<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<item xmlns="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5" itemId="20769" public="1" featured="0" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:schemaLocation="http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5 http://omeka.org/schemas/omeka-xml/v5/omeka-xml-5-0.xsd" uri="http://occitanica.eu/items/show/20769?output=omeka-xml" accessDate="2026-05-30T02:42:47+02:00">
  <fileContainer>
    <file fileId="140206">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/2790989d0b9bb65a49ba04c9665fad88.jpg</src>
      <authentication>d8699b7e3e29dd66dab3a4263a94ffef</authentication>
    </file>
    <file fileId="140207">
      <src>http://occitanica.eu/files/original/85d354652d23fdb8bdc9e334458fc1b0.pdf</src>
      <authentication>4a9d2beffd404b2ddfbc9a643a7968d0</authentication>
      <elementSetContainer>
        <elementSet elementSetId="9">
          <name>PDF Text</name>
          <description/>
          <elementContainer>
            <element elementId="175">
              <name>Text</name>
              <description/>
              <elementTextContainer>
                <elementText elementTextId="654673">
                  <text>f)

32* Annada

N* 239

Mai-Junh 1951

Gai
Saber

Lo

Revîsia de VESCOLA OCCITANA

Dis Aup 1 Plfenèu

F. Mistral.

TOLOZA
i-4»

Carrièra

ciels

At-tn, 1-4

Lo

numéro :

50 frs.

c"' î

i rr

Y Yl

fè

�OAI SABBR

LO

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
Red.
ji, rue
Adm.

;

:

abbé SALVAT

de la Fonderie

PRIVAT,

14, rue

—

Toulouse
— Toulouse

des Arts

C/C. POST. TOULOUSE II7.340

Abonaments
~

Fransa

j

:

: un an

Estrange :

Abonament

d'ajnda

:

.

un an

.

.

.

.

300 tr.

500 tr.

1.000 ira.

ENSENHADOR del N* 239 ( MaMunb

1931 )

Le Devoir de l'Heure (Aux

Joseph SALVAT s
La DIRECTION î

—

Maîtres).

La Fête de l'Escôla Occitana.

»

Patoès ».

Abat A. GUICHEMERRE:

Lo

Jean GIRQU :

Jules Cavaillès ou « le brillant héri¬

«

tier des Nabis
loan de

PLANTACRÈL

Lo BAILE

CRI-CRI:

:

:

».

Provèrbes.
Lo Calelh de Caramaus.

Bolegadisa Occitana :
La Santa-Estèla d'Orlhat.
A l'Academìa

dels Jôcs Florals.

L'Escôla de Laran.
L'Escôla Jaufré Rudèl.
Corses de Vacansas.

rr'

�Lo Gai

Saber, N° 339.

MAI-junh 1951.

L'HEURE'

LE DEVOIR DE
(

aux

Maîtres )

Dans son bel article sur La Loi relative à l'ensei¬
gnement des langues et dialectes locaux paru
dans Lo Sai Gaber de janvier-février, le majorai

P.-L. Berthaud disait

avec

raison

:

«Il faut que d'ici

de temps, dans les divers ordres d'ensei¬
gnement, il se produise un mouvement pour que les
dispositions de la loi ne restent pas lettre morte ».
Et il continuait, avec non moins de raison : « il faut
que, dans l'enseignement supérieur... il faut que,
dans l'enseignement secondaire ... il faut que, dans
l'enseignement primaire...» Et il ajoutait, avec en¬
core non
moins de raison : « il faudra épauler du
dehors les maîtres de l'enseignement des divers
très peu

ordres

...»

il faut, il faut...
Quand nous fondâmes, Prosper Estieu et moimême, le Collège d'Occitanie, pour l'enseignement
de la langue d'Oc, mon vieux maître, dont le cœur
était toujours chaud d'un grand enthousiasme, disait
à la leçon d'ouverture, le 19 novembre 1927, dans
une salle de l'Hôtel de Ville de Castelnaudary : «Il
est bien établi que, tel qu'il est actuellement orga¬
nisé, l'Etat français ne peut faire droit aux légitimes
aspirations des provinces en tutelle, et ce serait vou¬
loir être dupes que de compter plus longtemps sur
Ainsi donc,

lui pour nous aider à défendre nos intérêts raciques
intellectuels. Pourtant, rien n'est perdu, et tous

et

�JOSEPH SALVAT

290

les espoirs sont encore permis, si nous sommes bien
résolus à chercher seulement en nous-mêmes notre
propre

salut...

Devant la

»

(i)

carence

de

l'Etat, devant l'hostilité des

gouvernements à laquelle s'étaient heurtés en vain
les efforts du Félibrige et de nombreuses ligues et
de

multiples pétitions, il fallait faire cela.
qu'une loi, que l'on peut dire en quel¬
que sorte inattendue, vient d'être votée instituant
l'enseignement facultatif de la langue d'Oc. Nos
escolans savent que cette loi a provoqué des remous
dans le pays. Un jour, il faudra bien conter l'histoire
de ces remous, féliciter les vaillants défenseurs de
nos
libertés linguistiques, et clouer au pilori d'Occitanie tous ceux, d'ici ou de là-haut, qui auront
mérité ou notre pitié ou notre mépris.
Cependant, la loi, nous l'avons. Les jeunes géné¬
rations ne doivent pas ignorer qu'elle n'est pas venue
par l'effet d'une génération spontanée. Elle est l'a¬
Mais voici

boutissement normal de l'effort

félibréen.

lège d'Occitanie, auquel je puis dire

que

Le Col¬

j'ai

consa¬

cré

depuis vingt-trois ans le meilleur de mon temps,
à la marche duquel mes collaborateurs dévoués
et généreux savent que j'ai sacrifié sans hésitation
mes
travaux personnels auxquels je m'étais con¬
sacré à la suite de Joseph Anglade, le Collège
d'Occitanie n'est qu'un maillon de cette chaîne qui
va du
grand Mistral au plus humble de nos escolans.
Eh bien ! cette loi, saurons-nous la faire fructifier?
Nos efforts ont été récompensés. Quel sera le résul¬
tat ? Georges Duhamel écrivait dans Le
Figaro du
9 février 1951, à la fin d'un article intitulé : « La Loi.
des Ténèbres
mage aux

question
ceux-là

» :

«

Il

conviendrait de rendre hom¬

hommes de bonne foi qui ont traité la.

avec sagesse

sont

battus,

et

comme

(1) Cf. Lo Gai Sah er, n°

50,

mesure.

N'empêche

que

je le suis moi-même, tout

nóv.-déc. 1927.

�LE

DEVOIR

DE

L'HEURE

291

Sommes-nous battus, vraiment ! C'est
l'avenir montrera ...»
A nous tous, professeurs, instituteurs amis de la
langue d'Oc, de prouver que, victorieux, nous méri¬

compte fait.
ce

que

tons

la victoire.

Pour cela, pas d'hésitations. Il ne nous est pas per¬
mis de douter du succès. Mistral disait le 21 mai

1877 : « E que sièr d'avé pòu ? Sian arma pèr la lu•cho mai que ço

que

l'on crèi. Li proudu literàri de

Reneissènço nous an apoudera lou mounde di
letru ; li travai di prouvençalisto nous an dubert à
brand lou mounde di sabènt ; e li publicacioun desnosto

tinado à la foulo

nous fan dintre lou pople uno
poulido proupagando. Avèn de mai à nosto ajudo lou
■crid dóu sang e de la terro, que podon bèn badaiouna,
mai que jamai estoufaran ; avèn lou sentimen inna
d'independènci que tout ome qu'es ome porto dintre
soun pitre, avèn enfin per nautre la naturo invinci-

TdIo

...

