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                  <text>33» annada

N* 24&amp;

Julhet-Àgost 19S2

Lo Gai Saber
Revisia de l'ESCOLA OCCITANA
—m—

032ss Aup i Plrenèu

...

F. Mistral.

TOLOSA
IA,

Carrlèra delà Arts,

Lo

ÍA

numéro :

80 frs.

�OAI SABER

LO

Revista de l'ESCOLA OCCITANA
Red.

31, rue
Adnt.

;

:

abbé SALVAT

de la Fonderie

PRIVAT,

14, rue

—

Toulouse

des Arts

—

Toulouse

C/C. POST. TOULOUSE 117.240

( França : un an
Estrange . un an
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soo fr.

1.000 1rs.

246 &lt; Inlhet-Agost

ENSENHADOR del

Jean LESAFFRE !

.

Autour de la loi

de

vue

—

1952)

Deixonne.

-

Le point

des défenseurs des langues

régionales (fin).
I. ClINNAC :

lin manteneire de la lenga mairala:
Paul Dumas

(III).

(poesia).

Lncian IOI LZE :

Libres novèls

Josèp SALVAT :

Revistas

CRI-CRI

Bolegadissa Occitana.

:

e

Jornals 1951 (seguida).

La Santa-Estèla.

Escôla Jaufré

Rudel.

�Lo Gai Saber,

N° 246.

JU LHET-AGOST

1952.

AUTOUR DE LA LOI DEIXONNE

Le point de vue des défenseurs
des
III.

langues régionales (x)

Enseigner les langues régionales serait
inopportun.

a) Surcharge des programmes. N'oublions passuivant la loi, il s'agit de consacrer facultative¬

que,

ment aux dialectes une heure par semaine dans le
cadre des activités dirigées. Peut-on penser, de bonne

foi, qu'il en résultera une surcharge telle qu'il y ait à
s'en alarmer ? On peut estimer, au contraire, que cet
enseignement se présentera comme un délassement
qui sera pour les élèves un dérivatif salutaire et at¬
trayant (9). Les nombreux chefs de groupe du Col¬

lège d'Occitanie ont exposé

point leur expé¬
de La Rampelada,

sur ce

rience concluante dans les pages
bulletin du Collège.

b) Il conviendrait plutôt de chercher à amélio¬
la connaissance du français. Pour nous, on
l'a vu plus haut, l'étude des dialectes est justement
un
moyen propre à y parvenir. M. de Menditte l'a
répété à la suite de M"e de Jauréguiberry, présidente
des Berigale (mainteneurs des traditions basques),
«il y a une soixantaine d'années, le programme des
écoles primaires comportait des thèmes et des verrer

(x) cf. Lo Gai Saler, n" 245 (mai-junh 1952).

�JEAN LESAFFRE

.502

sions basques et français
sément à cette époque-là,

et

français mieux que de nos
c) Les

il est avéré que, préci¬

les Basques parlaient le
jours (13). »

maîtres sont hostiles à

l'enseignement

L'hostilité n'est pas unanime ; Charles
Camproux affirme même que la majorité des institu¬
teurs de sa région (Montpellier) ne sont pas opposés
à un enseignement orienté vers l'acquisition plus
dialectal.

et
précise du français et vers l'étude du
(10). L'hostilité ou l'indifférence, quand elles
existent, viennent le plus souvent de ce que, jus¬
qu'ici, on s'est refusé à faire apparaître aux maîtres
ou futurs maîtres
l'intérêt des dialectes ; des direc¬
tives convenables modifieraient sans doute l'état d'es¬
prit là où ce serait nécessaire.
d) Les populations n'en veulent pas non plus.
Il est certain que les paysans veulent avant tout que
leurs enfants apprennent le français à l'école ;
mais ils sont satisfaits quand on leur montre intel¬
ligemment les ressources et les richesses de leur
parler et que celui-ci peut faire bon ménage avec le
français. Et lorsque vraiment on rencontre, là aussi,
hostilité ou indifférence, la faute n'en est-elle pas
« à une
éducation mal comprise qui provoque une
désaffection à l'égard du dialecte, laquelle fait des
déracinés sur place» (9)?

exacte

milieu

désaffection et ce déracinement
luttent les «intellectuels régionaux» auxquels s'en
prend M. Dauzat. Au nom de quoi leur en contes¬
terait-on le droit ? Serait-ce la première fois que l'on
voit des «intellectuels» assumer la responsabilité de
montrer à un peuple le chemin où il doit s'engager ?
C'est contre cette

que

e) Lenseignement dialectal serait contraire aux
exigences modernes. Loin de s'opposer aux aspira¬

tions

supra-nationales du monde moderne,

l'esprit

régionaliste « soutient et étaie ces aspirations en leur
donnant une assise basée sur la nature et l'ethno¬
graphie (...) Par son sens fédéraliste inné (...) et

�LE POINT

étant moins que
et

DE VUE

tout autre

DES

DÉFENSEURS

503.

enclin à confondre union

uniformité, il peut facilement concevoir l'union

dans la variété
IV.

»

(g).

L'enseignement des dialectes serait dange¬

reux.

a) Il nuirait à l'enseignement du français. Nous
déjà dit, on doit le considérer comme, au
contraire, utile à cet enseignement. En refusant de
montrer aux enfants ce qui est du domaine du dia¬
lecte et ce qui est du domaine du français, on laisse
se corrompre l'un
qui, par contamination, corrompt
l'autre. Mistral, bien sûr (g), mais aussi un Fortunat
Strowksy, professeur à la Sorbonne, ont montré
comment plus les dialectes perdent du terrain et plus
on parle mal
le français, et dans leurs exposés de
motifs les signataires de la proposition de résolution
Pierre Hervé(i) et de la proposition de loi Vourc'h (2)
l'avons

dénoncé l'instauration dans certains foyers, dans
certaines localités, d'un jargon mi-dialectal, miont

français dont

aucune

des deux langues n'a lieu de

s'honorer.

b) La porte de l'école va être ouverte à tous les
patois. Non. M. de Menditte, exprimant le senti¬
ment des partisans de la loi Deixonne, a bien pré¬
cisé qu'il ne saurait être question d'introduire à l'école
n'importe quel langage mais seulement des parlers
ayant la valeur de véritables langues (5). M. Yvon
Delbos l'avait d'ailleurs dit auparavant (4).
c) L'enseignement des

dialectes porterait attein¬

pensée française. Ce qui nuit à la pensée
française, c'est la centralisation qui ramenant tout
à Paris et imposant à l'ensemble du pays les concep¬
tions de la capitale frappe de sclérose la vie intel¬
lectuelle provinciale. Ainsi que l'un de nous l'a écrit
à un adversaire de la loi, « la Cour bourgeoise de
te à

la

(g) voir notamment son discours de 1888 à la
d'Avignon.

