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                  <text>32» Annada

N* 240

Julhet-Agost 1951

Lo Gai Saber
Revisia de l'ESCOLA OCCITANA

Dis Aup 1 Pirenòu

F. Mistral.

•

TOLOSA
ï-4, Carrlèra dels Arts,

Lo

14

numéro :

80 frs.

�GAI SABER

LO

Revista de

l'ESCOLA OCCITANA

Red.

Adm.

:

abbé SALVAT

:

de la Fonderie

31, rue

PRIVAT,

14, rue

—

Toulouse

des Arts

—

Toulouse

C/C. POST. TOULOUSE 117.240

( França : un an .
( Estrange : un an

Abonaments : 1

„

Abonament

~

.

.

300 tr.

.

.

S00 tr.

.

.

d'ajada : 1.000 1rs.

—

ENSENHADOR dfcl N° 240 &lt; Inlhct-Agost

Le Maréchal est mort.

loseph SALVAT :
Iran

SÉGLY

1951 )

Les Parents et

:

l'enseignement de la

langue d'Oc.
loan de

MONTSEGUR

Los

:

loan LESAFFRE :
loan de

Centenaris occitans.

«L'Idée latine» de

PLANTAURËL

:

Rogièr Barthe.

Provèrbes.

Benezet VIDAL :

Brinde.

luli CLBAYNES:

Carcin, Auvèrnhe, Occitania.

Anna-Marin

PONROUCH
PETIT

:

Brinde.

Felibres.

J.-S. MATHIEU :

Lo Camin dels

losèp SALVAT s

Revistas

CRI-CRI:

Bolegadisa Occitana :
Lo Colège d'Occitania.
A

e

Jornals 1950.

l'Academîa dels Jôcs

Florals.

�Lo Gai Saber, N° 240.

JULHET-AGOST 1951

Le Maréchal est mort
(23 juillet 1931 )

E

nullement

apprécier ici ni la vie
politique du maré¬
chal Pétain, qui vient de mourir après
longue vie pleine de gloires et de douleurs.
ne veux

ni l'œuvre militaire et

une

Ce dont

je veux me souvenir, c'est l'enthou¬
qui, dans les jours sombres, souleva les
cœurs des
fèlibres lorsqu'ils purent lire /'Hom¬
mage à Mistral que le maréchal, chef de l'Etat
Français, adressait à Madame Veuve Mistral
pour le 8 septembre 1940, 110"" anniversaire de la
naissance du grand poète.
siasme

Cet
oct.

Hommage, Lo Gai Saber (n° 190 de sept.1940) le publia, sans commentaires. Avait-il

besoin de commentaires Ì

Voici, de
nos

nouveau, ce texte inoubliable, que
escolans reliront avec émotion.

HOMMAGE A MISTRAL
Je tiens à m'associer du

plus profond de mon esprit et de
célébration, qui ne fut jamais plus oppor¬
tune, de la mémoire de Frédéric Mistral, parce que je vois
mon cœur

à la

lui l'évocateur sublime de la France nouvelle que nous
instaurer, en même temps que de la France tradi¬
tionnelle que nous voulons redresser.
J'adresse mon fervent hommage :
H tCTTÎI i : :
en

voulons

.

�joseph salvat

3i4

Au

poète, l'égal des plus grands, qui consacra la force et
à glorifier tout ce qu'il y a de noble et.
et dans l'homme ;

la grâce de son génie
de pur dans l'univers

Au sage, l'égal des plus sages, qui, joignant l'exemple au
précepte, ne cessa de répandre antour de lui la contagion
des plus hautes vertus : courage optimiste, mâle persévé¬
rance, charme des choses de la terre et des humbles rites
de la vie domestique, des autels, des foyers et des tom¬

beaux ;

et la vie témoignent
seulement n'ôte rien
à l'accroître, en op¬
posant une résistance invincible à tout ce qui peut nous dé¬
classer, nous niveler, nous déraciner ;
Au chantre inspiré de la race latine et des trésors spiri¬
tuels dont elle est l'héritière et qui constituent pour elle une
promesse d'éternité.
Et puisse notre renaissance française trouver en Mistral
son guide et son maître, son animateur et son inspirateur.
Le Maréchal PÉTAIN.

Au citoyen, au patriote, dont l'œuvre
que l'attachement à la petite patrie, non
à l'amour de la grande, mais contribue

Jamais personne n'a parlé de Mistral comme
le Maréchal Pétain.
On peut discuter sur le sens et la portée du
régionalisme formulé par les ministres de Vichytels que Georges Ripert et Jérôme Carcopino.
Pour moi, n'en déplaise à certains, je souscrivis
tout heureux à leurs décrets comme je me réjouis
aujourd'hui des articles de la loi Deixonne, et
je leur garde admiration et reconnaissance.

Quant aux lignes dédiées à notre maître par
Maréchal, je voudrais que les sachent par
cœur tous les
enfants d'Occitanie.
le

Joseph SALVAT,
déporté politique

1944-1945.

�LES PARENTS
et

l'Enseignement de la langue d'Oc

Dans

chaque établissement scolaire, l'application
n janvier 1951 sur l'enseignement des

de la loi du

dialectes est soumise à

une

condition fondamentale

{cet enseignement étant facultatif) : l'institution des
cours d'occitan doit être demandée, et ce, répétonsle, pour chaque lycée, collège, école, etc. Souvent
l'initiative proviendra du maître, qui saura provo¬
quer chez ses élèves le désir d'apprendre la langue
d'oc ; mais dans tous les cas, il appartiendra aux
parents d'élèves, groupés ou isolés, de faire la dé¬
marche officielle auprès de l'instituteur, du directeur
d'école, du chef d'établissement, voire de s'adresser
directement à l'Inspecteur d'Académie. C'est donc
en définitive les parents qui détiennent le pouvoir
de faire réussir ou échouer cette loi que des généra¬
tions d'Occitans, de Bretons et de Basques, cons¬
cients des valeurs héréditaires, ont réclamée avec un
acharnement et un courage enfin récompensés.
et

