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                  <text>28a Annada

Novembre^Decembre

N° 222

1947

Lo Gai Saber
Revisia de J'ESCOLA OCCITANA

Ois Aup 3 Plrenèu

...

F. Mistral.

TOLOZA
1-4,

C-iirrîèra

ciels

Arts,

Lo

1-4

numéro :

30 frs.

�SABER

GAI

LO

OCCITANA

Revista de l'BSCOLA
Administration':

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ENSENHADOR del N° 222

Maria

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100 fr.

200 fr.

(novembre-decembre 1947)

En lisant Proust.

LA DIRECCION :

Enfin, lo veirem lo Canal ?

Yan LOUBET:

Lo Cinquantenari
Febus.

Albert PESTOUR:

Brinde à l'Amistat

Edmond DURAND

Tardor.

:

de l'Escôla Gaston
occitana.

(Lo Teatre).

Caries CAMPROUX :

Libres novèls

lozèp SALVAT s

Revistas

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana :

e

Jornals.

L'Escôla de Laran.
La Ginèsta
La

d'Aur (Jozèp Niel).

Mantenencia

de

Lengadôc

(Norbèrt Rouquette).
N ecrologia (Francés Cambo,Francôs

Rigal, Jozèp Vilarmau).

�Lo Gai Saber,

N°

222

NOVEMBRE-DECEMBRE

1947-

En lisant Proust
Dans le monde proustien,
curieuses et minutieusement

riche

en

individualités

étudiées, la servante

Françoise occupe une place de choix. L'auteur se
avec autant d'intérêt sur cette âme fruste
que sur les âmes complexes et raffinées d'un Swann,
d'un Charlus ou d'une duchesse de Guermantes. Et
il fait de nombreuses observations sur son langage

penche

pittoresque où abondent les locutions singulières et
les barbarismes savoureux. 11 se plaît à retrouver
sur les lèvres de Françoise des formes de la langue
classique mystérieusement conservées par la tradi¬
tion populaire. «Il ne vous fait même pas réponse
quand on lui cause (i)», dit Françoise d'un maître
d'hôtel gourmé et distant; et Proust d'ajouter : «Fran¬
çoise disait faire réponse comme M" de Sévigné».
A propos de M1" Octave, si accueillante et si géné¬

Françoise déclare: «Une
dire, qui ne plaignait pas
les perdreaux (2) » ; et Proust observe: «Françoise
employait le verbe plaindre dans le même sens que
reuse

pour

bonne

femme,

fait la

Bruyère».

ses

neveux,

vous pouvez

Que Françoise obéisse d'instinct au
langue lorsqu'elle forge des mots de sa
que

génie de la
façon, ainsi

l'affirme Proust, rien de plus vraisemblable:

elle

appelle Antoinesse la femme du maître d'hôtel An¬
toine, ayant sans doute «dans sa création gramma¬
ticale un inconscient ressouvenir de chanoine et chanoinesse»; comme M1"" Pernelle, elle fait d'amusan¬
tes confusions fondées sur des analogies sonores,

�Supplément
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Saber

" Gai

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222

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(Aveyron)

�I2Ó

et

MARIE

la

parenté

ou

BARAILLÉ

la parentèle devient pour

elle la

parenthèse (3).
N'importe quelle femme du peuple pourrait offrir
ses propos de telles singularités. Mais Fran¬
çoise ne serait-elle pas, d'abord et surtout, une Oc¬

dans

Marcel Proust a mécon¬
n'a point voulu avouer ? — Car Françoise
offre bien des ressemblances avec Céleste, la fidèle
servante dont le romancier n'ignorait certainement

citane de vieille souche que
nue

ou

l'origine —. S'il suggère l'idée d'une Françoise
provençale, c'est pour l'écarter aussitôt, comme en
témoignent les réflexions suivantes: « Ah ! Combray,
Combray, s'écriait-elle. (Et le ton presque chanté sur
lequel elle déclamait cette invocation eût pu, chez
Françoise, autant que l'arlésienne pureté de son vi¬
sage, faire soupçonner une origine méridionale et
que la patrie perdue qu'elle pleurait n'était qu'une
patrie d'adoption. Mais peut-être se fût-on trompé,
car il semble qu'il n'y ait pas de province qui n'ait
son «midi», et combien ne rencontre-t-on pas de Sa¬
voyards et de Bretons chez qui l'on trouve toutes les
douces transpositions de longues et de brèves qui ca¬
pas

ractérisent le méridional) »
Eh !

bien,

trompé

en

(4).

non, il est probable qu'on ne se fût pas
voyant dans la Françoise de Combray

soleil, transplantée dans l'Ilesignes sont concordants ! Ces
lesquelles Proust découvre des
classique sont nettement carac¬
téristiques de la langue d'Oc : far responsa ; pla-

fille des pays du
de-France. Tant de
mêmes formes dans
survivances du style
une

los perdigals. Et combien d'autres plus si¬
gnificatives encore ! Comme l'observe Proust, Fran¬
çoise ignore l'usage du partitif; elle dit «avoir d'ar¬
gent», «apporter d'eau (5) », ce qui est la traduction
directe de aber d'argent, portar d'aiga.— Recher¬
chant un nom qui lui échappe, elle se pose la ques¬
tion «Comment donc qu'on lui dit? — Ah! oui, c'est
nhe pas

�EN

Antoine

LISANT

PROUST

127

qu'on lui dit »(6), adaptant à la langue fran¬

çaise la construction occitane:

Cosi li dì\onì— Oc,

Antòni que li diçon. — Selon toute vraisem¬
blance, elle transpose : Es el qu'auria pogut me n'
dire en « C'est lui qu'aurait pu m'en dire » (à), as¬
es

qui au que parce qu'ils ont même forme
langue d'oc.— Elle se parle à elle-même à la deu¬

similant le
en

xième personne comme le fait naturellement le pay¬
san languedocien: « Là bas, on entend chaque heure
ce n'est qu'une pauvre cloche, mais tu te dis «voilà
mon frère qui rentre des champs» (7). — «Un hom¬
courageux », c'est, dans la bouche de Françoise,
homme laborieux, autrement dit un valent. —
Elle exprime l'idée de cause par la locution « rap¬

me
un

port à», vicieuse en

français mais si vivante en oc¬

citan : «Les employés partent, rapport à la loge» (8).
Elle donne à la conjonction que un emploi inat¬
tendu en français mais non en langue d'oc où que
est aisément le substitut des autres conjonctions et
—

relatifs : «Une bonne femme, vous pou¬
vous pouviez arriver dîner à cinq, à
six, ce n'était pas la viande qui manquait... » (g); —
elle devait être dans des endroits qu'elle s'amusait
bien... » (10). Comme il est normal, nous voyons
Françoise commettre l'incorrection contre laquelle
bataillent sans succès tous les instituteurs et profes¬
seurs d'Occitanie : «Je
suis été aussi vite que j'ai
pu» (11), traduction littérale du som estât. — On peut
des pronoms
vez

dire,

que

«

cueillir sur ses lèvres une foule de formules fami¬
lières aux bonnes gens de nos régions: «du bien bon
monde et ils le portent sur la figure» (12); — « il y
avait toujours de quoi » (13 ) (le nécessaire) ;—«Ah î je

réponds (je vous assure) qu'on ne partait pas
la faim » (13)—. Maugréer en sourdine, c'est
«dire toute la sainte journée des messes basses» (14);
un
refroidissement devient un « coup d'air» (15)
jouir de la considération de ses voisins, c'est « être
vous

de là

avec

bien estimé de partout »