Sainte-Estelle

�JEAN

5°4

LESAFFRE

Paris oublie que le monde évolue vers un fédéralis¬
me où chaque individu n'aura de chance de vivre et
de

que dans la réalité d'une communauté
sienne et non imposée de l'extérieur par

s'épanouir

vraiment

l'école, la caserne et la presse. Les réalités linguis¬
tiques avec les courants spirituels qu'elles soustendent répondent mieux que l'enseignement jacobin
aux nécessités profondes des temps nouveaux ».
d) II porterait atteinte

à l'unité française. On

cité le cas de l'Irlande, oubliant qu'il s'agissait là
d'un problème d'abord politique et confessionnel
dans lequel la question linguistique n'intervint qu'ac¬
cessoirement. Mais pourquoi n'a-t-on pas parlé de la

a

Grande-Bretagne où, depuis 80 ans, l'enseignement
dialectal est organisé dans les écoles galloises et
écossaises sans préjudice pour la solidité de l'édifice
britannique? ou bien de la Suisse où coexistent quatre
langues sans que l'unité de ce pays ait jamais été
mise en cause ? En fait, la communauté de langage
n'est pas forcément un facteur d'unité cependant que
l'existence d'un problème linguistique ne suffit pas
à engendrer un séparatisme ; il y faut, en outre,
d'autres éléments, économiques, sociaux, religieux.
A ceux qui tiennent l'enseignement dialectal dans
les écoles de France pour le fourrier d'un séparatis¬
me, M. Deixonne (3), M. Delbos (4) et d'autres ont
répliqué comme il convenait : en Bretagne, le mou¬
vement en faveur du bilinguisme est antérieur à
l'autonomisme et ne lui doit rien ; d'ailleurs, bilin¬
guisme et autonomisme y occupent des aires géogra¬
phiques différentes ; en pays d'Oc, en pays Basque,
en Roussillon, «la question ne se pose même pas».
Les Occitans estiment que cette réponse suffit.

e) La question de l'introduction de

l'allemand

dans les écoles alsaciennes va se trouver posée.
Il appartiendra aux responsables de la résoudre

compte tenu de tous

en jeu. Du fait que
les départements recou-

les intérêts

des difficultés existent dans

�LE

POINT

DE VUE DES

devrait-on en faire subir
dialectes de l'intérieur ?

vrés,
aux

DÉFENSEURS

505

les conséquences

f) La France va devenir une Tour de Babel.
ne
songe à contester la nécessité dans un Etat
moderne d'une langue commune à tous les citoyens
des différentes régions qui le composent. Nous pré¬
tendons simplement que cette nécessité n'implique
ni la destruction ni l'inculture des autres langues
parlées par ces citoyens.
Nul

L'adhésion des

populations françaises à la langue

nationale, sur laquelle insiste M. Dauzat, nous ne la
regrettons pas ; ce que nous déplorerons toujours,
c'est l'abandon du dialecte
liement.

qui accompagne le ral¬

g) On nous a dit enfin qu'après avoir été introduite
France par l'occupant allemand, la question de
l'enseignement dialectal est ensuite devenue un che¬
en

val de Troie du Parti Communiste. Comme si avant

les années 40 on

n'avait jamais entendu parler de re¬

vendications linguistiques ! Mentionnons le Discours
de Mistral à Montpellier (1875), les vœux du Congrès
d'Etudes Languedociennes de Montpellier (1890),
l'adresse du Consistoire Félibréen au Ministre de
l'I. P. (1901), l'enquête Emile Ripert sur la langue
d'Oc au Baccalauréat, la Ligue pour la Langue d'Oc à
l'Ecole de J. Bonnafous (1923), la requête des romanis¬

régionalistes rejetée par de Monzie (1925), (16).
la loi Deixonne a trouvé, nous l'avons
déjà souligné, des partisans enthousiastes dans tous
les partis et dans tous les milieux !
La vérité, c'est qu'au lieu de constituer un danger
pour la communauté française, l'introduction des
langues régionales à l'école primaire est, au contraire,
une entreprise éminemment salutaire.
tes et

D'ailleurs

En apprenant

à l'école le mépris de leur parler

naturel, les enfants apprennent du même coup à mé¬
priser ce qui les rattache à leurs ancêtres et à leur

�5°6

sol

JEAN LESAFFRE

:

ils

ont

ainsi vite fait

d'acquérir

une

âme de déra¬

cinés. En même temps d'ailleurs qu'en leur donnant
l'impression que leur langue maternelle est un objet de
dédain sinon de risée, on fait naîtreen eux un complexe
d'infériorité qui risque de les marquer pour toute
leur vie, comme l'a bien indiqué le sénateur Cayrou.
Si, au contraire, l'école tient au sol selon le vœu
de Michel Bréal, et en particulier par le lien de la
langue, et n'a pas l'air de lui être simplement super¬
posée, quel bénéfice pour l'enfant, et par suite pour
la communauté nationale !

***

11 faut

une

conclusion

à cet article ? Nous l'em¬

Pierre Audiat en extrayant les pas¬
sages suivants d'un article du Figaro, le journal de
Georges Duhamel et de Jacques de Lacretelle : « Le
jour où (le français) est devenu, à l'école, la pre¬
mière (langue), pourquoi rompre totalement avec la
langue maternelle ? Pourquoi surtout jeter sur elle,
en l'ignorant systématiquement,
une sorte de dis¬
crédit. ? Pourquoi paraître la frapper d'incapacité
nationale ? Ce serait, à mon avis, une rigueur inu¬
tile et une injustice. En outre, une invitation, sour¬
noisement faite aux enfants, à dédaigner leurs parents
et leurs ancêtres (...) On peut estimer qu'un bilin¬
guisme inégal — le français gardant évidemment
sa primauté — n'est point, en quelques-unes de nos
provinces, la fin de tout et de la République (...) Ne
dramatisons pas. La communauté du langage n'a
jamais été un signe indiscutable d'unité ... » (17)
prunterons à M.

M. Pierre Audiat n'est ni félibre, ni
ni bretonnant, ni basquisant. Il est un
bon sens.

occitaniste,

homme de

JEAN LESAFFRE.

�LE

POINT DE VUE DES

DÉFENSEURS

507

(1) Assemblée Nationale. Document n° 1326. Annexe auP.V.
16-5-47. Proposition de résolution prés ntée
par MM. Pierre Hervé, Gabriel Paul, etc... (concernant le
breton).
(2) Conseil de la République. Doc. n° 748. Annexe au P.V.
de la séance du 27-7-48. Proposition de loi présentée par MM.
Vourc'h, Henry, Le Coent etTrémintin (concernant le breton).
(3) Ass. Nat. Doc. n° 7777. Annexe au P.V. de la séance du
6-7-49. Rapport de M. Deixonne.
(4) Journal Officiel, débats parlementaires. Conseil de la
République, n° 22 C,R. (8-3-50) : compte-rendu de la séance du
de la séance du

7-3-50.

(5) /• O. n°

29

C.R. (24-3-50)

:

compte-rendu de la séance du

23-3-50.

(6) Une lettre de M. Gabriel Valay, Ministre de l'Agricul¬
dialectes régionaux» (Le Figaro, 5-5-50).
(7) Joseph Ageorges — «L'attentat contre l'unité française!»
(La Croix, 24 et 25-5-50).
(8) Ass. Nat. doc. n° 10815. Annexe au P.V. de la séance du
28-7-50. Rapport de M. Deixonne.
(9) «Défense des langues provinciales de France et en parti¬
culier du provençal». Brochure de 8 p. éditée en 1950 par La
Restanco et L'Escolo de la Targo de Toulon.
(10) Charles Rostaing, Charles Camproux — «Opinions sur
l'enseignement du dialecte à l'école» (le français moderne, oc¬
tobre 1950).
(11) Charles Plisnier— «Faire disparaître les langues dialec¬

ture, «sur les

tales c'eût été laisser la cathédrale de Chartres menacer ruine»

( Combat, 17-1-51).
(12) Arnold Van Gennep — « Manuel de folklore français
contemporain» (Tome I, vol. 5, Paris, 1951).
(13) M. de Jauréguiberry — «Bilinguisme» (Sud-Ouest, de
Bordeaux, 23-10-51).
(14) Robert Lafont — «La nature de l'occitan et son utilisa¬
tion à l'école» (Bulletin pédagogique de l'J.E.O., déc. 51janv. 52).
(15) M. de Jauréguiberry — «Au sujet de l'enseignement des
langues régionales » (Sud-Ouest, 8 et 29-1-52).
(16) Marie Baraillé — «La Langue d'Oc à l'École» (La Rampelada del Colège d'Occitania, n° 91, nov. 1949-mai 1950).
(17) Pierre Audiat— «L'examen sans espoir» (Le Figaro
21-2-1952).