...»

Aujourd'hui, nous avons, pour nous, la loi. Mais
ne nous manquera-t-il pas quelque chose ? Ne nous
laisserons-nous pas arrêter par des objections venant
de nous-mêmes ? Je laisse de côté celles émanant de
stupides préjugés : elles ne méritent pas qu'on s'y ar¬
rête. Je pense à celles provenant des programmes
surchargés, des instruments de travail inexistants ou
rares, des difficultés de graphie, etc. Elles ont, je le
sais, leur importance, mais elles ne doivent pas
•compter pour des esprits convaincus et des cœurs ai¬
mants.

Je vais plus loin. Je n'hésite pas à demander des
se charger d'un peu plus de tra¬
vail, s'il faut renoncer à une après-midi de liberté —
je sais ce que tout cela représente —-, eh bien ! il
sacrifices. S'il faut

faut accepter.

Sachez, maîtres qui me lisez, que vous devez être
prêts pour la rentrée d'octobre. Vous serez prêts.

�joseph salvat

292

: à Toulouse, à Montpellier,
prépare, en attendant les instructions du Con¬
Supérieur de l'Instruction Publique. L'Ensei¬

L'Université s'émeut
on

se

seil

gnement libre ne sera pas en retard. On travaille à
des manuels, on réédite les manuels épuisés. Le Col¬
lège d'Occitanie met à l'étude son programme de
textes pour la prochaine année scolaire et organise
un réseau complet d'informations sur tout le domaine

languedocien.
Voici, d'ores et déjà, quelques adresses utiles :
M. le chanoine SALVAT, professeur de langue et littérature
occitanes à l'Institut Catholique de Toulouse, 31, rue de la
Fonderie, Toulouse.

SÉGUY, professeur de langues

romanes à la Fa¬
Toulouse, 16, rue Vélane, Toulouse.
M. Charles CAMPROUX, professeur de langue d'Oc à la
Faculté des Lettres de Montpellier, 4, rue Marcel de Serres,
Montpellier.
M1"' Marie BARAILLÉ, professeur au Lycée Raymond Naves, 106, Quai de Tounis, Toulouse (Collège d'Occitanie).
M. Robert LAFFONT, professeur au Collège de Sète, Hé¬
M.

Jean

culté des Lettres de

(Institut d'Etudes Occitanes).
Professeurs, instituteurs, directeurs d'école, n'ou¬
blions pas que la langue d'Oc est matière d'ensei¬
gnement pour la licence et le baccalauréat. On trouve
tous les détails nécessaires dans Y Enquête des Amis
rault

de la Langue d'Oc, de Paris, sur Vapplication
de la loi relative à Venseignement des dialectes.
Lo rédaction du Gai Saber (31, rue delà Fonderie)
en enverra un

exemplaire gratuitement sur demande.

Informons-nous, et informons autour de nous. Ré¬
pondons généreusement, si l'on nous invite à parti¬
ciper à des stages, à des journées d'information.
Un
et les

dépôt sacré est entre nos mains : les étudiants
enfants aiment ce qu'on leur fait aimer. Notre

responsabilité est grande devant l'histoire. Prenons
garde. N'ayons pas à battre un jour notre coulpe.
Joseph SALVAT.

�La Fête

de l'Escola Oecitana
Elle se déroula cette année, suivant son rite tra¬
ditionnel, le mercredi 2 mai, veille de l'Ascension.
Après la Messe dite à Notre-Dame la Daurade à
laquelle assistaient, à côté de Son Eminence le
Cardinal Saliège, de nombreux membres et lauréats
de l'Académie des Jeux Floraux, eut lieu, dans un
salon de l'EIôtel d'Assézat, la réunion du Bureau
sous la
présidence du capiscol, le majorai J.-Rozès

de Brousse.
On approuva les comptes
Professeur Sendrail, trésorier.

présentés par M. le
M. le Professeur Jean
Séguy fit un exposé relatif à l'enseignement de
la langue d'Oc en application de la récente Loi
Deixonne : il insista sur les instruments de travail,
la nécessité de l'unité graphique, et donna connais¬
sance des projets de stages pour professeurs et ins¬
tituteurs établis par les Universités de Toulouse et

Montpellier. Cet exposé fut suivi d'un échange de
très intéressant au cours duquel le majorai P.-L.
Berthaud, délégué général du Cartel de Défense des
langues et dialectes régionaux de France, dit les
difficultés d'ordre pratique auxquelles se heurte
encore l'application de la loi, et aussi les interven¬
tions possibles qui nous donnent toute espérance.
L'après-midi, à la Séance solennelle de l'Académie
des Jeux Floraux, on put entendre un rapport de M.
le professeur Jean Fourcassié sur le grand prix de
de

vues

prose

Fabien-Artigue décerné à André Berry pour

manuscrite consacrée au poète gascon
Pey de Garros, le premier prédécesseur des félibres

une

œuvre

�LA

294

XVIe siècle.

DIRECTION

Le

majoral-abbé Salvat lut ensuitedJoc. On goûta
les poèmes de Mme Chanot-Bullier de Marseille — lu
par J.-Rozès de Brousse —, de MM. Toulze, Calvignac, Mathieu, Laffargue, lus par leurs auteurs à qui
l'assemblée ne ménagea pas ses applaudissements.
Le Bureau de YEscòla reprit ses délibérations. Le
majoral-abbé Salvat rappela la mort de Paul Sibra,
à la mémoire de qui il adressa un hommage ému.
11 énuméra les raisons qui peuvent réjouir YEscòla
du fait des distinctions dont plusieurs de ses mem¬
bres ont été l'objet : décorations, nominations, suc¬
cès littéraires, etc... Il fit applaudir l'action de nos
amis Berthaud et Cayrou à l'occasion du vote de la
Loi Deixonne, la déclaration de l'Académie des Jeux.
Floraux en faveur de l'enseignement de la langue
d'oc. Il exprima les remerciements de YEscòla à
tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, avaient
au

son

rapport sur le concours de langue

contribué

au

Plusieurs

accomplie
le

succès de la Sainte-Estelle de 1950.
membres

par

présents exposèrent l'œuvre
les groupements affiliés à VEscòla :

Colège d'Occitania (M"e Baraillé), La Capeleia
(Paul Calvignac), La Campana d'Agot

de Graulhet

(chanoine Farenc).

Fernand Gaulhet dit l'activité

félibréenne au pays de Lavaur, Hippolyte Amadieu
et
Labbé Toulze dirent celle du pays de Cahors.
L'abbé Salvat fit applaudir la vie d'autres groupe¬

spécialement actifs : YEscòla de Laran (Tou¬
louse), Lo Calelh (Carreaux), Lo Remembre (Narbonne), YEscòla Jaufrè Rudel (Bordeaux).
C'est autour du majoral-abbé Salvat — en l'ab¬
ments

sence unanimement
regrettée du capiscol légèrement
souffrant
que se groupèrent à l'Hôtel du Clocher
de Rodez une quarantaine de convives parmi lesquels
—

quelques beaux costumes toulousains mettaient unenote gracieuse. Le dîner fut succulent et bien servi.
Aussi l'éloquence — à défaut de mousseux — coula-t—
elle à flots

au

moment des

brindes.

