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                  <text>30»

Ànnada

Mars-Abrilh 1949

229

Lo Gai Saber
Revista de l'ESCOLA OCCITANA
o
Dis Aup i Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOZÂ
1 -4,

Carrlèra

dels

Arts,

Lo

1-4

numéro :

50 frs.

�OAI

LO

SABER
OCCITANA

Revista de l'ESCOLA
Administration
14, Rue des Arts,
Abonaments
~

EDOUARD PRIVAT &amp; Cle

:

TOULOUSE, c/c. Toulouse 117.240
( Fransa
:

_

I

: un au

.

Bstrange :

Abomament

.

.

.

.

.

un an

200 tr.
.
500 fr.

d'ajuda : 1.000 frs.

—

ENSENHADOR del N° 229 (Mars-Abrilh

ACADÉMIE DES
IEUX FLORAUX:

Concours de langue

1949)

d'Oc.

l'ESCOLA: Fête de l'Escôla Occitana.
Pierre Goudouli.
GUITTARD :

Le Bureau de
Albert

A l'uroza memôria

Pèire GODOLIN :

Sonet à Liris.

d'Enric lo Grand.

Canson de taula.

Noèl.
loan

LESAFFRE

:

L'Escoutaire.
A nos Escolans.

La DIRECTION

(Literatura).

A. ROUSSILHE

Libres novèls

ïozèp SALVAT

Revistas

CRI-CRI

Bolegadisa Occitana:

:

e

Jornals.

Activitat felibrenca à
Noves de Catalunya.

Narbona.

Mortuàri.

CHERS ESCOLANS
difficile à assurer. Plusieurs
compris, et ont bien voulu nous aider.
Grand merci à ceux qui nous ont confié leur publicité :
Escolier et Diant, de Lavelanet ; Puel, Esquirol, de Castelnaudary ; Puech-Galibert, de Mazamet ; La Blanquette de
Limoux ; L'Arçonnerie Française de St. Sulpice ; Gabaude,
La vie de

de

nos

notre Revue est

amis l'ont

de Burlats.
Le Bureau de l'Escôla Occitana s'est vu dans l'obligation
porter l'abonnement à 200 francs. Mais déjà certains de
nos escolans généreux nous ont adressé un abonnement de
soutien (1.000 francs). Ce sont Mlle Lazaygues, à Toulouse,
MM. Escourrou, à Mazamet, Emile Rieux, d'Albi.

de

�à

LAVELANET

(Arièja)

L'ostal

E/COLIER &amp; DIAIVT
«S
fa de bel
que

VINS

drap
s'esquisa jamai.

FINS

BORDEAUX
BOURGOGNES
CHAMPAGNES

APÉRITIFS
LIQUEURS
RHUMS
ARMAGNACS
COGNACS

PUEL &amp; C
Ancienne

Maison

THOMAS

CASTELNAUDARY

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•

GRANDS MORNES
45?

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S.A. LE PIPPERMINT
Q

REVEL (H?G?)
UNE

VIEILLE MAISON

UNE

GRANDE
MARQUE

WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA/VSAAAAAAA/»

MÉGISSERIE
PEAUX pour Vêtements
&amp; pour Chaussures
PEAUX de Chamois

Etablissements PUECH-GALIBERT
MAZAMET

(TARN)

BLANCARIA

PÈLS
e

per

PÈLS

Vestits
Causaduras

per

de Chamos

�Lo Gai Saber, N° 229.

marS-abrili-i 1949.

ACADÉMIE des JEUX FLORAUX
CONCOURS ANNUEL
Les

DE

POÉSIE

OCCITANE

1949

prix suivants ont été décernés

FLEURS

:

:

1. Alter Christns, poème, par M. l'abbé Sylvain Toulze,
curé de Trespoux-Rassials (Lot), a obtenu un Rappel cI'Eglantine d'argent ;
2. Dins lors pezadas, poème, par M.Graulhet (Tarn), a obtenu un Œillet ;
3.

Paul Calvignac, à

Regina Lacis, hymne à la Vierge, par Melle Marcelle
à Aix-en-Provence, a obtenu un Lis

Drutel (l'Aubanelenco),
d'argent réservé ;

4. Nit de Nadai, Puresa,

pièces,

M. Charles Grando,

par

majorai du Félibrige, à Perpignan, ontobtenu une Primevère.
MENTIONS

HONORABLES:

1. Amies de ma Tèrra despoderada, sonnets libres, par M.
le Dr Christian Mathieu, à Castelnau-de-Montmirail (Tarn).
2. Meditaciò, Escampills, Vestida de Molsa i Ploma d'Ocell,

Mati,

pièces,

par

M. Robert Marty, à Montpellier.
PRIX EN

ESPÈCES

:

Un
à

prix de 1.500 frs. a été décerné à M. François Raynal,
Paris, pour son livre An lardin des Adages.

GRAND PRIX DE PROSE FABIEN=ARTIGUE

1949 (5.000

frs.)

Exceptionnellement, en 1949, ce prix était réservé à une
en prose (en français
ou en occitan) relative à Godolin.
Le prix a été décerné à M. Albert Guittard, à Toulouse,
pour son ouvrage manuscrit en français : Pierre Gondonli

étude

poète toulousain.
Un prix d'Académie de 1.500 frs. a été décerné à M. Marius-Albin Amouroux, à Paris, pour son ouvrage manuscrit
en

français

:

Un soir

avec

»b

Gondouli.
©

'

�lo

PRIX PUJOL

Exceptionnellement,

gai

saber

POÉSIE 1949 (3.000 frs.)
en

1949,

ce

prix était réservé à un

poème (en français ou en occitan) relatif à Godolin.

prix suivants ont été décernés :
prix de 1.500 frs. à M. Antoine Rey, à Agen, pour son
poème occitan : A Godolin.
Un prix de 1.500 frs. à M. René Auzias, à Aix-en-Provence,
pour son ode occitane : A Goudouli.
Les
Un

Fête de l'EscôIa Occitana
Le lundi 2 mai, à 10 heures, à
Dame la Daurade, messe pour les

(Emile Ripert, Mgr. Tournier).

la basilique Notre-

défunts !de l'année

A 11 h. réunion du bureau de VEscòla, à l'Hôtel
d'Assézat.
A 14 h. dans la

grande salle de l'Hôtel d'Assézat,
rapport de M. le chanoine Salvat, mainteneur des Jeux
Floraux, majorai du Félibrige, sur le concours de lan¬
gue d'Oc, le Grand Prix de Prose Fabien-Artigue, le
Prix Pujol poésie ; lecture des poésies occitanes cou¬
ronnées.
A 19 h. 30, dîner amical de MEscòLa, ouvert à tous
les félibres, à l'Hôtel du Clocher de Rodez. Le dîner est
offert aux lauréats occitans de l'Académie. Prière de

s'inscrire, librairie Privât, 14, rue
Tél. 220.33. Dernier délai 29 avril
Le Bureau

des Arts, Toulouse.
(300 frs. environ).
de

l'Escola.

�Pierre OOUDOUII
Il n'y aurait pas une longue enquête littéraire à.
faire pour trouver, au dix-septième siècle, un écri¬
vain de chez nous qui soit demeuré fidèle au sol

natal, et d'une fidélité parfaite, alors qu'on en
pourrait citer, également de chez nous, qui ont boudé
le Languedoc et Toulouse et ont cherché la gloire
à Paris.

