Grel Carsinol, junh 1937).-

■\..

V— iv,

:

o

�BOLEGADISA OCCITANA
Bscôla d'Autpol

La Santa Estèla

festejèt ongan à Carpentras, per Pentade Mai. Una delegacion de cinq escolans'
anguèt repre\entar fEscòla d'Autpol à-n-aquel festenal, que
foguèt tant plan engimbat segon lo programe tradicionaï.
Profitèron d'aquela esca\ensa per vi\itar Avinhon, « La Roma
del Felibrige», ambe lo Palais dels
Papas. Nbstre grop tornèt

.,costa, los 27, 28

e

se

2ç

estrambordat.
Lo

de

junh, nòstra jove tropa de teatre, qu'a près lo nom.
autpolencas, donèt una vesprada à Ma\amet,
ambe Vajuda del grop artistic de la
Joventut Uguenauda de
Sant-Amans ; faguèron aplaudir : «Lous Maridaires
», d'E.
Barthe, «Plego-Sardos», de F. Qayrou, e iLa Santo Celestino&gt;,
d'E. Vieu. Long d'aquela bêla
vesprada de familha, qualques
cantaires s'i faguèron de bon còr.
Lo ç de juillet, inaugurant una tomada de
propaganda felibrenca, Las Abelhas autpolencas faguèron miranda en AigaFonda, en donant una vesprada occitana ambe : « La Nòvia »,
11

■de: Las Abelhas

de Léon Cordes, e « Lous Maridaires » de Barthe. E11 Fernand
Pinel, baile de la tropa, cantèt : « La luna n'es levada » e &lt; Lo
Boièr»; En Cabrol contèt: « Las abanturos de Jou\epou» ; En
Vieu diguèt: « Lou Vase de Soissouns » ; En Camili Bascoul :
cAco regardo pas digus», e Dla. Paulina Landes
faguèt delargar lo rire ambe lo conte de «Las doas Pègos». Enfin, lo senlie
Omer Galibert,
acompanhat pel bodegaire E. Biau, cantèt
qualques vièlkis aires lengadocians. Aquela repre\entacion agradèt fòrsa als auditors, e foguèt tamben de bona propagan¬
da per l'Escòla.

Abant de

se metre en vacansas, l'Escôla
d'Autpol anguèt fai¬
pasejada sus l'acrin de Nòra, lo 14 de juillet, e nbstres.
pasèron aqui una Jornada d'amistat e de frairetat fieli-

re

una

sbcis
■brencas.

Tre lo

de setembre,

Las Abelhas autpolencas persegui-.
dins d'autres vilatges delrbdol .de Majametgj
acamps me\adièrs de l'Escòla d'Autpol tornaAj
reprene lo segond dimècres d'octobre.
&gt;Â
mes

lor prefait
mentre que los
ran

ran

Maurici

BASCOUL,
Secretari-Adjunt. :

_

_

�276

LO

GAISABEB

Cultura catalana
Per que siague pas
interrompuda la produccion literaria ca~
talana mentre que dura lo crudèl auvari de nòstres amies ca¬

talans, los Catalans de la Republica Argentina an constitu.it
comitat, Agrupacio d'Ajut à la Cultura Catalana (A. A. C.
C.), que publicarà obras ineditas catalanas dels escriptors ei\ilats. Per ara, se prevei la publicacion d'un volume cada mes
d'unas 200 payas cadun. Los volumes seran venduts res
qu'aïs
abonats. L'abonament à 12 volumes sera de
23 pesos argentins,
que fan, al canibi actual, 201 fr. 25.
Demandam à nòstres amies, mêmes se
legison pas lo catalan
e òm i es viste
quand èm sab son dialecte occitan —, de mandar lor
ade\ion à « Monsieur J. Roure Torent, 6, rue du Con¬
servatoire, Toulouse », 0 à &lt;lM. l'abbé Salvat, Castelnaudary
un

—

Aude-».

Mandar solament
de qun

Vade\ion,

sens

biais se pagarà.
Ajudem nòstres paures amies!

encara

argent, perque se sab pas

Bêla fèsta de l'Escolo deras
Pireneos, los 29 e 30 de julhet, à
Sant-Girons, jos la prezidensa de nôstra escolana Mla Caubère, ambe l'ajuda de dôna Julieta Disse], e d'una merabilhoza
còlha de gropaments folklorics de
l'Arièja e del Comenges. Se
notèt l'expozicion- de folklore
organizada pel senhe comte Begouën, los discorses del Doctor Voivenel, director de «l'Archer»,
e del
majora] Lizop, capiscôl de l'Escola, lo prezic gascon del
abat Castet, la corala
recepcion de la Municipalitat, la sezilha
dels Escribans de lenga d'Oc,
ont se discutèt la question de la
grafia, lo rapôrt de Palmade suis Jôcs Florals de l'Escôla. Lo
«parlament» afogat de la Rèina foguèt fôrtament aplaudit.