Les lecteurs du Gai Saber sont déjà convaincus,
n'ont pas besoin d'être sermonnés sur leur devoir

la matière ; mais malheureusement ils
d'eux, quand il faudra coordonner
les instances, beaucoup d'indifférence et trop d'hos¬
tilité. L'amour que nous portons à notre langue est
plus souvent instinctif que raisonné : et les hommes
de bonne volonté, pour pouvoir décider les tièdes
ou neutraliser les adversaires, doivent avoir à leur
disposition des arguments précis, pour la plupart
d'ordre pédagogique. Voici quelques idées très sim¬
ples que nous nous permettons de leur suggérer.
personnel

en

trouveront autour

�JEAN

316

SÉGUY

Les parents sont assez souvent persuadés, surtout
les campagnes, que le « patois » gêne l'étude
du français. « Pour parler un français meilleur, sup¬
dans

primons le patois ». De même un médecin imposteur
de Molière conseillait à son patient de couper son
bras droit afin que son bras gauche en devînt plus
robuste, et de se faire arracher un œil pour le plus
grand profit de l'autre. Quand la chance veut qu'un
enfant puisse apprendre deux langues simultané¬
ment, en notre cas le français et l'occitan, il faut
avoir l'esprit malade pour renoncer à un tel avan¬
tage. En effet, un bilingue a un cerveau plus agile
que celui qui a appris une seule langue ; la gymnasti¬

l'étude du

que mentale qu'impose dans le secondaire
latin est accomplie naturellement et sans

effort, à

chaque instant, par les Occitans : si bien qu'on a pu
dire à juste titre que la langue d'oc est le latin du
pauvre.

Il est également avéré que le bilingue est

plus apte qu'un autre à apprendre ultérieurement des
langues étrangères. Et, loin de nuire au français,
la connaissance de l'occitan est pour les Méridionaux
une aide
précieuse : ceux qui s'y connaissent ont
remarqué que nos jeunes ruraux s'expriment en un
français bien plus mauvais qu'il y a trente ans. Cela
provient de ce que leurs parents évitent de leur par¬
ler « patois ». Comment les jeunes, ignorant l'occi¬
tan,
pur
sur

im¬
moulés

pourraient-ils reconnaître, dans le français

appris à la maison, les mots, les tours
l'occitan

qu'il faudrait expurger ?

patois

Les gens ont l'impression que « parler
»
n'est pas distingué, pas « joli ». Ce mauvais senti¬
ment a des origines historiques et sociales lamen¬
tables : les beaux messieurs et les belles dames du

prétendu se distin¬
langue d'oc. Les
pris honte de leur
langage, qui a pourtant le passé le plus noble et le
plus glorieux des langues d'Europe. Cela se compre¬
nait peut-être dans la société d'autrefois. Mais au-

Midi, depuis trois cents ans, ont

guer du commun en méprisant la
classes populaires, humiliées, ont

�LES PARENTS
DE

LA

ET

L'ENSEIGNEMENT
D'OC

LANGUE

317

jourd'hui ? Comment se peut-il que le peuple, qui
est fier d'être le peuple, consente à se dépouiller de
son bien le plus intime, le trésor de sa langue ? Le
parvenu qui rougit de ses origines est un être mépri¬
sable, et tout autant celui qui souhaite devenir ce
parvenu. Cette honte est d'autant plus démodée que,
dans

les

villes méridionales, les intellectuels, les

gens cultivés, et, en général, les
considérées comme formant l'élite,

couches Sociales

s'efforcent de ré¬

parer un passé coupable en protégeant l'occitan, en
l'étudiant, en le parlant, en le mettant au premier
rang dans les circonstances officielles, dans la presse,
à la radio.
Il faut aussi compter avec les obsédés politiques.
Ils croient reconnaître dans la loi des dialectes, qui

prolongement de Vichy, qui un oukase de Mos¬
qui la main des « curés », qui des intrigues de
1' «étranger» tendant à diviser la patrie, etc., etc.
En se reportant à l'historique si nettement tracé ici
même par P.-L. Berthaud, on verra qu'une sorte d'u¬
nion sacrée, allant de l'extrême gauche à la droite
un

cou,

passant par toutes les nuances de l'hémicycle, a
scellé un pacte émouvant pour faire aboutir le projet.
Si bien qu'un de nos adversaires au Sénat, effaré de
cette action pure de toute politique, a affirmé du
haut de la tribune qu'il crojrait à quelque interven¬
tion diabolique ...
en

Qu'on n'invoque pas non plus les horaires sur¬
chargés, le surmenage des élèves : cet enseignement
ne débordera en aucun cas le cadre des activités di¬
rigées, et devra rester un travail plaisant et libre¬
ment

conduit.

Enfin, les meilleures raisons seront toujours les rai¬
du cœur. Le français est et doit demeurer pour
tous les Français la langue essentielle;
maisl'oce^pli
est pour les Méridionaux, de par la nature
choses, le moyen d'expression le plus spohtafié, le.
sons

b&lt;3

�JOAN DE MONTSEGUR

3i8

plus direct, le plus conforme à une mentalité forgée
par des siècles et des siècles d'habitudes acquises,
de douleurs et de joies communes, d'héritages trans¬
mis d'une génération à l'autre.
Si les Français du Midi veulent bien admettre ces
quelques vérités de fait, il n'est pas possible qu'ils
détournent leurs enfants de l'étude facile du langage
maternel. L'évolution amorcée ne peut être stoppée :
de plus en plus on reconnaît, et de plus en plus on
reconnaîtra la vertu des idiomes autochtones. Et les
générations montantes seraient en droit de maudire
ceux qui les auraient sottement frustrées d'un patri¬
moine irremplaçable.
JEAN SÉGUY,
Professeur à la Faculté des Lettres
de Toulouse.

LOS

CENTENARIS

OCCITANS

— Lo dimars 23 de mai, los Comtes de Tolosa,
Joana, intran solennalament dins lor capitala.

1251.

1451.

—

Lo Concili de Narbona (10-20 de

far las fèstas dels fats e

Anfos e

décembre) defen de

de dansar dins las glèisas e los ce-

mentèris.

Auvèrnha.
1851. — Tota l'annada, Romanilha publica en suplement, dins
lo jornal « La Commune », d'Avinhon, los poèmes que seraa

1751.

—

Annada de misèra en Lauragués e en

acampats, en 1832, dins lo volume

Joan

Li Prouvençalo.

de

MONTSEGUR.

�L'IDÉE LATINE
de

Rogièr BARTHE

segle XIX foguèt lo segle de las nacionalitats,
los istorians o afortison. Mas aquela epòca,
maugrat que lo fach non siague notât pertot ambe lo
meteis accent, veguèt tant-ben espelir la concepcion
del despasament de la nacion, de mercès à un Proudhon, un Chafarik, apòstol del panslavisme, o un
Lo

totes

doctor Lallemand.