Cet écrivain fidèle, c'est Pierre Goudouli. Il reste
l'honneur de sa chère cité palladienne. Et celle-ci,

reconnaissante, est fière de lui : franche fierté,
joyeuse fierté et même orgueilleuse fierté, qui s'est
traduite et continue de se traduire par tant de dif¬
férentes façons, toutes plus enthousiastes les unes
que les autres, et qui se manifestera de nouveau à
l'occasion du troisième centenaire

de

la

mort

du

poète.
Pierre Goudouli naquit à Toulouse le n ou le 12
1580, l'année où parurent les premiers li¬
vres des Essais de
Montaigne. Par son père, il des¬
cendait d'une famille de laboureurs de Roques, à

juillet

quelques kilomètres de la grande ville ; par sa mère,
il appartenait à une famille de terriens de Castres.
Il fut mis par son père, chirurgien très expérimenté
passé Maître, au Collège des Jésuites (ancien Hô¬
Bernuy, aujourd'hui Grand Lycée), pour y faire
ses «premières lettres humaines». Le jeune homme
s'y rendit, assure-t-on, fort savant, se familiarisant
avec
les classiques Virgile, Ovide, Horace, ainsi
qu'avec Ronsard et Rabelais. De là, il passa à la
Faculté de Droit de la vieille Université toulousaine,
où enseignaient des maîtres d'un grand talent et d'un
grand renom, émules et disciples de Cujas. Il s'y
et

tel

�ALBERT

320

GUITTARD

livra à des études

ple connaissance
vie

assez

rude.

sérieuses, faisant encore plus am¬
avec les classiques. Il y mena une
Levé à quatre heures du matin, il

allait, après un modeste déjeuner, se plonger dans
l'étude, puis suivre les cours de jurisprudence. Cela
durait jusqu'à dix heures. Seul ou avec d'autres étu¬
diants, il revoyait les notes prises, et s'adonnait à
des lectures. L'après-midi, nouveaux cours, suivis
de contacts fréquents avec Sophocle, Aristophane,
Démosthène, Cicéron. Ne se destinait-il pas au bar¬
reau ? Ce n'était pas d'ailleurs par goût, ni par in¬
clination, mais plutôt pour donner satisfaction à sa
famille. Il 3^ rencontra des amis qui lui resteraient
toujours fidèles et dont beaucoup rimeraient plus
tard. Il prit sa licence en droit et se fit même rece¬
voir au Parlement. Jamais cependant il ne plaida.
Alors qu'il était encore étudiant — « escolier» di¬
sait-on
il écrivit des vers. En 1607, il adressait
à Bertrand de Larade, de Montréjeau, pour sa Muse
Gascoue, une Odelette en idiome toulousain, qui
est sans grande valeur.
Continuerait-il à écrire ainsi, ou aborderait-il la
poésie française ? Pourquoi ne tenterait-il pas de
rimer dans la langue de Ronsard ? Trois ans avant
son Odelette
à Bertrand de Larade, il avait pris
part aux Concours des Jeux Floraux, qui, depuis de
nombreuses années ne couronnaient plus que des
poésies françaises. Ce fut sans succès. Il ne se dé¬
couragea pas. Le Livre Rouge, qui contient notam¬
ment les œuvres couronnées par les continuateurs
des Sept Troubadours, fondateurs de la Gaie Science,
rapporte qu'après 1604, Goudouli (Godolin, est-il
écrit sur ce registre) figura parmi les candidats en
1605, .1606, 1607, 1608. Qui n'admirerait une telle
constance? Il devait en être récompensé par l'obten¬
tion d'un Souci en 1609 pour un Chant Royal.
Notre poète entendit continuer dans cette voie. En
1611, il se mit à nouveau sur les rangs. Ce fut en
—

pure perte.

�PIERRE GOUDOULI

321

Il abandonna la rime

française. En réalité, c'était
partie fait. En 1610, au lendemain de l'at¬
tentat de Ravaillac,
il avait écrit des Stansos à
l'Hurouso Memorio d'Henric le Gran, qui sont
un de ses
plus beaux poèmes. Il n'en avait reçu que
compliments chaleureux.
Ainsi encouragé, Goudouli poursuivit sa tâche, qui,
il l'a dit lui-même, était de conserver le langage
toulousain toujours beau. On le vit et on l'applaudit
aux fêtes populaires organisées par le duc de Ventadour et le duc de Montmorency, où il lisait Pro¬
logues, Ballets et Poèmes, le plus souvent déguisé

déjà

en

à la mode italienne. Même éclatant succès

quet du 3 mai, où, mêlé aux

Capitouls,

aux

au

ban¬

Mainte-

aux
lauréats, il .adressait, aux uns et aux
autres, à commencer naturellement par Clémence
Isaure, des couplets et des strophes en idiome tou¬
neurs

et

lousain fort bien tournés.
Il s'était créé des relations. Il connaissait la géné¬
rosité deses bienfaiteurs, depuis Adrien deMontlucet
le duc de Montmorency jusqu'au président de Bertier et Philippe de Caminade. Il avait de nombreux
amis : François Maynard qu'il invita à sa table ; Jean

Doujat, l'auteur du Dictionnaire placé à la suite des
Louis Baron, François Bonnet, de Boissière,
auteur d'une pièce de vers qui accompagnait un fro¬
mage d'Andorre, envoyé à notre poète par Adrien
de Montluc, Jean-Géraud d'Astros, etc. Beaucoup de
œuvres;

ceux-là

se

réclameront de lui

et

affirmeront être

ses

disciples.
Ainsi, Goudouli vivait heureux et tranquille, tout
au moins jusqu'en
1626, année de la mort de son père.
Il connaissait même une certaine aisance et n'avait
souci du lendemain.

aucun

Après 1626, vinrent les journées, d'abord sombres
puis malheureuses. Goudouli dut se résoudre à ven¬
dre une à une chaque partie du patrimoine paternel.
Il gardait toujours sa jovialité. On le voyait au

�ALBERT

322

théâtre du
de

gémir

GUITTARD

Logis de l'.Ecu, ce qui lui était matière
quelque ironie :

avec

Les escuts soun pauc en usatge
A la bourso de Tocosson.

TJne

fois, il se plaisait à rappeler qu'il avait
aux Jeux Floraux. Maintenant, il n'avait
des soucis d'argent.

autre

eu un

plus

Souci

que

C'était donc la misère, une misère que ne
atténuer la vente de son œuvres. Il adressa

pouvait
une

re¬

quête aux Capitouls, qui lui consentirent une pen¬
sion annuelle de trois cents livres s'ajoutant à celle
du Chapitre de Saint-Etienne, de vingt-six écus. On
ne pouvait appeler cela
une fortune. Les deux pen¬
sions ne devaient lui être servies que pendant trois
ans. Il mourait le i6 septembre 164g.
Un volume de
Noulet de 1887)

cinq cents

constitue

pages (d'après l'édition
son œuvre, comprenant

plusieurs parties. Le titre initial avait été Le Ramelet Moundi, « le Bouquet Toulousain ». Le mot
Moundi rappelait les comtes Raymond de Tou¬
louse. Le Ramelet eut plusieurs éditions : cinq pa¬
rues

mort.

du vivant de l'auteur et dix
C'est dire son beau succès.

publiées après

sa

L'œuvre se compose de Très Flouretos et d'une
Floureto Noubèlo, écrites à des époques successi¬
ves. Les pétales de ces
fleurs sont des Stances, des

