<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="20723" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/20723?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:42:09+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="140115">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c8ee1d8692972c507af1eb9b7569ef27.jpg</src>
      <authentication>d8699b7e3e29dd66dab3a4263a94ffef</authentication>
    </file>
    <file fileId="140116">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/c654c7105e699aa21b2f54d1b0f96cc9.pdf</src>
      <authentication>93812c7c165d0a2ba00d403df50f8e8c</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="651853">
                  <text>?

23" Ànnada

Setembre*Octobre 1942

N° 202

Gai
Saher

Lo
&lt;

.

■

Revista de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup 1 Pirenèu

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

Carrlèra

delà

1-4

Lo

numéro:

4 fr.

�SABER

LO GAI

Revista de VBSCOLA OCCITANA
AOMINISTRACION :
â-4»

©ar-rièra cïeïs Arts,

Abonaments :

Ubraria Privât,

TOUOZA

-

G. G. Toloza Í673

t

Pratisa

\

Bstrange : un an

:

un

an

.

,

.

.

.

20 fr.

30 fr.

ENSENHADOR
del N' 202

Marie

BARA1LLÉ

Las Oras

:

luscralas.

L'Œuvre du peintre
de Montcabrier.

lean GIROU :

Prosper

(Setembre-Octèbre 1942)

ESTIEU

audois Robert

L'Inspiracion.

:

Lo Cercaire d'Aur.
Lo Molin de Vent.
La

CALELHON
LA
A

LANGUE D'OC

L'ÉCOLE

grand Peirada.

Un bèl artista

:

Documents.
1942.

:

roergàs : Edoard Galy.
—

Arrêté du

18 juin

Bolegadisa Occitana.
Lo Grel Roergat (J. S.)

Cri-Cri

Los Estudiants Ramondencs
cèl Baïche).
Lo

(Mar-

Colège d'Occitania.

BURÈU DE L'ESCOLA OCCITANA

Antonin Perbosc,
Maurras,

Caries

capiscôl ; J.-R. de Brousse, Juli Cubaynes,
jos-capiscòls ; Armand Praviel, clavaire;

Jozèp Salvat, secretari ; Joan Séguy, secretari-adjunt.
Filadèlfade Yerda, Lois Théron de Montaugé, Joan Ladoux,
Amiral d'ADHÉMAR de Cransac, conseillers.
Paul Sibra,

jos-capiscôl dels Grilhs del Lauragués ;

Jòrdi

XEs.còla Rochegude ; Fernand Albert,
capiscôl de la Campana d'Agot; Joan Girou, capiscôl de 17?scàla Audenca; Teoflle Ferrie, capiscôl de XEscòla d'Autpol ;
Elia Lagarde, capiscôl de XEscàla Dom Vaissete ; Calelhon,
capiscôl del Calclh del Roèrgue, conseillers.
Bousquet, capiscòl de

�Lo Gai Saber N°

LAS

202

ORAS

setembre-Octobre i&lt;M2-

LLSCRALAS

Voilà bientôt trois ans que le maître Prosper
Estieu a fermé les yeux à la lumière de ce monde,
mais son œuvre ne cesse pas de vivre et de s'enri¬
chir. Cette année 1942 a vu paraître un recueil pos¬

thume, Las Oras luscralas (Les Heures crépuscu¬

les soins du Collège d'Occitanie et
portrait du poète par Paul Sibra.
Ce recueil, qui est comme le testament poétique
d'Estieu, continue Lou Terradou, Flors d'Occitania, et Las Oras cantairas en ce qu'.il est exclusi¬
vement composé de sonnets.
On y retrouve les thèmes chers au poète, ceux qui
commandent la plus grande partie de son œuvre ly¬
rique. Des sept parties qui le composent (sont-ce les
sept rayons de l'Etoile ?.) quatre ont pour titres : Amistansas, Quand. VAmor vòl, Dins VOstal e per
Orta, Lo Remembre Sacrat. Estieu a groupé là
des poèmes de circonstance qui lui ont été inspirés
par ses amitiés littéraires et ses enthousiasmes ar¬
tistiques : tour à tour il glorifie Mistral, Perbosç,.
Philadelphe de Gerde, le poète-paysan Philéas Lebesgue, le sculpteur Calvet, etc... Un des plus beaux
sonnets du groupe Amistansas est celui que le poè¬
te dédie à un «solitaire»,
que les lecteurs du Gai
Saber n'auront aucune peine à identifier:

laires), édité

par

orné du beau

Un crist, un Uit, un grand bvrèv, una cadièra,
De libres, de papiers. Per una vida entièra
De felibre e de prèire, aco s subrebastant.

Sulcàp pbd far pietat un tant paure inventari;
Sem pas aqui 'ncò de Cre\us ... e mentrestant
Es un grand rie, rie de sapiensa, un solitari.

�158

La

LO

GAI

SABER

le poète a tant aimée et si éloquemchantée dans Lou Terradou a sa belle place
-dans Las Oras luscralas. Au cours de ses prome¬
nades de vieillard, Estieu prête l'oreille à la chan¬
son de l'oseraie (La Canson de la
Vimonièra), ou
admire la goutte de rosée que le soleil enflamme à
la pointe des feuilles :
nature que

ment

Tôt
Me

esmogut, en caminant dins la combèla
redi\iai que la Natura es subrebèla,
Que los jorns, tal que son, son totis agradius,

Que cal aimar la vida e debrembar
E que, per far pertot un cèl, abasta
Una gota de ròs subre un broton de

la crò^a
à Dius

rò\a.

S'il apporte la. sagesse, le grand âge ne saurait
faire oublier, à ceux qui vécurent ardemment, les
enivrements de l'amour. Estieu le chante sur tous
les tons, ce

diu^enc embriaigament ; à la manière
antique (Dins lo biais antic), en célébrant le fils
de Cythérée ou la nymphe éprise d'Acis, et, d'une
manière plus directe, en se faisant complice des sor¬
tilèges du printemps : aux jeunes gens qui s'égarent
dans les bois quand
La dosa

il conseille

aura

bru\is dins l'aur de las ginèstas,

:

&lt;D'abòrd quet\ ara

flors de gauch e de beutat,
Potonat\-vos, còr bategant, subre la mofa !
Dins una ora d'amor tastat\ Veternitat! »
C'est le sentiment de l'amour qui a inspiré au poè¬
te un des maîtres sonnets du recueil : Lo Grand
Poton.

