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                  <text>32* Annada

Setembre-Octòbre 1951

N° 241

Lo Gai Saber
Revisia de TESCOLA OCCITANA
—m—

Ois Aup 3

Pirenèu

...

F. Mistral.

TOLOSA
&lt;4,

Carrièra

delà

Arts,

Lo

14

numéro :

80 frs.

�OAI

LO

SABBR

Revista de L'ESCOLA OCCITANA
Red.
31, rue
Adm.

;

abbé SALVAT

:

de la Fonderie

—

Toulouse

PRIVAT, 14, rue des Arts

—

Toulouse

C/C. POST. TOULOUSE 117.240
França

Abonaments:
~

: un an

j Bstrange;

Abonamcnt

d'ajuda

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.

un an

300 fr.

.

.

.

_500 tr

1.000 1rs.

—

ENSENHADOR del N" 241 ( Setembre-Octòbre

1951)

majorai Joseph Loubet.

Ivan GAUSSEN:

Le

losèp LOEBET :

Estivenco.
Pouemo.

Filhòu.
Clarum lunenc.
Tanina

La

1EL1Ë:

Capeleta de Graulhet.

Cartes CAMPEOEX :

Libres novèus

losèp SALVAT :

Revistas

Joan de

PLANTACRÊL

CRI-CRI:

e

(Teatre).

Jornals
Almanacs.
.

La môrt dels
:

Provèrbes.

Bolegadissa Occitana :
Per lo Felibrige.

�Lo Gai Saber, N° 24T.

UN

Le

APOTRE

SETEMBRE-OCTOBRE

DU

1951-

FÉLIBRIGE

majorai Joseph Lonbet
(1874-1951)

cette leannée,
1951, est
Audécédé
début àde Paris
le 29Joseph
janvierLoubet.
Ce
majorai
de tous ceux qui participent au
félibréèn, n'a pas atteint le grand pu¬
blic, non point certes qu'il ne méritât pas une telle
notoriété, mais simplement en raison de la grande
modestie de celui qui le portait.
Joseph Loubet, que nous considérons comme un des
mistraliens les plus fervents qui, contemporains du
maître de Maillane, vivaient encore, ne doit pas tom¬
ber dans l'oubli. Il a droit au contraire à une place
de premier plan, digne de l'activité constante qu'il
n'a cessé de manifester tant qu'il a vécu.
Il faut, en effet, être resté pendant plus de trente
ans dans son intimité, pour pouvoir justement appré¬
cier sa grande érudition, la valeur de sa production
littéraire, malheureusement trop éparpillée ou iné¬
dite, et une foi en la doctrine mistralienne si persu¬
asive qu'elle a provoqué autour de lui de nombreu¬
nom,

bien

connu

mouvement

ses

vocations félibréennes.

Joseph Loubet, montpelliérain d'origine, est né le
mai 1874. Il évoquait volontiers ses années de jeu¬
nesse
clapassiëre, ses relations avec les poètes fran
çais de sa génération, tel Paul Valérj'', celles
3

�338

IVAN

GAUSSEN

lia

avec les félibres déjà bien connus lorsqu'il termi¬
nait ses études, comme Louis Roumieux qui habitait
alors Montpellier. Il était allé au félibrige de Mis¬
tral comme le disciple suit le maître, avec confiance,
ferveur et affection.

J'ai cherché, a-t-il écrit, des compagnons braves
simples, s'aimantdans leur foi et dans l'art, s'exaltant pour une sainte et noble cause que l'argent n'a¬
vilit pas et qui seraient semblables aux compagnons
charpentiers de mon père. C'est dans le félibrige que
j'ai cru les découvrir » (x). .
«

et

Languedocien de naissance, il ne renia jamais rien
ses
origines lorsqu'il eut fait sienne la doctrine
de Mistral. Pour lui en effet, le mistralisme était un
tout qu'il ne pouvait s'agir de discuter ou de disso¬
cier. Non point certes qu'il rêvât d'une hégémonie
provençale ; il connaissait trop l'âme populaire pour
croire à une telle utopie. Il savait se garder de pa¬
reilles exagérations et il était trop respectueux des
des libertés dialectales pour penser à une sorte d'u¬
de

niversalité mistralienne dans le pays
de toute autre personnalité.

d'oc, exclusive

A la vérité, il ne perdait jamais de vue que la re¬
naissance de notre littérature était l'œuvre person¬
nelle du maillanais, et il estimait que ce droit, ap¬

pelé

« droit de chef-d'œuvre
acquis.

encore

vement

»,

était définiti¬

Le devoir des

générations actuelles était donc de
point le discuter, mais au contraire de l'admettre
sorte de
comme une
postulat et de ne considérer le
futur qu'en fonction de cet état de fait.
Il ne faudrait point déduire de cette tournure d'es¬
prit une sorte d'immobilisme ou une condamnation
ne

de toute initiative nouvelle dans le domaine de

culture. Certes,

non.

no¬

Joseph Loubet aimait les
'

tre

PFH

(i) Lou Coumpagnounage, extrait de La Cigalo Lengadouciano, janv.-febr. 1930.

�(
LE

MAJORAL JOSEPH LOUBET

■

339

jeunes. Il savait les accueillir, les encourager, les
guider. Il respectait leur dynamisme, leurs exagéra¬
tions. Il était heureux lorsqu'il voyait venir à lui une
figure nouvelle, rayonnante d'espoir et de conviction.
Et cette foi intérieure était motivée chez lui
par la
certitude qu'avec de tels concours l'œuvre mistralienne était assurée de

son

lendemain.

Il avait été touché par la philosophie mistralienne
faite de sagesse et de pondération. Il prenait à son
compte le veguen veni du Maître et, fort de cet
idéal, il avait la certitude de l'avenir, lorsqu'il

voyait

que

le flambeau allait

passer

dans de

nou¬

velles mains. Alors, il s'effaçait volontiers, s'abstenant de toute manifestation tapageuse. Mais,
tandis

qu'il paraissait loin des tréteaux, son œuvre véritable
son
influence personnelle se faisaient profondé¬

et

ment

sentir.

Une

rapide analyse de

et de ses

réalisations

On doit à

en

son comportement humain
apporte la meilleure preuve.