�UN

MANTENEIRE

DE LA

LENGA MAI RALA

Paul DUMAS (,)
III.

—

poète truculent

Le

eu déjà,dudans
précédentes,
Nous avons
les citations
échantillon
réalisme
truculent
dont ce
un

pince-sans-rire de Paul Dumas sait colorer certaines
descriptions. Mais il est intéressant de lire intégra¬
lement une pièce toute de cette verve, et qui fait
songer à un Rabelais de village.
L'ASE DAL

PANGOSSIÈR (z)

Dins l' parlar que nos a bressats
Vos dirai, se siat% pas pressais,
Lo conte de l'asòt d'un brave

revendeire

:

creiretf, se volet% ; se non, l'aniret% veire.
Fòssa que siatq (3), coneissèt\ Janoton
Lo pangossièr, que venià de Citon
Tant-plan dos còps dins la semmana
Per nos vetidre de naps 0 ben qualq.ua patana.
L'òme, vos en sovenga, avià dos asinèls (4)
Per davalar d'amont ambe sos amanèls (5).
Lo

L'ainat dais borricòts, negre coma una amora,
Brandissià lo cogal (6) quand li disiàn : « Grau-

L'autre, qu'era burèl,

s'apelava Falet.

flet

».

Qunis ases polits quand, à plena garganta,
Caramelàvan (7), vers l'estable de ma tanta,
La mai clara de sas causons !

(1) cf. Lo Gai Saler n°" 243 (janv.-febr. 1952) et 244

(mars-

êtes

abrilh 1952). — 2. L'âne du revendeur. —1 3. vous
nom¬
breux. — 4. dim. d'ase, comme asòt, asiron, etc... — 5.
deux corbeilles. — 6. queue. — 7. jouer comme avec une

bât â
flûte

�PAUL DUMAS

509

Janòt, tant-bèn, n'èra jalos ...
qu'anava al mercat de Sant-Pons (8),
Garat\ aqui (9) qu'avant d'escarrar (10) la montada,
Falet diguèt : «A! sus! me cal far 'na aupatada (11).
Aquel vent revichin (12) m'a fissat los garrons (13).
Apèi, n'ai un sadol, crefet^-me, companhons,
De trigossar tôtjorn lo mestre sus l'esquina ».
Un ! Dos ! Très ! Balalan ! N'ai la carn de galina
Res que de ié pensar ... Bon Dius, qun saut ! Janòt
Un jorn,

Fusèt de sus l'embart (14) coma un sautarelòt, ,
Sautèt d'un même saut Graulet e canastèlas,
E boum ! sus un frejal (15) s'enfoncèt très costèlas,
S'escarraunhèt (16) lo front, las gaufèlhas (17), lo nas,
Se degolhèt (18) un pèd, se torsiguet un bras ;

Apèi, dins lo valat, faguèt la cambiròla,
Ablau^igat (19) d'esquina e de la quincairòla (20).
Un pages d'apr'aquï, per asart, l'au^iguèt ;
Tremblava coma un jonc, mas pracò l'assostêt (21).
aquel temps, Graulet, en bestiòla assenada (22),
Diguèt à l'espingaire (23) : « Aie est a moninada (24),.
Segur, la pagaràs. Pòdes pas res sofrir ;
Voldriàs totjorn landrar{2$), viure com un gorrin[2b):
Caldrà cambiar ! » Graulet siaguèt un bon profeta.
Mai que n'auria volgut l'ase fanfarineta.
Dins

vèspre d?aquel jorn un gojat de Janòt
espolsèt lo pelhum (27) amb un mèstre barrât.

Sul
I

de Thomières. — 9. voici que. —
pétarade en sautant des quatre pieds. —
12. revêche, rude et froid. — 13 fouetté les jarrets. — 14. par¬
tit en fusée de sur le bât.
15. gros caillou de rivière. — 16.
egratigna. — 17. bas-joues. — 18. foula. — 19. meurtri. — 20.
coccyx. — 21. secourut. — 22. sensée. — 23. sauteur. — 24.
frasque d'ivrogne. — 25. musarder. — 26. ganache, paresseux.
27. lui épousseta le poil. — 28. l'écervelé. — 29. grêle de
de

xo.

roseau.

—

escalader.

8. Saint-Pons

—

n.

—

—

�J. CUNNAC

L'estervél (28)

rescassèt una tala savada (29)
Que n'ajèt mai d'un mes la pèl envertegada (30).
Fòra aquel caressât, Janòt lo viat'et (31),
Per vint escuts, à-n-un qu'iè gariguèt l'entèc (32)...
Un jorn que, se-n tornant de faire la borrada (33)^
Nòstre dolent trapèt son ancian camarada,
lé diguet : » Se sabiàs ! Sens merci ni relambi (34),
Dal cèl contra l'injérn, ailàs ! ai fait lo cambi !
Siòu cò d'un boscassièr qu'a lo còr sens pietat,
E l'alba en puntej ant me trapa embanastat (35).
Tôt lo manne (36) dal jorn, vïage pervïage,
De Nòra (37) à S ant- Amans (38) fau lo pelerinage.
Aclenat (39) jost lo bast, fague frech, fague caud,

Bufi

coma una serp, guèlsi (40) coma un
E se, per cas, jost Una ausina,
Polsi

(41)

un

bricon,

gara

grapaud.

l'esquina !

Tant que podràs, iè fa Graulet,
Preni (42) ton mal ambe paciensa ;
—

Als

pecadors Dius prèsta audiensa.

Graulet, ai ! res que d'i pensar,
Siòu jalat : podrai pas faire aquela estivada (43) ;
Crebarai, acò's vist, avant de començar.
—

Se fusas (44), coma acò, de marrida fielada,
lé respondèt Graulet, te va (45) sias plan cercat.
Es à ton cap de fer que debes ta marrana (46) ;
Coma l'òm fa son lèit òm se tròva colcat ;
■*—

—• 30. zébrée. — 31. liquida. — 32. lui guérit la mau¬
plaie.— 33.la. rude besogne.— 34. ni relâche.— 35. équi¬
pé de ma double corbeille, — 36. tout le long. — 37. le pic de
Nore.
38. Saint-Amâns-Soult (Tarn). — 39. affaissé, acca¬
blé.
40. je halète. — 41. je respire, je me repose. — 42. (for¬
me impérative) prends. — 43. travail de la saison d'été. — 44.
si tu files du mauvais fil (si tu mets à ta quenouille de mau¬
vaise filasse). — 45. pour òc. — 46. malechance. — 47. manie

coups.

vaise

—

—

�PAUL

DUMAS

La nharra

(47), va sauras, de tôt temps nos engana{\%).
Qui trop landra rossin cal que travalhe trast (49).
A qui sèla[50) vòl pas, Dius, amie, dbna bast (51).
Le même thème avait inspiré Achille Mir dans sa
fable Lo Polin de La Canson de la Lauseta. Paul
Dumas a moins d'art peut-être, mais plus de rustique
truculence dans le vocabulaire. Les deux derniers
vers constituent deux
jolis proverbes.