épique ne saurait être absente d'un ouvra¬
de Prosper Estieu. L'auteur du Romancero Oc¬
citan, de La Canson Occitana est toujours prêt à
La note

ge

s'enflammer au souvenir de la Croisade. Ces « sou¬
venirs sacrés», le poète les fait revivre dans Los
Morts de Mont-Segur où il célèbre les grands an¬
cêtres. Il ne craint pas d'affirmer :

�LO

GI

SABER

159

Lor

ama
blo\a s'involet coma un au\èl,
se i a 'n juste Dius, com la Glèi\a bc
Los Morts de Mont-Segur son totis dins

E,

Son sommeil
milieu dJun

est

enscnha,
lo Cèl !

hanté par des

visions terrifiantes:
champ désolé, il voit se lever un,
spectre farouche qui lui dit :

au

Som

un

vièlh

Albigés

que

vòl èse venjat.

Il s'attriste à la pensée que la comtesse Azalaïs
n'est plus qu'une
pelhandro^a ; et pourtant il veut
croire au reviscbl de la patrie sonné par les « clo¬
ches occitanes», il encourage
de ses vœux les «jeu¬

Occitans», les escolans du Collège d'Occitanie
qui entendent continuer l'œuvre des anciens. On
ne
lira pas sans émotion les deux sonnets qu'ont
inspirés au vieux poète la Sainte Estelle de Foix et
le pèlerinage des félibres à Montségur. Puisque la
montagne sacrée a vu la Coupe Sainte, le chantre
d'Esclarmonde peut mourir content :
nes

Ieu, dabant

Vesplendor d'aquela respelida,
plus qu'à morir
grand Obra es complida!—

Lo còr estrambordat, ai res
Pr'anar dire à Mistral:—la

S'il

est comme

la

synthèse des recueils antérieurs^

le dernier ouvrage d'Estieu a pourtant sa
note par¬
ticulière que le titre vient heureusement souligner :
ce

sont

bien les

pensées, les songeries d'un vieillard

parvenu au seuil de la mort qui nous sont présen¬
tées dans les poèmes groupés sous ces trois chefs:
Lo Luscre de la Vida, Remembres
d'Enfansa et

Cap à Dius.

Mainte fois le poète se

qui l'accablent

plaint des misères de l'âge

:

Mos bèlis jorns son plan finits,
E lèu serai qu'una roïna.
Se mon aurelha encara es fina,

Coma

mos

èlhs

son

aflaquitsl

�i6o

Et

LO

GAI

SABER

cependant il accepte courageusement ces mi¬
il se console en chantant :

sères ;

Amai aje
Los cants

Vpel blanc e la cara rafida,
fan leugèr jos lo pes de la vida.

me

se console en contemplant ses petits-enfants en
qui il revivra : Estelle dont il célèbre les vingt ans,
Daniel dont il sèche les pleurs avec un air de flûte.
Il lui est doux de ressusciter le passé. Ses plus
lointains souvenirs refleurissent : il revoit en esprit
sa bordeta et le vieux chêne
qui l'ombrage ; il se
plaît à décrire les jeux rustiques qui firent la joie de
son enfance paysanne ;
et la bienfaisante illusion lui

Il

verse

l'oubli de
Me

La

ses

maux :

cre\i tornat jove en soscant al pasat.

pensée de la mort l'obsède. Tout l'y ramène:
soleil», le «crépuscule sur la mer». Il se

la «mort du

plaît à évoquer ceux qui l'ont
monde : son père près de qui il
tière de Fendeille, sa « sainte
pour lui, il en est sûr, auprès

précédé dans l'autre

veut dormir au cime¬

mère

qui intercède

»

de Dieu,

Hortense morte au berceau, sa chère
fils aîné et tous les ancêtres de qui il
deur de poète et son. goût de la belle

sa

fillette

femme, son
tient son ar¬
nature (Mos

Reires).
La mort imminente

Il revoit
juge la vie

sées graves.
tence et

Un rai de

impose à son esprit des pen¬
un éclair toute son exis¬

en

lut\ laisant Vèlh lagremaire.

petit «clerc» que sa mère voulait faire prêtre
un «mécréant», toute foi n'est pas
morte en lui ; de la croyance, il a du moins le re¬
gret et le désir :
Le

a

eu

beau devenir

Coma à soscar al cèl se sentis re^olgut
E coma, fòra acò, tota autra can\a es vana,
Lo saura retrobar, lo grand Dius qu'a

perdutl

�LO

GAI

SABER

Cette recherche de

Dieu, les sonnets de la derniè¬
partie du recueil en retracent de façon émouvante
les étapes. D'instinct, le poète
proteste contre l"anére

antissement

:

Ieu, flac utnan,

coma

De

voldriai èstre segur

poder, quand serai rebondut dins la terra,
Reve\e lo Solelli vincedor del escur !
Il
dent
rent

a

la certitude

sa

la

des «forces inconnues» gui¬
travail poétique, lui inspi¬
nostalgie d'un «ailleurs» mystérieux. Et il
que

vie, dirigent

son

leur demande la lumière

:

Ea\èt-me lo çulhir com misîerïos fruch,
L'Espèr dins VEiernal que VUnivers proclama !
S'il lui arrive

encore de se plaire à de
vagues rê¬
panthéistes (La Clan de la Vertat), ou d'i¬
maginer qu'il a pu être berger d'Hellade dans une
existence antérieure (Lo Secret del
Pasat), il s'o¬
riente de plus en plus vers l'orthodoxie chrétienne.
Il y est acheminé par son respect du prêtre
(Un Solitari), par son admiration fervente pour le. Christ
(Se tornaba — Subre lo Mont dels Olius). Au
fond de lui-même, il entend la voix de Dieu :

veries

VEternal

es

dins ieu! Mon aurelha l'entend.

Les dernières résistances de l'orgueil cèdent
il fait publiquement sa confession :

enfin;

A vos,

Vòli

qu'ét\ mon amie e qu'et\ un dinne preire,
publicament faire ma confesion,

Per recebre de vos la santa absolucion
E poder dins lo Cèl qualque
vos reveire.

jorn

Ai
Ai

pecat per paraula ; ai pecat per mal-creire ;
pecat per orguelh, sorgent de perdicion ;
Trop esclau de la carn, ai pecat per accion,
E lo Ben, dins mon ama, es freule
com lo veire.

Il croit à la
sa

«Justice de Dieu», mais plus encore à
résigné, il adore et il espère:

miséricorde. Contrit,

�lg

gai

saber

plan fait sò que fa VAutor del cil lurent,
Que me repren la lut\, dont m'abià fait présent.
M'aclini dabant El e son òbra tant bêla

Es

...