�LA

FÊTE

DE

L'ESCOLA

OCGITANA

295

Le

majorai présenta les excuses des absents
(Cubaynes et Mouly, jos-capiscòls, Grando, Benezet
Vidal, majoraux, premier-président Escudié, M"1*
Chanot-Bullier, MM.Cayrou, Gardes, Delluc, Contensou, Sabatier, Larrieu, Soum, etc...). Il fit approuver
ensuite par l'Assemblée les décisions prises par le
Bureau, en particulier la nomination, comme mem¬
bres du Bureau, des personnalités suivantes : le
président Albert Sarraut (Escòla de la Crot\ Jauna) Marcou, Valière (Carmaux), Dupin (Bordeaux),
Laporte (Toulouse), M"1" Ponrouch-Petit (Narbonne),
M"" Doumeng, Julié, M. Pierre Serres (Graulhet),
M"" Tricoire (Lavelanet), professeur Gineste, Dr
Mathieu (Castres). Il rappela ensuite le souvenir
des vénérés fondateurs de 1 ' Escola (Désazars, Anglade, Estieu, Perbosc, Praviel) et demanda aux
escolans la fidélité à la tradition.
Madame Ponrouch-Petit apporta

le salut des féliremarquable activité
et récita un beau poème occitan. On
applaudit le
majorai P.-L. Berthaud, qui rappela l'union parfaite
régnant dans le Félibrige parisien, lui permettant
•une action
efficace, et M. Puntous, secrétaire per¬
pétuel de l'Académie des Jeux Floraux, qui, au nom
de la vieille Académie, félicita les félibres pour leur
optimisme et leur action inlassable. M. Domergue,
syndic de la Maintenance de Languedoc, dit sa joie
bres narbonnais dont elle dit la

de voir
des

une fête si bien réussie. M. Bellido, au nom
Catalans, remercia l'abbé Salvat d'avoir consa¬

une longue série de cours à la vie et
à l'œuvre
Verdaguer. M. Nigoul, sous-préfet de Muret,
parla en Ariégeois fidèle. L'abbé Toulze, lauréat de
langue d'Oc, lut un beau poème de son maître le
majoral-abbé Cubaynes, extrait de son récent livre
Orne de Dieu. Marie-Antoinette Daguet fit applau¬

cré
de

dir

un

beau sonnet français sur « Les Corbières

On entendit
nance

».

encore Joseph Niel, de la Mainte¬
Gascogne-Béarn, Edouard de Tappie, de l'Es-

�la

direction

còla de Laran, le Docteur Christian .Mathieu dans
ses
œuvres.
Le chanoine Farenc brinda aux deux

Fernand Gaulhet apporta le salut
pleure encore Dame Guiraude. Le lau¬

lauréats du Tarn ;
de Lavaur où

Calvignac, Pierre Fauré, Paul, Cabanis
lut
de
Bernadeta, le poème pastoral de Philadelphe. De
semblables hommages clôturèrent dignement ce régal

réat Paul

dirent de beaux poèmes. Le professeur Laporte
un sonnet
de Mistral Au Miejour et un chant

poétique.
De nombreux
félibres, et non
s'étaient contentés d'applaudir :

des

moindres,

les mainteneurs
Sendrail, de Gorsse et Girou, Mesdames Druïlle,
Laporte, Mesdemoiselles Baraillé, Aroles, MM.
Roger; Barthe, Amadieu, Laban de YEscole Gastòu
Febus, de Malefette, capiscol de YEscòla de Laran,
Druïlle, Ponrouch, Montlaur, Laffargue, Lagasse,
Antonin, etc
On se sépara après le chant de La Coupo, qu'en¬
tonna le majoral-abbé Salvat : les cœurs battaient
...

de douce et réconfortante émotion.

La Direction.

�LO

«

PATOÈS

»

de Maslacq.
Maslacq, dilhèu (2) ?
E donc que v' ac vau di.ze(3).
Maslacq qu'ei hens (4) lo Biarn u deus mai grands
vilatyes de la ribèra deu Gave de Pau.
Qu'ai donc aqueth aunor d'estar biarnés cap e tôt.
Que soi badut (5) entre lo Gave qui broniba (6) au
loènh e « aqueras montanbas que tant hautas son ».
Mès, mai uros que lo vièlh comte Gaston Febus, arren jamai «non m'a
empachat de vede mas amors
Que soi(i) u hilh
Ne conechètz pas

on

èran

».

Mas amors,

qu'èran aqueth bèth cèu de Pau, e

lenga mairala que-m cantàban la mai e
grand-mai quand me hèzen sautar suis yolhs (7) :
aquera

la.

Ari! Ari! Chibalon de Maugorguet,
Segotit-me la proba (8).
Quandyo vau entà-u mercat,
Los autes que se n' tornan ...

Ari! Ari! Chibalon

...

sautabi content au son de la canson.
Quand pensi adara (9) au pasat, que-m senti arradis (10) à défaut de noble sang. Mès qui pòd dize,
en Biarn,
que n'a pas noble sang, quand lo Noste
Enric esté (11) — à la letra, dizen las mechantas
lengas — lo pai deu son reiaumi ? Qu'èm tots u
drin (12) los sons hilhs. E atau qu'ac pensaba Loïs
XIII quand dizó en entrant en Pau : « Salut, noble
E que

Biarn !

»

Portant, quand èri petit, que-m volon har crede
à u praube mainatye qu'acò qu'èra u afront
d'estar biarnés. Que-s pasà la cauza quand anoi ta
com

l'escòla

...

�298

ALBERT

GUICHEMERRE

Que trobèi aquiu u reyent, bèth òmi (13), mès
qui-m hazó pòur detira (14) damb los sons uèlhs qui
petàban eslambrecs (15).
Dis donc, toi, le petit Clavel
de la mia caza —, as-tu
fini de
tois ? Si tu parles encore ce
«

—

nom

puni.

qu'ei lo

»

Tè,

«

—

—

parler pa¬
jargon, tu seras

se-m

digoi (16)

luènh do cric deu hazà

en plorant, que n'ès plan
(17) de la caza, qu'èras mai.

auprèp de la tua mai qui-t cantaba las cansons».
€ Mais ne
pleure pas, voyons ! Il faut que
comprennes que le béarnais est un patois qui

uros
—

tu

donne

un

mauvais accent, et rend ridicules ceux

qui le parlent. Il est le propre des gens peu ins¬

truits

».

Tè !

«

—

da

(18)

au

mei

digoi, aqueste òmi que cret behipècs e hòus à nosta (19)... S'ac dizi
pai, qu'eu foterè ua tèca ! (20) »
se-m

que som

Mès lo franchiman de reyent que
e

que

m'espiaba

en

dizent

parlaba tostemps

:

« Aussi,
mes enfants, pour vous aider à
pratiquer la langue française, je ferai circuler
parmi vous un instrument que vos aînés con¬
naissent bien, le «paloès».
—

E que-ns

amochà (21) u très de bòis, grand
chiulet(22), abracat aus dos capuchs (23).
« C'est entendu, n'est-ce
pas ? Celui qui sera
surpris à parler patois aura cet instrument de
punition : après la sortie de quatre heures, il
—

com

u

—

balaiera la classe

Alavetz que

».

comensà ta

yo

(24) la benalèya (25)

•

�LO

«

PATOÈS

»

•qu'èri sobent l'òmi de l'escoba e de la pala, e que-m
•demorabi sos bancs quand los autes partiban en
■cridant decap à caza.
Que trobèi urozament à la fin ua combina. Lo
«patoès»

brulaba los dits quand l'abi hens las
per u vezin mai grand que 3'o
qu'èri plan pèc de-u guardar dinca la fin de la re-creacion. Lo truc ta-s sauvar qu'èra de-u pasar à u
aute en parlant patoès dab
et(28).
Que calé donc trobar u praube diable e hà-u cade(2g) en lo pecat punit. E que comensèbi à corre de
mans, e

que-m

quesaboi(27)

l'u ta l'aute.
—

—

«

E ! Yan !