Claudi-Francés Lallemand (1790-1854) foguèt de
las celebritats del monde médical de son temps e

contribuïguèt à l'illustracion de la famoza Escòla de
Montpelhèr. Emplegaba sos lezers à l'istòria, à la
poezia, à la literatura ; coma acò publiquèt en 1843,
jos lo titol curios Le Hachych, un obrage de 230 pa¬
ginas ont prepauzaba à sos contemporans divèrsas
anticipacions que mai d'una, d'alhors, debia puòi
devenir realitat. D'aquelas vezions, l'una agradaba
belèu mai que las autras à l'escrivan qu'en diverses
endreches de son libre i tornèt ambe complazensa :
pantaisaba d'una federacion que se realizaria per l'u¬
nion estrecha de Fransa, Espanha e Italia.
Lo succès de l'ôbra s'espandiguèt pas gaire en dé¬
féra d'un pichòt ròdol d'intellectuals, mas, que que
ne siague, se deu
pas levar al doctor Lallemand lo
meriti d'èstre estât lo vertadier precursor d'aquela
idèa latina que, dins la segonda mitât del segle darrièr, anaba apareise coma l'un dels grands pensaments del movement de renaisensa occitana. Los legeires d'aicesta revista an pas besonh, de segur, que
siague remembrât cosi las concepcions latinas de
Mistral e de sos amies aguèron son grelh dins los ligams

frairenals qu'uniguèron felibres de Provensa

�JOAN LESAFFRE

320

e escrivans de Catalonha dins las annadas 60, nimai
cosi prenguèron puôi de vam dins l'escazensa d'una
amistat francò-italiana reviscolada ambe l'ajuda

d

de Berluc-Perussis.
expauzat ambe fòrsa detalhs per Rogièr
dins lo primièr volum de L'Idée Latine que
publicar (1). Aqueste libre s'acaba sus lo re¬

ornes coma

Tôt acò

lo provensal Léon

es

Barthe
ven de
membre de las fèstas avinhonencas de julhet 1874.
en l'onor de Petrarca ;
deu èstre seguit d'un autre
ont l'autor retrairà los divèrses périodes del desvo-

aprèp aquesta data,' un
panlatinisme que Caries de Tourtoulon, Loïs-Savièr
de Ricard, Roque-Ferrier, en mai de Mistral, ne
foguèron en Fransa los principals aparaires.
Perqué, anatz dire belèu, Barthe a volgut entre¬
prendre aquel trabalh ? per faire òbra d'istorian ?
Una lectura superficiala del volum ja publicat o podria laisar creire ; pamens, en agachant mai menimozament, l'òm vei lèu que Barthe s'es propauzat
d'anar mai luònh : qualques mòtsaicì, qualquas regas
alà o acertison, e mai que mai lo capitol ont l'autor
s'es emplegat à définir la comunautat latina coma la
podèm veire à l'ora d'ara e à mostrar l'espandida
considerabla d'aquel monde neo-latin. L'utilitat d'un
inventari aital se comprendria gaire se Barthe abia
pas agut lo socit de traire una conclusion practica de
l'existencia d'una comunautat que, s'apielant sus las
mors e la morala, sus la
lenga e la cultura, com¬
prend los pòples de la « latinitat classica », solide,
mas tant-ben los pòples d'Euròpa que l'èime latin a
dempuôi longtemps marcats, e puôi, ambe tôt sô que
carrejan de fòrsas nôvas e de possibilitats, las nacions de l'America Centrala e de PAmerica del Sud.
Valent-à-dire, una comunautat de trenta pôples e de
lopament que conoiguèt,

très cent

milions d'ômes !

Séria possible dins nôstre segle una renaisensa de
l'idèa latina qu'auria per objectiu l'union de totes

aqueles grops umans que, d'alhors,

podrian veire

�l'idée latine

321

s'agregar à eles d'autras comunautats coma Grècia
afrairada à la Latinitat, o coma
jusieu qu'un còp èra fegondèron
l'engèni mièchterranenc ?
&gt;
A la question, Rogièr Barthe respond francament
de òc à la fin del primièr volum e, alavetz, se vei
ont ne vòl venir : « Utopie! Prétendent les «réa¬
listes^. Qu'en savent-ils ? Et qu'est-ce au juste
qu'une utopie dans un monde en gésine, dans
l'univers disponible qui est le nôtre ? Je crois,
pour ma part, que l'idée latine sera Vidée-force
de demain ». Dins lo segond volum, l'autor donarà
las razons de sa fe e pense que lo nos cal esperar
abans de discutir aici de l'avenidor de l'idèa latina.
Uòi, bastarà de dire que la question es pauzada ;
mas, tre ara, e sens mai trantalhar, pòdèm afortir
que los Occitans debon pas demorar indiferents dabant l'òbra de Barthe nimai fonhar dabant los esfòrses fâches per reviudar una idèa que foguèt e que
pot èstre tornamai de las grandas.
Se podrian dezinteresar, los Occitans, d'un estudi
qu'es d'un escrivan sieu ? que retrai l'istòria del desvolopament d'una concepcion que, plan sovent, fai
pas qu'un ambe l'istòria del movement felibrenc ?
d'un libre ont tot-al-long se parla d'Occitania, dont
un capitol es consacrai à la respelida culturala d'òc
e que,
mandat en fòra d'Occitania, en Fransa e à
l'estrangièr, farà conoise nòstre Mièchjorn, sa literatura, sos escrivans ?
que sempre foguèt
los mondes arab e

Per quant à l'idèa que lo libre
citans an pas lo drech de li pas

vòl aparar, Los Oc¬
faire reson e de la

quitar de costat sens, almens, ne discutir,
que s'agis
durada en

d'abòrd

d'una idèa sieuna, nascuda, noirida, amaOccitania ont trapèt sos apòstols mai

afogats.
an ja comprés e sos comentaris se son aponaqueles venguts d'òmes que son pas d'encò
nòstre. S'es parlai de L'Idée Latine à la radiò, dins

D'unis

duts à

�JOAN DE PLANT ATJRÈL

322

de conferencias ; doas brocaduras veà son prepaus (2) ; à la Santa-Estèla
d'Orlhac, ongan, lo Capolièr Mistral a dich oficialament los espers del Felibrige dabant l'entrepreza
la prensa, dins
non de pareise

de Barthe.

Séria bel

pasat per
al monde
de nòstre

se

deman l'idèa latina, enaurada al segle

los Occitans e tornamai porgida per eles
d'ara, devenia, un còp fargada dins lo biais,
temps, lo contrari d'una utopia.
JOAN LESAFFRE.