Joseph Loubet trois sortes d'enseigne¬
dérivant de sa production littéraire,
ceux qu'il dispensa
dans sa Ga^eto Loubetenco,
ceux
qui guidèrent les Amis de la Langue d'Oc.
Joseph Loubet n'a publié qu'en 1902, chez Roumanille, à Avignon, un recueil de poèmes sous le
titre Li Roso que saunon, préfacé par le capoulié
Pierre Dévoluy. Les morceaux qui le composent
constituent un témoignage de foi à l'égard de notre
terre d'oc.
Il y fait preuve d'une sensibilité qui,
d'ailleurs, ne l'abandonna jamais, car il y avait, au
fond même du cœur de Joseph Loubet, une grande
part de rêve, entretenue par ce qu'il appelait le mys¬
tère de l'avenir. Si, avec l'âge, une certaine mélan¬
colie apparut dans ses œuvres, elle ne fit jamais de
lui un désabusé, et les petites pièces de
vers que l'on
retrouve de lui, dans
YArmana Prouvençau et
dans la plupart des revues félibréennes, révèlent
toutes cet état d'âme,
qui resta toujours influencé
ments :

ceux

�IVAN

340

GAUSSEN

» de ses premières années.
testamentaire de Baptiste Bonnet, Jo¬
seph Loubet conserva un véritable culte pour le pay¬
par

le

«

symbolisme

Exécuteur

san de Bellegarde.
Il a publié de lui de nombreux
inédits ; mais on lui doit surtout cette belle traduc¬
tion, parue en 1912, de Moun baile
det, pages de souvenirs dont la présentation
çaise prouve son talent d'écrivain et toute

Anfos Dau¬
fran¬
l'étendue

de

sa

culture.

Quant à l'œuvre en prose de Joseph Loubet, elle
comprend de nombreux articles, écrits tant en pro¬
vençal que dans les autres dialectes, qui mérite¬
raient d'être réunis. Car ce montpelliérain, qui aimait
particulièrement la langue de son terroir natal,
savait s'élever au-dessus de tous les débats et de
toutes les querelles. L'unité de notre langue était
avant tout, pour lui, spirituelle ; il ne prononçait au¬
cune exclusive et c'est parce qu'il était pieusement
mistralien qu'il s'exprimait plus volontiers en pro¬
vençal.

Ga^eto Loubetenco, publiée pen¬
1914-18, et reprise en 1939, que nous
trouvons un nouvel aspect de la pensée de Loubet.
En tentant cette entreprise, il s'était donné un sorte
de mission mystique : celle d'unir spirituellement
tous les félibres qui se battaient aux armées et qui,
loin de leur terre d'oc, restaient, en fait, profondé¬
ment attachés à elle. Nous, qui avons pu apprécier,
en 1939,' la valeur de cette initiative, nous compre¬
nons mieux encore ce qu'elle avait pu être aux heures
des tranchées et aux jours sombres de Verdun.
C'est dans la

dant la guerre

Joseph Loubet savait, en agissant de la sorte, qu'il
toucherait l'âme même de ces hommes isolés sur le
front militaire mais unis étroitement par le lien félibréen. Cette foi mystérieuse, qu'il ravivait ainsi, et
qui maintint le moral de ceux

qui restèrent des an¬

les barbelés, devait être géné¬
ratrice de vocations. Et nous savons la reconnais-

nées entières derrière

�LE

MAJORAL JOSEPH LOUBET

,

341

sance que lui
apportèrent les centaines de lettres
qu'il conservait précieusement. Cette gratitude était
certes grandement méritée. Mais, si le Félibrige pou¬
vait un jour rééditer cette gazette devenue introu¬
vable, il assurerait ainsi la pérennité d'une des plus
émouvantes entreprises tentées pour sa gloire !
Enfin Joseph Loubet, après la guerre de 14-18, a
créé, à Paris, les Amis de la Langue d'Oc. C'est
un
honneur pour nous, qu'il a désigné comme son
successeur à la
présidence de ce groupement, de pré¬
ciser ce qu'il a voulu faire et ce qu'il a effectivement
réalisé. Mistralien dans l'âme,
Joseph Loubet, qui
avait été Vice-Président du Félibrige de Paris,
fondé en 1874 par Maurice Faure et Paul Arène, et
dont le passé était si riche, n'a pas voulu que la so¬

ciété devant lui succéder eût le caractère d'une cha¬

pelle

d'une coterie. Pour lui, le félibrige parisien
avant tout une amitié, et ce but devait
apparaître dans le titre même du nouveau groupe¬
ment, ouvert à tous, félibres, amis, sympathisants,
venant de toutes nos régions d'oc et représentant
ou

devait être

tous les dialectes
tère devait rester

et toutes

les tendances-. Son

carac¬

large et éclectique. Après les ananées de guerre, il importait de maintenir cet esprit
d'union que la Ga^eto Loubetenco avait contribué à
créer, et qui devait se traduire comme un symbole
par l'amour de notre langue. Et c'est dans cet esprit
que, depuis plus de trente ans, tous les vendredis,
d'abord au café Voltaire comme au temps passé, ac¬
tuellement au café Saint-Sulpice, se retrouvent fidè¬
lement les Amis de la Langue d'Oc. Lorsqu'en dé¬
cembre 1949 nous avons évoqué cette longue tradi¬
tion de travail ininterrompu, lorsque nous avons fait
le bilan d'une assiduité aussi féconde, nous n'avons
à la vérité que résumé l'œuvre réelle de Joseph
Loubet, et c'était le plus bel hommage qui pût lui
être adressé !

Aujourd'hui, guidé
son

action. Au

par sa pensée, nous continuons
où une loi, qui consacre tous

moment

�342

IVAN

»

GAUSSEN

les rêves de nos devanciers en prévoyant l'enseigne¬
ment de notre langue, va entrer en application, il
semble que Joseph
devoir. Ce ne sera

Loubet nous dicte encore
qu'en faisant preuve d'es¬
prit de méthode, exempt de toute influence parti¬
sane, qu'en restant fidèle à ces principes de libéra¬
lisme intellectuel, que nous pourrons contribuer à
vaincre des difficultés que nous ne connaissons que
nous

notre

trop.
Nous jouons peut-être,
tie décisive pour l'avenir

à l'heure actuelle, une par¬
de notre culture : celle qui
permettra à notre langue d'oc de retrouver dans
l'âme de notre peuple une place dont un préjugé,
vieux de plusieurs siècles, l'avait petit à petit chas¬
sée. Si le succès couronne cet effort, si, dans les di¬
vers cycles de
notre Université, nous parvenons,
forts des textes votés, à introduire efficacement cet
enseignement, alors toutes les espérances resteront
permises.
Certes, chacun des ouvriers qui aura attaché son
à cette féconde entreprise aura droit à une part
de reconnaissance. Nous pensons, quant à nous, que
le nom de Joseph Loubet ne devra pas rester ignoré.
Notre ami a voulu reposer à Sceaux, dans cette
cité que nous proclamions l'année passée « félibréenne», et où nous avons reçu, ce printemps, M. le
Président de la République, Vincent Auriol.
Ainsi nous resterons en communion avec Joseph
Loubet, et les roses rouges que nous déposerons
pieusement sur sa tombe symboliseront la fidélité de
nom

nos cœurs

et

de

nos

âmes.

