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                  <text>23* Annada

Gai

Lo
.

&lt;

N° 201

Julhet-Agost 1942

i

Revisia de

l'ESCOLA OCCITANA
—M—

Dis Aup i

Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
14, Carrièra

delà Arts,

Lo

14

numéro:

i fr.

�LO

SABER

GAI

Revlsta de l'ESCOLA

OCCITANA

ADMIMSI'MAUIO"S' : Libraria Pi-ivat,
i-4,

Carrlèra dels Arts,

TOL.OZA

Pransa

Abenaments :

:

-

un an

C. C. Toloza 1673
.

Bstrange : un an

.

.20 fr.

.

.

30 fr.

ENSENHADOR
del N° 201

(lulhet-Agost 1942)

Grand Prix
Fabien-Artigue
(10.000 francs) réservé à la Langue

Le

LA DIRECTION ;

d'Oc.
Marcel

CARRIÈRES

:

Aatonln PERBOSC :
Enric MOCLY :
Inli

CCBAYNES :

Abbé

loseph SALVAT :

Cri-Cri

:

L'Exemple de Clermont.
Esclòps. — I. Cal d'esclôps.
Certificat d'Estudis de Lenga d'Oc.

Los

La Trufaira.
on écrit trop vite
Bolegadisa Occitana.

Quand
La

...

Santa-Estèla d'Arle.

Congrès de Muzicologia

popularia

occitana.

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA
Antonin Perbosc, capiscôl ; J.-R. de Brousse, Juli
Maurras, jos-capiscòls; Armand Praviel,

Caries

Cubaynes,
clavaire;

Jozèp Salvat, secretari ; Joan Séguy, secretari-adjunt.
Filadèlfade Yerda, Lois Théron de Montaugé, Joan Ladoux,
Amiral d'adhémar de Cransac, conseillers.
Paul Sibra, jos-capiscòl dels Grilhs del Lauragués; Jòrdi
Bousquet, capiscòl de VEscòla Rochegude; Fernand Albert,
capiscôl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscòl de l'Ascòìa Audenca; Teofile Ferrie, capiscôl de YEscòla d'Autpol ;
Elia Lagarde, capiscôl de VEscàla Dom Vaissete ; Calelhon,
capiscôl del Calelh del Roèrguc, conseillers.

�Lo Gai

Saber, N°

soi.

julhet-agost

LE GRAND PRIX

194a.

FABIEN-ARTIGUE

(10.000 francs)
réservé à la Langue d'Oc

L'Académie des Jeux Floraux décernera pour la
quatrième fois, Fan prochain, le grand prix FabienArtigue de 10.000 francs à un ouvrage de langue
d'Oc. Les trois premiers lauréats de ce grand prix
ont

été

:

1931 :

Albert Pestour, L'Autura enviblada

1935 :

Paul-Louis Grenier, La Dama à VUnicòrn;

;

1939 : M™" Simone Gay, Lluita amb l'Angel.
Le prix Fabien-Artigue est attribué en principe à
des ouvrages de poésie lyrique, épique, didactique,
les genres dramatique et satirique étant exclus, ain¬
si que les adaptations et traductions.
Si aucun ouvrage en vers ne semble mériter le

prix, l'Académie peut couronner un volume de prose
occitane, ou même un livre en français consacré à
la langue d'Oc : étude philologique, linguistique,
historique, littéraire, dictionnaire, grammaire, etc..
Le jury du Grand Prix de poésie pour 1943 com¬
prend :
M. J.-Rozès de Brousse, majorai du Félibrige,
président.
Mme Philadelphe de Gerde, Maître ès-Jeux ; M.M.
Joseph de Pesquidoux, Charles Maurras, de l'Aca¬
démie Française, le Général de Castelnau, Joseph
Calmette, Alfred Jeanroy, membres de l'Institut ;

�134

LO

GAI

SABER

Armand

Praviel, Louis Théron de Montaugé, abbé
Salvat, J.-Sébastien Pons, mainteneurs des Jeux
Floraux;, Antonin Perbosc, Emile Ripert, abbé
Cubaynes, Albert Pestour, maîtres ès-Jeux.
Pourront prendre part au concours les volumes de
tous les dialectes occitans imprimés dans les années
1939, 40, 41 et 42. Exceptionnellement, en raison
des circonstances créées par l'état de guerre, seront
admis les ouvrages manuscrits, dactylographiés.
Ces ouvrages ne doivent pas avoir été couronnés à
d'autres concours. Ils doivent être adressés à l'Aca¬
démie des Jeux Floraux, Hôtel d'Assézat, en cinq

exemplaires,

avant le 31 décembre 1942.
LA DIRECTION.