(1) Toulouse, I.E.O., 1950, 92 p.; (2) Marcel Carrières : La¬
d'Europe et d'Amérique, Unissez-vous! (Toulouse, Réno¬
vation publicitaire, 1951). Victor Wiltz : Pour une grande po¬
litique française (Toulouse, Richard, 1951).
tins

PROVÈRBES
Al

mes

de

julhet

ni femna ni caulet.
En

julhet, fins al darrièr
bota

ton

blad dins lo

granièr.

Pluèja d'agost,
tôt

òli

e

tôt most.

Nòstra-Dama
la tèrra

d'Agost passa,
glaça.

Joan

de

Pdantaurél,

�SANTA-ESTÈLA

A LA

D'ORLHAC
Brinde
A

Delostal, à Vermeno^a,

Fau

mon

E buvi la

brinde de tôt mon còr,

Copa à plen bòrd

A lor memòria genero^a.

T'an ilustrada,

lenga d'òr,

lenga tindanta e saboro^a,
lenga dels mius e tant gostoga.
Que ton nom me balhe estrambòrd.
Que nòstra Auvèrnha valoro^a
te garde e te parle totjorn,
l'estiu, l'ivern, la nèit, lo jorn,
e ne sia fiera e benuro^a.
A Delostal, à Vermeno\a.
VIDAL,

Benezet

majoral.

(parlar d'Auvèrnha)

Carcin

=

Auvèrnhe

Vòstre Auvèrnhe

e

=

Occitania

nòstre Carcin

atenèm de campèstre
fraire
e que pus vefin,
pus
per ma fiatas, i n' pòt pas èstre.

tant

que

nos

�JXJLI CUBAYNES

324

Lo nòstre

dople Segalar (i),
(2) à la Tronquièra (3),

de Ròcabron

a sachut entremesclar
castanhals e sa falquièra,

tant
sas

non vei ont s'acaba l'un
nimai ont l'autre comensa,

quòm
e

tant aici coma alai i a

lum,

galhardum, frescor e nolensa
Vòstres borrets sul
nos
e

...

Fijaguês

vènon amb tendretas banas,

sabeten Orlhac,

sò qu'es
Glanas... (4) »

€lo vin de Cornac e de
De

mon

Carcin la ter^a

part

parla la lenga verturo^a
de vòstre rôde

montanhard,

la dels libres de

Vermeno^a ;

sabi que mai d'un pastron
d'ennaval amb dolsa « bargièra »
auvernhatona i s'entend pron
e

à l' cantar,

lo

«

bailèra-lèra

»

...

sò que vol dire que de Maurs (2)
à las verdas ribas de Cèra (5),
entremèch vautres
es

que

e nos-aus

sul papier, la frontièra !

(1) Le Ségala, pays de seigle, chanté par Bessou, s'étend sur
plusieurs départements : Cantal, Lot, Aveyron, Tarn, Hérault;
(2) La Roquebrou, Maurs, ch. 1. de canton du Cantal ; (3) La
Tronquière, ch. 1. de canton du Lot; (4) Les vins chantés par
Vermenouze ; (5) La Cère, rivière du Cantal, affluent de la Dordogne.

�BRINDE

325

Visque donc nòstre Naut-Païs
Mèjorn canta !

ont uèi lo còr del

E per qu'aici la Copa Santa
pè dels monts esterlu\is,
que. sià refofanta e versanta
sus nòstre nòble Pòple d'Oc
de l'Ârdor qu'aflamba e qu'asosta
los que, prenent tôt «meulha e crostay»,
dintran à plec dins lo grand Jòc,
tal los Dot^e de Pentacosta !
—

al

Juli CUBAYNES,

majorai..

{parlar del Carcin)

Brinde

Vòli, Copa Santa, ont se po\a
Lardoro^a fe d'idéal,
Coma l'an pasat à Tolo\a,
Uèi t'arborar, mon Sant Graqal,
E, Varna esmoguda e gaujo\a,
Dins l'Auvèrnha de Vermenoqa,
Beure lo vin pur de Mistral.

Aurilhac, te sèm pas estranges !
Aicï Nòstra-Dama ai pregat,
Rèina de las Nèus

(1) e dels Anges ;
(2) glorificat,
Vie, pais del Monge (3), e la Granja (4)
Ont nasquèt dòna de Fontanja
Qu'un rei de Fransa a tant aimat.

A i vist Gerbert

�a.-m.

326

ponrouch-petit

(5), sos biòus, son bel ternaire,
Pech-Mari, Pèch-Brunei (6),
Gandilhon Gens d'Armas (7), trobaire
Salèrs

Lioran,

En

son

castelet de Bromet,

Crot^-Barrès (8) qu'ennaurèt, i a gaire,
grand Cardinal bati^aire
Qu'i fadejèt tôt pichonet.
Son

Fier

pais de la nauta

cima,

qu'un grand de ma grand
Partiguet un matin déprima,
Es d'aici

Son baston de

romiu en man.

Jovent estrambordat s'anima
A ma cbfa paguèt la dima
D'amor, demorèt occitan.
Brindi à nòstra Reina

...

mannada,

Capolièr qu'a nom Mistral,
Qu'aquesta annada
Dius bene^igue lor trabal.
Dels reires d'aquela encontrada
Uèi vuja-me, Copa sacrada,
L'engenh e l'èime patrial.
Al

Als Felibres.

Anna-Maria

PONROUCH-PETIT.

(parlar de Narbona)

(1) Notre-Dame des Neiges, sanctuaire d'Aurillac ; (2) Geraux environs d'Aurillac, devenu pape sous le nom de
Sylvestre II ; sa statue, par David d'Angers, orne une des
places d'Aurillac; (3) PèiredeVic, dit le Moine de Montaudon,
célèbre troubatiour auvergnat ; (4) On voit encore, non loin de
Salers, les ruines du château de Fontanges : la belle duchesse
de Fontanges, aimée de Louis XIV, devait mourir, âgée de vingt
ans, au monastère de Port-Royal ; (5) Salers, ch. 1. de canton
du Cantal, au milieu de riches pâturages ; (7) Gandilhon Gens
d'Armes, le fier poète de Laroquevieille ; (8) La Croix-Barrez,
village natal du cardinal Verdier.
bert, né

�LO

CAMIN DELS FELIBRES

Lo dimars 15 de mai, lo Capolièr e
los Felibres se venian clinar dabant
lo cròs d'Arsèni Vermenoza. L'abat

Mathieu, curât d'Itrac, los saludèt.
Aici

Senhe

sa

dicha.