Oc !

se

e

vos

yogar

à las canicas (30) ?

vòi !

Tè !

qu'as aqui lo « patoès » !
pica (31)'! Que m'as trompât !
Oc ! e à yo lo reyent tant-ben ! »
E lo praube diable que corrè au son torn ta colocar à u aute
aqueth méchant très de bòis.
U dia, harts (32) de manobrar l'escoba e la pala,
■que decidom tots de fote lo « patoès » hens lo potz
deu Ceré, debant l'escòla. Qu'estô viste hèit e plan
fotut... Lo reyent que cridà hèra (33), mès ne podò
pas jamai trobar los qui abèn hèit lo côp.
—

—

O hilh de

—

Que partoi ballèu (34) ta-u colège d'Auloron.
E, pendent las vacansas, debath la frinèsta deu
reyent que boloi cantar dab u aute amie ua canson
■qu'abi apreza aquiu en estudiant « Rosa, la rose» :
A Auloron que

N'a pas
E lo

i a ua vièlha
qu'ua dent debant,

trin-trin, trin-tran, la vi'elha

N'a pas
E lo

...

qu'ua dent debant,
trin-trin, trin-tran
...

...

�guichemerre

albert

300

Lo vièlh reyent ne sorti pas lo cap à la frinèsta,
qu'èra deyà viengut (35) màzet(3Ó), lo praabòt, pos
ans e l'esperiensa. Drin tard qu'abè comprés !

dezempuch aqueth temps que n'i a pasat hèra
d'aiga, debath lo pont d'Orthés. Ua sola cauza que
demora : la lenga deus ancians, ta dize aus enemics :
Mès

Tòca-i-

se

gaulas

!

demora, lo biarnés tant-ben. Mès lo
reyent que s'ei mort, e plan mort. Aimaba pas ni
patoès ni curés, mès qu'ai sabut qu'abans de-s morir
qu'aperà lo curé ta confèsa. Ne sai pas se-s confesà
biarnés. E qui ac sab ? Que n'abèm vist hèra
en
d'autas
Que n'i a tant, de cauzas, au cauzèr (37) !
Lo Biarn que

...

Abat Albèrt GUICHEMERRE.

(parlar biarnés)

(4) dans ; (3) né ; (6) mur¬
poussière ; (9) mainte¬
nant; (10) des racines ; (11) fut, (12) un peu ; (13) brave homme;
(14) qui me fit peur tout de suite ; (15) jetaient des éclairs ; (16)
me dis-je ; (17) coq ; (18) sans doute ; (19) chez nous ; (20) il lui
administrerait un mauvais coup ; (21) montra ; (22) sifflet; (23)
appointé aux deux extrémités; (24) pour moi ; (25) le supplice ;
(26) balai; (27) j'appris ; (28) avec lui; (29) tomber; (30) billes;
(31) «euphémisme»; (32) fatigués ; (33) beaucoup; (34) bientôt;
(35) devenu ; (36) calme (il avait mis de l'eau dans son vin) ;
fi) je suis

;

(2) peut-être

;

(3) dire

;

murait; (7) genoux; (8) secouez-moi la

(37)

au

magasin.

�Jules CAVAILLÈS
ou

«

le brillant héritier des Nabis

Du rouge au vert tout le
Tu soulèveras le rideau
Et maintenant voilà que

jaune

»

se meurt

...

s'ouvre la fenêtre
Araignées quand les mains tissaient la lumière
Beauté Pâleur d'insondables violets
La fenêtre s'ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière.

...

de Guillaume Apol¬
Delaunay en 1912 ; il
recueil « Calligram¬
mes»; ces vers ouvraient «les fenêtres simultanées»
■de Delaunay, ce coloriste lyrique de l'orphisme qui
le premier a découvert dans le thème des fenêtres
une source féconde et inventive d'art pur.
La fenê¬
tre par son format crée les frontières
d'un autre
monde ; dans ce cadre se compose la vision poétique
de la création, pur jeu de l'imagination et de la fan¬
taisie, composition riche de substance et d'originelle
fraîcheur ; c'est l'évasion, l'échappée inattendue, le
bond dans le rêve, le coup de filet dans la fiction.
Quelle exposition exceptionnelle pourrait faire une
galerie avec le motif de «la fenêtre» ! Quelle col¬
lection étonnante pourrait réunir un amateur averti
et curieux sur cette simple systématisation : la fenê¬
tre !
A travers ces fenêtres on pourrait admirer
la Tour Eiffel de Delaunay échafaudant ses prismes
de lumière derrière le portrait de Philippe Soupault,
le Vésuve qui fume de Pierre Laprade, le Bocal aux
poissons rouges de Matisse, les Fiancés volants de
'Chagall, etc... car tous les grands maîtres contem¬
porains ont peint une fenêtre ouverte sur leur uniCe poème « Les Fenêtres »
linaire fut écrit pour Robert
fut ensuite incorporé dans le

—

�JEAN GIROU

3°2

vers,

et cette

collection serait certainement incom¬

plète si Jules Cavaillès n'y figurait pas en bonne
place. En effet Cavaillès a trouvé dans la fenêtre
une limite au spectacle qu'il veut nous donner : Fe¬
nêtre de Langrune (37), Fenêtre à Menton (38),
Fenêtre sur le jardin (39), Fenêtre au printemps
(42), Le Marronnier fleuri (43), La Convales¬
cente (43), au Musée de Toulouse, etc ... La fenêtre

Cavaillès le point qui sollicite notre atten¬
représentation ; la fenê¬
tre définit presque l'art de Cavaillès qui est un art
de composition.

est

pour

tion, qui nous invite à une

ce Cavaillès dont l'absence dans cette ga¬
dans cette collection serait impardonnable?

Quel est
lerie

ou

Maître qui prend déjà place au palmarès
— c'est un Albigeois ;
fils de notre Midi, enfant du Tarn, Cavaillès, né en
1901 à Carmaux, patrie de Jaurès ; séduit par le
graphisme linéaire, il entre adolescent aux Mines
comme dessinateur industriel ; un vieil artiste, élève
de J.-Paul Laurens et ami d'Henri Martin, le père
Artigue, devine le sens artistique du futur peintre
et lui conseille d'aller à Paris; il entre en 1922 à
l'Académie Jullian ; il est déjà marié à une femme
courageuse ; il loge à la Ruche,, cette caserne de
Vaugirard qui abrita aussi les débuts de Kikoïne,
de Chagall, de Soutine ; il fait la connaissance de
Limouse et partage son atelier ; il suit les leçons de
Quel est

ce

des Arts ?