IVAN

GAUSSEN,

Président des Amis de la

Langue d'Oc.

�LO

MAJORAI.

JOSÈP LOUBET

EST1VENCO d)
I'

lou cèu que

d'aqur desboundo (2)
Maugrat de nivo dins lou cèu,
a

Emé de soulèu
E tout

un

li broundo

(3)
ramagnòu (4) d'aucèu
sus

Dins lis aubre de l'ort de Scèus.

�JOSÈP LOUBET

344

De coutelet

($), de margarido,

De bastoun de

Sant-Jaque(6) ni'a

qu'es l'enclaus uno flourido (y)
Qu'à juliet canto alléluia
Dins la flambour di dalia.
Tant

pebre d'ai(8), di ferigoulo,
lavando, di roumanièu,
Mounto uno óulour (9) que reviscoulo

Di
Di

paure cor malancounièu,
E, dins la souleso (10) d'estiéu,

Moun

Lou

despatria,

que

s'ôu 'pilo (11)

A basti de castèu bestort

( 12),

De si revacioun inutilo

Coumpren lou simplige e lou tort.
Perfum d'alin, sias li plus fort.
Aurés nourri touto
Nistoun
Sentour

ma

vido,

(13), jouvènt 0 barbo-blanc,
de garrigo, amarvido (14)

pèr un paure semblant(15)...
Mai lou vent qu'anavo moulant ( 16)
Eici

Quand rimave davans ma porto
Aqucli vers, vers lou varai(iq)
Raubo moun papiè, me Vemporto.
M'acousse ( 18) e
lou pren tournamai
O vers que finirai jamai ! ...
...

grafia mistralenca.

...

Armana prouvençau 1949.

(1) poème d'été; (2) déborder ; (3) branche ; (4) caprice ; (5)
glaïeul; (6) rose trémière; (7) fleuraison ; (8) sarriette; (9) par¬
fum; (10) isolement ; (11) s'obstinei: ; (12) se forger des chimè¬
res; (13) enfant; (14) préparé; (15) apparence; (16) faiblir; (17)
confusion, désordre; (18) poursuivre.

�JOSFP LOUBET

345

POUEMO
à
O

P.

D.

douço lengo, o patimen

D'un

esclau dins

gabiolo,
gardian que ten d'à-ment(i)
La porto dóu deliéuramen !
O douço lengo, o parpaiolo !
cor

sa

E d'un

Dindin di redoun

(2) argentin,
Ourgueno misto e reboumbido (g),
Jusqu'à mouri pereilalin (4)
Coume un senglout dintre li pin
Ounte la sau de mar l'avido (5).
O

roso, sentour d'ort,
Jèsu de l'estable,
Bresihadis qu'aro s'endort,
E piei respelis dôu mai fort (6),
Cande fremin desparaulable(g)...

flour de

Lume dôu

Que i'ague dins l'escret (8) bonur
D'alata (c&gt;) de nòvi musico
Vno fatorgo (10) ? — Es-ti segur ?
Quand l'azur d'un plus linde a^ur
Dins lou cèu-sin (11) se magnifico ?
grafia mistralenca.

Calendau, mai 1937.

(1) surveiller, guetter; (2) grelot ; (3) gracieux et puissant;
(4) là-bas au loin; (5) raviver ; (6) de plus en plus fort; (7) inef¬
fable ; (8) pur ; (9) déployer ; (10) conte de fées ; (11) ciel clair.

�JOSÈP LOUBET

346

FILHOU (1)

(2), dins Vort quasi desert,
plan-plan et acapara las rosas
Ounte, au bon de miejour(p), dins las apouteosasf
La glòria de Vestiéu emparadisie l'èr.
A l'oura dau tremount

L oumbrina

Aderé (4) las veirai, ara, las flous
Issanladas (5) d'amour, foundre e

Sournaruda, la nebla
Desalenada

e

trista

a

una

divinas

s'estabani(ô);

crespat(y)las mai finas.
aureta

a

fernit.

Or, souleta amoundaut sus lou frountoun quilhada,.
Nargant la nioch venènta, una rosa or e sang
Fièrament dins s0un cor serva la sourelhada.

(8)... Un ilhau(ç&gt;) travessant
dardai(io)d'espasa clarinella
Sega la flou... Pus naut, pampalheja(n) una estella.
Inutile relàmbi

L'escur,

couma un

grafia dtl Clapàs.

Calendau, jun 1936.

(1) Filhòu était le terme affectueux par lequel on désignait
jeune félibre Louis Bonfils, tombé en Champagne en 1918 ;
(2) crépuscule ; (3) au bon milieu du jour ; (4) l'un après l'autre;
(5) effeuillé ; (6) s'évanouir; (7) friser, flétrir ; (8) répit; (9) éclair;
(10) rayon; (11) scintiller.
le

�JOSÈP

LOUBET

347

Clarum lunenc (■*)

Espandisses

un susari
De lin cande dins la niòch ;
Lo molin dis lo rosari...
De la comba

fins qu'ai piòch,

Tota la natura

espéra

Lo dictame

(2) de ta pas.
Que voldriai anar monte éra
Ma benurança, O Clapàs!
Luna blanca

sus

la terra

...

Mantél de lume que fas
Una companhona fera (3)

Que s'estaca dins 'l mieu pas.
Ma

cujança (4), encara nombra
Los rescontres das camins
...

E
A

quant

me

déjà soi

resta d'amies ?
ombra.

que mon

JOSÈP LOUBET.
grafia occitana.

(1) clarté lunaire; (2) ordonnance
(4) présomption ; (3) dénombrer.

inédit.

;

(3) farouche

compagne;

�CAPELETA

LA

de

Graulhet

membres de
,-yLi ron
« L'Eveil Artistique Graulhétois » anguèà Galhac assistir à-n-una fèstafelibrenca. Foguèron talament suspresis e estonats
pels polits costumes d'autres c'ops que lor prési¬
dent, Pèire Serres, diguèt en quitant Galhac :
SÌL

«

mes

Nos-autres

de mai 1947, qualques

ne

farem autant !