Capolièr,
Majorais,
confraires Felibres,

Senhes
Cars

Coma n'i

a

vint-e-cinc

ans,

aprèp las fèstas

d'Orlhat, Itrat onorèt dinnament Vermenoza. I
tornèt à Vocation de la
lenc de nòstre conteirau

plaça

sus

(1).

Postal nada-

L'an pasat, coma se debia, Itrat celebrèt lo centenari de la nascuda de Vermenoza, nòstra purisima glòria. Dos jontes e espetaclo^es acamps
se

faguèron, lo

d'Orlhat,

e

13

d'aost als Quatre Camins prèp

eici lo 3 de setembre. Cònses e curât

pel mièlh.
predicar à Orlhat, deuguère m'escu^ar. Sus ieu la malaudia s'èra arrapada, e,
coma di^ia Mnhor Geraud :
obrèron

Invitât per

Dempiei m'cstirossc
Dorriè moun troupèl ;
N'ai plus que les ósses,
Bire bol toumbél.

Se n'ai pogut èstr.e ambe
que romiave la cadena.

vos-autres, podèt3 creire

�328

J.-S. MATHIEU

Auèi

som

ben-iros de

vos

capelar felibrenca-

del Bèu Vermenouzo,
coma di^ia lo grand Frédéric Mistral en lo potonejant. Aquelas relicas glorio^as, las garde
religio^ament dempièi trenta-dos ans. Vos èt%
pio^ament clinats dabant. Vermeno^a, per ma
boca, vos manda son grand mercès !
Felibres cantalés, Vermeno^a es content de vosautres, per la ra^on qu'abèt\ seguit sos conselhs,
qu'abèt% frétât e fach esterlu^ir la lenga mairament

la

:

prep de las relicas

lo verdelet Va pas

rogicada.

Felibres de tôt pais, abètq près
dièr camin dels amoros de nòstra
min dels felibres.

L'abat Bouquier abia pasejat

auèi lo vertalenga : lo ca-

Itrat avant Ver-

meno^a. Julian Galery repau^a dins aqueste cernetèri. E ma plasa es aqui, prèp de Vermeno^a.
Pasat Vièlha, en tirar vers La Ràca, à man drecha saludat% ■ Crandèla, ifArmand Delmas ; un

pauc plus lènh, lo majorai duc de la Sala, coarron de Clabièira (2); los abats Fau e Laussin, curats de Niudan, que caresàvan plan la mu^ct
felibrenca. A La Ròca, lo pegos Chanet mollava
mièlh las rimas que los escarpins. A Sir an,
l'abat Arsèni Basset tenguèt una plasà d'onor à
la primièra « Cobreto». Glenat garda mon brabe
amie l'abat Four, mòrt en 1918: fa^ia pas qu'un
amb Vermeno^a.

Quand pasaret\ à La Virada de Rosiers, vos
remembraretç qtf aqui los vièlhs curats predicavan res qu'en lenga mairala. Lo cardinal Verdier
anava se regalar de los aufr, e los «sangbevia»,
me
di^ia un jorn.
Bouisset es dins Vautre pindolat. Breylat Vi
cantèt, Debrons l'i nasquèt, Dommergues n'aguèt
pas pour de se far macar los dets ... La lenga es
una libertat... Auèi reiria. Al fons de la Costa

�LO

CAMIN

DELS

FELIBRES

329

d'En

Cròca, Sant-Estèfe es lo païs de Firmin
Bourgade, primièr prèt% als Jòcs Florals Setenaris de Provensa, coronat per Frédéric Mistral:
aquel vièlh felibre a pas encara enveja de morir.
Calvinet vos esperarà, aimablòta. Joan de Bonefon èra un grand amie del Felibrige. Aqui los
dos abats Bouquier faguèron Vespelida. Auei un
felibre de l'Authra, prélat de Gandilhon Gens
d'Armas, i fa dels verses e dels enfants felibres.

Aprèp la visita de Conca, arrestat^-vos dins
cofoires (3) de l'Oit, un bocin del paradis de
Vermeno^a. Questionaret% Raimon Cortat : vos
dirà que lo vin del Fèl escarbilha, e a la vertut
de far branlar la mu\a. Franquida La Capela
del Fraise, sus la vièlha rota, veiret\ Prunet, ont
dormis son darrièr sòm lo majorai Loïs Delhostal. Al Pajon repauqa l'abat Boissière. Totis dos
■coneisian la lenga e lo règlament de la poefia.
Ma gros a tèma (4), auèi, es de veire lèu-lèu los
felibres cantalès plus nombro^es que las castanhas que negréjan lo sòu al mes d'octobre.
Ardit-pitit ! Vermeno^a ! Pordieu (5), gardarem
nòstra lenga !
J.-S. MATHIEU.
los

(parlar cantalés)

(1) compatriote ; (2) château de Clavières d'Ayrens ; (3) ravins,
^précipices; (4) vif désir; (5) à l'aide, au secours.

�RBVISTAS B JORNALS
1QSO

LO G4I SABER a recebut regulièrament, dins l'an 1950, las
publicacions que seguisson, caduna ajent son interès e gardant
valor.

sa

Lo Grelet,

buletin de l'Escôla de Limanha.
de Marselha.

Lo Buletin del Calèn,

Prouvènço,

de Marselha tant-ben.

La Restanco,

l'aveni

Lou Bournat,

dins

nos

« que

mantèn lou terraire e soustèn

buletin de l'Escôla felibrenca del

Peiregôrd (2

l'an).

Moun Pals,
2.000

de Tolon,

&gt;.

buletin dels Crocants del Peiregôrd

(que tira à

ex.)

L'Auta, buletin
L'Echo
noises ».

dels Tolosans de Tolosa.
de « Les Veillées

de Rabastens, organe

Les Antis du Sidobre, buletin del
Castras e dels Amies del Sidôbre.
Lou

Beroy-Parla, buletin de la

Gascona de Nerac.
Lou

Felibrïge, organe oficial

Rabasti-

Sindicat d'Iniciativas de

Societat de la Renaissensa

del Felibrige, renascut en 1950

(2 nos dins aqueste an).
Artistes Occitans, de Tolosa, buletin dels Artistes Occitans
independents.
Aluta, revista dels poètes del Carsin e de la França.
La Renaissance provinciale, revista dels Escrivans de pro-

vincia.
Cahiers des Amis de

L'Amitié Guérinienne,
Ar Falz, organe
Euzbo

Ilan Ryner.

buletin dels Amies dels Guérin.

dels regents e professors laïcs

de Bretanha.