�LO

GAI

SABER

L'exemple de Clermont
Le 8

septembre 1940, trois mois à peine après

défaite, le Maréchal Pétain adressait à la veu¬
de Frédéric Mistral un émouvant message dans

notre
ve

lequel il rendait hommage à la mémoire du grand
poète occitan et français, né, on le sait, le 8 septembre
1830 et mort le 25 mars 1914. Cette manifestation,
qui réjouissait le cœur de tous les méridionaux, fut
interprétée par eux comme un pas décisif dans la
voie de la reconnaissance officielle de notre langue
et de son introduction à l'École.
C

fut pas déçu, et, successivement,
ministre Georges Ripert en date
du 9 octobre 1940 et un arrêté pris par son succesceur M. Jérôme Carcopino le 24 décembre 1941 po¬
saient le principe de cet enseignement et en organi¬
Cet espoir ne
circulaire du

une

saient les modalités. Si
loin du but que nous

ces

deux

mesures sont encore

poursuivons depuis si long¬
temps, il n'en reste pas moins qu'elles présentent,
pour l'avenir de notre langue et de notre culture,
une importance capitale. Et il nous est permis, dès à

présent, de nous représenter ce que sera son ensei¬
gnement dans les écoles de demain, lorsque les maî¬
tres, dont la formation professionnelle se poursuit,
seront à même de l'assurer dans les meilleures con¬
ditions.

cours, de cet article,
nous examinerons com¬
la question de cette formation professionnelle
des futurs maîtres est assurée, en ce qui concerne

Au

ment

plus
Nous

particulièrement la capitale de l'Auvergne.
rappellerons d'abord en quelques lignes l'or-

�LO GAI SABER.

136

ganisation de l'enseignement supérieur de notre lan¬
gue dans le ressort de l'Université de Clermont et
dans celle de Strasbourg qui est repliée.
Il existe, à la Faculté des lettres de
Ferrand, un cours public de langue d'Oc
M. le

professeur Porteau et consacré

Clermontdirigé par

actuellement

vingtaine d'étudiants et d'étu¬
diantes le suivent régulièrement, et diverses publi¬
cations, patronnées par l'Université, sont envisa¬
gées, notamment l'édition des œuvres du troubadour
Peyrol, encore inédites et si peu connues, et celle
des poésies de Pierre d'Auvergne, dont l'édition al¬
lemande, excellente cependant, a bien vieilli. L'in¬
térêt porté à ces cours par les étudiants a été attes¬
té par ce fait que deux d'entre eux ont consacré leur
thèse de doctorat à des sujets «régionaux». De plus,
il vient d'être créé un Institut d'Etudes Régionales,
au

Moyen Age. Une

conseil d'administration duquel nous relevons
du vaillant félibre majorai Bénézet Vidal,
l'un des animateurs de YEscòla de Limanha.
dans le

le

nom

En

ce

qui concerne l'Université

de Strasbourg,

si la question de la langue d'Oc présente
moins immédiat, nous noterons cependant

un

intérêt

qu'il exis¬
te une chaire de langues romanes tenue par M. le
professeur Hœffner qui dirigea, avant la guerre de
1914,

l'une des meilleures revues

gues romanes.
avec

ture

allemandes de lan¬

Ce.savant professeur suit

le plus vif intérêt
occitane moderne.

tout ce

d'ailleurs

qui touche à la littéra¬

Mais la grande nouveauté, nouveauté conforme
cependant à la circulaire ministérielle du. 20 novem¬
bre 1924, réside dans l'organisation, dans les deux
Écoles normales de Clermont, jeunes gens et jeunes
filles, de conférences bi-mensuelles de langue d'Oc,
dont le but immédiat est la formation de futurs maî¬
tres capables d'enseigner, dans un proche avenir,
notre langue aux enfants de nos écoles.

�LO

9AI SABER

137

Ce cours, qui a débuté le 29 avril 1942 et qui se
poursuit régulièrement tous les quinze jours, a été
confié à la compétence de M. Vidal, déjà membre,
nous l'avons vu, du Conseil d'administration de l'Ins¬
titut d'Etudes Régionales nouvellement créé. Il est
consacré à l'étude de la langue d'Oc, plus spéciale¬
ment à la grammaire du dialecte auvergnat, avec
des comparaisons entre notre langue et l'ancien
français, et est suivi par trente-cinq normaliens et
vingt-huit normaliennes. Les leçons, ronéotypées,
sont distribuées aux étudiants à chaque séance et,
de plus, il a été attribué à chacun un exemplaire du
Libret de l'Escolan auvernhat, édité par les soins
de la Maintenance d'Auvergne et qui, malgré son
volume réduit et ses imperfections, sera pour nos

jeunes

gens un

guide des plus précieux.

Dès les

premières leçons, rédigées, nous avons
rendrè compte, avec un grand souci de
simplicité et de précision à la fois, et où est dit ce
qu'il faut dire, les élèves ont manifesté le plus vif
intérêt. Deux exemples en témoigneront. Au cours
de la première conférence, le professeur demanda à
ses élèves de rechercher pourquoi aucun grand écri¬
vain français n'avait vu le jour dans le Midi. «Et
Mistral ? » s'exclama une jeune fille. Le professeur
expliqua alors que Frédéric Mistral, si français de
cœur et de sentiment, écrivait dans une langue autre
que la langue française et était, de ce fait, ignoré

pu nous en

des manuels scolaires et des programmes
peu
res

officiels. Un

plus loin, le conférencier fit allusion à ces mè¬
que nous avons

connues

peut-être nous-mêmes

qui reprenaient sévèrement leurs enfants quand
ils laissaient échapper un mot «patois». Un murmure
réprobateur courut dans la salle et le professeur,
poursuivant son exposé, montra que ces mères n'é¬
taient pas coupables, car elles péchaient par igno¬
rance, ayant eu elles-mêmes l'esprit déformé par
l'École.
et