»

bode
que
de
sortidas
musèus,
jbl
pintres
fasian
als
à las catedralas, de passejadas à travers nòstre
Mièchjorn, organisàban de conferencias, etc...
A son activitat anava ajustar una autra branca:
l'estudi de la lenga d'òc.
Lo président Serres, afogat, plen d'estrambòrd, acampet à l'entorn de son idèauna équipa
de valents : lo poèta Paul Calvignac, lauréat de
VAcademta dels Jòcs Florals que. séria lo capiscòl ; Hervé Quinte, lauréat, el tant-ben, dels Jòcs
Florals ; Mla Doumeng, dòna Batigne, Los senhes
Poux e Constans, prof essors ; Rogiér A^émar,
secretari de « L'Eveil », e Mu Julie, que séria la
secretaria de la novela Escòla felibrenca.
«

L'Eveil

»

èra estât fondât en 1941 per tin

Aquela Escòla naissenta prenguèt son nom
delpaïs, La Capeleta, ont los mainages anàvan antan alucar los fiòcs de Sant-Joan.
A la Santa-Estèla d'Agen, lo 16 de mai 1948, l'Escòla de la Capeleta foguèt afilhada oficialament
al Felibrige.
Los felibres de la novela Escòla volguèron festejar coma se dévia aquela espelison per de manifestacions espectacloqas que comoleron de jòia
d'un terme

�LA

CAPELETA

totes los graulhetòls. Es atal que lo 23
La mèma armada, jos la presidensa
son

349

de mai de
d'onor de

cònse, Nadal Pelissou, felibre manteneire,

Graulhet celebrava son estacament à la terra e
à la lenga d'òc. Gracias al concors de totas las
escòlas de la vila, las carrièras de la pichona
ciutat s'emplenèron de polits costumes que dem-

pèi força temps èran pas sortits dels armaris.
Unis 2 000 costumes del pais : còfa blanca, rauba
fronsida, davantal florit, condusiguèron lo cor¬
tège felibrenc à la Comuna e al Monument dels
Morts. Aquï i avia, ambe la rèina Anna-Marïa
Ponrouch-Petit, las autoritats de Graulhet

e

del

Felibrige

: majorals, manteneires e delegacions
de las Escòlas : Lou Ramelet Moundi e Lous Caddetous de la Flahuto de Tolosa, Lo Castèt de Ga^
ròna de Muret, Z'Escòla Rocaguda d'Albi, Los Auselons de Brossa, e d'autres de Maqamet, Mones-

tiès, Galhac, Rabastens, etc... A la Glèisa de
Nòstra-Dama del Val d Amor s'ausiguèt un presic del majoral-abat Salvat, président de la fèsta.
Enaurament de las colors occitanas, taulejada e
cant de La Copa, Cort d'Amor bailejada per

Julieta Dissel, tôt foguèt plan réussit. A la nèit,
un fiòc de
jòia s'abrandèt sus la plaça, e à l'entorn s''organisât,
en dinne coronament de la
fèsta,

una

farandòla endiablada.

Los

auriflors que flotejèron aquel jorn sus la
vila, d las colors del Lengadòc, son conservais
dempèi, coma de relicas, dins cada ostal : simbèl
del amor dels Graulhetòls per lor pais e per lor
lenga aimada que demòra totjorn la lenga del
travalh.
Al costat de la bandièra

d'onor, TEscòla de la
Capeleta garda un libre d'òr ont an sinhat déjà

personalitats en sovenir de lors conlos majorais Salvat e Mouly, TounyLèrys, Emili Rieux, Norbert Casteret, Julieta
mantunas

ferencias

:

�JANINA JULIE

350

Dissel, Doctor Voivenel, Pèire de Gorsse, Lucian
Naves, etc...
La Capeleta es anada à las Fèstas felibrencas
de

Castèlnòudari

en

onor

d'Auguste Forés en

de Còrda ;
vista venir
en còlha, per i aplaudir la reussida dels escolans
de Graulhet als Jòcs Florals Escolaris : cal pas
debrembar que lo Cors Complementari de Grau¬
lhet s'emportèt à-n-aquela ocasion lo primièr
prèp{ de las collectivitats, un bel exemplari del
Trésor dôu Felibrige, lo grand Diccionari de Mis¬
tral. Qualques jorns aperavant, lo 11 d'abrilh,
lo rnajoral-abat Sdlvat èra anat à Graulhet benesir lo maridage de la g enta Maria-Loï^a Ser¬
res, filha de Pèire Serres l'animator, amb Lucian
; en 1949 a pr.es part à las fèstas
1950 la Santa-Estèla de Tolosa l'a

1948

en

Cadaux, ebeniste à Rabastens : La Capeleta en

faguèt als nòvis un bèl acompanhament,
brayidiguent e escampant flors jaunas e rojas,

costume

colors d'Occitania.

de mai, los felibres de VEscòla prenian
part, en costume local, à las fèstas del Centenari de la Glèisa de Flòstrd-Dama del Val d'ALo 7

mor.

Lo Capiscòl Paul Calvignac a fait à Graulhet
à Caramaus, al mes de mars 1951, una conferencia sus « La Langue occitane et la poésie au
XIII"" siècle ». Es el que, lo 9 d'abrilh, presentèt
lo maj oral-abat Salvat que dévia parlar sus A11e

gièr Gralhard, lo rodièr de Rabastens ; lo même
jorn, en Ferrand Carmé diguèt qualques tròsses
de sas pèças de teatre L'Ostal e L'Ostal perdut.
Ara, mentre que poètes e professors travàlhan
en silenci, fasent espelir 0 préparant de lènh los
caps-d'òbra, los membres de La Capeleta s alàssan
pas de faire aimar la lenga d'Oc.

Ambegrand estrambòrd, La Capeleta «manten».
Janina

JULIÉ.