Deya, votz dels bascas.

jornal de Provença, sera, pels istorians del Felibrige, de
e de la literatura d'ôc en Provença, una publicacion
precïosa : sa cronica es abondosa. S'i pôdon legir tant-ben de
poèmes e d'estudis en provençal : retenguem las sinnaturas de
Francés Jouve, Sully-Andriu Peyre, Delavouet, Galtier, Malbos, Vianés, Bonnel, Millet, Reinié Jouveau, Ro.staing,. Maria
Mauron. Lo numéro de mars-mai es consacrai à la memôria
de Josèp d'Arbaud : omenage dinne del bel escrivan provençal.
Fe,

la

lenga

�REVISTAS

Me

soin

pas

E

331

JORNALS

empachat de sorire davant la discrecion del compte-

rendut de la Santa-Estèla de Tolosa, ont se compliméntan, coma
se deu pracò, «lis ourganisaire», que sémblan anonimes ...

Marsyas se legis totjorn amb interès. Es rare que totis los
poèmes provençals publicats aqui siàguen pas de bons poèmes,
jos las sinnaturas d'Emili Bonnel, Joan-Calendau Vianés, Escriveto, Pèire Millet, Josèp d'Arbaud e S.-Andriu Peyre. De la
critica, farai pas la mèma lausenja ; se, dels libres de Maria.
Mauron, S.-A. Peyre parla ambe de compliments méritais, en
escambi lo tróbi tróp sevère, malgrat de justas vertats, per
Jansemin, coma trôbi injuste çô que Jôrdi Griffe dis de Romanilha poète.
Reclams de Biarn e Gascoagne.es e demôra totjorn la revista
viventa del païs gascon.
En defôra de la cronica e de la bibliografia abondosas, ai

legit ambe plaser las notas sul teatre gascon de Simin Palay,
los poèmes de Joan d'Aquitanha, Andriu Pic, Bernât Manciet,
los sovenirs personals de Camelat suis felibres e escrivans de
Gasconha sos amies, de notas d'istôria literaria e de poesia deMarcèl de Saint-Bézard e de Justin Laban.
Lo n° d'octòbre conta las fèstas de l'Escole Gaston Febus à
Mont-de-Marsan los 23, 24 e 23 de setembre 1950. Ambe lo n°
de mai, la revista comença de publicar, en suplement, los Elé¬
ments de

grammaire béarnaise et gasconne de Josèp Courriades-

Era Bouts dera Mountanho. Dins lo numéro contant

la feli-

brejada annadièra de VEscolo deras Pireneos en vila d'Ax legissi: «E d'arreu, totis amasso, de pèds, cantèguen la CoupoSanto de l'Escolo, del majorai J. Palmade, a laqualo ajustèguen un coplet de la Coupo Santo de Mistral per aunora la memorio de nostre mèstre à totis»...
Oc

es una

revista

plan viventa, ont poesia e pròsa occitanas,.

criticas se barréjan armonïosament.
M'arriba de pas comprene totjorn çô que se pôd legir dins
cada numerò jol titol Orientacion ; se m'i fisabi trop, crenhiriai
d'èstre plus lèu désorientât. Lois Alibert ten una cronica d'un

contes e

: Porguem nostra lenga ; trobarai solament que
li arriba d'èstre trôp rigoriste dins son purisme ; e li arriba
tant-ben de mancar de clartat : al n° d'octôbre, p. 37, es que
la culhida que senhala aqui es una culhida de galicismes

grand interès

?

Dins lo n° de janvièr, me som congostat de legir la cronica
La Branca dels Aucels, ont mantuns escrivans d'ôc an dit lor

pensada sul punt de vista de la grafia à l'ocasion d'un article
de Rogièr Barthe sus lo libre de S.-A. Peyre, «La Branche des
Oiseaux». Aici dos tèxtes que m'an agradat e qu'apròbi. « El
dia arribarà que es farà sentir la nécessitât d'una unificació ortogràfica encara més forta. El cas arribat, els catalans tindriem
concessions a fer, tant per a posar-nos d'acord amb els nostres

�JOSÈP SALVAT

332

çompletament d'accord

germans occitans com per a posar-nos
amb els nôstres clàssics &gt;. (Alfred Fargues).

poble
de

ne

&lt;

Es la lenga del

que deu reviure, Se l'intercomprenesón nos fa
facultar l'unitat. Es que pichot a pichot, amb

un

deure-

lo temps,

unitat pot venir mai granda.
comerci intellectual a partir
(Léon Cordes).

per de vias naturalas, qu'aquela
per a mesura que s'intensificarà lo
dels pobles d'oc dins sa lènga mairala ».
e

Dins ma cronica Revistas e Jornais del Gai Saber n° 235.
(mai-junh 1950) m'estonavi que Caries Campros ajès trobat
dins l'ôbra de Godolin lo dôgme de l'Immaculada Concepcion
(Oc, abrilh 1949). Nòstre amie me fa saber qu'aquel dogme esvertadièrament afirmat dins un «Nouel» (Edicion ' Noulet, p.
238), ont se pôd legir :
—

Quand, per sa crambeto gqrnido,
prenguèc un flanc birginal,
Net de reproches en sa bido
E de pecat ouriginal.
Som uros de faire la rectificacion deguda, senhalant à nôs¬
tres legeires cossì 'nòstre póble occitan crezia à l'Immaculada.
Concepcion plan de temps abant que la Santa Vièrge digués à
Sta Bernadeta son glorios privilègi e abant que lo Papa pro¬
clamés aquel dogme. —
Dieu

Annales de l'Institut d'Etudes Occitanes,
cation que perseguis son camin.