Mon Dius, d'ara-en-abant siat\ ma sola pasion,
E pògui, vos librant mon
e ma
Trobar mon salvament dins ma re\inhacion !

còr

cerbèla,

qni anime les derniers poè¬
fait s'achever l'un deux en essor (La Mort del
Trobaire) et se mue en certitude dans l'inscription
funéraire qui clôt l'ouvrage (Lau^a parlanta).
Techniquement, Las Oras luscralas n'apportent
C'est cette confiance

mes,

guère de nouveautés. La plupart des sonnets qui
composent le recueil sont de facture classique. Par¬
fois l'alexandrin cède la place au décasyllabe ou à
l'octosyllabe. Les plus grandes hardiesses que se per¬
met Estieu consistent, pour deux poèmes, dans l'em¬
ploi exclusif de rimes masculines (Lo Trevańt, Lo
Jorn dels Morts) et dans le choix de l'impair pour
La Prière à Cèrès.

Fidèle à son idéal littéraire comme à sa foi patrio¬
tique, tel nous apparaît Prosper Estieu à travers ce
dernier ouvrage, plus émouvant pourtant que tous
les autres parce qu'il ouvre une porte sur l'infini.
Marie

BARAILLÉ.

�LO

GAI

163,

SABER

L'Œuvre du peintre audois

Robert de MONTCABRIER

La plaine lauraguaise
Bram au col de Naurouze
de la Montagne Noire et

audoise
entre

se développe dela pente méridionale

les vallonnements de la
Piège et du Razès ; entre les contreforts de Villepinte et la silhouette ariégeoise de Fanjeaux, la plai¬
ne féconde s'étale, terre noire et
légère comme du
terreau, où toute la gloire du Lauraguais est inscrite
dans l'ondulation blonde des blés et sur les rubans
des jeunes lances de maïs. Là, entre Pexiora
et la bastide sentinelle du Villasavary, une gentil¬
hommière masquée dans les arbres, le Rhudas, abri¬
te la retraite du peinte Robert de Montcabrier, dis¬
verts

ciple et parent du grand Toulouse-Lautrec, et
me

lui d'une très

vieille famille

com¬
occitane dont les

origines remontent au XIIe siècle.
Après une carrière de succès parisiens, Robert de
Montcabrier

est venu

dans cet asile chercher la

sa¬

des champs; depuis 1928, il surveille ses ter¬
res, médite, dessine et peint.
Ce sage par sa peinture est un magicien, car le
génie particulier de Montcabrier est dans l'enchan¬
tement que suscitent ses-,toiles, enchantement fait
de séduction et de malice. Avec lui on ne sait plus
où commence la vérité et où finit le rêve; par le jeu
de constructions réelles, il nous transporte cepen¬
gesse

dant dans le monde de l'illusion et de la féérie. Sa
manière est faite de l'union d'un monde quotidien et
d'un monde irréel, cadre des fêtes galantes de la.

�164

LO

GAI

SABER

Comédie Italienne et décor d'une mythologie popu¬
laire. Par la vivacité de la couleur, par les enfantil¬

lages des inventions, par le pittoresque des notations
exotiques, Robert de Montcabrier est bien plus près
du conte que de l'humanité. Sur le plan même du
quotidien, de la réalité, il transpose, et cette séduc¬
tion éclaire de sa lumière colorée et quelquefois au¬
dacieuse un décor auquel il donne le sortilège d'un
divertissement ; il nous apprend ainsi que les hom¬
mes sont
moins enfants qu'on ne le croit et n'ont
guère le sentiment du merveilleux. Un sens profond
de naïve grandeur, une émotion d'intimité, un ca¬
ractère agreste, une signification rustique, sans fau¬
te de goût et sans vulgarité,
tels sont les tendres
échos qui expliquent le secret du charme de la pein¬
Il faut y ajouter la hantise de
ture de Montcabrier.
la précision, le souci minutieux du détail, le démon
de l'exactitude des accessoires, mais tous ces éléments
ne lui font
pas oublier que la condition essentielle de
Part est la composition de l'ensemble ; dans un ac¬
cord ravissant il allie la candeur et l'intelligence.
Montcabrier, magicien, habite deux mondes séparés
par une porte, dont il a seul la clef, le pays du connu,
du familier et du quotidien, c'est-à-dire tout ce que
l'on sait, et le pays de l'univers inconnu, de la féerie,
de l'illusion, c'est-à-dire tout ce que l'on ignore.
Nous allons étudier l'œuvre de
dualité d'expressions.

ce

peintre dans

cette

Robert de Montcabrier expose au Salon des
Chevalier an gué. Cette
toile, aujourd'hui la parure du musée de Castelnaudary, est toute tissée de charme, d'intimité, d'émo¬
tion. Au bord d'une lente rivière, au pied d'un splendide cyprès au tronc mauve, dans une eau cendrée
de gris rose, deux baigneuses sont surprises par un
petit chevalier qui passe le gué sur un grand cheval
blanc ; le jeune adolescent encore sage est trop occu¬
pé en écuyer novice à faire descendre le tertre her¬
beux à sa monture et ne regarde pas un spectacle re1924.

Artistes Français le Petit

�LO

nouvelé de
nes

l'antiquité

est traité

centuée par

GAI

dans

une

;

165.

SABER

le jeu des
harmonie

eaux et

rose

et

des colli¬

mauve

ac¬

la tache blanche de la cavale.

L'année d'après, Montcabrier expose, tou¬
Salon des Artistes Français, Le Bain, grand
tableau de 1 m. 62 sur 1 m. 30. Il n'est à l'aise
que sur une grande surface.
Dans un jardin à
la française bien peigné et bien taillé, entre la masse
sombre des ramures qui haussent leur architecture
vers le ciel, un bassin arrondit sa
vasque de marbre;,
une jeune femme en sort
pour s'envelopper dans la
blancheur des linges, pendant que la soubrette ou¬
vre l'écran d'un
grand voile pour défendre sa mai
1925.

jours

au

tresse des

indiscrétions ; les valets d'un côté et l'in¬
garde, dociles et indif¬

tendant de l'autre montent la

férents

au

spectacle caché.