�ilo gai saber

138

fi .Ces. débuts,, qui s'avèrent des plus encourageants,
permettent, malgré des lacunes, obligatoires dans une

période

d'organisation,

d'augurer favorablement

point de vue plus particulier de
l'enseignement de notre langue, on a commencé par
là où il fallait: former des maîtres capables d'initier
leurs futurs élèves à une des branches les plus dé¬
laissées de notre culture. A un point de vue plus
large, de cette réunion de jeunes pourront certaine¬
ment sortir quelques bons éléments, éléments qui
font défaut à l'Auvergne, province frontière, plus
peut-être qu'à aucune autre province occitane, et
qui, seuls, rendront possible un renouveau littéraire
et culturel véritable.
L'excellent écrivain bordelais
l'avenir.

de

Au

nous le disait récemment : «Ce sont
jeunes qu'il nous-faut! » Et peut être, de cette
pépinière, aurons-nous la joie de voir jaillir, non pas

P.-L. Berthaud
des

—

encore

n'en

sommes-nous pas

certains—

un

Verme-

Delhostal, mais de bons ouvriers de
notre Cause, cause qui est celle de toutes les pro¬
vinces de France et qui peut contribuer à rendre à
un

nouze

ou

notre

patrie la place qu'elle n'aurait

jamais dû

abandonner.
Marcel

CARRIÈRES.

�L'Ort dels Trobaires

ESCLÒPS

LOS
Bordonets

80 ans

espelits als abòrds de mòs

I

D'ESCLÒPS

CAL

—

—

As d'esclòps
No. E tu ?

?

.

—

Tapôe.

Mimologisme bíárnés.

cluquets (i) son malastrucs.
pèds nuts, son paurucs
de tôt. Quantas d'estroncadas
als arpions an atrapadas, ■
e
quantes de marrits còps!
N'an pas d^esclòps, e ne vòlon;
à Nòstre-Senhe se n' dòlon
Los

Corron

los èls chòps
lagremas, mina amara,

de contun, e,
de

i cridalhan

«Cal

en

tantara :

d'esclòps, volèm d'esclòps.»
andana

Cluc! cluc! cluc! Dins una
de

serpol, de majorana,

(i) Cluquet,

un

des noms de l'AIyte (Alytes

Crapaud accoucheur.

obstctricans) ou

�LO

GAI

SABER

d'espic e de na^itòrt,
forra-borra en tropèlada
randolejaira dins Fort,
cada

fan lor velhada.

ser

Al abric d'un

pèd d'i\òp,
aqui-los totes al còp
canturlej ant à la luna

lor canturleta de dòl
mai que
coma
sos
sos

de gaùch que degruna
mormolant

un

rajbl

tindals de flahutòl,

galindons de rollaira

sorga de bòsc cascalhaira,
sos clucs de mistèri lins,
ande

e

tintaindire dins

la siaudor luscrala. Pastfes

boiers

dormir ;

sols,
los pois,
d"aquesta ora, jos los astres,
i a que 's cluquets, aquiolats
sul pelenc e cap-quilhats,
que cantan o canturlejan.
Quai borhbisent gargamèl !
e

van

ambe los

grils

Lor serenada
e

e

es

un

bel

recocaire

ont viran

estampèl
e
virolejan

d'airolets retindolants

dempei quantes de mila ans!
Quai n'a pas, dins la sornura
o dins l'ombra-lum,
au^it,
au^idor embalau^it,
.lor bordesca turalura !

�LO

GAI

SABER

Lor

caquetadis retrai
femnòtas
que se pasan per las pòtas,
e mai d'un
còp per las dents,
las famendas e las gens
del ròdol, vèspras cantadas,
als ramèlets de

asietadas
en

sus

banc,

un

beguent de bon vin blanc

ambe de còcas tostadas.

Escotatq las flahutadas
dont bronqis tôt lo campas
« As
d'esclbps, tu ? — Non, ri ai pas.
« E tu?
Iò tant pauc. — N'auras.
« —Beleu ?— Sens belèu.
E quora?
«
—Quand Dius voldra; tard o d'ora
—

—

«

riaurem totes,

«

tu los teus,

«

—Atal sia !» claman cent

ib los meus,
cadun los seus.

golas

badantas dins las
los urguets e

frigolas,
los iqbps,

alargant, à sopacadas
de mai

lors

en

mai afiscadas,

ispras repotegadas :

d'esclòps, volèm d'esclbps.

€

Cal

«

Tota la vidasa

«
«
«

corre

pèds nuts, iberns coma estius,
per turrals, rastols e rius,
hòu! acb ri a pas de morre!

€

Caler salsar los artels

«

als

«
«

chapbts ; dusca als botels
pachacar demèch las bràlas ;
per camins e caminbls

�LO

142

se

«

se

«

«
«

«
«
€

SABER

cachapeirar las sòlas,
claufir de blavairòls !
Acò 's pas tôt: cal apondre
aqui d'autres patiments
morals, aq-uels, •—non veqents,
resconduts, e non pas mens
saquelâ durs à rebondre :
poder pas siègre los bals,
causais d'esclòps à morrals

«

«

GAI

—

«

ondrats d'escrinceladuras

«

e

«

«

poder pas esclopejar :
clopl çlop! poder pas dans ar
en espingant Z'esclopeta,
pèd trepaire e cap galòi,
tôt acò, lo còr ne peta,

«

es

«

«
«

de

pintorlej aduras ;

quicòm

que nos

escài

mai que d'aber pas de
Tota la coalha cluqueta

«

atal

coetai&gt;.

cluquèt bèl-temps-a,

atal cluca

e

clueara.