J. CUNNAC.

de grogner.
selle. — 51.

48. trompe, abuse.
bât.
—

—

49.

vieux meuble.

—

50.

�LIBRES

NOVÈLS

P O E S I A

Caries Cardó (grand in-8, 120 p.), BarceDòu Brès... à la Glèiso, per Mounsegnour
Avril (in-8, 240 p.), Avignoun, Encò d'Aubanel Paire, 1951. —
La Margarido, pel Doctor Eugèni Bernard (in-8, 256 p.), Impri¬
merie de Sceaux (Seine), 1951. — Au Soulei Perigord, per Marcèl Fournier (in-8, 160 p.), Périgueux, Joucla, 1950.— Posco\as
Arantèlas, per Fernand Barrué (Brocadura, sens pag.) Hors
commerce, s. 1. n. d. — Causons de mon Pais, per Ântôni Rey
(in-8, 92 p.) Tolosa, Colège d'Occitania, 1950. — De Campèstre, d Amor e de Guèrra, per Fèlis Castan (in-8, 44 p.) Tolosa,
I.E.O., 1951. — A la Raja dau Temps, per Max Allier (in-8, 80
p.) Tolosa, I.E.O., 1951. — Dieu Metge, per Jan Mouzat (in-8,
42 p.) Tolosa, I.E.O., 1950. — Secret del Temps, per Pèire Roqueta (in-8, 36 p.) Tolosa, I.E.O., 1951. — Triptic del Somni,
per Xavier Casp (Broc. 8 p.) València, Editorial Torre, 1950.—
La Guatlla i la Garba, per Jordi-Pere Cerda (in-8, 98 p.) Col.
lecció Tramuntana, 1951. — Cançó de.Juny, per Enric Guitter
(in-8, 230 p.) Montpellier, 1951. — Conversa, per Josep-Sebastià
Pons (in-8, 180 p.) Tolosa, I.E.O., 1950.
El Càntic Nou, per

lona, Ariel, 1951.

—

Quand ne vira praquò ! ... Auèi, dins la tièra de
poèmas qu'avèm à sègre à massa, i n'a un que nos

esclairar nòstre calel, de l'estudi sul
procediment poetic que lo precedis !... Rai !...
Tota poezia, dis Cardò, es un ensach mancat per exprimir l'inefable. Procedis de « visió » e non pas de
«raonament» (p. 23) ; es «llibertat, o potser milhor, deslliurança... Lluny d'esser una emoció, la poesia es...
el mirall d'una emociô, es fora d'ella, tranquil.la i
serena... » (p. 20). La sensibilitat externa espròva
las causas e los èstres, la natura, la vida, Dius ;
aquela coneissensa, comprenensa, se volètz, esmòu,
pertòca l'èstre en sas prigondors, al punt lo mai secrèt que reçaup l'essencia de las causas ; quand
l'ama a esprovat tala esmoguda, lo tremoladls se n'
comunica à las facultats del esperit e del corps que,
totas à massa, ensàchan de ne tornar un palme retrach... Aquò's Animus e Anima del Claudel que
cita l'autor : « La paraula tensa suggereix, fa endevinar, dòna l'esgarrifança de la llum entrevista, la
balha l'òli per

�LIBRES

cremor

NOVÈLS

515

voluptuosa del pressentiment de móns de

llum promesos...» (p. 18) Presfach sempre van! Caldrià qu'Anima posquès parlar e cantar coma sentis,
que fasquès pas qu'un amb Animus, coma serem
«quand obrarem corn els esperits purs... (que) serem
un poema
etern i divi, una joia per sempre...» (p. 25)
Lo fìlosòfe-poèta apond plan juste : « De la nòstra
incapacitat de visiô perfecta i de la conséquent né¬
cessitât de col.laboració d'Anima i d'Animus es dedueix la impossibilitat1 de la tant discutida poesia

pura, que no pbdria ésser altre
d'interjeccions... » (Nota, in fine).

que

el balbuceig

Amai lo libre del nòstre poèta, vos respondi que
n'es pas un « balbuceig »! ... Per l'escriure, a posât
son

inspiracion dins la Biblia (Cadun, çò disià Vil¬

lon déjà, « volontiers en son lieu retourne» ! ) e son
biais se sentis de son admiracion per Claudel !...
Rai per aquò ! que cai pas jamai dins lo verset sens
coa ni cap !
Sa metrica demòra totjorn mesurada :
serà l'alexandrin classic, l'examètre latin, o de vèrs
pus corts, mas seràn sempre de vèrs ritmats e cantaires !... Notarem çaquelai, subretot dins los primièrs Psalms del Càntic, trop de vocables abssens plan clar de segur, mas pauc poetics
( Aquel Animus ! ), de tròsses longaines... Mas laissem «li parpello
d'agasso », que nos nepòrta l'abon¬
dé d'una bêla e nauta poesia dont tota l'òbra es re-

trachs, de

fofanta. Lirisme religios, mai que
d'un biais que revèrta mai lo de

lirisme personal,
Mistral que lo de
Cubaynes, lirisme eternal à la mòda dels ancians !...
Poesia filosofica, sabenta, mas que praquô marca
sempre l'esmoguda prigonda del cantaire ...
Nos valdrà de legir sus
aïceste ; l'apèla

la Maire de Dius de vèrs

coma

carena

Son cant,
e

viva rutilant de sol

en mai tira
plen de balans :

sus

...

p.

69

la fin, en mai ven ritmic

�LUCIAN

514

TOULZE

brilla ton còs d'una lluor furtiva
contraclaror del Pare de la llum

L'apèla

...

p. 45

encara
salta
fluença de les ornes breus ;
l'unie etern en aquest mon es l'alta
virginitat immòbil de les neus ... p.

Frisosa entorn del riu la vida

mòbil

46

lo cap del libre se tròba dins aquel
Cantic del Solel ont lo poèta, en biais de

Mas cresèm que
autre

prefacia liturgica, merceja Dius
per la claror de l'alba

qu'extasia

ressorgent del dia ...
Per la go ta que penja a punt de caure
de la fulla redona com un cor. . .
Pel cel pregon ... p. 84
l'aire

en

la

rosa

l'aigada d'aquels poèmas s'escampava pus
mens cargada de remembres biblics, dins de
vialas pus drechas e, tôt còp, mens largas, seriàm
pas lonh de dire qu'avèm aici una «obra mèstra».
Senhalam d'un autre curât, un quite monsenhor e
vicari général d'Avinhon, Dôu Près... à la Glèiso,
libre de poèmas e de predics en provençal. Aquestes balharan una brava e justa pagèla à totes los
que pòrtan la lenga d'òc en cadièra. Los vèrs son
mai que mai pèças dels jorns de fèsta, que màrcan
l'amor de la lenga de Mistral, sens autra pretenSe

linda,

cion

:

De

parla prouvençau m1 engardo de langui, p. 20

disià l'autor dins las trencadas de la guerra

!