interessanta publi¬

Un numerò es consacrai à d'estudis de documentation e
d'enquèstas sus.la lenga d'ôc : Panorama dialectal du littoral'
gascon, ambe cartas, trabalh de nauta valor, per Th. Lalanne.
La réforme linguistique occitane et Venseignement de la lan¬
gue d'oc.: tota una manada de precéptes dont lo grand nombreajuda pas la clartat. Antonin Perbôsc disia mai simplament sô.que calia faire dins son célébré article Foc nou (Mont-Segur,
nov. e dec.
1904), reprodusit en entièr gaireben per Prosper
Estieu dins son Abant-prepaus de Flors d'Occitania (1909). Çôque me fa rire es de legir : &lt;Ce que ne pouvait réaliser Mistral
est devenu possible. Le besoin d'unité, si relative soit-elle, ap¬
paraît de plus en plus pressante (sic) — Acô es vertat. — L'Ins¬
titut ouvre la voie et en prépare les instruments. — Acô es pretencios : i a cinquanta ans que lo camin es dobèrt. — » Que
dire de totis los detalhs qu'emplénan aquelas uèit 0 dètz pajas?'
Que i a plan de bon, al costat de fôrça causas que se pôdon
discutir. Dins l'ensemble, un trabalh serios que deurian legir
totis los escrivans d'Occitania que se làissan pas espantar per

las dificultats.
Ne dirai pas autant del n° consacrât al régionalisme, ont i a.
d'Orientations — encara d'orientations — de perspectivas, de
teorias sul problème del régionalisme, sul «novél esperit regio,

�REVISTAS

E

JORNALS

naliste»(!) Los ancians aurian dit de
» ;
ieu dizi : «riga-raga res ».

tôt acò

"vocis

n°

333

: «

verba, flatus

La Revue des Langues Romanes a publicat per l'an
1950 un
de 130 pajas, ont ai trobat un estudi fôrtament documentât

■dèl professor Enric Guiter sul parlar de
l'Arièja; l'article de

Marcèl Carrières sus lo roman occitan e catalan marca mai de
bona volontat e de trabalh que
de sens critic. La bibliografia
es sonhada e seriosa. Pracò, los
«Mélanges Hœpffner» se meritàban mai qu'una seca enumeracion dels articles. Dins sa
néta sus La Literature gasconne

de Camelat, Bourciez dis :
période n'est pas suffisamment mis
s'agit de Camelat lui-même ». Ajustarai que
la plaça faita à Filadèlfa de Yerda es encara
plus pichona, plan
trôp pichona.
-«Un seul écrivain de cette
en

vedette. Mais il

Annales dn Midi, revista arqueologica, istorica e
de la França mièchjornala. Fa un bèl volume de

in-8.
Pôdi pas senhalar totis los trabalhs pertocant

jornala

—

408

filologica
p.

grand

l'istéria mièch¬
ai déjà dit que l'istéria prenia gaireben tota la re¬

vista
de Bordèus à
Montpelhèr.
Per çé qu'es de la lenga e de la
•cionarai la critica justa de
—

literatura occitanas,

men-

Marquèze-Pouey sul libre de Joan
Séguy «Le français de Toulouse» (janvièr), la critica detalhada
e seriosa de
Joan Séguy sus los « Mélanges Hœpffner » (abril),
l'estudi d'Enric David, De Vhistorique Girard de Vienne au
légendaire Girard de Roussillon à prepaus de la tèzi de Renat
Louis (julhet, pp. 259. 277), e un vièlh tèxte occitan del Agenés
(sècle XIV) publicat per Caries Higounet (octôbre).
Romania, jos l'inteligenta e afogada direccion del professor
Roques, a publicat en 1950 quatre grosses facicles.
I ai legit amb interès un estudi assabentat de Paul
Cravayat,
Les Origines du troubadour
Jaufré Rudel : (pp. 166-179) « Ces
notes d'histoire, dis
l'autor, éclairent bien faiblement la per¬
sonnalité du troubadour », e un trabalh serios de Kurt
Lewent,
Mario

Contribution à la lexicographie provençale (pp. 289-329).
La critica literaria es bèlament tenguda per Renat Lavaud
{La Lirica de los trovadores de Marti de Riquer), Joana Lods

jestudis
Alfred

sus Jaufré Rudel), Mario Roques (mélanges Hœpffner),
Jeanroy (edicions de trobadors catalans per Amadeu

Pagès).

(à seguir)

Josèp SALVAT.

�BOLEGADISSA

L,o

OCCITANA

Colège d'Oooitanîa

Colège d'Occitania acaba sos vint-e-quatre ans. L'an
celebrarà son jubilèu. E 1 Es déjà plan quicôm.
Ongan, los escolans an tengut ambe lor vam acostumat dins
las très seccions. Sabèm de gropes ont i a un bèl afogament.
Lo

que ven

a donat ongan à la Facultat Libra de las Letras
litsons : polit programe qu'èra establit coma seguis, per sa

L'abat Salvat
25

XIV" annada.
I.

—

1.

—

2.

—

3.

—

4.

—

5.
6.

—
—

II.

.

1.

—

2.

—

3.

—

4.

—

5.

—

6.

—

7.

—

Jaufré Rudel troubadour de légende (XIIe

siècle)

L'étrange biographie du Prince de Blaye.
L'évolution de l'amour courtois chez Jaufré Rudel.
«

L'amour lointain &gt;.

Une canson.
Le charme de la poésie de
La légende inspiratrice.
—

Les

Jaufré Rudel.

poètes occitans du temps de la

Pey de
Pey de
Poètes
Augier

Renaissance

Garros, le Marot du Béarn (1530-1582).
Garros chantre de son temps et de l'antiquité.

de Toulouse.
Gaillard, le rodièr de Rabastens (1530-1595).
Bellaud de la Bellaudière (1532-1588) : l'Arquin de Pro¬
anonymes

vence.

III.—
1.
2.

Bellaud

:

le

poète.

Jugement.

Jacint Verdaguer, le Mistral de

—
—

3.

—

4.

—

5.

—

6.

—

7.

—

8.

—

9.

—

10.

—

h.

—

12.

—

La Renaissance catalane au
Le petit paysan de Vie.

la Catalogne (1845-1902).

XIXe siècle.

Le drame d'une vie sacerdotale.
L'œuvre de Verdaguer.
La Atlàntida.
Canigò.
Le poète épique.
Le poète mystique.
Le chantre de la patrie.

Le chantre de la terre.
La langue et la poésie de Verdaguer.
Son prestige incomparable.

�BOLEGADISSA

Aquelas

OCCITANA

335

conferencias son estadas seguidas d'un cors elelenga catalana acampant un bèl auditôri. Esperam
que l'an que ven se dorbirà, en conformitat ambe la Lei Deixonne, un cors de lenga catalana à la Facultat de las Letras.
12

mentari de

Lo

dijòus

de junh, lo Colège d'Occitania s'acampèt à
l'aplicacion
dels païses
lengadocians prenguèron part à las sesilhas presididas per
21

Tolosa per una jornada d'informacions pertocant
de la Lei Deixonne. Una polida côlha de delegats

l'abat Salvat.