Odes, des Sonnets, des Chansons, des Epitaphes,
des

Epigrammes, des Dialogues, des Lettres, des

Boutades, des Noëls, des Fantaisies, tout cela en vers
idiome toulousain. Il y a aussi des Dédicaces,
Prologues et des Cartels en prose occitane. Très
rares, quelques poésies françaises.
et en

des

Goudouli exalte la France dans ses Stances en
l'honneur d'Henri IV, de Louis XIII, de Louis XIV,
du

prince de Condé. Il s'y révèle le chantre magni¬
fique de Toulouse, des Toulousaines (Moundinetos),
le chantre aussi

de l'Amour

sous

les traits de

sa

�PIERRE

GOUDOULI

323

chère Liris

qui fait penser à la Dame de nos trou¬
se plaît à louanger Clémence Isaure et
Floraux, comme les lauréats qui furent plus
heureux que lui. Il se fait volontiers poète religieux:
dans ses nombreux Noëls, et dans son poème sur la
badours.
les Jeux

Il

Passion du Christ.
Goudouli n'écrivait pas dans la langue des Trou¬
badours. Celle-ci, depuis longtemps abandonnée,,
avait été rejetée par les Mainteneurs vers 1513. Il
n'existait plus, dans la vaste province du Languedoc,

des idiomes, des dialectes, qui se réclamaient,
sait vraiment d'après quels témoignages lin¬
guistiques, de la langue romane ou occitane. Si
encore on avait pu relever chez les rimeurs des qua¬
lités sérieuses ! Tout chez eux n'était qu'amusements,.
frivolités, trivialités ... Le fond de leurs œuvres ne
valait pas mieux que la langue et le style. Notre
langue d'oc se mourait lentement. La parlait-on ou
l'écrivait-on, toujours très mal, elle s'exprimait en
imitations, dans des patois sortis d'elle et qui, com¬
autant de rejets abâtardis, s'efforçaient de re¬
me
verdir au pied de ce tronc desséché. Le mérite de
notre poète toulousain fut précisément d'empêcher
que s'abâtardit le rejet toulousain. En ce sens, non
seulement il a maintenu soun lengatge bel, mais il
a empêché la véritable langue d'oc d'être complète¬
ment oubliée. Ainsi fera plus tard Jasmin. Dès lors,
il ne me paraît pas exagéré de dire que Jasmin et
Goudouli sont les deux chaînons qui relient les Trou¬
badours à la grande école mistralienne. LeFélibrige
compte l'auteur du Ramelet Moundi comme un des
que
on

ne

siens

:

Prosper Estieu

a

écrit dans

sa

C an son Occitana:

Godolin, ò mon vièlh Mèstre,
Que, dins lo tolo\an campèstre
Trobères l'immortal e florit Ramelet,
O

i

Ah

Ton nom clareja encara
E ta memòria es cara

filhs d'aquela terra ont cantabas solet !

�albert

guittard

Et le grand Mistral, le 3 mai 1879, dans son re¬
merciement à l'Académie des Jeux Floraux qui lui
avait donné ies Lettres de Maîtrise, pouvait dire :
Ero

per vous ategne, 0 floureto immourialo,
Que lou bon Goudouli, calandre coutinaud,
Fasié cascaieja li belugo argentalo
Dou Ramelet moundi, relevant d'un cop d'alo
L'engeni naciounau.
Clémence Isaure n'oubliait pas son
-C'est en effet l'Académie des Jeux

ancien lauréat.
Floraux qui fit
transporter, en 1808, ses restes du couvent des
Grands Carmes à l'église de la Daurade. L'année
suivante, elle couronnait de Y Amarante d'or une
Ode au poète Godolin, d'Auguste Rigaud, de
Montpellier. En 1874, elle mettait au concours pour
Y Immortelle d'or le double éloge de Goudouli et
de Jasmin et donnait la fleur au peintre toulousain
Bénézet. En 1891, c'était l'éloge de Goudouli, par
Gaston Jourdanne, qui était couronné de YEglantine d'or.
La survivance

du

poète toulousain

se

manifeste

par ses portraits, dont l'un est jalousement
conservé à l'Hôtel d'Assézat, la prestigieuse rési¬
dence de l'Académie des Jeux Floraux, et par le
encore

beau

qui

monument, œuvre de Falguière et de Mercié,

orne

une

des plus caractéristiques places de
dramaturges ont porté au théâ¬

Toulouse. Plusieurs
tre la vie de

Goudouli.

Les félibres

d'aujourd'hui, à la suite de Mistral et
Prosper Estieu, voudront, avec l'Académie des
Jeux Floraux et toute la population toulousaine, glo¬
rifier celui qui a maintenu la langue occitane, sans
jamais profaner sa plume, en demeurant toujours
un vrai
poète, un poète comme on l'aimait de son
temps, comme on l'aime encore aujourd'hui.
de

Albert

GUITTARD.

�POÈMES DE PÈIRE GODOLIN
(adaptats à la grafia clasica

A

l'uroza

per

l'abat Salvat&gt;

memòria

d'Enrîc lo

Grand

pastorelets que, dejos las ombretas,
Sentèt^ apa^imar lo calimàs deljorn,
Tant que los au^elets, per saludar VAnior,
ZJflan lo gargalhòl de mila cansonetas;

Gentis

Petits rius, dont

l'argent ve^iadamentgorrina,

los èls,
de ramèls
Nimfa Mondina:

Pradets, ont lo placer nos envesca

Quand la joina sa^on
Aujat$ cosin se planh

.

vos carga
una

Quand, del comun malur, una nibol escura
Entrumic la clartat de mon astre plus bel,

«

di^i quand la mòrt, amb lo talh d'un cotèl,
Cro^èc (i ) lo grand Enric sul libre de Natura,

Ieu

(2) randurada,
Fugic del grand Solelh la pamparruga d'òr,
Per anar dins un ròc (3) plorar, d'èl e de còr,
Del partèrra Francés la bêla flor tombada.
«De romècs de dolor

mon arma

Uèi torni prene vent per uflar ma muleta,
Que, del Rei tant plangut, entone una canson ;
Sus lo brabe Lois rejitarà lo son,
Car al ra^im reven Vaunor de la soqueta.
«

�PÈIRE

326

Lo monde

GODOLIN

mar, ont, coma jos de vêlas,
cadajorn quoique vent d'afliccion;
Mas nòstre Rei, comol de tota perfeccion,
Uros òste del Cèl, trepeja las èstelas. »

«

es

una

L'òme sent

(i) biffa, supprima

;

(2) âme

;

(3) dans

SONET A

une grotte

LIRIS

1er, tant que lo Caûs,(i) lo .Chòtý2),
Tratàban al

escur

rocheuse.

de lors menuts

e

la Cabèca($)

afars,

E que la trista nèit, per mostrar sos
Lugras (4),
Del grand Calel del Cèl (5) amagaba la mèca,

Un

pastorèl di^ià: h'ai fait una grand pèca,
mon aynor à
qui non la vòl pas,
la bêla Liris, de qui l'arma de glas

De donar
A

Vòl rendre paurament ma persuta
Mentre que son
Ieu

som

A ! solel de

Ieu

tropèl rôda lo comunal,
còps parlar-li de mon mal

anat cent

Mas la crudèla

Ieu

bufècaf).

mos

cor

èls,

se

jamai

sus

ton sen

pbdi forrupar dos potets à placer,
far ai tant gi'ntet (7) que duraran très

(r) orfraie

;

;

à las outras Pastoras.

(2) chat-huant

;

oras.

(3) chevêche ; (4) étoiles ; (5) la
; (7) je les ménagerai»,

grande lampe du ciel (la lune) ; (6) vaine
je les ferai durer.