Pèças de fèsta tant-ben, amb de poesia dels cadajorn ! las del doctor Eugèni Bernard, « rèire-cabiscòu de l'Escolo dis Aup » ! El, tant-ben, aimad'«ana
peçuga lei fado » (p. 64), e dins sos vèrs coma,
me fisi,
dins sos èls, « soun amo li lusiè » (p. 158),,
clara, simpla, drecha, aiga leugièra d'am'or... per
son monde e per la Margarido.
Marcèl Fournier nos dis tôt drech, en fin d'Au
Soulei Perigord, çò qu'a volgut faire dins son libre:

�LIBRES

NOVÈLS

515

A Vasard dòu chami,
A la coulour dòu tems,
Ai chantai lou printems
.

E las

resson

sasous sur

.

nostro solo... p.

lemosin, e
agradiu de las vots

Los canta

.

en

sos

158

vèrs pòrtan coma un

majoralas d'aquels grands

sënhors que son Pestour e Grenier. I retrobam l'esclaire mofle e umid del solel suis « plais » e dins
las verdas pradas... D'ombras? — De gallicismes! al
mens à nòstre
gost de carcinòl, tròp de facilitât
tant-ben... de longainas !... Om sentis pertot praquô
que

lo còr del poèta es pertocat, amai se tôt còp
d'Animus garrèl, lo tra¬
Mas ò fa pas dins mai d'un endrech, per bonur,

Animus, aquel arpalhand
his..
e

.

mancaretz

pas

d'aprene

per

còr Lous Clucarous,

aquela reussida !
Amb las Causons de mon Païs, Antôni Rey nos
en Carcin ! ( E non pas en Agèn, coma volià
n'a gaire un critic de primièra)... Aquela tèrra mamena

gra e secadièra deu ben marcar sos fils prigond, que
la cànten totes ambe tant de fervor ! Cada ausèl,
cal plan dire, tròba son niuc bèl !... Dison, eles, que
ne sortisson e ne vènon e i devon tôt, coma las viandas e los aures e las flors :
Lo Casse

Eles

sos

del

es

lo

fil ainat de la tèrra... p. 24

catèts !... Vivon coma la vit

sanc

del

grand solel dins la tèrra escampat... p. 30

òmes, atal, de segur, cadun per son païs nadalenc ! Mas aquesta raça de poètas, mai que d'au¬
tres belèu, demòran « atetouni sus la patrio ». D'aqui, dins lors òbras, un san réalisme. Réalisme que
'porta pas pèrda çaquelai à la vertadièra poesia, nimai al sens del mistèri de las causas, coma lo Rey
Totes los

quand saluda l'alba,
sens

0

saber s'es la fior que canta
campana que sint bon ... p.

nous reporta que disià un jorn
Devi tôt à Perbòsc !... » La'lenga

Rey
«

la

48

à l'abat Salvat :
nerviosa, druda,

�LUCIAN

TOTJLZE

franca, clara, rica, d'aquestes bèls poèmas de cant,
de trimai e de lum, aurà pagat sos deutes ! ...
Un de la mèma tèrra, Fèlis Castan, publica dins
colleccion

la

Messatges, del Institut d'Estudis Oc¬

citans, De Campèstre, d'Amor e de Guèrra. Aquel
bèl titol acata un faiselon de « linhas despariadas »,
ont lusisson tôt còp de pessucs de poesia amorosa,
ont se
tròban d'ensachs de poesia politica ! ...
Tais poemenòts son d'un poèta que... se cèrca !... Ieu
cresi que s'amusan, d'unes, à voler pas corre coma
lo monde !
vià consentit à
tôt

E praquò, quna estèla polida, s'al'escriure, un très coma aqueste :

...

Es

miègjorn
còp que miri

cad.a
lo

miralh de tos uèlhs !

Al meteus ostal Max Allier
teus

...

p. 23

del melargs, abondoses,

dòna poèmas

ordre... Mas aquestes son pus

trop belèu ! L'esmoguda dels dois de la « Resistencia » se sentiria mai amb mens de mots e de vira-

del libre

das per la nos reportar ! La segonda part
ten mai de frescor : qun polit très, lo de La Font !...
Son lonh, aqui, las contèstas politicas, d'esquèrra o
de

drecha,

terest

per
a

que

n'es jamai sortit gaire de poesia d'in-

universal !... S'Allier nos dis :
Ai arrancat ma masca de poèta,

p.

69

l'engatjament politic, acabarà urosament coma

comensat :
Ma

Estimam mai atal

es un

car a

: es

pan tais

...

p. 75

mestier de poèta de

somniar!

trufa ben de
marrit dieu »
garis lo còr dels òmes, sens se tra-

Metge de Joan Mouzat se
l'esquèrra e de la drecha, qu'aquel «
Lo Dieu

(p. 25) nafra

e

artificialas que se vòlon doAquela ôbra es de consequencia ! Esfòrs im¬
possible per encernir, per exprimir l'Amor dins son
essencia. Amor carnal praquô e plan real !... Amor
char brica de las colors
nar

!...

literari tant-ben ! Avèm aici al sècle présent un vertadièr jòc trobadorenc :

�NÒVÈLS

LIBRES

Ai
un

517

gostat dins 'questa tròba
amar
placer d'amor... p. 15

Urosament, Amor,
que

al

mètjas los qu'as nafrats !

al dire dels

mens

poètas !...

Legida agradiva ! Polidalenga! Poscad'aurdepoepertot !
Una òbra ? Aquò's plan
un poèma !

sla semenada
dire !... Mas

...

Tirât que son pecetas sens ligam
diriam autant de Secret del

plan conséquent,
Temps de Pèire
gàfan prigond dins

ne

Roqueta. De cortas mesuras que
lo còr. Ausètz aqueste « arpège » sus
Pampol
fuèlha mòrta,
pel cèl un fred diusenc
Varna del vin per àrta...

las cubèrtas :

rogenc,

i

a

e

o

p. 5

encara :

Quand l'estiu crèmard
aura
pas que lo sang de la ròsa
en
plaça de mon còr...
i

Triptic del Somni valguèt à Xavier Casp, valencian, la « Flor Natural » als XCII Jòcs Florals de
la Llengua catalana. Vos estonarà pas- que digue,
lo poèta, que sos «pensaments son cabrits en follia»
(p. 5), quand sauretz que son còr fa qu'un camin cap
à son arniga,
des dels teus ulls

Una

pèça,

una

fins als

meus

marum

màndan de bêlas
de la vida de fèr

jòias »
d'aqueste
«

sus très

catalans

per amaisar
temps.

La Guatlla i la Garba de Cerdà,
de

p. 5

plaqueta, mas de prètz.

Acabarem nòstra cronica d'auèi
que nos

ulls.

aquò's

un

l'afum

retrachs, leugièrs qu'es pas de dire, de son païs

de lum

:

glèias, ròcs, castèls, mas e mar, montanhas
clarum !... Frescor de prima, calimàs
junh ! Los vèrs de Cerdà, coma dròllas

e de
tremolant de
de

gèl

polidas,

A

0/AVo3

H
!

•

h( £
"V

&gt;

.