O ! dempèi tant long a pau^a,
pracò, perdtira aquel us,
que per la fin mai d'un n'aura
parlar d'ac'o, n'aura plus

turlar la vièlha canturla

:

d'esclòps, tu? n'as, d'esclòps ? »
s avalir per òps ?
Non, sempre dins la capurla
dels fils trèvan los mai fois
e7iclins dels lentans aujòls,

«

As

Va donc

e

las novèlas clucadas

�LO

—

SABËR

143

de^enlupments,

per los

los dòls

GAI

los marriments

e

pas pron macadas, —
aqui per dire : « Ovgan
«. n'abèm
pas d'esclòps encara;
« mas n'aurem lèu-lèu., tot-ara...»
E, sens relais coma antan,
encara

son

cluc ! cluc ! dins la siaudor
del ser, monta de
dels brts

fosca

la posca

cap,al estèlum

lo solòmi d'amartim
que

dins lo campèstre canta,
bateganta

bresairòla

que plora, e
soscant à

en

saquelà ris,
l'espelida

d'avenidors aici-bas
de bada

dempei

esperats, ailas !
que,

dins l'espandida

insondabla, dusca al cèl
amont, — ont la vei cap d'èl,
ont cap dlaurelha Vescota, —
sornament s'enaura tota

la dolor del monde. Chic!
cluc! cluc! cluc!

Complancha vana.
Qu'abondai Sempre debana
ton sosc, cluquet malastruc ;
cluca que clucaras. Quora
auras d'esclòpsì Tard 0 d'ora.
Ne vos, te ri cal. Quand n'auras,
mon amie, ambe de palha
'
fresca los Vempalharas ;
allegret, sus tota dralha,

�LO

144

GAI SABER

clop ! clop ! esclopejaras ;
pels rastols n'amasaras
ni trucs ni cachapeiradas

Qu'ac'o
.

va

...

plan ! Esperar

fa viure. Rire o plorar
tant se val. De malparadas,

quantas

e

quantas ne cal

per nos menar
ont

s

\

jol margal

endòrmon totas penas

!

quand venguès
ambe los pèds

Baste esperar,

jamai

res,

descaus

e

las sòlas

plenas

nhòcas, tant que n'i ajès,
de calòses, de bodonhas,
de

de traucadas

d'agulhons

dels artels dusca als talons !

Tant

qu'bm atrape de monhas,

tant que los calhaus sian durs,
coma òm sauta un riu sens planca

per sers clars o sers escurs,

plan, se cal, sens bonurs
esclbps, camba ranca
o non, tant plan l'òm ven vièls;
de tôt acb que te manca
n'as qu'à te barrar los èls.
La piètado^a clusida
tant
e

sens

dels canturlaires luscrals
sens

cada

en totes airals
nèch, estrementida,

fin

de bada s'enaurara ;
mas

res,

jamai de la vida,

praco los empachara

�LO

d'esperar
dels
los

ans

—

e

SABER

145

tram los auvàris

dels milenàris

—

esclòps plan clavelats,

talonats

e

bridolats

ont cal que

los

GAI

cadun embarre

pèds, aquiu al abric

de tôt mal,

dins

un

coma un

aparre

bon trauc de garnie.

Illusion sempiternala !
à Vora ont la. nèch

los

davala,

cluquets à grand

sagan,
l'an que ven coma
arunan,
coma
011gan, esperaran
los esclàps, e rediran
la canturleta reirala
«

As

«

E tu?— Nimai iò.

«

naurem

d'esclòps, tu ?
à la

—

:

Non, n'ai pas.

fin finala,

«

io los

€

cadun los

«

per camps, caminòls

&lt;&lt;

patuscla patusclaras,
à totes los feretràs

«

meus

e

N'auras;

—

tu los teus ;

pèds dins los
e

seus,

rotas,

«

dansarem totes

«

Z'esclopeta, clop! clop! clop !

e

totas

*« Nòstras arpas, abricadas
« coma nihòis al
estrop,
«
«

que 11e farem, d'espingadas,
bragards e requinquilhats,

«

tant

«

O

«.

mai que

d'Auvernhats !
gauch! de las caucigadas
o

coma

de las estroncadas

�146

LO

GAI

SABER

de las esterlencadas

«

e

«

bèlament

«

Als tus tais tant

trufarem.
picarem,
las portas, pron tustadas,
nos

«

que

«

nos saran

«

Tant

«

€
«
«
«

«
«

desiscletadas.

prègan Dius los quistors,
fan au\ir dels sords ;
tant òm demòra à l'espéra,
qu'una nèch la lèbre sort
que se

de

son

bòsc

e

ven

al òrt.

Caminerń, que veirem Bèrra;
lèu, tôt va plan ;
s'es pas uéi, sara'doman. »

i sardm

Antonin
4.10.1941.

PERBOSC.

�LO

GAI

SABER

!47

CERTIFICAT D'ESTUDIS DE LENGA D'OC
Lo 25 de junh 1942 demorarà una data marcanta
-dins l'istòria de la lenga d'Oc.
Sens
zidensa

menar

del

plan de bruch, à Rodés, jost; la pre-.
d'Academia,
espròbas del

Senhe Défaut, inspector
una trentena
d'escolans pasèron las
certificat d'estudis de lenga d'Oc.
Pas mai

_

,

qu'acò !