Il est de chez nous

Pierre et de Paul-Albert Laurens, mais son vrai
maître est le Louvre ; il est surtout attiré par les

esquisses des grands peintres où il suit les étapes
d'élaboration de la création ; plus tard il déclarera
à Florent Fels que dans l'esquisse il trouve « l'ex¬
pression d'un sentiment vécu et spontané » ; il expo¬
se aux Indépendants,
au Salon d'Automne (socié¬
taire en 1934), aux Tuileries ; mais il faut vivre :
Cavaillès, comme Marquet, Despiau, Pompon, gagne
son pain quotidien ; il tient avec sa vaillante femme

�JULES

à

CAVAILLÈS

303

Vaugirard

un petit commerce d'épicerie. Cavaillès
femme Rose ont la foi : ils savent qu'ils sont
dans le bon chemin, et, malgré l'indifférence et

et sa

l'incompréhension, ils persévèrent.
En 1936, j'étais de passage à Paris, et Raymond
Escholier, le pertinent critique d'art et subtil com¬
mentateur de la Peinture Contemporaine,
me re¬
commanda d'aller visiter, au rez-de-chaussée du
Petit Palais, le «14'groupe des Artistes de ce temps»,
dont l'organisateur était Cavaillès. Ce fut pour moi
une révélation :
je venais de découvrir un vrai pein¬
tre. 1936 fut une année faste pour Cavaillès : il décro¬
chait la première bourse de la «Fondation Blumenthal
pour la pensée et l'art Français », et il partait pour
l'Italie. En 1937, c'est l'Exposition Internationale
de Paris, où il est chargé de la décoration du Pavil¬
lon de Languedoc ; il décore, cette même année, la
Salle des Mariages de la Mairie de Poissy ; en 1938,
son

talent

va

avoir

une

consécration officielle

:

il est

nommé

professeur suppléant à l'Ecole Nationale des
Arts Décoratifs où professe déjà le Montalbanais
Desnoyer. Les galeries l'invitent, et il expose chez
Druet (37), à l'Elysée (39), chez Berry-Raspail (41),
chez

Arte

à Cannes

(43) chez Henri Gaffié à Nice

(43) ; il est présent aux grandes expositions d'Art
Français contemporain à l'étranger, à Londres à la
National Galery, à Melbourne, à New-York, à Elsenki, à Rio de Janeiro (1948) ; les critiques les plus
qualifiés commentent sa peinture : Jacques Guenne,
Louis

Chéronnet, Champigneulle, Waldemar Geor¬

ges, Florent Fels, Dorival, Raymond Escholier,
René Huyghe, Yves Spovry. Les œuvres de Cavail¬
lès figurent dans les Musées les plus importants
; il est en bonne place au
d'Art Moderne ; Toulouse, Mont¬

d'Europe et d'Amérique
Musée National

pellier, Albi, Castres ont mis Cavaillès sur leurs
cimaises, hommage rendu à un enfant du pays qui
les honore.

�JEAN GIROU

304

Cavaillès, intelligent et appliqué, n'a pas fait fi,,
certains, de ses illustres aînés ; à Braque il
a pris la
pureté de la ligne, aux Fauves l'intensité
de la couleur, à Matisse le sens décoratif de l'en¬
semble ; par goût, il a été tenté par la douce blan¬
cheur de Renoir, l'intimisme d'un Vuillard et l'ara¬
besque raffinée et diaprée d'un Bonnard qui le rat¬
tache aux Nabis : en effet, par la couleur pure, le
ton clair,
l'atmosphère de tendresse, l'amour de la
nuance, le choix de la distinction, le caprice de l'or¬
chestration, Cavaillès est le dernier des Nabis. Si,
par Cézanne, il est constructif, par Gauguin il est
inventif ; s'il s'apparente par affinité à Charles Guer-

comme

rin et à Pierre Laprade, sa palette est
il sait souligner sa personnalité. C'est,

bien à lui, et
du reste, une

caractéristiques de son époque, qui se situe
l'histoire de l'art contemporain en 1930 ; dans
école des jeunes peintres de la Réalité,
tiste a son caractère propre et strict : ainsi,
des

dans

cette
chaque ar¬

Cavail¬

lès

ne

confondre avec Aujame, Brianchon,
Midy, Chastel, Leguelt, Le Molt, Li-

peut se

Chapelain

-

Poncelet, Terechovitch.
privilégié, Cavaillès s'est
créé un univers à lui où règne une atmosphère delégèreté, de luminosité, de pureté, de douceur ;
peintre, il a la foi dans les couleurs, et, dans cette
quête des valeurs, il se sent perdu si le ton lui
échappe ; mais, si la note exacte et juste est trouvée,
son attente est comblée, et la conquête est faite : le
charme jaillit. Ce charme peut se décomposer dans
une formule de contraste et de paradoxe où le goût
de purifier à Pextrême se heurte à un besoin d'orner;
d'où ce jaillissement allègre, agile, joyeux, ingénieux,
transparent : on est ébloui par la facilité, entraîné
par la dérive de la grâce ; la palette de Cavaillès
se déroule dans un éventail d'arc-en-ciel ; l'objet res¬
titué s'entoure d'un feu d'artifice ; telle est la féerie
mouse, Oudot,
Planson,
Dans cette pléiade, en être

de Cavaillès.

�JULES

CAVAILLÈS

305

La facilité de Cavaillès devient la maîtrise de l'au¬

c'est-à-dire l'aisance et la sérénité ;
regard de Cavaillès ne déforme pas systématique¬
ment, quoique pour l'agrément de la composition il
disloque et démembre ; Cavaillès va jusqu'à l'essence
de l'objet, qui, par sa pureté exprimée, ne peut pas
être davantage que ce qu'il est ; cette recherche du
minimum et du maximum, en dehors de toute demimesure, est une des ressources de Cavaillès ; les ex¬
trêmes seuls ont pour lui un langage ; Cavaillès
donne l'impression d'être né — comme Giraudoux

tomatisme,
le

l'a écrit de lui même
c'est-à-dire avant le

—

entre

la Création et la Chute,

péché, auréolé de la grâce ori¬
ginelle, car dans son paradis tout est pureté, joie,
lumière. Cavaillès, si épris d'harmonie, n'accepte
que le beau ; il a même le goût giraldien de la pa¬
rure,; en tout cas il y a chez lui, comme chez Gi¬
raudoux, un ferme refus du laid et du mensonge ;
l'agencement quelquefois précieux et léger des ob¬
jets, le lien, retrouvé de la vérité perdue, la position
et l'opposition des volumes,
tout chez lui suggère
plus qu'il n'explique ; c'est cette fidélité à l'esprit
qui libère de la serve copie et qui confère à une œu¬
vre d'art sa signifiance.
Si les œuvres de Cavaillès doivent à la mémoire
dans ce qu'elles ont de concerté, elles sont aussi les
enfants de l'attention par l'intention, le calcul et

l'exigence ; le tableau désormais organisé est élaboré
avec souplesse et dans la joie. Cavaillès peint alors
comme le rossignol chante : dans le chant du rossi¬
gnol il y a des pauses voulues et des arrêts mesu¬
rés ; il en est de même dans ses toiles, et ses nappes
de silence, ses réserves de blanc ont d'autant plus
de valeur allusive que Cavaillès a su d'abord nous
émerveiller par son incantation, par son improvisa¬
tion toujours jeune et fraîche, par son chatoiement
aux facettes
et aux feux multipliés ; cette peinture
nous donne alors, surtout dans la construction de ses

�proverbes

3°6

portraits, cet aspect de perfection qui n'arrive pas
cependant au comble de l'achèvement : notre rigueur
lui

le

ne

même

pardonnerait

emporté dans

sa

pas.

Cavaillès sait s'arrêter,

mission lyrique.

Telles sont les réflexions nécessaires sur cet
de

grande classe qui porte l'autorité de

artiste

l'Occitanie

à travers le monde.

Jean GIROU.

PROVERBES
Borron de mai

emplis lo chai.

En mai lo blat profita en
mai que n'a fait dins

Quai

se

marida en mai

Solelh de
Al

mes

Junh,

sèt jorns
sèt me\es.

de

jun
jun

dura gai (gaire).

roina dcgun.

consultes degun (per te vestir).

la dalha al punh.
joan

de

Pl-antaurèl.