(15). Il n'est

pas

jusqu'au

passé surcomposé, dont la langue d'oc fait un emploi

�128

MARIE

BARAILLÉ

spécial, qu'on ne retrouve dans les propos de Fran¬
avec son sens de avoir V occasion : «M. le
Curé nous l'a eu fait ressortir bien des fois»(iô).
Quelques particularités de prononciation achèvent
de déceler, en Françoise, l'Occitane: elle dit euss (17)

si

çoise,

pour «eux»
de

«

année

et

rend perceptible la double consonne

».

littérale de quelques propos suivis
confirmera-t-elle l'hypothèse de son

La traduction

de Françoise

origine méridionale? Qu'on en juge. Françoise s'a¬
dresse aux autres domestiques, moins anciens qu'elle
au service de leurs maîtres. L'un d'eux a demandé :
« Mais c'est à Combray même, chez
une cousine de
Madame, que vous

étiez alors ? » Et Françoise de dire:

Oc, cò de Madama Octavi, a ! una plan santa
femna, mos paures enfants, e ont i abia totjorn
de que, e de bel e de bon, una']praba femna, podètf dire, que planhisia pas los perdigals, ni los
faisans, ni res, que podiat% venir dinnar à cinq,
à sièis, era pas la carn que mancaba, e de primièra qualitat encara, e vin blanc, e vin roge,
sò que calia. Tôt èra totjorn à sos despens,
mêmes se la familha demoraba de me^es e d'annadas. A ! vos respondi qu'òm partisia pas d'atôt

qui ambe la fam. Coma M. lo Rector nos (b) a
agut fait resortir plan de còps, se i a una fem¬
na que pòd comptar d'anar prèp del bon Dius,

qu'es ela. Paura Madama, l'entendi encara
di\ia de sa pichona vot\: « France^a, sabet\, ieu manji pas, mas vòli que siague bon per
tôt lo monde autant que se manjabi ». Plan segur

segur

que me

qu'èra pas per ela. L'auriat^ vista,
mai qu'un paquet de cerièras.

pe^aba pas

près qu'en mon pays minervois, on dirait :
pe^aba pas très cerièras, j'ai l'illusion, pour ma
A ceci

�en

usant

proust

part, en écoutant ces propos de Françoise, d'enten¬
dre bavarder une bonne vieille à coiffe tuyautée et
à châle de cachemire.
Marie

BARAILLÉ.

(i) Le Côté de Guermaiites, I, p. 22 ; (2) ibid. p. 24 ; (3) ibid.
(4) ibid. p. 17: (5) ibid. p, 20; (6) ibid. p. 21 ; (7) ibid. p.
23 ; (8) ibid. p. 22 ; (9) ibid. p. 24 ; ( 10) Sodome et Gomorrhe, II,
p. 148 ; (11) ibid. p. 220; (12) Le Côté de Guermantes, I, p. 18;
(13) ibid. p. 24; (14) ibid. p. 16; (15) ibid. p. 9; (16) ibid. p. 24;
(17) ibid. p. 22.
p. 21;

ENFIN, LO VEIREPI LO CANAL

S'agis del Canal de las Doas Mars. I a plan de temps
n'parla, e s'es establit fórsa projèts. Duscas ara,
tôt es demorat sul papièr.
Un jorn d'aqueste mes de décembre, se n'es parlât à
Toloza. Dabant lo Conselh General, los senhes Rambaud,
prezident de la S.T.E.A.C. (Societat Tecnica e Economica del
Amenajament del Canal) e son colaborator Guittet
an developat lo projèt que pren corps. Lo même jorn, à
la Cambra de Comèrci, lo secretari général Gibert mostrèt cosi lo projèt se podria realizar.
Qui sab ? Belèu, dins uèit ans, veirem un canal de
480 kilomèstres, larg de 116 mèstres e prigond de 13,
religar l'Océan à la Mar Mièchterrana. Séria pas mai estonant per ara, aquel trabalh, que non foguèt per son
temps lo de Riquet.
que se

LA DIRECCION.

�LO CINQUANTENARI
GASTON

DE L'ESCOLA

FEBUS

L'Escòla felibrenca Gaston Febus,

qui abrasa los
pèis d'Armanhac, Biarn", Bigòrra e Lanas,
qu'a heit los sons cinquanta ans au mès de }mner de
1946.
Non caleré pas crede totun qu'àyan esperat à l'anada 1896 entà desvelhà-s e obrir los oelhs sus la
coate

beutat

e

la valor de sò de

caza.

Au segle XIXau cauques esperits d'elei qu'abèn la
conechensa do rique'r de la lenga nosta e que-n amuchèn los testimònis. Atau que hàzon Vignancour

1827 un recoelh de poezias biarnezas
Mazure e Hatoulet en balhar en
1842 ua navèra edicion dos Fors de Biarn, Lespy
e Raymond qui dèn lo Dictionnaire béarnais an¬
cien et moderne en 1887 au darrer de la Gram¬
maire béarnaise do permer dos dus parescuda en
1858, Lespy encoera, Hatoulet e Picot amasadors de
ditas popularias e d'arreproers, enfin los editors de
las òbras de d'Astros, de Pei de Garros, e d'Ar-

qui publicà
de mants

naut de

en

autors,

Saleta.

d'aquestes cercadors, de nombros poetas
cantàban drin pertot. Cauques noms
que son de mentàbe: Navarrot, Fabian de Laborde,
Izidor Salles, Vincens de Batalhe, Lafore, Filadèlfa de Yerda
mes qu'obràban sens ligami enter
ets e sens un cap sobiran à atenhe.
A costat

e

rimadors que

...

qu'estese encoera lavets plea de vita la lenga
Biarn e Gasconha, l'«Idea» n'i èra pas. Que nse
debè estar portada d'alhors : au mes d'aost de 1890
Ya

per

�YAN

LOUBET

131

los Felibres e Cigaliers que bachèn de Paris enta
Tarba e dens ua hesta de membrar ont Yan Palay

Miqueu de Camelat, poetas do terrador, estèn coyetèn lo seme mistralenc e reyonaliste.
L'embòta qu'anaba portar fruts de la faison qui vat
e

ronats, que
vede.