�PÈIR.E

GODOLIN

DE

CAl\SOI\

1.

—

O !
E

TAULA

qu'acò's bèl d'èstre content,

joïr d'una longa vida,

Tant que,

devin, lo pòt gotent
S'engrima (i) contra la pepida.
sa ! begam
E tant que plan

Repic. Sa !

2.

—

Coma lo

tant que podrem,
beurem, viurem !

gauch d'un

Es dins los èls de

Atal, dins
Ieu

3.

—

4.

—

me

un

sa

amoros
mestresa,

vin saboros

dofisi (2) d'allegresa.

Aisò's déjà pron mastulhat.
Sa ! m'amor, qu'ieu te potoneje,
E ten-me totjorn a^ulhat (3)
Afin que l'alen non m'agreje.
Au ! vin ! vin donc à cada pas,

qu'abèm salut (4) e le^e,
Qu'als malauts non ne donam, pas
E los morts non rì pòdon plus ve^e.
Mentre

(1) lutter

;

(2)

se

saturer ; (3) rassasié ; (4) santé.

�PÈIRE

GODOLIN

NOÈL
Ont

tant de Pastors

van

amasa

?

Sampà (1), ve^e quicòm de bel Ì
Plan pel segur (2) bel e novel,
E ieu m'abansi prene plasa
Per aber l'aunor d'adorar

L'Efiant et que nos salvarà !
A Vora que

l'Alba clareja,
L'Angèl nos a dit un grand mot
Lau^at sià Diu per desus tôt
E bona gent en pat% se veja (3) /

:

Pastorèls, anat% adorar
L'Efantet que vos salvarà !
Tôt Efant, coma li
Dins

un

plai d'èstre,
estrop (4), en pauretat,
sa divinitat,

El es, en
El es lo Crist

Tant-ben

L'Efantet

e

nòstre mèstre ;

de^iram d'adorar
que nos

salvarà !

Acò's lo merbelhos mesage
Fait de la boca del Angèl.

LJèi, doncas, per poplar lo Cèl,
fil de Diu s'es fait mainage ;
U'ei, tant-ben, correm adorar
L'Efantet que nos salvarà !
Lo

(1)

sans

soient

en

doute ; (2) assurément ; (3) et
paix ; (4) maillot (d'enfant).

que

les honnêtes

gens

�L'ESCOUTAIRE
Lo 7 de janvièr
defuntèt, dins sos 77 ans, Francesc
Dezeuze, l'Escoutaire, un dels mai druds e saborozes
escribans lengadocians emai un vertadièr
reprezentant
d'aquel èime montpelherenc fach de finesa, d'iroma leugiè^a e indulgenta, de baudor, mas tamben, de côps
que i a, d'una gravetat que se vôl amagar e que, dins
sa
vergonha, pôd estre plan esmoventa.
Solide que ténia Dezeuze
per un dels sius, aquel pichôt pôple dels barris de
Montpellier e del terrador vezin:

aculhisia tant amistozament sas cronicas de La Cam¬
pait a de Magalouna, sas cansons trufandièras, sas
farcejadas e sas comedias ; reconeisia son propre biais
de viure, de pensar, de jujar cauzas e
gents, à travers
aquelas ôbras gaujozas, clafidas d'una vèrba malicioza e d'una fìlozofìa rizolièra (e
pamens prigonda, de
fes), escrichas dins una bloza lenga, apreza al brès e de
contunh enriquezida à travers carrièras e
garriga, en

auziguent « femnas de plaça » e « trabalhadors ».
Mas aquel ôme, que se sabia tant natu'ralament
mantene prùche del pôple, èra noirit d'una solida cultura clasica e provezit de las
qualitats d'un umaniste
que lo fazian avalorar per los letruts de l'antica ciutat
universitaria. Lor debia mai que mai agradar dins l'ôbra
de l'Escoutaire un lirisme
que, apareiguent dins unis
trôses de Sant Ròc e de Rabelais, doas
pèsas plan
polidas de son teatre, se môstra d'à-fons dins fôrsa poè¬
mes, que pauc d'elis dintrèron dins son recúlh Brancas
dièuse : obretas dedicadas à l'amistat, retraches de sos
familhèrs, pensaments sus la guèrra, lo progrès, emai
largas compozicions que sémblan escrichas per una Legenda dels Sècles lengadociana.
Dezeuze liric cantèt subretot los ômes de

dempiôi dos mila

ans

sa rasa

que

�33°

JOAN LESAFFRE

nai, viu, mouris, gardant
entre lou

Lar^ac gris

e

sa plaça
la palus d'azur,

celebrèt la tèrra, la
vènas e mar. Diguèt

e

garriga, que s'espandis entre Celo chale de menar sa vida sus
aquel sol e lo bonur del savi que se sap contentar dels
plazers intimes que s'i pôdon trapar.
Oonicaire, dramaturge, poèta, Dezeuze laisa tamben

abondoza documentacion folclorica de mercés à son
volum Gaîtés et saveurs du terroir
montpelliérain e à las mila entresenhas
acampadas dins la co~
leccion de La Campana.
una

JoAN

A

NOS

LESAFFRE

ESCOLANS

Avec la formule de mandat
ci-joint, payez vo¬
tre abonnement de 1949 sans tarder
(200 francs,
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cade, Castelnaudary.
LA

DIRECTION.

�UIBRBS NOVÈLS
LITERATURA
Frédéric Mistral et la Renaissance
Française, per J. Pélis•sier (in-12, 64 p. Coll. «Ce qu'il faut savoir».
Paris, Bonne

Presse, 1940).— Le Message de Mistral, per R. Lizòp, amb un
abant-perpaus de Filadèlfa de Yerda (in-8, 200 p. Edit. Escolo
deras Pireneos, 1941 ). — Humanité de
Mistral, per J. Soulairol (in-12, 245 p. Collection Sainte-Beuve.
Paris, Jean-Renard,
1941). — Frédéric Mistral, per Berthem-Bontoux (in-12 48 p.
Coll. « Publicistes Chrétiens
», Paris, Lethielleux, 1943). —
Frédéric Mistral et son Message
spirituel, per E. Ripert (in12, 32 p. Coll. 1 Prends et lis 2.. Paris, Spes, 1946).
— Mistral
familier, per F. Dezeuze (in-8, 36 p. Tirage en despart del
Bulletin de l'Académie des Sciences et Lettres de
Montpel¬
lier », 1943). — Eugène Bu'rnand du
pays de Mireille, per R.
Burnand (in-8, 160 p. Edit. Spes, Lausanne,
1941). —Joseph
Roumanille, per E. Ripert (in-12, 32 p. Coll. « Publicistes
■Chrétiens », Paris, Lethielleux,
1948).
«

.&lt;1111111111111111111111111''

Una mèja-dotzena d'obrages sus
Mistral, acò's co¬
las figas de Mirèio: acò « fai
ligueto » al cronicaire. Mas lor a calgut lo solelh, à las
figas, per amadurar. I a dels libres, espelits
ma

pas trobàt

la solelhada

que

dempèi l'an
s'ameritàban.