Mas
nòstra

soscatz que n'a pas tant bèl briu
enqùèra,
lenga èra mesprezada ; qu'un «monsur» auria
agut pour de se dezonorar en la parlant; qu'un dròlle
s'aventuraba pas de se n'servir dins la cort de lJescòla sens riscar d'atrapar una punicion
e, fintatzme acò, ara : ara, nòstra
lenga, Tensinhan al Licèu
de Rodés, à Santa-Maria, à l'Escôla
Superiora, al
Semenari. Per aquel ensinhament, de cors se son
dubèrts ongan desà-delà. E se n' dubriran maites !
Lo gobèrnament paga sièis-cents francs per an una
ora-semmana d'aquel ensinhament.
Pel prumièr còp, à Rodés, oficialament, trenta
joines roergats pasàban un certificat d'estudis dins
la lenga dé lor païs.
Que volètz que vos diga? Èra quicòm de polit.
Èra polit de veire aquela joinesa als uèlhs escarrabilhats, aquela joinesa estudianta, far pròba de sapiensa, non pas sus de problèmes de robinets o la
geogratia del Nicaragua, mas tôt simplament sus la
lenga del terrador.
E auriai volgut que vejèsetz cosi li s'aplicàban, e
la punhor que li metian !
...

�148

lo

gai

saber

Creguèsétz pas saquelà que siaguèsen los plus tas'aplicàban atal à-z-escrieure dins la lenga

nards que
del ostal !

Ni

que

de parlar

e

d'escrieure aquela

lenga los empache d'aprene las autras leisons ! Ni
que los empache d'aprene lo francés !
Quand s'aplicàban aital à revirar en francés un
talhon dels Contes de Bessou, èra un famos exercici
de francés que fazian. Asachatz un briat de ne faire
autant, e veiretz l'interèst que li a per las doas lengas à se comprene, à se donar la man. Me sauretz
dire apièi se li a un autre exercici coma aquel per
defelsir una idèia coma cal, e per esclarzir lo com-

prenòri.
Pièi n'abèm trop vistes d'aquelses
ganelòts, d'aquelses mièch-monsurs que se crézon sortits de la
quèisa de Jupitèr, sufis qu'èran perbocats d'un bocin
de francimand.

De se fretar un brial à la lenga del
trimadis farà pas de mal als enfants de nòstre païs.
Acò los afrairarà ambe lo pòple dels obrièrs e dels

païzans, aquel

que

fa venir lo

pan e que

sab quant

còsta de lo far venir. Aquela lenga, que porta amb
ela tôt lo perfum dels camps, lorensinharà à prezar
sò que demòra la fòrsa e la poezia eternala d'un
pô-

ple. Aquela lenga ne farà

pas

de babardòts ni de

fenhants.

Qun avenir

al estudi de nòstra lenga?
tira, degun z-o pôd pas dire. S'es pas
jamai vist, en tôt cas, s'es pas jamai vist enluòc,
qu'un pòple demeziguès son inteligensa, ni son caractari, ni sa fòrsa en cultivant sa lenga naturala.
es rezervat

Al temps que

Plan lo contrari !

E, cosi que tôt ane, demorarà al Roèrgue l'onor
d'aber entreprés aquel estudi seriozament, e d'aber,
lo prumièr, oficialament inaugurât un certificat d'estudis de lenga d'Oc.
Enric

MOULY.

�LO

GAI

SABER

149

LA TRUFAIRA ("
Còr d'ivèrn. Un matin entre Santa-Lucia e Nadal.
Es clar desus, mas las brumas an
ganhat ; tôt blan-

queja d'albièra e la tèrra qu'a crespat vos crica jols
pès. Qualques gòrps coarnan aval per las talveras;
un vòl de
grivas montanhòlas cascaleja pels genibres

...

La Mion, aquel matin, a daîsat l'ostal sens balachar e lo quite lèch sens lo far. Pensatz : lo vezin
«lor prèsta la bèstia» dusca à
mèjorn e n'es pas lo
moment de
bezuquejar. De fèct, aqui l'avètz

amb

panièra de conolba al bras, un junjat de mil dins
un sacon
pindolat à l'espalla ; jos l'aisèla, son trufador de fèr
e, coma a prezas las mitas, per moitas, tôt corrent, brocarà un parel de torns de debàs.
Costa ela, coma se plan sabià ont va, amb cortas
rondinadas de contentament, la «bèstia», una maura
als rens estrelits, las sedas en sus, un colardàs de
cuèr al còl, cor aqui
triquet-triquet, lo morre naut
quilhat e las aurelhas en vans.
Sèm à pè d'ôbra. Las trufièras mitât desfelhadas
s'estiran à longas rengadas. Sens qu'ajen à la cosa

—

0

mandar ni à la

covidar, la maura entrepren son preà mèch-aire, atal, per durbir
lo pasatge del vent e aut !
cap en jos ! Lo modil, co¬
ma un dental de
cabesa, cura son caminòl. Mas aici
que s'acrancá e, à fòrtas sopacadas, tèrra debrenada
e gravetas son revocadas nimai amb una
paleta : lo
modil s'afonsa, s'afonsa coma un cun !
fach

:

una

mofidada

Alavetz lo jòc comensa. Al moment lo pus critic,
la bèstia abandona sa traucada, e, lo morre tôt ape-

gonit, s'ennaira drech la mèstra. Tôt trabal mérita
sa paga e i a una
convencion : per cada trufa marcada, quatre gruns de mil i revènon.
(1) La

caveuse

de truffes.