Un yoen,

lo filh de Yan Palay, Simin — lo mayocapdau de oei —, qu'abè avizat à las hèstas de
Tarba à nh'aute yoen, lo lauréat Miqueu de Camelat.
Tant lo tezicaba sampar d'o har drin de prozei do
bon, qu'au cap de dus ans, en autona de 1892, ben
s'encaminà tà-u Labedan capsus e qu'o trobà dens
lo son viladye montanhòu d'Arrens en Azun. Que
ho do parlament qui hazon que yesl l'idea d'amasar
en ua Escòla los qui
voloren tirar de maganha lo
ben esperitau de caza. Tà comensar, que conviéngon
de har un armanac : meyan dos bons uzat pos davanteyaires provensaus. Sens trigar, 1' € Armanac
patoès de la Bigorro» que parechè à Tarba en yener de 1893 dab bona escadensa puchque-s
veno un
miler e miei d'exemplaris.
rau

e

L'aviada
Entà

qu'èra dada

estene

la heita

e
e

deplan.
desnidar

d'autes arsecos,

qu'obrin à Tarba, la medicha anada, un concors de
Yòcs Floraus dab ua yurada compauzada de biarnès
e bigordans
d'elei. Aquera mustra qu'aumentà belheu lo nombre dos amies, au segur que neurisco lo
hoec sacrat e qu'enlà lo còr de fe conquistaira aus
qui haran l'afranquida- en fin de 95 d'aviar l'Escòla
perpensada despuch lo dia d'Arrens enlà.
Aus dus yoens qui abem dits que s'era yunt Da¬
niel Lafore. Tots très dab Mos Adrian Planté, qui
volo plan està-n lo capdau, que hazon à Pau en decéme de 1895 la fondacion de l'Escòla, hilhòla do

grand vescomte de Biarn Gaston Febus. La soa revista, los Reclams de Biarn e Gascongne, qui vedo la lutz en yener de 96, que portà aus dus cents abo-

�132 LO CINQUANTENARI DE L

nats de la permera anada
•cesaria au mantenement

ES.COLA GASTON FEBUS

la neuritut felibrenca neen

dinnetat de l'esperit

patriau.
Non s'estanguèn pas aquiu los
Ta mei hòrt cridar lo desvelh que
la yent

valents fondators.
volon vezitar à loa

de totas las parts de Biarn e de Gasconha e,
chisclar

dà-u la mustra viventa de la loa fe, har
lo hoec esconut au pregond de la loa anma.

en

Quei atau que pensà lo capdau de s'estangar
cad'an dens un capdulh do-son feu en dà-i ua hesta
—

popularia de la lenga mairana. Arren n'i mancaba,
poezia, devis, teatre, cansons, tauleyada que-s seguiban. L'estrambòrd de tots que hazo tostems mei
cosiradas aqueras amasadas qui, à despart las anadas de guerra, se
ment,

coate ans

tièngon

sens manca.—

Per

corona-

après la fondacion, lo capolier Devo-

luy, Frédéric Mistral e los mayoraus que viengon celebrar à Pau en igoi la hesta de Senta Estela. Dias
com aquets que debèn
tornar. Trenta ans despuch,
en 1931, la Copa Santa qu'era nh'aute còp sos cants
do Gave enter las mans do capolier Marius Jouveau.
Lo petit aròu de la permera temporada que s'ei
ardonit e maugrat los eschebucs, l'aperet de la rasa
qu'ei tostemps audit ; la durada de l'òbra qu'ei asegurada. Nombros que son los qui portèn e qui pòr—

cada dia la loa part au pretz-heit entinoat e yamei acabat. Cadun segon lo son enyenh que tròba,

tan

qu'escriu, que prozeya, que predica, qu'esculta,
qu'esmayina pesas de teatre o que he tribalhs d'erudicion entà har vale sò de nosta.

los tocar los forma-,
reyents. Dab l'ayuda
precioza de Mnh°r Gieure, lo regretat avesque de Baiona, que hazo entene la soa vots au Grand Semenari
e dens caucas escòlas e coleyes catolics do Diocezi.
De l'auta part qu'esté permès au Capdau de har conferensas à l'Escôla normala de reyents de Lescar.
L'Escòla

non

podè dechar

sens

dors de las anmas: caperans e

�yan

loubet

133

Com tots los gropaments felibrencs, ques'ahana à
har entrar la lenga nosta dens los programs de las
escolas
los sos

primarias e segondarias. En vista d'aquerò
gabidaires qu'an compauzat libres d'ensenhament: lo grand Dictionnaire du béarnais et du
gascon modernes do senhe capdau Simin Palay,
monument tau que non se-n vedo nat de parelh per
l'Occitania despuch lo «Trésor» de Mistral ; la Gram¬
maire béarnaise de Mos de Bouzet, complida per
Du gascon au latin do medich autor ayudat po
senhe canonye Lalanne; la Garbe de pouesie e la
Garbe de proses, recoelhs de très literaris cauzits
per Mos de Camelat.
D'auts que s'i hen entà que, de tôt en tôt, e posestar prests un dia à asegurar la nosta mision

cam

sancera.

Atau l'Escòla Gaston Febus qu'arraya despuch
cincanta ans sus las terras aquitanas. Qu'a tant plan

eschubrat, dinqu'au dia de oei, tôt sò qui l'abore podut har cade, qu'amucha tant de hortalesa poyada
do hons populari san e tilhos qui-u he ped, qu'òm
deu esperar de la vede perdurar longadaments.
Dab lo Meste de Malhana tornem clamar

:

E fo !
Come

Febus avant,
an crida li
paire,
E £0 ! Febus avant,
Que cridan lis enfant.
Yan LOUBET.

(Parlar de Biarn).

�L'Ort dels Trobaires

Brinde à VAmistat occitana

Brinde à l'amistat occitana,

Sem tos los

filhs dau

mesme sang,

E devem tos tirar de

bana;
auvit la campana

Avem tos

Mistralenca

e

vist Vaureclana

Belujar aprep sept cents ans.
linda

parladura,
popada em lo lact,
Que siam de plan o ben diautura,
Qu'ajam 'gut de la mai Natura

La

mesma

L'avem tos

Fais de ròsas
De

o

machadura,

Perpinhan dreicia à Bellac.

BRINDE A

L'AMITIÉ OCCITANE

Je bois à l'amitié occitane, nous sommes tous les fils du mê¬
sang et nous devons tous marcher d'accord ; nous avons

me

tous

entendu la cloche mistralienne et

vu

l'arc-en-ciel briller

après sept cents ans.
Le même

limpide langage, nous l'avons tous sucé avec le lait,
de plaine ou de montagne, que nous ayons re¬
çu de la mère Nature foison de roses ou meurtrissures, de Per¬
pignan jusqu'à Bellac.
que nous soyons

s

�albert

Avem tos

pestotjr

135

gardat la memòria

D'un passât de clarda e d'au^òr ;
Si lo chasteu es vengut bòria,

Quoes qu'an flacat jos trop de glbria
parets ont l'història

Las vielhas

Avia leissat

sos

rebats d'òr.

Mas sabem tos

qu'enja sancieira
jamais sos darriers fruchs ;
Atirem pro lum, pro glòria enquera
Balha

Si los efants de nòstra terra

Volen gra

mais

se

far la

guerra.

Messiers, brinde à quis jors astruchs !
Brinde à Vamistat occitana !
Albert

...

PESTOUR.