40,

qu'an

Aital belèu lo Frédéric Mistral et la Renais¬
sance

Française, Una seisantena de pajas

découvrir,
re et

I

a

ou

redécouvir

au

per « faire
grand public la noble figu¬

l'actualité de l'œuvre immortelle de Mistral

pas

dequé asabentar los

».

que conéison pas lo Mès-

Ê los autres, se duèrbon aquel libròt, se planhiran
d'i trobar trop de francés e pas pron de
provensal.
Sens parlar d'una error istorica : « En pleine
lucidité,
il reçut les derniers sacrements ». Z'aurià
re.

volgut,

se-

la mòrt i laisèt pas temps. Acò dich, lo
trabalh de J. Pélissier a lo primièr meriti d'una bona brocadura : se
legls viste e amb plazer.
gur,

mas

Per prezentar Le Message de Mistral, es
pas l'espaci qu'a mancat al majorai R. Lizòp. Mas l'autor
a volgut corsar al
côp doas lèbres : es un prefach

�LIBRES

332

NOVÈLS

malaizit.

« Modeste guide du mistralisme » e « véri¬
table petite anthologie commentée », son òbra risca
d'acontentar pas son monde. Los que cèrcan un gui¬
de i trobaran pas la precizion e la concizion que lor

agràdan. Los qu'àiman las antologias prezaran pas
gaire un comentari que se desplèga, coma lo recòneis l'autor, « peut-être avec quelques longueurs ».
Un estudi sens alonguis, acò's Humanité de Mis¬
tral. Amb un titol tant remirable, lo libre se debia
d'èstre mai qu'ordenari. Vertadièrament, se coneis

l'autor es un umanista e un poèta, tant val dire
l'òme que cal per dintrar tôt dret dins l'univèrs de
Mistral e quitament dins son ama, e per ne far veire
las maravilhas à-n-aquelses que sèm pas poètas, ailàs ! nimai umanistas. Sens pedantiza coma sens esclamàsis. Tant-lèu finida l'espasejada o — per dire
melhorlo romavage, l'enveja nos pren de tornar
que

—

partir dins

sas

piadas.

Dòna Berthem-Bontoux

a

entreprés, dins

son

Fré¬

déric Mistral, un prefach que crezia novèl : far coneise « le croyant, le catholique convaincu, militant
même, le chantre de la Papauté et le mainteneur des
traditions chrétiennes. » D'intrada, aquel « militant
même » nos a fach pesament. Es un titol qu'un catolic s'amerita pas, siague Mistral, sens ganhar Pas-

Mas,

aquel punt, dòna Berthem-Bontoux
dis sò qu'a trobat en legiguent à l'escorreguda l'òbra mistralenca e sustot
« Mon Espelida ». I a dels testimònis mai esclèts dins
la correspondencia
E quna idèia de revirar en
vèrses francezes la pregaria de Mirèio ! Es aqui que
« la traduction s'avère totalement
impuissante ». Oc,
cas.

sus

està muda. Suis autres, nos

...

Madama

...

Pamens lo catolicisme de Mistral
vertadièr de pensada e de sentiment

—

pèsa mèstra, la camba-de-fòrsa
fici de

sa

vida

e

de

son

pajas al majorai Ripert

un

catolicisme

—

es

que sosten

òbra. Sufìs de
per ne

belèu la

lo bèl edi-

très o catre

far la pròba, dins

son

♦

�A.

ROUSSILHE

Frédéric Mistral et

son
Message spirituel. Es un
precios pichòt estudi que cal legir per aprene cosin
lo Malhanenc pòd ajudar
uèi encara los bastiseires
del Monde novè.l e quitament los Americans.

Mistral soscaba pas sens relambi al
grand Secrèt.
L'Escotaire l'auziguèt mai d'un
còp galejar. Acò i
èra permés. «Comme le lion
d'Arles, il était « bounias e brave» parce qu'il connaissait sa force. » Per
donar del pes

à sa garba un bocinòt tèunha, Dezeuze
Mistral familier dels sovenirs sus un
trabalhador montpelherenc, mèstre
Marc, « Un poè¬
te populaire inconnu
», e un menut reculh
plazent
que non sai — de reprovèrbis « Autour du Maria¬
ge ». Pauras femnas, coma vos escarpìs — sò pareis
la sapiensa popularia !
Los que sègon Eugène
Burnand au pays de Mi¬
reille sàbon que Mistral, el encara, los
espéra enlai
à cada virada. Aital esperaba, sens lo
cercar, l'artista que Mirèia am sa cara afrescolida e sa
peitrina
redonèla mancaria pas de seduzir coma un novèl
Vincent. Mas quai aurià endevinat qu'aquel artista
benastruc serià un filh del estrangièr, de la montanha valdeza e un fedèl de Calvin ? e
que pracò son
engèni de pintre réaliste tant plan s'endevendrià
amb l'idealisme del
poèta ? Que que ne siague, es
un
plazer requiste de legir í'istòria d'aquela collaboracion uroza e de
remirar, dins un libre estipulat
coma sàbon e pòdon far à
Lausanne, la precioza cauzida d'images ont fai flòri l'immortala chatona.
a

ligat à

son

—

—

...

Serià

domage de quitar Provensa e Provensals
emportardo darrièr obrage del majorai Ripert,
Roumanille, polémiste catholique. Pichòt ensaj e
granda rëusida. L'autor, que dis sô que sab e sab sò
que dis, fa claure dins una trentena de pajas un re~
trach pintoresc e pertocant del òme e una analizi
sens

lumenoza de l'òbra

e

de la metòdi.

parlai del Carsin.
A.
1

(à seguir).
ROUSSILHE.

�REVISTAS H JORNALS
le

Marsyas (mars-avril 1948) : Nouvelles lettres à Josep Sol surFélibrige, per Lois Bayle, que finis atal sas pauras Filipi-

cas :

«

Tant que

n'existera

pas un

large public de langue

d'oc, e'est-à-aire tant que la France ne sera pas coupée en
deux d'une façon définitive, il faut que les félibres abandon¬
nent le rêve de voir se développer en Provence d'autre litté¬
rature qu'une littérature d'amateurs. Il faut qu'ils cessent

de

de la culture française et
concurremment avec elle, d'une culture provençale. En un
mot, il faut qu'ils se résignent à la faillite du Félibrige ».
Urozament, una nota de S.-A. Peyre es aqui per adocir sô
que de parièras declaracions ont de pesimiste o de criminal.
(mai 1948) : Pouèmo de VEnfanço, bèl poème dins lo
biais mistralenc de S.-A, Peyre, que dona dins lo numérode junh-julhet tota una tièrade poèmes francezes mitologics,
«Hercule*, amb una granda varielat de ritmes, ont se sentis
l'empreza dels Parnasians.
croire à la

possibilité,

en marge

—

Fe (janv.-febr. 1948) : Un grand pouèto mistique, Valèri
Bernard, estudi de grand interès per M .-A. Boyer. — (marsabrieu 1948) : Carnava, conte provensal de C. Galtier ; Lou
Près Mistral, ont vezèm S.-A. Peyre parlar de «l'eresìo 6ucitano». — (mai-juin 1948) : Dins li
de Mistral, per M.A. Boyer; S.-A. Peyre, retrat literari, per Mas-Felip Delavouet. — (juliet'-avoust 1948); Carie Galtier, autre retrat li¬

jardin

terari per'Delavouet ; La Santo-Estello, compte-rendut de la
Santa-Estèla d'Agèn, per C. Delamoure. Se pôd legir dins
totis los numerôs de Fe de pajas entièras de bibliografia e
de bolegadisa occitanas, dins'un grand esperit d'imparcialilat e de justicia.