�Lo Calelh

de Caramaus

En octobre

1948 foguet fondada à Caramaus
(Tarn) l'Escòla del Calelh. La ciutat carbonièra,
seitada al clôt de las serras que despariison la
plana d'Aquitanha del Masis Segalà- Cause, mesconeisia gaireben tôt del bolegadis de respelida
occitana. Pasmens sos veflns ternaires, l'Albigés
e lo
Roèrgue, faflan florin lo gaubi e la literatura d'òc.

Es alara qu'un regent, director d'escòla, lo
senhe Marius Valière, empleguèt sos levers e
■metèt sa sapiensa eclectica à alestir dins son païs
la flamba del reviure. D'en primièr, sostat per
l'Escòla Albige^a Pascal de Ròcaguda, ganhèt

l'ajuda de qualques lengadocians afogats : Tingeniaire Marius Marcou, lo pages trobaire Lucian Naves, pèi domaiflela Sirgue, regenta, dòna
Gauf arenques, fllha del campèstre, rica de cantas ancianas, de legendas, de dichas e de contes,
Caries Espic, lo sartre qu'escriu tant finament
coma cordura, dòna Berlou, pianista, e Choulet,
ancian de la mina, e Pages e Galaup, Maurel
lo potingaire, Andrieu, Canac lo menestrièr,
Valentin, Vila, un plenponh devalents que s'atelèron al prèt^fach e ganhèron la fl^ansa de la
poblacion.
L Administra ci on minier a pr est et una sala per
las acampadas ; l'Inspector d'Academia donèt
licencia d'utili^ar, per lo cors d'occitan, un airal mannat al Colègi Tecnic. Una bibliotèca fo¬
guet fondada, ont los escolans, à res non còst,
pòdon po^ar à las òbras mèstras de la lenga.
S'organifleron de velhadas me^adièras per l'ensenhament e lo placer dels membres e dels convidats. S'alestiguèron de sefllhas artisticas de

�LO

3°8

BAILE

bongost. Jos lo dople gobèrn dels senhes Marcou
Valière, lo renom del Calelh s'espandiguèt e
s'espandïs encara de contunh.
e

la

Ara

Societat

posedis

son

Cant, ajustât,

e mu^ica, pel Capiscòl. Posedis sa bandiera de seda ont se vè^on flotejar los escudets
de Tolo^a e de Caramaus. Posedis un Libre
d'Aur trelu^ent, artisticament religat, ont son

paraulas

fervoro^ament recatats

textes,

images, fòtòs,

documents ancians o modems, capables
melhor coneise e aimar lo païs. Demèst
textes

se

mèsclan armonio^ament

las

de faire

aquelis

regas au-

tografas escritas per los majorais e conféren¬
en visita : Jofep Salvat, Enric Mouly, A11Boussac, Francés Rei-Belenc, Touny-Lerys,
Lucian Naves, Florbèrt Casteret, Julieta Dissel,
Emili Rieux, Clara Targuebayre, Paul Calvignac, etc
ciers
driu

...

Los animators an pogut amanar Un plenponh
de comedians dévots, un autre plenponh de dan-

fai tirar las borrèias, e fai petar lo
senhe Valière, membre de la Societat
Dramatica, e qu'es orne de teatre, aplecha elsaires,
rire !

e

Lo

meteis las comedias e las jòga ambe sos companhs. Un bocin cada jorn la familha creis, e,
quand lie vira de felibrejar, los vestits sòrton
de las tirètas.

Mas, sò que los pòrta-lum demàndan subretot
als Escolans, es de plan parlar la lenga, de de-

fugir bric à bric las formas paieras, d'afortir
lor de^ir de far florir lo bon dialècte al lòc del
parladis afabrat, de legir e tornar legir los capsd'òbra occitans. E cal creire que los Caramausens son en bon camin, ja que lo Calelh se vejèt
lau^enjar à Tolo^a en 1950, per aber ameritat
fòrsa prèmis al Concors Escolari de la SantaEstèla.

�LO

Aici
Calelh.

CARAMAUS

qualquas-unas de las manifestacions del

1948
26 de

CALELH DE

:

janvièr.

—

Conferencia del majorai Mouly
Poèrgue.

:

Pasejada

en

1949 :
21

de febrièr.

mars.

—

Conf. de Francés Pinel

Gonf. de Lucian Naves

—

; «

:

«Nos Troubadours»,

Louisa Paulin

».

julhet.— Participacion artistica à la felibrejada de Corda,
octòbre.
Conf. de Julieta Dissel : «Rythmes provençaux et
languedociens ».
décembre.
Vesprada folclorica à Caramaus ambe l'ajuda de
Julieta Dissel.
—

—

1950 :
28 de
14

Conf. del majorai Salvat : Vida de Mistral.
Conf. d'Emili Rieux : « Poètes du terroir ».
Conf. del majorai Mouly : Esperit e lenga popularia

janvièr.
de febrièr.

mars.

—

—

—

del
avril.

campèstre.

Vesprada artistica : se prezenta L'Intérim, comedia

—

de Marius Valière.

Participacion à la Santa-Estéla de Toloza (45 membres).
■9 de junh. — Conf. del majorai Boussac : « Richesse de la lan¬
gue d'Oc ».
novembre.— Vesprada artistica à Caramaus, ambe l'ajuda de
Julieta Dissel.
décembre.— Conf. de Touny-Lérys : «Poètes de chez nous».
mai.

—

1951

■

Conf. de Clara Targuebayre : «Cordes, notre ville»,
Calvignac : Lenga e poe^ta d'Oc.
mars.
Prezentacion dels joves Dansaires del Calelh.
13 de mai. — Participacion à la Santa-Estèla d'Orlhat (42 mem¬
bres).

janvièr.

—

febrièr.

—

Conf. de Paul

—

Ose a al

Calelh,

e

long a vida

...

LO

BAILE.

�BOLEGADISA
L_a

OCCITANA

Santa-Estèla d'Orlhat

La Santa-Estèla de /95/

s'es debanada

en

ciutat d'Orlhat

12 al 16 de mai. Ne fiodèm pas far un long ra¬
solament que, malgrat un temps fresquet, tôt lo

{Aurillac) del
conte. Direm

programe se compliguèt integralament e

amb una granda
1

reiisida.

dels felibres e vesprada occitana
ont una jovc colh_a d'artistes roergats joguèt Lo Castèt de Rascal de nòstre jos-capiscòl Enric Mouly e ont se faguèt aplaudir
Julie ta Dissel.
Lo dimenge 13, bel cortège per las carrièras, mesa felibrenca
Lo

12

de mai, aculhensa

à Sant-Guiral ambe

pre\ic del majoral-abat Salvat. Salut al

felibre Arsèni Vermenou\e dabant son buste pel majorai
Bene\et Vidal e lo Capolièr. Bêla recepcion dels felibres per
la Municipalitat. Fèsta regionalista al Estadi dabant un fum
de monde : de Tolo\a i èran venguts Lou Ramelet Moundi e
Lou Caddetous de la Flahuto.

de VExposition Vermenou\e, pèi taulejada
un bel discors del Capolièr, e de brindes
aplaudits del Senhe Prefèt, de mants majorais e felibres. La
nèit, conferencia sus Vermenou\e per l'abat Salvat.
Lo dimars e lo dimècres, escorregudas dins un pais merabilhos : los felibres se clinèron dabant l'ostal e lo cròs d'Arsèni
Vermenou\e.
Tôt acò bel foguèt organi\at e complit per un Comitat que
podèm coinplimentar, ambe l'ajuda efectiva de las autoritats.
Nòstre valent escolan, lo regent Joan Fay, èra Varna viventa
dé tota aquela bolegadisa.
Al Consistori s'elegiguèt un majorai, nostre escolan Pèire
Rouquette (Rodin), de Marselha, en plasa del regretat Pèire
Bertas; très mèstres en Gai Saber : lo catalan Enric Guiter,
lo lemo^in Raimon Bûche, lo provensal abat Mascle, pèi una
ribambèla de 9 mèstres d'bbra, totis 0 gaireben de Marselha.
Que sidguen complimentais aquels sabents e valents. De mai,
foguèron ojicialament ajilhats al Felibrige Lo Calelh de Caramaus e í'Escòla
Jaufré Rudèl de Bordèus.
de