�LUCIAN

5i8

van

Cansons

ballant

TOULZE

pell mig dels prats verds... y. ,51

popularias vertadièrament « encisadoras »,

dison : atal Bis Raïms de Saùc, un peça escrincelada que caldrià cantar ! Notas realistas, mescladas à tôt l'encis de la Catalonha :
coma

Les rutotes de Cerdanya
de fils rojos i.fils blancs
un filbast de ribans
al clotat de les muntanyes
i non les traspassen mai... p.

fan

16

l'egrègi redactor de la Revue des
Langues Romanes, nos a fach la suspresa de vèrs
cantaires amb Cançô de Juny. Un fìlològue de primièra, vos estonarà pas que garde formas classicas,
d'unes diriàn parnassianas : sonets, rondèls... Mas
dins aquels corsets, sa poesìa demòra libra e trefolis d'amor, de claror e del prigond atrach de la tèrra
Enric Guiter,

nadalenca,
puix que palpita en tôt l'anima catalana... p.

63

polidetat de las dònas e de la Dòna à la belnatura, d'un amor uman al amor divin,
escotam ambe plaser cantar lo poèta dins de tròbas
coma aicesta, ont retrobam, al biais catalan, l'inspiracion del carcinòl Antòni Rey :

De la

lessa de la

Terra negra del pais meu...
Cantaves a la meva orella
un

càntic de claror vermella...

Sembla,
que

a

les

veure

tant germanes,

corri la meteixa sang

entre terra i

carn

catalanes... p. 57

Ara, per bêla finida, aici lo mèstre que deurian
plan imitar totes los que se fan onor, ambe rason,
de corre à son ombra. Conversa de Josep-Sebastià
Pons nos ofris en primièr un pichon ensach d'art
poetic personal. Dis la valor del poèma brèu e
la virtut del silenci vellutat
d'ombra entorn de la perla encisadora...

Cada còp qu'ai legit un
bir aquels de Pestour :

p.37

libre de Pons, soi tornat durpoètas de lum e d'ombra, de

�libres

novèls

519

mistèri ! Mas lo catalan va del lum al mistèri, quand
lo lemosin, partit de las bruraas qu'encernisson los

«plais» de misteriosa poesia, s'aussa à nonent vèrs
Quai preferir? Totes dos, un aprèp l'autre
e segond la color de l'ama e de las temporas !... Solament, lor manièra, per còps d'arquets leugièrs, vòl pas
dire que convèngue à tôt lo monde, e, mai que mai,
alslengadocians !... Mas parlem de... nôstres poèmas
d'auèi ! En Pons maneja amb lo meteus enginh l'a¬
lexandrin e lo vèrs pus cort. Son ritme, sincopat mai
que mai, ten réalisme e mistèri à massa :
lo solel...

Iportava à son front la dolçor de la terra.

..

p.31

Qu'es acò ?... Agachatz l'encis del poèta qu'encapèla atal, dins un vèrs vergelian, un simple biòu lauraire
Lo grapal ? Lo vèi
...

el pages cotert d'una tèla de saca... p. 4.1
E nautres lo vesèm sul pic dins aquel vèrs !...
lèu lo vam nòs tòrna neportar cap al mistèri :
coma

l'ombra dels

Mas

pins abraça l'or del dia... p. 69

Aquela poesia,

coma

lo cant de la cigala,

quand sembla unissonant, sempre varia... p. 97
La meteussa nota a d'armonicas sempre nôvas e

de
prigonds dins lo còr del legeire. Voldriam
poder citar tantes de verses :

ressons

Entre les dues valls s'escola el mes de

L'aire

una

mel que

maig
vola i que murmura... p.151

pas la pena ! Tôt occitan voldrà possedir
legir Conversa ! Las òbras d'aquela mena son clar
Mas

e

es coma

es

semenadas !
Silvan TOULZE.

( Carcinòl)

�RJBVISTAS B JORNALS
1951

(seguida)

Dins L'Écho de Rabastens (nos 11, 12, 13, 14), organe de las
Velhadas Rabastinhôlas, ai legitde notas interessantas d'istòria e d'arqueologia localas (J. Vanel), de poèmes franceses

(Touny-Lérys), de contes occitans ( pseudonime Martini),
un vièlh nadal del pais, e de resumits de las conferencias

(P. de Gorsse, etc...)- —
(Libraria Privât). Dins los quatre nu¬

donadas dins l'annada à Rabastens
Toulouse-Informations
méros

qu'an paregut, se pôdon legir las

la vida intelectuala e artistica de Tolosa :

Grenier de

novèlas pertocant

musica, teatre (Le

Toulouse), espòrts. Sinnaturas de J. Rozès de

Brousse, Pèire Loubens. Bêlas ilustracions.

d'avant-garda artistica.
une Exposition de Pein¬
tures d'Enfants, per Joan Druïlle (mars) ; La somme du passé,
per C. Lacroix (mai)■, Alexandre Roubt\off, per Pèire Dumas.—
Les Amis du Sidobre, bulelin del Sindicat d'Iniciativas de
Castras e dels «Amies del Sidôbre». — Aluta (janv.-mars
1951) : Lo Carsin, sonet de Razols Lafon. ■
Le Courrier de la Cité es un j ornai semmaniër de Carcassona qu'es, malgrat que siapichon e tôt en francés, d'un grand
interès, perque nos assabenta sus la vida de tôt un pais
occitan. Cal dire qu'a sabut arremosar una tiéra de colaboraires de primièra. En istória locala, aici las sinnaturas de
Jaques Lemoine, Mnhor Rivière, J.-F. Jeanjean ; per la literatura, aquelas de F.-P. Alibert (Les Vieilles Chansons, La
Poésie pure), Joan Lebrau, Fernand Razouls, e Joan d'Atax
(La Librairie Privât, Saint Dominique et le Père Lacordaire,
Raoul Lafagette) ; per l'art, aquelas de Renat Nelli e Mordagne. Aqui se parla de las Societas Sabentas, dels Musèus, e
de tôt çô que fa la glôria del pais carcassonés : escribans
(Joë Bousquet, Miquèl Maurette, M.-Antonieta Daguet), personalitats de marca (Mnhor Pays), e mêmes campions del
Espôrt.
Aspects de la France (7-1X-1951) : Omenage à Mistral, per
Pèire Boutang, Miquèl Vivier, Marcèl Decremps, Rogièr
Joseph, Paul Courcoural, Joan-Marc Bernard, e lo cantic
per nôstra amaromana del provençal Delavouet.— Le Monde
(21-111-1951) : Joseph d'Arbaud fils de Mistral, per Emili Henriot.
Le Figaro littéraire (10.-II-1951) : Du pays d'Oc en Bre¬
tagne, per Andriu Billy, que faria plan de se melhor informar sus la situacion de la lenga d'Oc e de- sos manteneires,
per pas dire de grôssas bestiesas. — Le Concours médical (24XI-1951) : Médecins et langue d'Oc, per lo profèssor Marcèl
Sendrail que dis : « Si la langue d'Oc meurt, c'est qu'on la
Arts Occitans, de Tolosa, organe
I ai. legit d'estudis intéressants : Sur

—

�REVISTAS E

tue. Elle retrouvera
au
un

sa

JORNALS

521

jeunesse, le jour où l'école l'honorera,

lieu de la proscrire. » — La Croix (18-1-1951) : Un prêtre et
curé de France, l'abbé Bergey, per S.E. MnW Richaud ;