(parlar del Lemozin)

Nous avons tous gardé la mémoire d'un passé de lumière et
•d'enthousiasme; si le château est devenu ferme, c'est qu'ont
ployé sous trop de gloire les vieilles murailles où l'histoire
avait laissé
Mais
donner
ne

plus

reflets d'or.

savons tous qu'une race saine n'a jamais fini de
fruits; nous aurons assez de clarté, nous aurons en¬
de gloire si les enfants de notre terre veulent bien
faire la guerre. Messieurs, je bois à ces jours heu¬

nous
ses

core assez

reux

ses

se

!

Je bois à l'amitié occitane 1

.

A. P.

�TARDOR

«

Hanc olirn veteres vitam. colere

»

Vergeu.

Aqui la vida qu'antan menàbatt los vièlhs.

Aqui Vondada

que raja
E Vanta tira sut puèch.
Avèm l'estiu que balaja
E que muda aquesta nuèch.

Aujis dòna l'irondèla
Que conta, sus la canèla,
La fugida de deman.
Lo boratièr escampilha
Lo fems sut rastolh que quilha ;
Deman, levarà lo pan.

Jost la sa^on que rovilha
Tôt respelìs pus rosèl,
Jost la fèlha e la vedilha
S'amadura vin novèl.
La vaca,

cal que la mo^es ;

SAISON

TARDIVE

Voici l'ondée qui ruisselle et l'autan souffle sur la colline.
L'été balaie et déménage cette nuit. Entends madame l'hiron¬
delle raconter à la fontaine la fuite du lendemain. Le métayer

éparpille le fumier

sur

le chaume dressé. Demain le pain lèvera.

Sous la saison qui rouille tout
sous la vrille mûrit le vin

le et

renaît plus blond. Sous la feuil¬
nouveau.

Il faut que tu trayes

�edmond

durand

137

D'un crostilh ambe de noqes,
De pinhons,

regalat^-vos,
Crusisètf las avelanas

Demesi las falheras
De

cranas ;

lach, apitarratq-vos.

E lo vent tròta las

planas,

Cofle, tôt prest à plorar.
Temps qu'adòbas tas tiqanas,
Campairòls poiran grelhar.
S'alentison las
E las b or r et as

Son al

aubèrjas,
domèrjas

prbdol cada jorn.

Aufis de l'ivèrn lo

corre

...

La nuèch que
—

pica à la torre.
Mon còr, ont ne sias del jorn ?
Edmond

DURAND,

Autona 1942.

(parlar del Castrés)

la vache. D'un croûton
vous, croquez

avec des noix et de &lt;
pignons » régalezles noisettes parmi les gaillardes fougères, de

lait rassasiez-vous.

Et le vent parcourt les plaines, retenant ses larmes,
prêt à
que tu prépares tes tisanes, les champignons

pleurér. Tandis

pourront germer. Les pèches s'achèvent et les génisses dres¬
sées sont à
la nuit

qui

l'attelage chaque jour. Entends le pas de l'hiver...
à la tour. — Mon cœur, ou en es-tu du jour ?

sonne

E. D.

�LIVRBS NOV6LS
LO TBATRB

di Sabrait, per Marius Jouveau (in-12, 48 p.) EdiPorto-Aigo», Ais-de-Provensa.— Lou Retour à FontVibio (ambe traduccion franceza), per Emili Ripert (in-12, 34 p.)
Les Ed. de la France Nouvelle. — Lou Cami del Bounur, per
A. Macabiès (in-8, 26 p.) Estamp. del Lengadôc, Narbona.—
La Nora, per Pèire Miremont (in-12, 80 p.) Salingardes, Vilafranca-del-Roèrgue.— SaMaï, per J. Ponsolle (in-8, 50 p.) Dé¬
layé, Pamias.— Demòra paï^art (in-12, 30 p.) J.A.G. Rodés.—
Las Nòsas d'Or, per Frédéric Cayrou (in-12, 16 p.) Forestié,
Montalban.— Lo Catat de Rascal, per Enric Mouly (in-12, 40p.)
«Les Chantiers de la Jeunesse», Salingardes, Vilafranca.— Lo
Cbp de la Lèbre, per E. Mouly (in-12, 36 p.) J.A.C. Rodés. —
Dos Farcejadas, per P. Miremont (in-12, 46 p.) Salingardes,
Vilafranca.— Tantis d'affas per marida la Jano, per Pèire
Gardes (in-8, 60 p.) Busson, Montalban. - La Loubeto tastobrusques, per F. Cayrou (in-8, 12 p.) Forestié, Montalban. —Lo Mètge de Cucunhan, per Jan de la Ròca, 2a éd. (in-8, p. 30 p.)
La Farsa del Ruscadier, per Cecilia Cuxac(in-8, 16 p.) Edicions
del Colège d'Occitania, Toloza.
Lou Secret

cion «dóu

iiiiiiimimiiiiMiiiiiiii

d'Oc es quicòm de dificil adopòu parlar dau teatre d'Oc coma separlaria dau teatre d'Oil. Aqueste, d'efecte, es deliurat
d'uni servituds qu'encadenan aqueu d'aqui. D'esti
servituds, la mai de bon entendre es la de la propaganda per la lenga, e puei la de la propaganda dis
idèas felibrencas. Parlem pas de la propaganda morala ! Pasmens se nos saria permés de balhar nòste
vejaire, diriam que la melhora propaganda es de
crear de caps-d'òbra, o per lo
plus mens de boni
pèsas. Li bonis intencions sufizon pas e debon pas
èstre la dezencuza di marridi pèsas. Acò per la morala e lis idèas felibrencas. Per la lenga, mai que
toti li predicacions, la melhora propaganda es una
lenga bloza, unificada tant que se pou, dins de pè¬
sas bonas e umanas. Una lenga unificada permetria
La critica dau teatre

bar. Non se

�CARLES

CAMFROUX

139

pan-occitan : es sò qu'an fach lis Alemands
segle XVIII. De boni pèsas, es sò qu'an fach
toti li letraduras qu'an créât un teatre dinne de son
nom. Tôt compte fach, li bonis intencions de propaganda pòdon pas èstre qu'una razon d'indulgencia,
un

teatre

dau

non

una

razon

d'amiracion.

La maja part di pèsas que ne debèm rendre comp¬
uei an d'aqueu mau, mai que mai li que rengarai
dins lo genre serios. Apele « serios » lo genre à-z«sprès serios, per sô que séria de sovetar que nòstes
te

autors siaguèsen persuadits que lo melhor genre se¬
rios es lo que l'intencion serioza ne sortis de la quita ôbra sens que se sentiga à cada paset l'entre-

venguda de l'autor.
Dins lo trentenat de

pèsas qu'ai davant ieu, la terserios e se deu reconeise
que son li mens bonas de toti en generau. Lo polit subject dau Secret di Sabran de Marius Jouveau es
mancat per cauza d'un ton convencionau e d'una lenga fausa qu'a pas grand cauza de la lenga naturala.
La lenga dau teatre es pas la di discors de SantaEstèla, encara mens la lenga pseudò-mistralenca, e
nimai la lenga de la critica. Se Jouveau abia escrich
sa pèsa
dins lo ton e la lenga de son amirable ro¬
man de Sant Crebassi, de segur la pèsa auria pas
virât coma a virât. Se pòu dire parièr dau Retour
à Font- Vieio d'Emili Ripert, escrich dins la pura
lenga pseudô-mistralenca, dins un ton de poezia literaria artificiala, sens gens d'umanitat vertadièra,
sa

e

part es

de mai

d'aqueu

sens

genre

fòrsa dramatica.