Lo dilus, visita
La Copa amb

A l'Academla dels lòcs Florals

recepcion, à l'Academla dels Jbcs Florals, del
profesor Vandel en remplasament del ancian Secretari
Perpétuai Miquèl de Bellomayre ( 14 de janvier içpi), del Comte
d'Adhémar en remplasament del général Ibos(8 d'abrilh içpi).
Senhalam la

senhe

�BOLEGADISA

OCCITANA

Lo 25

de mai, nòstre secretari-adjunt, Joan Séguy, profesor
de las Letras, es estât elegit
Villat. Li di\èm nòstres com¬
pliments.
de

lengas romanas à la Facultat
■manteneire en plasa delprofesor

L'Escòla de Laran

S'acampèt, ongan, lo dimenge 29 d'abrilh, à Nauèlhas en
Lauragués. Aprèp la mesa ont prediquèt lo majoral-abat
Salvat, se felibrejèt cô del Senhe Enric de Vigaria, cónse de
Nauèlhas, al castèl de Las Grezas.
A la taulejada s'auziguèron de brindes esmovents o galejaires, en pròza e en vèrs. Aprèp los senhes de Tappie e lo
capiscôl Enric de Malefette parlèron lo profesor Sendrail, de
l'Academia dels Jôcs Flqrals, Sixte Doat, Léon Antonin, Joan
Roux-Guy, Paul Cabanis e Gaston d'Aldéguier. Lo majoralabat Salvat comentèt e cantèt La Cansoun dis Avi de Mistral
dont lo repic èra représ per tota la taulada. Pèi s'entonèt lo
cant de La

Coupo.
L'EscòIa lanfré Rudèl

Bêla fèsta, aquela qu'engimbèt, per sa primièra manifes¬
tation, lo 16 de mai, al Castèl de la Breda, pais de Montes¬
quieu, la novèla escbla d'Aquitanha, ambe Vajudadelmajorat
Marcel Fournier, de la di\eira Julieta Dissel, Lois Palauqui.
S'i poguèron aplaudir cants e dansas de l'Arièja, de la Bigorra, de Bordèus, e mai que mai los dansaires de Las Cames
lestes e de Los Cigalons de Mourseuns.
Als Jôcs Florals, fogueron coronats de nombro\es autors-

Senhalarem demest los lauréats nòstres escolans Lois Delluc

( 1" prèt\ de poefia occitana), Andriu Pichery ( 1" prèty_ deprò\a occitana), Maria-Antonieta Daguet (2e prèt\ de poefia
france^a). Que receben nàstres compliments.
E siague tant-ben complimentât nbstre escolan e amie
Adrian Dupin, lo mèstre-engimbaire d'aquel festanal.
Corses

Coma i

de Vacansas

dos ans, coma
en

l'an pasat, s'organizan à Ripôll e à.
Catalonha, de Corses de Vacansas,.
del 2 al t6 de setembre. Demandar entresinnes al majoral-abat
Salvat, 31, carrièra de la Fondaria, Toloza.
a

Sant-Cugat del Vallès,

VWVW

En

Lou Flourege celebrèt lo 50e aniLo 26, à Malhana, lo Felireculhiguèt dabant la crôza de Mistral.

Avinhon, lo

4

de

mars,

versari de la mort de Fèlis Gras.

brige

se

�BOLEGADISA

312

OCCITANA

Lo Prètz Frederic-Mistral per 1951 es estât atribuït al poète
provensal Mas-Felip Delavouet per l'ensemble de son ôbra, e
mai que mai per sos darrièrs poèmes : Quatre Cantico per
l'âge d'Or.
&lt;w\w\

A Fois (Arièja) se prépara l'inauguracion d'un buste del
poète pirenenc Razols Lafagette. Recomandam à nôstres escolans aquela glorificacion meritada. L'ajuda es aculhida per
un Comitat local : «Secrétaire du Comité Lafagette, Foix, c/c.
Toulouse 861025, Caisse d'Epargne, ville de Foix, livret 28.297».
iVVXVVt

novèlas publicacions.
pédagogique de l'Institut d'Etudes Occitanes,
carrièra Lafaille, Toloza (abonament, 80 frs. per an, c. c. p.

Sèm
1.

en

—

retard per senhalar très

Bulletin

T,
Toloza 1074.53.

Lou Gau, jornal mezadièr (abonament, 200 frs. per an,
2.
Villa Zani, ancian Boulevard Sixte-Isnard, Avinhon).
—

Lou Felibrige, buletin periodic qu'es mandat à totis los
regulièrament inscrits.
Profitam d'aquela ocazion per senhalar à nôstres escolans
que se pôdon faire inscriure al Felibrige (100 frs. per an, ambe
50 frs. de dreits d'intrada) en s'adresant al majoral-abat Salvat.
A-n-el tant-ben ôm se pôd adresar per se procurar una pervenca d'argent, l'insinne del Felibrige (250 frs. franco).
Remembram que, per tôt acô, ôm pôd s'adresar tant-ben al
clavaire del Felibrige, lo senhe majorai Jozèp Giordan, 10, car¬
rièra Ségurane, Nisa, c.c. Marselha 470.88.
3.

felibres

/WA VV\

Dôna
ceza.

Joana Pradalié, rèina del Felibrige, a una filha, Frane à sa maire nôstres melhors compliments.

A l'enfant

de mai, mentre que se debanàban en Orlhat las fèstas
Santa-Estèla, un telegrame fazia saber la môrt, à Montpelhèr, del majorai Pèire Causse (Caussou de l'Oulivié), queportaba dempèi 1936 la Cigala de la Patria. Èra dins sos 68 ans.
Santa-Estèla aurà recebut amistadozament un de sos melhorsLo T3

de

fidèls.

Cri-Cri.

lmp. d'Editions Occitanes

-

Castelnaudary.

Le Gérant: j. salvat.

�UN

JOLI

CADEAU

/1

La Sainte-Estelle
de Toulouse
1950

Beau volume de 124 pages in-8, contenant le récit dé¬
taillé des belles fêtes de la Sainte-Estelle de Toulouse (2730 mai
mes ou

1950), le texte occitan

ou

français de nombreux poè¬

discours. A la table des matières,

suivants

on

trouve les

noms

Joseph SALVAT, Lucien LAPORTE, M. BECANNE, Marcel SENDRAIL, Philadelphie de GERDE, François
SABATIER, J.-Rozës de BROUSSE, Monseigneur MOUSSARON, Pierre REYNIER, Jacques MÈCLE, Sylvain TOULZE, Frédéric MISTRAL, Suzanne IMBERT, le préfet POU:

LAT, Charles GRANDO, Louis ABRIC, Anne-Marie PONROUCH-PETIT, Jules CUBAYNES, Roger BARTHE, Edou¬
ard de TÀPPIE, Marie BARAILLÉ, Paul CALVIGNAC,
Paul ORM1ÈRES, Barthélémy BARCELO, Danton GAZEL¬
LES, Violande CÈBE.
Une dizaine d'illustrations hors-texte contribuent à faire
de cet ouvrage un précieux souvenir.