1926. Le Colin Maillard, 1 m. 62 sur 1 m. 30.
Chaque année, Montcabrier apporte au Salon sa
carte de visite sous les
espèces d'un magnifique et
somptueux tableau. Deux grandes masses vertes sus¬
pendent leur frondaison de chaque côté de la toile
comme de lourdes
draperies; une fontaine de pierre
lance de sa bouche dé masque un jet d'eau dans unevasque ; une femme courbée reçoit une douche d'eau
irisée ; sur la berge du bassin une autre femme sedévêt et de sa robe sort une apparition nacrée ; au
premier plan un Arlequin masqué s'est revêtu d'une
robe pour égarer la curiosité d'un spadassin qui, le
bandeau sur les yeux, joue au Colin Maillard; la ro¬
be blanche s'arrondit en crinoline et a par-dessous
des reflets d'aurore, tandis que Pierrot se drape pour
se dissimuler dans une
grande cape.
1927. IL Homme en deuil. Entourée de rideaux
lourds, couleur de jonquille, une table présente à no¬
tre admiration plusieurs objets de prix : une jardiniè¬
re de cuivre
Empire à l'émail vert, un vase catalan,
en
céramique blanc et bleu ; derrière, appuyé au mur,
le portrait de l'homme en deuil, Pluton en habit.

�i66

LO

GAI SABER

noir, en perruque longue et au chapeau plat de céré¬
monie ; des livres reliés et un grand in-folio ouvert
•dont la page de garde livre la moire rose et bleue
d'un papier précieux. Au milieu, une glace dans un
reflet bleuté d'acier réfléchit un fauteuil Empire et les
boules rouges si décoratives d'un physolis.
1928. LEnlèvement de Proserpine, im.86 sur im.
Le ton du tableau est donné par la note rouge du
petit carrosse qui est la réplique d'une voiture dont
se servait le
Dauphin pour ses promenades dans le
Parc de Versailles ; la flaque rouge du carrosse est
posée sur le vert franc des prairies. Pluton veuf, en
habit de deuil, fait monter Proserpine mi-vêtue dans
la voiture qui est traînée par quatre poneys sortis
des écuries des Cheminières ; à droite, l'entourage
féminin de Proserpine s'étonne et une belle femme
nue vue de dos est assise sur un peignoir violet ; à
gauche, Cerbère tricéphale est maintenu par une
servante.
Un décor de montagnes dramatise cet
événement mythologique. Trois notations localisent
le tableau : un pigeonnier du Tarn à toit pointu posé
sur ses quatre pieds,
l'église à la façade lauraguaise
de Montcabrier et la tour de Montady.
1930. Diane et Action, im.30 sur im.30. Une
54.

verve

étincelante

et

mythologique. Dans
caires

aux

blanches

leste anime

cette

bouffonnerie

un décor minéral de monts cal¬
dolomies creusées en forme de

quelques pins et cyprès crêtent les falaises.
Diane, voilée dans une draperie rose, son écureil
favori maintenu dans le bras droit, reçoit les hom¬
mages d'Actéon qui est à ses genoux, transformé en
cerf du Mexique, drapé dans une toge jaune, lance
à la main ; à terre, le haut chapeau mexicain de
paille tressée sert d'escabeau à un lévrier racé qui
appuie les pattes de devant sur les épaules de son
pont,

maître

cerf,

un

Actéon. Derrière le chasseur transformé

en

s'agenouille au pied de Diane
Mythologie, fantaisie, jeu de l'esprit et

zèbre

ocre

•chasseresse.
des couleurs, c'est une féerie.

�LO

GAI

SABER

1932. Le Reposoir, im.8o sur im.8o. Ce sont les
Rogations ; trois jeunes femmes à la campagne édi¬
fient un reposoir : une vierge ancienne en bois rece¬
vra les
hommages. Une nappe blanche compose tout
l'autel de sa liliale pureté ; à droite, sur la table,
un
bouquet somptueux où les fleurs vivent et sai¬
gnent comme dans un bouquet d'Odilon Redon; au
pied, à même le plancher, un autre bouquet de fleurs
blanches; ces jeunes femmes disposent le reposoir:
l'une au centre, près de la Vierge, l'autre
debout, à
droite, dans une robe d'été à grandes raies jaunes,
bleues et rouges; la troisième, un genou à terre, ar¬
range les fleurs; elle est habillée d'un tissu écossais
jaune et bleu. Au fond, dans l'angle gauche, une
vieille servante en bonnet apporte les cierges. Tou¬
tes ces figures sont vivantes comme des
portraits:
ce sont en effet les filles de son frère, l'Amiral,
qui
ont servi de modèles pour cette belle composition.
1934. Les Archéologues, im. 62 sur im. 50. Dans
un grenier,
une jeune maman moderne, en pyjama
de soie blanche, entourée de deux jeunes enfants,,
vient de faire un voyage de découvertes passionnan¬
tes : une vieille malle
d'autrefois, laquée rouge, a li¬
vré

aux

indiscrets

tous ses

trésors, tous

ses secrets ;

héritage d'ancêtres consiste en guipures, soies,
brocarts, moires, ruches, mousselines, damas, satins,
tulles, lamés, velours, écharpes noires, toutes les
belles étoffes de jadis ; dans un coin à gauche, un
cet

chat s'amuse

avec

les lacets d'une

tournure

tandis,

que de l'autre côté, contre un mannequin d'osier,
les enfants se disputent un grand chapeau haut de
forme retiré du coffret articulé. La jeune femme est
toute étonnée de ses découvertes et le sortilège de
ces modes d'antan joue et la laisse dans une perpléxité amusée.
I935-

Portrait d'Henri de Montcabrier.

1936. Portrait de Lilette. Dans ces portraits que
Montcabrier traite avec fougue et audace, on recon-

�LO

GAI

SABER

nait le parent et le
Lautrec ; la puissance

disciple du grand Toulouseexpressive de l'architecture du
visage, le don du rythme des mouvements, la tra¬
duction des forces potentielles de l'adolescence, tel¬
les sont les hautes qualités de ces portraits traités
avec
ampleur et vérité : c'est de la grande peinture.
1937. Le Taro, im.62 sur im. 30. Dans un parc
seigneurial, sous la blanche sculpture d'un banc de
pierre monumental où une licorne héraldique pré¬
sente une couronne et un blason, une commère bien
chair et roublarde aux tons d'ocre lit les cartes
Pierrot effondré .sous les coups malicieux du
destin ; sur la nappe blanche les cartes modulent les

•en

à

un

plus secrets présages et déclanchent les ressorts de
toutes les passions humaines : amour,
argent, voya¬
ges, maladies ; à l'autre bout de la table, un compère
farceur fume la pipe et guette sa proie. Colombine,
le buste plein et découvert, vêtue d'une crinoline
bleue
ou le

et

blanche, écoute étonnée l'avenir de Pierrot

madrigal d'un Arlequin déjà prétendant.
1938. La Boulangère. Devant le mur blanc d'une
maison de village où une treille noue sa souche
puissante, la voiture du boulanger est arrêtée; celuici
•distribue les pains blonds de farine lauraguaise. La
bâche verte donne la note de la symphonie rustique;
la voiture est attelée d'un animal qui connait les ar¬
rêts des clients. Au premier plan, une bonne vieille,
la tête entourée de la cravate, va chercher le
pain,
les mains derrière le dos, tenant la règle de bois
que cochera de son couteau le boulanger, compta¬
bilité rurale et loyale. Les pigeons picorent, un jeu¬
ne

enfant s'amuse familièrement
Cette champêtrerie est

du cheval.
de saveur,

avec

les

naseaux

pleine de vérité,
d'humanité; la vie n'est longue que pour
les errants, eux seuls trouvent les jours monotones ;
à la campagne il faut savoir s'intaller dans le
quo¬
tidien et chaque heure sonne son labeur et sa
beauté.