�NOVÈUS

LIBRES

TEATRB

la levita, comedia d'un acte, per G. FaRodés, Ed. de «Mes 10 doigts», 1950 (20 p. roneôpicadas). — Quinos coumedios, per Ivona Baqué, Fois, Gadrat
(60 p. in-8). — Els set pecats capitals, per Lucia Bartre, Perpinyà, Eslamp. del Miechjorn, 1948 (200 p. in-8), 175 frs. —
Lo Quorum, comedia de dos ac-tonets, per P. Miremont,
Vilafranca del Roèrgue, Salingardes, 1950 (66 p. in-12). —
La cinqueno Trancho, comedia d'un acte e dos tablèus, per
E. Vieu, Narbona, Estamp. del Lengadòc, 1947 (32 p. in-12).
VEntrevista, pèça d'un acte en prôsa — amb una letra de
presentacion de P. Azéma—,perA Sauvágnac, Montpelhèr,
Dehan, 1947 (22 p. in-12). — La Passioun de Noste-Segnour
drama-mistèri crestian en très partidas e dotze tablèus en
vèrs, per Enric George, Vaison, Macabet, 1948 (264 p. in-8).
Bertomiu carga

renc,

—

/W\

T

^

A

guèrra

e

vv\

l'ocupacion avian

un pauc

destorbat la

vida dau teatre d'Oc. Ara sabèm que tornaprene

vanc d'autre temps. Pasmens avèm pas una fòrta
garba d'òbras per ne rendre compte uèi. Acò ven, de
segur, de la carestia de l'estampatge, que fai que mai
que d'una di pèças de lenga nòstra que se jôgan, sià
sus scena sià à la Radiò, veson jamai lo jorn d'espelir en libraria. Mai ven tantben benlèu de çò que de
pèças que i a son pas vengudas fins à nòstra revista.

lo

Di pèças qu'ai davant ieu, la maja part son, com
de tradicion dins lo teatre d'Oc, dau genre risolièr. Bertomiu carga la levita de G. Farenc es una
es

deu encoratjar son autor a perseguir
modestia. Siai segur que cada côp qu'es estada jogada aguèt son succès. Es menada sens cap d'alòngui e sens dècas de gost. Farem lo repròehi à l'autor de
çò que lo jutge parla
francés de còps e tantben lo comandant « en retrèta». Pasmens aici lo bilinguisme ajusta ren a la «vis
comica». Tant nòstre comandant auria poscut parlar
en lenga d'Oc. D'abòrd que Bertomiu carga la le¬
vita es editada per la J.A.C. e que la J.A.C. perseguis, non pas soncament una òbra d'amusament, mas
tantben una òbra morala, me serà permés de far
bona

farça

que

la dralha, mau-grat sa

�CARLES

352

CAMPROUX

morala. Lo teatre d'Oc es un mejan de
formar la mentalitat dis escotaires. Or que
di camps prenga conciença de la dinhitat de
sa
lenga, prendrà tantben conciènça de sa quita di¬
nhitat. E acò es òbra morala. Aqui perqué la J.A.C.'
se
deuria, mai que lis aytris, de fugir lo teatre d'Oc
bilingue. Oblidessiatz pas qu'una bòna pèça escricha
en bòna
lenga d'Oc es un presic morau que pòt anar
luen e faire autant de ben qu'un presic gostos de
una

remarca

tria per
lo pôble

nòstre Director !
Li

dios,

comedìas
son au

d'ivona

Baqué,

Quinos

nombre de cinc. Toti li cinc

Conmeson

vivas

fachas per lo jòc. Farai à « Praube Bictor», comedia d'un acte, lo repròchi de far parlar lo « paure
Victor» à grands còps de « m
», de « salôp », e
autri mots de la quita coisina. E acò 's tant mai
e

marrit que

lo «paure Victor» es, tôt compte fach, un
vivent païsan «deras Pirenèos» (veni d'i passar
una mesada), dins lo biais de çò que dis En Juli Palmade qu'a prefaciat Quinos Coumedios : « Ils
sont malins surtout». Pasmens me sera permés de
pensar qu'una tala pintura es pas dins l'esperit de
l'Escòla deras Pirenèas, esperit d'educacion populara.
E puei se i a de païsans coma lo « paure Victor»,
son
pas toti tant paures qu'acò ! Es totjorn marrit
de donar l'impression que l'òm vei li païsans ame las
lunas dau monde de la vila que se créson tant mai
superiors. Ame força mieus la segonda comedia :
« Entre Bedis », bòna e corta e simpla moralitat sens
inutila predicacion. Dins «Era Perroto de Poupoun»
i avia un polit subjèct d'estudi de psicologia païsana:
« lo celibatari
vergonhos » ; mas aqueu subjèct es
quitat de caire per un còp de teatre que fai tota
l'entriga. Domatge ! d'abòrd qu'Ivona Baqué me sem¬
bla aver pron la simpatla que eau au creator per
faire viure, rire e patir d'òmes de carn. E lis estudis
(dins lo roman, li nòvas, e lo teatre). sus lo monde
païsan, vist coma es. sens idealizacion e sens enne.
pron

�LIBRES

NOVÈUS

353

■gregiment, duerb una larga rota i letras d'Oc, majament que li letras d'Oil an jamai ren donat de bon
dins aqueu biais ; e fau cap mena d'excepcion per
l'òbra de Guy de Maupassant.
Amb Els set pecats capitals de Lucia Bartre, sèm
arab un autor qu'òm amaria conèisser de vista, tant
son
gaubi, de còps, es gent. «Dona avinens», disian
nôsti trobadors. Avinens es lo teatre de Na Lucia
Bartre ; avinens aqueli set comedias e fantasias sus
cadun di sèt pecats cataus. Aquela avinensa s'acom-

.

panha d'un just réalisme uman quotidian, un pauquet convencionau pasmens dins « El gat-faji », réa¬
lisme que va cotria, çô qu'es pas un pichàt meriti,
ame la fantasia poetica de « Les fades del Rosselló ».
Dins lo teatre d'Oc que coneiss'e, Na Lucia Bartre ten
una
plaça originala, ame son gaubi leugièr coma una
man

de fada.

Ai ja agut l'escasença de dire coma pensave que
Pèire Miremont ten lo sens dau teatre. Un còp de

mai, lo tòrne dire a perpaus dau Quorum. En breu,
una gròssa farça. Mas dins son desenvelopament
es una comedia satirica mai que mai clafida de vèr-

■es

bia e menada de man de mèstre. P. Miremont es un
di très o quatre òmes que coneisse de proche o de
luen que podrian nos donar, dins sa vida, lo fort
teatre d'Oc que ne pantaissam mai d'un còp ; lo,tea¬

faria davalar de Paris li critics per dire
qu'an trovat un miracle : un miracle que séria pas
que la manifestacion d'una realitat en potencia.
tre que

Am La

Cinqueno Trancho d'Ernest Vieu, avèm,
una pèça testimòni : testimòni d'un
sens
cap d'artifici. Se sab que, per definicion,

aqueste
teatre
tôt

còp,

teatre

de Vieu

artifici. Séria doncas que la comedia
séria pas de teatre ? Serià causa curiosa
que, mai que toti lis autris escrivans d'Oc,
es

non

l'òme
ieu, l'òme dau teatre. Pus lèu qu'una dissertacion, s'entendrà çô que voie dire se m'acontente
•de remembrar que tôt lo teatre dau Molière, comprés
per