Se

se pòu parlar dau
Cami dal Bounur de A.
Macabiès, es per lauzenjar l'autor de sa bona intencion e de son idéalisme, mas pas un peu d'una açcion

dramatica nula entre

personajes qu'an

ren

d'uman

�NOVÈLS

LIVRES

140

de vida vertadièra; e parlem pas d'una lenga
mau-despièch sò que ne dis l'autor, es luen
polida e rica lenga que se parla dins lo
Narbonés : eau pas confondre lo « patoès » que l'au¬
tor parla ame la lenga que se parla à son entorn :
e

gens

orra

que,
d'èstre la

la sola dezencuza e la vertadièra razon d'aquela marrida lenga es li necesitats d'una versificacion garrèla.
La lenga de Pèire Miremont dins La Nora, de con¬

tra, es sô de melhor de la pesa, ame la polida intencion morala. Mas Eistòria dau pichòt fieu que talha
la cubèrta per ne balhar la mitât au paire quora sarà vièlh, per li faire coma eu fa au papeta, istòria

qu'auria poscut crear una vertadièra esmoguda, es
negada dins un sempitèrne predicage que lèva tota
accion

e tota

umanitat

au

drame.

Mau-despièch una lenga pron rasada, l'estil de
Juli Ponsolle dins Sa Mai demòra sens vida. Es lo
meteis, qunte sia lo personage que parla. Acô, per
sô que li dos actes en vèrs de la pèsa son pas qu'un
long desvelopament sus li meritis dau païs e lo marridum de Paris. Es de latizenjar l'entre-presa de la
J.A.C. de Rodés qu'a jogat Demòra paï\an. De segur, es de bona propaganda morala, coma l'an vogut
li creators. Mas, per probar que lo cant dis aucèus
vau melhor que non
pas lo cinemà de Paris, auria
caugut un pauc mens de predicacion e un pauc mai
d'accion e de vertadièrs personages vivents. La pichòta pèsa de F. Cayrou Las Nòsas d'Or ten, ela,
mai d'umanitat vertadièra, e si vièlhs son vius e fan
naise un pauc d'esmoguda, mas l'accion dramatica
es flaca, e eau pas dezoblidar
qu'una pèsa de teatre
es,

abans de tôt, de teatre.

L'Enric

Mouly es, de segur, melhor romancièr
qu'autor dramatic. Sô qu'empacha pas qu'es tamben
un bon dramatic. Mas sarà
pas son Catèt de Rascal
que sarà sa melhora pèsa. Dins una lenga sempre
rica e rasada, Mouly, aici, a de trop rabentament
menât son afaire per que li
personages demôren

�C ARLES

foosadament

CAMPROUX

Amai

141

li

païzans de Roèrgue
aici d'entremièjas, e li podèm difìcilament creire : acò fai que
crezèm gaire au serios
d'aquel estacament au terraire. Es estât fbrsa mai ben inspirât, nòstre Mouly,
en
compauzant Lo Còp de la Lèbre. Aquela comedia morala es un exemple de sô que deuria èstre lo
teatre dau genre serios. Accion dramatica nervïoza,
umanitat vertadièra, estil sens bavadura ni racadura, breu, exact i caracters, variât segon li personages, dins una lenga naturala, tôt acò fai que la leison morala
espelis, tota bloza e tindanta, de la pèsa.
sian durs

e

umans.

decidits, màncan

un pauc

Se debèm conclure sus aqueu
genre serios, necite
séria ben de notar que son gros défaut es principalament dins lo ton de predicage que lis autors se
crézon

d'obligacion d'adóutar. Aqueu

ton lèva la vi¬

da tant dins l'accion coma dins li caracters e la predicacion de l'autor pren la plasa de l'umanitat di
personages.

De contra lo genre serios, la farsa sembla mai fa■cila. E pasmens ! Una vertadièra farsa es de teatre
pur que lo vèrbe creaire deu emplir d'umanitat sus un
estil de vida. E non pas una simpla colhonada. Es
acò que Pèire Miremont a pas comprés dins si Dos

Farcejadas. Tantis d'affas per marida la Jano,
de Pèire Gardes, s'es de teatre tras que viu e senic
sô que compta —, tant coma La Loubeto tastobrusgues de F. Cayrou, es, de contra, coma aquesta,
d'à-fons desprovezida d'estil de vida e d'umanitat.
Creze pas que lis autors agan vist dins aqueli dès
farsas autra cauza qu'un bon côp de rire. E lo rire,
quitament s'a gens de sau de vida, e cap de sens
uman, fai sempre de ben à l'òme, mai que mai quora es en bona lenga nòstra,
coma es lo cas aici.
—

�LIVRES

í42

Lo

NOVÈLS

Mètgede Cucunhan, dejoande la Ròca(Prosmai de «vis comica»e

per Estieu) auria poscut aber
mai de fórsa umana. L'autor

a

onèstament tractat

subjècte, mas a demorat en desot de si posibilitats. Voklriai que Lo Mètge de Cucunhan inedich
de Max Roqueta sia éditât per mostrar sò que se pòu
traire d'aqueu tème tant uman e comic au còp. La
Farsa dei Ruscadier de Cecilia Cuxac, de contra,
ten una granda fòrsa comica, mas lo costat francament uman dau tème folcloric resortis pas gaire, e
creze qu'acò
ven de sò que la verbia a mancat à
son

l'autor..
Se me perméton de balhar un conseu à nòsti «farsaires», li dirai : « Legisètz e meditatz li farsas de
F. Dezeuze, que demòra, per ara, lo melhor autor
occitan, e benlèu francés e mai luen encara, dins
aqueu genre. Veiretz coma se pòu faire rire e morir
de rire lo pòple, d'à partre d'un fons uman, rie mai
que

mai, dins un estil de vida clar e linde, am una
côp crearèla de veritat dins l'iluzion. Puei

verbia tôt

crezeguescatz pas que la farsa sia un genre minor
qu'òm pòu tôt s'i permetre. L'exemple del Dezeuze
que la teoria nos dis, que, au fons, la far¬
lo genre teatrau per primautat, qu'es tôt, e soscament, estil e verbia ».

pròba, sò
sa es

Carlés

CAMPROUX.

(à seguir)
.

(Parlar de Provensa).