Mla Baraillé, directora del Colège, se trobèt, ambe mantuns.
delegats, los 17, 18, 19, e 20 de julhet, à las Jornadas Universitarias d'Estatge de pedagogia occitana, en ciutat de Rodés.
wvwv

A

1' Aoademìa

dels

Jôcs

Florals

La célébra Academia tolo\enca ven de publicar son cartabèu
annadièr, polit volume de gaireben 400 pajas.
S'i pòd legir una Koticia interessanta sus l'istòria e los concors de VAcademia, las
poesias en francés e en occitan coronadas al Concors de 1951, pei la vida de l'Academia : recepcion
del Doctor Girou (discorses de L.-Théron de Montaugé sus
A/nhor Tournier, del D' Girou e del Duc de
Lévis-Mirepoix) :
VAcadémie et la Sainte-Estelle de 1950 (discors e poèmes de M.
Sendrail, Filadèlfa de Yerda, l'abat Salvat); recepcion del
professor Vandel (discors del amiral Castex sul général Ibos,
dels professors Vandel e Sendrail) ; raports sul concors de 1951
pel professor Fourcassié, l'abat Salvat, lo senhe Puntous ; laus
de Clemcnça Isaura, per Eugèni d'Ors.
Lo Recueil de l'Académie des Jeux Floraux 1951 se trbba al
Secrétariat de VAcademia, Hôtel d'Assénât, Tolosa. (Prèt\:
400 frs.).
vwvvv

Lo Fédéralisme

es una de las questions que
mai tracàssan
esperits à l'ora d'ara. Dins Cahiers du Monde nouveau (n®
44, 1950) lo professor H. Brugmans dis çó principal que cal saber aqui desus, amb un estudi titolat Du Fédéralisme utopique au Fédéralisme scientifique : s'agis del fédéralisme european dont las maiimportantas manifestacions se produsiguèron
à Hertenstein e Luxemborg en 1946, à Amsterdam en 1947.
Brugmans, devengut rector del Colège d'Eurôpa, à Bruges, es
qualificat per desenrollar totis los problèmes de l'Eurôpa mo-

los

dèrna.
•vwvvx

�336

BOLEGADISA

OCCITANA

A Radiò-Montpelhèr, lo 25 de mai, lo professor C, Camproux
parlât de las revistas occitanas Marsyas e Lo GaiSaber. D'aicesta diguèt : « revue vivante et
qui se préoccupe aussi bien de¬
là défense que de l'illustration des lettres d'Oc et donc de la
langue d'Oc. »
A Radio-Nacional, I031 de mai, lo professor Gustave Cohen
donèt una litson sus los Trobadors, developant la teoria del'influeneia araba sus « la poésie dite «provençale», qu'on ap¬
pelle aujourd'hui « occitane » à la suite d'Alfred Jeanroy ». Serà polit, acô, de vese lèu lo senhe Jeanroy introductor d'aquela.
denominacion dont el-mème, i a qualque temps, volia pas en¬
tendre parlar. Acô rai ! Sufls que la rôda vire, e vire
plan.

Nos abia passai per

malha de senhalar qu'à Odos, en Bigôrra,
la Societat Academica de Tarba festejèt
de la môrt de Margarida de Navarra. Lo
majorai Palay i parlèt, e Filadèlfa i diguèt un poème.

lo 15 d'octòbre 1950,
lo quatren centenari

Lo 20 de junh, à la Facultat de las Letras de Tolosa, jos l'aflat
del Institut d'Estudis Occitans, una conferencia foguèt donada.
per

nôstre escolan Maurici Morère, del Centre d'Estudis de

Casablanca

:

«

mauresque sur

Les données

historiques de la Poésie hispanola Lyrique des Troubadours ».

Abèm recebut del Institut d'Estudis Catalans, de Barcelona,
lo Cartell de Premis. Lo Secrétariat de VEscòla Occitana seten à la disposicion dels
entresinnes necessaris.

escrivans catalans

per

lor donar totis-

Lo 18 de junh es mort dins son palais episcopal S. E. Monsenhor Joan Pays, abesque de Carcassona dempèi 1932. Se cal
sovenir que MnKoiPays, nascut en Bigôrra, parlava la lenga de

Bernadeta,

e que mantun côp li arribèt de la parlar solennalaper complimentar los felibres acampats à Carcassona.
La Santa Vièrge e santa Bernadeta l'auran aculhit al Paradis..

ment

Cri-Cri.

lmp. d'Editions Occitanes

-

Gastelnaudary.

Le Gérant;

j. SALVA.T.

�UIN

JOL.I

CADEAU

La Sainte-Estelle
de Toulouse
1950

Beau volume de 124 pages in-8, contenant le récit dé¬
taillé des belles fêtes de la Sainte-Estelle de Toulouse (27-

30 mai

1950), le texte occitan

français de nombreux poè¬
matières, on trouve les noms
suivants : Joseph SALVAT, Lucien LAPORTE, M. BECANNE, Marcel SENDRAIL, Philadelphe de GERDE, François
SABATIER, J.-Rozès de BROUSSE, Monseigneur MOUSSARON, Pierre REYNIER; Jacques MÈCLE, Sylvain TOULZE, Frédéric MISTRAL, Suzanne IMBERT, le préfet POULAT, Charles GRANDO, Louis ABRIC, Anne-Marie PONROUCH-PETIT, Jules CUBAYNES, Roger BARTHE, Edou¬
ard de TAPPIE, Marie BARAILLÉ, Paul CALVIGNAC,
Paul ORMIÈRES, Barthélémy BARCELO, Danton CAZELLES, Yiolande CÈBE.
mes ou

discours.

ou

A la table des

Une dizaine d'illustrations hors-texte contribuent à faire
de cet ouvrage un précieux souvenir.

Tirage limité, et numéroté, à 100 exemplaires.
1 à 20, sur papier d'Arches
1.000 frs.
de 21 à 100, sur papier bouffant Gothic
...
400 frs.
de

Envoi franco. Commande et
1.

—

soit

Toulouse,

paiement

auprès de M. Edouard Privât, 14,
Toulouse 1172-40.

rue

des Arts,

c. c. p.

2.
soit auprès de M. Joseph Salvat, 31, rue de la Fon¬
derie, Toulouse, c. c. p. Toulouse 336-49.
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Toulouse 1172-40.

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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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