�LO

GAI

SABER

Del temps que la maura los destria
vetas, d'un còp adrech del trufador la
de son rescondal l'audorozá denada.

siague lèu réglât lo còp

de per las graMiqn fa volar
Mas

cal

que

la bèstia, tant-lèu trusats los quatre gruns, d'un virât d'èl recunha son
morre dins
sa laurada
e lo trabal repren,
e à mèjorn, per tôt aquel tenement, d'una trufièra à Ì'autra'
n'es qu'un reguejadis en zigazagas, un remescladis
de talpadas e de trauquets
Mas la panièra de conolha qu'es ponjuda dusca à la quèrba ! — La pani¬
èra, que dizi ? Lo quite davantal qu'es de mèch el
; car

...

tant-ben.
A

quinze pistólas la liura, vertat es qu'a pas perla Mion, e podià ben daisar lo

duda sa matinada,
lèch sens far !

Amai, botatz, perdrà pas sa serada tant-pauc !
Car del biais qu'ai ostal las empegarà, las patejarà,
las petasarà, tôt probable qu'arribarà à vendre deman un bon
kilòg de tèrra ! — Mas acò rai : « fin
contra fin i a pas de doblura », e los
crompaires, los
«trufaires» coma se dis, n'a 'n briu qu'an desclucat
e desarraràn
pas mai que si cal las correjas del borsicôt de cuèr !
E dins un bataclan de paraulum, de renadas e de
compliments al revèrs, panièra per panièra, la trufa
lor pasarà jols gafets de la «romana» e d'aqui dins
las guirbas e gachets...

Juli CUBAYNES.
(Radiò-Tolo\a, lo

g

de julhet 1942).

»

�LO

Quand

on

GAI

SABER

écrit trop vite...

Dans La Revue Universelle du 25 octobre
1941,
Charles Maurras relève, avec raison,
quelques er¬

historiques dans le récent livre que Madame
Gasquet a consacré à son «enfance provençale»,
Gai Savoir, livre «conçu aux flottantes lisières de
la vérité et de la poésie». Mais ce ne sont que des
«paupières de pie», párpelló d'agasso, comme au¬
reurs

rait dit Mistral lui-même.

Le numéro suivant de La Revue Universelle

(10
1941) porte d'autres «paupières de pie »
Maurras n'a pas relevées, mais qu'il est de no¬

novembre
que

devoir de relever,

précisément parce que ce ne
plus des parpello d'agasso lorsque la plume
qui les a écrites est celle de Léo Larguier, de l'Aca¬
tre

sont

démie Goncourt.
Voici donc ce que' nous
Psaume de la Pénitence :

lisons

sous

le titre Le

Je crois que depuis notre immense épreuve, personne n'a
parlé de ce noir cantique, malgré tout ce qu'on a dit de Mis¬
tral, et depuis juin IÇ40, j'ai souvent relu à haute voix ce
psaume de la Pénitence.
Le poème qui est, selon Gaston Paris, «ce que nos désastres
ont inspiré de plus sincèrement ému », parut dans VAlmanach
Provençal. Il est daté du 2 novembre 1870 et dédié à Armand
de Pontmartin. Dans le volume

suite, il

des Iles d'Or où il parut en¬

porte plus aucune dédicace et après le bruit qu'il
fit, car Mistral fut accusé de «.séparatisme*, les trois ou qua¬
tre dernières
strophes furent retouchées par le poète.
ne

Ici, Léo Larguier cite le poème en entier dans sa
française, donne deux strophes en pro¬
vençal, puis rappelle la lettre du Maréchal à Mm°
Mistral pour le no" anniversaire de la naissance du
Poète (8 sept. 1940). Il continue:
traduction

�152

LO

GAI SABER

La lettre 'du Maréchal
les archives

me donna
le désir de fouiller dans
provençales d'un ami qui possède beaucoup de
choses et je sais que j'y découvris un discours
prononcé parMistral à
Montpellier, après un banquet de la Santo-Estello,
au lendemain de
i8qi. Je l'ai cité,- un jour, au grand ctonnement des lecteurs, et
j'en veux recopier ce passage qui date de
plus de soixante-dix ans et qui pourrait être d'aujourd'hui.

Et l'article finit
passage

sur

la citation

en

français de

ce-

du discours de Mistral.

Reprenons point par point les quelques lignes
Larguier a encadré le poème mistralien.

dont Léo

1.— Personne
n'aurait parlé, depuis l'immense
épreuve, de ce noir cantique... Léo Larguier ne
peut tout lire ni tout entendre. Il saurait que j'ai
moi-même publié, le 23 juin 1940, au lendemain de
la signature de l'Armistice, dans La Garonne, de
Toulouse, un article intitulé La Voix d'un Sage r
citation, traduction, paraphrase du Psaume de la
Pénitence. Il saurait, que quelques jours plus tard,
la vaillante Juliette Dissel, récemment arrivée de
Paris, disait, avec une émotion poignante, ce même
poème à la radio. Depuis, Le Psaume de la Péniten¬
ce a été cité,
publié par des revues et journaux du
Midi, commenté par des conférenciers, etc
...