�RBVISTAS B JORNALS
(mai-jun 1947), Noto sus Lou Pouèmo dàu Rose, per MariaBoyer ; Au\ia,s Jouveau, per Francés Jouve, à l'ocazion del centenari de la naisensa d'aquel majorai dont lo nom
es tant fièrament portât encara per dos majorais.— (juliet-avoust
1947): La Santo-Estello de Ptrigus, cronica; Aprepaus di dialeite, per Pèire Azéma, que dis ambe razon : « Es à flour e mesuro que
s'aluenchon dóu Felibrige vivent que li zelaire de noun
sai qunte estremisme mistralen devèpon mairege e mai seitàri.
Estremisme poulimorfe que se manifèsto de fes pèr acioun, de
fes pèr oumissioun (vèire la decisioun escartant dóu «Près
Mistral» li dialèite noun prouvençau) ; Léo Lelée, per Marius
Jouveau, omenagedegut al imagièr e ilustraire arlatenc.— (setèmbre-outobre 1947): Antoni Conio, per Marius Jouveau, que
lauza coma se deu la vida e l'ôbra del regretat majorai marselhés. Dins gaireben cada numéro de Fe se pód legir un estudi complèt sus la literatura occitana — ambe pichona antologia — dins qualquas provincias : Biarn e Gasconha, Auvèrnha.— Lo n° de julhet-agost porta de polits poèmes, Setens
clapassiès, del majorai Jozèp Loubet.
Fe

Antonieta

Dins La Kestanco (jun-juliet 1947, avoust-setèmbre 1947),
bonas pròzas, dins un vocabulari granat e requist, de Pèire
Fontan : Galèro e Galerin, del canonge Bonifay, del doctor
Carie Arnoux
numéro,

: Lou
Parpaioun blu e la Catarineto. Dins cada
pichon glosari dels mots rares.

Legisèm ambe plazer

e

interès lo buletins de mantas escôlas,

claufits de novèlas pertocant lor activitat : £Prouvènço!, e
Lou Calèn, de Marselha ; Les Amis de la Langue d'Oc, de Pa¬

de
pòd legir, al n° de setembre 1947, un compterendut del Acamp General del Institut d'Estudis'Occitans : aqueste se tenguèt à Marselha lo 25 de mai 1947, quand los felibres èran à Peirigus al torn del Capolièr ; Mouu Pais, de Paris,
organe dels Peiregordins de la capitala, dont lo n° de junh
1947, parla coma se deu de la Santa-Estèla de Peirigus.
ris ; Lo

Grelet, de Clarmont dAuvèrnba; Terra mairala,

Casablanca, ont

se

L'Ase negre (abrilh 1647) : La roda vira, per Max Allier, ont
legisèm: «Dins l'I.E.O. e dins sos oraes cabis l'aparament dárrier de la nacionalitat e de la cultura occitanas
» e, plus
lènh : «Dins nostres acamps, la lenga d'oc resta au lindau. Om
1 parla pas que francés ; deguń se'n (sic) estona pas, e d'unis
meteisses (!) nos venon coma aquô qu'om se comprendria pas».
I a qu'à traire l'escala aqui-desus ...— (mai 1947): Bibliografia
occitana, per Joan Lesafïre.— (junh 1947) : Roque-Fcrricr, estu...

�E

REVISTAS

144

di serios

e

documentât,

per

nista, Fèlis Castan escriu:

JORNALS

Pèire Azéma
«

;

dins Accion occita-

Cresem pas pus à «l'influx de la.

divine

poésie», per reviudar los pobles ». Urozament qu'i a,
per acó far, la bêla próza del Ase negre en plasa des poèmes
de Mistral !— (julhet-agost 1947) : Ramon Vincens dis que « la
literatura occitana es una literatura engatjada »! I a un bon
article,

.

sinnat—

e es de regretar — sus l'atituda dels parsocialiste à l'Asemblada Nacionala à prepaus
delensenhament del breton dins las escôlas.—(sept.-oct. de 1947):
non

tits comuniste

e

Espéra d'estiu, de Max Rouquette, dont la próza nos cambia,
urozament, d'aquela que se legls — quand se pôd legir — d'or-dénari dins VAse negre.
Era Boots dera IMonntanho

(jambiè-febriè 1947)

:

Aquelis

que

s'en van : Caries-Brun, per R. Lizop ; Cansous d'aigo, poème
de Raimonda Tricoire.— (mars-abril 1947) : poèmes e prózas de

J. Palmade, R. Lizop, Cl. Roques, Raimonda Tricoire f A s Sedous), Paul Calvinhac, J. Fay ; trôses debibliografia e novèlas
de 1 'Escòlo deras Pireneos.
(mai-junh 1947) : L'Estelo felibrenco e la Coupo Santo dins Vobro e la vido de Jansemi, per
Ramon Lizop ; Noum de familho, poème de Clovis Roques. —
(julhet-agoust 1947) : en suplement, un adobament de la Coupo
Santo, per J. Palmade, adobament qu'es una traïzon ; i a de
cants sacrats : ôm i deu pas tustar : qu'es aquela «Coupa bèlha»?
Gardera la Coupo Santo del Mèstre.— (set.-oct. 1947) : numéro
consacrai à la felibrejada annadièra de VEscàlo deras Pireneosque se tenguèt à Tarascon d'Arièja los 9, 10, 11 d'agost : de—

mest los lauréats del concors,

colans Claude

trobam los noms de nôstres
Maryse, Paul Sicard, Juli Ponsolle.

es-

Lo Cobreto, revisto mesadiero de l'Escolo Oubernhato, a reviscolat, e entemena una 3a séria, ambe lo mes de janvièr que
porta de polits poèmes de Fernand Prax e Joan Fay: acò es
estât lo melhor biais de festejar lo cinquantenari de la fondacion de YEscàla Auvernhata. Dempèi, nos es arribat cada mes
lo n° de Lo Cobreto, tôt perfumat de seniors de la montanha,
poèmes, prôzas en occitan e en francés, estudis sus la literatu¬
ra, novelum, etc... L'Escôla de Vermenoza a de vêlas grandasont bufa lo bon vent, ambe lo capiscòl Estèbe Marcenac, los
jos-capiscôls abat Mathieu e Fernand Prax, lo clavaire Andriu Delzangles, los secretaris Alfred Prody e Joan Fay.—
Per s'abonar, madar 100 francs à « André Delzangles, 18,..
rue Vermenouze,
Aurillac, c. c. Clermont-Ferrand 57.951 ».
(mai 1947): Efants, que vous ses emboulads ! poème de Joan
Fay ; — (junh 1947) : Diaïèites e grafios, per J. Fay ; •— (julit
1947) : Pour la graphie occitane, per F.-Paul Raynal ; — (ost e
set. 1947): Ol Cloucou, poème de J.-S. Mathieu; Quand lou
journ radia, poème de JuaninaUlmet ; — (outobre 1947): Ount
es nostro Cobreto ?
poème de Andriu Mazard ; Taulos d'Escolo,

�REVISTA

E

JORNALS

145

poème de J. Fay. [os la rubrica Granos de toutos ventados,
Lo Cobreto. dis la bêla bolegadisa qu'entreprénon tornamai los
felibres al païs de Vermenoza.
Rouergue (janvier-mars 1947). Aici lo ier numéro
publicacion entrepreza dins la capitala del Roèrgue, que
èstre la revista, pas d'una vila, mas de tota una provincia:

Revue du

d'una

vol
«chacun

de

nos

numéros s'efforcera de donner le reflet aussi

complet que possible de la vie en Rouergue, sous toutes ses
formes et dans son admirable diversité». E comensarai praqul,
en
complimentant la direccion per aquelas cronicas pertocant
la vida politica, literaria, artistica, religioza, economica del
Roèrgue, que ténon 50 pajas sus las 168 de la revista: image
de tota la vida roergata.
Tôt lo restant

pertôca tant-ben lo Roèrgue, autant per los
los tèmes. Aici Fragments de Vie, jornal d'Enric Bousquet, istorian e filolôgue, prezident de la Societat de
Letras, Ciencias e Arts del Avairon ; aici d'estudis de Combes
de Patris sus le Centenaire de F.Fabié, de Paul Ramadier sus
Viala, poète des Solitudes, de A. Albenque sus Une industrie
d'autrefois (la rezina), e una novèla, Le Coustillou, de Camila
Marbo. Nostra amiga Calelhon i ten la cronica de las Letras
d'Oc. Los poèmes màncanpas, en francés (A. Delacour, P. Car¬
rière, M.-A. Fabre) e en occitan (Joan Boudou, Enric Mouly,
Jozèp Vaylet, Calelhon); Fr. Duvibal i parla de Bistanflèro,
lo roman d'E. Mouly ; i a una abondoza cronica regionala, ont
lo film de «Farrebique» es pas debrembat.
A la Revue du Rouergue mandam nôstres compliments e nôs¬
tres vôts de benvenguda. Om se pôd abonar— 300 francs per
an
à «Revue du Rouergue, Place de la Cité, Rodez. »
Al editor Carrère nôstres compliments per la prezentacion,
lo papièr, l'ilustracion, etc ...
autors

que per

—

redigit, ilustrat, imprimit pels escolad'Augmontel (Tarn), porta una polida
redaccion en bona lenga d'Oc, Los Anhelons, escrita per un escolanôt de Onze ans. Compliments à la regenta, dôna Cecilia
Cauquil, e tant-ben al senhe Boudou, cônse d'Augmontel, nôstre escolan, capiscôl de l'Escòla d'Autpol, de Mazamet.
A las cronicas de Pèire Gardes dins dos jornals semmanaris
Brin à Brin, jornalet
nôts de l'Escòla publica

de Montalban Le Réveil de

Tarn-et-Garonne e Le Démocrate
Tarn-et-Garonne, manca pas grand cauza, gaireben res, per
èstre perfètas.

de

Jozèp SALVAT.

�BOLEGADISA OCCITANA

U'Bscòla de Laran

Es lo /5 de mai 1947, per la fèsta de VAcension, que s'arremo\et, al castèl de Laran, prèp de Cornebarrieu, en terraire
gascon, tota una còla de proprietaris vivent sus lor terra e la
trabalhant, qu'an decidit de s'acampar, un còp per an, al entorn d'una b'ela taula ont se parlaria qu'en lenga d'oc. EnTic de Malefette e Edoard de Tàppie, de doas vièlhas familhas
tolo\encas, son los animators d'a quel gropament. Lo maitin,
lo majoral-abat Salvat abia prédicat en lenga d'Oc à la capèla de Laran. A taula, aprèp lo cant de La Copa, s'aplaudiguèt de polidas e'strbfas de Victor Toul\a.

Ua Qinèsta

d'Aur

Ambe gauch, amb estrambàrd, la bêla ciutat de Perpinhan
festejèt, lo 18 de mai, la Ginèsta d'Aur e la Mantenencia catalana del

Felibrige.

majorais Grandò e Amade, la felibrcsa Lucia Bartrc,
felibre Dalard, Lo senhe cotise, lo canonge Borrallò parlècoma calia. Lo mèstre d'òbra Jo\èp Niel, que représentaba l'Escòla Occitana, faguèt lo rapòrt francés de la Ginèsta
e
diguèt acà à l'acamp de la Mantenencia :
Los

lo

ron

Duncas al

Ai tengut

Roselhon, dune' à la Catalonha,
dins mon côr l'amistat de Gasconha,

Una frairenala amistat.

Canigó gigant, ma votz auèi te don a,
Ambe lo fier salut de Muret, de Garona,
Un omenage à la Beutat 1
O

Al

palmarès de lenga nòstra, legisèm

los noms d'Abdon Pog-

gi, Peire Cerdd, Angela Baient (roselhone\es), Estève Baille,
J. Gual, Domenec de Bellmunt (catalans d'Espanha), Car¬
ies

(lengadocian), M.-L. Thicrréc (provensala), etc.
per totis los braves poètas d'Oc !
Jozèp NIEL.

Osca

�BOLEGADISA OCCITANA

La

Santa

147

Bstèla

Se festejet à Peirigus los 24, 25, 26 e 27 de mai. Aquela
Santa-Estèla, la primièra celebrada dempèi sèt ans ambe tota
la solennitat tradicionala acostumada, èra engimbada per

dempèi la mòrt del regretat majo¬
mantenguda en plena vertut per lo jove

/'Escòla dou Bournat que,
rai Robert

Benoît,

es

majorai Marcel Fournier.
Cortège subrebèl al maitin de Pentacosta ont lufsian las
vestiduras e las cofaduras occitanas del Peirigàrd, del Lemo\in, del Lengadòc, de VAuvèmha, del Roselhon, de la Provensa.
Mesa à là Catedrala ont s'aufguèron de bèls cants e un polit
pre\ic en lenga de Peirigòrd per l'abat Gaillard : à la sortida,
l'abesque, Afnhor Louis, benefguèt los Gardians de Camarga.
Aprèp dinnar, se tenguèt al Pargue de Gamenson una cort
d'amor espetaclo\a ont se joguèt L'Orne que vendè sa fenno,
comedia de Marcel Fournier.
A la nèit, se
de majorais :

tenguèt lo Consistòri ont i abia una
lo capolièr Frédéric Mistral foguèt

elegit per très ans;
majorai nòstre amie

quin\ena

tornamai
en plasa de Caries-Brun, foguèt elegit
e «conselhèr* P.-Lo'is Berthaud. Demèst

en
Gai Saber proclamais, notarem Gumersind
Gomila, de Perpinhan. Demèst los socis, lo profesor e roma¬
niste Clovis Brunei, e dàna Texier de Paris. Demèst las Escà-

los mèstres

de Tolo\a.
pre\ensa del prefdent Ramadier, cap del
Gobernament, s'inaugurèron los bustes de Bertran de Born,
Giraut de Bornelh, Camili Chabaneau, e un médaillon de
Robert Benoît. Notarem aqui un bel discors del majorai Pèire
A\ema sus l'àbra del romaniste Chabaneau. Se tenguèt apèi
acampper VEnsenhament de la lenga d'Oc ont los majorais
Marins Jouveau, Jo\èp Salvat e Marcel Fournier diguèron so
que se fa per aquel ensenhament.
A mièchjorn, foguèt la taulejada al entorn de la Copa San¬
ta, ont s'aplaudiguèron la rèina del Felibrigc, lo Capolièr, los
majorais e los delegats de las Escàlas.
las

aderentas, Z'Escòla de la Crotz-Jauna,

Lo dilus maitin, en

■un

La Mantenencia

de

Lengadòc

Lo dimenge 20 de julhet de IÇ47, la vilàta de St. Pons, al
pèd de la Montanha-Negra, avia cargat sos vestits de fèsta.
La ra\on n'èra que recevia los Felibres lengadocians venguts
per l'acamp annadièr de lor mantenencia.
Demest las escàlas repre\entadas avèm notât : L'Escòla d'Autpol de Ma\amet, l'Escàla Albige\a Rochegude d'Albi, VEscbla