•es, per

�CAR.LES

354

CAMPROTJX

Misantròpe, es un teatre d'artifici, e que pasmens
pòd dire que li caps d'òbra dau Molière son sens
cap d'artifici. Ç6 que vòu dire que tôt, mai tôt, l'artifici es au servici di personatges. De personatges
que tant, podrian viure sens son autor. Se Vieu avia
bandit li personatges de La Cinqueno Trancho
dins la vida dis òmes, sens li donar de tòca drarnatica,aqueli personatges aurian viscut solets. E vivon.
E vivon quitament quora Vieu li a donat l'intriga
de la « Cinquena Trancha » per que posquèssen nos
jogar sa comedia. Parlarai doncas pas de l'intriga,
mai dirai que li personatges de la pèça son lo retipe
di mors e delà psicologia d'una bravafamilha d'emplegats de nòsti ciutats occitanas. Son nôstis amies
e benlèu nòsti parents ! Ame E. Vieu, avèm aqui un
autre d'aqueli très o quatre òmes que nos podrian
lo

se

balhar lo teatre fort que pantaissam.
Passam au teatre serios am L'Entrevista de Sau-

plan servis la causa de la lenga
d'Oc à Radiò-Montpelièr. La peceta d'A. Sauvagnac
vagnac, que tant

l'encoratjar de persegre dins aquela via. Es
simpla. Tròp simpla. I avia aqui un subjècte que
deu

s'ameritava d'èstre tractat mai fonsament

:

l'egoïsme

doloros d'un paire veuse que, tôt per còp,
se rend compte que sa dròla
maridadoira i èra tôt.
Tala coma es, la peceta de Sauvagnac ten lo meriti
d'èstre escricha sens faussa nota. Perseguis, Sauva¬
gnac. Ara es un dever per tu.
simpatic

e

Demôra La Passioun de Noste-Segnour de l'abat
Enri George. Dirai qu'es onèsta. Evident qu'es dificil de tractar un tal subjècte. Dos biais son possibles
entre autri. Seguir simplament lo raconte evangelic ;
o cercar lo
grand lirisme dramatic e metafisic. Per

caudria, per lo mens, un Claudel
George es estât mai modèste e acaubiais. Entrepresa penibla pasmens,
e l'autor, me n' vodrà pas se lo dise, es mai que d'un
còp demorat en dessota de la tòca. Tôt lo monde es
pas capable de capitar, coma Victor Hugo dins
acò

darnièr,

nos

occitan. L'abat
sit lo primièr

�libres

novèus

355

quauquis-uni de sis alexandrins, lo ton de la simplicitat de l'Evangèli. Cau dire que l'abat George avia
contra eu doas causas. D'en primièr, d'aver causit
d'escriure son òbra en alexandrins : vèrs, se sa'p, trop
facil au còp e trop dificil de manejar. Per que pas
aver ensajat una
pròsa poetica, ame coblets rit mats,

entre-copats, lo còp

necite, de vèrs lirics en estròfas
Quicòm que se séria prestat i moviments
desparièrs de la maja tragèdia que i aga de per lo
monde dis òmes e de Dieu ? A luòga de la monotonia dau vèrs causit onte màncan pas li remplissatges. En segon, una lenga qu'es nimai populara nimai literaria, mai sus un fond popular, una mèscla
de paraulas pescadas a la lenga seudò-mistralenca
dau felibritge oficiau. Mau-despièch acò, l'òbra de
l'abat George s'amerita la capelada. Se non es un
cap d'òbra, es pasmens « utìa òbra ». Jogada, tala
coma es dich dins lo libre, de tôt
segur, « avendrà
variadas ?

la branca dis aucèus

».

Podèm dire que

lo teatre occitan es vivent coma
sempre. La varietat dis òbras çai-sus lo mòstra. Acò
nos farà desirar un
còp de mai qu'aga pas encara
capitat çò que ne faria una part mèstra de nòstra
renaissença culturala d'Oc. Vole dire una seguida de
representacions fòra de l'acostumada o una scèna
fixa d'Oc, que saria lo fogau géométrie dau teatre
occitan. Per acò manca l'òme, o puslèu, s'es pas
manifestai l'òme que prendria l'afaire en man e que
se diria de crear la tradicion d'una
gran setmana de
teatre d'Oc dins lo Palais dau Pòble de Narbona,
per exemple, o dins lo teatre de la ciutat de Carcassona, o davant lo parvis de la glèisa catedrala de Ro¬
dés, o dins plan d'autres luôcs escrèts de la tèrra
d'Oc. Pasmens ai coma l'idèa qu'aquelis òmesexistisson. E siai segur qu'una causida d'ôbras es possibla,"
que dins l'avenidor faria grelhar lo teatre d'Oc tant,
que saria de besonh d'un concors. Ausen, aquelis
ômes !

Carles CAMPROUX.

�REVISTAS E JORNALS
19SO

(seguida)

ïos dotze numeròs fan un bèl volume de
LA 442
Tramontane:
p. grand in-8 meravilhosament illustrât. Aqui se pôd

legir tota la vida del Rosselhon : poesia catalana e francesa,
contes, legendas, estudis d'art, d'istôria, lileratura, toponimia, folclôre, arquitectura, musica, cronicas abondosas,
bibliografia, etc...
Senhalarai los bèls numéros especials consacrats al ma¬
jorai Joan Amade, al musician Pau Casais, als Jbcs Florals
de la Ginésta d'Aur, als Grands Jôcs Florals de la Lenga
catalana. Mas es plan domage qu'una tant polida revista
siague malaisida à consultar, rapôrt qu'i a pas, ni per cada
numéro, ni per l'ensemble de l'annada, cap d'ensenhador.
Folklore, interessanta publicacion de Carcassona que perseguis son ôbra sens flaquir, ambe las sinnaturas de Renat
Nelli : Carnaval-Carême en Languedoc, La prière aux soixantedou\e noms de Dieu ; Gaston Maugard: Les petites industries
du vieux Puivert(Aude); Adelin Moulis: VOrpailleur ariégeois,.
etc.,.

Pyrénées (julhet-dec.)Emile Pouvillon peintre et poète des
Pyrénées, per Ramon Ĺizop ; Makhil'a et Agulhada, esludi
folcloric
tas.