�LO

GAI

SABER

169

Le Chiffonnier, im.30 sur im. 30. Au pied
crête la silhouette du vieux Béziers,
couleur d'ocre, cathédrale, palais épiscopal et rem¬
parts, un groupe de chiffonniers, des «caraques»,
comme on dit au pays
du Camèl ; la voiture à la bâ¬
1939.

de la falaise que

che

blanche dételée lève ses bras bleus au ciel
d'étendoir à un cotillon rose et à un boléro

toute

et sert

rouge dont l'éclat écarlate centre le tableau ; deux
brunes filles à peau d'orange font la sieste en des

étirées de gitanes ; de l'autre côté, à gauche,
pin d'Alep, le Père et la Mère font le tri
des chiffons ; la tache jaune du corsage
opulent de
la Mère se détache sur le vert clair des
vignes géné¬
reuses.
Par un goût franc, solide et rustique,
Montcabrier sait fixer, .sans artifices, tous les traits
de la vie de ces nostalgiques ambulants.
poses

sous un

Telles

sont les

toiles maîtresses de Robert de Mont¬

cabrier, peintre audois du Rhudas qui, comme ses
ancêtres médiévaux, inscrit et sa vie et son œuvre
dans un triangle occitan qu'on peut situer entre
Réalmont
Villasavary — Béziers. Le peintre
Montcabrier, pur enfant du Languedoc, est bien des
—

nôtres.

Jean GIROU.

�L'Ort dels Trobaires

i

L'Inspiration
Pertot ont

som

es

ma

pensada.

Atal

languisi pas enlòc.
L'Inspiracion, qu'es diu^enc fòc,
Sobent

me ven

faire abrasada.

A

lavetq mon^ama abra^ada
S'apasiona al poëtic jòc
Per plan venjar la
lenga d'Oc
Qu'autan foguèt tant mespreqada!
Dins los randals, los
Ries de
Fan

dièqis

rosinhòls,

bemòls,
l'amor ambe freneqìa.
e

E ieu, regrelh de
Te potoneji,

paï^ans,

Poëfia,

Al atge

de quatre-vints

ans

!

�LO

GAI

SABER

II

Lo Cercaire d'Aur

Partit ambe

companhons
de l'Italia,
Es anat en Californïa,
Ont Va los
precio^es fielons.
De

sos

l'Espanha

o

Per cargar d'aur sos
Es pas totjorn dins

galions,

Valegria

Mas vòl tornar dins

sa

;

patria

Que quand serà rie à millions

Ieu

tant-ben, aimi 'n métal

Dont
E

som

un

qu'avare,
pais lentan.

Vïatjant lènh jos
Som

un

rare,

cobés autant

qu'es dins

...

ma

flasada,

trobador occitan

Que cèrca l'aur de la Pensada.

�LO

172

GAI

SABER

III

Lo Molin de Vent

Altemps qu'eri 'njovent jogant dins mon terraire,
Déjà bebiai l'aiga del raibe à plen grifol.
Un jorn, am pèiras, sable e postes de pibol
Volguèri fa '« molin que virèse dins l'aire.

Com

som

nascut atestudit

e

tr'abalhaire,

De sò que vbli far jamai som pas sadol.
Mas parlem clar ! Dins mon près fait, èri pas

Èri

que

l'aprendïs, l'obrièr èra

mon

paire

sol:

...

Lèu lo

joguet ajet quasiment sò que cal :
Capelada, velhèrs e tic-tac pron égal.
Abià pas mòlas, mas bastaba à ma pensadu.

I

cinquanta ans, ambe Perbbsc, valent compan,
Entreprenguèt quicbm la miuna ama abra^ada...
Vbli pas creire qu'aje fait obratge van.
a

�LO

GAI

SABER

173

IV

La grand Peirada

Demest

fanga gri\a 0 sa polvèra saura,
Quantis de peds la grand peirada vei pasar !
Aqui van los jovents que fan que s'abrasar
E'is tristes vièlhs, e la
gent rica, e la gent paura.
sa

La carreta

pe^uga am sas rôdas la laura ;
qu'es trop dapasièr sobent s'i fa 'scra^ar,
E Vcaminaire las a l'gauch de
s'i pau^ar
A l'ombra dels ormèls
potonejats per l'aura.
Lo

Abant ieu, mos
Coma i vendran
Atal òc vol lo

Quand, per

auj'ols i
un

va-e-ven

sonar mon

Ma destinada

sus

son totis

venguts,
pas nascuts.
d'aquesta vida.

jorn los que

son

clas, campanas tindaran,

la terra èsent

complida,

Es subre aquel camin que, mort, me
portaran...

f Prosper

ESTIEU.

�LO

174

GAI

SABER

Un bèl artista roergàs :

Edoard

GALY

A Sant-Roma del Tarn, lo 6
d'agost, moriguèt Edoard Galy,
mèstre d'óbra del Felibrige, jos-capiscôl del Grel
Roergat, lo
bèl joglar de Bessou. La felibresa Calelhon diguèt sus son crôs
l'adius del Grel Roergat e del Felibrige. Sèm urozes de donar
aici la dicha de Calelhon al mìcrò de
Radiò-Toloza, lo 20 d'à-

gost.