Le Psaume de la

Pénitence, paru dans Y Arprouvençau de 1871, daté du 2 novembre
1870 et dédié à Armand de Pontmartin, aurait paru
2.—

mana

sans

dédicace dans le volume des Isclo d'Or

...

Mais

le

poème, daté du 2 décembre 1870 dans Y Armand
prouvençau de 1871 (p. 16), porte au contraire une
dédicace dans la première édition des Isclo d'Or en
1876, et c'est une dédicace émouvante : A la memòri de

moun car

ami Jùli

Fourrèu (Jules Fourreau),

boutanisto liounès, tua au coumbat de Nuits, à

l'âge de 26 an. C'est seulement dans les éditions
postérieures, chez Lemerre, que Mistral devait sup¬
primer toute dédicace.

�LO

3.—

GAI

SABER

!53

Mistral aurait été accusé de «séparatisme» à

la suite de ce poème ... Mais rien ne prouve sem¬
blable affirmation. Les accusations de «séparatisme»
furent portées à la suite du poème de La Coumtesso,
écrit en 1866, avec le livre d'Eugène Garcin, Fran¬

çais du Nord et du Midi,

paru à Paris en 1868. Au
contraire, Lou Saume de La Penitènci serait même
une réponse à ces
accusations, suivant la note de

Gaston Paris
d'ailleurs Léo
fait du grand

(Penseurs et Poètes, p. 100) à laquelle
Larguier a emprunté la citation qu'il
historien.

Les trois

quatre dernières

strophes au¬
le poète
Les retouches
ont été apportées seulement aux éditions postérieu¬
res des Isclo d'Or, carie texte, dans la
première édi¬
tion de 1876, est identique à celui de 1 'Armana.
Ce ne sont donc pas les accusations de «séparatisme»
provoquées par le poème qui auraient poussé Mistral
4.—

ou

raient été retouchées par

à faire

ces

...

modifications.

5.— Léo Larguier plaisante quand, à la fin de son
article, il nous dit qu'il est allé «fouiller dans les

archives provençales d'un ami qui
de choses...» Pas n'est besoin de

possède beaucoup
grandes archives
pour avoir le texte qu'il cite de Mistral : il se trouve
dans la bibliothèque de tout bon félibre, qui a le
devoir de lire les Discours e Dicho, èdités par le
Flourège en Avignon, chez Roumanille, en 1906.—
Je note, en passant, pour mes lecteurs, que ces Dis¬
cours, dont la lecture est indispensable à un disci¬
ple de Mistral, viennent d'être réédités avec traduc¬
tion française par les soins du Félibrige (chez M.
Marius Jouveau, 19, boulevard Notre-Dame, Aixen-Provence, 20 frs).
Mais Léo Larguier avait déjà cité ce passage dans
sur Mistral paru en 1930,
son livre
lors du Cente¬
naire

(Mistral, Paris, Editions des Portiques,

1930,

p. 87). Il est même traduit avec plus d'exactitude
dans le livre que dans La Revue Universelle.

�154

LO

GAI SABER

Je ferai cependant remarquer à Léo Larguier —
une
parpello d'agasso — que ce discours
sur
Li prejujat poupulàri fut prononcé à Mont¬
pellier, le 31 mars 1875, à l'occasion des Jeux Flo¬
raux
organisés dans cette ville par la Société pour
l'Etude des Langues romanes, et non à l'occasion

encore

d'une fête de Sainte-Estelle. La Sainte-Estelle ne se
célébrait pas encore : la première fut celle d'Avi¬
gnon en

1876, lors de l'organisation du Félibrige.

Pourquoi donc écrire si vite ?
Abbé

Joseph SALVAT.

�r

BOLEGADISA

OCCITANA

La Santa Qstèla d'Arle

Foguèt ongan un acamp sens manifestacions al defòra, à
fart una mesa à la Glèi\a de Sant-Trefume amie predicacion
provensala del Paire Vial, e la ceremonia de La Copa, ont se
proclamèron los Jòcs Flqrals.
Als acamps del Consistòri e del Conselh
général del F.elibrige, se faguèron d'eleccions e de nominacions. Aict los cinc
novèls majorais :
lali Palmade, Cigala Romana (G. Thérond);
Paire Clerc, Cigala del Dalfinat (L.
Béchet);
Jaqnes Gilles, Cigala de Luberon (B. Bruneau);
Lois Fonrmaud, Cigala d'Aquitani (L.
Debrons);
Marcèl Fonrnier, Cigala de Nontron (R. Benoît).
La cigala
d'argent de mèstre d'òbra foguèt atribuïda à
mantuns felibres : senkalam nàstres escolans e amies
d'ona
Abraham, dona Julieta Artous, madamai\èla Anna ValèriBernard, F. Beaumadier, J. Niel. A totis mandam nàstres corals compliments.
Tôt sà que se diguèt e se
faguèt, en defàra d'aquelas
viraba al entorn de la lenga d'Oc à VEscàla, e se

eleccions,
prenguet de

décidions importantas : Comision de defensa del Ensenhament
de la lenga
d'oc, Cadièra-Mistral al Centre Mièchterran de
Nisa, etc...
vwvw