—

e

lenguistic,

per

Renat Cuzacq; cronicas interessan-

Cahiers d'Etudes cathares : s'i pôd legir d'estudis sens
lo catarisme, lo grasal, l'amor espiritual, etc ... Fer-

fin sus
rand Niel,

à prepaus de la capitulacion de Montsegur, môsfisar à tôt çô que dis Napoléon Peyrat dins son «Histoire des Albigeois» sus lo sèti d'aquela
plaça: res de novèl. — Il Tesaur es una publicacion del
païs friolan ont tôt se legis ambe profit : nôtas de filologia,
a'italian e de friolan, poèmes en friolan, bibliografia. I ai
tra cossi ôm deu pauc se

Cesco "Vian, de l'Universitat caRenascita délia poesia catalana.
Ai vergonha del retard ont me som mes ambe la Revue du
ROuergue, que pareis à Rodés jos la direccion e à l'estamparia del senhe Carrère. Es uná publicacion que mérita los
melhors compliments, e dont un colaborator escriu ambe
granda rason : « Peu de provinces peuvent s'honorer d'avoir
à l'heure actuelle un organe d'une tenue aussi exemplaire».
La Revue du Rouergue pareis dempèi 1947, e parlèri un
jorn de sa primiëra annaaa.
"
Las cronicas nombrosas, plen'as e viventas dônan un tablèu complèt de çô qu'es dinne de notar dins aquela provincia originala. Las societats sabentas, literarias, artisticas,.
remirat cossi lo professor
tolica de Milan, parla de la

�REVISTAS

E

JORNALS

357

folcloricas i an lor plaça. La vida politica, religiosa, sociala,
•esportiva, mêmes gastronomica, i es, ambe la vida industriala, agricôla, comerciala. Qun remirable repertôri. pels
istorians del avenidor 1 Fièras-exposicions, sesilhas del Conselh General, procèsses, récitals d'ôrgue, bibliografia, noticias necrologicas, inauguracion de monuments, tôt s'i pòd
legir.
M'es agradiu, pracô, de. senhalar qualques titols que m'an
particulièrament intéressât.
1948.
(abril-junh) : Le pape Gerbert et le cardinal Ver—

■dier, darrièr article de Gandilhon Gens d'Armes ; La Font
d'Amor, poème de Calelhon. — (julhet-setembre) : La Polo-

poème de Joan Boudou ; Gandilhon Gens d'Armes, per
Fabre.
(oct.-dec.) : l'œuvre rouergate de
Claude Peyrot, per Joan Monteillet (pp. 484-507): «
Peyrot a
fait effort pour donner à son dialecte, par sa graphie, un
visage plus rapproché de l'ensemble du languedocien et
en faciliter, de
ce fait, la lecture à travers le domaine oc¬
citan
Peyrot est le plus grand auteur occitan du XVIIIe
ne\a,

Marc-Andriu

—

...

siècle

».

i$1949.— (janv.-mars) : La flauta del monge Inocent, conte,
per Enric Fournier ; (julhet-set.) : Denys Puech, per Andriu
Delacour.
(oct.-dec.) : Hommage au Cardinal Verdier, à
l'ocasion de l'inauguracion de son estatùa à La Crotz-Barrès
lo 7 d'agost 1949 ; Fragments de vie, per Enric Bousquet.
1950.
(janv.-mars) : Les attaches rouer gâtes d'Honoré de
Balzac, per B. Combes de Patris ; Francis Carco et le Rouergue, per Joan-L. Goure ; L'Ostal nbstre, poème de J. Bou¬
dou.
(abril-junh) : Quel est le sens du nom de VAveyron,
per Caries Camproux. — (julh.-set.) : Le problème de la Jeu¬
nesse aveyronnai.se,
per Enric Mouly, que dis : « Si d'un côté
notre langue s'abâtardit, de l'autre il n'y a
jamais tant eu
de plumes alertes et jeunes pour la faire resplendir &gt;.
Una mencion especiala deu èstre faita del numerò d'octô—

—

—

bre-decembre titolat « Bilan d'un demi-siècle, &gt; consacrai à la
vida roergata de 1900 à 1950. Al costat de cronicas que làissan res à dire dels punts de vista social,
politic, religios, mi¬

litari, comercial, industrial, agricôle, notarai La Vida intellectuala, per Pèire Carrère, ont i a tôt çô qu'es intéressant de
saber sus los escrivans roergats : filosôfes, sabents, istori¬
ans, poètes, contaires, etc ... sus las Societats sabentas del
païs, sus las publications (revistas, jornals, libres mar¬
iants), sus los artistes qu'an illustrât lo provincia.
Calelhon consacra de pajas comolas d'entresinnes e
d'una perfèta imparcialitat sus la vida felibrenca, mostrant
la granda
part que lo Roèrgue a presa dins lo movement
•de la Renaissença occitana, e la bêla ôbra complida, malgrat

�358

JOSEPH SALVAT

de dificultats de tota mena,

pels felibres del Grelh Roergat,
discipols del grand Bessou, dempèi 1920.
L'istôria del Felibrige se podrà pas escriure sens que se
consulten aquelas pajas. A Calelhon, la bela obrièra de la
respelida roergata avant de n'èstre l'istorlana, mandi mos
melbors compliments.
Laissi de caire de nombroses articles de jornals que pàrlan
de lenga e literatura occitanas e de la bolegadissa felibrenca.
Mcncionarai solament Tageblatt, jornal d'Esch en Luxem-

borg (8 de junh) : Les Jeux Floraux de Toulouse, per Carmen
; Les Lettres Françaises (29 de junh) : Staline répond
à quatre questions sur la nature du langage et son caractère
national, traduccion del texte paregut dins « La Pravda » del
20 de junh 1950, ont lo dictator de Russia dis una curiosa doctrina lenguistica ; Les Nouvelles Littéraires (17 d'agost ) : Les
Ennesch

Pyrénées, per Raymond Escholier,

que

dis ambe rason, en

parlant de Bernadeta, lo poème pastoral de Filadèlfa : « A
l'heure présente, je ne vois rien de plus grand dans la
poésie de France ».
Del senhe Aldo Scaglione ai legit, dins Letterature Mo¬
derne (fasc. III, 1950, pp. 362-364), qualquas linlias que voldrian èstre simpaticas, e qu'i reiississon gaire, al Felibrige e
à la lenga d'Oc : Ll felibrige e le celebra\ioni tolosane délia.
Sainte-Estelle.

L,a

Mòrt

dels

Almanacs

La literatura popularia, representada pels Almanacs, sem¬
bla vertadièrament que vol morir. Aquestis jorns mas recèrcas m'avian menât à faire l'inventari dels Almanacs de lenga
d'Oc en 1876: ne comptabi unis 8 entièrament escrits en lenga
d'ôc. Ara n'i a plus que dos.