La poezia popularia de nôstre Roèrgue,
nùstras cansons, nôstres contes, naîtras farsas e rizolèias, las ôbras dels trobaires de nôstre païs an agut una bêla astrada : an trobat un propagandista de prumièra per las

escampilhar als quatre caires de nôstre païs : èra Galy,
dizeire, l'artista de l'engèni original, qu'abia pas
son pariu
per delargar lo rire 0 far pibinar las grèmas
al ôrle dels uèls ; l'ôme leial e franc, bon coma lo pan,
conescut de pertot, aimat d'un cadun, lo Felibre brandant de fe e d'estrambôrd, lo brabe Roergas, lo bon
Francés qu'a consacrât sa vida al Art, à la Poezia, à la
Caritat per l'amor de son terraire e de la Patrîa.
Ailàs ! nôstre brabe Galy, que tant aimàbem, ven
de
nos quitar ; sa mort met en dôl tôt lo
Roèrgue ; lo Feli¬
brige pèrd un de sos melhors obrièrs ; e nautres, los felibres del Grel Roergat e del Calel del Roèrgue,
ploram un amie sens pariu.
Sus las ondas de nòstra Radio que sobent portèt la
votz de Galy dins tôt nôstre bèl mièchjorn, vôli asajar
de dire sô que l'Art e la
Poezia occitana, sò que la cauza
regionalista e mistralenca débon al valent mèstre
lo fin

d'ôbra roergàs.

�175

LO GAI SABER

Nascut à Rodés, en 1876, E. Galy es
pas qu'un catèt
qu'es déjà l'amie de Bessou ; aquelas doas amas solelhozas e
generozas s'èran resconescudas coma sôrres ; lor
èime galejaire las fazia frairejar.
Lo

majorai ensinhèt lo jovent, li aprenguèt à contai-,
tant plan que l'escolan sièt lèu pasat
mèstre dins l'art de dire e de contar. Talament que Bes¬
sou dizia sobent : «Tantes e maites dizon mos vèrses,
los unses los m'afràban, maites s'en tiran à pu près,
mas li a pas que lo Galy per
los m'escalsir coma cal ! »
à dire los vèrses ;

k

Aqui Galy lansat sus aquela draia artistica qu'a pas
jamai quitada. Ambe sa fe, son estrambôrd, son engèni, se n'va à la conquista del Roèrgue d'abord, pièi de
Paris, del Miechjorn, de l'estrangièr mêmes. Es populari que non se pôd dire. Totas las votas, totas las les¬
tas lo reclàman, totes los artistes lo convidan. Ambe
lo mèstre Léon Froment, se balha de tôt son cor à la
Lyre ruthénoise, aquela societat orfeonica de bèl re¬
nom; es prezident de l'Union harmonique SaintRomaine.

Lo Grel Roergat e Lo Calel del Roèrgue lo
prénon coma jos-capiscôl. Pendent mai de vingt ans,
baileja Lo Grel Roergat ai costat de Mouly, Séguret, Calelhon ; fa coneise lors ôbras e totas las dels escribans del terrador, trabalha al Armanac Rouerg as,
aplèja las manifestacions, ramoza los joves à son entorn ambe la creacion d'aquéla valenta tropa Lo Paisèl
Sant-Romenc, que dins qualquas annadas a conquistat tant bèl renom. (Aquela tropa de joves, sa darnièira
creacion, èra particulariament cara al cor de Galy ; sabèm que sos fîdèls discipols, bailejats per l'arderos regionalista lo poeta C. Valat, vôlon perseguir sa rega).
una ùbra artistica de bêla escoma dins las vilas apareis
sul trastet ambe sa blôda bluia, son capèl borrut, son
mocador roge de païzan, son biais rustic, son aire mièch
inocent, mièch trufarèl, e, dins très paraulas e quatre

Donc, E. Galy mena

pandida. Dins los vilatges

�176

LO

grimasas, delarga la jòia

GAI

e

SABER

l'estrambôrd. Galy

a

lo

sens

del comic; son jôc
original, es el que l'a créât, e digus
lo pôd pas revertar. Amb el la reiisida es
totjorn segura.
Jòga ambe de crânes artistas de Paris e de pertot. Em¬
ma Calvé es son
amiga, e lo vol à son costat cada

còp
jôga per son Roèrgue.
Jôga ambe Julieta Dissèl, amb Enric Mouly, Cariés
Mouly, Julieta Artous. Jôga à Paris, à Marselha, à Nisa,
à ïoloza, à
Alger, pertot ont li a una colonia roergata,
e
pertot fa reclantir la lenga de Mistral e de Bessou.
Malaute, jôga encara, duscas à se tuar, car son art
es estât
totjorn al servici de la caritat, e li a tant de"mizèra pel moment ! — Ambe son Paisèl monta s'ul trast
pel «Secors nacional», pels prezonièrs. E los bilhets e las
pèsas d'argent tómban dins son largue capèl. (200.000
francs son ramozats dins un virât d'uèl). E lo
Galy es
uros per sô que dins son ama la bontat luzis coma un
lugar.
que

Dins

ostalet florit. de Sant-Roma ont nos
aculiguèt
ambe
tant de bona gracia, dôna Galy, sa brava
sobent,
femnôta ; al mièch d'una familha aimabla e
comprenedora, quantas de bonas oras pasadas, oras de poezia, de
frairenala amistat ! Li venian los
poètas, los artistas del
païs — E. Calvé li venia cada an manjar la pola grasa
; li venian los amies, li venian tant-ben los paures.
son

—

Cadun s'en tornaba ambe de solel al

cor.

Aquestas darrièras annadas pracù, lo rire de Galy èra

sobent azolhat de

plors. Los malurs de la Patria l'abian
d'aquelses que lo nom de Fransa fazia totjorn fremezir ; son èime
galés s'ondraba de la coçarda e del plumet.
Lo darrièr cèp que lo vejèrem à
Rodés, ont se ténia lo
Congrès del Colège d'Occitania, l'auziguèrem lansar
atristezit. Galy èra

ambe flamba las estrôfas eroïcas del Claron Roland
tant plan cpma sabia galejar dins los Contes de la Tata
Mannou, 0 calinhar lo neni dins la Bresairòla. Pertot
e totjorn son
ama debordaba dins son jôc. Lo vezi encara,

�LO

GAI

SABER

177

dins aquelas bêlas festas qu'organizèrem per
Oentenari de Bessou, à ginols dabant Postal
son emocion s'azondant en plors sul sulhet.
Aital èra lo grand artista, l'amie generos, lo

festejar lo
del Poèta,

brabe orne
qu'acompanhèrem lo 8 d'aqueste mes dins aquel cementèri de Salit-Roma que porta lo nom de St. Fereôl coma
lo d'Avinhon.