£ Pronvenço ! dona de novèlas pertocant los felibres de
Marselha acampals jos aquel nom. Lo novèl capiscôl es lofelibre Maglione, 9, carrièra «de la Gorge*, Marselha.'VlI).
Una nôta esmoventa es consacrada dins lo darrièr n°(abriegT

jun 1948), â la regretada felibresaMaria-Lo'izaThierrée, la«feLa Cigalo Narliouneso (febr. 1948)
libresso di niue claro ».
Viuletos toulousencos, per dona Ponrouch-Petit, e autres poè¬
mes de Paul Ormières, Pèire Bernard, Macabiès. — (mars
1948) ; La Noutico, nòtas d'istòria per L. Poncin. — (avril
1948) :
Chapelet, poème de dôna Ponrouch-Petit. — (maijun 1948) : La Secado de iç6s, l'antezia que me fa sovenir dels
racontés que mon mèstre Anglade escribia jol nom de JanPièrre.
La Cigalo Narbouneso fa la cronica del moviment
—

—

t'elibrenc dins lo Narbonés.

Era Bouts dera Mountanho (jambiè-febriè 1948) : poème de
Ramon Lizôp, prôza de R. Tricoire ; Le Moino, per D. TerDins mon pais que tôca l'Arièja, l'utis per calfar lo
rade.
lèit se dis le mottnge ; le moino !... mas degun parla pas atal...
—

�JOZÈP

SALVAT

335

n'i

a
que dizon « le mouèno ». Cosi escriurem, mon Dius ! —
(mars-abriel 1948) : Brinde de la Countessa de MauleonNarbonne
aqui un trôs de prôza roselhoneza ont Pireneus
s'escriu «Pirenecs», Canigo « Ravigo &gt;, sempre « simpre » o
«sympre» sus la mèma linha. E que vôl dire aisô : « Poesia !
tu fa creure y nodrit to. Tu clart y reviscolo lo cor». Anem,
Sabi plan que la genta Comtesa a pas escrit atal.
anem !
Mas cal corregir las esprôbas coma sedeu. — (mai-junh
1948) : Auguste Fourès, per Ramon Lizôp.
...

Reclams de Biarn e Gascongiie (yenè-haurô
belats e pouesio, polit e esmogut article de

de 1948) : BarMarcèl Saintpoetica de Pèy Massart\c, ancian prezonièr
de Camelat sul romaniste Edoard Bourciez
(1854-1946)'; poèmes de Manciet e de Guichot. —(mars-abriu):
Quin ue lengue s'enrichech., justas nôtas de Simin .Palay sus
lo biais dont lo gascon se pôd enriquir, comatotas las autras
lengas; estudi interesant de J.-B. Laborde sus lo cansonièr
Navarrot e la Republicade 1848; L'Elecciou mancade, pichôta
comedia de Simin Palay. — (may-yulh de 1948): comensamentd'un estudi de Marcèl Saint-Bézard sus lo canonge Laffárgue ; P. Rectoran i perseguis un estudi istoric sus los Jozius de Baiona ; Yan de Tucat i acaba un trabalh serios e
optimiste : Lotis paysas noustes an cambiat despuch cent ansi
lo majorai Camelat i doná la seguida, qu'ara deu pas èstre
lènh de finir, de son estudi sus La Literature gasconne. —
(garbe-mes mourtde 1948) : Yan Palay, estudi literâri per Andrèu Pic ; Lou canounge Laffargue, estudi sus lo cantaire, per
Bézard sus l'ôbra
de guèrra ; estudi

Marcèl Saint-Bézard.

(gener 1948) : Sota el signe de l'Any nou,
Rovira i Virgili : « Català : s'acosta el nou dia que a Catalunya resplendirai! pertot els quatre flams i ressonarà pertot la nostra parla ». — (febrer 1948; : La tasca de Fabra, per
Rovira i Virgili, amb un bèl retrat del filolôgue catalan ; La
lliçó del passât, per P. Bosch-Gimpera ; Gandhi, per J. RoureTorent; una carta de Paris de Rafaël Tasis dona una idèa
pron justa de las grandas revistas actualas de lenga franceza ; una néta nos fa saber que lo grand catalan Francese
Cambò a laisat, en moriguent, pron d'argent per que se pôguen perseguib las institucions culturalas creadas per el :
Fondacion Bernât Metge (clasics), Biblioteca Catalana (Bibla), Monumenta Cataloniae (art), Fondaciô Cambô de la
Sorbona.
(març 1948) : Mestre Fabra fa vuitanta anys, istôria anecdotica curioza, per Joan Alavedra; Les aportacions
visigàtica i sarraina à la sang catalana, per Rovira i Virgili;
L'homenatge nacional a Pompeu Fabra, ambe polidas gravaduras.
(abril 1948) : Jocs d'infants, per Just Caballero ;
s'anoncia un Segond Congrès de la Lenga catalana (lo 1er
s'èra tengut à Barcelona en 1906). — (maig 19481 : Meditacià
La Nostra Revista

per

:

—

—

�336

JOZÈP

SALVAT

cata.la.na del « Ouixotv, per Josep Solanes ; Les
aportacions
franca, occitana, jueva, hispànica, i dels captius à la sang
catalana, per ROvira i Virgili ; compte-rendut dels Jôcs Florals de la Ginèsta d'Aur à Perpinhán, ambe lo poème
coronat de Rovira i Virgili, La Llotja, qu'a
obtengut la flor na-

tural. Una nota nos dona de bonas novèlas de nôstre bèl
amie Jòrdi Rubiô, qu'escriu dins la revista Ariel.
Cahiers du Monde

nouveau (juin-juillet 1948): dins aquel innumerù, consacrai al Congrès de l'Eurôpa de La
Haye, e ont se pôdon legir los discorses de Denis de Rougemont, Churchill, Brugmans, Gafenco, Maguire, e Bernât
Voyenne, se pôd veze l'inquietuda dels vertadièrs fédéra¬
listes, los fédéralistes intégrais, prèslis, élis, à combatre l'etatisme, de tôt biais e sus totis los angles. «Ils affirment
qu'une Europe unie ne serait pas pour autant une Europe
fédérée : la première n'étant qu'une juxtaposition d'Etatsnations, la seconde un organisme vivant et complexe dans
lequel toutes les communautés humaines, depuis les plus
élémentaires (communes et entreprises), jusqu'aux plus vas¬
tes (nations, fédérations et confédérations), en
passant par
la gamme presque infinie des communautés intermédiaires
(régions, professions, patries, unions interprofessionnelles,
etc... t jouiront d'une autonomie aussi large que possible»,
(pp. 26-27) « Pour la première fois, l'idée d'un dépassement
des nationalismes, d'un abandon de souverainetés crimi¬
nelles et périmées était posée dans toute son ampleur devant
une opinion,
publique toute prête à la recevoir» (p. 29). Acô

teresant

nos

dona fizansa.

Témoignages (avril 1948) : A propos du problème paysan, vo¬
lume interesant. Retenguem l'article de Gustave. Thibon,
«Crise de l'humanisme paysan», comol de notacions viscudas,
dont lo fons es emprontat à Mistral. En escambi, Roland

Maspétiol, qu'a escrit «Paysans etLittérature», que menciona
los escribans de la tèrra âempèi lo grèc Eziôde duscas al rosovietic Cholokhov podria èstre mellior informat
sus los poètes, contaires,
dramaturges de lenga d'Oc qu'an
mancièr

escrit de tant bêlas

cauzassus

la tèrra

e sus

la vida del pagés..