ABEM LEGIT:
Journal de l'Aveyron
(19.II.1939) : La Cl.apelle romane de
Perse, per J. Lacroix; (5.III.1939): Antoine Villiers, le facteur
poète de Saint-Genie\, per A. Richard, que demanda ambe razon una edicion
pron compléta de las ôbras d'aquel poèta po-

pulari.

Bulletin municipal de la ville de Toulouse (mars
1939): Les
budgets de la ville de Toulouse (1839, 1889, 1906, 1939) per Marius Bergé; VExposition de la Poste et des
Messageries d'autre¬
fois, per E.-H. Guitard; réception de M. Camicnel à l'Acadé¬
mie des Jeux Floratix (discors dels
profesors Marsan, C'amichel, Sabatier.— L'Aube (3.V.1939-5.V 1939I, articles simpatics
de Joan Soulairol pertocant de poèmes e d'estudis
pareguts dins
Lo Gai Saber.

�Règles de Phonétique Occitane
d'un mot,
français ; mais s'il
une terminaison féminine, il est semi-son¬
se prononce entre a et o, suivant la région ;

i° VOYELLES.

accentué
constitue
nant et
—

e

a,

—

ou non,

sonne comme

français

vert

;

seul

ou

dans le corps

sonne comme a

—

é fermé français, et è comme è ou¬
i équivaut à i français ; — u égale¬

mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
ò ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.
2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de u ), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme tz, dans certaines régions ; — m se prononce
comme n à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
qu'à Pinfinitif; — s est toujours dur et sifflant; — t est
ment ;

çais

;

—

—

muet à

la fin des

des mots

en

ment;

participes présents et de la
—

v sonne

comme b,

plupart

sauf en Pro¬

vence.

3° GROUPES. —ch, lh,

nh se prononcent:

tch, 111, gn.

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiimiiiMiiiimiii

U 6ESTA DE
EN IÍKKA
!
f
|
|

SAN fDOMEN6E

I.AIJSAOIJE/.A
|
|
N° spécial de SEPTI- §
|

(18 tableaux de Paul Sibra et autant de médaillons historiques en langue d'Oc de l'abbé

Salvat),

a paru

dans un

MANIE (40 francs).

demande à M. le Docteur
zilhac, rue Turgot, Narbonne (Aude).

Adresser toute

Duplessis de Pou-

�Répertoire

populaire

DE CHANTS
OCCITANS

CANSONS:
1.

Se canta, que cante !

2.

Las

paraulas e aire popularis.
Batezons, paraulas de P. Estieu subre un

vièlh aire.
3.

subre

La Canson de Castèlndu,
paraulas de P. Estieu.
un vièlh aire occitan.

4.

Los]Esclôps, paraulas

5.

Auzisetz

subre

un

e

los

Auzelets,
aire populari.

6. Me parles
pas mai!
bre un vièlh aire occitan.

aire popularis.

paraulas de P. Estieu

paraulas de P

7. La Cansoun de la
Coupo,^paraulas
un aire de
Saboly.

subre

CANTICS
Rèina del
aire catalan.
1.

.

Estieu

de^F. Mistral

:

Cèl, paraulas de P. ÍEstieu subre

2.
Cantem Nadal, paraulas de P.
vièlh aire occitan.

3. Dius Poderos, paraulas de P.
D. de Severac.
4. Nostra=Dama
muzica de J
S.

dels

Camps,

su¬

Estieu subre

Estieu, muzica

un-

un.

de

paraulas| de M. B.,

.

5.

aire
6.

A sauta Germana, paraulas de M.îi'B. subre

populari.

un-

Uei, subre de palha torrada...
(Nadalet), parau¬
Estieu, muzica de D. de Severac.

las de P.

7. Patrona de Limos,
muzica del abat Prax.
8. A saut

de

paraulas del abat Bouiehère,

Cristôl, paraulas de M. B. subre

gòig catalan.

L'unité 1

Iranc; la douzaine

10

un

aire

Colètge d'Occitania, 2, plasa Montmorenci, francs.f
CastèlnôudarL
Impr. d'Editions .Occitanes

-

Castelnaudary.

�</text>
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              <text>Estieu, Prosper (1860-1939). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/8855b889b7931a96b4f4683ce7a7a99c.JPG</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972)</text>
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              <text>Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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