Aqui va dormir sus un colet tôt ensolelhat, demest
los amelièrs ont bronzinan las cigalas dins lo lum estivenc, aquel que tant aimèt son Art e son Pals.
L'ôbra que compliguèt es una òbra viventa e solelhoza
de fe e d'amor.
Als Aliscamps de Mistral e de Bessou, son ama pôd
esperar,

fizansoza, totas las Respelidas !
CALELHON
Capiscòla del Grel Roergat.

fllIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIlllllllllIlItlIllllIllllllllllllllllllllllllllllllllllllllIfllIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIBIIIIHIIIIIIIIIIIIlit*

La

Langue d'Oc à
Documents

l'Écoíe

{Suite) (1)

Arrêté du 18 juin 1942, fixant l'indemnité attri¬
buée pour l'enseignement facultatif des dialectes.
Le Chef du Gouvernement, ministre secrétaire d'Etat à
l'Intérieur, le ministre secrétaire d'Etat aux Finances et le

ministre secrétaire d'Etat à l'Education
Arrêtent

nationale,

:

Art. 1.
L'indemnité attribuée au personnel de l'ensei¬
gnement primaire élémentaire pour l'enseignement faculta¬
tif des langues dialectales est fixée au taux de 600 francs
—

l'heure-année.

indemnité sera mandatée mensuellement
— Cette
intéressés, sur le budget du département, dans les mê¬
formes que leurs traitements et indemnités.

Art. 2.
aux

mes

Le secrétaire général de l'instruction publique
chargé de l'exécution du présent arrêté.
Fait à Vichy, le 18 juin IQ42.

Art. 3.
■

est

—

La DIRECTION.

(1) cf. Lo Gai Saber, n- 200 (mai-junh 1942).

�BOLEGADISA
LrO Qre)

Nos

OCCITANA

Roergat

placer de dire à totis nòstres escolans, que soient
descorajats datant tôt so qu'i a à faire, la bêla bbra
complida al pais de Bessou per nòstres amies del Grel Roer¬
es un

serian

gat.
1.

Dempèi quin\e

ans, an

fait estatlir al Licèu de Gojats

Bibliotèca de lenga d'Oc, ont los escolans an
pogut estudiar las òbras de Mistral, Aubanel,
Roumanille, Bessou, Veruna

menou\e,

Perbòsc, Estieu, Jouveau, etc

part d'aquels libres
sa

son

2.

Lo Grel roergat e

colans del Licèu

e

de

...

estais renovelats, e

de novèls.

En 1941,
se

la maja
n'a crompat for-

Lo Calel del Roèrgue fan sègre als

VInstitucion Santa-Maria los

cors

es¬
del

Colège d'Occitania. A-n-elis sols, Calelhon e Seguret an coren 1941-IQ42, 2.200 debers. Los palmarès del Licèu e de
Santa-Marìa portan la marca d'aquel trabalh. Mai de 1.300
francs de prètses son estais distribu'its.
5. La felibresa Calelhon, capiscòla del Grel Roergat, mestra en Gai Saber, fa,
dempèi lo Congrès del Colège d'Occita¬
nia, cada semmana, à las joves mèstras d'escdla de Rodés, de
cors e de
conferensas sus Lo Felibrige, La Provensa e lo movement
de respelida literaria, Mistral e Aubanel.
Aquelas
litsons se fan lo dimècres de
5 à 7 oras del vèspre. Las directoras dels Gropaments de Joventas de Rodés an demandât
de
las poder seguir.
4. Dins lo Stammlager XI A, gracias à la generoftat de
Calelhon e Seguret, ven d'espelir una Bibliotèca
lengadociana,
ambe totas las obras de Bessou,
Calelhon, Mouly, que regaudlson nbstres pre\onièrs.
Difem pas res de l'àbra de propaganda merabilho\a del regretat Edoard Galy, de l'àbra literaria d'Enric Mouly, etc...
Soient, lo Journal de l'Aveyron, Le Narrateur de Villefranche
pbrtan de poèmes, d'articles e de cronicas en occitan 0 en francés sinnats
d'aquels bèls animators, à qui fa rampèu, d'aqui
entre aqui, lo
majorai Joan Ladoux.
J. S.
regit,

Los Bstudlants

Ramondencs

L'agropament dels Estudiants Ramondencs
qu'es l'obrador
afogats entremièch los estudiants tolo\encs
—

dels occitans mai

�LO

GAI SABER

179

fait ongan

de bona òbra gaujo\a, laborio\a, de seguida.
espelucat milanta reviradas, au\it. fòrsa charradisas dels mai
sapients, après cants e dansas del pais, fargat V au\ida entram los terradors, tengut placer de veire cada
semmana terras novèlas se levar
long del estrambordant camin
dels aujòls. Tant-ben cadun se n'va ami un
pichon viage precios e cantarel de causas
polidas, sabentas 0 calorencas, recu—

a

Los membres

an

Ihidas dins l'annada.

Ja s'es enlairat quatre còps lor vain sus las ondas elaras de
e n'es vengut que
compliments. De mai dos acamps se son tenguts : à Montsegur del 2 al 4 de mai, dins lo
pais de Sòs del 13 al 23 de julh. Los resons de lors « Copas
Santas » an respompit pels acrins en-là
sus las picas de Mont¬
segur, dels Tres-Senhors e du Montcalm ; totis son tornats
malcorats de se caler separar e mai
qu'emhrïaigats del campèstre occitan.
Acò's de trabalh solide que s'es fait per
Facultats e per la
natura canda. Los estudiants se bolègan: vos
cal demandar à
las gents d'Orus qu'an vist lo
camp'fòc ramondenc s'acò sautaba pas, s'èra pas pertait de tôt caire, e vos cal demandar als
qu'an vist los Ramondencs als examens se sàbon far que de
tutu-pampam. Fòra la quin\ena de papafards glénats à Z'Universitat (licencias,
diplômes, agregacions, doctorats)—ambe
mencions que n'es una baudor!—
l'agropament compta quatre
reùsidas, sia al Certificat d'Estudis Meridionals, sia al Certi¬
ficat de Lenga e de Literatura Occitanas
(sus quatre i a una
mencion fort plan, très mencions plan).
Marcèl BAICHE,
Radiò-Tòloza

capiscòl.
VW/W\

L,o
L'annada

Colège d'Ocoitania

es estada marcada al Colège d'Occitania
per doas
novèlas : lo Congrès de Rodés, dont Lo Gai Saber a déjà
parlât, e los examens de fin d'annada.
Al Certificat d'Estudis ( 1" Grau), la sesion de junh,
tenguda
à Rodés jos la pre\idensa del Inspectpr d'Academia, a acordat
27 diplômes.
Al Certificat de Lenga e Literatura Occitanas (ensenhament
superior), la sesion de junh, tenguda à Tolo\a ambe los profesors Gavel e
Salvat, a acordat 5 diplômes:
abat Lasserre (fort plan ),
Mla fana Labat (plan),
Marcel Baiche (plan),
jôrdi Fargues (pron plan).
Dòna D.-J. Druille (pron plan).

causas

�i8o

LO

GAI

SABER

Lo 2de

junh, à Labastida-Roairos (Tarn), coma l'archabesMnhor Moussaron vizitaba aquela parrôquia, una jovendiguèt un polit sonet occitan ae nôstre fldfèl amie Paul Sicard, lo trobaaor de VEscòla d'Autỳol. E le prélat respondèt
en bêla lenga gascona.

que

ta li
...