Fontaines de Brocéliande (n° 5) : nôtas interesantas de Le
sus l'unificacion
del breton, à prepaus de l'ordonansa del novèl
abesque de Quimper sus l'ensenhament del

Diberder

breton. (n° 6) : meza al punt de «Chateaubriand, qui fut bre¬
ton

bretonnant

»,

bestieza escrita per l'academician Maurois

dins «Les Nouvelles Littéraires» del 1" de

julhet 1948 ; justes
Le Diberder, d'un article de Raimon de Las
Vergnas dins «Hommes et Choses» de febrièr 1948 sus lo
problème lenguistic en Irlanda.
comentaris per

�REVISTAS

E

JORNALS

337

La Renaissance Provinciale (nov.
1947 — janv. 1948, févr.-avril 1948) : dona una idèa de la vida literaria dins totas
las
provinçias francezas, e dis l'activitat de l'Academia de Provincia ; bibliografia de poezia.—
(mai-juillet 1948) : Le souvenir
de Maurice et Eugénie de Guérin,
per Pèire Viguié. — Ter¬
roirs, organe regionaliste de las provinçias francezas.. Lo n°
de febrièr 1948 d'aquela
publicacion pôrta un article de son director Albert Boudon-Lashermes sus lo rôlle dels escribans del

Vêlai

sus lo moviment precursor del
clasicisme, e un poème
provensal de Joan Arsac dins l'èime d'Aubanèl, Digo, moun
amo !
Terra mairala (julh de 1948) : cronicas e notas
; abant
tôt, organe d'una seccion del Institut d'Estudis Occitans en
—

tèrras del Marôc.

Revne dn Languedoc

(avril 1948) : dos contes d'Enric Pourrai;
Jugement dernier de la Cathédrale d'Albi, per L. CharlesBellet, qu'estudia l'istòria d'aquelas frèscas remirablas à l'ocazion de lor restauracion, e ensaja de las
raprochar del [ujament darrièr de Van der
Weyden del Ospici de Beaune (bêla
seguida d'ilustracions) ; notas de Touny-Lerys sus dos artistes
lengadocians, Jôrdi Gaudion e sa femna Luceta Boyals ; Pèire
Le

Camo remembra lo sovenir de Paul Chabaneix
(1875-1948), un
dels darrièrs reprezentants del grope
poetic de Toloza L Effort.

Tramontane (janvier 1948) : IV' Centenaire de Cervantes,
pajas de Cervantes e sus Cervantes ; Jochs Jlorals de la Llengua catalana tenguts à Londres lo 11 de set. 194.7 (discorses,
rapOrts, palmarès, pèsas coronadas) — (Pâques 1948) : L'hom¬
mage à Pompeu Fabra, à Pradas, lo 28 de febrièr, per sos 80
-ans. Una nota nos dis que l'edicion catalana
a tornat prene
vam en
Catalonlia, ont paréison las òbras de Verdaguer, Sagarra, Ruyra, Costa i Llobera, Russinyol, Maragall, etc... —
(avril 1948)': nombrozes omenages à la trobairis Doèta Angliviel, ambe fôrsa poèmes siunis. La revista anoncia la mòrt del
bon poète Paul Berga, manteneire de la Ginèsta
d'Aur, e dona
dos poèmes d'el. — (mai-juin): novèls omenages à Doèta Angliviel ; estudis, legendas sus los traginers (muletiers) del Roselhon. Dins totis los numerôs, la Tramontane dona uńa abondoza cronica sus la vida literaria e artistica del Roselhon.
Mas,'
per quna razon i a pas jamai cap d'ensenhador ? — (juilletaoût 1948) : La sculpture romane en Róussillon, estudi sus l'ôbra del

profesor Marcel Durliat, per Caries Bauby, ambe de
poèmes catalans de Rovira i Virgili, FerCanyameres, Pere Cerda.

bêlas ilustracions ;
ran

Les Amis de la
eta felibrenco de

langue d'Oc, buletin policopiat de la SouciParis, nos asabenta regulièrament sus la
vida occitana dins la capitala, ont, cada semmana,
s'acàmpan
los valents que manténon fèrme l'èime occitan. Lo
30 de mai,

�JOZÈP SALVAT

338

festejèron à Scèus la crotz delà légion d'onor atribuïda als ma¬
jorais Jozèp Loubet e Pèire-Loïs Berthaud. (janvier, févrieravril, mai-juillet 1948). — Lou Cnlen deMarselha, buletin poli—
copiât, nos pôrta reguliérament, cada dos mezes, en de nôtas
cortas, mas pezugas d'accion e de vam, de novèlas de la bolegadisa provensala mai que mai dins l'Ensenhament public,
(avril-septembre 1948). — Lo Grelet, buletin policopiat de VEscòla de Limanha, es comol d'interès amai siague pichonet : i
vezèm ambe plazer las sinnaturas de dôna Abraham e de nôstre amie lo majorai Benezet Vidal, (genièr, abriau 1948).
le Démocrate de Tarn-et-Garonne, de
bona leng'a d'Oc per Pèire Gardes.

Montalban : cronicas(22 de mai 1948) : Rèinos.
L'Echo du. Vidonre, cronicas occitanas e francezas del
majorai Loïs Abiric. — Lavaur-Iournal, sabentas cronicas regionalistas de Ferran Gaulhet ; dins una cronica titolada «Let¬
tres Occitanes», F. Gaulhet parla sobent del Gai Saber. —
Grauihet Républicain, saborozas cronicas en lenga d'Oc de N.
Pélissou.
la Creuse au travail publica d'estudis literaris felibrencs e de poèmes occitans d'Amadieu Carriat. (15 avril 1948):
Paul-Louis Grenier poète de langue d'Oc, Los Vièlhs Chastels.
la Nouvelle République, pèi la Dépêche du Midi: Propos de
Catinou, òrre barrejadis, indinne de jornàls tolozencs.
en

—

—

—

Passe-temps, buletin policopiat de las «Veillées Albigeoises»,,
4: nota sus la Crotz de la Légion d'Onor de nôstre escolan
Souvenir de Louisa Paulin, per. Rogier Denux;
poèmes francezes de Renat Rouquier e Ervé Quinté. — L'Echo
île Rabastens, organe policopiat de las «Veillées rabastinoises»,,
n. 1 (an 1948) : dis la vida d'aquela societat, e porta très sonets
de Galhard, lo rodièr de Rabastens, amb un très de la conferencia del majoral-abat Salvat sul trobaire rabastinhôl.
n*

Emili Rieux ; Le

Autan, buletin bimestriel de Castèlnôudari (mars-avril 1948):
Auguste Fourès chantre occitan des -métiers, per l'abat Salvat.
la Voix des Etudiants (mai 1948) : dins aquel n- del buletin
agradiu dels estudiants francezes, italians e alemans de Friborg, podèm legir un bèl poème catalan del' canonge Caries
Cardô, Salm de l'evasiè interior. S'anoncia d'el una traduccion
dels Salms.
L'Auvergnat de Paris,(5 juin 1948) : Rythmes et
Cadences de Louisa Paulin, belèu la darrièra cronica de Gan—

—

dilhon Gens d'Armes.