Tirage limité, et numéroté, à 100 exemplaires.
1 à 20, sur papier d'Arches
1.000 frs.
de 21 à 100, sur papier bouffant Gothic
400 frs.
de

Envoi franco. Commande et
1.

—

soit

Toulouse,

paiement

auprès de M. Edouard Privât, 14,
Toulouse 1172-40.

rue

des Arts,

c. c. p.

2.
soit auprès de M. Joseph Salvat, 31, rue de la Fon¬
derie, Toulouse, c. c. p. Toulouse 336-49.
—

�Pour
à

apprendre la langue d'Oc

l'École, demander
1. les textes

tions

des

différentes

sec¬

du

Colège d'Occitania, au
Secrétariat, 19, rue de la Fonderie,
Toulouse.
2. la

Qramatica

occitana

de

l'abbé Salvat, à la Librairie Privât,

14, Rue des Arts, Toulouse, e/c.
Toulouse 1172-40. (prix, port com¬

pris, 150 1rs.).

TOUS LES
Administratifs

Commerciaux

—

PÉRIODIQUES
( BROCHURES

IMPRIMÉS

-

et

de

Luxe

ÉDITIONS OCCITANES
THÈSES - CATALOGUES )

M. ESTIEU &amp; FILS
3, Quai du Port
Demandez

nos

-

CASTELNAUDARY (Aude)

Prix

—:—

Travail

parfait

�</text>
                </elementText>
              </elementTextContainer>
            </element>
          </elementContainer>
        </elementSet>
      </elementSetContainer>
    </file>
  </fileContainer>
  <collection collectionId="92">
    <elementSetContainer>
      <elementSet elementSetId="1">
        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
        <elementContainer>
          <element elementId="50">
            <name>Title</name>
            <description>A name given to the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355723">
                <text>Patrimoine écrit occitan:périodiques</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
          <element elementId="41">
            <name>Description</name>
            <description>An account of the resource</description>
            <elementTextContainer>
              <elementText elementTextId="355724">
                <text>Ce set contient les périodiques numérisés par le CIRDÒC issus des collections des partenaires d'Occitanica</text>
              </elementText>
            </elementTextContainer>
          </element>
        </elementContainer>
      </elementSet>
    </elementSetContainer>
  </collection>
  <itemType itemTypeId="26">
    <name>Revista</name>
    <description>Item type spécifique au CIRDÒC : à privilégier</description>
    <elementContainer>
      <element elementId="127">
        <name>Région Administrative</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="654383">
            <text>Midi-Pyrénées</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="128">
        <name>Variante Idiomatique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="654384">
            <text>Languedocien</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="130">
        <name>Graphie</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="654385">
            <text>Graphie classique / Grafia classica</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
      <element elementId="163">
        <name>Type de périodique</name>
        <description/>
        <elementTextContainer>
          <elementText elementTextId="716110">
            <text>Revistas literàrias e artisticas = Revues littéraires et artistiques</text>
          </elementText>
        </elementTextContainer>
      </element>
    </elementContainer>
  </itemType>
  <elementSetContainer>
    <elementSet elementSetId="1">
      <name>Dublin Core</name>
      <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="50">
          <name>Title</name>
          <description>A name given to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654359">
              <text>Lo Gai Saber. - Annada 32, n° 239 mai-junh 1951</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="86">
          <name>Alternative Title</name>
          <description>An alternative name for the resource. The distinction between titles and alternative titles is application-specific.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654360">
              <text>Lo Gai Saber. - Annada 32, n° 239 mai-junh 1951</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="49">
          <name>Subject</name>
          <description>The topic of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654361">
              <text>Littérature occitane -- Histoire et critique</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654362">
              <text>Poésie occitane</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654363">
              <text>Occitan (langue) -- Orthographe</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="39">
          <name>Creator</name>
          <description>An entity primarily responsible for making the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654364">
              <text>Salvat, Joseph (1889-1972). Directeur de publication</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="48">
          <name>Source</name>
          <description>A related resource from which the described resource is derived</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654365">
              <text>Bibliothèque municipale de Toulouse, P15053</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="45">
          <name>Publisher</name>
          <description>An entity responsible for making the resource available</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654366">
              <text>Escòla occitana (Toulouse)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654367">
              <text>impr. d'Editions Occitanes (Castelnaudary)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="40">
          <name>Date</name>
          <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654368">
              <text>1951-05</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="94">
          <name>Date Issued</name>
          <description>Date of formal issuance (e.g., publication) of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654369">
              <text>2019-03-07 FB</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="47">
          <name>Rights</name>
          <description>Information about rights held in and over the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654370">
              <text>Domaine public</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="98">
          <name>License</name>
          <description>A legal document giving official permission to do something with the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654371">
              <text>Licence ouverte</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="46">
          <name>Relation</name>
          <description>A related resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654372">
              <text>Vignette : https://occitanica.eu/files/original/2790989d0b9bb65a49ba04c9665fad88.jpg</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654373">
              <text>http://www.sudoc.fr/039236943</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="104">
          <name>Is Part Of</name>
          <description>A related resource in which the described resource is physically or logically included.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654374">
              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="42">
          <name>Format</name>
          <description>The file format, physical medium, or dimensions of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654375">
              <text>application/pdf</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654376">
              <text>1 fasc. (pp. 290-312) ; 22 cm</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="44">
          <name>Language</name>
          <description>A language of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654377">
              <text>oci</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654378">
              <text>fre</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="51">
          <name>Type</name>
          <description>The nature or genre of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654379">
              <text>Text</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654380">
              <text>publication en série imprimée</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="116">
          <name>Temporal Coverage</name>
          <description>Temporal characteristics of the resource.</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654381">
              <text>19..</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="43">
          <name>Identifier</name>
          <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654386">
              <text>http://occitanica.eu/omeka/items/show/20769</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654388">
              <text>FRB315556101_P15053_1951_05_06_239</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="41">
          <name>Description</name>
          <description>An account of the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654387">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654389">
              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="37">
          <name>Contributor</name>
          <description>An entity responsible for making contributions to the resource</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654394">
              <text>Berthaud, Pierre-Louis (1899-1956)</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654395">
              <text>Guichemerre, Albert</text>
            </elementText>
            <elementText elementTextId="654396">
              <text>Girou, Jean (1889-1972)</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
    <elementSet elementSetId="8">
      <name>Occitanica</name>
      <description>Jeu de métadonnées internes a Occitanica</description>
      <elementContainer>
        <element elementId="173">
          <name>Portail</name>
          <description>Le portail dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654390">
              <text>Mediatèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="174">
          <name>Sous-Menu</name>
          <description>Le sous-menu dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654391">
              <text>Bibliotèca</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="172">
          <name>Type de Document</name>
          <description>Le type dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654392">
              <text>Numéro de revue</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="182">
          <name>Catégorie</name>
          <description>La catégorie dans la typologie Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="654397">
              <text>Documents</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
        <element elementId="171">
          <name>Contributeur</name>
          <description>Le contributeur à Occitanica</description>
          <elementTextContainer>
            <elementText elementTextId="878182">
              <text>Bibliothèque de Toulouse</text>
            </elementText>
          </elementTextContainer>
        </element>
      </elementContainer>
    </elementSet>
  </elementSetContainer>
  <tagContainer>
    <tag tagId="260">
      <name>Escòla occitana</name>
    </tag>
    <tag tagId="1908">
      <name>grafias de l'occitan = graphies de l'occitan</name>
    </tag>
    <tag tagId="1053">
      <name>Poesia occitana = poésie occitane</name>
    </tag>
  </tagContainer>
</item>