(l-VII-1951) : Homme de Dieu, per Mnhor Calvet, que présenta
aqui lo bèl libre de nòstre jos-capiscôl lo canonge Cubaynes.
Revue Religieuse du Diocèse de Cahors (2-XII-1951) : Lavie d'une langue : Heurs et Malheurs de VOccitan, per A.
Roussilhe.
La Dépêche (10-IX-1951) : Paul Sibra grand
peintre du terroir.
Les Lettres françaises, de Paris. Aquel jornai s'interèssa
al movement occitan, mas sens imparcialitat. (3-V-1951, 28IV-1951, 22-XI-1951). Dins lo n° del 26 d'abrilh 1951, ai legit
un article de Max Allier, titolat Les Vrais chemins d'Oc mè¬
nent à la France: « [L'aveu de
Mistral] est lourd de tous le
poids d'une défaite, celle d'un ielibrige auquel le soleil a
tourné la tête
Egaré par la vibration de l'air ou celle des
cigales, ce félibrige, parti pour délivrer une «comtesse» idé¬
ale, s'est embourbé dans un maurrassisme filandreux puis
dans la vase de Vichy. » Tirem l'escala, e convidem Max
Allier e sos amies à venir festejar, ambe los dicipols de
Mistral, totis los dicipols de Mistral, lo centenari del Felibrige.
—

—

...

Buletins de gropaments : Prouvènço, de Marselha ; Lou
Calèn, de Marselha ; Lo Grelet, de Clarmont d'Auvèrnha —
lo darrièr n° recebut es lo 11° 23, de julhet, portant lo compterendut de la Santa-Estèla d'Orlhac ; es que, Benezet Vidal
èssent môrt, Lo Grelet tant-ben se va morir? — Cahiers des
Amis de Han Ryner ; Ar Falz, organe dels regents e professors laïcs bretons : s'i pôd legirtota la documentacion necessaria sus la question de l'ensenhament dels dialèctes ; Lou

Beroy-Parla, de Nerac (darrièr n° recebut : lo n° 6, portant
de « poèmes debrembats » ) ; Aranzazu (1951, nos 4 e 5), buletin

basc-espanhól.
The National Géographie Magazine (juillet 1951) : France's
Past Lives in Languedoc, article curios, simpatic e informat
ont Walter Meayers Edwards, contant un viatge de cinc

Lengadôc, dis bèlament las riquessas e las
d'aquel païs ; en passant à Tolosa, debremba
pas l'Academia dels Jôcs Florals dont gloriflca lo rôlle dins
lo mantenement e la gloriflcacion de la lenga occitana. Lo
tèxte s'acompanha de 39 ilustracions merabilhosas (25 en
semmanas

en

curiosetats

color)

e

d'una carta.

de comunitat catalana del Mèxic :
Miquel Ferrer, Rôure-Torent (Ressorgir de Catalunya), Gumersind Gomila. — Eusko-Deya (La
Voix des Basques), buletin ont se pôd legir d'interessantas
novèlas pertocant la lenga e la cultura bascas.
El Pohle catalan, organe

articles de doctrina de

�JOSÈP

522

SALVAT

Annales de la Faculté des Lettres de Tonlonse (déc. 1951). —
Dins lo primièr numerô d'aquela novèla publicacion, ai legit
ambe plaser un pichòt estudi de J.-S. Pons sus «Cervantes
et la fiction» e un travalh pron important de Joan Fourcassié sus « Stendhal juge de Toulouse » : aquel òme trobava

la lenga d'ôc « gracieuse, sonore et
l'esfôrs de Reynouard per restaurar
sembla « plus curieux que touchant».

pittoresque » ; pracô
la lenga occitana li

Monn Païs, lo buletin dels crocants del Peiregôrd, es devengut, al mes d'octobre 1951, Périgord Moun Pals, «vivante
synthèse de toutes les activités périgourdines » (Jacques Ma¬
gne), polit jornal ilustrat ambe d'articles de ton populari o

de tenguda literaria, sinnats per Bernard Lesfargues, Elia
Rudel (bona bibliografia occitana), Léo Magne ; una abondosa cronica del Peiregôrd ne fa un buletin plasent e vivent.
La Restanco

(août 1951) :!o doctor Arnoux i dona un lexic

intéressant dels môts provençals que mai s'escartan dels
môts franceses correspondents ; quicôm coma 900 tèrmes,
dont qualques-unis pôrtan lor etimologia. Compliments al
sabent doctor.
Alnta, revista dels poètas del Carsin e de
—

Fransa, perseguis son camin. — Lou Bonrnat (dec. 1951) repren vida : sinnaturas aimadas de Lois Delluc, Andriu Champarnaud, Marcel Fournier. — Fe(nov.-dec. 1951) pôrta una
polida paja de prôsa de Caries Galtier, Lou Jo dis Amello ;
R. J. (Renat Jouveau), disent sas dificultats per mantene lo
jornal provençal — ço que compreni — parla dels « antimistralen de Prouvenço» e de « l'entrepresso de demoulicioun mistralenco en Prouvènço» — çô que compreni pas—.
Clubinter Presse

(nov.1951)

gièr Barthe. Rogièr Barthe

:

es

Réveil de la Latinité, per Ro¬
aquel que lo Capolièr lausen-

java dins son discors de la Santa-Estèla d'Orlhac, l'an pas¬
sai : « S'apielant sus tout aquéu noble passai e sus li teourician e faturaire d'aquelo idèio, un felibre de la costo
pleno a di la pourtado, l'endeveni poussible dóu panlatinisme: es lou mèstre en gai-sabé, Rougié Barthe ». Oc ! Solament èra l'an passât ... Qui sab ? R. Barthe serià pas devengut, d'un an à l'autre, « anti-mistralenc de Lengadô »?
Pracô, ai pas res vist de parièr dins lo capitol consacrai à
Mistral dins lo segond volume de L'Idée Latine (déc. 1951).
Mas, qui sab se ieu-mème sériai pas « anti-mistralenc » ?
Lo Clubinter Presse de déc. 1951, janv. 1952 menciona que
lo prètz inlernacional dels jornalistes e escribans d'Union
latina es atribuït à Rogièr Barthe. — Nôti qu'aquel prètz es
pas réservât per la grafia rodanenca —.
(à seguir)

Josir SALVAT.

�BOLEGADISSA

OCCITANA

I_a Sarrta=E3stèla

Foguèt plan reussida. Lo majorai Clovis Roques e sos amies
Peyrottas de Clarmont d'Eraut se merïtan los mecompliments.
Los artistas de La Lauseta de
Montpellier, de La Cigala
Narbonesa faguèron miranda, coma Los Gardians de Camarga, coma tant-ben ijulieta Dissel. L'abat Salvat i prediquèt. Lo Salut al Bòsc dels Felibres foguèt esmovent. Lo Consistòri e lo Conselh General del Felibrige
tenguèron lor
acamp annadièr. Se nommèt quatre majorais : Caries Galtier, Auguste Domergue, lo professer Rostaing, Antòni Mar¬
tin. Nòstres escolans Antôni Rey e Isidore Lannes foguèron
nommats, lo primièr mèstre en gai saber, lo segond mèstre
d'òbra. Lo tïtol de sòci foguèt donat al poèta catalan Ventura
Gassol. A totis nòstres compliments.
L'eleccion dels quatre majorais demanda qualques comentaris que vendran.
de Z'Escòla

Ihors

VWW/V

Esoôla Jaufré Rudel
L'Escòla de Bordèus avia

engimbat per lo 18 de mai una
felibrejada al Castèl de Blaia, d'ont lo trobador partiguet — dis la legenda — per anar trovar sa «princessa lenbêla

tana

La

».