�148

BOLEGADISA OCCITANA

Occitana de

Tolo\a, VEscòla Trencavèl de Be\ièrs. Nos de\endoblidam qualcuna.
Domergue acompanhaba la Rèina Iolanda Coste
coma los majorais Clardeluna, Causse e Teyssier.
Aprèp l'acamp mantenencial ont lo sendic Domergue foguèt
tornamai elegit, s'inaugurèt una lau\a à la membria del ma¬
jorai Melquior Bartliés (1S18-1886), e Clardeluna se faguèt
aplaudir dins una bêla diclia en onor de l'escrivan.
Un vin d'onor à la Comuna foguèt Vèsca\ensa pels felibres
d'au\ir lo Cbnse de St. Pons e la responsa del Sendic.
Aqui coma à la mesa, la lenga d'bc èra rèina. Dins la vièlha
catedrala, los cants e lo preajc estrambordèron Vauditbri.
A la taulejada brindèron : lo cbnse, lo sendic, lo majorai
Teissier e, per finir, Causse entonèt la Coupo Santo refre\a
en cor
per totis.
La Cort d'Amor plan reiisida nos faguet remirar lo grop Ramon
d'Autpol dins sas dansas e dins la comedia l'Esprit tustaire ; lo grop de VEscbla Trencavel dins sas dansas de las
Trelhas, del Cabalet, dels Basions ; la iLau\etai&gt; de Montpellier
delarguèt totes los rires ambe la comedia Lou Retour fachous.
Domage que l'ora ta.rdièra nos prives del placer de ve\e jogar La Lengo tnairalo pels Cigalons Narbone\es.
Clavarem aqueste rendut-compte en remerciant la populacion sanpone\a e tantben la Societat de Mu\ica que joguet sul
quibsque d'aires lengadocians e que, dins lo pasavila, nos empaclièt de trop sentir la calor en tirant ambe sas marchas un
cortège ont los costumes de las Sampone\as, de las Ma\ametblas, de las Berjerencas, de las Albige^as fa^jan luijr al solelh
lors bêlas colors miechjornalas.
Norbert ROUQUETTE.
cu\am se ne
Lo sendic

Aprenèm la mòrt, à Buenos-Aires, al 30 d'abrilh de 1947,

del grand catala.niste Francés Cambô, generos protector de
l'ôbra culturala'catalana. Abia 71 ans.
A Toloza es môrt lo bèl trobaire Francés Rigal, un dels
fondators del'Escbla Carsinbla deMontalban. Abiaescritun

poème de valor: L'Estivandiè.
Lo 7 d'octôbre de 1947 est mort à Santa-Maria de Mariés,

Catalonha, nôstre bèl amie Jozèp Vilarmau, poète, muzician, folcloriste, qu'abia colaborat al Gai Saber. Abia amb
en

pron pena

47

ans.

Que totis àjen patz al paradis de Santa Estèla

!

Cri-Cri

Imp. Lauraguaise

-

Castelr.audary.

Le Gérant

: j. salvat.

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES. —- a, seul ou dans
accentué ou non, sonne comme a

le corps d'un mot,
français ; mais s'il
constitue une terminaison féminine, il est semi-son¬
nant et se prononce entre a et o, suivant la région ;
e sonne comme é fermé français, et è comme è oavert français ; —• i équivaut à i français ; — u égale¬
ment ; mais, après une voyelle, il a le son ou fran¬
çais ; — ô ouvert se prononce comme o français, et
o fermé comme ou
français.
—

2° CONSONNES. — b, c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s français; — j sonne

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;
n est muet, sauf quelques rares exceptions, à la fin
des substantifs ; — r est souvent muet à la fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
comme

comme n
—

qu'à Pinfinitif;
muet à

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
ment; — v sonne comme b, sauf en Pro¬
—

la fin des

des mots

en

vence.

3° GROUPES.

—

ch, lh, nh se prononcent: tch, ill, gn.

&lt;■■■■ a ■■■■■■■■■■■■

ÌB

■ ■■■■■■■■■■ h ■■■■■ n ■■■■ a ■■■■■■ i

Pour

paraître bientôt:

chez Privât, Toulouse;

Se

eanti, que canti,

canti

pas

per

yo

(Si je chante, quand je chante,
je ne chante pas pour moi)
POÈMES

OCCITANS
DE

PHILADELPHE DE GERDE

�Les

Beaux

Livres

Occitans

—

Collection

1.—

2.—
3.4.—

"

LO GAI SABER"

Philadelphe de Gerde, Eds Crids (Les Harangues),
sirventes en dialecte bigourdan.
Prosper Estieu, Las Oras cantairas (Les Heures
chantantes), sonnets occitans.
Antonin Pcrbosc, Lo Qôt occitan
(La Coupe occi¬
tane), poèmes occitans (Prix des Vignes de France).
Abbé Joseph Salvat, Paraulas crestianas (Paroles
chrétiennes), sermons en langue d'Oc, illustrations
de Paul Sibra.

5.—

Philadelphe de Gerde,

Bernadeta, poème

pastoral.

Beaux volumes in-12 carré, de 200 à
360 pa¬
ges, avec traduction française. Le volume, bro¬
ché, 50 francs.
chez Edouard

PRIVAT

«&amp;

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1-4, Rue des Arts, TOULOUSE
0/0 Toulouse I17.24o

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la même librairie

Abbé

Joseph Salvat. - Gramatica occitana (Grammai¬
occitane). Texte occitan et français, in-12,
xxiv- 178
p. cartonné, 40 fr.
Chant languedocien et pyrénéen, recueil de chants
populaires, texte languedocien et traduction fran¬
çaise, nouvelle édition in-8, xn -138 p., carton¬
re

Le

né, 33 fr.

Paul Prouho, Meisons per la Garbièra del
Felibrige
(Moissons pour le Gerbier du Félibrige), poèmes
occitans et traduction
française, in-12, 248 p. 50 fr.
llIlillllllIIIIIIlIIIIIHKI

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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Baraillé, Marie (1895-1968)</text>
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              <text>Loubet, Yan</text>
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              <text>Pestour, Albert (1886-1965)</text>
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              <text>Durand, Edmond</text>
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              <text>Camproux, Charles (1908-1994)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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