Congrès d© Muzlcologîa
popularia occitana
Se

tenguèt à Tolo\a per Pentacosta.
de mai, i ajèt al Teatre del Capitàli, una fèsta regionalista, jos la pre^idensa del Prefèt régional; s'i joguèt L'O¬
rne
blanc, de Sarran, dins la version lengadociana del Colège
Lo 24

d'Occitania.
Dins las

se^ilhas de trabalh dels 26, 27 e 28 de mai, senharapàrts de nàstres escolans e amies Varagnac, E.
Lafon, J. Niel, Mla Dechaumont, dàna Druille, e los trabalhs
o discors de Joan
Poueigh, lo grand musicologue pirenenc e
Caries-Brun, delegat général de la Federacion Regionalista
France\a.
Las sesjlhas èran pre\ididas per Joan
Poueigh, lo majorai
Caries-Brun, e d'autras personalitats. Demest las nombro\as
larem los

�156

LO GAI

SABER

tropas regionalistas que faguèron miranda, senhalam Lo CasMla Dechaumont, Canta-Lauzeta amie
dòtia Druïlle, e Lo Teatre d'Oc lailejat per Julieta Dissel.
Nôstre amie Andriu Varagnac ira Vorgani\ator d'aquelas

tét de Garona amie

jornad'as. Nàstre capiscbl lo majorai J.-Ro\ès de Brousse repre^cntala lo Capolièr.
w\ wv

generoza — idéa de Julieta Dissel
jogant ambe lo Teatre d'Oc à Vilafranca del Roèrgue,
donèt la soma de 2.100 francs per mandar à cada prezonièr
de "Vilafranca un exemplari del cap d'ôbra del abat Bessou:
Senhalam la bona

—

e

que,

Del Bris à la Tomla.

L'abat Bessou
Los felibres de Vilafranca an reiisit à
salvar son buste duscas ara. A Gèn, es estada salvada tantben l'estatua de Jansemin.
La ciutat de Manôsca a enaurat à Mistral un monument
de pèira e de marbre, ôbra de nôstre escolan Danis-Valve...

rana.
vwwv

lo senhe Rogier
Devigne, director de la Fonotèca Nacionala, a fait, à la pri¬
ma, un cors libre, istoric e pratic, sul folclôre francés e
A

la Facultat de las Letras de Toloza,

colonial.
■VV\ VVt

menada
Reboul:
lenga d'oc à 1 Escôla, Aubèrja de Joinesa d'Allauch, mandadis de livres provensals als prezonièrs d'Alemanha, etc. Caldria tota Una paja per rendre compte d'aquela activitat esNos es un plazer de senhalar l'accion felibrenca
en Provensa per Lou Calen, jos la direccion de Jôrdi

tonanta.

www

Los 17

e

31 de

mai, l'Academìa dels Jòcs Florals recebia

coma manteneires lo poèta Joan Lebrau e l'avocat général
Lespinasse.
A nôstra amiga dônaBarrëre-Affre, mèstra en Jòcs Florals,

s'es atribuït lo Prètz del Marôc.
Nôstre amie Dezirat Puel es cargat
Radiô-N acion al a.
A

de Radiô-Trabalh à la

totis, nôstres compliments.

d'agost, es mort, à Sant-Roma-del-Tarn, nôstre amie
Galy, mèstre d'ôbra, lo famos joglar de Bessou.
Gai Saler venent li portarà nôstre omeriage.

Lo 6

Edoard
Lo

CRI-CRI.

Imp. d'Editions Occitanes, Castelnaudary. Le Girtnt : A. PRAVIEL.

�EBLJBRES !
ńúlllllllllllllllllllllllllllllllIlllllllliMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

N'oubliez pas que l'Académie
des Jeux Floraux donnera, en

1943, le grand prix Fabien-Artigue
de 10.000 francs à un recueil de

poésies imprimé dans les années
1939, 1940, 1941, 1942, ou même
inédit

en

raison des circonstances

actuelles.

Vient de paraître :

PRESCA
POÈMES OCCITANS
de Mme
avec

La
certain

Louisa

PAULIN

traduction française

du Gai Saber avait souscrit un
nombre d'exemplaires, avant la parution

Direction

du volume, en

faveur de

ses

escolans.

Envoi franco contre versement

de 12 frs.

C/C. Post. Toulouse, Revue du Tarn, 312.72.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES. — a, seul ou dans
accentué ou non, sonne comme a

le corps d'un mot,
français; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région
e sonne comme é fermé français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou français.

—

2° CONSONNES.— b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne

tz, dans certaines régions; — m se prononce
à la fin de la ir* pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

comme n
—

qu'à l'infinitif;
muet

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; —- v sonne comme b, sauf en Pro¬
—

à la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES.

Vient de

—

ch, Ih, nb se prononcent: tch, ill, gn.

paraître

s

Las Oras lnscralas
(Les Heures crépusculaires)
(■in-8, 152 p.)
Sonnets de PROSPER
et

Le

ESTIEU, avec traduction française
portrait du poète.

prix de Las Oras luscralas ( 60 fis. les ex. de luxe nu¬
frs. les autres ) sera acquitté dans les huit jours
après réception, par chèque postal, pour éviter les frais de re¬
couvrement (port en sus).
mérotés et 25

�</text>
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              <text>Poésie occitane</text>
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972). Directeur de publication</text>
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              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/7c2169767acc556bdfa7b5a3ee9ecbf3.jpg</text>
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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 134-156) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Carrières, Marcel (1911-1982)</text>
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              <text>Perbosc, Antonin (1861-1944)</text>
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              <text>Mouly, Enric (1896-1981)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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