'WVVVX

de felibres qu'an pas sobent las onors
felibrencas. E pracô lor ôbra de propaganda
1

a

de las revistasmeritaria, d'ès-

coneguda.
Aici, per exemple, nôstre amie Frédéric Cayrou, mèstre en
Gai Saber, capiscôl de YEscòló Carsinolo. Cayrou a montât
una pichona tropa de teatre — e pas sul papièr — e dona de
reprezentacions dins tôt lo terrador, al beneflei del Secors
Nacional, o, ara, dels Prezonièrs.

tre

En 1941, 7 reprezentacions.
E aici la tièra de las reprezentacions
1942:
31 de

janvièr

:

Escatalens.

1er de febrièr

:

21

:

Lafranceza.
Aucamvila.
Montbeton.
Castelsarrazin.
Lo Mas-Granhèr.

—

de mars
18 d'abrilh

21

:
:

2

de mai
En mai
14 de junh
20
28

:

:

Sant-Porquièr (2 vespradas).
Agèn (ambe Lo Teatre d'Oc).

:

Lizac.

:

—

de janvièr à agost de

Lagarda (ambe Las Belugos de Mountalbae I.ous Cantaires Carsinàls).
1" d'agost
: Castèlmairan.
Cada reprezentacion, tota entièra en lenga d'Oc, compren.
de pèsas ae teatre, de cants, monolôgues e dansas.
Cal dire que Frédéric Cayrou es tant-ben un mèstre escriban, bon poèta e autor dr'amatic : a un catalogue de pèsas
de teatre que recomandam à nôstrës escolans de li demandar per se garnir lor repertôri. (M. Frédéric Cayrou, fëlibre,.
à Montpéza,t-du-Quercy, Tarn-et-Garonne).
:

—

ll\vw

Al Pichon-Seminari de Gordon, lo 14 de
Cubaynes prononcièt un bèl discors à la
prètses pertocant la lenga d'ôc à l'Escôla.
estât publicat
en occitan e en francés sul

minari.

julhet, l'abat Juli
Distribucion dels
Aquel discors es
Palmarès del Se-,
CRI-CRI.

-

...

■ ~-~-r

-

...

...

.

.

.....

.

-

—

^—

——

Imp. d'Editions Occitanes, Castelnaudary. Le Gérant : A. PRAVIEL.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES. — a, seul ou dans le corps
accentué ou non, sonne comme a français ;

d'un mot,
mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la
région ;
e sonne comme é fermé
français, et è comme è ou¬
vert français ; — i équivaut à i français ; — 11
égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ò ouvert se prononce comme 0 français, et
0 fermé comme ou français.
—

20 CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, u, p, q
( toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant.e et i est sifflant comme s français; — j sonne
comme

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la 1™ pers. du pluriel des verbes ;

comme n
—

n

est

muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin

des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi

qu'à l'infinitif;
muet

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b,, sauf en Pro¬
—

à la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES.

—

ch, Ih, nh se prononcent: tch, ill, gn.

danBBBsiBanaBaQsaHBi&amp;assaHaaiHBsaBiEaBBHHaa

Pour

nos

a

m ■■■■■■■■■■*

Escolans

prisonniers de guerre,
de zone occupée,
de l'étranger,
la

Direction

conserve

les collections

com¬

plètes du GAI SABEÌR depuis, août 1939.
En outre, elle enverra ayee plaisir gra¬
tuitement aux escolans mobilisés les numé¬
ros

qui peuvent avoir été éga.vés du fait

de la guerre.

i

j
?

�"Vient de

paraître

:

Las Oras luscralas
(Les Heures crépusculaires)
[in-8,i^2p.)
Sonnets de PROSPER
et

ESTIEU, avec traduction française
portrait du poète.

Le

prix de Las Opas luscralas ( 60 frs. les ex. de luxe nu¬
frs. lés autres ) sera acquitté dans les huit jours
après réception, pa)r chèque postal, pour éviter les frais de re¬
couvrement (port eri sus).
mérotés et 25

f

(

.

Vient de paraître

FRESCA
POÈMES OCCITANS
de Mme
;avec

Louisa

PAULIN

traduction française

La ..Direction du Gai Saber avait souscrit un
nombre d'exemplaires, avant la parution

certain

volume, en/ faveur de ses escolans.
Envoi frainco contre versement de 12 frs.

\

•

C/C. Post. Toulouse, Revue du Tarn, 312.72.
'

du

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="651538">
            <text>Midi-Pyrénées</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="651539">
            <text>Languedocien</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="651540">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716073">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651514">
              <text>Lo Gai Saber. - Annada 23, n° 202 setembre-octòbre 1942</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651515">
              <text>Lo Gai Saber. - Annada 23, n° 202 setembre-octòbre 1942</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651516">
              <text>Littérature occitane -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651517">
              <text>Poésie occitane</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651518">
              <text>Occitan (langue) -- Orthographe</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651519">
              <text>Salvat, Joseph (1889-1972). Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651520">
              <text>Bibliothèque municipale de Toulouse, P15053</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651521">
              <text>Escòla occitana (Toulouse)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651522">
              <text>impr. d'Editions Occitanes (Castelnaudary)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651523">
              <text>1942-09</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651524">
              <text>2019-03-01 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651525">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651526">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651527">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/c8ee1d8692972c507af1eb9b7569ef27.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651528">
              <text>http://www.sudoc.fr/039236943</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651529">
              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651530">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651531">
              <text>1 fasc. (pp. 158-180) ; 22 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651532">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651533">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651534">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651535">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651536">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651541">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/20723</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651543">
              <text>FRB315556101_P15053_1942_09_10_202</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651542">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651544">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651549">
              <text>Baraillé, Marie (1895-1968)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651550">
              <text>Girou, Jean (1889-1972)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651551">
              <text>Estieu, Prosper (1860-1939)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="651852">
              <text>Calelhou (1891-1981)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651545">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651546">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651547">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="651552">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="878145">
              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="260">
      <name>Escòla occitana</name>
    </tag>
    <tag tagId="1908">
      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
    </tag>
    <tag tagId="1053">
      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