Auvergne (n- 122, 1948) : numerô compauzat per un estudi de
Raynal Au jardin des Adages, ont i a acampats 1.016
reprovèrbis en dialècte de la Nauta-Auvèrnha : es un trabalh
de primièr ôrdre.
Francés

Jozèp SALVAT.
■iiiniiiiiiiiiiiiiiiiinii

�BOLEQADISA
Aotivitat

OCCITANA

Pelibrenoa

à

INai-bona

Los felibres à Narbona mù\an pas. Es un placer de veire l'in.ter'es'que pòrtan à V activitat del «Remembre» los intelectuals
de la vila en vcnguent numérotés als corses de lenga e literatura occitanas que fa cada dimars Jo profesor P. Ormières.
Es vertat que nòstre président sab balhar à-n-aquelis corses
una tòca sabenta e agradiva
tôt al còp.
I a qualque temps se faguèt cò de ndstre afogat amie A.
Mècle una felibrejada quiajèt pas mens de reusida que las que
s'èran faitas cò de dona Ponrouch e del senhe Ormières.
Lo il de décembre, lo senhe profesor C. Camproux, convidat
pel Centre, faguèt una interesanta conferencia sus &lt;La Lan¬
gue d'Oc, cette inconnue &gt;. Lendeman, l'abat Mavit faguèt à
la glèi\a de Sant-Paul, per la festa del Vin Novèl, una predicacion en occitan qu'encantèt l'auditòri.
Enfin, cal senhalar qu'ai Colège Victor-Hugo e à VEscbla
Beauséjour s'estudia la lenga d'Oc jos la direccion de mèstres
compétents coma lo senhe Couderc, e los abats Bonnel e Patau.
miiiiiimiiiiiiiiaiiiim

Lo 29

de janvier, nòstre secretari-adjunt lo profesor Joan
Séguy faguèt à Tolo\a una conferencia sus los noms de las
montanhas.
A

lelh,

Cramaus, dins VAlbigés, un novèl grop felibrenc, Lo Case bolèga qu'es un placer. Nòstre amie Enric Mouly i

anèt

parlar de la lenga d'Oc.
Lengadòc piiblica la Gramatica lengadociana de Marcèl Lignières. Om i pàd soscriure (80 frs.) cò
de MU Joana Barthés( Clardeluna), «à Ca^edarnes (Hérault fi.
Z/Escôla de la Mar, de Marselha, dont nòstre grand amie
Emili Ripert foguèt longtemps capiscòl, vol enaurar un buste
..al regretat majorai. Es lo secretari de l'Escbla, Raimon Latil,
27, Bol. de la Libertat, Marselha (c.c. Marselha, 1.002-41) que
receu las
soscripcions.
Los Amies de la lenga d'Oc, à Paris, organi\an un Concors
literari en francés e en occitan (poèmes, estudis) en onor de
Caries-Brun. Nàstre amie Joan Lesaffre, 2, carrièra de PortoRiche, Paris XIV, donarà totis entresinnes necesaris.
La Mantenencia de

Noves

de

Oatalunya

L'erudit R. Àramon i Serra acaba de publicar, en la col.lecció literària Aymó, deu narracions espigadas d'entre els dotze

volums de la Il.lustraciò Catalana que s'imprimiren entre
i 1907 i dels cuals fou l'autor Emili Vilanova.

1906

�BOLEGADISA

34°

OCCIXANA

L'éditorial

Selecta, de Barcelona, acaba de publicar un exconté les poésies del malaguanyat poeta Jaume Bofill
y Mates.
Darrerament, el gran poeta català Josep-Maria de Sagarra
dongué à la sala de l'Ateneu Barcelonés un récital de po.esies

tens volum que

seves.

Des de que
de Poblet, es

s'emprengué la restauració del reial monasteri
poden considerar com terminades les obres segons quines s'ha posât en estât el refectori, l'aula capitular, la
biblioteca, etc... L'escultor Frédéric Marés esta terminant les
ultimes estàtues jacen.ts que han de figurar sobre dels sépul¬
cres reials. Aviat tindrà lloc el trasllat de les restes dels
gloriosos reis catalans d'Aragó, que actualment es troben en la
catedral de Tarragona. Aquest acte solemne sera
presidit pet
cap de l'Estat espanyol. Totes les Dipu.tacions provincials de
Catalunya, Aragô, Valencia i Balears han participai financerament a la restauració dels reials sépulcres. Encara
que faltin
moites i moites coses per fer, ens podem alegrar de que
el mo¬
nument nacional per
excel.lencia de Catalunya vagi reprenent
el seu aspecte régi i imponent dels temps passais.
A. M.

Lo 28 de
sen

janvièr es mort à Perpinhan lo poète catalan MonJosep Castellà i Roger ; abia escrit un polit libre : Els Cu¬

mins immortals.

Lo 3 de mars es mort à Ceret nòstre amie Joan Amade, profesor à l'Universitat de Montpellier, mantenedor de la Ginesta
d'Aur de Perpinhan, e majorai del Felibrige (Cigala de Garona)

dempèi 1935. Demest un manat de libres qu'a escrits, senhalam La. Renaissance littéraire catalane au XIXe siècle, e L'Oliveda, reculh de poèmes.
Lo

12

d'abrilh

es

mort à

Toloza Monsenhor Clement Tour-

nier, manteneire de l'Academia dels Jôcs Florals, membre de
la Comision de lenga d'ôc, grand amie e «conselhèr» de 1 'Escòla
Occitana. Laisa una bêla òbra pertocant l'istôria tolozana e
lo régionalisme.
Santa Estèla e Clemensa Izaura
radis aquels dévots fidèls.

auran

recebut dins lor pa¬

^* u
Cri-Cri

î

.

©

1

'

Imp. d'Editions Occitanes, Castelnaudary.

Le Gérant: J. SALVAT.

•

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39/a/taueâi de NCWWA
JOAN
eA

La

BABOU

hlanqueta deLA lipetA,

deÍA ç&amp;tmanddtA, deÍA e&amp;nelAeiceA.

LIMOUX (Aude)

Téléph. 1

�Règles de Phonétique Occitane
i° VOYELLES.

accentué

ou

constitue

une

nant et

se

seul

a,

—

ou

dans le corps d'un mot,

non, sonne comme

terminaison

a

français

féminine, il

prononce entre a et o,

çais
o

sonne comme

e

;

—

fermé

ô ouvert se prononce comme
comme

ou

2° CONSONNES.

—

mais s'il

suivant la région ;

é fermé

français, et è
vert français ; — i
équivaut à i français
ment ; mais, après une voyelle, il a le

—

;

est semi-son¬
comme è ou¬

;

o

—

u

égale¬

son ou

fran¬

français, et

français.
b,

c, d, f, g, j, 1, m, n, p, q ( toujours
suivi de u), r, s, t, z sonnent comme en français ; mais
c devant e et i est sifflant comme s
français; — j sonne
comme

tz, dans certaines régions ; — m se prononce
à la fin de la ire pers. du pluriel des verbes ;

comme n

n est muet, sauf
quelques rares exceptions, à la fin
des substańtifs ; — r est souvent muet à la' fin des
substantifs et des adjectifs, sauf en Provence, ainsi
—

qu'à l'infinitif;
muet à

—

la fin des

des mots

en

ment;

s est toujours dur et sifflant; — t est
participes présents et de la plupart
v

—

sonne comme

b, sauf

en

Pro¬

vence.

3° GROUPES.

—-

ch, lh, nb

se

prononcent: tch, ill,

gn.

E!&amp;HI9SIBgHKiai(BKË2E93BS«ISaa]5BE&amp;[2Sn(EEiaiBaBtSSHIIB!aHBna3iSHBBat

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Etude sur Raynouard
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              <text>Salvat, Joseph (1889-1972). Directeur de publication</text>
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              <text>1 fasc. (pp. 344-340) ; 22 cm</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Guittard, Albert (1882-1962 ; historien)</text>
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              <text>Goudelin, Pierre (1580-1649)</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Roussilhe, A.</text>
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              <text>Mediatèca</text>
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          <name>Contributeur</name>
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      <name>Escòla occitana</name>
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      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
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      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
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