(que pareis dempèi 1855) garda son
fôrça. A ! segur, es pas l'Armana de Mistral e de
Romanilha, ambe sas cronicas que ne fan la melhora font
de l'istôria del Felibrige. Demòra pracô una antologia viventa, ambe las sinnaturas dels ômes marcants de la litera¬
tura occitana en Provença: Caries Galtier, B. Durand, Vianès, M -A. Boyer, Maria Mauron, P. Millet, M -F. Delavouët,
S.-A. Peyre, J. Giordan, E. Bonnel, L. Malbos, F. Jouve, C.
Rostaing. I a même totjorn lo Cascarelet. Poèmes, contes,
L'Armana pronvençan

vam e sa

galejadas, cansons, même pèças de teatre emplénan aquel
libre precios de 102 pajas, que pôrta sus sa cobèrta lo titol
encantador

: Armana prouvençau per lou bel an de Dieu içji
publica de la man di felibrc, joio, soulas e passotems de tout lou pople dou Miejour, an
nounanto-seten dóu
Felibrige.

adouba

e

�JOAN DE

PLANTAURÈL

359

L'Armanac de la Gascougno, plus jove (54° annada) e plus
modeste (56 p.), a totjorn bona tengudajos la direccion del

Campanè, dont lo nom sol es una garantida de bon gost.
plan fait de publicar un polit sonet gascon de l'abat
Couture. I voldriam poder legir un pauc mai de cronica

A

occitana.
Cal

ajudar los manteneires de la tradicion. L'Armana

prouvençau

(150 frs.) se crompa à la Libraria del rei Reiniè,
de Gascougno (75 frs.)
Pujol, Tolosa, c./c. To-

à-z-Ais de Provença. L'Armanac
cô de L. Médan, 42, av. Camille
losa 246.24.

Josèp SALVAT.

PROVERBES

Àl

mes

de, setembre

los rasims
Al

mes

son

bons â

pendre.

de setembre

lo calel

es

à

pendre.

Quand la cigala canta en setembre,
non
crompes blad per revendre.
Al

mes

qui
Al

mes

d'octobre
non a

que ne

tròbe.

d'octobre lo vent del nord

de las

Agost

rauba

fèlhas sinha la mort.

coga,

setembre espelts,

octobre ensevelis.

Toan

de

Pdantaurèl.

/¥/

JiSS

X;-

�BOLEGADISSA
Pet*

lo

OCCITANA

Pelibrige

Aid un vòt adoptai
General del Felibrige,

en ciîitat d'Orlhac per lo Conselh
lo ip de mai de ippi :
Après lou rendu-comte financié e lou rampèu dóu Clavaire
J. Giordan, lou Capoulié fai tambèn un rampèu en favour dela Caisso, emai en favour dóu Centenàri dóu Felibrige que
counvèn de counmemoura emé lou mai de digneta e d'enlusido.
Lou felibre Ramoun Latil demando alor i felibre d'abandouna

proufié de la Caisso lou mountant d'uno journado de travai,.
acô se fai dins mant' uno ourganisacioun soucialo
quouro se vóu ajougne uno toco preciouso.
Força de nòstres escolans entendran la crida del Clavaire,.
Jóusè Giordan, iç, carrièra Ségurane, à Niça (A.M.). ç./c. p..
Marselha 470.88.
au

coume

vw wv

Al acamp de las Societats Sabentas del païs Gasconha-Ador
que se tenguèt à Tarbas al mes de junh, lo senhe Susbielle, de
l'Academia Gascona de Baiona, legiguèt un rapôrt sus lo mantenement de la

qu'à Baiona
gascon que

a

i

a

lenga gascona, recomandant lo biais populari,
perfètament réussit, çô que fa que s'i parla mai.
quaranta ans.

Lo 13 de junh es môrt à Bezièrs lo majorai Joan Ladoux.
Anava complir 81 ans. Poète e filolôgue, portava dempèi 194.0
la

Cigala de l'Ort, portada avant el per Alexandre Langlade e nôstre mèstre regretat Prospèr Estieu.
Dins sos 75 ans es mort à Sant-Ors las Rôcas, prèp de Clarmont d'Auvèrnha, lo majorai Benezet Vidal, titulari dempèîi
1923 de la Cigala Lemosina, portada avant el per lo canonge
Josèp Roux e Victor Lalanne.
Senhalam tant-ben la môrt, à S. Martin de Tarn, lo 21 d'agost,.
del senhe Josèp Carbou, ancian secretari général de laComuna
de Tolosa, grand amie de l'Escòla Occitana.
Que Santa Estèla e Clemença Isaura recében aquels bons,
occitans e lor fàguen bona aculhença !
Cri-Cri.

lmp. d'Editions Occitanes

-

Castelnaudary.

Le Gérant: j. salvat-

�Les Prix de

l'Académie

à

Langue d'Oc
des

Jeux

Floraux

pour

I.

—

Concours annuel des Flenrs

Des fleurs d'or et d'argent (amarante, violette, souci, églantine, lis, primevère, œille't) seront attribuées à des poésies dé¬
tachées, écrites en langue d'Oc, suivant ses divers dialectes.

poésie Fabien Artigue (10.000 1rs.),
attribué à un recueil, imprimé ou manuscrit,
de poésie en langue d'Oc (tous dialectes, la forme dramatique
étant exclue). Les ouvrages imprimés devront avoir été édités
dans les cinq années 1947-1951.
II.

—

Le Grand Prix de

indivisible,

sera

Pujol (3.000 frs.), sera attribué à un ouvrage
langue d'Oc (tous dialectes) sur un sujet ayant
trait à la région toulousaine ou à son histoire. Les ouvrages
imprimés doivent avoir été publiés depuis le 1" mai 1950.
Date de clôture du concours : 31 décembre 1951 à 18 heures.
III.

en

—

Le Prix

prose en

Pour tous renseignements, s'adresser à M. le SecrétaireComptable de l'Académie des Jeux Floraux, Hôtel d'Assézat,
Toulouse.

�Pour
à

apprendre la langue d'Oc

l'École, demander
1. les textes

tions

des

différentes

sec¬

du

Colège d'Occitania, au
Secrétariat, 10, rue de la Fonderie,
Toulouse.
2. la

Gramaiica

occitanaï de
l'abbé Salvat, à la Librairie Privât,
14, Rue des Arts, Toulouse, ç/c.
le®/

Toulouse 117-240.

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parfait

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              <text>Lo Gai Saber (&lt;a href="http://occitanica.eu/omeka/items/show/13154"&gt;Acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'ensemble des num&amp;eacute;ros de la revue&lt;/a&gt;)</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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