rèina del

Felibrige narbonés, Anna-Maria Ponrouch», èra presidenta de la fèsta, ont faguèron flòri Julieta Dissel e lo ma¬
jorai Marcel Fournier. De jòcs florals èran organisais. La
rèina de la fèsta e nbstre escolan Lois Delluc ganhèron exaequo lo primièr prèt\ de poesìa. Nòstre escolan Andriu Pichéry ganhèt lo primièr prèt\ de pròsa.
Compliments à la valenta Escàla, e à son secretari général,
Adrian Dupin.
Petit, représentant totas las « princessas lentanas

W\VM

Respondent al convit de /'Association pour le Progrès Intel¬
lectuel et Artistique de la Wallonie (A.P.I.A. W.J, una delegacion de l'Institut d'Estudis Occitans, comprenent P.-L. Berthaud, J. Lesaffre, J. Moulât, E. Espieux e B. Lesfargues, s'eLièja, los iy, 18 e iç de mai, per participar à un rescontre occitano-valon
organisât jos los auspicis de l'Associa¬
tion des Romanistes de l'Université de Liège.
Un acamp de travalh permeteguèt l'acarament de las litenanèt d

�BOLEGADISSA

524

OCCITANA

e occitana, ambe de rapbrts sus
la poesia, la
lo teatre ; una sesilha publica, presidida per dbna
Rita Lejeunc-Dehousse, professor de literatura valona e de
literatura occitana à V Universitat de Lièja,foguèt consacrada
à la presentacion dels diverses aspèctes de VOccitania.
La délégation occitana foguèt aculhida à-de-reng per lo
Cbnse General de França, per lo Burèu e lo Conselh d'Admi¬
nistration de VA.P.I.A.W. e per /'Echevin de l'Instruction Pu¬
blique, al nom de la Municipalitat de Lièja.

raturas valona

prosa

e

Los 4 e

6 de junh, al Palais de Chaillot de Paris, i'Orfeò
concerts ont la lenga
cantaires, jos la di¬

Català de Barcelona a donat dos grands
e la musica catalanas èran à l'onor :
2po
rection de Lo'is-Maria Millet.
En

Avinhon, jos Vaflat de nbstre escolan Lois Estève, s'es
una Llar catalana que fa prbva d'una granda acti-

fondada
vitat.

Compliments à nàstres escolans Frédéric Cayrou e Fèlis LeConselh de la Republica ; à nostres
escolans Gustave A\ais, Ferran Gaulhet, Marius Marcou, dé¬
corais de las palmas academicas.
lant, tornamai elegits al

Lo 2 de junh, dilus de Pentacosta, es mort à Fôrgas, prèp
Tolosa, nôstre grand amie Juli Pigasse, manteneire dels Jòcs

Florals

e

conselhèr de l'Escòla Occitana.

Santa Estèla e Clemença
radis sa bêla ama occitana

Isaura
e

auran

recatat dins lor pa¬

crestiana.

Cri-Cri.

lmp. d'Editions Occitanes

-

Castelnaudary.

Le Gérant: J. SALVAT.

�Histoire de la Littérature Occitane

QUANDescolans,
nous proposâmes,
Pansavoir
dernier,
à certainsplai¬
de
de nous faire
s'ils auraient
nos

sir à

recevoir, dactylographié, un résumé des dix leçons
le majoral-abbé Salvat s'apprêtait à consacrer au
poète Jasmin, un grand nombre accueillirent avec plaisir
cette idée, et le projet fut réalisé avec succès.
Il nous semble qu'une nouvelle
proposition aura l'agré¬
ment de nos escolans, surtout de ceux
qui, maintenant,
désirent apprendre à leurs élèves des notions de litté¬
que

rature occitane.

Le

professeur du Collège d'Occitanie

caresse

le projet

d'une Histoire de la Littérature Occitane, qu'il réa¬
liserait en trois séries de leçons consacrées à
l'âge d'or,
à la décadence, à la renaissance. Cette année
1952-1953,

treize

leçons traiteraient de l'âge d'or de la littérature

occitane.

1. La langue occitane : histoire et
géographie.
2. Le problème de la restauration de la langue d'oc.
3. Les premiers monuments de la littérature occitane.

4. Le

problème des origines de la poésie occitane.
musique des troubadours.

5. Poétique et
6. Les genres

7. Les

littéraires des troubadours.
troubadours du Limousin, de l'Auvergne et du

Languedoc.

8. Les troubadours de la Gascogne, de la Provence, de
la Catalogne et de l'Italie.
9. La transformation de la lyrique et l'influence des

troubadours.

10. La

poésie épique d'Occitanie

:

La Canson de la Cro-

sada.

11. Le roman d'Occitanie : Flamenca.
12. Littérature didactique, morale et religieuse.
13. Le déclin au XIV"" siècle.

Chaque leçon comprendra quatre grandes pages dac¬
tylographiées. L'ensemble des treize leçons sera envoyé
aux
souscripteurs, tous frais payés, pour la somme de
800, 700, ou 600 francs suivant le nombre des souscrip¬
teurs.

Les escolans désireux de se procurer ainsi un bon
résumé de l'Histoire de la Littérature Occitane

doivent le faire

savoir, en donnant nom et
Mademoiselle Marcelle DOUMENG, rue
GRAULHET (Tarn)

adresse, à
Bosquet,

�Edicions del Colège

d'Occitania

31, Carrièra de la Fondaria
TOLOSA

Antòni

REY.

Cansons

—

de

pais,

mon

poèmes (in 8, Xll-92 p.) avant-prepaus
del

majoral-abat Salvat. 240 frs. franco.

Juli CUBAYNES.

sacerdotal

-

de Dieu,

poème

(in 8, 216 p.). 440 frs. franco.

Los dos libres
e

Orne

pôrtan lo texte occitan

la traduccion

francesa

�</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;Lo Gai Saber&lt;/em&gt; est une revue litt&amp;eacute;raire occitane publi&amp;eacute;e depuis 1919. La rubrique &lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt; est consacr&amp;eacute;e &amp;agrave; la po&amp;eacute;sie, la rubrique &lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt; donne des informations sur l'actualit&amp;eacute; de l'action occitane. La revue fait aussi &amp;eacute;cho des publications du domaine occitan et des r&amp;eacute;sultats du concours annuel de po&amp;eacute;sie occitane de l'Acad&amp;eacute;mie des Jeux floraux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;</text>
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              <text>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lo&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gai Saber&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es una revista liter&amp;agrave;ria occitana publicada dempu&amp;egrave;i 1919. La rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'&amp;Ograve;rt dels trobaires&lt;/em&gt;&amp;nbsp;es consacrada a la poesia, la rubrica&amp;nbsp;&lt;em&gt;Bolegadisa occitana&lt;/em&gt;&amp;nbsp;balha d'informacions sus l'actualitat de l'accion occitana. La revista se fa tanben lo resson de las publicacions del domeni occitan e dels resultats del concors annadi&amp;egrave;r de poesia occitana de l'Acad&amp;egrave;mia dels J&amp;ograve;cs florals.&lt;/div&gt;</text>
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              <text>Lesaffre, Jean (1907-1975)</text>
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              <text>Toulze, Sylvain (1911-1993)</text>
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          <name>Contributeur</name>
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